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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 00:58
Non Israël, tu n’as pas le droit d’être un pays d’idéologie néo-nazie

Publié le26 mai 2012

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Shlomo Molla

Shlomo Molla

Alors qu’en France, la présidente de l’association CAPJPO-EuroPalestine, Olivia Zémor, a vu sa condamnation confirmée pour avoir appelé au boycott des denrées alimentaires israéliennes produites sur les territoires palestiniens confisqués, en Israël, c’est le racisme en chantant. Sans surprise, dans une omerta médiatique française abyssale. On parle de ces évènements tristes, sans oser commenter ou critiquer. Visiblement, Israël a le droit d’être raciste, et rien ni personne ne crie au loup avec cette dérive nauséabonde. 

Quand on sait, un tant soit peu la genèse de l’Etat d’Israël, on se demande bien si ceux qui gouvernent ce pays ont une conscience. Quand on se réclame de la Bible et qu’on discrimine les autres, c’est qu’on insulte Dieu. Parlons simplement des dix commandements, en citant simplement les deux premiers:

  1. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence. 
  2. Tu aimeras ton prochain* comme toi-même. 

Jamais, ô que jamais, même au plus fort de la discrimination raciale aux Etats-Unis, les membres du ku klux klan manifestaient lors de leur rassemblement, sans toutefois aller crier dans la rue. Quand la dialectique nazie s’invite dans le débat politique en Israël, c’est le comble. Syndrome de Stockholm ?  Le ministre israélien de l’Intérieur, Eli Yishai, a affirmé que « C’est l’effondrement du rêve sioniste », ajoutant que tous les “immigrants sont des criminels”. Le premier ministre Benjamin Netanyahou, quant à lui, a renchéri, parlant des « 60 000 infiltrés qui risquent d’être 600 000, et d’entraîner l’éradication d’Israël en tant qu’État démocratique et juif. »

Des appels au meurtre des politiques de haut plan. Ceci rappelle étrangement à ce passage qu’ Adolf Hitler prononçait le 24 avril 1921 lors d’un discours:

« De la haine, de la haine brûlante — c’est ce que nous voulons déverser dans les âmes de nos millions de compatriotes allemands, jusqu’à ce que s’embrase en Allemagne la flamme de colère qui nous vengera des corrupteurs de notre nation »

Il n’y a donc pas de surprise avec ce qui se passe aujourd’hui avec des bombes incendiaires posées sur des bâtiments où vivent des Africains. Israël a aussi la manie, à la Knesset (Parlement), de poursuive des lois anti-arabes que personne ne dénonce. Mais, comme ce pays a l’arme absolue, c’est à dire l’accusation d’antisémitisme pour tous ceux qui ont la lucidité et surtout la justice chevillée au corps, le racisme continue mais, visiblement, Israël se tire une balle au pied et c’est vraiment triste de savoir que des victimes du racisme pratiquent en retour le racisme…

 

 


 

 

Terminons avec une note d’espoir, plutôt deux, en écoutant la jeune chanteuse noire d’origine éthiopienne et de nationalité israélienne, Hagit Yaso (vidéo). Pour finir, il faut noter que Shlomo Molla du parti Kadima (photo), un autre éthiopien, est vice-président de la Knesset mais surtout contre cette politique. Il sait d’où il vient…

 

 


 

 

Non Israël, tu n’as pas le droit d’être un pays d’idéologie néo-nazie

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Sur ce blog,

 

France : le sort des subsahariens (Afrique noire) en question

by Allain Jules

Quand l'agronome René Dumont écrivait en 1962 son célébrissime "L'Afrique noire est mal partie", un livre basé sur l'agriculture et l'économie-politique, nul ne pouvait savoir ou imaginer que, 50 ans après, le sort  des subsahariens allaient être aussi mauvais. Victimes par déjà dans leurs propres pays par la mainmise d'une oligarchie protégée par Paris qui [...]

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 00:34

 

 

Ce que le FN a fait en local, il peut le faire en national.
Ces villes gérées par l’extrême-droite.
Maxime VIVAS, Eric W. FARIDES

(L’article est suivi d’un « Complément » : « Le FN et les droits des travailleurs » avec une belle photo du beau château des Le Pen).

LGS


Des électeurs :

« On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». 

Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement « des laboratoires du FN ».

Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, Marignane, Toulon et Orange, « villes expérimentales » des méthodes à élargir au pays tout entier.

Constatons le carnage en matière de finances, emploi, social, culture, sécurité, démocratie, droits des travailleurs et respect des lois de la République.

A Vitrolles


Catherine Mégret est élue maire le 9 février 1997(1). La dette de la ville augmente. La Chambre Régionale des Comptes de Provence Alpes Côtes d’Azur s’inquiète du budget municipal.

Une prime de naissance de 5 000 francs est octroyée aux familles françaises. Catherine Mégret est condamnée pour discrimination à la prime de naissance.

En juin 1997, le Lycée Pierre Mendès-France refuse d’inscrire Sofia Touzaline, lycéenne née en France de parents Algériens. Une conseillère d’orientation du lycée rapporte avoir entendu le proviseur dire, à propos des élèves de l’internat : « Il faut faire le tri ; les gris d’un côté, les blancs de l’autre ». Le MRAP et SOS-Racisme se portent parties civiles. En 1998, la proviseur est suspendue de ses fonctions par le recteur d’académie d’Aix-Marseille.

La municipalité décrète la fin des repas de substitution sans porc dans les cantines scolaires. Alain Darmuzey, directeur d’école du Liourat et surveillant de cantine est relevé de ses secondes fonctions par Catherine Mégret, car il a refusé de lui serrer la main.

L’association pro-FN « Fraternité française » (2) reçoit de fortes subventions. La mairie ferme des centres aérés et la mission prospection de « Vitrolles Emploi Formation ». L’association Vitrolles-Kiffa est jetée hors de ses locaux. Des subventions aux syndicats et associations humanitaires sont supprimées. La municipalité tente de s’expliquer : « Les vraies associations (…) reçoivent une aide financière (…). Pour elles, les subventions ont augmenté de 40%... ».

La mairie limoge la directrice du cinéma Les Lumières pour avoir proposé des courts-métrages portant sur la prévention du sida. En contrepartie, l’équipe de Bruno Mégret « s’est efforcée d’obtenir la construction d’un vaste complexe cinématographique de type multiplexe dans la zone commerciale ». Le FN-MNR remplace les cinémas d’art et d’essais par de la malbouffe culturelle produite à la chaîne.

Catherine Mégret tient des discours racistes dans le journal Allemand Berliner Zeitung : « les immigrés l’esprit colonialiste ; les immigrés [... ], ils font je ne sais combien de gamins, qu’ils mettent dans la rue. Ils font des gamins pour toucher des allocations, ils ne les élèvent même pas. [...] Vous interrogez n’importe qui, à part une personne de mauvaise foi, on va vous répondre qu’effectivement il y a des différences entre les races, il y a des différences entre les gènes. C’est ce que disait M. Le Pen. ».

La mairie licencie des agents sociaux et certains contractuels municipaux (150 agents sur 1 000 en 4 mois). En Août 1997, la Justice annule 31 licenciements car « le motif d’économie avancé pour justifier la délibération du 30 août 1997 ne peut être regardé comme établi ». L’arrivée de la nouvelle équipe signe le départ de cadres municipaux consécutif aux méthodes FN.

En novembre 1997 « Dans la nuit du 4 au 5, vers 3 h 30, un commando d’une dizaine d’hommes vêtus de noir, cagoulés et armés de battes de base-ball attaque le piquet de routiers grévistes du carrefour de l’Anjoly. Le matraquage fait trois blessés et des dégâts matériels... ».

En décembre 1997, 5 conseillers de Vitrolles sont mis en examen pour « complicité de violence en réunion, avec arme et préméditation » et « complicité de destruction de biens » après l’agression des routiers grévistes.

« Il faut faire de la répression, c’est-à-dire il faut punir, poursuivre, attraper ceux qu’on connaît » affirme Catherine Mégret au Berliner Zeitung. Les éducateurs de rue et agents de prévention sont remplacés par des policiers. Bruno Mégret se vante d’avoir multiplié par deux les effectifs de la police, d’armer les policiers municipaux, de développer la vidéo-surveillance, le « patrouillage », les brigades d’interventions rapides… L’augmentation du nombre de policiers municipaux n’améliore pas les chiffres de l’insécurité. Ni la sérénité. Les policiers de Mme Mégret sont surnommés les « ninjas » à cause de leur tenue et de leurs gros bras.

Les animateurs du bar musical Le Sous-Marin sont accusés par la mairie de création de fausse monnaie et de trafic de drogue. Ils sont contraints de s’installer à Gardanne. Puis, Catherine Mégret est condamnée pour « effractions et voie de faits » (murage du bar musical) et pour diffamation à l’encontre de l’association culturelle Productions du Sous-Marin.

La mairie redéfinit « l’identité provençale » : la rue Nelson Mandela est rebaptisée Place Provence, un blason modifie du drapeau de la ville qui devient « Vitrolles-en-Provence ».

La municipalité rénove les églises et les lieux de cultes. Bruno Mégret affirme que la municipalité « a entrepris de valoriser nos racines (…). La chapelle de vie au sommet du Rocher a été rénovée ainsi que les cheminements qui y conduisent. Dans le Vieux Village, la réhabilitation intégrale de l’église Saint-Gérard a été lancée ». Le 15 février 1998, Bruno Mégret annonce sur France 2 qu’il n’y aura pas d’emploi-jeunes à Vitrolles.

L’équipe municipale pratique ouvertement la discrimination sociale. Bruno Mégret affirme sur son blog : « La municipalité a entrepris de donner systématiquement la priorité aux Français dans la limite des possibilités légales. (…). Les emplois au sein de la mairie sont accordés en priorité aux Vitrollais français. Les certificats d’hébergement et les mariages blancs supprimés. Quant aux aides sociales, elles s’efforcent, dans la limite des lois actuelles, de privilégier systématiquement nos compatriotes. Bien que la ville possède peu de logements HLM depuis que l’ancien maire PS a bradé le parc immobilier de la SAVEM, l’équipe Mégret a cherché à favoriser systématiquement les Français dans l’octroi des logements ».

L’élection du 24 juin 2002 est annulée par décision du Conseil d’Etat suite à un tract diffamatoire reprochant à un candidat d’avoir « abusé sexuellement d’une personne en position de faiblesse psychologique ».

Un conseiller municipal FN est rayé des listes électorales par le tribunal d’instance de Martigues car il ne réside pas à Vitrolles.

Catherine Mégret est accusée de détournement de fond public : elle a fait envoyer aux frais de la commune des lettres aux maires de France pour appuyer la candidature de son mari Bruno Megret. Ce non-respect des règles de financement de campagne électorale à un coût : plus de 74 000 €. En 2006, elle est condamnée à cinquante milles euros d’amende, à un an d’inéligibilité et de frais divers ainsi qu’à huit mois de prison avec sursis. Quatre anciens cadres de la municipalité ont également été condamnés à des peines allant de trois à quatre mois de prison avec sursis et à une amende de 1.500 euros

En mars 2009, le communiste Richard Dubré, secrétaire de la section de Vitrolles et membre du secrétariat fédéral du PCF est agressé au poignard. « Attendant la proclamation des résultats de l’élection législative de la 9e circonscription des Bouches-du-Rhône, il se trouvait sur le parvis de l’hôtel de ville, lorsqu’une quinzaine de gros bras du FN du Var lancent des grenades lacrymogènes avant de se lancer contre le militant communiste qu’ils montraient du doigt. (…). Un des agresseurs s’approche et le poignarde. La lame est passée à deux centimètres du foie. Le militant, hospitalisé, a deux côtes cassées. Un véritable miracle. Le criminel a été reconnu sur les photos prises pendant l’agression. Il devait être interpellé mardi dans la journée ». (L’Humanité, 31 mars 1999).

Bruno Mégret est satisfait de la gestion de la ville et de l’ambiance démocratique qui y règne. Sur son site, on peut lire : « Aucun bouleversement, aucune violence, aucune atteinte aux libertés, aucune mise en cause des droits des Vitrollais ».


A Marignane


Le maire Daniel Simonpieri (3), augmente les impôts locaux. La Chambre Régionale des Comptes de Provence-Alpes Côte-d’Azur s’inquiète du budget de la ville.

Le Conseil municipal décide, le 24 juin 1996, de réserver les cantines scolaires aux seuls enfants dont les deux parents peuvent prouver qu’ils travaillent. Le 27 novembre, le tribunal administratif ordonne « le sursis à exécution », c’est à dire « la suspension de l’exécution » de cette délibération.

Le complexe de loisir prévu est remplacé par un supermarché.

Le 4 septembre 1996, Jean-Christian Tarelli, premier adjoint au maire demande à la directrice de la bibliothèque municipale d’interrompre les abonnements aux quotidiens Libération et La Marseillaise et à l’hebdomadaire L’Evénement du jeudi, pour les remplacer par trois publications proches de l’extrême-droite : Présent, Rivarol, National-Hebdo. L’achat de certains ouvrages par la bibliothèque municipale sera refusé « pour des raisons économiques ». En revanche, début 1997, soixante-quinze livres rédigés par des auteurs du Front national ou d’extrême-droite sont commandés sans que les bibliothécaires en aient été avertis. Notons aussi la suspension des abonnements aux « journaux de gauche » dans la bibliothèque pour les remplacer par des « journaux d’extrême-droite ».

Raymond Lecler, ancien directeur de cabinet de la mairie fait un constat des dérives du maire : « remboursements illégaux » ; « 5510 francs pour un repas de Jumelage » et « 4608 francs en frais de séjour pour déplacement au congrès du FN à Strasbourg »… Daniel Simonpieri affirme avoir payé de ses deniers la facture de l’hôtel Hilton et porte plainte pour diffamation.

Daniel Simonpieri supprime « l’avant-veille de Noël, les subsides accordés aux Restos du cœur pour les hivers de 1993 et de 1994, par le précédent maire Laurens Delieul (divers droite) » et « Un local et un camion avec chauffeur prêté pour aller chercher à Aubagne les quelque 1.200 repas que les volontaires de l’association distribuaient à 400 familles en difficulté ». En revanche, selon l’association marignanaise « Alarme citoyens ! », la municipalité a porté la subvention du club de football local de 600.000 à 700.000 francs.

En 2009, Daniel Simonpiéri justifie son refus de voter des subventions au Mrap, par l’argument suivant : « vote politique ».

Le 9 novembre 2011, il est condamné pour fausses factures et emplois fictifs à 12 mois de prison avec sursis, 10 000 € d’amendes et 5 ans d’inéligibilité.

A Toulon

Le 22 mars 1996, la municipalité de Toulon vote son premier budget (4). Contrairement aux engagements du maire, Jean-Marie Le Chevallier, de baisser les impôts, une augmentation de plus de 9 % est adoptée.

On constate une absence de politique cohérente et efficace en faveur des jeunes. La mairie se désinvestit des cités et coupe les subventions des associations qui agissent auprès des citoyens issues de l’immigration. La femme de Jean-Marie Le Chevallier est placée à la tête du Centre de loisirs et d’action sociale. Des associations pro-FN sont créées de toutes pièces telles que « Jeunesse toulonnaise » destinées à organiser les colonies de vacances à la place du centre de loisirs et d’action sociale. Mal gérée, la structure est placée en liquidation judiciaire en 1999.

Les subventions aux associations sont revues : celle du Centre communautaire israélite est supprimée, le Secours Populaire n’obtient que 8 000 francs tandis que la Société des amis des chats bénéficie d’une subvention de 40 000 francs. La mairie maintient un budget associatif en direction des associations d’anciens combattants et des associations de pieds-noirs. Marek Halter est interdit de Fête du Livre et le groupe NTM interdit de spectacle.

La dérive de la municipalité contraint les opposants à en appeler à la Justice pour contester les décisions.

En 1997, Jean-Marie Le Chevallier est élu député de la 1re circonscription du Var, mais en 1998 son élection est invalidée pour triple infractions au financement de campagne.

Toujours en 1997, la municipalité est accusée de pot-de-vin et de monnayage d’attribution de postes administratifs : « A Toulon (Var), c’est une histoire de pots-de-vin qui embarrasse la municipalité dirigée par Jean-Marie Le Chevallier. Son propre chef de cabinet, Philippe de Beauregard, par ailleurs conseiller municipal FN de Hyères, a en effet été mis en examen, mardi 6 janvier, pour « recel de preuve ». La justice lui reproche d’avoir, par son absence de réaction, en quelque sorte « couvert » un cas de corruption dans lequel une employée municipale, Dominique Notto, est compromise. Responsable des femmes de ménage à la municipalité, elle est accusée d’avoir monnayé, en juin 1997 - 30 000 francs en petites coupures - l’attribution de deux postes administratifs ». (L’Express, 15 janvier 1998).

En 1999, Jean-Marie Le Chevallier quitte le Front National. Il est condamné en 2003 pour subornation de témoins dans l’affaire du meurtre de son directeur de Cabinet, un ancien légionnaire. Ce dernier avait été tué par son amant et non par des opposants. Le maire avait fait pression sur des employés municipaux pour que la première piste n’apparaisse pas.

 

A Orange


Le 18 octobre 2011, la Chambre Régionale des Comptes de Provence-Alpes Côte-d’Azur pointe des irrégularités dans la gestion municipale à Orange. La mairie augmente « la surtaxe » de l’eau. On constate un isolement de la ville, lié à ses difficultés pour travailler avec les communes limitrophes. La mairie finance seule les grands travaux entrepris. Elle est contrainte de provisionner à hauteur de 11 millions de francs pour payer les amendes et les pénalités.

Dans la ville, il s’est installé un climat de délation, de peur et d’angoisse pour le personnel municipal. Les insultes et les vociférations fusent de la part de maires adjoints.
Les élus d’opposition déplorent l’attitude népotique du maire et l’absence de recherche de consensus. Le neveu de l’épouse de Jacques Bompard est placé à la tête de l’Office du tourisme...

Jacques Bompard (5), aussitôt élu, décide de supprimer la subvention municipale de 1 million de francs permettant l’organisation des Chorégies (le plus ancien festival français : première présentation en 1869). Après plusieurs semaines de polémique, le ministère de la culture se substituera à la ville. En matière de culture, la municipalité fait des choix : elle invite le groupe Fraction Hexagone qui chante « Une balle pour les sionistes, une balle pour le cosmopolitisme et une balle pour la police ».

Côté sécurité, on assiste à une augmentation de la petite délinquance.

Sous prétexte de maintenir la propreté de la voirie, le maire interdit la distribution de tracts anti-FN. L’hygiénisme sert de prétexte à l’absence de démocratie.

J.-Y. Le Gallou, secrétaire national du FN affirme sans vergogne « Dans ce pays assez totalitaire, les villes FN sont un espace de liberté locale, comme lnternet à l’échelle mondiale ».

L’aménagement urbain est à deux vitesses : embellissement du centre ville et absence de rénovation des quartiers populaires. On assiste à une ghettoïsation des quartiers. « En visite dans le quartier, il y a peu, pour « écouter » les doléances des habitants, le maire s’est ainsi contenté de les renvoyer vers leur logeur HLM, Mistral Habitat. « A vous de faire la police », leur a-t-il dit. Jacques Bompard a d’autres priorités : la rénovation, à grands frais, de l’avenue de l’Arc-de-Triomphe, censée assurer sa réélection en 2007. Et que nul ne vienne le contrarier dans ses projets ! ». (L’Express.fr, 25 juillet 2002).

La mairie limite le nombre d’enfants dans les cantines scolaires, mais le cours Aristide-Briand (entrée de la ville) avec son rond-point fleurit et ses jets d’eau fait le bonheur de certains électeurs. La mairie supprime les cars de ramassage vers les Centre Aérés, elle coupe le budget d’associations à caractère social.

En 2010, Jacques Bompart, qui avait connu une garde à vue en 2009, est mis en examen pour prise illégale d’intérêts.

Selon Bruno Mégret : « Jacques Bompard est le seul nationaliste du département à faire du bon boulot. Orange, sa ville, est nickel. Il y opère une gestion exemplaire que je souhaite voir étendue aux autres villes. C’est pour ça que je lui apporte mon soutien... ».

Le Bilan  :

En matière de gestion  : hausse des impôts et endettement des villes, isolement financier et abandon de projets.

En matière d’emploi  : répression des travailleurs et discriminations à l’embauche, mises au placard et licenciement d’agents municipaux, gestion par le stress.

En matière de politique sociale : abandons des défavorisés et des exclus, destruction du terreau associatif, attribution de subventions à la tête du client, haro sur la cantine, absence de politique en faveur de la jeunesse, logique de répression et abandon des politiques de prévention, ghettoïsation des quartiers.

En matière de culture : promotion des auteurs FN, assèchement du pluralisme culturel et promotion du foklorisme, attribution de subventions à la tête du client.

En matière de justice et de sécurité : dérives légalistes et magouilles politico-judiciaires, fausses factures et prises illégales d’intérêts, agression d’élus, propos racistes et xénophobes, détournements de fonds public, effractions et voie de faits, condamnations par les tribunaux, inéligibilités.

En matière de démocratie : népotisme et copinage, discrimination, non respect des promesses électorales. 

Sources : Critique internationale n°4 - été 1999 ; Didier-hacquart.over-blog.com/30-categorie-1080919.html 17 février 2001 ; Ere marine.fr, le site qui ne donne pas envie de voter Marine Le Pen ; Ina, 18 septembre 1997 ; L’Express, 15 janvier 1998 ; L’Express, 25 juillet 2002 ; L’Humanité, 11 novembre 2000 ; L’Humanité, 27 avril 2002 ; L’Humanité, 6 mars 1999 ; L’humanité, 25 février 1999 ; L’Humanité, 24 mars 1999 ; L’Humanité, 31 mars 1999 ; L’Humanité, 27 octobre 1999 ; La Provence.Com, 10 novembre 2011 ; La Provence.Com, 20 février 2009 ; La Provence.Com, 19 mars 2008 ; Le Monde, 26 février 1997 ; Le Monde, 02 Juillet 2009 ; Le Nouvel Observateur, 18 novembre 199 ; Le Nouvel Observateur, 7 octobre 2002 ; Libération, 30 décembre 1995 ; Libération, 17 octobre 1997 ; Libération, 6 janvier 1998 ; Libération, 9 février 1998 ; Libération, 18 octobre 2006 ; Mrap.fr (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) ; SOS Racisme.org ; Voltairenet.org ; Wikipedia.org… A lire également : Roger Martin, Main basse sur Orange : une ville à l’heure lepéniste, Calmann-Lévy, 1998.


EN COMPLEMENT :

Le FN et les droits des travailleurs.

(Ci-dessus : Manoir de Montretout, à Saint-Cloud, domicile des Le Pen).

I- Le FN contre les organisations ouvrières.

Sous le titre : « Le Front national ou l’imposture sociale », la CGT a édité en avril 2011 un argumentaire sur le FN. On peut y lire :

« Quant à son empathie pour le sort des salariés, il suffit de rappeler les propos de Marine Le Pen contre le mouvement social opposé à la réforme des retraites en 2010 : « Ensemble, gouvernement et syndicats jettent la France dans le chaos … La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers. »

Et la CGT de citer ce cri du cœur du concurrent malheureux de Marine Le Pen à la présidence du FN, Bruno Gollnisch, le 4 novembre 2010 : « Le sabotage de l’économie française caractérise l’action des dirigeants de la CGT … Ces blocages frappent avant tout les salariés qui se rendent à leur travail, les entreprises et menacent l’emploi … La CGT doit être rendue pénalement responsable, ses dirigeants doivent en répondre ».

II- Le FN contre la retraite à 60 ans.

Le 16 janvier 2011, « Invité du dimanche » d’Aujourd’hui en France/Le Parisien, Jean-Marie Le Pen éclairait les naïfs en parlant de sa fille : « Politiquement, à quelques nuances près, elle a les mêmes opinions que moi. »

Un an plus tard, il feint un désaccord (un !) portant sur l’âge légal de départ à la retraite :

« Il faudrait peut-être que j’aie une discussion avec elle pour savoir quelle a été la motivation de sa décision. »

En vérité, entre le père qui se prononçait pour la retraite à 65 ans et sa fille, la différence est entre l’annonce d’une position claire par l’un et un enfumage par l’autre. En effet, dans son projet présidentiel pour 2012, Marine Le Pen écrit :

« L’objectif doit être fixé de revenir le plus rapidement possible au principe de 40 annuités de cotisation pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein. »

C’est la logique de la « retraite à la carte » : le salarié part à taux plein quand il a ses années de cotisation. Cela peut être à soixante-deux ans, soixante-cinq ans ou plus, selon l’âge auquel on a commencé à cotiser et le nombre d’années validées. Dans ce cas il n’y a pas d’âge légal de départ.

En janvier 2011, le site du FN indiquait :

« Le FN soutiendra le maintien à 40 annuités maximum de cotisation sans considération d’âge légal de la retraite ».

C’est cohérent et cela correspond à la définition de la « retraite à la carte ».
Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon précisait alors :

« Au total, la proposition de Le Pen est moins favorable aux salariés qui ont 40 années de cotisation, après 60 ans. Imaginons un salarié qui a 62 ans n’a pu valider que 35 années de cotisation. Avec Fillon il peut partir avec une décote. Avec le Front de Gauche, il peut partir sans décote. Avec Le Pen, il ne peut pas partir. Avis aux benêts qui la croient : Le Pen c’est pire qu’avec Fillon ».

III- Le vrai visage de Marine Le Pen.

Le FN relooké ne met plus en vente des chansons nazies, des livres négationnistes, des objets évocateurs du troisième Reich. Son égérie ne manque pas une occasion de clamer « Cachez ces bras tendus et ces croix gammées que je ne saurais voir »(6). Elle se découvre un amour subit pour les juifs et elle s’horrifie des chambres à gaz, elle qui fut muette au temps où son père y voyait obstinément un « détail » de l’Histoire. Et la voici patriote plus que Georges Séguy, Jean Moulin et Rol Tanguy réunis, après avoir été formatée par un père et un parti dont le chef historique déclarait :  « L’occupation allemande n’avait pas été particulièrement inhumaine, même s’il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés ».

Pays à défendre, dit la fille contre « des milliers de clandestins tunisiens et demain libyens, algériens, égyptiens ou marocains, qui débarquent » et qui « ne sont que les éclaireurs d’une nouvelle vague migratoire gigantesque » qui « fera disparaître la population française ». Tremblez !

Pour un peu, on croirait que cette quadragénaire débute en politique, alors qu’elle a été candidate du FN à Paris à l’âge de 24 ans, conseillère régionale en 1998, année où elle a pris en charge le service juridique du FN avant de siéger à son Bureau politique. En dix ans, elle a été conseillère régionale du Nord-Pas-de Calais, conseillère régionale d’Île de France, conseillère municipale, députée européen et elle est à présent chef du parti. Et tout cela sous l’égide d’un FN façonné par Jean-Marie Le Pen qui le lui a offert en dot politique avec autorisation de repeindre les volets, mais à condition qu’il soit associé au choix de la couleur car, président d’honneur du FN, il participe à ce titre aux délibérations des instances dirigeantes du mouvement.

Conclusion :

Le FN, déguisé en berger électoral saura promptement reprendre sa peau de loup gestionnaire sous l’œil attendri de tout ce que l’Europe compte de partis fascistes. Naguère, ce parti s’est fait les crocs sur Vitrolles, Marignane, Toulon et Orange. N’est-ce pas plus que suffisant ?


Notes :

1) Avec 52,48 % des voix. Elle est réélue en 2001 avec près de 46 % des suffrages.

2) L’association a été « créée en 1988 à l’initiative de Pierre Vial et Jean-Pierre Stirbois, relancée un temps par Bruno Mégret ; elle doit sa survie à l’action de Mireille d’Ornano, vice-présidente du groupe FN de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur », in Virginie Martin, Gilles Ivaldi et Grégory Lespinasse, « Le Front national entre clientélisme et recherche d’un enracinement social », Critique internationale n°4 - été 1999. 

3) Daniel Simonpieri (FN) est élu maire de Marignane de 1995 à 2008. Il emporte les élections de 2001 avec 62.5 %. Il appelle à voter Le Pen en 2002. En 2004, il retourne sa veste au profit du camp UDF-PR (groupe UMP des Bouches-du-Rhône).

4) En 1995, Jean-Marie Le Chevallier est élu maire de Toulon à la faveur d’une triangulaire, in Wikipedia.

5) 1972 Jacques Bompard est un des fondateurs du Front National. En 1995, élu Maire d’Orange. 2001, réélection sous l’étiquette FN avec près de 61 % des suffrages exprimés. Dans les cages d’escalier, sur les marchés, il séduit son électorat en fustigeant les fonctionnaires, les gabegies et le laxisme de l’Etat. En 2005, il adhère au MPF de Philippe de Villiers. En 2008, il est réélu au 1er tour avec près de 61 % des suffrages exprimés. En 2010, il créé le parti la « Ligue du Sud ».

6) - Mais, chassez le naturel… Le 27 janvier 2012, jour de la commémoration de l’holocauste et du 67ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, Marine Le Pen était reçue au Parlement autrichien par Martin Graf, idéologue pangermaniste. Le soir, elle était l’invitée d’honneur d’un bal organisé à Vienne par le FPÖ, principale organisation d’extrême-droite. Plusieurs milliers de Viennois ont manifesté, tenus à distance par des centaines de policiers. Le 19 janvier, l’UNESCO, avait retiré l’ensemble des bals viennois de sa liste du patrimoine culturel de l’humanité, en raison de la présence de ce bal sur la liste proposée.


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http://www.legrandsoir.info/ces-villes-gerees-par-l-extreme-droite.html

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 23:47

 

Scandale au Vatican : viol et meurtre sur mineure

Et on continue, un sujet qui en devient carrément récurent sur le blog ces derniers jours! Les médias feraient-ils trembler certains milieux qui vont finir par être complètement dénoncés? Dans l’espoir que cela se confirme…


Le père Gabriele Amorth, 85 ans, met en cause le défunt Mgr. Simeone Duca, ancien archiviste du Saint-Siège, qui aurait été l’organisateur de fêtes sexuelles à Rome, voire dans la cité vaticane. Il l’accuse indirectement du meurtre d’une jeune fille de 15 ans, Emanuela Orlandi, disparue en 1983 et présumée enterrée secrètement dans la crypte de l’église Sant’ Appolinare, dans le cercueil d’un capo mafieux, Enrico De Pedis.
Voilà des années que le mystère de la disparition d’Emanuela Orlandi émeut toute l’Italie, et des semaines que de nouvelles supputations donnent sa dépouille enterrée dans la sépulture, en l’église romaine Sant Appollinare, d’un chef mafieux, Enrico De Pedis, abattu à l’âge de 38 ans en 1990.
La tombe a été ouverte la semaine dernière, mais Mgr Pietro Vergari, en charge de la paroisse dans les années 1980, dément les supputations…
Pour lui, il s’agit d’une légende, et seuls de très anciens paroissiens auraient été enterrés dans son église (hormis la dépouille de De Pedis, qui se serait repenti en prison et se serait adonné à des bonnes œuvres).
 
Mais le très controversé exorciste officiel du Vatican, le père Amorth, n’a pas attendu les résultats des examens menés par le Labanof (laboratoire d’anthropologie et d’ondontologie légale) de Milan (attendus ces prochains jours…).
Pour l’exorciste, la jeune victime a été l’objet d’un trafic à caractère sexuel après enlèvement et l’instigateur n’aurait été autre que Mgr Simeone Duca, l’ancien archiviste décédé du Vatican. En sus, partie de la garde suisse et une « ambassade étrangère » proche de la nonciature apostolique (les Affaires étrangères vaticanes) serait impliquée, selon le père Amorth.
La Stampa, à laquelle l’exorciste a confié ses accusations, encore fort peu étayées, traite l’affaire avec circonspection.
D’une part, une toute autre hypothèse avait été précédemment avancée. De Pedis, capo de la Banda della Magliana, avait été victime d’un règlement de comptes de la part d’ex-associés.
La victime de l’enlèvement était la fille d’un employé du Vatican. L’ex-concubine de De Pedis, Sabrina Minardi, avait mis en cause le prélat américain, Mgr Paul Marcinkus, qui avait la haute main sur les finances du Vatican.
Ce dernier, de son vivant (il est mort en Arizona voici quatre ans), a toujours argué de son statut diplomatique pour se soustraire à toute enquête, que ce soit dans l’affaire du scandale de la banque Ambrosiano ou dans d’autres.
« Simple » enlèvement
Selon Sabrina Minardi, Mgr Marcinkus ou certains de ses associés mafieux auraient enlevé la jeune fille pour faire pression sur sa famille. Les faits seraient certes crapuleux, mais sans connotation sexuelle particulière.
La réticence de la rédaction de La Stampa provient aussi de la réputation de l’exorciste, peu en état de grâce dans la communauté ecclésiastique vaticane.
Parties fines
En matière de scandales sexuels, ces dernières années, le Vatican n’avait défrayé la chronique qu’à la suite d’allégations selon lesquelles des sœurs (surtout de jeunes religieuses africaines ou originaires de pays très pauvres) seraient exploitées par les prélats, servant de bonnes à tout faire et parfois de « distractions ».
Leur sort peu enviable obligerait certaines à se prostituer aux abords de l’agglomération romaine.
Mais le père Amorth va beaucoup plus loin. Selon lui, qui n’aurait jamais cru à un enlèvement du fait d’un « réseau international », l’adolescente aurait été la proie d’un cercle de « libertins » ou plutôt d’exploiteurs sexuels dont l’épicentre aurait été Mgr Simeone Duca, bénéficiant de complicités au sein des services de sécurité du Vatican et de ceux d’une « ambassade auprès du Saint-Siège ».
Le père Gabriele Amorth, nommé exorciste en 1986, a dénoncé souvent – il a écrit trois livres, traduits en France aux éds François-Xavier de Guibert – la présence de cercles satanistes au Vatican.
Il a aussi mis en cause l’influence néfaste de la saga des Harry Potter, la pratique du yoga, et abondé en déclarations.
Ainsi le pape Pie XII aurait tenté d’exorciser Adolf Hitler à distance, en vain.
Le père Amorth aurait pratiqué, selon ses dires, 45 000 exorcismes, pour des cas de possession, vexation, obsession et infestation. Il est parti en croisade contre les nouvelles règles régissant les exorcistes dans les diocèses, car il considère qu’elles limitent beaucoup trop leurs interventions et que les nouveaux rites sont inopérants.
Se serait-il mis de nouveau en avant pour faire parler de lui et de ses thèses ? Bien sûr, il s’en défend… Mais son tout dernier livre, écrit avec Rodari Paolo, paru aux éds Piemme fin février 2012, L’Ultimo esorcista, évoque déjà cette piste.
Pour le père Amorth, la bataille contre les puissances du mal et des ténèbres durera jusqu’à la fin des temps, mais, l’église catholique romaine ne croit plus, selon lui, à l’existence du démon.
Ses déclarations interviennent alors que la Conférence épiscopale italienne vient de se prononcer sur les cas d’abus sexuels et notamment à caractère pédophile.
Les archives de l’église ne doivent pas être obligatoirement accessibles à la justice ou à la police, mais le clergé est incité à coopérer avec les autorités civiles. Comme l’a résumé le titre d’Il Messaggero, « Pedofilia, vescovi: non siamo polizia, non siamo obbligati a denunciare ». Mgr Mariano Crociata vient de se prononcer, au nom des évêques italiens, en ce sens.
Pietro Orlandi, frère d’Emanuela, avait rapporté à la presse italienne que la directrice du chœur de l’église Sant’ Appolinare, sœur Dolores, se méfiait de don Piero Vergari, l’évêque chargé de la paroisse, conseillait aux jeunes filles de s’en écarter, dont Emanuela, et préférait elle-même faire ses dévotions dans d’autres églises. Mais Pino Nicotri, journaliste de L’Espresso, dans son livre Emanuela Orlandi, la verità, doute des hypothèses de Pietro Orlandi et penche plutôt pour un enlèvement orchestré qui aurait pu être connu du défunt pape Jean-Paul II (qu’il nomme Wojtyla).
Dans ce cas, les pistes suggérées seraient des trompe-l’œil, mieux valant, pour le Vatican, une sombre histoire de ballets bleus ou roses que la révélation d’affaires beaucoup plus complexes.
François Hollande deviendra-t-il, après René Coty, Charles De Gaulle, Valéry Giscard ou Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy (mais non G. Pompidou ou F. Mitterrand, qui avaient décliné), « premier et unique chanoine honoraire de l’archibasilique majeure de Saint-Jean-de-Latran » ? Et dans la foulée chanoine de l’abbaye de Beauchêne de Cerizay (Deux-Sèvres) qui appartient aux chanoines réguliers du Latran ?
Succédera-t-il à Nicolas Sarkozy en tant que protochanoine d’Embrun, chanoine honoraire de Saint-Jean-de-Maurienne ou de Notre-Dame de Cléry ?
Comme le rapporte La Croix, les titres religieux honorifiques des présidents de la République française sont nombreux : il faut y ajouter ceux de chanoine honoraire de Saint-Hilaire de Poitiers, de Saint-Julien du Mans, Saint-Martin de Tours, Saint-Maurice (Angers), Saint-Jean (Lyon), Saint-Étienne (Cahors) et de la paroisse germanopratine parisienne.
Cette affaire restera sans doute interne à l’Italie et au Vatican, mais il n’est pas tout à fait exclu que sa résurgence puisse avoir une portée internationale.

Source :dailymail.co.uk via Conscience du peuple

 

.

 

Un autre point de vue,

 

Ne soyons pas naïfs...
Cette nouvelle n'est absolument pas étonnante dans cette période d'apo-calypse. . Les fausses révélations fracassantes sur le Vatican ne sont que des "coups" sur l'échiquier du NOM
Les vipères s'amusent et avancent leurs pions  normalement puisque la chute du Vatican doit aller de pair avec celle de Wall Street...et que les catholiques un peu sortis de leur roupillon savent que nous en sommes à l'avant dernier pape si ce n'est le dernier !
 
"La prostituée vêtue de pourpre et d'or" sait parfaitement que sa fin est programmée depuis 2000 ans et doit laisser la place à la nouvelle religion mondiale, celle encore une fois décidée par les mêmes, les prédateurs à écailles et sang bleu...

Scandales mêlant banquiers, financiers, mafias, loges maçonniques et services secrets.

Des dizaines de documents secrets du Vatican sur la place publique, une "taupe" interpellée, le banquier du pape limogé...

Vatileaks : les secrets du Vatican de Benoît XVI.

Des documents confidentiels ont été communiqués à des médias italiens par une taupe du Vatican surnommée "Maria". Un livre a été publié, les scandales continuent.

Les 320 pages du livre du journaliste italien Gianluigi Nuzzi, « Sua Santita, le carte segrete di Benedetto XVI » (« Sa Sainteté, les papiers secrets de Benoit XVI »), on a reproduit de très nombreux documents, souvent très récents, touchant de très près le pape : http://issuu.com/chiarelettere/docs/sua_santit__per_sito/4.

Leur authenticité n’a jamais été démentie.

On y voit notamment le tampon « Visto dal santo Padre » (« Vu par le Saint-Père »), et souvent la patte manuscrite de Benoît XVI ; des télégrammes chiffrés, des affaires sensibles, notamment au Japon et en Équateur, adressés à la Secrétairerie d’ État ; une confidence personnelle au pape du P. Adolfo Nicolas, Général des Jésuites ; des notes du secrétaire personnel de Benoît XVI, Mgr Georg Gaenswein, par exemple celle de sa rencontre avec le P. Moreno, ancien assistant du P. Maciel, le fondateur pervers des Légionnaires du Christ ; une lettre du cardinal Zen, a. évêque de Hong-Kong; une note personnelle du pape détaillant sa position sur le cas difficile de l'affaire d' Ecône et des fraternités concernées, de l' Opus Dei et surtout les scandales financiers à répétition dus au manque de respect de Vix Pervenit... etc, etc…
http://www.pavie.ch/articles.php?lng=fr&pg=337
http://desiebenthal.blogspot.com/2012/04/stiglitz-draghi-tietmeyer-au-vatican.html

A qui profite le crime ?
 http://desiebenthal.blogspot.com/2012/02/les-chiffres-fous-de-la-finance.html

Ce livre constitue clairement une attaque contre  le cardinal Tarcisio Bertone. et contre les efforts pour concrétiser les priorités du pape (transparence financière, purification des comportements, unité de l’ Église).


http://desiebenthal.blogspot.com/2012/05/le-president-de-la-banque-du-vatican.html

Le père Federico Lombardi a annoncé que:

 "l'enquête lancée par la gendarmerie selon les instructions de la Commission des cardinaux et sous la direction du Promoteur de justice du Vatican (procureur) avait permis de localiser une personne en possession illégale de documents confidentiels".

"Cette personne se trouve actuellement à la disposition de la magistrature vaticane pour des approfondissements ultérieurs".

Le père Lombardi n'a donné aucune confirmation sur l'identité, la fonction de cette personne et la date de l'interpellation, mais selon des sources concordantes, notamment l'agence I.Media spécialisée sur le Vatican, il s'agit bien du majordome du pape, Paolo Gabriele ( Butler ).

Il fait partie depuis début 2006 de la petite équipe proche du pape, il est surnommé "Paoletto",

Paolo Gabriele, 46 ans, vit avec sa femme et ses deux enfants dans un immeuble à l'intérieur du Vatican dont il a la nationalité.

Détenu au siège de la Gendarmerie situé derrière la basilique Saint-Pierre, Paolo Gabriele aurait été interrogé dans la matinée par le Promoteur de justice Nicola Picardi.

Autour du pape gravitent aussi quatre soeurs «Memores Domini» du mouvement catholique italien Communion et Libération, ainsi que deux secrétaires particuliers, Georg Gänswein et Alfred Xuereb.

Manipulations contre l' Église..."L’Affaire Boffo" ressurgit...
Exemples historiques... Barabas...Goebbels et l'opération des prêtres pédophiles 
Texte en italien sur L'Avvenire du 16 avril (grâce à Raffaella).
Ma traduction.

Goebbels et l'opération des prêtres pédophiles

En 1937, le ministre de la propagande nazi a organisé une campagne pour discréditer l’Église catholique, en réponse à l'encyclique "Mit brennender Sorge". Et le chef du contre-espionnage militaire allemand, Wilhelm Canaris, fit parvenir à Pie XII les documents du plan.
 
Massimo Introvigne

 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 23:37

 

 

 

Certains d’entre-nous souhaitent devenir des paysans, vivant de leurs ressources, éloignés de cette société qui ne leur correspond plus, moi le premier! C’est donc l’occasion de lancer un fil sur le sujet…


« Récréer un éco-système aussi naturel que possible »

« La permaculture permet ne ne recourir à aucune énergie fossile ».

Néo-paysan tout en gardant un travail à l’extérieur.

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/05/25/devenir-paysan-dans-la-joie-et-la-simplicite/
.

D'un homme à son frère

"Un paysan est plus beau parmi les champs dans son costume de toile que lorsqu'il se rend le dimanche à l'église affublé comme un monsieur."

"Et bien, sais-tu ce que j'espère, une fois que je me mets à avoir de l'espoir, c'est à dire que la famille soit pour toi ce qu'est pour moi la nature, les mottes de terre, l'herbe, le blé jaune, le paysan, c'est à dire que tu trouves dans ton amour pour les gens de quoi non seulement travailler, mais de quoi te consoler et te refaire, alors qu'on en a besoin". (page 290)

 


"Lettres à son frère Théo de Vincent Van Gogh - "Les cahiers rouges, ed. Grasset, Paris 1990

Sur le blogue d'Yvan: http://www.poesie-action.com/article-quelques-lignes-de-vincent-van-gogh-0-on-frere-theo-105902289.html


Posté par Alaindependant à 17:34

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 16:34

 

Après Sarkosy : La révolte contre l’Euro et l’alliance avec les BRICS ?

 

par Alfredo Jalife-Rahme

 

Pour Alfredo Jalife, la mise au pouvoir de Nicolas Sarkosy en France aura considérablement affaibli l’Europe et renforcé l’axe Tel Aviv-Londres-Wasington. Alors qu’un nouvel équilibre géopolitique mondial se dessine autour des voies d’acheminement du gaz, les nations européennes sauront-elles saisir l’opportunité qui se dessine dans de nouvelles alliances, et surtout, résisteront-elles aux stratégies mises en œuvre par le camp israélo-anglo-saxon ?

 

 

Réseau Voltaire | Mexico (Mexique) | 18 mai 2012

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Les catégories gauche-droite ne suffisent pas à rendre compte de la crise terminale de la globalisation financière dévorante, en cette étape où les plus radicaux, aux deux extrêmes du spectre politique, se retrouvent dans un même effort pour défendre les nations menacées de mort.


C’est ainsi que le radicalisme de droite et de gauche partagent au nom du nationalisme une triple aversion envers l’euro, rejetant l’austérité façon Merkel (fiscalisme castrateur au profit de la bancocratie parasitaire) et les recettes caduques du FMI, dont les dysfonctionnements s’accentuent.

Le Today’s Zaman (8/5/12) conclut de tout cela que la victoire de F. Hollande peut déboucher sur un coup d’arrêt à la politique d’austérité qui assombrit l’Europe depuis des années. Les électeurs ont trouvé trop amère la pilule administrée sans ménagements par Sarkozy « l’Américain ».


Quant au Wayne Madsen Report (7/5/12), il souligne la dimension européenne de la révolte citoyenne, en faisant remarquer la simultanéité de plusieurs phénomènes : pour les Français, désormais, « austérité » résonne comme un anathème ; en Serbie, c’est le parti socialiste, celui de feu Milosevic, qui décide, en totale opposition avec le FMI, qui doit gouverner ; en Grèce, on voit ressurgir à la fois l’extrême gauche et les néo-fascistes : c’est l’adieu aux partis pro-austérité ; en Italie, on s’attend à ce que la gauche anti-euro gagne les élections, tandis que les partis de droite tendent à disparaître du paysage politique ; en Allemagne, c’est le centre-gauche qui va former le gouvernement, à partir de la défaite de Merkel au Schleswig-Holstein ; et on peut ajouter qu’en Angleterre, le parti conservateur de David Cameron (allié de Merkel et chaud partisan de l’austérité pour les voisins) se retrouve fort humilié par le résultat des élections municipales.

Enfin, selon le Global Europe Anticipation Bulletin, Sarkozy, l’éphémère conquérant pétrolier de Benghazi, subit une putréfaction galopante : GEAB (16/4/12) ne cite pas moins de 11 méga-scandales relevant de l’escroquerie financière, sur lesquels la justice se penche, le plus spectaculaire étant le fait d’avoir fait financer sa campagne électorale précédente par Kadhafi lui-même, qui se venge en ce moment depuis l’au-delà.

Dans le résultat des élections françaises, GEAB discerne une révolte de la province contre les élites parisiennes. De fait, le PS l’a emporté à Paris, mais son succès repose en partie sur la fronde de la France profonde : la conjugaison des sarkophobies de Marine Le Pen (l’extrême droite), de François Bayrou (le centre-droit), et de Jean-Luc Mélenchon (l’extrême-gauche). GEAB fustige le désert intellectuel d’élites mercenaires et castrées. Mais le décervelage efficacement lubrifié, n’est-ce pas là justement un effet de la dévoration par le financiarisme globalisé ?


Il prédit que Merkel, qui dépend du soutien du Parti Social-démocrate et des Verts, sera forcée d’accepter le nouveau pacte de croissance de Hollande. Il entrevoit, pour la fin de l’année, le lancement de bons en euros et d’un emprunt public superlatif (l’emprunt Charlemagne) pour la zone euro, à hauteur de 500 milliards d’euros à 10 ans, avec un taux d’intérêt de 5 %, garanti par le système monétaire européen, avec deux objectifs : diminuer le niveau de la dette dans la zone euro en-dessous du seuil de 30 % de la dette souveraine, afin de marginaliser l’influence des marchés financiers internationaux contrôlés par Wall Street et la City, et stimuler la croissance de la zone euro au moyen d’investissements structurels en infrastructures (transport public, éducation, recherche, santé, etc)... juste le contraire de ce que recommande le néolibéralisme.

Il considère à juste titre que la victoire de Hollande va relancer l’attaque anglo-saxonne contre les pays vulnérables de la zone euro, les « PIGS » méprisés (Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne) alors même que la situation financière et économique de la Grande-Bretagne ne cesse de se détériorer (la récession s’aggrave sur les deux plans), et que le mirage de la reprise aux USA se dissipe.


En effet, les deux premières années, sous F. Hollande, verront s’affirmer la tendance gaulliste à l’échelle européenne (ou mitterandiste-gaulliste), c’est-à-dire la priorité stratégique donnée à l’indépendance en matière de politique étrangère ; et une nouvelle voie va s’ouvrir, celle d’une association avec les pays du BRICS. Mais la triade israélo-anglo-saxonne va-t-elle laisser la bride sur le cou aux indociles ?

 

La presse anglo-saxonne, dont The Economist, a relayé le « laissez-faire » d’Obama, et l’on connaît la consternation d’Israël face à la perte de son allié Sarkozy (voir DEBKA 7/5/12, qui s’est exprimé de façon obscène contre Hollande).

GEAB traite par le mépris le prochain sommet du G 20 à Los Cabos (qui, à mon avis, sera étroitement contrôlée par le financiarisme israélo-anglo-saxon), mais accorde une énorme importance au suivant, qui se tiendra à Moscou l’année prochaine, où l’on verra nettement les points de convergence Europe-Brics à l’échelle internationale (réforme du FMI et du Conseil de sécurité de l’ONU), et tout particulièrement la réforme de fond du système monétaire international (substitution du dollar US comme devise de réserve), ce qui va sérieusement aider à la gouvernabilité du monde, lorsqu’on en sera à la phase de post-crise.


GEAB considère donc, dans une perspective géopolitique qui embrasse depuis le niveau local jusqu’à l’OTAN et ses alternatives, que l’élection de F. Hollande, un socialo-gaulliste en son genre, est plus importante que les élections US, où le système politique souffre d’une paralysie générale.


À son avis, on assiste au début d’une série de soulèvements stratégiques qui vont toucher l’Europe, et qui vont donner un coup d’accélérateur aux changements géopolitiques en cours, à l’échelle du monde, depuis 2008. Même si la France est un pays moins puissant que les USA, elle occupe une position stratégique en Europe et dans le monde, ce qui lui confère un rôle prépondérant pour la suite.


Il faut rappeler que F. Hollande a déclaré sans ambages son intention d’explorer activement la possibilité d’association avec les BRICS, ce qui implique une rupture consommée avec l’intégration « charnelle » (comme disait le président Menem en Argentine avant la crise financière qui a ruiné son pays) si ardemment pratiquée par Sarkozy, dans l’axe Washington-Tel Aviv.


Or les cercles euro-centrés ajoutent au BRICS un I de plus, celui de l’Indonésie, qui a la plus grande population musulmane du monde, et qui est une puissance énergétique. L’importance géostratégique de l’Indonésie, Obama l’évalue fort bien, de même que l’ex-sous-directeur du Pentagone Paul Dunde Wolfowitz, le défenestré qui reste le tzar des néoconservateurs straussiens, et fait partie du système du népotisme bushien.

GEAB souffre d’un certain franco-centrisme, certes, et d’un angélisme certain, face aux projets de balkanisation maligne de la triade israélo-anglo-saxonne.


Mais d’un autre côté, mes sources européennes m’assurent que le Vatican voit d’un très bon œil le rapprochement catholique avec le BRICS, afin d’en finir avec le paganisme hyper-matérialiste de la pernicieuse spéculation financiariste, celui des Shylocks post-modernes des deux côtés de l’Atlantique nord.

Traduction
Maria Poumier

Source
La Jornada (Mexique)
#La Jornada (Mexique)

 

 

Réseau Voltaire | Mexico (Mexique) | 18 mai 2012

 

 

Alfredo Jalife-Rahme

Alfredo Jalife-Rahme Professeur de Sciences politiques et sociales à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM). Il publie des chroniques de politique internationale dans le quotidien La Jornada et l’hebdomadaire Contralínea. Dernier ouvrage publié : El Hibrido Mundo Multipolar : un Enfoque Multidimensional (Orfila, 2010).

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 16:28
Michel Collon torpille la propagande de l'OTAN

 

 

 

 

 

Mardi 22 mai, lors de l'émission Ce soir ou jamais, Michel Collon a torpillé la propagande de l'OTAN, une institution présentée par les médias officiels comme étant au service de la démocratie et des droits de l'homme.

 

 

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Invité à Ce soir ou jamais pour débattre sur le sommet de l'Otan, Michel Collon en a profité pour rappeler le rôle fondamental de cette alliance militaire : soumettre les populations du Nord comme du Sud pour défendre les intérêts de l’élite occidentale. C’est le bilan à tirer lorsqu’on examine les actions de l’Otan, au-delà de la propagande sur la menace soviétique hier et sur les interventions humanitaires aujourd’hui. Michel Collon explique également comment, dans le contexte actuel d’un empire US en déclin, l’Otan applique la stratégie du chaos pour contenir l’émergence des concurrents économiques.

 

Commander La stratégie du chaos

 

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« Notre politique et d’essayer d’accélérer l’arrivée à un point de basculement » où le régime syrien de (...)

J’ai été militant politique pendant presque toute ma vie d’adulte. Durant toutes ces années, j’ai (...)

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OTAN

 

 

Sommet de Chicago
par Tommaso DI FRANCESCO, Manlio DINUCCI
Les 21-22 mai se tient à Chicago le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan. Parmi les diverse questions à l’ordre du jour, de l’Afghanistan au « bouclier anti-missiles », il y en a une centrale : la capacité de l’Alliance à maintenir, dans une phase de crise économique profonde, une « dépense pour la défense » qui continue à lui assurer une nette supériorité militaire. Avec un optimisme inconscient, le socialiste du Pasok Yannis Ragoussis, qui fait fonction de ministre grec de la défense, a (...) lire la suite
L’art de la guerre
par Manlio DINUCCI
L’Otan, qui s’est autocélébrée avec le Sommet de Chicago, a 63 ans, mais ne les fait pas : sur sa nouvelle carte d’identité elle a vingt ans. Pendant la guerre froide, écrit-elle dans son autobiographie officielle, elle ne mena aucune opération guerrière, mais se limita à « assurer la défense de son propre territoire contre la menace du Pacte de Varsovie ». Elle ne dit pas cependant que celui-ci fût formé six ans après l’Otan. C’est avec la fin de la guerre froide, à la suite de la dissolution du Pacte de (...) lire la suite
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GUERRE
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par André BOUNY
De la vérité engloutie, des pièces manquantes au puzzle remontent en surface. Désormais, les volumes communément acceptés d’Agent Orange déversés sur le Viêt Nam semblent réellement obsolètes. Depuis la fin de la Guerre américaine au Viêt Nam (Laos et Cambodge), selon différentes recherches scientifiques au fil du temps, les estimations portant sur le volume d’ « Agent Orange » utilisé lors de cette guerre chimique ne cessèrent d’aller crescendo. Ces études avancèrent 42 millions de litres, ensuite 54, (...) lire la suite
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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 16:25

 

jeudi 24 mai 2012

Boycott de produits israéliens: amende confirmées pour des militantes

AFP le 24-05-2012 à 17h20

La justice française a rendu deux décisions défavorables à des militants propalestiniens, impliqués dans des appels au boycott des produits israéliens dans des supermarchés en région parisienne et près de Bordeaux (sud-ouest), a-t-on appris jeudi de sources judiciaires.
Dans la première affaire, la cour d'appel de Paris a infirmé jeudi la relaxe d'une militante propalestinienne et l'a condamnée à 1.000 euros d'amende avec sursis pour avoir mis en ligne en juillet 2009 une vidéo tournée dans un supermarché d'Evry (sud de Paris) appelant au boycott des produits israéliens.
La présidente de l'association CAPJPO-EuroPalestine, Olivia Zemor, a été reconnue "coupable d'avoir provoqué à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes, les producteurs israéliens, à raison de leur appartenance à une nation déterminée, l'Etat d'Israël".


Merci de lire ici la suite de la dépêche 





A moins d'encourir à nouveau les foudres de la justice française, les seuls moyens désormais pour dénoncer cette pratique pourraient se borner, là où c'est mal indiqué, à apposer de petites pancartes "Made in Palestine occupée", laissant au chaland le choix de ses denrées. Il faut dire que, parfois, la provenance des produits est étiquetée de façon fort peu voyante. C'est une pratique à la limite de la légalité, mais effectivement à la limite seulement. Il arrive aussi que les cartons annonçant les prix ne donnent pas la vraie provenance (pas forcément concernant ce pays-là d'ailleurs), l'arrivage ayant changé entretemps.
Dans ce monde brutal, c'est à chaque citoyen de l'être à chaque heure de la journée, et pas seulement tous les deux ou trois ans en moyenne, à l'occasion d'un bulletin de vote.
Rappel du code barre du pays concerné :

 

7 2 9

 

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Le boycott d'Israël est une arme indigne

LE MONDE | 02.11.2010 à 12h31 • Mis à jour le 02.11.2010 à 12h31

Par Pascal Bruckner, Bertrand Delanoë, Frédéric Encel, Alain Finkielkraut, Patrick Klugman, François Hollande, Bernard-Henri Lévy...

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Une entreprise commence à faire parler d'elle en France, consistant à promouvoir un embargo d'Israël tant dans l'ordre économique que dans celui des échanges universitaires ou culturels. Ses initiateurs, regroupés dans un collectif intitulé Boycott, désinvestissement, sanctions, ne s'embarrassent pas de détails. Au vu de leur charte, tout ce qui est israélien serait coupable, ce qui donne l'impression que c'est le mot même d'Israël que l'on souhaite, en fait, rayer des esprits et des cartes.

L'illégalité de la démarche ne fait pas de doute et la justice française ne tardera pas à la confirmer. Mais la justice sera bien en peine de sanctionner ce qui est essentiel dans cette affaire. C'est pourquoi, nous, associations, citoyens de tous bords, acteurs de la vie de notre pays, tous également attachés à la paix au Moyen-Orient et, donc, à l'avènement d'un Etat palestinien viable et démocratique aux côtés d'Israël, nous sommes convaincus que les boycotteurs se trompent de combat en prenant le parti de la censure plutôt que celui de la paix, celui de la séparation plutôt que celui de la possible et nécessaire coexistence - celui, en un mot, de la haine et non de la parole et de la vie partagées.

La possibilité de critiquer, même de manière vive, le gouvernement israélien concernant sa politique vis-à-vis des Palestiniens n'est pas ici en cause. Peu de gouvernements sont autant sévèrement jugés, y compris par certains d'entre nous. Mais la critique n'a rien à voir avec le rejet, le déni, et, finalement, la délégitimation. Et rien ne saurait autoriser que l'on applique à la démocratie israélienne un type de traitement qui n'est réservé aujourd'hui à aucune autre nation au monde, fût-elle une abominable dictature.

D'autant que, de plus, la globalité du rejet et sa bêtise font que l'on emporte dans le même mouvement les forces qui, en Israël, oeuvrent jour après jour au rapprochement avec les Palestiniens en sorte que les partisans du boycott sont, aussi, des saboteurs et des naufrageurs d'espérance.

La paix ne se fera pas sans les Palestiniens. Mais elle ne se fera pas non plus sans les Israéliens. Et moins encore sans les intellectuels et les hommes et femmes de culture qui, quels que soient leur pays d'origine ou leur parti pris politique, travaillent à rapprocher les peuples. Céder à l'appel du boycott, rendre impossibles les échanges, infliger aux chercheurs israéliens, par exemple, ou aux écrivains on ne sait quelle punition collective, c'est abandonner toute perspective de solution politique au conflit et signifier que la négociation n'est plus dans le champ du possible.

Nous n'acceptons pas cet aveu d'échec. Nous pensons que notre rôle est de proposer un chemin de dialogue. C'est pourquoi, nous, signataires, sommes résolument contre le boycott d'Israël et pour la paix - et, précisément, contre le boycott parce que nous sommes pour la paix.


Yvan Attal, comédien ;
Pierre Arditi, comédien ;
Georges Bensoussan, historien ;
Michel Boujenah, comédien ;
Patrick Bruel, comédien et chanteur ;
Pascal Bruckner, essayiste ;
David Chemla, secrétaire général de JCALL, ;
Bertrand Delanoë, maire de Paris ;
Frédéric Encel, géopolitologue ;
Alain Finkielkraut, philosophe ;
Patrick Klugman, avocat ;
François Hollande, député (PS) de Corrèze ;
Georges Kiejman, avocat ;
Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris ;
Bernard-Henri Lévy, philosophe ;
Mohamed Sifaoui, essayiste ;
Yann Moix, écrivain ;
Bernard Murat, directeur de théâtre ;
Jean-Marie Le Guen, député ;
Pierre Lescure, directeur de théâtre ;
Serge Moati, journaliste ;
Daniel Racheline, vice-président de JCALL ;
Arielle Schwab, présidente de l'UEJF ;
Dominique Sopo, président de SOS-Racisme ;
Gérard Unger, président de JCALL ;
Manuel Valls, député-maire d'Evry ;
Michel Zaoui, avocat.
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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 16:20

 

Mercredi 23 mai 2012
Au Québec, le printemps érable tourne à l'orage.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=6IHElEp9sWU >

 

4193125007La contestation étudiante ne faiblit pas au Québec, bien au contraire. Alors que plus de trois cents personnes ont été arrêtées dans la nuit de dimanche à lundi à Montréal (Canada), le mouvement prend une tournure plus violente et plus politique depuis le vote, vendredi, d'une "loi spéciale". Le gouvernement tente d'étouffer le mouvement, qui célèbre ses 100 jours avec une énième manifestation mardi 22 mai. FTVi revient sur le conflit étudiant le plus long de l'histoire du pays.

 

• 2011, la sève monte


En mars 2011, le Premier ministre libéral du Québec, Jean Charest, prévoit d'augmenter de 75% les droits de scolarité 

Le Québec a beau bénéficier des frais de scolarité les moins élevés au niveau national, les étudiants s'opposent à cette hausse et veulent "prendre exemple sur les pays scandinaves, sur la France et l'Allemagne, qui ont des frais de scolarité très bas", rapporte Rue89. Des pétitions et des manifestations fleurissent à la rentrée, mais le mouvement naît vraiment l'année suivante.


 • 2012, le printemps érable prend racine


A partir de la mi-février, le Québec vit au rythme des plus grosses manifs étudiantes de son histoire. Le 22 mars, ils sont près de 250 000 à marcher dans les rues de Montréal. Un petit carré de feutrine rouge épinglé sur la veste, les étudiants marchent contre l'endettement qui les guette, et contre le modèle américain.

Le 27 avril, Jean Charest propose une bonification des bourses étudiantes et un étalement de la hausse des frais de scolarité sur sept ans (contre cinq initialement), comme le rapporte le quotidien québécois Le Devoir. Une offre jugée "insultante" et rejetée à l'unanimité par la Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante (Classe), la plus importante organisation étudiante, et la plus radicale.

La ministre québécoise de l'Education, Line Beauchamp, démissionne le 14 mai dans l'espoir de provoquer un "électrochoc". Elle affirme avoir perdu confiance dans la volonté des dirigeants étudiants de trouver une solution. "Ce n'est pas en changeant de ministre qu'on va régler la crise actuelle", rétorque Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la Classe.

 

• Une "loi-matraque" pour mettre fin au mouvement


Pour juguler le conflit, le Parlement adopte le 18 mai une "loi spéciale" présentée par le gouvernement de Jean Charest. En plus de suspendre les cours jusqu'à la mi-août dans les universités et collèges universitaires en grève, le texte restreint le droit de manifester et impose de lourdes amendes pour les contrevenants. La chef de l'opposition, Pauline Marois, qui dirige le Parti québécois, parle "d'un des jours les plus sombres pour la démocratie québécoise" et dénonce une "loi-matraque pour faire taire les Québécois".

Plusieurs milliers de personnes manifestent dans la foulée à Montréal contre la nouvelle loi. Une marche émaillée de quelques incidents, avec des cocktails Molotov lancés dans le centre-ville.

 

• Les arrestations se multiplient


Plus de trois cents personnes ont été interpellées lors d'une manifestation dimanche 20 mai au soir. Les violences ont fait dix blessés, dont un grave, selon les autorités. La manifestation a été déclarée "illégale" par les forces de l'ordre dix minutes après le départ. Le mouvement prend ainsi une tournure plus violente et plus politique, la Classe annonçant son refus de se soumettre à la loi spéciale.

Plus tôt dans la journée, la branche québécoise du collectif de pirates informatiques Anonymous avait revendiqué le blocage de plusieurs sites gouvernementaux, dans le cadre d'une opération destinée à soutenir le mouvement étudiant. Le groupe de pirates a annoncé cette action, baptisée "Opération Québec", via un message vidéo mettant en scène un homme masqué avec une voix numérique qui met en garde le gouvernement québécois.

 

< http://www.youtube.com/watch?v=eDvLITpLGbM&feature=related >

 


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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 15:58

 

 

Vendredi 25 mai 2012

01-Mediapart

 

 

Il est l’un des hommes clés de l’affaire Kadhafi/Sarkozy. Ecroué en Tunisie depuis neuf mois, l’ancien premier ministre libyen Baghdadi Ali al-Mahmoudi, qui a reconnu avoir lui-même « supervisé » le financement occulte de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2007, se retrouve aujourd’hui au centre d’un marchandage d’Etat. Menacé cette semaine d’une extradition rapide vers la Libye par le ministre tunisien de la justice, l’ex-chef du gouvernement libyen a fait l’objet de « pressions »pour livrer les secrets bancaires de l’ancien régime, selon l’un de ses avocats à Paris, Me Marcel Ceccaldi.

Alors qu’avocats tunisiens et français s’étaient disputé il y a quelques semaines le leadership de la défense de Baghdadi Ali al-Mahmoudi, ils sont désormais d’accord pour déjouer coûte que coûte le scénario d’une extradition précipitée.

M. BaghdadiM. Baghdadi© Reuters

Le chef des services secrets libyens, Salim El Hassi, accompagné d’un leader islamiste tunisien, a rendu visite, le 5 mai, à Paris, à Me Marcel Ceccaldi pour lui proposer une « négociation globale », incluant également le sort d’autres dignitaires en fuite, parmi lesquels Bachir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, et Sabri Shadi, ancien dirigeant de la compagnie aérienne Afriqiyah Airways.

« Il y a quinze jours, le chef actuel des services de renseignements libyens, Salim El Hassi, est venu me rencontrer à Paris, avec son directeur de cabinet et un membre du bureau politique d’Ennahda, Saïd Ferjani. Ils sont descendus au Georges V et je les ai invités au Fouquet’s », explique Me Ceccaldi, qui a conservé la note de restaurant et les cartes professionnelles de ses visiteurs.« Ils m’ont dit : “Ne faites pas d’actions sur le plan international”, confie Me Ceccaldi. Ils demandaient que le premier ministre livre les clés des comptes libyens à l’étranger. »

Salim El Hassi, opposant historique à Kadhafi ayant participé dans les années 1980 à une tentative de coup d'Etat contre le dirigeant libyen, a été nommé en février dernier par le Conseil national de transition (CNT) à la tête des services secrets du pays. En déplacement à l’étranger, selon le CNT, il n’a pu être joint par Mediapart. Saïd Ferjani est de son côté un pilier du parti islamiste Ennahda, qui détient en Tunisie les portefeuilles de premier ministre et ministre de la justice.

Contacté jeudi 24 mai par Mediapart, M. Ferjani a confirmé les« discussions officieuses » révélées par l’avocat parisien. « C’est une discussion entre la partie libyenne et Me Ceccaldi. J’ai essayé d’être une catalyse entre ces gens. Les Libyens voulaient récupérer l’argent de M. Baghdadi, qui appartient à l’Etat libyen. C’est tout à fait légitime. M. Ceccaldi a des informations sur ce sujet. Les gens qui font partie de l’ancien régime sont assez dangereux et ils ont de l’argent. Les Libyens veulent que ces gens-là cessent de causer des problèmes. C’est un problème de sécurité », assure le responsable islamiste tunisien.

 

Confusion au sommet en Tunisie

Me Ceccaldi assure avoir indiqué à ses interlocuteurs que le déblocage des fonds libyens ne dépendait pas du bon vouloir de l’ancien premier ministre incarcéré, mais de celui des Etats occidentaux qui en sont à l’origine. Il leur a, en revanche, demandé la libération de Baghdadi Ali al-Mahmoudi, ainsi que la levée du mandat d’arrêt visant Bachir Saleh. Selon l’avocat, le représentant du parti Ennahda, Saïd Ferjani, par ailleurs conseiller du ministère de la justice, a rendu visite dès son retour en Tunisie à l’ancien premier ministre libyen en prison.

 

M. FerjaniM. Ferjani© Reuters

« Oui, je l’ai vu en détention, confirme M. Ferjani. M. Baghdadi a menacé plusieurs fois de se suicider. Il a aussi essayé de s’échapper de la prison et ce n’est pas acceptable. Quant à son extradition, les Tunisiens ont eu des garanties sur les droits de l’homme en Libye. Il paraît que la situation n’est pas aussi mauvaise que certains le craignent. »

 

De fait, quelques jours après la visite de M. Ferjani en prison, le ministre de la justice tunisien, Noureddine Bhiri, lui aussi membre d’Ennahda, annonçait l’extradition imminente de l’ancien dirigeant libyen. Il a ainsi fait savoir, le 22 mai, à l’agence Reuters, que « le gouvernement a décidé l’extradition de M. Mahmoudi et qu’il restait juste quelques formalités à effectuer ».

Mais l’information a été contredite dès le lendemain par les porte-parole du président de la République tunisienne, Moncef Marzouki, issu du parti Congrès pour la République. La présidence reconnaît avoir en effet donné son aval pour l’extradition, mais elle assure qu’elle ne sera mise en œuvre que « sous réserve de certaines garanties ». Une façon de temporiser et de calmer l’opposition à cette extradition, dénoncée par plusieurs associations de défense des droits de l’homme compte tenu de l’instabilité institutionnelle de la Libye. 

« L’ancien premier ministre m’a dit : “Ils ne me veulent pas en tant que personne physique mais pour les dossiers que j’ai”,explique de son côté Me Mabrouk Kourchid, avocat de l’ancien premier ministre libyen à Tunis. Il y a une volonté internationale de l’incarcérer. Nous sommes très inquiets. Nous craignons, comme des organisations des droits de l’homme l’ont souligné, qu’une fois extradé, il soit torturé, tué ou exécuté. Jusqu’à présent aucun pays n’a encore extradé d’agent de Kadhafi. »

Le 25 octobre dernier, l’ancien premier ministre avait publiquement déclaré devant la cour d’appel de Tunis  : «Oui, en tant que premier ministre, j’ai moi-même supervisé le dossier du financement de la campagne de Sarkozy depuis Tripoli, des fonds ont été transférés en Suisse et Nicolas Sarkozy était reconnaissant pour cette aide libyenne et n’a cessé de le répéter à certains intermédiaires », selon l’un des avocat présents, Me Mehdi Bouaouaja.

Un autre avocat présent à l’audience, Me Slim Ben Othman, a précisé à Mediapart : « Baghdadi Ali al-Mahmoudi a dit avoir remis à une délégation française envoyée par Sarkozy de l’argent, beaucoup d’argent, des millions d’euros en liasses de billets. Il a des documents comptables. On ne remet pas des millions d’euros sans aucune signature. »

http://www.mediapart.fr/journal/international/240512/chantage-d-etat-autour-des-fonds-secrets-libyens

http://www.da-esterel.fr/article-chantage-d-etat-autour-des-fonds-secrets-libyens-105768538.html

Les americains et les francais ont volé l'argent des libyens en Europe soit 850 milliards d'euros. Il est evident que Al Baghdadi vivant a condamné Sarkozy a la prison (..)

 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 04:31

 

TEDx Thessalonique – Edi Rama et une autre idée politique de la ville

Posted: 24 May 2012 07:51 AM PDT

Edi Rama
Edi Rama est intervenu il y a quelques jours lors d'une conférence TEDx Thesalonnique. TEDx est un programme d'évènements locaux, auto-organisés qui rassemblent les gens dans le but de partager une expérience positive. Plus d'information sur TEDx Thessalonique par ici. Son intervention est très intéressante car elle donne des pistes nouvelles pour changer une ville (Athènes pourrait s'en inspirer) et prouve que la politique peut avoir un réel sens et de beaux résultats (surtout quand on est assez motivé pour dire non à certaines organisations, notamment le FMI).

 

 

Violences xénophobes contre des réfugiés à Patras, la police débordée

Posted: 22 May 2012 12:22 PM PDT

Photo: AP (issu du site http://www.telegraph.co.uk/ )
Des violences ont eu lieu à Patras, à l'ouest de la Grèce dans le Péloponnèse. La police aurait déclaré la situation "hors de contrôle". Il semble que 5 personnes aient été blessés, dont un député néo-nazi de l'Aube dorée, ainsi que 2 policiers. Le journaliste qui a tenté de le protéger aurait lui aussi été blessé. Plus tôt dans la journée, des membres du parti néo-nazi l'aube dorée sont arrivés à Patras en bus. Patras est une ville ou la présence de réfugiés clandestins est forte, car elle héberge le port grec qui fait la liaison avec l'Italie (liaison Patras - Ancone). Beaucoup se retrouvent coincé à Patras, dans des conditions de vie déplorables, et espèrent pouvoir rejoindre l'Italie. Dans le même style : :
  1. Le carnaval de Patras, exutoire à la crise pour les Grecs en colère [myeurop] Le Carnaval de Patras bat son plein. Merkel, Sarkozy, Papandréou et le gouvernement sont les rois de la fête et de la dérision. C'est le moment où l'on peut "dire...
  2. Grèce : la police frappe aussi les journalistes et les photographes C’est la deuxième soirée consécutive de violences envers des journalistes ou photographes. Hier déjà, la police a blessé une jeune journaliste, Rena Maniou, pendant la commémoration de la mort de Dimitris...
  3. Nouvelles agressions violentes et délibérées contre la presse [RSF] « L’accalmie aura donc été de courte durée. La police anti-émeutes, sur la sellette depuis les exactions de l’été et de l’automne dernier, semble avoir retrouvé ses réflexes répressifs. Le...

Syriza en route vers les 50 sièges de bonus

Posted: 22 May 2012 11:59 AM PDT

Alexis_syriza
Brève : le Syriza a déposé les documents à la court suprême afin de se déclarer en tant que parti, et non plus comme un rassemblement de diverses couleurs politiques. C'est la seule manière pour la formation de la gauche radicale de pouvoir obtenir les 50 sièges de "bonus" réservé au premier lors des élections et espérer obtenir une majorité au parlement. Seul paradoxe : le Syriza souhaite justement supprimer cette loi qui favorise le premier parti élu aux élections. Il semble donc que pour que cette loi soit remise en cause, il est nécessaire d'en être (le dernier ?) bénéficiaire. Dans le même style : :
  1. [Flash] – Nouveau sondage : Syriza fait la différence Un nouveau sondage montre la percée de Syriza en cas de nouvelles élections : SyRizA : 27.7% (128 sièges : 78 + 50 de bonus) Nouvelle Démocratie : 20.3% (57...
  2. [Flash] Nouveau sondage en Grèce : Syriza toujours en tête, l’Aube dorée recule Nouveau sondage en Grèce : SYRIZA : 20,2% Nouvelle Démocratie : 17,3% PASOK : 11,6% Grecs indépendants : 8,4% Gauche démocratique : 4,3% ΚΚΕ : 4,2% Aube dorée : 3,7%...
  3. Grèce : en route pour de nouvelles aventures démocratiques [Le Yeti] L’état de panique du mastodonte européen devant la possible irruption de ce diable hellène prête à sourire. Tantôt « vipère au poing », comme le ministre allemand Schäuble assurant que...

LA GRÈCE VIT-ELLE UNE PANIQUE BANCAIRE ? [@rrêt sur Images]

Posted: 22 May 2012 04:23 AM PDT

 

Panique ou pas panique bancaire ? "Bank run" ou non ? Les Grecs se jettent-ils sur les distributeurs pour retirer toutes leurs économies ? Achètent-ils des coffres-forts par paquets de cent ? L’éconaute a mené l’enquête, baskets au pied. (...) Alors, panique ou pas ? Le mieux est de poser la question aux Grecs qui suivent de près l’actualité, comme Okeanews par exemple (déjà rencontré dans cette chronique). De retour à Athènes depuis le début du mois, il a lui aussi testé les guichets à l’annonce des gros chiffres de retraits. Mais pas de queue, pas de foule, pas de panique. Une de ses amies, très active sur le web, a même été contactée par la BBC pour prendre des photos des distributeurs pris d’assaut : "Elle m’a dit en avoir fait 7, avoir retiré 50 euros à chaque fois, et à chaque fois elle était seule. Au final elle a replacé l’argent sur son compte." Pour lui, ça ne fait aucun pli : "Le Président Papoulias a voulu mettre la pression aux chefs des partis politiques en disant attention les gars, les banques sont très mal, j'ai eu le gouverneur et il est très inquiet, revenez à la raison, faites donc une coalition gouvernementale ça fera plaisir à l'Europe. A mon avis c'est de l'intox de plus. Pour preuve, le démenti de la Banque sur un soi-disant gel des retraits bancaires." Un gel des retraits ? En effet, et le JT de France 2 se concluait ainsi : des rumeurs circulaient sur la mise en place d'une limitation des retraits. Le journaliste avançant même le chiffre de 1000 euros par mois et par personne. Dans le même style : :
  1. Elections en Grèce : sans surprise, elle seront retardéesSans surprise, les élections en Grèce initialement prévues pour le 19 février 2012 seront sans doute repoussées au mois d’avril. Dans le quotidien ekhatimerini, nous apprenons que Lucas Papademos, qui...
  2. Grèce et France, comparaison du barème fiscal 2012Grèce et France, comparaison du barème fiscal 2012. Résultat : quelque soit le niveau de salaire, le contribuable grec paiera toujours plus que le contribuable français. Et il paiera plus...
  3. Explosons ce mythe des grecs ineptes et paresseux [traduction]Voici le premier mythe : Cette crise vient de Grèce. Ce n'est pas le cas. Elle n'est que l'inévitable retombée de la crise mondiale qui a débuté en 2008. Y...

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En Grèce, malheureusement, nous avions raison…

Posted: 24 May 2012 11:55 PM PDT

 

Ce n’est en aucun cas un motif de satisfaction. J’aurai préféré que ce que nous écrivions il y a deux ans ne se soit pas réalisé, que la Grèce s’en soit sorti en restant dans l’euro. Malheureusement, comme le souligne Jacques Sapir dans le Mondeet Marianne, l’euro est bien la plaie de la Grèce.

Tout était écrit il y a deux ans

C’est fin 2009 que j’ai écrit mon premier papier sur la sortie de la Grèce de l’euro : « la seule solution serait une dévaluation, qui permettrait de rendre le pays plus compétitif et de dynamiser les exportations, mais le corset qu’est la monnaie unique ne rend pas possible cette solution. La seule voie possible serait de pratiquer une déflation compétitive (…) mais une telle politique serait extrêmement brutale et aurait sans doute des conséquences sociales violentes ».
Le 15 avril 2010, dans un papier intitulé « Grèce, le choix de l’euro-camisole », je soulignais que le plan européen de l’époque était « la mauvaise solution », que  « les trois prochaines années vont voir un ajustement brutal qui se traduira par des coupes budgétaires, une poursuite de la récession et un chômage de masse. Le prix à payer pour rester dans l’euro sera colossal. Pire, il est probable que la Grèce n’aura rien résolu car son problème (sont) ses prix à la production ».
Le 4 mai 2010, dans un papier intitulé « Le plan imbécile qui va étouffer la Grèce », j’affirmais que ce plan « ne fait que repousser les problèmes à plus tard en les aggravant ». C’était ce que Nicolas Dupont-Aignan avait défendu à l’Assemblée Nationale en disant de manière prophétique que l’argent prêté ne serait pas recouvré, contrairement aux dires du gouvernement. Jacques Sapir, déjà dans Marianne 2, démontait de manière précise les affirmations de nos adversaires.

Un scénario prévisible
 

Dès février 2010, je pronostiquais que « la Grèce (allait) suivre l’agenda du FMI, de la Commission et de la BCE. L’histoire du pays fait qu’il acceptera l’épreuve dans un premier temps, ce qui sauvera l’euro pour quelques temps ». En mars 2010, j’annonçais que « le supplice de l’euro pourrait durer ». En janvier 2011, un débat faisait rage sur la possible disparition de l’euro d’ici la fin de l’année. J’avais alors fait un pronostic différent en écrivant que « la fin de l’euro pourrait tarder ».

Je soutenais que « malheureusement, la messe n’est pas dite. Les fédéralistes veulent sauver l’euro coûte que coûte, que qu’en soit le prix à payer par les peuples. Ils savent bien qu’une fin de l’euro hypothèquerait pour plusieurs décennies le modèle d’une Europe supranationale qu’ils construisent depuis 25 ans. Et les pays de la périphérie de l’Europe sont sans doute retenus par le fait que l’Europe leur a apporté beaucoup de subsides et qu’ils ne veulent pas paraître ingrats ».
Nous sommes malheureusement nombreux à avoir vu juste sur la Grèce. Il est malheureux que le débat reste aussi fermé aujourd’hui et que ceux qui prédisaient les pires catastrophes à la Grèce si elle sortait de l’euro (défaut et baisse du pouvoir d’achat) n’aient pas reconnu que ces catastrophes ont été la condition du maintien dans l’euro. Mais surtout, pendant que nous débattons, un peuple souffre. Cependant, ce peuple se réveille, comme le montre les législatives du 6 mai.

L’épisode grec pourrait bien se terminer rapidement car les prochaines législatives ont toutes les chances de donner une majorité à Syriza, qui serait largement en tête dans les sondages. Dans un an, la Grèce pourrait bien démontrer l’intérêt de sortir de sa camisole monétaire…

 

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Patras, les oubliés de l’Europe

Posted: 24 May 2012 12:36 PM PDT


La violence de la situation qui est faite à tous ces migrants à Patras (violences policières, conditions de vie indignes, besoins vitaux non remplis) qui s'ajoute à la violence subie avant d'arriver (dans les pays qu'ils ont fui et au cours du voyage) ne peut que finir mal. D'autant que ces violences ne trouvent aucune oreille, personnelle ou professionnelle, pour être écoutée, médiatisée, parlée. Les pétages de plomb sont donc inévitables. Et la violence engendre la violence. La sécurité des grecs passe par une prise en compte de la souffrance de ces hommes et d'une solution européenne pour l'éviter. La Grèce ne peut seule assumer ce problème qui concerne toute l'Europe. Ce qui vient de se passer à Patras est le résultat de la politique européenne de "maîtrise des flux", une politique mortifère et meurtrière. Dans le même style : :

  1. Violences xénophobes contre des réfugiés à Patras Des violences ont eu lieu à Patras, à l'ouest de la Grèce dans le Péloponnèse. La police aurait déclaré la situation "hors de contrôle". Il semble que 5 personnes aient...
  2. Le carnaval de Patras, exutoire à la crise pour les Grecs en colère [myeurop] Le Carnaval de Patras bat son plein. Merkel, Sarkozy, Papandréou et le gouvernement sont les rois de la fête et de la dérision. C'est le moment où l'on peut "dire...
  3. La Grèce, prison à ciel ouvert pour des milliers d’immigrés et clandestinsLa Grèce de par sa position géographique stratégique entre l'Orient et l'Occident a toujours été un pays marqué par une forte transition migratoire. Depuis 1981, date de son entrée dans...

 

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Le Who’s Who de la politique grecque : la radicalisation (inquiétante) de

la droite

 

Posted: 25 May 2012 10:00 PM PDT

Depuis quelques jours, il y a tant de changements, de transferts, de contre-transferts et de fusions sur la scène politique grecque que c'en devient un peu confus, même pour des observateurs entraînés. Ce phénomène pourrait passer juste pour des manoeuvres politiciennes de la part de personnalités cherchant à assurer leur ré-election en juin, mais si on examine de près l'origine de certains hommes politiques, on remarque aussi une inquiétante tendance : les opinions de personnes qui, objectivement, appartiennent à l'extrême droite se banalisent et se répandent. Dans le même style : :
  1. La classe politique Grecque tournée en dérision Une petite « campagne » circule depuis quelques temps déjà sur la classe politique Grecque (et un petit bonus) en détournant une image désormais bien connue. Je vous laisse  admirer le résultat...
  2. Flash : Theodoros Pangalos quitte la scène politique grecque Il vient de l'annoncer. Theodoros Pangalos a décidé d'arrêter sa carrière politique. A 73 ans, député sans interruption depuis 1981, plusieurs fois ministre et habitué des phrases chocs (voir ici...
  3. Dora Bakoyannis : « On ne prend pas l’extrême droite au sérieux ! » Aujourd’hui, échanges de point de vue entre Dora Bakoyannis, Yannis Pretenderis et des étudiants lors d’un forum Libération daté du 26/11/2011. La puissance de cette petite vidéo vient de la...

Syriza : le programme de sortie de crise en 10 points

Posted: 25 May 2012 09:23 AM PDT

Alexis_syriza
Nous entendons beaucoup parler d'Alexis Tsipras ces derniers temps, après son voyage en France et en Allemagne, après le fameux "Hollandréou" qui a fait grogner A. Samaras et E. Venizelos. Normal, il est le leader de la formation politique qui fait trembler l'Europe et qui poursuit sa conquête en Grèce (voir l'historique des sondages) : le Syriza. Dans le même style : :
  1. [Flash] – Nouveau sondage : Syriza fait la différence Un nouveau sondage montre la percée de Syriza en cas de nouvelles élections : SyRizA : 27.7% (128 sièges : 78 + 50 de bonus) Nouvelle Démocratie : 20.3% (57...
  2. [Flash] Nouveau sondage en Grèce : Syriza toujours en tête, l’Aube dorée recule Nouveau sondage en Grèce : SYRIZA : 20,2% Nouvelle Démocratie : 17,3% PASOK : 11,6% Grecs indépendants : 8,4% Gauche démocratique : 4,3% ΚΚΕ : 4,2% Aube dorée : 3,7%...
  3. Syriza en route vers les 50 sièges de bonus Brève : le Syriza a déposé les documents à la court suprême afin de se déclarer en tant que parti, et non plus comme un rassemblement de diverses couleurs politiques....

1er anniversaire des indignés de Syntagma : souvenons-nous !

Posted: 25 May 2012 03:57 AM PDT

1er Anniversaire des indignés de Syntagma - souvenons-nous ! Dans le même style : :
  1. Les indignés de Grèce : la rentrée des clash ? Les indignés sont de retour. 2012 commence enfin. J'espère que le gouverneur technocrate actuel aura la présence d'esprit de ne pas utiliser tout le stock de lacrymos trop rapidement. Cela...
  2. Loukanikos président 2012 ! Loukanikos est notre ami, notre gardien, notre compagnon de lutte. Telle est une manière de présenter celui, qui, pour le Time's, est la personnalité de 2011. Rien d'étonnant à cela,...
  3. Témoignage : « Tout le monde s’en fout ! » Les TV n'ont pratiquement rien dit. Pendant que j'étais à la manifestation, j'ai entendu que les TV parlaient de quelque chose comme 15 000 personnes. Aujourd'hui, j'ai fait l'erreur d'allumer...

Historique des sondages pour les élections du 17 juin 2012

Posted: 25 May 2012 02:24 AM PDT

Historique des sondages pour les élections du 17 juin 2012
OkeaNews propose un historique des sondages pour les élections legislatives du 17 juin prochain. Les sondages sont nombreux (et contradictoires) et le graphique ci-dessous ne les références pas (encore) tous. Patience ! Dans le même style : :
  1. Grèce : nouvelles élections le 17 juin Les nouvelles élections en Grèce auront lieu le 17 juin. Le Premier Ministre d'intérim est Mr. Panagiotis Pikramenos, juge et Président du Conseil d'Etat hellénique...
  2. Le premier ministre Lucas Papademos annonce les élections pour le 6 mai Le Premier ministre Lucas Papademos rencontrera le Président de la République, Carolos Papoulias à 5 heures dans l'après-midi. Papademos informera C. Papoulias de la date des élections. À 20 heures...
  3. [Live !] Elections législatives en Grèce Aujourd'hui est un jour d'élections pour la Grèce et la France. Entre le deuxième tour des présidentielles qui va départager Hollande et Sarkozy et le premier tour des législatives grecques,...
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  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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