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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 03:01

http://static.lexpress.fr/pictures/512/262428_un-homme-passe-devant-l-entree-de-la-gare-centrale-de-bruxelles-fermee-a-cause-d-une-greve-generale-le-30-janvier-2012.jpg

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Grève générale en Belgique : il faut une séparation bancaire !

29 janvier 2012
 

Une grève générale, la première depuis 2005, va paralyser la Belgique demain, alors qu’elle accueille à Bruxelles le Sommet de l’Union européenne. Les syndicats ont, en effet, décidé d’agir pour protester contre le plan d’austérité de 11 milliards d’euros adopté par le gouvernement Di Rupo. Ils protestent aussi contre le fait que pour la première fois dans l’histoire récente du pays, ils n’ont pas été consultés par le gouvernement avant d’adopter ce train de mesures.

Pour eux, la politique du gouvernement prend des allures de guerre sociale. D’autant plus que s’ajoutent depuis des lourdes pressions des cercles financiers pour que la Belgique abandonne son indexation des salaires avec l’inflation qu’elle est le dernier pays à mettre en pratique.

Une très forte mobilisation du public et du privé est attendue.

Nous publions ci-dessous la déclaration de Guillaume Dubost, président d’Agora-Erasmus en Belgique, face à cette situation.
— 

Plainte de la Paix sociale persécutée, par Guillaume Dubost, président d’Agora Erasmus

Le 29 janvier 2012 (Agora Erasmus)—« D’ici dix ans, aucune paix n’est à craindre » dit-on au passeur des Enfers pour l’encourager à spéculer sur les morts à venir. Il y a cinq siècles, quand Erasme écrit Charon, l’Europe est déchirée et l’ombre de la guerre menace ; aujourd’hui les Furies se déchainent sur cinq continents, menant une double guerre, économique et militaire, contre la dignité des peuples et menacent l’intégrité de nos sociétés. Si nous ne nous levons pas contre elles pour défendre la « paix sociale », nous donnerons raison au mauvais génie.

La Belgique, avec d’autres, doit donner l’exemple en rompant avec une dynamique internationale qui la dépasse. Depuis 40 ans,la dérégulation a permis à la finance sans visage de se tapir dans l’ombre, puis s’accaparer d’une économie devenue elle-aussi « libre » transformée en ruine postindustrielle globale. Ayant détruit tout reste de souveraineté, particulièrement en Europe, la finance folle s’attaque désormais aux droits du travail, les pensions et la sécurité sociale, derniers remparts des peuples contre la féodalité.

Les coups d’État technocratiques (le fascisme « blanc ») récents en Grèce et en Italie, pour imposer les mesures d’austérité les plus brutales en Europe depuis 70 ans, ne sont qu’un prélude à ce qui nous attend ici si nous ne nous réveillons pas. Ne laissons pas ces dieux autoproclamés de la City de Londres et de Wall-Street continuer d’enrichir Charon ! Débarrassons-nous de leurs bourreaux officiants comme le Président Barack Obama, qui a violé la loi et la Constitution américaine avec l’agression en Libye et nous précipite vers une troisième guerre mondiale contre la Russie, la Chine et le reste de l’Eurasie.

Contre ces ennemis, nous devons lancer une nouvelle Renaissance. La camisole de force utilisée en 1933 par le Président Franklin D. Roosevelt, le principe Glass-Steagall (séparant totalement banques d’affaires spéculatives des banques de crédit utiles), doit être imposée globalement. La souveraineté politique et économique de chaque nation doit pouvoir être réaffirmée, en particulier par l’émission de crédit productif public vers la reconstruction de l’économie.

Vu le déclin de l’économie réelle, les investissements devront prioritairement aller vers des projets à haute intensité technologique, créateurs d’emplois qualifiés et pouvant tirer l’économie productive de l’avant. Des réalisations comme le lancement du réacteur de recherche Guinevere au Centre de recherche nucléaire de Mol (SCK-CEN), sont la preuve de la force pionnière de la Belgique et d’un savoir-faire national dans ce domaine. Cependant, comment pourrions-nous construire au mieux ces réacteurs nucléaires du futur, alliant sécurité, retraitement des déchets et nouveaux matériaux si l’outil sidérurgique belge, fruit de nombreuses générations dans ce pays, est mis à la casse ! Si aucun acteur privé ne se manifeste, l’Etat doit immédiatement en reprendre le contrôle. Coûteux ? Peut-être, mais d’un intérêt bien supérieur que les sauvetages scandaleux de Dexia !

Ainsi, le chemin qui permettra de reprendre en main notre destin est devant nous. Prenons-le à pas forcé car nous sommes déjà en guerre ! Trouvons maintenant le courage, comme David, de terrasser Goliath !

Retrouvez nous en signant notre Appel urgent pour un Glass-Steagall global sur www.agora-erasmus.be


http://www.solidariteetprogres.org/Greve-general-en-Belgique-il-faut-une-separation-bancaire_08530

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 02:35

 

http://www.theatrum-belli.com/images/medium_csa-2006-04-27-100756.jpg

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Un programme de formation d'unités spéciales a eu lieu mercredi à Los Angeles où un hélicoptère Blackhawk et quatre autres hélicoptères ont survolé la ville.  Le Blackhawk a survolé le bâtiment de la Banque des États-Unis avant d'attérir à proximité d'un parc.
Le centre des opérations se tenait au Dodger Stadium.
Reportage vidéo de CBS:
http://sacramento.cbslocal.com/2012/01/26/military-conduct-dramatic-helicopter-maneuvers-over-downtown-la/

Alex Jones, lors de son émission de jeudi, a discuté d'informations et d'images qu'il a reçu d'un témoin oculaire qui décrit les installations de ce qui semble être un "FEMA Camp".  Situé à l'aéroport de Los Angeles, on peut y voir des barbelés et des tourniquets unidirectionnels (entrée assurée, sortie incertaine !).  Sur le site d'Alex Jones, vous pourrez trouver un dossier concernant d'autres sites et infrastructures qui pourraient être utilisés pour loger les "indésirables".  Comme pour la catastrophe Katrina, les stades pourraient servir de "camps de réfugiés" et de "camps de détention".  Les Wal Mart aussi!
Pour voir les images et vidéos diffusées pendant l'émission d'Alex Jones, cliquez sur ce lien:

Conscience du peuple blogspot.com
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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 02:13

LE JEU TROUBLE DES DIRIGEANTS TUNISIENS : Un Maghreb sans l’Algérie ?

 

« Parler vrai n’est pas suffisant. Encore faut-il avoir quelque chose à dire... »
Michel Rocard

Des nouvelles inquiétantes, véhiculées par les médias occidentaux- nous viennent de Tunisie s’agissant de la montée inexorable dit-on de « l’intolérance ». L’exemple de la chaîne Nessma qui ferait partie indirectement de l’empire Berlusconi se donne des airs de chaine occidentale et fait - de mon point de vue- dans la provocation en diffusant un film où on voit une petite fille s’adresser à Dieu représenté en image ce qui est interdit en Islam. C’est de la provocation pour une société qui n’a pas encore trouvé ses repères En clair, l’ingérence occidentale par ses coups de boutoir est en train de tester le régime tunisien.

Pourtant les Tunisiens sont connus pour aimer leur pays et ne sont pas tentés par le chaos. Il semble cependant que le président Moncef Marzouki qui est connu comme un militant des droits de l’homme en exil a, comme Rached Ghannouchi, surfé sur la vague de la jeunesse tunisienne en venant recueillir le fruit de cette révolte dépossédant de ce fait,la jeunesse tunisienne dont on dit que près de 250 jeunes sont tombés lors des émeutes de janvier 2011.

Est-ce que le vivre-ensemble tunisien est plus fort que la tentation du califat ?

Dans cette affaire, il semble qu’Ennahda navigue entre deux eaux. Elle donne des signes d’allégeance qui lui ont permis de revenir en grâce auprès de l’Occident, mais d’un autre, elle joue le rôle qui lui est attribué dans le formatage du Monde arabe façon GMO. N’est-ce pas Rached Ghannouchi, qui, dans une interview au journal L’Express le 29. 04. 1993, avait ce cri du coeur : « Si j’ai le choix entre vivre dans un pays musulman sans liberté et un pays laïc où existe la liberté, je choisis le second ! Il est sans doute plus proche de l’islam que le prétendu Etat musulman... »

Pour la période présente, M.Ghannouchi, et la Tunisie dans son ensemble, a « choisi » ou plutôt a eu « pour instruction de choisir » de reconnaître le CNT syrien. On se souvient que lors de sa visite à Washington, Rached Ghannouchi avait déclaré qu’à son retour à Tunis, il allait s’atteler à unir toute l’opposition syrienne sous l’unique bannière du Conseil « national » syrien créée en octobre 2011 et qu’il allait inviter son président, Borhane Ghalioun. Aussitôt dit, aussitôt fait. Non seulement Borhane Ghalioun a répondu présent à l’appel, mais il vient accompagné de 200 personnes, opposants de l’extérieur, pour tenir le 1er Congrès du CNS du 16 au 18 décembre 2011. Selon certaines sources, la décision aurait été prise cet été, lors de l’une de ses visites secrètes à Qatar, où il aurait rencontré Ali Sadreddine El Bayanouni, ancien chef des Frères musulmans syriens venu probablement lui aussi percevoir ses honoraires pour son engagement qatari-turco-atlantiste. » (1)

Moncef Marzouki et l’Algérie

Si Rached Ghannouchi ne cache pas ses préférences pour les islamistes algériens, d’une façon tout à fait énigmatique le président Marzouki désigné et qui se dit légitime avec 5% des voix, semble prendre pour cible lui aussi,-le démocrate-, l’Algérie. L’une de ses premières actions est de réserver son premier déplacement à la Lybie contrairement au précédent responsable Beji Caïd Essebsi - plus diplomate bien que lui-aussi ne porte pas aussi l’Algérie dans son coeur- et qui a rendu visite à Alger.

Mieux encore, le président Marzouki, qui était bien à l’époque, au chaud en France, s’est permis de juger a postériori l’Algérie pour avoir arrêté le processus électoral en 1991. Il déclare : « Au lendemain même de la déclaration du président tunisien, lit-on sur journal tunisien Bussinessnews, Mourad Medelci, ministre algérien des Affaires étrangères, a rappelé, sur une radio algérienne sur un ton des plus inhabituels, les lignes rouges à ne pas dépasser dans les relations avec l’Algérie, tout en insistant sur le fait qu’elle « n’a pas de leçons à recevoir » de quiconque. « L’Algérie est souveraine, elle n’a pas au cours de la décennie noire, reçu d’aide d’aucune partie. Elle est aujourd’hui en mesure de partager son expérience avec les autres, mais elle n’a pas de leçons à recevoir », a lancé le ministre des Affaires étrangères, lors de son intervention dans l’émission « L’invité de la rédaction » de la radio Chaîne III. » (2)

« Les journaux algériens ont rebondi sur l’affaire et ne semblent pas apprécier que la première visite officielle du président tunisien ait eu lieu en Libye. L’Algérie devant être « la première destination du chef de l’Etat, selon la tradition diplomatique en vigueur entre les deux pays », comme paru dans un article du quotidien algérien « Tout sur l’Algérie », notamment. Dans cet article, l’Algérie déplorerait « la marque d’ingratitude » commise par « le nouvel homme fort de la Tunisie » qui « n’en finit pas de multiplier les petits affronts envers son voisin algérien ». Tout en déclarant que « pour sa première visite à l’étranger en tant que chef de l’Etat tunisien, il [Ndlr : Moncef Marzouki] choisit donc la Libye, et non le « grand voisin », le « grand frère », la « grande puissance régionale » que l’Algérie entend continuer à représenter ».(2)

Mieux encore, lors de son déplacement à Tripoli, M.Marzouki, président tunisien, s’est rappelé aux bons souvenirs des généraux algériens en stigmatisant leur façon d’opérer sanglante durant les années 1990 ! Pour couronner le tout, Tunisiens et Libyens annonceront un projet de « idmaj », fusion, union, qui n’annonce rien de bon dans les relations des deux pays en « phase d’union » et le voisin algérien. (...) Madré et rusé, Bouteflika sait qu’en partie, le devenir des relations intermaghrebines ne dépend plus des régimes maghrebins et que ce sont les autres, ceux qui gouvernent le monde, qui le font avancer selon leur vision, leur cadence et, surtout, leurs intérêts. (3)

Un président maladroit ou en mal de reconnaissance ?

Apparemment, le président Marzouki veut se donner une stature qu’il n’a pas ! Il multiplie les interventions intempestives comme celle qu’il a faite pour souhaiter les voeux sur France 24 aux Français croyant mettre les points sur les « i » concernant le colonialisme. Nous donnons à ce propos la réaction d’amertume de « celui qui mord la main qui l’a nourri », du député UMP Bernard Debré dont le père était le chantre enragé de l’Algérie Française.

Ecoutons-le : « Nous avons eu le devoir et je dirai la joie de vous accueillir dans notre pays pendant que vous n’étiez pas « persona grata » dans le vôtre. (...) Vous avez pu, de la France, mener votre combat. J’imagine que vous avez pu regarder autour de vous dans notre pays ce qui se passait. Liberté religieuse aussi bien pour les catholiques, les juifs que les musulmans. Vous avez vu la tolérance qui régnait chez nous, État laïque acceptant toutes les religions à partir du moment où elles ne sont ni agressives, ni vindicatives, ni totalitaires. Nous avons plus de musulmans en France qu’il n’y en a en Tunisie ! » (4)

« J’ai trouvé, mais beaucoup de mes concitoyens ont également la même opinion, qu’il était un peu trop facile de votre part d’accuser les Français, ficelles souvent utilisées pour minimiser les problèmes intérieurs et focaliser l’attention de vos concitoyens sur autre chose ! (..) Mais là où véritablement la coupe est pleine, c’est quand, il y a quelques jours, vous avez dit aux Français de stopper leur islamophobie ! De quoi voulez-vous parler Monsieur le Président ? La France serait islamophobe alors que les mosquées se multiplient, l’État est laïc et garantit par là, la liberté de culte, alors que dans votre pays, une poussée de l’islamisme conduit les femmes à rentrer dans leur foyer, imposer progressivement la burqa et, peut-être, prendre le Coran, telle la Libye, comme base politique. (...) Il y a plus de musulmans en France qu’en Tunisie. La France - terre d’asile n’est pas une vaine expression. » (4)

Il n’y eut pas de réaction officielle de la part du président tunisien. Par ailleurs, il semble qu’une lutte sourde entre la présidence et l’Exécutif se déroule à bas bruit. Lisons le commentaire de M.Nordine Hlaloui : « Le président provisoire de la République continue à faire parler de lui en multipliant les actions populistes et, surtout, les gaffes qui nuisent à la réputation de la Tunisie dont il dit qu’il est là, justement, pour la représenter dignement.(...) Certes, par ses sorties en burnous et ses visites aux familles des martyrs et autres prisonniers, il s’attire la sympathie d’un certain nombre de citoyens et gagne, probablement, en popularité, mais pour combien de temps ? Sa dernière trouvaille a été l’annonce de la formation d’un vrai gouvernement parallèle en guise de cabinet présidentiel, composé de dix-sept membres ayant tous, rang de ministre ou de secrétaire d’Etat. (...) Et dire que le même Marzouki n’arrête pas de parler d’austérité et de récupération de l’argent du peuple. (...) » (5)

« Or, M.Marzouki ne dispose, en fait, que de prérogatives honorifiques. A moins qu’il ait vraiment cru qu’il était le chef d’état-major de l’armée comme il le répète à satiété ! (...) Une autre aberration de taille, c’est le fait d’avoir copié sur Ben Ali la volonté d’avoir une mainmise sur les affaires politiques et l’information. (...)Un fait est là, et le président provisoire de la République semble s’ennuyer, tout seul au vaste palais de Carthage. Les audiences et autres visites guidées, notamment pour enfants, ne suffisent pas à remplir le temps d’un président hyper-dynamique, même s’il est provisoire ! Alors, il faut qu’il s’entoure de tout un staff qui lui garantira une activité et une animation quotidiennes. (...) Comme M.Marzouki se sentira plus fort que Jebali dans la mesure où il est, désormais, président de la République (même si c’est provisoire) et chef de gouvernement (même s’il est parallèle) ! Maintenant que l’Emir de l’Etat de Qatar lui a appris à se tenir, à marcher, il peut dire qu’il a la stature et la prestance d’un chef suprême. L’impression qui prévaut est que M.Marzouki, tout en voulant donner l’impression d’être l’enfant du peuple, se comporte comme quelqu’un qui voit grand. Folie des grandeurs, voire mégalomanie, diront d’autres ».(5)

Le désenchantement des Tunisiens

Nous donnons dans les lignes qui suivent un aperçu du désenchantement des Tunisiens de toutes couches qui s’expriment soit par l’émeute ou par la plume. : « Vous avez beau vous pavaner lit on dans une contribution d’un journaliste tunisien, dans le palais de Carthage, avec ou sans bournous, la présidence reste à mille lieux de vous. Loin de moi l’idée de nier la légitimité des urnes qui - faut-il le rappeler - ont été remportées avec des discours religieux hypnotisants, des promesses mensongères et quelques milliards qataris. N’est pas Président qui veut dit-on. Et pour cause, le ridicule de vos propos n’a d’égale que l’utopie de vos prérogatives. Si votre conscience refait surface et vous vous demandez pourquoi vous suscitez moins de respect que de dérision, parcourez ce qui suit. La Tunisie compte plus de 7 millions d’électeurs potentiels, seuls 350.000 ont voté pour le CPR, soit 5%. Et vous vous enorgueillez dans votre discours d’investiture de la « confiance » que le peuple vous a accordé ? » (6)

« Le peuple n’a pas voté pour votre personne Monsieur le Président. Il s’agissait d’élire une Assemblée constituante pour rédiger une nouvelle Constitution en l’espace d’un an. Vous n’êtes que le résultat d’une transaction douteuse de la Troïka, ce qui fait de vous le troisième président non élu par les Tunisiens. (...) Cela dit, à force de vouloir marquer les esprits et entrer dans l’Histoire de la Tunisie, vous l’entachez de vos discours populistes et démagogues. Vendre tous les palais dites-vous ? Et pourquoi ne pas faire comme Ubu Roi ? » « (...) C’est bien de votre santé mentale que les Tunisiens s’inquiètent. Souhaiter « la fusion entre la Tunisie et la Libye » est bien digne d’un Kadhafi. Vous avez le bournous blanc. Ne manque que la mouche. Est-ce la fin d’un Etat tunisien souverain et indépendant que vous souhaitez ? (...) Monsieur le Président, crédule que je suis, je veux bien croire que « l’Islam est la solution à tous nos problèmes ». (6)

« C’est pour cette raison que les islamistes sont au pouvoir. » Si les gouvernements islamistes se soldent par un échec, est-ce l’Islam qu’il faudra accuser ? « Faudra-t-il en vouloir au Bon Dieu aussi ? Y a-t-il des préceptes pour lutter contre le chômage, l’inflation, le déséquilibre de la balance commerciale, la dette publique et la redistribution inégale des richesses ? La « zakat » vous dites. Une bouchée de pain jetée du haut d’une montagne capitaliste. » Les chômeurs ne veulent pas de charité Monsieur, le travail c’est la dignité. (...) L’amour du pouvoir a-t-il eu raison de vos principes ? Revenez à votre raison Monsieur le Président. « Travail, liberté, dignité ». Il y a à peine un an, ensemble au Trocadéro nous le criions. A moins de croire à la folie passagère d’un Président éphémère, je prends Dieu et les Tunisiens à témoins que c’est le début de votre perdition.(...) Vendez la République au panarabisme chimérique. Vendez la souveraineté de la Tunisie à la noirceur wahhabite. Vendez tout et votre âme avec. » (6).

Pourtant, les « sorties » du président sont certaines fois courageuses/ « Il faut qu’on en finisse, dit-il, avec la politique du face-à-face, où le Maghreb utilise le français, et l’Orient l’anglais, en lui substituant une politique à multiples issues, comme le fait d’avoir en Tunisie des lycées pilotes tuniso-français, tuniso-anglais, tuniso-chinois, tuniso-nippons, tuniso-coréens, tuniso-espagnols, tuniso-portugais ; les générations seront ainsi ouvertes sur différentes cultures, et on se serait ainsi affranchi de toute dépendance culturelle qui nous cantonne dans une seule langue. »

Belle envolée, en aura-t-il les moyens ? Surtout qu’il donne l’impression de jouer au donneur de leçons sur « la faute de l’Algérie ». Pour rappel , l’Algérie a aidé la Tunisie, c’est son devoir, elle a fêté la révolution, c’est aussi sa contribution à la sérénité de la région mais vouloir amoindrir d’une façon irresponsable la place de l’Algérie n’est pas pour la Tunisie la meilleure voie pour son avenir. Ce « petit jeu » du président Marzouki risque d’hypothéquer durablement l’avènement de ce Maghreb tant fantasmé. La place centrale de l’Algérie est un facteur d’équilibre que ni l’islamisme passager, ni les dollars de l’Ubu quatari, ni la démocratie exogène type quartier Latin ne pourront remplacer. Seul le parler-vrai aux peuples pour les convaincre d’un destin commun donnera une chance de survivre à ce Maghreb dans un monde de plus en plus anomique.

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

 
P.S.

1.http://libnanews.com/2011/12/17/pre...

2.http://www.businessnews.com.tn/Monc... incident-diplomatique-avec-l%E2%80%99Alg%C3%A9rie-(Mise-%C3%A0-jour),520,28596,11

3.http://www.lematindz.net/news/7015-...

4.http://www.echsar.com/article-30913...

5.Noureddine Hlaoui http://www.businessnews.com.tn/A-qu...

6.http://www.legrandsoir.info/monsieu...

 

 

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5482

 

 

Sur ce site,

 

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Published by Eva R-sistons - dans Luttes d'influences
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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 20:42

 

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Il faut tordre le cou à la finance! Le capitalisme mondialisé a pris le pouvoir en France et presque partout dans le monde. Le triste spectacle offert dimanche soir sur de trop nombreuses chaînes de télévision par l'actuel locataire de l'Elysée doit nous inciter à contrer cette offensive ultralibérale. Celui qui a été élu en 2007 aux plus hautes fonctions de l'état pour défendre l'intérêt général a pour seul objectif de défendre servilement les intérêts des ultra-riches. Ce mépris affiché pour les fameux 99%, le souci permanent de plaire et de servir cette caste de 1%, ressemble au comportement des hommes de main de toutes les mafias. Pourquoi assommer le peuple sous une rigueur mortifère et favoriser honteusement et ouvertement les parrains de la finance. Je crois utile et salutaire de débarrasser nos esprits de tous les éléments de langage destinés à nous faire accepter sans broncher les pires régressions. Leur plus bel outil est actuellement celui de la dette. Ne nous y trompons pas, la dette n'est pas faite pour être remboursée. Elle est l'instrument idéal du pillage généralisé. La fameuse loi votée en cachette le 3 janvier 1973, appelée la loi "Pompidou-Giscard", avait comme finalité la soumission de l'intérêt général aux intérêts des grandes familles capitalistes. Ils ont mis du temps (ces mafieux en cols blancs) à détruire nos défenses naturelles contre ces horreurs économiques. Nous sommes, je crois, dans la phase finale de ce vol organisé. J'en veux pour preuve leurs arrogantes certitudes assénées par ceux qui devraient être les représentants du peuple, mais qui ne sont hélas que leurs serviteurs fidèles. L'exemple du chef de l'état hier soir, si prompt à défendre les intérêts de "ses amis du Fouquet's" au détriment des autres catégories sociales, en est hélas une preuve irréfutable. Si vous voulez une autre preuve, il suffit de se pencher un peu sur les discours de personnages importants au sommet de Davos à propos de la Grèce en particulier et des PIIGS en général. La trame de leur pensée s'articule autour de plus d'austérité pour les peuples afin de retrouver la compétitivité! Traduisons, fini les conquêtes sociales, la précarité pour tous, la misère pour tous afin d'installer en Europe un marché de la main d'oeuvre similaire à celui connu dans les autres parties du monde soumises aux fourches caudines de ces pillards des temps modernes. 

 

Le collectif 06 pour un audit de la dette, organise une réunion publique jeudi 2 février 2010 sur ce sujet. Le conférencier est Gérard Filoche, vous trouverez ci-après le communiqué commun aux différentes organisations de ce collectif. Vous trouverez également le tract diffusé largement sur le département pour annoncer cet évènement.

 

Bonne lecture et à bientôt. Lucien Pons

 

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LA DETTE, L'ARNAQUE DU SIÈCLE!  REUNION PUBLIQUE LE JEUDI 2 FEVRIER 2012 DE 18h30 A 21h à la Fac de Lettres - Campus Carlone (amphi 68),  Boulevard Édouard Herriot - NICE
 AVEC GÉRARD FILOCHE autour de son livre Dette indigne !
 
Une agence de notation vient de dégrader la note financière de la France. Cela va être l'occasion d'une nouvelle offensive contre les Peuples.
Face au matraquage médiatique qui fait de l'austérité la seule solution, il est urgent de débattre ensemble des alternatives possibles à la « crise de la dette ».
  Les collectifs pour un audit citoyen de la dette, qui se sont créés dans toute la France, visent à permettre aux citoyens et citoyennes de se réapproprier la question de
la dette publique et de ses enjeux démocratiques. Il s’agit d’engager un débat citoyen approfondi sur quelques questions clés : d’où vient cette dette ? L’avons-nous
décidée ? A-t-elle été contractée dans l’intérêt général, ou bien au bénéfice de minorités déjà privilégiées ? Qui détient la dette et profite de l’austérité ? Comment la réduire
sans appauvrir les populations ?
 
NON ! LA RIGUEUR N'EST PAS UNE FATALITÉ !
 RÉSISTONS ET AGISSONS !
 
Collectif 06 pour l'audit citoyen de la dette
 - Signataires : Attac, CGT Educ'action, CNR, FSU, LDH, ROC, Solidaires
- En soutien : EE-LV, FASE, Les Alternatifs, M'PEP, NPA, PCF, PG
 
cac06@audit-citoyen.org

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La dette publique est une arme des riches

contre l'État-Providence

inv
• La dette publique est une arme des riches contre l'État-Providence : comprendre en 20 min. le projet politique de la tenaille des marchés financiers :


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40 ans d’endettement criminel

Etienne Chouard : Une vision claire, simple et percutante que depuis 40 ans (Loi Pompidou-Rothschild de 1973), les décideurs de l'endettement de la France doivent être considérés comme des criminels : - en construisant une économie sur l'endettement (esclavage moderne) - en finançant leurs campagnes électorales avec l'argent fictif des banquiers...
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..
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EFkZyZAkuyTHgwJmhD.shtml
A voir aussi :
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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 20:31

Le rapport de Mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie: texte intégral !

 


Omar Mezri, Safwene Grira et Ahmed Manai
Lundi 30 Janvier 2012


 Le rapport de Mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie: texte intégral!


Le rapport de Mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie
Mission d’observation de la Ligue arabe en Syrie


Au Nom d’Allah, le Miséricordieux, le Très Miséricordieux
{Certes, Nous avons proposé la responsabilité aux Cieux, à la terre, et aux montagnes : ils ont refusé de l’assumer, et l’ont redoutée, alors que l’Homme l’assuma, car lui, il se permet de persister dans l’injustice et de persister dans l’ignorance.} : Saint Coran.
Rapport
Le Chef de la Mission des observateurs de la Ligue Arabe en Syrie de la période du 24/12/2011 au 18/01/2012 :
Premièrement : Considérations juridiques.
1 - Le conseil de la Ligue arabe a adopté la résolution numéro 7436 en date du 02/11/2011 l’inscrivant comme plan de travail arabe annexé à la résolution, et il a salué l’approbation du Gouvernement syrien de ce plan. Il a également souligné la nécessité de s’engager à la mise en œuvre immédiate et complète du contenu de ce plan et de l’ensemble de ses parties.
2 - Le conseil de la Ligue arabe a adopté la résolution numéro 7439 en date du 16/11/2011 approuvant le projet de protocole sur le statut juridique et les fonctions de la Mission d’observation de la Ligue arabe en Syrie chargée de vérifier l’application des termes du plan arabe pour résoudre la crise en Syrie et de fournir une protection pour les civils syriens. Il a demandé au Secrétaire général de la Ligue des États arabes à prendre les mesures appropriées pour désigner le président de la Mission d’observation de la Ligue arabe et à prendre les contacts nécessaires avec le gouvernement syrien afin de signer le Protocole d’accord.
3 – Le conseil de la Ligue arabe a adopté la résolution numéro 7441 en date du 24/11/2011 qui demandait au Secrétaire général d’envoyer une mission d’observateurs de la Ligue arabe auprès de la République arabe syrienne qui doit s’acquitter de ses missions en conformité et dans les plus brefs délais avec les dispositions du Protocole dès sa signature.
4 – La République arabe syrienne et le Secrétariat général de la Ligue des États arabes ont signé, le 19/12/2011, le Protocole sur la constitution de la Mission composée d’experts militaires et civils des États arabes et des candidats d’organisations non gouvernementales concernés par les droits de l’homme devant se rendre sur le territoire de la République arabe syrienne. Il est à noter que l’article V mentionne que la Mission d’observation envoie des rapports périodiques sur ses conclusions au Secrétaire général de la Ligue des États arabes et au Gouvernement syrien en vue de soumettre son rapport – pour examen et prise des mesures adéquates – au Conseil des ministres par le biais du Comité ministériel désigné pour le suivi de la situation en Syrie.
5 - Le Conseil de la Ligue arabe a approuvé en date du 20/12/2011, la nomination du général Mohammad Mustafa Ahmed al-Dabi de la République du Soudan en qualité de Président de la Mission d’observation de la Ligue arabe.
Deuxièmement : Constitution de la Mission
6 – Le Secrétariat général a demandé aux États membres et aux organisations non gouvernementales arabes de notifier les noms des candidats devant rejoindre la Mission d’observation en Syrie. Et à la lumière de cette procédure, la Mission d’observation des observateurs de la Ligue arabe est constituée – à ce jour - par 166 membres en provenance de 13 pays arabes et de six organisations non gouvernementales arabes concernées.
Troisièmement : Visite en Syrie d’une délégation du Secrétariat général.
7 – Dans le cadre de la préparation de la mission, une délégation préliminaire du Secrétariat général s’est rendue auprès de la République Arabe Syrienne le 22/12/2011 pour discuter de tous les préparatifs logistiques nécessaires à la Mission.
8 – En application des dispositions du Protocole, le Gouvernement syrien a confirmé sa disponibilité à fournir toutes les facilités, à livrer l’équipement technique nécessaire au travail de la mission, à garantir la liberté de circulation pour tous les membres de la mission sur l’ensemble du territoire syrien, à assurer la sécurité de ses membres et à ne pas entraver ou empêcher sur le plan sécuritaire et administratif la réalisation des objectifs de la Mission. Il a également insisté sur son engagement à respecter la liberté de la Mission d’organiser les rencontrer et les réunions nécessaires et de fournir à cet effet une protection complète à ses membres tout en mettant en relief la responsabilité des membres de la mission en cas de leur insistance à visiter les zones sur lesquelles les services de sécurité auraient mis en garde contre leur visite. Il a également confirmé son engagement de permettre l’entrée au territoire syrien des journalistes et des médias des pays arabes et internationaux en conformité avec les listes nominatives et avec les règlements en vigueur en Syrie.
Quatrièmement. L’arrivée du chef de la Mission en Syrie et ses visites à caractère exploratoire.
9 – Le général Mohammed Ahmed Mustafa al-Dabi, chef de la Mission d’observation auprès de la République arabe syrienne, est arrivé le samedi soir 24/12/2011. Il a tenu une série de réunions avec M. Walid Mouallem, ministre des Affaires étrangères, et avec des fonctionnaires du gouvernement syrien qui ont confirmé leur volonté de coopérer pleinement avec la Mission et sont désireux de la réussite de sa mission et leur disposition à faciliter la visite pour surmonter tous les obstacles rencontrés, comme cela a été déjà convenu sur les engagements en matière de logistique et de sécurité garantie pour la Mission.
10 – La partie syrienne a averti qu’il y a certaines zones qui ne seront pas en mesure d’être garanties par les forces de sécurité qui ne peuvent assurer la protection des accès tant pour eux que pour les observateurs craignant leur exposition à la colère des citoyens. Le Chef de la Mission considère que cette situation est par contre favorable à un contact direct avec la population et avec l’opposition sans la surveillance du gouvernement. Il s’agit ainsi de lever la barrière de la peur et mettre les citoyens à l’abri d’éventuelles poursuites ou conséquences qu’ils pourraient redouter des autorités syriennes.
11 – Le chef de Mission a terminé les préparatifs de la mission sur le terrain tant sur le plan technique que sur la fourniture des moyens de transport et des dispositifs de communication nécessaires pour le démarrage de la mission. Il a également rencontré les membres de la délégation qui venaient d’arriver en Syrie et il les a informés sur les obligations de leur mission et des termes de référence pour effectuer le travail selon les dispositions du protocole. Ensuite, les membres de la Mission ont prêté le serment de réaliser leur mission sur la base du texte que le chef de la Mission a préparé à cet effet.
12 – Le 27/12/2011, le chef de la Mission, accompagné par 10 observateurs, a effectué une visite à caractère exploratoire à la ville de Homs considérée comme l’une des zones les plus sensibles, celle qui a vu des actes de violence et d’affrontements armés entre les militaires et l’opposition syrienne et où il y a encore quelques barrières de sécurité qui séparent les quartiers.
13 - Après son arrivée à Homs, le chef de mission a immédiatement rencontré le Gouverneur de la ville qui a expliqué qu’elle souffre de la propagation de la violence du fait des groupes armés, des cas d’enlèvements, des actes de sabotage des installations étatiques et civiles, du grand manque de nourriture en raison du siège imposé par les groupes armés dont le nombre est estimé à 3.000 membres. Le Gouverneur de la ville a souligné l’échec de toutes les tentatives pour arriver à une accalmie malgré l’effort des hommes du clergé et des dignitaires de la ville qui ont demandé le recours aux moyens adéquats pour régler le problème des soldats et des équipements pris en otage à l’intérieur du quartier de Bab Amrou.
14 – La mission a visité certains quartiers résidentiels (Bab Amrou, Karam as Zeytoun, Khalidiya, Ghouta) sans gardes de protection. Elle y a rencontré un certain nombre de citoyens, les opposants qui ont manifesté contre l’état de terreur, l’état de siège et la violence dont ils souffrent de la part des forces gouvernementales. Elle a vu les effets de la dévastation et la destruction des quartiers le long des périphériques. Cette visite a eu lieu alors que s’effectuaient de tirs nourris entre les antagonistes. La mission a constaté un échange de tirs nourris dans Bab Amrou entre l’armée et l’opposition. Elle a également vu quatre véhicules militaires dans certaines zones incitant le véhicule de la Mission à quitter les lieux. De retour au chef-lieu de la province, il a été convenu avec le gouverneur de maintenir sur place cinq membres de la Mission à Homs pour le lendemain afin de continuer à faire l’évaluation de la situation sur le terrain et de rencontrer le plus grand nombre possible de citoyens.
15 – Immédiatement après le retour de Homs, le chef de la Mission a tenu une réunion avec la partie gouvernementale et lui a demandé de faire retirer les véhicules militaires de la ville, d’arrêter la violence, de protéger les civils, de procéder à la levée du siège et d’assurer la fourniture de nourriture en plus d’échanger les cadavres entre les deux parties.
16 - La partie syrienne a confirmé, lors de la réunion, l’évacuation de la ville et des quartiers de toutes les formes de conflits armés, sauf le maintien de trois véhicules militaires en panne et encerclés. Il a été demandé l’assistance de la Mission pour la récupération d’un véhicule militaire aux mains des groupes armés contre la libération de quatre membres des groupes et l’échange de cadavres tués (5 de chaque partie). Il a été convenu la permission de l’acheminement des denrées alimentaires de base vers la population de la ville ainsi que l’envoi du véhicule de nettoyage pour enlever les déchets. Il a été convenu, à la fin de la réunion, sur une autre visite de la mission à Homs, le lendemain, accompagné par le major général Hassan Sharif coordinateur de la sécurité de la partie gouvernementale.
17 – Cette visite a été l’occasion de faire connaissance avec une des figures de proue de l’opposition agissant en qualité de responsable de l’information dans l’Assemblée nationale et avec qui s’engagea un long débat sur l’offre faite par le gouvernement syrien ainsi que sur le meilleur moyen de mettre en œuvre cet accord. Ainsi s’est réalisé le retrait et la récupération de tous les véhicules militaires, l’échange des corps des morts, l’entrée des camions chargés de la nourriture et la libération de trois prisonniers et deux femmes de leurs familles en présence de la Mission. Ceci a conduit à calmer la situation dans la ville.
18 – Cinq jours après le déploiement des observateurs de la Mission dans cinq secteurs, la commission ministérielle arabe a demandé au chef de la Mission de présenter aux autres membres du Comité un rapport sur sa mission. Il s’est donc dirigé vers Le Caire et le 01/08/2012 il a donné un exposé oral devant le comité. Il a été décidé de poursuivre la Mission et de présenter un rapport final comme prévu à la fin de la période déclarée dans le Protocole en l’occurrence le 19/1/2012.
Le chef de la mission est revenu à Damas pour poursuivre ses fonctions et faire face à certaines difficultés survenues de la part des parties pro-gouvernementales et des parties de l’opposition, surtout après les déclarations qui ont suivi la réunion du Comité et communiquées aux médias, mais cela n’a pas d’incidence sur le travail de la mission et son déploiement étendu et progressif dans des zones multiples.
19 – Durant la période écoulée, depuis l’arrivée de la Mission et à ce jour, la Mission a reçu de nombreuses correspondances émanant du Comité syrien chargé de la coordination avec la Mission qui indiquent les pertes humaines et matérielles subies par les institutions et les offices du gouvernement syrien à la suite à des actes de sabotage – selon leurs propos – qui ont affecté – comme ils le mentionnent – tous les secteurs vitaux et les services publics dans l’État syrien.
Cinquièmement : Le déploiement de la Mission des observateurs de la Ligue des États arabes en Syrie.
20 – La mission a déployé ses membres sur 15 secteurs couvrant 20 villes et régions dans l’ensemble de la Syrie, selon les dates indiquées ci-dessous. La raison de la différence de ces dates est la faiblesse de la préparation administrative, technique, y compris l’arrivée de véhicules et des personnes, en tenant compte du fait que la distribution a été équilibrée où chaque secteur a été doté de 10 membres, presque de toutes les diverses nationalités arabes. Ces détachements de la Mission se sont déployés dans les secteurs, les provinces et les villes de Syrie comme suit :
- le 29/12/2011 la Mission a fait démarrer les 6 secteurs de Damas, Homs, le Rif de Homs, Idlib, Doura Hama.
- le 04/01/2012 a été lancé le secteur d’Alep.
- Le 09/01/2012 ont été lancés les deux secteurs de Lattaquié et de Deir Al-Zour. Cependant le 01/10/2012, ils sont retournés à Damas après une exposition à des attaques ayant provoqué des blessures sur deux observateurs à Lattaquié ainsi que des pertes matérielles sur les véhicules.
- Le 10/01/2012 s’est déployé un secteur à Qamishli et Hassaka.
- Le 12/01/2012 s’est déployé un secteur à Damas.
- le 13/01/2012 4 secteurs ont démarré couvrant Souida, Abu Kamal Abu, Deir Zor, Palmyre, Sokhna, Banias et Tartous.
- Le 15/01/2012 ont été lancés les deux secteurs couvrant Raqqa, Lattaquié et Thora.
Annexe 1: répartition détaillée indiquant le nombre d’observateurs, de leurs nationalités et des lieux de leur déploiement
21 – La répartition des membres des groupes de la Mission s’est effectuée en mettant à leur disposition ce qui suit :
- Carte topographique de la région.
- Code de conduite de l’observateur.
- Les fonctions du chef de secteur.
- Les fonctions de l’observateur
- Du matériel et de l’équipement technique nécessaire (ordinateurs – Caméras – matériel de communication … etc.)
22 – Il a été ouvert également une salle d’opération au siège du bureau de la Ligue arabe à Damas. Cette salle exploitée 24 heures par jour est directement liée à la salle des opérations de la Ligue arabe au Caire et aux différents groupes déployés sur le terrain en Syrie. La salle d’opération reçevait les rapports quotidiens des équipes de terrain et tenait à jour l’information et les directives pour assurer de part et d’autre le suivi et l’observation. Le nombre important de tâches a obligé la Mission à ouvrir une salle d’opération annexe au sein de la résidence de la Mission à Damas. Sa vocation était de coordonner la répartition du personnel de la Mission, les comités de suivi, le comité des détenus, le comité des médias, les ressources financières. Elle assure la liaison coordonnée avec la salle d’opération du bureau de la Ligue.
23 – La Mission a rencontré à Lattaquié et à Deir Al-Zour des difficultés en provenance des citoyens loyaux envers le gouvernement et tout particulièrement à Lattaquié où des milliers de personnes se sont rassemblés autour des voitures de la Mission, scandant des slogans en faveur du président et des slogans hostiles à la mission. La situation est devenue hors contrôle allant jusqu’à l’agression contre les observateurs occasionnant des blessures mineures à deux d’entre eux et la destruction intégrale du véhicule blindé chargé du transport des membres de la mission. La situation est revenue à la normale après que la question a été abordée par le chef de la Mission qui a pris contact avec la commission suprême syrienne chargée de la coordination avec la Mission. Malgré cela, le chef de la Mission ordonna aux chefs des secteurs de retourner immédiatement à Damas. Ensuite, il a rencontré Monsieur le ministre des Affaires étrangères à qui il a présenté une protestation officielle très ferme ; de son côté, la partie syrienne a dénoncé avec vigueur cet incident et a présenté des excuses officielles, tout en expliquant que l’incident n’était nullement prémédité. Pour confirmer ses bonnes intentions, Monsieur le vice-ministre des Affaires étrangères a rencontré des membres de la mission de Lattaquié et leur a expliqué que le gouvernement syrien allait corriger très rapidement les dysfonctionnements afin d’assurer la sûreté et la sécurité du personnel des missions, où qu’ils soient, et s’est excusé pour les événements qu’il considérait comme regrettables et involontaires. Enfin, les membres de ces deux secteurs ont été redéployés vers de nouveaux secteurs après leur avoir accorder un repos de 4 jours.
Sixièmement : La mise en œuvre de la mission, en conformité avec les dispositions du Protocole
24 - Le chef de la Mission tient à souligner que cette observation qui concerne les 24 termes du Protocole est une synthèse de l’évaluation des secteurs, elle est rédigée à partir des indications fournies par les chefs de secteurs au cours de leur rencontre avec le chef de la Mission le 17/1/2012.
A- La surveillance et le suivi de l’application intégrale de la cessation de toutes les formes et de toutes les sources de violence dans les villes et les quartiers.
La violence et sa source dans les villes et les quartiers :
25 - Lorsque les observateurs ont été déployés dans les différents secteurs, ils ont repéré au début de leur mission des actes de violence commis par les forces gouvernementales et des échanges de tirs avec des éléments armés à Homs et Hama. En raison de l’insistance de la mission de faire arrêter tous les actes de violence et de provoquer le retrait des véhicules et du matériel, alors a commencé le processus inverse : enregistrer un retour au calme progressif.
Les derniers rapports de la récente mission enregistrent un calme remarquable et une réelle retenue de la part des sources et des canaux de la violence.
26 - La Mission a observé dans les deux secteurs de Homs et Hama des actes de violence du fait des groupes armés contre les forces gouvernementales, qui ont fait des tués et des blessés parmi les troupes gouvernementales. Dans certaines situations, les forces gouvernementales ont recours à la violence comme réaction aux attaques perpétrées contre ses membres. Les observateurs de la mission ont noté que les groupes armés ont recours aux bombes thermiques et aux missiles anti-blindage.
27 – La Mission a été témoin dans les secteurs de Homs, Idlib et Hama des actes de violence contre les troupes gouvernementales et contre les citoyens entraînant de nombreux décès et blessures. C’est le cas de l’explosion de l’autobus civil, tuant huit personnes et blessant plusieurs autres, dont des femmes et des enfants ; celui du sabotage à l’explosif d’un train chargé du transport du diesel ainsi que d’autres événements à Homs, dont la destruction de l’autobus de la police tuant deux d’entre eux, l’attaque à l’explosif du pipeline de carburant, et autres attentats de moindre importance.
28 – La mission a noté l’émission de faux rapports émanant de plusieurs parties faisant état de plusieurs attentats à la bombe et de violence dans certaines régions. Lorsque les observateurs se sont dirigés vers ces zones pour enquêter, les données recueillies ont montré que ces rapports n’étaient pas crédibles.
29 – La mission a noté également, se basant sur les documents et les rapports émanant des équipes sur le terrain, qu’il ya des exagérations médiatiques sur la nature et l’ampleur des accidents et des personnes tuées ou blessées à la suite des événements et des manifestations qui ont eu lieu dans certaines villes.
B – La vérification que les manifestations pacifiques étaient à l’abri tant des attaques des services de sécurité syriens que des opérations de sape menées par des groupes organisés
30 - L’observation des rapports récents reçus par les chefs d’équipes sur le terrain en conjugaison avec la réunion tenue directement avec le chef de la Mission du 17/01/2012 pour la préparation de ce rapport montrent qu’il y a des manifestations pacifiques dans certaines régions. Les partisans comme les adversaires de l’autorité n’ont été soumis à aucune répression. Il est à noter que les frictions observées étaient dirigées contre la Mission ou entre les partisans et les opposants du régime sans qu’il y ait à signaler des pertes, et ce depuis le dernier exposé qui a eu lieu avec le comité ministériel sur la Syrie lors de sa réunion du 08/01/2012
31 – Les rapports sur le terrain et les déclarations des chefs de secteurs mettent en évidence que les opposants parmi les citoyens syriens informent la mission de ses rassemblements et en profitent pour faire du déploiement de la Mission un bouclier faisant obstruction à l’intervention des forces de sécurité. Ce phénomène a commencé à s’estomper progressivement.
32 – La mission a reçu également de l’opposition à Homs et Doura des réclamations demandant le maintien de la présence des observateurs de la Mission, exprimant peut-être leur crainte de subir des agressions après le départ de la Mission.
C- L’Assurance de la libération des détenus du fait des événements actuels.
33 - La Mission a reçu des communiqués en provenance de l’extérieur de la Syrie faisant état du nombre de détenus syriens s’élevant à 16237. Elle a reçu des communiqués en provenance de l’opposition à l’intérieur de la Syrie faisant état du nombre de détenus syriens s’élevant à 12005.
Les équipes de terrain de la Mission se sont attelées à vérifier la validité de ces chiffres découvrant ainsi l’existence de déclarations contradictoires, des informations incomplètes, inexactes, et la présence de noms dupliqués. La Mission poursuit son investigation avec les agences gouvernementales concernées pour parvenir à la véracité des chiffres.
34 - La Mission a remis au Gouvernement syrien toutes les listes reçues et provenant de l’opposition de l’intérieur et de l’étranger, tout en exigeant la libération de ces détenus conformément à la mise en œuvre du Protocole.
35 – En date du 15/1/2012, le Président Bachar al-Assad a promulgué un décret dont les termes et le contenu sont l’octroi d’une amnistie générale pour les crimes commis dans le contexte des événements qui sont survenus depuis le 15/03/2011 jusqu’à la date de publication du présent décret. L’application de ce décret incombe aux autorités gouvernementales compétentes afin de libérer des détenus dans les différentes régions par vagues successives à l’exclusion des personnes poursuivies pour d’autres affaires judiciaires. La Mission avait pour rôle de superviser la libération des détenus et de suivre l’actualité du problème avec le gouvernement, en assurant la pleine coordination avec le gouvernement et en interpellant le gouvernement qui est tenu d’apporter des réponses.
36 – Le gouvernement syrien a rapporté le 19/1/2012 que 3569 détenus ont été libérés par les juridictions militaires et civiles. La mission a vérifié, jusqu’à ce jour, la libération effective de 1669 détenus. Et la Mission continue de poursuivre la mise en application de ce décret tant avec le gouvernement qu’avec l’opposition jusqu’à la confirmation définitive de la libération de tous les détenus, et ce en présence des Observateurs de la Mission ou par l’authentification des documents relatifs à cette procédure.
37 – La Mission a constaté, à ce jour, que le nombre total de détenus libérés par le gouvernement syrien est comme suit :
- Avant le décret d’amnistie: 4035 détenus.
- Après le décret d’amnistie: 3569 détenus.
Soit un total de 7604 prisonniers libérés comme rapporté par le gouvernement.
38 – La mission a enquêté sur la validité du nombre de détenus qui ont été libérés et elle est parvenue, à ce jour, à mettre en évidence les éléments suivants:
- Avant le décret d’amnistie 3483 détenus libérés.
- Après le décret d’amnistie 1669 détenus libérés.
Portant le total des détenus libérés que confirme la Mission à 5152 détenus. La Mission poursuit son travail de vérification sur le terrain et continue d’effectuer le suivi auprès du gouvernement syrien afin de libérer les autres détenus.
D – L’assurance du retrait et de l’évacuation de toutes les formes d’expression armée des villes et des quartiers qui ont vécu ou peuvent vivre des manifestations et des mouvements de protestation.
39 – La Mission a confirmé à travers les rapports des chefs d’équipes sur le terrain et sur la base de la rencontre directe effectuée entre tous les chefs de secteurs de la Mission du 17/1/2012, que tous les véhicules militaires, les véhicules blindés et l’armement lourd ont été retirés de l’intérieur des villes et des quartiers même s’il persiste toujours une présence sécuritaire qui se reflète par les monticules de terre, et par certaines barricades dans les principaux édifices et places publiques, mais ces barricades sont hors d’atteinte des citoyens. À ce titre, il faut noter ici que lors de la rencontre du chef de la Mission avec le ministre syrien de la Défense le 05/01/2012, ce dernier l’a assuré de sa disponibilité à l’accompagner dans tous les sites et villes désignés par le chef de la Mission, où la Mission pourrait y soupçonner la présence de forces armées et d’armement non retirés afin que sur place les ordres de retrait et d’évacuation émanant du ministre de la Défense viennent combler sur-le-champ et immédiatement les manquements ou les violations observées sur le terrain.
40 - La présence de véhicules blindés (transporteurs, de troupes) sur certains postes de contrôle, l’un à Homs, et certains dans Madaya et Zabadani proche de Damas, a été signalée. Et de fait, ils ont été immédiatement retirés de Homs. Il a été permis de s’assurer également que les habitants de Zabadani et Madaya avaient conclu un accord bilatéral avec le gouvernement qui a abouti au retrait immédiat des barrières et des véhicules militaires.
E – Vérification des agréments accordés par le gouvernement syrien aux médias arabes et internationaux, et enquête sur les possibilités offertes à ces médias de se déplacer librement dans toutes les régions de la Syrie
41 – Le gouvernement syrien, par la voix de son ministre de l’information, a confirmé avoir accordé l’agrément à 147 divers médias arabes et étrangers depuis le début de décembre 2011 et jusqu’au 15/01/2012. 112 divers médias étrangers nouveaux ont visité le territoire syrien en plus des 90 médias déjà présents sur le territoire syrien qui disposent de correspondants permanents.
42 - La Mission a suivi cette question et a observé la présence de 36 médias arabes et étrangers et un certain nombre de journalistes dans un certain nombre de villes syriennes. Elle a reçu quelques plaintes qui indiquent que le gouvernement syrien a accordé des autorisations pour certains médias d’opérer en Syrie pour une durée n’excédant pas 4 jours considérés comme durée insuffisante de leur point de vue, en plus de ne pas permettre leur déplacement à l’intérieur du pays à moins d’indiquer au préalable leur destination et de demander une autre certification pour se rendre à certaines zones sensibles. Le gouvernement syrien se dit prêt à accorder aux médias des mandats de 10 jours renouvelables.
43 – Des rapports et des déclarations de certains secteurs de la Mission montrent l’existence de restrictions gouvernementales sur le déplacement des médias dans les secteurs de l’opposition, incitant ces journalistes à se déplacer, dans de nombreux cas, derrière le déplacement de la mission, pour exercer leurs fonctions.
44 - La ville de Homs a été le témoin de l’assassinat d’un journaliste français travaillant pour France 2, et de la blessure d’un journaliste de nationalité belge. Sur ces deux cas, le gouvernement et l’opposition ont échangé les accusations sur la responsabilité de chacun dans ces incidents et ils ont publié, chacun, des déclarations condamnant la partie adverse. Le gouvernement syrien a constitué une commission gouvernementale d’enquête sur l’incident pour déterminer ses causes. Il faudrait noter que les rapports de la Mission de la Ligue arabe à Homs indiquent que le journaliste français a été tué à la suite des tirs de mortier par l’opposition.
Annexe 2 : Identification des médias qui ont été observés sur place par la Mission et des médias qui sont entrés en Syrie (selon les déclarations officielles)
Septièmement : Les obstacles rencontrés par la mission.
A- les observateurs
45 – Il n’a pas été tenu compte, dans certains cas, de la nomination d’experts dans le domaine de l’observation capables d’assumer leurs responsabilités et disposant d’une expérience préalable dans le domaine.
46 - Certains observateurs n’ont pas évalué le poids réel de leurs responsabilités ni l’importance de faire prévaloir les intérêts arabes sur les intérêts personnels.
47 – Durant le travail de terrain a été constaté le manque flagrant de compétence de certains observateurs à affronter la complexité et à faire face aux situations difficiles qui sont pourtant au cœur de leurs prérogatives, sachant que la spécificité de ces fonctions nécessite des qualifications singulières et des spécialités adéquates avec la mission d’observateur.
48 – Un certain nombre d’observateurs participant à la Mission présentent un âge trop avancé alors que d’autres présentent un état de santé déficient les rendant ainsi inaptes à exercer les fonctions pour lesquelles ils ont été proposés.
49 - Vingt deux (22) observateurs se sont excusés de ne pouvoir continuer d’accomplir leur mission pour des raisons personnelles, certains ont avancé d’autres arguments factices que le chef de mission a jugés inacceptables, alors que d’autres se sont avérés agissant pour leur propre agenda.
Annexe 3 : dévoilement de la liste des observateurs de la mission d’observation de la Ligue des États arabes qui n’ont pas poursuivi leur mission.
50 – Le manque d’engagement de certains observateurs, la violation de leurs obligations et du serment prêté le jour de leur engagement, l’entrée en contact avec des responsables de leurs pays d’origine et la communication avec transfert des informations sur les activités de la Mission d’une manière exagérant la situation réelle. Tout ceci a conduit certains fonctionnaires à une compréhension erronée de la situation réelle présentée à tort comme sinistre, et à évaluer les résultats probants acquis sur le terrain d’une manière malsaine.
51 – Certains observateurs des secteurs ont exigé un hébergement similaire à celui de leurs homologues résidents à Damas sinon à une rétribution correspondant à la différence des standings d’hôtels, de lieux d’hébergement ou de séjour à Damas, ou bien encore à vouloir demeurer sur place à Damas et ne pas se rendre sur le terrain. Cette situation se passe de tout commentaire.
52 – Les situations à risque dans certains endroits, la peur de certains observateurs d’accomplir leurs devoirs dans cette atmosphère de risque, le manque de véhicules blindés dans chaque poste d’observation et des gilets pare-balles ont fini par avoir un impact négatif sur la performance des fonctions et l’exercice des obligations de certains membres de la Mission.
Commentaire du Chef de la Mission sur les observateurs :
53 – Certains observateurs, malheureusement, voyaient leur présence en Syrie comme un voyage d’agrément et de loisir, mais ils ont été surpris par la réalité du terrain, par le déploiement à travers les secteurs, et par le maintien dans des postes d’observation en dehors de la capitale, se trouvant ainsi confrontés à des difficultés auxquelles ils ne s’attendaient pas et n’y étaient pas préparés.
54 - Le déficit de sensibilisation des observateurs au terrain et de connaissance de la région et de sa géographie ainsi que le manque de véhicules blindés et de gilets pare-balles ont eu un effet désastreux sur l’esprit de certains observateurs.
55 – La confrontation de certains observateurs aux provocations des partisans tant de l’opposition que du gouvernement a eu également un impact négatif sur leur moral.
56. Malgré toutes les remarques qui ont été émises, on dira que le rendu de beaucoup d’observateurs a été remarquable, et mérite compliments et considération. Les quelques maladresses enregistrées vont être corrigées avec la pratique et les instructions qu’il faut.
B. Les contraintes sécuritaires :
57. Malgré l’accueil favorable réservé par le Gouvernement aux membres la Mission et son chef et son assurance de ne pas vouloir imposer des restrictions sécuritaires de nature à entraver l’activité de la mission, il n’en demeure pas moins que le Gouvernement a essayé, par le biais d’une stratégie bien ficelée, d’empêcher que la mission n’arrive au fin fond des régions et il s’est employé à la distraire par des questions relevant de son seul intérêt. Mais la mission a fini par juguler ces manœuvres pour poursuivre son entreprise et a dépassé les obstacles érigés devant elle.
C. Moyens de communication :
58. La mission des observateurs se met en contact avec différents groupes en passant par le réseau national syrien, plus précisément les téléphones portables et les télécopies. Etant donné que ces moyens de communication sont indisponibles par moments, cela rend impossible la prise de contact.
59. Le nombre de téléphones satellitaires Thuraya mis à la disposition de la Mission sont au nombre de 10. Mais en raison de difficultés de liaisons par satellite, leur utilisation s’est trouvée compromise à l’intérieur des bâtiments. Les téléphones cellulaires et les télécopies les ont remplacés pour l’envoi des rapports quotidien, mais ce sont deux moyens de communication non sécurisés.
60. Quant aux moyens de communication dont devaient disposer les observateurs Qataris, ils ont été saisis sur les frontières jordaniennes nonobstant leur réclamation par le chef de la Mission. Mais quand bien même les autorités syriennes consentiraient à les autoriser, ils seraient insuffisants pour couvrir tous les sites et toutes stations.
61. Comme la Mission ne disposait pas de quoi établir et maintenir la communication au sein d’un même groupe, l’ambassade chinoise a mis à la disposition de la Mission 10 talkie walkie. Ceux-ci n’ont été utilisés que dans trois secteurs.
62. Le réseau internet est indisponible dans certaines régions, et irrégulier, dans certaines autres régions dont la capitale.
63. Il n’existe pas de caméras à bord des voitures, qui auraient facilité la mission des observateurs dans les zones dangereuses.
C. Moyens de transport :
64. Le total des voitures utilisées par la Mission est au nombre de 38 (23 voitures blindées et 15 non blindées) dont 28 sont des 4×4 et les 10 autres de simples berlines, sachant que la nature de la mission des observateurs aurait impliqué que toutes les voitures soient des 4×4 blindées. Ainsi le nombre actuellement disponible est insuffisant dans la mesure où il ne permet pas de se déplacer dans toutes les zones chaudes.
65. La Mission a procédé à la location de voitures sur le marché local pour les utiliser dans le cadre de son travail. Mais devant les troubles déclenchés par l’arrivée des groupes d’observateurs sur le terrain, les sociétés de location ont résilié les contrats, soucieuses qu’elles étaient de la sécurité de leurs chauffeurs et de leurs voitures.
66. La Mission a rencontré des problèmes pour trouver des chauffeurs en raison du refus de membres de l’opposition à ce que des chauffeurs liés à des organismes de sécurité gouvernementale accèdent à leurs régions. Ce qui a finalement obligé les observateurs à conduire eux-mêmes les voitures.
67. Certains observateurs ont demandé à utiliser les voitures que leurs pays respectifs ont envoyées, ce à quoi s’est opposé le Président de la Mission qui a procédé à la distribution des voitures suivant les besoins de chaque secteur.
D. Les médias :
68. La Mission a fait l’objet d’une propagande médiatique féroce depuis le commencement de ses travaux et qui se poursuit aujourd’hui. Certains médias ont même publié des déclarations infondées en les imputant au Président de la Mission. Ils se sont également employés à exagérer certains faits de sorte que la réalité s’en est trouvée altérée.
69. Ce traitement médiatique faussé a contribué à augmenter la frustration des syriens et a nui au travail des observateurs. Il a également utilisé certains observateurs aux fins de nuire à la réputation de la Mission et son Président et faire échouer la mission.
Point huit : Les besoins essentiels de la Mission en cas de prorogation:
Ajouter cent nouveaux jeunes observateurs, avec une préférence pour les militaires.
30 nouvelles voitures blindées.
Des gilets pare-balles légers.
Des appareils photos transportables dans les voitures
Des moyens de communication élaborés.
Des lunettes de vision nocturne
Neuvième point : la réforme :
70. L’objectif visé par le protocole est la protection des citoyens syriens en engageant le gouvernement syrien à arrêter les violences, à libérer les détenus et à retirer l’armée des villes et zones habitables comme première étape visant à aboutir à un dialogue entre les différentes parties syriennes qui se concrétiserait politiquement. Le cas échéant, l’opération des observateurs s’enliserait sans réaliser sur le terrain les résultats escomptés.
71. La Mission a constaté l’existence d’un élément armé non visé par le Protocole et dont l’apparition (antérieure à son arrivée) a été la conséquence de l’utilisation excessif de la violence de la part des forces de sécurité à l’occasion des manifestations qui ont appelé à la chute du régime. Cet élément armé agresse dans certains secteurs les forces de sécurité syriennes et les citoyens syriens, ce qui provoque une réaction de la part du Gouvernement. Les citoyens innocents qui se trouvent en étau, en paient un lourd tribu en morts et blessés.
72 Dans toute la Syrie, la Mission a été favorablement reçue par l’opposition. La présence de la Mission a inspiré un sentiment de confiance chez les citoyens qui les a incité a lui présenter leurs doléances, et ce malgré la crainte éprouvée par l’opposition devant autant de franc-parler, car pesait encore sur elle la crainte des arrestations dont elle avait souffert avant l’arrivée de la Mission en Syrie, si l’on exclut la période qui a suivi la parution du dernier communiqué du comité interministériel, qui a vu l’intensité de la violence se réduire progressivement.
73. La Mission a également constaté la bonne disposition du Gouvernement à réussir sa mission et l’aider à dépasser toutes sortes d’obstacles. Le Gouvernement a également facilité la tenue de toutes sortes de rencontres sans exception et n’a pas cherché à imposer des restrictions quant aux déplacements des observateurs et les rencontres qu’ils effectuèrent avec les citoyens syriens, qu’ils soient au nombre des pro-gouvernementaux ou des opposants.
74 La Mission a relevé un état de grave frustration dû à l’injustice et l’oppression éprouvées par les Syriens. Ceux-ci sont néanmoins convaincus de la nécessité d’une résolution pacifique et arabe la crise syrienne, sans l’internationaliser, pour qu’ils puissent vivre en paix et sécurité, et pour que se réalisent les réformes et les changements escomptés. La mission a pris également connaissance du fait qu’une partie de l’opposition a pris les armes, notamment à Deraa Homs Hama et Edleb, en réaction à la grande souffrance du peuple syrien, à son oppression par le régime politique et à la corruption qui a touché tous les secteurs de la société, sans compter la pratique de la torture et les atteintes aux droits de l’homme.
75. L’occurrence de certains évènements est une évolution pouvant creuser davantage le fossé entre les diverses parties et accroître leur amertume. Les conséquences de ces évènements sont graves : pertes en vies humaines et divers dommages matériels. Il s’agit plus précisément des explosions qui ont pris pour cible les bâtiments, les trains et les véhicules de ravitaillement en carburant, les forces de police, les institutions médiatiques et le transport par pipeline.
Certaines de ces opérations ont été revendiquées par l’Armée Libre, d’autres par des parties armées liées à l’opposition.
76. La Mission a procédé à l’exécution de sa tâche de la manière la plus conforme à ce qui a été stipulé dans le Protocole, à travers une présence quotidienne sur le terrain, en observant une neutralité et une indépendance garantissant une perception fidèle et transparente de la réalité. Et ce malgré les difficultés rencontrées et le comportement de certains éléments indisciplinés.
77. La durée d’un mois fixée par le Protocole pour le travail de la Mission ne suffit pas à l’accomplissement des préparatifs administratifs, elle est a fortiori insuffisante pour l’accomplissement du travail lui-même, dont la durée effective n’a été que de 23 jours. C’est une durée insuffisante eu égard au grand nombre de stipulations du Protocole dont il faudrait s’acquitter et à la nécessité de côtoyer les syriens pendant une assez longtemps s’étendait sur quelques mois et parfois de nombreuses années.
78. La crédibilité de la Mission a été mise en doute auprès des téléspectateurs et auditeurs arabes et étrangers qui suivent certains médias usant de techniques d’information visant à déformer les réalités. Il demeure difficile de juguler cette difficulté sauf à faire bénéficier la Mission d’un soutien politique et médiatique. Et quand bien même ressurgiraient alors certaines lacunes, cela n’en demeure pas moins normal dans ce genre de missions et d’activités.
79. La Mission est arrivée en Syrie après que des sanctions aient été imposées à ce pays pour l’amener à accepter le Protocole. Malgré cela, la Mission a été bien reçue tant par les militants progouvernementaux que par les opposants ou même le Gouvernement lui-même. Mais demeure la question quant à la façon par laquelle la Mission poursuivra son travail. Il est à relever dans ce sens que la tâche assignée à la Mission, telle que fixée par le Protocole, a subi quelques changements au vu des évolutions du terrain et des violentes réactions qui ont parfois suivi de la part de parties non citées par le Protocole. Autant d’évènements rendant nécessaire un changement et une évolution dans la nature de la tâche dévolue à la Mission. Il est alors nécessaire de rappeler que le point de départ demeure l’arrêt de toute violence pour que la Mission puisse accomplir sa tâche dans un climat susceptible de déblayer la route, in fine, vers l’accord politique.
80. Si accord il y a, quant à la fixation de la durée de travail de la Mission, il faudra que celle-ci dispose des équipements et des moyens de communication et de transport nécessaires à l’accomplissement de sa mission sur le terrain.
81. D’un autre côté, mettre un terme au travail de la Mission après une si courte durée aura raison des résultats positifs – même incomplets – réalisées jusque là. Cela aboutirait également sur le terrain à un état de chaos, étant donné que les parties concernées ne sont ni prêtes ni disposées à présent à entamer le processus politique devant résoudre la crise syrienne.
82. Les intentions des uns et des autres à l’égard la Mission, depuis sa constitution, n’ont pas été sincères et pour ainsi dire pas sérieuses. Avant même que la Mission entame son travail et avant même l’arrivée des observateurs, une campagne féroce a pris pour cible la Ligue arabe et le Président de la Mission. L’intensité de cette campagne s’est renforcée pendant la mission. La Mission souffre encore d’un manque de soutien politique et médiatique l’empêchant de mener à bien sa tâche. Si la durée de cette mission devait se prolonger, les objectifs du Protocole ne pourraient se réaliser que moyennant l’apport d’un tel soutien qui renforcerait la Mission et permettrait de faire aboutir la Solution Arabe à la crise.
Dixième point : les recommandations :
83. A la lumière de ce qui a été énoncé, et considérant ce qui a été réalisé en termes de résultats conformément aux dispositions du Protocole que le Gouvernement syrien s’est engagé à exécuter, je suggère:
La nécessité d’apporter toutes sortes de soutien administratif et logistique que requiert la Mission en vue de bien s’acquitter de sa tâche.
D’apporter un soutien médiatique et politique en vue de créer un climat propice à l’accomplissement convenable de la mission.
D’insister sur la nécessité d’accélérer le processus politique et lancer le dialogue national en parallèle avec le travail de la Mission en vue de favoriser un climat de confiance permettant la réussite de la Mission et évitant un vain maintien en Syrie.
Que Dieu nous aide.
Le Président de la Mission
Lieutenant Général Mohamed Ahmad Moustapha El Dabi
_________________________________________________


Traduit de l’arabe par Omar Mazri, Safwene Grira et Ahmed Manai
Le rapport de Mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie
http://tunisitri.wordpress.com/2012/01/30/le-rapport-de-la-mission-des-observateurs-arabes-en-syrie/#more-4548/

 

Le rapport de Mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie: texte intégral!

http://www.alterinfo.net/Le-rapport-de-Mission-d-observation-de-la-Ligue-arabe-en-Syrie-texte-integral_a70441.html

 

 

Voir aussi :

 

Mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie

La Syrie est menacée d’entrer dans une guerre civile qui pourrait mener à sa division

La Ligue Arabe prépare le terrain pour l'intervention extérieure en Syrie

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 20:26

 

Lundi 30 janvier 2012

Il se confirme que l'armée syrienne s'est lancée dans une vaste (contre) offensive visant les poches d'insécurité créées par les insurgés dans plusieurs villes du pays. L'OSDH rend compte à sa manière de cette montée en force en publiant un bilan record de victimes pour la journée du dimanche 29 janvier avec 80 morts, "dont au moins la moitié de civils". On sait que les "civils" de l'OSDH ne sont pas garantis sans armement  Ce qui tend  à dire qu'une [...]

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L’armée syrienne est passée à la contre-offensive générale

Par Droits réservés,



Activistes de sensibilité "pro-démocratie" dans un faubourg de la capitale, le 23 janvier : Damas veut mettre les grands moyens pour débarasser le pays des "islamo-atlantistes"

Il se confirme que l’armée syrienne s’est lancée dans une vaste (contre) offensive visant les poches d’insécurité créées par les insurgés dans plusieurs villes du pays. L’OSDH rend compte à sa manière de cette montée en force en publiant un bilan record de victimes pour la journée du dimanche 29 janvier avec 80 morts, « dont au moins la moitié de civils« . On sait que les « civils » de l’OSDH ne sont pas garantis sans armement  Ce qui tend  à dire qu’une quarantaine de ces victimes sont des combattants. Des deux camps. L’OSDH parle explicitement d’ailleurs de « combats« , dans la région et la ville d’Idleb, de Homs, de Hama, de Deraaa ainsi que dans des villages situés à l’est immédiat de Damas, comme Ain Tarma et Kafar Batna. C’est-à-dire tous les points chauds de ces derniers jours, où les bandes armées tiennent plus ou moins certains quartiers : à Hama, l’offensive des militaire a démarré mardi 24 janvier, donnant le signal d’une stratégie plus vaste de reconquête. A l’est de Damas, le gouvernement aurait dépêché dimanche, selon un correspondant travaillant pour France Info, 2 000 hommes et des blindés « ultra-modernes » en renfort aux unités combattant déjà les insurgés, notamment à Ghouta, une zone d’exploitations agricoles à une dizaine de kilomètres à l’est de la capitale. Sur la toile des vidéos amateurs montrent des civils fuyant les zones de combats.

L’essentiel de ces nouvelles étant le fait de l’OSDH, officine stipendiée du gouvernement britannique, elles sont à prendre avec précaution : la centrale de désinformation londonienne a une tendance irrépressible à transformer une incursion ponctuelle d’activistes dans un quartier en « libération  » durable d’une ville, et un accrochage de coin de rue en Stalingrad syrien.

Mais, incontestablement, il y a une escalade. Et es militaires loyalistes continuent de payer le prix du sang pour mette fin à la terreur et à l’anarchie de ces bandes qu’on peut qualifier sans les diffamer d’ »atlanto-islamistes » : l’OSDH et l’agence Sana, pour une fois d’accord, évoquent la mort de de 16 soldats dans deux attentats distincts : dix auraient péri dans l’explosion d’une bombe au passage de leur convoi à Kansafra, près de Jebel al-Zaouia (nord-ouest) ; six autres sont tombés dans une embuscade à Sahnaya, dans la banlieue de Damas. En tout, l’OSDH, dans son bilan global pour dimanche, prétend que neuf déserteurs, 26 militaires et cinq policiers ont péri dans les affrontements et attentats.

Le bus où six militaires ont péri dans l'attaque de Sahnaya

L’AFP, de son côté, dans un souci de recherche de la vérité qui l’honore tardivement, s’est efforcée de faire une synthèses des dépêches de l’OSDH et de l’agence Sana pour arriver à un bilan de 229 morts dont 145 civils depuis mardi. Pour invérifiables qu’ils soient, et gonflés qu’ils puissent être, ces chiffres traduisent une incontestable montée en intensité des affrontements.


E finita la commedia


La fin brutale, cette semaine, de la comédie diplomatique jouée depuis deux mois par la Ligue arabe, avec sa « solution » politique inspirée par le Qatar et aussitôt repoussée par Damas et Moscou, et la suspension de la mission des observateurs, tout a a conforté le gouvernement syrien dans sa volonté de porter le fer dans la plaie infectée du terrorisme, un terrorisme dont les observateurs de la mission arabe en Syrie avaient très clairement dénoncé les responsables : les groupes armés se réclamant de l’opposition radicale.

Le ministre de l’Intérieur syrien Mohammad Ibrahim al-Chaar, dans une déclaration diffusée samedi, a officialisé ce tournant stratégique : « Les forces de sécurité sont déterminées à aller de l’avant pour rétablir l’ordre et la sécurité, et nettoyer le territoire des hors-la-loi qui tuent des citoyens innocents« . Et qui ont tué plus de deux mille policiers depuis le mois de juin dernier, et continuent d’en tuer une dizaine chaque jour.

Après 11 mois de crise, dont les six derniers ont vu la montée en force, puis la banalisation d’une véritable guérilla plus ou moins contrôlée par une Armée syrienne libre elle-même totalement contrôlée par le gouvernement turc, Damas change de ton et de stratégie. Fort du soutien d’une forte majorité des Syriens excédés par l’irakisation (de moins en moins) rampante de leur pays, de la solidité de ses forces armées et de l’appui diplomatique voire militaire réaffirmé de la Russie et de la Chine, ainsi que de celui, plus ou moins fermement exprimé, de plusieurs nations arabes, Bachar al-Assad et son gouvernement ont estimé que le moment était venu de parler aux radicaux le seul langage qu’ils puissent entendre, celui de la force.

La stratégie de reconquête qui semble bien être désormais celle de la direction syrienne présente de risques en termes de pertes civiles. Mais il y aurait, pour le régime, un risque plus grand encore à laisser pourrir plus longtemps encore la situation, et laisser les bandes armées appuyées par l’étranger se comporter dans certaines parties de la Syrie comme en pays conquis. Seule une victoire militaire sur les tueurs pourrait ramener un apaisement, une baisse de tension, condition première de l’établissement de ce dialogue que tout le monde réclame avec plus ou moins de sincérité. Il n’y aura pas de démocratisation possible en Syrie tant qu’une ASL ou des djihadistes s’y « exprimeront ».


L'armée syrienne est pour beaucoup de Syriens une armée de libération du terrorisme

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 19:51

http://buero-schmid.com/graphic_work.section/images_redmed_09/redmed_brochure.gif

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Le gouvernement israelien va lancer avec la Chine et l'Inde le RedMed, voie ferrée reliant méditerranée et mer Rouge

 

Coup de tonnerre géo-stratégique? Renversement d'alliance? L'Etat hébreu joue gros. Le gouvernement israelien va lancer avec la Chine et l'Inde le RedMed, une voie ferrée reliant la méditerranée à la mer Rouge pour concurrencer le Canal de Suez. Nous devinions les frictions entre Israel et les USA et la recherche d'un nouvel allié pour l'Etat hébreu: ce sera la Chine.

 

Ghislain Allon pour News 26


Une nouvelle considérable en provenance d'Israel qui risque de ne pas faire grand bruit mais qui reléve cependant d'une révolution géo-stratégique dans un futur extrêmement proche.

Le gouvernement israelien va lancer avec la Chine et l'Inde le RedMed une voie ferrée reliant la méditerranée à la mer Rouge pour concurrencer le Canal de Suez.. Nous devinions les frictions entre Israel et les USA et la recherche d'un nouvel allié pour l'Etat hébreu: ce sera la Chine.

Bataille à fleurets mouchetés ou grosse artillerie diplomatique, la rupture israelo-américaine qui ne dit toujours pas son nom en raison de la future présidentielle US est l'occasion de réviser les nouveaux jeux d'alliance entre grandes et moyennes puissances.

La crise qu'un Georges Soros prophétise en un chaos prochain et en guerres civiles à travers le monde et notamment aux Etas-Unis est l'occasion pour chaque Etat de se préparer à une guerre mondiale d'un nouveau type: renverser les alliances et les fronts et attendre tout en préparant la secousse finale.

Pour Israel les ressources en gaz et en pétrole récemment dévouvertes et qui le prémunit de tout besoin durant des décennies est le prétexte choisi pour nouer des alliances du troisième type. Toutes les grandes puissances sont interessées par cette alternative à un canal de Suez dont la fermeture est à la merci du moindre aléa politico-militaire issu des récentes révolutions arabes.

En s'offrant comme carrefour alternatif du transit international des ressources énergétiques Israel veut démontrer que son existence ne tient plus uniquement sur des considérations idéologiques, le sionisme, ni sur des considérations stratégiques, puissance occidentale en plein monde arabe, mais comme noeud géo-stratégique dans la nouvelle guerre économique et identitaire qui s'annonce.

En effet le gouvernement israélien examine en ce moment même un projet de voie ferrée reliant la Méditerranée et la mer Rouge qui offrirait une route alternative au Canal de Suez pour le trafic entre l'Europe et l'Asie.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué qu'une ligne ferroviaire courant sur 350 km à travers le désert du Néguev (sud) mettrait la station balnéaire d'Eilat (mer Rouge) à deux heures de Tel-Aviv.

Cette ligne serait en outre doublée d'une voie réservée au transport de marchandises entre l'Asie et l'Europe, a-t-il déclaré devant les membres de son gouvernement, en précisant qu'une extension vers le nord d'Israël est aussi envisagée.

Ce projet a suscité le plus grand intérêt parmi les puissances émergentes, notamment la Chine et l'Inde, et d'autres, a-t-il ajouté.

M. Netanyahu a estimé que ce lien entre continents est d'une importance stratégique tant au plan national qu'international.

Selon son site Internet, le ministère israélien des Transports a présenté diverses options pour la mise en oeuvre du projet, mais a privilégié le recours à des sociétés chinoises.

La capacité professionnelle des sociétés chinoises dans la construction de voies ferrées et de réseaux de transports est l'une des meilleures au monde, affirme le ministre des Transports Yisraël Katz sur ce site.

De même source, M. Katz a rencontré son homologue chinois à Pékin, et tous deux sont convenus de présenter un projet conjoint pour la ligne vers Eilat.

Selon des responsables israéliens, cette ligne ferroviaire, la Med-Red, pourrait aussi être utilisée pour des exportations de gaz israélien vers l'Inde et peut-être la Chine.

D'importants gisements de gaz, Tamar et Léviathan, ont été découverts en 2010 dans l'est de la Méditerranée à 130 km au large du port de Haïfa (nord d'Israël) et à 1.634 mètres de profondeur.

Il s'agit des plus importantes richesses sous-marines en hydrocarbures découvertes dans le monde depuis dix ans, soit un pactole estimé à des dizaines de milliards de dollars susceptible d'assurer à Israël une indépendance énergétique pendant plusieurs décennies.

En juin, une compagnie israélienne a en outre annoncé la découverte de deux autres très importants gisements de gaz naturel, Sarah et Mira, à environ 70 km au large de la ville de Hadera, plus au sud sur le littoral méditerranéen.

Cette annonce est-elle destinée à faire réfléchir "l'ami américain" ou la décision est-elle d'ores et déjà entérinée par le cabinet israelien de brouiller les cartes du proche et moyen-orient soigneusement établies par un Obama en quête de frontières géo-stratégiques claires, quitte à abandonner tout ses alliés d'hier. Israel vient de répondre. Nous attendons la suite de ce qui s'annonce porteuse de très lourdes conséquences.

 

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Israël et l'Iran, le mot de Pères le faux homme de paix

Appel à s'ingérer en Iran et à déstabiliser cet Etat souverain

car il déplaît (autonome)


26 Janvier 2012 - Juif.org, site sioniste
Pères : "l'Iran est la plus grande menace pour la paix au Proche Orient" - © Juif.org

L'Iran est le plus grand obstacle pour la paix au Proche Orient (non, c'est Israël, note d'eva), a déclaré jeudi le président Shimon Pères lors du Forum économique mondial de Davos en Suisse. (..)

Le président a ajouté que la communauté internationale devrait encourager le peuple iranien à renverser le régime de Téhéran.

S'exprimant aux côtés du premier ministre de l'autorité palestinienne, Salam Fayyad, le président a dit croire que "nous sommes plus proches que nous le pensons" de parvenir à une paix avec les palestiniens.

Notant qu'il a fallu des centaines d'années à l'Europe pour mettre fin aux guerres et conflits sur le continent, Pères a admis "que c'est plus complexe que la plupart d'entre nous aimeraient." Néanmoins, "je pense pas que nous devons attendre 100 ans. Je ne pense pas que nous devons attendre 20 ans. Nous sommes plus proches que nous le pensons." (..)

 

http://www.juif.org/diplomatie-moyen-orient/166975,peres-l-iran-est-la-plus-grande-menace-pour-la-paix-au-proche.php

 

 

Egypte, sur site sioniste :

 

Les islamistes tentent de trouver un moyen de se dégager des accords de Camp David tout en minimisant autant que possible les dégâts politiques et économiques, et en redonnant à l'Egypte le rôle dominant au sein des Etats en conflit.                 

http://www.jcpa-lecape.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=376

 


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Published by Eva R-sistons - dans Luttes d'influences
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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 17:00

[URGENT] Communiqué spécial de l’Élysée

A tous les bons Français, aux patriotes, aux donateurs du premier cercle de l’UMP et à la presse indépendante, de TF1 au Point,

L’heure est grave. L’ennemi socialo-communiste, et son général en chef le tovaritch François Hollande, se rapproche dangereusement de l’Élysée, plein d’arrogance et d’étranges chorégraphies.


Nous avons perdu la bataille des sondages, celle du Triple A, celle de la croissance, celle de la dette, celle de l’emploi, celle de la violence, et celle du pouvoir d’achat. Mais nous n’avons pas perdu la guerre ! Des forces immenses demeurent invaincues et prêtes à venir à notre secours, de l’autre côté de la Manche du côté de la City de Londres, ou de l’autre côté du Rhin chez la chancelière Merkel.

Nous devons tenir jusqu’à l’arrivée de ces renforts. Aussi décrétons-nous la mobilisation et la réquisition générale des moyens de l’État pour défendre la patrie en danger.

Le président demande à chaque ministère, chaque administration, chaque officine un tant soit peu publique de concentrer tous ses moyens contre François Hollande et en défense de la majorité sortante. A partir de maintenant, la République passe en niveau d’alerte « Marie-Luce Penchard », du nom de la ministre de l’Outre-Mer, qui a courageusement osé bravé la bien-pensance et le « qu’en dira-t-on » en utilisant le site de son ministère pour dénoncer directement le programme dangereux, irresponsable et démagogique du candidat socialo-léniniste.

Le courageux communiqué d'une ministre entrée en résistance

Rejetant le voile d’hypocrisie et de pensée unique que l’on appelle couramment « l’intérêt général », la brave Marie-Luce a su trouver les bons mots, en pleine page du site du Ministère de l’outre-mer, pour dénoncer la forfaiture socialiste : « tour de passe-passe », « jeu de bonneteau », « fausse ambition » et « coquille vide ».

Nous demandons à tous les fonctionnaires et assimilés de prendre exemple sur cet acte d’indignation et de résistance contre le nouveau candidat du système.

Aux professeurs, de commencer leurs cours par un rappel sur les millions de morts du socialo-communisme et le passé vichyste de François Mitterrand. A France Télévisions et à Radio France, de diffuser désormais un bulletin d’information quotidien reprenant la newsletter de l’UMP. Aux forces de l’ordre de mettre sur écoute tous les individus se réclamant du parti socialiste, et de faire remonter à Xavier Bertrand toute information susceptible de les mettre en difficulté (adultère, fin de mois à découvert, téléchargement illégal …). A HADOPI de faire mettre sous surveillance les accès web des militants et dirigeants socialistes.

Les fonctionnaires de chaque administration, les chercheurs du CNRS et de l’INSERM doivent être réquisitionnés pour travailler à produire des contre-argumentaires et des démontages officiels des 60 engagements du candidat Hollande.

Nous demandons également à ce que tous les moyens logistiques nécessaires (véhicules, appareils audio-visuels et informatiques, argent liquide …) soient immédiatement remis à toute personne pouvant se prévaloir d’un ordre de mission de l’Élysée.

Tous ensemble, avec les moyens publics détournés, nous pouvons encore remporter cette élection ! Vive notre République, vive la Sarkofrance !

Intercepté par Romain Pigenel, sur un signalement de @uneparmidautres et Diego-san

A lire aussi :

[URGENT] Communiqué spécial de l'Elysée

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 16:56

 

par ReOpen911 (son site) lundi 30 janvier 2012

Six révélations-chocs sur le “gouvernement secret” de Wall Street

Une puissante oligarchie financière dirige les Etats-Unis, et par là-même, le monde occidental. Les "bombes intelligentes" (Smart bombs) de Wall Street permettent à ce groupe restreint d’individus incroyablement riches de garder une emprise financière et mentale sur les populations et les Etats, au travers à la fois de crises financières qu’ils génèrent pour pomper l’argent public, et de médias complices qui décrivent ces crises de manière biaisée en les attribuant à la dette publique. Mais ce qui est le plus insupportable pour l’auteur américain Les Leopold dont nous reproduisons l’article ici, ce sont les sommes faramineuses (plus de 7000 milliards de dollars !) des prêts secrets consentis aux banques sans l’aval d’aucune instance démocratique, et surtout le niveau de connivence entre des représentants de l’État censés défendre les intérêts de ceux qui les ont élus et ce fameux "gouvernement secret" de Wall Street. 

A ce stade, il parait également utile de rappeler les liens qui existent entre les milieux financiers anglo-saxons, ceux des services secrets US, et ceux du trafic mondial de la drogue pour lesquels l’invasion de l’Afghanistan après le 11 septembre 2001 a signifié un fabuleux enrichissement, organisé et protégé depuis 10 ans par le Pentagone et la CIA. Le tableau d’ensemble fait tout simplement froid dans le dos, et n’est pas sans rappeler le "gouvernement de l’ombre" décrit par un autre auteur canadien, Peter Dale Scott, dont on ne peut que recommander la lecture. Comme l’explique Les Leopold ici, le mouvement "Occupy Wall Street" si actif fin 2011 avant d’être durement réprimé avait vu juste, c’est certainement à Wall Street que réside le coeur du problème.

Wall Street, le coeur de la finance mondiale.


Six révélations-chocs sur le “gouvernement secret” de Wall Street

De hauts responsables ont délibérément caché au Congrès et au public la véritable portée des sauvetages financiers de 2008-2009

par Les Leopold(*), sur Alternet.org, le 30 novembre 2011

Traduction GV

Nous disposons désormais de preuves concrètes de l’existence d’un gouvernement secret conduit par Wall Street et par Washington, loin de tout processus démocratique. Suite à une requête faite au titre du Freedom of Information Act (FOIA) par Bloomberg News, le public a désormais accès à plus de 29 000 pages de documents fédéraux, et 21 000 autres concernant des transactions fédérales qui ont été soigneusement cachées, et on comprend mieux pourquoi maintenant. (Voir ici et ici)

Ces documents mettent en lumière comment de hauts responsables gouvernementaux ont délibérément caché au Congrès et au public la véritable portée des sauvetages financiers de 2008-2009 qui ont permis d’enrichir quelques personnes et d’augmenter les profits des grandes sociétés de Wall Street. Voici ce que nous savons :

  • Le montant total du sauvetage financier secret de Wall Street est de 7 770 milliards de $, c’est-à-dire 10 fois plus que celui du Troubled Asset Relief Program (TARP) de 700 milliards qui avait été voté par le Congrès en 2008.
  • Ces informations sur les fonds secrets du sauvetage n’ont pas été communiquées au Congrès, même quand celui-ci était en train d’ébaucher et de débattre les lois nécessaires pour sauver les grandes banques.
  • Ces fonds secrets, financés en dessous des taux du marché, ont permis aux banques de Wall Street de faire 13 milliards de $ de profits. (Une somme suffisante pour embaucher plus de 325 000 instituteurs.)
  • Les emprunts secrets ont servi à financer des fusions entre banques, et le résultat est que les grandes banques sont devenues encore plus grandes. Cet argent a également permis aux banques d’augmenter leur pouvoir de lobbying.
  • Tandis qu’Henry Paulson (photo ci-contre, secrétaire au Trésor sous George.W.Bush) informait le Congrès et le public que quelques réformes mineures étaient suffisantes pour protéger les banques Fannie Mae et Freddy Mac de la faillite, il rencontrait en secret les plus importants fonds spéculatifs (Hedge Funds) de Wall Street – et parmi eux certains de ses anciens collègues chez Goldman Sachs – pour les prévenir qu’il allait nationaliser les principales sociétés de crédit – une opération qui aurait pour effet d’annuler pratiquement toute la valeur boursière de ces sociétés. Cette information était extrêmement précieuse puisqu’elle permettait aux Hedge funds ainsi prévenus de vendre à découvert les actions de ces deux banques, Fannie Mae et Freddy mac, faisant par là d’immenses profits.
  • Le sénateur démocrate du Delaware, Ted Kaufman, a rappelé que Timothy Geithner, qui dirigeait alors la Réserve fédérale de New York, avait dénoncé les efforts législatifs de Kaufman visant à limiter la taille des banques, en expliquant que le problème était «  trop complexe pour le Congrès et que c’était aux spécialistes des marchés de prendre ces décisions.  » Mais en réalité, Geithner était parfaitement au courant des énormes montants des prêts secrets, tandis que Kaufman n’en avait absolument pas connaissance. Barney Frank, qui rédigeait certains des éléments-clés de la réforme législative sur les banques, n’était pas non plus au courant de ces prêts secrets. En fait, aucun membre du Congrès n’en avait été informé.

Mais alors, qu’est-ce que tout cela signifie ?

1. Les grandes banques et les principaux fonds spéculatifs étaient plus en difficulté que ce que l’on nous a fait croire.

Comme beaucoup d’entre nous le soupçonnaient, toutes les grandes banques étaient à genoux et imploraient de l’aide – en secret – tout en expliquant à leurs investisseurs, au public et au Congrès que tout allait bien. Elles avaient fait un pari, et elles avaient perdu. Selon les principes mêmes du capitalisme, elles auraient dû être démantelées, leur valeur en bourse annulée après faillite, et leurs managers remplacés. L’ensemble du système bancaire aurait dû être réorganisé de haut en bas. Au lieu de cela, ces monstrueuses faillites ont été récompensées.

2. Le gouvernement secret de Wall Street s’est assuré que les plus grandes banques pourraient encore grossir, aidé en cela par les fameux fonds secrets.

Pendant que le Congrès débattait de la législation visant à scinder les grandes banques et réinstituer le Glass Steagall (la séparation entre banques d’investissements risqués et banques commerciales garanties), le gouvernement secret utilisait des fonds publics pour s’agrandir encore plus au travers de fusion-acquisitions. Et puisque le Congrès et le public ne savaient rien de ces financements secrets et de la santé si défaillante de toutes ces banques, le projet de loi fut facilement écarté. Comme le montre malheureusement le graphique ci-dessous, les banques « trop grosses pour faire faillite » (too-big-to-fail) s’agrandirent encore plus.

3. Plus Wall Street s’enrichit, plus elle peut acheter les gouvernements

Cela n’est pas un secret. Le fait que les six plus grandes banques se soient agrandies encore davantage leur a permis de dépenser encore plus d’argent en lobbying pour s’assurer qu’elles ne souffriraient d’aucun impact venant d’une éventuelle réforme législative. Et donc, après que les grandes banques eurent secrètement reçu des centaines de milliards sous forme de prêts, elles augmentèrent les fonds consacrés au lobbying afin de maintenir leur taille et leur pouvoir. Lisez et pleurez… (Read ‘em and weep :…)

4. Le gouvernement secret de Wall Street se protège lui-même.

D’abord, on voit mal pourquoi le Secrétaire au Trésor Paulson, ex-dirigeant de Goldman Sachs, a pris le risque de se rendre à un meeting avec les dirigeants des fonds spéculatifs géants, dont la plupart travaillaient chez Goldman Sachs. Comment se peut-il que le plus haut responsable financier de la nation ose aller avertir l’élite des fonds spéculatifs à propos de la décision imminente du gouvernement de lâcher certaines banques, et cela avant même que le Congrès et le public ne soient prévenus ? Et bien, une réponse possible est qu’il s’est senti obligé d’avertir ses anciens camarades de ces nationalisations plutôt gênantes. Peut-être voulait-il leur éviter de chuter de trop haut s’ils étaient lourdement engagés sur ces marchés. Ou peut-être entendait-il leur fournir une information extrêmement précieuse dont ils pourraient profiter. Mais l’explication la plus profonde, selon moi, est que les hauts responsables du gouvernement secret de Wall Street – Paulson, Summers, Geithner, Orszag (l’ex –chef de bureau pour la gestion du budget (OMB) d’Obama qui gagne maintenant des millions de dollars chez Citigroup), etc. sont absolument convaincus que :

  • Les banques de Wall Street sont les meilleures du monde et sont la fleur de l’économie américaine. Elles sont notre avenir.
  • Les banquiers de Wall Street et les dirigeants des fonds spéculatifs sont bien plus intelligents et perspicaces que nous tous. Ils méritent toute notre admiration.
  • Aider Wall Street à grossir et prospérer est exactement la même chose qu’aider les Américains et l’économie tout entière. Ils méritent notre soutien.
  • Les rencontres secrètes destinées à échanger des informations « de l’intérieur (insider information) sont des choses normales à Wall Street. Il n’y a rien de mal à prévenir des amis à propos de décisions politiques à venir qui pourraient impacter leurs profits.
  • Il n’y a rien de mal à offrir des milliers de milliards de dollars sous forme de prêts secrets aux meilleurs et aux plus brillants d’entre nous sans en référer au Congrès.

C’est un cercle vicieux d’auto-justification et d’auto-tromperie : Wall Street est brillante. Ce que fait Wall Street est bon pour le pays. Aider Wall Street profite au pays tout entier. Cacher la vérité à des représentants démocratiquement élus, c’est bon pour le pays, parce que Wall Street est brillante et sait [tout] mieux que personne.

Ces croyances sont profondément ancrées dans la mentalité de Wall Street et de son gouvernement secret, même si c’est Wall Street, et Wall Street seule, qui a plombé l’économie et supprimé 8 millions d’emplois en seulement quelques mois. Brillantissime !

5. Wall Street représente un danger évident et toujours présent pour la démocratie

En général je ne verse pas dans l’alarmisme. En fait, il m’arrive fréquemment de dénoncer les théories de la conspiration simplistes. J’aime à penser que notre démocratie a encore de l’avenir. Mais le crash provoqué par Wall Street et la réponse de notre gouvernement ne cesse de m’inquiéter. Les révélations du Bloomberg News nous apprennent que le gouvernement secret de Wall Street n’a que faire de ce qui reste de notre démocratie. Les élites financières pensent évidemment qu’elles ne peuvent pas se fier au Congrès pour faire les bons choix même lorsqu’il est acheté et payé en sous-main par les banques qu’il est censé réguler. Et que devenons-nous dans tout cela ? Nous sommes juste une masse informe d’illettrés tout juste bons à être manipulés par les médias de masse. Nos esprits également peuvent être achetés et revendus au moyen d’un marketing ad hoc.

Cette arrogance et cette corruption financière sont extrêmement corrosives pour nos valeurs démocratiques. Nombreux sont les Américains [et pas seulement eux – NdT] qui désormais, pour de bonnes raisons, ne font plus confiance à leur gouvernement. Nombreux sont les Américains qui désormais, pour de bonnes raisons, ne votent plus. Nombreux sont les Américains qui désormais, pour de bonnes raisons, pensent que la démocratie telle que nous la connaissons est un leurre. Wall Street n’aurait pas pu écrire un meilleur scénario pour assurer sa domination.

6.  « Occupy Wall Street » est fondamentalement dans le vrai, mais ce n’est pas suffisant.

Les manifestants d’ « Occupy Wall Street  » s’en sont pris aux élites de Wall Street et ont frappé les esprits dans tout le pays avec leur slogan « 1% contre 99% ». Et ce concept perdure et se propage. Mais ce n’est qu’un début. Avant de reconquérir notre pays accaparé par le gouvernement secret de Wall Street, nous devons développer un vaste mouvement parmi les 99%. Bien que nous ayons l’espoir que cela puisse se produire via Twitter et Facebook, nous savons qu’il nous faudra des événements « physiques  » impliquant des millions de personnes.

Pour le moment, personne ne connait la forme que cela prendra. Mais une chose est claire : les immenses concentrations de pouvoir et de richesse n’abandonnent leur pouvoir et leur richesse sans combattre à mort. Le gouvernement secret de Wall Street est fin prêt pour se défendre lui-même, même si cela signifie le renversement de notre démocratie. Les manifestants d’ « Occupy  » ont montré un grand courage dans leur lutte pour reconquérir nos droits démocratiques. Espérons que ce mouvement prendra de l’ampleur…et vite.

Les Leopold

(*) Les Leopold est Directeur exécutif du Labor Institute and Public Health Institute de New York, et auteur de l’ouvrage “The Looting of America : How Wall Street’s Game of Fantasy Finance Destroyed Our Jobs, Pensions, and Prosperity—and What We Can Do About It” (Chelsea Green, 2009).

 

Traduction GV


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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 08:14

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Nicolas Sarkozy a déclaré la guerre aux Français

Pourquoi ? Par eva R-sistons

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Nicolas Sarkozy a repris l'initiative, en prononçant un discours d'une violence sociale inouïe. Tout en se préparant à la candidature ("J'ai RV avec les Français", donc  candidature implicite), l'Occupant de l'Elysée... semble déclarer la guerre aux Français, ce qui apparaît contradictoire. Pourquoi ce "jeu" double ? Pour moi, une seule réponse, presque machiavélique.

 

Voyons d'abord les propositions, d'une rare violence  sociale : Car en misant plus que jamais sur la logique de la compétitivité (qui ne produit en réalité que désindustrialisation et perte d'emplois comme du pouvoir d'achat pour tous au lieu de lutter contre le chômage), Nicolas Sarkozy opère un immense transfert des ressources du patronat aux salariat, très exactement : Un transfert massif des cotisations sociales qui  pèseront désormais, à travers la TVA "sociale", sur les seuls salariés (et sur les retraités comme sur les chômeurs et les ménages), au lieu d'être réparties équitablement entre patronat et travailleurs, ce qui augmentera encore le pouvoir du Capital, et des capitalistes, sur le dos des travailleurs (et des retraités). Et la dérégulation du Marché du Travail laissera libre cours à la loi de la Jungle. Plus que jamais !

 

Plus que jamais, en effet, Nicolas Sarkozy impose ses propres thématiques, ultra-libérales, qui pourtant, et c'est un comble, choquent même un Madelin : "Il s'agit d'un hold-up patronal sur le pouvoir d'achat des salariés", assure-t-il. Si Madelin, le champion du libéralisme, le dit, cela doit être vraiment très grave, en effet.

 

Le prétexte, on le connaît : Si on diminue le coût du travail, on évite la destruction des emplois et les délocalisations, on permet la croissance. En théorie seulement, parce qu'en pratique, les choses ne sont pas si simples.

 

Que propose Nicolas Sarkozy ?

 

Passons sur la création d'une banque d'entreprises (encore un cadeau au MEDEF, il ne s'agit pas d'une banque nationale mais d'une banque pour... les entreprises), sur la flexibilité du temps de travail chère aux ultra-libéraux (finie la durée légale du Travail, l'Etat se désengage), ou sur une augmentation de 30 % de la surface constructible  soi-disant pour abaisser le coût du logement ("le propriétaire architecte" pourra faire n'importe quoi, construire plus sur un même terrain ou ajouter des étages), passons sur tout cela, et même sur la fin inexorable (ou tout au moins la très grande limitation) des emplois publics, sur la suppression des droits de succession (encore une mesure pour favoriser les plus nantis),  sur la politique familiale (il ne s'agira pas de redistribution sociale mais de favoriser la natalité chère à l'électorat le plus traditionnel) ou sur la taxation symbolique (0,1 % !) des transactions financières §... Passons sur tout cela,  pour arriver au coeur du dispositif Sarkozy : La TVA dite sociale, en réalité anti-sociale, ou si l'on préfère, "patronale".

 

La TVA sociale... anti sociale

 

On connaît le refrain, "il faut s'adapter au monde nouveau", en oubliant de dire que ce monde-là est décidé unilatéralement, anti-démocratiquement (et mis en oeuvre  servilement par les pseudo Elus de la Nation) par le Grand patronat, celui du MEDEF, et au seul service du Grand Capital. Dérégulons, dérégulons, une fois l'Etat protecteur démantelé il ne restera rien pour les travailleurs, ni Droit ou protection du Travail ni durée légale du travail ni même un jour, le salaire minimum... Désormais, si l'employé n'accepte pas la réduction de son salaire ou l'augmentation des heures de travail, on considèrera qu'il commet une faute grave et il sera licencié. C'est cela, la "modernisation", l'"adaptation au monde nouveau" : Une régression générale des droits !

 

Donc, morceau de choix, la TVA Sarkozy, dite abusivement "sociale" - ou "anti-délocalisations". Elle passera par la réduction du coût du travail, qui profitera aux entreprises puisqu'elles ne financeront plus comme avant (c'est-à-dire en partie, conjointement avec les travailleurs) notre protection sociale, notre modèle social si original et auquel nous tenons tous tant. Pour l'Occupant de l'Elysée, le raisonnement est simple : "Si nous perdons des emplois, c'est parce que le coût du travail est trop élevé, en tous cas plus élevé qu'ailleurs". Ce qui compte, avec l' "accord compétitivité-emploi", c'est la sacro-sainte compétitivité, qui passe toujours par la réduction des salaires ou la réduction des emplois. En réalité, tout cela entre dans un vaste plan d'ensemble, d'ailleurs favorisé par la crise provoquée de toutes pièces pour favoriser le transfert massif du public au privé, et du salarié au patron - plus précisément, du salarié au grand patron, celui du MEDEF. Mais pour faire passer la pilule du désengagement de l'Etat (il n'interviendra plus, la durée du travail et les salaires se négocieront entreprise par entreprise), du démantèlement du Droit du Travail et de sa protection, de l'abaissement des salaires et donc du pouvoir d'achat, du nivellement général par le bas, on invoque abusivement... la sauvegarde des emplois et de la croissance !

 

En réalité, en réduisant le coût du travail pour les entreprises, en favorisant la régression générale pour les travailleurs et en instituant en France une politique de "rigueur" (car c'est bien de cela qu'il s'agit, puisqu'avec la TVA sociale le prix des produits augmentera de 1,6 % pour tous, salariés comme chômeurs ou retraités), en instaurant, donc, la TVA dite abusivement "sociale", on ne créera ni entreprises ni emplois, on ne favorisera pas la croissance, au contraire - puisque le pouvoir d'achat diminuera pour tous. Il est pratiquement sûr, comme pour les restaurateurs, que les entreprises ne répercuteront pas sur le prix de leurs produits, la cotisation payée en moins pour les travailleurs. La TVA dite "sociale" augmentera les profits, elle ne créera ni emplois ni croissance. C'est le MEDEF, et lui seul, qui inspire cette politique anti-sociale, pénalisant les plus modestes et les classes moyennes, et c'est lui qui, aujourd'hui, triomphe.  Face à cela, les inégalités et la pauvreté vont exploser, comme au Portugal, en Grèce, en Espagne, et les prix vont augmenter...  La nouvelle politique de Sarkozy aggravera encore un peu plus la situation. A travers l'Occupant de l'Elysée, les plus favorisés déclarent la guerre aux Français. Comme partout ailleurs en Europe, les peuples seront plus que jamais spoliés, piétinés, sacrifiés !

 

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La guerre est déclarée aux Français - aux peuples !

 

Le Gouvernement prétend ne pas augmenter les impôts : Quelle hypocrisie ! La TVA "sociale" est un impôt, indirect, et le plus injuste de tous, car au lieu de peser sur les plus nantis, il pèse sur tous, salariés comme familles, retraités ou chômeurs ! Nous ne devons pas nous laisser abuser par le chantage aux délocalisations : Si les entreprises ne paient plus avec nous notre protection sociale, si nous sommes seuls à la payer en particulier par l'impôt indirect de la TVA "sociale", il n'y aura pas moins de délocalisations - mais plus d'inégalités, plus de pauvreté ! Et la taxe symbolique sur les transactions financières est une imposture : Le financement de la protection sociale sera assuré, en gros, à 85% par les ménages, et seulement à 15 % par les revenus financiers.

 

L'ultra-libéralisme, la mondialisation, c'est ça : La dérégulation du Marché du Travail, la déréglementation, le démantèlement de l'Etat protecteur, le nivellement par le bas, l'alignement sur le moins disant, le désengagement des entreprises comme de l'Etat, la destruction du droit du Travail... Il s'agit d'un plan concerté, auquel sont soumis tous les peuples d'Europe. Le modèle social européen qui était envié dans le monde, est en train de mourir sous nos yeux ! Il ne reste plus que des nations sacrifiées, des Etats moribonds, des PME en difficulté, des peuples en voie de paupérisation complète, pour le seul profit des plus grandes entreprises, des multinationales, des actionnaires, des spéculateurs, de la haute finance ! Notre monde est devenu fou, et avec des dirigeants au service du MEDEF comme Nicolas Sarkozy, la loi de la jungle s'étend, ravageuse !

 

Le modèle allemand imposé aux Français. Sarkozy l'Etranger

 

Comment vont réagir les Français aux nouvelles dispositions de Nicolas Sarkozy ? Certainement très mal, car avec l'Occupant de l'Elysée, qui n'aime pas la France et qui la dessert, c'est un modèle étranger qu'on tente d'imposer, modèle qui profite certes aux grosses entreprises, à la "compétitivité" (les plus gros absorbant les plus faibles), mais qui par ses inégalités, de plus en plus d'ailleurs comme aux Etats-Unis, précarise l'ensemble des travailleurs et donc des ménages.

 

Il est très grave en effet de voir que Nicolas Sarkozy ne parle jamais des Français, mais des Américains, des Allemands... S'il voulait tuer le modèle français, l'Histoire de notre pays, sa culture, il ne s'y prendrait pas autrement ! En agissant ainsi, le Président heurte de plein fouet le patriotisme français. En plus d'accroître les inégalités, la précarité déjà très préoccupante ! A terme, le mécontentement va grandir et gagner les couches moyennes...

 

 

Pourquoi la stratégie de la rigueur avant les Elections ?

 

En réalité, si Nicolas Sarkozy ose défier les Français à trois mois des élections, c'est qu'il a, pour moi, un plan - que je qualifierais de machiavélique. Car il sait que ses mesures ne peuvent que heurter les Français !

 

Dès aujourd'hui, gouvernement, patrons et syndicats vont se rencontrer. Les Syndicats, évidemment, sont très remontés. Des manifestations sont déjà annoncées .

 

Et si tout cela, en effet, était une stratégie délibérée du gouvernement, avant les Elections ? Nicolas Sarkozy est très impopulaire : Sa personnalité comme sa politique sont très décriées. Alors, pourquoi proposer aux Français, maintenant, et alors même que François Hollande a le vent en poupe, une aggravation de leur sort ? Comme si on voulait les provoquer ! Pour la Presse aveugle ou complice, la cause est entendue; Ainsi, la Croix annonce une explication saugrenue : "Nicolas Sarkozy veut rester dans les mémoires" !  Et un autre Editorialiste : "Ce que Sarkozy veut faire, c'est aller plus vite que François Hollande" ! Vraiment ?

 

Car pour moi, en effet, c'est plutôt de cela qu'il s'agit : Nicolas Sarkozy mise sur un mécontentement populaire grandissant, et donc sur des manifestations. Souvenez-vous : Mai 68, la colère des manifestants, les émeutes, et pour finir, le défilé des Champs-Elysées. Et la France profonde qui réagit en votant pour le pouvoir en place... Machiavéliquement, à mon avis, Nicolas Sarkozy joue sur le mécontentement à venir, puis sur la peur de la France profonde, pour se poser en Protecteur énergique de la paix "sociale" et être... réélu. Envers et contre tout ! Car les lendemains déchanteront terriblement pour ceux qui, à chaud, auront réagi en confiant à nouveau leur avenir au Fossoyeur de la France et en particulier de son modèle social.

 

A nous de déjouer la manoeuvre et d'informer nos concitoyens pour qu'ils ne tombent pas dans le piège tendu...

 

Eva R-sistons

 

http://sos-crise.over-blog.com

 

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§  Monsieur Sarkozy a décidé unilatéralement, contre l’avis de ses partenaires européens, d’adopter la taxe Tobin.

    Il faut savoir que l’idée de cette taxe a été lancée par James Tobin en 1972.

    A cette époque là, il y a quarante ans, la taxe Tobin aurait eu une réelle utilité dans l’économie mondiale.

    Cette taxe aurait pu, à cette époque là, limiter et réguler la spéculation financière qui s’annonçait, suite à l’abandon des accords internationaux de Bretton Woods en 1971.

    Mais maintenant la taxe Tobin est dépassée.

     Nicolas Sarkozy propose cette taxe Tobin paradoxalement car souvenons-nous qu’en arrivant au pouvoir il a fait supprimer la taxe sur les transactions boursières.

     De plus, il a déjà affirmé son opposition à cette taxe de manière virulente.

     Mais vu son double langage habituel, il peut très bien dire au peuple qu’il appliquera une taxe conséquente et rédhibitoire tout en rassurant en coulisses les spéculateurs qui verront la taxe compensée et donc réduite à zéro.

     Par ailleurs…

     La spéculation financière est maintenant poussée à l’extrême.

     Elle appauvrit chaque jour davantage le monde du travail.

     Elle est maintenant assimilable à du vol organisé et donc à du grand banditisme.

      Taxer cette spéculation équivaut à la rendre définitivement légale.

      Or, la spéculation financière internationale ne doit pas être taxée mais interdite. 

Taxe Tobin ? Non, la spéculation financière doit être mise hors-la-loi

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