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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 02:21



“Black shoots of summer”? Les Anglo-Saxons et le AAA qui chancelle

Coup sur coup viennent les nouvelles que les deux grands pays anglo-saxons, inspirateurs du “modèle anglo-saxon” (comme il se doit) et du Rest Of the World, sont sur le point, ou dans tous les cas menacés de perdre leur classement prestigieux “AAA”, indiquant le niveau de solvabilité de ces pays, – de leurs Etats, ou soi-disant Etats. Ces notations sont à la fois vénérées et contestées; vénérées parce qu’elles font partie, comme autant d’indications faussaires évidemment impératives, du système faussaire qui, de la Federal Reserve aux réunions de Davos, nous a entretenus des leçons de morale que nous méritons pendant quelques années, voire entre une et deux décennies; contestées parce que, faussaires comme elles sont, elles ont établi un empire de réputations modelées selon les intérêts du moment, mais toujours à consonance anglo-saxonne… Il reste donc à conclure que ces cotations, faites d'une façon faussaire à l’avantage du système et des deux pays anglo-saxons, si elles apparaissent désormais comme devant dévaluer la valeur et de réputation de ces deux pays, traduisent évidemment un état d'autant plus catastrophique de ces deux mêmes pays précisément. C’est le cas, le déficit et l’endettement US et UK étant absolument himalayesques.


Les Américains reconnaissent implicitement la possibilité d’être “décotés”, notamment selon une dépêche Bloomberg.News du 
22 mai 2009, ouvrant sur une interview assez gémissante de Timothy Geithner, entrecoupés de rappels que tout ne va pas si mal malgré tout (“green shoots”) suivis de remarques que les choses sont encore très, très difficiles (“black shoots”, si l’on veut). Pour rappel,Bloomberg.News évalue à $12.800 milliards les engagements du gouvernements US, en dons, subventions, prêts, promesses, etc., – euh, depuis septembre 2008 (plan Paulson)…

«Treasury Secretary Timothy Geithner committed to cutting the budget deficit as concern about deteriorating U.S. creditworthiness deepened, and ascribed a sell-off in Treasuries to prospects for an economic recovery. “It’s very important that this Congress and this president put in place policies that will bring those deficits down to a sustainable level over the medium term,” Geithner said in an interview with Bloomberg Television yesterday. He added that the target is reducing the gap to about 3 percent of gross domestic product, from a projected 12.9 percent this year.

»The dollar extended declines today after Treasuries and American stocks slumped on concern the U.S. government’s debt rating may at some point be lowered. Bill Gross, the co-chief investment officer of Pacific Investment Management Co., said the U.S. “eventually” will lose its AAA grade. […] Gross said in an interview yesterday on Bloomberg Television that while a U.S. sovereign rating cut is “certainly nothing that’s going to happen overnight,” financial markets are “beginning to anticipate the possibility.”»

Les Britanniques commentent les menaces de la perte de la cotation AAA de leur pays, déjà envisagée de façon effective selon leStandard & Poor. Voici la nouvelle brute présentée par The Independent du 22 mai 2009.

«In a humiliating move, Britain has been relegated from the premier league of international economies by one of the world's leading credit agencies.

»Standard & Poor's' concerns about government borrowing and the potential cost of rescuing the UK's rickety banking system – as much as £145bn – are so serious that the agency has taken the unprecedented step of downgrading the creditworthiness of the British Government. The UK has lost its cherished AAA rating with a “stable Outlook”, the highest possible, to a triple-A rating with a “negative Outlook”. Worse could follow. The agency said that “UK public finances are deteriorating rapidly” and warned about a further downgrade: “The rating could be lowered if we conclude that, following the election, the next government's fiscal consolidation plans are unlikely to put the UK debt burden on a secure downward trajectory over the medium term.”

»While only one word of the formal S&P rating has been altered, the implications of the change could hardly be more momentous. Sterling, the gilts market and the FTSE 100 index all fell sharply on the news, which came shortly after the Office for National Statistics announced the latest figures for government borrowing – £85bn in April alone, four times the level this time last year and described by one City analyst as “awful”.»


Certains commentateurs britanniques s’emploient à relativiser, sinon à minimiser la perspective de la perte de l’indice AAA. Dans ce cas, la chose retrouve tout son caractère empirique, théorique ou bien symbolique. Le 
22 mai 2009, dans The Independent, Hamish McRae choisit donc de relativiser la question du AAA, mais, par contre, ne cache pas la catastrophique situation du déficit et de l’endettement (britannique, indeed). Puis il relativise aussitôt, cette fois de venimeuse et britannique façon, en observant que, pour les USA, c’est pire encore. Signe de la gravité des situations, on ne se fait plus de cadeaux de commentaires, même entre “cousins” avec des relations si spéciales.

«Don't worry about Britain losing its AAA credit rating, but do worry about the rise in country debt here and indeed in pretty much every developed country in the world.

»There is a cheap reply to the possibility that the UK may be downgraded following the “négative” outlook registered by the S&P ratings agency. It is that Lehman Brothers had a AAA rating until a few weeks before it collapsed. There is a slightly more thoughtful response which is to note that the reason for the negative outlook is that UK debt may reach 100 per cent of GDP unless we take action. But the fiscal position of the US looks even worse, for on present trends they may go well above that. So will it lose its AAA rating too?

»Ratings still matter a bit despite the humiliation of the agencies, though I suspect they will matter less and less as investors will increasingly rely on their own research about the likelihood that debts will be met. And of course it is embarrassing. But the real significance will, I think, be that the markets will focus much more attention on the long-term fiscal position of different counties and charge a significant premium for political risk.

»At the moment, country risk assessment is hopelessly crude. A couple of years back Ireland, Italy and Greece could borrow at almost the same cost as Germany. Now they have to pay much more. While the markets could be forgiven for missing the scale of Ireland's problems, the weak position of Greece and Italy should surely have been evident. Or to take another example, the US had “safe haven” status until recently, despite the inherent weaknesses in its fiscal position. Now that is just starting to be questioned – expect it to be questioned more and more.»

Attachons-nous au dernier exemple, cité comme par inadvertance par McRae, mais qui a une importance politique évidente : «[T]he US had “safe haven” status until recently… [….] Now that is just starting to be questioned – expect it to be questioned more and more.» Voilà, en passant, une mesure de la perte de puissance des USA; l’inconcevable et impensable d’il y a quelques mois encore, que les USA fussent traités comme un vulgaire péquenot qui a des comptes à rendre pour son déficit et sa dette, qui devient non seulement concevable mais de plus en plus probable, sinon acquis. Remarque importante, et la résonnance politique considérable.

Ils ont paraît-il sauvé leurs monstres financiers, – reste à voir pour combien de temps, – mais ils commencent à passer à la caisse. Le “sauvetage” largement bidouillé selon les mœurs courantes des attributs privés et pourris de leur puissance financière leur coûtera-t-il leur statut de puissance? Ont-ils joué à fond la finance pour perdre la mise sur la case “politique”? La partie est engagée… Les “green shoots” devenant “black shoots”, la crise qui a soi disant passé le pire, ne l’aurait fait finalement que pour la première phase, pour déboucher sur un élargissement de la structure crisique, pour passer au stade supérieur. Processus de “contraction-élargissement” de la crise, avec l’élargissement vers les structures politiques et fondamentales des ensembles anglo-saxons mises en place pour la domination du monde par le biais de la finance; le reflux vient par la finance et commence à déborder vers les structures. Affaire à suivre, n’est-il pas?


Mis en ligne le 22 mai 2009 à 15H18


“Black shoots of summer”? Les Anglo-Saxons et le AAA qui chancelle

http://www.marcfievet.com/article-31826990.html

DEES
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 02:15


Sommet Russie-UE: les participants incapables de percer les lois de la crise (Medvedev)




Sommet Russie-UE: les participants incapables de percer
les lois de la crise (Medvedev)



KHABAROVSK, 22 mai - RIA Novosti. Les participants du sommet Russie-UE de Khabarovsk ont évoqué la crise économique mondiale, mais ne sont pas parvenus à  comprendre les lois de son fonctionnement, a fait savoir vendredi le président russe Dimitri Medvedev au cours d'une conférence de presse à l'issue du sommet.

"Hier au cours du dîner, nous avons commencé à évoquer la crise et les mesures entreprises dans nos pays . Nous sommes arrivés à la conclusion selon laquelle malheureusement , personne n'a compris les lois du fonctionnement de cette crise . Ce sujet est certainement digne des plus hautes distinctions", a noté le président russe.

"Cependant, des consultations entre la Russie et l'UE ont été menées ces derniers temps, le G20 a fonctionné, et ce travail sera poursuivi", a annoncé le président russe.

http://chiron.over-blog.org/article-31826097.html

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 02:08

En grève de la faim pour obtenir
une hausse du pouvoir d'achat

mardi 12.05.2009, 04:48 - La Voix du Nord

 Lakdar Hammali a prévu de rester jour et nuit dans la tente du boulevard Schweitzer jusqu'à réaction des pouvoirs publics. Lakdar Hammali a prévu de rester jour et nuit dans la tente du boulevard Schweitzer jusqu'à réaction des pouvoirs publics.
| HÉNIN-BEAUMONT |

Un Montignynois d'une cinquantaine d'années a débuté hier une grève de la faim exigeant des pouvoirs publics une hausse du pouvoir d'achat de 90 % ! Il espère entraîner d'autres associations dans son sillage.

La grève de la faim comme moyen de pression pour revaloriser le pouvoir d'achat. Cette idée radicale a été mise en application hier matin par Lakdar Hammali, un électricien au chômage. Aidé d'un sympathisant, il a planté sa tente à l'entrée du boulevard Schweitzer, sur une pelouse publique en face de l'Atrium. Un lieu passant.

Il n'en partira pas, jure t-il, avant d'entamer « une médiation avec les pouvoirs publics pour négocier une augmentation du pouvoir d'achat  ». Et pas une hausse symbolique, non, carrément de 90 % ! L'objectif relève de l'utopie pure et simple, le président de la République a eu beau rappeler que « les caisses sont vides  », M. Hammali n'en démord pas : « Nicolas Sarkozy s'est bien accordé une augmentation de salaire de 170 % alors que le nôtre, dans le même temps, on nous le rabaisse. L'inflation a pris 30 % au moment du passage à l'euro, et 10 % chaque année, le pouvoir d'achat a seulement pris 2,5 % par an. Les familles n'y arrivent plus. » Lakdar Hammali préside depuis 1995 une association à Montigny-en-Gohelle, Droits et médiation, à but « social, culturel et sportif », qui fonctionne uniquement grâce aux cotisations. « On cherche à soutenir le citoyen dans ses difficultés au quotidien. » Il affirme ne pas avoir pris la décision de cesser de s'alimenter sur un coup de tête : «  J'ai écrit au président de la République, au gouvernement, au conseil général, au préfet. » Sans réponse, il passe à une vitesse supérieure. A priori conscient des risques d'une telle démarche : « C'est dangereux, je suis malade et cardiaque.  » Une vingtaine de personnes, toutes inactives et âgées de plus de 50 ans, devaient le rejoindre dans son mouvement. Lakdar Hammali qui se dit en contact avec deux associations de Libercourt, espère voir le mouvement faire tâche d'huile. •

C. L. C.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Autour_de_Lens/Henin_et_Alentours/2009/05/12/article_en-greve-de-la-faim-pour-obtenir-une-hau.shtml

Merci à CHIRON

http://chiron.over-blog.org/article-31824749.html

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 01:47



A l'heure où nous apprenons que 97 % des textes ont été votés par la Droite et par la Gauche, un texte comme celui-ci est à lire. Pour se faire une opinion ! Eva

Le résumé :


UN BILAN DONT NOUS SOMMES FIERS


Le travail des socialistes au Parlement européen 2004-2009


Le groupe socialiste est fier de pouvoir montrer que son travail a représenté une différence énorme dans la qualité de vie de millions de citoyens de notre Union européenne.


Notre vision de la coopération entre les 27 États membres de l'UE pour partager la prospérité et créer des emplois nouveaux et de meilleure qualité, nous la résumons par les termes "La nouvelle Europe sociale". Nous travaillons à transposer cette vision dans des détails concrets qui ont une influence sur la vie des citoyens.


Nous abordons un large éventail de questions. Comment pouvons-nous agir contre les changements climatiques ? Que faire pour protéger nos familles du terrorisme ? Comment garantir l'approvisionnement des foyers en gaz et en électricité ? Comment éradiquer la traite des êtres humains, le trafic de drogue et le crime organisé ? Quelle est la meilleure attitude face à l'immigration - légale et illégale - et comment favoriser l'intégration des nouveaux arrivants dans nos sociétés ?


Ces derniers temps, les députés socialistes ont joué un rôle déterminant dans l'adoption de textes législatifs au Parlement européen. Ainsi, nos enfants seront à l'abri de certains des plus dangereux produits chimiques connus grâce à de nouvelles règles strictes que le groupe socialiste au Parlement européen est arrivé à imposer. Les prix de services dont nous dépendons tous baisseront parce que l'équilibre prôné par le groupe socialiste entre la concurrence et la protection des travailleurs dans ces secteurs a recueilli au Parlement européen le soutien des différents partis.


La crise financière qui s'est déclarée à la fin de 2007 continue à être un cauchemar pour les épargnants et les pensionnés. Face à cette crise, les socialistes du Parlement européen ont joué un rôle moteur pour demander de nouvelles règles. Nous voulons plus de transparence dans les fonds spéculatifs et les autres activités financières. Renforcer la surveillance. Et tandis que nous nous progressons vers de meilleurs garanties à long terme pour les pensions et les économies des citoyens, les libéraux européens et les démocrates-chrétiens conservateurs se taisent dans toutes les langues.


Nous avons concrétisé le concept d'éducation et de formation tout au long de la vie. Un milliard d'euros seront affectés chaque année à ce programme jusqu'en 2013. Cela permettra à plus de 222 000 jeunes d'étudier à l'étranger dans le cadre du programme Erasmus. 70 000 autres jeunes bénéficieront d'une formation professionnelle et 1 400 formateurs d'adultes participeront à des programmes de mobilité.


Les socialistes du Parlement européen ont pris des initiatives décisives qui ont permis une baisse du prix des communications téléphoniques vers l'étranger et nous travaillons maintenant à faire baisser le prix des communications mobiles et de l'accès à l'internet depuis l'étranger.


Nous favorisons les technologies qui améliorent la qualité de vie. Ainsi, c'est grâce au leadership socialiste au Parlement que, d'ici 2013, l'UE disposera de son système de navigation par satellite qui offrira une large gamme de services autres que le voyage, notamment les communications et l'observation de la Terre. Ce sera le premier grand projet industriel européen, qui apportera à l'ensemble de l'Union nombre d'innovations technologiques et de créations d'emplois.


Nous voulons aussi une Europe qui regarde au-delà de ses frontières. Parmi les nombreuses questions urgentes de politique internationale, nous voulons contribuer à la paix et à la stabilité dans notre voisinage et, à cet égard, de bonnes relations avec le monde musulman constituent une priorité. Nos conférences sur le Proche-Orient, par exemple, ont favorisé les contacts entre des acteurs de haut niveau en vue de contribuer à la recherche de la paix et à la résolution des conflits.


Nous nous sommes rangés résolument du côté des pays les plus pauvres de la planète, soumis à des pressions pour ouvrir leurs marchés aux puissances destructrices de nos entreprises hyper développées, et nous continuerons à nous battre pour ces pays.


Le groupe socialiste veut une Europe avec une vision globale … une Europe qui donne le ton mais prend aussi ses responsabilités. Notre détermination à améliorer la qualité de vie en Europe - afin qu'elle soit un exemple pour le reste du monde - est notre moteur au sein du groupe socialiste.


Le présent document vous explique en détail ce que nous avons réalisé sur la base de cette vision.

http://sego-dom.over-blog.com/article-31821496.html



 

  • 4 Produits chimiques dangereux
  • 3 Réduire le coût des communications mobiles
  • 2 Une nourriture saine
  • 1 Donner la priorité aux consommatdeurs

 

 

Maigre, non ??? Pas touche mon capitalisme, rien sur le plan social, surtout  ! Eva


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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 01:40





 Déclaration politique de Toulouse adoptée le 24 avril 2009 par les partis socialistes et socio-démocrates européens


Nous, les partis socialistes et socio-démocrates européens, voulons lutter contre la récession et le chômage et préserver la cohésion sociale.


Nous refusons de laisser faire les marchés, comme le veulent encore les droites européennes.


Nous avons besoin de nouveaux dirigeants pour l’Europe.


Nous avons donc arrêté sept mesures pour la relance et la justice sociale, que nous mettrons en oeuvre dans les 100 premiers jours.


1. 100 milliards d’euros pour un véritable plan de relance économique pour l’Europe, avec des investissements massifs en matière d’emploi et de croissance. Pour soutenir le pouvoir d’achat et faire repartir la consommation. Pour créer des emplois et soutenir toutes les industries, y compris l’économie verte et innovante.


2. Un Pacte européen pour l’emploi afin de lutter contre les licenciements et la précarité. Pour un salaire minimum et des droits sociaux dans tous les pays d’Europe et pour mettre fin à la concurrence vers le bas entre les travailleurs. A travail égal, salaire et conditions de travail égaux dans une même entreprise.


3. Une nouvelle Charte des Droits de la Femme, pour assurer l’égalité des droits et des opportunités dans tous les domaines.


4. Un Pacte européen de progrès social pour promouvoir ensemble les droits sociaux et lutter contre la pauvreté et l’exclusion.


5. Une réglementation efficace des marchés financiers pour contrôler les banques et les fonds spéculatifs et remettre la finance au service de l’économie réelle. Nous voulons concrètement un nouveau modèle économique et financier afin d’éviter de nouvelles bulles financières aux effets dévastateurs.


6. Un engagement européen de solidarité Nord / Sud avec un plan de soutien massif en faveur de l’alimentation, de la santé et de l’environnement.


7. Une proposition européenne pour un « nouvelle donne » mondiale, qui sera présenté au G20 avant la fin de l’année. Nous y proposerons un plan d’ensemble en faveur de la régulation économique mondiale, en faveur des droits sociaux, pour la lutte contre le changement climatique et contre la pauvreté.


Pour en finir avec les politiques de recul social de trop nombreux gouvernements de droite,


Pour lutter contre la récession et le chômage et préserver la cohésion sociale,


Pour inventer le modèle de l’après-crise, plus juste et plus durable,


Pour nommer une Commission européenne qui s’engage à servir cette nouvelle politique progressiste,


Un seul moyen : donner au Parti Socialiste et à ses alliés du Parti Socialiste Européen, unis autour de ce projet volontariste, la force de constituer une nouvelle majorité au Parlement Européen.


Le 7 juin, chaque citoyenne et chaque citoyen a ce pouvoir entre ses mains.


http://sego-dom.over-blog.com/article-31790223.html

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 01:25



Lors d'une visite du Président dans un lycée, il discute avec les professeurs et les élèves et déclare que la violence à l'école est inacceptable ! Il le répête même à plusieurs reprises. Voir la vidéo :

Vidéo Sarkozy : " la violence au lycée est intolérable "

Le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, présent aux côtés de Nicolas Sarkozy, l'a bien compris. Aussitôt, il décide la création d'une « force mobile d'agents » intervenant en milieu scolaire « sur des missions de prévention et de contrôle » de la violence (tiens, période électorale, le tout sécuritaire est de retour !). La définition de cette « force mobile d'agents », ça ressemble comme 2 goutes d'eau à celle de la Police.


Et l'on voit que les forces de police ont également bien compris le président, puisqu'ils ne trouvent pas mieux que d'aller interpeler à la sortie d'une école de Gironde, 2 enfants de 6 et 10 ans, soupçonnés d'avoir volé une bicyclette. L'un d'entre eux s'appelle Hicham, il a depuis quelques temps un vélo offert par un militaire d'une base aérienne proche, mais une citoyenne qui s'est fait voler une bicyclette le soupçonnait d'en être l'auteur (bien sûr, lorsqu'on s'appelle Hicham, on ne peut qu'être un voleur de vélo). Elle sait où il est scolarisé, elle demande au directeur de l'école de bien vouloir confisquer le vélo, ce qu'il refuse de faire. La personne décide donc de porter plainte.

Enquête des policiers, puis arrestation, sans même que ceux-ci aient pris soin de se mettre en rapport avec la famille de l'enfant pour demander des comptes. Au final, la mère a pu apporter la preuve que le vélo n'avait pas été volé mais on se retrouve avec 2 enfants traumatisés, sans doute pour longtemps, et leurs camarades racontant qu'ils "ont été emmenés en prison". Immanquablement, ça laissera des traces.

Pendant ce temps, de bien plus grands voleurs ont l'impunité grâce à leurs relations. Si l'on veut faire du chiffre, c'est évidemment plus facile d'interpeler des enfants.

Je vous offre ci-dessous un petit film sur un voleur de bicyclette, surtout à regarder jusqu'à la fin

Vidéo : voir site


http://sego-dom.over-blog.com/article-31727345.html



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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 01:09




Ceux qu'on appelle SDF ne sont pas des monstres

Le mot d' EVA R-SISTONS :

Les sdf sont des hommes et des femmes comme nous, ils ont eu un incident de parcours. Et rien ne les réjouit autant que le fait de leur parler, de leur sourire.
J'éprouvais une joie immense à leur servir la soupe, à la Mie de Pain (Paris), et ils étaient ravis de mon intérêt pour eux. Un simple SOURIRE réchauffe leur vie, leur coeur.
Les plus beaux Noëls de ma famille, c'était quand on faisait la tournée des sdf pour leur offrir un sachet-cadeau, empli de friandises, vêtements chauds, lectures...


Ils ont droit comme tout homme à notre considération.

C'est une histoire vraie qui se déroule sous mes yeux le matin lorsque je me rends à mon bureau. A la sortie de la station de métro où je passe, il y a une placette cernée par des immeubles, avec en son milieu un petit massif de plantes et fleurs et autour de celui-ci, un muret qui peut servir de banc puis un 2e rempart végétal.


Depuis des années, ceux qu'on appelle SDF pour ne pas dire qu'ils vivent dans la rue, ont installé à proximité, sous un abri, une de ces tentes offertes par une association qui les soutient, des matelas, des sacs en plastique contenant le peu qu'ils possèdent et une ou 2 valises. De temps en temps, l'un d'entre eux joue de l'accordéon à la sortie du métro pour obtenir un peu d'argent. Ils ont un accent d'ailleurs. Ils sont parfaitement polis et vous remercient du peu qu'on leur donne.


On les trouve souvent assis sur le muret. Il y a quelques mois est apparue une petite dame élégante qui arrive avec un thermos, parfois une glacière dans laquelle il doit y avoir de la nourriture. J'ai vu qu'elle osait discuter avec ces hommes alors que la plupart des personnes passant par là faisaient des détours derrière le 2e mur végétal pour ne pas passer à leur proximité.


Et peu à peu, à la suite de cette personne, d'autres sont venus discuter avec eux, et comme il y a près d'eux des personnes dites "normales", les gens passent au milieu de la placette, se disant qu'après tout ils doivent être fréquentables. Ce matin, il y avait même une très jeune et jolie fille, qui riait en discutant, et j'ai vu le visage de l'un de ces hommes illuminé de bonheur.


Cette image a illuminé ma journée, il fallait que je la partage avec d'autres, vous mes lecteurs, même s'il s'agit d'une histoire apparemment sans intérêt.

Ne les évitez pas, ce ne sont pas des monstres, ils ont besoin de contacts humains et peut-être que ça les aidera à remonter la pente.
 

http://sego-dom.over-blog.com/article-31682918.html

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 21:48
bastamag.net
En Europe, la biodiversité se meurt

Par Nolwenn Weiler (22 mai 2009)

On évoque le plus souvent les conséquences liées au changement climatique. On parle moins des effets de la réduction de la biodiversité, tout aussi catastrophique. Un nouveau rapport remis à Jean-Louis Borloo chiffre le coût de la disparition progressive des écosystèmes. En Europe, 800 espèces végétales sont menacées d’extinction totale et plus de 40 % de la faune est en danger. En France, un an et demi après le Grenelle de l’environnement, on attend encore la réaction des pouvoirs publics.

La diminution de la biodiversité serait tout aussi apocalyptique pour l’humanité qu’un réchauffement climatique de quelques degrés. Et il n’y a pas que les forêts tropicales ou l’Amazonie qui sont concernées. Un tout nouveau rapport de Bernard Chevassus-au-Louis, docteur en sciences, inspecteur général de l’agriculture et ancien directeur du Muséum d’histoire naturelle, a été remis au début du mois de mai à Jean-Louis Borloo. Suite logique du rapport du Britannique Nicholas Stern de 2006 qui chiffrait le coût du changement climatique, le rapport Chevassus-au-Louis propose d’évaluer la valeur (en euros) des services rendus à l’homme par les écosystèmes.

Une forêt française est ainsi estimée à 970 euros par hectare et par an, et celle d’un récif corallien à 8000 € (en moyenne) par hectare et par an. Le ministre de l’environnement, Jean-Louis Borloo a, semble-t-il, été inspiré par les 400 pages du rapport. Il a demandé à ce que l’on chiffre « l’inaction, comme l’a fait Nicholas Stern avec le changement climatique ». Il a aussi annoncé qu’il souhaitait voir naître un Giec (Groupe international d’experts sur le changements climatique) de la biodiversité d’ici 2010. Dans la foulé, il se pourrait aussi qu’une des promesses du Grenelle, à savoir la prise en compte de la protection de la biodiversité dans les projets d’infrastructures, soit tenue. Mieux vaut tard que jamais.

Mais le volet « actions concrètes immédiates et efficaces » n’est apparemment pas pour demain. La biodiversité est habituée aux grands discours, surtout sur le vieux continent. En 2001, au sommet européen de Göteborg (en Suède), un objectif très strict avait été fixé : arrêter le déclin de la biodiversité en Europe d’ici 2010... Résultats sur le terrain : aucun ! La biodiversité continue de s’appauvrir. Depuis 1950, l’Europe a perdu plus de 50 % de ses zones humides, et la plupart de ses terres agricoles à haute valeur naturelle. La plupart des grands stocks halieutiques se situent sous les limites biologiques de sécurité et sont donc insuffisants pour assurer un renouvellement des stocks à long terme. 800 espèces végétales sont menacées d’extinction totale et plus de 40 % des mammifères indigènes, des oiseaux, des reptiles ou encore des papillons sont en danger.

http://www.bastamag.net/spip.php?article585

http://bridge.over-blog.org/article-31792920.html

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 21:37

Catastrophe ferroviaire à la gare Montparnasse de Paris en 1895
wikipedia.org


SNCF : une privatisation qui conduit à la folie

solidariteetprogres.org
SNCF : une privatisation qui conduit à la folie


22 mai 2009 (Nouvelle Solidarité) – A la veille de l’Ascension, quelques 20 000 voyageurs ont eu à subir des retards ou des annulations sur le trajet entre Paris et Bordeaux suite à une collision entre deux trains de fret près d’Angoulême.

Un chargement de tractopelles d’un train ECR, une filiale de Deutsche Bahn, visiblement mal arrimé, s’est déplacé et a accroché un train appartenant à la SNCF circulant en sens inverse.

Pour le ministre des transports Dominique Bussereau, il ne s’agit que d’une négligence humaine. Cependant, les syndicats de cheminots ont mis en cause la libéralisation du trafic ferroviaire. « La recherche du profit conduit les entreprises à économiser sur les organisations du travail, les conditions sociales, les procédures réglementaires et les formations », accuse SUD Rail.

L’accident n’est pourtant pas un fait isolé mais le dernier en date d’une longue série impliquant les concurrents privés de la SNCF.

Comme le rappelle le quotidien l’Humanité : « Le 26 avril 2008, un train de la compagnie Veolia a ainsi traversé la gare de Montauban à plus de 60 km/h. Sans la présence d’esprit des agents de la SNCF qui, au dernier moment, sont parvenus à le dérouter, il aurait percuté de plein fouet un TER bondé de voyageurs. »

Combien de « trains fou » et de morts faut-il donc pour abandonner une politique de privatisation du réseau ferroviaire, tellement folle que même les Britanniques ont dû la revoir ?

Un appel à la grève le 26 mai a été lancé par les syndicats, notamment pour le « maintien du caractère intégré et de l’unicité de la SNCF » menacé par Bruxelles.

A lire : Pourquoi Dominique Perben risque de devenir le ministre des catastrophes ferroviaires

http://www.solidariteetprogres.org/article5461.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Accidents_ferroviaires (image)


http://bridge.over-blog.org/article-31782021.html


sur le blog de Bridge,
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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 21:30

voltairenet.org

La Fondation Bertelsmann
au service d’un marché transatlantique
et d’une gouvernance mondiale

par Pierre Hillard*



La chancelière fédérale Angela Merkel présidant une remise de prix à la Fondation Bertelsmann (2007).


Étroitement liée à l’OTAN, pour laquelle elle organise chaque année la Conférence sur la sécurité de Munich, la Fondation Bertelsmann a placé un géant des médias au service des ambitions allemandes au sein de l’Empire transatlantique en construction. Universitaire spécialiste des relations internationales, Pierre Hillard vient de consacrer un livre à la plus puissante fondation européenne, dont nous en publions un extrait.




La création d’un grand marché transatlantique pour 2015 est la grande ambition des dirigeants européens et états-uniens. Après la visite du Président Obama en Europe, lors du sommet UE/États-Unis, le Parlement européen en a profité pour adopter une résolution le 26 mars 2009 appelant à réussir ce marché transatlantique. Il est même appelé à un « renforcement de la coordination entre les institutions monétaires européennes et américaines » [
1]. En fait, ces affirmations ne sont que la suite logique des travaux en amont de la Fondation Bertelsmann. L’ambition est d’aboutir à un seul marché unique transatlantique dont les conséquences concerneront les Français et tous les peuples d’Europe.

Vers un vaste marché euro-américain

Les travaux pilotés par la Fondation Bertelsmann vont très loin. En effet, ses dirigeants poussent à la création d’un véritable bloc économique, un « G-2 » [2] euro-américain encore plus structuré que le G-7 (ou G-8 en incluant la Russie) regroupant les plus grandes puissances industrielles. Comme le souligne Werner Weidenfeld : « Les données économiques parlent d’elles-mêmes. Plus de 50 % des revenus des compagnies américaines dérivent du marché européen. L’Europe reste le partenaire le plus important du monde américain des affaires. Les entreprises européennes assurent plus de un million d’emplois rien que pour la seule Californie. Les investissements européens au Texas dépassent l’ensemble des investissements américains au Japon. Des deux côtés de l’Atlantique, plus de 12,5 millions de personnes vivent des liens économiques transatlantiques » [3].

Cette volonté de favoriser ce bloc économique euro-américain est le moyen d’assurer la stabilité économique mondiale selon ces experts. Indirectement, c’est aussi une manière d’assurer une prééminence sur des pays émergents, en premier lieu, la Chine. Par conséquent, le groupe « Economie, commerce et finances » préconise l’institutionnalisation d’un véritable outil, le « Trade G-2 » (« commerce G-2 ») [4], afin d’éviter des à coups au sein de cette communauté économique euro-américaine [5]. Pour réussir ce mariage, ces experts encouragent les États-Unis à partager leur leadership avec leur partenaire européen dans des domaines où il existe une certaine parité de puissance commerciale. L’objectif non déclaré est aussi d’éviter une déperdition de puissance par des confrontations inutiles qui nuiraient au bloc atlantique et l’affaiblirait face à la concurrence asiatique ou indienne. En revanche, il est souligné que cette situation ne peut véritablement se faire jour que si les Européens arrivent à s’organiser afin de pouvoir parler d’une seule voix [6]. Ces directives émanant de ces différents experts dans le cadre des séminaires organisés par Bertelsmann ont pris forme durant le 1er semestre 2007 lors de la présidence allemande de l’Union européenne. En effet, il a été décidé de créer en avril 2007 le « Conseil économique transatlantique » (le CET, Transatlantic Economic Council, TEC) [7] lors du sommet Union européenne-États-Unis à Washington afin de renforcer l’intégration économique transatlantique. Le CET qui est la transcription du Trade G-2 (« commerce G-2 ») issu des délibérations de la Fondation Bertelsmann a ouvert sa première séance le 9 novembre 2007. Co-piloté par le vice-président de la Commission européenne, Günter Verheugen lié à Bertelsmann, et Allan Hubbard, directeur du Conseil économique national, les discussions du CET ont porté sur « les possibilités de réduire les obstacles au commerce et aux investissements transatlantiques » [8]. Par la suite, la 2è séance du CET tenue à Bruxelles, le 13 mai 2008, à la veille du sommet Union européenne-États-Unis de juin 2008, n’a fait qu’approfondir une politique préparée depuis longtemps [9]. Elle se poursuit dans le cadre monétaire.

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Cet ouvrage est recommandé par la librairie du Réseau Voltaire.

En effet, avec la création de la monnaie unique européenne, le dollar côtoie une unité monétaire représentant un pôle économique important. C’est pourquoi, les intervenants invitent fortement les dirigeants des deux économies à s’entendre pour permettre la création d’une « arène monétaire » : « Plus fondamentalement, les États-Unis et l’Union européenne sont non seulement les deux super puissances économiques mais aussi les représentants des deux principales monnaies mondiales. L’euro s’est déjà imposé comme une monnaie internationale de premier plan et disputera de plus en plus le leadership monétaire au dollar. Les fluctuations dans les taux de changes euro-dollar ont des conséquences majeures pour tous les pays du monde. Cela requiert donc la formation d’une arène monétaire pour le G-2 aussi vite que possible (ndlr : annonce en filigrane d’une monnaie transatlantique). La Réserve fédérale [10] et la Banque centrale européenne qui sont toutes les deux indépendantes de leurs gouvernements respectifs, devraient réussir à créer leur propre relation au sein du G-2 » [11].

En fait, les auteurs de ces travaux rappellent que les continents se dotent de monnaies régionales. C’est un fait pour l’UE avec l’euro tandis que l’alter ego américain envisage de se doter d’une monnaie unique, l’amero [12] et d’une banque centrale Nord-américaine [13]. Le phénomène est le même avec la création de l’Union des nations d’Amérique du Sud (l’UNASUR), en mai 2008, qui prévoit la création d’une seule monnaie pour le continent sud-américain encadrée par l’équivalent d’une Banque centrale sud-américaine, le tout sous l’égide d’un parlement unique [14]. En dehors de ces aspects économiques et monétaires, ces auteurs insistent aussi sur la nécessité de maîtriser des problèmes comme l’énergie (stabilisation des prix), l’environnement (sujet sensible qui permet l’instauration d’une organisation mondiale de l’environnement et des contraintes sur la vie des particuliers et des entreprises) et les migrations (en raison des déplacements de populations et des conséquences sur l’économie). Pour ces experts, le règlement de ces sujets en concertation de part et d’autre de l’Atlantique poursuit toujours le même objectif, créer un pôle le plus stable possible afin de faire poids et de tenir la dragée haute face aux autres blocs politico-économiques. En guise de conclusion, ces experts rappellent la nécessité d’une refonte du système : « La stratégie du G-2 pourrait conduire l’alliance transatlantique vers une cohésion et une souplesse qui est si cruciale pour la paix et la prospérité pour près de 800 millions de personnes habitant cette partie du monde » [15].

En fait, ces recommandations sont une tentative d’assurer au bloc euro [16]-américain la possibilité d’être le primus inter pares face à la constitution de grands pôles politico-économiques Sud-américain ou asiatique. À condition d’arriver à terme, cette association ne serait pas une relation entre égaux. Les élites anglo-Saxonnes à l’esprit apatride resteraient les maîtres d’œuvre de ce partenariat qui ne peut s’instaurer qu’après des bouleversements financiers, économiques et sociaux majeurs [17].

Documents joints
 


From Alliance to Coalitions : The Future of Transatlantic Relations (version anglaise intégrale).
NB. La couverture de ce livre est illustrée par une photo-montage comportant les drapeaux des États-Unis, de l’Allemagne et de l’Union européenne avec le bâtiment du Reichstag en toile de fond ; En psychologie, on définirait cette représentation comme un « acte manqué ».


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 Pierre Hillard

Dernier ouvrage publié : Bertelsmann : Un empire des médias et une fondation au service du mondialisme (François-Xavier de Guibert éd., 2009)


Les articles de cet auteur





[1] « Résolution du Parlement européen sur l’état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux États-Unis », Réseau Voltaire, 26 mars 2009.

[2] From Alliance to Coalitions - The Future of Transatlantic Relations, Collectif, Bertelsmann Foundation Publishers (2004), p. 14. Ce livre est intégralement téléchargeable sur cette page.

[3] Ibid., p. 34.

[4] Ibid., p. 53.

[5] C’est tout l’enjeu des travaux du Transatlantic Policy Network (TPN, Réseau politique transatlantique) qui réunit des membres du Parlement européen (l’ancien président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen, Elmar Brok, et ancien dirigeant de Bertelsmann, ainsi que la député socialiste allemande, Erika Mann) et des représentants du Congrès des États-Unis. Soutenu massivement par des entreprises transnationales (Microsoft, IBM, Siemens, Deutsche Bank, Nestlé, Bertelsmann, …) et de nombreux think tanks (Council on Foreign Relations, Brookings Institution, Center for Strategic and International Studies, etc), nous rappelons encore une fois ce fait indispensable à retenir que le TPN prône l’instauration d’un bloc euro-américain intégré sur une période de dix ans (2005-2015) dans les domaines économiques, défense et sécurité, politique et institutionnel, cf. La décomposition des nations européennes, pp. 137 à 143.

[6] On comprend mieux la volonté farouche des européistes d’établir une constitution pour toute l’Europe. Dans le cadre des séminaires organisés par la Fondation Bertelsmann, l’États-unien Fred Bergsten, directeur de l’Institute for International Economics et l’Allemand Caio Koch-Weser, secrétaire d’État au ministère des Finances du gouvernement Schröder, membre du comité administratif de la Fondation Bertelsmann jusqu’en 2007 et président du Comité économique et financier (CEF) de l’UE jusqu’en 2007, sont à l’origine des travaux pour favoriser l’émergence d’un G-2.
Ils estiment que sa création est conditionnée en fonction de quatre raisons :
1) Il s’agit de créer un socle commun entre les États-Unis et l’Union européenne se substituant aux liens étroits résultant de la Guerre froide.
2) Les États-Unis en tant que super-puissance unique auraient tendance à tomber plus facilement dans l’unilatéralisme. En revanche, l’Union européenne absorbée par son évolution institutionnelle interne glisserait plus facilement vers une forme d’égocentrisme, ne cherchant pas à s’engager largement dans la prise en charge des problèmes mondiaux. Une interdépendance économique entre les deux blocs agirait, selon ces experts, comme un contrepoison au profit des États-Unis et de l’Union européenne. L’excès de l’unilatéralisme états-unien serait freiné par l’allié européen. En contre partie, l’Union européenne se verrait obligée de sortir de la gestion de ses problèmes internes pour rétablir l’équilibre (ndlr : C’est l’application du principe hégelien : thèse – antithèse … synthèse).
3) En raison de la multitude croissante d’États et de la variété des problèmes dans le monde, ce bloc euro-américain agirait comme un stabilisateur permettant de piloter l’économie mondiale.
4) Même si des liens économiques importants se sont tissés de part et d’autre de l’Atlantique depuis plusieurs décennies, il s’agit d’une certaine manière d’institutionnaliser cette relation à l’instar de l’OTAN dans le domaine militaire, in From alliance to coalitions – The future of transatlantic relations, op. cit, pp. 238 à 240.

[7] Le TEC d’avril 2007 n’est que la suite d’une longue liste s’ajoutant à différents documents renforçant l’intégration économique transatlantique : « Déclaration transatlantique » (1990), le « Nouvel agenda transatlantique » (1995), le « Partenariat économique transatlantique » (1998), « Une stratégie pour renforcer le partenariat transatlantique » (2003), cf. La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, p. 78 et s.

[8] « Le vice-président Verheugen préside la première réunion du Conseil économique transatlantique du 9 novembre 2007 », Communiqué de presse (réf. : IP/07/1662).

[9] Le 8 mai 2008, le Parlement européen a adopté la résolution P6_TA(2008)0192 entérinant la création du Conseil économique transatlantique (CET).

[10] Depuis sa création en 1913, la Fed est une banque privée contrôlant l’émission monétaire, indépendamment de l’employé républicain ou démocrate de la Maison-Blanche, pour le plus grand profit des oligarchies. Son premier président fut Paul Warburg (citoyen états-unien d’origine allemande) qui dirigea aussi le Council on Foreign Relations (CFR) à sa création en 1921. Paul Warburg était le frère de Max Warburg (la branche allemande). Celui-ci finançait la Paneurope dirigée par Richard de Coudenhove-Kalergi.

[11] From alliance to coalitions – The future of transatlantic relations, op. cit, p. 55.

[12] Le nom de cette monnaie n’est pas encore assuré.

[13] Cf. La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, p. 87. Cette nouvelle monnaie Nord-américaine, peu importe son nom final, doit s’appliquer dans le cadre d’un bloc Nord-américain politiquement unifié réunissant États-Unis, Canada et Mexique. Le processus d’unification a été lancé en mars 2005 par le président Bush, le Premier ministre canadien Paul Martin et le président mexicain Vincente Fox lors d’une réunion à Waco (Texas) dans le cadre d’un « Partenariat Nord-américain pour la sécurité et la prospérité » (PSP). La crise financière et monétaire qui secoue les bourses mondiales et les économies depuis l’été 2007 aidera à détruire le monde ancien afin de tenter d’instaurer de nouvelles mesures : nouvelles monnaies, nouveaux standards, etc permettant de créer une nouvelle architecture financière, monétaire, politique et spirituelle plus conforme aux canons de la pensée du nouvel ordre mondial. Les implications politiques, économiques et géopolitiques de ces bouleversements aux États-Unis ont été décrites avec beaucoup de précisions par l’Américain Jerome R. Corsi, The Late Great USA : NAFTA, The North American Union, and the Threat of a Coming Merger with Mexico and Canada, WND Books, Los Angeles, 2007, révisée en 2009. Dans les tentatives d’instaurer un cadre transatlantique unifié, une intégration monétaire s’avèrera nécessaire conduisant à la création d’une seule et même monnaie euro-atlantique (une monnaie transatlantique). Cependant, la finalité de toutes ces mesures, c’est de réussir à créer une monnaie mondiale comme le demandait déjà H.G Wells dans son livre La destruction libératrice en 1914. Cette mission d’envergure a été présentée par la revue financière britannique The Economist dans son numéro du 9 janvier 1988. Présentant sur la couverture un phénix naissant à partir des flammes détruisant les anciennes monnaies, l’article intitulé « Soyez prêt pour une monnaie mondiale » affirme : « Dans 30 ans, les Américains, les Japonais, les Européens et les peuples d’autres pays riches ainsi que d’autres plutôt pauvres paieront probablement pour faire leurs courses avec la même monnaie. Les prix ne seront plus désignés en dollars, yen ou deutschemark mais, disons-le, en phénix. Le phénix sera préféré par les entreprises et les acheteurs parce qu’il sera plus pratique que les actuelles monnaies nationales ». L’article précise que cette nouvelle monnaie mondiale doit voir le jour vers … 2018. The Economist a récidivé dix ans plus tard dans la même veine dans un article intitulé « Un monde, une monnaie » (« One World, one money ») paru dans son numéro du 26 septembre 1998. Ces concepts d’unité monétaire mondiale ont été proposés aussi dans la revue du CFR à l’automne 1984, Foreign Affairs, dans l’article « Un système monétaire pour l’avenir » (« A monetary system for the future ») sous la plume de l’économiste Richard Cooper. Déjà lors des négociations menant aux Accords de Bretton Woods en 1944, différents projets d’instauration d’une monnaie mondiale ont été proposés. Ainsi, le représentant britannique, John Maynard Keynes, proposa la création du « bancor » devant être émis par un institut supranational. Son homologue états-unien, Harry Dexter-White, défendait le principe d’un dollar s’appuyant sur une monnaie mondiale appelée « unitas ». Cependant, ces ambitions poussant à la création d’une unité monétaire mondiale étaient trop précoces par rapport à la situation politique de l’époque d’autant plus que cela exigeait aussi l’instauration d’une politique monétaire mondiale sous l’égide d’une banque centrale universelle. Il n’en reste pas moins que l’objectif reste le même. Il n’a été que différé. Parmi tous ces projets, peu importe les noms donnés à cette monnaie mondiale et la date prévue, ces exemples soulignent la volonté des élites oligarchiques d’atteindre cet idéal ancien. En effet, dans un manifeste paru en 1582, l’Italien Gasparo Scaruffi proposait déjà de créer une monnaie universelle appelée « alitinonfo ».

[14] Cette tendance généralisée à la création d’unités monétaires continentales a été traitée par Peter B. Kenen et Ellen E. Meade, Regional monetary integration, Cambridge University Press, 2008.

[15] From alliance to coalitions – The future of transatlantic relations, op. cit, p. 57.

[16] Le président de l’European Council on Foreign Relations (l’ECFR équivalent européen du CFR états-unien), Mark Leonard, estime que l’Union européenne n’est pas un État et que son arme secrète est dans le droit. Selon lui, la force de l’UE réside dans sa capacité à mettre en ligne divers centres de pouvoirs unis agissant sur des projets communs. Ces centres influent profondément dans l’organisation interne des pays membres au point de modifier radicalement leurs structures dans tous les domaines. Toute tentative de revenir en arrière s’avère selon lui impossible. Cette « eurosphère », selon l’expression de Mark Leonard, devient un modèle pour le monde entier. L’influence développée par cette « eurosphère » agit sur tout son pourtour géographique, c’est-à-dire les pays d’Afrique du Nord, du Proche-Orient, de l’Ukraine etc. Ainsi, l’émergence de ce bloc européen crée autour de lui des liens plus ou moins développés en concurrence aussi avec d’autres blocs cherchant à s’assurer leurs zones d’influences. Cette configuration n’est pas sans rappeler 1984 de George Orwell où le monde divisé en trois blocs (Oceania, Eurasia et Estasia) se dispute des zones d’influences situées à leur périphérie (des « Marches » pour reprendre une expression du Moyen-Âge) sans pour autant obtenir gain de cause. La tension permanente entretenue par les rivalités entre ces blocs permet en même temps d’instaurer des mesures liberticides chez chacun d’entre eux, chose qui serait impossible dans une situation de sérénité comme l’expose admirablement George Orwell. Cette description orwellienne n’est pas sans rappeler les contours de nos sociétés allant de plus en plus dans ce sens.

[17] Les relations transatlantiques s’appuient sur le partenariat privilégié anglo-saxon réunissant le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada. Ce partenariat s’exerce dans le cadre du « Comité britannique-Nord-américain » (the British-North american Committee, le BNAC). Financé par le Atlantic Council of the United States, le C.D. Howe Institute du Canada et le British-North american Association du Royaume-Uni, cet institut fait « bande à part » par rapport aux autres car il constitue le cœur même du partenariat transatlantique
En conclusion, nous pouvons préciser que l’oligarchie financière accapare le plus possible de métal or et de métal argent afin de constituer une encaisse métallique permettant de gager la future monnaie mondiale.

http://www.voltairenet.org/article160130.html

http://bridge.over-blog.org/article-31794408.html


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