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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 13:33

 

Le chapeau de Bolívar, ou les leçons d’économie de Chavez pour l’Europe, par Richard Gott (The Guardian)

Alors que le Venezuela vit la conjonction inédite d’un boom de croissance et d’une baisse de l’inflation, grâce à l’intensification des investissements sociaux, la construction massive de logements, le contrôle des prix en faveur des secteurs populaires; alors que le salaire minimum est le plus élevé du continent, nous publions le point de vue de l’historien Richard Gott, ex-rédacteur en chef du Guardian, auteur entre autres de “In the Shadow of the Liberator: The Impact of Hugo Chávez on Venezuela and Latin America”, Verso, 2001; « Cuba: A New History”, Yale University Press, 2004; et de « Britain’s Empire: Resistance, Repression and Revolt”, Verso, 2011. 


Richard Gott

Le chapeau de Bolívar

Les leçons d’économie de Chavez pour l’Europe

Il y a quelques années, alors que je voyageais dans l’avion présidentiel de Hugo Chavez avec un ami français du Monde Diplomatique, on nous demanda notre avis sur la situation en Europe. Un mouvement vers la gauche était-il possible ? Nous répondîmes avec le ton déprimé et pessimiste qui caractérisait les premières années du 21ème siècle. Ni au Royaume-Uni ni en France, ni ailleurs dans l’eurozone, nous ne discernions la possibilité d’une percée politique.

« Dans ce cas, reprit Chávez avec un regard pétillant, nous pourrions peut-être vous venir en aide ». Il nous rappela l’époque de 1830 où les foules révolutionnaires arboraient dans les rues de Paris le chapeau de Simón Bolívar, le libérateur vénézuélien de l’Amérique du Sud qui allait mourir quelques mois plus tard. Le combat pour la liberté, dans le style de l’Amérique Latine, était vu comme le chemin à suivre pour l’Europe.


Paris, 1830. Combat dans la rue de Rohan.

Sur le moment, je fus encouragé mais pas convaincu par l’optimisme de Chávez. Ce n’est qu’à présent que je pense qu’il avait raison; il était bon de nous rappeler qu’Alexis Tsipras, le leader du parti de la gauche radicale grecque Syriza, en visite à a Caracas en 2007, avait posé la question de la possibilité de recevoir à l’avenir du pétrole vénézuélien à bas prix, tout comme Cuba et d’autres pays des Caraïbes et d’Amérique Centrale. Il y eut ce bref moment où le maire Ken Livingstone et Chávez manigancèrent un accord pétrolier prometteur entre Londres et Caracas, rompu ensuite par Boris Johnson.

Plus important que la prospection de pétrole bon marché, il y a le pouvoir de l’exemple. Chávez s’est engagé au tournant du siècle, et même auparavant, dans un projet qui rejette les politiques néo-libérales affligeant l’Europe et une grande partie du monde occidental. Il s’est opposé aux recettes de la Banque Mondiale et du Fond Monétaire International et a bataillé avec force contre les politiques de privatisation qui ont abîmé le tissu social et économique de l’Amérique latine et avec lesquelles l’Union Européenne menace à présent de détruire l’économie de la Grèce. Chávez a renationalisé les nombreuses industries, dont celles du gaz et du pétrole, qui avaient été privatisées dans les années 90.

Les paroles et l’inspiration de Chávez avaient eu un effet au-delà du Venezuela. Elles ont encouragé l’Argentine à dénoncer sa dette; à réorganiser son économie par la suite et à renationaliser son industrie pétrolière. Chávez a aidé le bolivien Evo Morales à administrer ses industries du gaz et du pétrole en faveur de son pays plutôt que des actionnaires étrangers, et plus récemment à stopper le vol par l’Espagne des profits de sa compagnie de l’électricité. Par-dessus tout il a montré aux pays d’Amérique Latine qu’il existe une alternative au seul message néo-libéral transmis sans fin depuis des décennies par les gouvernements et les médias rivés à une idéologie dépassée.

C’est l’heure où ce message alternatif doit être entendu plus loin encore, doit être écouté par les électeurs d’Europe. En Amérique Latine, les gouvernements qui mettent en oeuvre une stratégie alternative ont été élus et réélus constamment, montrant son caractère efficace et populaire. En Europe, les gouvernements de quelque couleur que ce soit qui appliquent le modèle néo-libéral semblent chuter au premier obstacle, montrant que la volonté du peuple ne suit pas.

Lord Byron (Londres 1788- Messolonghi 1824)

Si Chávez et ses coreligionnaires de la nouvelle “Révolution Bolivarienne” ont appelé à un “socialisme du 21ème siècle“, ce n’est ni pour revenir à une économie à la soviétique ni pour continuer l’insipide adaptation social-démocrate du capitalisme, mais comme l’a décrit le président de l’Équateur Rafael Correa, pour rétablir la planification nationale par l’État « en vue du développement de la majorité du peuple “. La Grèce a une occasion merveilleuse de changer l’Histoire de l’Europe et de lancer en l’air ses chapeaux de Bolivar comme le firent les Carbonari italiens à Paris il y a tant d’années. Lord Byron, qui avait l’intention de s’établir dans le Venezuela de Bolivar avant de faire voile pour contribuer à libérer la Grèce, baptisa son bateau « Bolívar »; nul doute que les évènements contemporains lui auraient plu.

 

Londres, le 16 mai 2012.

URL de l’original (anglais) : http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/may/16/hugo-chavez-lessons-europe-greece

Traduit de l’anglais par Thierry Deronne

 

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/05/19/le-chapeau-de-bolivar-ou-les-lecons-deconomie-de-chavez-pour-leurope-par-richard-gott-the-guardian/

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 12:35

Arrêtés, battus et menacés de viol : le témoignage de la militante israélienne Leehee Rothschild


20.5.2012

Les protestataires israéliens arrêtés le 3 mai suite à une manifestation en solidarité avec les grévistes de la faim palestiniens de la prison de Ramlé ont rapporté l’extrême violence et les abus de pouvoir qu’ils ont subis de la part de la police durant leur détention. Leurs plaintes ont été enregistrées par Adalah auprès du département du ministère de la Justice chargé d’enquêter sur la police. Voici le témoignage personnel de notre amie Leehee Rothschild, l’une des protestataires.

 "C’est jeudi, et nous sommes venus pour protester devant le service hospitalier de la prison israélienne de Ramlé, où sont retenus les prisonniers palestiniens en grève de la faim dans un état de santé critique. Ils y sont maintenus en dépit du fait que l’hôpital de la prison ne peut leur procurer les services médicaux nécessaires dont ils avaient besoin. Ils y sont confinés dans leurs lits, sous haute garde, comme si quelqu’un qui a été en grève de la faim depuis plus de 60 jours pouvait tenter de s’échapper. Nous venons pour les soutenir, eux et les autres qui jeûnent contre un emprisonnement injuste dans des conditions atroces.

Nous sommes 300. Il y a des prises de parole de la part de membres de leurs familles, il y a des chants et des slogans, et des drapeaux palestiniens flottant en l’air. Pourtant, à un moment, les flics ont commencé à nous repousser. Nous reculons, mais ils continuent à nous pousser. Je trébuche et je tombe sur le sol. Ils continuent à pousser et d’autres gens tombent, et les flics me piétinent. Je hurle, encore et encore, mais ils continuent à pousser. A un moment, l’un d’eux attrape ma main et commence à me tirer de dessous la pile de gens tombés. La plus grande partie de mon corps reste coincée dans l’entremêlement des corps, et mes jambes sont pliées selon des angles très peu naturels.

Cela fait très mal, et je hurle. Un autre agent saisit mon autre main. Ensemble, ils parviennent à m’extirper de là. Ils me font mettre debout, bien que mes jambes soient inertes, et ils me traînent vers le fourgon de police. On nous conduit au commissariat, trois d’entre nous assis à l’arrière, quatre types coincés dans un siège prévu pour trois, tandis qu’un flic debout s’appuie sur eux, les comprimant encore davantage.

Nous sommes assis au poste de police( 17 personnes dont 2 internationaux, 5 Israéliens et 10 Palestiniens ont été arrêtés) , attachés les uns aux autres, attendant d’être interrogés,pour certains menottés, et d’autres les yeux bandés, quoique nous n’ayons à aucun moment été informés que nous étions arrêtés ou mis en détention. Nous ne sommes que deux filles. Les hommes sont dans l’autre pièce. Nous continuons à caresser l’espoir d’un élargissement rapide, quand nous commençons à entendre des gens qui hurlent et crient à l’extérieur, et bientôt ils commencent à les faire entrer. Plusieurs flics traînent chacun d’entre eux et ils sont jetés sur le sol, frappés à coups de pied et battus. Nous clamons : « Qu’est-ce que vous faites ? » et « Arrêtez de les battre ! », en essayant d’atteindre nos amis sous les bottes des policiers. Mais cela ne nous vaut que notre part de coups de poing et coups de pied, et nous sommes repoussées sur nos sièges.

L’une des jeunes filles est assise sur le banc à côté de moi ; un agent pose son poing sur sa tête et lui dit ; « si tu oses dire un seul mot, tu seras punie ». Nous crions et nous nous débattons tandis qu’ils l’emmènent, mais ils nous repoussent sur nos sièges en hurlant : « Assis, espèces d’Arabes puants », et « Ne bouge pas, sale chienne ». Nous pouvons entendre les tasers en action dans la pièce voisine, et il n’y a rien que nous puissions faire. Quand elle est ramenée dans la pièce, elle ne peut s’arrêter de trembler.

A partir de ce moment, le risque des tasers est omniprésent, bourdonnant dans le bureau voisin ou bien exhibé de temps en temps comme une menace. Quand ils me font sortir pour m‘interroger, ils les activent de nouveau. J’essaie de m’échapper pour rejoindre mes amis, mais le policier me saisit en disant que je vais l’accompagner maintenant, soit de bon gré soit menottée, et qu’une manière ou l’autre lui est égale.

Pires que la violence physique sont les humiliations et le harcèlement sexuel. Ils se moquent de moi parce que je suis myope. Ils disent que je ne peux rien voir, que je suis aveugle. Ils en font une excuse pour me pousser et me bousculer à chaque fois qu’ils m’emmènent quelque part. Je n’ai rien éprouvé de pareil depuis l’école primaire et ils savent parfaitement ce qu’ils me font ressentir. Ils nous traitent de putes et de chiennes et menacent de nous baiser. Au moment où je suis laissée seule avec une autre fille, un flic vient me dire que, puisque je suis juive et qu’elle est arabe, elle « va t’estourbir un jour ou l’autre ». Après quoi il ferme la porte en disant ; « Je devrais vous laisser seules toutes les deux, fais-lui la peau ». Quand vient son tour d’être interrogée, ils la saisissent en disant « Amenez cette pute puante ». Je demande à parler avec le chef du commissariat pour me plaindre des harcèlements. Je n’obtiendrai pas de lui parler, mais je suis menottée trois heures durant.

Au bout du compte, nous quittons le poste.(Une dizaine de Palestiniens et 5 Israéliens ont été arrêtés). Quand ils nous mènent au fourgon, ils nous sortent un par un du commissariat. A l’extérieur, au moins une demi-douzaine de flics attendent assis, infligeant à chacun d’entre nous une ultime tournée d’humiliations avant que nous nous en allions. Lorsque nous attendons à l’intérieur du fourgon, ils cognent sur le véhicule, lançant des pierres et des insultes en guise d’adieux.

Au moment où nous arrivons à Neve Tirtza (prison pour femmes), on nous conduit à l’infirmerie. Nous ne sommes pas examinées, seulement interrogées. L’aide-soignante me demande : « Est-ce que vous vous sentez bien ? ». Au regard déconcerté que je lui lance, elle ajoute « Vu les circonstances, bien sûr ». Je lui réponds donc « Non, je ne me sens pas bien. J’ai été battue et harcelée sexuellement tout au long de la nuit », et la policière qui se trouvait avec nous dans la pièce déclare : « Eh bien, c’est à quoi sert la police ».

Au tribunal, il est demandé que notre détention soit prolongée de quatre jours, prétendument pour poursuivre notre interrogatoire. Au lieu de quoi, le juge prend la décision d’une liberté surveillée, en nous interdisant pendant deux semaines de communiquer entre nous ou avec quiconque qui avait été présent dans la manifestation. Nous sommes relâchés, mais si nombreux sont ceux qui sont maintenus derrière les barreaux, sans espoir de justice ! Nous sommes relâchés, et bien que nous nous puissions y prendre part pour un moment, la lucha continua, la lutte continue.

Nous étions environ 300 manifestants, dont 17 ont été arrêtés, 2 de différents pays, 5 Israéliens et 10 Palestiniens. Certains d’entre eux ont été maintenus menottés au poste de police, et quelques-uns avaient en outre les yeux bandés tandis que nous étions là. Les policiers nous ont battus, donné des coups de pied, bousculés, certains d’entre nous subissant des décharges au taser, tandis que nous étions menottés. "

*Leehee Rothschild participe activement depuis plus d’une décennie à la lutte des Palestiniens. Elle travaille maintenant avec l’association Anarchistes contre le Mur et Boycott de l’Intérieur. Elle s’exprime sur le militantisme et la lutte politique dans son blog Radically Blonde et à travers d’autres publications.

 

http://972mag.com/arrested-beaten-a...

(Traduit de l’anglais par Anne-Marie PERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine)

http://www.europalestine.com/spip.php?article7252

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 04:18

 

Les infos dont on parle peu - 5 - Mai 2012 -

 

...
Je mets à votre disposition chaque mois quelques informations passées totalement inaperçues dans nos médias mais qui peuvent être importantes.

Mes liens: http://www.info-libre.fr/?p=463

Vu sur le blog panier à crabes,
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-les-infos-dont-on-parle-peu-n-5-mai-2012-105444015.html

 

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Liens de ces infos,

 

International

France

Économie

Infos en vrac


http://zebuzzeo.blogspot.fr/2012/03/syrie-les-medias-sortent-les-armes-de.html
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J'ajoute ces infos :

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 04:17

 

Certains établissements seront bientôt en cessation de paiement

hop.jpg

Malgré la crise, le chantier du BMT de la Timone à Marseille se poursuit. Ce n’est pas le cas pour le génopole, dont les travaux ont été gelés.

En Grèce, les malades cancéreux achètent eux-mêmes leurs médicaments en pharmacie et les payent de leur poche. Las d’accumuler les factures impayées, le laboratoire pharmaceutique Roche ne fournit plus les hôpitaux. Le groupe envisage de prendre des mesures similaires contre d’autres pays, dont l’Espagne.

En France, on n’en est pas encore là. Mais pour combien de temps ? À en croire la Fédération hospitalière de France (FHF) , qui regroupe plus d’un millier d’hôpitaux publics, les deux tiers des établissements de santé vont sous peu se retrouver en cessation de paiement. « Pas assez de recettes pour honorer ses dépenses, techniquement cela s’appelle une faillite », simplifie Thierry Acquier, délégué régional de la FHF en Paca. Et si, statutairement, un hôpital ne peut pas être mis en faillite, les conséquences de cette crise financière se font déjà sentir : partout en France, des chantiers hospitaliers prévus en 2012 sont à l’arrêt. L’achat d’équipements médicaux a été différé.

Plus inquiétant encore : « Certains directeurs ont du mal à assurer les dépenses courantes, à payer les fournisseurs et parfois même à verser les salaires des personnels », indique la FHP.


Sous perfusion bancaire


À l’origine de ce « krach » hospitalier, la fermeture du robinet de financement que représentait la banque publique Dexia, le prêteur historique des hôpitaux démantelé à l’automne dernier pour cause d’empoisonnement aux emprunts toxiques. Depuis, les banques de détail ne se bousculent pas pour prendre le relais. Laissant sur la paille des hôpitaux publics déjà étranglés par les contraintes budgétaires. Faute de crédit bancaire, il leur manquerait plus de 2 milliards d’euros cette année, soit 50 % de leurs besoins. Non seulement pour financer les investissements à moyen et long terme, mais aussi pour boucler le fonctionnement courant. « De nombreux établissements, en déficit structurel depuis des années, avaient recours à l’emprunt pour boucler leur trésorerie », explique Thierry Acquier. Une perfusion bancaire brutalement retirée avec l’explosion de Dexia.

Stoppé net dans cette fuite en avant, l’hôpital de Briançon, dont le taux d’endettement est voisin de 20 %, est menacé de banqueroute. Celui d’Aubagne sait déjà que pour être en capacité de verser ses salaires, il ne paiera pas ses charges sociales (lire ci-dessous). Et quand l’hôpital va mal, rien ne va plus : BTP, fournisseurs, administration fiscale, toute l’économie est ralentie.


Cercle vicieux


Très inquiète de cette situation, la FHF réclame la création rapide d’une banque publique d’investissement, qui prendrait le relais de Dexia auprès des hôpitaux et des collectivités territoriales. Un dossier qui n’a pas encore reçu le feu vert de Bruxelles. En attendant, la FHF demande à ses adhérents de ne plus lancer des projets d’investissement qui ne sont pas complètement financés. « Mais cela n’est pas viable dans la durée. Car un hôpital qui n’investit pas, qui ne rénove pas ses bâtiments, qui n’achète pas de nouveaux équipements court à sa perte », souligne Thierry Acquier.

Si les grosses structures, comme l’AP-HM parviennent à sauver les meubles, grâce notamment à l’émission d’emprunts obligataires lancés avec d’autres CHU, les petits hôpitaux s’engouffrent dans un cercle vicieux: moins d’investissements, moins de recettes, plus de dette… : cette spirale pernicieuse qui menace aujourdhui toute l’économie européenne.


A Aubagne, salaires ou charge : il faut choisir


Huit mois. C’est le délai moyen de paiement des fournisseurs du centre hospitalier d’Aubagne. De quoi plomber les trésoreries de ces entreprises, souvent des PME. « La réglementation nous impose de régler nos factures dans les 50 jours. Mais nous ne pouvons pas faire autrement. Et cela va s’aggraver », explique Alain Teissier, le directeur de l’établissement, qui ne parvient plus à joindre les deux bouts. Faute de crédits bancaires, l’hôpital a renoncé à des investissements : travaux d’entretien des bâtiments, remplacement d’ascenseurs vieux de 40 ans, renouvellement de certains équipements médicaux. « Cela représente 1,5 million d’euros, ce qui n’est pas une somme faramineuse. Nous avons fait la tournée des banques. Aucune n’a accepté de nous prêter le moindre centime« , fulmine le directeur.

Mais l’urgence à Aubagne, c’est d’assurer la paye du personnel et d’honorer les factures des fournisseurs. L’hôpital va devoir différer le versement de ses charges sociales et fiscales. Avec, à la clé, des pénalités de retard qui vont alourdir ses dépenses. Endetté à plus de 8 % de son budget, l’établissement qui ne dispose plus de capacité d’autofinancement, vivait jusqu’à présent sous perfusion bancaire. En 2011, l’hôpital d’Aubagne a néanmoins gagné 4,5 % d’activité. Mais sans investissement pourra-t-il continuer à faire face à la concurrence féroce de la clinique privée voisine (La Casamance), et à la proximité de l’offre médicale marseillaise ?


Source: Laprovence.com lu sur lesmoutons enragés 

 

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 04:06

hollande,parti socialiste

Gouvernement : Sarko est parti, mais sa pensée reste 

 

Je ne peux pas être déçu de ce gouvernement car je n’en attendais rien. Le vote Hollande, c’était pour flytoxer Sarko. Le problème est que Sarko est parti, mais que ses idées sont restées. Un constat qui change tout et définit la place qui nous revient.

 

La parité ? Mort de rire

Comme ils  n’ont rien à dire ils se gargarisent de « la République ». Alors le thème ce serait une parité historique dans la République. Hum, Hum...

Regardons les postes qui comptent : tous pour des mecs. Président de la République, secrétaire général de la présidence, premier ministre, ministre de la défense, ministre des affaires étrangères, ministre de l’intérieur, ministre de l’économie, ministre du budget, ministre des affaires sociales, ministre de l’éducation, ministre des relations avec le parlement.

J’ajoute Aubry, l’une des rares femmes qui incarne la capacité à exercer le pouvoir, éliminée… alors que Madame Ex (Chabichou vaincra) aura son bouquet de roses (défraichies). J'ajoute la très compétente Marisol Touraine qui se fait amputer la moitié de son ministère pour trouver un lot de consolation à Sapin, éjecté de l'Economie à cause d'un caprice de Mosco.

Le plus pitoyable a été la série des appels téléphoniques des dernières minutes – pour arriver à l’égalité arithmétique – avec ces pauvres chéries tombées du paquetage qui nous disent qu’elles ne s’attendaient à rien. Nous non plus, qu’elles se rassurent. Ce sont les supplétives de la République, avec autant de honte pour ceux qui les nomment et celles qui acceptent.

Couleur lyonnaise, une pensée émue pour Bambi qui aussitôt nommée Sinistre des droits de femmes (merci de ne pas rire) s'est retirée des législatives à Lyon où elle est était battue d’avance pour n’avoir jamais su conduire un seul dossier, municipal ou administratif, et où elle devait soutenir un candidat dissident, sur ordre du franc-mac Collomb (Son petit père Noel). Qu’elle garde bien son sourire Colgate, c’est son principal atout.

Nous avons donc le gouvernement le plus macho de ces vingt dernières années (Je tiens les listes à jour pour qui veut).

 

Hollande se couche devant Mosco

L’absence d’autorité – congénitale – de Hollande est patente.

Aubry – la seconde aux primaires et la plus titrée – se casse, n'ayant aucune rôle dans l'équipe, alors que l’archi-puant Mosco dégage le très compétent Sapin de l’Economie.

François, une question : en quoi Mosco a-t-il un milligramme à voir avec la Gauche ?

Mosco est un arriviste de chez arriviste. Il symbolise la Gauche faux-derche. Euro RSCG l’avait décrété directeur de campagne de DSK, avec pour mission de ratiboiser Hollande. Il a largué DSK en une minute après la plainte de cette grande Dame qu’est Naffisatou Diallo (Reconnaissance éternelle de la République) et il se retrouve le gros fortiche du gouvernement Hollande ! Comment prendre ces nazes au sérieux.

Mosco ferait un très bon ministre de Copé. Il est sur la même ligne économique que Lagarde, mais Lagarde méritait le respect car elle n’avait pas passé sa vie dans les couloirs de l’UMP en écrivant des bouquins tous plus nuls les uns que les autres. Elle avait travaillé. Elle s’était imposée comme boss d’un des plus importants cabinets d’avocats aux US.

Hollande a lâché devant Mosco, qui est une ruine politique. Je ne doute pas qu'il sera plus gaillard quand il affrontera les puissances de l'argent... ses ennemies adorées.

Même cirque pour Peillon. Ministre car il menaçait de présenter sa motion genre « gauche toute » au prochain congrès. Hollande, qui l'appelle la vipère, a aussitôt lâché. Le plus gros fainéant du PS, parachuté congénital, fait le beau. Il a même changé ses lunettes pour mieux faire prof.

 

Les affaires étrangères deviennent étranges

Les deux ministres des affaires étrangères – les étranges Fabius et Cazeneuve – avaient fait campagne pour le « non », mais sans tracas, ils appliqueront la politique du « oui ». Des enfoirés, et les Allemands se bidonnent.

Mais Fabius doit répondre à deux questions :

 -          Après le merdier afghan, envisage-t-il pour faire plaisir à Obama, Valls et BHL d’envoyer les soldats en Syrie, pour une aussi glorieuse aventure  ?

 -          Sarko avait, rompant avec les politiques gaulliennes et mitterrandiennes, intégré le gouvernement militaire de l’OTAN.  Le PS s’y était opposé avec une motion de censure soutenue par Hollande. Donc, quand la France annoncera-t-elle son retrait du commandement militaire de l’OTAN ? Allô ?

 

La Justice devient une blague

Taubira est la dame qui avait planté Jospin en 2002. 2% pour faire la maline en racontant des conneries sur l’esclavagisme, et ça avait suffit – au nom des « Radicaux de Gauche »  – à amener Le Pen au deuxième tour. Hollande décide de lui rendre hommage, en virant Delanoë. Il faudra qu'il nous explique... 

Pour le reste, Taubira est une fusée de réflexion sur les questions de justice. Cela fait des années qu’elle travaille ce sujet, comme le prouve son omniprésence dans les congrès et la qualité de ses écrits. Une telle compétence,... nous n’osions pas l’espérer.

Le statut du parquet, les nouveaux équilibres entre l’accusation et la défense, les articulations entre les juridictions nationales et européennes, la fonction de la police judiciaire alors que les avocats commencent la défense dès la garde-à-vue, le rôle de la sanction pénale, les règles d’exécution de la peine, la possibilité pour les avocats d’être dépendant de grands groupes pour mieux les défendre, la prise en compte par le droit interne des normes du doit international humanitaire… De tout cela, Taubira est gourmande, et elle l’est tellement qu’on lui a collé la sous-ministre Machine à l’écharpe bleue.

En réalité, ces deux gourdes ne verront passer aucun dossier. Les carrières des magistrats seront entre les mains du conseiller spécial de l’Elysée (pas encore connu à ce jour) et les enquêtes seront gérées en amont par le Sinistre de l’Intérieur. C’était la règle ces dernières années.

 

Valls ? La pensée Sarko triomphe

Valls est un choix grave de la part de Hollande et Ayrault, et çà ne peut pas passer car la nomination de Valls c’est la poursuite de pensée Sarko. Impossible. Ce minus est devenu un virus.

Aux primaires, il a fait à peine 6%.  En tout et pour tout 149 103 voix, et ce mec se retrouve un an plus tard Sinistre de l’Intérieur : cherchez l’erreur. Chères amies et chers amis, prenez votre carte et présentez vous aux primaires. Ca peut rapporter gros.

Lors du congrès de Reims, ce p’tit nerveux (alors pro-Ségo fervent) était tout fâché et, contestant les résultats du vote, il avait annoncé saisir la justice, avant que Ségo lui colle le croupion dans une bassine d’eau froide pour le calmer. Son action en justice revenait à donner le fichier du PS à la justice… Et aujourd'hui Hollande lui donne la place Beauvau…

Valls est le porte-parole de la traitrise sociale-démocrate. Car Valls reprend à toutes les idées de Sarko : il dénigre les 35 heures et la  retraite à 60 ans, il soutient les propositions de Guéant et Estrosi sur la délinquance, il dénonce les juges laxistes... En France, la Droite hors FN est républicaine, alors bon vent. Si tu es de Droite, va brouter à Droite. A tel point que Martine Aubry avait fini par écrire à cet excité congénital le 13 juillet 2009 : « Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste. Je ne peux, en tant que première secrétaire, accepter qu'il soit porté atteinte au travail que nous avons le devoir de réaliser. La discipline n'est pas la police des idées, mais la condition de la cohésion et de la réussite d'une équipe. C'est un moment de vérité. Je te demande de me faire part de ton choix dans les jours qui viennent, et d'en assumer toutes les conséquences pour l'avenir. »

Bien sûr, Valls n’a rien dit et s’est planqué.

Quelques jours plus tôt, en juin 2009, se promenant sur le marché de se bonne ville d’Evry et alors qu’il était filmé, il tance un de ses collaborateurs parce qu’il y avait trop de bronzés sur le marché : « Belle image de la ville d’Evry… Tu me mets quelques Blancs, quelques White, quelques Blancos ! ».

Pas assez de blancs. Abruti…

Mais ça ne suffit pas. Comme la Gauche ne savait pas différencier « justice » et « sécurité », et qu’à l’époque Sarko était haut dans les sondages, Valls, cornaqué par l’ineffable Bauer (criminologue à tarif élevé, conseiller d’Hortefeux et de Guéant) a décidé récupérer le marché sécuritaire en adoptant la pensée Sarko. En 2011, il publie un livre enfantin « Sécurité, la gauche peut tout changer », et la Gauche en cause, qui n’a jamais élaborée la moindre pensée sur la justice, passant son temps à frétiller par des messes folles d’adoration du fatiguant-fatigué Badinter, lâche tout.

Valls est l’un des rares à avoir, contre son camp, voté l’état d’urgence en 2005, et la loi burqa de 2010, qui amènera tôt ou tard la condamnation de la France pour violation de la liberté  des femmes. C’est un hystérique de la laïcité blanche. Et quand Sarko et Guéant, en perdition dans les sondages, censurent illégalement les orateurs du congrès de l’UOIF, il est le seul à Gauche à ouvrir son bec,.. pour soutenir Sarko.

Vous trouverez-ci-dessous le lien avec une vidéo où il s’affirme lié de manière éternelle à l’Etat d’Israël. Le voici donc ministre de l'Intérieur et de l'Extérieur.

Il est bien sûr signataire de l’appel idiot contestant le mouvement BDS, issu de la plus grande coordination jamais connue de la société civile palestinienne, alors que les procès engagé par MAM contre les militants sont tous gagnés (Mulhouse, Paris, Bobigny). Je dois préciser qu’il a signé ce texte avec d’autres grands allumés de la répression palestinienne : Bertrand Delanoë, Alain Finkielkraut, Georges Kiejman, Anne Hidalgo, Bernard-Henri Lévy, Mohamed Sifaoui, et un  certain François Hollande, alors député PS de la Corrèze. Un club qui ne peut se résoudre à voir le monde tel qu’il est.

 

Un reniement

Enfin, un point de grande importance, car c'est un reniement pur et simple de ce gouvernement de 24 heures.

Après les délires de « l’identité nationale », Sarko avait rapatrié les questions de l’immigration auprès du ministère de l’Intérieur. Le Parti socialiste avait hurlé, avec toutes les associations qui défendent les droits des étrangers, car l’immigration dépend des affaires étrangères, des affaires sociales ou de l’économie. Hier, cette compétence a été maintenue.

Hollande et Ayrault ont hier salué le grand héritage de la pensée Sarko. Avec leur air de cousins de la campagne, ils vont bien au-delà :

- Hollande signe la pensée Sarko : on se fiche de la justice, seule compte le sentiment de sécurité.

- Taubira, nommée sur le quota « radicaux-black-femme », est purement décorative, reine du discours creux.

- Valls, Monsieur 6%, Monsieur menacé d’expulsion par Aubry, devient l’un des plus puissants ministres de ce gouvernement.

Ne vous laissez-pas endormir par une belle promesse, une belle image ou un propos creux. Ceux qui nomment Valls à l’Intérieur font une politique qui n'a rien de sympathique. Ils sont intoxiqués de la pensée sarkozyste et l'entretiennent.

Non, mais franchement, il a marqué les esprits tant que çà ?

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/

 

http://www.alterinfo.net/Gouvernement-Sarko-est-parti-mais-sa-pensee-reste_a76459.html

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 03:02

 

FIN DE RÉGIME À QUÉBEC - NE TOUCHEZ PLUS À NOS ENFANTS, MANANTS !

Jean Charest haussa le ton et sa voix menue fut entendue jusqu’au fond du Salon bleu par les reporters de la presse docile. Ce n’est pas la fin de règne qu’il avait souhaitée. La clique de journalistes qui lui sont attachée comprit qu’ils devaient s’ajuster, car bientôt eux tous devraient servir un nouveau sous-fifre.

 


Robert Bibeau
Samedi 19 Mai 2012


FIN DE RÉGIME À QUÉBEC - NE TOUCHEZ PLUS À NOS ENFANTS, MANANTS!

(Signé par un carré rouge et blanc)

robertbibeau@hotmail.com

19.05.2012

FIN DE RÉGIME À QUÉBEC

Jean Charest haussa le ton et sa voix menue fut entendue jusqu’au fond du Salon bleu par les reporters de la presse docile. Ce n’est pas la fin de règne qu’il avait souhaitée. La clique de journalistes qui lui sont attachée comprit qu’ils devaient s’ajuster, car bientôt eux tous devraient servir un nouveau sous-fifre.

Dans ses rêves les plus fous, Charest s’était vu quittant la vie publique sous les applaudissements de ses partisans, bénéficiant de l’entendement complaisant de ses mandants, hypocrites et soumis, chacun ayant un bon mot pour lui, plutôt que ces chuchotements venant du fond du parlement en ces derniers moments de son gouvernement décadent.

Foin de cette gloire éphémère! Les rues de Montréal, de Québec, de Sherbrooke, de Gatineau, de Rimouski sont maintenant jonchées de verre brisé, d’affiches le conspuant, de pancartes le ridiculisant, lui le manant. Les rues de ces cités remplies de chiens enragés, de chevaux apeurés, de policiers ameutés, casqués, masqués, armés, rangés, boucliers et matraques levés, discrédités, défiés par ces milliers et ces milliers d’enfants, d’adolescents, de jeunes et de parents endoloris par ce gâchis. Parents heurtés certes mais fiers de leur progéniture - plus déterminée que nous ne l’avons jamais été - à rejeter le diktat des haut placés – des capitalistes milliardaires et de leurs thuriféraires tellement désolés – non pas désolés de voir nos jeunes matraqués, pas du tout – désolés de se voir gâcher leur sortie de piste après des années de bons et loyaux services au service des riches.

Depuis le début de ce conflit le 12 février dernier, contre ces jeunes malappris, pense-t-il; qu’il traita avec mépris du haut de sa grandeur légitime, pense-t-il; jusqu’à ce chant du cygne de la disgrâce commandé par ceux qui à Sagard avaient placé en lui toute leur confiance, aujourd’hui déçue, pense-t-il.

Ti-Jean, transfuge de Conservateur-libéral à Libéral-conservateur, n’a-t-il pas reçu le sceptre du pouvoir des mains de celui qui le détient ? N’a-t-il pas reçu l’onction de l’arrogance des mains de ceux qui font les Premiers ministres dans le richissime domaine privé du haut de la falaise surplombant le fleuve aux grandes eaux ?

Réunie récemment au domaine de Sagard, autour de la Table ronde des chevaliers d’industrie et de la finance, ils ont désigné le prétendant politique vassal qui lui succédera. Ti-Jean répudié mais quand même décidé à livrer ce qu’il a promis, suit son chemin avant que d’être congédié.

ILS NE VEULENT PAS FAIRE «LEUR PART» POUR LES RICHES

Ce ne sont que des jeunots délurés, pense-t-il; inconscients et irresponsables, pense-t-il; qui lui ont barré la route vers un nouveau mandat, pense-t-il; qui refusent de faire « leur part » pour sortir les milliardaires de Sagard de la misère pense-t-il. Ces jeunes sont convaincus qu’ils ont assez donné – particulièrement leurs parents ouvriers - travailleurs – chômeurs – petit-bourgeois paupérisés. Ces jeunes effrontés refusent de verser 1778 $ par année pour le profit de ces milliardaires « appauvris » par leurs crises économiques successives; vous savez ces constructeurs de routes, de ponts, d’hôpitaux, de complexes municipaux et autres prévarications qui sont légion en cette fin de régime. Le Président de Rio-Tinto Alcan est présent, qui tend la main et reçoit ses 75 millions de subventions des mains du représentant du gouvernement : il apprécierait ce Président que les étudiants fassent « leur part » pour le bénéfice de ses actionnaires. Ils sont des dizaines ainsi à se presser dans l’antichambre de la corruption, à inciter Ti-Jean l’ébouriffé à écraser ces jeunes révoltés.

TI-JEAN A SON PLAN

Depuis le début de ce combat, Ti-Jean l’ébouriffé avait espéré qu’ils allaient s’essouffler pensait-il; sa tactique avait consisté à nier. Puis, dix semaines de grève et 300 000 grévistes plus tard, il consentit à discutailler, mais jamais des droits de scolarité, juste de quoi gagner du temps car, pensait-il, ils allaient s’essouffler. Observant que les jeunes ne s’effondraient pas, il pensa que ses cerbères allaient leur faire leur affaire – les limiers de l’insécurité enragés déguisés en Robocop, largués par camions, chevaux, autos, motos, bicyclettes, hélicoptères, ne firent pas dans la dentelle et y mirent tout leur zèle. 1000 arrestations et 800 blessés et estropiés plus tard, ils allaient s’essouffler, pensait-il; mais rien n’y faisait, alors Ti-Jean le sortant eut une idée – il était ministre de la jeunesse tout de même. Il ordonna aux juges et aux tribunaux de se compromettre et de réaliser par la loi ce qu’il ne parvenait pas à faire avancer par l’effroi.

L’INJUSTICE DES RICHES

Les juges à la solde, l’avant dernier rempart de la loyauté envers les puissants de Sagard, où quelques privilégiés ont été reçus en audience, reconnaissants de pouvoir contempler la Légion d’honneur du seigneur des lieux, heureux de baiser l’anneau et de ployer le genoux devant le pontife de l’assemblée des riches. Les juges se mirent vaillamment de la partie et jetèrent de ce côté-ci de la balance d’injustice leurs misérables injonctions de chiffon, espérant stopper la marée humaine des indignés – outrés – désillusionnés à propos de la justice des milliardaires.

Cinq cents injonctions plus tard, ils allaient s’essouffler, pensa-t-il ! Eh bien non, son dauphin s’approchait déjà et Ti-Jean n’avançait pas d’un pas. S’il ne parvenait pas à créer l’illusion d’une solution, il recevrait une sommation de se présenter au château de Sagard – devant la table de ses pairs – rien d’autre en mains qu’une masse de révoltés refusant de faire ce que leurs pères avaient toujours fait avant eux : payer et se la fermer.

ÉTUDIER PENDANT UNE GRÈVE DES ÉTUDES ?

Empêcher les jaunes étudiants « scabs » de suivre leurs cours pendant une grève votée par la majorité est un devoir pour les Partisans qui doivent faire appliquer les décisions de l'assemblée générale, coûte que coûte. Sinon, inutile de faire grève comme chaque ouvrier en conviendra. Plutôt qu’une loi anti-scab Ti-Jean a concocté une loi pour protéger les « scabs » !

À propos des casseurs - des communistes - des étrangers malfamés, infiltrés, voilà une vieille rengaine chauvine ressortie d’une époque ancienne. Cette théorie paternaliste-journalistique voudrait laisser croire que les Québécois sont des moutons dociles, soumis, ataviques, résignés, prêts à la tonte; elle voudrait laisser croire que s'il y a de la résistance aux injustices et une guerre de classes pour défendre le droit à l'éducation pour tous, c'est obligatoirement le fait d'étrangers malveillants – le fait de casseurs infiltrés - qui ne peuvent pas refléter « nos » valeurs en la Vierge Marie et au Frère André (ce furent des arguties déclamées pendant la grève de l'amiante dans les années cinquante).

Vous en conviendrez, cette rengaine des infiltrations est ancienne et elle méprise notre peuple. Nous sommes à majorité des révoltés, des opposants enragés contre le crime consistant à nous transférer sur le dos le coût de leur crise économique et de leur faillite. Que Sagard assume sa crise, désolé si les profits des Desmarais ne sont pas aussi élevés qu’espéré; ceux de Bombardier aussi, et pour les profits des banques et bien tant pis! Que les riches payent et qu'ils se débrouillent avec leurs crises en rafale, nous ne payerons pas.

RACAILLE JOURNALISTIQUE ET ANALYSTES À LA SOLDE

Je sais que l’on m’en voudrait d’oublier les chiens de garde du régime – les prêtres assesseurs – les Fous des puissants – caméra au poing comme une arme sélectionnant minutieusement les images capables de faire paraître coupable le moutard innocent et d’attirer la pitié sur le policier casqué – masqué – armé – blindé – protégé par ses coéquipiers meurtriers.

Derrière ce compère à la caméra austère, trottine et vitupère le reporter à la langue de vipère, quêtant l’aveu de violence de l’étudiant menotté, isolé, presque nu dans les rues de la ville, éperdu, bloqué, encerclé, matraqué, un caillou entre les genoux, « l’assassin ». Le reporter a trouvé un enfant pleurant dans un coin, une pierre à la main, sous un hélicoptère battant l’enfer – la voilà la violence des manifestants étalée dans toute sa crudité – provocante – capable d’ébranler les fondements de cette société que lui, l’affidé bien payé, veut tant préserver. Il a eu tant de mal à le dégoter cet emploi de journaliste servant, pour ne pas se le laisser chiper par le premier venu plus soumis, plus flagorneur que lui; alors ils crient, le Poirier, le Roy, le Lester, le Mario, le Pratte, le Lapierre, le Martineau et autres misérables : « Qu’on le pende cet enfant, qu’on les pende tous avant qu’ils ne nous aient fait perdre nos emplois fragiles. Voyez, patrons Desmarais, Péladeau, Charest, Harper, je bègue plus fort que tous les autres aspirants. ».

Tous les jours sur les chaînes télé, chaque matin dans les quotidiens, les relayeurs des scribouilleurs sur le terrain, les experts en tout et en rien du tout, faisant fi de leur déontologie et de leur feuille de vigne d’objectivité, se transforment en éditorialistes et s’appesantissent sur la « nouvelle », cherchant à lui faire dire le contraire de ce qu’elle appelle.

« Le gouvernement indifférent a tout fait pour s’entendre avec les étudiants, disent-ils. Les étudiants ont tout fait pour perdre leur session, leur argent et leur avenir. Ils veulent étudier « pour ne pas étudier » et n’être jamais diplômés, disent-ils. Les jeunes se battent très fort pour la gratuité scolaire, juste pour faire l’école buissonnière, disent-ils; et autres salmigondis, disent-ils ».

L’ÉTONNEMENT DES BIEN PENSANTS

Comprenez l’étonnement de tous ces bien-pensants. Ces jeunes gens ne respectent ni monsieur le Premier Ministre, ni son excellence le milliardaire en coulisse, ni les députés dévoyés, ni les juges soudoyés, ni les journalistes enrégimentés, ni les policiers armés-meurtriers, ni les recteurs surpayés, ni les spéculateurs contributeurs, ni les maires prévaricateurs, ni les analystes enragés. Mais à la fin, qui respectent-ils ces étudiants ? Leur père ouvrier, leur mère mortifiée, leurs camarades solidaires – grévistes pour la justice et contre la hausse des droits de scolarité - toutes gens inconnues que l’on a jamais vues à la télé de Péladeau ni dans la grosse Presse à Desmarais, ni à Radio-Can à Harper.

Et ces biens pensants de pontifier : « Nous, pauvres gens, nous avons toujours ployé l’échine devant les puissants, pourquoi ces enfants ne peuvent-ils en faire autant ? Ils ne peuvent vaincre les anges de la mort – nous avons essayé et nous avons été écrasés, ils le seront tout autant ».

Jean Charest sait que sa carrière politique se termine ici, qu’à Sagard ils ont déjà décidé de le congédier pour son incapacité à gouverner, qu’il faudra rapidement le remplacer et qu’il ne lui reste que l’indignité de transmettre à son successeur cet héritage désastreux. Pourtant, il doit gagner du temps pour préparer la place de son adjudant. Voilà pourquoi il édicte sa « Loi 78 » pour mépriser – casser – écraser ces jeunes qui pourtant ne peuvent être vaincus.

Dans un mois, dans six mois, dans deux ans, dans cinq ans, ils reprendront le combat, à moins que la société québécoise ne se résigne à vivre éternellement sous cette loi des mesures de guerre qui ne dit pas son nom. Et même sous cette loi, la résistance est encore possible, le maquis urbain menace tous ces larbins qui demain se demanderont ce qui survient soudain au pays de Maria Chapdelaine, du Survenant, de Ti-Coune Charest et des Partisans.

Ti-Jean prétend vouloir assurer l’accessibilité de l’éducation pour tous et, pour ce faire, il présente une loi ignoble (Loi 78), mais alors pourquoi attaquer l’accessibilité à l’enseignement par une hausse des droits de scolarité qui chassera plus de 7000 étudiants par année des universités ?

Simple, Ti-Jean, décrète le gel des droits de scolarité et le tour est joué. Si ce n’est pas toi ce sera ton Juda qui le fera. Les jeunes peuvent être matraqués mais ils ne peuvent être battus.

 


NE TOUCHEZ PLUS À NOS DESCENDANTS, MANANTS!


(Signé par un carré rouge et blanc)

 

 

Voir aussi :

 

par Serge CHARBONNEAU
Le Québec est-il en train de basculer dans la dictature ? Cette question se fait de plus en plus de circonstances ! Depuis ce soir (18 mai), on peut de moins en moins "causer", parce qu’aujourd’hui on a voté une loi qui dit : « Ferme ta gueule ! » Pour tenter de mettre fin au conflit étudiant qui dure depuis déjà 15 semaines, le gouvernement néolibéral autoritaire de Jean Charest vient d’adopter une loi limitant la contestation, la liberté de parole et le droit de se rassembler. Non seulement pour (...) lire la suite

par Gaëtan PELLETIER
La délection – pardon, délectation, de la délation Selon l’amendement présenté ce matin, tout organisateur d’une manifestation de 25 personnes ou plus devra fournir aux policiers, 8 heures à l’avance, l’itinéraire et la durée de cette sortie. Le projet de loi 78 prévoyait à l’origine la même obligation, mais pour une manifestation de 10 personnes ou plus. (Corrigeons : 50) Loi 78 Cliquer pour... moins de clarté mais plus de détails. Le Québec vient de faire un plongeon dans l’art de charcuter la (...) lire la suite
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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 02:56

 

Un article publié sur mon blog mais au milieu d'autres "santé", donc moins visible. Suite à sa parution sur Wikistrike sous cette forme, le voici pour que l'on puisse signer la pétition (eva)


Santé: Survacciner, médicaments dangereux, nouveau code de déontologie..

 

 

La Commission Européenne propose l'expérimentation humaine sans consentement!

 

gloved.jpgUne pétition  publiée début novembre dernier par le Comité pour la Médecine préventive et le soin des patients, appelle les citoyens à stopper les propositions de la Commission Européenne destinées à permettre, dans des situations d'urgences, l'expérimentation humaine sans consentement.

 

La Commission Européenne a en effet, selon ce texte comme projet, de modifier la Directive 2001/20/EC sur les bonnes pratiques cliniques et donc d'abolir le droit des patients de décider des produits qu'on peut leur administrer en cas d'urgence (par exemple en cas d'attaques ou d'autres accidents graves).

 

Il s'agit donc d'une pétition fondamentalement logique et dont les signatures seront envoyées au Parlement européen, au premier semestre 2012, lorsque ces propositions seront débattues.

 

Mais prenons surtout bien conscience qu'une telle proposition pourrait tout à fait être élargie à la vaccination au cours d'un "état d'urgence décrété", ce qui est tout à fait cohérent avec les récentes informations de l'AFP  selon lesquelles le Commissaire européen à la Santé John Dalli a récemment formulé des propositions suite à la crise du H1N1 dont celle de "permettre à la Commission Européenne de déclarer une situation d'urgence sanitaire au niveau européen."

 

De là, on voit qu'une étape de plus est en passe d'être franchie puisqu'après les propos-chocs de Mme Testori  (DG Santé & Consommateurs, CE.) du 5 octobre 2010 qui appelait à une vaccination humaine à la façon d'un troupeau de bétail, on voit qu'on est ici ni plus ni moins en train de préparer le terrain pour le recours forcé à des produits expérimentaux dont les vaccins pandémiques font bien sûr partie comme en témoigne d'ailleurs le contenu des contrats  que les fabricants ont conclu avec les Etats.

 

Cette situation doit vraiment nous amener à mieux "aiguiser" notre vigilance sans qu'il soit question de paranoïaque car même si c'est toujours au prétexte d'une "plus grande sécurité du consommateur", il est essentiel de percevoir sur un plan pratique que c'est ainsi, par paliers progressifs, que les droits fondamentaux s'érodent et s'étiolent et que, in fine, l'étau se resserre sans qu'on ait forcément la garantie que, le moment venu, on ait encore la possibilité d'échapper à des traitements ou à des produits produits indésirables.

SIGNER CETTE PETITION: ICI 

 

Source: sos-crise.over-blog.com

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 02:36

http://allainjules.com/2012/05/19/italie-une-bombe-a-explose-devant-un-lycee-a-brindisi-un-vrai-carnage-video/

 

Une bombe "artisanale" a explosé à Brindisi en Italie le matin du samedi 19 mai 2012 devant une école.


La question est la suivante : comme il est difficile de faire accepter l'austérité aux Italiens, l'État de ce pays serait-il en train d'utiliser à nouveau les techniques du terrorisme manipulé par l'État afin de stopper les révoltes, suivant le bon vieux principe :


RIEN DE TEL QUE LE SON DU CANON POUR COUVIR LE CHUCHOTEMENT DES MUTINS !


Il semble bien que le pouvoir en Italie ait effectivement décidé d'un retour aux "années de plomb" afin d'imposer une dictature seule capable de faire accepter une terrible austérité.


Les Brigades Rouges étaient manipulées par les Services Secrets italiens. Vidéo-preuve LCP de 54 minutes :


http://mai68.org/spip/spip.php?article983

La manipulation du terrorisme expliquée par Jean Yanne (vidéo) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article577

L'avocate de Merah a des preuves que Mohamed a été volontairement exécuté (vidéo 1'21) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4016


Notez le point commun entre l'attentat de Brindisi et celui de Toulouse :

Dans les deux cas, l'on s'est attaqué à des enfants !

Bien à vous,
do
http://mai68.org/spip


Terrorisme d'État sous faux drapeau, esquisse d'une bibliographie :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1053

(Pour étudier la manipulation du terrorisme par l'État)

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 02:16

 

Après son refus de payer sa dette, l’Islande fera le triple de la croissance de l’UE en 2012

23 janvier 2012 Posté par benji sous Argent et politique 12 commentaires


Je ne cesserai jamais de répéter que l’Islande est LE pays à prendre en exemple,même s’il est complètement ignoré des médias, s’il est loin ou quelle qu’en soit la raison pour ne pas en parler, c’est le pays à suivre! Payer pour les banques? Même pas en rêve, là bas ils ont été emprisonnés! Sauver les banques? Elles ont été nationalisées. Quand à la croissance actuelle, elle se porte au mieux.


Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (La croissance de l’UE est prévue à 0,5% en 2012 contre 1,5% en Islande). Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois. L’Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise.L’Islande a été le seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers.

Pendant ce temps dans un pays comme l’Espagne, le ministre l’économie qui fut un grand responsable chez Lehman Brothers, a maquillé les soldes bancaires et a gonflé les résultats pour faire croire à une solvabilité du système financier résultant de la déréglementation des marchés mais ce dernier a fini par s’effondrer.

Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing furent les banques nationalisées en 2008 pour éviter leur faillite et qui furent placées sous contrôle démocratique, plutôt que de profiter d’injections inconditionnelles de capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. En juin dernier, l’une d’elle Landsbankinn, a annoncé son intention de rembourser les intérêts aux détenteurs d’hypothèques pour compenser les citoyens de payer leurs pertes.

La révolte pacifique a débuté en 2008, sans que celle-ci soit décrite dans les pages des grands médias européens, qui ont mentionné dans des notes en bas de page que ce pays était un dangereux exemple à suivre. À la fin de 2008, l’ensemble des dette de l’Islande égalait à 9 fois son PIB. La monnaie s’est effondrée et la Bourse a suspendu ses activités après une baisse de 76%.

Le pays a fait faillite et a ensuite reçu un prêt de 2 100 millions de dollars du FMI et 2 500 millions de dollars provenant des pays nordiques et de la Russie. Le FMI, comme d’habitude, a exigé, en échange des mesures « d’ajustement » soit des coupures dans les dépenses sociales qui ont provoqué la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées au début de 2009 dans lesquelles la gauche a remporté la majorité absolue et provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur, qui était traditionnellement la force dominante dans le pays, qui n’a conservé que 23,7% des voix.

Le Mouvement Gauche-Vert a gagné 21,7%, Alliance sociale-démocrate 29,8%, le Parti progressiste 14,8% et Mouvement des citoyens 7,2%.

Johanna Siguroardottir a été choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates, et les écologistes de gauche. En 2010, on a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis à un référendum sur le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer.

Ses citoyens ont voté non à cause de l’effondrement de la Banque Icesave et les gouvernements de ces pays couvrent les dépôts à capitaux publics. Le FMI a gelé les prêts en espérant que l’Islande finirait par payer ses dettes illégitimes.

En septembre 2010, l’ancien Premier ministre Geir Haarde a été mis en procès pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol a également émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson. En avril 2011, les citoyens ont de nouveau dit non à un nouveau référendum sur le paiement de la dette.

Après cela, au mois de décembre la banque Landsbanki a décidé de retourner une partie de la dette. Le montant total des sommes versées par Landsbanki, selon Icenews à 350 milliards de couronnes, soit environ 33% de la dette totale. Pourtant, « les comptes Icesave ne représentent seulement 4% des obligations des institutions financières du pays, soit environ 4000 millions d’euros. 96% restant ne pouvait pas être renvoyé aux créanciers, car il était complètement impossible de le faire parce que le paiements d’intérêts chaque année aurait dépassé les revenus du pays.

Dans les mots de l’économiste Jon Danielsson : « Les (banques) ont accumulé une dette égale à plusieurs fois le PIB annuel. Il n’y a aucune possibilité que les citoyens puissent payer cette dette. »

Il y a quelques jours, les responsable de la Fiscalité en Islande ont inculpé deux officiers supérieurs des banques qui ont commis des fraudes au moyen de prêts non autorisés pendant les opérations qui ont conduit à son système financier à s’effondrer en 2008 : l’ancien PDG responsable de la faillite de Glitnir, Larus Welding et le responsables des finances de l’entreprise, Gudmundur Hjaltason. Ils auraient abusé de leur position pour fournir environ 102 millions d’euros sans la permission, sans garanties de la part des bénéficiaires et sans avoir consulté le département de gestion des risques.

Les agences de notation Moody, Standard & Poor et Fitch font pression pour punir l’endettement sans grand succès et toujours en essayant d’ignorer la reprise économique dans ce pays. Par ailleurs, en 2008, quelques mois avant l’effondrement de ses banques, le pays jouissait encore de la cote triple A donnée par ces mêmes organismes.

* Journaliste.  Www.contralatortura.cl Dispatch

Source : Actualutte via leveil2011

 

 

source : http://lesmoutonsenrages.fr/2012/01/23/apres-son-refus-de-payer-sa-dette-l%E2%80%99islande-fera-le-triple-de-la-croissance-de-l%E2%80%99ue-en-2012/#more-20236


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Extrait de "Confessions d'un banquier pourri" par Crésus, paru aux éditions Fayard (2009).

Prologue

Vous ne me connaissez pas, vous n'avez jamais entendu parler de moi. J'ai grandi dans l'ombre, au coeur du sérail de l'argent. Je suis un parasite de la haute finance, l'un des membres du directoire d'une des plus grandes banques de France. A peine surpayé, j'ai ramassé quelques millions d'euros en une quinzaine d'années. Une paille, comparé aux salaires et aux primes des traders que je dirige. Ou plutôt que je dirigeais. Voici cinq mois, j'ai été écarté des affaires par un président soudain très à cheval sur les règles et le contrôle des risques. Il paraît que j'ai été négligent. Laxiste, même. Que j'ai planté La Banque. Bref, j'ai payé pour toutes les horreurs commises depuis deux décennies. J'ai surtout trinqué à la place du président. Pourtant, même si j'ai longtemps fermé les yeux sur ce qu'il faut bien appeler nos pratiques mafieuses, je n'étais pas le seul aveugle aux commandes. On a foncé sur tout ce qui se présentait : les montagnes russes des produits dérivés, l'immobilier surévalué, les diversifications foireuses, les ventes à découvert... On a plongé à tous coups, ou presque.

Responsable ? Sans doute. Mais j'étais en bonne compagnie. Banquiers, investisseurs et autorités de contrôle (comme ils disent), on s'est tous auto-convaincus que la prospérité était là pour cent ans. Quant aux agences de notation et aux ministres des Finances, ils ont une bonne excuse : en fait, ils n'y comprennent rien.

La fête a duré près de vingt ans. Vingt années à se gaver et à se moquer des règles tout en faisant la leçon à nos clients. Autant vous le dire tout de suite, je ne serai pas le chevalier blanc de la profession. Dénoncer la spoliation de nos clients ? les marges ahurissantes sur les crédits ordinaires ? les commissions prélevées à tort et à travers ? Très peu pour moi. De toute façon, aujourd'hui, il est trop tard. Le chaos s'est installé et le krach va durer malgré les commentaires astucieux qui, depuis septembre dernier, nous annoncent la reprise des Bourses et la fin du tunnel. La reprise ? On en reparlera dans un an. Peut-être deux. Le CAC 40, après avoir été en chute libre, n'arrive toujours pas à se redresser. La récession va nous appauvrir. Mais ne vous inquiétez pas pour nous : les banquiers s'en sortiront.

Maintenant j'ai envie de parler. Pour me venger ? Peut-être. Mais surtout pour démasquer la suffisance de ce milieu où j'ai évolué si longtemps. Et s'il n'y avait que la suffisance ! On pourrait aussi parler de l'incompétence de tous ces PDG, de leur corruption, aussi, d'une certaine façon. Même si elle ne tombe pas sous le coup des lois. Parce que tout ce qui se faisait était juste à la frontière de la légalité, il faut bien le reconnaître... J'ai donc décidé de parler. Bien sûr, je ne pourrai pas tout dire, mais déjà, ce que je vais raconter, beaucoup auront du mal à y croire. Je vais pourtant dévoiler ce que j'ai vu, donner chaque fois que c'est possible les noms, les vrais noms des acteurs de ce chaos. Et révéler comment le krach s'est produit. Car le hasard ou la fatalité n'y sont pas pour grand-chose. Forcément, cette confession ne plaira pas à mes pairs ni à mes ex-collègues. Banquier pourri . Oui, j'assume. Pourri par l'esprit de lucre, les bonus, l'impunité, l'optimisme béat, le sentiment d'irresponsabilité. Gâté-pourri !

Au fait, vous voulez savoir si je compte rendre l'argent que je vous ai volé pendant toutes ces années ? Eh bien, je préfère vous le dire tout de suite : la réponse est non !

 

Depuis, il y a eu la mise sous tutelle de la Grèce et plus récemment, la dégradation de la note de la France.

D'après l'auteur de ce livre, la crise qui touche actuellement l'Europe est bien partie des EU. Les EU qui connaissaient déjà, avant même la crise des "subprimes", une situation budgétaire extrêmement critique vis-à-vis de la Chine et des saoudiens. La chute de Lehman Brother's a été décidée par Paulson pour tenter de canaliser l'avalanche qui ne pouvait pas manquer de suivre et qui se déverse actuellement sur l'Europe.

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 02:07
Description de cette image, également commentée ci-après 

Portrait de Nouriel Roubini en 2009 - Wikipedia

 


= UN NOUVEL ÉCONOMISTE DE RENOMMÉE MONDIALE, NOURIEL ROUBINI, EXPLIQUE POURQUOI LA GRÈCE DOIT ABSOLUMENT QUITTER L'EURO ET LES BIENFAITS QU'ELLE EN RETIRERA =


Au cours de la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 mai 2012, on a appris que l'agence de notation Moody's a décidé d'abaisser la note de 16 banques espagnoles d'un seul coup, tout comme elle l'avait fait lundi 14 mai en abaissant d'un coup les notes de 26 banques italiennes.

Dans la journée d'hier, l'Espagne n'avait d'ailleurs trouvé à se financer sur les marchés internationaux qu'en émettant des obligations avec des taux en très forte hausse. L'Espagne a emprunté jeudi 2,494 milliards d'euros à 3 à 4 ans, en concédant des taux d'intérêt de 4,375% à 5,106%, bien plus que lors des dernières émissions similaires (2,89% à 4,037%).

Au même moment, Bankia, quatrième banque cotée espagnole qui vient d'être nationalisée, s'effondrait de -27,5% à la Bourse de Madrid, alors que ses clients, inquiets, ont déjà retiré plus d'un milliard d'euros ces derniers jours.

Hier toujours, on apprenait que le Portugal devrait connaître cette année une récession très sévère de -3,3% du PIB, et que le taux de chômage officiel a bondi à un niveau record de 14,9% au premier trimestre.

Enfin, on a appris que l'agence Fitch Ratings vient à son tour d'abaisser la notre souveraine de la Grèce de B- à CCC, c'est-à-dire dans la catégorie des créances quasiment irrecouvrables. La Grèce est déjà notée C auprès de Moodys et CCC auprès de Standard & Poor's.

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Cette nouvelle crise de l'euro, dont l'épicentre se situe en Grèce mais dont les prochains dominos espagnol, portugais et italien sont attaqués, provoque un effondrement général des bourses à travers le monde. Wall street a clôturé hier soir sur une baisse de -1,24% et, ce 18 mai 2012, Tokyo a perdu -2,99% et le CAC 40 passe en-dessous de la barre des 3 000 points, au plus bas depuis 5 mois.

Cette nouvelle crise a également conduit l'un des économistes américains les plus connus à publier un article retentissant intitulé "LA GRÈCE DOIT QUITTER L'EURO".

Nouriel Roubini est un docteur en économie, professeur d'économie à l'Université de New York, et son avis est très respecté dans le monde des marchés financiers, surtout depuis qu'il avait diagnostiqué à juste titre l'arrivée de la crise financière en 2008.

Dans cet article qu'il vient tout juste de publier sur "Projet Syndicate", il explique notamment :
- pour quelles raisons irréfutables la Grèce doit quitter l'euro ;
- et les bienfaits qu'elle en retirera assez rapidement, certes après une période de crise, mais une crise qui sera nettement moins longue et douloureuse que ce qui l'attend sinon.
 

Voici l'intégralité de son article traduit en français :

« LA GRÈCE DOIT QUITTER L'EURO

La tragédie grecque de l’euro en est au dernier acte : il semble évident que le risque est élevé que la Grèce cesse d’honorer sa dette cette année ou l’an prochain en même temps qu’elle quitte la zone euro.

Le fait de remettre la sortie de zone après l’élection de juin d’un nouveau gouvernement en faveur d’une variante des mêmes politiques inopérantes (l’austérité amplificatrice de récession et les réformes structurelles) ne fera pas revenir la croissance et la compétitivité. La Grèce est prisonnière d’un cercle vicieux d’insolvabilité, de perte de compétitivité, de déficits externes et d’une dépression qui prend de plus en plus d’ampleur. La seule façon de sortir de cette crise consiste d’instaurer un processus ordonné de sortie de zone et de défaut de paiement, coordonné et financé par la Banque centrale européenne, l’Union européenne et le Fonds monétaire international (la « Troïka »), et qui réduira au minimum les dégâts collatéraux pour la Grèce et le reste de la zone euro.

Le dernier montage financier pour la Grèce, assuré par la Troïka, a donné un allègement de dette beaucoup moins élevé que ce dont le pays a besoin. Quand bien même la dette publique bénéficierait d’un allègement beaucoup plus conséquent, le retour de la croissance la Grèce serait impossible sans un rétablissement rapide de sa compétitivité. Or, sans le retour de cette même croissance, son endettement demeurera à un niveau insoutenable. En revanche, toutes les options qui rétabliraient la compétitivité passent par une dévaluation de la valeur réelle de sa monnaie.

La première option, un affaiblissement prononcé de l’euro, est hors de question, étant donné la robustesse de l’économie allemande et la politique d’assouplissement plus que modeste des conditions monétaires de la BCE. Il est cependant tout aussi improbable qu’une réduction rapide des coûts unitaires de main-d’œuvre, découlant des réformes structurelles, pousse la croissance de la productivité au-delà des augmentations salariales. L’Allemagne a pris dix ans pour redevenir concurrentielle ; un luxe que la Grèce ne peut se payer, ne pouvant rester en dépression pendant une décennie. De même, une baisse subite des prix et des salaires, qu’on appelle aussi une « dévaluation interne », mènerait tout droit à cinq années de dépression qui ne cesse de s’empirer.

Puisque aucune de ces trois options n’est viable, la sortie de la zone euro est la seule voie qui reste. La compétitivité et la croissance seraient rapidement rétablies par un retour à la monnaie nationale, accompagné d’une forte dévaluation.

Évidemment, le processus ne se fera pas sans heurts – et pas uniquement pour la Grèce. Les pertes en capital des institutions financières du cœur de la zone euro demeurent le problème le plus important. Du jour au lendemain, la dette étrangère en euro du gouvernement de la Grèce, des banques et des sociétés augmenterait en flèche. Pourtant ces problèmes ne sont pas insurmontables. L’Argentine s’en est sortie en 2001, quand elle a converti en pesos ses dettes exprimées en dollar. Les États-Unis ont fait quelque chose du genre en 1933, par une dépréciation du dollar de 69 % et l’abandon de l’étalon-or. Une « drachmatisation » du même ordre des dettes euro pourrait bien être nécessaire et inévitable.

Les pertes que les banques de la zone euro devront essuyer seraient maîtrisables, si les banques bénéficiaient d’un renflouement adéquat et substantiel. Pour éviter une implosion après coup du système bancaire grec, il faudra sans doute instaurer des mesures temporaires, comme des gels des dépôts et des contrôles des capitaux, pour éviter une vague chaotique de retraits. Le Fonds européen de stabilité financière et le Mécanisme européen de stabilité (FESF/MES) devront diriger la recapitalisation nécessaire des banques grecques par des apports directs en capital. Ce qui revient à une prise en charge effective du système bancaire grec par les contribuables européens, qui ne serait cependant qu’une contrepartie partielle des pertes imposées sur les créanciers par la conversion en drachme des créances grecques.

La Grèce devra aussi restructurer et resserrer d’un cran sa dette publique. La valeur nominale des créances de la Grèce auprès de la Troïka ne doit pas forcément être réduite, mais l’échéance de la dette doit être reportée d’une autre décennie et son intérêt réduit. Les créances détenues par le secteur privé doivent subir de nouvelles coupes, en commençant par un gel des paiements d’intérêts.

Certains avancent que le fléchissement du PIB réel de la Grèce serait encore plus raide dans un scénario de sortie qu’en galère déflationniste. Mais cette logique ne tient pas, car même en déflation, le pouvoir d’achat baisse et la valeur réelle de la dette s’agrandit (comme le laisse entendre la théorie de la déflation de la dette), à mesure que la dévaluation réelle s’installe. Mais surtout, la trajectoire de sortie rétablirait sur le champ la croissance, par le biais d’une dévaluation des valeurs nominales, mais aussi réelles, évitant une dépression échelonnée sur dix ans. Et les pertes des échanges commerciaux de la zone euro causées par la dévaluation de la monnaie grecque seront modérées, étant donné que la Grèce ne compte que pour 2 % du PIB de la zone euro.

La réintroduction de la monnaie risque de faire dévaluer la drachme en dessous du taux de change requis pour restaurer la compétitivité, ce qui exercerait des tensions inflationnistes et imposerait de plus grandes pertes sur la dette extérieure convertie en drachme. Pour minimiser ce risque, les réserves de la Troïka actuellement consacrées au renflouement de la Grèce devraient servir à contenir l’emballement de la dévaluation ; en conjonction aux contrôles des capitaux.

Ceux qui prétendent que la sortie de la Grèce contaminera les autres pays sont aussi en déni. Les autres pays périphériques sont déjà confrontés à des problèmes à la grecque de viabilité et d’érosion de compétitivité. Le Portugal, par exemple, devra éventuellement restructurer sa dette et abandonner l’euro. Les économies en manque de liquidités, mais éventuellement solvables, comme l’Italie et l’Espagne, auront besoin de l’appui de l’Europe peu importe si la Grèce quitte ou non ; en fait, sans cet apport en liquidité, il est fort probable qu’une chute de la valeur de la dette publique italienne et espagnole se déclenche par elle-même.

En plus des apports en liquidité de la BCE, les nouveaux fonds officiels considérables du FMI, de la BCE et du MSE mis à disposition de ces pays permettront d’endiguer le mal et de protéger les banques des autres pays périphériques vulnérables de la zone euro. Quoi que la Grèce fasse, il est urgent de recapitaliser les banques de la zone euro, qui ont besoin d’un nouveau programme d’apports directs de capitaux dans toute l’Union européenne.

Comme en témoigne ces 20 dernières années l’expérience de l’Islande et d’un bon nombre de marchés émergents : une dévaluation nominale et une restructuration ordonnée accompagnée d’une réduction de la dette extérieure peuvent ramener la dette à un niveau plus supportable et rétablir la compétitivité comme la croissance. Les dommages indirects pour la Grèce d’une sortie de la zone euro seront non négligeables, mais, comme dans ces cas, peuvent être contenus.

Dans un mariage en détresse, il est préférable de se fier à des règles fixées d’avance pour l’inévitable divorce, ce qui en réduit le coût pour les deux parties. Ne nous méprenons pas : une sortie disciplinée par la Grèce de la zone euro sera forcément douloureuse sur le plan économique. Mais le spectacle d’une lente implosion erratique de l’économie et de la société grecque pourrait être encore plus pénible à observer.

Traduit par Pierre Castegnier »

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CONCLUSION

On notera que l'économiste américain se place dans le cadre d'une Union européenne continuant de survivre et qu'il invoque le rôle du FESF et du MES. C'est à mon avis très hypothétique puisque la sortie de la Grèce de l'euro pourrait entraîner des conséquences en cascade dans toute l'UE, non seulement dans les domaines monétaire et financier mais aussi politique et juridique.

Mais 4 points de son analyse sont spécialement intéressants à relever :

1°)- il explique que les mesures correctrices envisagées actuellement ne peuvent en aucun cas sauver la Grèce : la rigueur entraîne la récession et ne permet pas d'améliorer la compétitivité, ce qui rend insurmontable le remboursement de la dette.

2°)- il cite nommément l'Argentine et l'Islande comme modèles dont on peut s'inspirer, et il évoque aussi "bon nombre de marchés émergents"


3°)- il souligne que, certes, « la dette étrangère en euro du gouvernement de la Grèce, des banques et des sociétés augmenterait en flèche. » Mais il réfute cet argument des européistes dans des termes exactement comparables à ceux que j'ai déjà développés moi-même plusieurs fois lorsque j'ai été interrogé dessus

À savoir que « ces problèmes ne sont pas insurmontables. L’Argentine s’en est sortie en 2001, quand elle a converti en pesos ses dettes exprimées en dollar. Les États-Unis ont fait quelque chose du genre en 1933, par une dépréciation du dollar de 69 % et l’abandon de l’étalon-or. Une « drachmatisation » du même ordre des dettes euro pourrait bien être nécessaire et inévitable. »

En d'autres termes, cette fameuse objection de la dette croissante convertie en euros n'a de sens que si l'État souverain l'accepte. Si l'État souverain décide au contraire d'imposer souverainement aux créanciers un changement de la monnaie de remboursement, ce problème disparaît. C'est tout simplement l'affaire d'un rapport de force et les exemples historiques invoqués par l'un des plus grands
économistes de la planète sont là pour illustrer que tout est toujours possible pour un peuple qui a décidé de prendre en main ses destinées.


4°)- enfin, Nouriel Roubini avoue que « les pertes en capital des institutions financières du cœur de la zone euro demeurent le problème le plus important. »

C'est bien l'aveu que la sortie de l'euro pose bien plus de problèmes aux banques qu'aux peuples....

On s'en doutait, n'est-ce pas ?

François ASSELINEAU

Source : http://www.project-syndicate.org/commentary/greece-must-exit/french
 
www.project-syndicate.org
NEW YORK – La tragédie grecque de l’euro en est au dernier acte : il semble évident que le risque est élevé que la Grèce cesse d’honorer sa dette cette année ou l’an prochain en même temps qu’ell…
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