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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 03:44

 

http://jalopnik.com/parking-day/

 

 

 A vous de choisir pour l'avenir des enafants...   Pascal Guion Merlin


>
> Amis désobéissants,
>
> chaque année avec davantage d'ampleur, le mouvement pour la réappropriation
> des places de parkings, et demain des rues entière s'étend. Le park(ing) day
> est le 21 septembre prochain, et a besoin de vous : il s'agit d'occuper une
> place de stationnement, en ville, et de l'aménager en territoire libéré des
> voitures, pour y pique-niquer, y inviter vos amis, y replanter des choux ou y
> jouer une tragédie sur le réchauffement climatique... à vous de voir !
>
> Pour s'inscrire dans la dynamique nationale, toutes les infos là :
> http://www.parkingday.fr/
>
> Les désobéissants peuvent vous aider à constituer des groupes pour occuper les
> places de stationnement. Servez-vous de notre forum en créant une rubrique
> Parking day...
>
> www.desobeir.net
 

 

"Alerte actions internationales" du collectif des désobéissants.

 

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Enviro-Dweebs Plan To Plant Small Garden, Play Ping-Pong In Your Parking Spot Today

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 03:29

 

Les règles de la propagande de guerre

Comme un rappel n’est jamais de trop… C’est non seulement très instructif, mais vous risquez de reconnaître là dedans des évènements très récents, étonnant non? ;)

Comment les médias occidentaux ont-ils couvert les diverses guerres qui ont suivi la première guerre du Golfe ? Peut-on dresser des constats communs ? Existe-t-il des règles incontournables de la « propagande de guerre » ? Oui.

 

1. Cacher les intérêts. Nos gouvernements se battent pour les droits de l’homme, la paix ou quelque autre noble idéal. Ne jamais présenter la guerre comme un conflit entre des intérêts économiques et sociaux opposés.
2. Diaboliser. Pour obtenir le soutien de l’opinion, préparer chaque guerre par un grand médiamensonge spectaculaire. Puis continuer à diaboliser l’adversaire particulièrement en ressassant des images d’atrocités.
3. Pas d’Histoire ! Cacher l’histoire et la géographie de la région. Ce qui rend incompréhensibles les conflits locaux attisés, voire provoqués par les grandes puissances elles-mêmes.
4. Organiser l’amnésie. Eviter tout rappel sérieux des précédentes manipulations médiatiques. Cela rendrait le public trop méfiant.


Règle n° 1. Cacher les intérêts.
La règle la plus fondamentale de la propagande de guerre, c’est de cacher que ces guerres sont menées pour des intérêts économiques bien précis, ceux des multinationales. Qu’il s’agisse de contrôler les matières premières stratégiques ou les routes du pétrole et du gaz, qu’il s’agisse d’ouvrir les marchés et de briser les Etats trop indépendants, qu’il s’agisse de détruire tout pays pouvant représenter une alternative au système, les guerres sont toujours économiques en définitive. Jamais humanitaires. Pourtant, à chaque fois, c’est le contraire qu’on raconte à l’opinion. 
La première guerre contre l’Irak a été présentée à l’époque comme une guerre pour faire respecter le droit international. Alors que les véritables objectifs, exprimés dans divers documents – même pas internes – du régime US étaient :

1. Abattre un régime qui appelait les pays arabes à s’unir pour résister à Israël et aux Etats-Unis.
2. Garder le contrôle sur l’ensemble du pétrole du Moyen-Orient.
3. Installer des bases militaires dans une Arabie saoudite déjà réticente. Il est très instructif, et cocasse, de relire aujourd’hui les nobles déclarations faites à l’époque par la presse européenne européenne sur les nobles motivations de la première guerre du Golfe.

De tout cela, zéro bilan.
Les diverses guerres contre la Yougoslavie ont été présentées comme des guerres humanitaires. Alors que, selon leurs propres documents, que chacun pouvait consulter, les puissances occidentales avaient décidé d’abattre une économie trop indépendante face aux multinationales, avec d’importants droits sociaux pour les travailleurs. Le vrai but était de contrôler les routes stratégiques des Balkans (le Danube et les pipe-lines en projet), d’installer des bases militaires (donc de soumettre la forte armée yougoslave) et de coloniser économiquement ce pays. Actuellement, de nombreuses informations sur place confirment une colonisation éhontée par les multinationales dont US Steel, le pillage des richesses du pays, la misère croissante qui s’ensuit pour la population. Mais tout cela reste soigneusement caché à l’opinion internationale. Tout comme les souffrances des populations dans les divers autres pays recolonisés.
L’invasion de l’Afghanistan a été présentée comme une lutte anti-terroriste, puis comme une lutte d’émancipation démocratique et sociale. Alors que, là aussi, des documents US parfaitement consultables révélaient de quoi il s’agissait. 1. Construire un pipe-line stratégique permettant de contrôler l’approvisionnement de tout le sud de l’Asie, continent décisif pour la guerre économique du 21ème siècle. 2. Etablir des bases militaires US au centre de l’Asie. 3. Affaiblir tous les « rivaux » possibles sur ce continent – la Russie, l’Iran et surtout la Chine – et les empêcher de s’allier.
On pourrait analyser pareillement comment on nous cache soigneusement les véritables enjeux économiques et stratégiques des guerres en cours ou à venir : Colombie, Congo, Cuba, Corée… Bref, le tabou fondamental des médias, c’est l’interdiction de montrer que chaque guerre sert toujours des multinationales bien précises. Que la guerre est la conséquence d’un système économique qui impose littéralement aux multinationales de dominer le monde et de le piller pour empêcher ses rivaux de le faire.


Règle N°2. Diaboliser.
Chaque grande guerre commence par un grand médiamensonge qui sert à faire basculer l’opinion pour qu’elle se range derrière ses gouvernants.
- En 1965, les Etats-Unis déclenchent la guerre du Vietnam en inventant de toutes pièces une attaque vietnamienne contre deux de leurs navires (incident « de la baie du Tonkin »).
- Contre Grenade, en 83, ils inventent une menace terroriste (déjà !) qui viserait les USA.
- La première agression contre l’Irak, en 1991, est « justifiée » par un prétendu vol de couveuses dans une maternité de Koweït City. Médiamensonge fabriqué de toutes pièces par la firme US de relations publiques Hill & Knowlton.
- De même, l’intervention de l’Otan en Bosnie (95) sera « justifiée » par des récits truqués de « camps d’extermination » et des bombardements de civils à Sarajevo, attribués aux Serbes. Les enquêtes ultérieures (tenues secrètes) montreront pourtant que les auteurs étaient en fait les propres alliés de l’Otan.
- Début 99, l’attaque contre la Yougoslavie sera « justifiée » par une autre mise en scène : un prétendu « massacre de civils » à Racak (Kosovo). En réalité, un combat entre deux armées, provoqué par les séparatistes de l’UCK. Ceux que les responsables US qualifiaient de « terroristes » au début 98 et de « combattants de la liberté » quelques mois plus tard.
- La guerre contre l’Afghanistan ? Plus fort encore, avec les attentats du 11 septembre. Sur lesquels toute enquête sérieuse et indépendante sera étouffée, pendant que les faucons de l’administration Bush se précipiteront pour faire passer des plans d’agression, préparés depuis longtemps, contre l’Afghanistan, l’Irak et quelques autres.
Chaque grande guerre commence par un médiamensonge de ce type : des images atroces prouvant que l’adversaire est un monstre et que nous devons intervenir pour une « juste cause ».
Pour qu’un tel médiamensonge fonctionne bien, plusieurs conditions sont nécessaires : 1. Des images épouvantables. Truquées si nécessaire. 2. Les marteler plusieurs jours, puis prolonger par des rappels fréquents. 3. Monopoliser les médias, exclure la version de l’autre camp. 4. Ecarter les critiques, en tout cas jusqu’au moment où il sera trop tard. 5. Qualifier de « complices », voire de « révisionnistes » ceux qui mettent en doute ces médiamensonges.


Règle N° 3. Pas d’Histoire !
Dans tous les grands conflits de ces dernières années, les médias occidentaux ont caché à l’opinion les données historiques et géographiques essentielles pour comprendre la situation des régions stratégiques concernées.
En 1990, on nous présente l’occupation du Koweït par l’Irak (qu’il ne s’agit pas ici de justifier ou d’analyser) comme une « invasion étrangère ». On « oublie » de dire que le Koweït avait toujours été une province de l’Irak, qu’il en a été séparé en 1916 seulement par les colonialistes britanniques dans le but explicite d’affaiblir l’Irak et de garder le contrôle de la région, qu’aucun pays arabe n’a jamais reconnu cette « indépendance », et enfin que le Koweït est juste une marionnette permettant aux Etats-Unis de confisquer les revenus du pétrole.
En 1991, en Yougoslavie, on nous présente comme de gentils démocrates « victimes » deux dirigeants extrémistes, racistes et provocateurs, que l’Allemagne a armés avant la guerre : le Croate Franjo Tudjman et le Bosniaque Alia Izetbegovic. En cachant qu’ils renouent avec le plus sinistre passé de la Yougoslavie : le génocide anti-serbe, anti-juif et anti-rom de 41-45. On présente aussi les populations serbes de Bosnie comme des envahisseurs alors qu’elles y vivaient depuis des siècles.
En 1993, on nous présente l’intervention occidentale en Somalie comme « humanitaire » en cachant soigneusement que des sociétés US ont acheté le sous-sol pétrolifère de ce pays. Et que Washington entend contrôler cette région stratégique de la « Corne de l’Afrique » ainsi que les routes de l’Océan Indien.
En 1994, on nous présente le génocide rwandais en faisant silence sur l’histoire de la colonisation belge et française. Laquelle avait délibérément organisé le racisme entre Hutus et Tutsis pour mieux les diviser.
En 1999, on nous présente le Kosovo comme une terre envahie par les Serbes. On nous parle de « 90% d’Albanais, 10% de Serbes ». Passant sous silence la forte diminution du nombre des Serbes lors du génocide commis dans cette province durant la Seconde Guerre mondiale, puis durant l’administration albanaise de la province (années 80). On escamote aussi l’existence au Kosovo de nombreuses minorités (Roms, Juifs, Turcs, Musulmans, Gorans, etc…). Minorités dont « nos amis » de l’UCK avaient programmé le nettoyage ethnique, qu’ils réalisent aujourd’hui sous les yeux et avec la bénédiction de l’Otan.
En 2001, on crie haro sur les talibans, régime certes peu défendable. Mais qui les a amenés au pouvoir ? Qui les a protégés des critiques des organisations des droits de l’homme afin de pouvoir construire avec eux un juteux pipeline transcontinental ? Et surtout, au départ, qui a utilisé le terrorisme de Ben Laden pour renverser le seul gouvernement progressiste qui avait émancipé la paysannerie et les femmes ? Qui a ainsi rétabli la pire terreur fanatique en Afghanistan ? Qui, sinon les Etats-Unis ? De tout ceci, le public ne sera guère informé. Ou trop tard.
La règle est simple. Occulter le passé permet d’empêcher le public de comprendre l’histoire des problèmes locaux. Et permet de diaboliser à sa guise un des protagonistes. Comme par hasard, toujours celui qui résiste aux visées néocoloniales des grandes puissances.


Règle N° 4. Organiser l’amnésie.
Lorsqu’une grande puissance occidentale prépare ou déclenche une guerre, ne serait-ce pas le moment de rappeler les grands médiamensonges des guerres précédentes ? D’apprendre à déchiffrer les informations transmises par des états-majors ô combien intéressés ? Cela s’est-il produit à l’occasion des diverses guerres des années 90 ? Jamais. A chaque fois, la nouvelle guerre devient la « guerre juste », plus blanche encore que les précédentes, et ce n’est pas le moment de semer le doute.
Les débats seront pour plus tard. Ou jamais ? Un cas flagrant : récemment, un super-menteur a été pris la main dans le sac, en flagrant délit de médiamensonge. Alastair Campbell, chef de la « communication » de Tony Blair, a dû démissionner quand la BBC a révélé qu’il avait truqué les informations sur les prétendues armes de destruction massive. Ceci a-t-il provoqué un débat sur les précédents exploits du dit Campbell ? N’aurait-il pas été intéressant d’expliquer que toute notre information sur le Kosovo avait été concoctée par ce même Campbell ? Que cela méritait certainement un bilan et une réévaluation de l’information donnée sur la guerre contre la Yougoslavie ? Il n’en a rien été.


Source : michelcollon.info

 

http://www.michelcollon.info/Les-regles-de-la-propagande-de.html

 


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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 02:33

 

http://noliesradio.org/images/imperialism_usa.jpg
http://www.propagandeweb.com/?p=2920

 

http://www.vigile.net/Le-monde-peut-il-survivre-a-l


Le monde peut-il survivre à l’arrogance de Washington ?
La Russie et la Chine en ligne de mire de l’administration Obama

 

 

 

 

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impérialisme occidental: l’invasion américaine de l’Afrique prend forme…

Voici un sujet fort intéressant…

http://noliesradio.org/images/imperialism_usa.jpg

Le 14 Octobre, le président Obama a annoncé que les Etats-Unis allaient envoyer des forces spéciales américaines en Ouganda pour prendre part à la guerre civile. Dans les mois à venir, des troupes de combat américaines vont être envoyées au sud-Soudan, au Congo et en Centrafrique. Elles n’engageront le combat qu’en cas de “légitime défense” a dit Obama de manière satirique. Avec la Libye tombée dans l’escarcelle, une invasion américaine du continent africain prend forme.


La décision d’Obama est décrite par la presse comme étant “hautement inhabituelle” et “surprenante” et même “bizarre”. Il n’en n’est rien. Ceci n’est que la logique de la politique américaine depuis 1945. Prenez le Vietnam. La priorité était d’arrêter l’influence de la Chine, un rival impérialiste et “protéger” l’Indonésie, que le président Nixon appela “le plus gros magot en ressources naturelles de la région.. La plus grande des récompenses”. Le Vietnam était simplement sur le chemin et le massacre de plus de trois millions de Vietnamiens, la dévastation et l’empoisonnement de leur pays étaient le prix de la réalisation des objectifs de l’Amérique. Comme toutes les invasions américains suivantes, un sentier de sang qui s’étend de l’Amérique latine à l’Afghanistan en passant par l’Irak, le leitmotiv était toujours la “légitime défense” ou “la cause humanitaire”, des mots vidés depuis longtemps de leur sens propre.


En Afrique, dit Obama, “la mission humanitiare” est d’assister le gouvernement de l’Ouganda à se défaire de l’armée de résistance de dieu (LRA) qui a “tuée, violée et kidnappée des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants en Afrique centrale”. Ceci est une description juste de la LRA, évoquant de mulitples atrocités administrées par les Etats-Unis, tel le bain de sang des années 1960 suite à l’assassinat arrangé par la CIA de Patrice Lumumba, le leader congolais indépendant et premier ministre légalement élu pour la première fois au Congo, ainsi que le coup d’état perpétré par la CIA, installant au pouvoir Mobutu Sese Seko, vu comme le plus vénal des tyrans africains.


L’autre justification d’Obama invite également la moquerie. Ceci est du ressort de “la sécurité nationale américaine”. La LRA a fait son sale boulot depuis 24 ans, sans intérêt particulier des Etats-Unis. Aujourd’hui, elle se compose de quelques 400 membres armés et n’a jamais été aussi faible. Quoi qu’il en soit, la “sécurité nationale américaine” veut en général dire l’achat d’un régime corrompu et veule, qui possède quelque chose que Washington veut. Le “président à vie” ougandais Yoweri Museveni a déjà reçu la plus grande part des 45 millions de dollars d’aide militaire des Etats-Unis, incluant les drones favoris d’Obama. Ceci est son pourboire pour combattre une autre guerre par proxy contre l’ennemi islamiste fantôme de l’Amérique, le groupe Shabaab basé en Somalie.La LRA jouera son rôle imparti de diversion par relation publique, en distrayant les journalistes occidentaux avec ses histoires d’horreur habituelles.


Quoi qu’il en soit, la raison principale pour laquelle les Etats-Unis envahissent l’Afrique n’est pas différente de celle qui enflamma la guerre du Vietnam. C’est la Chine. Dans le monde de la paranoïa institutionalisée auto-infligée, qui justifie ce que le général David Petraeus, l’ancien chef d’état major maintenant à la tête de la CIA, suppose être un état de guerre permanent, la Chine est en train de remplacer Al Qaïda comme la “menace” officielle contre l’Amérique. Quand j’ai interviewé Bryan Whitman, un secrétaire d’état adjoint du ministère de la défense, l’an dernier, je lui ai demandé de décrire le danger courant auquel l’Amérique fait face en ce moment. Il répéta visiblement embarassé, “les menaces asymétriques, les menaces asymétriques”. Ces menaces justifient le blanchiment d’argent sale que l’état effectue avec les conglomérats d’armes et le plus gros budget militaire de l’histoire. Avec Oussama Ben Laden hors service, la Chine reprend le flambeau.


L’Afrique est l’histoire à succès de la Chine. Là où les Américains amènent leurs drones et la destabilisation, les Chinois amènent des réseaux routiers, des ponts, des barrages. Ce qu’ils veulent ce sont les ressources, spécifiquement les hydrocarbures.  Avec les plus grosses réserves de pétrole du continent africain, la Libye de Mouammar Kadhafi était une des sources les plus importantes de la Chine. Lorsque la guerre civile éclata et que les “rebelles” furent soutenus par l’OTAN sous couvert d’une histoire fabriquée de toute pièce à propos de Kadhafi planifiant un “génocide” à Benghazi, la Chine évacua ses 30 000 ouvriers de Libye. La résolution du conseil de sécurité de l’ONU qui autorisa une “intervention humanitaire” de l’occident fut expliquée succintement par le conseil transitoire au gouvernement français, ce qui fut publié le mois dernier par le journal Libération et dans lequel le conseil national de transition libyen offrait 35% de la production nationale de pétrole à la France “en échange” (le terme utilisé) d’un soutien “total et permanent” de la France au conseil de transition. Portant la bannière étoilée dans un Tripoli “libéré” le mois dernier, l’ambassadeur américain Gene Cretz laissa échapper: “Nous savons que le pétrole est le joyau de la couronne des ressources naturelles libyennes !”


La conquête de facto de la Libye par les Etats-Unis et ses partenaires impérialistes annonce la version moderne de la “ruée sur l’Afrique” de la fin du XIXème siècle. Tout comme la “victoire” en Irak, les journalisres ont joué un rôle essentiel et critique en divisant les Libyens entre de bonnes victimes et de mauvaises victimes. Une une récente du journal Guardian illustra une photo d’un combattant “pro-Kadhafi” effrayé aux mains de ses geôliers aux yeux élargis avec la mention “célébrez”. D’après le général Petraeus, il y a maintenant une guerre de la “perception… qui est continuellement conduite à travers les médias”.


Depuis plus de dix ans, les Etats-Unis ont essayé d’établir un commandement militaire sur le continent africain, AFRICOM, mais ont été repoussés par les gouvernements, appréhensifs des tensions régionales que cela impliquerait. La Libye et maintenant l’Ouganda, le sud-Soudan et le Congo leur donnent une autre bonne chance. Comme le révèlent les câbles fuités par Wikileaks du bureau national stratégique pour le contre-terrorisme, les plans américains pour l’Afrique font partie d’un schéma global qui verra 60 000 forces spéciales, incluant des escadrons de la mort, opérant dans 75 pays, de bientôt opérer dans 120 pays. Dick Cheney le dît dans son plan de “stratégie de défense) des années 1990, l’Amérique désire simplement dominer le monde.


Que ceci soit maintenant le cadeau de Barack Obama, le “fils de l’Afrique”, est d’une ironie suprême. Où cela l’est-il vraiment ? Comme Frantz Fanon l’a expliqué dans “Black Skin, White Masks”, ce qui importe en fait n’est pas tant la couleur de votre peau, mais le pouvoir que vous servez et les millions que vous trahissez.


Url de l’article original:

http://www.johnpilger.com/articles/the-son-of-africa-claims-a-continents-crown-jewels


~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Source: resistance71.wordpress.com

 

By: pokefric


 

http://www.propagandeweb.com/?p=2920

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 02:02

 

 

INDE-USA CURRENCY & CYBER WAR III

INDE-USA CURRENCY & CYBER WAR  III

Wall Street under cyber-attack ?

Le 11 Juin 2012, The Times of India titrait : les agences gouvernementales indiennes pourraient mener des cyber-attacks.

L’Inde prend des mesures pour protéger ses cyberinfrastructures et désigne les agences gouvernementales en charge de mener des cyber-attacks offensives contre d’autres pays si nécessaire.


 

Le National Security Council (NSC) doit approuver prochainement le plan et désigner la Defence Intelligence Agency (DIA) et la National Technical Research Organization (NTRO) pour mener à bien des opérations offensives de cyberwar si nécessaire. Toutes les autres agences de renseignement indien sont autorisées à participer à la collecte d’informations à l’étranger, mais n’ont pas le droit de mener des actions offensives. Shivshankar Menon, le conseiller à la sécurité nationale, a annoncé en mai que le gouvernement mettait en place une politique de cyber sécurité pour protéger ses réseaux et ses infrastructures et pour implémenter des systèmes de certification et des protocoles de surveillance pour permettre à l’Inde de faire face à des cyber-attacks. Ces propositions gouvernementales demandaient la création de Computer Emergency Response Teams (CERTs) afin de pouvoir réagir rapidement pour protéger les réseaux de distribution d’énergie, le contrôle aérien, le contrôle du trafic routier et tous les systèmes très dépendant des réseaux électroniques et informatiques.

Le 19 juillet 2012, The Economic Times, une publication du Times of India, publiait un article sous le titre:

“McAfee déclare que les réseaux électriques sont la cible prioritaire pour une attaque”

Tom Moore, vice président de McAfee a tenu ce discours: ” Si un état voyou, un terroriste ou un mécontent voulait affaiblir une grande ville ou même un pays entier, comment pourrait-il avoir un impact généralisé, immédiat et durable ? Tout simplement par la suppression des installations qui produisent et distribuent l’énergie électrique dont tout le reste dépend… L’arme de choix aujourd’hui, n’est pas une rampe de missile mais plutôt un petit programme malin et malfaisant (“malware”), adroitement conçu pour détruire, déconnecter ou prendre le contrôle des systèmes complexes qui font marcher les réseaux.”

DIX JOURS APRES CETTE DECLARATION, L’INDE EST ATTAQUEE

McAfee est un fabricant d’anti-virus. Le 21 avril 2010 à 14H utc, des millions d’ordinateurs sous windows ont perdu leurs accès internet et se sont mis à rebooter en boucle. Des hôpitaux ont du annuler des opérations, des chaines de supermarchés ont du fermer leurs magasins … Pompier-pyromane ? McAfee a corrigé ses programmes qui étaient la cause de ces dérèglements informatiques.

Le 30 juillet 2012, Le Telegraph publiait un article de leur correspondant  Rahul Bedi. Il cite un homme d’affaires indien, Virender Kapoor: “C’est impossible pour l’Inde de devenir une grande puissance mondiale avec de telles pannes, c’est comme si quelqu’un avait lancé une vaste cyber-attack sur les réseaux électriques.”

Le 2 août 2012, The Economic Times, (du Times of India), publiait un article prudent sous le titre:

“Les Hackers peuvent paralyser les réseaux électriques de l’Inde”

New Dehli : Il est possible pour un adversaire ou un groupe de hackers de paralyser les réseaux électriques de l’Inde par le biais d’une cyber-attak…. Depuis la première panne géante de lundi, il y a eu des discussions au sein des établissements de sécurité évaluant la possibilité d’agents extérieurs menant une cyber-attack sophistiquée pour paralyser les réseaux. Les officiels en charge de l’audit ont admis que “c’était théoriquement possible”.

“Des officiels ont souligné les précédentes attaques contre les réseaux électriques américains, les centrales nucléaires iraniennes et autres faits similaires dans le monde pour mettre en garde que l’Inde devrait préparer une cellule de gestion de crise plus solide incluant une direction proactive de cyber attack.

Lors d’une interview à une télévision indienne, Mr Saxena de  BSES, compagnie électrique indienne, était très affirmatif sur la qualité des réseaux actuels, conçus pour éviter les surcharges. Un tel accident ne peut arriver. “Nous avons l’un des réseaux électriques les plus robustes du monde. Il ne serait pas sage de révéler ce qui s’est passé ce jour-là.”

Dans un discours au sénat au sujet d’une loi sur la cyber-sécurité, le Sénateur américain  Reid a cité le désastre indien:

“Les transports ont été bloqués. Les réseaux financiers, qui sont aujourd’hui conséquents, se sont effondrés et sont en plein chaos. Il y a 600 millions de personnes sans électricité. Comme nous l’avons dit à de très nombreuses reprises, le plus grand danger pour la sécurité de notre pays aujourd’hui est cyber. Si nous ne créons pas une loi à ce sujet, la question n’est pas de savoir si notre pays va être dévasté par une cyber-attack, mais quand ?”

Tiens, mais pourquoi ce sénateur parle t’il d’une cyber-attack ?

Parce que c’est assez évident que c’en est une.

 
23 Comments

Publié par le 6 Août 2012 dans Non classé

 

CYBER GUERRE INDE USA (Partie II)

Par Menthalo - Wall Street under cyber-attack ?

Menthalo émet des hypothèses, donne ses analyses. Je n’ai pas de contact direct à la CIA, au MI6 ou dans les services de contre-espionnage en Inde. 

Mon article de ce week-end sur la cyber-guerre entre l’Inde et les USA ne pourra donc jamais être étayé de preuves ou d’aucune confirmation de quelque nature que ce soit. Ces affaires-là sont secrètes et le resteront. Je n’énonce donc en aucun cas des vérités absolues. Une vérité absolue est un fait avéré et reconnu par l’establishment, comme la création de virus informatique par Israël pour détruire les centrales nucléaires iraniennes. Je ne présente que des intuitions.

J’estime néanmoins avoir gagné mon pari “votre hot-dog contre mon curry d’agneau”, sur le fait que le programme de Knight Capital avait été écrit par un indien.


Les logiciels de KNIGHT Capital Cor

 

poration ont été réalisés par la société Tradeworx, firme fondée en 1999 par Manoj Narang, spécialiste reconnu du nanotrading.

Manoj est un prénom hindou provenant du sanscrit et plus précisément de l’expression “manasi jaatah it Manojah”, qui fait référence au Dieu de l’Amour, Kaandev, né de l’âme du Dieu Suprême.

Manoj Narang est un nom extrêmement répandu en Inde et dans la diaspora indienne aux Etats Unis.

Aujourd’hui à WS, 70% des échanges seraient réalisés en nanotrading. Les ordinateurs traitent plus d’un milliard d’ordre par jour.

De l’aveu même de Manoj Narang, les logiciels ne s’intéressent pas aux fondamentaux, ni à une perspective d’une action à 3 ans ou 10 ans. Ils cherchent à anticiper le mouvement de l’action dans les millisecondes qui suivent. Les hommes sont trop lents pour saisir une opportunité, qui ne durera qu’une fraction de secondes. Le nanotrading en 2005 ne représentait que 30% des transactions à Wall Street, contre 70% en 2010.  (source cbsnews )

Autrement dit, dans le meilleur des cas, il n’y aurait que 30% d’ordres réellement donnés par des humains. Parmi ces 30%, il faut comptabiliser les ordres de la Fed via les PPT, cherchant à falsifier la perception de la réalité économique (MOPE) en faisant monter quelques titres choisis, qui entraineront l’ensemble de la bourse vers le haut.

Mais de temps à autres, un ordinateur va déraper et donner des ordres irrationnels faisant monter ou baisser un titre, les autres ordinateurs vont tous suivre le mouvement, créant des flash-krach.

—-

MANOJ NARANG  recherché par les gendarmes …

Le 17 juillet, le gendarme de la bourse de NY, la SEC, a signé un contrat avec Tradeworx afin de suivre toutes les cotations et transactions en actions et en options sur les marchés américains (des Bourses aux Electronic Communications Networks, ces systèmes alternatifs de transactions). Depuis le Flash Krach du 6 mai 2010, la SEC se sentait dépassée par les traders à haute fréquence. Comme les études de Namex l’ont démontré, tous les jours, un épisode de quote stuffing affecte une valeur américaine. Le quote stuffing est cette pratique qui consiste à bourrer le carnet d’ordres de transactions à la hausse ou à la baisse, pour ensuite les annuler. Cela crée une fausse liquidité sur le titre et trompe les traders qui suivent ce mouvement. Bien sûr, cette pratique est illégale, mais elle est difficile à repérer sans un programme informatique adapté.

Manoj Narang est donc recherché par les gendarmes de la Bourse … non pas pour une éventuelle cyber-attack indienne subodorée par Menthalo, mais pour son savoir-faire en trading à haute fréquence.

 

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Sur ce site,

 

La Turquie s’inquiète du risque syrien

Les autorités publiques turques sont préoccupées par deux facteurs : 1) plus de 43.000 réfugiés syriens se sont installés ces derniers mois en Turquie, et un important camp d’hébergement a été installé à Kilis. 2) Les événements en Syrie menacent d’étendre l’influence des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans les zones kurdes de Syrie, profitant du chaos qui règne dans ce pays.

Réponse de la Turquie : des manœuvres sont actuellement organisées à la frontière syrienne.

Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu s’est exprimé sur le sujet: “Alep reste la zone la plus tendue dans la région. Le chaos dans cette ville porte une menace directe à la stabilité et à l’ordre en Turquie. C’est pourquoi nous préparons une série de mesures préventives”. Souhaitons que la situation n’échappe pas à tout contrôle… comme le souhaitent certains.

 

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 02:00

 

 

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 01:42

 

Scandale !

"Israël" provoque l'annulation de la conférence des pays non alignés  06/08/2012

Parce que devant se tenir en Cisjordanie ? Cet Etat terroriste est une plaie ! Eva

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рамалла палестинская автономия столица горы
© Flickr.com/ josh.ev9/cc-by-sa 3.0
 

 

La réunion du Mouvement des pays non alignés, en Cisjordanie à Ramallah, a été annulé ce dimanche en raison du refus d'Israël d'accorder des visas aux représentants de plusieurs États. Son autorisation était nécessaire pour arriver sur le territoire de l'Autorité palestinienne.

 

La partie israélienne a expliqué que les délégués du Cuba, de l'Indonésie, de la Malaisie et du Bangladesh se sont vu refuser l'entrée parce qu'ils ne reconnaissent pas l’État d'Israël.


Les représentants de 13 pays se sont réunis pour discuter d'un plan visant à améliorer le statut de l'Autorité palestinienne aux Nations Unies. Ils sont membres du Comité palestinien dans le Mouvement des pays non-alignés, qui se compose de 120 pays, principalement asiatiques, africains et latino-américains

 

 

french.ruvr.ru
http://www.alterinfo.net/notes/Israel-provoque-l-annulation-de-la-conference-des-pays-non-alignes_b4596754.html
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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 01:21
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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 01:10

 

L'avenir de la Syrie "libérée" :
Nettoyage ethnique religieux et génocide


Shamus Cooke
Mardi 7 Août 2012

L'avenir de la Syrie "libérée" : Nettoyage ethnique religieux et génocide
Un revirement fascinant s'est opéré dans les médias-systèmes étasuniens : Au bout d'un an de propagande anti-syrienne et de mensonges, des bribes de la vérité commencent à être révélées au public. Il se peut que ce soit trop peu et trop tard : le pays se débat dans un cauchemar de nettoyage ethnique religieux et de massacres.

Après avoir incité à la guerre sans discontinuer, le New York Times s'est donné une seconde pour essuyer le sang de ses mains avant de se mettre à décrire le véritable état des choses en Syrie. Apparemment, les reportages précédents affirmant que l'armée syrienne massacrait sans discrimination les citoyens de Homs n'étaient qu'un mensonge qui tournait en boucle dans les médias.

Il apparaît maintenant que c'était exactement le contraire.

En réalité, beaucoup des réfugiés qui se sont enfui de Homs étaient des chrétiens persécutés, attaqués par des membres de l'Armée Syrienne Libre qui ont aussi assassiné des membres de minorités religieuses dans le but de recruter des Sunnites radicaux en Syrie pour mener une guerre religieuse contre l'état laïque syrien.

Le contexte

Comme l'Armée Syrienne Libre n'est pas le fruit d'une révolution populaire -mais de l'argent et des armes de l'Arabie Saoudite- il fallait que la guerre pour abattre le gouvernement syrien soit une guerre ethnique et religieuse. L'Arabie Saoudite se sert depuis longtemps du Wahhabisme, une forme rare d'extrémisme de l'Islam sunnite, comme d'une outil politique, en l'exportant dans les pays dont elle veut renverser les gouvernements.

Les Etats-Unis soutiennent depuis longtemps les efforts de l'Arabie Saoudite dans ce sens dans une dynamique qui a progressivement donné naissance  aux Talibans et à Al Qaeda. Les Etats-Unis refusent de renoncer à cette stratégie parce qu'elle est incroyablement efficace pour renverser des gouvernements "hostiles", ce qui n'empêche pas de maintenir de grandes parties du Moyen-Orient dans l'Islam traditionnel qui exerce un bon contrôle des activités politiques de la classe laborieuse, d'autant plus qu'en Arabie Saoudite les manifestations, les syndicats et les droits civils sont illégaux.

Les minorités religieuses persécutées de Homs considéraient le gouvernement syrien comme leur allié contre les "libérateurs" de l'ASL, les chéris des médias étasuniens et les marionnettes au service de la politique étrangère de l'Arabie Saoudite.


La persécution des minorités

Un article d'opinion du New York Times* a décrit les faits mieux qu'aucun reportage précédent:

"L'opposition [l'armée Syrienne Libre] armée et financée par l'Arabie Saoudite a "nettoyé" la province de Homs de 80 000 chrétiens en les chassant de chez eux... en mars et ces chrétiens ont petit à petit abandonné l'espoir de rentrer chez eux un jour".

"Le nettoyage ethnique perpétré par les rebelles [l'Armée Syrienne Libre] a conduit une partie des Sunnites qui au départ soutenaient les rebelles et des Syriens qui hésitaient entre les deux camps à se rallier à Assad. Beaucoup de gens qui auparavant considéraient le régime comme une kleptocratie, le voient maintenant comme le meilleur défenseur du pluralisme [ethnique et religieux] en danger.


La complicité des Etats-Unis

Cette soudaine volte-face révèle des faits qui sont connus depuis longtemps par le gouvernement et les médias étasuniens. Le New York Times ajoute :

"Washington est conscient de l'ampleur du problème [fanatisme religieux et persécution des minorités]. Déjà en juin 2011, Robert Stephen Ford, l'ambassadeur étasunien en Syrie, avait prévenu ses homologues à Damas de ce qu'Al Qaeda avait infiltré les forces de l'opposition. En s'entêtant à soutenir la tentative de l'Arabie Saoudite pour déstabiliser la Syrie, Washington, loin d'aider Israël ou d'affaiblir l'Iran, contribue a créer une crise humanitaire qui reviendra hanter les Etats-Unis.  

En résumé : les politiciens étasuniens des deux partis politiques ont menti au public sur la vraie nature du conflit en Syrie parce que le spectacle d'un pays non allié des Etats-Unis détruit par de barbares luttes ethniques et religieuses leur donnait un avantage politique.

Un dernier extrait de l'article du New York Times :

"L'indifférence apparente de la communauté internationale à la dégradation de la situation des minorités religieuses syriennes -et le fait que les gouvernements occidentaux unis contre Assad n'aient quasiment jamais critiqué les forces d'opposition- nourrit un profond sentiment anti-étasunien parmi les Syrien laïcs qui voient les Etats-Unis s'aligner sur l'Arabie Saoudite, le berceau du Wahhabisme [sunnisme extrémiste], contre l'état le plus résolument laïc du monde arabe."

Voilà. il a fallu plus d'un an, mais tout à coup, tout n'est plus blanc ou noir dans la guerre syrienne, ce n'est plus les bons contre les méchants. Il n'est pas question de porter le gouvernement syrien aux nues, mais la dévastation infligée au pays l'a été sur de fausses prémices à l'instigation de puissances étrangères -l'Arabie Saoudite et les Etats-Unis- qui voulaient à tous prix annihiler le pays pour isoler l'Iran et faciliter le renversement de ce dernier. Prétendre que cette entreprise meurtrière est une avancée de la démocratie -comme l'ont fait les politiciens et les médias étasuniens- n'est pas seulement un sommet d'hypocrisie; cela rentre dans la catégorie réservée à ceux qu'on appelle des criminels de guerre.  

Shamus Cooke, Countercurrents, 05 August, 2012
Shamus Cooke est assistant social et syndicaliste, et il écrit pour Workers Action (www.workerscompass.org ).

Note:
* Lien de l'article en question : http://www.nytimes.com/2012/08/04/opinion/syrias-crumbling-pluralism.html

Pour consulter l'original : http://www.countercurrents.org/cooke050812.htm

Traduction: Dominique Muselet
http://www.alterinfo.net/L-avenir-de-la-Syrie-liberee-Nettoyage-ethnique-religieux-et-genocide_a79927.html
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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 01:04

 

L'influence de l'Iran au travers du chiisme. Mode opératoire, succès et limites de la politique pro-chiite iranienne.

Dans la même rubrique:
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Lundi 6 Août 2012 - 16:48 Les principaux enjeux en Syrie


Religion encore peu connue en France, le chiisme représente aujourd’hui une donnée incontournable de la géopolitique du Moyen-Orient. Avec 140 millions de croyants et d’importantes minorités à travers le monde, le chiisme a connu récemment un renouveau identitaire qui lui a permis de rompre son isolement politique et de pouvoir à nouveau prétendre peser sur sa propre destinée. Les succès politiques du Hezbollah libanais mais surtout l’arrivée au pouvoir des chiites en Irak illustrent à merveille ce renouveau chiite. L’Iran, seule patrie où le chiisme est religion d’Etat depuis le XVIe siècle, s’est toujours présenté comme le défenseur de cette religion minoritaire et persécutée par la majorité sunnite. Du même coup, c’est l’ensemble des pays arabes de la région qui se met à trembler à l’évocation d’un possible arc chiite de Téhéran jusqu’au Liban en passant par les Etats du Golfe balayés par leurs fortes minorités.


Thierry Dufour
Lundi 6 Août 2012


L'influence de l'Iran au travers du chiisme. Mode opératoire, succès et limites de la politique pro-chiite iranienne.
La République islamique fait peur à juste titre. Son histoire récente se caractérise par les ruptures, les actions occultes et un soutien aux mouvements terroristes. L’influence non négligeable de son réseau religieux et les moyens financiers consacrés à sa politique pro-chiite, permettent à Téhéran de faire entendre sa voix. Mais l’Iran, qui souffre depuis plusieurs siècles d’un vif sentiment obsidional, entouré qu’il est par des voisins aux visées parfois hostiles, se sent désespérément seul. Perse au contact des pays arabes et chiite au cœur de la puissance sunnite, il est en outre contesté dans son leadership en sein même du monde chiite. L’Iran a bien tenté une action de séduction en direction de l’ensemble du monde musulman en volant au secours d’un islam offensé. Il a dû faire face à un double échec relatif : celui du panchiisme, réduit à une capacité de nuisance plus qu’à une réelle influence, et celui qui repose sur l’incapacité d’une puissance perse à prendre la tête de l’Umma musulmane.

L’Iran a bien conscience de ses limites : c’est bien pourquoi il fait montre d’une énergie décuplée pour tenter d’obtenir une arme nucléaire qui lui permette de s’affirmer plus encore.

L’Iran se trouve aujourd’hui au cœur de l’actualité. Enjeu d’une âpre bataille diplomatique, il est engagé dans un bras de fer avec la communauté internationale et se rêve en puissance nucléaire : la République islamique fait trembler le monde. Un président démocratiquement élu appartenant au camp conservateur, Mahmoud Ahmadinejad, multiplie les provocations à l’encontre d’Israël en des termes qui n’ont rien à voir avec le discours policé des chancelleries diplomatiques. L’Iran est aussi en première ligne en Irak où les Américains constatent tous les jours l’influence de Téhéran dans la gestion quotidienne de la crise irakienne.

Un autre phénomène géopolitique majeur lié à l’évolution du monde musulman a vu le jour ces dernières années : il s’agit du réveil du chiisme. Hier religion de minorités persécutées et pauvres, sans pouvoir politique, le chiisme connaît un renouveau général qui lui permet de devenir une donnée géopolitique incontournable. L’accès au pouvoir de la majorité chiite en Irak grâce au jeu démocratique, le récent succès du Hezbollah libanais aux élections municipales ou même le rayonnement de la communauté chiite au Pakistan d’où proviennent la majorité des élites de Karachi, comme madame Benazir Butto, sont le signe que, partout, les chiites relèvent la tête.

Or l’Iran, unique Etat chiite au monde, se présente comme le défenseur de l’ensemble des croyants, seul capable de fédérer les différentes communautés chiites. Grâce à son clergé et à ses centres de théologie, son influence sur le monde chiite est indéniable. Quelle est la réalité de cette influence ? Verra-t-on s’instaurer, comme les Etats sunnites voisins le craignent, un croissant chiite de l’Irak jusqu’au Emirats du Golfe en passant par le Liban sous la conduite de Téhéran ? Peut-on parler de l’avènement d’un « grand chiistan » comme le suggère Alexandre Adler ou le chiisme est-il si divisé que l’influence iranienne sur l’ensemble de ces communautés est pratiquement négligeable, comme le pense Gilles Kepel ? C’est cette relation d’influence de l’Iran sur l’ensemble des communautés chiites du monde qu’il importe de préciser ici.

Comment se manifeste cette influence et quels en sont les contours ? Le chiisme fera-t-il de l’Iran la puissance majeure du Moyen-Orient ou sera-t-il une carte comme une autre dans le jeu de la République islamique, une carte somme toute secondaire ?

L’Iran des mollahs véhicule un certain nombre d’images négatives qui peuvent venir brouiller une juste perception de son action. Théocratie révolutionnaire qui rêve d’exporter son modèle afin de faire triompher la vérité chiite dans le monde, la République islamique d’Iran a affronté l’Occident, dès le début de son existence, par la prise d’otages de l’ambassade américaine, sorte d’acte inaugural du nouveau pouvoir. Les images régulièrement retransmises à la télévision des cérémonies de l’Ashura, pendant lesquelles les fidèles honorent le martyre d’Hussein par des pratiques d’auto-flagellation, peut produire chez l’observateur occidental peu au fait de cette religion une impression déplorable. Le soutien aux mouvements radicaux du Moyen-Orient et l’utilisation avérée du terrorisme au cours des années 1980 ont fini de discréditer le régime auprès des Occidentaux. Il faut ajouter que le chiisme est une religion mal connue en France, ce qui est moins le cas dans le monde anglo-saxon confronté depuis de nombreuses années au chiisme par son histoire coloniale. Il importera donc tout au long de cette étude, autant vis-à-vis de l’Iran que du chiisme, de dépasser les a priori et d’essayer de se démarquer d’une perception purement occidentale.

Le panchiisme représente à l’évidence une carte séduisante pour l’Iran et Téhéran n’hésite pas à la jouer. Cela lui permet, parfois, de tenir un rôle de premier plan. Mais cette politique pro-chiite trouve aussi ses limites et l’Iran doit chercher ailleurs le moyen de peser à long terme sur les destinés de la région.


L'influence de l'Iran au travers du chiisme. Mode opératoire, succès et limites de la politique pro-chiite iranienne.

PREMIÈRE PARTIE : LE PANCHIISME, UNE CARTE SEDUISANTE POUR TEHERAN

Les chiites ont longtemps été une communauté brimée et maintenue sous l’étroit contrôle des sunnites à travers le monde. Dès sa création, le chiisme a été une religion de persécutés et d’exclus. Pourtant, au regard du nombre des croyants et de l’implantation géographique des différentes communautés chiites, ce vaste ensemble représente une puissance potentielle de premier ordre. Les minorités chiites, souvent isolées au cœur de populations majoritairement sunnites, sont en quête de reconnaissance et de soutien. L’Iran, seule puissance résolument chiite depuis le XVIe siècle, a tout intérêt à jouer cette carte du panchiisme pour imposer sa vision du monde tout en développant sa capacité d’influence.

11. Les chiites à travers le monde

11.1. Les origines du chiisme

 

 

suite ici :

 

http://www.alterinfo.net/L-influence-de-l-Iran-au-travers-du-chiisme-Mode-operatoire-succes-et-limites-de-la-politique-pro-chiite-iranienne_a79871.html

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 01:00

 

Winner: Ye Shiwen's golds have brought questions



Ye Shiwen, médaille d'or, photo: Getty
Source de la photo : The Mirror


Parmi les équipes présentes aux Jeux Olympiques de Londres, il y en a une, multinationale, formée de journalistes qui, entraînés par des coach politiques, excellent dans toutes les disciplines de la falsification. La médaille d’or revient aux Britanniques, premiers dans la discréditation des athlètes chinois, décrits comme des « embrouilleurs, farces de la nature, robots ». Une seconde après que la nageuse Ye Shiwen a gagné, la BBC a insinué le doute du dopage. Le Mirror parle de « brutales fabriques d’entraînement », dans lesquelles les athlètes chinois sont « construits comme des automates » avec des techniques « aux limites de la torture », et d’ « athlètes génétiquement modifiés ». La médaille d’argent va au Sole 24 Ore[1] qui, par son envoyée Colledani, décrit ainsi les athlètes chinois : « La même tête carrée, la même concentration militaire, photocopie les uns des autres, machines sans sourire, automates sans héroïsme », créés par une chaîne de montage qui « produit des gosses comme des boulons », en les obligeant au choix : « plutôt que la faim et la pauvreté, mieux vaut la discipline et le sport ». Il y a à Londres une nostalgie des belles années d’antan, quand au 19ème siècle les Chinois étaient « scientifiquement » décrits comme « patients, mais paresseux et fripouilles» ; quand les impérialistes britanniques inondaient la Chine de leur opium, en la saignant à blanc et en l’asservissant ; quand, après que les autorités chinoises en avaient interdit l’usage, la Chine fut contrainte par la guerre à céder aux puissances étrangères (dont l’Italie) des parties de son propre territoire, définies comme « concessions » ; quand à l’entrée du parc Huangpu, dans la « concession » britannique à Shanghai, se trouvait le panneau « Entrée interdite aux chiens et aux chinois ».

Quand elle se fût libérée, en 1949, la nouvelle Chine, n’étant pas reconnue par les USA et leurs alliés, fût de fait exclue des Jeux Olympiques auxquels elle ne pût participer qu’en 1984. Depuis lors ses succès sportifs sont allés crescendo. Ce n’est cependant pas cela qui préoccupe les puissances occidentales, mais le fait que la Chine est en train d’émerger comme puissance capable de défier la prédominance de l’Occident à l’échelle globale. Il est emblématique que même les uniformes de l’équipe étasunienne aux J.O. soient made in China. A partir de 2014 ne seront utilisés que ceux made in America, a promis le Comité olympique étasunien, organisation « no profit » financée par les multinationales. Qui, avec les miettes de ce qu’elles retirent de l’exploitation des ressources humaines et matérielles d’Asie, Afrique et Amérique Latine, financent le recrutement d’athlètes de ces régions pour les faire concourir sous la bannière étoilée. La Chine au contraire considère « le sport comme une guerre sans usage d’armes », accuse le Mirror. Ignorant que le drapeau olympique a été hissé par des militaires britanniques, qui ont utilisé leurs armes dans des guerres d’agression. La Chine est la dernière à avoir des « athlètes d’Etat », accuse Il Sole 24 Ore. Ignorant que, sur les 290 olympiens italiens, 183 sont des employés de l’état en habit de membres des forces armées, car celles-là seulement (par un choix politique précis) leur permettent de se consacrer à plein temps au sport. Une militarisation du sport, que le ministre Di Paola appelle « binôme sport-vie militaire, fondé sur une éthique partagée, caractéristique de l’appartenance à un corps militaire comme à un groupe sportif ».

Alors ce n’est pas une guerre qui a eu lieu contre la Libye, mais un entraînement pour les Jeux Olympiques. 

 

Edition de mardi 7 août 2012 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120807/manip2pg/14/manip2pz/326939/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

[1] Organe de presse de Cofindustria, l’organisation du patronat italien, NdT.

 

Impérialisme olympien
L’art de la guerre

par Manlio Dinucci

Le 7 aout 2012
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