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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 21:16

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Le scandale de la dette (pour de nouveaux profits) et de la mondialisation

Quelles réponses alternatives ? (eva)

 

Jeudi 16 février 2012

 

 

La conjoncture historique produite par l’implosion du capitalisme contemporain impose à la gauche radicale, au Nord comme au Sud, d’avoir de l’audace dans la formulation de son alternative politique au système en place. L’objet de ce papier est de montrer pourquoi cette exigence puis ce que j’entends par elle.

 Pourquoi de l’audace ?

1. Le capitalisme contemporain est un capitalisme de monopoles généralisés. J’entends par là que les monopoles constituent désormais non plus des îles (fussent-elles importantes) dans un océan de firmes qui ne le sont pas – et qui, de ce fait, sont encore relativement autonomes – mais un système intégré et que, de ce fait, ces monopoles contrôlent désormais étroitement l’ensemble de tous les systèmes productifs. Les petites et moyennes entreprises, et même les grandes entreprises qui ne relèvent pas elles-mêmes de la propriété formelle des ensembles oligopolistiques concernés – sont enfermées dans des réseaux de moyens de contrôle mis en place en amont et en aval par les monopoles. Leur marge d’autonomie s’est rétrécie de ce fait comme une peau de chagrin. Ces unités de production sont devenues des sous-traitants des monopoles.

Ce système des monopoles généralisés est le produit d’une étape nouvelle de la centralisation du capital dans les pays de la triade (les États-Unis, l’Europe occidentale et centrale, le Japon) qui s’est déployée au cours des années 1980 et 1990.

Simultanément ces monopoles généralisés dominent l’économie mondiale. La « mondialisation » est le nom qu’ils ont eux-mêmes donné à l’ensemble des exigences par lesquelles ils exercent leur contrôle sur les systèmes productifs des périphéries du capitalisme mondial (le monde entier au-delà des partenaires de la triade). Il ne s’agit de rien d’autre que d’une étape nouvelle de l’impérialisme.

2. Le capitalisme des monopoles généralisés et mondialisés constitue un système qui assure à ces monopoles la ponction d’une rente de monopole prélevée sur la masse de la plus value (transformée en profits) que le capital extrait de l’exploitation du travail. Dans la mesure où ces monopoles opèrent dans les périphéries du système mondialisé cette rente de monopole devient une rente impérialiste. Le procès d’accumulation du capital – qui définit le capitalisme dans toutes ses formes historiques successives – est, de ce fait, commandé par la maximisation de la rente monopolistique/impérialiste.

Ce déplacement du centre de gravité de l’accumulation du capital est à l’origine de la poursuite continue de la concentration des revenus et des fortunes, au bénéfice de la rente des monopoles, largement accaparée par les oligarchies (« ploutocraties ») qui gouvernent les groupes oligopolistiques, au détriment des rémunérations du travail et même des rémunérations du capital non monopolistique.

3. Ce déséquilibre en croissance continue est lui-même, à son tour, à l’origine de la financiarisation du système économique. J’entends par là qu’une fraction croissante du surplus ne peut plus être investie dans l’élargissement et l’approfondissement des systèmes productifs et que le « placement financier » de cet excédent croissant constitue alors la seule alternative possible pour la poursuite de l’accumulation commandée par les monopoles.

La mise en place de systèmes permettant cette financiarisation opère par différents moyens inventés et imposés à cet effet : (i) la soumission de la gestion des firmes au principe de la « valeur actionnariale », (ii) la substitution de systèmes de retraites par capitalisation (les Fonds de Pension) aux systèmes de retraites par répartition, (iii) l’adoption du principe des « changes flexibles », (iv) l’abandon du principe de la détermination du taux de l’intérêt – le prix de la « liquidité » – par les banques centrales et le transfert de cette responsabilité au « marché ».

La financiarisation a transféré à une trentaine de banques géantes de la triade la responsabilité majeure dans la commande de la reproduction de ce système de l’accumulation. Ce qu’on appelle pudiquement « les marchés » ne sont alors rien d’autre que les lieux où se déploient les stratégies de ces agents dominants la scène économique.

À son tour cette financiarisation, qui accuse la croissance de l’inégalité dans la répartition des revenus (et des fortunes), génère le surplus grandissant dont elle se nourrit. Les « placements financiers » (ou encore les placements de spéculation financière) poursuivent leur croissance à des rythmes vertigineux, sans commune mesure avec ceux de la « croissance du PIB » (elle-même devenue de ce fait largement fictive) ou ceux de l’investissement dans l’appareil productif.

La croissance vertigineuse des placements financiers exige – et alimente – entre autre celle de la dette, dans toutes ses formes, et en particulier celle de la dette souveraine. Lorsque les gouvernements en place prétendent poursuivre l’objectif de « réduction de la dette », ils mentent délibérément. Car la stratégie des monopoles financiarisés a besoin de la croissance de la dette (qu’ils recherchent et non combattent) – un moyen financièrement intéressant d’absorber le surplus de rente des monopoles. Les politiques d’austérité imposées, « pour réduire la dette » dit-on, ont, au contraire, pour conséquence (recherchée) d’en augmenter le volume.

4. C’est ce système – qualifié vulgairement de « néolibéral », en fait le système du capitalisme des monopoles généralisés, « mondialisés » (impérialistes) et financiarisés (par nécessité imposée pour sa reproduction) – qui implose sous nos yeux. Ce système, visiblement incapable de surmonter ses contradictions internes grandissantes, est condamné à poursuivre sa course folle.

La « crise » du système n’est pas due à autre chose qu’à son propre « succès ». En effet jusqu’à ce jour la stratégie déployée par les monopoles a toujours donné les résultats recherchés : les plans « d’austérité », les plans dits sociaux (en fait antisociaux) de licenciement, s’imposent toujours, en dépit des résistances et des luttes. L’initiative demeure toujours, jusqu’à ce jour, dans les mains des monopoles (« les marchés ») et de leurs serviteurs politiques (les gouvernements qui soumettent leurs décisions aux exigences dites du « marché »).

5. Dans ces conditions le capital des monopoles a ouvertement déclaré la guerre aux travailleurs et aux peuples. Cette déclaration trouve sa formulation dans la sentence « le libéralisme n’est pas négociable ». Le capital des monopoles entend donc poursuivre sa course folle et non pas en ralentir le rythme. La critique que je ferai plus loin des propositions de « régulation » s’inscrit dans cette logique.

Nous ne sommes pas dans un moment historique où la recherche d’un « compromis social » constitue une alternative possible. Il y a eu de tels moments dans l’histoire, comme par exemple dans l’après-guerre, avec les compromis social capital/travail propres à l’État social-démocrate en Occident, au socialisme réellement existant de l’Est, aux projets nationaux populaires du Sud. Mais notre moment historique n’est pas de ceux-là. Le conflit oppose donc le capital des monopoles aux travailleurs et aux peuples invités à une capitulation sans condition. Les stratégies défensives de résistance sont, dans ces conditions, inefficaces, appelées à être toujours finalement vaincues. Face à la guerre déclarée par le capital des monopoles, les travailleurs et les peuples doivent développer des stratégies qui leur permettent de passer à l’offensive.

Cette conjoncture de guerre sociale s’accompagne nécessairement par la prolifération des conflits politiques internationaux et des interventions militaires des puissances impérialistes de la triade.

La stratégie de « contrôle militaire de la Planète » par les forces armées des États-Unis et de leurs alliés subalternes de l’Otan constitue en dernier ressort le seul moyen par lequel les monopoles impérialistes de la triade peuvent espérer poursuivre leur domination sur les peuples, les nations et les Etats du Sud.

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Face à ce défi

(la guerre déclarée par les monopoles),

quelles sont les réponses alternatives proposées ?


Première réponse : la « régulation des marchés » (financiers et autres).

Il s’agit là d’initiatives que les monopoles et les pouvoirs à leur service prétendent envisager. En fait il ne s’agit là que d’une rhétorique creuse, destinée à tromper les opinions publiques. Ces initiatives ne peuvent pas arrêter la course folle à la rentabilité financière qui est le produit de la logique de l’accumulation commandée par les monopoles. Elles ne constituent donc qu’une fausse alternative.

Seconde réponse : le retour aux modèles de l’après-guerre.

Ces réponses alimentent une triple nostalgie : (i) la refondation d’une « social-démocratie » véritable en Occident ; (ii) la résurrection de « socialismes » fondés sur les principes qui ont gouverné ceux du XXe siècle ; (iii) le retour aux formules du nationalisme populaire dans les périphéries du Sud. Comme on peut le voir ces nostalgies imaginent pouvoir « faire reculer » le capitalisme des monopoles, en l’obligeant à régresser sur les positions qui étaient les siennes en 1945. Elles ignorent que l’histoire ne permet jamais de tels retours en arrière. Il faut s’attaquer au capitalisme tel qu’il est aujourd’hui, et non à ce qu’on aurait souhaité qu’il soit, en imaginant le blocage de son évolution. Il reste que ces nostalgies continuent à hanter des segments importants des gauches à travers le monde.

Troisième réponse : la recherche d’un consensus « humaniste ».

Je définis les vœux pieux de cette manière précise : l’illusion qu’un consensus qui associe les porteurs d’intérêts fondamentalement conflictuels serait possible. L’écologie naïve, entre autre, partage cette illusion.

Quatrième réponse : les illusions passéistes.

Ces illusions invoquent la « spécificité » et le « droit à la différence » sans se soucier d’en comprendre la portée et le sens. Le passé aurait déjà répondu aux questions d’avenir. Ces « culturalismes » peuvent revêtir des formes parareligieuses ou ethniques. Les théocraties et les ethnocraties constituent alors des substituts commodes aux luttes sociales démocratiques qu’elles évacuent de leur agenda.

Cinquième réponse : la priorité aux « libertés individuelles ».

L’éventail des réponses fondées sur cette priorité, considérée comme la « valeur suprême » et même exclusive, intègre dans ses rangs les inconditionnels de la « démocratie électorale représentative », assimilée à la démocratie tout court. La formule dissocie la démocratisation des sociétés du progrès social, et tolère même de facto son association avec la régression sociale, au prix de risquer de décrédibiliser la démocratie, réduite au statut de farce tragique.

Mais il existe des formes de cette posture encore plus dangereuses. Je fais référence ici à certains courants « postmodernistes » (à Toni Negri en particulier) qui imaginent que l’individu est déjà devenu le sujet de l’Histoire, comme si le communisme, qui permettra à l’individu réellement émancipé des aliénations marchandes de devenir effectivement le sujet de l’Histoire, était déjà là !

On voit bien que toutes ces réponses, dont celles de droite (les « régulations » qui ne remettent pas en cause la propriété privée des monopoles), ne sont pas sans trouver d’échos puissants dans les majorités des peuples de gauche tels qu’ils sont encore.

6. La guerre déclarée par le capitalisme des monopoles généralisés de l’impérialisme contemporain n’a rien à craindre des fausses alternatives dont j’ai dessiné ici les lignes directrices.

Le moment nous offre l’occasion historique d’aller bien plus loin ; il impose comme seule réponse efficace une radicalisation audacieuse dans la formulation d’alternatives capables de faire passer les travailleurs et les peuples à l’offensive, de mettre en déroute la stratégie de guerre de l’adversaire. Ces formulations, fondées sur l’analyse du capitalisme contemporain réellement existant, doivent regarder en face l’avenir à construire, et tourner le dos aux nostalgies du passé et aux illusions identitaires ou consensuelles. 

 

J’organiserai les propositions générales qui suivent dans trois rubriques :
(i) socialiser la propriété de monopoles ;
(ii) dé-financiariser la gestion de l’économie ;
(iii) dé-mondialiser les rapports internationaux.

 1.- Socialiser la propriété des monopoles

L’efficacité de la réponse alternative nécessaire exige la remise en cause du principe même de la propriété privée du capital des monopoles. Proposer de « réguler » les opérations financières, de restituer aux marchés leur « transparence » pour permettre aux « anticipations des agents » d’être « rationnelles », définir les termes d’un consensus sur ces réformes, sans abolir la propriété privée des monopoles, ce n’est rien d’autre que jeter de la poudre aux yeux des publics naïfs. Car on invite alors les monopoles eux-mêmes à « gérer » ces réformes, contre leur intérêt propre, en ignorant qu’ils conservent mille et un moyens d’en contourner les objectifs.

L’objectif du projet alternatif doit être d’inverser la direction de l’évolution sociale (du désordre social) produite par les stratégies des monopoles, d’assurer l’emploi maximal et de le stabiliser, de garantir des salaires convenables en croissance parallèle à celle de la productivité du travail social. Cet objectif est tout simplement impossible sans exproprier le pouvoir des monopoles.

Le « logiciel des théoriciens de l’économie » doit être reconstruit (comme l’écrit François Morin). Car l’absurde et impossible théorie économique des « anticipations » expulse la démocratie de la gestion de la décision économique. Avoir de l’audace, c’est ici reformuler dans la perspective radicale exigée les réformes de l’enseignement, non seulement pour la formation des économistes, mais également pour celle de tous ceux appelés à occuper des fonctions de cadres.

Les monopoles sont des ensembles institutionnels qui doivent être gérés selon les principes de la démocratie, en conflit frontal avec ceux qui sacralisent la propriété privée. Bien que l’expression de « biens communs », importé du monde anglo-saxon, soit par elle-même toujours ambigüe parce que déconnectée du débat sur le sens des conflits sociaux (le langage anglo-saxon veut ignorer délibérément la réalité des classes sociales), on pourrait à la rigueur l’invoquer ici en qualifiant les monopoles précisément de « biens communs ».

L’abolition de la propriété privée des monopoles passe par leur nationalisation. Cette première mesure juridique est incontournable. Mais l’audace consiste ici à proposer des plans de socialisation de la gestion des monopoles nationalisés et à promouvoir des luttes sociales démocratiques qui engagent sur cette longue route.

Je donnerai ici un exemple concret de ce que pourraient être ces plans de socialisation.

Les agriculteurs « capitalistes » (ceux des pays capitalistes développés) comme les agriculteurs « paysans » (en majorité au Sud) sont tous prisonniers en amont des monopoles qui leur fournissent les intrants et le crédit, en aval de ceux dont ils dépendent pour la transformation, le transport et la commercialisation de leurs produits. De ce fait ils ne disposent d’aucune autonomie réelle dans la prise de leurs « décisions ». De surcroit les gains de productivité qu’ils réalisent sont pompés par les monopoles qui les réduisent au statut de « sous-traitants » de fait. Quelle alternative ?

Il faudrait pour cela substituer aux monopoles concernés des institutions publiques dont une loi cadre fixerait le mode de constitution des directoires. Ceux-ci seraient constitués par des représentants : (i) des paysans (les intéressés principaux) ; (ii) des unités d’amont (usines de fabrication des intrants, banques) et d’aval (industries agro-alimentaires, chaînes de distribution) ; (iii) des consommateurs ; (iv) des pouvoirs locaux (intéressés par l’environnement naturel et social – écoles, hôpitaux, urbanisme et logements, transports) ; (v) de l’Etat (les citoyens). Les représentants des composantes énumérés ici seraient eux-mêmes choisis selon des procédures cohérentes avec leur mode propre de gestion socialisée, puisque par exemple les unités de production d’intrants seraient elles-mêmes gérées par des directoires composites associant les travailleurs directement employés par les unités concernées, ceux qui sont employés par des unités de sous-traitance, etc. On devrait concevoir ces constructions par des formules qui associent les cadres de gestion à chacun de ces niveaux, comme les centres de recherche scientifique et technologique indépendants et appropriés. On pourrait même concevoir une représentation des fournisseurs de capitaux (les « petits actionnaires ») hérités de la nationalisation, si on le juge utile.

Il s’agit donc de formules institutionnelles beaucoup plus complexes que ne le sont celles de « l’autogestion » ou de la « coopérative » telles que nous les connaissons. Il s’agit de formules à inventer qui permettraient l’exercice d’une démocratie authentique dans la gestion de l’économie, fondée sur la négociation ouverte entre les parties prenantes. Une formule qui associe donc systématiquement démocratisation de la société et progrès social, en contrepoint de la réalité capitaliste qui dissocie la démocratie – réduite à la gestion formelle de la politique – des conditions sociales – abandonnées à ce que le « marché », dominé par le capital des monopoles, produit. Alors et alors seulement on pourrait parler de transparence authentique des marchés, régulés dans ces formes institutionnalisées de la gestion socialisée.

L’exemple choisi pourrait paraître marginal dans les pays capitalistes développés du fait que les agriculteurs n’y représentent qu’une très faible proportion des travailleurs (3 à 7 %) Par contre cette question est centrale dans les pays du Sud dont la population rurale restera importante encore longtemps. Ici l’accès à la terre, qui doit être garanti à tous (avec la moindre inégalité possible dans cet accès) s’inscrit dans les principes fondamentaux de l’option en faveur d’une agriculture paysanne (je renvoie ici à mes développements plus fournis sur la question). Mais dire « agriculture paysanne » ne doit pas être compris comme synonyme d’« agriculture stagnante » (voire « réserve folklorique »). Et le progrès nécessaire de cette agriculture paysanne exige certaines « modernisations » (même si ce terme est impropre car il suggère immédiatement à beaucoup la modernisation par le capitalisme). Des intrants plus efficaces, des crédits, un écoulement convenable des productions sont nécessaires pour donner du sens à l’amélioration de la productivité du travail paysan. Les formules proposées poursuivent l’objectif de permettre cette modernisation par des moyens et dans un esprit « non capitalistes », c’est-à-dire s’inscrivant dans une perspective socialiste.

Evidemment l’exemple concret choisi ici n’est pas le seul dont il faudrait imaginer l’institutionnalisation. Les nationalisations/socialisations de la gestion des monopoles de l’industrie et des transports, celles des banques et des autres institutions financières devraient être imaginées dans le même esprit, mais en tenant compte pour la constitution de leurs directoires de la spécificité de leurs fonctions économiques et sociales. Encore une fois ces directoires devraient associer les travailleurs de l’entreprise et ceux des sous-traitants, les représentants des industries d’amont, les banques, les institutions de recherche, les consommateurs, les citoyens.

La nationalisation/socialisation des monopoles répond à une exigence fondamentale, qui constitue l’axe du défi auquel les travailleurs et les peuples sont confrontés dans le capitalisme contemporain des monopoles généralisés. Elle seule permet de mettre un terme à l’accumulation par dépossession qui commande la logique de la gestion de l’économie par les monopoles.

L’accumulation dominée par les monopoles ne peut en effet se reproduire qu’à la condition que l’aire soumise à la « gestion des marchés » soit en expansion continue. Celle-ci est obtenue par la privatisation à outrance des services publics (dépossession des citoyens), et de l’accès aux ressources naturelles (dépossession des peuples). La ponction que la rente des monopoles opère sur les revenus du capital des unités économiques « indépendantes » est elle-même une dépossession (de capitalistes !) par l’oligarchie financière.

2 La dé-financiarisation : un monde sans Wall Street

La nationalisation/socialisation des monopoles abolit déjà par elle-même le principe de la « valeur actionnariale » imposé par la stratégie de l’accumulation au service de la rente des monopoles. Cet objectif est essentiel pour tout programme audacieux de sortie des ornières dans lesquelles la gestion de l’économie contemporaine est enlisée. Sa réalisation coupe l’herbe sous les pieds de la financiarisation de cette gestion. Revient-on par là même à cette fameuse « euthanasie des rentiers » préconisée par Keynes en son temps ? Pas nécessairement et encore moins intégralement. L’épargne peut être encouragée par une récompense financière, mais à condition d’en définir d’une manière précise les origines (épargne des ménages de travailleurs, des entreprises, des collectivités) et les conditions de leur rémunération. Le discours concernant l’épargne macroéconomique dans la théorie économique conventionnelle cache en réalité l’organisation de l’accès exclusif des monopoles au marché des capitaux. Sa prétendue « rémunération par les marchés » n’est alors rien d’autre que le moyen de garantir la croissance des rentes de monopoles.

Bien entendu la nationalisation/socialisation des monopoles implique celle des banques, au moins des majeures d’entre elles. Mais la socialisation de leur intervention (les « politiques de crédit ») comporte des spécificités qui imposent une conception adéquate dans la constitution de leurs directoires. La nationalisation au sens classique du terme impliquait seulement la substitution de l’Etat aux conseils d’administration formés par les actionnaires privés. Cela permettrait déjà, en principe, la mise en œuvre par les banques des politiques de crédit formulés par l’Etat ; et cela n’est déjà pas rien. Mais cela ne suffit certainement pas dès lors qu’on a pris conscience que la socialisation implique la participation directe dans la gestion bancaire des partenaires sociaux concernés. Bien entendu ici également « l’autogestion » – la gestion des banques par leur personnel – n’est pas la formule qui répond aux questions posées. Les personnels concernés doivent certes être associés aux décisions concernant leurs conditions de travail, mais guère plus, car ils n’ont rien à dire concernant les politiques de crédit à mettre en œuvre.

Si les directoires bancaires doivent associer les intérêts – conflictuels – de ceux qui fournissent les crédits (les banques) et de ceux qui les reçoivent (les « entreprises ») la formule est à penser concrètement en relation avec ce que sont ces dernières et ce qu’elles demandent. Une recomposition du système bancaire, trop centralisé surtout depuis que les régulations financières traditionnelles des deux siècles passés ont été abandonnées au cours des quatre dernières décennies, s’impose. Il y a là un argument fort pour justifier la reconstruction de spécialisations bancaires, selon les destinataires de leurs crédits et selon la fonction économique de ceux-ci (fourniture de liquidités à court terme, contribution au financement des investissements à moyen et long termes). On pourrait alors par exemple concevoir une « banque de l’agriculture » (ou un ensemble coordonné de banques de l’agriculture) dont la clientèle serait constituée non pas seulement par les agriculteurs et les paysans mais également par les unités d’intervention en amont et en aval de l’agriculture décrites plus haut. Son directoire associerait alors d’une part les « banquiers » (le personnel dirigeant de la banque, eux-mêmes choisis par le directoire) et d’autre part les clients (les agriculteurs ou les paysans, les unités d’amont et d’aval). On devrait imaginer d’autres ensembles bancaires articulés sur les secteurs industriels, dont les directoires associeraient les clientèles industrielles, les centres de recherche et de technologies, des services compétents dans le domaine du contrôle des effets écologiques des modes de production mis en œuvre, garantissant de ce fait le risque minimal (sachant bien qu’aucune action humaine ne comporte de risque zéro), objet lui-même de débats démocratiques transparents.

La dé-financiarisation de la gestion économique implique également deux séries de mesures législatives. Les premières concernent la suppression pure et simple des fonds de spéculation (hedge funds), dont un Etat souverain peut toujours interdire les opérations sur le territoire national. Les secondes concernent les Fonds de Pension, devenus d’ailleurs des opérateurs majeurs dans la financiarisation du système économique. Ces fonds ont été conçus – d’abord aux États-Unis bien entendu – pour transférer aux salariés les risques qui normalement sont encourus par le capital et constituent la raison même invoquée pour légitimer sa rémunération ! Il s’agit donc d’une opération scandaleuse, en contradiction manifeste avec le discours idéologique de défense du capitalisme ! Mais cette « invention » convient parfaitement au déploiement des stratégies de l’accumulation dominée par les monopoles. Leur abolition s’impose, au bénéfice de systèmes de retraites par répartition, qui, par leur nature même, permettent et imposent le débat démocratique pour la détermination des montants et durées de cotisation et des rapports entre les montants des pensions et les rémunérations salariales. Ces systèmes ont la vocation normale, dans une démocratie respectueuse des droits sociaux, à être généralisés à tous les travailleurs. Cependant, à la rigueur, et par souci de ne rien « interdire » qui soit souhaité par un groupe d’individus, des retraites complémentaires servis par des fonds de pension pourraient être autorisées.

L’ensemble des mesures de dé-financiarisation suggérées ici conduisent à une conclusion évidente : « un monde sans Wall Street », pour reprendre le titre du livre de François Morin, est possible et souhaitable.

Dans ce monde la vie économique demeure largement régulée par le « marché ». Mais il s’agit alors de marchés pour la première fois réellement transparents, régulés par la négociation démocratique d’authentiques partenaires sociaux (pour la première fois également ceux-ci ne sont plus des adversaires comme ils le sont nécessairement dans le capitalisme). Ce qui est aboli, c’est le « marché » financier – opaque par nature – soumis aux exigences de sa gestion au bénéfice des monopoles. On pourrait discuter davantage pour savoir s’il est utile ou non de « fermer les Bourses », les opérations de transfert éventuel des droits de propriété tant dans leurs formes privées que dans leurs formes sociales étant conduites « autrement », ou si l’on conserve des Bourses refondées à cette fin. Le symbole en tout cas – « un monde sans Wall Street » – conserve toute sa force.

La dé-financiarisation n’implique certainement pas l’abolition de la politique macroéconomique et en particulier celle de la gestion macro du crédit. Tout au contraire elle en rétablit l’efficacité en la libérant de sa soumission aux stratégies de maximisation de la rente des monopoles. La restauration des pouvoirs des banques centrales nationales, non plus « indépendantes » mais dépendantes à la fois de l’Etat et des marchés régulés par la négociation démocratique des partenaires sociaux, donne à la formulation de la politique macro de crédit toute son efficacité au service d’une gestion socialisée de l’économie.

3.- Au plan international : la déconnexion

Je reprendrai ici le terme de déconnexion que j’ai proposé il y a déjà un demi siècle, auquel la langue contemporaine semble substituer le synonyme de « dé-globalisation/dé-mondialisation ». Je rappelle que je n’ai jamais entendu par déconnexion un repli autarcique, mais une inversion stratégique dans la vision des rapports internes/externes, en réponse aux exigences incontournables d’un développement autocentré. La déconnexion favorise la reconstruction d’une mondialisation fondée sur la négociation, et non la soumission aux intérêts exclusifs des monopoles impérialistes. Elle favorise la réduction des inégalités internationales.

La déconnexion s’impose du fait que les mesures préconisées dans les deux sections qui précèdent ne pourront véritablement jamais être mises en œuvre à l’échelon mondial, ni même à celui d’ensembles régionaux (comme l’Europe). Elles ne peuvent être amorcées que dans le cadre des Etats/nations les plus avancés par l’ampleur et la radicalité des luttes sociales et politiques, s’assignant l’objectif de s’engager dans la voie de la socialisation de la gestion de leur économie. L’impérialisme, dans les formes qui ont été les siennes jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale, avait construit le contraste centres impérialistes industrialisés/périphéries dominées interdites d’industries. Les victoires des mouvements de libération nationale ont amorcé l’industrialisation des périphéries, à travers les mises en œuvre de politiques de déconnexion exigées par leur option en faveur d’un développement autocentré. Associées à des réformes sociales plus ou moins radicales, ces déconnexions ont créé les conditions de « l’émergence » ultérieure de ceux de ces pays qui étaient allé le plus loin dans cette voie, la Chine en tête du peloton bien entendu. Cependant l’impérialisme de la triade, contraint de reculer et de « s’ajuster » aux conditions de cette époque révolue, s’est reconstruit sur des bases nouvelles, fondées sur des « avantages » dont il entend garder le privilège de l’exclusivité et que j’ai classés dans cinq rubriques : le contrôle des technologies de pointe, de l’accès aux ressources naturelles de la planète, du système monétaire et financier intégré à l’échelle mondiale, des systèmes de communication et d’information, des armements de destruction massive. La forme principale de la déconnexion aujourd’hui se définit alors précisément par la remise en cause de ces cinq privilèges de l’impérialisme contemporain. Les pays émergents sont engagés sur cette voie, avec plus ou moins de détermination évidemment. Certes leur succès antérieur lui-même leur a permis, au cours des deux dernières décennies, d’accélérer leur développement, industriel en particulier, dans le système mondialisé « libéral » et par des moyens « capitalistes » ; et ce succès a alimenté des illusions concernant la possibilité de poursuite dans cette voie, autrement dit de se construire comme de nouveaux « partenaires capitalistes égaux ». La tentative de « coopter » les plus prestigieux de ces pays par la création du G 20 a encouragé ces illusions. Mais avec l’implosion en cours du système impérialiste (qualifié de « mondialisation ») ces illusions sont appelées à se dissiper. Le conflit entre les puissances impérialistes de la triade et les pays émergents est déjà visible, et est appelé à s’aggraver. Si elles veulent aller de l’avant les sociétés des pays émergents seront contraintes de se tourner davantage vers des modes de développement autocentrés tant aux plans nationaux que par le renforcement des coopérations Sud-Sud. L’audace consiste ici à s’engager avec fermeté et cohérence dans cette voie, en associant les mesures de déconnexion qu’elle implique à des avancées sociales progressistes. L’objectif de cette radicalisation est triple et associe la démocratisation de la société, le progrès social et des postures anti-impérialistes conséquentes. Un engagement dans cette voie est possible, non pas seulement dans les sociétés des pays émergents, mais également dans les « laissés pour compte » du grand Sud. Ces pays avaient été véritablement recolonisés à travers les programmes d’ajustement structurel des années 1980. Leurs peuples sont désormais en révolte ouverte, qu’ils aient déjà marqué des points (en Amérique du Sud) ou pas encore (dans le monde arabe). L’audace consiste ici pour les gauches radicales dans les sociétés en question de prendre la mesure du défi et de soutenir la poursuite et la radicalisation nécessaire des luttes en cours. La déconnexion des pays du Sud prépare la déconstruction du système impérialiste en place. La chose est particulièrement visible dans les domaines concernés par la gestion du système monétaire et financier mondialisé, comme il l’est par l’hégémonie du dollar. Mais attention : il est illusoire de penser pouvoir substituer à ce système un « autre système monétaire et financier mondial » mieux équilibré et plus favorable au développement des périphéries. Comme toujours la recherche d’un « consensus » international permettant cette reconstruction par en haut relève des vœux pieux et de l’attente du miracle. Ce qui est à l’ordre du jour c’est la déconstruction du système en place – son implosion – et la reconstruction de systèmes alternatifs nationaux (pour les pays continents) ou régionaux, comme certains projets de l’Amérique du Sud en amorcent la construction. L’audace consiste ici à aller de l’avant avec la plus grande résolution possible, sans trop s’inquiéter des ripostes de l’impérialisme aux abois. Cette même problématique de la déconnexion/déconstruction concerne l’Europe, mise en place comme sous-ensemble de la mondialisation dominée par les monopoles. Le projet européen a été pensé dès l’origine et construit systématiquement pour déposséder les peuples concernés des moyens d’exercer leur pouvoir démocratique. L’Union européenne a été placée dans un régime de protectorat exercé par les monopoles. Avec l’implosion de la zone euro cette soumission qui abolit la démocratie réduite au statut de farce prend des allures extrêmes : comment les « marchés » (c’est-à-dire les monopoles) et les « agences de notation » (c’est-à-dire encore les monopoles) réagissent-ils ? Voilà la seule question désormais posée. Comment les peuples pourraient réagir ne fait plus l’objet de la moindre considération. Il est alors évident qu’il n’y a pas ici non plus d’alternative à l’audace : « désobéir » aux règles imposées par la « Constitution européenne », comme par la fausse Banque centrale de l’euro. Autrement dit déconstruire les institutions de l’Europe et de la zone euro. Telle est la condition incontournable pour la reconstruction ultérieure d’une « autre Europe » (des peuples et des nations).

En conclusion : de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace

Ce que j’ai entendu par audace c’est donc :

(i) Pour les gauches radicales dans les sociétés de la triade impérialiste l’engagement dans la construction d’un bloc social alternatif anti-monopoles.

(ii) Pour les gauches radicales dans les sociétés des périphéries l’engament dans la construction d’un bloc social alternatif anti-compradore.

Des avancées dans ces constructions, qui prendront leur temps, mais pourraient fort bien s’accélérer dés lors que la gauche radicale en amorcerait avec détermination le mouvement, s’inscrivent nécessairement comme des avancées sur la longue route du socialisme. Il s’agit donc de propositions de stratégies non pas de « sortie de la crise du capitalisme », mais de « sortie du capitalisme en crise » pour reprendre le titre d’un de mes ouvrages récents.

Nous sommes dans une période cruciale de l’Histoire. La seule légitimité du capitalisme est d’avoir créé les conditions de son dépassement socialiste, entendu comme une étape supérieure de la civilisation. Le capitalisme est désormais un système obsolète, dont la poursuite du déploiement ne produit plus que la barbarie ; et il n’y a plus d’autre capitalisme possible. L’issue de ce conflit de civilisation est incertain, comme toujours. Ou bien les gauches radicales parviendront, par l’audace de leurs initiatives, à arracher des avancées révolutionnaires, ou bien la contre-révolution l’emportera. Il n’y a pas de compromis durable entre ces deux réponses au défi.

Toutes les stratégies des gauches non-radicales ne sont en fait que des non-stratégies, c’est-à-dire des ajustements au jour le jour aux vicissitudes du système en implosion. Et si les pouvoirs en place veulent, comme le Guépard, « tout changer afin que rien ne change », les candidats de la gauche non-radicale croient possible de « changer la vie sans toucher aux pouvoirs des monopoles » ! Les gauches non-radicales n’arrêteront pas le triomphe de la barbarie capitaliste. Elles ont déjà perdu la bataille, faute de vouloir la livrer.

De l’audace : il faut pour faire coïncider l’automne du capitalisme, annoncé par l’implosion de son système, avec un authentique printemps des peuples, devenu possible.

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 20:33

 

Normal en quelque sorte: Hitler a bien organisé l’incendie du Reichstag pour pouvoir accuser les communistes, et les interdire par la suite ... !

Ne sommes-nous pas en EURO-DICTATURE capitaliste franco-allemande, c’ est-à-dire sous le IVe Reich en construction et en pleine marche vers l’ Est ?

La souveraineté des Nations, l’Indépendance des États intégrés, cela ne compte d’ailleurs déjà plus ... Nous faisons déjà face à un nouvel empire supra-national, entre les mains des multinationles, des banquiers, des spéculateurs et der leurs hommes de main ...

 
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Une provocation bien organisée

Toutes les informations divulguées jour après jour, montrent à quel point a été organisé le plan de répression d’Etat et de provocation qui s'est déroulé dimanche dernier lors des grandes manifestations à Athènes, afin de frapper le mouvement ouvrier. Les mécanismes de répression d’Etat ont inutilement déversé des tonnes de produits chimiques. Puis, la police anti-émeute et les cagoulés ont agi de concert pour mettre en oeuvre leur plan afin de disperser les manifestations, les terroriser.

Jusqu'à présent, les données suivantes ont été répertoriées :

1. Les individus cagoulés ont agi avec une synchronisation totale. Presque en même temps, vers 22h30, le feu a été bouté à des dizaines de bâtiments dans le centre-ville de telle sorte qu’il était très difficile de les éteindre. Alors que des bâtiments étaient en feu, les groupes de cagoulés ont érigé des barricades et empêché les camions de pompiers d’éteindre les incendies et ont attaqué les pompiers qui essayaient d’éteindre les incendies.

2. Les cagoulés ont reçu un équipement spécial pour briser les portes et les structures blindées de protection très résistantes. Des témoignages évoquent une manoeuvre coordonnée au cours de laquelle les cagoulés ont forcé avec un équipement spécial les volets et portes blindées pour ensuite jeter à l’intérieur des projectiles pour bouter le feu. Une partie des matériaux utilisés ont pu – comme cela a été démontré dans plusieurs cas – faire fondre du métal résistant en très peu de temps, même des composants de boucliers de protection (anti-feu) impossibles à détruire des moyens conventionnels. Donc, ils ont dû disposer d’équipements spécifiques ainsi que des connaissances particulières sur la façon de les utiliser.

3. Les armes dont les cagoulés disposaient étaient sophistiquées, elles ne peuvent être facilement obtenues par n'importe qui. Il s’agissait d’armes meurtrières. Par exemple, ils ont tiré des fusées éclairantes de fabrication spéciale, qui peuvent coûter la vie à des gens si elles atteignent n’importe quelle partie de leur corps. L’équipement dont ils disposaient n'est pas facile à obtenir, il est coûteux et sont utilisation nécessite une formation spéciale.

4. Des propriétaires de magasins et des gérants se sont plaints que quand ils sont retrouvés en face de groupes masqués dans leurs magasins, ces individus ont exigé de l'argent afin de ne pas mettre le feu. Puis ils ont menacé de brûler vifs ces gens s’ils ne sortaient pas et ont bouté le feu.

5. Ce déluge de feu et la destruction de bâtiments s’est déroulée presque simultanément à Athènes, Thessalonique, Volos, Trikala, Patras, Agrinio, Corfou, Héraklion.

Que montre tout cela ? Ce qui s’est passé dimanche soir dans le centre entre les forces de répression de l'Etat bourgeois et les cagoulés, était un plan visant à disperser les dizaines de milliers de manifestants qui inondaient les rues d’Athènes. Les attaques faisaient partie d'une provocation du pouvoir pour frapper le mouvement populaire, briser la lutte, par l'utilisation d’individus cagoulés, de soi-disant anti-autoritaires, de types d’extrême droite, de hooligans.

 

[...]

Quatre enquêtes préliminaires ont été ordonnées par le Bureau du Procureur du Tribunal de première instance sur : l'utilisation massive de produits chimiques, sur les circonstances des blessures infligées à Mikis Theodorakis et à Manolis Glezos, sur les allégations concernant les individus cagoulés qui auraient tenté d’extorquer des commerçants pour ne pas mettre le feu à leurs magasins, sur les dommages aux bâtiments historiques.

Rizospastis, 15 février 2012

 

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 17:51
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Jeudi 16 février 2012
2012

Pour rappel :

- TUE : traité sur l’Union européenne, première partie du traité de Lisbonne

- TFUE : traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, deuxième partie du traité de Lisbonne

- Conseil européen : réunion des Chefs d’Etat et de gouvernement

- Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire (TSCG: le traité Merkel-Sarkozy  encore appelé Pacte budgétaire adopté par 25 des 27 Chefs d’Etat et de Gouvernement le 30 janvier 2012. Il doit être signé le 1 ou le 2 mars avant la ratification par les différents Etats signataires.

Le mardi 21 février, à la demande du gouvernement, l’Assemblée nationale examinera en procédure d’urgence deux projets de loi :

a)    le projet de loi ratifiant la décision du Conseil européen de modifier l’article 136 du TFUE

b)   le projet de loi ratifiant le traité instituant le Mécanisme européen de stabilité (MES)

Ce qui se prépare dans un silence scandaleux alors que ces projets devraient être au cœur des débats dans toute la presse, va au-delà de tout ce qu’on a connu jusqu’ici, au niveau européen, en matière d’abandon de souveraineté, de recul démocratique et d’opacité.

Pour s’en rendre compte, il faut savoir ce qu’est le MES et de quelle procédure on use pour le faire adopter.

 Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) : un FMI européen

Le texte définitif du traité instituant le MES a été adopté par les représentants des Etats membres de la zone euro le 2 février 2012.

Ce MES est destiné à prendre, à partir de juin 2013, la suite des instruments créés en 2010 pour faire face à la crise de la dette. Ce MES et le Pacte budgétaire (TSCG) sont complémentaires : à partir du 1 mars 2013, pour avoir accès aux aides du MES un Etat devra avoir accepté toutes les dispositions sur l’austérité budgétaire contenues dans le TSCG.

Le MES, dont le siège est fixé à Luxembourg, est doté du statut d’une institution financière internationale bénéficiant des immunités dont jouissent les institutions internationales. Il n’a donc aucun compte à rendre ni au Parlement européen, ni aux parlements nationaux, ni aux citoyens des Etats membres et ne peut en aucun cas faire l’objet de poursuites. Par contre, doté de la personnalité juridique, le MES pourra ester en justice. Locaux et archives du MES sont inviolables. Il est exempté de toute obligation imposée par la législation d’un Etat Membre.  Le MES, ses biens, fonds et avoirs jouissent de l’immunité de toute forme de procédure judiciaire.

En cas de litige entre le MES et un Etat Membre, c’est la Cour de Justice de l’UE qui est compétente.

Les membres du MES sont les Etats de la zone euro. L’institution est dirigée par un collège composé des ministres des finances des Etats membres appelés pour la circonstance « gouverneurs ».  Ces gouverneurs désignent un conseil d’administration. Un Directeur général est nommé. Le Conseil des gouverneurs est compétent pour toutes les décisions relatives à l’intervention du MES. Le Conseil d’administration est compétent pour la gestion de l’institution. Le secret professionnel est imposé à toute personne travaillant ou ayant travaillé pour le MES. Toutes les personnes exerçant une activité au sein du MES bénéficient de l’inviolabilité de leurs papiers et documents officiels et ne peuvent faire l’objet de poursuites en raison des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions.

Le but du MES est de « mobiliser des ressources financières et de fournir, sous une stricte conditionnalité» un soutien à la stabilité d’un de ses Etats membres qui connaît des graves difficultés financières susceptibles de menacer la stabilité financière de la zone euro. A cette fin, il est autorisé à lever des fonds. Son capital est fixé à 700 Milliards d’euros. La contribution de chaque Etat a été déterminée de la manière suivante :

 

 

 

Les Etats Membres, par ce traité, s’engagent « de manière irrévocable et inconditionnelle » à fournir leur contribution au capital du MES. Ils s’engagent à verser les fonds demandés par le MES dans les 7 jours suivant la réception de la demande.

Le MES peut décider de revoir les contributions de chaque Etat membre. Cette décision s’imposera automatiquement.

Lorsqu’un Etat Membre sollicite une demande de soutien à la stabilité, c’est la Commission européenne en liaison avec la Banque Centrale Européenne (BCE) qui est chargée d’évaluer le risque pour la stabilité de la zone euro, d’évaluer, en collaboration avec le FMI, la soutenabilité de l’endettement public du pays demandeur et d’évaluer les besoins réels de financement de ce dernier.

Lorsque le MES décide d’octroyer un soutien à la stabilité, c’est la Commission européenne, en liaison avec la BCE et le FMI, qui négocie avec l’Etat demandeur les conditions dont est assorti ce soutien. Cette négociation doit s’inscrire dans le respect du Pacte budgétaire (TSCG). La Commission européenne, en liaison avec la BCE et le FMI, est chargée du respect des conditions imposées.

Le traité entrera en vigueur deux mois après le dépôt des instruments de ratification par les Etats signataires dont la souscription représente 90% du total.

On s’en rend compte, les gouvernements signataires de ce traité ont créé un monstre institutionnel contre lequel les Etats eux–mêmes et à fortiori les peuples seront désormais totalement impuissants. Ainsi se poursuit, sous la pression du monde de la finance et des affaires, le démembrement du siège de la souveraineté populaire, l’Etat, au profit d’institutions échappant à tout contrôle.

Une procédure illégale

La création du MES exige une modification de l’article 136 du TFUE. Cette modification, qui est possible si on recourt à la procédure simplifiée pour modifier un traité européen, a été proposée par la Commission européenne et adoptée par le Conseil européen le 25 mars 2011. Elle est formulée comme suit :

« A l’article 136, paragraphe 1, du TFUE, le point suivant est ajouté :

Les Etats membres dont la monnaie est l’euro peuvent établir un mécanisme de stabilité pouvant, si nécessaire, être activé dans le but de préserver la stabilité de la zone euro dans son ensemble. L’octroi de toute aide financière en vertu du mécanisme sera soumis à de strictes conditionnalités. »

Il est précisé que la base légale de cette modification de l’article 136 du TFUE, via la procédure simplifiée, est fournie par l’article 48, paragraphe 6, du TUE.

Or, cet article stipule, en son §6, alinéa 3, qu’une décision prise sous le régime de la procédure simplifiée « ne peut pas accroître les compétences attribuées à l’Union dans les traités. »

Les défenseurs du MES considèrent qu’ils n’y a pas accroissement des compétences de l’Union puisque, formellement, le MES ne serait pas une institution de l’Union. C’est jouer avec les mots, et manipuler dangereusement les textes, car le traité créant le MES indique clairement que le MES implique la participation directe de la Commission européenne, et, en cas de litige, celle de la Cour de Justice de l’UE, deux institutions de l’Union. En outre, le Commissaire européen en charge des affaires économiques et monétaires siègera dans l’instance dirigeante du MES en qualité d’observateur. C’est la Commission européenne qui sera mandatée pour imposer à l’Etat concerné les conditions d’une intervention du MES.

Il n’est pas contestable que le MES diminue les pouvoirs des Etats membres et augmente les compétences attribuées à l’Union, en particulier les pouvoirs de la Commission européenne.

Le projet de loi soumis le 21 février à l’Assemblée nationale pour ratifier la modification à l’article 136 du TFUE vise donc à permettre une extension des compétences de l’Union européenne en toute illégalité.

Un coup d’Etat

Qu’est-ce qu’un coup d’Etat ? C’est le remplacement d’un pouvoir légitime, issu du peuple, par un pouvoir qui ne l’est pas.

Le transfert, en toute illégalité, à des autorités européennes et internationales qui ne sont soumises à aucun contrôle démocratique de pouvoirs qui relèvent pas nature de la souveraineté populaire s’apparente à un véritable coup d’Etat.

Les gouvernants qui sont à la manoeuvre manifestent leur plus total mépris du respect des exigences démocratiques. Par des artifices de procédure, en interprétant abusivement des règles dont ils se moquent, ils se font les complices d’une entreprise de démantèlement de la démocratie et d’effacement d’un acquis fondamental dans l’histoire de l’humanité : la souveraineté du peuple.

Deux traités démocraticides

Avec le MES et le Pacte budgétaire (TSCG) , les peuples qui ont déjà été dépossédés des choix en matière monétaire du fait de la manière dont est géré l’euro (en particulier, le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne), seront désormais dépossédés de tout pouvoir en matière budgétaire.

Rappelons que la démocratie est née progressivement du droit réclamé par les peuples de contrôler les dépenses des gouvernants. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, adoptée le 26 août 1789, en son article XIV, proclame que « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »

C’est ce droit fondamental qui leur est aujourd’hui enlevé.  En violation d’une disposition inscrite dans la Constitution de la République :  « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946 (…). »

Ceux qui approuveront les deux projets de loi soumis le 21 février approuveront le TSCG puisqu’ils sont étroitement liés. Les promesses de renégociation de ce dernier perdent leur peu de crédibilité si leurs auteurs approuvent le MES.

Ces deux traités MES et TSCG confirment que la construction européenne s’est définitivement éloignée de l’idéal démocratique.

Ces deux traités sont, contrairement à ce qu’affirme Hollande, étroitement liés. Ils alimentent l’un et l’autre transfert de pouvoir et perte de souveraineté rendant possible une totale mise sous tutelle financière et budgétaire des Etats et des peuples.

La France est la première à engager la procédure de ratification du MES. Des mouvements d’opposition se lèvent dans plusieurs pays signataires qui interpellent les élus sur leur attitude future.

En France, à ce jour, seuls Jean-Luc Mélenchon au nom du front de Gauche et Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière se sont prononcés clairement contre le MES et ont appelé les parlementaires à ne pas voter les textes soumis le 21 février.

Si ces deux textes soumis le 21 février sont adoptés, il est indispensable que soit saisi le Conseil constitutionnel. Y a-t-il, dans le Parlement du pays qui a donné au monde les progrès de 1789, 60 députés et sénateurs pour soumettre au respect de la Constitution des traités qui la violent ?

Raoul Marc Jennar

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http://www.jennar.fr/?p=2286

Membres du MES

Capital souscrit (EUR)

Allemagne

190 024 800 000

France

142 701 300 000

Italie

125 395 900 000

Espagne

83 325 900 000

Pays-Bas

40 019 000 000

Belgique

24.339.700.000

Grèce

19 716 900 000

Autriche

19 483 800 000

Portugal

17 564 400 000

Finlande

12 581 800 000

Irlande

11 145 400 000

République Slovaque

5 768 000 000

Slovénie

2 993 200 000

Luxembourg

1 752 800 000

Chypre

1 373 400 000

Estonie

1 302  000 000

Malte

511 700 000

Total

700 000 000 000

                                         

 

Lire aussi :


Le traité instituant le Mécanisme Européen de Stabilité est-il illégal ?

 

Mécanisme européen de stabilité : la purge sociale en préparation

by Patrick Le Hyaric

 

 

 

Protester auprès des Députés

 

Liste des emails des 577 députés (à utiliser, à relayer, à conserver)


 

Madame, Monsieur,

 

Je vous écris concernant le traité européen instituant le mécanisme européen de stabilité sur lequel vous devrez vous prononcer prochainement en tant que parlementaire . Je m’étonne du silence qui entoure ce traité crucial et je m’indigne de l’absence de consultation populaire à ce sujet.

 

Au sein de ce mécanisme, les décisions seront prises par le Conseil des gouverneurs composé exclusivement des ministres des finances de la zone euro 1. Aucun veto, ni aucune autorité des parlements nationaux n’est prévu sur ces ministres lorsqu’ils agissent au titre de gouverneurs. De plus, ils jouiront en cette qualité d’une immunité totale leur permettant d’échapper à toute poursuite judiciaire 2. Pourtant, ils disposeront alors librement des caisses de l’État qui devra accéder de façon « irrévocable et inconditionnelle » 3 à leurs demandes. Il est aussi intéressant de noter que le budget de départ 4 du MES pouvant être réclamé aux États-membres dans un délai de sept jours seulement 5 n’est pas plafonné et peut donc augmenter de façon illimitée sur décision du Conseil des gouverneurs 6.

Aucun membre ou employé de cette structure ne sera élu par la population ni responsable devant elle. Plus fort encore, le MES peut attaquer en justice mais pas être poursuivi, pas même par les gouvernements, les administrations ou les tribunaux 7. Le manque de transparence concerne aussi les documents « inviolables » 8, qui ne seront rendus publics que si le Conseil des gouverneurs le souhaite.

 

Négation des compétences fiscales et budgétaires des parlements nationaux, déni des principes de base de la démocratie, impossibilité d’opposer un veto, immunité judiciaire totale, opacité des documents…

Autant de procédés antidémocratiques qui m’amènent aujourd’hui à vous demander d’adopter une position claire quant à ce traité. Allez-vous l’accepter ou le rejeter ?

 

Votre réaction sur cette question cruciale pourra influencer les prochains votes des électeurs. Pour information, votre réaction sera publiée sur un site 9 permettant aux citoyens de savoir quels parlementaires ont répondu à cette interpellation et comment chacun s’est prononcé.

 

Merci d’avance pour votre réponse.


 

---

 

Sujets annexes :


Lancement du collectif local pour un audit citoyen de la dette (CAC 53)

La crise d’un système financier dérégulé Le 9 février, les participants à la réunion organisée salle du Vieux Château à Laval par la Maison de l’Europe en Mayenne (voir L'avenir de la zone euro : la…


Pour lire la suite cliquez ici 

 

 

L’AUTOCRATIE FINANCIÈRE ET SON CLERGÉ MÉDIATIQUE

Par Samir Amin, texte inédit diffusé par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) avec l’accord de l’auteur. Économiste franco-égyptien, Samir Amin est directeur du Forum du Tiers-Monde.

Le 15 février 2012.


« J’ai emprunté ce titre à une phrase que j’ai entendu prononcée au colloque du M’PEP organisé en octobre 2011. Je pense que l’idée qu’elle exprime valait la peine d’être développée.

Un parallèle saisissant me paraît en effet s’imposer entre notre monde d’aujourd’hui et l’état de la France à la veille de 1789. Alors le pouvoir décisif était celui de l’aristocratie foncière (la noblesse, rangée derrière son Roi). Aujourd’hui c’est celui de la « ploutocratie » financière aux postes de commande dans le capitalisme des monopoles généralisés. Ce pouvoir était servi par une « noblesse de robe » - une bourgeoisie drapée dans les habits de l’aristocratie. Aujourd’hui le pouvoir des monopoles est servi par une « classe politique » constituée de véritables débiteurs (y compris au sens financier banal du terme), où se retrouvent associés les politiciens de la droite classique et de la gauche électorale. A son tour le pouvoir politique aristocratique/monarchiste de l’Ancien Régime était soutenu par un clergé (catholique en France) dont la fonction était de lui donner l’apparence de légitimité par le développement d’une rhétorique casuistique appropriée. Aujourd’hui les médias sont chargés de cette fonction. Et la casuistique qu’ils développent pour y parvenir et donner l’apparence de légitimité au pouvoir dominant en place est caractéristique des méthodes traditionnelles mises en œuvre par les clergés religieux.

Le papier développe cette analyse concernant le « clergé médiatique » contemporain. La question de la « noblesse de robe » que la classe politique d’aujourd’hui représente pourrait faire l’objet d’un traitement parallèle. »

(…)

Pour lire la suite, cliquez ici : http://www.m-pep.org/spip.php?article2510

 

 

---

 

Et René Chaboy nous dit

(voir son site http://www.lienenpaysdoc.com/:

 

 En pleine campagne présidentielle, nous apprenons que le gouvernement s'empresse de faire passer «en douce» une nouvelle loi qui suscite une fois de plus un soulèvement d'indignation . D'autre part, beaucoup d'entre vous ont fait circuler des chiffres concernant le nombre d'élus, leurs salaires ... Et puis cette information concernant l'indemnisation chômage de ces élus revient dans les mails. Indemnités des élus qu'en pensez-vous?   http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=202:gaspillage-et-developpement-de-la-misere-&catid=13:agenda&Itemid=59 
  Appel à écrire aux députés 
et pétition
Le 21 Février sera voté en France le Mécanisme Européen de Stabilité financière, véritable texte anti démocratique qui permettra à l'Europe d'exiger des Etats de passer à la caisse quand ils voudront et pour la somme qu'ils voudront.
Toute l'Europe va être pillée, les sociétés privés vont s'en mettre plein les poches, vont tout racheter, nous n'aurons plus de services publics, plus de souveraineté,
plus d'autre solution que de faire la révolution,

mais cette fois la vraie. http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=210:citoyens-trahis-non-au-traite-de-lisbonne-&catid=13:agenda&Itemid=59 Vous trouverez en fichier -joint les adresses mails des 577 députés
 Certaines informations sans sources, ne seront pas diffusées , cependant si certains peuvent nous les donner, elles le seront.  L'injustice continue de se développer sans la volonté d'une politique nationale équitable . Les pouvoirs décisionnels en place préférent continuer les vieilles habitudes de l'économie gaspi afin de ne pas être dérangés par les idées nécessaires pour remonter du gouffre des dettes publiques: le pouvoir leur appartient c'est la seule certitude qui semble encore leur rester.  Une équité politique pour une démocratie et économie ouvertes devient urgente dans notre pays . Pour combler la fracture sociale aujourd'hui galopante, le candidat Chirac en 1995 avait fait de cette nécessité son thème d'élection. Déjà plus de quinze années , à cet échec vient se rajouter celui de son successeur Les échecs de «nos présidents» se succèdent ne sachant décidemment pas lier leurs paroles aux actes : et pour cause que peut faire un Président si seul? Sans lien avec la France d'en bas! Aussi il est juste de continuer de faire pousser les informations susceptibles de cultiver le bon sens par une économie sociale et solidaire pour sortir des pièges des boniments électoraux .  L'esprit de réseau solidaire motivant les activités pour une économie locale demandée par nos concitoyens notamment pour une alimentation de confiance et de qualité , pour reloger nos concitoyens SDF, pour permettre aux médecines alternatives et aux transitions énergétiques de se développer reste le meilleur investissement pour l'avenir et convertir des activités bénévoles en emplois durables. Ces activités ne manquent pas , mais ne sont pas des avancées sociales quand certains continuent à s'enrichir en jouant avec l'argent des autres, ou en jouant avec leur confiance . C'est ce vide juridique que nos futurs élus nationaux doivent prendre en compte pour établir une politique équitable en lien avec l'Economie Sociale et Solidaire en réseaux sur nos territoires.  Cet esprit solidaire a besoin de continuer à se construire jour après jour, en alternant une vision locale élargie à la globalité des enjeux pour les citoyens du Monde libérés des pouvoirs des Chefs d'Etats gouvernant seuls avec leurs petites cours de serviteurs, et avec notre propre système centralisateur pyramidal de plus en plus critiqué dans son inertie.  Non le travail ne manque pas , c'est bien le manque de volonté d'une politique nationale équitable plus adaptée à cultiver les esprits de « clans» par des manipulations incessantes que de faciliter les coopérations. Un système archaïque donnant seulement à ceux qui le suivent comme de gentils toutous, n'est plus adapté au temps de conscience pour une nouvelle époque de civilisation en recherche d' équité et de conscience individuelle.  Que peut on construire seul isolé en refusant l'avenir d'un intérêt de biens communs? C'est bien l'orientation revue et corrigée de la fonction de la Présidence d'une République démocratique qui se doit de se transformer afin de faciliter la constitution permettant à chaque citoyen s'appuyant sur la base d'une Economie Sociale et Solidaire en réseaux une ouverture sur le Monde plutôt qu'une France et une Europe repliées sur elles-mêmes incapables de retrouver leurs justes places . Nous pouvons espérer voir naître cette fonction présidentielle adaptée au service d'une réelle démocratie pour l'avenir de notre pays afin qu'un grand nombres de nos concitoyens ne soient plus les victimes permanentes d'un système pensé sans eux . En devenant acteur-inventeur de cette solidarité à cultiver en permanence par le lien social national , européen et mondial nous pourrons mieux nous rendre serviteurs de notre pays et de nos territoires avec des savoirs partagés qui ne sont pas l'exclusivité d'un Chef d'Etat.  René Chaboy Pdt de l'association Lien en pays d'OC , participant au développement du projet national alimentons 2012 ( que vous pouvez rejoindre voir site http://lienenpaysdoc.com/ )  Membre de l'association pour une constituante http://www.pouruneconstituante.fr/    Le CADTM dégrade la note du FMI 
et place cette institution
sous perspective très négative


Le Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM) a décidé de dégrader la note du Fonds monétaire international (FMI) pour sa lourde responsabilité dans la détérioration des conditions de vie des populations dans les pays appliquant l’austérité qu’il impose au grand jour ou dicte en coulisses, la forte hausse du chômage, l’aggravation de la crise et l’augmentation de la dette publique des États appliquant ses recommandations injustes et contre-productives. Sa note passe donc de NNN à NON, avec perspective très négative…

Le FMI a été très actif dans les pays du Sud des années 1980 au milieu des années 2000 et a imposé des plans d’ajustement structurel au service des créanciers : réduction drastique des budgets sociaux, privatisations massives, libéralisation de l’économie, ouverture des marchés favorisant les multinationales au détriment des producteurs locaux. La potion a été très amère !


Suite

http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=190:pour-un-audit-citoyen-de-la-dette-&catid=13:agenda&Itemid=59


Faut-il augmenter la TVA ou cette mesure urgente?

L'équitable local.


Comme vous pouvez le constater, le gaspillage découlant de la chaîne industrielle alimentaire ne se limite pas aux dépenses d'énergie pour l'alimenter de la production à la distribution. Aux dépenses de consommation des engins pour retourner les sols, à ceux des transports circulant du nord au sud et de l'est à l'ouest, jusqu'à la conservation des aliments (irradiation, congélation, réfrigération).....il faut ajouter 90 millions de tonnes de nourriture par an en Europe qui partent à la poubelle mélangés aux emballages et étiquetages.


http://www.ddmagazine.com/201201192370/Actualites-du-developpement-durable/90-millions-de-tonnes-de-nourriture-par-an-a-la-poubelle.html

l'article est publié en doléance sur le site de l'association pour une constituante

Voir http://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article517

 

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Published by Eva R-sistons - dans Alerte - danger ! - SOS
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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 17:45

30.01.2012
NDAA, SOPA, PIPA, ACTA, la grande offensive contre les libertés


En décembre, Barack Obama a signé la loi NDAA autorisant la détention illimitée et sans jugement des citoyens américains. Cette possibilité avait été instaurée par le Patriot Act de Bush mais jusqu'ici c'était réservé aux ressortissants étrangers. C'est donc de facto la fin "l'habeas corpus", droit constitutionnel fondamental de toute démocratie qui garantit à chaque citoyen de ne pas être emprisonné sans jugement.

Cette loi NDAA est une initiative des représentants et sénateurs Républicains qui ont la majorité au Congrès, mais une grande partie des Démocrates l'ont voté aussi. Obama a exprimé son désaccord mais il a quand même signé le décret d'application de la loi et il n'a pas opposé son véto comme il en avait la possibilité.

voir cette vidéo à propos de la loi NDAA


Début janvier sont arrivées les lois SOPA et PIPA qui vont permettre d'interdire des sites sans aucune décision judiciaire et pour des motifs aux définitions très extensives.

Ce à quoi vient s'ajouter ACTA, un accord multilatéral négocié en secret par 39 pays depuis 3 ans, sans que les parlements soient informés ni consultés. En façade, ACTA est un traité pour lutter contre les contrefaçon et pour protéger la propriété intellectuelle. En réalité, il s'agit de faire surveiller et censurer les internautes par les fournisseurs d'accès à Internet, sans recours possible pour les internautes.

Tout se passe comme si les élites sentaient monter la probabilité d'une révolte (suite au mouvement des Indignés, aux "tea party" ou au succès de Ron Paul) et avaient décidé de mettre en place tous les instruments de contrôle pour une dictature. Et une nouvelle fois, Obama a cédé, comme il l'avait fait en faveur des banques et du lobby de Wall Street.

Quelques liens à propos de la loi NDAA:
Les États-Unis : une « Dictature démocratique » sur la voie d'un État totalitaire
Obama signe la loi sur la détention indéfinie et la torture

A propos des lois SOPA et PIPA:
SOPA et PIPA, la liberté d'information en danger
Lois SOPA et PIPA: Désolé, vous n’êtes pas autorisé à lire ceci
Pourquoi nous devons arrêter la SOPA et la PIPA
Loi antipiratage SOPA: la pression monte aux Etats-Unis

A propos d'ACTA:
ACTA, le dossier bilan
“Acta va trop loin”, interview du rapporteur du traité au Parlement européen
ACTA: une seule certitude, la limitation de nos libertés
ACTA: quatre lettres qui pourraient changer la face du monde

 

 

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Les US veulent être chez eux, partout (et pas que pour les ayants droits), et faire voter des lois US actives dans le monde entier : voir ACTA.

 

Pour les gouvernements, les ayants droits servent de prétexte pour mettre en place, une surveillance de tous sur tout.


 

Et les US voient grand contrairement à la France et ses lois en "i" franco-française, les lois US en "A" sont mondiales.


NDAA, SOPA, PIPA, ACTA,... Il est grand temps du dire BASTA.


 

Et pire.... (texte original) Au regard de ce qu'ils viennent de faire voter par leur congrès.

 

Version traduite :

«Guantánamo Forever ?" - Le Congrès adopte le projet de loi 662 milliards Défense, alias le NDAA

Tyler Durden's picture

Soumis par Tyler Durden le 14/12/2011 19:00 -0500

 

Le Congrès vient de passer la Loi sur la défense nationale l'autorisation à un vote de 283 à 136. 190 républicains et 93 démocrates ont voté pour, 43 républicains et 93 démocrates ont voté «contre». Préparez vous à être arrêtés, sans frais, simplement parce que quelqu'un "là-haut», estime-vous livrer à "terroristy" stuff. Bonne chance pour prouver qu'ils avaient tort.

De Reuters :

La Chambre des représentants américaine a approuvé un projet de défense, le mercredi nécessitant l'armée pour gérer militants présumés liés à Al-Qaïda, agissant peu de temps après le président Barack Obama enlevé une menace de veto de la loi controversée.

Le projet de loi devrait passer au Sénat cette semaine, puis aller à un bureau d'Obama pour sa signature dans la loi.

Peu avant le vote de la Chambre, la Maison Blanche a annoncé conseillers du président ne recommanderais pas un droit de veto, mais ils ont dit qu'ils avaient encore des préoccupations au sujet de la mesure.

La mesure impose également de nouvelles sanctions contre la banque centrale de l'Iran et de manière préventive gèle partie de l'aide au Pakistan.

Et CNN :

La Maison Blanche a levé une menace de veto contre un géant 662 milliards de dollars le projet de loi d'autorisation de la défense mercredi après législateurs apporté des changements dans le langage impliquant des détenus.

En particulier, le législateur a ajouté la langue à préciser que rien dans le projet de loi exigeant détention militaire des suspects d'Al Qaïda aurait interférer avec la capacité d'application de la loi civile à mener des enquêtes et des interrogatoires du terrorisme dans les Etats-Unis.

Une déclaration de la Maison Blanche, Secrétaire de presse Carney Jay dit que les changements signifient que les conseillers du président Obama ne recommandera pas un droit de veto. La mesure devrait arriver pour les votes à la Chambre et au Sénat cette semaine.

Démocrates pour offrir aux changements taxe sur les salaires coupés proposition

La question était de l'autorité du Président de décider si les personnes détenues dans les enquêtes terrorisme serait maintenu en détention militaire ou civil.

Le sénateur John McCain de l'Arizona, le républicain haut sur le Senate Armed Services Committee, a déclaré que le projet de loi comprend une «renonciation à la sécurité nationale» qui permet au président de transférer un suspect de l'armée à la garde civile s'il le choisit.

Swell, en d'autres termes il ne sera pas un colonel en tirant sur vos ongles ... il faudra attendre quelques Spook dans un manteau gris.

Et maintenant, pour une opinion:

Guantanamo Forever? Via le NYT

Charles C. Krulak et Joseph P. Hoar sont à la retraite généraux quatre étoiles Marine.

DANS sa discours inaugural , le président Obama nous a appelés à "rejeter comme faux le choix entre notre sécurité et nos idéaux." Nous en convenons. Maintenant, pour protéger à la fois, il doit de veto de la Loi sur la défense nationale l'autorisation que le Congrès devrait passer cette semaine.

Ce projet de loi budgétaire - qui peuvent être rejetées sans couper le financement de nos troupes - est à la fois erronée et inutile: le président a déjà la puissance et la flexibilité nécessaire pour lutter efficacement contre le terrorisme.

Une disposition autorise les militaires à détenir indéfiniment des gens sans frais soupçonné d'être impliqué avec le terrorisme, y compris les citoyens américains appréhendés sur le sol américain. Procédure régulière serait une chose du passé. Certains prétendent que cette disposition ne ferait que codifier les pratiques existantes. La loi actuelle permet aux militaires de détenir des gens pris sur le champ de bataille, mais cette disposition serait d'élargir le champ de bataille afin d'inclure les Etats-Unis - et la main d'Oussama Ben Laden une victoire non acquises longtemps après sa disparition bien méritée.

Une deuxième disposition serait le mandat détenu par l'armée pour les suspects les plus terrorisme. Elle obligerait les responsabilités militaires, il n'a pas cherché. Ce serait violer non seulement l'esprit de la Loi sur la reconstruction post-limitant l'utilisation des forces armées pour l'application du droit interne, mais aussi notre confiance avec les membres du service, qui s'enrôlent croire qu'ils ne seront jamais demandé de tourner leurs armes sur les compatriotes américains. Il serait marginaliser le travail du FBI et les agences locales de l'application des lois antiterroristes dans le domestique. Ces organismes ont recueilli des renseignements précieux parce que le système de justice pénale - à la différence de détention militaire indéfinie - accorde des incitations à coopérer suspects.

Obligatoires détention militaire permettrait de réduire, sinon éliminer, le rôle des tribunaux fédéraux dans les affaires de terrorisme. Depuis 9 / 11, le fragile, non testés commissions militaires ont condamné que six personnes sur des accusations liées au terrorisme, contre plus de 400 dans les tribunaux civils.

Une troisième disposition étendrait encore une interdiction des transferts de Guantanamo, veillant à ce que ce symbole moralement et financièrement coûteuse d'abus de détenus restera ouverte à l'avenir. Non seulement cela renforcer les efforts de recrutement d'Al-Qaïda, il a aussi, il serait presque impossible de transférer 88 hommes (sur les 171 détenus là-bas) qui ont été défrichées pour la libération. Nous devrions aller de fermer Guantanamo, ne pas l'étendre.

Ayant servi les différentes administrations, nous savons que les politiciens des deux partis aiment ce pays et veulent la garder en sécurité. Mais en ce moment certains membres du Congrès sont que trop disposés à saper nos idéaux au nom de la lutte contre le terrorisme. Ils devraient se rappeler que les idéaux américains sont actifs, et non passif.

 

Lien : http://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=auto&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.zerohedge.com%2Fnews%2Fcongress-passes-662-billion-defense-bill-aka-ndaa

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Sur ce site,

Un doc sur le physicien Nikola Tesla et ses fantastiques découvertes

http://blog.syti.net/index.php?article=10

 

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  Et ailleurs,

 

Vidéo trois neurones

Owni.fr - Big Brother joue les cerveaux. En France, les villes qui investissent le plus dans les caméras de surveillance découvrent ces jours-ci la vidéosurveillance intelligence.


 

Orange: Le premier FAI français à vous espionner officiellement

Sebsauvage.net - Si vous êtes client ADSL Orange, désormais Orange espionnera systématiquement tout votre trafic internet (protocoles utilisés, pages visitées, etc.) en utilisant bien sûr la technologie DPI (oui, la même technologie utilisée en Chine, en Syrie, en Lybie et dans toutes les dictatures pour espionner les dissidents).


 

La CJUE interdit d'imposer le filtrage aux services en ligne

Numerama.com - La Cour de Justice de l'Union Européenne a jugé jeudi que les services en ligne ne devaient pas se voir imposer de surveiller les contenus publiés par leurs utilisateurs, pour supprimer les contenus potentiellement piratés.


 

Argent des syndicats : l'intégralité du rapport Perruchot

Lepoint.fr - C'est le rapport que toute la classe politique veut enterrer. Le Point.fr le publie en intégralité.

 

 

Chômage : les chiffres sont truqués en Allemagne comme en France

Marianne2.fr -  En utilisant deux méthodes différentes, on peut évaluer le taux de chômage en France entre 16 et 20% de la population en âge de travailler. L’Allemagne serait à 15%.

 

 

Quelques nuages grecs sur la France Forte de Sarkozy

Pcinpact.com - Alors que le Figaro dévoilait ce matin l'image de campagne de Nicolas Sarkozy, celle-ci est déjà l'objet de quelques moqueries... et dévoile ses origines.


 

Espionnage et propagande avec Facebook, Twitter

que font ils avec HAARP ?

LLP - Débat autour des sociétés secrètes sur Beur FM (+Vidéo)


 

http://www.zdnet.fr/actualites/twitter-copie-et-conserve-18-mois-sans-consentement-les-carnets-d-adresses-des-utilisateurs-39768632.htm#xtor=EPR-100

 

 

http://www.wikistrike.com/article-l-adn-communique-dans-l-univers-99443928.html

http://www.syti.net/Fractals.html

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 17:42

04.02.2012


Vers une 3è guerre mondiale avec la Chine ?


Si une troisième guerre mondiale a lieu, elle opposera l'Occident à la Chine (alliée à la Russie), et le détonateur de cette guerre est au Proche-Orient, et plus particulièrement en Iran.

Le président chinois Hu Jintao a déclaré lors d'une visite en Russie le 2 décembre 2011: "en cas d’une intervention militaire contre l’Iran, la Chine entrera immédiatement et directement en guerre contre les Etats Unis". (voir l'info)
Voilà qui est clair. Ce serait alors le début de la 3è guerre mondiale.

Trois jours plus tard, Hu Jintao a demandé à la marine chinoise "d'accélérer sa modernisation" et de "mener des préparatifs intensifs pour le combat militaire" afin de "sauvegarder la sécurité nationale et la paix mondiale". (voir l'info)

Les multinationales occidentales et leurs délocalisations ont permis à la Chine de devenir en 10 ans une superpuissance économique. Comme c'était prévisible, le développement de la puissance militaire a suivi. La Chine dispose aujourd'hui d'équipements militaires ultra-modernes. C'est par ailleurs une puissance nucléaire depuis 1964. Et avec plus d'un milliard d'habitants, son armée a aussi l'avantage du nombre.

Lénine avait dit: "les capitalistes sont tellement cupides qu'il nous vendront la corde qui nous servira à les pendre". Une citation que les dirigeants chinois connaissent certainement et qu'ils ont très bien mise en pratique.

Tôt ou tard, la Chine deviendra la première puissance économique et militaire, alors que ce pays demeure une dictature implacable où il n'existe aucune liberté d'expression, où les salariés n'ont aucun droit, et qui détient le record mondial des condamnation à mort (plus de 2000 par an).

Voici une vidéo de l'armée chinoise, sur fond de musique techno très bien synchronisée...





Pour les Etats-Unis, la Chine est désormais le nouvel ennemi, la première menace pour la domination américaine sur le monde. Ce n'est pas encore dit officiellement par les responsables de l'administration Obama mais c'est l'opinion dominante dans les think tanks où s'élabore la politique étrangère américaine (CFR, NED, Center for Security Policy, American Enterprise Institute, Carnegie Foundation, Hoover Institution, PNAC, etc). Ce n'est pas un hasard si Obama a annoncé en janvier un redéploiement millitaire centré sur la zone Asie-Pacifique, une décision à laquelle la Chine a immédiatement réagi.

Bien sûr, les Etats-Unis restent de loin la première puissance mondiale. Ses dépenses militaires dépassent celles de tous les autres pays du monde réunis. Mais suite à la crise financière, les Etats-Unis ont dû commencer à réduire le budget de l'armée, et comme pour la Chine mais en sens inverse, le déclin militaire suivra inévitablement le déclin économique.

Pour conserver leur leadership, les Etats-Unis pourraient provoquer une confrontation avec la Chine tant qu'ils possèdent encore la supériorité militaire.

Une autre motivation des Etats-Unis est le contrôle des réserves pétrolières restantes alors que la production est sur le point de commencer à décliner. Le développement économique chinois entraîne des besoins croissants en énergie. La Libye vendait la plus grosse part de son pétrole à la Chine, et c'est probablement la vraie raison de l'intervention militaire occidentale contre Kadhafi. L'autre fournisseur important de la Chine est l'Iran qui vent 70% de son pétrole à la Chine, assurant 30% de ses besoins. Après la perte de la Libye, la Chine n'a pas l'intention de se laisser prendre une autre pièce majeure sur l'échiquier mondial des ressources énergétiques.

Par ailleurs, nous connaissons actuellement la plus grave crise économique depuis celle 1929 qui n'avait pu se terminer que "grâce" à la seconde guerre mondiale. L'histoire montre que lorsqu'une crise économique est sans issue, le dernier recours est soit une forte inflation, soit la guerre, soit les deux à la fois.

Enfin, le le pouvoir mondial des élites est confronté à une vague de contestation sans précédent en réaction à la situation économique et à l'absence de démocratie réelle, et il est également menacé par la montée en puissance de la Chine qui échappe à l'influence des think tanks, clubs de réflexions et sociétés secrètes qui tiraient les ficelles de la politique et de l'économie jusqu'à présent. Une guerre pourrait être vue par ces élites comme un bon moyen d'étouffer la contestation d'une part, et restaurer leur influence mondiale d'autre part.


A voir, "Chine-USA, une guerre sans limite", un documentaire diffusé par France 5 à propos de la confrontation Chine-USA, avec des interviews d'analystes chinois et américains:
voir le film

 

08.02.2012
L'étau se resserre autour de l'Iran

Tout est prêt pour le déclenchement d'une attaque contre l'Iran.

Depuis plusieurs années déjà, les Etats Unis ont des bases militaires qui encerclent complètement l'Iran comme le montre cette carte:




En novembre 2011, 9000 soldats américains sont arrivés en Israel, officiellement pour tester des systèmes de défense aériens contre d'éventuels missiles iraniens. Ca fait quand même beaucoup de monde pour des simples tests...

Au cours du mois de décembre 2011, la présence navale américaine s'est considérablement renforcée, avec 3 groupe aéronavals complets, ayant chacun son porte-avions, avec l'appoint de la Grande Bretagne et bientôt de la France, dont le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle fait actuellement route vers le détroit d'Ormuz où il arrivera début mars. Au total, c'est une concentration de forces inédite depuis la première guerre du Golfe en 1991, lorsque Saddam Hussein disposait encore d'une armée intacte.

Voici une carte du dispositif naval:
cliquer pour voir la carte en grand sur le site d'origine)




Fin janvier, les Etats-Unis ont envoyé un quatrième porte-avions, mais pas n'importe lequel... Il s'agit de l'USS Enterprise (eh oui, comme dans Star Trek), leur plus vieux porte-avions, mis en service en 1961 et qui devait être envoyé à la casse dans un an. Propulsé par 8 réacteurs nucléaires, son démantèlement devrait être délicat et coûteux... sauf si il est coulé au large de l'Iran par une opération "false flag", une attaque qui serait attribuée à l'Iran et qui servirait de prétexte au déclenchement des hostilités, une opération similaire à celle du Golfe du Tonkin. L'attaque du destroyer USS Maddox attribuée aux nord-vietnamiens avait alors servi de prétexte pour déclencher la guerre du Viet Nam.
Prix Nobel de la Paix, Barack Obama ne peut décemment pas commencer une guerre contre l'Iran, malgré les pressions du lobby militaro-industriel. Mais un bon prétexte pourrait tout arranger.


Voir cette vidéo...

et ces articles...
- Les USA envoient un très vieux porte avions vers l’Iran
- L'USS Enterprise se prépare à sa mission dans le Golfe


Enfin, ce 8 février, on apprenait que de grandes manoeuvres militaires américaines sont en cours sur la côte est des Etats-Unis, avec la participation de la Grande-Bretagne, du Canada, de la France, des Pays-Bas, de l'Espagne, et de l'Italie. 650 soldats sont présents avec notamment un navire de débarquement et des blindés. Cet exercice conjoint se déroule dans une situation fictive qui ressemble beaucoup à la configuration iranienne... Voir les infos dans cet article.

En cas de guerre contre l'Iran, les conséquences en chaine seraient dévastatrices. Tout d'abord une envolée des cours du pétrole qui parachèverait l'effondrement de l'économie mondiale, entrainant probablement une hyper inflation déjà encouragée par la création monétaire à tout va de la FED et de la BCE. Emeutes de la faim et chaos général à prévoir... mais aussi une répression renforcée et la possibilité d'une "suspension" les droits civils, de la liberté d'expression et de la Constitution, bref l'instauration d'une dictature dont les éléments de contrôle nécessaires ont été mis en place progressivement ces 10 dernières années sans que personne ne réagisse.

Quant à la guerre elle-même, elle risque de dégénérer rapidement en un conflit mondial, la Chine ayant déjà annoncé qu'elle entrerait en guerre contre les Etats-Unis si ils attaquaient l'Iran. Le conflit risque également d'impliquer la Russie, alliée tacite de la Chine avec laquelle elle a effectué plusieurs exercices militaires communs.

Les "maitres du monde" atteindraient alors leurs deux objectifs majeurs: une forte réduction de la population mondiale et au terme de la guerre, l'instauration d'un gouvernement mondial oligarchique et la fin de la "démocratie" héritée de l'ère des Lumières.

 

http://blog.syti.net/

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 17:37
NS-drapeau-otan.jpg
Sarkozy l'Américain (et agent de la CIA en France notamment pour que la France fasse toutes ses guerres, note d'eva)

Merci à Chiron qui m'a signalé ce post,

Nicolas Sarkozy inconnu de l'état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris. Les preuves en images

A DIFFUSER LARGEMENT AUTOUR DE VOUS POUR PERMETTRE A DES ACTIONS CITOYENNES SALUTAIRES. MERCI.
 
Bonsoir  à tous, 
 
Pour vous rapporter les preuves que "Nicolas SARKOZY" est inconnu de l'état civil des mairies de tous les arrondissements de Paris, preuves que nous rapportent les Mairies des 1er, 8ème et 17ème arrondissements de Paris. Vous trouverez en images, dans le fichier PDF joint, tous les actes civils officiels qui vous permettront de le vérifier.
 
Seul existe à l'état Civil des Mairies des 1er, 8ème et 17ème arrondissements de Paris, le dénommé : "Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOSCA" qui n'a jamais été élu par le Peuple Français.
 
En tant que citoyen Français vous avez le droit de demander "gratuitement" à la Mairie de Paris , la délivrance d'actes civils :  extrait de naissance et de mariage, sans filiation,  de "Nicolas SARKOZY" et de "Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOSCA".
 
Ensuite vous pourrez envisager de faire une action citoyenne en portant opposition à la réélection présidentielle frauduleuse de "Nicolas SARKOZY" pour 2012, auprès du Parquet du Procureur de la République de votre ville ou de votre juridiction, qui n'aura pas été nommé ni promu par "Nicolas SARKOZY" depuis 2007 à ce jour,  ce que vous pourrez vérifier en faisant vos recherches sur le site du Journal Officiel de la République, pour marquer votre désaccord avec les fraudes qui sont commises en votre nom, par un Président de la République illégitime, qui ruine la France et commet des crimes contre la nation et contre l'humanité au NOM du PEUPLE Français, sans qu'il puisse prétendre au titre de Président de la République et qui ne bénéficie d'aucune immunité Présidentielle.
 
C'est le moment ou jamais de le faire avant les prochaines élections.
 
Ne soyons pas tous les collabos d'un système criminel.
 
Merci pour vos prochaines actions salvatrices pour le Peuple Français.
 
Mirella CARBONATTO
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Nicolas Sarkozy inconnu de l'état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris. Les preuves en images


Nicolas Sarkozy inconnu de l'état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris. Les preuves en images


Nicolas Sarkozy inconnu de l'état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris. Les preuves en images


Nicolas Sarkozy inconnu de l'état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris. Les preuves en images


Nicolas Sarkozy inconnu de l'état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris. Les preuves en images
Nicolas Sarkozy inconnu de l'état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris. Les preuves en images
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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 17:36

http://www.whale.to/b/kissinger9.jpg

http://www.whale.to/b/kissinger9.jpg

 

Le trop vieux Kissinger dévoile toute la stratégie américaine - le vrai et le faux

mercredi 15 février 2012, par Visiteur

SATIRE

 

Le meilleur des mondes !

Le trop vieux Kissinger fait sous lui, ne se sent plus pisser et, du coup, trop sûr de lui, pressé de faire le malin sans réfléchir aux conséquences, montre son jeu et dévoile toute la stratégie américaine dans une interview imaginaire et néanmoins très réaliste que vous pourrez lire sous cet encadré.

 

Politique connue, politique foutue !

Bonjour à toutes et à tous,

Le très sioniste Kissinger nous dit que l’impérialisme américain fait actuellement la guerre simultanément aux Russes et aux Chinois avec l’aide d’Israël, son armée supplétive au moyen-orient. Le prochain point tactique important consistant à faire tomber l’Iran. Mais, pour faire tomber l’Iran, il faut commencer par faire tomber son allié, la syrie. D’où l’actuelle guerre menée par l’impérialisme américano-sioniste contre la syrie :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2532


Les jeunes Américains sont déjà entraînés à la guerre moderne grâce à des jeux vidéos guerriers, nous explique Kissinger. Et cette guerre va devenir terrible ; elle sera partout et ses conséquences seront inévitables au tout un chacun ; et les USA seront le grand vainqueur et bâtiront enfin un nouveau monde merveilleux. Le meilleur des mondes !

En fait, les USA n’ont pas changé depuis leur création, et ne changeront jamais jusqu’à leur disparition. Leur pays a été construit par des esclaves noirs sur un territoire que les cows-boys ont intégralement volé aux Indiens en les tuant tous. Le meilleur des mondes, on vous dit !

Bien à vous,
do
http://mai68.org

Des bombes sur New-York, Washington, Dallas, Boston, Los Angeles… ! :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1767

 

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 17:25

Un blog très original,

http://bab007-babelouest.blogspot.com


Palestine, de l'héroïsme quotidien à l'avenir

L’occupation de la Palestine se base sur une aberration soulevée peu fréquemment. Le système israélien de la conscription est extrêmement lourd, Dès l’âge de 18 ans (important), garçons et filles vont pendant trois ans pour les uns, deux ans pour les autres, être au service de la dictature israélienne. Ils vont apprendre, à un âge où l’on est encore malléable, à mépriser, à humilier, à blesser, voire à tuer femmes, enfants, vieillards, sans discernement et presque sans contrôle. De retour dans leurs foyers, ils ne seront plus les mêmes, d’autant que périodiquement ils devront retourner "sur le front" pour ne pas oublier. Le gouvernement israélien fabrique délibérément des machines à haïr, qui n’ont droit à aucun recul. Ce qui était un acte sur ordre devient naturel, évident. Devenus "adultes", d’âge mûr, ces jeunes déboussolés sciemment et quasi scientifiquement deviendront à leur tour l’ossature politique de ce pays.
En face d’eux, ce sont des adultes vrais qui les voient agir. Cultivés, sûrs de leur droit, ils subissent. Parfois les plus jeunes d’entre eux lancent quelques pierres, dérisoires, les plus exaspérés envoient des "missiles", des pétards d’artifice pour annoncer que, oui, ils sont toujours là. Malgré les check points qui morcèlent leurs routes, les tracasseries administratives sans fin qui les ballottent et leur font perdre leur temps, les colonies arrogantes et illégales qui les surplombent depuis les moindres collines et leur volent leur terre, quand elles ne les attaquent pas, ils savent encore verser dans l’humour comme l’illustre avec tant de talent Naji al-Ali. Trop de talent ? On l’a tué.
La Palestine est la terre de l’avenir, celle de ceux, héros malgré eux, qui relèvent la tête quand des soldats bardés de munitions, casqués, aux lunettes noires, voudraient les voir baisser les yeux. Le Palestinien est comme l’olivier, il dure, il dure, il durera toujours, enraciné dans sa terre, parce que c’est sa terre, qu’il le sait, et qu’elle le sait. Ensemble, ils attendent. Ils attendent le jour où ces envahisseurs retourneront au-delà des mers, chassés par leur propre haine et leurs propres contradictions. Ne serait-ce justement que cette conscription, omniprésente, marquée par la présence dans chaque gros village d’une caserne, qui coûte des fortunes en permanence à un État tenant seulement grâce aux énormes subventions permanentes du grand frère US.
Oui, la Palestine vivra, elle vivra toujours même si elle est détruite. En perpétrant la Naqba, le jeune État autoproclamé d’Israël a disséminé dans le monde entier les graines d’une Palestine toujours présente. La négation de cette dispersion par les nations inféodées aux USA n’en changera pas la réalité. Après tout, ballotés, bousculés, humiliés, massacrés, vendus, les Acadiens aussi sont toujours là.
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Les USA sont nés sur les bords du Clain

20 juillet 2011 08H47 



bataille poitiersPoitiers, samedi 25 octobre 732. On ne le saura jamais, mais peut-être ce jour-là fut-il le plus funeste pour le devenir de l'humanité. 

Victorieuse, l'Église Romaine, cette "secte qui a réussi" a considérablement pris le pas sur tout le séculier, sur la politique, sur l'éducation, sur la santé et le droit de faire ou ne pas faire tel ou tel soin. Malgré ses divisions, c'est elle qui a guidé de différentes façons l'invasion de toute l'Amérique, et l'extinction de centaines de civilisations, quand il ne s'agissait pas de génocides. C'est elle qui a pris pied en Afrique, pour faire passer "par la douceur" la colonisation, l'exploitation, l'extirpation de sagesses séculaires au nom de ses dogmes. C'est elle qui a continué en Extrême-Orient, avec plus ou moins de bonheur (Philippines, Australie).



On ne saura jamais de quelle façon, non, mais tout aurait été différent dans le monde, et la domination WASP, orgueilleuse et insensible, n'aurait certainement jamais eu lieu.



Je rappelle à ceux qui ne s'en souviennent plus qu'autrefois, avant l'invasion des Celtes, les habitants de notre pays étaient assez logiquement les frères de ceux du Maghreb actuel, avec une langue quasi identique. L'isthme de Tanger existait toujours, on allait à pied sec de part et d'autres. Le détroit de Djebel al Tariq, c'est tout récent en fait.



Pourrai-je conseiller à ceux qui veulent approfondir la question, cet ouvrage sorti en avril 2010 chez Perrin, "Abd er-Rahman contre Charles Martel" de Salah Guemriche....
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Published by Eva R-sistons - dans Opinion ou témoignage
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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 12:26

Afghanistan - Pakistan, demain, la guerre !

Grâce à l'aide internationale, un Etat afghan plus puissant émerge et devient, dès lors, capable de développer ses propres stratégies de puissance. Influencé par ses élites militaires, il entend se doter d'une armée à même de contrecarrer l'influence pakistanaise sur ses marches orientales. La coalition internationale qui le soutient se doit d'étudier sans naïveté ses ambitions régionales. 

Militaires afghans.jpg

 

Sommes-nous en train d'armer les Afghans contre le Pakistan ?


Si vous demandez à un officier afghan quel est son ennemi, il vous répondra sans ambages… "Le Pakistan". Cette réponse surprenante pour nous occidentaux, m'a été souvent rapportée lors de mon récent déploiement en Afghanistan au sein de la mission de formation de l'OTAN, NTMA. Ne pouvait-on s'attendre à ce que le rebelle taliban figure en pole position ? Après six mois passés au milieu des élites militaires afghanes, cette réponse ne surprend plus. Elle traduit leur perception de leur environnement géopolitique et le rôle régional qu'elles veulent pour cet Afghanistan renforcé par l'action internationale.

Engagée depuis 2001 dans l'équipement, la formation et le soutien de l'armée afghane, la coalition occidentale ne se leurre-t-elle pas sur ses réelles ambitions stratégiques ? Ne risque-t-elle pas de se retrouver piégée en modifiant le fragile équilibre régional dans cette zone d'influence partagée entre l'Inde et le Pakistan ? Comment le soutien de la France dans le domaine de la formation sera-t-il jugé par l'Histoire si demain éclate au grand jour le conflit larvé, et largement passé sous silence, que se livrent l'Afghanistan et le Pakistan ? Fidèles à la devise de la coalition en Afghanistan, l'ISAF, "Shona ba Shona", coude à coude avec les Afghans, certes mais vers où, vers quoi ? Grâce à l'aide de l'ISAF, un Afghanistan plus puissant émerge et devient, dès lors, capable de déployer ses propres stratégies de puissance. Influencé par ses élites militaires, il entend se doter d'une armée capable de contrecarrer l'influence pakistanaise sur ses marches orientales. La coalition internationale qui le soutient se doit d'étudier sans naïveté ses ambitions régionales. Levons donc le voile sur les tensions autour de la ligne Durand avant de livrer quelques éclairages sur les ambitions afghanes et de s'interroger sur le risque de compromission pour la coalition occidentale.


Affrontements autour d'une frontière non reconnue Au sud-est de l'Afghanistan se déroule une guerre larvée contre le Pakistan. Cet enjeu m'a continuellement été présenté comme 'Le' problème stratégique des Afghans. Tout d'abord, un bref rappel des enjeux actuels autour de la ligne Durand s'impose. Frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, non reconnue par ceux-ci à ce jour, elle divise artificiellement une zone à majorité pashtoune, à cheval sur les deux Etats, parfois dénommée Pashtounistan. L'Afghanistan et le Pakistan sont aujourd'hui en lutte contre les Talibans qui trouvent en ces zones un refuge, une forme de soutien logistique voire des capacités d'entraînement. L'attitude du Pakistan vis-à-vis des chefs talebs dans cette région a été au cours de l'histoire récente pour le moins ambiguë. En effet, pour se garantir une profondeur stratégique vis-à-vis de l'Inde, il lui était nécessaire de soutenir le régime des étudiants en religion, maîtres de Kaboul de 1996 à 2001.

Ainsi se garantissait-il une zone de repli hors de ses frontières en cas de déclenchement des hostilités avec son voisin. Aujourd'hui, en revanche, l'alliance du Pakistan avec les Etats-Unis mais aussi les risques de déstabilisation générale issus des zones tribales requièrent, parfois, de réelles opérations de guerre contre les chefs talebs locaux. Ces affrontements avec les rebelles menés par chacun des deux Etats sont propices aux dénonciations de violations territoriales, réelles ou supposées. Combattre de part et d'autre d'une frontière aux contours mal définis et non reconnus peut, en effet, comporter sa part d'aléas, erreurs topographiques, ou quelques manœuvres sournoises de l'ennemi, s'abritant à proximité d'un poste frontière.


Evidemment l'emploi de tirs d'artillerie peut également s'accompagner de son lot de dommages collatéraux et donc, parfois, de pertes civiles qui exacerbent le besoin d'une réaction au moins politique. Les atteintes régulières contre le territoire afghan par l'armée pakistanaise ont, par exemple, entraîné fin juin - début juillet 2011 la décision d'un déploiement d'unités blindées et mécanisées afghanes. A Kaboul, la mise en alerte de ces unités nous a quelque peu surpris tant les relations politiques entre les deux pays semblaient au beau fixe avec notamment la conclusion récente d'accords commerciaux.

La naissance d'une ambition afghane…anti-pakistanaise Soutenue par la coalition internationale, l'armée afghane, l'ANA, favorise l'émergence d'une Nation. Elle en devient le réel outil de puissance tout en étant capable d'en orienter les positions stratégiques. On ne peut évidemment écarter d'un revers de manche la complexité de la quasi  "géopolitique interne" du pays. Elle en limite évidemment actuellement la portée des stratégies étatiques. L'Afghanistan demeure, il est vrai, profondément marqué par ses rivalités ethniques et tribales ainsi que par le poids des seigneurs de guerre locaux. Toutefois, l'armée afghane que nous construisons aujourd'hui entretient un réel brassage ethnique. Elle contribue aussi à l'alphabétisation du pays et fait de la fierté de servir son pays, et non plus son clan, la valeur supérieure. Ces dynamiques permettront au pouvoir central à Kaboul de disposersous peu, et sans doute, pour la première fois de son histoire, d'un symbole de sa puissance et de son unité nationale.


Quelle stratégie régionale développera-t-il alors ? "Si une guerre devait avoir lieu entre le Pakistan et les Etats-Unis nous soutiendrions le Pakistan", déclarait début octobre 2011 le président Hamid Karzaï. Malgré le vieil adage "Mon frère et moi contre mon cousin. Mon frère, mon cousin et moi contre l'Etranger…", et ce ton des plus catégoriques, je ne puis m'empêcher de douter. Plusieurs officiers qu'il m'a été donné de rencontrer nourrissent, en effet, des rancoeurs autrement plus tenaces. Entretenant une antipathie forte contre le Pakistan, l'ANA se prépare actuellement davantage à une guerre classique interétatique qu'à la lutte contre une insurrection. Les demandes d'équipement formulées par les autorités afghanes reflètent l'ambition de se doter d'une armée puissante : développer une composante blindée ou disposer d'avions de combat de type F16. Ces requêtes peuvent bien évidemment sembler légitimes quand on connaît la situation sécuritaire du pays mais elles m'ont été plus fréquemment justifiées par le besoin de répondre à une agression pakistanaise que par la chasse au taliban.

Certes, ces aigreurs vis-à-vis du Pakistan sont principalement, mais pas exclusivement, ressenties par des officiers issus de la minorité tadjike, les officiers pashtounes faisant quant à eux preuve de davantage de retenue. Les premiers disposent toutefois aujourd'hui de nombreux postes militaires à haute responsabilité. Au cours de discussions informelles, plusieurs de ces officiers se sont, ainsi, souvent ouverts de leur haine ou, à tout le moins, du sentiment de défiance qu'ils nourrissaient contre le Pakistan. Le soutien pakistanais aux talibans explique, selon eux, en grande partie la longévité du conflit actuel. Le taliban lui-même est bien souvent décrit comme le frère ou le cousin d'hier et donc de demain.

Le 4 octobre dernier, l'Inde et l'Afghanistan ont signé un accord de partenariat stratégique. Leur alliance vient clairement prendre en tenaille le Pakistan. Elle n'est pas qu'une coquille vide puisque l'Inde contribue depuis peu au budget de formation de l'ANA et se propose de former dans ses écoles d'officiers des cadets afghans. Le Pakistan y perd sa profondeur stratégique et y gagne la menace d'un deuxième front en cas d'affrontement avec l'Inde.


La coalition en porte-à-faux… La coalition internationale est intervenue en Afghanistan voici près de dix ans avec pour objectif de priver AL QAIDA de son soutien en faisant de l'Afghanistan un pays stable. Elle s'engage depuis au quotidien au côté des forces armées afghanes. Cet appui nous lie dès lors indéniablement à leurs décisions. L'ISAF, assure, en effet, actuellement, dans le cadre de la mission NTMA, l'équipement, la formation et le conseil ou "mentoring"de l'ANA. Ce soutien se traduit, tout d'abord, par la fourniture directe de matériel aux Afghans par le biais d'achats d'armements financés essentiellement par les Etats Unis ou cession de matériel à titre gratuit. La coalition internationale fournit donc, en grande partie, à l'Afghanistan son outil de puissance. Des formateurs interviennent ensuite en appui de l'instruction des unités. La France est, dans ce cadre, responsable de l'école de cavalerie et est chargée entre autre de l'entraînement des unités de réaction rapide afghanes, garde d'élite équipée de matériel moderne.

Notre pays est également impliqué dans la formation des officiers notamment celle des officiers supérieurs, en fournissant la majorité des conseillers de l'école d'Etat major et du Centre des Hautes Etudes Militaires afghan. Les officiers français s'attachent évidemment à écarter certains scénarios d'entraînement proposés par les instructeurs afghans qui font trop ouvertement état d'une agression Pakistanaise… Enfin, les bureaux du ministère de la Défense afghan sont"mentorés" par des officiers de la coalition. Ceux-ci conseillent au quotidien les Afghans dans leurs méthodes de travail et cherchent à développer leurs compétences. Ces coopérants militaires seront évidemment considérés comme partie prenante à toute décision des autorités afghanes.


Sans prétendre avoir sondé l'âme d'un peuple, ce court séjour en Afghanistan fût l'occasion de m'interroger sur les conséquences d'une intervention décidée en 2001 avec des objectifs clairs, la chute du régime taliban, la lutte contre le réseau Al Qaida et l'émergence d'un Afghanistan stable. Dix ans plus tard, la coalition poursuit toujours ce noble but "shona ba shona" mais ne doit pas se leurrer sur les ambitions afghanes à moyen et plus long terme. Alors que nous cherchons aujourd'hui à définir les contours de notre partenariat stratégique avec l'Afghanistan après 2014, date annoncée du retrait de nos troupes, notre engagement au côté du "pays des braves" ne peut s'affranchir d'une étude sans naïveté de ses ambitions régionales.

 

David PAWLOWSKI, stagiaire à l'École de Guerre


Source du texte : LE MONDE.FR

http://www.theatrum-belli.com/archive/2012/02/15/afghanistan-pakistan-demain-la-guerre.html#more

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:38

Finalement ...

http://storage.canalblog.com/33/67/105722/62228399.jpg

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C'est du vent, 
il nous ballade, 
il nous vends que des salades,
y en a marre des boniments,
il nous ment,
il nous ment.
...

Le 15 février 2012  le pire président
de toute la cinquième République
à osé déclarer sa candidature pour un second mandat.
...

Le 06 mai n'oubliez pas son bilan catastrophique
avant de déposer votre bulletin dans l'urne

Vous le trouverez en cliquant sur ce lien

...


Souvenez vous aussi que ces cinq dernières années
furent une succession ininterrompue de trahisons et d'impostures


Comme celles dénoncées dans cette compilation

...

Les raisons ne manquent pas afin que soit sanctionné
celui dont la gestion se confond avec le populisme et la soumission
aux intérêts privés pour que soient éliminés radicalement
tous les acquis sociaux Républicains.

Les arguments sont innombrables pour démontrer que ce mandat
fut celui du mensonge permanent et de l'incapacité
comme constante d'une gestion nuisible
et indigne de la confiance
des Français.

Ce lien conduit à une liste de ces évidences


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http://aspeta.blogspot.com/2012/02/finalement.html
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Pauvres politiciens sans envergure : quel maître servez-vous ?

Intéressant sondage publié récemment sur ce que pense le bon peuple français du comportement de ses politiciens. Résultat : 60% d’entre eux estiment que gouvernements et élus confondent de plus en plus souvent leurs intérêts personnels et leurs responsabilités publiques. La moitié juge qu’ils sont moins sincères qu’auparavant.

À la lumière de la campagne présidentielle actuelle, une écrasante majorité de Français (80 %) assure que pour être élus, les responsables politiques ont intérêt à dire la vérité sur la situation du pays. Le problème est que nos contemporains n’aiment pas la vérité puisqu’ils pratiquent la politique de l’autruche depuis de nombreuses décennies. Chacun d’entre nous peut s’en rendre compte au quotidien, en conversant avec ses proches ou amis. Les gens ne veulent pas savoir la vérité, ils préfèrent vivre dans le monde qu’ils s’imaginent, ils aiment le mensonge parce que cela les rassure.


Mais voilà, le paradigme qui permettait de vivre constamment dans le mensonge, touche à sa fin. Les scénaristes du mondialisme sans frein et du choc des civilisations doivent passer à autre chose : un nouveau monde, fondé sur un autre paradigme (..)


Le candidat Sarkozy vient d’évoquer l’importance d’une France forte. Or il n’a cessé d’abaisser la France, de la réduire au rang d’entité sans puissance, en passant en force des traités qui, engageant le sort des Français, devaient au moins passer par le référendum. Au service des puissances financières et des sociétés maçonniques qui n’ont de cesse de rechercher l’abaissement de la France, le candidat de l’UMP s’est engagé dans un processus où le peuple est un boulet. Mais le problème revient tous les cinq ans. Comme il faut sauver la vitrine de la démonocratie, le discours doit s’adapter à ce calendrier et le métier de politicien ressemble alors au plus vieux métier de monde. Dans quelques mois, nous verrons triompher ceux qui excellent dans ce domaine.

 

 

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Sarkozy : annonce, histoire et imposture

Posted: 16 Feb 2012 10:44 AM PST

 

Hier soir, Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il était candidat à sa réélection. Si cette annonce était tout sauf une surprise, elle a encore accentué la bipolarisation de la vie politique devant l’avalanche de commentaires qu’elle a généré, ainsi que sur l’affrontement à venir avec François Hollande.
Une annonce prévisible mais précipitée
Quelques personnes se posaient la question de la candidature du président de la République, imaginant qu’il pourrait passer son tour devant l’état de l’opinion. Je n’y ai jamais cru, écrivant plusieurs fois, même quand il était au plus bas dans les sondages, qu’il était évident qu’il se présenterait. Non seulement aucun dirigeant français ou européen n’a renoncé à se représenter quant il en avait la possibilité, mais Nicolas Sarkozy semblait encore moins capable d’un tel renoncement.
 
Les médias affirmaient il y a peu qu’il n’annoncerait sa candidature que courant mars pour montrer qu’il gouvernait jusqu’au bout, dans un scénario inspiré par François Mitterrand en 1988. Mais la persistance de sondages calamiteux au second tour lui a imposé de descendre dans l’arène plus rapidement, ne serait-ce que pour essayer de trouver le temps de combler son immense retard avec le candidat socialiste, toujours donné gagnant avec 15 points d’avance au second tour.
Les communicants à la manœuvre
Ce qui était assez impressionnant hier soir, c’était le travail de communication fait autour de cette annonce. Le slogan « la France forte », qui rappelle « la France unie » de 1988, est assez bien choisi car on y lit facilement en creux la critique d’une « France molle » de François Hollande. Il cherche à vendre une expérience, un courage (alors qu’il cède tout à l’Allemagne), rejetant sur la crise toutes les déceptions que peuvent avoir les Français cinq ans après son élection.
Le président a même trouvé le moyen d’avancer de nouvelles idées pour un nouveau quinquennat. Il promet de solliciter l’avis des Français par référendum, ce qui pour le moins paradoxal pour un président qui n’a jamais fait de référendum national et qui a bafoué le résultat du dernier, réalisé en 2005 sur le TCE, en signant un traité identique à Lisbonne. Il a également dénoncé l’assistanat et parié sur la formation pour lutter contre le chômage. Un peu faible vu les enjeux.
La grande imposture
Bien sûr, un président peut proposer des choses à la fin de son mandat. Mais le florilège de déclaration et d’initiatives a un côté assez désordonné qui dessine en creux des annonces visant davantage à faire de la communication qu’à régler les problèmes des Français. C’est le retour du président qui prend des postures pour écrire une belle histoire au lieu de gouverner pour le bien commun. Ce n’est plus un président de la République, mais un artiste qui vend son show.
Bien sûr, l’histoire est assez bien écrite, étant donnée la personne qu’il s’agit de vendre. Evidemment, les annonces lui permettent de garder un certain contrôle de l’agenda médiatique. Mais la stabilité de sondages désastreux au second tour semble indiquer que les Français ne sont pas dupes. En outre, il est douteux d’imaginer convaincre des Français hostiles avec les mêmes ficelles éculées qui ont justement créé cette hostilité… Bref, il semble toujours aller dans le mur.
Difficile de croire aujourd’hui que Nicolas Sarkozy pourra redresser la situation avec les mêmes recettes qui l’ont fait échouer. François Hollande, malgré ses faiblesses et bien qu’il n’ait pas les solutions pour redresser le pays, ne semble pas avoir beaucoup de souci à se faire.

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La porte très à… droite

by Patrick Le Hyaric

 


Les palinodies, faux semblants et faux suspens alimentés depuis des semaines autour de la candidature de M. Sarkozy s’arrêtent sur la bande d’arrêt d’urgence de la route présidentielle. Très à droite, proche de la sortie de route de la République.

Le sarkozysme réactionnaire, ultralibéral se métamorphose en un mélange de Reagan-bushisme, mâtiné de tea-party nord-américain et de vieux pétainisme français, intégrateur d’idées d’extrême-droite. Il devient ainsi le candidat de la droite la plus extrême depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Des mensonges de la dernière campagne présidentielle aux discours de Dakar ou de Grenoble, au vote d’une bonne partie du programme de l’extrême-droite au Parlement jusqu’aux saillies guéantistes sur une prétendue hiérarchie entre les civilisations, voici que le sarkozysme tord nos principes constitutionnels et défigure notre République. Ceci au nom d’un débat sur les… valeurs !

Face à une telle dérive, il est de la responsabilité de tous les démocrates, de tous les humanistes, de toutes celles et ceux qui sont attachés aux belles valeurs de « la liberté, de l’égalité, de la fraternité », de parler, de se mobiliser, de contrer l’entreprise en cours. Nous sommes face à une tentative de coup de force pour faire valider par l’élection présidentielle les thèses d’une droite extrême.

Le sarkozysme a validé, mois après mois, les thèses lepénistes gonflant le parti d’extrême-droite. Voici qu’à quelques semaines de l’élection présidentielle, le candidat-président est obsédé par l'idée de faire revenir dans son giron les électeurs qui l'ont quitté pour rejoindre la candidate qui, à leurs  yeux, incarne la protestation nationaliste, chauviniste, ultra-droitière. La séquence calculée sur l’abject thème selon lequel « toutes les civilisations… ne se valent pas », y participe tout comme la stigmatisation de l’immigré, du citoyen « assisté » ou du chômeur.

L’illustre Montaigne avait déjà calmement répondu : « On appelle barbares les peuples d’autres civilisations ». De fait, l’actuel ministre de l’intérieur, comme son prédécesseur a désigné ouvertement « l’autre », le musulman, le Rom, le chômeur comme fauteurs de problèmes, tout comme le fait la famille Le Pen. Ceci est en cohérence avec le préprogramme sarkozyste décliné dans le Figaro Magazine. Il insiste sur son refus de donner le droit de vote à une partie de celles et ceux qui contribuent à la richesse de la France, « les immigrés », mais surtout sa volonté d’organiser un référendum pour savoir comment on doit les expulser. Autrement dit, un référendum suscitant le rejet, la haine, à rebours des valeurs de la République française, « Une et indivisible ».

Rien de tel pour détourner l’attention de tous les citoyens des causes réelles des difficultés. Le banquier et le financier en seraient exonérés tandis que l’immigré serait poussé vers le bûcher ou jeté à la mer. C’est la même logique qui conduit le locataire de l'Elysée à proposer un référendum pour obliger les chômeurs à accepter n’importe quel travail, à n’importe quel prix, afin d'accentuer encore la concurrence entre travailleurs pour abaisser les niveaux de rémunération salariale, dans toute la société. Chaque jour qui passe fait mille chômeurs de plus en sarkozie. Qui est responsable ? Les chômeurs ? Ou une politique économique et sociale qui pousse à l’élimination du travail ?

La proposition d’instituer la taxe Sarkozy, autre nom de l’augmentation de la TVA et le contrat dit « compétitivité-emploi », qui revient à imposer aux salariés une baisse des salaires et à précariser son travail complètent un dispositif de régression sociale inouïe. Cette même logique actuellement à l’œuvre en Grèce mène au chaos. Et pour couronner le tout, M. Sarkozy veut, avec Mme Merkel, imposer deux traités européens pour détruire nos droits sociaux, les services publics et la protection sociale. Un traité sur la « gouvernance économique » et un autre instituant un « mécanisme européen de stabilité », ce dernier est lié au précédent. C’est une sorte de général en chef de l’application de « politique macro-économique », comme le fait le Fonds monétaire international, avec ses plans d’ajustements structurels. Autrement dit, l’austérité à perpétuité pour les familles populaires.

Tout ceci ne procède ni de « dérives », ou de « tâtonnements » comme on l’entend parfois. Il s’agit dans le cadre de la crise de permettre au capital de préserver ses hauts niveaux de profit. Pour cela, il faut détruire la république sociale, la République elle-même. La France, de par son histoire, ses droits sociaux, reste un verrou à faire sauter pour les puissances d’argent. Sarkozy est leur allié. Il bafoue la Constitution, les valeurs républicaines et défigure la France, n'hésitant pas pour parvenir à ses fins à inonder la société de ferments de divisions aux conséquences incalculables. Il ne faut pas exclure non plus qu’il tente de s’appuyer sur des tensions internationales pour se valoriser. Raison de plus pour que la Gauche, comme elle l’a toujours fait dans des périodes historiques préoccupantes, relève le gant. Pas par des demi-mesures, mais avec un projet fort et ambitieux. Voilà ce que porte Jean-Luc Mélenchon, avec la dynamique que construit le Front de Gauche qui, semaine après semaine, est mieux perçue comme utile à la gauche toute entière, dans la mesure où elle permet son ancrage au plus près des attentes du monde du travail et de la création. Dynamique de clarté et de vérité qui ne cache pas la nécessité de produire des actes dont le premier sera le rejet du traité sur le « mécanisme européen de stabilité », le 21 février prochain au Parlement. Personne ne comprendrait, dans le camp du changement et de sa réussite, que la gauche et l’écologie politique n'affichent pas une unité sans faille  pour rejeter le « traité » Sarkozy. La victoire le 6 mai, la réussite d'une politique nouvelle ont tout à gagner d'un engagement à consulter nos concitoyens sur les futurs traités européens. La raison en est simple: on ne peut prétendre mener une autre politique économique et sociale en France sans se dégager des logiques antisociales qui prévalent actuellement dans l'Union européenne. Si Jean-Luc Mélenchon et les candidats du Front de gauche aux élections législatives portent cette exigence avec force, c'est pour que la réussite commune soit au rendez-vous, aux élections et après.


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