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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 21:14

Face au chômage… des plans d’austérité : la solution des technocrates

Conséquences des politiques d’austérité : le chômage ne cesse de progresser dans la zone euro, ce qui fragilise d’autant plus la moindre perspective de croissance. Plan d’austérité, dégradation des notes de la dette des Etats par les agences de notation, la mécanique suicidaire des architectes de la mondialisation sans repères moraux, produit les conséquences attendues. Officiellement, le chômage concerne désormais plus de 10 % de la population active de l’union monétaire. Selon les statistiques officielles, plus de 16 millions de personnes sont désormais sans emploi en zone euro, c’est-à-dire l’équivalent de l’ensemble de la population des Pays-Bas. C’est un record depuis juin 1998, date de l’introduction de l’euro. Depuis cette époque, l’écart entre les pays de la zone nord et ceux appartenant à la zone sud n’a cessé de se creuser. Aujourd’hui, la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, subissent de plein fouet les conséquences d’une monnaie unique et d’une politique monétaire commune.

Avant-hier, dans l’émission C dans l’air, l’économiste de l’école Fabienne Christian de Saint-Étienne, a très bien exprimé ce que nous écrivons dans le cadre de la lettre confidentielle depuis plusieurs mois. À savoir que la Grèce est un « laboratoire » où les plans d’austérité se succèdent afin de tester la résistance de la population. Des eurocrates continuent à frapper le peuple grec tandis que les plus grosses fortunes grecques sont déjà en Suisse. Nous arrivons incontestablement à une situation de non-retour. Il ne faut donc pas abuser du bâton, recommande Christian de Saint-Étienne. On ignore ce que l’avenir réserve à la France, et les événements grecs pourraient fort bien se répéter chez nous. Intéressant comme propos, de la part d’un économiste du « Système ».

Il y a beaucoup de malheurs chez nos voisins, et les économistes sont de plus en plus nombreux à pronostiquer que la chute de l’activité en 2012 pénalisera tout le monde. Hier, les plans d’austérité étaient chaudement recommandés pour réduire les déficits budgétaires. Aujourd’hui, comme en témoigne le sommet européen du 30 janvier, les dirigeants politiques de la zone euro évoquent la nécessité de soutenir l’activité. Mais, autant le dire tout de suite, la marge de manoeuvre est très faible car l’ombre des marchés financiers (les fameuses agences de notation) est plus que jamais là. Depuis quelques jours, ces agences de notation dégradent à tout-va banques et États, dans l’indifférence apparente puisque les indices boursiers remontent… grâce aux injections. Remarquez pour certaines valeurs (surtout bancaires) qu’à chaque fois que l’on approche des points pivots donnés par Trader Noé, un petit coup de rein est donné pour éviter de les franchir ! Comme quoi, le scénario est bien huilé et ils savent parfaitement ce qu’ils font. Cela dit, on sait tous ici qu’un jour (re)viendra où les dégradations successives des agences de notation pour les banques, valeurs industrielles et Etats, expliqueront le prochain plongeon. A ce moment, il y aura inéluctablement une forte hausse des coûts de financement de toutes les « structures » dégradées. L’impression dominante est tout simplement que les dirigeants politiques comme les experts choisis pour être leurs conseillers, n’ont pas la moindre solution. Cela durera tant que l’on assistera à une soumission des politiciens au monde financier et à un refus de se soumettre au Système.

Quel que soit le candidat prochainement élu, il ne sera que le sous-fifre de cette finance apatride nauséabonde, dont l’objectif a été clairement exprimé depuis de nombreuses décennies : « Le verrou qui doit sauter c’est la nation ». ll semble bien que nous vivons l’époque de la fin du temps des nations

 
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Publié par le 17 février 2012 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 17 février 2012

L’indice E-mini SP 500 reste toujours dans son canal ascendant de début d’année. Désormais, nous surveillerons les résistances 1364-1375 et 1400 points, mais aussi le support phare des 1333 points correspondant à 3350 points sur le Future CAC 40.

Espérons que le titre Peugeot pourra se redresser et repasser au-dessus des 16.4 puis 18 euros dans un premier temps. En revanche, la rupture du support des 13.4 déclencherait probablement un retour sur la zone support 11.5-11 euros. La rupture des 10.7 euros déclencherait ensuite une nouvelle accélération dans la tourmente des indices. Dans ce cas, le siège serait prié d’intervenir pour éviter que le cours ne chute davantage suite à une spéculation abusive. (Sortez de la bourse pour éviter toutes les manipulations et investissez la trésorerie dans des valeurs refuges).

De même, pour Air France, nous surveillerons attentivement le support des 4.5 euros. Sous ce seuil, une accélération pourrait se déclencher vers les supports des 3.4-2.9 euros.

Le 30 mai 2011, nous étions très positif sur le titre Hermes, nous avions précisé que le cours pourrait se rapprocher des 250 euros alors qu’il était à 170 euros environ. Actuellement, le cours évolue à proximité des 290 euros et le cours a progressé de 60 %. C’est un arc inversé. Désormais, les résistances des 295-310 euros sont importantes. Tant que le cours évolue au-dessus des 280 euros, la tendance reste haussière. Cependant, si le cours cassait ce support, allégez les positions et attendons de nouveaux supports pour se placer.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 16:31

Mécanisme européen de stabilité : la purge sociale en préparation

Le 30 janvier dernier, le Conseil européen a adopté deux nouveaux traités européens, sur injonction de M. Sarkozy et de Mme Merkel.

L’un s’appelle Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire (TSCG). L’autre a pour nom Traité instituant un mécanisme européen de stabilité (MES).

Les deux sont liés. L’un édicte la politique d’austérité, l’autre est un instrument qui conditionne toute aide du MES à la mise en œuvre de ces choix de réduction des dépenses publiques et sociales.

Il n’y a ici aucune place pour quelque aménagement ou réorganisation que ce soit : tout ce texte est inacceptable.

Le traité MES sera soumis au parlement français le 21 février. Toute la gauche doit se rassembler pour les combattre et les mettre en échec lors du vote. Tant qu’à modifier le traité de Lisbonne, l’efficacité commanderait de changer les missions de la Banque centrale européenne et de lui permettre d’initier un nouveau système de crédit. Elle pourrait prendre tout ou partie de la dette des Etats et prêter directement à ceux-ci aux mêmes taux qu’elle le fait pour les banques privées, c’est-à-dire aux alentours de 1%.

Il n’y a aucune fatalité aux choix actuels. Ils ne sont dictés que par le service aux marchés financiers.

Voter ces textes reviendrait par avance à accepter d’être matraqués après les élections présidentielles : diminution des retraites et des pensions, diminution des services publics, nouveaux déremboursements de médicaments, impôts sur les allocations familiales, augmentation de la TVA… C’est une purge qui se prépare. Ne laissons pas faire !

Ci-dessous, vous trouverez quelques éléments d’information sur le MES, ainsi que le texte intégral.

Le texte intégral du Traité instituant le Mécanisme européen de stabilité est à votre disposition ici.

D’où vient le Mécanisme européen de stabilité (MES) ?

En mai 2010, la profondeur de la crise a de manière inédite poussé les dirigeants de l’Union Européenne à se dédire en créant le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) en violation du Traité de Lisbonne entré en vigueur l’année précédente, en particulier de son article 125 (connu sous le nom de “no bail-out clause”, bail out se traduisant par renflouement) qui interdit la solidarité entre États :

Article 125 du Traité de Lisbonne

L’Union ne répond pas des engagements des administrations centrales, des autorités régionales ou locales, des autres autorités publiques ou d’autres organismes ou entreprises publics d’un État membre, ni ne les prend à sa charge, sans préjudice des garanties financières mutuelles pour la réalisation en commun d’un projet spécifique. Un État membre ne répond pas des engagements des administrations centrales, des autorités régionales ou locales, des autres autorités publiques ou d’autres organismes ou entreprises publics d’un autre État membre, ni ne les prend à sa charge, sans préjudice des garanties financières mutuelles pour la réalisation en commun d’un projet spécifique .

La solution la plus efficace aurait été de permettre aux États en difficulté d’emprunter à taux bas à la Banque Centrale Européenne, mais cela est interdit par le Traité de Lisbonne :

Article 123 du Traité de Lisbonne

1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées “banques centrales nationales”, d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

Par ce FESF, créé pour trois ans, l’Union Européenne participe aux “plans de sauvetage” en Irlande et en Grèce, en leur imposant de très lourdes conditions en matière d’austérité.

C’est de cette dérogation aux règles de l’Union Européenne, jusqu’alors réputées inviolables, que va naître un nouveau projet qui, sous l’apparence d’un mécanisme de solidarité, constituera en fait un puissant outil coercitif pour soumettre les États et leurs budgets à l’austérité la plus totale et aux exigences des secteurs privés et financiers. Ce sera le Mécanisme Européen de Stabilité (MES). L’idée est de créer un FMI européen permanent.

C’est le Conseil européen du 17 décembre 2010 qui a décidé de la mise en place d’un mécanisme permanent de stabilité au sein de la zone euro, en remplacement du FESF et du Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF).

Pour contourner l’interdiction posée par le Traité de Lisbonne, le Conseil européen a décidé, le 25 mars 2011, de le modifier en ajoutant à son article 136 un paragraphe permettant la création du MES :

136.3. Les États membres dont la monnaie est l’euro sont autorisés à créer un mécanisme de stabilité qui sera activé si cela s’avère indispensable pour garantir la stabilité de la zone euro dans son ensemble. L’accès à toute assistance financière dans le cadre du mécanisme sera soumis à une conditionnalité stricte.

Cette « conditionnalité stricte » servira à imposer l’austérité et fera du MES un outil plus à craindre que rassurant pour les États.

Afin de couper court à tous débats (et a fortiori à tous referendums), le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a fait passer cette modification par une procédure dite “simplifiée” à la faveur de quelques arrangements techniques.

Calendrier

Une première version du Traité établissant le MES a été signée par les chefs d’État et de gouvernement le 11 juillet 2011, la version définitive le 30 janvier 2012. Sans perdre de temps, le Traité est soumis au vote des parlements nationaux pour ratification. En France ce vote aura lieu à l’Assemblée Nationale ce 21 février 2012.

Le MES, initialement prévu pour entrer en action début 2013, sera finalement mis en route en avance, en juillet 2012, afin de combiner ses moyens avec ceux du FESF, ce qui permet à Angela Merkel de ne pas revenir sur sa promesse de ne pas augmenter le plafond des fonds alloués au MES.

Entre temps, le 9 décembre 2011, les mêmes chefs d’État et de gouvernement ont décidé de l’adoption d’un autre traité pour « évoluer vers une union économique plus forte » dans le sens, bien sûr, de plus d’austérité (règle d’or, soumission des budgets nationaux à l’approbation de la Commission…). Ce sera le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union (TSCG). A partir du 1er mars 2013, l’octroi des aides financières sera conditionné à la ratification du TSCG, comme le prévoit un « considérant » du Traité établissant le MES :

(5) Le 9 décembre 2011, les chefs d’État et de gouvernement d’États membres dont la monnaie est l’euro ont convenu d’évoluer vers une union économique plus forte comprenant un nouveau pacte budgétaire et une coordination accrue des politiques économiques qui devront être mis en œuvre au moyen d’un accord international, le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire (“TSCG”). Le TSCG aidera à développer une coordination plus étroite au sein de la zone euro afin d’assurer une bonne gestion durable et solide des finances publiques et donc de répondre à l’une des principales sources d’instabilité financière. Le présent traité et le TSCG sont complémentaires dans la promotion de pratiques budgétaires responsables et de la solidarité au sein de l’Union économique et monétaire. Il est reconnu et convenu que l’octroi d’une assistance financière dans le cadre des nouveaux programmes en vertu du MES sera conditionné, à partir du 1er mars 2013, à la ratification du TSCG par l’État membre concerné et, à l’expiration du délai de transposition visé à l’article 3, paragraphe 2, du TSCG, au respect des exigences dudit article.

De la même façon, le projet de TSCG rappelle cette conditionnalité dans ses “considérants” : (traduction non officielle, la version française n’étant pas encore disponible)

INSISTANT sur l’importance du Traité établissant le Mécanisme européen de stabilité comme élément d’une stratégie globale pour renforcer l’union économique et monétaire et SOULIGNANT que l’octroi de l’assistance dans le cadre de nouveaux programmes du Mécanisme européen de stabilité sera conditionné, à partir du 1er mars 2013, à la ratification de ce Traité par les parties contractantes concernées et, dès l’expiration de la période de transition mentionnée dans l’Article 3 (2) en conformité avec les exigences de cet Article,

Ainsi s’instaure donc un véritable chantage : pour bénéficier de « l’aide européenne » (rappelons qu’il s’agit de prêts avec intérêts), il faudra accepter sans discuter une politique économique unique, faite de la pire austérité, même en dehors des périodes de crise, puisque le TSCG est lui aussi valable en permanence.

Le MES agira donc comme un FMI européen, imposant ses ajustements structurels comme l’institution de Washington imposait les siens aux pays du tiers-monde dans la douleur que l’on sait.

La proximité avec le FMI est d’ailleurs inscrite dans le texte :

(8) Le MES coopérera très étroitement avec le Fonds monétaire international (“FMI”) dans le cadre de l’octroi d’un soutien à la stabilité. Une participation active du FMI sera recherchée, sur le plan tant technique que financier. Il est attendu d’un État membre de la zone euro demandant l’assistance financière du MES qu’il adresse, lorsque cela est possible, une demande similaire au FMI.

(12) Conformément aux pratiques du FMI, dans des cas exceptionnels, une participation du secteur privé, sous une forme appropriée et proportionnée, sera envisagée dans les cas où un soutien à la stabilité est octroyé, accompagné d’une conditionnalité sous la forme d’un programme d’ajustement macroéconomique.

Quelle forme ?

Techniquement le MES prendra la forme d’une Institution financière internationale (IFI) basée à Luxembourg.

Le MES bénéficiera d’une immunité totale. Bien qu’ayant la capacité d’agir en justice (d’attaquer), il ne pourra être traduit devant aucun tribunal. Ses locaux et ses biens seront inviolables et inaliénables. Aucune perquisition n’y sera possible et l’accès à ses archives sera interdit. Il sera donc, comme la Banque centrale européenne, totalement indépendant des pouvoirs politiques des pays.

Tous ses salariés seront tenus au secret à vie et ne paieront plus les impôts nationaux, seulement un impôt spécial interne au MES.

Quelle capacité financière ?

La capital initial du MES est fixé à 700 milliards d’euros, divisé en sept millions de part de 100 000 euros. La répartition des parts du capital est la même que celle du capital de la BCE (proportionnelle au PIB).

.

Contributions au MES

États membres du MES

Pourcentage
des contributions

Nombre de parts

Cotisation
(en euros)

PIB nominal 2010
(en millions de dollars américains)

Allemagne

27,15

1 900 248

190 024 800 000

3 315 643

France

20,39

1 427 013

142 701 300 000

2 582 527

Italie

17,91

1 253 959

125 395 900 000

2 055 114

Espagne

11,90

833 259

83 325 900 000

1 409 946

Pays-Bas

5,72

400 190

40 019 000 000

783 293

Belgique

3,48

243 397

24 339 700 000

465 676

Grèce

2.82

197 169

19 716 900 000

305 415

Autriche

2,78

194 939

19 493 900 000

376 841

Portugal

2,51

175 644

17 564 400 000

229 336

Finlande

1,80

125 818

12 581 800 000

239 232

Irlande

1,59

111 454

11 145 400 000

204 261

Slovaquie

0,82

57 680

5 768 000 000

86 262

Slovénie

0,43

29 932

2 993 200 000

46 442

Luxembourg

0,25

17 528

1 752 800 000

52 433

Chypre

0,20

13 734

1 373 400 000

22 752

Estonie

0,19

13 020

1 302 000 000

19 220

Malte

0,07

5 117

511 700 000

7 801

.

La totalité de ces 700 milliards d’euros ne sera pas payée immédiatement par les États. Ce qui est exigé, appelé capital libéré, ne s’élève qu’à 80 milliards d’euros, le reste (le capital autorisé) étant exigible à tout moment. La part de capital libéré pour la France s’élèvera à 16, 308 milliards d’euros versés en cinq fois à raison d’un versement par an. Au total, 142, 7 milliards d’euros seront engagés par la France.

La capacité de prêt maximale du MES est pour le moment fixée à 500 milliards d’euros, mais elle devrait évoluer.

Quelle gouvernance ?

La distribution des votes est proportionnelle à la participation au capital du MES. Ce sont donc les « grandes économies » qui auront la totale mainmise sur les orientations du mécanisme. Jamais “Merkozy” n’aura été aussi vivant.

4.7 7. Chaque membre du MES dispose d’un nombre de voix égal au nombre de parts qui lui ont été attribuées dans le capital autorisé du MES conformément à l’annexe II. Le droit de vote est exercé par la personne qu’il a désignée ou son suppléant au sein du conseil des gouverneurs ou du conseil d’administration.

Les décisions du FESF étaient prises à l’unanimité, avec le MES elles se prendront désormais à la majorité simple ou qualifiée, de manière à pouvoir forcer la main des Etats qui résisteraient.

Une procédure d’urgence limitant la capacité de blocage des petites économies pourrait même être utilisée en cas de “menace pesant sur la stabilité économique et financière” de la zone euro.

Avec le système de proportionnalité du nombre de voix à la part de capital, certains pays disposeront d’un pouvoir démesuré, voire un droit de veto de fait. Par exemple, dans le cas d’une demande d’aide d’urgence, la procédure prévoit un vote à la majorité qualifiée de 85%. Compte tenu du fait que leur participation au capital du MES dépasse les 15%, trois pays –l’Allemagne, la France et l’Italie – détiendraient le pouvoir de bloquer unilatéralement le vote.

Chaque État nommera un Gouverneur qui participera au Conseil des Gouverneurs. Dans les faits, les gouverneurs seront les ministres de l’économie de chaque pays membre puisque ces gouverneurs devront être en charge des finances de leur pays respectif. Le Conseil des Gouverneurs sera présidé par le Président du MES.

Chaque Gouverneur nommera un Directeur, expert de l’économie, qui participera au Conseil d’administration. Le Conseil des Gouverneurs en nommera le Directeur Général qui aura une mission équivalente à son homologue du FMI.

Aucun des dirigeants du MES n’aura donc la légitimité issue du suffrage populaire. Les décisions du MES se prendront loin des peuples, souvent dans le secret. C’est un nouveau coup dur pour la démocratie.

Quels moyens d’action ?

Le MES pourra agir de quatre manières :

  • Procédure d’octroi de l’aide financière [art. 13] :

Sur sollicitation d’un État membre, le Président demande à la Commission (en liaison avec la BCE) d’évaluer le risque pour la stabilité de la Zone Euro, d’entreprendre avec le FMI une analyse de la dette et d’évaluer les besoins réels de financement ainsi que de la participation du secteur privé.

Sur la base de cette évaluation, le Conseil des Gouverneurs peut donner son accord de principe. S’il décide d’aider l’État membre, il charge la Commission (toujours en liaison avec le FMI et la BCE) de négocier le protocole avec cet État. La Commission signe ce protocole sous réserve d’approbation du Conseil des Gouverneurs

Le Conseil d’Administration approuve ensuite la convention d’aide et détaille les aspects techniques, ainsi que les conditions de décaissement de la première tranche d’aide. Le MES met alors en place un système d’alerte et s’assure du bon remboursement par l’État membre alors que la Commission, en liaison avec le FMI et la BCE, vérifie la conformité des politiques économiques de cet État via les missions de la trop fameuse Troïka déjà en action en Grèce… Sur la base de son évaluation, le Conseil d’Administration décide du décaissement des autres tranches d’aide. Il en fixe les orientations détaillées.

ARTICLE 13

Procédure d’octroi d’un soutien à la stabilité

1. Un membre du MES peut adresser une demande de soutien à la stabilité au président du conseil des gouverneurs. Cette demande indique le ou les instruments d’assistance financière à envisager. Dès réception de cette demande, le président du conseil des gouverneurs charge la Commission européenne, en liaison avec la BCE:

a) d’évaluer l’existence d’un risque pour la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble ou de ses États membres, à moins que la BCE n’ait déjà soumis une analyse en vertu de l’article 18, paragraphe 2;

b) d’évaluer la soutenabilité de l’endettement public. Lorsque cela est utile et possible, il est attendu que cette évaluation soit effectuée en collaboration avec le FMI.

3. S’il adopte une décision en vertu du paragraphe 2, le conseil des gouverneurs charge la Commission européenne – en liaison avec la BCE et, lorsque cela est possible, conjointement avec le FMI – de négocier avec le membre du MES concerné un protocole d’accord définissant précisément la conditionnalité dont est assortie cette facilité d’assistance financière. Le contenu du protocole d’accord tient compte de la gravité des faiblesses à traiter et de l’instrument d’assistance financière choisi. Parallèlement, le directeur général du MES prépare une proposition d’accord relatif à la facilité d’assistance financière précisant les modalités et les conditions financières de l’assistance ainsi que les instruments choisis, qui sera adoptée par le conseil des gouverneurs.

7. La Commission européenne – en liaison avec la BCE et, lorsque cela est possible, conjointement avec le FMI – est chargée de veiller au respect de la conditionnalité dont est assortie la facilité d’assistance financière.

  • Mesures de Soutien à la Stabilité [art. 14] :

Le Conseil des Gouverneurs peut décider d’accorder un prêt à un membre du MES dont les termes et conditions sont signés par le Directeur Général. Le prix du prêt est fixé par le Conseil des Gouverneurs.

ARTICLE 14

Assistance financière octroyée par le MES à titre de précaution

1. Le conseil des gouverneurs peut décider d’octroyer, à titre de précaution, une assistance financière sous forme de ligne de crédit assortie de conditions ou de ligne de crédit assortie de conditions renforcées conformément à l’article 12, paragraphe 1.

2. La conditionnalité dont est assortie l’assistance financière octroyée par le MES à titre de précaution est définie dans le protocole d’accord, conformément à l’article 13, paragraphe 3.

  • Financement des Etats via le marché primaire [art. 15] :

Le Conseil des Gouverneurs peut décider exceptionnellement d’organiser l’achat d’obligations d’un État membre sur le marché primaire (celui des obligations nouvellement émises – le MES pourra aussi agir sur le marché secondaire, comme le fait actuellement la BCE en contradiction avec le Traité de Lisbonne) : il fixe les modalités de cet achat et la convention est signée par le Directeur Général. Enfin le Conseil d’Administration arrête les orientations détaillées sur la mise en œuvre de ce financement.

Ces outils sont modifiables par le Conseil des Gouverneurs.

ARTICLE 15

Assistance financière pour la recapitalisation d’institutions financières d’un membre du MES

1. Le conseil des gouverneurs peut décider d’octroyer une assistance financière sous forme de prêts à un membre du MES, dans le but spécifique de recapitaliser des institutions financières de ce membre.

2. La conditionnalité dont est assortie l’assistance financière aux fins de la recapitalisation d’institutions financières d’un membre du MES est définie dans le protocole d’accord, conformément à l’article 13, paragraphe 3

  • Opérations d’emprunt [art. 17] :

Le MES peut emprunter sur les marchés financiers selon des modalités d’emprunt déterminées par le Directeur Général et en respectant les lignes directrices décidées par le Conseil d’Administration.

ARTICLE 17

Dispositif de soutien sur le marché primaire

1. Le conseil des gouverneurs peut décider de prendre des dispositions pour acheter des titres émis par un membre du MES sur le marché primaire, conformément à l’article 12 et en vue d’optimiser le rapport coût-efficacité de l’assistance financière.

2. La conditionnalité dont est assorti le dispositif de soutien sur le marché primaire est définie dans le protocole d’accord, conformément à l’article 13, paragraphe 3.

3. Les modalités financières et les conditions d’achat de ces titres sont spécifiées dans un accord relatif à la facilité d’assistance financière, signé par le directeur général.

Pour chacune de ces possibilités reviennent les termes “conditions” ou “conditionnalité”. Ce seront des ajustements structurels pour une “discipline budgétaire”, c’est-à-dire une contraction de la dépense et donc de toute l’économie.

Outre ces ajustements, le MES attend aussi des intérêts. Le Traité prévoit même qu’il doit être géré de façon à obtenir une marge :

ARTICLE 20

Politique tarifaire

Lorsqu’il octroie un soutien à la stabilité, le MES cherche à couvrir tous ses coûts de financement et d’exploitation et prévoit une marge appropriée.

L’excédent devra être versé dans un fonds de réserve – première source de liquidités en cas de pertes du MES – et, le cas échéant, dans d’autres fonds. Il servira à régler les frais de fonctionnement du MES. Les États membres pourront même percevoir des dividendes.

ARTICLE 23

Politique de distribution des dividendes

1. Le conseil d’administration peut décider, à la majorité simple, de distribuer un dividende aux membres du MES lorsque le montant du capital libéré et du fonds de réserve dépasse le niveau requis pour maintenir la capacité de prêt du MES et lorsque le produit de l’investissement n’est pas nécessaire pour éviter des arriérés de paiement aux créanciers […]

2. Tant que le MES n’a pas fourni d’assistance financière à l’un de ses membres, le produit de l’investissement de son capital libéré est, après déduction des coûts d’exploitation, distribué à ses membres en fonction de leurs parts respectives dans le capital libéré, à condition que la capacité de prêt effective visée soit pleinement disponible.

On le voit clairement : l’aide européenne consiste en des prêts plus avantageux que ceux du marché, mais assortis de conditions drastiques qui constituent de larges pertes de souveraineté nationale et conduiront à une implacable casse sociale.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 15:54

 

 

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La Grèce et l'Europe des Chicago Boys

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Depuis que la Grèce est taillée en pièces, mise aux enchères, les émissions ticket chic, ticket choc, font dans l'abondance. Tout ce beau monde de l'économie, se donnant rendez-vous sur les plateaux, brandissent le spectre de ce qui pourrait être le sort des sociétés occidentales pour maintenant, ou au plus tard demain, dans le but de banaliser dans les esprits la désintégration des peuples.
La critique à l'égard du comportement de la finance et son insolence y est fortement accueillie. Or depuis un petit moment, insidieusement, ces émissions nourrissent les plateaux (qui n'ont jamais été un modèle d'objectivité dans le choix) avec des « économistes » venant apporter au débat l'écho d'une parole libérale décomplexée. Ces loufiats de la plus sale espèce, gangsters chevronnés, font dans la « pédagogie » pour expliquer au quidam atterré que si la Grèce est dans la situation où elle se trouve aujourd'hui, la faute revient aux seuls grecs : cossards, indisciplinés, combinards, tricheurs, et j'en passe... Point d'orgue : ils n'ont qu'à se retrousser les manches et aller tâter de la caillasse comme le bagnard jadis se pétait des « vacances » du côté de Cayenne... Le fil rouge : instiller dans l'esprit du citoyen occidental le refus d'une aide de quelque nature que ce soit à la victime du braquage. Pour ces « économistes », les grecs sont à l'Europe, ce que les corses sont à la France : des mauvais sujets !
Ça tombe bien, c'est exactement la pensée de la Zone euro qui corrobore ! Le récent vote du plan d'austérité par le parlement grec, ayant entraîné les violences et le chaos que l'on sait, était la condition exigée par l'Europe, Merkel en tête, pour débloquer une « aide cruciale » afin d'éviter à la Grèce « la faillite » programmée. Cela fut claironné avec la frénésie que l'on sait par Merkel et Sarko pour l'attribution du sésame du meilleur peuple soumis !
Le vote des grecs acquis, les instances européennes ont décidé ce mardi 14 de « reporter » leur aide, « Athènes n'ayant pas rempli à temps toutes les conditions », expliquent-ils, comme l'huissier compatissant à votre douleur vous explique tout le mal qu'il éprouve en vidant votre appart, après saisie !...
Posted 2 days ago by
Sur ce site,

Sarko candidat : chouette, on va pouvoir lui tirer dessus !

Donc, si j'ai bien compris, Sarko est officiellement candidat. Donc, bien qu'officiellement président de la république, jusqu'à la fin de l'exercice en cours, il est redevenu un joueur comme un autre dans l'arène électorale. Yes ! 

Un candidat du passif exposé dans la vitrine des animaux dénaturés, un océan de doléances à remonter ! Un marathonien de NYPD, section criminelle. Quelle idiotie, mais quelle erreur de castingue, comme pourrait tonitruer Christian Clavier. Remarquez bien, pour réduire la marge de son insolence, j'ai balancé la Ségolène dans l'urne, plus par dépit que par conviction.

Sarkomillions, l'élu de Bouygues, c'est non !

Ce soir, demain... (oh suspense !), grève visuelle de candidat en tenue camouflage. Pas de téloche, j'aime trop les « séries à la con » pour m'en passer. C'est avec elles, dans u

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Le journal de Personne | Le journal de Personne

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Le Journal de Personne pratique la scénarisation à outrance, pour illustrer une question d'actualité. Son info ... Vous auriez mauvaise grâce d'assimiler Personne à ses personnages, et ses histoires à des dérapages. ... Je m'appelle Hélène
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Je m’appelle Hélène…


Je m’appelle Hélène…Je suis grecque… la Grèce… quelle étrange tendresse ?
Ma ville natale ne s’écrit plus en lettres capitales
ATHÈNES mère, marraine !
J’ai décidé sous l’œil de cette caméra
De mettre fin à mes jours
De m’arroser d’essence et de m’immoler par le feu
Parce que je n’ai pas envie de te céder
Pour une poignée d’euros
Ni de concéder une goutte d’hydrogène et deux gouttes d’oxygène pour combler un trou que l’Europe a creusé pour nous abuser toutes les deux.
Athènes, mère, marraine !
Je n’ai pas envie que tu meures
Je n’ai pas envie qu’on t’assiste
Pour respirer, manger ou bouger
Je n’ai pas envie de te confier à un tiers
Ni te mettre entre les mains de quelques pervers europhiles… des financiers déguisés en justiciers pour te sous-traiter comme une vulgaire marchandise avant de te retirer tes organes vitaux et te vider de ton sang et jeter tes mémoires dans les poubelles de l’histoire…
Pour eux, ta vie ne vaut pas un euro
Et un euro qu’est-ce que ça vaut ?

j
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Grèce : « Nous n’aurons bientôt plus aucune raison de ne pas être violents »

16 février 2012 Posté par benji

 

C’est un propos qui rejoint celui de Nigel Farrage, et il nous vient d’une française qui vit en Grèce depuis 20 ans et qui raconte les derniers événements qui ont enflammé la ville d’Athènes. Les différentes analyses se rejoignent, nous sommes à l’aube d’une révolution, si ce n’est d’une guerre civile. Observez bien ce qu’il se passe là bas, nous n’y échapperont pas, à partir du moment ou la Grèce tombe, la finance européenne risque de suivre, et chaque pays peut alors se retrouver dans la même situation.


Marie-Laure, française exilée en Grèce depuis 20 ans, raconte la manifestation qui a secoué les rues d’Athènes le 12 février, et l’angoissant climat qui s’installe dans le pays. « Prenez soin de vous, et de votre humanité. Si on oublie, si de rage, de peur ou de désespoir on en vient à se perdre, rappelez-nous à la nôtre », nous prévient-elle.


 

La manif de dimanche n’était en fait pas vraiment une manif. C’était plutôt comme si beaucoup, beaucoup de Grecs avaient décidé de se déplacer de leur boulot, de leur cuisine, d’où ils se trouvaient, pour aller se camper autour du Parlement… Il y avait des vieux, des mémés (pas beaucoup mais quand même), beaucoup de couples, cools.

On s’est retrouvés avec Yorgos Mitralias (fondateur de l’ELE, le comité pour l’audit de la dette grecque), dans une galerie historique, en contrebas de Syntagma. A cinq heures pile, on était à l’angle gauche du parlement, au coin de l’hôtel Grande Bretagne. Les forces de l’ordre, style Ninja « carapacés » jusqu’aux oreilles, avaient bloqué l’accès à plusieurs rues, et formé un cordon impressionnant devant le Parlement. Là, ils ont balancé les premiers lacrymogènes, et ça n’a pas cessé, ensuite, pendant des heures.

On a battu en retraite, fait le tour de la place en courant et trébuchant pour filer aussi vite que la foule le permettait. La foule, dense, partout. Les Ninjas nous repoussaient. La foule faisait des vagues, flux et reflux, mais on revenait toujours. Manifestement, les flics avaient peur qu’on n’atteigne le Parlement – on était prêts à rentrer, c’est vrai. A l’intérieur, on a vu plus tard ce qui s’y passait. Pour l’instant, il fallait reprendre son souffle et continuer, trois pas devant, quatre derrière…


Une foule immense et pacifique


Je ne raconte pas les « incidents » : ils sont sur tous les écrans. On nous parle de la catastrophe provoquée par les casseurs : très probablement d’une part, des flics provocateurs, comme d’habitude, pour justifier les lacrymo ; cette fois-ci, on tenait l’info d’un jeune cousin – flic – avec qui on a déjeuné juste avant la manif, lui était en arrêt maladie, le veinard… ; d’autre part, les supporters membres des club sportifs Panathinaïkos, Panionios et Olympiakos, ennemis jurés d’habitude, qui avaient décidé une trêve et lancé un appel aux supporters de se retrouver à Syntagma, alors même qu’un match se tenait, à la même heure. Eux, ou plutôt certains d’entre eux, sont bien entraînés, et ils savent casser, et castagner…

Catastrophe, donc, à Athènes. Ok, beaucoup de magasins incendiés (dont beaucoup de banques). Version Paris Match, c’est effectivement très impressionnant. Rien, mais rien du tout sur la foule immense, pacifique, qui s’en est pris plein les poumons, y compris Mikis Théodorakis, compositeur et véritable symbole pour les Grecs, et Manolis Glezos, symbole encore plus énorme, c’est lui qui a descendu le drapeau allemand de l’Acropole, pendant l’occupation. Ils ont aujourd’hui respectivement 88 et 90 ans, eh bien il s’est trouvé des flics pour les menacer de leurs matraques, et leur balancer leurs lacrymo. Et oui.


Un salaire minimum de 480 euros par mois


Ils avaient la trouille, oui, jusque dans leurs chaussettes, qu’on montre les images de cette mer de monde bruissante de colère et de désespoir. Les chaînes de télé montrent toutes les mêmes images, là, on se rend compte de la mainmise du pouvoir. Les journalistes « analysent » les dégâts, maintenant qu’ils sont rassurés sur l’avenir. Désormais rose bonbon, ouf, le mémorandum est passé, on aura désormais un salaire minimum de 480 euros par mois net. Donc la croissance va reprendre d’une minute à l’autre.

Bon, il faut se serrer un peu la ceinture, ok, mais on n’est pas irresponsables, nous les députés, on assume et on signe… On se désole que 100 personnes risquent de perdre leur emploi à cause des dégâts causés par les casseurs. Rien sur les 15 000 fonctionnaires qui vont perdre leur poste, ni sur les orphelinats qui ferment, tout simplement… Ils ont signé, les salauds, il n’y en a eu que 45 pour se rebeller contre la ligne donnée par leur parti (dont deux de l’extrême droite, qui ont signé pour, malgré la position de leur chef). Un député, héros du jour ou dangereux subversif, a balancé le mémorandum en direction de Venizelos (Evangélos Vénizélos, ministre des finances, ndlr). Nous voilà à la nouvelle ère, celle du mémorandum 2, là où on a faim, froid, et peur.


On aura faim, et froid


Mais pas assez, ou alors on est tellement en colère qu’on en oublie la peur, pour ne pas aller casser les bureaux des députés traîtres à notre cause. Il y en a déjà deux qui n’ont plus de locaux (dont un socialiste, si l’on peut dire), et qui cherchent leurs meubles… sur le trottoir. Le tour des autres viendra, on n’aura bientôt plus aucune raison de ne pas être violents. Faites passer, ça ne passera pas. Pas comme ça. Il y a les sous, oui. Mais aussi la dignité, les moments d’insouciance, les heures à ne rien faire et à ne penser qu’au bonheur de vivre.

Ça ne s’abandonne pas si facilement, son humanité. On aura faim, peut-être, surtout dans les villes (nous, on va mettre des poules dans le jardin, on a la mer, pas riche mais bon) ; on aura froid (ça on connaît déjà) ; on aura peur (c’est nouveau, on a goûté, on y goûte un peu plus tous les jours). Mais on avancera. Faites gaffe, ils se rapprochent. Ils auront fait de nous des cobayes, personne n’y croyait, et on y est. Demain, on mord… Prenez soin de vous, et de votre humanité. Si on oublie, si de rage, de peur ou de désespoir on en vient à se perdre, rappelez-nous à la nôtre.

Marie-Laure Veilhan

Photo : source

Article issu du site Bastamag.net

Autre information concernant la Grèce, la lutte contre l’immigration illégale et le projet d’ériger un mur de 4 mètres de haut avec caméras et barbelés, sur le modèle israélien (un pays militairement ami d’Israël…), mais au fait…. Avec quel argent ils veulent le bâtir?



Ce lundi le ministre grec Christos Papoutsis, répondant pour la sécurité intérieure du pays, a annoncé le plan de son gouvernement d’élever un mur sur 10 km de sa frontière turque. Haut de 4 mètres, il sera muni de caméras et de barbelé.

Le mur sera patrouillé par des militaires et des policiers. Les travaux de construction de cet ouvrage doivent commencer en mars. Il a la vocation de protéger la Grèce contre des immigrés illégaux et des contrebandiers. Des experts considèrent que le mur posera à la Grèce de nouveaux problèmes.

La longueur de la frontière terrestre entre la Grèce et la Turquie dépasse 200 km. Le mur va protéger un secteur entre les villages Kastanies et Nea Vissa, par où plus de 200 migrants clandestins passent chaque jour en territoire de Grèce, et à la fois de toute l’UE. D’après les données du gouvernement, quelque 55 mille personnes ont essayé de passer l’année dernière par la frontière gréco-turque. Le ministre grec de la Protection des citoyens Christos Papoutsis a appelé le futur ouvrage un projet de coopération des autorités grecques et turques en matière de lutte contre l’immigration illégale. De plus, il servira de preuve pour l’UE de la volonté de la Grèce d’honorer ses engagements pour ce qui concerne de protéger la frontière extérieure commune de la communauté européenne.

Des experts doutent cependant que ce mur permette à la Grèce de faire tarir efficacement le flot des intrus. Dmitri Danilov, en charge de la section de la sécurité européenne à l’Institut de l’Europe auprès de l’Académie russe des sciences a remarqué dans son interview à la «Voix de la Russie» :

A peine un tel ouvrage puisse-t-il résoudre le problème de lutte contre l’immigration illégale. Ici il s’agit de l’ensemble de l’UE, et pas seulement de la Grèce. Car le flux d’immigrés clandestins s’est considérablement accru après le « printemps arabe », et il est énorme. En plus de la Grèce, c’est par tout le sud-est de l’UE que les réfugiés et les immigrés illégaux arrivent. On parle sérieusement de la transparence des frontières, par exemple, de la Bulgarie et de la Roumanie. Il est peu probable que le mur grec puisse aider beaucoup sur ce plan.

La construction du mur entame sérieusement le prestige de l’UE, estime M. Danilov. En outre une barrière posée sur la voie de l’arrivée massive des réfugiés, assez agressifs, est capable de provoquer divers incidents frontaliers, allant jusqu’à des conflits humanitaires.

Trouvé sur etat-du-monde-etat-d-etre.net

 

http://stefouxxx.wordpress.com/2012/02/17/grece-nous-naurons-bientot-plus-aucune-raison-de-ne-pas-etre-violents/

 


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Published by Eva R-sistons - dans Populations sinistrées
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 15:33

A quoi sert l'ONU

http://hadria.riviere.over-blog.com/article-la-libye-d-hier-la-libye-de-khadafi-la-libye-apres-la-deferlante-guerriere-franco-anglo-us-70115897.html

Ingérence impérialiste en Syrie: le machin continue de se discréditer…

le février 17, 2012 par Résistance 71


L’ONU passe une résolution demandant à Assad de quitter le pouvoir


RT

Le 17 Février 2012,

Url de l’article original:

http://rt.com/news/un-assembly-vote-syrian-resolution-521/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~


L’assemblée générale de l’ONU a passé une nouvelle resolution sur la Syrie avec 137 pour, 12 contre et 17 abstentions. La Russie et la Chine ont voté contre.

La résolution, proposée par l’Arabie Saoudite et le Qatar n’est pas différente en substance de celle qui fut récemment mise sous veto par la Russie et la Chine au conseil de sécurité de l’ONU. Elle appelle le président Bachar Al-Assad à quitter le pouvoir et demande la transition vers la démocratie.

La Russie et la Chine ont voté contre ce document comme cela était attendu. L’ambassadeur russe aux Nations-Unies Vitaly Churkin a dit que la Russie voit la résolution comme une tentative d’isoler le leadership syrien, de rejeter les contacts avec lui et d’imposer une nouvelle forme de régulation politique. Churkin a qualifié le projet de “déséquilibré”. Moscou objecte à la démission forcée d’Al-Assad et demande une approche équilibrée qui inclut à la fois le gouvernement et l’opposition. Ainsi la Russie suggéra des amendements cherchant le désarmement d’à la fois les forces gouvernementales et des rebelles, mais la Ligue Arabe réfuta ces suggestions.

La Chine rejette toute interférence étrangère en Syrie, ajoutant qu’elle ne pense pas que les sanctions aideront en quoi que ce soit à trouver une solution. Le pays insiste sur le fait que la résolution donne trop d’importance à une interférence étrangère dans les affaires souveraines d’une nation. A l’encontre d’une résolution du conseil de sécurité, les résolutions de l’assemblée générale de l’ONU ne peuvent être soumises à veto. Chacun des 193 membres vote sur le document, chaque pays donnant une voix.

Quoi qu’il en soit, les résolutions de l’assemblée générale des Nations-Unies ne sont pas preuve légale et ne servent que comme recommandations au conseil de sécurité agissant comme des baromètres de l’opinion internationale.


La Syrie est ciblée – Ambassadeur


Durant la réunion de l’assemblée générale, la Ligue Arabe a appelé les Nations-Unies pour l’application immédiate de son plan à la Syrie. Il y a eu une “escalade inacceptable de la violence en Syrie”, a dit l’ambassadeur égyptien Maged Abdelaziz. Il en appela au gouvernement syrien “de remplir les demandes des peuples arabes et syriens et d’arrêter de verser le sang.”

Mais l’ambassadeur syrien aux Nations-Unies Bashar Jaafari a dit avant le vote que les discussions sur la Syrie menaçaient la crédibilité de l’assemblée générale. Il nota que la Syrie est la cible et qu’il n’y a aucune autre raison de voter.

D’après Jaafari, son pays encourage et souhaite tous les efforts sincères de soutenir un dialogue national compréhensif, mais que certains pays ne veulent pas aider la Syrie à atteindre une solution pacifique. Il ajouta qu’il y avait de sérieux doutes sur les intentions réelles des pays qui se trouvent derrière le projet de résolution, affirmant que ces pays nient l’existence des groupes d’opposition armés en Syrie. Jaafari a insisté sur le fait que les pays qui ont faits partie du printemps arabe souffent toujours de violences, mais que les médias ne les rapportent pas.

Jaafari a aussi insisté sur le fait que la réunion était une infraction aux règlements de l’ONU et a suggéré d’obtenir une opinion légale indépendante. La suggestion, a t’il dit, était une idée soutenue par d’autres nations Lundi.

L’ambassadeur de Syrie a dit que les résolutions de la Ligue Arabe étant biaisées et n’ayant rien à voir avec la réalité du terrain, elles violent la souveraineté de la Syrie et sont douteuses sur le plan du droit international.


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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 06:04

Fukushima, quand c’est fini, ça recommence

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A presque un an de la catastrophe, alors que Tepco affirmait sans sourire que les réacteurs étaient « en état d’arrêt à froid  », voila que brusquement le réacteur n°2, celui qui contient du mox, donc du plutonium, refait parler de lui, dans l’indifférence irresponsable des grands médias.

Affirmant tout d’abord qu’il y avait seulement un « défaut de thermomètre », mais démontrant son propre mensonge en augmentant le débit d’injection d’eau dans la cuve du réacteur n°2, Tepco accepte du bout des lèvres de dire qu’il y aurait quelques problèmes à Fukushima. lien

On se souvient qu’en novembre 2011, une première réaction de fission s’était produite sur ce même réacteur, évènement qui n’a pas soulevé beaucoup d’émotion. lien

Depuis mars 2011, selon l’IRSN, les réacteurs accidentés de Fukushima Daiichi sont refroidis par des injections d’eau de l’ordre de 10 mètres cubes à l’heure, et Tepco avait annoncé en décembre dernier que la température des cuves était sous contrôle.

Affirmation à prendre avec quelques précautions.

Au-delà de l’eau injectée, Tepco a aussi utilisé de l’acide borique, ce qui n’est pas une bonne nouvelle.lien

Il est généralement utilisé pour éviter qu’une réaction en chaine ne se produise. lien

Le premier ministre japonais Yoshihiko Noda avait donc fait l’annonce optimiste de « l’état d’arrêt à froid », affirmant sans rire : « les réacteurs sont stables et la seconde phase du plan est achevée  », et que du coup une reprise de la réaction de fission était écartée. lien

L’ASN (autorité de sureté nucléaire) définit ainsi l’arrêt à froid : « la situation d’un réacteur nucléaire à l’arrêt dans lequel l’état du fluide de refroidissement se rapproche de celui qui correspond aux conditions ambiantes de pression et de température ».

Or contre toute attente, ça chauffe grave à Fukushima, obligeant l’exploitant à augmenter l’injection d’eau, en la portant à 13 mètres cubes.

Plus grave, du Xénon a été retrouvé dans l’enceinte de confinement du réacteur n°2, ce qui signifie qu’une réaction en chaîne incontrôlable a eu lieu, et qu’elle est peut-être encore en cours en ce moment. lien

Il faut savoir que les xénons 133 et 135 se créent lorsqu’il y a fission nucléaire de l’uranium. lien

Malgré tous les efforts de l’exploitant, la température continue de monter, et voisinerait les 300°C, ce qui fait craindre aux travailleurs sur place la possibilité d’une explosion. lien

Cela expliquerait l’augmentation constatée de la radioactivité sur le site, passant de 4,45 Mbq/km2 à 98,2 Mbq/km2 pour le césium 134, le césium 137 passant de 6,46 Mbq/km2 à 139 Mbq/km2. lien

Alors qu’à Tchernobyl, suite aux différentes interventions, la situation reste relativement stable, grâce au sacrifice de quelques dizaines de milliers de travailleurs sur l’autel du sacro-saint nucléaire, à Fukushima, rien n’est réglé.

Bien au contraire.

Les alertes se multiplient, et selon la NSC (commission de sécurité nucléaire japonaise), on assiste actuellement à une distribution massive de pastille d’iode, afin de contrer une nouvelle pollution radioactive.

Ces pilules, en saturant la thyroïde, empêchent provisoirement la radioactivité de se fixer dans l’organisme des japonais en danger.

Et puis le danger ne se limite pas au réacteur n°2, elle s’étend au N°3, car celui-ci vient de montrer des signes inquiétants d’activité.

Le 7 février 2012, un panache de fumée s’est élevé au dessus du réacteur détruit. lien et lien

A l’évidence, il ne s’agit pas d’un feu de broussailles, ou de quelques japonais décidés à organiser un barbecue improvisé.

En attendant, c’est officiellement que 573 personnes sont décédées suite à la catastrophe survenue dans la centrale de Fukushima. lien

Sur ce lien, la caméra qui filme en continu les réacteurs endommagés de Fukushima.

Sur Encyclo, le 11 mars, la réalisatrice Marie Linton proposera un reportage inédit « Fukushima : retour en zone rouge  ». lien

Récemment quelques élus français ont pu se rendre au Japon pour constater la gravité de la situation, regrettant qu’ils n’aient pas été très nombreux à répondre à l’appel, tant ce voyage était instructif. lien

L’adjoint au maire de Chinon, Yves Dauge, était du voyage et a déclaré : «  tout ce qui nous a été dit me perturbe beaucoup. A l’avenir, qui va vouloir s »’installer ici ? Quelle entreprise va vouloir investir ?  »

En attendant, au Japon, les pertes financières s’accumulent, et récemment, malgré le soutien massif de l’Etat, lequel a avancé 90% du montant, sans la moindre garantie d’un éventuel remboursement, Tepco a admis une perte de plus de 6 milliards d’euros pour les 3 derniers trimestres de son exercice.

Cette somme, pour importante qu’elle paraisse, n’est qu’une maigre partie des sommes qu’il faudra débourser.

Aujourd’hui encore, au-delà des 100 000 habitants évacués dans le périmètre, largement insuffisant des 20 km autour du site, Tepco évalue à 1,5 million le nombre de japonais qui devront être indemnisés.

Un panel d’expert à évalué à 44 milliards la facture totale nécessaire au dédommagement suite à la catastrophe nucléaire. lien

Tepco envisage de dépenser 10 milliards d’euros pour démanteler un jour les réacteurs hors service, mais l’expérience française, avec le démantèlement de « super » phénix, prouve que ce chiffre sera largement sous évalué.

C’est d’ailleurs une lapalissade, outre les dommages subis, les pertes de territoire, les maladies et les morts imputables au nucléaire, la facture du démantèlement est totalement à revoir.

En 2005, la cour des comptes avait estimé le démantèlement de la centrale de Brennilis à 480 millions d’euros. Aujourd’hui on parle en milliards.

Prudemment EDF aurait provisionné 2 milliards d’euros pour la déconstruction des 58 réacteurs français. lien

Or le site de « super » phénix estimé pour son démantèlement à 900 millions d’euros, en coutera 10 ou 11 milliards, soit plus de 10 fois plus que prévu (lien) et du coup, les 2 milliards prévus pour le démantèlement de tout le parc français paraissent un peu étriqué.

Récemment, la députée européenne Michelle Rivasi, avait estimé le cout de la catastrophe japonaise entre 100 et 500 milliards d’euros (lien) et Tchernobyl, en fin de compte en coutera autant.

Aujourd’hui, entre le prix du kilowatt éolien et celui du nucléaire, il n’y a pas photo : celui du nucléaire étant largement sous évalué, ils sont aujourd’hui tous les deux au même niveau, sauf que, comme le fait remarquer Michelle Rivasi : « à 80 € le MWh, l’électricité produite par l’EPR coûterait le même prix que l’éolien aujourd’hui, mais à choisir, je préfère qu’un avion s’écrase sur une éolienne que sur une centrale nucléaire ». lien

Et si on ajoute à l’équation le prix du démantèlement et celui, hypothétique, du traitement des déchets, il n’est pas difficile de choisir, d’autant que nous sommes dépendants de l’uranium, alors que le vent n’a pas besoin d’être importé. lien

Mais le président actuel du navire « France », droit dans ses petites bottes, continue d’affirmer son soutien au nucléaire français.

A Fessenheim, il s’est félicité des 700 contrôles annuels de l’ASN, assurant que ceux-ci étaient en toute impartialité et transparence, sauf qu’il a refusé que des experts indépendants puissent faire ces visites, (lien) et qu’à tout prendre, 700 contrôles c’est finalement peu, puisque ça ne fait jamais qu’un contrôle mensuel par réacteur.

Avec un peu de recul, on peut aussi s’interroger sur les 750 incidents annuels que nous avons annuellement.

La longue liste des divers accidents ou incidents survenus en France est sur ce lien.

Récemment, la centrale nucléaire de Civaux à connu quelques déboires avec sa tuyauterie (lien) et le 1 février 2012, l’ASN a produit un rapport accablant sur cette installation suite à une fuite de tritiumconstatée dans la nappe phréatique située sous la centrale. lien

On peut aussi se rappeler qu’en 40 ans notre planète a connu 5 accidents majeurs : Three Miles Island, Tchernobyl, et les 3 réacteurs de Fukushima, soit un accident pour 3600 « années réacteurs » comme l’explique le Docteur Bruno Bourgeon, alors qu’on tablait sur 1 pour 100 000. lien

Le 11 mars prochain, à partir de 13h30 les opposants aux nucléaire venus des 4 coins du pays, et d’ailleurs, vont organiser la plus grande chaine humaine jamais organisée en France. Elle ira d’Avignon àLyon et pour y participer c’est sur ce lien.

Il est probable que l’autocrate président n’y participera pas, mais on risque au moins d’y trouver Eva Joly.lien

Quant à Sarközy, il s’est rendu à Bourgoin Jallieu, jouant le« pyromane pompier  », responsable de la faillite de la filière photovoltaïque, et allant plastronner, en compagnie du patron d’EDF, le 13 février 2012, voulant apparaitre comme le sauveur de Photowatt alors qu’il en est le prédateur. lien

Comme me suggère mon vieil ami africain : « le chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux chemins à la fois  ».

L’image illustrant l’article provient de « leblogalupus.com »

Merci aux nombreux internautes, en particulier au site « Fukushima informations  » et au blog « fukushima  », pour leurs précieuses informations.


Olivier Cabanel

 

http://www.centpapiers.com/fukushima-quand-cest-fini-ca-recommence-2/94918


Articles anciens


Tchernobyl, drôle d’anniversaire (12 mars 2011)

Fukushima, mon amour

Fukushima, Sarko pète les plombs

Fukushima, et maintenant ?

Fukushima, nuages noirs à l’horizon

Entre fusion et confusion

Fukushima, le monde du silence

Au pays du soleil, le Vent !

Fukushima, le syndrome Japonais

Fukushima, la fuite en avant

Fukushima, plus jamais ça

C’est foutu…shima

L’exode nucléaire

Ça fume à Fukushima

Nucléaire, la cible terroriste

Fukushima, le mensonge organisé

Faire reculer le crabe

Le Japon bientôt inhabitable ?

Le silence des salauds

On a retrouvé le corium de Fukushima

Ce cher nucléaire

La France a peur

Fukushima, tragédie en sous sol

Fukushima, tournée mondiale

Fukushima, un silence inquiétant

Fukushima, le début de la fin

Fukushima, les limites du cynisme

Nucléaire, explosion des prix

 

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Le onze mars, décréter un deuil mondial

http://bab007-babelouest.blogspot.com/2012/02/le-onze-mars-decreter-un-deuil-mondial.html



Le onze mars 2012, dans moins d'un mois maintenant, la Terre va vivre le premier anniversaire de la pire catastrophe causée par l'homme, couplée avec un désastre naturel majeur.

Aujourd'hui encore, dans la région de Miyagi, là où le tsunami à frappé le plus fort, ce sont quatre enfants d'une école que des recherches vont peut-être exhumer du lit d'une rivière. Celle-ci a été barrée, son eau pompée. Sur les 108 élèves, à part ces quatre disparus, ce sont 70 petits corps qui ont déjà été retrouvés. Ce n'est bien entendu qu'une goutte d'eau. Le Point du 27 mars 2011 faisait état de 10 489 décès confirmés et de 16 621 disparus selon la police japonaise. Ce sont des chiffres terribles, comparables rien qu'en 1999 aux plus de 18 000 en Turquie en raison d'un tremblement de terre, aux plus de 20 000 au Venezuela (tempête du 24 décembre 1999, ressentie en France si violemment les 27 et 28), aux près de 30 000 en Inde, à Orissa (cyclone 05B). Mais il s'agit là de catastrophes ponctuelles.

Quand le nucléaire entre en jeu, il faut aussi prendre en compte le bilan sur la durée. A Three Mile Island, le 28 mars 1979, la contamination a été évitée de justesse, probablement certains des travailleurs qui ont réparé les dégâts ont-ils subi des doses mortelles à long terme, mais aucune statistique ne le précise. Dans le nucléaire, on est très discret là-dessus.

A Tchernobyl, l'accident majeur du 26avril 1986 a donné lieu à tant d'études qu'on en sait un peu plus. Déjà on peut considérer que 10 000 personnes ayant habité près de la centrale, ou y ayant travaillé, en sont décédées. Et qu'une trentaine de milliers d'autres peuvent en découler dans les années qui viennent. Il s'agit de données officielles fournies par Wikipedia. C'est donc un minimum.

La région de Tchernobyl n'était pas extrêmement peuplée au moment de l'explosion. Il n'en est pas de même du Japon, pays déjà assez peu étendu, où les zones habitables sont de petite taille et disséminées parmi des pentes difficiles. Pour comparer avec la France, ce pays si montagneux, donc avec des endroits impossibles à construire, très morcelé, ne présente qu'une superficie à peu près égale aux deux tiers de celle de la France, avec une population double. Or, la zone de Fukushima, fertile, était bien sûr fortement urbanisée et cultivée. Les rejets des trois réacteurs ont créé un nuage dense qui a largement essaimé la radioactivité dans les jours qui ont suivi jusqu'à Tokyo, donc sur des dizaines de millions de personnes. Depuis, les rejets, moins denses, ont continué, ont empoisonné nappes phréatiques, sols et océan proche. Il faut s'attendre à une hausse énorme de la mortalité dans les dizaines d'années qui viennent, d'autant que le gouvernement japonais et les dirigeants de la firme TEPCO semblent n'avoir pas pris les mesures qui s'imposaient. Les habitants n'ont pas été évacués là où c'était nécessaire, mais selon des cercles concentriques qui ne correspondaient à rien. Les normes, jugées trop dangereuses pour les statistiques, ont été imprudemment relevées à des seuils véritablement dangereux, surtout pour les enfants. Ceux-ci n'ont pas été au plus vite traités, éloignés des "points chauds", nourris de produits sains.

C'est donc à la longue, et malgré une censure même pas assumée, que l'on saura combien de victimes auront perdu la vie en conséquence de cette pollution irradiante. Les chiffres officiels, bien entendu, et maintenant c'est une habitude, seront très en-deçà des résultats réels. Cinquante mille ? Cent mille ? Cinq cent mille ? Plus encore ? De toute façon, ce sont plusieurs dizaines de millions de personnes qui auront subi les effets de la catastrophe, soit par inhalation, soit en raison d'aliments irradiés, légumes, bétail, poissons, soit par contact avec de la terre ou des structures infectées.

 Une question se pose à la fin : de ces coups portés par l'industrie nucléaire dans sa mégalomanie sourde au bon sens, coups déjà arrivés, coups probables dans le futur, le Monde tel que nous le connaissons survivra-t-il ? La Terre restera, oui, mais quid de notre environnement ? Certaines contaminations dangereuses dureront des milliers d'années, plus sans doute que les confinements les plus sophistiqués. Serons-nous maudits dans mille ans ? Aurons-nous encore des descendants dans ces temps encore lointains, mais si proches à l'aune de la vie de la Planète ?

Pour toutes ces raisons, je propose que le 11 mars 2012, une cérémonie soit décrétée sur la Terre entière, pour commémorer ce jour où le Japon, et dans une moindre mesure toute la Planète, auront subi le pire accident causé par l'Homme depuis son émergence africaine. Afin que tous sachent, afin que tous se rendent compte de ce que peut occasionner le génie humain, le pire comme le meilleur. Je donne ici le lien vers une peinture d'Ibarra (soumise à droits d'auteur), qui dépeint ce qu'on peut ressentir.
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 04:51

http://local.attac.org/rhone/IMG/gif/d025_webAttac-2.gif

http://local.attac.org/rhone/IMG/gif/d025_webAttac-2.gif

 

 

Attac s’adresse aux candidats à l’élection présidentielle :

Quelle démocratie proposez-vous ?

 

 « Chaque fois qu'il y aura blocage, je ferai parler le peuple français », a déclaré Nicolas Sarkozy en annonçant hier sa candidature. Étrangement, il s'était bien gardé de le faire pour le traité de Lisbonne, la réforme de la Poste ou celle des retraites. Il l'envisage maintenant volontiers contre les chômeurs et les étrangers.

 

Cette instrumentalisation du référendum au service d'une politique de boucs émissaires est nauséabonde. Nicolas Sarkozy essaie cyniquement de jouer de l'opposition entre les élites – dont il est la caricature – et le peuple.

 

Dans le même temps, François Hollande fait le jeu de Nicolas Sarkozy quand il déclare au Guardian que, s’il est élu Président de la République, il fera ratifier le Pacte budgétaire par le Parlement et non par référendum : il donne ainsi l'impression de vouloir esquiver le débat démocratique. Le dévoiement de la procédure référendaire par Nicolas Sarkozy n'autorise pas à évacuer le droit du peuple à se prononcer directement sur un enjeu historique après un débat éclairé.

 

En fait de renégociation du Pacte budgétaire, le candidat socialiste se satisferait en effet, toujours selon ses déclarations au Guardian, d’une « clause sur la croissance économique, dans ou à côté du Traité ». Mais rajouter une déclaration de principe sur la croissance à un Pacte qui aggravera la récession,en radicalisant l’austérité, n’aurait aucune signification. Pas plus d'ailleurs que d'implorer le retour de la croissance sans se poser de questions sur ses finalités ou sa viabilité écologique.

 

Devant la gravité des enjeux, la nécessité d'un référendum est posée. Pourtant Nicolas Sarkozy n'a pas évoqué l’idée d’un référendum sur le Pacte budgétaire, préférant stigmatiser les chômeurs et les étrangers. François Fillon, lui, en a parlé le 14 février devant les députés UMP, à propos de l'ajout de la « règle d'or » dans la Constitution. Bien sûr les motivations de M. Fillon sont tout sauf désintéressées : il veut obliger le Parti socialiste à défendre le « oui » devant des électeurs de gauche plus que sceptiques.

 

La question des politiques budgétaires et fiscales en France et en Europe est bien au cœur des enjeux d'avenir ; le peuple doit pouvoir en décider directement. C’est pourquoi Attac demande à tous les candidats aux élections présidentielles et législatives s’ils ont l’intention de donner aux citoyens français la possibilité de délibérer et de décider eux-mêmes de leur avenir et de celui de l’Europe.

 

Après les quatre questions que nous avons posées en octobre dernier sur la finance, nous soumettons aujourd’hui aux candidats trois nouvelles questions (ci-jointes) qui portent sur la démocratie en France et en Europe, et auxquelles nous souhaitons obtenir des réponses avant le 15 mars.

 

Six candidats nous ont déjà répondu en octobre sur la finance, nous espérons qu’ils répondront sur la démocratie. Nicolas Sarkozy nous avait alors répondu ne pas être encore candidat: il peut désormais répondre sans obstacle à l’ensemble de nos questions. Il en est de même pour François Hollande, qui n’avait pas souhaité préciser ses projets sur la régulation de la finance.

 

Après les élections, au cas où le nouveau président élu et sa majorité décideraient de ratifier le Pacte sans consulter le peuple, Attac proposera au mouvement social l'organisation d'un référendum d'initiative citoyenne ou d'une votation citoyenne, en France et en Europe, pour imposer un véritable débat démocratique sur le Pacte budgétaire.

 

Attac France,

Paris le 16 février 2012

 

Pour en savoir plus :
La première interpellation des candidats à l’élection présidentielle au questionnaire d’Attac sur les questions financières (novembre 2011) les réponses des candidats 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 04:45

http://www.viefemme.com/images/12-02-04/Francois_Hollande_Un_jeu_de_farine_cree_le_Buzz_sur_Internet.jpg

http://www.viefemme.com/images/12-02-04/Francois_Hollande_Un_jeu_de_farine_cree_le_Buzz_sur_Internet.jpg

 

 

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/02/16/francois-hollande-gardien-de-la-casse-sociale-i.html

François Hollande, gardien de la casse sociale (I)

Le 16 février, La Croix écrit « Moody’s place sous surveillance les banques européennes », se référant à une nouvelle notation de cette agence privée qui concerne entre autres BNP Paribas, la Société Générale, le Crédit Agricole et Natixis. Le Monde emploie un titre analogue : « Moody's place sous surveillance plusieurs institutions financières ». Mais comment a-t-on ou en arriver à cette situation où des agences de notation privées sont en mesure de faire la loi sur le secteur financier de pays théoriquement souverains ? A ce sujet, des déclarations récentes de François Hollande parues notamment dans The Guardian avec le titre « François Hollande seeks to reassure UK and City of London » paraissent particulièrement éclairantes. Hollande souligne que, pendant les quinze ans où elle a gouverné depuis l'élection de François Mitterrand, la « gauche » française a « libéralisé l'économie » et « ouvert les marchés à la finance et aux privatisations ».

 

Le candidat PS aux élections présidentielles françaises emploie de surcroît l'expression « nous » pour se référer à cette politique récurrente, et ajoute que les milieux financiers n'ont « rien à craindre » d'un éventuel succès de sa candidature. Malheureusement, les propos de François Hollande ne dénaturent point la réalité de ce qu'a été la politique suivie depuis l'arrivé de Jacques Delors à la présidence de la Commission Européenne il y a vingt-sept ans. Soit, en particulier, pendant plus de onze ans de gouvernements de « gauche ». Au point que les aspects le plus controversés de la politique de Nicolas Sarkozy découlent, précisément, des stratégies à long terme définies à l'échelle européenne sous le gouvernement de « gauche plurielle » de Lionel Jospin. Le 16 février également, Politis souligne « Pendant ce temps-là, à Rouen, Hollande défend sa rigueur "juste" ». Est-ce vraiment différent des politiques dont on voit l'application en Grèce et en Italie ?

 

La candidature de François Hollande apparaît, tout compte fait, comme une solution de remplacement dans le cadre de la même stratégie invariablement appliquée depuis trois décennies. Avec une « alternance » de façade, gardienne de la casse sociale. Curieusement, les organisations syndicales et associations professionnelles diverses semblent rester pour l'essentiel silencieuses devant ces incroyables déclarations d'un candidat de « gauche », émises de surcroît à un moment où la Grèce subit des pressions croissantes au niveau européen.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/02/16/francois-hollande-gardien-de-la-casse-sociale-i.html ]

 

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 04:10

 

http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2009/11/culture-am%C3%A9ricaine.jpg

http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2009/11/culture-am%C3%A9ricaine.jpg

 

 

Alerte ! Stratégies de domination !

La mondialisation, c'est l'américanisation du monde !

Verrouillage mental pour dominer !

Francophonie, désaméricanisation, plurilinguisme.

La loi du Marché fait prévaloir les intérêts américains

L'exception culturelle est en danger...

 

Américanisation subliminale des  cerveaux

Politique des quotas, etc. Ca suffit !

 

Ecoutez cette vidéo extraordinaire, 11 mn ! eva

 

Asselineau 2012 et la désaméricanisation

 

 

 


 

Ajoutée par Fraterniphonie le 21 janv. 2012



Comme Christine Boutin, ex-ministre et candidate à la Présidentielle de 2002, l'a dit, l'UMP et le PS ont donné des consignes à leurs élus pour ne pas parrainer d'autres candidats que Bonnet Blanc et Blanc Bonnet à l'élection présidentielle.
Cette façon de faire, à n'en pas douter, est un déni de démocratie.
De plus, qu'auraient à craindre l'UMP et le PS d'autres candidats, si comme ils le disent, ce sont eux les meilleurs ?


Pour qui que vous ayez l'intention de voter, à droite, à gauche, au centre, aux extrêmes, il nous semble important de pouvoir entendre la voix de François Asselineau à la télévision lors de la campagne officielle de la Présidentielle d'avril 2012, car sinon, il est à craindre, hélas, que nous n'y entendions guère parler de langue française et de Francophonie.
Bien sûr, si François Asselineau n'est pas votre tasse de thé, vous pourrez toujours parler de ce qu'il a dit, dans les domaines qui nous sont chers (langue française, francophonie, désaméricanisation, respect du plurilinguisme), à votre candidat préféré.


Et pour avoir une chance d'entendre François Asselineau encore faudrait-il qu'il obtienne les 500 signatures d'élus qui lui permettront de poser sa candidature.
Aidons-le à obtenir ses 500 signatures, demandez, en cela, un rendez-vous auprès du maire de votre commune, une bonne occasion, de plus, pour aller y parler de la défense de la langue française, de la francophonie et du respect des langues en général :



Demandez le dossier de parrainage à :
François ASSELINEAU
Président de l'Union Populaire Républicaine
60 avenue de la République
75011 PARIS
Courriel : 500signatures@u-p-r.fr

 

 

Lien : http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-asselineau-2012-et-la-desamericanisation-99463933.html

 

 

Écoutez Asselineau mettre en avant les cultures du monde

autres que l'américaine, superbe video

 

Merci Charlotte!!! Chiron

 

F. Asselineau est invité par France24 :

La Semaine de l'Eco

 


 

 


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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 03:48
Les fruits de la colère - Ce monde paysan qu'on assassine par rikiai

 

Plaidoyer pour un monde paysan qu'on assassine.

En 1975, un kilo de golden se vendait en production entre 0,27 et 0,33 euro

alors que le SMIC était à moins d'un euro de l'heure, charges comprises.

 

 

 

 

 

 

En 1939, John Steinbeck ( romancier américain, 1902-1968) publiait son livre le plus célèbre : Les raisins de la colère. Il y décrivait la mutation de l'agriculture ancestrale en industrie agricole, la mainmise du grand capital sur la petite propriété, l'agonie des fermiers expropriés par les banques et victime des promesses fallacieuses des grands propriétaires.

 

En 1989 ( 50 ans plus tard), notre ami et ancien rédacteur, Jean-Clair Davesnes écrivait l'Agriculture assassinée, sous-titrée Mort de la civilisation rurale (1) qui dressait un constat dramatique : toute une civilisation rurale, lentement élaborée pendant plus de mille ans d'histoire au cours desquels elle avait constitué l'armature essentielle de la nation française, achève de mourir sous nos yeux.

 

Curieusement, en 2011 (environ 70 ans après Steinbeck et 20 ans après Davesne), c'est un agriculteur lui-même qui pousse le râle de l'agonie en écrivant, à son tour, un livre dans le titre duquel figure une allusion aux deux précédents : Les fruits de ma colère : plaidoyer pour un monde paysan qu'on assassine. C'est un petit livre de 160 pages qui se lit rapidement et dresse un bilan dramatique : la paysannerie française est vouée à la disparition, l'agriculture est en train de mourir.

 

J.-Cl Davesne l'avait très bien analysé : la décadence a commencé après l'hécatombe de la Grande Guerre de 1914. La France, qui était en grande partie rurale, est devenue peu à peu industrielle. Le mouvement s'est accéléré après la Deuxième Guerre qui a, elle aussi, porté un coup très dur à la situation traditionnelle de la société en France. Davesne n'avait rien exagéré quand il disait que l'agriculture était assassinée : Pierre Priolet est un témoin direct de cette forfaiture.

 

Il était arboriculteur fruitier (pommes et poires) depuis 1990 sur une exploitation de 13 hectares en Provence. Près d'Avignon. Confronté à des difficultés les plus extrêmes, il a été contraint de prendre et d'exécuter une décision inimaginable, en décembre 2009 : l'arrachage de la totalité de ses arbres ! « Il n'y a pas pire décision pour un agriculteur que de détruire son outil de production. C'est à une part de lui-même qu'il renonce. Cela peut ressembler à un suicide. Mais, pour moi, il s'agit d'un acte politique responsable ». dit-il.

 

Pourquoi en venir à une telle extrémité ? La réponse fuse : « J'ai vendu mes fruits 9 centimes le kilo et je les vois à 2.80 € en magasin. J'ai vraiment l'impression d'être pris pour un c...Si on ne veut pas de nous, si on nous méprise à ce point, il vaut mieux qu'on s'arrête. »

 

  • Source : Lectures Françaises – Juin 2011 – n° 650



  •  • Pour commander ce petit livre :

  •   SA D.P.F
    BP 1
    86190 Chiré-en-Montreuil
    tél : 05.49.51.63.50 

 

(1) Dès sa parution, ce livre (publié par les Edition de Chiré) a connu un grand succès, à tel point qu'il a été ensuite réédité à deux reprises, en 1991 et en 1992. Aujourd'hui, les derniers exemplaires de la 3ème édition restent encore disponibles. Nous en conseillons toujours la lecture : il n'y a pas de meilleure synthèse de l'histoire de l'agriculture en France au Xxème siècle.

 

http://www.chaos-mondial-organise-resistance-infos.com/article-une-catastrophe-irreparable-82079553.html

Une catastrophe irréparable !

 


Une catastrophe irréparable !

Pierre priolet

Les fruits de ma colère : plaidoyer pour un monde paysan qu'on assassine. C'est un petit livre de 160 pages qui se lit rapidement et dresseun bilan dramatique : la paysannerie française est vouée à la disparition, l'agriculture est en train de mourir.


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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 03:24

  http://a21.idata.over-blog.com/500x367/1/18/64/00/europe/nafta-cartoon.jpg

http://a21.idata.over-blog.com/500x367/1/18/64/00/europe/nafta-cartoon.jpg

 

Jeudi 16 février 2012

 

 

Trois chercheurs suisses de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich  (Suisse), spécialistes des réseaux complexes, viennent de déterminer (dans une passionnante étude publiée par la revue scientifique en ligne PlosOne) qui contrôle l’économie mondiale, en travaillant, avec trois modèles spécifiques (notamment en fonction de la détention de participations minoritaires ou indirectes) sur une base informatisée de 37 millions d’entreprises, commençant par déterminer 66 508 sociétés pouvant être considérées comme internationales, puis les 43 060 sociétés dites « transnationales » en analysant ensuite les 1 006 987 liens, en particulier dans l’actionnariat qui existaient entre elles.



Apparaît alors un premier « nuage » de 737 sociétés qui contrôlent 80% du PIB mondial. Puis à l’intérieur de ce « nuage », un noyau dur de seulement 147 firmes qui contrôlent 40% du PIB mondial (et trois quarts des échanges commerciaux). Mais les participations croisées entre ces 147 firmes, font qu’il s’agit, selon les auteurs, d’une « super entité économique dans le réseau global des grandes sociétés », où l’on ne peut déterminer en dernier ressort qui contrôle l’autre.


Le plus inquiétant est que sur ces 147 firmes, les trois quarts appartiennent au secteur financier  

 

Il existe donc un véritable « syndicat caché », un « État profond » de la finance apatride et cosmopolite, qui contrôle l’essentiel de l’économie alors même que les activités bancaires et financières sont des activités BARCLAYS-FAIT-MIEUX-QUE-PREVU-EN-2010 purement parasitaires (elles ne produisent rien par elles-mêmes).

 

Les liens entre ces dirigeants, ces « traders » vedettes et les gouvernements font qu’il s’agit d’un petit milieu très étroit, où les modes, les erreurs, les alliances font qu’une seule décision (en particulier une mésestimatio n ou une erreur) peut savoir des conséquences colossales sur l’ensemble du système.

 

Bref,  cette concentration est par elle-même à l’origine d’un risque systématique.

 

Pour l’essentiel anglo-saxon, les vingt plus importantes sociétés financières ( fonds de pension, assurances, banques, etc.), qui contrôlent ou sont actionnaires d’autres sociétés, sont bien souvent connues des seuls financiers.

 

Il s’agit (dans l’ordre de leur degré de contrôle du capital des multinationales) de Barclays, Capital Group, EMR Corporation, AXA, State Street Corporation, JP Morgan Chase & Co, Legal & General Group, Vanguard Group, UBS, Merill Lynch, Wellington Management, Deutsche Bank, Franklin Ressources, Crédit suisse, Walton Entreprise, Bank of New York Mellon Corp, Natixis, Goldman Sachs, T Rowe Price et Legg Mason.

 

 

- Article extrait de la revue Faits & Documents – du 15 décembre 2011 au 15 janvier 2012.

 

http://www.chaos-mondial-organise-resistance-infos.com/


 

« Si la population comprenait le système bancaire,
je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin ».
Henry Ford

 

Par ailleurs, je vous conseille la lecture de ces 2 articles :

 

Le Gladio ou comment la CIA a contrôlé les pays européens. La guerre secrète en Italie par Danièle Ganser. (2° partie).

Comme après la mort de Kennedy, durant la présidence de Lyndon Johnson, les communistes et les socialistes italiens continuaient de jouir d’une grande popularité et d’obtenir de bons résultats aux…

Pour lire la suite cliquez ici

 

Le Gladio ou comment la CIA a contrôlé les pays européens. La guerre secrète en Italie par Danièle Ganser. (1° partie).

La guerre secrète en Italie Posted by Équipe Signes des Temps on February 11, 2010 Réseau Voltaire, 6 février 2010 Les armées secrètes de l’OTAN (VI) La guerre secrète en Italie par Daniele Ganser…

Pour lire la suite cliquez ici

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