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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 12:29

http://fonzibrain.files.wordpress.com/2010/01/pieuvre.gif

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Géopolitique : Tout s'enchaîne,

pour le plus grand profit du Nouvel Ordre Mondial.

Les mensonges des gouvernements et des médias.

Par eva R-sistons


.

Théâtre d'ombres. Tout n'est que mensonges. Un court exemple : La Libye, dirigée par un personnage fantasque, mais ayant fait de son pays le plus prospère d'Afrique, avec des avantages incroyables :

 

http://pyepimanla-combat.blogspot.com/2011/06/pourquoi-le-peuple-libyen-soutient-tant.html

 

Premier mensonge : "Les Libyens sont malheureux". En fait, deux millions de Libyens (sur les cinq que compte le pays) ont défilé pour soutenir leur Guide, il y a un mois encore.

 

Cet Etat souverain a été attaqué par l'OTAN, sous la houlette des va-t-en guerre BHL et Nicolas Sarkozy (le Bush Français, ayant pour modèles les nouveaux riches américains et les néoconservateurs ultra-réactionnaires). Le Général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe ! Et les Français anesthésiés - pour combien de temps encore ? - ne réagissent pas.

 

Les insurgés, sauf exceptions, ne sont pas des Libyens; ils ont été "fabriqués" par la CIA : Inconditionnels du libéralisme anglo-saxon, membres d'Al Quaïda, mercenaires...

 

Deuxième mensonge : "L'OTAN intervient pour protéger les Libyens". Troisième mensonge : "Pas d'intervention au sol, pas de changement de régime". En fait, l'OTAN bombarde les sites stratégiques, les infrastructures, et presque tout finalement. Ensuite, elle arme les "insurgés" et elle les infiltre avec des unités spéciales; enfin, elle conditionne les esprits, et surtout l'opinion mondiale. 

 

Comme toujours, c'est la politique des petits pas. Et pour finir, l'apothéose : La prise de Tripoli, rue par rue, maison par maison : gare aux Libyens fidèles à Kadhafi ! Ils sont violentés, torturés, massacrés. Génocide discret mais bien réel. Vous avez dit "protection des Libyens" ?

 

Nouveau mensonge : La prise de Tripoli dès le premier jour : "Le président du CNT libyen reconnaît ouvertement avoir utilisé des images bidonnées de la « libération » de Tripoli pour les besoins de sa propagande. Moustapha Abdeljalil, l’allié de Sarkozy et de BHL, avoue sur une télévision arabe avoir menti avec la diffusion d’images de la fausse chute de Tripoli tournées au préalable au Qatar et retransmises à travers le monde" (http://www.instantcube.com/discernement/display.php)

 

 

 

 

 

Et que dire des scènes de liesse des Libyens ? Tournées dans les studios cinématographiques du Qatar ! Ainsi, tout n'est qu'imposture...

 

En réalité, la réorganisation du monde a commencé avec le réaménagement des pays du Moyen Orient (Irak, Afghanistan, Tunisie, Egypte, Syrie etc) et d'Afrique (Côte d'Ivoire pour commencer), faisant suite à l'odyssée yougoslave : Sous faux prétexte là encore, les massacres ethniques étaient une mise en scène; Ainsi, pour des raisons géopolitiques la YougoSLAVIE proche de la Russie a été dépecée, et la plus grande base militaire a été construite au Kosovo, afin ensuite d' attaquer... Russie et Chine !

 

Tous les Etats de la planète doivent être alignés sur les Anglo-Saxons, maîtres d'oeuvre, avec Israël, du Nouvel Ordre Mondial (Dictature du Cartel bancaire sur la planète, assorti de la mise en esclavage des populations et d'un génocide -  par exemple via Chemtrails, pandémies ou crises provoquées, vaccins et alimentation toxiques, etc - pour réduire le nombre d'habitants). Puis viendra le tour des Etats latino-américains rebelles... et ainsi de suite. Le Nouvel Ordre Mondial place ses tentacules criminelles partout...

 

Ainsi, tout est mensonges, manipulations, imposture. Et au final, les peuples sont sacrifiés aux intérêts fous d'une Oligarchie cupide, organisant dans l'ombre toute la vie humaine pour asseoir domination et profits.

 

Quand nous réveillerons-nous ?

 

Eva R-sistons

 

TAGS: Nouvel Ordre Mondial, Libye, Kadhafi, BHL, Sarkozy, Yougoslavie, Afrique, Russie, Chine, tripoli, CNT, Bush, de Gaulle..

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 12:10

  http://www.asia.fr/share/pack/imagespro/166/syrie-bosra-theatre-romain-2.jpg

http://www.asia.fr/share/pack/imagespro/166/syrie-bosra-theatre-romain-2.jpg

 

 

Rossiïskaïa gazeta : Le renversement du régime syrien à l'ordre du jour à l'ONU.(..)

http://fr.rian.ru/gros_titres/20110830/190764839.html

Le complot des Etats-Unis et d'Israël contre la Syrie a échoué, affirme Téhéran.  

(..)
La Syrie connaît des troubles depuis plusieurs mois. A la mi-mars, des premières manifestations antigouvernementales ont éclaté dans la province méridionale de Daraa et se sont ensuite propagées à d'autres villes. Les autorités syriennes ont attribué le soulèvement à «des groupes armés et une conspiration étrangère», et ont martelé qu'ils traqueraient les hommes armés qui ont intimidé la population et endommagé des propriétés publiques et privées.

30/08/2011

http://www.letempsdz.com//content/view/61743/1/



1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage1
Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 Guy Delorme : Bachar : le président syrien n'est pas fabriqué aux Etats-Unis !

La réponse du berger syrien à la bergère euro-américaine ne s’est pas trop fait attendre : dans sa quatrième adresse au pays depuis le début des troubles – sous la forme cette fois d’un entretien avec deux journalistes de la télévision d’Etat syrienne -, Bachar al-Assad a mis quelques points sur les « i ». D’abord à l’intention des Américains et de leurs amis de l’U.E. qui avaient exigé – jeudi 18 août – son départ du pouvoir – et de Syrie.

Pour le n°1 syrien « de tels propos ne doivent pas être tenus à l’égard d’un président qui a été choisi par le peuple syrien et qui n’a pas été installé par l’Occident, un président qui n’est pas fabriqué aux Etats-Unis. » Pour Bachar al-Assad ces paroles (les appels à son départ) « se disent à un peuple soumis qui accepte de recevoir des ordres de l’étranger« . Et, pour que les choses soient claires pour tout le monde – Américains, Européens ou Turcs – « Toute action militaire contre la Syrie aura des conséquences autrement plus graves que ce qu’ils peuvent imaginer. » En un mot comme en cent, Bachar n’est pas Kadhafi et la Syrie n’est pas la Libye.

Quand le président syrien rappelle qu’il a été « choisi » par le peuple syrien, il se réfère au référendum du 10 juillet 2000 qui a consacré par un vote populaire sa désignation, un mois plus tôt, comme successeur de son père par le Parlement de Damas. On peut légitimement critiquer ou relativiser la validité démocratique de ce genre de procédure, ironiser sur le score « à la soviétique » obtenu par Bachar en la circonstance, il n’en demeure pas moins que le chef de l’Etat syrien a sans doute au moins autant de légitimité populaire que le président américain qui n’a obtenu que 53% des suffrages des 63% d’électeurs s’étant déplacées en 2008 – une élection de « maréchal » par rapport à Bush Jr qui avait obtenu 50,73% des 56,7% de votants.

La Syrie « inaffamable » et indomptable

A propos de pressions étrangères, le chef de l’Etat a relativisé l’impact des mesures de rétorsion économiques décidées – ou en passe de l’être – par les Euro-Américains : la Syrie, a-t-il rappelé, est déjà victime de sanctions économiques de la part des Occidentaux, et notamment des Américains, depuis 2003 (voir notre article « Samir Aita : la Syrie est déjà sous le coup de sanctions économiques depuis huit ans« , mis en ligne le 16 août). « Malgré les bonnes relations économiques que nous avions avec l’Europe, nous avons d’autres alternatives » assuré Bachar al-Assad, qui a précisé son propos : « On s’est orienté vers l’Est et nous continuerons à le faire« . L’ »Est« , c’est évidemment la Russie, mais ce peut-être aussi la Chine, l’Inde, l’Iran. Pour autant, Bachar ne nie pas que la crise intérieure a eu un impact sur l’économie – on pense notamment au secteur touristique – mais il estime que la situation « commence à se rétablir depuis deux mois. » De toute façon, « la Syrie ne peut avoir faim, car nous avons une autosuffisance » a-t-il affirmé.

Interrogé par les journalistes sur l’attitude de la Turquie, le n°1 syrien a plutôt donné dans un « mix » de dédramatisation et de fermeté : « En général, nous nous rencontrons souvent avec les responsables de tous les pays et nous n’éprouvons jamais de gêne quand nous parlons avec eux de nos affaires intérieures, surtout avec les pays qui nous ressemblent (…) Nous acceptons des conseils et parfois des leçons (…) nous discutons avec eux, mais quand les choses arrivent à la décision syrienne, là nous ne permettons à aucun pays proche ou lointain de s’ingérer« . Bachar dit qu’il veut croire qu’un Erdogan a pu vouloir exprimer un « souci » réel, par exemple de voir la situation intérieure syrienne influer sur la situation intérieure turque. Mais, précise-t-il, si le gouvernement turc a cru pouvoir, en la circonstance, assumer un rôle de guide, de maître, de meneur de jeu régional aux dépens de la Syrie, c’est « totalement inacceptable« .

Bien sûr, Bachar al-Assad s’est aussi exprimé sur la question des troubles et manifestations : « Nous avons commencé à enregistrer des succès et nous pouvons dire que la situation est à présent plus rassurante« . Et le président de se féliciter qu’ait été « déjoué » le « complot (qui) visait à faire tomber la Syrie en quelques semaines. » Effectivement, l’armée et la police ont repris, courant août, le contrôle des villes – ou plutôt de certains quartiers d’entre elles – qui connaissaient une agitation endémique et souvent violente, à Hama, Homs, Deir Ezzor, Lattaquié, Deraa. A chaque fois, il y a eu des victimes, à cause de bavures, mais surtout de provocations de manifestants armés. Combien ? Certainement pas autant – « 1 900 à 2 000 » – que le proclament les propagandistes de l’OSDH et des « Comités locaux de coordination« .

Et, de toute façon, relativement peu, compte tenu des conditions de guérilla urbaine auxquelles étaient souvent confrontés soldats et policiers. La répression en Syrie a été, par la force des choses, violente mais pas « sanguinaire » ou « barbare », compte tenu de ce qu’on sait des pertes subies par les forces de l’ordre depuis mars dernier : plus de 400 morts – et bien plus de blessés – de l’aveu même de l’OSDH.

Un calendrier électoral et une pétition de principe

Et justement, puisqu’il s’agit de sortir de cette crise, d’apaiser les tensions, de réformer le système, le président, s’adressant cette fois aux Syriens, a donné des échéances assez précises : élections locales en décembre, et législatives « quatre à huit mois après la publication, peut-être jeudi (25 août,Ndlr) des décrets d’application sur la loi électorale, en tout cas pas plus tard qu’en février (2012), afin de permettre aux partis de se constituer et d’avoir le temps de faire campagne. » Car, rappelons-le, l’ »autocrate » Bachar a quand même pris la décision historique d’autoriser la création de partis non inféodés au Baas, et certains opposants l’ont déjà pris au mot (voir notre article « Création du premier des nouveaux partis« , mis en ligne le 16 août). Pour ce qui est du pluralisme, justement, notamment celui de la presse, le président a estimé qu’il ne fallait pas mette de « plafond » pour la liberté d’expression ». Tout de même, le « plafond » existe, il est défini par la loi, et doit reposer sur des critères d’ »objectivité » : la Syrie, c’est vrai, n’a guère de tradition en matière de pluralisme de l’information, et Bachar tente manifestement, dans ce domaine comme dans d’autres, un saut dans l’inconnu. C’est son handicap, qui fait aussi tout son mérite historique.

Bref, le président syrien n’a pas fait « profil bas ». Il a des raisons de penser que son gouvernement a franchi un cap difficile, mais que la grande majorité des Syriens refuse l’aventurisme de l’opposition radicale et l’ingérence étrangère, et soutient les réformes annoncées et aussi effectivement mises en route par son président. Il est aussi conscient, certainement, de n’avoir pas de leçons de démocratie à recevoir des Américains qui ont fait tant de mal en Irak et en Palestine -par Israéliens interposés – ou des monarchies du Golfe. Dis-moi qui te combat, sous quels prétextes, et je te dirai que tu n’es pas si mauvais qu’on le dit !

Publié le 22 août 2011 avec l'aimable autorisation d'Info Syrie

Source : Info Syrie

Lundi 22 août 2011
http://www.infosyrie.fr/...

 


 Bachar al-Assad : Des législatives en février prochain.
Le président syrien énumère les réformes promulguées  - fin de l’état d’urgence, lois sur la création de partis politiques, élections pluralistes – et annonce celles à venir : loi sur l’information, création d’une commission qui aura trois à six mois pour réviser la constitution, élections à l’assemblée du peuple en février prochain afin de permettre aux partis nouvellement créés de faire campagne. Il s’inquiète de la marginalisation des jeunes. C’est un phénomène « fort dangereux » dit-il, convenant et qu’ils doivent jouer un rôle grandissant dans la société. Concernant la loi sur l’information, Bachar al-Assad critique les carences de la presse officielle. Il se déclare pour la liberté d’expression, mais opposé à la diffusion de tabloïd people.

Répondant à une question sur le décret accordant la nationalité syrienne aux Kurdes qui ne l’avaient pas, Bachar al-Assad a indiqué que le texte était prêt depuis 2004, mais que son application avait été reportée en raison de troubles survenus à cette époque dans les régions d’Al-Hassaké et de Qamichli. Les Kurdes, rappelle-t-il, sont une des composantes de la Syrie, ils ont lutté contre l’occupant français aux plus hauts niveaux.

Bachar al-Assad est bien conscient que ce premier train de réformes ne satisfera pas les Occidentaux. « Insuffisant » diront aussitôt en coeur les opposants jusqu’au-boutistes ou armés qu’ils soutiennent.

 

Le peuple syrien ne reçoit pas d’ordres de l’étranger.

Chaque fois que l’Occident parle de « droits de l’homme », c’est pour atteindre des objectifs qui n’ont rien à voir avec ces derniers. Les pays occidentaux, dit Bachar al-Assad, « sont responsables des massacres perpétrés aujourd’hui de l’Afghanistan à l’Irak en passant par la Libye… des millions de martyrs, de victimes, d’handicapés, de blessés, de veuves et d’orphelins, sans parler de leur appui à Israël dans ses crimes contre les Palestiniens et les Arabes ». Leur but, affirme-t-il, n’est pas de permettre à la Syrie de se développer, mais de lui retirer ses droits. Il ne démissionnera pas, comme le demandent, entre autres, Barack Obama et Nicolas Sarkozy. Il n’est pas un président fabriqué aux Etats-Unis et le peuple syrien ne reçoit pas d’ordres de l’étranger.

Bachar al-Assad qualifie la relation de la Syrie avec les pays occidentaux de « relation de conflit continuel ». En temps normal, ils interviennent gentiment pour nous habituer à cette pratique. Aujourd’hui, ils menacent : seule la forme change, remarque-t-il. Il ne faut avoir peur ni du Conseil de sécurité, ni de la guerre psychologique, assène-t-il, révélant qu’après la chute de Bagdad, un responsable américain était venu lui dire ce qu’il devait faire et qu’ayant refusé, les Etats-Unis lui ont adressé des cartes militaires signalant les cibles qui seraient bombardées en Syrie !

 

« Nous ne plierons pas », dit Bachar al-Assad

En 2005, après l’assassinat de Rafic Hariri, les Occidentaux ont de nouveau utilisé le Conseil de sécurité pour s’en prendre à la souveraineté de la Syrie, « sous prétexte d’enquêtes ». Les pays occidentaux étaient alors à leur apogée, dit-il, mais nous n’avons pas plié. Aujourd’hui, ils sont plus faibles qu’il y a six ans. Ils sont traversés par des crises militaire, économique, politique, sociale. Pourquoi plierions nous ?... « Nous ne plierons pas !».

Face aux embargos, Bachar al-Assad affirme qu’existent des alternatives dans presque tous les domaines avec des pays voisins ou amis. La Syrie a l’expérience des mesures coercitives. Dès 2005, elle s’est tournée vers les pays de l’Est. « L’essentiel est de ne pas paniquer », dit-il, la Syrie est autosuffisante au plan alimentaire. Elle « a surmonté dans le passé beaucoup de crises semblables », conclut Bachar al-Assad, et elle en est sortie plus forte.

Gilles Munier (carnet de route Damas - Hama)

Mardi 30 août 2011



2  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

2-1 Edward Peck : « La Syrie et d'ailleurs le monde arabe en général ne sont absolument pas compris par les Américains »

 Autre personnalité présente à Damas puis à Hama suite à l’invitation des autorités syriennes, Edward Peck est un diplomate américain, ambassadeur notamment en Irak de 1967 à 1980, ainsi qu’en Tunisie. Cet arabophone – qui parle aussi un très bon français – est quelque peu atypique en regard des élites diplomatiques de son pays en ce sens qu’il est très critique vis-à-vis de la politique pro-istraélienne systématique de Washington. Au point notamment d’avoir participé en 2010 à la flotille, humanitaire et militante, qui tentait symboliquement de forcer le blocus de Gaza, et qui fut stoppée par les commandos israéliens au prix de neuf morts. On ne s’étonnera donc pas qu’il ait accepté cette visite en Syrie, qui n’a certes pas été pour lui l’occasion d’un « chemin de Damas » : Edward Peck dénonce dès le début la politique irresponsable du tandem Obama-Clinton, qui prend le risque de renouveler les désastres commis en Irak par un autre tandem bien américain – Bush-Rumsfeld.

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-Infosyrie : M. l’ambassadeur, pourriez-vous nous rappeler – succinctement – votre parcours diplomatique en terre arabe ?

-Edward Peck : J’ai volontairement choisi une langue « difficile ». Je parlais déjà le français, l’espagnol et le suédois. Et puis j’ai décidé d’apprendre l’arabe, parce que cette langue donne accès aux cultures et aux politiques de nombreux Etats. Malheureusement le Département d’Etat (ministère américain des Affaires étrangères) a ouvert son école d’arabe à Tanger, au Maroc, autrement dit à l’extrémité occidentale de l’arc arabe ; du coup, l’arabe qu’on y parle est assez différent de celui pratiqué grosso modo dans l’ensemble des autres régions. Une fois mes études terminées j’ai occupé un premier poste en Tunisie, deux ans ; puis j’ai été consul américain à Oran en Algérie. Ensuite ça a été l’Egypte, l’Irak et enfin la Mauritanie. Et puis j’ai beaucoup voyagé dans d’autres pays, dont la Syrie. Ce pays a une identité particulière, on y respire une atmosphère d’ouverture, un modus vivendi apaisé entre des communautés ethno-religieuses aux traditions différentes.

Je suis venu cette fois à l’invitation du gouvernement syrien parce que j’avais l’impression que ce que disait mon gouvernement sur la situation n’avait rien à voir avec la vérité. Je suis donc venu pour me rendre compte de la réalité des choses, pour la confronter aux informations données. J’ai vu hier Damas, je visite aujourd’hui Hama, et je constate que tout  a l’air normal.

-IS : Ce n’est pas votre première visite en Syrie ?

-EP : Oh non ! Je suis déjà venu plusieurs fois. Notamment en 2006, j’ai assisté en tant qu’observateur des Nations-Unies aux élections dans la bande de Gaza : de là notre équipe s’est rendue en Syrie où nous avons été reçus par le président Bachar al-Assad. Et je suis revenu plusieurs fois depuis ma retraite, j’appartiens à des groupes d’études sur le Proche-Orient.

-IS : L’administration Obama fait-elle appel à votre expertise de la région ? Rédigez-vous des rapports à son intention ?

-EP : J’ai un « arrangement » avec mon gouvernement : je ne leur parle pas et ils ne m’écoutent pas, ça marche bien ! Je me suis « grillé » en tentant d’expliquer les résultats désastreux de l’invasion américaine de l’Irak, pays ou j’ai été en poste de 1967 à 1980 ; j’ai donc connu les deux premières années du règne de Saddam Hussein. Je peux dire que je connais ce pays, pas comme un Irakien mais comme un observateur attentif. Et j’ai donc répété au gouvernement américain : « N’y allez pas ! Vous allez ruiner ce pays et aussi votre position dans toute la région« .

Demain je vais tenter de visiter l’ambassadeur américain à Damas (Robert Ford, Ndlr) pour lui communiquer mes impressions et connaître les leurs.

-IS : Donc le sens de votre présence ici, c’est de regarder ce qui se passe ?

-EP: Exactement. Pour, éventuellement, en informer mes compatriotes. Vous savez, je donne des conférences sur des croisières, sur l’état du Monde. Je prends la parole aussi aux Etats-Unis dans des écoles militaires, dans les universités : je ne m’exprime pas comme un représentant du gouvernement mais comme un expert des questions proche et moyen-orientales. Je suis un Américain qui sait situer des pays étrangers sur une carte !

-IS : Les rapports entre la Syrie et les Etats-Unis ont presque toujours été mauvais, si l’on excepte la brève embellie correspondant à la participation »tactique » de Damas à la coalition anti-Saddam Hussein en 1991. Comment expliquez-vous cet état de fait ?


L'AIPAC : invité prestigieux pour lobby "first class"

-EP : Chez nous, nous avons, comme vous, des lobbies. Ce n’est pas un mauvais principe en ce qui concerne l’écologie, l’agriculture. Mais nous avons aussi un lobby très puissant, un lobby pro-israélien, l’AIPAC. Qui a un pouvoir incroyable. Et le camp – arabe – d’en face ne peut pas vraiment s’exprimer, il est réduit au silence. Du coup, ce regard unilatéral américain cause un grave problème, pour les Arabes, mais aussi pour les Américains qui ne peuvent comprendre toute une partie du Monde. Et c’est aujourd’hui le problème avec la Syrie.

Quand les vacances du Congrès américain ont débuté, 81 représentants (députés de la chambre basse, Ndlr) se sont rendus en Israël, à l’invitation d’un groupe associé à l’AIPAC, le lobby américain pro-israélien. 81 sur 500 membres de la Chambre des représentants, soit 15% ! Et pendant leur présence, le gouvernement israélien a annoncé la construction de 3 500 nouveaux logements à Jérusalem et en Cisjordanie. Ce qui veut dire que le gouvernement israélien peut faire n’importe quoi, y compris violer les résolutions de l’ONU et les accords de paix, ils ont notre bénédiction ! Et c’est très difficile d’expliquer cela aux Américains, qui dans leur immense majorité ignorent tout de ces questions.


Obama & Abdallah d'Arabie Saoudite :
(..).


12 mars 2011 : les troupes saoudiennes entrent au Bahrein pour réprimer la révolte chiite,non autorisée par Washington

-IS : Bachar al-Assad a en Occident l’image d’un autocrate. Mais que dire des monarques du Golfe…

-EP : C’est le gros problème, nos secrétaires d’Etat et nos porte-parole répètent que les Etats-Unis soutiennent partout et toujours les droits de l’homme et les lois internationales… sauf là, et là, et là. Et c’est risible. Nous ne suivons pas les règles que nous imposons aux autres, ce n’est pas intelligent ! Quand les Saoudiens sont entrés au Bahrein pour réprimer la révolte chiite, on n’a rien dit parce que nous avons une base là-bas…

-IS : Comment jugez-vous Bachar al-Assad par rapport à la situation complexe à laquelle il doit faire face ? Croyez-vous que l’avenir de la Syrie passe forcément par un décalque local de la démocratie à l’occidentale ?

-EP : Bachar al-Assad – ils nous a rencontré – m’a fait une bonne impression : c’est manifestement quelqu’un de calme, d’intelligent, de raisonnable, qui parle l’anglais aussi bien que moi – il a été éduqué en Angleterre. C’est un homme avec beaucoup de capacités dans un système qui lui donne beaucoup de pouvoirs. Pour moi, ce n’est certainement pas un despote. Il est comme tous les autres chefs d’Etat du monde, il n’a pas le pouvoir total. Et selon les Syriens, il a fait pas mal pour le pays. J’ai donc l’impression que c’est le type d’homme d’Etat qu’il faut soutenir dans la région, et non pas déstabiliser.

Quant à la démocratie, elle marche chez nous, mais elle ne marche pas, apparemment, en Afghanistan. Il ne faut pas chercher à imposer des copies conformes de nos systèmes partout. C’est de l’occidentalo-centrisme.

-IS: Comment jugez-vous la participation de l’ambassadeur Ford aux manifestations de Hama ? 

-EP : Je ne suis certain de rien car mon gouvernement ne me parle pas. S’il avait fait ça de son propre chef, sans ordre, Ford ne serait plus en poste à Damas aujourd’hui. Ce n’est pas le travail d’un ambassadeur de provoquer sans instructions. Je suis donc presque certain que quelqu’un à Washington lui a donné le feu vert. Déjà, nous ne sommes pas considérés comme des amis en Syrie, alors ce n’était pas une chose à faire, vraiment.


"Hillary Clinton ne connaît rien du monde"

(..)

http://www.infosyrie.fr/...


2-2 Jacques Vergès :« En Syrie, il faut défendre l’Etat actuel ! ».
Infatigable défenseur, judiciaire et politique, des résistants au Nouvel Ordre mondial, Jacques Vergès, qu’on a vu récemment aux côtés de Roland Dumas dans Tripoli bombardée, a bien voulu nous recevoir pour nous donner son sentiment sur ce qui se passe ou pourrait se passer en Syrie.

Une analyse sans complaisance de la dérive morale et géopolitique de l’Occident américano-centré et un optimisme raisonné sur l’évolution de la situation, en Syrie et ailleurs.
-Tout d’abord, quelle est votre analyse de la situation en Syrie ?
-Jacques Vergès : Il y a très clairement une tentative de déstabilisation extérieure de la Syrie. Dans ce pays l’Arabie saoudite est à la manœuvre, via les groupes salafistes qu’elle inspire et finance. Et, bien sûr, les Etats-Unis supervisent cette ébauche de guerre civile. Israël, Etat frontalier et ennemi de la Syrie, et qui dispose de services de renseignements et d’action assez performants, est selon moi directement impliqué aussi. Et je n’aurai garde d’oublier le rôle moteur que, joue, sur le plan diplomatique, la France pour discréditer et isoler le régime syrien.
Je ne nie pas pour autant qu’il existe des problèmes sociaux en Syrie. La France aussi connait de graves problèmes sociaux et l’on peut même dire que la société française est confrontée à un certain nombre de blocages. Mais les ennemis intérieurs et extérieurs de la Syrie baasiste font tout pour jeter de l’huile sur le feu. Quant à moi, je suis très clairement un ami de la Syrie telle qu’elle est.

-Quel est selon vous le – ou les – ressort de l’attitude de Nicolas Sarkozy dans cette affaire ?
-J.V. : Sur un plan strictement idéologique, il y a l’incontestable philo-sionisme et philo-américanisme de ce président, qui rêve d’être le meilleur élève européen, ou le premier ex-aequo avec le Britannique David Cameron, de la « classe OTAN ». Et l’on touche là à un aspect plus personnel et psychologique du personnage : son désir pathétique de se hisser à ce statut d’homme d’Etat qui joue dans la « cour des grands » de ce monde, statut qu’une large majorité de l’opinion française semble lui dénier aujourd’hui. Et puis il y a tous ces échecs intérieurs – économiques ou sécuritaires – qu’on essaye de faire oublier aux électeurs par des roulements de mécanique guerrière ; c’est un procédé vieux comme le monde politique.
Enfin il y a le lourd passif de la diplomatie française vis-à-vis du printemps arabe, tunisien et égyptien : de Fillon passant ses vacances aux frais de Moubarak à « M.A.M. » proposant à Ben Ali l’expertise française en matière de répression policière, il y a là pas mal de choses à faire oublier, le plus vite possible.
Et cela donne notamment cette guerre non avouée contre Kadhafi, décidée dans la précipitation et sans objectif politique clair sur simple injonction de Bernard-Henri Lévy, par-dessus l’épaule d’Alain Juppé et de Gérard Longuet. Une politique aventureuse, qui ne pourra déboucher que sur le chaos, et le gâchis de vies humaines et de richesses.
Et qui est déjà un échec, comme la guerre d’Afghanistan : Kadhafi résiste, moins à cause de son armement supérieur que du soutien dont il continue de bénéficier dans une large part de la population libyenne, et aussi parce que les opposants soutenus à prix d’or par les Occidentaux font chaque jour la preuve de leur vacuité, non seulement militaire mais politique.
Face à cette résistance, les médias ressortent les bons vieux bobards de la guerre psychologique : est-ce que vous avez entendu cett pittoresque « information » diffusée sur nos télévisions ?  Kadhafi aurait distribué du viagra à ses soldats pour les inciter à violer les femmes des rebelles ! Quand on en est réduit à ce type de propagande, c’est vraiment que ça va mal !

-Pour vous, l’action occidentale, en Libye comme en Syrie, est, en quelque sorte, improvisée, mal pensée, vouée à l’échec. On s’attendrait cependant à moins d’amateurisme de la part de l’administration américaine et de l’OTAN…
-J.V. : Mais voyez le gâchis inepte perpétré par les Américains en Irak depuis près de dix ans : ils ont lancé une guerre sous des prétextes bidons pour abattre Saddam Hussein, un « dur » du camp arabe face à Israël. Et après d’innombrables victimes et de gigantesques dégâts, ils ont donné le pouvoir à la majorité chiite, autrement dit à l’Iran, leur ennemi public n°1. C’est de la grande géopolitique, ça ?
N’importe quel analyste ou connaisseur de la région aurait pu prédire ce résultat à Bush et à sa clique néo-conservatrice ! Cette situation ubuesque a inspiré au grand intellectuel américain Noami Chomsky cette boutade un rien désabusée : « Je croyais qu’on était allé en Irak pour lutter contre le fanatisme islamiste et on les a mis au pouvoir ! »
Eh bien, c’est la même chose en Libye : on fait donner la grosse artillerie contre Kadhafi, qui s’était cependant rapproché de l’Occident – et que Sarkozy, naguère, avait reçu avec les égards qu’on sait – et on n’a comme solution de rechange que des « bras cassés » impuissants et infiltrés d’ailleurs par des islamistes radicaux, qui ne représentent au mieux que la province de Cyrénaïque – et même là leur représentativité m’apparaît pour le moins fragile. Et est-ce que la « détermination » française – ou anglaise – résistera au premier hélicoptère, ou aux premiers commandos terrestres, abattus ?
Et quant à la Syrie, si les Américains et leurs amis saoudiens parvenaient à renverser le régime de Bachar al-Assad, ils livreraient le pays  ipso facto à des sectaires sunnites qui mettraient ce pays moderne à l’heure de Ryad, ce qui à terme sera lourd de conséquences pour Israël et ses protecteurs américains.
Cela dit, je reste optimiste, pour la Syrie et même la Libye. La majorité du peuple syrien sait que c’est la guerre civile et la destruction de leur pays que leur apporteraient les opposants officiels plus ou moins fantoches des Américains et les groupes armés infiltrés sur le terrain. Les Syriens ne veulent pas que leur pays devienne un nouvel Irak.

-Et si le but de guerre des Américains et de leurs auxiliaires européens et arabes c’était justement, à défaut de contrôler la Syrie, de la détruire, de la faire revenir un demi-siècle ou plus en arrière, comme certains stratèges d’Outre-Atlantique s’en sont vantés pour l’Irak ?
-J.V. : Mais précisément l’exemple irakien montre que c’est une politique à courte vue, et dangereuse pour les intérêts géostratégiques de Washington : l’Irak aujourd’hui n’a jamais été aussi proche de l’Iran. Et la création de fait d’un Etat autonome kurde dans le nord du pays a contribué à éloigner la Turquie des Etats-Unis. On ne gagne rien à créer des situations incontrôlables, le chaos que vous avez créé vous reviendra dans la figure tel un boomerang géopolitique !
Et qu’aura gagné Miss Clinton quand des djihadistes paraderont dans les rues de Tripoli, après celles de Benghazi ? Pour ce qui est de la Syrie, je crois que l’appui dont continue de bénéficier le pouvoir de Bachar al-Assad demeure l’obstacle le plus efficace contre les manœuvres américano-israélo-saoudiennes.

-Donc, en Syrie comme ailleurs, l’Occident pratique la fuite en avant, la politique de la canonnière au jour le jour ?
-J.V. : Exactement. Parce que l’Occident est malade. Economiquement. Politiquement. Et surtout moralement. Pour moi, ces coûteuses gesticulations militaires, de Kaboul à Tripoli en passant par Bagdad sinon Damas, sont comparables aux spasmes d’un agonisant.
L’Amérique notamment est très malade, de son économie ruinée, de sa dette colossale, de son dollar devenu une monnaie de Monopoly, de ses escroqueries géantes à la Madoff. Et aussi de l’arrivée sur le « marché géopolitique » de puissances émergentes, ou ré-émergentes comme la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil.
Pour garder un semblant de légitimité morale et politique, et donc un leadership mondial, on se fabrique un ennemi, un « Grand Satan » comme dirait les Iraniens, qui fasse oublier aux opinions internes la faillite imminente. Mais quel crédit moral accorder à des puissances qui pratiquent en permanence le « deux poids, deux mesures » ?
Pour nous en tenir au Proche-Orient, on bombarde Tripoli et on menace Damas, quand on laisse Israël poursuivre, en dépit de résolutions répétées de l’ONU,  la colonisation et la répression sanglante, quand on laisse les troupes saoudiennes réprimer au Bahreïn, autre pion américain dans le Golfe, un mouvement populaire de contestation. On stigmatise le fanatisme iranien, quand on s’appuie sur l’Arabie Saoudite théocratique pratiquant la forme la plus sectaire et obscurantisme de l’Islam.
Je pourrais aussi vous parler longuement de la Côte d’Ivoire, où la France, exauçant ainsi le choix américain, a décrété qu’Alassane Ouattara était le gentil démocrate du film, et Laurent Gbagbo le méchant, alors que l’ONU a fait la preuve des nombreuses exactions des troupes de Ouattara contre la population civile, et du climat de terreur qu’elles ont instauré dans leur fief du nord, pendant ces fameuses élections présidentielles. Et si on nous explique que M. Ouattara ne contrôle pas ses troupes, c’est tout simplement un incapable !
Je le répète, ces expéditions coloniales en Afrique et au Proche-Orient – après les deux anciennes puissances coloniales, française et britannique, sont en première ligne militaire et diplomatique en Afrique du Nord comme dans l’ancien Levant – sont la preuve de la mauvaise santé de leurs instigateurs.
L’Amérique est malade ? Et la France donc ! L’affaire DSK illustre pour moi, la faillite morale et politique des élites social-libérales, usées et corrompues ; et cette faillite morale s’ajoute à la faillite des institutions et à celle de l’économie, sans oublier l’insécurité : chacun voit que l’Etat français, qui bombarde Tripoli, est incapable de faire entendre raison aux caïds de banlieue ! Qu’on s’étonne ensuite qu’un président comme Sarkozy, dernier avatar de cette caste gouvernante, cherche à se refaire une virginité et une stature sur le dos des Libyens et des Syriens ! Imposture ! Imposture et spasmes de mourant ! L’Occident risque bien de crever de son cynisme et de sa faillite morale !

-Pour finir, vous vous montrez plutôt optimistes quant à l’évolution de la situation dans ces pays de la « ligne de front » ?
-J.V. : Oui. Les Américains et leurs séides peuvent faire pas mal de dégâts – on le voit en Libye, et en Afghanistan, ou encore au Soudan, on l’a vu en Irak et en ex-Yougoslavie.

Je ne crois pas qu’ils pourront avoir raison contre des peuples et des nations : on le voit ou on le verra en Syrie, en Libye, en Egypte, au Liban et en Palestine. En Syrie, il faut être vigilant face aux manœuvres de déstabilisation et aux opérations de de désinformation.
-Maître Vergès, merci beaucoup ! http://nasr-moqawama.blogspot.com/

 


2-3 Mireille Delamarre :Qui au Moyen Orient Profiterait de La Chute D’Assad ? Israël …
(..)

Mireille Delamarre

Mercredi 17 Août 2011

http://www.planetenonviolence.org/Qui-Au-Moyen-Orient-Profiterait-De-La-Chute-D-Assad-Israel_a2474.html

 


2-4 Chems Eddine Chitour : Face à la démocratie aéroportée : La Syrie dernier verrou avant l'Iran.

« La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c'est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu'il jouit de la paix ».
Denis Diderot Extrait de l' L' Encyclopédie
Dernier partie du scénario diabolique concocté dans les officines occidentales, pensant maintenant que le régime va tomber comme un fruit mûr , Les Etats-Unis et l'UE appellent Bachar Al-Assad à la démission "L'Union européenne note que Bachar Al-Assad a perdu toute légitimité aux yeux du peuple syrien et qu'il est nécessaire pour lui de quitter le pouvoir", a déclaré Mme Ashton. Dans l'intérêt du peuple syrien, le temps est venu pour le président Assad de se retirer", explique M. Obama Les "graves violations des droits de l'homme" en Syrie contre les manifestants"pourraient relever de crimes contre l'humanité", a indiqué jeudi 17 août un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU.
Nous allons rapporter quelques informations alternatives sur la réalité de ces manifestants pacifiques Auparavant, quelques flash sur la mosaïque des ethnies et confessions en Syrie. Les minorités non arabes les plus importantes sont les Kurdes, habitant essentiellement le long de la frontière turque (8 %) au nord, et les Arméniens, qui vivent dans le Nord, surtout dans les grandes villes (2,8 %) La Syrie compte une douzaine de langues. Le pays est musulman à 90 % (dont les Kurdes), avec des minorités chrétiennes. La plupart des Syriens sont des sunnites (env. 70 %), mais certains sont de rite chiite, ismaélien ou alaouite.
La Syrie compte aussi des druzes professant une religion musulmane hétérodoxe; Comme tous les chiites, les druzes, ismaéliens et alaouites constituent des sous-groupes particuliers du monde musulman. Les autres Syriens non musulmans sont chrétiens, soit catholiques, grecs-orthodoxes ou arméniens-orthodoxes, mais on compte aussi un millier de juifs. C’est donc sans conteste toutes les langues et toutes les religions du Moyen Orient qui tiennent grâce à un équilibre subtil –qui risque de voler en éclat- qui a été précédé par des siècles d’instabilité notamment depuis l’ingérence occidentale dans la Syrie ottomane souvenons nous du concept de protection des minorités cher à la France et ceci en vertu d’une promesse de Saint Louis à l’évêque Maroun ( les Maronites ) il y a de cela près de huit siècles !.
Pour l’histoire, en attisant les tensions religieuses l’Angleterre et la France ont mis en coupe réglée l’empire ottoman dont la Syrie était une province depuis 1516 . Au cours de l’automne 1917, le général Sir Edmund Allenby a envahi la Palestine et, le 11 décembre, lui et ses officiers sont entrés dans la ville sainte de Jérusalem par la porte de Jaffa. Le Premier ministre, Lloyd George, considérait cela comme un cadeau de Noël et écrivit que la chrétienté avait repris «possession de ces lieux saints». Le général français, Henry Gouraud, entra à Damas en juillet 1920. Après avoir frappé sur le tombeau de Saladin, Gouraud s’écria: «Réveille-toi Saladin, nous sommes de retour. Ma présence ici consacre la victoire de la croix sur le croissant.» Après la mise à mort de l’Empire Ottoman, par les accords de Sykes Picot la France s’adjudja la Syrie dont elle fit un protectorat de 1920 à 1941.

La réalité du terrain : Pacifistes ou rébellion armée ?
On parle de militants pacifistes .

Qui sont ils ? Ces manifestants manifestent mais dans le même temps, on parle de subversion. Il est vrai qu'il y a des manifestations dans certaines villes, qu’il y a des morts , que l'armée est intervenue. Les médias aux ordres attribuent cela à l’armée . Ce qu’ils ne disent pas, c'est qu'il y a une rébellion soutenue par l’extérieur C'est une vraie guerre entre les forces armées syriennes et c'est que le pouvoir appelle les «hors-la loi».
Pour le représentant russe auprès de l’Otan « L’OTAN planifie en ce moment une campagne militaire contre la Syrie afin d’aider à renverser le régime du président Bachar al-Assad avec comme objectif à longue échéance de préparer une tête de pont dans la région pour l’attaque contre l’Iran« . Dimitri Rogozin, délégué de la Fédération de Russie auprès de l’OTAN. Rogozin commentait, vendredi 5 août dans le quotidien moscovite Izvestia, la condamnation par le conseil de sécurité de l’ONU, deux jours plus tôt, de la répression violente en Syrie « Le noeud coulant autour de l’Iran se resserre. Des préparations militaires contre l’Iran sont déjà en cours de réalisation » affirme Rogozin, pour qui l’OTAN n’a pour but que d’intervenir contre les régimes « dont les vues ne coïncident pas avec celles de l’Occident. » (1)
Pour Michel Chossudovsky Des développements récents en Syrie indiquent qu’il s’agit d’une insurrection armée à part entière, intégrée par des mujahideen, islamistes («Freedom Fighters »), appuyés, entraînés et équipés par l’OTAN et le haut commandement de la Turquie. Selon des sources du renseignement israélien : Entre-temps, le quartier général de l’OTAN à Bruxelles et le haut commandement turc dressent des plans pour leur première étape militaire en Syrie, laquelle consiste à munir les rebelles d’armes pour combattre les chars d’assaut et les hélicoptères constituant le fer de lance du régime Assad pour réprimer la dissidence. Afin de repousser les forces armées gouvernementales, les stratèges de l’OTAN pensent davantage à répandre de grandes quantités d’antichars, de roquettes antiaériennes, de mortiers et de mitrailleuses lourdes dans les centres où ont lieu les contestations, au lieu de répéter le modèle libyen de frappes aériennes. (…)L’OTAN et le haut commandement turc envisagent également le développement d’un djihad impliquant le recrutement de milliers de mujahideen (« Freedom Fighters », ce qui évoque l’enrôlement de moudjahidines pour mener le djihad (guerre sainte) de la CIA à l’âge d’or de la guerre soviéto-afghane. (2)
Nous voilà avertis , on appréhende un peu mieux la nature du mouvement pacifiste syrien et les 2000 morts dénombrés dont 400 des forces de sécurité n’ont pas interpellés les médias aux ordre quant à la mort bizarre de 400 militaires de la main de pacifistes désarmés.

La boite de Pandore des conflits interconfessionnels et ethniques
Deux témoignages de personnalités religieuses nous permettent de situer avec clarté les enjeux d’abord la lettre ouverte du professeur Zehlaoui prêtre Arabe de Syrie à Monsieur Alain JUPPÉ Ministre des Affaires Étrangères de la France et ensuite celle d’une mère supérieure d’un Couvent. Le Prêtre arabe de Syrie, écrit : « je viens d’apprendre à l’instant votre déclaration aux États-Unis, touchant la légitimité de notre Président de la République. En tant que syrien, je ne puis rester silencieux face à une telle ingérence dans les affaires de mon pays. (…) Laissez-moi vous dire, au nom des millions de victimes que l’Occident a écrasés depuis des siècles, qu’il est grand temps de cesser de jouer les monstres à face humaine, et de piétiner tous les droits des autres peuples, au point de détruire leur existence même, comme vous vous êtes plu à le refaire en Irak, en Iran, en Afghanistan, Pakistan, dans toute l’Afrique, notamment en Lybie ».
« Démontant les raisons de cet acharnement il écrit : « Pour en revenir à la Syrie, oubliez-vous que le but dernier de toutes les manœuvres politiques, diplomatiques et séditieuses, menées contre la Syrie, depuis plus de deux mois, a été insolemment dévoilé par la conseillère au Pentagone, Mme Michèle Flournoy? D’ailleurs, elle était tellement assurée de la réussite prochaine du complot mené contre la Syrie, qu’elle avait publiquement déclaré que la Syrie retrouverait tout son calme, le jour où elle romprait avec l’Iran et le Hezbollah, et signerait un traité de paix avec Israël! Auriez-vous déjà oublié, en France et en Europe, le grand honneur que vous a valu la Résistance à l’occupation nazie? (…) laissez-moi vous dire, en tant que simple citoyen syrien, que la Syrie n’acceptera jamais de tourner le dos au devoir vital de défendre son existence propre, d’abord contre l’occupation israélienne, ensuite contre le danger mortel que constitue le Sionisme, pour toute la nation arabe. Cependant, il semble que l’Occident tient à rester l’Occident, alors qu’il ne l’est plus. … C’est pourquoi, tout en piétinant tous les droits, comme vous cherchez à le faire en Syrie, vous n’avez jamais éprouvé la moindre honte à prétendre toujours être dans votre droit. Car le fort ne se trompe jamais!
Décryptant les relations Occident –Israël, le professeur Zahlaoui(…) Les représentants de l’Occident, surtout ceux des États-Unis, se pavanent comme des lions. Ils se permettent toutes sortes d’ingérences, allant jusqu’à détruire des pays entiers, de fond en comble. Mais dès qu’il s’agit d’Israël, tous les pays occidentaux sans exception, des plus "grands" aux plus "petits", les États-Unis en tête, deviennent rien moins que des néants. Des néants aveugles, sourds et muets! Et pourtant, même les sondages faits en Europe reconnaissent qu’Israël est l’État terroriste par excellence. Et Israël est resté fidèle à lui-même : tueur, voleur, guerrier, féroce, arrogant, raciste, expansionniste et exterminateur. Pourtant les juifs ont toujours été bien traités en pays arabes et musulmans. Leurs historiens sont assez honnêtes pour le reconnaître. Mais ils ont trouvé moyen de faire payer la terrible facture de l’antisémitisme occidental et de l’holocauste nazie, à tous les peuples arabes et musulmans, dont ils avaient, depuis Ben Gourion, calculé la destruction, tout en imposant un Holocauste de 60 ans déjà, aux arabes, chrétiens et musulmans, de Palestine »(3).

Même témoignage poignant de Mère Agnès-Mariam de la Croix Supérieure du couvent de Saint Jacques l’Intercis, en Syrie. Elle pointe du doigt la manipulation de l’information : « La Syrie est notre patrie d’adoption. (…) Il est impératif d’être bien renseignés sur une situation donnée pour pouvoir se positionner en conséquence. (…) Car aujourd’hui en Syrie, pour être bien renseigné, il ne suffit plus de suivre les nouvelles servies par les chaînes satellitaires internationales. Nous l’avons constaté sans cesse : la réalité qui se vit ici est différente de ce que transmettent les médias. Ces chaînes n’accompagnent pas l’évènement, elles le précèdent pour le provoquer. Heureusement, de plus en plus de gens accusent cette information de parti pris et de falsification. Nous avons essayé de nous documenter en temps réel en téléphonant à des proches sur les lieux mêmes des incidents décrits : la situation ressemblait plus à ce qu’en disait la télévision syrienne qu’à celle propagée par Al Jazzirah, BBC ou France 24, Al Hurra ou Al Arabia à travers des montages et autres compilations audio-visuelles mensongères et de mauvaise qualité (…) Les slogans faussement humanitaires anesthésient la conscience des auditeurs et favorisent le glissement vers une logique vindicative aveugle qui, somme toute, ne sert que la cause de l’injustice. (…) (4)
Mère Agnes –Mariam met les choses au point concernant la nature réelle de la protestation « pacifique » Aujourd’hui, écrit elle il ne fait aucun doute qu’il y a ingérence étrangère, refusée fièrement par une partie de l’opposition. Aujourd’hui il ne fait aucun doute que l’opposition s’est muée en divers endroits en une insurrection armée qui commet des atrocités contre la population civile et contre les forces de l’ordre et l’armée. Enfin, aujourd’hui, l’exacerbation du clivage confessionnel est une triste réalité. Ces trois facteurs convergent pour réanimer le spectre de l’affrontement interconfessionnel, voire de la guerre civile. (…) Ahuris nous assistons à un stratagème destructeur : telles grandes puissances, à grand renfort d’endoctrinement médiatique, jouent sur la corde du fondamentalisme religieux pour mettre en relief les différences qui séparent alors que les points communs qui unissent sont bien plus nombreux. (…) La visite des ambassadeurs US et français à Hama a été vécue chez nous comme une démarche injustifiable. (…) » (4)
La Mère Supérieure s’interroge ensuite sur le pourquoi de la manipulation : « Pourquoi les Occidentaux encouragent-ils une insurrection armée, confessionnelle et fondamentaliste de surcroît, qui risque de s’étendre comme une tache d’huile ? De son côté le Patriarche maronite Mar Béchara Boutros Raï a une lecture plus globale de la situation. Il dénonce le « projet du Nouveau Moyen-Orient qui est à l’œuvre pour morceler le monde arabe dans le but qu’Israël vive en paix en en sécurité » . La tendance mondialiste qui prévaut c’est de promouvoir le choc des civilisations pour asseoir la légitimité des regroupements ethniques ou confessionnels qui, à leur tour, légitiment l’existence d’Israël . La Syrie vit depuis des mois des coups d’État larvés car ce remodelage ne peut être instauré sans la force des armes. L’insurrection armée en Syrie est une tumeur inoculée qu’on cherche à faire crever un peu partout dans le pays au gré des clivages confessionnels ou tribaux, avec son cortège de haine, de vengeances, de victimes et de désastres socio-économiques. (..) La majorité des musulmans et des chrétiens syriens se sont d’abord tenus à l’écart du mouvement de contestation pour diverses raisons, puis ils l’ont boycotté, et enfin certains s’y sont opposés.
Nous sommes cœur et âme avec les justes revendications de tout citoyen pour la liberté civique, la fin du totalitarisme d’État et de la corruption. Nous souhaitons la démocratie, l’impartialité de la justice et des réformes économiques et sociales conséquentes. Mais nous sommes conscients – et c’est là où nous nous heurtons à beaucoup d’incompréhension - que ces revendications peuvent devenir un cheval de Troie pour diverses entités nationales ou politiques afin de provoquer une déstabilisation dangereuse à partir de clivages confessionnels et claniques très subtils. (…) »(4)

Elle conclut enfin à la nécessité de l’autocritique tout en affirmant que le Baath a réussi à maintenir un subtil équilibre entre les confessions : « Mais la Syrie est loin de l’effondrement. Les foyers d’où l’on cherche à attiser les antagonismes confessionnels sont isolés et contrôlés, parfois au prix du sang lorsqu’il y a une résistance armée, au fur et à mesure que la population prise en otage fait appel à l’armée. Le peuple syrien est composite : sunnites, alaouites, chiites, chrétiens, druzes, arabes, kurdes, turkmènes, caucasiens, et j’en passe. Il n’est pas facile de maintenir une telle mosaïque dans la cohérence et la paix civile. Le parti Baath l’a obtenu en respectant les règles qui président aux structures tribales et claniques de l’Orient. Cependant ce régime était totalitaire et corrompu. Aujourd’hui une saine autocritique est à l’œuvre publiquement et des lois sont promulguées, obtenues par une saine opposition, pour les réformes souhaitées. Nous préférons cette voie tant qu’il y a de l’espoir.(4)

L’ouverture de cette boite de Pandore amènera le chaos , c’est un second Irak qui se profile à l’horizon avec son cortège de malheur de douleur et de détresse pour les Syriennes et les Syriens.. Tous les pays arabes attendent leur tour.. Si l'Occident était de bonne foi, il accompagnerait Bachar Al Assad dans son programme de réformes, les élections, le multipartisme... Les Occidentaux veulent changer la carte du Moyen-Orient pour la rendre favorable à Israël. Il faut savoir qu’Israël est en train de construire un mur dans le Golan, comme celui de la bande de Gaza. Cela veut dire que c'est une annexion définitive des territoires syriens. L'Occident ne veut plus de ce régime syrien qui, il faut le savoir, est le dernier domino avant la « normalisation de l’Iran » On peut penser que plus rien ne peut arrêter la dynamique d’effritement des anciens pouvoirs arabes. Si la Syrie est démantelée elle ne sera plus comme avant, les suivants d’El Assad accepteront une partition des Kurdes qui rêvent avec leur frères Irakiens et Turcs d’avoir leur Etat. La Turquie est de ce fait, visée. L’Iran aussi. Sombres jours pour les pays vulnérables. (5)
(..)

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Nationale Polytechnique enp-edu.dz

Publié le 22 août 2011

 


2-5 Michel Chossudovsky : Une « guerre humanitaire » contre la Syrie ?

 

L’escalade militaire : Vers une guerre élargie au Moyen-Orient et en Asie centrale ?

(..)

La vaste feuille de route militaire

Alors que la Libye, la Syrie et l’Iran sont sur la feuille de route militaire, ce déploiement stratégique, s’il devait être mis en œuvre, menacerait aussi la Chine et la Russie. Les deux pays ont des accords d’investissement et de coopération militaire et commerciale avec la Syrie et l’Iran. (..)

(..)

Cet article a été mis à jour le 11 août 2011.

Article original en anglais publié le 9 août 2011 : A Humanitarian War" on Syria ? Military Escalation. Towards a Broader Middle East-Central Asian War ?

Michel Chossudovsky

samedi 20 août 2011, par Comité Valmy

Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1771

 

 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 00:39

Nouvel Ordre Mondial: La guerre criminelle en Libye est l’ultime trahison d’un système psychopathe et dégénéré

http://imageshack.us/photo/my-images/616/oaciet.jpg/



Tony Cartalucci
Mardi 30 Août 2011


Nous avons traduit ici l’excellent éditorial de Tony Cartalucci. Il est d’autant mieux fait qu’il est très facile pour tout à chacun de remplacer dans le texte le mot « Amérique » ou « Etats-Unis » par celui de « France », « Royaume-Uni », « Italie » et de fait, par toutes les pseudo-démocraties occidentales sous contrôle total de la corporatocratie financière et industrielle.
Facile aussi de remplacer les noms cités par des noms de politiciens français et européens, tant ils sont tous interchangeables. Tous œuvrent pour la cause mortifère, rétrograde et néo-féodale hégémonique de l’oligarchie du Nouvel Ordre Mondial.
Cartalucci signe ici un appel à la révolte du peuple américain et par extension des peuples occidentaux contre l’ineptie criminelle et psychopathe de l’oligarchie qui mène le monde à la destruction totale pour leur seul profit. La révolte se fera par le truchement de la solidarité, du boycott et de la désobéissance civile… Choses que nous prônons sur ce blog depuis bien longtemps tant il est évident que ce sont les seules méthodes possibles pour reprendre le pouvoir et le garder pour les peuples, sans délégation, et autogérer notre société de manière solidaire et égalitaire.
Il est temps, il est grand temps !… Le vent du changement ne peut venir du système lui-même, il ne peut venir que des peuples conscients de leurs droits et de leur destinée, qui n’est en aucun cas de vivre soumis et esclaves d’une clique de parasites inutiles, arrogants et criminels.
– Résistance 71 –
Libye : la plus grande des trahisons
En donnant la Libye à Al Qaïda, la règle a été transgressée à tout jamais
En premier lieu, ne nous laissons pas berner par de folles idées. Obama, Cameron et Sarkozy ne sont chefs d’état que par le nom. C’est la dépravité et la mégalomanie au sein des banques, corporations et institutions qu’elles ont créée, qui est responsable de la trahison la plus évidente de l’histoire de l’occident. Depuis 10 ans les chefs de l’occident ont agité le spectre de la haine et de la peur parmi leurs populations pour justifier une longue et coûteuse guerre globale qui a envoyée des troupes américaines, britanniques, canadiennes, allemandes, françaises et bien d’autres face au danger dans de nombreuses parties du monde et ultimement dans leur tombe, pour lutter contre “les forces de la terreur”.
Maintenant, savourant presque l’ironie du moment, Le New York Times, admet totalement de la part des oligarques de la finance et de l’industrie qui présument de leur dominance sur le monde occidental, que des terroristes d’Al Qaïda, des hommes qui ont littéralement tués des troupes américaines à la fois en Afghanistan et en Irak, sont maintenant en Libye et sont les récipiendaires de milliards de dollars d’aide financière venant de l’occident, d’une reconnaissance diplomatique, d’entrainement, d’armes, de bénéfices de matériaux de renseignement, le soutien total et inébranlable des “médias” occidentaux, du soutien aérien de l’OTAN, et même la grâce infinie de l’aide des forces spéciales occidentales au sol, luttant côte à côte avec eux. Cette confession arrive également au moment où des révélations sur le commandant militaire rebelle de la place de Tripoli, qui remplit les rues de la capitale avec une horreur indescriptible, affirment qu’il est un leader pur et dur d’Al Qaïda, ce qui fut rapporté en premier lieu par le Telegraph il y a des mois; ainsi que ces derniers jours sur la chaîne de télévision RT, ainsi que couvert en détail par le très respecté analyste géopolitique Dr. Webster Tarpley.
Tandis que les américains toujours naïfs débordent de fièreté alors que leur machine de guerre militaire qui les mène à la banqueroute, écrase encore un autre pays de l’autre côté de l’océan; ils semblent être ignorants ou incapables de comprendre la manière éhontée avec laquelle ils ont été trahis.
Après 10 ans, des milliers de soldats tués, des dizaines de milliers mentalement dévastés ou physiquement handicappés, une économie totalement dérivée de la guerre, les occupations, et les “reconstructions de nations” à l’étranger, tandis que les propres infrastructures de l’Amérique pourissent sous elle, les oligarques de la haute finance et de l’industrie transnationales ont décidé de trahir et d’humilier de manière infinie les forces armées de l’Amérique, et ce de la pire des manières qui soit, avoir ces mêmes forces armées offrir une couverture aérienne, des renseignements et un soutien opérationnel spécial a ces mercenaires assoiffés de sang qui ont chassés et tués leurs frères d’armes durant la dernière décennie.
Des familles entières ont été détruites, des communautés dévastées par la perte de frères, de sœurs, d’amis, de mères, de pères, fils et filles, qui se battaient pour ce qu’ils croyaient être la survie même de leur mode de vie. Aujourd’hui, en Libye, avec Al Qaïda à qui on a littéralement donné le pays, cadeau de ces financiers corporatistes à travers leurs proxies politiques et militaires, les leaders que nous avons élus et ces industries que nous avons aidées à atteindre ces tailles monstrueuses s’accroupissent maintenant sur les tombes de ceux qui sont tombés pour la nation et souillent leur mémoire et les ideaux auxquels ils croyaient au point de donner leur vie; ceci est impardonnable.
Et bien qu’il sera clâmé par certains que ceci est la “guerre d’Obama”, ça ne l’est certainement pas. Les cadres néo-conservateurs qui ont inventés et créés la dernière décennie débilitante de guerre globale aux dépends du sang des Américains et de leur trésorerie, ont discrètement supporté l’expansion de l’intervention de l’OTAN en Libye. Ceci peut-être vu en termes sans équivoque dans une lettre écrite à l’intention des députés républicains, les implorant d’arrêter de s’opposer à la guerre anticonstitutionnelle et en fait de ne pas s’occuper de la résolution du conseil de sécurité de l’ONU et de donner plus de soutien aux terroristes qui s’emparaient de la Libye en leurs noms. Paul Wolfowitz, Elliott Abrams, Max Boot, Frederick Kagan, Karl Rove, Ellen Bork, Robert Kagan, Liz Cheney, William Kristol, Dan Senor et James Woosley ne sont que quelques noms parmi ceux qui ont signés cette lettre. De manière évidente, ceci n’est pas exclusivement “la guerre d’Obama”, mais plutôt une guerre façonnée et promut par les banques et les industries du Fortune 500, qui incluent à la fois Obama et les néo-conservateurs les plus notoires, comme serviteurs avérés et loyaux.
S’il y eut jamais un temps pour nos militaires, pas seulement les soldats du rang mais aussi leurs officiers qui les mènent et dans les mains desquels les troupes remettent leur vie au combat, de reprendre leur parole de serment donnée à la constitution des Etats-Unis et de leur devoir de défendre et de protéger leur nation et son peuple, ce temps est maintenant. S’il y eut jamais un temps pour reconnaître nos leaders auto-proclamés pour ce qu’ils sont: des traîtres n’agissant que pour leur compte, d’écraser leur légitimité en même temps que la façade de “démocratie”, ce temps est maintenant. Quand la foi des citoyens en leur gouvernement vacille, nous devons rester vigilant à l’encontre des soi-disants réformateurs. Assurons-nous que ces militaires qui s’avancent pour rectifier le glissement de notre nation dans le surréalisme, ne sont pas en fait des fascistes corporatistes, membres de Council on Foreign Relations (CFR) commes les généraux Stanley McChrystal et David Petraeus, tous deux responsables et coupables d’avoir aidé à ériger cette façade devant les citoyens américains et ceux à un coût tragique pour nous tous.
Pour l’homme et la femme de la rue américaine, maintenant est venu le temps de ne plus faire d’affaires avec ces corporations, ces banques et les mener à la banqueroute. Boycottez-les et remplacez-les systématiquement, jour après jour, petit à petit. L’Amérique a misé sur les mauvais chevaux en plaçant sa confiance en ces industries aux ramifications tentaculaires et a échangé son indépendance et son auto-suffisance contre l’illusion de la facilité et de l’utilité. Il est grand temps de reprendre cette indépendance. Il est temps de ne plus voter pour cette clique qui a servi ces agendas, promu ces guerres, maintenant prouvées être des fraudes totales. Des noms comme John McCain, Lindsey Graham et Joe Lieberman viennent particulièrement à l’esprit. Enfin, il est grand temps de commencer à s’organiser en tant que communauté. Donnez la main à vos voisins, commencez à cultiver votre jardin, et commencez à vous soutenir et entr’aider les uns les autres quand ce système corrompu et parasitaire vient chercher la substance même pour continuer à alimenter ses noirs desseins. En appliquant chacun de vos droits constitutionnels, collectivement, comme une communauté, quotidiennement, vous assurez que ces droits restent valides et en vigueur en vous dressant contre toute sorte de tyrannie.
Maintenant est venu le temps, traçons la ligne dans le sable, si ce n’est pas pour nous, au moins pour les milliers d’Américains qui ont donnés leurs vies en croyant qu’ils le faisaient pour une cause noble et dont la mémoire est souillée par les actions abjectes de Wall Street et de la City de Londres et par l’armée de sycophantes dégénérés qui les servent de l’Europe aux Etats-Unis, du leadership d’Israël ax oligarques de l’industrie qui manipulent les citoyens d’Australie. L’empire démoniaque a atteint un sommet intolérable.
=  =  =
Pour une liste des intérêts financiers qui gouvernent réellement le monde occidental, voyez ic « Naming Names. » Pour plus d’information sur l’auto-suffisance voir ici, « The Globalsits’ Worst Nightmare. » Pour apprendre plus sur comment et pourquoi boycotter la finance et l’industrie qui dominent nos vies voir ici, « Destroy the Globalists. »

un editorial de Tony Cartalucci
 
 
Url de l’article original: http://landdestroyer.blogspot.com/2011/08/greatest-betrayal.html
~ Traduit de l’anglais ar Résistance 71 ~

 

 

 

 

 

.....

 

 

(..) Qui croira celui qui a menti une fois? L’expérience tchétchène des initiateurs de l’ingérence en Libye ne parle pas en faveur de leur objectivité. Hélas, il est tout à fait possible que la paix dans la Libye de demain soit confrontée à la vengeance, au terrorisme et à l’islam radical. Et il serait alors très difficile de parler de victoire pour Sarkozy.(..)

 

 

 

(..) Souvenons-nous de 2003 quand Bush avait annoncé la « Libération de l'Irak », beaucoup d'entre nous savaient qu'il ne s'agissait que du début d'une guerre perpétuelle. C'est triste à dire, mais la Libye est perdue à jamais dans la guerre civile et le chaos, tant que cet Empire perdurera. L'OTAN avec l'aide des éléments d'Al Qaida s'est déjà emparée des réserves d'or libyennes. Les insurgés ont réussi finalement à conduire leur pays à sa descente aux enfers, ceux qui ne savent pas ce que cela représente, n'ont qu'à s'informer sur le quotidien des Irakiens et des Afghans.

Ceci devrait pourtant donner à réfléchir sur ce qui pourrait se passer chez nous dans les mois prochains, voire à l'approche de l'échéance fatidique de 2012, désignée par ce pouvoir Mondialiste,satanique, friand de symbolisme, et qui se met subrepticement en place, pour asservir tous les peuples de la planète.

Les pays Arabo-Musulman résistants, devront tous être conquis par la guerre, c'est le plan d'éradication du « Péril Vert », une phase importante du concept du Conflit de Civilisations cher à ceux qui voient en l'Islam le dernier rempart contre la Mondialisation, et la banque route morale spirituelle et religieuse de tous les peuples de la planète. L'histoire nous apprend que la guerre est prélude à toute sortie de crise immédiate, pour relancer les industries de la mort et du contrôle par la force, la reconstruction, et le maintien cyclique d'un système impérial.

Les nations Européens, Anglo-saxonnes et autres pays alliés ou déjà soumis, auront eux « la chance » de vivre dans des états policiers hautement répressifs, où aucun citoyen n'échappera au contrôle total du système.

Ce plan macabre n'est pas une légende, il ne finit pas d'être affiné tous les jours, la succession et l'accélération des événements que nous vivons aujourd'hui, en sont la preuve matérielle. Que nous faut il de plus pour comprendre qu'il ne nous reste plus beaucoup de temps avant que ça ne soit notre tour? (..)

 

 

 

 

Au même moment, selon les responsables du Pentagone, le nombre de raids par des forces d’opérations spéciales a plus que triplé depuis 2009. Depuis le début de l’année jusqu’au mois d’août, ce que l’armée appelle ses escadrons « chasseurs-tueurs » (« hunter-killer ») ont mené 1879 missions, soit environ 300 par mois, comparativement à seulement 675 en 2009 et 1780 pour toute l’année dernière.
Un porte-parole de l’armée américaine s'est vanté de l'efficacité de ces raids nocturnes à Bloomberg : « Même si l'objectif principal n'est pas de tuer ou capturer lors de ces missions, dans 35 pour cent des cas, le complice le plus proche ou une autre personne directement liée à la cible est tué ou capturé. »
C'est précisément cet aspect des raids de nuit des forces spéciales qui a suscité tant de haine au sein de la population afghane. Maintes fois, ces raids ont conduit à l'assassinat d'hommes, de femmes et d’enfants innocents, tout en soumettant les familles afghanes à l'humiliation en les brutalisant et en les traînant hors de leurs maisons au milieu de la nuit.
(..).
La Maison-Blanche et le Pentagone ont effectivement cessé de prétendre que les États-Unis sont engagés dans la « construction d’une nation » ou qu’ils tentent de gagner les « cœurs et les esprits » du peuple afghan. Plutôt, la stratégie finale de la guerre d’Obama est de saigner à blanc la résistance afghane jusqu’à ce qu’elle se soumette et garantir un accord qui va satisfaire les visées impérialistes qui ont mené à la guerre.
Ces visées n’ont rien à voir avec la guerre contre le terrorisme, mais représentent plutôt des intérêts géostratégiques et les profits des sociétés. Cela veut dire entre autres la construction de bases permanentes en Afghanistan. Des négociations de « partenariat stratégique » sont en cours entre Washington et Karzaï à ce propos. Le but de ces bases serait de défendre le contrôle des États-Unis sur les réserves énergétiques stratégiques du bassin de la mer Caspienne et les pipelines qui les transportent vers l’ouest. Un autre objectif de ces bases serait de menacer la Chine, la Russie et l’Iran.
En plus d’avoir infligé une souffrance terrible aux masses appauvries de l’Afghanistan et du Pakistan, la guerre, qui dure depuis dix ans, a aussi été lancée aux dépens de la classe ouvrière américaine. La grande majorité des milliers de soldats morts et blessés là-bas proviennent de cette couche sociale. Des trillions de dollars ont été versés pour les guerres d’Irak et d’Afghanistan, au même moment où les démocrates et les républicains s'entendent pour dire qu’il n’y a « pas d’argent » pour les emplois et les services sociaux vitaux.
Les protestations publiques contre la guerre ont pratiquement disparu. Le mouvement officiel « antiguerre », dominé par une couche aisée de la classe moyenne, s’est intégré au Parti démocrate et s’est affairé à fournir des alibis pour le militarisme sous Obama.

 

 

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 00:08

Trader Noé – Une analyse d’ensemble avec une règle d’or : PRUDENCE

Le 17 août, nous avions mentionné ceci:
Un scénario possible mais dangereux, car risque très important d’hyperinflation:
Si les résistances venaient à être franchies (résistances à 3180 points sur le CAC et 1165 points sur le E-mini S&P 500) par des injections énormes de liquidités (BCE et FED), alors l’indice CAC 40 pourrait remonter à 3400 points et l’indice SP 500 à 1250-1270 points avant d’amorcer la baisse.

Pour revenir aux indices futures, nous restons très prudents car la zone des 1210-1220 représente un seuil de résistance très important pour le E-mini S&P 500, de même la zone des 3180-3200 sur le FCE CAC 40.
D’ailleurs, l’indice E-mini S&P 500 a été plus dynamique en se rapprochant plus rapidement de sa résistance contrairement à l’indice CAC 40.

Nous pouvons dire que l’impression de billets de monopoly a été efficace vendredi car les indices ont monté dans une tendance de fond qui reste très baissière. Ce type de hausse complètement artificielle est réservée aux day traders, le fond étant très baissier.

Nous avons analysé une hausse de l’EURUSD mais plus l’euro va monter et plus le coût de la dette le sera également et présente un risque. Imaginez cela, lié à l’augmentation des CDS. Et qui détient les dettes ? Les banques…Au moindre éternuement, le marché pourrait décrocher rapidement.

L’analyse moyen-long terme présente une tendance très effrayante, bien pire que celle des Subprime. Avec LIESI nous restons très prudents, n’oubliez pas le discours d’Alan Greenspan et de Christine Lagarde.

Il n’y a pas de fumée sans feu, la Main anonyme n’a pas dit son dernier mot !
Bien au contraire, elle travaille avec doigté, un vrai travail d’artificier du marché.

Nous avions annoncé la baisse en mai 2011 et la majorité des valeurs abordées a varié de 50 % environ. Le marché peut bien se permettre une pause avant la poursuite baissière.
Nous avions proposé Hermes à l’achat à 170 euros. Elle a d’ailleurs progressé d’environ 60 %, malgré la chute des indices. Tant que le titre évolue au-dessus des 250 euros, la tendance reste haussière.

Les deux prochains jours seront très importants, la zone des 1220 points sur le E-mini S&P 50 pourrait jouer un grand rôle. Nous surveillons.

En attendant, le 04 août nous avions parlé de la hausse des matières premières agricoles
A ce jour, voici les variations:
Le blé + 12 %
L’avoine + 13 %
Le maïs +11 %
Le soja + 7.5 %

 
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Publié par le 30 août 2011 in Non classé

 

Bear Market à la japonaise ?

Par Menthalo – « Si vous croyez à un scénario à la japonaise, Ayer peur… Ayez très peu !  » titrent les analystes de SG Cross Asset Research dans un article d’un de leur dossier interne, sorti ce lundi 29 août.

Le graphique qui accompagne cette analyse parle de lui-même : « La hausse de juin est ce qu’on appelle un Bear Market Rallye, autrement dit un rebond temporaire dans un marché baissier, du à un restockage et à l’aide du QE2. Si le marché de l’immobilier US ne remonte pas, si le marché de l’emploi ne s’améliore pas et si le sentiment général reste déprimé, nous allons connaître une baisse de 20% des marchés dans les mois à venir ».

A noter, que SGResearch considère que l’Or et le Pétrole sont trop chers, ainsi que toutes les matières premières dans cette phase économique, les investisseurs cherchant des valeurs refuge, notamment dans l’or et l’Argent. Les analystes préconisent de shorter le Cuivre. Pour notre part, dans l’attente d’une tempête sur l’euro, d’une part, et d’une remonétisation des métaux précieux, d’autre part, nous conseillons toujours de conserver l’or et restons acheteur sur l’argent.

A noter que cet été, la demande parisienne pour les « Napoléons » a été telle, que rue Vivienne, certains acheteurs ont payé des surprimes énormes, acceptant de payer 330 € la pièce de 20Francs or. Ne lâchez pas vos pièces, la crise est DEVANT NOUS et le grand public n’en est pas encore vraiment conscient. Les queues rue Vivienne vont bientôt s’allonger.

 
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Publié par le 30 août 2011 in Non classé

 

Bruxelles envoie vos informations bancaires aux Etats-Unis

Tous les virements entre banques européennes situées dans des pays différents passent par SWIFT, un organisme de compensation qui garantit la validité de ces échanges. SWIFT dispose de tout le détail des transactions dès lors que des banques situées dans deux pays différents sont concernées : émetteur, destinataire, montant, date… Ce sont près de 90 millions de transactions qui sont ainsi enregistrées chaque mois

Depuis fort longtemps, les Etats-Unis ont reconnu qu’ils espionnaient ces transactions. S’ils peuvent suivre ainsi tous les échanges commerciaux entre sociétés européennes, qui pourrait y trouver à redire ?

Visiblement pas l’Union européenne qui vient de valider ce dispositif contre quelques garanties ridicules des Etats-Unis. Ainsi, en principe, les données ne seront conservées que cinq années seulement. Il est certain qu’un tel délai ne permet pas de copier les données ailleurs… En outre, un système va être mis à l’étude pour qu’à l’avenir, seules soient systématiquement copiées les données pour lesquelles des investigations sont en cours. Autant dire qu’une commission va se pencher sur la question. Enfin, un représentant européen aux Etats-Unis s’assurerait du bon usage desdites données. On parle du juge Bruguière, défenseur bien connu des libertés publiques (dans un rapport récent, il admet qu’il ne sait pas à quel niveau sont diffusées les données SWIFT parmi les 1271 agences américaines participant à la lutte contre le terrorisme).
Face à une attitude totalement unilatérale et méprisante de la part des Etats-Unis, l’Union européenne n’a arraché que quelques concessions de surface. Malgré l’accumulation des faits attestant la nocivité de la Commission européenne, la plupart des Européens s’interdisent pourtant de condamner l’Union européenne. Les Etats-Unis, eux, ne s’en privent pas puisqu’à peine un nouvel accord SWIFT validé, ils ont annoncé en septembre dernier qu’ils n’en tiendraient pas compte. Par ailleurs, l’exemple de SWIFT montre que les Etats-Unis et leurs filiales sont parfaitement à même de suivre l’ensemble des transactions financières lorsqu’il s’agit de « lutte anti-terroriste ». Ce sont sûrement des raisons techniques insurmontables qui empêchent que l’on fasse de même avec la fraude fiscale… (Source: La Lettre volée)

 
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Publié par le 30 août 2011 in Non classé

 

Trader Noé – Point de vue sur la parité EURUSD

L’ EURUSD monte et présente une dynamique haussière, c’est à se demander quelle est la vraie raison de cette montée. Suite à la fameuse réunion de vendredi et à l’intervention de Mme Lagarde disant nécessaire  la recapitalisation des banques, la paire EURUSD ne devrait pas monter.
D’autre part, la situation européenne est très délicate et faire monter l’Euro revient à ralentir les exportations, ce qui peut être encore plus délicat.

Cette semaine est très importante pour la Grèce. Si l’euro monte, nous pouvons supposer que les ennemis de l’Europe souhaitent le faire monter pour ralentir les exportations et alourdir le problème.
Il s’agit peut être également un évènement « joyeux », peut être un accord pour sauver la Grèce ou simplement que la Grèce quitte la zone euro. Ainsi, le problème est éliminé et la pression sur l’euro retombe.

Dans un tel scénario, nous pouvons très bien imaginer les agences de notation qui s’en prennent aux banques européennes ou aux pays européens directement en disant:
« Nous abaissons la notation d’un tel ou d’un tel car vous n’avez pas été capable de faire face ».

Désormais nous pouvons imaginer divers scénarios.

Dans une tel cas de figure, le problème de la dette resurgirait instantanément mais pour des pays très importants comme l’Italie ou l’Espagne par exemple.

Comme le précisait le journaliste du 20h00 il y a quelques jours, avec l’Italie, les banques européennes seraient en grande difficulté, ce qui rejoint peut être la recapitalisation évoquée par Mme Lagarde.
Ainsi, l’Allemagne accepterait de payer pour les autres ou ferait elle un pas en avant pour quitter la zone Euro ?
Dans ce cas, cette envolée potentielle de l’euro à court terme serait un grand piège.
Nous surveillerons très attentivement car, pour l’instant, nous assistons purement et simplement à une remontée artificielle.

Quelque chose de très lourd semble arriver, les marchés ont des comportements beaucoup trop anormaux.

 
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Publié par le 29 août 2011 in Non classé

 

Affaire Lagarde: un silence assourdissant

Par DENISSTO – Je me permets de relayer cet article de Marianne, qui est également frappé de cécité quant à Mme Lagarde. Dire que la présidente du FMI est une métastase du système de corruption organisé par le biais des officines de pouvoir que sont les « think tank » ou laboratoires d’idées serait le service minimum.(1)
Il est des plus amusants qu’un journal prétendument informé et impartial, voire scandalisé par ses confrères, puisse consacrer un article sur le sujet du scandale du lyonnais sans évoquer le picaresque « Dédé la sardine »(2). Pire encore, le scandale de la Société générale, quand un confrère financier de Mme Lagarde, travaillant dans le même think tank, avait le nez de vendre toutes ses actions Société générale juste avant le Krach Kerviel (3), douze jours avant le clash du 21 janvier 2008 ! Si j’ai bonne mémoire, c’est à partir des alertes que j’ai posé avant cette affaire sur un site bien connu concernant cette même banque qu’elle a commencé à curieusement censurer toutes les informations que je donnais sur ses forums.  Il est généralement très rare qu’un membre important du conseil d’administration d’une banque vende LA TOTALITÉ de ses avoirs en une fois, ainsi que ceux qu’il détient indirectement (4)
Rassurez-vous, rien de neuf sous la planète, que vous soyez riches ou pauvres, jugements de cours vous rendront blanc ou noir, et c’est très discrètement et dans un silence assourdissant que Mr Day a été blanchi (5).
Les carnets de Christine regorgent de conflits d’intérêts, juste par délectation jubilatoire,je vous en offre un dernier:
viewtopic.php?f=5&t=5368&p=36013&hilit=robert+day#p36013

Et je laisse la place a la presse et aux journalistes d’investigation « libre » et à la plume un peu courte. Marianne.

(Source: http://denissto.eu/forumv3/viewtopic.php?f=5&t=5737&start=0)

__________________________________________________________________

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Think_tank

(2) http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit … rdine.html

(3) http://www.boursier.com/actions/actuali … 69591.html

(4) http://www.lefigaro.fr/societes-francai … quetes.php

(5) http://www.news-banques.com/le-parquet- … 012139176/

 
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Publié par le 29 août 2011 in Non classé

 

Trader Noé – Analyse CAC40 SP500 DEVISES

Ce matin le Future CAC 40 remonte de façon complètement artificielle suite au discours de M Bernanke.

Heureusement, lors de la réunion à Jackson Hole, Mme Lagarde s’est montrée intelligente et réaliste en précisant qu’il fallait recapitaliser rapidement les banques européennes. Elle précise que la reprise est très fragile et qu’il y a un risque de voir l’économie mondiale plonger dans la récession.

Pour en revenir au contrat Future CAC 40, il est revenu à 3125 points à 08h20 et 3180-3200 représente ses points de résistance.
Ne faisant pas d’intraday par manque de temps, nous restons extrêmement prudents avec une tendance de fond qui reste très baissière.

L’indice E-mini SP 500 gagne actuellement 0.9 % à 1186 points. Rappelons que désormais les résistances importantes sont 1200 et 1240 points.

La situation reste extrêmement instable et de nombreux évènements peuvent arriver très prochainement.
La situation en Grèce représente un énorme problème et nous pouvons imaginer que l’Allemagne ne restera pas passive en acceptant de payer pour les autres.
Les agences de notation s’expriment peu mais pourraient intervenir prochainement, elles ont le choix.

La paire USDCHF a bien rebondi, cependant il faut être très prudent car le seuil de résistance important se situe désormais à 0.8360 et la tendance de fond reste baissière.

Tant que EURUSD reste au-dessus des 1.45, la tendance court terme reste haussière avec 1.466 et 1.495 comme résistance. Cette dernière devrait présenter un grand frein.
Alors pourquoi une telle hausse ? Est ce que la BCE achète énormément d’Euros en prévision d’un évènement majeur lié à l’Allemagne par exemple ?

Pour revenir aux indices, les indices américains présentent une dynamique bien plus marquée que les indices européens. Quelque chose se met en place et nous le verrons dans les semaines à venir.

 
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Publié par le 29 août 2011 in Non classé

 

Vers un automne très chaud pour la Zone Euro ?

Quand le seuil de douleur sera t-il atteint par la Zone Euro ? Pour le moment, il y a beaucoup de rumeurs, destinées à préparer psychologiquement à un train de mesures absolument inhabituelles. Auparavant, il y avait des rumeurs sur des sociétés, maintenant elles visent des Etats. Ces rumeurs ont pour objectif de « tester la résistance des politiques », nous dit-on. Des banquiers disent que les paris spéculatifs internationaux se font désormais en vue d’un scénario de retrait de l’Allemagne de la Zone Euro. Certains nous disent parier sur l’événement dans le courant du prochain automne. La presse allemande évoque de très probables faillites de banques européennes pour cette période dans la Zone Euro. « Les renflouements ne peuvent amener les Etats qu’au bord du gouffre ». « La spéculation sur le Bund Future pour octobre et novembre n’est pas rassurante pour la maison européenne », nous explique une source bancaire.

Est-ce que les politiciens allemands préparent le terrain comme nous l’évoquions dans l’article posté récemment? Pourquoi Angela Merkel a-t-elle donné une fin de non-recevoir pour les obligations européennes ? Il semble donc très probable que quelque chose se prépare et qu’il convient de prendre ses précautions dans l’éventualité d’une forte dévaluation de l’euro pour le plus grand nombre des citoyens des pays beaucoup moins solides que l’Allemagne.

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 23:53

http://www.eauxglacees.com/IMG/jpg/140.1._22observatoire-veolia.jpg

http://www.eauxglacees.com/IMG/jpg/140.1._22observatoire-veolia.jpg

 

 

par Jean-Luc GUILMOT
Depuis six mois, les mass médias s’évertuent à entretenir l’idée que les bombardements de l’OTAN sur la Libye visent à protéger des civils de la brutalité des forces de Kadhafi et à leur apporter paix et démocratie. Pour entretenir cette vue des choses, quelques prises de liberté avec l’évocation des faits se sont imposées. Tout d’abord, quelques rappels de faits indiscutés. En dépit des frasques de son dirigeant en place depuis 42 ans – contre 59 ans pour la reine Elisabeth d’Angleterre et 43 ans pour le (...) lire la suite
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Mexique
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Argenpress, dans ses éditions virtuelles, a mis en vente le livre de Marcelo Colussi El narcotrafic : una arma del imperio (2010), dont la lecture s’avère indispensable pour l’analyse sur le sujet dans le cadre planétaire et, en particulier pour la compréhension de la tragique situation que vit actuellement notre pays (Ndt : le Mexique). Considérant son travail comme “un apport dans un domaine où il y a trop de mensonge”, l’auteur soutient qu’autour du narcotrafic il y a une version officielle, (...) lire la suite
par Francesco PICCIONI
La guerre a été faite pour des raisons purement humanitaires et gare à vous si vous en doutez. Les plus malveillants iront aussi penser que le pétrole (production : 1,6 millions de barils par jour, en conditions normales) y est pour quelque chose, mais rien de plus. Ensuite, les « rebelles » se réunissent à Doha, dans le Golfe persique, pour essayer de débloquer les « fonds souverains libyens » qui circulent de par le monde. Ou bien au moins 2,5 milliards de dollars cash, pour payer immédiatement « (...) lire la suite
par Yasmeen El KHOUDARY
Les frappes aériennes israéliennes se poursuivent à Gaza où les gens se sentent piégés et abandonnés du monde entier. 22 août 2011"Al-Jazeera" — la mini-guerre conduite par Israël sur Gaza suite aux incidents survenus au sud d’Israël est une preuve supplémentaire que Gaza est le "plus grand perdant" du Moyen-Orient. Coincés dans un réseau épineux d’intérêts égoïstes et d’objectifs différents, les 1,5 million d’habitants de Gaza sont vraiment les grands perdants, quoiqu’il arrive au Moyen-Orient. Nous ne sommes (...) lire la suite
par Manlio DINUCCI
L’ambassade du Qatar à Tripoli - d’après une vidéo - http://www.youtube.com/user/ZZ7L?ob=5#p/a/u/0/PybQX__fLWQ - a été rouverte il y a trois jours (lundi 22 août 2011) par des hommes armés qui, une fois entrés dans l’édifice endommagé, y ont immédiatement fixé le drapeau national. On est ainsi informé de la présence en Libye de forces spéciales qataries. Des forces spéciales de Grande-Bretagne, France et Qatar, écrit le New York Times (23 août 2011), sont en train de fournir un appui tactique aux forces (...) lire la suite
par Gaëtan PELLETIER
1er septembre 2011 La conférence des amis de la Libye On dit, « Paris convie les amis de la Libye »… On prépare la table pour charcuter et dépecer la prise. Le convivial Sarkozy et autres bienfaiteurs de l’humanité sont déjà à planifier « l’après-Kadhafi ». Les États-Unis avaient offert une aide au CNT ( Conseil National de Transition) de 1,5 milliards. Mais L’Afrique du Sud a appliqué son droit de véto. N’en déplaise, les avoirs de « Kadhafi », qualifiés de plusieurs milliards de dollars, seront (...) lire la suite
par Serge CHARBONNEAU
Vous savez, les fatwas… Ces commandes barbares d’assassinats lancées par ces fanatiques "religieux" ! On a commandé une fatwa contre Salman Rushdie, une autre contre des caricaturistes. Oui, on commande des assassinats contre des gens qui sont considérés avoir commis des gestes méritant la mort. La fatwa existe aux États-Unis, depuis longtemps. À l’époque du Far West, la fameuse affiche « Wanted » mort ou vif (et de préférence mort) était partout. Le célèbre et humanitaire (sic) président Bush a (...) lire la suite
par Bernard GENSANE
Disons-le tout de suite pour ne plus y revenir : le titre du dernier ouvrage de Maxime Vivas est un peu décevant. Nous ne sommes pas ici dans une sotie, comme le laisse entendre cette accroche un peu légère, mais dans l’analyse politique rigoureuse d’un des mythes politiques les plus déroutants des soixante dernières années. S’il est un personnage mondial consensuel aujourd’hui, c’est bien l’homme à la toge safran. Y toucher est aussi déplacé que remettre en cause la virginité de Mère Teresa, autre (...) lire la suite
par Michael TRUSCELLO
L’essence de la crise est le capitalisme lui-même : Des politiques radicales accompagnent l’Ere d’Austérité. Dans un article du New York Times du 20 septembre 1912 intitulé : "L’Ere des Superlatifs" un auteur s’émerveillait qu’un aviateur français ait atteint une altitude de 5 680 mètres et que le nouveau building des assurances Vie Equitable, érigé à l’endroit où l’ancien venait de brûler "soit sûrement le plus haut du monde". On ne peut pas empêcher que des sommes fabuleuses soient consacrées à vaincre de (...) lire la suite
par Chems Eddine CHITOUR
« La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c’est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n’est en santé, c’est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu’il jouit de la paix ». - Denis Diderot Extrait de L’Encyclopédie Dernier partie du scénario diabolique concocté dans les officines occidentales, pensant maintenant que le régime va tomber comme un fruit mûr, Les Etats-Unis et l’UE appellent Bachar Al-Assad à la démission ’L’Union européenne note que Bachar Al-Assad a perdu (...) lire la suite
(extraits) – Mardi, l’euphorie qui a suivi la marche triomphale des rebelles sur Tripoli a cédé la place à la confusion, la lassitude et de nouveaux combats, alors que le Colonel Kadhafi est toujours introuvable et son fils Seif al-Islam a fait une apparition surprise à l’hôtel où sont basés les journalistes étrangers, et que des unités loyalistes continuent de disputer aux rebelles le contrôle de la capitale. Des journalistes à Tripoli ont dit qu’après un lundi calme, la journée de mardi a connu un (...) lire la suite
par Thami BOUHMOUCH
Les officiels étasuniens se pavanent à la face du monde, remplis d’autosatisfaction, la main sur la crosse du revolver. Ils s’introduisent en tous lieux, se mêlent de tout, flagornant les uns, menaçant les autres. Ils ne sont pas très appréciés en fait… et ils le savent. Allez voir le consulat américain à Casablanca : le summum de la paranoïa et du caprice est désormais atteint. Des barricades grotesques en ciment armé enjambent les trottoirs, débordent allégrement sur la chaussée du boulevard, ne (...) lire la suite
par Manlio DINUCCI
Une photo publiée par le New York Times raconte, plus que beaucoup de paroles, ce qui est en train d’arriver en Libye : elle montre le corps carbonisé d’un soldat de l’armée gouvernementale, à côté des restes d’un véhicule brûlé, avec trois rebelles autour qui le regardent avec curiosité. Ce sont eux qui témoignent que le soldat a été tué par un raid de l’OTAN. En moins de cinq mois, informe le Commandement conjoint allié de Naples, l’OTAN a effectué plus de 20mille raids aériens, dont 8mille d’attaques par (...) lire la suite
par Mahdi NAZEMROAYA
L’OTAN encercle les ambassades qui veulent secourir les journalistes en danger Mahdi Nazemroaya, Tripoli, 22 août à 19h52 (Russia Today) Retranscription par le Grand Soir - mise en ligne 22/8 à 23h40 : Présentateur : Nous rejoignons Mahdi Nazemroaya à Tripoli. Quelle est la situation à l’hôtel où vous êtes ? La dernière fois que nous avons parlé vous avez mentionné des coups de feu devant l’hôtel et aussi plusieurs loyalistes qui sont arrivés pour recevoir des soins... Mahdi Nazemroaya : la tension est (...) lire la suite
par Georges STANECHY
De mon hamac bercé d’alizés, plongeant la main dans ma besace de livres et documents, le hasard m’offrit l’ouvrage le plus surprenant de l’année, désopilant, bourré d’humour “décalé”, le plus passionnant aussi : un rapport du FMI ! Oui ! Daté du mois d’août 2011, tout frais, le dernier rapport du FMI sur l’Iran ! (1) Qui dit mieux ?... A sa lecture, loin des diatribes hystériques coutumières, ce pays de 75 millions d’habitants, trois fois la France en superficie, apparaît comme un des meilleurs exemples (...) lire la suite
BREVES
La rébellion armée à Tripoli est dirigée par l’ancien émir du Groupe islamique des combattants libyens (GICL), Abdelhakim Belhadj, arrêté en 2004 par les Américains en Asie et livré par la suite à la Libye, écrit jeudi le quotidien algérien EL Khabar. En mars 2010, Saïf al Islam Kadhafi, fils du leader (...) lire la suite
La Croix Rouge Internationale a empêché l’arrestation de Thierry Meyssan Nous diffusons ce communiqué de presse du Réseau Voltaire si peu rassurant. Nous demandons à la Croix Rouge Internationale de ne pas laisser les journalistes étrangers sans escorte. Leur vie demeure en danger. (Silvia Cattori) (...) lire la suite
Un député américain a indiqué mardi que l’Otan doit être tenue pour responsable des pertes civiles en Libye, en accusant l’organisation de la poursuite "illégale" du changement de régime et des bombardements "imprudents" contre les civils. Dennis Kucinich, un représentant démocrate de l’Etat de l’Ohio (...) lire la suite
Bruxelles, le 23 août 2011 (CSI en ligne) : Les autorités de Bahreïn intensifient la répression exercée à l’encontre du mouvement syndical du pays, en procédant à de nouveaux licenciements et suspensions de travailleurs/euses en raison de leur participation réelle ou soupçonnée aux actions syndicales et (...) lire la suite
Réseau Voltaire, lundi 22 août 2011, 13h20 GMT - Le Réseau Voltaire s’inquiète des menaces qui pèsent sur deux de ses collaborateurs à Tripoli. Mahdi Darius Nazemroaya, chercheur associé du Centre for Research on Globalization, et Thierry Meyssan, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la (...) lire la suite
Derniers messages du journaliste français Thierry Meyssan Ordre a été donné par des "journalistes" US d’abattre Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan Tripoli, une ville moderne, dévastée ; son million et demi d’habitants paniqués. Qui sont les criminels ? L’Occident qui bombarde et finance et (...) lire la suite
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 23:36

 

Pauvreté : "Nous sommes en plein scénario catastrophe"

Publié le 30-08-11 à 12:57    Modifié à 15:15     4 réactions

Délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Christophe Robert rappelle qu'à la précarisation de l'emploi s'ajoute la hausse des prix. Interview.

"Confrontés à leurs problèmes de loyers, les retraités se retrouvent contraints à rogner sur l'alimentation ou la santé. C'est la fin d'une parenthèse heureuse", estime Christophe Robert. (Florence Durand - Sipa) "Confrontés à leurs problèmes de loyers, les retraités se retrouvent contraints à rogner sur l'alimentation ou la santé. C'est la fin d'une parenthèse heureuse", estime Christophe Robert. (Florence Durand - Sipa)

Au-delà des statistiques présentées par l'Insee, que signifie être pauvre en 2011 ?

- Les chiffres sont préoccupants. L'augmentation de la pauvreté pointée par l'Insee est significative. Les pauvres sont de plus en plus pauvres et les écarts dans notre société s'accroissent de manière alarmante.

Mais la question des revenus n'est qu'un des aspects du problème. Elle ne prend pas en compte les dépenses. Logement, énergie, alimentation, santé… Tous les postes de première nécessité n'arrêtent pas de flamber. Et on assiste à une précarisation des ressources et à une augmentation des dépenses incontournables.

Les effets de la crise sont indéniables mais il existe aussi une véritable précarisation qui ne lui est pas directement liée. Prenez la situation des retraités aux parcours professionnels chaotiques dont la pension n'est plus suffisante pour se loger. Confrontés à leurs problèmes de loyers, ils se retrouvent contraints à rogner sur l'alimentation ou la santé. C'est la fin d'une parenthèse heureuse pour les retraités.

Sur le terrain, comment se concrétise cette hausse de la pauvreté ?

- Nous sommes confrontés à deux phénomènes. D'une part, ceux qui sont dans la précarité depuis longtemps ont de moins en moins de perspectives. Et puis il y a l'afflux des nouvelles personnes touchées : les personnes âgées mais aussi les jeunes. Dans les zones urbaines sensibles, le chômage des jeunes grimpe jusqu'à 40%. Un enfant sur deux y vit dans la pauvreté.

Les demandes d'aide alimentaire, d'hébergement ou les urgences pour la santé sont en train d'exploser. Il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé cet été lors de la démission de Xavier Emmanuelli, le président fondateur du Samu social. La tension va grandissante.

Toutes les associations ont pourtant tiré la sonnette d'alarme. Face à cet accroissement de la précarité, nous avons tous demandé d'empêcher la reprise des expulsions locatives et la fermeture des abris en été. En vain.

Les Conseils généraux chargés de l'aide ne suivent plus. Que ce soient le fonds d'aides aux impayés d'énergie ou le fonds de solidarité pour le logement, ces dispositifs ne sont plus en capacité de répondre. Alors les départements baissent les montants ou les seuils d'accessibilité.

Les familles fragilisées font leurs propres arbitrages. Certains choisissent de ne plus se chauffer ou de suspendre leur abonnement durant l'été. Ce type de restriction est invisible, mais les dégâts sont énormes.

Existe-t-il de nouvelles causes à la pauvreté ?

- La première cause reste le chômage. Il explose de nouveau. Pour les fins de droits Assedic, le niveau de vie baisse. On observe alors un basculement vers la précarité.

La question de l'emploi reste centrale mais, en France, on peut travailler et être pauvre. Certaines personnes travaillent 3 heures par jour. Une heure et demie le matin, une heure et demie l'après-midi. Si elles n'entrent pas dans les statistiques du chômage, elles se trouvent pourtant dans la catégorie des pauvres. Entre la précarisation de l'emploi et les hausses des coûts, nous sommes en plein scénario catastrophe.

Les aides sociales se retrouvent dans l'incapacité d'inverser ce processus. Les jeunes sont donc de plus en plus touchés, tout comme les retraités. Mais les femmes seules avec enfants aussi. Comment vivre avec un seul petit salaire pour trois personnes ? La pauvreté touche un public nouveau. Tout cela préfigure un avenir inquiétant.

Les mesures mises en place sont-elles efficaces ?

- On se retrouve avec de plus en plus de monde touché et une absence d'augmentation des enveloppes d'aide. Les APL qui représentent 16 milliards d'euros par an n'ont pas suivi la hausse des loyers et des charges. L'écart se creuse.

Le RSA a permis d'amorcer un mouvement mais il n'a pas suffi à enrayer le phénomène.

Quelles sont les attentes de la Fondation Abbé Pierre ?

- Il faut remettre au centre du débat politique la question de la lutte contre les inégalités. L'aide aux plus fragiles doit être une priorité. Le PTZ (prêt à taux zéro) a été ouvert aux plus riches. Il a déjà coûte 500 millions d'euros en 2011 alors que l'hébergement d'urgence subit des coupes dramatiques avec une baisse de 3,3%.

Nous avons conscience des effets de la crise mais la priorité doit justement aller vers les plus faibles : c'est le sens même de l'Etat.

Interview de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, par Louis Morice - Le Nouvel Observateur

(le mardi 30 août 2011)

 

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/social/20110830.OBS9449/pauvrete-nous-sommes-en-plein-scenario-catastrophe.html

 

 

 

Tsiganes: Pour eux, c'est de plus en plus dur !

 

Sécurité et immigration : Guéant en remet une couche sur les Roumains

Claude Guéant  

OPINION. Presque un an jour pour jour après le discours de Grenoble, le ministre de l'Intérieur récidive. Par Pierre Henry, président de France Terre d'Asile.

 

 

 

 

 

 

Lire aussi :

 

30/08/2011
Le niveau de vie des plus aisés augmente, celui des plus modestes baisse, la pauvreté s’accroît
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 23:25
L'histoire au programme, mais pour combien de temps encore ?

 

Nouveaux manuels scolaires présentés par Luc Chatel 

Parmi les nouveaux manuels scolaires destinés aux secondes, celui d'histoire - Crédit : MEIGNEUX/SIPA

SCOLARITÉ - Les enseignants préparent leur rentrée. Les élèves profitent des derniers jours de liberté. Dans ce contexte bien choisi, Le Figaro magazine a décidé de déterrer un vieux marronnier aux logiques bien huilées : celui d’un enseignement de l’Histoire de France en danger


Sélectionné et édité par Julie Rasplus

Temps de lecture Temps de lecture : 4 minutes

"Français, on n’apprend plus l’Histoire de France à vos enfants" : c’est dans un vibrant et solennel appel que l’historien médiatique Alain Decaux avait soulevé les foules en 1979 contre un projet de réforme de l’enseignement de l’histoire inspiré par Fernand Braudel. Il s’agissait alors de traduire dans l’enseignement les principales orientations scientifiques de l’école des Annales :

 

- l’étude de grandes thématiques, abordées dans la « longue durée » et un espace transfrontalier, plutôt que l’examen strictement chronologique des principaux évènements et acteurs de l’Histoire de France

 

- la dissolution de l’Histoire dans un ensemble disciplinaire plus vaste intitulé "sciences sociales", afin de présenter aux élèves les apports d’autres domaines du savoir essentiels à la connaissance historique.

 

Par cette intervention remarquée, la polémique était passée du champ des spécialistes à celui des citoyens et de leurs hommes politiques. La réforme ambitieuse avait dû être abandonnée.

 

Une critique aussi ancienne que l'enseignement de l'histoire


Trente ans plus tard, Le Figaro Magazine tente de reproduire ce coup de maître médiatico-culturel par l’intermédiaire d’un article de Dimitri Casali qui s’inquiète de "ce que nos enfants n’apprennent plus au collège". L’auteur est un habitué de la fronde réactionnaire contre cette réforme : il est l’auteur d’un Altermanuel d'histoire de France et il intervient régulièrement sur les plateaux de télévision pour défendre sa position.

 

Dans un très long article, il revient sur les nouveaux programmes d’histoire au collège qui entrent progressivement en application depuis la rentrée 2009 (en cette rentrée 2011, ce sont donc les classes de quatrième qui voient leur programme changer).

 

 

On peut résumer sa position en quelques points :

 

1. On sacrifierait les grands hommes tels que Louis XIV et Napoléon 1er au profit de grandes thématiques comme "L’émergence d’un roi absolu" ou "La Révolution, l’empire et la guerre".

 

2. Trop de périodes considérées comme essentielles pour l’Histoire nationale disparaissent des programmes, ou deviennent optionnelles, au profit d’ouvertures culturelles et géographiques sur "la Chine des Hans à son apogée" ou "l'empire du Mali du XIIIe au XIVe siècles".  

 

Les nouveaux programmes déplacent le curseur


Il faut certes reconnaître que les critiques de Dimitri Casali ne sont pas toutes aussi caricaturales que certains veulent bien les présenter. Il est par exemple intéressant et nécessaire de s’interroger sur l’utilité de la chronologie dans l’enseignement de l’histoire auprès d’adolescents souvent dénués de repères.

 

Néanmoins, son argumentaire tombe trop souvent dans l’excès, voire le mépris envers les enseignants et leur hiérarchie présentés comme une "intelligentsia" de potentiels sacrificateurs de l’Histoire de France. Non, monsieur Casali, le "mammouth" n’a pas décidé de détruire la société par son histoire ! Au pire, il souhaite la moderniser.  

 

Pour comprendre la logique de ces nouveaux programmes, il faut rappeler quelques grands principes développés par l’historien Patrick Garcia, spécialiste de l’enseignement de l’histoire, lors d’une interview au journal Le Monde du 12 septembre 2010 (édition abonnés). L'apprentissage de cette discipline, depuis la fin du XIXe siècle, répond à une triple finalité : morale, intégratrice et civique. La finalité morale, c'est l'idée selon laquelle l'étude du passé doit apprendre l'absolu des valeurs et le sens du relatif conduisant à la tolérance. La finalité intégratrice signifie que l'histoire a une fonction identitaire : en somme, il s’agit de "fabriquer" des petits Français. Quant à la finalité civique, elle repose sur l'idée que l'histoire est censée aiguiser l'esprit critique et que, dès lors, elle est une excellente propédeutique à l'exercice de la citoyenneté.

 

Enfin, il convient d'ajouter que l’histoire enseignée est censée refléter les évolutions scientifiques de l’histoire universitaire.

 

Dès lors, doit-on considérer que ces nouveaux programmes constituent une révolution dans l’histoire de l’enseignement ? Encore une fois, la réponse est négative. Tout au plus, ils déplacent légèrement le curseur entre ces trois pôles précédemment évoqués.

 

Nécessaire d'offrir une ouverture culturelle aux enfants


Pendant longtemps, on a en effet considéré que le citoyen français devait connaître sur le bout des doigts sa géographie fluviale, la biographie des "grands hommes" et ses grands classiques de la littérature française. Or, depuis que La Princesse de Clèves est décriée en hauts lieux et qu’il est possible d’affirmer sans être inquiété que "l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire", ces repères n’ont plus guère de sens.

 

Nicolas Sarkozy lors du discours de Dakar, le 26 juillet 2007

Nicolas Sarkozy lors du discours de Dakar, le 26 juillet 2007 - Crédit : AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK

 

En revanche, les nouveaux programmes insistent énormément sur l’introduction de questionnements, de réflexions et de logiques nécessaires à la construction intellectuelle de l’élève. En somme, les finalités morales, intellectuelles et civiques sont privilégiées au détriment d’une approche classique de la finalité intégratrice.

 

Il ne s’agit pas non plus d’évacuer complètement cet aspect, mais de l’adapter à notre société contemporaine : l’introduction de chapitres (modestes au regard du programme annuel) sur l’Inde classique, l’empire du Ghana et la Chine des Hans n’a pas pour ambition de nier l’identité française, mais de considérer qu’à une époque où la mondialisation n’est plus un fantasme, il est grand temps d’offrir à nos enfants une ouverture culturelle nécessaire à leur développement moral, intellectuel et civique.

 

Il n’est pas davantage question d’évacuer Louis XIV et Napoléon 1er des programmes. Cette remarque excessive vise seulement à sensibiliser un public de parents qui continuent à croire qu’"apprendre son histoire", c’est retenir une série de dates. Cette vision est pour le moins réductrice, voire contreproductive pour les historiens relégués ainsi au rôle de compilateur d’évènements et de lecteur d’un roman national prédéfini, mais certainement pas d'enseignant et de pédagogue. 

 

L'histoire au programme mais pour combien de temps encore ?

 

Il ne faut donc pas s’étonner, avec le développement de tels arguments, que l’enseignement de l’histoire soit régulièrement menacé dans un contexte de rigueur budgétaire effréné. Plutôt que de s’étriper autour de la disparition d’un nom dans l’intitulé d’un programme qui sera amendé dans moins de cinq ans, n’est-il pas plus urgent de se rassembler autour d’attaques réelles et plus inquiétantes pour l’Histoire de France ? Que deviendront nos vaines querelles quand l’enseignement de l’histoire sera relégué à l’état d’option facultative ou, tout au plus, de discipline exploratoire ?

 

La menace a longtemps suscité un sourire narquois dans la patrie de la Révolution où l’Histoire est considérée comme une "passion française". Et pourtant, son enseignement vient d’être supprimé dans les classes de Terminale scientifique, presque sans le moindre émoi, provoquant une profonde réécriture des programmes du lycée.

 

Résultat : un adolescent à la veille de sa majorité ne se verra plus enseigner l’Histoire de France de 1962 jusqu’à nos jours. Lorsqu’il aura à glisser son premier bulletin de vote dans l’urne, il n’aura ainsi plus entendu parler du fonctionnement de la République dans laquelle il vit, de mai 68, de l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand, de l’abolition de la peine de mort, etc.

 

Français, on apprend donc encore l’Histoire de France à vos enfants ! Mais pour combien de temps ? Voilà la question qui devrait mobiliser les historiens, les journalistes, les hommes politiques et l’ensemble des citoyens. Sans histoire, c’est une partie de notre identité que nous perdons.


 

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/187354;l-histoire-au-programme-mais-pour-combien-de-temps-encore.html

 

Pour nous imposer ensuite, dans le cadre du Nouvel Ordre Mondial d'essence anglo-saxonne, une seule identité, planétaire ? Cela fait partie d'un plan global, et c'est très grave ! Eva R-sistons

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 23:01
Démolitions et Restaurations Corp.
Rubrique L’art de la guerre


par Manlio Dinucci

Le 30 aout 2011

Il existe une société multinationale qui, malgré la crise, travaille à n’en plus pouvoir. Elle s’occupe de démolitions et restaurations. Pas d’édifices, mais d’Etats entiers.  La maison mère est à Washington, où réside, dans la White House, le Chief executive officer (Ceo), l’administrateur délégué. Les principaux quartiers généraux  régionaux se trouvent à Paris et Londres, aux mains de directeurs rampants et d’avides comités d’affaires, mais la multinationale a des filiales dans tous les continents. Les Etats à démolir sont ceux qui sont situés dans des aires riches en pétrole ou dans une position géostratégique importante, mais qui sont totalement ou en partie hors du contrôle de la multinationale. On privilégie, dans la liste des démolitions, les Etats qui n’ont pas une force militaire capable, par des représailles, de mettre en danger celle des démolisseurs. L’opération débute en fichant des coins dans les fissures internes, présentes dans tout Etat. Dans la Fédération Yougoslave, dans les années 90, furent fomentées les tendances sécessionnistes, en soutenant et en armant les secteurs ethniques et politiques qui s’opposaient au gouvernement de Belgrade. En Libye, aujourd’hui, on soutient et on arme les secteurs tribaux hostiles au gouvernement de Tripoli. Cette opération est réalisée en s’appuyant sur de nouveaux groupes dirigeants, souvent formés d’hommes politiques passés à l’opposition pour s’accaparer dollars et postes de pouvoir. On demande ensuite l’autorisation au bureau compétent, le Conseil de sécurité de l’ONU, en motivant l’intervention par la nécessité de virer le dictateur qui occupe les étages supérieurs (hier Milosevic, aujourd’hui Kadhafi). Il suffit d’un tampon avec écrit « on autorise toutes les mesures nécessaires » mais, si on ne l’obtient pas (comme dans le cas de la Yougoslavie), on continue quand même. L’équipe de démolisseurs, déjà préparée, entre en action avec une attaque aéronavale massive et des opérations terrestres à l’intérieur du pays, autour de quoi le vide a été fait par un embargo drastique. Pendant ce temps le secteur publicité de la multinationale martèle une campagne médiatique présentant la guerre comme nécessaire  pour défendre les civils, menacés d’extermination par le féroce dictateur. La démolition terminée, on procède à la construction d’un nouvel Etat (comme en Irak et en Afghanistan) ou d’un ensemble d’Etats croupions (comme en ex-Yougoslavie) aux mains d’administrateurs inféodés. L’autre important secteur de la multinationale est celui de la restauration d’Etats branlants. Comme l’Egypte et la Tunisie, le Yémen et le Bahrein, dont les fondements ont été secoués par le mouvement populaire qui a défenestré ou mis en difficulté les régimes garants des intérêts des puissances occidentales. Selon la directive du Ceo d’assurer une transition rangée et pacifique, la restauration est organisée en consolidant avant tout le pilier sur lequel s’appuyait déjà le pouvoir -la structure portante des forces armées- en le repeignant avec les couleurs arc-en-ciel de la démocratie. On restaure ainsi les Etats touchés par le tremblement de terre social, sur lesquels la multinationale fonde son influence en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, et, en provoquant en même temps une secousse artificielle, on en démolit un autre relativement indépendant.


A la maison mère on trinque déjà au danger écarté de la révolution arabe. Mais en profondeur, dans les sociétés arabes, croissent les tensions qui préparent un nouveau séisme sous les fondations du palais impérial.

 

Edition de mardi 30 septembre 2011 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=26281

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 22:37

http://www.formation-et-cours.com/wp-content/uploads/2010/06/agroalimentaire-2.jpg

Nous mangeons ce que les grandes entreprises agroalimentaires nous imposent

Acheter dans une grande surface un kilo de sucre, un litre de lait ou un paquet de biscuits peut sembler un acte des plus ordinaires. Mais, sous cette apparence anodine se cache l’importance politique de nos actions, même les plus innocentes.


 

Entretien avec Esther Vivas réalisé par Enric Lllopis, publié par le site Rebelión et diffusé par EcoDebate le 4 mars 2011. Source: Instituto Humanitas Unisinos – 06/03/2011 –

Texteoriginal

 http://www.ihu.unisinos.br/index.php?option=com_noticias&Itemid=18&task=detalhe&id=41143 

Traduction: Karine Lehmann & Jean Saint-Dizier pour Autres Brésils 

 Esther Vivas est membre du Centre d’études sur les mouvements sociaux de l’Universitat Pompeu Fabra de Barcelone. Activiste sociale pour la souveraineté alimentaire et militante du mouvement antimondialisation, elle nous alerte sur la prédominance du capital privé qui impose les goûts, marques et produits. En collaboration avec Xavier Montagut, elle a publié les livres Del Campo al Plato, Où va le commerce équitable ? et Supermercados, no gracias.


 

Vous êtes co-auteur du livre Del Campo al Plato (Ed. Icaria, 2009). Selon vous, ils nous empoisonnent ?

Le modèle de production d’aliments oppose les intérêts privés et ceux des entreprises aux besoins alimentaires des gens, leur santé et le respect de l’environnement. Nous mangeons ce que les grandes entreprises de ce secteur veulent. Il y a actuellement dans le monde le même nombre de personnes qui ont faim que de personnes ayant des problèmes de surpoids, ce qui touche, dans les deux cas, les secteurs les plus pauvres de la population, tant dans les pays du Nord que dans ceux du Sud. Les problèmes agricoles et alimentaires sont mondiaux et sont le résultat de la transformation des aliments en marchandise.
 
925 millions de personnes dans le monde ont encore faim aujourd’hui. C’est la preuve de l’échec du capitalisme agro-industriel ?

Oui. L’agriculture industrielle, kilométrique, intensive et dépendante du pétrole a montré qu’elle était incapable de nourrir la population, car elle a un fort impact sur l’environnement en réduisant l’écodiversité, en engendrant un changement climatique et en détruisant des terres fertiles. Pour arrêter la faim dans le monde, il ne s’agit pas de produire plus, comme l’affirment les gouvernements et les institutions internationales. Au contraire, il faut démocratiser les processus de production et faire en sorte que les aliments soient accessibles à l’ensemble de la population.

Les entreprises multinationales, L’ONU et le FMI proposent une nouvelle « révolution verte », des aliments transgéniques et le libre échange. Quelle alternative peut être proposée par les mouvements sociaux ?

Nous devons récupérer le contrôle social de l’agriculture et de l’alimentation. Quelques multinationales, qui monopolisent chaque étape de la chaîne agro-alimentaire, ne peuvent pas décider de ce que nous devons manger. La terre, l’eau et les graines doivent appartenir aux paysans, à ceux qui travaillent la terre. Ces biens naturels ne doivent pas être l’objet d’un commerce, pour faire de la spéculation. Nous, consommateurs devons avoir le pouvoir de décider de ce que nous mangeons si nous voulons consommer des produits sans OGM. En définitive, nous devons miser sur la souveraineté alimentaire.

Pourriez-vous définir le concept de souveraineté alimentaire ?

C’est avoir la capacité de décider de tout ce qui a trait à la production, la distribution et la consommation des aliments. Miser sur la culture de variétés locales, de saison, saines. Encourager les circuits courts de commercialisation, les marchés locaux. Lutter contre la concurrence déloyale, les mécanismes de dumping, la volonté d’exportation. Arriver à cet objectif implique une stratégie de rupture avec les politiques de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Mais revendiquer la souveraineté alimentaire ne veut pas dire un retour romantique au passé, au contraire, il s’agit de retrouver la connaissance des pratiques traditionnelles et de les associer aux nouvelles technologies et savoirs. Même ainsi, il ne s’agit pas d’une proposition localisée mais cela consiste à promouvoir la production et le commerce local, où le commerce international serait le complément du local.

Via Campesina affirme qu’aujourd’hui manger s’est converti en un « acte politique ». Etes-vous d’accord ?

Absolument. Ce que nous mangeons est le résultat du mercantilisme du système alimentaire et des intérêts de l’agrobusiness. Le mercantilisme mis en oeuvre dans la production agroalimentaire est le même que celui qui touche d’autres contextes de notre vie : privatisation des services publics, précarisation des droits du travail, spéculation sur le logement et le territoire. Il faut opposer à cela une autre logique et s’organiser contre le modèle agro-alimentaire actuel dans le cadre d’une lutte plus générale contre le capitalisme mondial.

Nous sommes entre les mains des grandes chaînes de distribution ? Qu’est-ce que cela implique et quels effets ce modèle de consommation entraîne-t-il ?

Aujourd’hui, sept entreprises de l’Etat espagnol contrôlent 75% de la distribution des aliments. Et cette tendance représente plus que cela. De cette façon, le consommateur a de moins en moins accès à la nourriture et la même chose se passe avec le producteur qui veut atteindre le consommateur. Ce monopole garantit un contrôle total par les supermarchés lorsqu’ils décident de notre alimentation, comment elle est élaborée et du prix de ce que nous mangeons.

Les solutions individualistes servent-elles à rompre avec ces règles de consommation ?

L’action individuelle a une valeur démonstrative et apporte une cohérence, mais elle n’entraîne pas de changements structuraux. Nous avons besoin d’une action politique collective, de nous organiser dans le contexte de la consommation, par exemple, à partir de groupes et de coopératives de produits biologiques ; créer des alternatives et promouvoir de grandes alliances qui participent à des campagnes contre la crise, pour la défense du territoire, des forums sociaux, etc.…

Il faut aussi descendre dans les rues et agir de façon politique, comme cela a été fait à un certain moment avec la campagne de « l’Initiative législative populaire » contre les OGM, organisée par « Som lo que Sembrem », car, comme nous l’avons vu à plusieurs occasions, ceux qui travaillent dans les institutions ne représentent non pas nos intérêts mais les intérêts privés.

Kyoto, Copenhague, Cancun. Quel est le bilan général que l’on peut faire des différents sommets sur les changements climatiques ?

Le bilan est très négatif. Lors de tous ces sommets, les intérêts privés et le court terme ont eu plus de poids qu’une réelle volonté politique ayant pour but de mettre fin aux changements climatiques. Aucun accord pour cela n’a été fait pour permettre une réduction effective des gaz à effet de serre. Au contraire, les critères mercantiles ont été une fois de plus la monnaie d’échange et le mécanisme de commerce d’émissions en est, à cet égard, l’expression la plus significative.

A Cancun, l’idée d’une « adaptation » au changement climatique a été beaucoup reprise. Les intérêts des compagnies multinationales et d’un soit disant « capitalisme vert » se cacheraient-ils derrière cela ?

Tout à fait. Au lieu de solutions réelles, on choisit de fausses solutions telles que l’énergie nucléaire, la captation de carbone dans l’atmosphère pour le stocker ou les biocarburants. Par ces mesures, on ne fait qu’intensifier plus encore la crise sociale et écologique et donc créer d’énormes bénéfices pour un petit nombre d’entreprises.

Le Mouvement pour la Justice Climatique essaie de proposer des alternatives. Comment est-il né et quels sont ses principes ?

Le Mouvement pour la Justice Climatique critique les causes fondamentales du changement climatique, en questionnant le système capitaliste et, comme l’indique sa devise, il s’agit de « changer le système, pas le climat ». De cette façon, il exprime cette relation diffuse qui existe entre la justice sociale et climatique, entre crise sociale et écologique. Le mouvement a un fort impact international, en étant notamment à la base des protestations durant le sommet sur le climat de Copenhague et, plus récemment, lors des mobilisations de Cancun. Cela a contribué à visualiser l’urgence d’agir contre le changement climatique. Le défi est d’élargir sa base sociale, en associant les luttes quotidiennes et chercher des alliances avec le syndicalisme alternatif.

La solution est de changer le climat ou le système capitaliste ?

Un changement radical de modèle est nécessaire. Le capitaliste ne peut apporter de solution à une crise écologique que le propre système a créée. La crise actuelle demande un besoin urgent de changer le monde à sa base et de le faire dans une perspective anticapitaliste et écologiste radicale. Anticapitalisme et justice climatique sont deux combats qui doivent être étroitement liés.

 Articles de Esther Vivas publiés par Mondialisation.ca
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 22:33

Austérité en France: et si on s’attaquait aux élus?

Pourquoi pas? Pourquoi ne pas faire des économies avec nos élus vu que nous battons des records dans le domaine? Ils ont trop! C’est un fait, et sachant qu’il faut tous les payer, au lieu de dégraisser dans le public envoyant nombre de smicards au pôle emploi, envoyons des élus à la même adresse! Il n’y à qu’a comparer par rapport aux autres pays, mais je vous laisse découvrir cela en fin d’article, c’est dingue!

nombre elus france

La France n’a pas de pétrole, mais elle a des élus… beaucoup trop d’élus…

Il y a les mandats de proximité, souvent populaires, comme celui de maire ; les mandats moins bien identifiés par le public (conseiller général ou conseiller régional) ; et les mandats nationaux (députés, sénateurs, parlementaires européens), souvent perçus comme lointains et ne comptant pas forcément parmi les plus appréciés, du fait du gouffre institutionnel et financier qui se creuse entre la « France d’en bas » et la « France d’en haut ».

La France compte la plus importante concentration d’élus de la planète.

Une pléthore d’élus

  • Députés : 577
  • Sénateurs : 343
  • Conseillers régionaux : 2 040 (en comptant les 51 membres de l’assemblée territoriale corse, auxquels s’ajoutent les 131 représentants des assemblées de la Nouvelle-Calédonie, de Polynésie et de Wallis et Futuna).
  • Conseillers généraux (+ conseillers de Paris) : 4 042
  • Maires : 36 635
  • Conseillers municipaux : 519 417
  • Députés européens : 78
  • Élus intercommunaux : 38 000 environ*.

Total : 601 132 élus

Données en juin 2011.

*Les chiffres des élus intercommunaux sont très difficiles à obtenir. Il semble que la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT) du ministère de l’Intérieur n’en ait même pas un état précis !

 

Un élu pour 108 habitants

Selon l’INSEE, au 1er janvier 2011, notre pays était peuplé de 65 027 000 habitants. On compte aujourd’hui en France, environ un élu ou – pour être plus exact car il y a souvent cumul – un mandat électoral pour 108 habitants. Si la démocratie se mesurait à l’aune du nombre d’élus, notre pays serait un modèle universel !

Avec un mandat pour 108 habitants, le taux de représentation français est quatre fois et demi supérieur à celui des États-Unis. Pourtant, la vie démocratique américaine n’a rien à envier à la nôtre. Plus d’un électeur français sur cent est conseiller municipal !

Un parlementaire pour 71 000 habitants

Au seul échelon parlementaire (Assemblée nationale et Sénat confondus), le ratio français est d’un élu pour quelque 71 000 habitants. La France entretient quelque 400 parlementaires de plus que les États-Unis.

Si la France n’est pas le pays qui compte le plus de députés par habitant, elle se situe néanmoins dans le peloton de tête. La Chambre des représentants des États-Unis dispose de beaucoup plus de pouvoirs que notre Assemblée nationale, tout en ayant, proportionnellement, 6 fois moins d’élus. En Allemagne, le Bundestag, qui a pourtant accueilli de nouveaux députés au moment de la réunification, compte moins de députés par habitant que notre Assemblée nationale.

Au Sénat, la situation est très similaire. Le Bundesrat allemand compte 178 élus. Les États-Unis se contentent de deux sénateurs par État, soit seulement 100 sénateurs, mais très influents. Au Brésil, il y a trois sénateurs par État, soit 81 au total.

En France, deux sénateurs par département seraient encore en surnombre par rapport à ces pays Il n’empêche : en 2004, il a été décidé d’augmenter le nombre de sénateurs, en contrepartie de la baisse de la durée de leur mandat, ramené progressivement de neuf à six ans. Le nombre de sénateurs passera en septembre 2011 de 321 à 348.

Il est un pays, l’Espagne, qui a un nombre de sénateurs particulièrement élevé (264) au regard de sa population (46 millions d’habitants) : cela s’explique par la diversité et l’autonomie de ses régions, dans le cadre de sa structure fédérale. Il se trouve que, même par rapport aux sénateurs de l’Espagne fédérale, les nôtres, censés représenter équitablement les territoires, sont en surnombre.

Comparaison internationale du nombre de parlementaires par habitant
  Députés + Sénateurs Nombre d’habitants du pays (en millions) Nombre d’habitants représentés par chaque parlementaire
États-Unis 435 + 100 303 566 000
Brésil 513 + 81 190 320 000
Allemagne 622 + 178* 83 104 000
Espagne 350 + 264 46 75 000
France 577 + 343 65 71 000

*Membres suppléants et titulaires


Source: lecri.fr
http://lesmoutonsenrages.fr/2011/08/30/austerite-en-france-et-si-on-sattaquait-aux-elus/#more-10757

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