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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 06:24

Vu de Chine : La cause véritable de la crise financière et le moyen de la résoudre

arton2613127 mars 2009La Chine, par la voix de Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la banque centrale, a mis les points sur les i(voir article du quotidien du peuple en deuxièmpe partie). Elle n’est pas prête à subir la perte de ses réserves de changes sans réagir. Il faut réformer le système monétaire international et mettre fin à l’irresponsabilité du pays émetteur de la devise internationale, a-t-il indiqué dans une tribune fort remarquée publiées par le site web de la banque de Chine. Il est vrai que les antécédents américains ne sont guère rassurants. En 1971, les USA qui avaient - déjà - très libéralement fait appel à l’émission de papier monnaie pour financer la guerre du Vietnam, mettent fin à la convertibilité en or du dollar, et du même coup aux accords de Bretton Woods qui garantissaient la stabilité du système monétaire international. La période de désordres qui s’en est suivie n’est toujours pas refermée.

Dans les années 1980, la hausse massive des taux décidée par Volcker pour juguler l’inflation avait provoqué la ruine des pays émergents, endettés à taux variable. 25 ans plus tard, le Lesotho consacre plus au remboursement de la dette contractée alors qu’à la totalité de son budget d’éducation. En 1985, les accords du Plaza, actant la décision de déprécier le dollar seront la cause d’un rapatriement massifs des capitaux japonais résultants de sa balance commerciale excédentaire, dont le retour déclenchera la bulle spéculative qui mettra le pays à genoux durant dix ans. Aujourd’hui, la Chine, qui ne pourra sans doute pas sauver son pactole, se saisit de l’occasion qui lui est offerte et semble vouloir prendre la tête d’un mouvement de contestation de la prééminence occidentale - et au premier chef américaine - dans le système monétaire international. Le prix à payer risque d’être élevé, mais l’objectif le justifie, et les émergents ; las de subir les ondes du choc du centre, pourraient lui apporter leur soutien. Le Quotidien du Peuple s’est entrenu avec un économiste chinois de ces questions.

 

 
Le Quotidien du Peuple s’entretient avec Wang Jianye, économiste en chef de la Banque Import-Export de Chine,, 27 mars 2009


Question : L’article a-t-il pour seul but, comme le prétendent certains commentaires, d’instaurer une nouvelle monnaie de réserve ?


Réponse : Certaines personnalités du milieu des commentateurs outre-mer s’intéressent seulement à une partie des sujets des deux articles en question, comme l’idée de créer à long terme une « nouvelle monnaie de réserve ». Moi, je pense que les reportages étroits, bornés et unilatéraux répandent des erreurs de compréhension quant aux sujets des deux articles et ils n’ont pu reconnaître pleinement la contribution idéologique apportée par Zhou Xiaochuan et d’autres experts chinois pour faire face à la plus grande et plus grave crise survenue depuis la grande dépression des années 30. La contribution importante de l’article c’est d’avoir indiqué la cause de la crise et de proposer ensuite le moyen de la résoudre.


Question : D’après le sujet de l’article, quelle est en fin de compte la cause de la crise financière ?


Réponse : Zhou Xiaochuan indique dans son article qu’il existe dans le système monétaire international actuel des inconvénients et des limites à caractère systématique qui sont des facteurs qui provoquent la crise. Bref, dans le système monétaire international existant, la politique monétaire adoptée par le pays qui émet la principale monnaie de réserve pourrait produire de graves conséquences à travers toute notre planète. Du fait de la négligence de ces effets extérieurs par les autorités monétaires concernées lors du processus de réalisation de leur objectif politique intérieur légal, c’est pourquoi la politique qu’elles adoptent pourrait provoquer une instabilité mondiale.


D’autre part, le système monétaire international existant ne peut refléter les profonds changements survenus ces dernières années au sein de l’économie mondiale, c’est la raison pour laquelle il est désuet et ne s’adapte plus à la réalité actuelle. Dans les années 80 du siècle dernier, il suffisait que les banques centrales du Groupe des sept ou du Groupe des trois interviennent conjointement pour influencer le taux de change des principales monnaies de réserve pour pouvoir promouvoir le réajustement international. Mais, ce n’est plus le cas maintenant et il est impossible de faire de même.


Question : A la veille de la tenue du Sommet du Groupe des vingt, quels moyens pourrons-nous proposer pour résoudre la crise ?


Réponse : En ce qui concerne les moyens susceptibles de résoudre la crise, les sujets-clés de l’article se reposent sur deux points : primo, il faut établir à court terme un mécanisme adéquat, ce qui permettra d’assurer que les pays qui émettent les principales monnaies de réserve tiennent compte de l’influence mondiale lorsqu’ils adoptent et appliquent leur politique monétaire ; secundo, il faut instaurer à long terme un système monétaire international qui pourra garantir et favoriser le développement durable et continu de l’économie mondiale. Dans tout ce processus, le Fonds monétaire international (FMI), qui est en train d’accélérer la réforme de sa structure de gestion et de contrôle, joue un rôle important et ne peut se soustraire à sa responsabilité quant à la prévention et au traitement de la crise, et surtout en ce qui concerne l’empêchement de l’apparition du phénomène de déséquilibre financier non durable provoqué par la politique financière et monétaire mise en place par les pays qui émettent les principales monnaies de réserve.


Pour le moment, dans les principaux pays où il se produit souvent le déficit financier, les dettes des départements publics s’accroissent rapidement et les monnaies de base augmentent continuellement avec un rythme de croissance encore plus rapide, alors qu’autrefois, c’était justement ce phénomène qui a plongé ces pays dans le bourbier. Dans l’intérêt du monde entier, le Sommet du Groupe des Vingt qui aura lieu prochainement à Londres doit déterminer la vraie cause de la crise financière et établir les moyens pour la résoudre. Pour faire face à la crise, les pays à marché émergent et les pays en voie de développement ont apporté une importante contribution financière, alors que leur contribution idéologique est également importante et précieuse.


Sur le web :

Zhou Xiaochuan : Reform the International Monetary System

Zhou Xiaochuan : On Savings Ratio
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Publication originale Quotidien du Peuple, révision Contre Info

Illustration : Zhou Xiaochuan, gouverneur de la banque centrale de Chine

La Chine appelle à la restructuration complète du système financier
Le ministre chinois des Finances Xie Xuren a souligné mercredi l’importance de la réforme générale du système financier mondial pour diversifier les devises internationales, améliorer la réglementation et permettre aux pays en développement d’avoir une plus grande participation dans les décisions économiques.

La crise financière mondiale a révélé certains écueils du système financier actuel et a souligné l’urgence d’une action de révision efficace et à grande échelle, a affirmé Xie dans une déclaration sur le site web du ministère des finances mercredi soir.

Ses commentaires surviennent avant l’ouverture du sommet du groupe des 20 (G 20) qui doit se tenir à Londres la semaine prochaine. Lors de cette réunion, les dirigeants des 19 pays développés, avec notamment ceux de l’UE, et des pays en développement discuteront des solutions pour remédier à la crise.

Les mesures devraient être prises pour diversifier le système monétaire international et coordonner les politiques monétaires des différents pays pour maintenir la stabilité des taux de change des principales monnaies, a dit Xie.

Ses remarques surviennent après la proposition du gouverneur de la Banque centrale Zhou Xiaochuan concernant la création d’une monnaie de réserve internationale.

Lorsque la monnaie d’un pays est utilisée comme monnaie de réserve mondiale, il y a souvent des contradictions entre les objectifs de la politique monétaire de ce pays et les besoins des autres pays, a mentionné Zhou dans un article publié sur le site web de la Banque populaire de Chine.

Xie a dit que la réforme devrait en particulier renforcer la surveillance des politiques économiques et des marchés financiers des pays dont les devises sont les principales monnaies de réserve.

Il a également appelé à un meilleur suivi des flux mondiaux de capitaux et du règlement des institutions financières et les intermédiaires.

Par ailleurs, Xie a insisté que le calendrier des projets dans ce sens doit être mis en place dès que possible pour réformer le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. Ainsi, les pays en développement auront une plus large participation dans ces institutions.

La Chine soutient les efforts du FMI et d’autres institutions financières internationales pour mobiliser des fonds plus importants, mais l’augmentation de la masse de financement doit trouver un bon équilibre entre les droits et les obligations, et être utilisée plus efficacement pour aider les pays en développement à faire face à la crise, a-t-il noté.

La gestion des institutions financières internationales devrait inclure une plus grande proportion de fonctionnaires des pays en développement, a dit Xie.

Il a appelé à avoir plus d’aide financière et technologique de la part des pays développés pour les régions frappées par la pauvreté afin d’atténuer l’impact qu’a eu la crise financière sur elles.

“La crise financière mondiale n’a pas encore atteint le point le plus bas… Elle a freiné l’économie mondiale et a fait plonger certains pays dans la récession, en lançant un grand défi à leur développement”, a-t-il dit. “Les pays de la communauté internationale doivent se donner la main et augmenter leur confiance mutuelle pour faire face aux difficultés.”

 

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

http://socio13.wordpress.com/2009/03/29/vu-de-chine-la-cause-veritable-de-la-crise-financiere-et-le-moyen-de-la-resoudre/

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Published by Eva R-sistons - dans Comprendre le monde
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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 06:18


Monoprix de Toulouse :
la propriété, c’est le vol !

J’ai rencontré les « autoréducteurs »
de l’ultra-gauche à Toulouse -


 Et pourtant la Garonne coule toujours dans le même sens...


Toulouse est ce que l’on pourrait appeler une ville de province. Il y en a quelques-unes de ce genre là en France, comme Lyon, Marseille, Bordeaux ou Cosne-sur-Loire. J’ai découvert cela il y a peu. Et j’adore. Pour s’y rendre il faut quitter Paris dans des trains, qui sont de longs véhicules très confortables, fonctionnant à l’énergie nucléaire. C’est l’aventure ! Et dans les villes de province il y a des provinciaux, qui sont des français presque comme les autres, mais avec des accents amusants et un mode de vie grégaire parfois pittoresque, mais somme toute assez proche de l’homo sapiens parisien de Saint-Germain des Prés. J’ai passé le week-end à Toulouse, chez une amie artiste-peintre, qui a épousé un fonctionnaire de police syndiqué. Cela faisait longtemps que j’avais promis de leur rendre cette visite de courtoisie.


Le voyage en TGV fut assez pénible, puisque je dus supporter la logorrhée fatigante d’Otto, un militant anarchiste de la C.N.T. qui venait dans la ville rose pour suivre un « stage de désobéissance », et qui m’assaisonna durant tout le voyage de sentences libertaires pompées dans « L’Insurrection qui vient ». Même en classe affaire, la SNCF n’assure plus la qualité du voisinage… C’est vers onze heures du matin que je suis arrivé en gare de Toulouse-Matabiau. Comme je ne pouvais dignement pas me présenter les mains vides chez mes hôtes, il me parût de bon aloi d’acheter quelques victuailles avant de me diriger vers la place du Capitole. J’aperçus, au loin, le logo de l’enseigne Monoprix. Un « Monop’ » chic et branché… autant dire une petite parcelle de Paris en plein Toulouse. L’endroit idéal pour acheter une bouteille de Dom Pérignon, un bloc de foie gras et un bouquet de roses, juste avant d’arriver chez des amis.


Mais c’était un jour de manifestations dans Toulouse. Otto me l’avait expliqué en arrivant : la ville était en pleine ébullition ces derniers temps, dans le contexte de la « grogne » étudiante, et sous l’impulsion des bouillonnants mouvements libertaires d’ultra-gauche. Il ne se passait pas une journée sans que la contestation gronde sur les bancs de l’université du Mirail ou dans les rues de la ville rose. Pardon, de la « ville rouge ». Il ne se passait pas une semaine sans que les groupuscules anti-capitalistes ne mènent des opérations militantes « coup de poing », tantôt festives tantôt violentes, dans les rues de Toulouse pour effrayer-le-bourgeois, et faire parler de leurs causes confuses et imbriquées. Bref, c’était un peu le boxon en Midi-Pyrénées. La Garonne coulait toujours dans le même sens, mais les révolutionnaires tenaient le haut du pavé. D’ailleurs, dans la rue que j’arpentais en direction du Monoprix, se tenait une énième manifestation. La confrontation entre les jeunes et les CRS ne manquait pas de virilité.

 Les canettes commençaient à voler gracieusement, et les gazeuses lacrymo à hennir de plaisir. Pour autant, la rue n’était pas bouclée et les commerçants n’avaient pas encore baissé leurs rideaux. Les manifestants étaient plutôt jeunes. Essentiellement des étudiants engagés, et des pourvoyeurs professionnels de désordre. Keffiehs avantageux. Punks-à-chiens. Midinettes anti-racistes en psycho. Décroissants babas écolos à vélo. Chômeurs activistes encartés à la CGT. Profs bobos « en luttes », et à lunettes. Banderoles aux vents. « Cache-toi objet ! », « Le capitalisme nous vole ! », « Halte à la galère des sans voix ! »… Evidemment, tout ceci était un peu ridicule. Mais pas autant que les badauds ébahis qui s’agglutinaient sur les trottoirs pour prendre des photos de cette scène si habituelle, avec leurs téléphones portables.


Plus je m’approchais du Monoprix, plus le nuage de gaz lacrymogène était épais. Parfait. J’adore justement respirer l’odeur de la lacrymo au petit matin. C’est là une expérience revigorante et mâle. Quand je suis entré dans le magasin, j’eus la grande surprise d’être promptement suivi par une cinquantaine de manifestants déchaînés. L’opération devait être parfaitement calculée et – comme d’habitude – j’arrivais au mauvais moment, comme un cheveux dans un jeu de quilles. Les militants entrèrent dans le Monoprix en poussant des grognements animaux, en tuméfiant le carrelage innocent de leur piétinement cadencé, et en hurlant de concert : « Pas de panique, ceci est une opération d’autoréduction ! Au-to-ré-du-ction ! Nous allons nous réapproprier ce qui nous appartient ! Nous redistribuerons la marchandise aux plus démunis, et même aux damnés de la terre ! Promis ! N’ayez pas peur. Ce n’est pas un hold-up, c’est une opération anti-capitaliste non violente ! NON VI-O-LEN-TE ! » C’était assez habile de hurler « Pas de panique ! » avec une telle sauvagerie… le message pétrifia complètement la clientèle de ce magasin, composée essentiellement de personnes âgées, et de mères de famille psychorigides. Les activistes de l’association « Robins des bois » s’échinaient à remplir paniers et caddys de victuailles diverses. Depuis la première nécessité, jusqu’à la toute dernière... Dans le désordre le plus absolu. Les présentoirs volaient en éclat, les vigiles succombaient sous la pression, les vitrines cédaient sous le poids de la justice sociale, les caissières étaient impuissantes devant ces pilleurs gauchistes d’un nouveau genre… ces voleurs, ces rapaces, qui s’appropriaient le bien d’autrui sans payer, mais sans la moindre mauvaise conscience… et avec, même, le sentiment glorieux du « devoir social » accompli.


Les CRS ne remarquèrent pas immédiatement ce qui était en train de se jouer à l’intérieur du Monoprix. Ils se concentraient toujours sur la guérilla picrocholine qui se poursuivait dans la rue. Ils tâchaient de garder bonne figure face au harcèlement pointilliste des manifestants qui lançaient bouteilles, pavés, mobilier urbain, vélos volés et anathèmes simplistes : « Flics partout, justice nulle part ! », « Rejoignez la plate-forme de revendications du comité révolutionnaire inter-luttes ! », « Vive l’espoir ! ». Et demain je rase gratis.


Les « Robins des bois » pillaient copieusement, et avec une gourmandise qui faisait plaisir à voir en ces temps de critique tous azimuts de la société de consommation. Cette jeunesse voulait en bouffer de la marchandise, de la marque, du logo, comme en témoignait l’ardent remplissage de leurs petits paniers ; mais cette jeunesse, fille de la société du spectacle, savait aussi que tout se joue dans l’image, la représentation, et la communication … En ce sens l’un des activistes « auto-réducteurs » filmait la scène pour la postérité, et d’autres petits soldats de la grande armée anti-capitaliste distribuaient aux clients médusés des tracts explicatifs : « Le comité de lutte a voté, en AG plénière, cette opération de blocage économique du Monoprix de Toulouse, afin d’organiser une juste redistribution du bien commun aux plus démunis ». Le tract se terminait par toute une série de mesures qui avaient été votées à la dernière AG du sous-comité inter-révolutionnaire de lutte de l’Université du Mirail… comme la fermeture du camp de Guantanamo, la fin du scandale des paysans sans terre du Brésil, la légalisation du cannabis, et la salvatrice pénalisation du port de la Rolex.


Parmi ces jeunes esclaves de l’ultra-gauche, je remarquais une jeune-femme un peu punk, un peu négligée, accompagnée d’un vieux berger allemand pouilleux, qui remplissait sa besace de maquillage… « Qu’est-ce que tu fais, petite ? Tu veux que je t’aide ? » demandais-je à la demoiselle. Elle s’appelait Amanda, était étudiante en socio, mais ne savait « pas trop » où dormir ce soir car elle s’était « brouillée » avec ses parents. Pour une bête histoire de politique et de mauvaises fréquentations. Elle m’expliqua : « Vous savez, je fais tout ça pour les plus pauvres et pour laisser à mon berger allemand un monde meilleur ». Elle n’était pas gênée par la violence de l’opération : « Mais nous allons permettre à beaucoup de toulousains marginaux de survivre, malgré la crise, et le Medef et le Madoff, et Continental, et Carla Bruni… c’est noble comme action ! » Et le maquillage dérobé, Amanda ? « Mais je reste une femme… »


Je fus surpris d’apercevoir mon ami Otto parmi les « Robins des bois ». Il semblait même être l’un de leurs chefs. Il portait une sorte de béret rouge, surmonté d’une étoile dorée. Il avait collé sur son blouson de cuir plusieurs auto-collants militants… on pouvait lire sur son plastron : « Le blocage économique est l’avenir de l’homme moderne ! », « L’autoréduction n’est pas du vol ! », « Aujourd’hui à toi, demain à moi… » Il m’expliqua que ces actions alternatives, et anarchistes, n’étaient que des « réponses proportionnées au mépris du pouvoir en place et à la répression policière fasciste. » Otto serrait fermement dans ses main son exemplaire de « L’insurrection qui vient ». Il jouissait du succès de l’opération en cours. Le Monoprix était en plein saccage. Les « Robins des bois » repartaient avec des bouteilles d’alcool, des équipements informatiques, des fruits exotiques, des compacts disc… Uniquement de la première nécessité pour les pauvres du coin ! Otto n’était pas plus troublé que cela… « Ils sont jeunes et fougueux. Ils doivent encore être bien formés aux préceptes de la non violence et de l’action inter-luttes coordonnée. » Otto serrait contre son cœur le petit livre rouge de Julien Coupat. Il était heureux, et même au bord des larmes. Son bonheur ne lui permit pas de voir le stress des malheureux employés du Monoprix, dont des caissières qui s’époumonaient d’horreur : « Et vous voulez peut-être nous donner des leçons de précarité, à nous, bande de jeunes voyous ! ». Et le tout avec l’accent toulousain. Ah, je n’étais pas déçu du voyage… 

Mais il ne s’agissait pas de perdre le nord. J’étais entré ici pour acheter une bouteille de champagne à mes amis. Je la pris dans les rayonnages, sous les applaudissements de quelques « Robins des bois » respectueux des clients qui n’avaient pas encore fuit… Je pris aussi un peu de fois gras, et un bouquet de fleurs. Les caissières avaient toutes déserté. La voie était libre. Je pus sortir du magasin sans encombre. Et sans payer. Bien des jeunes activistes-pillards m’emboîtèrent le pas, heureux du succès de cette action « collective et citoyenne ». Ils avaient été heureux de manifester, ainsi, leur joyeuse détestation de l’ « argent-roi » et de « l’aliénation par le travail ».

Otto me rattrapa dans la rue, sous le feux des pavés, et me dit en souriant : « Et dis-donc, vieille crapule… tu n’as pas payé pour tout ça… Bon. Tu ne veux pas venir à la nouvelle AG inter-luttes. Nous allons aborder la question des sans papiers. Nous comptons voter pour une immigration sans entrave, et pour des quotas de 90% de ‘non blancs’ à la télévision publique. Tu viens ? ». Il eut beau me dire que la jeune Amanda, et son chien, auraient vivement apprécié que je sois présent... rien ne put me détourner de mon objectif : me rendre enfin chez mon amie artiste-peintre et son époux policier syndiqué. Otto me fit une amicale tape sur l’épaule en disant : « Adieu crapule bourgeoise ! ». Ce à quoi je répondis : « Ta gueule, anarchiste professionnel… ». Nos adieux amicaux furent recouverts par un épais nuage de gaz lacrymogène. 


http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=53712

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 06:14



Malbouffe :
les ingrédients qui tuent à petit feu

Le Point présente un très intéressant dossier sur les ingrédients les plus suspects de la malbouffe : huiles hydrogénées, parabens, édulcorants. Ce qui pose la question du rôle de la législation européenne. Nous cache-t-on ces produits ?

Ça y est, on en sait enfin un peu plus sur les ingrédients les plus suspects de nous causer du tort, ceux qu’on a du mal à lire tant ils sont codés ou incompréhensibles à qui n’a fait de grandes études de chimie et de nutrition. C’est
le Point qui est revenu cette semaine sur la "liste noire" de la malbouffe, à savoir les ingrédients précis dont on suspecte les effets cancérogènes. Jusqu’ici, on avait déjà eu deux-trois pistes, mais qui concernaient plutôt des aliments ou des types d’ingrédients génériques (les acides gras, les sodas, etc). Maintenant, on va enfin pouvoir traquer la petite bête sur les étiquettes !

 

Le dossier du Point revient sur certains éléments peu rassurants et dont on entend peu parler : par exemple, la malbouffe serait responsable de 3x plus de décès que ceux liés au tabagisme ou à l’alcool, et 30% des cancers seraient imputables à la présence (et à la consommation fréquente) d’ingrédients nuisibles. Notamment tout ces E01 etc, les conservateurs, les stabilisants, anti-oxygène, bref, tout ce qu’on ne trouve pas dans les aliments bio, entre autres. Et pour ceux qui auraient encore des doutes (les maladies étant souvent le résultat de plusieurs facteurs, dont l’alimentation), il y a en France 2 millions de diabétiques et 8 millions d’obèses. Et là, à part l’alimentation...

 

pyramide-alimentaire.png

Prenons par exemple les trois principaux suspects : l’huile de palme, le sucre et le sel. Nous en consommons, souvent à notre insu, bien plus que ce que notre organisme demande. Ainsi pour le sel, nous en consommons environ 8 grammes par jour, près de 4 fois la "dose" optimale pour l’organisme. Les plats cuisinés, frais ou surgelés, en sont truffés. Et sur les 35kg de sucre que nous ingérons chaque année, 75% sont ingérés via l’alimentation industrielle.

 

Concrêtement, le Point a classé les aliments nuisibles en plusieurs catégories, en suivant le livre du Docteur Chevallier, et que je me permets de vous retranscrire ici :

  • Le butylhydroxyanisole (E 320 et E 321). Aident à la conservation des aliments, présents dans les plats industriels et les chewing-gums
  • Les parabens (E 214 à E 219), interdits partiellement en Australie, sont présents dans toutes les pâtes (tartes, biscuits)
  • Les arômes artificiels. Dès que vous voyez ’arôme’, même ’arôme naturel’, il s’agit d’une synthèse chimique. Suspecté de créer une dépendance.
  • Les colorants (tous les E 1...). Les Etats-Unis en ont interdit certains : risques allergènes au mieux et cancérogènes au pire.
  • L’huile de palme : un vrai fléau. Présente partout car sans goût et peu chère, et même "déguisée" sous les termes "acides gras saturés", "matières grasses végétales" ou "MGV". Fait bondir le cholestérol
  • Les huiles hydrogénées : pour rendre craquants les biscuits, cornets de glaces, pâte à pizzas, etc. Extrêmement dangereuses, puisqu’on en absorbe beaucoup plus que ce que notre organisme ne peut tolérer. Résultat : maladies cardio-vasculaires. C’est typiquement l’ingrédient de la malbouffe, des plats cuisinés pas chers, de l’agro-alimentaire en général.
  • Les édulcorants (E 950, E 951, E 955) qui remplacent le sucre un peu partout, et dont personne ne connaît les effets sur la santé, mais cancérogène chez la femme enceinte et sur le foetus de rat.
  • Les nitrites (E 249 et E 250), des anti-toxines qui, transformés par l’organisme, sont cancérogènes. Ils sont dans les salaisons, les conserves.

Voilà un peu pour les ingrédients à surveiller, et si possible à bannir. Tout de même, en rédigeant ce post, je me dis que l’Europe, volontairement ou pas, a tout de même favorisé l’utilisation de ces ingrédients en cachant leurs noms affreux (quand je lis ’nitrite’, ’sulfite’, je ne pense à rien de bon) derrière un code que personne ne comprend. E214, ça ne sonne pas si dangereux que ça, et puis quel aliment n’a pas son lot d’ingrédients en E...

 

Il serait temps d’adopter une législation véritablement contraignante pour les étiquettes alimentaires, car c’est bien, du côté de l’industrie, de dissimulation dont il s’agit : on change le nom des produits pour endormir notre vigilance, on écrit ça en police 4 et tout ira bien.

 

Je pense que je noterai ces numéros de E sur un post-it que je garderai dans mon porte monnaie pour faire mes courses. Je sens que je vais devoir me séparer de quelques mauvaises et insoupconnées habitudes alimentaires !

 

Vous pouvez aussi voir mon post qui compare la malbouffe et la malfringue, également dangereuse !

 

Luc, Consommaction



http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=53725
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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 06:02

 

  




VACCINS  ET  CROYANCE

                                 La peur se vend bien

 

                                         Dr Sherri Tenpenny

 

Il est intéressant de constater comment une discussion sur les vaccinations peut rapidement devenir animée et parfois même agressive. Pareille animosité se manifesterait-elle au sujet d’un antibiotique ou d’un médicament contre la tension s’il était démontré que le médicament pouvait être dangereux ?  Il y a peu de chances. Le médicament serait retiré du marché s’il était prouvé qu’il entraîne des décès. Même s’il ne s’agissait que de soupçons, sa commercialisation serait interdite jusqu’à ce que son innocuité puisse être démontrée.

 

Il n’en va pas de même pour les vaccins. Leur  promotion est souvent assurée avec grand renfort de publicité jusqu’à ce que les statistiques démontrent qu’ils provoquent des dommages chez un grand nombre des personnes. Mais les milliers de personnes qui souffrent des effets secondaires des vaccins comparées aux millions d’individus vaccinés ne sont pas considérées comme mathématiquement et statistiquement significatives. Le fait cependant que plus d’un billion de dollars ait été consacré (aux U.S.A.) à payer des indemnités aux victimes des vaccinations, démontre clairement que la sécurité des vaccins n’est pas l’objectif essentiel qui ait été favorisé.


Pourquoi ce double critère ?

 

Ce double langage existe parce que la vaccination est fondée sur un «  système de croyances » et que le fait de remettre en cause la validité des vaccins remet en question de vieilles croyances bien ancrées. Nous CROYONS que les vaccins sont sans dangers ; nous CROYONS que les vaccins sont importants pour notre santé ; nous CROYONS que les vaccins nous protégeront des infections ; nous CROYONS que ce sont les vaccins qui ont fait décroître les maladies infectieuses dans le monde et nous voulons vraiment CROIRE que notre médecin a lu toute l’information disponible des « pour » et des « contre » et qu’il nous délivre la vérité ultime sur les vaccinations…

 

Cette croyance est en fait basée sur la foi et pas nécessairement sur les faits. L’étude de la littérature émanant du CDC (Center for Disease Control : l’ultime référence en matière d’information santé aux USA) montre cependant clairement que :

 

  1. Les études sur la sécurité des vaccins  sont limitées et n’ont été réalisées que sur des enfants en parfaite santé. Il n’a jamais été démontré qu’un vaccin était totalement sans danger. Les études sont parcellaires, limitées et n’ont été réalisées que sur des enfants en « parfaite santé » ; il n’empêche que ces vaccins sont administrés à TOUS les enfants sans tenir compte de leurs véritables conditions de santé ou de leur prédispositions génétiques. Nous avons une politique vaccinale « passe-partout » qui ne tient aucun compte des choix individuels ou des options personnelles, une politique qui a engendré une quantité énorme de problèmes pour tellement de personnes.

 

  1. Les études sur la sécurité des vaccins sont insuffisantes et incomplètes En ce qui concerne les études cliniques concernant la « sécurité », le suivi (des effets    secondaires) se limite à une durée dérisoire de 14 à 21 jours, parfois 5 jours, alors que  les problèmes complexes liés au système immunitaire peuvent prendre des semaines et même des  mois avant de se manifester. Les délais arbitraires fixés par la FDA et l’industrie pharmaceutique mettent un terme au suivi bien avant que nombre de complications soient susceptibles de se manifester. Telle est la base même du mantra habituel  « les vaccins sont sans danger », alors que les complications long terme peu connues sont ignorées.

 

  1. Les études ne font pas appel à de véritables placebos. 
    On pourrait d’emblée croire qu’une étude sur la sécurité des vaccins consiste à 
    comparer un nouveau vaccin avec un « placebo ». Quand on examine cependant ces études d’un peu plus près, on découvre que le « placebo » n’est PAS une substance  neutre, inerte comme une solution saline ou simplement de l’eau.  Le « placebo » est en fait un autre vaccin dont le « profile de sécurité est connu ». Il s’ensuit que si le nouveau vaccin révèle les mêmes effets secondaires que le « placebo », il sera considéré comme « sans danger  ».

 

  1. Les anticorps engendrés par le vaccin ne sont pas synonymes de protection.                                                                                               L’on considère que les vaccins assurent la protection grâce au développement d’anticorps. Il existe cependant de nombreuses références dans la documentation du CDC ( la plus Haute Autorité du pays en ce qui concerne les vaccins) qui montrent que les anticorps ne protègent pas nécessairement de l’infection. Ci-dessous quelques exemples repris de la presse médicale et des documents du CDC :

 

Coqueluche :  les recherches sur l’efficacité des vaccins n’ont pu montrer une corrélation directe entre la réponse des anticorps et la protection contre la coqueluche.

 

« The findings of efficacy studies have not demonstrated a direct correlation between antibody response and protection against pertussis disease.”  MMWR, March 28, 1997/Vol.46/N).RR-7,p.4.

 

Variole : Bien que l’on considère que les anticorps neutralisant reflètent les niveaux de protection, ce fait n’a pu être démontré sur le terrain.

 

Smallpox : «  Neutralizing antibodies are reported to reflect levels of protection, although this has not been validated in the field.”  JAMA, June 9, 1999, Vol. 281,N°22,p.3132.

     

            Haemophilus influenzae B (HIB) : Le rôle des anticorps pour assurer une  

            protection clinique n’est pas connu .

 

            H.Flu (HIB) : «  The antibody contribution to clinical protection is unknown.”

            HibTITER package insert:

            “ The precise level of antibody required for protection against HiB invasive disease is
               not clearly established."

   
         http://www.cdc.gov/nip/publications/pink/hib.pdf

            Le niveau précis d’anticorps nécessaires à une protection contre le HIB n’a pas  

            clairement été établi. 

 

  1. Nous voulons CROIRE que le vaccin nous protégera de l’infection. Plusieurs articles publiés dans des journaux médicaux montrent  que ce n’est pas nécessairement le cas.

 

      Quelques exemples :

 

      Coqueluche chez des enfants parfaitement vaccinés dans des Centres de soins, Israël

      Pertussis Infection in Fully Vaccinated Children in Day-Care Centers, Israël

      ( Emerging Infectious Diseases Vol.6,N°5; sept.-oct 2000)

 

      Coqueluche dans une population fortement vaccinée. Pays-Bas

      Pertussis in the Highly Vaccinated Population, the Netherlands

      ( Emerging Infectious Diseases, Vol.6,N° 4, July-aug. 2000)

 

      Coqueluche en 1999 dans le Nord Ouest de l’Australie; tous vaccinés.

      Pertussis in North-West Australia in 1999 ; all vaccinated.

      ( Communicable Diseases Intelligence 2000, Vol.2 4 n°12 )

 

Le débat sur les vaccins se poursuit ainsi avec des « études », des « données » qui servent à soutenir les thèses des deux camps. Mais le fond du problème est le suivant : (...)

la suite   ICI   


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-29641304.html

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 02:37


Un autre blog crise, et même crises...
et voilà, je ne suis plus seule !
Allez vite découvrir ce charmant rival...
Il y a de la place pour tous !
Cordialement, eva



21.03.2009

U.S.A.: De la dette à la diète.


Dimanche 23 mars, Planète diffuse à 22.35 un documentaire I.O.U.S.A sur l’origine de la crise aux Etats-Unis en train de se propager à la vitesse et avec la gravité de la Grande Dépression des années trente. En dépit de certaines faiblesses, ce documentaire a le mérite de mettre en lumière certains chiffres qu’il est nécessaire de garder à l’esprit pour comprendre les causes des dérèglements d’aujourd’hui.



En arrivant au pouvoir en 1980 Ronald Reagan déclarait que le problème était l’Etat. Pour la droite américaine, moralement, l’impôt est l’injustice suprême. En prenant aux riches pour donner aux pauvres, il punit le succès. La recette découlant de ce constat simpliste a été érigée en dogme infaillible : il faut enrichir les riches, car plus les riches sont fortunés et nombreux, plus ils investissent, plus il y a de création d’emplois et donc d’opportunités pour s’élever pour les pauvres courageux.




Ainsi pour libérer l’initiative individuelle de cette oppression inacceptable et revenir à l’autorité équitable du marché, les Républicains se sont appliqués à ruiner l’Etat fédéral américain. Cette route vers la banqueroute planifiée a été pavée de réductions massives en faveur des plus fortunés et d’augmentations extravagantes des dépenses militaires. On a qualifié par commodité cette politique de libérale. C’est faire injuste aux libéraux du 19ième siècle qui considéraient comme sacro-saint l’équilibre budgétaire.


themethumb2434349.jpg


La révolution conservatrice a forgé une doctrine nouvelle : au « payer ses dettes, c’est s’enrichir ! » de nos grands-parents, les Républicains ont substitué l’incantation « s’enrichir, c’est emprunter ! ». Alors pendant trente ans, les Etats-Unis se sont vautrés dans cette nouvelle religion.



Il y a eu l’intermède de Bill Clinton. Son grand succès a été d’équilibrer le budget et de commencer à réduire la dette publique. Mais pour Georges Bush, une telle parcimonie relevait de l’hérésie et l’idée d’imposer les riches de l’insanité morale. Les impôts ont donc été à nouveau drastiquement réduits et la Maison-Blanche s’est lancée dans une aventure guerrière et coûteuse en Irak. Comme la seule activité souhaitable était d’acheter et de vendre des dettes, l’industrie a été saccagée. Il valait mieux importer d’Asie que de fabriquer aux Etats-Unis.



Suivant cet excellent exemple l’Américain moyen est devenu un obèse physiquement et financièrement perclus de surconsommations et de dettes. Il y a ses dettes personnelles, sa voiture achetée à tempérament, les traites de son logement, ses cartes de crédits dans le rouge, plus sa fraction à lui de la dette de l’Etat, frisant les 80 000 euros. Et bien sûr pas, il n’a pas un sou de côté. Son taux d’épargne est tombé à -2%, c’est-à-dire qu’il dépense de plus que ce qu’il gagne chaque mois en moyenne.



Le résultat d’une telle politique est un déficit commercial vertigineux (plus d’importations que d’exportations), un déficit public abyssal et un déficit d’épargne effrayant. Mais l’origine de cette dégradation spectaculaire est comme le souligne ce documentaire, un autre déficit: le « déficit de leadership ». Car il faut bien l’admettre, rarement un pays a été aux mains d’une telle bande de démagogues.



On peut regretter que ce documentaire, assez militant, néglige plusieurs aspects. La dette américaine est vertigineuse : 8 700 milliards de dollars. L’endettement des ménages a tiré les importations creusant le déficit commercial qui, additionné au déficit public, a transformé les Etats-Unis en une sorte de « trou noir » financier. En 2007, l’Etat américain, à lui seul, a émis 65% de l’ensemble des emprunts publics émis dans le monde.


themethumb2456105.jpg Les ménages américains réduisent leurs consommations,freinent leurs endettement reconstituent leur épargne et les magasins comme celui-ci en Californie ferment, le chômage monte à travers le monde (AFP).


Mais rapportée au PNB, la dette publique reste gérable : 64% du PNB en 2007. Barak Obama est obligé de la creuser. Ses différents plans coûteront probablement la bagatelle de 2 000 milliards de dollars. Cependant au sortir de la Deuxième guerre mondiale, la dette de l’Etat américain représentait 107% du PNB. A titre de comparaison, la dette publique de la France est de 75% de son PNB et celle du Japon de 180%, à un tel niveau, on peut vraiment se faire du mouron.



La crise est le reflet l’ajustement en cours : surendettés, à un niveau inconnu depuis la Grande Dépression, les ménages américains redécouvrent brusquement la parcimonie. Le taux d’épargne est remonté à 3% en six mois. Il était au-dessus de 13% à l’arrivée de Reagan. Comme quoi l’image de l’Américain qui dégaine à tout bout de champs sa carte de crédit relève de l’imagerie.



Chaque dollar économisé ne va plus à la consommation et donc à la croissance baisse. Il y a déjà plusieurs années, on calculait que si le taux d’épargne remontait à 7% de leurs revenus, cela se traduirait par une contraction du PNB de l’ordre 4 à 5%, c’est-à-dire une sévère récession. On y est ! Socialement, l’ajustement est effrayant et se fait dans les larmes. Des centaines de milliers d’emplois sont détruits chaque mois, (600 000 rien qu'en février) des pans de la classe moyenne tombent littéralement dans la misère.



Mais la chute de la consommation signifie moins d’importations et donc une réduction du déficit commercial, donc moins de besoin de financements extérieurs. Quant à l’argent des bas de laine en train de se reconstituer, il se reporte sur les émissions de bons du Trésor. D’où, la possibilité pour Barak Obama de financer ses programmes sociaux avec de l’argent emprunté non plus massivement à l’étranger mais directement auprès des Américains.



L’autre oubli nous concerne directement. La facture de cette orgie de crédit n’est pas payée seulement par les Américains. Elle est assumée par le reste de la planète. Le surendettement forcené des Etats-Unis a tiré la croissance mondiale pendant près de trente ans. Mais depuis que l’obèse est mis à la diète, la planète se serre la ceinture. Le technicien de l’automobile européenne est mis au chômage, l’exportateur de soja brésilien ne vend plus ses récoltes, l’ouvrier chinois perd son boulot. Bush a ruiné l’Amérique, et le reste du monde.



( par Bruno Birolli )



http://crisevousavezditcrises.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/03/21/u-s-a-de-la-dette-a-la-diete.html



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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 10:28

Sarkozy se refuse de remettre en question son bouclier fiscal, (si injuste) au prétexte que celui-ci permet de maintenir en France les personnes aisées et compétentes. Nonobstant le fait que les chiffres disent le contraire, un tel argument ne tient pas compte de l’aspect collectif d’une réussite.


Il est à souligner que nul n’est indispensable. La preuve est que beaucoup, qui se croyaient irremplaçables, sont aujourd’hui dans les cimetières. La relève attend de prendre les places occupées et peut être de manière plus efficiente. " La détention de la compétence est moins la cause réelle de l’arrivée au pouvoir que la détention du pouvoir n’est la preuve supposée de la possession de compétence " (Frédéric Lordon)

 

Tous ces gens si compétents, que sarkozy souhaite faire venir en France ou les garder sur notre territoire, ont été dans l’incapacité de voir venir la crise financière actuelle qui s’est propagée dans toute l’économie. Ont-ils atteint le seuil de Péters ?


Le corps social le plus frappé par la crise, est constitué de ceux qui sont désormais indigents. Ils ne sont pas responsables de ce désastre et n’ont eu aucun profit, ou si faible lors des années d’expansion qu’il en était négligeable. La pleonexia (désir d’avoir toujours plus) s’est illustrée en cette crise. En effet, cette dernière ne constitue nullement un frein pour que ses privilégiés ( PDG et traders) bénéficient de stock-options et également pour les premiers un parachute doré.


Ces personnes si compétentes se targuent d’une réussite personnelle lorsque l’entreprise prospère et ne reconnaissent aucune responsabilité lorsqu’elle est en difficulté ou périclite

Ces gens si compétents ont créé des produits financiers (exemple titrisation), chacun apportant sa touche de complexité, que, pris individuellement, chacun était dans l’impossibilité d’en connaître le contenu exacte (d’autant qu’il n’y a aucune traçabilité) tant ils sont devenus si sophistiqués, échappant ainsi à tout contrôle, y compris d’eux-mêmes, d’où la crise actuelle qui a commencé par les subprimes et s’est étendue à toute l’économie réelle.


La responsabilité de cette faillite n’en est pas moins collective, dirigeants-dirigés, entrepreneurs-salariés, enseignants- enseignés, etc... Les premiers sont d’autant plus responsables qu’ils étaient en situation soit de décider soit d’inculquer une vision économique proche de la pensée unique. Les autres se sont laissés fourvoyer, bercer d’illusions et ont laissé faire, sans rien tenter. C’est également une faillite intellectuelle comme le souligne
Frédéric Lordon

http://poly-tics.over-blog.com/article-29572539.html


______________________________________________________________________________________


 A Monsieur le Président de la République

Palais de l'Elysée
55-57, rue du Faubourg-Saint-Honoré
75008 PARIS (France)
Téléphone : (33) 01 42 92 81 00



Monsieur le Président,

 

Vous penserez que je prends plaisir à vous écrire; vous n'aurez pas tout à fait tort. Cependant si je n'ai jamais haï personne — j'ai toujours cherché à instruire et à collaborer — je vous tiens rigueur de faire la sourde oreille alors que notre nation, naguère aussi brillante, se traîne lamentablement au bas de la roche Tarpéienne. Notre César se croirait-il au Capitole alors que ses sujets, du moins les plus nombreux n'en peuvent plus de se plaindre et de ne rien faire pour tenter de changer cette situation économique qui ne peut que me plonger dans le désabusement ponctué de temps à autre par une ironie mordante mais respectueuse envers notre peuple et vous-même.

L'économie, Monsieur, n'est que la juste répartition des produits obtenus par le labeur de tous. Lorsque chacun mange à sa faim, grâce à cette répartition et à une émission monétaire GRATUITE, il découle de ceci que tous les services sont gratuits. Fonctionnaires, médecins, banquiers, coiffeurs, dans n'importe quel secteur, chacun dans son domaine se rend utile. Ainsi les services qui n'engendrent guère de plus value peuvent ils être accomplis dans le respect de l'équilibre naturel et de l'humanitaire.

Qui oserait se plaindre de ne point faire fructifier son argent qui ne lui sert qu'à l'entretien de sa famille et de lui-même ? Ainsi un ancien Premier Ministre fut-il coincé, tout énarque qu'il était, lorsqu'un personnage futé lui demanda un jour :<< si sur cette terre, il n'y avait plus aucune victuailles, que mangerais-tu ?>>. Devant sa surprise et son hésitation, il lui fut répondu :<< tes billets !>>.

L'Economie marchande devenue mercantile, vénale, outrageusement spéculative, entraîne l'humain, à des comportements humains hautement égoïstes, vénaux, individualistes.

Ces composants, Economie de marché, mécanisme du système monétaire et comportements humains sont à la fois inducteurs et induits, générant des effets cumulatifs d'égal niveau de nuisance qui finissent par s'associer tout en se renforçant mutuellement. Ils donnent globalement des effets pervers non linéaires se renforçant à chaque cycle et ne peuvent être connus que par des chercheurs pluri et transdisciplinaires.

Un exemple, Monsieur afin de parfaire la démonstration : Si vous possédez dans votre bouche une seule obturation, risquez-vous, mercure oblige, vers les 60 ans un Alzheimer carabiné. Si vous allez dans un pays étranger et que vous subissiez les vaccins vous risquez, tout comme votre prédécesseur Mr Pompidou, une maladie de Kalher, c'est à dire une sorte de cancer lent des os à laquelle la médecine officielle oppose des dérivés cortisoniques qui, malheureusement, affaiblissent sérieusement les défenses naturelles de l'organisme. Aussi l'a t'on vacciné contre la grippe … et dans la semaine, il décédait victime de la science médicale officielle. Ceci a été confirmé au premier congrès de Biolectronique Louis-Claude Vincent à Koningstein en Allemagne 1976 (12 balles pour un Véto du Dr. Henri Quiquandon page 232).

C'est cela que vous désirez, Monsieur le Président ? C'est votre problème, mais vous ne direz pas qu'un simple citoyen ne vous avez pas averti. Continuez donc à faire la sourde oreille.

Mes respects, Monsieur le Président.

J. Daudon

 
 
Notre mission première a consisté à divulguer une information fiable profitable à tous en tout domaine.

Notre deuxième action sera de protéger : la veuve, l'orphelin, l' handicapé et toute  victime de la désinformation, quelle qu'elle soit et suppléer aux inconséquences d'un pouvoir victime de son ignorance et de sa soumission.

En conséquence, nous responsables du PFP nous nous engageons, à l'endroit de ceux qui nous font confiance d'agir à leur égard de la meilleure des façons.

Notre relatif savoir et parfaite connaissance des secteurs clefs de la vie nous permettent, sans aucune forfanterie, de dire qu'à tout problème, même grave, existe immanquablement une solution.

Fait le 28 octobre 2006. Ceci s'ajoute en complément de notre Charte de survie.
Les responsables : Denise Normant & Jacques Daudon
http://daudon.free.fr - 

 

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 10:21

Reçu ce mail, que je répercute, bien évidemment :



Rallions-nous derrière notre agriculteur André Pauchon des Côtes d'Armor auteur de livres mémorables sur une agriculture saine et durable.

Son dernier livre " Le scandale de l'agriculture folle au Edts du Rocher" devrait être lu par tous les Français afin qu'ils se rendent compte des pollutions atroces de l'agriculture industrielle.

Ecrivez-lui, apportez-lui votre soutien. Email :
vivarmor@wanadoo.fr. Merci de votre participation; le peuple finira par prendre le dessus sur les politiques et sur l'Economie actuelle initiatrice de tous ces maux !

Fréquentez et faites connaître le site
http://daudon.free.fr l'information la plus près possible de la vérité devrait permettre la prise de conscience de tous.
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 09:40

La crise sociale va-t-elle dégénérer en révolte ?

 

Hier, 22h31

 

Le climat social vire à l'aigre en France. Patrons séquestrés comme chez 3M à Pithiviers ou chez Sony dans les Landes, salariés licenciés en colère comme chez Continental à Clairoix dans l'Oise près de Compiègne, désobéissance y compris dans l'administration et la fonction publique, à l'Education Nationale ou à La Poste.

La polémique sur la rémunération des dirigeants ou les bonus des traders est venue encore mettre de l'huile sur le feu, accentuant le sentiment de défiance entre ceux qui ont le sentiment d'être les seuls victimes de la crise et ceux qui leur font l'impression d'être des privilégiés cyniques. La Tribune évoquait cette semaine le risque de "jacqueries" du nom de ces émeutes populaires qui avait secoué le Moyen-Âge.

 

 

Posté par citoyen_sly à 11:46 - "Crise Finançière" - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

ILS le savent

Les politiciens savent qu'il risque d'y avoir
révoltes et insurrections.
ILS attendent que cela arrive pour justifier
des mesures coercitives dignent de la dictature.
Tant que les Peuples ne seront pas capables
de se débarrasser de ces crétins répugnants,
ils seront asservis.
Les Peuples n'ont que ce qu'ils méritent.

Posté par Observeur, 28 mars 2009 à 12:27

Au Vénésuéla . . .

. . . le Peuple à eu le courage et la volonté
de se révolter et il a obtenu ce qu'il voulait.
Voilà un exemple à suivre.
Pourquoi les Français et les autres Peuples
n'en font-ils pas autant ?
Parce que OTAN en emporte le vent !

Posté par Observeur, 28 mars 2009 à 13:07

Hégémonie

Les USA qui dominent le monde
depuis plus de 60 ans se sont fourvoyés
dans des guerres ingagnables
comme jadis au Viet-Nam.
De plus en plus de pays en ont marre
de leur hégémonie.
Quelques pays leurs tiennent tête
et ça les rend malade d'impuissance.
Ils ne leur reste, comme les sionistes,
qu'à détruire et tuer à tort et à travers,
ce qui ne fait qu'accroitre leurs adversaires.
Bref, une fois de plus, preuve est faite
qu'un Pouvoir sans Contre-Pouvoir
sombre tôt ou tard dans la folie.

Posté par Observeur, 28 mars 2009 à 13:24

L'hypothèse maudite

Un très bon article avec vidéos et liens Internet.

Le World Trade Center 7, Danny Jowenko et l'hypothèse maudite

Extrait :

L'effondrement du WTC N°7 l'après-midi du 11 septembre 2001, 7 H après la chute des Tours Jumelles, est un des arguments clefs de la contestation de la version officielle des attentats. La preuve pour les sceptiques d'une opération sous faux-.pavillon.

Selon le NIST, (Institut de normalisation américain dépendant du ministère du commerce) et les tenants de la thèse officielle), cette tour de 47 étages serait le 1er gratte-ciel de l'histoire détruit par le feu, l'institut revendiquant la découverte d'un « authentique nouveau type d'effondrement ».

Demeure l'hypothèse maudite d'une démolition contrôlée, préparée et réalisée le jour-même du 11/09/2001, une possibilité crédible aux yeux d'un plus grands spécialistes européens des démolitions contrôlées, Danny Jowenko.

Une explication officielle longtemps attendue.

Les lecteurs et téléspectateurs français n'entendirent que très peu parler du World Trade Center N°7 jusqu'à la publication du rapport final du NIST, en août 2008.

De 2002 à 2008, le sujet fut soigneusement occulté par les journalistes engagés dans la croisade de la défense de la version officielle.

Antoine Vitkine, Guillaume Dasquié, Jean Guisnel ou Stéphane Malterre évitaient soigneusement le sujet ; sans doute considéraient-ils le seul document officiel disponible, le rapport préliminaire de la Federal Emergency Management Agency (FEMA), publiée en mai 2002, trop porté à l'hérésie et au scepticisme (cf. chapitre suivant)

La vidéo présentée ci-dessous est un résumé du rapport final sur les causes de l'effondrement du WTC 7, publié par le NIST en août 2008. Produite par l'institut, cette vidéo est un document officiel.

Lien :
http://www.alterinfo.net/Le-World-Trade-Center-7,-Danny-Jowenko-et-l-hypothese-maudite_a31176.html?PHPSESSID=1a1ad3bb93ba65a98d31cd29433de35b

Posté par Observeur, 28 mars 2009 à 20:12

Lorsqu’on sait que le petit Louis (dernier de Sarkozy) est scolarisé depuis septembre à Dubaï

Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d’offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l’étranger. Un cadeau sympa, non ? Sauf qu’il va surtout profiter aux plus aisés, et que l’addition, pour l’Etat, s’annonce carabinée.

Ces écoles, très cotées étaient jusqu’à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d’autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d’Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets : 5 500 euros l’année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San Francisco. Au diable l’avarice ! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place. A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an -pas vraiment le smic- pour décrocher 4 500 euros d’aide.
Environ un quart des élèves français bénéficient d’une bourse. Mais pour Le président, ce n’était pas assez. Depuis l’an dernier et à la demande express de l’Elysée, l’Etat prend en charge l’intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale... quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l’an prochain, et ainsi de suite.

« J’aurais pu commencer la gratuité par la maternelle », a expliqué Sarko, le 20 juin dernier, devant la communauté française d’Athènes. Mais j’ai voulu commencer par l’année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français." Encore merci ! Mais générosité pour qui ? A Londres, l’une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d’euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d’un million. Jusqu’alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d’attirer leurs cadres vers l’étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expat’ si l’Etat régale ? Un coût qui fait boum Au Quai d’Orsay, l’Agence française de l’enseignement à l’étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s’est bien gardé d’en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du "Canard". D’ici dix ans, appliquée du lycée jusqu’au CP (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l’Etat la bagatelle de *713 millions d’euros par an* !

Intenable ! La vraie priorité, c’est l’ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité. Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s’est lancé la dedans ? Peut-être parce qu’il se sent personnellement concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha... Et il va falloir payer ! Auditionné par le Sénat à la fin Juin, Bernard Kouchner n’a pas nié ces menus "inconvénients". Son cabinet songe d’ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité partielle... mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour le moment, Sarko n’en veut pas. "Je tiens beaucoup à la gratuité", s’entête-t-il à chaque déclaration à l’étranger.
Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !

Et puisqu’il faut faire des économies à l’Education Nationale, je vous laisse juges. Tout va bien. Surtout pour certains. Il n’y a plus d’argent ???

Lien :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=53344

Posté par Observeur, 28 mars 2009 à 20:18

532 milliards de dollars “français” dans les paradis fiscaux

Peut-on avoir la liste et juger les coupables ?

Emmanuel Lévy a publié dans Marianne la carte des avoirs des banques françaises dans les places off-shore : les paradis fiscaux abritent 7 500 milliards de dollars dont 532 milliards “français”. Toutes les entreprises françaises du CAC 40, surtout les banques, sont fortement présentes dans les paradis fiscaux, avec quelque 1 500 filiales. Marianne révèle que les banques françaises disposaient au 30 juin 2008 de plus de 532 milliards de dollars (environ 370 milliards d’euros) dans ces paradis, soit 12,5 % du total des créances détenues sur les autres pays. Plus 300 % en cinq ans ! Il y aurait 100 milliards de dépôts français en Irlande et 100 milliards aux Iles Caïman. « Toutes les institutions financières françaises, à l’exception de la Caisse des dépôts, demandent que la part des hedge funds qui leur appartient soit basée dans un paradis fiscal », s’amuse un gérant de fonds londonien spécialisé dans le montage de ce type de produit. Les îles Caïman sont ainsi devenues expertes dans la domiciliation des hedge funds. Le Luxembourg est reconnu pour la domiciliation des OPCVM, c’est à dire nos fameuses Sicav. Ces 532 milliards génèrent un manque à gagner d’environ 20 milliards d’euros chaque année pour Bercy.” Le dossier de Marianne, chapeau, est fort bien intitulé : «Pendant la crise, ils s’en mettent plein les poches.»

Mais maintenant ce qu’il nous manque, c’est la liste des coupables.

Qui sont-ils ces Madoff français qui trichent avec nos lois et volent 20 milliards d’euros à la République ? Quels sont ces chefs d’entreprise qui spéculent au lieu d’embaucher et de investir ? Quels sont ces licencieurs, affameurs, exploiteurs sans vergogne de leurs propres compatriotes ?

Et que l’on supprime une bonne fois cet argument odieux, complice : ” Si on contrôle, si on taxe, si on réglemente…les capitaux vont fuir à l’étranger, ils vont quitter la France…”. Car justement, c’est parce que la droite néo libérale ne veut plus contrôler, parce qu’elle ne veut plus taxer, qu’elle prône le “laisser faire” des marchés, s’il y a de telles fraudes, de telles fuites, un tel scandale !

Il faut des lois d’exception immédiates pour mettre fin à cette corruption, à cette fraude gigantesque : que les voleurs soient immédiatement sanctionnés. Proposition : qu’ils soient jugés par des jurys citoyens qui ne gagnent pas plus du salaire médian, pas plus de 1450 euros tout en travaillant à temps plein ! Qu’ils soient jugés par les infirmières et usagers des hôpitaux auxquels on coupe les fonds ! Par les enseignants et parents qui ont tant besoin d’une école de qualité et auxquels on supprime des postes de professeurs par dizaines de milliers ! Par les ayant-droits des services publics au sein desquels Sarkozy supprime un poste sur deux. Par les mal logés, et par les sans papiers surexploités. Par les travailleurs pauvres qui mangent des pâtes à partir du 10 du mois. Par les 90 200 licenciés de janvier et les 80 000 licenciés de février. Par les salariés de Continental, de Sony, de 3M,…

On ne pend plus aux réverbères mais on peut mettre au pilori, et surtout récupérer pour la République et sa politique sociale, ces milliards de la honte. 532 milliards : “français” qu’ils se disent, drôles de citoyens, drôles de gens même qui volent leur compatriotes, ils doivent faire partie de ceux qui, avec Mme Parisot, ne veulent pas de loi, pas de droit du travail, qui appellent à “laisser faire les chefs d’entreprises”, et qui prétendent, pour ce qu’ils ont laissé en France, bénéficier du “bouclier fiscal” de Sarkozy qui les “protège” de l’impôt républicain…

Rendez l’argent ! Qu’ils soient saisi ! Taxé ! Oui, imposé ! Assez des honteuses salades idéologiques sarkozystes libérales sur la liberté des capitaux !

Lien :
http://www.filoche.net/2009/03/28/532-milliards-de-dollars-francais-dans-les-paradis-fiscaux-peut-on-avoir-la-liste-et-juger-les-coupables/

Posté par Observeur, 28 mars 2009 à 21:05

c'est vrai

a présent, la maison france semble etre livrée ,portes et fenetres ouvertes a tous,tous ceux qui ont pour ideologie de piller et depouiller notre beau pays,et les voleurs pratiquent leur oeuvre en costume ,cravate et rolex (pas que sarko,il y en a un autre qui aime les rolex)c'est un constat d'impuissance car meme la maison justice est livrée a ces memes delinquants,et les autres,ceux qui sont senses etre le contre pouvoir ,ou sont ils?qu'ils nous avertissent lorsques il seront prets a sortir de leur champ de choux,il y a un peu le feu a la maison.

Posté par merce, 28 mars 2009 à 21:58

Encore pire

Dans l'article nous lisons :
"les paradis fiscaux abritent 7 500 milliards de dollars dont 532 milliards “français”

J'ai lu sur un site Internet
que les illuminati disposaient
de 38 000 milliards de dollars !
Malheureusement je n'ai pas noté
le site où je l'ai lu.

Posté par Observeur, 28 mars 2009 à 22:18

Intox pour faire peur : Peuples, taisez-vous et obéissez !

Un gouvernement mondial ou la guerre !

Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, dans Le Monde, le 27 mars 2009 : « Dans les semaines qui viennent, la principale question à régler est la crise financière. Le système bancaire et les compagnies d’assurance mondiaux sont en faillite. Il est donc urgent de mettre en place un système de régulation (…) afin de rétablir la confiance. Je pense ensuite qu’il faut réfléchir à un gouvernement mondial, bien évidemment démocratique. Cela doit être aussi une priorité. »

Sans le nommer, Attali défend ensuite l’économiste pro-fasciste Lord John Maynard Keynes en disant que « Dans les années 1930, un certain nombre de personnes avaient compris la nécessité de changer de système monétaire et le besoin d’un marché commun pour éviter la guerre qui s’annonçait. » [il s’agit de la conférence de Londres de 1933 sur les réformes monétaires. Le président américain F.D. Roosevelt refusa de s’y rendre et décida à la place, pour se moquer des Britanniques, d’aller à la pêche... ]

Attali : « On préféré faire la guerre et les réformes après. Je crains que la même erreur ne se reproduise. On fera d’abord les guerres – et il y aura 300 millions de morts —, puis les réformes et un gouvernement mondial. »

Lien :
http://www.solidariteetprogres.org/article5273.html

Posté par Observeur, 28 mars 2009 à 23:12

ça va mal, effectivement.

Ils ont dit ce soir "sur BFM Télé" ou "I Télé" :
-- L'avion présidentiel "dont M. SARKOZY" - ont échappé, en somme, à un crash...
voir sur BACKCHICH... j'avais écouté d'une demi-oreille...

Je ne crois pas en grand chose : MAIS CA VA MAL !
Une copine m'a dit : qu'avant l'Automne 2009, il y aura quelque chose : une nouvelle monnaie car l'EURO est trop fort - FACE AU dollar !
Une commerçante lui avait confirmé cette évidence.
Dans ma petite ville de 67 000 habitants, vous avez un 4 pièces mansardé avec garage, AU 4e étage affiché - en vente : 200 000 Euros et là,

en FLORIDE/U.S.A. : sur l'hebdo PARU VENDU du 9 Mars 2009 figurent (images) SIX belles maisons à acheter :
Florida Home IIc
-- 186 M2 sur 10,5 ares 4 chambres - 2 salles de bain, cuisine, salle à manger, double garage, près des Plages :
139 500 Euros 178 200 dollars Réf. R 522 278 A

En FRANCE, vous avez à peine un 3 pièces, garage.

-- 185 M2 sur 7,2 ares, 3 chambres, salle de bain, garage 2 voitures, piscine,
168 672 Euros 215 900 dollars Réf. R 520 501 A

-- 135 M2 sur 9,2 ares, 2 chambres, salle de bain, cuisine, garage, 10 min. des Plages, 40 min. de l'aéroport.
105 469 Euros 135 000 dollars Réf. R 501 827 A

-- 145 M2 sur 7,2 ares, 3 chambres, salle de bain, double garage, 10 min. des plages 40 min. de l'aéroport
140 547 Euros 179 900 dollars Réf. R 520 996 A

-- 165 M2 sur 24 ares, 3 chambres, cuisine, salle à manger, 3 garages + 1 abri sup. piscine.
56 172 Euros 71 900 dollars Réf. R 521 358 A

-- 190 M2 sur 8,8 ares, 3 chambres, salle de bain, garage double. Près des plages.
160 156 Euros 205 000 dollars Réf. R 521 217 A

Autres biens disponibles, nous contacter :
Tél. 06 59 85 45 90 ou email floridahomellc@gmail.com

Nous nous tenons à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.
Ce sont les gens qu'ils ont expulsés : chômage et insolvabilité : les constructeurs bradent leurs maisons.

Posté par Anita1945, 28 mars 2009 à 23:47

Les banquiers suisses ne quittent plus leur pays

Les temps sont durs : pauvres banquiers,
ils font dans leur froc . . .

PARADIS FISCAUX - Leur direction craint qu'ils ne soient arrêtés en France ou en Allemagne, alors que le G20 et ses débats sur les paradis fiscaux approchent...

Des banquiers privés suisses ont reçu des consignes de leur direction leur demandant de limiter les voyages à l'étranger, notamment en France et en Allemagne, deux pays qui mènent une campagne soutenue contre le secret bancaire, indique samedi le quotidien helvétique «Le Temps».

Selon des témoignages recueillis par le journal, «les associés ne quitteraient plus la Suisse afin de ne pas se faire arrêter et de faire un exemple» avant, notamment, le sommet du G20 jeudi à Londres qui doit faire de la lutte contre les paradis fiscaux un de ses sujets phare.

Ils évitent «en particulier de se rendre en France et en Allemagne», dit encore Le Temps, corroborant le témoignage d'une source de haut niveau interrogée par le Financial Times vendredi et selon laquelle «les banquiers privés ne quittent même plus Genève».

Ni documentation, ni cartes de visite

«Le Temps» cite un gérant de fonds expliquant que lorsqu’il sort du pays, il «n'emmène aucune documentation ni même (ses) cartes de visites. Il faut être le plus discret possible».

Le G20 doit étudier jeudi une refonte de la finance internationale comprenant la lutte contre les paradis fiscaux. Une liste noire des pays non coopératifs en matière de fiscalité pourrait être publiée. Dans la crainte d'y figurer, la Suisse, à l'instar du Liechtenstein, de la Belgique et du Luxembourg, a fini par ouvrir une brèche dans son secret bancaire. Elle a accepté mi-mars de se conformer aux standards de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prévoyant notamment l'échange d'informations en cas d'évasion fiscale.

En Grande-Bretagne, où doit se tenir le sommet du G20, les banquiers, eux, se font discrets à la City...

Lien :
http://www.20minutes.fr/article/315603/Economie-Les-banquiers-suisses-ne-quittent-plus-leur-pays.php

Posté par Observeur, 28 mars 2009 à 23:48

AIR SARKO frôle LE CRASH.

AIR SARKO frôle LE CRASH.

AIRBUS présidentiel EN FEU - Samedi 28 Mars 2009. par Marion MOURGUE.
Mercredi soir, Nicolas SARKOZY accompagné de quatre Ministres a frôlé la catastrophe aérienne. Un REACTEUR de l’AIRBUS A319 présidentiel a pris FEU…
SARKO a eu chaud ! Mais cette fois-ci, ni manifestation, ni rémunération de Grand Patron en cause, ni tir accidentel…
Mercredi 25 Mars, le Président accompagné de quatre Ministres :
Christine Lagarde,
Brice Hortefeux,
Rama Yade et
Alain Joyandet -
ont embarqué dans un AIRBUS A319, sur le tarmac de VILLACOUBLAY.
SARKOZY effectuait un déplacement de quarante- huit Heures en AFRIQUE.

Sauf que le déplacement a failli ne pas avoir lieu.
À quelques minutes du décollage, alors que l’avion roulait sur la piste, le réacteur Gauche a soudainement pris feu.
L’avion présidentiel s’est aussitôt immobilisé et la petite troupe de voyageurs accompagnant SARKO a rapidement été débarquée.
Le Président et sa Suite ont, toutefois, dû patienter une bonne heure sur le tarmac, avant d’être transférés sur un autre AIRBUS affrété en URGENCE.
Plus de peur que de mal donc, mais il est clair qu’à quelques minutes près, cet
« incident technique »
aurait pu prendre une toute autre dimension.
Que l’avion décolle avec un réacteur EN FEU et la panne risquait de se transformer en un sacré CRASH… avec SARKO à bord !
En attendant AIR CARAIBES.

Joint ce Samedi matin par BAKCHICH, l’Élysée a confirmé nos Informations.
Une Enquête est, par ailleurs, ouverte pour comprendre comment un tel accident a pu avoir lieu dans l’AIRBUS PRESIDENTIEL.
La flotte Elyséenne n’est pas de toute jeunesse. Depuis son arrivée au Château, SARKO réclame d’ailleurs le renouvellement des HUIT AVIONS, au motif qu’ils sont trop vieux.
S’il est resté très calme Mercredi soir, selon plusieurs témoins de la scène, le Chef de l’État devrait trouver dans cet incident une occasion de réclamer un SUPER AVION tout équipé.
Deux FALCON devraient être prêts d’ici 2010 mais pour le gros AIRBUS A 330 que SARKOZY souhaite tant, à l’image de l’AIR FORCE ONE du Président Américain, il faudra encore patienter jusqu’en 2011 !
Ce nouvel Avion, acheté à AIR CARAIBES est, d’ailleurs, actuellement en cours d’aménagement intérieur. Il sera équipé d’une salle médicalisée - une demande spéciale de SARKO -
d’une baignoire avec le réservoir d’eau approprié.
On notera
- "surtout en ces temps de disette budgétaire" -
un remarquable tapissage en CUIR de CORDOUE.
Une délicate Attention de Nicolas SARKOZY pour son épouse CARLA, à l’initiative de ce choix.
La facture totale s’élèverait à 28,5 Millions d’Euros : soit peu ou prou, l’équivalent d’un Avion neuf.
On espère qu’au moins les réacteurs auront été vérifiés !
Lire ou relire dans BAKCHICH :

Posté par Anita1945, 29 mars 2009 à 00:44

L’Alsace terrain d’expérimentation en grandeur réelle du fascisme qui vient

Lundi, Mme Alliot-Marie, ministre de l’intérieur sera à Strasbourg. Si l’objet de son voyage est de vérifier l’efficacité du dispositif sécuritaire militaro-policier mis en place pour le sommet de l’Otan, on peut venir au rapport dès ce samedi 28 mars.

Texte et photos :
http://schlomoh.blog.lemonde.fr/2009/03/29/la-feuille-de-chou-n%c2%b01679-alsace-preparation-au-fascismeuds-fermee-par-lotan/

Posté par Observeur, 29 mars 2009 à 07:25

illuminati

Dans le moteur de recherche
de Dailymotion écrivez : illminati
et vous aurez accès à de nombreuses vidéos.

Une vidéo parmi d'autres :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/illuminati/video/x8mq59_illuminati-sionistes_news

Posté par Observeur, 29 mars 2009 à 07:45

Illuminati ou la face cachée du Sionisme

Lien :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/illuminati/video/x8sim8_illuminati-ou-la-face-cachee-du-sio_news

Posté par Observeur, 29 mars 2009 à 07:46

Que sont Liberté, Egalité, Fraternité, devenues ?

Dommage qu'il ait parfois
des attitudes regrettables.

Lien :
http://www.dailymotion.com/video/x8t00q_la-revolution-en-marche_news

Posté par Observeur, 29 mars 2009 à 08:12


http://vigicitoyen.canalblog.com/archives/2009/03/28/13168077.html
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 09:13



Sécurité énergétique, changement climatique


Récemment (cf
http://fr.groups.yahoo.com/group/alerte_otan/message/1871) Jaap de Hoop Scheffer citait parmi les "thèmes à débattre sérieusement" pour l'élaboration du nouveau concept stratégique de l'Otan celui du "changement climatique". On pourrait se demander ce que vient faire alliance prétendument défensive de l'Europe là dedans. Le secrétaire général y répond
«...
dans le Grand Nord, où la fonte de la calotte glaciaire est une réalité, on notera avec satisfaction que le changement climatique n'a pas encore fait monter la tension.  Mais cette possibilité existe, des ambitions s'expriment, et nous devons être prêts à réagir.  Sécurité énergétique et changement climatique sont d'ailleurs deux thèmes qui soulignent également la nécessité pour l'Alliance de repenser fondamentalement sa doctrine maritime. »


L'alliance "défensive" se positionne pour que les ressources nouvellement accessibles soient bien aux mains de l'Occident.

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La Russie dénonce l'activité
de l'OTAN en Arctique

 
Agence France-Presse, 26 mars
Moscou
 
Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé jeudi l'activité croissante de l'OTAN en Arctique, estimant qu'elle portait atteinte à une coopération efficace entre les pays riverains.
 
«Nous sommes convaincus que l'activité de l'OTAN que nous observons en Arctique peut entraîner la destruction du modèle constructif de coopération entre les pays riverains», a estimé le porte-parole du ministère russe, Andreï Nesterenko, lors d'un point de presse.«Des défis communs se dressent devant les pays de la région: changement climatique, recul de la banquise et d'autres. Des organisations internationales tel que le Conseil arctique travaillent sur ces problèmes et ils doivent être réglés sans la participation des acteurs non régionaux», a souligné M. Nesterenko.
 
Le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, avait déclaré fin janvier que l'Alliance atlantique devrait accroître son rôle dans l'Arctique et pourrait contribuer à la lutte contre les désastres écologiques et aux secours en mer.
 
Quatre des cinq nations riveraines (Etats-Unis, Canada, Danemark, Norvège) sont membres de l'OTAN. La Russie est la cinquième.
 
Après avoir déserté la région après la fin de la guerre froide, la Russie affiche depuis quelques années un intérêt croissant pour l'Arctique. Elle y multiplie les exercices militaires et revendique notamment une extension de son domaine maritime jusqu'au pôle Nord.
 
Plusieurs pays occidentaux revendiquent aussi une portion de l'Arctique, dont le Canada et le Danemark, et y renforcent leur présence militaire.
 
++++++
 
Arctique: l'OTAN pourrait entraver la coopération entre Etats riverains
 
MOSCOU, 26 mars - RIA Novosti. L'activité de l'OTAN en Arctique pourrait violer le schéma actuel de coopération entre les Etats riverains, a indiqué jeudi le porte-parole de la diplomatie russe Andreï Nesterenko lors d'un point de presse à Moscou.
 
"Nous sommes convaincus que l'activité de l'OTAN en Arctique pourrait dévoyer le schéma constructif actuel de coopération entre les Etats riverains, et stériliser l'ordre du jour pour la région arctique", a poursuivi M.Nesterenko.
 
Selon lui, les questions régionales doivent être résolues sans implication des acteurs n'ayant pas de rapport avec la région.
 
Début janvier 2009, le secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer a fait savoir que l'Alliance avait besoin d'une présence militaire en Arctique.
 
++++++
 
La ruée vers l'or noir
dans l'enfer arctique

Arielle Thedrel, envoyée spéciale à Khariaga
23/03/2009
http://www.lefigaro.fr/international/2009/03/19/01003-20090319ARTFIG00504-la-ruee-vers-l-or-noir-dans-l-enfer-arctique-.php
 
La fonte de la calotte polaire s'accélère inexorablement et, avec elle, la compétition pour le contrôle des fabuleuses richesses du pôle Nord.
 
Depuis Moscou, il faut plus de deux heures de vol pour atteindre Usinsk. De toute évidence, le Tupolev 134 qui y mène n'a jamais été rénové depuis son entrée en fonction dans les années 1970. Mais le pilote est un virtuose à en juger l'atterrissage sur un tarmac tapissé d'une épaisse couche de neige qui aurait semé la panique à Roissy pendant au moins 48 heures.
 
Usinsk, cité-dortoir de 44 000 habitants agrémentée de deux églises orthodoxes, d'une mosquée, d'un hôpital et d'un casino, est un fief de la compagnie Loukoil. Créée au début des années 1970, la ville ne vit que par, et pour le pétrole. L'alcoolisme y fait des ravages. Les antennes paraboliques qui pointent bizarrement vers le sol indiquent au visiteur qu'il se trouve sur le toit du monde. Ou presque.
 
À 80 km au nord d'Usinsk, un globe hissé sur un piédestal en béton marque l'emplacement du cercle polaire, et le début d'une zone hostile où seuls les pétroliers osent s'aventurer. Truffée de nids de poule et de joints érodés, la route verglacée qui conduit d'Usinsk au champ de Khariaga (170 km) est un danger public. Malgré la limitation de vitesse et un millier d'alcootests chaque mois, les camions-citernes y foncent à toute allure et les accidents y sont monnaie courante.
 
Passé le cercle arctique, la toundra se substitue subitement à la taïga. Couronnés de forêts de pins et de bouleaux rachitiques, les vallons traversés par la rivière Kolva cèdent la place à un grand désert blanc sillonné par un dédale de pipelines que surmontent ça et là de gigantesques torches actives 24 heures sur 24.
 
Khariaga se situe sur le territoire autonome des Nénets (40 000 habitants pour une superficie équivalente à trois fois la France), à 90 km au nord du cercle polaire. Un champ de pétrole de 320 km² que se partagent Loukoïl et Total. Les difficultés logistiques ne constituent que l'un des nombreux défis affrontés par Michel Pick, responsable des « objets » 2 et 3 exploités par le groupe français, deux joyaux situés respectivement à 1 800 et 2 800 mètres de profondeur. D'abord, la forte proportion de paraffine contenue dans l'huile de Khariaga. « En dessous de 29 °C, elle se fige et ressemble à du cirage ». Il faut donc la chauffer en permanence. Sur des centaines de kilomètres, des câbles électriques sont enroulés autour des oléoducs pour maintenir l'or noir à l'état liquide.
 
Un véritable casse-tête
 
Il y a aussi le H2S, l'hydrogène sulfuré contenu dans le gaz associé au pétrole. La moindre fuite de ce poison sèmerait la mort en quelques minutes. Des travaux sont en cours pour arrêter le «torchage» des 200 000 mètres cube de gaz éliminés chaque jour. Un gaspillage d'énergie, mais aussi une menace pour l'environnement. Car une fois brûlé, le H2S se transforme en SO2, du dioxyde de soufre qui contribue à alimenter l'effet de serre. Moins scrupuleuses ou moins pragmatiques, les compagnies russes éludent pour l'instant ce casse-tête.
 
La nature du terrain est une autre gageure. Le pergélisol, un mélange de roches, de sable et de glace d'environ 300 mètres d'épaisseur, devient spongieux lorsqu'il se réchauffe. Pour éviter que les installations ne s'enlisent, tout doit être construit sur pilotis. Et puis bien sûr, il y a le froid, le plus féroce ennemi, pour les hommes comme pour les équipements. Il n'est pas rare ainsi qu'une des puissantes piles en acier enfoncées à une dizaine de mètres de profondeur se fracasse contre le sol gelé. La moindre tête de puits est isolée par un conteneur équipé d'une soufflante qui apporte un peu de chaleur.
 
Perchés au sommet d'un derrick, sur un monkeyboard, à 28 mètres de hauteur, les «accrocheurs» doivent régulièrement se relayer pour résister à des rafales de vent impitoyables. «Au bout de deux heures, les mâchoires se collent, raconte Éric Verbrugge, un jeune Lyonnais, chef du site. Et à partir de - 40 °C, il est impossible de tenir plus de dix minutes dehors.»
 
Les aurores boréales, les arcs-en-ciel verticaux dessinés par les torches, les visites fugitives de renards blancs ou les passages inopinés de nomades transhumants à la tête de leurs troupeaux de rennes ne suffisent pas à adoucir une vie quotidienne qui peut vite basculer de la contemplation à la folie. Ici, au milieu de nulle part, les hommes, soumis à un régime spartiate, sont mis à rude épreuve, reconnaît Éric. «Deux heures de jour en plein hiver, pas de nuit en été, des températures qui oscillent de - 56 °C à parfois + 30 °C, un sol qui, dès juin, se transforme en cloaque peuplé de moustiques énormes et voraces qui vous harcèlent sans répit pendant trois mois…»
 
N'en déplaise aux âmes romantiques, l'Arctique est un enfer. Les ennemis de la révolution bolchevique y étaient déportés dès le début des années 1930 pour y développer l'exploration minière. C'est ainsi que naquit, à 200 km au nord-est d'Usinsk, le goulag de Vorkouta où séjourna Soljenitsyne.
 
Depuis longtemps, on sait que ce Grand Nord recèle de fabuleuses richesses. Le réchauffement climatique et de nouvelles technologies les rendent désormais plus accessibles. La fonte de la calotte polaire s'accélère inexorablement et, avec elle, la compétition pour le contrôle de l'Arctique. Selon les experts du programme Damoclès de l'Union européenne, la banquise pourrait complètement disparaître en été dès 2015. Si les conséquences sur les écosystèmes s'annoncent inquiétantes voire tragiques pour la faune locale, la fonte des glaces offre en revanche des perspectives économiques considérables, mais aussi susceptibles d'exacerber les tensions politiques et d'amplifier les risques de pollution.
 
Un raccourci entre l'Europe et l'Orient
 
Selon une étude de l'US Geological Survey, le pôle Nord contiendrait 20 % des ressources énergétiques de la planète non encore découvertes. Et parmi les cinq États qui bordent l'océan Glacial Arctique, la Russie, qui détient plus de la moitié de ce littoral, se taille la part du lion. Près de 80 % des réserves de pétrole et 90 % des réserves de gaz et de charbon russes seraient situées dans la zone arctique
. Dans la mer de Barents, le champ offshore de Shtokman, qui devrait entrer en production en 2013, renferme à lui seul 3 800 milliards de mètres cubes de gaz, soit la consommation de la France pendant quatre-vingts ans.
 
Ce nouvel eldorado a aiguisé les appétits du club des cinq (Russie, États-Unis, Canada, Norvège et Danemark) et donné lieu à des revendications territoriales inédites dans la région. Depuis 2001, la Russie réclame ainsi auprès de la commission ad hoc de l'ONU l'extension de son plateau continental via la dorsale Lomonossov, qui lui permettrait de contrôler près de la moitié de la haute mer polaire.
 
Pour faire valoir ses revendications, contestées par le Danemark et le Canada, Moscou a cru utile de les accompagner d'incursions de bombardiers stratégiques aux confins des zones de défense de l'Otan. De quoi interpeller le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jaap de Hoop Scheffer, qui s'est dit «sûr», il y a un mois, que «le Grand Nord va retenir encore plus l'attention de l'Otan dans les années à venir».
 
Les enjeux sont considérables. Selon Serge Ségura, expert en droit maritime, l'ouverture de nouvelles routes maritimes permettra «une économie de distance de 40 % entre l'Europe et l'Extrême-Orient». En octobre dernier, pour la première fois, un bateau de recherche scientifique, le Polarstern, a pu emprunter les passages du Nord-Ouest (le long de l'Amérique) et celui du Nord-Est (le long de la Russie) sans avoir à briser de glace. Mais la fonte de la banquise nécessitera aussi de gros investissements en matière de sécurité en raison d'une augmentation des glaces dérivantes.
 
De même, l'exploitation offshore des hydrocarbures induira une logistique aussi importante que coûteuse en matière de transport. La pêche, elle aussi, pourrait soulever une nouvelle foire d'empoigne, avec la migration attendue de certaines espèces (morue et hareng notamment) vers les eaux réchauffées de l'Arctique.
 
La bataille qui vient de s'engager a focalisé l'intérêt de la communauté internationale sur cette terra incognita. En août 2007, lorsque les Russes ont planté, à grand renfort de publicité, un drapeau en titane à 4 261 mètres de profondeur, il n'existait aucune cellule en charge de l'Arctique au sein du ministère français des Affaires étrangères. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
 
L'Union européenne s'est elle aussi mobilisée. En octobre dernier, sous la houlette de Michel Rocard, le parlement européen a plaidé pour l'adoption d'un traité international destiné à protéger l'Arctique, à l'instar du traité de Washington (1959) qui a fait de l'Antarctique une zone sans souverainetés nationales. Les experts ne se font pas d'illusion. Selon Serge Ségura, «les recettes appliquées pour l'Antarctique, un continent entouré d'océans, sont difficilement applicables à l'Arctique, un océan entouré de terres». L'UE en a déjà pris acte. Si elle vient de préconiser une meilleure gouvernance multilatérale, elle a entériné aussi «la promotion de l'exploitation durable des ressources» du pôle Nord.

++++++
 
Discours du Secrétaire général
de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer
sur les perspectives de la sécurité
dans le Grand Nord
 
http://www.nato.int/docu/speech/2009/s090129a.html
 
Reykjavik, Iceland
29 Jan 2009
 
(traduction)
 
Le Premier ministre,
Ministres,
Excellences,
Généraux,
Mesdames et Messieurs,
 
 
Monsieur le Premier ministre, permettez-moi de commencer mes observations en vous remerciant d'avoir organisé cette conférence en coopération avec l'OTAN et le Collège de défense de l'OTAN. L'ordre du jour de l'Alliance  semble avoir été dominée récemment par les événements en Afghanistan, au Caucase et dans la Corne de l'Afrique - des zones qui peuvent à juste titre être qualifié de "chaudes". Il est donc très bienvenu de déplacer notre attention sur une région plus froide. Cela dit, la raison pour laquelle nous nous concentrons sur le Grand Nord, c'est parce qu'il pourrait ne pas rester si froid à l'avenir. Ici, dans le Grand Nord, le changement climatique n'est pas une idée fantaisiste - elle est déjà une réalité - une réalité qui porte en elle un certain nombre de défis, y compris pour l'OTAN.
 
La conférence d'aujourd'hui offre une occasion unique pour nous de prendre un aperçu détaillé de certains de ces défis, d'envisager des perspectives d'évolution, d'échanger des vues sur les implications probables de sécurité, et d'identifier les rôles possibles de l'OTAN. Et je dois dire que je suis certain que la qualité et la quantité des participants ici, aujourd'hui, est une garantie pour la rencontre soit des plus intéressantes et productives.
 
[...]
Je tiens donc à utiliser mes observations ce matin pour apporter quelques éléments de réflexion. Naturellement, je souhaite qu'il y aura un accord unanime avec mon point de vue - bien que l'expérience me dit que c'est une hypothèse peu probable. Mais, indépendamment de vos opinions, ce séminaire offre une occasion des plus opportunes pour en savoir plus sur une région géographique qui a toujours été d'une grande importance pour l'Alliance. Et bien que les implications à long terme du changement climatique et le retrait de la calotte glaciaire de l'Arctique sont encore flous, ce qui est très clair,
c'est que le Grand Nord va réclamer encore plus d'attention de l'Alliance dans les années à venir.

Permettez-moi de commencer, donc, avec quelques-unes de mes idées sur où mettre l'accent, de mon point de vue de Secrétaire général de l'OTAN.
 
Tout d'abord, la navigation. Certaines routes maritimes qui ne sont actuellement que très peu ouvertes à des périodes de l'année, ou seulement utilisables avec très coûteux navires brise-glace, pourraient devenir accessibles à de plus longues périodes, et sans recours à de tels navires. De même, certaines routes qui sont actuellement totalement infranchissable pourrait devenir commercialement viable. Et  de toutes nouvelles voies pourraient être découvertes. Tous ces scénarios offrent des routes maritimes beaucoup plus courtes, et donc moins cheres,  que beaucoup de celles qui exigent actuellement un passage par les canaux de Suez ou de Panama.
 
Une conclusion évidente est que l'on doit s'attendre à voir augmenter les activités d'expédition dans la région de l'Arctique. Avec l'augmentation de l'activité humaine, le risque d'accidents nécessitant des missions de recherche et de sauvetage va également  augmenter.. Avec potentiellement d'avantage de  transport de ressources énergétiques, on pourrait aussi voir une augmentation du risque de catastrophes écologiques nécessitent des opérations de secours. Dans ces deux cas, je crois que l'OTAN a un rôle évident à jouer. Les pays alliés ont les capacités nécessaires et de l'équipement pour mener à bien ces tâches, et notre  Centre de Coordination Euro-Atlantique de réponse aux catastrophes [Disaster Response Coordination Centre] a la vaste expérience nécessaire pour coordonner les efforts de secours et aider aux opérations de recherche et de sauvetage. [se profiler d'abord humanitaire, bien sûr!]
 
La deuxième question est la celle des ressources. Comme le bouchon de glace diminue, la possibilité augmente d'extraire du Grand Nord des richesses minérales et des dépôts d'énergie fossile. Les estimations sur l'ampleur de ces dépôts varie considérablement, de même que les évaluations de la viabilité commerciale de prospection et d'extraction. Même si les températures devaient augmenter, ce sera toujours un climat hostile et des ressources situées loin des marchés. Mais si nous voyons une augmentation de l'activité dans ce secteur, et dans l'énergie en particulier, alors l'Alliance, mais non exclusivement elle, devra tenir cela en compte
 
[...]
 
La troisième question est celle des revendications territoriales. La Convention des Nations unies de 1982 sur le droit de la mer est le cadre juridique qui s'applique à l'océan Arctique - un fait qui a été réaffirmé par les cinq États côtiers de l'Arctique lors de leur réunion au Groenland en mai dernier. Toutefois, il est déjà clair qu'il existe certaines différences d'opinion entre les cinq Etats sur la délimitation des limites de 200 mile nautiques des "Exclusive Economic Zones", ainsi que sur l'extension du plateau continental. Et, en tant qu'ancien étudiant de droit, je suis pleinement conscient que de nombreux avocats vont s'enrichir de ce genres de différences.
 
Je ne suis pas un seul instant en train de suggerer que l'OTAN doit être un arbitre dans l'une ou l'autre de ces différences d'opinion, ni sur la façon d'interpréter la loi. Mais je pense que l'OTAN offre un forum où les quatre des états cotiers de l'Arctique [Canada, USA, Islande et Norvège], peuvent informer, discuter et partager toutes les préoccupations qu'ils pourraient avoir. Et ce qui me conduit directement sur le prochain numéro, qui est l'activité militaire dans la région.
 
Répondant à l'évolution de l'environnement, plusieurs pays riverains de Arctique sont en train de renforcer leurs capacités, et l'activité militaire dans le Grand Nord n'a cessé d'augmenter. Il est compréhensible et complètement légitime, pour les nations alliées, de se demander comment nous devons aborder, en tant qu'Alliance, mais aussi en tant que communauté internationale, les aspects militaires du Grand Nord.
 
Le séminaire d'aujourd'hui offre une excellente occasion d'examiner certaines de ces options.
 
Est-ce que l'OTAN, en tant qu'organisation, en tant qu'Alliance, devrait discuter de la possibilité d'intensifier son attention dans la région? Et si oui, quelle forme cela devrait-il prendre ? Il pourrait être utile de mener des exercices de recherche  et d'opération de sauvetage, ou même de secours en cas de catastrophe, répondant à certains des scénarios possibles que j'ai mentionnés plus tôt, et de familiariser les équipes appropriées avec les défis uniques que présentent les conditions de l'Arctique.
 
Mais quels que soient les options prises, je pense que nous avons besoin d'assurer la transparence, de renforcer la confiance et de travailler vers la coopération quand il s'agit de ces questions. Et cela inclus la Russie. Il ya une base solide de coopération, jusqu'à présent, entre les pays de l'Arctique. Cela devrait continuer.
 
Je pense que l'OTAN pourrait aussi avoir une contribution à apporter. Bien entendu, le Conseil de l'Arctique devrait rester au centre de beaucoup de discussions et de la coopération entre les États riverains de l'Arctique. Cependant, une fois que les conditions seront réunies pour la reprise des activités normales avec la Russie dans le Conseil OTAN-Russie, (et j'espère que nous verrons bientôt un tel développement), je vois des avantages à utiliser ce forum particulier pour intégrer la Russie dans une coopération plus large, et également comme élément essentiel dans la construction de la confiance mutuelle. L'Alliance et la Russie ont déjà acquis des expériences dans la recherche et le sauvetage, ainsi que dans la gestion des catastrophes. Je crois que ces expériences pourraient utilement se développer, et s'élargir, pour relever les défis communs dans la région du Grand Nord.
 
Avant de conclure: Les changements causés par la fonte progressive de la calotte de glace sont une source de préoccupation pour de nombreux pays au-delà de celles du Conseil de l'Arctique et de l'OTAN. En effet, l'ensemble de la communauté internationale va être affectée par de nombreux changements qui sont déjà en place. Dans cette situation, l'OTAN a besoin d'identifier les domaines où l'Alliance, avec ses compétences, peut apporter une valeur ajoutée.
 
Si le rôle le plus approprié pour l'OTAN dans le Grand Nord est dans le cadre d'une "approche globale", impliquant d'autres acteurs comme le Conseil de l'Arctique et de l'UE, alors nous aurons besoin d'une meilleure compréhension de ce qui se passe déjà, et ce qui est de nature à se produire dans l'avenir. L'OTAN devrait continuer à suivre l'évolution de la situation, mettre à jour nos connaissances et rechercher des opportunités dans notre business quotidien.
 
Je voudrais ajouter une note de prudence. L'indivisibilité de la sécurité des Alliés a toujours été un principe fondamental de l'OTAN. Et c'est un principe que nous ignorons à nos risques et périls. Manifestement, le Grand Nord est une région qui est d'un intérêt stratégique pour l'Alliance. Mais c'est aussi le cas de la mer Baltique, de la mer Noire et de la Méditerranée. Il y a beaucoup de régions -, mais il n'y a qu'un seul OTAN.

Et nous devons veiller à ce que, comme nous regardons aujourd'hui vers le Grand Nord, et peut-être dans l'avenir vers d'autres régions, nous n'allons pas sur la voie de la régionalisation - parce que c'est la voie de la fragmentation. Et c'est une voie que nous devons éviter à tout prix.


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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 09:01


Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Assemblée générale

Soixante-troisième session

Débat thématique interactif

sur la crise économique et financière mondiale

et son impact sur le développement - matin


ASSEMBLÉE: « NOUS SOMMES DANS UN MOMENT BRETTON WOODS », DÉCLARE LE LAURÉAT DU PRIX NOBEL JOSEPH STIGLITZ, PARTISAN D’UNE RÉFORME RAPIDE DES INSTITUTIONS FINANCIÈRES INTERNATIONALES


Après avoir écouté les dernières déclarations du lauréat du prix Nobel d’économie 2001, M. Joseph Stiglitz, et du Président de l’Assemblée, M. Miguel d’Escoto Brockmann, l’Assemblée générale a achevé les trois jours de discussions intenses qu’elle avait organisées, en prévision de la Conférence internationale de haut niveau sur la crise financière et monétaire mondiale et son impact sur le développement, prévue en juin prochain.


« Nous sommes dans un moment Bretton Woods qui, comme il y a 60 ans, exige des réformes de grande ampleur », a estimé M. Stiglitz, qui préside la Commission d’experts de l’Assemblée générale sur la réforme du système monétaire et financier international dont le rapport final paraîtra au mois de mai.


Le lauréat du prix Nobel d’économie est revenu sur les 20 recommandations de la Commission, en insistant, une nouvelle fois, sur la nécessité de renforcer la réglementation financière et monétaire et de créer une nouvelle facilité de crédit, un autre système mondial de réserves et un conseil de coordination des politiques économiques.


« Le temps presse et n’oublions pas que le mieux est parfois l’ennemi du bien », a-t-il prévenu.  Cet appel a été réitéré par le Président de l’Assemblée qui a dit craindre que la lumière que certains aperçoivent déjà au bout du tunnel ne soit celle d’« un train qui fonce droit sur nous ».


Pour que la croissance, la prospérité et le progrès bénéficient à tout le monde, M. d’Escoto Brockmann a estimé qu’il faut des réglementations saines et favorables à un développement centré sur l’être humain; des systèmes commerciaux justes et équitables; des systèmes agricoles écologiquement sains; et des législations du travail qui mesurent la performance économique à l’aune du degré de prise en compte des besoins spécifiques des femmes.


L’emprise de certaines doctrines constitue le plus grand obstacle à la recherche de solutions à cette crise systémique de portée mondiale, a déclaré l’économiste français Jean-Paul Fitoussi, l’un des huit panélistes ayant participé à la table ronde de ce matin, consacrée aux mesures macroéconomiques en réponse à la crise, à l’architecture financière internationale et à la reréglementation du système financier.


L’économie de marché et le capitalisme doivent tirer leur légitimité de la démocratie, et non l’inverse, a renchéri M. Robert Johnson, économiste en chef au Sénat américain, qui a clairement souligné, à l’instar de nombreux intervenants, le rôle décisif que doit jouer son pays, en partenariat avec l’Union européenne, dans la mise en œuvre des recommandations de la « Commission Stiglitz ».


M. Johnson a préconisé « des dépenses bien contrôlées plutôt que les coupes budgétaires traditionnellement mises à l’honneur par les Gouvernements américains successifs ».  Dans un contexte d’extrême volatilité, a estimé pour sa part M. Fitoussi, la priorité doit être aussi accordée à la protection sociale, qui doit cesser d’être considérée comme une « forme de charité ».


Soulignant la responsabilité particulière des pays développés, l’ancien Ministre de la coopération de l’Équateur, M. Pedro Páez, a proposé d’établir des mécanismes financiers de recouvrement de la dette des pays les plus pauvres.  Cette mesure, soutenue par la majorité des délégations, participerait d’une architecture financière plus saine.


Dans la perspective d’un tel assainissement, M. Benno Ndulo, le Gouverneur de la Banque centrale de la République-Unie de Tanzanie, a déclaré que la réforme de cette architecture devrait remplir deux conditions préalables: séparer les intérêts politiques de l’évaluation technique, et assurer une règlementation démocratique des institutions.


TABLE RONDE: MESURES MACROÉCONOMIQUES EN RÉPONSE À LA CRISE; ARCHITECTURE FINANCIÈRE INTERNATIONALE; RERÉGLEMENTATION DU SYSTÈME FINANCIER


Ouvrant la discussion, M. JEAN-PAUL FITOUSSI, Professeur d’économie à l’Institut d’études politiques de Paris (IEP), est revenu sur le raisonnement qui sous-tend la recommandation faite hier par M. Joseph Stiglitz.  L’un des grands problèmes qui se posent lorsque l’on veut combattre la crise, ce sont les atteintes à la démocratie, a-t-il expliqué.  Les populations vulnérables subissent depuis des décennies les conséquences de plusieurs paradigmes, dont le paradigme « intellectuel ».  L’emprise de certaines doctrines, a-t-il précisé, représente en effet aujourd’hui le plus grand obstacle pour trouver des solutions à une crise systémique de portée mondiale.  M. Fitoussi a souligné qu’il était nécessaire qu’un gouvernement responsable puisse prendre des mesures fiscales pour stimuler l’économie.  Ce raisonnement, a-t-il fait remarquer, se heurte à la position de ceux qui pensent que de telles mesures, au lieu d’encourager la demande, conduiraient à l’hyperinflation et à la hausse des taux d’intérêt.  Du coup, on préfère renflouer à grands frais les institutions bancaires en faillite.  La Commission d’experts, présidée par M. Stiglitz, ne partage pas ce point de vue, a noté M. Fitoussi, précisant que les gouvernements continuent à appliquer les doctrines qui ont conduit à la situation actuelle.  « En défendant une certaine conception de la protection sociale, nous ne plaidons pas pour une forme de charité, mais pour la mise en place d’une assurance et d’une solidarité indispensables dans un contexte de fragilité économique », a-t-il assuré.  Ce que nous enseignent les grandes crises du XXe, et maintenant du XXIe siècles, c’est que les voies empruntées par le passé n’ont pas permis d’éviter une réelle instabilité.


En réponse à une question du représentant de l’Arabie saoudite, M. Fitoussi a déclaré qu’il convenait de poursuivre la libéralisation des échanges, pas au sens idéologique du terme, mais au sens pratique du terme.  Dans ce contexte, il est nécessaire de réfléchir à un train de mesures bien coordonnées, en particulier entre les États-Unis et l’Union européenne.  À une autre délégation qui souhaitait savoir s’il fallait privilégier les réglementations ou les mesures d’incitation, M. Fitoussi a préconisé de recourir aux deux.  Évoquant les paradis fiscaux, l’économiste a déclaré qu’il faudrait prendre des politiques très strictes à cet égard pour assainir le système financier mondial.  Concernant la protection de l’environnement, il a estimé qu’il était nécessaire de réconcilier les objectifs à court et à long termes.


M. ROBERT JOHNSON, Économiste en chef au Sénat des États-Unis, a tout d’abord rappelé que M. Joseph Stiglitz avait prédit les crises actuelles, soulignant que c’est un mérite exceptionnel dans la mesure où l’économie est une discipline faite d’incertitudes.  Certains secteurs bancaires ont pris une telle proportion dans les économies nationales que, s’ils s’effondraient, les gouvernements estiment qu’ils n’ont pas d’autre choix que de leur injecter de nouvelles ressources pour les sauver.  C’est dans ce contexte que la Commission d’experts doit s’efforcer à réfléchir aux moyens d’inverser cette tendance.  Les recommandations, qui ont été présentées ces derniers jours, insistent plutôt sur des dépenses budgétaires bien contrôlées plutôt que sur les coupes fiscales traditionnellement mises à l’honneur par les Gouvernements américains successifs depuis des décennies.  « Nous préconisons au contraire de protéger les consommateurs en mettant en place des autorités de supervision et des réglementations strictes, ainsi que des fonds de stabilisation pour limiter les risques.  Le marché et le capitalisme doivent tirer leur légitimité de la démocratie, et non l’inverse », a ajouté M. Johnson, qui a assuré qu’il faudrait cesser de s’en remettre aux « experts » qui n’ont pas su empêcher la crise actuelle de se produire.  M. FITOUSSI a renchéri, affirmant que la question qu’il fallait désormais se poser, c’est de savoir si telle ou telle réforme est de nature à renforcer la démocratie ou non.  C’est sur la base de ce changement de critères qu’il faut envisager l’adoption des mesures futures, a-t-il assuré.


Répondant à une question du représentant de la République dominicaine, M. Johnson, a indiqué qu’en effet, dès qu’un problème se pose, les « détenteurs de biens » du monde retirent leurs capitaux du marché, menaçant ainsi l’équilibre des économies.  Pour y remédier, il a préconisé de mettre en place des normes internationales communes harmonisées, ainsi qu’une monnaie de réserve internationale, afin de garantir la stabilité.  C’est la voie à suivre à condition toutefois que les États-Unis donnent le ton, a ajouté M. Johnson.  Répondant ensuite aux représentants de la Chine et du Pakistan, il a, lui aussi, expliqué que les pays les plus développés avaient une responsabilité particulière dans l’équilibre de l’économie internationale.  Il a donc encouragé les pays créanciers à prendre en charge l’intégrité du système financier et dans la dénomination d’une monnaie internationale de réserve.


À son tour, M. PEDRO PAEZ, ancien Ministre de la coopération économique de l’Équateur, a estimé que la crise financière actuelle était imputable aux pays développés.  C’est la raison pour laquelle il faudrait mettre en place des mécanismes financiers de recouvrement de la dette des pays les plus pauvres pour permettre à ceux-ci de se relever de la crise, a-t-il proposé.  Cette mesure participerait de la mise en place d’une nouvelle architecture financière internationale plus saine, a-t-il souligné.  Dans le droit prolongement de cette déclaration, lancien Gouverneur de la Banque de réserves de l’Inde, M. YAGA VENUGOPAL REDDY, a lui aussi estimé que la gestion des capitaux recoupait la question de la dette extérieure.  M. FRANÇOIS HOUTART,Représentant du Président de l’Assemblée générale au sein de la Commission d’experts,a rappelé pour sa part qu’il était important d’établir certaines distinctions.  Si le capitalisme exclut de ses calculs les « externalités » de son mode de fonctionnement, comme par exemple l’impact que la production industrielle peut avoir sur l’environnement et les changements climatiques, « alors il doit être remis en question ».  Plus qu’une logique d’intérêts au profit d’une minorité, l’économie doit être une activité humaine qui vise à assurer l’épanouissement des sociétés.


En tant que membre de la « Commission Stiglitz »,M. YU YONGDING, Directeur de l’Institut d’économie à l’Académie chinoise des sciences sociales, a déclaré en partager entièrement les conclusions.  Tout en se défendant de représenter le point de vue officiel du Gouvernement chinois, il a estimé avoir apporté à la Commission le point de vue de la Chine qui, a-t-il ajouté, porte une grande attention aux réformes structurelles et à la réforme de l’architecture financière internationale.


M. Yu a aussi rappelé que les pays de l’Asie de l’Est, dont la Chine, travaillent déjà à la mise en place d’une architecture financière régionale de l’Asie.  S’adressant au représentant de la Thaïlande qui demandait s’il était possible de renforcer la coopération financière régionale, il a estimé que des progrès ont été faits vers la mise en place d’une forme de fonds asiatique des marchés.  À ses yeux, de tels efforts devraient contribuer à la nouvelle architecture mondiale.


M. Yu a en outre rappelé que le statut de monnaie dominante -voire de seule monnaie de réserve- du dollar a permis aux États-Unis de dominer l’économie mondiale.  Il a cependant jugé « ridicule et inacceptable » le fait que le pays le plus riche au monde emprunte en masse et sans fin auprès de pays beaucoup plus pauvres.  Il nous faut des garanties qu’il n’y aura ni hyperinflation ni chute dramatique du dollar à l’avenir, a-t-il ajouté.  Tout en estimant qu’un tel scénario ne se produira pas, il s’est néanmoins dit « très inquiet ».  Un proverbe chinois dit qu’il « ne faut pas chercher à guérir un cheval mort », a-t-il affirmé, avant de se demander si, en fait, « nous ne cherchons pas justement en ce moment à guérir un cheval mort ».


Dans le même sens, M. BENNO NDULO, le Gouverneur de la Banque centrale de la République-Unie de Tanzanie, s’est demandé s’il est réellement possible de réformer les institutions financières internationales existantes et de les rendre assez vigoureuses, indépendantes et aptes à assurer une supervision efficace des marchés financiers.  De l’avis de M. Ndulo, il faudrait de préférence créer de nouvelles institutions, moins susceptibles d’être influencées par la politique et dotées d’un mandat pour agir de manière plus équitable.  De telles institutions devraient remplir deux conditions, a-t-il expliqué: séparer les intérêts politiques de l’évaluation technique, et assurer une réglementation démocratique des institutions.  Pour M. Ndulo, de par leur composition, les institutions financières internationales actuelles présentent un problème dès lors que les principaux pays sont mis en cause.


C’est aussi ce qu’a fait observer le représentant de la coalition d’ONG Social Watch.  A-t-on réellement la capacité de mettre en place une forme de surveillance qui, si elle avait existé, aurait permis d’éviter la crise? a-t-il demandé.  Pour lui, les institutions financières internationales actuelles ont le pouvoir de discipliner les petits pays, mais n’ont pas le courage de dire aux dirigeants des économies les plus puissantes quand les choses ne vont pas chez eux.  Ce qui est ensuite choquant, c’est qu’on assiste à un « effet Titanic »: les passagers de la première classe, à savoir les riches, surmontent les obstacles alors que la majorité des passagers de la troisième classe, c’est-à-dire les pauvres, sombrent car, ceux qui sont les plus affectés par la crise n’ont pas de filet de sécurité pour remonter à la surface.


M. Yu ayant rappelé que le Gouverneur de la Banque centrale de Chine a proposé la création d’une nouvelle monnaie de réserve internationale, composée comme un « panel » des principales monnaies actuelles, M. Johnson a jugé bon que les Chinois aient soulevé cette question en ce moment.  La Commission ne rejette pas du tout cette idée, a-t-il affirmé, en réponse à une délégation qui avait demandé pourquoi cette dernière ne se prononçait pas.  Il a vu dans une telle monnaie un moyen de réduire les risques de déflation.  Sa valeur sera déterminée avant tout par les États-Unis, les autres grandes économies et les grands créanciers comme la Chine ou le Japon, qui ont un intérêt majeur dans l’intégrité financière des États-Unis, du simple fait de l’importance de leurs avoirs en dollars.


M. Yu, comme la représentante de la Chine et de nombreuses autres délégations, a souhaité un renforcement des systèmes de réglementation des flux de capitaux, comme le préconise la Commission d’experts.  À défaut, les conséquences peuvent être très graves et ce sont les pays en développement, qui ne sont pas responsables de cette situation, qui en pâtissent le plus, a affirmé la représentante de la Chine.  C’est ce que le représentant de Social Watch a qualifié d’« effet Titanic »: les passagers de la première classe, les riches, survivent alors que la majorité des passagers de la troisième classe, les pauvres, meurent car, dans la mesure où ils sont sérieusement touchés par la crise, n’ont pas de filet de sécurité pour remonter à la surface.


Pour éviter une telle catastrophe, le représentant de Social Watch a demandé le démantèlement de « l’économie de casino » et M. Yu a estimé qu’il ne faudrait pas « faire de sentiment à l’égard des spéculateurs ».


En revanche, interrogé par le représentant de la Thaïlande sur des systèmes d’alerte rapide à concevoir et à mettre en place pour réagir rapidement aux menaces de crise, M. Yu s’est montré perplexe.  « Vous faites trop confiance aux économistes: en tant qu’économiste moi-même, je n’ai jamais eu confiance en moi dans ce domaine », a-t-il plaisanté, rappelant qu’il avait, dans le passé, prédit une crise financière à un certain moment alors qu’elle ne s’était jamais produite.


Déclarations de clôture


M. JOSEPH STIGLITZ, Président de la Commission d’experts sur la réforme du système monétaire et financier international, est revenu sur ses recommandations dont les 10 premières sont des mesures à court terme visant à stimuler l’économie mondiale et les 10 dernières, des mesures à long terme qui visent à prévenir la résurgence de crises similaires.  Les solutions à la crise, a-t-il reconnu, ne peuvent se résumer en 20 points mais il faut bien commencer quelque part. 


Aujourd’hui, les solutions les plus viables sont celles qui s’articulent autour des mesures d’incitation fiscale et du renforcement de la réglementation.  Mais à moins que les pays en développement ne bénéficient d’une aide substantielle, il leur sera difficile de jouer le rôle qui leur revient dans la reprise économique.  On ne dispose pas toujours de la marge de manœuvre nécessaire pour mettre en œuvre les politiques indispensables à ce stade. 


Ils doivent obtenir des fonds par le biais de prêts certes, mais aussi de dons.  Car, a expliqué le lauréat du prix Nobel d’économie 2001, il serait injuste que des pays en développement qui viennent à peine de se libérer de la dette se voient contraints de supporter un nouveau fardeau.  Ce serait d’autant plus injuste que ce sont les victimes innocentes de la situation actuelle.  Dans ce contexte, il est important que les fonds soient fournis par différents canaux. 


Certains mécanismes traditionnels comme le Fonds monétaire international (FMI) posent problème parce qu’ils accordent des prêts et non pas de subventions.  En plus, par le passé, le FMI a mis en place un certain nombre de politiques de réglementation qui sont à l’origine de la crise actuelle.  Si l’on doit saluer les réformes et les mesures annoncées, il ne faut désormais pas oublier que l’héritage historique d’institutions financières internationales comme le FMI ne disparaîtra pas du jour au lendemain.  Les pays en développement garderont longtemps une certaine méfiance vis-à-vis du Fonds. 


Il est donc important, a insisté M. Stiglitz, de mettre en place d’autres mécanismes d’aide comme des institutions régionales qui sont bien souvent plus proches des pays et mieux au fait de leurs besoins.  On peut aussi, a-t-il dit, créer une nouvelle facilité de crédit, tout en remaniant les institutions existantes car les deux mécanismes sont importants et la création de nouvelles institutions peut se faire très rapidement.  Compte tenu de la lenteur des réformes dans les institutions existantes, il faut garder à l’esprit que tout retard pourrait se révéler fatal pour les pays en développement.


« Nous devons également, a poursuivi le lauréat du prix Nobel, renforcer la réglementation.  En l’occurrence, il a mis l’accent sur les risques inhérents à une réforme superficielle par opposition à des réformes approfondies.  Les forces qui ont provoqué la crise actuelle sont toujours à l’œuvre et seules des réformes approfondies pourraient les faire disparaître.  Les marchés sont habiles, a-t-il prévenu.  S’ils ont pu créer des produits aussi sophistiqués, ils peuvent aussi fabriquer une réglementation qui ne prévoit pas les garanties nécessaires. 


Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est un mécanisme de contrôle d’ensemble mais aussi des instruments permettant d’intervenir directement lorsque les problèmes se présentent.  La nouvelle réglementation doit être globale et s’appliquer à toutes les institutions au risque de voir une explosion des arbitrages, des mesures qui dérogent à certains principes ou des systèmes parallèles dans le milieu bancaire.  La réglementation doit avoir des formes précises comme une commission de sûreté en matière de produits financiers et des arrangements institutionnels de contrôle des nouveaux produits financiers. 


Il faut changer la situation actuelle où les institutions financières ne sont pas capables de gérer les risques et de répartir les capitaux.  Pour illustrer ses propos, M. Stiglitz a rappelé que dans certains pays, le secteur financier représente 30% de l’économie.  Il a aussi prôné la mise en place d’agences de notation plus responsables car l’un des grands problèmes est l’incitation aux risques.  Il faut également réglementer la concurrence pour prévenir une expansion des entreprises dont la nature monopolistique leur permet d’échapper à tout contrôle.  La réglementation vise la bonne gouvernance des sociétés qui n’étaient même plus au service des actionnaires. 


Quant au nouveau système mondial de réserves que la Commission d’experts qu’il préside a aussi proposé, le lauréat du prix Nobel a rappelé que c’est une idée très ancienne que Keynes avait prôné, il y a plus de 70 ans, en espérant que le FMI contribuerait à la concrétiser.  Mais l’idée s’est heurtée à un veto, a aussi rappelé M. Stiglitz.  Or, a-t-il plaidé, c’est quelque chose de profitable pour tous les pays, débiteurs ou créanciers, et surtout pour les pays qui ont accumulé des réserves importantes et qui s’inquiètent de leur valeur et de leur stabilité. 


Cette tendance à la déflation née de l’accumulation de réserves énormes affecte le monde entier, a fait remarquer M. Stiglitz, estimant que d’autres arrangements doivent être envisagés sans que cela donne lieu à une inflation.  La transition vers ce nouveau système peut s’effectuer de telle façon qu’on puisse maintenir, voire renforcer, la stabilité et la force de l’économie mondiale.  Ce système doit être le fruit d’un consensus mondial et mis au point rapidement avant que les forces politiques et économiques ne se remettent en marche, et que les choses reprennent leur cours habituel.


Le lauréat du prix Nobel 2001 est aussi revenu sur l’idée de créer un conseil de coordination des politiques économiques.  Personne n’imaginerait gérer une grande économie comme celle des États-Unis sans un certain degré de coordination.  Pourquoi, alors, face à une économie mondialisée, aucun organe de coordination n’existe? s’est-il interrogé.  En attendant un tel conseil, toutes les institutions économiques et financières doivent mettre en œuvre des réformes importantes en matière de gouvernance, tout en étant amenées à rendre des comptes, non seulement aux gouverneurs des banques centrales et aux ministres des finances, mais également à tous.  Il faudra aussi identifier les lacunes et les défaillances de l’architecture économique actuelle, dont les problèmes de défauts de paiements, de banqueroutes ou de restructuration de la dette.  


La version finale du rapport sera publiée en mai, a annoncé le Président de la Commission d’experts.  La réforme des institutions financières ne se fera pas en l’espace de quelques jours ou de quelques mois, a-t-il reconnu, mais le rapport donne tout de même des orientations pour guider le processus.  « Nous connaissons, a-t-il conclu, une période semblable à celle qui a présidé à la création des institutions de Bretton Woods, il y a 60 ans.  Nous sommes dans un « moment Bretton Woods », qui exige des réformes de grande ampleur ».  Les notions d’architecture financière ou économique internationale et les appels à leur réforme avaient été lancés en 1997 et 1998, mais les grandes puissances espéraient bien que ces appels resteraient à l’état de simple rhétorique.  « Il faut espérer que cela ne soit pas le cas aujourd’hui car, a insisté M. Stiglitz, nous ne sommes plus dans la situation où des crises périphériques en Asie et en Amérique latine menaçaient le centre.  Cette fois-ci, la crise est partie du centre.  Le temps presse et n’oublions pas que le mieux est parfois l’ennemi du bien ».


« Nous sommes tous conscients, a rassuré M. MIGUEL D’ESCOTO BROCKMANN, Président de la soixante-troisième session de l’Assemblée générale, de l’urgence de la crise qui s’étend autour de nous ».  Les trois jours de tables rondes, s’est-il félicité, ont montré, une nouvelle fois, que l’Assemblée, le système des Nations Unies et ses partenaires du secteur privé, de la société civile et du monde universitaire peuvent se réunir pour identifier les problèmes et explorer des solutions qui reflètent les préoccupations de tous les États Membres. 


Revenant au rapport de la Commission d’experts, il s’est félicité que les recommandations sur les droits de tirage spéciaux ou la règlementation des flux de capitaux aient reçu le soutien de nombreuses délégations.  Il a donc demandé aux experts de continuer à analyser les informations et les tendances mondiales qui aideront les États à prendre des décisions informées dans les mois à venir. 


Le Président a souligné à son tour le fait que les turbulences économiques actuelles sont probablement le prélude à une instabilité accrue qui risque de compliquer la relance.  Malheureusement, la lumière que certains voient au bout du tunnel pourrait bien être celle d’un train qui fonce droit sur nous.  « Nous devons nous montrer courageux et développer une vision pour réaliser les objectifs pour lesquels l’ONU a été fondée ».  Les États ont certes le droit de défendre leurs intérêts nationaux mais pas au détriment des droits légitimes des autres.  Les plus vulnérables d’entre nous ne peuvent plus continuer à être les boucs émissaires et les victimes.  Ils doivent devenir les parties prenantes légitimes qu’ils sont.  Il faut faire en sorte que les droits et les chances ne soient plus le privilège exclusif des sociétés influentes. 


En définitive, a dit M. d’Escoto Brockmann, il revient à l’Assemblée générale de s’assurer que tous les pays, grands ou petits, riches ou pauvres, aient l’occasion de participer à un processus légalement constitué et inclusif.  Une prise de position collective implique un pouvoir partagé et avec le pouvoir, vient la responsabilité.  La route ne sera pas facile, a-t-il prévenu.  Pour que la croissance, la prospérité et le progrès bénéficient à tout le monde, ils ne peuvent être fondés sur des modes de consommation insatiable mais plutôt sur des institutions saines de réglementation financière et monétaire.  Il faut des institutions qui ne compromettent pas mais permettent plutôt la formulation de


politiques de développement inclusives et centrées sur l’être humain; des systèmes commerciaux fondés sur les principes de justice et d’équité; des politiques agricoles durables, rationnellement écologiques et favorables aux petits exploitants agricoles; et des législations du travail qui déterminent la performance économique à l’aune du degré de prise en compte des besoins spécifiques des femmes. 

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Samedi 28 mars 2009


 

L'administration Obama s'est engagée hier à procéder au plus important resserrement réglementaire du secteur financier depuis les années 1930. La Maison-Blanche promet de mettre en place une régulation «meilleure, plus intelligente et plus dure» non seulement à l'endroit des banques, mais aussi des compagnies d'assurances, des fonds privés d'investissement, des hedge funds et du vaste secteur des produits dérivés.

Seulement trois jours après avoir présenté les détails de son délicat et fort attendu programme de rachat des actifs «toxiques» des banques, le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a présenté hier au Congrès les grandes lignes des changements qu'il voudrait apporter au mode de supervision du secteur financier afin de réduire les risques d'une répétition de la terrible crise en cours.

«Il y a eu des échecs là où la régulation était considérable et des échecs là où elle était absente», a-t-il admis volontiers. Cela n'est toutefois pas une excuse pour ne pas revoir en profondeur le rôle de l'État dans le secteur financier et en augmenter la portée dans les domaines où il s'était fait plutôt discret ces dernières années. «Il n'est pas question de changements à la marge, mais de toutes nouvelles règles du jeu», a-t-il affirmé.

Le plan, dont les détails restent encore à préciser, compte quatre objectifs: un meilleur encadrement des acteurs dont la chute peut compromettre l'ensemble du secteur financier à cause de leur taille importante; la mise en place d'un mécanisme de prévention des cas de fraudes et de dangers systémiques; l'élargissement de la surveillance de l'État à des domaines d'activité jusque-là peu régulés; et une meilleure harmonisation des normes sur la scène internationale.

Depuis le gâchis de la faillite de la banque Lehman Brothers et du sauvetage de l'assureur American International Group (AIG), l'administration Obama n'a jamais caché qu'elle voulait s'attaquer le plus vite possible à la réforme des règles du secteur financier.

L'annonce d'hier marque aussi un rapprochement avec l'Europe à seulement une semaine de la tenue de la deuxième réunion au sommet des pays du G20 à Londres. Pressés par les États-Unis d'ouvrir plus grand leurs goussets afin d'aider la reprise économique, les gouvernements européens rétorquent depuis des semaines que la priorité devrait plutôt aller au changement des règles financières afin de se sortir tout de suite des ornières qui ont mené à la catastrophe.

Ces changements seront «très complexes, très difficiles», a convenu hier Timothy Geithner devant les membres de la Commission des services financiers de la Chambre des représentants. Mais «l'occasion se présente à nous, nous ne devons pas la laisser passer», a-t-il plaidé, sachant bien que tous les analystes politiques prédisent des débats longs et houleux.

Il est vrai que ces réformes marqueraient aux États-Unis la plus grande expansion du rôle du gouvernement fédéral dans le secteur financier depuis les années 1930, a noté hier la revue britannique The Economist.

Un peu comme elle l'avait fait avec son programme de rachat des actifs toxiques, l'administration Obama a promis de dévoiler les détails de ce qu'elle a en tête au cours des semaines à venir.

Serrer la vis aux plus gros

L'un des objectifs de ces réformes serait de préciser enfin les règles s'appliquant aux entreprises qui sont tellement grosses que leur chute risque aussi d'entraîner celle de tout le système financier. Le récent scandale des millions versés en primes aux dirigeants de l'assureur AIG a montré les limites du droit de regard de l'État américain sur la gestion de ces entreprises, même lorsque les contribuables doivent leur donner plusieurs dizaines de milliards de dollars en aide.

Le gouvernement voudrait, entre autres, pouvoir les forcer à se constituer des réserves plus importantes que les autres entreprises afin qu'elles soient capables de faire face à des crises. Il voudrait aussi avoir un certain droit de regard sur leur niveau d'endettement et celui de leurs partenaires.

La Maison-Blanche voudrait aussi mettre sur pied un nouvel organisme de surveillance chargé de détecter d'éventuelles pratiques d'affaires présentant des risques pour la stabilité de l'ensemble du secteur financier, mais chargé aussi de démasquer les fraudeurs comme Bernard Madoff. Des voix ont proposé que cette mission revienne à la Réserve fédérale américaine ou encore à une autorité des marchés financiers (SEC) aux pouvoirs étendus. D'autres voix réclament cependant la création d'une toute nouvelle autorité.

Élargir la surveillance

Le troisième objectif des réformes serait d'étendre le regard de l'État sur des institutions financières qui avaient peu de comptes à rendre jusqu'à présent. Outre les compagnies d'assurances, comme AIG, on pense notamment aux fonds spéculatifs (hedge funds) et aux fonds d'investissement privé. On pense aussi au vaste marché des produits dérivés et autres credit-default swaps qui ont explosé au nez des institutions financières ces derniers mois. Tous ces acteurs devront dévoiler aux autorités gouvernementales, si nécessaire sous le sceau de la confidentialité, des informations comme la nature de leurs actifs et leur niveau d'endettement. Toutes ces transactions devront aussi être rapportées, même celles convenues directement entre deux parties privées.

«Les institutions et produits financiers devraient être régulés en fonction du rôle qu'ils jouent dans le système, pas de la forme légale qu'ils ont prise», a déclaré Timothy Geithner. Nous ne pouvons pas laisser aux institutions le loisir de choisir [la forme sous laquelle elles se présenteront] de manière à aller là où il y a les normes et la surveillance les plus faibles. [...] C'est au gouvernement de décider qui et comment il régulera.»

Convenir de règles mondiales

Le quatrième et dernier objectif que se donne le gouvernement Obama est de convenir avec les autres pays d'une façon d'atteindre une certaine harmonisation de leurs règles financières dans des forums internationaux comme le G20, le Fonds monétaire international (FMI) ou encore le Forum de stabilité financière du G8. «Notre espoir est que l'on puisse s'entendre avec les Européens sur une infrastructure mondiale qui permettrait d'assurer une supervision générale adéquate, a expliqué hier le secrétaire américain au Trésor à la commission du Congrès. On ne veut pas d'un système mondial balkanisé comme l'était notre propre système aux États-Unis» avant la crise.

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http://www.ledevoir.com/2009/03/27/242036.html
Avec l'Agence France-Presse, The New York Times et The Wall Street Journal


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-29563617.html


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