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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 11:27

 

Mohamed Merah sera enterré en France, à Toulouse, après le refus d’Alger

Publié le29 mars 2012

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Mohammed Merah

Mohamed Merah

 

 

 

Shocking ?


C’est probable, ça va être le tollé général mais, derrière cette hypocrisie franco-française, il faut noter une chose qui en dit long sur l’affaire Mohamed Merah. Il est né en France, il est Français de nationalité et par conséquent, la réaction du Gouvernement algérien vient mettre les autorités françaises en face de leurs responsabilités.


D’ailleurs, la gravité de ses actes dont on a voulu par tous les moyens lier à sa supposée origine est une fuite en avant. Pire, vouloir nous vendre ce compte de fée conte de fée islamiste ou salafiste pour faire peur, n’est que l’esbroufe supplémentaire en vue de faire gagner le président-français d’origine hongroise. Suivez mon regard.


Au nom de quoi l’Algérie, même à la demande du père du défunt, devrait accepter que son fils soit enterré en Algérie ? Rien ne l’y oblige. Donc, les obsèques de Mohamed Merah auront bel et bien lieu à Toulouse, probablement demain, puisque sa dépouille n’a pu être embarquée vers l’Algérie.

 

Sa mère semble-t-il, selon les médias “mainstream”, a peur que sa tombe soit profanée. Le Gouvernement quant à lui craint que sa sépulture ne devienne un sanctuaire. Va-t-on lui réserver un sort à la Ben Laden ? Avec ces hypocrites, tout est possible. Après avoir voulu faire de ce fait divers un fait politique, il est l’heure de gérer maintenant…

 

http://allainjules.com/2012/03/29/mohamed-merah-sera-enterre-en-france-a-toulouse-apres-le-refus-dalger/

 

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Inhumation de Mohamed Merah: de la barbarie de l’un, à la barbarie des autres.

Publié le29 mars 2012

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Pierre Cohen, député-maire socialiste de Toulouse

Pierre Cohen, député-maire socialiste de Toulouse

 

Les masques sont tombés. 


Probablement, on procédera à une solution à la Ben Laden ? On ne peut, d’un côté, accuser de barbarie Mohamed Merah, et en retour, faire preuve de barbarie. Le monstre n’est pas forcément le mort aujourd’hui, mais simplement ceux qui ont instrumentalisé cette mort à des fins politiques mâtinées de racisme. 

Refuser à un être humain un enterrement décent, une sépulture, quoi qu’il ait fait,  est un acte barbare et inhumain aussi vil et grave que de tuer des personnes…Quand le maire de Toulouse Pierre Cohen fait appel au Gouvernement pour trancher puisqu’il refuse que Mohamed Merah soit enterré à Toulouse, je ne sais pas si c’est normal. La loi ne doit pas le permettre. Pire, son corps est actuellement au cimetière de Cornebarrieu.

Par ses pouvoirs de police, le maire est amené à délivrer des autorisations administratives post-mortem, notamment :

  • autorisation de mise en bière et fermeture du cercueil
  • autorisation de soins de conservation, de moulage
  • autorisation d’autopsie
  • autorisation de transport de corps vers une chambre funéraire, une résidence, un établissement d’hospitalisation, d’enseignement ou de recherche
  • autorisation d’inhumation
  • autorisation de crémation
  • autorisation d’exhumation

Néanmoins, le maire doit pourvoir d’urgence à ce que toute personne décédée soit ensevelie et inhumée décemment sans distinction de culte ni de croyance (obligation de neutralité) (L. 2213-7). Dans le dossier toulousain donc, le maire fait preuve de partialité. Or, la France a connu de grands criminels qui ont bel et bien été enterrés en France, pas forcément dans des lieux secrets.


Attention à cette nouvelle instrumentalisation de la mort de ce jeune homme qui a dérivé. Il y a un gros risque d’une future guerre communautaire. Est-ce voulu ? Il faut quand même rappeler que Mohamed Merah a tué des arabes aussi. Un homme politique ne doit pas céder à l’émotion. Ceux qui souhaitaient que Mohamed Merah soit enterré en Algérie comprendront enfin, que, ce jeune homme était simplement Français.


19h14: le préfet a ordonné l’inhumation malgré l’avis du maire.

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http://allainjules.com/2012/03/29/mohamed-merah-sera-enterre-en-france-a-toulouse-apres-le-refus-dalger/

 


 


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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 11:06

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http://www.devoir-de-philosophie.com/dissertation-histoire-geographie-inegalites-sociales-economiques-dans-monde-120044.html

 

Du rôle des inégalités dans les crises

 

Posted: 28 Mar 2012 12:49 AM PDT

Le fait que le niveau des inégalités ait battu le record de 1929 en 2007, juste avant une grande crise financière fait réfléchir les économistes. De plus en plus d’entre eux affirment qu’il y a un lien entre les inégalités et les crises financières, comme le rapporte The Economist.


Ce qu’en disent des économistes

L’hebdomadaire britannique rapporte plusieurs travaux qui soutiennent cette thèse. Raghuram Rajan, de l’université de Chicago, affirme que du fait de la baisse du pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires par rapport aux classes supérieures, l’Etat a laissé se développer le crédit pour leur permettre de compenser le décalage. Rajan souligne le rôle de Fannie Mae et Freddie Mac dans la bulle des subprimes, même s’il y a débat du fait du rôle des banques privées.

The Economist cite ensuite une étude de deux économistes du Fonds Monétaire International, Michael Kumhof et Romain Rancière. Pour eux, la croissance des inégalités mène systématiquement à une crise financière. En effet, la pression du capitalisme actionnarial sur les entreprises pousse à la compression des salaires, ce qui incite les ménages à emprunter pour maintenir leur pouvoir d’achat, créant une bulle en augmentant l’effet de levier du système financier.

Puis, il cite une autre étude de deux économistes de l’université de Chicago, Marianne Bertrand et Adair Morse. Ils ont étudié l’évolution de la consommation des ménages en fonction de leurs revenus. Ils en ont conclu que celle des ménages modestes est influencée par celle des ménages aisés. Par conséquent, si les revenus n’évoluent pas de la même manière, cela est compensé par un recours plus important à l’emprunt ou aux dépenses publiques.

Une histoire connue

Cette théorie n’est pas nouvelle. Dans son livre sur la crise de 1929, James Kenneth Galbraith soutient la même chose. Pour lui, la croissance des inégalités déforme les marchés. En effet, les ménages aisés consomment une part moins importante de leurs revenus et en placent une plus grande partie. Résultat, une augmentation des inégalités tend à augmenter la demande de placements, ce qui créé un déséquilibre sur les marchés financiers où l’offre ne suit pas.

Du coup, les prix des actifs ont tendance à monter, créant une bulle financière et immobilière. L’effet est encore renforcé par le fait que les classes moyennes et populaires tendent alors à s’endetter  pour compenser la stagnation (relative ou non) de leurs revenus, que ce soit pour leur consommation ou pour l’achat de leur logement. Assez naturellement, l’augmentation de l’endettement créé des déséquilibre qui peuvent alors provoquer une crise financière.

Bref, pour un développement économique préférable, il est largement préférable que la croissance économique soit bien répartie. Bref, la poursuite de l’augmentation des inégalités est un facteur de plus qui devrait provoquer une nouvelle crise dans les années à venir.
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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 10:57
 

A la suite de l’article du Monde daté d’aujourd’hui (mais publié hier), qu’a répondu Nicolas Sarkozy à l’insolent confrère qui a osé l’interroger sur le sujet du financement de sa campagne de 2007 ? Continue reading »

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« Tiens, revoilà Patrice de Maistre, annonce Daniel Schneidermann dans sa chronique d’hier pour @rrêt sur imagesVous vous souvenez de l’ancien gestionnaire de fortune des Bettencourt ? Eh bien il dort en prison depuis la fin de la semaine dernière. Continue reading »

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« À son arrivée hier à Montauban, la famille de Caroline, la compagne d’Abel, s’est recueillie quelques instants devant le guichet automatique où le tireur en scooter a ouvert le feu, rapporte la Dépêche. Là, Francette Mendosa, la grand-mère, et Fabric, l’oncle de la jeune femme enceinte de sept mois, ont craqué : «Nous aurions aimé un peu de compassion, au moins un petit coup de fil de l’Élysée. Rien du tout. Continue reading »
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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 10:53

 

On savait déjà que le maquillage des comptes grecs a pu s’opérer à cause de la banque Goldman Sachs, avec l’actuel président de la Banque centrale européenne qui prétend contre l’évidence qu’il n’était pas au courant, on peut maintenant chiffrer le montant du forfait  : « Deux journalistes de l’agence Bloomberg révèlent que le maquillage des comptes du pays en juin 2001 a rapporté 600 millions de dollars à la banque d’affaires américaine, annonce Actuchômage. Ces révélations ont été rendues possibles par les premiers témoignages publics de deux personnages-clés de la transaction qui a permis à la Grèce de dissimuler à ses partenaires européens l’ampleur de son endettement : Christoforos Sardelis, responsable du bureau de gestion de la dette à Athènes entre 1999 et 2004, et Spyros Papanicolaou, son successeur de 2005-2010. Au cœur de l’engrenage : un accord de «swap» conclu avec la banque d’affaires Goldman Sachs en juin 2001. En pratique, l’opération consistait à échanger la dette contractée par la Grèce en dollars et en yens contre un prêt en euros auprès de Goldman Sachs. Un échange réalisé en utilisant un taux de change «fictif, historique», expliquent les auteurs de l’enquête. Cela avait pour effet mécanique de «faire disparaître environ 2% de la dette grecque de ses comptes nationaux», expliquent-ils. Et pour rembourser les 2,8 milliards d’euros empruntés à la banque, la Grèce a conclu un autre contrat de swap. Un montage de produits dérivés d’une complexité extrême dont les responsables grecs n’étaient pas capables de mesurer les dangers, de leur aveu même. En quatre ans, la dette ainsi contractée par la Grèce auprès de Goldman Sachs allait bondir de 2,8 milliards à 5,1 milliards d’euros. » To sack, en anglais : piller. Goldman sacks.

 

Cette banque « dirige le monde », carrément, selon Marc Roche, correspondant du Monde auprès de la City londonienne auteur d’un livre-enquête sur le sujet. « Avec la crise financière, les pratiques de Goldman Sachs, longtemps restées dans l’ombre, éclatent en pleine lumière. La banque se voit confrontée à des plaintes, des enquêtes et des amendes de la part des régulateurs. Son dirigeant, Lloyd Blankfein, un ancien avocat fiscaliste et ex-trader sur métaux, passe sur le gril d’une commission sénatoriale, obligé de reconnaître du bout des lèvres quelques erreurs, avant d’affirmer en public : « Je fais le travail de Dieu » ! Un supposé trait d’esprit reçu comme une nouvelle preuve d’arrogance. Une arrogance d’autant plus insupportable que Goldman Sachs, non contente de s’imposer dans la finance, place systématiquement ses hommes aux postes clés des gouvernements. On connaît la chose pour les Etats-Unis, où le secrétaire au Trésor de George W. Bush, Hank Paulson, était l’ancien PDG de Goldman ! Mais les anciens de la banque entourent aussi Tim Geithner, celui d’Obama. L’Europe n’est pas en reste. Certains anciens commissaires européens (Mario Monti, Peter Sutherland), ancien de la Bundesbank (Otmar Issing) et jusqu’à Mario Draghi, actuel gouverneur de la Banque centrale italienne et patron du Conseil de stabilité financière chargé de coordonner les efforts mondiaux de régulation sont des Goldmaniens ! » Le livre date d’octobre 2010.

 

Depuis, Draghi est donc président de la BCE et Monti à la tête du gouvernement italien, sans compter Lucas Papademos, désormais Premier ministre grec  et ancien « gouverneur de la Banque centrale hellénique entre 1994 et 2002, qui a participé à l’opération de trucage des comptes perpétré par GS. Le gestionnaire de la dette grecque, qui a racheté les produits dérivés ayant permis la supercherie, est d’ailleurs un certain Petros Christodoulos, ex-trader de la firme », résume l’excellent site Les mots ont un sens. « Otmar Issing, Allemand, aussi membre des Bilderberg, ex-président de la Bundesbank (1990-1998) et ancien « chief economist » à la BCE (1998-2006). Un homme bien sous tous rapports, qui continue de publier des tribunes en tant qu’ex-BCE, en cachant soigneusement son appartenance à Goldman Sachs, depuis 2006. Ex-président de Goldman Sachs International dont il est resté l’un des administrateurs, l’Irlandais Peter Sutherland (encore un membre Bilderberg), ancien commissaire européen à la concurrence, est aussi directeur non exécutif de la Royal Bank of Scotland, qui a fait faillite l’an dernier. Et il continue de jouer un rôle crucial dans la crise irlandaise. Le Portugais Antonio Borges dirige le département Europe du Fonds monétaire international (FMI). De 2000 à 2008, il fut dirigeant de Goldman Sachs International. Et l’actuel Président de la Banque mondiale, l’américain Robert Zoellick, fait lui aussi partie de la grande famille des anciens de Goldman Sachs. Sans parler des Américains : Henry Paulson et Robert Rubin, anciens secrétaires d’Etat au Trésor, Jon Corzine, responsable de la chute de MF Global, William Dudley, président de la Fed de New York, et à la Maison Blanche, les bureaux qui n’hébergent pas d’anciens de Goldman Sachs se font plutôt rares… Bref, une belle brochette de banksters, sapeurs et sans reproche, qui ont juste mis le feu aux poudres et déclenché l’incendie généralisé qui commence à nous chauffer le postérieur… et qui se retrouvent aux commandes du camion de pompiers. Le pire, c’est que tout le monde applaudit… tous aux abris ! » Le titre de l’article résume la situation avec un humour lucide : Goldman Sachs : les fous ont pris le contrôle de l’asile.

 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 10:45

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La banque de la Reine d’Angleterre condamnée pour blanchiment d’argent de la drogue
 

 

Le 28 mars 2012 (Nouvelle Solidarité) – La première phrase d’un article à la une du Financial Times se lit comme suit : « Coutts & Co., la banque privée utilisée par la Reine Elisabeth II, a été condamnée à la plus grosse amende (8,75 millions de livres) jamais infligée à une institution financière pour violation des règlements contre le blanchiment des revenus de la drogue. La banque avait failli de vérifier l’origine de l’argent déposé par presque trois quarts de ses clients présentant un profil sensible. »


Est-il besoin d’en dire plus ? La plupart des quotidiens anglais présentaient à la une des titres allant dans la même direction. L’Autorité des services financiers (FSA) a revu le dossiers de 103 clients à « haut risque » de la banque (des criminels, des trafiquants de drogue, etc.), et conclu que 73 d’entre eux (soit une proportion de 71%) n’ont pas été l’objet de vérifications cherchant à identifier les clients à « haut risque » et les personnes exposées à la politique, c’est-à-dire des politiciens corrompus ou des responsables gouvernementaux perçus comme « présentant un risque inacceptable ».


On ne sait pas toutefois si la Reine Elisabeth II fait partie des dossiers étudiés par l’Autorité.

La Banque Coutts est aujourd’hui intégrée à la division de la gestion des grandes fortunes de la Royal Bank of Scotland (RBS), détenue en majorité par le gouvernement britannique suite à sa nationalisation en 2009.


« Les défaillances de Coutts sont significatives, nombreuses et inacceptables », a déclaré Tracy McDermott, directeur intérimaire de la FSA : « Sa conduite a été bien en dessous des normes établies, et l’importance de l’amende montre bien à quel point nous estimons que la faute commise est grave. »


La banque avait déjà été condamnée pour ne pas avoir empêché des organisations terroristes d’utiliser ses comptes, dans le cadre d’une amende de 5,6 millions de livres infligée à RBS en 2010. Elle avait été également condamnée à une amende de 6,3 millions de livres en novembre 2011, pour avoir négligé d’expliquer à ses clients les risques associés à des instruments financiers croisés avec l’assureur américain AIG, qui a lui aussi été sauvé de la faillite par le gouvernement américain. Ainsi, Coutts a été condamnée à un total de plus de 25 millions de livre d’amende au cours des dernières années, plus que toute autre banque.


Tout ceci émerge, comme l’a fait remarquer l’agence de presse iranienne PressTV, comme suite à la polémique lancée la semaine dernière par Jacques Cheminade dans le cadre de la campagne présidentielle, en affirmant qu’une partie, mais pas la totalité, de la fortune de la Reine d’Angleterre et surtout de l’Empire britannique provient historiquement de l’argent de la drogue, plus précisément des guerres de l’opium et les trafics associés.


Un rapport du FMI de 2001 affirme également que les sommes provenant de la drogue, réinvesti dans le système financier international, s’élevait pour cette année à 1500 milliards de dollars. L’essentiel de cet argent est blanchi dans les paradis fiscaux dont l’immense majorité est située dans le Commonwealth.


Sans oublier la plus grande lessiveuse de la planète : la City de Londres, comme le dénonçait le 2e rapport d’évaluation mutuelle du Royaume-Uni par les experts du GAFI de septembre 1996 : « Le Royaume-Uni et, en particulier, la ville de Londres, demeurent attrayants pour les blanchisseurs d’argent, en raison de la taille et de la sophistication de leurs marchés financiers. L’étude d’un certain nombre de grosses affaires de blanchiment d’argent non liées au trafic de stupéfiants sur lesquelles il y a toujours enquête dans la ville de Londres a montré que ces affaires étaient toutes importantes (certaines d’entre elles dépassant les 100 millions de dollars des Etats-Unis), qu’elles avaient toutes une dimension internationale reposant souvent sur l’utilisation de techniques classiques de blanchiment d’argent comme les sociétés écrans et qu’elles se greffaient en majorité sur des infractions primaires commises hors du Royaume-Uni. Outre que le nombre d’infractions primaires présumées commises en Europe orientale est important et que nombre de professions libérales telles que les avocats sont utilisées pour blanchir le produit de ces infractions, des objets de valeur, métaux précieux notamment, seraient de plus en plus utilisés pour les transferts de propriété d’un pays à l’autre. »


Bien que cette réalité fut étayée à l’époque par le rapport d’Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, elle semble encore faire halluciner certains journalistes.

 

Voir également la vidéo : City de Londres, la finance en eaux troubles.

http://www.solidariteetprogres.org/La-banque-de-la-Reine-condamnee-pour-blanchiment-d-argent-de-la-drogue_08730

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 10:34

 

Réflexions du President Kennedy sur ce que serait une guerre thermonucléaire  
                                          apocalypse-1

 

 

 

21 mars 2012 (Nouvelle Solidarité) – Ces quelques réflexions du président John Fitzgerald Kennedy ont été tirées de discours prononcés par lui à diverses occasions. Nous espérons qu’elle permettront à nos dirigeants de sortir de leur aveuglement actuel.


« Dans l’âge thermonucléaire, tout mauvais jugement de chaque côté sur les intentions de l’autre pourrait provoquer plus de dévastation en quelques heures que tout ce qui a été fait dans toutes les guerres de l’humanité. »


– Rapport au peuple américain sue la crise de Berlin, le 25 juillet 1961

« Aujourd’hui, tout habitant de cette planète doit contempler le jour où cette planète ne serait peut-être plus habitable. Tout homme, toute femme et enfant vit sous l’épée nucléaire de Damoclès, retenue par le fil le plus fin, pouvant être coupé à tout moment par accident, par erreur de calcul ou par folie. Les armes de guerre doivent être abolies avant qu’elles ne nous abolissent. »


– Discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies, New York, le 25 septembre 1961

« Je parle de paix à cause du nouveau visage que prend la guerre. Le guerre totale n’a plus de sens dans un âge où de grandes puissances peuvent maintenir des forces nucléaires importantes et relativement invulnérables et refusent de se rendre sans y avoir recours. Cela n’a plus de sens dans un âge où une seule arme nucléaire contient presque dix fois la puissance explosive utilisée par les forces alliées au cours de la seconde Guerre mondiale. Cela n’a plus de sens dans un âge où le poison mortel produit par un échange nucléaire peut être transporté par les vents et les sols vers les quatre coins de la Terre et vers des générations qui doivent encore naître. »


– Début d’un discours à l’American University, le 10 juin 1963

« Une guerre aujourd’hui ou demain, si elle conduisait à une guerre nucléaire, serait très différente de toute autre guerre dans l’histoire. Un échange nucléaire total durerait moins de 60 minutes, avec les armes aujourd’hui existantes, et pourrait balayer plus de 300 millions d’Américains, d’Européens et de Russes, ainsi que de nombreux autres habitants dans d’autres parties du monde. Et les survivants, comme l’a dit le Président Kroutchev aux communistes chinois, "les survivants envieraient les morts". Car ils hériteraient d’un monde tellement dévasté par des explosions, un poison et un feu dont nous ne pouvons aujourd’hui concevoir l’horreur. Efforçons-nous donc d’éloigner le monde de la guerre. Utilisons cette opportunité, toutes les opportunités pour réduire la tension, pour ralentir la course périlleuse à l’arme nucléaire, et pour freiner la dérive du monde vers l’annihilation.

« Si une seule bombe thermonucléaire était lancée sur une ville américaine, russe ou autre, que ce soit par accident ou de manière délibérée, par un fou ou un ennemi, par une petite nation ou une grande, de n’importe quel coin du monde, une seule bombe pourrait relâcher plus de puissance destructive sur les habitants de cette pauvre ville que toutes les bombes lancées au cours de la deuxième Guerre mondiale. »


– Discours au peuple américain sur le Traité interdisant les essais nucléaires, le 26 juillet 1963.

 

http://www.solidariteetprogres.org/Reflexions-du-president-Kennedy-sur-ce-que-serait-une-guerre_08719


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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 10:18
Appel aux Lecteurs :
Y-a-t-il parmi vous un contributeur ou une contributrice Wikipedia
pour aider à mettre une photo sur une fiche ?
Trop pointu même pour mes amis informaticiens !
Merci, eva evaresis@yahoo.fr

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Bernard Stiegler :
« Le marketing détruit tous les outils du savoir »

Par Rédaction (20 mars 2012)



Vous êtes fatigués des petites phrases, des analyses politiques et médiatiques incapables de se projeter au-delà du prochain sondage ? Basta !, en partenariat avec Soldes, la revue « pop et intello », vous propose une interview fleuve du philosophe Bernard Stiegler. Disciple de Derrida, il dirige l’Institut de recherche et d’innovation et a cofondé l’association Ars Industrialis. Face à la domination du marketing et à l’hégémonie du capitalisme financier, qui font régresser nos sociétés, il est urgent, pour Stiegler, de changer de modèle : passer d’une société de consommation à une économie de la contribution, qui aurait pour pilier la révolution numérique.


http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L520xH520/arton2202-fcbd0.jpg

http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L125xH150/Cover2-aa0bf.jpgTexte publié intégralement dans la revue Soldes [1], que vous pouvez vous procurer dans l’une de ces librairies ou lors de l’événement organisé au Point éphémère à Paris le 24 mars (voir à la fin de l’article).


Peut-on sortir de l’ère industrielle ?


J’ai la conviction profonde que ce qu’on appelle humain, c’est la vie technicisée. La forme de vie qui passe par la technique, qu’elle soit du silex taillé ou du silicium, organisée comme aujourd’hui par un microprocesseur ou par autre chose. Dans tous les cas, nous avons affaire à de la forme technique. L’individuation psychique, c’est-à-dire la manière de devenir ce que je suis, l’individuation collective, la manière dont se transforme la société dans laquelle je vis, et l’individuation technique, la manière dont les objets techniques se transforment, sont inséparables. Un homme qui vit sur une planète où il y a un million d’individus n’est pas le même homme que celui qui vit dans une société où il y a sept milliards d’individus. Sept milliards, cela veut dire sept mille fois plus ! Ce sont des facteurs colossaux.

http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L250xH167/bernard-stiegler-64177.jpgQuand on appréhende les questions dans leur globalité, il est inconcevable de faire face à cette poussée démographique avec des moyens non industriels. Ce n’est pas possible. La question n’est pas de sortir du monde industriel, parce que ça, c’est du vent. Les gens qui disent cela sont des irresponsables ! La question est d’inventer une autre société industrielle, au service de l’humanité et non pas du capital. Des gens ont rêvé de cela. On les appelait des communistes. Marx est le premier philosophe à avoir dit que l’homme est un être technique. Mais Marx et le marxisme, c’est très différent ! Il faut repenser en profondeur, premièrement, qu’est-ce que la technique pour l’être humain ; deuxièmement, sa socialisation ; et troisièmement, le projet d’économie politique qui doit accompagner une industrialisation. Le problème n’est pas l’industrie, mais la manière dont on la gère. Elle est sous l’hégémonie du capitalisme financier.


D’où vient cette hégémonie du capitalisme financier ?


En 1977, au moment du mouvement punk, c’est l’enclenchement d’une catastrophe annoncée. La droite radicale pense : il faut remplacer l’État par le marketing. En 1979, arrivent Thatcher puis Reagan en Grande-Bretagne et aux États-Unis, les conservateurs tirent les conséquences de ce qu’on appelle la désindustrialisation. L’énorme RCA (Radio Corporation of America, ndlr) est rachetée une bouchée de pain par Thomson, l’électronique part au Japon, Thatcher a compris que la grande puissance du Commonwealth touche à sa fin. Donc, pour pallier à la déroute de la puissance industrielle, ils se lancent tous les deux dans la spéculation financière. Tout ce système qui s’est écroulé en 2008 a été mis en place à cette époque, c’est l’école de Chicago. Ils dérèglent tout, les puissances publiques, le système social, et de manière systématique. Ils vont tout dézinguer. La conséquence de tout cela, c’est la destruction des savoirs et une nouvelle prolétarisation généralisée.


Comment s’opère cette destruction des savoirs ?


Les institutions familiales, l’éducation, l’école, les systèmes de soin, la sécurité sociale, les partis politiques, les corps intermédiaires : tous les outils du savoir sont systématiquement détruits, le savoir-faire (les métiers, les techniques), le savoir-vivre (le comportement social, le sens commun), le savoir-penser (la théorisation de nos expériences). Les lieux où se développaient ce que les Grecs et les Romains nommaient la schola. Tout cela a cédé face au goût vers la satisfaction immédiate, à la pulsion infantile égoïste et antisociale. Alors que le désir est le départ d’un investissement social.


http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L500xH468/5526604974_0afdd97a52-dad35.jpg

Aujourd’hui, 180 millions de Chinois sont dépressifs et partout ailleurs les gens sont dépressifs. C’est grave, plus personne n’est pilote, l’avion vole de lui-même. Nous ne sommes pas encore dans l’apocalypse, nous sommes dans un « ton apocalyptique » qui est perçu par tout le monde. Dans les rues à Paris, au bistro en face, là, vous discutez avec les gens, il y en a de toutes les nationalités et ils sont tous d’accord sur une chose, c’est que ça va mal et que personne ne voit comment sortir de là. L’organisation de la destruction de tout cela, c’est le marketing. C’est le fer de lance programmé depuis 1979 par les économistes libéraux de l’école de Chicago.


Le marketing triomphant… ?


Ce qui s’est mis en place dans les années 1950 avec le développement des médias de masse, c’est le projet d’Edward Bernays, le neveu de Sigmund Freud. Edward Bernays, concepteur du "public relation", est convaincu que pour faire adopter des idées ou des produits par des individus, il faut s’adresser à leur inconscient et non à leur conscience. Son idée est de faire consommer les Américains de plus en plus en détournant leurs désirs, en court-circuitant leurs pulsions. Sur la base d’une théorie freudienne, Bernays construit une stratégie de développement du capitalisme qui permet de capter, de contrôler, de canaliser chaque individu et de l’orienter vers les objets de l’investissement économique, les objets de consommation.

Le but est de prendre le pouvoir sur le psychisme de l’individu afin de l’amener à un comportement pulsionnel. Cette captation est évidemment destructrice. On canalise le désir vers des moyens industriels et pour ce faire, on est obligé de court-circuiter l’énergie libidinale et tout son dispositif, parce que l’énergie libidinale est produite dans un deuxième rang, ce n’est pas une énergie primaire, les énergies primaires ce sont les pulsions. C’est ce qui nous rapproche des animaux. Nous sommes tous habités par des pulsions et nous pouvons nous comporter comme des bêtes. Nous sommes témoins d’une régression des masses, qui n’est plus une régression des masses politiques mais une régression des masses de consommateurs. Le marketing est une des grandes causes de désaffection du public pour le progrès. Le marketing est responsable de la destruction progressive de tous les appareils de transformation de la pulsion en libido.


Comment enrayer cette régression, ne pas en rester à nos pulsions de consommateurs ?


Herbert Marcuse a fait un discours important en 1953 sur le processus de désublimation. À l’époque, ça fait six ans que la télévision fonctionne, et il voit déjà comment va s’accomplir le processus. En 2011, on observe avec une conscience planétaire ce processus de désublimation prédit par Marcuse il y a plus de cinquante ans. La sublimation, beaucoup sont d’avis de dire que c’est un cas un peu exceptionnel de la libido. Dans un texte précis, Freud dit : « La libido, c’est la sublimation. » C’est-à-dire que de près ou de loin, il n’y a pas de libido sans idéalisation de l’objet de celle-ci. Il n’y a pas d’idéalisation sans sublimation. Si j’aime un artiste ou si je suis prêt à libérer mon pays, c’est le même processus. Derrière cela, il y a le sacré. On en parlait couramment autrefois. Marcuse pose l’hypothèse qu’il n’y a pas de possibilité de lien social sans un processus de ce type-là, sans idéalisation.

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Peut-on retrouver le goût de la sublimation, de l’idéalisation ?


Il faut profiter de cette prise de conscience pour renverser le processus, pour transformer la panique en nouvel investissement. La nouvelle lutte a commencé dans le nord de l’Afrique. Apprenons à faire de la thérapeutique. Il s’agit de reconstruire progressivement les savoirs et les saveurs. C’est le travail de l’artiste, c’est de la création et de la technique. L’artiste doit être un technicien. Ce que vous faites est très important. Même si l’art conceptuel semble avoir effacé toute la technicité de l’art. Le conceptuel est aussi de la technique. En tant que fabricant de concepts, je me considère comme un artisan. Je peux vous dire que mes concepts, je les usine. (Bernard Stiegler place ses deux mains en étau puis mime le façonnage d’une pièce). J’ai un établi, j’ai besoin d’un étau pour bien les serrer, ça se passe dans la matière. C’est une technologie matérielle. Je suis un manuel.


Qui sont ces artisans thérapeutes de nos sociétés en régression ?


Je compte moyennement sur le monde économique et le monde politique. Quand je dis « nous devons », je compte plus sur les scientifiques, les artistes, les philosophes et tous au sens large : les profs, les juristes, les psychologues, les soignants, tous ceux qui prennent soin du monde. Nous avons tous besoin d’ouvrir une discussion avec la vie parce que plus rien ne se fera sans une volonté indépendante des pouvoirs. Aujourd’hui, il est évident que l’utilisation des réseaux numériques est fondamentale parce qu’ils sont de nouveaux systèmes d’écriture et de publication. Nous vivons l’émergence d’une nouvelle politeia planétaire : nouveau temps, nouvel espace, qui se disent en latin respublica, la chose publique ; en grec politeia. Un retour aux origines de la démocratie.


Avec Internet et les nouvelles technologies de l’information comme outils ?


Le web, c’est l’ère industrielle de l’écriture. Le numérique, c’est de l’écriture. Une écriture faite avec l’assistance d’automates, de moteurs de recherches, de serveurs, d’ordinateurs, qui se propage à la vitesse de la lumière, est évidemment technique, et de dimension industrielle, car elle suppose des infrastructures de type Google. Soit trois millions de serveurs, trois pour cent de la consommation électrique de tous les États-Unis. C’est une industrie de dimension mondiale qui permet de développer toutes sortes de choses extrêmement intéressantes. La révolution numérique crée une situation nouvelle sur le plan économique et politique et c’est là que Marx regagne de l’intérêt, il ne pense pas la politique sans l’économie et réciproquement. Nous pensons, à Ars Industrialis [2], que cela rend possible l’émergence d’un nouveau modèle industriel. L’évolution humaine est indissociable de l’évolution technique.


La technique peut-elle aussi provoquer des régressions...


Pensons une pharmacologie générale où la technique est un remède (un facteur de progrès) si elle contribue à intensifier les possibilités d’évolution des individus psychiques et sociaux, et un poison (un facteur de régression) lorsqu’elle conduit à court-circuiter ces mêmes individus. Après le protocapitalisme que décrit Marx, puis le capitalisme consumériste, celui que décrit Marcuse, il y a maintenant un troisième modèle industriel qui émerge depuis la crise de 2008. Et je ne sais pas s’il restera capitaliste longtemps, je vous dirai que je m’en fous.

Microsoft a divulgué ses codes sources parce qu’il a fini par comprendre que la dynamique des logiciels libres est beaucoup plus forte que celle des propriétaires. Un rapport de la Commission européenne prévoit qu’en 2014 le logiciel libre sera majoritaire. Aujourd’hui une multitude de domaines s’établissent sur ce modèle libre (Linux, Wikipedia…). C’est ce que nous appelons l’économie de la contribution. C’est une reconquête du savoir, une déprolétarisation. De grands mouvements fondamentaux se mettent en place, et il est indispensable que nous, thérapeutes, accompagnions, théorisions, critiquions avec joie, courage et modestie !


Qu’est-ce que cette économie de contribution ?


L’économie contributive existe déjà, elle est déjà extrêmement prospère et elle s’imposera parce qu’elle seule est rationnelle. Une politique industrielle contributive est en train de rompre avec le modèle consumériste. Elle s’est développée dans le domaine du logiciel, qui est aujourd’hui tiré par le modèle contributif. Toutes les grandes boîtes comme Google reposent sur cette culture. Et c’est ça qui est en train d’inventer l’avenir. Et nous pensons que ces modèles-là sont expansibles à beaucoup de secteurs. Y compris à la construction du monde énergétique.

Le problème n’est pas de passer du pétrole au nucléaire, ou du nucléaire aux énergies renouvelables. La question fondamentale, c’est de créer des réseaux, des « smart grids » (réseau intelligent, ndlr) contributifs. Là il y a du soleil, on va baisser les rideaux, ça va produire de la chaleur qu’on va canaliser et mettre en commun sur des serveurs d’énergie. Beaucoup de monde travaille là-dessus. Je connais deux architectes de l’école polytechnique de Zurich, une des meilleures écoles scientifiques du monde, qui soutiennent que le photovoltaïque suffit entièrement à satisfaire les besoins énergétiques. Mais cela ne se développe pas parce que c’est contraire aux intérêts des spéculateurs.


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Je pense qu’il faut relancer une critique de l’économie politique qui repose sur la sublimation, et fait que les gens s’investissent dans des projets contributifs. En économie, il y en a de plus en plus. Comme Wikipedia. C’est inouï. Sept personnes font marcher Wikipedia – quatre-vingt treize salariés. Salariés au service de centaine de milliers de contributeurs, dont je fais partie, et des millions d’internautes dans le monde. Ils contribuent par amour de faire quelque chose de bien. Et ce bien qu’ils font produit beaucoup de valeur économique. Wikipedia produit une utilité sociale énorme. Et il faut trouver des moyens de le valoriser économiquement sans le monétariser ! Car sinon, ça devient du business, et les actionnaires rentrent…


Quel rôle pour les nouvelles générations ?


C’est le problème le plus urgent, le plus fondamental, il faut montrer aux jeunes générations ce recyclage possible. Avec eux, on peut devenir beaucoup plus intelligents. L’intelligence n’est pas une compétence mentale ou neurologique, c’est une compétence sociale. Il faut reconstruire une intelligence intergénérationnelle, ça passe par la technique parce que aujourd’hui, ce qui fait les générations, ce sont les mutations technologiques. Après l’analog native, dont je suis (les enfants du cinéma et de la télé), nous avons les enfants du Net, qui inventent des tas de choses. Il est urgent de faire la critique des générations successives, les analog natives, aussi les litterate natives, et les print natives ; Luther était natif de l’imprimerie, Socrate était natif de la lettre. La technique est fondamentale dans la construction de l’intergénérationnel. Autrement dit, de ce qui relie l’inconscient à la conscience.

Quand je parlais tout à l’heure des nouvelles technologies, je le prends au sens kantien. Kant, c’est la critique de la conscience. Je veux que l’on fasse une critique de l’inconscient. Je veux aussi laisser s’exprimer une critique qui vient de l’inconscient. Et ça c’est le problème de 68. N’avoir pas su penser une critique de l’inconscient. Le faire est urgent. Freud disait de lui-même qu’il était un grand rationaliste. Repensons la critique des Lumières à partir de la question de l’inconscient. Les seuls qui l’ont fait ce sont les capitalistes, les gens du marketing, qui sont de plus en plus aguerris sur ces questions. Ils en ont tiré un maximum, en ont fait de véritables instruments de domination.


Cette économie de la contribution passe-t-elle par l’éducation ?


À Ars Industrialis, nous disons que le modèle américain, the American Way of life, est épuisé. Nous considérons qu’une nouvelle industrie est en train de se mettre en place, une industrie de la contribution. Nous pensons que cette industrie de la contribution, il faut la mettre en œuvre en développant une politique de recherche. Une politique éducative d’un genre tout à fait nouveau. Non pas en faisant une dixième réforme de l’Éducation nationale, d’une manière ridicule et administrative, non. En posant les problèmes comme ils doivent être posés. Réunissons des philosophes, des mathématiciens, des physiciens, des historiens, des anthropologues… Cela ne se fait pas du jour au lendemain, mais il faut mettre en place les travaux de ce qu’a fait Jules Ferry à l’époque. Il faut se donner du temps et savoir raisonner à deux temporalités différentes. Le court terme et le long terme. Et là, il faut effectivement développer des pratiques tout à fait nouvelles, de nouveaux médias.


Fini, les universités ?


Comme je vous le disais, l’écriture se produit aujourd’hui à la vitesse de la lumière par l’intermédiaire d’une machine. Mais c’est toujours de l’écriture. Qu’est-ce qu’une université ? En fait, l’Université, qui est apparue au début du XIXe siècle en Europe, vient de l’Académie au sens de Platon. L’Université, appelons-la le monde académique, qu’est-ce que c’est ? C’est ce qui transforme le caractère empoisonnant de l’écriture en quelque chose de bénéfique. « On dit qu’avec l’écriture, les sophistes ont détruit la vie collective, et bien moi, répond Platon, je vais faire une école, que j’appellerai l’Académie, qui produit des livres, des manuels, et je fais en sorte que l’écriture soit mise au service des mathématiques, du droit et de la philosophie. » C’est ce qu’il faut faire aujourd’hui. On nous dit que cela va se faire par le marché, mais le marché, il ne faut pas y compter. Le marché, ce sont les sophistes.

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Les profs ne sont pas armés intellectuellement pour suivre notre vie technicisée, ils n’ont actuellement aucune critique là-dessus. Il faut donc repenser en totalité l’Université. Il faut surtout comprendre que le numérique est en train de faire exploser ce qui est à la base de l’Université du XIXe siècle. Il faut repenser tout cela. En totalité. En fait, l’informatique est absolument partout, et on n’enseigne pas ça à l’école. On ne l’a pas même enseigné aux profs. Alors ils ne sont pas intellectuellement armés pour faire face à une génération bardée de smart phones, de caméras, de transformateurs. Il n’y a aucune réflexion sur ces changements, ni en France ni en Europe.


Et aux États-Unis ?


De par son histoire, l’Amérique a été confrontée au fait de développer une culture de l’adoption. Adoption des émigrants, des nouveautés technologiques. Cette culture de l’adoption a mis le développement de l’industrie et des industries culturelles au cœur des États-Unis, et le cinéma en particulier. L’Amérique a su accueillir les grands cinéastes qui fuyaient l’Allemagne, comme Fritz Lang, la Tchécoslovaquie, comme Milos Forman. Et l’Amérique a su aussi accueillir Derrida. Il faut quand même savoir qu’on lui a refusé un poste en France, à Jacques Derrida, et il s’est retrouvé prof aux USA. Ils ont aussi accueilli Foucault, Lyotard [3]. Aujourd’hui, mes meilleurs étudiants sont aux USA, chez Google.


L’intelligence, c’est ce qui manque à l’Europe ?


On veut supprimer l’enseignement de la philosophie. On avait au moins cela. Je peux vous dire qu’aux États-Unis, les Français ont une cote d’enfer, grâce à Derrida, Deleuze, Barthes, Foucault… Lorsque j’y enseigne, je suis un nabab, parce que je suis un philosophe français. En France, ils veulent flinguer la philosophie. Ils sont en train de rendre la philosophie optionnelle en première, pour pouvoir la supprimer en terminale. C’est absolument hallucinant. L’enseignement du grec et du latin aussi. C’est calamiteux. On a affaire à des benêts…

L’Amérique sait faire venir les intelligences. L’Europe, c’est une calamité. Elle n’a pas de politique industrielle, n’investit pas dans la culture et dans ce que l’on appelle « les nouveaux médias », alors que Google est devenu aujourd’hui la plus importante entreprise du monde. Je ne dis pas que c’est parce qu’elle gagne le plus d’argent, mais parce qu’elle détient les clefs de la nouvelle ère. Peut-être pas pour longtemps d’ailleurs, car cela va très vite. Pendant des années, Google perdait de l’argent, ils ont été soutenus. Essayez ici de monter une entreprise qui perd de l’argent. Vous ne pouvez pas. Parce que vous avez affaire à des crétins qui sont dans la logique « prends l’oseille et tire-toi ! ». Ils ne pensent qu’à se faire du fric comme de pauvres philistins…

Ce qui permettrait de transformer le poison en remède, c’est une politique industrielle publique qui ne consiste pas simplement à donner des réductions de charges sociales aux entreprises. Avoir une politique industrielle, c’est avoir une vision de son développement sur vingt ans. À une époque où la France était un très grand pays industriel, on n’a pas fait le TGV en réfléchissant sur dix-huit mois, il a fallu quarante ans d’anticipation. Cela a été massacré à partir de Giscard d’Estaing, puis par Mitterrand, Chirac et bien sûr Sarkozy. C’est l’effet du néolibéralisme, qui consiste à dire « moins il y a d’État et de politique, mieux on se porte ». C’est le vieux discours de Reagan et de Thatcher.

Recueilli par Thomas Johnson et Marc Borgers pour Soldes


Adaptation pour Basta ! [4] : Ivan du Roy.

Photos : source

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Notes

[1] 172 pages, 19,90 €

[2] Association internationale pour une politique industrielle des technologies de l’esprit, voir leur site.

[3] Le philosophe Jean-François Lyotard.

[4] Le texte a été très légèrement réorganisé ; pour faciliter la lecture sur écran, nous nous sommes permis d’intercaler des questions et des relances qui ne figurent pas dans l’entretien initial, divisé en trois grands chapitres.


Lien http://www.bastamag.net/spip.php?article2202

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 10:10

Pas de manipulations !

by Patrick Le Hyaric

 

De fait, les horribles crimes de Toulouse et de Montauban, à un mois de l’élection présidentielle, constituent un événement politique important. L’utilisation abjecte qu’en fait l’extrême-droite le dispute à un candidat-président prêt à tout pour conserver le pouvoir. Il y voit l'occasion de déplacer le débat électoral vers les enjeux sécuritaires dont il espère qu'ils lui seront plus favorables que l'examen de son bilan et des questions de l’urgence sociale et écologique.

Nous redisons notre révulsion absolue face aux actes abominables de ce tueur illuminé.

Qu’il ait tenté de les justifier au nom de la cause palestinienne ou d'une religion en fait un terroriste  assez lâche pour tuer des enfants et des soldats et pour salir cette cause et cette religion, ouvrant la voie à de nouvelles stigmatisations. Ce que n’a manqué de faire l’extrême-droite raciste et haineuse. Criminel et extrême-droite s’alimentent mutuellement à rebours des valeurs républicaines qui fondent le vivre ensemble.

Pour les familles endeuillées et pour l’immense majorité de celles et de ceux qui s’interrogent, il eut été préférable que l'assassin fut capturé vivant de telle sorte que les réalités soient éclairées et mises  à la disposition de toutes et tous. Au lieu de cela, les larmes de douleur  pas encore sèches, les victimes pas encore mises en terre , on a vu, dépêchés du  sommet de l’Etat -ce qui est très rare- de hauts cadres de la police et des services de renseignement occuper les plateaux de télévision pour livrer et pour construire un récit officiel de ces événements. Et de trop nombreux médias ont restitué ces propos lissés sans recul ni critiques. Ce faisant, les uns et les autres ont contribué à ce que grandisse l'exigence de transparence sur des failles relevées jusque dans les rangs du gouvernement. Puisque le Président de la République mène sa campagne sur un nouveau renforcement de la sécurité, avec de nouvelles lois, on peut lui retourner le miroir. Qui a fait depuis 2002 de la question de la sécurité, l’alpha et l’oméga de la politique nationale ? Qui a multiplié les lois sécuritaires dont certaines sont inapplicables ? Qui, dans ce domaine aussi, présente un bilan négatif aux yeux de nos concitoyens ? Les «récits» du ministre de l’intérieur, du Président de la République, soulèvent eux-mêmes de multiples questions. Comment se fait-il qu’un islamiste français, expulsé d’Afghanistan et fiché comme tel n’ait pas été surveillé ? Pourquoi un individu, jugé si dangereux au point d'être inscrit sur les listes noires des Etats-Unis, n’a-t-il fait l’objet d’aucune enquête ? Comment un jeune de 23 ans, a-t-il pu, sans revenu, s’approvisionner en multiples armes de guerre, apprendre à s’en servir, accumuler tant d’argent pour se les procurer, sans jamais être repéré ?

On ne peut s'autoproclamer indéfiniment champion de la sécurité absolue de nos concitoyens sans devoir rendre des comptes quand surviennent de tels drames avec leur part d’ombre. N Sarkozy ne peut pas non plus cacher d’autres mensonges tels que  la promesse de ramener en fin de quinquennat le chômage au taux de 5%, de ne laisser personne dormir dans la rue,  ou encore ses envolées sur le président du pouvoir d’achat.

L'utilisation de l'émotion légitime que provoquent des événements aussi dramatiques est une spécialité sarkozyenne tout autant que ses choix en faveur des plus fortunés. Chacun a en mémoire les dernières campagnes électorales et l'exploitation faite de l’horrible tuerie au conseil municipal de Nanterre, un mois aussi avant un premier tour de scrutin présidentiel ou l’incendie de la maison d’un retraité dans le centre de la France la veille du vote.

Celui qui se présente en « père protecteur de la Nation » ne protège nos concitoyens ni de l’insécurité, ni de la crise, ni des désastres écologiques. Ses choix politiques ne sécurisent que les forces de l’argent, tandis que celles et ceux qui n’ont que leur travail et leur retraite pour subsister  sont voués à l’insécurité de vie.

C’est donc bien sur le bilan du Président sortant et sur les projets pour l’avenir que doit porter le débat de la campagne électorale. Il s'agit de revivifier les idéaux républicains, de les traduire en actes pour défricher de nouveaux chemins vers l’émancipation sociale et humaine. Ce grand cri partagé « l'humain d'abord » qui conduit tant d'hommes et de femmes de gauche, d'écologistes, de progressistes à se poser la question: « Mais que serait-il advenu de cette campagne électorale si le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon  n'étaient pas là » ? Rarement un candidat et le projet qu'il porte auront été aussi utiles pour redonner confiance dans les capacités de la politique à changer le cours des choses.

Tout conduit à amplifier jusque dans les urnes une dynamique qui scellera la défaite du Président des riches et permettra que des solutions soient enfin apportées aux problèmes concrets que rencontrent nos concitoyens. La visée de transformation économique, sociale, écologique est omniprésente avec en son cœur l'appel à une intervention citoyenne majoritaire dans la cité comme dans les entreprises, déclinée jusqu'au concept d'une 6ème République. En quelques mois, les possibles viennent de s'élargir à un point que les plus optimistes n'avaient pas imaginé. Dans le mois qui reste, des forces considérables peuvent se mobiliser et communiquer autour d'elles leur conviction enthousiasmante qu'une alternative de progrès est possible, rassembleuse et unitaire. Allons-y !

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 01:35

nicolas sarkozy CNN consultation habituelle site

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[MàJ] Délit de consultation habituelle de sites : le CNN bientôt saisi

L'alarme, etc.

Mise à jour 28 mars 2012

Selon Giuseppe Di Martino (Dailymotion, ASIC et Conseil Natoinal du Numérique) le Président de la République va saisir prochainement le CNN sur son projet de sanctionner la consultation habituelle de sites violents, haineux ou faisant l'apologie du terrorisme. Nous avons appris qu'une réunion était aussi prévue aujourd'hui à 17h30 au cabinet du premier ministre pour traiter de ce futur délit.

Première diffusion 24 mars 2012

Titre initial "Sanction de la visite habituelle de sites : le CNN tire la sonnette d'alarme"
Après les évènements tragiques de Toulouse et Montauban, le Président de la République a promis d’incriminer le simple fait de consulter « de manière habituelle des sites internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine et à la violence ». Rapidement la mesure a été sèchement critiquée : inapplicable, prise dans l’urgence sans concertation, inutile, et témoignant d’un nouveau tour de vis de Nicolas Sarkozy asséné sur les réseaux. Un emballement qui inquiète le Conseil National du Numérique.


Le CNN vient d’adresser une lettre au locataire de l’Élysée pour lui rappeler quelques fondamentaux. Spécialement que la mesure de régulation, aussi impérieuse soit-elle, doit se concilier avec le principe de proportionnalité, sans oublier celui de la liberté d'expression et de communication. Des principes encore rappelés par le Conseil constitutionnel dans sa décision Usurpation d'identité.

Sans attendre les détails exacts de l'incrimination du droit de visiter un site, le CNN pointe déjà « plusieurs interrogations touchant notamment à la méthode d’identification de l’auteur de l’infraction, notamment au regard du cadre juridique existant (directive eCommerce, etc.) ou de l’absence d’obligation de conservation des données de navigation par les intermédiaires ».

Impossible en effet de cerner et condamner une « consultation habituelle » puisque les intermédiaires ne conservent pas les données de navigation. Le CNN remarque comme nous que des usages légitimes risquent aussi de tomber dans cette future sanction. « L’usage par certaines professions (journalistes, chercheurs universitaires, etc.) de ces sites et leur consultation régulière pourraient soulever des difficultés légitimes lors de la mise en oeuvre de cette infraction. »

Il demande ainsi à être saisi « avant tout débat parlementaire » afin d’initier une vaste consultation des acteurs (autorités de police et de gendarmerie, société Civile, etc.) et « permettre de clarifier la mesure et ainsi s’assurer d’une conciliation entre les divers droits et libertés en présence ».

« Il nous semble important que la saisine du Conseil sur ce projet puisse s’effectuer rapidement afin de permettre d’organiser une large consultation et discussion avant la réouverture de la session parlementaire à la fin du mois de juin. » Une remarque avec, entre les lignes, une piqure de rappel : souvenons-nous que l’exécutif n’avait pas jugé utile de soumettre au CNN le décret ARJEL sur le blocage des sites de jeux, un autre texte initié par Nicolas Sarkozy.


Marc Rees le 28 mars 2012 à 16:56 (22 505 lectures)

 

Lien http://www.pcinpact.com/news/69772-cnn-incrimination-consultation-habituelle-sa.htm?vc=1&_page=2#top_commentaire

 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 01:28
Libye – Après Benghazi en Cyrénaïque, le Fezzan veut son autonomie

Publié le29 mars 2012

9

 

Ceux qui ont réduit la Libye en cendres ne reculent devant rien pour poursuivre la spoliation de leurs biens. Toute honte bue, ils annoncent que tout est reparti de plus belle dans l’extraction du pétrole, tandis que les Libyens s’entretuent. Aussi, même mort, Mouammar Kadhafi leur fait peur. C’est ainsi qu’on a appris hier, que, l’Italie avait saisi les biens de la famille Kadhafi à hauteur de 1,1 milliard d’euros. Une rapine caractéristique, de la même veine que le vol par les autorités françaises des biens de cette famille décimée, dans le 17e arrondissement, à Ternes.

 

Où sont donc les “sauveurs” de la Libye ?


Les combats qui opposent depuis lundi des Toubous (noirs) à des tribus arabes dans la ville libyenne de Sebha (sud) ont fait 70 morts et 150 blessés. La réaction tardive du CNT, incapable de tenir ses milices, a vu son représentant à Sheba, Abdelmajid Seif al-Nasser, démissionner. Pour le chef des Toubous, Issa Abdelmajid Mansour, trop c’est trop. Il a brandi la menace de séparatisme:

“Nous annonçons la réactivation du Front toubou pour le salut de la Libye (FTSL), pour protéger les Toubous d’un nettoyage ethnique, et s’il le faut, nous allons demander une intervention internationale et œuvrer pour un État comme le Sud-Soudan” “Il s’est avéré que le Conseil national de transition (CNT, au pouvoir) et le régime de Kadhafi ne sont pas différents. Le CNT a un programme pour nous exterminer”.

Les Toubous, qui dénonçaient leur marginalisation sous l’ancien régime de Mouammar Kadhafi, estiment aujourd’hui que la situation s’est empirée depuis l’arrivée du CNT. Le district de Shabat (n°18 sur la carte), compte un peu plus de 76 000 habitants. D’un côté, on pleure à cause du pourrissement de la situation libyenne, de l’autre, on se dit, sans haine aucune, qu’ils méritent bien ça. Pour rappel, les Toubous ont activement lutté contre Kadhafi. Aujourd’hui, ils le pleurent. Quelle ironie !


Plus de 1000 combattants du CNT sont arrivés sur place, pour tenter de reprendre la main mais, les Toubous, fortement armés désormais, risquent de faire appel à leurs frères d’armes du Tchad ou du Niger, pour combattre le CNT, selon notre source à Tripoli.  La Libye est en pleine décrépitude…

 

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L'actualité (notamment Libye) avec Th Meyssan


 
 Bruxelles (Belgique) |
Anders Behring Breivik, l’auteur des attentats d’Oslo, ne présente pas les symptômes d’une soudaine folie ou d’une pathologie extraordinaire. Probablement comme Mohamed Merah, l’auteur des tueries de Montauban et Toulouse, il n’a pas succombé à un trouble mental, mais a simplement pris au sérieux le discours politico-médiatique du « clash des civilisations ». Tous deux ont cru ce qu’on leur disait, se sont positionnés dans ce conflit imaginaire, et ont voulu avec courage y prendre leur place. Pour Jean-Claude Paye, ce n’est pas tant le tueur de masse post-moderne qui est malade, c’est la société qui a validé la rhétorique néoconservatrice à travers les guerres impériales et les lois sécuritaires qui doit d’abord retrouver la raison.
 
En bref

 
Alain Juppé accusé par sa propre administration d’avoir falsifié les rapports sur la Syrie
 

 
URGENT - Syrie : Regroupement de combattants étrangers aux frontières turque et jordanienne
 

 
Nicolas Sarkozy a neutralisé les preuves du financement de sa campagne de 2007
 

 
L’Australie conduit une guerre secrète en Afrique
 
Controverses
 
 
 
Fil diplomatique

 
5e résolution du Conseil des Droits de l’homme sur la crise syrienne
 

 
Déclaration du Président du Conseil de sécurité sur la Syrie
 
Veille documentaire

 
La guerre de Libye aurait pu mal tourner pour les Alliés
 

 

 
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