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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 04:39
mbLa députée verte Martine Billard rejoint le Parti de gauche

Par Olivier Bonnet (Plume de presse)

L’écolo-journaliste Hervé Kempf l’a écrit : Pour sauver la planète, sortez du capitalisme. Nous en tirions la conclusion logique dans un précédent billet que la vraie écologie est anticapitaliste. Martine Billard, très recommandable députée de Paris, illustre ce propos en démissionnant des Verts pour rejoindre le Parti de gauche. Elle s’en explique longuement sur son blog, dans un billet titré Pourquoi je démissionne des Verts. Extraits.

"J’ai décidé de démissionner aujourd’hui d’une organisation dont le projet n’a plus que de lointains rapports avec celui auquel j’avais adhéré il y a 16 ans. (...) les Verts se préoccupent peu des questions sociales et encore moins du travail, en dehors de déclarations généralistes. A l’exception du champ environnemental, ce sont toujours les mêmes militants, ceux qu’on appelle la « gauche des Verts », qui sont présents depuis des années sans réel soutien du parti Verts et souvent même en opposition avec d’autres militants pour qui il est incongru de perdre son temps avec le social lorsqu’on est écologiste. (...) tout débat véritable est étouffé au profit d’un seul objectif, obtenir le plus d’élus possibles. Certains appellent cela du pragmatisme, malheureusement cela tourne souvent à l’opportunisme. (...) le cumul des mandats s’étend et se revendique (la moitié des parlementaires nationaux, bon nombre de conseillers régionaux). La course aux postes est constante et manifestement déjà relancée par le récent succès d’Europe Ecologie. La démocratie interne s’est réduite à une peau de chagrin et le fonctionnement clanique imprègne beaucoup de décisions : la transparence est en net recul et nombre de demandes d’éclaircissements, y compris au sein des instances de délibération des Verts (Conseil national interrégional), restent lettre morte. (...) J’ai toujours été une femme de gauche et je le reste. Je sais que certains considèrent cela comme dépassé, archaïque, ringard. C’est vrai que les partis de gauche sont souvent désespérants et incapables de comprendre les enjeux du 21e siècle. Mais, à droite, Nicolas Sarkzy est porteur d’un projet libéral-autoritaire pleinement assumé et il faudrait avoir honte d’être de gauche ? Lorsque la gauche se délite, comme dernièrement en Italie, c’est la droite dure et populiste qui occupe l’espace politique, et non le centre ou l’écologie. J’ai été élue députée en 2002 sur la base d’une candidature écologiste soutenue par le Parti socialiste au premier tour et par l’ensemble des forces de gauche au second tour. J’ai été réélue en 2007 dans une configuration similaire (Verts-PS-PRG, au premier tour et toute la gauche au second). Je ne peux donc me réjouir de la crise de la gauche alors qu’aucune force de gauche n’est encore prête à prendre le relais pour proposer un nouveau projet politique de transformation sociale, écologique et démocratique à la hauteur des réponses à apporter à la crise globale du système à l’échelle de la planète. Mes convictions écologistes n’ont pas changé, elles se sont même renforcées. Mais justement, parce que l’urgence est de plus en plus grande, je ne peux me résoudre à une simple gestion environnementale du système, toute positive qu’elle soit, sans que cela ne s’articule à un projet global clair. Pour affronter la crise actuelle - économique, sociale, démocratique et écologique -, il faut apporter des réponses qui ne se contentent pas de changements à la marge. Les Verts n’ont plus cette audace : d’un parti pour la transformation de la société, ils sont devenus un parti d’accompagnement. Les résultats des européennes constituent certes une bonne nouvelle pour l’écologie mais je suis en désaccord avec le projet politique d’Europe-Ecologie, tel que confirmé ces derniers jours par ses animateurs. En effet, je ne peux me retrouver dans un rassemblement qui entretient la confusion quant au clivage droite/gauche, au point, pour certains, de prôner un élargissement du rassemblement jusqu’à des environnementalistes membres du gouvernement UMP ou participant à des exécutifs municipaux de droite. J’ai donc décidé de faire le pari de construire ailleurs la synthèse entre le social et l’écologie pour laquelle je me pgsuis battue pendant 16 ans chez les Verts. C’est pourquoi, avec Paul Ariès, objecteur de croissance et directeur du journal Le Sarkophage, nous lançons un appel aux écologistes de gauche afin d’œuvrer à l’évolution du Parti de Gauche en ce sens, en participant à la préparation de son congrès programmatique de fin d’année. Face à l’hégémonie de la droite en Europe, c’est une force de gauche et écologiste qui est nécessaire, et non une force centriste.

Martine Billard
Paris, le 8 juillet 2009

Décidément, après le récent rapprochement avec le NPA d’Olivier Besancenot, une dynamique de rassemblement est en train de s’opérer autour du Parti de gauche. Faut-il préciser que nous nous en félicitons ?

 


Source: Plume de presse


 

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 04:37

Alerte,Sarkozy veut entraîner la France dans la guerre ! Sarkozy, c'est Bush



Alerte ! Pour Sarkozy,
"une attaque UNILATERALE de l'Iran
par Israël, serait une catastrophe absolue".

La France sera la première à ses côtés ! Sarkozy ne veut pas voir Israël partir seul en guerre, il l'accompagnera ! En d'autres termes, la France partira en guerre avec Israël contre l'Iran sans être attaquée, parce qu'en fait Sarkozy est un agent d'Israël, et il nous entraînera tous contre notre gré, il nous conduira à soutenir un Etat criminel qui devrait être mis au ban de l'humanité pour sa politique d'apartheid, pour ses actions criminelles aux quatre coins de la planète !! Chirac avait été le seul à s'opposer aux aventures impériales des USA-Israël, Sarkozy sera le premier partant, et d'ailleurs il veut cette guerre, en sous-mains il l'encourage !!!! Vous vous rendez compte du virage pris par la France ? Avant les élections présidentielles, j'alertai sur le danger que représentait Sarkozy, non seulement en matière de politique intérieure, anti-sociale, bien sûr, mais aussi en matière de politique étrangère ! C'est chose faite, nous sommes embarqués de gré et de force dans des guerres otanesques dont nous ne voulons pas ! Nous serons au premier rang !  Et la proie de représailles, naturellement !

Alerte, avec Sarkozy nous sommes en danger ! Il est fanatiquement sioniste, plus que les Israéliens eux-mêmes ! Et il conduira la France sur la pente fatale ! Non content de casser toute la politique sociale de la France, il va nous entraîner dans des guerres dont nous ne voulons pas, relayé par des journalistes infâmes, sionistes, souhaitant se servir de la France, de nous, donc, contre un Etat qui ne nous menace pas !!! C'est énorme, et si nous ne faisons rien, la France sera au premier rang des guerres !  





Les Français doivent savoir qu'ils ont élu un homme comme celui qui était vomi dans le monde entier : BUSH ! Un néo-conservateur, avec tout ce que cela implique d'irresponsable, de fanatique, de dément ! Sarkozy est un belliqueux, un impulsif, son écriture révèle des tendances hautement pathologiques ! Et c'est cet homme qui est en charge de la France, de sa sécurité, de la paix ou de la guerre, du bouton nucléaire !

Tous les masques tombent peu à peu !! Alerte, la France est en danger !

Eva, R-sistons à une politique menaçant la France et le monde ! (Et tous ceux qui la dénoncent, tous ceux qui aiment la France, sont aujourd'hui écartés et ostracisés ! )






Une "attaque unilatérale" de l'Iran par Israël "serait une catastrophe absolue", a affirmé jeudi le président français Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse en marge du sommet du G8.

"Israël doit savoir qu'il n'est pas seul et regarder tout ceci avec calme... Et si je me suis tellement battu au nom de la France pour qu'on parle de l'Iran et que les choses soient précises, c'est aussi pour envoyer un message aux Israéliens: +vous n'êtes pas seuls+", a-t-il déclaré.

Interrogé sur le programme nucléaire controversé de Téhéran, M. Sarkozy a répété que si les Iraniens ne voulaient pas discuter de cette question, "il y aura des sanctions".




Mercredi, les grandes puissances se sont donné deux mois pour décider de la conduite à tenir vis-à-vis de l'Iran, délai qu'elles pourront employer pour y voir plus clair dans une situation politique iranienne confuse et tâcher de savoir si elles peuvent enfin s'entendre.

"Ce n'est pas nous qui allons changer d'ici le 25 septembre. C'est aux Iraniens de réfléchir. Cela fait six ans que nous leur tendons la main en leur disant +arrêtez votre programme d'armement nucléaire+ (...) En août, le président iranien prêtera serment, un nouveau gouvernement sera présenté. Est-ce qu'il veut la discussion ou est-ce qu'il ne la souhaite pas? S'il ne le souhaite pas, il y aura des sanctions", a-t-il averti.

La question des sanctions, à cet égard, ne fait pas l'unanimité des puissances traitant avec l'Iran, à savoir les membres du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine) et l'Allemagne.


http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-07-09/pour-sarkozy-une-attaque-de-l-iran-par-israel-serait-une/924/0/360325

http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/article-33650683.html





http://r-sistons.over-blog.com/article-33683485.html

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 04:35
La Finance islamique ! Ethique, sûre, elle représente une piste d'avenir...
J'en ai parlé à plusieurs reprises sur mon blog R-sistons :

Finance islamique, oui ! Burqa non !

A l'heure où la burqa est définitivement déclarée "non grata", où l'"obscurantisme" musulman est régulièrement houspillé... la France vient de se déclarer "terre d'accueil" de la finance islamique, qui se conforme aux dispositions de la charia. 1000 milliards d'euros, ça ne se refuse pas. Un voile se lève...


Finance islamique en France

"Pour celles des banques qui souhaiteraient [...] réaliser des opérations conformes aux dispositions de la charia, le territoire français est évidemment prêt à les accueillir" déclarait Christine Lagarde en novembre dernier, engageant les établissements financiers islamiques à "considérer le territoire français comme une terre d'accueil". Bercy publiera "d'ici la fin du mois [de juillet 2009] une nouvelle instruction fiscale pour permettre le développement de nouveaux produits Ijarah et Istinah", a indiqué la semaine dernière la ministre de l'Economie à l'occasion de la conférence Paris Europlace.

Banques islamiques


D'ailleurs, l'Ecole de Management Strasbourg offre depuis janvier 2009 une formation en finance islamique. Et l'université Paris Dauphine s'apprête à lancer la sienne, de niveau master 2, intitulée "Principes et pratiques de la finance islamique". Ce n'est qu'un début. La finance islamique pèse aujourd'hui plus de 800 milliards de dollars dans le monde. En 2020, les analystes en attendent presque le double. La France, avec ses six millions de musulmans, est à la traine : le seul fonds de placement islamique, créé il y a un an à la Réunion par une filiale de la Société Générale, a été fermé début avril en raison d'un rendement insuffisant. Il fallait prendre les choses en main. Avant la fin de l'année, des banques islamiques pourraient être autorisées à ouvrir des guichets en France.


Le polygame, le mouton et... le fonds de placement



"Quand on habite en France, on respecte ses règles, c'est-à-dire qu'on n'est pas polygame, on ne pratique pas l'excision sur ses filles, on n'égorge pas le mouton dans son appartement" déclarait Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. Mais "que les adeptes de la charia se sentent en France chez eux" pourrait-il maintenant ajouter. Mon petit doigt me dit que ces mots-là ne sortiront jamais de la bouche de notre Chanoine honoraire... Car en Sarkozye, il est des mots qu'il vaut mieux s'abstenir de prononcer, si ce n'est pour les vilipender.

La finance islamique bouscule donc les règles. Finalement, les musulmans pourraient s'avérer être de bons citoyens... pour peu qu'ils daignent confier leur argent à nos valeureux banquiers, qui ne sont pas en manque d'imagination ; La charia interdit de prêter de l'argent avec intérêt ? Qu'à cela ne tienne, les emprunteurs paieront un "loyer". Les mots ont un sens...


http://candide-exocet.skynetblogs.be/

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 04:33

Baisse historique crédits consommation banques promesses Les banques (toujours) pas prêteuses pour un sou banques toujours preteuses pour 4819

 

L'économie française ne tient que sur la consommation, qui résiste malgré tout. Or, un rapport publié hier par l'Association Française des Sociétés Financières (ASF) fait état d'une "aggravation de la détérioration" de la production : -21% sur douze mois. Et les banques ravalent leurs promesses...

Les prêts des banques en chute libre

Malgré une légère stabilisation en fin d'hiver, la dégradation de l'activité du crédit à la consommation ne cesse de s'accélérer : à la fin mai, la production est en baisse de 21,1% sur douze mois. "Il s'agit de la huitième - et la plus importante - contraction mensuelle consécutive depuis le décrochage d'octobre 2008" dit le rapport. Historique : les crédits classiques (prêts affectés, crédits renouvelables et prêts personnels) enregistrent, en année mobile pleine, un repli sur douze mois de 8,6% alors que la plus forte baisse était à ce jour celle enregistrée pour l'ensemble de l'année 1991, avec -3,9%.

Tous les secteurs sont touchés

Pour les crédits personnels, la chute est de 31%, près du double de celle de l'année 2008 qui constituait déjà un record. Les nouvelles utilisations de crédit renouvelable se replient de 17%. Pas mieux, concernant les prêts affectés au financement d'automobiles (neuf ou occasion). En outre, les financements destinés à l'amélioration de l'habitat et à l'équipement du foyer accentuent leur repli de 17%.

Les promesses des banques à la trappe

La cause de ce repli est double : baisse de la demande due à la crise, et offre bancaire peu avantageuse pour les clients. Dans ces conditions, l'engagement de 3% de hausse des encours de crédit pris par les banques en échange des aides publiques (360 milliards, tout de même) ne sera pas atteint, comme l'a avoué Georges Pauget, le directeur général du Crédit agricole. Les banquiers tremblent... mais qu'ils se rassurent, aucune sanction n'a été prévue.

La consommation, dernier rempart à la (vraie) crise...

Le crédit à la consommation et l'activité économique globale ont toujours été fortement corrélés, certes. Mais on atteint actuellement une phase critique. Chômage, baisse de l'immobilier et défiance vis-à-vis de l'avenir favorisent l'épargne au détriment de la consommation... Sauf que jusqu'à présent, la baisse de la consommation restait limitée. En mai, l'INSEE l'a toutefois évaluée à -0,2%, alors qu'une progression de 0,2% était attendue. Rien de catastrophique, mais la question se pose : ces dernières années, la consommation a été le principal moteur de la croissance en France, jusqu'à quand résistera-t-elle ?

"La consommation va tenir : le taux d'épargne est déjà très élevé, les salaires ne s'écroulent pas, une partie de la population active n'est pas menacée, les stabilisateurs automatiques jouent", a déclaré, interrogé par Le Monde, Marc Touati, à l'instar des "experts officiels"... C'est bien ça qui fait peur.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")



http://www.lesmotsontunsens.com/banques-toujours-preteuses-pour-4819 

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 04:31

Vers sortie crise Un bien étrange parfum de crise - Les doigts dans la crise etrange parfum de crise 4662



En ce mois de juin pluvieux, les mauvaises nouvelles économiques tombent comme des grêlons, à une vitesse hallucinante. Récession, chômage, consommation, production... Le monde entier est profondément touché. Et pourtant, un bien étrange parfum de sérénité flotte dans l'air du temps. Aux frontières du réel...

La crise économique

Les doigts dans la crise...


Depuis quelques semaines, pas un article de presse, pas un reportage radio-télé, pas un commentaire avisé de nos fulgurants analystes ne se termine sans une note positive. D'ailleurs la bourse retrouve des couleurs. Oyez, oyez braves gens, la fin de la crise est proche... fin 2009, début 2010. Allez, fin 2010, dernier carat, le soleil brillera à nouveau de tous ses feux. Faites passer l'info. Dernière preuve en date : suite à la publication d'une étude sur la solidité des banques US, l'administration américaine vient d'en autoriser une dizaine à rembourser les prêts d'Etat à concurrence de 68 milliards de dollars. Oubliés les défauts de paiement massifs, oubliée la récession historique, oubliée la baisse des prêts accordés... Le système bancaire de l'Oncle Sam va bien. Ouf. On a eu chaud.

Positive attitude

Sauf qu'à y regarder de plus près, la situation n'est pas si simple. Et d'une, des révélations ont jeté un sérieux doute sur ces "stress tests". Les banques auraient mis la pression sur la FED pour minimiser ses conclusions. Aussi simple. Et de deux, concomitamment à l'annonce du remboursement anticipé des prêts par les banques, le Wall Street Journal annonçait qu'Obama allait abandonner l'idée de limiter les salaires dans les sociétés soutenues par l'Etat. Étrange coïncidence... qui permet aux banques de se libérer à moindre frais du joug de l'Etat. Tout ce beau monde repart donc comme en 40, chacun dans son coin, et l'illusion d'une régulation des marchés financiers s'éloigne un peu plus.

La FED en pleine tempête

Question révélations, d'ailleurs, les cyclones se succèdent sur Washington... Documents à l'appui, le directeur général de Bank of America Kenneth Lewis, accuse la FED de lui avoir mis la pression pour le contraindre à se taire sur les difficultés de la banque d'affaires Merrill Lynch, que Bank of America devait racheter, pour éviter de faire échouer la transaction. Autre petit souci : on sait aujourd'hui que l'ensemble de la stratosphère financière US était consciente des risques liés aux Subprimes, à l'origine de la crise actuelle... la FED en tête, puisque des documents attestent que Countrywide, l'une des firmes les plus importantes de ce marché, l'en avait averti dès 2006. Ambiance.

La crise économique

La crise, quelle crise ?

L'Europe de l'Est est balayée par une inquiétante tempête. Un exemple, la Lettonie et l'échec retentissant d'une récente émission d'emprunt d'Etat au cours de laquelle le pays n'a levé que 4 millions... sur une offre totale de quelques 70 millions d'euros ! Autant dire que dans ces conditions, le pays ne tardera pas à sombrer corps et âme. Ne restera bientôt plus que l'aide des banques centrales et du FMI pour le sauver. Et la Lettonie n'est pas un cas isolé. Les déficits explosent, les emprunts d'Etat aussi. Et l'Europe menace de se fissurer sur son flanc Est. La BCE en a pris la mesure, accordant un prêt d'urgence à la banque centrale de Suède pour qu'elle puisse soutenir ses banques exposées à la dette de Riga. Comme si cela n'y suffisait pas, on s'attend, d'ici à 2010, à ce que la dette cumulée de la zone euro augmente de 1 700 milliards d'euros, dont 27% viendrait de... la France. D'où l'idée du gouvernement Fillon de créer une caisse européenne d'amortissement de la crise qui se chargerait d'emprunter à la place des Etats, devenus insolvables, ou presque. Une solution catastrophe.

A part ça, tout va bien...

D'autant que tous les voyants de l'économie sont dans le rouge : le chômage explose littéralement. Sur les trois premiers mois de 2009, la France a détruit deux fois plus d'emplois que sur l'année 2008 (INSEE)... avec 2000 emplois supprimés chaque jour ! Et la période estivale sera catastrophique, ponctuée par une rentrée redoutée où une flopée de jeunes désoeuvrés va se déverser sur le marché du travail. La production industrielle, sur un an, a décroché de près de 20%, un recul historique qui lui fait retrouver son plus bas niveau depuis 1994. Idem pour la production manufacturière. En résumé, la récession a projeté l'industrie française plus de quinze ans en arrière. La consommation (pilier de l'économie française), elle aussi, se tasse, lentement, mais sûrement. Et l'avenir n'est pas radieux, les entreprises coupent les crédits (production de biens d'investissement en baisse) et licencient massivement. La balance commerciale flanche et nous enfonce tous les jours un peu plus. Et les aiguilles du baromètre de reprise de consommation et d'activités restent désespérément bloquées dans la zone noire.

"La crise est grotesquement psychologique", puisqu'on vous le dit... (Voir le bêtisier de la crise).

Mise à jour 23h : voir une illustration amusante de cet article sur Rue89. Résumé d'un article du Monde : "La Situation va empirer mais le pire est passé"

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 04:19

publié par
roland (Dazibaouebmaster) le 10/07/2009 19H38

Gérard FilochePar Gérard Filoche


La CFDT, la CFTC, la CFE-CGC et FO signeraient avec le Medef pour un quota autorisé de chômage partiel porté de 800 à 1 000 heures dans tous les secteurs, comme c’est déjà le cas dans l’automobile, le textile, le cuir et l’habillement. Travailler moins pour gagner moins donc, tel est le credo du régime sarkozyste face à la crise. … Mais alors qu’en est t il de Mme Parisot qui criait hier que “pour se sortir de la crise il fallait travailler plus”, que “le travail créait le travail”, etc…Les chiffons idéologiques du Medef ne tiennent pas longtemps.

Qui peut vivre avec 80 % de son salaire lorsque déjà 100 % de celui-ci ne le permet pas ?
Il y a récession, ils y ajoutent la contraction, le repli, le surplace. Tout pourvu que leurs profits ne soient que modérément et temporairement atteints.

Et pourtant ! La crise n’a fait reculer que de 27 % la valeur totale des 500 plus grandes fortunes de France.  En un an, elles seraient redescendues à 194 milliards d’euros, selon le classement 2009 publié dans Challenges le 9 juillet. Mais cela signifie qu’elles n’ont rien perdu, car après les pics de 2006, 2007, 2008, (entre 60 et 80 millions de plus par an) elles ne retombent seulement qu’à l’étiage astronomique de 2005..Ils ont encore du grain à moudre…
Il y a toujours plus de 350 000 millionnaires en euros, 70 milliards de niches fiscale, 65 milliards donnés aux chefs d’entreprise, 6,5 milliards au secteur automobile, 2,5 milliards aux restaurateurs, 360 milliards de prêts et cautions aux banques, 15 milliards de “bouclier fiscal” aux plus riches, etc..

Contre le choix du chômage partiel, nous proposons de hausser tous les salaires de 200 euros et de porter le Smic à 1600 euros, c’est cette voie qui permettra de hâter la sortie de crise. Baisser les salaires = prolonger la crise. La hausse des salaires défend l’emploi. La hausse des salaires, c’est hâter consommation et reprise.

Mais ils ne veulent pas : ils veulent profiter au maximum de la crise pour faire encore plus reculer les droits, le Smic, les retraites, le w le dimanche… Ils ORGANISENT le chômage partiel et total délibérément. C’est pourquoi nous ne voulons pas laisser, ne serait-ce qu’un infime espace à Sarkozy  pour prétendre qu’il « agit » contre la crise, non, IL EST LE FAUTEUR DE CRISE, c’est sa crise, celle de son système, celle de SA politique, celle qu’il produit et aggrave. Ce n’est pas une crise venue d’ailleurs, d’outre atlantique, elle est « bien de chez nous » et si elle est limitée par rapport à d’autres pays, c’est grâce au fait que chez nous, il y a encore des résistances, des « amortisseurs sociaux », cette protection sociale que Sarkozy veut détruire alors qu’elle nous protége.


Source: Le blog de Gérard Filoche

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4869

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 04:13
publié par babelouest (crisonnier) le 10/07/2009 14H33

Trois 3 salariés licenciés refusé travailler dimanche magasin Ed Carrefour Licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche... licencies pour avoir refuse de travailler le dimanche 5042

 

Trois salariés ont été licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche dans leur magasin Ed... "Insubordination" et "non respect des horaires planifiés" selon la direction. Et la porte en fin de courses...

Licenciement pour refus de travail le dimanche

"Ma vie de famille pour 5 euros ?" C'est le titre de l'article de liberation.fr qui relate les mésaventures de Madame Fernandes. La salariée vient de se faire licencier après cinq ans de bons et loyaux services au magasin Ed (Dia, de son nouveau nom) d'Oyonnax dans l'Ain. Sa faute ? Grave... elle a refusé de travailler le dimanche. "Insubordination" et "non respect des horaires planifiés" selon la direction, et licenciement dans la foulée. Madame Fernandes aurait pourtant pu toucher une prime de 5€... mais elle a préféré réserver son dimanche à sa famille, puisque c'est le seul jour où elle peut voir son fils de 16 ans, en internat à 700 km de chez elle.


Volontariat obligatoire


Trois salariés au total ont subi les foudres de la direction du magasin. Ils avaient tous invoqué des raisons familiales. Du côté de Carrefour (
les magasins qui refilent la "chiasse"), propriétaire de Ed, on estime respecter "la législation et de la convention collective", puisque les commerces alimentaires ont le droit d'ouvrir le dimanche. Les salariés avaient pourtant été informés que le travail dominical se ferait sur "la base du volontariat"... En clair, le volontariat ou la porte ! Les trois salariés ont l'intention de porter plainte aux Prud'hommes pour entrave à la vie familiale. Non seulement ils refusent de travailler plus, mais en plus, ils se plaignent ! Bouh...


Sources :
Libé et Nouvel Obs

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4873

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 04:06

publié par
roland (Dazibaouebmaster) le 10/07/2009 13H51


Bouclier fiscalLe rapport pour 2008 a été présenté à l’Assemblée


Par Olivier Bonnet (
Plume de presse)


Le 2 juillet dernier a été présenté à l’Assemblée nationale le
rapport annuel pour 2008 du député UMP Gilles Carrez, rapporteur général de la Commission des finances, concernant "l’application des mesures fiscales contenues dans les lois de finances et dans la loi n° 2007-1223 du 21 août 2007 en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat" - décidément, le titre de cette loi est toujours aussi hilarant ! On a peu parlé de ce rapport. Pourtant, tant que les dispositions iniques de cette loi TEPA seront en vigueur, il ne faut pas lâcher les sarkozystes avec ça : contre eux qui prétendent faire de la pédagogie pour expliquer leurs "réformes", il faut retourner cette arme. Et dénoncer sans relâche le bouclier fiscal pour ce qu’il est : une monstruosité coûteuse, injuste et immorale. Rappelons que ce dispositif est censé lutter contre l’évasion fiscale. Or un rapport du conseil des prélèvements obligatoires, organisme rattaché à la Cour des comptes, chiffre très exactement les pertes occasionnées par les départs de France de contribuables, comme relevé par Politique.net : en 2006, ils furent 843 à quitter le pays, pour un manque à gagner dans les caisses de l’Etat de 17,6 millions d’euros. Et combien coûte le bouclier fiscal ? 246 millions d’euros en 2007 et, nouveau chiffre divulgué par le rapport Carrez, 578 millions en 2008 ! On voit bien que le remède est infiniment pire que le mal. 


Qui sont donc les heureux bénéficiaires de ces presque 600 millions d’euros ? Ils sont en tout 18 893 foyers. "Le rapport montre que ce système joue de plus en plus un rôle, foncièrement injuste, de prime fiscale à la fortune,
indique L’Humanité. Le renforcement du bouclier (passage du plafond de 50% à 60%) a «  accentué la prépondérance des assujettis à l’ISF dans gcle coût du dispositif, mais a aussi augmenté leur proportion en nombre de bénéficiaires  ». Ils représentaient l’an dernier « 40% des bénéficiaires, contre 25% l’année précédente, et concentraient 99% du coût, contre 91% en 2007  », indique Gilles Carrez. À eux seuls, cent contribuables ont touché le tiers du montant total du bouclier, pour une restitution moyenne de 1,15 million d’euros. «  Les plus gros bénéficiaires des restitutions sont essentiellement les contribuables qui se situent dans les tranches supérieures de l’ISF  », doit constater le rapporteur. Vingt contribuables battent une espèce de record : détenteurs d’un patrimoine supérieur à 15 581 000 euros, mais affichant un revenu fiscal de référence de… moins de 3 263 euros, ils ont reçu du fisc un chèque d’un montant moyen de 286 000 euros. Gilles Carrez a indiqué avoir demandé à Bercy des informations complémentaires sur ces cas pour comprendre ce qui paraît invraisemblable - la juxtaposition d’une si grosse fortune et d’un revenu si ridicule - et qui relève sans doute des nombreuses exonérations à la disposition des nantis."

En résumé donc, plus ça va, plus ce sont les plus riches qui bénéficient de ce mirifique cadeau au détriment des finances publiques, dont le déficit est par ailleurs utilisé pour justifier les économies censément jpbnécessaires, obtenues par exemple en supprimant des postes de fonctionnaires. La conclusion au député apparenté PCF Jean-Pierre Brard, évoquant le cas de l’Angleterre où, à cause de la non-fiscalisation, "les patrimoines ont pu se transmettre au fil des siècles sans être entamés. Bientôt, chez nous aussi, ceux qui sont nés avec une cuillère en or dans la bouche en transmettront deux à la génération suivante, sans avoir eu à faire aucun effort pour faire prospérer un patrimoine dont vous leur aurez assuré la conservation sans qu’ils aient besoin de travailler." Dire que Sarkozy prétend défendre la valeur travail quand, avec une monstrueuse hypocrisie, il n’a de cesse de favoriser les rentiers !


Enfin, l’hebdomadaire
Marianne s’est amusé à comparer RSA et bouclier fiscal : "D’un côté, un milliard et demi d’euros en plus pour le RSA, pour les pauvres donc à en croire la propagande gouvernementale, soit 3,4 millions de personnes. Une dépense annuelle de 441 euros en moyenne par personne. De l’autre, 578 millions d’euros de coût annuel pour le bouclier fiscal, pour les riches donc (...), soit 18 893 personnes concernées. Une dépense de 30 593 euros en moyenne par personne, soit près de 70 fois plus. Manifestement, même en temps de crise,le gouvernement est plus soucieux des finances des riches que de celles des pauvres.

En même temps, cela parait logique : il tire ses voix davantage des classes aisées que des r’mistes, euh pardon, des R’sistes
." Voilà bien la motivation de la droite avec cet inique bouclier fiscal : choyer son électorat. Le hic, c’est qu’il devrait peser peu de poids en rapport avec le reste des Français, ceux qui peinent à joindre les deux bouts, voire basculent dans la précarité et la pauvreté. Quel immense gâchis de voir une partie des classes populaires voter contre son camp ou bien s’abstenir, faute peut-être d’une alternative crédible à gauche. D’où la nécessité d’une vraie force pour jouer ce rôle, que nous espérons se voir constituée autour du Front de gauche, renforcé par un
rapprochement avec le NPA et les écologistes progressistes. Rêve-t-on ?


Source: Plume de presse

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4862

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 03:54

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roland (Dazibaouebmaster) le 10/07/2009 08H40

Drapeau brésilienCi dessous les récits de Solange França et Yves Bellenand

Récit de Solange França

Comme tous mes amis le savaient, j’avais programmé d’aller à Paris en vacances, visiter un couple d’amis Yves et Riviane, fêter mon anniversaire, établir des contacts avec des instituts de recherches et d’enseignement, et de réaliser mon rêve de connaître la France. Je suis partie d’Ilhéus le 9/4/09 à 12h32, destination Salvador de Bahia par le vol TAM 3680 puis de Salvador de Bahia destination Paris par le vol TAM 8068 arrivée à l’aéroport Charles de Gaulle à 14 heures le 10 /04/2009.

Au sortir de l’avion, j’ai été conduite sans aucune explication dans une salle de la police française. Une policière a alors demandé de vérifier mon passeport, mon billet d’avion de retour, l’argent disponible, l’attestation d’hébergement et mes assurances. Pour prouver mon hébergement j’ai présenté une attestation faite par Yves et Riviane Bellenand, ce couple d’amis qui devaient m’héberger durant tout mon séjour à Paris.

Je lui ai expliqué que je n’avais pas d’assurances spéciales mais j’ai présenté ma carte d’assurance privée brésilienne, un bulletin de salaire émis par le gouvernement de l’état de Bahia datant de mars 2009, montrant que je suis en activité à l’Université de Santa Cruz à Bahia (Brésil) comme enseignante-chercheur. Sans autres explications, j’ai été conduite avec deux autres personnes vers une autre salle de la police dans laquelle se trouvait déjà un autre brésilien.

J’ai demandé des explications au policier à l’accueil mais il m’a dit de m’asseoir avec un ton de voix menaçant et agressif. A ce moment là, j’ai réalisé que j’allais être expulsée de France et que je ne pourrais pas demander des éclaircissements parce que je craignais d’être considérée comme «agressive» ce qui pourrait aboutir à des événements encore plus graves comme par exemple être mise en prison sur le territoire français.

Plus tard un autre policier a mis des gants et a demandé au brésilien de le suivre dans une autre salle. Dix minutes plus tard un autre brésilien a été aussi emmené. Après deux policières ont demandé à deux autres filles qui nous avaient rejoints d’aller dans une autre salle. Après ça a été mon tour.

Dans cette salle il y avait mon sac à dos et mon sac à main. J’ai dû mettre tout sur une table et m’éloigner de mes affaires et les deux policières ont tout fouillé. Elles ont confisqué mon passeport et mon argent (200 réals, 100 dollars et 1800 euros). A ce moment-là, j’ai demandé à nouveau des éclaircissements sur l’expulsion mais une policière m’a dit de «fermer ma gueule» sur un ton menaçant.

J’ai présenté mon bulletin de salaire mes trois cartes de crédit (Visa  Ourocard Platinum, Mastercard Ourocard Platinum et Ourocard Gold toutes émises par la Banque du Brésil), l’attestation d’hébergement et des e-mails des professeurs et collègues de travail avec lesquels j’avais l’intention de m’entretenir durant mes vacances.

En effet, j’envisageais de faire un post-doctorat en France dans un futur proche. J’ai montré l’e-mail du professeur Henri PLANA (professeur français à l’UESC - Université de l’Etat de Santa Cruz à Bahia, Brésil) qui est en ce moment en stage post-doctoral au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille), de Michel Jean DUBOIS (français, biologiste, qui travaille à Intervivos et de Marcelo DE PAULA CORREA chercheur brésilien, en stage post-doctoral au LATMOS (Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales).

J’ai expliqué que je n’avais pas d’invitation officielle pour visiter ces laboratoires parce que j’étais en vacances, mais que, même en tant que touriste, et comme coordinatrice de recherches de l’Université, j’allais aussi prendre des contacts professionnels pour envisager un  post-doctorat et pour articuler avec des institutions françaises la soumission de projets dans le cadre du 7ème Programme pour l’Investigation et le Développement Technologique de la Communauté Européenne.

Quand j’ai demandé à cette policière comment je pourrais inverser la   situation, elle m’a informé que ce serait seulement possible grâce à une intervention de l’ambassade du Brésil en France, et que dans la salle ou j’allais être «détenue», il y avait un téléphone et que je pourrais m’en servir. La même policière m’a donné le numéro de téléphone de l’ambassade.

J’ai été conduite dans une salle de détention ou il y avait déjà 5 autres personnes. J’avais uniquement les vêtements que j’avais sur moi, un papier avec les numéros de téléphone de Henri et de Riviane et celui de l’ambassade. Mon sac à dos et mon sac à main sont restés par terre dans un couloir d’accès à cette salle et mon passeport et mon argent ont été retenus par la police française.

J’ai appelé le numéro de l’ambassade qui répondait seulement avec un  répondeur indiquant un numéro à contacter pour les urgences. J’ai laissé un message sur un deuxième répondeur pour expliquer ma situation. Détenue dans un aéroport d’un autre pays, désespérée, espérant une aide officielle du Brésil je n’arrive à parler qu’à un répondeur.

Le temps passait, quelques personnes désespérées, d’autres en larmes dans une salle pas propre et où il y avait seulement dix places assises avec un unique téléphone disputé par tous. L’énervement, le sentiment d’insécurité et le désespoir augmentaient.

Je crois vers 17 heures (je n’avais pas de montre) on nous a apporté de la nourriture dans un sac: une boite de salade au thon, un morceau de pain, un paquet de chips, une bouteille d’eau et un dessert crémeux de bananes et pêches qui a servi à écrire les numéros de téléphones que nous obtenions sur le mur de la salle de détention (nous n’avions ni papier ni crayon !).

Vers 18 heures nous étions tous conduits de nouveau dans la salle du  département de police où un interprète allait nous signifier que nous  quitterions la France par le premier vol et que la seule solution était de signer les termes du refus d’entrée en France composé de 5 pages toutes écrites naturellement en français.

Puis on est retourné dans la salle de détention ou j’ai réussi à avoir au téléphone un fonctionnaire du consulat du Brésil qui était au courant  de ma situation ayant écouté le répondeur et ayant parlé avec mon ami Henri. Il m’a informée qu’il ne pouvait rien faire et que je devais retourner au Brésil. J’ai réussi à parler avec Yves et Riviane qui étaient toujours à l’aéroport et qui avaient déjà fait des tentatives inopérantes pour prouver qu’ils allaient vraiment m’héberger chez eux.

Vers 21 heures, le 10 avril 2009, la police m’a rendu mon argent et j’étais conduite avec 16 autres brésiliens escortés par 10 policiers, à la porte d’embarquement pour prendre le vol Tam JJ 8055 destination  Rio de Janeiro.

En arrivant à Rio le personnel de la TAM - inefficace et montrant leurs préjugés - m’ont rendu mon passeport et j’ai été conduite à la police fédérale brésilienne pour ensuite prendre le vol TAM JJ 8068 destination Salvador de Bahia, et après le vol TAM JJ 3660 destination Ilhéus.
Ce message bien que long ne parvient pas à dire la grande frustration, la peur, l’insécurité, le manque de respect et les préjugés que j’ai vécus durant ces 75 heures.

Présentement je voudrais que les autorités brésiliennes et française prennent connaissance de «l’événement» que j’ai vécu et aussi donner des éclaircissements.

En fait, ce qui devait être un cadeau d’anniversaire a généré beaucoup de souffrances.

Cordialement
Solange

Récit d’Yves Bellenand

Honte et révolte sont les deux sentiments qui m’animent depuis vendredi dernier. Honte d’être français et révolte contre un pouvoir qui a comme ligne de conduite la répression dans tous ses états !

Les faits

Vendredi 10 avril, 14 heures, je suis à l’aéroport Charles de Gaulle venu accueillir notre amie brésilienne Solange França qui vient passer trois semaines avec nous. C’est l’occasion pour elle de fêter son 40ème anniversaire et de prendre aussi des contacts professionnels en vue d’un post-doctorat. Solange est professeur-chercheur à l’Université Santa Cruz de Bahia.

L’avion s’est posé à 14 heures.

15 heures, Pas de Solange !
15h30, j’interpelle un policier et lui demande si tous les passagers sont sortis de la salle de débarquement. «Non, il y en a encore en salle de police !»

16h, inquiet, je demande à un douanier qui passait s’il veut bien me dire  si Solange França a quelque problème. Il revient dix minutes après: «la personne est retenue par la police parce qu’elle n’a pas tous ses papiers en règle. Vous devez vous rendre dans la zone de fret 1 à ZAPI 3»
Aucune indication dans la zone de fret 1 ne signale la ZAPI 3 ! Je finis par trouver. Là j’expose la situation et on me dit qu’on ne peut me donner aucun renseignement, les personnes détenues n’étant pas encore transférées en Zone de détention. Elle me donne un numéro de téléphone à appeler entre 19h et 20h et me fait comprendre que je ne peux rester là.

Vers 18h nous réussissons à avoir la ZAPI au téléphone «deux problèmes :”attestation d’hébergement non officielle et problème d’assurances.” Nous arrivons devant la grille de la ZAPI à 19h20 Là, «c’est fermé revenez demain matin à 8 h.»

Nous nous rendons à l’aéroport et nous demandons à voir l’officier de  police de quart. Nous expliquons à un policier que nous n’étions pas au courant de l’attestation d’accueil délivrée par la mairie ou la préfecture mais que nous avons fourni une attestation d’hébergement sur papier libre.

L’officier de quart dit «impossible !»

Notre amie a été renvoyée dans son pays à 21 h 50 sans qu’on ait pu la  voir !
Je suis révolté, non seulement par les conditions de détention, mais aussi par la désinvolture et le manque d’humanité qui ressort de cette lamentable affaire, et plus encore par la restriction de nos libertés individuelles qui découle des conditions de l’établissement de cette «attestation d’accueil» officielle qui est demandée par l’Etat français aux étrangers venant de l’extérieur de l¹espace Schengen.

En effet renseignements pris, on demande l’avis d’imposition de la personne qui accueille, trois quittances d’électricité, une quittance de loyer, l’état de salubrité du logement et la photocopie de la pièce d’identité entre autres renseignements et 45 euros de timbres fiscaux. Et la mairie ou la préfecture peuvent ne pas autoriser l’accueil. La France a vraiment perdu son aura de «terre d’accueil».

N’avons-nous plus le droit de recevoir nos amis étrangers sans en demander l’autorisation ? C’est une restriction de plus de nos libertés  individuelles.

Si comme moi vous êtes choqués et honteux faites passer ce courriel à tous vos amis.

Merci.
Yves Bellenand

Source: Initiative-Communiste

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4868


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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 03:47

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roland (Dazibaouebmaster) le 09/07/2009 13H49

De Réseau Voltaire


Vidéaste officiel du gouvernement des États-Unis, Kurt Sonnenfeld a été dépêché à Ground Zero le 11 septembre 2001 où il a enregistré 29 films durant un mois : « Ce que j’ai vu à certains moments et à certains endroits... est très troublant ! ». Il ne les a jamais transmis aux autorités, et a été persécuté depuis lors. Kurt Sonnenfeld s’est exilé en Argentine où il vient de publier El Perseguido (Le persécuté). L’ouvrage relate son interminable cauchemar et porte un nouveau coup au Rapport de la Commission présidentielle sur les événements du 11/9. Une interview exclusive réalisée par le Réseau Voltaire.

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Kurt Sonnenfeld avec un spécialiste en recherche et secourisme non identifié dans une poche souterraine des décombres de Ground Zero.

Kurt Sonnenfeld, diplômé de l’Université du Colorado (USA), a étudié les affaires internationales et l’économie ainsi que la littérature et la philosophie. Il a travaillé pour le gouvernement des États-Unis en tant que vidéaste officiel et comme directeur des opérations de diffusion de l’équipe d’intervention d’urgence pour l’Agence fédérale des situations d’urgence (FEMA). Kurt Sonnenfeld a également travaillé sous contrat pour diverses agences gouvernementales et des programmes pour des opérations confidentielles et « sensibles » dans des installations scientifiques et militaires sur le territoire états-unien.

Le 11 septembre 2001, la zone appelée "Ground Zero" a été fermée au public. Pourtant, Sonnenfeld y avait libre accès, ce qui lui a permis de documenter l’enquête (qui n’a jamais eu lieu) et de fournir des scènes « expurgées » à pratiquement toutes les chaînes d’information dans le monde. Les enregistrements révélant certaines anomalies qu’il a découvertes à Ground Zero sont toujours en sa possession.

Accusé, selon le scénario manifeste d’un coup monté, surtout à la lumière des événements qui ont suivi, d’un crime qui n’a pas eu lieu, Kurt Sonnenfeld a été persécuté sur deux continents. Après des années de peur, d’injustice et d’isolement, il a décidé de prendre publiquement position contre la version officielle du gouvernement ; il est prêt à soumettre les documents en sa possession à l’examen attentif d’experts fiables.

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Kurt Sonnenfeld.
Interview

Réseau Voltaire : Votre livre autobiographique intitulé : El Perseguido, (Le persécuté), a récemment été publié en Argentine où vous vivez en exil depuis 2003. Dites-nous qui vous persécute ?

Kurt Sonnenfeld : Bien que ce soit une autobiographie, il ne s’agit pas de l’histoire de ma vie. Étant devenu un témoin gênant après mon service à Ground Zéro, c’est plutôt le récit des événements extraordinaires qui nous sont arrivés, à ma famille et moi-même, du fait des autorités US durant plus de sept ans et dans les deux hémisphères.

Réseau Voltaire : Vous avez expliqué que votre demande de statut de réfugié politique, selon la Convention de Genève de 1951, est encore à l’étude par le Sénat argentin, alors qu’en 2005 on vous garantissait l’asile politique, quoique sur des bases provisoires. Cela fait probablement de vous le premier citoyen états-unien dans cette situation ! Sans doute le premier officiel du gouvernement directement exposé aux événements entourant le 11 septembre 2001 qui soit devenu un "whistle-blower", une source publique Est-ce cela qui vous a conduit à l’exil ?

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Kurt Sonnenfeld vec sa femme Paula, témoignant devant le Sénat argentin.

Kurt Sonnenfeld : Un réfugié est une personne qui a été forcée de quitter son pays (ou ne peut y retourner) pour cause de persécution. Il est indéniable que de nombreuses personnes ont été injustement persécutées à cause des lois quasi- fascistes et des politiques issues du choc du 11 septembre 2001 et ils ont droit au statut de réfugié. Mais le fait est que demander le statut de réfugié est une démarche risquée et dangereuse. Les États-Unis sont la seule « super puissance » restant au monde, et la dissidence y a été réprimée de fait. Quiconque demande le statut de réfugié sur des bases politiques fait ainsi acte de dissidence extrême. Si votre demande est rejetée, que faites-vous ? Une fois que vous avez déposée la demande, il est impossible de revenir en arrière.

Personnellement, je n’étais pas obligé de quitter les États-Unis, je ne me suis certainement pas enfui. À l’époque, je n’étais tout simplement pas conscient de ce qui se tramait contre moi. Je n’avais pas encore établi les liens. Alors, quand je suis parti en 2003, c’était avec l’intention de revenir. Je suis venu en Argentine pour un court répit, pour tenter de récupérer après tout ce qui m’était arrivé. Je suis venu ici librement avec mon propre passeport, en utilisant mes propres cartes de crédit. Mais par une suite incroyable d’événements, j’ai été depuis forcé à l’exil, et je ne suis pas rentré.

Réseau Voltaire : À quelles sortes d’événements faites-vous allusion ?

Kurt Sonnenfeld : J’ai fait l’objet de dénonciations mensongères à propos de « crimes » qui, d’évidence, ne se sont pas produits, d’un emprisonnement abusif, et de tortures suite à ces accusations, en plus de scandaleuses calomnies envers ma réputation, de menaces de mort, de tentatives d’enlèvement, et plusieurs autres violations des droits civils et humains telles que dénoncées par de nombreux accords internationaux. Mon retour aux États-Unis ne serait pas seulement une prolongation de ces violations, il aboutirait à une séparation - peut-être permanente d’avec ma femme et nos jumelles de 3 ans, la seule raison d’être qui me reste. Et puis, avec l’impossibilité d’obtenir un procès équitable pour un crime qui n’a jamais eu lieu, je risquerais même la peine de mort.

Réseau Voltaire : En 2005, le gouvernement états-unien a fait une requête pour vous extrader, ce qui a été refusé par un juge fédéral. Puis, en 2007, la Cour suprême argentine -dans une démonstration d’intégrité et d’indépendance- a refusé l’appel états-unien, mais votre gouvernement a persisté. Pouvez-vous nous éclairer sur la situation ?

Kurt Sonnenfeld : En 2008, absolument sans aucune base légale, le gouvernement états-unien a fait de nouveau appel auprès de la Cour suprême argentine, qui maintiendra certainement les deux décisions inattaquables déjà prises par le juge fédéral.

L’une de ces décisions rapportait qu’il y avait trop de sombras, ou des zones d’ombres dans mon cas. Il y avait de nombreux mensonges dans la demande d’extradition envoyé ici par les autorités US et heureusement, nous avons pu le prouver. Le fait qu’il y ait tant de mensonges a servi à soutenir ma requête de demande d’asile. Nous avons pu montrer que nous avons été victimes d’une longue campagne de harcèlement et d’intimidation de la part des services de renseignement états-unien. En conséquence, ma famille est depuis sous protection policière permanente. Comme l’a remarqué un sénateur à propos de mon cas : « leur comportement trahit leurs motivations réelles. »

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Kurt Sonnenfeld et sa famille sont fréquemment harcelés, suivis, et photographiés, comme le montre cette photo.

Réseau Voltaire : Ils veulent vous épingler pour un crime imaginaire. Comment justifiez-vous un tel acharnement ? En temps que fonctionnaire de la FEMA, le gouvernement aurait dû vous croire. À quel moment la situation a-t-elle basculé ?

Kurt Sonnenfeld : Rétrospectivement, je réalise que la situation a basculé peu avant que j’en prenne conscience. Initialement, la fausse accusation portée contre moi était totalement irrationnelle, elle m’a complètement démoli. C’est incroyablement difficile d’avoir souffert de la perte de quelqu’un qu’on aime et qui se suicide. Mais en être accusé, c’est insupportable. L’affaire s’est soldée par un non-lieu, car une montagne de preuves m’absolvait totalement (Nancy, ma femme, a laissé une lettre derrière elle, et des écrits suicidaires dans son journal ; il y a eu des cas de suicide dans sa famille ; etc.) L’accusation était sure à 100 % de mon innocence avant de demander le non-lieu.

Mais la garde à vue a été prolongée, même APRES qu’il ait été dit que je devais être libéré, ce qui m’a prouvé que quelque chose se tramait en coulisse. J’ai été incarcéré QUATRE MOIS après que mes avocats eurent été informés qu’un non-lieu était requis ; j’ai finalement été libéré en juin 2002. Pendant ce temps, une incroyable suite d’événements étranges s’est produite. Alors que j’étais encore détenu, j’ai eu une conversation téléphonique avec des fonctionnaires de la FEMA afin de résoudre le problème, mais j’ai réalisé qu’on me considérait comme « compromis », représentant un danger. On m’a dit qu’il était convenu que « l’Agence devait être protégée », surtout à la lumière du bouleversement qui menaçait avec la mise en application du Patriot Act et de l’intrusion attendue qui viendrait avec le nouveau Département de la Sécurité de la patrie (Department of Homeland Security). Après tous les risques que j’avais encourus, toutes les épreuves et les difficultés que j’avais endurées durant presque 10 ans, je me suis senti trahi. La déception a été terrible.

Parce qu’ils m’abandonnaient, je leur ai dit que je n’avais pas les enregistrements, que je les avais donnés à un bureaucrate de New York, et qu’ils devraient attendre que je sois relâché pour récupérer tout autre document en ma possession. Peu après cette conversation, ma maison a été « perquisitionnée » les serrures ont été changées, et des voisins ont vu des hommes entrer chez moi, bien qu’il n’y ait pas à la Cour de rapport mentionnant leurs entrées, comme cela se devait. Quand j’ai enfin été libéré, j’ai découvert que mon bureau avait été mis à sac, mon ordinateur n’était plus là et plusieurs vidéos avaient disparu de ma vidéothèque au sous-sol. Des hommes étaient constamment garés dans la rue près de ma maison, mon système de surveillance a été piraté plus d’une fois, les lampes de sécurité extérieures étaient dévissées, etc., au point que je me suis installé chez des amis, dans leur copropriété à la montagne, qui par la suite a AUSSI été cambriolée.

Quiconque cherche la vérité reconnaît qu’il y a eu des séries d’irrégularités extraordinaires dans cette affaire et qu’une scandaleuse injustice est faite contre moi et ceux que j’aime. Cette intense campagne pour me faire retourner sur le sol américain est un faux prétexte à des motivations plus obscures.

Réseau Voltaire : Vous avez suggéré que vous avez observé des choses à Ground Zero qui ne concordent pas avec le compte-rendu officiel. Avez-vous dit ou fait quelque chose pour éveiller le doute à cet égard ?

Kurt Sonnenfeld : Lors de ce même coup de fil, j’ai dit que je révélerais au public, non seulement mes suspicions sur les événements entourant le 11 septembre 2001, mais aussi sur divers contrats pour lesquels j’ai travaillé par le passé

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Sonnenfeld à Ground Zero, dans son travail de documentation sur le terrain.

Réseau Voltaire : Sur quoi se basent vos soupçons ?

Kurt Sonnenfeld : Rétrospectivement, il y avait beaucoup de choses dérangeantes à Ground Zero. Cela m’a paru bizarre d’être envoyé à New York avant même que le second avion ne frappe la tour Sud, alors que les médias rapportaient seulement encore qu’un « petit avion » était entré en collision avec la tour Nord - une catastrophe bien trop bénigne pour faire intervenir la FEMA. La FEMA a été mobilisée en quelques minutes, alors qu’il lui a fallu dix jours pour se déployer à la Nouvelle-Orléans en réponse à l’ouragan Katrina, malgré de nombreux avertissements préalables ! J’ai trouvé bizarre que les caméras soient si farouchement interdites dans le périmètre de sécurité de Ground Zero, que toute la zone soit déclarée scène de crime, alors que les pièces à conviction y étaient enlevées et détruites si rapidement. Puis j’ai trouvé très étrange d’apprendre que la FEMA et plusieurs autres agences fédérales étaient déjà en position dans leur centre de commande, au Pier (quai) 92, le 10 septembre, un jour avant les attentats.

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Des pneus du train d’atterrissage visibles dans un conteneur de pièces à conviction marqué « FBI Parties d’avion seulement ».

On nous demande de croire que les quatre boîtes noires « indestructibles » des deux avions ayant percuté les tours n’ont jamais été retrouvées car elles ont été complètement pulvérisées, pourtant j’ai un film montrant des roues du train d’atterrissage peu endommagées, et aussi des sièges, des morceaux de fuselage, une turbine d’avion, qui n’était absolument pas désintégrés. Ceci dit, je trouve plutôt étrange que de tels objets presque intacts aient pu résister à ce type de destruction qui a transformé la plus grande partie des Tours Jumelles en poussière. Et j’ai assurément quelques doutes quant à l’authenticité de la turbine de « l’avion ».

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Pièce à conviction : la turbine de Boeing présentée à la décharge de l’île de Fresh Kill.

Ce qui est arrivé au Bâtiment 7 est extrêmement suspect. J’ai une vidéo qui montre à quel point la pile de gravats était curieusement petite et comment les bâtiments de chaque côté n’ont pas été touchés par le Bâtiment 7 lorsqu’il s’est effondré. Il n’a pas été frappé par un avion ; il n’a subi que quelques dégâts mineurs quand les Tours Jumelles se sont écroulées, il n’y avait que des incendies mineurs sur quelques étages. Il est impossible que ce bâtiment ait pu imploser comme il l’a fait sans une démolition contrôlée. Pourtant l’effondrement du Bâtiment 7 a à peine été évoqué par les médias dominants et ignoré de manière suspecte par la Commission sur le 11/9.

Réseau Voltaire : D’après certaines informations, les sous-sols du WTC7 contenaient des archives sensibles et indubitablement compromettantes. Avez-vous trouvé quelque chose à ce propos ?

Kurt Sonnenfeld : Le Service Secret, le Département de la Défense, le FBI, le Fisc (IRS), la Commission de réglementation et de contrôle des marchés financiers (la SEC) ainsi que la Cellule de crise [de la ville de New York, Ndlr] pour les situations d’urgence (OEM) occupaient énormément d’espace sur plusieurs étages du bâtiment. D’autres agences fédérales y avaient également des bureaux. Après le 11 Septembre, on a découvert que, caché dans le bâtiment 7, se trouvait le plus grand centre clandestin de la CIA dans le pays, hormis celui de Washington DC ; une base opérationnelle d’où l’on espionnait les diplomates des Nations Unies et d’où étaient menées les opérations de contre-terrorisme et de contre-espionnage (ainsi que l’Intelligence économique, Ndlr).

Il n’y avait pas de parking souterrain dans le bâtiment (World Trade Center) 7. Il n’y avait pas de caves. À la place, les agences fédérales du Bâtiment 7 rangeaient leurs véhicules, documents et pièces à conviction dans le bâtiment de leurs partenaires de l’autre côté de la rue. Sous le niveau de la place du Bureau des Douanes US (Bâtiment 6), il y avait un grand parking souterrain séparé du reste de la zone souterraine du complexe et hautement surveillé. C’est là que les divers services du gouvernement garaient leurs voitures résistantes aux bombes, leurs limousines blindées, les faux taxis et les camions de la compagnie de téléphone utilisés pour des surveillances secrètes et des opérations secrètes, des fourgonnettes spécialisées et autres véhicules. Dans cette zone de parking sécurisé, il y avait aussi un accès à la chambre forte inférieure du Bâtiment 6.

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Approchant l’entrée vers les niveaux inférieurs du bâtiment.

Quand la tour Nord est tombée, le Bureau des Douanes US (Bâtiment 6) a été écrasé et complètement ravagé par le feu. La plupart de ses étages souterrains ont également été détruits. Mais il y avait des cavités. Et c’est par une de ces cavités, récemment découverte, que je suis descendu pour enquêter avec la Force d’intervention spéciale. C’est là qu’on a découvert l’antichambre de sécurité de la cave sévèrement endommagée. Tout au bout du bureau de sécurité se trouvait la grande porte en acier de la chambre forte avec, à coté, le clavier à code dans le mur en parpaing. Mais le mur était fissuré et partiellement effondré, et la porte était partiellement ouverte. A l’aide de nos torches, on a regardé ce qu’il y avait dedans. Si ce n’est plusieurs rangées d’étagères vides, la chambre forte ne contenait que des débris et de la poussière. Elle avait été vidée. Pourquoi ? Et quand avait-elle pu être vidée ?

Réseau Voltaire : Est-ce cela qui a fait résonner un signal d’alarme en vous ?

Kurt Sonnenfeld : Oui, mais pas immédiatement. Dans un tel chaos, il était difficile de réfléchir. Ce n’est qu’après avoir tout digéré que l’alarme s’est déclenchée.

Le Bâtiment 6 a été évacué 12 minutes après que le premier avion ait frappé la tour Nord. Les rues ont immédiatement été bouclées par des véhicules de pompiers, des voitures de police et les embouteillages, et la chambre forte était assez large, 15 mètres sur 15 selon moi, pour nécessiter au moins un grand camion pour évacuer son contenu. Après que les tours soient tombées et qu’elles aient détruit le niveau du parking, une mission pour récupérer le contenu de l’antichambre aurait été impossible. La chambre forte a donc dû être vidée avant l’attaque.

J’ai largement décrit tout ceci dans mon livre, et il semblerait que les choses d’importance aient été mises en lieu sûr avant les attentats. Par exemple, la CIA n’a pas semblé trop inquiétée par ses pertes. Après que l’existence de leur bureau secret dans le Bâtiment 7 soit découverte, un porte-parole de l’agence a dit aux journaux qu’une équipe spéciale avait été dépêchée pour fouiller les débris à la recherche de documents secrets et de rapports des services de renseignement, bien qu’il y ait des millions, si ce n’est des milliards de pages flottant dans les rues. Néanmoins, le porte-parole était confiant. "Il ne devrait pas y avoir trop de papiers dispersés." a t-il déclaré.

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Les vestiges insolites du Bureau des Douanes US (Bâtiment 6).

Et les douanes ont d’abord clamé que tout avait été détruit. Que la chaleur avait été si intense que toutes les pièces à conviction de la chambre forte avaient été réduites en cendre. Mais quelques mois plus tard, ils ont annoncé avoir mis un terme aux activités d’un important réseau de trafic de narcotiques et de blanchiment d’argent colombien après avoir récupéré des preuves cruciales de la chambre forte, dont des photos de surveillance et des enregistrements d’écoutes téléphoniques très sensibles. Et quand ils ont déménagé dans leur nouveau bâtiment au 1 Penn Plaza à Manhattan, ils ont fièrement accroché sur le mur du hall leur plaque honorifique et la grande enseigne ronde des Bureaux de la Douane US, elle aussi miraculeusement retrouvée, immaculée, dans leurs anciens bureaux du World Trade Center, écroulés et incendiés.

Réseau Voltaire : Vous n’étiez pas seul en mission à Ground Zero. Est-ce que les autres ont remarqué les mêmes anomalies ? Savez-vous s’ils ont également été harcelés ?

Kurt Sonnenfeld : En fait, j’ai entendu parler de quelques personnes sur deux sorties différentes. Certains d’entre nous en ont même discuté après. Ils savent de qui il s’agit et j’espère qu’ils se manifesteront, mais je suis certain qu’ils ont de fortes appréhensions sur ce qu’il leur arrivera s’ils le font. Je leur laisse le soin de décider, mais l’union fait la force.

Réseau Voltaire : Avec la parution de votre livre, vous êtes devenu un « lanceur d’alerte »- mais à un point de non retour ! Il doit y avoir beaucoup de gens qui savent ce qui s’est réellement passé ou non en ce jour fatidique. Pourtant, personne n’est monté au créneau, surtout pas ceux qui étaient directement impliqués de manière officielle. C’est ce qui rend votre cas si convaincant. À en juger d’après vos épreuves, il n’est pas difficile d’imaginer ce qui retient de telles personnes.

Kurt Sonnenfeld : En fait, il y a aussi des gens très bien et crédibles qui ont lancé des alertes. Ils sont discrédités, ignorés. Certains sont persécutés et harcelés comme moi.

Les gens sont tenus par la peur. Tout le monde sait que si vous questionnez les autorités US, vous aurez des problèmes d’une façon ou d’une autre. Au minimum, vous serez discrédité, déshumanisé. Le plus vraisemblablement, vous vous trouverez accusé de quelque chose sans aucun rapport, comme une fraude fiscale - ou même quelque chose de pire, comme dans mon cas. Regardez ce qui est arrivé à Abraham Bolden par exemple [1], ou au maître des échecs Bobby Fischer après qu’il ait montré son mépris à l’égard des États-Unis. Il y a une quantité d’exemples. Par le passé, j’ai demandé à mes amis et associés de parler pour moi pour raconter tous les mensonges diffusés dans les médias, mais ils avaient tous peur des retombées contre eux-mêmes et leurs familles.

Réseau Voltaire : À quel degré vos découvertes à Ground Zero impliqueraient le gouvernement dans ces événements ? Êtes-vous au courant des enquêtes qu’ont mené plusieurs scientifiques et des professionnels qualifiés qui non seulement corroborent vos propres découvertes, mais dans certains cas les surpassent de loin ? Considérez vous ces personnes comme des « adeptes de la théorie du complot » ("conspiracy nuts") ?

Kurt Sonnenfeld : Au plus haut niveau à Washington DC, quelqu’un savait ce qui allait se produire. Ils voulaient tellement une guerre, qu’ils ont, au minimum, laissé faire, et plus vraisemblablement ils ont même aidé ces événements à se produire.

Parfois, il me semble que les « dingues » [les « adeptes de la théorie du complot » Ndlr.] sont ceux qui s’accrochent à ce qu’on leur a dit avec une ferveur presque religieuse malgré toutes les preuves du contraire - ceux qui ne veulent pas considérer le fait qu’il y a eu une conspiration intérieure. Il y a tant d’anomalies dans l’enquête « officielle » qu’on ne peut les attribuer à des erreurs ou à de l’incompétence. Je connais les scientifiques et les professionnels qualifiés auxquels vous faites référence, leurs découvertes sont convaincantes, crédibles et présentées selon le protocole scientifique, en totale opposition avec les découvertes de l’enquête « officielle ». De plus, de nombreux agents des services secrets et des fonctionnaires du gouvernement avancent leurs opinions très informées (disant) que la Commission sur le 11/9 était au mieux une farce, au pire une couverture [2]. Mon expérience à Ground Zero n’est qu’une pièce de plus à rajouter au puzzle.

Réseau Voltaire : Ces événements remontent à presque 8 ans. Pensez-vous que découvrir la vérité à propos du 11/9 est toujours un objectif important ? Pourquoi ?

Kurt Sonnenfeld : C’est de la plus haute importance. Il en sera de même dans 10 ou même 50 ans si la vérité n’a pas éclaté d’ici là. C’est un objectif important car, à ce point de l’histoire, beaucoup de gens sont trop crédules face à ce que les autorités leur racontent et trop enclins à les suivre. En situation de choc, les gens cherchent à être guidés. Les gens qui ont peur sont manipulables. Savoir manipuler les masses aboutit à d’inimaginables bénéfices pour de nombreuses personnes très riches et très puissantes. La guerre est incroyablement chère, mais l’argent finit bien quelque part. La guerre est toujours très profitable pour un petit nombre. D’une manière ou d’une autre, leurs fils finissent toujours à Washington DC, ils prennent les décisions, établissent des budgets, tandis que les fils des pauvres et de ceux qui ne sont pas pistonnés finissent toujours au front, recevant les ordres et livrant les guerres des premiers. Les énormes caisses noires du Département de la Défense US représentent une machine de financement illimité pour le complexe militaro-industriel, chiffré à plusieurs milliers de milliards de dollars, et il en sera ainsi tant que les masses ne se réveilleront pas, tant qu’elles ne redeviendront pas sceptiques et qu’elles ne demanderont pas des comptes. Les guerres (et les faux prétextes mis en avant) ne cesseront pas tant que les gens ne prendront pas conscience des réels motifs de la guerre et tant qu’ils n’arrêteront pas de croire aux explications "officielles."

Réseau Voltaire : Ce qu’on appelle le Mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre (9/11 Truth Movement) a demandé une nouvelle enquête indépendante sur ces événements. Croyez-vous qu’en ce sens il y ait un espoir avec l’Administration Obama ?

Kurt Sonnenfeld : Je le souhaite vraiment, mais je reste sceptique. Pour quelles raisons le leadership d’un quelconque gouvernement établi agirait volontairement à ce qui aboutirait à une sérieuse compromission de son autorité ? Ils préfèrent maintenir le statu quo et laisser les choses en l’état. Le chauffeur du train a changé, mais le train a-t-il changé de direction ? J’en doute. L’impulsion doit venir du public, non seulement au niveau national mais aussi à l’international, comme le fait votre réseau.

Réseau Voltaire : Nombre d’association de défense des droits de l’homme, de groupes d’activistes et de personnalités vous soutiennent dans la détresse, et non des moindres, le Prix Nobel de la Paix, Adolfo Pérez Esquivel par exemple. Comment les Argentins répondent-ils en général à votre situation ?

Kurt Sonnenfeld : Par un incroyable déferlement de soutiens. La dictature militaire est encore fraîche dans la mémoire collective de la plupart des gens ici, qui savent que la dictature (tout comme d’autres dictatures en Amérique du Sud à ce moment-là) avait été soutenue par la CIA, à l’époque dirigée par George Bush père. Ils se souviennent très bien des centres de torture, des prisons secrètes, des milliers de personnes « disparues » à cause de leurs opinions, la peur quotidienne. Ils savent que les États-Unis recommenceront aujourd’hui s’ils le jugent opportun, qu’ils envahiront un pays pour atteindre leurs intérêts politiques et économiques, puis pour manipuler les médias à l’aide de "casus belli" fabriqués de toute pièce pour justifier leurs conquêtes.

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Kurt Sonnenfeld et Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix 1980.

Ma famille et moi sommes honorés de compter parmi nos plus chers amis Adolfo Pérez Esquivel [3]et ses conseillers du Servicio de Paz y Justicia (SERPAJ). Nous avons travaillés ensemble à de nombreuses causes, dont les droits des réfugiés, les droits des femmes, des enfants sans familles, et des enfants porteurs du HIV/SIDA. Nous sommes également honorés d’avoir le soutien de : Abuelas de Plaza de Mayo ; Madres de Plaza de Mayo, Línea Fundadora [4] ; Centro de Estudios Legales y Sociales (CELS) ; Asamblea Permanente de Derechos Humanos (APDH) [5] ; Familiares de Detenidos y Desaparecidos por Razones Políticas ; Asociación de Mujeres, Migrantes y Refugiados Argentina (AMUMRA) ; Comisión de Derechos Humanos de la Honorable Cámara de Diputados de la Provincia de Buenos Aires ; Secretaría de Derechos Humanos de la Nación ; et le Programa Nacional Anti-Impunidad. Au niveau international, un "amicus curiae" a été présenté en notre faveur par l’ONG REPRIEVE de Grande-Bretagne, et nous bénéficions de la collaboration de NIZKOR d’Espagne et de Belgique. De plus, ma femme, Paula et moi avons été reçus au Congrès par La Comisión de Derechos Humanos y Garantías de la Honorable Cámara de Diputados de La Nación.

Réseau Voltaire : Comme nous le disions, décider d’écrire ce livre et de le rendre public a été un pas gigantesque. Qu’est-ce qui vous a poussé à le faire ?

Kurt Sonnenfeld : Sauver ma famille. Et faire savoir au monde que les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être.

Réseau Voltaire : Dernière question, mais pas la moins importante : qu’allez-vous faire de vos enregistrements ?

Kurt Sonnenfeld : Je suis certain que mes enregistrements révèlent plus de choses que je ne suis capable d’analyser vu mes compétences limitées. C’est pourquoi je coopérerai autant que je le peux avec des experts fiables et sérieux dans un effort commun pour faire éclater la vérité.

Réseau Voltaire : Merci beaucoup !

 Traduction ReOpen911.info
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[1] Nommé par le président Kennedy, Abraham Bolden était le premier agent noir du Secret Service, le service chargé de la protection des hautes personnalités, dont le président. Après l’assassinat de J.F.K., il assura que le Secret service avait été prévenu à l’avance de l’attentat, mais avait failli à sa mission. Il fut brusquement écarté de la scène publique, accusé de corruption et incarcéré. En 2008, il a publié son témoignage dans The Echo from Dealey Plaza : The True Story of the First African American on the White House Secret Service Detail and His Quest for Justice After the Assasination of JFK. Ndlr.

[2] « 41 anciens responsables états-uniens de l’anti-terrorisme et du renseignement mettent en cause la version officielle du 11-Septembre », par Alan Miller, Réseau Voltaire, 9 juin 2009.

[3] Voir les articles en espagnol d’Adolfo Perez Esquivel sur le site de la Red Voltaire.

[4] « Marche de la Résistance des Mères de la place de Mai », par Ines Vázquez, Réseau Voltaire, 24 janvier 2006.

[5] Voir les interventions d’Alexis Ponce à la conférence Axis for Peace. Par exemple Alexis Ponce : « Le Mossad a formé la police équatorienne aux techniques de torture », Réseau Voltaire, 18 novembre 2005. Et ses articles en langue espagnole sur le site de la Red Voltaire.


Source: Réseau Voltaire

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4858

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