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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 03:04

 

Une politique de défense soumise à l'étranger

http://www.u-p-r.fr/actualite/france/une-politique-de-defense-soumise-a-letranger


Publié le 16 mars 2013
Une politique de défense soumise à l’étranger

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Les jeunes officiers français patriotes et inquiets du devenir de l’armée française, se réclamant de Marc Bloch*, ont enfin obtenu une réponse du chef des armées à la tribune qu’il ont fait paraître sur francetv info : ce sera « l’hypothèse Y » ou bien « l’hypothèse Z ».

Dans la lignée du précédent gouvernement qui avait déjà opéré des coupes claires dans les effectifs de notre défense nationale, l’actuel s’apprête à donner le coup de grâce à l’institution militaire.

L’état-major espère pouvoir limiter les dégâts en défendant l’hypothèse Y, tandis que Bercy soutient avec ardeur l’hypothèse Z afin de tenter de mettre en œuvre les injonctions draconiennes de réduction des dépenses publiques fixées par le chef de l’État lui-même.

* Normalien, historien, membre de la Résistance fusillé le 16 juin 1944 par les Allemands, Marc Bloch fut le fondateur, avec Lucien Febvre, des Annales d’histoire économiques et sociales et l’auteur de plusieurs ouvrages, dont le célèbre L’étrange défaite, sur la débâcle française de 1940.

Des coupes draconiennes en perspective

Dans le cas de l’hypothèse Y, on assisterait à une diminution des effectifs de 30 000 hommes (et corrélativement 15 000 dans le secteur de l’industrie de défense) au prorata des effectifs des différentes armées. En clair, le pouvoir politique refuse de faire des choix stratégiques entre des différentes capacités actuelles des armées, de privilégier telle ou telle capacité.

Or on sait bien que la capacité opérationnelle d’une armée n’est pas proportionnelle à ses effectifs. Il y a des effets de seuil, des points clé en-deçà desquels une capacité peut s’effondrer brutalement faute de cohérence.

Concrètement, une réduction d’environ 13 % des effectifs pourrait provoquer une dégradation bien supérieure à 13 % des capacités opérationnelles de notre armée. En tout état de cause, la capacité de projection de l’armée de terre serait amputée. Serons-nous encore capables d’effectuer une opération d’évacuation de nos ressortissants en toute sécurité dans le cas de troubles soudains dans un pays d’Afrique par exemple ?

La fin de la dissuasion ?

La question du maintien de la composante aérienne de notre dissuasion nucléaire serait posée. Autant dire qu’il n’y aurait plus de dissuasion.

En effet, les différentes composantes ont leurs points forts et leurs points faibles relatifs. Si la composante sous-marine offre une plus grande robustesse de la riposte que la composante aérienne, cette dernière permet, par la gradation ostensible des postures qu’elle peut prendre, une capacité de manœuvre dans le champ diplomatique que les sous-marins n’ont pas car leur emploi est binaire.

La force de dissuasion nucléaire est un ensemble cohérent. Remettre en cause sa seule composante aérienne, c'est remettre en cause l'intégralité de notre force de dissuasion.

La force de dissuasion nucléaire est un ensemble cohérent. Remettre en cause sa seule composante aérienne, c’est remettre en cause l’intégralité de notre force de dissuasion.

En d’autres termes, faire reposer la dissuasion sur une seule composante, ce serait renoncer à une liberté de manœuvre dans le champ diplomatique. Ce serait se restreindre à une forme binaire du « chantage dissuasif », ce serait en bref sacrifier la crédibilité de notre dissuasion.

Cette question est essentielle car elle est avant tout politique. Renoncer à cette possibilité de manœuvre dans le champ diplomatique, c’est renoncer à un facteur de puissance et finalement à la grandeur de la France.

À la poubelle, les symboles de grandeur

Dans le cas de l’hypothèse Z, soutenue par Bercy, on supprimerait 50 000 emplois dans les armées et autant dans l’industrie de défense. En outre, plusieurs programmes ou matériels existants seraient abandonnés, ainsi du porte-avions Charles de Gaulle.

Or, s’il est un fait que la projection de puissance aérienne à partir de la mer est beaucoup plus onéreuse qu’à partir de bases au sol, un porte-avions n’est pas que cela.

C’est également l’affirmation d’un niveau technologique et opérationnel.

C’est aussi un instrument de prestige national. Mais ce mot existe-il encore dans le vocabulaire de politiques nourris au lait de la soumission à l’empire euro-atlantiste ?

Et que dire de l’aspect symbolique de ce renoncement ? Ce fleuron de notre marine nationale porte le nom de l’homme de la France libre, de la France qui se bat, de la France éternelle.

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Quel avenir pour le porte-avions Charles de Gaulle ? Sa vente à l’encan nuirait tragiquement à notre capacité de projection de puissance aérienne ainsi qu’à notre niveau technologique, et elle symboliserait la déchéance de notre nation aux yeux du monde entier.

L’absence de vision stratégique de nos dirigeants

Il n’est pas nécessaire de disséquer l’éventail des abandons que l’hypothèse Z impliquerait. Ce que révèle ce plan, c’est l’absence de vision stratégique de nos dirigeants.

Un seul exemple peut le montrer. La France possède le deuxième territoire maritime du monde. Dans le cadre d’une posture stratégique défensive, globale et permanente par essence, nous devrions nous préoccuper de la maîtrise de cet espace, en particulier de nos zones économiques exclusives (ZEE) qui s’étendent jusqu’à 200 miles nautiques des côtes (environ 370 km).

Nous devrions d’autant plus nous en préoccuper que les écologues annoncent un effondrement de l’écosystème marin et que les ressources halieutiques vont rapidement devenir un enjeu stratégique. Disposer d’une capacité de contrôle et d’intervention dans ces espaces maritimes se révèlera fondamental dans les prochaines années.

La maîtrise des mers est un enjeu est d’autant plus fondamental que la France a la chance inouïe de disposer du deuxième domaine maritime le plus vaste du monde, notamment grâce à nos Départements et Collectivités d’Outre-mer (zones en bleu sur ce planisphère). Il s'agit d'un atout stratégique de tout premier plan en ce XXIe siècle qui voit les ressources halieutiques se faire de plus en plus rares.

La maîtrise des mers est un enjeu est d’autant plus fondamental que la France a la chance inouïe de disposer du deuxième domaine maritime le plus vaste du monde, notamment grâce à nos Départements et Collectivités d’Outre-mer (zones en bleu sur ce planisphère). Il s’agit d’un atout stratégique de tout premier plan en ce XXIe siècle qui voit les ressources halieutiques se faire de plus en plus rares.

La résistance du lobby militaire joue heureusement encore un peu

Aux toutes dernières nouvelles, il semblerait toutefois que, face à la pression des industriels de l’armement et aux échéances électorales, la trajectoire Y pourrait prévaloir. Par des indiscrétions calculées, les autorités laissent entendre qu’un seuil minimal de 30 milliards d’euros par an serait préservé au cours de la loi de programmation militaire.

Mais même si cet arbitrage est celui qui est en définitive retenu, comme c’est probable, il n’en représentera pas moins une diminution très sensible d’un budget déjà exsangue. En outre, il faut savoir que, jusqu’à aujourd’hui, aucune loi de programmation n’a jamais été respectée : de nouvelles coupes ont été imposées au fur et à mesure de son exécution.

On assiste ainsi, au fil du temps, à une dégradation lente et inexorable de notre outil de défense.

Conclusion : La soumission à l’empire euro-atlantiste comme doctrine stratégique

La défense nationale est l’un des piliers essentiels de la souveraineté nationale.

Les young leaders du gouvernement actuel, comme de celui qui l’a précédé, entendent renoncer explicitement à toute forme de souveraineté et ils sacrifient sans vergogne notre armée.

Ce qui ne les empêchent pas, bien au contraire, de mener des aventures guerrières concoctées et planifiées aux États-Unis d’Amérique, et conformément à la doctrine américaine, à apparaître en première ligne tandis que les maîtres restent furtivement en seconde ligne.

 

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Colonel Régis CHAMAGNE (ER)

Responsable National de l’UPR en charge des questions de Défense
Chevalier de la Légion d’Honneur
Officier de l’Ordre du Mérite

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Lire aussi :

 

Vers une apocalypse budgétaire pour les armées françaises

 

La France, c'est la guerre ! Serbie, Kosovo, Afghanistan, Djibouti, Côte d'Ivoire, Libye, Syrie, Mali..

 

 

"La voix de la France a disparu dans le monde"

LE MONDE | 22.02.2011 à 12h03 • Mis à jour le 24.02.2011 à 15h20 Par le groupe "Marly", un collectif qui réunit des diplomates français critiques

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/22/on-ne-s-improvise-pas-diplomate_1483517_3232.html#ens_id=1245377

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 02:50

L’affaire François 1er… Les Borgias ont-ils migré à Washington ?


Dans la même rubrique:
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Michel Chossudovsky
Samedi 16 Mars 2013


L’affaire François 1er… Les Borgias ont-ils migré à Washington ?

Cette excellente analyse de Michel Chossudovsky met en perspective l’élection de ce nouveau pape à l’origine sulfureuse. Passer d’un pape ex-Hitlerjugend a un autre suppôt de la junte militaire fasciste argentine, ne semble gêner personne au sein du pinacle de la gérontologie dégénérée d’une hiérarchie éclésiastique en déconfiture.
A la lecture de cette analyse de Chossudovsky et de l’éclairage qu’il apporte sur cette affaire, il n’y a qu’un pas pour dire que l’Amérique Latine est sans doute aujourd’hui, de par l’avènement de ce pape fasciste, certainement gravement menacée d’un retour d’une « opération condor » bis repetita. En effet, quoi de mieux avant de déchaîner de nouveau l’inquisition et les escadrons de la mort en Amérique Latine, que de mettre au Vatican un afficionado de la machine répressive, garantissant ainsi une manipulation des masses en faveur des bourreaux, le silence de l’église (comme d’habitude) sur les exactions qui seront commises et dans le même temps, le musèlement des tentatives légales actuelles de faire la lumière sur le sombre passé des juntes (procès en cour en Argentine sur les ramifications de « l’opération condor »…) et du nouveau pape, impliqué jusqu’au cou dans les horreurs de la dictature militaire argentine, sponsorisé et pilotée à l’instar de son homologue chilienne, par la CIA, bras armé de Wall Street et véritable maître de la Maison Blanche…
Nous souhaitons avoir tort… Mais l’élection de ce pape inquisiteur n’annonce rien de bon pour l’Amérique Latine, qui d’un point de vue de l’empire, doit être ramenée dans le rang. A cet égard, les forces de la réaction aux différentes formes de progressisme latino-américaines et indigènes se préparent sans doute à rouvrir les donjons de l’horreur.
Pueblos de América Latina, desconfiemos!
– Résistance 71 –
 
“Le Pape de Washington” ? Qui est le Pape François: Le cardinal Jorge Mario Bergoglio et la “sale guerre” d’Argentine
 
Dr. Michel Chossudovsky
 
Le conclave du Vatican a élu le cardinal Jorge Mario Bergoglio comme Pape François 1er.
Qui est Jorge Mario Bergoglio? 
En 1973, il a été nommé “provincial” d’Argentine pour la société de l’ordre de Jésus (ordre des Jésuites).
En cette capacité, Bergoglio était le jésuite de plus haut rang en Argentine durant la dictature militaire menée par le général Jorge Videla (1976-1983).
Il est devenu plus tard évêque puis archevêque de Buenos Aires. La pape Jean Paul II l’a élevé au rang de cardinal en 2001.
Lorsque la junte militaire abandonna le pouvoir en 1983, le nouveau président élu, Raul Alfonsin, organisa une commission de la vérité au sujet des crimes de la “sale guerre” (guerra sucia) argentine.
La junte militaire argentine fut soutenue de derrière le rideau par Washington.
Le ministre des affaires étrangères américain d’alors, Henry Kissinger, joua un rôle de derrière le rideau dans le coup d’état militaire de 1976.
L’adjoint en chef de Kissinger en Amérique Latine, William Rogers, lui avait dit deux jours après le coup d’état: “Nous devons nous attendre à une bonne dose de répression, probablement pas mal de sang va couler en Argentine avant longtemps” ( “we’ve got to expect a fair amount of repression, probably a good deal of blood, in Argentina before too long.” … (National Security Archive, March 23, 2006)

“Opération Condor”


De manière ironique, un procès majeur s’est ouvert à Buenos Aires le 5 Mars 2013, une semaine avant que le cardinal Bergoglio ne devienne le nouveau pape. Le procès en court est au sujet:
“de considérer la totalité des crimes commis sous l’opération Condor, une campagne de grande envergure coordonnée par des dictatures latino-américaines soutenues par les Etats-Unis dans les années 1970 et 1980, opération qui visait à traquer, arrêter, torturer et assassiner des dizaines de milliers d’opposants à ces régimes.”




Pour plus de détails, consulter: Operation Condor: Trial On Latin American Rendition And Assassination Program By Carlos Osorio and Peter Kornbluh, March 10, 2013
La junte militaire emmenée par le général Jorge Videla, fut responsable d’un nombre incalculable d’assassinats, incluant des prêtres et des nonnes qui s’opposaient à la règle militaire qui suivit le coup d’état sponsorisé par la CIA du 24 Mars 1976, coup qui renversa le gouvernement d’Isabel Peron:
“Videla fut parmi les généraux condamnés pour crimes contre l’humanité, incluant des “disparitions”, tortures, meurtres et enlèvements. En 1985, Videla fut condamné à la réclusion criminelle à perpétuité à la prison militaire de Magdalena.”



Wall Street et l’agenda économique
Une des nominations clef de la junte militaire fut le ministre de l’économie, Jose Alfredo Martinez de Hoz, un membre du monde des affaires argentin et un ami proche de David Rockefeller.
La package de la politique de macro-économie néolibérale adopté sous Martinez de Hoz était la copie conforme de celui imposé en Octobre 1973 au Chili par la dictature du général Pinochet, sous la tutelle et l’expertise des “Chicago Boys” (NdT: la clique néolibérale de l’économiste Milton Friedman), après le coup d’état du 11 Septembre 1973 et l’assassinat du président élu Salvadore Allende.
Les salaires furent immédiatement gelés par décret. Le véritable pouvoir d’achat s’effondra de plus de 30% en moins de trois mois en Argentine, suivant le coup d’état du 24 Mars 1976 (estimation de l’auteur à Cordoba, Argentine en Juillet 1976). La population argentine se retrouva appauvrie.
Sous la conduite du ministre de l’économie de Hoz, la politique monnétaire de la banque centrale argentine était largement déterminée par Wall Street et le FMI. La marché des changes était manipulé. Le Peso argentin fut délibéré ment sur-évalué, menant à une dette exterieure insurmontable. L’économie nationale dans sa totalité fut précipitée dans la banqueroute.



Wall Street et la hiérarchie de l’église catholique
Wall Street était fermement derrière la junte militaire qui menait la “sale guerre” pour elle. A son tour, la hiérarchie de l’église catholique joua un rôle central en soutenant la légitimité de la junte militaire.
L’ordre de Jésus (jésuite), qui représentait la faction conservatrice et la plus influente faction au sein de l’église catholique, était étroitement associée avec les élites économiques argentines, elle fut fermement derrière la junte militaire, contre les soi-disants “gauchistes” du mouvement péroniste.


 “La sale guerre”: Des allégations directes contre le cardinal Jorge Marion Bergoglio

En 2005, l’avocat des droits de l’Homme Myriam Bregman enregistra une plainte et une action en justice contre le cardinal Jorge Marion Bergoglio, l’accusant de conspiration avec la junte militaire dans l’enlèvement de deux prêtres jésuites en 1976.
Bergoglio, qui était à cette époque le “provincial” pour la société de l’ordre de Jésus, avait ordonné à deux prêtres jésuites étiquetés “gauchistes”, de “quitter leur fonction éclésiastique” (ils étaient donc virés) suivant des divisions au sein de la société de l’ordre de Jésus en regard du rôle de l’église catholique et de ses relations avec la junte militaire.
Condamner la dictature militaire (et les violations des droits de l’Homme inhérentes) était tabou au sein de l’église catholique. Alors que les échelons supérieurs de la hiérarchie de l’église soutenaient la junte militaire, la base de l’église était fermement opposée à l’imposition de la règle militaire.
En 2010, les survivants de la “sale guerre” ont accusé le cardinal Jorge Marion Bergoglio de complicité dans l’enlèvement de deux membres de la société de l’ordre de Jésus les pères Francisco Jalics et Orlando Yorio  (El Mundo, 8 November 2010)
“Durant le procès initié en 2005, Bergoglio invoqua par deux fois son droit de par la loi argentine de refuser d’apparaître devant la cour et quand il témoigna éventuellement en 2010, ses réponses furent très évasives:
“Au moins deux cas impliquaient directement Bergoglio. L’un examinait la torture de deux de ses prêtres jésuites, Orlando Yorio et Francisco Jalics, qui furent enlevés en 1976 des bidonvilles où ils professaient la théologie de la libération. Yorio accusa Bergoglio de les avoir remis aux escadrons de la mort… en refusant de dire au régime qu’il endorsait leur travail. Jalics refusa de discuter tout ceci après s’être reclus dans un monastère en Allemagne.” (Los Angeles Times, April 1, 2005)
Les accusations dirigées contre Bergoglio en ce qui concerne deux prêtres jésuites enlevés ne sont que le sommet de l’iceberg. La totalité de la hiérarchie de l’église soutenait la junte militaire. D’après l’avocate Myriam Bregman: “Les propres déclarations de Bergoglio prouvent que les officiels de l’église savaient depuis très tôt que la junte torturait et tuait ses citoyens et elle endorsa publiquement les dictateurs. La dictature n’aurait pas pu opérer de cette façon sans ce soutien clé.” (Los Angeles Times, April 1, 2005 emphasis added)
La hiérarchie catholique était tacitement complice de torture et de meurtres de masse, on estime que 22 000 personne furent tuées ou disparurent entre 1976 et 1978. Des milliers d’autres victimes additionnelles furent tuées entre 1978 et 1983, lorsque l’armée fut forcée à se retirer du pouvoir.” (National Security Archive, March 23, 2006)



L’église catholique: Le Chili contre l’Argentine
Il convient ici de noter que lors du coup d’état militaire au Chili le 11 Septembre 1973, le cardinal de Santiago du Chili, Raul Silva Henriquez, condamna ouvertement la junte militaire emmenée par le général Augusto Pinochet. En contraste avec l’Argentine, cette prise de position ferme de l’église catholique au Chili fut instrumentale à restreindre la marée d’assassinats politiques et de violations des droits de l’Homme dirigés contre les supporteurs de Salvador Allende et des opposants au régime militaire.
Si Jorge Mario Bergoglio avait pris une position similaire de celle du cardinal Raul Silva Henriquez au Chili, des milliers de vie auraient sans doute pu être sauvées.



L’Opération Condor et l’église catholique
L’élection du cardinal Bergoglio par le conclave du Vatican pour servir l’église comme pape François 1er va avoir des répercussions immédiates sur le procès en cours à Buenos Aires au sujet de l’opération Condor.

L’église fut impliquée à soutenir la junte militaire. Ceci est quelque chose qui va émerger au cours des auditions du procès. Il ne fait aucun doute qu’il y aura des tentatives pour masquer le rôle de l’église catholique et de sa hiérarchie ainsi que le rôle du nouveau pape François 1er, qui servait à l’époque comme chef de l’ordre jésuite en Argentine pendant la dictature militaire.
Jorge Mario Bergoglio:  “Le pape de Washington au Vatican”? 
L’élection du pape François 1er a de vastes implications géopolitiques pour la région de l’Amérique Latine.
Dans les années 1970, Jorge Mario Bergoglio soutenait une dictature militaire financée et appuyée par les Etats-Unis.
La hiérarchie catholique en Argentine soutenait le gouvernement militaire.
Les intérêts de Wall Street étaient garantis par José Alfredo Martinez de Hoz au ministère de l’économie et des finances.
L’église catholique en Amérique Latine a une grande influence politique. Elle a aussi un pouvoir sur l’opinion publique. Ceci est connu et bien compris des architectes de la politique étrangère états-unienne.
En Amérique Latine, où un nombre conséquent de gouvernements défient maintenant l’hégémonie américaine, on pourrait s’attendre, au vu des antécédents de Bergoglio, que le nouveau pontif François 1er, leader de l’église catholique, joue un rôle politique de facto discret pour Washington.
Avec Jorge Marion Bergoglio, pape François 1er, au Vatican (qui servit fidèlement les intérêts américains à l’époque du général Jorge Videla), la hiérarchie de l’église catholique en amérique Latine peut une nouvelle fois être manipulée efficacement afin de diminuer les impacts “progressistes” des gouvernement de gauche, non seulement en Argentine (en relation avec le gouvernement de Cristina Kirchner), mais à travers la région entière, incluant le Vénézuéla, l’Equateur et la Bolivie.
L’installation d’un pape “pro Etats-Unis” s’est passée une semaine après la mort du président Hugo Chavez.
Alors, le pape de Washington et de Wall Street est-il au Vatican?
Le ministère des affaires étrangères américain met de manière routinière sous pression des membres du conseil de sécurité des nations unies avec pour but d’influencer le vote en ce qui concerne les résolutions du conseil.
Des opérations secrètes américaines et des campagnes de propagande sont appliquées régulièrement afin d’influencer des élections nationales dans différents pays à travers le monde.
Le gouvernement américain a t’il essayé d’influencer l’élection du nouveau pontif ? Jorge Mario Bergaglio était le candidat favori de Washington.
Y a t’il eu des pressions sous-jacentes exercées par Washington au sein de l’église catholique, directement ou indirectement, sur les 115 cardinaux qui sont membres du conclave du Vatican, menant ainsi à l’élection d’un pape qui servirait fidèlement les intérêts de la politique étrangère de Washington en Amérique Latine ?
Note de l’auteur:
Lors du régime militaire de 1976, j’étais un professeur invité au Social Policy Institute de l’université Nationale de Cordoba en Argentine. Mon sujet de recherche principal était à ce moment là, d’enquêter sur les impacts des réformes macroéconomiques léthales adoptées par la junte militaire.
J’enseignais à l’université de Cordoba pendant la vague initiale d’assassinats, qui ciblait aussi les membres “progressistes” du clergé catholique.
La ville industrielle de Cordoba était le centre du mouvement de résistance. Je fus le témoin du comment la hiérarchie catholique soutenait régulièrement et activement la junte militaire, créant ainsi une atmosphère d’intimidation et de peur à travers le pays. Le sentiment général à cette époque était que les Argentins avaient été trahis par les échelons supérieurs de l’église catholique.
Trois ans plus tôt, au moment du coup d’état militaire au Chili le 11 Septembre 1973, menant au renversement du gouvernement d’unité populaire de Salvador Allende, j’étais un professeur en visite à l’Institut d’économie, de l’université catholique du Chili à Santiago.
Immédiatement après le coup au Chili, j’ai été le témoin du comment le cardinal de Santiago, Raul Silva Henriquez, agissant au nom de l’église catholique, confronta la dictature militaire.
 
Le 14 Mars 2013
 
url de l’article original:
http://www.globalresearch.ca/washingtons-pope-who-is-francis-i-cardinal-jorge-mario-bergoglio-and-argentinas-dirty-war/5326675
 
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

http://www.alterinfo.net/L-affaire-Francois-1er-Les-Borgias-ont-ils-migre-a-Washington_a87950.html

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 02:37

Israël : l’état hors-la-loi impuni
Nabil Boukili

13 mars 2013

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Malgré tous les crimes qu'il commet, malgré toutes les résolutions de l'ONU qu'il bafoue, l'Etat d'Israel est toujours considéré comme un partenaire de choix en Occident. Un mouvement de jeunes s'indigne et dénonce les relations qu'entretient la Belgique avec l'Etat hébreux. L'Université Libre de Bruxelles, en particulier, est épinglée pour ses collaborations académiques... (IGA)

 
 


Malgré toutes les tentatives de banaliser et rendre acceptable la politique de l’Etat israélien, ce pays reste quand même un Etat voyou aux yeux du droit international. Israël est le champion du monde dans les violations de ce droit pour poursuivre son projet colonialiste de manière arbitraire au détriment du peuple palestinien.

 

Effectivement, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies a voté des dizaines de résolutions qui condamnent la politique colonialiste et répressive d’Israël, dont aucune n’a été respectée. Parmi ces résolutions, on trouve notamment l’arrêt immédiat de la colonisation, le retour aux frontières de 1967, le droit au retour des réfugiés… Des résolutions toutes bafouées par Israël.

 

En outre, sur le terrain, Israël pratique une politique arbitraire et discriminatoire qui rend la vie impossible à tout Palestinien. La liberté de circulation des Palestiniens est conditionnée et souvent interdite sur base du libre arbitre des soldats israéliens. Dans la bande de Gaza, les chiffres sont inhumains : 80% de la population dépend de l’aide alimentaire, 35% des terres cultivables et 85% des eaux pour la pêche sont potentiellement ou totalement inaccessibles aux Gazaouis à la suite des restrictions israéliennes, 85% des écoles doivent fonctionner en double service (un le matin, l’autre l’après-midi), en raison de la surpopulation due à l’encerclement israélien1… et ce ne sont pas les chiffres qui manquent, la liste reste très longue. En plus de cette répression quotidienne, des raids militaires contre le peuple palestinien sont menés à chaque fois que ce dernier se lève contre cette injustice. Pour n’en citer qu’un, l’opération « Plomb Durci » en 2008/2009, dont les conséquences sont catastrophiques. D’après le centre d’information israélien de droit de l’homme, il y a eu en 3 semaines, 1398 tués palestiniens, dont 345 enfants2.

 

De ce fait, serait-il un Etat démocratique et de droit ? Peut-on le considérer comme un partenaire économique et académique au même titre que n’importe quel pays ? Un pays comme la Belgique qui crie au respect des droits de l’homme sur tous les toits devrait sûrement condamner une telle politique. Et pourtant, les accords économiques entre la Belgique et Israël ne manquent pas. Que ce soit au niveau fédéral ou régional. Des importations et exportations d’armes entre les deux pays font également partie des accords. Ces mêmes armes qu’Israël utilise dans ces attaques contre le peuple palestinien. De plus, des partenariats académiques et scientifiques à des fins militaires entre des universités belges et des universités ou entreprises israéliennes ont lieu ou ont eu lieu. L’ULB continue d’entretenir des relations académiques avec des partenaires israéliens, y compris ceux qui développent clairement des projets de collaboration avec l’armée israélienne (comme l’Université de Tel-Aviv, et l’institut Technion comme repris dans le rapport récent de plusieurs organisations belges pour la paix).

 

Maintenir une collaboration avec des institutions, des entreprises ou des universités israéliennes au service de l’Etat d’Israël ou qui ne condamne pas sa politique, c’est soutenir d’une manière ou d’une autre la politique meurtrière de l’Etat d’Israël. Et même si certains, comme la récente déclaration du recteur de l’ULB, essaient de se cacher derrière l’importance du dialogue comme voie vers la paix, devraient se rendre à l’évidence face à un Etat qui refuse et empêche consciemment toute possibilité de règlement pacifique du conflit avec les palestiniens. La récente décision de coloniser Jérusalem-Est (ce qui viole la résolution 446 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies) en est la dernière preuve. Cette nouvelle colonisation réduit les chances d’une solution à deux Etats, avec Jérusalem-Est comme capitale pour la Palestine.

 

La seule langue qu’Israël peut comprendre est la pression internationale. C’est pour ces raisons qu’avec Comac nous demandons un embargo militaire sur Israël. Nous demandons l’arrêt immédiat de toute importation et exportation d’armes entre la Belgique et Israël, au niveau fédéral et régional. Nous demandons également l’arrêt immédiat de toute collaboration académique et scientifique à des fins militaires avec toutes les institutions et entreprises lié à ce projet. Cet embargo doit être maintenu jusqu’à ce qu’Israël se conforme à ses obligations internationales en mettant fin à l’occupation et à la colonisation, en démantelant le Mur de séparation, en reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une égalité absolue et en respectant les droits des réfugiés palestiniens tels que définis par la résolution 194 de l’ONU.


La Belgique en tant que démocratie a le devoir d’appliquer cet embargo par respect pour la communauté internationale et pour tous les peuples. Tant que la politique criminelle de l’Etat israélien continue, toute collaboration avec lui est un soutien à ces crimes.


Source : Comac, mouvement de jeunes du PTB.

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Palestine, l’Etat de siège
Frank Barat

13 mars 2013

Investig'Action - Palestine, l'Etat de siège Coordinateur du Tribunal Russell sur la Palestine, Frank Barat a réuni Noam Chomsky et Ilan Pappé, deux figures intellectuelles majeures de notre monde contemporain, qui n’ont jamais hésité à aborder la question israélo-palestinienne, souvent à contre-courant de l’opinion commune. Ensemble, ils abordent différents aspects du conflit israélo-palestinien, convaincus que ce qui se passe en Palestine n’aurait jamais duré aussi longtemps si le grand public (...)

 

Sur ce site,

 


Investig'Action - Michelcollon.info l'info décodée

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John Brown

Hier j’ai eu l’occasion de participer à une activité vraiment émouvante. Il s’agissait d’une réunion (...)

 


 

Ce dossier Chavez, je l'avais préparé avec Meriem Laribi et Vincent Lapierre. Il vous permettra de comprendre pourquoi ce dirigeant est un des plus importants du siècle, pourquoi les médias le diabolisent, pourquoi les Etats-Unis vont essayer de renverser la révolution, mais aussi la force de celle-ci.


Chavez est un pilier de l'identité vénézuélienne contemporaine - Meriem Laribi
Interview de Romain Migus, sociologue français vivant à Caracas.

« L'amour est le combustible de la révolution ? » - Meriem Laribi
Violence, dictature, populisme ? Entretien avec Vincent, le sous-titreur des vidéos de Chavez.


Chavez et la bataille planétaire - Charles Giuseppi
Pourquoi l'Amérique latine s'est embrasée.

Les athées prient pour Chavez - John Brown
Ni un professionnel de la politique, ni un expert, un homme du peuple.

« Tous sont Chavez même sans Chavez » - Fernando Morais
Pourquoi la révolution lui survivra.

La révolution, les femmes et la santé - Jean Araud
A présent, tous les Vénézuéliens ont droit à des soins de qualité et gratuits.

De la pauvreté extrême à la richesse humaine : les femmes au Venezuela - Jean Araud
Récit d'une rencontre de Michel Collon avec des Vénézuéliennes.

« A ceux qui me souhaitent la mort, je leur souhaite une très longue vie pour qu'ils continuent à voir la Révolution Bolivarienne avancer de bataille en bataille, de victoire en victoire. » - Hugo Rafael Chavez Frias (1954-2013)

 

 

Michel Collon répond à Caroline Fourest : « Pourquoi fuyez-vous le débat ? »
OTVQTV

13 mars 2013

Investig'Action - Michel Collon répond à Caroline Fourest : « Pourquoi fuyez-vous le débat ? » Le droit de réponse de Michel Collon qui revient sur le documentaire de Caroline Fourest, « les Obsédés du Complot » dont quelques minutes lui sont consacrées. Il s’explique et invite Caroline Fourest à débattre.


Intervention aux Nations Unies sur la Syrie
Bahar Kimyongür

12 mars 2013

Investig'Action - Intervention aux Nations Unies sur la Syrie Intervention de Bahar Kimyongür, auteur du livre Syrianna, la conquête continue, lors de la Conférence sur la Syrie au Palais des Nations en marge de la 22e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. « Ceux qui prétendent soutenir le peuple syrien lui rendront un bien grand service le jour où ils se résoudront à décrire en toute impartialité la souffrance de toutes ses composantes. (...)


Les 7 péchés d’Hugo Chavez (extraits)
Michel Collon

11 mars 2013

Investig'Action - Les 7 péchés d'Hugo Chavez (extraits) Pourquoi les Etats-Unis s’opposent-ils à Chavez ? Pour le pétrole, on s’en doute. C’est tout ? Les guerres du pétrole, ils sont habitués à les gagner. Mais au Venezuela, on leur tient tête. Ici, on dit qu’il est possible d’employer l’argent du pétrole de façon intelligente et utile. Pas comme à Dubaï où on construit des hôtels à vingt mille euros la nuit au milieu d’un monde arabe sous-développé. Pas comme au Nigeria où la faim tue alors que ce pays est un (...)

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 02:07

 

Les voies d’une nouvelle Révolution française.

Pourquoi évoquer l’éventualité d’une nouvelle Révolution française ?

Notre pays est-il à ce point bloqué dans l’évolution de son économie et de ses institutions pour qu’il soit nécessaire de penser à des transformations radicales, voire révolutionnaires ?

Faut-il venir puiser dans une tradition bien française pour obtenir les changements nécessaires ?

| Paris (France) | 16 mars 2013

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                     Prise de la Bastille le 14 juillet 1789

  • Tout Français peut aisément constater la dégradation rapide de sa situation économique.
  • Tout Français possède aujourd’hui un ressenti d’inquiétude quand à son avenir et à celui de ses enfants. Jadis puissance économique prospère édifiée sur son industrie, notre pays se trouve confronté à une hémorragie d’emplois industriels à une extension du chômage et de la précarité.
  • Tout Français peut constater avec amertume que l’alternance au pouvoir des partis de gauche avec des partis de droite n’amène aucun changement. La désindustrialisation de la France se perpétue et s’aggrave tandis que la pauvreté progresse.
  • Tout Français est également en droit de se demander à quoi peut bien servir cette « démocratie » si elle est incapable d’améliorer sa vie, si aucune autre alternative ne lui est proposée.
  • Tout Français est également en droit de se poser des questions sur la représentation nationale, quand en 2005 les électeurs ont majoritairement rejeté par référendum la constitution européenne et qu’ensuite les députés dans leur immense majorité ont contredit ce vote populaire en ratifiant le traité de Lisbonne, reprise à peine modifiée de ce projet de constitution.
  • Tout Français peut s’apercevoir qu’une caste de politiciens et de journalistes accapare le pouvoir, caste ayant une vision dogmatique et totalitaire de la société prétendant que mondialisation et dérégulation sont des bienfaits alors que chacun peut constater l’exacte contraire.
  • Tout Français peut aisément s’apercevoir que le système de représentation nationale renforce en fait cette caste politico-médiatique au pouvoir, que les partis politiques font écran entre le pouvoir législatif et le citoyen, que la séparation des pouvoirs, fondement de notre République, notamment entre pouvoir législatif et exécutif n’existe plus. Le pouvoir exécutif a toujours l’ascendant et fabrique des lois votées par des députés « godillots » craignant pour leur siège, bien que la plupart des lois appliquées chez nous viennent du pouvoir supranational de l’Union européenne et sont souvent décrétées par des non élus.

Notre pays est devenu une véritable monarchie élective mais où, quelque soit le « roi » élu, rien ne change puisque tous les candidats suivent les mêmes dogmes économiques. Les médias omnipotents n’adoubent que des candidats possédant ces fameux dogmes et les Français dégoûtés et insatisfaits se réfugient ainsi de plus en plus dans l’abstention. D’ores et déjà, si on cumule citoyens non inscrits, vote blanc/nul et abstention des inscrits, la barre des 50% des Français n’exprimant pas de vote est régulièrement atteinte.

La République ne fonctionne plus, rien ne va. Les Français sont très mécontents de la politique qui est menée, mécontents du fonctionnement des institutions, mécontents de la caste politico-médiatique détenant le pouvoir.

Un récent sondage donne ces chiffres désastreux.

  • 56% des Français craignent le chômage,
  • 61% estiment que la mondialisation est une menace,
  • 65% estiment qu’il faut renforcer le pouvoir de décision de la France,
  • 62% estiment que les politiciens sont corrompus,
  • 72% estiment que le système démocratique fonctionne mal,
  • 82 % estiment que les politiciens n’agissent que dans leur propre intérêt,
  • 58% estiment que les médias font mal leur travail,
  • 72% estiment que les journalistes ne parlent pas des vrais problèmes des Français,
  • 73% estiment que les journalistes ne sont pas indépendants.

Comme il n’existe aucune volonté, ni de droite ni de gauche, pour modifier les causes de ce mécontentement, il y a tout lieu de penser que la colère des Français contre les dirigeants, les institutions et les médias ne peut que grandir.

La colère et l’indignation, chères à Stéphane Hessel ne suffisent pourtant pas : il faut, désormais, pour retrouver la voie du progrès économique et social, que les règles changent radicalement. Si les institutions actuelles ne permettent pas de retrouver cette voie de prospérité jadis acquise alors il est du devoir de chaque citoyen de les changer par tous moyens.

Ce changement radical nécessaire sera bien une révolution, une nouvelle Révolution française pour déverrouiller ce qui est bloqué.

Si les citoyens français ont pour désir de promouvoir d’autres règles et d’autres institutions plus démocratiquement efficaces, il leur faut analyser correctement ce qui s’oppose à leurs intérêts.

Cette compréhension du monde est loin d’être aisée, tant les médias et les politiciens s’efforcent de brouiller les analyses. Puis, certains – sous couvert d’opposition déclarée au système – cherchent à détourner le peuple sur des voies sans issues ou n’offrant qu’une compréhension partielle du système, n’osant pas ou ne voulant pas aller jusqu’au terme de l’analyse, notamment sur le rôle de l’impérialisme.

Le Réseau Voltaire est aujourd’hui la seule organisation politique en France et dans le monde à présenter une analyse exhaustive de la situation et à désigner clairement la cible pour mobiliser les peuples contre elle.

Contrairement à certains qui se prétendent opposés au système, le Réseau Voltaire ne désigne pas des catégories d’individus qui seraient à elles seules responsables des malheurs des peuples ; le Réseau Voltaire désigne un système qu’il combat ainsi que les idées politiques qui le justifient.

Les juifs, les francs-maçons, les musulmans, les noirs, les banquiers, etc. sont tour à tour, et selon différentes organisations politiques, désignés à la vindicte publique, suivant en cela une méthode ancestrale de désignation de boucs émissaires et de division du peuple pour mieux régner. Ces groupes politiques mettant en avant des phobies sont clairement les ennemis de la Nation et ne peuvent prétendre la conduire vers des changement véritables.

Ceci nous rappelle l’avènement du fascisme en Europe après la Révolution bolchevique en Russie, au début du 20ème siècle. Ce fascisme faisait un discours démagogique, antiploutocratie, mais il protégeait en fait le grand capitalisme et, surtout, il s’en prenait aux communistes, aux juifs et aux francs-maçons, afin de canaliser et détourner la colère du peuple sur eux.

Le système que le Réseau Voltaire désigne clairement comme étant responsable de nos malheurs est l’impérialisme. Cet impérialisme doit être combattu et abattu si nous, citoyens français, voulons retrouver cette fameuse voie du progrès.

L’impérialisme.

J’ai maintes fois montré dans de nombreux articles ce qu’est, pourquoi il existe et comment il fonctionne.

L’invention du terme revient à Lénine. Dans son ouvrage L’impérialisme stade suprême du capitalisme, Lénine nous dit, déjà, en 1916 :

« L’impérialisme est le capitalisme arrivé à un stade de développement où s’est affirmée la domination des monopoles et du capital financier, où l’exportation des capitaux a acquis une importance de premier plan, où le partage du monde a commencé entre les trusts internationaux et où s’est achevé le partage de tout le territoire du globe entre les plus grands pays capitalistes. »

Cet impérialisme, ainsi analysé par Lénine il y a presque 100 ans, a évolué depuis pour passer de son stade suprême à son stade ultime. Cette évolution est venue avec la transformation même du capitalisme dont deux natures différentes se partagent la planète.

Capitalisme financier dans la zone OTAN.

Dans les pays sous domination états-unienne, en gros les pays dévolus à la coalition anglo-saxonne en 1945 lors de la rencontre de Yalta, le capitalisme – qui est l’action d’accumuler du capital – ne s’exerce plus avec l’industrie, devenue insuffisamment rentable. Il s’exerce par contre au moyen de la spéculation sur les matières premières, à l’aide de capitaux issus des intérêts des dettes dont sont criblés les peuples, hier riches et prospères de l’Amérique du Nord, de l’Europe occidentale et du Japon.

Ces peuples les plus riches, mais en voie de paupérisation, sont doublement exploités, d’un côté par le paiement des intérêts de la dette (en France, environ 3 000 € par individu et par an) et de l’autre côté par le renchérissement continu du prix des matières premières parmi lesquelles, au premier chef, le pétrole.

Ce capitalisme prédateur, non industriel, ne créant aucune marchandise, aucune richesse, est organisé selon un axe, la City de Londres et Wall Street à New York, avec un certain nombre d’institutions financières extrêmement opaques dont les banques les plus connues ne représentent que la pointe visible d’un iceberg.

Cette organisation financière est liée étroitement aux Etats anglo-saxons, principalement le Royaume-Uni et les Etats-Unis, Etats qui fournissent la force armée nécessaire à l’imposition de ce système prédateur. Ce système est imposé d’abord aux Etats de l’Europe occidentale, dont évidemment la France, puis au monde.

La France a dû subir continuellement des reculs de souveraineté au bénéfice de l’impérialisme états-unien depuis la fin de la guerre 39-45, reculs qui se sont accélérés depuis 30 ans.

Il faut bien préciser que ce système impérialiste n’épargne nullement les peuples anglo-saxons, qui sont soumis au même régime que les autres peuples dépendants. Ce système correspond à la description qu’en faisait Lénine en 1916, à ceci près qu’il n’existe plus d’impérialismes nationaux comparables à cette époque-là, quand la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis se chamaillaient pour le partage du monde et pour les dépouilles des autres impérialismes, par exemple les impérialismes espagnol, allemand et turc.

L’impérialisme spéculateur mobilisant des capitaux de toutes origines est devenu transnational, bien que la principale force armée qui l’impose soit celle des Etats-Unis.

L’impérialisme est devenu aujourd’hui unique, à domination financière anglaise et à domination militaire états-unienne.

L’impérialisme français a disparu et le terme de « France-Afrique », qui revêtait encore une signification dans les années 1960-1970, ne présente plus aujourd’hui de réalité, l’ancienne influence française en Afrique étant en voie de dissolution dans une influence impérialiste « occidentale » à domination états-unienne.

Capitalisme industriel hors de la zone OTAN.

L’autre nature du capitalisme est celle – à présent archaïque – qui procède à l’accumulation du capital par la fabrication de marchandises industrielles, comme cela se faisait jadis en Europe occidentale et en Amérique du Nord. Ce type de capitalisme s’exerce essentiellement en Asie et en Amérique latine, la puissance capitaliste industrielle la plus importante étant aujourd’hui la Chine communiste.

Pourquoi le capitalisme industriel occidental a-t-il massivement émigré en Chine communiste faisant de ce pays la première puissance industrielle mondiale ?

L’accumulation du capital par l’industrie est frappée d’une dure loi économique, celle de la baisse tendancielle du taux de profit, comme l’a signalé Marx. Par le jeu de la concurrence, la valeur des marchandises diminue tandis que la mécanisation induisant cette baisse de valeur augmente. Il faut donc toujours plus de moyens de production onéreux pour produire des marchandises de moindre valeur. La plus-value gagnée par la marchandise a donc tendance à diminuer jusqu’à tendre vers zéro. Pour retrouver une marge de profit appréciable, les industriels se doivent de rechercher les coûts de main-d’œuvre les plus bas possibles.

Mais les hauts salaires occidentaux et les lois sociales grèvent lourdement cette plus-value industrielle. Les très bas salaires chinois et l’absence de lois sociales due à l’éradication des syndicats ouvriers par le régime stalinien ont été une divine surprise pour les industriels du monde, qui se sont empressés à déplacer leurs usines en Chine « communiste ».

En délocalisant la fabrication de marchandises en Chine et en Asie, les industriels ont apporté à ces pays un savoir-faire qu’ils ne possédaient pas et ont voué leurs propres concitoyens au chômage et à la pauvreté. Force est de constater que l’organisation communiste, stalinienne de l’Etat chinois n’a nullement gêné les investisseurs industriels. Ceci nous montre bien que le capitalisme se soucie peu des idéologies philosophiques et politiques. Chaque investisseur ne prend en compte que ses propres intérêts immédiats et n’a que faire de la nature des systèmes politiques et de ses desseins, avec lesquels il se doit de composer.

D’ailleurs tout dessein politique est incompatible avec la gestion d’une entreprise. L’impérialisme par nature ne peut posséder d’autre volonté que la facilitation de l’exploitation capitaliste. Dans ce sens, il ne peut se soumettre à une quelconque philosophie de type nationale ou religieuse. On en tire également la conclusion que l’impérialisme ne peut en aucun cas former un empire. Un empire est composé d’un Etat despotique justifié par une idéologie nationale impériale et animé par un dessein propre d’extension de son territoire.

L’impérialisme transnational à domination états-unienne n’a jamais pu empêcher quiconque de faire de la Chine communiste la première puissance industrielle mondiale, en dépit de l’opposition politique affichée et bruyante des Etats-Unis au communisme. Cette idéologie officielle états-unienne anticommuniste a pesé de très peu de poids face à l’intérêt suscité par les très bas salaires.

L’impérialisme,
État, idéologie et contradictions.

L’impérialisme financier prédateur de matières premières a bien entendu besoin d’une force militaire pour imposer sa loi, la dette obligatoire, la libre circulation des capitaux et des hommes à exploiter. Il a donc besoin d’un Etat puissant. L’idée que l’impérialisme serait libéral et opposé à l’Etat est l’idée la plus fausse émise par ceux qui se prétendent opposés au système.

Mais cet impérialisme a aussi besoin de dérégulation et il lui faut donc briser la résistance des peuples et des Etats-nations qui, avec leurs différentes lois, lui compliquent la tâche et minimisent ses profits. En effet, pour exploiter au mieux les matières premières, il convient que l’Etat où se déroule cette exploitation soit inexistant ou faible car, dans ce cas, les redevances à accorder sont minimes. La meilleure solution pour cet impérialisme est donc l’absence totale de structures étatiques dans des zones où l’anarchie règne sous la coupe de mafias, comme dans l’Est congolais, le Kivu. Cette région est riche en minerai de coltan, un mélange de cobalt et de tantale très utilisé dans l’industrie électronique. Et le coltan y est exploité par des mercenaires à la solde du Rwanda voisin, maintenant sous la coupe de l’impérialisme anglo-saxon, lesquels ne rétrocèdent rien à l’Etat congolais.

L’Etat puissant de l’impérialisme va donc essayer de briser les Etats-nations historiques légaux existants afin d’imposer d’autres formes étatiques tyranniques, qui peuvent être supranationales – comme l’Union européenne – ou ethnico-religieuses – comme dans le monde arabo-musulman.

Si le capitalisme n’a aucunement besoin d’idéologie, l’Etat impérialiste états-unien va promouvoir et instrumenter un certain nombre d’idéologies, souvent contradictoires, en fonction de ses besoins locaux, pour briser les nations légales et les remplacer par de fausses nations ethniques.

L’Etat impérialiste états-unien peut autant promouvoir des idéologies de destruction morale et nationale, rôle dévolu par exemple à l’Open Society de Georges Soros, que promouvoir un ordre moral stricte, comme un islam radical mais antinational, par l’intermédiaire de ses « amis » de l’Arabie saoudite et du Qatar qui font la promotion du salafisme et du djihadisme terroriste pour déstabiliser et renverser les derniers régimes arabes nationaux.

Si l’impérialisme ne peut mettre en œuvre de véritables desseins politiques, contrairement à ce que ferait un empire, il entretient de nombreux « think tank » qui vont tenter, en accaparant l’Etat, de promouvoir telle ou telle politique ou idéologie. Ainsi les néoconservateurs ont détenu le pouvoir aux Etats-Unis durant les deux mandats de Georges W. Bush et aussi pendant le premier mandat de Barack Obama. La politique de guerre généralisée promue en 2000 par le « think tank » Project For a New American Century a été un échec cuisant. Une nouvelle politique promue par le deuxième mandat d’Obama semble vouloir prendre le contre-pied de la politique néoconservatrice.

L’observation attentive de la politique états-unienne nous permet de percevoir en elle nombre de tiraillements et de contradictions reflétant des divergences d’intérêts entre différents groupes, qui se chamaillent entre eux pour s’emparer de l’Etat avec l’utilisation de ses moyens.

Il existe deux groupes principaux aux Etats-Unis. Un groupe dit militaro-industriel, dénoncé en son temps par Eisenhower. Ce groupe est particulièrement lié aux néoconservateurs et pense que la guerre est le levier le plus propre à conforter ses intérêts. L’autre groupe, militaro-financier, pense quant à lui qu’il est préférable d’exploiter les peuples en les plongeant dans le chaos sans forcément aller jusqu’à la guerre totale : ce groupe est plus représentatif de l’axe City-Wall Street et des bailleurs de fonds d’Obama ; il détient actuellement le pouvoir aux Etats-Unis.

L’Europe et la France.

Nous comprenons bien qu’Européens et Français sont soumis à cette évolution tragique de mondialisation et de financiarisation du capitalisme mué en impérialisme d’origine états-unienne. Les industries sont délocalisées vers des pays où les salaires sont bas et les lois sociales inexistantes, le prix des matières premières nécessaires à la vie courante – comme les carburants – augmente sans cesse par l’effet de la spéculation tandis que le paiement de l’intérêt d’une dette inique grève le budget de chacun.

Pour les Français – et les Occidentaux en général – il y a de moins en moins de travail et de plus en plus de taxes et d’impôts, avec un coût de la vie en constante augmentation.

Face au mécontentement grandissant des peuples, de puissantes barrières ont été érigées pour empêcher que ce mécontentement ne se transforme en changements politiques radicaux.

La République française a été vidée de son contenu, la démocratie est devenue inexistante. Politiciens et médias forment maintenant un groupe cohérent, une aristocratie chargée de faire écran entre le peuple et l’impérialisme en désinformant la population ou en la conduisant sur de mauvaises voies, sans issues.

Les institutions françaises de la Cinquième République, taillées sur mesure pour le général de Gaulle, qui en fit bon usage, sont devenues particulièrement iniques dans des mains malveillantes. Ces institutions favorisent le rassemblement autour de deux grands partis politiques, qui sont en fait d’accord sur l’essentiel, tandis que les autres partis se trouvent dans l’obligation de se soumettre aux deux premiers pour obtenir des désistements au deuxième tour des élections et avoir un minimum de députés, ainsi que les revenus qui vont avec.

Les partis politiques sont devenus de fait des affaires commerciales juteuses, au frais des contribuables, ainsi que des cibles de corruption de la part de l’impérialisme.

Nous voyons que tous les partis politiques, de droite comme de gauche, ainsi que tous les médias partagent un avis favorable à cet impérialisme et le soutiennent dans ses guerres. C’est le cas, par exemple, des deux dernières guerres déclenchées contre la Libye et contre la Syrie, pour ne citer que les plus récentes.

Ces partis soutiennent quasi unanimement aussi le même avis sur la nécessité de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, autant d’instruments du pouvoir impérialiste états-unien sur les nations européennes.

La société française se trouve complètement bloquée. Nul espoir de changement ne se fait jour dans le cadre des institutions actuelles. Le rejet de la caste politico-médiatique grandit chez les Français, rejet d’autant plus vif que cette caste va sans cesse plus loin dans sa politique, à la fois de mensonge médiatique et de soumission total à l’impérialisme.

Seule une révolution pourra redonner le pouvoir au peuple français et le conduire à nouveau dans la voie du progrès social et économique.

Une révolution pour atteindre
quels objectifs ?

L’objectif est, en premier lieu, de recouvrer l’indépendance nationale afin que le peuple français puisse décider en toute liberté du chemin qu’il désire suivre. A cet effet, la première chose à entreprendre est la sortie de l’OTAN, de l’Union européenne et de la zone euro.

Puis, il s’agit de remettre en place de véritables institutions républicaines. Pour ceci, il faut une Assemblée constituante représentant non pas les partis politiques mais les Français directement. Il faut donc adopter un mode de scrutin qui le permette. Un scrutin de listes régionales, à la proportionnelle, à un seul tour, afin d’éviter les « combinazione » entre gredins politiques au deuxième tour, serait plus efficace pour la démocratie que le système actuel.

Dans une révolution, dans la paix ou la violence, quel rôle pour l’armée française ?

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L’armée française devrait garantir l’indépendance nationale

Aujourd’hui, rien ne pourrait se réaliser démocratiquement sans qu’un référendum ne soit organisé pour demander aux Français s’ils désirent se doter d’autres institutions. Dans ce cas, il serait juste et nécessaire que tout un chacun puisse avoir accès aux médias sans que ceux-ci ne soient monopolisés, comme d’habitude, par les grands partis au service de l’impérialisme.

Est-il sensé de penser que le pouvoir actuel, soumis à cet impérialisme, puisse organiser un tel référendum et amorcer ainsi des changements fondamentaux ? Il paraît difficile de le croire. Alors... ?

L’armée est, ou plutôt devrait être, la garante de l’indépendance nationale, rôle qu’elle ne peut plus jouer actuellement dans la mesure où son commandement est intégré dans l’OTAN et elle se trouve de fait sous commandement étasunien. Une Nation sans armée jouant son rôle de défenseur de cette nation ne peut absolument pas survivre.

Nous avons sous les yeux l’exemple de la Syrie. Ce pays gravement agressé par l’impérialisme arrive à résister grâce à la vaillance de son armée ; celle-ci est une armée de conscription, c’est à dire qu’il s’agit du peuple en armes.

Concernant la France, l’impérialisme et ses représentants politiques sur notre sol ont bien pris soin de réduire l’armée française à une portion congrue, tout juste utile pour servir de supplétive aux actions coloniales des Etats-Unis.

Dernièrement, un groupe de jeunes officiers du mouvement Marc Bloch a publié un manifeste protestant contre le déclin en moyens de l’armée française. On comprend la lucidité et l’inquiétude de ce groupe car pour dominer une nation, il convient d’abord d’affaiblir son armée. Le général de Gaulle avait bien vu qu’une nation voulant conserver son indépendance devait pouvoir s’en donner les moyens, à la fois militaires et en industrie de défense ; il avait donc doté la France de ces moyens. Après sa mort, l’industrie de défense française, fleuron de technologies, fut rapidement bradée à l’étranger ; la conscription obligatoire, cœur de la défense du territoire et creuset de l’identité nationale, fut abandonnée. L’armée française, sous-équipée, manquant d’effectifs, aurait bien du mal aujourd’hui à repousser une agression étrangère.

Or, il faut bien comprendre que toute volonté d’indépendance du peuple français serait rapidement contrée par l’impérialisme, qui ne pourrait accepter cette défection sans réagir. C’est une évidence.

L’impérialisme réagirait alors avec tous les moyens dont il dispose. Et nous avons sous les yeux maints exemples de ce dont il est capable pour briser la volonté d’indépendance des peuples. L’impérialisme agit par la guerre ouverte, directement ou indirectement – comme il l’a fait contre la Libye ou contre la Syrie –, ou par la subversion, en finançant des groupes antinationaux – comme il le fait en Russie, en Iran, en Chine ou au Venezuela.

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Une armée du peuple pour défendre le peuple comme à Valmy

Toute volonté de changement démocratique en France, pour rétablir l’indépendance nationale, se retrouvera fatalement en confrontation avec l’impérialisme. Et, dans ce cas, notre armée et notre police seront nos meilleurs recours.

Notre armée doit maintenant prendre ses responsabilités, dans les traditions républicaines et de résistance de notre peuple face à l’envahisseur, en suivant ainsi l’exemple des soldats de Valmy, commandés par les généraux patriotes Kellerman et Dumourier, puis de nos plus récents héros : Jean Moulin, le général de Gaulle, le général Leclerc, le colonel Fabien et bien d’autres.

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Nos héros sur notre drapeau

Notre pays ne peut s’en sortir seul. Les nations encore indépendantes, comme celles cherchant à acquérir cette indépendance, ont toutes le même ennemi. Chacune, confrontée à cet impérialisme, peut contribuer à l’affaiblir.

Mais l’impérialisme va mal. Une crise systémique due aux excès de la financiarisation l’affecte lourdement. Après sa victoire sur la Libye, il peine à détruire la Syrie. Il n’ose s’opposer militairement à une coalition militaire formée par la Russie, la Chine et l’Iran. L’impérialisme prendra-t-il la responsabilité de déclencher une guerre mondiale au risque de tout perdre ?

Le peuple français doit nécessairement être solidaire avec les nations en butte à l’impérialisme, et aujourd’hui principalement avec la nation syrienne, c’est son intérêt et son devoir.

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Un peuple, une armée du peuple

Que serait aujourd’hui la Syrie sans son armée ? La proie du terrorisme, comme la Lybie.

Vouloir opérer de profonds changements en France sans cette nécessaire solidarité avec d’autres nations est vain et stupide.

Aujourd’hui, le Réseau Voltaire fait partie des rares mouvements capables de procéder à une analyse exhaustive de la situation de la France et de situer son devenir dans un contexte international. Et le Réseau Voltaire possède en même temps de solides connexions avec les autres Nations agressées par ce même impérialisme qui nous opprime.

Et seul le Réseau Voltaire est présent sur place, au plus près des confrontations militaires avec l’impérialisme, hier en Libye, aujourd’hui en Syrie. Seul le Réseau Voltaire discute avec les chefs d’Etat des Nations combattantes et est ainsi pris au sérieux par ceux-ci.

Il est donc aisé de comprendre que le Réseau Voltaire soit la principale cible de la caste politico-médiatique au pouvoir en France.

Les élections italiennes ont montré que l’outil internet est utile, nécessaire mais insuffisant.

Le Réseau Voltaire France en appelle à tous les citoyens de notre pays pour qu’ils commencent à se mobiliser et à prendre, sans attendre, l’initiative de former des comités patriotiques locaux.

Chaque adhérent du Réseau Voltaire France doit aujourd’hui prendre l’initiative de former son comité local patriotique en rassemblant les citoyens patriotes de toutes obédiences. Si les dirigeants des partis et des organisations se prétendant opposés au système passent leur temps à se déchirer, nous constatons que leurs militants ont peu de divergences et souhaitent travailler ensemble.

Citoyens, pour se mettre sur la voie d’une nouvelle Révolution française, commençons donc par nous unir !

Être membre du Réseau Voltaire France c’est être à l’avant-garde du combat pour la libération nationale !

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 02:01

 

Les drones s'équipent de serres pour fondre sur leurs proies

 

Les rapaces sont parmi les prédateurs les plus performants de la nature, et c'est sans aucun doute pourquoi ils ont servi de modèle au développement d'un drone équipé de serres.

L'Université de Pennsylvanie s'est largement inspiré des techniques de chasse des rapaces comme les aigles ou les faucons pour développeur un nouveau drone volant équipé d'un bras proposant une pince à la manière de serres.

drone Ce sont 3 griffes mobiles qui équipent le bras monté sur un quadrirotor et lui permettent d'attraper des objets. Mais c'est plus globalement le mouvement du rapace qui est reproduit puisque le drone est capable de fondre sur son objectif et de l'attraper à une vitesse relativement importante ( neuf fois sa propre taille par seconde ).

A terme, le système pourrait être envisagé dans le cadre d'opérations de sauvetage nécessitant une intervention rapide pour extraire une personne en détresse d'une situation critique.

Mais le projet pourrait également s'inviter dans le domaine de la sécurité, de la surveillance ou même dans l'armée pour permettre de viser des cibles humaines. En outre il est envisageable de voir des drones parfaitement autonomes lancés à la recherche de cibles spécifiques pour capturer des individus sans engager de fusillade ou d'affrontement direct.

Source

 

Voir aussi :

Drones US : La Cour d’appel de Washington vise la CIA

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Corée du Nord : les médias occidentaux nous préparent à la guerre


 

 

corc3a9e-du-nord.jpgLa soi-disant couverture de l'escalade des tensions dans la péninsule coréenne par les médias occidentaux, c'est comme regarder un film qui serait un croisement entre un mauvais James Bond et un film d'horreur bon marché de zombies carnivores. 

Ce serait drôle si le danger de la guerre n'était pas si grave et imminent. L'inquiétant objectif de la couverture médiatique occidentale est de préparer la Corée du Nord - un pays pauvre et ruiné - pour des attaques militaires tout azimut par la psychopathe superpuissance nucléaire mondiale - les États-Unis. 

Paradoxalement, ce danger vient de groupes d'information qui prétendent pompeusement être les bastions libres-penseurs du journalisme indépendant, alors qu'en réalité ils ne sont rien de plus que des auteurs de romans à sensation de la pire sorte. 

Kim Jong-un, le jeune leader de la Corée du Nord qui a succédé à son père à la fin de 2011, est présenté par les médias occidentaux comme un voyou dérangé dont le personnage ressemble grossièrement à celui du Doctor Evil (NDT : film de Austin Powers). Ses traits de caractère sont dignes d'un rôle dans un des tout premiers films de 007. 

Il y a quelques Jours, Kim aurait menacé de lancer une «guerre nucléaire préventive» contre la Corée du Sud et son patron, les Etats-Unis. Quel malheur ! 

Il a à peine été mentionné que Kim a été contraint à cette position pour défendre avec acharnement son pays soumis à une immense pression de l'implacable agression impérialiste. La République populaire démocratique de Corée vient encore une fois d'être frappée par des sanctions menées par les Etats-Unis dans le but d'isoler le pays de tout contact international. 

C'est l'équivalent de l'isolement d'un détenu, soumis à la privation sensorielle. Mais ici, c'est la torture permanente, sans répit, de toute une nation. 
Oui, la Corée du Nord a procédé à un essai nucléaire souterrain à la mi-Février. 

C'était après que les Etats-Unis aient resserré les boulons avec encore plus de sanctions, et après des années de refus de Washington d'un règlement négocié permettant de mettre fin à plus de six décennies d'embargo commercial paralysant l'économie du pays, en plus de la menace d'une annihilation nucléaire, omni-présente depuis la guerre 1950-1953 avec son voisin du sud soutenu par les Américains. 

Aucun autre pays n'a été menacé de l'Armageddon nucléaire aussi souvent que la Corée du Nord - et toujours par les Etats-Unis - depuis plus de 60 ans. 

Les médias occidentaux ont mis en exergue le fait que le dirigeant nord-coréen a ordonné à l'ensemble de ses troupes de se préparer à «effacer» une île sud-coréenne en « transformant ses bastions en une mer de flammes. ». 

Vous voyez le sous-entendu ici ? Anéantir une île? Eh bien, Kim doit être un mégalomane fou, non? 

L'île en question est le territoire contesté du Baengnyeong, qui est en fait situé au large du territoire continental nord-coréen, mais que les Etats-Unis ont inclus de force dans les possessions de la Corée du Sud après la guerre de 1950-53. Il a été utilisé depuis, par provocation, comme un relais pour la surveillance américaine et de planification pour une future attaque contre la Corée du Nord. 

Nul doute que l'île sera utilisée cette semaine par les États-Unis pendant les éternelles manœuvres de plans de guerre simulant l'invasion de la Corée du Nord, mais que Washington appelle par euphémisme « mesures défensives ». 

Comme il convient à la caricature de scélérat, des photographies et des vidéos ont abondé dans les médias occidentaux montrant Kim Jong-un vêtu d'un long manteau noir et de gants noirs, regardant à travers des jumelles apparemment vers la Corée du Sud et les forces américaines au-delà de la zone démilitarisée du 38e parallèle. 

Juste au cas où le public occidental ne parviendrait pas à saisir le rapprochement avec la caricature du démoniaque Dr Evil, une autre « sous-intrigue » est instillée- les zombies carnivores nord-Coréens. 

Ces dernières semaines, il y a eu une vague d'histoires régurgitées par les mêmes médias occidentaux sur l'apparition de cannibalismeparmi des personnes prétendument mourant de faim en Corée du Nord. Ces histoires d'horreurs cannibalesques et de nihilisme n'ont pas seulement été imprimées par les tabloïds voyeuristes de la presse de caniveau. Elles ont également été publiées en premières pages par des tirages supposés de qualité, tels que le Sunday Times et Indépendant de Grande-Bretagne, ainsi que par l'un des journaux américain de renom, le Washington Post . 

De manière significative, ces histoires macabres ont commencé à circuler dans les médias occidentaux à la fin de Janvier - environ deux semaines avant que la Corée du Nord ait effectué son explosion nucléaire souterraine. 

Cela suggère que les allégations d'horreurs carnassières en Corée du Nord sont l'œuvre d'une campagne psychologique occidentale visant à ajouter une note péjorative en technicolor à la crise actuelle. 

Cela rend la lecture difficile. Non pas à cause des détails macabres présumés, mais parce que ces histoires sont si évidemment concoctées et régurgitées de manière réflexe par les supposés organes d'information. Les prétendues horreurs proviennent toutes de la même source: il y aurait une équipe de journalistes infiltrés travaillant dans une boite appelée Asia Press, basée au Japon, qui auraient des activités secrètes en Corée du Nord et aurait interviewé plusieurs agriculteurs anonymes et des fonctionnaires du parti communiste. 

C'est si mauvais que ça ne peut pas s'inventer. 

Pourtant, les médias occidentaux se sont précipités, sans confirmation ni vérification, pour pomper ces histoires à vous glacer le sang de prétendu cannibalisme au sein de la population nord-coréenne. 

Dans une de ses parutions, le Daily Mail britannique titre : 

« Des parents nord-coréens 'mangent leurs propres enfants' après avoir été rendus fous par la faim dans un état ​​paria touchée par la famine. ». On dit aux lecteurs du Daily Mail comment des adultes affamés enlèvent et assassinent des enfants. Un homme aurait été exécuté par un peloton d'exécution après que sa femme ait découvert qu'il avait tué leur petite fille et leur fils « alors qu'elle était en voyage d'affaires »; quand elle revint à la maison son mari l'accueillit en lui annonçant en guise de bienvenue « qu' ils avaient de la viande »pour manger.


Dans un autre conte macabre, imprimé en tant qu'information sérieuse, un homme âgé aurait déterré ses petits-enfants et mangé leur chair pourrie. 

Ce qui est vraiment troublant au sujet de ces infos est que non seulement le sensationnel sordide passe pour de l'info crédible fournie par des organismes supposés sérieux, mais le pire est que cette propagande est apparemment crue par les masses de l'opinion publique occidentale qui lisent ou regardent ces médias. Jetez un coup d'œil sur quelques-uns des commentaires des lecteurs sous les histoires imprimées dans les médias mentionnés ci-dessus et vous trouverez toutes sortes de dénonciations de la Corée du Nord et de son « peuple de malades ». 

Mais ce ne sont pas les nord-coréens qui sont dépravés: ce sont les médias occidentaux et leurs abonnés crédules qui se livrent à cette diffamation odieuse d'une nation entière. 

La couverture médiatique occidentale de la Corée du Nord se souvient des histoires de bébés arrachés à des couveuses par des soldats irakiens au Koweït, ce qui était un point crucial de basculement de l'opinion publique occidentale pour soutenir la guerre menée par les Américains contre l'Irak en 1991. Plus d'une décennie plus tard, les mêmes médias occidentaux on fait circuler des histoires effrayantes d'armes de destruction massive qui ont ouvert la voie du génocide en Irak de 2003-2012 par les américains. 

La même presse de propagande occidentale répète l'interminable refrain au sujet des «sinistres ambitions nucléaires iraniennes» qui servent à justifier un embargo commercial criminel mené par les Etats-Unis contre l'Iran qui peut entraîner une attaque militaire israélo-américaine contre la République islamique. 

La même presse de propagande occidentale est désormais en train de faire le travail de mise en pièce de la Corée du Nord. Une nation de zombies mangeurs de chair, dirigée par un culte de la personnalité maléfique qui veut faire sauter les îles? »Ouais, vas-y Chuck (NDT : Chuck Hagel, secrétaire à la défense), atomise-moi tout ça ! » 

Le public occidental est en train de se faire berner comme un imbécile pour adhérer au comportement le plus dépravé de la barbarie militaire - une superpuissance nucléaire éprouvant des démangeaisons de détruire une nation ruinée qui ne menace personne 

En vérité, la réalité occidentale impérialiste est plus perverse et malade que la fiction occidentale.

http://avicennesy.wordpress.com/2013/03/13/coree-du-nord-les-medias-occidentaux-nous-preparent-a-la-guerre/


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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 01:51

 

 

Nicolas Sarkozy avait commandité l’assassinat d’Hugo Chavez

| Caracas (Venezuela) | 1er janvier 2013

La ministre vénézuélienne des Services pénitentiaires, Iris Varela, a annoncé sur son compte Twitter l’expulsion d’un ressortissant français connu sous le nom de Frédéric Laurent Bouquet, le 29 décembre 2012.

M. Bouquet (photo) avait été arrêté à Caracas, le 18 juin 2009, avec trois ressortissants dominicains, en possession d’un arsenal. La police scientifique avait saisi dans l’appartement qu’il avait acquis 500 grammes d’explosifs C4, 14 fusils d’assaut dont 5 avec visée télescopique, 5 avec visée laser, et 1 avec silencieux, des câbles spéciaux, 11 détonateurs électroniques, 19 721 cartouches de différents calibres, 3 mitraillettes, 4 pistolets de différents calibres, 11 équipements radio, 3 talkies walkies et une base radio, 5 fusils de chasse calibre 12, 2 gilets pare-balles, 7 uniformes militaires, 8 grenades, 1 masque à gaz, 1 couteau de combat et 9 bouteilles de poudre à canon.

Durant son procès, M. Bouquet a admis avoir été formé en Israël et être un agent des services secrets militaires français (DGSE). Il a reconnu préparer un attentat pour assassiner le président constitutionnel Hugo Chavez.

M. Bouquet avait été condamné à 4 ans de prison ferme pour « détention illégale d’armes ». Il a purgé sa peine. Il a été extrait de sa cellule par ordonnance N° 096-12 du premier juge Yulismar Jaime, puis a été expulsé pour « atteinte à la sécurité nationale », en vertu de l’article 39 alinéa 4 de la Loi sur les migrations et les étrangers.

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Les autorités vénézuéliennes s’étaient jusqu’à présent abstenues de communiquer sur ce sujet. Les faits ont été confirmés par le porte-parole du quai d’Orsay, Philippe Lalliot. L’ambassade de France à Caracas a décliné tout commentaire.

De notre enquête nous pouvons conclure : (1) le président Nicolas Sarkozy a commandité l’assassinat de son homologue Hugo Chavez (2) l’opération fut un fiasco (3) la France a accordé des compensations substantielles pour étouffer cette affaire durant le mandat de M. Sarkozy.

 

http://www.voltairenet.org/article177035.html

 

 

 

Les Armées Secrètes de l'OTAN Les Armées Secrètes de l’OTAN
Par Daniele GANSER
À commander dans la librairie du Réseau Voltaire
 

Amérique latine : Morts suspectes et assassinats ciblés

 

Des nouvelles bonnes et des moins bonnes


Ici je dis comment mercredi, dans un aller et retour depuis Strasbourg, je suis allé à la rencontre d’Evo Moralès le président bolivien. Il m’avait invité à le rencontrer à l’occasion de son très bref séjour en France, juste avant son rendez-vous avec François Hollande. Puis je commente un hyperlien avec François Delapierre qui, au nom du Parti de Gauche s’implique au niveau national dans la bataille du référendum alsacien. Il s’agit là de la formation d’une soi-disant « collectivité locale unique », grossier pastiche ethniciste d’une province d’ancien régime. Evidemment, sur place nos amis sont ardemment mobilisés pour faire échec à ce mauvais coup de la droite allié à un secteur du PS. Puis je commente encore un lien très instructif avec mon ami Alexis Corbière qui a publié une réponse aux comparaisons historiques de Julien Dray à propos de notre orientation politique. Le point d’histoire qu’éclaircit Alexis est un très utile éclairage sur le moment que nous vivons. Enfin je reviens sur le nouvel épisode de l’offensive publique contre moi de dirigeants communistes favorables à la conciliation avec le gouvernement socialiste dans la perspective des municipales.

Evo Moralès soupçonne les gringos.

Rencontre avec Evo MoralesEvo Moralès, le président bolivien n’était pas en forme. Pas seulement un peu enrhumé ! Il avait l’estomac très perturbé par son dîner en Autriche, la veille. Quelque chose du repas servi n’était pas bien passé et il ne s’en cachait pas. Cela n’a pas de rapport, mais disons que dans le cadre de notre conversation, cela fit ambiance. J’étais là avec Eliane Assassi, la présidente du groupe communiste du Sénat. Je crois pouvoir dire que nous fûmes assez surpris du ton très direct avec lequel le président bolivien résuma le caractère criminel des états-uniens. Il dit que les USA essaient d’abord d’avoir des gouvernements démocratiques qui fassent leur politique. S’ils ne les ont pas, ils essaient de diviser les peuples entre eux pour justifier des interventions extérieures. S’ils n’y parviennent pas non plus ils essaient de diviser les forces de la révolution pour trouver une faille qui déstabilise le processus et permette la revanche de leurs partisans par des coups d’état. Enfin, s’ils n’arrivent à rien, ils essaient l’assassinat du dirigeant du processus. Détruire les leaders est une tactique constante des Etats-Unis et de leurs agents locaux. Ce point a son importance. Car si évidemment un processus politique, surtout de nature révolutionnaire, est d’abord un phénomène de masse, le point d’appui que donne une personnalité correspondant au moment politique et le cristallisant est aussi un paramètre fondamental. Eliane Assassi confirma l’analyse générale en rappelant les innombrables tentatives de meurtres contre Fidel. Elles sont aujourd’hui avérées depuis l’ouverture des archives de la CIA. Elle informa Moralès en montrant comment Sarkozy avait joué à fond la carte de la division du peuple et l’opposition permanente entre catégories populaires.

Evo Moralès dit qu’il croit à l’empoisonnement d’Hugo Chavez. Il rappelle que Chavez était sur ses gardes, qu’il se déplaçait partout avec une ambulance et qu’il était toujours accompagné de son propre cuisinier. Il raconte comment d’ailleurs l’un des cuisiniers de Fidel fut intercepté au moment même où il s’apprêtait à l’empoisonner. Il nous dit aussi que Fidel et Chavez, les deux, l’avaient mis en garde contre l’empoisonnement et les méthodes des gringos pour assassiner les leaders dangereux à leurs yeux. Evidemment nous n’avons pas parlé que de cela, mais ce moment de la discussion m’a marqué. A côté de lui, Chokehuanca, son ministre des affaires étrangères, que je connais de longtemps, nous regardait fixement comme pour souligner l’importance de ce que disait Evo et faire comprendre leur méfiance en toutes circonstances.

Avec Eliane Assassi, sénatrice PCFEnsuite Evo Moralès nous a expliqué pourquoi son pays avait besoin de desserrer l’étau de la domination technologique des Etats-Unis en misant sur l’Europe. Il dit : « Nous ne demandons pas qu’on nous offre quoique ce soit. Nous achetons ! Mais nous voulons des transferts de technologie pour apprendre à savoir-faire ». Il a donné l’exemple des avions Airbus et Boeing. J’ai évoqué l’extraction du lithium. On me répondit que l’offre française dont je parlais ne comportait aucune activité de transformation sur place et que dans ces conditions elle était mal placée. Hum, ce n’est pas seulement ce que je voulais dire… On a deviné que c’était là sans doute les thèmes dont il voulait parler avec Hollande. Son idée est que les européens et les Français en particulier peuvent les aider à être indépendants face aux nord-américains. J’ai donc été obligé de dire les limites de ce raisonnement. Surtout avec un homme aussi lié aux nord-américains que François Hollande. Ce que je n’ai pas eu la cruauté de rappeler, c’est de quelle façon indigne, lui Evo Moralès, n’avait pas été reçu par le PS de Hollande à son premier voyage de président en France (« impossible tout le monde est au ski ! ») et dans quelles conditions désinvolte il le fut enfin à son deuxième voyage. Moralès a certes la patience qui est le fort de la culture des indiens des Andes. Mais il ne mesure pas l’arrogance des solfériniens et leur superbe indifférence pour l’Amérique latine. Bien sûr je ne demande qu’à être agréablement surpris. Mais j’ai passé l’âge du pépère noël. Hollande s’est toujours fichu comme de sa première chemise de la Bolivie, des indiens et de tout leur fourbi

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 01:45
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Communiqué du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 28 février 2013.

http://www.politique-actu.com/debat/referendum-alsace-avril-appelle-voter/679922/

RÉPONSE A CEUX QUI CRITIQUENT LE « NON » AU REFERENDUM DU 7 AVRIL EN ALSACE

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 16 mars 2013.

Résumé

Ceux qui ne voient pas le problème, et même se félicitent de la volonté de l’UMP et de la direction du Parti socialiste de créer une « Collectivité Territoriale d’Alsace », soupçonnent ceux qui, comme le M’PEP, s’y opposent, d’avoir des motivations supposément centralisatrices, réactionnaires, nationalistes, liberticides, négatrices des identités et libertés locales, bellicistes... Il n’en est rien, évidemment !

Une menace essentielle se joue en ce moment sur la création d’une entité institutionnelle unifiée en Alsace. Celle-ci briserait l’unicité de la loi et l’indivisibilité de la nation, préfiguration évidente de l’Europe des régions qui remettrait gravement en cause le droit social, les services publics, la démocratie et la souveraineté du peuple. Les politiques néolibérales seraient alors gravées dans le marbre non seulement des traités et des lois, mais dans les institutions elles-mêmes.

L’intégration administrative de cette portion du territoire de la République – l’Alsace - à un espace transnational rhénan la mettrait en concurrence avec d’autres régions européennes. Un droit encore plus spécifique y serait appliqué, notamment le droit du travail et les droits sociaux, droits qui sont déjà mis en concurrence au niveau des États par le biais de la « construction » européenne. Tout processus démocratique, dans le sens du renforcement, par les luttes sociales et leur confirmation dans la loi, du pouvoir des classes populaires, serait devenu définitivement impraticable, par construction.

La configuration de laïcité, d’unicité, d’indivisibilité et de souveraineté populaire sur une base territoriale et non identitaire, favorise structurellement la concentration du débat politique sur le combat exploiteurs-exploités, et non pas sur les luttes identitaires, de second ordre, toujours instrumentalisées par les exploiteurs.

Si l’Alsace devenait une région « européenne » autonome dans une configuration fédéraliste, son degré réel d’autonomie serait nul. Ses « choix » économiques et sociaux, seraient totalement contraints par le poids de ses puissants voisins, par la domination des classes dominantes américaines et allemandes et celle de ses classes dominantes intérieures. Forces contre lesquelles ses classes populaires n’auraient aucun moyen de peser, puisque le combat politique au sein d’une Alsace « autonomisée » n’aurait aucune chance de déboucher sur des mesures ayant la capacité de se défaire des contraintes économiques, politiques et sociales exogènes à son territoire. Les citoyens alsaciens seraient alors, pour toujours, des mineurs politiques, des citoyens sous tutelle intérieure et extérieure, et sans aucun moyen institutionnel de s’en libérer jamais. Belle autonomie…

 Texte complet

Ceux qui non seulement ne voient pas le problème, et même se félicitent de la volonté de créer une « Collectivité Territoriale d’Alsace », soupçonnent ceux qui s’y opposent d’avoir des motivations centralisatrices et liberticides, négatrices des identités et libertés locales. Il n’en est rien, évidemment !

 L’implosion du modèle républicain

Pourquoi cette innovation institutionnelle est-elle une menace particulièrement insidieuse et dangereuse ? Parce qu’elle vise, à terme, à détruire l’unicité de la loi et du peuple, ainsi que l’indivisibilité du territoire. Elle tend à intégrer administrativement cette portion du territoire de la République à un espace transnational rhénan, à le mettre en concurrence avec d’autres régions européennes, à lui permettre d’appliquer un droit spécifique, notamment droit du travail et droits sociaux bien sûr. Ces droits sont déjà mis en concurrence au niveau des États par le biais de la « construction » européenne, cette destruction de la souveraineté populaire et des droits sociaux. Mais s’ils étaient découpés en autant de mini régions « européennes » mises en concurrence, le démantèlement du droit du travail et l’écroulement des droits sociaux pourraient beaucoup plus rapidement atteindre leur phase terminale, et tout processus démocratique (dans le sens du renforcement par la loi des classes populaires), serait devenu définitivement impraticable, par construction.

C’est également une négation de la politique, au sens contemporain du mot. La politique contemporaine reconnaît que les règles contraignantes, dans une communauté donnée, ne peuvent émaner que du peuple unifié par l’égalité de ses membres devant cette loi. Elle doit être la même pour tous, constituant leur puissance publique mise en acte au sein de l’État qui a fait l’unité du territoire dans lequel ils vivent. Elle ne présuppose pas pour autant que tous les intérêts des citoyens soient identiques, sinon à quoi bon des institutions représentatives ? Ni que la seule identité dans laquelle ils se reconnaissent soit leur État-nation, tout au contraire. Mais les enjeux de pouvoir ne se tranchent que par une délibération publique qui ne reconnaît que des citoyens et non pas des groupes ethniques, religieux ou territoriaux. Le résultat qui en émane est donc valable pour toute la communauté politique, pour le peuple en son entier, sans exception. Les tendances centrifuges et particularistes sont ainsi limitées, et les problèmes politiques restent politiques, et non identitaires.

Il s’agit bien, principalement, de s’émanciper des moyens sociaux et économiques qui s’exercent sur les plus faibles d’une communauté politique afin de pouvoir les exploiter. C’est un rapport de force que les institutions politiques d’une communauté politique se doivent de trancher, d’adoucir voire de renverser. Cette domination ne manque jamais d’exploiter les positions de faiblesse d’une partie de la population. Mais la solution n’est pas de renforcer les divisions, de consolider les groupes ethniques, religieux et territoriaux. En effet, le clivage social passe souvent à travers ces divisions. L’exemple américain, archétypal, est là pour nous montrer que les politiques de « soutien » aux minorités non seulement ne remplacent pas le combat principal contre l’exploitation sociale des classes dominantes, mais même souvent la renforcent. Tout le monde aura remarqué comme ces dernières sont friandes de « diversité culturelle ». Cela aurait dû mettre la puce à l’oreille à tous ceux qui confondent la démocratie avec la promotion de la « diversité ». L’idée que tous les Noirs, les femmes, les Indiens, les Musulmans, ont la possibilité d’accéder aux premières places, mais sans pour autant remettre en cause les bases de cette domination, ne débouche que sur la dévitalisation perverse des revendications sociales, qui changent d’objet en se particularisant.

 Qui est nationaliste ?

Il est d’ailleurs étrange que ceux qui nous accusent d’être des « nationalistes » (parce que nous défendons la souveraineté nationale pour des raisons démocratiques), donc dans leur esprit d’être des esprits étroits, chauvins et xénophobes, défendent souvent, dans le même souffle, les tendances qui pourtant dépolitisent les intérêts en jeu en les transformant en problèmes identitaires. Soit en accordant la priorité aux droits des minorités en lieu et place de la question de l’exploitation sociale et économique, soit en mettant en avant les « libertés locales » d’autonomistes irrédentistes. Ces derniers sont pour le coup, eux, porteurs d’une idéologie identitaire et chauvine qui a néanmoins l’onction des naïfs ou des manipulateurs, puisque locale, décentralisée et antiétatique ! Décidemment, l’idéologie libérale, le régionalisme, l’européisme et l’antiétatisme font très bon ménage, y compris chez les altermondialistes les plus inconséquents.

 Un peuple unique, un territoire indivisible, une loi par et pour tous, une souveraineté indivisible. Quel intérêt pour la démocratie ?

Passons. Mais ces problèmes polémiques mis à part, quel est l’intérêt, pour les classes populaires, de l’heureuse conception française de la République laïque et indivisible, liée à l’unicité de la loi, de son peuple et de son territoire ? Et bien c’est la configuration institutionnelle la plus politique qui soit ! Comme pour les autres républiques contemporaines, c’est le peuple qui est souverain, donc celui qui détient le pouvoir en dernière instance, et d’abord le pouvoir constituant, un pouvoir inaliénable et indivisible. Toute dérogation à ce principe réellement fondamental est donc passible d’être accusé à bon droit de tyrannique, d’usurpateur, comme l’Etat français de 1940 à 1944 ou la dissolution de souveraineté opérée par les traités européens successifs.

Et cette souveraineté - le point est important - ne s’opère que sur une base territoriale et étatique : la base de ce peuple, ce regroupement de population sur une base politique, souveraine, n’est pas identitaire, ethnique, religieuse ou linguistique. Le centre vital de cette dynamique politique est celui de la création de la loi, commune pour tous, sans distinction de race, de langue, de religion, de sexe ou tout autre particularisme identitaire, y compris régional. L’élaboration des règles contraignantes communes, sur le territoire français, se fait sur une base universelle. Ces règles sont valables pour tous. Cette configuration permet un processus démocratique, à savoir un processus de création de lois renforçant institutionnellement les classes dominées par rapport aux classes dominantes intérieures et extérieures.

La configuration de laïcité, d’unicité, d’indivisibilité et de souveraineté populaire sur une base territoriale et non identitaire, favorise par construction la concentration du débat politique sur le combat exploiteurs-exploités, et non pas sur les combats identitaires, de second ordre, toujours instrumentalisés par les exploiteurs. La loi s’impose en France aux deux classes antagonistes sur un territoire assez vaste pour permettre une autonomie par rapport aux autres formations politiques extérieures et aux classes dominantes intérieures comme étrangères. L’enjeu du pouvoir est donc réel et non pas symbolique. Les combats politiques qui se jouent au sein du territoire où s’exerce l’autorité suprême du peuple français, peuple politique et non particulariste ou catégoriel, peuvent donc concerner le principal, à savoir les choix de production, les modes de production, les échanges, les transferts de revenus, les services publics, etc.

 Les conséquences d’un morcellement du territoire

Si ce même territoire était morcelé sur des bases régionales ou identitaires, une telle clarté des enjeux et du conflit de classe serait impossible, pour deux raisons principales.

1.- D’abord, il y a une question d’échelle. Un territoire politique contemporain, avec nos économies monétaires basées sur la division du travail et tous les jeux d’interdépendance croisés que cela suppose, se doit d’avoir une dimension suffisante afin d’assurer un minimum d’autonomie à la souveraineté populaire s’exerçant sur ce territoire. Si ce dernier dépend entièrement de tout ce qui l’entoure au niveau économique, financier, budgétaire, commercial, militaire, agricole, etc., à quoi riment ses « décisions » politiques ? A déterminer des questions sociétales et la disposition des espaces verts ? Les décisions formellement souveraines n’ont alors d’autre choix que de se couler dans un moule qui leur échappe en totalité. Sur un territoire politique assez vaste, la puissance publique n’est pas une illusion. Le débat issu d’un processus démocratique peut alors porter sur la forme même du moule. La souveraineté n’est pas symbolique et captée par des forces exogènes à la communauté politique en question.

On pourrait certes nous opposer le contre-exemple islandais. Mais il n’échappe pas par miracle à ce problème d’échelle. Et d’autre part l’Islande a fortement réaffirmé sa souveraineté nationale, préservant son peuple de la domination financière européenne. Alors que les régions qui s’affirmeraient par le biais de l’Union européenne le feraient forcément hors souveraineté nationale, donc sans aucune aide institutionnelle, au contraire, pour contrebalancer cet indéniable problème d’échelle. Ce serait donc un facteur aggravant de dépendance institutionnelle et économique.

2.- Ensuite, puisque l’unité du regroupement politique se ferait sur une base étroitement identitaire, linguistique, ethnique, locale, les questions sociales primordiales, les conflits de classes seraient toujours noyées dans une union sacrée permanente contre les entités culturelles voisines, générateur par ailleurs d’une tension agonistique permanente. La menace de devenir le Liban et l’ex-Yougoslavie serait notre horizon permanent, en lieu et place de l’exemple de l’Equateur ou du Venezuela. Belle avancée démocratique !

 Quelle autonomie ?

Imaginons que l’Alsace obtienne une région « européenne » autonome dans une configuration fédéraliste. Quelle serait son degré réel, et non pas institutionnel, d’autonomie ? Ses « choix » économiques, sociaux, seraient absolument contraints par le poids de ses puissants voisins, par la domination des classes dominantes américaines et allemandes et celle de ses classes dominantes intérieures. Forces contre lesquelles ses classes populaires n’auraient aucun moyen de peser, puisque le combat politique au sein d’une Alsace « autonomisée » n’aurait aucune chance de déboucher sur des mesures ayant la capacité de se défaire des contraintes économiques, politiques et sociales exogènes à son territoire. Les citoyens alsaciens seraient alors, pour toujours, des mineurs politiques, des citoyens sous tutelle intérieure et extérieure, et sans aucun moyen institutionnel de s’en libérer jamais. Belle autonomie…

Et ce d’autant moins qu’elle aurait fait le choix mortel pour elle de passer par le vecteur de l’Union européenne qui est la négation de tout processus démocratique et l’imposition sans contre-pouvoir d’une politique économique néolibérale. Faire miroiter la verroterie identitaire, telle est la maigre carotte de la stratégie allemande et européenne pour imposer des choix anti-démocratiques et laisser jouer la loi du plus fort sans le contrepoids de la logique souveraine des États-nations sur base territoriale, symbolisée par la France. D’où l’importance stratégique de défaire ce modèle en attaquant ses parties qu’on juge fragiles. Aux Alsaciens de leur prouver qu’ils ne sont pas dupes et qu’ils refusent d’être à tout jamais des citoyens mineurs et sous tutelle. Aux Français en général de refuser ce piège mortel pour la démocratie.

 Une souveraineté sur des bases territoriales et non identitaires

La base territoriale, et non ethnique, de la souveraineté populaire, est un très précieux atout de la République française. Ce facteur est politisant et pacificateur. Ce qui réunit le peuple français est le combat politique pour déterminer le contenu des règles contraignantes sur le territoire délimité par la puissance publique nationale. Le débat politique se fait donc sur les enjeux sociaux et non les questions identitaires.

Les Africains ont bien compris qu’il fallait maintenir les limites territoriales de leurs États, limites pourtant postcoloniales, qu’ils pourraient donc juger à bon droit odieuses autant qu’absurdes. Pourquoi alors les maintiennent-ils ? Mais parce s’ils redéfinissent leurs institutions territoriales sur des bases ethniques ou linguistiques, ç’en est fini de toute souveraineté politique et le conflit identitaire et territorial remplacerait à tout jamais le combat pour l’autonomie politique et le développement, qui sont leur vrai défi. Cette tension entre conflits ethniques et combat pour l’autonomie politique est chez eux primordiale.

Et en France, alors que nous disposons de cette unicité du peuple français sur des bases territoriales et non identitaire (d’où le grand flop du débat sur l’identité nationale de Sarkozy), indivisible, de l’égalité de la loi, le tout permettant une souveraineté réelle sur des bases politiques, favorisant donc structurellement le processus démocratique, il faudrait lâcher la proie pour l’ombre en se coulant dans le moule idéologique allemand et européiste ? Ce serait une erreur monumentale que de tomber dans ce piège grossier.

Ce moule idéologique tend à instaurer un empire anti-démocratique de « gouvernance » imposant l’ordo-libéralisme (l’État, en économie, doit s’imposer et légiférer mais uniquement afin d’imposer les conditions de concurrence et de marché que le marché lui-même est incapable d’assurer) et des unités politiques sur la seule base linguistique et en fait ethnique.

 La vraie démocratie locale

Le fait essentiel que la loi soit la même pour tous, et décidée par tous, en tant que peuple, corps politique collectif souverain, ne veut pas pour autant dire que son application administrative soit concentrée en un lieu unique, en France, à Paris. Il est tout à fait envisageable d’opérer une déconcentration administrative véritable, sur la base communale et départementale, donc prenant le contrepied de la décentralisation que nous avons connue, qui n’a non seulement pas fait avancer d’un poil la démocratie locale, mais qui l’a même fait significativement reculer. Il faudrait pour cela réaliser des mesures de responsabilité politique des élus et d’implication des électeurs locaux dans le processus de décision et non juste « consultés » dans des parodies de processus démocratique (la démocratie « participative »), aux antipodes donc de ce que nous avons connu. Mais c’est un autre débat.

 

 

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Les Alsaciens très favorables à la collectivité unique selon un premier sondage

Trois Alsaciens sur quatre envisagent de dire "oui" au référendum du 7 avril prochain sur la création d'une collectivité territoriale unique en Alsace, selon un premier sondage publié par les DNA, l'Alsace et France Bleu Alsace.

http://alsace.france3.fr/referendum-du-7-avri

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 01:41

Révolte du Parlement de Strasbourg contre le projet de budget européen

Le Monde.fr | 13.03.2013 à 13h51 • Mis à jour le 14.03.2013 à 12h51 Par Benoît Vitkine - Strasbourg, envoyé spécial

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A Strasbourg, 506 parlementaires européens contre 161 ont voté une résolution de "rejet dans sa forme actuelle" du projet de budget pluriannuel de l'Union, mercredi 13 mars 2013.
 

Après deux sommets – l'un, raté, en novembre2012 ; l'autre, en février2013, conclu à l'issue de vingt-six heures de négociations acharnées –, l'épineuse question du budget de l'Union européenne (UE) pour la période 2014-2020 semblait réglée. Au rabais, certes, avec un budget global en recul pour la première fois dans l'histoire de l'Union, mais le compromis était là, accepté y compris par le Britannique David Cameron, partisan d'une réduction drastique.

Mercredi 13mars, le Parlement européen a rebattu les cartes en adoptant massivement une résolution très critique du compromis trouvé le 8février. Cette résolution, déposée par cinq groupes politiques et adoptée par 506 voix contre 161, indique que le Parlement, auquel le traité de Lisbonne de 2009 confère un droit de veto sur le sujet, "rejette sous sa forme actuelle" le projet de budget concocté par le Conseil européen.

Les mots employés sont inhabituellement durs. Les parlementaires déplorent le "fossé entre les engagements politiques de l'Union européenne et ses moyens budgétaires". Ils accusent le Conseil d'avoir manqué de "transparence" et même d'avoir outrepassé son rôle en décidant de l'attribution de certains fonds pour obtenir l'assentiment de tel ou tel Etat membre – d'avoir organisé une "négociation de marchands de tapis", a résumé l'un des meneurs de la fronde, le président (UMP) de la commission des budgets Alain Lamassoure.

Les eurodéputés, qui défendent depuis plusieurs mois l'adoption d'un budget ambitieux, à même d'apporter des réponses à la crise en termes d'emploi, de croissance ou d'innovation, ont eu la prudence de ne pas remettre en cause le montant de l'enveloppe globale, fixée à 960milliards d'euros (1% du revenu national brut de l'Union).

Leurs revendications sont toutefois importantes avec, pour objectif, une meilleure utilisation des ressources, rognées dans le climat général d'austérité, et l'ambition de modifier en profondeur, à l'avenir, la façon dont est établi le budget de l'Union.

Il y a d'abord la question de la flexibilité, qui permettrait de transférer des fonds non utilisés d'une année sur l'autre et d'un programme à l'autre ; celle de l'utilisation intégrale des crédits de paiement, qui contribuerait à éviter que l'Union se retrouve en déficit, comme c'est le cas actuellement avec des impayés atteignant 17milliards d'euros en 2013, notamment pour le programme d'échanges universitaires Erasmus.

Le Parlement demande aussi que la part des ressources propres – tirées d'une future taxe sur les transactions financières, d'une taxe carbone ou d'un reversement d'une partie de la TVA – augmente substantiellement, seul moyen à même d'éviter les marchandages entre Etats et de doter l'UE d'une souveraineté budgétaire. "C'est le point qui change la donne, estime la socialiste Pervenche Bérès. Celui qui peut transformer un budget conçu comme un empilement de cadeaux faits aux Etats en véritable arme contre la crise."

Dernier point, le texte demande une révision à mi-parcours de ce cadre budgétaire établi pour sept ans, afin de permettre au nouveau Parlement élu en 2014 d'endosser un budget qu'il aura contribué à élaborer. L'idée est aussi de pouvoir accompagner un éventuel redémarrage de la croissance.

"C'ÉTAIT L'ÉPREUVE DU FEU, ET LE PARLEMENT EST TOUJOURS DEBOUT"

Avec le vote de mercredi va s'ouvrir une difficile négociation avec les dirigeants des Vingt-Sept, désireux de garder la main sur l'élaboration du budget en même temps qu'un œil sur une application stricte des règles d'austérité. L'affrontement s'annonce dur, tant est vive l'insatisfaction: "Il n'y a rien dans les conclusions du Conseil qui réponde aux préoccupations exprimées par le Parlement depuis plusieurs semaines. Négocier sur cette base, c'est déjà trop", prévient Ivaïlo Kalfin, socialiste bulgare, vice-président de la Commission du budget, qui fera, à ce titre, partie des cinq négociateurs mandatés par le Parlement.

La question des 17 milliards d'euros d'impayés, qui placent de fait l'Union en situation de déficit, ce que lui interdisent les traités, constitue un premier casus belli à régler avant même d'entrer dans le vif des négociations. Un engagement des Etats sur les ressources propres apparaît aussi nécessaire.
Alain Lamassoure, qui dirigera l'équipe de négociateurs, reconnaît qu'"il faudra ensuite lâcher un peu sur chacun des points évoqués dans la résolution sans en abandonner aucun".

Mais le rapport de force n'est pour une fois pas défavorable au Parlement, malgré la proximité des élections européennes, en mai2014, qui rend une partie des parlementaires nerveux quant à leur investiture. La large majorité obtenue mercredi par la résolution montre que la menace d'un veto du Parlement est bien réelle, puisqu'il faudra in fine que 378 députés valident le cadre financier pluriannuel. Seule une partie du groupe majoritaire, celui de la droite (PPE), a tenté d'atténuer la vigueur de la résolution en lui ôtant le terme "rejet".

Mais la manœuvre a échoué et les frondeurs, majoritairement des eurodéputés polonais craignant de renverser un accord très favorable à leur pays, s'y sont ralliés.

"C'était l'épreuve du feu, et le Parlement est toujours debout", se réjouissait après le vote M.Lamassoure, qui prenait un plaisir non dissimulé à rappeler que le temps joue contre les Etats puisque, en cas de désaccord, les règles de 2013 s'appliqueront automatiquement pour 2014... soit des montants supérieurs à ceux négociés en février par les chefs d'Etat et de gouvernement.
Mercredi, les parlementaires cachaient d'ailleurs mal leur satisfaction d'avoir réalisé un "coup", alors que leur institution est volontiers moquée pour sa faiblesse. Le président du Parlement, le socialiste allemand Martin Schulz, évoquait "un grand jour pour la démocratie européenne", tandis que la Française Catherine Trautmann (PS) saluait "un acte fort, surtout vu les pressions qui se sont exercées".

"Le but n'est pas de montrer les muscles pour montrer les muscles, relativise la députée bulgare (PPE) Mariya Gabriel. Après le Conseil, chaque premier ministre est rentré chez lui en clamant "J'ai gagné!". On a voulu rappeler que l'ambition européenne avait été oubliée en chemin."

"De toutes les grandes batailles que le Parlement a menées, celle-ci est sans doute la plus importante, estime quant à lui le chef de file des libéraux, le Belge Guy Verhofstadt. A la fois pour obtenir un budget plus efficace dans la crise et pour changer en profondeur la nature de l'Union."

 

Lire aussi (édition abonnés) l'analyse de Philippe Ricard Strasbourg : la crise d'identité d'un Parlement en quête d'émancipation et de crédibilité

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 01:07

Le basculement de l’impérialisme français vers le terrorisme


Vendredi 15 Mars 2013


L’impérialisme français ne sert plus la France.
L’impérialisme français ne sert plus la France.

Le combat a changé de nature mais la finalité reste la même: la domination sur un territoire pour le contrôle de ses ressources et/ou pour sa position géostratégique. Notre monde est toujours dans une logique d’affrontement empire contre empire et la France n’incarne plus une troisième voie chère à De Gaulle mais fait partie intégrante d’un empire. Est-ce le bon chemin pour notre pays?

 

La France au service du terrorisme!

Nos soldats ne meurent plus pour la France.

Nos soldats ne meurent plus pour la France.

La France a basculé d’un état impérialiste souverain à celui de valet d’un empire terroriste! Dans les deux cas la situation des populations autochtones n’est pas brillante je vous l’accorde, mais du point de vue de la situation géopolitique mondiale de la France ce n’est pas la même chose.
Diriger son propre empire signifie être maître chez soi…et chez les autres. Notre pays avait les moyens de décider pour lui-même ce qui était bon pour lui même si cela était au détriment des populations je le rappelle. Les ressources que l’on exploitaient sur le territoire conquis et soumis servaient uniquement à l’enrichissement de notre pays qui a pu ainsi assurer son développement industriel. Cette situation politique était concevable car l’empire français devait affronter d’autres empires aussi voraces que le sien.

Aujourd’hui la situation a changé, la France a intégré un empire plus gros que lui et travaille donc à son enrichissement et à assurer la pérennité de ses ressources et ce n’est plus la même chose. Nous ne sommes plus les premiers servis, nous dépendons du bon vouloir des hautes autorités impérialistes qui siègent à Washington et Tel Aviv. Nos actions militaires ne sont donc plus prises par la volonté de défendre nos intérêts prioritairement mais ceux de l’empire americano-sioniste, l’empire occidental.
Participer à l’expansion et à la consolidation de cet immense empire coûte cher et pas qu’à la France, il faut donc développer d’autres moyens d’actions moins gourmands en déploiement militaire et entretien de bases hors sol. C’est pour cette raison essentielle, alors que nous sommes en période de récession budgétaire « grâce » à la crise de la dette souveraine ( rendons à Rohtschild ce qui appartient à Rohtschild! 1 ), que notre projection militaire impérialiste change de forme. Nous ne déployons plus nos armées, de moins en moins, mais nous investissons dans l’assistance terroriste contre des nations souveraines qui n’ont pas choisi pleinement d’intégrer notre empire. C’est ce que nous dit notre président valet américain:

Évidemment toute notre propagande médiatique trouve cela tout à fait normal et même l’encourage fortement! 2 . Et nous savons pour qui roulent les médias…

L’impérialisme est aussi religieux.

Le pape et son armée occulte travaille à l’impérialisme occidental

Le pape et son armée occulte travaille à l’impérialisme occidental

 

L’empire occidental pour asseoir sa domination sur ce vaste ensemble s’appuie sur deux mamelles essentielles: la présence militaire constante et la domination religieuse. C’est ainsi que le Vatican sert d’impérialisme politique surtout depuis Vatican II où l’on peut dire qu’il a fait son coming out en se mettant tout entier au service de la république universaliste juive. Le Vatican malgré toutes ses vicissitudes est une arme redoutable au service de l’impérialisme americano-sioniste et l’élection du nouveau pape jésuite en est la plus parfaite illustration. C’est le couronnement tant attendu par une organisation secrète, les jésuites, qui ont œuvré en silence pour défendre l’impérialisme romain via le symbole papal mais non les préceptes du Christ. C’est là toute sa malignité que de faire croire qu’elle est au service du Christ alors qu’elle agit pour des intérêts mondialistes juifs. D’ailleurs sa toute première lettre a été envoyé aux autorités juives pour les assurer de la continuité du grand œuvre mondialiste…3

L’élection de ce pape sud-américain fortement associé aux purges des régimes dictatoriaux est aussi un signe annoncé au continent sud-américain disant que celui-ci doit réintégrer la sphère de l’empire occidental judéo-chrétien 4 . Une semaine après la mort de Chavez l’élection de ce pape réactionnaire est un symbole puissant.

La France au service de l’inversion des valeurs.

L'inversion des valeurs c'est le satanisme.

L’inversion des valeurs c’est le satanisme.

Il faut donc noter que la France qui dit défendre les valeurs de la démocratie et de la liberté, bafoue entièrement ces valeurs en s’en prenant à un état souverain et à un peuple souverain. L’agression en Syrie, après celle qui a eu lieu en Libye et avec l’opération au Mali, est le signe que la France est au service du terrorisme et non des droits humains comme l’empire aime à la dire. L’exemple de la crise des malouines est édifiant sur ce point: voilà un territoire que l’empire a colonisé par la force et qui appartenait de plein droit à l’Argentine (comme Gibraltar à l’Espagne…). Pour empêcher celle-ci de revendiquer ce territoire l’empire a fait voter les colons pour leur demander s’ils souhaitaient abandonner leur statut! Le résultat était connu d’avance 5 . Ainsi l’empire respecte ou piétine le droit des peuples lorsque ça l’arrange. Est-ce cela défendre les droits humains? Nous voyons bien que tout cela n’est qu’une mascarade destinée à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Dans le même temps l’empire a bien compris les dangers « humains » qu’apporte l’être humain dans un ensemble militaire. Comment croire que des français musulmans vont affronter l’Islam sur le terrain au service de l’empire? De même si on demandait aux militaires français de prendre d’assaut le Vatican ça heurterait quelques consciences religieuses! Les armées n’étant plus « homogènes » ne seront plus contrôlables et c’est pourquoi le désengagement militaire traditionnel est en marche 6 . Mais attention les opérations seront d’une autre nature. Au plus haut niveau des conférences sur le besoin de sécurité ont lieu qui définissent une nouvelle donne sécuritaire en préconisant notamment le défaussement de la puissance militaire de l’état vers des milices privées et l’emploi massif de nouvelles technologies  (drones, robots notamment) pour remplacer l’humain 7 . Le désengagement militaire massif ne signifiera donc pas affaiblissement sécuritaire seulement cela change de nature en passant aussi de la sphère publique, donc sous contrôle souverain du peuple, à la sphère privée où le peuple n’aura aucune emprise sur les actions. Ainsi comment savoir si ces milices privées défendent les intérêts de la France ou bien d’un consortium privé?

 

Le passage d’une armée de métier à une armée de mercenaires est le signe que nous changeons de nature, nous basculons dans le champ militaire du terrorisme appliqué aux situations géopolitiques. Les gouvernants n’auront même plus à justifier de leur action auprès du peuple et de ses représentants car tout cela sera occulté. La guerre vue de loin ne nous concernera pas et donc ne heurtera plus nos consciences. Nous pourrons donc continuer à regarder notre TV en se disant fier d’ignorer ce que fait notre gouvernement « parce que la politique on s’en fout ». Facile. Facile de dire cela alors que des milliers, des millions de personnes dans le monde seront dépendantes de ce je m’en foutisme. Ces populations qui espéraient encore que la France soit un régulateur sur la scène mondiale pour faire respecter des valeurs humaines en seront pour leurs frais.

http://lecitoyenengage.fr/

 

http://www.alterinfo.net/Le-basculement-de-l-imperialisme-francais-vers-le-terrorisme_a87915.html

 

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 15:40

 

Le triomphe du mensonge et de l'injustice

Par Bernard Desgagné. Il vaudrait beaucoup mieux que la justice internationale n'existe pas, car elle constitue en fait une grave forme d'injustice. M. Gbagbo est un grand démocrate et un homme de dialogue, de progrès et de paix. Il a été victime d'un coup d'État sanglant orchestré par les dirigeants mafieux de l'OTAN, en particulier M. Sarkozy, pour mettre au pouvoir un partenaire de l'ordre mondial néolibéral, M. Alassane Ouattara.


L'armée privée de M. Ouattara, les Forces nouvelles, est une armée d’analphabètes soutenus par la France depuis 2002. Elle sévit encore aujourd'hui en Côte d'Ivoire sous le nom de FRCI. Pas une semaine ne passe sans que les FRCI ne commettent des exactions et des violences. Le racket et la contrebande sont leurs principales activités et sources de revenus.

M. Sarkozy, M. Ouattara et beaucoup d'autres chefs d'État devraient être jugés pour leurs crimes de masse, si une véritable justice internationale existait. Les partisans de ces sinistres personnages n'ont qu'une seule stratégie : le déni et les mensonges. Ils passent leur temps à accuser leurs victimes des crimes qu'ils ont eux-mêmes commis au vu et au su de tous. Ils misent sur la complicité des médias, qui répètent constamment les mêmes mensonges et qui ne donnent qu'occasionnellement la parole à leurs contradicteurs. Tout est affaire de pondération dans les médias : une vérité dite une fois ne fait pas le poids devant un lavage de cerveau systématique où les mensonges sont répétés des milliers de fois.


La justice internationale donne les mêmes résultats partout, que ce soit en Côte d'Ivoire, au Rwanda ou en RDC : c'est le triomphe du mensonge et de l'injustice. La justice n'est qu'un concept qui ne vit encore que dans l'esprit des hommes de bonne foi, dont le président Laurent Gbagbo fait partie. Dans la réalité, il n'y a pas de justice. Il n'y a que l'argent, les fusils et les rapports de force. 

M. Assad, le président de la Syrie, l'a compris. Il ne discute pas avec l'OTAN et les médias menteurs occidentaux. Il achète des missiles russes et empêche l'OTAN de lui faire ce qu'elle a fait à Gbagbo et Kadhafi. C'est le seul argument que comprend l'OTAN, qui ne s'intéresse aucunement à la justice, à la démocratie et au respect des droits de la personne et qui n'est que le bras armé des parasites et des pillards du grand capital apatride basé à Wall Street.

La seule conclusion possible est qu'il ne sert à rien de discuter. Il faut s'armer et résister. Puis, un jour, il faudra éliminer pour de bon les agresseurs qui ensanglantent l'humanité depuis Hiroshima. Après, nous pourrons reparler de justice, internationale ou pas.

 

suite ici :

 

http://regardssurgbagbo.net/content/le-triomphe-du-mensonge-et-de-linjustice

 

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Dernières infos non alignées nous venant de Russie (VIDEO) :

http://www.prorussia.tv/Journal-hebdomadaire-de-Voix-de-la-Russie-11-mars-2013_v208.html

 

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