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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 21:05


Crise avérée, sécuritarisme, loi martiale, répression ....

L’Armée US se prépare à un « effondrement économique imprévu »
http://suntzu.vox.com/library/post/crise-av%C3%A9r%C3%A9e-s%C3%A9curitarisme-loi-martiale-r%C3%A9pression.html

.Aux États-Unis, des plans de contingence en cas de crise extrême sont discutés et visent à préparer les militaires à faire face à l’insurrection sociale qui vient

Le 12 février le Director of National Intelligence,
l’amiral Dennis Blair, parlant devant le Comité sur le renseignement du Sénat américain, a affirmé que la crise économique posait « la menace la plus grave à notre stabilité et notre sécurité nationale ». Cette crise, dit-il peut provoquer de « l’extrémisme violent » du même type que celui des années 1920 et 1930.

Le spectre des troubles sociaux fut évoqué dès novembre 2008 devant l’Académie de guerre de l’armée de terre. Une étude militaire, « Les inconnus connus : Chocs non conventionnels dans le développement de la stratégie de la défense », affirme que l’Armée américaine doit être prête à affronter une « dislocation stratégique violente, à l’intérieur des Etats-Unis », provoquée par « un effondrement économique imprévu », « une résistance nationale engagée » et « d’envahissantes situations d’urgence sur le plan de la santé publique ».

Tous ces événements, poursuit l’étude, pourraient provoquer « la disparition d’un ordre politique et juridique fonctionnel ». Des « violences civiles généralisées », poursuit le texte, « forceraient l’appareil militaire de réorienter in extremis ses forces afin de préserver les fondements de l’ordre public et de la sécurité des personnes ».

En clair, le chaos social et l’explosion de mécontentement provoqué par la non-résolution de la crise économique pourraient conduire le gouvernement américain à imposer, à l’aide de l’Armée, la loi martiale. Cet état d’exception « pourrait inclure l’emploi de la force militaire contre des groupes hostiles à l’intérieur des Etats-Unis ».

Alors, après la planche à billets et les récettes Keynesiennes des années 1920, veut-on réellement reprendre les « solutions » des années 1930 ?


http://www.solidariteetprogres.org

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 05:30

 
 
Chercher la frugalité...

 

Bouclage : changement d'étiquette à l'occasion des dernières soldes

 

Finalement, et après une longue période d’hésitation, voire de rejet manu-militari (1960-2000), en s’accaparant maintenant la cause écologiste et son cortège de machins bio, le capitalisme reconnaît implicitement qu’il est au bout du rouleau et qu’il ne lui reste plus à vendre que ce qu’il n’a pas détruit.

Et le premier qui me dit une fois de plus que l’on peut nourrir 12 ou 15 milliards de fourmis du genre sapiens avec de la bouffe bio, je lui… !

 

Question 1 - C’est quoi le bio ? Sinon ce que cultivaient nos grands-parents ! Le bio ne serait donc qu’un retour à la normale.

 

Question 2 – Pourquoi les maîtres du monde accoquinés aux mafias gouvernementales nous empoisonnent-ils depuis plus d’un demi-siècle ? Eh bien pour nourrir la multitude, cette satanée surpopulation contre laquelle il est malséant de maugréer ? Pas de pétrochimie, pas de productivisme et pas de récoltes suffisantes pour les milliards de bouches, on nous l’a assez dit, non ?

 

Question 3 – Et maintenant, les mêmes, ou presque (parce que les Monsanto & co tiennent bon depuis l’Agent Orange jusqu’aux OGM), enfin disons leurs alter ego, nous assènent leur nouvelle vérité : on peut nourrir une humanité surnuméraire avec la seule agriculture bio. Tant d’intoxications pour des prunes ! DONC, ILS L’ONT FAIT EXPRÈS !! C’est donc aussi stupide que la mode : on rallonge les jupes, on les raccourcit, et les braves gens obtempèrent. Sauf que là, il y va de notre santé et de la durabilité du la Terre.

 

Question 4 – S'il était vraisemblable qu'on pouvait encore cultiver sans intrants chimiques jusqu'au milieu du siècle passé, avant que l'agroterrorisme n’empoisonne le sol, l’eau et l’air, j’en doute maintenant que sonne la mort biologique des terres fertiles, maintenant que 100 000 molécules de synthèse ont été irréversiblement lâchées, maintenant qu’ils ont même réussi à désertifier les terres des pays du Sud à force de ridiculiser l’agriculture vivrière. Donc, ce retour à la normale étiqueté bio est impensable à l’échelon mondial. Elle, lui, toi, moi, dans notre douillette et bourgeoise prise de conscience, on peut certes déguster bio. Mais pas nos 7 milliards de frères et sœurs vivant dans l’urgence d’un quotidien détraqué par la mauvaise gouvernance écologique de la planète capitaliste.

 

Question 5 – Mais nous sommes néanmoins tout disposés à les croire, c’est ce que nous faisons, de gré ou de force, depuis si longtemps ! Question de matraquage.

 


En 1950, nous pensions pouvoir faire reverdir les déserts.

En 2050, nous aurons réussi à désertifier la Terre entière.

http://www.amazon.fr:80/2050-Sauve-qui-peut-Terre/dp/2842743857


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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 05:23
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L'Hypothèse communiste, par Alain Badiou

EXCLUSIVITÉ. Le nouveau livre événement du philosophe Alain Badiou, l’Hypothèse communiste, sort en librairie ce samedi 18 avril. L’auteur et son éditeur, Nouvelles Éditions Lignes, nous ont donné leur accord pour en publier des extraits.


On pourrait suggérer sans ironie : de quoi Alain Badiou est-il le nom ? Ou proposer une variante plus signifiante encore : de quoi Alain Badiou est-il le signe ? Admettons que ces deux questionnements, parce qu’ils « disent » quelque chose de notre ici-maintenant et révèlent aux yeux de tous quelques marqueurs originaux de notre inconscient collectif, restent intimement mêlés. Au fond, qui n’a jamais lu le moindre de ses livres, à commencer par le sulfureux et fascinant De quoi Sarkozy est-il le nom ? publié en 2007 (1), ne peut comprendre comment et pourquoi Alain Badiou s’est subitement imposé tel un météore sur la scène médiatique intellectuelle - d’ordinaire très hermétique et autocentrée sur quelques noms, BHL, Finkielkraut et consorts - alors que ce même homme, professeur à la réputation « dithyrambique » à en croire ses élèves, arpente le monde de la philosophie et des idées en général depuis quarante ans déjà…

Car voilà. Le philosophe, mais également romancier et dramaturge, à soixante-douze ans, n’est pas que le pamphlétaire flingueur du capitalisme (et de tous ses valets zélés) qui annonce clairement : « S’agissant de l’antique capitalisme, le verdict, solidement étayé, me semble aller de soi : inacceptable, il doit être détruit. » Non, Badiou est aussi (et essentiellement, pourrait-on dire) l’un des théoriciens des ruptures. En somme, celui qui dérange et invite à repenser le monde, le rôle de l’État, les limites de la démocratie, l’idée républicaine, l’évolution des formes d’opposition, les combats sociaux, etc.

Ainsi, avec l’Hypothèse communiste, intitulé qui figurait déjà comme tel dans le dernier chapitre du livre consacré à Sarkozy et dont il embrasse cette fois toute l’ampleur, le philosophe affirme que l’idée communiste « en est encore, historiquement, à ses tous débuts ». À toutes fins utiles, l’auteur verbalise, pour mieux la mettre à distance, la fameuse « preuve » historique de « l’échec » du communisme, à partir d’exemples caractéristiques (Commune de Paris, Mai 68, etc.). Donc, ce qu’il appelle « l’expérimentation historique des politiques » reste toujours ce à partir de quoi « on peut inventer de nouvelles solutions aux problèmes sur lesquels cette expérimentation a buté »…

Y a-t-il une hypothèse Alain Badiou ? En bousculant (avec quelques autres tout de même) l’ordre établi, le philosophe, érudit de toujours mais goguenard en diable, ne fait pas que sauver l’honneur. Par les temps qui courent, il incarne à sa manière une forme de courage qui nous surprend tous. Jusque dans ses éclats.

Jean-Emmanuel Ducoin

(1) Déjà chez Nouvelles Éditions Lignes.

« Bonnes feuilles »


"Mon but aujourd’hui est de décrire une opération intellectuelle à laquelle je donnerai – pour des raisons qui, je l’espère, seront convaincantes - le nom d’Idée du communisme. Sans doute le moment le plus délicat de cette construction est-il le plus général, celui où il s’agit de dire ce que c’est qu’une Idée, non pas seulement au regard des vérités politiques (et dans ce cas, l’Idée est celle du communisme), mais au regard d’une vérité quelconque (et dans ce cas, l’Idée est une reprise contemporaine de ce que Platon tente de nous transmettre sous les noms d’eidos, ou d’idéa, ou même plus précisément d’Idée du Bien). Je laisserai implicite une bonne part de cette généralité, pour être aussi clair que possible en ce qui concerne l’Idée du communisme. (…)

J’appelle « Idée » une totalisation abstraite des trois éléments primitifs, une procédure de vérité, une appartenance historique et une subjectivation individuelle. On peut immédiatement donner une définition formelle de l’Idée : une Idée est la subjectivation d’une relation entre la singularité d’une procédure de vérité et une représentation de l’Histoire. Dans le cas qui nous occupe, on dira qu’une Idée est la possibilité, pour un individu, de comprendre que sa participation à un processus politique singulier (son entrée dans un corps-de-vérité) est aussi, en un certain sens, une décision historique. Avec l’Idée, l’individu, en tant qu’élément du nouveau Sujet, réalise son appartenance au mouvement de l’Histoire. Le mot « communisme » a été durant environ deux siècles (depuis la « Communauté des Égaux » de Babeuf jusqu’aux années quatrevingt du dernier siècle) le nom le plus important d’une Idée située dans le champ des politiques d’émancipation, ou politiques révolutionnaires. Être un communiste, c’était sans doute être un militant d’un Parti communiste dans un pays déterminé. Mais être un militant d’un Parti communiste, c’était être un des millions d’agents d’une orientation historique de l’Humanité tout entière. La subjectivation liait, dans l’élément de l’Idée du communisme, l’appartenance locale à une procédure politique et l’immense domaine symbolique de la marche de l’Humanité vers son émancipation collective. Donner un tract sur un marché était aussi monter sur la scène de l’Histoire.

On comprend dès lors pourquoi le mot « communisme » ne peut pas être un nom purement politique : il lie en effet, pour l’individu dont il soutient la subjectivation, la procédure politique à autre chose qu’elle-même. Il ne peut pas non plus être un mot purement historique. Car, sans la procédure politique effective, dont nous verrons qu’elle détient une part irréductible de contingence, l’Histoire n’est qu’un symbolisme vide. Et enfin, il ne peut pas être non plus un mot purement subjectif, ou idéologique. Car la subjectivation opère « entre » la politique et l’histoire, entre la singularité et la projection de cette singularité dans une totalité symbolique, et, sans ces matérialités et ces symbolisations, elle ne peut advenir au régime d’une décision. Le mot « communisme  » a le statut d’une Idée, ce qui veut dire que, à partir d’une incorporation, et donc de l’intérieur d’une subjectivation politique, ce mot dénote une synthèse de la politique, de l’histoire et de l’idéologie. C’est pourquoi il vaut mieux le comprendre comme une opération que comme une notion. (…)

Il est aujourd’hui essentiel de bien comprendre que « communiste » ne peut plus être l’adjectif qui qualifie une politique. Ce court-circuit entre le réel et l’Idée a donné des expressions dont il a fallu un siècle d’expériences à la fois épiques et terribles pour comprendre qu’elles étaient mal formées, expressions comme « Parti communiste » ou - c’est un oxymore que l’expression « État socialiste » tentait d’éviter - « État communiste ». On peut voir dans ce court-circuit l’effet au long cours des origines hégéliennes du marxisme. Pour Hegel en effet, l’exposition historique des politiques n’est pas une subjectivation imaginaire, c’est le réel en personne. Car l’axiome crucial de la dialectique telle qu’il la conçoit est que « le Vrai est le devenir de lui-même », ou, ce qui revient au même, « le Temps est l’être-là du Concept ». Dès lors, selon le legs spéculatif hégélien, on est fondé à penser que l’inscription historique, sous le nom de « communisme », des séquences politiques révolutionnaires, ou des fragments disparates de l’émancipation collective, révèle leur vérité, qui est de progresser selon le sens de l’Histoire. (…) Il faut donc commencer par les vérités, par le réel politique, pour identifier l’Idée dans la triplicité de son opération : réel-politique, symbolique-Histoire, imaginaire-idéologie. Je commence par quelques rappels de mes concepts usuels, sous une forme très abstraite et très simple.

J’appelle « événement » une rupture dans la disposition normale des corps et des langages telle qu’elle existe pour une situation particulière (…). L’important est ici de remarquer qu’un événement n’est pas la réalisation d’une possibilité interne à la situation, ou dépendante des lois transcendantales du monde. Un événement est la création de nouvelles possibilités. Il se situe, non pas simplement au niveau des possibles objectifs, mais à celui de la possibilité des possibles. (…) J’appelle « État », ou « état de la situation  », le système des contraintes qui, précisément, limitent la possibilité des possibles. On dira aussi bien que l’État est ce qui prescrit, ce qui, dans une situation donnée, est l’impossible propre de cette situation, à partir de la prescription formelle de ce qui est possible. L’État est toujours la finitude de la possibilité, et l’événement en est l’infinitisation. Qu’est-ce qui aujourd’hui, par exemple, constitue l’État au regard des possibles politiques ? Eh bien, l’économie capitaliste, la forme constitutionnelle du gouvernement, les lois (au sens juridique) concernant la propriété et l’héritage, l’armée, la police… On voit comment, au travers de tous ces dispositifs, de tous ces appareils, y compris ceux, naturellement, qu’Althusser nommait « appareils idéologiques d’État » – et qu’on pourrait définir par un but commun : interdire que l’Idée communiste désigne une possibilité –, l’État organise et maintient, souvent par la force, la distinction entre ce qui est possible et ce qui ne l’est pas. Il en résulte clairement qu’un événement est quelque chose qui advient en tant que soustrait à la puissance de l’État. J’appelle « procédure de vérité », ou « vérité  », une organisation continue, dans une situation (dans un monde), des conséquences d’un événement. On notera aussitôt qu’un hasard essentiel, celui de son origine événementielle, coappartient à toute vérité. J’appelle « faits » les conséquences de l’existence de l’État. On remarque que la nécessité intégrale est toujours du côté de l’État. On voit donc qu’une vérité ne peut être composée de purs faits. La part non factuelle d’une vérité relève de son orientation, et on la dira subjective. On dira aussi que le « corps » matériel d’une vérité, en tant qu’il est subjectivement orienté, est un corps exceptionnel. Usant sans complexe d’une métaphore religieuse, je dis volontiers que le corps-de-vérité, pour ce qui en lui ne se laisse pas réduire aux faits, peut être nommé un corps glorieux. Concernant ce corps, qui est celui, en politique, d’un nouveau Sujet collectif, d’une organisation de multiples individus, on dira qu’il participe de la création d’une vérité politique. S’agissant de l’État du monde dans lequel cette création est active, on parlera de faits historiques. L’Histoire comme telle, composée de faits historiques, n’est nullement soustraite à la puissance de l’État. L’Histoire n’est ni subjective ni glorieuse. Il faut plutôt dire que l’Histoire est l’histoire de l’État.

On peut alors revenir à notre propos concernant l’Idée communiste. Si une Idée est, pour un individu, l’opération subjective par laquelle une vérité réelle particulière est imaginairement projetée dans le mouvement symbolique d’une Histoire, nous pouvons dire qu’une Idée présente la vérité comme si elle était un fait. Ou encore : que l’Idée présente certains faits comme symboles du réel de la vérité. C’est ainsi que l’Idée du communisme a pu permettre qu’on inscrive la politique révolutionnaire et ses partis dans la représentation d’un sens de l’Histoire dont le communisme était l’aboutissement nécessaire. Ou qu’on a pu parler d’une « patrie du socialisme », ce qui revenait à symboliser la création d’un possible, fragile par définition, grâce à la massivité d’un pouvoir. L’Idée, qui est une médiation opératoire entre le réel et le symbolique, présente toujours à l’individu quelque chose qui se situe entre l’événement et le fait. C’est pourquoi les interminables discussions concernant le statut réel de l’Idée communiste sont sans issue. S’agit-il d’une Idée régulatrice, au sens de Kant, sans efficace réelle, mais capable de fixer à notre entendement des finalités raisonnables ? Ou s’agit-il d’un programme qu’il faut peu à peu réaliser par l’action sur le monde d’un nouvel État postrévolutionnaire ? Est-ce une utopie, voire une utopie dangereuse, et même criminelle  ? Ou est-ce le nom de la Raison dans l’Histoire ? On ne saurait mener à bien ce type de discussion, pour la raison que l’opération subjective de l’Idée est composée, et non simple. Elle enveloppe, comme sa condition réelle absolue, l’existence de séquences réelles de la politique d’émancipation, mais elle suppose aussi le déploiement d’une palette de faits historiques aptes à la symbolisation. Elle ne dit pas (ce qui serait soumettre la procédure de vérité aux lois de l’État) que l’événement et ses conséquences politiques organisées sont réductibles à des faits. (…) Mais elle ne l’est qu’autant qu’elle reconnaît comme son réel cette dimension aléatoire, fuyante, soustraite et insaisissable. C’est pourquoi il appartient à l’Idée communiste de répondre à la question « D’où viennent les idées justes ? » comme le fait Mao : les « idées justes » (entendons : ce qui compose le tracé d’une vérité dans une situation) viennent de la pratique. On comprend évidemment que « pratique » est le nom matérialiste du réel. (…)

Tout cela explique, et dans une certaine mesure justifie, qu’on ait pu à la fin aller jusqu’à l’exposition des vérités de la politique d’émancipation dans la forme de leur contraire, soit la forme d’un État. Puisqu’il s’agit d’un rapport idéologique (imaginaire) entre une procédure de vérité et des faits historiques, pourquoi hésiter à pousser ce rapport à son terme, pourquoi ne pas dire qu’il s’agit d’un rapport entre événement et État ? L’État et la Révolution, tel est le titre d’un des plus fameux textes de Lénine. Et c’est bien de l’État et de l’Événement qu’il s’agit. Cependant, Lénine, suivant Marx sur ce point, prend bien soin de dire que l’État dont il sera question après la Révolution devra être l’État du dépérissement de l’État, l’État comme organisateur de la transition au nonÉtat. Disons donc ceci : l’Idée du communisme peut projeter le réel d’une politique, toujours soustrait à la puissance de l’État, dans la figure historique d’un « autre État », pourvu que la soustraction soit interne à cette opération subjectivante, en ce sens que « l’autre État » est lui aussi soustrait à la puissance de l’État, donc à sa propre puissance, en tant qu’il est un État dont l’essence est de dépérir.

C’est dans ce contexte qu’il faut penser et approuver l’importance décisive des noms propres dans toute politique révolutionnaire. (…) Pourquoi ce glorieux Panthéon des héros révolutionnaires ? Pourquoi Spartacus, Thomas Münzer, Robespierre, Toussaint- Louverture, Blanqui, Marx, Lénine, Rosa Luxemburg, Mao, Che Guevara, et tant d’autres ? C’est que tous ces noms propres symbolisent historiquement, dans la forme d’un individu, d’une pure singularité du corps et de la pensée, le réseau à la fois rare et précieux des séquences fuyantes de la politique comme vérité. Le formalisme subtil des corps-de-vérité est ici lisible en tant qu’existence empirique. L’individu quelconque trouve des individus glorieux et typiques comme médiation de sa propre individualité, comme preuve qu’il peut en forcer la finitude. L’action anonyme de millions de militants, d’insurgés, de combattants, par elle-même irreprésentable, est rassemblée et comptée pour un dans le symbole simple et puissant du nom propre. Ainsi, les noms propres participent de l’opération de l’Idée, et ceux que nous avons cités sont des composantes de l’Idée du communisme dans ses différentes étapes. (…) Récapitulons aussi simplement que possible. Une vérité est le réel politique. L’Histoire, y compris comme réservoir de noms propres, est un lieu symbolique. L’opération idéologique de l’Idée du communisme est la projection imaginaire du réel politique dans la fiction symbolique de l’Histoire, y compris sous la forme d’une représentation de l’action des masses innombrables par l’Un d’un nom propre. La fonction de cette Idée est de soutenir l’incorporation individuelle à la discipline d’une procédure de vérité, d’autoriser à ses propres yeux l’individu à excéder les contraintes étatiques de la survie en devenant une partie du corps-de-vérité, ou corps subjectivable.

On demandera maintenant : pourquoi estil nécessaire d’avoir recours à cette opération équivoque ? Pourquoi l’événement et ses conséquences doivent-ils aussi être exposés sous la forme d’un fait, et souvent d’un fait violent, qu’accompagnent des variantes du « culte de la personnalité » ? Pourquoi cette assomption historique des politiques d’émancipation ? La raison la plus simple est que l’histoire ordinaire, l’histoire des vies individuelles, est tenue dans l’État. L’histoire d’une vie est par ellemême, sans décision ni choix, une part de l’histoire de l’État, dont les médiations classiques sont la famille, le travail, la patrie, la propriété, la religion, les coutumes… La projection héroïque, mais individuelle, d’une exception à tout cela – comme est une procédure de vérité – veut aussi être en partage avec les autres, elle veut se montrer non seulement comme exception, mais aussi comme possibilité désormais commune à tous. Et c’est une des fonctions de l’Idée : projeter l’exception dans l’ordinaire des existences, remplir ce qui ne fait qu’exister d’une dose d’inouï. Convaincre mes entours individuels, époux ou épouse, voisins et amis, collègues, qu’il y a aussi la fabuleuse exception des vérités en devenir, que nous ne sommes pas voués au formatage de nos existences par les contraintes de l’État. Bien entendu, en dernier ressort, seule l’expérience nue, ou militante, de la procédure de vérité, forcera l’entrée de tel ou tel dans le corps-de-vérité. Mais pour l’amener au point où cette expérience se donne, pour le rendre spectateur, et donc déjà à demi-acteur, de ce qui importe à une vérité, la médiation de l’Idée, le partage de l’Idée sont presque toujours nécessaires. L’Idée du communisme (quel que soit par ailleurs le nom qu’on lui donne, qui n’importe guère : aucune Idée n’est identifiable à son nom) est ce à travers quoi on peut parler le processus d’une vérité dans le langage impur de l’État, et déplacer ainsi, pour un temps, les lignes de force par quoi l’État prescrit ce qui est possible et ce qui est impossible. Le geste le plus ordinaire, dans cette vision des choses, est d’amener quelqu’un à une vraie réunion politique, loin de chez lui, loin de ses paramètres existentiels codés, dans un foyer d’ouvriers maliens, par exemple, ou à la porte d’une usine. Venu au lieu où une politique procède, il décidera de son incorporation ou de son repli. Mais pour venir au lieu, il faut que l’Idée – et depuis deux siècles, ou peut-être depuis Platon, c’est l’Idée du communisme – le prédéplace dans l’ordre des représentations, de l’Histoire et de l’État. Il faut que le symbole vienne imaginairement à l’appui de la fuite créatrice du réel. (…)

La seconde raison est que tout événement est une surprise. S’il ne l’était pas, c’est qu’il aurait été prévisible en tant que fait, et du coup s’inscrirait dans l’histoire de l’État, ce qui est contradictoire. On peut alors formuler le problème ainsi : comment nous préparer à de telles surprises ? Et cette fois le problème existe, même si nous sommes déjà actuellement militants des conséquences d’un événement antérieur, même si nous sommes inclus dans un corps-de-vérité. Certes, nous proposons le déploiement de nouveaux possibles. Mais l’événement qui vient possibilisera ce qui, même pour nous, reste encore impossible. Pour anticiper, au moins idéologiquement, ou intellectuellement, la création de nouveaux possibles, nous devons avoir une Idée. Une Idée qui enveloppe bien entendu la nouveauté des possibles que la procédure de vérité dont nous sommes les militants a mis à jour, et qui sont des possibles-réels, mais qui enveloppe aussi la possibilité formelle d’autres possibles, par nous encore insoupçonnés. Une Idée est toujours l’affirmation qu’une nouvelle vérité est historiquement possible. Et puisque le forçage de l’impossible en direction du possible se fait par soustraction à la puissance de l’État, on peut dire qu’une Idée affirme que ce processus soustractif est infini : il est toujours formellement possible que la ligne de partage fixée par l’État entre le possible et l’impossible soit encore une fois déplacée, si radicaux que puissent avoir été ses précédents déplacements, y compris celui auquel nous participons actuellement en tant que militants. (…) Cela nous permet de conclure sur les inflexions contemporaines de l’Idée du communisme. Le bilan actuel de l’Idée du communisme, je l’ai dit, est que la position du mot ne peut plus être celle d’un adjectif, comme dans « Parti communiste » ou « régimes communistes  ». La forme-Parti, comme celle de l’Étatsocialiste, sont désormais inadéquates pour assurer le soutien réel de l’Idée. Ce problème a du reste trouvé une première expression négative dans deux événements cruciaux des années soixante et soixante-dix du dernier siècle : la Révolution culturelle en Chine, et la nébuleuse nommée « Mai68 » en France. Ensuite, de nouvelles formes politiques ont été et sont encore expérimentées, qui relèvent toutes de la politique sans-parti. À échelle d’ensemble, cependant, la forme moderne, dite « démocratique », de l’État bourgeois, dont le capitalisme mondialisé est le support, peut se présenter comme sans rivale dans le champ idéologique. Pendant trois décennies, le mot « communisme » a été soit complètement oublié, soit pratiquement identifié à des entreprises criminelles. C’est pourquoi la situation subjective de la politique est devenue partout si confuse. Sans Idée, la désorientation des masses populaires est inéluctable.

Cependant, de multiples signes (…) indiquent que cette période réactive s’achève. Le paradoxe historique est que, en un certain sens, nous sommes plus proches de problèmes examinés dans la première moitié du XIXe siècle que de ceux que nous héritons du XXe siècle. Comme aux alentours de 1840, nous sommes confrontés à un capitalisme cynique, sûr d’être la seule voie possible d’organisation raisonnable des sociétés. On insinue partout que les pauvres ont tort de l’être, que les Africains sont arriérés, et que l’avenir appartient, soit aux bourgeoisies « civilisées » du monde occidental, soit à ceux qui, à l’instar des Japonais, suivront le même chemin. On trouve, aujourd’hui comme à l’époque, des zones très étendues de misère extrême à l’intérieur même des pays riches. On trouve, entre pays comme entre classes sociales, des inégalités monstrueuses et croissantes. La coupure subjective et politique entre les paysans du tiers-monde, les chômeurs et les salariés pauvres de nos sociétés « développées  » d’un côté, les classes moyennes « occidentales  » de l’autre, est absolue, et marquée par une sorte d’indifférence haineuse. Plus que jamais le pouvoir politique, comme la crise actuelle le montre avec son unique mot d’ordre, « sauver les banques », n’est qu’un fondé de pouvoir du capitalisme. Les révolutionnaires sont désunis et faiblement organisés, de larges secteurs de la jeunesse populaire sont gagnés par un désespoir nihiliste, la grande majorité des intellectuels sont serviles. Opposés à tout cela, aussi isolés que Marx et ses amis au moment du rétrospectivement fameux Manifeste du Parti communiste de 1847, nous sommes de plus en plus nombreux cependant à organiser des processus politiques de type nouveau dans les masses ouvrières et populaires, et à chercher tous les moyens de soutenir dans le réel les formes renaissantes de l’Idée communiste. Comme au début du XIXe siècle, ce n’est pas de la victoire de l’Idée qu’il est question, comme ce sera le cas, bien trop imprudemment et dogmatiquement, durant toute une partie du XXe. Ce qui importe d’abord est son existence et les termes de sa formulation. D’abord, donner une forte existence subjective à l’hypothèse communiste, telle est la tâche dont s’acquitte à sa manière notre assemblée d’aujourd’hui. Et c’est, je veux le dire, une tâche exaltante. En combinant les constructions de la pensée, qui sont toujours globales et universelles, et les expérimentations de fragments de vérités, qui sont locales et singulières, mais universellement transmissibles, nous pouvons assurer la nouvelle existence de l’hypothèse communiste, ou plutôt de l’Idée du communisme, dans les consciences individuelles. Nous pouvons ouvrir la troisième période d’existence de cette Idée. Nous le pouvons, donc nous le devons."

© Nouvelles Éditions Lignes

Posté le jeudi 16 avril 2009 par lola
L'Hypothèse communiste, par Alain Badiou
Un nouvel opus…acheté hier mercredi ! Formidable, mais Badiou n'a jamais rien publié de médiocre alorsil n'y a là rien de nouveau. Badiou suscite l'intelligence du lecteur pour une raison simple : il s'adresse à son intelligence justement. Loin des propos pulsionnels ou liés au conformisme de l'opinion. Il ne s'agit pas d'avaler tout cru des "thèses" mais d'exercer sa faculter critique en nous hissant grâce à l'aide de Badiou au niveau des questions posées : Qu'est ce qu'une vie juste ?Comment renouer avec le communisme ?Qu'est ce que l'émancipation aujourd'hui ?…

http://www.humanite.fr/L-Hypothese-communiste-par-Badiou

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 05:13
Le coup de grâce de la crise immobilière: le grand crash s’en vient

Le coup de grâce de la crise immobilière:
le grand crash s’en vient
Un immense « inventaire caché »

En raison de la levée du moratoire sur les saisies à la fin mars, la tendance à la baisse dans l’immobilier gagne en vitesse. Le moratoire a été mis en vigueur en janvier pour donner une chance de réussite au programme d'anti-éviction d’Obama, un programme qui est une combinaison de modifications et de refinancement hypothécaires. L’objectif de ce plan consistait à venir rapidement en aide à près de 9 millions de propriétaires qui luttent pour garder leurs maisons, mais il est dorénavant clair que le programme va se pulvériser de même que son objectif.

En mars, l'accélération du mouvement à la baisse des prix de l’immobilier indiquait qu'il y aurait de plus importants ajustements à venir. Les tangentes sont plus fortes que jamais - presque perpendiculaires. Les prix de l’immobilier ne sont pas en baisse, ils s’effondrent et ils s’effondrent sérieusement. Maintenant que le moratoire sur l'éviction a pris fin, les Avis de défaut [de paiement] (NOD) ont grimpé à leurs plus hauts niveaux historiques. Dans 4 à 5 mois, ces avis vont devenir des saisies créant une autre série de saisies. Les analystes du marché prédisent qu’il y aura 5 MILLIONS DE NOUVELLES SAISIES ENTRE AUJOURD’HUI ET 2011. Il s'agit d'une catastrophe plus grande que l'ouragan Katrina. La sidérante augmentation du chômage et la hausse des saisies rendent certain que des centaines de banques et d’institutions financières vont être contraintes à la faillite. Quarante pour cent des propriétaires en défaut de paiement ont déjà évacué leurs maisons. Il n'y a rien qu’Obama puisse faire pour les faire rester. Pire encore, seulement 30 pour cent des [maisons] saisies ont été remises en vente suggérant ainsi encore plus d’entourloupettes au sein des banques. Où sont donc passées les maisons? Ont-elles tout simplement disparues?

600,000 « MAISONS DISPARUES? »
Voici un extrait du quotidien San Fransisco Gate expliquant le mystère:

« Les bailleurs de fonds du pays sont assis sur des centaines de milliers de maisons saisies qu'ils ne sont pas revendues ni même mises en vente, selon de nombreuses sources statistiques. Et les [maisons] saisies, que les banques se débarrassent aux prix d’une vente de feu, sont un facteur majeur qui fait chuter le valeur des maisons.

« Nous croyons qu'il y a environ dans tout le pays 600,000 propriétés que les banques ont reprises, mais qu’elles n’ont pas remises en vente sur le marché », a déclaré Rick Sharga, vice-président de RealtyTrac, qui compile les statistiques sur les saisies au niveau national. « La Californie possède probablement 80,000 de ces maisons. Il pourrait être catastrophique si les banques devaient soudainement inonder le marché de ces propriétés en difficulté. Vous auriez alors plus de dépréciation et de carnage. »

Dans une récente étude, RealtyTrac comparait sa base de données de maisons reprises par les banques avec les annonces de maisons mises en vente sur MLS dans quatre États, dont la Californie. Il a été constaté un écart important - seulement 30 pour cent des saisies ont été inscrites à la vente dans le « Multiple Listing Service (MLS)». Le reste est connu dans l'industrie sous le nom « d’inventaire caché ». («Les banques ne mettent pas en vente un grand nombre de maisons saisies » SF Gate)

Si les vérificateurs étaient déployés dans les banques qui gardent hors du marché des maisons saisies, ils découvriraient probablement que les banques sont en fait en train de refinancer le service des hypothèques sur une base mensuelle afin de dissimuler l'ampleur de leurs pertes. Ils découvriraient également que les banques s'efforcent de maintenir les prix de l’immobilier artificiellement élevés afin d’éviter d’essuyer d’énormes pertes qui pourraient les ruiner. Une chose est certaine, 600,000 maisons «disparues» signifient que le prix de l’immobilier est loin d’avoir fini de chuter et qu’un pan plus large du système bancaire est en eaux troubles.

Voici plus d’informations sur l'histoire de Monsieur Hypothèque (bloggeur au nom anglais de: Mr. Mortgage) « Le nombre de saisies en Californie va exploser…encore une fois »

« Êtes-vous prêt à voir le futur? Des dizaines de milliers de saisies se feront dans les 1 à 5 mois à venir, ce qui fera monter le nombre total des saisies à des sommets historiques. Cela va inonder le marché immobilier déjà strangulé avec encore plus de maisons juste à temps pour la saison printemps été de vente de maisons ... Les Avis de défaut [de paiement] (NOD) et les syndics de faillite (NTS) démontrent que l’on se dirige à des niveaux jamais vus depuis la mi-2008. Lorsque le syndic de faillite se pointe, la propriété est saisie par un Palais de justice et mis aux enchères dans les 21 à 45 jours suivants... En fin de compte, c'est qu'il y a une énorme vague de saisies qui frappera à partir d'avril et qui ne pourra pas être arrêtée sans un moratoire national. »

JP Morgan Chase, Wells Fargo et Fannie Mae ont intensifié leur activité de saisies au cours des dernières semaines. Les défauts de paiement ont grimpé en flèche présageant toujours plus de réduction des prix dans un avenir prévisible.

Selon le Wall Street Journal: « Ronald Temple, co-directeur de recherche au Lazard Asset Management, prévoit des baisse de prix dans l’immobilier de 22% à 27% par rapport à leurs niveaux de janvier. Plus de 2,1 millions de maisons seront perdues cette année parce que les emprunteurs ne peuvent pas payer leurs mensualités. Ce nombre s’ajoutera aux quelque 1,7 millions [de maisons] de 2008. » (Ruth Simon, « La crise immobilière est sur le point de prendre encore une fois les devants de la scène » Wall Street Journal)

Un autre 20 pour cent de réduction sera retranché de la valeur des maison aux États-Unis signifiant ici un autre 4 trillions de dollars de perte pour l’ensemble des propriétaires de maison. Cela signifie toujours moins d’épargne pour la retraite, moins de dépenses et une diminution du niveau de vie. La prochaine étape dans le secteur immobilier sera atroce, tous les secteurs en seront affectés. Le plan de sauvetage hypothécaire de 75 milliards de dollars d’Obama n’est qu’une maigre pitance; il ne réduit pas le montant d’emprunt des prêts hypothécaires et il ne stoppera pas la saignée. Les dirigeants politiques ont décidé qu'ils en avaient fait assez, et ils se refusent d’aider. Ils ne voient pas le tsunami qui surgit de manière évidente devant eux. Le marché immobilier est plongé à des profondeurs abyssales et il va draguer une bonne partie de l'économie en général avec lui. Les actions [en bourse], aussi. 


Article original en anglais :  Housing Bubble Smackdown: Bigger Crash Ahead, Huge "shadow inventory", publié le 21 avril 2009 :

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=13283

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13314


Traduction : Dany Quirion. 
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 21:56



http://www.leplacide.com/caricature-FMI:-Strauss-Kahn-le-poulain-de-Sarkozy-6711-11-economie.html

Selon Dominique Strauss-Kahn,
la crise est loin d'être terminée

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn estime que la crise économique est loin d'être terminée.

"Malgré quelques clignotants au rouge et au vert (...), nous pensons que la crise est loin d'être terminée", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à la veille de la réunion de printemps du FMI.

Il a dit s'attendre encore à "de long mois de problèmes économiques devant nous", malgré certains indices de stabilisation obtenus grâce aux plans de relance mis en place dans divers pays.

L'ancien ministre français de l'Economie a réaffirmé la prévision du FMI d'une reprise en 2010 pour peu que les politiques de relance soient mise en oeuvre de façon correcte.

"La bonne nouvelle est que nous croyons toujours que la reprise pourra avoir lieu au premier semestre 2010", a-t-il déclaré.

Les banques doivent nettoyer leurs bilans des créances douteuses accumulées pendant la bulle immobilière aux Etats-Unis, a-t-il prévenu.

"On ne peut pas parler de reprise avant d'avoir achevé le nettoyage du bilan du secteur financier", a-t-il dit. "Beaucoup a déjà été fait, mais pas suffisamment, pas suffisamment dans les vieilles économies avancées", a-t-il dit.

Les Etats-Unis doivent publier le 4 mai les résultats des tests de résistance (stress tests) qu'ont dû passer les 19 principales banques du pays, ce qui permettra d'évaluer leur solidité financière, notamment en cas de récession encore plus grave.

Cette mesure a pour but de restaurer la confiance dans le secteur, dont on attend qu'il se remettre à prêter tous azimuts pour relancer la machine économique.

Il a appelé les pays développés à davantage d'efforts pour assainir le système bancaire.


Alister Bull, version française Danielle Rouquié

http://fr.news.yahoo.com/4/20090423/tbs-economie-strauss-kahn-7318940.html



http://www.lepost.fr/article/2008/10/20/1293603_l-affaire-dsk-une-bonne-occasion-de-tapper-sur-royal.html

DSK, par Eva

Dominique Strauss-Kahn,
le grand libéral qui a sa carte au PS,

celui dont on  parle comme futur premier ministre de Sarkozy,
encore un futur traître comme Besson ou Kouchner.

Vous voulez mon avis ?
Il restera au PS, les yeux rivés sur la prochaine Présidentielle,
attendant son heure
pour "libéraliser" (encore) le P.S.
et pour mettre la France à la remorque d'Israël,

car ne l'oublions pas, selon ses propres dires
(voir mon blog R-sistons à l'intolérable),
sa préoccupation en se levant, tous les jours,
est : "Comment puis-je servir Israël au mieux" ?
Le Général de Gaulle aurait apprécié !

J'écoute en ce moment l'émission "A vous de Juger"
au service du Gouvernement,
(même la Gauche invitée est là pour critiquer... la gauche,
avec un libéral bon teint client du Bilderberg,
Manuel Valls, oui, lui)

Besson-Yago s'exprime, lui le traître,
comme D. Strauss-Kahn,
en parlant de "compétitivité"...
faisant de la planète un ring,
quel idéal pour la Gauche !

"A vous de juger", cette émission poubelle
met en avant l'idée de fin de clivage Droite-Gauche,
pour la populariser, comme c'est pratique pour le Grand Capital !
Plus de gauche de pouvoir, juste une gauche de protestation,
les mains libres pour en finir avec le modèle social,
et en avant le Capitalisme sans frein !

Strauss-Kahn se situe sur cette lignée :
Libéralisme, compétition, modernisation,
perte d'identité de la Gauche,
et de surcroît soumission totale, aveugle, à Israël,
(le pays de son coeur) pour lui permettre de diriger la France !

Cet homme-là, je l'ai rencontré, à Perpignan,
lors de la dernière campagne présidentielle,
en compagnie d'Olivier Ferrand son poulain,
et je lui ai parlé de l'AMI,
l'abominable Accord Multilatéral Investissement,
oui cette disposition qui offre les pays aux multinationales,
les enchaînant sur tous les plans,
je lui ai dit qu'il fallait coûte que coûte empêcher cela,
et il m'a répondu avec arrogance :
"Mais c'est la tarte à la crème, parlons d'autre chose!".

Eh oui, cet homme-là est au service du FMI qui étrangle les peuples,
il est un client assidu du Groupe de Bilderberg qui étrangle les peuples,
il est un partisan du libéralisme financier qui étrangle les peuples,
et il est pour la vassalisation de la France à Israël,
ce qui signifiera la mise à mort de notre pays.

Alors, écoutons ce qu'il dit, certes,
et ne lui faisons jamais confiance.
Il n'est pas notre ami, mais celui du grand Capital,
il n'est pas l'ami de la France, mais de l'Etranger,
très exactement des intérêts étrangers,
en l'occurrence de ceux d' Israël,
ce qui est intolérable.

Aucune voix ne doit jamais aller à cet homme.
Aucune !

Eva


Strauss-kahn, futur premier ministre de sarkozy ?

Publié par sceptix sur le blog panier-de-crabes, il y a 3 jours, 1 commentaire reçu

Strauss-Kahn, comme futur Premier ministre, écrit lundi l'hebdomadaire Le Point sur son site Internet. D'après le magazine, Sarkozy a évoqué l'idée avec Dominique Strauss-Kahn au cours d'une réunion à l'Elysée le 25 mars. "Je pense te mettre à Matignon", a déclaré Sarkozy au socialiste Strauss-Kahn, lui demandant s'il était ouvert à une telle éventualité. Strauss-Kahn aurait répondu qu'il était "ouvert" à la proposition, sans toutefois déclarer qu'il accepterait



http://sarkozix.canalblog.com/tag/dominique%20strauss-kahn



Mardi 10 Juillet 2007
FMI: Strauss-Kahn
le poulain de Sarkozy


Nicolas Sarkozy essaie d'imposer la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la direction du Fonds monétaire international (FMI). Il a reçu lundi le soutien de plusieurs ministres des Finances de l'UE, mais d'autres candidats pourraient émerger pour ce poste, en principe réservé à un Européen.

Pour l'UMP, personne, "ni à gauche ni à droite", ne conteste que l'ancien ministre socialiste de l'Economie "a les compétences, la dimension" pour diriger le FMI. "J'espère que nous trouverons un consensus européen pour que nous ayons un Français, un Européen reconnu pour ses qualités et ses compétences à la tête du FMI", a déclaré Yves Jego, porte-parole de l'UMP.

Au PS, Stéphane Le Foll a estimé lundi que si Dominique Strauss-Kahn était candidat à la direction du FMI, ce serait "au nom de la France et des autres pays européens", et a appelé à ne pas y mêler "des problèmes de politique intérieure". Si DSK, dont le nom a été avancé par Nicolas Sarkozy, "est candidat" et s'il "fait consensus pour occuper un poste important au Fonds monétaire international, il n'y a bien entendu de la part du Parti socialiste aucune opposition de principe ou de fond", a expliqué le bras droit du premier secrétaire du PS.

La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet s'est elle demandée si Dominique Strauss-Kahn serait prêt à "modifier profondément" les orientations de cet organisme. Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fonds monétaire international, "pour faire quelle politique?", a-t-elle demandé lors d'une conférence de presse. Pour conduire "la politique actuelle du FMI ou pour changer profondément les orientations de cet organisme, ce qui est réclamé par des pays en voie de développement depuis des décennies", a-t-elle ajouté.

http://www.leplacide.com/caricature-FMI:-Strauss-Kahn-le-poulain-de-Sarkozy-6711-11-economie.html 






http://sarkozix.canalblog.com/tag/dominique%20strauss-kahn


L’univers social et politique
de M. Dominique Strauss-Kahn

Flamme bourgeoise,
cendre prolétarienne

D’un discours de Jean Jaurès - « C’est nous qui sommes les vrais héritiers du foyer des aïeux ; nous en avons pris la flamme, vous n’en avez gardé que la cendre. » -, M. Dominique Strauss-Kahn a emprunté deux mots. Ils servent de titre à son dernier essai (1). Mais, une fois passée la page de garde, les rémanences politiques du tribun socialiste assassiné en 1914 sont particulièrement rares. Sur ce plan, on accordera volontiers à l’ancien ministre des finances de M. Lionel Jospin le crédit d’une certaine franchise. Car son propos théorise la rupture du Parti socialiste à la fois avec son histoire et avec ce qui constitua longtemps une fraction significative de sa base sociale. Depuis vingt ans, la gauche de gouvernement a appliqué des politiques favorables aux hauts revenus, y compris ceux du capital (2). Peut-être était-il temps pour cette gauche, pas très à gauche, de passer enfin par pertes et profits les exploités, après avoir sacrifié leurs intérêts en accomplissant le « sale boulot de la droite ».

Ce n’est donc pas entièrement par hasard que M. Strauss-Kahn raille ceux de ses camarades qui auraient « toujours eu peur de ne pas être assez à gauche ». Son ambition - « bâtir une société pacifiée et harmonieuse » - lui impose en effet de débarrasser son parti de la « caricature » présentant ses militants comme « les ennemis absolus de l’entreprise ». Ici, l’un des termes choisis dévoile utilement un paysage idéologique « moderne » en diable : « l’entreprise » de M. Strauss-Kahn semble mêler indistinctement ouvriers, employés, cadres et patrons. Et c’est précisément lorsqu’il s’agit d’évoquer l’harmonie sociale à laquelle il aspire que l’ancien ministre se montre le plus intéressant. Partant d’un discours ultra convenu sur l’« inadéquation » de la vieille définition « marxiste » des classes sociales, qu’il juge exagérément binaire du fait de la « possession par les salariés - ou du moins par une partie d’entre eux - d’une fraction de plus en plus importante du capital - acquise grâce à leur épargne », M. Strauss-Kahn en vient au fond de l’affaire. C’est ce « groupe intermédiaire », ce « corps central prolétaire mais héritier » (sic) qui doit, selon lui, faire l’objet de toutes les attentions. Il y a un quart de siècle, M. Valéry Giscard d’Estaing faisait carillonner la même antienne dans son livre Démocratie française (3).

Trois raisons justifieraient autant d’égards. D’abord, ce « groupe intermédiaire », défini par M. Strauss-Kahn avec une imprécision stupéfiante (4), serait celui que « les évolutions de nos sociétés malmènent le plus. Cela ne signifie pas évidemment qu’il appartienne au groupe le plus malheureux ». On le voit, le distinguo est subtil entre ceux que l’évolution économique déstabilise et ceux qui ont le malheur pour état permanent. Pourquoi faudrait-il privilégier les premiers ?

On en vient ici au second motif des inclinations du dirigeant socialiste : « Cette partie de la population, dont le sentiment profond est qu’elle mène une existence toujours plus dure et toujours plus complexe, est le socle même sur lequel repose notre démocratie. » Fondée sur un désir prioritaire de « stabilité » sociale, l’analyse rappelle alors, volens nolens, les justifications du suffrage censitaire entendues au cours du XIXe siècle ; elle fait presque écho aux craintes que les élans populaires suscitaient chez des penseurs libéraux comme Tocqueville. De fait, pour M. Strauss-Kahn, « ce sont les membres du groupe intermédiaire, constitué en immense partie de salariés, avisés, informés et éduqués, qui forment l’armature de notre société. Ils en assurent la stabilité, en raison même des objectifs intergénérationnels qu’ils poursuivent. Ces objectifs reposent sur la transmission à leurs enfants d’un patrimoine culturel et éducatif, d’une part, d’un patrimoine immobilier et quelquefois financier d’autre part, qui sont les signes de leur attachement à l’“économie de marché” ».

Un tel « attachement » semble donc devenu le garant du caractère raisonnable de ce groupe intermédiaire. Il est également décisif sur le plan politique : « Les couches sociales regroupées dans le terme générique d’“exclus” ne votent pas pour (la gauche), pour cette raison simple que, le plus souvent, elles ne votent pas du tout. Au risque de l’impuissance, (la gauche) se voit dans l’obligation de trouver à l’intérieur d’autres catégories sociales le soutien suffisant à sa politique. » On comprend mieux alors que, face à la présidente du Rassemblement pour la République, Mme Michèle Alliot-Marie, M. Strauss-Kahn ait expliqué en janvier dernier : « Vous avez raison de dire que le souci que nous devons avoir pour les dix ans qui viennent, c’est de nous occuper de façon très prioritaire de ce qui se passe dans les couches moyennes de notre pays  (5).  »

Restent les défavorisés, les vrais prolétaires, désormais évacués sous le vocable d’« exclus ». Jean Jaurès s’en souciait ; aucun des partis « de gouvernement » n’en veut plus. Dans le fil de son ouvrage, M. Strauss-Kahn admet même la méfiance quasiment aristocratique que ces pauvres lui inspirent, eux qui n’ont à transmettre ni patrimoine immobilier, ni actifs financiers, ni « attachement à l’économie de marché » : « Du groupe le plus défavorisé, on ne peut malheureusement pas toujours attendre une participation sereine à une démocratie parlementaire. Non pas qu’il se désintéresse de l’Histoire, mais ses irruptions s’y manifestent parfois dans la violence. » Les gueux inspireront toujours de la méfiance.

Serge Halimi.

http://www.monde-diplomatique.fr/2002/03/HALIMI/16193


1) Dominique Strauss-Kahn, La Flamme et la Cendre, Grasset, 2002, 393 pages, 20 euros.

(2) M. Strauss-Kahn l’avait admis lui-même en précisant en 1997 : « En quinze ans, la part des salaires dans le produit intérieur brut français est passée de 68,8 % à 59,9 %. » Le ministre socialiste précisait alors que le chômage français « trouve sa source dans un partage de la valeur ajoutée trop défavorable aux salariés pour que les entreprises puissent bénéficier d’une croissance dynamique » (conférence de presse du 21 juillet 1997). Dans son livre, page 25, il estime à présent que « la redistribution est près d’avoir atteint ses limites, en même temps que certains de ses objectifs »...

(3) Fayard, 1976.

(4) Interrogé par le directeur de la rédaction du Monde dans une émission de la chaîne câblée du groupe Bouygues, M. Strauss-Kahn décrivait même ainsi ces nouveaux « prolétaires » : « Ce sont des tas de gens comme vous, comme moi. » (LCI, 19 janvier 2002.) En France, en 2000, 50 % de la population disposaient de moins de 6 722 francs par mois (1 025 euros).

(5) Pour cette citation et quelques autres du même type, lire Pour Lire Pas Lu, Marseille, n° 8, février 2002.

http://www.monde-diplomatique.fr/2002/03/HALIMI/16193


http://www.lepost.fr/article/2008/10/20/1293471_affaire-dsk-connaissez-vous-la-fille-du-fmi.html.


Affaire DSK: connaissez-vous la fille du FMI?
MEA CULPA


DSK: "Je présente mes excuses. Je regrette beaucoup l'incident"
Le patron du FMI a envoyé un mail aux personnels de l'institution qu'il dirige, après la révélation publique de sa love affair.

http://www.lepost.fr/article/2008/10/20/1293471_affaire-dsk-connaissez-vous-la-fille-du-fmi.html


dimanche 30 septembre 2007

Le FMI, médecin malade

L’élection, le 28 septembre, de M. Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fonds monétaire international (FMI) témoigne de la rencontre inattendue entre deux éclopés : une gauche européenne en faillite et une organisation financière internationale disqualifiée.


Il faut que le Parti socialiste (PS) soit dans un bien piteux état pour que l’accession d’un de ses dirigeants à la tête d’une institution qui sert d’instrument au capitalisme le plus doctrinaire puisse être présentée par M. François Hollande, premier secrétaire du PS, comme un motif de fierté particulier. D’autant que l’« élection » de M. Strauss-Kahn n’a rien de démocratique, les pays riches disposant de beaucoup plus de voix que les autres au sein du FMI (
1). L’Organisation mondiale du commerce (OMC) est déjà dirigée par M. Pascal Lamy. Ce sont donc désormais deux socialistes qui vont devoir promouvoir le libre-échange et le monétarisme... (2)


Mais le FMI est un médecin malade. La brutalité stupide des « traitements de choc » qu’il a infligés à nombre d’Etats en difficulté — dont l’Argentine, la Russie, les pays d’Asie du Sud-Est — ont fait de lui une organisation honnie dans le monde entier. Pour ne plus avoir à faire appel à ses « secours », les gouvernements préfèrent remédier par eux-mêmes à leurs douleurs financières ou solliciter l’aide de pays gorgés de devises comme la Chine, la Corée du Sud, le Venezuela. Mais dès lors que plus personne ne veut être un jour débiteur du FMI, les recettes que l’institution tirait des intérêts de ses prêts se sont écroulées. Au point qu’elle est devenue... déficitaire.


Un des camarades de parti de M. Strauss-Kahn, M. Henri Emmanuelli, a récemment admis sa perplexité : « Je m’interroge pour la possibilité pour un socialiste, compte tenu de ce qu’est le FMI, de s’épanouir à la tête de cette institution. »


(
1) Les Etats-Unis contrôlent 16,79 % des droits de vote, l’Inde 1,89 %.


(
2) Certains d’entre eux sont déjà présents au gouvernement nommé par M. Sarkozy, mais aussi dans les cabinets ministériels. Lire « Les conseillers de gauche passent à droite », Le Parisien, 23 septembre 2007.)

Dans Le Monde diplomatique :

« Une économie d’apprentis sorciers », par Gabriel Kolko, octobre 2006. La multiplication des produits spéculatifs rend le système financier mondial quasiment incontrôlable. Les crises succèdent aux crises, au point d’inquiéter les organisations internationales, FMI en tête. Lequel connaît actuellement un désarroi tant structurel qu’intellectuel.

 

« FMI, la preuve par l’Ethiopie », par Joseph E. Stiglitz, avril 2002. Dans les rapports Nord-Sud, le FMI s’obstine dans ses « raisonnements absurdes » qui développent la misère, comme l’explique l’ancien vice-président de la Banque mondiale, démissionnaire en 2000.

 

 Flamme bourgeoise, cendre prolétarienne » (S.H.), mars 2002. Eclairage sur l’univers social et politique de M. Dominique Strauss-Kahn, à travers l’analyse de son essai La Flamme et la Cendre.

http://www.leplacide.com/caricature-Strauss-Kahn-nomm%E9-%E0-la-t%EAte-du-FMI-6761-1-latine.html
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 06:02


Traduction Réseau Voltaire - Th Meyssan

Mahmoud Ahmadinejad :
« Le Conseil de sécurité a donné aux sionistes
le feu vert pour poursuivre leurs crimes »


http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13292 


Discours de Mahmoud Ahmadinejad (Durban II)


Le 22 avril 2009
Conférence mondiale contre le racisme (Durban II)

La version originale écrite de ce discours a été "amendée" par Ban Ki Moon avant la déclaration  de M. Ahmadinejad à Genève ; voir à ce propos :
 
Thierry Meyssan indique aussi que " le site internet de la présidence  iranienne a été détruit ce matin (22 avril) pour empêcher la diffusion de la  version anglaise du discours."
Intervenant devant la conférence mondiale contre le racisme (dite « Durban II »), le président iranien a dénoncé la hiérarchisation des États au sein de l’ONU et de ses agences comme des expressions du racisme occidental. Il a souligné qu’usant de leur droit de veto illégitime, de grandes puissances ont permis le développement d’un régime raciste en Palestine occupée. Nous reproduisons ici l’intégralité de son discours.

[Invocation]

M. le président,
M. le secrétaire général des Nations Unies,
Mesdames et messieurs,

Nous sommes ici réunis, suite à la Conférence de Durban contre le racisme et les discriminations raciales, afin de nous accorder sur des lignes pratiques dans le cadre de notre campagne sacrée et humanitaire.

Au cours des derniers siècles, l’humanité a connu d’immenses souffrances et douleurs. Au Moyen-âge, les penseurs et scientifiques étaient condamnés à mort. Une période d’esclavage et de commerce d’êtres humains lui succéda, lorsque des innocents par millions furent capturés et séparés de leur famille et de leurs proches pour être conduits en Europe et en Amérique. Ce fut une période sombre qui connut également son lot d’occupations, de pillages et de massacres d’innocents.

De nombreuses années s’écoulèrent avant que les nations ne se soulèvent et combattent pour leur liberté. Elles sacrifièrent des millions de vies pour expulser les occupants et proclamer leur indépendance. Cependant les pouvoirs autoritaires imposèrent rapidement deux guerres mondiales en Europe, qui dévastèrent en outre une partie de l’Asie et de l’Afrique et causèrent la mort d’environ cent millions de personnes, laissant derrière elles une dévastation sans précédent. Si seulement nous avions retenu les leçons des oppressions, de l’horreur et des crimes de ces guerres, un rayon d’espoir aurait illuminé l’avenir. Les puissances victorieuses se sont proclamées conquérantes du monde, tout en ignorant ou en minimisant les droits des autres nations par l’imposition de lois et arrangements.

[Déguisés en clowns, trois militants de l’Union des étudiants juifs de France introduits avec l’aide de la délégation diplomatique française, apostrophent l’orateur avant d’être évacués par le service de sécurité des Nations Unies.]

Mesdames et Messieurs,

Portons notre regard sur le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui figure parmi les héritages de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Quelle était la logique de l’auto-attribution du droit de véto par les grandes puissances ? Comment une telle logique peut-elle s’accorder avec les valeurs humanitaires ou spirituelles ? Se pourrait-il qu’elle soit en conformité avec les principes reconnus de la justice, de l’égalité devant la loi, de l’amour et de la dignité humaine, ou plutôt ceux de la discrimination, de l’injustice, de la violation des droits humains ou de l’humiliation de la majorité des nations ? Ce conseil est le centre de décision mondial le plus important pour la défense de la paix et de la justice internationales. Comment s’attendre à l’avènement de la paix et de la justice lorsque la discrimination est légalisée et que l’origine des lois est dominée par la coercition et la force plutôt que la justice et le droit ?

En dépit du fait qu’aujourd’hui de nombreux défenseurs du racisme condamnent la discrimination raciale par les mots et les slogans, des grandes puissances ont été autorisées à décider pour les autres nations, se basant sur leur propre intérêt et comme elles seules l’entendent. Elles peuvent facilement ridiculiser et enfreindre toutes les lois et valeurs humanitaires, comme elles l’ont montré.

Après la Seconde Guerre mondiale, elles ont eu recours à l’agression militaire pour priver de terre une nation entière, sous prétexte des souffrances juives et des abus sur la question de l’Holocauste. Elles ont envoyé des migrants d’Europe, des États-Unis et d’autres parties du monde afin d’établir un gouvernement intégralement raciste en Palestine occupée et, de fait, à titre de compensation pour les graves conséquences du racisme en Europe, elles ont aidé à hisser au pouvoir les individus les plus cruels et les racistes les plus répressifs en Palestine.

Le Conseil de sécurité a contribué à la stabilisation du régime sioniste et a soutenu les sionistes durant les soixante dernières années, leur donnant un feu vert pour poursuivre leurs crimes.

[Les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne quittent la salle tandis que fusent les applaudissements des uns et les huées des autres]

Il est d’autant plus regrettable qu’un certain nombre de gouvernements occidentaux, avec les États-Unis, se soient engagés à défendre ces individus racistes responsables de génocide, alors même que la conscience éveillée et les esprits libres du monde entier condamnent les crimes sionistes d’agression, de massacres et autres brutalités commises lors des bombardements de civils à Gaza. Ces gouvernements ont toujours soutenu ou sont restés silencieux face aux actes infâmes du régime sioniste. Fort malheureusement la raison de leur soutien et de leur silence est que le sionisme égoïste et barbare est parvenu à pénétrer profondément leur structure politique et économique, ce qui inclut leur législation, leurs médias de masse, leurs entreprises, leur système financier et leurs agences de sécurité et de renseignement. Ils ont imposé leur domination au point que rien ne puisse être fait contre leur volonté. Dans certains pays, même les changements de gouvernement ne font jamais fléchir le soutien aux sionistes, bien qu’ils soient tous conscients de leurs crimes : cela est en soi fort regrettable.

Tant que la domination sioniste se maintiendra, de nombreux pays, gouvernements et nations ne seront jamais en mesure de jouir de la liberté, de l’indépendance et de la sécurité. Tant qu’ils seront au sommet du pouvoir, la justice ne triomphera jamais dans le monde et la dignité humaine continuera d’être offensée et piétinée.
Il est grand temps que l’idéal du sionisme, qui constitue le paroxysme du racisme, soit brisé.

Chers délégués, Mesdames et Messieurs,

Quelles sont les causes profondes de l’attaque U.S. contre l’Irak ou l’invasion de l’Afghanistan ? Quel était le mobile de l’invasion de l’Irak, en dehors de l’arrogance de l’administration U.S. d’alors et de la pression croissante, exercée par les détenteurs de richesse et de pouvoir, visant à étendre leur sphère d’influence par la défense des intérêts des grands fabricants d’armes, de l’annihilation d’une culture noble de milliers d’années d’histoire, de l’élimination d’une menace potentielle et concrète en provenance des pays arabes vis-à-vis du régime sioniste usurpateur, du contrôle et du pillage des ressources énergétiques du peuple irakien ? Pourquoi en effet près d’un million de personnes ont été déplacées et ont perdu leur logement ? Pourquoi en effet le peuple irakien a-t-il subi d’énormes pertes s’élevant à plusieurs centaines de milliards de dollars et pourquoi des centaines de milliards de dollars ont-ils été pris au peuple états-unien en conséquence de ces actions militaires ? L’action militaire contre l’Irak n’a-t-elle pas été planifiée par les sionistes et leurs alliés de l’administration U.S. d’alors, avec la complicité des grands fabricants d’armes ?

L’invasion de l’Afghanistan a-t-elle restauré la paix, la sécurité et le bien-être économique dans ce pays ? Les États-Unis et leurs alliés ont non seulement échoué à limiter la production de drogue en Afghanistan ; les cultures illicites de narcotiques se sont multipliées durant leur présence. La question essentielle est : quelle était la responsabilité et le travail de l’administration U.S. d’alors et de ses alliés ? Représentaient-ils les États du monde ? Ont-ils été mandatés par eux ? Ont-ils été autorisés, au nom des peuples du monde, à interférer aux quatre coins de la planète, et bien entendu particulièrement dans notre région ? Ces mesures ne constituent-elles pas un exemple clair d’égocentrisme, de racisme, de discrimination ou d’atteinte à la dignité et à l’indépendance des nations ?

Mesdames et Messieurs,

Qui est responsable des crises économiques actuelles ? Où les crises ont-elles commencées ? En Afrique ? En Asie ? Ou alors cela venait-il d’abord des États-Unis, s’étendant ensuite à l’Europe et à leurs alliés ? Ils ont longtemps imposé, par leur pouvoir politique, leurs règles économiques inéquitables à l’économie internationale. Ils ont imposé un système financier et monétaire dépourvu de mécanisme régulateur international adapté à des nations et gouvernements n’ayant aucune influence sur ses orientations et politiques. Ils n’ont même pas autorisé leurs citoyens à superviser ou contrôler leur politique financière. Ils ont imposé toutes leurs lois et règlementations, en dépit de toutes les valeurs morales, seulement pour protéger les intérêts des détenteurs de richesses et de pouvoir. Ils ont de plus donné une définition de l’économie de marché et de la compétition privant de nombreux États des possibilités offertes à d’autres dans le monde. Ils ont même transféré leurs problèmes à d’autres ; infectant leur économie avec des milliers de milliards de dollars de déficit budgétaire alors que la vague de crise sévissait. Et aujourd’hui ils injectent des centaines de milliards de liquidités provenant des poches de leur propre peuple dans les banques, entreprises et institutions financières en faillite, rendant la situation de plus en plus compliquée pour leur économie et leur peuple. Ils pensent uniquement à protéger leur pouvoir et leur argent ; ils ne se soucient guère des peuples du monde, ni même du leur.

M. le président,
Mesdames et Messieurs,

Le racisme est enraciné dans le manque de connaissances concernant la vérité de l’existence humaine comme créature choisie par Dieu. Il est aussi le produit de sa déviation du véritable chemin de la vie humaine et du devoir de l’humanité dans le monde de la création. L’absence de vénération consciente de Dieu, l’incapacité à réfléchir à la philosophie de la vie ou au chemin de la perfection, toutes ces entorses aux principales composantes des valeurs divines et humaines ont réduit le champ de vision de l’humanité, faisant des intérêts limités et individuels sa seule boussole. C’est pourquoi les cellules du pouvoir maléfique ont pris forme, puis étendu leur contrôle en privant les autres de chances équitables et justes. Le résultat a été l’élaboration d’un racisme débridé constituant la menace la plus sérieuse pour la paix internationale.

Sans aucun doute, le racisme est le symbole d’une ignorance profondément enracinée dans l’histoire, et il s’agit en effet d’un signe de frustration dans le développement de la société humaine. Il est donc extrêmement important de resituer les manifestations de racisme dans les situations ou les sociétés où l’ignorance, le manque de connaissances prévalent. Cette conscience et cette compréhension générales de la philosophie de l’existence humaine est le principal combat contre de telles manifestations. La clé pour comprendre la vérité selon laquelle le genre humain est centré sur la création de l’univers est un retour aux valeurs morales et spirituelles, et finalement la volonté de vénérer Dieu le tout-puissant. La Communauté internationale doit initier des actions collectives pour susciter la prise de conscience dans les sociétés souffrant toujours de l’ignorance du racisme, de manière à mettre un terme à la propagation de ces malveillantes manifestations.

Chers amis,

Aujourd’hui la communauté humaine est confrontée à un genre de racisme qui a terni l’image de l’humanité au début du troisième millénaire. Le mot « sionisme » incarne un racisme qui a faussement recours à la religion et abuse du sentiment religieux pour cacher sa haine et son horrible visage. Il est cependant très important de souligner les objectifs politiques de certaines des puissances mondiales et ceux qui contrôlent des intérêts économiques, des richesses énormes dans le monde. Ils mobilisent toutes leurs ressources, dont leur influence économique, politique et médiatique mondiale pour apporter leur soutien au régime sioniste et s’efforcent singulièrement d’atténuer l’indignité et la disgrâce de ce régime. Ce n’est pas uniquement une question d’ignorance et il est impossible de dompter de tels phénomènes par de simples messages culturels. Des efforts doivent être déployés afin de mettre un terme aux abus, par les sionistes et leurs soutiens, à l’encontre de la volonté politique et internationale et, en respect de la volonté et des aspirations des nations, les gouvernements doivent être encouragés et soutenus dans leurs combats visant à éradiquer ce racisme barbare, à avancer vers une réforme des mécanismes internationaux actuels.

Vous êtes, sans aucun doute, tous informés des complots de certains pouvoirs et des cercles sionistes contre les objectifs et les aspirations de cette conférence. Malheureusement beaucoup d’informations peuvent être diffusées dans un but de soutien au sionisme et à ses crimes, et il en va de la responsabilité des honorables représentants des nations de faire le jour sur ces campagnes qui sont en opposition avec les valeurs et principes humains.

Il devrait être admis que le boycott d’une telle conférence, d’une étendue internationale exceptionnelle, est une réelle indication du soutien à cet exemple manifeste de racisme. En défendant les Droits de l’homme, il est d’une importance capitale de défendre également les Droits des nations à participer équitablement à tous les processus de prise de décisions internationaux importants, hors de l’influence de certaines puissances mondiales. En second lieu il est nécessaire de restructurer les organisations internationales existantes et leur agences respectives. Cette conférence constitue ainsi un test et l’opinion publique mondiale nous jugera aujourd’hui et demain.

M. le président,

Le monde connaît des bouleversements fondamentaux. Les relations de pouvoir sont devenues si ténues et fragiles. Nous pouvons désormais entendre le bruit des piliers de l’oppression mondiale se fissurant. Les grandes structures politiques et économiques sont au bord de l’effondrement. Les crises politiques et sécuritaires s’intensifient. La crise émergente de l’économie mondiale, au sujet de laquelle il est difficile de faire d’heureux pronostics, démontre amplement la réalité des changements mondiaux profonds qui se manifestent de façon croissante. J’ai beaucoup insisté sur la nécessité de corriger la mauvaise direction dans laquelle le monde est aujourd’hui dirigé. J’ai également mis en garde contre les sévères conséquences si nous remettons à plus tard cette responsabilité cruciale. Aujourd’hui, dans le cadre de cet auguste et bénéfique événement, j’aimerais déclarer à tous les dirigeants et penseurs présents à cette conférence et engagés pour la cause de la paix, de la liberté, du progrès et du bien-être humain que la gouvernance inéquitable et injuste du monde arrive maintenant au bout du chemin. Cette issue était inévitable sachant que la logique de cette gouvernance imposée était oppressive. La logique de prise en main collective des affaires globales est en revanche basée sur de nobles aspirations se concentrant sur l’être humain et la suprématie du Dieu tout-puissant. Elle bute donc contre toute politique ou plan allant à l’encontre des intérêts des nations. La victoire du bon contre le mauvais et la mise en place d’un système mondial juste sont la promesse de Dieu et de ses messagers, et elle constitue un but commun pour les êtres humains des différentes sociétés et générations au cours de l’histoire.

L’avènement d’un tel avenir dépend de la connaissance de la création et représente la foi dans le cœur de tous les croyants. La réalisation d’une société globale est de fait l’accomplissement d’un système commun global dirigé avec la participation de toutes les nations du monde à tous les niveaux de prise de décision et au trajet certain vers ce but sublime. Les capacités scientifiques et techniques, ainsi que les technologies de communication, ont contribué à l’émergence d’une compréhension commune et répandue de la société humaine et ont posé les fondations essentielles à un système commun. Il incombe maintenant à tous les intellectuels, penseurs et dirigeants du monde d’assumer leur responsabilité historique avec la ferme conviction qu’il s’agit de la bonne direction.

Je souhaite en outre insister sur le fait que le libéralisme occidental, comme le communisme, connaît son crépuscule car il a échoué à percevoir la vérité du monde et de l’humanité telle qu’elle est. Il a imposé ses propres aspirations et sa propre direction aux êtres humains sans tenir compte des valeurs humaines et divines, la justice, la liberté, l’amour ou la fraternité, a réduit la vie à une intense compétition au service des intérêts matériels individuels et de groupe. Nous devons tirer les enseignements du passé en initiant des efforts collectifs pour relever les défis actuels. Dans cette perspective et pour conclure mon propos, je souhaiterais attirer votre aimable attention sur deux points importants :

- Il est absolument possible d’améliorer la situation mondiale existante. Cependant, force est de constater que cela n’est réalisable que par la coopération de tous les États afin de tirer le meilleur des capacités du monde. Ma participation à cette conférence est à mettre sur le compte de mes convictions concernant ces problèmes importants et à notre responsabilité commune pour la défense des droits des nations contre le sinistre phénomène qu’est le racisme.

- Une fois constatée l’inefficacité des systèmes politiques, économiques et de sécurité internationaux actuels, il est nécessaire de se concentrer sur les valeurs divines et humaines et en se référant à la véritable définition de l’humanité, basée sur la justice et le respect des droits dans le monde entier, sur l’admission des mauvaises pratiques dans la gouvernance mondiale passée, pour entreprendre des mesures collectives afin de réformer les structures existantes. Dans cette optique, il est essentiel de réformer rapidement la structure du Conseil de sécurité, ce qui implique de mettre fin au droit de veto discriminatoire et de réformer le système financier et monétaire mondial actuel. Il est évident que le manque de compréhension du caractère urgent de la nécessité de changement n’a d’égal que les coûts beaucoup plus conséquents de toute remise à plus tard de ces questions.

Chers amis,

Avancer vers la justice et la dignité humaines est comme suivre le rapide courant d’une rivière. N’oublions pas l’essence de l’amour et de l’affection. L’avenir radieux de l’être humain est un bien précieux pouvant servir notre cause en nous rassemblant pour ériger un monde nouveau empli d’amour, de fraternité et de bénédiction. Un monde dépourvu de pauvreté et de haine, méritant la bienveillance renouvelée du Dieu tout-puissant et le juste encadrement de l’être humain parfait. Joignons tous nos mains dans l’amitié en accomplissant notre part dans la réalisation d’un monde meilleur comme celui-là.

  

Traduction : Réseau Voltaire

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13292

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 05:55



L'Empire va commencer à vaciller et le pire est à craindre car les oligarches vont se battre comme des lions avant de devoir lâcher prise et ils devront lâcher prise, soyez en certain.

L'élévation des niveaux de conscience des individus (nous en parlerons dans le prochain post) va commencer à s'accélérer TRES fortement.  Tous les mensonges, les tromperies institutionnalisées et organisées qui ont gouverné le monde depuis des centaines d'années vont bientôt voler en éclats ! Cela a déjà commencé via le net, qui est précurseur, mais cela va bientôt s'étendre à toute la population. La vérité va sortir et va tout faire s'écrouler (rappelez-vous que "la parole est une épée !",  selon la Bible. Rien n'y personne ne pourra s'y opposer. Cela dit, les dégâts collatéraux seront sans doute très lourds pour chacun d'entre nous à des degrés divers.
 

La vérité va s'imposer d'elle même et va très bientôt lever des incendies...économiques, financiers, sociaux et sans doute militaires aussi. Oui ça va chier !


Je vous en reparlerai plus en détail d'ici la fin de la semaine. Promis.

Juste un  conseil : prenez conscience, éveillez-vous certes, mais n'entrez SURTOUT PAS dans le jeu de l'anarchie frontale et violente car vous risqueriez gros. La police et l'armée sont au service des états et de ceux qui les contrôlent par le biais de la finance. La répression sera dure et violente envers les émeutiers éventuels.

http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/2009/04/manipulation-en-milieu-%C3%A9tudiant.html

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 05:50
Sondage: 79% des Français surendettés
pour faire face aux dépenses quotidiennes



Ce sondage nous apporte un éclairage simple : la situation pour le petit peuple est plus que difficile ! Les raisons de cette situation , une société qui a perdu ses repères , ses valeurs ; l' homme qui s 'est laissé séduire par l' appel des sirènes de l' argent facile pour tenter de faire face à l' asphyxie financière dans lequel les "capitalistes fondamentalistes" les poussaient! En tous cas ceci ça fait mal "Près de huit Français sur dix (79%) surendettés ont contracté des crédits pour faire face aux dépenses de la vie courante"

Sly

il y a 3 heures 39 min

Près de huit Français sur dix (79%) surendettés ont contracté des crédits pour faire face aux dépenses de la vie courante, et 65% sont surendettés pour avoir contracté trop de crédits, selon un sondage CSA réalisé pour les chambres régionales du surendettement social (Crésus), publié mardi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France".

Alors qu'un projet de loi pour mieux encadrer le crédit sera présenté mercredi en Conseil des ministres, 79% des personnes interrogées expliquent être surendettées par la nécessité de faire face aux dépenses de la vie courage (loyers, charges), contre 19% qui estiment que leur situation est due à une mauvaise gestion des dépenses (vous avez effectué trop de dépenses qui n'étaient pas nécessaires).

Parmi les explications au surendettement, 65% estiment avoir contracté trop de crédits, 34% ont subi une baisse du niveau de leurs ressources. Ils sont 26% ont connu une séparation d'avec leur conjoint (ou un divorce, ou un décès) et 26% ont eu à régler des charges élevées.

Enfin, 76% des Français surendettés ont le sentiment qu'avant d'être surendettés, on leur a proposé de recourir à des crédits trop souvent.

- sondage réalisé du 23 au 28 mars 2009, auprès d'un échantillon national représentatif de 1.002 personnes en situation de surendettement âgées de 18 ans et plus, à partir d'un fichier transmis au CSA par Crésus. AP

Sur le blog de Sly

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 05:48
communauté : Libre expression

Que sont devenus les néolibéraux ? Après qu'eut disparu en peu de mois le quart de la richesse planétaire, ils ont disparu eux-mêmes. A présent ils ne prêchent plus que l'omnipotence du capital mène droit au ciel, parce qu'il nous a précipité en enfer. De même, ils ne protestent plus contre l'intervention de l'Etat, parce que ce dernier leur alloue des parachutes dorés pour les remercier d'avoir causé le Déluge. Très peu proposent la dérégulation, car l'anarchie de la concurrence fut l'arme avec laquelle ils se sont eux-mêmes entretués. Le seul point sur lequel ils insistent est le fait que celui qui doit payer les pots cassés, c'est le travailleur. Comme l'a dit Eduardo Galeano, le socialisme après tout ce n'est pas si mal, quand on peut socialiser les pertes.

Toute catastrophe met à nu l'ordre qui l'a produite. Pendant le naufrage du Titanic, l'accès aux canots fut interdit aux marins, aux seconde et troisième classes, aux servants et machinistes, et à l'orchestre qui a joué pendant la plongée. Source de tout bénéfice, le travailleur est de même le remède à toute perte. « Le sacrifice doit être partagé », a déclaré la Fedecamaras après la fermeture ratée de 2002 et le licenciement de dizaine de milliers de personnes. L'assureur AIG reçoit 173 milliards de dollars d'aides financières et destine 450 millions en primes de remerciement aux cadres qui l'ont ruiné. Le capitalisme sacrifie toujours ceux qui ont créé sa richesse.

Par conséquent, aux Etats-Unis 3.600.000 travailleurs sont à la rue, pendant que l'Organisation Internationale du Travail prévoit que pour fin 2009, 51 millions d'emplois supplémentaires seront perdus dans le monde et révèle de brutales remontées de chômage dans les pays dominants : 14,4% en Espagne, 8,1% en France, 8,1% aux Etats-Unis, 7,2% en Allemagne, 6,2% en Suède, 6,7% en Italie, 6,1% en Grande-Bretagne (Nelson D. Schwartz : « Emplois troublés » ; The New-York Times, 21-2-2009, p.3). L'Union Européenne a 17,5 millions de sans-emplois et on en prévoit 3,5 de plus en 2009. La situation n'est pas meilleure pour les pays qui ont attaché leur économie au rouleau compresseur du capitalisme. En Chine, 20 millions de personnes ont perdu leur emploi ; en Inde, seulement entre octobre et décembre 2008, il y a eu un demi-million de nouveaux sans-emploi. Pour l'Amérique du sud, l'Organisation Internationale du travail en prévoit 2,4 millions de plus en 2009. Le capitalisme ne peut plus créer d'emplois.

De même que les spéculateurs se sont lancés dans la bagarre pour les bénéfices, leurs travailleurs se disputent le peu d'emplois qu'il reste. Pour se les garder, on fait des discriminations sur le sexe, la race, la religion, on durcit les lois sur l'immigration, on ferme les frontières, on applique des « aides au retour » et on érige des « murs de la honte » contre les immigrants légaux ou illégaux. On propose l'impossible retour à 18 millions d'émigrés mexicains, 5 millions de colombiens, 3 millions de péruviens, 3 millions de boliviens, un million et demi de salvadoriens, 1 million de nicaraguayens, 800.000 équatoriens, qui cherchent du travail dans les grandes métropoles. La crise secoue les pays qui dépendent des envois de leurs émigrants. Le Mexique voit fondre les 4.224 millions de dollars qu'ils reçoit annuellement d'eux ; le Brésil ses 1.213 millions ; le Salvador ses 1.086 millions ; la République Dominicaine ses 847 millions de dollars. L'absence de renvois d'argent des émigrants frappe aussi quasi toute l'Afrique et une grande partie de l'Asie.

Sans travail il n'y a pas de salaire ; sans salaire il n'y a pas de consommation. Les économies des pays développés diminuent leurs importations venant des pays en voie de développement : la crise se déplace vers les victimes habituelles. Obama lance le slogan « achetez américain ! », ce qui signifie : n'achetez pas à d'autres pays. C'est une condamnation à mort de la part du premier pays importateur du monde, qui en 2007 a acheté pour 1.985.000.000.000 dollars à l'étranger. La production des pays périphériques ne trouve pas acheteur, les prix des produits font une chute en piqué, les industries ferment, les travailleurs se retrouvent à la rue.

Mais à leur tour, les pays en voie de développement, affectés par la faillite de leurs entreprises et le chômage qui en découle, restreignent leur demande en importation de biens venant des pays développés. En 2007 les Etats-Unis exportaient des biens pour un montant de 1.149.000.000.000 de dollars. Une partie significative de ces biens ne trouve plus acquéreur. Une infinité d'entreprises qui spéculent sur ces biens y laisseront leur peau. La crise s'enroule comme une spirale qui à chaque tour majore ses effets, et, livrée à elle-même, va resserrer son étau jusqu'au collapsus total.

Une économie privée qui ne peut se tirer d'affaire d'elle-même peut être sauvée par l'Etat. Mais ne nous trompons pas : l'aide de l'Etat est elle-même payée par les travailleurs, premières et dernières victimes de tout ce processus. Les aides financières, les grands travaux publics, les injections de crédit dans le système économique, l'augmentation des dépenses militaires, classiques mesures « keynesiennes », se financent via des procédés eux aussi classiques: augmentation démesurée de l'argent circulant, ce qui dévalue la monnaie ; approfondissement de la dette publique qui devra être payée par une augmentation des impôts ; déficit systématique, qui en fin de compte se soldera aussi par des augmentations d'impôts. Et tout cela sera pris dans le portefeuille du citoyen.

Ainsi partout dans le monde les régimes d'imposition sont truqués pour que les grandes entreprises paient peu voire rien du tout, et les petits contribuables paient la quasi totalité de la charge fiscale. Les Etats-Unis ont obligé quelques banques suisses à révéler les noms de leurs déposants. Par contre ils ne font rien contre les Paradis Fiscaux des Iles Vierges et des Iles Caïman, sur leur propre côte, où vont être déposés les impôts que les multinationales ne paient pas en Amérique Latine grâce au « Traité contre la Double Imposition ».

Avant la crise, il y avait 1.400 millions de pauvres, 963 millions de personnes en sous-nutrition et 190 millions de sans-emploi, soit un total de 2.553 millions personnes, 38% d'êtres humains en situation précaire. La crise fera grimper ces chiffres. Si vous voulez savoir qui la payera, tendez un miroir vers vous.

Le 04 avril 2009

Luis Britto Garcia


source: http://luisbrittogarcia.blogspot.com/

traduit par Jean-Louis Seillier pour Investig'Action


http://eldiablo.over-blog.org/article-30474297.html

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 02:14



La haute finance et les multinationales gouvernent le monde : banalité - évidence...

Plus encore que la crise économique, la guerre pour la survie de l'humanité est importante. Et pourtant, à mon sens, elle est déjà perdue !

La pauvreté qui gagne chaque jour du terrain dans les pays industrialisés, et dans ceux qu'on ose dire "en voie de développement", amène les gens au raisonnement suivant : Arrêtons de discuter du réchauffelment climatique, ce qu'il faut avant tout c'est sauver l'emploi.

Il y a quelques années de cela un homme politique liégeois afirmait Lorsque le ciel est bleu au dessus de Seraing (banlieu liégeoise et haut-lieu de la métallurgie), jecommence à m'inquiéter. Et le bon peuple d'applaudir...

Certes on comprend que le chômage inquiète ceux qui ont encore du travail, et déprime ceux qui en sont les victimes. On comprend également que ceux qui nous gouvernent veulent, sinon le bonheur du peuple, à tout le moins leur réélection. Donc, il faut remettre au boulot ceux qui ont la malchance de l'avoir perdu. C'est clair. C'est net. Même si les emplois créés polluent. Tuent !

Alors que faire ? En coeur ceux qui veulent sortir leur pays de la crise clament : créons des industries propres. Qui n'approuverait ?
Le problème, car problème il y a, c'est que les industries propres n'auront pas le temps de naître avant que nos petits-enfants ne tombent comme des mouches, victimes des pollutions diverses, trop peu combattues, et que la nature ne périsse victime du réchauffement planétaire. Trop peude moyens sont consacrés à la créationde ce type d'industries.

Dès que l'on aborde le problème de la production d'électricité, on entend "ceux qui savent" clamer "mais nous avons le nucléaire ! ". Oui, mais il faudra que l'on m'explique comment on va pouvouir encore longtemps enfouir les déchets, et me démontrer que les futs contenant ceux-ci sont sûrs.
 A chaque fois qu'un accident se produit dans une centrale, et il ne s'agit pas ici de Techernobyl, primo : c'est après deux ou trois jours que les responsables reconnaissent qu'il y a eut un problême. Secundo : " il était insignifiant"... Vrai ou faux ?

Des études ont beau démontrer que le taux de naissance d'enfants handicapés, et de cancers divers, est plus élevé aux alentours des centrales, les gouvernements et les producteurs d'électricité nient l'évidence.
Les médecins enquêteurs seraient-ils des andouilles ? Ou alors achetés par les fabriquants d'éoliennes et de panneaux solaires. 

Autre aspect du problème de la survue de l'humanité : on sait que la déforestation tue lentement mais sûrement. La forêt amazonienne paie le prix lourd. Et le déboisement continue... Pire : il n'y a pas longtemps d'ici un homme d'affaire belge a déclaré, au sujet de la reprise des relations entre la Congo et la Belgique, que ce pays anciennement colonisé, disposait de grandes richesses, et notamment de la forêt !

Qu'on le veuille ou non, et malheureusement on ne le veut pas,
il faudrait opter pour la décroissance !
La vente de voitures a quelque peu diminué, mais si la situation économique reprend un peu d'essort, même très peu, les couillons que nous sommes se précipiterons au prochain Salon de l'auto pour acheter un nouveau véhicule, alors que l'autre pourrait encore rouler quelques années.

Les transports en commun ne sont pas sufisamment favorisés, sans compter qu'il n'est plus très encourageant de monter dans le métro ou dans un bus (agressions - injures ). 

Dans certains cantons suisses, la circulation des camions est interdite. Ils sont placés sur des convois de trains, d'où une pollution moindre. Beaucoup moindre. Chez nous, tout est fait pour favoriser la circulation des poids lourds ! Le rail est négligé, quand il n'est pas considéré comme un moyen de transport dépassé...

Un tout autre domaine : les produits alimentaires. La plupart des gens exigent de manger des oranges toute l'année. Je n'ai rien contre les oranges, mais une pomme provenant d'un ancienne variété, odorante et croquante, est un fruit délicieux. Or, les agriculteurs, après la guerre, ont reçu des subsides pour abattre leurs arbres fruitiers ! Aujourd'hui il achètent des pommes à peine goûteuses, au super-marché...

Il y a des tentatives pour recréer ces variétés délicieuses qui m'apportaient un moment de bonheur lorsque je les croquais.
Aujourd'hui je ne mange plus des pommes, car celle que l'on nous vend sont  traitées aux moyen de fongicides et autres pesticides. Il en va de même pour les autres fruits, et les légumes. Or, on nous prêchen qu'il faut manger cinq fruits ou légumes par jour...

Dans mon enfance, et croyez bien que je ne suis pas nostalgique par nature, beaucoup de foyers avaient un petit jardin qui produisait suffisamment de légumes en dehors de l'hiver. Maintenant, chaque week end, nous sommes bercés par le bruit des tondeuses qui tranforment les "jardins" (sic) en billards. Et foutre des petites fleurs. Des papillons.

L'entretient d'un jardin potager est un passe-temps bien moins polluant, on me l'accordera, qu'une ballade de 80 kms en bagnole rejetant des déchets dans l'atmosphère.

Malgré les quelques primes accordées par les pouvoirs publics, rares sont encore ceux qui placent des panneaux solaires sur leur toit. Non, la chaudière au mazout chauffe l'isba à 23°, alors qu'il est possible de vivre dans des pièces où règnent une température de 17-18°. Voila encore une autre forme de décroissance.

Oh ! des idées il n'en manquent pas. Mais avez-vous remarqué qu'à chaque fois que des mesures efficaces sont proposées, ceux qui les prônent sont traités d'écolo-terroristes (resic), de doux rêveurs, de fous, et j'en passe. Le système néo-libéral veille et, à défaut de présenter des solutions aux problèmes, il hurle contre "un retour au Moyen-Age" ! ! !

Parlez déconomies à un industriel, il sera intéressé s'il s'agit, pour lui, d'augmenter ainsi ses bénéfices. Mais parlez-lui d'économies pour le populo, de changement de mode de vie, alors il sort son coupe-choux et vous n'avez plus qu'à claquer votre bec.

Au risque d'être traité d'imbécile outrancié, je termine mon pensum en affirmant que ceux qui nous gouvernent et les dirigeants des mutltinationales, méritent de comparaître devant le Tribunal pénal international. Mais qu'ils soient tranquilisés, les destructeurs de la terre, cela n'arrivera jamais.

La bataille pour la sauvegarde de l'humanité est plus que certainement perdue. Le bon sens ne fait pas le poids devant les intérets économiques et les dividendes...

http://lerebelle.over-blog.com/article-28491501.html
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