Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 04:36

 

 

Symboles de la civilisation ashkénaze

Pour Guéant la seule civilisation qui vaille c’est l’ashkénaze!

Ah grands naïfs que vous êtes, grands enfants, grands fous, qui croyez que la polémique initiée par Claude Guéant avait pour objet de défendre la civilisation française face à la menace anglo-saxonne qui telle un rouleau compresseur est en train d’aplatir toutes les tentatives d’expression civilisationnelle différente. On a même immédiatement fait la liaison avec le front national et sa défense (supposée) de la culture française dans un monde sous contrôle de l’empire américain, amalgamant ainsi joyeusement le nationalisme, le racisme et le nazisme dans un même élan, permettant donc de disqualifier, au moins jusqu’aux élections, toute tentative (débile assurément) de revendiquer une quelconque souveraineté pour le peuple français. Là est le vrai projet occulte de cette polémique.

Symboles de la civilisation ashkénaze

 

La grande peur de l’oligarchie mondialiste de notre pays est bien évidemment que l’opinion publique française finisse par ouvrir les yeux et se rende compte que finalement pour mettre en pratique réellement une politique offensive et réaliste seule capable d’exercer un vrai changement de société, il fallait tout simplement reconquérir les instruments indispensables à l’exercice de la souveraineté nationale. Autrement dit ne plus accepter les diktats bruxellois en train de s’intensifier dans notre dos et qui exige maintenant que nous soumettons notre proposition annuelle de budget à leur bon vouloir. Vu l’actualité en Grèce on se rend bien compte que leur idée ne sera pas de protéger les peuples mais les banques, quitte à instaurer un grand chaos social et humain. Peu leur chaut.


Alors pour dissuader les esprits encore interrogatifs il faut multiplier les polémiques et les sous-entendus reliant opportunément le nationalisme, la souveraineté populaire et le nazisme pour le disqualifier. Pour cela les deux partis s’entendent comme deux larrons en foire. A la droite le rôle du méchant chargé d’exacerber le sentiment identitaire des français, à la gauche la position outragée de l’humaniste universaliste horrifiée par la montée du populisme et du nazisme.

 

Le PS fait bien évidemment le lien entre la position de Guéant et le FN et le matraque dans les médias alors que, jusqu’à preuve du contraire, le FN n’aura jamais exprimé une position aussi radicale et exclusive que celle de Guéant du moins dernièrement. Oui l’extrême-droite identitaire est présente au FN mais en fait elle diffuse largement au-delà comme on va le voir par la suite. Tout cela au final pour dire que le PS fera la même politique sécuritaire  et identitaire que l’UMP avec dans l’esprit une même civilisation à abattre: l’Islam car c’est aussi cette civilisation qui est pointée du doigt par Guéant.

 

Je dis aussi car la diatribe de Claude Guéant s’adresse aussi à la civilisation française pré-révolution de 1789. Pour lui, et pour tous les frères, rien n’existe en France avant la révolution. Tout est noir et indigne d’être racontée dans les écoles. D’ailleurs on l’enseigne de moins en moins jusqu’à ce que les élèves finissent par oublier qui était louis XIV…Oublier donc que durant quasiment 1000 ans la France fût un des plus grand royaume d’Europe, et donc du monde connu, et que bon an mal an sa population vivait aussi convenablement qu’il était possible à cette époque. Bien sûr il y avait aussi des serfs, des privilégiés, une aristocratie, des riches, des pauvres, des miséreux…mais quelle différence avec aujourd’hui? Où est le changement de société  et de civilisation tant vantée par Guéant depuis 1789?

Donc exit l’histoire de France pré-révolutionnaire et attaque contre la civilisation islamique, avec ses rites et coutumes, qui montre peu de compatibilité avec notre civilisation”judéo-chrétienne” (l’ashkénazie). Oui c’est un fait que nous ne venons pas d’une seule et même civilisation et que l’islamique n’est pas forcément le meilleur modèle à suivre pour le progrès humain. Mais le nôtre oui? Notre modèle de société serait à ce point supérieure aux autres (asiatiques, chinoises, africaines, indiennes, hindous, mélanésiennes, etc…) qu’il faudrait toutes les éradiquer pour qu’il n’en reste qu’une? Et laquelle? la française? l’anglo-saxonne? l’italienne? Non celle qui devra rester à la fin c’est l’ashkénaze et c’est cela que défend le sieur Claude Guéant en mission pour sa vraie patrie: Israël.


Claude Guéant prétend donc au nom de la république française s’attaquer aux signes religieux distinctifs, mais aujourd’hui il veut adapter la république à la pâques juive, intérêt national d’importance s’il en est dans une république qui se prétend laïque non?

 

Guéant adapte la France au communautarisme juif 

l

 

 

Il est sain de consulter le point de vue juif sur cette polémique Guéant. Celui-ci s’étonne que l’Islam soit sur-protégé dans notre pays et qu’on ne puisse pas l’attaquer ouvertement. Il se désespère aussi de l’amalgame faite en réponse par la gauche avec la shoah, ce qui revient à rabaisser celle-ci aussi à la défense des arabes outragés et humiliés dans notre pays. Et oui les torchons et les serviettes ne doivent pas se mélanger c’est un grand principe juif.


On sait tous combien les juifs sont attachés à préserver leur identité “civilisationnelle”. Il est normal pour eux de revendiquer la pureté du sang et d’être fier de constater que leur gènes ashkénazes permettraient une meilleure longévité. La génétique c’est très important dans la civilisation ashkénaze.


Pourtant ce sont les premiers à pousser au métissage tous les autres, les goyim quoi. Eux ils doivent à tout prix accepter de voir diluer leur patrimoine génétique, leur identité culturelle, donc leur “civilisation”. C’est même un projet porté au plus haut sommet de l’état, un enjeu national.

 

Les juifs ashkénazes peuvent donc ouvertement en France, cracher sur le nationalisme français et par là même sur notre identité culturelle sans que cela ne choque plus personne tant dans les esprits le nationalisme est associé au repli sur soi, et donc au nazisme au final. Personne ne peut plus penser que le nationalisme peut être vu comme une volonté de ne pas voir son identité culturelle, et civilisationnelle, diluée dans un grand ensemble mondialiste sans queue ni tête, sans racines, et qui nous inculquent dès notre plus jeune âge que nous sommes en compétition contre tous, que seule l’individualisme exacerbée permet d’accéder à la “lumière”, que la richesse est un cadeau de Dieu et donc être pauvre est un signe du “mal”, que l’usure c’est bien, que l’émancipation de la femme passe par l’exposition de sa nudité la plus crue, que le sexe avec les enfants n’est pas si grave que cela puisque des pédophiles sont au gouvernement, sont omniprésents en politique et dans les médias sans que cela ne choque plus personne, etc…Voilà les valeurs que véhiculent avec force dans notre conscient et subconscient la civilisation ashkénazie qui est donc la seule valable pour l’ami Claude Guéant. La franc-maçonnerie en étant le bras armé bien évidemment.

 

Est-cela qui constitue la civilisation d’au-dessus toutes les autres? Est-ce cela l’humanisme universel qu’en tant que français vous défendez? C’est en tout cas ce qu’on vous demande de croire par la force de la propagande qui vous est imposée tous les jours et partout à la gloire d’Israël et du futur empire ashkénazi, projet ultime du nouvel ordre mondial.

 

L’interview de Henry Kissinger est à ce sujet édifiante tant l’accomplissement de leur projet parvient à son terme: Henry Kissinger annonce une troisième guerre mondial et le grand Israël. Ils ne se cachent plus car ils savent que plus rien, ou presque j’espère, ne pourra les arrêter.

A lire aussi ce billet: Le projet du nouvel ordre mondial, du reich nazi à l’empire ashkénazi.

Lire aussi: L’intelligence juive ashkénaze (supérieure aux autres bien sûr…)

Retrouvez toutes les infos engagées contre l’ordre mondial: ICI

 

Vidéos sur le site

http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2012/02/13/pour-gueant-la-seule-civilisation-qui-vaille-cest-lashkenaze/


 

Point de vue juif (voir plus haut) :


L’Affaire Guéant : un symptôme pathologique

lundi 13 février 2012, par Claude Guéant, par Civilisations

 

La dernière affaire médiatique en forme de controverse autour des déclarations de Claude Guéant sur les « civilisations » constitue un événement très significatif du point de vue sociologique, c’est à dire du point de vue de la forme et non du contenu.

Remarquons tout d’abord un fait central : l’islam n’a jamais été désigné si ce n’est indirectement, même par Claude Guéant, mais c’est ce que tout le monde a pourtant entendu, au point que le CFCM ait sommé le ministre de dire si ses propos visaient bien l’islam.

Mais ce qu’il y a de bien plus intéressant, c’est que la comparaison avec la Shoah et les Juifs n’a pas tardé à fuser, là aussi, avec l’intervention du député socialiste de la Martinique, accusant le ministre de promouvoir une idéologie nazie promettant les musulmans à un avenir de camps de concentration, et rappelant à cette occasion, de façon apparemment aberrante, la mémoire de l’esclavage.

Sans me prononcer sur le fond idéologique de cette affaire et en l’étudiant comme un symptôme d’une pathologie collective, je retiendrai 3 choses.

Premièrement – et c’est ce que nous savons depuis plus de 10 ans - l’islam est l’objet d’une sanctuarisation dans le débat public. C’est le mot, c’est la chose à ne même pas proférer. On peut en mesurer l’épaisseur si on compare cet état de faits à la critique idéologique, virulente ou sourde, dont le judaïsme, le christianisme, l’Occident, la modernité sont, par contre, les objets soir et matin.

Il y a là l’expression d’un jugement de valeur déséquilibré et discriminatoire, qui implique un classement hiérarchique, réputé moral alors qu’il infériorise et criminalise d’autres « civilisations » qui elles sont bien nommées et assignées à l’infamie. C’est là qu’est avant tout le scandale : la condamnation permanente des uns et l’innocentement permanent des autres. Quand on se livre à ce jeu de massacre, aucune « civilisation » ne peut être épargnée.

Deuxièmement, cette sanctuarisation prend systématiquement la mémoire de la Shoa en otage pour se légitimer.

Cela ne signifie pas que les Juifs s’en retrouvent valorisés. Bien au contraire, car la sanctuarisation de l’islam, si prégnante dans le discours médiatique, s’accompagne de la délégitimation et de la diffamation permanentes d’Israël, du sionisme et des Juifs fondamentalement coupables de génocide : en 1948, à Djénine ou à Gaza.

De là à se demander s’il y a un rapport de cause à effet entre les deux phénomènes il n’y a qu’un pas. Et c’est ce déséquilibre général dont la gauche réputée « éclairée » est grandement responsable qui conduit une partie de l’électorat juif, chrétien ou laïque à aller vers le FN.

Troisièmement, il en découle que la Shoah est devenue dans cette galère un mythe, une figure rhétorique sans plus grand rapport avec sa réalité. C’est un argument de discours complètement creux qui peut ainsi se voir retourné contre les Juifs. Les vrais usufruitiers de la Shoa ce sont effectivement aujourd’hui les Palestiniens, « victimes des victimes » comme le disait l’idéologue du post-colonialisme, Edward Saîd.

Ce système-là, bi-polaire (sanctuarisation de l’islam-diffamation d’Israël), n’est le fait en apparence ni des Juifs, ni des musulmans – il faut le souligner – mais des élites des médias, de la politique, de l’intelligentsia. Elle mériterait une étude en soi qui a à voir avec la conscience collective.

Ce qui est fascinant, c’est de constater avec quelle rapidité les gardiens du sanctuaire se sont levés comme un seul homme dans cette affaire, comment le CFCM a mis en demeure le ministre sans se voir désavoué, comment le parti socialiste en a fait un cheval de bataille électoral, voire comment Claude Guéant a voulu créer une affaire sans en avoir l’air. Je me souviens que le CRIF a été brutalement éconduit quand il a protesté après la scandaleuse émission de Fr2, « Un œil sur la planète ». Institutions nationales comme journalistes furent unanimes à rejeter cette protestation.

La solitude que l’on peut ressentir en tant que Juifs à ce moment précis n’en est que plus terrible, accablante, écrasante. Inquiétante.

* Chronique sur Radio J du vendredi 10 février Shmuel Trigano, professeur des Universités.

http://www.jforum.fr/forum/france/article/l-affaire-gueant-un-symptome
Repost 0
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 04:32

Le 11 novembre devient jour d'hommage "à tous les morts pour la France"

 Créé le 20-02-2012 à 18h47 - Mis à jour le 21-02-2012 à 03h06

Le Parlement a adopté définitivement lundi, par un vote de l'Assemblée nationale, la loi instaurant le 11 novembre, jour de l'armistice de 1918, comme une journée "en hommage à tous les morts pour la France", et non seulement à ceux de la Première Guerre mondiale.
Seul le groupe des députés du Front de gauche a voté contre ce texte, annoncé par Nicolas Sarkozy le 11 novembre dernier, et qui précise, à l'initiative du Sénat, que "cet hommage ne se substitue pas aux autres journées de commémoration nationales".

Merci de lire la suite de la dépêche de l'AFP ici

-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-

 

Ce devoir de mémoire est aussi un devoir d'explication.

En 1922 le journal L'Humanité a publié une réponse d'Anatole France à Marcel Cachin, réponse qui fera date.

"On croit mourir pour la Patrie et on meurt pour les banques et les industriels"

 Ce mot terrible concernait le bilan de la guerre de 1914-1918, celle dont la fin jusqu'à présent était commémorée le 11 novembre. Aujourd'hui, avec le recul on s'aperçoit que tous les autres conflits présentent le même tare.

Sans aller très loin, les banquiers et industriels aux USA ont fait des affaires énormes en fournissant les deux camps en 1939-45. Apparemment, leur collaboration avec le IIIe Reich s'est terminée avec l'entrée en guerre des USA, début 1943. Sans état d'âme, les affaires ont repris dès le conflit militaire terminé. Il fallait bien reconstruire ! C'est là un marché particulièrement juteux, qui fut revêtu de l'onction nommée Plan Marshall.

Sans vouloir trop polémiquer, qu'en fut-il pour les guerres qui suivirent, pour nous français ? L'Indochine ? Nul besoin de plonger dans le bourbier du scandale des piastres. D'énormes intérêts s'y investissaient (on pensera à Michelin).  La Banque d'Indochine, qui plus tard fusionnera avec celle de Suez en 1974. Aujourd'hui le groupe se nomme Suez tout court. Incidemment, la banque de Suez aussi était partie prenante sur le conflit de 1956 à propos du Canal. Conflit qui fut perdu par le corps expéditionnaire anglo-français : c'est pourquoi on n'en parle guère.

Et en Algérie, bien entendu les intérêts abondaient, surtout quand fut découvert le pétrole dans le sud. Quoi de mieux, que d'envoyer là-bas les appelés du contingent français faire "de la pacification" ? Un ami en a tiré un témoignage poignant, intitulé "Le Piège". Il cherche un éditeur.

Les choses ont continué, encore aujourd'hui en Afghanistan où "nos" troupes sont encore embourbées dans un conflit qui n'est pas le leur, ni le nôtre, mais celui des pétroliers US.

Personne ne fait de remarque ? Dans ces différents conflits, nous devons repartie la tête basse, parce qu'il s'agit pour ceux "d'en face" de guerres de rejet d'envahisseurs, où le peuple entier est concerné. On ne peut pas gagner ces guerres-là, à moins de faire table rase du pays. Même en Irak, où le pays n'existe pratiquement plus, même en Libye plus récemment où la re-désertification est encore en cours, les troupes d'invasion n'auront pas fait plier les survivants. Et entre un gouvernement de Tel Aviv et la population palestinienne occupée ou enfermée, le bras de fer continue indéfiniment.

Plus fort encore, un pays a bien failli être le grand perdant de la guerre 1939-45 : le nôtre. Sans la poigne de De Gaulle, en 1945 les cadres d'une administration d'occupation US étaient prêts à se mettre en place, substituant un occupant à un autre. La monnaie était déjà imprimée, en toute illégitimité. Il a failli se produire là un nouveau conflit. Les livres d'Histoire en parlent peu. Presque aucune trace dans les recherches Google, sauf celle-ci très importante. Bizarre.

Le 11 novembre. C'est une date légalement comme une autre désormais, puisque sa spécificité est morte, peu de temps après le dernier survivant militaire de cette période-là. Si elle pouvait donc être l'occasion d'avouer quel était, quel continue à être l'enjeu de tant de morts (jamais les responsables, on le notera), les choses avanceraient vers une prise de conscience mondiale de notre fraternité. Il est nécessaire de jeter de multiples ponts par-delà des frontières qui ne sont que celles imposées par ceux qui ensuite les transgressent par personnes interposées. Une histoire de fous ? Un jeu entre quelques irresponsables ? Ou plus subtilement une façon de diviser pour régner, pour des financiers totalement apatrides et leurs compères industriels ?

Repost 0
Published by Eva R-sistons - dans Opinion ou témoignage
commenter cet article
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 04:27
Mardi 21 février 2012
432317_274473192623036_129474087122948_719957_1250242338_n1.jpgFrançois-Xavier Wiltord-celma 

a écrit: le

21 février 2012.
Lors de la création de l’euro, les pays ont gardé leur banque centrale, bien qu’ils entraient dans une monnaie unique. La structure formée de toutes ces banques centrales et de la Banque centrale européenne (BCE) se nomme « l’Eurosystème ». Il s’agit d’une bizarrerie, normalement à une monnaie doit correspondre une seule banque centrale. Une étude d’Eric Dor de l’Ieseg met en lumière les effets délétères de cette construction baroque.

Au lieu d’avoir une banque centrale qui centralise les transactions de l’ensemble des banques européennes, chaque banque est en liaison avec la banque centrale de son pays. La liquidité est fournie par les différentes banques centrales, et les banques commerciales déposent leurs réserves non pas à la BCE, mais dans leur banque centrale.

Ainsi, quand une entreprise grecque achète un produit allemand, une banque grecque transfère de l’argent à une banque allemande. Et la Bundesbank (la banque centrale allemande) se retrouve avec une créance d’autant sur la Banque centrale de Grèce. A cela se rajoute les fuites de capitaux : personne ne prête aux banques grecques qui doivent donc se tourner vers leur banque centrale, et en plus les déposants grecs vident leurs comptes pour les transférer à l’étranger.

On comprend ainsi que les banques centrales des pays exportateurs accumulent des créances de plus en plus importantes sur celles des pays importateurs : les prêts de la Bundesbank au reste de l’Eurosystème atteignent le chiffre record de 465 milliards d’euros (en octobre 2011) ! En contrepartie, les dettes des banques centrales des pays de la périphérie de la zone euro se sont envolées, pour atteindre 118 milliards d’euros pour l’Irlande, 108 milliards d’euros pour l’Espagne, 101 milliards d’euros pour la Grèce, 89 milliards d’euros pour l’Italie ou 57 milliards d’euros pour le Portugal.

Les risques pour l’Allemagne sont énormes. Au cas où la zone euro éclaterait, la Bundesbank subirait des pertes gigantesques sur ces créances, car les nouvelles monnaies (drachme, etc.) perdraient de la valeur par rapport à l’euro. Dans un tel scénario, la Bundesbank devrait être recapitalisée par l’État allemand, qui verrait sa propre dette publique s’envoler.

Et même sans rupture de la zone euro, la Bundesbank s’expose à des pertes potentielles. En effet, la Banque centrale de Grèce fournit de plus en plus de liquidité aux banques grecques, on l’a vu, mais en échange de quoi ? En échange d’actifs (le « collatéral »), mais il faut gratter les fonds de tiroir et ceux-ci sont de moins en moins bonne qualité (des bons du Trésor grecs par exemple…). A un moment il faudra bien enregistrer des pertes sur ces actifs dévalués, et ils seront à la charge de l’Eurosystème tout entier (dont la Bundesbank est « actionnaire » à hauteur de 30%, soit autant de pertes).

Cette information est stupéfiante. On aurait voulu mettre un mécanisme d’autodestruction au cœur même de l’euro qu’on ne s’y serait pas pris autrement. On comprend les cris d’horreur de nos gouvernants lorsqu’est évoqué une sortie de la Grèce de la zone euro : cela provoquerait une implosion du cœur de la zone euro, le pays le plus vertueux, l’Allemagne, étant le plus touché ! On voit aussi qu’une faillite bancaire en Grèce impacterait instantanément toute la zone euro.

Il s’agit clairement d’un vice de construction de l’euro. Peut-on d’ailleurs encore parler de monnaie « unique » quand plusieurs banques centrales peuvent interagir et créer un risque systémique ?

 

 

austerite

 

Crise financière, Pourquoi le « mécanisme européen de stabilité » est une aberration.

EUROFRANKENSTEINpg.jpgPourquoi le « mécanisme européen de stabilité » est une aberration

Par Ivan du Roy (20 février 2012)sur le site"Bastamag"

Extrêmement risqué du point de vue financier, destructeur sur le plan social, et antidémocratique, le mécanisme européen de stabilité symbolisera-t-il le suicide de l’Europe et la fin d’un demi-siècle de patiente construction et de progrès social ? Explications.

 

 

Le 21 février, l’Assemblée nationale se prononcera sur le « Mécanisme européen de stabilité » (MES). Voulu par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, ce complexe traité instaure une sorte de FMI européen. Il aura « pour but de mobiliser des ressources financières et de fournir, sous une stricte conditionnalité (…), un soutien à la stabilité à ses membres qui connaissent ou risquent de connaître de graves problèmes de financement ». En clair, le MES devrait être en mesure d’avancer des fonds aux États de la zone euro qui rencontreraient des difficultés pour emprunter directement auprès des marchés financiers. Les 17 États membres l’ont signé le 2 février. Reste à le ratifier… Cela se fera-t-il dans l’indifférence générale ? Si le traité est combattu par le Front de gauche, le PS hésite à s’y opposer vraiment. Europe écologie-Les Verts (EELV) demeure pour le moment discret sur le sujet mais semble s’apprêter à voter contre [1].

Le MES en tant que tel n’est pas un traité, mais une société financière, basée au Luxembourg, dont les actionnaires sont les 17 États de la zone euro. Le capital est fixé à 700 milliards d’euros. Plus un pays est fort économiquement, plus il est obligé de souscrire un nombre important d’actions [2]. Les deux plus gros « actionnaires » sont ainsi l’Allemagne (à 27 %) et la France (20,5 %), suivis par l’Italie (18 %), l’Espagne (12 %) puis les Pays-Bas (5,5 %). Les 12 autres actionnaires possèdent entre 3,5 % (Belgique) et 0,07 % (Malte) du capital. Question préalable : la France devra-t-elle donc débourser 142,7 milliards d’euros pour honorer ses engagements auprès du MES ? Pas en un seul chèque. Le capital de chaque pays doit être mis à disposition dans les cinq ans, par tranche de 20 % par an (soit 28,5 milliards par an dans le cas français, 38 milliards dans le cas allemand). Cependant, en cas de difficultés, les dirigeants du MES peuvent accélérer le versement de ce capital [3]. Dans ce cas, les pays membres devront s’acquitter de la somme demandée dans les sept jours.

Un mécanisme fragilisé par la pression des marchés

Disposant donc de 700 milliards garantis par les États membres, le MES pourra racheter une partie de la dette d’un État en difficulté – des obligations grecques, par exemple – sur les marchés. Mais au rythme où vont les choses, les 700 milliards risquent vite de s’épuiser. Comme avec son éphémère prédécesseur, le Fonds européen de stabilité financière (FESF), les concepteurs du MES espèrent donc jouer sur l’effet levier pour augmenter sa « force de frappe » : lever des fonds auprès des marchés financiers pour accroître ses propres capacités de prêt. Le MES est ainsi « habilité à emprunter sur les marchés de capitaux auprès des banques, des institutions financières ou d’autres personnes ou institutions afin de réaliser son but » (article 21).

Leur pari : que le MES soit en mesure d’emprunter à des taux assez bas (entre 2 % et 3,5 % sur trente ans s’il dispose du triple A) pour en faire bénéficier, moyennant une commission, des États qui, s’ils s’adressaient directement aux marchés, seraient soumis à des taux très élevés à cause de leur note dégradée (23 % pour la Grèce, mi-février, 10 % pour le Portugal, 6 % pour l’Espagne et l’Italie, pour les emprunts à échéance de 30 ans…). En recourant à cet effet levier, le MES pourrait ainsi emprunter trois à quatre fois son capital, soit entre 2 000 et 3 000 milliards d’euros. En théorie.

Une dépendance totale à l’égard des agences de notation

Car cette belle mécanique néolibérale risque de se détraquer. Emprunter à des taux bas implique que le MES soit bien noté par les agences de notation. Or, parmi ses principales garanties, seuls l’Allemagne et les Pays-Bas conservent, pour l’instant, leur triple A auprès des trois agences de notation. Ces deux pays ne représentent que 32,5 % du capital du MES. Les trois pays actuellement en grande difficulté – Grèce, Portugal, Irlande – pèsent à peine 7 %. Que se passera-t-il si cet équilibre se rompt ? Si des pays plus importants, déjà dégradés par les agences de notation, continuent d’être déstabilisés ? « Les véritables garants sont ceux qui peuvent y mettre de l’argent. Si les agences de notation dégradent tout le monde, la situation devient impossible », prévient l’économiste Michel Aglietta, du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii).

L’Espagne et l’Italie, qui risquent de perdre leur A, constituent 30 % du capital du MES. La France, elle, est à la croisée des chemins. Ne demandez pas à un investisseur de prêter à une entreprise dont la majorité des actionnaires sont considérés comme étant en difficulté ! Le MES, déjà engagé pour renflouer la Grèce, le Portugal et l’Irlande [4], sera-t-il en mesure de se porter au secours de l’Espagne puis de l’Italie, voire de la France si ces pays sont attaqués ? Les besoins de financement dépasseront largement ses capacités. Et ne pouvant faire appel à la contribution des pays déstabilisés, ne reposant que sur les garanties de l’Allemagne et d’une France fragilisée, les taux d’intérêt des titres financiers émis par le MES risqueront de grimper, et sa dette de gonfler. C’est tout ce château de liquidités qui menacera de s’effondrer.

La généralisation de la potion grecque

Mais revenons au mécanisme lui-même : qui prend les décisions ? Le MES est doté d’un « conseil des gouverneurs », composé par les ministres des Finances de chaque pays membre, François Baroin aujourd’hui, dans le cas de la France. Ce sont les gouverneurs qui décident notamment de répondre ou non à la demande de soutien d’un État membre et de lever des fonds pour le faire. Ils nomment le directeur général, qui assure la plupart des affaires courantes en lien avec le conseil d’administration, composé de 17 administrateurs nommés par chaque gouverneur. La plupart des décisions se prennent soit à la majorité simple, soit à la majorité qualifiée (80 % des voix). Mais attention, nous sommes dans une entreprise et non en démocratie : chaque gouverneur dispose d’un nombre de voix équivalent au nombre d’actions que son pays possède. L’Allemagne détient ainsi 27 % des voix et la France 20,5 %. Soit, à eux deux, 47,5 % des votes. À aucun moment l’avis du Parlement européen ou des parlements nationaux n’intervient. Ce qui fait du MES une superstructure encore moins démocratique que la Banque européenne d’investissement (BEI), dont une éventuelle modification de statuts nécessite la consultation du Parlement européen [5].

Autre point très sensible : les « strictes » conditions auxquelles sera octroyée « l’assistance financière » à un État en difficulté. Sur ce point, ce n’est même plus le MES qui s’en charge, mais la « troïka », c’est-à-dire la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) mandaté par le conseil des gouverneurs [6]. Trois organes sur lesquels les élus et les citoyens n’ont aucun contrôle ! Ce qui se passe en Grèce ou au Portugal nous livre un petit aperçu du type de conditions qui seront fixées : privatisations massives, réduction de salaires du public comme du privé, diminution du Smic, remise en cause profonde du droit du travail et des systèmes de protection sociale, augmentation de la TVA… [7]

Une structure antidémocratique

La troïka sera chargée de « veiller au respect » de ces plans d’austérité. Ils ne pourront en aucun cas être contestés ou amendés, comme le montre là encore le laboratoire grec. Face à la révolte sociale qui s’y exprime et à la perspective d’un passage à gauche de la Grèce (les trois partis de gauche qui ont refusé le plan d’austérité totalisent désormais 42 % des intentions de vote), « il ne peut y avoir d’amendement au programme et il n’y en aura pas », a déclaré Angela Merckel, le 13 février. Voter ne servirait donc plus à rien ? L’aide financière à un État sera également soumise au Traité sur le fonctionnement de l’UE, qui prévoit notamment de graver dans le marbre la « règle d’or » : l’interdiction de tout endettement, donc la fin de tout investissement public sur le long terme. En ces temps de nécessaire transition énergétique et écologique, l’Europe se coupe un bras.

Impossible donc d’interroger l’efficacité des « protocoles d’accord » (les plans d’austérité) mis en œuvre depuis deux ans et de les modifier. Pourtant, ils se révèlent totalement inefficaces. « Les plans d’austérité sont faits pour payer les intérêts de la dette qui montent. Mais austérité signifie moins de croissance, donc moins de recettes et une hausse des dépenses liées au chômage. À mesure que les États renouvellent leurs obligations sur les marchés pour se financer, les taux d’intérêts continuent de s’alourdir. Au lieu de le baisser, la Grèce a accru son déficit à cause de la charge de la dette », explique l’économiste Michel Aglietta. Au Portugal, le chômage explose : 35,4 % des moins de 24 ans sont sans emploi.

Progrès nulle part, austérité partout

En dix ans, l’Espagne a remboursé trois fois ce qu’elle avait emprunté en 2000 (voir notre article ici). Et doit encore près du double ! En France, 60 % du déficit budgétaire (78,7 milliards prévus en 2012) correspondent au remboursement des intérêts de la dette (46,8 milliards d’euros). « À chaque fois que l’on durcit un plan d’austérité, on amplifie la récession », commente Michel Fried, économiste du Laboratoire social d’action, d’innovation, de réflexion et d’échanges (Lasaire). « 50 % à 60 % des exportations des économies européennes sont destinées à l’exportation au sein de la zone euro. Si tous ces pays appliquent l’austérité en même temps… » Qu’importe ! Continuons de sombrer dans ce cercle vicieux en interdisant même aux démocraties de corriger leurs erreurs, si tant est qu’elles s’en aperçoivent.

Last but not least : le MES et ses dirigeants agiront dans l’impunité totale : « Le président du conseil des gouverneurs, les gouverneurs, les gouverneurs suppléants, les administrateurs, les administrateurs suppléants ainsi que le directeur général et les autres agents du MES ne peuvent faire l’objet de poursuites à raison des actes accomplis dans l’exercice officiel de leurs fonctions et bénéficient de l’inviolabilité de leurs papiers et documents officiels », stipule l’article 35 (immunité des personnes) [8]. Seul le directeur général peut lever l’immunité d’un employé du MES. Et seul le conseil des gouverneurs peut faire de même pour les gouverneurs et les administrateurs. En clair : le linge sale sera lavé en famille et en toute discrétion. En cas de litige entre le MES et l’un de ses États membres, ce sera la Cour de justice européenne qui tranchera. C’est la seule occasion où une institution extérieure peut intervenir sur ce qui s’y déroule.

Antidémocratique, jouant le jeu des marchés et de la spéculation financière, portant en germes la destruction du modèle social européen, le « Mécanisme européen de stabilité » trahit définitivement l’idéal sur lequel s’est bâtie l’Union. Les prêts accordés sous la pression de marchés dérégulés ne serviront donc plus à construire ou solidifier socialement et économiquement un pays, mais à détruire tout ce qui a été accompli. Les députés français choisiront-ils cette voie suicidaire ?

Ivan du Roy

Photos : CC en une (source) et dans l’article (source)

Voir les statuts du MES (en français)

Notes

[1] Lire la précision d’une militante dans le forum ci-dessous. Le positionnement semble faire débat chez EELV.

[2] Chaque pays y participe en proportion de son revenu national et de son poids au sein de la Banque centrale européenne (article 42).

[3] Les fonds directement à disposition du MES ne doivent jamais passer sous la barre des 80 milliards d’euros (Article 8.2).

[4] Via le FESF, intégré au sein du MES.

[5] « En vertu de l’article 308, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, le Conseil, statuant à l’unanimité conformément à une procédure législative spéciale, à la demande de la Banque européenne d’investissement et après consultation du Parlement européen et de la Commission, ou sur proposition de la Commission et après consultation du Parlement européen et de la Banque européenne d’investissement, peut modifier les statuts de la Banque. »

[6] Article 13.3 : « Le conseil des gouverneurs charge la Commission européenne – en liaison avec la BCE et, lorsque cela est possible, conjointement avec le FMI – de négocier avec le membre du MES concerné un protocole d’accord définissant précisément la conditionnalité dont est assortie cette facilité d’assistance financière.

[7] Tout ce que prévoit d’ailleurs, au nom de la « compétitivité », le Pacte euro plus, adopté en mars par les pays de la zone euro.

[8] Voir aussi l’article 32 : « Statut juridique, privilèges et immunités. »

acolognemerkozy2-0e063539e-original.jpg

http://www.bastamag.net/article2142.html

Repost 0
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 04:22

Gagner du temps au moyen de milliards d’euros, pour reculer une échéance planifiée

La presse en fait ses choux gras : les pays de la zone euro se sont mis d’accord sur un nouveau plan de sauvetage sans précédent de la Grèce de 237 milliards d’euros. On dit que l’Europe entière peut souffler ! Quant aux Grecs, ils continueront à s’embourber dans une crise économique et des mesures d’austérité. En effet, le nouveau plan d’austérité vise un plan d’économies douloureux, de 3,3 milliards d’euros pour 2012, avec notamment une réduction du salaire minimum et une limitation des retraites. Dans le même temps, BFM annonce que les Grecs les plus riches ont  soigneusement déplacé 50 milliards d’euros dans des coffres, à l’étranger, où il n’y aura aucune imposition. Le peuple grec trinquera donc et l’économiste fabien Christian de Saint Etienne a raison de dire que « la Grèce est un laboratoire »… pour les banquiers internationaux. Des pays comme le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la France pourront-ils exiger une jurisprudence grecque ? Niet. Car les moyens financiers de Bruxelles ne sont pas illimités. C’est ce que l’histoire démontrera.

Quel scandale d’entendre, dans la foulée, le commissaire aux affaires économiques européen, Olli Rehn, parler de « nouveau départ pour les Grecs » alors que tout le monde a bien compris que l’on repousse les échéances les unes après les autres, en apportant toujours plus de d’argent pour tenter de solutionner un problème qui se soldera, de toutes les façons, par la désintégration de l’euro.

Quant le problème grec est survenu, d’aucuns étaient bien loin d’imaginer que l’on puisse établir un parallèle avec l’Argentine. Mais aujourd’hui, l’effacement de la dette grecque, estimé à 107 milliards d’euros, est sans commune mesure avec la restructuration de la dette de l’Argentine. La gestion du drame grec traduit l’incapacité des gouvernements de ce monde à sortir d’une crise chirurgicalement préparée. Inutile de revenir sur le sujet, qui fut largement traité par de nombreux vecteurs d’informations parfois plus sérieux que les moulins à propagande de la nomenklatura mondialiste. Avec cette solution, on passe simplement l’échéance du 20 mars prochain et le risque du défaut de paiement qui hante banquiers et politiques, proches d’échéances électorales importantes. L’arrivée d’argent frais garantira le remboursement de la prochaine échéance de 14,5 milliards d’euros. En contrepartie, la Grèce fera l’objet d’une surveillance encore renforcée de la part de ses créanciers. Les politiciens grecs aux commandes ont fait des promesses, mais de prochaines élections législatives en avril pourraient changer la donne. En France, par exemple, le candidat dit de gauche a annoncé qu’il remettrait en cause une partie des traités européens.

Museler la démocratie grecque

Mais le commissaire aux affaires économiques européen, Olli Rehn, se veut rassurant pour les créanciers : “Le plan de sauvetage de la Grèce se fonde sur une stricte conditionnalité : il prévoit de renforcer la surveillance de la Grèce et d’imposer une présence permanente de la mission de la Commission européenne sur place” chargée de l’aider à moderniser son appareil d’Etat. Nous verrons bien.

Dans le contexte international de crise économique manifeste, on voit mal l’économie grecque modifier sa trajectoire et rentrer dans les clous des programmes européens. Il faudra donc remettre de l’argent, encore et toujours. On voit très bien que les choses se décident au-dessus des gouvernements européens. Par exemple, le FMI a annoncé qu’il participerait à l’effort de sauvetage de la Grèce de 130 milliards d’euros, mais pour un montant toutefois encore non chiffré. Le Fonds prendra sa décision dans la deuxième semaine de mars, a dit sa directrice générale, Christine Lagarde. Mais les Européens jugent déjà “insuffisants” les chiffrages préliminaires avancés à Washington – autour de 13 milliards d’euros, soit seulement 10 % du plan d’aide. C’est pourquoi quelques sources assurent d’autres turbulences à l’approche du sommet européen du 2 mars. La veille, les ministres des Finances de l’Eurogroupe sont invités à une nouvelle réunion.

Les eurocrates sont décidés à museler la démocratie en Grèce par une perte de souveraineté. Il leur faut agir avant les élections. Ainsi s’explique ce commentaire de Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe, exprimé en juillet 2011 : “La souveraineté de la Grèce sera énormément restreinte”. La nouvelle aide financière est assortie d’un contrôle encore plus serré de la “troïka” (Commission européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne). Celle-ci a imposé un trôle accru de la “task force” de la Commission européenne, chargée de mettre en œuvre des réformes. Dans l’accord de ce 21 février, la “task force” est renforcée, comme celle de la “troïka”, qui contrôlera l’avancée des réformes. La “troïka” veillera scrupuleusement à ce que l’argent destiné à rembourser les emprunts, soit déposé sur un compte séparé. On a mis en place un système juridique à partir duquel si un conflit éclate entre l’Etat grec et ses créanciers, ces derniers pourront être payés en saisissant des biens grecs. Dans ce contexte, il est vraisemblable d’assister à la progression de partis politiques foncièrement hostiles à la “troïka” aux prochaines élections législatives grecques.

Se préparer à une contagion de la crise de la dette à d’autres pays

Cela dit, il faut se préparer à d’autres mauvaises nouvelles avec d’autres pays. C’est pourquoi, début mars, Bruxelles devrait annoncer une augmentation de la capacité de prêt combinée du Fonds de secours actuel (FESF) et du Mécanisme européen de stabilité (MES) qui va lui succéder en juillet. La situation est tellement accablante que l’Allemagne vient de consentir à accepter une hausse de la capacité de prêts du Fonds de secours en échange d’un accord sur un nouveau pacte budgétaire devant durcir la discipline commune dans la zone euro. Pour le moment, la force de frappe du FESF restant (soit 250 milliards d’euros) et l’enveloppe prévue pour le Mécanisme européen de stabilité (500 milliards d’euros) assureraient un pare-feu contre la contagion de la crise de la dette à 750 milliards d’euros au total. Bien évidemment, ces mesures traduisent le sentiment non avoué des politiciens et des banquiers européens. La crise de la dette n’est pas finie, elle ne fait que commencer et l’on échafaude des digues que l’on espère suffisantes, avant la prochaine tempête… qui sera plus puissante. L’illusion fait vivre. Pour LIESI, tout ce cirque ne servira à RIEN. Nous gagnons du temps (et à quel prix !), tout simplement, et les gens s’appauvrissent de plus en plus avant l’émergence de prochains guignols chargés de mettre en place les conditions nécessaires à la disparition de la classe moyenne. Tandis que les populations sont engluées dans des sondages tronqués, certaines officines ont déjà élaboré les mesures d’austérité de demain… quel que soit le guignol censé représenter la souveraineté française ! Ce que dit Trader Noé au sujet du pétrole est l’une des clés fondamentale du monde de demain.

Lecture conseillée: DES PIONS SUR L’ECHIQUIER de W.G. Carr.

 
21 Comments

Publié par le 21 février 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 21 février 2012

Tant que le titre Neslte évolue au-dessus des 53 euros, la tendance reste plutôt bien orientée et le cours pourrait se rapprocher des 57 puis 61-63 euros. Le franchissement de ce seuil déclencherait une nouvelle progression.
En revanche, la rupture du support des 53 euros fragiliserait l’évolution qui se fait dans un canal ascendant depuis septembre. Dans ce cas, nous attendrions de nouveaux supports. Vous devriez produire davantage de pièces d’or en chocolat, ça pourra bientôt servir !

Le titre Guerbet vient de casser le support phare des 63 euros. Tant que le cours évolue sous ce niveau, une accélération baissière pourrait se déclencher vers d’autres supports 59.8-45-40 euros. La rupture de ce dernier serait très importante car il s’agit du support d’un canal descendant depuis 2008.
Pour sortir de cette structure baissière, il faut que le cours franchisse la zone de résistances de ce même canal. Actuellement la première se situe à 84 puis 100 euros.

Concernant le Gold spot, nous surveillerons la résistance des 1760 dollars l’once. Si ce niveau est franchi, le cours pourrait se rapprocher des 1800 puis 1922. En supposant que le cours parvienne à franchir les 1922-1930, l’envolée devrait se faire ensuite.
Cette envolée, se fera probablement avec l’écroulement des bourses et de tous les secteurs d’activité. La crise étant systémique, les seuls produits à monter seront probablement l’or, l’argent, les matières premières et le pétrole.

Justement en parlant du pétrole, vendredi dernier le Brent venait buter sur la résistance des 120.7. Une information est tombée ce week-end annonçant que l’Iran suspendait ses ventes à la France et au Royaume Uni. Le cours a légèrement franchi la résistance. Actuellement, le cours oscille toujours sur cette résistance et les tensions se démultiplient entre Israël – Iran – Syrie
Désormais, si le Brent franchit les 121, il pourrait se rapprocher des 125-134 – 150. La configuration est très intéressante et la rupture des résistances pourrait être déclenchée par plusieurs catalyseurs. Ces catalyseurs permettront au cours de rejoindre d’autres résistances.
Il suffit de trouver le ou les bons pour mettre le feu aux poudres. Ensuite, l’aspect tragique géopolitique devrait propulser les cours à 250-300 dollars le baril.

A vos commentaires.

 

______________________________________________________________________

 

Mardi 21 février 2012

Crise en Grèce: la mort comme échappatoire

Les demandes d'aide psychologique ont beaucoup augmenté depuis... (Photo Reuters)

Les demandes d'aide psychologique ont beaucoup augmenté depuis le début de la crise.

Photo Reuters.

 

 

(Athènes, Grèce) Les mesures d'austérité imposées en Grèce, où le gouvernement cherche par tous les moyens à éviter la faillite, ont un très lourd impact sur la population. Les coupes dans les salaires et les pensions et l'accumulation de taxes spéciales rendent la vie impossible à nombre de ressortissants du pays, au point de faire monter en flèche le taux de suicide. Notre envoyé spécial, Marc Thibodeau, raconte la douleur d'un peuple au pied du mur.

En décembre, Nikolaos a quitté sa résidence en périphérie d'Athènes sans rien dire à sa femme et ses deux enfants et s'est rendu à la côte en autobus. Une fois à destination, il a attaché autour de son cou une corde reliée à une grosse pierre et s'est lancé dans la mer.

Ses proches, alertés par le fait qu'il était parti en laissant ses documents personnels et sa chaîne ornée d'une croix orthodoxe, ont d'abord cru à un mouvement d'humeur. Avant d'être avisés après quelques jours d'une attente interminable de la découverte de son corps.

L'homme de 45 ans, qui travaillait comme gardien de nuit, s'était récemment vu proposer des horaires réduits, qui avaient fait fondre le revenu familial à 700 euros par mois, une somme accaparée aux deux tiers par l'hypothèque de la maison.

 

«Il n'a jamais demandé d'aide. C'était un homme très fier», relate une proche amie du défunt, qui a accepté avec réticence de raconter son histoire à La Presse.

Elle a demandé de préserver son anonymat parce que la cause exacte de la mort de l'homme a été cachée. Par crainte que l'Église orthodoxe ne lui refuse un service religieux. Aussi pour éviter que ses deux enfants aient à porter le «stigmate» lié au suicide d'un parent.

Au cours d'un récit ponctué de pleurs, l'amie du défunt a souligné que ses difficultés économiques avaient eu raison de sa détermination alors qu'il devait déjà composer avec les troubles psychologiques de sa femme et la maladie d'un de ses enfants.

«La famille reçoit aujourd'hui de la nourriture de l'église locale. Et tout le monde s'est cotisé pour qu'ils puissent notamment acheter les médicaments dont ils ont besoin. C'est très difficile», a-t-elle confié.

Bien que les histoires de suicide soient peu rapportées dans les médias grecs, elles ne sont pas rares en cette période de crise. Et le désespoir suscité par les mesures d'austérité est omniprésent.

Il y a quelques jours, une femme, ingénieure civile de profession, a retenu l'attention du public en menaçant de sauter d'un immeuble du centre-ville avec son mari.

L'agence gouvernementale pour laquelle travaillait le couple vient d'être fermée pour économiser de l'argent et les employés ont décidé d'occuper l'immeuble pour protester.

Les manifestations devant le parlement grec se font... (Photo Associated Press) - image 2.0

Agrandir

Les manifestations devant le parlement grec se font de plus en plus fréquentes.

Photo Associated Press

Perikilis Athanasopoulos, qui participe à l'occupation, a expliqué sur place que le couple était déjà incapable d'assumer les frais médicaux requis pour un enfant souffrant d'une maladie rare. L'annonce de leur licenciement a plongé l'homme et la femme dans le désespoir. «Il y aura d'autres événements de ce type», a prédit M. Athanasopoulos.

Le ministère de la Santé grec a récemment signalé que le taux de suicide dans le pays, longtemps l'un des plus faibles d'Europe, avait augmenté de 40% dans la première moitié de 2011.

Klimaka, une organisation communautaire d'Athènes qui gère une ligne de soutien psychologique pour les personnes en détresse psychologique, a vu le nombre d'appels doubler depuis le début de la crise.

La coordonnatrice d'un centre d'accueil chapeauté également par l'organisation, Athanasia Tourkou, note que de plus en plus de gens utilisant ces services sont des personnes qui étaient à l'aise financièrement, découragées parce qu'elles»ne peuvent plus payer les factures».

Les difficultés manifestées dans les appels d'urgence ne sont que la pointe de l'iceberg puisque les mesures d'austérité touchent durement de vastes pans de la population.

Aristophanes Koutoungos, qui enseigne la philosophie dans une université d'Athènes, n'avait jamais envisagé qu'il serait un jour aux prises avec un manque d'argent. «Je suis censé faire partie des gens privilégiés», ironise l'homme de 64 ans.

En raison des coupes imposées aux employés de l'État, ses revenus ont été réduits du tiers. Et ils devraient encore fondre dans les mois qui viennent pour s'établir autour de 1500 euros.

Depuis plusieurs mois, il est incapable d'assumer l'ensemble de ses factures courantes et ses paiements hypothécaires. «Je paie un peu à gauche et à droite, mais je m'endette de plus en plus», relate M. Koutoungos, qui a dû se résigner à contrecoeur à vendre sa résidence pour rester à flot.

«C'est terrible à vivre... D'autant plus que nous n'avons aucun espoir de voir les choses s'améliorer dans le pays», dit le professeur.

«Il n'y a plus de classe moyenne en Grèce. Et l'écart entre riches et pauvres va aller en augmentant», déplore Mme Tourkou, qui en veut aux politiciens de continuer à encaisser des salaires confortables tout en imposant des coupes tous azimuts, y compris dans les services d'aide aux plus démunis. «Beaucoup sont totalement laissés à eux-mêmes», dit-elle.

Certains à Athènes tentent de survivre en fouillant dans les poubelles. D'autres, qui poussent des chariots de supermarché dans la rue, empilent des objets récupérés à droite et à gauche dans l'espoir d'en tirer quelques sous chez lers brocanteurs.

Un homme qui dormait sur un trottoir cette semaine, caché sous une couverture, a laissé une petite affiche à côté de lui dans l'espoir d'un miracle. «Je veux un emploi», a-t-il noté en indiquant son numéro de téléphone.

Nicolina Canjeva n'est pas rendue là, mais sa situation est pratiquement aussi précaire. L'immigrante bulgare, qui ne trouve plus d'emploi comme ménagère ou comme aide aux personnes âgées, vient tous les jours chercher de la nourriture gratuite dans un centre municipal qui offre des repas à des milliers de personnes.

«Je n'ai pas eu de travail depuis deux mois», souligne la femme de 64 ans, qui a demandé à l'interprète grecque de La Presse si elle pouvait l'aider à trouver des contrats.

Stella Agrafiotou, qui vient parfois prêter main-forte au personnel du centre municipal, est touchée aux larmes par la détérioration de la situation.

«Tous les jours, ça va de mal en pis», indique la femme de 58 ans, qui affirme avoir eu vent que des gens vivant dans la rue en sont rendus à manger des chiens errants pour survivre. Il s'agit, se sent-elle obligée de préciser en parlant de cette information invérifiable, de «Pakistanais» et non de Grecs.

Bien qu'elle pense que le pays ne peut faire autrement que de se serrer la ceinture, elle déplore l'impact des mesures d'austérité. «La classe moyenne est en train d'être passée à la hache», soutient-elle.

«Je pense que la situation va encore se détériorer. La prochaine étape est que l'on se retrouve tous à la rue», conclut Mme Agrafiotou.

 

Publié le 18 février 2012 dans http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201202/18/01-4497378-crise-en-grece-la-mort-comme-echappatoire.php

Marc Thibodeau
La Presse

 

 

Repost 0
21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 07:35

 

LA BANQUE-FINANCE EST OFFICIELLEMENT DEVENUE UNE ARME DE GUERRE DEPUIS VENDREDI…

.

La Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication, SWIFT (l’organisme qui gère les virements interbancaires dans 210 pays avec 550 millions de virements par mois, ici wiki) a pondu un communiqué (lien)et l’a donné à la presse en toute discrétion en fin de journée de vendredi 17 février afin que cela passe totalement inaperçu (le jour des départs en vacances à 16 heures.   :-)

Et Swift déclare qu’il va effacer l’Iran de ses circuits informatiques indispensables aux “voyages” monétaires. Un virement fait de Londres et qui arrive sur votre compte à Paris a emprunté les circuits de Swift. Cela veut dire quoi?

Si vous êtes interdit de chéquier, vous n’êtes pas pour autant exclu du circuit financier puisque vous pouvez recevoir et émettre des virements et par conséquent retirer l’argent de votre compte.

En revanche, si votre banque par exemple est exclue de Swift, eh bien vous ne pouvez même plus recevoir un virement. Pour l’Iran, c’est la mort par exclusion des circuits informatiques financiers.

Et c’est une vraie première. En effet, même pendant les deux Guerres Mondiales, la Suisse avait servi de point central aux banques… et aucun des pays en guerre n’a été exclu du circuit financier, pas même l’Allemagne.

Reuters: “Swift said it was ready to block Iranian banks from using its network to transfer money. Expelling Iranian banks from the Swift would shut down Tehran’s main avenue to doing business with the rest of the world“. Swift a pris cette décision à la demande des US et de l’UE…

Donc attention, là vous allez voir des choses extraordinaires se passer en Iran qui ne pourra plus commercer comme avant. Cela équivaut à une mort lente de la population.

Ajoutez à cela que l’Iran ne pourra plus vendre son pétrole aux pays de l’UE, et vous obtenez une situation de mise à mort d’un pays, qui n’aura que solutions: se coucher ou faire la guerre… Et vous le savez, c’est exactement ce que veulent les Américains.

Lire l’info passée inaperçue… ici Swift et ici Reuters.

Revue de Presse par Pierre Jovanovic   www.jovanovic.com

Repost 0
21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 07:30

http://www.1001stages.com/img/img_rubriques/303.jpg

http://www.1001stages.com/img/img_rubriques/303.jpg

Adieu les libertés, la mémoire collective de nos Anciens, adieu produits naturels, plantes médicinales, homéopathie, phyto-aroma-thérapie, compléments alimentaires et le reste

 

Une nouvelle « affaire Beljanski » ?

 

Bernard Christophe est diplômé en Pharmacie (Option biologie), et a étudié près de 40 techniques médicales à travers le monde, ainsi que la diététique et l’activité physique qui représentent la première prévention des maladies.

En 1976, il a créé une herboristerie à Strasbourg puis, après la fermeture forcée par le système en place de son laboratoire Gelcom, le laboratoire Nutrivital qui commercialise des plantes médicinales, huiles essentielles et autres produits naturels bénéfiques pour la santé dans une majorité d'affections, les « armes chimiques » étant réservées seulement aux cas les plus graves.

Depuis plus de quinze ans, il étudie la borréliose, ou maladie de Lyme, « maladie qui sera certainement dans les prochaines années et décennies l'une des plus grandes pandémies due à des bactéries, sans compter les co-infections autant sous l'aspect de la prévention que des moyens d'investigation et des traitements de par le monde. »

 Cette maladie est actuellement largement sous-estimée du fait des caractéristiques et propriétés des spirochètes en cause, les borrélies dont il existe plus de trente espèces à l'heure actuelle.

Il y a près de cinq ans, il a tiré le signal d'alarme auprès du Ministère de la Santé par courrier R + AR (sans les nombreux courriers et visites à des élus), du Procureur de la République, de la DGCCRF, des Médias. « Je suis effaré par le silence radio en retour… »

Pourtant le sujet est suffisamment  grave pour la santé publique en France puisqu’il signale, entre autre, qu’il s’agit d’une maladie pernicieuse en recrudescence et que rien n'est fait en terme de prévention en France, alors que les modes de transmission sont multiples : les tiques évidemment, mais aussi le placenta de la mère à l’enfant, l’allaitement, certainement le sexe et peut-être même l’alimentation (viandes, laitages). Le corps médical ne connaît quasiment pas cette maladie aux multiples facettes, sans compter les  fréquentes co-infections et autres causes peu connues de symptômes identiques (telles intoxications chroniques aux métaux lourds, parasitoses, ondes électromagnétiques, etc) qui désorientent complètement les thérapeutes.

En outre, les sérologies encore actuellement pratiquées en France (copiées sur les USA où 95 % des borrélies sont des B. burgdorferi) sont totalement inadaptées aux différentes borrélies européennes et  des sérologies allemandes (All-Diag) sont bien plus performantes pour rendre compte des différentes espèces en cause. Et ces sérologies induisent souvent le corps médical en erreur par les trop nombreuses sérologies faussement négatives, alors même que les symptômes cliniques correspondent bien à cette maladie. Ce fait a d'ailleurs été rapporté dans la 16e Conférence de Consensus Lyme qui précise qu'il faut se fier plus à la clinique qu'aux sérologies, reconnues peu performantes. Les traitements par antibiotiques au stade tardif de la maladie (cas les plus fréquents) sont particulièrement décevants et sont de plus iatrogènes au long terme et peuvent provoquer rapidement des résistances.

Bernard Christophe a pu mettre en évidence la supériorité d'un mélange d'huiles essentielles au spectre large appelé Tic-Tox qu'il serait intéressant de tester cliniquement, mais il n’en a pas les moyens comme les ont les multinationales.

« Il existe un très grave problème dû à la contamination interhumaine par transfusions sanguines (1 million de transfusions par an en France !). L’Afssaps reconnaît cette transmission chez les souris mais précise qu’il n’existe pas à l’heure actuelle d’étude chez l’homme – mais où est le principe de précaution ? L’une de mes hypothèses, plausible, pourrait faire le lien entre borréliose et nombre de maladies auto-immunes (SEP, SLA, PAR), même Alzheimer, Parkinson, et peut-être maladies orphelines, etc… N’y a-t-il pas là suffisamment d’arguments pour faire réagir même le dernier des citoyens ? Tout ceci est dû aux propriétés particulières de ces borrélies qui ont un génome important et une grande faculté d’adaptation dans divers organismes et organes… Je dispose d’un résumé de 800 pages A4 sur le sujet. »

 

Mais personne ne bouge... Pourquoi cette « omerta » ?

 

« Comme, exaspéré par cette omerta sur un sujet aussi grave pour la santé publique, j'ai fini par porter plainte auprès du Procureur de la République contre deux Professeurs « experts » de Lyme à Strasbourg et liés à Bio-Mérieux, contre Bio-Mérieux, contre l'Afssaps et contre l'Ordre des Médecins pour non assistance à personnes en danger. Cette action avait pour but de révéler au grand jour l'étendue de ce problème de santé publique. Après plus de 4 mois, pas de réponse non plus du Procureur mais une inspection de l'Afssaps (dont personne n'ignore plus les complicités avec l'industrie et les nombreuses victimes)  m'interdit la fabrication et la commercialisation du produit Tic-Tox, pourtant apprécié déjà par des dizaines de milliers de personnes de différents pays. »

 Les deux motifs principaux invoqués sont que le laboratoire Nutrivital n’est pas un laboratoire pharmaceutique agréé et qu’il n’a pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par l’Afssaps. Or, nous avons pu constater la fiabilité de l’AMM, que certains appellent à présent Autorisation de Mise à Mort, et l’intégrité de l’Afssaps, dépendante des laboratoires, même si elle a changé de nom, qui attend toujours qu’il y ait un nombre de morts conséquent pour retirer le produit du marché. Pour le Tic-Tox, non seulement il n’y a jamais eu d’accident ni de plainte d’un quelconque utilisateur, mais il existe des quantités de témoignages et de félicitations de thérapeutes et patients, Français ou étrangers.

Cependant, cette inspection et le rapport transmis au Procureur vise à faire fermer à la fois le laboratoire Nutrivital et l'herboristerie créée il y a 37 ans à la satisfaction des usagers. Mais ces derniers, qui sont les plus intéressés, n’ont pas leur mot à dire dans le régime dictatorial qui nous gouverne.

« Mon combat n'est pas personnel, mais il concerne la liberté     d’information et de soins et doit préserver les connaissances de nos Anciens pour les générations futures. Le Tic-Tox serait toxique ! ce que je déments et ce que je peux prouver. » (à ce sujet voir le site Nutrivital).

Au même moment, le laboratoire d'analyses médicales du Dr Schaller à Strasbourg a été fermé sur ordre du Préfet pour un mois parce que pratiquant les sérologies allemandes très appréciées par nombre de médecins et patients qui trouvent enfin la cause de leurs symptômes et ces analyses sont une référence en Allemagne. Nous nous plions à de nombreuses exigences liberticides de l’Europe, mais lorsque cette même Europe dérange des intérêts financiers français au détriment des consommateurs, nous préférons passer outre !

« Mais où donc se trouve l’intérêt de la santé publique dont personne ne parle dans ce dossier ? », demande Bernard Christophe. « Des médecins ont été convoqués et menacés par la Sécurité sociale ou par l'Ordre des médecins pour avoir prescrit ces sérologies allemandes à pratiquer au Laboratoire d’analyses médicales Schaller, sérologies dont les résultats ont été très appréciés par les médecins et scientifiquement confirmés par Mikrogen en Allemagne avec la nouvelle technique PCR (qui confirme à 100 % les résultats du Dr Schaller) et pour avoir conseillé à leurs patients le protocole Tic-Tox, dont eux-mêmes et leurs patients sont parfaitement satisfaits au vu des résultats, souvent après une ou plusieurs antibiothérapies décevantes sinon catastrophiques pour les patients. Mais les médecins ont peur aujourd’hui de témoigner, vu les pressions. Des patients ont été convoqués, interrogés et menacés par la Sécurité sociale de non remboursements des analyses et médicaments à l'avenir s'ils ne se pliaient pas aux techniques d'analyses et méthodes de  traitements officiels. »

 Quant à l’Ordre des Médecins, il accuse le Dr Schaller et Bernard Chistophe d’être des charlatans, mais sans jamais avoir pu apporter un seul argument scientifique étayé prouvant qu’ils ont tort dans le combat qu’ils mènent pour la santé publique dont les instances dirigeantes se soucient bien peu.

L’Ordre semble appliquer déjà les consignes de la Miviludes qui lui a demandé de lui communiquer les coordonnées de médecins       susceptibles de dénoncer les confrères qui ne pratiquent pas la médecine « officielle », donc toutes les médecines alternatives ou non-conventionnelles. La chasse aux sorcières est donc commencée et nous revenons à l’époque de l’Inquisition, ou des régimes stalinien ou nazi. Belle avance des libertés.

Les LAM (laboratoires d’analyses médicales) sont également visés puisque la même politique soit disant d’économie compte céder cet autre monopole à des groupes privés centralisateurs.

 

C’est à nous de bouger

 

« Adieu les libertés, la mémoire collective de nos Anciens, adieu produits naturels, plantes médicinales, homéopathie, phyto-aroma-thérapie, compléments alimentaires et bien d'autres, vous ne pourrez que devenir esclave de ce qui sera officiellement admis par les lois concoctées par les multinationales criminelles qui ont déjà pollué l'eau, la terre, l'air, la nourriture en nous faisant croire, grâce à leurs « experts », que tout ce qu'elles font c'est pour prolonger notre espérance de vie et défendre notre santé alors que l'espérance de vie en bonne santé est entrain de diminuer sensiblement et que le nombre de maladies et de malades ne cesse d'augmenter (proportionnellement au trou de la Sécurité sociale qui pourtant rembourse de moins en moins de médicaments devant une recrudescence de maladies). », déplore Bernard Christophe qui remarque qu’aujourd'hui le peuple a peur de l'état et du système alors que c'est l'état qui devrait avoir peur du peuple.

 « Les religions nous ont inculqué la peur du péché et de l'enfer, la médecine d'aujourd'hui nous fait peur de la maladie et de la mort, les banques nous font peur de manquer et peur pour nos économies, les assurances nous font peur des accidents et sinistres, les politiques nous font peur de l'avenir si le parti adverse arrive au pouvoir, les patrons nous font peur de perdre l'emploi ; la peur est un excellent moteur économique et un moyen de pression efficace pour aliéner les libertés de chacun d'entre nous ; n'ayez plus peur et vous serez enfin libre, mais dangereux pour le système ; il n'y a que le nombre qui permettra de faire changer les choses. Réfléchissez-y… »

 

L’avocat de Bernard Christophe vient de répondre à sa demande d’un recours devant le Tribunal Administratif de Strasbourg : « […] les motifs de cette décision m’apparaissent imparables à la vue de la législation actuelle française et même européenne puisque ceux sont les mêmes textes. Dès lors que votre produit est vendu avec des revendications thérapeutiques, la qualification de médicament avec toutes les conséquences que cela impose (AMM et autres), s’impose et je n’ai aucune chance devant un Tribunal Administratif qui lui comme moi ne peut pas annuler une loi existante.

C’est tout le système de l’industrie pharmaceutique que vous mettez en cause à juste titre à mon sens, mais ce n’est manifestement pas de la compétence du juge et je me refuse à vous demander des honoraires pour un recours qui est voué à l’échec ».

 

Autrement dit : toute défense ou recours sont d’emblée voués à l’échec et ne ferait que coûter une fortune en honoraires. Alors il vaut mieux abandonner, quitter la France en délocalisant, alors que nos pouvoirs dits publics prétendent qu’il faut fabriquer français.

Pour nous résumer, « n'ayez plus peur, de rien ni de personne et agissez, c'est ainsi que nous gagnerons à minima l’estime des générations futures qui se demanderont pourquoi personne n’a agi et réagi tant qu’il était encore temps. »

En cette période préélectorale posez donc des questions pertinentes aux futurs candidats, vous serez surpris des réponses du genre « mais nous ne savions pas, nous n’avons pas été informés, etc. » et pourtant il s’agit de notre santé, notre bien le plus précieux, plus même que l’argent et les problèmes financiers pour lesquels ils ont pris les mêmes chemins pour appauvrir les pauvres et enrichir les riches, que ce soit de droite comme de gauche (car les campagnes électorales doivent bien être financées par quelqu’un. 

Et B. Christophe conseille : « La façon la plus logique d'unir nos forces contre cet obscurantisme est aussi de mentionner qu'une entrave au diagnostic et aux traitement de nos patients constitue un délit. Il faut donc que certains patients en cours de traitement ou guéris se joignent aux praticiens et déposent individuellement une plainte pénale à l'encontre de ce système, faute de quoi nous ne pourrons plus diagnostiquer ni traiter nos patients.

Si les plaintes émanent de nombreuses juridictions et sont déposées au même moment cette action devrait influencer les Tribunaux et contribuer à ce que cessent ces accusations arbitraires, et peut-être aussi changer des lois injustes.

Quant à ceux qui ne sont pas personnellement concernés, ils doivent faire passer autant qu’ils le peuvent l’information, dénoncer le système en place, et ne pas oublier qu’un jour ils courent des risques semblables, qu’ils soient thérapeutes ou patients, et qu’ils seront alors bien contents de l’aide qu’ils pourront trouver chez leurs concitoyens.  

 

   

Sylvie Simon

 

http://www.sylviesimonrevelations.com/article-adieu-les-libertes-la-memoire-collective-de-nos-anciens-adieu-produits-naturels-plantes-medicinal-99764947.html

Repost 0
Published by Eva R-sistons - dans Santé
commenter cet article
21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 07:28

Conflit en Iran: les dernières nouvelles…

19 février 2012 Posté par benji sous Géopolitique

Cela bouge en ce qui concerne l’Iran et son actualité, deux informations suivant le site israel-actualites.tv qui méritent que l’on se penche dessus. La première est l’état d’alerte pour 3 bases militaires russes puisque ceux-ci ont déclaré que rien ne se ferai sans eux. Autre information, la présence de navires iraniens en méditerranée afin de dévoiler leur puissance de feu. Tout cela n’est pas à prendre )à la légère, cela montre bien que la situation est très tendue et que notre planète est « géopolitiquement assise sur un baril de poudre », la moindre étincelle et c’est la guerre, étincelle qui risque fort de venir d’Israël justement…

EXCLUSIF : la Russie place 3 bases militaires en état d’alerte de combat !

L’avis de Marco Robin : les Russes font passer un message important : “rien ne se fera sans nous” , En clair quelque soit la solutions envisagée pas les occidentaux, Guerres ou pourparlers , les Russes ne laisseront pas le terrain libre … Et ce sur l’ensemble de la zone qui s’étale de la Syrie au Pakistan ! Il est fort probable que les Chinois sur-enchérissent sous peu ..

Merci à notre fidèle lecteur polonais Eugéne !pour cette info importante … Des bases militaires russes dans le Caucase – en Arménie, Ossétie du Sud et Abhazia – ont été mis en alerte de combat.

Les experts militaires pensent que les Etats-Unis peuvent effectuer des frappes contre l’Iran depuis la Turquie, et que la Géorgie et l’Azerbaïdjan peuvent également être entraînés dans le conflit. Pour se préparer à la guerre d’urgence, les navires de guerre russes dans la mer Noire ont été déployés près de la Géorgie, et une flotte a été déplacé d’Astrakhan en mer Caspienne vers l’Azerbaïdjan … 

Alors que les tensions continuent de s’accumuler sur le programme nucléaire de l’Iran, les militaires russes se prépare à un débordement possible d’un conflit à grande échelle dans les régions méridionales de la Russie.

Le gradé plus élevé de la Russie a mis en garde contre une éventuelle attaque contre l’Iran dans les prochains mois. “L’Iran, bien sûr, est un point sensible. Je pense que certains type de décision [de l'attaquer] sera probablement plus proche de l’été, “le général Nikolaï Makarov, chef d’état-major général russe, lors d’une conférence de presse à Moscou.

Il a ajouté que l’Iran était capable de donner “une forte réponse” à l’attaque. Un autre hauts gradés Russe , l’amiral Vladimir Komoyedov a déclaré qu’étant donné l’ accumulation militaires actuelle dans le golfe Persique, la moindre étincelle pourrait déclencher un conflit régional.

Adm Komoyedov, qui dirige le Comité de défense de la Douma , comme attachés militaires étrangers à Moscou que les Etats-Unis pourraient attaquer l’Iran à tout moment maintenant avec un lancement simultané de missiles de croisière Tomahawk à partir de 450 navires de guerre , déployées dans la région.

La Russie est préoccupée qu’ un conflit dans le Golfe Persique , déborde dans le Caucase. L’état-major général russe a mis en place un «centre de situation” pour suivre l’évolution dans le golfe Persique “en temps réel”, selon général Makarov

“Nous analysons la situation heure par heure -et n’excluons aucunes options,” Plus tôt cette semaine l’Iran a déposé une protestation officielle auprès de l’Azerbaïdjan sur l’activité présumé d’ espions israélien en Azerbaïdjan.

Source: israel-actualites.tv

Des navires iraniens en Méditerranée pour « montrer la puissance » de l’Iran

Des navires de la marine iranienne font ds manoeuvres dans ledétroit d'Ormuz, le 3 janvier 2012

L’Iran a envoyé des navires de guerre en Méditerranée pour « montrer la puissance » de la République islamique, alors que les tensions avec Israël sont au plus haut du fait de la crise nucléaire et des récents attentats anti-israéliens en Inde et en Thaïlande.

L’Etat hébreu a dit qu’il suivrait « de près » cette opération, la deuxième de ce genre depuis la Révolution islamique de 1979, la dernière remontant à février 2011.

Des navires de guerre iraniens sont entrés samedi en Méditerranée après avoir franchi le canal de Suez, a annoncé le commandant en chef de la marine l’amiral Habibollah Sayyari cité par l’agence officielle Irna.

Il n’a pas donné de détails sur le nombre, la nature ou la mission de ces bâtiments, se bornant à indiquer que cette opération visait notamment à « montrer la puissance de la République islamique d’Iran ».

Les navires en question pourraient être le destroyer Shahid Qandi et le bâtiment de soutien et de ravitaillement Kharg, dont la presse iranienne a annoncé début février une escale de plusieurs jours dans le port saoudien de Jeddah, sur la mer Rouge.

Lors de la première mission de la marine iranienne en Méditerranée en février 2011, deux navires –le Kharg et la frégate Alvand– s’étaient rendus en Syrie pour une escale au port de Lattaquié avant de regagner la mer Rouge et l’Iran.

Ce premier passage de navires de guerre iraniens par le canal de Suez depuis 1979 avait provoqué de vives réactions d’Israël, qui l’avait qualifié de « provocation » et avait mis sa marine en état d’alerte.

Les Etats-Unis avaient lancé de leur côté un avertissement aux navires iraniens, leur demandant de « se conformer aux lois internationales et n’entreprendre aucune action qui pourrait compromettre la sécurité ».

« Nous suivrons de près le déplacement de deux navires pour vérifier qu’ils ne s’approchent pas des côtes israéliennes », a affirmé samedi à l’AFP une responsable du ministère israélien des Affaires étrangères, sans faire plus de commentaires.

La nouvelle mission iranienne en Méditerranée intervient alors que les relations entre Israël et l’Iran sont des plus tendues, alimentées par la crise autour du programme nucléaire iranien et les récents attentats anti-israéliens en Inde et en Thaïlande attribués par l’Etat hébreu à Téhéran.

Les puissances occidentales et Israël soupçonnent l’Iran de vouloir fabriquer l’arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil, ce que dément catégoriquement l’intéressé.

Israël a multiplié ces dernières semaines les déclarations évoquant de possibles frappes contre les installations nucléaires iraniennes, Téhéran menaçant en retour de frapper l’Etat hébreu ainsi que les forces de son allié américain dans la région, mais aussi de fermer le détroit d’Ormuz par où transite le tiers du trafic maritime pétrolier mondial.

Pour des raisons aussi bien politiques que militaires, l’Iran a entrepris depuis deux ans de développer la présence en haute mer de sa marine jusqu’alors cantonnée à la défense des côtes iraniennes à l’est du détroit d’Ormuz. Le contrôle du Golfe, à l’est du détroit, est dévolu aux forces navales des Gardiens de la révolution.

La marine, dont les forces de haute mer sont limitées à une demi-douzaine de petites frégates ou destroyers et à trois sous-marins russes de classe « Kilo », a ainsi multiplié les opérations en mer d’Oman et dans le Golfe d’Aden, en particulier pour protéger les navires iraniens contre les pirates somaliens opérant dans cette zone.

Elle y déploie désormais en permanence au moins deux navires qui ont déjà escorté plus de 1.300 bateaux marchands et ont été engagés dans plus d’une centaine d’affrontements armés avec des pirates, selon des indications données en décembre par l’amiral Sayyari.

Elle y a également fait patrouiller pour la première fois l’été dernier l’un de ses sous-marins « Kilo », et l’amiral Sayyari a annoncé son intention d’envoyer des bâtiments dans l’Atlantique à une date et pour une mission qu’il n’a pas précisées.

 

Source: israel-actualites.tv

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/02/19/conflit-en-iran-les-dernieres-nouvelles/

Repost 0
21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 07:26

http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/02/610xtouareg.jpg

http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/02/610xtouareg.jpg

 

 

Depuis le 17 janvier dernier une guerre ouverte violente oppose le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) à l'armée malienne dans le Nord de ce pays. Le MNA créé en novembre 2010 se présentait comme un mouvement souhaitant « défendre et valoriser la politique pacifique » et disait « rejeter et condamner la violenceet le terrorisme sous toutes leurs formes ». Mais en octobre 2011 avec la chute de Kadhafi, il a fusionné avec les mercenaires touaregs de l'ex-guide libyen dans un "mouvement de libération natioanle" armé.

 

De l'avis de commentateurs comme Cheick Tandina du journal Le Prétoire, le gouvernement malien peinerait à obtenir des soutiens de ses voisins qui ont reçu comme instruction des Occidentaux de combattre en priorité Al Qaïda au Maghreb Islamique(AQMI) responsable de nombreux enlèvements.

 

Au Mali, on va même jusqu'à avancer que la France aurait une sympathie pour le MNLA. Sekou Kyassou Diallo, dans une contribution à Maliweb explique : "Les fondateurs du MNLA auraient contacté, par le biais de certaines hautes personnalités maliennes à Bamako, le Quai d’Orsay qui leur aurait accordé une audience. Au cours de cet entretien, ils auraient promis de pouvoir lutter contre AQMI et de faire libérer les otages français retenus dans le nord malien sans versement de rançon. Ils auraient dit au passage que les autorités de Bamako, que Paris soupçonne d’ailleurs d’être impliquées dans les prises d’otages et autres, seraient les complices de AQMI au Sahel. / Très enchanté par leurs promesses de mettre fin au désordre dans le septentrion malien, le Quai d’Orsay aurait promis de se ranger sur leurs positions pour un départ. C’est cela qui explique d’ailleurs le fait que le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, a fait publiquement l’éloge des premiers « succès » de ces bandits (des atrocités qu’un ministre d’Etat commente avec plaisir !). Comme pour lancer un signal fort (expression qu’il aime) à Koulouba qu’il y a bien d’autres alternatives de lutter contre les ravisseurs d’otages et leurs complices tapis dans l’ombre. /Cela explique aussi le fait que Paris a accepté d’accueillir les rebelles sur le sol français, de leur donner la possibilité de s’exprimer dans les médias français champions de l’intox et du mensonge, et de leur permettre même de manifester."

 

Oumar Babi dans Le Canard Déchaîné du 13 février 2012 va dans le même sens : selon lui lorsque M. Juppé le 7 février a déclaré que « la rébellion touareg a remporté, récemment, d’importants succès militaires » et appelé à un cessez-le-feu immédiat, il a apporté "de l’eau au moulin de ceux qui pensent, mordicus, que la France n’est pas étrangère à la crise du Nord-Mali".

 

Le Mali au moment de son indépendance a opté pour une voie socialiste non-alignée. Si dans les années 70 le régime militaire a quelque peu dévié de cette voie, depuis la démocratie une partie de la majorité gouvernementale continue de défendre cette option ce qui s'est notamment traduit en 2009 par la résistance du Mali à signer l'accord migratoire que le gouvernement de MM. Sarkozy-Fillon voulait lui imposer.

 

Il semble que les guérillas soient de plus en plus interpénétrées au Sahel occidental, ce qui logiquement devrait inciter la France à ne pas les soutenir (c'est d'ailleurs la position officielle du ministre de la coopération français). Le gouvernement de Bamako a fait état d’une connexion avérée entre les rebelles touaregs du MNLA et l'AQMI. Les soupçons qui pèsent concernant la collaboration entre les Touaregs et les djihadistes (que le MNLA dément) tiennent notamment à la manière dont les soldats maliens ont été exécutés par eux après la prise des villes. Le Mali accuse aussi le Front Polisario sahraoui d'être le principal vecteur du trafic de drogue et des rapts d’Occidentaux pour le compte d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi). Une activité lucrative qui est devenue indispensable pour le Polisario depuis la chute de Kadhafi, son ancien allié et fournisseur en devises.

 

Pour l'heure on ne trouve pas en France de soutiens importants affichés pour le MNLA. Leur responsable des droits de l'homme est journaliste à France culture et à Radio France internationale. Des mouvements régionalistes comme Corsica Libera ou certains milieux occitanistes ont proclamé leur sympathie, mais il ne semble pas y avoir de lobby réellement puissant derrière ces Touaregs maliens (de même que le soutien que leur porterait le gouvernement mauritanien - ainsi qu'à l'Aqmi - n'est pas démontré). L'évolution des prises de positions de la France à leur égard doit en tout cas être suivie en gardant à l'esprit la possibilité de convergences d'intérêt entre leurs velléités sécessionnistes et le besoin qu'a Paris de renforcer sa présence militaire au Sahel (et donc la possibilité pour la France de les utiliser face à la souveraineté du Mali et du Niger).

 

Sans doute pour limiter les effets de contagion, le gouvernement du Niger voisin, qui a vu se mettre en place un front kadhafiste sur son territoire à la fin de l'an dernier a procédé à l'arrestation de Saadi Kadhafi, un des derniers fils vivants du guide libyen. Le refus de l'extrader vers Tripoli a valu au Niger l'expulsion humiliante de son ambassadeurs sous les huées de jeunes miliciens islamistes (cf vidéo ci-dessous). L'effet domino possible sur ce pays où sévit aussi un mouvement de libération touareg n'est pas négligeable, de même qu'au Burkina Faso.

 

 

La Libye quant à elle en ce moment est abandonnée au règne des milices. L'autorité du Conseil national de transition n'y est pas reconnue. Le 26 janvier Médecins sans frontières a dénoncé 115 cas de torture à Misrata. Le gouvernement officiel ne cesse de décevoir ses mentors occidentaux. Il y a cinq jours son ambassadeur a provoqué l'indignation à la commission des droits de l'homme de l'ONU en déclarant  que les gays affectaient "la perpétuation et la reproduction du genre humain".

 

Une guerre des communiqués a opposé hier les pro-kadhafistes annonçant la mort de la journaliste Hala al-Misrati (cf ci-dessous) et le démenti apporté par les autorités de Tripoli.

 

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-la-france-soutient-elle-la-guerilla-touaregue-au-mali-99738999.html

 

Repost 0
21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 07:21

http://www.estrepublicain.fr/fr/images/F46FA750-3F41-46BD-8932-1C484EEF2601/LER_15/nicolas-sarkozy-meeting-a-marseille.jpg

 

http://www.estrepublicain.fr/fr/images/F46FA750-3F41-46BD-8932-1C484EEF2601/LER_15/nicolas-sarkozy-meeting-a-marseille.jpg

 

 

Présidentielle 2012 - Pour les éditorialistes, Nicolas Sarkozy veut «faire oublier qu'il a présidé la France depuis cinq ans»



Après le meeting de Marseille, dimanche, ils fustigent un président-candidat qui semble esquiver à la fois l'exercice du bilan et celui du programme. En s'en prenant violemment à son rival François Hollande et «aux élites», dimanche à Marseille, Nicolas Sarkozy veut «faire croire qu'il est du peuple» et tente de faire oublier son bilan, estiment ce lundi de nombreux éditorialistes...

 

 

LEAP/E2020 Press Review on the Global Systemic Crisis

20 minutes
 
Repost 0
21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 07:17

Bertrand se démène pour que les entreprises décalent leurs plans sociaux après les élections

Créé le 15-02-2012 à 16h40 - Mis à jour à 17h25      27 réactions

Fanny Guinochet
Par Fanny Guinochet

EXCLUSIF Les patrons de la Fnac et d'Areva ont reçu des instructions pour ne pas durcir leurs projets de licenciements. PSA et Renault ont promis de ne rien annoncer avant le mois de mai.

http://www.challenges.fr/elections-2012/20120215.CHA3306/bertrand-se-demene-pour-que-les-entreprises-decalent-leurs-plans-sociaux-apres-les-elections.html

 
 Share28
 

http://photo.europe1.fr/infos/politique/27-12-xavier-bertrand-a-pole-emploi-930620/15354291-1-fre-FR/27-12-Xavier-Bertrand-a-Pole-Emploi-930620_scalewidth_630.jpg

http://photo.europe1.fr/infos/politique/27-12-xavier-bertrand-a-pole-emploi-930620/15354291-1-fre-FR/27-12-Xavier-Bertrand-a-Pole-Emploi-930620_scalewidth_630.jpg

 

 

Le cabinet du ministre du Travail, Xavier Bertrand fait le forcing auprès des patrons pour éviter les plans sociaux. En cette période électorale, l’ex-secrétaire général de l'UMP qui n’a pas envie que les chiffres du chômage, déjà très élevés, ne se dégradent encore veut calmer le jeu d’ici aux élections.

Ainsi, Alexandre Bompard (Fnac) ou encore Luc Oursel (Areva) ont reçu des instructions pour repousser de quelques mois leurs projets de licenciement. La Fnac, qui a fait part de son intention de supprimer 500 postes (dont 300 en France) en janvier dernier, a été priée de ne pas aller au-delà pour le moment. Idem pour le groupe Areva qui projetait de se délester de 3.000 emplois dans l’Hexagone.

Dans le secteur automobile, le couperet tombera après le mois de mai

Les constructeurs automobiles ne sont pas en reste. PSA avait à l’automne annoncé une réduction de la voilure. Sur les conseils de la rue de Grenelle, le groupe ne fera aucune communication qui puisse inquiéter les salariés d’ici à mai 2012.

Chez Renault, les relations avec l’Etat –actionnaire à hauteur de 15%- sont plus complexes, mais les mesures d’économie évoquées fin décembre par Carlos Tavares, le DG du groupe, sont repoussées de quelques mois. Elles devraient prendre effet au second semestre et non au premier comme prévu à l’origine.

Les dirigeants ont bien compris que le timing ne leur était pas favorable. L’exemple de Lejaby en a échaudé plus d’un. Ils savent qu’au moindre plan social, les politiques s’en mêleront. Beaucoup n’ont pas envie de voir défiler dans leur usine, les différents candidats prendre fait et cause pour leurs employés.

 

 

Fanny Guinochet

Par Fanny Guinochet

Repost 0

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche