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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 05:47
Entrée Asie du Bronx Zoo.
Wikipedia.org


ALERTE: LES ANIMAUX LICENCIEES
DU ZOO DE NEW YORK
POUR CRISE ECONOMIQUE !


Du 24 au 26 Avril 2009 :
Encore un effet pervers. Lisez ce papier du New York Post, c'est vraiment à pleurer: "Deer, bats, porcupines, foxes, lemurs, caimans and antelopes will be pink-slipped as part of the 114-year-old zoo's effort to cope with a $15 million budget shortfall". Licencier des animaux d'un zoo, franchement, cette crise est pire que ce que l'on dit. Bientôt, New York va être Stalingrad. Il me souvient que les Parisiens avaient mangé tous les animaux d'un zoo lors d'une famine du XVIIIe ou XIXe siècle. Comme ce zoo va déménager aussi les chauve-souris, je propose qu'elles soient installées à Wall Street au New York Stock Exchange. Ce serait très bien de les voir voler pendant les cotations... Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©

www.jovanovic.com
2008-2009
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 05:40

UNE PANDÉMIE DE GRIPPE PORCINE!
Pour l’amour de Dieu,
ne vous faîtes pas vacciner

Par Dr Patricia A. Doyle
rense.com et global research
Le 25 avril 2009

UNE PANDÉMIE DE GRIPPE PORCINE! Pour l’amour de Dieu, ne vous faîtes pas vacciner
Je lance un appel à tous, de grâce et s'il vous plaît, N’ACCPETEZ JAMAIS AU GRAND JAMAIS UN VACCIN QUEL QU’IL SOIT « CONTRE » CETTE GRIPPE.

Souvenez-vous de la soi-disant épidémie de Grippe Porcine (1) de 1976 qui devait se propager en pandémie? Cette épidémie n’aura finalement infectée que les recrues de Fort Dix. Pourquoi? Je crois que si le soi-disant virus de la Grippe Porcine s’était propagé parmi les recrues c’est justement en raison des vaccins qui leur ont alors été administrés. Que le gouvernement ait développé le virus de la Grippe Porcine de 1976 et qu’il en ait infecté les recrues pour voir si le public répondrait à l’appel à la vaccination contre la Grippe Porcine ou encore, que les recrues aient été infectées par un vaccin contaminé qu’ils ont reçu lors de leur recrutement, il demeure que cette vague [de grippe porcine] fut une tromperie du début à la fin. Je fut l’une des personnes qui furent dupées et qui ont reçu le vaccin contre la Grippe Porcine, lequel m'a rendu atrocement malade. Après avoir reçu ce vaccin, je suis demeuré alité pendant trois mois.

N’acceptez aucun vaccin contre la grippe saisonnière même si l’on vous dit que cela peut vous aider à contrer cette nouvelle souche de Grippe Porcine. Un tel vaccin ne pourra rien pour contrer la Grippe Porcine. Il servira simplement à donner du nouveau matériel génétique à la Grippe Porcine que je surnomme dorénavant la « Grippe Espagnol II », ses lendemains. La souche de la Grippe Espagnole sera utilisée dans la séquence génétique des vaccins qui seront développés pour l'humain et ce, afin de la rendre plus facilement perméable à l’infection humaine. Personne ne souhaite donner de nouvelles informations génétiques humaines au virus afin de le rendre plus virulent entre les humains. C'est pourtant et exactement ce que font les individus vaccinés en situations de pandémies.

Il y a également un problème de sécurité dans tout vaccin expérimental, tel que ce fut le cas en 1976. À l’époque, certaines personnes ont cru que lorsque la grippe est de souche pandémique, il est alors nécessaire d’administrer plus d’un vaccin car, ce dernier réagirait en deux temps. La première injection du vaccin servirait à faire connaître les codes génétiques qui demeureraient latents dans le corps jusqu'à ce qu'un second vaccin soit inoculé pour provoquer l’infection. Mais pourtant, le vaccin peut provoquer le syndrome de Guillain-Barré, le typhus et d’autres maladies.

Un vaccin contre la grippe ne protège pas et n’empêche pas personne d’avoir la grippe. Il est censé prévenir certaines complications de la grippe et, peut-être, d’en raccourcir la durée. Je ne suis même pas certaine qu'il réussisse à le faire. Personnellement, je pense que le vaccin affaiblit notre système immunitaire et nous rend malades en raison de contaminants présents dans le vaccin. Je crois que les gens sont mieux protégés en se lavant souvent et soigneusement les mains. Les gens devraient également utiliser des gants de protection en période d’épidémie. N’ayez pas peur «d'’avoir l’air étrange.» Vous n’avez pas à être honteux à utiliser un masque et des gants. Les Mexicains ne les utilisent-ils pas?

Le principal problème, c’est qu’en période de pandémie, ces simples biens deviennent rapidement une denrée rare. Stockez-les dès maintenant. Les fournitures médicales, les produits d'hygiène personnelle, et ... n'oubliez pas votre animal de compagnie. Lorsque la pandémie vous frappera, il sera trop tard pour en acheter. N’oubliez pas l'approvisionnement en eau. Car nous pourrions ne plus avoir d'eau potable ni d'énergie électrique, alors soyez prêt.

Efin, s'il vous plaît, tout le monde, N’ACCEPTEZ AUCUN VACCIN QUI VOUS SERA PROPOSÉ. IL POURRAIT VOUS TUER BIEN AVANT QU’UN QUELCONQUE VIRUS NE LE FASSE.

Traduction libre de Dany Quirion pour
Alter Info

(1) Grippe porcine aux États-Unis en 1976, Wikipédia anglais : http://en.wikipedia.org/wiki/Swine_Flu



Article original anglais : « Do Not Take A
Swine Flu Vaccine! » :
http://www.rense.com/general85/vacc.htm

http://www.alterinfo.net/UNE-PANDEMIE-DE-GRIPPE-PORCINE!-Pour-l-amour-de-Dieu,-ne-vous-faites-pas-vacciner_a31982.html


http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 04:25

Wagons de la FEMA...



Cette grippe porcine qui risque de se transformer en pandémie a-t-elle été prévue (et peut-être même organisée) ?

Je me pose certaines questions : 

Pourquoi ne ferme-t-on pas les aéroports pour éviter la propagation du virus au niveau mondial?
Quelques états du Sud des Etats-Unis dont le Texas parlaient de sécession, je pense que cette épidémie va les calmer et les ramener fissa dans le giron étatsunien. (
http://www.dailymotion.com/group/universite2008/video/x7j7eh_soral-cheminade-denoncent-le-gouver_news)


Et pour nous rafraichir la mémoire :


Camps d’internement du homeland security & du fema en cas troubles civils

Publié par sceptix sur le blog panier-de-crabes, il y a 18 jours

... Surveillance afin d’améliorer la Sécurité nationale). (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, “Big Brother” Presidential Directive: “Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security”, Mondialisation.Ca, juin 2008) Les procédures...

Les projets obscurs de la fema (projet rex 84)

Publié par sceptix sur le blog panier-de-crabes, il y a 11 mois

... Détention qui faisait partie du Internal Security Act de 1950, une loi prévue pour lutter contre l’infiltration des communistes aux Etats-Unis. Ce...

Les plans obscurs de la fema

Publié par sceptix sur le blog panier-de-crabes, il y a 8 mois, 1 commentaire reçu

... Guerre Mondiale, le Congrès américain ratifia un système de camps de détention qui faisait partie du Internal Security Act de 1950, une loi prévue pour lutter contre l’infiltration des communistes aux Etats-Unis. Ce système fut...

Videos : les drôles de "cercueils" de la fema...

Publié par sceptix sur le blog panier-de-crabes, il y a 8 mois, 8 commentaires reçus

... Les autres. Il y en a des milliers. Les couvercles sont à côté. Cela fait largement la taille d'un homme et on pourrait même en rentrer deux. Franchement, à quoi ça vous fait penser ? En attendant, ça fait le tour du net et tout le monde s'interroge. Les...

Les états-unis se préparent pour l'implosion sociale

Publié par sceptix sur le blog panier-de-crabes, il y a 25 jours

... HR 645 stipule que les camps peuvent être utilisés pour « satisfaire d’autres besoins appropriés, selon ce qu’en juge le secrétaire du Homeland Security ». Il n’y a pratiquement pas eu de...

Loi martiale, ordres exécutifs et camps de détention!

Publié par sceptix sur le blog panier-de-crabes, il y a 1 mois, 1 commentaire reçu

... à la rue. Les prévisionnistes économiques sont très pessimistes pour la plupart et même fatalistes pour certains: cette crise sera le prélude à de grands bouleversements sociaux et humanitaires. Le...


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-30720127.html
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 03:55


http://bridge.over-blog.org/article-28963695.html

 
Que sont les paradis fiscaux selon l'OCDE ?


Un paradis fiscal est une juridiction imposant peu ou pas d'impôts sur les revenus de capitaux et qui présente en plus l'une des trois caractéristiques suivantes : un manque de transparence, un refus de fournir des informations aux autorités étrangères et l'impossibilité d'établir des entreprises fictives. La caractéristique première de ces pays est d'être sous-réglementés en matière financière, de coopération administrative internationale et de prévention, mais aussi au niveau de la détection et répression du blanchiment de capitaux.

 

Les dix critères pour reconnaître un paradis fiscal


Ils permettent d'établir une liste d'environ 80 territoires considérés comme des paradis fiscaux actifs :

  • Une taxation faible ou nulle pour les non-résidents, alors que les habitants de ces territoires n'ont pas ces avantages fiscaux
  • Un secret bancaire renforcé : confidentialité des opérations financières. Comme tous les établissements bancaires, ils ne donnent pas d’informations à propos d'un de leurs clients à un autre client mais ils se distinguent aussi par le fait qu'ils sont obligés, de par leurs lois, de ne pas révéler l'origine, la nature et le nom de leurs clients à leur propre gouvernement; c'est ce qui en fait un paradis pour les fraudeurs du fisc et le blanchiment d'argent criminel
  • Un secret professionnel étendu : contrôle accru du respect de la confidentialité concernant les clients de professions très diverses (avocats, comptables, employés...) même quand leurs clients violent les lois des territoires étrangers.
  • Une procédure d'enregistrement relâchée : les entreprises qui souhaitent s'enregistrer ont une liberté relative aux informations qu'elles doivent donner, leur permettant de dissimuler l'Identité véritable des actionnaires.
  • Une liberté totale des mouvements de capitaux internationaux 
  • Une rapidité d'exécution : implantation d'une entreprise en un temps record
  • Le support d'un grand centre financier : ils sont sur des territoires où les NTIC sont développées, ce qui permet à l'argent de transiter facilement et donc de ne pas rester dans les paradis fiscaux.
  • Une stabilité économique et politique 
  • Une bonne image de marque : l’image ne doit pas être associée à l'idée de corruption ni de blanchiment...
  • Des réseaux d'accords bilatéraux : signatures de conventions avec les grands pays permettant d'éviter une double taxation des filiales des entreprises.

 

Alors qu'est-ce qui a permis l'essor des paradis fiscaux et quel est leur rôle dans la mondialisation ?

 

Nous vous présenterons la place de ces paradis dans l'économie actuelle, leur histoire et les politiques engagées pour lutter contre (ces derniers).

 

I) Au cœur de la mondialisation


 
A) L'ampleur du phénomène

 

L'image des paradis fiscaux est souvent associée au crime, à la fraude fiscale, mais ils font aussi partie intégrante du fonctionnement du capitalisme d'aujourd'hui. 

Le FMI, en 1994, a publié une étude montrant que les paradis fiscaux voient passer environ 50% des flux financiers internationaux, que l'on considère l'actif (prêts et détentions d'actions et d'obligation) ou le passif (dépôts et émissions d'actions et obligations. Les paradis fiscaux représentaient mi-2006 environ la moitié des activités internationales des banques).

Concrètement, quand une banque fait un prêt à l'international, la moitié se dirige vers un paradis fiscal. On estime la masse d'actifs dissimulés à 10 000 milliards de $.


Qu'est ce qu'une place offshore?
 

Le terme offshore est utilisé pour désigner la création d'une entité juridique dans un autre pays que celui où se déroule l'activité, afin d'optimiser la fiscalité (paradis fiscal) ou la gestion financière des capitaux ou, plus récemment, des activités de service (achat, développement, informatique etc...)

 

Les places offshores se répartissent de la façon suivante: 40% à Londres, 30% en Autriche, en Suisse et en Irlande et 30% aux Iles Caïmans dans les petites îles.

 Londres est un paradis fiscal au-delà du fait que ce soit une place très attractive car le territoire offre un service de qualité et est compétitif en la matière.

Londres a réussi à s'imposer comme le premier centre financier international en ouvrant dès 1957 le chemin à la finance offshore contemporaine par la création du marché des eurodollars. 

La surreprésentation des banques étrangères à Londres en est l'illustration : elles détiennent environ 50% des actifs totaux détenus par l'ensemble des banques présentes sur le territoire britannique (contre 20% aux USA et 10% en France). Une étude de 2006 confirme la stratégie agressive de Londres en matière de sous-réglementation pour l'enregistrement des entreprises afin de les attirer. 

Le rapport Peillon-Montebourg de 2001 montre que Londres affiche tous les comportements d'opacité des transactions financières, y compris dans la mauvaise volonté de coopération avec les magistrats étrangers. Si on y ajoute les centres financiers offshores des pays développés, on obtient une image des paradis fiscaux très différente de celle traditionnellement vue des petites îles exotiques (dont les îles les plus importantes appartiennent d'ailleurs au Royaume Uni).

Par rapport aux investissements étrangers, 1/3 des IDE des Firmes Multinationales (FMN) sont en direction des paradis fiscaux. Et pour lutter contre cela, fin 2004, le président G.W Bush a accordé une amnistie fiscale (taux d'imposition de 5,25% au lieu de 35% d'un an aux FMN qui, cachant une partie de leurs profits aux paradis fiscaux, souhaitaient les rapatrier aux USA; de ces rapatriements la majorité venaient de Suisse, du Luxembourg et de Hollande). 

Etonnant de voir que les îles britanniques et celles des caraïbes rassemblées ou les Bermudes seules reçoivent plus d'IDE que la Chine !

De même, 30% des IDE de l'Union Européenne vont vers les paradis fiscaux, ainsi qu’1/3 des IDE français. Les FMN se servent des paradis fiscaux pour établir des filiales qui vont aller investir ailleurs. Elles sont peu taxées par définition et ce sont elles qui feront des profits tandis que leurs propres filiales, sur les territoires initiaux, en feront peu. 

Par exemple, les IDE qui arrivent en Chine n'ont pas pour premier investisseur les USA ni l'Union Européenne, mais Hong-Kong et les îles vierges britanniques. Or dans ces îles vierges, il n’y a pas une seule entreprise. En réalité, ce sont les FMN qui passent par Hong-Kong et ces îles pour avantager la taxation des IDE. 

 

B) Paradis Fiscaux et argent sale

 

Qu'est ce que le blanchiment d'argent? 

C'est un élément des techniques de la criminalité financière. C'est l'action de dissimuler la provenance d'argent acquis de manière illégale (spéculations illégales, activités mafieuses, trafic de drogue, d'armes, corruption…) afin de le réinvestir dans des activités légales (par exemple la construction immobilière…). C'est une étape importante, car sans le blanchiment, les criminels ne pourraient pas utiliser de façon massive ces revenus illégaux sans être repérés.

En amont du blanchiment il y a toujours une infraction sous-jacente, c’est-à-dire une activité dont le revenu est considéré comme de l'argent sale (prostitution, vente illégale de médicaments, trafic de drogue, corruption, détournement de fonds...). 

 

L'argent sale, par définition, est très dur à mesurer. Il était estimé à 1500 milliards de $ en 2005 avec une croissance de 4% par an. Le montant d'argent blanchi représente 2 à 5% du PIB mondial (FMI).

Aujourd’hui les paradis fiscaux cherchent à conquérir d'autres secteurs d'activité où la confidentialité, la faible imposition, l'anonymat et le contrôle réglementaire relâché peuvent servir. 

Ex : Internet (commerce électronique).

Ainsi, les Bermudes ont même inventé en 2000 un code de conduite pour les transactions électroniques, offrant sécurité et confiance aux fournisseurs et aux utilisateurs du e-commerce, comme le sexe en ligne, les jeux, les paris, et les pavillons de complaisance (pavillon et bateaux...).

 

 

II) L’Histoire des paradis fiscaux

L'Histoire des PF est remplie de légendes. 

Ainsi les banquiers suisses veulent nous faire croire qu'ils ont fait du secret bancaire un sanctuaire inviolable pour protéger les avoirs juifs contre les nazis pendant la guerre alors qu'il s'agissait surtout de protéger leurs profits. 

D'autres économistes libéraux avancent une idée selon laquelle les paradis fiscaux sont le fruit de la montée de la pression fiscale liée à la constitution de l'Etat Providence après la seconde Guerre Mondiale, alors que les caractéristiques propres des paradis fiscaux sont nées en réalité à la fin du 19e siècle. 

Même chez les Grecs ou dans l'Empire Romain on trouvait la dissimulation d'actifs financiers dans l'objectif de les faire échapper à l'impôt.

Il y a aussi la façon dont les prêteurs du Moyen-âge ont inventé les techniques de dissimulation permettant de se faire payer des intérêts dans un environnement religieux qui ne le permettait pas. 

Plus tard, en 1673, les mesures de Colbert, ont consisté à désigner un lieu à un commerçant pour stocker des marchandises qui étaient destinées au marché local ou national sans payer d'impôts.

En 1792, Alexander Hamilton, le Premier Ministre des finances des USA a défini une politique publique de soutien au développement industriel dont l'un des éléments consistait à attirer les investissements étrangers en leur proposant déjà des avantages fiscaux.

Plus près de nous encore, le prince Charles III de Monaco autorisa les jeux dont les recettes du casino permirent à la principauté de supprimer l'impôt sur le revenu dès 1869. 

La naissance du paradis fiscal va de pair avec la naissance des Etats-Nations lorsque les gouvernements ont édicté des lois leur permettant de définir leur territoire au sein de frontières strictement limitées (fin 19e). Au même moment se développait une mondialisation économique marquée par une forte mobilité des capitaux.

 

  A) L'émergence de l'offshore : 

 

La construction des caractéristiques de cet espace fictif s'étale sur plusieurs décennies.  Cela commence à la fin du 19ème siècle, aux USA, au moment où le gouvernement a tenté d'imposer des mesures fiscales aux entreprises.

Un avocat de New-York propose alors un plafonnement des impôts à toute société qui viendrait s'installer dans l'Etat du New-Jersey. Cette mesure aura du succès et sera reprise. 

Cet Etat Américain a bâti le premier pilier des paradis fiscaux : la possibilité d'attirer des entreprises uniquement pour des motifs fiscaux.

Par la suite, dans les années 20's, Le Royaume-Uni permit l''enregistrement fictif des entreprises pour des raisons fiscales .

Enfin, la loi bancaire Suisse de 1934 rendant inviolable sous peine de poursuites pénales le secret bancaire contribua à l'émergence des paradis fiscaux. 

En effet, après la Première Guerre Mondiale, les débuts de l'imposition en Europe continentale, les contrôles des mouvements de capitaux en vigueur, la liberté des changes en Suisse et la confidentialité de ces banquiers attiraient de plus en plus de capitaux. (De ce fait), la Suisse devint alors un refuge fiscal. 

Le fait que le secret bancaire soit placé sous protection pénale est un avantage considérable. 

Moins disant fiscale, résidence fictive et secret bancaire renforcé, les trois piliers des paradis fiscaux sont désormais en place mais leur essor date véritablement de la fin des années 60.

Jusqu'à là, les Paradis Fiscaux étaient restés des refuges fiscaux pour les plus fortunés et quelques grosses entreprises. Et cela jusqu'en 1957, avec la création des eurodollars considérés comme l'innovation la plus importante après la création du billet de banque. 

Que sont les eurodollars?

Les eurodollars sont des dollars déposés et prêtés par les banques en dehors du territoire des USA, mais la nouveauté est que la banque d'Angleterre permet que des transactions financières réalisées à Londres entre deux non-résidents dans une devise autre que la livre soit exempte de tout contrôle réglementaire de sa part. Comme ce marché se développe en Angleterre, les autorités monétaires des autres pays ne pourront pas non plus y exercer quelque contrôle que ce soit (premier pas de la mondialisation financière telle que nous la connaissons aujourd’hui : celle d'une circulation des capitaux offshores sans contrôle public).

Les banques vont utiliser ce paradis réglementaire pour échapper aux règles de la régulation nationale de contrôle des changes et de contrôle des banques. 

Un autre facteur important de la montée des paradis fiscaux est la crise du fordisme: les entreprises, à la fin des années 60, sont dans l'obligation d'élaborer de nouvelles stratégies destinées à rétablir leur profitabilité. Il y aura donc un boom des pavillons de complaisance 

(Un pavillon de complaisance est un pays qui permet à des bateaux dont le propriétaire est étranger, de se placer sous leur juridiction, les armateurs choisissant ce pavillon pour son caractère peu contraignant, en matière de fiscalité, de sécurité du navire ou de droit du travail auquel est soumis l'équipage par exemple. En 2001, 63 % de la flotte mondiale de marine marchande navigue sous pavillon de complaisance.), des zones franches et des paradis fiscaux. Cela a constitué l'une des réponses du capitalisme contemporain à la crise structurelle du fordisme.

 

B) Qui sont les utilisateurs des paradis fiscaux?

 

Les riches, car ils permettent d'échapper aux droits de succession et aux pensions alimentaires à payer en cas de divorce. C'est aussi un moyen d'éviter de payer des impôts en enregistrant les sociétés dans les paradis fiscaux (exemple: un footballeur professionnel crée une société à laquelle son salaire sera versé; il devient alors, à son tour, salarié de sa propre entreprise mais ne reçoit qu'une rémunération symbolique qui est rapatriée dans son pays et taxée mais l'essentiel de son revenu reste sur les comptes des paradis fiscaux.)

Les FMN les utilisent par exemple pour dissimuler un niveau élevé d'endettement et présenter des comptes supposés sains. 

Les banques: la BNP a 189 filiales dans les paradis fiscaux, le Crédit agricole, 115 et la Banque Populaire, 90.

Les financiers, les assureurs, les criminels, les fonds d’investissement…

 

III) Quelles sont Les politiques de lutte contre les Paradis Fiscaux ?

 

A) Jusqu’à aujourd’hui

 

En réalité, il suffirait que quelques Etats ou marchés financiers importants (USA, G-B Japon) inscrivent dans leurs lois que toute transaction en provenance ou à destination de ces territoires est illégale. Mais l'activité économique mondiale en serait infectée.

Néanmoins, les politiques publiques pourraient chercher à maîtriser puis diminuer le rôle des places offshores. Elles ont tout de même tenté de le faire par trois fois au cours du dernier siècle. 

Tout d'abord, la SDN (Société des Nations) a, en 1920, encadré l'activité des paradis fiscaux en traitant la double imposition des personnes ou des entreprise qui développaient une activité économique dans un pays différent de celui de leur domicile ou établissement principal. Il y eu beaucoup d'opposition de la part de la Suisse, des Pays-Bas et de l’Allemagne. Ce fut ainsi un échec. 

Ensuite, entre 1960 et 1998, le Comité des affaires fiscales de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) a émis de simples recommandations afin d'encourager les échanges d'informations entre administrations fiscales. De son côté, la Banque Centrale des USA choisit de renforcer les contraintes réglementaires présentes sur les banques de la finance offshore. 

Enfin, les années 1998 à 2000 représentent la phase qui fut la plus intense, avec la publication d'un rapport par le comité sur la concurrence fiscale « dommageable » et condamnant les pratiques fiscales déloyales destinées à attirer les capitaux étrangers. Le but, avant de prendre des mesures, était d'établir une liste noire. Ainsi, 47 paradis fiscaux ont été identifiés fin 99 mais la liste de l'OCDE de 2000 n'en comptait plus que 35. L'arrivée au pouvoir de G-W Bush changea la donne politique de l'OCDE car les USA ne soutinrent pas les efforts visant à dicter à quelque pays que ce soit ses taux d'imposition ou son système fiscal. Ils ne voulaient donc pas harmoniser les systèmes fiscaux. Après le 11 septembre, les USA votèrent le « Patriot Act » qui comportait des mesures contre les pratiques des banques offshores mais uniquement liées à une activité terroriste. 

 

 

Aujourd’hui, depuis 2006, plusieurs pays sont devenus très agressifs en matière de lutte contre la fraude fiscale (l’Australie, la Corée du sud, ainsi que le Royaume-Uni où le premier ministre G. Brown a constitué une unité spéciale anti-fraude même si le Royaume-Uni reste le pays le moins coopératif). 

Au niveau européen, on note quelques avancées : la CJCE (Cour de Justice des Communautés Européennes) a forcé les Etats de l'Union Européenne à modifier leur législation fiscale dans le sens d'une plus grande harmonisation. 

 

La société civile, par leur pression, (ATTAC : Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens) devient aussi de plus en plus influente. 

 

    B) De nos jours:

 

La bonne nouvelle est que l’Union Européenne est aujourd’hui la zone la plus avancée dans la vraie lutte contre les paradis fiscaux. Pour cela, celle-ci dispose de quatre piliers importants :

  • Les Cours de justice des communautés européennes : entre 1985 et 2005, plusieurs cas ont été jugés/estimés et systématiquement, les CJCE donnaient raison au contribuable.  
  • L’harmonisation des assiettes fiscales des impôts sur les sociétés : Si cela avait été mis en place entre 1996 et 2001, rien que pour les FMN Allemandes, l'Allemagne aurait gagné 6% de recettes fiscales supplémentaires.
  • La taxation de l’épargne des non-résidents : 
  • Le code de conduite : contre les pratiques fiscales dommageables au sein de l’Union Européenne. 

 

Qu'attend-t-on du G.20?

 

Le G 20 souligne l’importante divergence entre ceux voulant réglementer l’économie et notamment les paradis fiscaux et les autres qui souhaitent un plan de relance.

Reste que les ministres des finances du G 20, réunis vendredi 13 et samedi 14 dans le sud de l'Angleterre, ont réussi à afficher une unité qui était loin d'être gagnée. Ils ont demandé à ce que les « territoires non-coopératifs » soient identifiés et qu'une « boîte à outil » de mesures pour lutter contre eux soit développée. Craignant d'être placés sur liste noire, les pays européens concernés (la Suisse, l’Autriche, le Luxembourg et l’Andorre) ont annoncé des mesures visant à assouplir leur secret bancaire. Monaco pourrait suivre. Mais il faudra voir si les déclarations se traduisent ou non par une collaboration véritable sans restrictions. 

La Suisse a, par exemple, dit qu'elle pourrait lever le secret bancaire mais seulement au cas par cas et seulement en cas de soupçon de fraude fiscale.

De son côté, Andorre, sous la pression du président Monsieur Sarkozy, qui a menacé de renoncer à sa fonction de « coprince » si la principauté n'obligeait pas les banques à plus de transparence, a promis une réforme avant la fin de l'année.

La pression est d'autant plus forte, qu’Alternatives Economiques a publié une enquête révélant que 100% des entreprises du CAC 40 ont des filiales dans les paradis fiscaux, ce qui leur permet de ne pas payer d'impôts mais également de rémunérer en liquide des personnes qui ont facilité l'obtention de contrats. 

 

L'idée, c'est qu'il faut réglementer les paradis fiscaux et lutter contre l'argent sale, pour permettre aux autre pays d'en finir avec le manque à gagner que représentent ces marchés parallèles.

   D.Perrotin et C.Merlaud

Sources: 

 

  • Le monde 14/03/09
  • Les paradis fiscaux de C.Chavagneux et R.Palan publié chez la découverte 2007
  •  Le Figaro Magazine (week-end du 14 mars)
  • Alternative économique (semaine du 4mars)

    http://www.acturevue.com/#Un_peu_d_economie.I
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 03:49





Bonsoir Monsieur le Député Poisson


la rage au ventre, je viens de lire votre texte ci-dessous copié-collé depuis votre site; c'est de l'hypocrite arrogance aux quinquas laissés (sciemment) au chômage non indemnisé  depuis une décennie, interdits de ce fait de cotiser pour la retraite.....et maintenant sexa au chômage anéantissant et cela, non pas seulement pour faire préférer des plus jeunes, mais surtout pour préserver l'actuel système des actuels nantis en retraite.   
Après avoir accompagné la http://marchemayo.free.fr en avril et mai 2005 qui n'a servi qu'à cette arrogance des plus jeunes à côté du déni qu'affichent les actuels retraités à nos égards. 
 
Ne voudrait-on pas nous pousser à suivre la voie du père de Fanny qui a médiatisé le suicide de son père lors de l'émission de FR3 ce 20 avril 2009 vers les 21 h. ?
 
Au cas où vous penseriez réellement qu'il faille qu'on en sorte de la panade anéantissante imposée, merci de lire ma "lettre prospective" ci-après et, si utile, de m'inviter à un entretien puisque ceux accordés par le Député de ma circonscription depuis 2002, n'aboutissent à rien sin non qu'à laisser aller à l'anéantissement..
http://www.vieuxauchomage.com/articles.php?lng=fr&pg=222  ?     120.000 euros c'est l'amputation de revenus (si en base SMIC) provoquée par 10 ans de chômage non indemnisé, ce qui spolie famille et vie (vie privée comme vie professionnelle). 
 
Après nous avoir broyé lorsque quinquas, par une décennie de chômage anéantissant, nous forcer à devoir "cumuler" une retraite invivable après 65 ans et un travail qu'on nous refuse depuis plus d'une décennie, quand les conscrits préservés du chômage non indemnisé sont tranquilles en retraite, c'est injuste, inégalitaire et suicidaire.   
Forcément disponible, recevez mes respects.

Jean Tessier




 
 
Maintien de l’allocation équivalent retraite : une décision de justice sociale

En cette période de crise, le Mouvement Populaire salue la proposition du Président de la République de maintenir, jusqu’à la fin 2009, l’allocation équivalent retraite (AER). Versée aux personnes privées d’emploi qui ont suffisamment cotisé pour percevoir une retraite à taux plein, mais qui ne peuvent en bénéficier parce qu’ils ont moins de 60 ans, cette allocation avait été supprimée afin d’encourager les seniors à se maintenir dans l’emploi.
 
La prorogation de l’AER est une mesure de justice sociale qui s’inscrit dans la droite ligne des dispositifs annoncés par le Président de la République pour venir en aide aux plus modestes (prime de 500 € pour les travailleurs précaires, prime de solidarité active de 200 €, etc.).
 
Le maintien de l’allocation équivalent retraite ne remet cependant pas en cause la détermination de la majorité à favoriser l’activité des seniors, comme elle l’a montré en permettant aux Français de cumuler leur retraite avec les revenus d’un travail et de conserver une activité professionnelle après 65 ans.
 
Cette mesure sera examinée par le Parlement dans le cadre de la proposition de loi pour faciliter le maintien et la création d’emploi dès le 26 Mai prochain.
 
Le Mouvement Populaire entend bien être force de propositions dans ce débat essentiel à la vitalité de notre économie et au financement de notre système de retraites par répartition.
 
Arnaud ROBINET,                                       
Secrétaire national
à l’évolution démographique
et à la réforme des retraites
 
Jean-Frédéric POISSON,
Secrétaire national à l’emploi

Communiqué de l'UMP, le 11 avril 2009


http://www.vieuxauchomage.com/articles.php?lng=fr&pg=222
 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 03:44



L
'essor magistral des sociétés militaires privées est dû à plusieurs facteurs :

  • La multiplication des conflits de basse intensité qui se sont multipliés depuis la fin de la guerre froide, conflits locaux aux enjeux limités dans lesquels les gouvernements occidentaux hésitent à intervenir directement.
  • La fragmentation de la menace qui rend inopérant l'usage de la force armée conventionnelle. 
  • La réforme des politiques de défense et de l'industrie d'armement dans les pays avancés. La professionnalisation de l'armée couplée aux restrictions budgétaire a conduit à externaliser vers des entreprises privées des missions jusque là remplies par les conscrits.

 

Cette délégation du monopole de l'usage légitime de la force, fonction régalienne par excellence n'est pas un phénomène entièrement nouveau.
Au moyen âge et jusqu'au XIXème, les rois utilisaient les services de mercenaires, de condottiere, de compagnies privés, dont celle des chauffards de triste mémoire ; les grandes compagnies commerciales, comme la Compagnie des Indes Orientales, payaient leur propre armée. Ce n'est qu'à l'âge d'or de l'impérialisme occidental que les états ont commencé à pouvoir soutenir le coût du maintien de l'ordre public nécessaire pour exploiter les colonies.

 

Cette cession de la souveraineté de l'état sur la sécurité de l'ordre et la prévention des conflits à l'industrie de la sécurité privé est- elle donc un retour en arrière ?

Peut-on espérer le même type de comportement de la part d'un personnel de sécurité privé, motivé uniquement par le profit, qui se situe en dehors de la chaine de commandement et qui n'est pas soumis aux règles du combat accepté par la communauté internationale?

 

Ces sociétés militaires dont certaines sont devenues extrêmement puissantes et multinationales, (et ont dans leur conseil d'administration des membres influent de gouvernements) développent des stratégies de lobbying intensif pour obtenir des marchés, agissent-elles pour le compte d'un état ou se substituent-elles à l'état pour décider des hostilités à mener et prolonger les situations de conflits pour pérenniser leur profit ?

Mais si l'état est structurellement impuissant, l'industrie de la sécurité privée peut-elle jouer un rôle important pour combler un vide laissé par un état défaillant ? Offrent-elles des services performants en termes de protection des biens et des personnes ? Les avis sur cette question sont très partagés, les pays anglo-saxons sont en pointe dans ce domaine alors que la France a une législation beaucoup plus restrictive, même si tous les états ont du mal à se priver des SMP comme armes de diplomatie souterraine.

 

Que signifie le terme de Société militaire privées (SMP) ou en anglais PMC?

 

Une société militaire privée (SMP) fournit un service à un état ou à une organisation internationale lors d'un conflit armé ou d'un conflit en zone à fort risque, dans un objectif de maintien de la paix. Elles proposent un savoir-faire militaire et différents services comme le maintien de la sécurité, l'armement, et des conseils militaires. Ces services peuvent être aussi bien techniques (construction, surveillance, entrainement de troupes) qu'humains (garde du corps). Ces SMP sont apparues durant la seconde guerre mondiale ; la rapide croissance de l'industrie militaire privée est due à la reconstruction engendrée après la guerre froide.

Juridiquement on peut opposer deux modèles, le modèle Américain qui autorise les SMP en leur accordant une licence, et le modèle sud africain qui interdit leurs activités. De plus on remarque que beaucoup de pays disposent de lois interdisant les activités de mercenariat, mais les SMP ne sont pas considérées comme des mercenaires, même si leurs activités s'en rapprochent. On peut néanmoins constater que les SMP sont souvent comparées à des sociétés de mercenariat, et non à des sociétés de services.

Ce phénomène d'externalisation des défenses est récent ; les américains sont les premiers à avoir développé ce secteur d'activité, qui consiste finalement à une privatisation des fonctions défensives mais aussi offensives d'un état.

Le but principal des SMP est avant tout de faire des bénéfices en proposant des services militaires. Le marché des SMP est énorme (50 milliards de dollars par an et des millions d'emplois dans le monde).

 

Voici quelques sociétés militaires privées dans le monde, ainsi que les activités et le rôle de celles-ci :


-USA
Blackwater Worldwide
Centre d'entrainement, tirs, protection de personne et d'installations, entrainement de chiens.
Présent en Irak et en Afghanistan.
Maintien de la sécurité sur le sol américain en cas de catastrophe (ouragan).

 

-FRANCE
Secopex
Sécurité incendie.
Analyse des risques.
Maintien de l'ordre en cas de crise.
Assure la sécurité maritime en somalie.
Sécurité des personnes et des navires.

 

SUISSE
Ronin Security group
Empêcher les guerres.
Maintien de la paix.

 

Ainsi les SMP sont amenées à réaliser différentes opérations comme le maintien de la paix, le développement des gardes du corps, l'entrainement de troupes spécialisées, ainsi que de l'espionnage et de la prévention sur certain territoire.
Les SMP peuvent aussi apporter leur soutient lors des grands conflits internationaux comme en Irak et en Afghanistan.

 Quels sont les avantages que ce marché représente?

  • Les SMP présentent donc un certain intérêt économiques :

    Lors d'une mission il est moins onéreux de contracter un prestataire privé de services militaires que de faire appel aux forces armées, car les SMP ne sont payées que lorsqu'elles sont en opérations, contrairement aux militaires qui composent les armées de métier. On peut alors comparer les SMP à des « intérimaires de Défense ». Le recours aux SMP permet de diminuer considérablement les coûts d'intervention militaire et donc d'économiser sur le poste des dépenses publiques. Ces SMP peuvent donc être vu comme une solution aux manques de soldats et aux besoins de sous-traitance. Les SMP ont ainsi permis aux Etats Unis d'économiser 30 milliards de dollars.
  • En outre les SMP permettent d'assurer indirectement des marchés aux sociétés nationales d'armement. En effet l'activité des SMP relance inéluctablement l'activité des industries militaires.


      • Les SMP présentent desintérêts politiques :

 

Les SMP permettent à un Etat de faire la guerre tout en conservant les faveurs de son opinion publique. A l'époque, l'annonce du président George W. Bush de retirer les soldats américains d'Irak en confiant discrètement aux SMP anglo-saxonnes le soin de poursuivre la mission de formation de l'armée irakienne en est un bon exemple. En effet les prestataires privés font preuve d'une grande discrétion et d'une grande flexibilité lorsqu'ils sont chargés d'intervenir à l'étranger. Les SMP sont donc en fait de « petites structures » échappant à tous les inconvénients administratifs auxquels sont confrontées les armées régulières. Elles n'ont pas non plus besoin d'un accord parlementaire pour s'engager dans une mission. Les SMP agissent donc plus rapidement et plus discrètement que ne le ferait une force armée. Dyncorp en est l'exemple de part son implication dans la lutte contre les narcotrafiquants en Colombie. L'opinion américaine est désinformée, les médias ne mentionnent pas les interventions américaines en Colombie. La plupart des contrats signés entre sociétés militaires privées et Etats sont classés « secret défense », et les contractants sont de leur côté liés par le secret professionnel.

Ainsi le recours aux SMP par les États permet d'ignorer la loi, du moins d'en contourner l'esprit, ce qui fait de ces nouveaux partenaires un instrument idéal pour mener une politique étrangère discrète, voire secrète.

  • Enfin les SMP présentent des avantages technologiques :
  • Les SMP ont des liens directs avec les concepteurs d'armement. Cela leur permet d'être à la pointe de la technologie et de disposer des compétences indispensables dont les armées n'ont pas nécessairement besoin en-dehors des missions opérationnelles. Le recours au secteur privé permet donc aux gouvernements de disposer des meilleures compétences techniques existantes quand ils en ont besoin. En effet les systèmes d'armes actuelles sont de plus en plus complexes. L'entretien, la réparation et l'utilisation de certains armements exigent des compétences techniques extrêmement pointues et couteuses.

Les compétences techniques des SMP ne peuvent être mises en doute, mais l'externalisation excessive de la maintenance et de la mise en œuvre des systèmes d'armement présente un inconvénient de taille, celui de la perte de qualifications au sein des forces armées.
Dans la guerre actuelle que les Etats-Unis ont engagée en Irak, quel est le rôle des SMP ?

On sait que les sociétés militaires privées sont très présentes en Irak aujourd'hui, elles tiennent un rôle particulier et n'ont pas toujours un comportement exemplaire.


Les sociétés militaires privées jouent un rôle prépondérant dans la guerre en Irak ; plus de 180 SMP sont engagées en Irak, avec plus de 180 mille hommes ce qui représente la deuxième plus grosse armé en Irak. Les SMP jouent un rôle d'instruction des troupes Irakiennes, mais aussi un rôle d'entrainement.
Les SMP ont différentes missions en Irak, elles s'occupent essentiellement d'escorter les convois dans les zones à fort risque. Elles jouent un rôle de garde du corps auprès des personnalités importantes. Enfin elles surveillent les sites en reconstruction.
Les SMP occupent une place centrale dans la guerre en Irak ; l'armée américaine dépassée par cette guerre a de plus en plus besoin d'elles.
L'armée américaine est donc dépendante de l'action des SMP.

On remarque que les SMP n'ont pas toujours eu un comportement exemplaire en Irak. Certaines affaires graves ont eu lieu ; les médias occidentaux les ont retransmises. Le 16 septembre 2007 à Bagdad, des membres de Blackwater escortant un convoi ont tué 17 personnes, femmes et enfants non armés et ont agit sans discernement.
Peu à peu ce type d'incidents à remis en cause la crédibilité des SMP. En effet, l'opacité de ces SMP qui se cachent derrière l'aspect privé de leurs opérations et le manque d'information sur celles-ci nous laissent imaginer une attitude malhonnête et une dissimulation du nombre de pertes humaines. Cette industrie de guerre reste floue.
Le problème c'est que les SMP recherchent le profit avant tout. L'aspect lucratif des SMP permet aux missions illicites et aux infractions de se développer de plus en plus. Les états et les entreprises sont favorables à ce système lucratif car ils y trouvent leur intérêt mais l'absence de valeur morale dans les SMP pose un problème majeur.


Les SMP sont en principe limitées à des actions défensives, mais on constate qu'elles ont parfois recours à la force pour effectuer leurs missions, et dans ce cas elles ne passent pas par le système de commandement américain ce qui donne lieu à de nombreux débordement. Ces débordements ne sont pas jugés car les SMP ne sont pas soumises au code de justice américain. L'application des règles qui existent dans les conventions internationales est quasi absente et n'est jamais respectée.
Les débordements commis par les soldats des SMP contribuent à développer la criminalité et la corruption. La stabilité de l'armé est elle même remise en cause.

 

Quelle est l'attitude de l'Afrique du Sud vis-à-vis des SMP ?

L'Afrique du sud adopte une attitude réactionnaire vis à vis des sociétés militaires privées, chaque activité de type paramilitaire ou de mercenariat y est strictement interdite. Pourtant l'Afrique est un terrain très attractif et lucratif pour les SMP.
On constate que l'Afrique du Sud est à l'origine de loi internationale concernant le mercenariat, mais elle s'est aussi dotée de lois nationales pour lutter contre les SMP et le mercenariat.

La Convention de l'OUA instaurée en Juillet 1977 est l'une des premières mesures de contrôle du mercenariat en condamnant les gouvernements qui recrutent. Cependant, elle ne condamne pas ceux qui se défendent contre les groupes dissidents en employant des actions de mercenariat. Cette convention s'est élaborée à l'échelle internationale et a permit dans un premier temps à l'Afrique du sud de se défendre contre l'émergence du mercenariat.

 

Elle énonce également les obligations auxquelles les Etats doivent se soumettre et s'engager :
• Prendre des mesures pour limiter voire éliminer les activités de mercenariat.
• Poursuivre ou extrader toute personne commettant une infraction visée dans la Convention
• S'entraider et s'informer mutuellement en ce qui concerne les crimes de mercenariat.

L'Afrique du Sud s'est également dotée de lois nationales dans les années 1990, elle contrôle et limite l'existence des SMP en leur imposant de s'enregistrer et de demander une autorisation pour chacune de leurs activités. Egalement, elle interdit à un sud africain de participer à un conflit armé dans le but d'en obtenir des avantages personnels ou encore elle interdit à un sud africain d'employer un membre des SMP pour des actes mercenaires ou encore de financer ces actes ou d'y prendre part.
Cette loi représente un modèle, tant du point de vue moral que du point de vue politique.

Cependant, les SMP n'hésitent pas à contourner les conventions de l'ONU, tout comme les lois sud-africaines, en allant à l'encontre de ces mesures interdisant l'activité de mercenariat et en toute logique normalement celles des SMP.

Ces SMP prospèrent sur de nombreux vides politique et juridique, malgré les scandales qui ont émaillé l'intervention de Blackwater en Irak, aucun de ses employés n'a été poursuivi pour crime de guerre, ce qui est inadmisible.

Ce système est une belle parade offerte aux Etats belliqueux pour tuer toujours plus mais avec de plus en plus de discrétion. Les morts, cela ne compte que si cela se sait.

 

G.Perfettini


Sources

  • « L'impuissance de la puissance » de B. Badie chez Fayard.
    « Connections » de I. Jefferies.
    « La sécurité privée : une solution aux besoins de sécurité des multinationales ? » de V. Capdeveille.
    «  le jackpot des mercenaires », Courrier International ,30 mai 2007.
    « les sociétés privées dans le chaos irakien », le monde diplomatique, archive novembre 2004.
    « Eclairage sur les sociétés militaires privées » de David Hornus, Décembre 2003.
    , « Sociétés militaires et de sécurité privées : les mercenaires des temps modernes ? » de J.D. ROSI.
    « La privatisation de la violence » de Xavier RENOU, chapitre introductif, chapitre 12, page 420 à 432.
    http://fr.wikipedia.org , article « Société militaire privée »
  • http://www.infoguerre.fr/fichiers/eclairage_smp.pdf


    http://www.acturevue.com/#Dossier_du_mois.E

 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 03:42
Lundi 27 avril 2009



Jacques Attali favorable au travail des enfants !


Chaque jour, sur Tropiques FM (92.6), le Gri-Gri pose "ses" Questions...

Vous pouvez les écouter en direct (7H – 9H30 – 13H – 22H)

En ligne : www.tropiquesfm.com, rubrique archives


Ou attendre que, passées à la moulinette créatrice de Dailymotionmax (aka Youtubeman aussi) nous vous les proposions ici-même…

Vidéo  à écouter

http://www.legrigriinternational.com/article-30733072.html



Entendu le mercredi 22 avril sur l'antenne de Tropiques FM, dans "Les Questions du Gri-Gri" :


"En Afrique, prévoit Jacques Attali, dans un entretien accordé au journal Les Afriques, la micro finance aura une croissance de 30 % par an… Le problème, dans cette interview, c’est la phrase d’Attali que Les Afrique a choisi de mettre en exergue : « En Afrique, il existe des exemples extraordinaires qui témoignent du succès de la micro finance. Des microcrédits accordés à des enfants des rues y ont donné des résultats spectaculaires. »

Des microcrédits accordés à des enfants… à des enfants… je veux bien qu’il faille coûte que coûte sortir de la crise, trouver à bouffer, gagner trois sous… mais ainsi accepter, (en Afrique seulement, rassurons-nous), que le travail des enfants puisse constituer un argument favorable au développement de la micro finance, Jacques, franchement, je suis pas convaincu…"
 
A voir sur:
 
 
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 03:25



Comment peut-on fourguer 15.000 € de matériel à un chômeur sans le sou, à peine capable de mettre sur la table 59 € d’apport personnel ? Vendeur, société de financement et banque, tous complices !

Pleumartin (86). «Je n’ai plus rien à manger. Aidez-moi !». Il est 8 heures du matin ce jour de mars 2009. Sans aucune ressource depuis plusieurs mois Jean (prénom modifié), 59 ans, ne sait plus quoi faire. Il enfourche son vélo et décide de s’en remettre au maire de Pleumartin. L’élu raccompagne son administré chez lui. Au chômage depuis plusieurs années, Jean ne touche plus les Assedic. Dans les documents qu’il consulte, l’édile ne tarde pas à découvrir que le chômeur a négligé de retourner des documents de mise à jour de ses droits. Une bagatelle en regard du reste. Célibataire sans enfant, Jean est, en effet, criblé de dettes.

Deux ans plus tôt, un démarcheur appartenant à une société d’Angoulême a convaincu l’homme d’équiper sa très modeste maisonnette d’une alarme dernier cri. Coût de cet équipement pas vraiment nécessaire pour sécuriser une habitation d’à peine 40 m2 : 5.000 €. Apport personnel de l’ancien manutentionnaire : 45 €. La société de crédit Financo se charge de prêter le reste… «Sans se soucier des capacités de remboursement !», fulmine le maire. Quelques mois plus tard, le même démarcheur repasse. «Vous devriez abandonner le chauffage électrique et installer une pompe à chaleur». Jean se laisse séduire et signe pour une pompe à 9.114 €. L’apport personnel du chômeur est de 14 €. Le reste, comme dans le cas de l’alarme, est financé par la même société de crédit. Une société qui prend soin de faire souscrire à Jean une assurance spéciale DIM (Décès, Invalidité, Maladie). Montant pour le chômeur : 2.114 € de plus ! Avec les agios Jean doit aujourd’hui régler quelque 15.500 €.

«Des méthodes de voyous !»

Le maire de Pleumartin s’étrangle en racontant par le menu l’histoire de son administré. Et ne cache pas sa colère lorsqu’il détaille le volet purement bancaire de la mésaventure. Alors que Jean affiche un découvert de près de 1.000 €, l’agence locale du Crédit Agricole a fait ouvrir à son client un Plan d’épargne logement (PEL). A raison d’un versement mensuel de 45 € directement ponctionné sur son compte courant, quitte à creuser un peu plus le découvert et à générer des agios supplémentaires. «Ce sont des méthodes de voyous !», s’offusque l’élu qui énumère quelques autres opérations financières.
En fin de semaine dernière, soutenu par le maire de sa commune, Jean s’est rendu à la gendarmerie pour déposer une plainte pour «abus de faiblesse et d’ignorance» visant la société d’Angoulême. En attendant une possible mise sous tutelle de son administré, le maire «souhaite tirer la sonnette d’alarme afin de montrer se qui se passe au fin fond des campagnes». Et d’espérer que cette affaire aura «une vertu préventive».

L’installateur prêt à démonter et à rembourser

Sollicité, le gérant de la société fait valoir que Jean a signé une déclaration sur l’honneur dans laquelle il indique que «le démarcheur est passé à une heure raisonnable…[qu’il] n’a senti aucune pression…[qu’il est] sain d’esprit…[qu’il] comprend parfaitement le français». Concernant le financement, il plaide la bonne foi : «J’ai transmis toutes les pièces, avis d’imposition, bon de commande à la société de crédit Financo et j’ai eu son accord». Le gérant, qui jure ne pas avoir réalisé «une vente de voyou», se dit prêt à étudier un démontage et un remboursement des installations. «Je ne suis pas à une vente près. Si la solution passe par-là parce qu’effectivement ce monsieur est dans une merde noire, on fera le nécessaire !».

De son coté, le Crédit Agricole a annoncé que les «frais consécutifs au Plan d’épargne logement vont être annulés». Le directeur de l’agence de Pleumartin a rajouté que d’autres frais seraient également effacés pour un montant dépassant les 200 €. Sur un total qui pourrait atteindre 800 €.

(Source : La Nouvelle République – Jean-Jacques Allevi)

http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=4576



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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 03:14
 
Le plan PPIP américain bénéficierait le plus aux grandes banques

Par Dan Wilchins

jeu 26 mar,

Les dispositions prises par Washington pour aider les investisseurs privés à reprendre des actifs bancaires fortement dépréciés pourraient représenter une bonne affaire surtout pour les grandes banques, en particulier celles qui ont racheté des concurrentes l'an passé.

C'est en revanche beaucoup moins évident pour les établissements plus petits.

Le "Programme d'investissement public-privé" (PPIP) du gouvernement américain prévoit que l'Etat apportera son aide aux investisseurs privés qui envisagent de racheter aux banques des prêts et des valeurs mobilières.

Ce plan dévoilé lundi débloquera sans doute 700 milliards de dollars pour le rachat de créances et jusqu'à 400 milliards de dollars pour le rachat de titres, écrivait mardi Ajay Rajadhyasksha (Barclays Capital).

Mais il est plus que probable que les banques tenteront de revendre des actifs qu'elles auront fortement dépréciés au préalable. Ce sont habituellement des prêts bancaires acquis auprès d'une autre banque ou des portefeuilles de titres, deux classes d'actifs abondantes chez certaines grandes banques mais bien moins chez leurs consoeurs de taille moindre.

C'est ainsi que Wells Fargo, quatrième banque des Etats-Unis, dispose de 1.300 milliards de dollars d'actifs au bilan, dont plus de la moitié provient de l'acquisition de Wachovia.

Wachovia et Wells Fargo ont déprécié largement une foule de créances, en particulier un portefeuille de 122 milliards de dollars constitué de crédits immobiliers à taux variables assortis de différentes options de remboursement mensuel (option ARM), sur lequel elles ont constitué pour une trentaine de milliards de dollars de dépréciations.

Ces dépréciations massives donnent à Wells Fargo une certaine marge de manoeuvre pour revendre une partie des créances dans le cadre du programme gouvernemental et en tirer en principe un bénéfice raisonnable, estiment des analystes.
 

LES PETITES BANQUES À ÉCART


Et si les
banques peuvent vendre une partie de leurs "option ARM" et en tirer un profit, voire même à leur valeur nette comptable, elles doivent le faire, dit Bill Fitzpatrick (Optique Capital Management).

Les investisseurs n'ont aucune certitude sur la performance de ces créances et sur la qualité des dépréciations opérées par Wells Fargo. Or lever cette incertitude en partie pourrait aider la banque à lever des fonds à l'avenir, ajoute Fitzpatrick.

Parmi les autres banques susceptibles d'être intéressées par ce système, on trouve JPMorgan Chase, qui a acquis en 2008 une bonne partie des actifs de Washington Mutual, et PNC Financial Services Group, qui a repris National City. Elles ont aussi d'importants portefeuilles de crédits affectés par de lourdes dépréciations.

Lorsqu'une banque en rachète une autre, elle est souvent tentée de déprécier le plus possible les actifs de sa cible.

Des responsables de Wells Fargo et de PNC ont fait savoir que leurs établissements en étaient encore à étudier le plan gouvernemental et que toutes les modalités de celui-ci n'avaient pas été révélées. Un porte-parole de JPMorgan s'est abstenu de tout commentaire.

Pour les petites banques qui ne se sont jamais lancé dans les placements en valeurs mobilières et qui n'ont jamais repris de portefeuilles de créances de concurrentes, il est peu probable que le PPIP recueille un jour leurs actifs, expliquent les analystes.

Leurs prêts sont sans doute enregistrés dans leurs comptes à une valeur dépassant largement leur capitalisation boursière, habituellement au coût historique diminué de toute réserve constituée en contrepartie.

Si les banques vendaient ces prêts, leur capital s'en ressentirait profondément. "Elles ne seront sans doute pas nombreuses à revendre ces prêts", constate Anton Schutz (Mendon Capital).

Version française Wilfrid Exbrayat, édité par Marc Angrand


http://fr.biz.yahoo.com/26032009/290/le-plan-ppip-americain-beneficierait-le-plus-aux-grandes-banques.html


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-30723487.html
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 02:59



Vendredi 24 avril 2009

Taux de chômage à presque 10 %, chute de la livre, finances publiques à la dérive..., le « modèle britannique » n'a plus grand-chose d'enviable.
 

Après l'Islande, la Hongrie et les pays Baltes, le Royaume-Uni va-t-il à son tour devoir se tourner vers le Fonds monétaire international (FMI) pour éviter le défaut de paiement ? La question n'est plus purement théorique : le financier George Soros, célèbre pour avoir parié avec succès sur la chute de la livre au début des années 1990, estimait cette hypothèse « possible » en mars dernier. Et Alistair Darling, le ministre des Finances britannique, a eu beaucoup de mal à démontrer qu'il avait la situation bien en main en présentant son projet de budget pour 2010 le mois dernier.

L'économie du Royaume-Uni est en effet dans un plus sale état encore que celle de la France. Nos voisins subissent la pire crise bancaire qui ait frappé l'Union européenne depuis la Seconde Guerre mondiale. On se souvient des files de clients devant les guichets de la banque Northern Rock en septembre 2007, un spectacle inédit depuis les années 1930, qui ne s'est heureusement pas reproduit. Mais les autres banques britanniques ont quasiment toutes dû être, elles aussi, nationalisées depuis.

Parallèlement, le Royaume-Uni traverse une des plus graves crises immobilières avec celles qui ravagent ­l'Espagne et l'Irlande : l'investissement des ménages y a reculé de 20 % l'an dernier et devrait reculer encore autant cette année. Quant au chômage, il pourrait dépasser 9 % à la fin de l'année, quasiment le double d'il y a trois ans. Ce taux est comparable à celui de la France. Mais dans un pays où l'indemnisation du chômage est misérable, il a un impact beaucoup plus négatif encore. Les retraités, dont les pensions reposent en grande partie sur les fameux fonds de pension si souvent vantés, se trouvent pris à la gorge parce que les actifs détenus par ces fonds ont perdu beaucoup de leur valeur. La livre, naguère symbole de la résistance du Royaume-Uni face à Bruxelles, a perdu 25 % de sa valeur par rapport à l'euro en deux ans. Au point que les Britanniques sont de nouveau redevenus significativement moins riches que les Français quand on compare les produits intérieurs bruts (PIB) par habitant. Cette baisse aide en revanche le Royaume-Uni à limiter ses déficits extérieurs.

Quant aux finances publiques anglaises, elles sont à la dérive, avec un déficit prévu de 9 % du PIB en 2008 et de plus de 10 % l'an prochain. Au point qu'on s'interroge sur la capacité de l'Etat britannique à continuer à s'endetter à ce rythme avec une monnaie qui s'affaiblit constamment. D'où l'hypothèse d'un éventuel recours au FMI comme en 1976, signant alors la faillite de la gestion travailliste...

Un modèle survendu

Ces trente dernières années, on nous avait pourtant régulièrement servi le dynamisme britannique en matière de création ­d'entreprises, la maîtrise des finances publiques, la flexibilité de la main-d'œuvre... Que ce soit dans les années 1980 ceux qui rêvaient d'imiter Margaret Thatcher ou, par la suite, ceux qui s'étaient pris d'admiration pour Tony Blair et sa troisième voie. Au bout du compte, cette réussite apparente reposait surtout sur une bulle spéculative et le surendettement correspondant, alimentés par des activités financières hypertrophiées. Sans même que l'économie britannique dispose par ailleurs, comme celle des Etats-Unis, d'une réelle capacité d'innovation dans le high-tech.

Au-delà de ce constat assez rassurant sur les « modèles » que l'on nous sert régulièrement, la crise britannique est probablement centrale pour l'avenir de l'Europe. Si, malgré leurs propres difficultés, les pays du continent se montrent capables de solidarité à son égard dans la grave épreuve qu'il traverse, il sera peut-être enfin possible d'arrimer le Royaume-Uni au continent. Y compris éventuellement au niveau de sa monnaie... Sinon, la dérive de son économie pourrait bien devenir durablement un facteur supplémentaire de crise de l'Union.

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