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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 13:28
 Nouveau bobard dans l’affaire Merah
Nouveau bobard dans l’affaire Merah
Jeudi, Abdelghani Merah a prétendu ne pas avoir été sollicité lors de la préparation d’un documentaire récemment diffusé par France 3 et consacré à l’affaire Merah. Jean-Charles Doria, réalisateur de l’émission, affirme le contraire. Décryptage d’une contradiction révélatrice.
 

Un an après les faits, les incohérences de l’affaire Merah, soulignées sur Oumma, ne cessent d’être éludées au profit de polémiques futiles. Ces derniers jours, une controverse a ainsi pris de l’ampleur à propos du documentaire -surtout psychologisant- de France 3, intitulé « Affaire Mohamed Merah : itinéraire d’un tueur » et diffusé mercredi soir en prime time.

 

Certains avocats de familles de victimes avaient auparavant fait pression -en vain- auprès du CSA et de France Télévisions pour faire censurer l’émission en raison de l’apparition, jugée scandaleuse, de la mère et de la sœur de Mohamed Merah dans le film.


abdelghani merah

Au lendemain de sa diffusion, une nouvelle contradiction est apparue dans le « dossier Merah ». Invité par La Nouvelle Edition de Canal+, Abdelghani Merah s’est plaint du documentaire en insistant sur l’hypocrisie, selon lui, de sa mère et de sa sœur Souad. Survient alors (à 16’16) un moment cocasse : l’animatrice Anne-Elisabeth Lemoine lui demande pourquoi il n’a « pas accepté de participer à ce documentaire ». Réponse de Merah : « Parce que je savais que… euh, déjà, on me l’a pas proposé. Et… comment vous dire, je savais que ma famille allait mentir. Ils ont une double facette ».

Face à lui, le chroniqueur Ariel Wizman s’indigne : « C’est incroyable qu’on vous l’ait pas proposé ! Enfin ! A votre avis, ça tient à quoi ? ». L’animatrice s’interpose : « Si, si ! On vous a proposé de participer à ce documentaire ». Wizman réplique : « Non ! Il dit que non ! ».

Visiblement embarrassé, Merah rétorque, l’air penaud : « Je sais pas, vous savez, j’ai eu tellement de journalistes qui m’ont appelé. Je sais pas qui m’a appelé et qui m’a proposé quoi ». 

Sur le plateau de Canal+, personne n’a eu l’indélicatesse de lui faire remarquer l’incohérence de son propos. Merah prétend d’abord ne pas avoir eu de proposition mais rajoute aussitôt qu’il « savait » à propos du documentaire en cours de fabrication que sa « famille allait mentir » avant de conclure sur une note confuse, affirmant avoir oublié.

L’animatrice a, quant à elle, bien préparé son interview. Elle a rappelé que Merah avait été sollicité pour le tournage puisque le réalisateur du documentaire l’avait clairement indiqué -la veille- sur une antenne nationale. C’était mercredi matin, dans les studios d’Europe 1. Face à l’avocat Patrick Klugman, Jean-Charles Doria a tenu à défendre le caractère journalistique de son film. Interrogé de manière péremptoire (à 40’15) par l’avocat (et membre du CRIF) sur l’absence d’Abdelghani Merah dans la liste des personnes sollicitées, le réalisateur affirma alors l’avoir contacté sans obtenir de réponse favorable.

Au vu de ces deux affirmations contradictoires, une chose est claire : qu’il s’agisse de Merah ou de Doria, l’un des deux hommes ment. Notons ici que Mohamed Sifaoui, co-auteur du livre de Merah, soutient la version de ce dernier dans une tribune publiée hier par le Huffington Post (et relayée d’ailleurs par le site de la Ligue de défense juive).

Cette contre-vérité, apparemment anodine, est en réalité importante car les deux hommes -Merah et Doria- servent chacune une thèse différente à propos de l’affaire.

le-ministre-de-l-interieur-manuel-valls-place-beauvau-31-juillet

Quelles sont les principales lectures des évènements survenus dans la région de Toulouse et Montauban en mars 2012 ?

Depuis un an, quatre théories se concurrencent dans l’espace public :

1* Mohamed Merah était un « loup solitaire ». C’est la thèse « psychiatrique » rapidement élaborée par le clan Sarkozy, avec Claude Guéant, Bernard Squarcini et François Molins (procureur -politisé- de la République de Paris) comme porte-paroles officiels.

2* Merah était assisté par un ou plusieurs hommes de la mouvance fondamentaliste. C’est la thèse alarmiste et idéologique favorisée par Manuel Valls, promue avec zèle par le CRIF (constitué partie civile dans le procès) et relayée médiatiquement par le tandem Merah-Sifaoui. Dirigeant de la communauté juive de Toulouse et militant d’un rapprochement renforcé entre Israël et l’Union européenne, Arié Bensemhoun a d’ailleurs profité du débat organisé par France 3 pour affirmer qu’il y aurait des « centaines de Merah » dans la nature avant d’ajouter qu’il faudrait davantage surveiller les mosquées dans lesquelles seraient formées, selon lui, les « Merah de demain ».

3* Merah était un bouc émissaire à qui l’on a imputé les assassinats en raison de son profil de « coupable idéal ». Qualifiée sommairement de « théorie du complot » et condamnée par Le Monde, cette thèse, qui présente obscurément le clan Sarkozy comme le commanditaire -ou le complice passif- des meurtres, est populaire si l’on en juge par le succès des vidéos internet en sa faveur ou les commentaires régulièrement exprimés sur Twitter.

4* Merah était le (principal) assassin des sept meurtres mais il a été manipulé, voire assisté,  par une partie tierce et non identifiée à ce jour. Le jeune homme croyait être un soldat de la « cause djihadiste » alors qu’il servait, à son insu, un agenda politique particulier. Plus complexe, cette thèse renvoie dos à dos les partisans de la version d’un attentat uniquement « islamiste » et ceux qui clament l’innocence entière du jeune Toulousain.

Le fantôme du SAC

Abdelghani Merah, acteur-clé de la thèse n°2, est toujours sollicité par les médias malgré le camouflet qu’il a subi ces dernières semaines. Les cinq individus, mis en garde à vue et présentés systématiquement -à tour de rôle- comme le « 3ème homme » (alors que la culpabilité du second, Abdelkader Merah, n’est toujours pas avérée), ont tous été relâchés, notamment celui  (« le gitan » converti à l’islam) que le tandem Merah/Sifaoui pointait du doigt.

 

* Charles Mencarelli dit le « gitan » témoigne

Jean-Charles Doria sert, quant à lui, la thèse n°1 : celle d’un Mohamed Merah « paumé » et isolé. C’est ainsi, également, que Bernard Squarcini, l’ex-directeur de la DCRI, se voit présenté dans le documentaire comme le Cassandre infortuné de l’affaire Merah. L’homme aurait privilégié la « piste islamiste » mais n’aurait pas été écouté par la police judiciaire.

Soulignons également un élément croustillant dans la confection du documentaire, produit par Tony Comiti. Ce dernier n’est pas exactement un inconnu pour le clan Sarkozy. L’illustre producteur de télévision (également à l’origine d’un docu-fiction valorisant l’ancien maire de Neuilly) est le fils de Paul Comiti, cofondateur et ex-dirigeant du Service d’Action Civique –une police parallèle des années 60/70 (officiellement disparue)  et spécialisée dans les coups tordus au service du pouvoir gaulliste. Ironie du sort, Claude Guéant (homme-clé de l’affaire Merah et fil rouge du documentaire de Doria) est précisément le fils politique d’une figure majeure du SAC : Charles Pasqua.

L’ancien ministre de l’Intérieur était d’ailleurs intervenu sur le plateau d’I Télé, quelques heures après la fin de l’assaut du RAID, pour affirmer maladroitement (à 0’40) qu’il n’avait « jamais cru » à la capture de Mohamed Merah vivant. A la suite de notre publication -l’été dernier- de cette information (point n°27),  la vidéo a été curieusement retirée du site de la chaîne d’information mais l’auteur de ces lignes en a sauvegardé une copie.

 

De nouvelles zones d’ombre sont apparues depuis un an et les mensonges s’accumulent à propos de l’affaire Merah. A ce jour, aucune enquête véritablement indépendante n’a encore vu le jour. Qu’ils soient proches de la DCRI, du CRIF ou du clan Sarkozy, les journalistes qui ont travaillé sur le sujet ont passé plusieurs faits sous silence. Il ne tient qu’à vous, lecteur désireux d’être informé au mieux, d’encourager l’investigation et l’exposition de nouvelles pistes. C’est à vous, citoyen hostile au mensonge d’Etat, de dissiper la poudre aux yeux entourant l’affaire Merah.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 13:17
par François Asselineau (son site) dimanche 17 mars 2013 - 139 réactions
Racket général sur les comptes bancaires à Chypre pour sauver les banques et l’euro

Le racket général sur les comptes bancaires à Chypre crée un précédent qui pourra servir dans d'autres pays de l'Eurozone

Voici 4 mois, le 15 novembre 2012, j’avais alerté mes lecteurs sur l’inquiétante situation financière de Chypre. Je l’avais même qualifiée de « nouveau cadavre dans le placard » et j’avais souligné qu’elle constituait « une redoutable quadrature du cercle pour les dirigeants de l’UE ».

 

Eh bien l’on vient d’apprendre, le 16 mars 2013 au matin, que les dirigeants de l’Union européenne, en concertation avec les dirigeants chypriotes et le FMI, ont fini par trouver une solution. Et quelle solution !

En fait d’aide, les bailleurs de fonds (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI) sont en réalité convenus d’un plan de secours de 10 milliards d’euros dont le volet essentiel consiste en un véritable racket sur les comptes bancaires détenus par des particuliers à Chypre.

 

UN RACKET SANS PRÉCÉDENT SUR LES COMPTES BANCAIRES DES PARTICULIERS

Le racket, qualifié de « prélèvement » ou de « taxe exceptionnelle » dans la langue de bois des dictateurs qui ont mis la main sur le continent européen, va être opéré directement par les banques chypriotes sur chaque compte bancaire de particulier. C’est-à-dire sur à peu près chaque Chypriote adulte et chaque étranger disposant d’un compte bancaire dans l’île.

Le barème du racket est le suivant :

1°) pour toute somme inférieure à 100 000 €, le « prélèvement » sera de 6,7 %.

Pour prendre des exemples concrets :

  • un Chypriote possédant 7000 € d’économie sur un compte à vue, ou sur un compte d’épargne, va se voir racketter (« prélever » selon la langue de bois européiste) la somme de 469 €.
  • un titulaire de plan d’épargne ayant mis de côté 40 000 € pour s’acheter un appartement se verra racketter de 2 680 €.
  • même un étudiant ou un chômeur désargenté, n’ayant en tout et pour tout que 500 € sur leurs comptes, seront rackettés de 33,50 € chacun.

2°) pour toute somme supérieure à 100 000 €, le « prélèvement » sera de 9,9 %.

Pour prendre des exemples concrets :

  • un couple titulaire d’un plan d’épargne logement ayant mis de côté 185 000 € pour s’acheter une maison se verra racketter de 15 115 €. [(100 000 x 6,7% = 6 700) + (85 000 x 9,9% = 8 415) = 15 115 €]
  • un particulier fortuné disposant de 2 000 000 € sur des comptes rémunérés, se verra quant à lui racketter de 194 800 € [(100 000 x 6,7% = 6 700) + (1 900 000 x 9,9% = 188 100) = 194 800 €]

Ce dernier exemple donne à penser que les oligarques euro-atlantistes se sont offerts un plaisir de gourmet cynique et pervers : celui de placer Vladimir Poutine dans l’embarras. Car, puisque ce « prélèvement » vise tous les titulaires de comptes bancaires à Chypre, il concerne également les Russes, riches oligarques ou moins riches, qui ont ouvert un compte dans cette île proche du monde slave à la fois géographiquement et culturellement (pour sa fidélité au christianisme orthodoxe). Et qui l’ont ouvert dans la banque RCB, détenue par la Fédération de Russie et dirigée par des proches du Kremlin.

Parmi les gros déposants dans des banques chypriotes figurent des riches particuliers russes, attirés par les promesses de rentabilité de la Russian Commercial Bank (Cyprus). Ici une affiche publicitaire le long d'une route près du port chypriote de Limassol.

Parmi les gros déposants dans des banques chypriotes figurent des riches particuliers russes, attirés par les promesses de rentabilité de la Russian Commercial Bank (Cyprus). Ici une affiche publicitaire le long d’une route près du port chypriote de Limassol.

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Comme le montre cette saisie d’écran la banque russe propose à ses clients un taux de rendement garanti de 4,25% sur ses dépôts, à condition de déposer un minimum de 50 000 € sur le compte. Le racket organisé par l’UE, la BCE et le FMI revient à ponctionner 3 350 € sur un tel dépôt de 50 000 €…

La Russian Commercial Bank Cyprus (RCB) est une filiale du groupe public russe VTB, possédé à 75,5 % par la Fédération de Russie . Les dirigeants de l’oligarchie euro-atlantiste ont dû prendre un malin plaisir à imaginer la tête des dirigeants russes devant ce vol organisé pour prétendument « sauver l’euro ».

 

3°) En outre, il est institué une retenue à la source sur les intérêts procurés par ce qui restera des dépôts bancaires.

Les organisateurs de toute cette opération estiment qu’elle devrait rapporter 5,8 milliards d’euros.

Il faut noter que ce  vol organisé sur les dépôts des particuliers est une mesure sans aucun précédent. Les ministres des finances de la zone euro n’avaient pas soumis la Grèce, l’Irlande, le Portugal ni l’Espagne à une telle clause.

Atmosphère très cordiale à Bruxelles le 14 mars 2013 : les dirigeants européistes de Chypre et les dirigeants de l'UE rient de bon cœur du racket général sur les comptes bancaires des particuliers à Chypre dont ils viennent de convenir.

Atmosphère très cordiale à Bruxelles le 14 mars 2013 : les dirigeants européistes de Chypre et les dirigeants de l’UE rient de bon cœur du racket général sur les comptes bancaires des particuliers à Chypre dont ils viennent de convenir.

De gauche à droite : M. Nicos ANASTASIADES, Président de la République de Chypre, M. Herman VAN ROMPUY, Président du Conseil européen, et M. Michael SARRIS, ministre des finances de la République de Chypre. Tous ces messieurs semblent savourer l'idée du racket organisé sur les déposants chypriotes. Le ministre des finances de Chypre paraît même avoir du mal à ne pas éclater de rire.

De gauche à droite : M. Nicos ANASTASIADES, Président de la République de Chypre, M. Herman VAN ROMPUY, Président du Conseil européen, et M. Michael SARRIS, ministre des finances de la République de Chypre. Tous ces messieurs semblent savourer l’idée du racket organisé sur les déposants chypriotes. Le ministre des finances de Chypre paraît même avoir du mal à ne pas éclater de rire.

largarde_fmi_uprL’entrevue, le lendemain 15 mars, entre la franco-américaine Christine LAGARDE et le ministre des finances chypriote Michael SARRIS n’est pas moins détendue et hilare.

 

Sans la moindre vergogne, l’un et l’autre ne cachent pas leur joie de la solution qu’ils ont concoctée : renflouer les banques et «  sauver l’euro » en se servant directement sur les comptes bancaires des particuliers, il faut avouer que c’est à mourir de rire lorsque l’on appartient au monde feutré de l’oligarchie financière.

On notera que ce racket ne concerne évidemment pas Christine LAGARDE. Elle n’a pas la sottise de déposer sur un compte bancaire à Chypre les substantielles économies que lui procure son salaire annuel de Directrice générale du FMI, qui s’élevait à 380.939 € en 2011 (31 745 € / mois) et qui n’est pas soumis à l’impôt sur le revenu (sans doute environ 35 000 € / mois net d’impôts en 2013).

 

LES 4 OBJECTIFS DE CE RACKET SANS PRÉCÉDENT

Le racket sans précédent organisé par l’UE, la BCE et le FMI sur l’ensemble des comptes bancaires de particuliers ouverts à Chypre obéit à trois objectifs explicites, et probablement à un quatrième objectif implicite :

  • 1°) renflouer conjointement l’État chypriote et les banques chypriotes au bord de la faillite.

Au lieu que l’État chypriote garantisse les dépôts des épargnants, il donne l’équivalent des pertes aux banques qui vont les utiliser pour rembourser leurs créanciers (parmi lesquelles il figure notamment des banques chypriotes et non-chypriotes). 

  • 2°) limiter les pertes de banques non-chypriotes qui auraient prêté à Chypre.

En évitant la faillite de l’État chypriote et des banques chypriotes, la mesure vise en second lieu à limiter les pertes de banques non-chypriotes qui auraient prêté à Chypre. Y compris, bien entendu, d’éventuelles banques françaises.

  • 3°) « sauver l’euro »

Si l’on rackette tous les particuliers qui ont des dépôts à Chypre, c’est en définitive pour que Chypre ne soit pas considéré comme “en défaut” et c’est en définitive, encore et toujours, pour prétendument « sauver l’euro ». Je rappelle néanmoins que l’euro n’est, de toute façon, pas viable sur long terme. Cette grandiose extorsion de fonds opérée sur les patrimoines des déposants chypriotes ne servira, au mieux, qu’à prolonger l’agonie… et à renflouer les banques.

  • 4°) lancer un ballon d’essai pour tester l’acceptabilité sociale d’un tel vol organisé

Cet objectif n’est évidemment pas mis sur la table par les responsables européistes. Cependant, il se murmure dans les couloirs de la Commission européenne et de la BCE que ce dispositif testé à Chypre aura valeur de test. Un tabou vient d’être brisé, qui est celui de la protection des déposants et des épargnants. Les dirigeants du monde politique et bancaire vont maintenant observer si la population chypriote va laisser ou non ce racket se produire sans réagir. C’est dire si la suite des événements va être importante.

UNE OPÉRATION DE RACKET VICIEUSEMENT PRÉMÉDITÉE EN FONCTION DU CALENDRIER LITURGIQUE ORTHODOXE

Comme nous l’enseignent les films et les enquêtes de police, l’organisation des grands hold-up par des gangs mafieux n’est jamais laissée au hasard. Tout y est toujours minutieusement planifié.

Il en a été de même pour cette opération de racket : son organisation et son calendrier ont été conçus de façon particulièrement vicieuse.

En effet, l’accord entre l’UE, le FMI, la BCE et les autorités chypriotes a été conclu, non pas « dans la nuit de vendredi à samedi » comme l’affirme le journal Le Monde mais dans les journées des 14 et 15 mars.

Cet accord n’a été présenté comme arraché au cours de la nuit qu’à des fins de mise en scène. C’est ce qui a permis de n’annoncer publiquement la « taxe exceptionnelle » que le samedi 16 mars au matin, afin que les habitants de l’île méditerranéenne ne l’apprennent qu’à leur réveil en ce début de week-end.

De la sorte, les Chypriotes se sont retrouvés coincés car ils ont trouvé les banques fermées lorsqu’ils s’y sont précipités pour y sortir le maximum de numéraire. Des files d’attente se sont constituées devant les distributeurs de billets mais la plupart des automates avaient déjà été mis hors d’état de fonctionnement. 

Mieux calculé encore, les Chypriotes ont également réalisé qu’ils ne pourraient pas sortir d’argent ni le dimanche 17 mars ni même le lundi 18. Car lundi est une journée exceptionnellement fermée, du fait du calendrier orthodoxe qui fixe, cette année, au 18 mars la date mobile du « lundi pur » (Καθαρά Δευτέρα en grec).

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Le « lundi pur » est une fête mobile du calendrier liturgique orthodoxe. il se situe quarante jours avant le Samedi de Lazare, veille des Rameaux, et 48 jours avant la Pâque orthodoxe. C’est la date qui marque, après le dimanche de Carnaval, le début du Grand Carême. C’est aussi la date qui représente traditionnellement le début du printemps. À cette occasion, les Chypriotes, comme les Grecs, partent pique-niquer et consomment du pain azyme, pendant que les enfants jouent au cerf-volant.

L'affaire avait été parfaitement calculée et préméditée car lundi 18 mars est le jour où tombe, en 2013, le "lundi pur" de la religion orthodoxe. Les banques chypriotes resteront donc fermées jusqu'à mardi 19, ce qui offre le temps suffisant aux équipes d'informaticiens des banques d'opérer le « prélèvement » sur chaque compte au cours du week-end.

L’affaire avait été parfaitement calculée et préméditée car lundi 18 mars est le jour où tombe, en 2013, le “lundi pur” de la religion orthodoxe. Les banques chypriotes resteront donc fermées jusqu’à mardi 19, ce qui offre le temps suffisant aux équipes d’informaticiens des banques d’opérer le « prélèvement » sur chaque compte au cours du week-end.

Dès l'annonce du racket officiel, les titulaires de comptes bancaires n'ont plus été en mesure de retirer leur argent.

Dès l’annonce du racket officiel, les titulaires de comptes bancaires n’ont plus été en mesure de retirer leur argent.

Photo prise par un internaute chypriote samedi 16 mars au matin. L'automate de sa banque ne délivre plus d'argent et affiche le message : « Votre transaction a été annulée en raison d'un problème technique. Ce Distributeur Automatique ne permet pas de retraits d'argent pour le moment. »

Photo prise par un internaute chypriote samedi 16 mars au matin. L’automate de sa banque ne délivre plus d’argent et affiche le message : « Votre transaction a été annulée en raison d’un problème technique. Ce Distributeur Automatique ne permet pas de retraits d’argent pour le moment. »

 

LA SITUATION POLITIQUE ET SOCIALE VA-T-ELLE DÉGÉNÉRER ? 

Le « lundi pur » est une journée où l’on est censé se défaire de ses conduites pécheresses et où l’on doit faire preuve de pardon.

Toute la question est donc de savoir si les Chypriotes vont “pardonner” à leurs autorités politiques et financières le racket qui va être opéré, ce jour-là, sur leurs comptes bancaires ?

Les premières réactions enregistrées samedi ont montré que la population était sous le choc et scandalisée. Mais, aussitôt, tout l’appareil de désinformation politique et médiatique européiste s’est mis en branle pour diffuser son poison.

Dès son retour de Bruxelles, le président chypriote Nicos Anastasiades, responsable européiste “de droite” élu le mois dernier, a ainsi souligné dans un communiqué le prétendu « risque d’effondrement » du système bancaire à défaut d’accord sur un prêt pour l’île au bord de la faillite.

En prenant des airs de Tartuffe pour souligner plaintivement qu’il s’agissait d’un plan « douloureux », il a ensuite repris la sempiternelle thématique de toutes les dictatures, à savoir qu’il n’y aurait bien entendu pas d’alternative : « La solution que nous avons choisie est douloureuse, mais c’était la seule qui nous permettait de continuer nos vies sans remous. »

Comme nous l’a révélé l’exemple islandais – une île d’une taille assez comparable à Chypre -, et comme nous l’enseigne le président Ólafur Grímsson, il y a pourtant toujours une alternative : celle qui consiste à prendre le parti du peuple et de laisser les banques faire faillite.

Quoi qu’il en soit, les autorités chypriotes croisent les doigts. Elles espèrent qu’avec la complicité habituelle de la “gauche” européiste et le matraquage médiatique non moins habituel, les Chypriotes accepteront ce coup de force contre leurs dépôts et leurs économies, dans le but, proclamé, prétendument grandiose et incontestable, de « sauver l’euro ». 

Avant d’entrer en vigueur, la « taxe exceptionnelle »  doit être ratifiée par le parlement, et cela avant la réouverture des banques mardi, puisque le lundi est jour férié à Chypre. Il faut donc faire vite : M. Anastasiades a annoncé qu’il rencontrerait des dirigeants de partis politiques de l’île et qu’il se rendrait dimanche matin au Parlement où une Assemblée plénière, prévue en milieu de matinée, devrait entériner le racket.

Des appels à manifester ont été lancés, notamment par le candidat déçu aux élections présidentielles de février, George Lillikas, qui avait fait campagne contre le plan de sauvetage. Ce dernier a appelé à une mobilisation générale pour mardi, le lendemain du « lundi pur ».  

Mais ne sera-t-il déjà pas trop tard pour réagir puisque les comptes bancaires auront été déjà rackettés au profit des banques ?

 

LA CRÉATION D’UN PRÉCÉDENT QUI POURRA ÊTRE APPLIQUÉ À D’AUTRES PEUPLES DE LA ZONE EURO, ET NOTAMMENT AUX FRANÇAIS

L’extorsion de fonds que les autorités publiques comptent opérer sur les détenteurs de comptes bancaires à Chypre pourrait bien avoir un contrecoup sur les déposants italiens et espagnols. Car s’ils ne sont pas bêtes, ils devraient comprendre qu’un tel racket risque aussi de leur être imposé prochainement sans crier gare. Juste avant le lundi de Pâques par exemple…

Il sera donc intéressant de voir si l’affaire chypriote ne provoque pas un “bank run” important en Espagne et en Italie au cours des prochaines semaines.

Quant aux Français, ils auraient bien tort de croire les assurances que ne vont pas manquer de leur débiter leurs grands médias, à savoir qu’une telle disposition serait impossible en France, etc. Car l’opération chypriote revêt aussi l’allure d’un ballon d’essai. Ses concepteurs, au FMI, à la BCE et à la Commission, seront très attentifs à ses suites, car cela va leur permettre de tester l’acceptabilité sociale “grandeur nature” d’un racket sur les épargnants dans le but de « sauver l’euro ».

Si cette acceptabilité sociale se révèle assez facile à obtenir – en clair, si les Chypriotes se laissent plumer sans réagir violemment, ou bien en préférant s’écharper selon le clivage droite-gauche plutôt que de faire front commun-, le racket pourra être envisagé pour d’autres peuples. Et pourquoi pas pour les épargnants français le moment venu ?

Il faut donc bien comprendre que les Français ne sont pas à l’abri du même type de racket. Car une fois qu’une semblable mesure aura été mise en œuvre, un tabou essentiel aura sauté : celui de la protection de l’épargne publique. Et les autorités politiques et bancaires européistes pourront ensuite se prévaloir du précédent ainsi créé. 

 

COMMENT SE PRÉMUNIR INDIVIDUELLEMENT D’UN ÉVENTUEL RACKET “À LA CHYPRIOTE” ?

Pour être honnête, il n’y a pas de bonne solution. Tant que la France restera dans la zone euro et dans la catastrophe économique, financière et monétaire qu’elle engendre, on ne peut envisager que des expédients.

Quels expédients ?

À l’heure actuelle – et sans que cela soit d’ailleurs une certitude -, les seuls comptes bancaires a priori en sécurité et non susceptibles d’un pareil racket sont ceux qui sont localisés en Allemagne, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Finlande. C’est-à-dire dans les 4 États membres de la zone euro qui sont en excédent sur le système Target 2. [je renvoie ici à ma conférence sur “la tragédie de l’euro“.

  • 1°) Le premier expédient consiste donc à ouvrir des comptes bancaires dans ces 4 États. Mais avec toutes les difficultés d’ordre pratique que cela engendre, sans parler du caractère détestable que représente l’idée d’aller “planquer son argent” à l’étranger.
  • 2°) Pour les particuliers français qui ne veulent pas ouvrir des comptes bancaires dans ces 4 États, le deuxième expédient consiste à vider régulièrement leur compte (par exemple après chaque virement mensuel de salaire), à louer des coffres dans leur banque ordinaire, et à y entreposer leur argent liquide. Je signale au passage que ce type de comportement, bien que peu habituel, a déjà été noté secrètement en France il y a environ deux ans, sans que les médias, bien entendu, n’en informent l’opinion publique pour ne pas l’inquiéter.

Un tel expédient présente de nombreux inconvénients : outre qu’il entraîne le coût de location d’un coffre, il pose des problèmes matériels constants dans la vie quotidienne. Car les paiements par chèque, par carte bancaire ou par prélèvements automatiques sont de très loin les plus commodes et les plus usités. Vider son compte et placer toutes les liquidités dans un coffre bancaire peut aussi se révéler très handicapant en cas de fermeture des banques.

  • 3°) Enfin, le troisième expédient consiste à vider ses comptes bancaires comme dans le cas précédent, mais à conserver le liquide chez soi. Bien entendu, il s’ajoute alors, aux inconvénients énumérés précédemment, le risque supplémentaire de se faire voler.

En somme, les expédients ne sont guère satisfaisants et c’est bien là tout le problème. La vie contemporaine et la bancarisation des particuliers sont telles que, même si ce n’est pas impossible, il est néanmoins très gênant de ne pas avoir un compte bancaire en état de fonctionnement.

C’est justement pour cela que les Chypriotes viennent de se retrouver piégés.

 

CONCLUSION : UN RACKET SEMBLABLE POURRA ÊTRE IMPOSÉ AUX FRANÇAIS S’ILS NE RENVOIENT PAS DOS-A-DOS Mme LE PEN ET M. MÉLENCHON

Quitte à faire grincer les quelques dents habituelles, je conclurai en insistant sur le fait que le « plan de com’ » pour faire accepter aux Français un éventuel racket sur leurs épargnes et comptes bancaires ne sera pas sorcier à mettre en place. Il est même déjà tout prêt puisque l’oligarchie euro-atlantiste qui dirige la France et ses médias l’a déjà utilisé de nombreuses fois. Elle pourra le ressortir à l’identique.

Pour neutraliser toute contestation efficace contre un racket des déposants, ce « plan de com’ » consistera tout bonnement, et comme à l’accoutumée :

1°) à m’interdire totalement d’antenne radio et télé ; mais plus le nombre d’adhérents de l’UPR augmente et plus cette interdiction devient difficile à tenir. 

2°) mais à ouvrir largement les studios de télévision et de radios aux deux compères habituels de la pseudo “opposition au système” – Mme Le Pen et M. Mélenchon – , pour qu’ils exécutent le ballet bien réglé destiné à casser toute vraie remise en cause de la situation : 

  • d’un côté, les médias feront venir sur tous les plateaux Mme Le Pen, dont l’incompétence technique et la truculence seront comme d’habitude parfaites pour discréditer les idées qu’on la chargera de salir. Elle s’indignera à haute voix du vol programmé sur les petits épargnants pour cause d’euro, mais elle en profitera, par la même occasion, pour tempêter contre la viande hallal, ou pour réclamer le rétablissement de la peine de mort, ou pour aller faire un entrechat avec des néo-nazis autrichiens en prenant ensuite des airs de Sainte Nitouche. Ce mélange des genres délibéré et cet amalgame seront bien entendu faits pour discréditer l’idée même de sortir de l’euro aux yeux de 80 % des Français. C’est le rôle qui a été dévolu par le système à la famille Le Pen. Un rôle – ô combien reluisant – qu’elle accepte de remplir sans coup férir depuis 31 ans, en échange de la médiatisation tonitruante que les commanditaires lui accordent.
  • de l’autre côté, les médias feront venir également sur tous les plateaux M. Mélenchon. Lequel, selon le même ballet bien réglé, prendra appui sur les propos de Mme Le Pen pour faire croire de nouveau à ses électeurs qu’être contre l’euro serait être d’extrême-droite. Il affirmera, avec l’enflure stylistique qu’on lui connaît, que les déclarations de Mme Le Pen sont la preuve que « prôner la sortie de l’euro relève du maréchalisme », comme il l’affirma le 26 juin 2011 sur la radio Europe 1. Il vocifèrera comme un matamore que l’UE « vient de porter un mauvais coup contre le monde du travail et les petits épargnants » . Et il en conclura, comme le fait la gauche européiste depuis un demi-siècle, qu’il faut non pas sortir de la construction européenne ni de l’euro mais « se rassembler autour d’une véritable force de progrès seule à même de faire changer l’Europe. »

Pour se remémorer le sketch Mélenchon-Le Pen, cf. notre analyse que nous avons mise en ligne depuis déjà plus de 2 ans et qui n’a pas pris une ride.


chypre_oligarchie_upr

Avec un « plan de com’ » aussi bien huilé, permettant de bien diviser les Français, l’oligarchie financière et bancaire euro-atlantiste pourra continuer à dormir sur ses deux oreilles.

Elle rira encore aux éclats, derrière les portes capitonnées de ses antichambres, en pensant à la facilité avec laquelle on peut mener le peuple français par le bout du nez. Et le plumer sans qu’il y comprenne quoi que ce soit, et en croyant en plus que la France est une démocratie pluraliste où toutes les opinions ont droit de cité !

Comme l’auront compris les lecteurs, la seule solution pour déjouer ce plan bien rôdé, c’est de comprendre enfin en quoi il consiste, et d’en tirer les conséquences : il faut renvoyer dos-à-dos les faux opposants, qui entretiennent délibérément un clivage droite-gauche devenu inopérant, et qui empêchent de ce fait de rassembler les Français sur un programme de salut national.

En bref, il faut laisser de côté ces opposants de connivence, épuisés de roueries et de manipulations pluri-décennales, et se rassembler à l’UPR.

Bien sûr, certains seront furieux de lire cette conclusion. Mais au fond d’eux-mêmes, ils savent bien que, s’ils acceptent enfin d’arrêter de rêver, il n’y a pas d’autre solution viable que celle que je leur propose : un mouvement situé en dehors du clivage droite-gauche pour rassembler provisoirement une majorité de Français d’accord pour sortir au plus vite du piège à rat dans lequel on a enfermé la France.

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François ASSELINEAU

Site Internet : http://www.u-p-r.fr/
Facebook : http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau
Twitter : https://twitter.com/# !/UPR_Asselineau
Blog : http://www.francoisasselineau.fr



Sur le même thème

 

URGENT : MERCI DE FAIRE SUIVRE CE MESSAGE A TOUS VOS CONTACTS

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Bonjour Eva,

Plusieurs lecteurs m'ont écrit car ils regrettaient que je ne diffusait quasiment plus d'informations sur la situation économique (surtout depuis que le blog Liesi a fermé ses portes).

J'ai donc souhaité demander votre aide.

Hier soir, je passais en revue la presse internationale et j'ai été choqué à quel point la Plus Grande Crise du Siècle s'accélère :

  • L'Italie à 2 doigts de sortir de l'Euro si Beppe Grillo passe aux commandes de la Chambre du Conseil : je me rends souvent en Italie et je fréquente de nombreuses personnes de la classe moyenne qui préfèrent largement avoir un comique pour Président plutôt que le liquidateur bancaire, Mario Monti...
  • Pour les américains, la France est le pays de la révolte sociale et de l'enfer des affaires; et que les réformes coûteront plus chers qu'en Italie pour sauver le pays.

Plus le méga-dépression économique vous montre son vrai visage, plus la press-titution vous aveugle avec des faits divers (d'hiver) météorologiques et les bonnes nouvelles de l'économie qui va bien "car la bourse monte avec des billets de Monopoly".

Compte tenu du débordement d'informations et le fait qu'il n'y ait que 24h dans une journée, j'ai besoin de votre aide :

  • Si vous avez un blog ou un site => publiez vos articles et votre lien sur Gold-up !
  • Si vous avez l'oeil averti sur la situation économique => publiez vos articles sur Gold-up !
  • Si vous avez une compétence en finance ou liée à l'actualité => publiez vos articles sur Gold-up !
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Les 3700 abonnés du blog se réjouiront de vous lire, Eva !

Comment faire ?

Rédigez simplement votre article sur un document au format texte ou Word et il sera diffusé sur le blog (s'il correspond à la ligne éditoriale de Gold-up) !

Répondez tout de suite à cet email Eva, car le temps presse...

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 02:40
censure-sioniste.jpg
Alerte ! La liberté d'expression
menacée en France

Par eva R-sistons


 

   Alerte, la Police de la Pensée du CRIF veille ! Non contente de seulement laisser la mauvaise parole de la Pensée Unique se répandre, non contente de propulser les animateurs ou les émissions les plus alignées et intolérantes, voici maintenant qu'une cabale sioniste (Cyril Hanouna, Patrick Cohen, Claude Askolovitch, Frédérique Haziza) tente de discréditer l'excellent Frédéric Taddeï qui anime la seule émission de débats vraiment libres, avec aussi des invités ostracisés, interdits ailleurs, comme Soral ou Dieudonné ! C'est ça, la démocratie, la dictature d'un petit groupe de fanatiques intolérants, tribalistes, communautaristes - en France, patrie des Droits de l'Homme ? Les cerveaux réellement malades, ce sont eux, car obsédés par leur idéologie raciste et haineuse, ils refusent l'expression libre, la diversité ! Et en plus, ils osent traiter de dérangés ceux qui sont attachés à la liberté de pensée et d'expression, penseurs ou comiques !
   Tariq Ramadan est invité dans les facs et les médias du monde entier, et voici que pour le discréditer, on le fait passer pour un fou dangereux ! Nous sommes encore en démocratie, quand les libres penseurs sont traités de cinglés ? Alerte ! Notre pays devient totalitaire, Wikipedia censure l'homme politique François Asselineau, on tente d'empêcher, sur nos terres, au comique Dieudonné de se produire, l'analyste Alain Soral est masqué, tout est fait pour interdire aux esprits réellement libres de s'exprimer, et l'on ne voit plus à la télé que des minables racistes, haineux, va-t-en guerres comme le sinistre BHL, ou des opportunistes comme Caroline Fourest !
    Jusqu'à quand allons-nous tolérer qu'un petit groupe de sionistes fanatiques fasse la loi et empêche dans la Patrie des Droits de l'Homme l'expression libre ? Les sionistes talmudistes sont le VRAI cancer de notre pays, pas les Dieudonné ou les Soral !
    Est-il normal que lorsque je ne parlais pas des sionistes ni ne dénonçais le Nouvel Ordre Mondial, je sois invitée partout, et que soudain, parce que je dénonce la Pensée unique totalitaire, me voici désormais en France interdite d'antenne, censurée, ostracisée, discréditée ?
   Over-blog, sous la pression, se garde bien de mettre mon site sos-crise au TOP comme avant parce qu'il est dans les tous premiers - ce qui risque de le promouvoir -, Wikipedia avec l'atlantiste partisane Euterpia a totalement dénaturé ma pensée et ma fiche (eh oui, je ne défends pas les dictateurs, mais la vérité, la paix et la liberté), Daily Motion ou Facebook falsifient les données (Facebook, par ex, depuis que certains de mes articles sur R-sistons ont totalité près de mille J'aime; quant à Daily Motion, les appréciations sont totalement fantaisistes, elles stagnent ou régressent, des lecteurs ne peuvent voter, etc) ; Et le reste à l'avenant.
   De qui se moque-t-on ? Jusqu'à quand va-t-on supporter tous les mensonges de la propagande et la désinformation ? Jusqu'à quand va-t-on supporter la censure des grands esprits comme François Asselineau, ou de voir toujours les mêmes minables, pédophiles, va-t-en guerres, ambassadeurs du Nouvel Ordre Mondial atlantico-sioniste (tous les Cohn-Bendit, les Attali ou les BHL)... à la télévision débiter les mêmes discours ?
   Bon sang, la France avec les Cohen, Askolovitch, Haziza...  qui peuplent nos Médias, perd son âme, son originalité et sa liberté !

    Alerte, ces individus tuent la démocratie, la pensée, la France !

    Réagissons ! Il y va de l'identité de notre pays, de sa diversité, de la liberté, de la démocratie !

     Chantal Dupille (pseudo eva R-sistons)

Alerte, la liberté d'expression menacée en France ! Campagne contre Ce soir ou Jamais

 

Censure-medias.jpg

Après Patrick Cohen, Hanouna n’aime pas l’émission "Ce Soir ou Jamais" de Taddeï

 

Après Patrick Cohen, Claude Askolovitch, Frédérique Haziza, c'est au tour de Cyril Hanouna dans son émission TPMP sur D8 de réprouver l'émission Ce soir (ou jamais !) diffusé sur France 2 et présenté par Frédéric Taddeï.

 

 

Voici l’intervention de Cyril Hanouna :

"Je vais vous donner mon avis deux petites secondes, pour moi, dans télévision publique il y a public, le problème c’est que le public ne regarde pas cette émission ! [...] Pour éclairer un peu le téléspectateur, ça n’a jamais marché sur France 3, arrêtez de me dire que ça a marché, ça faisait au mieux 7% de parts de marché, arrêtez c’est une catastrophe, arrêtez ! [...] Sous prétexte que c’est une émission culturelle, on la laisse-là depuis 10 ans,arrêtez, arrêtez [...] Arrêtez avec votre culture s’il vous plait, je peux pas laisser passer ça. [...] Il ne faut pas comparer Yves Calvi qui fait 12 % de parts de marché tous les jours ... Mon problème est que l’on ne doit pas laisser des émissions pendant 7 ans qui ont fait toutes les cases de France Télévision, on laisse trop de place à ces gens là, on donne une tribune toutes les semaines et moi ça m’énerve ..."

 

Mardi dernier, Patrick Cohen s’était attaqué à l’émission de Taddéï :

 

"Vous invitez des gens qu’on n’entend pas ailleurs mais vous invitez aussi des gens que les autres médias n’ont pas forcément envie d’entendre ! En passant sur France 2, est-ce que vous continuerez à inviter Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral... Des gens que vous êtes le seul à honorer à la télévision. Et à mon avis, pas seulement pour de bonnes raisons (...) On a une responsabilité, quand on anime une émission de débats publics, de ne pas propager des thèses complotistes ou de ne pas donner la parole à des cerveaux malades. (...) Moi je n’ai pas envie d’inviter Tarik Ramadan !"

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par UJFP

« Qui sème le racisme récolte la tempête
Qui sème la résistance récolte notre solidarité »

ManipIl y a bien longtemps, le fabuliste La Fontaine, reprenant Esope, nous a narré cette belle histoire de l’enfant qui n’arrête pas de crier au loup. Il finit par être discrédité. Un jour, le loup arrive pour de bon mais plus personne ne le croit.

Les supporters inconditionnels de la politique israélienne n’ont pas lu Esope et leur imaginaire est bien pauvre. Ils s’épuisent à dégainer sur tout ce qui émet le moindre doute sur le rouleau compresseur colonial israélien, hurlent au loup, et traitent immédiatement les impudent-e-s « d’antisémites ».

La liste de ces « antisémites » redoutables n’arrête pas de s’allonger : après Charles Enderlin, Hugo Chavez, Stéphane Hessel, le BDS ou l’Assemblée Générale de l’ONU qui a eu l’outrecuidance d’admettre la Palestine comme Etat non-membre, voici de nouveaux cas « d’antisémitisme » relevés par la « vigilance » de nos inconditionnels spasmodiques.

A Bezons, le maire Dominique Lesparre, est accusé d’antisémitisme. Il a osé, avec tout le conseil municipal de la ville, faire citoyen d’honneur de sa ville le prisonnier palestinien Majdi Ihrima-Al-Rimawi. Ce prisonnier, comme les 4500 palestinien-ne-s emprisonnés aujourd’hui, est un résistant à l’occupation. Et faut-il le rappeler ici en France, la Résistance contre l’Occupation est un droit reconnu et défini par le droit international. Le CRIF accuse le prisonnier d’avoir du sang sur les mains. Il oublie que tou-te-s les résistants ont subi la même accusation. Résistants pour la France libre et terroristes pour celle de Vichy, les résistant-e-s juifs/ves au nazisme, ont eux aussi été traité-e-s de terroristes et exécuté-e-s comme tels [1].

L’UJFP soutient le maire et le conseil municipal de Bezons comme elle a soutenu autrefois le maire de Seclin accusé « d’antisémitisme » pour avoir prôné le BDS dans les cantines des écoles de sa ville. Le soutien aux prisonnier-e-s palestinien-ne-s, victimes permanentes de mauvais traitements et d’isolement en violation de toutes les normes du droit international, est une noble cause portée par tout le mouvement de solidarité français, et il est scandaleux de le lier à un quelconque antisémitisme.

Aux Pays-Bas, les autorités ont (enfin) décidé de demander que certains produits israéliens venant des colonies soient étiquetés [2].Rappelons que le droit international ne reconnaît pas l’annexion et la colonisation de la Cisjordanie et que ces produits devraient tout simplement être interdits. Réaction du ministre de l’intérieur israélien Eli Yishaï : « il s’agit d’une tentative de boycott de nos marchandises de la part d’un pays qui n’a pas versé tous les dédommagements sur les biens juifs confisqués (pendant la deuxième guerre mondiale) ». Vous avez bien lu, le ministre ne parle pas de dédommager les Palestiniens pour leur expulsion et la destruction de leur pays. En fait, dès qu’un Etat tente de mettre sa législation en accord avec les règles du droit international et européen, qui condamnent la colonisation, la réponse automatique est Shoah et antisémitisme. Cette réponse d’un ministre israélien serait risible si elle ne révélait la profonde déliquescence morale et politique du gouvernement qui la porte. Le ridicule ne tue plus, mais pendant ce temps la Palestine continue d’être écrasée.

La CIMADE de la région PACA refuse de côtoyer le CRIF dans une cérémonie commémorant la rafle de Marseille en dénonçant l’instrumentalisation du génocide faite par le CRIF [3]. La CIMADE dont le rôle dans le sauvetage des enfants juifs est bien connu est aussitôt accusée d’antisémitisme. Ce même CRIF ira-t-il jusqu’à proférer la même accusation contre la FNIDRP (Fédération Nationale des Déportés, Internés, résistants et Patriotes) qui s’est insurgée contre les insultes proférées par Richard Prasquier contre Stéphane Hessel [4] ?

La menace, l’intimidation, la confusion des genres, la récupération éhontée du génocide finissent par ne plus prendre. Par contre elles libèrent une parole antisémite possible en favorisant un amalgame dangereux entre la politique israélienne et les Juifs du monde où qu’ils se trouvent. En cela l’instrumentalisation du génocide et de l’antisémitisme est une arme redoutable qui met en danger les Juifs et produit ce qu’elle prétend empêcher. La Palestine, la résistance du peuple palestinien, les droits du peuple palestinien sont une cause juste qui mérite d’être défendue, pour un monde plus juste et plus humain. De plus en plus nombreux sont les citoyens du monde et les Etats qui le savent et veulent agir pour obliger Israël à respecter la loi et arrêter le sociocide qu’il pratique sous nos yeux. Et cela, ce n’est pas de l’antisémitisme c’est du Droit et de l’Humanité. Les condamnations de la politique israélienne continueront de se multiplier. Les sanctions et la fin de l’impunité sont plus que jamais à l’ordre du jour, parce qu’elles sont les seuls moyens pour parvenir à une paix basée sur l’égalité des droits.


Bureau national de l’UJFP le 13-03-2013

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 01:57

Article 2007,  mais à connaître (eva)

Haute trahison

Mardi 9 Octobre 2007

par Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, auteur de Droit constitutionnel (Economica, 2007).


Le projet de « traité modificatif » (reform treaty) européen a été rendu public le vendredi 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de « mini-traité » ou de « traité simplifié » puisqu’il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu’en matière de complexité rédactionnelle on peut difficilement faire pire.

Dans la mesure où ce texte se borne en réalité à recopier sous une autre forme les trois quarts des dispositions du traité établissant une constitution pour l’Europe, il eût certainement été plus simple de reprendre le texte initial en en rayant seulement les dispositions symboliques abandonnées. On comprend cependant que cette formule ait été écartée car elle aurait manifesté de façon trop criante que l’on se moquait ouvertement de la volonté des peuples français et néerlandais.

Les rédacteurs ont donc préféré concocter une formule compliquée qui modifie d’une part le traité sur l’Union européenne (traité UE) et d’autre part le traité instituant la communauté européenne (traité CE), lequel s’intitulera désormais « traité sur le fonctionnement de l’Union ». La supercherie apparaît clairement avec la Charte des droits fondamentaux qui n’est plus incluse dans les traités mais apparaît dans l’article 6 du texte de la façon suivante : « L’Union reconnaît les droits, les libertés et les principes énoncés dans la Charte des droits fondamentaux du 7 décembre 2000, laquelle a la même valeur juridique que les traités » … Un traité affirme donc qu’une charte qui lui reste extérieure a cependant la même valeur juridique que les traités qu’il modifie ! On n’a jamais vu de procédé juridique plus tordu, même dans les récentes révisions de la Constitution française qui ont pourtant révélé au plus haut niveau normatif l’invasion de notre pays par le « maldroit ». Le protocole n°7 prévoyant cependant que la Charte ne permet ni à la Cour de justice européenne ni aux juridictions britanniques et polonaises d’écarter l’application d’actes nationaux de ces deux pays jugés incompatibles avec ladite charte, provoque un pincement de cœur. Tout se passe comme si le « non » des Français avait servi à d’autres mais pas à eux, quelle humiliation !

Le « traité modificatif » modifie bien le traité constitutionnel rejeté en 2005 puisqu’il en enlève un certain nombre de dispositions explicites et dispense la Pologne et le Royaume-Uni du respect de certains engagements. C’est donc une modification par simple soustraction en ce sens que l’on s’apprête à faire ratifier par le parlement français un traité partiel aux lieu et place du traité complet initial.

Une question fondamentale se pose dès lors : comment le président de la République peut-il décider seul, alors que le peuple français a juridiquement rejeté l’intégralité du traité, de faire cependant ratifier par voie parlementaire la majeure partie des dispositions qu’il contenait au motif que celles-ci « n’auraient pas fait l’objet de contestations » ? Chacun a pu constater, durant la campagne référendaire, que toutes les dispositions étaient critiquées : les uns se focalisaient davantage sur la charte des droits fondamentaux et les politiques communautaires, les autres sur les transferts de compétence, le passage de l’unanimité à la majorité et le déficit démocratique, d’autres encore s’offusquaient des principes et symboles fédéraux. On pouvait peut-être apercevoir que le « non » de gauche déplorait davantage la menace sur l’Etat-providence et le « non » de droite la perte de l’Etat régalien, mais il est certainement impossible et inconcevable de sonder le cerveau de chaque Français en prétendant y déceler des dispositions qu’il aurait rejetées et d’autres qu’il aurait approuvées. La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature. Lorsque l’on sait que la Constitution californienne prévoit qu’une norme adoptée par référendum ne peut être par la suite abrogée ou modifiée que par une autre décision populaire et que la Cour constitutionnelle italienne adopte le même principe, on ne peut qu’être bouleversé par le coup d’Etat ainsi perpétré en France. Si le président a la conviction que les dispositions restant dans le traité modificatif ont fait l’objet d’une approbation implicite des Français, encore faut-il qu’il s’en assure en organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord explicite.

Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel coup d’Etat ? Le texte de la très populaire Constitution de 1793 n’y allait pas de main morte en disposant, dans son article 27 : « Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres ». La peine de mort étant désormais prohibée par la Constitution française il convient de s’y conformer et de se tourner plutôt vers l’article 35 du texte de 1793 qui affirmait solennellement : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée au préambule de l’actuelle Constitution, range aussi la résistance à l’oppression parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’homme.

Notre texte constitutionnel affirme encore que le principe de la République est « gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple » et que son président est élu au suffrage universel direct pour veiller au respect de la Constitution, assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat et garantir l’indépendance nationale. Le terme qui vient à l’esprit pour désigner le mépris présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute trahison. Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de l’Etat, intervenue en février 2007, a substitué à l’antique et belle formule de haute trahison, l’expression affadie et banale de « manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat ». Cela manque singulièrement d’allure et de force mais l’on s’en contentera cependant en proposant aux parlementaires, au lieu de commettre eux-mêmes une forfaiture en autorisant la ratification d’un traité rejeté par leurs mandants, de se constituer en Haute Cour pour sanctionner le coupable.

Sans insurrection ni destitution, nous n’aurons alors plus qu’à pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des godillots.
http://www.marianne.net/Haute-trahison_a78911.html
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L'article d'un Chevènementiste :

Le divorce entre la gauche et le peuple est désespérant 

 

Les dix premiers mois au pouvoir du nouveau président de la République se soldent par une insatisfaction croissante de l’électorat de gauche qui a assuré la victoire de François Hollande. Deux Français sur trois sont mécontents et ont l’impression que le changement n’est pas au rendez-vous. Voir La popularité de Hollande chute encore (Le Monde, 17 mars 2013).

 

Récemment, les élections législatives en Italie ont confirmé le sentiment populaire de rejet des élites politiques qui continuent à ne rien vouloir changer comme si la crise n’avait pas été causée par la dérive du système financier avec la complicité des pouvoirs politiques au niveau européen. Comment est-ce possible ? C’est le moment de faire appel à la pensée de Gramsci, cet italien qui mettait l’indignation et la force de la raison pour changer le monde.

 

Voir Gramsci serait bien utile aujourd'hui à la gauche en Italie et en France - 2 mars 2013.

(…) Sa réflexion foisonnante aborde divers sujets : la religion, le fascisme, le mouvement ouvrier, la paysannerie, la philosophie, la linguistique, la littérature, la politique, l'idéologie, le droit. Il développe le concept d'hégémonie culturelle pour expliquer la domination de la bourgeoisie et celui de praxis en tant que moyen de lutte des masses.

 

Un jeune politologue (35 ans), Gaël Brustier - que j’ai bien connu au sein du Mouvement Républicain et Citoyen, entre 2004 et 2006, quand le MRC était présidé par Georges Sarre - s’appuie sur la pensée de Gramsci dans son livre récent La guerre culturelle aura bien lieu L’occidentalisme ou l’idéologie de la crise. Editions Mille et une nuits, série Essais, février 2013. Page de couverture.

 

La crise est omniprésente. Pourtant, ses conséquences idéologiques sont largement ignorées. Depuis près de quarante ans, toutes sortes de mouvements idéologiques et politiques ont vu le jour, ayant en commun de penser, dans des dimensions variables, que l'Occident vit un "déclin" et qu'il est menacé dans son existence même. Une idéologie - l'occidentalisme - s'est ainsi peu à peu imposée comme l'idéologie de la crise.
De la crise de la social-démocratie à l'émergence du néo-conservatisme, de la flambée des nouvelles droites populistes à l'apparition de l'hédonisme sécuritaire, de l'évolution des mouvements gays ou féministes au détournement de la laïcité, cette idéologie est devenue culturellement hégémonique sans que l'on s'en rende compte. Parsemée de contradictions, se nourrissant des paniques morales des populations de l'Occident face à l'immigration et voyant dans l'islam un danger imminent pour le mode de vie des pays d'Europe notamment, l'idéologie de la crise ne cesse de déterminer, nos débats de société et escamote les problèmes politiques économiques.
Dans cet univers du doute et de la peur, les gauches sont menacées de disparition. Elles assistent, impuissantes, au développement du spontanéisme droitier... Leur vieux fonds idéologique n'a plus guère de prise, elles sont au pied du mur, elles doivent se réinventer, en appliquant la leçon de Gramsci, car la guerre culturelle aura bien lieu.

 

De ce livre, Jean-Louis André - qui a été conseiller municipal de Chalon-sur-Saône de 2008 jusqu’à sa démission en 2011 - en a fait un résumé, que l’on trouve ici Lire à CHALON - La guerre culturelle aura bien lieu (27 février 2013).

Autres articles, concernant ce livre :

La gauche et la guerre des idées (Marianne, Aude Lancelin, 16 mars 2013)

La lutte des classes version XXIe siècle sera-t-elle une guerre culturelle ? (Regards-citoyens, 3 mars 2013)

La droite identitaire à la barre (Le Monde, Gaël Brustier, 21 novembre 2012)

 

Autres livres de Gaël Brustier :

Paniques morales face aux populations issues de l'immigration islamique, crise de l'État-nation dans l'intégration européenne ou hantise du déclassement de la civilisation européenne semblent nourrir constamment l'émergence de mouvements contestataires à l'intérieur d'une droite en recomposition permanente. C'est tout un pan des sensibilités politiques qui s'est laissé déporter par cette puissante dynamique.

Combinant conservatisme et esprit contestataire, monopolisant la définition du débat politique, la droite a gagné le combat pour l'hégémonie culturelle dans les sociétés occidentales, poussant aussi bien les droites conservatrices que les droites extrêmes à opérer de nombreuses mutations.

Les auteurs exposent avec une grande concision les spécificités de la droitisation actuelle, qu'ils observent non seulement aux États-Unis, avec les Tea Parties, mais aussi en Italie, en Allemagne, en Espagne, en Belgique et aux Pays-Bas, en Suisse, en Suède... dans un véritable tour d'Europe, avant d'étudier le cas particulier de la France.

 

Le livre plonge dans l'histoire des néo-conservateurs américains, ces démocrates ralliés à Reagan à la fin des années 1970 : ce sont eux, avec les théoriciens du thatchérisme, qui, sur la base d'un anticommunisme et d'un anti-gauchisme farouches, ont pensé et réussi à propager leur conception droitière dans les années 80 et 90... jusqu'à la flambée qui a atteint l'Europe continentale dans les années 2000. 

Pourquoi les hommes politiques ne comprennent-ils plus la société française ? Depuis trente ans, les changements profonds que la France a connus ont conduit à une rupture entre les élites et le peuple... Une gauche enfermée dans les centres-villes a perdu le contact avec son électorat traditionnel populaire. Elle ne sait plus où il se trouve. Pour redonner du sens à une politique au service des couches populaires, les auteurs de Recherche le peuple désespérément ont analysé la géographie sociale de la France d'aujourd'hui. Des centres de nos villes aux zones rurales en passant par les banlieues ou les quartiers pavillonnaires, les auteurs entraînent le lecteur à la redécouverte d'une France qui réserve bien des surprises. Conçu comme un manuel de survie pour une gauche en péril ou pour les républicains soucieux de voir leur pays renouer avec son histoire, cet essai est un outil indispensable et original pour tous ceux qui croient encore que le peuple est au coeur de toute démocratie.

 

Les socialistes, les altermondialistes et les autres (Gaël Brustier, Edition Bruno Leprince, 2008. Commentaires de Samir Amin, Le Monde Diplomatique, décembre 2008)

 

Ce livre, qui analyse les raisons de l’abandon d’un projet socialiste en France, met d’emblée en cause l’adoption d’une « idéologie européaniste ». Conçue pour rendre le socialisme illégitime, voire illégal, cette idéologie de substitution annihile tout espoir social. De surcroît, plus l’Europe sera capitaliste, moins son capitalisme sera européen. L’atlantisme, indissociable de l’européanisme, ruine toute perspective internationaliste des travailleurs et des peuples. La refondation socialiste en France passe donc par la déconstruction de l’Europe. Il n’y a plus en France de parti des ouvriers et des employés (60 % de la nation) depuis que le Parti socialiste (PS) a choisi de ne s’adresser qu’aux classes moyennes. En contrepoint des thèses d’Antonio Negri, l’auteur invite les contre-pouvoirs à envisager l’exercice du pouvoir. Il propose une géopolitique alternative à l’euro-atlantisme fondée sur le rapprochement entre Paris, Berlin et Moscou, renforcée par des alliances avec les peuples d’Amérique latine. Peut-être pourrait-il prolonger l’axe de libération de la tutelle de Washington jusqu’à Pékin, et celle des alliances anti-impérialistes en direction des pays d’Asie et d’Afrique.


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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 01:44

 

trilatérale

L’ensemble de la zone euro est désormais sous

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http://www.mecanopolis.org/?cat=2214

 

La Commission Trilatérale, réunie à Berlin : qui en parle ?

Ce dimanche 17 mars 2013 se tient toujours à Berlin la réunion plénière annuelle de la Commission Trilatérale. Nous avons déjà consacré à cette réunion l'article de jeudi dernier « La Commission Trilatérale, à Berlin ce week-end » sur notre blog La Science au XXI Siècle. Comme d'habitude, aucun média « sérieux » n'en parle. Quant aux prétendus « progressistes », les « gauches » participent directement à la Trilatérale (la « socialiste » française Elisabeth Guigou en est membre actuellement), et les « gauches de la gauche » ont besoin des « gauches » pour accéder à un certain nombre de « bonnes places ». Il en résulte un silence spectaculaire. Pourtant, au vu de son site, on ne peut pas reprocher à la Commission Trilatérale une réelle opacité. Bien au contraire, les informations et le matériel considérables qui y sont diffusés s'ajoutent aux rapports commercialisés par la Brookings Institution. C'est bien au niveau des médias et du monde politique et syndical, que se fait la censure de l'information. Sans oublier ceux qui crient à la « théorie du complot ». Pourtant, il ne semble pas qu'il soit interdit, voire même difficile, de s'informer sur les réunions de la Commission Trilatérale, à en juger par les photos diffusées hier par le site VigiInfos sur l'accueil offert la veille par Angela Merkel à la réunion de Berlin. VigiInfos relève également que l'Agenda international de cette semaine affiché par l'Assemblée Nationale comportait explicitement la mention : « Commission des affaires étrangères. Participation de Mme Elisabeth Guigou, présidente, à la Trilatérale ». Il n'y a donc pas de secret, uniquement des silences. Lieu de réflexion commune des représentants du capitalisme mondial, la Trilatérale ne se cache ni ne se renie. « En face », on ne peut pas en dire autant... Et quel média français a fait savoir à ses lecteurs que l'ami personnel de longue date de François Hollande qu'est le PDG d'AXA Henri de Castries est en même temps le président des rencontres de Bilderberg ?

Notre article du jeudi 14 mars avec le titre explicite  « La Commission Trilatérale, à Berlin ce week-end », http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/03/14/la-commission-trilaterale-a-berlin-ce-week-end.html, présente un bref historique de la création de la Commission Trilatérale il y a quarante ans.


A l'époque, la défaite des Etats-Unis au Viêt Nam s'annonçait clairement et le capitalisme international se trouvait confronté à de nombreux pays se réclamant du socialisme ainsi qu'à un puissant mouvement anticolonial et anti-impérialiste. Au sein même des pays « riches », les mouvements revendicatifs étaient puissants et inquiétaient les détenteurs des capitaux.

 

C'est dans ce contexte, que les fondateurs de la Trilatérale ont appelé en 1973 à une réflexion stratégique commune des trois pôles du capitalisme de l'époque : Amérique du Nord, Europe occidentale, Asie (pour l'essentiel, le Japon). L'actuelle mondialisation du capitalisme a très largement émergé de cette initiative à laquelle ont participé, avec le principal fondateur David Rockefeller, des représentats des multinationales et de la grande finance ainsi que des futurs dirigeants politiques au plus haut niveau comme Zbigniew Brzeziński ou Raymond Barre.


L'Acte Unique Européen (Jacques Delors, 1986) ou la mise en place de l'Organisation Mondiale du Commerce (1994), instaurant la « libre circulation des capitaux et des marchandises », sont pour une bonne partie des résultats de cette « pensée commune » du capitalisme mondial, dans un contexte bien plus favorable à ses intérêts où l'URSS a cessé d'exister et la République Populaire de Chine a renforcé ses liens avec les Etats-Unis et l'Europe occidentale. Qui s'est vraiment opposé à cette stratégie du capitalisme mondial ? C'est un ancien bras droit de Jacques Delors, le « socialiste » français Pascal Lamy, qui dirige actuellement l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

A présent, des représentants de la République Populaire de Chine, de l'Inde, de Singapour, de la Corée du Sud, de l'Indonésie, des Philippines... font partie de la Commission Trilatérale.

Dans ces conditions, et alors que l'on trouve aisément dans le « marché mondial de la main d'oeuvre » des salaires dix fois plus bas que le SMIC français, et qu'en Europe même les très bas salaires ne font pas défaut, à quoi peuvent servir les « économies » mises en place par François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Jérôme Cahuzac... ? La réalité que l'on évite d'exposer aux citoyens est que la véritable dégringolade ne fait que commencer dans des pays comme la France que les capitaux abandonnent à la recherche des plus bas salaires et standards sociaux.

Et c'est de toute évidence une « excellente raison » pour ne pas évoquer auprès du « grand public » les réunions de la Commission Trilatérale, même si la Trilatérale ne se prive pas de rendre de nombreuses informations parfaitement accessibles sur son site http://www.trilateral.org .

 

Le 17 mars également, Boursier.com se réjouit : « Baisser les allocations familiales n'est plus un tabou ! », et ajoute encore « L'idée de se serrer la ceinture n'est plus taboue ! ». Mais a-t-on vraiment expliqué aux Français jusqu'où devront-ils « se serrer la ceinture » ? La réalité est qu'on n'a rien vu encore.

Ler site Atlantico tente de se montrer rassurant dans son article « Frankenstein : l’Occident inventeur de la mondialisation est-il en train d’en perdre le contrôle ? ». Mais force est de constater que la politique dite « d'économies budgétaires » se traduit d'ores et déjà par un effondrement progressif du niveau de vie des populations des Etats-Unis et de l'Europe occidentale. Très clairement, ce n'est que le début d'une profonde dégringolade.

Pour les populations des pays jadis « riches », la véritable question n'est pas de savoir si les grandes multinationales et les milieux financiers parviendront à tirer leur épingle du jeu, mais ce que deviendront leurs acquis sociaux de l'après-guerre. 

C'est précisément la perspective d'un anéantissement total de ces acquis historiques de travailleurs et citoyens, qui « déconseille » d'informer les populations sur les réunions d'entités comme la Commission Trilatérale ou le Cercle de Bilderberg. Et c'est ce qui rend particulièrement troublants de nombreux silences.

Pourtant, les membres de la Trilatérale ne passent pas sous silence leurs activités. Vendredi, son président européen Jean-Claude Trichet publiait dans le New York Times un article d'opinion intitulé « The Euro Zone and the Global Crisis ». A la fin de l'article, il est ainsi présenté : « Jean-Claude Trichet, former president of the European Central Bank, is the European chairman of the Trilateral Commission ». Trichet évoque explicitement « the future of credible European governance » comme l'un des sujets de la réunion en cours à Berlin.


Quel média français a mentionné cet article de Jean-Claude Trichet ? Quel courant politique a entrepris d'y réagir ?

http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/170313/la-commission-trilaterale-reunie-berlin-qui-en-parle

 

Voir aussi nos articles :


La Commission Trilatérale, à Berlin ce week-end

Trilatérale, Bilderberg... pourquoi il faut en parler

Bilderberg 2012 : quels objectifs ? (I)

Bilderberg 2012 : quels objectifs ? (II)

Bilderberg : historique des participants français - I (1996-2001)

Bilderberg : historique des participants français - II (1984-95)

Bilderberg : historique des participants français - III (2002-2010)

Trilatérale 2010, à Dublin début mai

Bilderberg 2010, en Catalogne début juin

Bilderberg 2010, à Sitges du 3 au 6 juin

Bilderberg 2010 et barrages médiatiques

Grèce et "vente des meubles" imposée aux Etats

Bilderberg et l'Etat privé mondialisé

Bilderberg 2010 : quel bilan, quels consensus ?

Bilderberg, CNRS, université publique, rapport Aghion...

Bilderberg, la Trilatérale... et le monde (I)

Bilderberg, la Trilatérale... et le monde (II)

Bilderberg, la Trilatérale... et le monde (III)

Bilderberg, la Trilatérale... et le monde (IV)

Bilderberg, la Trilatérale... et le monde (V)

Bilderberg, la Trilatérale... et le monde (VI)

M. Monti, président européen de la Trilatérale

Grèce : la faillite planifiée des Etats souverains

La Commission Trilatérale et les services publics français (I)

La Commission Trilatérale et les services publics français (II)

Services publics et adversaires innommables (I)

Services publics et adversaires innommables (II)

Groupe de Bilderberg et silence des médias français

Bilderberg, Trilatérale et transversalité de « gauche »

Bilderberg 2009 : une rencontre des "élites" ?

CNRS, Bilderberg, Trilatérale... et faillite de l’idéologie « gestionnaire » (I)

Sarkozy, G8, Bilderberg, "sortie de crise" rapide et casse sociale

Le soutien du Parti Socialiste au Traité de Lisbonne, une mauvaise nouvelle pour la recherche française

Crise, élections et "valeurs de gauche" (I)

Crise, élections et "valeurs de gauche" (II)

Monti, Grèce, Barroso, "réfractaires", "nationalistes"... (I)

Monti, Grèce, Barroso, "réfractaires", "nationalistes"... (II)

Grèce, Italie, Trilatérale, Bilderberg... et impasse

La lettre de Voltaire à Damilaville du 1er avril 1766

Le déclin des puissances occidentales (I)

Le déclin des puissances occidentales (II)

Union Européenne et comédie : privatisations (I)

Union Européenne et comédie : privatisations (II)

Union Européenne et comédie : délocalisations (I)

Union Européenne et comédie : délocalisations (II)

Barack Obama et les coupures budgétaires aux Etats-Unis (I)

Barack Obama, la recherche scientifique et l'éducation (I)

Barack Obama, la recherche scientifique et l'éducation (II)

Barack Obama, la recherche scientifique et l'éducation (III)

Barack Obama, la recherche scientifique et l'éducation (IV)

Barack Obama, la recherche scientifique et l'éducation (V)

Barack Obama, la recherche scientifique et l'éducation (VI)

CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (I)

CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (II)

CNRS, délocalisation de la recherche et débâcle européenne (III)

Hollande, Ayrault et la mondialisation (I)

Hollande, Ayrault et la mondialisation (II)

Hollande, Ayrault et la mondialisation (III)

Vers un Wall Street scientifique ? (I)

Vers un Wall Street scientifique ? (II)

 

Indépendance des Chercheurs

indep_chercheurs@yahoo.fr

http://science21.blogs.courrierinternational.com

http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia

Groupes de discussion :

http://groups.yahoo.com/group/problemes_des_scientifiques

http://groups.yahoo.com/group/combatconnaissance

 


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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 01:25

 

manif_medef_18

 

 

La question allemande et l’impasse de l’Europe.


Marginalisée pendant des décennies du fait de sa défaite et de sa division, autant que du poids de la honte des crimes nazis, l’Allemagne fédérale s’est, du coup, reconstruite et réunifiée en pesant chaque pas comme une étape vers son rétablissement en puissance. Pendant ce temps, hors de la parenthèse gaulliste et des vigilances de François Mitterrand, les Français ont été endormis. Ils l’ont été par les sociaux-démocrates et les démocrates-chrétiens, alliés dans le projet européen à la sauce Jean Monnet. Ils se sont laissés porter par une situation de force qui semblait aller de soi pour toujours. D’un côté des calculateurs forcés, de l’autre des dilettantes frivoles. L’Allemagne a donc marqué ses points en s’occupant d’elle comme du sujet de l’histoire. Sa domination actuelle met en danger l’économie de chaque nation et la construction européenne elle-même. En plongeant l’Union entière dans la récession, l’Allemagne de Merkel menace l’économie générale du monde.


Je me suis déjà exprimé à de nombreuses occasions sur la question que pose la nouvelle Allemagne aux Français. Ce point n’a jamais retenu l’attention de mes commentateurs. C’est pourtant pour moi une question cruciale qui donne son sens à de nombreux aspects de ce que je crois utile de faire dans notre pays. La cécité volontaire de bon nombre de commentateurs a une racine dans la pensée dominante médiatiquement acceptée. Car, malheureusement, l’influence des déclinistes et la démission des élites politico-médiatiques a amplement désarmé la conscience des risques inadmissibles qui résultent mécaniquement d’une domination allemande sur l’Europe. Quel risque ? Celui que fait peser la subordination de tous aux besoins étroits de quelques-uns surtout quand ces intérêts sont peu représentatifs de la condition générale des autres nations. Aujourd’hui, la politique européenne est exclusivement calculée pour répondre aux intérêts de la population vieillissante de l’Allemagne. Cette population qui dépend des fonds de pensions pour ses retraites est donc fascinée par les cours de bourse soutenus et l’existence d’un euro très fort. Le système qui y correspond est dorénavant construit. Il place l’Allemagne au centre d’un ensemble productif où les pays voisins du nord, qui étaient autrefois dans la mouvance du Mark, le sont tout autant autour de l’euro fort à la sauce berlinoise. Cet ensemble reçoit dorénavant le renfort stupide d’une tradition bien française de Salariés de Peugeotfascination et de capitulation des élites devant l’outre-Rhin. Celle-ci se nourrit à présent des recommandations du modèle libéral. La parole officielle est donc captive des figures imposée de l’adulation pour le « modèle » allemand. Ses faiblesses semblent invisibles vue du balcon de nos grands commentateurs.

 

 

Mais les allemands, eux, sont plus lucides. Ils savent que leur transition démographique en cours peut les conduire au chaos. Leur chance actuelle sur ce plan : leur besoin vital d’immigration les voit se nourrir de la déconfiture des pays européens qui contraignent leur jeunesse à s’expatrier pour fuir le désastre que la politique allemande impose à tous ses partenaires. Mais cela ne règle rien, sur le fond : la décroissance de la population allemande déforme aux deux extrêmes d’âge la solidité du système productif, pour ne parler que de cela. D’un côté, moins de jeunes égale moins de main d’œuvre formée aux nouvelles qualifications alors que le système d’enseignement allemand, centré sur l’apprentissage, ralentit déjà l’intégration des nouveaux savoirs de pointe. D’un autre côté, davantage de personnes âgées alourdit les dépenses sociales, par exemple pour la santé, et fragilise le système de financement de retraite. Oui de retraite. Car la retraite par capitalisation est, elle aussi, sensible à la démographie, cela va de soi. C’est d’ailleurs pourquoi s’élèvent déjà des voix en Allemagne pour réclamer un passage de la retraite à soixante-dix ans ! Vous avez bien lu : à soixante-dix ans ! Le soi-disant modèle allemand sera à terre bien avant qu’on ne le croit. Car il n’est pas loin du tout le moment où se croiseront les effets d’âge avec la manif_medef_17récession en Europe et la concurrence des pays émergents sur les segments actuellement exportateurs de l’Allemagne. « Cinq ans » dit une huile allemande (Le Figaro 12 mars) !

 

J’ai dénoncé et montré tant de fois ici le rôle désastreux de l’euro fort ! A présent maintes voix s’élèvent pour dire de même que les analystes du Front de Gauche ! Le dernier pic de croissance connu en Europe eu lieu en l’an 2000. Il a correspondu à un euro valant 0,90 dollars. L’euro vaut aujourd’hui 1,35 ! Il est même monté jusqu’à 1,60 ! Un désastre économique ! Plus l’euro est cher, plus les marchandises se vendent difficilement sur le marché mondial où elles rencontrent d’autres marchandises libellées dans des monnaies plus faibles mais adossées à des économies puissantes comme celle des Etats-Unis ou du Japon et même des Anglais ! Tous les efforts les plus intenses de productivité, effectués au prix des larmes, sont annulés par le niveau de la monnaie. Les Allemands s’en moquent, en partie, car leurs produits sont destinés à des niches où ils ont peu de concurrents et où se positionne une clientèle riche. Ainsi suis-je stupéfait de voir reprocher aux constructeurs automobiles français de ne pas avoir « fait comme les allemands » ? Qu’ont-ils fait ? En tous cas pas mieux que les ouvriers français qui travaillent mieux et produisent davantage. Non, les Allemands sont forts pour produire des voitures qu’achètent les riches, lesquels ne sont pas influencés dans leur décision d’abord par le prix d’achat, comme c’est le cas dans le segment des classes moyennes et populaires. En résumé, on comprend sans difficulté que dans des économies où l’on pratique de l’austérité, la vente à l’étranger est le cœur du modèle d’enrichissement. Ce n’est pas seulement anti-écologique ! C’est une prime donnée aux producteurs pour riches. Ça non plus ce n’est pas écologique ! Car cela pousse aux consommationsmanif_medef_20 ostentatoires et gaspilleuses. Et surtout cela détourne les objectifs de la production de la population à laquelle elle devrait d’abord s’intéresser : le grand nombre. Et c’est une incitation à faire baisser le cours des monnaies pour donner un avantage comparatif sans gain de productivité. Le contraire de ce que veulent nos chers Allemands qui nous infligent donc un absurde euro fort. 

 

 

L’examen de la position allemande est souvent présenté d’une façon totalement biaisée. Tout se passe comme si l’Allemagne vertueuse exportait d’abord sur le marché mondial. En ce sens elle serait plus « agile » et « compétitive » sur le « marché monde » que nous pauvres lambins de Français. Cette analyse est fausse. L’Allemagne n’exporte sur le marché mondial qu’une petite partie de sa production. Et cela, comme tout le monde peut le vérifier, dans des segments étroits de la production ou pour mieux dire dans des « niches », telles que les machines-outils ou les engins de transport. Mais le gros de l’export se fait en direction du marché intérieur de l’Union européenne. C’est bien pourquoi l’Allemagne va payer elle-même cher le ralentissement de l’activité que provoque sa politique rigide de bureaucrate libérale sur le mode dogmatique est-allemand qui est le style et l’histoire personnelle de madame Merkel. Puisque les clients ont été étranglés, le fournisseur le sera en même temps. Et par Salariés de Sanoficontagion le monde entier, car il faut rappeler que l’Union européenne représente le quart du PIB mondial.

 

 

Donc l’Allemagne réalise l’essentiel de ses performances dans le marché commun européen. On ne saurait mieux dire qu’en réalité elle y parvient sur le dos des autres et de nous Français en particulier grâce à un avantage compétitif indu qui est le dumping social. Le dumping social c’est payer son monde moins cher que le voisin. Que cette différence s’évalue en temps de travail réel ou en salaires rapportés à la productivité. C’est ce que font les allemands. C’est l’équivalent invisible d’une dévaluation compétitive. Voilà ce que l’Allemagne inflige à ses voisins. Le système est très bien organisé grâce à l’Union européenne. D’abord est maintenu un niveau de salaire très bas dans l’est de l’Europe pour payer une main d’œuvre très qualifiée. Ceci est obtenu grâce à l’interdiction d’harmonisation fiscale ou sociale que contient le Traité de Lisbonne. Ces pays fournissent des pièces détachées à très bon marché qui sont ensuite assemblées en Allemagne. Là sévit, depuis Schroeder, une discipline salariale maintenue par un système de contrainte des chômeurs particulièrement cruel. De même le coût des retraites est en bonne partie basculé sur le système par capitalisation qui, par définition, ne se finance pas à la source du travail et donc ne « pèse » pas sur lui, en apparence. De plus il n’apparaît dans aucun compte de l’Etat. L’ensemble permet des productions à bas prix, et un affichage de faible chômage du fait du vieillissement de la population et du travail forcé sous-payé des demandeurs d’emploi. Tel est le miracle allemand. Le problème qu’il pose c’est que, pour fonctionner, tout le reste de l’Europe doit se contenir et se soumettre à des diktats de plus en plus violents. Avec le nouveau mécanisme de surveillance européen, dont relèvent dorénavant la totalité des états européens sauf l’Allemagne, celle-ci a réussi à imposer ses normes de gestion de la dépense publique à toute l’Europe et le droit d’intervenir directement dans la confection des budgets nationaux. L’Europe se présente ainsi comme un système colonial. Il contraint tous ses membres au financement de la renteSalariés de Sanofi financière par le biais d’une police politique et budgétaire qui maintien un ordre favorable au développement d’un pays et même d’un seul.

 

 

L’Europe est allemande. Et ceux qui s’y soumettent ne peuvent y survivre qu’en le devenant eux-mêmes à leur tour, sans trop y croire. Les moulins à prières habituels s’abstiendront de m’infliger les dénonciations si grossièrement convenues sur mon « mépris » pour les autres peuples ou je ne sais quelle accusation de nationalisme qui ne font jamais que m’informer sur le niveau de mauvaise foi qui nous entoure. De toute façon je n’écris pas pour mes adversaire, ni pour les petites cervelles pavloviennes, mais pour ceux d’entre-vous qui font l’effort, comme moi, d’entrer dans la difficulté des problèmes que nous affrontons, non pour y réciter des mantras, mais pour essayer de trouver des issues jouables. Pour moi, le vote du Two Pack et du « six pack » sont des seuils franchis dans la soumission de notre pays et du peuple qui le constitue. La perspective du Grand marché transatlantique est dorénavant officielle, ce qui est encore un franchissement de seuil. Le tout fait système. Une nouvelle page se tourne dans mon esprit à propos de ce qu’est en réalité cette Union. J’y reviendrai au congrès du Parti de Gauche.

 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/03/15/ca-va-mieux-en-le-disant/

Ça va mieux en le disant

 

manif_medef_18Dans cette note je viens sur un sujet que je veux signaler d’entrée : la question allemande en Europe. Elle prend une signification singulière la semaine où le budget européen est rejeté avec les voix des socialistes et des Verts qui soutiennent le gouvernement qui a pourtant approuvé le dit budget. Elle prend aussi un relief singulier la semaine où le parlement européen a décidé la mise sous contrôle de tous les budgets nationaux dans le cadre du Two pack et que les socialistes et EELV l’ont voté à l’exception d’une abstention socialiste. Tout ceci représente une masse de travail d’explication que j’ai réparti entre mes deux blogs. J’invite donc mes lecteurs à faire un saut sur mon blog Europe. Beaucoup le découvriront quoi qu’il soit joignable depuis toujours depuis celui-ci. Mais surtout beaucoup vont pouvoir vérifier l’effort de vulgarisation que nous faisons au moment où l’Union européenne est devenue plus absconse et impénétrable que jamais.

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/03/15/ca-va-mieux-en-le-disant/

 

 

L’UE valide le vol qualifié avec préméditation et à mains armées.

by Lecitoyenengage

Vous devez commencer à comprendre que cette construction européenne n'est qu'une mafia organisée au service d'entités supérieures que sont la finance internationale et l'Otan. L'Europe n'existe pas et d'ailleurs elle n'a aucune autonomie, elle est totalement sous contrôle de l'empire américain et c'est ce que signifiera la traité transatlantique de 2014-2015. Alors pourquoi vouloir encore [...]

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Lecitoyenengage | mars 18, 201


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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 01:14

 

Chine: vivre dans une cage,
l'envers du boom immobilier

 

 

659381-incapables-payer-prix-exorbitants-pour.jpg

 

Le mois dernier, l'agence Associated Press a causé tout un émoi en Asie en suivant durant quelques jours un travailleur de Hong Kong contraint - comme des centaines d'autres - de dormir dans une «cage en métal».

Photos à l'appui, le reportage raconte comment cet homme et ses voisins tentent péniblement de trouver le sommeil la nuit, étendus sur un couvre-sol en linoléum ou en bambou. Les «locataires» de ces cages arrivent ainsi à repousser les punaises et les autres intrus qui, autrement, envahissent les matelas.

Incapables de payer les prix exorbitants pour un logement décent dans cette région autonome chinoise, de plus en plus d'habitants de Hong Kong doivent se résigner à choisir un tel refuge.

Ces microespaces, dans l'une des villes les plus chères de la planète, sont empilés les uns sur les autres pour loger le plus de monde possible. Le loyer d'une cage de 1,5 mètre carré (16 pieds carrés): environ 175$ CAN par mois (1300$HK).

 

«On ne peut rien y faire. Je dois vivre ici. Je dois survivre», commente un ancien boucher qui a élu domicile dans ces abris grillagés.

Selon une organisation d'aide sociale, ils sont plus de 100 000 à Hong Kong à vivre dans des logements «inadéquats», souvent des appartements subdivisés en petits cubicules en bois ou en métal, sinon dans des abris de fortune sur le toit des immeubles.

C'est l'envers du boom immobilier dans la prospère ex-colonie britannique.

Les prix des logements à Hong Kong ont bondi de 23% en 2012 et doublé par rapport à 2008, provoquant l'indignation d'une grande partie de la population. Même les garages se négocient à prix d'or dans la «perle de l'Orient».

Dans un récent classement régulièrement mis à jour, le magazine The Economist estime que le marché immobilier de Hong Kong est surévalué en moyenne de 64%. Suivent dans l'ordre les marchés de Singapour (surévaluation de 58%), de la Belgique (55%) ... et du Canada (54%).

Vite, on divorce

Or, des situations similaires à celle de Hong Kong se répètent ailleurs en Chine, surtout dans les zones hyperindustrialisées près de la mer.

Avec la pollution alarmante et les iniquités sociales, les coûts élevés du logement alimentent de plus en plus les tensions sociales croissantes dans le pays le plus peuplé du monde, une grande partie des 1,3 milliard de Chinois ne pouvant pas accéder à la propriété.

Depuis deux ans, les autorités ont pris des mesures pour contrer la spéculation immobilière, incluant la restriction du crédit et une remontée des taux d'intérêt. Pour autant, la tendance haussière se maintient.

À Shanghai, une ville très prisée certes, les prix de l'immobilier ont bondi de 41% en moyenne sur un an. Si bien qu'il faut débourser environ 450 000$ CAN aujourd'hui pour un logement de 1000 pieds carrés en banlieue de la ville. Un appartement au centre-ville vous coûtera au moins le double.

«Le gouvernement est incapable de briser le cycle des anticipations qui poussent les prix à la hausse, augmentations qui nourrissent les expectatives», affirme dans une étude l'économiste Mark Williams, de Capital Economics.

Craignant une révolte de la classe moyenne naissante, le gouvernement chinois a donc décidé de prendre les grands moyens en adoptant, la semaine dernière, une taxe de 20% s'appliquant sur la plus-value des ventes d'immobilier. Enfin un remède de cheval capable d'enrayer la spéculation immobilière?

Pas si sûr. Les proprios chinois ne sont pas à court d'imagination pour maximiser leur investissement dans la brique et le mortier.

Selon les médias locaux, la Chine enregistre depuis une semaine une hausse marquée... du nombre de divorces. Le motif de ces ruptures soudaines? C'est une tactique des époux pour éviter la toute nouvelle taxe immobilière.

Une lacune dans la loi permet aux couples possédant deux immeubles de divorcer, de se partager les deux propriétés et d'en revendre au moins une sans impôt.

Le divorce coûte en Chine à peine quelques yuans et les conjoints peuvent se remarier aussitôt après. Une procédure express, donc, qui permet de réaliser des économies de quelques dizaines de milliers de dollars sur la vente d'une maison.

«Je compte vendre mon logement cet après-midi», a confié à un quotidien de Shanghai une femme venant d'obtenir son certificat de divorce. Il faut croire que la passion pour l'immobilier est parfois plus forte que l'amour...

Entre-temps, pas moins du tiers des quelque 7,1 millions d'habitants de Hong Kong résident dans des logements sociaux et 210 000 personnes sont en attente d'un logement.

 Source

  http://www.wikistrike.com/article-chine-vivre-dans-une-cage-l-envers-du-boom-immobilier-116273284.html

EN CHIFFRES

+41 %
Hausse du prix moyen d'une propriété à Shanghai depuis un an
+23 %
Hausse des prix des logements à 
Hong Kong en 2012
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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 00:58

 

François 1er et ses bonnes relations
avec la communauté juive
Publié le : 14 mars 2013

 

Jorge Mario Bergoglio, le cardinal argentin élu pape hier soir et qui a pris le nom de François 1er, est connu pour avoir toujours entretenu de bonnes relations avec la communauté juive.


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En 1994, selon le rabbin David Rosen, directeur des affaires inter-religieuses de l’Amricain Jewish Committee, il avait fait preuve de solidarité avec la communauté juive suite à l’attentat qui avait frappé le centre AMIA à Bunos Aires. Il fut, en 2005, la première personnalité publique à signer une pétition appelant à la justice dans le cas de cette attentat, de même qu’il fut l’un des signataires d’un document intitulé « 85 victimes, 85 signatures » rédigé dans le cadre du 11ème anniversaire de l’attentat terroriste. Il avait, de plus, visité le centre AMIA reconstruit afin de discuter avec des leaders juifs.

Israel Singer, l’ancien dirigeant du Congrès Juif mondial, dit qu’il a passé beaucoup de temps à travailler avec Bergoglio, dans les années 2000, lorsqu’ils s’occupaient tous les deux de distribuer de l’aide aux pauvres de Buenos Aires dans le cadre d’un programme judéo-catholique appelé « Tsédaka ». « Nous avons été dans les barrios où les juifs et les catholiques souffraient ensemble », a-t-il déclaré. « Si tout le monde était assis dans des chaises avec des accoudoirs, il choisissait celle sans. Il cherchait toujours à être plus modeste. Il va avoir du mal à porter tous ces uniformes. »

Suivez nos dernières parutions grâce à Twitter !

Il a co-rédigé un livre avec le rabbin Skorka, ce qui lui vaut des attaques par des sites latino antisémites nostalgiques de la junte militaire de Videla. Il a également écrit le préface du livre d’un autre rabin, Sergio Bergman, auquel il se réfère comme « l’un de mes professeurs ».

En 2007, François 1er avait assisté à l’office de Rosh Hashanah à la synagogue Bnei Tikva Slijot de Buenos Aires. Lors de cette visite, selon des propos rapportés par l’agence Zenit, il avait dit à l’assemblé qu’il était là pour examiner son coeur, « comme un pèlerin  avec vous, mes frères ainés ». « Aujourd’hui, ici, dans cette synagogue, nous sommes à nouveau conscients du fait que nous somme un peuple en marche et que nous nous mettons en présence de Dieu ». « Nous devons Le regarder et Le laisser nous regarder, examiner notre coeur en sa présence et nous demander si nous avançons irréprochables ».

Il a également beaucoup travaillé avec le Congrès Juif Latino-américains, organisant des réunions avec de jeunes juifs qui participent à son programme « Nouvelles Générations ». Le directeur exécutif du Congrès Juif Latino-américain, Claudio Epelman, à ainsi dit que son congrès « avait eu une relation étroite avec Jorge Gergoglio pendant plusieurs années ». « Nous connaissons ses valeurs et ses forces. Nous n’avons aucun doute qu’il fera un excellent travail en dirigeant l’Eglise Catholique. »

En Novembre dernier, il a organisé une cérémonie commémorant la Nuit de Cristal à la cathédrale métropolitaine de Buenos Aires, avec le rabbin Alejandro Avruj de la congrégation « NCI-Emanuel World Masorti ». Selon Rosen, « ceux qui affirmaient que Benoit XVI serait le dernier pape ayant connu la Shoah, ou le dernier pape à avoir un lien personnel avec le peuple juif, avaient tord ».

 

JSSNews

 

http://jssnews.com/2013/03/14/francois-1er-et-ses-bonnes-relations-avec-la-communaute-juive/

 

 

 

Dimanche 17 mars 2013

 

La première lettre du pape François est… pour les juifs

 

 

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Non, ce n’est pas une blague, ni l’exagération d’un « complotiste antisémite » croyant que les juifs tiennent même le Vatican.

L’information est officielle, rendue publique sur le site de la « communauté hébraïque de Rome » .
Le jour-même de son électionFrançois a trouvé le temps d’écrire une lettre à la dite communauté, dans laquelle il affirme :
« J’espère vivement pouvoir contribuer au progrès que les relations entre juifs et catholiques ont connu à partir du concile Vatican II, dans un esprit de collaboration rénovée et au service d’un monde qui puisse être toujours plus en harmonie avec la volonté du Créateur ».

Jean-Paul II avait déjà innové (et rompu avec la tradition catholique) dans ses rapports au judaïsme.
Benoît XVI était ensuite allé encore plus loin, tâchant même de dédouaner le peuple juif du déicide.
Mais on peut s’attendre à ce que François repousse encore les limites en la matière, comme le note avec satisfaction le site ultra-sioniste JSSNews, qui rappelle que Mgr Bergoglio a participé à des cultes talmudiques dans des synagogues, co-écrit un livre avec un rabbin, préfacé celui d’un autre (présenté comme son « professeur »)…

 

Source

 

 


J’ai dit à chaud ce que j’avais à dire à propos du nouveau pape. J’ai d’abord été un peu seul avec Edwy Plénel qui tweeta dans le même sens que moi. Mais depuis lors, mon bref tableau a été complété par des centaines d’articles et reportages allant dans ce sens dans la presse hispanophone. Une personne un tant soit peu informée sait, de façon absolue et certaine, que personne ne peut dire « je ne savais pas » à propos des massacres de masse, les tortures et les viols qui ont abouti au meurtre de 30 000 personnes en Argentine. Puis ensuite, après la fin de la dictature, des années de polémiques publiques n’ont pas permis à qui que ce soit d’être « neutre » ou « à côté ». Pour ou contre, un point c’est tout. Encore une fois, parmi les nôtres qui furent martyrisés et assassinés, il y avait beaucoup de catholiques et de nombreuses gens d’église, comme nos compatriotes les deux religieuses enlevées à la sortie d’une réunion de résistance dans une église. La camarade qui est restée en arrière ce jour-là pour ranger les chaises à la fin de la réunion et qui a donc échappé par hasard à la rafle m’a raconté la scène. Je sais de quoi je parle. Ce n’est donc pas une affaire de religion. C’est une question politique. Ce pape a couvert, et même collaboré selon certains, avec nos ennemis les plus féroces. Nous ne l’oublierons pas un jour, pas une minute, pour la raison que nous n’oublions aucun des nôtres mort dans la lutte où il n’était pas du bon côté.

 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/03/15/ca-va-mieux-en-le-disant/

 

.
Je reçois de Do (mai68.org) ce Livre introuvable à télécharger gratuitement :

 

 

 

Bonjour à toutes et à tous,

Les Juifs aussi sont divisés en classes : une classe dominante, et une classe dominée. Le sionisme est avant tout l’idéologie de la classe dominante juive :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4719

Je vous propose aujourd’hui un petit livre, de moins de cent pages en gros caractères, qui nous vient en direct de l’ancienne Union Soviétique. Il a été écrit par N. Bolchakov et publié par Novosti en 1972. Il nous apprend beaucoup de choses sur le sionisme.

En particulier, il nous explique que le sionisme est l’idéologie de la classe dominante juive et qu’il est donc forcément anticommuniste. Mais aussi, il dénonce les nombreuses compromissions du sionisme avec Hitler et les nazis. Ce petit livre est bourré de références prouvant ce qu’il raconte.

Ne loupez pas ce livre, car il est introuvable. Même d’occasion. Il doit cependant être consultable à la Bibliothèque nationale. À condition toutefois d’en connaître l’existence…


Table des matières :

  • L’anticommunisme, profession des sionistes
  • Le système sioniste de double exploitation des Juifs
  • Le pacte avec le diable
  • La volonté du nouveau patron
  • Les S.A. en chemises bleues
  • Sous le drapeau de l’antisoviétisme
  • Bibliographie

Voici ce livre au format PDF :

http://mai68.org/spip/IMG/pdf/L-ant…

(Faire un clic droit sur le lien, puis "Enregistrer sous")

Bien à vous,
do
http://mai68.org

Post-scriptum : il est à noter que "PS" ne signifiant pas « Parti Socialiste », mais « Parti Sioniste », et que la profession des sionistes étant l’anticommunisme, il n’est pas étonnant que Mitterrand ait tout fait pour faire disparaître le P"C"F au profit du FN !

Téléchargez ce livre et mettez-le physiquement sur vos sites (ne vous contentez pas de mettre un lien vers ce livre sur mon site) pour qu’il ne puisse plus jamais disparaître !


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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 00:49

 

   Sh
 Le classement des meilleures ventes politiques d’Amazon, premier vendeur de livres en ligne, donne une indication assez nette de la rupture entre les prescripteurs de livres politiques des médias dominants, et le public qui s’intéresse à des auteurs en dissidence avec le prêt-à-penser.

A rebours du prêt-à-penser euro-fédéraliste et atlantiste, l’essai d’Alain Soral — Comprendre l’empire : Demain la gouvernance globale ou la révolte des Nations ? — se hisse à la quatrième place, malgré une couverture médiatique nulle hormis un « Ce soir ou jamais », l’émission tardive de Taddei. Son appel à un retour aux cadres nationaux face au mondialisme niveleur et à une contre-balance de l’influence américaine, rencontre un écho certain auprès d’une partie de l’opinion attachée à la souveraineté nationale. Le livre bénéficie d’une excellente distribution en librairie, jusque dans les Relay des gares et aéroports.

A rebours du prêt-à-penser monétaire, l’essai du député Nicolas-Dupont-Aignan, candidat déclaré à la présidentielle L’euro, les banquiers et la mondialisation : L’arnaque du siècle — se hisse à la septième place  devant le Vrai roman de Dominique Strauss-Khan !

Le succès du livre inquiète à tel point que « NDA » a été déprogrammé du Grand journal (Canal+) et de Semaine critique (France2), la rupture de stock du premier tirage moins d’un mois après sa parution devant y être pour quelque chose…taillé pour être populaire, le livre du président de Debout La République est effectivement pensé pour : un format très léger de 150 pages en gros caractères, des courts chapîtres passant vite (malheureusement) sur des sujets tels que l’inflation, la compétitivité, l’euro divergeance économique, qui méritaient des démonstrations beaucoup plus etayées.

Le succès du livre tient surtout à l’accusation centrale de NDA contre un conflit d’intérêt logé dans le comité stratégique de l’Agence France Trésor, constitué de membres éminents de grandes banques ayant pour responsabilité de trouver des financements (pour notre dette) dans des produits exclusivement…bancaires. Autre intérêt du livre, un bon rafraichissement de mémoire sur la date historique du 2 janvier 1973 où le parlement français a abdiqué le pouvoir de création monétaire de la Banque de France au profit des banques, renforcé par les traités de Maastricht ( « Munich social » selon Philippe Séguin pourtant loué par Fillon lors d’un récent colloque à sa mémoire…) et de Lisbonne, aboutissant à ce que les Etats se financent aurpès des banques à des taux bien supérieurs (environ 3%) qu’elles mêmes bénéficient auprès de la BCE (environ 1%). Le différentiel représentant une manne financière assez indécente pour le peuple qui supporte ce cadeau fait aux banques…

 

 

suite ici :

 

http://www.enquete-debat.fr/archives/la-dissidence-politique-caracole-sur-amazon

 

Julien Grosso, pour Enquête et Débat

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 23:34

 

http://gerarddiaconesco.canalblog.com/archives/2013/01/06/26078234.html

d06

 


Deuxième LETTRE DE PHILIPPE BOUVARD

À FRANÇOIS HOLLANDE

 


 

Je n’ai jamais fréquenté de paradis fiscaux.

On chercherait en vain la plus petite niche chez moi depuis que j’ai cessé d’avoir des chiens !

Une seule fois, je me suis délocalisé dans le cadre de la loi Pons à la coûteuse faveur d’un investissement hôtelier dans les DOM-TOM qui m’a fait perdre 100% de ma mise.

A la distribution des bonus, des stocks options et des dividendes, j’ai toujours été oublié.

Mon casier judiciaire est vierge.

Mon courage est intact.

Je ne suis pas un damné de la terre. Mais je ne suis pas non plus un profiteur ou un esclavagiste.

Je ne suis protégé de personne, sauf du public auquel je dois la longueur de mon parcours.

J’ai mes opinions mais je n’ai jamais adhéré qu’au parti des amoureux de la France.

J'ai versé à la collectivité davantage que je n’en ai reçu: pas un jour de chômage et une seule nuit d’hospitalisation en six décennies.

Je me situe sans honte mais sans fierté excessive dans cette classe moyenne qu’on souhaite faire disparaître en nivelant notre société par le bas.

Je refuse autant d’être culpabilisé par un politicien (qui voudrait que l’on prenne son inexpérience pour de la normalité) que la France accorde sa confiance à un homme que l’Europe prive de la sienne et qui, bien qu’ambitionnant de devenir le gardien de la constitution ne paraît pas s’être préoccupé de la constitutionnalité de ses propositions.

Quant à moi, j’aurais nourri mes enfants, bâti des maisons, planté des arbres.

Mission accomplie.

Et vous Monsieur HOLLANDE qu’avez-vous fait ?

Sinon d’augmenter les impôts d’une classe moyenne pour favoriser les fainéants et les assistés de notre pays.

Et vous M. Hollande, qu'avez vous fait si ce n'est des enfants dont vous n'avez jamais épousé les deux mamans, même si l'une d'entre elles était ministre de la famille ?,

êtes-vous un "homme normal" M. Hollande ..?

- vous qui, du même coup, avez évité de payer l'IGF devenu par votre mentor l'ISF, en ne convolant pas, et ce, malgré tous vos biens immobiliers et mobiliers,

- vous qui avez permis à vos compagnes de toucher les allocs pour " femmes filles mères" 5 fois,

..... êtes-vous un "bon français" M. Hollande ?

- vous qui installez une maîtresse sur le trône sans qu'elle ne soit même divorcée,

- vous qui bafouez un homme dont les médias ne parlent jamais ni ne publient jamais la tête, et qui pourtant a donné son nom qui perdure, à votre maîtresse,

- vous qui ignorez les 3 enfants de ce même couple que vous avez brisé,

....... êtes-vous un "homme d'honneur" M. Hollande...?

- vous qui n'aviez jamais mis les pieds dans une entreprise, dans une usine, ni dans un ministère, et qui en bravez tout le savoir faire et la pérennité..., avez-vous conscience que ce sont les Français qui paient votre formation professionnelle ?

.....êtes-vous "un chef d’État" M. Hollande ?

 

http://koi29achelles.canalblog.com/archives/2013/02/03/26320528.html

 

 

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