Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 06:20
publié par liliM Hier 19H17

En agriculture aussi :
Nicolas Sarkozy préfère les riches



Communiqué de presse - 31 mars 2009

Dans la précipitation la plus totale, Nicolas Sarkozy a fait hier soir des annonces dont le but unique est de sauver les meubles et d'éviter une possible scission à la FNSEA, réunie en Congrès à partir d'aujourd'hui à Poitiers. Il a décidé de contenter les céréaliers d'Ile-de-rFance qui manifestaient mercredi dernier à Paris.


La cohérence que l'on aurait pu trouver dans le Bilan de santé de la PAC, (La Confédération paysanne avait proposé un soutien aux 50 premiers hectares de céréales) vient de s'écrouler avec cette capitulation présidentielle en rase campagne.


518 Millions d'euros restaient à redistribuer. Ils ne le seront pas ; ils resteront chez ceux qui les avaient déjà. La répartition inéquitable des soutiens reste entière, les plus gros soutiens restant attribués aux terres les plus productives.


Pour calmer les céréaliers des « zones intermédiaires » (70 départements sur 90) grands perdants du bilan de santé de la PAC, Nicolas Sarkozy a annoncé la « mobilisation » de 170 millions d'euros qu'il compte prendre chez tous les paysans, y compris ceux aux plus bas revenus : Les pauvres peuvent bien aider les riches.


Simultanément Nicolas Sarkozy a annoncé de nouvelles mesures d'allègement fiscal pour les agriculteurs les mieux lotis : un paradis fiscal pour les régions riches !


Le soin mis à maintenir les privilèges anciens et à en créer de nouveaux interpelle. On trouve 170 millions d'euros pour, in fine, soutenir les agriculteurs les plus riches de France mais rien pour les producteurs de fruits et légumes, les viticulteurs en déshérence, les apiculteurs au bord du gouffre ... ni pour soutenir les salariés des usines qui ferment.


Source :
confédération paysanne

Partager cet article
Repost0
10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 06:09


Message de MD:


Avant de quitter leur maison, les propriétaires dégoutés
détruisent leur maison pour être sûr que la banque
qui les as jetés dehors récupère une maison invendable.


Quand un société est basée sur la haine et le profit individuel,
ce n'est pas étonnant.....


http://www.youtube.com/watch?v=3GrMGIFvoZA


Lu sur le blog Vigi-infos

Partager cet article
Repost0
10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 04:40


Lettre au Président Sarkozy,
d'une citoyenne en colère !



Place, à nouveau, à une Lectrice. En colère contre le Président Sarkozy qui, par sa politique, aggrave les conséquences liées à la crise. Par exemple en dressant les Français les uns contre les autres, ou en restreignant les Libertés - pour sauver un Système destructeur pour la planète, les citoyens, les générations futures. 
Eva


                





MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE


 

Monsieur le Président,

Votre ministre, M. Darcos, par des réformes aventureuses,
a entrepris de détruire l’école de la République.
Votre ministre, Mme. Pécresse, consacre tous ses efforts
à casser l’Université publique et mettre à mal notre recherche.

Est-ce de l’incompétence ou le font-ils exprès ?

Mais, j’y pense, Monsieur le Président,
Ces ministres, c’est vous qui les avez choisis !

Dites-moi, Monsieur le Président, est-ce de l’incompétence
ou - oserai-je vous le demander - l’avez-vous fait exprès ?

"Pays des droits de l’Homme", "terre d’accueil",
la France faisait notre fierté.
Or, à plusieurs reprises, des juridictions internationales
l’ont condamnée pour l’état de ses prisons
ou sa brutalité envers les immigrés.
Notre beau pays s’en trouve déshonoré et défiguré.

Dites-moi, Monsieur le Président, est-ce de l’incompétence
ou - oserai-je vous le demander - l’avez-vous fait exprès ?

Vous faites ficher, on arrête, on emprisonne sans preuves évidentes ;
des militants sont condamnés pour crime de lèse-majesté,
d’autres pour délit de solidarité.
Vous voulez maîtriser les médias, des journalistes sont renvoyés.
Vous limitez la possibilité d’exercer efficacement le droit de grève,
mais vous reconnaissez celui de licencier, de délocaliser.
Vous instaurez un climat de peur et d’insécurité,
et là, vous blessez gravement notre LIBERTE.

Dites-moi, Monsieur le Président, est-ce de l'incompétence
ou - oserai-je vous le demander - le faites-vous exprès ?

 
Vous déclarez votre attachement à la "méritocratie".
Vous voulez supprimer la carte scolaire au risque de créer l’école à deux vitesses,
Vous diminuez le nombre de RASED formés pour les enfants en difficulté.
Vous asphyxiez les associations d’éducation populaire.
Vous réduisez les droits au chômage, pourtant fruit de votre politique,
vous cassez le droit du travail arraché de haute lutte.
Vous établissez des privilèges fiscaux dignes de l’Ancien Régime.
Et là, vous blessez gravement l’EGALITE 

Dites-moi, Monsieur le Président, est-ce de l’incompétence
ou - oserai-je vous le demander - le faites-vous exprès ?


Vous nous dressez les uns contre les autres,
Français et immigrés régularisés contre étrangers sans papiers,
usagers contre grévistes, salariés du privé contre ceux du public,
vrais exploités contre faux privilégiés,
croyants contre athées et agnostiques.
Là, vous blessez gravement la FRATERNITE.

Dites-moi, Monsieur le Président, est-ce de l’incompétence
ou - oserai-je vous le demander - le faites-vous exprès ?


LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, voilà le tryptique de notre République.
Vous en êtes le gardien. En seriez-vous le fossoyeur ?


Je pourrais continuer, parler de notre chère indépendance,
du respect de notre constitution et des choix exprimés par le peuple,
du périmètre de l’Etat, amoindri et mis "au service de la finance",
de la disparition de nos services publics,
de vos attaques permanentes contre la laïcité.
Ce serait fastidieux...
Une majorité de Français, Monsieur le Président,
vous a confié Marianne ; c’est un fait incontestable.
Mais, aujourd’hui, beaucoup pensent que vous l’aimez mal.
Vous la serrez trop fort... Vous l’étouffez, notre Marianne...
Arrêtez , arrêtez , s’il vous plaît, Monsieur le Président !

Danièle DUGELAY, enseignante

____________________________________________________________


Danièle m'avait envoyé ce courriel,
pour introduire sa Lettre à Sarkozy :


Chère Eva,  

il y a longtemps que je n'ai pas fait de commentaires sur ton site (NB : R-sistons à l'intolérable). Que veux-tu que j'ajoute : c'est parfait ! Grâce à toi, on apprend plein de trucs...

J'avais écrit un texte, une sorte de bilan incomplet, sous une forme un peu particulière, pour tenter de donner un peu plus conscience à mes concitoyens de ce qui se passait au niveau national.

Bien sûr, moi je sais qu'en réalité c'est au niveau international que cela se joue, mais je pensais que mes lecteurs éventuels seraient plus sensibilisés si on leur parlait déjà de leur pays.

La réponse que Sarko pourrait donner à mes questions conduirait bien sûr à parler du Nouvel Ordre Mondial. A ce propos, as-tu entendu qu'ils ont enfin prononcé ces 3 mots à l'occasion du G20 ? Je ne sais plus quel responsable politique a même dit très finement : "Cela existe bien pour le foot, pourquoi pour la finance ?".

Pour revenir à nos moutons, je ne pensais pas que ce texte pourrait t'intéresser puisque ton site parle surtout de politique mondiale. Je l'ai donc proposé à Agoravox depuis plus d'une semaine : ce n'est pas vraiment non plus ce qu'ils recherchent puisqu'ils veulent essentiellement des témoignages. Je suppose que c'est pour cela qu'il reste dans leurs textes en attente avec une petite croix orange.

Cependant, depuis que j'ai lu ton mail "hors blog habituel", je me dis qu'il peut t'intéresser. Peux-tu me dire si c'est le cas ? Je te remercie et je t'embrasse.

Danièle.

Les Lecteurs doivent pouvoir s'exprimer.
Avis aux amateurs !
Ce blog est citoyen.
Eva

Partager cet article
Repost0
9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 10:37
 
NOUVELOBS.COM | 08.04.2009 | 16:00

L’ancien ministre allemand des Affaires étrangères (1998-2005) et l’actuel ministre français débattent sur l’Europe, ses atouts et ses défis, sur le couple franco-allemand, sur la Russie et les nouveaux Etats membres de l’Europe de l’Est, sur la Turquie, l’Afghanistan et Obama.

Joschka Fischer et Bernard Kouchner

Joschka Fischer et Bernard Kouchner (Xavier Romeder)

_____________________________

Y
a-t-il une politique européenne pour affronter la crise ? Et de quoi manque-t-elle le plus, de leaders ou d’institutions fortes ?

Bernard Kouchner : Regardez ce qui s’est passé à Londres au G20 ! L’unité et l’inventivité dont l’Allemagne et la France, au premier rang de l’Union européenne, ont fait preuve en matière de régulation et de relance ! Oui, nous avons des leaders et des institutions – à perfectionner…. Ce n’est pas, hélas, la fin immédiate de la crise ni des malheurs ni des angoisses sociales, mais le début d’une ère nouvelle pour notre système économique et financier. Trois réunions du G20, Washington, Londres, New York : préparation, décisions, audit. Le monde va changer. On vend l’or du FMI pour les pays pauvres, une nouvelle économie s’installera, plus juste et plus humaine. Et la puissance transformatrice de l’Union y prend sa part, la première. Pensez à ce qu’aurait été la crise sans l’Union européenne ! Notre force réside dans notre capacité de réaction commune. Je suis heureux de constater une fois de plus le pouvoir de l’axe franco-allemand, même s’il n’est plus suffisant pour entraîner toute l’Europe. Le trio formé avec la Grande-Bretagne s’avère très efficace, et les 27 ensemble plus encore. Ce ne sont pas seulement des vœux, on a pu le vérifier au cours de la présidence française de l’Union européenne.
Joschka Fischer : Certes, mais sans l’Allemagne et la France, rien n’est possible. Toute initiative de l’Union européenne face à la crise dépend de nos deux pays, en raison de leur poids économique au sein de la zone euro. Il est donc presque naturel que la dynamique naisse d’un accord franco-allemand. Peut-être sous-estime-t-on encore la portée de cette crise, y compris sur le plan politique, tant elle induit des changements traumatiques. Elle ne s’est pas encore fait gravement sentir en France et en Allemagne, car le système de protection sociale garantit aux citoyens une certaine stabilité dans leur vie quotidienne – bien que le chômage risque temporairement d’augmenter avec des faillites d’entreprises. En Irlande, au Royaume-Uni, aux États-Unis, la situation est différente. Cette crise représente un défi extraordinaire pour tous les gouvernements, tous les dirigeants. Personne n’était préparé à un tel effondrement. Et l’on constate certains phénomènes inquiétants : en Allemagne (mais la situation française n’est sans doute pas très différente), on constate une tentation protectionniste ; tous les partis recommencent à parler de « notre marché domestique », ce qui est absurde. Si nos exportations se portent bien, c’est parce que nous exportons vers l’UE. La France est notre premier partenaire commercial, et réciproquement.
Bernard Kouchner : Imaginons ce que serait la crise sans la protection de l’euro et le ciment de nos politiques de solidarité !
Joschka Fischer : Mais il est difficile d’en convaincre l’opinion publique. En plus de la menace protectionniste, l’Europe doit affronter deux défis majeurs : 1) l’élargissement de l’Union européenne est menacé – et je ne parle pas de son élargissement futur, mais des nouveaux États membres, même si par exemple la Pologne et la République tchèque s’en sortent mieux que la Hongrie. Nous devons concentrer nos efforts sur les nouveaux États membres : il y a là-bas une demande fondamentale à satisfaire, au niveau des infrastructures et de la vie quotidienne, en matière de logement, de chauffage, d’eau courante… 2) l’euro : la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande traversent une passe difficile qui menace l’euro.
Bernard Kouchner : Voilà pourquoi nous devons travailler à des garanties économiques et politiques venues de la zone euro tout entière.
Joschka Fischer : Exactement. Le problème, c’est qu’en Allemagne on perçoit le projet français de gouvernance économique comme une atteinte à l’indépendance des banques centrales. Aucun parti allemand, qu’il soit de gauche, de droite ou centriste, n’est prêt à le tolérer. Il faut apprendre à se défaire de cette méfiance. L’Allemagne et la France doivent unir leurs efforts pour coordonner leur politique fiscale dans le sens d’un soutien aux banques centrales.
Bernard Kouchner : Oui ! D’ailleurs, depuis le début de la crise, on assiste à une entente, une romance renouée entre N. Sarkozy et JC. Trichet.
Joschka Fischer : Trichet fait un excellent travail ! Il est d’ailleurs mieux apprécié en Allemagne qu’en France…

Le mandat du président de la Commission européenne arrive bientôt à expiration. José Manuel Barroso est-il le meilleur pilote pour l’Europe ?

Joschka Fischer : Je suis favorable à une Europe forte, qui n’est possible que grâce à un compromis optimal entre les divers intérêts nationaux. La dimension transnationale de cette crise exige une Commission européenne forte, présidée par une grande figure politique. Je ne crois pas que Barroso soit l’homme de la situation. Il ne s’agit là ni d’une critique personnelle ni d’un différend politique. Je constate simplement le manque d’initiative de la Commission. Pour les cinq ans à venir, alors que le traité de Lisbonne est encore dans les limbes, la sortie de crise dépend non seulement du redémarrage du moteur franco-allemand, mais aussi d’une Commission forte. Le renouvellement du mandat de Barroso serait donc mauvais pour l’Europe.
Bernard Kouchner : La sortie de crise dépend non seulement de l’axe franco-allemand, mais du triangle qu’il doit former avec le Royaume-Uni (euro et livre sterling) qui constituerait un moteur vraiment irrésistible. Et je n’oublie ni l’Italie, ni l’Espagne, ni la Pologne, ni personne. C’est vers cela que nous nous dirigeons, avec des institutions renouvelées. Nous devons montrer notre solidarité envers les nouveaux États membres : or l’UE est la mieux à même d’aider financièrement l’Irlande, la Pologne, la Hongrie, d’autres. Une Commission forte ne doit certes pas être autoritaire. Mais sa force dépend directement de son président. Il y a quelques mois, Barroso montrait un allant décisif. Aujourd’hui, c’est plus difficile et la Commission, en fin de mandat, apparaît trop comme un système bureaucratique peu enclin à l’action. Il nous faut un président responsable, capable de toucher les gens, de leur apporter des preuves d’Europe pour promouvoir une nouvelle attitude citoyenne et construire une société civile européenne. Il faut inventer ce nouvel organe de gouvernance. Joschka parle, comme Jacques Delors, d’une « fédération d’États nations ». C’est, j’espère, vers un modèle de ce type qu’on s’achemine et sous la présidence française, nous en étions proches. Faut-il une épreuve comme celle que nous traversons pour rendre l’Europe populaire ? Pendant la crise géorgienne, nous étions fiers d’être européens, parce que nous suivions la présidence, qui avait su entraîner la Commission. Dans tous les cas, la solution réside dans l’adoption définitive du traité de Lisbonne.
Joschka Fischer : Faisons un rêve, un rêve impossible : si Angela Merkel présidait la Commission, avec Nicolas Sarkozy comme vice-président chargé de la politique étrangère de l’UE et Gordon Brown en charge de sa politique économique, l’Europe serait perçue comme forte.
Bernard Kouchner : Arrêtons la « peoplisation », même au niveau européen ! Le cauchemar, ce serait que l’Europe n’existe pas. Imaginez : il n’y aurait pas de programmes d’échange Erasmus pour les étudiants, pas de monnaie unique facilitant les transactions. Il faudrait un passeport pour franchir nos frontières. Des guerres éclateraient dans les Balkans ; la Russie n’hésiterait pas à envahir la Géorgie, par exemple. Il n’y aurait pas de fonds structurels pour le développement, pas de FMI doté d’un Conseil de stabilité financière ! Les gens ne se rendent pas assez compte que grâce à l’Union européenne, ils vivent dans un monde meilleur. Pour eux, cela va de soi. Ce n’est pas vrai et il faut s’acharner encore, surtout dans ces temps difficiles. Il faut donner chair à l’UE qui souffre d’un manque de prestige auprès de sa population, notamment des jeunes. Il faut renouveler le pacte démocratique avec l’Europe pour impliquer davantage les gens dans la réalité de l’UE. Leur plus grande angoisse, c’est le chômage. Les Français ne parlent que de la crise, sans se rendre compte que la solution ne peut venir que de l’Europe. Il faut rester unis face à la crise économique, comme face à la crise géorgienne ou à celle du Darfour avec l’Eufor dans l’Est du Tchad. Ces circonstances extrêmes nous ont inspiré la fierté d’être européens, car nous y défendions nos valeurs. Parfois, je l’avoue, j’en ai assez que la lourde machine bureaucratique étouffe la passion de l’Europe, à force de réunions interminables où nous consacrons trois heures à la Biélorussie et une seule au Proche-Orient …
Joschka Fischer : Le problème, c’est qu’il n’y a pas d’idéal européen, de grand récit fédérateur comparable au rêve américain, qui reste puissant et qui permet d’intégrer les générations successives d’immigrants aux États-Unis grâce à un message émotionnel.
Bernard Kouchner : La paix, fondatrice de l’Europe, n’a plus le même pouvoir d’attraction pour les Européens. Le rêve européen existe pourtant pour tous ceux qui, hors de nos frontières, y aspirent et parfois risquent leur vie pour les franchir. Donnons donc de la passion à une Europe qui luttera contre le chômage et donnons du prix à la paix, fondatrice de l’Europe.
Joschka Fischer : La paix est considérée comme un acquis. S’il y avait un nouveau Gengis Khan aux frontières de l’Europe, la paix redeviendrait attrayante… Mais il n’y a pas de nouvel Hitler ou de nouveau Staline, Dieu merci !

Quelle doit être la politique européenne envers la Russie ? Faut-il la considérer comme un véritable partenaire de l’UE ? Et comment l’Europe doit-elle réagir au chantage énergétique russe sur la question du gaz naturel ?

Bernard Kouchner : La Russie est notre voisin et doit être notre partenaire naturel. La crise énergétique, la coupure du gaz, nous ont obligés à réagir. Les quinze premiers jours, sous l’impulsion de la présidence tchèque, ce fut bien fait. Mais ensuite, certains Etats, pris à la gorge, ont directement négocié avec l’Ukraine et la Russie. Dans cette crise, l’Europe s’est montrée plus forte et très déterminée lorsqu’elle était unie. Certes, c’était plus facile pour nous Français, car le gaz ne représente que 15 % environ de nos besoins énergétiques, le reste étant assuré par l’énergie nucléaire, l’hydraulique et autre. Il n’en reste pas moins que la Russie est notre voisin immédiat. Il faut donc discuter avec elle. Sergueï Lavrov m’a dit récemment à La Haye: « Merci d’avoir réintégré l’OTAN. Maintenant, nous y avons un ami. » Cela dit, la Russie n’a pas à nous imposer sa volonté. Nous nous opposons fermement à la reconnaissance par la Russie de l’ « indépendance » proclamée de l’Abkhazie et de l’Ossétie.
Joschka Fischer : La Russie représente effectivement un défi stratégique pour l’avenir de l’Europe. Pour y répondre, nous devons développer un partenariat stratégique, et traiter la Russie non comme un ennemi, mais comme un partenaire, fût-il parfois difficile. Mais il faut poser en principe que nous nous opposons à toute remise en cause de l’ordre géopolitique postsoviétique. La Russie ne doit pas redevenir une puissance impérialiste. L’indépendance de l’Ukraine, de la Géorgie et des autres ex-républiques soviétiques constitue pour l’Europe un intérêt stratégique capital. Nous avons envoyé des signaux négatifs à la Russie en manifestant notre désunion. Il faut instaurer une coopération européenne accrue. Nous sommes en désaccord sur les choix énergétiques, par exemple. Mais nous devons nous mettre d’accord sur notre politique étrangère en matière d’énergie.
Bernard Kouchner : Rappelons, avec respect, que Siemens a rompu son partenariat avec Areva…
Joschka Fischer : Voilà qui devrait nous servir de leçon : en tant que pays frères, nous sommes à la fois très proches et très différents, comme le prouve notre désaccord sur le nucléaire. Et comme des frères, nous serons toujours en rivalité, toujours tentés de dominer l’autre. Il est impossible de faire disparaître cette rivalité, mais nous devons la contrôler, avec sagesse. Je vais vous donner un exemple : la France et l’Allemagne ont les systèmes de trains à grande vitesse les plus performants du monde (avec celui du Japon). Pourquoi se disputer les marchés ?
Bernard Kouchner : C’est encore à l’heure de la concurrence. Il faudra, en effet, constituer des pôles d’excellence. L’Europe doit mettre en avant et en commun ses capacités technologiques comme la qualité de nos services ou de notre médecine. Demain, il y aura une Europe de la Santé. C’est ensemble que nous lutterons pour guérir le cancer, la maladie d’Alzheimer… Cela se fera progressivement, peut-être sur plusieurs générations. Mais l’on n’y parviendra que si nous sommes unis.
Joschka Fischer : Une autre suggestion : pourquoi ne pas créer un marché commun du gaz ? Certes, des intérêts nationaux divergents sont en jeu. Notre marché pétrolier est bien partagé entre compagnies françaises, néerlandaises, britanniques, américaines et dans une moindre mesure, italiennes. La France et l’Allemagne sont les deux plus gros fournisseurs de gaz en Europe. Pourquoi ne pas s’entendre ?
Bernard Kouchner : Une politique énergétique commune avec des interconnexions entre nos pays faisait partie des priorités de la présidence française, même si ce programme a été troublé par l’éclatement de la crise économique. Mais nous devons nous acharner à construire cette solidarité énergétique. A l’exemple de l’électricité, relions les pays européens par des gazoducs de l’Union.
Joschka Fischer : Oui, entre l’Est et l’Ouest – et je n’exclus pas Gazprom. S’il n’y a que quelques grandes compagnies gazières, cela renforcera notre sécurité énergétique.
Bernard Kouchner : C’était irréalisable pendant la crise financière et économique mondiale puis la crise européenne du gaz.
Joschka Fischer : Je ne critique pas le gouvernement français. J’évoque simplement le projet. Et il y a d’autres projets stratégiques comme Galileo, qui représentent un défi et comportent une dimension politique.
Bernard Kouchner : Il est toujours plus facile de renoncer que de s’obstiner. Mais il faut garder en tête cette dimension politique de l’énergie, terme que je préfère à « stratégique ». Il faut aussi savoir concilier énergie nucléaire et énergies renouvelables.

La France et l’Allemagne ont toujours été le couple moteur de l’Europe. Pourquoi cette belle mécanique est-elle cassée ? Pensez-vous que ce soit dû à un manque de complicité entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ?

Joschka Fischer : En tout cas, je perçois un problème entre ces deux dirigeants, car les intérêts, la mentalité, et la situation économique de nos deux pays diffèrent. Mais cela a toujours été le cas. Pendant trois ans, jusqu’à la guerre d’Irak, les relations entre Schröder et Chirac étaient particulièrement tendues, et nous avons réussi à instaurer les échanges informels de « Blaesheim » pour amorcer une réconciliation. Helmut Kohl aussi a eu des rapports compliqués avec Chirac, et même avec Mitterrand. Il existe un fossé psychologique entre les dirigeants des deux pays, même si ce décalage peut se révéler productif. Je me rappelle avoir beaucoup travaillé avec Dominique de Villepin pour maintenir une alliance et permettre une entente. Peut-être la crise rapprochera-t-elle nos deux pays. Je l’espère. Car il est impossible à l’Europe de fonctionner correctement en cas de dissensions franco-allemandes.
Bernard Kouchner : Allemagne, France : les rapports entre nos dirigeants, quels qu’ils soient, ont toujours été tendus au début. Joschka Fischer et Hubert Védrine ont eu toutes les peines du monde à mettre sur pied ce groupe de discussion informel. Mais il s’est produit un changement considérable dans la population : Français et Allemands s’entendent beaucoup mieux. En France, plus personne ne parle des Allemands de façon négative. Les « Boches » ont disparu. Le problème ne réside donc plus que dans les différences de personnalité de nos dirigeants. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sont aux antipodes l’un de l’autre. Au début, le dialogue ne s’est pas établi facilement, mais aujourd’hui ils luttent ensemble contre les paradis fiscaux, par exemple. Ils sont sur la même longueur d’onde. Et je vais vous surprendre : ils s’aiment bien.
Joschka Fischer : Ce serait la meilleure des Europes possibles si la Grande-Bretagne y prenait pleinement part. Malheureusement, ce n’est pas vraiment le cas. Et je crains fort que Gordon Brown ne soit pas réélu, lors des élections qui devraient avoir lieu l’an prochain. Le conservateur David Cameron axe toute sa campagne sur un programme anti-européen, qui met l’accent sur le désengagement de l’État, la dénonciation de la bureaucratie, etc. S’il arrive au pouvoir, la politique britannique va se replier pendant des années sur des enjeux intérieurs. C’est cela qui m’inquiète le plus, car une participation britannique active ferait le plus grand bien à l’Europe.
Bernard Kouchner : Tu as raison. Sauf sur Gordon Brown, que le président Sarkozy apprécie beaucoup depuis qu’ils étaient ensemble aux Finances. Je suis personnellement très proche de Gordon Brown, en particulier sur l’aide aux pays en développement. Mais la seule solution, à mes yeux, c’est le traité de Lisbonne. Il s’agit de le faire accepter, notamment aux Irlandais. Sinon, David Cameron risque de réclamer un référendum. Le traité est le seul point de départ possible pour un consensus politique européen.
Joschka Fischer : Mais au cas où l’impensable se produirait, il faut, à titre préventif, instaurer une nouvelle procédure dans les deux ans qui viennent, qui permette aux États réfractaires de se retirer du traité, et aux pays signataires d’aller de l’avant. J’espère que nous n’arriverons pas à ces extrémités.

Que doit faire l’Europe face aux nouveaux États d’Europe de l’Est, qu’il s’agisse des nouveaux membres de l’Union européenne, confrontés à des problèmes économiques, ou des pays comme l’Ukraine qui souhaitent y adhérer ?

Bernard Kouchner : N’oublions pas les États des Balkans, ni la Turquie…
Joschka Fischer : Que cela nous plaise ou non, tous ces pays affecteront en bien on en mal la sécurité européenne. Nous ne sommes pas menacés par une invasion militaire massive, mais par l’instabilité et par des forces non étatiques. Si nous laissons exister à nos frontières des foyers d’instabilité, le prix à payer sera très lourd. Quant à la Turquie, elle occupe une position stratégique essentielle. Elle constitue un facteur politique déterminant.

Le voyage de Barack Obama en Turquie souligne d’ailleurs l’importance géopolitique que lui accordent les Etats-Unis.

Joschka Fischer : La Turquie a des frontières avec l’Iran, la Russie, le monde islamique. Elle se trouve au carrefour des gazoducs. Et elle a une population très jeune, en pleine expansion démographique. L’Europe réagit à la question turque de façon passionnelle, mais il faudra bien un jour se poser la question en termes d’intérêts stratégiques et géopolitiques. Son adhésion me paraît la seule solution. Je ne crois pas à la viabilité d’une simple « relation privilégiée » que préconisent les chrétiens-démocrates allemands, car il faut bien se rendre compte que la Turquie se détourne actuellement de l’Occident pour privilégier l’Asie.
Bernard Kouchner : Parce que l’Occident la délaisse en voyant ses positions sur la religion se radicaliser. Et les positions turques sur l’Otan m’inquiètent.
J. Fischer.- Pour ce qui est de l’Ukraine, nous devons soutenir son indépendance et entretenir avec elle une coopération accrue, notamment sur le plan commercial, qu’elle appartienne ou non à l’UE ; son adhésion éventuelle ne saurait intervenir que dans un avenir lointain. Il en va de même pour les États du Caucase. Quant à ceux des Balkans, il faut leur donner l’occasion d’adhérer le plus tôt possible. Je viens de me rendre au Monténégro, et j’ai constaté qu’il serait dangereux de donner l’impression aux élites pro-européennes et à la population que nous les abandonnons.
Bernard Kouchner : La position officielle de l’Allemagne affirme le contraire !
Joschka Fischer : Mais je ne suis plus au gouvernement ! Je suis donc libre d’exprimer cette opinion. Il me semble qu’en l’occurrence Angela Merkel est obligée de faire cette concession aux chrétiens-démocrates bavarois. Après les élections européennes et les élections fédérales, elle aura les coudées plus franches. Et l’Allemagne est pleinement consciente de ses responsabilités stratégiques : c’est ainsi que naguère nous avons accueilli 250 000 réfugiés bosniaques.
Bernard Kouchner : C’est d’abord avec la Russie qu’il faut s’entendre pour stabiliser durablement les Balkans et les relations avec l’Ukraine.
Joschka Fischer : Et le Caucase.
Bernard Kouchner : Certes, mais le Caucase est plus lointain de l'Union européenne. Il faut bien comprendre que l’Europe exerce une attraction immense, que ces États y voient une solution à tous leurs problèmes. L’Union européenne constitue une réussite politique extraordinaire, même si nous ne semblons pas en avoir conscience. L’UE constitue-t-elle un futur modèle mondial ? En termes politiques, oui, mais non en termes géopolitiques. Il vaut mieux envisager des accords d’association d’abord économiques. Nous avons refusé de précipiter une entrée de l'Ukraine et de la Géorgie dans l'OTAN, je vous le rappelle. Aux côtés des Allemands, nous avons dû batailler ferme contre les Américains et les Polonais. Les pays de l’Est gardent dans leur empreinte génétique la mémoire des horreurs du communisme.
Joschka Fischer : Les États-Unis et la Russie tentent de parvenir à un nouvel accord…
Bernard Kouchner : Les six membres fondateurs de la Communauté européenne s’opposaient à l’octroi du "Plan d'action pour l'adhésion" de l'OTAN à l’Ukraine et à la Géorgie parce qu’ils estimaient que ces deux pays n’étaient pas prêts. L’Ukraine traverse actuellement une situation politique très difficile. La population n’est pas unanime sur la question de l’Europe et de l'OTAN. De son côté, la Géorgie évolue.
La Turquie, c’est une autre histoire. Je suis pour l’heure un fidèle serviteur de la politique française, mais j’estimais, à titre personnel, que la Turquie constituait un vrai pont entre le Moyen-Orient et l’Europe, et qu’il fallait la considérer comme telle. Certains la voient plutôt comme faisant partie d’une sorte de « couronne orientale » économique. C’est aussi pour cela que l’idée du Président de la République d’une Union pour la Méditerranée a rencontré un tel succès : nous avons accompli l’exploit de réunir à la même table les Israéliens, les Palestiniens et la Ligue arabe. Hélas, il y a eu ensuite la crise de Gaza… L’important est de parvenir à fixer des frontières nettes dans l’esprit des peuples.
Quant aux pays des Balkans, ils font intégralement partie de l’Europe. Nous nous sommes battus pour eux. Mais les institutions européennes ne sont pas bien conçues pour 37 ou 38 membres. Il ne serait pas normal qu’un petit pays de 600 000 habitants comme le Monténégro dispose d’une voix au même titre que l’Allemagne. Il faut trouver une solution évolutive. Pourquoi pas des regroupements régionaux au sein de l’Union européenne afin de faciliter le fonctionnement de ces institutions ? Nous avons tant soutenu l’indépendance du Kosovo, après les indépendances issues du conflit yougoslaves. Mais là encore, l’entrée de ces pays dans l’UE dépend directement de l’adoption du traité de Lisbonne. Et, à ce propos, il faut convaincre nos amis serbes de se montrer plus européens. C’est leur chance.

Barack Obama est très populaire en Europe. Mais il entend préserver le leadership mondial des États-Unis. Comment l’Union européenne doit-elle réagir à cette situation nouvelle ?

Joschka Fischer : Tout le monde veut se faire photographier avec Obama pour profiter de son prestige, à des fins de politique intérieure. Mais en fait, j’ai été l’un des seuls Allemands à défendre l’idée d’un engagement accru de l’Allemagne en Afghanistan. Sur la question afghane, Angela Merkel et d’autres dirigeants européens risquent de faire replonger les États-Unis dans une position unilatérale. Le gouvernement allemand est en train de laisser passer l’occasion d’une coopération accrue avec les États-Unis. Or l’Afghanistan représente pour Obama un enjeu crucial. En 2006, quand les Canadiens on subi de lourdes pertes face aux talibans, l’Allemagne aurait dû réclamer la tenue d’une nouvelle conférence sur l’Afghanistan pour discuter de tous les paramètres de la situation, y compris la stratégie américaine, qui ne me paraissait pas convaincante. Ma proposition en ce sens a été rejetée. On sait bien que Washington est tenté de faire cavalier seul, de se passer de ses partenaires européens de l’OTAN, sauf pour faire le ménage ensuite, tâche ingrate qui dévalorise l’organisation.
Bernard Kouchner : Mais nous savons tous que l’OTAN n’est pas l’instrument idéal en raison des règles d’engagement différentes qui régissent les contingents nationaux. On l’a bien vu dans les Balkans. A Strasbourg, nous avons discuté d’une nouvelle stratégie pour l’Afghanistan. La vision du président Obama rejoint nos positions : il est plus important de se rapprocher des populations civiles que de combattre les talibans, et de leur proposer des projets de développement dont elles auront la responsabilité. Mais l’envoi de troupes supplémentaires constitue un enjeu électoral contradictoire : intérieur en Afghanistan et extérieur pour nos pays alliés. Je connais Karzaï depuis vingt-cinq ans. C’est notre interlocuteur, et nous ne pouvons pas prendre le risque d’imposer son remplacement : ce serait un acte impérialiste et une faute politique. Mais nous devons lui imposer de renvoyer au Parlement afghan cette loi honteuse qui asservit le corps des femmes afghanes. Nous n’aidons pas que la partie masculine de la population afghane mais tous les Afghans ! Je sais la pauvreté extrême et les différences culturelles. Rappelons que 77% des Afghans n’ont pas accès à l’eau, que 95% d’entre eux dépendent de l’agriculture pour leur subsistance. Qu’allons-nous faire pour eux ? Est-il déjà trop tard ? En tout cas, nous devons changer radicalement d’attitude. À La Haye, à Strasbourg, nous en avons discuté de façon franche et amicale avec la nouvelle administration américaine. Nos points de vue sont proches. Le Président Obama a radicalement changé la politique américaine. Heureusement.
Joschka Fischer : J’ignore si certains de nos dirigeants sont vraiment conscients des enjeux liés au succès de la politique d’Obama. Que nous partagions ses vues ou non, ce serait une catastrophe s’il échouait, car alors la droite dure reprendrait le pouvoir aux États-Unis.

Propos recueillis par Gilles Anquetil, François Armanet et Henri Guirchoun

N.B. : Une version résumée de cet entretien est publiée dans Le Nouvel Observateur en kiosque jeudi 9 avril

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/economie/la_crise_financiere/20090408.
OBS2586/leurope_face_a_la_crise_par_joschka_fischer_et_bernard_.html
Partager cet article
Repost0
9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 10:22
wagons-USA.jpg

Camps d’internement du Homeland Security
& du FEMA en cas troubles civils


de François Marginean
les7duquebec


Le pouvoir exécutif qui se permet d’envoyer un homme en prison sans formuler aucune charge connue par la loi et particulièrement de lui dénier le droit au jugement par ses pairs, est des plus odieux et constitue la fondation de tout gouvernement totalitaire, que ce soit nazi ou communiste.“  - Winston Churchill, Nov. 21, 1943


Cette semaine, nous allons essayer de prendre de la hauteur pour pouvoir faire émerger une meilleure vue d’ensemble, mettre les choses en perspective et ainsi connecter les points ensemble. Nous avons vu dans les semaines passées quelles étaient les causes véritables de la crise économique, comment le système bancaire fractionnaire fonctionne, comment les banquiers privés créent de l’argent ex-nihilo pour se la redonner, ou l’inventent magiquement par technique d’assouplissement quantitatif.

 Il y a tellement d’argent créé que la Fed double la masse monétaire à tous les trois ans, dépréciant ainsi le dollar américain par la même mesure, ou si vous préférez, entrainant
une inflation proportionnelle.  De plus, nous avons exploré comment ces fraudes, ce vol des contribuables au profit des banques privées, des financiers de Wall Street et des multinationales risquent de dégénérer en révoltes à travers le monde, dès que la population comprendra qui sont les réels artisans et responsables de la Grande Dépression 2.0 que nous ne faisons que commencer à vraiment sentir les effets.(...)

Lire l'article :
http://les7duquebec.wordpress.com/2009/04/07/homeland-securitycamps-d%e2%80%99internement-du/

http://bridge.over-blog.org/article-30023141.html


ARTICLE  COMPLET  ICI :

 

258931782_2405cbac2d




Le pouvoir exécutif qui se permet d’envoyer un homme en prison sans formuler aucune charge connue par la loi et particulièrement de lui dénier le droit au jugement par ses pairs, est des plus odieux et constitue la fondation de tout gouvernement totalitaire, que ce soit nazi ou communiste.“  - Winston Churchill, Nov. 21, 1943

Cette semaine, nous allons essayer de prendre de la hauteur pour pouvoir faire émerger une meilleure vue d’ensemble, mettre les choses en perspective et ainsi connecter les points ensemble. Nous avons vu dans les semaines passées quelles étaient les causes véritables de la crise économique, comment le système bancaire fractionnaire fonctionne, comment les banquiers privés créent de l’argent ex-nihilo pour se la redonner, ou l’inventent magiquement par technique d’assouplissement quantitatif. Il y a tellement d’argent créé que la Fed double la masse monétaire à tous les trois ans, dépréciant ainsi le dollar américain par la même mesure, ou si vous préférez, entrainant une inflation proportionnelle.  De plus, nous avons exploré comment ces fraudes, ce vol des contribuables au profit des banques privées, des financiers de Wall Street et des multinationales risquent de dégénérer en révoltes à travers le monde, dès que la population comprendra qui sont les réels artisans et responsables de la Grande Dépression 2.0 que nous ne faisons que commencer à vraiment sentir les effets.

En fait, cela a déjà débuté. Les gouvernements de la Lettonie, de l’Islande et de la République Tchèque ont déjà été renversé par la population en colère d’être jeté soudainement dans la misère causé par l’insouciance de leur gouvernement et de leur institutions financières. Les peuples d’Europe ont commencé à réaliser ce que quelques décennies d’idéologues globalistes européens leur a apporté: effritement de leur démocratie et liberté. Il est maintenant illégal - ILLÉGAL - pour les différents gouvernements d’Europe de mettre en priorité les besoins et intérêts de leur propre population. Dire que la prochaine étape sera d’unifier le bloc européen avec celui de l’Amérique. Le dernier gouvernement en Thaïlande a perdu le pouvoir pour des raisons semblables que le trio européen. Trois millions de Français sont descendus dans la rue pour manifester leur mécontentement envers Sarkozy et demander plus de mesures pour les protéger contre la crise économique. Les villages de fortune réapparaissent aux États-Unis sous formes de tentes remplies de gens sans abris ayant tout perdu, tel un spectre de la Grande Dépression de 1929. Un record de 32,2 millions d’Américains ont besoin d’assistance alimentaire, soit un Américain sur dix. Les fonds pensions sont en voie de disparaitre. Même les immigrants retournent chez eux! Un adulte sur 37, soit 7,3 millions d’américains sont pris dans le système de justice américain, dont 1,5 million en prison. Le système de correction criminelle a coûté 47$ milliards en 2008, un budget grandissant plus rapidement que celui de l’éducation, des transports et de l’assistance publique.

Le système financier américain est insolvable. Les États-Unis sont en banqueroute, c’est la fin annoncée. La banque centrale privée, la Fed, est ruinée. Soit le gouvernement américain fera défaut sur sa dette extérieure, ou nous verrons des niveaux d’hyperinflation spectaculaires prendre place.

Nous avons aussi vu que de cette crise, le pouvoir financier veut faire émerger une gouvernance mondiale, nommée en leurs propres mots, un nouvel ordre mondial. Nous savons que cette coterie d’internationalistes, de globalistes, n’hésitent pas à employer la violence et le terrorisme pour parvenir à leur fins. Les faits historiques sont incontestables. La guerre en Irak le prouve encore. L’axe du mal anglo-saxon financier ne recule devant rien pour imposer son hégémonie. On contrôle par la peur et on effraie avec de faux ennemis. On mène une guerre contre le terrorisme pour justifier les mesures répressives et la suppression de nos droits et libertés. La menace pèse, disent-ils.

Pendant ce temps, on passe des lois et des mesures de type état policier. Peu à peu, on se rend compte que l’ennemi d’État est la population en général, la dissidence politique est caractérisée de terroriste et donc interdite selon la nouvelle législation nommée The Military Commissions Act passée en toute vitesse avant les élections de 2006. On cherche à repérer de futurs-potentiels-probables terroristes jusque chez les enfants. La preuve de ce revirement de situation est l’étendu du système de surveillance à la Big Brother qui s’est peu à peu installé dans nos pays occidentaux pour surveiller non pas seulement les “terroristes” étrangers, mais bien toute la population intérieure aussi.

Espionner les Étasuniens : la banque de données de Big Brother

Relativement à la question de l’internement et de protestations massives, on peut se demander comment se fera la collecte d’informations sur les citoyens étasuniens.

Comment les individus à travers les États-Unis seront-ils catégorisés ?

Quels sont les critères du Departement of Homeland Security ?

Dans un rapport de 2004 du Homeland Security Council initulé Planning Scenarios, pertaining to the defense of the Homeland (Planification de scénarios relatifs à la défense du pays), on identifiait les catégories suivantes de «conspirateurs» potentiels :

«les terroristes [islamiques] étrangers»;

«les groupes nationaux radicaux» [groupes antiguerres et des droits de la personne];

«les adversaires soutenus par des États» [«les États voyous» et les «pays instables»];

«les individus mécontents» [les travailleurs activistes et les syndicats].

En juin l’an dernier, l’administration Bush a émis une Directive présidentielle de Sécurité nationale (NSPD 59- HSPD 24) intitulée Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security (La biométrie pour l’identification et la surveillance afin d’améliorer la Sécurité nationale). (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, “Big Brother” Presidential Directive: “Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security”, Mondialisation.ca, juin 2008)

Les procédures correspondant à cette directive, adoptée sans débat public ni l’approbation du Congrès, ont une portée considérable. Elles sont liées à la question des troubles civils et font également partie de la logique derrière l’établissement des camps d’internement FEMA sous HR 645.

NSPD 59 (Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security) va bien au-delà de la question précise de l’identification biométrique. Elle recommande la collecte et le stockage d’informations «liées à la biométrie», c’est-à-dire, d’informations sur la vie privée des citoyens étasuniens, dans les détails, le tout étant effectué «selon la loi».

«Les données contextuelles complétant les données biométriques incluent des informations sur le lieu et la date de naissance, la citoyenneté, l’adresse actuelle et les précédentes, l’emploi actuel et les antécédents de travail, le numéro de téléphone actuel et les précédents, l’utilisation des services gouvernementaux et les rapports d’impôts. D’autres données contextuelles peuvent comprendre les historiques bancaires et de cartes de crédit, et les casiers judiciaires aux niveaux local, fédéral et des États, ainsi que des décisions judiciaires et autres dossiers publics faisant état de conflits juridiques, des dossiers relatifs à la garde d’enfant, au mariage ou au divorce.» (Voir Jerome Corsi, juin 2008)

Cette directive utilise le 11 septembre et la «guerre mondiale au terrorisme» comme justification totale pour mener une chasse aux sorcières contre les citoyens dissidents, créant simultanément un climat de peur et d’intimidation à travers le pays.

Elle réclame également l’intégration de diverses banques de données, ainsi qu’une coopération entre les agences concernant le partage d’informations, dans le but de centraliser tôt ou tard les informations sur les citoyens étasuniens.

En des termes prudents, NSDP 59 «établit un cadre» afin de permettre au gouvernement fédéral et ses différents services de police et de renseignement ce qui suit :

«l’utilisation de méthodes et de procédures mutuelles compatibles dans la collecte, le stockage, l’utilisation, l’analyse et le partage d’informations biométriques et d’informations biographiques et contextuelles correspondantes de manière appropriée et légales, en respectant la confidentialité des renseignements des individus et leurs garanties juridiques selon la loi des États-Unis»

La directive NSPD 59 recommande «des actions et un calendrier afférent dans le but d’améliorer le processus actuel d’identification et de surveillance axé sur les terroristes en élargissant l’utilisation de la biométrie».

Les procédures incluses dans la NSDP 59 correspondent à une décision prise en juin 2005, laquelle consistait à créer un «service d’espionnage national», sous les auspices du FBI. (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, Bush Administration creates “Secret State Police, 30 juin 2005)

En travaillant main dans la main avec le Homeland Security (DHS), le projet de «Département de renseignement national» combinerait le contre-terrorisme et les opérations d’espionnage et de renseignement du FBI dans un seul service.

Sous les auspices du FBI, le nouveau département aurait l’autorité de «saisir les biens de personnes suspectées d’aider à la prolifération des armes de destruction massives». Il pourrait «espionner aux États-Unis les terroristes présumés ou les personnes possédant des renseignements cruciaux, même si l’on ne soupçonne pas qu’elles pourraient commettre un crime». (NBC Tonight, 29 juin 2005). (Source)

Quelle est donc la solution à la Grande Dépression? Réprimer les troubles civils.

Créer un chaos social total pour ainsi justifier l’imposition de la loi martiale et de suspendre la Constitution. De multiples camps de détentions sous le FEMA sont mis en place (Voir document officiel en PDF), des exercices militaires et policiers sont menés mensuellement et l’on pratique à saisir les armes, fouiller les maisons et imposer un couvre-feu. L’Armée US commence à acheter de l’équipement anti-émeute. 20 000 soldats revenant de l’Irak seront réaffectés à des missions de maintient de la paix dans les rues des États-Unis.

Des unités de combat assignées au pays.

Durant les derniers mois de l’administration Bush, avant les élections présidentielles de novembre 2008, le Département de la Défense a ordonné le rappel de l’Irak de la 3rd Infantry’s 1st Brigade Combat Team (BCT). La relocalisation d’une unité de combat d’un théâtre de guerre à l’ensemble du pays fait partie intégrante de l’agenda du Homeland Security. Le BCT a été assigné au soutien des activités de maintien de l’ordre aux États-Unis.

L’unité de combat BCT était attachée au US Army North, la composante de l’Armée du US Northern Command (USNORTHCOM). La 1st BCT et d’autres unités de combat pourraient être appelées à exercer des fonctions militaires spécifiques en cas de troubles civils.

Les soldats de la 1st BCT apprendront à utiliser «les premières mesures inoffensives développées par l’Armée», affirmait le commandant de la 1st BTC, le colonel Roger Cloutier, en faisant référence à l’équipement de contrôle des foules et de la circulation et aux armes inoffensives conçues pour maîtriser des individus désobéissants ou dangereux sans les tuer. (Voir Gina Cavallaro, Brigade homeland tours start Oct. 1, Army Times, 8 septembre 2008).

L’évolution du scénario de la sécurité nationale se caractérise par le croisement des instituions civiles et militaires.

- des unités de combat de l’Armée travaillant de concert avec les autorités chargées de l’application de loi et ayant pour mission de réprimer «les troubles civils».

- la constitution de nouveaux camps d’internement sous juridiction civile situés dans des installations militaires étasuniennes.

Les camps d’internement FEMA font partie du plan Continuity of Government (Continuité du gouvernement, COG), lequel serait mis en place si l’on déclarait la loi martiale.

Ces camps sont conçus pour «protéger le gouvernement» contre les citoyens, en enfermant les manifestants ainsi que les activistes qui pourraient contester la légitimité de l’agenda économique, militaire ou de sécurité nationale du gouvernement. (Source)

La Section 1042 du National Defense Authorization Act (NDAA) de 2007, “Use of the Armed Forces in Major Public Emergencies“, donne au pouvoir exécutif le pouvoir d’invoquer la loi martiale. Pour la première fois en plus d’un siècle, le président des États-Unis est autorisé à utiliser les militaires en réponse à “un désastre naturel, une éventuelle diffusion de maladies, une attaque terroriste ou n’importe quelle autre condition que le président juge être suffisamment violente pour empêcher le maintient de l’ordre public par les officiels de l’État.“

The Military Commissions Act of 2006, donne le pouvoir d’emprisonner indéfiniment quiconque donne de l’argent à une organisation charitable qui s’avère être sur la liste des organisations “terroristes”, ou qui s’oppose aux politiques du gouvernement. La loi demande des procès secrets autant pour les citoyens que les non-citoyens.

En 2007, la Maison Blanche aussi mis en place le National Security Presidential Directive 51 (NSPD-51), pour assurer la “continuité de gouvernement”.

La NSPD 51 accorde des pouvoirs sans précédent à la Présidence et au Département de la Sécurité Intérieure, annulant le gouvernement constitutionnel. Elle autorise le président en exercice à déclarer une «urgence nationale» sans l’approbation du Congrès. L’application de la NSPD 51 conduirait à la fermeture de facto de la législature (Congrès et Sénat) et à la militarisation de la justice et de l’application de la loi. (Source)

U.S. Rep. Jane Harman, D-Venice (Los Angeles County) avait trouvé une façon d’élargir la guerre contre le terrorisme à l’intérieur du pays avec son projet de loi intitulé Violent Radicalization and Homegrown Terrorism Prevention Act of 2007 (HR1955), qui avait pour but de mettre en place une commission devant “examiner et rapporter sur les faits et causes” de la violence liée à l’idéologie radicale et extrémiste pour ensuite apporter des recommandations législatives pour la combattre. Cette loi avait pour objectif  la prévention d’un nouveau type crime: la pensée criminelle. (Voir cette source)

Donc, comment le gouvernement des États-Unis va-t-il affronter une catastrophe sociale imminente, demande Michel Chossudovsky, professeur en économie à l’Université d’Ottawa et directeur du Centre de la recherche sur la mondialisation? Voici un autre extrait de son dernier article que je vous recommande de lire en intégralité: Les États-Unis se préparent pour l’implosion sociale.

La solution consiste à réprimer l’agitation sociale. La méthode choisie, héritée de l’administration Bush sortante, comprend le renforcement de l’appareil de sécurité intérieure (Homeland Security) et la militarisation des institutions civiles.

L’administration sortante en a jeté les bases. Diverse législations «antiterroristes» (dont le Patriot Act) ainsi que des directives présidentielles ont été mises en place depuis 2001, en invoquant la plupart du temps le prétexte de la «guerre mondiale au terrorisme».

Les camps d’internement du Homeland Security

Relativement à la question des troubles civils, on envisage également un système cohésif de camps de détention sous la juridiction du Pentagone et du Homeland Security.

Un projet de loi intitulée National Emergency Centers Establishment Act (HR 645) (Acte de constitution de centres nationaux de secours d’urgence) a été présenté au Congrès en janvier. Celui-ci exige la mise en place de six centres d’urgence nationale dans des installations militaires existantes dans des régions importantes du pays.

Le but officiel des «centres d’urgence nationale» est de fournir «de l’assistance médicale et humanitaire ainsi qu’un hébergement temporaire aux individus et aux familles délocalisés en raison d’une urgence ou d’un désastre important». HR 645 stipule que les camps peuvent être utilisés pour «satisfaire d’autres besoins appropriés, selon ce qu’en juge le secrétaire du Homeland Security».

Il n’y a pratiquement pas eu de couverture médiatique du HR 645.

Ces «installations civiles» sur des bases militaires étasuniennes seraient établies en coopération avec l’Armée étatsunienne. Nous assistons en fait à la militarisation des installations d’internement de FEMA, ayant Guantanamo comme modèle.

En vertu de l’urgence nationale, toute personne arrêtée et internée dans un camp FEMA situé sur une base militaire serait, selon toute probabilité, de facto sous juridiction militaire: la justice civile et la loi, y compris l’habeas corpus, ne s’appliqueraient plus.

HR 645 est directement lié à la crise économique et à d’éventuelles manifestations d’envergure à travers le pays. Ce projet de loi constitue un pas de plus vers la militarisation du maintien de l’ordre et l’abrogation du Posse Comitatus Act.


Selon les termes du député Ron Paul :

«[…] les centres de fusion, la militarisation policière, les caméras de surveillance et le commandement militaire national ne suffisent pas […]. Même si nous savons que les installations de détention sont déjà en place, ils veulent maintenant légaliser la construction de camps FEMA sur des bases militaires en invoquant l’éternelle excuse populaire voulant que ces installations puissent servir en cas d’urgence nationale. La fausse économie fondée sur la dette se détériorant jour après jour, l’éventualité de troubles civils menace de plus en plus l’establishment. L’on a qu’à penser à l’Islande, à la Grèce et à d’autres pays pour savoir ce qui pourrait se produire aux États-Unis. (Daily Paul, septembre 2008, souligné par l’auteur)

Les camps d’internement proposés devraient être vus comme étant liés au processus élargi de militarisation des institutions civiles. La construction de ces camps a précédé la présentation de HR 645 (Constitution de centres de secours d’urgence) en janvier 2009. Selon divers reportages (non confirmés), il existe quelque 800 camps de prisonniers FEMA dans différentes régions des États-Unis. De plus, depuis les années 1980, l’Armée étasunienne a développé des «tactiques, des techniques et des procédures» pour réprimer la dissidence civile, lesquels seraient utilisés advenant des protestations massives (le manuel de campagne de l’Armée étasunienne 19-15 sous Operation Garden Plot, intitulé «Civil Disturbances» ou «Troubles publics», a été émis en 1985)

Au début de 2006, des recettes fiscales étaient allouées à la construction de camps  d’internement modernes. En janvier 2006, Kellogg Brown and Roots, une filiale de Halliburton à l’époque, a décroché un contrat de 385 millions de dollars du Département de l’immigration et des douanes (ICE) du Homeland Security :

«Le contrat, effectif immédiatement [janvier 2006], prévoit l’établissement d’installations de détention et de traitement temporaires afin d’augmenter le nombre d’installations servant aux opérations de mise sous garde et de renvoi de l’ICE (Detention and Removal Operations (DRO)), advenant l’arrivée massive d’immigrants aux États-Unis en cas d’urgence ou de soutenir le développement rapide de nouveaux programmes.

Quels sont ces nouveaux programmes en développement rapide auxquels on fait allusion dans ce document? Qu’avaient-ils en tête lorsque les auteurs ont écrit cette phrase nébuleuse, mais aux lourdes conséquences? Comment le gouvernement définira-t-il “une urgence nationale”, une notion plutôt large et vague pour définir des mesures qui résulteront en l’internement d’un segment plus ou moins large de la population et la suspension de la Constitution?

Le contrat prévoit également le soutien à la détention d’immigrants dédié à d’autres organisations gouvernementales en cas d’immigration d’urgence, ainsi que la conception d’un plan en réponse à une urgence nationale, comme un désastre naturel. (KBR, 24 janvier 2006 souligné par l’auteur)»

Les médias étasuniens restent muets sur le sujet des camps d’internement en sol américain. Alors qu’ils reconnaissent simplement le contrat de plusieurs millions de dollars à la filiale de Halliburton, les reportages se sont concentrés sur le possible «dépassement des coûts» (semblables à ceux de KBR en Iraq ).

Quels sont l’intention politique et le but de ces camps? L’utilisation potentielle de ces camps d’internement pour la détention de citoyens étasuniens advenant la déclaration de la loi martiale ne font pas l’objet de débat ou de discussion dans les médias.

La question à se poser dès lors, est de savoir si les autorités ne veulent pas justement que la population se révolte pour leur donner le prétexte d’imposer leur appareil répressif déjà préparé en coulisse. Surveillez les agents provocateurs comme au sommet du PSP à Montebello où la Sureté du Québec a dû admettre que certains de ses agents s’étaient déguisés en manifestants légitimes pour semer la pagaille et faire de la casse. Méfiez-vous de ceux qui vous inciteront à la violence et au vandalisme. C’est exactement ce que les autorités aimeraient voir. Restez calmes et paisibles. Si vous décidiez de manifester, tenez-vous loin des possibles éléments provocateurs. Au lieu de laisser la population placer le blâme sur les épaules des vrais responsables de la crise (vrais criminels & terroristes) et chercher de véritables solutions, les autorités essaieront de la faire paraitre illégitime et de la démoniser pour ensuite instaurer cet état policier ainsi que cette gouvernance mondiale si recherchée par les amateurs du nouvel ordre mondial. La meilleure action est la révolution intérieure, l’incarnation d’un nouveau paradigme de pensée, un mouvement pour la vérité et pour le respect de la vie qui est sans leader puisque que cela devra s’effectuer individu par individu s’affranchissant anonymement de ses chaines pour retrouver sa pleine souveraineté et liberté.

 



François Marginean


http://les7duquebec.wordpress.com/2009/04/07/homeland-securitycamps-d%e2%80%99internement-du/

Partager cet article
Repost0
9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 07:40

Les OGM sud-africains victimes d'un bug, la récolte est condamnée

Afrique du Sud : Le maïs OGM Monsanto tombe en panne, victime d'un bug - Les récoltes sont condamnées. Afrique du Sud maïs OGM Monsanto tombe panne victime bug. Les OGM sud-africains victimes d'un bug, la récolte est condamnée - LMOUS


> Syntax error. Trois variétés de maïs OGM Monsanto sont victimes d'un bug(*) en Afrique du Sud. La récolte des 82 000 hectares concernés est condamnée. Une simple erreur de manipulation en laboratoire pour le semencier, un échec de la biotechnologie pour les écolos. Pas vraiment de quoi rassurer les populations, à l'aube d'une
crise alimentaire sévère...


> Les agriculteurs sud-africains n'en reviennent toujours pas. 82 000 hectares de maïs génétiquement modifiés achetés à Monsanto ne produisent rien. D'aspect extérieur, les plantes paraissent en bonne santé : aucune trace de maladie ou de malformation. Mais les grains ne sortent pas. Ce phénomène concerne trois variétés de maïs, dans trois provinces sud-africaines.


> Une erreur en laboratoire peut aujourd'hui provoquer une famine

> Monsanto a avoué un problème lors du "processus de fertilisation en laboratoire", qui concernerait un tiers des agriculteurs ayant acheté les semences. La firme a aussi annoncé qu'elle indemnisera les paysans pour les pertes subies, sans en avoir encore évalué le coût. Un directeur de Monsanto en charge de l'Afrique, Kobus Lindeque, a déclaré que sa compagnie allait "revoir les méthodes de production de graines pour les trois variétés impliquées, et que des ajustements seraient effectués". Sous vos applaudissements...


> Jusqu'à 80% des productions anéanties


> Sur 1000 agriculteurs qui ont utilisé les semences modifiées, 280 déclarent avoir subi des dommages, jusqu'à 80% de la récolte pour certains. Mais Marian Mayet, directrice du Centre Africain sur la Biosécurité (Johannesburg), conteste les chiffres, elle demande l'ouverture d'une enquête indépendante et un moratoire immédiat sur toutes les cultures OGM. "Monsanto dit qu'ils ont fait une erreur de laboratoire, mais nous disons que c'est la technologie elle-même qui est un échec. Il est impossible de faire une 'erreur' avec trois variétés différentes de maïs" a-t-elle déclaré.


> L'Afrique du Sud est un précurseur en matière d'OGM, ayant autorisé la culture et la consommation du maïs transgénique Monsanto au même moment que les Etats-Unis. Le gouvernement n'impose aucune législation particulière, ni au niveau de la production, ni au niveau de l'étiquetage. Le maïs est, en Afrique du Sud, un des produits les plus consommés. La faiblesse de la récolte de cette année menace l'équilibre alimentaire de la région.


> Les trois variétés de maïs OGM sont censées, selon les brochures de Monsanto, lutter contre les mauvaises herbes et augmenter les rendements. Raté.


> (*) Bug, traduction française : punaise, insecte, parasite, microbe. Un comble pour des OGM voués à lutter contre ce genres de bestioles !


> (Sources :
digitaljournal.com via LibertesInternets, Monsanto.co.za, Monsantoblog.com)

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

Partager cet article
Repost0
9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 07:08
Jeudi 9 avril 2009



Les revenus démesurés
des grands patrons français


REPRISE d’ARTICLE via Le Grand Soir

Les patrons les mieux rémunérés de France touchent entre trois siècles et 1200 ans de Smic… par an

Les revenus annuels des grands patrons français font dans la démesure. Leurs émoluments sur l’ensemble de l’année vont de trois siècles à plus d’un millénaire de Smic brut…, selon les données 2007 du magazine l’Expansion. Ils vont de 4,4 millions d’euros pour Benoit Potier (Air liquide) à 18 millions d’euros pour Pierre Verluca (Vallourec). Ces revenus totalisent les salaires fixes et variables, les plus values réalisées des stocks-options [1], les jetons de présence [2] et les dividendes [3].

Pour la moitié des salariés français qui touchent un salaire net inférieur à 1 555 euros mensuels, même si les inégalités sont largement acceptées, ces niveaux sont difficilement concevables. Ils sont hors normes : ils vont bien au-delà de ce qu’un individu peut dépenser au cours d’une vie pour sa satisfaction personnelle, même en accumulant les palaces, les yachts ou les grosses voitures. Ils garantissent surtout un niveau de vie hors du commun du reste de la société de génération en génération, et permettent de se lancer dans des stratégies d’investissement personnelles (entreprises, collections artistiques, fondations, etc.).

Les données pour 2008 ne sont pas disponibles, mais ces revenus devraient être en nette diminution pour la majorité, compte-tenu de la chute des actions et du frein mis sur les différents types de bonus. Mais même après cette baisse, ces revenus demeureront considérables. Bien supérieurs à ce que le talent, l’investissement personnel, la compétence, le niveau élevé de responsabilités ou la compétition internationale pourraient justifier.


Les revenus des grands patrons français en 2007 [4]

 

  Société Revenus annuels [5]
en millions d’euros
Progression 2006/2007 en % En années
de Smic [6]
Pierre Verluca Vallourec 18,12 + 2 312 1 192
Gérard Mestrallet Suez 15,54 + 364 1 022
Xavier Huillard Vinci 13,10 + 552 861
Henri Proglio Veolia
Environnement
7,33 + 207 482
Henri de Castries Axa 5,53 + 22 364
Jean-Bernard Lévy Vivendi 5,42 + 129 356
Daniel Bouton Société
Générale
5,24 - 52 345
Jean-Paul Agon Oréal 5,03 + 27 331
Martin Bouygues Bouygues 4,99 + 69 328
Benoit Potier Air liquide 4,37 + 52 287

 

Source / auteur : http://www.inegalites.fr/

Notes

[1] droits attribués aux salariés d’acquérir des actions de leur société sous certaines conditions, notamment avec un rabais, ce qui leur procure une plus value quasi certaine lors de la revente.

[2] rémunération accordée aux présidents directeurs généraux, directeurs généraux et administrateurs, membres des conseils de surveillance de sociétés anonymes. Leur montant est, en principe, calculé en fonction de leur assiduité aux réunions.

[3] revenus des actions

[4] Source : Magazine l’Expansion - 27 mai 2008

[5] Salaires fixes et variables, plus-values réalisées des stocks options, jetons de présence, dividendes ( revenus des actions).

[6] Smic brut moyen 2007


http://goudouly.over-blog.com/article-29797263.html

Partager cet article
Repost0
9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 06:07

 Scandale absolu !


A Taïwan, les bébés morts et les foetus peuvent être achetés
50 à 70 dollars aux Hôpitaux ! Et ensuite, mangés !!!


________________________________________________________________________________________________________





Des livres à lire
pour comprendre
la situation internationale :



Ce livre de Michel Collon traite
quatre grands problèmes du monde actuel :



1. C'est l'Histoire inconnue du pétrole. Comment il a déterminé notre Histoire. Comment il déterminera les grands conflits des années à venir.

2. C'est un résumé de l'Histoire de l'Amérique du Sud. Révélant les mécanismes de pillage du tiers monde, qu'occultent les manuels et les médias officiels.

3. C'est une analyse de la stratégie des Etats-Unis pour dominer le monde. Exposant les mécanismes et les lieux de pouvoir des multinationales. Que préparent-elles ?

4. Mais c'est aussi le récit, par un observateur privilégié, de la formidable aventure du Venezuela, qui suscite craintes et espoirs en Amérique latine et dans le monde entier. La « Solution Chavez » fonctionne-t-elle ? Peut-on vaincre la pauvreté ?



A l'occasion de la sortie prochaine
du livre de Michel Collon
"Les 7 péchés d'Hugo Chavez"


Chers amis,

Investig'Action a le plaisir de vous annoncer la sortie début mai du livre "Les 7 péchés d’Hugo Chavez", écrit par Michel Collon.

Les thèmes ? Pétrole au Venezuela, au Moyen-Orient et dans la politique internationale, Amérique latine, multinationales, stratégie des USA pour dominer le monde, relations Nord-Sud, rôle des médias, causes de la pauvreté, alternatives et espoirs pour le Moyen-Orient, l'Afrique ou l'Europe, solidarités entre les résistances...

Tous nos lecteurs recevront bientôt un message qui présentera le contenu de ce livre et comment se le procurer. Pour l'instant, ce message s'adresse seulement aux associations et groupes qui souhaitent organiser avec Michel Collon un débat sur ces questions. Une tournée de débats aura lieu en mai et juin en France, en Suisse et en Belgique.

Si votre association est intéressée, veuillez le signaler dès que possible à contact@investigaction.info (si vous nous avez déjà contactés à ce sujet, pas besoin de réécrire)

Merci pour votre intérêt !

L'équipe Investig'Action



_____________________________________________________________________________


L' Atlas Alternatif :


" Il ne s'agit pas vraiment d'un "atlas" - la cartographie est extrêmement médiocre -, mais d'une sorte de dictionnaire de l'état du monde du point de vue des enjeux géostratégiques et des opérations impérialistes de domination de zones de la mondialisation. L'ouvrage est collectif et rassemble des auteurs compétents de niveau universitaire, pas tous "spécialistes" au sens professionnel de la géopolitique ou de la géo-économie, mais bons connaisseurs des dossiers qu'ils traitent, par expérience vécue de terrain et longue pratique de la littérature savante sur leur sujet respectif. Certains sont de grands universitaires reconnus, qui ne se seraient pas compromis dans un ouvrage non-scientifique. Tous déploient culture du sujet et exigence rationaliste critique devant les partis pris idéologiques cachés des sciences politiques dominantes et du journalisme officiel. Pour le prix modique, le lecteur se mettra rapidement au courant de points généralement occultés dans les médias, qui peuvent l'éclairer sur les vrais enjeux du "choc des civilisations" et des combats de "l'axe du bien" auto-proclamé. On trouvera peut-être certains jugements discutables, encore qu'en général, ils soient plus proches de la vérité que ceux qu'on entend partout sur les plateaux "sérieux". De toutes façons, c'est un instrument indispensable à une réflexion équilibrée sur les grands sujets d'actualité: Iran, Palestine, Liban, Venezuela, Cuba, etc. L'ouvrage, structuré par régions du monde continentales ou sub-continentales, est facile d'usage et ses fiches claires et relativement courtes. On trouve aussi des bibliographies avec liens internet. "



Pour commander l'Atlas alternatif  (2)






Du même auteur,

Pour commander « 10 ans sur la planète résistante »


Voici le témoignage de Frédéric Delorca, trente-huit ans, qui raconte à la première personne son engagement dans un combat anti-impérialiste. En 1998, la rencontre d un jeune Serbe sur Internet lui fait prendre conscience de la désinformation générale qui règne dans les médias français et dans la société autour de la guerre du Kosovo. Pour lutter contre le bombardement de la République fédérale de Yougoslavie, puis contre l embargo, il crée un site alternatif et milite aux côtés d intellectuels européens connus comme Pierre Bourdieu, et de consciences plus anonymes. Après la chute de Milosevic en septembre 2000, l alignement de Belgrade sur les positions occidentales refroidit le militantisme anti-OTAN. Mais les connaissances acquises et les pratiques explorées dans ce premier combat vont nourrir un engagement contre les autres guerres de la globalisation, après le 11 septembre 2001 : Kaboul, Bagdad. Une lutte pour sortir du néo-colonialisme et de l ethnocentrisme. Auteur d un essai et d un « atlas alternatif », Frédéric Delorca défend le choix difficile du refus de la résignation. Grâce au « Je » du témoin, le lecteur peut s identifier au narrateur et se poser, en miroir, les questions qui le taraudent
.


Partager cet article
Repost0
9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 05:30
 Netanyahu Obama et l'Iran - drapeaux mêlés.jpg


L’arrivée au pouvoir de Benjamin « Bibi » Nétanyahou a fortement accru la possibilité d’attaque israélienne contre l’Iran. Mais qu’on ne s’y trompe pas : si Israël lance une attaque, ce ne sera pas pour éliminer le programme de fabrication d’armes nucléaires en Iran, mais bien plutôt pour porter un coup à la politique étrangère que l’administration Obama a commencé à mettre en place, centrée sur l’élaboration d’un plan de paix entre Israéliens et Arabes et l’ouverture d’un dialogue avec l’Iran.

 

Le 23 mars, Lyndon LaRouche mettait en garde contre le danger d’un scénario d’« allié en rupture de ban »,qui verrait l’Etat hébreu lancer une guerre contre l’Iran. « Nous avons un allié, Israël, qui n’est plus capable de se comporter rationnellement, dit-il. C’est un cabinet de guerre qui s’est constitué en Israël, avec [l’ancien ministre de la Défense Ehoud] Barak, du Parti travailliste – celui-là même qui dirigea l’attaque contre Gaza. »


LaRouche compare l’attitude à adopter vis-à-vis du gouvernement israélien avec les précautions qu’on prendrait avec un malade mental appartenant à la famille. Le scénario d’attaque contre l’Iran est également promu par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.


Sans perdre une minute, Bibi menaça l’Iran dès l’investiture de son gouvernement à la Knesset israélienne, le 30 mars. Après quelques sophismes sur« une paix durable », il délira : « Le plus grand danger pour l’Etat d’Israël et toute l’humanité viendra d’un régime radical essayant de s’équiper d’armes nucléaires. »
 

Le lendemain, le journaliste Alouf Benn s’interrogeait ainsi dans Ha’aretz : « Son retour au poste de Premier ministre signifie-t-il forcément qu’Israël est plus proche d’une guerre contre l’Iran ? Dans les cercles politiques, la réponse est oui. Nétanyahou au poste de Premier ministre rapproche Israël d’une guerre contre l’Iran. Des hommes politiques en relation avec lui disent qu’il a déjà décidé de détruire les installations nucléaires iraniennes. »


Alouf Benn ajoute que « Nétanyahou compte sur Barack Obama et sur leur rencontre le mois prochain, où il lui dira que l’histoire jugera de sa Présidence à la façon dont il aura traité le programme nucléaire iranien ».


Dans les jours précédant l’investiture d'Obama, les médias israéliens et internationaux répercutaient la nouvelle d’une attaque qu’Israël aurait menée en janvier dernier contre un convoi de camions au Soudan, soupçonné de transporter des armes fournies par l’Iran et destinées au Hamas dans la bande de Gaza. Bien qu’aucun gouvernement (y compris celui d’Israël) n’ait officiellement confirmé le raid, la couverture médiatique a fait résonner les tambours de guerre contre l’Iran, au moment précis où une délégation iranienne était accueillie à La Haye, pour une grande conférence internationale organisée par les Etats-Unis sur la question de l’Afghanistan.


Citant des sources israéliennes restées anonymes, le magazine Time rapportait que« des douzaines d’avions » avaient participé à l’opération, à 1600 km de Tel Aviv. Le fait que cette distance soit identique à celle qui sépare Tel Aviv de Téhéran n’est pas passé inaperçu, en guise d’avertissement à l’Iran.


Alors que Bibi a formé une improbable coalition réunissant pas moins de six partis et un cabinet de trente ministres, la politique en matière de guerre sera déterminée par le cabinet de sécurité, qui est le vrai cabinet de la guerre. Si les noms ne sont pas encore officiellement connus, le Ha’aretz du 1er avril estime qu’il sera sans doute composé de Nétanyahou, du ministre de la Défense Ehoud Barak, du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, tenant de la ligne dure, et de l’ancien chef d’état-major général de Tsahal et actuel ministre aux Affaires stratégiques Moshe Yaalon, autre ardent défenseur d’une attaque contre l’Iran.


AMI-France -08 Avril 2009

http://www.marcfievet.com/article-30038503.htmlpeut détruire Obama grâce à...





Younes Salameh
 
Une nouveau rapport d’Amnesty International demande aux Etats Unis de stopper l’approvisionnement d’Israël en armes. L’organisation insiste en effet sur les violations du droit international qui découlent de l’utilisation de ces armes contre les Palestiniens [1].


L’appel d’Amnesty intervient alors que l’organisation révèle la livraison à Israël d’un vaste lot de munitions en provenance des Etats-Unis. Dès lors, cela pose la question de savoir si le Président Obama agira pour empêcher que les États-Unis alimentent encore les attaques israéliennes contre les civils comme ce fut le cas lors de l’opération ‘plomb durci’’


Selon les informations d’Amnesty International, le cargo allemand ‘’Wehr Elbe’’, sous contrôle de l’armée américaine, a accosté et déchargé sa cargaison de plus de 300 conteneurs au port israélien d’Ashdod, à seulement 40 km au nord de la bande de Gaza.


Le navire allemand a quitté les Etats-Unis pour Israël le 20 Décembre, une semaine avant le début des attaques israéliennes sur la bande de Gaza. A son bord se trouvait 989 conteneurs de munitions pour un poids total estimé à 14.000 tonnes.


« Juridiquement et moralement, ce transfert d’armes des États-Unis devrait avoir été interrompu par l’administration Obama compte tenu des nombreuses preuves qui soulignent que du matériel militaire et des munitions de ce type ont été récemment utilisée par les forces israéliennes de crimes de guerre", a déclaré Brian Wood. « La fournitures d’armes dans ces circonstances est contraire aux dispositions de la loi américaine."


A propos du Wehr Elbe, un porte parole du Pentagone a confirmé a Amnesty International que ‘’ le déchargement de l’ensemble de l’expédition de munitions des États-Unis a été réalisé avec succès à Ashdod [Israël], le 22 Mars’’.




Le porte-parole a déclaré que la cargaison était un stock prévisionnel de munitions pour Israël. Dans le cadre d’un accord entre les deux pays, ce stock de munition pourrait être transféré a l’armée israélienne en cas de besoin.

Un autre responsable américain a déclaré à Amnesty International que l’utilisation par Israël d’armes américaines au cours du conflit à Gaza est actuellement examinée. Il s’agit de vérifier qu’Israël est bien en conformité avec la loi américaine.


‘’Il y a un risque important que les nouvelles munitions aient été utilisées par l’armée israélienne pour commettre des violations du droit international, comme celles commises à Gaza’’ a affirmé Brian Wood d’Amnesty International.

"Nous exhortons tous les gouvernements d’imposer une suspension immédiate et complète des ventes d’armes à Israël, ainsi qu’a tous les groupes armés palestiniens jusqu’à ce qu’il n’y ait plus un risque important de graves violations des droits humains."


Les États-Unis a été de loin le plus grand fournisseur d’armes à Israël entre 2004 et 2008. Le gouvernement s’est engagé à fournir 30 milliards de dollars en aide militaire à Israël, malgré la mauvaise utilisation flagrante des armes et des munitions à Gaza et au Liban par les Forces de défense israéliennes.

Selon un responsable américain, le président Obama n’a pas l’intention de réduire les milliards de dollars promis à Israël dans le cadre d’un nouveau contrat de 10 ans a décidé en 2007 par l’administration Bush. Ce nouveau contrat officialisait une augmentation de 25 pour cent de l’aide par rapport au dernier contrat.


Rappelons qu’un rapport d’Amnesty International avait mis en avant les crimes de guerres commis aussi bien par l’armée israélienne que par des groupes armées palestiniens lors de l’attaque de la bande de Gaza.

Dès le 15 janvier, l’organisation avait appelé tous les gouvernements à suspendre le transfert d’armes a toutes les parties du conflit afin de prévenir de futures violations du droit international.

 

publié par PNN

http://french.pnn.ps/index.php ?option=com_content&task=view&id=3745&Itemid=1

note : CL, Afps

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-30001901.html

______________________________________________________________



L'Arabie saoudite a exhorté aujourd'hui la communauté internationale, et les Etats-Unis en particulier, à faire pression pour que le nouveau gouvernement israélien renonce à ses "politiques dangereuses" qui menacent selon elle les efforts de paix.

"Il apparaît désormais clairement qu'on ne peut pas attendre d'Israël, qui a jusqu'à présent frustré tous les efforts de paix, et dont le nouveau gouvernement a annoncé des politiques dangereuses, qu'il change de lui même sa position", a déclaré le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal.

"La communauté internationale, et notamment les Etats-Unis, doit faire preuve de fermeté pour amener Israël à changer sa politique, qui enfreint le droit international et est contraire aux exigences de la paix", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse commune avec le secrétaire britannique au Foreign office, David Miliband.

Saoud al-Fayçal a rappelé que les Etats arabes continuaient d'appuyer l'initiative de paix arabe, adoptée en 2002 et relancée en 2007, qui prévoit une normalisation des relations entre les pays arabes et Israël en échange du retrait israélien des territoires arabes occupés depuis juin 1967, la création d'un Etat palestinien avec Jérusalem-est pour capitale et un règlement "équitable et agréé" de la question des réfugiés palestiniens.

Il a toutefois ajouté que des "remarques négatives" de membres du gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu ne favorisaient pas le processus de paix.

- AFP dépêche d'agence
16:12 La politique israélienne est « dangereuse »
http://www.juif.org/societe-israel/94158,1612-la-politique-israelienne-est-dangereuse.php



- ÉTATS - UNIS : Il serait "malavisé" pour Israël d'attaquer l'Iran estime Biden


Interrogé par CNN, le vice-président américain Joe Biden a estimé qu'il serait "malavisé" pour le gouvernement israélien récemment formé par Benjamin Netanyahou d'attaquer l'Iran, précisant que l'éventualité était peu probable.



Une semaine après la formation d'un gouvernement israélien de droite, des divergences apparaissent avec Washington sur la finalité d'un règlement de...
Une semaine après la formation d'un gouvernement israélien de droite, des divergences apparaissent avec Washington sur la finalité d'un règlement de paix avec les Palestiniens, au risque d'une confrontation diplomatique entre alliés. Par delà le malaise suscité par des déclarations controversées du ministre israélien des Affaires étrangères, l'ultra nationaliste Avigdor Lieberman, un désaccord de fond se dessine sur la question clé de la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël.
http://www.juif.org/diplomatie-moyen-orient/94141,premieres-divergences-entre-israel-et-les-etats-unis-sur-la-palestine.php



___________________________________________________________


Une pensée pour Salah ...


"Ma rencontre avec Salah Hamouri"
Le député honoraire Jean-Claude Lefort a pu rencontrer, pour la seconde fois, Salah Hamouri, détenu en Israël. Il livre son récit à humanite.fr "Devant séjourner dans la région au début du mois de février, j'ai obtenu l'accord de rendre une seconde visite à Salah Hamouri, cette fois dans sa « (...)


http://www.legrandsoir.info/spip.php?article8117

Partager cet article
Repost0
9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 05:23


LaRouche : l’accord du G-20 doit être rejeté
mercredi 8 avril 2009 (22h35)


2 avril 2009 (LPAC) – Suite à la publication du communiqué officiel du G-20 à Londres, Lyndon LaRouche déclara : « Ce qu’ils proposent revient à recommander du cyanure pour guérir un mal de tête. C’est un remède qui achève le malade. »

Il faisait allusion à la supposition sous-tendant l’ensemble du communiqué, énoncée dans le troisième point : « Nous pensons que la seule fondation authentique pour une mondialisation soutenable et une prospérité en croissance pour tous, est une économie mondiale ouverte, fondée sur les principes du marché, une régulation efficace, et des institutions mondiales fortes. » Plus loin, le communiqué poursuit : « Nous entreprenons une expansion fiscale concertée sans précédent (…) qui, dès la fin de l’an prochain, s’élèvera à 5000 milliards de dollars, augmentera les rendements de 4%, et accélèrera la transition vers une économie verte. »

LaRouche qualifia ces déclarations de « confessions d’une assemblée de malades mentaux ».

« C’est du fascisme à la sauce d’Oswald Mosley. Mosley serait extasié, tout comme H.G. Wells, qui le soutenait en 1933. A cette époque, les alliés de la City de Londres à Wall Street soutenaient Mussolini, comme le faisait le grand pragmatiste américain, John Dewey. Ils soutenaient aussi Hitler, comme un Mussolini allemand.

« C’est du fascisme combiné à de la folie. C’est un cas où l’esprit criminel dégénère dans la folie.

« J’espère qu’il y aura suffisamment d’hommes et de femmes patriotes dans le Congrès des Etats-Unis pour empêcher l’adoption de cet accord. Cela impliquerait la mort des Etats-Unis et de beaucoup plus. Cela doit être tout de suite arrêté. »

Malheureusement, si Roosevelt rejeta à son époque le projet fasciste de gouvernement mondial de H.G. Wells (décrit dans son livre The Open Conspiracy), le Président Obama a fait exactement le contraire.

En effet, lors d’une conférence de presse après la clôture du G-20, Obama approuva l’ensemble du programme de Gordon Brown, exprimant personnellement sa reconnaissance envers le travail de Brown et de toute son équipe. De plus, il s’est glorifié d’avoir lui-même jouer un rôle décisif pour « établir un consensus ».

LaRouche souligna que les Britanniques l’avaient dupé précisément grâce à cette image d’artisan du consensus qu’il a de lui-même. La conséquence en est que Obama est « sur le point de s’effondrer. [Les Britanniques] n’avaient pas besoin de le contrôler, puisqu’il pouvait se contrôler lui-même. C’est tragique. »

« Un tel accord ne peut être admis », dit LaRouche. « S’il l’était, cela pourrait très bien provoquer des émeutes aux Etats-Unis, une rupture de la nation et du terrorisme. On doit donc le rejeter. Les Etats-Unis ne doivent signer aucun traité dans cet esprit. Aucun patriote n’autorisera à ce qu’il soit confirmé, qu’il soit démocrate ou républicain. Signer cela reviendrait à trahir les Etats-Unis.

« Voici une autosatisfaction dont le Président pourrait se remettre, mais ce n’est pas le cas de la nation. Le prix de cette autosatisfaction est trop cher à payer. Personne n’a le droit d’utiliser son ego de cette façon. Notre pays et l’humanité ne peuvent pas être mis en péril parce que Obama veut gagner un concours de popularité. »

 

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article83879

http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/article-30038018.html 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche