Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 00:53

 

Mercredi 20 mars 2013

 

Non au tout anglaisLe projet de loi sur l'enseignement supérieur, dit loi Fioraso, aggrave la démarche de marchandisation de l'enseignement supérieur déjà engagée par Valérie Pécresse avec la loi L.R.U. : le projet Fioraso est de fait totalement subordonné aux intérêts capitalistes et constitue une privatisation de moins en moins larvée des universités. Son objectif inavoué est la destruction programmée de l'outil de recherche français dans des secteurs stratégiques, au bénéfice d'un espace européen de recherche inféodé aux logiques régressives de la concurrence et de la rentabilité financière.

 

Dans ce cadre, afin de vendre des services d'enseignement, l’article 2 du projet de loi ESR, multipliant les exceptions, prévoit de modifier l'article L121-3 du Code de l'Éducation, faisant actuellement du français la langue de l'enseignement, des examens, concours, thèses et mémoires, pour y apposer la restriction suivante : « ou lorsque les enseignements sont dispensés dans le cadre d’un accord avec une institution étrangère ou internationale tel que prévu à l’article L. 123-7 ou dans le cadre de programmes bénéficiant d’un financement européen ».

 

De surcroît, et manifestement pour achever le travail, le 12 février dernier, trente-six sénateurs du groupe socialiste ont déposé une proposition de loi « relative à l’attractivité universitaire de la France » L’article 6 de celui-ci (un ajout à l’article L. 761-1 du code de l’éducation) indique que « (…) la langue de l’enseignement, des examens et concours, ainsi que des thèses et mémoires, dans les établissements d’enseignement supérieur, peut être une autre langue que le français.  Pour les étudiants ne justifiant pas d’une connaissance suffisante du français, lorsqu’ils suivent une formation dispensée dans une langue étrangère, cette dérogation est soumise à l’obligation de suivre un cursus d’apprentissage de la langue et de la culture françaises ».

 

La commercialisation de l'enseignement supérieur passe donc par la destruction de la langue française, soi-disant inapte au monde merveilleux de la concurrence de la vente de compétences. Ce choix est parfaitement aberrant : alors même qu'il suffirait de proposer aux étudiants français et francophones, notamment africains, de dispenser des cours aux étudiants étrangers non-francophones de façon intensive avant leur entrée d'une université française, moyennant une rémunération dont beaucoup ont (malheureusement) besoin, le gouvernement, bien que prétendant la préserver, saborde en pratique toute la politique de la francophonie.

 

Rappelons enfin l'évidence : nos étudiants, bientôt contraints d'étudier en langue étrangère en France même (!) - on s'imagine volontiers le creusement des inégalités sociales amené à découler d'une telle fusion des compétences linguistiques et disciplinaires... - mais aussi leurs professeurs - seront les premières victimes d'une telle « attractivité » :  car pour enseigner en anglais (appelons un chat un chat...), non seulement la concurrence sera ouverte à l'Inde, aux États-Unis, au Royaume-Uni... et à tous les diplômés qui dans le monde se sont vu imposer l'anglais, eux aussi, comme langue d'étude, mais on préférera finalement toujours l'original à la copie, et le locuteur « natif », gage du sérieux de l'accent, à son émule de bonne volonté. Au mieux, en fait de diversité, aurons-nous comme à HEC des intervenants de tous pays ayant pour seul point commun... d'avoir tous fait leur thèse aux États-Unis, ce qui sous couvert d'une « nécessité » de niveau de langue en anglo-américain, et derrière le paravent d'une « diversité » parfaitement illusoire, consacrera de fait une mainmise dogmatique sur nos institutions.

 

Plus que jamais la résistance linguistique et culturelle au « tout-anglais » promu par le MEDEF et par l’Union européenne est une composante incontournable de la résistance au contre-modèle anglo-saxon de privatisation générale des activités humaines, en particulier de la culture, de la santé et de l’éducation.

 

Association progressiste et internationaliste solidaire des combats du mouvement ouvrier, démocratique et populaire, le COURRIEL appelle en conséquence tous les républicains :

  • à voter contre ce texte qui est un véritable assassinat linguistique,
  • à réaffirmer le principe de l'enseignement en français à tous les niveaux de l'enseignement, en particulier supérieur, dans la tenue des cours comme dans la rédaction des travaux universitaires et des publications scientifiques.

 

Le combat pour la langue française est une face essentielle de l'émancipation politique et sociale : le COURRIEL apporte à cette occasion son soutien à tous les mouvements syndicaux engagés dans la lutte contre ce projet inique qui non seulement ne rompt pas avec la politique universitaire de Sarkozy, mais la valide, la prolonge et l’aggrave en détruisant tous les services publics à commencer par le premier d’entre eux : la langue française, « langue de la République » au titre de la Constitution.

 

Le bureau du COURRIEL

 

Partager cet article
Repost0
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 00:49

 

 

18 mars 2013

Sur les pratiques pédophiles et satanistes de la famille royale anglaise

John+Allen+with+children+in+his+careLe réseau pédophile d’élite en Angleterre n’est hélas pas un mythe. Dans les années 80, on a entendu parler d’un réseau pédophile installé par le MI6 au Kincora Boys Home, à Belfast. Peu après, ce sont les orphelinats du Pays de Galles qui ont fait parler d’eux. ¨Puis ceux de Londres, d‘Ecosse, et finalement c’est Jimmy Savile qui est tombé. Aujourd’hui, les grandes manœuvres continuent afin d’étouffer le plus gros du scandale : l’implication de la famille royale dans ce réseau pédophile. On va donc parler de satanisme, de pédocrminalité, et d'une sombre affaire de cérémonie qui a mal tourné dans le sud de la France.

 

En 2012, un certain Chris Jones affirme que ses deux frères, Adrian et Leander, ont été assassinés parce qu’ils s’apprêtaient à exposer le réseau pédophile d’élite, et notamment Margaret Thatcher. Chris Jones a expliqué qu’encore enfant, il a été forcé à des relations sexuelles avec un juge de la Haute Cour, ou encore par un flic.

Jones dénonçait aussi John Allen, qui gérait un orphelinat dans le Nord du pays de Galles, où nombre de scandales ont été révélés récemment. Adrian Johns avait été pensionnaire à Bryn Alyn, et en 1992 il avait menacé John Allen de le balancer s’il ne lui payait pas une compensation financière[1]. Il a été tué le 17 avril 1992 dans l’incendie criminel de sa maison.

En 1995, Chris et Leander ont témoigné contre Allen lors d’un procès. Peu après, Leander est mort d’une overdose.

Allen a été condamné à 6 ans de prison en 1995 pour des agressions commises entre 1972 et 1983. Puis, lors de l’enquête Waterhouse sur les viols commis dans les orphelinats du Pays de Galles, il a de nouveau été inquiété en 2003 mais a finalement échappé à 36 chefs d’accusation pour des abus dans les homes dont il était responsable.

Il était arrivé dans le business des orphelinats au milieu des années 60, après avoir commencé dans l’hôtellerie, et en 1969 il a ouvert la Bryn Alyn Community residential schools, une chaîne d’orphelinats et de foyers pour enfants. Le premier home a fonctionné avec 11 personnes non formées à s’occuper d’enfants.

Former-Minister-Says-Thatcher-Aide-Was-Paedophile-Who-Preyed-On-Boys-Home-And-Hague-Should-Have-Known-02A un moment, Allen gérait une cinquantaine d’orphelinats dans le Nord du Pays de Galles et ailleurs, comme Londres et Brighton, et environ 500 enfants y seraient passés.

Le business était très rentable puisque dans les années 80, l’Etat versait 15.000£ par an pour un enfant placé [2]. Au milieu des années 80, le chiffre d’affaires était d’environ 2,8 millions de livres par an pour un bénéfice de 80 à 90.000£, mais Allen touchait en 1988 pas moins de 204.800 £ par an, possédant un yacht et diverses propriétés, notamment sur la Côte d’Azur. Où il possédait une villa revendue en urgence à 200.000£.

En 1992, Allen a perdu ses agréments et les écoles ont fermé en 1997, suite à une gestion calamiteuse et à des dettes importantes.

172 personnes avaient déclaré avoir été victimes dans les orphelinats d’Allen. Evidemment, certains (28 ont été finalement retenus) ont aussi dénoncé Allen comme étant un pédophile. Leander Jones était l’une de ses victimes. Il est devenu prostitué à Londres juste après avoir quitté le home. A 17 ans, il s’est ensuite rendu à Amsterdam. Il a témoigné lors de la procédure contre Allen, mais il est mort d’une overdose avant le début du procès, en février 1995. Comme par hasard, Allen a disparu de la circulation entre les déclarations de Leander et son décès, pour revenir comme une fleur nier en bloc à son procès.

Finalement, on n’a retenu contre Allen que des agressions sexuelles, pas de viols malgré les nombreux témoignages concordants.

Déjà en 1982, Allen avait été entendu par des flics au sujet d’abus commis sur des enfants dans ses homes, mais cela n’a rien donné. Déjà à l’époque, une victime avait dit qu’Allen lui donnait de l’argent pour qu’il se taise. Logiquement, on peut se demander si les difficultés économiques d’Allen n’étaient pas directement liées aux chantages de ses victimes.

Le rapport Lost in care considérait quant à lui que les abus commis par Allen étaient extensifs et répétés. Il estime qu’Allen entraînait un comportement pédophile du personnel des homes. Des enfants étaient envoyés dans des orgies, prostitués dans des hôtels, menacés. Certaines victimes étaient violées par les éducateurs, par les responsables des orphelinats, mais aussi par les amis de ceux-ci. Evidemment, aucun signalement ni aucune plainte n’a abouti dès que des pédophiles puissants, flics ou magistrats étaient impliqués.

 

2013-02-23_021424 - Copie (2)Les réseaux pédo – FM

Derrière toute cette histoire, l’ombre de la Franc Maçonnerie planait. Même si comme toujours, on n’a officiellement rien trouvé, nombre de protagonistes essentiels de l’enquête étaient FM. A tel point que des victimes ont demandé au tribunal qu’on dresse une liste des magistrats, flics et autres intervenants appartenant à la franc-maçonnerie. Pourquoi ? Parce qu’on craignait un étouffement dans les règles, ce qui a d’ailleurs été le cas. Il faut dire qu’avec un Gerard Elias, membre de la loge Dinas Llandaff à Cardiff, juge à la haute cour qui dirigeait le tribunal, il pouvait difficilement en être autrement. Quant au chef de la police du nord du pays de Galles à l’époque des abus, Lord Kenyon, il était Grand Maître provincial[3] et a été pris plus d’une fois à protéger ses camarades.

Les enfants étaient envoyés dans des hôtels ou des villas pour y être violés par des pédophiles ayant un pouvoir d’achat certain.

On sait aussi que divers pédophiles, comme un certain Gary Cooke, alias Reginald Cooke, avaient leurs entrées dans les homes d’Allen. Ledit Cooke, qui avait quitté l’armée en 1974, introduisait ensuite les enfants auprès d’autres pédophiles. Un autre pédophile qui avait ses entrées chez Allen, Graham Stephens, avait même emmené un jeune au Danemark fin 1972.

On a aussi l’affaire du massacre de Dunblane en mars 1996, où un « tueur fou » et pédophile notoire est entré dans une école pour massacrer 16 gamins et leur institutrice avant de se suicider, a été armé grâce à un permis d’armes signé par un franc maçon devenu ensuite le secrétaire général de l’OTAN, Lord Robertson.

C’est d’ailleurs un franc maçon, Lord Burton, grand maître local, qui a dénoncé les protections incroyables dans cette histoire et a qualifié l’enquête de « cover-up », de couverture. Burton dénonçait surtout l’appartenance de Lord Cullen, le haut magistrat qui a mené une pseudo enquête sur ledit massacre, à la Speculative Society, liée à la FM, et dont certains membres violaient des enfants de l’école Queen Victoria (pour les enfants de militaires, présidée par le Duc d’Edimbourg c’est-à-dire le prince Philip), école où le tueur fou a justement trainé à une époque. Il n’empêche, Cullen a été nommé baron en 2003, probablement en récompense pour avoir protégé ses camarades.

Et ceci n’est qu’une infirme partie des scandales pédophiles étouffés au Royaume Uni.

L’affaire Elm Guest house, ce bordel pour pédophiles puissants installé au cœur de Londres, en est un autre. Pourquoi ces étouffements systématiques ? Parce que des noms de députés, de juges, de ministres, de premiers ministres, et même la famille royale sont cités par diverses victimes.

On va parler de la famille royale anglaise, mais là on va manquer de sources écrites, évidemment.

 

La famille royale anglaise,  une coterie nazie ?

article-2287402-186EB70B000005DC-76_634x941On ne va pas s’éterniser longtemps sur cet aspect des choses aujourd’hui très bien documenté, n’en déplaise à certains propagandistes de l’Histoire officielle.

On sait que les liens de la famille royale anglaise avec les nazis ont été très étroits, et le sont probablement encore, si l’on en juge par le déguisement arboré récemment par le prince Harry.

 

Prince Phillip

Dans la famille royale aussi, on découvre quelques nazis. Comme le Prince Charles Edward, un duc de Saxe Cobourg Gotha et petit fils préféré de la reine Victoria[4], qui est passé pour un traitre en Angleterre durant la première guerre mondiale et a rejoint le parti nazi dès sa création. En 1936, Hitler l’a envoyé en Angleterre pour devenir le président de l’Anglo German Friendship Society afin de développer les relations entre les deux pays, et il ‘la aussi nommé comme président de la Croix Rouge Allemande.

On a aussi Edouard VIII, qui a carrément donné à Hitler les plans de défense de la France avant le début de la deuxième guerre. Charles Edward s’est rapproché de lui par le biais de son association, mais pas de chance Edouard VIII a du abdiquer juste avant la guerre.

Quant à Philip, ses quatre sœurs sont mariées à des princes allemands aux sympathies nazies. L’un d’eux était Colonel dans la SS, attaché au service personnel d’Himmler. La mère d’Elisabeth II s’était d’ailleurs opposée au mariage de sa fille avec ce prince allemand.

Tout cela est prouvé par les archives et les recherches des historiens, mais il ne faut pas oublier que ce fut un grand tabou durant 60 ans. Philip n’a commencé à parler de ses connexions nazies que quand le feu a été allumé, pour mieux noyer le poisson.

C’est l’oncle de Philip, George van Battenberg, frère de Louis Montbatten, qui fut son représentant légal.

 

Lord Mountbatten : il est considéré comme le mentor du prince Charles, après avoir été celui du prince Philip. Amiral de la navy, il était aux premières loges pour organiser le trafic de drogue entre l’Asie du sud est et l’Europe. Mountbatten était le frère de la reine de Suède, l’oncle du prince Philip, et les deux portent comme vrai nom celui de Battenberg, anglicisé en Mountbatten.

Mountbatten, tout comme Edward Heath, a été relié à l’affaire du Kincora Boys Home, un orphelinat où il est avéré que le MI5 a élaboré un réseau pédophile destiné à compromettre diverses personnalités. Des enfants du Kincora Boys Home étaient emmenés dans un château au milieu de l’Irlande, qui appartenait à la famille du fondateur du Hellfire Club, un groupuscule élitiste fondé fin XVIII e.

tumblr_m8tkjeFmtM1rnseozo1_500 copieLes orphelinats du pays de Galles servaient également au MI5 pour filmer des diplomates étrangers dans des positions plus que compromettantes.

On sait aussi que c’est Mountbatten qui a permis à Savile d’être le premier civil à être décoré du « béret vert », une distinction militaire, dès 1966.

On prête souvent une relation homosexuelle à Mountbatten et Edward VIII, qui étaient cousins.

Il est mort en 1979 dans l’explosion de son bateau qui a été attribuée à l’IRA parce qu’est pratique, mais plusieurs théories circulent notamment vers la piste des services secrets. Accessoirement, il était avec un garçon de 14 ans, Nicholas Knatchbull, sur le bateau au moment de l’explosion.

 

Porphyrie

La porphyrie (du grec porphyra qui signifie violet) est une maladie du sang très répandue dans les familles royales européennes et chez les tsars russes, où la consanguinité est quasiment la règle. On nous explique que cette maladie, qui se présente sous différentes formes, a entraîné le mythe de Dracula car les personnes atteintes de porphyrie sont obligées de régénérer leur sang, soit par dialyse, soit en en buvant.

On peut ajouter qu’à force de se défoncer à la coke synthétique du matin au soir, le sang de certaines personnes est tellement pourri qu’ils doivent boire du sang neuf dès le matin au petit déjeuner[5]. Ca peut paraître incroyable, mais c’est vrai.

Le débat fait rage et les familles royales, notamment celle d’Angleterre, nient absolument être victimes de cette maladie, comme on le soupçonne chez leurs ancêtres Georges III et Mary Stuart. Charlotte, petite fille de la Reine Victoria, avait aussi la porphyrie, de même que sa mère Vicky ou le cousin de la reine Elisabeth, William de Gloucester.

C’est certainement un hasard si le prince Charles a déclaré en octobre 2011 qu’il était un descendant de Dracula par sa grand-mère, la reine Marie.

Sauf que Dracula n’est pas un mythe, pas plus que le fait de boire du sang ou de se protéger de la lumière du jour. Et quel est le sang le plus recherché ? Celui des enfants Blancs, évidemment.

 

La famille royale, une clique pédophile

Lady-Gaga-tres-hot-face-a-la-reineLa famille royale anglaise est surtout, comme tous les dirigeants des pays développés et probablement des autres pays aussi, est vérolée jusqu’à la moelle par ses comportements pédocriminels.

Pourquoi ? Parce que comme tous nos dirigeants, la famille royale anglaise est sataniste.
A ce titre, elle est forcément pédophile. On pourrait ajouter que la reine d’Angleterre comme ses descendants sont cocaïnés jusqu’aux yeux, et consomment plusieurs kilos de cocaine pure chaque mois.

On sait par exemple que deux anciens premiers ministres, Harold Wilson et Edward Heath, pratiquaient les sacrifices d’enfants, qui sont incontournables pour un bon sataniste bien taré. Heath, qui appréciait beaucoup les virées à Jersey,  aurait ainsi tué plusieurs enfants. On le retrouve aussi du côté de Belfast, au Kicora Boys Home, directement lié au groupuscule satanique le Hellfire Club, et aussi du côté d'Elm Guest house.

En 2008, c’est un majordome de Buckingham Palace et ancien marine, Paul Kidd, qui s’est fait coincer pour des viols commis sur des mineurs durant 30 ans, alors qu’il travaillait pour la famille royale. Bien sûr, aucun lien n’a été fait entre le réseau pédophile mis en place par Kidd et la famille royale. Une de ses victimes a expliqué que quand il avait 14 ans, Kidd l’a invité à prendre le thé en compagnie de la reine à la fin des années 70.

En 1999, une enquête internationale appelée operation Ore a mené à des arrestations aux Pays Bas et en Angleterre notamment, où les flics ont pu établir des liens entre des pédophiles du Labour présents au gouvernement et du trafic d’enfants dans un but de prostitution en Belgique et au Portugal[6]. Blair a eu tellement chaud aux fesses qu’il a imposé aux médias de ne citer aucun nom[7].

Quant à Savile, il ne fait désormais plus aucun doute qu’il s’adonnait à des cérémonies satanistes.

On sait qu’il fournissait des enfants au gouvernement, notamment à Jersey où un témoin l’a vu faire monter un enfant sur le yacht d’Edward Heath, alors 1er ministre.

Ce n’est pas pour rien que le député Tom Watson a demandé une enquête sérieuse au sujet d’ « un réseau pédophile puissant lié au Parlement et à Downing Street »

 

5540116Plusieurs éléments corroborent ce penchant de la famille royale, notamment :

 > Jimmy Savile : la star de la BBC était le fournisseur d’enfants pour les cercles fermés de la famille royale et du gouvernement. Il avait accès à de nombreux orphelinats (comme celui de Jersey par exemple), mais aussi à des pensionnats de jeunes filles, à des hôpitaux psychiatriques (dont il avait toutes les clés et où il était même hébergé[8]), et pouvait se fournir en enfants n’importe où et n’importe quand.

Savile, qui cumule aujourd’hui plus de 450 plaintes, a été introduit auprès du Prince Charles par Lord Mountbatten au début des années 70, soit une dizaine d’années après les premières plaintes d’abus sexuels contre Savile (en 1964).

Ensuite, Savile est carrément devenu un proche conseiller de Charles, donnant son avis sur la nomination d’un assistant, ou même sur l’organisation de son mariage. Au palais, Savile se comportait normalement, c’est-à-dire comme un camionneur en rut.

Certains considèrent aussi que l’émission débile de Savile, « Jim’ll fix it » (1975 – 1994), n’avait pour but que de faciliter l’accès du prédateur aux enfants.

Ajoutons qu’en plus d’être pédophile, Savile se livrait à des pratiques nécrophiles[9] ainsi qu’à des pratiques satanistes, ce qui est décrit dans plusieurs témoignages de victimes. Ce n’est probablement pas pour rien que le corps d’une jeune femme a été retrouvé juste devant chez lui le matin du 5 février 1977. D’ailleurs, les liens d’amitié de Savile avec le tueur en série Peter Sutcliffe qui a avoué le meurtre, et leur proximité géographique avant que Sutcliffe ne soit envoyé dans l’un des hôpitaux du circuit de Savile, posent aussi question, Broadmoor.

Le neveu de Savile, Guy Mardsen, a expliquéil y a quelques mois comment son oncle l’emmenait dans des partouzes avec des types puissants, et comment il lui demandait de trouver d’autres enfants plus jeunes pour amuser la clique.

royal family cocaine> L’affaire des enfants volés dans un orphelinat indien du Canada. J’ai déjà abordé cette affaire dans un article consacré au génocide des indiens du Canada, notamment en envoyant leurs enfants dans des orphelinats tenus par l’Eglise, de véritables mouroirs dans lesquels opéraient des réseaux pédophiles. Pour résumer, trois survivants de ces orphelinats ont déclaré avoir été témoins de l’enlèvement d’une dizaine d’enfants par la Reine d’Angleterre. Lors d’une visite royale dans l’un de ces orphelinats à Kamloops, en Colombie Britannique en octobre 1964, on a présenté les enfants à la reine et au prince Philip qui l’accompagnait. Le premier de ces témoins est mort rapidement après avoir parlé, et le dernier survivant, William Combes, est mort en février 2011 avant d’avoir pu témoigner au procès qui a valu une condamnation à 25 ans de prison pour le pape et la reine d’Angleterre, notamment (mais on va y revenir plus bas). Au passage, le décès de Combes ressemble beaucoup à un assassinat, d’après certains comme Kevin Annett qui a enquêté sur le sujet.

L’école était tenue par l’Eglise catholique, et les enfants y étaient systématiquement torturés, certains étaient même tués, comme c’était le cas dans une bonne partie de ces « residential schools ». Le jour de la visite royale, certains enfants ont eu le privilège de pique niquer avec la reine et Philip, ainsi que quelques prêtres. Combes, qui avait 12 ans à l’époque, se souvient : « Je me rappelle que c’était bizarre parce qu’on a tous du baiser les pieds de la reine, qui avec des chaussures blanches à lacets ». Après un moment, la reine a quitté le pique nique avec dix enfants de l’école, sept garçons et trois filles âgés de 6 à 14 ans, « et ces enfants ne sont jamais revenus », dit encore le témoin dans sa déposition officielle le 3 février 2010, « on n’a plus jamais entendu parler d’eux et on ne les a jamais revus, même quand nous étions plus âgés ».

> La condamnation récente de la Reine d’Angleterre (de même que du pape) par un tribunal canadien pour crimes contre l’humanité. On parle du massacre des indiens du Canada, envoyés dans des orphelinats tenus par l’Eglise qui étaient transformés en véritables bordels. On estime avoir totalement perdu la trace de 50.000 enfants, en plus de ceux dont on sait qu’ils y sont morts. Ce verdict est intervenu le 25 février 2013 après un mois de délibération par plus de trente jurés qui ont examiné 150 cas d’abus sexuels et maltraitances dans ces orphelinats. Benoît 16 a été condamné à 25 ans de prison, mais comme il a démissionné pile au bon moment et qu’il est vieux, il pourrait passer entre les mailles du filet. La reine d’Angleterre va-t-elle aussi démissionner, comme la Reine Beatrix qui vient de le faire, ou le roi des Belges Albert II qui a lui aussi le feu aux fesses avec des dossiers de pédocriminalité et s’apprête à faire de même ? Ces condamnations (ils ont tous pris 25 ans et encore ce n’est pas cher payé) sont le fruit d’une centaine d’années de combat des indiens du Canada pour faire reconnaitre le massacre dont ils ont été victimes. La parole s’est libérée récemment, au cours des années 90, et des centaines de personnes se sont mobilisées pour accumuler des preuves de ces ignominies sans nom.

eye wide shut1> L’affaire château templier en 2001. Là, je vais me démarquer d’un certain David Ike, qui parle aussi des pratiques satanistes de la famille royale, mais ajoute qu’il s’agit de reptiliens. David Ike ne sert qu’à envoyer les gens sur de fausses pistes. L'affaire est très grave, et a été couverte principalement dans le but de faire chanter les coupables.

En 2001 dans le sud de la France, très probablement dans les Alpes Maritimes, et très probablement entre la mi mai et la mi août, la France a connu une affaire qui a fait jaser dans les services secrets, mais que le bon peuple ignore totalement, hélas. Chaque année, une grande cérémonie satanique est organisée dans un château templier près de Cagnes sur Mer, par et pour la famille royale anglaise. Le gratin sataniste anglais se doit d’y être présent, y compris de nombreux membres du MI5 et du MI6 surtout. Le programme, c’est des orgies, des tortures, des meurtres d’enfants et d’adultes en quantité. Pour cela, il faut de nombreuses proies, qui étaient enfermée dans les sous-sols, où avaient également lieu les rituels. Précisons que tout le monde est complètement défoncé, voire à moitié hypnotisé, et que des jeux de rôle mélangeaient encore les choses davantage.

Le truc, c’est qu’en 2001, de nombreuses victimes se sont échappées[10]. Ce qui a entrainé une véritable panique dans la campagne environnante et l’intervention de la gendarmerie française. Celle-ci a ensuite a fait venir l’armée anglaise, afin d’exfiltrer des membres de la famille royale, au moins William et Philip, en les cachant avec des sacs de pommes de terre qui les couvraient jusqu’à la taille [11]. De cette manière, ni les flics français ni les militaires anglais présents ne savaient qui avait été sorti discrètement du château et mis à l’arrière d’un van.

110425e-image-dut-4417Tout aurait été pour le mieux si des services étrangers n’avaient pas mis la main sur des vidéos réalisées lors des rituels dans le château. La CIA, le Mossad, ont ainsi leurs exemplaires, et il semble que des copies soient en vente un peu partout dans le monde.

Apparemment, plusieurs satanistes anglais sont sous le coup de chantages qui leur coûtent très cher depuis cette affaire.

Pourquoi ne bon peuple n'a-t-il pas le droit de savoir que cela est arrivé, et pourquoi ne peut-on pas en connaître les conséquences, notamment au niveau géopolitique? Car, il semble que 12 ans après, on en subit encore les conséquences. Enfin, il est clair que ça continue, puisque l'impunité règne et que les satanistes cocaïnés dirigent le monde. Question: combien d'enfants -et d'adultes, surtout des femmes- sont-ils massacrés lors des délires de cette bande de tarés? Et jusqu'à quand cela doit-il durer?

----------------------
Il y a encore deux ans, il m'aurait semblé parfaitement incongru de parler de satanisme. Pour moi, les satanistes étaient des dingues isolés, aux rituels aussi ridicules qu'inoffensifs. Lourde erreur.
J'ai d'abord du admettre que les pratiques satanistes ou assimilées sont courantes en France, et qu'elles s'accompagnent de viols collectifs d'enfants et souvent de meurtres. On ne retrouve pas toujours le folklore sataniste complet, les robes, les chandelles etc., mais les viols et les meurtres sont systématiques.
J'ai ensuite du admettre, parce que des témoins en parlent, que les satanistes se sont infliltrés partout: politique, justice, médias, services sociaux, entreprises. Notamment parce qu'ils ont eu la bonne idée de s'infiltrer dans des groupuscules tels que la franc maçonnerie et diverses sectes.
On reviendra évidemment sur ce sujet dans les semaines à venir.


[1] De fait, Allen a expliqué au procès qu’il avait versé entre 7 et 8.000£ à Leander et Adrian.

[2] Les enfants les plus difficiles rapportant davantage, Allen en prenait bien au-delà des capacités d’accueil de ses homes. Idem pour les placements en urgence. Selon la même logique financière (qu’on retrouve évidemment en France avec toutes ces associations privées qui se gavent sur le dos des enfants tout en conseillant aux tribunaux… de placer les enfants), les enfants restaient la plupart du temps entre deux et trois années dans les homes d’Allen.

[3] Son fils Thomas a même été voir un pédophile emprisonné dans cette affaire pour lui demander de ne pas balancer le réseau et qu’il interviendrait pour lui auprès de son père. Il était pédophile (ce que les flics savaient parfaitement, pourtant sa victime préférée n’a pas été protégée bien au contraire) et est mort du SIDA en 1993.

[4] C’est la reine Victoria qui a décidé d’envoyer son petit fils en Allemagne et qu’il deviendrait duc de Saxe Cobourg Gotha, la principauté allemande d’où venait son mari le prince Albert. A 16 ans il est devenu Carl Eduard, possédant 13 châteaux en Allemagne et en Autriche etc. Il s’est marié avec une fille du Kaiser et a combattu l’Angleterre durant la première guerre, si bien qu’il a perdu tous ses titres anglais en 1918.

[5] La prise de certaines drogues telles que la cocaïne, dont raffole toute la famille royale anglaise, peut déclencher une porphyrie latente ou empirer la maladie.

[6] Des enfants de la Casa Pia, cet orphelinat portugais qui servait à fournir des partouzes pédophiles en enfants, étaient embrigadés dans ce réseau.

[7] Ce qui a permis à l’un de ses assistants, Philip Lyon, de ne pas être inquiété avant 2003, quand il s’est fait pincer pour avoir téléchargé des images pédophiles. 

[8] Savile avait son appartement à l’hôpital Stoke Mandeville et aussi à Broadmoor, pour lequel il avait lancé une collecte de fonds. Il se rendait seul à la morgue de l’hôpital, ce qui laisse désormais songeur. Il avait aussi toutes les clés de Broadmoor (hôpital psychiatrique), où plusieurs viols ont été commis.

[9] Ce qui était d’autant plus facile pour lui qu’il avait accès aux morgues des hôpitaux précités, notamment.

[10] A ce stade, je en sais pas si c’est l’une des victimes qui est parvenue à faire sortir les autres, ou si c’est un service étranger qui leur a permis de sortir, mais je penche pour la deuxième solution.

[11] Il paraît qu’on a appelé cette opération l’opération SPUDNIKS, du nom d’une marque de chips.

 

Posté par Ceri à 14:02 - - Commentaires [15] - Permalien [#]


Tags : , , , , , , ,

 

http://dondevamos.canalblog.com/archives/2013/03/18/26679286.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=dondevamos

 

.

Partager cet article
Repost0
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 00:17

Israël : Membre de facto de l’OTAN
Global Research, mars 18, 2013

 

Le Secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a reçu le Président israélien Simon Peres au siège de l’OTAN, à Bruxelles, le 7 mars 2013. A l’ordre du jour : le renforcement de la coopération militaire entre Israël et l’Alliance atlantique, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Israël est déjà impliqué dans des opérations secrètes et des attaques non conventionnelles avec les Etats Unis et l’OTAN. Mais cet accord a une signification particulière, car il approfondit la relation entre l’OTAN et Israël au-delà de ce que l’on appelle le “Dialogue Méditerranéen”.

L’accord commun fait référence à un partenariat entre l’OTAN et Israël « dans la lutte contre le terrorisme et la recherche de la paix... au Proche-Orient et dans le Monde ». Ce qui laisse entendre une participation d’Israël sur la scène de la lutte active, aux côtés de l’OTAN – ce qui en fait un membre de facto de l’Alliance atlantique.

En d’autres termes, Israël serait directement impliqué dans une opération militaire, dès lors que l’OTAN et les Etats-Unis décideraient d’en lancer une, que ce soit contre la Syrie, le Liban ou l’Iran. Israël a offert son aide à l’OTAN dans ses opérations de lutte contre le terrorisme dirigées contre le Hezbollah et l’Iran.

Une déclaration précise que « durant leurs discussions, les deux parties sont tombées d’accord sur le fait qu’Israël et l’OTAN sont partenaires dans la lutte contre le terrorisme… ».

Le Président Peres a insisté sur la nécessité de maintenir et d’accroître la coopération entre Israël et l’OTAN, ainsi que sur la capacité d’Israël à apporter sa collaboration et à fournir non seulement une aide technologique, mais aussi un savoir gagné de sa très grande expérience en matière de lutte anti-terroriste.

« Israël sera heureux de partager les connaissances qu’il a acquises et ses moyens technologiques avec l’OTAN. Israël a de l’expérience dans la lutte contre des situations complexes et nous devons renforcer notre coopération pour pouvoir combattre ensemble le terrorisme mondial, et aider l’OTAN face aux menaces complexes auxquelles elle est confrontée, y compris en Afghanistan, » a déclaré Peres à Rasmussen.

L’histoire de la coopération militaire entre Israël et l’OTAN

Il est intéressant de rappeler qu’en novembre 2004, à Bruxelles, l’OTAN et Israël ont signé un important accord bilatéral qui a lancé la mise en place d’exercices militaires conjoints. Un second accord l’a rapidement suivi, signé à Jérusalem en mars 2005, par le Secrétaire général de l’OTAN et le Premier Ministre Ariel Sharon. Les militaires Israéliens voyaient dans ce nouvel accord bilatéral de coopération militaire un moyen de « renforcer la capacité de dissuasion d’Israël face des ennemis potentiels qui le menacent, et notamment l’Iran et la Syrie. »

L’hypothèse prise en compte, sous-jacente à cette coopération militaire entre l’OTAN et Israël, est « qu’Israël est sous attaque. »

La coordination militaire et celle des services secrets existe bel et bien ; elle est active, et inclut des consultations relatives aux territoires occupés.

« Avant le lancement de l’Opération Plomb Durci sur Gaza, l’OTAN échangeait déjà des renseignements avec Israël, partageait son expertise en matière de sécurité, et organisait des exercices militaires communs. (...) Scheffer, le précédent Chef de l’OTAN, s’est même rendu en Israël au beau milieu de l’offensive en cours sur Gaza. Et à l’époque, l’opinion des officiels de l’OTAN était que la coopération avec Israël était essentielle à leur organisation. » (Al Ahram, 10 février 2010)

L’accord bilatéral signé en mars 2013 entre Israël et l’OTAN est l’aboutissement de plus de dix ans de coopération.

Cet accord « oblige-t-il » l’OTAN « à venir au secours d’Israël », selon le principe de « sécurité collective » ?

(Cliquer sur l’image pour l’aggrandir)

L’accord renforce le processus en cours de planification militaire entre les Etats-Unis, l’OTAN et les militaires israéliens, ainsi que la logistique liée à toute opération future au Proche-Orient, y compris un bombardement aérien de sites nucléaires iraniens.

La délégation présidentielle israélienne était constituée de plusieurs sommités, militaires et conseillers du gouvernement, parmi lesquelles le Brigadier général Hasson Hasson, Secrétaire militaire du Président Peres (premier à gauche sur la photo), et Nadav Tamir, conseiller politique du Président israélien (à la droite du Président Peres).

Les discussions se sont déroulées à huis-clos, et le texte de l’accord qui en a découlé n’a pas été rendu public.

Suite à cette réunion, une déclaration commune a été publiée par l’OTAN. Le Secrétaire général Rasmussen a déclaré dans le communiqué de presse :

« Israël est un partenaire important de l’Alliance dans le Dialogue Méditerranéen. La sécurité de l’OTAN est liée à la sécurité et à la stabilité du bassin méditerranéen et du Proche-Orient. Et notre Alliance accorde une grande valeur à notre dialogue politique et à notre coopération pratique. Israël est l’un de nos plus anciens pays partenaires. Et nous sommes confrontés aux mêmes challenges stratégiques en Méditerranée orientale.

Alors que nous faisons face aux menaces sécuritaires du 21ème siècle, nous avons toutes les raisons d’approfondir notre partenariat de longue date avec nos pays interlocuteurs du Dialogue Méditerranéen, dont Israël. Nous savons tous que la situation régionale est complexe, mais le Dialogue Méditerranéen reste un forum multilatéral unique, où Israël et six pays arabes peuvent discuter autour d’une même table, avec l’Europe et des pays d’Amérique du Nord, de challenges sécuritaires communs. Je vois de nouvelles opportunités de renforcer notre dialogue politique déjà très avancé et notre coopération sur le terrain, à notre bénéfice mutuel. »

Michel Chossudovsky

Article original en anglais : Israel: A De Facto Member of NATO, publié le 9 mars 2013

 

 Traduction : CR pour ISM

 

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

 

 

 

ALERTE - Iran: Obama accepte qu'Israël ne s'en remette pas à Washington sur une frappe
www.romandie.com
ALERTE - Iran: Obama accepte qu'Israël ne s'en remette pas à Washington sur une frappe
.
Partager cet article
Repost0
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 00:08

Le dernier numéro du Spectacle du Monde, intitulé « La francophonie, bataille d’avenir», arrive tel un coup de tonnerre dans un ciel bleu. Il vient en effet nous rappeler que se déroule cette semaine, dans un mutisme mêlé d’indifférence, la Semaine de la langue française et de la francophonie. Une semaine, ça n’est pas de trop, à l‘heure où l’anglais envahit tout, submerge les dernières résistances, colonise nos imaginaires et offre l’occasion de se soumettre à ceux qui l’acceptent comme la dernière mode venue du grand large.


 L’anglais, vraiment ? A vrai dire, il est aussi menacé, sinon davantage, que le français : pas seulement parce que d’ici 2050 son nombre de locuteurs passera de 9% à 5% de la population mondiale quand celui des francophones devrait progresser de 3% à 8%. Menacé, car ce qui est nommé anglais n’est qu’un sabir inintelligible et indigent d’à peine huit cents mots (c’est Shakespeare qui se retourne dans sa tombe), derrière lequel se cache l’utopie mondialiste : réunir sous un même imperium l’humanité toute entière.


 Mais cette mise au pilori de l’anglais ne doit pas nous faire oublier que nous sommes également les propres fossoyeurs de notre langue (De te fabula narratur disait Horace). Et nos élites ont une part déterminante dans la responsabilité de cette débâcle. Le poisson pourri toujours par la tête, dit-on. Et le français regorge d’expressions pour désigner ces obscurs tâcherons de l’univers des «media», du «marketing», et des «think tank», ces professionnels de l’inculture, du dénigrement de soi, du reniement perpétuel de la France et de son passé.


Nos collabos, « humains par essence, Français par hasard », en sont encore à croire qu’une langue n’est qu’un moyen de communication, un vulgaire outil que l’on pourrait jeter aux orties par caprice. Il va sans dire qu’une langue est bien plus que cela : elle est l’expression d’un peuple, de son identité et de son génie particulier, elle est sa vision du monde, et c’est encore elle qui structure la pensée. Les conséquences du « global english » que les braves « Français doivent cesser de considérer comme une langue étrangère » (Claude Allègre) sont évidentes : nous sommes condamnés à devenir les moutons dociles du berger Sam, des consommateurs serviles dénués de conscience et d’intelligence, fort utiles à engraisser des multinationales bien heureuses de cette uniformisation générale synonyme d’augmentation des profits par la standardisation de la production, et à faire grimper les sacro-saints chiffres du PIB. Sainte Croissance, priez pour nous. L’aliénation consentante est un trait de notre époque, au même titre que son corolaire l’enseignement de l’ignorance.


La Semaine de la langue française est pour nous l’occasion unique de rappeler que la résistance est d’abord affaire de mots. Epurons notre langage de ce basic english dont Churchill promettait que « l’utilisation propagée serait un gain plus durable et plus profitable que l’annexion de grandes provinces » ; n’en gardons qu’un seul, pour symboliser le naufrage de nos élites: « snob ».


Inspirons nous de l’exemple québécois.  Depuis plusieurs siècles, la Belle Province fait montre d’un courage et d’une abnégation qui forcent l’admiration. Les Québécois ont saisi l’importance du combat linguistique, intimement lié à celui de la souveraineté.

Des serments de Strasbourg à l’enseignement obligatoire du français dans les écoles en passant par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, la France, son histoire et sa langue ne font qu’un. Et ce n’est certainement pas un hasard si, des mousquetaires, contemporains de la création par Richelieu de l’Académie française, à Cyrano, le panache n’est pas étranger au beau parler. Alors que certains ont déposé les armes, avec Bernanos nous croyons que « l’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait ! »

 

Luc Bouchinet

 


.
Partager cet article
Repost0
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 18:35
Syrie : les bombardements continuent alors que l'OTAN envisage une action
Le Monde.fr avec AFP | 20.03.2013 à 09h39 • Mis à jour le 20.03.2013 à 16h19
Abonnez-vous
à partir de 1 €
  Réagir   Classer   Imprimer   Envoyer

Partager google + linkedin

 
L'aviation du régime a frappé la province de Hama et de Raqa, dont le chef-lieu du même nom est tombé aux mains des rebelles.

Les forces syriennes ont bombardé mercredi 20 mars le sud de Damas, dont le camp palestinien de Yarmouk, tandis que l'aviation a effectué des raids sur le nord et le centre du pays, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
 

 

(..)

En outre, l'aviation du régime a frappé la province de Hama et de Raqa, dont le chef-lieu du même nom est tombé aux mains des rebelles. Des accrochages ont également eu lieu à Homs. Selon un bilan final de l'OSDH, la violence a causé la mort de 167 personnes à travers le pays, dont 43 soldats, 56 rebelles et 68 civils mardi.

AIDER LA RÉBELLION SYRIENNE "AIDERAIT À SORTIR DE L'IMPASSE"

"Nous sommes prêts, si on nous le demande, à nous engager comme nous l'étions en Libye", a assuré James Stavridis, commandant suprême des forces de l'OTAN.

Plus tôt dans la journée, le commandant suprême des forces de l'OTAN, l'amiral américain James Stavridis, a annoncé que certains pays membres de l'Alliance envisagent individuellement une action militaire en Syrie pour éliminer les défenses antiaériennes syriennes. 


Toutefois, "l'Alliance a pris la décision qu'elle suivrait la même séquence que pour la Libye", en 2011, où l'OTAN était intervenue sur la base d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, d'un soutien des pays de la région et d'un accord des vingt-huit pays membres de l'Alliance atlantique.


"Nous sommes prêts, si on nous le demande, à nous engager comme nous l'étions en Libye", a-t-il assuré, précisant qu'à ce stade les actions des Etats membres étaient conduites sur une base nationale. (..)


 Aider la rébellion syrienne "aiderait à sortir de l'impasse et à mettre fin au régime [de Bachar Al-]Assad", a-t-il estimé, précisant qu'il s'agissait d'une "opinion personnelle". Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a de son côté déclaré la veille que l'Alliance atlantique ne voulait pas se mêler au débat sur la fourniture d'armes aux rebelles syriens.


Lire : Le régime d'Assad et la Russie accusent les rebelles d'utiliser des armes chimiques

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/03/20/des-pays-de-l-otan-envisagent-une-action-militaire-en-syrie_1850772_3218.html

Partager cet article
Repost0
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 17:26


Mensonges au peuple : Propagande de guerre, propagande de paix


À partir de la façon dont nos médias ont relaté les conflits en Irak entre 1991 et 2003, ce film énumère les principes généraux de la propagande de guerre et ses prolongements en temps de paix.
Des intellectuels américains et européens, par le jeu de leurs regards croisés, nous permettent de comprendre les enjeux médiatiques - et idéologiques - des deux côtés de l'Atlantique.
Un écrivain, Jean Bricmont, deux historiennes, Anne Morelli et Annie Lacroix-Riz, un expert militaire, le Général Forget, et une journaliste, Diana Johnstone, comparent ces thèmes de propagande en Irak avec ceux développés lors d'autres conflits, tels celui de 1914-18, les coups de force hitlériens des années '30, les guerres de Yougoslavie ou celle d'Afghanistan...

Vidéo de 1 h 30 voir site
http://www.lacausedupeuple.com/documentaires/2008/08/31/mensonges-peuple-propagande-de-guerre-propagande-de-paix

Principes élémentaires
de propagande de guerre

Principes élémentaires de propagande de guerre constitue un ouvrage didactique intéressant pour se familiariser avec les techniques de propagande utilisées « en cas de guerre froide, chaude ou tiède » comme le suggère le sous-titre en page de couverture. Anne Morelli utilise des exemples historiques bien connus pour illustrer chacun de ces principes et laisse la porte ouverte pour l’avenir ; car en effet tout l’intérêt de l’ouvrage réside dans le fait que, désormais, le lecteur averti pourra reconnaître au cours des guerres futures, les mécanismes de désinformation utilisés par les États pour manipuler l’opinion publique. Une fois entraînés, vous verrez, vous citerez le numéro du principe sans même avoir besoin de l’expliquer. Tiens, Bush a encore utilisé le principe n°8… Une bonne manière à notre sens de filtrer l’information !

Reprenant le flambeau d’Arthur Ponsonby Anne Morelli nous enseigne les dix principes sur lesquels se basent toutes les propagandes de guerre : « nous ne voulons pas la guerre, le camp adverse est seul responsable de la guerre, le chef du camp adverse a le visage du diable, c’est une cause noble que nous défendons (et non des intérêts particuliers), l’ennemi provoque sciemment des atrocités (si nous commettons des bavures, c’est involontairement), l’ennemi utilise des armes non autorisées, nous subissons très peu de pertes (les pertes de l’ennemi sont énormes), les artistes et intellectuels soutiennent notre cause, notre cause a un caractère sacré, ceux qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres ». Ces dix principes sont illustrés d’exemples de 14-18 et de 40-45, de la guerre du Golfe et de celle de l’Otan contre la Yougoslavie. L’objet de l’auteure n’est pas de prendre position pour tel ou tel camp, mais de montrer comment, de part et d’autre, les « va-t-en-guerre » parviennent à enlever l’adhésion des opinions publiques à leurs projets mortifères. L’actualité ne manque pas d’occasions de vérifier la pertinence de ces principes de propagande. Irak, Tchétchénie, Afghanistan, Venezuela ... et les conflits sociaux nous donnent autant d’occasions de fournir aux jeunes des armes pour comprendre le monde, pour ne pas se laisser berner par les discours officiels. Plus que jamais, nous rappelle Anne Morelli, il nous faut apprendre à douter, douter ... et encore douter. Un livre de vulgarisation d’un abord vraiment facile, 90 pages notes comprises, au style incisif et non dénué d’humour.

Principes élémentaires de propagande de guerre
Genèse de l’ouvrage

En réalité, Anne Morelli ne revendique pas la paternité de la dénonciation des dix principes évoqués dans son livre. L’essentiel de sa réflexion, elle le doit à l’ouvrage du pacifiste anglais Arthur Ponsonby publié à Londres en 1928 et intitulé « Falsehood in Wartime ». L’ouvrage a été traduit en français sous le titre Les faussaires à l’œuvre en temps de guerre. Comme il dénonçait principalement les fausses informations produites par les alliés durant la guerre 14-18, le livre n’était pas pour déplaire aux Allemands et la traduction française est parue à Bruxelles en 1941, ce qui a longtemps conféré à l’œuvre une réputation d’ouvrage de collaboration. Ce livre contestataire par rapport à la version officielle de la guerre 14-18 s’inscrit en réalité dans un mouvement pacifiste qui a gagné toute l’Europe durant l’entre-deux-guerres. Nous sommes effectivement à l’époque de la Société des Nations ou encore du Pacte Briand-Kellog condamnant le recours à la force en cas de conflit. Ainsi, quelques auteurs se risquent à remettre en question le récit mythologique construit autour de la Première guerre mondiale par les Alliés. Lord Ponsonby fait partie de ces auteurs contestataires mais signalons également l’ouvrage célèbre de Jean Norton Cru analysant de manière très critique les témoignages des poilus de la Grande Guerre et le livre de Georges Demartial édité en 1922, intitulé « La guerre de 1914 ».
Comment on mobilisa les consciences.

Arthur Ponsonby avait déjà remarqué que les hommes d’État de tous les pays, avant de déclarer la guerre ou au moment même de cette déclaration, assuraient toujours solennellement en préliminaire qu’ils ne voulaient pas la guerre. La guerre et son cortège d’horreurs sont en effet rarement populaires a priori et il est donc de bon ton de se présenter comme épris de paix. On a entendu, lors de la guerre contre la Yougoslavie, les dirigeants de l’OTAN s’affirmer pacifistes. Si tous les chefs d’États et de gouvernements sont animés de semblables volontés de paix, on peut évidemment se demander innocemment pourquoi, parfois (souvent), des guerres éclatent tout de même. Mais le second principe de la propagande de guerre répond immédiatement à cette objection : nous avons été contraints de faire la guerre, le camp adverse a commencé, nous sommes obligés de réagir, en état de légitime défense ou pour honorer nos engagements internationaux....

Les principes relevés par Ponsonby peuvent être, par facilité, énoncés en 10 "commandements" :


1. Nous ne voulons pas la guerre

2. Le camp adverse est seul responsable de la guerre

3. L’ennemi a le visage du diable (ou « L’affreux de service »)

4. Les buts réels de la guerre doivent être masqués sous de nobles causes

5. L’ennemi provoque sciemment des atrocités, nous commettons des bavures involontaires

6. Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes

7. Notre cause a un caractère sacré

8. Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause

9. L’ennemi utilise des armes non autorisées

10. Ceux qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres

1. Nous ne voulons pas la guerre

Il est évident que dans notre société aux valeurs pacifistes, il n’est pas très populaire de se déclarer ouvertement en faveur de la guerre. Anne Morelli remarque avec raison qu’à la veille de chaque conflit, tous les dirigeants se prononcent en faveur de la paix pour rassurer leur opinion publique ; si par malheur ces derniers décident quand même de faire la guerre, ils déclarent généralement qu’ils la feront « contraints et forcés » par les circonstances.

De plus, il est important de noter qu’au sein de l’historiographie postérieure à chaque conflit, c’est toujours le vainqueur qui impose sa propre vision de la guerre au vaincu. La production historique du vainqueur devient alors dominante et colle une étiquette belliciste sur le camp du vaincu.
Les deux guerres mondiales ont à ce titre toujours été présentées dans notre historiographie comme ayant été désirées ardemment par le Reich, les Alliés n’ayant fait que se défendre face au « bellicisme allemand ».
Ainsi, dans le récit de la Première guerre mondiale, on insiste par exemple rarement sur le fait que la mobilisation allemande était en partie provoquée par la mobilisation russe et l’étau géopolitique que constituaient alors les puissances de l’Entente. De même, lorsqu’on évoque la Guerre 40-45, il n’est pas si inutile de rappeler au néophyte que c’est la France qui, la première, a déclaré la guerre à l’Allemagne en 1939 et non l’inverse, tant l’image populaire de la terrifiante Allemagne nazie la rend à priori totalement responsable du second conflit mondial !

Ce principe est aisément transposable à l’actualité la plus récente. Lorsque les États-Unis désignent des pays tels l’Irak ou la Corée du Nord comme faisant partie de l’ « Axe du Mal », ils justifient à l’avance que les futures guerres projetées par le Pentagone se feront à l’encontre de pays bellicistes menaçant la paix mondiale : les États-Unis ne veulent donc pas la guerre mais se battront s’il le faut pour « imposer la paix »… cherchez le paradoxe !

2. Le camp adverse est seul responsable de la guerre

Ce principe est évidemment lié au premier. Si nous ne voulons pas ou n’avons pas voulu la guerre, c’est qu’il faut imputer à l’ennemi la responsabilité entière de toutes les atrocités qui caractérisent un conflit. Anne Morelli cite à ce titre toute la propagande faite en 14-18 autour de la violation de la neutralité de la Poor little Belgium par l’ « Ogre Allemand ». La violation du traité des 24 articles de 1839 par l’Allemagne l’a condamné à être désignée par les Alliés comme la nation parjure par excellence, responsable du conflit car non respectueuse des traités internationaux.

Par opposition, l’Angleterre a été présentée à l’opinion publique des pays alliés comme une nation fidèle et honorable volant au secours de la Belgique. Cette basse propagande constituant à responsabiliser l’Allemagne et son « plan Schlieffen » est facilement démontable lorsqu’on sait que le « plan XVII » du Général Joffre avait prévu une pénétration des troupes françaises sur le territoire belge en violation flagrante du Traité de 1839 qui importait peu à l’époque aux puissances belligérantes, plus soucieuses d’un côté comme de l’autre de s’assurer un avantage stratégique sur l’armée ennemie au début de la guerre de mouvement.

Les Anglais eux-mêmes avaient cherché à se concilier les faveurs de la Belgique avant le déclenchement du conflit pour obtenir l’autorisation d’un « débarquement préventif » sur le territoire en cas de mouvement des troupes allemandes. Aux yeux des Anglais, le respect de la parole donnée comptait finalement fort peu et c’est surtout la nécessité de conserver la Belgique, « pistolet pointé vers l’Angleterre », et plus particulièrement le port d’Anvers hors d’atteinte de l’armée allemande qui a justifié l’entrée en guerre des troupes de Sa Majesté.

Anne Morelli rappelle aussi que rien n’obligeait la France à soutenir la Tchécoslovaquie en 1939 : le pacte franco-tchécoslovaque ne prévoyait pas forcément d’engagement militaire français en cas d’invasion du territoire tchécoslovaque ; ce pacte était d’ailleurs lié à celui de Locarno de 1925 rendu caduc depuis qu’il avait été dénoncé par plusieurs des puissances signataires. Le soutien nécessaire de la France à la Tchécoslovaquie a pourtant servi de prétexte (à postériori) à l’époque pour justifier auprès de l’opinion publique française l’entrée en guerre de l’hexagone.

A nouveau il est intéressant de faire un parallèle avec les évènements les plus récents. Lors de la guerre du Kosovo, lorsque la France et l’Allemagne, de concert avec les États-Unis, « ont négocié » avec Milosevic le traité de Rambouillet, sensé être un plan de « conciliation », les médias occidentaux ont sauté sur le refus du dirigeant serbe pour justifier les frappes de l’OTAN. Peu de journalistes ont pris la peine de noter que ce fameux plan de « conciliation » réclamait, en vue d’un soi-disant règlement pacifique du conflit, la présence sur le sol serbe des forces de l’Alliance Atlantique (et non des Nations Unies), ce qui aurait constitué pour la Serbie une atteinte grave à sa souveraineté. Mais l’occasion était trop belle dans le « camp de la paix » de faire passer Milosevic pour le « seul responsable » des bombardements de l’OTAN.

3. L’ennemi a le visage du diable (ou « L’affreux de service »)

Il est généralement assez difficile de haïr un peuple dans sa globalité. Quoique la nation allemande ait eu à souffrir au cours du XXe siècle des pires adjectifs de la part de l’opinion publique française, belge, anglaise ou américaine (Boches, Vandales, Huns, Barbares, etc.), les esprits les plus lucides étaient cependant obligés d’admettre que la démarche intellectuelle consistant à identifier l’ensemble d’une population à de simples stéréotypes était parfaitement idiote.
C’est pourquoi la propagande de guerre a trouvé un subterfuge pour mobiliser la haine des plus récalcitrants. Elle canalise généralement toute l’attention de l’opinion publique sur l’élite dirigeante de l’ennemi. Celle-ci est présentée d’une telle façon que l’on ne peut éprouver à son égard que le mépris le plus profond. La presse à sensation n’hésite d’ailleurs pas à rentrer dans l’intimité des dirigeants, usant parfois de théories psychanalytiques fumeuses. Lors de la guerre du Kosovo, certains médias ont ainsi affirmer que si Milosevic était un va-t-en-guerre invétéré, c’est parce qu’il avait été battu par son père durant sa prime enfance.
La plupart du temps, les dirigeants ennemis sont jugés parfaitement fréquentables avant le déclenchement des hostilités puis ils deviennent subitement des brutes, des fous, des monstres sanguinaires assoiffés de sang dès que le premier coup de fusil a éclaté. Avant que la Première Guerre mondiale n’éclate, Guillaume II et l’Empereur François-Joseph entretenaient des relations régulières avec la famille royale belge ; à partir d’août 1914, la presse belge n’a cessé de les décrire comme des fous sanguinaires tout en se gardant bien de rappeler leurs anciens contacts avec nos souverains.

Mais Hitler est sans nul doute le personnage qui aura le plus abondamment subi l’ire et l’acharnement de l’historiographie contemporaine. Il ne se passe pas un mois sans qu’une nouvelle biographie sur Hitler ne soit exposée sur les rayons « les plus sérieux » de nos libraires. Chacune a de nouvelles révélations à faire sur « le plus grand monstre de l’histoire », révélations toujours plus débiles les unes que les autres : le führer aurait eu des relations incestueuses avec sa mère à moins qu’il n’ait été homosexuel, juif, impuissant… ou même frustré de n’avoir pu réussir une carrière d’artiste peintre. Vous n’y êtes pas du tout, Hitler était un extraterrestre !

Il est d’ailleurs significatif que depuis la guerre 40-45, de nombreux « dictateurs » aient été présentés par la presse sous les traits de tonton Adolphe. Anne Morelli met bien en évidence cette « reductio ad Hitlerum » et cite notamment le cas de Saddam Hussein dont les moustaches ont été remodelées durant la guerre du Golfe par quelques ignobles feuilles de chou anglo-saxonnes. Rappelons nous aussi le nom de Milosevic « subtilement » transformé en « Hitlerosevic ». La méthode de personnalisation est à ce point ancrée que les manifestants anti-guerre du Golfe attaquent la politique américaine sous les traits de son seul président Georges W. Bush et n’ont pas hésité à l’affubler d’une certaine petite moustache sur leurs calicots ou ont remplacé les étoiles du drapeau américain par la croix gammée. Ce processus de personnification de l’ennemi sous les traits du démon et la canalisation de la haine publique ne sont pas sans rappeler la « minute de la haine » décrite par G. Orwell dans son roman 1984.

4. C’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers

L’histoire est là pour nous montrer que toute guerre répond à des intérêts politiques bien précis : gain de territoire, affaiblissement du potentiel militaire, économique ou démographique de l’ennemi, contrôle d’une région stratégique-clef, etc.
Considérer la guerre en ces termes constitue d’ailleurs un principe sain d’analyse des conflits. Au contraire, entacher la guerre de slogans idéologiques revient à dénaturer l’essence première des guerres. Un des arguments récurrents de la propagande de guerre à notre époque est la défense des droits de l’homme et de la démocratie, véritable religion laïque justifiant à elle seule tous les conflits.
Ainsi, alors que le prétexte premier de la deuxième guerre du Golfe était la menace représentée par les soi-disant armes de destruction massive irakiennes. Ne découvrant malheureusement pas la moindre trace de ces armes sur le territoire irakien, les responsables de la coalition, relayés docilement par les médias, ont subitement transformé leurs objectifs en « rétablissement de la démocratie » en Irak. Comme on avait invoqué les noms saints de « démocratie », de « liberté » et de « droits de l’homme », la critique s’est tue car qui pourrait être contre ?

5. L’ennemi provoque sciemment des atrocités ; si nous commettons des bavures, c’est involontairement

L’histoire du XXe siècle est riche en faits propres à illustrer cette maxime. Durant la Première Guerre mondiale, selon la propagande alliée, ce sont surtout les Allemands qui ont provoqué le plus grand nombre d’atrocités. On accusait par exemple de nombreux soldats de l’armée allemande de couper les mains des jeunes enfants belges, d’utiliser la graisse des cadavres alliés pour fabriquer du savon ou encore de rudoyer et de violer systématiquement les jeunes femmes des pays occupés.

Par contre cette même propagande passe fatalement sous silence le blocus alimentaire meurtrier de l’Allemagne pendant et après la guerre 14-18, elle passe sous silence les bombardements de terreur des anglo-saxons sur les villes allemandes et japonaises en 40-45. La terreur vis-à-vis des civils était d’ailleurs un des moyens clairement revendiqués et assumés par le Haut État Major allié ; en témoigne ce tract lancé sur les villes japonaises par les bombardiers américains en août 45 : « Ces tracts sont lancés pour vous notifier que votre ville fait partie d’une liste de villes qui seront détruites par notre puissante armée de l’air. Le bombardement débutera dans 72 heures. (…) Nous notifions ceci à la clique militaire [diabolisation de l’ennemi] parce que nous savons qu’elle ne peut rien faire pour arrêter notre puissance considérable ni notre détermination inébranlable. Nous voulons que vous constatiez combien vos militaires sont impuissants à vous protéger. Nous détruirons systématiquement vos villes, les unes après les autres, tant que vous suivrez aveuglément vos dirigeants militaires… ».

Si la légende des mains coupées trouvait un écho certain durant l’entre-deux-guerres, elle a perdu à l’heure actuelle tout son crédit, tant elle était dénuée de fondements. Cependant, plus insidieuses sont les idées patiemment distillées à la population consistant à assimiler le soldat « au casque à pointe » à une brute épaisse ou à criminaliser les armes allemandes « non conformes » aux lois de la guerre, tels les sous-marins, les V.1 et les V.2. Ces idées restent très solidement ancrées dans la mémoire populaire et il faudrait une propagande tout aussi acharnée que celle qui a contribué à les installer, pour pouvoir les supprimer.

6. L’ennemi utilise des armes non autorisées

« De la massue à la bombe atomique, en passant par le canon et le fusil automatique, toutes les armes ont été successivement considérées par les perdants comme indignes d’une guerre vraiment chevaleresque, parce que leur usage unilatéral condamnait automatiquement leur camp à la défaite ». Anne Morelli signale la propagande faite autour de l’emploi des gaz asphyxiants par l’armée allemande et l’utilisation des armes citées ci-dessus. A l’heure actuelle, on se focalise surtout sur la détention des armes de destruction massive dont il n’est même plus nécessaire de faire usage pour être un criminel de guerre et un ennemi de l’humanité.
La seconde guerre du Golfe a montré qu’il s’agissait d’un prétexte rêvé pour justifier l’impérialisme américain. Il est d’ailleurs piquant de constater que, si nos souvenirs sont exacts, la seule puissance qui ait fait usage, et d’ailleurs contre des civils, de telles armes est celle qui les dénonce avec le plus de virulence aujourd’hui. Certains rétorqueront qu’une puissance belliqueuse telle l’Irak est une menace bien plus sérieuse que des régimes aussi pacifiques que ceux des États-Unis d’Amérique et d’Israël, ce qui ne manque pas de prêter à sourire.

7. Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes

Il n’est pas nécessaire d’expliquer en quoi il est utile d’affirmer que les pertes de l’ennemi sont énormes tandis que les nôtres sont négligeables. Si les pertes de l’ennemi sont énormes, sa défaite est certaine et comme nos pertes à nous sont faibles, cela justifie auprès de la population et des troupes, un dernier effort de guerre pour remporter une victoire définitive. « La guerre de 1914-1918 a -déjà- été une guerre de communiqués ou parfois d’absence de communiqués. Ainsi, un mois après le début des opérations, les pertes françaises s’élevaient déjà à 313.000 tués environ. Mais l’État-Major français n’a jamais avoué la perte d’un cheval et ne publiait pas (au contraire des Anglais et des Allemands) la liste nominative des morts. Sans doute pour ne pas saper le moral des troupes et de l’arrière que l’annonce de cette hécatombe aurait peut-être induit à réclamer une paix honorable plutôt que la poursuite de la guerre ».

Plus près de nous, lors de la guerre du Kosovo, les pertes que les Américains se targuaient d’avoir infligé aux Yougoslaves, fondirent comme neige au soleil après le conflit. Dans la récente guerre en Irak, même s’il faut reconnaître à la supériorité technologique américaine le fait que la superpuissance ne compte pas énormément de morts dans ses rangs, les chiffres annoncés officiellement sont tellement peu élevés qu’ils en deviennent suspects.

8. Les artistes et les intellectuels soutiennent notre cause

Dans l’histoire du second conflit mondial, on nous présente toujours la classe intellectuelle comme ralliée à la cause des Alliés. D’ailleurs, il est de notoriété publique qu’il n’y avait pas d’intellectuels nazis ou fascistes et que ceux qui se présentaient comme tels n’étaient que des médiocres et des imposteurs achetés ou vendus au pouvoir. Cette vision de l’ennemi justifie la victoire morale et intellectuelle de « La Civilisation » contre ce camp de barbares incultes et primitifs. Le plus grave avec ces procédés est que la culture de l’ennemi est diabolisée. Dans le cas allemand, nombreux sont les intellectuels bien pensant d’après guerre qui ont démontré « savamment » que le nazisme était consubstantiel à la culture allemande et que Nietzsche, Wagner et bien d’autres étaient responsables de la barbarie nazie qu’ils avaient préfigurée. Cette vision justifie à l’égard de l’Allemagne toutes les atrocités puisqu’en regard du droit international, elle n’est plus un justus hostis mais un injustus hostis. Anne Morelli montre que les intellectuels font des pétitions en faveur de leur camp ou contre l’ennemi, que les artistes participent à la propagande en caricaturant ou stéréotypant l’adversaire. Ceux qui ne participeraient pas à ces pétitions verraient leur notoriété médiatiquement mise à mal et pour éviter ce sort pénible, ils s’alignent sur la position dominante. Car, il faut le remarquer, les « intellectuels » font souvent preuve d’une lâcheté à la hauteur de leur orgueil et inversement proportionnelle à leur courage physique légendaire. Anne Morelli se garde bien de mettre en lumière à quel point le rôle des intellectuels dépasse ce simple aspect pétitionnaire et mobilisateur pour investir le champ de la justification intellectuelle, morale et philosophique de la guerre en cours ou de celles à venir. Ainsi Bernard Henri Lévy et consorts ont tricoté le cache-sexe humanitaire de l’impérialisme le plus abject sous la forme du droit d’ingérence.

9. Notre cause a un caractère sacré

Anne Morelli dénonce dans son ouvrage les liens de la propagande de guerre avec la religion. Si nous sommes d’accord pour la suivre dans sa condamnation de l’instrumentalisation de la religion par les propagandistes des États belligérants, nous nous garderons bien toutefois de jeter le bébé, c’est-à-dire la religion, avec l’eau du bain. Si dans les démocraties de marché, il n’y a guère plus que les États-Unis pour encore invoquer la religion dans leur propagande guerrière, les autres États ont trouvé dans les droits de l’homme, la démocratie et leur sainte trinité « liberté, égalité, fraternité », la nouvelle religion bien terrestre permettant de sacraliser toutes les manœuvres perfides de leur politique extérieure.

10. Ceux qui mettent en doute la propagande sont des traîtres

Un article de l’Évènement (29 avril-5 mai 1999) paru durant la guerre du Kosovo, illustre à merveille ce principe. Nous pouvons y lire en gros titre : « Soljenitsyne, Marie-France Garaud, Max Gallo, Peter Handke : ils ont choisi de brandir l’étendard grand-serbe. LES COMPLICES DE MILOSEVIC ». L’hebdomadaire a classé tous les « partisans de Milosevic », entendez ceux qui ont choisi de critiquer plus ou moins ouvertement la propagande anti-serbe, en six grandes familles : la famille « anti-américaine » (Pierre Bourdieu), la famille « pacifiste intégriste » (Renaud), la famille « souverainiste » (Charles Pasqua), la famille « serbophile » (Peter Handke), la famille « rouge-brun » (Le journal La Grosse Bertha ) et la famille « croisade orthodoxe » (Alexandre Soljenitsyne).
Tous les intellectuels qui se sont positionnés au sein d’une de ces grandes familles ou derrière un de leurs patriarches sont par conséquent considérés comme des traîtres et des imbéciles parce qu’ils n’ont pas compris le caractère hautement humanitaire de l’intervention otanienne. On remarquera au passage l’orgueil démesuré de ce genre d’article brandissant la bannière du « politiquement correct » pour mieux mépriser ses contradicteurs.

Anne Morelli met bien lumière ce dixième principe ; elle ne se limite pas aux guerres passées mais n’hésite pas à rentrer dans le vif du sujet en dénonçant la propagande durant la guerre du Kosovo ou durant la Première guerre du Golfe. Anne Morelli reconnaît ouvertement que la propagande n’est pas le propre des régimes nazis ou fascistes mais qu’elle affecte aussi nos régimes démocratiques. Dans une de ses notes, elle fustige d’ailleurs l’historienne de l’U.C.L., Laurence Van Ypersele, pour ses propos tenus dans la revue de Louvain n° 107 (avril 2000) affirmant que ce sont « les régimes totalitaires qui sont passés maîtres dans la falsification de l’histoire par l’image (…) L’avantage des démocraties est de n’avoir jamais eu le monopole absolu sur la production et la diffusion des images (…) Cette production (…) émanait de plusieurs centres parfois contradictoires, laissant la place à des contre-discours possibles ». Selon Anne Morelli, ces propositions sont « fausses au moins en temps de guerre ».

Cette dernière remarque de Anne Morelli montre une certaine forme d’indépendance d’esprit, se complaisant toutefois dans les carcans idéologiques imposés par le système. Madame Morelli peut se permettre de critiquer la propagande présente dans les régimes démocratiques en se référant à des auteurs de gauche ou d’extrême gauche, elle n’en risque pas pour autant sa place à l’Université Libre de Bruxelles en tant que titulaire de la chaire de critique historique. Mais, si elle allait plus en avant dans sa critique, le recteur de cette université « libre » ne manquerait pas de la rappeler à l’ordre et sans doute sentirait-elle alors peser sur ses épaules tout le poids du totalitarisme démocratique. Il est finalement très facile et peu risqué de dénoncer les carences de la démocratie en temps de guerre, il est par contre très dangereux et interdit d’affirmer à quel point la démocratie est en réalité, autant en temps de guerre qu’en temps de paix, un système totalitaire à la fois plus subtil et plus achevé que ceux habituellement cités. Un système plus subtil et plus achevé car il diffuse son idéologie dans l’esprit des gens sans que ceux-ci en aient conscience. Alors que dans un régime totalitaire comme l’U.R.S.S. l’ensemble du peuple n’ignorait pas les moyens mis en œuvre par l’Etat pour le manipuler : un parti unique, une presse unique… La démocratie sous couvert du multipartisme et de la liberté de la presse n’en fonctionne pas moins selon les mêmes principes. La prétendue pluralité des partis n’est qu’un vernis superficiel recouvrant une même foi en la « sainte démocratie » qu’il serait vain de vouloir remettre en question.


Quant à la diversité de l’information tant vantée pour distinguer nos régimes des régimes totalitaires, il devient patent aux yeux d’un nombre sans cesse croissant d’analystes médiatiques qu’il s’agit tout au plus d’un slogan destiné à maintenir les gens dans l’illusion de la liberté de pensée. Le système est à ce point fermé que la seule critique possible à l’égard des principes gouvernementaux qui nous dirigent est en réalité une critique « guimauve » du type : « nos gouvernements nous manipulent et ne respectent pas assez les règles de la démocratie ». Entendez : « vous avez le droit de critiquer le système mais pas en dehors des règles imposées par celui-ci, vous pouvez sermonner la démocratie mais vous ne pouvez le faire qu’au nom des principes démocratiques, il est permis de contester la démocratie pour l’améliorer mais non pour en critiquer l’essence ».
Nous sommes sûrs qu’un Staline n’aurait finalement pas trop dédaigné un pareil système. Il aurait créé à côté du Parti communiste et de la Pravda quelques autres partis et journaux. Les lecteurs russes auraient ainsi eu le choix entre l’idéologie marxiste, marxiste-léniniste, stalinienne, trotskiste ou encore plus tard maoïste. Ces différences idéologiques minimes permettant au peuple russe de s’illusionner sur sa liberté de penser. Sans doute Staline aurait-il d’ailleurs préféré le totalitarisme mou incarné par nos démocraties modernes au totalitarisme trop fermé qu’il a choisi de soutenir à l’époque. Un tel choix lui aurait ainsi évité de dépenser inutilement l’argent de l’État dans la répression idéologique et les déportations en Sibérie.

C’est pourquoi, dans le contexte des régimes démocratiques, ce dixième principe devrait à notre sens être complété. Les intellectuels qui critiquent la propagande officielle, pendant la guerre mais aussi en dehors, sont non seulement des traîtres mais aussi des fous, des égarés à la pensée irrationnelle, des idiots… bref ce ne sont pas des intellectuels ! La démocratie se présentant comme un régime où la pensée s’exerce librement, ceux qui s’égarent de la ligne officielle ne pensent pas vraiment !

Conclusion

Nous considérons ce livre comme un ouvrage pratique, distrayant, un classique du genre qui a sa place dans toute bonne bibliothèque s’intéressant à la propagande. Toutefois cette analyse sommaire de la propagande est selon nous elle-même vérolée par le virus démocratique. Anne Morelli a effectivement passé sous silence une des questions les plus élémentaires concernant la propagande de guerre : « Quelle est l’origine, la cause rendant nécessaire un tel phénomène ? »

D’aucuns affirmeront que la propagande de guerre a existé de tout temps. Certes, nous leur répondrons toutefois : jamais avec une telle ampleur qu’au cours de ces deux derniers siècles. Avant 1789, un noble, un guerrier, un mercenaire n’avait pas spécifiquement besoin de véritables « raisons » pour se battre, il le faisait soit par allégeance, soit par intérêt calculé, mais rarement par passion ou sentimentalisme. Par contre, le peuple, lorsqu’il combat, a besoin de moteurs beaucoup plus puissants. Pourquoi ? Parce que le peuple répugne à la fois à s’exposer à la mort et à user de la violence. Il lui faut donc une raison personnelle : la haine ; alors que les guerriers, élevés dans l’esprit du combat, n'ont nullement besoin de personnifier ainsi la guerre. Pour lever les réticences de la population, il faut agir sur ses sentiments et provoquer en elle une pulsion de meurtre qui justifie son engagement sous les drapeaux. L’ennemi devient par conséquent un ennemi absolu, l’incarnation du mal avec laquelle nulle trêve, négociation ou paix n’est désormais possible.

Parmi les moteurs puissants mettant le peuple en mouvement, citons la religion et surtout les idéologies ; ces dernières ont été le moteur réel des guerres et des massacres au cours de « la soi-disant période de progrès que l’humanité a connue depuis qu’elle a été libérée du joug des monarques absolus » : nationalisme français (« Aux armes citoyens ! »), communisme (« Prolétaires de tous les pays, unissez vous ! »), fascisme (« Tout pour l’État, tout par l’État »), etc. Tout chef de guerre sait à quel point le patriotisme et le nationalisme sont des moteurs importants pour maintenir la cohésion des troupes et chacun des grands conflits de ces deux derniers siècles nous donne des renseignements précieux sur la manière dont les dirigeants ont procédé pour « mouvoir le peuple ».

Anne Morelli est passé à notre sens à côté de cet élément essentiel : la propagande de guerre est étroitement liée à l’émergence des nationalismes au XIXème siècle et plus spécifiquement des régimes démocratiques. La propagande de guerre est donc bien à notre sens un phénomène historique visant essentiellement à toucher le peuple dans la mesure où celui-ci est désormais (théoriquement) associé au pouvoir ! Et la propagande de guerre est orientée de telle manière que le peuple continue à soutenir ses dirigeants dans les crises les plus graves. C’est ce qui fait à la fois la force et la faiblesse d’un pouvoir politique qui s’appuie sur le peuple.
Les victoires napoléoniennes étaient ainsi dues non seulement aux qualités exceptionnelles de stratège de l’illustre officier corse mais surtout à l’étonnante capacité que la France possédait depuis la Révolution de lever des troupes « au nom de la nation en péril ». Le peuple confère indéniablement une puissance importante en terme quantitatif !

Toutefois, les dirigeants de semblables régimes se trouvent dans une position délicate une fois qu’ils ont utilisé leur botte secrète.
Le peuple, la « nation en arme », la « masse » sont par définition des éléments instables qu’il faut sans cesse rassurer, entendez par-là manipuler. Dans ces conditions une guerre trop longue, trop coûteuse en vies humaines a tôt fait de retirer aux dirigeants la confiance qu’ils détenaient de la base. L’avènement des « guerres totales » (c’est-à-dire réclamant la participation de l’ensemble de la nation à la guerre, y compris la population civile - d’où le concept d’économie de guerre) et l’essor des télécommunications ont encore accru cette faiblesse du système démocratique. Lors de la guerre du Vietnam, beaucoup d’observateurs ont déclaré que c’était le choc des images télévisuelles montrant des cadavres américains rapatriés en avion dans des « sacs plastiques » qui avait provoqué la défaite des États-Unis pourtant largement supérieurs en matière de technologie militaire.

Semblable constat implique forcément la nécessité pour tout « pouvoir démocratique » de contrôler la presse en cas de crise aigüe au risque de perdre toute légitimité auprès de son opinion publique. La propagande de guerre est donc bien un phénomène ayant pour origine directe l’avènement de régimes politiques s’appuyant sur le peuple, obligés de contrôler le quatrième pouvoir. Osons l’affirmer, les régimes démocratiques constituent la cause première de la manipulation médiatique dont nous faisons aujourd’hui les frais.

La propagande est d’ailleurs passée à notre époque à un stade supérieur. Nous avons dit au début de notre conclusion qu’elle s’est adressée primitivement au classes populaires. Un tel phénomène étant cyniquement légitimé par la nécessité d’ « éduquer les masses ». Il est toujours piquant de rappeler ainsi que « l’école pour tous », tant vantée par les révolutionnaires français, ne répond pas seulement à des objectifs philanthropiques mais surtout à des nécessités économiques et politiques. Il convient de donner à « l’enfant du peuple » des connaissances techniques suffisantes afin qu’il puisse faire tourner plus efficacement nos industries, il convient de lui donner une éducation politique orientée afin qu’il participe (et donc souscrive) aux règles de la nouvelle gouvernance qui a été mise sur pied.
Et si nos démocraties montrent particulièrement pendant les conflits armés des défauts monstrueux, au point que des intellectuelles comme Anne Morelli puissent s’émouvoir, c’est parce que les nécessités du danger qui les menacent leur font battre pour un court instant le masque recouvrant leurs vrais visages, le visage du plus cynique des totalitarismes, ce que Madame Morelli s’est bien gardée de conclure !

Sources : Euro-Synergies - Forum des résistants européens

Anne Morelli est enseignante en histoire à l'université libre de Bruxelles.
En 2001, - avant le 11 septembre - elle a rédigé un livre :
Principes élémentaires de la propagande de guerre, utilisables en période de guerre chaude, tiède ou froide (édition Labor, collection Quartier Libre).
Cet opuscule est inspiré par les travaux de Ponsonby, travailliste hostile à l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne en 1914, sur la « Grande guerre » (écrit en 1928). Au-delà de son actualité, ce livre permet à tous et toutes de décrypter les discours et actes de propagandes appliqués à toutes les guerres, mais aussi aux « conflits » sociaux et sécuritaires.

Le documentaire

documentation : Christophe-Emmanuel Del Debbio
montage et post-production : Glenn Félix
image : Oleg Cetinic
mixage : Isabelle Rougeot
étalonnage : Hélène Corbière
chargé de production : Francesco Condemi
production :
CLAP 36 et Zalea TVa Cause du Peuple

- Vidéo 90mn02

http://www.lacausedupeuple.com/documentaires/2008/08/31/mensonges-peuple-propagande-de-guerre-propagande-de-paix

 

.

 

RAPPEL sur la propagande de guerre ( Michel Collon)

 

(Extrait)

Cela explique beaucoup de choses que nous pouvons voir actuellement … Ne pas tout croire et se méfier de tout, cela peut sembler paranoïaque et pourtant, nous en sommes arrivés là… La guerre de l’information pour obtenir le soutien de la communauté internationale …est une réalité.

C’est réellement très instructif… de voir que ces techniques sont utilisées chaque jour pour mieux nous faire avaler des couleuvres, à bien prendre en compte avant même de continuer à regarder un JT !

 

Existe-t-il des règles incontournables de la « propagande de guerre » ? Oui.


 Règle n° 1. Cacher les intérêts.

La règle la plus fondamentale de la propagande de guerre, c’est de cacher que ces guerres sont menées pour des intérêts économiques bien précis, ceux des multinationales. …Les guerres sont toujours économiques…. Jamais humanitaires … à chaque fois, c’est le contraire qu’on raconte à l’opinion.

 

Règle N°2. Diaboliser (l’adversaire)

Obtenir le soutien de l’opinion… par un grand médiamensonge spectaculaire. Continuer à diaboliser l’adversaire en ressassant des images d’atrocités. Montrer des images atroces prouvant que l’adversaire est un monstre et que nous devons intervenir pour une « juste cause ».

Pour qu’un tel médiamensonge fonctionne bien, il faut : des images épouvantables, truquées si nécessaire en les martelant plusieurs jours ; monopoliser les médias en excluant la version de l’autre camp ; écarter au maximum les critiques… ; qualifier de « complices », voire de « révisionnistes » ceux qui mettent en doute ces médiamensonges.

 

Règle N° 3. Cacher l’Histoire !

Cacher l’histoire et la géographie de la région. Ce qui rend incompréhensibles les conflits locaux attisés ou provoqués par les grandes puissances.

Les médias occidentaux cachent à l’opinion les données historiques et géographiques essentielles pour comprendre la situation des régions stratégiques concernées.

Ce qui permet de diaboliser à sa guise un des protagonistes qui est toujours celui qui résiste aux visées néocoloniales.

 

Règle N° 4. Organiser l’amnésie.

Eviter tout rappel sérieux des précédentes manipulations médiatiques. Cela rendrait le public trop méfiant.

Lorsqu’une grande puissance occidentale prépare ou déclenche une guerre, ne serait-ce pas le moment de rappeler les grands médiamensonges des guerres précédentes ? D’apprendre à déchiffrer les informations transmises par des états-majors … ? Cela s’est-il produit à l’occasion des diverses guerres des années 90 ? Jamais. A chaque fois, la nouvelle guerre devient la « guerre juste », plus blanche encore que les précédentes, et ce n’est pas le moment de semer le doute…

 

http://allainjules.com/2013/03/20/printemps-arabe-algerie-destabiliser-lalgerie-par-un-printemps-via-la-tunisie/

 

 

.

 




Notre fil rouge pour décoder l'info :
les 5 règles de la propagande de guerre

 

A chaque guerre, coup d’Etat ou agression menée par l’Occident, les grands médias appliquent ces cinq « règles de la propagande de guerre ». Employez vous-même cette grille de lecture lors des prochains conflits, vous serez frappé de les retrouver à chaque fois : 1. Cacher l'Histoire. 2. Cacher les intérêts économiques. 3. Diaboliser l’adversaire. 4. Blanchir nos gouvernements et leurs protégés. 5. Monopoliser l'info, exclure le vrai débat.

 

Application au cas du Honduras
Juillet 2009...


1. Cacher l'Histoire.

Le Honduras est l’exemple parfait de la « république bananière » aux mains des USA. Dépendance et pillage colonial ont provoqué un énorme fossé riches-pauvres. 77% de pauvres selon l’ONU. L’armée hondurienne a été formée et encadrée - jusque dans les pires crimes - par le Pentagone. L’ambassadeur US John Negroponte (1981-1985) était surnommé « le vice-roi du Honduras ».




2.  Cacher les intérêts économiques
.


Aujourd’hui, les multinationales US (banane Chiquita, café, pétrole, pharmacie…) veulent empêcher ce pays de conquérir son indépendance économique et politique. L’Amérique du Sud s’unit et vire à gauche, et Washington veut empêcher l’Amérique centrale de suivre la même voie.




3. Diaboliser l’adversaire.


Les médias ont accusé le président Zelaya de vouloir se faire réélire pour préparer une dictature. Silence sur ses projets sociaux : augmentation du salaire minimum, lutte contre l’hyperexploitation dans les usines-bagnes des firmes US, diminution du prix des médicaments, aide aux paysans opprimés. Silence sur son refus de couvrir les actes terroristes made in CIA. Silence sur l’impressionnante résistance populaire.




4. Blanchir nos gouvernements et leurs protégés.


On cache le financement du putsch par la CIA. On a présenté Obama comme neutre alors qu’il refusait de rencontrer et de soutenir le président Zelaya. S’il avait appliqué la loi et supprimé l’aide US au Honduras, le coup d’Etat aurait été vite arrêté. Le Monde et la plupart des médias ont blanchi la dictature militaire en parlant de « conflit entre pouvoirs ». Les images de répression sanglante ne sont pas montrées au public. Bref, un contraste frappant entre la diabolisation de l’Iran et la discrétion sur le coup d’Etat hondurien « made in CIA ».




5. Monopoliser l’info, exclure le vrai débat.


La parole est réservée aux sources et experts « acceptables » pour le système. Toute analyse critique sur l’info est censurée. Ainsi, nos médias empêchent un vrai débat sur le rôle des multinationales, des USA et de l’UE dans le sous-développement de l’Amérique latine. Au Honduras, les manifestants crient « TeleSur ! TeleSur ! » pour saluer la seule télé qui les informe correctement.



http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2181:notre-fil-rouge-pour-decoder-linfo-les-5-regles-de-la-propagande-de-guerre&catid=1:articles&Itemid=2

 

.

Partager cet article
Repost0
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:51

 

 

Vue du Vatican depuis le haut de la basilique Saint Pierre
© Martijn Smeets - Shutterstock

http://www.pays-monde.fr/tourisme-vatican-4/circuit-touristique-population-vaticane-208.html

 

 

Note d'eva : Je suis croyante en Dieu. Mais ça n'empêche pas

de voir en face la réalité du pouvoir au Vatican ! Au contraire...

 

 

NOUVEAU PDG À LA TÊTE D’UNE  MULTINATIONALE DE LA FOI

  

robertbibeau@hotmail.com 

  

20.03.2013


http://les7duquebec.org/7-au-front/nouveau-pdg-a-la-tete-dune-multinationale-de-la-foi/ 


La semaine dernière, une multinationale de la foi et du capital financier s’est choisi un nouveau PDG. Le directoire de l’Institut des œuvres religieuses (IOR) – nom de code pour identifier la banque du Vatican et ses 44 000 comptes secrets classés « toxiques » – était vacant depuis 9 mois suite au limogeage de son dernier directeur, remercié par l’ex-Pape Benoît XVI, en disgrâce pour incompétence. «L’institution, épinglée sur la liste noire des paradis fiscaux mafieux, n’avait plus de tête pour gérer ses 6 milliards d’euros pas davantage traçables qu’un bifteck chevalin». La nomination du nouveau Directeur, monsieur Von Freyberg, un allemand, marchand de canons de sa profession, devrait rassurer le nouveau locataire de la Cité vaticane multimilliardaire, fiduciaire des aumônes de millions de pauvres  filoutés (1).

 


Pendant ce temps, les tractations au Sacré Collège emmuré dans la Chapelle Sixtine ont abouti à l’élection du 267e successeur de Pierre le pescadore (pêcheur & pécheur) et le cérémonial médiéval entourant la décision du Conseil d’administration a été l’objet d’une couverture médiatique sans précédent. Seuls les Jeux Olympiques et les sorties de Lady Gaga attirent davantage de curieux, de scribouilleurs et de vipères de la télé que ce sommet de plénipotentiaires septuagénaires.

 


Pendant ce raout les gardes suisses rocambolesques prenaient place sur le parvis munis de leurs hallebardes ubuesques. Ne manquaient que les zouaves pontificaux, ces descendants des «Contras avant l’heure», venus défendre la mainmise vaticane sur les terres italiennes que les chemises rouges de Garibaldi chassèrent du pays (2). Dans l’air évanescent devant le Vatican quelques réminiscences de la simonie des Borgia prolégomènes à ce consistoire sous scellé.

 

Si vous le voulez bien, laissons sous le boisseau ces allégations mal à propos, ces milliers de poursuites sans suites et ces dizaines de procès circonstanciés pour pédophilie avérée dont cette multinationale de la foi est aujourd’hui entachée (3).  Qu’elle entreprise saurait garantir ses clients contre tout un chacun de ses représentants ?


Début mars 2013, plus d’une centaine de vieillards crosse au poing, accoutrés d’un surplis couvrant leur soutane – espèce de robe au port masculin idoine –  coiffés de la calotte dissimulant la tonsure sous la barrette de sang pourpre, se sont cloîtrés pendant deux journées afin d’accoucher de la nouvelle papauté. Leur choix s’est porté sur un richissime prince de l’église des pauvres. L’élu, porté aux nues, tout de blanc vêtu parcourait peu avant les favelas éventrées et les taudis délabrés, juchés à flanc de colline, principautés miséreuses de la cocaïne, vitrines de la malnutrition et de l’insalubrité, baronnies des exécutions sommaires des sans-papiers et des «sans-terres» par les mercenaires des latifundiaires.

 


Dans ce cortège pontifical pas même une tunique féminine – pour donner bonne mine. Dans ce défilé d’un autre âge – triste à pleurer – lugubre et misogyne,  même les cerbères sont des convers. Vous savez pourquoi les femmes sont chassées systématiquement de ces lieux de « sacrements » ? Parce que selon la mythologie religieuse archaïque la femme porte en elle les suites du « péché originel » dont la manifestation se révèle chaque mois par une souffrance sanglante. Et oui, ces seigneurs écarlates renient leur mère courageuse qui a accouché de ces impétrants.

 


Après deux jours enfumés la « Fumata bianca ! » s’éleva telle une offrande destinée à tous les catéchumènes des terres lointaines sud-américaines, balayant d’un revers de  main papale les espoirs des punaises de sacristie de tous les autres pays de l’eucharistie. Ne survécut à cette foire d’empoigne séquestrée que la liesse des riches blancs du sous-continent latino-américain, descendant des Conquistadores conquérants, longtemps chasse gardée de l’impérialisme décadent.

 


Les larbins à la plume futée rassemblés devant la loggia romaine oublièrent dans leur exaltation du papabile près de deux cent millions d’amérindiens, de noirs ex-africains, de mulâtres et de métis, des sangs mélangés enfants d’Evo Morales et d’Hugo Chavez.

 


« Certains spécialistes de l'histoire de l'Argentine estiment que ce Jorge Mario Bergoglio a eu une attitude contestable sous la dictature militaire argentine entre 1976 et 1983. Fortunato Mallimaci, ancien doyen de l'Université de Buenos Aires, explique que l’ex-cardinal a été très indulgent envers les militaires tortionnaires. Le directeur de l’Université, Christian Terass, interrogé par France Inter, va plus loin : il précise que le pape François Premier a dénoncé à la junte militaire nombre de prêtres progressistes »; ces prêtres, partisans de la théologie de la libération, que les amis militaires fascistes du souverain pontife ont occis. « Jorge Mario Bergoglio est considéré comme un conservateur dit-on en haut lieu ». « Mgr Bergoglio soutient une doctrine de la foi conservatrice, particulièrement en ce qui concerne l’avortement et l’euthanasie, le contrôle des naissances, l’homosexualité et l’ordination des femmes prêtres. » (4). Rien pour enflammer l’enthousiasme des damnés de la Terre-mère ni celui des ouvriers des mégalopoles sud-américaines.

 


Dès son intronisation, le nouveau président du conseil d’administration de la multinationale de la foi chrétienne a annoncé ses couleurs : « Donnant une première idée du ton qui sera le sien, le prédicateur a demandé aux fidèles d’entreprendre un chemin de fraternité, d’amour et d'évangélisation » (…) « le choix d’un pape d’abord concerné par la « nouvelle évangélisation » sur le continent qui compte 40 % de la clientèle catholique du monde entier mais où la position de l’Église Catholique est fortement contestée par… » des groupuscules évangélistes qui grugent les marchés de la première multinationale de la charité (5).

 


Ce qui signifie que ce Pape entend mener une guerre de marché et ravir des clients à ses concurrents évangélistes, orthodoxes et musulmans, et qui sait, peut-être, lancer une OPA-hostile* contre d’autres multinationales de l’évangélisation concurrentes, nouvelles bancales pour les annales de la paix mondiale. La dépendance à cette opiacé n’a-t-il pas assez duré ?

 

VISITEZ LE SITE WEB  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html  

   

 

 

 

(1)   http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130217.OBS9179/banque-du-vatican-un-dernier-scandale-pour-benoit-xvi.html 

(2)   http://fr.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Garibaldi http://fr.wikipedia.org/wiki/Cardinal_(religion) 

(3)   http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/373236/francois-premier-pape-des-ameriques?utm_source=infolettre-2013-0314&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne 

(4)   http://fr.euronews.com/2013/03/13/affaires-de-pedophilie-l-eglise-soutient-le-cardinal-mahony-qui-a-participe-au-conclave/

(5)   http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-francois-le-pape-116173239.html  http://www.radio-canada.ca/sujet/pape   

Partager cet article
Repost0
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:45

 

Alexandre Latsa
10:29 20/03/2013

Le conflit en Syrie vient d’entrer dans sa seconde année, et il est bien loin le temps où l’on nous assurait que la chute du régime était imminente (mai 2011), que l’étau se resserrait (octobre 2011), que la fin du régime d’Assad était une question de semaines ou de mois (décembre 2011) ou même était très proche, comme l'avait déclaré la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton en janvier 2012.

Il semble que l’objectif quasi obsessionnel de vouloir renverser le régime Assad, objectif partagé pour des raisons différentes tant par les nations occidentales que par certaines grandes puissances sunnites (monarchies du Golfe et de Turquie principalement) reste un objectif encore hors de portée pour l’instant. Au contraire, la guerre en Syrie a ces derniers mois baissé en intensité et cela est en partie dû à l’hiver bien sûr mais pas seulement. L'armée syrienne n’a pour l’instant connu aucune défaite nette pendant ce conflit. Parmi les soldats du régime, plusieurs milliers ont été blessés ou tués et certains ont fait défection, mais le gros des troupes est resté en place. De plus, l'armée s’est vue récemment renforcée par la création d’une organisation armée de défense nationale composée de volontaires civils.
 

Sur le terrain

Sur le terrain si l’Etat a vacillé, il ne s’est pas effondré loin de là. L’analyste Fabrice Balanche estime que "le régime abandonne à la rébellion les campagnes qui lui sont hostiles mais a choisi de se maintenir dans les grandes villes comme Alep, Idlep, Der Zor, Racca dont les rebelles n’ont pas réussi à s’emparer" ou encore que: "l'armée est solide, cohérente et hiérarchisée (…) Quant aux forces de l'opposition armée, si elles semblent gagner du terrain au moins dans le nord, leur avancée ne paraît pas pouvoir être décisive avant des mois, voire des années, compte tenu des rapports de force sur le terrain".

Même analyse pour le premier ministre irakien Nouri al-Maliki qui vient d’annoncer que "le président syrien Bachar al-Assad pourrait résister aux tentatives d’être renversé pendant plus de deux ans", ce que par ailleurs Bachar al-Assad vient de confirmer en rappelant que "l'armée syrienne a à sa disposition des hommes et des armes qui suffiraient à faire la guerre pendant des années pour défendre la Syrie contre les insurgés".

Pour l'expert Aymeric Chauprade, le pouvoir syrien a aujourd’hui le soutien d’une majorité des habitants du pays, c'est-à-dire l’addition de toutes les minorités et sans doute 30 à 40% des sunnites du pays,  ce qui représente au total 60 à 70% de la population syrienne. Cela donne au régime une base légitime très forte bien que de nombreux médias occidentaux continuent à marteler que 80% des habitants du pays seraient opposés au pouvoir en place à Damas. La guerre en Syrie se transforme donc de plus en plus en un affrontement entre les forces conventionnelles (Etat, armée) et une rébellion armée qui a un fort soutien étranger, s’islamise de plus en plus, et dont les aspirations dépassent le cadre syrien. Malgré tout, pour Aymeric Chauprade, le régime syrien est en train de gagner la guerre sur le terrain, mais aussi sur le plan politique.

Si Assad devait l’emporter, ou tout du moins son régime ne pas s’effondrer militairement, il est évident que celui-ci deviendrait un symbole et un héros au sein du monde musulman, et apparaîtrait comme celui qui aura su déjouer le complot étranger et occidental. Cette victoire renforcerait l’axe chiite (Iran – Syrie – Liban) et affaiblirait symboliquement l’axe sunnite (Turquie, monarchies du golfe) qui aurait ainsi collaboré sans succès avec les pays Occidentaux.

L’axe Paris-Londres de nouveau?

Alors face à cette situation, quelle solution? Il semble que la France et la Grnade-Bretagne aient fait le choix d’une solution militaire, puisque les deux pays se disent prêts à livrer des armes à l’opposition syrienne, en violation de l’embargo européen en vigueur et alors même que l’islamisation de la rébellion semble avoir atteint un point qui inquiète la plupart des pays occidentaux. Pour leur part, les Etats-Unis semblent même se préparer à exécuter des frappes de drones pour liquider les islamistes radicaux en Syrie, ce qui au passage devrait ravir Bachar al-Assad. Paris et Londres sont-elles en train de faire  le premier pas vers une intervention militaire indirecte activement encouragée par les émirats du Golfe et la Turquie? On peut aussi naturellement se demander ce qui adviendrait des armes livrées à la rébellion, si elles tombaient dans les mains de djihadistes qui décident de s’en servir ailleurs qu'en Syrie, dans l’avenir, et pourquoi pas contre les intérêts occidentaux, européens ou français, comme par exemple au Mali contre les soldats français.
 

La Russie: clef du dossier Syrien?

Lorsque l’on évoque cette guerre cruelle à laquelle font face l’Etat et le peuple syrien, les regards se dirigent désormais systématiquement vers la Russie. Le pays soutient lui l’idée d’une solution politique et non militaire, et s’il est souvent présentée comme l’allié indéfectible du régime, et donc comme empêchant la chute du pouvoir syrien, il semble évident que la Russie est aujourd’hui le pion essentiel pour trouver un règlement à la situation.

Une victoire d’Assad verrait en effet la Russie conforter sa position dans la région, et non comme le prévoient nombre d’analystes sa sortie totale de la géopolitique du Moyen-Orient. Par sa politique qui ne varie pas, la Russie apparaît en effet non seulement comme le protecteur du droit des minorités mais aussi comme le garant d’un droit international bafoué, comme ce fut le cas en Libye récemment.

Pour Roland Lombardi, "dans le monde arabe, c’est la parole qui engage l’honneur; on y est respecté en  fonction de ses amitiés. (...) Quand, devant un Arabe, on laisse  tomber ses propres amis, fussent-ils  des ennemis de l’Arabe en question, on se déconsidère". De fait, Vladimir Poutine, qui ne prend pas ses conseils auprès de pseudo-philosophes mondains mais plutôt auprès de ses efficaces services de renseignements et aussi, comme on l’a vu, auprès d’éminents spécialistes, sait qu’avec sa politique pragmatique et cohérente dans la région, la Russie signe finalement son grand retour sur la scène internationale et moyen-orientale.

En définitive, elle pourrait très bien aussi redevenir l’acteur incontournable dans le traitement des problèmes du Moyen-Orient.


L’opinion exprimée dans cet article ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction, l'auteur étant extérieur à RIA Novosti.


Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".

 

..

Partager cet article
Repost0
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:29

 

 

PRINTEMPS ARABE. Algérie: Déstabiliser l’Algérie par un «Printemps» via la Tunisie?

Publié le 20 mars 2013

3

 

TRIBUNE LIBRE DE DJERRAD AMAR

algerieDepuis quelques jours, des informations font état d’une officine privée américaine liée à la CIA qui s’emploie, à partir de la Tunisie, à recruter des Algériens pour en faire, après une « formation », des acteurs et animateurs d’un « Printemps arabe » projeté en Algérie. Il s’agit bien de cette vitrine de la CIA, l’ONG « Freedom House » qui se déclare aider à la défense des droits humains, les libertés et la démocratie, dans les pays en déficit dans ce domaine. Sur le site de cette ONG apparaît, en effet, une annonce intitulée « Directeur de projet – Tunisie » où l’on relève que celui-ci sera chargé de développer et mettre en œuvre des programmes visant à soutenir la démocratie et les militants des droits humains ; gérer le programme du point de vue stratégique, financier, ressource humaine,  communication, surveillance et évaluation ; entretenir des relations avec des organisations locales des droits de l’homme et leurs militants ; identifier les opportunités et élaborer, en coordination avec le directeur régional, des programmes de financement et d’organisations. Pour ce faire, « Freedom House » prend en charge les militants de première ligne qui luttent pour la « propagation de la liberté et de la démocratie dans le monde entier, dont la liberté de la presse, la liberté sur le Net ». Elle possède 13 bureaux extérieurs et 02 bureaux aux États-Unis. 

La SG du Parti des travailleurs, Louiza Hanoun n’a pas manqué, à l’occasion d’un meeting à Annaba, d’alerter à ce sujet et d’appeler à être vigilant en mettant en échec toute velléité qui mettrait en danger l’Algérie. Des journaux tunisiens en ont fait état pour la formation de 200 Algériens qui résident en Tunisie, mais certains parlent de 350 dont 150 seraient des Tunisiens qui auraient participé à la « déstabilisation de la Tunisie et de l’Égypte ». Ces « cybers-collabos » comme on les dénomme en Tunisie ont contribué à cette « révolution des jasmins » sous la vigilance de «Freedom House » qui désormais a officiellement un bureau à Tunis pour « accompagner les Tunisiens dans leur magnifique mutation démocratique ». Selon ‘‘Tunisie-secret’’ : « l’Algérie devait tomber en même temps que la Tunisie. En seulement deux mois (janvier et février 2011), il y aurait eu en Algérie près d’une vingtaine d’immolations par le feu. Selon nos informations, les studios d’Al-Jazeera étaient déjà installés à Oujda, au Maroc, dès le 23 janvier 2011 pour filmer des scènes d’insurrection jouées par des figurants marocains, à faire passer comme des scènes se déroulant réellement dans des villes algériennes. Exactement comme cela s’est passé dans le cas de Benghazi et de Tripoli » ; pour conclure ainsi : « le gouvernement usurpateur de la Troïka ne se contente pas seulement d’envoyer des centaines de djihadistes mercenaires en Syrie. Il complote aussi contre l’Algérie selon un agenda américano-qatari ».

« Freedom House », selon Wikipédia, se déclare organisation non gouvernementale qui aiderait au « développement des libertés dans le monde. La liberté n’est possible que dans un système politique démocratique où les gouvernements sont responsables devant leur propre population ; où la loi est respectée ; et où les libertés d’expression, d’association, de culte et le respect des droits des minorités et des femmes sont garantis… Nos conseils d’administration sont unanimes pour dire que la prédominance américaine dans les affaires internationales est essentielle pour la cause des droits de l’homme et de la liberté » précise-t-elle. Mais beaucoup sont unanimes, aussi, pour dire que cette organisation est une imposture ; créée pour défendre les intérêts américains et rien d’autre. Justin Raimondo (cet écrivain et libertarien américain rédacteur en chef du site web antiwar.com), peint l’organisation ainsi : « Les normes de Freedom House sont élastiques, et se plient aux ordres de la politique extérieure des États-Unis ».

En effet quand on voit ses sources de financement (gouvernement des EU, les groupes privés tel Georges Soros) et les personnalités qui ont défilé dans son conseil d’administration (tels James Woolsey, ex-directeur de la CIA ; Samuel Huntington, l’auteur du ‘Clash des civilisations’ ; Zbigniew Brzeziński ,ex-conseiller à la sécurité nationale US ; Donald Rumsfeld, ex-secrétaire à la Défense des États-Unis et Paul Wolfowitz, ex-secrétaire adjoint à la Défense US) on est en droit de douter fortement sur les objectifs « humanistes » de cette fondation ! Si l’on ajoute Zainab Al-Suwaij – cette Irakienne qui s’est rangée du côté des agresseurs contre Saddam pour ensuite fuir son pays et devenir citoyenne américaine – membre dirigeante de ‘Freedom House’ et directrice de l’AIC (l’American Islamic Congress) on comprend parfaitement la stratégie, la tactique et les buts de cette organisation et de ses semblables dans cette offensive sur la partie choisie du monde arabe à déstabiliser.

« Freedom House » est bien installée en Tunisie. Son objectif maintenant serait l’Algérie pour la mettre dans leur giron. Le programme y afférent cette fois est baptisé «nouvelle génération de militants pour la démocratie en Algérie » après avoir échoué en janvier et septembre 2011. Il serait supervisé, selon le quotidien « Alfadjr », par le ministre tunisien des droits de l’homme et cadre au mouvement Ennahdha, Samir Dilo. Le cheval de Troie serait une formation politique islamiste, dite« modérée » en Algérie.

Ces blogueurs algériens impliqués travailleraient à déterminer les restrictions sur les libertés en Algérie et à définir les besoins sociaux de la population ainsi que se documenter sur la décennie dite « noire » et les « abus de pouvoir » durant ces années. En y combinant tout cela avec les conditions socio-économiques quelque peu difficiles des régions du sud, il est facile d’ériger une stratégie et des tactiques pour déclencher une révolte contrôlée et recomposer ensuite selon les objectifs souhaités.

C’est, bien sûr, sans compter sur la vigilance et la méfiance acquise durant la colonisation et l’expérience forgée durant cette décennie de feu et de sang. La méfiance étant devenue génétique au point où il en est sorti deux expressions caractéristiques, percutantes telles « Espérer du miel du (derrière) d’une guêpe » ou « ne pas les croire même s’ils te rapportent le Paradis sur le creux de la main ». Les Algériens savent bien qu’aucun complot ne se décide et se programme s’il n’y a pas des mains supplétives à l’intérieur et à l’extérieur du pays qui le portent soit pour de l’argent, soit par cupidité, soit par vengeance ou carrément par traitrise. Ces genres existent comme partout ailleurs. Ce sont des canailles, des dégénérés, sans morale que le pouvoir, l’avidité et l’argent ont perverti jusqu’à l’avilissement. Ils savent les repérer et les réduire grâce à leur expérience dans l’adversité.

Alors, 200 blogueurs ou 2000 ce ne sera pas un terrain facile pour nos félons arabes du 21ème siècle avec leurs AlJazeera, Alarabia, France 24, BBC Arabic, fussent-ils appuyés par « Freedom House », la « NED » et sa filiale Human Rights Watch, l’«Albert Einstein Institution», la « Senior Intelligence School de Fort Holabird », toutes vitrines de la CIA ou encore par celle qui se nomme « l’opposition algérienne à l’étranger » avec ses sites et TV spécialisés dans la subversion que financent des milieux connus hostiles à l’Algérie. Les Algériens sont toutefois appelés à plus de vigilance !

DJERRAD Amar

 

 


PRINTEMPS ARABE. Algérie: Déstabiliser l’Algérie par un «Printemps» via la Tunisie?

 

Publié dans : Actualité
Partager cet article
Repost0
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 03:02
Même fermé, votre téléphone portable peut être écouté...

jeudi 28 février 2013, par Visiteur (Date de rédaction antérieure : 28 février 2013).

http://blogs.rue89.com/philippe-mad…

Philippe Madelin
Journaliste

Publié le 06/12/2008 à 15h44


Seul moyen pour que votre téléphone ne puisse pas servir de micro d’ambiance à la police : enlever la batterie. Et encore…

 

 


Les Ecoutes, c’est encore pire que ce que je croyais. La technique permet désormais tout. Et le reste. On m’interroge souvent, on me pose ce genre de question : « J’entends des cliquetis dans mon téléphone, je crois être écouté. Qu’en penses-tu ? »

Eh bien, je n’en pense rien. Parce que je peux vous l’affirmer : nul ne peut détecter quand il est écouté ou non. Un de mes amis spécialisés dans ce genre de pratique m’a expliqué en long et en large que comme l’interception porte sur les ondes radio électriques, totalement immatérielles, il n’existe aucun moyen technique connu pour détecter les écoutes. Judiciaires, administratives ou sauvages, même topo.

Quand les liaisons téléphoniques transitaient par des fils de cuivre, quand les enregistrements étaient effectués sur des magnétophones -j’en ai vu beaucoup en parcourant des locaux de police pour une raison ou une autre-, il était possible de détecter les détériorations de signal provoquées par les branchements. Aujourd’hui, avec le numérique, c’est fini.


Des millions de micros sauvages


Téléphone ouvert ou fermé, les experts peuvent accrocher votre ligne sans le moindre problème.

Donc, où que vous soyez, du moment que vous portez sur vous un téléphone cellulaire, on peut récupérer non seulement les communications transmises, mais encore tout ce qui se passe autour de vous. Le téléphone devient en quelque sorte un micro d’ambiance.

Même avec un téléphone fermé ? Même avec un téléphone fermé, précise mon interlocuteur. Mieux, l’agent chargé de l’écoute peut ouvrir à distance votre téléphone à votre insu. Vous croyez que votre portable est fermé alors qu’il est ouvert.

On entend tout ce que vous dites, tout ce qu’on vous dit, on perçoit -et donc on enregistre- toutes les conversations autour de vous. L’écoute fonctionne comme une téléconférence, c’est-à-dire qu’un troisième partenaire silencieux, dormant, vient s’insérer dans votre dialogue.

A Paris seront bientôt installées des milliers de caméras dans la rue, comme à Londres. Mais déjà des millions de microphones sauvages sont en opération : vos téléphones portables.

Si vous voulez éviter l’écoute sauvage, précise mon interlocuteur, il faut retirer la batterie de l’appareil. Et même dans ces conditions il y a probablement un moyen de vous suivre à la trace !

En vérité, le seul moyen d’échapper aux écoutes, ou au moins de les retarder, c’est le cryptage. Une technique horriblement coûteuse, donc hors de portée de l’utilisateur moyen. J’ai bien écrit « retarder », car à ce jour aucun cryptage ne résiste bien longtemps aux efforts pour le casser.

Des logiciels spéciaux permettent également de corriger le son, d’effacer les parasites, d’amplifier des voix trop faibles.

Il y a mieux encore : votre téléphone peut être utilisé comme « radio balise », grâce à l’appoint du système GPS, il permet de suivre tous vos déplacements, de vous localiser au mètre près.

D’assez nombreuses sociétés de transport -taxis et camions- utilisent d’ailleurs cette faculté pour suivre en direct le déplacement des véhicules. Des contrats spéciaux dits de « tracking volontaire » sont conclus dans ce sens avec les sociétés spécialisées dans les écoutes. Elles fournissent toute la gamme de prestations, y compris les services de traduction instantané. Dans toutes les langues possibles.

Elle est loin l’époque où le grand système des écoutes était installé dans les sous-sol de la caserne de La Tour Maubourg, sur le boulevard éponyme, à Paris. Dans ce temps-là, des dizaines de postes de travail étaient alignés, des officiers de Police judiciaire devaient prendre en note tous les propos recueillis dans les écouteurs.

Ce temps préhistorique -quelques années seulement- est révolu. Maintenant, tout le process technique est accompli à distance. A Paris, on peut écouter en temps réel tout ce qui est dit en Martinique.

A Langley, le siège de la CIA, on peut pirater tous les secrets d’Etat qui transitent par le téléphone. C’est pourquoi, d’ailleurs, à peine élu, Barack Obama s’est vu confisquer son Blackberry ; dont il était un utilisateur quasiment maniaque. Sécurité nationale oblige. Mon Omniprésident, qui est un « adicté » du portable, pourrait en prendre de la graine.


Une Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité


En principe, ces écoutes légales sont sévèrement encadrées et contrôlées par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité.

Les enquêtes de PJ, soit les demandes émises par les magistrats instructeurs, 20000 par an, doivent transiter par une super plateforme dépendant du ministère de la Justice, capable de traiter voix, images, mails et SMS à un rythme industriel.

Les sociétés prestataires ne peuvent travailler que sur réquisition judiciaire en bonne et due forme. Coût : moins de 8 € par connexion, un coût divisé par 5 en deux ou trois ans. Un service spécial du ministère de l’Intérieur est chargé de contrôler la légalité des écoutes.

Pour les écoutes dites « administratives », c’est-à-dire pratiquées hors poursuites judiciaires, par exemple pour surveiller des « terroristes » potentiels, l’autorisation doit être délivrée de façon formelle par le cabinet du Premier ministre. On en compte 6000 par an.

Mais la technique va plus vite que la loi. Aujourd’hui, n’importe quel bon bidouilleur informatique peut intercepter votre téléphone. Et entrer sans la moindre difficulté dans la mémoire et dans l’intelligence de votre ordinateur.

Pour les policiers traditionnels, les vieux, cette pratique des écoutes généralisées présente un défaut majeur. L’un d’eux -non, je ne citerai pas ma source- me confie :

« Avec cette pratique des écoutes, les jeunes policiers perdent l’habitude d’enquêter, ils ne se fient plus qu’à la technique, on ne va plus sur le terrain. »

Alors, les écoutes tueraient-elles Sherlock Holmes ? J’avais déjà repéré que les James Bond modernes de la CIA, de la DGSE ou du Mossad répugnaient à aller au contact pour recueillir du renseignement. Apparemment le mal s’étend à la police judiciaire.

Le téléphone portable, outil idéal de Big Brother :

http://mai68.org/spip/spip.php?article417

(Article du Canard enchaîné sur le même sujet)

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche