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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 07:58
publié par roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 09H30



Salah HamouriL'âge et la vertu


Ca commence comme cela au détour d'une navigation sur le ouaibe moins con que la télé: "Qu’est-ce qui rassemble des personnalités aussi diverses que l’Ambassadeur de France Stéphane Hessel, Monseigneur Jacques Gaillot, l’acteur François Cluzet et Mouloud Aounit du MRAP en passant par des personnalités politiques comme le Jean Claude Lefort (PCF), Jack Lang (PS), Alima Boumediene-Thiery, sénatrice (les Verts), Olivier Besancenot (LCR), ou encore le Député Jean-Luc Reitzer (UMP) ? Tout simplement l’injustice. Une injustice flagrante qui frappe un jeune franco Palestinen"...

Paraîtrait que le jeune Salah Hamouri croupit dans les geôles de cette grande démocratie qu'est Israël sans procès ni chef d'accusation. Bonjour l'Etat de droit. Vous n'en n'avez pas entendu parler? Normal. Est-ce seulement un homme pour que l'on en parle? Paraîtrait aussi que ce palestinien est accessoirement français, du moins à moitié. Qu'est-ce que ça peut foutre puisqu'il a du sang arabe et c'est l'essentiel?

Lorsqu’il est remonté le père Hessel, Gaillot, à côté pourtant vrai père d’église, que dis-je Monseigneur, fait figure de pâle conservateur. Tenez: «Et pour les israéliens, qui se croient une démocratie et qui prétendent qu’ils ont des lois qu’ils veulent appliquer…» Antisémite avec ça. Le vieil homme rue dans les brancards de l’obnubilation victimaire d’Israël qui conduit à l’intimidation permanente de tous ceux qui jugent sévèrement les crimes de cet Etat. «A cause de ça (la violence faite aux juifs par les nazis) qui remonte à plus de 63 ans, à cause de ça, nous sommes intimidés et obnubilés. Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas accepter cela. Nous ne devons pas accepter un cas comme celui de Hamouri avec moins de détermination que nous ne traitons par exemple le cas de Shalit qui est aussi français et israélien à la fois…»

Objection, si vous permettez honorable Hessel. Shalit a quitté son pays la France, pour combattre comme soldat sous le drapeau d’une armée d’occupation en Orient régulièrement coupable de crimes de guerre. Hamouri lui n’est pas soldat et ceci fait une différence. On peut être Hessel et avoir une perte de vigilance ce qui est rare chez l’honorable bon pied bon œil.

Vidéo, suite article ici :

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5269

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 07:47



Les Amoureux au ban public lancent une campagne de lettre à envoyer à Eric Besson


publié par
liliM le 02/08/2009 21H26

Campagne de lettre à envoyer à Eric Besson :
Appel à participation

Alors qu'un groupe de travail a été constitué afin de faire des propositions pour renforcer la lutte contre les mariages de complaisance, les Amoureux au ban public lancent une campagne de lettres pour témoigner des atteintes portées à la vie familiale des couples franco-étrangers, dans le cadre d'une législation continuellement durcie. Vous vivez peut-être en couple mixte ou vous en connaissez dans votre entourage. A ce titre vous pouvez participer à cette campagne dont vous trouverez la procédure ci-dessous.

Soyons nombreux à faire part de notre indignation.

Contexte
Au mois d'avril 2009, Eric Besson a annoncé la création d'un groupe de travail chargé de faire des propositions pour renforcer la lutte contre les mariages blancs. Ce groupe de travail doit rendre ses conclusions le 15 septembre prochain. Le gouvernement envisage donc de durcir une nouvelle fois la loi concernant les couples mixtes en agitant le prétexte de la lutte contre les mariages blancs.

Depuis des années, les étrangers mariés à des français voient leurs droits se réduire au motif qu'il ne faut pas que leur statut soit trop attractif pour ne pas encourager la fraude.... (perte du droit automatique à la carte de dix ans, obligation d'avoir un visa long séjour pour obtenir un titre de séjour temporaire, délais rallongé pour obtenir la nationalité française, durcissement des conditions pour bénéficier d'une protection contre l'expulsion....). Il s'agit en réalité de la mise en oeuvre d'une politique de lutte contre l'immigration familiale, reléguée au rang peu enviable d' « immigration subie ».

Dans ce contexte, les Amoureux au ban public lancent une campagne de lettres à envoyer au Ministre de l'immigration Eric BESSON avec le soutien de plusieurs associations (CIMADE, Ligue des doits de l'homme, GISTI, MRAP, SOS Racisme, ARDHIS, Secours catholique, RESF, GISTI, FASTI).

Cette campagne vise à adresser au Ministère un maximum de témoignages sur la situation de couples franco-étrangers, victimes de lois et de pratiques administratives qui portent quotidiennement atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par la Convention européenne des droits de l'homme.

Eric Besson affirme avoir reçu de nombreux témoignages de maires et fonctionnaires lui signalant la multiplication des mariages blancs. Soyons de notre côté le plus nombreux possible à lui signaler les injustices et les souffrances découlant des lois et pratiques administratives actuelles !

Les témoignages

La rédaction des témoignages est libre mais il faut rester courtois (même si le ton est peut être dur) et respecter les formules de politesses. Vous trouverez à la fin de ce document 5 exemples de lettres qui vont être envoyées à titre d'exemple.

Il est bien sûr préférable que ce soient les couples eux-mêmes qui écrivent leur témoignage. Mais des histoires de couples franco-étrangers peuvent aussi être écrites et envoyées par des associations qui suivent des dossiers ou par toutes personnes ayant dans leur entourage personnel ou familial des couples dont ils connaissent les problèmes.

Si des couples, qui connaissent encore des difficultés, préfèrent garder l'anonymat, leurs lettres peuvent ne pas contenir leurs noms et adresses.

Les témoignages doivent faire état des difficultés rencontrées et des drames vécus, quelqu'ils soient (difficultés pour se marier, expulsion, refus de séjour, problèmes pour avoir la transcription d'un mariage ou la délivrance d'un visa, refus de carte de dix ans, enquêtes de polices suspicieuses, etc...).

Les couples qui n'ont pas rencontré de graves difficultés peuvent tout de même écrire s'ils vivent, ou ont vécu la suspicion des administrations et/ou de leur entourage

Calendrier et adresse d'envoi

La campagne d'envoi des lettres débute le 22 juillet et se termine fin septembre.

Les lettres sont à envoyer au Ministre de l'immigration Eric Besson selon les modalités que vous choisissez :
- Fax : 01 77 72 61 30 ou 01 77 72 62 00
- adresse postale : Eric BESSON, Ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité Nationale et du Développement Solidaire, 101 r Grenelle 75007 PARIS
- adresse mail : eric.besson@iminidco.gouv.fr ; avec copie au secrétaire général : secretariat.general@iminidco.gouv.fr et au service communication du ministère : laure.frugier@iminidco.gouv.fr ).

Important : Un double des lettres doit être envoyé à la coordination nationale des Amoureux au ban public : montpellier@amoureuxauban.net ; Amoureux au ban public c/ CIMADE, 28 rue du Faubourg Boutonnet, 34090 Montpellier ; Fax : 0467069197

Exemple de lettres écrites par des couples et qui vont être envoyées

1)
Monsieur le Ministre,

vous avez décidé de mettre en place un groupe de réflexion pour lutter contre les mariages blancs. Vous affirmez que ces mariages seraient très nombreux et que la législation actuelle ne permettrait pas des contrôles suffisants. Mais vous êtes vous interrogé sur les conséquences du durcissement continu des lois pour la vie des couples franco-étrangers, dans l'immense majorité sincères ? Savez-vous que nos existences se transforment en course d'obstacles et que nous sommes victimes d'une suspicion inadmissible au pays des droits de l'homme ? Voici le récit d'une histoire parmi d'autres, celle de notre couple.

Après avoir vécu avec ma compagne camerounaise dans un pays tiers (4 ans, sans obstruction administrative), j'ai du revenir en France pour raisons professionnelles en 2000. Ayant alors choisi de poursuivre notre vie commune dans mon pays, ma compagne m'a suivi et nous nous sommes mariés par la suite, le 29 octobre 2005. Mais en choisissant de venir vivre en France, nous n'avions aucune idée des contraintes administratives (couteuses à la longue) auxquelles nous allions nous heurter.

Le plus grand problème rencontré pendant 9 ans de séjour est la situation de précarité administrative dans laquelle est maintenue mon épouse. En effet, depuis tout ce temps, elle n'est détentrice que de titres de séjour temporaires qu'il faut renouveler tous les ans. Cela suppose chaque fois plusieurs déplacements en préfecture et des mois d'attente entre chaque renouvellement. Avec un titre de séjour temporaire, difficile pour elle de trouver un CDI, les employeurs ne sachant pas si elle sera encore en France l'année suivante. Pourtant, d'un niveau initial baccalauréat, elle a suivi en France une formation d'assistante de vie et obtenu 2 certificats de compétence professionnelle en 2004. Toutes nos demandes de carte de dix ans ont été rejetées sans explication, malgré les nombreux courriers recommandés (avec accusé de réception) et les multiples tentatives (le plus souvent voués à l'échec) d'appels téléphoniques pour comprendre les raisons de ces refus.

La dernière demande de carte de dix ans a même pris une dimension quelque peu surréaliste : déposée le 10 décembre 2008 (deux mois avant l'expiration du titre en cours selon les délais impartis), les services préfectoraux n'y ont toujours pas répondu (8 mois d'attente à ce jour) et ne délivrent à mon épouse que de simples récépissés à renouveler tous les trois mois. Ces services ont justifié ce retard en disant qu'ils étaient en attente des conclusions d'une enquête, demandée à deux reprises à la police, sur notre vie commune (nous résidons ensemble, dans le même appartement, depuis 9 ans et nous avons depuis longtemps prouvé la sincérité de notre relation !) ... Mais lorsque je me suis rendu au Commissariat central de la police et à la Direction départementale de la police aux frontières, on m'a assuré qu'il n'existait aucune trace de ces demandes préfectorales d'enquête ! Quand cela va t-il cesser ? N'avons-nous pas droit comme tout un chacun à une vie normale ?

Monsieur le ministre, ne serait-il pas plus urgent de mettre en place un groupe de travail pour mettre fin à la dimension parfois « kafkaïenne » de certaines de nos administrations (peu préoccupées des conséquences induites sur la vie quotidienne de braves gens) et garantir véritablement aux couples mixtes le droit de vivre normalement et librement dans notre pays ?

Veuillez recevoir, Monsieur le ministre, l'expression de notre considération.

2)
Monsieur le Ministre, vous avez décidé la création d'un groupe de travail chargé de proposer de nouvelles mesures en vue de lutter contre les mariages de complaisance. Avec cette lettre qui raconte ce que mon époux et moi-même vivons, je souhaite vous donner un exemple des problèmes rencontrés par les couples mixtes, dans l'immense majorité sincères, du fait du durcissement continu des lois.

Depuis notre mariage, nous rencontrons des problèmes au niveau de la régularisation de mon mari, pour son changement de statut, qui était à notre rencontre étudiant et qui souhaite maintenant avoir un visa vie privée et vie familial en qualité de conjoint de française. Mon mari remplit toutes les conditions posées par la loi. Nous avons déposé des dossiers dans les services préfectoraux pour les étrangers ainsi qu'envoyés des dossiers postaux avec les memes dossiers demandés, nous n'avons toujours pas de réponses depuis plus de huit mois.

A notre rencontre, nous étions tous les deux étudiants, puis par la suite, j'ai continué ma troisième année de licence. Pendant mon année, mon mari n'ayant pas eu de régularisation, j'ai du travaillé en parallèle de mes études pour pouvoir subvenir aux besoins de notre couple. Cette période a été et reste très dure autant physiquement que moralement. Nous avons traversés des moments qui ont mis en péril notre couple, mais grâce au soutien moral de chacune de nos familles, nous avons réussi à aller de l'avant.

A partir de septembre 2009, je rentre en master professionnel. Ces deux années vont me demander beaucoup d'assiduité autant dans l'enseignement que dans mon investissement personnel. Nous nous demandons comment nous allons faire pour vivre pendant ces deux ans si je ne peux pas travailler et si mon mari n'a pas le titre de séjour auquel il a droit...

Ce qui me révolte, c'est qu'on se demande si les services de l'état ne font pas cela pour voir si vraiment

Nous n'avons pas contracté un mariage blanc. En temps que Française, je trouve que les mariages mixtes sont mal acceptés en France et les gens se méfient du conjoint étranger. Pensez-vous que nous nous mettons dans cette situation là pour le plaisir ? mais non, c'est parce que nous nous aimons et que nous croyons dans l'ouverture d'esprit...Que feriez-vous, que penseriez vous si votre fille était dans cette situation là ???? Et si en plus vous appréciez votre gendre ??? Mettez-vous à la place de toutes nos familles.

Merci d'avoir pris le temps de lire notre lettre

Veuillez recevoir, Monsieur le ministre, nos sentiments distingué

3)
Monsieur, le ministre,
vous avez décidé de créer un groupe de travail chargé proposer de nouvelles mesures en vue de lutter contre les mariages de complaisance. Avec cette lettre qui raconte ce que mon époux et moi-même vivons, je souhaite vous donner un exemple des problèmes rencontrés par les couples mixtes au nom de la lutte contre ces mariages.

Nous nous sommes rencontrés un fameux jour de début juin 2007. Très vite, nous nous sommes mutuellement touchés et plus. Quelques semaines plus tard, nous voilà dans les bras l'un de l'autre, l'un et l'autre ne sachant pas trop où cela allait nous emmener. Une chose était sûr pourtant, nous voulions continuer notre route ensemble. Lui est tunisien, moi française. Comme pour tout homme que j'aurai pu rencontrer, la question des papiers ne m'effleurait pas l'esprit. Et lui semblait vouloir ignorer sa situation d'irrégularité. Le jour ou j'ai compris qu'en effet il était sans-papier, j'ai tout de suite pensé au mariage. Car je voulais nous donner les moyens de poursuivre notre histoire d'amour. Mon mari est une personne que j'estime profondément. C'est donc moi qui l'ai demandé en mariage.

On a commencé par prendre un appartement ensemble en octobre 2007. Après quelques difficultés pour monter le dossier de mariage, accumulé au délai pour obtenir l'accord du procureur de la république qui avait été saisi pour enquête, nous nous sommes mariés en mai 2008. Quelques semaines après le mariage, nous avons été convoqués au commissariat de notre arrondissement pour une enquête relative à la sincérité de notre histoire. Je ne vous cache pas le désagrément causé lorsque l'on a du se rendre au commissariat en plein dans notre idylle marital pour aller justifier notre amour et notre mariage devant un policier. Ce-dernier s'est entretenu avec chacun de nous, séparément puis ensemble, pour vérifier qu'on tenait les mêmes propos. Qu'auriez-vous ressenti, vous, Monsieur le Ministre, si on vous avait interrogée sur le déroulement de votre première relation sexuelle avec votre épouse ? Où? Quand? Comment? Anecdotes et détails compris... Moi je me suis sentie profondément humiliée devant cet inconnu en uniforme. Je pense qu'on a violé notre intimité pour le simple fait que d'être étranger permet d'émettre des doutes sur la sincérité de nos sentiments.

Quand on est en âge de prendre la décision de se marier, cela est insupportable d'être traités comme des enfants en situation de surveillance et d'être confrontés au jugement de personnes plus habilitées que nous pour savoir si l'on est amoureux ou non.

En espérant que notre témoignage vous aura illustré l'impact des lois de lutte contre les mariages blancs sur le droit au mariage des couples mixtes.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la députée, l'expression de ma haute considération.

4)
Bernard, Camerounais, et moi, Française, nous sommes rencontrés le 3 mars 2007 à Toulouse. Fin septembre 2007, nous avons emménagés ensemble. Bernard qui est arrivé en France en mars 2006 avec un visa court séjour pour réaliser un stage professionnel a décidé de rester en France pour se former et a obtenu pendant ses 2 formations professionnelles des récépissés de demande de titre de séjour jusqu'en février 2008 où il a reçu une obligation à quitter le territoire.

En juin 2008 nous avons décidé de nous marier. L'officier d'état civil, qui nous a reçu, a estimé qu'il n'existait aucun doute sur la sincérité de nos sentiments. Mais nous marier a été un vrai parcours du combattant. Le 3 septembre 2008, la Police aux Frontières est venue à notre domicile interpeller Bernard en vue de son expulsion. Heureusement, le juge des libertés l'a assigné à résidence, à notre domicile, et le mariage a finallement pu être célébré quelques jours plus tard. Nous avons ensuite immédiatement déposé en préfecture une demande de visa car nous remplissions toutes les conditions prévues par la loi (mariage en France, entrée régulière en France de mon époux, plus de six mois de vie commune).

Ce n'est qu'en février 2009 que la préfecture a accepté de traiter notre dossier et d'envoyer notre demande de visa au consulat de France à Douala comme le prévoit la procédure. Le préfet a demandé aux services de police de faire une enquête sur nous. La police est passée à notre domicile alors que nous étions en vacances dans notre famille à Nantes. Dès notre retour, nous nous sommes présentés à la préfecture (le 24 mars). La personne qui nous a reçu nous a clairement dit que le dossier était mal parti puisque nous n'avions été absent lors de la visite de la police...

Nous avons par la suite finallement rencontré un Inspecteur de Police. L'entretien s'est très bien déroulé et l'Inspecteur nous a clairement indiqué qu'il validait la vie commune mais que la Préfecture était déterminé à ce que nous ayons un refus, qu'ils nous en voulaient d'avoir réussi à célébrer notre mariage malgré la mesure d'expulsion qui pèse sur mon mari.

Après plus de trois mois d'attente, la préfecture nous a remis une décision de refus de délivrance du visa long séjour émanant du consulat de France au Cameroun au motif que l'enquête de police n'a pas pas permis de démontrer notre vie commune ! Nous avons pris contact avec l'Inspecteur de Police qui nous avez reçu. Ce dernier pense que le Consulat n'a pas tenu compte de son enquête mais s'est fondé sur le fait que lorsque les policiers sont passés au domicile nous n'étions pas là et ils n'ont donc pas pu nous voir tous les deux à notre domicile (nous étions en vacance !!!). Comment un consulat qui ne nous a jamais rencontré, qui se trouve à des milliers de kilomètres de nous peut-il juger de la sincérité de notre mariage ?

Nous sommes aujourd'hui très écœurés et encore plus abattus par tout ce qui est arrivé jusqu'à présent. Nous demandons une vie normale comme tout couple, nous n'avons rien de différents des autres. Nous avons tous les justificatifs de notre amour et de notre vie commune (bail et facture à nos noms, photos, témoignages...), et pour preuve supplémentaire, l'enfant que je porte aujourd'hui. Je demande en tant que Française à ce que ma vie privée soit respectée dans mon pays et que mon mari soit traité en être humain. Nous ne voulons pas être obligés de fuir la France sous prétexte que l'on ne nous donne pas le droit de nous aimer et de fonder une famille.
Pourquoi un tel acharnement ? L'amour pour un étranger est-il un crime ? Pourquoi avoir à justifier notre amour ? Nous restons aujourd'hui sans mots pour exprimer ce que nous ressentons devant une telle injustice et une telle persécution par une administration française.

5)
Monsieur le ministre,
vous voulez encore plus durcir la loi sur les couples mixtes. C'est une politique qui est déjà très dure, une politique de suspicion, de répression que les couples mixtes subissent. Nous vivons quotidiennement un système répressif. Voilà mon histoire
Je m'appelle Gabriella R. et je suis française.

J'ai rencontré celui qui allait devenir mon mari au Maroc au printemps 2000. Cette relation amicale est devenue amoureuse courant 2004. Courant printemps 2005, mon futur mari Mustapha B (de nationalité marocaine) et moi avons décidé de nous marier.
Aout 2005, j'ai retiré mon dossier de demande de certificat de capacité à mariage (CCM) au consulat de France et nous avons eu un rendez-vous pour le dépôt et un entretien le 22 novembre 2005. Au mois de février 2006, les bancs ont été publiés et j'ai reçu le CCM.
Nous nous sommes mariés le 30 mars 2006 devant les autorités marocaine. Le 18 mai 2006, j'ai demandé au consulat de France la transcription de notre mariage auprès de l'état civil français. Et là, les problèmes ont commencé.

Après 8 mois d'attente, n'ayant toujours pas obtenue la transcription, je me suis rendue au consulat, et là, à ma grande surprise, on m'annonce qu'ils viennent de prendre la décision d'envoyer mon dossier au Procureur de Nantes pour suspicion de mariage blanc. Dans le cadre de l'enquête demandée par le procureur, je suis entendue par la police plusieurs mois plus tard (l'interrogatoire se passe très bien sauf les questions génantes du style «votre mariage a-t-il été consommé ? » ).

Mais le 18 juin 2007, je reçois une assignation du Procureur disant : « Demande d'annulation du mariage ». Je repends donc un avocat pour me défendre devant le tribunal de Nantes et je demande le compte rendu des enquêtes (du consulat et de la police française). Grosse surprise dans le rapport du consulat : il y avait des questions retranscrites qui ne nous ont jamais été posées et auxquelles je n'ai donc jamais répondu. Par contre, l'enquête de police Française avait rendu un avis avis favorable à notre mariage. Le procureur a donc décidé de demander l'annulation de notre mariage sur la seule base du compte rendu du consulats qui contenaient de nombreux mensonges, sans tenir compte de l'enquête de la police française ni de tous les documents que je produisais pour prouver notre sincérité (document divers, preuves de mes séjours réguliers au Maroc, photos, témoignages de la famille , des collègues de travail, de ma directrice, etc...). Au mois de juin 2009, le Tribunal a débouté le procureur et a validé notre mariage... notre amour est enfin reconnu.

Monsieur le ministre, mon mari et moi sommes mariés depuis le 18 mai 2006, soit depuis plus de 3 ans. Pourquoi le Consulat a-t-il douté de notre mariage et fait une présentation fausse de notre situation ? Pourquoi a t-il attendu 10 mois avant de saisir le procureur ? Pour quoi celui-ci n'a pas voulu tenir compte de l'enquête de police française ? Pourquoi le Procureur a attendu 9 mois pour décider de demander l'annulation du mariage ? Pourquoi la justice est-elle si longue à traiter ces dossiers ? Je n'avais jamais eu affaire à la justice... et j'ai été traînée , pour la première fois de ma vie, devant un Tribunal par amour...
Pendant toutes ces procédures très couteuses, cela a été trois ans de séparations forcée et injustifiée pendant lesquelles je suis allé voir mon mari tous les deux mois et demi au Maroc. J'ai dû travailer les week end et jours féries pour avoir assez de jours de vacances pour tous ces voyages. Je ne sortais plus, je n'avais plus aucun loisir car je gardais tout mon argent pour payer les voyages et les avocats. J'ai fait des dépressions, mon mari aussi. Ce n'est pas une vie !
Dans ce pays que nous aimons tant, pays des droits de l'homme, nous demandons le simple droit d'aimer la personne de notre choix, de mener une vie familiale et privée normale.

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération.


Source : reçu par mail

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5272

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 07:44


Le scandale des OGM : Les effets à long terme de la nourriture génétiquement modifiée sur les humains : Tout test scientifique doit d’abord être approuvé par l’industrie publié par graffitix le 02/08/2009 19H49

 

L’un des grands mystères autour de la propagation des OGM dans le monde, depuis la sortie des premières cultures commerciales au début des années 90 aux États-Unis et en Argentine, c’est l'absence d'études scientifiques indépendantes sur les éventuels effets à long terme d'un régime à base d’OGM sur l'homme ou même le rat. La raison réelle se dévoile maintenant. Les compagnies agro-alimentaires des OGM, comme Monsanto, BASF, Pioneer, Syngenta et d'autres, interdisent la recherche indépendante.

 

En août 2009, un éditorial du mensuel scientifique réputé, Scientific American, a révélé la réalité choquante et alarmante cachée derrière la prolifération des OGM dans toute la chaîne alimentaire de la planète depuis 1994. Aucune revue scientifique réputée du monde ne publie d’étude scientifique indépendante pour une raison simple. Il est impossible de vérifier indépendamment que les cultures d’OGM, comme le Soja Roundup Ready de Monsanto ou le maïs MON8110, se comportent comme le prétend la compagnie ou que, comme les compagnies l’affirment aussi, ils n'ont aucun effet secondaire pernicieux, parce que les compagnies des OGM interdisent ce genre de tests !
(...) par F. William Engdahl
La suite ici, source mondialisation.ca

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5271

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 07:40
publié par babelouest (crisonnier) le 02/08/2009 16H38

Paul Jorion - économiste, 2 août 2009

Les banques américaines savent que la crise n’est pas finie. D’ailleurs, sous couvert de redistribution de fonds, elles mettent leur argent de côté pour faire face à toute éventualité. Mais selon Paul Jorion, elles n’ont pas prévu une chose : et si le capitalisme mourait vraiment ? (Si vous aimez les chroniques de Paul Jorion, n’oubliez pas de cotiser sur son site !)


Le capitalisme en danger? Sauvons les banquiers! 

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Des difficultés techniques du côté de Seesmic m’ont empêché de télécharger la vidéo de 12 minutes que j’avais enregistrée. Je vais donc reconstituer par écrit ce que j’avais tenté de vous dire.

Dans ma chronique du mois de juin dans Le Monde, reproduite dans mon billet Le Monde - Économie, lundi 29 – mardi 30 juin : Etats-Unis : de bien curieux remboursements, j’essayais de comprendre pourquoi un certain nombre de banques américaines avaient voulu rembourser de manière anticipée les fonds qui leur avaient été donnés dans le cadre du TARP (le Troubled Asset Relief Program), le programme mis en place pour leur permettre de se recapitaliser et de procéder à nouveau à l’allocation de crédits. Je rappelle que le TARP avait été mis en place une fois qu’avait été écartée la formule envisagée en premier : celle d’une « bad bank », d’une banque de défaisance, où seraient mis en quarantaine les produits financiers dévalorisés : les Residential Mortgage-Backed Securities dévalués en raison des défauts des emprunteurs, en particulier dans le secteur « subprime », celui qui regroupe les ménages les moins nantis.

Je dressais un parallèle entre ce comportement des banques échappant au carcan du TARP et ce que j’avais pu personnellement observer à l’époque où j’étais cadre chez Countrywide, le principal établissement financier américain dans le domaine des crédits hypothécaires. À une série de rumeurs très favorables à la firme – et dont on affirmait parmi les cadres qu’elles émanaient probablement de la direction – succédait la vente par ses dirigeants de la quasi-totalité de leurs actions. Opération que l’on pouvait résumer de la manière suivante : vider la caisse avant de s’éclipser.


Une rémission plus que relative Alors que le remboursement des sommes avancées dans le cadre du TARP par, en particulier, Goldman Sachs, JP Morgan Chase et Morgan Stanley, apparaissait aux yeux du public comme un signe de bonne santé de la finance, je me demandais s’il ne fallait pas y lire au contraire le signe d’une aggravation de la situation : le signe d’une désespérance de la part de leurs dirigeants, déterminés à tirer le maximum d’argent de leurs opérations avant que celles-ci ne doivent s’interrompre une fois pour toutes.

Un autre élément vient confirmer cette interprétation, un indice utilisé généralement comme baromètre d’une reprise économique éventuelle : l’achat d’actions de leur propre firme par les dirigeants d’entreprises. Or cet indice demeure en baisse : profitant d’un rebond boursier favorisé par le relâchement des règles comptables relatives à la valorisation des produits financiers, les patrons continuent de vendre les actions de leur compagnie et n’en rachètent toujours pas. Si l’on répète partout que les choses vont mieux, une chose est sûre en tout cas : les chefs d’entreprise n’en sont pas eux persuadés.

Autre indice, allant lui aussi dans le même sens, des chiffres disponibles depuis hier, révélés dans un rapport diffusé par Andrew Cuomo, l’Avocat Général de l’État de New York : sur les 175 milliards de dollars distribués dans le cadre du TARP, 36,2 milliards, soit 18,6 % de la somme furent immédiatement redistribués en bonus aux dirigeants de ces entreprises, mieux, si l’on concentre son attention sur les trois principales banques qui remboursèrent les fonds obtenus dans le cadre du TARP : JP Morgan Chase, Goldman Sachs et Morgan Stanley, la somme distribuée en bonus atteint 18 milliards de dollars, à comparer aux 45 milliards reçus, soit 40 % du total.

Bien sûr, ces trois banques ont remboursé les fonds obtenus, mais s’agissait-il d’une véritable prouesse quand les 60 % restants, les 27 milliards, ont pu être utilisés pour la spéculation dans un univers de concurrence décimé ? Ces firmes continuaient aussi de bénéficier de la garantie du gouvernement américain dans leurs opérations, et avaient toujours accès aux fonds procurés par la Federal Reserve à un taux extrêmement bas.


Mettre l’argent à l’abri... Pourquoi cette prodigalité choquante alors que les chiffres seraient nécessairement connus ? Les montants des bonus apparaissent en effet au bilan, la presse américaine et les blogueurs sont par ailleurs extrêmement curieux et, dans le monde du travail américain où les licenciements sont extrêmement aisés et ne requièrent aucune justification, les employés éprouvant du ressentiment envers leur firme présente ou passée sont extrêmement nombreux et toujours disposés à vendre la mèche.

Sans doute parce que la période où ce partage des restes demeure possible présente un créneau de très courte durée, obligeant du coup à agir dans la précipitation. Ces dirigeants envisageraient-ils même qu’ils puissent être arrêtés et punis, agir au plus vite leur permet de mettre les sommes soustraites à l’abri d’une confiscation éventuelle, tactique utilisée par des gangsters sachant déjà qu’ils seront pris mais prenant toutes les précautions nécessaires pour pouvoir récupérer le plus gros des sommes volées à leur sortie de prison.

Si donc ces dirigeants d’entreprise et moi pensons – au contraire du public – que la situation continue inexorablement de se dégrader, partagent-ils avec moi le sentiment que l’on observe ici les signes de la fin du capitalisme ? Probablement non : leur attitude révèle sans doute qu’ils considèrent la crise comme beaucoup plus sévère que celles qui furent observées dans les années récentes, mais le fait qu’ils tentent de constituer des réserves dans la précipitation et en se souciant peu que ce soit au vu de tous, suggère qu’ils envisagent un « come-back » futur dans un cadre identique à celui qui existait auparavant.

Si l’on parle en effet beaucoup d’inflation, voire même d’hyperinflation, à venir, en raison des sommes énormes injectées depuis deux ans par les autorités monétaires, le fait est que ces fonds sont en réalité indisponibles, une portion importante en étant placée par les établissements financiers auprès de leur banque centrale, ou bien étant, comme on vient de le voir, directement redistribuée entre dirigeants d’entreprises. Ces fonds sont donc, de fait, gelés sous la forme de réserves et, ne circulant pas, ne génèrent aucune pression inflationniste. Rien ne vient du coup contrer les tendances déflationnistes que constituent de leur côté la récession et les pertes d’emplois. Lorsque les prix seront tombés au plus bas, les sommes que l’on voit raflées en ce moment pourront sortir de leur cachette et racheter à bas prix les biens dévalorisés.


... avant la fin du capitalisme ? Les événements se dérouleront-ils selon ce scénario ? Je ne le pense pas personnellement, et ceci, pour deux raisons. La première est que les sommes perdues cette fois-ci sont beaucoup plus considérables que lors de crises précédentes : la taille des dettes accumulées est cette fois disproportionnée par rapport aux richesses créées entretemps, trait qui a empêché que le recours à la formule bien rodée de la « privatisation des profits, socialisation des pertes » ait pu constituer cette fois la réponse appropriée : la socialisation des pertes ne suffit plus à la tâche, le corps social étant incapable cette fois de l’absorber. On a vu Mr. Alan Grayson, parlementaire américain, ironiser sur le fait que le prêt de la Federal Reserve à la banque centrale néo-zélandaise représente 33.000 dollars par ménage de ce petit pays, soulignant la disproportion que j’évoque.

La deuxième raison, c’est l’horizon de la planète elle-même : le fait que l’orgie productive que lui ont permis au cours des deux derniers siècles les carburants fossiles arrive à sa fin et que le réchauffement de la planète – le fait que ce soient les hommes qui en soient responsables ou non étant indifférent – nous obligera désormais de vivre dans un monde beaucoup moins accueillant à l’espèce.

 (*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un« jo urnaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.
Lu sur Betapolitique :

http://www.betapolitique.fr/Le-capitalisme-en-danger-Sauvons-33263.html


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5270

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 07:35

publié par roland (Dazibaouebmaster) le 02/08/2009 15H54

recession US[Gregor Seither - IES News Service - 27/07/2009]
Pendant des décennies, les Etats ainsi que les autorités fédérales aux Etats-unis ont négligé le système d’assurance chômage, allant même jusqu’à quasiment le faire disparaître dans certains cas. Aujourd’hui, alors que la crise frappe de plein fouet le pays, le nombre de chômeurs explose, mettant à l’épreuve ce qui reste du système d’assistance sociale : allocation chomage, bons alimentaires et aides financières aux nécessiteux.

Leurs budgets lourdement amputés par des investissements risqués, les Etats voient par ailleurs leurs revenus fiscaux décliner avec la disparition de nombreuses entreprises et l’insolvabilité de centaines de milliers de leurs citoyens.

En résultat, de très nombreux Etats ne disposent plus des liquidités nécessaires pour verser les indemnités aux chomeurs et reportent le versement à plus tard – dans certains cas, des chomeurs attendent le versement de leur allocation depuis plusieurs mois.

Les centrales d’appel et agences pour l’emploi sont débordées. Parmi les millions de nouveaux chomeurs, certains ont déposé leur dossier au mois d’Octobre 2008 et attendent encore l’examen de leur situation !

Seize Etats des USA, ayant épuisé leurs budgets, ont déjà été obligés d’emprunter aux banques les sommes nécessaires aux paiements des allocations sociales (chomages, famille, médicales…). Ils pourraient être 32 Etats dans ce cas avant la fin de l’année.


Source : The New York Times : http://www.nytimes.com/2009/07/24/us/24unemploy.html?_r=1&hp

 


Source: Libertés & Internet

image ajoutée par Dazibaoueb


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5268

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 07:22

publié par roland (Dazibaouebmaster) le 02/08/2009 10H23

Par Minga (revoltes.net)

Le 14 juillet 2009, un homme de 51 ans s'est suicidé. A cause de son travail. Pendant 2 semaines, l'information est restée confidentielle. Mais le 27 juillet, l'AFP a diffusé le communiqué suivant :

Un salarié de France Télécom s'est suicidé le 14 juillet à Marseille en mettant en cause dans une lettre son travail au sein du groupe et notamment la "surcharge de travail" et le "management par la terreur", a-t-on appris aujourd'hui de sources syndicales. "Je me suicide à cause de mon travail à France Télécom. C'est la seule cause", a écrit le salarié, fonctionnaire âgé de 51 ans, qui a mis fin à ses jours à son domicile.

Dans la lettre laissée à sa famille, dont l'Agence France-Presse a eu copie et dont le contenu a été communiqué, selon sa volonté, à ses collègues et aux délégués du personnel, il évoque notamment l'"urgence permanente", la "surcharge de travail", l'"absence de formation", la "désorganisation totale de l'entreprise" et le "management par la terreur". "Cela m'a totalement désorganisé et perturbé. Je suis devenu une épave, il vaut mieux en finir", ajoute-t-il.

Pour la direction, qui confirme le suicide mais ne souhaite pas commenter la lettre, "l'important c'est d'essayer de comprendre ce qui s'est passé", rappelant que "les causes d'un suicide sont toujours multiples". Elle précise que "quelques jours avant le drame, ses collègues et ses responsables avaient remarqué des signes de dépression. Il avait été pris en charge par les managers, ses collègues et les partenaire sociaux".

Du 27 au 29 juillet, tous les médias ont repris ce communiqué de l'AFP, avec des extraits choisis sans aucun respect pour la mémoire et la famille de la victime : ainsi, "20 minutes" extrait et surligne un passage sorti de son contexte : "je suis devenu une épave". "La Provence" a téléphoné à la directrice régionale de l'entreprise mise en cause, qui s'est dite "très touchée" et qui "s'associe à la peine de la famille".

Comment la lettre de la dernière victime de la "désorganistion totale de l'entreprise" et de son "management par la terreur" a t'elle pu percer le "mur du çon" médiatique ? L'AFP cite une "source syndicale", sans précisions. On comprend ainsi que l'information sur la mort d'un salarié n'est devenue publique qu'à l'initiative de syndicalistes inquiets de la dégradation des conditions de travail.

18 suicides à France Télécom depuis février 2008

Selon Patrick Ackermann (Sud-PTT), depuis février 2008, 18 suicides et 10 tentatives de suicides ont eu lieu à France Télécom, qui emploie 102.254 salariés, dont 70% de fonctionnaires. "Qui osera dire maintenant que cette trop longue liste noire n'est pas le résultat d'une situation dramatique dans l'entreprise ? Qui pourra justifier le silence assourdissant d'une direction dont le seul objectif est de minimiser, de banaliser, de cacher ce mal-être, cette souffrance au travail ?", interroge dans un communiqué l'Observatoire du stress et des mobilités forcées à France Télécom, organisme créé par Sud-PTT et la CGC.

Le suicide du journalisme

Ainsi s'explique la soudaine flambée d'intérêt des médias pour ce "suicide" entre le 27 et le 29 juillet. Ce n'est pas un soubresaut du journalisme d'investigation (décédé lui aussi), mais un simple contre-feu médiatique. C'est pourquoi la quasi-totalité des médias, y compris "de gauche", n'ont PAS reproduit la lettre de la victime. Celà relève pourtant à l'évidence de la déontologie la plus élémentaire : informer avant de commenter. C'est le B-A BA du journalisme, non ?

Et pourtant, la brève flambée d'intérêt médiatique du 27 au 29 reposait exclusivement sur des commentaires "autorisés" sur une information non diffusée, par des "journalistes" autorisés à s'autoriser des trucs, comme disait Coluche ...

Par respect pour sa mémoire, pour sa famille, et pour son ultime révolte contre le "management par la terreur", nous publions donc ici intégralement la dernière lettre de Michel, cadre à France-Télécom, tombé au champ d'horreur de "l'urgence permanente" :

A l'attention de ma famille
Et de mes collègues de travail
Le 13/07/2009

Merci de diffuser cette lettre à mes collègues de travail et aux délégués du personnel.

Je me suicide à cause de mon travail à France Télécom. C'est la seule cause. Urgence permanente, surcharge de travail, absence de formation, désorganisation totale de l'entreprise. Management par la terreur ! Cela m'a totalement désorganisé et perturbé.Je suis devenu une épave, il vaut mieux en finir.

De plus, ils m'ont attribué récemment une augmentation de salaire plus importante que la majorité des autres personnes et étant très maladroit je l'ai communiqué à mes collègues de travail « transparence ». C'était très maladroit car beaucoup de personnes m'ont reproché ça.( beaucoup de « zero augmentation », ce que je ne savais pas). Mais moi je ne l'avais pas demandée cette augmentation. Voila encore une conséquence de l'individualisation des salaires. Cela crée une mauvaise ambiance. C'est voulu par le management. Par ailleurs étant dans les derniers jours dans un état pitoyable, j'ai commis beaucoup d'autres maladresses qui ont pu être mal interprétées. Et je me suis mis moi-même dans une mauvaise situation, un piège. Mais à la base, j'insiste là-dessus, c'est bien le travail qui a provoqué ça et donc c'est France Télécom qui est responsable de mon suicide. Ils ont essayé d'impliquer ma soeur Véronique pour venir ce week end. C'est moi qui lui ai dit de ne pas venir. Elle n'est donc pas du tout responsable.

Michel D.

PS : Je sais que beaucoup de personnes vont dire qu'il y a d'autres causes que le travail (je suis seul, non marié, sans enfant, etc..). Certains sous-entendent aussi que je n'acceptais pas de vieillir. Mais non, avec tout ça je me suis toujours bien débrouillé. C'est bien le travail l'unique cause.


Source: revoltes.net

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5251

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 07:16
 

L' Empire triomphera-t-il ?


publié par babelouest (crisonnier) Avant-hier 22H06

Laurent Pinsolle 31.07.2009

La saga de la Force, épisode 1 : vers l’apogée

 

Il y a bien longtemps, dans une Galaxie lointaine, très lointaine, lors de la grande guerre galactique un groupe de compagnons créa le Conseil de la Force Résistante. Ils étaient porteurs d’idéaux différents, mais ils voulaient tous reconstruire un monde plus juste après la guerre.

La genèse de la force

Les vieux Ordres des Indépendants et des Radicaux avait été balayés par la guerre, pour avoir collaboré avec l’Empire occupant. Les trois ordres principaux du Conseil de la Force Résistante reprirent leur chemin distinct, l’Ordre de la Rose au Poing, l’Ordre du Marteau et de la Faucille et l’Ordre de la Croix de Lorraine. Pour perpétuer l’esprit de leur lutte commune, ils décidèrent de créer une Académie de la Force qui devait former les Jedi de la Galaxie, qui défendraient les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Quelles que soient leurs différences, cette volonté sincère d’améliorer le sort de leurs concitoyens était la force de ces trois ordres. C’était cette force qui les animait autant qu’elle animait les citoyens qui les suivaient. La double défaillance de l’Ordre des Indépendants et des Radicaux face à la grande Tempête de la Cupidité et à la guerre les avait en grande partie disqualifié.

Le poison du côté obscur

C’est le Général Yoda, aidé de tous les Ordres, qui parvint en quelques mois à profondément transformer la Galaxie, à remettre de l’ordre dans l’ensemble des territoires, jetant les bases d’un modèle galactique nouveau. Malheureusement, derrière cette incontestable réussite, deux poisons étaient d’ores et déjà à l’œuvre, notamment au sein de l’ordre de la Rose au poing, deux poisons qui allaient transformer radicalement ce qui était pourtant à la base un groupe d’idéalistes désintéressés.

Car les Jedi camarades devaient résister à la tentation des deux côtés obscurs de la force : l’ego et  la « penséunik », une curieuse maladie qui limitait leur capacité de réflexion. Très vite, les camarades de l’ordre de la Rose au Poing ne se soucièrent plus du bien-être de leurs concitoyens et se préoccupèrent surtout des honneurs de la Cité, et du pouvoir. Le côté obscur était d’autant plus à l’œuvre qu’un jeune maître Sith ambitieux, Jarnac Palpatine, gravitait parmi eux.

Le nouvel ordre de la croix de Lorraine

Le jeune Palpatine favorisa un rapprochement de l’Ordre de Rose au Poing avec les vieux Ordres des Indépendants et des Radicaux, assurant aux camarades une participation quasi permanente à la gestion de la Galaxie. Mais cette alliance devait affronter la contestation de l’Ordre de la Croix de Lorraine, dont l’inspirateur et chef était le Général Yoda, un être au physique étrange, qui ne semblait pas vraiment humain, mais connu pour son courage et ses convictions.

Cet ordre, où l’on se donnait du « compagnon » était animé du même souffle qui animait les camarades de l’ordre de la Rose au Poing à ses débuts. S’ils n’avaient pas les mêmes idées, le même idéalisme les réunissait, la volonté de construire un destin commun auquel les individus se soumettaient avec bonheur. La Galaxie, lassée par les combinaisons et l’impuissance des autres ordres, s’en remit alors au seul Ordre de la Croix de la Lorraine, alors puissamment animé par le côté lumineux de la force.

L’avènement du Général Yoda au pouvoir marqua l’apogée du côté lumineux de la force et d’une certaine éthique du pouvoir. Malheureusement, le pouvoir d’attraction du côté obscur restait fort.

10:55


Lu sur le Blog gaulliste libre :

http:// gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2009/07/31/la-guerre-des-cites-episode-1-vers-l-apogee-de-la-force.html

Vous y retrouverez les épisodes suivants, pour le moment quatre sur six sont déjà écrits...

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5297


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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 06:48

La Deuxième Grande Dépression

Une catastrophe économique est en train de se dérouler :
elle va réduire à néant l'épargne de millions de Français...

... alors que d'autres doubleront leur patrimoine
dans le même temps

Nos spécialistes avaient vu venir la catastrophe des subprime... la hausse
spectaculaire de l'or... l'effondrement du système bancaire et financier...

A présent, ils vous révèlent comment sortir gagnant
d'une crise telle que nous n'en avions pas connu
depuis les années 20


Cher Investisseur,

Je ne vous écris pas pour vous parler des 52% perdus par le CAC 40 depuis son sommet de mai 2007. Ou de la crise du crédit. Ou de la faillite de l'Europe et de la nouvelle ère qui s'annonce.

Je vous écris parce que tous ces éléments ne sont que les pièces d'un événement bien plus vaste que quiconque, qu'il s'agisse des médias ou des autorités, ne le laisse entendre.

Cet événement pourrait réduire à néant le système économique mondial tel que nous le connaissons. Si vous ne vous protégez pas en agissant maintenant, il pourrait réduire en fumée votre épargne durement gagnée.

Mais comme nous le verrons dans un instant, ce phénomène a aussi mis en marche des rouages très profitables -- qui pourraient vous permettre de doubler votre capital alors que les marchés et les économies de la planète sombrent dans le chaos.

Et croyez-moi, quand je parle de chaos, je pèse mes mots. Même les récentes baisses boursières et la crise financière -- que le légendaire investisseur George Soros compare en gravité à la Grande Dépression de 1929 -- ne sont rien en comparaison.

Si l'on ne résout pas cette crise, l'idée même de l'Occident pourrait prendre fin. Comme ça. Je n'exagère pas le moins du monde. Les richesses qui se sont évaporées jusqu'à présent pourraient n'être qu'une goutte d'eau à côté de l'océan de dommages que cette crise provoquera.

Lorsque cette bombe explosera, les difficultés actuelles du marché ressembleront à un goûter d'école maternelle. Et lorsqu'on en sera là, je doute que Sarkozy, Obama, J.-C. Trichet ou qui que ce soit puisse faire quoi que ce soit pour y mettre fin.

De quoi diable suis-je en train de parler ? 

 

La Deuxième Grande Dépression n'est pas à venir...
elle est déjà là !

Le fait est que les Etats-Unis ont de gros, gros problèmes. Des problèmes bien plus conséquents que quiconque veut bien l'admettre. Et ils menacent votre avenir bien plus que la crise bancaire, la crise économique ou même le récent renflouage au secteur automobile.

En fait, nous vivons actuellement une situation plus dangereuse que tout ce que nous avons vu depuis la Grande Dépression.

Les ronds-de-cuir des gouvernements et de la finance prétendent qu'on peut régler la situation en inondant le système avec de l'argent -- à commencer par les marchés du crédit, complètement paralysés. Mais même si les renflouages poussent les banques à prêter, à qui vont-elles pouvoir prêter cet argent... et surtout, pour quoi ?

On prévoit déjà une "croissance négative" de -1,5% pour la France en 2009, avec un déficit public frôlant les 100 milliards d'euros.

Notre pays vit actuellement sa pire récession depuis 1975 : le chômage est reparti en flèche vers le haut, avec 217 000 chômeurs de plus en 2008... dont 45 000 rien que sur le mois de décembre. Ce n'est qu'un début : l'Unedic attend entre 354 000 et 436 000 sans-emploi supplémentaires en 2009 !

Pas étonnant, si l'on considère la piètre santé des entreprises françaises : 17% de faillites supplémentaires en 2008, des profits en baisse de 39% pour les entreprises du CAC 40 sur la même année...

Nos voisins européens ne sont pas en meilleure forme -- l'Allemagne et le Royaume-Uni s'enlisent, tandis que du côté de l'Espagne et de l'Europe de l'est, c'est une véritable catastrophe. Les Etats-Unis, quant à eux, entre crise des subprime et ralentissement économique, vivent une crise historique... dont ils ne sortiront pas indemnes, comme nous allons le voir ci-dessous.

Le plus important à retenir de tout ça, c'est que ces calamités sans lien apparent sont en fait étroitement imbriquées. Elles forment une file de dominos financiers qui s'effondrent à une vitesse alarmante. Ils ont déjà vaporisé l'équivalent de dix années de gains boursiers... détruisant plus de 50 000 milliards de dollars.

Et alors que la crise s'approfondit de jour en jour, des millions de personnes en subiront les conséquences. Sauf que vous n'êtes pas obligé d'en faire partie. Comme nous allons le voir dans quelques lignes, vous avez sous les yeux le moyen de doubler votre patrimoine alors que le monde connaît les bouleversements les plus profonds de ces sept dernières décennies... voire plus.

Mais avant de vous en dire plus, permettez-moi de vous présenter un peu plus en détails le spécialiste qui a conçu ce plan... et vous aidera à le mettre à exécution dans les mois et les années qui viennent.

 

Enfin un professionnel du côté
de l'investisseur individuel !

Son nom est Frédéric Laurent. Il est rédacteur en chef d'une lettre d'investissement pas comme les autres : Vos Finances - La Lettre du Patrimoine. Mais avant toute chose... il faut que vous sachiez que Frédéric est gravement allergique.

Allergique aux professionnels qui se font passer pour des banquiers alors qu'ils ne sont que des commerciaux.

Allergique aux "conseillers" cherchant à revendre leurs placements maison pour empocher leurs commissions sans tenir compte de votre profil d'investisseur et vos intérêts.

Allergique aux banques qui vous prennent en otage et vous imposent leurs tarifs et leurs (mauvais) produits.

Et il sait de quoi il parle... puisqu'il a fait partie de ce réseau. Frédéric travaille depuis plus de 20 ans dans la gestion de patrimoine. Il a fait ses débuts dans une société d'assurance... avant de décider de s'intéresser de plus près à la finance et aux marchés.

Il a alors travaillé pendant quelque temps pour Merrill Lynch, puis s'est exilé au Luxembourg, où il a appris jusqu'aux moindres détails de la gestion de fortune et de patrimoine.

Finalement, excédé par un système qui tourne à vide et s'intéresse plus à son propre fonctionnement qu'aux intérêts de ses clients, Frédéric a fondé sa propre société de gestion de patrimoine. Cela lui permet de mener ce qu'il considère comme une véritable mission : aider les investisseurs comme vous à prendre réellement soin de leur patrimoine -- le protéger, le faire croître quoi qu'il arrive... sans prendre de risques.

C'est là une des constantes de Frédéric : avec lui, pas de "gros coups" retentissants, pas de tuyaux entendus du "fils d'un ami du voisin qui connaît quelqu'un dans la finance", pas d'investissement selon les modes. Non, son but est beaucoup plus modeste... et beaucoup plus profitable.

Comme il le dit lui-même : "plus de risques ne signifie pas forcément plus de profits. A quoi ça sert de gagner 50% en deux jours sur une transaction... si c'est pour en perdre 100% le lendemain ?"

Plus de 5 000 investisseurs utilisent déjà les stratégies et conseils de Frédéric dans le cadre de Vos Finances - La Lettre du Patrimoine pour surmonter la Deuxième Grande Dépression. Et désormais vous pouvez les rejoindre... et profiter de son plan pour non seulement protéger votre épargne -- mais aussi la doubler à mesure que cette crise enfonce ses griffes dans l'économie mondiale.

Commençons par le commencement...

 

Sortez des actifs en dollars... MAINTENANT !

Aux Etats-Unis, les conditions fondamentales ont changé -- pour  une raison aussi simple qu'effrayante : la quasi-totalité de la croissance du PIB américain est basée sur les dépenses de consommation. Maisavec la crise de l'immobilier... la hausse du chômage... et une crise du crédit d'une ampleur comme on n'en a jamais vu depuis 1929... pensez-vous vraiment que la croissance américaine a encore beaucoup de souffle ?

La prospérité américaine a été nourrie par de l'argent facile et de la dette -- et la croissance est en train de disparaître aussi rapidement qu'elle est arrivée. Rebond ou pas, nous sommes dans un marché baissier de long terme... et ça ira de plus en plus mal pour les actions américaines.

Voyez-vous, il y a des choses que nous savons déjà... et des choses qui restent à découvrir. La déflation actuelle se prolongera-t-elle à cause de la crise systémique et d'une gigantesque montagne de dettes ?

Ou alors... les banques centrales essayant désespérément de prolonger la partie, est-ce l'inflation que nous devons craindre ?

Nous n'avons pas de réponse exacte. Personne ne l'a. Mais nous avons une meilleure réponse que la plupart des gens. Ce que nous savons actuellement, c'est que l'économie mondiale est INSTABLE.

Elle est instable parce que l'argent facile de la Fed a conduit à trop d'erreurs. Depuis le début de ces politiques d'argent facile, en 1980, le monde entier a été inondé de dette. On peut trouver un véritable Everest de statistiques et de données pour le prouver. Alan Greenspan, par exemple, a créé plus de liquidités et de crédit que tous les autres présidents de la Fed -- pris ensemble !

Ce nouvel argent ne s'appuyait pas sur l'or, ou les voitures, ou le blé, ou les tubes de dentifrice -- ou quoi que ce soit d'autre. Il a simplement été créé -- à partir de rien -- par la Fed... grâce à cet audacieux changement de politique en 1971.

Et ça continue aujourd'hui : les autorités américaines ont décidé de combattre le mal par le mal. Elles essaient d'éteindre l'incendie créé par l'argent facile... en injectant encore plus d'argent facile dans le système !

Mais on aura beau sortir des tombereaux de dollars des presses officielles, il y a un tout petit problème : plus on imprime de dollars, moins ils ont de valeur pris individuellement -- c'est mathématique.

Pour l'instant, les partenaires commerciaux des Etats-Unis (la Chine en tête) jouent le jeu parce que c'est dans leur intérêt de continuer à prêter de l'argent et vendre des produits aux Etats-Unis... mais viendra un jour où ils en auront assez d'être payés -- et remboursés -- en monnaie de singe. Ils se débarrasseront alors de leurs réserves de dollars... et ça fera très très mal.

Mieux vaudrait vous protéger dès maintenant en évitant au maximum les valeurs libellées en dollars -- à l'exception, peut-être, de quelques valeurs bien précises... que Frédéric et son équipe vous révéleront au fil des mois. Vous découvrirez notamment dans Vos Finances - La Lettre du Patrimoine...

  • Les rares secteurs américains qui non seulement résisteront à la crise... mais en ressortiront gagnants.

  • Un moyen efficace de jouer la baisse des marchés US -- nous avons déjà enregistré une plus-value de +33% en novembre dernier -- en pleine tourmente boursière -- grâce à un investissement de ce genre.

  • Les valeurs étrangères qui bénéficieront du plan de relance d'Obama... et verront donc leurs cours grimper alors que tout le reste s'effondre.

Croyez-moi, le plan de bataille de Frédéric pourrait sauver votre épargne de la Deuxième Grande Dépression... tout en vous permettant de doubler votre patrimoine. Voyons un peu ce que Frédéric prévoir d'autre pour 2009...

 

Etape 2 -- Ignorez les "experts" et
suivez l'or jusqu'à 3 000 $ !

A plus de 890 $ l'once, au moment où j'écris ces lignes, l'or est encore loin du pic qu'il a atteint en mars 2008, à 1 030,80 $.

Mais le marché haussier de l'or -- la tendance haussière depuis 2001 -- est intact. Il faudrait que le prix de l'or chute en dessous de 650 $ pour la rompre.

Bien entendu, l'or et les actions aurifères ont aussi subi la crise, comme tout le reste, à mesure que les investisseurs et les institutions se mettaient en quête de liquidités. Mais comme nous l'avons déjà dit, la Fed et le Trésor inondent le système de liquidités en essayant de réanimer des marchés du crédit déjà moribonds.

Et lorsque nous disons "inonder", nous pesons nos mots.

Comme l'observait récemment Jim Grant, du Grant's Interest Rate Observer, la Fed a mis 75 ans -- de 1914 à 1989 -- pour porter ses engagements à 100 milliards de dollars.

Et Alan Greenspan n'a mis que dix ans à augmenter cette somme jusqu'à 500 milliards de dollars.

Huit ans plus tard environ, les engagements de la Fed atteignaient le millier de milliards de dollars. Et en l'espace de trois semaines seulement, à la fin de l'année 2008, Ben Bernanke a doublé ce chiffre, le faisant passer d'un à deux milliers de milliards de dollars.

Comme le dit Martin Hutchinson -- un banquier d'investissement avec plus de 25 ans d'expérience à Wall Street -- "l'or n'est pas un abri face à la récession. C'est un abri face à l'inflation".

Bien entendu, la déflation -- et non l'inflation -- est la menace la plus immédiate.

Mais il n'y a pas cent manières de procéder. Le gouvernement américain jette l'argent par les fenêtres en ce moment pour tenter de relancer l'économie.

Cela signifie un marché baissier à long terme pour le dollar, et un marché haussier à long terme pour l'or ; certains spécialistes -- notamment le très sérieux magazine Forbes -- le voient même grimper jusqu'à 3 000 $. Et Vos Finances - La Lettre du Patrimoine est là pour vous montrer comment en profiter -- avec par exemple...

  • Le ratio qui vous indique quand l'or est sur le point d'entamer une hausse... et quand il est prêt à se rendormir.

  • Les meilleures minières du moment, pour diversifier votre portefeuille et engranger des profits qui peuvent aller jusqu'à 3 chiffres -- comme par exemple la plus-value de 149% que notre spécialiste de l'or a permis d'engranger grâce à UrAsia.

  • Comment investir dans l'or "papier" : les meilleurs fonds aurifères, les ETF à ne pas manquer, et de nombreux autres conseils pour faire de l'or LE refuge de votre portefeuille.

Je pense que vous l'aurez compris à ce stade : ce que Frédéric vous propose, ce sont des gains solides et discrets... sûrs... et qui vous aideront à construire, mois après mois, un véritable patrimoine.

Ce ne sont pas là de vagues promesses en l'air. Comme je vous le disais plus haut, vous avez aujourd'hui la possibilité de...

 

... Doubler votre capital d'ici 2018
quoi que fassent les marchés

Tel est l'objectif que se sont fixé Frédéric et son équipe de spécialistes : vous aider à multiplier votre capital par deux d'ici 10 ans -- au moins. Parce que nous avons la ferme intention de faire bien mieux que ça.

Eh oui : le CAC 40 peut chuter, l'économie mondiale peut sombrer... Frédéric connaît les gisements de croissance et sait comment les exploiter. Et grâce à ses conseils, vous vous assurerez un rendement moyen de 8% par an au minimum.

Mais c'est là un chiffre bien abstrait, alors voyons plutôt comment ces 8% pourraient vous permettre de doubler votre capital d'ici 2018 -- quoi que fassent les marchés.

Imaginons que vous partez aujourd'hui avec un capital de 5 000 euros, à 8% par an, en réinvestissant vos gains chaque année.

Trois ans plus tard, vous avez déjà 1 300 euros de plus-values.
Cinq ans plus tard, ces 5 000 euros sont déjà devenus plus de 7 346 euros -- vous avez augmenté votre capital de 50%.
10 ans après, en 2018, votre mise initiale de 5 000 euros est devenue... 10 794 euros !

Et plus vous investissez, plus vous gagnez : si vous aviez investi 10 000 euros, par exemple, votre capital vaudrait 21 598,21 euros !

Ces 8%, c'est le minimum auquel s'est engagé Frédéric... ce qui veut dire que 10%... 12%... voire 15%... par an sont parfaitement possibles. Et ce alors que les autres investisseurs subissent de plein fouet une crise qui s'annonce comme étant la plus grave des 70 dernières années !

Rappelez-vous que Frédéric a plus de 20 années d'expérience dans la protection et la gestion de patrimoine. Il s'est donné pour mission de remettre le pouvoir entre les mains de ceux pour qui votre argent est vraiment intéressant : VOUS.

Et je le connais depuis assez longtemps pour savoir que son objectif lui tient à coeur.

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Le pétrole est en train de s'épuiser

Depuis deux siècles, le monde a extrait chaque année ou presque plus de pétrole que l'année précédente. Ce carburant a nourri la révolution industrielle et l'âge des machines en Occident. Et voilà qu'en Orient aussi, on s'y met. La Chine, l'Inde et toute la région asiatique -- qui compte une population de trois milliards de personnes environ -- s'industrialise et se modernise à une vitesse foudroyante.

La crise actuelle n'y change rien -- elle ralentit simplement le processus. Le monde n'a jamais rien vu de tel. Ce qui signifie que la demande de pétrole va grimper en flèche au cours des prochaines décennies.

Mais nous avons un énorme problème.

Après 200 ans d'augmentation de la production de pétrole, le monde a finalement atteint sa limite. C'est du moins la théorie d'un groupe d'ingénieurs pétroliers, selon qui la production pétrolière mondiale a commencé à décliner -- et c'est sans retour.

A partir de maintenant, l'offre de pétrole va baisser -- alors même que la demande est sur le point d'exploser. Hmm... chute de l'offre... envolée de la demande. Est-ce que ça ne ressemblerait pas à une formule parfaite pour une hausse des prix ? Eh oui, c'est un classique, et nous pouvons vous donner des conseils spécifiques -- mais pas toujours évidents -- pour en profiter. Comme par exemple...

  • L'or noir est redescendu de ses sommets, mais plusieurs spécialistes le voient revenir à 150 $ à moyen terme : nous vous indiquerons les meilleurs moyens de profiter du rebond.

  • Avec la crise, les pétrolières ont baissé leur production et réduit leurs investissements, créant toutes les conditions pour une future pénurie : là encore, nous nous tiendrons prêts à profiter de l'explosion des cours lorsque la demande repartira à la hausse.

  • Les majors pétrolières ne sont pas le seul moyen de profiter de l'or noir : fonds, sociétés de services, infrastructures... nos spécialistes dénichent pour vous des investissements alternatifs qui vous permettront de multiplier la hausse des cours -- pour des profits parfois spectaculaires.

 

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Nos conseils ont déjà rapporté des gains à deux ou trois chiffres -- des gains souvent engrangés alors que les marchés souffraient.  Il suffit de voir l'historique des performances de Vos Finances - La Lettre du Patrimoine :

En 2006, vous auriez pu engranger des gains de 108,5%... 97,70%... 44%... 104,6%... entre autres, en suivant les recommandations de nos spécialistes.

2007 également a été très profitable pour nous : à la fin de l'année, notre performance globale, depuis les débuts du portefeuille en 2002, se montait à +56,3% -- alors que le CAC 40 grimpait de 30,7% "seulement" dans le même temps ! Mais avec des plus-values de l'ordre de 102,9%, 64,8%, 37,4%, 34%, 43,9% ou encore 64,8%... pas étonnant que vous puissiez surperformer les marchés quoi qu'il arrive !

En 2008, alors que la tempête boursière prenait de l'ampleur, nous avons engrangé des gains de 33%, 18,6%, 12,7%, 25%, 25,35%, 53%... et les mois qui viennent promettent d'être tout aussi profitables... pour ceux qui savent où dénicher les gisements de gains.

Parce qu'il ne faut pas oublier une chose essentielle : ce n'est pas l'information en elle-même, qui est importante -- c'est le moment où vous la découvrez... et surtout la manière de l'interpréter. C'est d'avoir accès aux connaissances spéciales dont je vous parlais plus haut. Et c'est aussi d'avoir un guide fiable et solide qui saura vous aider à garder le cap dans la tempête... alors que les autres investisseurs s'affolent, cherchent leur chemin et multiplient les erreurs.

Voilà pourquoi Vos Finances - La Lettre du Patrimoine vous donnera aussi des alertes chaque fois que nécessaire, par e-mail : ainsi, vous serez assuré de rester toujours au courant des événements importants, des changements essentiels et des conseils pour une gestion optimale -- au moment même où ils sont utiles, et non un mois après, quand il est trop tard.

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 06:36
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En préparant un numéro spécial sur la grippe aviaire pour un 
magazine médical, deux chercheurs ont découvert que cette 
pandémie, si elle a lieu, ne sera pas due au virus H5N1, mais à un 
pathogène breveté par les États-Unis, le mycoplasme. 

Par Donald W. Scott, Maître ès lettres et ès sciences et William L. C. 
Scott © 2006 

Lorsque nous avons commencé à rassembler autant de données 
cruciales que possible à propos de la grippe, nous étions bien loin de 
nous imaginer dans quel bourbier nous allions nous fourrer. Nous 
pensions que la grippe était une maladie qui revenait fréquemment 
chez l’homme, les oiseaux et les animaux… surtout quand ces 
groupes cohabitaient plus étroitement que d’ordinaire. Nous savions 
également que certains groupes tels que l’Organisation mondiale de la 
santé (OMS), les National Institutes of Health (NIH) et les Centers for 
Disease Control (CDC) américains, de même que certains groupes de 
médias comme le New York Times, claironnaient à tous vents « La 
grippe arrive, la grippe arrive ! ». 

Un cancer simiesque dans un vaccin 

Au fur et à mesure que nous réunissions les faits, nous avons pris 
conscience que nous n’avions pas affaire à une éventuelle pandémie 
de grippe ordinaire. Nous avons nous-mêmes été stupéfaits par le 
tableau qui se dessinait. La citation qui suit est extraite d’un document 
du gouvernement américain intitulé « The Virus Cancer Program » 
(Programme de lutte contre les cancers d’origine virale). Sur la 
couverture figurent la date de juin 1978 et les informations éditeur : « 
Division of Cancer Cause and Prevention; US Department of Health, 
Education, and Welfare; Public Health Service; National Institutes of 
Health ». À la page 19, on peut lire : « … divers vaccins à adénovirus 
vivant atténué ont été administrés à des populations humaines 
choisies comme mesure de lutte contre les infections respiratoires 
débilitantes. Les choses se sont encore compliquées lorsque l’on a 
découvert que le papovavirus oncogène [c’est-à-dire ‘tumorigène’] 
SV40, prélevé sur les cellules simiesques utilisées pour propager les 
adénovirus, était présent en quantité importante dans ces préparations 
vaccinales. Puisque des virus hybrides dotés de diverses fonctions 
biologiques ont été isolés à partir de populations mixtes adénovirus- 
SV40, ces vaccins à adénovirus renfermaient certainement des virus 
recombinants de ce genre. Ainsi, plus d’un million de personnes se 
sont faites inoculer des spécimens représentatifs de deux groupes de 
virus à ADN aux propriétés oncogènes avérées ». 
Autrement dit, le gouvernement des États-Unis a injecté un virus 
simiesque cancérigène à un million de citoyens américains. Dans les 
années 60, des millions d’habitants du Tiers-monde ont été 
rassemblés par les militaires étrangers qui occupaient leur pays et 
vaccinés gratuitement contre la variole. Les troupes d’occupation 
étaient principalement françaises, britanniques, belges et portugaises,
étaient principalement françaises, britanniques, belges et portugaises, 
et le généreux donateur du vaccin gratuit contre la variole était 
officiellement l’Organisation mondiale de la santé, mais en fait c’est le 
gouvernement américain qui a envoyé 17 équipes d’employés du CDC 
d’Atlanta vacciner des millions de personnes. On a dit aux 
bénéficiaires de cette largesse américaine que le vaccin les aiderait à 
échapper à la variole. Cependant, il s’avère aujourd’hui qu’ils 
attrappaient autre chose en échange : le virus de l’immunodéficience 
humaine (VIH), le rétrovirus supposé provoquer le syndrome 
d’immunodéficience acquise (sida). 
Si l’on s’en donne la peine, on peut trouver des preuves incontestables 
montrant que le sida, qui tue actuellement près de 8 000 personnes 
par jour, a été pour l’essentiel « fabriqué aux États-unis »1. 

Une maladie « semblable à la grippe » inventée 

Ce que nous redoutons, c’est que le monde ait une nouvelle occasion 
d’échanger une maladie ancienne (une grippe virale) contre un mal 
nouveau : une « maladie semblable à la grippe » provoquée par une 
espèce de mycoplasme. En fait, si nos pires craintes se confirment, 
une grande partie de la population humaine a déjà été contaminée par 
ce nouveau pathogène mortel. Il a été mis au point à partir de son 
ancêtre naturel par les organismes gouvernementaux américains de 
recherche, développement, essai et déploiement d’armes biologiques 
aidés de leurs partenaires universitaires et commerciaux. 
D’ici peu, les habitants des États-Unis et du Royaume-Uni vont 
certainement devoir accepter une vaccination pour se « protéger » 
contre la « grippe ». On ne sait pas au juste contre quelle souche de 
grippe ils vont être « protégés », mais l’espèce appelée « grippe 
aviaire » et connue sous le nom de H5N1 est présentée dans les 
médias de masse comme un candidat possible. 
D’autres alliés crédules de la « Coalition » tels que la Pologne, 
l’Ukraine, l’Italie, l’Espagne et l’Australie suivront très probablement 
l’exemple de leurs « grands frères » britanniques/américains et 
accepteront de se faire vacciner pour se protéger contre la grippe. 
D’autres pays comme le Canada, la France, l’Allemagne, le Japon et 
d’autres subiront la pression de certains médias qui, dans l’intérêt de 
leurs « précieux lecteurs », leur conseilleront de faire de même. 
À ce propos, soulignons que le président George Bush a déclaré en 
septembre 2005 qu’il risquait d’être obligé de faire appel à l’armée 
pour administrer le programme de vaccination et confiner les 
dissidents dans des camps de concentration jusqu’à ce qu’eux aussi 
acceptent le vaccin proposé. Souvenez-vous que le Portugal et la 
Belgique ont fait appel à l’armée pour veiller à ce que les citoyens des 
colonies occupées en Inde (Goa) et en Afrique acceptent les vaccins « 
gratuits » contre la variole qu’on voulait leur administrer à tout prix au 
milieu des années 60 et au début des années 70. 
Le vieux truc consistant à dire « Voici un vaccin gratuit » a marché 
avec les pays du Tiers-monde qui ont involontairement échangé la 
variole contre le sida. 
variole contre le sida. 
Il y a tout lieu de croire que cela marchera encore, sauf que cette fois, 
pour le reste d’entre nous, ce sera dans cinq ans voire avant, lorsque 
cette nouvelle maladie mortelle aura manifesté sa présence. En outre, 
comme nous l’avons découvert, elle a probablement déjà bien 
démarré. Cela ressemblera à la grippe, cela tuera comme la grippe, et 
les séquelles bactériennes seront là aussi. Mais ce ne sera pas la 
grippe ! 

Une nouvelle génération d’armes biologiques 

Aujourd’hui, on a du mal à envisager ce scénario alarmiste, mais qui, 
en 1950, aurait pensé qu’à peine 50 ans plus tard l’épidémie du sida 
tuerait 8 000 personnes par jour ? Afin de vous aider à accepter la 
possibilité de ce nouveau scénario, citons un passage du livre que le 
chercheur Leonard Horowitz a publié en 2001 Death in the Air (p. 171) 
: « … en 1970, juste après que le conseiller à la sécurité nationale 
Henry Kissinger eut appelé à un dépeuplement drastique du Tiers- 
monde, ce qui a amené le Congrès à subventionner secrètement une 
nouvelle génération d’armes biologiques mises au point par Litton 
Bionetics, un contrat prévoyait de tester des souches spéciales de 
virus de la ‘grippe’ et de ‘para-grippe’. Comme je l’ai reporté dans 
Emerging Viruses: AIDS & Ebola – Nature, Accident or Intentional?, 
ces virus de la grippe ont été recombinés avec des virus de la 
leucémie pour leur seul usage rationnel : la réduction de la population. 
Tout comme le virus du sida, ces nouvelles souches pouvaient être 
disséminées plus rapidement pour provoquer un génocide progressif 
dont l’auteur ne serait jamais retrouvé. » En outre, bon nombre des 
protagonistes qui sont apparus dans cette étude sur la grippe avaient 
déjà été rencontrés dans notre étude sur l’origine du sida, où nous 
avions découvert qu’il s’agissait d’une arme stratégique de régulation 
des populations. 
Toutefois, cette histoire va bien au-delà de la simple possibilité d’avoir 
quelque nouvel agent pathogène mortel caché au sein du « vaccin 
contre la grippe » tant promis. Nous en avons découvert une 
dimension nouvelle : un programme destiné à affaiblir les défenses de 
l’humanité, plutôt qu’à augmenter la virulence du virus grippal H5N1. 

Ne vous fiez pas aux « autorités » 

Nous savons que ce n’est qu’en 1960, lorsque Eisenhower a fait son 
discours d’adieu en tant que président, que le terme « complexe 
militaro-industriel » est entré dans le langage courant. Néanmoins, le 
groupe dont parlait Eisenhower est né bien des années plus tôt 
lorsque les Rockefeller, les Morgan et d’autres nouveaux riches 
américains ont commencé à manifester leur volonté de dominer 
l’humanité de diverses façons, notamment en prenant le contrôle des 
soins de santé et de la médecine, ce qui leur a permis de contrôler la 
vie des masses tout en protégeant la fortune des riches et en 
détruisant la vie des plus pauvres. 
Prétextant qu’il allait aider les gens à rester en bonne santé, ce groupe 
s’est méthodiquement impliqué dans tous les aspects des soins de 
santé, y compris la recherche universitaire, le contrôle de l’exercice de 
la médecine par l’industrie pharmaceutique, la couverture médiatique 
des questions de santé et le contrôle des organismes 
gouvernementaux de santé publique. 
C’est là que l’Université Johns Hopkins entre en scène. L’université et 
ses diverses facultés sont impliquées jusqu’au cou dans la déformation 
des études de médecine. Si vous accordez de la valeur à votre santé 
et à celle de votre famille, vous ne pouvez pas vous fier à ses 
déclarations sur la grippe. 

Le mycoplasme est reconnu par un brevet 

Jetez un coup d’œil au Johns Hopkins Family Health Book (« l’autorité 
médicale n°1 en Amérique »), et allez dans la rubrique « mycoplasme 
». Vous n’y trouverez rien ! Cherchez maintenant le mot « 
mycoplasme » dans le glossaire de cet énorme volume de 1 658 
pages. Vous ne le trouverez pas ! Allez voir l’index, regardez à la lettre 
« B » et essayez de trouver une référence à la « brucellose ». Il n’y en 
a pas. Et pourquoi donc ? Eh bien, ce terme, lui aussi, a commencé à 
tomber en désuétude chez les personnes et institutions susceptibles 
de le connaître et de l’utiliser, quelque temps après que le 
gouvernement américain eut commencé à utiliser la brucellose dans 
les armes biologiques, comme celles qu’il a employées contre la Chine 
et la Corée du Nord durant la Guerre de Corée2 . Après la guerre de 
Corée, les recherches se sont poursuivies mais elles se sont 
concentrées sur un dérivé de la particule d’acide nucléique Brucella 
abortus, désormais connu comme l’une des diverses espèces de 
mycoplasme. 
Le mycoplasme est aujourd’hui reconnu par un brevet, détenu par le 
gouvernement américain, comme étant un facteur dans « ... le sida ou 
l’ARC (syndrome apparenté au sida), le syndrome de fatigue 
chronique, la granulomatose de Wegener, la sarcoïdose, le syndrome 
de détresse respiratoire, la maladie de Kikuchi, les maladies 
autoimmunes telles que la collagénose avec manifestations 
vasculaires et le lupus, ainsi que les maladies débilitantes chroniques 
comme la maladie d’Alzheimer ». Cette impressionnante liste de 
maladies liées au mycoplasme est extraite du brevet américain de 
1991 n°5 242 820, dont l’« inventeur » est Shyh-Ching Lo, lequel a 
cédé les droits de brevet à l’American Registry of Pathology, 
Washington, DC. Autrement dit, le gouvernement américain détient un 
brevet sur une arme pathogène et mortelle de destruction massive 
sous la forme d’un brevet sur « un mycoplasme pathogène ». Et ce 
mycoplasme provoque une « maladie semblable à la grippe » pouvant 
s’avérer fatale. 

Un gigantesque crime contre l’humanité

La clique de Johns Hopkins n’est que l’une des nombreuses 
institutions complices de ce gigantesque crime contre l’humanité, il 
n’est donc pas surprenant que ceux qui sont au courant souhaitent 
supprimer les termes « mycoplasme » et « brucellose » de « l’autorité 
médicale n°1 de l’Amérique ». 
Ce qui s’est passé dans le cas de l’élaboration d’armes biologiques 
américaines à partir de la brucellose et de diverses maladies 
mycoplasmiques est en train de se transformer en un objectif de 
régulation des populations sous le couvert d’une pandémie fatale qui 
ressemblera à la grippe et sera attribuée à un virus aviaire « mutant » 
: le H5N1. 
Le « N » dans ce nom d’espèce signifie neuraminidase, chaîne 
d’acides aminés apparaissant sur la surface du virus de la grippe et lui 
permettant d’accéder à certaines cellules humaines. Si la séquence 
d’acides aminés est altérée, elle revêt la forme d’une nouvelle variante 
de l’antigène du virus. Il est important de savoir que le mycoplasme 
peut modifier certains acides aminés in situ et altérer ainsi le code de 
la neuraminidase et du même coup la faculté du virus de la grippe à 
accéder aux cellules. 

Le principe de concentration 

Mais ne vous laissez pas aveugler par tout ce jargon trompeur que 
vous déballent les « autorités » et les médias. Le virus de la grippe 
responsable de la pandémie de 1918-19, immense tragédie qui a 
provoqué plus de 20 millions de décès, peut très bien avoir été lâché 
sur le monde sous forme d’arme de guerre biologique, et son 
successeur artificiel pourrait bien faire un nombre encore plus grand 
de victimes. 
Nos recherches nous ont démontré que lorsque les hommes ou 
d’autres espèces animales (y compris les oiseaux) sont concentrés 
dans un espace relativement confiné, il y a un risque accru de voir 
augmenter les maladies d’origine respiratoire. Voyez plutôt les 
exemples suivants. 
Durant la Première guerre mondiale, des milliers d’hommes ont été 
entassés dans de vastes casernes, souvent mal aérées. Les recrues 
militaires étaient encore plus à l’étroit dans les transports de troupes et 
obligées de respirer le même air pendant des heures d’affilée. Et si cet 
air avait été contaminé par quelque pathogène ? Eh bien, dans ce cas, 
le pathogène aurait eu de plus grandes chances de se concentrer 
dans l’appareil respiratoire et les poumons des victimes. 
Dans les fermes industrielles, des millions de poulets et autres 
volailles sont généralement placés dans des cages grillagées peu 
après leur naissance. Plusieurs cages sont empilées les unes sur les 
autres et les fientes des oiseaux tombent sur le sol, où elles sont 
récupérées et transformées en complément protéique pour d’autres 
animaux de la ferme. Ainsi, les agents pathogènes aéroportés ne sont 
pas les seuls à être concentrés, ceux véhiculés dans les fientes le 
sont tout autant. À un certain degré, on retrouve la même 
concentration dans de petites exploitations avicoles artisanales situées
concentration dans de petites exploitations avicoles artisanales situées 
dans des zones rurales d’Asie où des hommes, d’autres animaux de la 
ferme (notamment les cochons) et diverses catégories de volaille se 
partagent un espace limité pendant la majeure partie de leur vie 
quotidienne. 
Là encore, le principe est la concentration, élément qui se révèlera 
extrêmement crucial lors de notre discussion ultérieure sur le 
mycoplasme. 

Pour comprendre, il faut partir de la cellule 

Le corps humain moyen se compose d’environ 50 billions (50 000 000 
000 000) de cellules. Au départ, elles se présentent toutes sous la 
forme d’une cellule unique, l’ovule fourni par la mère et fécondé par le 
sperme du père. Puis, juste après la fécondation, l’ovule commence à 
se diviser et à se différencier afin de créer tout l’éventail de cellules 
qui s’associent selon un schéma héréditaire pour constituer toutes les 
parties nécessaires du corps en formation. 
C’est là que la plupart des gens se trompent au sujet de la santé et de 
la maladie, y compris au sujet de la grippe : ils partent du corps dans 
son ensemble et parlent d’une seule maladie à la fois (par exemple, « 
j’ai la grippe », ou « mon corps est rongé par le cancer »). L’essentiel 
est de partir des cellules individuelles qui sont attaquées par des 
pathogènes individuels. 
Or, à propos de ce que l’on qualifie de pandémie de grippe, il faut 
savoir ceci : sous la rubrique « grippe », il y a toute une variété de 
pathogènes qui, seuls, combinés ou les uns après les autres altèrent 
le bon fonctionnement des cellules individuelles à différents endroits 
du corps. Parmi les dangereux pathogènes, il existe diverses espèces 
bactériennes, virales et mycoplasmiques s’activant dans les cellules 
des différents systèmes de l’organisme. 
On ne peut pas dire que la grippe « tue » une personne. Il faut penser 
en termes de pathogènes spécifiques endommageant ou détruisant 
des cellules spécifiques dans des systèmes spécifiques de 
l’organisme, parfois au point que le corps tout entier cesse de 
fonctionner. Alors, considérez d’abord la cellule comme une unité 
fondamentale et partez de là. L’entité morbide communément 
désignée sous le nom de « grippe » attaque surtout le système 
respiratoire, et le pathogène attaquant est un virus. Toutefois, au fil 
des ans, le terme « grippe » a été employé pour couvrir n’importe 
laquelle des nombreuses maladies fébriles qui vont au-delà du 
système respiratoire pour affecter pratiquement tous les autres 
systèmes de l’organisme. Et il existe aujourd’hui une maladie « 
semblable à la grippe » provoquée par mycoplasma fermentans, sur 
laquelle nous reviendrons plus tard. 
Le pathogène viral sur lequel on se concentre n’est que l’un des trois 
pathogènes qui entrent souvent en jeu dans les attaques de ce que 
nous appelons au sens large « la grippe ». Ce que l’on a tendance à 
ignorer, négliger ou minimiser, c’est le rôle de certains autres 
pathogènes tels que les bactéries et les mycoplasmes. Et ces
pathogènes tels que les bactéries et les mycoplasmes. Et ces 
derniers, notamment, ne figurent quasiment jamais dans les 
documents destinés au citoyen moyen. 
Tout le battage tourne autour du « virus de grippe aviaire H5N1 ». 
Pourrait-il s’agir d’une manœuvre délibérément trompeuse destinée à 
détourner l’attention du véritable danger ? Sûrement. Nous sommes 
convaincus que le fait d’ignorer, de négliger et de minimiser le rôle du 
mycoplasme dans la grippe est intentionnel et criminel. La grippe est 
une entité morbide spécifique, mais dans le langage courant ce terme 
en est venu à couvrir plusieurs entités morbides telles que la 
pneumonie, l’encéphalite, la dysfonction endocrinienne et autres. Et 
malgré la diversité des pathogènes et l’éventail des systèmes de 
l’organisme qui sont affectés, le point de départ de la maladie reste 
toujours la cellule individuelle. 

Les trois pathogènes impliqués dans la « grippe » 

• La bactérie. C’est par essence un animal unicellulaire. 
Techniquement, ce pathogène est défini comme « tout membre d’un 
groupe de micro-organismes unicellulaires procaryotes circulaires, 
hélicoïdaux ou de forme allongée, réunis en colonies ou se déplaçant 
au moyen de flagelles, qui vivent dans le sol, l’eau, la matière 
organique, ou à l’intérieur de végétaux et d’animaux, et qui sont 
autotrophes, saprophytes ou parasites sur le plan de la nutrition et 
jouent un rôle important en raison de leurs effets biochimiques et de 
leur pathogénicité »3. 
En tant qu’animal, la bactérie a la capacité d’ingérer des nutriments et 
de les transformer pour générer l’énergie nécessaire si elle veut 
remplir ses fonctions propres. Toutefois, elle est aussi capable de se 
reproduire toute seule et possède ainsi à l’intérieur d’elle-même le 
code génétique nécessaire des acides nucléiques (ADN). 
À ce stade, reportez-vous à la figure 1 (ci-dessous) où nous avons 
grossièrement dessiné une bactérie de forme allongée et un virus de 
la grippe. Notez que nous avons représenté la bactérie et le virus à 
peu près de la même taille, ce qui ne reflète pas la réalité : la taille 
des bactéries va de quelques dizaines de micromètres à quelques 
centaines de micromètres de long. Le virus moyen, quant à lui, est 10 
à 100 fois plus petit que la bactérie. 
Bien qu’il y ait des exceptions, la bactérie est généralement entourée 
d’une paroi cellulaire non vivante servant à la protéger et à contenir le 
constituant liquide appelé cytoplasme. On trouve, en suspension dans 
le cytoplasme, l’esquisse de la reproduction (ce que l’on appelle l’ADN) 
et, réparties dans le cytoplasme, des particules ribosomales qui sont 
les dessins d’exécution (ce que l’on appelle l’ARN), servant à la 
fabrication ou à l’assemblage des protéines essentielles et des 
enzymes. 
Même si la grande majorité des bactéries sont inoffensives voire utiles 
dans les processus métaboliques de la vie, certaines contiennent des 
toxines qui endommagent gravement les cellules vivantes d’autres 
organismes, notamment de l’homme. Pour vous aider à évaluer le
organismes, notamment de l’homme. Pour vous aider à évaluer le 
danger des toxines bactériennes, voici un passage du livre 
extraordinairement lucide de David S. Goodsell Our Molecular Nature 
(Copernicus, New York, 1996, p. 113-14) : « Une seule molécule de la 
toxine fabriquée par les bactéries diphtériques peut tuer une cellule 
toute entière. Les toxines botuliques et tétaniques sont des millions de 
fois plus toxiques que les poisons chimiques tels que le cyanure. Ces 
toxines bactériennes ont un dessein meurtrier, ce sont les substances 
les plus toxiques connues à ce jour. Elles allient un mécanisme de 
ciblage spécifique, permettant aux toxines de chercher et de trouver 
des cellules sensibles, à une toxicité que seule une enzyme peut 
entraîner. Une fois à l’intérieur de la malheureuse cellule, la toxine 
saute d’une molécule à l’autre, les détruisant les unes après les autres 
jusqu’à tuer la cellule. » 
Ici, bien que nous ne nous intéressions pas à la diphtérie, nous 
devons savoir que l’infection bactérienne implique souvent une 
pneumonie bactérienne, et c’est généralement cette dernière, suivie 
d’autres complications sanguines et nerveuses, qui tue le patient 
grippé plutôt que le virus de la grippe en lui-même. 

Largage de moustiques scientifiquement infectés 

Avant de clore le sujet sur la bactérie, il y a un facteur supplémentaire 
à mentionner et à souligner tout particulièrement. Dès 1946, le Dr 
George Merck, qui à l’époque dirigeait encore les travaux de recherche 
et développement sur les armes de guerre biologique aux États-Unis, 
a confié au ministre de la Défense que des chercheurs américains 
avaient appris à isoler les toxines bactériennes sous forme cristalline. 
Cela signifiait qu’il ne serait plus nécessaire de transporter des 
bactéries porteuses de toxines vivantes jusqu’à un « ennemi » pour le 
contaminer. Il suffirait de prendre la toxine pathogène sous forme 
cristalline et de la transmettre à la cible via un insecte, un aérosol ou 
la chaîne alimentaire. Ainsi, on pourrait disséminer une maladie 
bactérienne sans laisser la moindre trace de bactérie ! 
C’est là que le gouvernement canadien, l’armée canadienne et 
l’Université Queen’s entrent en scène. Lorsque les États-Unis ont 
appris à isoler la toxine bactérienne sous une forme cristalline 
transmissible par des moustiques, ils ont demandé l’aide du 
gouvernement canadien. Les Canadiens ont accepté et ont commencé 
à élever 100 millions de moustiques par mois au Dominion Parasite 
Laboratory de Belleville, dans l’Ontario. Ils ont ensuite expédié ces 
moustiques au Dr Reid, du département de biologie de l’Université 
Queen’s de Kingston, dans l’Ontario. Là, le Dr Reid a infecté les 
moustiques avec diverses toxines pathogènes et les a remis à l’armée 
canadienne pour qu’elle les partage avec l’armée américaine afin de 
les tester sur des centaines de milliers de citoyens sans méfiance de 
ces deux pays. 
• Le virus. Nous pouvons maintenant jeter un coup d’œil au micro- 
organisme autour duquel l’OMS et un certain nombre d’autres
institutions gouvernementales et privées font tant de vacarme, le virus, 
en nous intéressant particulièrement à l’espèce aviaire appelée H5N1. 
Tout d’abord, voici une définition d’un virus N : 1. Agent causal d’une 
maladie infectieuse ; 2. Tout membre d’un vaste groupe d’agents 
infectieux inframicroscopiques considérés comme des 
microorganismes extrêmement simples ou comme des molécules 
extrêmement complexes, qui possèdent généralement une capside 
entourant un noyau de matériel génétique (ARN ou ADN) mais pas de 
membrane semi-perméable, qui ne sont capables de se développer et 
de se multiplier que dans des cellules vivantes et qui provoquent 
diverses maladies importantes »4. 
Que signifie tout cela ? Regardons de nouveau le dessin de la 
bactérie (figure 1). Remarquez la ligne sinueuse qui représente 
l’esquisse de la reproduction et qui est appelée acide 
désoxyribonucléique, l’ADN. Pour la vie de cette espèce particulière de 
bactérie, c’est une chaîne absolument cruciale d’acides nucléiques si 
elle veut perpétuer son existence. 
Maintenant, supposez que quelque chose vienne tuer la bactérie, par 
exemple une variété de pénicilline qui crée une brèche dans la paroi 
bactérienne. Le fait de la vider de son cytoplasme tuera cette forme de 
vie, mais il y aura toujours une volonté de vivre dans les parties de 
l’ADN et de l’ARN. Par conséquent, les particules du noyau d’ADN ou 
d’ARN s’agglutinent et s’entourent rapidement d’une capside 
protectrice. Voilà ce qu’est par essence un virus : une particule 
porteuse d’information génétique entourée d’une capside. 

Les virus tuent pour sauver leur peau 

Regardez la bactérie d’un peu plus près et remarquez les trois points 
représentant ce que l’on appelle les ribosomes. Dans ces organites – 
et bien que notre dessin n’en montre que trois, le cytoplasme en 
regorge – les acides nucléiques appelés acides ribonucléiques (ARN) 
s’assemblent lorsque la bactérie doit fabriquer des protéines et des 
enzymes pour pouvoir fonctionner. Comme avec les particules d’ADN, 
certains ARN bactériens ont la faculté de chercher à survivre lorsque 
leur forme de vie originale est menacée, en s’agglutinant et en formant 
eux-mêmes une capside protectrice. 
D’une façon ou d’une autre, la force de vie qui motive la bactérie sent 
de façon instinctive quelles sont les particules nucléiques qu’elle a 
besoin de sauver lorsque la forme de vie originale est menacée. Ainsi, 
les diverses espèces de virus sont des particules choisies de code 
génétique qui se sont protégées à l’aide d’une capside jusqu’à ce 
qu’elles puissent accéder à une autre cellule vivante et poursuivre leur 
petit bonhomme de chemin. 
Malheureusement, en cherchant à sauver leurs particules de vie, les 
virus sont souvent obligés de détruire d’autres formes de vie telles que 
des cellules humaines. Lorsque cela se produit, les cellules détruites 
se présentent comme des restes de formes de vie antérieures 
ravagées par la maladie.

Le lien entre grippe et HIV 

À ce stade, nous souhaitons souligner que le virus responsable de 
l’ensemble de maladies appelé grippe a de proches parents qui valent 
la peine d’être mentionnés. Laissons Lodish et al. nous l’expliquer : « 
Certains virus animaux, dont le virus de la grippe, le virus de la rage et 
le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), possèdent une 
membrane extérieure constituée d’une bicouche phospholipidique, ou 
enveloppe, entourant le noyau de la particule virale composé de 
protéines virales et de matériel génétique. »5 Alors, existe-t-il quelque 
lien mystérieux entre la grippe et le VIH ? Sommes-nous en train de 
toucher du doigt les liens établis entre les travaux du Dr Couch, le 
spécialiste de la grippe, et ceux du Dr Chanock, le spécialiste du sida 
? Après tout, ils ont travaillé ensemble dès 1964 lorsque mycoplasma 
pneumoniae était au centre de leurs préoccupations… 
• Le mycoplasme. 
Poursuivons notre quête de la vérité sur la grippe. Le troisième 
pathogène, le plus important bien que le plus négligé des trois, est le 
mycoplasme (ci-contre). 
Même si l’OMS et d’autres organismes de « santé » veulent vous faire 
croire que le virus de la grippe aviaire (le H5N1) est redoutable, c’est 
le mycoplasme que l’humanité doit redouter. Nous vous rappelons que 
le monde de la médecine officielle ne souhaite apparemment pas que 
le citoyen moyen ait connaissance de l’existence d’un tel organisme. 
Permettez que nous vous montrions une représentation miniature du 
mycoplasme. Commencez par regarder la bactérie. Remarquez qu’elle 
possède des ribosomes qui, comme nous l’avons vu, contribuent à la 
fabrication de l’ARN, et notez en outre qu’il arrive que des particules 
de cet ARN se détachent après la mort de la bactérie et se protègent 
en se rassemblant en groupes de huit fragments d’ARN qui sont 
ensuite enfermés dans une matrice protectrice et une membrane 
cellulaire, et voilà : vous avez le virus de la grippe ! 
Maintenant, examinez de nouveau la bactérie et remarquez la chaîne 
d’ADN. Si la bactérie est tuée, non seulement l’ARN tente de sauver 
sa peau sous forme de virus, mais les particules de cet ADN 
cherchent elles aussi à survivre en tant qu’organismes vivants en 
formant une membrane et en partant à la recherche, au sein de leur 
environnement, d’une autre cellule hôte qui les laissera entrer et les 
hébergera. Là encore, cette particule d’ADN dépourvue de paroi 
cellulaire devient une forme de vie autoréplicative mais quelque peu 
incomplète, connue comme une espèce de mycoplasme ! 
Ainsi, comme le Dr Shmuel Razin, microbiologiste, le décrit, l’idée 
sous-jacente au schéma évolutif actuel des mycoplasmes est celle 
d’une dégénérescence des bactéries à paroi6. 
Ainsi, au départ, une espèce de « bactérie à paroi », qui pour une 
raison quelconque (comme l’action de la pénicilline) se désagrège 
(évolution dégénérescente). Puis, des particules choisies de l’ADN 
bactérien se mettent rapidement en quête d’une autre cellule dans 
laquelle elles pourront élire domicile. C’est presque un virus, sans la
laquelle elles pourront élire domicile. C’est presque un virus, sans la 
capside protectrice que nous avons remarquée plus haut. 
Dans la mesure où il s’agit presque d’un virus, des chercheurs tels que 
Carleton Gajdusek en 1976 lui ont donné le nom de « virus non 
conventionnel », sans se rendre compte qu’il s’agissait du même 
micro-organisme que celui découvert par Nocard et Roux de l’Institut 
Pasteur en 1898 et baptisé « mycoplasme ». En 1944, Monroe Davis 
Eaton, un microbiologiste américain, est tombé sur cet organisme et lui 
a donné son nom : l’agent « Eaton ». 

Inoffensif tant qu’il n’est pas traumatisé 

En étudiant la source pathogène d’une pneumonie atypique chez les 
recrues de la marine américaine au milieu des années 40, le 
chercheur sur le sida Robert Huebner a appelé ce micro-organisme « 
organisme de la pleuropneumonie ». En 1946, lorsqu’il a découvert ce 
même pathogène dans les amygdales dégénérescentes de certaines 
recrues, il lui a donné le nom d’« organisme similaire à la 
pleuropneumonie » (PPLO). 
Enfin, la maladie semblait mettre tant de temps à se déclencher que 
plusieurs chercheurs dont Gajdusek ont baptisé ce pathogène « virus 
lent » ou « lentivirus », terme inventé en 1947 par le Dr Björn 
Sigurdsson. 
Ainsi, aujourd’hui, nous avons affaire au microorganisme original de 
Nocard et Roux, le mycoplasme, qui apparaît dans la documentation 
sous le nom d’« agent Eaton, d’« organisme similaire à la 
pleuropneumonie », de « virus non conventionnel », de « lentivirus », 
et plus tard de « substance amyloïde » et enfin de « prion ». À notre 
avis, cette multiplicité d’appellations, et la confusion qui en résulte, 
n’est pas totalement innocente. 
Lorsque le mycoplasme trouve une cellule qui lui permet de franchir la 
membrane cellulaire, il se tient généralement tranquille, sans faire le 
moindre mal à son nouvel hôte jusqu’à ce qu’il subisse un quelconque 
traumatisme. 
Le corps dont la cellule fait partie peut être victime d’une collision 
arrière ou être traumatisé par une chute sur la glace. Le simple fait 
d’apprendre le décès d’un ami très cher peut provoquer un 
traumatisme suffisant pour réveiller le mycoplasme dormant. 
Lorsqu’elles sont ainsi activées, certaines espèces de particules 
mycoplasmiques d’ADN commencent à absorber les stérols préformés 
de leur nouvel hôte, finissant par tuer ce dernier. Le tout peut être 
qualifié d’« infection mycoplasmique » et se présenter, par exemple, 
sous la forme d’une pneumonie, dans laquelle les cellules des 
poumons commencent à dégénérer et à libérer du liquide qui inonde 
les alvéoles, les cellules contenant l’air à l’intérieur des poumons. 
Les dommages mycoplasmiques sont aussi importants, sinon plus, 
que les dommages bactériens et viraux causés à un patient grippé. 

Ne vous trompez pas de danger

Ceux qui croient au tapage actuel sur une mutation du virus de la « 
grippe aviaire » qui serait en train de provoquer une pandémie 
mondiale et pensent que les nobles et courageux employés de 
l’Organisation mondiale de la santé et leurs agents de presse du New 
York Times font tout leur possible pour sauver l’humanité, sont à 
mettre dans le même panier que ceux qui croient encore que Lee 
Harvey Oswald a agi seul dans l’assassinat du Président Kennedy. 
Attention, il pourrait bien y avoir une pandémie mondiale et il se 
pourrait qu’elle tue des milliers de personnes par jour sur un certain 
laps de temps. Mais les chances qu’elle soit due à une espèce 
mutante isolée (H5N1) d’un virus de grippe aviaire sont infimes voire 
nulles, alors qu’il y a de très fortes chances qu’il s’agisse d’une 
infection mycoplasmique. Si une telle pandémie survient, la cause en 
sera bien plus profonde qu’un simple virus aviaire mutant. Elle résidera 
très certainement dans les mystères du mycoplasme, ses 
caractéristiques et sa prévalence grandissante. Nous pensons qu’une 
telle pandémie, si elle doit se produire, ne sera pas le fruit du hasard, 
comme on veut nous le faire croire à propos de la pandémie de sida 
et du syndrome de fatigue chronique (SFC). 
Une pandémie de grippe sera un événement tout aussi programmé 
que le lâcher du sida et du SFC sur le monde : elle fera partie d’un 
programme de longue haleine visant à réduire la population mondiale. 
•Une partie de l’humanité déjà contaminée ? 
Lorsque nous avons commencé à passer en revue la documentation 
disponible sur la grippe et à préparer un numéro spécial du Journal of 
Degenerative Diseases, nous pensions, comme la plupart des autres 
habitants de la planète, que nous avions là une autre maladie humaine 
ancienne sévissant sous forme de pandémie à peu près tous les onze 
ans. 
En termes clairs, nous avons pris conscience qu’il se tramait quelque 
chose à l’échelle planétaire et que le prétexte de la grippe aviaire 
H5N1 contribuait non seulement à faire avancer le projet mais 
permettrait aussi après coup aux prophètes de malheur de dire, « Eh 
bien, nous aurons au moins essayé de vous prévenir ». 
Nous avons relu le module de la Uniformed Services University of the 
Health Sciences du Dr Shyh-Ching Lo sur le mycoplasme pour la 
dixième fois… et nous avons soudain compris le véritable sens de l’un 
des paragraphes de ce module. Voici le paragraphe en question : « La 
forme la plus grave de l’infection M[ycoplasma] fermentans est celle 
d’une maladie systémique fulminante qui commence comme une 
grippe. Les patients voient leur état de santé se détériorer rapidement, 
développant de graves complications parmi lesquelles le syndrome de 
détresse respiratoire aiguë, la coagulation intravasculaire disséminée, 
et/ou l’insuffisance multiorganique. »7 
Maintenant, notez bien ceci : ce n’est pas la grippe, mais une « 
maladie semblable à la grippe » que tout le monde pourrait en toute 
bonne foi confondre avec la grippe – mais ce n’est pas la grippe, et 
elle n’est pas due à la souche H5N1 du virus de la grippe aviaire. Elle 
est due à un pathogène breveté par le gouvernement des États-Unis ! 
est due à un pathogène breveté par le gouvernement des États-Unis ! 
Ainsi, si une pandémie de « grippe » frappe et si certains médecins 
essaient de traiter ce qui semble être une pneumonie bactérienne 
avec de la pénicilline, cette dernière ne fera qu’aggraver l’infection 
mycoplasmique ! Nous pensons qu’une bonne partie de l’humanité a 
déjà été contaminée par un agent infectieux mycoplasmique administré 
dans les innombrables vaccins qui nous ont été imposés au fil des 
années. D’autres vaccins pourraient être pareillement contaminés. 
Votre médecin et vous-même penserez que vous avez la grippe 
aviaire alors que vous aurez en réalité la maladie du mycoplasme 
semblable à la grippe…et qu’elle tuera des milliers de personnes si 
elle n’est pas reconnue. 


À propos des auteurs 


• Donald W. Scott, Maître ès Arts et Sciences (né en 1924) est l’ancien 
président de la Common Cause Medical Research Foundation. Il 
possède une maîtrise ès arts de l’université Laurentienne de Sudbury, 
au Canada, et une maîtrise ès science de l’université de Guelph, à 
Guelph, au Canada. Vous pouvez le contacter par téléphone au +1 
(705) 670 0180. • William L. C. Scott (né en 1955) est l’actuel 
président de la Common Cause Medical Research Foundation et le 
rédacteur en chef du Journal of Degenerative Diseases. Titulaire d’une 
licence ès arts (avec mention) de l’université Laurentienne, c’est 
l’ancien président de l’Association des étudiants de l’université 
Laurentienne. Il est président et premier dirigeant d’Executive Services 
Limited et termine actuellement ses études de conseiller en 
naturopathie. Vous pouvez contacter William Scott par téléphone au +1 
(705) 673 0726. 
• Donald Scott et William Scott sont les auteurs de Life: From Plants to 
Animals to Us (Chelmsford Publishers, Sudbury, Ontario, 2005, ISBN 
0-969222-6-4). Leur article a été publié pour la première fois sous le 
titre « Influenza: Give Up Something Old For Something New » dans 
The Journal of Degenerative Diseases, vol. 6, n° 3 & 4, 2006 et révisé 
pour sa publication ici. Vous pouvez contacter les Scott à la Common 
Cause Medical Research Foundation, PO Box 133, Stn ’B’, Sudbury 
ON P3E 4N5, Canada. 77 


Notes 

1. Nous avons exposé certaines de ces preuves dans The Journal of
Degenerative Diseases (vol. 5, n° 3, automne 2004) et dans notre 
dernier livre Life: From Plants to Animals to Us, nous n’y reviendrons 
donc pas ici. 
2. Parmi les rapports les plus authentiques et les mieux documentés 
sur l’usage des armes biologiques par les Américains durant la Guerre 
de Corée, citons The United States and Biological Warfare de Stephen 
Endicott et Edward Hagerman, publié par Indiana University Press, 
1998. 
3. Webster’s New Explorer Medical Dictionary, 1999, p. 60. 
3. Webster’s New Explorer Medical Dictionary, 1999, p. 60. 
4. Webster’s New Explorer Medical Dictionary, p. 747. 
5. Molecular Cell Biology, W.H. Freeman, New York, 2000, 4e édition, 
p. 713. 
6. Mycoplasmas: Molecular Biology and Pathogenesis, éd. Jack 
Maniloff et al., American Society for Microbiology, Washington, DC, 
1992, p. 4. 
7. The Journal of Degenerative Diseases, vol. 5, n°2, p. 28). 
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 06:28
La crise ne fait que commencer... le rebond annoncé aux EU est un leurre !
par LocussolMascardi - 100%- 57 articles - 197 hits Flux du reporter Flux de Economie et Argent

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Des indicateurs venant des Etats-Unis nous annonçent que l'économie américaine pourrait repartir au second semestre 2009. Ces affirmations servent uniquement à se rassurer (le nous serait illusoire !) car on recule pour mieux sauter avant de faire le grand plongeon vers l'inconnu, l'infini comme le démontrent toutes les déclarations d'économistes et analystes qui suivent.

Comment peut-on affirmer de telles choses - la méthode coué sans doute - alors que le chômage est galopant (et peut-être aussi l'inflation prochainement !) et atteint tous les grands pays : 9 ou 10 % voire beaucoup plus. Comment peut-on imaginer l'avenir avec optimisme lorsqu'on sait qu'une grande partie des Américains n'ont toujours pas payé leurs dettes immobilières (le service de la dette) en raison du moratoire, et pire vont devoir se dessaisir de leur maison pour aller où... sous les ponts !

Le moteur de l'économie l'automobile est noyé par l'endettement... et le gouvernement Obama voudrait nous faire croire que la croissance va revenir durablement ! Si on y ajoute la situation catastrophique des gros clients des USA comme l'Allemagne ou le Royaume-Uni, ne parlons même pas de l'Espagne (la France est un petit client qui fait à peine 5 % de son commerce outre-Atlantique) , qui vont connaître une récession sévère, parlons même de dépression car cela risque de durer : - 7 %, - 5 % ou ... - 20 % pour la péninsule ibérique !

Encore un mensonge de plus qu'on essaie de nous faire avaler comme une couleuvre mais vipérine celle là, qui pourrait bien nous emporter ad patres...

Les inquiétudes des politiques, analystes, économistes et historiens présents aux 9ème rencontres d’Aix-en-Provence les 4, 5 et 6 juillet 2009, se sont rejointes avec les réflexions de nos plus brillants économistes et prévisionnistes.

Frédéric Lemaître évoque ce pessimisme qui présidait lors des rencontres d’Aix-en-Provence : « Les cent cinquante intervenants (dont une soixantaine d'étrangers) qui se sont exprimés lors des 9e Rencontres d'Aix-en-Provence, organisées par le Cercle des économistes, ont, dans leur immense majorité, tenu des propos plus alarmistes. Il y a d'abord ces chiffres, terrifiants, de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). D'avril 2008 à avril 2009, le chômage a crû de 40 % dans les pays les plus riches. De 2007 à 2010, il devrait même y avoir 26 millions de chômeurs en plus, un bond de 80 %, sans précédent en si peu de temps. « Le plus gros de la détérioration reste à venir », a mis en garde Martine Durand, responsable de l'emploi (…)

« Alors qu'Angela Merkel promet de baisser les impôts tout en réduisant les déficits publics allemands, qu'au contraire Nicolas Sarkozy s'efforce de théoriser les bienfaits du surendettement et que, dans les pays industrialisés, la petite musique du protectionnisme se fait de plus en plus insistante, et le président de la BCE met en garde les gouvernements comme il ne l'a jamais fait jusqu'ici : « Nous avons créé une économie financière mondialisée, il faut évidemment une gouvernance mondiale. Mais le G20 ne suffit pas. Chaque pays doit internaliser les effets de sa politique sur ce bien supérieur collectif qu'est l'économie mondiale. En clair, par leurs excédents excessifs (Chine aujourd'hui, Allemagne demain) ou des déficits qui le sont tout autant (États-Unis aujourd'hui, France demain), les gouvernements sapent une mondialisation dont ils ne se sentent pas responsables mais dont chacun profite (…) Si solution il y a, elle ne peut être que collective. Or rien n'est moins sûr. On l'a vu au second semestre 2008 : sans Europe volontariste, pas de coopération mondiale possible. « Il y a une demande d'Europe, y compris en Chine. Car, depuis cinquante ans, l'Europe porte la régulation », analyse l'ancien commissaire européen Mario Monti. « Mais je ne suis pas sûr qu'il y ait une offre d'Europe », rajoute-t-il aussitôt.

« Entre la France et l'Allemagne, qui se tournent le dos, la Commission aux abonnés absents et les Britanniques qui pensent avant tout à sauver la City et tuer dans l’œuf toute tentative de régulation, l'Europe a déjà perdu l'influence qui était la sienne, en novembre 2008, au G20 de Washington (…) Certains imaginent déjà un scénario catastrophe : échec de Pittsburgh suivi, au début de l'année 2010, par l'annonce de bonus record dans la finance et une augmentation inédite du nombre des faillites et des licenciements. Denis Kessler, pour lequel « les troisièmes années de crise se caractérisent souvent par du populisme, du protectionnisme et du patriotisme », aurait alors vu juste. N'y a-t-il donc aucune raison d'être optimiste ? Si. Trois. L'Asie émergente ne résiste pas si mal, les besoins sont immenses pour accueillir trois milliards d'habitants supplémentaires d'ici à 2050 et, surtout, les économistes sont loin d'être infaillibles… »

Aux États -Unis, notamment dans la finance, quelques voix s’élèvent encore pour expliquer que le pire est passé, que la crise de 2008 n'était que l'éclatement d'une bulle du crédit, que la purge est désormais faite et que les choses vont repartir comme avant. On annonce même que certaines banques ont déjà remboursé les aides publiques et que les bonus sont de retour. La banque d'affaires américaine Goldman Sachs a annoncé, le 14 juillet, des profits de 2,4 milliards d'euros (3,4 milliards de dollars) au deuxième trimestre et un chiffre d'affaires (produit net bancaire) record de 13,7 milliards de dollars, alors que l'établissement vient à peine de rembourser l'aide publique de 10 milliards de dollars perçue à l'automne 2008. Elle prévoit même de rétablir les bonus et de verser à ce titre 20 milliards de dollars (700 000 dollars par salarié) pour 2009 (un record !) ; une position d’autant plus incompréhensible que selon le Financial Times, les dirigeants de la banque ont vendu pour près d’un milliard de dollars d'actions entre septembre 2008 et avril 2009, au moment où la banque était en pleine tourmente et recevait ces fameux dix milliards de l'État américain (remboursés en partie en s’endettant sur les marchés financiers internationaux).

Mais la réalité est toute autre comme le montrent les derniers indicateurs économiques et comme l’ont dénoncé la quasi-totalité des participants présents à Aix-en-Provence qui estiment que « le plus gros de la détérioration reste à venir ». Patrick Artus (Natixis) a reconnu que « Les emplois perdus le sont de façon irréversible… On fabriquera moins de voitures et moins de biens durables. Où seront créés les emplois de demain ? On ne sait pas. Dans trois ou quatre ans, la dette des pays de l'OCDE va dépasser leur produit intérieur brut (PIB). Résultat : « Il va falloir diminuer la protection sociale, le nombre de fonctionnaires et augmenter les impôts ».

Paul Krugman prix Nobel d’économie 2008, Joseph E. Stiglitz prix Nobel d’économie 2001, Nouriel Roubini l’économiste qui avait anticipé la crise, Pascal Lamy reconduit en tant que directeur de l’OMC[1], Jean-Paul Fitoussi président de l’OFCE[2] et membre du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre, Paul Jorion anthropologue et sociologue, « oracle de la finance », Wolfgang Münchau du Financial Times, Robert Reich ancien secrétaire d'État au travail dans l’administration Clinton, Simon Johnson ancien chef économiste du FMI, Willem Buiter professeur à la London School of Economics, Ambrose Evans-Pritchard journaliste financier très écouté de la City, Jacques Attali écrivain et économiste, George Soros le plus grand spéculateur de la planète, Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS et Mike Whitney économiste canadien, corroborent les points de vue émis lors la réunion du cercle des économistes. Certains partagent depuis des années cette vision inquiétante de l’économie mondiale, surtout Soros qui a tant profité du système financier et qui a bâti sa richesse sur les produits dérivés si décriés actuellement avec le « Quantum Fund » – dont la valeur a été multipliée par 3000 (!) en vingt sept ans entre 1969 et 1996.

Paul Krugman, prix Nobel d’économie 2008, est sceptique sur la sortie de crise : « Je ne pense pas que nous ayons touché le fond, mais nous n’en sommes plus très éloignés. Ma plus grande préoccupation c’est que nous ne touchions pas le fond pour ensuite rebondir, mais que nous touchions le fond et y restions. Il n’est pas évident de voir d’où viendrait la reprise. » Le célèbre professeur d’économie de l’université de Princeton estime que sans l’adoption rapide de mesures additionnelles très stimulatrices, les États-Unis s’exposent à connaître une décennie sans croissance économique, comme ce fut le cas au Japon durant les années 90. L’économiste accorde peu de crédibilité aux tests de résistance qu’ont subies 19 grandes banques américaines. Il considère que ces tests permettent à l’administration Obama d’acheter du temps, mais ne répondent pas à la question fondamentale de savoir si les banques possèdent suffisamment de capitaux pour jouer efficacement leur rôle au sein de l’économie, ce qui signifierait que la remontée boursière ne pourrait n’être que temporaire.

Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie 2001, stigmatise les excès du capitalisme financier et la collusion entre les grandes institutions internationales qui n’agissent que dans leurs intérêts. Dès 2002, il dénonçait les excès de ce capitalisme, de la mondialisation et des organismes internationaux comme le FMI incapable d’aider les économies en difficulté. Dans son ouvrage « La Grande désillusion  » il critique violemment la mondialisation cause de tous nos maux : « Aujourd’hui, la mondialisation ça ne marche pas. Ça ne marche pas pour les pauvres. Ça ne marche pas pour l’environnement. Ça ne marche pas pour la stabilité de l’économie mondiale. Depuis il a mis en garde nos institutions internationales face à leur inertie et leur inefficacité. Début juin 2009, l’ancien conseiller de Bill Clinton considérait que la crise allait durer et la récession se prolonger : « Je comprends que les hommes politiques veuillent transmettre un sentiment de confiance, mais la confiance doit se baser sur un certain degré de réalité et la réalité n'est pas favorable », arguant que le modèle d'une économie mondiale tirée par le consommateur américain est révolu.

Nouriel Roubini, premier économiste américain à avoir prévu la crise des subprimes et ses conséquences, nous met en garde contre tout excès d’optimisme. Dès le début des années 2000, il a été surnommé « Doctor Doom » (Dr catastrophe) à cause de ses prédictions économiques plus pessimistes que l’ensemble des économistes. En 2005, selon le magazine américain « Fortune », l’ancien conseiller au Trésor prétendait que le « prix des maisons surfait sur une vague spéculative qui coulerait bientôt l'économie ». À cette époque, il a été qualifié de Cassandre, maintenant, c’est un sage. En septembre 2006 lors d'un discours devant une audience de spécialistes sceptiques du FMI il annonçait qu'une crise économique était en gestation : « Dans les mois et les années à venir, les États-Unis vont probablement vivre une dépréciation immobilière qui ne se voit qu'une fois dans une vie, un choc pétrolier, une diminution prononcée de la confiance des consommateurs et, enfin, une grave récession ».

En décembre 2008, Roubini déclarait : « Nous traversons une récession très sévère qui va se poursuivre tout au long de l’année 2009. C’est la pire récession aux USA depuis 50 ans. Elle a été déclenchée par l’éclatement d’une énorme bulle du crédit créée par l’effet de levier. On ne peut revenir en arrière et le point bas est encore loin (…) Cette bulle se dégonfle en ce moment même, et massivement (…) Nous sommes donc face à une récession mondiale, et elle empire. Les choses vont devenir terribles pour les Américains moyens. La croissance du PIB sera négative jusqu’à la fin 2009. Et la reprise, en 2010 ou 2011, s’il y en a une, sera si faible, avec un taux de croissance de 1 à 1,5%, qu’elle sera ressentie comme une période de récession. Je pense que le taux de chômage va atteindre 9% en 2010 (il est déjà à 9,5 % en juillet 2009). La valeur du parc immobilier a déjà chuté de 25%. A mon avis, le prix des biens va encore baisser de 15% avant d’atteindre le plus bas en 2010. »

Pascal Lamy, le directeur de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) a déclaré vendredi 12 juin 2009 devant la presse économique et financière française : « Je ne partage pas l’optimisme, parfois un peu de commande, des gouvernements ou de ceux qui cherchent à influencer les marchés financiers », L’ancien conseiller de Jacques Delors a été formel : « la situation du commerce mondial a empiré, je ne vois pas à l’heure actuelle de signe positif ». En effet, l’OMC s’attend à une chute – sans précédent depuis la 2ème guerre mondiale –, de 9% du commerce mondial cette année. Et il a ajouté : « Il n’y a rien qui démente qu’on soit toujours en plein dans cette crise qui commence et qui continuera ». Par ailleurs, il pense que les conséquences sociales de la crise vont surtout se faire sentir dans les pays en développement qui n’ont pas de système de protection sociale.

En juin 2009[3], le grand économiste français Jean-Paul Fitoussi[4] répondait à la question posée lors des Universités populaires participatives : « Quel nouveau modèle de développement économique et social pour l'après-crise ? », en donnant dans un premier temps les raisons macroéconomiques de la crise : « Il me semble qu’au-delà de la crise financière, au-delà de la crise bancaire, au-delà de l’endettement public et de la croissance de l’endettement dans le monde, il y a une cause profonde structurelle à la crise actuelle qui est l’accroissement  généralisé des inégalités », et après un long plaidoyer en faveur de la réduction des inégalités, le président de l’OFCE concluait : « Enfin pour terminer, je soulignerais qu’il nous faut penser de façon globale, il nous faut penser que l’Europe ne peut pas continuer de se conduire (alors même que l’Europe est le pays dont le PIB est le plus élevé de la planète) comme le free-rider de la planète. Philippe Aghion a eu raison de le souligner que c’est l’Europe qui relance le moins, beaucoup moins que la Chine, beaucoup moins que les Etats-Unis, beaucoup moins que le Japon (alors que c’est le pays dont l’endettement privé est le moins difficile à affronter aujourd’hui). Quand la plus grande économie de la planète ne joue pas le jeu, on peut penser que la solution à la crise mettra plus de temps qu’elle n’aurait mise autrement. »

En août 2009, dans un grand magazine économique[5], Paul Jorion[6] déclare : « L’économie semble aller un peu mieux mais je crains une rechute ». Cet oracle de la finance, fin connaisseur des pratiques bancaires américaines fut l’un des premiers à annoncer, dès 2004, la crise des subprimes. Selon lui, elle n’a pas encore produit tous ses effets et les récents signaux de reprise sont trompeurs. Il considère qu’après avoir pris de bonnes résolutions «  les banques retombent dans leurs vieux travers comme si elles étaient déjà prêtes à se précipiter vers la prochaine bulle ». Il fustige « le nouveau capitalisme né de la révolution bancaire des vingt cinq dernières années » et conclue : « Le pire, c’est que la toxicité des actifs continue à augmenter. En particulier, tous ceux qui s’appuient sur le crédit à la consommation américain, puisque la hausse du chômage compromet de plus en plus la solvabilité des chômages ». 

Le chroniqueur allemand Wolfgang Münchau critique violemment la finance et l’économie allemandes dans les colonnes du Financial Times sous le titre : « Berlin a porté un coup à l’unité de l’Europe ». Évoquant le jugement de la Cour constitutionnelle allemande qui a décidé anticonstitutionnelle toute future politique fiscale européenne commune, comme tout commandement militaire, il conclue : « Le jugement de la Cour reflète le climat politique nationaliste et post-Bismarckien en cours à Berlin. Pour le moins, tous ceux qui sont liés par une union monétaire avec l’Allemagne devraient beaucoup s’inquiéter. ». Il n’est d’ailleurs pas le seul à prédire de fortes tensions au sein de la zone euro et à s’interroger sur les conséquences du chacun pour soi qui prévaut de plus en plus en Europe.

Robert Reich, professeur à Berkeley vient de produire un bref et définitif article sur son blog qui pourra être plus tard reconnu comme prémonitoire. « Quand la reprise va-t-elle intervenir ? Jamais », annonce-t-il d’entrée de jeu. Il explique ensuite que la reprise ne peut pas intervenir car cela signifierait que les choses peuvent redevenir comme avant le crash. « Aussi, au lieu de se demander quand la reprise va commencer, nous devrions nous demander quand la nouvelle économie débutera ».

Simon Johnson, professeur au MIT, commente sur son blog le projet d’Agence de protection des consommateurs de l’administration Obama. Il compare le timide soutien dont ce projet bénéficie avec celui, massif, dont a été entouré le plan PPIP de rachat des actifs toxiques des banques, en très petite forme aujourd’hui. Mettant en cause les intentions gouvernementales, au vu de ce que cette attitude augure à l’arrivée, une fois que ce projet sera passé par le Congrès, il rappelle comment l’administration américaine avait finalement pris le taureau par les cornes, à la suite de la crise de 1929, en faisant adopter en 1934 le Security Exchange Act, qui réglementait le marché secondaire des valeurs. Tout cela a depuis été détricoté.

Willem Buiter, professeur à la London School of Economics, très introduit dans les arcanes des banques centrales européennes, publiait le 3 juillet 2009 sur son blog au Financial Times un long billet très détaillé intitulé : « La création monétaire et l’encouragement du crédit ne fonctionnent pas, voilà pourquoi ». Après avoir été l’inventeur de l’expression « banques zombies », qui a fait depuis florès et avoir montré comment il était préférable à la mise en place de « bad banks », de créer des « good banks » – laissant les actionnaires des banques zombies en tête à tête avec leurs actifs pourris –, il fait preuve pour ses lecteurs d’une salutaire maîtrise technique du monde abscons dans lequel vivent les banquiers centraux.

Ambrose Evans-Pritchard, chroniqueur au Daily Telegraph – l’un des commentateurs financiers et économiques de la place de Londres les plus écoutés –, va lui droit au but : « L’Europe creuse sa propre tombe économique alors que la Banque Centrale Européenne ne répond pas ». Le sous-titre est encore plus explicite, s’il en était besoin : « Dans un monde de pécheurs, la Banque Centrale Européenne joue les gardiens de la vertu, mais ses actions dévastent les finances publiques de pratiquement tous les pays qui sont l’objet de ses attentions ». Reconnaissant sans difficulté que la Grande-Bretagne doit faire face à ses propres désordres, Evans-Pritchard conclut ainsi : « D’un point de vue stratégique, le mélange européen de déflation monétaire et de déficit budgétaire effréné n’est rien de moins qu’une folie ».

L’article « Dépréciation d’actifs : le pire est à venir[7] » fait le point chiffré de la situation des pertes des banques. Il indique que le FMI (Fonds monétaire international) estimait début 2009 les pertes sur les actifs détenus par les banques américaines à plus de 2000 milliards de dollars. Au vu des dernières informations, ces pertes pourraient se révéler deux fois plus importantes, compte tenu de la mécanique infernale entre dépréciations d’actifs financiers, dégradation de la conjoncture économique et implosion des produits structurés hérités de la période de la bulle. Par ailleurs, l’agence de notation Standard & Poor’s vient de mettre sous surveillance négative l’équivalent de plus de 550 milliards de dollars d’actifs financiers adossés à des crédits hypothécaires américains, appelés Alt-A. Cette catégorie de crédits hypothécaires est intermédiaire entre les crédits subprime, les plus risqués, et les crédits, primes qui constituent l’essentiel des crédits immobiliers accordés aux ménages solvables. Cette décision pourrait déboucher rapidement sur une dégradation de la notation de ces actifs, en raison de la chute continue des prix immobiliers aux États-Unis. Au total c’est près de 1000 milliards de dollars d’actifs supplémentaires adossés à des crédits hypothécaires qui pourraient être dégradés très prochainement, ajoutant de nouvelles pertes aux bilans des grandes banques américaines et européennes.

Avec l’entrée plus que probable de l’économie mondiale en récession en 2009 – du jamais vu depuis la seconde guerre mondiale ! –, les défauts de paiement vont commencer à se multiplier sur tous les types de crédit accordés aux particuliers et aux entreprises. Les banquiers qui avaient « poussé à la consommation » de crédits pendant les années fastes, pour gonfler leurs bonus de fin d’année, vont se retrouver avec des montagnes de créances défaillantes. Toutes les structures complexes à fort effet de levier, montées dans l’euphorie et la précipitation, les ABS (Asset Backed Securities), les CDO (Collateralized Debt Obligations), les CLO (Collateralized Loans Obligations) et autres CPDO (Constant Proportion Debt Obligations), sont entraînées dans un cycle infernal de dépréciation, à mesure que les actifs sous-jacents à ces structures (crédits hypothécaires, cartes de crédit, prêts étudiants, dette LBO, crédits syndiqués, etc.) sont touchés par la crise. Les pertes sur ces structures sont, en outre, amplifiées par le phénomène du « tranchage » qui concentre les risques dans les tranches les plus mal notées, et par un phénomène non anticipé de « recorrélation » entre les différentes tranches, qui dégrade l’ensemble de la structure dès lors qu’une partie est atteinte. C’est l’équivalent financier du phénomène de « résonance » qui provoque la destruction spectaculaire de certains ouvrages d’art (ponts, tunnels), suite à une répétition de petits chocs ponctuels. La résonance atteint aujourd’hui l’ensemble du système financier. Ajoutez à cela que ces structures complexes ont été, en partie, acquises par des investisseurs (hedge funds notamment) qui se sont fortement endettés pour accroître leur gain potentiel, et vous avez une idée de la réaction en chaîne qui s’enclenche : dépréciations des actifs, pertes multipliées par l’effet de levier, ventes forcées en catastrophe sur un marché illiquide, nouvelles dépréciations d’actifs, et ainsi de suite. Les caisses de retraite qui avaient aussi investi dans ces actifs - réputés sans risque -, font alors jouer des assurances - appelées CDS (Credit Default Swaps) - contractées auprès de grandes sociétés comme AIG, elles-mêmes en pleine déroute aujourd’hui. L’effet domino s’enclenche. Comme dans une tragédie antique, les différents protagonistes accélèrent leur chute collective en essayant d’y échapper individuellement.

Fin janvier 2009, le FMI estimait dans une note que les actifs compromis détenus par les banques américaines dépassaient les 2000 milliards de dollars, après avoir annoncé un premier chiffre de 1200 milliards de dollars en octobre 2008. Au vu des dernières nouvelles sur le front macroéconomique et sur le front financier, le FMI pourrait très rapidement revoir sa copie. D’ici la fin de l’année, les dépréciations d’actifs liés à des crédits compromis pourraient atteindre 3000 à 4000 milliards de dollars, rien qu’aux Etats-Unis. Un chiffre à méditer, surtout quand on sait que c’est le contribuable qui paiera la note finale.

Quant à l’écrivain et économiste Jacques Attali, il confirme et signe ses propos alarmistes des deux dernières années[8] : L’endettement américain représente plus de 500 % du Produit Intérieur Brut (PIB) en juin 2009 contre seulement (!) 250% du PIB au pire de la crise de 1930, soit l’équivalent du PIB mondial… L’endettement global des dix nations les plus riches a progressé de plus de 10 milliards de milliards de dollars en seulement quelques années, une somme colossale ; Pour résoudre cette crise de l’endettement des acteurs économiques on a eu recours à l’endettement des banques commerciales auprès des banques centrales, etc. En effet, les Etats s’endettent auprès des marchés financiers ou des citoyens par l’augmentation (recette prévisionnelle) conséquente des impôts, auquel s’ajoute l’endettement des entreprises et des particuliers sur les marchés financiers et auprès des banques.

L’ancien président de la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) ajoute que le système bancaire mondial est en situation de faillite car les banques ont largement dépassé toutes les limites de sécurité en prêtant vingt à trente fois le montant de leurs avoirs, lesquels (principalement des produits financiers dérivés : options, contrats à terme) se sont volatilisés avec l’effondrement des marchés financiers. Il voit dans la mondialisation financière anarchique, une des causes de cette crise face à laquelle les remèdes et les moyens divergent suivant que l’on est d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique. Il estime que les annonces de régulation du G 20 n’ont pas été suivies des faits : « Cette crise fonctionne comme un renforcement du système financier anglo-saxon sur l’économie ». La responsabilité en incombant aux principaux chefs d'État qui se sont faits abuser par les produits dérivés, les hedge funds et autres junk bonds (obligations pourries), les sociétés offshores qui continuent à fleurir, malgré quelques avertissements timides dans les paradis fiscaux anglo-saxons, européens et internationaux.

Celui qui a été choisi par Nicolas Sarkozy pour diriger « la commission pour la libération de la croissance française », conclue sur une chute de plus en plus prévisible d’un dollar dévalorisé d’autant plus qu’il ne serait plus la monnaie de référence du commerce et de l’économie mondiale, comme le souhaitent les producteurs de pétrole qui voient leurs recettes fondrent comme neige au soleil. Il prévoit au cas où les pays (la Chine en particulier) se débarrasseraient de leurs bons du trésor US, la faillite du système financier anglo-saxon aux conséquences incalculables avec des répercussions au niveau européen et mondial en raison de la globalisation des marchés.

Pour George Soros – homme d’affaires milliardaire, grand spéculateur contre les devises dans les années 90  et « philanthrope » –, la crise du crédit hypothécaire (subprimes) va d’abord empirer avant que la situation ne s’améliore. Le défaut de supervision de la part des autorités est en partie responsable des problèmes que connaissent les marchés financiers. Il considère que ces autorités de régulation et le gouvernement américain n’ont « pas fait leur travail » lors de cette crise. « Il s’agit d’une crise qui a des causes humaines. Elle a été provoquée par cette fausse croyance selon laquelle les marchés corrigent leurs propres excès ». Les autorités n’ont pas pris la responsabilité de tenter de « contrôler les bulles d’actifs et de les empêcher de prendre trop d’ampleur » ajoute Soros. Les nouveaux marchés créés récemment comme celui des Credit-Default Swaps (CDS) – contrats visant à protéger les investisseurs contre toute défaillance des emprunteurs et qui fournissent aux assureurs un revenu en contrepartie d’une prise de risque sur le crédit –, sont « totalement non réglementés, et c’est ce qui cause ces difficultés. »

Pour mesurer l’importance des enjeux, il faut noter que le marché des produits dérivés a augmenté à un rythme très soutenu durant les neuf dernières années, totalisant 516 000 milliards de dollars de notionnel au premier semestre de 2007 selon le rapport de la BRI, l’équivalent de 11 fois le PIB mondial. La valeur totale des risques sur les Credit-Default Swaps (CDS) a augmenté de 145% depuis l’an dernier et atteint désormais 721 milliards de dollars – évaluation du montant des pertes encourues par rapport au notionnel soit 1,6% du total assuré –, d’après la BRI (banque des règlements internationaux) chargée de surveiller et de réglementer les marchés financiers et les banques. Les pertes totales pour les banques, fonds spéculatifs, fonds de pension, compagnies d’assurance et les fonds d’investissements souverains pourraient se chiffrer à 945 milliards de dollars, a indiqué le FMI dans un rapport publié le 8 avril dernier. Ce chiffre est à venir et ne tient pas compte des autres pertes provenant de la faillite des fonds Madoff (au minimum 70 à 100 milliards de dollars) et d’autres produits dérivés très sophistiqués comme les CDO (collateralized debt obligation) – obligations à risques constituées de créances peu liquides rachetées aux banques (principalement des prêts immobiliers accordés par une banque à ses clients) –, à la base de la crise des subprimes.

« Je pense que c’est une estimation assez précise du montant des pertes sur les prêts » juge Soros. « Mais nous n’avons pas encore observé le plein effet d’une récession éventuelle. Elle ne concerne que la baisse de la valeur des différents instruments financiers qui sont détenus en portefeuille par les banques et les autres acteurs du marché. » Les estimations du FMI ne « reflètent en aucune manière une éventuelle baisse de la qualité des prêts qu’elles détiennent. Ce sont des pertes qui restent encore à venir » estime le plus grand spéculateur de la planète, comme nous l’avons montré dans le paragraphe précédent. Il considère que la crise va durer plus longtemps que ne le prévoient les autorités. « Ils affirment qu’il y aura une reprise dans la seconde moitié de l’année », remarque-t-il, avant de conclure « je ne peux pas le croire ».[9] Or, George Soros a bâti toute sa fortune et sa réputation sur sa capacité exceptionnelle et inégalée (son intuition incomparable) à anticiper les évènements politiques et macroéconomiques.

Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS n’est pas dupe des derniers résultats mirobolants des banques comme Goldman Sachs qui a réalisé 3,44 milliards de bénéfices pour le 2ème trimestre 2009 : « L'amélioration des résultats des banques qui suscite cette vaguelette d'euphorie, doit surtout à l'effet combiné des plans de sauvetage et à la détente subreptice des normes comptables, qui permet de minimiser l'affichage des pertes sur actifs toxiques » explique cet économiste. « Malheureusement, poursuit-il le facteur même de la crise, à savoir l'accumulation dans les bilans bancaires des mauvaises dettes, est non seulement toujours bien là, mais voué à s'intensifier ». Il avertit : « on va voir débouler, sous peu, toute une série de « paquets » de dettes avariées, dont les défauts n'ont pas encore explosé, mais c'est pour bientôt ». L'économiste français donne même une date : « le gros des défauts devrait se manifester à partir de 2010-2011[10] ».

L’analyse la plus inquiétante sur la crise reste malgré tout celle de Mike Whitney, économiste canadien du « Centre for Research on Globalisation » qui se veut très alarmiste sur la crise du crédit hypothécaire (subprimes) aux Etats-Unis : « En raison de la levée du moratoire sur les saisies à la fin mars, la tendance à la baisse dans l’immobilier gagne en vitesse. Le moratoire a été mis en vigueur en janvier pour donner une chance de réussite au programme d'anti-éviction d’Obama, un programme qui est une combinaison de modifications et de refinancement hypothécaire. L’objectif de ce plan consistait à venir rapidement en aide à près de 9 millions de propriétaires qui luttent pour garder leurs maisons, mais il est dorénavant clair que le programme va se pulvériser de même que son objectif. « En mars, l'accélération du mouvement à la baisse des prix de l’immobilier indiquait qu'il y aurait de plus importants ajustements à venir. Maintenant que le moratoire sur l'éviction a pris fin, les avis de défaut de paiement ont grimpé à leurs plus hauts niveaux historiques. Dans 4 à 5 mois, ces avis vont devenir des saisies créant une autre série de saisies. Les analystes du marché prédisent qu’il y aura 5 millions de nouvelles saisies entre aujourd’hui (avril 2009) et 2011. Il s'agit d'une catastrophe… La sidérante augmentation du chômage et la hausse des saisies rendent certain que des centaines de banques et d’institutions financières vont être contraintes à la faillite. Pire encore, seulement 30 % des maisons saisies ont été remises en vente ?

« 600 000 MAISONS DISPARUES ? » extrait du quotidien San Francisco Gate expliquant le mystère : « Les bailleurs de fonds du pays sont assis sur des centaines de milliers de maisons saisies qu'ils ne sont pas revendus ni même mises en vente, selon de nombreuses sources statistiques (…) Nous croyons qu'il y a environ dans tout le pays 600 000 propriétés que les banques ont reprises, mais qu’elles n’ont pas remis en vente sur le marché », a déclaré Rick Sharga, vice-président de RealtyTrac, qui compile les statistiques sur les saisies au niveau national. Il pourrait être catastrophique si les banques devaient soudainement inonder le marché de ces propriétés en difficulté. Vous auriez alors plus de dépréciation et de carnage. » « Dans une récente étude, RealtyTrac comparait sa base de données de maisons reprises par les banques avec les annonces de maisons mises en vente dans quatre États, dont la Californie. Il a été constaté un écart important : seulement 30 pour cent des saisies ont été inscrites à la vente dans le « Multiple Listing Service (MLS) ». « Si les vérificateurs étaient déployés dans les banques qui gardent hors du marché des maisons saisies, ils découvriraient probablement que les banques sont en fait en train de refinancer le service des hypothèques sur une base mensuelle afin de dissimuler l'ampleur de leurs pertes. Ils découvriraient également que les banques s'efforcent de maintenir les prix de l’immobilier artificiellement élevés afin d’éviter d’essuyer d’énormes pertes qui pourraient les ruiner. Une chose est certaine, 600 000 maisons « disparues » signifient que le prix de l’immobilier est loin d’avoir fini de chuter et qu’un pan plus large du système bancaire est en eaux troubles.

« JP Morgan Chase, Wells Fargo et Fannie Mae ont intensifié leur activité de saisies au cours des dernières semaines. Les défauts de paiement ont grimpé en flèche présageant toujours plus de réduction des prix dans un avenir prévisible. Selon le Wall Street Journal: « Ronald Temple, co-directeur de recherche au Lazard Asset Management, prévoit des baisses de prix dans l’immobilier de 22% à 27% par rapport à leurs niveaux de janvier. Plus de 2,1 millions de maisons seront perdues cette année parce que les emprunteurs ne peuvent pas payer leurs mensualités. Ce nombre s’ajoutera aux quelque 1,7 millions de 2008. ». Un autre 20 pour cent de réduction sera retranché de la valeur des maisons aux États-Unis signifiant ici un autre 4 trillions de dollars de perte pour l’ensemble des propriétaires de maison. Cela signifie toujours moins d’épargne pour la retraite, moins de dépenses et une diminution du niveau de vie. La prochaine étape dans le secteur immobilier sera atroce, tous les secteurs en seront affectés. Le plan de sauvetage hypothécaire de 75 milliards de dollars d’Obama n’est qu’une maigre pitance, il ne réduit pas le montant d’emprunt des prêts hypothécaires et il ne stoppera pas la saignée. Les dirigeants politiques ont décidé qu'ils en avaient fait assez, et ils se refusent à les aider. Ils ne voient pas le tsunami qui surgit de manière évidente devant eux. Le marché immobilier va plonger vers des niveaux incommensurables et il va entraîner toute une bonne partie de l'économie et surtout les marchés financiers[11] ».

Les seuls qui voient une lueur d’espoir à l’horizon 2009-2010 sont : Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, qui voit « la reprise dans le courant de l'année 2010 » (il parlait de début puis de fin 2009 quelques mois auparavant), mais aussi Joaquin Almunia, le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires qui souligne : « Nous ne sommes plus en chute libre (...) Pour la première fois depuis la mi-2007, des signaux positifs sont apparus au cours des dernières semaines, qui tendent à montrer que l'économie se stabiliserait au second semestre, avant de connaître une reprise progressive en 2010 »[12]

CONCLUSION

Un séisme financier détruisant toute l’économie mondiale, est-ce prémonitoire ? En organisant à l’Aquila (dévastée le 6 avril 2009 par un tremblement de terre d’une grande ampleur) une réunion du G8 du 8 au 10 juillet 2009, le président Berlusconi, adepte de la provocation, serait-il devenu visionnaire ? Depuis deux ans les prévisions même les plus pessimistes sont largement dépassées par la réalité des faits et on peut imaginer en tenant compte des derniers indicateurs, qui constituent un véritable scénario de descente aux enfers, que la baisse va se poursuivre de façon exponentielle (cette prévision peut parfaitement s’analyser sous forme d’équation) et nous conduire à aborder 2010 avec des chiffres beaucoup plus sombres que ceux que l’on envisageait jusqu’alors, une tendance qui pourrait se poursuivre et encore s’accélérer en 2011 et après car le ressort de notre économie globalisée est bel et bien cassé !!!

Pour le journaliste François Leclerc[13] : « Lorsque vient, toutes ces lectures épuisées, le moment difficile de la synthèse, il est après réflexion possible de se poser une question centrale. Le puits que cherchent à combler les gouvernements des pays occidentaux, ainsi que les banques centrales, n’est-il pas tout simplement trop profond pour être comblé ? La politique qui a suivi a-t-elle, dans ces conditions, une chance d’aboutir ? Le système financier, dans son ensemble, n’est-il pas en réalité « too big to save » (trop gros pour être sauvé ?) N’est-ce pas cette vérité toute simple, mais pas exagérément confortable, qu’il va falloir un jour se résoudre à affronter, afin de sortir du déni ? »

Ceux qui pensent que l’on parle trop de la crise, de catastrophes à venir et que l’on ne cherche pas à connaître les tenants et les aboutissants de cette crise ont raison. Effectivement, les deux questions primordiales que l'on devrait se poser sont : Pourquoi en sommes-nous arrivés là et quelles sont les solutions ?

Le passé aurait du nous servir d'exemple. Malheureusement, on a oublié les leçons qu’il nous a données. Au feu l’excellent rapport d’Olivier Davanne du conseil d’analyse économique (CAE)[14] sur « L’instabilité du système financier international » publié au 4ème trimestre 1998 : « Le rapport d’Olivier Davanne décrit tout d’abord les enchaînements économiques et financiers à l’origine de la crise financière internationale qui a débuté à l’été 1997 et insiste notamment sur les graves insuffisances observées en matière de supervision bancaire que de gestion des taux de change (…) Le rapport insiste aussi sur l’instabilité des grands marchés d’actifs (actions, obligations, change) dans les pays industrialisés. Plus que dans les pays émergents, c’est peut-être là selon lui que se préparent les crises financières futures, si rien n’est fait pour tenter d’améliorer les méthodes de valorisation utilisées par les investisseurs. Dans leurs commentaires (en fin d’ouvrage) Michel Aglietta, Patrick Artus et Christian de Boissieu partagent globalement l’opinion de l’auteur du rapport sur les dangers d’un système de change trop rigide et sur la nécessité d’une évolution du mode de gestion des parités. Ils discutent par ailleurs les notions de « prêteur et recapitaliseur en dernier ressort international » le rôle respectif du FMI et de la BRI en matière de supervision bancaire et la faisabilité d’une taxe Tobin[15] ».

Aux oubliettes tous les autres rapports qui nous ont mis en garde il y a vingt ans, dix ans, cinq ans sur le risque de dévoiement de l’économie financière. On ne fait que redire, reprendre les mêmes recettes sur ce qu'il fallait ou ne pas faire, mais qui n’ont jamais été suivies des faits. On a depuis des années et tout particulièrement depuis deux ans organisé des réunions de chefs d'État, pris des tas de décisions concernant la régulation des marchés de capitaux mais on en est resté au niveau des intentions, c’est tout… Rien n'a été fait car le naturel revient toujours au galop et on remet au lendemain etc. etc. Les hommes sont comme cela surtout lorsqu'il y a de gros intérêts en jeu et que l'on sent fortement l'odeur de l'argent. Ils oublient tout ce qui ne va pas dans le sens du profit et de leur intérêt et ils tueraient père et mère en se transformant en Attila fléau de la finance pour atteindre leur but !

Les solutions on les connaît, elles sont simples à développer et à mettre en place : chercher l'argent où il est, être solidaire entre riches et pauvres, patrons et chômeurs sans pour autant revenir au totalitarisme d'État... Mais ce n’est pas possible car il y a toujours conflit d’intérêt entre l’intérêt général et l’intérêt particulier, celui de l'État, des entreprises et des citoyens. Nous sommes bien loin des remèdes envisageables. Une autre piste elle aussi évidente est de relancer la demande et non pas uniquement l'investissement (sinon on sera encore en crise dans dix ou vingt ans) ; il faudra bien un jour comprendre que ceux qui doivent être aidés ce sont ceux qui produisent du réel et non du vent du virtuel, c’est-à-dire l'économie productive et tout particulièrement ceux qui créent de l'emploi : les entreprises de moins de 50 salariés (les aider ne coûterait pas très cher vu l'argent que l'on jette par les fenêtres !). Nous reviendrons un jour au commerce local et à l'artisanat – les grandes surfaces ont compris que l'ère de la grande surface était révolue et qu'avant dix ans elles n'existeront plus que sous forme de petites structures de proximité –  c’est pourquoi elles commencent à investir de plus en plus (Simply market, petits Casino, etc.)

Certains hommes politiques, économistes, managers, banquiers et même des intellectuels réclament la confiance et demandent que l’on cesse de se lamenter, de se plaindre systématiquement et en toute occasion, de faire preuve de catastrophisme en se complaisant dans un pessimisme exacerbé et de mauvais aloi. Malheureusement, la crise continuant à s’accentuer sans qu’on puisse ou qu’on veuille vraiment l’endiguer, et la langue de bois étant devenue le langage de l'État, il ne nous reste plus que cette posture. En effet, rien ne bouge ou si peu des deux côtés de l’Atlantique. Même Obama fait l’objet ces derniers mois d’une récupération par les lobbies industriels et les milieux financiers, et sa politique de relance est en train de se diluer dans le marasme économique ambiant et plus grave dans celui de l’âme (chateaubriand) signe d’une fin de cycle de vie. Ce que confirme Robert Reich, l'ancien secrétaire au travail de Bill Clinton, qui juge que le poids des lobbies est sans doute trop puissant pour que Barack Obama puisse vraiment agir et résister à la pression de l'oligarchie financière. Les réunions consensuelles sur la crise organisées en juin 2009 par l’ONU, n’y changeront rien car toutes les mesures adoptées sentent le « réchauffé » et ne dépassent pas le stade des intentions. L’ONU qui se montre bien incapable de résoudre déjà de simples conflits, des « troubles de voisinage » ou plus grave le problème de la faim et de l’eau les régions les plus déshéritées du globe.

Nous sommes donc contraints, les uns et les autres connus ou non, universitaires, simples enseignants ou citoyens à agiter la « muleta », le foulard rouge pour obliger nos dirigeants à réagir. Cela nous conduit à parler de crise systémique grave et de fin du monde (du moins du monde libéral) pour inciter les grands de ce monde à être plus réalistes et efficaces dans leurs actions plutôt que de se préoccuper du décolleté des secrétaires lors des sommets. Faudra-t-il attendre l’effondrement de notre système économique et de notre société pour qu’enfin on fasse face à cette crise qui s’amplifie ?

Depuis ces analyses et avertissements alarmistes, entre six mois et un an se sont écoulés. Les pays les plus riches et les pays émergents ont organisé des G8, G14 et G20 et des tas de réunions de concertation et de coordination sans résultats ou si peu. L'effet domino de l'endettement est en train de creuser notre tombe et personne ne bouge. La responsabilité des dirigeants et gouvernants de notre planète et tout spécialement ceux du Monde occidental, parmi lesquels les Etats-Unis et l'UE, est immense face à l'histoire et à toutes les graves conséquences qui vont en découler : la famine, la misère, la guerre et la désintégration de notre société et de notre civilisation...

QU'ILS EN SOIENT BIEN CONSCIENTS ET SURTOUT BIEN AVERTIS !!!


 

 

[1] Organisation mondiale du commerce

[2] Observatoire français des conjonctures économiques

[3] Université populaire du lundi 15 juin 2009, mairie du 4è arrondissement de Paris : http://www.desirsdavenir.org/node/26580

[4] Jean-Paul Fitoussi est un économiste français très pragmatique et non dogmatique, professeur des Universités à l'Institut d'études politiques de Paris. Il travaille sur les théories de l'inflation, du chômage, des économies ouvertes, et sur le rôle des politiques macroéconomiques. Il est critique au sujet de la rigidité budgétaire et monétaire, au motif qu'elle aurait un effet négatif sur la croissance et l'emploi. Ses travaux récents portent sur les rapports entre la démocratie et le développement économique. Il est également président du conseil scientifique de l'IEP de Paris depuis 1997 et membre du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre. Par ailleurs, il est aussi conseiller économique de plusieurs sociétés et gouvernements. Tout dernièrement, il a été nommé Coordonnateur de la Commission internationale sur la Mesure de la Performance Économique et du Progrès Social qui comprend entre autres le prix Nobel d’économie 2001, l’économiste américain Joseph Eugène Stiglitz. (inspiré de Wikipédia)

[5] extrait de Capital, août 2009, propos recueillis par Frédéric Béghin.

[6] Paul Jorion, anthropologue et sociologuede formation, est, spécialisé dans les sciences cognitives et l'économie. Il a enseigné dans les universités de Bruxelles, Cambridge, Paris VIII et l'université de Californie à Irvine. Il a également été fonctionnaire des Nations Unies (FAO), participant à des projets de développement en Afrique. Ce spécialiste de la formation des prix a longtemps travaillé aux Etats-Unis dans la finance.  En 1981, alors qu’il enseigne à Cambridge, il met au point le P-graphe (un type particulier de dual d’un graphe) qui sera utilisé dans l’analyse des réseaux et plus spécialement des généalogies (extrait inspiré de Wikipédia).

[7] Alexandre Kateb, Agora Vox,  11 mars 2009

[8] Dans un article intitulé « Fleurs vénéneuses » publié sur son site et sur L’Express du 28 septembre 2006, Jacques Attali croit aussi au big bang sur les marchés financiers : « Un jour, les taux d'intérêt refléteront la réalité des risques. Et le système financier occidental pourrait s'effondrer. La mésaventure qui vient d'arriver à l'un des plus célèbres fonds d'investissement spéculatifs américains est révélatrice de la folie de notre monde. Ce fonds au nom de fleur, Amaranth, créé en 2004, est devenu célèbre parmi ses pairs pour avoir gagné 1 milliard de dollars en quelques semaines, au début de 2006, en misant, contre tous, sur une pénurie de gaz naturel. Fort de ce succès, Amaranth paria de plus en plus d'argent sur une poursuite de la hausse du prix du gaz avec de bonnes raisons : les météorologistes annonçaient à la fois des ouragans (bloquant l'exploitation des gisements du golfe du Mexique) et un hiver très froid. Mal lui en prit : l'instabilité climatique et un renversement brutal des cours des matières premières conduisirent Amaranth à perdre, à la fin du mois d'août, 6 milliards de dollars, soit plus de la moitié des fonds confiés par ses actionnaires, pour la plupart des compagnies d'assurances américaines.Il y a beaucoup de choses derrière cette histoire : les compagnies d'assurances, principaux épargnants du monde, ont besoin, pour financer les services dus à leurs cotisants, en particulier les soins et les retraites, de revenus beaucoup plus élevés que ceux que peuvent leur fournir les bons du Trésor et les obligations des sociétés de premier rang. Aussi confient-elles leur argent à des fonds spéculatifs, qui l'investissent dans des instruments financiers de plus en plus risqués, obligations d'entreprises en mauvaise situation ou cours de matières premières imprévisibles. Comme l'argent reste abondant et donc bon marché, ces fonds doivent, pour fournir une rentabilité, prendre des risques de plus en plus grands, impossibles même à mesurer, pariant jusqu'à 50 fois leur mise, ou parfois sans aucune mise. Aujourd'hui, plus de 1 300 milliards de dollars sont ainsi gérés par de tels fonds spéculatifs, qui risquent plus de 1 000 milliards de dollars chaque jour. Aussi, quand les paris sont perdus, la perte est immense. Et elle le sera de plus en plus.

Ainsi va notre monde, où l'on s'inquiète si peu de l'avenir, pourtant si menaçant, que l'on ne rémunère pas décemment ceux qui prennent le risque de le préparer en créant de vraies richesses, préférant aventurer l'épargne des salariés dans des spéculations de casino. Cela, naturellement, ne peut que mal finir. Un jour, les taux d'intérêt refléteront la réalité des risques et tout le système financier occidental, et d'abord américain, pourrait s'effondrer. Personne ne pourra dire qu'il n'a pas été prévenu (j@attali.com).

[9] Ces paragraphes sur Soros et l’endettement des banques se sont inspirés de l’article de Patricia Kuo et Bei Hu, du Bloomberg, 10 avril 2008, traduit par Contre Info.

[10] 20minutes.fr

[11] Article original en anglais publié le 21 avril 2009 sur : http://www.globalresearch.ca/

[12] 20 minutes.fr

[13] Les déclarations de Wolfgang Münchau, Robert Reich, Simon Johnson, Willem Buiter et Ambrose Evans-Pritchard proviennent de l’article du journaliste François Leclerc : « Crise financière : le point de vue de 8 économistes », 14 juillet 2009, sur : www.pauljorion.com/blog/?p=3760.

[14] Créé par le Premier ministre Lionel Jospin en 1997.

[15] Extrait de la 4ème page de couverture du rapport du CAE rédigé par Olivier Davanne : « Instabilité du système financier international », La documentation française, 1998.



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