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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 06:26
Grande-Bretagne
NOUVELOBS.COM | 04.08.2009 | 15:14

Une commission parlementaire réclame l'ouverture d'une enquête indépendante sur l'activité des agents des renseignements britanniques, soupçonnés de complicité de torture sur des détenus étrangers.

 Prison américaine de Guantanamo (REUTERS)
 Prison américaine de Guantanamo (REUTERS)
Le gouvernement britannique a affirmé mardi 4 août n'avoir "rien à cacher" concernant les accusations de complicité d'agents du renseignement dans des cas de torture, en réponse à la demande d'une commission parlementaire d'ouvrir une enquête indépendante sur le sujet.
La commission parlementaire aux droits de l'Homme a rendu un rapport très critique à l'encontre du gouvernement britannique, fondé sur un "nombre inquiétant d'allégations crédibles", selon lesquelles des agents du renseignement anglais savaient que la torture était utilisée sur certains prisonniers détenus à l'étranger.

"Un mur de secret"

La commission reproche au gouvernement d'avoir érigé un "mur du secret" autour de ces accusations et d'assumer ses responsabilités de manière "tristement insuffisante". Le rapport dénonce notamment le manque de coopération des ministres de l'Intérieur et des Affaires étrangères, ainsi que du chef du MI5, les renseignements intérieurs, qui ont refusé de témoigner devant la commission. Une enquête indépendante est, selon les parlementaires, le seul moyen de restaurer la confiance des Britanniques face à ces accusations "extrêmement sérieuses".

Des pays moins "sourcilleux"

La Grande-Bretagne "ne pratique pas, n'approuve pas, ni n'est complice" de torture, a affirmé le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Ivan Lewis, avant de rappeler que le gouvernement s'était déjà engagé à rendre publiques les consignes données aux militaires chargés des interrogatoires de prisonniers. Il a néanmoins reconnu que certains pays se montraient moins "sourcilleux" avec le droit international. "Nous ne pouvons pas arrêter de coopérer avec ces pays (...), mais nous disons également clairement dans chaque débat de la communauté internationale (...) que la torture ne peut pas être justifiée", a-t-il déclaré.

Les services secrets accusés

La commission a examiné les cas de huit personnes soupçonnées de terrorisme, qui affirment avoir reçu la visite d'agents britanniques alors qu'elles étaient détenues et, selon elles, torturées au Pakistan depuis 2001. Elle a aussi étudié le dossier de Binyam Mohamed, un ancien détenu du camp de Guantanamo rentré en février en Grande-Bretagne, qui accuse les services secrets britanniques d'avoir aidé ses tortionnaires alors qu'il était interrogé et torturé au Maroc.

(Nouvelobs.com avec AP)
 
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/europe/20090804.OBS6477/le_gouvernement_anglais_face_aux_accusations_de_complic.html
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 06:10
Appel à l’abondance et à l’entraide...


DIVERS ...pour éradiquer la famine et la misère. Réflexion philosophique & pratique. Quelle plus noble tâche que de faire de ce monde une terre d’abondance pour tous ! C’est parce que nous vivons une situation alimentaire dramatique que la prise de conscience est inéluctable : dans les grandes catastrophes notre véritable nature s’est toujours révélée, pleine d’entraide et d’entrain !

Nous savons que c’est possible : il suffit de le vouloir ! C’est quand la situation paraît sans issue que des solutions inattendues surviennent. C’est ainsi que les Philippines, premier importateur mondial de riz, ont décidé de cultiver un pénitencier de 25 000 hectares pour subvenir aux besoins de la population. Partout le monde physique reprend ses droits sur le monde virtuel. Avant de détailler cela, voyons d’abord quels sont nos ressorts de base.

La compréhension de notre mécanisme fondamental

Pourquoi avons-nous créé la pénurie et comment pouvons-nous créer l’abon­dance ? Il s’agit simplement de dépasser notre peur de manquer, elle-même reflet de notre peur de mourir. Qui nous conduit à faire des stocks, à thésauriser. Au contraire la vie, les biens, la terre existent en abondance si nous décidons d’arrêter de vouloir les posséder, les garder pour soi. « Partage ton pain il se répartit, partage ton toit il se maintient, partage ta joie elle augmente ». Comme quoi la joie de vivre est la première qualité à cultiver, avant la nourriture !

Or donc, les sociétés primitives ont toujours été des sociétés d’abondance. Marshall Sahlins, anthropologue et économiste américain de renommée internationale, l’a bien montré dans son ouvrage « âge de pierre, âge d’abondance » où il précise que l’économie primitive n’est pas une économie de misère ni de famine, mais la première et jusqu’à présent la seule société d’abondance. C’est lorsque certains réussirent à capitaliser un maximum de biens dans leurs mains que la misère se créa. Au Moyen-âge, dans l’expérience des libres cités, il n’y avait pas de mendiants, pris en charge spontanément par la communauté urbaine. Pierre Kropotkine l’a bien montré dans son ouvrage « l’entraide, un facteur de l’évolution ».

Pourquoi les sociétés primitives sont-elles des sociétés d’abon­dance ? Ce qui semble paradoxal devient une évidence dès qu’on y réfléchit. Elles sont proches de la terre et définissent la richesse comme l’art de ne manquer de rien et la capacité à donner. C’est la clé du bonheur ! Est heureux celui dont les désirs sont comblés. C’est incompatible avec la misère mais parfaitement compatible avec une certaine pauvreté acceptée, aussi je vous invite à réfléchir au concept de simplicité volontaire (Serge Mongeau) ou sobriété heureuse (Pierre Rabhi).

Et si le premier réflexe humain, notre véritable nature, était l’entraide dans les situations difficiles ? J’en fais le pari. J’en suis même certain.

Au sujet de la situation alimentaire mondiale

Ce lundi 14 avril, 4 grands quotidiens nationaux faisaient leur une sur ce sujet (Le Monde, Libération, La Croix et L’Humanité). Ils se sont donnés le mot ou quoi ? En tous cas, voilà un parfait synchronisme pour une grande cause !

Et justement, il y a 4 grandes causes aux émeutes de la faim qui ont déjà sévi dans 37 pays d’Afrique, d’Amérique et d’Asie :

1. Mauvaises récoltes 2007 (les pires depuis 30 ans) dues au dérèglement climatique,

2. Agro-carburants squattant des terres qui autrement auraient pu être cultivées pour se nourrir,

3. Développement de la consommation de viande gaspillant ainsi beaucoup de céréales et légumineuses,

4. Spéculation sur les produits alimentaires de base utilisés comme valeur refuge après la crise de l’immobilier aux états-Unis : les spéculateurs ont acheté des stocks qu’ils revendent à vil prix.

Chacun, où qu’il se trouve sur la planète, doit veiller à ce qu’autour de chez lui, subsistent les surfaces agricoles utiles pour nourrir la population locale. Chacun est responsable de la situation d’aujourd’hui et peut, à son niveau, agir pour sortir de l’impasse actuelle. La nourriture, fonction vitale avec l’air et l’eau, doit faire partie du service public.

La situation est connue depuis cet automne et apparemment les états n’ont rien fait alors qu’ils auraient pu au moins protéger les stocks de cette spéculation mortelle et honteuse. Je ne décolère pas devant de telles pratiques. La jointure avec les nouvelles récoltes ne pourra se faire en mai-juin, effet que nous devrions ressentir même en France. Les producteurs d’OGM risquent d’utiliser cette situation pour leur promotion.

Par contre il y a prise de conscience au plus haut niveau de la nécessité d’une agriculture locale saine en France. Michel Barnier et Nicolas Sarkozy se sont exprimés sur ce sujet de façon positive au travers de courriers aux associations.

Il faut favoriser une agriculture saine et respectueuse de l’environnement. Nous lançons l’idée d’un regroupement des forces oeuvrant dans ce sens : Créamap, Kokopelli, Réseau de Cocagne, Terre de Lien, Réseaux de magasins biologiques, Amis de la Terre, Slow Food, Urgenci, Greenpeace, Via Campesina, Confédération paysanne, Locobio, Terre et Humanisme, etc.

Une fois unies, ces organisations pourront alors rencontrer les décideurs politiques avec efficacité. Nous pensons qu’il faut lancer dès cet automne un immense mouvement de cultures saines (dont les Amap, associations pour le maintien d’une agriculture paysanne). Notre sécurité alimentaire nécessite la relocalisation partielle de l’économie, et ceci partout dans le monde. Les esprits seront prêts. Nous lançons un appel vers toutes ces structures nationales afin qu’elles se réunissent le 20 septembre à Annecy (quelque chose se prépare déjà) pour profiter de la rencontre des ministres de l’agri­culture européens, afin d’intervenir dans leur colloque, allant même jusqu’à négocier avec eux l’octroi de terres.

naturavox.fr

 Appel à l’abondance et à l’entraide...
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 01:12


Dees

Grippe A : Un cheval de Troie
placé dans l'effondrement économique de l'automne ?



Cet article concerne les Etats-Unis. Toutefois, au train où vont les choses, il pourrait également concerner l’Europe en général et la France en particulier, avec un décalage de quelques mois qui pourrait échoir début 2010, voire un peu avant. Il suffit de constater les objectifs que se sont fixés quelques pays européens, ainsi que les états d’urgence correspondants, comme la Grèce, la Belgique, l’Angleterre ou l’Allemagne.


En France, les facultés parlent de fermer, de même que les écoles, et l’éventualité d’un « plan national » vient d’être annoncée par la voix de la très officielle Pravda française - le Figaro :


« Le plan national appelle à la mise en œuvre du travail à distance, des téléconférences et à la limitation des réunions […] Les déplacements individuels seraient limités […] Le plan suggère même un encouragement des ménages à effectuer des réserves alimentaires et en eau […] Les activités dites collectives seraient suspendues […] Un plan de vaccination massif contre le virus A (H1N1) pourrait être mis en œuvre […] les personnes guéries ou immunisées pourraient être mobilisées pour aider à la prise en charge des malades »


Evidemment, si l’on pense que cette pandémie est naturelle, on n’y verra qu’un concours de circonstances, et la convergence de deux phénomènes aussi peu corrélés qu’une pandémie et qu’une catastrophe financière sera mise au compte d’une malchance inouïe ou d’un Dieu enragé . Toutefois, comme développé ci-dessous, ce virus risque de devenir tellement arrangeant pour les gouvernements, qu’on ne peut s’empêcher de se pencher sur les thèses de ceux qui le considéraient comme issu d’un laboratoire, comme le journaliste Wayne Madsen, comme la source militaire russe ou comme l’universitaire et chercheur Adrian Gibbs, qui collabora à l’élaboration du Tamiflu.



GRIPPE A : des communiqués officiels
de plus en plus suspects sans réel fondement



Mais revenons quelques semaines en arrière. Que nous annonçaient les très sérieuses voix sciento-politiques ? Première prévision : un milliard de victimes pour juillet (entendre 2009) selon le New Scientist, puis la presse anglaise, sous l’égide des « autorités de santé », nous annonçait « jusqu’à la moitié de la population infectée ». Enfin, il y a quelques jours, les prévisions baissent encore, c’est 30% maintenant, 2 milliards selon l’OMS.


Avec un taux de mortalité annoncé « d’à peine 0,5% » de source médicale, voire de 0,55% - chiffre déduit des statistiques OMS à l’époque où ils comptaient encore, on en serait donc à 6 milliards X 0,3 X 0,005 soit 10 millions de décès potentiels extrapolées dans le monde. L’être humain prendrait-il de l’importance aux yeux de nos gouvernements soudainement débordant de compassion, 10 millions de morts par an, c’est exactement le chiffre de la faim dans le monde (dont on n’a rien à foutre depuis des lustres), si on oublie les 800 millions annuels qui sucent les pierres. On voudrait bien voir autant de milliards de kilos de blé distribués aussi rapidement que les milliards de doses de vaccins en cours de fabrication. Compte tenu que cette estimation de 2 milliards, annoncée par l’OMS – on ne sait sur quelle base – est revue à la baisse semaine après semaine, on semble être dans l’arbitraire, voire dans le loto, et rien n’indique que ce chiffre ne finira pas par se réduire à quelques dizaines de millions, pour faire moins de victime qu’une grippe saisonnière, ou guère plus.


Des prévisions en diminution au fur et à mesure que les semaines passent, et soudain, l’OMS décide d’arrêter le boulier. On ne compte plus, c’est trop difficile. Il faut dire que ça commençait à faire désordre, la cacophonie des critères de comptabilité devenait risible, l’Angleterre et l’OMS n’avaient pas le même système décimal et les écarts entre la France et la Grande Bretagne n’avaient plus de sens, un rapport de 1/10 à 1/20 à population comparable, puis un rapport qui perd son sens puisque là où l’on annonce 1000 cas en France, on en annonce au même moment 100.000 en une semaine en Grande Bretagne, qui brandit déjà l’utilisation de ses catacombes, un écart si astronomique qu’il remet en cause définitivement tout sérieux de toute communication officielle. Pour un virus réputé très contagieux, touchant deux pays voisins qui s’échangent leur population à raison de 20.000 voyageurs par jour, hors avion, il faut croire que le virus n’aime pas l’Eurostar. Ou que les pays n’ont pas envie de compter et/ou d’informer de la même façon, marketing de la terreur d’un côté, marketing du marchand de sable de l’autre. Maintenant qu’on ne comptabilise plus, ça fera moins bordélique, c’est tout bénéfice pour l’OMS qui pourra entretenir n’importe quel rideau de fumée. Et on en vient à considérer sérieusement la très intéressante hypothèse de mon confrère Dugué : il n’y a pas de pandémie … ou une simple grippe …


Alors pourquoi tout ce tapage officiel, pour un virus au final très faiblement létal (sur 1000 cas en France on arrache péniblement du chapeau un cas mortel, très douteux quant à la cause, cas « qui souffrait par ailleurs d’une maladie grave, compliquée d’une autre infection pulmonaire sévère »), un virus peu virulent comme l’attestent des chercheurs américains, voire même simple grippe selon certains experts, comme le Pr Debré ou Tom Jefferson. Un virus pour lequel « Les malades, dont on ne vérifie d’ailleurs plus s’ils ont attrapé le H1N1 ou un simple rhume de cerveau, sont désormais invités à prendre du paracétamol » et pour lequel « les vaccins ne seront pas prêts avant le 15 novembre, c’est-à-dire lorsque le premier pic de contamination sera passé ». Et d’ajouter « nous sommes dans le cadre d’un exercice grandeur nature ».


Alors pourquoi ? Pour une éventuelle mutation ? Mais comment prétendre anticiper une mutation, dont personne ne sait ce qu’elle sera ni donc comment elle devra être traitée, si on ne sait même pas estimer à sa juste mesure la correcte dangerosité d’une banale grippette ? Pourquoi vacciner en masse à la va-vite des populations entières avec des produits expérimentaux fabriqués eux-aussi à la va-vite pour une maladie faiblement létale, vaccins d’ailleurs fortement remis en cause par Burgermeister ou Ghislaine Lanctôt qui considèrent les « remèdes » comme pire que la maladie elle-même, voire crime organisé contre l’humanité ? Et des groupes pharmaceutiques tellement confiants dans les produits qu’ils mettent sur le marché qu’ils bénéficient d’ores et déjà de l’immunité judiciaire. En clair, aux Etats-Unis, les éventuelles victimes de vaccin n’auront personne contre qui se retourner. Quant à la France, il suffit de se remémorer Tchernobyl ou le sang contaminé ; la lourdeur, la lenteur et l’équité douteuse de la justice française sont encore plus rédhibitoires qu’une immunité juridique qui a au moins la franchise d’annoncer la couleur, et d’éviter aux victimes de perdre leur temps et leur argent. En France, on préfère les laisser s’épuiser dans d’interminables procédures.


L’échéance de l’envolée de la prétendue pandémie : l’automne, la même que l’effondrement financier prévu par de nombreux experts


Toute cette foire aux camelots autour de la grippe A converge vers l’automne. Or, à l’automne, de nombreux analystes, et non des moindres, puisque, parmi eux, certains avaient déjà prévu la crise de septembre 2008, ont annoncé une véritable apocalypse financière et économique : LaRouche (effondrement en octobre), Le LEAP (3 vagues scélérates), Bob Chapmann (Fermeture des banques à l’automne), Harry Schultz, Benjamin Fulford, Jim Willie, Jim Sinclair, Pascal Lamy (le pire de la crise est à venir), La FDIC (avalanche de faillites bancaires à venir), François Leclerc (effondrement du marché des dettes hypothécaires cet été),sans même parler de ceux qui pensent que la restauration économique n’aura jamais lieu, ou que la fin du capitalisme, sous sa forme actuelle, n’est qu’une question de temps, comme Robert Reich ou Paul Jorion.


S’est-on seulement posé la question de comprendre pourquoi les bourses, non seulement n’ont pas décroché depuis quelques mois, mais se sont permis de se refaire un brin de santé au son de la symphonie officielle de reprise annoncée ? Alors que tous les indicateurs économiques clignotaient au rouge vif et que les sirènes des avertisseurs de décrochage hurlaient au point que les banques ne prêtaient plus le moindre iota aux entreprises, préférant la douceur obligataire des gouvernements, nos sources officielles annonçant la fin de la récession. Les experts ont apporté la réponse : la seule chose qui a maintenu les bourses, ce sont les achats massifs institutionnels tournant à vide, par des géants comme Goldman Sachs, qui ne faisaient rien d’autres que faire circuler la production des planches à billets, ou circuler des millions de contrats tellement suspects qu’Obama a dû autoriser d’y adjoindre le maximum d’opacité : « Les autorités de surveillance de Wall Street viennent de décider que certains intervenants — les plus actifs sur le marché naturellement — ne seront plus tenus de dévoiler le détail des leurs dizaines de milliers de transactions quotidiennes ». De simples manipulations boursières : « En quelques mois, avec la disparition de Bear Stearns, Lehman, Merrill Lynch et Wachovia, il apparaîtrait que la moitié des volumes quotidiens traités sur le NYSE, le CBOT ou le NYMEX sont souvent imputables aux programmes de trading expert de Goldman Sachs ».


S’est-on également demandé pourquoi gagner tout ce temps en créant de nouvelles bulles financières pour atteindre l’automne ? Tant qu’à chuter, autant choir de suite, quel intérêt de reculer l’inéluctable ? L’intérêt, c’est le timing ! On vient en effet d’apprendre que les gentils militaires sont tous prêts d’aider la FEMA et les autorités civiles pour tenter d’enrayer la pandémie. Evidemment : avec la « banks hollidays » (période de 4 jours de fermeture des banques imposée par Roosevelt pour éviter l’afflux de retraits en espèce, à l’issue de laquelle seule les banques solvables réouvrirent), déjà en promotion sur le site de la Fed, où ses qualités y sont vantées, avec les licenciements massifs que provoquerait l’attendu effondrement financier, mieux vaut que les rues regorgent déjà de militaires, déployés au préalable pour une raison toute différente, sans avoir mis la puce à l’oreille des citoyens – raison pour laquelle Obama parle de reprise économique. Et si, pour le même prix, on peut injecter des saloperies expérimentales à vocation immunitaire pour empoisonner à petit feu la populace, que demande le peuple ?


Tout est déjà en place, ne manque que le mot présidentiel


Il suffira alors à Obama d’appliquer le NSPD 51 / HSPD 20 pour déclarer « l’urgence due à une catastrophe » et déclencheur de la loi martiale, ainsi que « John Warner Defense Authorization Act of 2007. H.R. 5122 » qui autorise le président « de déployer les forces armées et la garde nationale » en cas de « désastre naturel, épidémie, ou autre urgence concernant la santé publique ». Pire encore, le HR 645 (loi du 22 janvier 2009) lui donne la possibilité d’ouvrir des « centres nationaux d’urgence » sous autorité militaire, pour superviser mises en quarantaine, vaccinations forcées, contrôle des populations. La mise en place de cette armada mettra tout effondrement financier en arrière-plan et le fera passer pour dérisoire, d’autant que certains états deviennent déjà anarchiques, comme la Pennsylvanie, où l’instauration de la loi martiale a déjà été envisagée, le temps presse.


La FEMA vient de conduire un exercice national massif du 27 au 31 juillet, en liaison avec les gouverneurs des états pour les « préparatifs d’urgence ». L’organisme qualifie lui-même cet événement de « premier exercice majeur jamais conduit par le gouvernement américain, qui comprendra également des troupes étrangères d’Australie, du Canada, du Mexique, et du Royaume-Uni ».


En France, naturellement, personne ne parle de militarisation. Pas encore. C’est que, sous l’œil du maître, la Pravda sait communiquer, relisons un peu cette prose du Figaro pour le plaisir de l’œuvre d’art : « Le plan national appelle à la mise en œuvre du travail à distance, des téléconférences et à la limitation des réunions […] Les déplacements individuels seraient limités […] Le plan suggère même un encouragement des ménages à effectuer des réserves alimentaires et en eau […] Les activités dites collectives seraient suspendues ». Qui a dit que nos médias officiels n’avaient pas de talent ?


Avec un plan d’urgence sanitaire très restrictif en place dès l’automne, il sera difficile à nos syndicalistes et salariés de bouger le petit doigt à l’annonce du tsunami de licenciements qui aura lieu à ce moment, si encore la situation ne se limite qu’à ça. Et une fois le cheval de Troie en place, il suffira de serrer l’étau progressivement : des « déplacements individuels limités » à un couvre-feu, il n’y a qu’un pas. Nul doute que cette grippe, qui constitue le plateau de jeu idéal du gouvernement pour qu’il décrète les mesures les plus extraordinaires dont il aura besoin, n’a pas fini de durer. 


Petite cerise sur le gâteau pour finir, le cheval de Troie aura un rôle secondaire de premier choix : celui de bouc émissaire. Comprenez bien : on était sur le point de sortir de crise, puisque Obama vous l’a dit. Et là, pas de chance, tous ces grippés vont … gripper la machine. Comprenez bien : la santé des braves gens induit la santé du PIB, enfin pour ceux qui ont encore la chance d’être employables, de servir encore Léviathan, puisque la banque mondiale vous l’a dit : « la pandémie pourrait se solder par une baisse du produit intérieur brut mondial de 0,7% à 4,8% en fonction de sa gravité ». C’était vraiment pas l’année : à deux doigts de sortir de crise, voilà qu’un malheureux virus nous y replonge. Suivez bien le timing, il suffit de quelques jours de paralysie d’activité, ou 2 à 3 semaines à tourner au ralenti, à un pays, pour le plonger dans les affres de l’effondrement économique, d’autant avec des farandoles de gamelles accrochées à son économie. Mais avec un très commode Article 16 déjà opérationnel au préalable, la présidence tue toute contestation dans l’oeuf. La grippe A ? Une manne céleste inespérée pour le pouvoir en place. 

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 01:07

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Dees

Sommaire:
La cigale ayant chanté tout l'été...
par Eva R-sistons

Désintégration économique :
crise systémique  et mensonges

Grippe A : Un cheval de Troie
placé dans l'effondrement économique de l'automne ?

Les dernières alertes planétaires
d'Alerte Info en temps réel




La cigale ayant chanté tout l'été...
par Eva R-sistons


Vacances studieuses pour mes chers lecteurs !

Je leur propose un choix de textes pour savourer la mondialisation
de plus en plus heureuse que nos magiciens bienveillants préparent
aux citoyens du monde, en toute démocratie bien sûr, et sans
la moindre arrière pensée cela va sans dire. Les veaux sont grisés
par la douce propagande de nos médias enchantés nous assurant
si, si, que la reprise est pour bientôt, celle des Affaires, la preuve
la Bourse tressaille déjà de joie (hé, hé, est-ce bon signe pour
les futurs dégraissés ?), et tant pis pour les agriculteurs ou les
petits producteurs qui auront cru dans les promesses de l'UE ou
de Sarkozy son sauveur, allez la vie est belle comme disent
les Médias à l'unisson, croyons-les sur parole, "tout va très bien Mme
la marquise" comme dit la chanson, mais oui la vie est belle puisqu'on
nous le dit, et si l'envie vous prend de contester le chômage de masse
ou la mort de la S.S. et de l'Enseignements tels que nous
les connaissons, pensez à la pandémie si opportunément descendue
du Ciel, ou de nos Laboratoires, restez chez vous, oui lycéens,
agriculteurs, chômeurs et tous les autres, ne manifestez pas
vous pourriez vous enrhumer en vous regroupant tous ensemble,
tant pis si toute la vie sociale et professionnelle sera grippée,
faut que l'automne se passe bien, au coin du feu, tranquille,
et oubliez le sort que l'on commence à réserver aux anciens,
la mort au travail ou la piqûre fatale pour abréger des vies
trop coûteuses, le libéralisme vous veut du bien, et s'il
programme un joli feu d'artifice nucléaire, en Iran et puis
un peu partout, allons citoyens c'est pour sauver la Démocratie,

la Liberté, la civilisation, la modernité, et foin des barbudos

islamiques ou des staliniens ou des mangeurs de riz, le spectacle
sera complet, nos Médias se frotteront les mains, et leurs
amis industriels de l'Armement, de la Chimie ou de la Reconstruction,

aussi... Dans leurs bunkers tout confort les promoteurs de la

Mondialisation bienheureuse pour presque tous, rieront du bon tour
qu'ils ont joué à leurs frères et à leurs soeurs humains, hé pardi
après ce sera l'Age d'or, si, si, sans pollution, avec suffisamment
de ressources pour tous, la paix universelle pour les Elus, leurs laquais,
et les serviteurs zélés de ce Nouvel Ordre Mondial bâti sur les
ruines de l'Ancien Désordre Mondial, tapis rouge pour les bonnes

fées de la planète, tous les Dassault, Lagardère, Tapie, 

Rockefeller, Rothschild, Attali, Soros, Obama, Clinton, Sarkozy,
Kouchner, Lellouche, etc etc, et même les Rocard, ah que la Gauche
est jolie quand elle n'est plus à gauche, hé hé dans les coulisses
on s'active aussi, Soleil Vert à grande échelle, très grande échelle,
la FEMA prépare ses cercueils,
Dieu compte ses fidèles,
Salomon pleure les siens, Marie Drucker a eu sa bonne guerre
"pour la Patrie", hé hé la planète est vaccinée, nettoyée,
l'air nucléarisé est pur, l'aube d'un jour nouveau se lève,
Orwell contemple ses descendants, y'a pas de doute l'imagination
de l'homme est fertile pour inventer les chemins du bonheur..



Hé, amis lecteurs, c'était pour rire, ne croyez pas mes salades,

c'était de la prescience-fiction, juste parce que ce soir
je n'avais pas d'inspiration, alors j'ai dit n'importe quoi, faut
pas m'croire, la vie est belle, sur les plages ça nage, ça surnage,
les lendemains vont chanter, la preuve lisez les textes joints,
et vous
verrez comme la planète de St Exupéry est belle,
lorsqu'elle est dessinée par les Rockefeller ou les Rothschild...

oui, belle puisque les Médias vous l'ont dit !!!


Eva R-sistons aux lendemains qui déchantent

NB: Toute ressemblance avec des faits réels
serait purement fortuite...

TAGS: St Exupéry, Médias, Rockefeller, Rothschild, FEMA,
Rocard, Marie Drucker, Orwell, Soleil Vert, Dassault, Tapie,
Lagardère, Attali, Soros, Sarkozy, Lellouche, Clinton, Obama, 
Kouchner, Nouvel Ordre Mondial, démocratie, Iran, guerre,
mondialisation, UE, SS.. 




Crise systémique et mensonges


Nous vivons décidément une époque formidable. On peut ainsi lire dans le Nouvel Obs : «Le pire est passé aux USA mais la reprise sera lente» ou dans le journal Le Monde :« Les Etats-Unis sur la voie de la reprise économique ». Il s’agit donc de vous informer vraiment et il ne reste plus que le net pour cela. Je vais donc vous faire ici un petit topo de la finance et de l’actualité économique. Attachez votre ceinture car cela va décoiffer.

Le monde de la finance, des requins pour certains, des escrocs pour d’autres, ici ou là des vampires et même les agents de Lucifer himself, après s’être emparé du monde, ce qui est un secret de polichinelle et n’appartient même plus à la théorie du complot, est en train d’achever notre système économique moribond. En effet, le prestigieux Ludwig Von Mises Institute, qui n’est pas un repaire de méchants communistes, diffuse"Money, Banking, and the Federal Reserve: the Complete Transcript"qui reprend l’essentiel des théories du complot concernant la FED.

De plus, pour les sceptiques, les sourds et les aveugles, il existe le fameux livre de Carrol Quigley qui est tout sauf un illuminé car il était professeur d’histoire à l’Université de Georgetown diplômé de Harvard, membre de l’équipe de campagne et mentor de Bill Clinton et surtout consultant au département de la défense des Etats-Unis. Donc quelqu’un de très bieninformé. Mr Quigley a ainsi publié « 
Tragedy and Hope »: A History of the World in Our Time', by Carroll ... dans lequel on trouve écrit à la (version originale de 1966 qui a été modifiée en 1975) ce que tout le monde devrait savoir:

« En addition à ces objectifs pragmatiques, les autorités du capitalisme financier ont un autre but de grande envergure, rien de moins que celui de créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées, capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie mondiale dans son ensemble. Ce système devant être contrôlé en mode féodal par les banques centrales du monde agissant de concert, par des accords silencieux, a vu le jour lors de fréquentes réunions et conférences privées. Le sommet du système était la Banque des Règlements Internationaux de Bâle en Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales du monde qui sont elles-mêmes des sociétés anonymes. Chaque banque centrale a cherché à dominer son gouvernement par sa capacité à contrôler les prêts du Ministère des Finances, à manipuler les échanges avec l’étranger, à influencer le niveau d’activité économique dans le pays, et à influencer les hommes politiques coopératifs par des récompenses économiques dans le monde des affaires. »

La phrase de Noam Chomsky : « le monde ne récompense pas l'honnêteté et l'indépendance, il récompense l'obéissance et la servilité » s’applique à merveille à nos élites qui n’ont ni honneur, ni dignité.

Ou encore, plus fort que tout, à la page 954, pour ceux qui auraient encore des illusions sur notre société du spectacle :

 

« On doit bien comprendre que le pouvoir que ces énergiques militants de gauche ont exercé n’a jamais été leur pouvoir ou un pouvoir communiste mais il était en fait le pouvoir de la coterie financière internationale. »

 

Donc, ayant balayé le problème du contrôle du monde par la finance, je peux désormais vous décrypter l’actualité.

 

Certains financiers sont adeptes de la maxime :  « pile, je gagne, face tu perds » ou pour parler autrement, privatisation des profits et socialisation des pertes.

 

Par exemple, saviez-vous que 18,6% des sommes allouées (par les contribuables américains) dans le cadre du TARP (Troubled Asset Relief Program ou programme de sauvetage de Wall Street) soit 36,2% milliards de dollars ont été utilisés pour payer les bonus de ceux qui sont responsables de la crise ? Une récompense en quelque sorte.

 

Goldman Sachs bat tous les records en reversant 40% de la somme allouée, un record. Elle mériterait un livre à elle seule et l'article de Terry Kenan dans le New York Post vous donne un aperçu du fonctionnement de la finance.

 

Saviez-vous par exemple que Goldman Sachs fait partie de la petite liste des banques accréditées pour la vente des bons du trésor US (la dette américaine), touchant une commission sur la dette ? Kenan résume : « Ce qui est mauvais pour l'Amérique est bon pour Goldman Sachs ».

 

Après avoir gagné des sommes d’argent colossales en ruinant les USA, elle récolte maintenant la même chose mais sur la dette. Le beurre, l’argent du beurre et la crémière !

 

Mais, certains vont me rétorquer que ce petit monde va être régulé, contrôlé. Bien sûr, ils seront régulés et contrôlés, par des personnes à leur service.

 

Et puis, après le marché des dérivés, il est temps de passer à autre chose. On va donc créer une bourse carbone qui permettra de continuer à se remplir les poches : business as usual.

 

La taille du marché du carbone estimé par la Banque Mondiale à 11 milliards de dollars en 2005 est passé à 126 milliards en 2008 (page 7,  The World Bank State and Trends of the Carbon Market 2009). En gros, il double chaque année. Il y aura donc un système d’échange de quotas de CO2 car ne l’oublions pas, les financiers nous annoncerons (avec l’aide de leurs médias) que seule l’industrie financière permettra d’organiser et de fluidifier le marché. Quant au « bon peuple », Michel Rocard a prévenu les Français : "S'ils sont inquiets, c'est légitime parce que la taxe sera lourde". Michel Rocard: la taxe carbone "sera lourde" - Politique ...

 

Au passage, il faudrait penser à créer une taxe carbone sur Mars, Jupiter, etc, car là-bas aussi nous assistons à un réchauffement global. Le réchauffement climatique affecterait la planète Mars et des pluies de particules qui réchauffent l'atmosphère de Jupiter, etc.

D’autres horreurs, vous en voulez encore, allez on continue. Je vais maintenant vous révéler la vérité sur la fameuse dette du tiers monde.

 

Pour rester dans « le cadre » il convient de noter que Goldman Sachs (encore !) va distribuer 20 milliards de dollars à ses dirigeants, c’est à dire plus que ce que verse le G8 contre la faim dans le monde.

 

Plus fort encore, et ceci est un véritable scandale, la dette des pays du sud est passée de 70 milliards en 1970 à 3360 milliards en 2007 (versée aux pays riches du nord).

 

Pour résumer, en 2007, les pays en voie de développement ont remboursé 18,9 milliards de plus qu’ils ont reçu. Nous nous comportons ainsi comme de véritables pillards comme au bon vieux temps de la colonisation.

 

Il n’y a pas que les pays en voie de développement, la France (ainsi que le reste du monde) est totalement noyée par la dette. Ainsi, le FMI prévoit que la dette publique de la France sera de 95,5% du PIB en 2014 (Dette de la France : le FMI prévoit une forte hausse).

Pour info, ce ratio sera de 119,7% pour l’ensemble des pays développés. Et encore, ils n’évaluent pas correctement l’ampleur du tsunami à venir.

 

Pour ma part, les 100% seront atteints fin 2011 car le calcul de la dette ne tient pas compte des engagements hors bilan de la France, à savoir la dette de la sécurité sociale qui va exploser et le financement des retraites des fonctionnaires qui sont prélevées directement sur le budget de l’état.

 

Il y a donc là une véritable bombe à venir et nous allons assister à la reproduction de l’exemple Letton à grande échelle, c’est à dire :

 

-chômage de masse (plus de 20% partout dans le monde)

 

-diminution des pensions de retraite de 20 à 30%

 

-diminution du salaire des fonctionnaires de 30 à 50%

 

-fin de la sécurité sociale

 

-fin des aides sociales 

 

Bien sûr, la troisième guerre mondiale aura lieu bientôt (fin septembre) et on la rendra responsable d’avoir achevé l’économie mondiale qui commençait à se « redresser »(pétrole à 200 dollars le baril). Ce qui ferait écho aux propos de Barton Biggs, managing partner chez Traxis Partners, un fond d’investissement de New York, donc un grand banquier américain, nous prévient dans son livre « Wealth, War and Wisdom » d’un possible effondrement de l’infrastructure du monde civilisé.

 

Nous sommes nombreux à tenter de résoudre les problèmes de façon pacifique et proposer des alternatives comme le projet ECCE (ecce - home) mais j’ai bien peur que lorsque le citoyen va se rendre compte qu’il a perdu son travail, sa retraite et sa sécurité sociale au profit de quelques-uns, cela ne se termine très très mal.


« Le monde est dangereux à vivre. Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. »    Albert Einstein

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14613


                             



Commentaire reçu :

On oublie souvent de mentionner les Rothschild qui sont toujours impliqués dans le financement des guerres et des révolutions. Ils étaient présents aux accords de Yalta avec Roosevelt et Staline, ils ont financé Israël lors de sa création, Pompidou avait dirigé la banque Rothschild avant d'etre élu président. La dynastie Rotschild contrôle l'empire Britanique avec leur centre financier la City à Londres.

http://r-sistons.over-blog.com/article-34506647-6.html#anchorComment



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Sur mon principal blog, mon site perso :
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 01:03
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Il est pas beau, notre monde ?
(Sélection d'alertes ici :
http://alertinfo.unblog.fr/)


L'explosion récente des profits, qui ne sont que le résultat immédiat des coupes sombres, annoncent en fait un danger imminent (VO - Video Real News 18 mn
) LIRE

 

Apocalypse financière en octobre, qui fera suite à la manipulation artificielle des marchés par Golden Sachs (VF - LaRouche) LIRE 

Appel à l'Europe, l'effondrement économique des Etats-Unis devrait survenir vers la première quinzaine d'octobre
LIRE

La FED est un système pyramidal, un “complot intérieur” (VO - Global Research) LIRE

 

Début de la loi martiale aux Etats-Unis cet automne ? Selon le département de la défense, des équipes militaires associées à la FEMA pourraient assister les autorités civiles  en cas d'aggravation de la diffusion du virus A/H1N1 (VO - CNN) LIRE

Bercy multiplie les déficits pour tenir la tête hors de l'eau (VF - La Chronique Agora) LIRE

Selon un officiel iranien, Israël serait trop faible pour attaquer l'Iran, et, le cas échéant, s'exposerait à des représailles dévastatrices (VO - Press TV) LIRE

Une crise humanitaire alimentaire majeure en vue ? Et le prix du pain qui va crever les plafonds ? (VF - Matières Premières) LIRE

Fin de la récession ? Avec des marchés artificiellement maintenus à la hausse, avec la plus grande bulle de tous les temps qui n'a pas encore éclatée, 700.000 Milliards de $ de CDS, avec la Fed au fond d'un trou de 13.900 Milliards de $ sur le dos du contribuable, avec une dette exponentielle, effectivement, la récession va bientôt finir (VF - Mondialisation) LIRE (de la récession à la dépression)

Manoeuvres navales militaires sans précédents entre la Russie et l'Iran (VF - Al Manar)
LIRE

Un paradoxe à peine croyable, le comble d'une crise due à l'insolvabilité : l'actuelle orgie de liquidité menace de faire effondrer l'édifice ! “la taille de la prochaine bulle sera encore plus imposante. Quelles en seront les implications ? Nul ne le sait, mais elles seront encore plus dévastatrices” (VF - François Leclerc - Blog Jorion) LIRE 

L'escalade de sanctions entre les Etats-Unis et la Russie a commencé. Si les Etats-Unis livrent des armes à la Géorgie, la Russie s'en prendra aux entreprises américaines (VF - Ria Novosti) LIRE

Mutation du virus en vue, ou campagne d'intox pour fourguer les vaccins ? L'angleterre annonce qu'elle pourrait utiliser ses catacombes pour enterrer les morts si l'épidémie devait empirer (VO - Belfast Telegraph) LIRE

L'économie de l'Angleterre s'effondre, identique à celle de la période de la grande dépression, entre 1929 et 1931 (VO - telegraph) LIRE

Grandeur et décadence des Etats-Unis, en décalage d'un prestige perdu : quand Biden parle de la Russie comme d'un “empire à la dérive, dont les USA ne feront qu'une bouchée”, parle en fait de lui même (VF - Dedefensa) LIRE

L'Europe vend les informations bancaires personnelles de ses ressortissants aux Etats-Unis, sous prétexte de “lutte anti-terroriste” (VF - Les Echos) LIRE

Selon une étude à paraître dans le “Geophysical Research letters”, le réchauffement climatique va pulvériser les prévision du GIEC (+150% dans les 5 prochaines années), et, outre l'activité humaine, serait également imputable au soleil, à El Nino, et à l'activité volcanique (VO - Washington Blog) LIRE



Marketing de la terreur, réelle appréhension, ou la responsabilité de la crise économique bientôt imputée à la grippe A ? Elle pourrait tuer des centaines de milliers d'américains et paralyser 40% de la capacité de travail “si le vaccin échoue” (VO - Los Angeles Times) LIRE


La manipulation des chiffres concernant les risques viraux pourrait donner lieu à l'instauration de la loi martiale (VO - Michel Chossudovsky) LIRE


L'envahissement de la Russie se poursuit : l'intégration de la Géorgie à l'OTAN en phase avancée, avec en préliminaire des livraisons d'armes américaines (VF - Mondialisation) LIRE


L'économie britannique poursuit sa descente aux enfers (VO - Press TV) LIRE 

Le sénat américain vote le V.O.I.C.E act qui lui permettra d'interférer dans les affaires intérieures iraniennes (VO - Press TV)
LIRE


Les licenciements de masse se poursuivent, les entreprises qui se séparent de plus de 50% de leur personnel en constante augmentation (VO - Lew Rockwell) LIRE


Depuis le début de la crise (Decembre 2007), Les Etats-Unis ont perdu 7 millions d'emplois, perdu 1.000 milliards en bourse, et dépensé 2.000 milliards de plus que leur capacité, et dans quelques semaines, 4,4 millions de personnes seront en fin de droit (VO - Economy in Crisis) LIRE


Obama va placer un proche de Monsanto en charge de la sécurité alimentaire (VO - OCA) LIRE


Bigard en remet une couche : Monsieur Silverstein touche 3,5 Milliards de dollars, pour un contrat signé 2 mois auparavant (VF - Vidéo 4mn) VOIR


Réalité des futurs camps de concentration internes au pays, et destinés à la population ? Un reportage russe aurait amené les preuves de leurs existences, et leur future destination (VO - American Free Press) LIRE 

 

La FEMA va conduire un exercice massif de passage en loi martiale (VO - Infowars) LIRE


Californie : 100 milliards de fonds de pension perdus (VO - L.A. Times) LIRE


Grande Bretagne : 100.000 nouveaux cas en 1 semaine (VF - AlManar) LIRE


Manipulation des marchés boursiers : “Les autorités de surveillance de Wall Street viennent de décider que certains intervenants — les plus actifs sur le marché naturellement — ne seront plus tenus de dévoiler le détail des leurs dizaines de milliers de transactions quotidiennes” (VF - La Chronique Agora)

Echec des tests de missiles israéliens aux Etats-Unis (VF - AlManar) LIRE


Tour de vis supplémentaire : Clinton menace de militariser les partenaires américains au moyen-orient (VF - AlManar) LIRE


La Russie organise avec la Chine le plus grand exercice militaire depuis la seconde guerre mondiale (VO - Global Research) LIRE 

Le renforcement militaire russe en Syrie inquiète Israël, notamment en ce qui concerne l'arsenal de missiles (VO - Bebka files) LIRE


Les Etats-Unis sacrifient leur PIB pour sauver Wall Street (VF - Money Week) LIRE


Une crise ? Quelle crise ? Orgie  de bonus pour les banques américaines (VF - Le Monde) LIRE

Le nouveau Codex Alimentarius, dont aucun média ne parle, et qui sera opérationnel le 31 décembre 2009, devrait tuer au moins 3 milliards de personnes (VO - Natural News) LIRE  (page originale apparemment effacée - Lien Miroir sur Infowars)


Les opérations en Afghanistan effectuées par la coalition auraient leur racine en Israël et l'Iran comme fil directeur (VO - Russia Today - Video 5mn43) VOIR


Chômage : l'administration, qui n'arrive plus à suivre les dossiers, fait appel au privé (VF - Les Echos) LIRE


Le système bancaire européen baigne dans une orgie de liquidités (VF - Cbanque) LIRE


La crise économique ne fait que commencer (VF - C4N) LIRE


Fin du capitalisme annoncé : La prochaine bulle, la bulle verte, achèvera de faire ce que les précédentes n'ont pas fait (VF - Jorion - France Culture 1h12) Ecouter 


La grande distribution d'argent continue : Le FMI va utiliser ses DTS (droits de tirage spéciaux) pour arroser de 250 milliards les réserves de ses pays membres (VF - France24) LIRE


La confiance règne dans la qualité du vaccin : aux Etats-Unis, les laboratoires pharmaceutiques seront inattaquables en justice, selon un décret qui vient d'être signé par Kathleen Sebelius (VO - Global Research) LIRE

Chauprade : “La France vit une épuration sourde de ceux qui ne vont pas dans le sens des intérêts américains et israéliens” (VF - Novopress) LIRE


Jimmy Carter : Beaucoup d'enfants furent torturés sous Bush (VO - Global Research)
LIRE

 

L'économie anglaise pourrait encore se contracter en raison de la propagation du virus H1N1 (VF - Les Echos) LIRE


Le déficit des fonds de pensions des 100 plus grandes sociétés britanniques cotées en bourse a plus que doublé en 6 mois (VF - Agefi)
LIRE


La Jordanie bientôt assimilée à la Palestine par Israël ? (VO - Raw Story) LIRE

Le Taser venu du ciel, développé par le Pentagone, pour “le contrôle des foules” : les “armes micro-onde”, répandues d'un aéronef, brûlent la peau, et engagent ”les cibles” à la coopération. Bienvenu dans un monde meilleur (VO - New Scientist) LIRE

En cas d'attaque israélienne, Téhéran menace de risposter sur les sites nucléaire d'Israël (VF - Al Manar) LIRE

Même Bernanke a admis que cette crise est pire que celle de 1929 (VO - Washington Blog) LIRE

Fermeture des banques américaines en septembre ? (VF - Mondialisation) LIRE

Le coût des programmes de sauvetage économique coûte pour l'instant aux Etats-Unis 23.000 Milliards (VO - Economico) LIRE


Nombreuses prévisions d'effondrement financier en septembre (VO - Henry Makow) LIRE


Honduras. Le coup d'état était bien commandité par les Etats-Unis (VF - Mondialisation) LIRE


Début de la loi martiale aux Etats-Unis cet automne ? Selon le département de la défense, des équipes militaires associées à la FEMA pourraient assister les autorités civiles  en cas d'aggravation de la diffusion du virus A/H1N1 (VO - CNN) LIRE

Royaume-Uni : la crise due à la cécité des financiers, écrivent des experts à la reine
http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/afp_00169509-royaume-uni---la-crise-due-a-la-cecite-des-financiers--ecrivent-des-experts-a-la-reine.htm


L'Axe du Bien GB-USA-Israël (+ l'Europe des Barroso, Sarkozy, Berlusconi etc) nous prépare des lendemains merveilleux ! Qui s'étonnerait, après ça, que les gens sensés (comme nous, bien sûr !) militent contre cet "Ordre" mondial ? Mais c'est un DEVOIR !

Et pendant ce temps, dans les médias criminels, comme FR2 Télé-Matin que je regarde en ce moment, on sourit, on chante, on rit, on blague, on ... nous endort, par ex avec l'Histoire du bikini !!! Ahurissant !!! Et on  ne rate pas une occasion de nous mettre en garde, tenez-vous bien, contre les Islamistes, les Arabes, les Iraniens, les Russes, les Chinois... sur fond de chansons des années 60 !!!!  Eva





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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 00:57

Étude de cas

Les ONG, instruments des gouvernements
et des transnationales ?


par Julien Teil

Par définition les ONG (organisations non-gouvernementales) se présentent comme indépendantes des États et représentatives des citoyens. En réalité, elles sont de plus en plus souvent subventionnées par des gouvernements et financées par des entreprises transnationales. Bien que dénuées de légitimité démocratique, certaines ambitionnent de participer à la « gouvernance mondiale ». Julien Teil analyse ce phénomène à partir d’une étude de cas, l’association caritative CARE.


Icônes du désintéressement, les ONG sont entrées sur la scène politique mondiale depuis le début du XXe siècle. Certaines entendent désormais participer à la « gouvernance mondiale ». Mais quels intérêts représentent-elles exactement ? Pour répondre à cette question examinons un exemple révélateur, celui de l’une des plus importantes associations humanitaire au monde, CARE-International.

CARE-International est une association humanitaire fondée aux États-Unis, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec les fonds du Plan Marshall. L’association a commencé ses actions en envoyant des ravitaillements de nourriture, médicaments, et autres denrées nécessaires à une Europe déchirée par la guerre. Les premiers vingt mille paquets ont été expédiés au port du Havre le 11 mai 1946. La même année, plusieurs millions de familles, écoles et hôpitaux ont bénéficié de ces colis. CARE-France est l’une des 12 antennes nationales de l’association humanitaire CARE-International et a été fondée, entre autres, par le banquier Jean Guyot et l’avocat Jean Lisbonne.

CARE au sein de la construction Européenne
et du Plan Marshall

C.A.R.E est l’acronyme de « Cooperative for American Remittances to Europe » puis de « Cooperative for American Relief Everywhere ». Dans l’optique du Plan Marshall, les Européens devaient être assistés et protégés, au besoin malgré eux, face à la menace soviétique. pour ce faire, ils devaient porter « les valeurs américaines » à la fois conservatrices et libérales et devenir des alliés inconditionnel des États-unis.

La CIA, à partir de 1948, et l’OTAN, à partir de 1949, mirent en place les réseaux stay-behind, chargés de prévenir l’arrivée des communistes au pouvoir et d’ organiser la résistance en cas d’invasion par l’Armée rouge [1]. Ils seront découverts ultérieurement et connus sous le nom générique de Gladio.
Dans la même veine, depuis les États-Unis l’ACUE (American Comittee on United Europe) subventionne toutes les organisations favorables à la construction européenne. Tandis que, côté européen, le « Comité d’action pour les États-Unis d’Europe » lui sert de relai. Il est présidé par le commissaire français au Plan, Jean Monnet. En outre, le Club de Bilderberg sélectionne et promeut les personnalités atlantistes en Europe.  [
2].

Jean Guyot, du Trésor français
au capitalisme anglo-saxon

Attaché au cabinet de Jean Monnet avant d’être sous-directeur du Trésor, Jean Guyot assure la liaison entre le Plan Marshall (USA) et le Commissariat général au Plan (France).
Plus tard, en 1983, il fondera CARE-France avec le soutien du Plan Marshall comme CARE-International. Puis, en 1992, il créera la Fondation Hippocrène, reconnue d’utilité publique, « pour renforcer la cohésion entre jeunes Européens » [
3].

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Jean Guyot

Vient le temps de la CECA, la Communauté Économique du Charbon et de l’Acier, dont Monnet était le concepteur et Guyot le responsable financier.
Selon sa biographie officielle, « Il contribue à crédibiliser la première institution de l’histoire de l’Europe auprès des milieux financiers européens et américains en permettant à la Haute Autorité de la CECA de lancer des emprunts en son nom qui, à l’époque, ne signifiait que peu de chose, en particulier auprès des investisseurs américains » [
4].
« Ces opérations sont réalisées avec l’aide d’un petit nombre de financiers dont André Meyer, associé de Lazard, David Rockefeller, qui dirige la Chase Manhattan Bank, et Siegmund Warburg. » [
5].

Le haut fonctionnaire Guyot se rapproche ainsi des élites bancaires et financières internationales.
• André Meyer est un Français qui rejoignit la banque Lazard et s’installa aux États-Unis. Il devint « le plus important banquier d’investissement du monde occidental », selon sa nécrologie par le magazine Fortune [
6].
• David Rockfeller, héritier de la Standard Oil, est à la fois la principale fortune des États-Unis et un homme d’influence. Il est notamment co-fondateur du Club de Bilderberg [
7].
• Siegmund Warburg, fondateur de la principale banque d’investissement britannique, la S. G. Warburg & Co [
8].

En 1955, Jean Guyot, sur les conseils de Jean Monnet, quitte la fonction publique et rejoint André Meyer à la banque Lazard, où il reste jusqu’en 2005. « La CECA accroît ainsi sa présence sur les marchés financiers internationaux et Lazard reste proche de l’institution européenne, dont la direction financière est assumée par Paul Delouvrier, successeur de Jean Guyot (…) Plus généralement, ce dernier œuvre en permanence pour la construction d’une Europe financière » [9].
Qu’en termes élégants ces choses là sont dites. Guyot banquier prête de l’argent aux institutions qu’il a dirigé lorsqu’il était haut fonctionnaire. Celles-ci s’endettent pour le plus grand profit de Lazard Frères.

ONG : Impartialité
face aux gouvernements ?

Fondée en 1983 par Jean Guyot, CARE-France a été ultérieurement présidé par Marina de Brantes [10], et aujourd’hui par Arielle de Rothschild [11]. Elle est reconnue d’utilité publique par la République française. Sur son site internet, l’ONG se définit comme suit : « CARE est une association de solidarité internationale, non confessionnelle et apolitique ». Est-ce vraiment sûr ?

Prenons l’exemple de la Palestine occupée où CARE-France dépense 3 millions d’euros annuels, soit 20 % de son buget, officiellement pour l’assainissement de l’eau et l’approvisionnement en médicaments. Dans sa documentation, l’ONG s’abstient de toute prise de positions sur les conflits de cette région. Mais dans son rapport moral 2008, elle se vante d’avoir organisé une prestigieuse manifestation en France :
« Le Conseil Pasteur-Weizmann [
12] et CARE se sont associés lors d’une soirée exceptionnelle à l’Opéra de Paris, en présence et en l’honneur de Shimon Peres, président de l’État d’Israël et Prix Nobel de la Paix, à l’occasion de sa visite officielle en France et sous la présidence de Simone Veil et de Lily Safra [13]. L’entière recette a été affectée à la recherche scientifique de Pasteur Weizmann et aux programmes humanitaires de CARE ».

On peut légitimement se poser la question de la nature des actions menées en Palestine occupée compte tenu des liens historiques de la famille Rothschild avec l’État d’Israël et du parrainage revendiqué par l’ONG à l’occasion de cette soirée de gala.

ONG et institutions
intergouvernementales
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Helene D. Gayle, directrice de CARE-USA, au Forum de Davos, 31 janvier 2009.

À défaut d’assumer leurs liens avec des gouvernements, les ONG transnationales affichent volontiers leurs liens avec des institutions intergouvernementales. Cet aspect est souvent perçu comme un gage de compétence et d’impartialité. Mais cela est bien sûr ?

Ainsi, pour revenir à notre cas d’école, CARE-USA (la maison-mère) est administrée par une brochette d’anciens responsables de la Banque mondiale, à commencer par son président W. Bowman Cutter [14] et sa directrice générale Helene D. Gayle [15]. Selon le site internet de l’ONG [16], son activité principale est la lutte contre la pauvreté et la faim, dans la tradition de ce qu’elle a entrepris en Europe à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Elle revendique de pratiquer un intense lobbying auprès du Congrès et de l’administration Obama pour la mise en place d’un vaste programme public permettant de répondre à la crise alimentaire mondiale actuelle.

Or, la plupart des observateurs considèrent que cette crise alimentaire est imputable aux politiques imposées dans les années précédentes par la Banque mondiale pour imposer la globalisation économique [17]. Dès lors, l’activité humanitaire de CARE apparaît comme une tentative de limiter les effets sociaux dévastateurs de la politique impériale mise en œuvre par la Banque mondiale.

Impartialité face aux
intérêts économiques ?

Revenons à Paris. En ce qui concerne la carrière personnelle d’Arielle de Rothschild, en beaucoup de points similaire à celle de ses prédécesseurs Jean Guyot et Marina de Brantes, elle indique une interview à BFM avoir travaillé pour le groupe Rothschild, puis avoir rejoint la banque Lazard. À ce titre, elle a organisé la privatisation de la banque Sahara en Libye (rachetée par BNP Paribas). Lorsque la journaliste lui demande si ses anciennes activités vont lui permettre de diriger CARE-France avec facilité. Elle confirme en indiquant : « Les interlocuteurs in fine sont les mêmes- » [18]

Les banques d’affaires sont des banques de capitaux au long terme, spécialisées dans le financement d’entreprises. Y travailler permet de tisser des liens étroits avec les hauts dirigeants des transnationales, les fameux « interlocuteurs » de Lazard et de CARE. C’est sans doute pourquoi on peut lire, sur le site internet de l’ONG :
« Pourquoi devenir [une entreprise] partenaire de CARE-France ?
• Parce que CARE est une des seules ONG de développement à pouvoir accompagner aussi les entreprises sur leur responsabilité sociale et environnementale
• Pour l’approche globale, partenariale et participative de CARE
• Pour l’approche « pro entreprise » constructive de CARE
• Pour la capacité de CARE à décliner des opérations/campagnes au niveau mondial ».

Partenariats
ONG-entreprises

Les partenariats ONG-entreprises sont pour beaucoup d’entre-eux des partenariats ONG-transnationales. Ce mélange des genres ne fait l’unanimité parmi les associations. Il est régulièrement dénoncé, notamment en France par Survie [19] ou Attac [20]. Il existe même des collectifs qui réunissent ces protestataires pour des actions ponctuelles. Ainsi le collectif « Areva ne fera pas la loi au Niger » a récemment dénoncé un partenariat entre Médecins du Monde, Sherpa et Areva.

Pour les entreprises transnationales concernées, ces partenariats sont l’occasion de faire oublier leur rôle politique contesté et de s’attacher la sympathie que le public éprouve pour l’action des ONG. Dans certains cas, la contradiction est totale entre la pratique des uns et les idéaux affichés par les autres. En d’autres termes, certaines ONG ne défendent pas les idéaux dont elles se réclament, mais servent à blanchir les transnationales qui les subventionnent. Pis, des ONG peuvent utiliser leur statut pour permettre à des entreprises transnationales de jouer un rôle politique masqué. Ce phénomène va croissant avec le développement du rôle des OSC (Organismes de la société civile) au sein de l’ONU [21].

Pour CARE, la liste des entreprises partenaires parle d’elle même : Orange, Sanofi-Aventis, Lafarge, EDF, Starbucks... ; des entreprises qui animent divers lobbies au sein de l’Union européenne, de l’OMS, de l’OMC.

Lafarge est un bon exemple. C’est un groupe français de matériaux de construction, leader mondial des cimentiers. Son activité est très polluante et il l’a développée en provoquant de sévères dommages à l’environnement. Aujourd’hui dirigée par Bruno Lafont, l’entreprise comptait il y a quelques années Hillary Clinton parmi ses administrateurs. À l’époque, la première dame des États-Unis était intervenue pour réduire de 60 % une colossale amende exigée de l’entreprise pour ses violations des lois pourtant laxistes aux États-Unis sur l’environnement. Lafarge est membre de puissants groupes de pression, tel que Entreprises pour l’Environnement (EPE) —que Bruno Lafont préside— ou le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD), sans parler de l’European Roundtable of Industrialists (ERT). Et bien sûr, Bruno Lafont participait à la dernière réunion du Club de Bilderberg. Pour l’entreprise transnationale, associer son image à des actions humanitaires, comme celles de CARE-France, est une nécessité de communication.

Complexités du pouvoir et du contre-pouvoir
dans la « gouvernance globale »

Il ne s’agit pas ici de minimiser l’apport des ONG sur la scène internationale, ni de les stigmatiser dans leur ensemble au prétexte de la dérive de quelques unes, fussent-elles les plus visibles. Cette réserve ne doit cependant pas nous priver de lucidité face à un phénomène de fond.

Après les États et les entreprises transnationales, c’est au tour des ONG de faire irruption sur la scène politique mondiale. Elles exercent un « soft power », selon l’expression du professeur Joseph Nye, c’est-à-dire une forme de pouvoir moral [22]. Mais constituent-elles pour autant un contre-pouvoir ? Ce n’est qu’exceptionnellement le cas. Plus généralement, les organisations non-gouvernementales agissent de manière autonome, mais sont subventionnées par des gouvernements ou financées par des entreprises parce que leur action prolonge leur politique.

Dans le cas de CARE-International, l’ONG est une création indirecte du gouvernement états-unien dans le cadre du Plan Marshall. Elle poursuit des objectifs particuliers qui s’incrivent dans ceux du Plan et renforcent l’image philanthropique de la politique des États-Unis pour la reconstruction post-Seconde Guerre mondiale. Son action caritative non-gouvernementale participe d’un plan de communication gouvernementale.
Aujourd’hui, sa branche française remplit toujours la même fonction, mais sur d’autres théâtres d’opération. Ainsi, son action caritative non-gouvernementale en Palestine occupée participe du plan de communication du gouvernement colonial israélien.
En outre, CARE-France est financée par des banques et des transnationales qui utilisent son image de bienfaisance pour faire taire les critiques qui les accusent de se comporter comme des prédateurs économiques plutôt que comme des créateurs de richesses.

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David Axelrod, le spécialiste de la création d’ONG pour le compte de transnationales, est aujourd’hui conseiller en communication de Barack Obama.

Aux États-Unis, le cabinet ASK Public Strategies s’est spécialisé dans la création d’ONG pour le compte de transnationales. Le but est de permettre aux entreprises de peser indirectement sur le débat public. Cette méthode suppose évidemment que l’on conserve secret le lien entre l’ONG et la transnationale qui la finance. La découverte de celui-ci peut s’avérer dangereux, comme lorsque la presse révéla que l’association de consommateurs pour une électricité fiable, CORE, était en réalité une création d’ASK Public Strategies pour le compte des centrales nucléaires civiles Excelon. Quoi qu’il en soit, le fondateur d’ASK Public Strategies, David Axelrod, est aujourd’hui le conseiller principal du président Barack Obama.

Au début du XXe siècle, le sénateur belge Henri La Fontaine créa l’Union des associations internationales [23]. Celle-ci joua un rôle dans la constition de la Société des Nations, ancêtre de l’ONU, et de l’Institut international de coopération intellectuelle, qui préfigura l’UNESCO. À l’époque, l’idée était que la paix n’était pas simplement affaire des gouvernements, mais concernait tout un chacun. Les associations se devaient de jouer un rôle éducatif.

Aujourd’hui, le Conseil économique et social des Nations Unies a accordé un statut consultatif à 3 195 ONG qui leur permet d’avoir accès aux conférences internationales à la fois pour s’y informer et pour pousser leur idées [24]. Leur liste constitue un inventaire à la Prévert. Bien sûr, aux côtés de CARE-International, on trouve des associations regroupant des entreprises transnationales (par exemple le Business Council for Sustainable Development cité plus haut ou le World Economic Forum de Davos) et des associations paravent de la CIA (comme la Ford Foundation [25] ou la Freedom House [26]). En d’autres termes, avec le temps, on s’est singulièrement éloigné du principe fondateur de participation des individus à la paix.

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Jacques Attali

Dans cette perspective, Jacques Attali [27] a proposé de créer une Organisation des Associations Unies, dotée d’un pouvoir décisionnaire et participant à une nouvelle « gouvernance mondiale » [28]. Les ONG tireraient leur légitimité de leurs « combats pour la mise en œuvre des fondements de la démocratie : la liberté d’expression, la protection des femmes et des enfants, la lutte contre la peine de mort, le droit au travail, le droit au crédit, le droit au logement » (sic).
Ce projet consacre la lente dérive de grandes ONG qui entendent utiliser leur image pour s’emparer de leviers de décision politique au détriment de la souveraineté des peuples.

 Julien Teil
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[1] « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 août 2001. Les Armées Secrètes de l’OTAN, par Daniele Ganser, éditions Demi-lune, 2007.

[2] « Histoire secrète de l’Union européenne », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 28 juin 2004.

[3] Voir le site internet de la Fondation Hippocrène.

[4] Op. cit.

[5] Op. cit.

[6] Financier - The Biography of André Meyer : A Story of Money, Power, and the Reshaping of American Business, par Cary Reich, John Wiley & Sons, 396 pp., 1983. Version française : Un financier de génie : André Meyer, Belfond, 293 pp., 1986.

[7] Mémoires, par David Rockefeller, Fallois, 507 pp., 2006.

[8] Un homme d’influence, biographie de Siegmund Warburg, par Jacques Attali, Fayard, 571 pp., 1992.

[9] Ces messieurs de Lazard, par Martine Orange, Albin Michel, 354 pp., 2006.

[10] Marina Sauvage de Brantes était l’épouse de Guy Sauvage de Brantes, qui fut associé-gérand chez Lazard Frères aux côtés de Jean Guyot, puis directeur du maroquinier Hermès. De ce fait, elle est aussi la belle-sœur d’Anne-Aymonde Giscard d’Estaing. Son fils Emmanuel de Brantes est chroniqueur mondain à la radio et à la télévision.

[11] Arielle Malard-de Rothschild est l’épouse du propriétaire du journal Libération, Edouard de Rothschild. Le couple était proche de Nicolas et Cécilia Sarkozy qui sont venus passer leurs vacances avec eux dans leur résidence de La Baule.

[12] L’association Pasteur Weizmann a été créée à l’initiative de Simone Veil lorsqu’elle était ministre de la Santé. Elle permet à l’institut Pasteur (France) et à l’Institut Weizmann (Israël) de mener ensemble des programmes de recherche contre le cancer.

[13] Lily Safra est le veuve du banquier libano-israélien Edmond Safra, mort assassiné à Monaco, en 1999. Il était, entre autres, le principal mécène de l’Institut Weizmann en Israël.

[14] W Bowman Cutter fut chargé de la réorganisation de la Banque mondiale en 1983 sous la présidence d’Alden W. Clausen. Durant l’administration Clinton, il est adjoint de Robert Rubin. À ce titre, il est l’un des pères des législations qui ont conduit à la financiarisation de l’économie et à la crise financière mondiale de 2008. Il a théorisé les bienfaits de la globalisation pour le Council on Foreign Relations. M. Cutter était un des responsables de l’équipe de transition Obama-Biden. Il a supervisé le choix des hauts fonctionnaires qui dirigent le Bureau du Budget.

[15] Le Dr Gayle est pédiatre. Elle a dirigé le département Santé de la Banque mondiale. Elle est administratrice du Council on Foreign Relations et du Center for Strategic and International Studies. En tant que médecin militaire, elle a le rang de contre-amiral dans l’U.S. Navy.

[16] Site officiel de CARE-USA.

[17] « Retour sur les causes de la crise alimentaire mondiale », par Damien Millet et Éric Toussaint, Réseau Voltaire, 7 septembre 2008.

[18] Interview BFM du 13 décembre 2008.

[19] Site officiel de Survie.

[20] Site officiel d’Attac-France.

[21] « Organisations non (?) gouvernementales », par Thibault Le Texier, La Lettre du Forum de Delphes, novembre 2007.

[22] Bound to Lead : The Changing Nature of American Power, par Joseph Nye, New York, Basic Books, 1990.

[23] Site officiel de l’UIA. L’Union des associations internationales est aujourd’hui présidée par le Française Anne-Marie Boutin, conseiller référendaire à la Cour des comptes.

[24] Site officiel du département ONG du Conseil économique et social de l’ONU.

[25] « La Fondation Ford, paravent philanthropique de la CIA » et « Pourquoi la Fondation Ford subventionne la contestation », par Paul Labarique, Réseau Voltaire, 5 et 19 avril 2004.

[26] « Freedom House : quand la liberté n’est qu’un slogan », Réseau Voltaire, 7 septembre 2004.

[27] Jacques Attali est aujourd’hui président de la banque virtuelle PlaNet Finance, dont la direction est assurée aux USA par Pierre Albouy du groupe Rothschild et au Conseil consultatif de laquelle siègent Michael David-Weill, Jean-Marie Messier et Felix Rohatyn, les leaders historiques de la banque Lazard.

[28] « Discours au sommet mondial des ONG », par Jacques Attali, Réseau Voltaire, 10 septembre 2004.

http://www.voltairenet.org/article161139.html

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 00:44

Pays en développement
Vers une nouvelle crise de la dette

 

par Éric Toussaint
*

La crise financière nord-américaine produit une onde de choc dans l’économie globale. Les ressources des pays en développement s’assèchent tandis que le loyer de l’argent s’élève. Une nouvelle crise de la dette est imminente. Des économies émergentes peuvent être englouties par cette vague. Ici l’enjeu n’est pas de savoir si les banquiers des pays riches toucheront leurs bonus, mais comment les populations des pays pauvres pourront survivre.




 



Bien qu’il représente une ponction très importante sur les recettes des pouvoirs publics [1], le remboursement de la dette publique, entre 2004 et 2008, n’a pas constitué un grand problème pour la plupart des pays à moyens revenus et pour les pays exportateurs de matières premières en général. En effet, la plupart des gouvernements de ces pays trouvaient facilement des prêts à des taux historiquement bas leur permettant de trouver les fonds nécessaires. Néanmoins, la crise de la dette privée qui a éclaté dans les pays les plus industrialisés en 2007 a modifié radicalement les conditions d’endettement des « Pays en développement » (PED), qui se dirigent vers une nouvelle crise de la dette.

Un peu d’histoire

Au cours des deux siècles précédents de l’histoire du capitalisme, plusieurs crises internationales de la dette ont éclaté (on en compte trois au 19e siècle et deux au 20e siècle [2]). Elles ont affecté directement le destin des pays émergents [3]. Les origines des crises et les moments où elles éclatent sont intimement liés au rythme de l’économie mondiale, et principalement de celle des pays les plus industrialisés. Chaque crise de la dette a été précédée d’une phase de surchauffe de l’économie des pays du Centre au cours de laquelle il y a eu surabondance de capitaux dont une partie a été recyclée vers les économies de la Périphérie. La crise est généralement provoquée par une récession ou un krach frappant certaines des principales économies industrialisées. La crise qui a éclaté à partir de 2007-2008 dans la Triade [4] confirme cette « règle ».

Entre 2004 et 2008, une grande partie des PED ont vu leurs recettes d’exportation fortement augmenter en raison de la hausse des prix des marchandises qu’ils vendent sur le marché mondial : hydrocarbures (pétrole et gaz), minéraux et produits agricoles. Cela leur a permis à la fois de puiser dans ces recettes en devises pour rembourser la dette et d’avoir la crédibilité suffisante pour contracter de nouveaux prêts.

De plus, les banques commerciales du Nord, qui avaient fortement réduit leurs prêts à partir de la fin des années 1990 suite aux crises financières dans les PED, ont progressivement rouvert toutes grandes les vannes des prêts de 2004 à 2008 [5]. D’autres groupes financiers privés (fonds de pensions, sociétés d’assurance, hedge funds) ont fourni du crédit aux PED en achetant les bons qu’ils émettaient sur les principales places financières. Des États ont également augmenté l’offre de crédits aux PED, de la Chine qui prête tous azimuts au Venezuela qui finance l’Argentine et des pays de la Caraïbe. En général, les taux demandés étaient nettement plus avantageux que ceux qui ont prévalu jusqu’au début des années 2000. Il faut ajouter à cela l’abondant crédit octroyé à l’intérieur des PED par les banques locales ou étrangères qui opèrent au Sud.

Le basculement de 2007

Un changement est intervenu avec la crise de la dette privée dans les pays les plus industrialisés en 2007 [6]. Le déclencheur en a été l’éclatement de la bulle spéculative dans le marché de l’immobilier aux États-Unis qui a entraîné l’effondrement de plusieurs marchés de la dette privée (marché des subprimes, des ABCP [7], des CDO [8], des LBO [9], des CDS [10], des ARS [11]…). Cette crise est loin d’être terminée et le monde est seulement en train de découvrir ses multiples répercussions.

Alors que l’argent du crédit coulait à flot jusqu’en juillet 2007, les différentes sources privées se sont taries subitement au Nord. Les banques privées complètement engluées dans des montages chancelants de dettes ont commencé à se méfier les unes des autres et ont rechigné à se prêter de l’argent. Il a fallu que les pouvoirs publics des États-Unis, d’Europe occidentale et du Japon injectent massivement et à plusieurs reprises des liquidités (plus de 2 000 milliards de dollars et d’euros en 2007-2009) pour éviter la paralysie du système financier au Nord. Pendant ce temps, les banques privées qui se finançaient en vendant des titres non garantis n’ont plus trouvé acquéreur sur les marchés financiers du Nord. Elles ont dû commencer à assainir leurs comptes en amortissant les énormes pertes dues à leurs opérations aventureuses des dernières années. Pour s’en sortir, elles ont dû faire appel à des apports d’argent frais. Cet argent a été fourni au début par les fonds souverains des pays asiatiques et par ceux du Golfe persique. Ensuite, les États du Nord sont venus massivement à la rescousse. Les banques qui n’ont pas trouvé à temps de l’argent frais ont été rachetées par d’autres (Bear Stearns [12] et WAMU ont été rachetées par JPMorgan) ou par l’État (en Grande Bretagne, Northern Rock Bank, Royal Bank of Scotland et l’établissement de crédit hypothécaire Bradford & Bingley ; le gouvernement des Pays-Bas a acheté ABN Amro ; le gouvernement belge a acheté de manière temporaire Fortis Bank pour la revendre ensuite à BNP Paribas ; le gouvernement états-unien a « nationalisé » Freddie Mac et Fannie Mae ainsi que AIG [13], etc.). La nationalisation de Freddie Mac et de Fannie Mae est un exemple parfait de la privatisation des bénéfices en temps de prospérité économique et de socialisation des pertes en temps de dépression. Ces deux institutions ont été privatisées au moment où elles produisaient de gros bénéfices. Avec la crise dans l’immobilier qui a éclaté en 2007, la situation de Freddie Mac et de Fannie Mae s’est dramatiquement dégradée. Alors qu’elles avaient distribué des dividendes à leurs actionnaires privés en 2007, les deux institutions subitement aux abois ont appelé l’État à la rescousse afin qu’il prenne en charge leurs pertes. Leur portefeuille de crédits hypothécaires s’élève à 5 300 milliards de dollars (c’est-à-dire l’équivalent de quatre fois la dette publique externe de l’ensemble des PED). L’éditorial du très néolibéral The Economist du 30 août 2008 déclara lui-même : « C’est le pire aspect du capitalisme : il signifie que les actionnaires et les dirigeants jouissent des profits tandis que les contribuables paient l’ardoise quand il y a des pertes ».

Dans un premier temps, la plupart des PED n’a pas souffert

En 2007, les Bourses de valeurs d’une série de PED ont vu affluer de l’argent spéculatif qui fuyait l’épicentre du séisme financier, c’est-à-dire l’Amérique du Nord. Les capitaux libérés par l’explosion de la bulle immobilière qui a traversé l’Atlantique d’Ouest en Est (l’Irlande, la Grande-Bretagne, l’Espagne ont été particulièrement touchées et la liste s’est allongée au fil du temps) se sont jetés sur d’autres marchés : les Bourses de matières premières et de produits alimentaires qui sont situées au Nord (renforçant par là même l’augmentation des prix) et certaines Bourses de valeurs du Sud. Mais cela n’a pas duré longtemps : en 2008, toutes les Bourses de valeurs du Sud étaient les grandes perdantes. Certaines d’entre elles sont reparties à la hausse en 2009 (Chine, Taïwan, Brésil, Russie…), mais pour combien de temps ?

Par ailleurs, la décision de la Réserve fédérale des États-Unis de baisser à plusieurs reprises son taux d’intérêt directeur a aussi allégé provisoirement le fardeau de la dette du Sud. Mais la situation changea radicalement mi-2008 quand les primes de risque-pays augmentèrent fortement et quand les banques du Nord restreignirent l’offre de nouveaux crédits destinés à refinancer le paiement de la dette. De la même manière, les investisseurs institutionnels (fonds de pension, assurances, banques…) réduisirent l’achat de titres de la dette du Sud pour acheter en priorité les bons du Trésor des États-Unis. Les prix des matières premières, qui s’étaient maintenus à la hausse jusqu’en juillet 2008, entamèrent une chute brutale. De plus, en 2008-2009, les monnaies des pays latino-américains se dévaluèrent face au dollar. Cela augmenta à nouveau le coût de la dette externe qui se paie majoritairement en dollars.

La Banque des Règlements Internationaux (BRI) confirme : « La crise économique et financière a frappé de plein fouet les « Économies émergentes » (ÉcÉm) au dernier trimestre 2008. La faillite de Lehman Brothers, en septembre 2008, a été suivie par un recul sans précédent de la demande d’exportations, qui a coïncidé avec un important reflux des prêts bancaires internationaux et de l’investissement de portefeuille étranger. Le cours de change de nombreux pays s’est déprécié, la valorisation des actions a baissé et le coût du financement extérieur a fortement progressé. Avec l’atonie de la consommation et des dépenses d’investissement dans les économies avancées, la demande d’exportations des Économies émergentes s’est effondrée, ce qui a accentué l’inversion des flux de capitaux et mis fin à une longue période de croissance tirée par les exportations et soutenue par les entrées de fonds [14]. »

Baisse des réserves en devises des PED en 2008-2009

Toujours selon la BRI, les réserves en devises des PED se sont mises à baisser : « Le stock d’avoirs de change, après avoir culminé en 2008, a fortement diminué dans plusieurs Économies émergentes, s’établissant à plus de 4 300 milliards [de dollars] pour l’ensemble du groupe en janvier 2009. […] Ainsi, au premier trimestre 2009, le niveau des réserves de change était tombé à 80 % de celui de juin 2008 en Corée et en Inde, à environ 75 % en Pologne et à 65 % en Russie. En cas de persistance des chocs extérieurs, ces ponctions soulèvent des interrogations, même si les stocks demeurent abondants, d’après les indicateurs classiques [15]. »

Le ralentissement de la croissance économique, clairement perceptible en Amérique du Nord, en Europe et au Japon, a entraîné une réduction des exportations de produits manufacturés, principalement par la Chine, le Mexique et d’autres pays asiatiques. La demande interne chinoise ne sera pas en mesure de pallier à la réduction de la demande externe.

Le reflux de l’activité économique dans les pays industrialisés, en Chine et dans d’autres pays asiatiques gros consommateurs de matières premières (Malaisie, Thaïlande, Corée du Sud…), ainsi que la réduction des capitaux financiers disponibles pour spéculer à la hausse sur les marchés du futur, ont entraîné une réduction des prix des hydrocarbures et de quasiment toutes les autres matières premières (y compris les produits agricoles) : « La baisse des dépenses en biens de consommation durable dans les pays avancés pendant le second semestre 2008 a lourdement pesé sur les exportations dans les secteurs de l’automobile et des technologies de l’information (TI). Pour l’automobile, qui représente une part notable du PIB dans plusieurs Économies émergentes (3 % en Turquie, 6 % au Mexique, 8 % en Corée et en Thaïlande et plus de 10 % en Europe centrale), les exportations ont chuté, par exemple de 45 % au Mexique en février 2009 et de 54 % en Turquie au premier trimestre 2009. […] De plus, le ralentissement de la croissance mondiale a précipité un fléchissement des cours des produits de base. Entre juillet 2008 et mars 2009, les cours du pétrole ont cédé 65 %, et ceux des autres produits de base, 34 %. […] Or, les produits de base comptent pour plus de 40 % des exportations en Amérique latine (au-delà de 20 % au Mexique) [16]. »

Il faut y ajouter une forte réduction des transferts des migrants vers leur pays d’origine. Les travailleurs mexicains, équatoriens, boliviens qui travaillent dans le secteur de la construction aux États-Unis et en Espagne sont directement touchés par la crise de l’immobilier et perdent en masse leur emploi.

Durcissement des conditions de prêt

Pendant que les recettes des États baissent, les dépenses pour le remboursement de la dette augmentent. Les banques réduisent leur offre de crédits et exigent une augmentation des primes de risque. Les pertes que les banques doivent éponger se sont constamment élevées depuis 2007. Le nombre de défauts de paiements a augmenté dans le Nord. Le marché des Credit default swaps, ces produits dérivés non régulés qui étaient censés protéger les détenteurs de créances contre le risque de non paiement, est plongé dans l’incertitude tant les sommes en jeu sont énormes [17].

Et nous sommes seulement au début de ce durcissement des conditions. En juin 2008, la BRI écrivait : « Même si les primes souveraines (c’est-à-dire les primes de risque que paient les pouvoirs publics aux prêteurs) demeurent bien inférieures aux niveaux observés durant les précédents épisodes de turbulences financières, elles sont beaucoup plus élevées qu’au premier semestre 2007, de sorte que les tensions sur les financements risquent de devenir contraignantes » [18]. La BRI ajoutait un peu plus loin : « En ce qui concerne les entreprises, la hausse récente des primes de risque sur leurs obligations a souvent été plus forte que celle des primes souveraines, ce qui laisse penser que certains emprunteurs commencent à ressentir les effets d’un durcissement des conditions de crédit, après de nombreuses années d’endettement facile [19]. » Puis : « Dans le contexte de turbulences qui frappe les banques des économies avancées, la seconde grande source de vulnérabilité pour certaines économies émergentes est le risque de tarissement des entrées de capitaux bancaires. Par le passé, ces flux se sont inversés brutalement à plusieurs reprises, comme au début des années 1980 pour l’Amérique latine et en 1997-1997, pour l’Asie émergente [20]. »

Dans la version suivante de son rapport, en 2009, la BRI affirme : « En Amérique latine, par exemple, au premier trimestre 2009, plusieurs grandes banques internationales n’ont reconduit que 50–60 % des lignes de crédit commercial octroyées en 2008. […] De plus, les rapatriements de bénéfices se sont fortement accrus dans certains cas, car, à l’instar des banques internationales, nombre de multinationales ont eu besoin de liquidité sur leur marché d’origine. D’après le Centre de développement de l’OCDE, les rapatriements de ressources financières vers les sociétés mères expliquent la chute du réinvestissement des bénéfices et des prêts intragroupes. Puisque la crise actuelle s’accompagne d’une contraction sans précédent de l’activité économique mondiale, il est extrêmement difficile de prévoir quand et dans quelle mesure les capitaux privés reviendront vers les Économies émergentes [21]. »

Conclusions

En conséquence de la crise qui a éclaté dans les pays les plus industrialisés, les conditions de prêts se sont déjà considérablement durcies pour les PED. Les importantes réserves de change qu’ils avaient engrangées ces dernières années ont constitué un amortisseur des effets de ce durcissement, mais elles ne suffiront sans doute pas à les protéger totalement. Certains maillons faibles de la chaîne de l’endettement au Sud sont directement touchés par la chute des matières premières. C’est par exemple le cas de l’Équateur (chute du prix du pétrole) et de l’Argentine (chute du prix du soja exporté). La situation n’est absolument pas sous contrôle et il faut agir résolument pour que ce ne soit pas les peuples qui paient une fois de plus le prix fort [22].

 Éric Toussaint

Président du CADTM Belgique (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde). Dernier livre publié : Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM/Syllepse, 2008.



http://www.voltairenet.org/article161408.html
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 00:27



Sortir de la crise du capitalisme
ou du capitalisme en crise ?

 

Sortir des sentiers battus de la politique est une nécessité dans la période actuelle. Si c’était possible, il y aurait une majorité de citoyens à vouloir reconstruire le monde sur des bases nouvelles. Mais il y a aussi la peur de tout ce qui est nouveau et révolutionnaire.

 

Autrement dit, faut-il sortir de la crise du capitalisme ou du capitalisme en crise ? (Samir Amin, Tribune sur le site de Marianne, 25 juillet : «Marx n’a jamais été aussi utile»).

 

Comparer les privilèges dans la société de l’Ancien Régime et ceux imposés par le capitalisme d’aujourd’hui est pertinent (voir, sur ce blog, L'aveuglement des élites de la finance, comparé à la situation en 1789 - 9 juillet 2009).

 

Le quotidien Le Monde, hier, a donné une large place à la nuit du 4 au 5 août 1789, à commencer par l’édito. « Trois semaines après la révolte parisienne et la prise de la Bastille, l'Assemblée constituante met à bas l'édifice multiséculaire de l'Ancien Régime. En quelques heures de transe collective, ce sont tous les privilèges de l'aristocratie, de l'Eglise et des provinces qui sont abolis. Et remplacés par le principe - révolutionnaire, au sens strict du terme - de l'égalité de tous devant la loi ». Lire 1789-2009.

 

D’autres articles (Le Monde, 3 août) apportent un éclairage intéressant :

 

"Notre société est aussi sclérosée qu'à la fin de l'Ancien Régime"

 

Professeur de philosophie à l'université de Poitiers, Patrick Savidan est également président de l'Observatoire des inégalités et directeur de la rédaction de la revue Raison publique. Il est l'auteur de Repenser l'égalité des chances (Grasset, 2007). Propos recueillis par Thomas Wieder.

« En 1789 déjà, certains faisaient valoir que l'aristocratie ne représentait qu'à peine 1 % de la population, et qu'il ne fallait pas aiguiser la jalousie du peuple à l'égard de ses élites naturelles. L'exigence d'égalité et de justice fiscale était pourtant nécessaire, incontournable. Elle l'est toujours aujourd'hui."

« C'est l'une des scènes fondatrices sur lesquelles s'est construite l'identité de la France contemporaine. Dans la nuit du 4 au 5 août 1789, l'Assemblée constituante renversait une organisation sociale plusieurs fois centenaire, bâtie sur un enchevêtrement de coutumes et de statuts, pour lui substituer un ordre nouveau, régi par le principe de l'égalité de tous devant la loi.

Cette nuit-là, rappellent les manuels scolaires, "les privilèges ont été abolis". Trois semaines après la prise de la Bastille, l'Ancien Régime s'effondrait. Moment inouï qui, deux cent vingt ans plus tard, imprègne encore profondément l'imaginaire politique des Français (…) » Jérôme Gautheret et Thomas Wieder.

 

"Une nouvelle nuit du 4 août est nécessaire"


Thomas Piketty
, professeur à l'Ecole d'économie de Paris, a publié "Les Hauts revenus en France au XXe siècle : inégalités et redistribution" (Hachette, "Pluriel", 2006). Entretien.

« "Comme en 1789, la question des "privilèges" se pose avec une gravité particulière dans le domaine fiscal. La nuit du 4 août, en effet, a débouché sur une révolution fiscale fondée sur le principe de l'universalité de l'impôt (…) ».


Cet article est le 33ème paru sur ce blog dans la catégorie
République Parlement.

.

http://mrc53.over-blog.com/article-34580873.html

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 00:21

Les services publics ont-ils encore un avenir ?

Opinion (bien modérée) de Raphaël
03/08/09 :: 3:44
inv
Les services publics ont-ils encore un avenir ?
inv
A l’heure où nos gouvernants appliquent aveuglément les préceptes de la commission européenne et libéralisent tous azimuts les secteurs confiés auparavant à la sphère publique, il est salubre de récuser quelques idées reçues largement entretenues par nos hommes politiques et autres aréopages d’experts économiques.


De la libéralisation - scandaleuse - des autoroutes, au secteur de l’énergie, en passant par celui de l’eau, l’impérialisme de la « concurrence libre et non faussée » chère à la commission européenne préempte toutes autres valeurs à la faveur d’une pseudo efficacité économique. L’absence de concurrence ne favoriserait ni l’innovation ni les gains de productivité ; le coût d’un service géré par la sphère publique serait ainsi plus élevé que celui géré par le privé.
Au delà de toute idéologie, il faut alors examiner scrupuleusement les faits. Le développement d’un marché concurrentiel est-il vraiment bénéfique aux consommateurs ? Est-il exact que la concurrence fasse baisser les coûts ?


Rappelons tout d’abord qu’un service public sert l’intérêt général. Il assure notamment la cohésion sociale d’un pays en permettant à tout à chacun de bénéficier de la même qualité de service quelque soit son origine sociale ou sa situation géographique et tente, autant que faire se peut, de minimiser le nombre de laissé-pour-compte. En effet, exclure l’accès à certaines populations, à cause du coût trop élevé ou de l’éloignement géographique, à certains droits fondamentaux tels que l’éducation, la santé, l’eau, ou l’électricité ne peut que favoriser la création de ghettos et attiser les animosités et rancœurs entre individus. C’est une vision humaniste de la société à opposer à la tendance actuelle d’individualisation et de stigmatisation, le chacun pour soi devenant la norme. Les violences urbaines toujours plus nombreuses initiées par une population s’estimant laissée-pour-compte sont là pour en témoigner.


L’intérêt général inclut également celui des entreprises. Plus un territoire bénéficie d’une infrastructure de qualité - qu’il s’agisse d’éducation, de système de santé performant, de réseau de transport efficace ou de qualité de vie, plus ce territoire sera attractif pour les investisseurs potentiels. Tordons le cou aux idées reçues : malgré tous les défauts que l’on nous prête, la France reste en 2008, une terre d’accueil privilégiée concernant le volume des investissements étrangers et se classe en deuxième position derrière les États-Unis ex-æquo avec le Royaume-Uni (2). Étonnant non ?


Les services publics gomment les défaillances d’un marché plus attaché à maximiser sa rentabilité en se concentrant sur les segments les plus rémunérateurs que d’assurer un service accessible à tous. La gestion privée de la santé américaine est sur ce point symptomatique : 50 millions d’américains, soit près de 1/5 de la population ne sont pas couverts par une assurance maladie et « le coût de la couverture médicale augmente dix fois plus vite que le salaire médian »(1). La crise « aidant », les choses ne risquent donc pas de s’améliorer à moyen terme. Les conséquences sont surprenantes pour un membre des pays les plus industrialisés : le taux de mortalité infantile est équivalent à celui de la Malaisie, 18000 personnes meurent prématurément chaque année d’absence de couverture santé, 13% des femmes enceintes ne sont pas régulièrement suivies, etc.


Attaquons-nous maintenant au cœur d’une croyance profondément enracinée : le public serait incapable de gérer de manière optimale ses coûts. Mais, le privé est-il vraiment exempt de tout reproche ?


Primo, il est nécessaire de rappeler - n’en déplaise aux libéraux - que la « concurrence libre et non faussée » n’existe pas. Sans régulation, un marché concurrentiel serait livré à une jungle et à une guérilla commerciales ; il est impératif d’établir des règles et de les faire respecter. Ainsi, l’état finance des organismes de régulation : l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) pour les télécommunications, la Commission de Régulation des Énergies (CRE) pour le marché de l’électricité et du gaz, chaque secteur a son organisme, et bien entendu, tout cela à un coût, jamais pris en compte et bien souvent sous-estimé.


Secundo, le capitalisme étant basé sur la propriété individuelle, chaque opérateur doit posséder son propre réseau. C’est le cas par exemple pour les trois opérateurs français de téléphonie mobile. Pas d’économie d’échelle possible, on imagine le gaspillage. De la même manière, vouloir libéraliser les chemins de fer n’a aucun sens : difficile de multiplier les voies ou de permettre à plusieurs compagnies de se partager le Paris/Nantes. Cela relèverait du casse-tête.


Enfin, il ne faut pas oublier les coûts liés à la rémunération du capital (dividendes) et à la commercialisation des produits (marketing, publicité). On le voit, le gain pour le consommateur n’est pas évident et sans réel fondement. A titre d’exemple, citons une nouvelle fois le cas de la santé aux États-Unis. C’est le système le plus cher du monde : 16 % du PIB y est consacré, deux fois plus que la moyenne de l’OCDE avec des résultats pour le moins mitigés.


http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkuAklVuZFDobbPVOz.shtml

Affirmer urbi et orbi que la libéralisation d’un marché ne peut qu’être bénéfique au consommateur est proche d’un comportement délictueux. La vérité est beaucoup plus contrastée. Les services publics sont globalement bénéfiques à la société : le privé a besoin du public tout comme le public a besoin du privé. Il faut certes dénoncer certains corporatismes et rigidités bureaucratiques, et favoriser l’innovation technologique au sein de la sphère publique, mais de là à juger le secteur public totalement inefficace et le démanteler bon gré mal gré en vertu du primat de l’idéologie libérale, le chemin est long. En érigeant la rentabilité court-termiste comme seul critère de performance, on en oublie l’essentiel : la paix, la préservation de l’environnement, la dignité des personnes, la justice sociale, la satisfaction du consommateur ne sont plus pris en compte.


Le traité de Lisbonne signé en 2007 reconnaît enfin les services publics : la concurrence n’est plus une fin en soi et les états membres pourront les organiser et les financer. Reste à combattre les idées reçues et l’aveuglement dogmatique de certains... notamment chez nos élites dirigeantes...

(1)
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13852

(2) http://www.minefe.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/090313bilan_afii/som_090313bilan_afii.php
inv
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 00:06
Non à l’impôt catalytiqueTaxe carbone : les pauvres paieront. Evidemment, comme ils le font toujours, sans moufter!

Opinion: Luc Rosenzweig
01/08/09 :: 9:08
inv
Non à l’impôt catalytiqueTaxe carbone : les pauvres paieront. Evidemment, comme ils le font toujours, sans moufter!
inv
Heureusement que Michel Rocard ne pratique pas le jogging, car son hyperactivité – ambassadeur polaire, commissaire à la taxe carbone et au grand emprunt national, en sus des innombrables colloques, congrès et symposiums auxquels cet octogénaire se fait un devoir de participer – n’a rien à envier à celle du président de la République.


L’ancien Premier ministre s’est remis dans les habits de l’inspecteur des Finances qu’il fut avant d’entrer en politique pour plancher sur l’élaboration de cette fameuse taxe carbone qui fait partie du « paquet » adopté par le Grenelle de l’écologie.


Le principe en est simple et repose sur la fameuse formule du pollueur-payeur.


L’utilisateur de combustibles fossiles – essence, diesel, gaz naturel, charbon – serait taxé en fonction des émissions de CO2 produites au cours de ses déplacements et pour le chauffage de son habitation. Des formules mathématiques complexes (au moins pour l’auteur de ces lignes) ont été mises au point pour évaluer le CO2 rejeté dans l’atmosphère par ces divers combustibles.


Voilà qui est bel et bon, écologiquement vertueux et politiquement correct dans un contexte où le rabâchage apocalyptique environnemental est électoralement payant.


On négligera, bien sûr, de faire valoir que la ponction opérée sur le budget des ménages d’un pays qui représente moins de 1% de la population mondiale et guère plus en pourcentage de C02 émis réduira en proportion les gaz à effet de serre dans l’atmosphère. De faire remarquer que notre cheptel de bovidés roteur et péteur pourra continuer de propulser sans bourse paysanne délier son méthane dans l’éther, dans des quantités qui n’on rien à envier, paraît-il à celles de notre parc automobile…


Con-Bandit a tranché : cette taxe est ré-vo-lu-ti-on-aire et c’est un expert qui vous parle. Sarko est, de surcroît, prié par Dany de ne pas reculer sous peine de passer pour une lavette.


Dans l’espace rural que je fréquente assidument, puisque j’y demeure, cette actualité fiscale a provoqué un enthousiasme, disons, modéré. Le climat rude de nos montagnes est facteur d’utilisation intense de combustible pendant l’hiver, et le manque de transport en commun impose l’utilisation de l’automobile en toute circonstances : aller à son boulot, faire ses courses, se cultiver, faire du sport.


Il n’est pas question, pour l’instant, d’une mise en place simultanée de la taxe et de solutions alternatives efficaces pour compenser les effets de la taxe carbone sur les revenus des ménages, comme des transports en commun performants et attractifs.


Dans ces espaces, seuls les inactifs aisés dans mon genre auront les moyens d’échapper à un impôt qui frappera de plein fouet les ménages modestes, astreints à des déplacements parfois longs pour leur travail et logeant dans des immeubles construits à une époque où l’on se fichait des économies d’énergies comme du prix du baril…


On veut me taxer le diesel de ma bagnole ? M’en fous, vais changer pour une hybride japonaise à 25 000 euros. On me pique du blé chaque fois que j’ouvre le gaz pour me chauffer ou faire mijoter des petits plats ? Rien à cirer, je vais installer une chaudière à bois, où brûleront des bûches de mes forêts ou de celle de mon voisin achetées sans factures et ni taxes.


Dans le registre ubuesque qui accompagne cette agitation autour de la taxe carbone, l’idée d’un « chèque vert » remboursable sous conditions de revenus et de conditions de vie est une nouvelle preuve des insanités qui peuvent émerger de cerveaux pourtant réputés bien faits, comme ceux des inspecteurs des Finances. On vous pique du blé, puis on vous le rend, non sans avoir, au passage créé une nouvelle bureaucratie chargée de collecter, et une autre chargée de redistribuer le montant de cette nouvelle taxe. Et si on commençait par ne pas la prélever sur ceux qui en seraient remboursés, ça serait trop simple ?


Il n’est pas besoin d’être un fin stratège politique pour sentir que cette taxe recèle un potentiel politiquement explosif, dont Con-Bandit à des raisons de se réjouir, pour autant qu’il ne paiera pas les pots (d’échappement) cassés. La balle est maintenant dans le camp du
gouvernement et du président dont on observera avec une attention gourmande la manière dont ils vont se sortir du piège vert.


http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkuAEFkpllUsXjnDuC.shtml
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