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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 03:11

http://www.observatoiredeleurope.com/photo/art/default/3416187-4914059.jpg?v=1320750693

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MES (Mécanisme européen de stabilité), ratification accélérée en France...

 

 

Alors que l'on vous parle de référendum pour vous occuper, quelle serait votre réaction si on vous enlevait, vous et votre famille, pour vous mettre sur les trottoirs de Berlin en vous subtilisant vos papiers et votre argent ?…

C'est un peu imagé, mais c'est peu ou prou ce que veut faire votre gouvernement en catimini...

Avec les projets de loi N° 4332 et 4336 qui seront à l’étude par l’Assemblée Nationale en ce 21 février 2012 :


Projet de loi de finances rectificative pour 2012 N° 4332

Article 1er : Dispositions fiscales améliorant la compétitivité des entreprises 23

Article 9 : Relèvement du plafond des prêts accordés par la France au Fonds monétaire international 43

Et le meilleur pour la fin…

Avec François Fillon et Alain Juppé qui proposent en  « procédure accélérée » notre Trojan européen sous le titre de la «  loi N°4336 »

 

PROJET DE LOI

(Procédure accélérée)

autorisant la ratification du traité instituant le Mécanisme Européen de Stabilité,

Bien sûr, pour que vous n’ayez le temps de voir s'installer ce virus démocratique, la 1re contribution est de 6,5 milliards d’€uro pour un capital souscrit total de 700.000.000.000… d'€uros (700 milliards, dont 142 milliards rien que pour la France...), voire plus ! Et sans recours juridique...

C'est une blague ? Hélas ! Non !...

Merci à Rudo de Ruijter et à LIESI de l’information, en attendant si j’étais vous je pense que je me bougerai et que je contacterai mon député

 

Le 2 février 2012 la nouvelle version du Traité du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) a été signé par les représentants légaux (Ambassadeurs de CoRePer) des 17 pays de la zone euro. [1]

Déjà Alain Juppé à déposé une loi en procédure accélérée pour faire ratifier ce traité par l'Assemblée Nationale [2].


La séance de ratification est prévue le 21 février 2012



Fin du pouvoir suprême du parlement


Comme j'ai dénoncé dans mes articles sur le MES, ce traité met fin à la souveraineté nationale des pays membres et réduit de façon significative le pouvoir des parlements nationaux, en particulier leur pouvoir suprême, celui de décider du budget de leur pays. Le traité qui sera associé au MES réduira encore davantage les possibilités des gouvernements nationaux pour gérer leur pays et pour faire face aux problèmes.

 

S'engager financièrement sans connaître les conditions


Si les pays de la zone euro ratifient le traité du MES [3], ils s'engagent à contribuer financièrement. Cependant, ils ne pourront pas bénéficier des contreparties, car celles-ci seront conditionnées par un autre traité qui n'est pas encore définitif (et donc ni signé, ni ratifié.) [4] Curieux? Oui. Cette contribution financière n'est pas qu'un petit montant. Avec les chiffres actuels il s'agirait, au démarrage, d'un montant assez comparable aux impôts sur les revenus annuels. Le montant est dû en cinq tranches annuelles. Mais il est déjà prévu, que seulement quelques jours après la ratification française, au mois de mars, les nécessités financières pour le MES seront réévaluées. Des montants plusieurs fois supérieurs ont déjà été annoncés.

 

Procédure accélérée, information incomplète


En raison de la procédure accélérée on a toutes les raisons de craindre que les députés n'aient pas assez de temps pour prendre connaissance de quelques informations essentielles, qu'on leur a cachées.

En particulier on peut craindre que la plupart des députés ignorent toujours,


1. que l'euro ne peut pas fonctionner dans une zone si hétérogène;

Voici la raison:

Rien n'empêche les consommateurs dans des pays à faible productivité de préférer des produits meilleurs et moins chers venant de pays à plus forte productivité. Cela entraîne un flux permanent d'euros des pays faibles vers les pays forts. Il en suit, que les pays faibles manquent en permanence d'euros et doivent emprunter toujours plus pour pouvoir disposer d'euros. (Avant l'euro, ces pays pouvaient dévaluer leur monnaie de façon à rendre les produits d'importation plus chers pour leurs habitants et rendre les produits d'exportation moins chers pour les acheteurs étrangers. Cela freinait les importations, augmentait les exportations et rétablissait la productivité du pays.)

Dans la zone euro les pays participants ont beaucoup trop de différences dans les conditions qui déterminent la productivité, comme par exemple le climat local, la situation géographique, la fertilité du sol, le volume d’eau douce disponible, la présence ou non de sources d'énergie, les distances à couvrir et les difficultés de transport. Ces conditions déterminent en grande mesure l’échec ou la réussite d’activités économiques. La Grèce, l'Italie, l'Espagne, le Portugal (pour n'en mentionner que quelques uns) ne ressembleront jamais à l'Allemagne.

En outre, la Banque Centrale Européenne ne dispose que d'un seul taux d'intérêt pour 17 économies différentes. Un changement de ce taux, dont on a toujours dit qu'il est si important pour guider l'économie, ne peut que profiter à certains pays, tandis que les autres devront en subir les conséquences. Monétairement cette zone n'est pas gérable.

2. que la méthode des "fonds de secours", qui consiste à charger plus de dettes sur des pays qui en ont déjà trop, ne rime à rien;

Les projets que les prêteurs financent ne profitent pas à la population dans les "pays bénéficiaires". Ces projets sont généralement exécutés par des entreprises étrangères, qui viennent le plus souvent avec leur propre personnel. L'argent n'entre même pas dans ces pays, mais va à ces entreprises étrangères. Et comme l'argent n'est pas dépensé dans ces pays, ces pays ne disposent pas de cet argent et donc ne pourront pas le rembourser. En fait, les pays "bénéficiaires" ne se noient que davantage dans les dettes.

3. que le MES, en tant que traité international, a priorité sur la législation nationale, ce qui veut dire, en particulier, que le parlement ne dispose pas d'un droit de véto lors des rehaussements de capital du MES;

Il convient de lire très soigneusement l'article10, qui est rédigé de telle façon qu'un ignorant peut croire que les "procédures nationales applicables" signifient un droit de véto. Cependant, même si cela était le cas, ne pas accepter les hausses du capital du MES signifierait sortir du MES, et par définition sortir de l'euro, et par définition sortir de l'Union Européenne. (Bruxelles, dans son insolence, a ficellé tous les traités ensemble pour vous faire peur de dire non. Le Général De Gaulle n'est plus là, alors qui ose?

4. que les coupes budgétaires détruisent inutilement l'économie et les acquis sociaux;

La discipline budgétaire n'a rien à voir avec une quelconque nécessité pour chaque pays pris individuellement. Aucun des pays membres de la zone euro n'avait des problèmes insurmontables au moment de son adoption de l'euro, malgré ses dépassements budgétaires et malgré ses dettes.

Dans tous les états membres le gouvernement est à la base de beaucoup d'activité économique. Les coupes budgétaires réduisent cette activité et mettent les gens au chômage. Apparemment, ces têtes du Troïka pensent que miraculeusement ces chômeurs trouveront un emploi plus productif. Au contraire, le plus prévisible sera, qu'on devra soutenir des millions de gens en détresse avec une population active de plus en plus réduite. Viendront s'y rajouter tous les expatriés des autres pays en difficulté, qui espèrent trouver un emploi - même mal payé - dans les pays réputés plus riches.

5. qu'il existe une solution saine qui rapporte gros...

Vous connaissez l'alternative, qui consiste à retourner au franc d'antan. C'est une possibilité. Comme la création de francs ne coûte quasiment rien et qu'on les échange contre tous les euros en circulation dans le pays, cela fait une jolie cagnotte d'euros. L'histoire qui dit que quitter l'euro coûte cher est archi-fausse. Il en va de même pour les histoires effrayantes que la coopération européenne s'arrêterait, si l'on quitte l'euro.

Réintroduire le franc c'est un bon pas. Mais si l'on veut éviter que les crises financières continuent à ravager notre société, il faudra aller un pas plus loin. La cause profonde de ces dérapages du monde financier, c'est la croissance démesurée et exponentielle de la masse d'argent. Elle est causée par la multiplication de l'argent par les banques privées. Les banques privées créent de l'argent sous forme d'avoirs chaque fois qu'elles émettent des prêts. Et plus elles émettent des prêts, plus elles gagnent des intérêts.

La solution est donc de créer une Banque Centrale de l'État (il ne faudra pas l'appeler BCE, mais Banque de l'État Français), qui sera seule habilitée de créer de l'argent. (C'est d'ailleurs la façon dont la majorité des gens pensent que cela fonctionne, ce qui hélas! n'est pas le cas actuellement.) Dans ce nouveau système, les banques privées actuelles n'auront plus le droit de créer de l'argent du néant et elles pourraient - si elles veulent - devenir des guichets de la Banque d'État. Elles ne recevraient plus d'intérêts, mais, à la place, un dédommagement pour leurs services. Si elles acceptent, les usagers pourraient même garder leurs comptes actuels.

Pour une explication facile, lisez l'article Des dettes d'État au franc d'État.

Parlementaires sous pression


Normalement les représentants du peuple doivent pouvoir voter librement et sans être mis sous pression. Si l'on juge les informations très subjectives et alarmistes qui leurs sont données et le peu de temps qui leur est laissé pour s'informer plus correctement, il y a un risque évident que le vote du 21 février 2012 ne respecte ni l'éthique, ni les règles démocratiques. Il en va de même pour l'absence de référendum pour connaître l'opinion du peuple sur le transfert de souveraineté vers le MES.


Et si l'on refuse le MES?


Si nos représentants refusent le MES, nous devons quitter l'euro. Va-t-on perdre des marchés? Non, au contraire, on devient plus compétitif sans les coûts démesurés de l'euro. Est-ce que cela met fin à la coopération européenne? Bien sûr que non, l'Europe ne peut pas se passer d'une forme de coopération et cela continuera, quel que soit la monnaie de ces membres.


Vive l'Europe


Si l'Europe veut être une communauté de gens qui travaillent ensemble en respectant les différences de chacun, elle ne devra plus laisser le monde financier détourner ses aspirations. Nous n'accepterons pas une dictature Bruxelloise, ni sous prétexte qu'il faut sauver l'euro, ni sous prétexte qu'il faut sauver les banques, ni sous quelque prétexte que ce soit.


Références:

[1] Texte du nouveau Traité du MES (du 2 février 2012)
http://www.european-council.europa.eu/media/582863/06-tesm2.fr12.pdf  (Plus disponible? copie ici)
video de 3'51'': http://www.youtube.com/watch?v=rFTbIGahzhU

[2]. Projet de loi d'Alain Juppé en procédure accélérée pour la ratification française du traité.
http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl4336.asp

[3] Selon l'article 48 du traité il n'y a pas besoin que tous les pays membres ratifient le traité. Il suffit que ceux qui détiennent ensemble 90% des souscriptions du capital se déclarent d'accord. Le nombre de souscriptions par pays est dans le tableau II sous le texte du traité. (Ils ont donc déjà tenu compte de l'éventualité que la Grèce et/ou un autre petit pays quitteraient l'euro ou refuserait de se rendre.)

[4] www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/ec/127633.pdf (Plus disponible? copie ici)

Reproduction:

Cet article peut être publié librement dans des journaux, magazines ou sites web.

Contact:

L'auteur, Rudo de Ruijter, peut être contacté via courtfool@orange.nl 

Rester informé?


Cliquez: J'aimerais recevoir un message dès qu'il y aura un nouvel article en français.

Source : Rudo de Ruijter


Informations complémentaires :


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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 03:00

5783780193_1d733f0494.jpgOn peut constater un Changement d'attitude chez certains cancérologues défenseurs de la chimiothérapie:

Nouvelles de L’HOPITAL JOHN HOPKINS de Baltimore SUR LE CANCER.

 

Après avoir répété pendant de nombreuses années que la chimiothérapie est l'unique manière de traiter et éliminer le cancer, l'hôpital John Hopkins commence à dire aux gens qu'il y a d'autres alternatives.

 

En août 2011 il publiait ces informations :

 

1. Toute personne a des cellules cancéreuses dans le corps. Ces cellules ne se voient pas dans les examens réguliers jusqu'à ce qu'elles se multiplient à quelques milliards. Quand les médecins disent aux patients cancéreux qu'il n'y a plus de cellules cancéreuses après le traitement, cela signifie que les examens ne les détectent pas parce qu'elles ne sont pas arrivées à une taille détectable.

2. Les cellules cancéreuses arrivent 6 à 10 fois dans la vie des personnes.

3. Quand le système immunitaire d'une personne est fort, les cellules cancéreuses sont détruites et la formation et la multiplication des tumeurs sont évitées.

4. Quand une personne a le cancer, ceci indique que cette personne a une grande déficience nutritionnelle. Ceci peut arriver pour différents motifs comme la génétique, le milieu ambiant, l'alimentation et le mode de vie.

5. Pour résoudre ces nombreuses déficiences de nutrition, le changement de régime est d'inclure des suppléments qui sont indispensables pour renforcer le système immunitaire.

6. La chimiothérapie en réalité empoisonne les cellules cancéreuses mais aussi détruit les cellules saines de la moelle épinière ainsi que de l'intestin et ceci produit des dommages dans les organes tels que le foie, les reins, le cœur et les poumons.

7. Quand la radiation détruit les cellules cancéreuses, elle brûle aussi et endommage les cellules saines, et les organes ainsi que les tissus.

8. Le traitement initial de chimio et radiothérapie réduit souvent la taille des tumeurs. Mais le prolongement de l'usage de la chimio et la radiothérapie ne donnent pas comme résultat la destruction totale des tumeurs.

9. Quand le corps a beaucoup de toxines dues à la chimio et à la radiothérapie, le système immunitaire est endommagé ou détruit, pour cela les personnes peuvent souffrir différents types d'infections et des complications.

10. Chimiothérapie et radiation peuvent causer la mutation des cellules cancéreuses, qui résistent et rendent difficile leur destruction totale. La chirurgie peut aussi provoquer l'invasion de ces cellules à d'autres organes.ll. Une manière efficace de combattre le cancer est de ne pas donner à manger aux cellules cancéreuses avec ces aliments dont elles ont besoin pour se multiplier.

 

LES  CELLULES  DU  CANCER  S'ALIMENTENT DE :


a. Le SUCRE est un aliment du cancer. Ne pas consommer de sucre coupe un des éléments les plus importants des cellules cancéreuses. Il existe des substituts du sucre comme la saccharine, mais ils sont faits avec de l'Aspartame et sont très nocifs... Un meilleur substitut du sucre est le miel de manuka ou la mélasse mais en petites quantités. Le SEL contient un additif chimique afin de paraître blanc. Une meilleure alternative pour le sel est le sel de mer ou les sels végétaux.

b. Le LAIT cause dans le corps la production de mucus, spécialement dans le conduit intestinal. Les cellules cancéreuses s'alimentent de mucus. En éliminant le lait et en lui substituant du lait de soja, les cellules du cancer n'ont rien à manger, par conséquent elles meurent.

 

c. Les cellules cancéreuses mûrissent dans un milieu ambiant acide. Un régime à base de VIANDE ROUGE est acide, il vaut mieux manger du poisson et un peu de poulet à la place de la viande de bœuf ou de porc. De plus, la viande contient des antibiotiques, hormones et parasites qui sont très nocifs, spécialement pour les personnes cancéreuses. La protéine de la viande est très difficile à digérer et requiert beaucoup d'enzymes. La viande qui ne se digère pas reste dans les intestins et se putréfie ce qui entraîne la création de plus de toxines.

 

COMMENT CONTRIBUER A LA SOLUTION DU PROBLEME

 

a) Un régime de 80 % de végétaux frais et jus, céréales, graines, noix, amandes et seulement un peu de fruits mettent le corps dans un milieu ambiant alcalin. On doit consommer seulement 20 % de nourriture cuite, incluant les haricots. Les jus de légumes frais provisionnent le corps en co-enzymes qui sont faciles à absorber et arrivent aux cellules 15 minutes après avoir été consommés pour nourrir et aider à former des cellules saines. Pour obtenir des enzymes vivantes qui aident à construire des cellules saines, on doit essayer de boire des jus de légumes (pratiquement tous incluant l'alfafa) et manger beaucoup de légumes frais 2 ou 3 fois par jour.

 

b) éviter de prendre du CAFE, THE ET CHOCOLAT, qui contiennent beaucoup de caféine. Le THE VERT est une meilleure alternative et a des propriétés qui combattent le cancer. Il est préférable de boire L'EAU purifiée ou filtrée pour éviter les toxines et métaux lourds de l'eau du robinet. L'eau distillée est acide, ne pas la boire.

 

c) Les parois des cellules cancéreuses sont couvertes par une protéine très dure. En évitant de manger de la viande, ces parois libèrent plus d'enzymes qui attaquent les protéines des cellules cancéreuses et permet au système immunitaire de détruire les cellules cancéreuses.

 

d) Quelques suppléments aident à reconstruire le système immunitaire (Floressence, Essiac, anti-oxydants, vitamines, minéraux, EPA - huile de poisson) pour aider les cellules à lutter et détruire les cellules cancéreuses. D'autres suppléments comme la vitamine E sont très connues parce ce qu'elles causent l'apoptose, la méthode normale du corps pour éliminer les cellules inutiles ou défectueuses.

 

e) Le cancer est aussi une maladie du mental, le corps et l'esprit. Une attitude plus active et positive aidera le malade du cancer à combattre et à se convertir en survivant. "La rage et l'incompréhension, le non-pardon mettent le corps dans une situation de stress et dans un milieu ambiant acide". Apprendre à avoir un esprit aimable et amoureux avec une attitude positive est très bénéfique pour la santé. Apprendre à se relaxer et jouir de la vie.f) Les cellules du cancer ne peuvent vivre dans une ambiance oxygénée. L'exercice journalier, la respiration profonde aide à recevoir plus d'oxygène jusqu'aux niveaux cellulaires. La thérapie d'oxygène est un autre élément qui aide à détruire les cellules du cancer.

 

1. Pas de contenants en plastique dans le micro-ondes (et plus particulièrement les nourritures grasses ;

2. Pas de bouteille d'eau dans le congélateur ;

3. Pas de film plastique dans le micro-ondes.

 

g) Les substances chimiques comme les dioxines causent le cancer, spécialement du sein. La dioxine est très destructrice, spécialement pour les cellules du corps.

 

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 02:52

 

L'Islamisme et l'Empire, un flirt qui perdure


Le ciel du "printemps arabe" s'assombrit par l'ouest. Les belles et éphémères éclaircies des révoltes tunisienne et égyptienne se rembrunissent. Face à l'imminence de ce grain dévastateur, une bonne partie de l'intelligentsia arabe continue de baigner dans sa léthargie légendaire, confondant le présent avec le passé, obsédée par son fantasme du retour au sein maternel.


Fethi GHARBI
Jeudi 16 Février 2012


L'Islamisme et l'Empire, un flirt qui perdure

Qui ne se souvient de la « grande révolte arabe » contre l'empire ottoman agonisant ?! L'historie serait-elle un éternel recommencement ?!

Il y a tout juste cent ans, Hypnotisés par l' Occident, manipulés par les Français et les Britanniques, les Arabes de la péninsule aidaient à porter le coup de grace aux Ottomans. Leur nationalisme fougueux fut savamment exploité par les grandes puissances de l'époque et se transforma en piège mortel. Mais il n y avait pas que les arabes qui fussent instrumentalisés; usant du même stratagème, les puissances occidentales ont oeuvré à exacerber le nationalisme turc tout en poussant la communauté chrétienne à la révolte. C'est en dressant les ethnies et les confessions les unes contre les autres que l'Occident parvient à faire imploser l'empire Ottoman. Le rêve naïf de libération arabe a vite viré au cauchemar à la suite des accords franco-britanniques de Sykes-Picot. Balkanisé, le Proche-Orient ne se relèvera plus et continue jusqu'à nos jours à être miné par les dissensions internes, confessionnelles, ethniques et politiques entretenues par Londres Paris et Washington.
Ayant failli aux promesses faites à Hussein ibn Ali, Chérif de la Mecque, les Britanniques et les Français s'employèrent après la première guerre mondiale à dépecer et à coloniser le Proche et Moyen Orient. Une anecdote riche en significations a marqué les péripéties de cette guerre coloniale : juste après l'occupation de Damas par l'armée française, le Général Gouraud, confondant francs et français, se rendit devant le tombeau de Saladin et prononça cette phrase demeurée célèbre : " Nous voici de retour ". Presque mille ans d'histoire n'ont pas suffit aux Occidentaux de digérer la défaite des croisés envahisseurs face à Salah Eddine. Cette attitude revancharde continue à alimenter l'imaginaire occidental et sert depuis des siècles de substrat idéologique à tous les projets coloniaux visant l' Orient.

Dès la fin du XVIIIème siècle, les arabes répondaient à l'expansion européenne et à la domination ottomane en empruntant deux cheminements opposés. C'est au moment même où Mohammed Ali mettait en œuvre un projet de rénovation de l’Égypte considéré par les historiens comme l'amorce de la renaissance arabe( Nahda) que se répondait en Arabie le courant salafiste, le wahhabisme. Mohammed Ali et son fils Ibrahim Pacha adhéraient pleinement à un projet de nation arabe qui rassemblerait tous les Arabes de l'Égypte à la Mésopotamie. Ils oeuvrèrent à l'émergence d'une renaissance intellectuelle, sociale et culturelle sans précédent et aidèrent au développement de l'agriculture et de l'industrie. Mohammed Ali s'appuya sur une jeune génération d'oulémas réformistes de l'envergure du cheikh Rifa'a al-Tahtawi. Ces oulémas ne voyaient pas de contradiction entre l'islam et la modernité et soutenaient la plupart des réformes. A la fin du XIXème siècle le mouvement nationaliste arabe touche la Grande Syrie. Le sentiment de plus en plus fort d'être dominé par les Turcs provoqua le rapprochement des chrétiens et des musulmans autour de leur identité arabe. Ce nationalisme avant tout culturel et moderniste finissait par céder le pas dès 1880 à un nationalisme politisé et revendicatif . La répression ottomane du mouvement nationaliste arabe qui a suivi la révolution Jeunes-Turcs de 1908, développa du Machrek au Maghreb une radicalisation nationaliste revendiquant un gouvernement non confessionnel sur l'ensemble des territoires arabes. A la veille de la première guerre mondiale, Paris est devenu la capitale des différents mouvements nationalistes arabes. Il faut dire que depuis un bon moment Londres et Paris ne tarissaient pas d'effort pour provoquer les dissensions entre groupes ethniques et confessionnels au sein de l'empire ottoman. En pleine guerre mondiale, le Chérif de la Mecque, Hussein ibn Ali, sollicité par les nationalistes arabes, poussé par les britanniques et les français, s'engagea militairement contre les ottomans. La création d'un État arabe unifié conduisant la nation dans la voie d'une authentique renaissance ne fut malheureusement qu'une chimère. Trahi à la fin du conflit par les franco-britanniques, Hussein ibn Ali perd même sa province du Hedjaz que les Hachemites ont toujours gardée même sous les Mamelouks et sous les Ottomans.

Bien qu'ouvert sur son époque et moderniste, le nationalisme arabe a été tué dans l’œuf par les Occidentaux alors que c'est sous l’œil bienveillant des Britanniques qu'Abd al Aziz Ibn Saoud s'empare de Riyad en 1902 et se donne le titre politique d’émir du Nejd et celui religieux d’imam des Wahhabites. Il organise en 1912 les Bédouins en "ikhwan" (fratries). Cette force de frappe lui permet alors de reprendre graduellement le pouvoir dans la majeure partie de la péninsule au prix de dizaines de milliers de morts. Ayant observé la neutralité pendant la première guerre mondiale, il parachève en 1924 son oeuvre en chassant de la Mecque le chérif Hussein Ibn Ali. Il est utile de rappeler que depuis le milieu du XVIIIème siècle , l'alliance de Mohammad Ibn Saoud, chef d'une tribu du Nejd et de Mouhammad Ibnou Abdel Wahhab, fondateur de l'école wahhabite a permis de propulser les Saoud à la tête des tribus arabes qui onze siècles après la naissance de l'islam repartaient à la reconquête...du monde musulman. Il est évident que sans son instrumentalisation politique, le wahhabisme, courant unitarien né dans le désert de Nejd, condamnant le luxe somptuaire, brandissant une piété rude et austère, prônant un retour à un Islam dégagé des subtilités des glossateurs et des dévotions adventices n'aurait été qu'un courant réformiste parmi d'autres.

Le soutien de l'Occident au nationalisme islamique est une constante de sa politique proche et moyen-orientale. En effet, tout au long du XIXème siècle, les Britanniques ne cessaient de pousser les Saoud wahhabites à porter des coups répétés aux flancs de l'empire ottoman alors qu'ils se dressaient contre toute velléité de projet nationaliste arabe. En 1840, ces mêmes Britanniques volaient au secours de leurs ennemis jurés, les Ottomans et mettaient fin aux ambitions panarabes de Mohamed Ali qui après avoir arraché l'Arabie aux Saoud et le Soudan aux Mamelouks, s'empara de la Grande Syrie et avança sur l'Anatolie. En aidant les wahhabites à dominer l'Arabie et ses lieux saints, les occidentaux ont cru pouvoir ainsi marginaliser le monde arabe en le poussant en quelque sorte hors de l'histoire. L'effondrement de l'empire ottoman a conduit à son éclatement. La société impériale déstructurée se transforme en sociétés féodales malgré les apparences trompeuses. “Ce que nous voulons, disait Lord Crowe, ministre libéral de sa Gracieuse Majesté, ce n’est pas une Arabie unifiée, mais une Arabie fragmentée, divisée en principautés soumises à notre autorité”. Mais ce qu'oublie de préciser ce même Crowe est cette exception accordée à l'Arabie Saoudite : un pays créé de toutes pièces, d'une superficie de plus de deux millions de km², encensé par les vainqueurs de la première guerre mondiale et échappant à la domination coloniale!.. Les dirigeants européens ont vite compris l'intérêt que représente l'intégrisme wahhabite, une idéologie qui ne peut que renforcer la dislocation du Proche et Moyen-Orient. En plus de l'hémorragie incontrôlable de Sykes-Picot qui affecte sa géographie, le monde arabe perd ses repères historiques et part au galop, à contre-sens, à la recherche de son identité... Les puissances occidentales font ainsi coup double en désorganisant du même coup l'espace et le temps de l'univers arabo-musulman. C'est cette "philosophie" qui constituera l'inlassable leitmotiv géopolitique appliqué par le monde dit libre à cette partie de la planète. L'instrumentalisation de l'intégrisme musulman par le politique marquera de son sceau tout le XXème siècle. Manipulés , les islamistes continuent de jouer ( probablement à leur insu ) le jeu de l'Empire. Après la conquête du Hidjaz, Abdelaziz Ibn Saoud signe le 20 mai 1927 avec les Britanniques le traité de Djeddah par lequel il renonce à toute extension du territoire saoudien. Les Ikhwân, désireux de poursuivre le jihad, désobéissent et attaquent l'Irak alors sous mandat britannique. En mars 1929, Abdelaziz écrase alors militairement ceux-là mêmes qui l'ont porté au pouvoir grâce notamment à l'appui de l'aviation britannique.

A la fin de la deuxième guerre mondiale émerge l'empire américain avalant pour ainsi dire les deux empires occidentaux européens. Le “Pacte du Quincy” Conclu en février 1945 entre le président Franklin Roosevelt et le Roi Abdel Aziz, à bord du croiseur américain Quincy chasse pratiquement les puissances européennes du Moyen-Orient et offre en contrepartie une protection inconditionnelle au wahhabisme saoudien. Le dernier obstacle qui se dresse encore face à la fureur hégémonique de la "première démocratie occidentale" est l'Union Soviétique, le dernier empire européen... En parfaits héritiers de la perfide Albion, les Américains poussent les islamistes contre le bloc communiste et ses satellites. En effet, le modèle "socialisant" et panarabe que propose Nasser ainsi que son rapprochement des soviétiques en pleine guerre froide affolent les yankees. Ceux-ci optent pour une diplomatie confessionnelle en consolidant les courants islamistes passéistes dans le monde arabe. L'objectif était de maintenir dans un sous-développement philosophico-économique l'ensemble du monde arabo-musulman tout en poussant les islamistes à s'engager dans une guerre sainte contre les mécréants communistes. En juillet 1953, une délégation de musulmans est invitée aux États-Unis et reçue à la Maison Blanche. Parmi les invités se trouvait Saïd Ramadan, le gendre de Hassen El Banna, fondateur de la confrérie des Frères Musulmans . S'adressant à l'assistance, Eisenhower dit : "notre foi en Dieu devrait nous donner un objectif commun : la lutte contre le communisme et son athéisme". Tout est dit! Fidèles aux méthodes de leurs prédécesseurs, les étasuniens usent de la même duplicité pour faire imploser cette fois-ci l'empire soviétique. Mais c'est seulement au milieu des années 70 que Zbigniew Brzezinski, patron du Conseil national de sécurité (NSC) parvient à convaincre Carter de jouer la carte islamiste pour affaiblir l'Union soviétique. L'invasion de l'Afghanistan par l'Union soviétique en décembre 1979 surviendra à point nommé. IL est toutefois utile de préciser que c'est l'assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul ordonnée par Carter le 3 juillet 1979 qui a provoqué l'invasion de L'Afghanistan par les soviétique et non l'inverse. Après l'élection de Ronald Reagan, la nouvelle administration accepta totalement les plans du Conseil National de Sécurité et de la CIA élaborés sous Carter, sachant pourtant que le prix de cette aventure serait la radicalisation de l'islamisme anti-occidental un peu partout dans le monde. Des fondamentalistes de tous les pays arabes sont alors encouragés à combattre les communistes et les nationalistes dans leurs propres pays. L'endoctrinement financé par l'Arabie Saoudite conduira des dizaines de milliers de jeunes à emprunter le chemin du Jihad en s'engageant dans la guerre sovieto-afghane. "Moudjahidîn, vous n'êtes plus seuls, votre combat est le nôtre", lance Ronald Reagan en janvier 1988. Entre 1980 et 1989, la résistance afghane aura reçu des Américains près de quinze milliards de dollars d'assistance militaire. Sacrés "Moudjahidîn" ou encore "combattants de la liberté", adulés à l'unanimité par tous les médias occidentaux, les islamistes finissent toutefois par se retourner contre leur commanditaires lorsqu'ils se rendent compte qu'ils n'ont été que de simples instruments entre les mains de l'Empire et de son vassal saoudien. Cette fois-ci les "Afghans" ne se laissent pas faire comme il fut le cas pour les "Ikhwan" en 1929. De longues années de terreur vont alors secouer la planète. Terrorisme souvent gonflé par les médias, souvent romancé. Les éléments du réel et du frictionnel s'emmêlent pour balancer à la face du monde une image horrifique de l'islam. Ben Laden, une pure réplique de Belzébuth met en échec l'infernale machine de guerre américaine et bénéficie d'une longévité pour le moins surprenante... grâce certainement à sa parfaite maîtrise de la magie noire! Les héros d'hier devenus soudain les terroristes d'aujourd'hui se retrouvent logés dans Le camp de Guantánamo. Les dictatures arabes, aux ordres des Américains, après avoir laché la bride aux islamistes pendant plus d'une décennie se mettent à leur tour à les persécuter de la manière la plus ignoble...

L'Islamophobie orchestrée depuis une vingtaine d'années par les médias et par l'ensemble des dirigeants occidentaux annonce-t-elle la fin de cette politique confessionnelle si chère à la Grande Bretagne et aux États Unis ?

Pour répondre à une telle question, il est nécessaire de situer la montée du terrorisme islamiste en le replaçant dans son contexte. A partir de 1997 les néoconservateurs envahissent la scène politique américaine. Le Project for a New American Century, l’association phare des néoconservateurs avec à sa tête des gens comme George W. Bush, Jeb Bush, Dick Cheney , Donald Rumsfeld ou encore Paul Wolfowitz s'est fixé pour objectif de profiter de la phase unipolaire pour assurer la suprématie américaine pour les 100 ans à venir. L’association publie en septembre 2000 son manifeste sous le titre : Rebuilding American Defenses où elle déclare entre autre : « Les forces armées américaines autour du monde sont la preuve visible de la réalité des États-Unis en tant que superpuissance (…) Le processus de transformation (néolibéral) même s’il apporte des changements révolutionnaires sera sans doute long, sauf si un événement catastrophique et catalyseur venait à se produire comme un nouveau Pearl Harbor ». En juin 2001, sept mois avant les attentats de septembre, Paul Wolfowitz donne une allocution à West Point dans laquelle il rappelle que 2001 est le 60e anniversaire du désastre américain à Pearl Harbor. Propos à la redondance étonnamment prophétique. Quelques semaines après l'attentat du 11 septembre le programme de réarmement, auparavant bloqué par le congrès, est approuvé sans discussion ni modification. Grâce à l'intervention d'Ussama Ben Laden et à l'horreur des actes commis, la stratégie des néoconservateurs allait pouvoir s'appliquer, en donnant à l’administration Bush l'occasion d'exploiter à fond la menace terroriste et d'accaparer les pleins pouvoirs pour partir juste après en croisade...On est alors en droit de se demander à qui ont réellement profité les crimes terroristes...Certainement pas à l'Irak qui a subi la vengeance des néo-croisés sans raison aucune, ou plutôt pour la simple et bonne raison qu'il a osé voler de ses propres ailes. L'Arabie Saoudite, pourtant pays d'origine de la majorité des terroristes qui ont attaqué les tours jumelles, n'a nullement été inquiétée, tout au contraire...

En vérité, l'Empire n'a point changé de stratégie, car si dans le passé les islamistes ont été instrumentalisés pour porter le coup fatal aux Ottomans puis aux Soviétiques, aujourd'hui il s'agit de les manipuler de sorte qu'ils portent directement préjudice à leur propre camp. Le terrorisme démesurément amplifiée par les médias vise moins les extrémistes que l'islam en tant que civilisation et le monde arabo-musulman en tant qu'espace géographique. Le rôle démoniaque du mythique Ben Laden et les caricatures dénigrant le prophète, pour ne citer que ces deux exemples, ont pour fonction première d'approfondir la fracture qui n'arrête pas de se creuser entre l'Europe et le monde arabe. A la haine de l'islam entretenue en Occident répond par ricochet la haine de l'Occident dans le monde arabe, poussant ainsi les classes populaires des deux camps à s'engouffrer tête baissée dans le repli identitaire. Le "Choc des civilisations" de Samuel Huntington n'est en fait qu'une théorisation après coup de la stratégie néoconservatrice et vient enrichir toute une littérature servant à élargir encore plus le gouffre. La civilisation musulmane, civilisation millénaire, réduite à une simple caricature, transformée en épouvantail est jetée en pâture à des populations désorientées par les effets de la crise économique. De l'autre coté de l'abîme, réagissant à la transe islamophobe occidentale, faisant écho à la générosité des associations caritatives islamiques ( les pétrodollars du golfe y sont bien entendu pour quelque chose...) des populations majoritairement pauvres se jettent dans les bras sécurisants des islamistes. Du Maroc à la Jordanie, les islamistes s'emparent de la majorité des sièges dans les différents parlements...

Est-ce là le but des néoconservateurs?

Absolument! Dans son livre "Le Grand Échiquier" Zbigniew Brzezinski, divise le monde en « zones dures » ou « acteurs géostratégiques » tels que les États-Unis, l'Inde, la Chine, la Russie, etc... alors que les « zones molles » désignent soit « l'ensemble des nations non souveraines » à l'image des nations africaines ou latino-américaines, soit les puissances ou civilisations anciennes (européennes, islamiques, etc) affaiblies ou ayant partiellement abdiqué leur souveraineté, ce qui semble être le cas des États d'Europe occidentale qui s'en remettent à l'OTAN donc aux État-Unis pour la défense de leur sécurité. La nature « molle » de l'Europe de l'Ouest est vitale pour les États-Unis dans la mesure où elle empêche qu'un bloc anti-hégémonique continental européen ne se constitue autour de l'Allemagne ou de la Russie. Il s'agit donc pour les États Unis d'imposer leur politique unipolaire en s'opposant à toute velléité d'expansion des autres « acteurs géostratégiques » tels que la Russie ou la Chine en les encerclant jusqu'à l'étouffement. L'Europe de l'Ouest, L'Europe centrale, les anciennes républiques socialistes, l'Afrique, le monde arabe, les Balkans eurasiens et jusqu'aux bordures de la mer caspienne, tout cet espace couvrant la production et la circulation des hydrocarbures est condamné à ne constituer qu'un vaste ensemble de « zones molles » sous la tutelle de l'île-empire thalassocratique américaine. Pour gérer un ensemble aussi vaste rien de moins que la bonne vieille recette : diviser pour régner. Le couple infernal, terrorisme islamiste/islamophobie a réussi à rompre les liens historiques entre le monde arabe et l'Europe, entre les russes et les républiques islamiques de la fédération de Russie. Dans les pays arabes, l'intégrisme sunnite encouragé par les étasuniens s'en prend aux chiites, aux coptes , à la gauche, aux nationalistes arabes, aux laïques... C'est en plongeant le monde dans un tel magma incandescent que l'Amérique des néoconservateurs compte ainsi gérer la planète tout au long de ce XXIème siècle. Fidèles aux méthodes de leurs cousins britanniques mais beaucoup plus "enthousiastes", les étasuniens tentent d'installer les fondamentalistes sunnites à la tête de l'ensemble du monde arabe tout en découpant ce dernier en soixante douze morceaux. En effet le Lieutenant-colonel retraité Ralph Peters de l' US Army s'élève contre l'amateurisme des sieurs Sykes et Picot et nous propose en 2006 une carte remodelée du " Nouveau Moyen-Orient " dans laquelle chacun des pays arabes se trouve divisé en trois ou quatre mini-territoires sur des bases confessionnelles et ethniques. Ralph Peters, nous assure que les frontières ainsi remodelées résoudront totalement les problèmes du Moyen-Orient contemporain. Eh bien, je ne vous apprends rien si je vous dis que ce cher Lieutenant-colonel passe pour un as dans l'art de l'antiphrase! Noyé dans l'obscurantisme, déchiqueté, déchiré par toutes sortes de dissensions confessionnelles, ethniques, politiques, le monde arabe se verra transformé in fine en « zone liquéfiée », embourbé dans la barbarie la plus abjecte.

Une année vient de s'écouler depuis les soulèvements populaires en Tunisie et en Égypte. Plus le temps passe plus les questions fusent. Le ravissement qui a accompagné les premières semaines des révoltes et les joutes oratoires enfiévrées de la Kasbah et de la place Ettahrir ont cédé le pas aux palabres fastidieuses des parlementaires. Il faut cependant rendre hommage au professionnalisme de monsieur Essebsi l'ex-Premier ministre tunisien ainsi qu'au généraux égyptiens qui ont su en vrais spécialistes réprimer toute cette jeunesse en ébullition et remettre de l'ordre dans les affaires. La question qui me turlupine est : comment se fait-il que le soulèvement du bassin minier de Gafsa de 2008 qui a duré plusieurs mois ne soit jamais parvenu à inquiéter le pouvoir qui l'a d'ailleurs sauvagement réprimé? Bien que spontanée et justifiée par les prédations du clan au pouvoir, la vague de révoltes populaires qui ont frappé la Tunisie et l’Égypte en décembre 2010 et janvier 2011 ne constitue nullement une première annonçant le réveil du monde arabe comme se plaisent à le souligner les médias occidentaux. En effet des troubles similaires s’étaient produits en Tunisie en 1969, 1978, 1984, 2008, ainsi qu’en Égypte en 1968, 1977, 1986, 1987, 1995, tous réprimés avec la plus extrême violence sans que l’Occident ne s’en émeuve outre mesure. En réalité, ce qui distingue les révoltes de 2011, dans ces deux pays, est que l’armée a pour la première fois refusé de jouer son rôle répressif. Objectivement, c'est bien l'armée qui a renversé les deux dictateurs. On ne peut s'empêcher de se demander si les décisions prises par les armées tunisienne et égyptienne étaient bien souveraines. Dans des pays comme la Libye ou la Syrie où l'armée est restée fidèle au pouvoir, l'Empire n'a pas hésité à utiliser son arsenal infernal aidé en cela par ses vassaux européens pour "ramollir" les restes du "noyau dur" du nationalisme arabe. Pour se faire , on n'a pas hésité à massacrer plus de soixante mille libyens et installer en fin de compte les fondamentalistes au pouvoir. En Syrie, on est en train d'assister un remake à peu de choses près du scénario Libyen. En attendant la décision du conseil de sécurité, les "Moujahidin" d'Al Quaida et des Frères Musulmans s'acquittent à merveille de la tâche qui leur incombe. Étrange quand même ce flirt entre l'Empire et Al Quaida! C'est à n'y rien comprendre ou alors nous avons affaire à un couple de fieffés cachottiers!

La Tunisie, sans l'avoir choisi est condamnée à jouer le rôle de pionnier et de cobaye dans le laboratoire du remodelage du monde arabe. Le gouvernement issu du mouvement Ennahdha se veut rassurant mais laisse ses sympathisants ainsi que les salafistes envahir l'espace public en recourant souvent à la violence pour imposer leurs points de vue. Ce flou qui enveloppe la politique intérieure aussi bien que la politique étrangère ne fait qu'envenimer la situation. Dans ce pays où n'existe traditionnellement ni clivage ethnique ni clivage confessionnel, les graves problèmes sociaux sont éludés alors qu'on voit pointer à l'horizon un conflit entre islamistes et laïcisants qui s'aggrave de jour en jour. Legouvernement passif, laisse faire et ne tente rien pour éteindre cet incendie qui prend un peu partout. Dans quel but à votre avis? En parallèle, le président de la république, Moncef Marzouki, en tournée dans les pays de l'Afrique du Nord s'essouffle à vouloir réanimer un mort-vivant, l' Union du Maghreb Arabe (UMA). Ce cher Marzouki n'a-t-il point entendu parler du "nouveau moyen-orient"?! Je me demande si c'est le président tunisien qui rêve debout ou alors c'est moi qui est en train de faire un affreux cauchemar!

Comme pour narguer l'ensemble du monde arabe, les États Unis ont choisi de se faire seconder dans leur entreprise par le miniscule Qatar. L'Empire cherche-t-il ainsi à rendre jaloux l'imposant voisin saoudien? Manoeuvre astucieuse et rentable. De toute façon, les vassaux européens, voisins des arabes et les monarques du golfe, tous aveuglés par la puissance de leur suzerain mesurent mal le risque qu'ils encourent. Il y a, en effet, de fortes chances que ces fossoyeurs du monde arabe soient entraînés, rien qu'à cause de leur proximité, dans la tourmente du "chaos constructeur".

Fethi GHARBI

 

Commentaires,

 

1.Posté par Depositaire le 16/02/2012 10:15
Cet article est intéressant pour les gens non informés ou mal informés sur tous ces événements.
Cependant il nous faut faire un rectificatif et donner une autre information sur tout cela.
Tout d'abord, les attentats du 11/09/2001 imputés à des islamistes, surtout saoudiens, organisés par Ben Laden, sont en fait imputables aux services secrets US assistés vraisemblablement par le Mossad israelien. La simple idée qu'une grotte au fin fond de l'Afghanistan a abrité le fameux Ben Laden qui a concu et organisé ces attentats est tellement ridicule, qu'il est surprenant qu'aujourd'hui on puisse retenir encore cette thèse. D'autant que trois tours se sont écroulées et non deux. la troisième n'a pas été touchée par un avion, (ou soit disant tel. La question reste posée s'il ne s'agissait pas de drones déguisés en avion)
L'auteur de l'article le souligne justement que ces attentats étaient attendus. De là à dire qu'ils étaient en préparation et que donc les US le savait, il n'y a qu'un pas et vite franchi.

L'information a apporter est celle qui concerne les objectifs des USA après ces attentats. En apparence, effectivement, il y avait la volonté d'accaparer le pétrole tout en détruisant les pays qui avaient un fort développement qui ne suivaient pas le modèle US. Mais audelà il est notoire de constater qu'il s'agit toujours de pays musulmans. Iraq, Afghanistan, Somalie, Côte d'Ivoire, Libye, et maintenant on essaye avec le Syrie avec l'Iran dans le collimateur. L'Egypte et la Tunisie étant pour l'instant aux mains des frères musulmans inféodés aux US. On verra dans le futur ce que cela va donner, mais il est à prévoir que les peuples de ces pays ne vont pas accepter une dictature par une autre, fut-elle "islamique".
Ce que l'on remarque sur le fond, c'est qu'il s'agit d'une guerre contre l'Islam. Il surprenant de constater que personne ne semble avoir remarqué que la violente campagne islamophobe mondiale a précisément commencée, ou disons, a reçu un grand coup d'accélérateur à partir de cette période.
D'un côté on détruit des pays, tout en pillant leur sous sol, (pourquoi se priver), qui ont vu passer de brillantes civilisations et où l'Islam s'est particulièrement distingué, (on se rappelle la maison de la sagesse à Baghdad, entre autres), et de l'autre on mène une campagne de diffamation en ressortant les préjugés les plus grossiers pour calomnier et justifier cette haine du musulman et de sa religion, tout en favorisant la montée de l'extremisme mulman wahabite/salafiste de façon à détruire par l'intérieur cette religion qui dérange.
Il n'est pas possible de développer plus cette analyse ici, ce serait trop long.

Simplement, nous concluerons en faisant remarquer que le problème dépasse bien les USA et n'importe quel pays. Il y a une sorte d'oligarchie mondiale dont l'objectif est la domination du monde. Les USA sont utiles car ils ont la puissance militaire, mais cette oligarchie n'est pas seulement US. L'Islam dérange, donc il faut le détruire...! Nous invitons les gens à réfléchir à cela. Il faut bien comprendre les véritables enjeux là dessous. http://info-conseil.com
2.Posté par Fethi GHARBI le 16/02/2012 17:51
@ Depositaire

Bonjour

Vous dites : L'Islam dérange, donc il faut le détruire...! Nous invitons les gens à réfléchir à cela. Il faut bien comprendre les véritables enjeux là dessous.

Non, si l'islam est diabolisé, et il l'est de la manière la plus abominable, c'est bien pour justifier l'invasion et le morcellement du monde arabe. Pour dominer la planète, les étasuniens comptent dominer les sources et les routes des hydrocarbures de l'Europe à la mer Caspienne. Les islamistes ont été instrumentalisé (à leur insu?) par l'Empire depuis 15 ans pour pousser les européens à la haine des musulmans et inversement, nourrissant ainsi l’extrémisme le plus borné. L'islamophobie a permis ainsi de rompre les liens traditionnels entre l'Europe et le monde arabe et de préparer psychologiquement les européens à la destruction de monde arabe. Je rappelle que la stratégie américaine a pour objectif de transformer en "zone molle" toute l'Eurasie qui comprend entre autre l'Europe occidentale.
3.Posté par eco le 16/02/2012 18:27
On est doué de raison pour affronter la réalité et non pas pour la fuir. Et elle est vrai que les islamistes était et sont un instrument politique de " l'étranger " tout comme étaient et sont leurs concitoyens nationalistes parce que les uns comme les autres avaient perdu leur repères historiques et sont parti au galop, à contre sens, à la recherche
de leur identité...jamais retrouvée.

ce n'était pas facile pour des arabo-musulmans baignant dans la décadence la plus profonde d'affronter un occident surarmés militairement et idéologiquement.

http://www.alterinfo.net/L-Islamisme-et-l-Empire-un-flirt-qui-perdure_a71399.html

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 02:20

 

 

LE FROMAGE ANALOGUE

ou autrement dit,

UN FROMAGE SANS FROMAGE !

 

pizza-copie-1.jpg

Le fromage analogue, ça vous dit quelque chose ? Moi, j'avoue que ça m'avait échappé. Ce n'est pas un nouveau fromage, non. Ca ressemble au fromage, ça a le goût du fromage et c'est un scandale alimentaire.


Et vous en consommez à l'insu de votre plein gré dans nombre de pizzas, lasagnes, cheeseburgers et autres plats industriels où il y a soi-disant du fromage genre gouda, mozzarella, emmental et autres fromages à pâte dure.


 

Il existe deux versions de fromage analogue inventées par Cargill, un fabricant américain de produits pour l'industrie agro-alimentaires implanté dans 63 pays.

L'un est une pâte composée de 15 % de protéines laitières, d'huile de palme et d'exhausteurs de goût qui existe depuis 2007.

L'autre appelé "Lygomme™ACH Optimum," destiné au marché européen et datant de 2009, est composé de trois amidons, d'un galactomannane (E 410, 412, 417), d'un carraghénane (E 407), tous deux gélifiants, et d'arômes. Quoi de plus appétissant ?



 

 

Et, tenez-vous bien, il a fait partie des trois nominés aux Food Ingredients Excellence Awards 2009, catégorie "Innovation de l’année pour la Laiterie".


S'il ne l'est pas pour les consommateurs qui sont bernés, ce Lygomme est optimum pour les industriels car il coûte 60 % de moins que l'autre fromage analogue (et 200 % de moins qu'un vrai fromage) : ils se sont rués dessus depuis la flambée du prix du lait.  


En plus, Cargill se glorifie cyniquement d'avoir inventé un truc bon pour la santé car son Lygomme ne contient pas de graisses saturées, ni de lactose et convient aussi bien à l'alimentation halal que kasher. C'est vraiment pousser le bouchon de la morgue financière très loin.


Vous croyez manger du fromage (donc des protéines et du calcium) avec votre pizza, vos lasagnes, votre cheeseburger et en fait vous absorbez une infâme pâte qui ne vous apporte rien de bon pour votre santé.


La Commission Européenne a autorisé l'emploi de ce fromage analogue à condition que les ingrédients qui le composent soient indiqués sur l'étiquette. Mais qui va regarder ces minuscules caractères ? Qui va comprendre que le galactomannane et le carraghénane, c'est le fromage ?


Voilà une bonne raison de plus pour faire vos pizzas vous-même, les recettes ne manquent pas sur e-sante

Paule

Article publié par Paule Neyrat, Diététicienne le 21/11/2011 - 09:48

Ce billet fait partie du blog de Paule Neyrat, Le blog de Paule

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 02:00


 
http://www.pharmidea.fr/blog/wp-content/uploads/2010/11/Fotolia_16778922_XS.jpg

http://www.pharmidea.fr/blog/wp-content/uploads/2010/11/Fotolia_16778922_XS.jpg


Voici quelques précautions
à prendre en mode préventif
:



- Vitamine C (sans aspartame) 3 à 4 grammes par jour. La voie rectale est la
plus inconfortable, mais la plus efficace!

- S'exposer au maximum au soleil tous les jours (la vitamine D est réputée
augmenter l'immunité naturelle). Voilà pourquoi les grippes sont plus
virulentes l'hiver, parce que les gens s'exposent moins au soleil. Prendre
une dose quotidienne, sur vos heures de repas ou temps de pause.

- Le chlorure de magnésium augmente les défenses naturelles et a le potentiel
de combattre les virus selon certaines études: 20 grammes dans 1 litre d'eau.
Boire un verre à toutes les heures (en temps de pandémie). Pour les jeunes
enfants, diluez la dose à moitié avec de l'eau ou du jus pour masquer le
goût. Se trouve dans les magasins d'aliments naturels et le prix est de 5$
pour 1 sachet. À éviter pour les gens qui ont des problèmes de reins.
Symptômes de désintoxication à prévoir: diarrhées, nausées, maux de tête,
fatigue, etc.

- Le colloïdal d'argent est un des plus puissants antibiotique naturel.

- La chlorite de sodium, comme traitement de l'eau, est l'un des plus
puissants tueurs d'agents pathogènes. Le MMS, procédé pour le traitement de
l'eau du corps humain, pourrait s'avérer précieux en mode préventif et en
mode actif.

- Une alimentation privée de sucre, de café et de boisson gazeuse. Éviter les
produits laitiers et la viande rouge. Augmenter les légumes/fruits et
consommer les aliments dans leur état naturel, sans cuisson (enzymes).

- Faire de l'exercice physique n'est pas seulement un discours moralisant,
mais la démonstration d'un corps et d'un esprit robustes!


  Il est aussi sage de commencer maintenant à augmenter nos
défenses naturelles.
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  Extraits du blog Conscience du peuple

 

Note d'eva : Je conseille aussi les graines de lin, et le germe de blé

 

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Renforcer son système immunitaire avant l’hiver : La défense naturelle du corps

Publié le 25 novembre 2010 par Pharmacienpharmidea


Cultiver ses défenses naturelles pour bien se protéger.

Notre système immunitaire est une défense naturelle contre les infections. Un système immunitaire affaibli n’est pas à proprement parler une maladie, mais en revanche cet affaiblissement est un sérieux facteur de risque pour tomber malade.

Le système immunitaire, notre défense naturelle.

Le système immunitaire, notre défense naturelle

Un combat au quotidien :

Notre système immunitaire lutte tous les jours contre des milliers d’agents pathogènes, pour nous conserver en bonne santé. Mais cette force peut être diminuée par notre mode de vie, un manque de sommeil, un  manque d’activité physique ou un stress excessif.. Dans ce cas ne soyez pas surpris de présenter des signes de fatigue ou une plus grande sensibilité aux refroidissements.
 
A quoi ça sert ?

Le système immunitaire est notre meilleur parade contre la maladie :  il chasse les virus, lutte contre les bactéries, attaque les champignons, tue les parasites et les cellules tumorales. Notre système immunitaire est ainsi essentiel à notre vie sur terre.

Comment ça marche ?

Notre système immunitaire fait intervenir différentes hormones (cytokines impliquées dans le développement et la régulation de ce système) et plusieurs organes qui sont reliés entre eux par le sang et le système cardio vasculaire. On parle d’organes « lymphoïdes » comme la moelle osseuse, le thymus qui produisent les lymphocytes ou cellules immunitaires, et  la rate, les ganglions lymphatiques, les amygdales et les amas de cellules lymphoïdes situés sur les muqueuses des voies digestives, respiratoires, génitales et urinaires. Ce sont les cellules de ces organes périphériques qui apportent la réponse immunitaire.

Plus d’informations sur Wikipedia


Pourquoi ça marche ?

La rapidité d’action est extrêmement importante pour notre survie, elle repose sur une bonne communication entre les différents acteurs en jeu.
Il existe 2 sortes de réponse immunitaire :

  • l’immunité innée : c’est en quelque sorte un cadeau reçu à la naissance. La peau, les muqueuses, l’inflammation avec la participation des globules blancs (phagocytes) participent à l’immunité innée.
  • L’immunité acquise : qui est la réponse de notre organisme aux infections contractées. Les lymphocytes avec les anticorps, créent l’immunité acquise.

Que peut-on faire ?

Nous devons préserver toute la vigueur de nos défenses immunitaires. Ce sont elles qui nous prémunissent contre les infections et nous permettent de rester en bonne santé. Santé et immunité marchent ensemble : une bonne santé permet d’améliorer son immunité, et une bonne immunité permet de se maintenir en bonne santé.

 

Ce qu’il faut éviter
Certaines personnes sont plus fragiles que d’autres et il existe des facteurs de risque ou mauvaises habitudes qui entrainent une dégradation de l’état de santé et donc du système immunitaire. Parmi celles-ci une mauvaise alimentation, le tabagisme, un manque de sommeil chronique, une insuffisance d’activité physique, un stress permanent. La libération d’hormones du stress comme le cortisol, nuit directement aux défenses immunitaires en inhibant la production de cytokines par les lymphocytes et les macrophages.

Rester en alerte

Un système immunitaire affaibli se manifeste à travers certains symptômes qui doivent nous alerter : une fatigue persistante, des blessures qui mettent du temps à guérir ou cicatriser, une plus grande sensibilité aux infections (rhumes à répétition, éruption d’herpès, infections urinaires, vaginites fréquentes).

 

Ce qu’il faut faire

  • Prévenir

La prévention est notre meilleure chance de conserver un système immunitaire vigoureux. Il est courant d’observer des carences en micronutriments (vitamines et minéraux) dans nos sociétés modernes, la « malbouffe » expliquant en partie ce phénomène. Des études ont montré qu’une déficience dans un seul des micronutriments suivants diminue les fonctions immunitaires : ce sont le zinc, le sélénium, le fer, le cuivre, le calcium, l’acide folique ou les vitamines A, B6, C et E.

  • Complémenter

Il serait par exemple bénéfique, pendant la saison des rhumes et de la grippe, de consommer un peu plus d’ail et d’améliorer l’apport en sélénium et en vitamine E. On peut aussi compenser les carences en recourant aux compléments vitaminiques et sels minéraux. Certaines préparations à base d’échinacée peuvent également stimuler les défenses naturelles de l’organisme. Les probiotiques peuvent se révéler utiles pour renforcer la flore intestinale, vaginale ou urinaire, voici quelques produits pour adulte :


Azinc Immunoboost Comprimes Boite De 30

Vitalite 4 G Ampoules Buvables 10 Ml Bte 20

Urgovital Immunostim Poudre 30 Sachets

Alvityl Plus Bte 40 Cp


Les formes enfants:

Arkoroyal Gelee Royale + Probiotiques Junior Solution Buvable Unidoses (Arko Royal)

Les 3 chênes enfants bio tonic immunité sirop flacon

  • Cuisiner frais

La santé de notre système immunitaire dépend fortement de ce que nous mangeons ainsi que du bon fonctionnement de notre digestion.  Adoptez une alimentation saine, variée et équilibrée, sans oublier le soin à apporter au mode de préparation des aliments. Intégrez un maximum de fruits et légumes frais et crus dans vos menus. Ne laissez pas tremper la salade après l’avoir rincée à l’eau, faites revenir ou bouillir les légumes rapidement, pour conserver les nutriments sensibles à la chaleur, ou ceux qui sont hydrosolubles.

  • Bouger

L’exercice physique a un effet direct sur l’immunité. Il améliore la circulation sanguine, donc les cellules et autres substances du système immunitaire vont se déplacer plus facilement dans le corps.

  • La gym de l’intérieur

Des séances de sauna régulières permettent aussi de stimuler la circulation sanguine, d’éliminer les toxines par la peau, et de favoriser la régénération des tissus. Sous l’effet de la chaleur, les vaisseaux sanguins se dilatent, doublant pratiquement la circulation sanguine. Les muqueuses, davantage irriguées, produisent plus de sécrétions, riches en anticorps. Lors du refroidissement à la sortie du sauna, par l’air plus frais ou l’eau, les vaisseaux sanguins se rétrécissent rapidement. Le sauna est ainsi une sorte de gymnastique des vaisseaux, ayant de nombreux effets bénéfiques. Sans oublier d’utiliser de bonnes essences appropriées pour le bien-être et la détente, diminuant le stress.

On pourra également recourir aux bains au romarin, parfaits pour détendre et stimuler la circulation sanguine, ou aux massages à l’huile de sésame chaude qui apportent un réel bien-être.

© Auteur: le pharmacien de www.pharmidea.fr

 

http://www.paperblog.fr/3877471/renforcer-son-systeme-immunitaire-avant-l-hiver-la-defense-naturelle-du-corps/.

 

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Soutenir son système immunitaire

Publié le 29 avril 2009 par Gisèle Frenette Alors que plane sur nous la menace d'une pandémie planétaire de grippe aviaire depuis des mois déjà, nous voilà maintenant aux prises avec la grippe porcine qui s'étend lentement mais sûrement à travers plusieurs pays du monde. Bien que l'on devrait prendre soin de notre corps à temps plein, il n'est jamais trop tard pour s'y mettre. Voyons ensemble ce qu'il y a à faire pour améliorer et renforcer notre système de défense contre les bactéries et les virus, et entre autres, le virus de la grippe en cours. Le système immunitaire est un ensemble de cellules qui a pour rôle de défendre l’organisme des infections. C’est un système très complexe qui réagit à la présence de tout intrus (virus, bactéries, substances étrangères – allergènes) pour s’en débarrasser. Bien qu’il ne soit pas nécessaire de comprendre tout le processus immunitaire, il est vital de savoir comment garder ce système indispensable en bon ordre. Il y a plusieurs façons très simples de renforcer ce système de défense :

  • Avoir une alimentation variée, incluant des aliments complets le moins transformés possible (riz brun, quinoa, avoine, blé entier), des fruits et des légumes en abondance, un bon apport de protéines (œuf, fèves, poissons, volaille) et d’acides gras essentiels. Boire 8 verres d’eau par jour. Éviter les gras hydrogénés (margarines, fritures), le sucre, le tabac et l’alcool.
  • Faire de l’exercice régulièrement; pratiquer de façon modérée, elle stimule le système immunitaire, mais en excès, l’exercice épuise le système de défense. La marche, la natation, le ski de fond sont excellents pour renforcer l’immunité.
  • Prendre l’air afin d’oxygéner nos cellules. La lumière du soleil stimule la production de sérotonine dans notre cerveau qui affecte positivement notre humeur.
  • Dormir suffisamment et se permettre des moments de relaxation (lire, écouter de la musique, méditer).
  • Se laver les mains très souvent. Ce simple geste saura sauver la vie des gens et éviter des épidémies. On ne saura jamais assez le répéter. Dites-le à vos enfants encore et encore.

Plusieurs suppléments nutritionnels optimisent le fonctionnement du système immunitaire autant pour les enfants que pour les adultes :

  • Les vitamines et minéraux sont essentiels à la santé et sont souvent déficients dans la diète « fast-food » de nos jours. Les vitamines A, C, E, le bêta-carotène et le sélénium sont des antioxydants qui protègent contre les radicaux libres. Le zinc stimule aussi la multiplication des globules blancs. On devrait prendre un bon supplément de vitamines et minéraux chaque jour pour éviter les carences.
  • Les breuvages verts abondent en vitamines, minéraux, antioxydants et chlorophylle. Ils sont bénéfiques à la santé des cellules et augmentent l’activité du système immunitaire. La chlorophylle liquide, le Green Zone de Nature’s Sunshine en sont d’excellents exemples.
  • L'échinacée (rudbeckie) est reconnue pour fortifier le système immunitaire; très utilisée pour traiter les rhumes et les grippes ou comme moyen de prévention lorsque les gens autour de nous sont malades. Les gens souffrant de maladies auto-immunes doivent l’éviter.
  • Les composés de l'argent sont connus depuis des siècles comme antibiotiques. Nature's Sunshine vous l'offre maintenant sous le nom de Bouclier d'Argent. L'argent pur sous forme colloïdale procure un puissant soutien au système immunitaire, aide à détruire bactéries, virus, champignons et levures. Il aide à soulager l'inflammation.
  • La griffe de chat stimule l’immunité. On lui prête des vertus antioxydantes (contient des proanthocyanidines) anti-inflammatoires et anticancéreuses. On dit qu'elle diminue les effets secondaires de la chimiothérapie.
  • Les probiotiques sont des microorganismes qui travaillent ensemble pour entretenir la santé, surtout au niveau de l'intestin. Plus connus sous le nom d'Acidophillus, ils sont indispensables en temps d'exposition virale. Ils renforcent le système immunitaire.
  • Les herbes de la formule Essiac (E-Tea chez Nature's Sunshine) sont connues depuis des années d’après l’infirmière Renée Caisse qui l’a fait connaître en traitant des cancéreux. L’action dépurative de ses herbes semble stimuler le système immunitaire.
  • Le Pau d'Arco aussi connu sous le nom de Lapacho (nom de l’arbre d’où il provient) est acclamé depuis des siècles pour ses vertus guérissantes. On sait maintenant qu’il a des propriétés antibiotiques et anticancéreuses.
  • Les proanthocyanidines (extrait d'écorce de pin maritime et les extraits de pépins de raisin) plus connus sous l’étiquette de Pycnogénol (Grapine grande puissance chez NS) ont des vertus antioxydantes prouvées qui stimulent le système immunitaire à être à son meilleur.

http://www.paperblog.fr/1871230/soutenir-son-systeme-immunitaire/

 


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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 01:09

 

 

 

Nucléaire : Israël s'apprêterait à frapper l'Iran
jeudi 16 février 2012

+ LIRE AUSSI : La crise du nucléaire iranien depuis 2005

Benyamin Nétanyahou estime qu'il reste peu de temps pour stopper le programme nucléaire de Téhéran. Mais l'aviation israélienne peut-elle réussir, seule, un raid aussi lointain ?

Repères

 

Israël est-il sur le point de bombarder l'Iran ?

Pour nombre de médias israéliens, la question n'est plus « si » mais « quand ». Le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son ministre de la Défense, Ehoud Barak, estiment qu'Israël doit par tous les moyens stopper le programme nucléaire de l'Iran, afin d'« empêcher une nouvelle Shoah ». Et qu'il faut faire vite. Car Téhéran enterre de plus en plus profondément ses ateliers nucléaires, pour les mettre à l'abri des bombes anti-bunkers. L'usine d'enrichissement d'uranium de Fordo (centre) a été creusée sous une montagne.

Mais il n'est pas sûr que Nétanyahou soit majoritaire parmi les 14 membres du cabinet de sécurité, auxquels il a imposé le silence. Pas acquis non plus que l'armée y soit prête : l'ex-chef de l'état-major, Gaby Ashkenazi, refusait d'agir sans feu vert ni soutien des États-Unis.

L'Iran fabrique-t-il vraiment une bombe atomique ?

Téhéran le nie. Ses travaux nucléaires, révélés en 2002 par des opposants, viseraient à la production d'électricité. Pour les Occidentaux, c'est un paravent derrière lequel les Gardiens de la révolution mettent au point une bombe atomique. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'a plus guère de doute. Dans son rapport de novembre 2011, elle affirme que l'Iran s'est procuré des plans de bombe, a mis au point des détonateurs et testé des charges de « forme hémisphérique », caractéristiques de l'arme nucléaire.

Il y a enfin l'obstination de Téhéran : plutôt que de geler l'enrichissement d'uranium, un gage de bonne volonté réclamé par l'Onu, le régime accélère le pas. Geste de défi : hier, le président Ahmadinejad a chargé des plaques d'uranium made in Iran dans un réacteur de recherche.

Un Iran nucléaire serait-il une menace ?

Une menace de prolifération de l'arme nucléaire, assurément. Une menace pour la paix mondiale, comme le clame Israël ? À voir. La République islamique pourrait s'arrêter sur le « seuil », comme le Japon, capable à tout moment de se doter de la bombe. L'Iran chiite se sent menacé : huit années de guerre avec l'Irak de Saddam Hussein (1980-1988) ; des brigades de soldats américains à ses portes depuis une décennie, en Irak et en Afghanistan ; des monarchies sunnites surarmées de l'autre côté du Golfe...

Enfin, des voisins qui ont acquis la bombe atomique au mépris des traités internationaux : le Pakistan... et Israël, qui possède au moins 80 ogives. Téhéran voudrait une arme de dissuasion, comme la France. Une assurance-vie. La « destruction mutuelle assurée » avec Israël assurerait un équilibre de la terreur, comme entre Moscou et Washington au temps de la Guerre froide. Reste que la rhétorique agressive de Mahmoud Ahmadinejad, qui qualifie Israël de « cancer » voué à la destruction, introduit une grosse dose d'incertitude...

Quelle est la position des Occidentaux ?

Ils estiment que les opérations de sabotage ont retardé l'échéance de plusieurs années, et continuent de miser sur les sanctions pour raisonner l'Iran. Aux quatre trains de sanctions décidés par l'Onu, Américains et Européens ont ajouté un embargo contre les banques et les exportations de pétrole, première ressource de l'Iran.

Cet empilement commence à affecter la population : le rial s'effondre, l'inflation atteint 21 % en janvier. À neuf mois de la présidentielle, Obama se porte garant de la sécurité d'Israël, mais il n'a aucune envie de tenter une nouvelle aventure militaire après l'Irak et l'Afghanistan. Les Européens mettent en garde Israël contre un incendie régional : Téhéran, qui dispose d'au moins 200 missiles Shahab-3, pourrait arroser Israël et tous les pays survolés. Et le Hezbollah libanais faire pleuvoir ses roquettes par solidarité chiite...

Les Israéliens ont-ils les moyens de frapper seuls ?

C'est l'autre grande question. Ils ont déjà effectué de tels raids, contre le réacteur irakien Osirak, en 1979, et contre une usine suspecte à Deir es-Zor, en Syrie, en 2007. Ils disposent d'une supériorité militaire, avec des bombardiers modernes, des moyens de brouillage dernier cri... Survoler l'Irak n'est pas la vraie difficulté, les Américains contrôlant toujours l'espace aérien. Le principal problème est la distance, qui nécessite soit un périlleux ravitaillement en vol, soit une escale à l'aller ou au retour... Sur l'une des bases américaines du Golfe ? Sur un aéroport « ami », au Kurdistan irakien, voire en Azerbaïdjan ? Si toutes les portes se ferment, les Israéliens pourraient, enfin, se résoudre à sacrifier quelques appareils, qu'ils précipiteraient en mer d'Oman après les raids. Resterait à repêcher leurs pilotes.

 

Bruno RIPOCHE.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Nucleaire-Israel-s-appreterait-a-frapper-l-Iran-_3637-2045156_actu.Htm

 

Chronologie. La crise du nucléaire iranien depuis 2005
Nucléaire jeudi 16 février 2012

 

Israël s’apprêterait à frapper l’Iran pour stopper le programme nucléaire de Téhéran. Voici les dates-clés de la crise du nucléaire iranien depuis 2005 :

 

2005

- 8 août : L’Iran reprend des activités nucléaires dans son usine de conversion d’uranium d’Ispahan (centre), suspendues depuis 2004 en accord avec l’UE-3 (France, Allemagne, Grande-Bretagne).

2006

- 10 jan : L’Iran lève les scellés de plusieurs centres de recherche nucléaire.

- 5 fév : L’Iran cesse d’appliquer le protocole additionnel du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

- 11 avr : L’Iran annonce avoir procédé à son premier enrichissement d’uranium (3,5 %, puis 4,8 % en mai).

- 23 déc : Sanctions économiques de l’ONU (renforcées en 2007 et 2008).

2007

- 9 avr : L’Iran annonce être passé à l’enrichissement industriel.

2009

- 9 avr : L’Iran lance la construction à Ispahan de la première usine de fabrication de combustible nucléaire.

- 25-28 sept : Révélation de la construction d’un site secret d’enrichissement à Fordo (centre).

- 27 nov : L’AIEA condamne l’Iran pour son programme nucléaire.

2010

- 9 fév : L’Iran lance la production d’uranium enrichi à 20 %, après l’échec d’un projet d’échange d’uranium faiblement enrichi contre du combustible enrichi à 20 % par la Russie et la France.

- 9 juin : L’ONU élargit les sanctions, suivie par les Etats-Unis, l’UE, le Canada, l’Australie, le Japon et la Corée du Sud qui adoptent des sanctions économiques plus dures.

- 21 août : Téhéran lance le chargement de la première centrale nucléaire iranienne construite par la Russie à Bouchehr (sud).

- 5 déc : L’Iran annonce sa première production de poudre d’uranium.

2011

- 22 jan : A Istanbul, échec des discussions Iran/5+1 (USA, Russie, Chine, France et GB, plus l’Allemagne), reprises en décembre à Genève après 14 mois d’interruption.

- 19 juil : L’Iran annonce l’installation de centrifugeuses plus rapides, puis le 22 août, le transfert des centrifugeuses de Natanz à Fordo.

- 8 nov : L’AIEA, qui enquête depuis environ huit ans, évoque dans un rapport une "possible dimension militaire" du programme nucléaire iranien.

- 27 déc : Téhéran menace de fermer le détroit d’Ormuz en cas de sanctions visant ses exportations de pétrole. Sévère mise en garde de Washington.

- 31 déc : Washington renforce ses sanctions contre le secteur financier de l’Iran. Celles-ci permettent de geler les avoirs de toute institution financière étrangère qui commercerait avec la Banque centrale iranienne dans le secteur du pétrole.

2012

- 1er jan : L’Iran annonce avoir testé pour la première fois des barres de combustible nucléaire produites localement.

- 9 jan : L’AIEA annonce que l’Iran a commencé la production d’uranium enrichi à 20 % sur son site de Fordo et que le matériel nucléaire dans l’installation est sous surveillance de l’agence.

- 11 jan : Assassinat d’un responsable du site nucléaire de Natanz, 4e scientifique iranien tué en deux ans.

- 23 jan : Sanctions de l’UE imposant un double embargo sur le pétrole et la banque centrale iranienne.

- 15 fév : L’Iran annonce la mise au point de centrifugeuses plus performantes et la production de combustible enrichi à 20 % pour le réacteur de recherche de Téhéran, tout en se disant prêt à reprendre les négociations 5+1. Le président Ahmadinejad annonce également la mise en service de 3 000 nouvelles centrifugeuses sur le site de Natanz, portant le total à 9 000.

 

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Chronologie.-La-crise-du-nucleaire-iranien-depuis-2005_6346-2045187-fils-tous_filDMA.Htm

 

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La Chine s'oppose à une intervention armée en Syrie (officiel)  16/02/2012



BEIJING, 16 février (Xinhua) -- La Chine désapprouve toute intervention armée ou tentative d'imposer un soi-disant "changement de régime" en Syrie, a déclaré jeudi Zhai Jun,vice-ministre chinois des Affaires étrangères .

Il s'est ainsi exprimé lors d'une conférence de presse au sujet de la situation syrienne.

"Nous condamnons tous les actes de violence à l'encontre des civils innocents et nous exhortons le gouvernement syrien et tous les partis politiques à mettre un terme immédiatement et complètement aux actes de violence et à restaurer rapidement la stabilité et l'ordre social", a appelé M. Zhai, lors d'une interview accordée aux médias.

Le gouvernement chinois poursuit une politique étrangère d'indépendance et de paix, et s'engage à maintenir la paix et la stabilité régionale et internationale, a-t-il souligné, ajoutant que la Chine suit de près l'évolution de la situation et est profondément inquiète de l'escalade de la crise qui a causé des victimes civiles et affecté la paix et la stabilité dans la région.

M. Zhai effectuera une visite en Syrie du 17 au 18 février en tant qu'envoyé spécial du gouvernement chinois pour échanger des points de vue avec le gouvernement syrien et les parties concernées sur la situation actuelle du pays et préconiser une solution pacifique et appropriée à la crise, a annoncé jeudi Liu Weimin, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

"Nous exhortons le gouvernement syrien à écouter les volontés de réforme et de développement légitimes du peuple et appelons les différentes factions politiques à exprimer leurs aspirations politiques par des moyens non violents et conformément à la loi", a poursuivi M. Zhai.

Nous appelons toutes les parties concernées en Syrie à lancer au plus vite des dialogues politiques inclusifs sans conditions préalables et à discuter conjointement d'un plan de réforme politique global, a-t-il fait remarquer.

La Chine appelle aussi à la tenue d'un référendum sur le projet de nouvelle Constitution et d'élections législatives, ainsi qu'à l'établissement au plus tôt d'un gouvernement d'unité nationale.

La Chine comprend les préoccupations des pays arabes et de la Ligue arabe (AL) concernant une résolution rapide de la question syrienne et apprécie le rôle important ainsi que les efforts des pays arabes et de l'AL pour trouver une solution politique, a fait savoir M. Zhai.

"Nous espérons que la question syrienne soit résolue dans le cadre de l'AL par le biais de moyens politiques et pacifiques", a déclaré M. Zhai.

http://french.news.cn/chine/2012-02/16/c_131414802.htm
Chiron

 


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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 01:03

usine-poulet

 

L’étudiant anglais en architecture, André Ford, a proposé un nouveau système pour la production en masse de poulets, qui supprime le cortex cérébral des oiseaux afin qu’ils ne subissent pas l’horreur d’être étroitement entassés dans des fermes verticales.


Chaque année, le Royaume-Uni élève et tue près de 800 millions de poulets (environ 850 pour la France, 24 kg/an/habitant) pour leur viande. Ces créatures sont élevées dans des hangars immenses, sans lumière naturelle durant six à sept semaines. Ils sont élevés pour croitre très rapidement et meurent souvent car leurs cœurs et leurs poumons ne peuvent pas suivre la croissance rapide de leur corps.


Avant d’aller plus loin : Comme ça, ce projet pour le département d’architecture du Collège Royal d’art de Londres, au porté néanmoins philosophique, semble d’une horreur absolue, mais attention, en considérant ce qu’il se passe actuellement avec les méthodes d’élevage intensif, on se retrouve un peu dans la problématique du cheval blessé, faut-il le tuer pour éviter qu’il souffre, ou le laisser souffrir dans l’espoir d’une solution, d’après le responsable du projet :


Le projet est presque sans effort de provocation parce qu’il est face à un cas dont la majorité des gens sont au courant, complice et coupable à des degrés divers. Les médias de masse sont saturés avec de films documentaires, de livres et je ne veux pas ajouter à la pléthore d’informations facilement accessibles. L’information est là, mais la majorité des gens ne se soucient pas de savoir ou prétendent qu’ils ne peuvent pas se permettre de s’en occuper.


Le philosophe Paul Thompson de l’Université Purdue a suggéré "La solution des poulets aveugles." Il fait valoir que les poulets aveuglés par “accident” ont été développés dans une souche de poulets de laboratoire à qui cela ne dérange pas d’être entassés, pas plus que les poulets normaux. Par conséquent, soutient-il, nous devrions envisager d’utiliser des poulets aveugles dans la production alimentaire comme une solution au problème de la surpopulation dans l’industrie de la volaille. Il fait valoir qu’il serait plus humain d’avoir des poulets aveugles que ceux voyants.


Mais Ford va plus loin et propose une “solution de poulet sans tête." Il s’agirait de supprimer le cortex cérébral du poulet pour inhiber ses perceptions sensorielles afin qu’il puisse être produit dans les conditions les plus densément emballées sans la détresse associée. Le tronc cérébral du poulet serait conservé intact de sorte que les fonctions homéostatiques continueraient à fonctionner, ce qui lui permettrait de croitre.


Ford propose cette solution pour deux raisons : pour répondre à la demande croissante en viande, en particulier les volailles, et pour améliorer le bien-être des poulets en les désensibilisant de la réalité déplaisante de leur existence.


Après cette “désensibilisation”, les poulets pourraient alors être empilés dans d’énormes fermes urbaines, avec environ 1 000 poulets accrochés à de grands cadres verticaux, un peu comme le réseau de grappes d’êtres humains connectés à la matrice (Matrix).


usine-poulet-Matrix

 

Les pieds des poulets seraient également supprimés pour gagner de la place. Il pourrait y avoir des dizaines de ces cadres dans le système de l’agriculture verticale, appelé par Ford, Centre pour l’agriculture Inconsciente. La nourriture, l’eau et l’air serait livré via un réseau de tubes et les excréments serait supprimés de la même manière. Cette technique pourrait atteindre une densité d’environ 11,7 poulets par mètre cube au lieu des 3,2 poulets actuellement obtenus.


usine-poulet-Matrix2

 

Le manque de stimulation musculaire restait un défis pour Ford. Cependant, il propose d’utiliser des chocs électriques similaires à ceux utilisés dans d’autres expériences de laboratoire à base de viande.


Ford affirme que sa solution n’est pas plus choquante que les techniques de production alimentaire existantes. Il estime que la solution du poulet sans tête a les mêmes intentions que les viandes cultivées en laboratoire. "Les intentions sont les mêmes, la synthèse des protéines animales sans la souffrance,” dit-il. Toutefois, il estime que l’incapacité de synthétiser des vaisseaux sanguins se révélera être un défi majeur pour ceux qui cherchent à créer des images 3-D des morceaux de viande en laboratoire.


La ressemblance avec le film The Matrix n’est pas passée inaperçue pour Ford. "Les similitudes sont évidentes, bien que dans la matrice, les espèces dominantes ont eu la gentillesse de fournir à la sous-espèce une réalité alternative, qui était bien meilleure que  leur vrai monde post-apocalyptique.


Malgré ce sujet soumis à controverse, votre Guru terminera cet article en en citant un autre, qu’il vous a conté dans un moment d’égarement, (je devais sans doute savoir que je pourrais le ressortir en tant qu’argument). Donc, j’évoquerais l’exemple de Mike le poulet qui eu une vie de Star en survivant 1 ans et demi à sa décapitation, voilà… (Méditation). (Cliquer sur le lien, à voir absolument, note d'eva)


Pour en voir davantage sur ce projet, c’est par ici : Farming the Unconscious

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 00:24

  http://2.bp.blogspot.com/-WOYxJMBhgWI/TaG7-s8SMgI/AAAAAAAAAA8/UMnANm4vQ1A/s1600/marine-le-pen-a-fait-fabriquer-une-carte-du-fn-au-nom-de-claude-gueant.jpg

http://2.bp.blogspot.com/-WOYxJMBhgWI/TaG7-s8SMgI/AAAAAAAAAA8/UMnANm4vQ1A/s1600/marine-le-pen-a-fait-fabriquer-une-carte-du-fn-au-nom-de-claude-gueant.jpg

 

 

 

 

 

 

La CIA a financé le FN ! Dans son réquisitoire, Asselineau rappelle au passage qu'entre 1985 et 1992 le Front national de Jean-Marie Le Pen a été financé par Pierre Ceyrac, membre de la secte Moon, et plus précisément de son bras financier CAUSA International, lui-même lié à la CIA et à la famille Bush. On se souvient que récemment Farid Smahi, cadre du FN, accusait Marine Le Pen d'être financée par... Israël. Marine LeBen a été membre de la délégation pour les relations avec Israel au parlement européen. (..) Quelle bande d'hypocrites.

http://www.u-p-r.fr/actualite/france/compere-melenchon-et-commere-le-pen

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 22:37

http://coucourama.fr/wp-content/uploads/2011/09/photo.jpg

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http://www.estrepublicain.fr/fr/images/BE97B3FC-B6A0-4BFB-BDA1-7DF1772120C8/LER_15/en-1981-vge-aussi-voulait-une-france-forte-capture-d-ecran.jpg

http://www.estrepublicain.fr/fr/images/BE97B3FC-B6A0-4BFB-BDA1-7DF1772120C8/LER_15/en-1981-vge-aussi-voulait-une-france-forte-capture-d-ecran.jpg

 

 

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 21:16

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Le scandale de la dette (pour de nouveaux profits) et de la mondialisation

Quelles réponses alternatives ? (eva)

 

Jeudi 16 février 2012

 

 

La conjoncture historique produite par l’implosion du capitalisme contemporain impose à la gauche radicale, au Nord comme au Sud, d’avoir de l’audace dans la formulation de son alternative politique au système en place. L’objet de ce papier est de montrer pourquoi cette exigence puis ce que j’entends par elle.
 Pourquoi de l’audace ?
1. Le capitalisme contemporain est un capitalisme de monopoles généralisés. J’entends par là que les monopoles constituent désormais non plus des îles (fussent-elles importantes) dans un océan de firmes qui ne le sont pas – et qui, de ce fait, sont encore relativement autonomes – mais un système intégré et que, de ce fait, ces monopoles contrôlent désormais étroitement l’ensemble de tous les systèmes productifs. Les petites et moyennes entreprises, et même les grandes entreprises qui ne relèvent pas elles-mêmes de la propriété formelle des ensembles oligopolistiques concernés – sont enfermées dans des réseaux de moyens de contrôle mis en place en amont et en aval par les monopoles. Leur marge d’autonomie s’est rétrécie de ce fait comme une peau de chagrin. Ces unités de production sont devenues des sous-traitants des monopoles.
Ce système des monopoles généralisés est le produit d’une étape nouvelle de la centralisation du capital dans les pays de la triade (les États-Unis, l’Europe occidentale et centrale, le Japon) qui s’est déployée au cours des années 1980 et 1990.
Simultanément ces monopoles généralisés dominent l’économie mondiale. La « mondialisation » est le nom qu’ils ont eux-mêmes donné à l’ensemble des exigences par lesquelles ils exercent leur contrôle sur les systèmes productifs des périphéries du capitalisme mondial (le monde entier au-delà des partenaires de la triade). Il ne s’agit de rien d’autre que d’une étape nouvelle de l’impérialisme.
2. Le capitalisme des monopoles généralisés et mondialisés constitue un système qui assure à ces monopoles la ponction d’une rente de monopole prélevée sur la masse de la plus value (transformée en profits) que le capital extrait de l’exploitation du travail. Dans la mesure où ces monopoles opèrent dans les périphéries du système mondialisé cette rente de monopole devient une rente impérialiste. Le procès d’accumulation du capital – qui définit le capitalisme dans toutes ses formes historiques successives – est, de ce fait, commandé par la maximisation de la rente monopolistique/impérialiste.
Ce déplacement du centre de gravité de l’accumulation du capital est à l’origine de la poursuite continue de la concentration des revenus et des fortunes, au bénéfice de la rente des monopoles, largement accaparée par les oligarchies (« ploutocraties ») qui gouvernent les groupes oligopolistiques, au détriment des rémunérations du travail et même des rémunérations du capital non monopolistique.
3. Ce déséquilibre en croissance continue est lui-même, à son tour, à l’origine de la financiarisation du système économique. J’entends par là qu’une fraction croissante du surplus ne peut plus être investie dans l’élargissement et l’approfondissement des systèmes productifs et que le « placement financier » de cet excédent croissant constitue alors la seule alternative possible pour la poursuite de l’accumulation commandée par les monopoles.
La mise en place de systèmes permettant cette financiarisation opère par différents moyens inventés et imposés à cet effet : (i) la soumission de la gestion des firmes au principe de la « valeur actionnariale », (ii) la substitution de systèmes de retraites par capitalisation (les Fonds de Pension) aux systèmes de retraites par répartition, (iii) l’adoption du principe des « changes flexibles », (iv) l’abandon du principe de la détermination du taux de l’intérêt – le prix de la « liquidité » – par les banques centrales et le transfert de cette responsabilité au « marché ».
La financiarisation a transféré à une trentaine de banques géantes de la triade la responsabilité majeure dans la commande de la reproduction de ce système de l’accumulation. Ce qu’on appelle pudiquement « les marchés » ne sont alors rien d’autre que les lieux où se déploient les stratégies de ces agents dominants la scène économique.
À son tour cette financiarisation, qui accuse la croissance de l’inégalité dans la répartition des revenus (et des fortunes), génère le surplus grandissant dont elle se nourrit. Les « placements financiers » (ou encore les placements de spéculation financière) poursuivent leur croissance à des rythmes vertigineux, sans commune mesure avec ceux de la « croissance du PIB » (elle-même devenue de ce fait largement fictive) ou ceux de l’investissement dans l’appareil productif.
La croissance vertigineuse des placements financiers exige – et alimente – entre autre celle de la dette, dans toutes ses formes, et en particulier celle de la dette souveraine. Lorsque les gouvernements en place prétendent poursuivre l’objectif de « réduction de la dette », ils mentent délibérément. Car la stratégie des monopoles financiarisés a besoin de la croissance de la dette (qu’ils recherchent et non combattent) – un moyen financièrement intéressant d’absorber le surplus de rente des monopoles. Les politiques d’austérité imposées, « pour réduire la dette » dit-on, ont, au contraire, pour conséquence (recherchée) d’en augmenter le volume.
4. C’est ce système – qualifié vulgairement de « néolibéral », en fait le système du capitalisme des monopoles généralisés, « mondialisés » (impérialistes) et financiarisés (par nécessité imposée pour sa reproduction) – qui implose sous nos yeux. Ce système, visiblement incapable de surmonter ses contradictions internes grandissantes, est condamné à poursuivre sa course folle.
La « crise » du système n’est pas due à autre chose qu’à son propre « succès ». En effet jusqu’à ce jour la stratégie déployée par les monopoles a toujours donné les résultats recherchés : les plans « d’austérité », les plans dits sociaux (en fait antisociaux) de licenciement, s’imposent toujours, en dépit des résistances et des luttes. L’initiative demeure toujours, jusqu’à ce jour, dans les mains des monopoles (« les marchés ») et de leurs serviteurs politiques (les gouvernements qui soumettent leurs décisions aux exigences dites du « marché »).
5. Dans ces conditions le capital des monopoles a ouvertement déclaré la guerre aux travailleurs et aux peuples. Cette déclaration trouve sa formulation dans la sentence « le libéralisme n’est pas négociable ». Le capital des monopoles entend donc poursuivre sa course folle et non pas en ralentir le rythme. La critique que je ferai plus loin des propositions de « régulation » s’inscrit dans cette logique.
Nous ne sommes pas dans un moment historique où la recherche d’un « compromis social » constitue une alternative possible. Il y a eu de tels moments dans l’histoire, comme par exemple dans l’après-guerre, avec les compromis social capital/travail propres à l’État social-démocrate en Occident, au socialisme réellement existant de l’Est, aux projets nationaux populaires du Sud. Mais notre moment historique n’est pas de ceux-là. Le conflit oppose donc le capital des monopoles aux travailleurs et aux peuples invités à une capitulation sans condition. Les stratégies défensives de résistance sont, dans ces conditions, inefficaces, appelées à être toujours finalement vaincues. Face à la guerre déclarée par le capital des monopoles, les travailleurs et les peuples doivent développer des stratégies qui leur permettent de passer à l’offensive.
Cette conjoncture de guerre sociale s’accompagne nécessairement par la prolifération des conflits politiques internationaux et des interventions militaires des puissances impérialistes de la triade.
La stratégie de « contrôle militaire de la Planète » par les forces armées des États-Unis et de leurs alliés subalternes de l’Otan constitue en dernier ressort le seul moyen par lequel les monopoles impérialistes de la triade peuvent espérer poursuivre leur domination sur les peuples, les nations et les Etats du Sud.
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Face à ce défi
(la guerre déclarée par les monopoles),
quelles sont les réponses alternatives proposées ?

Première réponse : la « régulation des marchés » (financiers et autres).
Il s’agit là d’initiatives que les monopoles et les pouvoirs à leur service prétendent envisager. En fait il ne s’agit là que d’une rhétorique creuse, destinée à tromper les opinions publiques. Ces initiatives ne peuvent pas arrêter la course folle à la rentabilité financière qui est le produit de la logique de l’accumulation commandée par les monopoles. Elles ne constituent donc qu’une fausse alternative.
Seconde réponse : le retour aux modèles de l’après-guerre.
Ces réponses alimentent une triple nostalgie : (i) la refondation d’une « social-démocratie » véritable en Occident ; (ii) la résurrection de « socialismes » fondés sur les principes qui ont gouverné ceux du XXe siècle ; (iii) le retour aux formules du nationalisme populaire dans les périphéries du Sud. Comme on peut le voir ces nostalgies imaginent pouvoir « faire reculer » le capitalisme des monopoles, en l’obligeant à régresser sur les positions qui étaient les siennes en 1945. Elles ignorent que l’histoire ne permet jamais de tels retours en arrière. Il faut s’attaquer au capitalisme tel qu’il est aujourd’hui, et non à ce qu’on aurait souhaité qu’il soit, en imaginant le blocage de son évolution. Il reste que ces nostalgies continuent à hanter des segments importants des gauches à travers le monde.
Troisième réponse : la recherche d’un consensus « humaniste ».
Je définis les vœux pieux de cette manière précise : l’illusion qu’un consensus qui associe les porteurs d’intérêts fondamentalement conflictuels serait possible. L’écologie naïve, entre autre, partage cette illusion.
Quatrième réponse : les illusions passéistes.
Ces illusions invoquent la « spécificité » et le « droit à la différence » sans se soucier d’en comprendre la portée et le sens. Le passé aurait déjà répondu aux questions d’avenir. Ces « culturalismes » peuvent revêtir des formes parareligieuses ou ethniques. Les théocraties et les ethnocraties constituent alors des substituts commodes aux luttes sociales démocratiques qu’elles évacuent de leur agenda.
Cinquième réponse : la priorité aux « libertés individuelles ».
L’éventail des réponses fondées sur cette priorité, considérée comme la « valeur suprême » et même exclusive, intègre dans ses rangs les inconditionnels de la « démocratie électorale représentative », assimilée à la démocratie tout court. La formule dissocie la démocratisation des sociétés du progrès social, et tolère même de facto son association avec la régression sociale, au prix de risquer de décrédibiliser la démocratie, réduite au statut de farce tragique.
Mais il existe des formes de cette posture encore plus dangereuses. Je fais référence ici à certains courants « postmodernistes » (à Toni Negri en particulier) qui imaginent que l’individu est déjà devenu le sujet de l’Histoire, comme si le communisme, qui permettra à l’individu réellement émancipé des aliénations marchandes de devenir effectivement le sujet de l’Histoire, était déjà là !
On voit bien que toutes ces réponses, dont celles de droite (les « régulations » qui ne remettent pas en cause la propriété privée des monopoles), ne sont pas sans trouver d’échos puissants dans les majorités des peuples de gauche tels qu’ils sont encore.
6. La guerre déclarée par le capitalisme des monopoles généralisés de l’impérialisme contemporain n’a rien à craindre des fausses alternatives dont j’ai dessiné ici les lignes directrices.
Le moment nous offre l’occasion historique d’aller bien plus loin ; il impose comme seule réponse efficace une radicalisation audacieuse dans la formulation d’alternatives capables de faire passer les travailleurs et les peuples à l’offensive, de mettre en déroute la stratégie de guerre de l’adversaire. Ces formulations, fondées sur l’analyse du capitalisme contemporain réellement existant, doivent regarder en face l’avenir à construire, et tourner le dos aux nostalgies du passé et aux illusions identitaires ou consensuelles. 

 

J’organiserai les propositions générales qui suivent dans trois rubriques :
(i) socialiser la propriété de monopoles ;
(ii) dé-financiariser la gestion de l’économie ;
(iii) dé-mondialiser les rapports internationaux.
 1.- Socialiser la propriété des monopoles

L’efficacité de la réponse alternative nécessaire exige la remise en cause du principe même de la propriété privée du capital des monopoles. Proposer de « réguler » les opérations financières, de restituer aux marchés leur « transparence » pour permettre aux « anticipations des agents » d’être « rationnelles », définir les termes d’un consensus sur ces réformes, sans abolir la propriété privée des monopoles, ce n’est rien d’autre que jeter de la poudre aux yeux des publics naïfs. Car on invite alors les monopoles eux-mêmes à « gérer » ces réformes, contre leur intérêt propre, en ignorant qu’ils conservent mille et un moyens d’en contourner les objectifs.

L’objectif du projet alternatif doit être d’inverser la direction de l’évolution sociale (du désordre social) produite par les stratégies des monopoles, d’assurer l’emploi maximal et de le stabiliser, de garantir des salaires convenables en croissance parallèle à celle de la productivité du travail social. Cet objectif est tout simplement impossible sans exproprier le pouvoir des monopoles.

Le « logiciel des théoriciens de l’économie » doit être reconstruit (comme l’écrit François Morin). Car l’absurde et impossible théorie économique des « anticipations » expulse la démocratie de la gestion de la décision économique. Avoir de l’audace, c’est ici reformuler dans la perspective radicale exigée les réformes de l’enseignement, non seulement pour la formation des économistes, mais également pour celle de tous ceux appelés à occuper des fonctions de cadres.

Les monopoles sont des ensembles institutionnels qui doivent être gérés selon les principes de la démocratie, en conflit frontal avec ceux qui sacralisent la propriété privée. Bien que l’expression de « biens communs », importé du monde anglo-saxon, soit par elle-même toujours ambigüe parce que déconnectée du débat sur le sens des conflits sociaux (le langage anglo-saxon veut ignorer délibérément la réalité des classes sociales), on pourrait à la rigueur l’invoquer ici en qualifiant les monopoles précisément de « biens communs ».

L’abolition de la propriété privée des monopoles passe par leur nationalisation. Cette première mesure juridique est incontournable. Mais l’audace consiste ici à proposer des plans de socialisation de la gestion des monopoles nationalisés et à promouvoir des luttes sociales démocratiques qui engagent sur cette longue route.

Je donnerai ici un exemple concret de ce que pourraient être ces plans de socialisation.

Les agriculteurs « capitalistes » (ceux des pays capitalistes développés) comme les agriculteurs « paysans » (en majorité au Sud) sont tous prisonniers en amont des monopoles qui leur fournissent les intrants et le crédit, en aval de ceux dont ils dépendent pour la transformation, le transport et la commercialisation de leurs produits. De ce fait ils ne disposent d’aucune autonomie réelle dans la prise de leurs « décisions ». De surcroit les gains de productivité qu’ils réalisent sont pompés par les monopoles qui les réduisent au statut de « sous-traitants » de fait. Quelle alternative ?

Il faudrait pour cela substituer aux monopoles concernés des institutions publiques dont une loi cadre fixerait le mode de constitution des directoires. Ceux-ci seraient constitués par des représentants : (i) des paysans (les intéressés principaux) ; (ii) des unités d’amont (usines de fabrication des intrants, banques) et d’aval (industries agro-alimentaires, chaînes de distribution) ; (iii) des consommateurs ; (iv) des pouvoirs locaux (intéressés par l’environnement naturel et social – écoles, hôpitaux, urbanisme et logements, transports) ; (v) de l’Etat (les citoyens). Les représentants des composantes énumérés ici seraient eux-mêmes choisis selon des procédures cohérentes avec leur mode propre de gestion socialisée, puisque par exemple les unités de production d’intrants seraient elles-mêmes gérées par des directoires composites associant les travailleurs directement employés par les unités concernées, ceux qui sont employés par des unités de sous-traitance, etc. On devrait concevoir ces constructions par des formules qui associent les cadres de gestion à chacun de ces niveaux, comme les centres de recherche scientifique et technologique indépendants et appropriés. On pourrait même concevoir une représentation des fournisseurs de capitaux (les « petits actionnaires ») hérités de la nationalisation, si on le juge utile.

Il s’agit donc de formules institutionnelles beaucoup plus complexes que ne le sont celles de « l’autogestion » ou de la « coopérative » telles que nous les connaissons. Il s’agit de formules à inventer qui permettraient l’exercice d’une démocratie authentique dans la gestion de l’économie, fondée sur la négociation ouverte entre les parties prenantes. Une formule qui associe donc systématiquement démocratisation de la société et progrès social, en contrepoint de la réalité capitaliste qui dissocie la démocratie – réduite à la gestion formelle de la politique – des conditions sociales – abandonnées à ce que le « marché », dominé par le capital des monopoles, produit. Alors et alors seulement on pourrait parler de transparence authentique des marchés, régulés dans ces formes institutionnalisées de la gestion socialisée.

L’exemple choisi pourrait paraître marginal dans les pays capitalistes développés du fait que les agriculteurs n’y représentent qu’une très faible proportion des travailleurs (3 à 7 %) Par contre cette question est centrale dans les pays du Sud dont la population rurale restera importante encore longtemps. Ici l’accès à la terre, qui doit être garanti à tous (avec la moindre inégalité possible dans cet accès) s’inscrit dans les principes fondamentaux de l’option en faveur d’une agriculture paysanne (je renvoie ici à mes développements plus fournis sur la question). Mais dire « agriculture paysanne » ne doit pas être compris comme synonyme d’« agriculture stagnante » (voire « réserve folklorique »). Et le progrès nécessaire de cette agriculture paysanne exige certaines « modernisations » (même si ce terme est impropre car il suggère immédiatement à beaucoup la modernisation par le capitalisme). Des intrants plus efficaces, des crédits, un écoulement convenable des productions sont nécessaires pour donner du sens à l’amélioration de la productivité du travail paysan. Les formules proposées poursuivent l’objectif de permettre cette modernisation par des moyens et dans un esprit « non capitalistes », c’est-à-dire s’inscrivant dans une perspective socialiste.

Evidemment l’exemple concret choisi ici n’est pas le seul dont il faudrait imaginer l’institutionnalisation. Les nationalisations/socialisations de la gestion des monopoles de l’industrie et des transports, celles des banques et des autres institutions financières devraient être imaginées dans le même esprit, mais en tenant compte pour la constitution de leurs directoires de la spécificité de leurs fonctions économiques et sociales. Encore une fois ces directoires devraient associer les travailleurs de l’entreprise et ceux des sous-traitants, les représentants des industries d’amont, les banques, les institutions de recherche, les consommateurs, les citoyens.

La nationalisation/socialisation des monopoles répond à une exigence fondamentale, qui constitue l’axe du défi auquel les travailleurs et les peuples sont confrontés dans le capitalisme contemporain des monopoles généralisés. Elle seule permet de mettre un terme à l’accumulation par dépossession qui commande la logique de la gestion de l’économie par les monopoles.

L’accumulation dominée par les monopoles ne peut en effet se reproduire qu’à la condition que l’aire soumise à la « gestion des marchés » soit en expansion continue. Celle-ci est obtenue par la privatisation à outrance des services publics (dépossession des citoyens), et de l’accès aux ressources naturelles (dépossession des peuples). La ponction que la rente des monopoles opère sur les revenus du capital des unités économiques « indépendantes » est elle-même une dépossession (de capitalistes !) par l’oligarchie financière.

2 La dé-financiarisation : un monde sans Wall Street

La nationalisation/socialisation des monopoles abolit déjà par elle-même le principe de la « valeur actionnariale » imposé par la stratégie de l’accumulation au service de la rente des monopoles. Cet objectif est essentiel pour tout programme audacieux de sortie des ornières dans lesquelles la gestion de l’économie contemporaine est enlisée. Sa réalisation coupe l’herbe sous les pieds de la financiarisation de cette gestion. Revient-on par là même à cette fameuse « euthanasie des rentiers » préconisée par Keynes en son temps ? Pas nécessairement et encore moins intégralement. L’épargne peut être encouragée par une récompense financière, mais à condition d’en définir d’une manière précise les origines (épargne des ménages de travailleurs, des entreprises, des collectivités) et les conditions de leur rémunération. Le discours concernant l’épargne macroéconomique dans la théorie économique conventionnelle cache en réalité l’organisation de l’accès exclusif des monopoles au marché des capitaux. Sa prétendue « rémunération par les marchés » n’est alors rien d’autre que le moyen de garantir la croissance des rentes de monopoles.

Bien entendu la nationalisation/socialisation des monopoles implique celle des banques, au moins des majeures d’entre elles. Mais la socialisation de leur intervention (les « politiques de crédit ») comporte des spécificités qui imposent une conception adéquate dans la constitution de leurs directoires. La nationalisation au sens classique du terme impliquait seulement la substitution de l’Etat aux conseils d’administration formés par les actionnaires privés. Cela permettrait déjà, en principe, la mise en œuvre par les banques des politiques de crédit formulés par l’Etat ; et cela n’est déjà pas rien. Mais cela ne suffit certainement pas dès lors qu’on a pris conscience que la socialisation implique la participation directe dans la gestion bancaire des partenaires sociaux concernés. Bien entendu ici également « l’autogestion » – la gestion des banques par leur personnel – n’est pas la formule qui répond aux questions posées. Les personnels concernés doivent certes être associés aux décisions concernant leurs conditions de travail, mais guère plus, car ils n’ont rien à dire concernant les politiques de crédit à mettre en œuvre.

Si les directoires bancaires doivent associer les intérêts – conflictuels – de ceux qui fournissent les crédits (les banques) et de ceux qui les reçoivent (les « entreprises ») la formule est à penser concrètement en relation avec ce que sont ces dernières et ce qu’elles demandent. Une recomposition du système bancaire, trop centralisé surtout depuis que les régulations financières traditionnelles des deux siècles passés ont été abandonnées au cours des quatre dernières décennies, s’impose. Il y a là un argument fort pour justifier la reconstruction de spécialisations bancaires, selon les destinataires de leurs crédits et selon la fonction économique de ceux-ci (fourniture de liquidités à court terme, contribution au financement des investissements à moyen et long termes). On pourrait alors par exemple concevoir une « banque de l’agriculture » (ou un ensemble coordonné de banques de l’agriculture) dont la clientèle serait constituée non pas seulement par les agriculteurs et les paysans mais également par les unités d’intervention en amont et en aval de l’agriculture décrites plus haut. Son directoire associerait alors d’une part les « banquiers » (le personnel dirigeant de la banque, eux-mêmes choisis par le directoire) et d’autre part les clients (les agriculteurs ou les paysans, les unités d’amont et d’aval). On devrait imaginer d’autres ensembles bancaires articulés sur les secteurs industriels, dont les directoires associeraient les clientèles industrielles, les centres de recherche et de technologies, des services compétents dans le domaine du contrôle des effets écologiques des modes de production mis en œuvre, garantissant de ce fait le risque minimal (sachant bien qu’aucune action humaine ne comporte de risque zéro), objet lui-même de débats démocratiques transparents.

La dé-financiarisation de la gestion économique implique également deux séries de mesures législatives. Les premières concernent la suppression pure et simple des fonds de spéculation (hedge funds), dont un Etat souverain peut toujours interdire les opérations sur le territoire national. Les secondes concernent les Fonds de Pension, devenus d’ailleurs des opérateurs majeurs dans la financiarisation du système économique. Ces fonds ont été conçus – d’abord aux États-Unis bien entendu – pour transférer aux salariés les risques qui normalement sont encourus par le capital et constituent la raison même invoquée pour légitimer sa rémunération ! Il s’agit donc d’une opération scandaleuse, en contradiction manifeste avec le discours idéologique de défense du capitalisme ! Mais cette « invention » convient parfaitement au déploiement des stratégies de l’accumulation dominée par les monopoles. Leur abolition s’impose, au bénéfice de systèmes de retraites par répartition, qui, par leur nature même, permettent et imposent le débat démocratique pour la détermination des montants et durées de cotisation et des rapports entre les montants des pensions et les rémunérations salariales. Ces systèmes ont la vocation normale, dans une démocratie respectueuse des droits sociaux, à être généralisés à tous les travailleurs. Cependant, à la rigueur, et par souci de ne rien « interdire » qui soit souhaité par un groupe d’individus, des retraites complémentaires servis par des fonds de pension pourraient être autorisées.

L’ensemble des mesures de dé-financiarisation suggérées ici conduisent à une conclusion évidente : « un monde sans Wall Street », pour reprendre le titre du livre de François Morin, est possible et souhaitable.

Dans ce monde la vie économique demeure largement régulée par le « marché ». Mais il s’agit alors de marchés pour la première fois réellement transparents, régulés par la négociation démocratique d’authentiques partenaires sociaux (pour la première fois également ceux-ci ne sont plus des adversaires comme ils le sont nécessairement dans le capitalisme). Ce qui est aboli, c’est le « marché » financier – opaque par nature – soumis aux exigences de sa gestion au bénéfice des monopoles. On pourrait discuter davantage pour savoir s’il est utile ou non de « fermer les Bourses », les opérations de transfert éventuel des droits de propriété tant dans leurs formes privées que dans leurs formes sociales étant conduites « autrement », ou si l’on conserve des Bourses refondées à cette fin. Le symbole en tout cas – « un monde sans Wall Street » – conserve toute sa force.

La dé-financiarisation n’implique certainement pas l’abolition de la politique macroéconomique et en particulier celle de la gestion macro du crédit. Tout au contraire elle en rétablit l’efficacité en la libérant de sa soumission aux stratégies de maximisation de la rente des monopoles. La restauration des pouvoirs des banques centrales nationales, non plus « indépendantes » mais dépendantes à la fois de l’Etat et des marchés régulés par la négociation démocratique des partenaires sociaux, donne à la formulation de la politique macro de crédit toute son efficacité au service d’une gestion socialisée de l’économie.

3.- Au plan international : la déconnexion

Je reprendrai ici le terme de déconnexion que j’ai proposé il y a déjà un demi siècle, auquel la langue contemporaine semble substituer le synonyme de « dé-globalisation/dé-mondialisation ». Je rappelle que je n’ai jamais entendu par déconnexion un repli autarcique, mais une inversion stratégique dans la vision des rapports internes/externes, en réponse aux exigences incontournables d’un développement autocentré. La déconnexion favorise la reconstruction d’une mondialisation fondée sur la négociation, et non la soumission aux intérêts exclusifs des monopoles impérialistes. Elle favorise la réduction des inégalités internationales.

La déconnexion s’impose du fait que les mesures préconisées dans les deux sections qui précèdent ne pourront véritablement jamais être mises en œuvre à l’échelon mondial, ni même à celui d’ensembles régionaux (comme l’Europe). Elles ne peuvent être amorcées que dans le cadre des Etats/nations les plus avancés par l’ampleur et la radicalité des luttes sociales et politiques, s’assignant l’objectif de s’engager dans la voie de la socialisation de la gestion de leur économie. L’impérialisme, dans les formes qui ont été les siennes jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale, avait construit le contraste centres impérialistes industrialisés/périphéries dominées interdites d’industries. Les victoires des mouvements de libération nationale ont amorcé l’industrialisation des périphéries, à travers les mises en œuvre de politiques de déconnexion exigées par leur option en faveur d’un développement autocentré. Associées à des réformes sociales plus ou moins radicales, ces déconnexions ont créé les conditions de « l’émergence » ultérieure de ceux de ces pays qui étaient allé le plus loin dans cette voie, la Chine en tête du peloton bien entendu. Cependant l’impérialisme de la triade, contraint de reculer et de « s’ajuster » aux conditions de cette époque révolue, s’est reconstruit sur des bases nouvelles, fondées sur des « avantages » dont il entend garder le privilège de l’exclusivité et que j’ai classés dans cinq rubriques : le contrôle des technologies de pointe, de l’accès aux ressources naturelles de la planète, du système monétaire et financier intégré à l’échelle mondiale, des systèmes de communication et d’information, des armements de destruction massive. La forme principale de la déconnexion aujourd’hui se définit alors précisément par la remise en cause de ces cinq privilèges de l’impérialisme contemporain. Les pays émergents sont engagés sur cette voie, avec plus ou moins de détermination évidemment. Certes leur succès antérieur lui-même leur a permis, au cours des deux dernières décennies, d’accélérer leur développement, industriel en particulier, dans le système mondialisé « libéral » et par des moyens « capitalistes » ; et ce succès a alimenté des illusions concernant la possibilité de poursuite dans cette voie, autrement dit de se construire comme de nouveaux « partenaires capitalistes égaux ». La tentative de « coopter » les plus prestigieux de ces pays par la création du G 20 a encouragé ces illusions. Mais avec l’implosion en cours du système impérialiste (qualifié de « mondialisation ») ces illusions sont appelées à se dissiper. Le conflit entre les puissances impérialistes de la triade et les pays émergents est déjà visible, et est appelé à s’aggraver. Si elles veulent aller de l’avant les sociétés des pays émergents seront contraintes de se tourner davantage vers des modes de développement autocentrés tant aux plans nationaux que par le renforcement des coopérations Sud-Sud. L’audace consiste ici à s’engager avec fermeté et cohérence dans cette voie, en associant les mesures de déconnexion qu’elle implique à des avancées sociales progressistes. L’objectif de cette radicalisation est triple et associe la démocratisation de la société, le progrès social et des postures anti-impérialistes conséquentes. Un engagement dans cette voie est possible, non pas seulement dans les sociétés des pays émergents, mais également dans les « laissés pour compte » du grand Sud. Ces pays avaient été véritablement recolonisés à travers les programmes d’ajustement structurel des années 1980. Leurs peuples sont désormais en révolte ouverte, qu’ils aient déjà marqué des points (en Amérique du Sud) ou pas encore (dans le monde arabe). L’audace consiste ici pour les gauches radicales dans les sociétés en question de prendre la mesure du défi et de soutenir la poursuite et la radicalisation nécessaire des luttes en cours. La déconnexion des pays du Sud prépare la déconstruction du système impérialiste en place. La chose est particulièrement visible dans les domaines concernés par la gestion du système monétaire et financier mondialisé, comme il l’est par l’hégémonie du dollar. Mais attention : il est illusoire de penser pouvoir substituer à ce système un « autre système monétaire et financier mondial » mieux équilibré et plus favorable au développement des périphéries. Comme toujours la recherche d’un « consensus » international permettant cette reconstruction par en haut relève des vœux pieux et de l’attente du miracle. Ce qui est à l’ordre du jour c’est la déconstruction du système en place – son implosion – et la reconstruction de systèmes alternatifs nationaux (pour les pays continents) ou régionaux, comme certains projets de l’Amérique du Sud en amorcent la construction. L’audace consiste ici à aller de l’avant avec la plus grande résolution possible, sans trop s’inquiéter des ripostes de l’impérialisme aux abois. Cette même problématique de la déconnexion/déconstruction concerne l’Europe, mise en place comme sous-ensemble de la mondialisation dominée par les monopoles. Le projet européen a été pensé dès l’origine et construit systématiquement pour déposséder les peuples concernés des moyens d’exercer leur pouvoir démocratique. L’Union européenne a été placée dans un régime de protectorat exercé par les monopoles. Avec l’implosion de la zone euro cette soumission qui abolit la démocratie réduite au statut de farce prend des allures extrêmes : comment les « marchés » (c’est-à-dire les monopoles) et les « agences de notation » (c’est-à-dire encore les monopoles) réagissent-ils ? Voilà la seule question désormais posée. Comment les peuples pourraient réagir ne fait plus l’objet de la moindre considération. Il est alors évident qu’il n’y a pas ici non plus d’alternative à l’audace : « désobéir » aux règles imposées par la « Constitution européenne », comme par la fausse Banque centrale de l’euro. Autrement dit déconstruire les institutions de l’Europe et de la zone euro. Telle est la condition incontournable pour la reconstruction ultérieure d’une « autre Europe » (des peuples et des nations).

En conclusion : de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace

Ce que j’ai entendu par audace c’est donc :

(i) Pour les gauches radicales dans les sociétés de la triade impérialiste l’engagement dans la construction d’un bloc social alternatif anti-monopoles.

(ii) Pour les gauches radicales dans les sociétés des périphéries l’engament dans la construction d’un bloc social alternatif anti-compradore.

Des avancées dans ces constructions, qui prendront leur temps, mais pourraient fort bien s’accélérer dés lors que la gauche radicale en amorcerait avec détermination le mouvement, s’inscrivent nécessairement comme des avancées sur la longue route du socialisme. Il s’agit donc de propositions de stratégies non pas de « sortie de la crise du capitalisme », mais de « sortie du capitalisme en crise » pour reprendre le titre d’un de mes ouvrages récents.

Nous sommes dans une période cruciale de l’Histoire. La seule légitimité du capitalisme est d’avoir créé les conditions de son dépassement socialiste, entendu comme une étape supérieure de la civilisation. Le capitalisme est désormais un système obsolète, dont la poursuite du déploiement ne produit plus que la barbarie ; et il n’y a plus d’autre capitalisme possible. L’issue de ce conflit de civilisation est incertain, comme toujours. Ou bien les gauches radicales parviendront, par l’audace de leurs initiatives, à arracher des avancées révolutionnaires, ou bien la contre-révolution l’emportera. Il n’y a pas de compromis durable entre ces deux réponses au défi.

Toutes les stratégies des gauches non-radicales ne sont en fait que des non-stratégies, c’est-à-dire des ajustements au jour le jour aux vicissitudes du système en implosion. Et si les pouvoirs en place veulent, comme le Guépard, « tout changer afin que rien ne change », les candidats de la gauche non-radicale croient possible de « changer la vie sans toucher aux pouvoirs des monopoles » ! Les gauches non-radicales n’arrêteront pas le triomphe de la barbarie capitaliste. Elles ont déjà perdu la bataille, faute de vouloir la livrer.

De l’audace : il faut pour faire coïncider l’automne du capitalisme, annoncé par l’implosion de son système, avec un authentique printemps des peuples, devenu possible.

 

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