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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 00:32


"On ne paiera pas votre crise" : un mot d'ordre pour l'action


  
L
es annonces de licenciements, de fermetures d'entreprises, ne cessent de tomber.

L
es restructurations à la hache se traduisent par une avalanche de suppressions d'emplois et, pour ceux qui « restent », une surexploitation à coup d'horaires de plus en plus flexibles, de rallongement du temps de travail et de remises en cause de tous les acquis. Par contre, les primes de départ ou d'arrivée et les rémunérations pour les dirigeants, continuent à se chiffrer à plusieurs millions d'euros.

Loin de se résigner, les ouvriers, les employés, des cadres refusent d'être sacrifiés. Ils sont de plus en plus nombreux à occuper les entreprises, à séquestrer les patrons et leurs représentants pour faire pression sur les directions dont certaines « ne comprennent pas pourquoi il est si difficile de supprimer des emplois en France!». Ils finiront pas comprendre, quand se généraliseront les luttes contre les licenciements.

Les ouvriers de Caterpillar ont eu raison de refuser le diktat du groupe US, soutenu par le gouvernement Sarkozy-Fillon, prévoyant 600 licenciements, l'augmentation du temps de travail et qui s'acharnent contre des grévistes traînés en justice.

Ceux de Continental s'en sont pris à la sous préfecture, suite à l'annonce du feu vert donné à la  direction du groupe de fermer l'usine de Clairoix - et de Hanovre en Allemagne - pour transférer toute la production en Roumanie, pour  400 euros de salaires mensuels.

Ceux de Molex ont séquestré deux cadres quand ils ont découvert que la direction du groupe organisait la délocalisation de la production, avec la complicité des groupes automobiles qui touchent des millions d'argent public.

Tous ces groupes, qu'ils soient financiers ou industriels, restaurent leurs profits, restructurent et accroissent la productivité pour être encore plus compétitifs, face à leurs concurrents.

Face à la colère légitime des travailleurs, la réponse de Fillon, c'est les poursuites judiciaires. Fini les promesses démagogiques, place aux menaces, à la répression, à la justice de classe qui protège les actionnaires contre les ouvriers et les salariés.

« On ne paiera pas votre crise » est scandé dans toutes les manifestations, partout dans le monde, Ce n'est pas seulement un cri de colère, mais un mot d'ordre d'action.

Refus des licenciements, pour les travailleurs en CDI, CDD et les intérimaires, exigence du paiement à 100 % du chômage technique, refus des mesures de flexibilité, exigence de hausses de salaires... la classe ouvrière n'a pas à s'autolimiter dans ses revendications. Elle se bat pour vivre, pour faire payer au capital sa crise, pour construire la solidarité entre actifs, chômeurs, précaires, retraités : aucun ne doit être laissé sur le bord du chemin.

Que ce soit à Chicago, à Mexico, à Lille ou à Grenoble, à Turin ou à Dehli, à Moscou ou à Pékin, dans les faubourgs de Tunis ou du Cap, c'est le mot d'ordre qui sera scandé dans les manifestations du 1er Mai.

Paris, le 22 avril 2009

Parti Communiste des Ouvriers de France


http://eldiablo.over-blog.org/article-30595348.html



Crise : qui va payer les pots cassés?


Q
ue sont devenus les néolibéraux ? Après qu'eut disparu en peu de mois le quart de la richesse planétaire, ils ont disparu eux-mêmes. A présent ils ne prêchent plus que l'omnipotence du capital mène droit au ciel, parce qu'il nous a précipité en enfer. De même, ils ne protestent plus contre l'intervention de l'Etat, parce que ce dernier leur alloue des parachutes dorés pour les remercier d'avoir causé le Déluge. Très peu proposent la dérégulation, car l'anarchie de la concurrence fut l'arme avec laquelle ils se sont eux-mêmes entretués. Le seul point sur lequel ils insistent est le fait que celui qui doit payer les pots cassés, c'est le travailleur. Comme l'a dit Eduardo Galeano, le socialisme après tout ce n'est pas si mal, quand on peut socialiser les pertes.

Toute catastrophe met à nu l'ordre qui l'a produite. Pendant le naufrage du Titanic, l'accès aux canots fut interdit aux marins, aux seconde et troisième classes, aux servants et machinistes, et à l'orchestre qui a joué pendant la plongée. Source de tout bénéfice, le travailleur est de même le remède à toute perte. « Le sacrifice doit être partagé », a déclaré la Fedecamaras après la fermeture ratée de 2002 et le licenciement de dizaine de milliers de personnes. L'assureur AIG reçoit 173 milliards de dollars d'aides financières et destine 450 millions en primes de remerciement aux cadres qui l'ont ruiné. Le capitalisme sacrifie toujours ceux qui ont créé sa richesse.

Par conséquent, aux Etats-Unis 3.600.000 travailleurs sont à la rue, pendant que l'Organisation Internationale du Travail prévoit que pour fin 2009, 51 millions d'emplois supplémentaires seront perdus dans le monde et révèle de brutales remontées de chômage dans les pays dominants : 14,4% en Espagne, 8,1% en France, 8,1% aux Etats-Unis, 7,2% en Allemagne, 6,2% en Suède, 6,7% en Italie, 6,1% en Grande-Bretagne (Nelson D. Schwartz : « Emplois troublés » ; The New-York Times, 21-2-2009, p.3). L'Union Européenne a 17,5 millions de sans-emplois et on en prévoit 3,5 de plus en 2009. La situation n'est pas meilleure pour les pays qui ont attaché leur économie au rouleau compresseur du capitalisme. En Chine, 20 millions de personnes ont perdu leur emploi ; en Inde, seulement entre octobre et décembre 2008, il y a eu un demi-million de nouveaux sans-emploi. Pour l'Amérique du sud, l'Organisation Internationale du travail en prévoit 2,4 millions de plus en 2009. Le capitalisme ne peut plus créer d'emplois.

De même que les spéculateurs se sont lancés dans la bagarre pour les bénéfices, leurs travailleurs se disputent le peu d'emplois qu'il reste. Pour se les garder, on fait des discriminations sur le sexe, la race, la religion, on durcit les lois sur l'immigration, on ferme les frontières, on applique des « aides au retour » et on érige des « murs de la honte » contre les immigrants légaux ou illégaux. On propose l'impossible retour à 18 millions d'émigrés mexicains, 5 millions de colombiens, 3 millions de péruviens, 3 millions de boliviens, un million et demi de salvadoriens, 1 million de nicaraguayens, 800.000 équatoriens, qui cherchent du travail dans les grandes métropoles. La crise secoue les pays qui dépendent des envois de leurs émigrants. Le Mexique voit fondre les 4.224 millions de dollars qu'ils reçoit annuellement d'eux ; le Brésil ses 1.213 millions ; le Salvador ses 1.086 millions ; la République Dominicaine ses 847 millions de dollars. L'absence de renvois d'argent des émigrants frappe aussi quasi toute l'Afrique et une grande partie de l'Asie.

Sans travail il n'y a pas de salaire ; sans salaire il n'y a pas de consommation. Les économies des pays développés diminuent leurs importations venant des pays en voie de développement : la crise se déplace vers les victimes habituelles. Obama lance le slogan « achetez américain ! », ce qui signifie : n'achetez pas à d'autres pays. C'est une condamnation à mort de la part du premier pays importateur du monde, qui en 2007 a acheté pour 1.985.000.000.000 dollars à l'étranger. La production des pays périphériques ne trouve pas acheteur, les prix des produits font une chute en piqué, les industries ferment, les travailleurs se retrouvent à la rue.

Mais à leur tour, les pays en voie de développement, affectés par la faillite de leurs entreprises et le chômage qui en découle, restreignent leur demande en importation de biens venant des pays développés. En 2007 les Etats-Unis exportaient des biens pour un montant de 1.149.000.000.000 de dollars. Une partie significative de ces biens ne trouve plus acquéreur. Une infinité d'entreprises qui spéculent sur ces biens y laisseront leur peau. La crise s'enroule comme une spirale qui à chaque tour majore ses effets, et, livrée à elle-même, va resserrer son étau jusqu'au collapsus total.

Une économie privée qui ne peut se tirer d'affaire d'elle-même peut être sauvée par l'Etat. Mais ne nous trompons pas : l'aide de l'Etat est elle-même payée par les travailleurs, premières et dernières victimes de tout ce processus. Les aides financières, les grands travaux publics, les injections de crédit dans le système économique, l'augmentation des dépenses militaires, classiques mesures « keynesiennes », se financent via des procédés eux aussi classiques: augmentation démesurée de l'argent circulant, ce qui dévalue la monnaie ; approfondissement de la dette publique qui devra être payée par une augmentation des impôts ; déficit systématique, qui en fin de compte se soldera aussi par des augmentations d'impôts. Et tout cela sera pris dans le portefeuille du citoyen.

Ainsi partout dans le monde les régimes d'imposition sont truqués pour que les grandes entreprises paient peu voire rien du tout, et les petits contribuables paient la quasi totalité de la charge fiscale. Les Etats-Unis ont obligé quelques banques suisses à révéler les noms de leurs déposants. Par contre ils ne font rien contre les Paradis Fiscaux des Iles Vierges et des Iles Caïman, sur leur propre côte, où vont être déposés les impôts que les multinationales ne paient pas en Amérique Latine grâce au « Traité contre la Double Imposition ».

Avant la crise, il y avait 1.400 millions de pauvres, 963 millions de personnes en sous-nutrition et 190 millions de sans-emploi, soit un total de 2.553 millions personnes, 38% d'êtres humains en situation précaire. La crise fera grimper ces chiffres. Si vous voulez savoir qui la payera, tendez un miroir vers vous.

Le 04 avril 2009

Luis Britto Garcia


source: http://luisbrittogarcia.blogspot.com/

traduit par Jean-Louis Seillier pour Investig'Action

http://eldiablo.over-blog.org/article-30474297.html

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 00:17

 


Commentaire envoyé sur l'article
http://sos-crise.over-blog.com/article-30197432-6.html#anchorComment


UIMM-GIM :
D’où vient l’argent du compte suisse ?



Curieuse affaire que celle de la caisse noire de l’UIMM. Voici qu’on nous révèle un compte secret en Suisse (Le Parisien du 7 avril) qui est clôturé depuis une bonne année. Et voilà une nouvelle affaire qui n’a rien de bien méchant puisque le président du Groupe des industries métallurgiques (GIM), Etienne Bernard, explique tranquilllement que ce compte n’avait "plus de sens". Que se passait-il dans ce compte ? Etienne Bernard répond : "Je n’en sais rien, je ne peux interroger les morts".
La vraie question est pourtant bien de savoir d’où venait l’argent qui alimentait ce compte ainsi que d’autres. Là, personne ne répond. Or, nous révélions dans un numéro de Politis daté du 30 avril (voir l’article en accès libre "Mauvais fonds") les mécanismes qui ont permis d’alimenter ces fameux comptes de l’UIMM-GIM. Et nous parlions déjà de ce GIM et aussi de la fédération des industries mécaniques (FIM), qui regroupe une cinquantaine de syndicats patronaux. GIM et FIM, disions-nous, n’ignoraient rien des mécanismes permettant d’alimenter la caisse noire et les fameux comptes. Pas besoin d’aller en Suisse pour le découvrir.
Le GIM (1), principal syndical patronal, détenait depuis plus de quarante ans un compte bancaire à la PKB de Genève dans le plus grand secret, apprend-on. Mais, heureux hasard, le compte a été clôturé en 2008. Pourquoi ? En raison du scandale de l’UIMM, révélé en septembre 2007. Osons dire que ces puissantes organisation ne voulaient qu’on en sache trop sur la provenance des fonds amassés, c’est-à-dire plus de 700 millions d’euros identifiés dans le cadre de l’enquête du juge Roger Le Loire.
Le juge chargé de l’enquête sur la caisse noire de l’UIMM détient pourtant de précieux témoignages sur la provenance de ces fonds. Dont celui d’Annick Lepage, ancienne chargée de mission de Mécavenir, association chargée de la formation professionnelle au sein de la FIM. Annick Lepage avait notamment une intéressante mission : elle consistait à mettre fin à des "dysfonctionnements importants" dans un centre de formation. En clair, elle décrit un certain nombre de détournements de fonds de la formation professionnelle.
Elle présente en 1997 un dossier dit "sensible" par sa direction, qui sera transmis à Jean-Loup Giros. Qui est-il ? L’ex-président du GIM, l’ex-trésorier de la FIM et l’ex-président de l’Aforp, un important centre de formation du GIM. Le même GIM qui avait un compte secret en Suisse… Et qui s’agitait dans les années 2000 quand l’une de ses salariées rendait compte des comptes domiciliés à la Caisse des dépôts.
Le même Jean-Loup Giros, auquel à succéder Etienne Bernard (président du GIM depuis 2004), déclare au passage (Le Parisien du 8 avril) que le compte du GIM en Suisse n’a "servi à rien" : "Jamais, depuis sa création, ce compte n’a été actif". Ah bon ? Mais comment a-t-il été alimenté ? Pas seulement par les cotisations des 2700 entreprises adhérentes. Et où sont les autres comptes ? "Mon dossier a provoqué de nombreuses réunions avec les hautes instances de la Fédération des industries mécaniques, de l’Union des industries métallurgiques et minières et le Groupement des industries métallurgiques (sic)", explique cette dame qui ne comprenait pas à l’époque qu’elle avait découvert une partie d’un circuit fort nauséabond.
Que nous dit le dossier sensible signé par un dirigeant de la FIM ? D’abord que l’existence de comptes domiciliés à la Caisse des dépôts par le biais de l’association des anciens élèves d’un centre de formation, avec des mouvements de fonds importants, était chose courante. "des membres de la famille des "permanents du système" (qui) bénéficient des retours sur commissions par le biais de la création d’entreprise qui produisent des fausses factures ; des permanents d’organisations professionnelles (qui) se font rémunérer par des interventions en tant que "conseiller en …" Des bricoles qui ont été évaluées à plus de 1,2 millions d’euros en un an et demi. Pas mal.
Annick Lepage a aussi le culot d’affirmer que les membres de la FIM, de l’UIMM et du GIM étaient "parfaitement au courant du système mis en place". En 2000, écrit Le Parisien, le nouveau délégué général du GIM, Pierre Chasseguet, "décide de remettre d’équerre les finances de cette vieille maison et embauche un expert-comptable chargé d’auditer les comptes chaque année mais sans pour autant les divulguer". Ce sont les services de Jean-Loup Giros et de Pierre Chasseguet, note Annick Lepage, qui "établissait le montage de mon dossier de licenciement". Pas très moral tout ça. C’est sans doute pour cette raison que le dossier d’Annick Lepage n’est pas encore sur la place publique…

HISTOIRE D’UNE 3ème CAISSE NOIRE CACHEE !!!!!!!!!!!!!
Extrait de : UIMM : un siècle de pressions patronales
Par David Servenay | Rue89 | 21/03/2008 | 18H13
Une première affaire de caisse noire, au Luxembourg
Autre aspect, révélé dans les Dossiers du Canard de 1988, une caisse noire au Luxembourg. Cette fois-ci, c'est une association entre l'UIMM et Assimilor (Association des chambres syndicales de la sidérurgie et des mines de fer de Lorraine) qui décident de placer 1,35 million de francs (reliquat des restructurations dans la région) en actions. Robert Eisenkopf, comptable de l'entreprise Wendel et des associations patronales, est chargé de cette tâche délicate.
Il place ces fonds au Luxembourg, dans une succursale de la Chase Manhattan Bank. Manque de chance, le 14 juin 1977, le comptable est intercepté dans l'express Luxembourg-Paris, alors qu'il consulte des documents bancaires dans le train. Incapable de justifier de la moindre autorisation d'ouverture de compte à l'étranger, il raconte tout aux douaniers.
Finalement, après une semaine de prison, il est libéré suite à l'intervention de Maurice Papon, alors ministre du Budget. En échange, l'UIMM accepte de régler une amende de 2,7 millions de francs. Conclusion du Canard : « Pas de procès, pas de scandale. »

2008 - Une crise profonde, avant une normalisation ?
 
Ironie de l'histoire, le 19 août 1997, une partie des archives du Crédit Lyonnais partent en fumée dans l'incendie de trois hangars au Havre. Les experts sont formels : ce n'est pas un accident. Or, dans ces entrepôts, outre les archives de neuf banques relatives à la période de Vichy, se trouvait aussi une partie des archives du GIM de la région parisienne.
Tout cela ne répond pas à la question de savoir où sont passés les 19 millions d'euros distribués en liquide par l'UIMM, entre 2000 et 2007 ? D'autant plus que la cotisation à l'Epim est passée de 0,2 pour mille à 0,4 pour mille en 2001. Dans ces conditions, comment croire à la défense du septième délégué général, Denis Gautier-Sauvagnac ?

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 23:55



L
es « députés européens » que nous allons élire en juin 2009 feront partie d'un parlement, qui ne dirige pas l'Europe, ses avis ne sont que consultatifs, même s'ils ne sont pas toujours inutiles (cf. directive Bolkenstein).
- Ainsi, le parlement européen refuse de voter l'approfondissement des relations avec Israël, pour sanctionner sa politique envers les Palestiniens ? L'UE se passe de son avis et décide, quelques jours avant l'agression contre Gaza, exactement le contraire !
- Le projet de Constitution est rejeté en 2005 par la France et les Pays Bas, qu'à cela ne tienne, l'UE sera régie par sa copie conforme, le Traité de Lisbonne, sur lequel les peuples n'ont pas été consultés directement (sauf l'Irlande, qui l'a refusé).

En fait, les décisions de l'UE sont prises en réunion des chefs d'Etat ou des ministres des pays membres. Dans l'intervalle, c'est la « Commission Européenne », dont les membres sont nommés, qui dirige l'UE.

Ce fonctionnement, peu démocratique, est ancré dans l'histoire même de la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA 1951), devenue Communauté Economique Européenne (CEE 1957), puis « Union Européenne » (UE, 1992).


L'U.E. : une machine de guerre contre les travailleurs

Dans les années 50, les idéologues de la droite anticommuniste (Schumann, De Gasperi et Monnet) ont inventé « l'Europe » supranationale en pleine guerre froide. Leur objectif était double. Créer un grand marché, pour ouvrir de nouveaux débouchés aux marchandises, sans se préoccuper des bas salaires et du chômage. Limiter le rôle des parlements nationaux, à l'époque sensibles à la volonté populaire d'en finir avec la domination des trusts.

L'UE s'est constituée autour du marché du charbon et de l'acier (ce qui a produit la fermeture de toutes les mines françaises).

C'est un instrument du capital et son élargissement n'a pas changé sa nature. C'est une union des multinationales, une machine de guerre contre les conquêtes politiques et sociales des travailleurs.


Refuser cette Union Européenne ce n'est pas être nationaliste

Le nationalisme voudrait nous faire croire que tous les Français ont des intérêts communs « par nature ». C'est faux, car les premiers adversaires des salariés français sont leurs exploiteurs français. La question de la nation ne doit pas se poser en dehors de la solidarité internationale de classe.

Bien sûr, en France, la nation s'est souvent constituée au mépris des identités et des cultures locales ou régionales, au prix de guerres et de marchandages sordides.

Mais, au fil de l'histoire, le cadre national est devenu un cadre identitaire de conquête de droits sociaux, auxquels les étrangers, que l'histoire a poussés sur la terre de France, ont largement contribué et contribuent encore. Ce sont ces acquis historiques et cette diversité culturelle, qui constituent le vrai contenu de la nation française et le seul cadre dans lequel le peuple de France peut espérer s'approprier un jour, les richesses nationales aujourd'hui dans les mains du capital.


L'U.E. : une forteresse capitaliste

L'histoire de l'Union Européenne, c'est une succession d'attaques contre les salariés, les services publics, les systèmes de retraite et de sécurité sociale, le droit du travail et le droit syndical.

Des droits fondamentaux comme l'éducation, la santé, la protection sociale sont convertis en sources de profits pour le grand capital. Les exploitations agricoles familiales, la pêche artisanale sont ruinées, les artisans et les petites entreprises indépendantes sont écrasés sous la domination des groupes financiers et de la grande distribution.

Sur le plan monétaire, on peut voir aujourd'hui que l'Euro ne nous a protégé, ni de la fuite des capitaux, ni des délocalisations, ni des effets désastreux du capitalisme financier.

L'UE, qui refuse la libre circulation des hommes, contrairement aux marchandises, participe au pillage des pays pauvres, y compris de leur matière grise. En même temps, elle met des barbelés à ses frontières et adopte des lois de plus en plus répressives, sur le droit d'asile et l'immigration.

Elle se militarise et collabore dans des guerres impérialistes, comme en Afghanistan et en Irak. Sur « recommandation » de l'OTAN et de la Commission européenne, les dépenses militaires augmentent et la course aux armements reprend. Comme l'illustre depuis des années son incapacité à jouer un véritable rôle dans le conflit du Proche-Orient, l'Union Européenne n'est pas un contrepoids à l'empire américain, mais un état impérialiste en construction, tantôt allié, tantôt opposé aux USA, toujours dans l'intérêt des multinationales.


Être ou ne pas être ... dans l'Union Européenne

Si le Traité de Lisbonne avait été en vigueur en 2003, la France aurait sans doute été dans l'obligation de s'engager dans la guerre en Irak. Qui peut prétendre qu'une majorité de pays de l'U.E. s'y serait opposée ? Et qu'en serait-il aujourd'hui  ? Les Norvégiens, les Islandais et les Suisses n'ont pas à se plaindre de ne pas être dans l'U. E. En Amérique Latine, le Venezuela, la Bolivie, Cuba et d'autres, face au projet US (ALCA) d'instaurer une forme d'alliance continentale équivalente à notre UE, n'ont pas eu peur d'inventer une autre forme de coopération internationale (ALBA) basée sur le progrès social.

Dans un monde global, où un habitant sur six meurt de faim, à cause en particulier de la domination de l'Europe et de l'Amérique du Nord, qui peut croire à la possibilité d'une « Europe sociale » dans une telle construction ?

Avoir du courage et de la cohérence politique A cette chimère nous opposons l'idée de faire preuve de courage politique et de capacité d'invention. Il est temps de sortir de cette alliance là et d'établir avec d'autres pays, pas seulement européens, des coopérations mutuellement avantageuses pour les peuples.


source
 : « communistes de Vénissieux - réseau : faire vivre et renforcer le PCF 

http://eldiablo.over-blog.org/article-30754580.html



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"Si la France quitte l'euro, ne risque-t-elle pas d'être complètement isolée en Europe ?"

Cette interrogation, entretenue par les médias et les partisans de la monnaie unique, est légitime. Beaucoup en effet ont bien compris les méfaits de l'euro, mais n'osent pas tirer jusqu'au bout les conclusions de leur réflexion, de crainte d'un isolement dévastateur de notre pays en Europe.
Il faut les rassurer.

P
our quelles raisons ?

D'
abord parce que l'Europe sans la France n'existe pas et ne peut pas exister. La France est en effet le 2ème pays le plus peuplé du continent (et le premier dans 25 ans), elle est aussi le plus étendu et elle occupe une place absolument centrale dans la géographie européenne. D'un strict point de vue monétaire, la part pondérée du franc dans l'euro s'élève à 25%. La sortie de la France de la zone euro ne se traduirait donc pas par autre chose qu'une disparition pure et simple de cette zone. Les économistes en sont bien conscients, et tout dirigeant politique de bonne foi ne peut que l'admettre.

Par ailleurs, une sortie de la France de l'euro ne se ferait pas d'un coup, du jour au lendemain, à la surprise générale. Elle aura nécessairement été précédée d'une phase de plusieurs mois de discussions et de négociations, qui aura permis l'anticipation par l'ensemble des acteurs européens d'une possibilité que la France abandonne la monnaie unique. En économie, l'anticipation est fondamentale. Un événement anticipé n'en est plus un. Il n'y a donc pas à craindre une réaction brutale et imprévue des marchés par exemple.

Il faut également bien se rendre compte que les pays de l'Union européenne qui n'ont pas fait le choix de l'euro ne sont en rien isolés. Outre le fait que leurs économies se portent mieux que les nôtres, le Royaume-Uni, le Danemark ou la Suède obtiennent très souvent gain de cause à Bruxelles et ne sont pas considérés comme des parias. C'est mentir ou méconnaître profondément le fonctionnement de l'Europe que d'affirmer le contraire.

Enfin, une sortie programmée de la France de l'euro libérerait très vraisemblablement d'autres pays qui eux-aussi ont intérêt et souhaiteraient abandonner la monnaie unique. Une France annonçant sa volonté de retrouver une monnaie nationale verrait très certainement des pays comme l'Italie ou même l'Allemagne lui emboîter le pas. Il ne faut pas croire que seul notre pays a des problèmes avec l'euro. Le débat est même souvent plus libre et plus avancé ailleurs, notamment dans les deux pays cités précédemment.

Pour toutes ces raisons, il n'y a donc pas lieu de craindre l'apocalypse en cas d'abandon de la monnaie européenne...Un choix politique assumé et clair vaut de toute façon toujours mieux qu'une crise subie et provoquée par l'incapacité de prendre les décisions qui s'imposent en temps et en heure.


"Le franc ne peut pas lutter avec le dollar, alors que l'euro le peut. N'est-il donc pas dangereux de quitter la zone euro ?"


C
ette interrogation pose en filigrane la question de la puissance. Elle part du présupposé que plus une monnaie est attachée à un territoire vaste et peuplé, plus elle est forte au niveau international.  Il faut rassurer les personnes inquiètes à ce sujet. Ce raisonnement n'a en effet aucun sens en matière monétaire.
Pourquoi ?
-Tout d'abord parce que la force d'une monnaie ne réside pas dans la taille du pays où elle a cours légal. Elle se juge bien plus à sa capacité ou non à servir les intérêts économiques de ce pays. Pour savoir si c'est le cas, il est inutile de regarder la taille du pays, mais il faut s'intéresser à sa valeur et aux taux d'intérêt qui lui sont liés. Ainsi, le franc suisse est attaché à un petit pays mais il répond beaucoup mieux aux intérêts de la Suisse que l'euro ne le fait pour la zone euro et pour la France. Il n'est en effet par essence par possible d'adapter finement la valeur de la monnaie unique aux intérêts de chacun des pays qui l'ont adoptée. Il y aura toujours des perdants et des gagnants. Force est de constater que depuis des années, la France est du côté des perdants, souffrant d'un euro sur-évalué et de taux d'intérêt trop souvent revus à la hausse. Elle n'est cependant pas en mesure de faire valoir ses intérêts auprès d'une Banque Centrale de Francfort jalouse de son indépendance absolue ;

- Pour cette raison, un franc bien piloté est bien plus profitable pour la France qu'un euro mal géré, quelle que puisse être la différence de poids entre les deux monnaies ;

-Il faut par ailleurs bien avoir en tête que l'euro ne s'est jamais imposé comme une grande monnaie internationale comparable au dollar, contrairement à ce que ses partisans nous avaient promis. Au niveau des transactions internationales, la monnaie unique représente en effet moins que la somme des anciennes monnaies nationales...Il n'y a donc pas eu création de valeurs avec l'euro, mais plutôt destruction.

L'argument de la grande monnaie synonyme de puissance opposé au retour du franc n'a donc aucun fondement.


"L'euro c'est la modernité. Le franc est ringard, archaïque"


M
oderne, archaïque. Voilà des termes qu'on entend très rapidement dès qu'un débat sur l'euro, et l'Europe en général, est ouvert.

Cette petite musique lancinante, reprise à longueurs d'ondes sur toutes nos chaînes de télévision et toutes nos stations de radio depuis des années, a profondément marqué les esprits. Dès qu'il s'agit de discuter de l'avenir de la monnaie unique, beaucoup préfèrent ne pas entrer dans un débat argumenté, sous prétexte de modernité et de refus de l'archaïsme. Leur posture est souvent sincère, il s'agit donc de tenter d'y répondre sereinement et le plus clairement possible.
- Il faut tout d'abord avoir bien à l'esprit que la modernité et l'archaïsme ne sont pas des critères pertinents pour juger une mesure économique. Ce qui compte, c'est son efficacité et sa capacité à apporter plus de croissance, de prospérité et d'emplois. Et là, le prétendu "moderne" euro ne tient pas la route une seconde face aux monnaies nationales. Depuis son introduction en effet, la zone euro a systématiquement un taux de croissance inférieur à celui des pays européens hors zone. Qui est donc le plus moderne ? L'euro qui nous vaut moins de croissance et moins de pouvoir d'achat ou la livre sterling qui préserve le Royaume-Uni de ces maux ?...

- Il ne faut ensuite pas oublier que de nombreuses expériences de monnaies uniques ont déjà été menées dans l'histoire, sans qu'elles ne rencontrent jamais le succès escompté. Pensons à l'Union latine au XIXème siècle entre la France, la Belgique, la Suisse et l'Italie, un échec. Pensons aussi au rouble soviétique, un échec. En revanche, le dollar, le yen, le yuan, le franc suisse ou la livre sterling, devises des Etats-Unis, du Japon, de la Chine, de la Suisse et du Royaume-Uni, ont prouvé leur solidité. Toutes sont des monnaies nationales, attachées à une nation, un pays, conscients de ses intérêts et relativement homogène. Où est donc la supposée modernité ? A bien y réfléchir, pas facile de répondre...

-Enfin, il faut bien se dire qu'une sortie de l'euro ne signifierait en aucune sorte un simple retour en arrière. Il s'agirait de rebâtir une monnaie nationale, plus apte à répondre à nos besoins, mais aussi un nouveau mode de gouvernance de cette monnaie, tenant compte des expériences du passé (comme les échecs de la Banque de France des années 1990 par exemple) et capable de répondre aux défis de demain. Un abandon de la monnaie unique serait d'abord un gain de souplesse, qui n'a aucune raison d'être taxé d'"archaïsme".


source : blog «sortirdeleuro.over-blog.com 


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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 23:48
Sur vigicitoyen
Sondage: 79% des Français surendettés pour faire face aux dépenses quotidiennes  

 

Ce sondage nous apporte un éclairage simple : la situation pour le petit peuple est plus que difficile ! Les raisons de cette situation , une société qui a perdu ses repères , ses valeurs ; l' homme qui s 'est laissé séduire par l' appel des sirènes de l' argent facile pour tenter de faire face à l' asphyxie financière dans lequel les "capitalistes fondamentalistes" les poussaient! En tous cas ceci ça fait mal "Près de huit Français sur dix (79%) surendettés ont contracté des crédits pour faire face aux dépenses de la vie courante"

Sly

il y a 3 heures 39 min

 

Près de huit Français sur dix (79%) surendettés ont contracté des crédits pour faire face aux dépenses de la vie courante, et 65% sont surendettés pour avoir contracté trop de crédits, selon un sondage CSA réalisé pour les chambres régionales du surendettement social (Crésus), publié mardi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France".

Alors qu'un projet de loi pour mieux encadrer le crédit sera présenté mercredi en Conseil des ministres, 79% des personnes interrogées expliquent être surendettées par la nécessité de faire face aux dépenses de la vie courage (loyers, charges), contre 19% qui estiment que leur situation est due à une mauvaise gestion des dépenses (vous avez effectué trop de dépenses qui n'étaient pas nécessaires).

Parmi les explications au surendettement, 65% estiment avoir contracté trop de crédits, 34% ont subi une baisse du niveau de leurs ressources. Ils sont 26% ont connu une séparation d'avec leur conjoint (ou un divorce, ou un décès) et 26% ont eu à régler des charges élevées.

Enfin, 76% des Français surendettés ont le sentiment qu'avant d'être surendettés, on leur a proposé de recourir à des crédits trop souvent.

- sondage réalisé du 23 au 28 mars 2009, auprès d'un échantillon national représentatif de 1.002 personnes en situation de surendettement âgées de 18 ans et plus, à partir d'un fichier transmis au CSA par Crésus. AP

 

 

Posté par citoyen_sly 
Source : Le blog Vigi-citoyen de Sly 


Commentaires

France :
Destruction de 800 000 emplois
en deux ans

Extrait :
Dans sa dernière publication, l’OFCE prévoit pour la France la « plus forte récession depuis celle du début des années 1930 », avec 800 000 emplois détruits en 2009 et 2010, soit un taux de chômage frisant les 10%, et une contraction de l’activité atteignant 2,3% cette année. « L’ampleur des répercussions des crises financières et immobilières sur l’économie réelle - et notamment sur le marché du travail - contractera le pouvoir d’achat des ménages dépourvus d’emplois et incitera les autres à épargner davantage, coupant alors le dernier moteur de croissance, » estiment les analystes du Centre de recherche en économie de Sciences Po.


Lien :
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2663

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 20:54
 



Je confirme mes propos, je persiste et signe, ils ont très chaud aux fesses nos corrompus, alors ils nous pondent de la crise sanitaire et nous font miroiter des vaccins contre la "grippe porcine" , tellement c'est grave ...[hum hum]

Bien arrangeant tout ça, en effet quoi de plus essentiel que la santé et la vie ?
Doublement bénéfique, ils permettent à leurs amis du lobby pharmaceutique de se faire du fric tout en détournant notre attention ...

Alimentation, pharmacie, les deux mamelles de la finance mondiale parce que c'est tout simplement VITAL .

Une bonne crise sanitaire au milieu d'une bonne crise économique, ça calmera les cons-citoyens, ils verront de suite qui ils ont besoin pour survivre (se disent-ils)

L'industrie pharmaceutique, donc un lobby industriel ET financier, les politiques et leur administration pour "organiser" la grande lobotomie sanitaire...

C'est dingue comme cette crise sanitaire tombe autant à pic que le 11 septembre le lendemain que Rumsfeld ai déclaré avoir perdu 2,3 trillions de dollars en direct à la télévision ...

Puisque cette maladie est nouvelle, le vaccin sera produit dans l'urgence sans études sanitaires préalables .... [BRrrrr...]
Autant dire qu'il y aura de nombreuses victimes...

(..)

Ils ont tué 3000 personnes dans les World Trade Centers + 400 personnes dans les avions + 1 500 000 Irakiens, pensez-vous qu'ils se dérangeraient pour continuer ?
Il ne faut pas rêver ...

Au fait, ça arrive comment une grippe porcine ?
Parce-que l'ESB on sait que c'est arrivé à cause d'une alimentation déviante, à base de farine animales, du cannibalisme pour bovins en vérité .
Encore un cadeau de notre lobby de l'industrie agro-alimentaire ..

Ont-ils été sanctionnés après que nos états aient dépensé des sommes colossales pour endiguer l'épidémie de grippe aviaire ?
Rien du tout, ce sont nos impôts qui ont financé les conséquences de l'avidité des vieux malades mentaux !

La sécurité maritime à la corne de l'Afrique est-ce également par humanisme ?
Hé bien non, regardez-donc une carte pour comprendre, tous les cargos et les pétroliers passent par cette voie maritime .
On ne déplace pas une armée pour quelques bateaux de civils, il ne faut pas rêver ...
Encore une opération à un prix fou pour que l'état couvre des intérêts multinationaux privés !

Quand est-ce-que l'opinion publique réfléchira systématiquement : "A qui profite le crime ?"

Bonne soirée Éva


Sun Tzu


http://www.snut.fr/index.php/2009/04/27/1455-la-grippe-porcine-arrive-en-europe-et-elle-n-est-pas-contente



Grippe porcine,

tous les liens
sur cette parution de mon blog
R-sistons à l'intolérable :


http://r-sistons.over-blog.com/article-30721958.html
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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 08:36

 

Chers lecteurs,

J'ai des problèmes informatiques :

En attendant, très vite, d'alimenter à nouveau ce blog,

voici le lien vers un autre de mes blogs,

R-sistons à l'intolérable.


Dans la dernière parution,

vous trouverez des liens pour des articles d'actualité.

A bientôt,

Votre Eva



http://r-sistons.over-blog.com/article-30721958.html
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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 08:33

Face à la crise, il convient de dissiper les brouillards, les illusions; faire la clarté sur les responsabilités des « décideurs »; sur l'efficacité des solutions proposées. C'est pourquoi il faut se réjouir d'entendre, lancé par des millions de salariés « la crise c'est eux, c'est pas nous » ou encore, fustigeant « Sarkozy, le pouvoir au service des riches »; et surtout du développement du rassemblement d'un nombre grandissant de salariés de toutes les catégories dans l'action contre les méfaits du capital financier. Cela dit, il y a beaucoup à faire encore sur ces questions. On ne peut se contenter de déclarations tonitruantes « anti-capitalistes »: il me souvient par exemple de François Mitterrand chantant « l'Internationale », le poing levé devant des dizaines de milliers de manifestants; mais qui assurait devant un quarteron de grands patrons « seul le PS peut demander aux travailleurs les sacrifices nécessaires » et qui imposa au « peuple de gauche » le fameux plan de rigueur au printemps 1983, gel des salaires; étatisation (et non pas nationalisation) de quelques grandes entreprises dont les fonds publics assumaient les pertes, tandis que les parties « profitables » leur restaient. Ce plan auquel, hélas, le PCF fut associé fit des dégâts dans l'opinion dont une grande partie fût littéralement anesthésié par l'échec des espérances de changements. Et c'était bien là le but poursuivi! Qu'est-ce que c'est qu'un social-démocrate demandait un jeune militant à un vétéran des luttes « c'est quelqu'un, bien mis, bien propre sur lui qui apparaît lors des tensions sociales dans ta boîte, et qui vous assure de son « indéfectible soutien », aussi il vous propose d'intervenir au Parlement, au Conseil général, ou à celui de l'Europe! Car il veut lui « pacifier les relations patron-salarié »!

Ne pas se tromper d'adversaire

Mais à ce point de mon récit je reste pantois: SARKOZY SOCIAL DEMOCRATE ?

N'est-ce pas ce qu'il fait lors qu'il vitupère « les patrons voyous »; exalte le travail et les « travailleurs qui se lèvent tôt »; à qui il demande de ne pas bouger: lui il va intervenir auprès de la Merkel du patron d'Arcelor ou des banquiers réunis à Londres, démarches pétaradantes et spectaculaires mais tout aussi inefficaces l'essentiel pour lui étant la paix sociale...

Bien sur il y a une opposition parlementaire: le PS que quelques journalistes exaltent comme leader « naturel » de l'opposition, pourtant dès le 10 Mai 2007, il proposait comme alternative l'échéance... de 2012, c'est à dire d'attendre! A la fois effrayés par la crise et la réaction des salariés en lutte il propose un projet qui grosso modo est une re-sucée, légèrement actualisée, du « programme commun du gouvernement de la gauche ». Madame Buffet est aux anges car, dit-elle, « avec des communistes au gouvernement on peut faire du bon boulot », en attendant, lui aussi, son parti meuble le temps, en distribuant des capotes anglaises devant la cathédrale de Paris. Malheureusement il avait oublié de venir saluer et soutenir les « Conti » venus de l'Oise pour manifester devant l'Elysée.

Mais pourquoi est-ce ainsi?

Non, ce n'est pas inscrit dans leurs gênes; non ce n'est pas une dérive de leur nature. Incontestablement c'est le système de représentation politique. Comment les salariés peuvent espérer faire avancer leurs revendications par une Assemblée Nationale qui compte un tiers de médecins (! ) qui soutient un gouvernement qui, en plus de son chef compte sept autres avocats d'affaires sur une trentaine de ministres! D'autant que les salariés en activité sont absents totalement: aucun ouvrier employé ou cadres, même si certains font état de leur passé « ouvrier » ils sont devenus des professionnels de la politique: préoccupés par leur audience électorale.

Quant aux partis politiques, tous tournent le dos au travail, aux lieux où il s'exerce, laissant ceux-ci à leurs patrons. Aujourd'hui la majorité des gens condamne le grand capital; mais peu considère qu'il est temps que les salariés prennent les commandes POUR L'AUTOGESTION DES LUTTES.

En attendant cette véritable révolution, les luttes se développent et réclament des solutions immédiates et ce n'est pas en chantant « grève générale » sur l'air des lampions qu'on aide les salariés. La grande grève de Mai-Juin a révélé  la raison de son efficacité: dans chaque entreprise la grève fut sous contrôle des grévistes de A à Z.

L'autogestion, c'est ça la démocratie

http://eldiablo.over-blog.org/article-30706542.html

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 06:31
La crise n'est pas pour tous !


Bilderberg 2009



La réunion 2009 du
Groupe de Bilderberg aura lieu du 14 au 16 mai en Grèce, probablement au Nafsika Astir Palace, un palace 5 étoiles sur une presqu'ile, avec plages privées et port privé pour yachts. C'est à Vouliagmeni, à 20 km au sud d'Athènes


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-30671138.html
http://blog.syti.net/index.php?article=108

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 06:03


L'humoriste de la chaîne NBC, Jay Leno, a animé à Detroit, la capitale de l'industrie automobile ravagée par le chômage, un show intitulé Comedy Stimulus Plan entièrement gratuit pour les sans-emploi.


L'humoriste de la chaîne NBC, Jay Leno, a animé à Detroit, la capitale de l'industrie automobile ravagée par le chômage, un show intitulé Comedy Stimulus Plan entièrement gratuit pour les sans-emploi.
Crédits photo : SIPA

Golden boys au chômage
ou simples citoyens,
les New-Yorkais multiplient
les actes de solidarité
envers les chômeurs.


Arlene Bannister n'aurait jamais imaginé qu'elle ferait un jour du volontariat. Ex-cadre à Wall Street, elle avait une passion dans la vie. «Je travaillais de 7 heures du matin à minuit et je pensais essentiellement à ma carrière», raconte la jeune femme aujourd'hui au chômage, en sirotant un café dans un bistrot de Manhattan. Désormais, entre ses recherches d'emploi, elle passe deux jours par semaine à donner des conseils à des lycéens en difficulté. «N'allez pas croire que je veuille changer de vocation : la finance, c'est vraiment mon truc, s'empresse-t-elle d'expliquer, mais si j'ai commencé le bénévolat par ennui, j'ai découvert depuis que c'était très fun d'aider les autres.» L'ex-financière promet de continuer ses bonnes œuvres lorsqu'elle aura retrouvé du travail…

Ex-financiers ou pas, désœuvrés ou non, des hordes de New-Yorkais ont pris d'assaut les organisations caritatives ces dernières semaines. Le mois de février a enregistré à lui seul une hausse du bénévolat de 30 % - par rapport à l'année d'avant - d'après le site Internet www.volunteernyc.org. À tel point qu'un directeur d'association, qui a préféré garder l'anonymat, a récemment demandé au New York Times de dire aux volontaires «d'arrêter d'appeler». Stacy Landau, responsable du bénévolat à la mission Bowery, l'une des plus anciennes de New York, n'est pas mécontente de cet engouement. «Les gens font preuve d'une magnifique humilité ; quels que soient leurs diplômes, ils sont prêts à passer la serpillière, vider les poubelles… Je n'ai jamais vu ça, on est presque complets jusqu'au mois d'août !»

Dîner «récession»

Au fur et à mesure que New York s'enfonce dans la récession - malgré quelques récents signes d'embellie -, les bons samaritains se font plus actifs. Jeffrey Ruthalter, boucher sur un marché de Downtown, qui a perdu son frère dans l'une des deux tours du World Trade Center le 11 septembre 2001, vient d'offrir un dîner «récession» à 230 chômeurs du quartier dans deux restaurants voisins. «J'ai eu l'idée lorsqu'une cliente a éclaté en sanglots après que sa carte de crédit ait été refusée pour seulement 7 dollars», raconte-t-il. Il a suffi d'aller voir les commerçants voisins et les restaurateurs du quartier pour que chacun fasse un petit geste. «Comme on est tous dans le même bateau, tout le monde a participé de bon cœur. On a même reçu des donations», lance le boucher dans sa boutique qui fait aussi office de galerie pour les artistes du quartier.

Carlos Vasquez, lui, nettoie et repasse gratuitement costumes et chemises de quiconque est au chômage, dans sa minuscule échoppe de l'Upper East Side, le quartier huppé de Manhattan. Avec 193 000 chômeurs de plus depuis un an à New York, son épouse craignait le pire, mais, malgré la soudaine publicité, pas plus d'une vingtaine de sans-emploi sont venus tester sa générosité en une semaine. Comme le boucher, Carlos ne demande aucun papier. Il marche à l'intuition. «Je crois que je me suis fait avoir une fois ou deux, mais je préfère ça plutôt que d'humilier les gens en leur demandant des preuves qu'ils sont bien au chômage», confie-t-il. Comme c'est en donnant que l'on reçoit, des centaines de dollars lui sont parvenus de donateurs de tous les coins d'Amérique et Carlos ne voit aucune raison d'arrêter.

Les commerçants new-yorkais ont évidemment compris que la solidarité pouvait être un formidable atout marketing. Les dîners «récession free» à 10 ou 15 dollars sont très tendance à Brooklyn et Manhattan. Même les victimes officielles de Madoff ont droit à leurs offres spéciales dans les restaurants et les boutiques. Récemment une trattoria italienne leur proposait un dîner gratuit, espérant ainsi attirer une clientèle qui se fait plus rare.

Des portables pour les plus démunis

La vague de solidarité prend de l'ampleur à l'échelle nationale. Une société de télécommunications de Caroline du Nord offre aux plus démunis des portables avec 68 minutes de conversation mensuelle gratuite via un fonds fédéral.

De son côté, l'humoriste politique populaire de la chaîne NBC, Jay Leno, veut lancer une nouvelle vogue dans les grandes villes américaines. Tout récemment, il était à Detroit, la capitale de l'industrie automobile ravagée par le chômage, pour un show intitulé «Comedy Stimulus Plan» entièrement gratuit pour les sans-emploi. Il a de quoi faire. Le chômage vient de battre son record national d'il y a vingt-cinq ans avec 13,2 millions de sans-emploi

http://www.lefigaro.fr/international/2009/04/13/01003-20090413ARTFIG00268-dans-la-crise-les-new-yorkais-se-serrent-les-coudes-.php

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 23:22


Distribution de tentes aux Américains sans logis
La nouvelle american way of life ...



Sécuritarisme aussi en France : le plan vigipirates est en permanence en alerte orange. Le mélange militaro-policier est prêt depuis longtemps mais c'est difficile de manipuler un peuple qui a une forte expérience des révolutions
.

Aux USA la majorité est tellement engoncée dans le sécuritaire, alors qu'en France c'esr plutôt une minorité.


Je suis au courant JCG, malheureusement ...
Je ne suis pas aussi positif que vous concernant "la tradition de révolution"...


Il est vrai que ça "semble" bouger, c'est une apparence uniquement car combien de luttes ne sont pas médiatisées, ou médiatisées de très courte durée ...Les médias sont on ne peut plus corrompus et contrôlés, c'est sans aucun précédent ! On nous parle des grosses boites et des gros conflits, par exemple on prend le soin de ne pas parler trop des salariés de Peugeot qui se sont mis en grève par solidarité avec ceux de Toyota ... (histoire de ne pas créer de vocations)

Aux USA et sur le continent Américain avec lequel je suis de plus en plus en contact (je me remets à l'Anglais dare dare), c'est pire encore qu'en Europe croyez-moi .

Pour la première fois dans toute l'histoire des USA uniquement 57% sont défavorables au socialisme, là où il y a encore un an nous en aurions compté 85% de défavorables...


N'oubliez-pas que les citoyens Américains sont armés et n'aimeraient pas que leur "Américan dream" soit cassé. Le gouvernement US marche sur des œufs, et il en est conscient ...

Imaginez donc pour des citoyens US habitués à rebondir rapidement, endettés on ne peut plus, dépossédés de leurs maisons, ayant perdu leur emploi, leur fond de pension de retraite réduit à peau de chagrin, les investissements pour les études des enfants réduits à néant, au chômage donc sans assurance santé, sans aucune perspective d'amélioration à court terme, et une économie qui continue à décliner alors que leur pays joue les états providence à l'attention d'intérêts privés alors qu'il ne l'a jamais fait pour ses citoyens ...


Je pense au contraire que les pires risques pour les gouvernements se situent de l'autre côté de l'Atlantique .


Dans le cas précis de la France, tant que le système social est maintenu en l'état les gens n'ont pas de nécessité vitale et immédiate de réagir .
Ailleurs ce n'est pas la même chose... (Eva : Et quand ce Système social sera démantelé par Sarkozy ?)


Sarko a un bol de cocu que la crise ne soit pas intervenue après qu'il ait fini de détruire tout le système social, sinon il pourrait craindre le pire ... (Et voilà qui va dans le sens de ce que j'ai écrit à l'instant, Eva)

Je suis mort de rire de lire des crétins arrivant encore à chanter les louanges du capitalisme ultime sur des sites internet, ça existe encore ...

De bons gros lobotomisés pur jus, prêts à crever la terre entière pour que rien ne change ...
http://hrivnac.free.fr/wordpress/

Hé oui, souvent ils sont Atlantistes, pro-sionistes de droite et de gauche, islamophobes pour faire diversion, et ils désirent une guerre mondiale plus que tout au monde ...

Hé bien oui, une chasse aux sorcières risquerait de dévoiler la corruption de nos chers grands partis ...

Tout ne se joue pas au Moyen Orient en apparence, mais le moyen orient est la porte de sortie, la diversion dont rêvent tous nos élites corrompus .
C'est bien pour cela qu'il faut être très vigilent avec le Pakistan, l'Iran, l'Inde, Gaza. Ce sont les cibles privilégiées de tous les corrompus de la planète ...

En Europe ils ne sont pas emmerdés pour la même chose qu'aux USA:

Aux USA le danger ce sont les citoyens pour leur propre survie, en Europe ce sont les citoyens au cas ou on leur invente une guerre de toute pièce.
Les Américains n'ont jamais connu la guerre chez-eux, les Européens oui, c'est bien là toute la différence entre les deux peuples, le social étant la circonstance aggravante aux USA ...

Gaza était un "ballon d'essai" uniquement pour tâter le terrain, désormais les "élites" des deux côtés de l'atlantique cherchent une porte de sortie et peinent à la trouver . Bonne chance à eux , ha ha ha ha

Sarko pourra décorer ses copains de la légion d'honneur, ils risquent de ne pas faire de vieux os s'il bouge un orteil ...



Il y a un an, les financiers savaient déjà que l'économie allait s'écrouler. Les actions, les placements foireux ont continué à se vendre jusqu'en octobre 2008.
Il y a un an, nous, (les amis) avions déjà prévu le retour des années 30, ceux que les USA ont connu.

Pour l'appât du gain le monde s'entretue... Quelques centaines de personnes peuvent faire mourir 6 milliards (de personnes) de faim.



Des types qui ont TOUT perdu ça ne se modère pas comme des petits robots, j'en suis la preuve en plus modéré :

-"Imaginez donc pour des citoyens US habitués à rebondir rapidement, endettés on ne peut plus, dépossédés de leurs maisons, ayant perdu leur emploi, leur fond de pension de retraite réduit à peau de chagrin, les investissements pour les études des enfants réduits à néant, au chômage donc sans assurance santé, sans aucune perspective d'amélioration à court terme, et une économie qui continue à décliner alors que leur pays joue les états providence à l'attention d'intérêts privés alors qu'il ne l'a jamais fait pour ses citoyens ..."

Ce commentaire ce n'est pas du fantasme, c'est du pragmatisme à la sauce enfoiré .C'est exactement ce qui est en train de se passer aux USA, ils avaient tout et ils perdent tout .

Attends un peu d'içi fin 2009 début 2010, les prix de l'essence vont remonter en flèche, on parie ?


Les USA connaissent la crise depuis bien avant 2001, le frère de GW Bush et un de ses cousins étaient chargés de la sécurité du WTC et l'autre de sa "rénovation" .

Le rapport avec le 11 septembre ?
Il est là le rapport !
Les tours jumelles étaient un leurre, le principal était de détruire le WTC7, là où se situaient les opérations financières .
Pour remettre les choses dans l'ordre, mais tout cela n'a pas suffit ....


http://suntzu.vox.com/library/post/crise-av%C3%A9r%C3%A9e-s%C3%A9curitarisme-loi-martiale-r%C3%A9pression.html#comment-6a00fa96a53a4c0002011017bd22ce860e  (extraits)




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