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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 02:46


 

  • 7 février 2013, par Comité Valmy
    L’attaque contre la démocratie lancée par l’UE et les élites financières
    De la démocratie majoritaire nationale à l’impérialisme financier des élites financières transnationales
    Eberhard Hamer, juriste et professeur d’économie
    En Europe, jusqu’au début du XXe siècle, nous avions des monarchies qui règnaient hiérarchiquement. Les nobles qui leur devaient hommage et appui, pour leurs terres, avaient des privilèges économiques et sociaux (le droit de devenir officier) face au Tiers Etat (bourgeois, paysans, (...)

Et sur cet excellent site,

  • 6 février 2013, par Comité Valmy
    Dans la soirée du 04/02/2013, la télévision syrienne a diffusé une interview du Général Fahd Jassem al-Freij, chef d’état major de l’armée et des forces armées, ministre de la Défense [1]. Il a parlé des dimensions du complot qui vise la Syrie, de la lutte du peuple syrien contre une guerre par procuration sans précédent touchant tous les secteurs du pays, de la détermination des soldats syriens à éradiquer les terroristes et à assister la population, du rôle des groupes terroristes armés dans l’ouverture de (...)


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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 02:43
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Crise du Mali : troisième partie. 7 février 2013

Les intérêts pétroliers

 

Le Mali possède 5 bassins sédimentaires dont le potentiel pétrolifère est avéré :

- bassin de Taoudenni (au nord et vers la frontière mauritanienne) : 600 000 km2 pour le seul Mali mais 1,5 million de km2 partagés entre Mali, Algérie, Mauritanie, Niger. Schites riches en matière organique. Il serait comparable au bassin d’Illizi en Algérie.

- le fossé (ou graben) de Gao : 15 000 km2, un seul puit à l’heure actuelle.

- les bassins contigus de Iullemeden et Tasmena (à l’Est et frontaliers avec le Niger), 80 000 km2, deux puits à l’heure actuelle ; comparable au bassin de Doba au Tchad ou aux bassins d’affaissement paléozoïque d’Algérie.

- fossé de Nara au centre, près de Mopti, également comparable au bassin Crétacé de Doba au Tchad soit aux bassins d’affaissement paléozoïque d’Algérie.

 

L’AUREP, l’Autorité pour la Recherche pétrolière au Mali soutient que le sous-sol du pays est très potentiel pour le gaz et le pétrole et le directeur Afrique du Nord de Total, Jean-François Arrighi de Casanova va dans ce sens quand il parle lui de « nouvel eldorado pétrolier »  à propos de la zone Mauritanie/Mali/Niger.

Cependant, à ce jour, le Mali compte encore un faible nombre de puits et son sous-sol reste sous-exploité.

 

Pour l’instant, Total est surtout présent chez le voisin mauritanien.

La multinationale d’origine française est présente dans l’exploration sur les permis Ta7 et Ta8 de la partie mauritanienne du bassin de Taoudéni mais en partage avec les Algériens et les Qataris. Total possède 60%, la Sonatrach (Algérie) 20% et Qatar Petroleum International 29%.

S’agissant du permis Ta8, le forage du puits d’exploration s’est achevé en 2010 et le résultat est décevant. Sur le bloc Ta7, une campagne d’exploration sismique est en cours depuis 2011.

L’exploration on-shore s’est étendue avec un nouvel accord, en janvier 2012, entre Total et le gouvernement mauritanien. Cet accord donne à Total une participation de 90% en tant qu’opérateur sur le bloc Ta29 situé dans le désert du Sahara, à 1000 km à l’est de Nouakchott et au nord du bloc Ta7. Les 10% restants sont entre les mains de la SMH, la compagnie nationale mauritanienne.

 

Les intérêts de Total dans la zone ne se limitent pas à l’on-shore. Ils portent aussi sur le off-shore :

- accord Total/gouvernement mauritanien de décembre 2011 pour le bloc off-shore C7 (bassin côtier).

- accord Total/gouvernement mauritanien de janvier 2012 pour le bloc C9 (Total 90%, SMH 10%) situé à 140 km à l’ouest des côtes mauritaniennes et qui s’étend sur plus de 10 000 km2 par 2500 à 3000 m de fond.

Signalons à l’attention de ceux qui pourraient, un peu trop rapidement, être choqués par un partage 90/10 entre Total et la SMH, que l’exploration nécessite des investissements colossaux que seul Total peut amener.

 

Il faut bien comprendre que la chute du régime de Kadhafi ouvre, dans toute l’Afrique du Nord et au Sahel en particulier, la perspective d’une vaste redistribution des cartes en matière pétrolière et gazière.

 

S’agissant du Mali et de la Mauritanie, Total, la Sonatrach algérienne et la compagnie qatarie ont des intérêts à la fois communs et rivaux. La capacité de ces compagnies à peser sur les gouvernements africains concernés sera en effet d’autant plus forte que l’influence de leur Etat d’appartenance sera grande.

Il est essentiel de comprendre que la distribution des blocs, et des parts relatives à l’exploitation des blocs, est intimement liée aux rapports de force géopolitiques entre la France, l’Algérie et le Qatar.

 

Regardons maintenant la question de l’or et des autres richesses minières

 

Le Mali est le troisième producteur d’or du continent africain après l’Afrique du Sud et le Ghana. En 2011 il a produit 56 tonnes d’or sur une production minière mondiale d’or qui oscille selon les années entre 2000 et 2500 tonnes.

Voici le classement 2011, production annuelle et réserves prouvées

1/ Chine : 355 t/1900 (en 2007 la Chine est passée devant l’Afrique du Sud)

2/ Australie : 270/ 7400

3/ Etats-Unis : 237 t/3000

4/ Russie : 200 t/5000

5/ Afrique du Sud : 190 t/6000

6/ Pérou : 150 t/ 2000

7/ Canada : 110 t/ 920

8/ Ghana : 100 t/ 1400

9/ Indonésie : 100 t/ 3000

10/ Ouzbékistan : 90 t/1700

 

 

Le Mali est très prometteur dans ce domaine et devrait bientôt dépasser le Ghana devenant alors le 2e producteur d’or du continent africain.

 

En 2011, le Mali est devenu producteur de minérai de fer (exploitation de Tienfela). Il dispose également d’un potentiel élevé en manganèse et produit du phosphate. Ses réserves de bauxite sont estimées à 1,2 million de tonnes et pourront être exploitées dans un futur proche. Un potentiel en lithium, diamant, kaolin et pierres gemmes est également identifié, sans compter bien sûr l’uranium dont nous avons déjà parlé.

 

Il me semble important d’insister sur l’or. N’oublions pas que nous sommes dans un contexte de dépréciation des grandes monnaies mondiales comme le dollar et l’euro. Les banques centrales comme de nombreux opérateurs financiers sont en train d’assurer leur avenir en achetant de l’or physique. L’Allemagne a pris la décision historique de rapatrier une partie de ses stocks d’or physique détenus à New York, Londres et Paris et de très nombreux pays font de même. La Suisse est maintenant, après l’Allemagne, touchée par le mouvement the « Swiss Gold Initiative », initiative lancée par 4 membres du Parlement suisse en mars 2012 visant à exiger le rapatriement de l’or de la BNS (Banque nationale suisse) laquelle refuse d’indiquer dans quel(s) pays se trouve son stock d’or.

Un exemple récent encore (et ils se multiplient presque chaque semaine) : le Fonds d’Etat pétrolier de l’Azerbaïdjan (SOFAZ) a retiré une tonne de son or physique des coffres de J.P Morgan à Londres pour le placer dans les coffres sécurisés de la Banque centrale de Bakou.

Tout le monde est en train de réaliser que les banquiers anglo-saxons ont tout simplement vendu ou « joué » l’or que des Etats et  fonds souverains leur avaient confié.

Et le mouvement se propage!

Washington et Londres – les Français ont sans doute été les plus honnêtes avec les Allemands puisqu’ils ont annoncé qu’ils restitueraient rapidement les lingots ce qui laisse à penser que la France a vendu… son or et non celui des Allemands!- ont déjà annoncé qu’il leur faudrait 7 ans pour restituer à l’Allemagne son or, ce qui signifie très probablement que ces pays n’en disposent plus.

Songez encore que la FED refuse d’apporter la preuve que l’or américain existe encore! Que peut-il bien en être alors de l’or allemand confié aux Etats-Unis?

L’or n’y est probablement plus, comme le soutient le GATA (Gold Anti-Trust Action Committee) car il aura été prêté aux banques d’affaires et vendu sur les marchés afin de maintenir les cours sous pression et de sauver la confiance dans l’argent papier.

 

Les mauvaises langues insinuent que les Etats-Unis et la France pourraient se servir dans les mines d’or du Mali où il sera facile d’opérer à l’abri du monde.

 

Les intérêts qataris

 

Le Qatar porte une responsabilité évidente dans les révolutions de Tunisie, d’Egypte, de Libye (il a financé les islamistes de Cyrénaïque à l’origine du déclenchement de la révolution avant que les militaires qataris ne jouent eux-mêmes un rôle opérationnel actif, au sol, auprès des forces spéciales occidentales), de Syrie (il finance les rebelles islamistes, tout comme l’Arabie Saoudite, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis).

L’action du Qatar est également prouvée au Mali où l’émirat a directement financé les groupes Mujao et Ansar Dine (tandis, je le répète, qu’AQMI est un faux-nez des services algériens) et son influence se dissimule derrière l’action opérationnelle du Croissant rouge qatari.

Le 6 avril 2012, le journal malien l’Indépendant, relatait qu’un avion cargo qatariote avait atterri à Gao pour livrer des armes et des stupéfiants aux rebelles touaregs. La drogue est en effet une source de revenu essentielle des rebellions dans le monde, et ce sont des services secrets étatiques qui la fournissent souvent directement aux seigneurs de la guerre et aux mafieux ; certains pays savent en effet recycler leurs saisies policières et douanières en outil de financement de guerres occultes aux mains des services secrets. Pour en revenir à l’article de l’Indépendant, un comité d’accueil a été formé autour de l’avion sous la direction d’Iyad Ag Ghaly, leader touareg du mouvement salafiste Ansar Dine qui contrôlait à ce moment Tombouctou et Kidal. Ancien consul du Mali à Djeddah (mais menacé d’expulsion par les Saoudiens en 2010 il est revenu au Mali, sans doute récupéré par les Saoudiens par les Qataris eux-mêmes farouches ennemis des Saoudiens), ce touareg avait profité d’années d’activité dans le Golfe pour développer ses connexions islamistes.

D’autres sources maliennes affirment qu’après la prise de Tessalit par les islamistes, le 10 mars 2012, un avion cargo du Qatar avait aussi atterri dans cette localité pour y livrer une quantité importante d’armes modernes, des munitions, des 4×4.

Le Qatar a tout fait pour favoriser Ansar Dine, branche dissidente et islamiste du MNLA, contre la branche historique et nationaliste des Touaregs.

Par ailleurs, il faut remarquer qu’en janvier 2012, l’émir du Qatar s’est brouillé violemment avec le président mauritanien, Ould Abdel Aziz. Le Figaro du 12 janvier 2012 relate les faits suivants, qui sont d’une extrême gravité quand on connaît la culture du Golfe : « L’émir du Qatar a voulu donner certaines directives au président Abdel Aziz, usant d’un ton comminatoire, et menaçant d’utiliser sa chaîne al-Jazeera pour faire éclater une révolution en Mauritanie, comme en Tunisie et en Egypte. Le chef de l’Etat mauritanien, un militaire, a alors explosé et a congédié l’émir ».

Cette affaire a forcément fragilisé les intérêts du consortium Total/Qatar Petroleum international en Mauritanie (voir les accords plus haut).

 

Le Qatar, qui joue un rôle important dans la nouvelle donne pétrolière et gazière en Libye, veut étendre son influence dans le Sahel (Mauritanie et Mali) et utilise les groupes islamistes à cet effet.

 

Quelle est la vision stratégique qui sous-tend ces actions? Le Qatar détient 15% environ des réserves prouvées de gaz. Trois acteurs, la Russie, l’Iran et le Qatar détiennent à eux trois 60% des réserves prouvées du monde. En essayant d’étendre son emprise sur le Moyen-Orient (Syrie) et sur le Sahara (Libye, Sahel et demain l’Algérie sur laquelle plane la menace d’une révolution arabe soutenue par Doha), le Qatar, de concert avec les Etats-Unis, veut couper l’Europe de la Russie (principal fournisseur de gaz des Européens) et remplacer Moscou et Alger.

Les investissements du Qatar dans les actifs stratégiques français vont dans le même sens. En s’appuyant sur l’islam en France, en contrôlant des parts croissantes d’actifs stratégiques, le Qatar veut pouvoir influer sur la décision politique française (ce qui s’est passé entre l’émir du Qatar et le président Sarkozy laisse hélas présager de ce qui pourrait se passer demain lorsque de nombreux parlementaires français seront mis sous influence).

Et l’on voit bien où cela pourrait mener… à renforcer un lobbying actif pour faire sortir la France du nucléaire et pousser celle-ci à aller davantage encore vers le gaz (car évidemment les énergies renouvelables ne peuvent être que des composantes minoritaires dans un mix énergétique).

 

Les intérêts américains

 

Après le 11 septembre 2001, sous prétexte de lutte contre le terrorisme islamique, les Américains ont augmenté leur effort d’implantation sur le continent africain, en particulier dans les zones d’influence traditionnelles de la France.

Depuis 2002, 1700 soldats américains sont basés à Djibouti, point d’implantation historique de la France. Depuis 2003, les Américains ont développé avec les pays de la frange saharienne la PSI (Pan Sahel Initiative), un programme d’assistance militaire aux pays sahéliens, qui concerna au départ le Tchad (où la France est pourtant militairement présente), le Mali, la Mauritanie et le Niger, avant de s’étendre en 2005 au Maroc et au Nigeria pour devenir la TSCTI (Trans Saharan Counter Terrorism Initiative). En décembre 2008, les Américains ont créé un commandement stratégique dédié à l’Afrique (à l’exception de l’Egypte qui reste attachée au CENTCOM, le commandement en charge des opérations au Moyen-Orient), en détachant cette zone de leur commandement européen Eucom. Cependant, aucun pays africain n’ayant accepté d’accueillir ce commandement, AFRICOM reste à Stuttgart en Allemagne.

La raison profonde de cet intérêt américain pour l’Afrique n’est pas le terrorisme mais le pétrole et le gaz.

L’Afrique pèse plus aujourd’hui dans les importations pétrolières américaines que l’Arabie Saoudite. Un quart des importations de pétrole américaines viennent d’Afrique, du Golfe de Guinée (Nigeria et Angola mais aussi Guinée équatoriale) et les Américains ont aussi des ambitions en Afrique sahélienne.

 

Si l’on regarde les effets de la coopération militaire américaine au Mali, le résultat est implacable. Les Américains ont surtout formé des Touaregs qui ont ensuite déserté l’armée malienne pour rejoindre le MNLA et Ansar Dine et participer à la guerre contre l’Etat central malien! Quand ils formaient des Noirs du Sud, il s’agissait du capitaine Sanogo lequel renversait, en mars 2012, le président Amadou Toumani Touré et créait l’anarchie dans le pays!

Le général Carter Ham qui dirige Africom, a beau s’être déclaré déçu du comportements des officiers formés par les Etats-Unis, le fait est que tous ses élèves ont tenté de détruire l’Etat malien et ce qui restait de l’influence française!

 

Cela fait dix ans maintenant que nous écrivons qu’au nom de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel, les Américains sont en train d’évincer la France de la zone et de faire main basse sur les réserves pétrolières, gazières et minérales. Pendant que je prêchais dans le désert, des communiquants acquis aux intérêts américains expliquaient doctement sur les plateaux de télévision français que les Etats-Unis n’avaient d’autre ambition que de faire reculer le terrorisme et développer la démocratie. Que seule « l’odieuse Françafrique » avait des intérêts égoïstes sur le continent noir… Qu’il fallait aussi avoir très peur de la Chine laquelle allait « avaler tout le monde tout cru ».

 

La réalité est qu’une fois de plus la politique américaine converge avec celle de l’islam radical.

 

Conclusion

 

La bande Tchad/Niger/Mali/Sénégal doit rester sous contrôle sécuritaire français. Il en va des intérêts stratégiques de la France (hydrocarbures, uranium, or, et autres ressources) comme du maintien de son influence (la France conservera son intérêt aux yeux des Africains, à la condition de garantir à ceux-ci leur sécurité). Puissance francophone et historiquement liée à tous les Etats de la région (Afrique du Nord et Sahel), la France est légitime pour aider les pays de la zone à se débarrasser des groupes islamistes mafieux et à restaurer la stabilité.

Sur les ruines de la Libye de Kadhafi, il est évident que d’autres puissances islamiques cherchent à contrôler la zone : l’Algérie bien sûr, qui a de grandes ambitions dans la région, mais aussi le Qatar. L’Algérie manipule certaines franges de l’islamisme radical jusqu’à s’auto-infliger des attaques (mais contrôlées dans leur portée : In Amenas qui représente 18% de la production de gaz algérien n’a pas sauté ni subi de dommages importants) afin de se présenter comme une puissante garantie de lutte contre le terrorisme. L’Algérie ne veut pas de l’islamisme à sa tête et elle a bien raison, mais hélas, son Etat profond contribue lui à maintenir l’incendie terroriste à un niveau de « basse intensité » de sorte que les Américains et les Européens ne se mettent pas à imaginer un quelconque changement à Alger.

Le Qatar, quant à lui, actionne presque ouvertement des groupes terroristes et joue un rôle clairement déstabilisateur Mali.

Quant aux Américains, qui sont avant tout pragmatiques et ne respectent que la force, nul doute qu’ils considèreront mieux la France après son opération militaire au Mali et qu’ils chercheront un terrain d’entente avec elle.

 

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Crise du Mali : Deuxième partie

Crise du Mali, réalités géopolitiques, deuxième partie : Les intérêts de la France – 3 février 2013

Au regard des intérêts de la France en Afrique, la décision d’intervention militaire française apparaîtra, je le crois, comme une bonne décision.

Pour en juger, et comme toujours si nous voulons être fidèles à notre ligne réaliste, il faut être capable de s’élever au-dessus des partis pris politiques et idéologiques des uns et des autres. Chacun sait en effet que je me situe, sur le plan des idées, à des années-lumières des gouvernements qui se sont succédés en France ces trente dernières années, et que j’exècre, peut-être plus que tous ceux qui l’ont précédé, ce gouvernement qui mine les fondements de notre civilisation, accélère l’invasion migratoire, achève notre économie, et pousse à l’exil, par son fanatisme de l’Égalité, ce qu’il reste de créatif en France.

Il est arrivé souvent dans l’Histoire qu’une décision prise au nom de mauvaises raisons ait pu produire les résultats les plus positifs. N’est-il pas étrange de constater aujourd’hui qu’un président issu d’un camp que rien ne prédispose à la défense d’intérêts français en Afrique ait néanmoins pris une décision qui va peut-être améliorer sensiblement le statut de la France en Afrique ?

Car quelle était la situation de la France en Afrique avant cette affaire du Mali ? Plus précisément que devenait l’influence française en Afrique depuis le discours de la Baule du président Mitterrand, le 20 juin 1990 ?

La réalité est que, depuis la fin de la Guerre froide, et faute de vision géopolitique, la France n’a cessé de reculer en Afrique. En position défensive, sans vision ni anticipation, elle n’aura fait que subir la montée de l’influence américaine dans toutes ses anciennes colonies. Prise en tenaille entre ses devoirs européens et l’atlantisme, son influence s’est considérablement amoindrie outre-mer. D’un côté le discours de la démocratisation, de l’autre les magouilles du personnel politique (cette françafrique que l’on ne saurait confondre avec les intérêts légitimes de la France en Afrique) ; et bien sûr une montée en puissance des États-Unis sur le prétexte de la lutte contre le terrorisme islamiste, au début des années 2000…

Fidèle à mon habitude consistant à soumettre à la critique du lecteur ce que j’ai pu écrire par le passé, je ne résiste pas à l’envie de vous livrer d’abord la quasi-totalité d’une tribune que je donnais en 2008 à Valeurs actuelles, au moment où Nicolas Sarkozy s’attachait à réduire notre présence militaire en Afrique.


La France doit-elle quitter l’Afrique ?

En 2007, l’Afrique subsaharienne a connu au moins deux événements majeurs : la Chine est devenue son premier partenaire commercial et les États-Unis ont annoncé la création d’un commandement stratégique dédié au continent : l’AFRICOM. Américains et Chinois s’intéressent à l’Afrique pour ses immenses richesses. Le continent possède 10% des réserves mondiales prouvées de pétrole et contribue déjà à hauteur de 10% à la production pétrolière mondiale. Il contient aussi une bonne partie de l’uranium de nos centrales nucléaires de demain ainsi que de nombreux minerais indispensables aux nouvelles technologies civiles et militaires. Surtout, ses 800 millions d’êtres humains vivent dans la dernière zone de la planète qui ne s’est ni dotée de gouvernement de « Bien commun » (à quelques exceptions près), ni, par voie de conséquence, engagée sur la voie du développement. A la fin de la Guerre froide les Européens ont décrété la démocratie en Afrique. Les Africains en paient hélas aujourd’hui les conséquences. Car la démocratie est un résultat davantage qu’une cause de développement. En réalité, dans l’histoire, l’identité nationale a toujours précédé l’établissement de la démocratie faute de quoi la guerre civile est assurée. Il faut commencer par aider les Etats africains, dont les frontières contredisent souvent si dramatiquement la carte des peuples, à devenir des États-nation. Ceci implique des phases transitoires de « bonne gouvernance dirigiste » plutôt que l’utopie de la « bonne gouvernance démocratique ».

Si la France se désengage d’une Afrique subsaharienne dans laquelle 20% de la population est touchée de plein fouet par la guerre, cela signifie qu’elle abandonne les richesses à l’Empire dominant (Washington) et à l’Empire montant (Pékin) pour ne recevoir en échange que la certitude d’une immigration massive. L’immigration choisie ne ferait que précipiter l’effondrement de l’Afrique. La seule politique réaliste revient à combiner flux d’immigration inversés et soutien actif au développement.

La France doit restaurer sa politique africaine. Plutôt que d’observer une neutralité de façade qui, dans les faits, profite à des gouvernements n’ayant plus d’autre activité que de piller leur pays et faire chanter Paris (Tchad), elle doit favoriser l’émergence d’une classe de dirigeants habitée par le Bien commun.

Sauf à désespérer complètement de l’Afrique subsaharienne, une telle politique est possible. Elle implique cependant que l’armée française conserve des forces conséquentes en Afrique. Certes, on peut encourager la prise en main de la sécurité par les Africains eux-mêmes (RECAMP c’est très bien…), mais il est trop tôt pour partir. Les identités nationales sont encore fragiles (quand elles ne sont pas inexistantes) et ne supporteraient pas notre retrait.

Il ne faut avoir aucun apriori négatif quant au changement dans la disposition de nos forces en Afrique. Il est parfaitement normal que des dispositifs militaires se remettent en question. De même, renégocier nos accords de défense peut nous permettre de relancer notre coopération sur des bases saines et de rappeler à nos amis africains que la présence française n’est pas une « assurance anti-coup d’Etat » permettant de gouverner n’importe comment.

La France occupe aujourd’hui des positions précieuses en Afrique qu’elle doit veiller à ne pas abandonner : d’abord les ports de Dakar et Djibouti, qui disposent de fortes capacités, et nous seraient précieux en cas de conflit de haute intensité. Ensuite, le Tchad qui sera bientôt le 4e pays d’Afrique subsaharienne en réserves prouvées de pétrole, derrière le Nigeria, l’Angola et la Guinée équatoriale, c’est-à-dire le premier pays pétrolier francophone. Cet immense territoire, faiblement peuplé mais occupant une position stratégique, pourrait idéalement être le siège d’un dispositif de protection des pays africains de la frange saharienne, autant face aux ambitions salafistes que face aux projets géopolitiques des puissants voisins du Maghreb.

Il nous faut ensuite une plateforme dans le Golfe de Guinée, zone que Paris ne saurait abandonner aux poussées américaine et chinoise. Elle pourrait concentrer les missions des bases actuelles du Gabon (Libreville) et de Côte-d’Ivoire. Le choix est ouvert en Afrique centrale et dans le Golfe de Guinée, mais ce qui est certain c’est que nous ne pouvons pas abandonner cette région pétrolifère instable.

Une nouvelle politique africaine pour la France, de fait alors pour l’Europe, pourrait être fondée sur les principes suivants : la France aiderait les pays africains à se protéger des fléaux que sont l’islamisme, le chaos ethnique, les ambitions voisines ; elle favoriserait le maintien des élites en Afrique et l’émergence de dirigeants de « Bien commun » plutôt que des démocraties fausses et inefficaces. En retour, les dirigeants africains aideraient la France à accéder aux ressources et à lutter efficacement contre l’immigration ; ils travailleraient au développement en faisant cesser de manière significative les pratiques de prédation. Une telle politique s’appuierait sur une crédibilité de puissance, celle de forces françaises permanentes basées à l’ouest (Dakar et Golfe de Guinée), au centre (Tchad) et à l’Est (Djibouti). En vérité, il s’agit là d’une proposition somme toute bien modeste si on veut bien la comparer à l’AFRICOM américain… »


Cinq ans plus tard imaginez donc ce qui se serait passé au Mali si nous avions écouté les socialistes et les nombreux libéraux atlantistes qui voulaient plier bagage et nous désengager de l’Afrique ! Sans dispositifs pré-positionnés dans la zone et avec un porte-avions Charles de Gaulle en cale sèche pour 6 mois (puisque nous n’avons plus, hélas, qu’un seul porte-avions, sujet sur lequel je m’étais également fortement engagé autrefois), comment la France aurait-elle pu intervenir en janvier ? La réponse est simple : elle n’aurait pas pu le faire à temps et Bamako serait tombée. Nous n’aurions pu faire que des frappes en faisant décoller nos chasseurs bombardiers depuis le sol national et en les ravitaillant en vol (ce qui d’ailleurs a été fait). Mais rien au sol et donc rien de décisif ! Il a fallu un mois avant qu’un BPC rempli de matériel lourd puisse décharger dans un port africain. Je serais heureux d’entendre nos politiques, de droite comme de gauche, sur ces points, eux qui ont voté toutes les réductions capacitaires. Car évidemment, les mêmes qui applaudissent l’intervention ont voté la sortie de l’Afrique.

Revenons donc à la cause de l’intervention elle-même. Je ne voudrais pas que nos lecteurs puissent penser que je ne parle d’intérêts masqués que lorsqu’il s’agit de guerres américaines, et non de guerres françaises. Loin de moi, en effet, l’idée d’esquiver la question des intérêts français. Je me suis opposé sans ambiguïté à la guerre (française en partie) contre le régime libyen en y dénonçant des appétits stratégiques déguisés derrière le masque de la Morale et en prédisant que le résultat serait surtout favorable aux islamistes et au chaos dans le Sahara.

Il est cependant important de souligner que les causes de la guerre au Mali sont sensiblement différentes de celles de la guerre en Libye, en même temps d’ailleurs que la première est largement une conséquence de la deuxième.

Au moment où les groupes jihadistes fondaient vers le Sud du Mali, après s’être emparés de Tombouctou et Gao, il y avait 6 000 Français vivant et travaillant à Bamako ! Voilà, à mon sens, ce qu’un président français assumant de manière « normale » les intérêts de la France et la sécurité des Français aurait du simplement affirmer devant les Français pour justifier le déclenchement d’une opération militaire incontestablement unilatérale, et qui ne revêt pas le plus simple appareil de légalité internationale : « Si nous n’intervenons pas, nous n’aurons pas seulement 6 otages dans le Sahel, nous aurons 6 000 otages français à Bamako« . Il y a là, me semble-t-il, une réalité sécuritaire qui s’imposait à tous, et donc quand même à Hollande, pressé par des militaires français qui voyaient l’armée malienne s’effondrer complètement face à la blitzkrieg touareg et jihadiste.

Ce faisant – et c’est là qu’un basculement sans doute historique s’est produit – la France, par son rôle protecteur, a retrouvé la « valeur ajoutée » qu’elle semblait avoir perdu aux yeux des dirigeants africains. La plupart des dirigeants africains francophones viennent de comprendre, s’ils ne l’avaient pas encore compris, qu’ils sont à la tête de pays non seulement sous-développés économiquement mais surtout fragiles dans leur existence même du fait de leurs contradictions identitaires et du faible degré unitaire de leur État-nation. Et au moment où l’Afrique suscite tous les appétits, chinois, américains, islamiques (car les groupuscules islamistes ne sont que le bras armé de puissants États du Golfe comme l’Arabie Saoudite et le Qatar lesquels veulent prendre par la force les fruits des « arbres à madrassas » qu’ils ont planté depuis des décennies sur le continent africain), ces dirigeants commencent peut-être à comprendre que la France est le dernier État qui, bien qu’ayant aussi des intérêts matériels à défendre, est in fine capable de s’engager pour la défense de leur propre existence historique.

Le meilleur argument que la France peut mettre en avant pour justifier sa présence en Afrique, c’est le rôle protecteur qu’elle peut avoir pour les Etats africains, lesquels sont sans doute encore trop faibles pour protéger seuls leur souveraineté. Ce rôle protecteur et pacificateur est d’ailleurs en filiation directe avec l’époque coloniale, à la différence notable qu’il s’agit aujourd’hui de prouver aux Africains que le but français n’est pas d’exercer la souveraineté à leur place mais de protéger celle-ci. À côté de cela, on ne voit pas au nom de quel principe d’auto-flagellation, il faudrait s’interdire d’avoir des intérêts économiques et stratégiques, tout comme les autres nombreux acteurs extra-africains en ont : États-Unis, Israël – très fort intérêt dans l’accès aux ressources minérales pour leur industrie de l’armement : il faut lire à ce sujet l’excellent livre de Pierre Péan, Carnages, les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique (Fayard) qui met en lumière l’importance des ressources minérales africaines pour l’État d’Israël), et les fameux BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud…), les puissances islamiques comme le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Libye, l’Algérie…

Voyons à présent ces fameux intérêts matériels que la France peut avoir au Mali et plus largement dans la région

L’un des premiers intérêts à préserver pour Paris est son exploitation de l’uranium du Niger.

Le Niger a produit 4 000 tonnes d’uranium en 2011. La World Nuclear Association estime que cela place le Niger entre le troisième et le cinquième rang mondial des producteurs d’uranium. Le Niger représente actuellement 40% de l’uranium importé par Areva en France, groupe qui exploite deux mines dans le pays : Arlit et Akouta, et prévoit d’en exploiter une troisième plus grande encore Imounaren.

Entre 1971 et 2012, la mine d’Arlit (mine à ciel ouvert) a produit plus de 44 000 tonnes. En 2009 la production était d’un peu plus de 1800 t.

La mine souterraine d’Akouta a la capacité de produire 2 000 tonnes par an et a déjà produit plus de 55 000 tonnes d’uranium depuis le début de l’extraction en 1974.

Mais les deux mines n’ont plus que dix à vingt ans de production devant elles et pour la France, l’avenir au Niger repose désormais surtout sur la mine d’Imouraren dont l’exploitation a été approuvée en janvier 2009, après la ratification d’une convention minière liant Areva et le gouvernement nigérien. En décembre 2009, la Kepco (Korea Electric Power Company) a acquis 10% des parts de la mine. N’oublions pas que les intérêts sur l’uranium du Niger sont certes principalement, mais non exclusivement français. Les Coréens du Sud aussi sont présents, et surtout les Chinois qui exploitent la quatrième mine d’uranium du pays (mine d’Azelik qui a donné 700 t en 2011).

En juin 2012, le président Hollande a rencontré le président nigérien, Mahamadou Issoufou, et a demandé l’accélération de la mise en exploitation, fin 2013, de cette mine géante d’Imouraren. Imouraren est potentiellement la deuxième plus grande mine d’uranium du monde (avec 5 000 tonnes par an). Areva a prévu d’y investir 1,2 milliard d’euros. Son exploitation ferait passer le Niger du 6ème au 2ème rang mondial des producteurs d’uranium, juste derrière le Kazakhstan, pays où Areva est également implantée.

Mais le problème islamiste retarde de plus en plus la mise en exploitation d’Imouraren. En février 2012, le Ministre nigérien des Mines, Omar Hamidou Tchiana, a révélé que la nouvelle mine d’uranium débutera probablement sa production en 2014, en raison de retards causés par des enlèvements de travailleurs étrangers dans le nord du pays. Ce sont des employés d’Areva qui ont été enlevés par AQMI, ne l’oublions pas, et AREVA doit clairement trouver une solution au problème islamiste.

Au Mali, l’uranium est aussi un enjeu important pour Areva. La société française essaie d’obtenir, depuis de nombreuses années, les droits d’exploitation d’une mine d’uranium qui se trouve à Faléa (région isolée à 350 km de Bamako vers la frontière du Sénégal et de la Guinée). Dans les années 70, l’ancêtre d’Areva, la Cogema, de concert avec le Bureau de Recherche géologique minière et la SONAREM (Société d’État malienne), avait effectué une prospection mais l’exploitation avait été jugée peu rentable. En 2005, la société canadienne Rockgate a été mandatée par le gouvernement malien afin de forer à nouveau à Faléa. En 2010, les rapports de Rockgate ont conclu que le Mali offrait « un environnement de classe mondial pour l’exploitation de l’uranium » et deux ans plus tard, une société sud-africaine (DRA Group) mandatée par Rockgate à propos de Faléa a conclu que Faléa pourrait offrir une production annuelle de 12 000 tonnes d’uranium, soit 3 fois la somme des productions des mines nigeriennes d’Arlit et Akouta !

Prenons un peu de hauteur et nous voyons alors se dessiner ce qui pourrait apparaître comme un formidable corridor stratégique de l’uranium et d’autres ressources minérales sous contrôle français : l’axe Est/Ouest Tchad-Niger-Mali qui désenclaverait ses réserves minérales grâce aux capacités portuaires du Sénégal…

En ce moment, des groupes (notamment chinois) sont en train de réveiller les vieux tracés ferroviaires de l’époque coloniale française pouvant servir à atteindre les côtes atlantiques.

Constatons donc que la France a posé ses dispositifs aux deux extrémités (ses avions décollent du Tchad et la Royale accoste à Dakar) de ce corridor saharien stratégique qui est gorgé de réserves minérales.

Après tout que préférons-nous pour assurer l’indépendance énergétique de la France ? L’uranium saharien (Niger/Mali) et le gaz russe, ou bien les hydrocarbures algérien, qatari et saoudien ?

N’allons pas trop vite en besogne comme le font certains, Areva n’est pas le cerveau de l’intervention française au Mali – je l’ai dit la décision a été prise en urgence pour éviter une situation dramatique dans laquelle 6 000 Français se trouveraient piégés dans une ville aux mains de jihadistes ultra-radicaux et capables de tout -, mais il est vrai que l’intervention profite aux intérêts d’Areva et ceci pour 2 raisons :

1) Seule une présence militaire française renforcée dans la zone peut refouler sérieusement (mais pas nécessairement éteindre) le problème islamiste à la périphérie des États alliés (Mali, Niger) et en tout cas loin des zones d’exploitation où il va bien falloir que les ingénieurs et techniciens français puissent revenir en nombre pour travailler. L’intelligence politique de la France serait alors de parvenir à déléguer le « service après-vente » de l’action militaire présente à des composantes touaregs solidement anti-islamistes, faute sinon de voir le coût sécuritaire de l’opération exploser.

2) Le fait que les gouvernements malien et nigerien aient eu besoin de la France pour défendre leur souveraineté, face à la menace islamiste, met évidemment Areva en position de force face à n’importe quel autre acteur (non seulement les États nigérien et malien mais aussi d’autres groupes privés). La France est désormais l’acteur incontournable de l’équilibre entre Touaregs et Sudistes noirs des États de l’Afrique subsaharienne.

Aymeric Chauprade

À suivre : les enjeux du pétrole, de l’or, les intérêts américains et qataris…

 

 

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Dimanche 20 janvier : Première analyse sur la crise au Mali

CRISE DU MALI, Réalités géopolitiques : première partie

L’intervention du Mali, comme toutes les interventions occidentales depuis la fin de la Guerre froide (de l’Irak jusqu’à la Libye en passant par l’ingérence en Syrie) ne saurait être analysée de manière angélique, sous prétexte qu’elle serait une opération française. Inversement, elle ne saurait être assimilée à toutes les autres opérations parce qu’elle admet en effet ses propres déterminants.

La guerre au Mali est la confrontation d’une multiplicité d’acteurs :

1/ l’Etat central malien (Bamako)

2/ les Touaregs indépendantistes de l’Azawad

3/ Les groupes jihadistes

4/ L’Etat français et sa compagnie pétrolière Total (qui est certes une multinationale sur le plan capitalistique mais dont l’action politique reste coordonnée à celle de la France),

5/ l’Etat algérien avec d’une part son Etat profond (le puissant DRS, la sécurité militaire, coeur du régime) d’autre part sa société pétrolière étatique Sonatrach

6/ Les Etats-Unis d’Amérique et leur Etat profond (composé d’éléments de la CIA, du Pentagone, de l’armée)

7/ L’Etat qatarien et ses intérêts pétroliers et gaziers

8/ Deux Etats voisins, la Mauritanie et la Libye qui ont toujours joué un rôle crucial dans la question touareg.

 

Ce sont là les principaux protagonistes de l’affaire malienne. Au second plan, d’autres acteurs chargés d’apporter aux acteurs de premier plan une légitimité en terme de droit international : les autres Etats africains (la CEDEAO), l’Union européenne…

 

Voyons les intérêts et les motivations des premiers rôles qui s’affrontent sur la scène malienne, et pas forcément de manière visible.

 

Cette analyse étant longue, j’ai décidé de la découper en deux parties.

La première partie tentera d’y voir clair sur les motivations de l’Etat malien, des Touaregs indépendantistes et des groupes islamistes.

La seconde partie abordera la question complexe des enjeux pétroliers et gaziers dans la zone (avec notamment les intérêts pétroliers français, qataris et algériens).

Nous pourrons alors proposer une lecture de la crise qui s’articulera autour d’un bras de fer entre Paris, Alger et Doha pour l’essentiel, avec bien entendu aussi les Etats-unis en « embuscade » et qui montrera, une fois de plus, que le terrorisme islamiste est largement instrumentalisé pour consolider ou restaurer les intérêts des principaux acteurs.

 

1/ L’Etat malien

Afin de présenter l’Etat malien dans ses caractéristiques géopolitiques je m’appuie sur l’article « Mali » du Dictionnaire de géopolitique (Chauprade/ Thual) lequel date de 1999 dans sa deuxième édition. L’exercice consistant à revenir à ses anciens textes est peu pratiqué en France, et pour cause : s’il l’était, il abîmerait fortement la légitimité de la quasi-totalité de nos commentateurs médiatiques, surtout Olivier Roy, le  génial visionnaire de la « fin de l’islam politique » (titre de son essai de 1992) lequel fanfaronnait encore sur les plateaux au début des printemps arabes, en 2011, en expliquant que sa thèse de la disparition de l’islamisme était la bonne et que la masse arabe ne rêvait que de démocratie occidentale… Cela fait penser à Francis Fukuyama s’excusant que la Fin de l’Histoire soit autant retardée depuis 1990 et nous demandant de patienter encore un peu (pour avoir raison)…

La réalité, qu’elle nous plaise ou non, est qu’une partie importante des Arabes (mais pas forcément majoritaire) veut refonder la politique de leur pays sur les bases de l’islam politique tout simplement parce qu’elle refuse le mouvement global d’occidentalisation des valeurs; et que par ailleurs il convient, par simple honnêteté intellectuelle (et même si à titre personnel nous n’avons aucune sympathie particulière pour ce type de mouvance) de distinguer l’action terroriste jihadique et les partis politiques islamistes (type Frères musulmans). Si nous ne le faisons pas, nous ne comprendrons jamais pourquoi certains Etats peuvent avoir intérêt à créer des groupes ultra-radicaux se revendiquant de l’islam dans le seul but de décrédibiliser la masse d’un islam politique que je ne qualifierais pas de modéré (parce que cela ne veut rien dire) mais qui pour autant n’emploie pas forcément la violence terroriste comme moyen d’action politique.

Fermons la parenthèse.

Cet article « Mali » du Dictionnaire de géopolitique permet de rappeler deux idées essentielles :

- premièrement la trace de l’action coloniale au Mali : les soldats français de l’opération « Serval » disposent en effet comme référence des « grands anciens de la colonisation » et d’une littérature militaire coloniale de qualité.

- deuxièmement la coupure raciale qui caractérise le Mali.

« Le territoire du Mali correspond à l’ancien Soudan de l’Afrique occidentale française (A.O.F.). Ce territoire avait été conquis au XIXe siècle (Faidherbe puis Gallieni, 1880-1895) dans le cadre de la course au Niger menée par les autorités coloniales françaises (…). Sa base territoriale est formée par le bassin du Haut Niger et la boucle du fleuve Niger. Le territoire a subi de nombreuses mutations, à commencer par l’incorporation temporaire de la Haute-Volta (actuel Burkina-Faso) qui sera de nouveau détachée en 1919, puis la rétrocession à la Mauritanie de territoires du Nord-Ouest.

A l’indépendance en 1958, le Soudan devenu Mali (du nom d’un prestigieux empire mandingue au XIVe siècle) fusionna un temps avec le Sénégal.

Le Mali est formé d’une partie sahélienne et d’une partie saharienne qui s’articulent sur un bassin fluvial autour duquel irradient d’anciennes routes commerciales. Cette division géographique est aussi à l’origine de la division géopolitique du pays entre une masse de populations négro-africaines sédentarisées et une minorité de nomades qui vivent au Nord et qui occupent une grande superficie. Ces nomades, Touaregs ou Maures, sont entrés en rébellion dans les années 1990. Plusieurs mouvements se sont créés qui ont tous un but commun : la création de l’Azawad. En dépit des différentes tentatives de règlement, la césure sociale et ethnique demeure profonde. Elle s’insère dans les conflits qui secouent la bande sahélienne, de la Mauritanie au Tchad. Les différents mouvements en faveur de la libération de l’Azawad bénéficient du soutien discret de la Libye ou de la Mauritanie (…)

La parcellisation des mouvements de libération de l’Azawad ne doit pas masquer la profondeur de leur opposition au gouvernement central. La faiblesse de l’unité intérieure du Mali constitue sans doute la caractéristique géopolitique majeure de ce pays« .

13 ans après que ces lignes aient été écrites, et donc en janvier 2012, revenant de Libye après la chute de Kadhafi (avec lequel ils étaient alliés), les Touaregs du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) défont l’armée malienne et proclament l’indépendance de l’Azawad. Mais la lutte séparatiste ancienne menée par le MNLA est très vite débordée par une autre lutte, celle du jihad (lutte qui, en Afrique occidentale, n’a rien de nouveau, bien au contraire : je renvoie à ce propos à mon ouvrage Géopolitique, Constantes et changements dans l’histoire, Ellipses, 2007, p314 à 325 : l’islamisation de l’Afrique noire).

Trois groupes principaux mènent ce jihad dans la région : Ansar Dine fondé par un leader historique du mouvement touareg, passé à la lutte islamiste ; le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest – MUJAO- et enfin Al Qaïda au Maghreb islamique – AQMI groupe historiquement beaucoup plus algérien puisqu’il est l’héritier du GSPC lui-même héritier des GIA de la guerre civile algérienne.

Début avril 2012, le MNLA et ces groupes islamistes prennent le contrôle des capitales des 3 régions du Nord-Mali : Kidal, Gao et Tombouctou. Le 6 avril, le MNLA proclame l’indépendance de l’Azawad, ce qui était son but historique. Mais voilà que ce qui était prévisible se produit : l’islamisme submerge le nationalisme touareg, d’autant que le premier est susceptible de trouver bien davantage de soutiens extérieurs que le second. Fin juin 2012, le trio AQMI/MUJAO/Ansar Dine écrase le MNLA à Gao puis à Tombouctou. Commence la triste destruction de mausolées de saints musulmans à Tombouctou (représailles à la décision de l’Unesco de classer la ville patrimoine mondial en péril).

Mais revenons à Bamako. Le but premier de l’Etat malien est de reprendre le contrôle du Nord et de se venger des Touaregs en s’appuyant sur la puissance française. C’est évidemment un but politiquement dangereux pour la France. Pour Paris, chasser les groupes islamistes du Nord du Mali ne doit pas pour autant déboucher sur une épuration ethnique anti-Touareg. A mesure que l’armée française va s’approcher de ses objectifs (faire reculer son ennemi) elle va se rendre compte que l’armée malienne qu’elle traîne dans son sillage s’emploiera à se venger sur les populations touaregs et cela risque de devenir un vrai problème à gérer pour Paris.

Incapable militairement de résister face aux guerriers du désert, l’armée négro-africaine malienne, même aidée par d’autres troupes noires (CEDEAO) se trouve dans l’incapacité de restaurer l’unité du Mali (unité ô combien artificielle, comme nous l’avons vu auparavant) sans l’action militaire de la France.

 

2/ Les Touaregs indépendantistes du MNLA

Les Touaregs sont 1,5 millions de nomades du Sahara (origine berbère mais métissage avec des Noirs et des Arabes) vivant sur plus de 2 millions de km2 (Niger, Mali, Algérie, Libye, Burkina Faso), souvent en marge de leur Etat d’appartenance.

Au Mali, dans la région de l’Azawad, ils seraient environ 500 000 sur une population de malienne de 16 millions (au Niger les Touaregs sont 850 000 sur une population quasiment identique à celle du Mali soit 16 millions). Ce qui revient à souligner qu’une minorité d’un demi-million est en train d’écraser l’armée représentant la sécurité et les intérêts de 15,5 millions de citoyens maliens noirs ! Qui pourra contester à la France qu’elle se bat bien aux côtés de l’écrasante majorité de la population, laquelle, et c’est un fait établi et difficilement contestable, est attachée à son islam trempé de traditions africaines et refuse le modèle salafiste importé ? Affirmer cela ne signifie pas pour autant nier ou cacher le fait que la France a ses propres intérêts. Hollande dit que la France ne défend pas d’intérêt au Mali, c’est évidemment une plaisanterie (dictée par la sacro-saint principe d’hypocrisie droits-de-l’hommiste), plaisanterie sur laquelle nous reviendrons. Bien au contraire, je serais tenté de dire, de manière un peu provocante, que cela fait bien longtemps que la France mène une guerre pour ses intérêts propres et non pour des profits américains. La France a le droit d’avoir ses intérêts, comme n’importe quel autre Etat, et de les défendre, du moment que la défense de ses intérêts reste compatible avec la volonté majoritaire des populations concernées et que nous ne sommes pas en train de tout détruire pour nous emparer du pétrole, comme les Américains l’ont fait en Irak en 2003 et comme nous tentons malheureusement de le faire en Syrie, aux côtés des Américains, des Anglais et des Qataris.

Dans le passé les Touaregs étaient loin d’avoir une position défavorable. Avant la colonisation française, ils étaient même les seuls, avec les Ethiopiens, à disposer de leur propre écriture et ils contrôlaient le commerce caravanier et d’immenses troupeaux. Avant la colonisation française – je renvoie encore à Géopolitique, constantes et changements dans l’Histoire ouvrage dans lequel j’analyse les mécanismes par lesquels la colonisation a abouti à l’inversion des rapports de force entre les ethnies traditionnellement dominantes et celles qui étaient dominées-, ce sont les Touaregs qui razziaient les Noirs d’Afrique et les Maliens redécouvrent aujourd’hui cette vérité. La vérité est que la colonisation a souvent été un cadre pacificateur (on parlait d’ailleurs de pacification) et protecteur pour les ethnies dominées d’Afrique noire. Elle a en revanche été une catastrophe et une perte de puissance pour les ethnies anciennement dominantes. En refusant, par exemple, l’école française de la colonisation, les Touaregs ont créé eux-mêmes, au moment des indépendances, les conditions de leur marginalisation au profit des Noirs.

Lorsque s’effondre ce cadre de la Guerre froide qui avait gelé tant de conflits identitaires dans les Etats, les Touaregs relèvent la tête et entrent en rébellion au Niger et au Mali. Finalement en 2009, des accords de paix aboutissent théoriquement à un décentralisation des régions touaregs assortie d’une large autonomie de gestion. Comme ces accords ne sont pas appliqués, plusieurs ex-leaders touaregs qui avaient été intégrés dans l’armée maliennes désertent. Le problème est d’autant plus grave que les Américains (je reviendrai sur ce point capital), dans le cadre de leur coopération militaire anti-terroriste avec le Mali et avec de nombreux autres Etats de la zone (la Pan Sahel Initiative qui deviendra la TSCI), ont souvent choisi de s’appuyer sur des officiers touaregs – avaient-ils une idée machiavélienne derrière la tête ou agissaient-ils ainsi de manière pragmatique parce qu’ils constataient que les Touaregs sont les meilleurs combattants?

Dans cette affaire la chute de Kadhafi, voulue et provoquée, faut-il le rappeler, par la présidence de Nicolas Sarkozy en accord avec les Américains et les Anglais, est directement à l’origine de ce qui se passe aujourd’hui au Nord-Mali. Lorsque les forces kadhafistes s’effondrent, les centaines de Touaregs du MNLA qui combattaient à leurs côtés rentrent précipitamment au pays lourdement armés et rallument la flamme combattante du séparatisme. En janvier 2012, la rébellion touareg, dont la composante essentielle est le MNLA, demande explicitement l’indépendance du Nord-Mali et passe à l’offensive.

Depuis, le MNLA a été dépassé militairement par les trois groupes islamistes (Ansar Dine, Mujao et AQMI) mais il conserve pourtant le gros des effectifs car seule une petite fraction de ses membres a rallié Ansar Dine.

Aucune sortie durable de la crise n’est en réalité possible sans le MNLA. Une entente doit se faire entre Bamako/Paris d’un côté, le MNLA de l’autre, afin de régler la question islamiste dans la zone. Paris est en position de force car Bamako ne peut plus rien sans les troupes françaises et par conséquent les militaires français doivent s’allier avec le MNLA, composante séparatiste mais non jihadiste des Touaregs, pour chasser les islamistes de la zone. S’ils l’armée française ne sous-traite pas aux Touaregs le « nettoyage » de cet immense espace à la fois désertique et montagneux, elle entrera dans un tunnel sans fin et sans doute plus coûteux financièrement que meurtrier (car militairement l’opération restera beaucoup plus maîtrisable que l’Afghanistan). Ensuite, la France doit se placer en position de médiation entre le MNLA et Bamako. L’affaire est cependant plus complexe qu’il n’y paraît. Il n’existe pas un, mais trois Azawad : le Sud (Songhay et Peuls), le long du Niger, le Nord territoire des Touaregs et l’Ouest saharien arabe.

 

3/ Les groupes jihadistes

Il est rapporté que 3 groupes islamistes se trouvent impliqués dans l’affaire du Nord-Mali. Deux groupes qui présentent un caractère identitaire local : Ansar Dine, émanation islamiste radicale du MNLA, le mouvement historique de combat des Touaregs et dont la base originelle est Kidal ; le Mujao (base Gao) ; AQMI qui lui est un ensemble de groupe beaucoup plus algérien et qui s’inscrit dans la filiation GIA/GSPC.

 

Mon analyse sur l’islamisme radical et terroriste est bien connue. Pour chaque mouvement identifié et analysé il convient de se poser deux questions :

1/ Quelle est la part locale et la part globale (le lien avec une « internationale » islamiste)?

2/ Quelle est la part authentique (combattants authentiquement islamistes) et la part infiltrée/fabriquée (groupe infiltré par des services étatiques et dont les actions orientées obéissent à une stratégie de la tension de la part d’un ou plusieurs Etats)?

 

Nous n’avons pas le temps de refaire ici l’histoire du terrorisme islamiste et celle-ci a d’ailleurs été abondamment traitée. Pour dire les choses simplement, deux lectures s’opposent. Une première lecture, dominante, médiatique est celle qu’Al Qaïda, et plus globalement le « terrorisme international », sont des forces autonomes, obéissant à leur propre agenda, et qui mènent une guerre contre l’Occident. La deuxième lecture (qui est la mienne) considère le terrorisme islamiste comme la combinaison d’un combat authentique (des jihadistes mènent réellement une guerre terroriste contre « l’Occident impie ») et d’une instrumentalisation/manipulation de la part de services étatiques.

Or,

on ne peut comprendre cette deuxième lecture si l’on occulte la dimension mafieuse du phénomène jihado-terroriste. Cette dimension mafieuse est admise dans les deux lectures. Les médias officiels ne manquent pas de souligner en effet qu’AQMI (Al Qaïda du Maghreb islamique) travaille main dans la main avec les cartels colombien et venezuelien pour faciliter l’acheminement par voie aérienne de cargaisons de drogue vers le désert saharien, laquelle drogue repartirait ensuite vers l’Europe. Ils parlent de « Mister Malboro » à propos du terroriste Mokhtar Belmokhtar ceci afin de bien souligner son implication dans des trafics de cigarettes. Mais trafics de drogue, cigarettes, et même immigrés clandestins, autant que prises otages sont les diverses facettes d’une économie du crime que contrôlent ces groupes sahariens, dans la droite ligne de la contrebande saharienne la plus ancienne. Rien de neuf sous le soleil saharien.

En insistant d’ailleurs tellement sur cette dimension mafieuse (laquelle, je le répète, n’est contestée par personne), les médias finissent par nous amener à nous demander ce qui compte le plus pour ces terroristes : l’argent (le trafic) ou le jihad? L’argent mafieux sert-il à financer le jihad ou bien le jihad n’est-il qu’un alibi pour couvrir le trafic? Difficile de répondre mais ce qui est certain est que la confusion entre argent sale et idéologie montre que ces groupes peuvent accueillir en leur sein (et même à leur tête) des infiltrés n’ayant d’autres but que de mettre l’action terroriste en conformité avec l’agenda du service d’Etat qu’ils servent.

Ce que je crois, c’est qu’Al Qaïda est un instrument de l’Etat profond américain qui justifie, depuis la fin de la Guerre froide, une bonne partie de la projection de puissance américaine, et qu’AQMI est le faux-nez maghrébin de cet instrument occulte, mais avec une différence notable avec les autres composantes régionales d’Al Qaïda (Afghanistan, Irak, Yémen…) : l’Etat profond américain ne contrôle pas directement AQMI. C’est en effet très probablement le DRS algérien, la sécurité militaire algérienne, qui contrôle AQMI. Là encore la démonstration serait longue à donner mais elle existe et elle a été donnée depuis longtemps par des auteurs suisses, britanniques ou allemands mais hélas pas français car en France tout le monde craint l’Algérie et ses coups tordus. J’en profite pour dire que sur ce sujet je suis ouvert au débat mais certainement pas avec les disciples de Glucksmann ou Lévy qui d’un côté ne cessent d’accuser Moscou de terrorisme occulte et de l’autre traitent de complotistes ceux qui ont compris que le premier de tous les « Etats profonds » était américain!

A propos du DRS, je renvoie ici notamment aux travaux du britannique Jeremy Keenan, ou bien à l’étude extrêmement pointue « Al Qaïda au Maghreb ou l’étrange histoire du GSPC algérien » par François Gèze et Sallima Mellah (Septembre 2007). Il ne fait aucun doute que les GIA ont été créés durant la guerre civile algérienne,  en tant qu’organisation contre-insurrectionnelle, dans le but premier de discréditer, par des crimes atroces perpétrés contre la population, le combat armé d’un Front Islamique du Salut (pour lequel, je tiens à le préciser, je n’ai aucune sympathie, bien au contraire) qui avait gagné les élections. Il ne fait guère de doutes non plus que ces GIA se sont transformés en GSPC après la guerre civile et sont montés en puissance après le 11 septembre 2001, lorsque l’Etat profond algérien a compris, non seulement que l’Etat profond américain était derrière Al-Qaïda, mais que si Alger ne voulait pas subir l’agenda américain dans le Sahara, il fallait devancer celui-ci. Le GSPC est né du « magnifique » esprit d’initiative algérien lequel a su offrir aux Américains l’ennemi qu’ils attendaient (jusqu’à prendre en 2007 le nom d’Al Qaïda du Maghreb islamique) pour justifier leur implantation dans le Sahara (implantation au service d’autres intérêts plus classiquement géostratégiques, pétroliers et gaziers, dont nous parlerons après). Au fond, les Abdelrrazak El Para et autres Mokhtar Belmokhtar, ces personnages qui ont dirigé actions terroristes et prises d’otages occidentaux, sans jamais se faire prendre et en laissant leurs acolytes se faire tuer à leur place, présentent le même profil qu’Oussama Ben Laden mystérieusement porté disparu en mer. Ils ont d’abord travaillé pour l’Etat profond de l’Etat qu’ils se sont mis ensuite officiellement à combattre. Ben Laden fut membre de la CIA et quasiment tous les chefs des katibas islamistes du GSPC puis d’AQMI sont d’anciens officiers de l’armée algérienne. Bien formés ces officiers, après avoir infiltré (peut-être créé dans certains cas) les cellules combattantes ont pu en prendre aisément le commandement.

Une réalité indicible dans nos médias, du fait de l’ampleur des intérêts économiques français en Algérie, de la collusion aussi des élites politiques françaises avec le régime algérien (il fallait voir encore récemment le ministre Valls louer l’efficacité des forces spéciales algériennes…)… mais une vérité pourtant depuis longtemps évidente en dehors de France: AQMI/Polisario, DRS algérien le trafic de drogue saharien sont une seule et même organisation du crime dont le but est double : l’enrichissement personnel des généraux algériens bien sûr lesquels supervisent le trafic de drogue réalisé par les chefs terroristes ; mais aussi la survie du régime (laquelle va de paire avec le premier but) en faisant de celui-ci l’incontournable rempart contre le fondamentalisme, un rempart que la vague de révolutions arabes ne saurait attendre, et qu’elle n’atteindra d’autant moins que les Occidentaux (en premier lieu Américains et Français comprendront qu’il n’y a d’autre alternative crédible que le maintien du régime algérien). Or ce régime est une calamité pour la jeunesse algérienne, privée d’avenir, au chômage à 40%, volée par son « élite » de ses richesses fabuleuses (rente gazière et pétrolière), et par voie de conséquence une calamité pour la rive nord de la Méditerranée (Europe) qui, inéluctablement, verra fondre sur elle des candidats à l’immigration de plus en plus nombreux. Une politique de courte vue de plus de la part des dirigeants européens!

Grâce au GSPC et à AQMI, l’Etat algérien a pu apparaître depuis 2001, aux yeux des Etats-Unis et de la France (pour le grand public du moins, car dans les structures de pouvoir personne n’est dupe) comme un rempart contre l’islamisme radical dans la région. Et la stratégie a fonctionné, jusqu’aux révolutions arabes qui ont emporté les uns après les autres (Tunisie, Egypte, Yémen) tous les régimes autoritaires « laïcisants » (terme à prendre avec extrême précaution s’agissant de pays musulmans), avant que l’Occident ne s’en prenne ensuite directement à ceux qui ne tombaient pas d’eux-mêmes (Libye, Syrie). Donc pour le DRS cela ne faisait pas l’ombre d’un doute, l’Algérie était la suivante sur la liste, à moins d’écarter l’Occident du sillage des islamistes politiques (ceux qui allaient devenir majoritaires dans de nombreux pays à la suite de l’écroulement des régimes forts) et de le ramener à la « grande époque » de la guerre contre le terrorisme international.

Parmi ces trois groupes islamistes agissant au Mali, si l’on me demandait « qui contrôle qui », je répondrais que le DRS contrôle d’abord AQMI tandis que le Qatar finance et a de l’influence sur les deux autres mouvements (MUJAO et Ansar Dine) avec des buts radicalement différents de l’Algérie comme nous le verrons dans la deuxième partie.

Un autre élément qui n’est pas souligné est qu’au moins deux de ces groupes (le MUJAO c’est certain, AQMI c’est probable) ont des contacts forts avec le POLISARIO, mouvement séparatiste sahraouï soutenu basé dans les camps de Tindouf (territoire algérien). Il est quasiment avéré en effet que le groupe de terroristes qui s’est emparé du site gazier d’In Amenas en Algérie venait des camps de Tindouf, autrement dit qu’il est bien parti du territoire algérien (et ceci bien que l’Algérie ait pointé du doigt la Libye). Là encore il s’agit d’une réalité sur laquelle je tente d’alerter au moins depuis 2005, à travers les différentes interventions que j’ai faites à la tribune de l’ONU, en tant qu’expert mandaté par la partie marocaine, rôle que j’assume pleinement tant je crois au bien fondé historique de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental – mais une souveraineté « intelligente » dans un cadre d’autonomie élargie.

Le glissement progressif (comparable à celui du MNLA) du mouvement Polisario non seulement vers la criminalité (trafics en tous genres) mais aussi vers le fondamentalisme religieux devrait être une source de préoccupation pour les pays occidentaux. Nombreux sont les événéments, depuis 2005, dans cette sous-région du Sahara, qui montrent des liens entre certains éléments du Polisario et Aqmi/Mujao.  C’est le moment de rappeler d’ailleurs que les problèmes non résolus de séparatismes (Sahara occidental et Touaregs) finissent malheureusement par dégénérer en problèmes d’islamisme radical.

Seule une solution équilibrée consistant à défendre la souveraineté des Etats (Mali, Maroc, Niger…) mais en aménageant des autonomies réelles pour les minorités nomades pourra permettre de ramener la stabilité dans la région.

 

Pour comprendre les motivations des autres acteurs, il convient aussi de parler des enjeux de ressources (pétrole, gaz, uranium). Autant les Etats-Unis en effet, que la France, le Qatar ou l’Algérie ont des visées pétrolières et gazières importantes dans le Sahara. Chacun de ces Etats a intérêt à favoriser la situation géopolitique la plus à même de le placer en position de force dans les discussions relatives au partage des richesses.

 

Nous analyserons dans la deuxième partie ces enjeux pétroliers et gaziers et affinerons notre analyse des intérêts français, algériens, qataris, américains, mauritaniens et libyens dans la crise actuelle.

 

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

Aymeric Chauprade

 

http://blog.realpolitik.tv/

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 02:21
30.01.2013, 16:14, heure de Moscou
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северный полюс-28 дрейфующая станция арктика

L’OTAN se prépare à militariser l’Arctique
La vice-présidente du conseil suédois de la Paix et membre du conseil d’observation du réseau global contre les armes et les essais nucléaires dans l’espace, Agneta Nordberg a avoué dans une interview à La Voix de la Russie qu’elle était très préoccupée par l’intention de l’OTAN de militariser l’Arctique.

Les manœuvres annuelles de grande envergeure qui se déroule sur le territoire des pays scandinaves témoignent de l’expansion de l’OTAN dans la région.

Mme Nordberg est également préoccupée du déploiement de radars américains du système de défense antimissile près des frontières de la Russie.

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 Le secrétaire américain à la Défense, Léon Panetta a exhorté l'OTAN à cibler  
  " la menace que représente désormais les miliciens islamistes" .  
 
L’équipe du site Al Manar



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Les alliés de l’OTAN sont priés de se montrer généreux
http://french.ruvr.ru/2013_02_01/Les-allies-de-l-OTAN-sont-pries-de-se-montrer-genereux/
 


Une Suisse indépendante, sûre d’elle, neutre et cosmopolite ne se trouve pas à l’écart !
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php ?id=3784


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Les nouvelles guerres coloniales de l’impérialisme occidental, en Afrique et au Moyen Orient

http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_97_art1.htm

 

 

 

 

 

 

L’art de la guerre

La « sécurité » de l’empire

Manlio Dinucci

 

http://www.voltairenet.org/article177273.html

 

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'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

MARC ET CATHY LEMAIRE



Vous retrouverez ce journal

 

Sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm



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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 02:21

 

Le Japon s’implique dans la logique de guerre

JAPAN-SOMALIA-PIRACY

Depuis quelques semaines, des signaux inquiétants se multiplient et donnent lieu à des commentaires peu habituels de la part de quelques personnalités en vue. Les déclarations de Juncker avant son départ (reproduites dans le numéro 271 de LIESI) ou celles d’Attali sont des annonces assez claires de ce que les Elites préparent : une prochaine guerre mondiale.

extraitLIESI271

Tandis que l’administration américaine concentre le débat sur la possession d’armes par les particuliers, sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, les administrations ont réalisé des stocks d’armes et de munitions  faramineux. Franchement, cela ne cadre pas avec une belle reprise économique ! Même si les ténors politiciens de Goldman Sachs cherchent à vendre une reprise totalement virtuelle… pour mieux spéculer à l’effondrement de l’économie mondiale ? Mais à quoi bon si tout s’effondre ?

Et que dire des statistiques macro-économiques publiées dans l’après-midi du 30 janvier aux Etats-Unis : une catastrophe sur le PIB et l’inflation.


889138360A quand le prochain attentat style SARAJEVO, interroge J. Attali ?

Probablement pas encore, mais nous nous en rapprochons incontestablement. La logique de la guerre est en marche. Dernièrement, les autorités japonaises se sont engagées dans la brèche. En effet, le nouveau premier ministre conservateur du Japon, Shinzo Abe, dont on a eu l’occasion de parler pour évoquer sa politique d’impression massive de yens en vue de  relancer l’économie et surtout l’inflation, annonce qu’il va modifier la Constitution d’après-guerre, imposée par les Etats-Unis. « M. Abe a indiqué qu’il allait « d’abord amender l’article 96″, un premier pas indispensable pour une réforme ultérieure éventuelle de celui qui consacre le pacifisme du pays (art. 9) ». Il lui faudra cependant organiser un vote de la Diète (le Parlement bicaméral) et obtenir l’accord des deux tiers au moins de tous les membres de chaque chambre.


On reparle de ce fameux article 9 très contesté dans les milieux nationalistes. Surtout à un moment où les relations du Japon avec ses voisins immédiats, Chine et Corée du Sud, sont toujours profondément marquées par les contentieux non soldés de l’histoire. « Durant la campagne électorale qui l’avait porté au pouvoir le 16 décembre 2012, Shinzo Abe avait plusieurs fois évoqué sa volonté de redéfinir le concept de « forces d’autodéfense », la terminologie officielle, pour en faire une « force armée » à part entière » (Le Monde). Sans surprise, le budget de la défense 2013-2014 qui vient d’être adopté est en hausse pour la première fois depuis 11 ans, à 52 milliards de dollars. Mais le premier ministre conservateur du Japon, Shinzo Abe, est aussi réaliste : il souhaite l’organisation d’un sommet en vue de modifier les relations houleuses avec la Chine. Difficile d’être sur plusieurs fronts. Décidément, notre monde évolue rapidement aux quatre coins du globe.

JAPAN : TSUNAMI Major Wave III on Gold – Partie II

CJ_napoleon-3,5cmLA TROISIÈME COLONNE

Le grand perdant actuel de cette guerre monétaire est aujourd’hui l’Euro et la BCE de Monsieur Draghi. Alors que le Japon, les Etats-Unis et l’Angleterre dévaluent leurs monnaies respectives, l’Homme de Goldman Sachs qui dirige la Banque Centrale Européenne se félicite de sa réussite et parle de « 2012, l’année de l’Euro« . 2013 sera donc l’année de la chute des industries exportatrices européennes, puisque telle est la volonté de GS. La hausse de notre monnaie va favoriser l’importation de produits étrangers et rendre moins compétitifs nos produits à l’exportation. Cela devrait amener les industriels à délocaliser encore, créant un chômage accru, un nouveau déficit de rentrées fiscales pour les gouvernements et une crise plus profonde en Europe. Le déficit commercial de la zone euro amènera un nouveau cycle de défiance de notre monnaie…

Soit Monsieur Draghi joue le jeu de l’ennemi, soit le louvoiement de la BCE entre l’Europe du Nord qui refuse de faire marcher la planche à billets pour absorber les dettes de l’Europe du Sud et leurs opposants des pays du ClubMed, fait que la Communauté Monétaire Européenne est totalement handicapée. Quoiqu’il en soit, il est clair pour tous les industriels que cette hausse de l’Euro, si elle perdurait, va se transformer en véritable catastrophe économique et sociale. Regardez ce qui se passe chez Peugeot et chez Renault, ce n’est que le début.

Au final, sans le moindre doute, la BCE fera comme les autres Banques Centrales et diluera l’Euro pour monétiser les dettes et l’or s’envolera en Euro comme dans toutes les autres monnaies.

Réflexion toute personnelle

On peut aussi se demander si l’Allemagne ne se sert pas de l’Euro aujourd’hui pour accélérer la chute du système monétaire actuel. Déjà en exigeant le rapatriement de son or des Etats-Unis, elle sème la panique dans le Cartel… mais en demandant le retour de ses réserves théoriquement stockées à la Banque de France, elle met Paris en position difficile. Il est probable que les négociations à ce sujet aient commencé  en 2010, si ce n’est plus tôt. L’attaque de la Libye en 2011, programmée dés octobre 2010, aurait pu être motivée par la récupération de l’or libyen pour satisfaire les exigences de Berlin. Ce n’est évidemment qu’une supposition. Mais souvenez-vous de l’opposition allemande tant à la guerre en Libye, qu’à celle en Syrie, où la France était encore en pointe… comme au Mali, gros producteur d’or.

Sur Kingworldnews, le 31 janvier, Paul Brodsky, co-fondateur de QB Asset Management, révélait des échos de Banques Centrales. « Avec une base monétaire de 2,7 Trillions de $, l’or aurait du être à 10.000$. Cette base monétaire grossissant à force de QE, la valeur réelle de l’or devrait atteindre les 15.000$ dans les douze mois. »

Il rajoute : « L’or pourrait valoir beaucoup plus que ça ou ne jamais atteindre ce prix. Ce n’est que le système de Bretton Woods appliqué, cela vous donne le prix auquel l’or devrait être échangé aujourd’hui. » … « pour ce qui est du timing, les derniers développements de l’actualité pourraient conduire à une hausse des prix des métaux précieux à court terme. »

Et enfin: « Le Premier Ministre japonais avait pris conseil auprès de la Fed et de la BCE avant ses récentes déclarations…  attendez-vous à entendre des discours similaires des Banques Occidentales de plus en plus fréquemment en 2013. » (fin de citation)

Notez bien, que je ne crois pas à ces 15.000$ fin 2013 ou début 2014. J’attends la première cible des 3.500$ et le scénario décrit dans mon livre « Histoire de l’Argent« . Ce n’est qu’après la phase de confiscation, que les Banques Centrales amèneront la valeur de l’or à 5 chiffres.

silver-eagle

RECORD HISTORIQUE DE VENTE

Au sujet de l’Argent, le mois de janvier a enregistré un nouveau record absolu de ventes de pièces d’argent par les US Mint, depuis leur création en 1986.

Ce sont 7.498.000 pièces d’une once d’argent, les fameux silver eagles, qui ont été vendues en un mois. Il est à noter que la Mint a été obligé de fermer son guichet à plusieurs reprises durant le mois, car elle était en rupture de stock.

Baisse de la production américaine

Les mines d’argent américaines n’ont produit que 1050 tonnes d’argent (37 Moz) en 2012 contre 1120 en 2011… et cela malgré une augmentation de 4% de la production de cuivre. La densité d’argent diminue.

A noter que William Kaye, fondateur de Pacific Group basé à Hong Kong, pense que le short squeeze sur l’argent est beaucoup plus énorme que sur l’or. Le 30 janvier sur KWN, il disait :

« N’importe qui sachant compter peut se rendre compte que le short squeeze de l’argent est beaucoup plus important que celui sur l’or… le rapport entre l’argent papier en circulation au regard de l’argent-physique réel sorti de terre, est beaucoup plus impressionnant sur l’argent que sur l’or… le prix de l’argent pourrait atteindre facilement 10 fois celui d’aujourd’hui. Nous sommes très haussiers sur l’argent. Nous détenons de l’argent. »

Continuez à accumuler en profitant des cours très bas, si vous pouvez en trouver, sans hésiter à payer une prime sur les cours très théorique de l’argent papier.

cjbouquin0

 
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Publié par le 4 février 2013 dans Non classé

 

JAPAN : TSUNAMI Major Wave III on Gold – Partie I

Gold-Yen

Par Menthalo – Dans le silence des agneaux, l’or s’envole au Japon avec une longueur d’avance sur l’Occident. Regardez cette sortie de consolidation d’un académisme parfait.

Comme partout dans le monde, au mois d’août 2011, l’or culmine. Les cours chutent lourdement pour chercher un support, puis remontent pour se heurter à une forte résistance en mars 2012, l’or chute à nouveau jusqu’au support. En octobre 2012, la résistance oblique est de nouveau testée, elle n’est brisée qu’en novembre. Quand une « résistance » est vaincue, elle doit être retestée pour vérifier qu’elle est bien devenue « support ». Comme vous le voyez sur ce graphe, fin novembre et mi-décembre, les bougies rouges viennent s’appuyer sur la résistance 2011-2012, validant sa solidité. Dés lors, les cours de l’or en YEN peuvent s’envoler pour aller chercher de nouveaux plus hauts. Toutes les résistances sont cassées en une seule longue poussée, depuis 3 semaines, l’or enregistre de nouveaux records dans la monnaie japonaise.

Que s’est il passé ? Le Japon est en déflation depuis presque 20 ans. Dés 2001, la BoJ expérimentait le Quantitative Easing. En 2006, la BoJ avait  un taux directeur très bas de l’ordre de 0,7% qui a permis à de nombreux financiers d’emprunter au Japon très bon marché pour replacer cet argent en Dollar rémunéré à 5,25%, c’était le « Yen Carry Trade ». La BoJ vendait du yen sur les marchés internationaux pour abaisser la valeur de sa devise afin de favoriser ses industries à l’exportation.

Mais en septembre 2007, la bulle immobilière éclate aux Etats-Unis et la crise des « subprimes » commence à voir le jour. La Fed va abaisser son taux directeur à 4,75%, puis la crise s’amplifiant, à 3,5% en janvier 2008. En octobre 2008, alors que la faillite de Lehman Brothers provoque une crise systémique, la Fed baisse encore son taux à 1,50% et finira l’année 2008 au plus bas à 0,25%.

YEN-JAPON

Comme on le voit sur ce graphe, ce changement de politique monétaire de la Fed va amener la finance internationale à vouloir clôturer ses positions de Yen Carry Trade. Pour rembourser leurs emprunts en Yen, les Hedge Funds ont du vendre leurs actifs en dollars et acheter du Yen, provoquant une flambée de la monnaie nippone et un effondrement des marchés. Pour répondre à cette violente crise du Yen, la BoJ va abaisser son taux directeur à 0,10% en décembre 2008 en s’engageant à maintenir ce taux pendant les 4 années suivantes. Ce qui nous amène à décembre 2012.

Les Hedge Funds ont mis fin à leur Yen Carry Trade en 2012, provoquant cette hausse du Yen et ont très certainement spéculé sur la baisse de la monnaie nippone, avec succès comme on le voit sur ce graphe.

Le 14 janvier 2013, sous la forte pression du nouveau Premier Ministre du Japon, la BoJ a accéléré son programme d’achats d’actifs pourris, injectant quelques 10.300 milliards de yens, (87 Mds d’€), dévalorisant de ce fait la valeur du Yen, tant en valeur relative vis à vis des autres monnaies, qu’en valeur absolue comme on le voit sur le graphe de l’Or ci-dessus.

GUERRE MONÉTAIRE

Dans la guerre monétaire actuelle, le Japon a donc une petite longueur d’avance sur toutes les autres monnaies, suivie de près par la livre sterling.

Malheureusement, l’Euro-Dollar est parti pour toucher 1,38  et il pourrait monter jusqu’à  1,42. (voir « la troisième colonne »)

Gold-hebdo022013

Sur ce graphique hebdomadaire de l’or en Dollar, que vous pouvez comparer à celui du Yen en haut de page, vous pouvez constater que la configuration est très proche. Généralement je regarde les Moyennes Mobiles Exponentielles, mais ici, j’ai laissé la MME100 (en rose) et la MME100 (en bleu). On voit que cette dernière soutient les cours. Manque t’il une courte jambe de baisse pour s’appuyer sur la MME rose ? C’est possible mais rien n’est moins certain.

UN RECORD DU COMEX

Une surprise de taille a bouleversé le COMEX, lorsqu’au premier jour de dépôt des demandes de livraison du mois, ce sont 1.391.000 onces d’or, soit 43,26 tonnes, qui ont été réclamées. Normalement le mois de décembre est le plus gros mois de l’année pour les demandes de livraison. En décembre 2012, 10 tonnes ont du être livrées. C’est donc 4,3 fois plus qui ont été réclamées le 31 janvier. Harvey Organ étudie le marché de l’or et de l’argent depuis les années 70, il n’a jamais vu une telle demande de livraison. Officiellement, plus de la moitié des contrats ont été servis le 31 janvier, et 155.000 onces le lendemain. Il reste 409.000oz à servir. Ces informations officielles ne vous révèleront pas si des accords de gré à gré ont été passés entre JPM et les acheteurs pour surseoir à cette livraison moyennant finances ou si au lieu de physique, c’est de l’or papier qui a été livré. Ce marché est parfaitement opaque. Pour Harvey Organ, cette demande inattendue pourrait venir d’Asie.

Le fait que la Federal Reserve de NY ait demandé un délai de 7 ans pour livrer les 300 tonnes d’or de la Bundes Bank allemande a mis l’accent sur le fait que le jeu des chaises musicales est entré en phase finale. Certains sont en train de s’assurer d’avoir une chaise.

Par ailleurs, la course à la dévaluation compétitive des principales Banques Centrales du G8 ne laisse pas d’autres choix aux financiers, que de chercher à placer leur trésorerie dans des biens réels, que ce soit des métaux précieux, du pétrole ou des produits agricoles pour fuir la monnaie fiduciaire.

Pour rester sur l’or, voici un graphique comparée de l’or en GBP (livre anglaise) et en Euro.

L’or en GBP semble plus proche de son décollage que l’or en Euro. Ce dernier me semble sous la résistance 2011-2012 (qui n’est pas dessinée).

Profitez de la force de l’Euro pour renforcer votre position en métaux précieux à bon compte. D’après mes informations, les pièces d’argent ont très peu baissé en France. Les vendeurs refusent de vendre au cours et la prime monte avec la hausse de l’euro. Nos lecteurs suisses, belges ou luxembourgeois ont peut être de meilleures opportunités à saisir.

Gold-GBP-EURO

[A suivre... LA TROISIÈME COLONNE]

 
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Publié par le 3 février 2013 dans Non classé

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 01:39

F. Hollande champion de l’Europe

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Mario Draghi trouvera-t-il en la personne du président socialiste F. Hollande un autre magicien du verbe ? En vue du prochain sommet qui s’annonce délicat comme à chaque fois, F. Hollande entend profiter de sa stature de chef de guerre au Mali pour faire fléchir l’Allemagne sur certains points et se rapprocher du technocrate M. Monti, talonné dans les sondages pour les prochaines élections italiennes par un autre magicien, mais de la communication, S. Berlusconi.

Ce sera difficile si l’on en croit cette confidence d’un haut fonctionnaire européen : « François Hollande est arrivé en souhaitant réorienter l’Europe, mais beaucoup s’interrogent plutôt sur sa capacité à réorienter la France ».

F. Hollande vient de livrer ses interrogations si significatives de son engagement en faveur de ces forces pro-Nouvel ordre mondial : « Ce qui nous menace aujourd’hui n’est plus la défiance des marchés, mais c’est celle des peuples », a-t-il dit. « L’intérêt national est en train de prendre le pas sur l’intérêt européen. » Quelle catastrophe, n’est-ce pas ?

Les réformes structurelles !

L’Allemagne a engagé les réformes structurelles nécessaires pour gagner en compétitivité. Que dire des Italiens et des Espagnols ? F. Hollande est toujours attendu pour l’annonce d’un « vrai » programme de flexibilité du travail ! Avec un euro qui monte et des entreprises moyennes qui souffrentdu fait des spéculations des traders de Goldman Sachs and Cie, dur… dur….

Déclaration étonnante de Karine Berger, secrétaire nationale à l’économie au Parti socialiste : « si l’euro monte à 1,40 dollar, tous nos efforts de réindustrialisation seront ruinés ».

Nous verrons bien ce que cherchent les banquiers internationaux et si leur calendrier d’attaque de la France est pour 2013. Il est tout de même grave de dévoiler ce genre de faiblesse… qui en dit tellement long.

Faillite des entreprises en France

Voici un tableau intéressant.

fermetures-usines-2012-trendeo

Source

AVERTISSEMENT TALENTUEUX de Philippe de Villiers

C’est assez rare d’entendre en dehors de N. Farage de tels propos et ils méritaient d’être signalés. Il est à craindre que nos prétendues élites, enchaînées par des liens très serrés avec la Haute finance, puissent quitter le camp des destructeurs des nations pour celui de l’intérêt commun tant nous sommes trop avancés dans la voie de l’acte quasi-final.

 

 

 
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Publié par le 7 février 2013 dans Non classé

 

Pauvre France et pitoyable F. Hollande dont les desseins sont mis au grand jour par N. Farage

N. Farage donne une leçon à F. Hollande. Entendons-nous dans le camp de la prétendue « droite » française des propos de ce genre ? Non. Ce qui en dit long sur le délitement de notre société politique qui n’a plus du tout le souci de l(intérêt commun, comme l’exprimait Gabin dans l’extrait cité du film Le Président… il y a si longtemps déjà.

 

 

 

 
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Publié par le 7 février 2013 dans Non classé

 

Goldman Sachs veut la Révolution Française

revolution_francaise

Menthalo – Le 25 janvier, Huw Pill, l’économiste de Goldman Sachs en charge de l’Europe donnait un interview au Huffington Post, d’Anne Sinclair. En substance, il recommande à la France de baisser les salaires de 30%.

Quelle Surprise ! Le 4 juin dernier, Menthalo écrivait sur LIESI un article dont le titre était Déflation Laval, déleveraging ou crise systémique (extrait)

« François Hollande a essayé de vous faire passer un message depuis qu’il est élu sous différentes formes, mais il n’est pas certain que vous ayez fait Tilt.

Il y a eu de nombreux reportages à la télévision sur des mairies, où le maire et son personnel optaient volontairement pour une réduction de 30% de leurs rémunérations. Ces mêmes mairies réduisaient les subventions au Club de foot local et au Bingo des grand-mères de 30%.

La première mesure de François Hollande a été de baisser son salaire et celui de ses ministres de 30%. 

Une fois les législatives passées, attendez-vous à ce que le gouvernement annonce une réduction des budgets des ministères, probablement une mise à plat des rémunérations des fonctionnaires, où apparaitraient toutes les primes plus ou moins opaques… et au moins une forte réduction de ces primes. »

6 mois après, voilà que le sujet est remis sur le tapis par le conseiller es-Europe de la Banque qui nous tient par les couilles, (excusez-moi Mesdames) en manipulant notre monnaie à sa guise. Et en ce moment, cette Banque manipule, fait pression, que dis-je écrase dans sa main de fer les burettes de Rajoy, de Monti et de notre ahuri de l’Elysée. Hier, c’était la panique sur les marchés obligataires. Les deux premiers étaient sur la sellette et GS donnait un tour de vis à l’étau. « El Pays », un groupe de presse né à l’époque du Franquisme et marqué à droite, accusait le Premier Espagnol de corruption. (Je ne serai pas étonné qu’on l’accuse bientôt d’avoir des photos pédophiles dans son ordinateur, c’est à la mode, quand on veut abattre quelqu’un.) Les Banques allemandes recommandaient de se débarrasser de ses titres de dette espagnole. (Solidarité européenne…) Le taux à 10 ans est passé au plus haut de l’année à 5,43%. La différence entre le taux allemand et le taux espagnol est menacé de passer à 4% dans les semaines qui viennent.

Chers lecteurs espagnols, vous savez peut-être que votre gouvernement pour moins faire appel à la finance étrangère et pour ne pas se soumettre à leur diktat, a investi l’argent de vos caisses de retraite en Bons du Trésor espagnol. Rien de plus, rien de moins que ce que font aujourd’hui les Etats-Unis, forçant les sociétés qui gèrent la trésorerie des fonds de pension à la placer en US TB. Dernière manœuvre avant le défaut ?

Hier, l’Italie était aussi à la fête, le taux à dix ans a crû de 6 points de base à 4,39% après avoir reculé à 4,07% le 25 janvier, soit le plus faible niveau depuis novembre 2010. Nous sommes en plein dans de grandes manœuvres politico-monétaires, dont le mouton moyen ne voit pas l’intérêt. Pourtant, il va bientôt saigner sous le couteau de ces bouchers.

Pour revenir à Goldman Sachs et à Huw Pill, Pill signifie Pilule en anglais, il est probable que les syndicalistes et les fonctionnaires vont la trouver plutôt difficile à avaler. 30% de baisse de salaires ! Alors que le pouvoir d’achat objectif de l’Euro a été divisé par 5 en 10 ans (cf le prix de l’or ou de l’argent), mais de qui se moque t’on?

Goldman Sachs veut appliquer à toute l’Europe la méthode testée en Grèce.

Mais ce que l’on vous cache dans vos journaux, vos magazines ou vos JT, c’est que les Grecs sont tous les jours dans la rue. Hier, c’était la population solidaire des grévistes du métro, aujourd’hui ce sont les pêcheurs et les fermiers qui font le blocus et manifestent dans tout le pays. Auparavant c’étaient les fonctionnaires dont les rémunérations ont été diminué de 20 à 40%, contre -20% au Portugal et -12% en Espagne. SOYEZ SURS que le sujet va devenir brûlant dans les 18 mois à venir en France. Préparez-vous à des coupures d’électricité dues aux grèves, à de sérieux problèmes de transport et d’approvisionnement et à des manifestations de plus en plus violentes.

Les banquiers veulent vraiment mettre la population dans la rue… nous ferions mieux de prendre les devants en mettant les banquiers à la rue, ou en taule comme en Islande.

 
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Publié par le 6 février 2013 dans Non classé

 

Zone euro : la reprise… des statistiques de nouveaux pauvres

Les responsables de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge publient leur constat : « cinq ans après le début de la crise, l’Europe est “étranglée par la récession”». Habituellement, l’Europe était plutôt dans la catégorie des donateurs, mais « l’apparition en Europe de « nouveaux pauvres » qui ne parviennent plus à faire face » devient source d’inquiétude.

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Dans le Financial Times, Philip Stephens évoque « un épisode délicat l’année dernière : j’ai entendu un officiel allemand reconnaître combien la Grande-Bretagne avait de la chance d’être restée en dehors de la zone euro ».

Que fera l’Allemagne après les élections ?

Quel sera le paradigme économique de la zone euro à ce moment-là ? La Dame Merkel aurait-elle quelques idées derrière la tête quand les banquiers allemands cherchent (au nom de la pression populaire) à rapatrier leur or ?

Pour le Financial Times, qui cite un spécialiste de la dette « l’Europe à une forêt dont le sol serait encombré de graines, étouffée par les engrais et maigre en jeunes pousses qui pourraient devenir des arbres. Ce dont l’Europe a besoin est d’un incendie pour éclaircir son sous-bois ». Comment souhaiter une guerre civile ?

 
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Publié par le 6 février 2013 dans Non classé

 

UN FILM DE 1961 MAIS QUI RESTE D’ACTUALITE 50 ANS PLUS TARD…

Le sujet de l’Europe contre les peuples. Quel sujet actuel !

Les ploutocrates et les partis politiques qui ne sont rien d’autres que des syndicats d’intérêts privés. N’y sommes-nous pas ? La France est TRAHIE par des hommes coupables, issus pour l’essentiel de sociétés secrètes. S’ils travaillent bien pour le Mondialisme et son Grand Architecte, le Prince de ce monde, ils seront bien rétribués comme l’attestent les scandales quasiment quotidiens…

 
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Publié par le 5 février 2013 dans Non classé

 

Euro Fort et l’amitié franco-prussienne

Par Menthalo – La hausse actuelle de l’Euro pour être très concret c’est 120 000 chômeurs de plus dans le meilleur des cas, si cette hausse est brève et les réactions de la BCE rapides. Si elle dure plus longtemps, ce sont 180 000 travailleurs qui viennent pointer au chômage. Pourquoi ?

La France est le pays d’Europe le moins intégré dans la CEE, ne réalisant que 50% de son commerce extérieur vers l’Eurozone. Tout le reste est en Dollar, en Yen, etc…

Comme on le voit sur ce graphique, les prix des produits français au Japon ont pris 33% en quelques mois et 25% depuis début décembre. Le cognac va en prendre un coup et Louis Vuitton va pouvoir se faire la malle dans l’archipel. La hausse de nos produits et services en Dollar est moins dramatique en apparence avec une hausse de 10%, mais en réalité, le marché américain est beaucoup plus vaste. Les dégâts sont donc pires. La baisse relative de la livre sterling est également de 10%.

Euro-Yen022013

10% de hausse de l’Euro = 1% de croissance en moins

En réalité, c’est plus probablement 1,2% de croissance en moins par rapport aux prévisions. Draghi, l’ennemi de l’intérieur peut donc se féliciter de ses réussites. Souvenez-vous de ce que Mayer Amshel Rothschild disait:  « Donnez moi le contrôle sur la monnaie d’une nation et je n’aurais pas à me soucier de ceux qui font les lois. »

Il y a quelques mois, Lindsey Williams avait transmis l’information soufflée par le Cartel, que l’Europe devait plonger avant les Etats-Unis. Ces manœuvres monétaires sont le levier qui commande le couperet de notre guillotine. C’est exactement comme si vous aviez entendu le déclic métallique, déclenchant l’engrenage fatal. La lourde lame est désormais libérée et va trancher dans le vif au fur et à mesure de la chute des autres monnaies.

Le déficit de l’Etat français va gonfler un peu plus à chaque mois qui passe. Les dépenses de l’assurance chômage vont augmenter, le déficit extérieur également.

L’Allemagne et sa volonté politique d’un Euro fort, enfonce la France et tous les pays faibles de la zone Euro dans le rouge… Ceci venant se rajouter au rapatriement de son or conservé à la Banque de France, l’amitié franco-prussienne se réchauffe comme en 1913.

Angela cherche t’elle à provoquer la rupture de l’Eurozone actuelle en détachant la périphérie méditerranéenne ?
 
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Publié par le 5 février 2013 dans Non classé

 

L’économie US prend l’eau et l’Europe est dans ‘le viseur’ de Wall Street

Tandis que le FMI s’en prend aux autorités d’Argentine qui auraient la manie de fausser les statistiques nationales, rien n’est dit sur ce que d’aucuns ont déjà signalé depuis lustres et dans le même registre, pour les Etats-Unis. Une preuve supplémentaire que le Fmi est une satrapie de l’ogre américain.

« L’argent est une nouvelle forme d’esclavage, et elle ne se distingue de l’ancienne que par son caractère impersonnel – il n’y a pas de relation humaine entre le maître et l’esclave. » Léon Tolstoï

L’économie américaine prend l’eau de partout

Etats-Unis_USA_drapeau_425-266x177« Quiconque croit encore que la croissance exponentielle peut se poursuivre sans fin est soit un fou, soit un économiste » Kenneth Boulding – économiste.

La semaine dernière, les statistiques macro-économiques américaines furent détestables, malgré les innombrables injections d’amphétamines monétaires qui produisent de moins en moins d’effets positifs sur l’économie réelle. Mais les indices boursiers US ont flambé pour les raisons déjà exposées ici comme ailleurs.

Certes, l’économie américaine a créé un peu moins d’emplois qu’attendu en janvier mais les chiffres des deux mois précédents ont été révisés en nette hausse ! Quelle bonne nouvelle ! On tourne autour de 150 000 créations d’emplois… avec tous les artifices inimaginables. La réalité est que les Etats-Unis connaissent un taux de chômage supérieur à 20%.

Les économistes qui vivent du système mensonger avouent tout de même qu’il faut un rythme de 250 000 créations de postes mensuelles sur une période prolongée pour obtenir un reflux durable du taux de chômage. Nous en sommes bien loin… alors Shalom Bernanke va continuer à obéir à ses supérieurs afin de nous propulser dans le monde hyperinflationniste de demain.

« Je n’ai encore jamais vu personne qui puisse justifier par la raison et la logique que le gouvernement emprunte son propre argent. Je crois que le temps viendra où les gens demanderont que cela change. Je crois que le temps viendra dans ce pays où nous seront blâmés, vous et moi et tous les autres membres du congrès pour n’avoir rien fait et pour avoir laissé se poursuivre ce système idiot. » Wright Patman – membre du Congrès des USA.

A quand la fin du mythe de la reprise américaine ?

« Un mythe est une idée qui, même si elle est communément admise, est fausse. Dans un sens plus subtil – dans un sens religieux – un mythe est une histoire qui sert à orienter et à mobiliser le peuple. L’accent n’est pas mis sur le rapport entre l’histoire et la réalité, mais sur la fonction qu’est censé exercer le mythe. Une histoire ne peut fonctionner à moins d’être supposée vraie par la communauté ou la nation. Il n’y a pas de débat possible. Si certaines personnes ont le mauvais goût de mettre en doute l’authenticité de l’histoire sacrée, les gardiens de la foi et de l’orthodoxie refuseront de discuter avec elles. Ils les accuseront de blasphème ou, au mieux, les ignoreront. » David Ray Griffin

« Il y a deux manières de conquérir une nation ; l’une par l’épée, l’autre par la dette. » John Adams

Les financiers US veulent la peau de l’Europe

Un excellent signe de la déconfiture américaine ? Les ordres intimés jusqu’à MARIO DRAGHI (il serait intéressant de se pencher sur les relations entre certains proches de Mme Merkel et Goldman Sachs) pour faire flamber l’euro et laminer l’économie européenne qui peine énormément sur les marchés à l’export avec l’Asie ou dans les pays où nous sommes en concurrence avec le dollar.

Chacun sait que les Allemands n’ont pas trop de problème avec un euro fort : ce sont les Etats du sud de la zone euro qui souffrent… ainsi que la France. Par contre, Berlin va tempêter contre ce fichu Premier ministre japonais qui commence à en faire beaucoup trop. La ‘pression’ monte du côté du patronat allemand…

Pour information et à titre d’exemple : « une hausse de dix centimes d’euro, c’est un milliard de chiffre d’affaires en moins pour EADS », le géant européen de l’aéronautique.

lecomplotmondialEt que dire de l’Afrique où grâce à la politique étrangère menée par les SarkozystesFabiusards, nous torpillons nos marchés… Quel salarié français pourrait être désormais assez stupide pour s’engager en Afrique et devenir un OTAGE de choix pour les réseaux djihadites que le gouvernement soutient financièrement et moralement en Syrie ? Car la France ne parviendra jamais à résoudre le problème du terrorisme et du djihad sur ce continent. Cela fait des années (secret de polichinelle) que les mondialistes œuvrent à la destruction de notre armée nationale, incapable aujourd’hui de faire face à une pandémie mortelle qui va se répandre ailleurs. Aujourd’hui, les politiques ont même peur d’une réaction des militaires qui savent ce qui nous attend (voir le numéro de mi-février de LIESI) et ne sont pas acquis à la thèse marxiste du mondialisme.

Nous sommes dans un monde de fous ! Ils veulent le mariage pour tous, ils veulent user de leur pouvoir pour susciter une révolution contre les commandements de Dieu : ils auront le chômage pour tous. N’est-ce pas un comble d’avoir des idéologues au pouvoir ignorant le principe du retour de flamme dans le processus révolutionnaire ? Comment un Robespierre a-t-il fini ?

Ce que les gens veulent, c’est du travail. Dans les mois qui viennent, le chômage va grimper et le peuple réclamera du pain à F. Hollande. Il ne leur servira peut-être plus le mariage pour tous, mais le droit de vote aux étrangers, ou encore autre(s) chose(s). Quel aveuglement…

La hausse des taux sera l’un des premiers signes. Nous l’avons déjà dit il y a quelques temps… Aujourd’hui, l’Espagne et l’Italie nous donneraient-ils le LA ?

Nous nous rapprochons manifestement de plus en plus de ce qu’annonçait ce super initié qu’était RAKOVSKI DANS SON INTERROGATOIRE mené par les agents de Staline.

 
20 commentaires

Publié par le 4 février 2013 dans Non classé

 
 

Le monde d’Orwell prend forme…

Young Leaders

 

Les Young leaders socialistes sont aussi dociles que les Young leaders UMP qui les ont précédés au « pouvoir ». Ils engagent la FLEXIBILITÉ du Travail avec une dureté absolument impensable à réaliser pour un gouvernement étiqueté de droite. Cela se fait bien évidemment avec la complicité de syndicalistes absolument dépendants de la Haute finance. Il faut lire les articles qui vont réglementer le travail dans les prochains mois, une fois le texte voté : c’est tout simplement AHURISSANT.


Si pour améliorer la compétitivité de Renault on s’est accordé sur un gel des salaires, son patron Carlos Ghosn est triste de voir qu’il ne peut pas se plier à cette mesure sociale puisque sa rémunération mensuelle dépend du conseil d’administration. L’année dernière, Carlos Ghosn a obtenu le salaire misérable de 13 millions d’euros.


Mais le monde politique n’est pas laissé à l’écart. Il vient d’être révélé que l’un des fossoyeurs actuels de l’Espagne, son premier ministre Mariano Rajoy, a reçu 25 500 euros cachés chaque année de 1997 à 2008. C’est le quotidien El Pais qui en fait état : « les deux trésoriers du parti ont inscrit à la main sur des petits cahiers les sommes versées discrètement par de généreux donateurs et reversées par la suite aux principaux représentants du parti ». Il serait intéressant de savoir si Goldman ou une autre entité du cartel bancaire finance le parti politique de Mariano Rajoy, comme ce fut le cas pour l’UMP de Nicolas Sarkozy. (Mediapart)


En attendant le chômage est de 25% en Espagne et sera de 35% dans quelques mois. Telle est la démonstration de la REPRISE version Mario Draghi.

 


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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 00:37
Rakovski
Mardi 5 Février 2013

Caroline Fourest ou le discrédit par diffamation au service de la politique des Etats-Unis

Lettre ouverte du Réseau Voltaire au PDG de France Télévision
Lettre ouverte à M. Rémy Pflimlin, Directeur Général de France Télévisions

Saint Denis, le 3 février 2013

M. Le Directeur Général,

Je vous rappelle que juridiquement une diffamation est une imputation erronée visant à porter atteinte à l’honneur et à la considération.

Comment le Réseau Voltaire et Thierry Meyssan seront diffamés par l’émission de France 5, intitulée : Les Réseaux de L’extrême

Le 11 septembre 2001, le monde a pu largement être informé que des attentats se déroulaient à New York. La présentation médiatique de ces attentats affirmait que des avions de ligne, piratés par des terroristes islamistes kamikazes avaient été jetés sur des cibles significatives.

Ces attentats ont été immédiatement suivis par la mise en place d’une nouvelle stratégie politique étasunienne présentée en « guerre au terrorisme ».

Dans les mois et les années suivantes une série de guerres et d’actions politiques fut entreprise par les Etats-Unis, médiatiquement justifiés par cette fameuse « guerre au terrorisme ». Celle-ci mettait en avant une supposée « guerre de civilisation » entre un « monde libre » occidental et un monde dominé par un islam diabolique propice à l’action terroriste.

Entre ce qui avait été montré de ces attentats et la version des faits donnée par les médias dominants, s’établissait rapidement une forte discordance technique. Si cette version encore officieuse avait pu être crédible, il eût fallu alors revoir toutes les lois de la physique.

L’ensemble des explications médiatiques comparée aux faits montrés était suffisamment fantaisiste pour que notre association, le Réseau Voltaire entreprenne de se moquer de cette version abracadabrantesque en publiant le fameux jeu des sept erreurs montrant les incohérences les plus visibles entre faits et explications donnés.

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Impact central alors que le carburant explosif est dans les ailes.

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Montage montrant, à l’échelle, la taille d’un Boeing 757, qui ne peut en aucun cas s’insérer dans les dégâts causés au bâtiment.

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Orifice dans la deuxième aile du bâtiment. Incompatible avec un impact d’avion de ligne, cet orifice est typiquement provoqué par la charge creuse d’un missile de croisière.

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Aucun débris, pelouse intacte, l’avion se serait « évaporé » selon la version officielle. Néanmoins, on aurait pratiqué des tests ADN sur des corps.

Ces quatre vues démontrent à elles seules l’impossibilité technique de la version officielle.

Tous les feux médiatiques nous éclairèrent alors. Thierry Meyssan notre président publia deux ouvrages : L’Effroyable Imposture et Le Pentagate qui nous propulsèrent à la Une de l’actualité, ce qui déclencha la colère états-unienne contre nous.

Colère qui s’exprima par la voix de Donald Runsfeld à l’époque secrétaire à la Défense des Etats-Unis. Runsfeld nous accusa de négationnisme selon une rhétorique voulant démontrer que ceux pouvant contester la version officielle des explications données de ces attentats, pouvaient également nier l’existence de l’Holocauste des Juifs d’Europe par les nazis.

Le la fut ainsi donné pour le lancement d’une grande campagne médiatique visant à nous décrédibiliser à défaut de pouvoir contester techniquement notre argumentation, ce qui était évidemment impossible.

Des centaines d’articles de presse, des dizaines de livres parurent avec toujours le même type d’argument, d’abord une lourde diffamation, y compris concernant la vie privée de Thierry Meyssan, puis des tentatives d’amalgames qui cherchaient toujours à nous présenter comme des néonazis voulant perpétrer de nouveau le crime d’Holocauste contre les Juifs. Au même moment, la directive 151 (http://www.csa.fr/Espace-juridique/...) du CSA nous privait de fait d’antenne.

Avec l’émergence de l’internet, notre remise en cause de la version officielle de ces attentats se répandit sur toute la planète, au point qu’une majorité de terriens aujourd’hui doute de la véracité de cette version.

Cependant, la crédibilité de cette version donnée officiellement était nécessaire au gouvernement des Etats-Unis afin de justifier ses guerres et ses actions de limitation des libertés publiques, toujours au nom de la fameuse « guerre au terrorisme », justifiée par la version officielle des attentats du 11 septembre 2001.

Notre action de trublion était et est toujours intolérable pour le gouvernement états-unien. Il dût faire un effort pour engager tous ses réseaux d’influence dans les médias afin d’entretenir contre nous perpétuellement le feux de la diabolisation par le discrédit de la diffamation.

Cela fait dix années que cela dure et d’une manière toujours aussi virulente.

Une diffamation est une imputation erronée visant à porter atteinte à l’honneur et à la considération. En conséquence, des gens sans honneur et sans considération ne peuvent être crus, et c’est bien là le but recherché.

Parmi les essayistes, propagandistes, de la cause états-unienne se réclamant pompeusement de la profession de journaliste, certains se sont mis en avant dans la spécialité particulière du discrédit par diffamation, comme Fiammetta Venner et sa compagne Caroline Fourest.

Vu l’importance pour le gouvernement des Etats-Unis de la justification de sa politique, les réseaux états-uniens en France, dits également réseaux atlantistes ont, semble-t-il, depuis 2001 convaincu France Télévisions de largement propager ce discrédit qui devait nous être porté.

Nous eûmes droit en 10 ans à nombre d’émissions nous concernant auxquelles nous ne fûmes jamais invités et avec à chaque fois un flot d’insultes, de diffamations, de mensonges et d’atteinte à la vie privée à l’encontre de Thierry Meyssan.

Onze années après les attentats du 11 septembre 2001 et la vague propagandiste déversée sur nous, une nouvelle émission est encore annoncée dont la présentation montre qu’elle ne dérogera pas à l’habitude. Cette présentation est déjà par elle-même de la diffamation.

Le 5 février, la chaîne France 5 appartenant à France Télévisions va diffuser une série d’émissions, appelées reportages pour faire crédibles, produite par Caroline Fourest avec la société de production Et la Suite Production. Cette série d’émission s’intitule Les Réseaux de l’Extrême. Le premier volet, qui s’intitule Les obsédés du complot, est présenté par France Télévisions de la façon suivante :

« Ils lisent le monde à travers des complots. A chaque événement, les médias sont soupçonnés de ne pas dire la vérité… Ils croient en des auteurs comme Thierry Meyssan, passé de la défense de la laïcité à celle de l’ayatollah Khomeyni. Ils croient au complot sur le 11 Septembre, à celui visant à remodeler le Moyen-Orient. Ils croient aux mercenaires, souvent à la solde de l’Iran ou de la Syrie, qui leur expliquent le monde comme un roman policier. Qui sont-ils ? Pourquoi ont-ils tant de succès ? »

On peut se poser la question, pourquoi dépenser l’argent de la redevance pour diffuser encore une énième émission à charge contre Thierry Meyssan et le Réseau Voltaire alors qu’ il y en eu tant d’autres déjà ?

On comprend ici que la profession médiatique est sur une position défensive reconnaissant que les médias « sont soupçonnés de ne pas dire la vérité ». Cette profession se plaindrait également que certains citoyens « croient aux mercenaires, (sic) ; souvent à la solde de l’Iran ou de la Syrie, qui leur expliquent le monde comme un roman policier ».

On peut aisément avec ce court résumé identifier la teneur de la charge.

Nous sommes accusés, publiquement d’être :

Extrémistes.
« Complotistes », selon la phraséologie journalistique habituelle, c’est à dire de douter de la véracité de la version officielle donnée par les Etats-Unis au sujet des attentats du 11 septembre 2001. Ce terme proféré par le milieu journalistique est évidemment très péjoratif.
De croire faussement que les Etats-Unis cherchent à remodeler le Moyen-Orient.
D’être des mercenaires, c’est à dire payés par l’Iran et la Syrie, pour proférer des mensonges notamment sur la tentative des Etats-Unis de vouloir remodeler le Moyen-Orient ;
D’expliquer le monde par des actions sous-jacentes (roman policiers, roman d’espionnage).

Les accusations portées déjà par la présentation sont à la fois très graves et diffamatoires. Nous serions des menteurs, à la solde de l’étranger.

Qu’en est il exactement ?

1- Sommes-nous, extrémistes en regard de notre accusatrice Caroline Fourest ?

Nos statuts précisent l’objet de notre association :

Article 3

Le Réseau Voltaire s’inscrit dans la tradition de la Révolution française et du Mouvement des non-alignés ; Il a pour objet de défendre et de promouvoir les principes énoncés par la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 et par le Communiqué final de la Conférence de Bandung du 24 avril 1955.

Il œuvre en faveur des libertés économiques, sociales, culturelles, civiles et politiques définies par les Pactes internationaux relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, et relatif aux droits civils et politiques, adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies, le 16 décembre 1966 ; Il lutte contre toute forme de discrimination raciale dans l’esprit des résolutions 1904 et 3379 de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le Réseau Voltaire revendique la capacité d’ester en justice, aussi bien devant les juridictions nationales qu’européennes et internationales, pour la réalisation de son objet ; notamment pour tout ce qui se rapporte à la défense de la liberté d’expression et à lutte contre la propagande de guerre ; à la lutte contre les discriminations fondées sur l’appartenance ou la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race, à une religion, à des convictions, à l’âge, au handicap, à l’orientation ou l’identité sexuelle ou au sexe ; à l’organisation laïque des sociétés et à la lutte contre le sectarisme religieux ; à la défense de la souveraineté des nations et à la préservation de la paix internationale.

On peut se poser la question, entre la lecture de l’objet social de notre association et ce pourquoi Mme Fourest semble militer au vu de cette photo.

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Qui est l’extrémiste ?

Qui est l’extrémiste ? Nous les sages républicains dont les idéaux affichés sont inscrits dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et dans la Charte de l’ONU ? Ou celle qui se donne en spectacle en public avec des femmes où sur la poitrine nue est inscrit « enculer Dieu » ?

Les Français apprécieront si défendre l’idéologie républicaine française est plus extrémiste que ce type de happening.

Nous prenons acte que pour le service publique de télévision française nous sommes considérés, nous républicains, comme extrémistes et que Mme Fourest est dans la norme sociale.

Peut-être que cette accusation se voulant diffamante indique que nos idéaux politiques sont extrêmement opposés à ceux de Mme Fourest, nous pouvons l’admettre. Nous travaillons à recouvrer l’indépendance de notre nation tandis que Mme Fourest œuvre à justifier les actions impérialistes des Etats-Unis qui pèsent également sur notre pays.

2- Nous serions des « complotistes ».

Ce terme de « complotiste » est un néologisme inventé par quelques journalistes en mal d’insultes voulant exprimer l’idée que nous douterions perpétuellement de toutes versions historiques officielles et que nous n’expliquerions l’histoire que par des suites de complots.

Ceci voudrait dire pour nos accusateurs qu’il n’y aurait jamais eu de complots dans l’histoire du monde.

Pourtant, France Télévisions qui prend la responsabilité de diffuser largement l’accusation, produit une émission sur France 3 qui s’intitule l’Ombre d’un doute.

Cette émission est présentée de la sorte :

L’historien Franck Ferrand évoque des zones d’ombre de certains chapitres de l’Histoire et tente d’éclairer ces aspects inattendus. A l’issue de l’émission, il anime un débat en compagnie de Clémentine Portier-Kaltenbach.

La présentation de la dernière émission est la suivante :

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg, en Russie, le tsar Nicolas II, sa femme Alexandra et leur cinq enfants sont exécutés par les bolcheviques. C’est du moins la version officielle qui est alors avancée. Pourtant, dès les années 1970, les journalistes britanniques Antony Summers et Tom Mangold affirment que les cinq femmes de la famille impériale auraient survécu grâce à un accord passé entre Lénine et l’empereur Guillaume II. Exfiltrées de Russie, elles auraient poursuivi leur vie dans le plus grand secret. L’enquête scrupuleuse, et politiquement sensible, menée sur cette page de l’histoire permet d’exhumer des témoignages capitaux et inédits.

Ici nous sommes en plein « complotisme », selon ce qui nous est reproché : porter un doute sur une version officielle.

Une autre récente émission de France Télévisions va bien plus loin dans la théorie du complot. Il s’agit de la série Docs Interdits et de son émission Vie et Mort de Robert Boulin, diffusée le 28 janvier 2013 sur France 3.

La présentation de l’émission était la suivante :

30 octobre 1979. Un cadavre flotte au milieu d’un étang de la forêt de Rambouillet. Pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du ministre du Travail en exercice à l’époque, Robert Boulin.

Dans la lutte pour le pouvoir et la partie d’échecs qui opposent Valéry Giscard d’Estaing à Jacques Chirac à la fin des années 1970, le ministre du Travail Robert Boulin est un pion politique. Jeune résistant, gaulliste de la première heure, Robert Boulin est devenu, au fil d’une carrière politique à la longévité remarquable, un homme qui rassure l’opinion. Pourtant, ni Giscard ni Chirac n’hésiteront à sacrifier le pion Boulin lorsqu’il s’agira de protéger leur stratégie présidentielle.

Valéry Giscard d’Estaing, président en fin de règne, utilise Boulin, le gaulliste, pour déstabiliser Jacques Chirac en pleine conquête du pouvoir et son nouveau parti en pleine ascension, le RPR. Jacques Chirac répond en livrant Boulin, le “premier-ministrable” à la presse avec une affaire immobilière douteuse : “le terrain de Ramatuelle”.

Cerné et attaqué de toutes parts, Robert Boulin finit par menacer à demi-mots de révéler quelques secrets compromettants pour la classe politique et surtout pour le parti de Jacques Chirac, le RPR, avec des dossiers de financement occulte. Huit jours plus tard, le 30 octobre 1979, son cadavre est retrouvé, flottant dans les eaux d’un étang de la forêt de Rambouillet. Lâché par Giscard, sacrifié par Chirac ?

Depuis ce jour d’octobre, la lumière n’a jamais été faite sur “l’affaire Boulin”. Mais sa famille, son épouse, ses enfants, et trois générations de journalistes, ont mis en doute la version officielle qui voudrait que Robert Boulin se soit suicidé. Trente ans ont passé, et l’opinion publique est maintenant convaincue que la famille Boulin est victime d’un déni de justice. Robert Boulin a-t-il été assassiné, victime d’un crime d’État ? Pour la première fois, "Vie et mort de Robert Boulin" s’attache à appréhender la mort de ce ministre de la République, en comprenant sa vie politique et sa vie personnelle.

Pour la première fois depuis trente ans, un film sur Robert Boulin ose ne pas se substituer à la Justice, ose ne pas avoir de thèse sur son assassinat, ose ne pas résoudre le “mystère” de sa mort. Pour la première fois, le film “Vie et mort de Robert Boulin” est raconté par ceux qui l’ont connu le mieux, Robert Boulin lui-même.

Dans les deux cas il s’agit bien de façon très explicite d’une mise en doute d’une version officielle.

Dans le cas de l’affaire Boulin, pire encore, de très graves accusations sont portées à l’encontre de la police et de la justice qui auraient couvert un « crime d’Etat » montrant ainsi que police et justice en France ne seraient pas au service des citoyens mais de castes politico-mafieuses.

On peut tout se permettre à France Télévision en matière d’exposition de complots et même d’aller très loin, c’est fort bien. Mais voilà il y a bien une limite, on ne peut douter d’une version officielle présentée par les Etats-Unis qui discréditerait leur politique impérialiste.

3- Nous croyons faussement que les Etats-Unis cherchent à remodeler le Moyen-Orient.

Dans cette vidéo (http://www.youtube.com/watch?v=2vWe...) nous voyons le général Wesley Clark interviewé par la présentatrice d’une une télé états-unienne.

Le général Wesley Clark est l’ancien commandant général de l’US European Command qui comprenait toutes les activités militaires états-uniennes dans 89 pays en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. Il a été commandant suprême des forces militaires de l’OTAN en Europe de 1997 à 2001.

Mme Fourest ne peut certainement pas mettre sa parole en doute, c’est un ami.

Lors d’une interview qui a eu lieu le 2 mars 2007, il décrit un mémo qui lui a été montré au Pentagone en 2001, expliquant comment l’administration états-unienne envisage de prendre le contrôle de 7 pays en 5 ans : l’Irak, la Syrie, le Liban , la Libye, la Somalie, le Soudan et l’Iran.

Transcription de l’interview traduite en français :

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Environ 10 jours après le 11 septembre, je suis allé au Pentagone, j’ai vu le secrétaire à la Défense Runsfeld et le secrétaire adjoint Wolfowitz.
Je suis descendu pour dire bonjour à certaines personnes de l’état-major qui travaillaient pour moi et un de mes généraux m’a appelé et m’a dit :
« Venez, il faut que je vous parle une minute. » Je lui ai dit : « mais vous êtes trop occupé. » Il a dit : « Non, non , nous avons pris une décision. Nous allons attaquer l’Irak. »
Je lui ai demandé : « Mais, pourquoi ? » Il a dit : « Je ne sais pas. » Il a ajouté : « Je pense qu’il ne savent pas quoi faire d’autre. »
Je lui ai demandé : « Ont-ils trouvé des informations qui relient Sadam Hussein et Al-Qaïda ? » Il a dit : « Non, non, il n’y a rien de nouveau. »
« Ils ont juste pris la décision de faire la guerre à l’Irak. » Il a dit : « Je pense que c’est parce qu’on ne sait pas quoi faire au sujet du terrorisme. »
« Mais on a une bonne armée et on peut renverser n’importe quel gouvernement. »
Je suis revenu le voir plus tard et à cette époque nous étions en train de bombarder l’Afghanistan.
Je lui ai demandé : « Allons-nous toujours bombarder l’Irak ? » Il a répondu : « C’est pire que ça ! »

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Il a pris une feuille de papier et a dit : « Je viens de recevoir ça d’en haut », en voulant dire le bureau du secrétaire à la Défense. (Runsfeld).
« Ceci est un mémo qui décrit comment nous allons prendre 7 pays en 5 ans en commençant par l’Irak, ensuite la Syrie, le Liban, la Somalie, la Libye, le Soudan et pour finir l’Iran. »
Je lui ai demandé : « Est-ce confidentiel ? » Il a répondu : « Oui, monsieur. »

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« Répétez à nouveau le nom des pays. » « Eh bien, ça commençait par l’Irak, ensuite la Syrie, puis le Liban, ensuite la Libye, la Somalie, le Soudan et pour finir l’Iran. »

A ce jour, seul l’Iran figurant sur cette liste n’a pas été encore attaqué par les Etats-Unis ou par l’un de ses intermédiaires armés.

Au sujet du « remodelage de Grand Moyen-Orient », Wikipédia nous renseigne de la façon suivante :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_...

On peut y lire entre autres :

La doctrine de remodelage du Grand Moyen-Orient
Le président américain George W. Bush a d’abord évoqué la doctrine de « remodelage du Grand Moyen-Orient » le 26 février 2003 devant une réunion de néoconservateurs de l’American Enterprise Institute (AEI), avant de la développer le 9 mai 2003 dans un discours à l’Université de Caroline du Sud2.

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Le « Grand Moyen-Orient » vu par Washington, incluant le Moyen-Orient proprement dit, ainsi que le Maghreb, le Soudan, la Somalie, le Pakistan et l’Afghanistan.

Mme Fourest ne semble pas très au fait des problèmes géostratégiques élémentaires qui alimentent toutes les rédactions.

Évidemment Mme Fourest n’est pas journaliste mais est une activiste politique dévouée à une cause : le discrédit par diffamation au service de la politique des Etats-Unis.

4- Nous serions, selon ses termes, des mercenaires payés par l’Iran et la Syrie, pour proférer des mensonges, c’est à dire dénoncer la tentative des Etats-Unis de vouloir remodeler le Moyen-Orient.

Le terme de mercenaire, nous dit Le Robert, possède une valeur péjorative signifiant « vénal » et « corrompu ». Il s’agit bien d’une insulte. En quelque sorte notre association n’œuvrerait seulement que pour de l’argent distribuée généreusement par l’Iran et la Syrie.

Cette accusation diffamatoire particulièrement grave peut aisément être réfutée : nos moyens publics sont très modestes. Quant à Thierry Meyssan, il est écrivain ayant eu quelques gros succès, il est journaliste pigiste écrivant pour nombre de journaux et médias en Russie, Venezuela, Syrie, Iran, Liban, Serbie, etc. Selon cette accusation, tout journaliste serait donc un mercenaire du média pour lequel il écrit ou se produit, belle profession de mercenaire.

De quelles associations étrangères Mme Fourest reçoit-elle des fonds ? De l’Open Society, du National Endowment for Democracy, comme on peut le lire sur de nombreux sites. Diffamation ? Pour quels médias est-elle la mercenaire ? On voit aisément que ce type d’accusation peut se retourner contre son auteur.

Quand au remodelage du Grand Moyen-Orient, il est en cours sous nos yeux. Seule Mme Fourest n’y voit rien, étant fort éloignée de la profession de journaliste.

5- Nous expliquerions le monde comme un roman policier (d’espionnage).

Revenons à notre média français de service publique puisque c’est par son intermédiaire que ces accusations sont portées et largement diffusées. Prenons-le à témoin.

Wikipédia nous renseigne au sujet d’une émission diffusée depuis 1997 sur France Inter s’appelant Rendez-vous avec X, émission que je avais l’habitude il y a quelques temps d’écouter avec intérêt.

Que nous apprend entre autres Wikipedia ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rendez...

Rendez-vous avec X est une émission radiophonique hebdomadaire qui s’intéresse à l’histoire contemporaine et à l’actualité et aborde plus particulièrement les affaires liées à l’espionnage sous la forme d’un interview entre le journaliste Patrick Pesnot et un invité mystérieux racontant les événements historiques du point de vue des services secrets. .

Présentation
Cette émission est en fait un dialogue entre le producteur de l’émission, le journaliste Patrick Pesnot, et le mystérieux Monsieur X. X est censé être un ancien agent des services de renseignements français qui, arrivé à l’âge de la retraite, distille aux auditeurs ses confidences. Le but affiché de l’émission est de montrer la « face cachée » de l’histoire en insistant sur le rôle clé des hommes de l’ombre. En dehors de la conversation avec M. X, Patrick Pesnot intervient deux ou trois fois au cours de l’émission pour compléter, préciser ou nuancer le récit de X à l’aide de références bibliographiques.

A l’écoute de cette émission hebdomadaire, qui dure depuis 16 ans, diffusée sur le service public, on se rend compte de l’importance prise dans l’histoire contemporaine par les services de renseignement, les services secrets, les services action et les hommes de l’ombre.

Mais Mme Fourest semble vouloir nous décrire un monde idéal qui, sous la férule bienveillante des Etats-Unis œuvrant dans une totale transparence, nous conduirait au bonheur.

De la présentation de cette émission prévue sur France 5 et qui en reprendra le fil, nous démontrons aisément un certain nombre de faits :

Mme Fourest est une bien piètre journaliste connaissant très mal l’actualité, la géopolitique et les projets de ceux qu’elle pense défendre, c’est à dire les projets politiques et militaires états-uniens. Les Etats-Unis diffusent largement et sans complexe ces dits projets comme celui de remodelage de Grand Moyen-Orient. Son argumentation est puérile et inconsistante.
N’étant pas une journaliste de métier, elle est par contre une activiste politique affichant sans retenue ses convictions extrémistes essentiellement pro-états-uniennes. Convictions qui s’estiment par ceux qu’elle use de diffamer, particulièrement des gens ayant eu des prises de position anti-impérialistes comme Frédéric Châtillon, Marine Le Pen ou Thierry Meyssan.
Nous démontrons qu’il n’est ici nullement question pour Mme Fourest de fustiger en nous une quelconque paranoïa concernant nombre de complots qui nous feraient mériter l’accusation de « complotisme », car les médias de service public ont pris l’habitude de nous montrer de très nombreux complots ayant eu cours dans l’histoire. Non, il ne s’agit pour elle que de fustiger nos doutes sur la version officielle donnée par les Etats-Unis des attentats du 11 septembre 2001. Un seul et unique complot l’intéresse celui qui permit de justifier la politique impérialiste des Etats-Unis.
Caroline Fourest use d’une tactique toujours identique, elle tente d’amalgamer les adversaires de l’impérialisme états-unien avec des extrémistes de droite, éventuellement des terroristes, voire des nazis. Elle use également et elle abuse de la diffamation afin de discréditer ses cibles, elle commence à être régulièrement condamnée pour ça. Cependant cela ne semble pas la gêner ayant peut être derrière elle des alliés fortunés pouvant payer procès et condamnations pécuniaires.
France Télévisions se déshonore et se décrédibilise en dépensant l’argent du contribuable pour diffuser ce type de pamphlet diffamatoire. Ceci en dit très long sur l’influence des réseaux atlantistes, c’est à dire de promotion de la politique étatsiunienne en France. Ces réseaux sont puissants qui permettent de diffuser ce type de très médiocre et très partisane émission.

La crédibilité de l’information offerte par les médias dominants est déjà faible en France, moins de 50% des Français accordent toute confiance à ces médias. Nul doute que ce type d’émission va contribuer à aggraver cette tendance. Le discrédit par diffamation est une arme à double tranchant qui peut se retourner aisément contre ses auteurs.

La simple équité voudrait que nous puissions également diffuser sur les antennes de la télévision publique une émission similaire qui dénoncerait elle, les réseaux d’influence de l’OTAN et des Etats-Unis dans notre pays et démontrerait comment l’imposition par ces réseaux de l’adhésion de la France à l’OTAN, l’Union Européenne et l’euro, coûte à chaque citoyen de notre pays, enfants compris, environ 3 000 € par an en paiement d’une dette inique issue de prêts infondés.

Malheureusement, nous doutons fort que cette simple règle de justice puisse nous être accordée vue l’importance des pressions qui ont du peser sur la direction de France Télévisions pour diffuser la charge politique diffamante et puérile produite par Mme Fourest.

Je vous prie de recevoir M. le Directeur Général mes sincères salutations

Alain Benajam
Président de Réseau Voltaire France
http://www.alterinfo.net/Lettre-ouverte-du-Reseau-Voltaire-au-PDG-de-France-Television_a86485.html
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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 19:04

06/02/2013

Seniors au volant : bon pied, bon œil ?

Fotolia_39628493_XSC’est un fait incontestable : avec l’âge, les réflexes ne sont plus aussi bons et la conduite des seniors peut s’en ressentir. Si en France, le problème reste encore trop tabou, à l’étranger certaines mesures existent dont il serait judicieux de s’inspirer.

Les études sur le nombre d’accidents de la route corrélé à l’âge du conducteur sont rares mais éloquentes. Aux États-Unis par exemple, il a été observé que les risques d’accident sont quasi stables de 25 à 70 ans, avant d’augmenter subitement et même de manière exponentielle l’âge avançant. Les raisons sont évidentes : vue qui baisse, capacités de réaction amoindries,… Pouvoir continuer de conduire un véhicule est pourtant très important pour l’autonomie des personnes âgées, notamment en milieu rural, et pour lutter contre l’isolement dont souffrent beaucoup d’entre elles.

En Finlande, interdiction de conduire après 70 ans !

Comment faire alors pour minimiser les risques d’accidents ? Une grande étude menée au Canada auprès d’un public de seniors a démontré combien la mise en garde des médecins pouvait avoir une influence sur leur décision de continuer à prendre le volant ou non.
Les trois années suivants une consultation médicale, les accidents chutent de moitié, ce qui tend à prouver que la parole des professionnels de santé est importante et respectée. Certains pays européens l’ont bien compris, comme la Suisse, l’Irlande, le Danemark et la Suède, où la loi impose des contrôles médicaux obligatoires à partir d’un certain âge. En Allemagne et aux Pays-Bas, une remise à niveau est proposée aux seniors, pour permettre une réactualisation de leurs connaissances. Ce type de mesure permet de diminuer sensiblement le nombre d’accidents sans avoir à passer par le cas extrême de la Finlande où, sauf avis médical contraire, chaque conducteur de plus de 70 ans se voit retirer son permis de conduire…

Quelles sont les mesures les plus justes selon vous pour limiter les accidents de voiture impliquant les seniors ?
http://www.infos-automobile.fr/2013/02/seniors-au-volant-bon-pied-bon-%C5%93il-.html#xtor=EPR-88

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 18:31

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Marché transatlantique :
la « théorie du complot » devient réalité

Dessin de Laplote à ma demande,

pour symboliser le monde aux mains de ses tueurs

Alerte !

Grand Marché Transatlantique

Par Chantal Dupille (eva R-sistons)

.

ALERTE ! La vassalisation totale de l'UE est en marche. L'Europe a été créée par les Etats-Unis pour être à leur service (1), même pour sous-traiter les guerres comme en Libye, au Soudan, en Syrie, en Côte d'Ivoire, au Mali - et la France est le meilleur agent des Américains, avec les sayanim Hollande-Fabius ayant pris la succession de Bush pour imposer la politique néo-conservatrice de "guerre contre le terrorisme" (à noter d'ailleurs que la France sous-sous-traite ses guerres aux Africains, chair à canons à sa place, aujourd'hui les premiers morts). Grâce aux grands Médias presstitués largement contrôlés dans notre pays par les marchands d'armes (une spécificité tristement française), nous sommes constamment soumis à une propagande de guerre pour glorifier les engagements militaires de notre pays. Résultat : 73% des Français, paraît-il, approuvent les guerres illégitimes de notre pays qui désormais, a pris la tête des croisades de civilisation - et de prédation néo-coloniales ! La Françafrique se porte bien, mieux que jamais, avec une nouveauté : La colonisation, désormais, se bombarde ! Au détriment de la souveraineté et du développement des Africains. Et au bénéfice de l'entité sioniste et des Etats-Unis qui vont engranger le maximum de profits, en se substituant aux Chinois qui eux, exploitent les ressources locales en échange de la construction de routes, d'écoles, de dispensaires.

Ce que les Français ne savent pas, c'est que la guerre de 40 a été programmée pour servir les intérêts d'une Amérique assoiffée de puissance, d'hégémonie, et celle-ci repose beaucoup sur les décombres de l'Europe ruinée - et asservie (Plan Marshall, Traité européen, enrôlement dans l'OTAN...). Et de la même façon, personne ne leur dit que les politiques européennes sont décidées par les Etats-Unis (2), et que dans un an ou deux, l'intégration sera achevée, cette fois bien visible, mas trop tard : Car effectuée dans l'ignorance de tous.

Concrètement, les conséquences seront terribles. Déjà Hollande le Président de la Gauche, du changement, a été plus loin que Sarkozy dans le bradage des Droits des travailleurs (ainsi, le CDI n'existera bientôt plus). Mais ensuite, les Etats-Unis nous IMPOSERONT leur modèle, c'est-à-dire la jungle où les plus forts écrasent les plus faibles, et où il n'y aura plus aucune trace de notre modèle social : Retraite par capitalisation (avec risque de tout perdre, comme lors du scandale Enron), Santé payante, écoles et facs hors de prix (étudiants s'enrôlant dans l'armée pour payer leurs études, ou empruntant sur 50 ans), etc, et bien sûr, travailleurs-pions, flexibles à souhait, taillables et corvéables à merci, avec une semaine de vacances par an, etc. Et travaillant jusqu'à la mort ! (Un Média collabo comme FR2 fait déjà de la pub pour les Américains travaillant jusqu'à leur dernier souffle, et dans la bonne humeur s'il vous plaît !).

Avec le Grand Marché transatlantique, un Marché économique et financier estampillé USA (d'une brutalité inouïe faisant fi des humains), une fois de plus, le Nouvel Ordre Mondial, anglo-saxon, est en marche. Pour le malheur de tous...

Quand les Européens ouvriront-ils les yeux sur le sort funeste qui les attend ? Jusqu'à quand se laisseront-ils dépouiller ?

Chantal Dupille  

http://chantaldupille.over-blog.com

 

TAGS : Marché Transatlantique, UE, Nouvel Ordre Mondial, guerres, Médias, FR2, Mali, Afrique, OTAN, ONU, France, Hollande, Fabius, CDI, Etats-Unis, Israël, Chine, Droit travail, Françafrique

(1)

www.dailymotion.com/video/xbqsb6_francois-asseline...
4 janv. 2010
http://www.dailymotion.com/video/xbr7id_leurope-soumise-aux-usa- ... Créer un compte Connexion. Francois ...
www.dailymotion.com/video/xi9abg_f-asselineau-upr-...
16 avr. 2011
François Asselineau, Président de l'UPR, Union Populaire Républicaine : sortir de l'Europe pour rétablir la ...

L'EUROPE DE LA GUERRE !

 

(2) J'avais publié cela sur mon blog R-sistons à l'intolérable, le 15 7 2010. Comme c'est d'actualité, notamment sur l'Afrique ! :

Je reçois à l'instant ce courriel pour moi de la plus haute importance. Il fait suite au post que j'ai mis à la fin de ma précédente parution, "Les Etats-Unis occupent le Costa-Rica".  Alerte ! Le Gl de Gaulle, prophétiquement (voir Les USA et de Gaulle - La politique étrangère du Gl: Un modèle pour nous), avait eu l'intelligence de comprendre la menace que représentaient les Etats-Unis, et le courage de s'opposer à la main-mise, au moins, de ce pays sur la France. Le Gl de Gaulle doit demeurer un phare pour tous: Sa Sagesse était immense ! Nous devons nous en inspirer. Plus que jamais, nous devons dire NON à l'américanisation à marche forcée de la France par Sarko l'Américain, plus que jamais nous devons affirmer notre différence, notre indépendance. Tant d'enjeux en découlent !

 Votre eva R-sistons à l'intolérable d'un pays sans foi ni loi qui domine le monde et asservit tous les citoyens de la planète à ses seuls intérêts, militaro-industriels et criminels.
 NB: J'ai déjà eu l'occasion, sur ce blog, d'aborder cette question, avec l'exemple de la Slovénie, pourtant à l'époque sous un gouvernement de "gôche", le pays recevant toutes ses directives des USA. Cela signifie tout simplement la fin des souverainetés, la fin des nations, la fin de l'indépendance ! Le Nouvel Ordre Mondial anglo-saxon, totalitaire, est bien en marche - de gré ou de force, comme l'a annoncé Sarkozy ! Gare aux pays récalcitrants, comme l'Iran, la Syrie, le Vénézuela, la Bolivie, ou même la Russie et la Chine ! Leur non-alignement est courageux... et menacé !
Voici ce courriel:
Bonjour Eva, Je lis vos blogs avec le plus grand intérêt depuis maintenant quelques mois et je ne peux  dire qu´une chose : CHAPEAU ! Je viens de lire    votre article: "Les Etats-Unis occupent le Costa Rica". Très bien. Mais ils n´occupent pas que le Costa Rica, ils occupent la planète, la France et l´Europe inclus .... J´habite la Suède depuis 1969 et depuis 2007, la Suède qui est un pays faisant partie de l´UE, eh bien ce pays s´est jeté complètement dans les griffes des USA. Je joins un lien qui mène à une copie du contrat liant la Suède aux USA.  De plus, la Suède, sous la tutelle ou l´influence des USA, a instauré depuis un an un système d´écoute de TOUTES les communications électroniques passant par son territoire: Internet, Email, fax téléphone fixe et portable, absolument TOUT est écouté et épluché. Pire que la DDR. On hallucine !  
Ce contrat entre le gouvernement suédois et les USA est un document public (bien que peu connu), donc il ne s´agit pas de mettre son nez dans des affaires qui ne regardent que l´état, mais cela fait vraiment réfléchir. Où cela va-t-il finir ? Tous les politiciens européens ont l´air de faire partie du complot qui vise à dépeupler la planète et voler tout le monde. Donc comment arrêter toute cette magouille  ??? Question à 1000 balles !
http://www.regeringen.se/content/1/c6/08/04/93/900... ."
(Eva) Je voudrais revenir sur cette notion d'occupation. Le mot évoque une situation comme celle de Gaza ou de Cisjordanie, par exemple: Occupation violente, dévastratrice, broyeuse de vies, et médiatisée. Mais il est clair, désormais, qu'il faut dépasser ce cadre. Car avec les Américains, ces descendants de familles dans la misère ou de repris de justice, ces conquérants de terres appartenant aux autres pour s'y installer à n'importe quel prix, ces parvenus s'enrichissant sur le dos d'esclaves noirs, ces Américains, donc, sont en train de coloniser la planète entière, sans bruit et sans vague médiatique bien entendu, puisque la Presse est aux mains des partisans du capitalisme le plus impitoyable.
Peu à peu, de l'Amérique latine (Costa-Rica, Colombie, Honduras par la force...) au Moyen-Orient (où tous les décideurs, hormis dans certains pays comme l'Iran ou la Syrie, sont des marionnettes corrompues au service de Washington) en passant par l'Europe même du Sud ou Haïti désormais, tous les pays sont en train de passer sous la coupe de la Maison "Blanche", de gré ou de force, et tant pis pour la démocratie affichée. Cela signifie quoi ? Finie la souveraineté de l'Etat occupé, en avant les politiques les plus brutales gommant toutes les spécificités et mettant en oeuvre des mesures "d'austérité", à la sauce Strauss-Kahn, de régression sociale continue. Ainsi, par exemple, le modèle social européen ne sera bientôt plus qu'un souvenir. Tout sera privatisé, et les citoyens n'auront aucun droit, ils ne seront plus protégés contre les aléas de la vie. La culture sera uniformisée, par le bas, et chacun devra se battre contre l'autre au lieu d'en être solidaire - bref, American Way of Life pour tous, une société impitoyable, la jungle appliquée à la planète entière ! Quel horizon ! Et les zélus laissent faire ? Au mieux ils se taisent au lieu de dénoncer, au pire ils accompagnent ou même favorisent l'intolérable américain !
Nous sommes tous colonisés ou en voie de l'être par le carnassier Oncle Sam ! Nos terres, nos parlements, la moindre parcelle de nos territoires, et même nos esprits, sont ou seront "occupés" par une puissance étrangère et... ennemie de nos vies ! Avons-nous vraiment réalisé les enjeux ? Avons-nous pris conscience de ce qui nous attend ? Avec, à terme, la mort définitive de la démocratie, la fin de nos libertés, de notre autonomie, de notre souveraineté, de notre indépendance !
Sommes-nous prêts à être prisonniers de l'impitoyable Americain Way of Life, et un jour à envoyer nos enfants se battre pour que les Rockefeller et les Rothschild puissent encore plus nous dominer par l'argent et par le pouvoir, pour qu'ils puissent davantage accaparer les biens de la terre, pour qu'ils puissent mieux nous asservir ? Bref, sommes nous prêts à payer le prix, tous, de l'augmentation de la puissance de quelques familles américaines et de leurs valets ?
Occupation, colonisation... La première chose à faire est de prendre conscience de la menace qui pèse sur tous les peuples, sur chacun de nous. Et bien sûr de relayer cette perspective, afin que jamais, jamais, nous ne tolérions davantage l'emprise des Yankees, de l'OTAN, de Big Brother... sur nos vies !
Votre eva R-sistons à l'intolérable de la menace américaine

 

(3)

Nom, alerte ! Bientôt tous les travailleurs seront de vulgaires pions

article - 22/01/13 - Nom, alerte ! Bientôt tous les travailleurs seront de vulgaires pions - . Les pions du Nouvel Ordre Mondial Par…

 

.*

Atelier de lecture : Le Grand marché transatlantique - un projet dans le dos des citoyens

http://www.lepartidegauche45.com/article-atelier-de-lecture-le-grand-marche-transatlantique-un-projet-dans-le-dos-des-citoyens-51745277.html

Grand Marché

Cliquez ci-dessus pour lire, télécharger
ou imprimer la brochure

Marché transatlantique : la « théorie du complot » devient réalité


Billets d’auteur - Actualité

Par Adrien Abauzit


Il y a encore un an de cela, le simple fait d’évoquer la mise en place d’un marché transatlantique valait à n’importe quel auteur les douces et grotesques accusations de complotisme. Et pour cause : tout ce qui est étranger à la vision du monde délivrée par les grands médias est l’objet d’accusation de complotisme.

 

Officiellement, l’UE est faite pour faire contrepoids aux Etats-Unis. Il était donc malséant de constater, textes officiels à l’appui, que bien au contraire, la « construction européenne » aboutissait à la fusion de l’Europe et des Etats-Unis.

Un projet qui vient de loin


Si l’on s’en réfère aux textes officiels, la première étape de la mise en place du marché transatlantique est la Déclaration transatlantique du 22 novembre 1990, faite par ce qu’on appelait à l’époque la Communauté économique européenne et les Etats-Unis. Un dialogue institutionnel est créé. Dorénavant, sera organisé chaque année un sommet UE-Etats-Unis, auquel on ajoutera des réunions ministérielles bisannuelles.


En 1995, est adopté le Nouvel Agenda transatlantique. Ce partenariat prescrit un plan d’action et des objectifs communs, comme la promotion de la paix ou l’extension du commerce mondial.


Le 18 mai 1998, lors d’un sommet UE-Etats-Unis, il est décidé d’intensifier la coopération entre les deux zones par le Partenariat économique transatlantique. Son objet est clair : accroitre le libre-échange.


Lors du sommet UE-Etats-Unis, à Washington, le 30 avril 2007, les deux parties se mettent d’accord sur un nouveau partenariat économique, dont le but est d’harmoniser les normes entre le droit européen et le droit américain. Cette mission sera confiée au Conseil économique transatlantique (CET), créé pour l’occasion.


Enfin, le 9 mars 2009, le Parlement européen vote une résolution visant à la création pure et simple d’un marché transatlantique pour 2015. Ainsi, dans le point 45 de la résolution, le Parlement européen « invite instamment les partenaires à mettre à profit tout le potentiel du Conseil économique transatlantique pour surmonter les obstacles actuels à l’intégration économique et pour réaliser un marché transatlantique unifié d’ici à 2015 ».


Dernièrement, le commissaire européen au Commerce, le belge Karel de Gucht, ne cachait pas son enthousiasme et espérait l’achèvement du marché transatlantique dès la mi-2014*.

 

Petite touche par petite touche, très intelligemment, sans faire de bruit, sans brusquer les peuples réfractaires et sans même les alerter, on est arrivé à bâtir une institution gigantesque aux conséquences immenses.

 

Mis devant le fait accompli, les peuples, comme à chaque fois lorsqu’il s’agit de la mise en place de la gouvernance mondiale, n’auront pas leur mot à dire. L’oligarchie mondialiste a décidé à leur place.


Le silence des médias, des experts et des partis politiques


En 2004, sortait dans le plus grand silence le livre de Pierre HillardLa décomposition des nations européennes, dont le sous-titre était : De l’union euro-Atlantique à l’État mondial. Géopolitique cachée de la constitution européenne. C’est, à notre connaissance, en France, le premier ouvrage dans lequel était traitée la question de ce nouvel atlantisme. Avec cinq ans plus tard Jean-Luc Mélenchon, ces deux personnalités publiques sont les seules à avoir dénoncé le marché transatlantique.


Les années passant, aucun journaliste, aucun expert officiel ou homme politique de premier plan, y compris parmi ceux qui sont officiellement hostiles à l’OTAN et à l’UE, n’ont ajouté leur voix à la divulgation du marché transatlantique. A considérer le niveau historiquement inégalé de nullité et de félonie des élites françaises depuis au moins Pompidou, il n’y a ici nulle surprise. Ce silence, donc, ne pouvait avoir que deux causes : l’ignorance ou le mot d’ordre. Le lecteur tranchera, mais dans les deux cas, presstituées et politiques sont coupables.


Depuis quelques semaines cependant, le feu vert semble avoir été donné, quelques médias du Système ont commencé à parler du marché transatlantique. Chose logique, puisqu’il est trop tard : la mécanique arrive à son terme et l’on ne peut plus s’y opposer. Saluons l’artiste pour le tour de passe-passe.


La fin du mythe de l’Europe-contrepoids


Depuis maintenant trop d’années, presstituées et collabos nous vendent l’Union européenne comme seul moyen de faire contrepoids à la toute-puissance américaine. Argument bien curieux. Car enfin, sur quoi se fondait-il ? Qu’est-ce qui pouvait bien donner l’illusion d’une UE rivale des Etats-Unis ? L’américanisation des cultures européennes, des produits de consommation, des mœurs, des émissions de télévision, du cinéma ? L’occupation militaire de la quasi-totalité de l’Europe par les troupes américaines ? La relation privilégiée des Etats-Unis avec la Grande-Bretagne et l’Europe de l’Est ? La colonisation financière de l’Europe, via la liberté de circulation des capitaux, imposée par les traités européens, qui s’est traduit notamment par l’acquisition de plus de la moitié du CAC 40 par les fonds de pension et hedge funds anglo-saxons ? Le suivisme militaire au Kosovo, en Afghanistan, en Irak, en Lybie et en Syrie ?


Nous le voyons, loin d’être un vecteur d’opposition aux Etats-Unis, le droit européen a permis aux Etats-Unis, via la liberté de circulation des capitaux, le libre-échange, l’interdiction de la monétisation de la dette et plus généralement, par la neutralisation des souverainetés européennes, d’accroître comme jamais dans l’histoire leur mainmise sur l’Europe.


Il fallait vraiment être un imbécile de première catégorie pour croire une demi-seconde que l’Union européenne puisse chercher à faire contrepoids à l’Oncle Sam. C’est pourtant la pilule que notre classe politique traitre a essayé de nous faire avaler. Et de fait, des millions de français ont mordu à l’hameçon.


Le marché transatlantique dissipera-t-il les illusions des plus naïfs ? Nous aimerions le croire…


Le peuple HS, la France à genou, le CDI au dépotoir


Et la France dans tout ça, quelle est sa position ? A votre avis cher lecteur, quelle est-elle ? Avons-nous vu les deux têtes de l’exécutif s’opposer au TSCG, au MES, à la guerre en Syrie ? N’avons-nous pas vu le béat Jean-Marc Ayraut faire au Maroc l’éloge des délocalisations, stupidement rebaptisées par lui « colocalisations » ? Ne voyons-nous pas notre couple d’homme invisible faire courbette devant les banques avec un faux Glass-Steagal Act à la française ?


François Hollande est le président de la République le plus soumis de l’histoire de France. Il était couru d’avance qu’il se rallierait au marché transatlantique. Nicole Bricq, ministre du commerce extérieur, à défaut d’organiser un véritable référendum, a lancé une vaste consultation…des entreprises !** On remplace la démocratie comme on peut.


Le 11 janvier 2013, a été conclu un Accord national interprofessionnel (ANI) entre le MEDEF et plusieurs syndicats jaunes. Si cet accord, qui sera transposé au printemps en projet de loi, offre de nouveaux micros droits aux salariés, il n’en est pas moins le plus grand recul en matière de droit du travail depuis l’existence de cette matière.


En effet, l’ANI prévoit la création d’un nouveau type d’accord d’entreprise, les « accords pour l’emploi ». Lorsque ce type d’accord est conclu, un salarié qui refuse une diminution de son salaire ou une augmentation de son temps de travail pourra être licencié pour motif économique sans même avoir le droit de contester son licenciement devant les Prud’hommes (ce qui est inconstitutionnel).


Rappelons que la jurisprudence actuelle n’autorise pas l’employeur à modifier unilatéralement la rémunération ou le temps de travail des salariés. Pour cela, l’accord du salarié est obligatoire. En clair, les « accords sur l’emploi » annulent purement et simplement les garanties juridiques des CDI. Une fois l’ « accord sur l’emploi » conclu, le CDI n’existe plus, il est vidé de sa substance, de sa réalité. La « gauche », qui ne cessait de donner des leçons de « social » à Nicolas Sarkozy, a fait ce que ce dernier n’aurait jamais osé. Elle a même fait pire que le fameux CPE de Dominique de Villepin. A cet égard, il sera intéressant de voir si les syndicats non signataires de l’ANI seront autant motivés pour faire capoter la machine, qu’ils ne l’ont été pour le CPE. Nous les attendons au tournant.


Où voulons-nous en venir ? Souvenons-nous des textes. Le marché transatlantique ne peut se faire que si les législations européennes et américaines sont harmonisées. Bien évidemment, pour le peuple, comme dans toute « harmonisation », cette harmonisation se fera à la baisse.

 

Il n’est pas incohérent de considérer que ce recul du droit du travail français ait été opéré dans une logique d’harmonisation avec le droit du travail américain

.

Nous prions à genou le lecteur de bien croire que ce marché transatlantique est un piège à loup. Un piège à loup sur lequel les collabos du gouvernement nous forceront à mettre le pied.


A.A

*http://www.challenges.fr/economie/20120611.CHA7352/europe-usa-la-zone-de-libre-echange-dont-reve-bruxelles.html

**http://www.challenges.fr/economie/20130129.CHA5653/la-france-se-rallie-a-l-idee-d-une-zone-de-libre-echange-transatlantique.html

http://cahiers.de-clairval.com/?p=123#comment-4


  .

http://www.reopen911.info/11-septembre/droit-de-reponse/

 

Caroline Fourest discrédite les journalistes d'investigation,

et les chercheurs sur le 11/9 (Chantal Dupille)

 

.


Fourest et les complotistes : il était une bergère

 

 

 

Ce mardi 5 octobre, France 5 diffusait le premier reportage d'une série réalisée par Caroline Fourest et consacrée aux réseaux de l'extrême. Fidèle à elle-même, la journaliste nous a servi une belle soupe dont elle a le secret. Mélangez les fachos et les cocos, rajoutez des théories sur le 11 septembre et sur Mars, saupoudrez copieusement d'amalgames et faites tremper le site Investig'Action. A table !


Lire la suite

L'enquête de Caroline Fourest est-elle crédible ? - Investig'Action
D'après un sondage du forum France 5, vous n'êtes pas nombreux à croire en Sainte-Caroline.

Ma réaction suite au « documentaire » de Caroline Fourest - Jean Bricmont
Jusqu'à quel point faut-il être naïf pour ne pas être complotiste?

Caroline Fourest ou la nouvelle BHL - Aurélie Meunier
Un su-sucre pour le chien de garde?

Merci à Caroline Fourest !- Olivier Taymans
Quand on a droit à un joli coup de pub, il faut se montrer reconnaissant.



AGENDA
Bruxelles - 16 février
Michel Collon et Tariq Ramadan participeront au débat « L'enjeu malien ou le nouvel ordre colonial de l'Occident ? », organisé par l'European Muslim Network
A partir de 13h00 aux Facultés Saint Louis, Auditoire 1 - 43 Bld du jardin Botanique, 1000 Bruxelles. métro Botanique ou Rogier. PAF : 6 euros


Soutenez l'info alternative,
Rejoignez les Amis d'Investig'Action

 

 

 

Et mon article, 


Caroline Fourest sur France 5 : Propagande contre les journalistes d'investigation

 

En fait, vu la désinformation générale, ce sont les journalistes qui font consciencieusement leur métier, qui sont discrédités, abusivement ravalés au rang de "complotistes" ! Chantal Dupille


 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 07:38

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Ainsi, une fois de plus, j'ai entrevu, intuitivement,

ce qu'on nous prépare ! (eva)

Voir ici :

Alerte ! Le Nouvel Ordre Mondial avance rapidement ses pions, voici pourquoi

Derrière le "mariage pour tous", alerte ! L'ombre du Nouvel Ordre Mondial

Mariage pour tous : François Hollande agent du Nouvel Ordre Mondial

N'y aura-t-il plus aussi, bientôt, d'école "maternelle" ?

NOM : Vers un monde unisexe, promotion mode masculin-féminin

Voir aussi l'article-introduction que je viens d'écrire sur mon site offciel :

De la civilisation à la barbarie. Du mariage pour personne au monde unisexe

 

...

 Le Meilleur des Mondes unisexe d’Attali :

retour à l’androgynie primordiale platonicienne

Le mythe platonicien de l’androgynie est relaté par le personnage d’Aristophane, dans le Banquet (189c – 193e). Au commencement, les êtres humains doubles : mâle/mâle, femelle/femelle et l’androgyne formé de l’un et de l’autre. Ayant provoqué la colère des dieux, ils furent punis par Zeus qui les sépara chacun en deux moitiés. Ainsi chaque moitié recherchant l’autre, s’enlace avec elle, s’embrassent et meurent tristes, ne pouvant se réunir. Si les choses devaient rester ainsi, les humains mourraient. Or Zeus, pour toujours avoir l’amour de ses sujet remet les organes génitaux sur le devant, formant les êtres humains actuels. Ce mythe explique donc le phénomène amoureux et sa recherche.

Jacques Attali: (retour) Vers l’humanité unisexe
Publié le 29/01/2013 sur Slate.fr
Plutôt que de nous opposer à une évolution banale et naturelle du mariage, il est urgent de nous préoccuper de permettre à l’humanité de définir et de protéger le sanctuaire de son identité.
Londres, 2007. REUTERS/Alessia Pierdomenico

La famille nucléaire, un modèle des plus récents

Comme toujours, quand s’annonce une réforme majeure, il faut comprendre dans quelle évolution de long terme elle s’inscrit. Et la légalisation, en France après d’autres pays, du mariage entre deux adultes homosexuels, s’inscrit comme une anecdote sans importance, dans une évolution commencée depuis très longtemps, et dont on débat trop peu:
Après avoir connu d’innombrables formes d’organisations sociales, dont la famille nucléaire n’est qu’un des avatars les plus récents, et tout aussi provisoire que ceux qui l’ont précédé, nous allons lentement vers une humanité unisexe, où les hommes et les femmes seront égaux sur tous les plans, y compris celui de la procréation, qui ne sera plus le privilège, ou le fardeau, des femmes.

Bien des forces y conduisent, issues de demandes parfois contradictoires.

1. La demande d’égalité.

D’abord entre les hommes et les femmes. Puis entre les hétérosexuels et les homosexuels. Chacun veut, et c’est naturel, avoir les mêmes droits: travailler, voter, se marier, avoir des enfants. Et rien ne résistera, à juste titre, à cette tendance multiséculaire. Mais cette égalité ne conduit pas nécessairement à l’uniformité: les  hommes et les femmes restent différents, quelles que soient leurs préférences sexuelles.

2. La demande de liberté.

Le divorce pour tous

Elle a conduit à l’émergence des droits de l’homme et de la démocratie. Elle pousse à refuser toute contrainte; elle implique, au-delà du droit au mariage, les mêmes droits au divorce. Et au-delà, elle conduira les hommes et les femmes, quelles que soient leurs orientations sexuelles, à vouloir vivre leurs relations amoureuses et sexuelles libres de toute contrainte, de tout engagement.

Libres mais seuls, sans enfants

La sexualité se séparera de plus en plus de la procréation et sera de plus en plus un plaisir en soi, une  source de découverte de soi, et de l’autre. Plus généralement, l’apologie de la liberté individuelle conduira inévitablement à celle de la précarité; y compris celle des contrats. Et donc à l’apologie de la déloyauté, au nom même de la loyauté: rompre pour ne pas tromper l’autre.

Le mariage pour personne

Telle est l’ironie des temps présents: pendant qu’on glorifie le devoir de fidélité, on généralise le droit à la déloyauté. Pendant qu’on se bat pour le mariage pour tous, c’est en fait le mariage de personne qui se généralise.

3. La demande d’immortalité,

Qui pousse à accepter toutes mutations sociales ou scientifiques permettant de lutter contre la mort, ou au moins de la retarder.

4. Les progrès techniques découlent en effet de ces valeurs et s’orientent dans le sens qu’elles exigent:

Procréer sans les femmes, au nom de la Liberté, de l’Égalité, et de l’Immortalité

En matière de sexualité, cela a commencé par la pilule, puis la procréation médicalement assistée, puis la gestation pour autrui. Ces questions de bioéthique ne découlent évidemment pas des demandes d’égalité venant des couples homosexuels et concernent toutes les formes de reproduction, y compris -et surtout- «hétérosexuelles». Le vrai danger viendra si l’on n’y prend garde, du clonage et de la matrice artificielle, qui permettra de concevoir et de faire naitre des enfants hors de toute matrice maternelle. Et il sera très difficile de l’empêcher, puisque cela sera toujours au service de l’égalité, de la liberté, ou de l’immortalité.

«Pourquoi Zeus nous oblige à passer par les femmes pour avoir des fils? [...] Quel besoin a-t-on des femmes, quand l’esclave est là pour les travaux ménagers, et l’adolescent désirable pour les ébats amoureux ?» – Eschyle, poète antique grec

5. La convergence de ces trois tendances est claire:

Abolition de la reproduction sexuée et de la maternité

Nous allons inexorablement vers une humanité unisexe, sinon qu’une moitié aura des ovocytes et l’autre des spermatozoïdes, qu’ils mettront en commun pour faire naitre des enfants, seul ou à plusieurs, sans relation physique, et sans même que nul ne les porte. Sans même que nul ne les conçoive si on se laisse aller au vertige du clonage.

6. Accessoirement, cela résoudrait un problème majeur qui freine l’évolution de l’humanité:

Naître sans mère pour accélérer l’évolution vers le Surhomme

L’accumulation de connaissances et des capacités cognitives est limitée par la taille du cerveau, elle-même limitée par le mode de naissance: si l’enfant naissait d’une matrice artificielle, la taille de son cerveau n’aurait plus de limite. Après le passage à la station verticale, qui a permis à l’humanité de surgir, ce serait une autre évolution radicale, à laquelle  tout ce qui se passe aujourd’hui nous prépare. Telle est l’humanité que nous préparons, indépendamment de notre sexualité, par l’addition implicite de nos désirs individuels.

Les vrais enjeux de l’Humanité

Alors, au lieu de s’opposer à une évolution banale et naturelle du mariage laïc, qui ne les concerne pas, les Églises devraient plutôt se préoccuper de réfléchir, avec les laïcs, à ces sujets bien plus importants:

  • Comment permettre à l’humanité de définir et de protéger le sanctuaire de son identité?
  • Comment poser les barrières qui lui permettront de ne pas se transformer en une collection d’artefacts producteurs d’artefacts?
  • Comment faire de l’amour et de l’altruisme le vrai moteur de l’Histoire?

Jacques Attali

 

 

http://matricien.org/2013/02/02/le-meilleur-des-mondes-unisexe-dattali-retour-a-landrogynie-primordiale-platonicienne/

 

 

Laïciser l’Etat, enfin!

Si la question du mariage pour tous fait tant bondir toutes  les Eglises, ce n’est pas tant parce que les droits et privilèges de l’union devant le maire seront ainsi étendus aux couples homosexuels, que parce que les autorités religieuses sont horrifiées par  l’usage du mot  » mariage » pour qualifier cette union.

Et cette querelle de mots  révèle une ambiguïté de l’Histoire de France,  qu’il est urgent de clarifier: depuis plus d’un siècle au moins  les Eglises ne doivent plus être maîtres des mots du droit ; elles sont en charge de la seule morale et pour leurs seuls fidèles. Le droit est laïc ; seule la morale est religieuse, pour ceux qui le désirent.

Si on cède à cette demande, on s’apercevra bientôt que les extrémistes chrétiens font, sans le savoir,  le jeu d’extrémistes d’autres religions qui voudront aussi un jour,  imposer a une société laïque leur sens des mots et des rythmes de vie: comment refuser aux uns ce qu’on aurait continué d’accorder aux autres? .

De fait, le  mot  » mariage »,  introduit en français au 12ème siècle,  utilisé d’abord par l’Eglise catholique,  a été ensuite repris par les autorités laïques. Celles-ci auraient pu employer un autre vocable pour designer l’union contractuelle de deux personnes devant le maire de leur commune ; elles ne l’ont pas fait. Et désormais, le mot « mariage’  est un mot irréversiblement laïc. Et  la représentation nationale a le droit,  si elle en décide, d’accorder ce qualificatif à toute union dont elle souhaite renforcer la valeur contractuelle.

Si les Eglises n’en sont pas contentes,  elles n’ont qu’à trouver un autre mot, (peut être celui de « union religieuse « ) pour designer la cérémonie qu’elles proposent à leurs fidèles, en complément du mariage,  devenu cérémonie  civile.  On notera d’ailleurs  qu’il y a d’innombrables mariages  sans sacrement  religieux alors que l’inverse est exclus.

Il convient même,   désormais, d’aller plus loin et d’enlever de notre société laïque les derniers restes de ses désignations d’origine  religieuse.  Par exemple, les  jours fériés  ne devraient être que laïcs, tels  le 1er janvier, le 1er Mai, le 14 juillet et  le 11 novembre. Les autres, dont les noms conservent encore une  connotation religieuse (la Toussaint,  Noel, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte,  l’Assomption) devraient se voir attribuer  des noms laïcs (« fête des enfants » pour Noel  et « fête de la liberté » pour Pâques) ou être considérés comme des fêtes religieuses, que les citoyens pourraient choisir  comme jours fériés, parmi d’autres jours fériés pour d’autres fêtes religieuses (Kippour,  l’Aïd, l’anniversaire du Dalai Lama).

Cette proposition  n’est pas un caprice de laïc, soucieux d’affirmer une illusoire victoire sur le religieux.  C’est au contraire une mesure de salut public, qui rendrait à César ce qui est à César, si on ne veut pas que d’autres religions, aux pratiquants  peut être un jour plus nombreux que les catholiques,  ne réclament à bon droit que  des jours  soient fériés pour tous à l’occasion de  leur propres fêtes.

On rétorquera que la France est fille ainée de l’Eglise et que cela donne à celle-ci quelques privilèges.  On aura pourtant du mal à convaincre les générations à venir que les privilèges de la noblesse aient été abolis et que ceux d’un clergé devraient rester  toujours aussi vivaces.

La religion est une affaire privée. Les mots qu’elle emploie et les rites qu’elle pratique ne sauraient en rien influer sur la démocratie de demain.  La fraternité, au 21eme siècle, aurait tout à y gagner.

 

j@attali.com

 

http://blogs.lexpress.fr/attali/2013/02/04/laiciser-letat-enfin/

 

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Du mondialisme patriarcal au Nouvel Ordre Mondial : de l’atomisation des sociétés claniques à l’individu seul face à l’état-bancaire global

Le mondialisme patriarcal

Maîtres du monde : impérialismes mondialistes d'hier et d'aujourd'hui

Dans le monde antique, l’instauration du patriarcat, basé sur les valeurs de la conquête, de la dominance, et de la maîtrise de la nature, de l’idéalisation de la concurrence, de la lutte, de la guerre, du développement de l’individu au détriment des autres… renverse l’ordre précédent, celui de la Déesse-mère de l’amour et de la fécondité.

Cet immense bouleversement qui, de la Mésopotamie, va gagner le monde fait naître une société nouvelle, fondamentalement masculine et guerrière, qui va, pour plus de 1000 ans, plonger le monde antique dans un chaos d’où sortiront les cités fortifiées et les États militaires centralisés. La condition de la femme se transformera en tragédie : mariage forcé, viol, violences conjugales, inceste, répression sexuelle, prostitution…

Ernest Bornman, universitaire à Berlin décrit ce nouvel âge ténébreux : «Tout ce qu’il pouvait y avoir de maternel, de généreux, d’indulgent et de fécond (…) s’était changé en un horrible culte destructeur et tourné contre lui-même. Mutation d’Eros en Thanatos.(…) L’idéalisation de la concurrence, de la lutte, de la guerre, du développement de l’individu au détriment des autres… tout cela a été l’œuvre des hommes».

Bernard Marillier, B.A.-BA Indo-européens : « Véhiculant une vision du monde patriarcale, pastorale, guerrière et hiérarchisée, possédant une haute spiritualité de type masculin, viril et ourano-solaire, ils subjuguèrent les vieilles populations autochtones au mode de vie végétatif, agricole, égalitaire, pacifique et matrilinéaire, à la spiritualité féminine, sombre et telluro-chthonienne. De cette implosion et de cette heureuse conquête naîtront les peuples européens historiques de l’Antiquité: Celtes, Grecs, Romains, Hittites, Perses, Aryens, Germains, etc., créateurs des plus grandes cultures que connut jamais le monde ».

Psychanalyse de l'impérialisme

Le culte du Père et la paternité bouleversèrent l’équilibre social (hiérarchisation), opposant les individus entre eux, et créant ainsi un monde concurrentiel déséquilibré, qui pour trouver à nouveau l’équilibre, est amené à s’unifier indéfiniment jusqu’au mondialisme : empires achéménide, hellénistique, romain, omeyyade, incas, aztèque, chinois, mongole, birman, ottoman, britannique, USA, URSS, Union Européenne, OTAN, Nouvel Ordre Mondial… Enfin, la suppression de la parenté, de toute organisation familiale et le culte de l’individu, conduiront à l’unification totale de l’humanité…

Le Meilleur Des Mondes

Mais la marche de l’Histoire ne s’arrête pas là. A chacune de ses étapes correspond un modèle familial, une urbanisation, une forme de propriété et une forme de pouvoir. Tandis que les masses populaires soumises s’individualisent, l’hyper-classe de l’élite se collectivise, et le monde se globalise :

Après le clan matriarcal, puis le clan patriarcal, et la famille nucléaire conjugale, place à la famille mono-parentale et à la disparition totale de toute forme de famille. Bientôt la procréation industrielle par génie génétique, et l’euthanasie des inactifs trop coûteux à la collectivité (chômeurs, handicapés, retraités…) ?

1984 George OrwellAprès la vaste demeure clanique, puis la petite maison conjugale, place au studio individuel. Après le collectivisme clanique multi-échelles (communisme primitif), la propriété individuelle (capitalisme), la mono-propriété collective nationale (communisme), place au collectivisme oligarchique : Fusions & acquisitions des petites entreprises par les grosses entreprises. Communisme = capitalisme d’état. La communauté de l’élite possède collectivement tous les moyens de production ( »1984 » de Georges Orwell).

Après la souveraineté populaire, puis la monarchie absolue de droit divin, la république oligarchique, place à la ploutocratie bankster. Après les confédérations claniques, les états-nations centralisés, place au gouvernement global du Nouvel Ordre Mondial

 

http://matricien.org/patriarcat/histoire/mondialisme/

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 07:19

 

Par: Robert Bibeau

Robert Bibeau

 

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LA GUERRE DE RECONQUÊTE DU MALI  

 

robertbibeau@hotmail.com 

  

6.02.2013

 

La crise économique paupérise les pauvres

 

La conjoncture malienne n’est pas aussi complexe que l’on voudrait nous le laisser imaginer. Quels sont les ingrédients et la recette de cette bouillabaisse Françafrique ?

 

La crise économique systémique qui sévit durement dans les pays d’Afrique depuis 2008 a jeté les paysans, les ouvriers et les artisans dans la misère et dans les ornières de l’exil plein de périls. Les puissances impérialistes continuent de rapatrier les profits et d’acheminer les matières premières vers les métropoles cupides, mais elles ne veulent rien entendre des souffrances qu’elles infligent à ces peuples désespérés et elles font tout pour que ces pestiférés demeurent dans ces contrées qu’elles ont affamées et sinistrées.

 

En conséquence, les marchés, les places publiques, les quartiers, les fleuves et les sentiers d’Afrique sont encombrés d’hommes désœuvrés, en transhumance entre le Sud paupérisé et le Nord, «marche pied» vers l’Europe, cet Eldorado inhumé. Cette main d’œuvre bon marché est prête à tout pour ravitailler leur famille demeurer au foyer.

 

L’offre de service en bras armés – flibustiers engagés – métayers fusiliers – a de beaucoup augmenté depuis quelques années, au point d’engorgée les agences de recrutement et de renseignement de l’OTAN et de leurs sous-traitants – djihadistes, islamistes, intégristes – et autres pestiférés de cet univers de mercenaires sous-payés.  

  

Le recrutement des exécutants 

 

Tantôt, l’aspirant «terroriste» est recruté et embauché pour un coup fourré de courte durée – cahier des charges spécifié – solde déterminée et autorisation de se payer à même ce qu’il pourra voler aux populations exécutées, ce qui comprend la permission de violer des femmes pour se rassasier. Souvent, ces flibustiers de la modernité s’emparent d’armes sophistiquées pour se préparer à honorer le prochain contrat qui sera attribué par l’OTAN, les États-Unis ou la France. Ils doivent penser à s’équiper pour la prochaine équipée.

 

Parfois le futur «terroriste» est embauché pour un temps indéterminé. Sa foi dans le Coran étant garant de son recrutement, de son entrainement et de son réengagement. Lavage de cerveau, rhétorique euphorisante anti Occident et le militant est prêt à donner sa vie pour son gourou du moment. En effet, les monopoles miniers criminalisés, les pétrolières polluantes et prévaricatrices, les entreprises manufacturières prédatrices, les représentants des gouvernements néo-colonialistes, les camps militaires retranchés, menaçants comme celui de la banlieue d’Abidjan (43e Bima), tout l’environnement social concourent à accréditer l’idée que l’Occident occupe et vide le continent africain de ses ressources, de sa plus-value et de ses biens.

 

C’est si vrai que les services secrets américains, français, britanniques, russes s’appuient sur ces sentiments d’aversion-répulsion pour recruter et enflammer le continent africain ravagé.

 

Les coups d’État approuvés par la «communauté internationale»

 

Quand le coup de force tordu est terminé, comme en Libye l’été dernier, en Côte d’Ivoire l’année qui a précédée, ces mercenaires – corsaires du désert regroupés en bandes armés anarchiques – sont remerciés par leurs sponsors, mais ils ne désarment pas pour autant. Ils errent à la recherche d’un nouvel engagement, d’un nouveau théâtre d’opération ou l’OTAN, le Qatar, l’Arabie Saoudite, la France ou les États-Unis voudront bien les exfiltrer – les aéroporter – pour une nouvelle «guerre humanitaire». Préférablement loin de la Syrie ou le gouvernement local tient bon et extermine les terroristes infiltrés dans le pays mortifié.

 

S’ils ne sont pas recrutés, s’ils ne sont pas de corvée, les «djihadistes» de service et les mercenaires sans foi ni loi errent dans le désert en quête de nouvelles proies.

 

Pendant ce temps au Mali

 

Pendant ce temps au Mali le gouvernement national fantoche de ce pays artificiel dont les frontières ont été dessinées par la France impérialiste il y a cinquante années passées – quand Paris peinait à massacrer les peuples d’Indochine et d’Algérie et ne disposait pas d’assez de troupiers pour exterminer la moitié du continent africain colonisé – en mars 2012, le gouvernement malien était renversé par une révolte de palais à Bamako. Un petit capitaine obscur et imprévisible (major Sanogo) démettait le Président Touré et assignait un nouveau-ex-président, Monsieur Traoré, puis congédiait le Premier Ministre pendant que la bourgeoisie compradore malienne se remplissait les poches à même les «aides» internationales, la solde des soldats détournées, le trafic de drogues, la vente d’armes et autres activités illicites comme toutes les autres bourgeoisies patriotiques d’Afrique sponsorisées par l’Occident, la Russie et la Chine concertées.

 

Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA et Ansar Dine) trouvèrent approprié de profiter de la déliquescence de l’État fédéral malien pour s’emparer du contrôle du Nord du pays désertique, sous développé, affamé et oublié par Bamako l’éloignée (1).

 

Et voilà qu’une caravane de mercenaires terroristes désœuvrés, saqués, passait par-là, de retour de sa croisade de rapine assassine à Tripoli et à Benghazi. Les damnés armés jusqu’aux dents par les soins de la France et de l’OTAN, se trouvèrent disposés à saccager ce pays meurtri dont l’armée nationale laminée n’avait nullement l’idée de se sacrifier pour la patrie des pourris de Mopti et pour préserver les intérêts d’AREVA, de TOTAL, de Sahara Mining, de MDL d’Australie et d’OROMIN du Canada et pour que la France mette la main sur 5% environ de la production d’or dans le monde (production d’or au Mali).

 

Voici que l’armée malienne de service, ses généraux trafiquants et son capitaine gourmand avaient besoin du soutien de la «mère patrie» pour rétablir l’autorité impérialiste sur leur pays failli. Aussi, une coalition de circonstance fut vite rameutée par la CEDEAO sous la houlette de monsieur Ouattara, le présidentié reconnaissant, co-présidé par Compaoré le dictateur avéré et gracié. Hollande fier de son blanc-seing lança ses hordes meurtrières, bombardiers, blindés motorisés, bombes à fragmentation et drones nouvellement équipés aux trousses des populations désarmées et des mercenaires déglingués et des Touaregs révoltés (MNLA et Ansar Dine) et surtout à la reconquête française des mines d’or maliennes de la Françafrique.

 

Les «islamistes» de service comprenant enfin le message de leur ex-employeur et futur créancier se retranchèrent dans les montagnes de l’Adrar et de Gouma où ils seront peut-être contenus si les soldats de la force d’intervention africaine se résignent à compléter leur formation et à se présenter au front.

 

Les meurtriers motorisés d’hier, aujourd’hui retranchés dans les montagnes du Sahel, seront probablement bombardés par les Rafales de la Françafrique, histoire de leur faire observer qu’ils n’ont pas mission d’occuper ou d’administrer les populations et les mines d’or des néo-colonies faillies. Ces tâches bancales sont assignées aux marionnettes désignées et à leurs armées subventionnées après élections truquées, où l’Élysée tranche qui est élu et qui est battu. Que ces mercenaires poltrons «terroristes-islamistes» de service attendent patiemment leur prochain ordre de mission pour attaquer le Niger, le Tchad, la Mauritanie, ou qui sait, l’Algérie, que l’OTAN ou la France leur assigneront en temps voulu.

 

Pour ce qui a trait aux révoltés Touareg, ils peuvent se maintenir sur leurs terres ancestrales s’ils sont obéissants-repentants, et à condition qu’ils n’embêtent personne et surtout pas les minières (or et uranium) monopolistes qui exploitent la force de travail local et spolient les ressources nationales (2).

 

De quel côté se ranger ?

 

Au milieu de ce salmigondis l’intellectuel Samir Amin se défend d’appuyer l’impérialisme français mais se prononce en faveur de l’intervention des impérialistes français qui ont bien raison, dit-il, de réprimander leurs terroristes au chômage et de reprendre le contrôle de leur néo-colonie faillie, mais sans la maintenir comme un État client dominé et exploité suggère-t-il (3). Mais, pourrait-on rétorquer, c’est exactement le but recherché, replacer la néo-colonie en État de marche en tant que courroie de transmission entre les puits de mine et les usines en France métropolitaine.

 

Deux intellectuels protestent outrés contre leur ami Samir Amin le révisionniste qu’ils réprimandent vertement. Au nom de la «souveraineté» malienne – inexistante comme nous venons de le constater – et au nom de la fraternité entre la bourgeoisie malienne dominée et les capitalistes monopolistes français dominants et occupants, ils écrivent : «(…) et si ces sommes considérables (30 millions d’euros d’effort de guerre français au Mali. NDLR) étaient affectées au développement et à la coopération réelle du Mali avec la France, que resterait-il aux fameux «islamistes», ou aux séparatistes Touaregs, ou à leurs alliés du Qatar et d'ailleurs, comme espace politique pour intervenir?» (4).

 

Deux questions confrontent ces internationalistes. Pourquoi dénoncer la lutte de libération nationale que mène la bourgeoisie Touareg de l’Azawad et pourquoi dans ce conflit prendre parti en faveur de la bourgeoisie malienne compradore du Sud contre celle du Nord ? Question encore plus importante : que resterait-il comme espace aux impérialistes français pour spolier la plus-value des ouvriers, la rente foncière des paysans, le profit des artisans et les ressources naturelles du Mali si la France se mettait tout à coup à affecter les crédits de l’État bourgeois français au développement et à la coopération fraternelle ? L’État français bourgeois ne verse pas le sang de ses soldats et ne débourse pas de tels montants pour aider le Mali à devenir prospère et indépendant. Si c’était le cas il lui suffirait de se retirer du Mali et d’abandonner à son sort la bourgeoisie compradore qu’elle y a implantée et de cesser d’armer ses flibustiers (5).

 

Comme vous le comprenez cette guerre de la diplomatie de la canonnière Françafrique au Mali est une querelle de famille entre petits et grands bandits et leurs thuriféraires tous divisés sur les modalités de sujétion du peuple malien. L’Islam, la souveraineté nationale, la coopération équitable et fraternelle, la démocratie, l’emploi, le développement social, la croissance économique, le prix des produits agricoles et le peuple malien ne comptent pour rien dans cette échauffourée entre vauriens.

 

Les progressistes et les internationalistes du monde entier n’ont qu’à se ranger du côté des paysans, des artisans et des ouvriers du Mali et de leurs familles, la grande majorité de la population malienne qui ne veut pas de guerre, ni d’arbitraire. Souhaitons que les différents peuples regroupés dans cette fédération hétéroclite appelée Mali sauront s’unir et s’armer, et comme l’immense peuple algérien en 1962, chasser la puissance néocoloniale, ses terroristes-islamistes sous-traitants et les sous-fifres nationaux stipendiés.

 

La France hors du Mali.

Le Mali aux peuples du Mali.

Fraternité entre tous les peuples du Mali, aucun n’est ennemi.

Solidarité dans l’adversité entre tous les ouvriers du Mali.

 

 

1.      http://fr.wikipedia.org/wiki/Mali

2.      http://www.mondialisation.ca/les-veritables-raisons-pour-lesquelles-lallemagne-demande-aux-etats-unis-la-restitution-de-son-or/5321941

3.      http://www.m-pep.org/spip.php?article3184

4.      http://www.lapenseelibre.org/article-mali-gauche-proguerre-et-recolonisation-reponse-a-samir-amin-n-71-115043888.html

5.      http://www.mondialisation.ca/la-guerre-civile-au-mali-une-tragedie-a-huis-clos/5321351

 

 

 

 

ANNONCE
Dans le volume Impérialisme et question nationale (le modèle canadien) (2012) nous présentons l’évolution de la lutte de classe au Québec du soulèvement patriote (1837) jusqu’à aujourd’hui (2012). Le volume est disponible GRATUITEMENT en téléchargement (format PDF Acrobat) à cette adresse :   
http://www.robertbibeau.ca/imperialisme.pdf

 

 

Afrique: le continent spolié!

http://www.fr.alakhbar.info/5142-0-Afrique-le-continent-spolie.html

 

Par Robert Bibeau

 

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