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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 07:26

 

Des efforts pour garantir des vivres dans un climat qui change
jeudi 16 août 2012


LA HAVANE, 08 août (IPS) - Face au défi de produire plus d’aliments dans un climat qui change, des fermiers à Cuba parviennent à d’autres solutions comme la plantation de cultures résistantes à la sécheresse et le creusage d’étangs pour garantir l’approvisionnement en eau.

L’objectif des fermiers est de maintenir la nourriture sur la table pendant les périodes de sécheresse, de fortes pluies ou des ouragans.

Pour la sécurité alimentaire

  Un nouvel article d’Ivet Gonzalez pour l’agence de presse IPS

Rafael González, un petit fermier à la Coopérative de crédit et de services, Ignacio Pérez Rivas, a déclaré à IPS que "quand la sécheresse arrive, nous avons des légumes et des fruits qui s’adaptent aux conditions sèches, et si une tempête frappe, nous disposons d’autres variétés qui sont résistantes à cela aussi".

A l’approche de la saison des ouragans de juin à novembre, González, originaire de la municipalité de Manicaragua, dans les montagnes d’Escambray, recommande "d’avoir des arbres fruitiers comme le tamarinier et le goyavier, les vergers avec différentes tailles de plantains et de bananes, ainsi que des légumes comme la patate douce, le courge, les ignames et le malanga (relatif à la racine de taro), qui résistent au vent et à la pluie".

Dans cette région de la province de Villa Clara, à 270 km de La Havane, "nous avons des cultures comme la goyave, l’avocat et l’orange, qui s’adaptent aux conditions de sécheresse", a indiqué González, un défenseur local de la biodiversité. L’une des stratégies suivies par les plus de 120 agriculteurs dans sa coopérative implique le "retour aux cultures traditionnellement produites dans la région".

Des études sur l’amélioration des semences, que des centres de recherches agricoles à Cuba ont commencé à mener vers la fin des années 1980, ont porté leurs fruits dans des conditions climatiques défavorables et ont aidé à renforcer la production alimentaire.

De petits agriculteurs comme González sont impliqués dans le développement de semences améliorées, pour obtenir de bonnes récoltes dans des conditions environnementales difficiles. Ces efforts sont soutenus par le Programme pour l’innovation agraire locale (PIAL), qui a profité à quelque 50.000 fermiers, avec l’appui de l’aide au développement international.

Depuis 2007, l’une des priorités du gouvernement cubain a été d’opérer les changements nécessaires pour accroître la productivité et le rendement agricoles et réduire les importations. En 2011, Cuba a dépensé 1,5 milliard de dollars sur les importations afin de nourrir la population de 11,2 millions d’habitants. L’adaptation au réchauffement de la planète est un autre défi auquel est confrontée l’agriculture.

Des agriculteurs comme Esther Caballero ressentent les effets extrêmes des changements climatiques. "Il y a une grave sécheresse dans certaines périodes, et dans d’autres parties de l’année, il pleut beaucoup", a déclaré à IPS, cette fermière originaire de Jibacoa, une ville à Manicaragua.

Dans la seconde moitié du 20ème siècle, les températures annuelles moyennes ont augmenté de 0,5 degré à Cuba, et la fréquence de fortes pluies, des orages et la sécheresse locale intense s’est accrue, selon l’étude effectuée en 2008, intitulée "Les Caraïbes et les changements climatiques : les coûts de l’inaction", réalisée par des chercheurs de l’Université Tufts, près de Boston.

Bien qu’il ne soit pas encore clair de savoir si le nombre d’ouragans dans les Caraïbes augmentera, ils deviendront plus intenses, a souligné José Rubiera, un météorologue. Les orages "seront autour de 12 pour cent plus pluvieux pour chaque degré Celsius d’augmentation de température", dit-il dans un article sur la réduction des risques par des stratégies d’adaptation, auquel IPS a accédé.

Une étude menée par la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), intitulée "Les changements climatiques et le développement en Amérique latine et les Caraïbes : Vue d’ensemble 2009", dit que "Historiquement, l’agriculture a pu s’adapter aux changements climatiques graduels, mais des phénomènes météorologiques extrêmes constituent une grande menace pour le secteur".

Cela sapera davantage la sécurité alimentaire dans les pays d’Amérique latine et les Caraïbes, indique le rapport.

Les Cubains ont déjà vu des denrées diminuer en 2008 lorsque le pays a été frappé par trois ouragans dévastateurs : Gustav, Ike et Paloma, ce qui a déclenché la sonnette d’alarme concernant l’énorme impact des événements météorologiques et causé 10 milliards de dollars de pertes économiques - le pire dans l’histoire de Cuba.

Deux des ouragans de cet été de 2008 ont touché Pinar del Río, à 157 km de La Havane. Le chercheur Carlos Lopetegui a déclaré à IPS que "pas une seule plantation de banane plantain n’a été laissée dans la province".

Mais grâce à une "bio-usine de production de cultures", des semences ont été immédiatement obtenues pour une nouvelle plantation, a-t-il expliqué.

Cette bio-usine, une initiative du Programme de soutien local pour la modernisation de l’agriculture (PALMA) à Cuba, fait qu’il est possible de remplacer rapidement les cultures qui ont été détruites par un événement météorologique extrême, a indiqué Lopetegui, coordinateur général du projet dans cette province.

Le PALMA a commencé à fonctionner en 2009 avec un financement de l’Union européenne, dans le but d’augmenter la production alimentaire. La stratégie globale du programme comprend un accent sur la production agro-écologique durable et l’adaptation aux changements climatiques, comme l’utilisation efficace de l’eau, a souligné Maruchi Alonso, le directeur national du programme.

"Pinar del Río est exposée à de longues périodes de sécheresse. Généralement, ces périodes s’achèvent quand un ouragan frappe - en d’autres termes, la province va d’un événement extrême à un autre", a déclaré Lopetegui.


http://ipsnouvelles.be/news.php?idn...
.http://s147752339.onlinehome.fr/cubadev/spip.php?article749

Des efforts pour garantir des vivres dans un climat qui change

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 07:15

 

lundi 3 septembre 2012

Une théologie de la libération pour l'Europe

 http://murmitoyen.com/35288
L’altermondialisme interpelle-t-il la foi chrétienne?
     
 
 

 Gui LAURAIRE

UNE THEOLOGIE DE LA LIBERATION POUR L'EUROPE ?



Conférence donnée pour Chrétiens et libres en Morbihan

Palais des Arts de Vannes, 22 juin 2012



Tel est le titre proposé pour cette rencontre. Le point d'interrogation est important. Il faut savoir de quoi l'on parle quand on dit : théologie de la libération, avant de pouvoir répondre par oui ou par non à la question posée. Et, tout de suite :

- s'il s'agit de transposer en Europe, en France, la théologie de l'Amérique Latine, je répondrais volontiers non, car il s'agit précisément d'une théologie contextuelle ;

- s'il s'agit d'élaborer une théologie européenne, française, qui se situe dans la ligne de la

théologie de la libération latino-américaine, alors je dirai oui. Mais il faut s'en expliquer.

En fait, la naissance de la théologie de la libération est assez complexe. Un article de la revue Etudes (septembre 1984) aborde le sujet sous le titre : Les deux théologies de la libération en Amérique Latine. L'auteur, Juan Luis Segundo, s.j., est lui-même impliqué dans le mouvement évolutif qu'il évoque. Il rappelle que c'est autour des années 1960 que la foi chrétienne a commencé à se penser dans un contexte nouveau, et cela au sein des universités. Celles-ci, régies alors par le mouvement étudiant, disposaient d'une grande liberté et constituaient même une sorte de pouvoir parallèle... situation qui, bien sûr, n'allait pas durer avec l'avènement des dictatures. C'est donc là que naît une nouvelle manière de saisir la foi chrétienne.

A partir de la notion de fonction sociale des idéologies, les universitaires se rendent compte que la culture fonctionne au bénéfice des classes dirigeantes. Les étudiants et professeurs chrétiens vont inclure la théologie pratiquée alors dans les mécanismes idéologiques structurant cette culture. Leur souci va être d'oeuvrer pour démasquer les éléments non-chrétiens, voire anti-chrétiens, dans une société soi-disant chrétienne. Par exemple le Dieu qu'on a enseigné au peuple, et qui n'a pas grand chose à voir avec le Dieu de Jésus Christ. Il faudra y revenir tout à l'heure. Cet enseignement a donné à ce peuple un grand attachement à la croix. C'est admirable, certes, ... mais ça s'arrête là ! Avec J.L. Segundo, je cite Leonardo Boff parlant des chrétiens de base : « Peut-être cela tient-il à ce que leur vie n'est faite que de souffrance et de croix, la croix que la société a réussi à leur faire porter sur les épaules.... Un Jésus qui se borne à souffrir ne libère pas : il engendre le culte de la souffrance et le fatalisme. Il importe de remettre la croix à sa vraie place dans l'esprit des gens du peuple. »

Il va s'agir alors de s'engager à mettre sa réflexion au service des pauvres et opprimés, et d'analyser ce qui, dans leur praxis, par le biais de la théologie, est associé aux mécanismes oppresseurs de la culture. Mais il faut aussi trouver une théologie autre, qui puisse transformer cette praxis dans un sens plus libérateur, évitant passivité et fatalisme. On est donc dans la recherche d'un orthopraxie, sans négliger en aucune manière l'orthodoxie. Avec l'espoir que par une pastorale adaptée, cela atteindra les diverses classes sociales.

En fait, ce sont les milieux bourgeois, fournisseurs des universités, qui ont accueilli cette démarche, eux qui découvraient en même temps qu'ils appartenaient au camp des oppresseurs, à ceux à qui profitait l'idéologie qu'il s'agissait maintenant de débusquer et de combattre. Certains entrèrent délibérément dans cet engagement de libération des pauvres, aux dépens de leurs propres intérêts.

Mais il se trouve que, au cours de la décennie 1970-1980, naissent des mouvements populaires. On va alors sortir de l'idée qu'il faut parler et agir pour le peuple - qui d'ailleurs a du mal à comprendre ces intellectuels – et qui, lui, dessine un nouveau courant historique. Les théologiens entrent dans une phase nouvelle : il faut se renoncer, se mêler à ces mouvements populaires. Il faut se mettre à l'école des pauvres pour comprendre comment les pauvres vivent leur foi. Leonardo Boff, d'abord impliqué dans le premier type de théologie 'de la libération, donne le principe méthodologique du second en ces termes : « Dans une Eglise qui a opté pour le peuple, pour les pauvres et leur libération, l'étude principale de la théologie se fait au contact de la base. Qui est-ce qui évangélise le théologien ? Les fidèles qui témoignent de leur foi, de leur capacité à mettre Dieu dans toutes leurs luttes, de leur résistance à l'oppression dont ils ont habituellement à souffrir » Les théologiens vont s'intégrer aux mouvements populaires et comprendre que la religion populaire, qu'ils avaient tendance à suspecter, est fort respectable quand on voit en elle un des éléments de la résistance à une culture et une religion importées et oppressives. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas garder à son propos un certain sens critique. Mais on ne peut l'exercer positivement que de l'intérieur.

Si l'on compare la religion populaire à la religion officielle prise comme norme, alors oui la religion populaire peut être vue comme suspecte et déviante. Mais si on compare les deux en regardant les fruits qu'elles portent, les qualités humaines et spirituelles qu'elles produisent, alors je ne suis pas sûr que le résultat soit le même !

Il faut rappeler qu'entre ces deux formes de la théologie de la libération, il y a eu le concile Vatican II (octobre 1962 – décembre 1965) et son actualisation pour l'Amérique Latine à l'assemblée de Medellin (octobre 1968). Et Medellin peut être considéré comme la naissance officielle de cette deuxième théologie de la libération à laquelle un livre de Gustavo Gutierrez, paru en 1971, donnera un écho international. C'est celle qui va plus directement nous intéresser ici ; sans oublier qu'elle a essaimé dans le monde entier, et qu'il existe des théologies de la libération noire nord-américaine, féministe, africaines, asiatiques...

Il s'agit pour nous d'accueillir l'inspiration sans être des imitateurs. C'est pourquoi ce sont surtout la manière d'être et de faire, et la méthodologie, qui nous importent. Il faut se souvenir que, au début, cette théologie n'a pas suscité un grand intérêt en Europe, en dehors de quelques théologiens comme Marie-Dominique Chenu, Christian Duquoc, et certains de ceux qui travaillaient en lien avec l'action catholique spécialisée. En revanche, elle a très vite été suspectée par le Vatican puis contestée et attaquée. Or, ce ne sont pas des erreurs doctrinales qui ont provoqué la colère de Rome, mais bien plutôt la méthodologie. S'engager sur ce terrain, c'est donc prendre un certain risque.

Toutefois, penser ce type de théologie dans un contexte français, et plus largement européen, me semble bien opportun. Ceci dit, si je tiens à la démarche, je ne tiens pas absolument à l'appellation. Au premier congrès international de Chimbote (Pérou), en septembre 1986, Mgr Julio Xavier Labayen, des Philippines, disait : (Il faut) «chercher une théologie de la lutte, qui parte des masses populaires, qui ébauche une stratégie pour qu'elles prennent leur place. » Et encore : « Maintenant, nous en sommes plutôt à penser à la théologie de la lutte, c'est à dire donner du relief à la lutte du peuple, dans laquelle le peuple ait le droit de prendre sa place aussi bien dans la société que dans l'Eglise. Parce que, dans la théologie de la libération, la stratégie pour le peuple n'est pas claire, elle n'est pas claire quant au rôle du peuple, de la masse. »

Partons d'un mot d'actualité : la crise.

On en parle beaucoup, surtout depuis qu'elle a frappé de plein fouet le système financier. Mais elle est beaucoup plus ancienne, et profonde. On sait que toute crise est à la fois une épreuve à vivre et une chance offerte. Il s'agit donc de discernement à opérer et de décision à prendre. C'est une heure de vérité, un moment décisif.

Cette crise, cet état de crise dans lequel nous vivons, Marx l'avait annoncée, et nous y sommes. Moment difficile où, devant l'incertitude, la peur de l'avenir, on risque de se replier et de se fixer sur le passé. Alors qu'il est urgent de saisir le présent dans l'espérance. Dans l'interview qu'il a accordée à Télérama le 7 mars 2012, Giorgio Agamben dit ceci « Dans le vocabulaire de la médecine antique, la crise désigne l'instant décisif de la maladie. Mais aujourd'hui, la crise n'est plus provisoire : c'est la marche même du capitalisme, son moteur interne. Elle est toujours en cours, car, pareille en cela aux autres dispositifs d'exception, elle permet au pouvoir d'imposer des mesures qu'il ne serait pas possible de faire accepter en temps normal. »

Mais avant même d'être financière, économique, la crise actuelle est une grande crise sociale et culturelle. Au fond, la civilisation occidentale et prétendue chrétienne n'a plus rien à dire au monde présent. Et cela concerne aussi nos Eglises. Les pays occidentaux ont utilisé leur technique, leurs richesses, pour dominer le monde. Mais ces puissants sont fragiles. ils se sont auto - détruits en deux guerres mondiales... et ils en sont sortis plus forts et plus corrompus.

En même temps se développe une force chaque jour plus grande et plus universelle, celle des pauvres : les migrants, les déplacés ... les femmes ; toutes ces personnes dépréciées, rejetées, marginalisées. Ces pauvres ne sont pas nécessairement conscients de leur force ; ils ne sont pas toujours organisés, et leur colère ne s'exprime qu'épisodiquement. Mais il y a là un potentiel énorme... et qui fait peur. D'où les réactions policières violentes. Ici ou là, il y a des signes précurseurs de nouveauté, d'un monde autre : quel nom lui donner ?

Pour les chrétiens, avant Mai 68, Vatican II, et Medellin pour l'Amérique Latine, ont été comme des cris prophétiques au moment de la crise. Ils peuvent nous aider à nous situer. Ce n'est pas pour rien que le pouvoir de la curie romaine a aussitôt mis la marche arrière. Car le débat est sur Dieu, un Dieu que l'on s'est efforcé de domestiquer, que l'on a retiré des pauvres et de l'histoire. Nous en avions fait une idole, une triste idole, même quand on lui donnait le nom de Jésus, hélas ! Dieu à l'image des puissants. Celui auquel on a envie de crier avec Job (7, 19–20) : « Quand cesseras-tu de m'épier ? ...espion de l'homme. » Or Vatican II avait remis Dieu dans l'histoire et reconnu la liberté de conscience. Il faut donc repenser Dieu, il faut faire théologie. Et cela d'autant plus que l'affrontement aujourd'hui est sérieux et particulièrement rude. Je laisse à nouveau la parole à G. Agamben : « Les dernières recherches que j'ai entreprises m'ont montré que nos sociétés modernes, qui se prétendent laïques, sont au contraire gouvernées par des concepts théologiques sécularisés qui agissent avec d'autant plus de puissance qu'ils ne sont pas conscients. Nous n'arriverons jamais à saisir ce qui se passe aujourd'hui sans comprendre que le capitalisme est en réalité une religion. Et, comme le disait Walter Benjamin, il s'agit de la plus féroce des religions car elle ne reconnaît pas d'expiation... » Et plus loin il ajoute : « En gouvernant le crédit, la Banque, qui a pris la place de l'Eglise et des prêtres, manipule la foi et la confiance des hommes. Si la politique est aujourd'hui en retrait, c'est que le pouvoir financier, en se substituant à la religion, a séquestré toute la foi et toutes les espérances. »

Voilà qui nous ramène au coeur de la Bible : la lutte contre l'idole. Car cette pseudo religion qu'est le capitalisme n'est en fait qu'une idolâtrie au service de l'idole, qu'on l'appelle Profit, Marché, Argent, ou qu'on lui donne n'importe quel autre nom. Or dans la Bible, le débat de fond n'est pas entre foi et incroyance, mais entre foi et idolâtrie, entre foi en un Dieu ami des hommes avec qui il fait Alliance, et asservissement à l'idole qui écrase l'homme et exige de lui des sacrifices humains. On en est bien là. J. Chonchol attirait déjà notre attention, en 1981 sur ce qui est de plus en plus évident : pour continuer à se développer, le capitalisme, dans sa forme de libéralisme sauvage, est porteur de deux fruits : l'exclusion de plus en plus d'humains et le massacre de la nature.

Nous sommes donc sortis de l'illusion qui a longtemps été la nôtre : nous étions dans le camp de la liberté, contre les dictatures communistes et leur menace. Le capitalisme, c'était la liberté. Et c'était pour la défendre, disait-on, qu'on soutenait, ou même qu'on suscitait, les dictatures latino-américaines, africaines, celles des pays arabes, et la pression d'Israël sur ses voisins. Et force est de reconnaître que beaucoup gardent encore cette vision, même si la menace a changé de nature.

 

Malgré tout, cela est remis en question. On commence à se rendre compte qu'il s'agit en fait de la liberté « des riches, de plus en plus riches, aux dépens des pauvres de plus en plus pauvres. » Qu'en est-il, en effet, de la liberté des pauvres de plus en plus nombreux, menacés de franchir le seuil de la misère, même dans les pays riches, même chez nous ? Parler de liberté à des personnes empêchées de vivre décemment est une insulte.

Il est donc grand temps de se mettre à l'oeuvre, c'est-à-dire d'engager des actions libératrices coordonnées, et de mettre en oeuvre une réflexion théologique capable d'accompagner et d'impulser cette action. Avec la conscience que c'est au coeur de l'action et des engagements qu'elle exige, que cette théologie peut naître et se développer.

Alors, comment s'y prendre, que faire ?

J'ai déjà dit que Vatican II et Medellin ont été des cris prophétiques, cris que, malheureusement, on s'efforce de faire taire depuis Jean Paul II, et même avant dans certains secteurs ecclésiaux. A contre-courant, essayons d'en tirer parti. On se souvient que Jean XXIII visait trois grands objectifs en convoquant le concile :

- Restaurer le dialogue entre l'Eglise et le monde actuel.

- Favoriser l'oecuménisme.

- S'ouvrir aux pauvres.

 

Les deux premiers objectifs ont sérieusement été traités, pas le troisième. En effet les évêques des pays défavorisés ont peu pris la parole, mais ils ont eu une certaine influence dans des réunions informelles. Et c'est Medellin qui a mis ce troisième objectif au coeur de sa réflexion. Prenons appui sur ces deux évènements d'Eglise.

Il y va d'abord du sens de l'Eglise.

Elle est de l'ordre des signes et des moyens ; le début de la Constitution sur l'Eglise le dit clairement. Elle n'a donc pas sa fin en elle-même. Elle est servante : servante du Règne de Dieu dans le monde ; servante du monde à organiser en vue du Règne de Dieu qui est là, présent, mais qui doit se développer jusqu'à atteindre sa plénitude.

Parmi les passages que Vatican Il nous appelle à franchir, j'en retiens deux :

- d'une conception juridique, mettant l'accent sur l'institution et la hiérarchie, à une conception biblique de l'ordre de la communion dans la foi et l'amour, mettant l'accent sur un peuple fraternel où chacun se sente responsable de l'ensemble.

- d'une insistance sur les structures de pouvoir, avec les abominables oppositions autorité /sujet, enseignant /enseigné ... à une mise en valeur du service par un peuple tout entier habité et dynamisé par l'Esprit Saint, et organisé avec des ministères mettant en oeuvre les charismes de chacun.

 

Il faut donc une Eglise qui fasse signe et qui ait de la signification. Qu'elle soit porteuse de projet, et d'espérance. Une Eglise qui se risque, au lieu de se replier peureusement sur une morale plus bourgeoise qu'évangélique. L'Eglise n'a pas à chercher son propre intérêt si elle veut être l'Eglise de Celui qui s'est dépouillé lui-même et qui s'est donné jusqu'à l'extrême.

Il y va aussi de l'image de Dieu que l'Eglise veut donner.

On a parfois présenté Jésus comme le Dieu qui se sacrifie pour que le Père puisse pardonner les péchés des hommes. C'est alors l'image d'un Dieu de la mort, d'un Dieu avide de sang, jusqu'à celui de son propre Fils. Est-ce là le Dieu de tendresse et de miséricorde ? Vatican II nous a rappelé que Dieu se révèle, et se donne à rencontrer, dans l'histoire, la nôtre aujourd'hui comme celle d'Israël autrefois. Le Dieu de Jésus, il est présent à l'histoire humaine pour la féconder. Il n'est pas possession de l'Eglise, son bien propre. Il nous précède, il est là bien avant nous et il agit par son Esprit. Du coup, évangéliser, ce n'est pas importer un objet étranger, c'est reconnaître et permettre de reconnaître Celui qui est déjà là, et qui est le Dieu de la vie, le Dieu d'amour. Le Dieu qui est Père-Mère de tous et qui espère nous voir vivre comme des frères. Bien sûr, pour rencontrer ce Dieu là, il faut être bien présents, attentivement présents, à l'histoire en train de se faire. Chercher Dieu hors de l'histoire, c'est s'exposer à coup sûr à ne trouver qu'une idole.

Et il y a la place du pauvre

L'option pour le pauvre, le petit, le laissé pour compte, ce n'est pas une mode, ce n'est pas d'abord une option politique, c'est un choix christologique, évangélique. C'est le choix qu'a fait Jésus. Suivre Jésus, c'est faire ce même choix : il a mis au coeur de son Evangile celles et ceux que la société de son temps mettait en marge. Pour l'Evangile, le pauvre est présence de Jésus. Jésus s'est identifié au malade, au prisonnier, à l'exclu, à l'opprimé...Telle a été sa volonté. Or l'Eglise doit vivre la pratique de Jésus pour être vraiment son Corps. Il n'est pas possible de suivre Jésus sans le reconnaître et le servir dans le pauvre.

Mais il y a plus. Le pauvre est signe que le Règne de Dieu n'est pas encore accompli, puisque la fraternité n'est pas vraiment vécue tant que lui en est exclu. Il est donc signe de Dieu qui conteste la société présente, comme infidèle à sa volonté. Il faut encore ajouter que le pauvre, en solidarité avec les autres pauvres et avec ceux qui optent pour partager leur combat, possède une extraordinaire force historique de transformation. N'ayant aucun intérêt à maintenir cette société qui le rejette, il peut mobiliser ses forces pour qu'advienne une société autre. On ne peut vraiment servir la transformation radicale que sera le Règne de Dieu en plénitude, sans se solidariser avec ceux qui, aujourd'hui, portent les chances de transformation. Mais cela suppose prise de conscience et engagement réel, lucide et critique.

Ces apports de Vatican II et Medellin questionnent déjà nos options et engagements. Mais après ces rappels, je voudrais en arriver plus directement à ce que demande, de notre part, la perspective d'une théologie de type libération pour nos pays.

1 - Tirer profit de l'expérience de la première théologie de libération en Amérique latine

 

Elle est venue d'une prise de conscience à partir de la notion de fonction sociale des Idéologies. Et à mon sens, nous pouvons en recevoir trois leçons :

- La première, c'est que la philosophie, qui a toujours sous-tendu la théologie, ne suffit plus aujourd'hui. Nous disposons d'autres instruments pour analyser le réel, et il n'y a aucune raison de ne pas les utiliser.

- La deuxième est que cette théologie a voulu arracher le peuple à ce qu'elle désignait sous les noms de passivité et de fatalisme. C'était là une vue de l'extérieur, entraînant une action plus ou moins paternaliste, menée en position dominante.

N'en est-il pas ainsi encore dans bien des actions en faveur des pauvres et des pays pauvres ? Heureusement, il y a des organismes, des associations, qui ont dépassé ce point de vue, et qui respectent vraiment les cultures des pauvres. Il y a là un critère de discernement.

- La troisième, c'est que plusieurs de ceux qui ont vécu cette étape, ont pris conscience qu'ils appartenaient eux-mêmes au camp des oppresseurs. Et c'est là pour nous une prise de conscience nécessaire. Même si plusieurs pays d'Afrique, d'Asie, d’Amérique latine, sont victimes du libéralisme sauvage actuel, et si nous le sommes aussi, nous ne le sommes pas de la même manière. Permettez-moi de citer ici un document du 28 février 1977, signé par sept évêques français marqués par le concile... (citation)

Tout en réfléchissant, et en théologisant sur ce dont nous avons à nous libérer, n'avons-nous pas aussi à voir ce que la Bible nous dit sur l'installation après l'exode et après l'exil. Les livres de Samuel et des Rois, et les prophètes, sont riches de renseignements, recherche de sécurité à tout prix, division sociale et exploitation des pauvres par les riches, culte formaliste coupé de la vie, hypocrisie de la vie religieuse... Bref, ce sont là les moments où l'Alliance est le plus mise à mal. Le prophétisme est un cri qui dénonce et qui appelle à un sursaut, à une désinstallation. Il y a toujours eu des prophètes, il y en a aujourd'hui, mais les puissants ont bien des moyens de couvrir leur voix et, s'il le faut, de les supprimer. Et si l'Eglise n'a plus les moyens de les supprimer, elle sait encore étouffer leur voix.

En travaillant à une théologie de libération, n'oublions pas cette autre face des choses qui caractérise pour une part notre situation. C'est là une démarche complémentaire, et, peut-être préliminaire.

2 - Approfondir notre connaissance des Ecritures.

 Pour les croyants chrétiens, la Bible est la référence fondamentale, celle à laquelle il faut toujours revenir. Produite par un peuple qui l'a sans cesse reprise et repensée à travers son histoire, elle est Parole de Dieu lorsqu'elle est lue en peuple, et lorsqu'elle passe en actes. Certes, il y a entre elle et nous une distance culturelle, mais elle n'est pas infranchissable si l’on s'en donne les moyens, et les travaux exégétiques sont précieux pour cela. Mais il y a deux autres obstacles à franchir :

- On s'imagine souvent que lire et comprendre la Bible, c'est une affaire de spécialistes. Faux. Certes, leur travail est utile. Mais les vrais interprètes de la Bible sont ceux qui vivent des situations analogues à celles dont le Livre témoigne. C'est un rapport d'expérience à expérience qui est la plus pertinente des clés de lecture.

- C'est pourquoi – et là est l'autre obstacle, de type institutionnel – la lecture des savants dans leurs bureaux et des prélats de tous ordres, n'a pas cette pertinence.. à moins qu'ils ne soient mêlés de près à ces expériences de vie. Il faut donc contester l'affirmation classique d'après laquelle la seule interprétation autorisée de la Parole de Dieu serait celle de la hiérarchie. Non ! il faut redonner la Bible au peuple, comme il faut lui donner la parole. « Si nous ne la lisons pas, ils nous la liront ! » disaient des chrétiens quechuas... et ils savent de quoi ils parlent.

 C'est dans ce va et vient permanent entre les engagements dans l'histoire présente, avec les expériences qu'elles entraînent, et la Parole de Dieu, que se forge une théologie concrète. Théologie qui sera donc toujours contextuelle, jamais achevée, et qui consentira sans regret à être contestable, et à disparaître si un autre contexte advient. Claude Geffré dit fort bien que « la valeur d'une théologie se mesure à sa capacité de disparaître. »

Connaître la Bible nous aide aussi à sortir des fameux dualismes qui encombrent nos théologies et nos catéchismes occidentaux. Ils nous viennent de la philosophie grecque, et n'ont rien à voir avec le monde sémitique. Vie spirituelle / vie profane, spirituel / matériel, naturel / surnaturel (alors que c'est au coeur de l'unique histoire que se joue le permanent affrontement de la grâce et du péché), âme / corps (alors que l'homme est une unité qui peut certes être saisie sous divers aspects, mais qui reste indissociable), ici-bas / au-delà (distinction terrible qui a pu laisser croire qu'on devait subir sans rechigner toutes les épreuves et les souffrances présentes pour obtenir un au-delà d'éternel bonheur)...

3. Travailler à refaire un tissu communautaire.

 Dans le monde présent, le tissu social s'est défait. Bien des choses y ont contribué, mais le libéralisme ne se maintient qu'en promouvant l'individualisme. Il ne s'agit pas de la personne, car la personne va de pair avec la communauté, tandis que l'individu va de pair avec la masse, et la masse est manipulable à souhait. Voyez la foule qui acclame Jésus entrant à Jérusalem, et qui réclame sa mort quelques jours après.
Il gagne à rejoindre celui d'autres personnes. Mais surtout parce que c'est une exigence de foi. Jésus a fait communauté ; Paul a fait communauté. Les communautés ecclésiales de base, en Amérique latine, sont le terreau sur lequel germe la théologie de la libération. On y trouve la liberté de parole, le débat permanent et constructif, le soutien dans l'engagement, la fraternité vécue, toutes chose qui font tellement défaut dans la société et dans l'institution Eglise. Des communautés, il en existe. CELEM en est une. Le Parvis met ces communautés et groupes en réseau. On est dans la bonne voie, mais il reste tant à faire.

Il est bon que ces communautés puissent communiquer, témoigner de leur vécu et de leurs recherches, s'enrichir d'apports multiples et différents : l'organisation a son importance, même si elle doit rester légère et toujours réformable. Et il faut se méfier des tentations de prise de pouvoir ! En tout cas, c'est là, au contact de praxis diverses, que se fait la théologie, car c'est là que l'on peut rencontrer le Dieu engagé dans l'histoire, et qu'ensuite seulement on peut en parler. La théologie est un acte second.

4. Elargir notre regard.

L'Europe n'est pas isolée dans le monde, et ce qui s'y vit peut avoir des répercussions un peu partout. De même, ce qui se passe ailleurs peut avoir des répercussions chez nous. Nous sommes donc invités à accueillir ce qui nous vient d'ailleurs et qui peut nous questionner, nous enrichir au plan de la réflexion et de la vie. Travailler à ce que tous les mouvements de libération qui existent un peu partout se mettent en relation, communiquent, se soutiennent. La mise en réseau doit s'élargir au plan international. Nous avons en commun d'être faibles face à un ennemi puissant. Ce peut être notre force, si ce que dit Paul dans la première épître aux Corinthiens est vrai : « C'est dans la faiblesse... »

5. Respecter le chemin que Dieu a choisi en Jésus Christ.

Il s'est fait homme. L'humain est donc assez riche pour nous dire quelque chose de Dieu. L'humain est infiniment respectable puisque Dieu a voulu l'assumer. En même temps, Jésus a témoigné d'une certaine manière d'être humain.

Travailler à rendre ce monde toujours plus humain, afin qu'il soit plus conforme à l'espérance de Dieu telle qu'elle s'est manifestée en Jésus, c'est là une priorité absolue. Il ne peut y avoir de christianisme authentique que sur la base d'un humanisme véritable.

Ici se pose la question des repères. Dans le supermarché des propositions offertes en notre temps, il y a plutôt excès de repères que perte de repères. Pour nous, en tout cas, il y en a au moins deux : la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, et l'Evangile, et cela nous trace un chemin. C'est pour cela que doivent se mobiliser nos communautés d'Eglise. Paul VI a rappelé que c'était la nature même de l'Eglise d'être missionnaire. C'est dire qu'elle ne trouve pas son sens en elle-même, mais hors d'elle, dans le service du monde en vue du Règne de Dieu. Un Règne qui déborde de toute part toutes nos églises. Alors, ne nous y-enfermons surtout pas. La vraie fraternité commence par la fraternité de combat. S'il s’agit de s'engager dans des combats pour subvertir le système écrasant dans lequel nous vivons aujourd'hui, la vraie fraternité, c'est celle des personnes qui sont partie prenante des mêmes combats, avec les mêmes objectifs et en quête des moyens les plus adaptés. Elle déborde tout clivage social, racial ou religieux. L'enjeu est trop grave et trop important pour ne pas mobiliser toutes les bonnes volontés.

Somos Pueblo, somos Iglesia = Nous sommes Peuple, nous sommes Eglise.

 

 

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http://cubasilorraine.over-blog.org/article-de-nouveaux-defis-pour-la-theologie-de-la-liberation-fran-ois-houtart-49824364.html

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 07:09
 
Rbbin Rivon Krygier au cours d'une célébration juive.jpg

Rabbion Rivon Krygier

www.akadem.org/.../pourquoi-israel.../la-vocation-d-israel-dans-le-tal...

La vocation d'Israël dans le Talmud, retrouvez l'actualité Pourquoi Israël? La quête du ... Les guerres d'Israël .... Ce verset de la paracha Le'h Le'ha mentionne pour la première fois dans la Tora l'appellation "hébreu "pour désigner Abram.

 

Vidéo Rivon Krygier - rabbin de la communauté Adath Shalom à Paris, enseignant

54 mn

 


http://www.akadem.org/sommaire/colloques/pourquoi-israel-la-quete-du-sens-de-l-existence-juive/la-vocation-d-israel-dans-le-talmud-04-04-2008-7257_4189.php

 

 

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Le Sionistan s’établira sur les décombres de ce monde.

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Le Sionistan c’est l’établissement d’un gouvernement mondial sous contrôle d’une idéologie messianique, et qui implique la destruction de toutes les nations pour permettre la domination du peuple élu de ce Dieu. Nous vivons en ce moment même l’établissement final du Sionistan et donc sa réussite ou son échec. Cela passera par une dernière guerre mondial favorisant la destruction des nations dans le sens où elles devront toutes se positionner pour ou contre cette guerre et ainsi valider le pouvoir des sionistes au sein des nations mondiales. Une fois celle-ci déclenchée plus rien n’empêchera l’établissement du Sionistan qui sera une dictature économique libérale favorable à l’esclavage des peuples, à la ségrégation raciale et sociale, à l’eugénisme, au culte de Moloch, au satanisme.


 

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http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2012/09/04/vers-le-sionistan/

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 07:05

Baisser vraiment le prix des carburants

by Patrick Le Hyaric

 

 

 

Après une hausse continue des prix des carburants, le gouvernement a décidé d’aller au-delà de l’engagement de F. Hollande qui était de bloquer les prix, pour les abaisser de 6 centimes d’euros. Pour la famille qui doit utiliser la voiture tous les jours pour le travail ou pour aller faire les courses, ce ne sera pas négligeable. Mais, le budget « carburants » restera trop élevé. Le pouvoir a forcé les compagnies pétrolières à assumer la moitié de cette diminution tandis que la collectivité en assurera l’autre moitié, sous forme de baisse de la taxe sur les produits pétroliers, assumant une perte de recettes pour le budget de l’état.

Le ministère des finances laisse entendre qu’il réfléchit à un dispositif plus durable. C’est urgent et indispensable. En effet, cette décision deviendra inefficace si les cours du pétrole augmentaient de six centimes. Ajoutons que le gouvernement doit rapidement décider d’une diminution du prix du fuel domestique car les prix actuels conduisent à augmenter significativement le coût du chauffage pour nombre de familles populaires, notamment dans nos campagnes.

En même temps, et c’est le plus important et le plus fondamental, il est de la responsabilité d’un gouvernement de gauche, associant les consommateurs, les syndicats, les experts, de mener un combat public avec les autres pays européens pour créer les conditions d’une baisse très significative des prix. Des leviers existent pour cela. Il convient de faire la clarté sur les coûts réels d’extraction du pétrole brut, site par site,  et de connaître du même mouvement les quantités réelles mises en vente et les niveaux de spéculation sur les marchés pour la combattre.

D’autre part, l’importation très importante, plus de 40% des produits raffinés, vient de l’extérieur à cause du manque d’investissement des compagnies pétrolières, voire la fermeture de certaines d’entre elles pour délocaliser ses activités, renchérit les coûts. Le groupe Total réalise deux milliards de profits sur le raffinage et la distribution. Bien plus donc que les trois cents millions d’euros que va représenter la baisse actuelle. Le débat sur le prix des carburants nous amène à celui de la fiscalité. Dans le prix du carburant, la collecte d’impôts indirects est si importante qu’elle dépasse la valeur de l’impôt sur le revenu. Une réforme de justice fiscale, faisant contribuer plus les plus fortunés doit permettre d’abaisser substantiellement les prix.

Dans l’immédiat, la mesure mise en œuvre sous l’impulsion du ministre des transports, Jean-Claude Gayssot entre 2000 et 2002 serait encore aujourd’hui la plus efficace. Il s’agit d’établir une taxe flottante sur les prix des carburants. Ainsi, le niveau de taxe sur les carburants s’adapterait aux fluctuations des prix du brut afin d’obtenir un prix à la pompe relativement stable sur une longue période.

Au-delà, le gouvernement devrait mener un travail pour lancer un projet européen de nouveaux véhicules hybrides ou électriques, ou encore la nouvelle voiture consommant moins de deux litres aux 100 km. Voilà un projet qui relancerait l’industrie européenne automobile.

Au-delà, c’est le droit à l’accès à l’énergie pour toutes et tous qui doit être assuré. Aux prix élevés du carburant s’ajoutent ceux de l’électricité et du gaz. L’énergie est un produit de première nécessité. C’est un bien public humain qui doit être accessible à toutes et tous. Elle doit constituer un droit fondamental. Garantir ce droit tout en s’inscrivant dans la nécessaire mutation écologique  devient un enjeu politique de premier ordre. L’affronter ne peut se faire par des mesurettes d’adaptation. Il implique de fortes réformes structurelles progressistes. C’est le défi auquel sont confrontés le gouvernement et toute la gauche.

04/09/2012

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 06:28

 

Libye: Cette Israélienne, Orly Weinerman, va-t-elle sauver Saif Al-Islam de la mort ?

Publié le3 Septembre 2012

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Orly Weinerman

Orly Weinerman

 

L’envie immodérée de diaboliser, la folie douce, en ressuscitant de leur cellophane des gens comme Hitler pour discréditer leurs opposants, fait perdre toute logique au combat, pourtant honorable du racisme, que certains doivent mener…Qui n’a pas entendu ici et là que les Kadhafi sont anti-juif alors même que certaines sources tentent d’affirmer qu’ils ont aussi du sang juif ? Et là, la surprise vient d’Israël, à Tel Aviv. Les dirigeants africains et la CPI n’ont pas osé demander aux nouvelles autorités libyennes, que Saif Al-Islam soit jugé à la CPI pour qu’il échappe à la mort qui lui est réservée alors qu’il n’y a rien contre lui, que des supputations sans objet.  

Orly Weinerman (photo), 41 ans, est mannequin. C’est une Israélienne et la dernière petite amie de Saif Al-Islam avec qui, des projets de mariage ont avorté après l’agression par l’organisation terroriste nommée OTAN, de la Libye. Un idylle qui a durée… ans. Excusez du peu. Bien sûr, du frère guide Mouammar Kadhafi à la famille toute entière, personne n’avait opposé un quelconque refus à cet évènement qui allait prouver aux yeux du monde que le leader libyen n’était aucunement anti-juif. Au contraire même, ce sont les parents de Orly qui n’ont pas voulu qu’elle se convertisse à l’Islam.

Orly Weinerman embarrasse visiblement les autorités britanniques en interpellant Tony Blair l’ex premier ministre. Ce qui prouve surtout qu’elle était bien introduite auprès des Kadhafi. Elle demande donc à Tony Blair de sauver son “fiancé”, d’autant plus que, affirme-t-elle, ce dernier a travaillé en étroite collaboration avec Saif, juste avant le désordre causé par l’OTAN et même pendant. Silence radio et embarras du côté de Tony Blair. Ses conseillers et porte-paroles se taisent et refusent de commenter la sortie de cette femme courageuse. 

Mais, avis aux Africains qui pactisent avec le diable, il faut retenir les leçons du passé en se remémorant l’histoire de nos leaders les plus charismatique. Comme dit le dicton chinois, “Quand on dîne avec le diable, il faut se munir d’une longue cuiller”. Les Occidentaux aiment bien utiliser les gens mais, une fois qu’ils vous ont pressé comme du citron, ils vous lâchent sans vergogne.

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Libye: Cette Israélienne, Orly Weinerman, va-t-elle sauver Saif Al-Islam de la mort ?

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A propos d'israël

Israël n’est pas à la fête au Festival Avignon !

Sur EUROPALESTINE

 samedi 28 juillet 2012

http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2012/07/29/24796240.html

 

 

La pièce intitulée "Jérusalem Plomb durci", dans laquelle Ruth Rosenthal et Xavier Klaine tirent à boulet rouge sur la propagande israélienne et notamment sur l’instrumentalisation de la Shoah, a rencontré un grand succès au festival d’Avignon la semaine dernière.

Pas auprès de quelques sionistes, bien entendu, qui se sont lamenté sur le net. L’un d’eux s’exprimant dans ces termes :

"Etant de passage à Avignon du 15 au 18 Juillet, en plein Festival, j’aimerais vous faire partager les sentiments de malaise puis de dégoût qui m’ont envahi durant les 55 minutes de représentation « son et lumière » du spectacle intitulé « Jérusalem- Plomb durci » de la très officielle sélection ( « partie In » ) du Festival d’Avignon, à laquelle j’ai assisté le 16 Juillet dernier."

De quoi s’agit-il ? D’une pièce où l’actrice israélienne Ruth Rosenthal fait, avec l’aide de son partenaire Xavier Klaine, compositeur et musicien, un portrait politique de son pays et des mensonges sur lesquels repose cet Etat.

Sur scène sont projetés de petits films de cérémonies mémorielles célébrant les anniversaires de la création d’Israël et de la « réunification » de Jérusalem, avec leur lot de défilés et d’hallucinants shows militaro-musicaux. Devant les images gé­antes de la propagande nationale, Ruth Rosenthal - silhouette frêle dans une petite robe passéiste - rejoue les danses commémo­ra­tives si souvent exécutées dans son enfance, tandis qu’une voix off décline la liste des résolutions de l’ONU qui mettent en garde Israël depuis 1948, et qui sont restées lettre morte.

Cette pièce qui avait remporté le prix Odé­on-Centquatre-Télérama du festival Impatience l’an dernier a été enrichie par ses deux réalisateurs du "Wintter Family", qui la présenteront dès la rentrée dans les villes suivantes :

- Paris

du 10/10/2012 au 16/10/2012 au CENTQUATRE

- Amiens

le 18/01/2013 à Maison du Théâtre à Amiens

- Saint-Médard-en-Jalles

du 30/01/2013 au 31/01/2013 à Carré-Les Colonnes

- Lyon

du 04/02/2013 au 06/02/2013, au Théâtre Les Ateliers

- Maubeuge

le 20/03/2013 au Manège (Scène nationale de Maubeuge)

- Nantes

du 26/03/2013 au 27/03/2013 au Lieu Unique (Scène nationale de Nantes)

- Lons-le-Saulnier

le 03/05/2013 : Scènes du Jura

Une pièce de théâtre faite par des juifs qui racontent l’atrocité de l’état d’Israël et les bases mensongères grâce auxquelles cet état existe.

 

http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2012/07/29/24796240.html

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 14:24

 

Le service « Police Secours » délocalisé au Maghreb

 

thumb.jpgLa déclaration du porte-parole de la DRCPN (Direction des ressources et des compétences de la Police Nationale) ce lundi est passée inaperçue dans les médias grand public, et pourtant, elle a eu l’effet d’une véritable bombe dans les postes de Police.

Ainsi, c’est à 8h30 que plus de 45000 policiers étaient réunis dans leurs commissariats respectifs pour entendre la nouvelle : l’ensemble des services Police Secours dans plus de 9 régions allaient être délocalisés en Tunisie et au Maroc.

Une entreprise leader dans les call-centers

La Police a annoncé son partenaire principal au Maghreb, Al-Malek Telemarketing lt. Cette start-up existant depuis les années 90 en Tunisie et au Maroc est la première entreprise de call-centers au Maghreb et offre ses services à des dizaines de grands groupes européens dont Bouygues Telecom ou Hewlett-Packard. Le directeur de la société s’est félicité de ce nouveau partenariat et a garanti « un service professionnel, rapide et fiable » aux citoyens français. En effet ce seront désormais 150 agents spécialement recrutés par l’entreprise qui assureront la liaison entre les appels d’urgence du « 17 » et les forces de Police sur le terrain. Parmi ces nouveaux employés, beaucoup sont « d’anciens rebelles, héros du Printemps Arabe, lors duquel ils se sont formés à la communication radio et à la tactique militaire », et pourraient même, selon le directeur « enseigner des stratégies d’interpellation de style oriental aux policiers français ».

La DRCPN a , dans son discours, expliqué que cette décision découlait principalement des « restrictions budgétaires » imposées par le gouvernement. Cependant, les deux principaux syndicats policiers ont d’ores et déjà manifesté leur mécontentement quant à cette décision, et disent vouloir « engager des discussions avec les sphères décideuses de la Police Nationale pour trouver une solution plus viable pour nos collègues et nos concitoyens » ; a annoncé le porte-parole du second syndicat des membres des forces de l’ordre. Selon lui, la sous-traitance des services Police Secours par Al-Malek Telemarketing lt. poserait de graves problèmes, notamment à cause de « la distance entre les opérateurs radio et les forces d’intervention ; le manque d’expérience et de connaissance du terrain des opérateurs » sans évoquer bien sûr la suppression des emplois ainsi remplacés. Sur ce dernier point, la DRCPN s’est voulue rassurante : « les anciens opérateurs radio de Police Secours se verront proposer un emploi chez notre partenaire pour un salaire mensuel équivalent à 200€ », précisant de surcroît que « les fonctionnaires ainsi mutés auront un statut exclusif de fonctionnaire d’Etat en fonction à l’étranger ».

La décision devrait être confirmée dans la semaine par le ministère de l’intérieur, qui a déjà officieusement annoncé que celle-ci s’appliquera certainement à toutes les régions de France d’ici la fin de l’année.

Johnny Boul pour le Gorafi ―

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 14:12


Aux USA On A Déjà Prévu Un Moyen Orient Sans Israël
Aux USA On A Déjà Prévu Un Moyen Orient Sans Israël
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Alors que Paris Londres Berlin prennent stupidement leurs désirs pour des réalités et planifient l’après Assad en Syrie à Washington on a déjà envisagé l’après Israël dans un rapport intitulé : « Preparing For A Post Israel Middle East » (se préparer pour un Moyen Orient post Israël). Cette analyse de 82 pages a été réalisée à la demande de la communauté du renseignement américain regroupant pas moins de 16 agences dont le budget annuel dépasse les $ 70 milliards. Preuve donc que la disparition du régime judéo sioniste est sérieusement envisagée à Washington et pas seulement à Téhéran.



Ce document « Preparing For A Post Israel Middle East » conclut que les intérêts nationaux américains et israéliens divergent fondamentalement. Les auteurs de ce rapport affirment qu’Israël est actuellement la plus grande menace pour les intérêts nationaux américains car sa nature et ses actions empêchent des relations normales entre les US et les pays arabes et musulmans et dans une mesure croissante avec la communauté internationale.

Cette étude a été réalisée à la demande de la communauté du renseignement américain comprenant 16 agences avec un budget annuel de 70 milliards de $. Cette communauté du renseignement comprend les départements de la marine de l’armée de terre de l’ armée de l’air, des corps de Marines, des gardes côtes, ministère de la défense et agence de renseignement, les départements de l’Energie, de la sécurité intérieure, l’état le trésor l’agence de lutte anti drogue, le FBI, l’agence de sécurité nationale l’agence de renseignement géo spécial, l’agence de reconnaissance nationale et la CIA.


Parmi les conclusions de ce rapport on trouve :


-Israël compte tenue de son occupation brutale sa bellicosité ne peut pas être sauvé tout comme le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud n’a pu l’être alors même qu’Israël a été le seul pays « occidental » à entretenir des relations diplomatiques jusqu’en 1987 avec l’Afrique du Sud et a été le dernier pays à se joindre à la campagne de boycott avant que le régime ne s’effondre.

-La direction israélienne est de plus en plus éloignée des réalités politiques militaires économiques du Moyen Orient en accroissant son soutien aux 700 000 colons illégaux vivant en Cisjordanie occupée ;

-Le gouvernement de coalition post travailliste Likud est profondément complice et influencé par le pouvoir politique et financier des colons et devra faire face à de plus en plus de soulèvements civils domestiques avec lesquelles le gouvernement US ne doit pas s’associer ou s’impliquer ;

-Le Printemps arabe et le réveil islamique a dans un large mesure libéré une grande partie des 1.2 milliards d’Arabes et Musulmans pour lutter contre ce qu’une très grande majorité considère comme une occupation européenne de la Palestine et de la population indigène illégale, immorale et insoutenable;

-Le pouvoir arabe et musulman qui s’étend rapidement dans la région comme en témoigne le printemps arabe le réveil islamique et la montée en puissance de l’Iran se fait simultanément -bien que préexistant - avec le déclin de la puissance et de l’influence américaine et le soutien US à un Israël belliqueux et oppressif devient impossible à défendre ou concrétiser compte tenu des intérêts nationaux US comprenant la normalisation des relations avec les 57 pays islamiques ;

-L’énorme ingérence d’Israël dans les affaires intérieures des US par l’espionnage et des transferts illégaux d’armes. Cela comprend le soutien à plus de 60 « organisations majeures » et approximativement 7500 fonctionnaires US qui obéissent au dictat d’Israël et cherchent à intimider les médias et les organisations gouvernementales US et cela ne devrait plus être toléré ;

-Le gouvernement US n’a plus les ressources financières ni le soutien populaire pour continuer à financer Israël. Ce n’est plus envisageable d’ajouter aux plus de 3 mille milliards de $ d’aide directe ou indirecte d’argent des contribuables versés à Israël depuis 1967 ces derniers s’opposant à ce que l’armée américaine continue de s’impliquer au Moyen Orient. L’opinion publique américaine ne soutient plus le financement et les guerres US largement perçues comme illégales pour le compte d’Israël. Cette opinion est de plus en plus partagée en Europe en Asie au sein de l’opinion publique internationale ;

-Les infrastructures d’occupation ségrégationniste d’Israël sont la preuve d’une discrimination légalisée et de systèmes de justice de plus en plus séparés et inégaux qui ne doivent plus être directement ou indirectement financés par les contribuables US ou ignorés par les gouvernements US ;

-Israël a échoué comme état démocratique auto proclamé et le soutien financier et politique américain ne changera pas sa dérive comme état paria international ;

-Les colons juifs manifestent de plus en plus un violent racisme rampant en Cisjordanie soutenu par le gouvernement israélien devenu leur protecteur et leur partenaire ;

-De plus en plus de Juifs américains sont contre le Sionisme et les pratiques israéliennes, inclus les assassinats et les brutalités à l’encontre des Palestiniens vivant sous occupation les considérant comme des violations flagrantes du droit américain et international et cela soulève des questions au sein de la communauté juive américaine eut égard à la responsabilité de protéger R2P des civils innocents vivant sous occupation ;

-L’opposition internationale à un régime de plus en plus d’Apartheid se fait l’écho de la défense des valeurs humanitaires américaines ou des attentes US dans le cadre de ses relations bilatérales avec les 193 pays membres de l’ONU.

Le rapport se termine en préconisant d’éviter des alliances rapprochées auxquelles s’oppose la majeure partie du monde entier et qui condamnent les citoyens américains à en supporter les conséquences.

A l’évidence Israël va se précipiter sur ce rapport bientôt publié pour faire pression sur les deux candidats à la présidentielle américaine, Obama et Romney, pour voir qui des deux en minimisera le plus les conclusions s’engageant même à le ranger au placard en promettant d’accroître l’aide financière et militaire à l’entité coloniale judéo sioniste fossoyeuse de l’Empire américain.



Dimanche 2 Septembre 2012
Mireille Delamarre
 
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Sur ce site,

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J'ACCUSE HOLLANDE FABIUS ET SA CLIQUE D'ASSASSINER LE PEUPLE SYRIEN EN FOURNISSANT UNE AIDE CRIMINELLE AUX MERCENAIRES SALAFISTES TAKFIRISTES AL QAEDA &Co GASPILLANT AINSI L'ARGENT DES CONTRIBUABLES FRANCAIS

 

Colonialisme Judeo Sioniste
La Palestine Colonisée Par Des Juifs Marocains Achetés Au Roi Hassan II Par Le Régime Sioniste
Alors que le ministère de la propagande étrangère israélienne a lancé une campagne pour rebaptiser «réfugiés» les Juifs arabes venus coloniser la Palestine ce que dissimule ce régime c’est qu’une partie des Juifs marocains - majoritairement des enfants - ont été acheté lors de « L’Opération Mural » : premier envoi de 50 000 Juifs pour ½ million de dollars payés par les Sionistes - facilitant ainsi leur installation sur une terre volée dans un pays occupé par un régime colonial dernier avatar d'une espèce en voie de disparition.


La Palestine Colonisée Par Des Juifs Marocains Achetés Au Roi Hassan II Par Le Régime Sioniste

Récemment le président israélien, Shimon Peres, a organisé une cérémonie en l’honneur de l’agent israélien du Mossad, David Littman, qui a organisé les premières vagues de colonisation de la Palestine par des Juifs marocains dans les années 50 60.

David Littman, se faisant passer pour un prêtre chrétien anglais s’est installé à Casablanca. De là il a supervisé l’ «Opération Mural « qui avait comme objectif d’envoyer des Juifs marocains principalement des enfants coloniser la Palestine. Littman les a envoyé en Israël via la Suisse où ils étaient sensés participer à des camps d’été pour enfants démunis.

Avant et après l’« Opération Mural » la monarchie marocaine a largement profité financièrement de ce transfert monnayé de Juifs marocains vers la Palestine surtout après qu’Hassan II soit devenu roi en 1961. C’est lui-même en personne qui a supervisé ces accords passés avec le régime sioniste.

L’écrivain français, Agnés Bensimon, a détaillé dans son livre «Hassan II Et Les Juifs » comment le Mossad a entrepris de négocier avec Hassan II 4 mois après la mort de Mohammed V. Le nouveau roi a alors demandé le versement d’un demi - million de dollars pour faciliter l’envoi de 50 000 Juifs, et la même chose pour l’envoi suivant.

Simon Levy l’un des Juifs marocains qui a résisté à la pression exercée pour immigrer en Israël a également exposé cette affaire. Dissident d’Hassan II il est mort il y a deux ans.

Les paiements pour les transferts des Juifs marocains étaient envoyés d’Israël sur des comptes secrets en Suisse, au nom du roi dit-on. Mais l’ami du roi, Ahmed Reda Kadira, qui a négocié les accords de transferts de sa part, et a ensuite été nommé l’un de ses conseillers, en a également profité. Cela lui a permis de financer son quotidien « Les Phares » qui servait de facto de porte parole du palais et s’est spécialisé dans la dénonciation des critiques du roi.

La pénétration par Israël de la cour royale marocaine ne visait pas seulement le transfert des Juifs marocains pour coloniser la Palestine. Le Mossad a également cherché à faire du roi Hassan II un allié politique pour saboter tout rapprochement entre lui et le président égyptien Gamal Abdul Nasser.

La «Guerre des Sables» qui a éclaté entre l’Algérie et le Maroc en 1963 a fourni aux Sionistes une chance de s’attirer les bonnes grâces du roi marocain après que Nasser ait pris fait et cause pour la nouvelle Algérie indépendante contre l’attaque marocaine sur son territoire.

Les accords de coopération entre Rabat et Tel Aviv à l’époque se faisaient via Téhéran sous les auspices du Shah d’Iran grand ami du régime judéo sioniste. La coopération militaire israélo marocaine s’est prolongée après la chute du Shah en 1979. Israël a largement participé à la construction du mur de sécurité de 2600km dans l’Ouest du Sahara conçu pour empêcher des attaques du Front Polisario combattant pour son indépendance depuis 1975.

La coopération militaire entre le roi du Maroc et le régime sioniste s’est étendue au domaine des services secrets surtout après une entrevue organisée par le chef du Mossad d’alors, Ytzhak Hofi, au Maroc en 1976 entre Hassan II et le premier ministre israélien de l’époque, Yitzak Rabin.

La collaboration du roi Hassan II avec Israël a largement été documentée par des écrits dont ceux de l’écrivain égyptien Muhammad Hassanein Haikal dans son livre «Kalam fis-Siyssa» (Talking politics - Parler de Politique).

La collaboration d’Hassan II avec le Mossad était telle qu’il a autorisé le Mossad à espionner les discussions lors des sommets arabes qui avaient lieu au Maroc.

Pour le rôle essentiel qu’il a joué dans l’accord de paix Israël Egypte, le régime sioniste a considéré qu’il avait une dette envers lui au point d’émettre un timbre à son effigie lors de sa mort en 1999. En échange des services qu’Hassan II a rendu le Mossad l’a protégé contre ses opposants. Le kidnapping et l’exécution de son principal opposant,Madhi Ben Barka, à Paris en 1965 porte l’empreinte du Mossad qui l’a prévenu aussi à plusieurs reprises dans les années 60 et 70 de tentatives de coups d’état.

En clair la Monarchie marocaine a été protégée par le régime sioniste en remerciement notamment d’avoir permis - moyennant finance - le transfert de Juifs marocains en Palestine pour la coloniser.

Par conséquent s’ils doivent s’en prendre à quelqu’un pour avoir été déracinés du Maroc les Juifs marocains installés comme colonisateurs en Palestine - de leur plein gré ou non - doivent s’adresser au régime sioniste.

Si ces Juifs marocains veulent être indemnisés - car derrière cette revendication de statut de «réfugié» il y a un mobile financier: exiger des « réparations » pour remplir les coffres vides du gouvernement sioniste qui gaspille des milliards en armement - c’est à ce régime sioniste qui les a acheté au roi du Maroc Hassan II qu’il faut le demander.

Sur les liens entre le Maroc et le Mossad consultez le blog Dé-Manipulations de Jacob Cohen

Lundi 3 Septembre 2012
Mireille Delamarre
 
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Le Pentagone réduit sa participation à un exercice antimissile en Israël

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3 septembre 2012 – 14:28

“Je pense que nous devons dire la vérité : la communauté internationale ne pose pas de ligne rouge claire à l’Iran et l’Iran ne perçoit pas de détermination de la communauté internationale à arrêter son programme nucléaire” a réagi Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, après la publication d’un rapport l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) concernant Téhéran.

Le document en question a en effet mis en avant, et malgré les sanctions internationales, l’augmentation des capacités iraniennes d’enrichissement d’uranium, notamment sur le site de Fordo, et déploré que les inspecteurs de l’AIEA ne puissent pas se rendre sur la base de Parchin.

“Tant que l’Iran ne percevra pas de ligne rouge et de détermination (ndlr, de la communauté internationale) il ne cessera pas de faire avancer son programme nucléaire. L’Iran ne doit pas obtenir la bombe atomique” a encore insisté le chef du gouvernement israélien, lors de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.

Les dernières déclarations de Benjamin Netanyahu traduisent l’impatience du gouvernement israélien et alimentent davantage les spéculations sur une éventuelle opération militaire contre les sites nucléaires iraniens, chose que l’administration Obama veut éviter pour le moment tout en laissant la priorité à la diplomatie et aux sanctions internationales prises à l’égard de Téhéran.

C’est dans ce contexte que, selon l’hebdomadaire américain Time, le Pentagone a décidé de réduire sa participation à l’exercice anti-missile Austere Challenge 12, qui, initialement prévu au début de cette année, a été reporté à cet automne. A l’époque, il avait dit que ce contre-temps était dû aux mauvaises relations entre Tel Aviv et Washington et qu’il s’agissait d’un signal envoyé par l’administration Obama pour marquer son désaccord avec la volonté israélienne d’attaquer l’Iran.

Cette fois, il semblerait que la réduction de la participation américaine à l’exercice Austere Challenge soit du même ordre, même si des restrictions budgétaires ont été avancées par le Pentagone.

Concrètement, au lieu de déployer 5.000 hommes en Israël pour prendre par à ces manoeuvre, l’armée américaine n’en enverrait qu’entre 1.200 et 1.500. Et un seul destroyer AEGIS au lieu des deux prévus prendrait part à l’exercice. Et encore, selon Time, ce n’est pas encore acquis. Seules les batteries antimissiles Patriot prendront la route d’Israël.

“Fondamentalement, les Américains disent ‘Nous n’avons pas confiance en vous’” a estimé un haut responsable militaire israélien interrogé par l’hebdomadaire. En diminuant leur participation à ces manoeuvres, les Etats-Unis semblent vouloir dire qu’ils se tiennent à l’écart de toute attaque israélienne contre l’Iran, tout en mettant en garde le gouvernement israélien de la tentation de faire cavalier seul.

Même si l’Etat hébreu s’est doté de capacités antimissiles performantes, il n’en reste pas moins qu’elles sont susceptibles d’être insuffisantes dans le cas d’une riposte iranienne, laquelle impliquerait le Hezbollah libanais, proche allié de Téhéran, avec des tirs de roquettes et de missiles dans le nord d’Israël.

Ainsi, les militaires israéliens pourraient ne pas bénéficier, par exemple, des données recueillies par le radar d’alerte avancé X-Band installé par les Etats-Unis dans le désert du Negev afin de dissuader Tel Aviv de mener une opération militaire unilatéralement.

Le Pentagone réduit sa participation à un exercice antimissile en Israël

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 04:49

 

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Lundi 3 septembre 2012

Peut-être une goutte d'eau dans tous Les maux du sarkozysme , mais des faits utiles à rappeler (et un dispositif que le nouveau gouvernement devrait supprimer?) :

La rupture conventionnelle est un mode de rupture du contrat de travail à durée indéterminée institué par la loi n° 2008-596 du 25 juin 2008. Il consisterait à permettre à l’employeur et au salarié de convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie. Légalement, la rupture conventionnelle ne peut être imposée par l’une ou l’autre des parties. Mais dans la pratique, la subordination juridique dans laquelle se trouve le salarié par rapport à son employeur l’empêche de négocier son départ d’égal à égal. Il se voit souvent imposer une rupture du contrat de travail qu’il ne souhaitait pas vraiment, à des conditions qui lui sont défavorables.

Les salariés dont le contrat est rompu dans le cadre d’une rupture conventionnelle peuvent bénéficier des allocations d’assurance chômage. Pour cette rupture qui résulte d’une convention signée par les deux parties, le salarié peut se faire assister dans les TPE, par un conseiller du salarié CGT. Nous conseillons vivement à tous les salariés confrontés à cette proposition de rupture de leur contrat de travail de se rapprocher de la CGT et précisément des conseillers CGT du salarié.

Trop de licenciements qui devraient être des licenciements économiques sont traités par ce mode de rupture (appelé abusivement par les employeurs licenciement à l’amiable) réduisant de manière importante les droits des salariés licenciés. Les statistiques démontrent une augmentation de cette forme de rupture au détriment des licenciements économiques, sans réduire le pourcentage des démissions ce qui prouve que l’intérêt de cette procédure n’est pas en faveur des salariés.

Pour contacter un conseiller du salarié, prenez contact avec la CGT auprès d’une Union locale.

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Le piège de la rupture conventionnelle de contrat de travail.

On ne reviendra pas sur les aspects techniques de la rupture conventionnelle du contrat de travail (RCCT). Si ce n’est repréciser les fondements à savoir que la RCCT permet à l’employeur et au salarié de convenir en commun de la rupture du contrat de travail. N’étant ni un licenciement, ni une démission, elle échappe aux règles du licenciement et n’a donc pas à être motivée. Mais elle offre au salarié une indemnité au minimum égale à l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement et ouvre droit aux allocations chômage.

Sous ces airs de simplicité et d’assouplissement des relations de travail se cache un véritable piège pour les salariés et pour la collectivité en général.

Déjà, la RCCT renforce le caractère déséquilibré de la relation de travail. En effet, si le salarié est à l’initiative de la demande de RCCT, il est à craindre que l’employeur le contraigne à la démission pour ne pas avoir à payer l’indemnité de rupture. En revanche, lorsque l’employeur voudra se séparer d’un salarié qu’il considère indésirable (pas assez productif, trop coûteux, trop contestataire), il a tout le loisir d’interpeller ledit salarié en lui mettant en avant des soi-disant fautes ou manquements et dans la foulée de lui proposer une RCCT à la place d’un licenciement pour faute. En clair, mieux vaut se séparer à « l’amiable »… ça fait moins mauvais effet auprès des amis, des autres collègues, de la famille…qu’un licenciement pour faute !!! Cerise sur le gâteau, en agissant de la sorte, il est beaucoup plus facile pour le patron de faire accepter les termes (financiers…) de la convention. Bref, plus besoin d’avoir une « cause réelle et sérieuse » pour mettre fin au contrat de travail ; une bonne dose de pression, un soupçon d’indemnité, l’assurance de toucher des Assedic et le sale-tour est joué. La recette est d’une grande simplicité…

De plus, imaginons un salarié victime de discrimination, de harcèlement, de conditions de travail indignes et illégales et qui, de part cette situation intenable, préfère accepter les modalités d’une RCCT plutôt que de faire valoir ses droits devant les autorités compétentes : on l’a vu ci-dessus, non seulement il peut ne pas être totalement rempli de ses droits (droit à la formation, indemnités financières) mais en plus l’employeur, non condamné, peut continuer d’exercer ses délits, comme si de rien n’était…

Et puis, que dire de ces patrons d’entreprise qui vont proposer des RCCT par petits paquets dans le temps, et qui, ce faisant écarte la procédure de licenciement économique et l’obligation de reclassement individuelle (pour les entreprises de + de 50 salariés). Que dire également de ceux qui usent et abusent de cette convention pour « remercier » les salariés les plus âgés de l’entreprise, les jugeant plus assez rentable. Ce faisant, l’entreprise rejette son devoir et sa responsabilité de permettre aux individus de vivre dignement et correctement de son salaire durant la totalité de sa vie professionnelle. C’est en effet trop facile de s’enrichir pendant des années de l’exploitation de ses employés pour ensuite, parce qu’on les juge contre-productif, passer le « relai » à la collectivité via l’indemnisation chômage.

On le voit aisément, la RCCT est une arme supplémentaire dans l’arsenal déjà bien fourni du MEDEF. 

A lire aussi (avec une petite photo en prime) "Rupture conventionnelle" et "souffrance au travail

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Toutes les illustrations :
http://emotions.20minutes-blogs.fr/archive/2009/08/11/rupture-conventionnelle.html
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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 04:44

 

Syrie, Iran : le général Dempsey et le député Walter Jones haussent le ton contre les plans de guerre d'Obama

Le chef d’état-major de l’armée américaine le général Martin Dempsey s’est rendu à Londres pour contrer à la source, avec l’aide de certains militaires britanniques, les efforts des manipulateurs d’Obama à la City pour déclencher la guerre. Solidarité et Progrès

 

Face aux battements de tambour de plus en plus insistants de Barack Obama, le ton est

monté d’un cran entre les militaires et certains députés américains opposés à la guerre d’une part, et l’administration Obama d’autre part, de plus en plus effrayée par les conséquences électorales de l’hécatombe économique et financière en cours.

Le chef d’état-major de l’armée américaine le général Martin Dempsey

Le chef d’état-major de l’armée américaine le général Martin Dempsey s’est rendu à Londres pour contrer à la source, avec l’aide de certains militaires britanniques, les efforts des manipulateurs d’Obama à la City pour déclencher la guerre. Se trouvant à Londres à l’occasion de l’ouverture des jeux paralympiques, le général Dempsey a été plus explicite dans ses critiques contre un Obama qui est resté visiblement sourd à ses précédents avertissements, en déclarant, comme le rapporte l’Independent : « Obama se trompe sur l’action en Syrie, dit le général le plus haut gradé. »

Le porte-parole de Dempsey, le colonel David Lapan, a confirmé par courriel aux enquêteurs de l’Executive Intelligence Review, que le général Dempey a profité de son séjour à Londres pour rencontrer en privé plusieurs officiers militaires britanniques.

Ses commentaires publiques sont cependant les plus explicites de tous ceux qu’ils a faits jusqu’à maintenant à l’encontre de toute intervention militaire, allant même jusqu’à contredire directement, selon le Guardian et l’Independent, les menaces faites par Obama la semaine dernière contre la Syrie, des menaces endossées bien évidemment par le Premier ministre Britannique David Cameron.

Dempsey a dit que toute comparaison entre la Libye et la Syrie est, au mieux, une source d’« amusement », et que même si l’on parle d’établir des « zones de réfugiés » en Turquie et en Jordanie, il a n’a entendu parler de la mise en place « d’aucune zone de ce type en Syrie ».

Il a fait remarquer que les militaires turques ont souligné que la mise en place d’une telle zone à l’intérieur de la Syrie est quelque chose qu’aucun pays ne fera en faisant cavalier seul. Seule l’OTAN peut accomplir une telle tâche. Et si l’OTAN devait aller de l’avant et établir une telle zone, il faudrait ensuite la protéger, ce qui pourrait conduire à la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne contre les missiles balistiques et aériens.

De même pour l’Iran, où Dempsey a conseillé aux Israéliens de s’abstenir de toute attaque contre ce grand pays, laissant entendre que l’armée américaine ne viendrait pas lui prêter main forte une fois les frappes lancées.

Il a souligné qu’il n’avait pas demandé à être averti d’avance par Israël d’une telle attaque car il « ne veut pas être complice s’ils choisissent de le faire ». Il aussi répété ce qu’il avait dit lors d’un briefing au Pentagone il y a quelques semaines, qu’une attaque israélienne sur l’Iran ne ferait que retarder le programme nucléaire iranien et que cela ne garantirait pas qu’il mettrait fin à ses ambitions nucléaires, indépendamment de ce que l’on croit savoir de ses intentions actuelles.

Du côté du Congrès américain, le député Walter Jones à fait parvenir une lettre à la Maison-Blanche pour avertir le Président américain des conséquences juridiques d’une action militaire contre la Syrie ou l’Iran.

En voici quelques extraits :

Cher M. Président,

Cette lettre vous a été envoyée en raison de ma grande préoccupation de vous voir conduire notre nation en guerre sans l’autorisation du Congrès. Tandis que les tensions et la rhétorique montent contre la Syrie et l’Iran, le pouvoir de déclarer le départ en guerre reste investi au Congrès. Aucune résolution des Nations Unies ou de l’OTAN ne peut avoir préséance sur le pouvoir qui a été soigneusement confié aux représentants du peuple américain. (…)

Afin de prévenir tout nouvel empiétement de la part de l’Exécutif, j’ai introduit la résolution 107 à la Chambre des représentants. Cette résolution stipule qu’“à l’exception d’une attaque imminente ou réelle contre le territoire des Etats-Unis, l’usage par un Président de la force militaire à des fins offensives, sans avoir obtenu au préalable une autorisation claire par une Loi du Congrès, viole le pouvoir exclusif du Congrès de déclarer la loi selon l’article I, section 8, clause 11 de la Constitution, et constitue par conséquent un crime grave passible de destitution et un délit sous l’article II, section 4 de la Constitution”. (…)


J’en appelle donc à vous pour respecter la Constitution, et m’en remets aux représentants de notre pays pour décider quand la guerre est nécessaire. Il n’y a aucune responsabilité plus grande que d’envoyer nos fils et nos filles à la guerre. Cette responsabilité reste aux mains du Congrès des Etats-Unis.

 

Sincèrement,

Walter B. Jones, Membre du Congrès des Etats-Unis

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http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=8031&fb_action_ids=4540395787513&fb_action_types=og.likes&fb_ref=.UEN_8jgb_wF.like&fb_source=timeline_og&action_object_map={%224540395787513%22:250327881754901}&action_type_map={%224540395787513%22:%22og.likes%22}&action_ref_map={%224540395787513%22:%22.UEN_8jgb_wF.like%22}

 

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Dernières infos :

 

 

DAMAS (Syrie) : Nouvel attentat terroriste que François Hollande aimera [vidéos]

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Il ne leur reste plus que ça, à ces lâches. Aujourd'hui, en Syrie, à 12h55 (heure de Damas) un attentat terroriste a eu lieu. La  bombe a explosé à Jaramana, quartier chrétien et druze dans la banlieue de Damas à 10 km au sud-est de la capitale. Cet attentat à la voiture piégée fait suite à celui [...]

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Syrie : Nasrallah (Hezbollah) menace les ennemis de la Syrie. Situation à Homs et Idlib [vidéos]

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Lundi 3 septembre 2012

La Syrie résisteEn Syrie, la victoire des mercenaires de l’impérialisme occidental et des pays arabes réactionnaires semblait il y a encore peu à portée de main. Mais les événements prennent manifestement une autre tournure.

 

Pourtant, la guerre contre le gouvernement syrien a été organisée et dirigée par la France, la Grande-Bretagne, la Turquie et bien sûr les États-Unis et Israël, et le sort d’Assad aurait dû être rapidement réglé. Or, la guerre se prolonge et les troupes de la rébellion cèdent régulièrement du terrain au prix parfois de lourdes pertes. Le scénario libyen ne sera pas réécrit. 

 

Nous devons désormais réfléchir aux raisons de la résistance syrienne et aux conséquences d’une éventuelle défaite des mercenaires. D’un point de vue strictement militaire, les puissances impérialistes et leurs alliés régionaux ne sont pas intervenus directement en Syrie. Il faut dire que Damas a réussi à préserver une capacité opérationnelle élevée qui présuppose efficience technologique et un niveau important d’équipements. L’ASL (armée syrienne « libre ») en sait quelque chose, condamnée à engager de durs combats pour conquérir chaque parcelle de terrain. Et, à y regarder de plus près, on s’aperçoit que c’est plus une concentration d’attaques sur certains points (comme à Alep, qui avait été présentée jusque-là comme la nouvelle Benghazi) qu’une bataille menée sur une ligne de front. Et les résultats sont faibles : aucun territoire « libéré », des incursions dans des villages dans le but d’obtenir des victoires stratégiques ou tout simplement psychologiques qui aboutissent inversement à un  renforcement des liens entre le peuple syrien et le régime baasiste.

 

Il est maintenant clair que la Syrie est devenue autre chose qu’un terrain de confrontations, fussent-elles militaires. La résistance du régime légitime en proie à une entreprise internationale de déstabilisation a pris une dimension qui dépasse de loin le cadre régional. C’est ainsi que le guide de la révolution iranienne, Ali Khamenei, a affirmé que la bataille qui sévit actuellement en Syrie s’inscrit dans le cadre de la lutte entre les forces de la Résistance et de Libération et l’impérialisme hégémonique. On peut le dire.

 

Capitaine Martin 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 15:41
Pacte budgétaire européen (TSCG) : perte de l’autonomie budgétaire de la France et contre révolution démocratique

 

http://forumdemocratique.fr/

Mobilisation pour un référendum sur le TSCG

Posted: 31 Aug 2012 12:15 AM PDT

 

Début octobre, suite au jugement du Conseil Constitutionnel, l’Assemblée devrait se prononcer sur le TSCG, le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance, qui instaure une camisole budgétaire pour les pays de la zone euro. Heureusement, une campagne se monte pour exiger un référendum.
Un traité doublement scandaleux
Ce traité européen est un des trois textes concoctés en deux ans dont l’objectif est de contrôler le niveau des déficits et de la dette des pays européens ! Il est la face publique de deux autres séries de textes, le six pack et le two pack, qui visent à instaurer une véritable règle d’or camisole budgétaire pour les Etats membres. Après avoir retiré le pouvoir monétaire aux dirigeants politiques nationaux, cette Europe cherche maintenant à leur confisquer le pouvoir budgétaire.
Comme le soulignent d’innombrables économistes, les plans d’austérité suivies actuellement en Europe, sous la pression de la troïka technocratique (FMI, BCE, Commission) sont un « barbarisme » pour reprendre le mot employé par le « prix Nobel d’économie » 2008, Paul Krugman, dans son dernier livre. Patrick Artus, chef économiste de Natixis, a rejoint les voix des critiques du TSCG dans une vidéo récente, dénonçant à la fois le principe même de la règle mais aussi son timing.
Pour Krugman, « durant la Grande Dépression, les dirigeants avaient une excuse : personne ne comprenait ce qui se passait ou comment la régler. Les dirigeants d’aujourd’hui n’ont pas cette excuse ». Lui et Joseph Stigltz, lauréat 2001, expliquent depuis trois ans que cette crise est une crise de la demande et qu’il est totalement contre-productif de couper ainsi les dépenses. Le pire en Europe, c’est que les faits (en Grèce et en Espagne) démontrent qu’ils ont raison mais personne n’écoute.
Il faut exiger un référendum !
 

Bref, alors que le débat entre austérité et relance devrait être au cœur du débat public, non seulement nos dirigeants choisissent la mauvaise direction, mais en plus, ils veulent la graver dans le marbre de traités européens avec le TSCG. L’importance de la question devrait imposer le choix d’une procédure référendaire pour en débattre. Mais non seulement Hollande veut passer par le Parlement mais en plus, il semble vouloir noyer le poisson avec le vote d’autres textes le même jour.

Bref, le Parti Socialiste ne semble pas souhaiter d’un débat public. Pourtant, comme Coralie Delaume l’a noté récemment sur son blog, Jean-Marc Ayrault avait déposé en 2008 une motion au Parlement pour demander un référendum sur le traité de Lisbonne, en faisant « une exigence démocratique ». C’est pourquoi il est essentiel de sensibiliser et mobiliser un maximum de citoyens sur cette question pour essayer de forcer la main au gouvernement (même si cela sera difficile).

Naturellement, Debout la République s’est engagé sur le sujet, ainsi que Attac, qui propose ainsi une campagne éclaire unitaire, le M’PEP, qui fait également campagne contre la ratification du traité et le Front de Gauche qui veut en faire un enjeu de la rentrée. Sur Internet, il faut distinguer l’activisme de Magali Pernin du blog Contre la Cour, qui a publié une lettre ouverte aux parlementaires. Enfin, les jeunes du MRC, Mehdi Yalaoui et Yohann Duval se sont engagés dans la bataille.

Il est essentiel de faire un maximum de publicité à toutes ces initiatives et de sensibiliser les Français à l’importance que revêt la ratification de ce nouveau traité aussi antisocial qu’antidémocratique. Le TSCG est une monstruosité qu’il faut absolument arrêter. Merci de votre aide.

 

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