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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 04:58

 

http://s4.e-monsite.com/2011/04/04/07/resize_550_550//europe-dictature003.jpg

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Voir aussi :

Spécial UE dictature en marche, avec le MES. Alerte très grave à relayer

 

Voici la nouvelle banque frauduleuse MES

qui doit être installée en CEE

pour voler tous les peuples jusqu'au dernier centime

après une sommation de 7 jours .
(voir en jaune dans le texte)


Ce complot soit être réalisé en catimini

et si possible pendant les fêtes et les congés.

Aucun tribunal ne peut juger cette institution

ni son  ( petit ) personnel.

 

Cette traduction est la propriété de la société HaOui. Elle est librement diffusable (totalement ou par extraits) sur tous supports à la condition expresse de faire apparaitre la mention suivante en début et fin de texte :
« Traduction réalisée par HaOui. Traduction originale disponible sur
http://www.haoui.net/newsletter/2011/octobre18/exclusivite/index.html »


Projet de traité établissant
LE MECANISME EUROPEEN DE STABILITE (MES)
ENTRE LE ROYAUME DE BELGIQUE, LA RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D'ALLEMAGNE, LA RÉPUBLIQUE D'ESTONIE, L’IRLANDE,  LA RÉPUBLIQUE HELLÉNIQUE, LE ROYAUME D'ESPAGNE, LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, LA RÉPUBLIQUE ITALIENNE LA RÉPUBLIQUE DE CHYPRE, LE GRAND‐DUCHÉ DE LUXEMBOURG, LA RÉPUBLIQUE DE MALTE, LE ROYAUME DES PAYS‐BAS, LA REPUBLIQUE D'AUTRICHE, LA RÉPUBLIQUE PORTUGAISE, LA RÉPUBLIQUE DE SLOVÉNIE, LA RÉPUBLIQUE SLOVAQUE, LA RÉPUBLIQUE DE FINLANDE


LES PARTIES CONTRACTANTES, Le Royaume de Belgique, La République fédérale d'Allemagne, la République 

d'Estonie, l'Irlande, la République hellénique, le Royaume d'Espagne, la République française, la République
italienne, la République de Chypre, le Grand‐Duché de Luxembourg, la République de Malte, le Royaume des
Pays‐Bas, la République d'Autriche, la République portugaise, la République de Slovénie, la Réplique de
Slovaquie et la République de Finlande (les "États Membres de la zone euro» ou «Membres du MES»);
S'ENGAGENT À assurer la stabilité financière de la zone euro;
RAPPELANT les conclusions du Conseil européen adoptée le 25 Mars 2011 sur la création d'un Mécanisme
Européen de Stabilité;


ATTENDU

 

(1) Le Conseil européen est convenu le 17 Décembre 2010 sur la nécessité pour les Etats Membres de la zone
euro d’établir un mécanisme de stabilité permanente. Ce mécanisme européen de stabilité sera d’assumer les
tâches actuellement remplies par le Fonds européen de stabilité financière («FESF») et le Mécanisme européen
de stabilisation financière («MESF») en apportant si nécessaire assistance financière aux États Membres de la
zone euro, après Juin 2013.
(2) Le 25 Mars 2011, le Conseil européen a adopté une décision en ajoutant à l'article 136 du traité sur le
fonctionnement de l'Union européenne le paragraphe suivant : «Les Etats Membres dont la monnaie est l'euro
peuvent établir un mécanisme de stabilité pouvant, si nécessaire, être activé dans le but de préserver la
stabilité de la zone euro dans son ensemble. L'octroi de toute aide financière en vertu du mécanisme sera
soumis à de strictes conditionnalités».
(3) Le strict respect du cadre de l'Union européenne, la surveillance macro‐économique intégrée, en particulier
le Pacte de stabilité et de croissance, l’encadrement des déséquilibres macroéconomiques et les règles de la
gouvernance économique de l’UE, doivent rester la première ligne de défense contre les crises de confiance
affectant la stabilité de la zone euro dans son ensemble.
(4) Si nécessaire, pour préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble, l'accès à l’aide
financière du MES sera fournie sur la base d'une conditionnalité politique stricte sous un programme
d'ajustement macro‐économique et une analyse rigoureuse de la viabilité de la dette publique.
Le volume initial maximum de prêt du MES après la complète utilisation des fonds du FESF est fixé à
500 Milliards €
(5) Tous les États Membres de la zone euro vont devenir Membres du MES. Pour rejoindre la zone euro, un État
Membres de l'Union européenne («UE») devra devenir un Membre du MES avec les pleins droits et obligations,
en ligne avec ceux des parties contractantes.
(6) Le MES va coopérer très étroitement avec le Fonds monétaire international ("FMI") en fournissant une aide
financière. En toutes circonstances, la participation active du FMI sera recherchée, tant sur le plan technique
que financier. Un Etat Membres requérant une aide financière du MES devra déposer une demande similaire
auprès du FMI.
(7) Les États non Membres de la zone euro qui participent sur une base ad hoc aux côtés du MES à une
opération d'assistance financière aux États Membres de la zone euro seront invités à participer, en tant
qu’observateurs, aux réunions du MES lorsque cette aide financière et son suivi seront discutés. Ils auront accès
à toutes les informations en temps opportun et seront consultés.
(8) En ?? 2011, les représentants des gouvernements des États Membres de l'Union, ont autorisé les parties
contractantes du présent traité à requérir la Commission européenne et la Banque centrale européenne («BCE»)
afin d’exécuter les tâches prévues par le présent traité.
[(9) Une participation adéquate et proportionnée du secteur privé sera recherché le cas échéant lorsque l'aide
financière est accordée à un Membre du MES, en ligne avec la pratique du FMI. La nature et l'ampleur de cette
participation dépendra de l’analyse de la viabilité de la dette et devra prendre dûment en compte les risques de
contagion et les effets sur les autres États Membres et pays tiers. Sur la base de cette analyse et selon si un
programme d'ajustement macro‐économique peut raisonnablement restaurer la dette publique sur une
trajectoire viable, l'État Membres bénéficiaire peut être amené à prendre des initiatives allant de
l'encouragement des principaux investisseurs privés à maintenir leur exposition jusqu’à s'engager dans des
négociations actives en toute bonne foi avec ses créanciers pour assurer leur direct implication dans le
rétablissement de la viabilité de la dette] [alternative à l'article 12 (2)]
[(10) Dans sa déclaration du 28 Novembre 2010, l'Eurogroupe a déclaré que les clauses d'action collective
("CAC") standardisées et identiques seront incluses, de manière à préserver la liquidité du marché, dans les
termes et conditions de toutes les nouvelle obligations en euros à partir de Juin 2013. Par ailleurs, la feuille de
route du MES, comme approuvé par le Conseil européen le 25 Mars 2011, stipule que les modalités juridiques
pour inclure les CAC dans les obligations de la zone seront finalisées d'ici la fin 2011.] [Alternative à l'article 12
(3)]
[(11) Comme le FMI, le MES offrira une aide financière à un Membre lorsque son accès à la finance de marché
sera altéré. Les chefs d'Etat et de gouvernements ont déclaré que le MES jouira d'un statut de créancier
privilégié égal au FMI, plutôt que d’accepter le statut de créancier privilégié du FMI sur le MES. Les Etats
Membres de la zone euro reconnaitront le statut de créancier équivalent du MES de même que les autres États
Membres prêtant bilatéralement au côté du MES].
(12) Les différends concernant l'interprétation et l'application du présent traité survenant entre les
Parties contractantes ou entre les parties contractantes et le MES, devront être soumis à la compétence de la
Cour de justice de l'Union européenne, conformément à l'article 273 du traité sur le fonctionnement de l'Union
européenne («TFUE»).
(13) Un post‐programme de surveillance sera effectué par la Commission européenne et par le
Conseil de l'Union Européenne dans le cadre prévu par les articles 121 et 136 du TFUE.
 

 

ONT CONVENU ce qui suit :
 

 

CHAPITRE 1. Dispositions communes


Article 1
Mise en place et Membres
1. Par le présent traité, les parties contractantes instituent entre elles une institution financière internationale,
appelée "Mécanisme Européen de Stabilité" (ci‐après le «MES»).
2. Les parties contractantes sont Membres du MES (ci‐après les «Membres du MES»).
Article 2
Les nouveaux Membres
1. L'adhésion au MES est ouverte aux autres États Membres de l'Union européenne, celle‐ci entrainant l'entrée
en vigueur de la décision du Conseil de l'Union européenne prise conformément à l'article 140 (2) du traité sur le
fonctionnement de l'Union européenne (Ci‐après le «TFUE») d'abroger leur dérogation de participation à l'euro.
2. Les nouveaux Membres du MES sont admis selon les mêmes termes et conditions que les Membres existants
du MES, conformément à l'article 39.
3. Un nouvel État Membres adhérant au MES après sa création reçoit des titres du MES, en échange de son
apport en capital, calculé en conformité avec la clé de contribution décrite dans l'article 11.
Article 3
Objet
L’objet du MES est de mobiliser des fonds et fournir une assistance financière, sous stricte conditionnalité de
politique économique, au profit des Membres du MES qui connaissent ou sont menacées par des problèmes de
financement grave, si cela s’avère indispensable pour sauvegarder la stabilité financière de la zone euro dans
son ensemble. A cet effet, le MES est en droit de lever des fonds par émission d'instruments financiers ou en
concluant des accords financiers ou autres arrangements avec les Membres du MES, les institutions financières
ou d'autres tiers.


CHAPITRE 2. GOUVERNANCE DU MES


Article 4
Structures et règles de vote
1. Le MES a un Conseil des Gouverneurs, un Conseil d’administration, un Directeur Général, et le personnel
dédié nécessaire.
2. Les décisions du Conseil des Gouverneurs et du Conseil d’administration sont prises d’un commun accord, à la
majorité qualifiée ou à la majorité simple comme spécifié dans le présent traité. En ce qui concerne toutes les
décisions, le quorum de 2 / 3 des Membres ayant droit de vote représentant au moins les 2 / 3 des droits de
vote doit être présent.
3. L'adoption d'une décision d'un commun accord requiert l'unanimité des Membres participant au vote. Les
abstentions ne font pas obstacle à l'adoption d'une décision par commun accord.
4. L'adoption d'une décision à la majorité qualifiée requiert quatre‐vingt pour cent (80%) des voix exprimées.
5. L'adoption d'une décision à la majorité simple requiert une majorité des suffrages exprimés.
6. Les droits de vote de chaque Membres du MES, comme exercés par son préposé ou représentant au Conseil
des Gouverneurs ou au Conseil d’administration, doivent être égaux au nombre d'actions attribuées dans le
capital social du MES comme indiqué dans l'Annexe 2 au présent traité.
7. Si un Membre du MES omet de payer une partie du montant dû au titre de ses obligations en
rapport à la prime d'actions ou des appels de capitaux au titre des articles 8 à 10 du présent Traité, ou en
relation au remboursement de l'aide financière en vertu l'article 14 ou 15 de ce traité, il ne pourra plus, pour
aussi longtemps que ce défaut se poursuit, exercer un seul de ses droits de vote. Les seuils de vote seront alors
recalculés en conséquence.
Article 5
Conseil des Gouverneurs
1. Chaque Membres du MES nomme un Gouverneur et un Gouverneur suppléant, révocable à tout moment. Le
Gouverneur doit être un Membres du gouvernement qui a la responsabilité de la finance.
Le Gouverneur suppléant a pleins pouvoirs pour agir au nom du Gouverneurs quand il ou elle n'est pas présent.
2. Les Membres de la Commission européenne en charge des affaires économiques et monétaires et le
Président de la Banque centrale européenne (ci‐après le «BCE»), ainsi que le Président de l'Eurogroupe, comme
mentionné dans le protocole n ° 14 aux traités de l'UE (si il ou elle n'est pas un Gouverneur) peut participer aux
réunions du Conseil des Gouverneurs en tant qu'observateurs.
3. Les représentants des Etats non Membres de la zone euro, qui participent sur une base ad hoc aux côtés du
MES dans une opération d'assistance financière à un État Membres de la zone euro seront également invités à
participer, comme observateurs, aux réunions du Conseil des Gouverneurs quand cette assistance financière et
son suivi seront discutés.
4. D'autres personnes, y compris des représentants d'institutions ou d'organisations, telles que le FMI, peuvent
être invitées par le Conseil des Gouverneurs pour assister aux réunions en tant qu'observateurs, sur une base ad
hoc.
5. Le Conseil des Gouverneurs peut soit nommer le Président de l'Eurogroupe comme Président du MES ou élire
un Président et un Vice‐président parmi ses Membres pour un mandat de deux ans. Le Président et le Viceprésident
peuvent être réélus. Une nouvelle élection doit être organisée sans délai si le titulaire n’occupe plus la
fonction nécessaire pour être Gouverneur désigné.
6. Le Conseil des Gouverneurs prend les décisions suivantes d'un commun accord:
(A) La décision d'émettre de nouvelles actions à des conditions autres que au pair, conformément à l'article
8 (2);
(B) Le capital des appels, conformément à l'article 9 (1);
(C) Les variations de capital social et l'adaptation du volume de prêts maximale du MES, conformément à
l'article 10 (1);
(D) La décision de prendre en compte une éventuelle mise à jour de la clé pour la souscription du Capital de la
BCE, conformément à l'article 11 (3) et les changements à apporter à l'annexe 1 en Conformément à l'article 11
(5);
(E) L'octroi d'une aide financière par le MES, y compris la conditionnalité politique comme indiqué dans le
protocole d'entente («Protocole»), les termes et conditions financières, et le choix des instruments,
conformément aux articles 12 à 15;
(F) Le mandat à confier à la Commission européenne pour négocier, en liaison avec la BCE, les conditions de
politique économique attachées à chaque aide financière, en conformité avec l'article 13 (3);
(G) Les changements dans la structure des prix et politique de tarification de l'aide financière, conformément à
l'article 14 (4);
(H) Les modifications apportées à la liste des instruments d'aide financière qui peut être utilisé par le MES,
conformément à l'article 16;
(I) Les modalités de transfert du soutien du FESF au MES, conformément à l'article 35;
(J) La décision d'approuver la demande d'adhésion au MES par les nouveaux Membres, visés à l'article 39
(K) Les adaptations à apporter au présent traité comme une conséquence directe de l'adhésion de nouveaux
Membres, y compris les changements à apporter à la répartition du capital entre les Membres du MES et le
calcul d'une telle distribution comme une conséquence directe de l'adhésion d'un nouveau Membre du MES,
conformément à l'article 39;
(L) La délégation au Conseil d’administration des tâches énumérées dans le présent article.
7. Le Conseil des Gouverneurs prend les décisions suivantes à la majorité qualifiée :
(A) Les termes techniques détaillés de l'adhésion d'un nouveau Membres au MES, en conformité avec l'article
39;
(B) L'élection du Président et du Vice‐président du Conseil des Gouverneurs, conformément au paragraphe 2 du
présent article;
(C) Les statuts du MES et les règles de procédure applicables au Conseil des Gouverneurs et du Conseil
d’administration (y compris le droit d'établir des comités et organes subsidiaires), conformément au paragraphe
9;
(D) La détermination de la liste des activités incompatibles avec les fonctions d'un Directeur ou d’un Directeur
suppléant, conformément à l'article 6 (8);
(E) La nomination du Directeur Général, conformément à l'article 7;
(F) La création d'autres fonds, conformément à l'article 20;
(G) Les décisions sur les mesures à prendre pour récupérer une dette d'un Membre du MES, conformément à
l'article 21 (2) et (3);
(H) L'approbation des comptes annuels du MES, conformément à l'article 23 (1), et
(I) La nomination des Membres du conseil de vérification interne, conformément à l'article 24;
(J) L'approbation des vérificateurs externes, conformément à l'article 25;
(K) La décision de lever l'immunité d'un Gouverneur, Gouverneurs suppléant, Directeur, Directeur suppléant ou
Membres du personnel, conformément à l'article 30;
(L) Le régime d'imposition applicable au personnel du MES, conformément à l'article 31 (5);
(M) La décision sur un différend, conformément à l'article 32 (2);
(N) Toute autre décision nécessaire, non explicitement prévues par le présent traité.
8. Le Président convoque et préside les réunions du Conseil des Gouverneurs.
Le Vice‐président préside ces réunions lorsque le Président est incapable de participer.
9. Le Conseil des Gouverneurs adopte les règlements administratifs du MES et le règlement intérieur du Conseil
des Gouverneurs.
Article 6
Conseil d'administration
1. Chaque Gouverneur nomme un Directeur et un Directeur suppléant, révocable à tout moment, parmi les
personnes de haute compétence en matière économique et financière. Les Directeurs suppléants
Ont plein pouvoir pour agir au nom du Directeur quand il ou elle n'est pas présente.
2. Les Membres de la Commission européenne en charge des affaires économiques et monétaires et le
Président de la BCE peuvent chacun nommer un observateur.
3. Les représentants des Etats non Membres de la zone euro, qui participent sur une base ad hoc aux côtés du
MES dans une opération d'assistance financière à un État Membres de la zone euro sont invités à participer,
comme observateurs, aux réunions du Conseil d’administration lorsque cette assistance financière et son suivi
seront discutés.
4. D'autres personnes, y compris des représentants d'institutions ou d'organisations peuvent être invités par le
Conseil des Gouverneurs pour assister aux réunions en tant qu'observateurs, sur une base ad hoc.
5. Le Conseil d’administration prend ses décisions à la majorité qualifiée, sauf indication contraire dans le
présent traité. Les décisions déléguées par le Conseil des Gouverneurs doivent être adoptées conformément aux
règles de vote fixées aux articles 5 (6) et (7).
6. Sans préjudice des attributions du Conseil des Gouverneurs conformément à l'article 5, le Conseil
d'administration veille à ce que le MES soit géré en conformité avec le présent traité et les statuts du MES
adoptés par le Conseil des Gouverneurs. Il prend les décisions prévues dans le présent traité ou qui lui sont
déléguées par le Conseil des Gouverneurs.
7. Toute vacance au sein du Conseil d’administration doit être immédiatement remplie en conformité avec
l'alinéa (1).
8. Le Conseil des Gouverneurs doit déterminer les activités qui sont incompatibles avec les fonctions d'un
Directeur ou un administrateur suppléant, les statuts du MES et des règles de procédure du Conseil
d’administration.
Article 7
Directeur Général
1. Le Directeur Général est nommé par le Conseil des Gouverneurs parmi les candidats ayant la nationalité d'un
Membre du MES, une expérience internationale pertinente et une haute compétence en matière économique et
financière. Le Directeur Général ne peut être en même temps Gouverneur, Directeur ou suppléant.
2. La durée du mandat du Directeur Général est de cinq ans. Il ou elle peut être renouvelé une fois. Cependant, il
ou elle cesse ses fonctions lorsque le Conseil des Gouverneurs en décide ainsi.
3. Le Directeur Général préside les réunions du Conseil d’administration et participer aux réunions du Conseil
des Gouverneurs.
4. Le Directeur Général est le chef du personnel du MES. Il ou elle doit être responsable de l'organisation, de la
nomination et du licenciement du personnel, conformément aux règles sociales qui seront adoptées par le
Conseil d’administration.
5. Le Directeur Général est le représentant légal du MES et procède, sous la direction du Conseil
d’administration, aux affaires courantes du MES.


CHAPITRE 3. Capital du MES


Article 8
Capital social
1. Le capital social s'élève à 700 milliards d’euros (EUR 700 000 000 000). Il est divisé en sept (7) millions
d'actions, ayant une valeur nominale de cent mille euros (EUR 100 000) chacune, qui seront disponibles à la
souscription en fonction de la contribution initiale selon les clés définies à l'article 11 et calculée à l'annexe 1.
2. Le capital social est divisé en actions libérées et des actions sujettes à appel. Le total initial de la valeur
nominale des actions libérées s'élève à quatre vingt milliards d’euros (EUR 80 000 000 000).
Les actions initialement souscrites sont émises au pair. Les autres actions sont émises au pair, à moins que le
Conseil des Gouverneurs décide de les émettre dans des circonstances particulières à d'autres conditions.
3. Les actions ne doivent pas être nanties ou promises de quelque manière que ce soit et elles ne sont pas
cessibles, à l'exception des transferts aux fins de la mise en oeuvre du réglage de la clé de contribution définie à
l'article 11 afin de s'assurer que la répartition des parts correspond à la clé.
4. Les Membres du MES reconnaissent inconditionnellement et irrévocablement s'engager à fournir leur
contribution au capital social, en conformité avec leur clé de contribution en Annexe 1. Ils réunissent tous les
appels de fonds sur une base en temps opportun conformément aux modalités prévues dans le présent traité.
5. La responsabilité de chacun des Membres du MES est limitée, en toutes circonstances, pour sa part dans le
capital social au prix d'émission. Aucun Membre du MES ne sera solidaire, en raison de son adhésion au MES,
des obligations du MES. Les obligations d’un Membres de contribuer au capital du MES, conformément à ce
traité, ne sont pas affectées même si ce Membre du MES devient éligible ou reçoit l’assistance financière du
MES.
Article 9
Appels du capital
1. Le Conseil des Gouverneurs peut faire appel au capital non libéré à tout moment et fixer une période de
temps appropriée pour son paiement par les Membres du MES.
2. Le Conseil d’administration peut faire appel à des capitaux non libérés par décision majoritaire simple à
rétablir le niveau de capital versé si le montant de ces derniers est réduite par l'absorption des pertes en
dessous du niveau prévu à l'article 8 (2), qui peut être modifiée par le Conseil des
Gouverneurs en suivant la procédure prévue à l'article 10, et fixer un délai approprié de temps pour son
paiement par les Membres de MES.
3. Le Directeur Général appelle un capital social non libéré dans les meilleurs délais si nécessaire pour éviter au
MES d’être en défaut de paiement de toute obligation prévue ou autres paiement du à des créanciers du MES. Il
ou elle doit informer le Conseil d’administration et le Conseil des Gouverneurs de tout appel de ce type. Quand
un déficit potentiel en fonds du MES est détecté, le Directeur Général doit faire des appels en capital dès que
possible en vue de permettre au MES d’avoir les fonds suffisants pour honorer les paiements dus aux créanciers
en totalité à leur date d'échéance. Les Membres du MES, irrévocablement et inconditionnellement, s'engagent à
payer sur demande l’appel de capital effectué par le Directeur Général conformément au présent paragraphe,
cet appel devant être payé dans les sept (7) jours suivant la réception de ladite demande.
4. Le Conseil d’administration arrête les modalités et conditions qui s'appliquent aux appels sur le capital en
vertu du présent article.
L'article 10
Les changements dans le capital social
1. Le Conseil des Gouverneurs doit examiner régulièrement et au moins tous les cinq ans au maximum le volume
des prêts et la suffisance du capital social du MES. Il peut décider du changement du capital social et de la
modification de l'article 8 et l'annexe 2 en conséquence. Cette décision entrera en vigueur après que les
Membres du MES auront notifié au Dépositaire l'achèvement de leurs procédures nationales applicables. Les
actions nouvelles seront attribuées aux Membres du MES selon la clé de la contribution définie à l'article 11 et à
l'annexe 1.
2. Le Conseil d’administration arrête les termes et conditions qui s'appliquent à tout ou partie de modification
du capital prévue au paragraphe 1.
3. Après qu’un nouvel État Membres soit devenu un Membre du MES, le capital social du MES est
automatiquement augmenté en multipliant les montants respectifs alors en vigueur par le ratio, selon la clé de
contribution élargie définie à l'article 11, entre le poids du Membres entrant et ceux des Membres du MES
existants.
L'article 11
La clé de contribution
1. La clé de contribution pour souscrire au capital social du MES, sous réserve des paragraphes 2 et 3 ci‐dessous,
sera basée sur la clé utilisée pour les Membres du MES lors de la souscription au capital de la BCE conformément
à l'article 29 du Protocole (no 4) au Traité sur l'Union européenne et du traité sur le fonctionnement de l'Union
européenne sur le statut du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne
(« Statut du SEBC »).
2. La clé de la contribution initiale au capital social du MES est spécifiée à l'annexe 1 au présent traité.
3. La clé de contribution pour la souscription au capital social du MES est ajustée :
‐ Quand il y a un changement dans le capital social, tel que spécifié dans l'article 10 (1)
‐ Quand un nouvel État Membres devient un Membre du MES et que le capital social du augmente
automatiquement comme spécifié dans l'article 10 (3);
‐ Lorsque les douze (12) années de correction temporaire applicable à un Membre du MES, conformément à
l'article 37, se termine.
Le Conseil des Gouverneurs peut décider de prendre en compte les mises à jour possibles de la clé pour la
souscription au capital de la BCE visés au paragraphe 1. 11
4. Lorsque la clé de contribution pour la souscription au capital social du MES est ajustée, les Membres du MES
transfèrent entre eux le capital social nécessaire pour s’assurer que la distribution du capital correspond à la clé
ajustée.
5. L'annexe 1 doit être modifiée sur décision du Conseil des Gouverneurs lors de tout ajustement prévue par le
présent article.
6. Le Conseil d’administration doit prendre toutes les autres mesures nécessaires à l'application de cet article.
 

 

CHAPITRE 4. Opérations sur le MES


L'article 12
Principes
[1.] Si cela s’avère indispensable pour préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble, le MES
peut fournir une aide financière aux Membres du MES, soumis à une conditionnalité stricte sous un programme
d'ajustement macro‐économique, proportionnelle à la gravité de la crise économique et aux déséquilibres
financiers vécus par ce Membre du MES.
[2. Une participation adéquate et proportionnée du secteur privé doit être recherchée au cas par cas, quand une
aide financière est reçue par un Membre du MES, en ligne avec la pratique du FMI. La nature et l'étendue de
cette participation dépendra de l'issue d'une analyse de la viabilité de la dette et devra dûment tenir compte du
risque de contagion et des retombées potentielles sur les autres États Membres et pays tiers. Si, sur la base de
cette analyse, il s’avère qu'un programme d'ajustement macro‐économique est réaliste afin de rétablir la dette
publique sur une trajectoire viable, l'État Membres bénéficiaire doit prendre des initiatives visant encourager les
principaux investisseurs privés à maintenir leur exposition. S’il s’avère que le programme d'ajustement macroéconomique
n'est pas réaliste pour rétablir la dette sur une trajectoire viable, l'État Membres bénéficiaire est
tenu de s'engager dans négociations actives de bonne foi avec ses créanciers pour s’assurer de leur implication
directe dans le rétablissement de la viabilité de la dette. Dans ce dernier cas, l'octroi d'une aide financière sera
subordonné à la faculté pour l’État Membres d'avoir un plan crédible pour restaurer la viabilité de la dette et à
démontrer des engagements suffisants pour assurer l’implication adéquate et proportionnée du secteur privé.
Les progrès dans la mise en oeuvre du plan seront suivis en vertu du programme et seront pris en compte dans
les décisions sur les décaissements. ] [Alternative au considérant 9]
[3. Les clauses d'action collective doivent être incluses dans tous les nouveaux titres du gouvernement de la
zone euro, avec une maturité supérieure à un an, à partir de Juillet 2013, de manière standardisée afin de
s’assurer que leur impact juridique est identique dans toutes les juridictions de la zone euro.] [Alternative au
considérant 10]
L'article 13
Procédure d'octroi d'aide financière
1. Un Membre du MES peut adresser une demande pour une aide financière au Président du
Conseil des Gouverneurs. Sur réception d'une telle demande, le Président du Conseil des Gouverneurs
Demandera à la Commission européenne, en liaison avec la BCE :
(A) d'évaluer l'existence d'un risque pour la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble;
(B) d’entreprendre – dans la mesure du possible, de concert avec le FMI ‐ une analyse rigoureuse de la dette du
Membres du MES concerné;
(C) d’évaluer les besoins réels de financement du Membres du MES Membres concerné et la nature de la
participation du secteur privé requis, conformément à l'article 12.
2. Sur la base de l'évaluation visée au paragraphe 1, le Conseil des Gouverneurs peut décider d'accorder, en
principe, une aide financière au Membres du MES concerné.
3. Si une décision de principe d'accorder l'aide financière est adoptée, le Conseil des Gouverneurs chargera la
Commission européenne de négocier avec le Membres concerné du MES – dans la mesure du possible, de
concert avec le FMI et en liaison avec la BCE ‐ un protocole d'accord (ci‐après le «Protocole») détaillant les
conditions de politique économique, contenus dans un programme d'ajustement macro‐économique relié à
l'aide financière. En parallèle, le Directeur Général du MES doit préparer une proposition d'aide financière, y
compris les modalités et les conditions financières et le choix des instruments, pour être adopté par le Conseil
des Gouverneurs.
Le protocole d'accord doit être pleinement compatible avec les mesures de coordination des politiques
économiques prévues dans le TFUE, y compris tout acte de législation secondaire ainsi que toute opinion,
avertissement, recommandation ou décision adressée aux Membres du MES concerné.
4. La Commission européenne doit signer le protocole d'accord au nom du MES, sous réserve de suivre les
conditions établies au paragraphe (3) et l'approbation par le Conseil des Gouverneurs.
5. Le Conseil d’administration doit approuver la convention d'aide financière détaillant les aspects techniques de
l'aide financière devant être fournie et le décaissement de la première tranche de l'aide.
6. Le MES doit établir un système d'alerte approprié pour s'assurer qu'il reçoit en temps opportun les
remboursements dus par les Membres du MES au titre de l'assistance financière.
7. La Commission européenne – dans la mesure du possible, de concert avec le FMI, et en liaison avec la BCE ‐
est chargé de surveiller la conformité avec la politique économique des conditions liées à l'aide financière. Sur la
base du rapport de la commission de l'Union européenne, le Conseil d’administration doit décider, par accord
mutuel, du décaissement des tranches de l'aide financière à la suite de la première tranche.
8. Le Conseil d’administration arrête les orientations détaillées qui s'appliquent au décaissement de l'aide
financière.
L'article 14
Soutenir la stabilité du MES (ESS)
1. Le Conseil des Gouverneurs peut décider d'accorder à court ou moyen terme un soutien de stabilité sous la
forme d'un prêt à un Membre du MES, considéré comme aide financière conformément à l'article 12.
2. Les termes techniques et les conditions de chaque prêt doit être spécifié dans un accord d’aide financière qui
doit être signé par le Directeur Général.
3. Le prix de l'ESS doit couvrir le coût de financement MES plus une marge supplémentaire déterminée par le
Conseil des Gouverneurs. La structure de prix est détaillée dans la politique de tarification à l'annexe 3. La
politique de tarification doit être examinée régulièrement par le Conseil des Gouverneurs.
4. Le Conseil des Gouverneurs peut décider de modifier la structure des prix et la politique de tarification et
modifier l'annexe 3 en conséquence.
L'article 15
L’appel éventuel au marché primaire (PMSF)
1. Le Conseil des Gouverneurs peut décider, à titre exceptionnel, d’organiser l'achat d'obligations d'un Membre
du MES sur le marché primaire, conformément à l'article 12 [et avec les objectifs de maximiser la rentabilité de
l'aide financière].
2. Les termes techniques et les conditions dans lesquelles l'achat d'obligations est menée doit être spécifiée
dans la convention d'aide financière, qui doit être signé par le Directeur Général.
3. Le Conseil d’administration arrête les orientations détaillées sur les modalités de mise en oeuvre du PMSF.
L'article 16
Examen de la liste des instruments d'assistance financière
Le Conseil des Gouverneurs peut examiner la liste des instruments d'assistance financière prévue aux articles 14
et 15 et de décider d'y apporter des modifications.
L'article 17
Opérations d'emprunt
1. Le MES est habilitée à emprunter sur les marchés des capitaux auprès des banques, des institutions
financières ou d'autres personnes ou institutions pour l'accomplissement de sa mission.
2. Les modalités des opérations d'emprunt doivent être déterminées par le Directeur Général, conformément
aux lignes directrices détaillées qui seront adoptées par le Conseil d’administration.
3. Le MES doit utiliser des outils appropriés de gestion du risque, qui doit être révisé régulièrement par le
Conseil d’administration.


CHAPITRE 5. Gestion financière du MES


L'article 18
La politique d'investissement
Le Directeur Général met en oeuvre une politique d'investissement prudente du MES, de manière à garantir la
plus grande solvabilité du MES, conformément aux directives qui seront adoptées, et revus régulièrement, par le
Conseil d’administration. Le MES est en droit d'utiliser une partie du retour sur investissement sur son
portefeuille pour couvrir ses coûts d'exploitation et administratifs.
L'article 19
Politique de dividende
1. Tant que Le MES n'a pas fourni d’aide financière à l'un de ses Membres, le produit du placement du capital du
MES versé doit être retourné aux Membres du MES en fonction de leurs parts respectives, après déduction des
coûts d'exploitation, à condition que la capacité de prêt ciblé soit totalement préservée.
2. Le Conseil d’administration peut décider, à la majorité simple, de distribuer un dividende aux Membres du
MES si le montant de capital versé et le fonds de réserve dépassent le niveau requis pour maintenir la capacité
de prêt du MES et si le produit du placement n’est pas requis pour éviter un déficit de paiement envers les
créanciers. Les dividendes sont distribués au prorata des parts.
3. Le Directeur Général met en oeuvre la politique de dividende du MES, en conformité aux directives qui seront
adoptées par le Conseil d’administration.
L'article 20
Réserve et autres fonds
1. Le Conseil des Gouverneurs doit établir un fonds de réserve et, le cas échéant, d'autres fonds.
2. Sans préjudice de l'article 19, le revenu net généré par les opérations du MES et le produit des sanctions
financières reçues des Membres du MES [selon la procédure multilatérale de surveillance, la procédure de
déficit excessif et la procédure des déséquilibres macro‐économiques établies en vertu du TFUE ] doit être mis
de côté dans un fonds de réserve.
3. Les ressources du fonds de réserve doit être investi conformément aux directives qui seront adoptées par le
Conseil d’administration.
4. Le Conseil d’administration adopte les règles qui peuvent être nécessaires pour l'établissement,
l'administration et l'utilisation d'autres fonds.
L'article 21
Couverture des pertes
1. Les pertes découlant des opérations du MES sont affectées :
(A) Tout d'abord, au fonds de réserve;
(B) Deuxièmement, au capital versé, et
(C) Enfin, sur une partie appropriée du capital social non libéré qui sera appelé conformément à l'article 9 (3).
2. Si un Membre du MES ne respecte pas le paiement requis par un appel de capital fait en vertu des articles 9
(2) ou (3), un appel de capital révisé accru devra être fait à tous les Membres du MES afin de s'assurer que le
MES reçoit le montant total des primes nécessaires. Le Conseil des Gouverneurs décide d'un cours d'action
approprié pour s'assurer que les Membres du MES concernés règle ses dettes au MES dans un délai de temps
raisonnable et a le droit d'exiger le paiement d'intérêts moratoires sur le montant en souffrance.
3. Quand un Membre du MES règle ses dettes au MES visées au paragraphe 2, l'excédent de capital doit être
retourné aux autres Membres du MES en conformité avec les règles qui seront adoptées par le Conseil des
Gouverneurs.
L'article 22
Budget
Le Conseil d’administration approuve le budget annuel du MES.
L'article 23
Les comptes annuels
1. Le Conseil des Gouverneurs approuve les comptes annuels du MES.
2. Le MES publie un rapport annuel contenant un état vérifié de ses comptes et communique aux Membres du
MES un état récapitulatif trimestriel de sa situation financière et un compte de profits et pertes faisant ressortir
les résultats de son exploitation.
L'article 24
Le Conseil d’Audit Interne (Internal Auditing Board – IAB)
1. Le Conseil d'audit interne (ci‐après la "IAB") est composé de trois Membres nommés par le Conseil des
Gouverneurs pour leur compétence en matière d'audit et des questions financières.
2. Les Membres de l'IAB sont indépendants. Ils ne doivent pas solliciter ni accepter des instructions des organes
Directeurs du MES, des Membres du MES ou de tout autre organisme public ou privé.
3. L'IAB doit inspecter les comptes du MES et vérifier que les comptes d'exploitation et bilan sont conformes. Il
doit avoir pleinement accès à tout document du MES nécessaire pour l’exécution de ses tâches.
4. L'IAB envoie un rapport annuel au Conseil des Gouverneurs dans lequel elle constate que:
(A) Le bilan et les comptes d'exploitation sont en conformité avec les livres;
(B) Le bilan et les comptes d'exploitation donnent une image précise et vraie de la situation financière du MES à
l'égard de ses actifs et passifs, les résultats de ses opérations et ses flux de trésorerie pour l'exercice audité.
5. Le MES doit être exploité conformément aux principes de bonne gestion financière et de risque de gestion.
L'article 25
L'audit externe
Les comptes du MES sont vérifiés par des vérificateurs externes indépendants approuvés par le Conseil des
Gouverneurs. Les commissaires aux comptes ont tout pouvoir pour examiner tous les livres et comptes du MES
et obtenir des informations sur ses opérations.


CHAPITRE 6. DISPOSITIONS GENERALES DU MES


L'article 26
Lieu
1. Le MES a son siège et le bureau principal au Luxembourg.
2. Le MES peut établir un bureau de liaison à Bruxelles.
L'article 27
Le statut juridique du MES, les immunités et privilèges
1. Pour permettre au MES de remplir sa mission, le statut, les immunités et privilèges énoncés dans le présent
article sont accordée au MES dans le territoire de chaque Membres du MES. Le MES s'efforcera d'obtenir la
reconnaissance de son statut, les immunités et privilèges dans les autres territoires dans lesquels il exerce des
fonctions ou détient des actifs.
2. Le MES a la pleine personnalité juridique, il doit avoir la pleine capacité juridique:
(A) pour acquérir et aliéner des biens immobiliers et mobiliers;
(B) pour contracter;
(C) pour ester en justice et
(D) pour entrer dans un accord cadre et / ou des protocoles nécessaires pour s’assurer que ses statuts, privilèges
et immunités sont reconnus et mis en vigueur.
3. Le MES, ses biens, fonds et avoirs, où qu'ils se trouvent et quel qu'en soit le détenteur, jouissent de
l'immunité de toute forme de procédure judiciaire, sauf dans la mesure où le MES renonce expressément à son
immunité dans le but de toute procédure ou par les conditions de tout contrat, y compris la documentation sur
les instruments financiers.
4. La propriété, le financement et les actifs du MES, où qu'ils se trouvent et quel qu'en soit le lieu, sont exempts
de perquisition, réquisition, confiscation, expropriation ou de toute autre forme de saisie, de prise ou forclusion
par action de l'exécutif, judiciaire, administrative ou législative.
5. Les archives du MES et en général, tous les documents lui appartenant ou détenus par elle, sont inviolables.
6. Les locaux du MES sont inviolables.
7. Les communications officielles du MES accorderont à chaque Membres du MES et à chaque Etat qui a
reconnu le statut, les privilèges et immunités du MES, le même traitement qu'il accorde aux communications
officielles d'un Etat qui est un Membre du MES.
8. Pour mener à bien les activités prévues dans ce traité l'ensemble des biens, fonds et avoirs du MES devront
nécessairement être exempt de restrictions, réglementations, contrôles et moratoires de toute nature.
9. Le MES est exempté de toute obligation d'être autorisé ou agréé en tant qu’établissement de crédit, de
services d'investissement ou toute autre entité autorisée sous licence ou réglementée en vertu de la législation
de chaque Membres du MES.
L'article 28
Le personnel du MES
Le Conseil d’administration fixe les conditions d'emploi du Directeur Général et autres employés du MES.
L'article 29
Le secret professionnel
Les Membres ou anciens Membres du Conseil des Gouverneurs et du Conseil d’administration et toutes autres
personnes qui travaillent ou ont travaillé pour ou en relation avec Le MES ne doivent pas divulguer des
renseignements qui sont assujettis au secret professionnel. Ils sont tenus, même après cessation de leurs
fonctions à ne pas divulguer d'information qui par nature, sont couvertes par l'obligation de le secret
professionnel.
L'article 30
Immunités des personnes
1. Gouverneurs, Gouverneurs suppléants, Directeurs, Directeurs suppléants, le Directeur Général et Membres
du personnel doivent être à l'abri de poursuites à l'égard des actes accomplis par eux dans leur qualité officielle
et jouissent de l'inviolabilité à l'égard de leurs papiers officiels et documents, sauf lorsque le Conseil des
Gouverneurs renonce expressément à cette immunité.
2. Les immunités conférées en vertu du présent article sont accordées dans l'intérêt du MES. Le Conseil des
Gouverneurs peut aux conditions qu'il détermine lever toute immunité que confère le présent article. Le
Directeur Général peut lever toute immunité à l'égard de tout membre du personnel du MES (autre que luimême,
un Gouverneur, un Gouverneur suppléant, un Directeur, un Directeur suppléant à l'égard desquels toute
levée d’immunité doit être approuvé par le Conseil des Gouverneurs).
3. Chaque Membres du MES doit rapidement prendre les mesures nécessaires aux fins de donner effet à cet
article dans les termes de sa propre loi et en informer le MES en conséquence.
L'article 31
Exonération d'impôts
1. Dans le cadre de ses activités officielles, le MES, ses avoirs, revenus, biens et opérations et transactions
autorisées par le présent traité seront exonérés de tous impôts directs.
2. Les Membres du MES doivent prendre les mesures appropriées pour la remise ou le remboursement au MES
des impôts indirects ou des taxes de vente inclus dans le prix des biens mobiliers ou immobiliers lors des achats
importants réalisés pour son usage officiel dont le montant inclut les taxes de ce genre.
3. Aucune exonération n'est accordée en ce qui concerne les impôts et taxes qui ne constituent pas des frais de
services d'utilité publique.
4. Les marchandises importées par le MES et nécessaires à l'exercice de ses activités officielles sont exonérés de
tous droits et taxes et de toutes prohibitions et restrictions à l'importation.
5. Le personnel du MES doit être soumis à un impôt interne au profit du MES sur les salaires et émoluments
versés par Le MES, soumis à des règles qui seront adoptées par le Conseil des Gouverneurs.
A partir de la date à laquelle cet impôt est appliqué, ces traitements et émoluments sont exempts de l'impôt sur
le revenu national.
6. Aucun impôt d'aucune sorte ne sera perçu sur les obligations ou valeurs émises par le MES y compris tout
intérêt ou dividende résultant de taxes :
(I) qui discriminent ces obligations ou titres uniquement en raison de leur origine, ou
(Ii) if the sole jurisdictional basis for such taxation is the place or currency in which it is issued, made payable or
paid, or the location of any office or place of business maintained by the MES
L'article 32
Interprétation du Traité et le règlement de conflit
1. Toute question d'interprétation ou d'application des dispositions du présent traité et les statuts du MES qui
surgissent entre les Membres du MES et le MES, ou entre les Membres du MES, est soumis au Conseil
d’administration pour décision.
2. Si un différend survient entre un Membre du MES et le MES, ou entre Membres de MES sur l'interprétation et
l'application du présent traité, y compris les différends au sujet de la compatibilité des décisions adoptées par le
MES avec le présent traité, le Conseil des Gouverneurs statue sur ce litige. Les votes des Membres du Conseil
des Gouverneurs qui sont les Membres du MES concernés par ce litige, sont suspendus pour cette décision et le
seuil de vote nécessaires à l’adoption de la décision est recalculé en conséquence.
3. Si un Membre du MES conteste cette décision, ce différend sera soumis à la Cour de Justice de l'Union
européenne. Le jugement de la Cour de justice de l'Union européenne devra être suivi les parties qui prendront
les mesures nécessaires pour se conformer à l'arrêt dans un délai devant être décidée par ladite Cour.
L'article 33
La coopération internationale
Le MES est en droit de coopérer dans les termes de ce traité avec le FMI, avec tout Etat non Membres de la zone
euro qui offre une assistance financière sur une base ad hoc ou avec toute organisation ou entité internationale
spécialisée ayant des responsabilités dans des domaines connexes.


CHAPITRE 7. Dispositions transitoires


L'article 34
Dispositions transitoires entre FESF et MES
Pendant la phase transitoire couvrant la période allant de Juin 2013 jusqu'à l’extinction du FESF, les prêts du
MES consolidé et du FESF ne doivent pas dépasser 500 milliards d'euros (EUR 500 000 000 000), sans préjudice
de l'examen régulier de l'adéquation de la valeur maximale de volume de prêts, conformément à l'article 10. Le
Conseil d’administration doit adopter les modalités des lignes directrices sur le calcul de la capacité
d'engagement de s'assurer que les plafonds des prêts consolidés ne sont pas violés.
L'article 35
Transfert des FESF soutient
1. Par dérogation à l'article 13, le Conseil des Gouverneurs peut décider que les engagements du FESF à fournir
une assistance financière à un Membre du MES en vertu de son accord avec ce Membres [doit / peut] être
assumée par le MES pour autant qu'elle se rapporte à des actions non décaissés et non provisionnées de facilités
d'emprunt.
2. Le MES peut, s'il est autorisé par son Conseil des Gouverneurs, acquérir les droits et assumer les obligations
du FESF, en particulier, en ce qui concerne tout ou partie de ses droits de circulation et obligations liés à ses
facilités de crédit existantes.
3. Le Conseil des Gouverneurs arrête les modalités détaillées nécessaires pour donner effet au transfert des
obligations du FESF au MES visées au paragraphe 1 ci‐dessus et tout transfert de droits et obligations tels que
décrits au paragraphe 2 ci‐dessus. 20
L'article 36
Le paiement du capital initial
1. Sans paiement de préjudice du paragraphe 2, le paiement du capital libéré du montant initialement souscrit
par chaque Membres du MES doit être effectué en cinq versements annuels de vingt (20) pour cent du montant
total. La première tranche sera versée par chaque Membres au sein du MES quinze (15) jours après la date
d'entrée en vigueur du présent Traité, mais pas plus tôt le 2 Janvier 2013. Les quatre autres (4) versements
seront chacun payable à la première, deuxième, troisième et quatrième date anniversaire de la date de
paiement du premier versement.
2. Pendant la période de cinq ans du paiement du capital par tranches, les Membres doivent fournir au MES, en
temps opportun avant la date d'émission, les instruments appropriés afin de maintenir un ratio minimum de
quinze (15) pour cent entre capital versé et les quantités des encours émis par le MES.
L'article 37
La correction temporaire de la clé de contribution
1. Au début, les Membres du MES devront souscrire le capital social sur la base de la clé de contribution initiale
tel que spécifiée à l'annexe 1 au présent traité. La correction temporaire incluse dans cette clé de contribution
initiale s'applique pour une période de douze (12) ans après la date d'adoption de l'euro par les Membres
concernés du MES.
2. Si, pour un nouveau Membres du MES, son produit intérieur brut (PIB) par habitant aux prix du marché en
euros dans les années précédant immédiatement son adhésion au MES, est inférieur à 75% de la moyenne du
PIB moyen européen par habitant aux prix du marché en euros, alors sa clé de contribution pour souscrire au
capital social du MES, établi conformément à l'article 10, bénéficie d'une correction temporaire et égale à la
somme de :
‐ 25% du pourcentage de sa banque centrale dans le capital de la BCE, déterminé conformément à l'article 29
des statuts du SEBC et
‐ 75% du pourcentage de son RNB (Revenu National Brut) au prix du marché en euros dans la zone euro dans
l’année précédant immédiatement son adhésion au MES.
Les pourcentages sont arrondis vers le haut ou vers le bas au plus proche multiple de 0,0001 par point de
pourcentages. Les termes statistiques seront ceux publiés par Eurostat.
3. Cette correction temporaire s'applique pour une période de douze (12) ans après la date d’adoption de l'euro
par les Membres concernés du MES.
4. En raison de la correction temporaire des clés, les actions attribuées à un Membre du MES concerné par
l’article ci‐dessus doivent être réaffectées parmi les Membres du MES ne bénéficient pas de la correction
temporaire sur la base de la participation dans la BCE, déterminé conformément à l'article 29 des statuts du
SEBC, en vigueur immédiatement avant l'émission d'actions au Membres accédant au MES.
L'article 38
Premier rendez‐vous
1. Chaque Membres doit désigner son Gouverneurs au MES dans les deux semaines suivant l'entrée en vigueur
du présent Traité.
2. Le Conseil des Gouverneurs nomme le Directeur Général et chaque Gouverneur nommer un Directeur et un
Directeur suppléant dans les deux mois suivant l'entrée en vigueur du présent Traité.
 

 

CHAPITRE 8. DISPOSITIONS FINALES


L'article 39
Adhésion
Le présent Traité est ouvert à l'adhésion d'autres États Membres de l'Union européenne conformément à
l'article 2 sur la demande d'adhésion qui dispose que tout État Membre pourra demander son adhésion au MES,
après l'adoption par le Conseil de la décision d'abroger sa dérogation de participer à l'euro conformément à
l'article 140 (2) du TFUE. Le Conseil des Gouverneurs approuve la demande d'adhésion des nouveaux États
Membres ainsi que les modalités termes techniques qui s'y rattachent, ainsi que les adaptations à apporter au
présent traité comme une conséquence directe de l'adhésion. Suite à l'approbation de la demande par le Conseil
des Gouverneurs, l'adhésion aura lieu dès le dépôt des instruments d'adhésion auprès du Dépositaire, qui en
informera les autres Membres.
L'article 40
Annexes
Les annexes suivantes au présent traité en font partie intégrante de celui‐ci:
1. La clé de la contribution initiale du MES;
2. Les souscriptions initiales du capital social et
3. La politique de tarification.
L'article 41
Signature et dépôt
1. Ce traité déposé auprès du Conseil de l'Union européenne (ci‐après «le Dépositaire») doit rester ouvert
jusqu'à ??? 2011 à la signature d'Etats dont les noms sont énoncés dans l'annexe 2 au présent Accord.
2. Le Dépositaire communiquera des copies certifiées conformes du présent Traité à tous les signataires.
L'article 42
La ratification, l'approbation ou l'acceptation
1. Le présent Traité est soumis à ratification, approbation ou acceptation par les signataires.
Les instruments de ratification, d'approbation ou d'acceptation seront déposés auprès du Dépositaire au plus
tard le 31 Décembre 2012.
2. Le dépositaire notifie aux autres signataires de chaque dépôt et la date de celle‐ci.
L'article 43
Entrée en vigueur
1. Le présent Traité entrera en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la date lorsque les instruments
de ratification, d'acceptation ou d'approbation ont été déposés par les signataires dont les souscriptions initiales
représentent pas moins de 95% du total des souscriptions énoncées dans l’annexe 2. Le cas échéant, la liste des
Membres du MES sera ajustée, la clé à l'annexe 1 doit alors être recalculée et le montant du capital social par
l'article 8 (1) et l'annexe 2 et le total agrégé de la valeur initiale d'actions libérées dans l'article 8 (2) doivent être
réduites en conséquence.
2. Sous réserve de l'article 41 (1), pour chaque signataire qui déposera ultérieurement son instrument de
ratification, d'acceptation ou d'approbation, le présent Traité entrera en vigueur le 20e jour après la date du
dépôt.
3. Pour chaque État qui adhère à ce traité conformément à l'article 39 du présent Traité n’entrera en vigueur le
20e jour après le dépôt de son instrument d'adhésion.
Fait à Bruxelles le ?? 2011 en un seul original, dont les
Anglais, français, allemand, grec, finnois, gaélique, suédois, estonien, italien, maltais

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 15:59
Les Frères Musulmans Syriens Veulent Démanteler La Syrie Pour Installer Un Etat Islamique Avec La Complicité Du CNS De Ghalioun Marionnette De L’Axe Washington Tel Aviv Paris Et C°
« Au diable l’identité syrienne ! Nous ne reconnaissons pas la Syrie » Zuhayr Salim porte parole des Frères Musulmans en Syrie exilé à Londres. Les Frères Musulmans sont une composante incontournable du CNS/ALS dont le président, Burhan Ghalioun- le laquais exilé syrien communicant de l’Axe Washington Tel Aviv Paris et C°- dans une interview au WSJ précise clairement objectifs et ambitions.


Les Frères Musulmans Syriens Veulent Démanteler La Syrie Pour Installer Un Etat Islamique Avec La Complicité Du CNS De Ghalioun Marionnette De L’Axe Washington Tel Aviv Paris Et C°

Les Frères Musulmans sont une des principales composantes du CNS regroupant des exilés syriens sous la houlette de Burhan Ghalioun pseudo professeur de sociologie mais comploteur et traitre à son peuple que la Sarkozie finance pour renverser le gouvernement d’Assad avec l’argent des contribuables français. Un comble que le président d’un pays dont la laïcité est l’un des piliers de sa Constitution soutienne un groupe (CNS) qui vise à instaurer une dictature islamique en Syrie.

Dans une interview accordée à un site kurde KurdWatch ous l’intitulé «To Hell with Syrian (identity) ! We do not recognize Syria » (04/12/20111)le porte parole des Frères Musulmans en Syrie, Zuhayr Salim, révéle les véritables intentions de ce courant extrémiste musulman une fois arrivés au pouvoir en Syrie.

Zuhayr Salim, comme toutes les personnalités qui dominent le CNS, est un exilé syrien qui vit à Londres comme écrivain selon le site KurdWatch.

Ci-dessous quelques extraits traduits :

Sur le nationalisme arabe sur lequel s’appuie depuis des décennies la famille Assad et le parti Ba’th pour gouverner :

ZS : « Les Frères Musulmans ont toujours été en conflit avec les nationalistes arabes. Nous rejetons les demandes nationalistes. «

Sur la possibilité de créer des partis sur une base confessionnelle en Syrie ce à quoi s’oppose le régime actuel séculier d’Assad :

ZS : » Nous demandons à ce que chacun puisse former le parti qu’il veut. Le peuple ensuite décide quels partis le représentera : séculier, ethnique ou des partis religieux peuvent être formés… »

Sur l’état syrien :

ZS :« La Syrie n’est pas pour l’instant un état ; la Syrie est un projet d’état. L’Accord Sykes-Picot n’a pas seulement été rejeté par les Kurdes mais aussi par les Arabes et par tous les Syriens. Nous sommes sur le point de laisser Sykes-Picot derrière nous… »

Sur l’identité syrienne et l’état syrien :

«KW : Pourquoi on ne laisse pas de côté le terme « Arabe » parlons plutôt de l’identité syrienne ?

ZS : Vous et moi nous ne reconnaissons pas Sykes-Picot. Vous Kurdes estimez que vous avez été traité injustement par Sykes-Pïcot. Nous estimons aussi que nous avons été mal traités par Sykes-Picot. La Syrie est un phénomène temporaire, un état qui n’existe que temporairement. Notre objectif c’est la création d’un état pour toute la Umma. Un Kurde sera dirigeant dans cet état, car il sera soutenu par un peuple qui compte entre 35 et 40 millions d’individus.

…Nous voulons tourner la page de Sykes-Picot et vivre ensemble de nouveau comme nous l’avons fait pendant 1500 ans… »


ZS évoque dans cette interview un référendum pour décider de l’identité syrienne.

« KW : Parlez vous en fait d’un état kurde indépendant ?

ZS : non d’un état islamiste pour tous. Arabes, Kurdes, Turcs, Circassiens, et tous les autres qui vivent ici. »


Burhan Ghalioun le Communicant Syrien de l’Axe Washington Tel Aviv Paris et C° Grand Manipulateur Politique

Le CNS qui regroupe différents groupes minoritaires d’exilés syriens et les Frères Musulmans n’a pas encore été reconnu officiellement comme représentant le « peuple syrien » comme l’avait été le CNT en Libye.

Mais dans les coulisses des magouilles diplomatiques et préparations militaires contre le régime d’Assad il est le partenaire et talentueux manipulateur au service de l’Axe Washington Tel Aviv Paris et C°.

Burhan Ghalioun n’a pas été choisi par hasard pour diriger le CNS. C’est le directeur du Centre d'Etudes sur l'Orient Contemporain (CEOC) à Paris mais il est aussi professeur de sociologie politique à l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3. En d’autres termes c’est un universitaire communicant qui a mis ses compétences d’orateur au service du CNS dont il définit ainsi les objectifs dans l’interview accordée au WST le 05/12/2011 :

BG : « Le CNS est actuellement un acteur principal pour façonner l’opinion publique mondiale et la politique visant à s’occuper de la question de la Syrie. Nous sommes en pourparlers continuels avec nos amis et ils nous consultent pour avoir notre opinion sur toute décision prise concernant la Syrie…

Je pense qu’il y a une accélération des évènements concernant la Syrie et les mesures prises place le régime syrien dans la position d’un régime en faillite un régime incapable de subvenir à ses besoins. Nous avons demandé à nos amis en Europe et dans le monde de faire comprendre au public en Syrie qu’il n’est pas question de garder Assad au pouvoir…. »


A propos du financement du CNS :

BG : « Jusqu’à présent nous avons reçu des dons de généreux hommes d’affaires syriens. Plusieurs pays arabes nous ont promis de l’aide. Nous sommes ouverts à toute donation. Parmi eux figurent les Libyens par exemple. Ils ne disposent pas encore de liquidités pour l’instant mais ils ont promis de donner. Les dons provenant de l’intérieur de la Syrie sont à 90% d’hommes d’affaires. » (certainement majoritairement sunnites liés aux pays du Golfe pour leurs affaires ndlt).

A propos des plans de corridor humanitaire et ou zone tampon pour « protéger les civils » l’argument choc de ce comploteur dont le soutien du peuple syrien est quasi nul et son objectif avoué : rouler les Russes dans la farine pour obtenir une intervention étrangère sous couvert d’humanitaire en Syrie :

BG : « Le principal obstacle c’est le Conseil de Sécurité - le veto de la Russie et de la Chine. Toutes les suggestions et propositions sont des façons de contourner le veto et trouver une façon de protéger les civils… Nous pensons que l’utilisation de ces mécanismes aidera collectivement à affaiblir le régime…. »

A propos de la création d’une zone d’exclusion aérienne :

BG : « La décision dépend de l’utilisation par la Russie de son veto (au CS). La garantie pour que la Russie n’utilise pas son veto ce serait qu’il n’y ait pas d’intervention étrangère. Pour le moment il s’agit de développer des négociations : comment convaincre les Russes d’accepter une certaine forme d’intervention qui ne se transformerait pas en intervention militaire type Libye. Il faut présenter cette intervention dans le cadre de la protection de civils et créer les conditions nécessaires pour que les syriens décident eux-mêmes et ne pas décider à leur place…. »

Ghalioun a été reçu à Moscou plutôt fraîchement. La Russie demande à ce que soit instauré un dialogue entre toutes les composantes syriennes et les problèmes résolus entre Syriens. Les Russes ont acté le fait que Ghalioun et sa clique veulent renverser Assad et ne cherchent pas dans l’intérêt général du peuple syrien à dialoguer avec tous. Malgré cela Ghalioun utilise ses compétences d’universitaire spécialisé en Sociologie Politique pour essayer de manipuler Moscou en mentant et ne s’en cache pas.

BG : « C’est ce que j’ai dit aux Russes : nous sommes venus ici pour empêcher toute intervention étrangère et pas pour la légitimer. Si nous voulions une intervention militaire nous ne serions pas venus en Russie. Nous sommes venus en Russie pour mettre la pression sur vos amis en Syrie pour qu’ils acceptent une solution pacifique négociée. Négociation ne veut pas dire s’asseoir ou discuter avec le régime ; c’est une négociation sur le transfert du pouvoir. Ce sont des négociations avec le régime pour un gouvernement qui représente le peuple non pas un accord avec le régime. »

En d’autres termes Ghalioun en « bon démocrate » qu’il est veut négocier sans négocier la chute du régime d’Assad qui est pourtant soutenu par la majorité des Syriens ce dont lui BG ne bénéficie pas.

Compte tenue des dernières réactions des Russes - qui par exemple ont condamné la manipulation politique du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU et son dernier rapport sur la Syrie qualifié « d’inacceptable » - Ghalioun malgré son indéniable talent de manipulateur politique n’a pas convaincu Moscou bien au contraire.

Sur les dangers d’une main mise des Islamiste sur le CNS :

BG : « Les Frères Musulmans syriens sont en exil depuis 30 ans et leur coordination interne est inexistante. Les gens qui protestent et la société en général est pieuse. Mais tout musulman n’est pas un islamiste. C’est une grande erreur de perception. Etre quelqu’un qui prie ou jeune cela ne veut pas dire qu’on veut un état islamique … »

De deux chose l’une ou bien Ghalioun n’est pas au courant des déclarations citées ci-dessus du porte parole des Frères Musulmans syriens, Zuhayr Salim, qu’il connaît bien et a rencontré lors des réunions en Turquie du CNS, ou il ment et sert de feuille de vigne face à l’opinion publique occidentale qu’il a dit vouloir manipuler pour obtenir son soutien à une opération R2P en Syrie.

Concernant l’installation de la Charia comme jurisprudence d’état donc d’un état islamiste comme le veulent les Frères Musulmans selon les dires (voir plus haut) de leur porte parole Zuhayr Salim.

BG : « La source de la législation c’est le parlement et si le parlement est composé d’une majorité de musulmans il reflètera leur culture ou tendances. »

Autrement dit comme la Syrie est majoritairement musulmane le parlement sera à majorité musulmane - donc des partis crées sur des bases religieuses sectaires- et la Charia sera imposée dans un pays jusqu’à présent laïque où réside une importante communauté chrétienne.

Sur les relations qu’il envisage une fois qu’il aura pris le pouvoir lui et ses amis islamistes en Syrie avec l’Iran et le Hezbollah :

BG : « La relation actuelle entre la Syrie et l’Iran est anormale. C’est un fait sans précédent dans l’histoire de la politique étrangère de la Syrie. Une nouvelle Syrie sera membre indispensable de la Ligue Arabe et travaillera pour améliorer le rôle de la Ligue Arabe et le rôle des états arabes régionalement spécialement parce qu’ils ont pris une décision historique et sans précédent de soutenir le peuple syrien. La Syrie est le centre de l’Orient arabe. Elle ne peut pas vivre en dehors de sa relation avec la péninsule arabe, les pays du Golfe, l’Egypte et les autres. Nous avons besoin du soutien économique d’investissement de nos frères arabes dans le futur. Note futur est indiscutablement lié au monde arabe et au Golfe en particulier. Dans le futur nous aurons besoin de soutien financier et économique sérieux pour reconstruire la Syrie.

Nos relations avec l’Iran seront revues comme avec tout autre pays de la région sur la base d’échanges basés sur des intérêts diplomatiques et économiques dans le contexte d’une amélioration de la stabilité dans la région et non pas celle d’un partenariat spécial. Il n’y aura pas de relation spéciale avec l’Iran. Le problème central c’est l’accord militaire. Briser la relation spéciale cela veut dire briser l’alliance stratégique militaire. Nous n’avons rien contre des relations économiques.

« …Comme notre relation avec l’Iran changera de même notre relation avec le Hezbollah changera. Le Hezbollah après la chute du régime syrien ne sera plus le même. … »


De par ses propos il est clair pour le compte de qui agit Burhan Ghalioun : L’Axe Washington Tel Aviv Paris qui vise à travers le renversement du gouvernement d’Assad l’Iran et le Hezbollah principaux adversaires de poids militairement du régime sioniste au Moyen Orient.

Burhan Ghalioun n’a que faire de la démocratie en Syrie les intérêts du peuple syrien il s’en moque la seule chose qui compte à ses yeux de collaborateur et marionnette des Américano Sionistes c’est de servir le mieux possible ses maîtres et ce aux frais de la princesse (payé par l’état français et protégé aux frais des contribuables français).
La France du XXIème n’a pas vocation à servir de tremplin à des traîtres à leur pays et leur peuple mentalement esclaves d’une époque coloniale révolue.

Information Complémentaire

Syrie: La crédibilité de l’opposition syrienne à l’épreuve du parrainage franco turc

Interview de Zuhayr Salim

Interview de Burhan Ghalioun

Lundi 5 Décembre 2011
Mireille Delamarre
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IRAN: les forces militaires se préparent au combat

by bodyspiritzen

6 décembre 2011 | Auteur: Jo ^^ ZEROHEDGE - L’Iran estime qu’elle n’a plus rien à perdre. Après une série d’explosions mystérieuses et la destruction de drones d’attaque de l’OTAN, il semble que le pays riche en pétrole est de plus en plus enclin à la probabilité d’une guerre. Selon Ynet News, l’Iran serait entrain de « déplacer des missiles [...]

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Rappel :

Syrie: La crédibilité de l’opposition syrienne à l’épreuve du parrainage franco turc


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Paris – L’affaire syrienne est symptomatique des dérives mentales et politiques de l’ensemble arabe et de ses crispations ethnico-religieuses. Au delà des vives critiques fondées sur les nombreuses tares du pouvoir syrien, il faut savoir raison garder.

L’affirmation peut paraitre monstrueuse, mais elle correspond néanmoins à la réalité. Le clan Assad, Hafez puis Bachar, a assuré la stabilité de la Syrie, au terme d’une double décennie turbulente marquée par pas moins de huit de coups d’état téléguidés depuis Beyrouth ou Amman (1), mais cette stabilité a été obtenue au prix d’un autoritarisme sans faille tout au long d’un règne cumulé de quarante ans qui a gangréné la vie publique du pays, faute de respiration politique, faute de régénérescence démocratique.

Quiconque a eu affaire à la bureaucratie tatillonne de la Syrie a pu mesurer instantanément l’état de délabrement de son administration, le conformisme de ses médias, l‘omniprésence des services de sécurité, les turpitudes du régime, son hermétisme, son autarcie, son népotisme, ainsi que son fort degré de corruption, comparable d’ailleurs en cela aux autres régimes arabes, même les plus proches de la grande démocratie américaine.

De ce fait, Bachar Al Assad (3) a eu incontestablement un retard à l’allumage. Il n’ignorait pas que son pays était dans l’œil du cyclone, que la dynastie wahhabite nourrissait des visées à l’encontre de la Mosquée des Omeyyades depuis le coup de force anti nassérien de Ma’amoun Kouzbari, représentant de la bourgeoise compradore, en 1961, au coup d’état anti bassiste du général Salim Hatoun, en 1966, en pleine phase du détournement des eaux du Jourdain par Israël, au soulèvement islamique de Hama, en 1982, réprimé par le propre beau frère de l’actuel Roi Abdallah d’Arabie, le Général Rifa’at Al Assad, frère du président syrien de l’époque Hafez Al-Assad. Il n’ignorait pas non plus que les Etats-Unis et l’Arabie attendaient la première occasion pour récupérer le pouvoir pour le compte des sunnites, dont l’alliance Rafic Hariri, ancien premier ministre sunnite du Liban, Abdel Halim Khaddam, vice président sunnite de la république syrienne, n’en était que le signe précurseur. Pas ignorer surtout que les revers militaires successifs d’Israël face au Hezbollah libanais, en 2006, puis face au Hamas palestinien à Gaza, en 2008, de même que le retrait sans gloire des Américains de l’Irak, fin 2011, reportait sur la Syrie le poids de la revanche visant à briser l’épine dorsale de l’axe de résistance à l’hégémonie israélo-américaine.

Il devait accomplir son «printemps de Damas» dans la foulée de son investiture présidentielle, en 2001, plutôt de subir dix ans plus tard les contrecoups des soulèvements arabes de l’hiver 2010; Pourquoi avoir rejeté les initiatives d’opposants, tels l’alaouite Riad Seif, le chrétien Michel Kilo, le sunnite Haitham Al-Maleh, ou encore et surtout «le Mandela syrien», le communiste Riad Turk, tous d’authentiques patriotes nullement suspectés de la moindre velléité conspirationniste? Pourquoi n’avoir pas réprimé les appétits de sa coterie familiale, les prétentions abusives de sa sœur Bouchra qui se rêvait Première Dame de Syrie en substitution de l’épouse du président, Asma, infiniment plus populaire et pertinente, ou la rapacité de son cousin Rami Makhlouf? Pour avoir trop tardé à engager les réformes, bridé les tendances réformistes qui lui étaient prêtées, ménager les intérêts de son clan au détriment de ceux de son pays, Bachar Al Assad récolte une tempête populaire à l’effet de réduire à néant sa magistrale maîtrise de la manœuvre diplomatique face à l’offensive israélo-américaine visant à remodeler un «Grand Moyen Orient». L’opprobre qui le frappe son pouvoir risque d’emporter son pouvoir et son clan, implosant le projet nationaliste dont il est porteur, son bien le plus précieux.

Mais cela ne justifie en aucun cas la mise à l’index de la Syrie, sa mise au ban du Monde arabe par une conjuration de cloportes qui tendent à placer sur le même pied Israël et la Syrie pour se dédouaner à bon compte d’une servitude vomitive à l’égard du couple israélo-américain. Non, au grand jamais, non, Israël et la Syrie ne partagent pas le même intérêt. L’Etat hébreu cherche à constituer une ceinture d’états vassaux sur son pourtour, la Syrie à se dégager du nœud coulant glissé autour de son cou pour la forcer à la reddition. Israël est l’auteur d’un plan de balkanisation du Monde arabe adopté comme feuille de route par Washington, alors que la Syrie s’applique à le mettre en échec.

C’est à Damas, en effet, que Khaled Mechaal, le chef du Hamas, -alors boycotté par Amman, Le Caire et Ryad et quelque peu négligé par ses frères musulmans égyptiens-, a trouvé aide et refuge et que le chef Kurde Jalal Talabani, président actuel de l’Irak, a trouvé protection diplomatique face à la répression du sunnite baasiste Saddam Hussein, donnant à la Syrie la possibilité de refreiner les tendances centripètes de l’irrédentisme kurde dans le nord de l’Irak. C’est la Syrie, qui a accueilli à bras ouverts, sans conditions, au risque de déstabiliser l’équilibre démographique du pays, près de deux millions de réfugiés irakiens, dégâts collatéraux de l’invasion américaine de l’Irak, fuyant les exactions de l’armée irakienne et de leurs supplétifs kurdes sans le moindre soutien financier arabe ou international. C’est la Syrie enfin qui a fait office de «verrou arabe du Liban» au moment de l’offensive israélo-américaine visant à instaurer un axe Le Caire Beyrouth Tel Aviv par la signature d’un traité de paix libano israélien, en 1983, sous la présidence du phalangiste Amine Gemayel; C’est encore la Syrie qui a servi d’hinterland stratégique au Hezbollah chiite libanais et au Hamas sunnite palestinien dans leur guerre asymétrique contre Israël;

Beaucoup savent gré à la Syrie, par son alliance de revers avec l’Iran chiite, d‘avoir évité que le conflit irako-iranien ne dégénère en un conflit entre Arabes et Perses pour le plus grand bénéficie de l’ennemi officiel du Monde arabe; gré à ce point d’ancrage du «Front de refus arabe» d’avoir assuré la relève de l’Egypte défaillante, en maintenant vivace la flamme du combat nationaliste et irréductible le refus de l’hégémonie israélienne; gré d’avoir préserver les intérêts à long terme du monde arabe, sans s’inféoder à une logique de vassalité avilissante, sans hypothéquer ses choix stratégiques, sans aliéner sa souveraineté et son indépendance; Gré, enfin, d’avoir constitué le refuge ultime quand la quasi totalité des pays arabes plongeait dans la logique de la soumission à l’axe israélo-américain. Peu de pays arabes peuvent se targuer de pareils palmarès.

Aucune justification toutefois ne saurait tenir lieu d’excuse absolutoire, ni le complexe d’encerclement, réel, dont la Syrie fait l’objet, ni les manœuvres de déstabilisation, répétitives, dont il est la cible de la part de l’aile dure du trône wahhabite, ni les campagnes de dénigrement, effectifs, dont il est l’objet de la part de la presse conservatrice arabe et ses alliés occidentaux. Nul projet nationaliste, si exaltant soit-il, ne saurait justifier la captation des richesses d’un pays au profit d’une personne, si nécessaire soit il à la protection du pouvoir. Nul projet nationaliste, si glorieux soit il, ne saurait justifier la mise sous observation permanente de son peuple, la mise en coupe réglée son pays. Et cette position privilégiée ne saurait se vivre en rente de situation. La réforme s’impose, radicalement, sous peine de dénaturation du projet nationaliste, en dépit des menées de la contre révolution téléguidée par l’Arabie saoudite et le concours de Robert Ford, ambassadeur des Etats-Unis à Damas, l’assistant de John Negroponte à Bagdad du temps où l’ancien chef des services des renseignements américains, le déstabilisateur du régime sandiniste du Nicaragua, était à l’œuvre en Irak (2003-2004).

La Syrie doit turbuler, personne ne le conteste. Mais il est choquant qu’un pays qui a soutenu trois guerres contre Israël, la première puissance militaire de la zone, soit sanctionné dans l’allégresse par des anciens confettis de l’empire français, que le sort de la Palestine, le point focal du contentieux entre Orient et Occident, la ligne de fracture majeure entre l’Occident et le Monde arabo musulman, soit notamment confié à Djibouti, dont la principale activité se réduit à la consommation du Qat et à la location d’une base franco américaine, ainsi qu’aux îles Comores, dans le giron français de l’Océan indien, à des milliers de kms du champ de bataille. Monumentale supercherie qu’il importe de dénoncer sans ménagement en ce qu’elle constitue une insulte à la démocratie et à l’intelligence humaine.

Que le Qatar, dont le quart de la superficie est occupé par une base américaine, prenne la tête de la croisade contre un des principaux pays du champ de bataille, que la mise en quarantaine de la Syrie soit décidée par une coalition de huit monarchies vassaux de l’Amérique, antidémocratiques, de surcroît pour la plupart des alliés souterrains d’Israël, -de la Jordanie, au Maroc-, en association avec la Libye, la nouvelle plateforme occidentale, constituent une insulte aux sacrifices des milliers de soldats morts dans les conflits israélo-arabes, aux dizaines de milliers de militants torturés dans les geôles arabes pour l’avènement de la démocratie, particulièrement dans les pétromonarchies du Golfe. Les remous suscités au sein d’«Al Jazira» dans la couverture parcellaire des révolutions arabes, axée depuis peu davantage sur la Libye et la Syrie que sur Bahreïn ou le Sultanat d’Oman, avec la spectaculaire démission d’une des vedettes chaine transfrontière arabe Ghassane Ben Jeddo, en porte témoignage. Mais comparaison n’est pas raison et nul ne saurait se prévaloir des turpitudes d’autrui.

Les décisions de la ligue arabe sont obérées et son fonctionnement faussé par la prépondérance monarchique. Les huit monarchies disposent en effet du tiers bloquant des voix et sont en mesure de peser sur les décisions majeures engageant l’avenir du Monde arabe, alors qu’ils sont les principaux bénéficiaires des coups de butoir d’Israël contre le noyau dur du monde arabe. Elle fait office de vecteur de sous-traitance de la stratégie occidentale. Dans son fonctionnement actuel, elle est antidémocratique, qu’il importe de dénoncer sans la moindre réserve. Son nouveau secrétaire général, M. Nabil Al Arabi en est la meilleure preuve en ce que ce cacique de l’ancien régime Moubarak a doublement servi, d’abord en tant que membre de la délégation qui avait accompagné Sadate à Jérusalem, en 1977, puis en tant que représentant de l’Egypte sous Moubarak aux Nations-Unies.

A-t-on d’ailleurs jamais vu la Ligue Arabe voté une motion de défiance à l’égard de l’Amérique pour sa partialité dans le conflit israélo-palestinien? Le zèle pétro monarchique contre la Syrie est inversement proportionnel à la passivité déployée par les gérontocrates lors de la destruction de Beyrouth et du sud Liban en 2006, par les Israéliens, et de Gaza, en 2008. Il est donc frappé d’une lourde suspicion. L’Islam pétrolier doit être dénoncé avec la même virulence que ne le sont les dérives de la Syrie et de sa féroce répression des manifestations populaires; dénoncé pour ce qu‘il est: Un islam pétrolier atlantiste et maléfique en ce qu’il instrumentalise l’organisation pan arabe, dans une politique qui a précipité le Monde arabe dans une régression épouvantable, sous couvert de régénérescence démocratique du «printemps arabe».

Soyons donc prudents avec les stratégies occidentales. L’Afghanistan a été sinistré, l’Irak aussi et il n’est pas indifférent de relever, dans ce contexte, que les quatre pays arabes qui se sont abstenus de voter des sanctions contre la Syrie, -L’Algérie, l’Irak, Le Liban et le Yémen- sont des pays qui ont eu à pâtir d’une guerre civile et qu’ils sont donc avertis du prix des ingérences étrangères et du coût humain, économique et social pour leur pays.

La déstabilisation de la Syrie vise à compenser le basculement de l’Egypte dans le camp de la contestation arabe et à rompre la continuité stratégique entre les diverses composantes de l’axe de la résistance à l’hégémonie israélo américaine en coupant les voies de ravitaillement du Hezbollah au sud Liban. L’effet secondaire est de détourner l’attention sur la phagocytose de la Palestine par Israël avec la complicité des états occidentaux. Il est faux d’affirmer dans ce contexte une communauté d’intérêts entre la Syrie et Israël; Non Israël et la Syrie ne partagent pas le même intérêt. L’Etat hébreu cherche à constituer une ceinture d’états vassaux sur son pourtour, la Syrie à se dégager du nœud coulant glissé autour de son cou pour la forcer à la reddition. Israël viole en toute impunité la loi internationale, La Syrie la subit. Israël a annexé la quasi-totalité de la Palestine. La Syrie victime d‘un arbitraire colonial, amputé de son territoire arbitrairement par la France, au bénéfice de la Turquie, du temps de son mandat sur le pays, dont elle recherche cent ans après à y reprendre pied par une opération de déstabilisation sous couvert de démocratie.

A-Les griefs … Le Golan, Tiran et Sanafir

Quatre des principaux griefs contre la Syrie portent sur l’instauration d’une «dynastie républicaine», l’opacité de son système politique, sa présumée passivité à propos du Golan, une accusation constamment véhiculée par les Frères Musulmans, de même que sa prédation de l’économie libanaise au cours des trente ans de sa présence au pays voisin.

-La succession dynastique doit être prohibée, mais ce principe doit s’appliquer sans exception à Bachar Al-Assad, certes, mais aussi à Saad Hariri, qui a succédé à son père Rafic Hariri, sans la moindre préparation, à la tête d’un pays situé à l’épicentre du Moyen orient. A Ali Bongo dont la France a truqué les élections pour favoriser le maintien du clan à la tête de l’état gabonais. A Joseph Kabila jr et Mobutu, qui s’y prépare en Afrique. A Amine Gemayel, élu à l’ombre des blindés israéliens en remplacement de son frère assassiné Bachir, lui même élu à l’ombre des blindés israéliens. A Nicolas Sarkozy qui a veillé à propulser son fils Jean à la tête de l’EPAD (Hauts de Seine). A Hosni Moubarak qui se préparait à passer la main à son fils Jamal, avec la bénédiction des occidentaux dont Sarkozy saluera le courage de son départ, sans le moindre mot pour la courageuse lutte du peuple égyptien.

La libre détermination des peuples est un droit sacré inaliénable. Mais ceci doit s’appliquer en Syrie, comme en Palestine. Au Kosovo, au sud Soudan, comme au Sahara Occidental.

-Le Golan: La disproportion des forces provoquée par la défection de l’Egypte, son basculement proaméricain et son retrait du champ de bataille ont conduit le régime syrien a développé la stratégie de la Moumana’a, substituant au choc frontal le choc oblique, la guerre périphérique et asymétrique à la guerre classique. Si le plateau du Golan n’a pas été récupéré, son chef lieu chef, Quneitra, l’a été au terme de la guerre d’octobre 1973, une restitution infiniment plus importante que ne l’ont été les territoires saoudiens sous occupation israélienne: Les îlots de Tiran (80 km2) et de Sanafir (39km2), à l’entrée du Golfe d’Akaba sur la Mer rouge, occupés depuis 44 ans, sans que les Etats-Unis, le meilleur allié tant d’Israël que de l’Arabie saoudite, ne lève le plus petit doigt pour en obtenir la restitution ou que le royaume wahhabite en fasse la requête. La libération du Golan est, certes, un impératif au même titre que les autres lieux saints musulmans et chrétiens de Jérusalem, y compris la Mosquée «Al Aqsa» dont le Roi d’Arabie en a le devoir en sa qualité de «gardien des lieux saints» musulmans.

Le Liban: La prédation de l’économie libanaise par les Syriens pendant trente ans est un fait incontestable. Mais cette captation de richesses a été faite en partenariat avec une classe affairiste pro occidentale dont les chef de file auront été Rafic Hariri, l’ancien premier ministre sunnite assassiné, et Walid Joumblatt, chef druze du parti socialiste progressiste, sous l’autorité des figures de proue de la présente opposition syrienne, notamment Abdel Halim Khaddam, en charge du dossier libanais pendant trente ans, dont la France s’honorerait de le poursuivre en justice pour enrichissement sans cause.

B- La France, la Turquie, le contentieux d’Alexandrette sur fond d’une opposition syrienne amnésique.

L’opposition syrienne, qui se veut la relève d’un pouvoir pourri, se doit d’être exempte de tout reproche. Elle paraît frappée d’amnésie, oublieuse de l’histoire de son pays, oublieuse d’inscrire son combat dans la continuité de sa mémoire historique. Faire cause commune avec le philosophe Bernard Henry Lévy, l’un des adversaires les plus résolus des aspirations légitimes des peuples arabes en ce qu’il avoue agir, sans ambages, par «fidélité au sionisme et à Israël» relève d’une grave aliénation mentale d’autant plus déplorable que, sous couvert de «combat de l’Islam des Lumières» contre « l’Islam des ténèbres», il vise à constituer une ceinture d’états vassaux à Israël. Se vautrer dans le giron des anciens bourreaux de la Syrie, la France et la Turquie, les artisans de son démembrement par l’amputation du district syrien d’Alexandrette et son rattachement à la Turquie, constitue une insupportable insulte à la mémoire de Youssef Al Azmeh et aux 310 martyrs tombés sur la champ d’honneur de Maysaloun, face à l’occupant français, en 1920, bataille fondatrice de la conscience nationale syrienne; une insulte aux milliers d’Algériens carbonisés à Sétif (1945), aux centaines de morts de Suez (1966) du fait de l’agression tripartite franco-anglo-israélienne, de Bizerte (1958) et d’ailleurs.

Comment s‘adonner ainsi sans retenue à un pays, la France, qui n’a cessé de nourrir de visées à l’égard de son ancienne possession, dont elle cherche près d‘un siècle après son mandat onusien à y reprendre pied; confier sans la moindre hésitation la mission de restaurer la démocratie en Syrie à un pays, pourtant propulsé par des pulsions xénophobes cycliques du Code noir de l’Esclavage, au Code de l’indigénat, aux expositions ethnologiques, aux pensions de guerre cristallisées des anciens combattants basanés, sans compter les stigmatisations lapidaires permanentes, du «Bougnoule au sauvageon», «des bruits aux odeurs», «du karcher aux moutons que l’on égorge dans les baignoires». S’adonner sans la moindre pudeur à un président, Nicolas Sarkozy, dont le projet phare l’Union Pour La Méditerranée visait à constituer un front arabo israélien contre l’Iran, dont la mandature s’est attelée à éradiquer méthodiquement toute sensibilité pro palestinienne de l’administration préfectorale et de l’audiovisuel extérieur français avec la mise à l’écart de Bruno Guigue (administration préfectorale), l’éviction de Richard Labévière (Média) et de Wahib Abou Wassel, seul palestinien du dispositif médiatique extérieur, et, la promotion concomitante de personnalités au philo sionisme exacerbé de Bernard Kouchner (Quai d’Orsay), Pierre Lellouche (Affaires européennes), Dominique Strauss Khan (FMI), Arno Klarsfeld (Matignon, puis Office National de l’Immigration), François Zimmeray, ancien vice-président de la commission d’études politiques du CRIF, Ambassadeur pour les Droits de l’homme, Dov Zerah, (Agence française pour le développement), Christine Ockrent (pôle audiovisuel extérieur), Philippe Val (France inter), enfin, Valérie Hoffenberg, présidente de la section française de l’American Jewish Committee, chargée de suivre le volet économique des négociations israélo-palestiniennes.

La priorité revient aux opposants de l’intérieur, particulièrement Michel Kilo, interdit de paroles à Paris, Fayez Samara, Haitham Al Maleh, Riad Turk, Riad Seif, cinq militants qui n’ont jamais déserté le combat sur le terrain, payant de leur liberté leurs convictions. La présence d’opposants de la dernière heure dans la galaxie de l’opposition, de surcroît imposés par l’étranger, en la circonstance parachutés par la France au terme d’une carrière exclusivement bureaucratique, sans aucune tradition de lutte, émargeant alternativement sur le budget de l’administration française ou sur celui de la Ford Foundation, à la remorque du forum de Bilderberg, l’organisation tricontinentale atlantiste, relève d’un opportunisme méprisable à l’effet de réhabiliter, à bon compte, le rôle particulièrement négatif de la France dans la zone, maitre d’œuvre de l’institutionnalisation et du confessionnalisme politique et de son instrumentalisation corrosive.

Ce parachutage doublé de l’aménagement d’une plateforme opérationnelle de la DGSE dans le nord du Liban en vue former des opposants syriens à des opérations commandos contre le pouvoir alaouite, en pleine violation de la souveraineté libanaise, répond au double souci de Paris (2) de disposer d’un levier d’influence au sein de l’opposition syrienne, en même temps qu’il vise à bonifier auprès des Arabes l’image du plus pro israélien des dirigeants français; de renflouer Saad Hariri, au moment l’ancien premier ministre sunnite libanais, en pleine déconfiture politique, a choisi curieusement Tripoli, le chef lieu du Nord Liban, au mépris de tous les usages, pour y célébrer, avec une semaine de retard, la Fête Nationale Libanaise; une action d’éclat destinée à redorer le blason de ce fugitif permanent, par l’aménagement d’une zone sécurisée visant à l’établissement d’un corridor humanitaire en direction de la Syrie, dans une démarche qui représente le degré ectoplasmique de la politique.

Curieux comportement d‘une opposition syrienne qui pactise avec ses bourreaux la France et la Syrie. Curieux comportement d’une opposition syrienne qui tolère dans ses rangs la présence de personnages sulfureux tels Abdel Halim Khaddam, le prédateur du Liban, et le général Rifa’at Al -Assad, le boucher de Hama. Curieux comportement que de faire alliance avec le principal artisan du blocus de Gaza, le principal soutien aux dictateurs méditerranéens de Ben Ali de Tunisie à Moubarak d’Egypte, ses partenaires dans le projet d’Union Pour la Méditerranée. Curieux comportement que celui de la France qui menace la Syrie des foudres de la Guerre pour une psychanalyste assignée à résidence, Rafah Nached, et se prosterne devant le roitelet d’Abou Dhabi qui a embastillé depuis cinq ans un professeur de la Sorbonne, Nasser Bin Ghaith, et quatre de ses collègues, oubliant que l’Université n’est pas seulement prestataire de services d’enseignement ou de recherche, mais un sujet moral.

La France qui se préoccupe de légiférer sur les binationaux, voire même de fonder une «allégeance aux armes» pour s’assurer de la loyauté de citoyens jouissant de la double nationalité, ne s’embarrasse guère de considérations opportunistes. La dualité qui frappe l’un des porte paroles de l’opposition syrienne est comparable à celle qui avait prévalu en Géorgie avec la transmutation en 2003 de l’ambassadrice de France en Tbilissi, Salomé Zourabichvili, en ministre des Affaires étrangères de la Géorgie, en 2004, avant d‘être « démissionnée » fin 2005, pour cause de mésentente de la transfuge franco géorgienne avec la présidente du parlement. Elle est comparable à celle qui frappe le binational franco israélien, Arno Klarsfeld, réserviste de l’armée israélienne et directeur de l’Office national de l‘Im

migration. Des bouffons, il n’en manque pas en France à tous les niveaux de la classe politique et de la haute administration.

Que l’opposition syrienne ne commette pas les mêmes erreurs que l’égyptien Anouar el Sadate, l’irakien Saddam Hussein ou le libyen Mouammar al- Kadhafi. Sadate a répudié l’alliance stratégique de l’Egypte avec l’URSS, le pays qui lui a pourtant fourni les armes de la victoire pour le franchissement du Canal de Suez, en 1973, pour se rallier aux Etats-Unis. Il a été assassiné par les protégés de l’Amérique. Saddam Hussein a engagé une guerre meurtrière et ruineuse de dix ans contre l’Iran pour fixer, pour le compte des pétromonarchies sunnites, la révolution chiite islamique iranienne, avant d’être lâché et abattu par ses bailleurs de fond. Mouammar Kadhafi a dévoilé tout un pan de la coopération nucléaire inter arabe aux services occidentaux pour sauver sa tête. Il n’a bénéficié que d’un sursis. Il a été lynché et son trésor de guerre confisqué, son héritier présomptueux, Seïf Al Islam, qui voulait moderniser la Libye selon le schéma occidental capturé avec l’aide des services anglais, signant la fin de la dynastie.

Réclamer l’intervention de la Turquie, au prétexte d’une identique communauté religieuse sunnite, dresse, d’une part, le constat d’une incapacité des Arabes à régler leurs propres différends hors de toute interférence étrangère. Il révèle, d’autre part, la complaisance malsaine des Arabes à l’égard des turpitudes anciennes de la Turquie, laquelle, pendant cinquante ans, en tant que partenaire stratégique d’Israël, a constitué la deuxième manche de la tenaille qui étranglait le Monde arabe et entravait sa libération et son développement. L’appartenance de la Turquie au sunnisme n’a pas constitué un obstacle dirimant à son alliance de revers avec Israël, un pays considéré par la majorité des sunnites comme l’«usurpateur de la Palestine».

La Turquie n’est pas si désintéressée que cela en cela en ce qu’au-delà des constructions théoriques, le choix atlantiste de la Turquie repose sur un pacte tacite conclu avec le camp occidental, fondé sur l’occultation de la responsabilité de la Turquie dans le génocide arménien en contrepartie de l’implication de ce pays de culture musulmane non seulement dans la défense du «Monde libre» face à l‘Union soviétique, mais aussi dans une alliance stratégique avec Israël contre le Monde arabe.
Son zèle vise à s’emparer du leadership sunnite régional du fait de la défaillance saoudienne et égyptienne afin de se poser en gardien du dogme de l’orthodoxie sunnite face aux hérétiques chiites iraniens comme en témoigne l’installation sur son sol du bouclier anti missiles dirigé principalement contre l’Iran, la Russie et la Syrie avec à l’arrière plan le vœu secret de régler la question kurde par l’aménagement d’une zone autonome en territoire syrien dans la zone de Jisr al Choughour. La géographie des minorités de Turquie sous tend sa géopolitique. Héritage de l’Empire Ottoman, la Turquie est un pays multi ethnique et multi religieux. Consubstantiels à son histoire, la problématique des minorités arméniennes et kurdes a longtemps conditionné les choix diplomatiques de la Turquie post Atatürk, quand bien même ils étaient masqués du halo de la modernité et de l’occidentalisation.

La promotion de la Turquie au rôle de pôle de référence diplomatique régionale vise à compenser en outre, aux yeux des Occidentaux, les déboires d’Ankara dans ses vaines tentatives d’intégrer l’Union européenne, de compenser l’humiliation de se voir signifier que l’édifice européen est exclusivement réservé aux blancs, dans la pire tradition de la ségrégation raciale «for white only». Il n’est pas indifférent de noter que les quatre pays arabes qui se sont abstenus de voter des sanctions contre la Syrie, -L’Algérie, l’Irak, Le Liban et le Yémen- sont des pays qui ont eu à pâtir d’une guerre civile et qu’ils sont donc avertis du prix des ingérences étrangères et du coût humain, économique et social pour leur pays.

Au-delà des fanfaronnades du nouveau Field Marshall du Monde arabe, l’Emir du Qatar, la balkanisation du Monde arabe est en œuvre dans le droit fil des schémas israéliens et américains. «La désintégration de la Syrie et de l’Irak en provinces ethniquement ou religieusement homogènes, comme au Liban, est l’objectif prioritaire d’Israël, à long terme, sur son front Est; à court terme, l’objectif est la dissolution militaire de ces Etats. La Syrie va se diviser en plusieurs états suivant les communautés ethniques, de telle sorte que la côte deviendra un Etat alaouite chiite; la région d’Alep, un Etat sunnite; à Damas, un autre Etat sunnite hostile à son voisin du Nord : les Druzes constitueront leur propre Etat, qui s’étendra sur notre Golan peut-être, et en tout cas dans le Hourân et en Jordanie du Nord. Cet Etat garantira la paix et la sécurité dans la région» se proposait déjà comme objectif la stratégie israélienne depuis la décennie 1980 (5).

Gardons nous donc d’un emballement comparable à celui qui s’est manifesté, dans la décennie 1980, avec des militants enthousiastes s’engageant dans le Djihad, dans un combat pour la démocratie et la libération de l’Afghanistan du joug soviétique. Un combat mené, à six mille kms du champ de bataille de la Palestine, le champ de la véritable bataille, sans diriger le moindre pétard mouillé vers les territoires occupés.

Le partenariat que cherche à promouvoir les Etats-Unis avec les Frères Musulmans ne résulte pas d’un amour immodéré pour les Musulmans, mais vise à livrer une compensation au rabais des turpitudes antérieures à leur égard, notamment en ce qui concerne la question palestinienne; à assurer la pérennité de l’économie du marché dans les pays arabes, qu’ils jugent plus assurée par les régimes islamiques que par un système nationaliste contestataire avec son cortège de syndicats et de revendications professionnelles et patriotiques. La docilité de l’Arabie saoudite à l’égard des menées américaines s’explique ainsi pour une large part par la crainte d’une nouvelle partition du Royaume, une menace régulièrement brandie en catimini par Les Etats-Unis et théorisée par le lieutenant-colonel américain, Ralph Peters, dans la revue militaire américaine, AFJ (Armed Forces Journal), en juin 2006, préconisant la constitution d’un état islamique dans la province du Hedjaz, sur le périmètre qui englobe les Lieux saints de La Mecque et Médine, ainsi que le détachement de la province chiite du Hassa et son rattachement à l’état chiite d’Irak (6).

C- Purger le non dit

Aucun régime arabe ne bénéfice de la confiance populaire, pas plus le syrien Bachar Al-Assad que le saoudien Abdallah Ben Abdel Aziz. Mais que l’opinion internationale, particulièrement française et arabe, se focalise exclusivement sur la Syrie paraît indécent, sauf à y purger un non dit permanent des relations inter arabes, à savoir: Bachar al Assad est Haram parce que alaouite, et le Roi d’Arabie, tout lui est Halal, parce que sunnite. Ceci pourrait expliquer sans toutefois la justifier la duplicité occidentale qui fait qu’une semaine de répression en Arabie saoudite, en octobre 2011, avec près de 80 morts, ne soulève pas la moindre protestation, de même qu’au Yémen et au Bahreïn.
La crainte se fait jour que ne survienne une troisième vague de colonisation du Monde arabe par les Occidentaux, avec le concours, cette fois, des supplétifs arabes: Sud soudan, Irak, Libye, blocus de Gaza… la liste est longue des coups de force occidentaux contre la souveraineté arabe et la sécurisation de son espace national. Le combat pour l’avènement de la démocratie dans le monde arabe incombe au premier chef, non aux gérontocrates repus, mais à l’ensemble de la communauté des citoyens démocratiques du Monde arabe dans un large front fédérant les diverses composantes de la société, ouvriers, artisans, agriculteurs, professions libérales, chrétiens et musulmans, du Machreq ou du Maghreb, laïcs ou religieux, jusque même les intellectuels enfin sortis de leur léthargie et de leur servilité……….tant il est vrai que de «Min Yafa Ila Beyrouth Cha’ bon Wahad Lan yamout». (De Yafa à Beyrouth un peuple unique ne saurait mourir).

Beaucoup d’observateurs de la guerre civile du Liban (1975-1990) gardent le souvenir vivace des campagnes psychologiques de désinformation et de diabolisation pour ne pas inciter à la prudence. La duplicité occidentale est un fait, le double standard de son langage aussi, de même que le jeu trouble de BHL, le chef de file de la stratégie médiatique israélo-américaine sur le théâtre européen.

L’Arabie, de notoriété publique, a de tout temps privilégié la survie de la dynastie wahhabite au détriment de la sécurisation de l’espace national arabe. Épargnons-nous donc les indignations vertueuses qui masquent souvent des protestations sélectives. Gardons nous d’une nouvelle méprise comparable, par ses dégâts, à l’exaltation qui s’est emparée de larges factions de la population arabe et musulmane, la décennie 1980, lors du «djihad» anti soviétique d’Afghanistan, avec les conséquences désastreuses sur le monde arabe et musulman, en ce que le principal bénéficiaire de cette opération, Les Etats-Unis, font barrage à l’admission de la Palestine à l’ONU, tandis que la victime, la Russie, s’applique à faire reconnaitre la légitimité internationale de l’Etat de Palestine.

Appliquons à la Palestine ce que l’on exige de la Syrie. Une zone tampon, des observateurs étrangers pour sécuriser la population civile, l’interdiction de recourir aux forces armées pour la répression des manifestations, un couloir humanitaire. La Ligue arabe retrouvera alors sa crédibilité et cessera alors d’être perçue comme le faux nez de la politique de reconquête impériale occidentale de l’ensemble arabe. La planète cessera alors de prendre les Arabes pour des imbéciles à qui l’on peut faire prendre les vessies pour des lanternes.

Il y a des potences qui tardent à être dressées. «Le malaise arabe» provient aussi de ses reniements.

Références

1- Le décompte des 18 coups d’état dans le monde arabe entre 1945-2000: Huit pour la seule Syrie: Hosni Zaim, Sami Hennaoui et Adib Chichakli en 1949, Faysal Al-Attassi, février 1954, Colonel Nahlaoui auteur du coup d’état qui a entraîné la rupture syro égyptienne le 28 septembre 1961, Ziad Harari 8 mars 1963 qui inaugure la série des coups d’état baasistes présentés comme des corrections de trajectoire avec Salah Jedid, 23 février 1966 et Hafez Al-Assad, 15 novembre 1970. En deuxième position dans l’ordre putschiste, l’Irak avec quatre coups de force notamment celui de Abdel Karim Kassem contre le trône hachémite (14 juillet 1958), lui même sera renversé par le général Aref en 1961 avant que son frère ne lui succède à la suite de son décès accidentel et que celui-ci ne soit évincé à son tour par les baasistes, le tandem Ahmad Hassan Al-Bakr-Saddam Hussein en 1968. L’Egypte avec Farouk, en 1952, L’Imam Badr au Yémen, en 1961, le Liban avec le coup d’état avorté de la Saint Sylvestre 1961 mené par le parti populaire syrien, le Roi Senoussi en Libye en 1969, le Sultan Qabous d’Oman qui a évincé son père en 1971, de même que le cheikh Zayed d’Abou Dhabi qui a évincé son frère le cheikh Chakhbout ainsi que la Tunisie avec le coup d‘état médical du général Ben Ali contre le président Bourguiba, en 1987, ainsi que l’Emir de Qatar qui a détrôné son père en juin 1995 ferment la liste des Etats putschistes.

2- La famille Assad- Le clan alaouite au pouvoir en Syrie est articulé autour de l’alliance scellée entre deux familles Al-Assad et Makhlouf, concrétisé par le mariage de Hafez Al-Assad et Anissa Makhlouf. Rami Makhlouf, cousin du président Bachar, est le fils du général Mohamad Makhlouf, pro consul de la région nord de Syrie du temps de la mandature de Hafez al Assad, qui choisit de soutenir le président, lors de la guerre fratricide qui opposa Hafez à son frère cadet Rifa’at, à l’époque chef des troupes spéciales «Saraya ad dif’a » responsable à ce titre de la répression du soulèvement de Hama, en 1982, qui fit plusieurs milliers de morts. Dénommé «Roi de Syrie» Rami Makhlouf est un richissime homme d’affaires. Il incarne, à ce titre, la corruption et le népotisme du régime.

Quant aux autres membres de la fratrie, L’ainé Bassel, destiné au départ à succéder à son père, a trouvé la mort dans un accident de voiture. Bouchra, l’unique fille de la famille, est l’épouse de Assef Chawkat, ancien chef des services de sécurité dont les Occidentaux réclamaient la tête en compensation de l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri. Assef Chawkat entretient des relations houleuses avec le frère cadet du président, le colonel Maher, le nouvel homme fort du régime, au point que le benjamin de la fratrie a blessé à l’estomac d’un coup de pistolet en 1999, en plein palais présidentiel. Réputée autoritaire, Bouchra passe pour nourrir une forte intimité à l’égard de l’épouse de Bachar, Asma, fille d’un médecin de la grande bourgeoisie syrienne, ancienne spécialiste des transactions boursières dans un établissement londonien, à la forte présence médiatique. Le frère cadet du fondateur de la dynastie, Rifa’at Al Assad, ancien vice président de la république, est entré en dissidence fin 1983. Il vit en exil en Espagne. Ses deux fils, Sumar et Ribal, organisent depuis Londres la campagne médiatique contre le régime via la chaine de télévision ANN TV, (Arab Network News). Deux autres cousins Mounzer et Fawwaz Al-Assad, fils de Jamil Al Assad, cousins germains du président, se comportent en chefs de milices dans les montagnes alaouites, berceau de la famille, à l’ouest du pays.

3- L’opposition syrienne: La fondation du Conseil National Syrien découlerait d’un accord entre Américains, Turcs et Frères musulmans. Son objectif st de fédérer les trois principales tendances de l’opposition: « nationalistes », « libéraux » et « islamistes ». Présidé par Bourhane Ghalioun, cet universitaire basé à Paris, auteur d’un ouvrage critique sur le monde arabe «Le malaise arabe» (Editions la découverte) est assisté dans ses fonctions par Mme Basma Kodmani, ancienne attachée de recherche à l’IFRI, Institut Français des Relations Internationales, le fortin atlantiste de la pensée stratégique de la diplomatie française, par ailleurs ancienne directrice pour le Moyen Orient de la Ford Foundation, dont elle a assumé les fonctions pendant cinq ans en Egypte avant de retourner à Paris présider l’initiative démocratique arabe, un institut de recherche opérant en collaboration avec des instituts européens et américains.

A-L’opposition interne:

Riad Seif (1946-): Ancien député, Alaouite, cet homme d’affaires syrien, réputé pour sa lutte contre la corruption, s’est signalé par sa dénonciation de l’attribution dans des conditions arbitraires d’une licence téléphonique au cousin du président Rami Makhlouf. Détenteur depuis 1993 de la franchise Adidas en Syrie, réputé pour son sens social, il a crée une garderie pour enfants pour ses employés, une cantine, des transports en commun entre l’entreprise et le domicile de ses employés. Son fils Lyad, 21ans, a péri dans des circonstances mystérieuses, le 2 août 1996, deux ans après cette dénonciation. Fondateur, en 2000, du «forum du dialogue national» (rassemblement d’intellectuels et de personnalités syriennes de la société civile, signataire de la «Déclaration de Damas pour le Changement National Démocratique Pacifique en Syrie», Il est arrêté pendant le «printemps de Damas». Le pouvoir avait alors signé une «autorisation spéciale» pour lever son immunité parlementaire et engager des poursuites. Il restera cinq ans en prison.

Riad al-Turk (1930-), un poids lourd de l’opposition interne. Surnommé le «Mandela syrien», ce symbole du communisme syrien a été emprisonné pendant 17 ans pour avoir dénoncé la répression contre les Frères Musulmans. Fondateur avec Jamal Al-Atassi, en 1979, du Rassemblement national démocratique, groupement de personnalités syriennes hostiles à la coalition au pouvoir autour du parti Baas. En 2005, il avait participé à la rédaction de la Déclaration de Damas du 16 octobre, réclamant un «changement démocratique et radical» du pouvoir de façon «pacifique et graduelle».

Haytham al-Maleh (1931-) Cet avocat islamiste modéré est un symbole des droits de l’homme en Syrie. De tendance conservatrice sociale et islamiste, ce sunnite a été arrêté et emprisonné de 1980 à 1986 car il plaidait en faveur de réformes constitutionnelles. Emprisonné plusieurs fois, interdit de voyager, il a créé, en 2002, une association de défense des droits de l’homme en Syrie. Il a été remis en liberté le 8 mars 2011 à la suite de l’amnistie pour les plus de 70ans, décidée par Bachar el-Assad.

B-L’opposition externe
Sur la problématique des «Frères musulmans à l’épreuve de la révolution» cf. à ce propos la série
Egypte: Les Frères musulmans à l’épreuve de la révolution de René Naba

1ère partie: L’Arabie saoudite, le foyer de la contre-révolution arabe
http://www.renenaba.com/egypteles-freres-musulmans-egyptiens-a-l%E2%80%99epreuve-de-la-revolution/

2eme partie: Le rôle mobilisateur de Saïd Ramadan
http://www.renenaba.com/egypteles-freres-musulmans-egyptiens-a-l%E2%80%99epreuve-de-la-revolution-2/

3eme partie: Les Frères Musulmans aux portes du pouvoir
http://www.renenaba.com/egypteles-freres-musulmans-egyptiens-a-l%E2%80%99epreuve-de-la-revolution-3/

Abdel Halim Khaddam (1932-), Sunnite ministre des Affaires étrangères, puis vice président de la République sous Hafez Al-Assad, il sera l’un des plus fermes opposants à la politique d’ouverture prônée par Bachar à la succession de son père, dont il redoutait les conséquences comparables à la perestroïka soviétique. Logeant dans l’ancienne résidence de l’armateur grec Aristote Onassis, gracieusement mise à sa disposition par la famille Hariri, à Paris, il a fait alliance avec les Frères Musulmans syriens, la bête noire du régime et mène, depuis Paris, une opposition syrienne en exil, après avoir été le proconsul syrien au Liban dont il assurera la ponction de son économie en partenariat avec Rafic Hariri, l’ancien premier ministre libanais assassiné. Fondateur en 2006 du Front de Salut national (FSN), il est condamné par contumace en 2008 par un tribunal militaire syrien pour avoir notamment «organisé un complot en vue de renverser le pouvoir politique».

4-Selon le Canard enchaîné, dans son édition du 23 novembre, 2011 des officiers de la DGSE, le service de contre-espionnage français, ont été envoyés au nord du Liban et en Turquie avec pour mission d’instruire et de structurer les « contingents » de l’ »Armée syrienne libre », censée regrouper des « milliers » de « déserteurs » syriens. Et dont le chef nominal, le colonel Ryad al-Asaad, se trouve précisément réfugié en Turquie depuis deux mois. L’activisme français a donné lieu à une réplique de la Russie qui a dépêché trois bâtiments de sa flotte au large du port syrien de Tartous pour une mission de collecte de renseignements et de neutraliser les manœuvres de la France contre un pays anciennement sous son mandat, qui a constamment tenu la dragée haute en soixante ans d’indépendance.

5 -Stratégie pour Israël dans les années 1980. Document publiée article par la Revue d’Etude Palestiniennes au printemps 1982, à trois mois avant l’invasion israélienne du Liban. Pour l’intégralité de ce document sous ce lien ((http://www.renenaba.com/revue-d%E2%80%99etude-palestiniennes-n%C2%B0-14-fevrier-1982; Ce document fourni par Israël Shahak, ancien président de la Ligue israélienne des Droits de l’Homme, est également paru dans Kivunim (Orientations), n° 14, février 1982 (Revue publiée par le Département de l’Organisation Sioniste mondiale, Jérusalem). Dans sa préface, Israël Shahak avait attiré l’attention des lecteurs sur la proximité entre cette «stratégie pour Israël» et la pensée néoconservatrice américaine, la même qui présidera à la politique étrangère des Etats-Unis depuis l’accession de George W. Bush au pouvoir. L’éclatement de l’Irak, les tensions communautaires dans la plupart des pays arabes, l’annexion aussi de Jérusalem et d’une bonne partie de la Cisjordanie dotent l’article d’Oded Yinon, vingt-cinq ans après sa publication, d’une funeste actualité.

6- Le Pentagone redessine le monde: L’article de ce militaire américain, intitulé «Frontières ethniques, que faire pour améliorer le Moyen-Orient», part du principe qu’il faut lever le tabou de la sacro-sainte frontière inamovible. Pour l’auteur, les nouvelles frontières doivent se modeler en fonction du critère ethnique et confessionnel. Même s’il n’est pas possible de tracer des frontières respectant la totalité des particularismes en tout genre nombreux et numériquement très variables, il faut pour Ralph Peters se rapprocher au maximum de ce concept. Comme il le souligne: «Nous parlons de difformités énormes faites par les hommes qui n’arrêteront pas de générer la haine et la violence tant qu’elles n’auront pas été corrigées.» Dans son esprit, il s’agit de remettre radicalement en cause les frontières nées des Accords Sykes-Picot de 1916 préparant le démantèlement de l’Empire ottoman.

En observant l’ensemble de cette zone en partant de la péninsule Arabique, on constate immédiatement le démantèlement du royaume d’Arabie saoudite. Les propos de l’auteur sont très clairs à l’égard d’un pays qui a bénéficié de la protection américaine suite aux discussions entre le président Roosevelt et le roi Ibn Saoud, le 14 février 1945, à bord du croiseur USS Quincy. Désormais, le royaume d’Arabie saoudite passe à la trappe. Deux grandes entités territoriales échappent à l’autorité de Riyad.

Sur la côte Ouest, il s’agit de créer un « Etat sacré islamique ». Comme le précise Ralph Peters dans des propos lourds de conséquences: «La cause principale de la large stagnation du monde musulman réside dans le traitement réservé à la Mecque et à Médine considérés comme leur fief par la famille royale saoudienne. Les lieux saints de l’Islam soumis au contrôle de la police d’Etat de la part d’un des plus bigots et oppressifs régimes au monde ont permis aux Saoud (ndlr: la famille régnante d’Arabie saoudite) de projeter leur croyance wahhabite à la fois intolérante et disciplinée au-delà de leurs frontières. [...] Imaginez comme le monde musulman se sentirait mieux si la Mecque et Médine étaient dirigés par un Conseil représentatif tournant issu des principales écoles et mouvements de l’Islam dans le monde au sein d’un Etat sacré islamique — une sorte de super Vatican musulman — où l’avenir de la foi serait débattu au lieu d’être arbitrairement fixé». Ce point est capital puisqu’il révèle la volonté de réformer l’Islam afin de l’adapter aux principes occidentaux. Une sorte «d’Islam des Lumières» élaboré au cœur de cet Etat sacré islamique permettrait de rayonner sur l’ensemble du monde musulman et de remodeler les esprits afin qu’ils épousent pleinement la philosophie mondialiste. Il est vrai que contrôler les esprits a toujours permis de contrôler les hommes.

C’est d’ailleurs dans le même ordre d’idée que l’on retrouve ces mesures préconisées par la fondation Bertelsmann, think tank allemand qui, dans ses travaux débattus dans le cadre des «discussions de Kronberg» en 2002 et 2003 (Europe, the mediterranean and the Middle East, strengthening responsibility for stability and development et Die Zukunft der europäischen Politik im Nahen Osten nach dem Irak Krieg), relève l’inadéquation de l’Islam à l’évolution du monde moderne et prône une refonte des mentalités et la remise en cause des frontières. Ces recommandations allemandes soulignent aussi la convergence des buts à atteindre de part et d’autre de l’Atlantique pour refondre entièrement le Moyen-Orient. Il est vrai aussi que les concepts ethno-confessionnels développés par Ralph Peters cadrent parfaitement avec la vision ethniciste germanique. Sur la côte du golfe Persique, c’est la province de Hassa dont la population est majoritairement chiite qui est détachée de l’Arabie saoudite et intégrée à un «Etat chiite arabe», vestige d’un Irak littéralement explosé.

L’application de cette mesure entraînerait la mort économique du royaume car c’est à cet endroit que se concentre l’essentiel de l’extraction des hydrocarbures autour de la triade Dammam-Dharhan-Al-Khobar. L’Etat chiite arabe verrait ses réserves pétrolières et gazières monter en flèche et deviendrait incontournable car, outre les vastes ressources de Hassa et de la production off-shore, il faudrait ajouter celles de la région de Bassora (ex-Irak) et des provinces arabes iraniennes, détachées de Téhéran, riches en hydrocarbures jouxtant le Chatt el-Arab (Arabes chiites du Khouzistan et Arabes sunnites du Bouchir). De plus, Riyad perdrait ses provinces du Sud (Jizrane, Najran et l’Assir) au profit du Yémen, territoires acquis en 1934 lors du Traité de Taëf, et qui ont conservé leur identité yéménite. Enfin, la curée sera complète avec l’octroi d’une façade maritime à la Jordanie.

Armed Forces Journal (AFJ) est une revue affiliée à un véritable empire de la presse militaire américaine. Fondé en 1863, ce mensuel s’adresse aux officiers des Etats-Unis traitant de sujets aussi variés comme: la technologie militaire, la logistique, la stratégie, la doctrine ou encore la tactique. AFJ est coiffé par une maison mère, Army Times Publishing Company, dont les publications s’articulent autour de trois axes: 1) The Military Times Media Group qui publie : Army Times, Navy Times, Air Force Times et Marine Corps Times, 2) The Defense News Media Group, groupe mondial des revues de défense et qui publie : Defense News, Armed Forces Journal (AFJ), Training & Simulation Journal et C4ISR Journal (renseignement, surveillance et reconnaissance); Enfin 3 The Federal Times, hebdomadaire d’informations traitant des nouvelles technologies et des sujets financiers. Depuis le 1er août 1997, Army Times Publishing Company est une filiale d’un groupe encore plus puissant, la société Gannett. Fondé en 1906 par Frank Gannett, cet empire de presse et des médias publie aux Etats-Unis près de 90 quotidiens dont les plus connus sont USA Today et USA Weekend et contrôle 22 stations de télévision. Ses activités débordent aussi au Royaume-Uni puisque 17 quotidiens sont sous son influence. L’ensemble génère des revenus financiers colossaux estimés à 7,6 milliards de dollars pour 2005.

Pierre HILLARD http://www.armedforcesjournal.com/2  Publication originale : Balkans Infos, n°113, septembre 2006.

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René Naba : Ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France Presse, ancien conseiller du Directeur Général de RMC/Moyen orient, chargé de l’information, est l’auteur notamment des ouvrages suivants : —« Liban: chroniques d’un pays en sursis » (Éditions du Cygne); « Aux origines de la tragédie arabe"- Editions Bachari 2006.;  "Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français"- Harmattan 2002. « Rafic Hariri, un homme d’affaires, premier ministre » (Harmattan 2000); « Guerre des ondes, guerre de religion, la bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen » (Harmattan 1998); "De notre envoyé spécial, un correspondant sur le théâtre du monde", Editions l'Harmattan Mai 2009.

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28003

 


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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 15:27

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Article d'Indépendance des Chercheurs :

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/12/05/aeres-anr-et-revues-avec-comite-de-lecture-v.html

AERES, ANR et revues avec "comité de lecture" (V)


Le 5 décembre, Les Echos écrit à propos des négociations sur l'avenir de l'Union Européenne : « RPT-UE-Hollande plaide pour "un fédéralisme de projets" ». Le Monde emploie un titre analogue. On chercherait, semble-t-il, à opposer les « projets » au « marché » dans le cadre d'une Europe fédérale . S'agit-il d'une réelle différence, si on pense au poids du lobbying privé auprès des instances de l'Union Européenne, voire en France même ? Certes, François Hollande critique sur la forme la stratégie affichée par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui, d'après France 24, veulent « un nouveau traité pour une Europe plus rigoureuse ». Mais que peut-on attendre d'un « fédéralisme de projets » dans le cadre européen ? Dans la pratique, les instances de Bruxelles et le lobbying dirigeront la prise de décisions. La recherche et l'enseignement supérieur français subissent depuis longtemps la logique des « projets » et des « référentiels standard » actuellement incarnés par l'AERES (Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) et l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) au détriment d'organismes publics de recherche comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Depuis deux décennies, parallèlement au développement des instances européennes, le financement « par projets » a été progressivement imposé dans la recherche française au détriment des axes novateurs et des initiatives créatrices. Il en est de même de la pression pour contraindre les chercheurs à publier dans un nombre restreint de revues influentes dites avec « comité de lecture » comportant une cession des droits d'auteur au bénéfice d'entités privées, alors que ce mode de publication n'est plus nécessaire grâce au développement de l'Internet. Alors qu'au CNRS comme ailleurs, les laboratoires rencontrent des problèmes croissants pour payer un certain nombre d'abonnements, quelle est l'utilité réelle de ces revues marchandes que les institutions scientifiques financent aux frais de leurs usagers, de leurs personnels et des contribuables ?

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/12/05/aeres-anr-et-revues-avec-comite-de-lecture-v.html ]

 

 

 

Croatie (N. Farage) :

 

http://www.contre-info.com/ue-corruption-des-elites-croates-pour-obtenir-ladhesion

 

 

 

 

 

 

Le saisissant témoignage de Dimitri, Français d'origine Grecque, sur la situation réelle du peuple Grec sous la pression des marchés et de l'Europe Libérale....ce qui nous attend peut être?

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Le contraste est de plus en plus flagrant dans les rues de la capitale grecque. Les vitrines s’illuminent à l’approche de Noël, mais la vie s’assombrit pour les sans-abri. Ils n’ont plus qu’un carton comme maison, et ils se multiplient. Le nombre de SDF serait de 20.000 dans toute la Grèce, soit une augmentation de 25% en deux ans. Et c’est une nouvelle génération de sans-abri qui est en train d’apparaître.
 
“Nous voyons maintenant des SDF avec un haut niveau d‘études, témoigne une membre de l’ONG Klimaka, des gens qui, il y a encore quelques mois, avaient une maison, un travail régulier. Ils vivaient avec leurs familles, et maintenant ils sont dans la rue”. Klimaka, comme d’autres associations grecques d’aide aux sans-abri, permet à ces personnes de retrouver chaque jour un peu de dignité. Elles disposent d’un centre d’accueil, avec la possibilité de se doucher et de recréer du lien social. Les ONG deviennent indispensables en Grèce, car le taux de chômage dépasse les 16%.

 

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VIDÉO : Bush et Blair coupables de crimes de guerre

Mondialisation.ca, Le 5 decembre 2011 source : Pierre Girard Voir également la vidéo sur GRTV Sur Mondialisation.ca : Mauvaise lecture de la loi sur la détention militaire: Le régime Obama n’a aucuns…

 

Pour lire la suite cliquez ici

 

 

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http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-l-espagne-a-la-rue-91506008.html

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-reveillez-vous-le-pillage-des-occidentaux-par-les-elites-s-emballe-91507062.html

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-zone-euro-van-rompuy-et-barroso-pronent-deux-options-pour-changer-le-traite-91510245.html

 

 

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ONU : l'Erythrée à nouveau condamnée

Le 5 décembre le Conseil de sécurité des Nations-Unies a voté par 13 voix pour et 0 contre un renforcement des sanctions économiques contre l'Erythrée, accusée d'apporter une aide militaire aux…

 

Pour lire la suite cliquez ici

 

 

 

 

Sélection non terminée...

 


 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 15:15

 

Le tyran suprême est déjà là
Réflexion sur l'article de Pierre Verhas dans le Grand Soir, aujourd'hui 5 décembre 2011, "Le Marché contre la démocratie
Dans les sous-sols secrets des banques, des organismes de compensation financière, semblent dormir de simples armoires, discrètes. Automatiquement elles se parlent au moyen des nœuds de communication terrestres, sous-marins, satellitaires, en un système redondant et sûr.  Automatiquement elles sauvegardent périodiquement leurs données. Automatiquement elles réajustent leurs paramètres en fonction de signaux que leur donnent des terminaux humains, des données météo ou financières, des statistiques économiques. Tout est intégré, comparé, digéré, interprété et transformé en de nouveaux signaux. Le facteur humain est devenu dérisoire, il se résume le plus souvent en l'ajout physique de nouveaux centres de traitement semblables à ceux existant. C'est devenu un monde à lui tout seul, capable de démarrer instantanément les générateurs électriques de secours lui évitant de stopper en plein travail. 

A quoi sert-il ? C'est par là, dans le secret des synapses (comment les appeler autrement ?) de ces "cerveaux électroniques" comme on les appelait fort justement il y a  bientôt cinquante, que se font et défont les dizaines, les centaines de milliards de la spéculation. Ces machines se font la course, à partir de données similaires, pour réaliser tel achat ou telle vente de "titres" fictifs, de montages financiers et souvent sales. Ce sont des courses au millième de nanoseconde près, une compétition hallucinante à laquelle nul humain n'est convié. Elles règlent pourtant le sort de milliers d'entreprises, d'États mêmes, donc de centaines de millions de personnes à leur insu.

Des humains révèrent cet ensemble herculéen, discret, effacé, terriblement efficace, et terriblement dangereux par sa logique qui n'est pas humaine.


Le $Y$T€M entier étant essentiellement tenu par des machines, ce sont donc les machines qu'il faudra tuer. Toutes à la fois, pour qu'il n'y ait pas de solution de rechange qui perpétue l'impétueuse cyberarchie (™), terme que je viens d'inventer, et qui n'est sans doute pas plus faux qu'un autre.


Comment des humains peuvent-ils se révéler si aveuglés, qu'ils projettent ainsi dans une pseudo-réalité où de vraies personnes meurent, une confiance en un processus mené par des trains de bits dans des câbles optiques ? Assiste-t-on à un remake de Frankenstein, où un organisme artificiel de silicium, d'argent et d'or, aux vaisseaux et nerfs de verre, deviendrait le Grand Vizir Mondial ? Organisme dont les constituants seraient répartis sur la planète entière, en un réseau faussement intelligent, et pervers par construction...


Sans tomber dans les excès ridicules (ou pas ?) des Amish, les humains se doivent de garder la haute main sur les machines, afin que ce ne soient pas elles, et ceux qui leur ont laissé les rênes, qui deviennent les maîtres du monde. Comme ce sont ceux-là qui possèdent pouvoir, argent, influences, force armée et de persuasion tous azimuts,  la gageure est difficile, mais nécessaire.

http://bab007-babelouest.blogspot.com/2011/12/le-tyran-supreme-est-deja-la.html

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 14:29

 

La Chronique Agora



Paris, Mardi 06 décembre 2011


Si même l'Allemagne n'y arrive plus...
Mathieu Lebrun

 

 

▪ Depuis le début de la crise de la dette souveraine en Europe, l'Allemagne se pose en "bon élève de la classe" face à ses camarades à la dérive tels que l'Espagne, l'Italie ou même la France.

Toutefois, depuis quelques jours, le Bund (contrat à 10 ans), traditionnel refuge par excellence, commence à perdre de sa superbe... Et cela n'augure rien de bon pour la Zone euro dans son ensemble.

▪ Les faits
L'élément révélateur est intervenu le 23 novembre dernier lors de la dernière adjudication du pays. En effet, depuis 10 ans que je suis sur les marchés, cette émission a tout simplement été la plus mauvaise qu'il m'ait été donné de constater.


Sur les six milliards d'euros que le pays souhaitait vendre sur l'échéance à 10 ans, seuls 3,6 milliards ont trouvé preneur. Le solde a, du coup, été directement acquis par la Bundesbank (Banque centrale allemande).

Conséquence : le ratio de couverture n'a été que de 1,1... contre une moyenne historique autour des 1,6 !

 

(..) La première explication que l'on peut donner est la suivante. Dans le contexte actuel, la plupart des investisseurs institutionnels détiennent déjà beaucoup de papier allemand (rôle de refuge) : le rendement offert (sous les 2%) est désormais trop faible pour motiver de nouveaux achats.

Une seconde implication, plus pessimiste, est d'y voir la défiance des investisseurs vis-à-vis de la Zone euro franchir un nouveau cap. Le fait que le pays le plus solide de la zone ne parvienne plus à susciter l'intérêt du marché traduit son exposition à la crise. Il n'est plus à l'abri.

Comme Philippe Béchade le disait dans son article (l'Allemagne mérite-t-elle encore son AAA ?), le "bon" côté des choses est que cela pourrait pousser madame Merkel à se montrer plus flexible, notamment sur la question du rôle de la BCE et de la création d'Eurobonds.

▪ Le Bund se cale désormais sur les indices actions
En termes d'analyse de marché, la forte corrélation inverse du Bund avec les indices s'est arrêtée il y a quelques jours. Comprenez : le contrat a baissé simultanément avec les indices boursiers.


S'agit-il d'un tournant majeur ? Il est encore trop tôt pour le dire ; il faudra observer si nous assistons à une "recorrélation" inverse du Bund aux indices.

Observer l'évolution de ces deux actifs lors du prochain rebond technique des indices actions nous apportera ainsi de précieuses informations. D'ailleurs, à ce titre, graphiquement, le DAX allemand s'approche désormais de l'objectif de baisse de sa figure de continuation baissière en tête-épaules que j'évoquais auprès de mes abonnés le dimanche 20 novembre.


Graphique du DAX
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

 

▪ Le T-Note américain, indicateur d'aversion au risque
Mais -- car il existe bien un risque -- si le papier américain finissait par avoir le même genre de défiance que la France récemment ou encore que l'Espagne ou l'Italie (même si je pense que nous en sommes encore loin), les semaines qui viennent pourraient alors de nouveau s'avérer difficiles... Car si même les actifs les plus sûrs ne trouvent plus preneurs, où iront ceux, déjà boudés, plus risqués ?


En attendant, dans mon service Agora CFD, je me focalise sur le T-Note américain. La corrélation inverse du papier américain à 10 ans (autre valeur refuge par excellence) avec les mouvements du future S&P 500 reste, elle, conforme aux normes historiques.

Elle continue à nous permettre de "sentir" le retour de l'aversion au risque en intraday (fort utile pour intervenir sur les CFD à court terme). Mais pour tout vous dire, là aussi, à terme, il y a un risque inhérent sur la dette américaine : l'échec dans les négociations du "supercomité" entre républicains et démocrates était là pour nous le rappeler...

 

Retrouvez-nous en ligne sur :
http://www.publications-agora.fr
http://www.la-chronique-agora.com

 

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Trader Noé – Analyse du 6 décembre 2011 ET une mise au point de la rédaction

Concernant les marchés, nous regarderons toujours le niveau des 1270-1300 qui présente une grosse zone de résistance sur l’indice E-mini SP 500.
De même pour l’indice Future CAC 40 la zone des 3220-3250 est très importante.
Pour ceux qui lisent entre les lignes, je vous rappelle que cette remontée technique avait été proposée notamment lors de la rupture de la résistance des 3025 points (voir lundi 28 novembre).
Pourtant, la tendance de fond reste baissière et certains d’entre vous ne semblent pas comprendre qu’il s’agit juste d’un rebond.

D’ailleurs, un ancien patron de Jérôme Kerviel, Jean Pierre Mustier, vient d’annoncer une apocalypse économique.

L’EURUSD a tendance à se rapprocher de son support des 1.323. Sous les 1.32, une accélération pourrait se produire vers 1.3 – 1.285 et 1.23.

Concernant le Gold spot, le marché reste en consolidation. Sous les 1690 dollars l’once, nous regarderons les 1650 et peut être 1570 dollars l’once comme support majeur (intéressant pour renforcer sa position en physique probablement). La hausse du métal sera synchronisée avec l’écroulement du reste. Il faudra que celui-ci franchisse successivement les 1800 et surtout 1930 dollars l’once pour une poursuite haussière vers 3200 dollars. La tendance de fond étant haussière, malgré la correction de ces dernières semaines.

Mise au point nécessaire – Nous attendons des messages constructifs, nous ne sommes pas devins.

Pour ceux qui proposent des messages déplacés, n’apportant rien, merci de retourner sur un forum “bisounours” de votre courtier. Restez dans votre univers et joyeuse apocalypse, votre réveil sera difficile.

Cet article est très clair, comme les précédents. Hier, nous avons été contraint de supprimer des intervenants qui ont eu des propos absolument déplacés sur le post de Trader Noé. Il n’est pas responsable du fait que le marché reste sur un plateau. Ses points fonctionnent à la perfection et il suffit d’être rigoureux pour les suivre. Les archives de ce blog montrent l’extraordinaire taux de succès de ses analyses, qu’il a la gentillesse de nous faire parvenir tous les jours (ouvrables), avant l’ouverture des marchés… et ce avec une régularité exemplaire depuis plusieurs mois maintenant. Ce n’est pas pour se faire insulter. Le problème est que certains cherchent à spéculer et confondent tendance avec rebond technique. Nous avons toujours recommandé de ne pas spéculer. Si, du jour au lendemain, “ils” décident, comme en 1929, de faire plonger les bourses, vous pouvez avoir une chute de 25% dans la journée. Dans cette hypothèse, vous ne reverrez JAMAIS l’argent que vous avez chez un courtier. Nous écrivons bien : JAMAIS. Et nous écrivons cela en connaissance de cause.

Autre point pour les sceptiques: cette crise n’a rien à voir avec les précédentes. Elle sera pire que celle de 1929 et nous mènera à une GUERRE CIVILE EUROPEENNE, puis à une GUERRE MONDIALE dans la foulée. Pourquoi ? La Mésange a raison dans ses explications et nous approuvons bien évidemment, surtout sur le plan religieux. La vérité rassemble et l’erreur divise.

Les articles que nous mettons en ligne prennent du temps sur notre journée déjà très surchargée. Ce n’est pas pour obtenir des “ouais…” ou je ne sais quoi du même genre. Il faut que les commentaires soient “constructifs” sans quoi nous abandonnerons ce blog. Cela dit, nous ne sommes cependant pas dupes que certains “milieux”, cherchant à favoriser cette solution, interviennent bien évidemment en ce sens. Nous serons donc plus rigoureux pour supprimer les commentaires nauséabonds. D’aucuns crieront à la censure, le temps des bûchers, etc. Qu’ils piaffent, ce blog ne leur appartient pas et il n’est pas la propriété d’un “grand journal”. Tout le monde connait la conséquence d’un fruit pourri dans un panier garni de beaux fruits.

Si, éventuellement, nous prenons la décision de fermer, en concertation avec Trader Noé, nous proposerons une autre solution afin de ne pas écarter les dizaines de milliers d’anonymes qui visitent ce blog régulièrement. Mais ce n’est pas du tout à l’ordre du jour. Nous remercions bien évidemment ceux qui interviennent à bon propos et qui sont, heureusement, l’écrasante  majorité. Soyons unis dans la vérité et ne nous trompons pas d’ennemi. Il y a encore beaucoup à faire avant la fermeture d’internet.

 
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Publié par le 6 décembre 2011 dans Non classé

 

“Get your silver out of the banks”

Par Menthalo – (Eric Sprott lance un appel aux mines d’argent:“Get your silver out of the banks”)

Eric Sprott est le Patron de Sprott management, dont les ETF Gold et Silver, sont considérés comme réellement en Physique et de ce fait se négocient avec une prime. Hier, la prime sur PSLV était de 15,44% par rapport au cours du silver.

Sprott a annoncé le mois dernier qu’il agrandissait la taille de son ETF Silver (et donc le nombre de parts) en investissant dans 1,5 Milliard de $ en lingots d’argent.

En prenant le cours moyen actuel, cela représente environ 47 Millions onces, soit  6,25% de la production minière mondiale annuelle. Cet investissement par une seule compagnie  va peser lourd sur les marchés, alors que la demande des BRIC semble insatiable. (voir le pdf en anglais ci-dessous.)

Sprott appelle les producteurs de Silver à défendre leurs propres intérêts et ceux des actionnaires.

A) En plaçant leur trésorerie et leurs bénéfices en barres de Silver, qu’il considère comme déjà remonétisé… et non pas en Dollar, qui peut dévaluer à tout moment.

B) En conservant leurs lingots d’argent loin des banques, qui peuvent être emportées à tout moment par la faillite du système.

C) En ne mettant pas ce silver sur le marché, ils soutiendront les cours et donc rendent service à leurs actionnaires et à eux-mêmes.

D) Leur poids économique peut totalement assécher le marché en 2012, propulsant le Silver à des hauteurs considérables.

E) Leur trésorerie placée en silver serait ainsi le meilleur des placements, sans risque systémique et valoriserait d’autant leur action.

Superbe argumentation.

Par certains côtés, cet appel d’Eric Sprott au Mineurs rappelle l’appel d’Eric Cantona. Je ne savais pas Cantona intéressé par le silver.

Pour mémoire, Eric Sprott vise 12.000$ l’once d’or et 1.200$ l’once d’argent. (Source)

Sprott-Silver-Miners

 
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Publié par le 5 décembre 2011 dans Non classé

 

Trader Noé – Analyse du 5 décembre 2011

Depuis que l’indice Future CAC 40 a franchi sa résistance à 3025 points, celui-ci a atteint très rapidement la résistance des 3150 points et se rapproche des 3250 points. Ensuite, il y aura peut-être 3350-3380 points.
Cependant la situation est bien trop délicate pour conserver des positions dans un tel contexte géopolitique où les Russes et Chinois n’hésiteraient pas à soutenir l’Iran en cas de conflit. D’autre part, la situation en Europe reste très instable, avec des taux qui ne cessent de monter. Attendons les conclusions de la réunion en fin de semaine.

En attendant, l’indice E-mini SP 500 commence à manquer de dynamisme avec la fameuse résistance des 1270-1280, qui devra être franchie pour poursuivre la reprise. Ensuite, il y a un très gros barrage à 1300 points.
Nous restons donc très prudents en regardant l’évolution du E-mini SP 500. Soit la résistance des 1280 est franchie et laisse un petit potentiel.
Soit, nous assisterons à un rebond à la baisse (non franchissement) et des agences de notation pourraient intervenir pour favoriser la chute des indices sur ces points techniques.

Sachez que le petit arc à poulies n’est toujours pas invalidé, malgré la remontée de ces derniers jours. Rappelons-nous que lorsqu’il s’était formé sur les bancaires, la correction moyenne a été des 27 % en quelques jours. Le monstre qui arrivera l’année prochaine pourrait être une véritable lame de fond.

Concernant l’EURUSD l’évolution se fait toujours sous les 1.3550-1.36 et la tendance de fond reste baissière. Cependant, pour voir une nouvelle accélération à la baisse, il faudra cette fois casser le support des 1.32. Dans ce cas, nous regarderons les supports 1.3 et 1.23.
Pour que l’EURUSD respire un peu, il faudrait déjà repasser au-dessus des 1.36.

 
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Publié par le 5 décembre 2011 dans Non classé

 

Quelle hypocrisie de l’Ouest à l’Est

« Le gouvernement italien de Mario Monti vient d’adopter une cure anti-crise d’une rigueur draconienne pour tenter de mettre l’Italie à l’abri de la crise de la dette », ont indiqué des sources gouvernementales. Est-ce que cela va servir à quelque chose ? Tout le monde connaît la réponse. Non !

M. Monti doit tenir d’ici peu une conférence de presse pour présenter son plan, chiffré à 24 milliards d’euros par les médias. [Ce plan s’ajoute aux précédents de juillet et de septembre de 60 milliards d'euros.] Bien sûr, cet ancien employé de la Firme justifie ces mesures par l’urgence de la situation. Sans surprise, il y aura des coupes dans les dépenses publiques, une augmentation de la fiscalité notamment sur l’immobilier, ainsi qu’une réforme des retraites dénoncée par les syndicats. On promet aux Italiens que ces mesures, qui rappellent une époque de sinistre mémoire, permettront à leur pays de parvenir à l’équilibre budgétaire en 2013. Ils vont récolter une récession qui débouchera sur une guerre civile. Car c’est précisément l’objectif recherché par les patrons des Firmes qui emploient des marionnettes comme Mario Monti & Cie. (Graphique sur les CDS Italie 10 ans)

Relevons la déclaration de l’ancien ministre des finances Thierry Breton qui pronostique que la France va se retrouver en première ligne face aux marchés à compter de 2013, lorsqu’elle deviendra le premier emprunteur de la zone euro, devant l’Italie. Il est vrai que 2013, c’est bien loin…

De l’Italie à la Russie: les pièces du puzzle s’ajoutent les unes aux autres

Tandis que les technocrates imposés par la finance anglo-saxonne exécutent leur « contrat », la Russie, elle aussi, joue sa partition avec le retour de Vladimir Poutine. Son parti, Russie unie, obtient la majorité absolue à la chambre basse du Parlement (Douma) avec 238 députés sur 450. La majorité absolue à la Douma est de 226 députés sur 450. Notons tout de même qu’aux élections de 2007, le parti de Poutine avait obtenu 315 sièges à la Douma. Il perd donc la majorité des deux tiers. Peu avant le scrutin, Poutine avait conseillé aux Occidentaux qui criaient à la manipulation de s’occuper de leurs propres déficits. Entre la Russie qui vote dans les conditions que tout le monde connaît, et les Occidentaux à qui ON impose des employés du cartel bancaire sans passer par les urnes, pour mener des cures d’austérité menant à l’explosion sociale, la conclusion s’impose s’elle-même… la dictature n’est plus très loin.

 

 

 

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Voici les dernières nouvelles en relation

avec notre République Inachevée et la Dette Publique


 

Pour un audit citoyen de la dette et le lancement d'un vaste débat démocratique

http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=169:pour-un-audit-citoyen-de-la-dette-&catid=13:agenda&Itemid=59


Crions plus fort que les lobby signons la pétition pour une protection des consommateurs face aux lobby des OGM Voir « les OGM n'apportent rien, sauf aux multinationales»

http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=174:ogm-letude-qui-accuse&catid=13:agenda&Itemid=59

 

Enquête sur le business des donateurs http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=175:enquete-sur-le-business-des-donateurs-&catid=13:agenda&Itemid=59

 

 

La République sera achevée

lorsqu'elle sera sociale Jean Jaurès

 

Nous n'avons plus l'habitude aujourd'hui d'entendre ou de lire des paroles ou des écrits justes venant de la part d'un homme politique. Avec le Sarkozysme le fameux Président de tous les Français longtemps proclamé par la Vème République dirige aujourd'hui une République alourdie de dettes. Ces dettes sont-elles publiques? Pas si sûr, la République du Président et de son parti a un coût impensable pour la plupart d'entre nous. Cette manoeuvre dirigeante oublie la majeure partie de nos concitoyens qui vivent avec très peu , voire sans moyens . D'autres entrent dans le parcours du combattant pour entreprendre, mais quand l'Etat défend les intérêts des grands lobbies avant ceux des petites entreprises: l'économie réelle piétine et notre pays sombre peu à peu dans la misère.


Voir la suite

http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=170:la-constituante-un-sujet-capital-lors-de-la-campagne-2012-&catid=13:agenda&Itemid=59

 

Cordialement René Chaboy Pdt de l'association Lien en Pays d'OC

et membre de l'association pour une constituante

 

 

 

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Chevènement :

 

"Les agences sont la partie émergée d'un système qui oppose les marchés financiers et les peuples"
Agenda et médias
"Les agences sont la partie émergée d'un système qui oppose les marchés financiers et les peuples"

Jean-Pierre Chevènement était l'invité du matin sur France Info, mardi 6 décembre 2011. Il répondait aux questions de Raphaëlle Duchemin.

Carnet de Jean-Pierre Chevènement
L’acte de naissance d’une Europe régressive et disciplinaire

Le contenu du nouveau traité européen annoncé par Mme Merkel et M. Sarkozy est très grave : c’est l’acte de naissance d’une Europe régressive et disciplinaire.

 

 

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Patrick Le Hyaric 6 décembre 08:47
La tutelle !
patricklehyaric.net
Le discours de Toulon de M. Sarkozy a constitué une funeste opération d’enfumage pour préparer nos c...
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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 13:45

 

Israël scandalise les Juifs américains

lundi 5 décembre 2011, par La Rédaction

 

Regardez un des spots publicitaires qui a provoqué l’émoi de la communauté juive aux États-Unis :
www.aloufok.net/diaspora.htm


***

Assise sur les genoux de ses parents, une jeune Juive américaine converse par webcam avec ses grands-parents vivant en Israël. La fille s’exprime dans un bon hébreu, mais, lorsque sa grand-mère lui demande quel est le nom des prochaines vacances, elle répond "christmas", au lieu du traditionnel "Hanukkah" juif. "Avant que Hanukkah ne devienne Noël, il est temps de retourner en Israël", conclut le spot publicitaire.


Un père juif américain dort à poings fermés sur son fauteuil pendant que son fils achève un coloriage. Le dessin terminé, le petit garçon tente de réveiller son père pour lui tendre son oeuvre : "Daddy, daddy", l’interpelle-t-il à plusieurs reprises. En vain. Il décide alors de l’appeler "Abba", nom hébreu désignant le "père". Celui-ci se réveille immédiatement, tout sourire. "Avant que "Abba" ne devienne "Daddy", il est temps de rentrer en Israël", conclut l’annonce diffusée à New York, Los Angeles et Palo Alto.

 

Lancée depuis septembre par le ministère israélien de l’Immigration et de l’Intégration, la campagne entend inciter les expatriés vivant aux États-Unis à retourner en Israël, au risque de "perdre leurs racines juives et d’être assimilés à la société et à la culture américaine", explique le Gardian.


Pourtant, l’opération a suscité chez la diaspora l’exact effet inverse, provoquant notamment la fureur des Fédérations juives d’Amérique du Nord (JFNA). L’entité, qui rassemble 157 organisations et plus de 300 réseaux à travers le pays, n’a pas hésité à la qualifier de "scandaleuse et insultante". Une réaction d’autant plus embarrassante que la communauté juive aux États-Unis est énorme (5,28 millions), ne comptant que 500 000 Juifs de moins qu’en Israël (5,70 millions). Une diaspora dont l’État hébreu aurait tort de se passer en ces temps d’isolement diplomatique, d’autant qu’elle explique en partie le soutien indéfectible des États-Unis à Israël.


Dans un mail envoyé à ses nombreux membres ainsi qu’au Premier ministre Netanyahou, l’association s’indigne de la campagne publicitaire : "Bien que nous comprenions les motivations derrière la campagne, nous demeurons fortement opposés au message selon lequel les Juifs américains ne comprennent pas Israël. Nous partageons l’inquiétude de beaucoup d’entre vous selon laquelle ce message scandaleux et insultant pourrait altérer la relation entre Israël et sa diaspora." Et la JNFA d’ajouter : "Au lieu de dresser les Juifs israéliens et américains les uns contre les autres, nous devrions chercher à renforcer notre amour partagé pour Sion et construire les liens du peuple juif dans le monde entier."


En réalité, l’opération répond à une résolution, adoptée en 2010 par le cabinet du Premier ministre israélien, qui encourage les citoyens israéliens aux États-Unis à retourner au pays, incitations financières à l’appui. D’après le porte-parole de Benyamin Netanyahou, la mesure visait officiellement à "empêcher la fuite des cerveaux". Difficile, pourtant, de ne pas y voir une volonté de renforcer la population juive au sein de l’État hébreu.

 

Ce n’est pas la première fois qu’un Premier ministre israélien agit de la sorte. En 2004, Ariel Sharon avait provoqué l’indignation en appelant publiquement les Juifs de France à venir s’installer en Israël "aussi vite que possible", en raison d’un "antisémitisme" qu’il estimait croissant dans l’Hexagone.


Au coeur de la tourmente, le ministère israélien de l’Immigration et de l’Intégration justifie son choix par le fait que la campagne "touche l’essence même de l’identité israélienne". Pour le reste, le ministère préfère botter en touche : "La campagne ne visait ni la communauté juive aux États-Unis ni toute autre diaspora", écrit-il dans un communiqué, repris par le Daily Telegraph. "Les récentes accusations selon lesquelles le gouvernement israélien essaie d’intervenir dans les choix personnels des Juifs américains ou de rabaisser leur mode de vie sont infondées."


Submergé par les messages de colère, l’ambassadeur d’Israël à Washington, Michael Oren, a expliqué que cette campagne avait été conduite sans l’approbation de l’ambassade israélienne à Washington, ni de celle du chef du cabinet du Premier ministre, et que ni l’un ni l’autre n’avaient pas été mis au courant. Netanyahou n’a pas tardé à réagir. Face à la colère de la diaspora, il a ordonné l’annulation pure et simple de la campagne.



(Lundi, 05 décembre 2011 - Avec les agences de presse)


Pour vous inscrire à notre liste de diffusion "Assawra"


faites la demande à l’adresse : inscription@assawra.info

 

http://www.aloufok.net/spip.php?article6036



Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 04:09
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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 03:20

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05 décembre 2011

 

Les élections législatives marquent à n’en pas douter, un ancrage définitif de la Russie dans un modèle de développement démocratique autonome, éloigné des influences occidentales. La baisse de Russie Unie était prévisible tant le résultat de 2007 fut exceptionnel, avec plus de 60% des voix. Le parti au pouvoir conserve une confortable avance sur ses rivaux. L’importance de ces élections n’est pas dans cette baisse de Russie Unie, qui n’empêchera pas, de toute façon, Vladimir Poutine de gouverner pendant son prochain mandat. Ce qui compte avant tout, c’est le rejet massif de l’influence occidentale par le peuple russe. Les moyens engagés par les ONG américaines l’auront été en pure perte. Même à Moscou, le parti Yabloko, considéré comme le plus libéral, recueille à peine 10%. La nouvelle classe moyenne russe ou les milieux populaires, lorsqu’ils n’ont pas voté Russie unie (49,7%), ont voté communiste (KPRF : 19,15%), Russie Juste (parti proche de Russie Unie : 13,16%) ou pour les ultra-nationalistes de Vladimir Jirinowski (LDPR : 11,7%). Au total, plus de 90% du corps électoral russe rejette l’influence occidentale.


La Russie semble définitivement guérie de son engouement pour le modèle occidental du début des années 90. Le modèle consumériste, si visible à Moscou, n’est pas venu à bout à bout de l’âme russe. Les trois millions de fidèles qui ont défilé devant la ceinture de la Vierge dans toute la Russie, attendant pendant des heures, la nuit et dans le froid sont là pour en témoigner. Les Russes, soutenus en cela par leurs élites reconstruisent leur identité autour du christianisme, ce qui est également une rupture nette avec l’Occident ou la laïcité militante est devenue religion d’État.


Absence de partis pro-occidentaux à la Douma, reconstruction de l’identité russe autour du christianisme, piété populaire, refus de l’affrontement civilisationnel, interdiction du prosélytisme homosexuel, c’est le modèle européiste au complet qui est rejeté par le peuple russe et ses élites dirigeantes. Paradoxalement, c’est un modèle de développement qui pourrait inspirer les sociétés européennes enfoncées dans une crise autant économique que morale.


Xavier Moreau



 

Au vu des résultats 2011, la Russie devient une vraie démocratie.

Une vraie démocratie musclée et non molle comme en Europe.

1/ Russie Unie en tête avec ses deux tours : Poutine et Medvedev. Un vrai parti centriste fort. Ce parti a tapé fort dans les moins de 25 ans , ce qui contredit « les oiseaux de malheur occidentaux »

De Gaulle en serait jaloux!

2/ Un Parti communiste débarrassé des oripeaux du stalinisme fait fort avec près de 20%. Parti important pour l’équilibre de la Russie.

3/  Le Parti Russie Juste avec près de 13% s’est remusclé. En comparaison avec la France, c’est un PS français mais dont le fruit  n’est pas pourri.

Ce tiercé donne à la Russie une force inégalée, une Russie droite dans ses bottes prête à construire la nouvelle Eurasie tant désirée par le Kazakhstan.

Les autres partis:

Le parti Juste Cause représentant l’ultra libéralisme ne fait que 1.1% signifiant que le Peuple russe rejette le capitalisme inhumain.

Le Parti Iabloko ne représentant que 4% avec une population plutôt citadine, cultivée, n’ayant pas trouvé ses marques fera mieux la prochaine fois et avec 5% sera présent à la Douma (chambre basse du parlement).

Le Parti libéral-démocrate de Russie avec ses 11% reste stable. Parti  à comparer avec le FN français porté sur le patriotisme zélé mais ne progressera certainement pas dans l’avenir car vendre du patriotisme en Russie en tête d’affiche en « coeur de cible  » est inutile car tous les russes sont patriotes, toutes opinions confondues.

Le Parti Patriotes de Russie avec moins de 1% – Rien à dire, parti des indécis permanents mais courage…Comme aux jeux olympiques, l’essentiel est de participer !

Quant à l’ineffable Kasparov ne représentant que lui-même jouait au jeu « des élections » ( plus captivant que le monopoly ) dans sa chambre d’hôtel. Il aurait été vu dernièrement pleurer dans les bras de Pierre Avril du Figaro qui va se charger d’expliquer au français lambda que les élections russes étaient truquées. Il faut bien occuper les enfants !

Vilistia 


Posté par Alaindependant à 23:53 - Le peuple - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 01:02

 

Egypte : à la croisée des chemins


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mercredi 30 novembre 2011, par Tariq Ramadan


Voici venir des jours décisifs. Les Egyptiens se rassemblent sur la place Tahrir, exigeant que l’armée se retire du pouvoir. Ils exigent un véritable processus démocratique et transparent au sein duquel la société civile puisse trouver sa place et son rôle légitimes. Il devient évident que cela n’est pas vraiment l’intention de l’armée, ni sa vision de l’avenir. Après avoir accepté la démission du premier ministre, la junte au pouvoir a nommé Kamal al-Ganzouri, un ancien lieutenant de Moubarak âgé de 77 ans. Le choix d’un tel candidat montre comment l’armée essaie de contrôler la situation. Tantaoui et ses sbires ne sont tout simplement pas prêts ni disposés à soutenir une transition démocratique véritable. En coulisses, ils cherchent des alliés et tentent de conclure des accords afin de se protéger et de continuer à contrôler l’Etat.


Les personnes qui manifestent sur la place Tahrir ont besoin de soutien. Ils ont clairement compris que l’Egypte est à la croisée des chemins ; si une libération véritable est au programme, alors c’est ici et maintenant que les choses vont être décidées. Faire partir Moubarak n’était que le premier pas ; désormais, les manifestants affrontent le régime, ses structures, ses intérêts et même ses alliés. Ces jours, ils sont en train de défier les forces les moins visibles, et les plus complexes, qui sont au cœur de l’appareil d’Etat égyptien, tant sur le plan national qu’international. Ce faisant, ils font non seulement face à des différends sur le plan intérieur, mais affrontent également des défis internationaux liés au Moyen-Orient (le conflit israélo-palestinien, les intérêts occidentaux et asiatiques, d’autres mouvements populaires, etc.). Cela ne sera pas facile : après des mois de résistance non violente (avec la retenue apparente de l’armée), nous assistons à présent à la répression, aux arrestations, à la torture et au meurtre émanant tant de la police que des forces armées. Ils se sont éventuellement excusés, mais quelque chose a changé. Il est essentiel pour les femmes et les hommes qui continuent de manifester sur la place Tahrir de rester non violents, de rester fidèles à la philosophie, ainsi qu’à l’esprit, des premières manifestations : pas d’armes, mais de l’assurance, du courage et de la dignité.


Vendredi dernier, la manifestation était appelée celle de la “dernière chance”. Nous devrions rester optimistes et faire des analyses en profondeur concernant la situation dans toute sa complexité. En coulisses, l’armée est en train de jouer un jeu peu loyal qui n’a rien à voir avec un potentiel avenir démocratique. Certains affirment qu’il faut de la patience ; il s’agit d’une période de transition. Cela est partiellement juste - la transition requiert du temps, des compromis et des efforts - mais ce n’est pas tout à fait ce qui se passe en Egypte. On entend des appels à la démocratie, on réitère des promesses (faites par la junte, annonçant qu’elle quittera le pouvoir en juin), et on fixe une date pour des élections, tandis que l’on négocie et fait des affaires visant à se partager le pouvoir et les intérêts. L’armée joue un rôle central : elle est en contact avec toutes les grandes organisations et tous les courants importants qui composent la société civile égyptienne. Parmi eux, bien entendu, les Frères Musulmans. Les tensions sont vives au sein de l’organisation islamiste : certains de ses dirigeants sont proches de la jeune génération et tiennent à soutenir les manifestants en appelant à une réforme complète et entière du régime tandis que d’autres (la majorité de la classe dirigeante actuelle) tiennent à protéger leur futur statut et rôle au sein de la société et sont prêts à négocier avec les forces armées afin de sortir de la situation actuelle. Il se sont parfois distancés des manifestations et ont joué un rôle ambigü entre la société civile et l’armée. De l’autre côté, on ne devrait pas oublier que les Américains ne sont jamais loin des négociations. Les forces armées égyptiennes sont un allié important et, bien que nous entendions des appels américains à ce que les civils s’emparent du pouvoir, la position étasunienne est loin d’être claire. Un accord entre l’armée et les Frères Musulmans pourrait s’avérer intéressant pour le gouvernement américain. Plus encore s’ils parviennent à convaincre un “civil” capable de plaire à la rue et de préserver leurs intérêts, tel que Mohammed el Baradei, afin d’assumer le pouvoir. Le printemps égyptien ressemble de plus en plus à de froids calculs politiciens au sein desquels les espoirs du peuple sont accessoires, si même ils ont quelque valeur.


L’Egypte n’est pas la Tunisie. Depuis le début déjà, j’étais pessimiste quant au fait que les Egyptiens suivraient les pas des Tunisiens. Ils m’ont donné tort. Mais la situation actuelle pourrait me donner raison à nouveau : les apparences peuvent être trompeuses. Il y a eu des manifestations, les espoirs ont été très élevés et Moubarak a finalement quitté le pouvoir ; mais nous sommes loin de l’exemple tunisien. Il serait intéressant d’analyser la situation égyptienne à la lumière de ce qui se passe en Syrie, au Yémen et en Libye (où les négociations secrètes entre le CNT, les gouvernements américain et européens donnent un aperçu de ce qui se trame réellement) bien plus que la situation en Tunisie ou même au Maroc, où le parti islamiste jouera désormais un rôle nouveau dans le paysage politique.


Des forces contradictoires - sur le plan national et international - cherchent à gagner du temps ; de puissants intérêts sont en jeu. Au Moyen Orient, les défis sont nombreux, tout comme le sont les intérêts conflictuels. D’authentiques et véritables démocraties en Egypte, en Syrie, au Bahrein, en Libye, ainsi qu’au Yémen sont loin de devenir une réalité. En fait, la démocratie authentique et véritable est loin d’être l’objectif de nombreuses personnes parmi les protagonistes de la région. La bataille ne sera pas facile. Il n’empêche que nous devrions demeurer cohérents et courageux dans notre soutien aux populations civiles qui refusent d’abandonner leurs revendications. Elles sont dans la rue en Egypte, en Syrie, au Bahrein et au Yémen ; elles se sont battues en Libye. Les défendre est absolument essentiel. Les personnes innocentes n’ont pas été tuées en vain ; quel que soit le résultat des calculs très malsains, faits en coulisses, quelque chose est en train de se produire dans le monde arabe. Aujourd’hui ou demain, il n’est pas seulement de l’espoir, mais encore une vérité historique : les peuples arabes trouveront certainement le chemin de leur accession au pouvoir et à la liberté. Que les forces armées, les pouvoir occidentaux et asiatiques, ou bien encore les pantins politiques puissent préserver leurs intérêts immédiats n’empêchera pas, au demeurant, les citoyens d’obtenir leurs droits, ainsi que leur dignité. Il s’agit d’une question de temps, et de courage. Ces jours-ci, le courage est partout dans les rues arabes.

 

Merci encore à S.H. pour cette fidèle traduction

 

http://www.tariqramadan.com/Egypte-a-la-croisee-des-chemins.html

 


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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 00:38
05/12/2011 23:00:06
Revue de presse
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La crise financière doit être sérieuse : Le Monde laisse passer des tribunes où la sortie de l'Euro ne relève pas de la catastrophe...
Le Monde

Réquisitionnons les banques centrales !


Point de vue

01.12.11 | 14h46

par Jacques Sapir, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)

Depuis quelques semaines, la dégradation constante des taux d'intérêt entérine désormais la fin probable de la monnaie unique. L'attitude de l'Allemagne, qui ne veut ni entendre parler d'une monétisation des dettes ni se résoudrerésoudre à des transferts budgétaires, mais qui aimerait imposer des règles antidémocratiques sur les budgets sans compensation, précipite cette crise. Il convient désormais de regarder la situation sans fards.

La hausse des taux d'intérêt est, ou sera sous peu, insoutenable pour de nombreux pays. Plus généralement, la défiance des marchés financiers ne connaît plus de limites : même l'Allemagne est touchée et la perte du triple A français est déjà entérinée par les écarts de taux (spreads) entre notre pays et l'Allemagne.

Deux solutions sont proposées. La première est que la Banque centrale européenne (BCE) fasse l'équivalent du quantitative easing américain en rachetant aux Etats une partie de leur dette (et non plus sur le marché secondaire auprès des banques). Cela reviendrait à rétablir les pratiques anciennes des "avances au Trésor public" d'avant 1973. Les risques inflationnistes sont très limités du fait de la récession dans laquelle l'Europe est plongée.

Cependant, des obstacles insurmontables s'opposent à cette solution :

1. Elle est interdite par le statut de la BCE et toute modification de ce statut exige l'unanimité. Or, des pays sont opposés à une telle solution (Allemagne, Finlande et peut-être Autriche et Pays-Bas).

2. Le blocage allemand s'enracine de plus dans une impossibilité constitutionnelle pour ce pays. La Cour de Karlsruhe a imposé que les règles de la BCE soient les mêmes que celles de la Bundesbank pour consentir à l'abandon du mark.

On peut imaginer que l'Allemagne change sa Constitution. Mais il lui faudra au moins dix-huit mois, or le rythme de la crise se compte en semaines. Techniquement, il n'est pas possible d'aller contre l'avis de l'Allemagne dans la gestion de la BCE. La seconde solution est celle de l'émission de titres de dettes au nom de la zone euro. Mais on se heurte alors à des problèmes insurmontables :

1. Si l'ensemble des pays se portent garants, compte tenu du risque grec et portugais, les agences de notation ont déjà averti que la note de ces eurobonds serait très dégradée (CC). Dans ce cas, il est illusoire de compter sur eux pour donner de l'oxygène aux pays en difficulté.

2. Ces obligations, si elles étaient garanties par les pays ayant une note AAA, pourraient être placées à des taux d'intérêt acceptables mais en petite quantité. Or, les besoins de financement des pays en difficulté s'élèveront en 2012 à plus de 460 milliards d'euros (dont au moins 335 milliards pour l'Italie).

3. Enfin, on se heurte à une opposition farouche de l'Allemagne.

Aucune de ces deux solutions n'est viable. Le pire serait alors un délitement progressif de la zone euro, avec le départ de la Grèce, puis du Portugal, puis de l'Italie et de l'Espagne, nous laissant de fait en tête-à-tête avec l'Allemagne. Un euro centré sur le mark connaîtrait une forte appréciation face au dollar. Cette situation serait la condamnation à court terme de la France comme pays industriel.

La question se pose donc avec acuité : devant l'inanité des solutions proposées, il faut soit préparer une sortie coordonnée de l'euro, solution de raison préservant la coordination monétaire entre les pays européens, soit considérer des mesures non conventionnelles. Le problème est de savoir comment contourner l'opposition allemande quant à un changement brutal du statut de la BCE. Une solution existe, qui aurait pour avantage de mettre l'Allemagne le dos au mur.

Les banques centrales des pays continuent d'exister. Elles sont certes liées à la BCE et s'interdisent de procéder à toute création monétaire, mais il s'agit ici d'une interdiction légale qui met en jeu les lois nationales, et non pas d'une impossibilité technique. Il faudrait pour cela procéder à une réquisition des banques centrales (en France, de la Banque de France) pour une période temporaire.

Dès lors, et sous le contrôle du ministère des finances, la Banque de France pourrait créditer le Trésor Public d'une somme importante, de 500 à 750 milliards d'euros. Elle le ferait par un simple jeu d'écriture, acceptant en échange des titres pour une somme équivalente et portant une rémunération de 0,5 %. Avec cette somme, le Trésor rachèterait en priorité les titres détenus par les non-résidents, ce qui aboutirait à faire baisser le poids des intérêts sur le budget.

La réquisition existe dans notre droit. Cependant, il est illusoire de croire que l'on pourrait trouver un accord avant de passer à l'action. Il convient donc de procéder à cette réquisition. Les conséquences seront immédiates :

1. On criera à la rupture des traités. Mais aucun moyen n'existe pour expulser un pays (et donc la France) de la zone euro. Quant à la faire condamner par la Cour de Luxembourg, il nous suffira d'annoncer que nous émettrons autant d'argent qu'il le faudra pour payer une amende.

2. Ayant montré l'exemple, et l'inanité des mesures de rétorsion, il est certain que d'autres pays nous emboîteront le pas.

3. L'effet inflationniste de ces mesures cumulées sera très faible, en raison de la récession qui domine en Europe.

4. En revanche, cette création monétaire devrait faire baisser le taux de change de l'euro par rapport au dollar américain, ce qui pourrait apporter une bouffée d'oxygène bienvenue aux pays d'Europe du Sud et à la France.

L'Allemagne serait alors mise devant le choix suivant. Elle pourrait décider d'accepter ce coup de force considérant que légalement le statut de la BCE n'a pas changé. Un sommet des pays concernés, où les règles pour fixer la quantité de monnaie à créer seraient déterminées, pourrait se tenir dans les semaines suivant cette décision. Si l'Allemagne n'accepte pas cette solution, la seule possibilité qui lui resterait serait de sortir de l'euro, en prenant le risque que la réévaluation du mark retrouvé se combine avec la tendance à la dépréciation de l'euro et aboutisse à un écart de taux de change de 40 % à 50 %, dont les conséquences seraient négatives pour l'industrie allemande. De plus, elle laisserait la France dans une situation favorable.

 

Atlantico
Resserrer la zone euro,c'est construire un nouveau mur de Berlin

Tribune de Christian Hutin, vice-président du Mouvement Républicain et Citoyen, parue sur le site internet Atlantico le 1er décembre 2011

De jour en jour, de semaine en semaine, de réunions internationales en sommets divers et variés, le feuilleton de la crise de la zone euro se déroule sous nos yeux. Rien n’y fait, l’euro se meurt tel le roi de Ionesco. L’absurdité le disputera bientôt à la tragédie.

Il ne faut pas se tromper d’analyse. Ce qui est en train de se jouer c’est l’avenir de la démocratie. Après la chute du mur de Berlin en 1989 qui résultait du rapport de force international issu de la seconde guerre mondiale, le continent européen s’apprête éventuellement à connaître une nouvelle division. Un nouveau mur de Berlin est en cours de construction avec un « noyau dur » monétaire qui regrouperait neuf pays de l’actuelle zone euro.

Il s’agit là d’un constat d’échec retentissant. L’euro aura profondément fractionné l’Europe. Les tensions entre les économies se sont accrues et avec elles les inégalités et la « tiers mondisation » de territoires entiers. Où en est la devise (dans tous les sens du terme) de l’Union européenne. « In varietate concordia ». Que l’on traduit par « Unie dans la diversité ». Divers nous le sommes de plus en plus et l’unité quant à elle s’éloigne. En outre le terme concordia renvoie aussi à l’idée de paix, d’entente harmonieuse…

Le recul démocratique est considérable puisque tout cela n’est conçu que par le durcissement de l’application des règles budgétaires et veut accélérer l’intégration fiscale européenne. L’erreur intellectuelle fondamentale est de considérer que ce qui échoue en ce moment pour les 17 États de la zone euro, réussira pour 9. L’effet sera exactement inverse et ne fera qu’accélérer le phénomène tel une gigantesque centrifugeuse.

Que deviendront alors les huit autres ? Livrés à leur sort ? Nous créerions alors au cœur même du continent une zone périphérique qui se viderait de sa substance. A-t-on pensé aux conséquences possibles ? Peut-on laisser l’Europe centrale et balkanique à la marge d’un système qui la mettra sous tension, coincée entre le monde germanique qui se retranchera au cœur de sa fragile forteresse budgétaire et industrielle et l’influence turque renaissante qui caracole sur un taux de croissance à faire pâlir d’envie ? Nul doute que la Russie ne pourrait se désintéresser de ce nouvel espace politique d’influence stratégique traditionnelle. Mesure t-on ce que cela représente et peut signifier ?

Nous sommes et nous resterons différents dans nos structures économiques et sociales. Ce n’est pas un drame, c’est une réalité. Voilà des années qu’avec Jean-Pierre Chevènement, nous dénonçons le fonctionnement de l’euro. Dès le traité de Maastricht, nous avions démontré le vice fondamental qui ronge la monnaie unique. Il ne faut donc pas mettre un place un « camp monétaire et fiscal disciplinaire » mais un système qui permettra de mettre de la souplesse entre les États membres. Pour ce faire le passage de la monnaie unique à la monnaie commune doit être absolument pris en compte.

 

Le Monde

Cessons de nous focaliser sur le déficit public



Point de vue

01.12.11 | 14h46

par Christophe Ramaux, maître de conférences en économie à l'université Paris-I

Pour l'heure, les libéraux réussissent un véritable tour de force. La crise ouverte en 2007 est clairement celle de leur modèle. Pendant des années, à défaut de voir augmenter leurs salaires, les ménages ont été poussés à la dette. Cela a effectivement soutenu la croissance pendant un temps. Jusqu'à ce que cette dette privée explose. Depuis, la dette publique a pris le relais. Sans elle, les économies se seraient littéralement effondrées.

En France, la dette publique est de l'ordre de 90 % du PIB. C'est évidemment beaucoup. Mais encore faut-il ne pas noircir le tableau. La mise en rapport d'un stock de dette avec un flux annuel de production n'a guère de sens. Pour un ménage, il est fréquent d'avoir une dette supérieure à son revenu annuel : cela n'est pas nécessairement un problème, cela peut permettre de se projeter dans l'avenir. La dette est d'autant moins un problème pour l'Etat qu'il n'est justement pas un ménage. Au nom de quoi le privé aurait-il le droit de s'endetter et pas le public ? La focalisation sur le trou du public et non sur celui du privé, autrement plus important, renvoie au discours libéral selon lequel le public est improductif et pèse sur le privé. Or l'Etat produit aussi de la richesse, les services publics augmentent le PIB. Les Etats-Unis avaient une dette publique de 120 % du PIB à l'issue de la seconde guerre mondiale. La dette y a ensuite fondu comme neige au soleil (moins de 30 % au début des années 1970).

L'important en matière de dette publique est ce que paie l'Etat chaque année au titre de la dette, à savoir les intérêts. Le véritable poids de la dette n'est donc pas de 90 %, mais de 2,5 % du PIB, soit les 48 milliards d'euros effectivement payés par la France (en 2010). Cela ne justifie aucunement les discours alarmistes en vogue. Durant les "trente glorieuses", ce poids était de 1 % du PIB. Mais, au milieu des années 1990, il était de plus de 3,5 %.

Il y a un moyen simple pour baisser les taux d'intérêt : il suffit que la Banque centrale européenne (BCE) garantisse la dette et s'engage à l'acheter si les taux excèdent un certain seuil. Seule la BCE s'y refuse. Elle n'intervient qu'à reculons et à dose homéopathique, d'où le déferlement de spéculations. Refusant de s'attaquer à la finance, la zone euro se place sous la coupe des marchés. Et les néolibéraux parviennent ainsi à leurs fins : imposer des programmes d'austérité sans précédent.

L'analyse keynésienne est ici précieuse : en cas de stagnation ou de récession, on a du chômage, mais aussi une dégradation des comptes publics, à la fois parce que des dépenses augmentent (prestations chômage, etc.) , mais surtout en raison de la chute des recettes fiscales qui dépendent de la croissance. Le déficit public est passé de 3,3 % en 2008 à 7,5 % du PIB en 2009.

 

DOMESTICATION DE LA FINANCE

Cela ne s'explique pas par la relance de Nicolas Sarkozy, particulièrement piteuse au regard de ce qui a été fait aux Etats-Unis ou en Chine, mais par la chute des rentrées fiscales. La dette publique n'est pas la question principale. Sa forte croissance ces quatre dernières années est d'abord liée à la crise. Pour réduire la dette, il faudra sortir de la crise. Or les choix effectués nous conduisent tout droit à la dépression.

Le modèle néolibéral s'appuie sur quatre grands volets : la finance libéralisée, le libre-échange, l'austérité salariale et la contre-révolution fiscale (les baisses d'impôts pour les riches). Sortir de la crise, et ainsi réduire la dette publique, ne pourra se faire sans rompre avec chacun d'eux. Outre la domestication de la finance et une autre politique monétaire, cela passe par le retour à une fiscalité progressive, une relance budgétaire indispensable pour certains besoins et par une relance salariale générale, plus soutenue dans les pays qui ont des excédents commerciaux exorbitants comme l'Allemagne.

Car, derrière la crise de la dette, il est une autre crise, celle de l'euro. Loin de conduire à la convergence, son introduction, en supprimant l'ajustement des parités monétaires, s'est traduite par un creusement des déséquilibres. L'Allemagne, par une austérité salariale redoublée, accumule des excédents au détriment de l'Europe du Sud (Grèce, Portugal, Espagne, mais aussi Italie et France). Or qui dit déficit, dit dette à souscrire pour les payer, de même que les excédents doivent être placés auprès des pays déficitaires.

Face à cela, les solutions fédéralistes (eurobonds, transferts budgétaires, etc.) sont des impasses : loin de résorber les déséquilibres par le haut (la relance de la demande interne en Allemagne), elles les entretiennent. On ne peut pourtant concevoir comme horizon pour l'Europe celui de travailleurs du Sud au chômage aidés par ceux du Nord afin de consommer des marchandises que ces derniers produiraient toujours plus durement (pour financer les transferts). L'Europe mérite mieux. A défaut de quoi c'est l'euro qui sera remis en cause.


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