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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 06:06

Ce que fait la Coalition pour la souveraineté alimentaire

 

L’Europe agricole est obnubilée par l’optique néolibérale, ce qui l’empêche de voir ce qui fonctionne bien ailleurs, sur d’autres bases. Au Canada, depuis plus de 30 ans, la gestion de l’offre, la mise en marché collective du lait, ont permis d’assurer une rémunération, stable et satisfaisante, de tous les acteurs de la filière. Voir Eloge du système agricole canadien par Marcel Groleau (Québec, lait) - 25 janvier 2011. 

 

Certains partisans du libéralisme veulent remettre en cause cet acquis. C’est ce que reconnaît Bruno Letendre, le nouveau président de la fédération des producteurs de lait du Québec dans cet article signé Claudette Samson publié par Cyberpresse. Il refuse l'argument selon lequel le contrôle exercé sur la production serait un obstacle au commerce international.

 

Plaidoyer en faveur de la gestion de l'offre du lait

 

Alors que les négociations d'accords de libre-échange entre le Canada et diverses régions du monde se multiplient, le nouveau président de la Fédération des producteurs de lait du Québec a livré mercredi un chaud plaidoyer favorable à la gestion de l'offre devant plus de 150 délégués réunis en assemblée générale à Québec.

Bruno Letendre a tenu à faire contrepoids aux esprits pessimistes qui prédisent que le Canada n'aura pas le choix de renoncer à la gestion de l'offre pour être accepté autour de certaines tables de discussion. Il a d'ailleurs exprimé sa confiance envers le gouvernement provincial de Jean Charest, qui s'est engagé à défendre ce système.

La gestion de l'offre et la mise en marché collective du lait ont permis d'assurer stabilité et prévisibilité d'un bout à l'autre de la chaîne d'approvisionnement, de l'agriculteur au consommateur, dit-il. En 2011, la hausse de prix des produits laitiers au Canada a été de 1,4 %, contre 4,7 % pour l'ensemble des aliments. Dans le même temps, elle a été de 10 % sur la planète, de 8,1 % aux États-Unis et de 6 % en France.

Il refuse l'argument selon lequel le contrôle exercé sur la production serait un obstacle au commerce international. Il donne pour preuve le fait que les importations d'ingrédients et de produits laitiers comblent de 8 à 10 % de la consommation canadienne, contre de 2 à 3 % aux États-Unis et 1,5 % en Europe. Avec un marché 15 fois plus petit que l'Europe, le Canada importe presque 10 fois plus de produits laitiers qu'il en exporte là-bas (des fromages en particulier). Et l'existence de ce système n'a pas empêché la signature de 11 accords différents depuis 1989.

En assurant un revenu stable aux agriculteurs, en provenance du marché et non de subventions gouvernementales, la gestion de l'offre permet également d'intéresser la relève et de mettre les terres agricoles à l'abri de la spéculation, croit le président.

 

Le Québec est en pointe du combat pour la souveraineté alimentaire. Jean-François Messier, agriculteur québécois, producteur d’œufs de consommation, m’a mis en relation avec le site de Olivier Petit - Journal Mobiles. J’y ai trouvé cet article, daté du 16 avril 2012, de cet ancien journaliste, qui a travaillé pour la Coordination rurale en France, avant de s’installer au Québec :

 

Spéculation sur les produits alimentaires : un crime contre l’humanité ?

En matière de souveraineté alimentaire*, le Canada fait figure d’exception en protégeant partiellement sa production agricole. Au Québec, la Coalition pour la souveraineté alimentaire œuvre activement pour mettre notre alimentation à l’abri de la spéculation des marchés. Cette question est souvent traitée dans une division Nord/Sud, mais si la différence entre les paysans affamés du Sud et les producteurs pauvres du Nord n’était qu’une question de degré ? Ce ne serait alors qu’une question de temps pour que le fléau de la spéculation sur l’alimentation, que Jean Ziegler qualifie de crime contre l’humanité, ne s’abatte sur nos régions.

Le 17 avril est la journée mondiale des luttes paysannes. Cette journée a été instaurée par le mouvement mondial de défense des petits paysans Via Campesina en souvenir des 19 paysans sans terre assassinés en 1996 au Brésil par des milices paramilitaires. Elle est donc largement associée aux pays du Sud et aux problèmes d’accaparement des terres agricoles, hier par de riches propriétaires, aujourd’hui de plus en plus par des multinationales.

Mais les problèmes de l’agriculture concernent également les pays développés, même si l’abondance dans les rayons des épiceries tend à le faire oublier. Le marché des produits agricoles est de moins en moins considéré comme un marché sensible pour les dirigeants des pays développés. De nombreux pays ont en effet abandonné leurs outils de gestion de l’offre, qui permettaient d’assurer un peu de stabilité aux marchés agricoles. C’est le cas notamment en Europe : si l’Union européenne s’est largement construite sur la Politique Agricole Commune (PAC), celle-ci a été largement démantelée au cours des dernières années. Les lois de l’économie de marché s’appliquent donc à plein et les fluctuations liées à la spéculation viennent aggraver les variations historiques de ces marchés, liées à l’abondance des récoltes.

Le Canada fait encore en partie figure d’exception, puisqu’un certain nombre de produits bénéficient encore de protection, comme le lait ou les œufs. Une caractéristique qui agace ses partenaires commerciaux, comme on l’a encore constaté récemment lors de la rencontre au sommet entre les présidents américain, mexicain et M. Harper le 2 avril 2012. C’est donc assez logique de retrouver le Québec en pointe sur la question de la souveraineté alimentaire, à travers la Coalition pour la souveraineté alimentaire. Nous nous sommes entretenus avec Frédéric Paré, coordonnateur de la Coalition, pour faire le point sur ces questions.

Le but de la coalition est de fédérer les efforts des producteurs agricoles et des représentants des consommateurs afin de promouvoir l’idée que les produits agricoles ne sont pas des produits comme les autres et qu’ils ne doivent pas être laissés aux seules lois du marché.

L’idée est d’aider ainsi aussi bien les pays du Nord que les pays du Sud, en ouvrant la possibilité de protéger l’agriculture du pays de la pression des gros exportateurs agricoles. Dans les pays du Sud, plusieurs des victimes de la faim sont des paysans qui ne parviennent plus à vivre de leur travail, faute de pouvoir le vendre correctement. Dans les pays du Nord, la course à la rentabilité met en péril le modèle des petites et moyennes exploitations, avec un impact important sur les communautés locales (et sur l’environnement ?).

Au Québec, la coalition cherche avant tout à informer, à sensibiliser, les citoyens, et surtout les politiciens, pour leur faire prendre conscience du prix à payer pour cette libéralisation du commerce agricole. La coalition organise ainsi régulièrement des campagnes de lettre ouverte et de pétition. Actuellement, la Lettre alimentaire citoyenne a été envoyée à plus de 15 000 exemplaires aux députés québécois. La coalition essaie de rallier un maximum de personnalités politiques à sa cause en vue de possibles élections dans les mois à venir. Même si le Plan Nord a éclipsé le Livre vert sur la politique agricole dans les priorités de la Commission sur l’agriculture, les pêcheries, l’énergie et les ressources naturelles (CAPERN), la coalition espère que les élections constitueront une opportunité de faire avancer ses idées.

Sa mission d’information passe aussi par des conférences. Elle a ainsi organisé les 3, 4 et 5 avril 2012 trois conférences avec Jean Ziegler, ancien rapporteur des Nations Unies pour le droit à l’alimentation. Le message porté par M. Ziegler (qu’on a pu également entendre en entrevue sur Radio-Canada et sur le plateau de Tout le monde en parle) est direct et volontairement provocateur : en mettant en perspective l’évolution des marchés agricoles et de la faim dans le monde, il assimile la spéculation sur les produits alimentaires à un crime contre l’humanité. L’image est frappante, mais son argumentation est solide. Ses conférences ont fait salle comble à Ottawa, Québec et Montréal. Une des conférences a eu lieu à Ottawa car, au niveau fédéral aussi, des choses se préparent, avec le cadre politique Cultivons l’avenir, en révision pour juin 2012, et que la coalition juge très décevant.

Face à des organismes comme l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui milite activement pour la suppression de toute barrière douanière, la coalition est également active sur le plan international. Elle fédère ainsi des initiatives légales : des groupes de juristes spécialisés dans les questions de droit international cherchent à contrebalancer les exigences de l’OMC avec d’autres textes internationaux, signés par de nombreux états, mais trop souvent cantonnés au rang de belles intentions. Il s’agit pour la coalition d’en faire des outils concrets, utilisables pour barrer la route aux excès du libéralisme. Elle rejoint ainsi la logique de travail du programme Lascaux en Europe et de chercheurs comme Geneviève Parent, de l’université Laval à Québec.

Ce combat est certes moins spectaculaire que celui des Paysans sans terre, mais il ouvre la voie à une vraie solidarité Nord-Sud sur la question de la souveraineté alimentaire. Un combat qui peut se mener ici comme là-bas.

 

* Voir la définition de la souveraineté alimentaire dans cet article : Souveraineté alimentaire : colloque européen en août 2011 - 12 juillet 2011. 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 05:45

12 avril 2012

« Les gens qu’on arrête, c’est grâce à Internet »

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2012/04/12/les-gens-quon-arrete-cest-grace-a-internet/

"Les gens qu'on arrête, dans la plupart de nos dossiers, c'est grâce à Internet. Si jamais on les empêche d'aller sur Internet, on risque d'avoir du mal à les détecter."

Marc Trévidic est juge d'instruction au pôle antiterroriste du TGI de Paris, président de l'Association française des magistrats instructeurs (AFMI). Auditionné au Sénat par la Commission pour le contrôle de l'application des lois, Marc Trévidic n'a pas explicitement dénoncé l'inanité du projet de loi "renforçant la prévention et la répression du terrorisme", visant notamment à pénaliser la consultation "habituelle" de sites pro-terroristes, se bornant à expliquer ce pour quoi ce type de prohibition ne servirait à rien voire, pis, rendrait encore plus difficile l'identification des personnes tentées par le terrorisme.

Un faits divers = une loi

Quelques heures seulement après l'assaut du RAID, et la mort de Mohamed Merah, Nicolas Sarkozy annonçait que le fait de visiter des sites internet promouvant une idéologie terroriste serait pénalisé. Le Canard Enchaîné a depuis révélé que les écoutes téléphoniques et la surveillance de la ligne Internet de Merah n'avaient rien révélé de suspect, c'est pas grave : un fait divers = une loi, il était urgent de communiquer.

"La DCRI a demandé une vingtaine de fois et a obtenu de Matignon que les conversations téléphoniques et les connexions Internet des membres du clan Merah soient placées sous surveillance. Pourtant, en novembre 2011, “à la demande de la DCRI” elle-même, ces écoutes ont été interrompues"

Dans son avis, très documenté, sur ce projet de loi, le Conseil national du numérique a de son côté conclu qu'il était urgent d'attendre "l’ouverture des débats parlementaires en s’appuyant sur l’expertise des services de police et de gendarmerie spécialisés" avant que de décider de pénaliser le droit de lire.

"On peut déjà tout faire !"

La DCRI et la DGSE, les deux services de renseignement français chargés (notamment) de la lutte contre le terrorisme, ne se prononceront jamais officiellement à ce sujet. Marc Trévidic, lui, l'a fait. Et ses propos tranchent pour le moins avec ce que Nicolas Sarkozy veut faire passer au Parlement :

"Je suis aussi obligé de dire qu'on ne peut pas vraiment avoir beaucoup plus de pouvoirs qu'on en a : on peut à peu près tout faire en terme de pouvoirs d'investigation.

Un juge d'instruction antiterroriste peut sonoriser un appartement, une voiture, faire des écoutes téléphoniques, renouvelées tous les 4 mois, il peut très bien écouter des gens pendant 3 ans si ça lui chante, il fait des perquisitions où il veut quand il veut, peut mettre quelqu'un pendant 4 jours en garde à vue, voire 6 dans certaines conditions particulières…

La loi LOPPSI 2 nous permet d'envoyer des espions dans les ordinateurs pour suivre en direct tout ce qu'il s'y passe… ce sont vraiment des pouvoirs d'investigation qui sont maximum. Je ne vois pas ce que l'on pourrait donner d'autres comme pouvoirs que nous n'ayons déjà. "

A quoi servent les policiers antiterroristes ?

Pour autant, Marc Trévidic ne cache pas qu'il y aurait fort à faire : d'une part, les effectifs antiterroristes ont fondu, d'autre part, ils seraient souvent employés à des tâches ne relevant pas stricto censu du terrorisme :

"Je peux vous assurer que depuis la restructuration des RG et de la DST, qui ont fusionné au sein de la DCRI, les effectifs affectés au département judiciaire -les policiers qui travaillent avec nous- ont fondu. En 2008, on avait à notre disposition entre 60 et 65 fonctionnaires de police au département judiciaire, et maintenant si on arrive à 40 c'est une grande chance.

Des services spécialisés dans la lutte antiterroriste sont très très employés à des tâches qui ne sont pas forcément du terrorisme. Dès qu'il y a un mail de menace, dès qu'il y a le moindre évènement, la moindre alerte à la bombe, on fait systématiquement appel à ces services spécialisés, qui passe leur temps à ça, et ils ont très peu de temps à consacrer aux vrais dossiers terroristes..."

Si jamais on les empêche d'aller sur Internet...

Après avoir rappelé que le Parlement a d'ores et déjà adopté une quinzaine de lois pour lutter contre le terrorisme, David Assouline, le président de la commission sénatoriale pour le contrôle de l'application des lois, a interrogé Marc Trévidic sur "ceux qui disent que la prévention doit aussi passer par la répression et la pénalisation, à l'image de la pédopornographie, de la possibilité de consulter sur Internet", Marc Trévidic explique que ce serait non seulement contre-productif, mais également compliqué :

"Les gens qu'on arrête, dans la plupart de nos dossiers, c'est grâce à Internet. C'est parce qu'ils vont sur Internet, et qu'on les surveille sur Internet, et qu'ils communiquent entre eux, qu'on voit ce qu'ils préparent. Si jamais on les empêche d'aller sur Internet, on risque d'avoir du mal à les détecter. Ca peut paraître contradictoire mais je ne connais pas un dossier depuis 2007 à peu près où on n'a pas arrêté les gens grâce à leur imprudence sur Internet.

Attention : des gens qui ne sont plus sur Internet mais qui ont une volonté de se radicaliser vont peut-être se radicaliser autrement, et on va encore moins les repérer.

Je parle de technique, de ressenti des dossiers : combien de fois c'est parce qu'il y a des policiers qui surveillent Internet qu'on voit qu'il y a des gens qui préparent quelque chose…

Ce sera peut-être utile pour limiter une forme de propagande : le fait de subir un prosélytisme sur Internet est mauvais, ça crée des vocations, d'un autre côté, c'est par le biais de ces sites-là qu'ils prennent contact entre eux, qu'ils fixent des rendez-vous, qu'il y a des recrutements, des contacts, et c'est comme ça qu'on sait ce qu'ils veulent faire, donc je suis assez partagé.

Et même sur un site très intégriste, il y a des forums, des chats, qui ne sont pas intégristes, où des femmes se réunissent pour discuter de l'éducation des enfants… et généralement ce n'est pas la face ouverte qui est la plus intéressante, mais la face cachée : la messagerie privée, où l'on ne rentre que par des codes, et c'est parce qu'on rentre dans ces messageries privées qu'on arrive à savoir ce qu'il se passe exactement."

On n'a jamais arrêté autant de pédophiles que depuis qu'ils communiquent via l'Internet (voir Les pédophiles sont sur le Net. Nous aussi. Et tant mieux.). Et, de même que la prohibition n'a nullement empêché la vente d'alcool -bien au contraire-, ce n'est pas en pénalisant le droit de lire qu'on empêchera les gens, quels qu'ils soient, de chercher à s'informer, communiquer, débattre et échanger.

Tant qu'à parler d'Internet, il serait autrement plus intéressant de savoir ce pour quoi il fallu 5 jours pour obtenir la liste des 576 adresses IP qui avaient consulté la petite annonce postée par le premier militaire à avoir été tué par Mohammed Merah, alors qu'une telle procédure prend normalement de 2 à 48 heures maximum. Il y a, là, probablement urgence à attendre...

 

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 05:37

De-gaulle--adio-appel-du-18-juin.jpg

http://exigence-republicaine.over-blog.com/article-actualite-mrc-chevenement-et-le-gaullisme-53678223.html

 


L’actualité du gaullisme

Posted: 17 Apr 2012 11:55 PM PDT


Discours prononcé hier soir pour le meeting de fin de campagne de NDA au Bataclan
« Le laissez-faire et le laissez-passer appliqué à l’économie (…) a souvent donné (…) au développement une puissante impulsion. Mais on ne saurait méconnaître qu’il en est résulté beaucoup de rudes secousses et une somme énorme d’injustices ».
On ne fait pas meilleur résumé de la situation économique actuelle. En fait, cette phrase aurait pu être prononcée par Jacques Sapir, Jean-Luc Gréau, ou même Paul Krugman et Joseph Stiglitz, deux prix Nobel d’économie. En effet, ils affirment tous que la liberté économique est porteuse de progrès économique. Mais ils expliquent aussi que quand elle vire à l’anarchie, les crises reviennent toujours et les inégalités explosent.
Alors, me direz-vous, qui l’a prononcé ? La réponse, c’est le Général de Gaulle, en 1965. A une époque où le rôle de l’Etat évitait justement les travers qu’il décrivait.
Cette phrase montre la profonde actualité de la pensée gaulliste. Bien sûr, certains nous disent que la référence au gaullisme est dépassée, que les temps ont changé. Mais posent-ils la question aux socialistes ou aux libéraux ?
La pensée libérale remonte au 18ème siècle. Ceux qui soutiennent le libre-échange ose citer Ricardo, qui vivait il y a 200 ans, une époque qui n’a rien à voir avec la nôtre. La pensée socialiste et sociale-démocrate remonte au 19ème siècle. Le gaullisme, lui, est un courant de pensée de la 2ème moitié du 20ème siècle. Les idées que nous défendons sont bien plus modernes, bien plus adaptées au monde d’aujourd’hui que celles du PS ou de l’UMP.
 
Comment ne pas voir l’actualité de la pensée du Général, qui disait que la « politique de la France ne se fait pas à la corbeille » ? Aujourd’hui, la Banque Centrale Européenne peut créer et prêter à 1% 1000 milliards d’euros aux banques privées. Nos dirigeants sont devenus les esclaves de la corbeille. Dès qu’elle tousse, ils accourent. Dès qu’elle a de la fièvre, ils ouvrent notre porte monnaie. On aimerait qu’ils en fassent autant pour lutter contre le chômage !
Le Général de Gaulle nous a laissé trois boussoles pour l’avenir. La première, ce sont des institutions qu’il nous faut chérir car elles donnent le pouvoir au peuple français par l’élection du président de la République au suffrage universel.
La seconde, c’est ce souci incessant de la souveraineté nationale, seule garante de l’intérêt général. Car il n’y a pas d’intérêt général européen, il n’y a que des intérêts généraux nationaux que l’Europe foule aux pieds.
Nos pays sont trop différents pour partager une politique unique. Voilà pourquoi la souveraineté ne peut s’exercer qu’à l’échelle nationale. Voilà pourquoi il faut rendre le pouvoir de décision aux gouvernements ! Alors qu’aujourd’hui les titres de ministre ne sont que des médailles en chocolat quand tout se décide à Bruxelles.
Enfin, la troisième boussole que nous a léguée le Général, c’est sa vision de l’économie. Le progrès économique au service de tous, au service de l’homme, « seule querelle qui vaille ». Alors qu’aujourd’hui, ce sont les hommes qui sont au service de dogmes économiques inhumains, comme on le voit en Grèce.
Mais le Général de Gaulle ne nous a pas seulement laissé des idées en héritage. Il nous a aussi laissé une conception de la politique, à mille lieues des pratiques délétères des grands partis. Il a toujours été un exemple de courage, d’honnêteté, d’amour de la France et des Français
Et ce bel héritage a été dilapidé par ses successeurs, de plus en plus lointains. Nous en sommes arrivés au point où le pseudo héritier de l’Elysée n’a plus rien à voir avec le gaullisme. L’UMP a définitivement laissé tomber la croix de Lorraine. Si je fais de la politique, c’est pour défendre cet héritage. Et aujourd’hui, je peux vous le dire. Nicolas Dupont-Aignan est le digne héritier de ces idéaux, celui qui a redressé la croix de Lorraine.
Alors, bien sûr, nous ne sommes pas encore en position d’accéder au pouvoir. Et c’est rageant tant la France en a besoin aujourd’hui. Mais notre mouvement est jeune, et NDA a du temps devant lui. Face aux partis de la résignation et ceux de la protestation, il est l’homme dont la France a besoin.
Et je ne doute pas un instant qu’il accédera demain à l’Elysée. Car cette crise économique sera pour les partis au pouvoir ce que la guerre d’Algérie a été pour la Quatrième République. Le PS, l’UMP, le Modem et les Verts sont incapables de résoudre la crise.
Et quand les Français s’en rendront compte, ils se tourneront vers une alternative. Et alors nous serons là car nos compatriotes ne se donneront jamais aux extrêmes. Entre la résignation des socialistes ou de la droite et la protestation des extrêmes, les Français savent désormais qu’il y a les propositions des gaullistes.
Alors, courage. Le chemin est dur, mais grâce à votre engagement, nous avons déjà franchi beaucoup d’étapes. Nous sommes l’avant-garde de la renaissance gaulliste dont les Français ont besoin. Et cela, le Général l’avait vu également quand il disait : « Puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera tôt ou tard une source d’ardeur nouvelle après que j’aurai disparu ».
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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 05:31

 

L'horreur du nucléaire :

Une Française témoigne

avant les Elections

 

La femme qui résiste ne s'appelle pas Anne Lauvergeon !

  Victime dans sa chair et ruinée, cette femme - Mme Pauchard de Bollène - illustre la situation de millions de victimes anonymes de la contamination radioactive dispersée par toutes les installations nucléaires. Ce que vit cette vauclusienne est emblématique de ce qui nous attend TOUS. Écoutez son témoignage en ligne sur Internet réalisé grâce aux Réseau Zéro Nucléaire (RZN) avec le soutien de la Coordination Antinucléaire SudEst (CAN84) :

 

 

 

 

 

 

La femme qui résiste ne s'appelle pas Anne Lauvergeon !

 

Engageons-nous dans une Blitzkrieg médiatique solidaire pour l’arrêt immédiat, définitif et inconditionnel de toutes les installations nucléaires, en diffusant très largement ce message citoyen ! Pour en savoir plus :

 

www.sanurezo.org/lafemmequiresiste.pdf www.sanurezo.org/communique_lfqr.pdf http://www.facebook.com/pages/La-femme-qui-résiste/278526112233628 www.coordination-antinucleaire-sudest.org

 

http://www.alterinfo.net/La-femme-qui-resiste-ne-s-appelle-pas-Anne-Lauvergeon-_a74833.html

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 03:14

 

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http://partenia2000.over-blog.com/article-lettre-ouverte-aux-peuples-d-europe-par-mikis-theodorakis-87610004.html

Lettre ouverte aux peuples d'Europe par Mikis Théodorakis

 

 

 

L'Europe, c'est l'austérité et le sacrifice des citoyens ! Sortons de l'Europe, de l'euro, des Institutions internationales assassines (et évidemment aussi de l'OTAN) ! Il faut que Mélenchon soit fort pour qu'Hollande ne capitule pas devant les Marchés meurtriers ! De toutes façons, il faut voter pour ceux qui sortent la France de cette UE tueuse de souveraineté nationale, d'emplois, de pouvoir d'achat, de protection du travail et des salaires, de droit des travailleurs ! Ayons enfin le courage de l'Islande et de l'Argentine, qui retrouvent leur croissance ! Cette audace, c'est le prix de la sortie de crise et de la prospérité retrouvée ! Il n'est plus tolérable de voir les citoyens, les peuples, l'humanité entière, sacrifiés au Marché-Roi abstrait, cupide et criminel ! Citoyens, Citoyennes, libérons-nous des chaînes imposées par la mondialisation financière dès  maintenant, demain il sera trop tard et les générations futures seront condamnées ! eva R-sistons à l'intolérable, à l'imposture d'un Hollande n'ayant rien réellement promis et qui poursuivra ainsi l'oeuvre mortifère d'un Sarkozy aux ordres du grand capital financier !  Il faut choisir entre le Marché fou et  les êtres humains !

 


 

Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège


http://www.fakirpresse.info/Le-plan-de-bataille-des-marches,359.html

Par Adrien Levrat, François Ruffin, 12/04/2012


Le journal Fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !


« Les gens de marché s’expriment de façon très directe. » Dans sa note (largement traduite ici), le « chief economist de Cheuvreux » conseille en effet à François Hollande de « tromper le peuple » pour mettre fin au « fameux CDI ». « On ne s’embarrasse pas de finasseries », poursuit-il dans un entretien diffusé dans l’émission Là-bas si j’y suis. Raison de plus, cette franchise, pour aller rencontrer ce « senior advisor », Nicolas Doisy. Car il ne faut pas mépriser l’adversaire : il est prêt à livrer bataille. Il a déjà son plan. Présentation.

 

François Ruffin : On se trouve au siège de la Corporate Investment Bank du Crédit agricole. Premier broker indépendant sur actions européennes, Cheuvreux possède quatorze bureaux à travers le monde, y compris New york, San Francisco, Tokyo, Zurich… Donc Cheuvreux conseille 1200 banques, fonds de pension et ainsi de suite.

Nicolas Doisy : Tout à fait.

F.R. : Mais pourquoi une société de courtage comme Cheuvreux a un département recherche ? Et pourquoi cette recherche s’intéresse à la politique française ?

Nicolas Doisy : Pourquoi la politique ? Parce qu’en fait, ce dont on se rend compte, c’est que dans politique économique, eh bien, il y a « politique », y a pas qu’économique. Depuis finalement le début de cette crise, la crise de Lehman en 2008, le cycle économique, financier, est beaucoup dirigé et conduit par la politique, et du coup, tout ce qui est politique prend énormément d’importance, et détermine beaucoup des événements sur lesquels les investisseurs gardent leurs yeux.

Hollande : le choix

F. R. : Vous avez publié un papier là, dont le titre est, en anglais, « François Hollande and France’s labour-market rigidity : the market will rock both ». François Hollande et la rigidité du marché du travail : le marché va chahuter, bousculer les deux.

N. D. : Tout à fait. Quand on regarde un petit peu la façon dont se déroulent les élections, dont les marchés perçoivent le problème européen, on se rend compte qu’il y a des chances non négligeables que François Hollande se trouve pris entre deux forces contradictoires : les marchés qui attendent de lui un certain nombre de réformes dites structurelles, qui vont porter sur l’assainissement des comptes publics évidemment, mais aussi des réformes qui sont appelées à rendre l’économie française plus performante. Or, c’est le type de réforme dont très vraisemblablement une partie de l’électorat de François Hollande se méfie, et si vous regardez bien, pour l’instant, François Hollande s’est abstenu de clarifier de façon nette sa position sur ce sujet.
Et pour cause : il sait qu’il sera pris à terme, à un moment, entre la pression de ses électeurs et la pression des marchés. Déjà on a des investisseurs qui s’étonnent du faible détail des candidats dans leurs programmes, les anglo-saxons que je rencontre me demandent souvent : « Où est le programme ? » Je leur dis : « Il n y en a pas ! », et pour cause, c’est un jeu tactique pour l’instant, le programme on le saura une fois l’élection finie. Et en fait on le connaît déjà, il sera imposé par l’appartenance à la zone Euro.

La fin du CDI

F.R. : Vous dites non seulement François Hollande ne va pas tenir ses promesses, mais en plus c’est lui qui va devoir flexibiliser le marché du travail, c’est lui qui doit remettre en cause ce que vous appelez « the famous CDI » le fameux CDI, contrat à durée indéterminée.

N.D. : C’est lui qui va devoir le faire dans la mesure où c’est lui qui sera élu. En d’autres termes, de toute façon, qui que soit le prochain président de la république française, c’est un travail qu’il va devoir faire, parce que tout simplement il y aura la pression des pairs dans la zone euro, c’est-à-dire de l’Italie, de l’Allemagne, de tous les autres pays. Quand vous regardez bien l’Allemagne au milieu des années 2000 a fait ce genre de réformes, l’Italie, l’Espagne sont obligés de le faire aujourd’hui, la Grèce aussi. Pourquoi la France pourrait-elle s’en dispenser ?

F.R. : Quel type de réforme ?

N.D. : Quelles réformes ? J’y viens. C’est le package typique de réformes qui a été imposé à la Grèce, qui est demandé aussi à l’Italie, qui est demandé aussi à l’Espagne, et c’est, si vous voulez, si on fait référence aux années 80, c’est ce qu’on appelle l’économie de l’offre, c’est ce qu’avaient fait en leur temps Reagan et Thatcher. L’Europe continentale a estimé qu’elle pouvait ne pas adopter ce modèle, c’est un choix de société, c’est un choix politique. Il se trouve qu’aujourd’hui le modèle traditionnel français, le modèle du CDI que vous mentionnez est en train d’arriver en bout de course. Il est à bout de souffle, quelque part. Et donc ce qu’il faut faire maintenant, c’est tout simplement le genre de réformes qui a été faite en Espagne récemment.

F.R. : Vous avez un encadré pour dire, en gros, le Royaume Uni et l’Irlande ont flexibilisé leur marché du travail, et ça a marché. En revanche, en Europe continentale, et notamment en France on a fait de la résistance, et finalement, on obtient des moins bons résultats.

N.D. : Oui, tout à fait. En Europe continentale, on a voulu s’épargner l’idée de faire un contrat de travail unique qui soit suffisamment flexible, et tout est dans le « suffisamment », c’est une question de bon dosage de la flexibilité, mais l’important c’est un contrat de travail unique, donc le CDI tel que nous l’avons connu, nous ne le connaîtrons plus normalement, ça c’est clair.

F.R. : Alors vous dites, « ça ne s’est pas fait en Europe continentale, alors que ça s’est fait au Royaume-Uni et en Irlande, donc aujourd’hui le moment est venu de flexibiliser le marché du travail en Europe continentale, on le voit en Espagne, on le voit en Italie, on le voit en Grèce… La France ne peut pas être le seul ilot à maintenir une rigidité sur son marché du travail dans une Europe qui flexibilise. »

N.D. : L’idée c’est de permettre aux entreprises d’avoir une plus grande flexibilité dans la gestion de leurs ressources humaines, de façon à ajuster au mieux leur personnel, leur force de travail, de façon a être les plus performantes. En d’autres termes, ça revient finalement à réduire substantiellement un certain nombre de garanties dont bénéficient, dont ont bénéficié jusqu’à présent les titulaires de CDI notamment. Et donc à imposer plus de flexibilité aussi sur les travailleurs. C’est là que ça va coincer, c’est là que ce sera problématique, parce que je ne suis pas certain qu’on pourra maintenir le modèle français tel qu’il est. C’est ça le point important. C’est que le conflit d’objectifs que va avoir François Hollande, c’est rester dans la zone euro et satisfaire les demandes de son électorat naturel. Les deux ne sont plus compatibles maintenant, on le voit depuis la crise grecque, il faudra qu’il fasse un choix. C’est pourquoi il est resté très prudent jusqu’à présent dans son expression publique.

F.R. : Juste une question qui vient comme ça… Vous vous êtes en CDI ou vous êtes pas en CDI M. Doisy ?

N.D. : Je suis en CDI, bien évidemment… Euh voilà… (Rires.)


L’Eurozone

F.R. : Alors dans votre papier vous écrivez : « C’est regrettable pour François Hollande, mais la nécessité d’une libéralisation du marché du travail est le résultat direct d’une appartenance de la France à la zone euro, aussi ne peut-on avoir l’une sans avoir l’autre. » Donc la seule question est de savoir si François Hollande va ne serait-ce qu’essayer de respecter ses promesses, ou s’il va volontairement revenir dessus aussitôt élu.

N.D. : C’est exactement ça, et effectivement je vous remercie de citer ce passage, c’est probablement un des plus importants de la note – en passant la traduction est très bonne – c’est exactement ça, on est au pied du mur, alors beaucoup de français penseraient « c’est la victoire du modèle libéral »… Oui en quelque sorte, mais ensuite effectivement, la France sera au pied du mur, tout au temps que l’Espagne l’est, tout autant que l’Italie, tout autant que la Grèce, tout autant que tous les pays qui n’ont pas fait ce genre de réformes…

F.R. : Ce que vous dites dans votre note, c’est, y aura quelqu’un de déçu.

N.D. : Oui, le marché ou les électeurs seront déçu.
Quelque part c’est un peu une répétition de 81-83. Pour ceux qui n’étaient pas nés à cette époque on va faire un petit point d’Histoire : en 81, alors qu’on venait d’avoir le choc pétrolier de 73- 74 et puis de 79, la France avait besoin précisément d’être plus flexible, mais François Mitterrand est élu sur un programme on va dire vraiment de gauche, très de gauche, très socialiste keynésien, relance par la consommation, etc. etc. Et tout ça pour qu’au bout de deux ans à peine, trois dévaluation du franc, en mars 83, après avoir perdu les élections municipales, François Mitterrand soit obligé de faire un complet demi-tour, et d’adopter les politiques de Madame Thatcher, de Monsieur Reagan à l’époque… Évidemment pas aussi ambitieuse, mais tout de même.

Qu’est-ce qui s’est passé à cette époque ? Le choix avait été très simple pour François Mitterrand, la question c’était : rester dans la construction européenne, dans le projet européen, ou en sortir. Et après avoir hésité, et apparemment failli quitter le SME, et donc le projet européen, la France a décidé d’y rester. Et donc la traduction de ça, ça a été ce qu’on a appelé la politique d’austérité, qui a duré des années, des années, des années, de désinflation compétitive…

Eh bien là la situation est un peu la même, si la France veut rester dans la zone Euro, il faudra très vraisemblablement qu’elle se plie à un certain nombre de programmes de réformes qui sont maintenant imposés, ou sinon l’idée sera que la France devra quitter la zone euro. Autant en 83 il était peut-être moins compliqué de quitter le projet de construction européenne, autant aujourd’hui ça risque d’être beaucoup plus compliqué. On l’a vu : si l’idée même de la sortie d’un petit pays comme la Grèce a causé une crise comme nous l’avons connue l’an dernier, je vous laisse imaginer pour la France…

La confiance

F.R. : Dans un premier temps vous dites, en gros, les marchés peuvent avoir confiance en François Hollande, parce que d’abord c’est quelqu’un de pragmatique, c’est un européen de cœur, donc il ne va pas remettre en cause l’appartenance de la France à la zone Euro et ainsi de suite… Et le troisième point : il était conseiller de François Mitterrand lorsque François Mitterrand a négocié le tournant de la rigueur en mars 1983, donc il en a gardé le souvenir de ça, donc il ne va pas commettre la même erreur aujourd’hui.

N.D. : Il me semblerait inconcevable qu’un homme de la formation et de l’intelligence de François Hollande qui a vécu l’expérience dont on vient de parler, c’est-à-dire 81-83, ne s’en souvienne pas. En gros l’alzheimer peut pas être aussi précoce que ça, et du moment où il s’en souvient, je ne vois pas comment à partir de là il serait capable de ne pas prendre en compte la réalité du marché telle qu’elle s’imposera à lui. Parce qu’il faut pas l’oublier : le marché s’imposera.
Donc je dis « ne vous inquiétez pas : a priori même si je ne suis pas dans le cerveau de François Hollande, ce que je vois ce qu’il y a tous les éléments nécessaires pour qu’il ait une approche tout à fait pragmatique… »
Et en plus, c’est visible pour ceux qui prennent le temps de scruter, François Hollande n’a pas promis le Grand soir. François Hollande n’a rien promis, parce que dans votre phrase y avait, l’hypothèse la plus optimiste, c’est celle où François Hollande prend ses fonctions et « revient sur ses promesses », mais il n’en a pas fait ! C’est ça mon point : il n’en a pas fait, ou il en a fait si peu que, finalement, de toute façon c’est comme si ça comptait pas. Donc il a gardé les mauvaises nouvelles pour plus tard.

Le danger

N.D. : Maintenant il y a un danger qui se présente, c’est la semaine qui vient de s’écouler, en particulier le week-end qui vient de s’écouler : on voit que Mélenchon est vraiment en phase ascendante, on a bien entendu ce week-end, François Hollande qui dit « oui, croyez moi, ça va être du sérieux ma renégociation du traité ». Mais bien sûr, il est bien obligé, parce que avant de gagner le deuxième tour, ceux qui ont connu 2002 savent qu’il faut gagner le premier, donc il est bien obligé de faire quelques concessions verbales à son électorat. Mais là encore je suis pas sûr qu’il ait été très spécifique sur sa renégociation. Et c’est pour ça, j’en reviens à ce point, il n’a pas fait de promesses, parce qu’il sait qu’il va devoir se renier par la suite, donc il essaie d’en promettre le moins possible pour que le retour de bâton soit le moins violent possible.

On voit la montée en puissance de Mélenchon. Ce qu’on se dit tout simplement, c’est que à partir de maintenant, il va bien falloir que Hollande commence à donner quelques gages à sa gauche, et c’est là que ça va devenir un peu plus compliqué pour lui, parce que les marchés vont commencer à comprendre, vous commencer à le sentir, c’est pour ça qu’il est resté très prudent jusqu’à présent dans son expression publique.

Tromper le peuple

F.R. : François Hollande dit « je vais demander la renégociation du dernier traité européen », vous, vous écrivez ça :

« François Hollande va avoir à naviguer à travers des forces dans la gauche, notamment à cause du référendum manqué de 2005, et dans cette perspective, vous écrivez, il serait politiquement intelligent que ses pairs de l’eurozone, ses partenaires allemands, belges italiens et ainsi de suite, permettent à François Hollande de prétendre qu’il leur a arraché quelques concessions, même si c’est faux en réalité. La demande de renégociation du traité serait alors utilisée pour tromper le public français, pour rouler – j’ai lu to ‘trick’ : rouler, tromper – pour tromper le public français, en lui faisant accepter des réformes convenables, dont celle du marché du travail. »

N.D. : Oui, alors, avant d’entrer dans le fond du sujet je voudrais préciser un point : les gens de marché s’expriment de façon très directe, donc le vocabulaire que j’ai pu choisir dans la citation que vous venez de lire, ça paraîtra peut être excessif a beaucoup de vos auditeurs. Maintenant, c’est vrai que voilà, on ne va pas s’embarrasser de finasserie, on va aller directement au point.
De « rouler » les électeurs français, c’est peut être un mot quand même excessif, l’idée c’est de dire : ce sera une concession en quelque sorte de façade qui aura été faite à François Hollande et au peuple français entre guillemets, de façon à ce que tout le monde constate qu’à la fin des fins, il les faut bien les autres réformes, les fameuses réformes structurelles dont personne ne veut entendre parler.
Le mot rouler les électeurs est peut être un peu fort, je regrette qu’il soit traduit comme ça en français, peu importe, c’est pas très grave, mais à défaut de les rouler, ça va leur permettre de peut-être prendre conscience qu’il y a un certain nombre d’idées qu’ils ont en tête, qui ne peuvent pas marcher, même s’ils en sont convaincus. Ce que je suis en train de dire, c’est qu’il y a un petit théâtre, le script est un peu écrit, si on est malin on s’écartera pas trop du script, et de cette façon là on arrivera peut être à faire passer la pilule de façon un peu plus simple que ça n’avait été le cas au début des années 80.

F.R. : Alors je reviens sur cette phrase. Ce que vous dites c’est, admettons, y a un sommet à Bruxelles, François Hollande demande une partie sur la croissance, les autres européens ils vont faire comme si « bon ben d’accord, on t’accorde ça », il rentre ici en France en disant « regardez ce que j’ai obtenu », et du coup il peut dire derrière « eh ben, en échange nous on va libéraliser notre marché du travail ».

N.D. : Vous avez parfaitement compris le sens de mon propos, c’est exactement ça. C’est une petite mise en scène, c’est un petit théâtre, alors faut pas avoir l’impression que je fais de la théorie du complot et qu’on manipule tout le monde, et c’est juste que vous avez un électorat qui a un certain nombre d’idées préconçues. Elles sont fausses peut être, n’empêche que c’est les idées que l’électorat porte, et là y a de la pédagogie à faire.

F.R. : C’est déjà un peu ce qu’il s’est passé en 1997 : en 1997, Lionel Jospin est élu avec la gauche plurielle en disant ce pacte de stabilité je n’en veux pas, donc il va à Amsterdam, on lui fait rajouter Pacte de stabilité et de croissance, et il revient en disant « regardez y a le mot croissance dans le titre ».

N.D. : Vous avez tout compris. C’est pas l’exemple que j’avais en tête quand j’ai écrit la note, mais oui vous avez raison, c’est exactement ça. J’avais pas en tête l’exemple, mais vous avez entièrement raison, c’est exactement ça. C’est… Alors certains pourraient considérer que c’est une manipulation, moi je pense pas que ce soit une manipulation, c’est juste une façon d’arrondir les angles, on va dire, voilà.

La formule

F.R. : Vous concluez sur les deux mesures nécessaires. C’est :
1) couper dans les dépenses publiques
2) libéraliser le marché du travail ; et vous dites le vrai défi pour François Hollande est de trouver la formule politique pour le vendre au public français.

N.D. : Bien entendu, il faut trouver la formule pour vendre ça au peuple français. Je suis pas le conseiller de François Hollande, c’est pas mon rôle de définir le message qu’il doit porter. Mais je voudrais quand même citer un exemple historique, c’est celui de la Pologne qui quitte le communisme et qui fait sa transition vers l’économie de marché au début des années 90. La Pologne est connue pour avoir subie ce qu’on appelait la thérapie choc, c’est-à-dire que eux ils se sont pas embarrassés de beaucoup de précautions, ils y sont allés franco d’un seul coup dès le début. Ils ont fait la totale des réformes quasiment en un an ou deux. Ça a été extrêmement douloureux pour la population polonaise, mais ce qu’il faut savoir c’est que la Pologne est le pays qui s’en est sorti le mieux, le plus vite, quand on le compare à ses pairs.

Le sujet n’est pas là, le sujet c’est comment cela est il possible ? Pas seulement parce qu’il y avait la détestation des communistes, mais parce qu’il y avait aussi un gouvernement où il y avait un ministre des affaires sociales et du travail qui allait régulièrement à la télévision expliquer à la population pourquoi on fait ces réformes, que certes c’est douloureux, certes ça fait mal aujourd’hui, mais les bénéfices viendront plus tard. Que si on ne fait pas ce genre de travail aujourd’hui, demain ce sera encore pire qu’aujourd’hui, et ainsi de suite. C’est un effort de pédagogie.
Regardez maintenant Monti. Mario Monti aux affaires en Italie, c’est quand même assez frappant. C’est un homme qui fait les réformes les plus impopulaires que le peuple italien pouvait imaginer, et qui se trouve être le Premier ministre le plus populaire de l’après guerre ou presque. Donc y a vraiment un sujet sur la communication avec l’électorat, le peuple, et une façon de faire passer les messages. Ça, moi j’ai envie de dire, c’est ce pourquoi les hommes politiques sont payés, c’est leur métier, j’espère juste que François Hollande trouvera la bonne formule.

L’angoisse

F.R. : Si je fais un récapitulatif, je me suis amusé à faire des cas à partir de votre document :
Le cas n°1, c’est François Hollande est conciliant et il revient de lui même sur ses maigres promesses de campagne et il libère le marché du travail et en finit avec le CDI comme norme de travail.
Cas n°2, il lui faut une petite pression de ses partenaires européens, une petite concession qui lui sert de prétexte, et derrière il libéralise le marché du travail.
Cas n°3, il refuse de se plier à ce programme, à cette injonction, et alors les marchés vont le punir, le rappeler sérieusement à l’ordre.

N.D. : Oui.

F.R. : Donc là, jusque-là dans les trois cas, quand vous dites, « soit les électeurs, soit les marchés seront déçus », dans les trois cas c’est toujours les électeurs qui seront déçus et les marchés qui gagnent ?

N.D. : Oui oui. Eh bien regardez la Grèce, regardez l’Espagne, regardez l’Italie, regardez tout ce qui se passe en Europe depuis 2010, on a bien vu que de toute façon, à la fin, c’est le marché qui l’emporte. Je ne vais pas encore dire que le marché a nécessairement raison au sens moral du terme, en tout cas il aura raison factuellement puisqu’il s’imposera, c’est clair. Donc, c’est de ce point de vue-là que je le dis, oui en effet. Vous avez raison, les électeurs risquent d’être plus perdants que les marchés.

F.R. : Je propose un quatrième cas, l’irruption du peuple sur la scène de l’Histoire.

N.D. : La prise de la Bastille numéro 2.

F.R. : Hier, à Paris, y avait, bon, on va pas chipoter, 80 000, 90 000, 100 000, 120 000 manifestants à l’appel du Front de gauche. Si, comme en 1936, on avait une élection qui s’était suivie de mouvements de masse, de manifestations, de grèves…

N.D. : Qu’est-ce qui se passerait en Europe ? Ben là je crois que c’est le gros coup d’angoisse, parce que si, quand les grecs manifestent, on a déjà une Europe qui se sent sur le point d’exploser, je vous laisse imaginer pour la France. C’est bien pour ça que je passe mon temps à répéter dans cette note que j’espère bien que François Hollande se souvenant de ses années de formation en 81-83 auprès de François Mitterrand évitera précisément de laisser se développer ce genre de scénario à nouveau, ou en d’autres termes trouvera la formule politique qui lui permet de vendre les réformes à la population française d’une façon qui soit acceptable…

À la revoyure…

F.R. : Je vous propose quelque chose pour terminer : qu’on se retrouve dans six mois, par exemple, à l’automne, et on fait le point pour voir où on en est dans votre scénario.

N.D. : Lequel des trois...

F.R. : Voilà, lequel des trois advient ?, où est ce qu’on en est ?, est-ce qu’effectivement y a eu des négociations ?, on a rajouté croissance dans le titre à la fin ?, vous voyez, ce genre de choses là.

N.D. : Eh pourquoi pas, avec plaisir, on a une conférence je crois à Paris au mois de septembre, je vous recevrai à ce moment là avec plaisir.

 


 

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L’Europe contre les peuples

L'Europe contre les peuples - L'Europe du chaos - La dette européenne


http://www.fakirpresse.info/Le-plan-de-bataille-des-marches,359.html

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 03:00

 

 

 

F. Michael Maloof, G2 Bulletin

9 avril 2012


Washington - L’armée russe prévoit qu’une attaque sera dirigée contre l’Iran vers cet été et elle a travaillé à un plan d’action ; selon des sources russes informées, des troupes russes seraient envoyées à travers la Géorgie voisine pour stationner en Arménie, qui possède avec la République Islamique une frontière.

Le chef du Conseil de Sécurité russe Viktor Ozerov a déclaré que le Quartier Général Militaire russe avait préparé ce plan d’action pour l’éventualité d’une attaque en Iran. Dimitry Rogozin, qui était il y a peu l’ambassadeur russe auprès de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, l’OTAN, a mis en garde contre une attaque en Iran. “L’Iran est notre voisin“, a dit Rogozin. “Une action militaire dirigée contre l’Iran, c’est une menace directe pour notre sécurité“. Rogozin qui est à présent l’adjoint du premier ministre russe, est considéré comme antioccidental. Il est en charge du secteur de défense russe.

Selon les sources du ministère de la défense de Russie, l’armée russe ne croît pas qu’Israël dispose du potentiel militaire pour vaincre les défenses aériennes iraniennes et pense en outre que l’engagement de l’armée des USA sera nécessaire.

La préparation des mouvements de troupes de l’armée russe ne signifie pas seulement que la Russie protège ses intérêts vitaux dans la région, mais qu’elle pourrait aussi assister l’Iran si une telle attaque avait lieu. Ces sources ajoutent qu’il est possible que la concentration des forces armées russes dans la région, pourrait être le résultat du potentiel de combats entre l’armée russe et les forces israéliennes, américaines, ou les deux.

Des sources informées disent que les Russes ont averti des ’conséquences imprévisibles’ d’une éventuelle attaque de l’Iran, quelques unes des personnalités russes disant que l’armée russe prendra part à cette possible guerre dans la mesure où elle serait une menace pour ses intérêts vitaux dans la région.

Le quotidien influent russe Nezavisimaya Gazeta a cité une source militaire russe qui a déclaré que la situation qui s’installe en Syrie et en Iran ’pousse la Russie à accélérer le programme d’amélioration de ses groupements militaires dans les régions du Sud-Caucase, de la Caspienne, de la Mer Noire et de la Méditerranée’. Cette dernière information découle d’un ensemble de rapports et de fuites de porte parole officiels et d’agences de presse gouvernementales selon lesquelles une attaque israélienne est quasi certaine vers l’été.

Du fait de l’impact sur les intérêts vitaux de la Russie dans la région, les sources disent que les préparatifs russes pour une elle attaque ont commencé il y a deux ans avec la modernisation de la base 102 de Gumri, en Arménie. Il est dit de cette base occupe une position géopolitique majeure dans la région.

Les familles de militaires russes de la base de Gumri en Arménie, proche de la Géorgie et de la Turquie ont été d’ores et déjà évacuées, disent des sources russes. ’La Base Militaire 102 est un point clé, un avant-poste russe dans le Sud-Caucase’, a déclaré une source militaire russe au quotidien. ’Elle occupe une position géopolitique très importante, mais le Kremlin craint de perdre cette situation’.

Avec le retour de Vladimir Poutine à la présidence de a Russie, la perspective qu’il déclencherait une nouvelle attaque sur la Géorgie comme il l’avait fait en août 2008 devient également une possibilité, disent ces sources informées.

Les Russes croient que la Géorgie coopérerait avec les Etats-Unis en bloquant tout approvisionnement destiné à la Base Militaire 102, qui est approvisionnée essentiellement par voie aérienne. Jusqu’à présent, la Géorgie bloquait la seule voie de transport routière que les fournitures militaires russes pourraient emprunter.

Le carburant pour la base russe en Arménie arrive d’Iran, et les responsables politiques russes pensent que ce passage frontalier pourrait-être bloqué en cas de guerre. Selon Yuri Netkachev, l’ancien commandant adjoint des forces russes en Transcaucasie, ’Il sera peut-être nécessaire de recourir aux moyens militaires pour briser le blocage routier géorgien et dégager des corridors de transport menant à l’Arménie’. La géographie de la région suggère, compte tenu des routes et de la topographie du pays qu’un tel corridor d’approvisionnement passe obligatoirement au milieu de la Géorgie, près de la capitale Tbilissi.


En septembre, l’armée russe prévoit de faire ses exercices militaires annuels appelés Kavkaz 2012. Les sources informées russes disent cependant que les préparatifs et les déploiements d’équipements et de personnels militaires ont déjà commencé en prévision d’une possible guerre avec l’Iran. Selon ces sources, un nouveau commandement et un nouvel équipement de surveillance ont été déployés dans la région, capables d’employer Glonass, le système GPS russe, pour la prise d’informations de ciblage.

’La force aérienne du District Militaire Sud a été réarmée à presque 100% par des nouveaux avions et hélicoptères’, selon l’expert Pavel Felgenhauer de la Fondation Jamestown basée à Washington. En 2008, Fegenhauer avait relevé qu’en servant de couverture aux déploiement de leurs forces, ce sont les manœuvres Kavkaz 2008 qui ont permis le succès de l’invasion de la Géorgie de la même année.

Le Ministre de la Défense Anatoly Serdyukov a déjà annoncé que les nouveaux Spetznaz, ou Unités de Forces Spéciales, seront déployés dans Stavropol et Kislovodsk, qui se trouvent dans les régions du Nord Caucase.

Des sources russes disent que l’Armée russe pense que si les USA entrent en guerre avec l’Iran, elle pourrait déployer des forces en Géorgie et des navires de guerre dans la mer Caspienne avec l’aide possible de l’Azerbaïdjan, qui a depuis déclaré qu’elle ne donnerait pas son autorisation pour que son territoire soit utilisé par Israël pour lancer des attaques contre son voisin l’Iran.

Des spéculations ont été faites, étant données les relations rapprochées entre Israël et l’Azerbaïdjan, selon lesquelles l’état juif pourrait utiliser des bases pour lancer des attaques contre les sites nucléaires de l’Iran voisin. Israël a récemment accepté de vendre à l’Azerbaïdjan pou 1,6 milliards en équipements militaires.

La perspective que des troupes aéroportées d’assaut russes par hélicoptère, également appelées unités VDV, pourraient être installées dans les provinces sécessionnistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud est un sujet encore plus grand d’irritation pour le président de Géorgie Michaël Saakashvili. Ces deux provinces ont été prises par l’armée russe au cours de la guerre russo-géorgienne d’août 2008. Elles ont été déclarées pays indépendants par Moscou, mais le Kremlin indique à présent quelles pourraient être annexées par la Russie.


De même, le Lieutenant Général Vladimir Shamanov, commandant des VDV, a annoncé que les troupes russes en Arménie recevront le renfort de troupes parachutistes, ainsi que des hélicoptères d’attaque et de transport. “Le fer de lance (de la région de Transcaucasie) peut recevoir l’ordre de prendre la direction du sud pour empêcher le déploiement présumé de bases US en Transcaucasie, pour faire le lien avec l’Arménie et prendre le contrôle du corridor énergétique des états du Sud Caucase et de la Caspienne par lequel les hydrocarbures azéri, turkmène, ceux d’autres pays de la Mer Caspienne peuven arriver en Europé’, a déclaré Felgenhauer. “En un seul coup de balai militaire, la Russie pourrait se garantir le contrôle de tous les états du Caucase et de la Mer Caspienne qui par le passé, constituaient les marches de son empire, créant un fait accompli auquel l’Occident, trop absorbé par l’Iran, ne pourrait répondre’, a-t-il ajouté.

“En même temps, une petite guerre victorieuse devrait réunir la nation russe derrière le Kremlin, lui permettant d’écraser les mouvements rémanents pro-démocratiques à propos d’élections justes. Avec un bonus supplémentaire, l’action militaire de la Russie pourrait abattre définitivement le régime Saakashvili’. Poutine n’a pas caché son aversion pour Saakashvili et avec son retour à la présidence, il peut envisager que la chute du président géorgien est une tâche inachevée. Tout comme en 2008, Poutine n’aura pas à trop se soucier d’envoyer des troupes en Géorgie, dans la mesure où la réponse des USA et des pays européens à l’invasion et à l’occupation qui a suivi étaient muettes.

mardi 10 avril 2012,
Jean Eckian ©armenews.com

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

 

Lire aussi :

Bruits de bottes dans le Caucase Sud

 

 

La Russie masse des troupes sur la frontière nord de l’Iran en prévision d’une attaque de l’Occident, et déploie de façon permanente sa flotte au large de la Syrie

la suite >>>


Chiron
.
Voir  aussi :
.
Pauvre Iran bien menacé !
Voilà qui va encore accroître
les convoitises de l' Occident criminel !

Iran : Découverte de l'un des plus grands champs pétroliers du monde  18/04/2012

http://www.alterinfo.net/notes/Iran-Decouverte-de-l-un-des-plus-grands-champs-petroliers-du-monde_b4105693.html


Iran : Découverte de l'un des plus grands champs pétroliers du monde
IRIB- L'un des plus grands champs pétroliers du monde vient d'être découvert dans la province de Khouzestan. les détails de cette découverte sera annoncé dans les prochains jours et le champ contient du pétrole léger.
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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 02:55

 

Sur mon blog Senior infos :

Seniors, eva s'adresse à vous ! Libérons la France de Nicolas Sarkozy !

.

 

Echec de Sarkozy : 15 chiffres parmi d'autres

 

 

NS-chiffresechec-15.jpg

 

 

 

Elections 2012,

Eva s'adresse aux Seniors :


 

Il y a d'autres échecs,

comme la fin de l'indépendance nationale

si chère au Général de Gaulle,

le retour en force dans l'OTAN sans contrepartie

et avec toutes ses guerres

(Afghanistan, Afrique, Syrie, Libye, Mali...

guerres auxquelles la France participe

pour engraisser les multinationales américaines !

Et bientôt la guerre contre l'Iran

dérivant en guerre mondiale

avec la France en tête si Sarkozy est réélu !),

et puis la casse du vivre ensemble,

la casse des valeurs républicaines,

la casse des services de proximité

(Hôpitaux, Palais de Justice, Police..),

la désertification des territoires,

et une France ridiculisée à l'Etranger,

servile face à l'Allemagne, servile face aux Etats-Unis...

 

Ca suffit !

Retrouvons notre indépendance,

retrouvons nos valeurs,

ne laissons pas la Finance détruire notre pays,

ne laissons pas notre pays s'américaniser

ou subir le joug de Bruxelles !

 

Votons pour qui nous voulons,

mais sortons Nicolas Sarkozy

qui n'aime pas la France,

qui l'offre à l'Etranger (ses réserves d'or,

son patrimoine, ses soldats etc),

qui augmente de 170 % son salaire

tout en ne payant pas d'impôts lui-même

et en dépensant pour lui plus que la Reine d'Angleterre !

D'ailleurs, la dette de la France a augmenté de plus

de 500 milliards sous sa présidence !

Ca suffit !

 

Libérons la France de Nicolas Sarkozy

qui nous a été imposé par les Anglo-Saxons

grâce aux Médias aux ordres !

Il détruit notre pays,

même son image de marque à l'étranger !

 

Ne faisons pas confiance aux Médias !

L'information, la vraie, est sur Internet !

 

Tout plutôt que Nicolas Sarkozy !

Même Jacques Chirac ne votera pas pour lui !

 

2012 ? Ce vote sera décisif !

 

Image and video hosting by TinyPic


Alors, une France dénaturée, américanisée,

appauvrie, asservie à l'Etranger,

au bord de l'explosion sociale

et menacée du fait de ses engagements dans les guerres ?


 

Logo : France liberée

 

 

Ou une France libérée, maîtrisant son destin

et au service de tous ses citoyens ?

 

 

Votre eva

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 00:53

 

 

La désintégration du sarkozysme

Sondages en chute libre, dynamique cassée, presse internationale déchainée, soutiens de droite qui basculent pour Hollande : à quatre jours du premier tour, il y a le feu à la maison Sarkozy. Et ce soir l’affaire du Crillon décuple l’effet Fouquet’s. Nous sommes en train d’assister à ce que j’appelle la « désintégration du sarkozysme ».

 

(La Une de l’édition européenne du magazine américain Time, le 2 avril)

 

Que Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture de Jacques Chirac, ait appelé à voter Hollande était, dès le mois dernier, un signe de mauvais augure pour Nicolas Sarkozy. Mais c’était encore un cas isolé, singulier.


Depuis, les ministres d’ouverture sont devenus des ministres de fermeture : en appelant à voter Hollande, Martin Hirsch et Fadela Amara, referment la page du sarkozysme. Corinne Lepage fait de même. Et voici que deux villepinistes pur jus, ses anciens ministres Azouz Begag et Brigitte Girardin appellent, eux-aussi, à voter Hollande. Quant à Jacques Chirac, Le Parisien nous a décrit minutieusement ce matin le basculement presque complet de la famille – du « clan » Chirac – en faveur de Hollande. C’est rare dans la Vème République une telle curée de la droite « mainstream » pour le candidat de droite « mainstream ».


Au-delà des petites vengeances, des aigreurs, ou des ambitions, l’important est ailleurs. A Bordeaux récemment, à Avignon, à Marseille, à Caen, à Rennes, à Quimper, j’ai pu mesurer à l’occasion de débats et de rencontres, l’aversion et la détestation – pour ne pas dire la haine – qui monte à l’égard de Nicolas Sarkozy. A Bordeaux, par exemple, attablé avec la droite « juppéiste » la plus caricaturale – celle des dentistes et des notaires, provinciale et bourgeoise, catholique, balzacienne et normée – j’ai été frappé par la détestation de Sarkozy et de sa femme, Carla Bruni. Ce n’est pas la gauche qui est en train de sortir de force Sarkozy de la scène politique française, c’est la droite ! Ailleurs, j’ai vu la colère des paysans du Sud de la France contre Sarkozy. J’ai entendu les colères extrêmes des enseignants contre le président sortant.


Quant à la presse internationale, qui a plus de distance, elle tire à boulets rouges elle aussi sur le candidat sortant : The Economist, le Time, le Financial Times etc. sont d’une cruauté venimeuse pour Nicolas Sarkozy. D’où le titre du magazine américain Time, dans son édition européenne : « Adieu ? »


Sarkozy : « En cas d’échec, je serai le seul responsable »


En fin de compte, ce n’est pas seulement une politique qui est condamnée, pas la droite qui va être battue, c’est un homme, une personnalité qui est en train de faire l’unanimité contre lui. Les raisons ? Ce sont des symboles, peu nombreux, mais qui sont si forts et si présents, qu’ils annulent tout autre comportement rationnel des électeurs : le Fouquet’s ; le yacht de Bolloré ; l’Epad de son fils Jean ; le salaire personnel augmenté de 170 % ; l’affaire  Mitterrand ; le « Cass’ toi pov con » ; la hiérarchie des civilisations de Claude Guéant ; l’affaire Woerth-Bettencourt ; la nuit à Disneyland avec Carla fin 2007 et la fameuse formule de sa grande conférence de presse de rentrée, en janvier 2008 : « Avec Carla c’est du sérieux » ; la montre Patek Philippe à 55.000 euros etc.


Et puis, ce soir, on a appris l’affaire du Crillon, qui est en train de décupler l’affaire du Fouquet’s, et refermer la boucle : c’est le Canard Enchaîné de demain matin qui révèle ce « lunch » de millionnaires dans le grand palace parisien de la place de la Concorde, pour un fundraising en faveur de Sarkozy. Ironie de l’histoire : le déjeuner a eu lieu dans les salons Marie Antoinette ! L’affaire du « collier » a emporté Marie Antoinette et Louis XVI : l’affaire du Crillon (après l’Epad et la Patek) va-t-elle emporter Sarkozy ? Ce soir, dans son grand discours du meeting de Lille, toujours est-il que François Hollande, qui connait mieux que personne la puissance de l’antisarkozysme, a raillé un quinquennat qui a commencé au Fouquet’s et qui se termine au Crillon


A l’échelle des grands sujets du quinquennat, et même à l’aune des finances publiques, ces faits sont bien sûr des épiphénomènes ; mais comme symboles, ils sont déterminants. Si Nicolas Sarkozy perd la présidentielle, il le devra d’abord à ces symboles calamiteux. A trop avoir joué avec l’argent, avec les affaires, avec les femmes, avec le feu, il a brûlé ses vaisseaux.


Dans une interview à l’Express cette semaine, Nicolas Sarkozy précise : « En cas d’échec, je serai le seul responsable« . On ne peut pas mieux dire.


La désintégration du sarkozysme


Qu’est-ce que le sarkozysme ? Que restera-t-il, s’il est défait le 6 mai, dans l’histoire de la droite ? Que deviendra-t-il dans les manuels d’histoire ? Une énergie inaboutie ? Une agitation un peu vaine ? Un volontarisme sans sens de la réforme ? Un bonapartisme ?

En réalité, je fais l’hypothèse qu’il ne restera rien du sarkozysme après le 6 mai. Même la droite aura du mal à se réapproprier la figure et le bilan, la technique politicienne et le sens médiatique. Pas davantage l’homme. Si Sarkozy est battu, la parenthèse sera refermée et nul n’aura une grande envie de la rouvrir.


Et c’est ainsi que de désistements d’anciens ministres en sondage en chute libre, de dynamique cassée en vengeances de Chirac et Villepin, nous sommes en train d’assister à ce que j’appellerais « la désintégration du sarkozysme ». Ce n’est encore que le début.

 

SOURCES : Le Parisien ; L’Express ; Sur Villepin ; Magazine Time, 2 avril. Sur l’affaire du Crillon : voir Le Canard Enchaîné de demain,

 

http://blogs.lexpress.fr/sarkozysme-culturel/2012/04/18/la-desintegration-du-sarkozysme/

 

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 23:51
  

16/04 | 21:50 | mis à jour à 22:05 | Denis Cosnard
L'Argentine va nationaliser la filiale du pétrolier Repsol

Malgré les pressions de Madrid, le gouvernement argentin a décidé de nationaliser la grande compagnie pétrolière YPF, filiale de l'espagnol Repsol.

Ecrit par
Denis COSNARD
Denis COSNARD
Reuters
Reuters

L'Argentine est saisie à son tour par le nationalisme pétrolier. Malgré les pressions de Madrid, le gouvernement argentin a décidé de mettre ses menaces à exécution et de nationaliser la grande compagnie pétrolière YPF, filiale de l'espagnol Repsol. « Le patrimoine d'YPF société anonyme est déclaré sujet à expropriation », indique l'annonce officielle lue durant une cérémonie à laquelle assistait la présidente argentine, Cristina Kirchner, entourée de ses ministres et des gouverneurs des provinces du pays.


La société, qui assure un tiers de la production pétrolière nationale, appartenait jusqu'à présent à 57,4 % à Repsol. Selon le projet présenté hier et qui doit encore être adopté par le Congrès argentin, 51 % du capital seront désormais contrôlés par l'Etat. Le prix auquel Repsol doit être exproprié sera déterminé par un tribunal d'évaluation, a indiqué Cristina Kirchner. A Wall Street, où YPF est coté sous forme d'ADR, la société argentine est valorisée au total à 10,3 milliards de dollars, soit 7,8 milliards d'euros.

« Nous allons faire une récupération »

« Nous n'allons pas faire une nationalisation, a précisé Cristina Kirchner. Nous allons faire une récupération. » La compagnie YPF, qui avait été privatisée dans les années 1990, contrôle 52 % des capacités de raffinage du pays et dispose d'un réseau de 1.600 stations-service.


Le gouvernement argentin reproche à Repsol de ne pas assez investir dans sa filiale.  Cristina Kirchner fait pression sur les pétroliers pour qu'ils augmentent leur production nationale, la facture pétrolière du pays ayant doublé l'an dernier, pour atteindre 9,4 milliards de dollars.

 

« Une prise de contrôle forcée de YPF enverrait un signal très négatif aux investisseurs et pourrait causer de sérieux dommages à l'environnement des affaires en Argentine », a réagi un porte-parole de la Commission européenne. Le gouvernement espagnol donnera « la réponse la plus adéquate pour défendre nos intérêts nationaux », a également affirmé la porte-parole du Parti populaire, au pouvoir en Espagne, Maria Dolores de Cospedal.

 

« Cette présidente ne répondra à aucune menace, avait précédemment averti Cristine Kirchner. Je suis un chef d'Etat, non une marchande de légumes. »

 


 

 

France24.com -  La présidente argentine Cristina Kirchner a décidé d'exproprier la compagnie pétrolière YPF contrôlée par l'espagnol Repsol.

 

 

 

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 22:55

 

Nouvelle constitution en Islande : la conspiration du silence...
(sur ce blog, la question du refus des vaccination par les parents)


L’Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et devrait, selon les prévisions de la Commission européenne, atteindre le taux de 2,7% en 2013 grâce principalement à la création de nouveaux emplois.
L’Islande est le seul pays européen qui a rejeté par référendum le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers mais curieusement les médias français et européens n’en parlent pas ou très peu…
Il n’y a pas de censure officiellement dans les médias presse, radio ou télé mais les journalistes et experts de tous bords, si prompts à parler de ce qui se passe en Egypte, en Lybie ou en Syrie, ne disent absolument rien sur ce qui se passe en Islande. En a-t-on parlé dans les nombreux débats politiques en vue de l’élection présidentielle ? A-t-on vu des images à la TV ? Bien sûr que non car les citoyens européens pourraient avoir la mauvaise idée de s’en inspirer...
En Islande, le peuple a fait démissionner un gouvernement au grand complet. Les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques en Grande Bretagne et en Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière.
- 2008 : Les banques Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing sont nationalisées pour éviter leur faillite plutôt que d’injecter inconditionnellement des capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. L’ensemble des dettes de l’Islande égale alors 9 fois son PIB. La monnaie s’effondre et la bourse suspend ses activités après une baisse de 76%.
- 2009 : Le FMI, comme à son habitude, exige, en échange de mesures dites "d’ ajustement" des coupures dans les dépenses sociales qui provoquent la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées. 
 
La gauche remporte la majorité absolue, provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur qui était traditionnellement la force dominante dans le pays et qui ne conserve que 23,7% des voix. Johanna Siguroardottir est choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates et les écologistes de gauche.
La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette et un paiement de 3.500 millions d’euros, montant devant être payé mensuellement par toutes les familles islandaises pendant 15 ans à un taux d’intérêt de 5%. Mais le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum.
 - Janvier 2010 : Le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire.
 - Mars 2010 : Le référendum a lieu et le Non au paiement de la dette l’emporte par 93% des voix.
Pendant ce temps, le gouvernement essaie de régler juridiquement les responsabilités de la crise. Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent. Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays. Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution en vue de se substituer à l’actuelle qui est une simple copie de la constitution danoise.
Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain qui élit 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se présentent aux candidatures (condition : être majeur et avoir recueilli le soutien d’au moins 30 personnes).
 - Septembre 2010 : L’ancien Premier ministre Geir Haarde est poursuivi pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol émet également un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson.
- Février 2011 : L’assemblée constituante commence ses travaux afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte.
- Mars 2011 : Suite à quelques critiques concernant la faible participation (36%) pour nommer les membres de l’assemblée constituante, le Premier ministre, en accord avec les chefs des principaux partis représentés au Parlement, met sur pied un comité consultatif pour poursuivre la révision de la constitution. Ce dernier propose au Parlement de nommer un « Conseil constitutionnel » constitué des 25 membres de l’Assemblée constitutionnelle dissoute.
- Avril 2011 : Les citoyens disent de nouveau Non à un second référendum sur le paiement de la dette, après que le président islandais Olafur Ragnar Grimsson ait refusé de contre-signer la loi du 16 février 2011 (connue sous le nom de « troisième loi Icesave »). Le nouveau gouvernement de centre-gauche assurait en effet que le nouvel accord Icesave avait été mieux négocié que le précédent mais la population islandaise maintient son refus d’être mise à contribution pour la faillite de banques jugées irresponsables.
- Juillet 2011 : Sur la base des rapports du Comité constitutionnel et du Forum national (citoyens), le Conseil constitutionnel adopte à l’unanimité un projet de constitution qui est remis au Parlement le 27 juillet. Ce dernier, chargé d’amender le projet, s’est attelé à cette tâche à l’automne 2011 et les débats se poursuivent toujours.
Les principales propositions de la nouvelle Constitution
Sur un total de 114 articles et de 9 chapitres, on peut noter en particulier :
- Article 15 : Droit à l’information. Les informations et documents détenus par les autorités publiques devraient être disponibles sans exception et l’accès au public à tous ces documents devrait être garanti par la loi.
- Article 63 : Création d’un Comité de contrôle de la responsabilité du Gouvernement. Une enquête sur les mesures et décisions du Gouvernement peut être demandée par 1/3 des membres d’Althingi (parlement islandais).
- Article 65 : Droit à la consultation directe. 10% des votants peuvent demander un référendum national sur les lois votées par Althingi.
- Article 66 : Possibilité d’interpellation directe d’Althingi. 2% des électeurs peuvent soumettre une question au Parlement et un projet de loi peut y être déposé s’il est soutenu par 10% des électeurs.
- Article 90 : Formation du Cabinet. Le Premier ministre est nommé par le Parlement.
- Article 99 : Indépendance des tribunaux. L’indépendance des tribunaux doit être garantie par la loi.
- Article 105 : Autonomie des collectivités territoriales. Les sources de revenus des collectivités territoriales doivent être garanties par la loi, tout comme leur droit de déterminer l’utilisation de ces ressources.
La nouvelle constitution devrait être soumise à un référendum, avant le vote par le Parlement. Il devrait avoir lieu le 30 juin en même temps que l’élection présidentielle ou à l’automne.
L’Islande n’est certes qu’un petit pays de 320 000 habitants mais elle donne cependant une belle leçon de démocratie aux grands États de l’Europe et du monde. Songeons par exemple qu’en France, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État…
Source

 

 

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