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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 03:02

 

Auteur : Michel L'Homme - Source : www.metamag.fr

MAIN BASSE AMERICAINE ET ISLAMIQUE SUR LE MALI - Quelle capitale dicte la politique étrangère de la France ?

 

Quelle capitale dicte la politique étrangère de la France ?


Mohamed Merah avait souhaité mettre la France à genoux. Elle l’est déjà. Elle l’est, non seulement par sa politique sécuritaire et économique, mais surtout, par sa politique étrangère, qui semble avoir été dictée, sous Nicolas Sarkozy, à Washington ou à Tel Aviv. Au point de nous demander, parfois, s'il n’aurait pas été, de tout temps, un bon agent américain infiltré ?
Après les violents combats qui ont opposé l’armée malienne et les rebelles touaregs au Nord du Mali –ils avaient fait plus de 100 morts, début mars, près de Tessali dans le Nord du Mali- l’armée régulière vaincue, repliée sur Bamako et dirigée par des capitaines putschistes de second rang (trois excellents officiers supérieurs avaient rejoint en octobre la rébellion touarègue) assiste à l’éclatement des divisions du Nord, entre nomades indépendantistes et musulmans intégristes. Ces derniers seraient en train, au prix du massacre impitoyable des rares chrétiens présents, de tortures et d’une politique de la terreur et du chantage pratiquée sur les populations (la charia contre les voleurs) de contrôler Tombouctou et le Nord du pays. 

La France est incapable matériellement et, semble-t-il, moralement d’intervenir militairement, sauf à décréter, irrationnellement, un embargo qui affectera, en priorité, les populations pauvres de Bamako, les familles des Maliens de Montreuil qui, d’ailleurs, ne vont pas manquer, très vite, de réagir et de descendre dans la rue ! Si le but de l’embargo contre le Mali est de couper les approvisionnements d’essence, il faut, en effet, être bien naïf pour ne pas comprendre que, très vite, cet approvisionnement se fera par le Nord, renforçant du coup les réseaux illégaux, c’est-à-dire la logistique et les finances des rebelles.
Que Paris vire Juppé et Longuet, rappelle Talleyrand et Foccart
La diplomatie française de Sarkozy-Bhl-Juppé est au tapis. Le Mali, comme l’a bien souligné Jean Bonnevey, est la conséquence directe de l’intervention en Libye et du « printemps islamiste » qui l’a suivi. Depuis, la France paraît avoir été ingénue, régie par la politique de l’émotion médiatique ou, alors, elle s’est faite tout simplement manipulée en beauté par des intérêts pétroliers et américains. Dans le premier cas, naïveté ou angélisme politique du Quai d’Orsay et d’un Ministre escroc à l’ego démesuré, nous avons de quoi nous inquiéter. En réagissant en direct sur n’importe quelle déstabilisation orchestrée (Libye, Syrie), la France se prive de toute vision géopolitique à long terme et, surtout, du réalisme, forcément machiavélique qui doit animer pourtant toute vraie politique étrangère.

Que Paris vire Juppé !
Cela fait plus d’un an que quatre Français sont détenus dans la région. Ils sont retenus par la katiba (phalange) Tareq Ibn Zyad, dirigée par Hamadou Abid Aboud Zeid, au nord du Mali, dans la région montagneuse du Timétrine, au nord-ouest de l’Adrar des Iforas. L’AQMI (branche d’Al-Qaida au Maghreb) y a sanctuarisé sa zone. Depuis la guerre en Libye, les groupes intégristes musulmans, qui gravitent autour de l’AQMI, mais aussi les rebelles touaregs, ont été lourdement armés et renforcés par la venue de combattants enhardis, à peu près 400, anciens khadafistes, prêts à en découdre, entre autres, avec la France, accusée de haute trahison. La religion est forcément, culturellement, le moteur identitaire de ces groupes disparates. Mais, il ne faut pas non plus se voiler la face, leurs motivations profondes demeurent surtout l’argent. 

Des otages pour de l'argent !
Le Nord du Mali, territoire des Touaregs, ces anciens marchands d’esclaves florissants, est devenu comme elle l’a toujours été, la zone de tous les trafics, y compris de la cocaïne, venue de Bissau et remontant vers l’Europe. Si l’on en croit certaines informations, les Touaregs auraient perdu le leadership de la révolte du Nord. Nous en doutons un peu. Comme à l’accoutumée, un marché a sans doute été conclu. Mais, à qui sert le contrôle idéologique du Nord, qui n’est pas seulement une poudrière de barbaresques, mais surtout une réserve de matières premières, en particulier du pétrole, récemment découvert par Total ? 
Contrôle des ressources: la France dindon de la farce 
Si Al-Qaïda n’a souvent été, comme certains bien informés le prétendent, que la « base » manipulée de la CIA dans le monde musulman, alors, nous n’avons pas simplement affaire à une montée de l’islamisme radical au Mali, mais à l’éviction indirecte de la France sur son propre terrain par les Etats-Unis, la Chine étant embusquée derrière les barbelés (voir ses prêts à taux zéro au Niger et le gaz qu’elle y a découvert) et ce, dans une véritable course aux matières premières (les régions inexplorées du Nord du Mali renfermeraient des mines d’uranium, du gaz à la frontière de la Mauritanie et du pétrole). 
Il faut savoir que la couverture satellitaire très précise de la région est assurée par les Etats-Unis et que ceux-ci ne transmettent pas nécessairement ses images aux services français et même, parfois, s’y refusent ouvertement ! Enfin, le capitaine Amadou Haya Sanogo, chef des rebelles et nouvel homme fort du Mali arbore fièrement sur son uniforme l’écusson des Marines américains. Il a été formé non seulement à Fort Benning en Géorgie mais, surtout, il a reçu une formation d’officier du renseignement sur la base moins connue de Fort-Wachica en Arizona.

Or et phosphates parmi les richesses du Mali
Les islamistes du Nord du Mali sont issus, en partie, des groupes algériens djihadistes, du groupe salafiste pour la prédication et le combat (ex-GSPC). Ces groupes ont, ensuite, été absorbés par Al-Qaïda, dans la volonté de cette dernière de rapprocher sa ligne de front avec l’Occident. Leur repaire, c’est le Sahara, grand comme 15 fois la France et partagé par dix pays riverains. Leur but : recruter de nouveaux « fous de Dieu », procéder à des coups de main (rançons d’otages et même hold-up comme celui du port de Nouakchott et ses 4 millions d’euros), s’approvisionner en armes grâce aux multiples trafics qui sont opérés dans cette immense zone grise. Le désert malien est la zone d’entraînement des combattants, l’armée malienne étant incapable de la contrôler et le gouvernement civil aujourd’hui déchu de Touré, complètement corrompu (on raconte dans certains milieux informés que des billets numérotés d’une rançon française pour la libération d’otages libérés auraient été retrouvés dans le sac à main de la première dame, lorsqu’elle faisait ses achats à Paris !). Touré, grand ami de l’Algérie, n’a-t-il pas, toujours, joué un double jeu avec Paris, sécurisant, par exemple, les routes ou les convois du trafic de drogue entre Bamako et le Nord ? L’Algérie, véritable clef du problème malien avec ses 2 000 km de frontières communes. 
Concrètement, les islamistes paient trois fois le prix des bidons de 200 litres d’essence, qu’ils enterrent dans le sable. Leur ravitaillement est prédisposé sur plusieurs itinéraires. Les membres des katiba affectionnent les Toyota à grosse cylindrée de 4,5, équipées de mitrailleuses de 12,7mm, mais aussi d’appareils de navigation GPS, qui permettent aux hommes de localiser des caches secrètes d’eau et de vivres dans les vastes étendues de sable. Dans chaque petit groupe, un « ingénieur » est chargé des communications grâce à des mails codés, envoyés par des ordinateurs couplés à des téléphones satellitaires. 
En Libye comme au Sahara, les Américains voient tout
Seul, les Etats-Unis ont les moyens logistiques de tout contrôler. En 2004, lors de la traque de l’islamiste algérien Ammari Saïfi, les Marines américains ont poursuivi, avec des combattants des forces spéciales algériennes, les bandes djihadistes sur la frange de 5 000 km que les Américains appellent la « ceinture d’instabilité » : minorités insoumises, faillite économique, sécheresse et famine récurrentes, dégradation environnementale. D’ailleurs, au même moment où éclate la crise malienne (lâchage de Touré par la France ou par les USA ?), les services de l’ONU lancent un appel de détresse, au sujet de la famine sahélienne où se prépare, pour les semaines à venir, une véritable catastrophe humanitaire. 

En fait, la France n’a pas compris la nouvelle guerre du XXIème siècle, la guerre en réseau, cette forme de combat dans laquelle agents de renseignement et militaires américains collaborent avec les forces armées locales et autres groupes clandestins, mercenaires privés et bandes mafieuses. La France est, de fait, larguée par la qualité de la surveillance électronique américaine, la coordination du renseignement humain et des données satellitaires, ceci en Afrique, sur sa chasse gardée mais aussi, aussi sur son propre territoire (les câbles Wikileaks de l’Ambassade des Etats-Unis à Paris, la troublante affaire Merah, les réseaux de vente et d’achat d’armes de guerre en banlieue).
Enfin, comment ne pas voir, aussi, que la partition du Mali, en cours, est la conséquence directe de celle du Soudan, avec ce rêve, devenu réaliste, de la remise en question des frontières africaines artificielles issues de la colonisation. Après tout, le Nord du Mali devient un Etat touareg et un peuple, fut-il nomade, choisit « librement » son destin ! En validant le précédent du Sud-Soudan, là encore avec d’évidentes arrière-pensées pétrolières, les Occidentaux ont ouvert la boîte de Pandore qui permettrait, à terme, de remodeler l’Afrique sur des considérations ethnico-culturelles, plus conformes à son histoire et seule voie de stabilité pour le continent. 
Pour une Europe des peuples en Afrique 
Seul, ce long processus de redéfinition des frontières internes assurera la vraie maîtrise de leur continent par les Africains (lire à ce propos les analyses anciennes de l’africaniste Bernard Lugan) et, en même temps, la sécurité pour les puissances américaine ou chinoise plus pragmatiques dans la gestion des territoires outre-mer. Qu’importe, au fait, qu’ils soient fanatiques si les puits sont bien gardés et l’acheminement des extractions minières sécurisées ! 
Les vieilles frontières coloniales n’ont de toute façon pas de sens en Afrique et sont perpétuellement violées dans les faits. Il n’y a pas de principe d’intangibilité des frontières en plein désert. Au Sahel, on passe même d’un pays à l’autre sans s’en rendre compte ! Déjà, on a redessiné le Soudan, la Somalie, le Maroc avec son Sahara Occidental autonome, l’Erythrée. Il faut poursuivre et, peut-être, envisager, dès maintenant, une conférence internationale sur ce sujet tabou, discuter de la question de manière décomplexée et refondre la carte africaine. 

Après la Lybie, la Tunisie, Sarkozy porte la poisse à ses invités
Finalement, le Petit Prince a grandi. Il ne dira plus "S’il te plaît, dessine-moi une frontière", mais "redessinons-nos frontières !" Pourquoi la France, au lieu de s’arc-bouter dans la peur et dans l’inquiétude, ne tenterait-elle pas de proposer et de réussir ce remodelage pacifique de tout un continent ? Ne disposerait-elle pas encore de diplomates compétents, après avoir limogé toutes les têtes qui dépassent du Quai d’Orsay et de la Défense ? Serait-elle encore une fois tétanisée et paralysée par son immigration intérieure, comme celle des Maliens de Montreuil ? 
Elle devrait pourtant, avec l’Union Européenne, proposer cet objectif : aider les Africains à modifier leurs frontières nationales internes au lieu de craindre arbitrairement une islamisation improbable de tout le continent. Les Européens ont là un double rôle historique à jouer : d’une part, ce sont eux qui ont inventé l’Etat-nation et l’ont exporté brutalement en Afrique par la colonisation. Mais, d’autre part, ce sont eux qui ont aussi inventé l’intégration régionale pacifique qui a dépassé, en l’intégrant pacifiquement dans une entité plus vaste, ce même Etat-nation, faisant des frontières non des barrières mais des interfaces, au sens informatique du terme. 
Si les Européens ne font rien au Mali, pour le pacifier diplomatiquement, c’est peut-être en effet une autre crise systémique globale qui va clore la domination française sur le Sahel, tandis que les Etats-Unis, à trop jouer avec le feu, finiront par perdre les « marches arabes » de leur empire au profit de la Chine, neutre religieusement parlant, mais principal prêteur bancaire de la région. A Paris, Alain Juppé et Gérard Longuet ne semblent pas sortir de leur torpeur intellectuelle et de l’illusion qui consiste à croire qu’il existe encore un leadership américain : ils paraissent incapables d’avoir des visions à long terme et de reprendre la main. On appelle cela une fin de règne mais aussi, sans doute, la fin d’une époque, l’enterrement de la "Françafrique" si décriée. La France n’est plus puissante en Afrique. Mais les Africains le sont, plus que jamais, à Paris.


http://www.metamag.fr/metamag-756-MAIN-BASSE-AMERICAINE-ET-ISLAMIQUE-SUR-LE-MALI-Quelle-capitale-dicte-la-politique-etrangere-de-la-France--.html

 

Voir aussi :

 

 

Hervé Juvin : « Le temps des assassinats au nom de la colonisation financière ne fait que commencer »..

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/04/05/herve-juvin-le-temps-des-assassinats-au-nom-de-la-colonisation-financiere-ne-fait-que-commencer/

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 02:53
Des policiers pendant une manifestation à Athènes le 24 mars 2012

Des policiers pendant une manifestation à Athènes le 24 mars 2012

http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Insolite/La-Grece-met-ses-policiers-en-location-pour-cause-d-austerite

La Grèce met ses policiers en location pour cause d'austérité

 

Policier à louer, 30 euros de l'heure: quiconque en a les moyens peut désormais en Grèce demander le renfort des forces de l'ordre et de leur matériel, a indiqué dimanche le ministère de la Protection du citoyen. Cette innovation vise à regonfler les caisses publiques.

Le ministère a confirmé dans un communiqué l'adoption fin mars d'une décision ministérielle en ce sens, "dans le but d'amortir le coût d'utilisation du matériel et des infrastructures de la police et de les moderniser".

Cette réforme, qui avait été adoptée en catimini, venait d'être révélée par l'hebdomadaire dominical à sensation "Proto Thema", y compris, selon une source policière, au ministre en exercice récemment nommé, Michalis Chryssohoidis, qui a peu apprécié de n'avoir pas été informé en temps voulu.

Selon "Proto Thema", la facture varie de 30 euros de l'heure pour un policier, ou 40 pour une voiture de patrouille, à 200 euros pour une vedette ou 1500 pour un hélicoptère.

"Cas exceptionnels"

Cette location ne concernera que "des cas exceptionnels" et ne recevra l'aval requis que si elle ne réduit pas les capacités opérationnelles du corps, a toutefois tenu à préciser le ministère. La gamme de services offerte va de "l'escorte de transports de matériaux dangereux ou d'oeuvres d'art", à "l'accompagnement de personnes" ou le tournage de films.

Ces services étaient "offerts gratuitement" depuis des années, souligne le ministère, de fait régulièrement accusé ces dernières années d'accorder, en tout favoritisme et en toute opacité, des protections policières coûteuses à l'élite politique et économique du pays.

Le ministère se prévaut aussi de ce que cette pratique serait répandue "dans bon nombre de pays de l'Union européenne".

 


http://www.romandie.com/news/n/La_Gr_met_ses_policiers_en_location_pour_cause_d_austt_RP_080420122257-26-159155.asp

 


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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 17:00

 

 

(Un exemple à suivre !) Italie: Un avocat a déposé une plainte contre le Président, le Premier ministre, tous les ministres et tous les membres du parlement,  pour atteinte à l'intégrité du pays !


 

Napolitano-Monti-cbc08.jpg Un avocat de Cagliari, Paola Musu, a déposé une plainte formelle contre le Président, le Premier ministre, tous les ministres et tous les membres du parlement.


Les infractions discernables, comme indiqué dans le document déposé auprès du Procureur de la Cour de Cagliari, sont les suivantes:

 

 

- Atteinte à l'intégrité, l'indépendance et l'unité de l'Etat;

- Les associations subversives;

- Attaque sur la Constitution de l'Etat;

- Usurpation du pouvoir politique;

- Attaque sur les organes constitutionnels;

- Attaque sur les droits politiques des citoyens;

- Conspiration politique par voie d'accord;

- Conspiration politique par association;

La première violation, selon l'avocat Paola Musu, serait l'article 1 de la Constitution: "L'Italie est une république démocratique fondée sur le travail. La souveraineté appartient au peuple et est exercée de la manière et dans les limites de la Constitution. "

La plainte continue: «Le contenu essentiel de la souveraineté d'un peuple est donné par leur souveraineté en matière de politique monétaire, budgétaire et économique: C’est à travers ses outils qu’un peuple détermine son destin. »

La souveraineté monétaire désormais n'appartient plus au peuple italien, mais à la Banque centrale européenne.

Ci-dessous, le texte intégral de la plainte par Paola Musu, qui jusqu'à présent a trouvé le soutien de la journaliste  Paul Barnard .

 

Alexander Doyle pour WikiStrike

 

Italie: Un avocat a déposé une plainte contre le Président, le Premier ministre, tous les ministres et tous les membres du parlement, pour atteinte à l'intégrité du pays !.

 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 16:51

 

     

       

Eglise populaire et théologie de la libération

 

Option préférentielle pour les pauvres

Que signifie l’expression « option préférentielle pour les pauvres » ?

 

L’expression « option préférentielle pour les pauvres » ou « option prioritaire pour les pauvres » est d’origine latino-américaine. Elle vient en premier lieu d’un courant de théologie qu’on appelle « théologie de la libération ». Elle est issue aussi des réflexions, dans les années 1960-1970, de la Conférence Épiscopale d’Amérique Latine et des Caraïbes qui a beaucoup travaillé à donner une priorité aux milieux sociaux les plus pauvres et les plus nécessiteux. Cette expression a été intégrée officiellement à l’enseignement social de l’Eglise par le Pape Jean-Paul II. Mais que signifie-t-elle réellement et qui sont les pauvres ?


En 1962, peu avant l’ouverture du Concile Vatican II, le Pape Jean XXIII avait déclaré que : « L’Eglise se présente telle qu’elle est et veut être : l’Eglise de tous et particulièrement l’Eglise des pauvres ». L’expression « option prioritaire pour les pauvres », qui nous vient du continent latino-américain, manifeste justement l’engagement de l’Eglise en faveur des pauvres. Dans les années 1960, l’Amérique latine était profondément marquée par la présence massive des pauvres. C’est l’époque où sévissaient de nombreuses dictatures qui utilisaient des méthodes répressives à l’égard des mouvements populaires. C’est dans ce contexte que les chrétiens se sont mis à penser la foi chrétienne en l’articulant à une pratique sociale et politique qui favorise la libération des pauvres. La Bible est-même était lue et relue à partir de la situation des pauvres. Dans les villages et quartiers peuplés de pauvres, se mettent en place les « Communautés Ecclésiales de Base » (CEB). Au sein de ces communautés, l’annonce de l’Evangile, la célébration de l’Eucharistie et les attitudes de vie se rejoignent dans un témoignage communautaire. La priorité est donnée à l’accompagnement des couches sociales les plus démunis dans la prise en charge de toute leur vie. L’option pour les pauvres est ainsi prise. Mais qui sont les pauvres ? Si on regarde dans les textes majeurs de l’Eglise, on trouve de nombreux éléments, de nombreuses références, qui précisent que les pauvres sont ceux qui souffrent de conditions inhumaines en matière d’alimentation, de logement, d’accès aux soins, à l’éducation, à l’emploi et aux libertés de base. Il s’agit d’une privation grave de biens matériels, sociaux, culturels. Une privation qui porte atteinte à la dignité de la personne. Et comme la pauvreté comporte de multiples dimensions, sont considérés comme pauvres par l’Eglise, tous ceux qui sont opprimés, les marginaux, les personnes âgées, les malades, les petits, tous ceux qui sont traités comme les « derniers » dans nos sociétés. La pauvreté ne se limite donc pas à la pauvreté matérielle. Il y a aussi la pauvreté relationnelle, la pauvreté morale et spirituelle. En fonction des circonstances et des lieux, seront nommés aussi pauvres, les femmes victimes de discrimination et de violence, les enfants, les sans-terres, les sans-abri, les migrants, les réfugiés, les minorités ethniques, etc. Ce qui justifie cette option prioritaire pour les pauvres est lié au cœur même de la foi chrétienne, qui invite le chrétien à imiter la vie du Christ. En effet, Jésus-Christ s’est identifié d’une façon spéciale aux plus pauvres (Cf. Mt 25, 40). Dans la personne des pauvres, il y a une présence spéciale du Fils de Dieu qui impose à l’Eglise une option préférentielle pour eux. Cette option n’implique pas un rejet de ceux qui ne seraient pas pauvres. Il s’agit seulement de se rendre compte que les pauvres ont la première place dans les préoccupations des croyants. C’est une option qui s’étend au vaste champ de nos responsabilités sociales et concerne les décisions que nous prenons au sujet de l’usage des biens. C’est dire combien, nous avons à travailler pour changer les structures économiques et sociales qui favorisent la pauvreté. Car, finalement, l’option pour les pauvres est l’expression de la justice et de la charité au sein des relations entre les hommes dans la société. Donc, d’origine latino-américaine, l’option préférentielle pour les pauvres est l’affaire de tous !

 

Jean-Paul Sagadou


Assomptionniste

jpsagadou@yahoo.fr

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 16:31

 

Libye – Les nouveaux pauvres “sans-abris” dont on ne donne aucune explication

Publié le7 avril 2012

7

 

Kadhafi le panafricain

 

Avant la guerre en Libye et les accusations scélérates contre le régime du frère guide Mouammar Kadhafi, il y avait un peuple fier. En Jamahariya arabe libyenne, le peuple mangeait à sa faim, ne manquait de rien et puis, l’ennemi entra pour créer le chaos. On entendait que le bruit et la fureur. Mais, aujourd’hui, après l’assassinat morbide du frère guide, ceux qui étaient sensés apporter la soi disant paix et la liberté passent leur temps à sécuriser les zones où ils exploitent les ressources gazières et pétrolières en Libye. Et le peuple dans tout ça ?


Aujourd’hui donc, les seules nouvelles en provenance de Libye ne concernent que des heurts entre milices, entre Libyens. Ils s’entretuent alors que les Occidentaux, eux, se servent à satiété sans aucun partage. Une nouvelle classe de libyens est née après ce conflit sanglant, ce sont les sans abris. Dit en passant, sous Kadhafi, chaque Libyen avait droit au logement. C’était une obligation et le Gouvernement y participait. Hélas, cette catégorie, à défaut d’avoir un logement aujourd’hui, squatte, qui, dans les maisons laissées vides, qui, dans les anciennes bâtisses de l’ancien régime inexploitées, qui, à Bab Azizia l’ancien palais du frère guide, dont les médias font les choux gras.


Alors que les vrais nouvelles qui viennent de Libye concernent ces morts par centaine à travers le pays, de Sheba à Tawargha en passant par Ragdalein et Zwara etc, la presse « mainstream » parle des squatteurs qui ont “enfin le courage” d’aller à Bab Azizia. Au lieu de parler de la précarité et de la quasi guerre civile provoquée par la France qui conduit à cet état de fait, on s’amuse à re-brocarder un mort, ad vitam aeternam, en l’occurrence Mouammar Kadhafi le « tyran », qui faisait peur, sans toutefois indiquer que sous son règne, les sans-abris n’existaient pas.


Bientôt, puisqu’ils refusent de se déjuger, ils accuseront le frère guide d’être à l’origine de ces nouveaux pauvres dont on ne donne aucune explication sur les causes exactes de leur déchéance. Normal, ainsi va le monde du mensonge, du cynisme et de la propagande. Ils ont détruit la Libye à cause de leurs bas instincts, et ne s’arrêteront jamais, tant que, au sein des peuples qu’ils exploitent, subsisteront des traîtres…

 

http://allainjules.com/2012/04/07/libye-les-nouveaux-pauvres-sans-abris-dont-on-ne-donne-aucune-explication/

 

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Sur ce blog,

 

Le congrès des congrès, avec le MAF au Palais des Congrès de Paris [vidéo]

by Allain Jules

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 16:18

 

Brics_sanctions_US-b90d1.jpg

Samedi 7 avril 2012

Pas de bouton rouge "reset" brandi devant les caméras du monde entier.

Le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique-du-Sud) est un succès discret.

Les jalons sont posés pour que le Mexique et le Vénézuela y adhèrent. Ceci est encore fragile, mais il s'agit d'un succès.

Il faut remarquer que tous les objectifs ont été atteints.


1 . Objectif financier :


Le sommet a pris acte de l'état de composition du système de Breton-Woods qui donne au dollar le rôle de monnaie de référence et de réserve dans le commerce international. Ce système malade depuis 1971, l'est encore plus depuis 2008 (planche à billet avec le doux nom de QE1, QE2 pourquoi pas QE3 (quantitative easing). Ce mouvement de planche à billet ne concerne pas seulement les Etats-Unis mais aussi la Grande-Bretagne et depuis peu la zone euro.

Face à ces pays qui font payer leur inflation par les autres, les pays des BRICS ont officialisé ce qui s'était mis en place depuis deux ans : le commerce en monnaies nationales : rouble-Yuan, Yuan-rouble, réal-yuan etc...l' Inde a ouvert la voie en achetant du pétrole iranien en or qui redevient progressivement une devise internationale.

Il manque à ces initiatives une architecture : le sommet des BRICS a décidé la création d'une banque de développement qui libérera cette zone des politiques du FMI et de la banque mondiale. On connait le FMI mais la banque mondiale un peu moins. Elle sert en gros à financer les projets de développement dont l'échec nécessitera l'appel du FMI et à ses mesures d'ajustement structurel

( pratiquement la mort de faim ou de maladie d'une partie de la population...il faut appeler un chat un chat).

Cette banque de développement s'ouvrira ensuite à d'autres pays comme le Mexique ou le Vénézuela.


 

2 . Objectif économique :


Le sommet des BRICS, pays en forte croissance économique a réaffirmé que la politique ne devait pas interférer avec le développement économique normal, créateur de paix entre les peuples. La construction d'un oléoduc entre l'Iran, le Pakistan, l'Inde puis ensuite la Chine ne peut pas être interrompu par une décision politique des Etats-Unis.

Les Etats-Unis ne peuvent pas imposer un embargo unilatéral à des pays qui achètent leur pétrole à l'Iran. Si les Etats-Unis ou l'Union-Européenne veulent ne pas l'acheter, c'est leur affaire, mais pas celle du reste du monde.

(C'est un échec cuisant pour la diplomatie Clinton-Ashton)


 

  3. Objectif politique :


Le sommet des BRICS, n'a pas été prévu comme organisation politique. C'est donc un changement majeur. Des pays éloignés les uns des autres, aux cultures différentes, trouvent une position politique commune sur deux points majeurs :

- le refus de l'unilatéralisme euro-américain ( cas de l'utilisation de l'arme économique contre des pays de l'axe du mal et de la tyrannie avancée). Le monde est multipolaire et le sera que le veuillent les Etats-Unis où pas.

( On se rappelle une certaine position française en 2002 qui sonne rétrospectivement comme un  baroud d'honneur...depuis 2007, la question de l'indépendance française ne se pose plus !).


- La réaffirmation de l'ONU comme seule et unique instance habilitée à faire la guerre. La Chine et la Russie ayant un veto, le Brésil et l' Afrique du Sud demandant le statut de membre permanent et le siège français étant de plus en plus contesté, le temps travaille pour les BRICS dans cette configuration.

Une motion contre l'ingérence occidentale en Syrie a montré le caractère politique nouveau de cette organisation.

 

Face au FMI et à la Banque Mondiale et les 1,5 à 2 quadrillons de dollars de produits dérivés qui risquent d'exploser, les BRIC devenus les BRICS avec l'entrée de l'Afrique-du-Sud et qui devrait rapidement devenir les BRICSM avec l'entrée du Mexique anticipent leur salut. Tant pis pour l'Europe incapable de se dégager des incompétences notoires qui restent en place et du citoyen occidental incapable de réagir.

Le reste du monde solvable et productif construit ses digues et coupe le monde en deux :

 le monde cancéreux-virtualiste et le monde productif solvable.

( Comme tout cancer, le monde transatlantique va essayer d'envoyer ses métastases dans le reste du monde)


Il suffira que la zone BRICS ne reconnaisse pas les produits dérivés et déclare leurs monnaies non convertibles pour procéder dans leurs pays du moins, à l'apoptose du système financier basé sur le dollar.

Ce "il suffit" porte en germe une guerre à mort..!

Personne n'a osé jusqu'alors engager les hostilités sans être pulvérisé ou lynché. Il n'y aura pas de déclaration de guerre pour une troisième guerre mondiale : Il suffira qu'une banque centrale annonce qu'elle n'accepte plus le dollar..!


 

Cette union tire sa force de ses complémentarités :


- la Russie de Poutine donne la sécurité militaire . Il n'y aura pas de pillage de l'or et du pétrole lybien au sein des BRICS.( La Russie et la Chine, dans l'esprit du pacte Briand-Kéllogg ont renoncé à la guerre pour résoudre leurs différents).- Une grande victoire pour la paix-.


-  La Chine donne la base économique et financière.

- Le Brésil et l'Inde des réserves de développement considérables (des millions de personnes dont il faut améliorer le niveau de vie)


Il reste à résoudre les différents Inde-Chine sur lesquels comptent "l'empire" pour créer la zizanie, qui groupe la moitié de la population mondiale et le tiers mais probablement la moitié si on compte la VRAIE économie, la production de richesses en vue d'amélioration du niveau de vie de la population. Le groupe transatlantique a déjà créé son économie cancéreuse qui ne sert qu'à répondre aux besoins créés par son cancer. Cette économie qui ne compte pour rien devrait être comptabilisée comme négative et non positive.

 

Comment va réagir le groupe transatlantique (un groupe de mafieux internationaux) à ce défit qui lui est lancé ?


La volonté que ces BRICS n'existent pas est évidente. Après avoir prédit que ces BRICS ne marcheraient pas, que vont faire les bandits occidentaux ?


 

Voir aussi :

 

Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 15:10

Comme cela aurait pu se passer avec l'Organisation de la Francophonie au temps de Mitterrand (elle est retombée dans l'oubli depuis), le sommet des pays en forte croissance économique du 28 mars a pris la dimension politique de résistance à l'empire financier et militaire anglo-américain. Les jalons sont posés pour que le Mexique et le Venezuela y adhèrent. Ceci est encore fragile. Mais il s'agit d'un succès.

La diplomatie chinoise est discrète mais avance ses pions sûrement. Pas de bouton rouge « reset » brandi devant les caméras du monde entier. Le sommet du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique-du-Sud) est un succès discret.

Il faut remarquer que tous ses objectifs ont été atteints et les pièges évités.
1. Objectif financier : le sommet a pris acte de l'état de composition du système de Breton-Woods qui donne au dollar le rôle de monnaie de référence et de réserve dans le commerce mondial. Ce système malade depuis 1971 et encore plus depuis 2008 (planche à billet avec le doux nom de QE1 ou QE2 pourquoi pas QE3 (quantitative easing). Ce mouvement de planche a billet ne concerne pas seulement les États-Unis mais aussi la Grande-Bretagne et depuis peu la zone Euro bien qu'à une échelle bien moindre. Face à ces pays qui font payer leur inflation par les autres, les pays des BRICS ont officialisé ce qui s'était mis en place depuis deux ans : le commerce en monnaies nationales. Rouble-Yuan, Yuan-Roupie, Roupie -Rouble, Réal-Yuan etc … L’Inde a ouvert la voie en achetant du pétrole iranien en or qui redevient progressivement une devise internationale. Il manquait à ces initiatives une architecture : le sommet du BRICS a décidé la création d'une banque de développement qui libérera cette zone des politiques du FMI et de la banque mondiale. On connaît le FMI mais la banque mondiale un peu moins. Elle sert en gros à financer les projets de développement dont l'échec nécessitera l'appel au FMI et à ses mesures d'ajustement structurel (pratiquement la mort de faim ou de maladie d'une partie de la population : il faut appeler un chat un chat). Cette banque de développement s'ouvrira ensuite à d'autres pays comme le Mexique ou le Venezuela.
2. Objectif économique : le sommet des BRICS, pays en forte croissance économique a réaffirmé que la politique ne devait pas interférer avec le développement économique normal, créateur de paix entre les peuples. La construction d'un oléoduc entre l'Iran, le Pakistan, l'Inde puis ensuite la Chine ne peut pas être interrompu par une décision politique des États-Unis. Les États-Unis ne peuvent pas imposer un embargo unilatéral à des pays qui achètent leur pétrole à l'Iran ; Si les États-Unis ou l'Union-Européenne veulent ne pas l'acheter, c'est leur affaire, mais pas celle du reste du monde. C'est un échec cuisant pour la diplomatie Clinton-Ashton.
3. Objectif politique : le sommet des BRICS, comme l'organisation de la Francophonie, n'a pas été prévue comme organisation politique. C'est donc un changement majeur . Des pays éloignés les uns des autres, aux cultures différentes, aux antagonismes parfois biséculaires trouvent une position politique commune sur deux points majeurs :
  • Le refus de l'unilatéralisme euro-américain (cas de l'utilisation de l'arme économique contre des pays de l'axe du mal et de la tyrannie avancée). Le monde est multipolaire et le sera que le veuillent les États-Unis ou pas. On se rappelle une certaine position française en 2002 qui sonne rétrospectivement comme un baroud d'honneur. Depuis 2007, la question de l'indépendance française ne se pose plus.
  • La réaffirmation de l'ONU comme seul et unique instance habilitée à faire la guerre. La Chine et la Russie ayant un veto, le Brésil et l'Afrique-du-Sud demandant le statut de membre permanent et le siège français étant de plus en plus contesté, le temps travaille pour le BRICS dans cette configuration. Une motion contre l'ingérence occidentale en Syrie a montré le caractère politique nouveau de cette organisation.
Face au FMI et à la banque mondiale et des 1,5 à 2 quadrillons de dollars de produits dérivés qui devraient exploser à l'été prochain, le BRIC devenu le BRICS avec l'entrée de l'Afrique-du-Sud et qui devrait rapidement devenir le BRICSM avec l'entrée du Mexique anticipe son salut. Tant pis pour l'Europe incapable de se dégager. des incompétents notoires qui resteront en place engraissés par les impôts, d'une TVA vite à 25 % et du citoyen occidental incapable de réagir. Le reste du monde solvable et productif construit ses digues et coupe le monde en deux : le monde cancéreux-virtualiste et le monde productif et solvable. Comme tout cancer, le monde transatlantique va essayer d'envoyer ses métastases dans le reste du monde. Il suffira que la zone des BRICS ne reconnaisse pas les produits dérivés et déclarent leurs monnaies non convertibles pour procéder dans leurs pays tout du moins à l'apoptose du système financier basé sur le dollar. Ce « il suffit » porte en germe une guerre à mort. Personne n'a osé jusqu'à présent engager les hostilités sans être pulvérisé ou lynché. Il n'y aura pas de déclaration de guerre pour la troisième guerre mondiale : il suffira qu'une banque centrale annonce qu'elle n'accepte plus le dollar.
Cette union des BRICS tire sa force de ses complémentarités : la Russie de Poutine donne la sécurité militaire. Il n'y aura plus de pillage de l'or et du pétrole libyen au sein du BRICS. La Russie et la Chine, dans l'esprit du pacte Briand-Kellogg ont renoncé à la guerre pour résoudre leurs différents. Une grande victoire pour la paix. La Chine donne la base économique productive et financière. Le Brésil et l’Inde des réserves de développement considérables (des millions de personnes dont il faut améliorer facilement le niveau de vie). Il reste à résoudre les différents Inde-Chine sur lesquels comptent l'empire pour créer la zizanie, qui groupe la moitié de la population mondiale et le tiers mais probablement la moitié si on compte la VRAIE économie, la production de richesses en vue de l'amélioration du niveau de vie de la population. Le groupe transatlantique a déjà créé son économie cancéreuse qui ne sert qu'à répondre aux besoins créés par son cancer . Cette économie qui ne compte pour rien devrait être comptabilisée comme négative et non comme positive. L'industrie de la dépolution par exemple n'est pas créatrice de richesse. Elle remet simplement en état ce qui a été détruit sans avoir été compté comme minus. Transférer les problèmes aux générations futures est un artifice comptable. Un économiste peut écrire un livre entier sur ces fausses richesses produites.
Comment va réagir le groupe transatlantique (un groupe de mafieux internationaux) à ce défi qui lui est lancé ? La volonté que ce BRICS n'existe pas est évidente. Après avoir prédit que ce BRICS ne marcherait pas, que vont faire les bandits occidentaux ?
Assassiner les dirigeants ? Ils ont une longue tradition et des réseaux bien en place pour le faire. Corrompre ? C'est leur modus operandi. Attiser les tensions entre membres du BRICS ? Probable ! Follow the money et le pétrole. La Russie ne peut pas être déstabilisée pour l'instant. Reste l'Iran : empêcher à tout prix la construction de cet oléoduc Iran-Inde-Chine via le Pakistan. S'il est construit le bombarder ou le saboter par des « terroristes ». Déstabiliser le Venezuela (élections en vue et cancer de Chavez) ; Prendre le contrôle de l'Azerbaïdjan via Israël. Le conflit entre l'Iran et la Russie à propos de l'Azerbaïdjan date de plusieurs siècles et Israël est en train de construire discrètement une base au Nord de Bakou (d’où bombarder l'Iran ?) Lancer la Géorgie contre la Russie ? Attendu ; Créer un état kurde au nord de la Syrie, Nord-Irak, Ouest de l'Iran et Anatolie Orientale ? Nouvelle idée de Erdogan qui suiciderait la Turquie au passage mais cet empire n'est-il pas prêt à tout pour survivre. (Re)créer des problèmes entre Ukraine et Russie en offrant un partenariat pour le bouclier antimissile à l'Ukraine. C'est déjà fait. Essayer de créer des problème de « droits de l'Homme » avec le Tibet ou l'Asie Centrale chinoise. Pourquoi-pas créer un problème à la Chine par Vietnam interposé (très pro-américain) avec les petites îles de mer de Chine du Sud ? Le Baloutchistan iranien est depuis longtemps sous tentative de déstabilisation sans succès pour l'instant mais ces gens ne comptent ni l'argent ni les années.
L'autre possibilité est que l'empire, sentant que le temps joue contre lui, attaque le groupe eurasien dans son ensemble par une attaque surprise de bombes atomiques. On voudrait croire que c'est impossible mais on y arrive pas. L'intuition s'y oppose. C'est trop dans la logique de ce système mafieux aux abois. Dans ce cas le système transatlantique préférera l'autodestruction de la planète à la perspective de ne pas gagner. La demande d'Obama à Medvedev de lui donner de l'espace jusqu'après sa réélection situerait l'attaque surprise juste avant ou juste après son élection. Les russes ne croient visiblement plus un mot de ce que dit Obama et pointeront leurs missiles thermonucléaires sur l'Europe et les feront partir s'ils sont attaqués. La signification de Poutine au pouvoir est de communication « nous ferons ce que nous disons ».
Les américains et les israéliens ont leurs militaires qui s'opposent à ces politiques sucidaires. La Russie, la Chine et l'Iran sont prêt à répondre à une agression. En France on a une élection.. va-t-on reconduire le CDD d'un président qui a montré ce dont il était capable en Libye, et qui sait (c'est très très trouble !!) a été capable de laisser tuer des militaires, un rabbin et des enfants pour arrêter la campagne et récupérer l'émotion à des fins électorales ? (hypothèse non vérifiée mais quelle coincidence !!).
Les français peuvent enlever le bouton atomique à qui pourrait l'utiliser. Marianne ressemble à ces femmes battues par un sale type qui jurent qu'elles vont le quitter mais qui sont toujours embobinées et qui repartent pour un tour. Cinq ans de plus dans ces années où tous les dirigeants devront avoir à la fois un profond désir de paix et de sauver la planète et des nerfs à toute épreuve est un risque concernant certains candidats.
Le principe de précaution, constitutionnel, s'applique parfaitement à cette élection : la vie des générations future est-elle susceptible d'être impossible à cause des actes de tel ou tel candidat ? A l'âge nucléaire, a-t-on le droit de prendre le moindre risque ?

Source: agoravox

 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 15:36

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390945_254306291291491_100001363671692_622119_1266-copie-2.jpgLA STRATÉGIE  

DE LA PEUR,  

STRATÉGIE    

DES CLASSES 

DOMINANTES.

 

 

 

Lors du rassemblement du 16 mai 2010 au plateau des Glières, j'ai eu la chance d'entendre une parole forte, la parole du juge Serge Portelli, (Vous trouverez ci-après plus d'informations le concernant). Vous trouverez l'intégralité de son intervention sur le site du CRHA.


Ce qui m'avait profondément interpellé était le concept suivant: "Nous ne sommes plus en démocratie, nous ne sommes pas encore dans une dictature (état policier), nous sommes dans un état limite..". Serge Portelli empruntait là un terme à la psychiatrie. Lorsqu’elle désigne "l'état limite" qui sépare l'intention de commettre une action grave au passage à l'acte, ce moment où tout peut basculer.


Il a réaffirmé à cet effet une valeur majeure du Conseil National de la Résistance,  la liberté. 

 

Il ne peut pas y avoir de progrès social sans liberté.

 

L'idéologie qui prévaut aujourd'hui est basée sur la peur. La peur de l'autre, la peur des jeunes, la peur des roms, la peur de l'islam, la peur du terrorisme, etc...


Chaque peur déclenchée dans le corps social est utilisée pour restreindre les libertés fondamentales. Les innombrables fichiers, les tests ADN, les répressions inquiétantes de toutes les manifestations non autorisées. La débauche de moyens sécuritaires pour chaque manifestation autorisée. La débauche de moyens sécuritaires pour chaque déplacement du chef de l'état. La débauche de moyens sécuritaires pour certains évènements sportifs. Il est fréquent de constater pour les matches de football  une débauche de moyens de sécurité, jusqu'aux hélicoptères qui surveillent les agissements des foules. Tout ceci s'impose à nous peu à peu. Il nous semble naturel de renoncer à nos droits fondamentaux et à notre liberté pour assurer la sécurité. Le rouleau compresseur médiatique et ce déploiement de force  ont imposé à nos cerveaux reptiliens les comportements attendus : la peur, la soumission et le renoncement.

 

Heureusement des résistances existent. Il est primordial pour le pouvoir en place d’éradiquer ces îlots de contestation et de liberté. On ne voit plus la violence avec laquelle sont réprimés certains syndicalistes courageux qui défendent le bien commun. Il convient pour les tenants de cette idéologie de briser les résistances et de mettre au pas les fortes têtes. L’exemple le plus emblématique est je pense celui de Xavier Matthieu.

 

Naomi Klein dans son livre"La stratégie du choc" analyse l'idéologie ultralibérale qui impose aux peuples, par la peur, le capitalisme du désastre.

 

Elle expose clairement les modes opératoires mis en place pour faire accepter aux personnes toutes les régressions voulus par cette oligarchie mondiale.

 

Lucien PONS. 

 

 

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 Je vous propose pour illustrer mes propos deux éléments qui mettent en évidence la montée de la peste brune.

 

  •  Un message du M'PEPLors de l'université d'automne,  cette question avait été évoquée lors d'une conférence du juge Portelli.

 

Message du  Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP),  6 avril 2012.

Pour accéder aux vidéos de Michèle Dessenne

et Serge Portelli, cliquez ci-dessous :

 
http://www.m-pep.org/spip.php?article2553

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La politique sécuritaire orchestrée par le gouvernement français depuis des années s’articule avec la stratégie de la peur organisée par les classes dirigeantes. Leur objectif est de faire taire le peuple, de réduire sa capacité de rébellion, d’affaiblir l’impact des luttes syndicales pour détruire plus vite les acquis sociaux et régner en maître. Précarisation, paupérisation, chômage, dépolitisation amoindrissent la potentialité de résistance sociale, organisent la concurrence de tous contre tous, la division et le communautarisme.

 

Fichage, surveillance, multiplication des gardes à vue, promulgation de lois et de décrets scélérats, centres de détention pour les étrangers, reconduite à la frontière pour satisfaire aux quotas annuels, désignation de populations dangereuses, retour à des pratiques d’enfermement « des fous », détricotage méthodique des services publics, politique du résultat et du chiffre et affaiblissement des corps de fonctionnaires ouvrent une période « grise » comme la qualifie Serge Portelli.

Ceci n’est pas le fruit du hasard ou d’un dérapage mais le résultat d’une idéologie. Celle, portée notamment par Nicolas Sarkozy, président-PDG d’un État « commercial ».

 

Insidieusement, nous assistons à la création de sous-hommes, définis comme dangereux, des citoyens ennemis de l’intérieur pour les « héros d’aujourd’hui » que seraient les grands capitaines d’industrie et les  rois de la finance, les « risqueurs modernes ».

 

Face à cette offensive, dans cette période grise qui pourrait devenir brune, il est du devoir de chacun d’être vigilant, résistant et combattant. S’attaquer frontalement à l’idéologie déployée en France mais aussi au plan européen et mondial n’est pas une tâche secondaire, ni un supplément d’âme. Analyser pour déconstruire l’idéologie sur laquelle se déploie le libéralisme économique, s’appuyer sur l’héritage des valeurs de la Révolution française, de la République, de la Résistance, constitue une étape indispensable à la reprise en main par le peuple de son devenir et à la transformation sociale.

  • Introduction par Michèle Dessenne
    Directrice d’une société coopérative ouvrière de production en Île-de-France dans le secteur de la communication, membre d’Escoop (Économie solidaire et coopérative), porte-parole nationale du M’PEP, ancienne secrétaire générale et membre fondatrice d’Attac.
  • Suivie de l’intervention et des réponses de Serge Portelli
    Magistrat , vice-président du tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle, ancien conseiller auprès du président de l’Assemblée nationale et doyen des juges d’instruction au tribunal de Créteil, membre du Syndicat de la magistrature.

Ces vidéos ont été tournées lors de l’Université d’automne du M’PEP du 11 au 13 novembre 2010 à Luc-en-Diois (26).

 

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  • La stratégie de la peur appliquée aux manifestants
  • de la place Syntagma à Athènes
  • après le suicide du pharmacien de 77 ans le 4 avril 2012.

Grèce / Hier soir place Syntagma - Athènes, le 6 avril 2012.

Où cela va-t-il s'arrêter ?  

La colère monte devant le parlement,  place Syntagma à Athènes.


Le 04.04.2012 environ deux milles personnes se sont réunis place Syntagma à Athènes pour commémorer le suicide le jour même de cet homme de 77 ans en  face du parlement. 


Cet homme s'était donné la mort en laissant une lettre : 


"Le gouvernement d'occupation de Tsolakoglou* a supprimé ma capacité de  survie qui se basait sur une retraite digne que j'ai moi même payé (sans  l'aide de l'état) durant 35 ans. 

Compte tenu du fait que mon âge ne me permet pas de réagir individuellement  de façon dynamique (bien que si un autre grec prenait une Kalashnikov je  l'aurais suivi), je ne peux pas trouver d'autre solution à part une fin  digne avant d'être obligé de chercher dans les poubelles pour me nourrir.  Je pense que les gens sans avenir, vont un jour prendre les armes et vont  pendre sur la place public de Syntagma les traîtres, comme les Italiens  l'ont fait avec Mussolini en 1945." 

 

Autour d'un arbre en contrebas du parlement des centaines de bougies sont  posées au sol et des messages sont accrochés à l'arbre et aux alentour. 


Cette manifestation spontanée emplie de colère a commencé devant le  parlement par des cris de personnes de tout ages, des cris de désespoir  laissés sans réponse. La réponse fût donnée quelques heures plus tard  par  des coups des gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants. Une jeune  fille est au sol, les yeux clos, une poignée de manifestants arrivent pour  l'aider, parmi eux l'équipe sanitaire, présente sur place pour venir en  aide aux manifestants blessés. Tous sont repoussés au début par la police  qui ne prend visiblement pas cette histoire au sérieux. La colère monte, la  jeune fille a les yeux clos, certains hurlent qu'il lui faut de l'aide, l'équipe  sanitaire est en colère elle aussi. 


Les cris fusent les gens courent et la peur est montée chez une bonne  partie des gens qui s'extraient de la manifestation, la colère prend le  dessus chez d'autres qui s'emparent de pierres pour riposter aux violences  policière. Le riot commence, la police riposte et provoque. La plupart des  policiers sont très jeunes, une vingtaine d'années et on se croirait dans  un jeu de "cap ou pas cap".  Plusieurs policiers font signe aux jeunes de  lancer des pierres pour voir s'ils sont cap'. Provocation qui amplifie la  colère de tous les manifestants. Pour finir, la police montre une bonne  fois pour toute qu'elle est cap' et  repoussés jusque dans les rues de  Monastiraki une centaine de manifestants se voit forcée de courir pour  échapper aux forces de l'ordre qui les pourchasse. Pourquoi ? Pour un  rassemblement commémoratif. Pour demander pourquoi, pour demander une  réponse, pour hurler que ce système a assassiné cet homme. 


Seuls sont restés une centaine de personne, pour la plupart âgées autour de  l'arbre, lieu symbolique que la police n'a pas eu ordre d'attaquer. La  manifestation s'est ternie après l'attaque des forces de l'ordre. La  circulation a repris une demie heure après, le camion poubelles est venue  ramasser les cadavres de bombes de gaz et les poubelles jonchant le sol.  Une heure plus tard les passants ne pouvaient se douter de rien. Rien ne  s'était passé. 

Même scénario en beaucoup plus violent le 05.05.2012 ou environ mille  manifestants se sont réunis spontanément place Syntagma aux alentours de  18H. La police cette fois n'a pas tardé à repousser les manifestants très violemment, en prenant même des initiatives personnelles de tabasser  quelques personnes pour l'exemple, aux yeux de tous et des caméras. La peur est montée et une grosse partie des gens sont partis. 


Arrestation publique au beau milieu de la rue commerciale d'Athènes : 


Même scénario que la veille pour les vétérans qui se sont retrouvés à  devoir reprendre la même rue et courir pour échapper aux forces de l'ordre  qui cette fois avaient probablement eu l'ordre de semer la peur, encore  plus que la veille. Les "delta" (police à motos) ont barré  la route à une  partie des manifestants. Certains ce sont alors réfugiés dans le café le  plus proche. La police est entrée dans le café donnant l'ordre aux  manifestants d'en sortir. La plupart, effrayés, se plaquent contre le mur  du fond. La police choisit treize personnes qu'elle sort manu militari du  café et fait asseoir au sol en chaîne les uns derrière les autres puis  encercle. Arrestation publique au beau milieu de la rue commerciale  d'Athènes. Un groupe de manifestants et journalistes se réunit alors autour des treize. La police fait "circuler" les touristes les promeneurs,  intimide et effraye le reste des gens autour. Le message est clair "vous  pouvez aussi être arrêté à n'importe quel moment et être mis au sol,  menotté et emmené au commissariat sous prétexte que vous étiez là" Et cela  marche, effectivement, les gens prennent peur, la police feint de charger ceux qui restent à regarder la scène pour finalement embarquer les treize. 


La police replie et le reste des manifestants en très petit nombre se  redirige vers la place Syntagma, lessivés. 


Les rues sont nettoyées aussitôt et la circulation reprend, les gardes  reprennent leur balai chorégraphique devant le parlement et restent une  centaine de personne devant l'arbre à pleurs. 


Une centaine de personnes, dont beaucoup de personnes âgées qui se désespèrent. 

Il se trouve qu'une personne que je connais personnellement a fait partie des treize arrêtés. Française étudiant le droit à Athènes elle s'est retrouvée être dans ce café puis mise au sol et emmenée au commissariat  avec dix autres personnes. Pour quels motifs ? Inconnus. 


Devant le commissariat une trentaine de personnes et deux avocats attendent  des nouvelles des treize arrêtées. "Pour le moment on ne sait pas si elle  est là, on ne sait pas pour combien de temps ni pourquoi" nous disent les  agents devant le commissariat, derrière les barrières (on n'entre pas dans  le commissariat sans autorisation ici). Après une heure et demie onze sont  libérés et deux attendaient encore lorsque j'ai quitté les lieux à minuit  et demi. 


La tristesse était de mise après cette soirée, tristesse qui se  transformera sans doute demain en colère. Où cela va-t-il s'arrêter ?  Après avoir vu la hargne de la police et les décision personnelle de  tabasser pour l'exemple tandis qu'en haut, sur le balcon du parlement  regardent la scène des hommes en cravates, ces gens autour de l'arbre qui  comprennent cette situation et ne s'en sentent probablement pas si  éloignée, cette chasse aux immigrés quotidiennes pour les envoyer en camp  de travail, cette misère qui grandit dans les rues, je me demande ou cela  va-t-il s'arrêter ?


La Grèce est en tous les cas le laboratoire de l'Europe. 

Et bientôt, à qui le tour ? 

Laura 

Site national : http://www.audit-citoyen.org/

 

 

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http://lucien-pons.over-blog.com/article-a-102985236.html

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La stratégie du choc

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 05:38

 

 

 



Touareg en habit traditionnel. - http://tezinket.free.fr/presentation.htm

 

 

 

 

Les Touaregs étaient dans le camps de Kadhafi, et ils se sont battus  en Libye contre al-Qaïda, contre l'OTAN et contre la France, afin d'aider la Libye Verte de Kadhafi.
 
Je suis dans le camp des Touaregs, a priori, depuis bien avant la guerre de Libye :
 
 
 J'ai été confirmé dans mon soutien aux Touaregs quand je les ai vu soutenir Kadhafi. Pour ce faire, ils se sont battus entre autre contre al-Qaïda. Et aujourd'hui, la télé française veut nous faire croire que les Touaregs sont alliés à al-Qaïda ? Je n'en crois rien !
 
Et on ne peut pas raisonner sainement quand on ne sait pas qu'AQMI appartient aux services secrets français. En voici les preuves :
 
Les nomades Touaregs sans frontière ont toujours été considérés comme des ennemis par les sédentaires colonialistes occidentaux fabriqueurs de frontières artificielles telles que, par exemple, celle du Mali (Le Mali n'est pas une création malienne, le Mali est une création française !).
 
Aussi, tenant compte de tout ça...
 
Comment va-t-on s'y prendre pour me faire croire que les Touaregs sont aujourd'hui au service de l'impérialisme français au Mali, dès le lendemain qu'ils viennent de le combattre en Libye ? Je n'en crois rien ! :
 
 
Il faut se renseigner à la source :
  
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Voir aussi sur mon blog no-war :
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http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Mali/p-20681-Touaregs-du-Mali-une-rebellion-inedite.htm
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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 04:32

 

 

cata.jpgL'adoption de la monnaie européenne a été une erreur, a déclaré le président tchèque Vaclav Klaus lors d'une interview à la chaîne de télévision France 24 qui sera diffusée vendredi. 

"L'euro, c'est une catastrophe. J'espère qu'en France, les gens comprennent que l'euro est une catastrophe. C'était un projet erroné", a insisté M.Klaus, connu pour ses positions eurosceptiques.

Le président tchèque a également félicité son gouvernement de ne pas avoir adhéré au Pacte de stabilité. "Pour nous, c'est simplement inacceptable. L'idée de transférer à Bruxelles la responsabilité du budget national, de ne pas pouvoir le fixer dans notre pays et de laisser faire cela aux technocrates et aux bureaucrates (de Bruxelles) est pour nous inacceptable", a insisté le président. 

Prague et Londres ont refusé d'adhérer au Pacte de stabilité, approuvé par 25 pays membres de l'Union européenne réunis le 30 janvier dernier à Bruxelles.

 

Source: Ria Novosti

L'euro est une catastrophe, selon le président tchèque

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 04:29

 

Iran : une attaque nucléaire en préparation

 

arton11246-c16bc.jpgUne puissante attaque militaire est en cours de préparation contre l’Iran, estime le président de l’Académie des problèmes géopolitiques de Moscou, Leonid Ivachov, persuadé que les agresseurs feront nécessairement appel à l’arme nucléaire.

"Les Américains et Netanyahou [premier ministre israélien, ndlr] préparent l’opinion publique à l’éventualité de l’utilisation d’armes nucléaires", a déclaré vendredi M. Ivachov lors d’une table ronde à la Douma (chambre basse du parlement russe).

L’expert propose d’engager une discussion internationale sur la création d’une zone dénucléarisée au Proche-Orient et invite les six médiateurs sur le dossier nucléaire iranien (Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Etats-Unis et Allemagne) à se porter garants de la sécurité dans la région.

"Il faut que les Six donnent des garanties concrètes de la sécurité à l’Iran, à Israël et aux autres Etats", a-t-il indiqué.

Le président de la commission des affaires internationales de la Douma, Alexeï Pouchkov, estime que l’évolution actuelle de la situation autour de l’Iran risque de provoquer des hostilités dès cette année.

"Si la situation relative à l’Iran évolue selon le scénario le moins favorable, et nous avons de fortes raisons de penser qu’il en sera ainsi, la Douma (chambre basse du parlement russe) examinera une déclaration portant sur la situation iranienne. Plusieurs scénarios sont actuellement à l’étude, y compris un « scénario militaire ».

A en juger d’après les déclarations de certains Etats, ce scénario est de plus en plus probable", a déclaré vendredi M. Pouchkov à la Douma lors d’une table ronde consacrée à la situation autour de l’Iran. Le parlementaire a souligné que la Russie excluait l’intervention militaire comme moyen de résoudre le problème iranien.

Selon M. Pouchkov, le scénario militaire, loin d’apporter une solution à ce problème, ne ferait que l’aggraver.

L’Occident reproche à l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire sous couvert du programme nucléaire qu’il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires ont pour seul objectif de satisfaire les besoins du pays en électricité.

A l’heure actuelle, la République islamique fait l’objet des sanctions instaurées par quatre résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu. Certains pays et organisations ont en outre adopté des résolutions exigeant que l’Iran garantisse la transparence et le caractère pacifique de son programme nucléaire.

Le chef de la diplomatie bahreïnie, cheikh Khalid bin Ahmed al-Khalifa, a déclaré jeudi au quotidien japonais Asahi Shimbun que les Etats-Unis et les monarchies arabes du Golfe s’étaient mis d’accord pour créer un système commun de défense antimissile. Ce système servira visiblement à intercepter des missiles iraniens à grande portée comme ceux testés début janvier lors des manœuvres navales dans le Golfe.

 

Source: Ria Novosti

 

Iran : une attaque nucléaire en préparation

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Iran/Occident : la guerre des mots

Les Etats-Unis ne seraient pas à l’abri de représailles si l’Iran était attaquée par Washington. C’est ce qu’affirme Massoud Jazayeri, un haut commandant des pasdarans dans le journal Iran : «Si nous sommes attaqués, nous aurons une réponse sans pitié. Nous agirons non seulement sur le territoire du Moyen-Orient et du golfe Persique, mais les Etats-Unis ne seront pas à l’abri».


Pour le moment, les discussions doivent se poursuivre entre l’Iran et les puissances occidentales au sujet du développement de son programme nucléaire. Un compromis sera recherché ce mois-ci entre les acteurs de la prochaine réunion. Celle de janvier s’est soldée par un échec dans la mesure où les autorités iraniennes ont refusé de suspendre les travaux sensibles d’enrichissement d’uranium, exigés par l’ONU.


Jazayeri a été extrêmement menaçant : «L’Amérique, les sionistes et les arabes réactionnaires devraient être plus attentifs aux réactions possibles de la République islamique si elle était menacée».

 

 

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  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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