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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 01:58

 

eva  

 

 

Guerre : La France en danger



 

Nicolas Sarkozy était un va-t-en guerre. Agent de la CIA envoyé en France pour soumettre notre pays aux diktats américains, et donc à la fois américaniser le coq gaulois et l'envoyer faire toutes les guerres impériales, nous pouvions redouter, en cas de réélection, le pire.


"Le changement c'est maintenant", avait promis François Hollande. Et la même politique va-t-en guerre continua, et si l'ONU vote la guerre contre la Syrie (puis l'Iran), la France sera au premier rang.


Les Médias désinforment au sujet de la Syrie. En réalité, il s'agit d'une nouvelle guerre impérialiste qui ne dit pas son nom, et toujours déguisée en guerre humanitaire, ou pour le droit, ou contre un dictateur, etc, on connaît les prétextes. La Syrie est attaquée... et acculée, naturellement, à se défendre.


La manipulation est telle que les Français, aujourd'hui, sont partants pour participer à une guerre contre la Syrie. En bons moutons, nous pensons comme on nous dit de penser. Et donc, les "sondages" annoncent que désormais 63% des moutons français sont pour la guerre. Alors, on ira, ou pas ?


Et si on y va, et au premier rang comme avec Sarkozy car le changement ce n'est pas maintenant, quelles conséquences ?


Nous serons identifiés comme les meneurs avec les Anglais, les Israéliens et les Américains. Et donc, nous serons au premier rang... des représailles, pouvant être bactériologiques. On l'aura cherché, évidemment !


Et sur notre territoire, nous avons des centrales nucléaires. Bonjour les dégâts !


Si nous ne rétablissons pas la vérité, nous courons à la catastrophe. La Syrie est attaquée comme avant elle la Libye, cette guerre n'est pas la nôtre, et si nous ne le comprenons pas, eh bien... attendons-nous au pire.


Nous l'aurons !

 

eva R-sistons

 



 

Guerre nucléaire

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     Obama and the War

Slogan de campagne d' Obama : "YES WE CAN"

Une "Prophétie" bien troublante..?!

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Israël déploie des têtes nucléaires sur des sous-marins allemands


BERLIN - Israël est en train d'équiper des sous-marins fournis par l'Allemagne avec des missiles de croisière à têtes nucléaires, affirme l'hebdomadaire allemand Der Spiegel à paraître lundi.

D'après le magazine, Berlin a toujours nié que ces sous-marins puissent faire partie de l'arsenal nucléaire israélien.

Mais selon Der Spiegel, d'anciens hauts responsables du ministère de la défense allemand lui ont assuré que le gouvernement avait en fait toujours pensé qu'Israël équipait de munitions atomiques les submersibles d'attaque de classe Dolphin.

Dimanche, cette information a donné lieu à une réaction de l'opposition social-démocrate (SPD) qui a demandé des explications au gouvernement d'Angela Merkel.

 

suite ici :

 

http://www.romandie.com/news/n/_Israel_deploie_des_tetes_nucleaires_sur_des_sous_marins_allemands_65030620122003.asp

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 09:24

 

Dennis Meadows : « Nous n’avons pas mis fin à la croissance, la nature va s’en charger »

 

Interview - La croissance perpétuelle est-elle possible dans un monde fini ? Il y a quarante ans déjà, Dennis Meadows et ses acolytes répondaient par la négative. Aujourd'hui, le chercheur lit dans la crise les premiers signes d'un effondrement du système.
Le Baromètre de cet article

En 1972, dans un rapport commandé par le Club de Rome, des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) publient un rapport intitulé « Les limites de la croissance ». Leur idée est simple : la croissance infinie dans un monde aux ressources limitées est impossible. Aussi, si les hommes ne mettent pas fin à leur quête de croissance eux-mêmes, la nature le fera-t-elle pour eux, sans prendre de gants.

En 2004, le texte est, pour la deuxième fois, remis à jour. Sa version française vient – enfin – d’être publiée aux éditions Rue de l’échiquier. En visite à Paris pour présenter l’ouvrage, Dennis Meadows, l’un des auteurs principaux, revient sur la pertinence de projections vieilles de quarante ans et commente la crise de la zone euro, la raréfaction des ressources et le changement climatique, premiers symptômes, selon lui, d’un effondrement du système.

Terra eco : Vous avez écrit votre premier livre en 1972. Aujourd’hui la troisième édition – parue en 2004 – vient d’être traduite en français. Pourquoi, selon vous, votre livre est encore d’actualité ?

Dennis Meadows : A l’époque, on disait qu’on avait encore devant nous quarante ans de croissance globale. C’est ce que montrait notre scénario. Nous disions aussi que si nous ne changions rien, le système allait s’effondrer. Pourtant, dans les années 1970, la plupart des gens estimait que la croissance ne s’arrêterait jamais.

C’est aujourd’hui que nous entrons dans cette période d’arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent. Le changement climatique, la dislocation de la zone euro, la pénurie d’essence, les problèmes alimentaires sont les symptômes d’un système qui s’arrête. C’est crucial de comprendre qu’il ne s’agit pas de problèmes mais bien de symptômes. Si vous avez un cancer, vous pouvez avoir mal à la tête ou de la fièvre mais vous ne vous imaginez pas que si vous prenez de l’aspirine pour éliminer la fièvre, le cancer disparaîtra. Les gens traitent ces questions comme s’il s’agissait de problèmes qu’il suffit de résoudre pour que tout aille bien. Mais en réalité, si vous résolvez le problème à un endroit, la pression va se déplacer ailleurs. Et le changement ne passera pas par la technologie mais par des modifications sociales et culturelles.

Comment amorcer ce changement ?

Il faut changer notre manière de mesurer les valeurs. Il faut par exemple distinguer la croissance physique et de la croissance non physique, c’est-à-dire la croissance quantitative et la croissance qualitative. Quand vous avez un enfant, vous vous réjouissez, au départ, qu’il grandisse et se développe physiquement. Mais si à l’âge de 18 ou 20 ans il continuait à grandir, vous vous inquiéteriez et vous le cacheriez. Quand sa croissance physique est terminée, vous voulez en fait de la croissance qualitative. Vous voulez qu’il se développe intellectuellement, culturellement.

Malheureusement, les hommes politiques n’agissent pas comme s’ils comprenaient la différence entre croissance quantitative et qualitative, celle qui passerait par l’amélioration du système éducatif, la création de meilleurs médias, de clubs pour que les gens se rencontrent… Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. C’est pourtant un mythe de croire que celle-ci va résoudre le problème de la zone euro, de la pauvreté, de l’environnement… La croissance physique ne fait aucune de ces choses-là.

Pourquoi les hommes politiques s’entêtent-ils dans cette voie ?

Vous buvez du café ? Et pourtant vous savez que ce n’est pas bon pour vous. Mais vous persistez parce que vous avez une addiction au café. Les politiques sont accros à la croissance. L’addiction, c’est faire quelque chose de dommageable mais qui fait apparaître les choses sous un jour meilleur à courte échéance. La croissance, les pesticides, les énergies fossiles, l’énergie bon marché, nous sommes accros à tout cela. Pourtant, nous savons que c’est mauvais, et la plupart des hommes politiques aussi.

Ils continuent néanmoins à dire que la croissance va résoudre la crise. Vous pensez qu’ils ne croient pas en ce qu’ils disent ?

Prenons l’exemple des actions en Bourse. Auparavant, on achetait des parts dans une compagnie parce qu’on pensait que c’était une bonne entreprise, qu’elle allait grandir et faire du profit. Maintenant, on le fait parce qu’on pense que d’autres personnes vont le penser et qu’on pourra revendre plus tard ces actions et faire une plus-value. Je pense que les politiciens sont un peu comme ça. Ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre le problème mais ils croient que le reste des gens le pensent. Les Japonais ont un dicton qui dit : « Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou. » Si vous allez voir un chirurgien avec un problème, il va vous répondre « chirurgie », un psychiatre « psychanalyse », un économiste « croissance ». Ce sont les seuls outils dont ils disposent. Les gens veulent être utiles, ils ont un outil, ils imaginent donc que leur outil est utile.

Pensez-vous que pour changer ce genre de comportements, utiliser de nouveaux indicateurs de développement est une bonne manière de procéder ?

Oui, ça pourrait être utile. Mais est-ce ça qui résoudra le problème ? Non.

Mais qu’est-ce qui résoudra le problème alors ?

Rien. La plupart des problèmes, nous ne les résolvons pas. Nous n’avons pas résolu le problème des guerres, nous n’avons pas résolu le problème de la démographie. En revanche, le problème se résoudra de lui-même parce que vous ne pouvez pas avoir une croissance physique infinie sur une planète finie. Donc la croissance va s’arrêter. Les crises et les catastrophes sont des moyens pour la nature de stopper la croissance. Nous aurions pu l’arrêter avant, nous ne l’avons pas fait donc la nature va s’en charger. Le changement climatique est un bon moyen de stopper la croissance. La rareté des ressources est un autre bon moyen. La pénurie de nourriture aussi. Quand je dis « bon », je ne veux pas dire bon éthiquement ou moralement mais efficace. Ça marchera.

Mais y-a-t-il une place pour l’action ? La nature va-t-elle corriger les choses de toute façon ?

En 1972, nous étions en dessous de la capacité maximum de la Terre à supporter nos activités, à 85% environ. Aujourd’hui, nous sommes à 150%. Quand vous êtes en dessous du seuil critique, c’est une chose de stopper les choses. Quand vous êtes au-delà, c’en est une autre de revenir en arrière. Donc oui, la nature va corriger les choses. Malgré tout, à chaque moment, vous pouvez rendre les choses meilleures qu’elles n’auraient été autrement. Nous n’avons plus la possibilité d’éviter le changement climatique mais nous pouvons l’atténuer en agissant maintenant. En réduisant les émissions de CO2, l’utilisation d’énergie fossile dans le secteur agricole, en créant des voitures plus efficientes… Ces choses ne résoudront pas le problème mais il y a de gros et de petits effondrements. Je préfère les petits.

Vous parlez souvent de « résilience ». De quoi s’agit-il exactement ?

La résilience est un moyen de construire le système pour que, lorsque les chocs arrivent, vous puissiez continuer à fonctionner, vous ne vous effondriez pas complètement. J’ai déjà pensé à six manières d’améliorer la résilience. La première est de construire « des tampons ». Par exemple, vous faites un stock de nourriture dans votre cave : du riz, du lait en poudre, des bocaux de beurre de cacahuète… En cas de pénurie de nourriture, vous pouvez tenir plusieurs semaines. A l’échelle d’un pays, c’est par exemple l’Autriche qui construit de plus gros réservoirs au cas où la Russie fermerait l’approvisionnement en gaz. Deuxième chose : l’efficacité. Vous obtenez plus avec moins d’énergie, c’est ce qui se passe avec une voiture hybride par exemple… ou bien vous choisissez de discuter dans un café avec des amis plutôt que de faire une balade en voiture. En terme de quantité de bonheur par gallon d’essence dépensé, c’est plus efficace. Troisième chose : ériger des barrières pour protéger des chocs. Ce sont les digues à Fukushima par exemple. Quatrième outil : le « réseautage » qui vous rend moins dépendant des marchés. Au lieu d’employer une baby-sitter, vous demandez à votre voisin de garder vos enfants et en échange vous vous occupez de sa plomberie. Il y a aussi la surveillance qui permet d’avoir une meilleure information sur ce qu’il se passe. Enfin, la redondance qui consiste à élaborer deux systèmes pour remplir la même fonction, pour être prêt le jour où l’un des deux systèmes aura une faille. Ces six méthodes accroissent la résilience. Mais la résilience coûte de l’argent et ne donne pas de résultats immédiats. C’est pour cela que nous ne le faisons pas.

Si l’on en croit un schéma de votre livre, nous sommes presque arrivés au point d’effondrement. Et nous entrons aujourd’hui, selon vous, dans une période très périlleuse…

Je pense que nous allons voir plus de changement dans les vingt ans à venir que dans les cent dernières années. Il y aura des changements sociaux, économiques et politiques. Soyons clairs, la démocratie en Europe est menacée. Le chaos de la zone euro a le potentiel de mettre au pouvoir des régimes autoritaires.

Pourquoi ?

L’humanité obéit à une loi fondamentale : si les gens doivent choisir entre l’ordre et la liberté, ils choisissent l’ordre. C’est un fait qui n’arrête pas de se répéter dans l’histoire. L’Europe entre dans une période de désordre qui va mécontenter certaines personnes. Et vous allez avoir des gens qui vont vous dire : « Je peux garantir l’ordre, si vous me donnez le pouvoir. » L’extrémisme est une solution de court terme aux problèmes. Un des grands présidents des Etats-Unis a dit : « Le prix de la liberté est la vigilance éternelle. » Si on ne fait pas attention, si on prend la liberté pour acquise, on la perd.

 

http://www.terraeco.net/Dennis-Meadows-Nous-n-avons-pas,44114

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 09:18

 

Euro : La panique gagne le Saint des saints

POUR LA PREMIÈRE FOIS, UN COMMISSAIRE EUROPÉEN AVOUE QUE LA DÉSINTÉGRATION DE LA ZONE EURO EST POSSIBLE

 

par François Asselineau (son site) jeudi 31 mai 2012


Olli Rehn, commissaire européen de nationalité finlandaise, diplômé du Saint Paul College du Minnesota (USA) et de l’université de Berkeley en Californie (USA), était chargé de l’élargissement dans la 1ère Commission Barroso (2004 – 2009).

À ce titre, et en fidèle exécuteur des directives américaines, il a joué un rôle important dans l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’UE, ainsi que dans la poursuite et l’accélération des travaux pour permettre à la Turquie d’entrer dans l’UE avant 2020.

En ce 31 mai 2012, c’est en sa qualité de commissaire européen chargé des affaires économiques qu’il vient de lancer un cri d’alarme sur l’euro. Conformément, là encore, aux instructions américaines que le président Obama a martelées pendant le G8 de Camp David il y a une dizaine de jours.


[Mario Draghi et Olli Rehn]

S’exprimant devant le Brussels Economic Forum, M. Rehn a en effet affirmé qu’il fallait prendre des mesures en conséquence « si nous voulons éviter une désintégration de la zone euro et si nous voulons qu’elle survive ».

UNE SPECTACULAIRE ENTORSE AU DOGME EUROPÉISTE

Sauf erreur de ma part, c’est la toute première fois qu’un membre de la Commission européenne, le « Saint des saints » de l’européisme (et non des moindres puisque c’est le commissaire en charge), évoque l’hypothèse non pas seulement de la sortie de la Grèce, mais plus globalement de la « désintégration » de tout l’édifice.

Car c’est un article essentiel du Dogme de la Sainte Église Européiste que d’affirmer que la construction européenne est une « union sans cesse plus étroite » :

  • a)- le traité de Rome signé le 25 mars 1957 pose ainsi en préambule que son objectif est d’ « établir les fondements d’une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens » ;
  • b)- l’actuel TUE reprend cette formule dans son préambule, au paragraphe suivant :
« RÉSOLUS à poursuivre le processus créant une union sans cesse plus étroite entre les peuples de l’Europe, dans laquelle les décisions sont prises le plus près possible des citoyens, conformément au principe de subsidiarité, »
  • c)- comme si cela ne suffisait pas, l’actuel TFUE reprend aussi cette formule dans son préambule, au paragraphe suivant :
« DÉTERMINÉS à établir les fondements d’une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens, »
[source : http://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_sur_le_fonctionnement_de_l%E2%80%99Union_europ%C3%A9enne]
 
On notera d’ailleurs que cette expression témoigne d’un esprit assez dérangé. Car, si on la prend au pied de la lettre, une « union sans cesse plus étroite » ne peut aboutir, au fil du Temps, qu’à la disparition de tout dans un écrasement général. Ce serait comparable à ce « Big crunch », évoqué par certains astrophysiciens, pour illustrer l’hypothèse (aujourd’hui démentie par les recherches) où l’Univers, après avoir connu une phase d’expansion, pourrait connaître une phase de contraction et s’effondrer sur lui-même pour ne plus former qu’un seul point.
  • d)- C’est également un article de la Foi européiste que d’affirmer que l’entrée dans l’euro est un acte irrévocable et sans retour, comme la prononciation de vœux éternels pour entrer au Carmel.

C’est la raison pour laquelle aucun traité européen, passé ou en vigueur, n’a jamais prévu la possibilité de sortir de l’euro. Puisque je ne cesse de le dire depuis plusieurs années, mes lecteurs savent parfaitement que la seule et unique possibilité juridique d’en sortir passe par la dénonciation de tous les traités en application de l’article 50 du TUE. C’est d’ailleurs l’avis juridique de la Commission européenne elle-même.

Du reste, dans l’article 140, alinéa 3 du TFUE (ex-articles 121, paragraphe 1, 122, paragraphe 2, seconde phrase, et 123, paragraphe 5, du TCE dit « Traité de Maastricht »), la notion d’« irrévocabilité » apparaît noir sur blanc :

« le Conseil, statuant à l’unanimité des États membres dont la monnaie est l’euro et de l’État membre concerné, sur proposition de la Commission et après consultation de la Banque centrale européenne, fixe IRRÉVOCABLEMENT le taux auquel l’euro remplace la monnaie de l’État membre concerné et décide les autres mesures nécessaires à l’introduction de l’euro en tant que monnaie unique dans l’État membre concerné. »
[source : http://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Trait%C3%A9_sur_le_fonctionnement_de_l%E2%80%99Union_europ%C3%A9enne&printable=yes]

Enfin, cette voie sans retour a toujours été affirmée haut et fort par tous les ténors de l’européisme. Comme je le rappelle fréquemment, c’est Yves-Thibault de Silguy, à l’époque Commissaire européen chargé de la mise en place de la monnaie unique, qui déclara par exemple en janvier 1999 au journal Le Monde que « l’euro est une autoroute sans sortie ». Encore une expression qui témoigne d’un esprit dérangé…
[source : Cité par dans « L'économie européenne reste vulnérable malgré l’euro » de Lucas Delattre du 09/01/ 1999 et dans « Les dangers d’une schizophrénie monétaire » de Pierre-Antoine Delhommais du 22/01/99].

En bref, c’est donc à une entorse spectaculaire du Dogme européiste que nous venons d’assister ce matin.

Qu’un commissaire européen ose publiquement envisager que tout l’édifice pourrait bien s’effondrer, c’est-à-dire que tous les articles précités du « droit canon » européiste puissent n’être que des chiffons de papier, voilà qui est à peu près comparable à ce que serait la déclaration d’un cardinal de la Curie romaine qui exprimerait publiquement des doutes sur le mystère pascal de la Résurrection.

UN DISCOURS FOSSILISÉ QUI PERD PIED AVEC LA RÉALITÉ

Bien entendu, l’aveu spectaculaire d’Olli Rehn s’est accompagné des recommandations habituelles sur l’urgence des « réformes indispensables ».

M. Rehn a ainsi estimé qu’il fallait agir sur trois fronts : « d’abord rester sur la voie de la consolidation budgétaire, deuxièmement mettre en œuvre des réformes structurelles, troisièmement soutenir les investissements publics et privés pour alimenter le moteur de la croissance. »

Sinon ? Eh bien sinon c’est l’Apocalypse pardi ! : « une désintégration (de la zone euro) mènerait à une dépression terrible en Europe et dans le monde » nous a lancé notre diplômé de Berkeley (USA).


Qu’en penser ?


Eh bien qu’il n’y a strictement rien de neuf. M. Rehn psalmodie la même ritournelle européiste que celle que l’on entend depuis une vingtaine d’années :

  • – « rester sur la voie de la consolidation budgétaire » ?

Mais c’est ce que préconisent les critères de Maastricht fixés en 1992. Depuis 20 ans tout rond…

  • - « mettre en œuvre des réformes structurelles » ?

Mais ce sont les injonctions que la Commission prodigue depuis le début des années 2000, notamment dans le cadre des GOPÉ (Grandes Orientations de Politique Économique, prévues par le traité de Maastricht et repris dans le TFUE : cf. articles 5 et 121 du TFUE notamment)

  • - « soutenir les investissements publics et privés pour alimenter le moteur de la croissance. » ?

Mais comment peut-on « soutenir les investissements publics »
puisque tous les États sont au contraire sommés de brader tout leur patrimoine public et de tailler dans toutes leurs dépenses ??

Et comment peut-on « soutenir les investissements privés » puisque les aides sont très généralement formellement interdites par la Commission européenne elle-même ? Et que le secteur privé est au contraire invité à délocaliser le maximum de ses investissements en dehors de la zone euro, en application de l’article 63 du TFUE ?

En bref, le discours de M. Rehn est pathétique : c’est une langue de bois ossifiée, coupée des réalités, qui tourne à vide. Elle fait penser irrésistiblement aux communiqués du Kremlin sous Andropov ou Tchernenko : l’impasse économique, politique et sociale est de plus en plus manifeste ? La seule réponse d’un pouvoir momifié est de ratiociner les mêmes lubies, que d’ailleurs plus personne n’écoute.

On notera au passage que M. Rehn a estimé que les euro-obligations n’étaient pas une solution aux problèmes actuels de la zone euro, en lançant : « Nous ne parviendrons pas à surmonter nos problèmes en nous focalisant sur l’émission de dette ».

M. Rehn n’oublie donc pas qu’il est Finlandais. Et que, à une échelle moindre que l’Allemagne mais tout de même, les Finlandais voient avec une grande inquiétude le montant des euros en provenance des pays du sud de l’Europe venir se réfugier en Finlande, au risque d’entraîner la banque centrale de Finlande dans des abîmes. M. Rehn comprend aussi que les euro-bonds signifierait une hausse spectaculaire des taux auxquels emprunterait la Finlande.

On mesure au passage l’impact que M. Hollande a obtenu en réclamant, avec ses petits poings, la création d’euro-bonds : zéro. Personne ne porte la moindre attention aux propos irréfléchis du sieur Hollande, à part nos médias bien sûr, qui le font pour enfumer les électeurs français.


LA SITUATION DE BLOCAGE DEVIENT TOTALE

Certains imagineront que toute cette affaire est cousue de fil blanc et que, selon la formule « ordo ab chaos », la crise de plus en plus profonde de la zone euro va être mise à profit (voire même aurait été conçue…) par l’oligarchie euro-atlantiste pour franchir un nouveau pas décisif dans l’intégration.

Je ne partage pas ce point de vue.

Je ne dis certes pas que de telles pensées ne traversent pas, parfois, la tête de tel ou tel responsable de l’Europe.

Mais je tiens à faire observer que, si nous en sommes rendus à cette situation de désastre de plus en plus manifeste, c’est précisément à cause de cette stratégie du coup de force permanent dont sont victimes les peuples d’Europe depuis plusieurs décennies.

N’oublions pas, en effet :

  • - que la ratification du traité de Maastricht en 1992 fut une pantalonnade en France (la propagande pour le Oui se hissa à des niveaux inouïs) et au Danemark (on fit revoter les Danois qui avaient « mal voté »),
  • - que la ratification des traités d’Amsterdam et Nice fut faite en France dans le dos des Français,
  • - que les Français dirent Non à 55 % et les Néerlandais Non à 62 % à la constitution européenne il y a 7 ans,
  • - que, nonobstant, les eurotyrans imposèrent le traité de Lisbonne, sans demander l’avis des peuples concernés.

Or les événements ont révélé, à chaque fois, que les passages en force, loin d’avoir réglé les problèmes, les ont empirés. Plus l’on musèle les peuples et plus l’on plonge les pays d’Europe dans une situation encore plus calamiteuse.

Si nouveau passage en force il y a, il produira donc les mêmes effets.

Et c’est bien là qu’est tout le problème des européistes : ils se sont accaparés tous les pouvoirs : politiques, médiatiques, économiques, monétaires, financiers, diplomatiques et militaires.
Et ils découvrent avec horreur que plus ils ont accaparé de pouvoirs et mois cela marche.

Ils sont donc contraints par les faits à reconnaître, de plus en plus, que le problème de la construction européenne n’est pas exogène ; il est ENDOGÈNE. Si cela ne marche pas, ce n’est pas de la faute des peuples, c’est que le principe de base est erroné. Depuis 1957.

C’est ce sentiment de lassitude devant une construction impossible qui commence à se faire jour dans les déclarations de tel ou tel autre responsable.

Ce 31 mai 2012 également, le président de la BCE, Mario Draghi, a ainsi lancé cette déclaration désabusée : « Nos responsables doivent clarifier leur vision de l’euro dans quelques années, à quoi la zone euro ressemblera…

Vingt ans après avoir créé l’euro, une déclaration aussi crépusculaire résonne comme un formidable aveu. Elle laisse augurer des tremblements de terre politiques et sociaux qui vont secouer tout le continent européen dans les années, sinon les mois, qui viennent.

 

François ASSELINEAU

Président de l’UPR : www.u-p-r.fr
Page facebook : https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau

 

http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/euro-la-panique-gagne-le-saint-des-117729

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 09:16

 

 

Les médecins diagnostiqueraient des maladies à des personnes en santé


 

medecinea21.jpgLes médecins diagnostiqueraient des maladies chez des patients en santé et les traiteraient inutilement, selon un éditorial publié dans la revue scientifique British Medical Journal

En plus d'être dangereux pour la santé des individus, traiter des maladies inexistantes constitue un gaspillage de ressources pour le réseau de la santé, estime Ray Moynihan, chercheur à l'Université Bond, en Australie. 

Selon lui, la médecine moderne a tendance à considérer que les maladies sont sous-jacentes et attendent seulement de se manifester chez les patients. Par conséquent, certains médecins auraient tendance à appliquer des mesures préventives pour des pathologies qui, au bout du compte, ne se manifestent pas. 

Par exemple, une vaste étude canadienne menée en 2008 a révélé qu'un tiers des personnes ayant reçu un diagnostic d'asthme ne souffraient pas de cette maladie. Une autre recherche réalisée auprès d'un million d'enfants canadiens démontrait également qu'il existe un risque de surdiagnostic en matière de maladies mentales, comme le trouble bipolaire, l'autisme et les troubles déficitaires de l'attention. 

Selon l'éditorial, certaines personnes présentant de faibles risques de maladies mentales se voient pourtant apposer une «étiquette» et reçoivent des traitements inutiles, en grande partie dictés par des intérêts commerciaux. 

Les auteurs de l'éditorial indiquent qu'il serait préférable de consacrer les ressources à de vrais problèmes de santé, au lieu de les gaspiller en traitant des pathologies inexistantes.

 

Source: Canoë

 

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Jeudi 31 mai 2012
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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 08:48

 

obama nobel de la paix
C’est Obama en personne qui dresse la liste des gens à éliminer par drone prédateur

31 mai 2012 (Nouvelle Solidarité) — En publiant un article détaillé sur les visioconférences hebdomadaires du Président Obama avec ses conseillers en matière de lutte anti-terroriste, visant à dresser chaque semaine la liste des individus à éliminer par voie de drone prédateur, le New York Times braque les projecteurs sur un Obama en réalité peu connu du grand public.


Le quotidien new-yorkais cite des interviews en tête-à-tête avec une trentaine de conseillers (actuels et anciens) impliqués aux côtés d’Obama dans la lutte contre Al-Quaïda, décrivant le « paradoxe » d’un Président terrifié à l’idée de confronter le Congrès sur la nécessité de fermer la prison de Guantánamo, comme il l’avait promis lors de sa campagne électorale, mais « approuvant des actions létales sans le moindre état d’âme » contre des terroristes présumés.


Le Times précise que lorsqu’on lui a montré des photos de cibles à éliminer incluant des enfants, la seule chose qu’il trouva à dire est : « S’ils [Al-Quaïda] commencent à utiliser des enfants, alors nous entrons dans une phase complètement différente. »


Ainsi, le président s’est arrogé lui-même le droit de donner le feu vert lorsque se présente l’opportunité d’assassiner par drone un terroriste désigné à l’étranger, en particulier lorsque ce dernier se trouve en présence de membres de sa famille. Que le pays où sont assassinées les victimes ne soit pas en guerre contre les Etats-Unis, que ces futures victimes aient été « marquées » pour élimination en secret, sans aucun procès, tout cela n’a aucune importance, tant que c’est le Président qui prend la décision car lui seul a les qualités « morales », ainsi que la responsabilité messianique, pour conduire la guerre contre Al-Quaïda tout en « respectant », affirme-t-il volontiers, « les valeurs défendues par les Etats-Unis ».


Le Times cite ensuite Dennis C. Blair, directeur du renseignement national jusqu’en mai 2010, qui estime que les considérations stratégiques ont été laissées au second plan pour se concentrer presque exclusivement sur le comptage des cadavres, une pratique qui lui rappelle la guerre du Vietnam.

 

D’autres responsables s’interrogent sur la méthode employée pour comptabiliser les victimes collatérales civiles, qui a été concoctée de façon à masquer la plupart d’entre elles, et à se dispenser de l’obligation de capturer des prisonniers qui viendraient gonfler les rangs de ceux qui gisent toujours à Guantánamo.


Et d’autres encore s’étonnent de voir Obama, un ancien professeur de droit « libéral » [de gauche] qui a étudié les conceptions de Saint Augustin et de Saint Thomas d’Aquin sur la « guerre juste » , utiliser le plus souvent ses talents juridiques « pour légitimer, et non pas pour restreindre, sa campagne féroce contre Al-Quaïda ».


Le journal conclut qu’en affirmant vouloir retirer les troupes américaines d’Irak et d’Afghanistan pour se concentrer sur Al-Quaïda, Obama n’a réussi qu’à élargir la guerre au Pakistan et au Yemen, deux pays qui sont « sans doute moins stables et plus hostiles aux Etats-Unis que lorsque M. Obama devint Président ».


Les auteurs oublient par contre de mentionner que l’organisation terroriste s’est confortablement installée en Irak, tout en étendant son influence en Libye et en Syrie, deux pays où elle s’est alliée aux Etats-Unis pour renverser (ou tenter de renverser) les régimes en place.

 

http://www.solidariteetprogres.org/C-est-Obama-en-personne-qui-dresse-la-liste-des-gens-a-eliminer-par-drone_08828


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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 08:18

 

 

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L'ennemi n'est pas l'immigré

mais la dictature de Bruxelles

par eva R-sistons

 

 

L'ennemi des Français n'est pas l'immigré, comme trop de citoyens, abondamment manipulés par les Médias aux ordres de l'Oligarchie, le croient.

 

Notre vrai ennemi est tout en Haut - pas à côté de nous.

 

Notre vrai ennemi est le Nouvel Ordre Mondial - pas les Arabes, les Africains, les Antillais... pauvres injustes boucs-émissaires de nos frustrations légitimes.

 

Notre vrai ennemi à nous Européens est le Cartel bancaire, dont le siège, en Europe, est à Bruxelles. Dans un premier temps, il a osé la Directive Bolkestein.


 

Le projet de directive Bolkestein, du nom de l’ancien Commissaire au marché intérieur, le libéral néerlandais Frits Bolkestein, vise à libéraliser le marché européen des services, à l’image des biens, des capitaux et des hommes. Le projet entend réduire les formalités administratives qui font obstacle à la prestation de services de la part d’entreprises dans un autre État membre. Ainsi, un architecte vivant à Madrid pourra librement travailler en Hongrie. De même, un notaire italien pourra réaliser la transaction d’une vente immobilière à Londres ou à Riga.

 

La directive Bolkestein, version réalité...


Version papier,

les objectifs peuvent paraître louables. Les services représentent près de 70% de l’activité économique de l’Union. Pourtant, leur part dans les échanges intracommunautaires est de moins de 20%. La directive Bolkestein permettrait ainsi de renforcer la concurrence au sein de l’Union européenne, ce qui devrait se traduire pour les consommateurs et les entreprises par des gains appréciables en termes de choix, de qualité et prix.


Version réalité,

les choses ne sont pas aussi roses. Le texte entend notamment introduire le principe du « pays d’origine » tant récrié par les défenseurs du modèle social européen. Selon ce principe, si le prestataire étranger fournit ses services à distance via la Poste, le téléphone ou Internet, donc sans se déplacer, il sera payé aux conditions de son pays d’origine (salaire minimum, temps de travail, hygiène et sécurité). Cela peut être le cas des architectes, des notaires ou des comptables. De même, s’il se déplace dans le pays d’accueil, les lois de ce pays ne s’appliqueront que si sa mission dure plus de huit jours. Ainsi, un maçon polonais pourra travailler en Allemagne et être soumis au salaire en vigueur dans son pays d’origine.


La France, l’Allemagne, la Suède, le Danemark, entre autres, s’inquiètent déjà du possible afflux d’artisans et d’ouvriers venus d’Europe de l’Est proposer leurs services à l’Ouest à des prix défiant toute concurrence, entraînant salaires et normes de protection sociale vers le bas. Autre sujet d’inquiétude : les services d’intérêt économique général non régulés (services de santé et sociaux tels que le logement social, l’aide aux personnes vulnérables, les services culturels) tomberaient sous le joug de la directive services.


Et maintenant ?


A la suite de la levée de boucliers provoquée par la proposition ici et là, le Conseil de l’UE réuni le 22 mars dernier s’est vu obligé de promettre de revoir le texte « en profondeur ». La proposition tombant dans le champ d’application de la procédure de codécision qui donne un poids quasiment équivalent au Parlement européen et au Conseil, il appartiendra désormais à ces deux institutions de remettre le texte à plat et proposer une alternative qui soit acceptable pour toutes les parties. Affaire à suivre...


http://www.europeplusnet.com/article575.html (décembre 2006)

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Va falloir mettre en place un plan d'austérité, les gars...

 

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La directive Bolkenstein a été rejetée, comme le Traité de Maastricht, et elle est revenue à sa façon, dans les faits, par la petite porte, comme le Traité de Lisbonne (via le coup de force de Nicolas Sarkozy). On ne parle plus d'elle, comme d'ailleurs de tout ce qui nuit tant aux citoyens européens. L'opacité, à Bruxelles, ou la discrétion, sont de mise.

 

Or donc, le 30 mai, j'ai intercepté, notamment sur FR3, un reportage concernant l'épineuse question du "dumping social", liée à la problématique de l'assouplissement du Marché du Travail.

 

Il s'agissait du groupe Norbert Dentresangle; Il aurait fait travailler des citoyens d'Europe de l'Est. Lorsqu'on sait que ceux-ci sont payés 1 à 4 euros de l'heure, lorsqu'on sait que les chauffeurs roumains touchent 186 euros par mois, on voit où cela nous mène : Vers l'alignement par le bas.

 

Les Roumains qui auraient été employés en France dans le Transport seraient effroyablement exploités, travaillant jusqu'à quinze heures par jour pour des salaires de misère sans être vraiment formés, sans être protégés en cas d'accidents du travail, et en étant même renvoyés dans leur pays d'origine en cas de problèmes, et ils auraient été parqués dans des caravanes ou astreints à dormir sur leur lieu de travail.

 

Il suffit de monter des filiales à l'étranger pour embaucher la main-d'oeuvre étrangère au tarif local. Le libéralisme est très tolérant...

 

Cette forme illégale (pour l'instant) de travail est délibérément organisée, et l'Europe de Bruxelles ferme les yeux, puisque finalement cette manière de faire porte le sceau du libéralisme présenté comme incontournable, du Libre Marché du Travail, toujours plus libre, toujours plus assoupli : Contre les intérêts des travailleurs, bien sûr, et dans l'intérêt des négriers modernes, des prédateurs modernes, des libéraux de plus en plus durs, cupides et sans scrupules. 

 

Officiellement, les conditions d'emplois sont les mêmes que celles des travailleurs français,  mais on trouve toujours des accommodements avec la Loi, ou on la contourne. 

 

A terme, ce dumping social conduira au nivellement par le bas, à l'alignement salarial vers le "moins disant". Alors que s'il devait y avoir une harmonisation européenne du Travail, il faudrait la réaliser conformément au "mieux disant", tant pour les rémunérations que pour les conditions du Travail et le Droit du Travail - et bien sûr sous le regard des Inspecteurs du Travail, qu'il faudrait plus nombreux qu'aujourd'hui.

 

Pour l'instant, l'acteur (polonais, roumain..) du dumping social bien malgré lui, en est aussi la victime.

 

Mais plus généralement tous les citoyens sont victimes, au mieux du laxisme de Bruxelles (fermant les yeux sur "le moins disant", quand il ne l'encourage pas en sous-mains), au pire de sa stratégie de libéralisation totale des Marchés et du monde.

 

Les immigrés ne sont que des pions, placés et déplacés à volonté selon le bon vouloir des employeurs européens, ils ne sont pas responsables du chômage en France - mais de Bruxelles, qui pousse à la libéralisation croissante du marché du Travail.

 

Il ne faut pas se tromper d'adversaires. Les immigrés sont, comme nous, victimes de la mondialisation ultra-libérale. 

 

Et Bruxelles est le reflet de ce qui est décidé tout en Haut : Pour l'Oligarchie et pour ses valets (les technocrates inféodés au sein des gouvernements ou au sein des Médias), l'essentiel est de promouvoir l'austérité pour tous - et le "moins-disant", par l'emploi "illégal" de travailleurs, par les délocalisations, ou un jour, par la baisse des salaires pour tous.

 

En Grèce, ne s'achemine-t-on pas, ne dérive-t-on pas déjà vers des emplois à 200 euros par mois ? Et de cela, les immigrés ne sont pas responsables - mais les Décideurs impitoyables, comme Mme Christine Lagarde qui touche au FMI près de 500.000 euros par mois, sans payer le moindre impôt, et en crachant sur les Grecs responsables de leur situation, selon elle, "par manque de solidarité... par l'impôt" ! Le cynisme des "puissants" ne connaît pas de limites... comme d'ailleurs l'emprise de Bruxelles sur la vie des nations, puisque désormais tout doit y être décidé, même les aspects les plus mineurs. D'ailleurs, les toutes petites libertés prises par François Hollande lui valent d'être rappelé à l'ordre par le Maître bruxellois tyrannique :  "La France doit tenir compte des avertissements de Bruxelles".

 

Autrement dit, aller vers toujours plus d'austérité et de rigueur, avec à la clef les "remèdes" habituels : "Assouplir" le Marché du Travail (travailleurs taillables et corvéablees à merci, flexibles, non protégés en cas de licenciements, etc), aller plus loin dans la réforme des retraites, ne pas augmenter les salaires, etc - et en France, appliquer la potion magique de la TVA (anti)sociale prévue par Sarkozy pour restreindre le pouvoir d'achat des travailleurs... Voilà notre ennemi : Il est à Bruxelles !

 

Et d'ores et déjà, François Hollande est tenu de respecter les directives de Bruxelles, les engagements de son prédécesseur à l'Elysée, sous peine de sanctions. Voilà la vraie menace qui pèse sur nous tous !

 

Nous devons sortir de l'euro, du carcan de la "Règle d'Or", de la dictature européenne, de l'Organisation terroriste de l'OTAN, des Institutions internationales tyranniques, comme le prescrit en connaissance de cause l'un des hommes les plus compétents de France : François Asselineau. C'est la seule solution, il n'y en a pas d'autres.

 

En attendant, battons-nous pour au moins sanctionner le travail illégal, refuser la Règle d'Or, exiger l'harmonisation des Etats européens par le Haut, donc un salaire minimum et des conditions sociales acceptables pour tous, afin que la compétition ne vire pas au cauchemar pour les populations. 

 

Les sacrifices pour les peuples, ça suffit ! La ploutocratie sur le dos des nations, basta ! Le dogme de la concurrence libre et non faussée, au diable !

 

Nos frères et soeurs immigrés sont autant victimes que nous, peut-être même encore plus. Alors, ne nous trompons pas d'adversaires !

 

Il y va non seulement de la paix sociale et du bien-vivre ensemble, mais de l'efficacité de la résistance au monde intolérable dans lequel nous plongeons toujours plus sans nous en rendre compte vraiment...

 

Eva R-sistons

   

Une enquête tente de démontrer que Norbert Dentressangle se livre à du travail dissimulé avec des conducteurs roumains. Des perquisitions ont eu lieu le 30 mai 2012 sur quatre sites du groupe.

Transport routier de marchandises - Norbert Dentressangle : sous-traitance ou travail dissimulé?
La Police aux frontières enquête sur les conditions dans lesquelles Dentressangle fait travailler des conducteurs roumains. © DR

 

Le 30 mai 2012, le groupe Norbert Dentressangle a fait l'objet de perquisitions menées dans le cadre d’une enquête initiée, à l’origine, par la Police aux frontières.


Cette enquête tente d’établir l’existence de faits de travail dissimulé avec des conducteurs roumains. De son côté, la direction de Norbert Dentressangle parle de "contrôles (qui) portent sur les conditions de recours auprès de sous-traitants européens".


Les opérations de perquisition ont eu lieu sur quatre sites du transporteur dromois, ceux de Sevrey (Saône-et-Loire), Chambéry (Savoie), Saint-Rambert-d’Albon (Drôme) et Semécourt (Moselle).


Les révélations d'un policier aux frontières


Selon un enquêteur de la police aux frontières qui s’exprimait sur l’antenne d’Europe 1 le 31 mai, l’enquête sur Norbert Dentressangle a duré de mai 2010 à l’automne 2011. Selon ce policier, qui a tenu à conserver l’anonymat, "Norbert Dentressangle, qui avait racheté une société de transport roumaine, a acheminé en mai 2010 des conducteurs roumains, par minibus, afin de les faire travailler sur des périodes de 4 à 5 semaines". L’enquêteur, qui a appelé de lui-même la radio "pour défendre le droit du travail français", dit-il, a affirmé que les conducteurs roumains "prenaient en charge des PL stockés en France mais immatriculés en Roumanie qui, sous prétexte de transport international au sein de l’UE, travaillent directement pour Norbert Dentressangle en France".


Le policier aux frontières zélé n’a pas manqué de livrer quelques détails supplémentaires sur les conditions de travail des chauffeurs en question. "Nous avons calculé que leur taux horaire de rémunération était de 1,44 euro net et que ces conducteurs travaillent jusqu’à 56 heures par semaine. Des primes de 10 cts au km étaient également instaurées, ce qui est totalement interdit. En fait, on faisait croire que leur salaire atteignait 1 500 à 1 700 euros mensuels alors qu’il fallait intégrer dedans leurs 250 euros de salaires roumains, les primes au km et les frais pour l’alimentation. Non seulement on détourne le droit du travail français mais, en instaurant une prime au km, on pousse les chauffeurs à ne pas respecter le Code de la route, les temps de conduite et la vitesse".


D'autres enquêtes seraient en cours chez des transporteurs


Le policier aux frontières a affirmé que "Norbert Dentressangle n’est pas un cas isolé", que "d’autres transporteurs le font" et que d’autres services de police ont lancé des enquêtes.

Dans un communiqué publié le même jour, Hervé Montjotin, le patron du transport chez ND, a déclaré : "Nous respectons scrupuleusement les lois nationales ainsi que la réglementation européenne du transport. Notre exigence dans la sécurité, la formation des équipes et la qualité du matériel est partout la même. En outre, en tant que leader sur notre marché, notre entreprise fait l’objet de contrôles réguliers des autorités tant sur routes que sur nos sites d’exploitation et ceci, dans tous les pays".


Le groupe dit avoir "pris acte des contrôles" et dit vouloir "réaffirmer la priorité donnée au respect de ses collaborateurs".

 

http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/detail/54333/norbert-dentressangle-sous-traitance-ou-travail-dissimule.html

 

 

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Tous solidaires des Grecs !

 

 

 

Dossier Grèce, ici :

 

 

 

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 06:43

 

 

 

 

 

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Mahmoud Ahmadinejad se dit "sensible" au sort des Syriens

Dans un entretien accordé à FRANCE 24, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad se dit "déçu" par les massacres commis en Syrie mais met en doute la responsabilité du régime de son allié Bachar al-Assad.

Par FRANCE 24 (texte)
 

Au cours d’une interview accordée à FRANCE 24, le président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a commenté la situation en Syrie, condamnant notamment le massacre de Houla qui s'est produit la semaine dernière, tout en mettant en doute l'implication du régime de son ami Bachar al-Assad.

Interview de Mahmoud Ahmadinejad - 2e partie

"Nous sommes très fortement sensibles et déçus", a-t-il assuré. "C’est le droit de tout peuple d’être libre, y compris le peuple syrien. Dès qu'une personne meurt c'est terrible, et surtout dans les conditions où c'est arrivé, dans le massacre...", a-t-il ajouté faisant allusion à la tuerie de Houla. Samedi 26 mai, 108 corps - majoritairement des femmes et des enfants - ont été retrouvés dans cette petite ville du centre de la Syrie située à quelques dizaines de kilomètres de Homs.

Le président iranien a néanmoins émis des doutes sur une éventuelle implication du gouvernement syrien dans le massacre de Houla. "Il existe des commissions dont le travail est d’examiner la situation. Il me paraît incroyable qu’un gouvernement puisse tuer son propre peuple ", a-t-il dit.


Soutien moral ou approvisionnement en armes ?


L'Iran a apporté son soutien au plan de paix défendu par Kofi Annan, l'émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie. "C’est la meilleure solution pour sortir de cette situation", avait déclaré un porte-parole du gouvernement iranien il y a quelques semaines. Mais au cours de son entretien avec FRANCE 24, Mahmoud Ahmadinejad a, à plusieurs reprises, condamné “les interventions étrangères dans la région” et s’est demandé ce qu’envisageaient les gouvernements occidentaux en Syrie.

Alors que les initiatives internationales se multiplient pour faire cesser le bain de sang en Syrie, les gouvernements occidentaux accusent l’Iran d’assurer l’approvisionnement en armes du régime de Bachar al-Assad. De leur côté, les autorités iraniennes ont toujours affirmé qu’elles n’apportaient qu’un soutien moral à la Syrie.

Sur l'antenne de FRANCE 24, Mahmoud Ahmadinejad a assuré que l’Iran entretenait des "relations parfaitement normales" avec la Syrie. "Nous sommes en faveur de la protection des droits de l’Homme", a-t-il déclaré.


Le nucléaire, un droit selon Ahmadinejad


Par ailleurs, le président iranien a défendu le programme nucléaire de son pays. "Selon le droit international, l’Iran a le droit d’enrichir l’uranium à 20 %", a-t-il déclaré, assurant une nouvelle fois que son pays n’avait pas l’intention de se doter d’une bombe. Ces déclarations coïncident avec la reprise des discussions, longtemps suspendues, avec les six grandes puissances sur la question du nucléaire iranien. À l’issue d’une réunion cruciale à Bagdad la semaine dernière, les pays impliqués dans ces pourparlers ont accepté une nouvelle réunion en juin à Moscou.

"Je ne m’attends pas à un miracle à cette prochaine réunion à Moscou", a cependant affirmé le président iranien au journaliste de FRANCE 24 Marc Perelman. Tout en affirmant le droit de l’Iran d’enrichir l’uranium à 20 %, il a laissé entendre que son pays pourrait envisager un arrêt de cet enrichissement en échange de concessions "significatives" de la part des grandes puissances. "Si les grandes puissances ne veulent pas que nous puissions bénéficier de ce droit, ils doivent nous expliquer pourquoi. Ils doivent également nous dire ce qu’ils sont prêts à donner au peuple iranien en échange", a affirmé Mahmoud Ahmadinejad, tout en refusant de détailler ce que pourrait accepter son gouvernement.
http://www.france24.com/fr/20120530-president-mahmoud-ahmadinejad-iran-nucleaire-syrie-bachar-al-assad-interview-exclusif
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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 06:24

 

 

Change.org
Rebecca veut protéger ses enfants. Signez sa pétition pour obtenir une loi interdisant les antennes-relais de téléphonie mobile à moins de 100 mètres des crèches.
Signez la pétition

Caroline -

J'ai quatre enfants et comme toute mère de famille, ma priorité c'est leur santé. Aussi, lorsque j'ai appris que Bouygues Telecom s'apprêtait à installer six antennes-relais à 17 mètres de notre crèche municipale, rue Lobineau à Paris, mon sang n'a fait qu'un tour.

Avec les habitants de ma rue, nous avons décidé d'agir pour empêcher que de si jeunes enfants soient exposés aux ondes électro-magnétiques. Et lorsque les ouvriers de Bouygues Telecom ont dû rebrousser chemin face à la chaîne humaine que notre collectif formait dans la rue, j'ai eu le sentiment de faire ce que n'importe quelle maman aurait fait: protéger ses enfants.

Notre action a forcé Bouygues Telecom à suspendre pour l'instant son installation, mais combien de familles partout en France font face à des cas similaires sans savoir quoi faire? Avec le collectif Rue Lobineau, je viens donc de lancer une pétition sur Change.org appelant nos élus à voter une loi interdisant les antennes-relais à moins de 100 mètres des crèches. 

Cliquez ici pour ajouter votre nom à ma pétition pour réglementer l'installation des antennes-relais.

En pleine campagne électorale, un très grand nombre de signatures pourrait conduire les candidats aux législatives à s'engager à voter au plus vite cette loi.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, il n'existe toujours pas de réglementation fixant une distance minimale entre une antenne-relais et tout équipement accueillant des enfants en bas âge, alors que les effets des ondes électro-magnétiques sont encore inconnus. Les puissants opérateurs mobiles qui veulent placer le profit avant la santé exploitent ces failles réglementaires pour implanter leurs antennes sans concertation et au mépris du principe de précaution.

Dans notre cas, Bouygues Telecom a ainsi soigneusement éviter de mentionner dans sa demande l'immédiate proximité avec la créche, la halte-garderie et d'autres équipements collectifs. Mais en forçant l'opérateur à suspendre son installation, nous avons montré que de simples mamans et citoyen(ne)s peuvent remettre en cause le pouvoir de ces entreprises et leur lobbying auprès des pouvoirs publics.

Avec votre aide, je suis convaincue que nous pourrons obtenir de nos élus qu'ils protègent nos enfants pour de bon, rue Lobineau et partout en France. Nous serons dans quelques jours au Sénat pour présenter la pétition et la proposition de projet de loi. Une immense pétition pourrait encourager les sénateurs qui défendent ce texte et convaincre les élus encore indécis.

Cliquez ici pour signer ma pétition.

Merci pour votre soutien,

Rebecca Tournant

 

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Pour une loi encadrant l’utilisation des radiofréquences

by geobiologiesante

Je me fais ici le relais d'une initiative favorable à la santé de tous.

Priartem, association nationale pour une réglementation des antennes relais de téléphonie mobile, a eu la bonne idée de proposer le 28 mai 2012 un courrier à l'attention des candidats aux élections législatives afin d'encadrer l'utilisation des radipfréquences. Ce courrier est signé par Priartem, Agir pour l'Environnement, le Collectif des Electrosensibles de France et le Lien.

Le 1er tour des législatives approche à grands pas. Il aura lieu le 10 juin prochain. Plus nous serons nombreux à agir, et plus nous aurons de chance d'être entendu.

Lettre aux candidats en PDF - 372.5 ko

Comment procéder?

Il suffit

  • d'expédier des impressions du PDF ci-joint par courrier aux candidats de votre circonscription
  • et d'envoyer un mail à PRIARTéM : contact@priartem.fr en donnant les noms et adresses des candidats que vous avez sollicités

Merci de votre participation.

- Agir pour l’environnement (www.agirpourlenvironnement.org)

- Le Collectif des électrosensibles de France (www.electrosensible.org)

- Le Lien (www.association-lien.org)

http://www.priartem.fr/IMG/pdf/Lettre_candidats_le_gislatives.pdf

PRIARTéM - Association Loi de 1901

5, Cour de la Ferme Saint-Lazare 75010 Paris

Tél : 01 42 47 81 54 - Fax : 01 42 47 01 65

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 05:57

 

Mercredi 30 mai 2012

Hollande et Rasmussen lors du sommet de l'OTAN à ChicagoLe dernier sommet de l’OTAN à Chicago a redéfini les prochaines stratégies d’intervention de l’appareil de guerre atlantique. L’Afghanistan, tout comme le bouclier antimissile prévu d’être déployé aux confins de la Russie, était la pierre angulaire de la rencontre survenue les 20 et 21 mai 2012.

 

Programmée par les anglo-américains avant même les attentats des Tours jumelles, comme l’annonçait à l’époque le Washington Post, l’intervention militaire sur le territoire afghan semble en partie avoir été remise en question par des pays membres de l’Alliance atlantique. Parmi ceux-ci, la France de notre néo-président François Hollande. Peu de temps après les négociations avec Barack Obama, le chef de l’Élysée s’est en effet empressé d’effectuer une visite surprise en Afghanistan, arrivant à 6h10 (heure locale) le 25 mai pour expliquer directement aux troupes son projet de retrait des forces combattantes d’ici la fin 2012, soit une année avant ce qu’avait prévu le précédent exécutif. Accompagné par les ministres de la défense et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius, du chef d’état-major des armées, l’amiral Édouard Guillaud et du chef d’état-major particulier du président de la République, le général Benoît Puga, François Hollande s’est embarqué à bord d’un hélicoptère Caracal pour atterrir sur la base de Nijrab dans la province de Kapisa, à une quarantaine de kilomètres de la capitale afghane Kaboul. C’est précisément dans cette région que se trouvent actuellement les deux tiers des 3.600 soldats français qui sont engagés soit dans les opérations menées par l’ISAF, sous le commandement de l’OTAN, soit dans l’opération Enduring Freedom, directement sous commandement étatsunien. 

 

Devant une centaine d’entre eux, le nouveau président a d’abord rappelé que « la France est intervenue en Afghanistan après les attentats du 11 septembre  contre ceux qui promeuvent le terrorisme à l’échelle de la planète », puis a conclu : « si le terrorisme qui menace notre Nation et celle de nos alliés n’a pas été totalement défait, il a pour le moins été durement touché ».

 

En réalité, le retrait de nos soldats ne sera ni immédiat, ni définitif : seuls 2.000 hommes, c’est-à-dire 56 % des troupes françaises engagées en Afghanistan, seront rapatriés. Et ce retour au pays n’est seulement prévu (s’il a effectivement lieu) qu’en décembre. Comme l’a affirmé François Hollande le 24 mai en conférence de presse en compagnie de son homologue afghan, Hamid Karzai : « le retrait d’Afghanistan est une décision souveraine de la France, mais il se déroulera en étroite collaboration avec nos alliés et avec le gouvernement local ; nous devons rester ici autrement ».

 

La France s’inscrit apparemment dans une démarche de collaboration avec l’Afghanistan qui sera plus économique que militaire (même si 1.600 soldats sont appelés à rester malgré tout), en se concentrant principalement sur les secteurs de la santé, de l’électricité et de l’agriculture.

 

La visite qu’il a effectuée en Afghanistan constituait pour le nouveau chef de l’État sa première visite officielle. Il a assuré également à cette occasion que 600 militaires afghans allaient d’ici la fin de l’année assurer les missions de sécurité en Kapisa, pendant que restera à poste dans les autres zones le personnel français en charge de l’instruction des fantomatiques troupes locales.

 

Mais quand François Hollande dit que « la France se retirera d’ici la fin 2012 », il y a un truc. D’abord elle ne se retirera pas complètement. Mais elle continuera de surcroît à soutenir les intérêts anglo-américains en Afghanistan. C’est-à-dire contenir l’Iran, entraver l’influence russe dans les ex pays soviétiques, ouvrir un couloir pour mettre la main sur le pétrole dans la zone de la mer Caspienne, contrôler le marché mondial de l’opium et s’approprier les réserves de minerai précieux en Afghanistan. Tout un programme.

 

Capitaine Martin

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 05:51

 

Peut-on concilier construction européenne et respect de la souveraineté des nations ? La contre-preuve par l’échec du Plan Fouchet

Le Plan Fouchet fut présenté par le gouvernement français en 1961-1962. Ce fut une tentative de réponse aux pressions continuelles – politiques et médiatiques – subies par Charles de Gaulle pour accepter l’idée d’une Europe intégrée.


L’homme du 18 juin avait compris tout à la fois :


- que la construction européenne était une entreprise de vassalisation américaine, ce qu’il dénonça dans sa conférence de presse du 15 mai 1962 ;

- mais qu’il n’avait pas les moyens politiques de faire sortir la France de ce piège car il ne disposait pas d’une majorité pour cela à l’Assemblée nationale (les ministres MRP du gouvernement avaient démissionné le soir même de ladite conférence).

(Nous renvoyons ici à notre dossier « De Gaulle était-il vraiment pour l’Europe ? » : http://www.u-p-r.fr/dossiers-de-fond/de-gaulle-et-l-europe/introduction-3.)

Pour prendre en compte cette situation, de Gaulle proposa donc à ses partenaires ce « Plan Fouchet », qui était en quelque sorte un projet « souverainiste » avant la lettre. Veillant à ménager la chèvre et le chou, ce plan de coopération conçu unilatéralement ne rompait pas officiellement avec la construction dite « européenne » mais il la limitait en fait à une simple concertation internationale entre États souverains : avec un Conseil des chefs d’État et de gouvernement qui devait statuer à l’unanimité, trois Comités des ministres (Affaires étrangères, Défense et Éducation nationale), une Assemblée parlementaire européenne purement consultative, et une « Commission politique » sans pouvoir et constituée de hauts fonctionnaires.

Ce qu’il faut surtout retenir du « Plan Fouchet », c’est que ces propositions furent brocardées dans la presse et rejetées par les cinq autres partenaires de la France, tous dans la main des Américains.

Washington, qui avait bien compris que le « Plan Fouchet » était une tentative d’enterrement de son projet machiavélique de domination géopolitique de l’ensemble du continent européen, l’empêcha ainsi de se concrétiser.

De Gaulle le constata avec amertume, en traitant les cinq autres États de « colonisés » : « La difficulté, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper des Américains » (4 janvier 1963, cité dans C’était de Gaulle, Alain Peyrefitte, tome 2, Partie III, Fayard, 1997, p. 15).


Conclusion


Tout ceci n’a pas seulement qu’un intérêt historique rétrospectif : le « Plan Fouchet » et son échec sont la preuve de l’impasse inéluctable de tout projet « souverainiste », c’est-à-dire fondé sur les ambiguïtés et la non prise en compte des stratégies des autres États.

Le « souverainisme » est voué à l’échec car il refuse de comprendre qui tire les ficelles de la prétendue « construction européenne » et il refuse d’admettre que l’écrasante majorité des autres États d’Europe sont vassalisés par les Américains. Le « souverainisme » est un rêve car il occulte la réalité du rapport de force, ce qui le condamne à l’impuissance.

Déjà impossible en 1961-1962 alors que la France était l’État le plus puissant et le plus influent de la petite « Europe des Six » dont ne faisait pas partie le Royaume-Uni, un Plan Fouchet serait a fortiori bien plus impossible encore avec une Europe à 27 où la France est marginalisée pendant que triomphe la stratégie américaine de vassalisation.

Comme on ne peut pas décider pour autrui, il reste à décider pour soi-même : la France n’a pas d’autre solution que de sortir de l’Union européenne.

 

http://www.u-p-r.fr/vos-questions-nos-reponses/la_propagande_europeiste/peut-on-concilier-construction-europeenne-et-respect-de-la-souverainete-des-nations-la-contre-preuve-par-lechec-du-plan-fouchet

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