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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 01:36

 

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Réflexions dissonantes sur l’affaire Florence Cassez
26.01.2013, 10:30, heure de Moscou
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Réflexions dissonantes sur l’affaire Florence Cassez

 
Photo: AFP

Le spécialiste français de l’Amérique latine Hugues Kéraly a donné de nombreux détails sur cette affaire, bien loin de la désinformation sur l’émotionnel que les médias français ont choisi d’utiliser.

Il s’avère que contrairement à ce qui est dit, à savoir que Florence Cassez serait victime d’une justice mexicaine cynique et corrompue (le Mexique, cette Russie d’Amérique du Sud ?), celle-ci aurait en réalité visiblement commis des actes plutôt graves. Elle aurait en effet rencontré, par l'intermédiaire de son frère, Sébastien Cassez, Israël Vallarta Cisneros, présenté aujourd’hui comme le kidnappeur en chef d’un gang très violent, le gang du zodiac ou Los Zodiaco. Israël Vallarta serait suspecté d’enlèvements mais aussi de meurtre et est à ce jour toujours incarcéré au Mexique. Lors de leur arrestation en 2005 dans le ranch ou ils séquestraient leurs prisonniers, la police avait découvert des armes et des munitions de guerre, réservées aux forces armées, ainsi que trois otages enfermés dans une petite dépendance de la propriété. Parmi les effets personnels de Florence Cassez, la police mexicaine avait saisi une liste de 20 noms et adresses de familles fortunées de la capitale.

L’une des trois otages était Cristina Ríos Valladares, enlevée le 19 octobre 2005 avec son mari et leur fils, et séquestrée avec son fils, pendant 52 jours jusqu'au 9 décembre 2005. Dans une interview cette victime oubliée des grands médias français déclare que son fils et elle reconnaissent Florence Cassez comme leur ravisseuse grâce à sa voix et son accent et que cette dernière a extrait du sang de l'enfant pour l'envoyer au père et a menacé la mère de la tuer. Alors que les parents de Florence n’ont pas hésité pour leur part à mentir à la presse et au président de la République en affirmant qu’ils ignoraient tout, eux aussi, des activités criminelles d’Israël Vallarta Cisneros au point de ne l’avoir jamais rencontré, des photos publiées dans la presse mexicaine (puis sur des blogs français) semblent au contraire prouver les très joyeuses relations établies entre la famille Cassez et le chef du gang.


Le 27 avril 2008, Florence Cassez avait été accusée de quatre enlèvements, d’associations de malfaiteurs et de possession d’armes. Elle avait été condamnée à 96 ans de prison mais la peine effective était en réalité de 20 ans. Le 3 mars 2009, Florence Cassez récolte de sa demande d’appel 40 ans de plus et se retrouve donc condamnée à 60 ans, la peine maximale au Mexique. En mars 2011, son avocat mexicain dépose un recours pour inconstitutionnalité devant la Cour suprême du Mexique. Le 7 mars 2012, quatre juges sur cinq reconnaissent effectivement des irrégularités de procédure, mais seuls deux d’entre eux se prononcent pour libérer la criminelle dont la culpabilité a été établie. Faute de majorité, une nouvelle réunion est prévue. En janvier 2013, une proposition d’annulation de la condamnation de la Française est de nouveau transmise aux juges avec renvoi devant la cour d’appel. Mercredi 23 la Cour examine l’affaire pour la seconde fois et libère Florence Cassez, sans toutefois confirmer son innocence, puisque semblable à la Cour de cassation française, la Cour Suprême du Mexique examine la forme des affaires de justice et non le fond.

Elle s’est donc prononcée sur les vices de forme émaillant le dossier de la Française mais pas sur sa culpabilité.

La politique une nouvelle fois semble avoir été au cœur de l’affaire. Le président Français, l’un des soutiens les plus actifs de Florence Cassez, choisira de dédier l'année du Mexique en France (2011) à Florence Cassez. Cela entrainera la colère du président du Mexique Felipe Calderón qui annoncera le retrait du Mexique de ces manifestations culturelles, entrainant l’annulation de l’événement. Coté Mexicain, Hugues Kéraly affirme avoir discuté avec un jeune ancien ministre du président Felipe Calderón qui lui aurait déclaré : « Florence Cassez ? On l’aurait bien laissé partir en France avant le printemps 2011, conformément à la convention de Strasbourg que nous avons imprudemment signée. Mais Sarkozy nous insulte. Delanoë nous conspue. Alliot-Marie en rajoute des tonnes face à son Parlement. Ce sont eux et personne d’autre qui viennent de condamner la petite Française à perpétuité ! Vous devriez vous en ouvrir à notre ami commun Nicolas Sarkozy, pour raisonner sa fougue, la prochaine fois qu’il viendra prendre galamment de vos nouvelles, au téléphone, dans la cellule de votre prison. »


Mais en décembre 2012, le très conservateur et intransigeant Felipe Calderón (qui avait notamment fait campagne contre la criminalité) voit lui succéder Enrique Peña Nieto.

Florence Cassez est donc rentrée en France, avec les honneurs et en bénéficiant d’une couverture médiatique exceptionnelle. Une foule de journalistes l’attendait lors de son arrivée en France et ceux-ci ont même été conduits dans une salle de presse du pavillon d'honneur de Roissy. C'est là qu'arrivent généralement les personnalités importantes comme les chefs d'Etats. Laurent Fabius lui-même est allé l’accueillir à l’aéroport, accompagné de Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports à l'aéroport de Roissy.

 

La mère de Florence Cassez a reçu la visite de Valérie Trierweiler pendant que l’ancienne détenue a été reçue vendredi soir (25 janvier) avec toute sa famille à l'Elysée.

Si les médias français s’emballent, les médias Mexicains eux déchantent en rappelant que Florence Cassez est libre mais vraisemblablement… Coupable !

On peut évidemment disserter des heures sur le cas Cassez et sa culpabilité éventuelle ou non. Nous avons le droit de penser que sa peine est suffisante ou pas. Mais on peut se poser la question suivante : qu’est ce qui peut justifier de tels honneurs pour une jeune femme dont la culpabilité semble plus que probable ? Est-ce une maladresse politique française pour froisser volontairement les mexicains ? Je frissonne en imaginant l’accueil médiatique guignolesque que pourrait recevoir les Pussy Riot si celles-ci, libérées, étaient faites citoyennes d’honneur de Paris voir naturalisées françaises comme le souhaitent certains responsables politiques de la majorité actuelle. Je profite de cette tribune pour rappeler à nos élus que leur travail est en priorité de s’occuper de leur concitoyens et non pas de faire du Buzz médiatique. Ceux-ci feraient donc bien de s’occuper en priorité des 2 216 français détenus à l’étranger, dont 7 sont du reste condamnés à la peine de mort.


Enfin il faut dire je crois à nos amis Mexicains la honte qui frappe les Français. La honte qui frappe la France après l’annulation de l’année croisée entre les deux pays bien sûr mais pas seulement. Au moment où Florence Cassez était reçue comme une star du Show-business, le corps de Yann Desjeux, l’otage français tué sur le site gazier en Algérie, est arrivé lui aussi à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. La dépouille a été accueillie par la famille du défunt lors d’une cérémonie intime. Ce dernier, selon les témoignages d’autres prisonniers, s’est comporté en véritable héros, notamment en rassurant les otages, en détournant d'eux l'agressivité des ravisseurs, et en parvenant même à désamorcer le détonateur de la charge explosive de la ceinture avec laquelle les terroristes l’avait attaché. Pourtant seule la ministre déléguée des Français de l’étranger (SIC) avait fait le déplacement. Yann Desjeux n’a lui pas eu droit ni au pavillon d’honneur, ni à une couverture médiatique nationale que pourtant, il aurait sans doute bien plus mérité.

 

http://french.ruvr.ru/2013_01_26/Reflexions-dissonantes-sur-l-affaire-Florence-Cassez/

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 01:25

 

524 257 euros pour Laurent Fabius et son équipe
Laurent Brayard, Rédaction en ligne
20.01.2013, 11:38, heure de Moscou
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евро деньги евро горшок

 
© Flickr.com/Images_of_Money/cc-by

524 257 euros, ce n’est pas le dernier montant de la Loterie nationale, mais le salaire hors primes de Laurent Fabius, de Bernard Cazeneuve, de Pascal Canfin, de Yamina Benguigui et d’Hélène Conway-Mouret ainsi que de leurs 37 collaborateurs directs pour un mois… C’est ce que rapportait hier l’Observatoire des subventions, soit sans les primes et autres avantages la coquette somme de 6,3 millions d’euros par an.

Et nous nous trouvons en face d’un seul ministère, celui des Affaires étrangères, nous imaginons les sommets vertigineux atteints par les salaires cumulés de tous les ministères et grandes institutions de l’Etat, l’Elysée compris… vous serez surpris d’en apprendre la longue litanie que j’ose vous dévoiler dans l’ordre : la Présidence, Matignon, les AE, l’Education nationale, la Justice, l’Economie et les Finances, les Affaires sociales et la santé, l’Egalité des territoires et le logement, l’Intérieur, le Commerce extérieur, le Redressement productif, le Développement durable et l’énergie, l’Emploi, la Défense, la Culture, l’Enseignement supérieur et la recherche, le droits des Femmes, l’Agriculture et la forêt, la Réforme de l’Etat, l’Outre-mer, l’Artisanat et le Tourisme, les Sports, ainsi qu’un certain nombre de ministres délégués pour le Budget, la Réussite éducative, les Relations avec le parlement, l’Egalité des territoires, les Affaires européennes, les Personnes âgées, l’Economie sociale et solidaire et la Consommation, la Famille, les Handicapés, le Développement, la Formation professionnelle, la Francophonie, les Transports et la Mer et la pêche, les Petites entreprises et l’Innovation, les Anciens combattants, la Décentralisation, l’Agroalimentaire et les Français de l’étranger…

Vous êtes fatigués ? Moi aussi ! C’est donc pas moins de 20 ministères, 18 ministres délégués et bien sûr la présidence et Matignon. Combien de personnes dirigeantes sont-elles concernées ? Difficile de le savoir, quelques centaines tout au moins pour un budget pharaonique tandis que des milliers de Français sont dans le besoin. La moitié seulement des salaires de ces hommes et femmes seraient suffisants pour nourrir plusieurs milliers de familles en France ou pour supporter la création de centaines de petites entreprises ou même l’alimentation de centaines de recherches innovantes dans une université lambda. Le grand scandale des places chaudes du gouvernement est aujourd’hui un secret de polichinelle.

Pourtant, jusqu’à ce jour, aucun gouvernement de gauche ou de droite n’a honnêtement pris le taureau par les cornes pour demander un audit général, revoir les salaires au raisonnable, faire les réformes simples et de bon sens qui sont demandées par les temps de crise, mais également par les temps de bombances, car les fonctionnaires de l’Etat ne sont que des représentants du Peuple, de simples citoyens dont l’importance ne surpasse pas celle de n’importe lequel des Français, fusse-t-il le plus modeste. Ces sommes incroyables sont en hausses depuis l’ère Mitterrand sans discontinuité. Chaque gouvernement à partir de ce Président de la République n’a eu de cesse, souvent quasiment immédiatement au pouvoir, d’allonger la note.

François Hollande, malgré les annonces démagogiques de mai 2012 avait bel et bien revu à la baisse les salaires mais en gonflant les équipes et en octroyant des privilèges cachés qui au final représentent ensembles une hausse… Les ministères ne sont d’ailleurs que la partie visible de l’iceberg, le cas de l’Assemblée nationale et du Sénat, mais aussi de nombreuses autres institutions moins en vue ajoutent au trou béant qui est fait dans les budgets et auxquels s’ajoutent les coûts usuels de fonctionnement des institutions, entretiens, périssables, frais énergétiques, de transports, de bouche, de prestige et nous en oubliant forcément. Comparés à la cour de Versailles et aux listes civiles et budgets des derniers souverains français, de Louis XVI par exemple, l’exercice serait très intéressant et révélateur, nous pourrions savoir jusqu’à quel point la République française est devenue le creuset d’abus et du népotisme.

Il est malheureusement à parier, que le gouvernement qui mettra le coup de pied dans la fourmilière n’est pas près de voir le jour. Quant à son président, il ou elle, gambade peut-être en culotte courte dans quelque crèche ou jardin public… avec un peu de chance… Les fonctions de l’Etat au fil des républiques, de la glorieuse aînée de 1792 à la petite dernière de 1958, semblent être devenues le repaire et le lit confortable d’une nouvelle sorte de courtisans. Les Français avaient vu ceux de Versailles, que le Roi Soleil amusait de ces fastes et spectacles, et il semble que ces temps lointains ont été largement dépassés. Ils avaient pourtant provoqué la Révolution de 89, rien de moins. Quant aux vertueux ou moins vertueux orateurs de l’An I de la République, que diraient-ils ? Que diraient en effet les Desmoulins, Condorcet, Lindet ou Carnot en voyant l’évolution de leur création ?

L’un d’eux, ou plutôt une, Madame Roland l’égérie des Girondins, s’était écriée dans sa charrette sur le terrible chemin de l’échafaud « Oh Liberté, que de crimes commis en ton nom ! » Elle ne pensait pas si bien dire à son heure ultime car après la mort de ses bourreaux, la République des corrompus, celle des Barras et des Tallien avait dominé le paysage et eut de beaux jours jusqu’à l’époque présente. Aujourd’hui dans une France goguenarde repue (partiellement) des repas de fin d’année, amusée (partiellement) par les quelques émissions de TV réalité, les Français sont assoupis. « Du pain, du vin et des jeux », le vieil adage romain des empereurs de l’Antiquité pour tenir le Peuple tranquille n’a jamais eu de meilleurs jours, la fameuse « Poule au pot » voulue par Henri IV dans toutes les assiettes de ses sujets ne sera pas encore pour demain !

 

http://french.ruvr.ru/2013_01_20/524-257-euros-pour-Laurent-Fabius-et-son-equipe/

 

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 01:20

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Par Camille Loty Malebranche

map_GEM_geopolitique_generaleLes forces de l’Histoire, se manifestent à travers l’évolution des modes politiques et économiques pour révéler les faiblesses, les vices de construction des systèmes et empires dominants. Ainsi, imparablement, le fleuve de la temporalité de la vie des puissances mondiales, condamne lesdites puissances – à travers les  nouvelles donnes en émergence qui émanent du statu quo ante encore en cours tant dans les nécessités et les contingences de l’évolution du monde – à une fatale sénescence systémique voire à des degrés divers de déchéance, selon l’aptitude ou non des puissances vieillissantes à s’adapter à temps au génie du temps et du nouveau qui surgit pour limiter le recul par vétusté, et garder une certaine fraîcheur de prépondérance.

La position du BRICS face à la géostratégie de l’occident en Syrie ne manque pas de signifier ce que nous appelons la géodiplomatie régionale et suprarégionale des blocs d’influence qui se fait actuellement dans la politique mondiale. Il est à noter ici, que la position de l’Onu est carrément prise de cours dans une réalité imprévisible qui va de toute façon, dans les années à venir, bouleverser la configuration, la forme d’influence notamment au conseil de sécurité.

Revenons aux récents faits en Syrie. Les turpitudes occidentales voulant à tout prix intervenir ont porté le Brics à s’opposer formellement à toute intervention militaire en Syrie, tout en suggérant avec force que le plan d’Assad pour un accord de paix, écarté et critiqué par l’occident et Ban Ki-moon, soit considéré en vue d’une résolution du conflit. Ban Ki-moon ressassant, à la suite des occidentaux, ces maîtres en instrumentalisation de l’Onu, des accusations contre le régime d’Assad, en déplorant mollement les pires crimes et actes de terrorisme de la soi disant «Armée syrienne libre» (Asl), ne peut plus imposer le point de vue onusien aligné comme il voudrait le faire.

D’ailleurs aligné trop souvent à l’occident et passablement désavoué par son inféodation aux Etats-Unis et puissances coloniales européennes, l’Onu devra s’ajuster et être réformé ou il perdra tout pouvoir et toute crédibilité dans la résolution des conflits au 21ème siècle.


Déclassement et relativisation imparable de la prépondérance occidentale


L’occident a beau vouloir aller à contre courant de l’histoire en freinant l’irrépressible montée de la multipolarité induite par des regroupements rivaux, la nouvelle donne qui se profile ne se peut freiner. La sanction de l’Histoire est sans appel pour les vieux maîtres de échiquier politique mondiale de l’après soviétisme.

Un autre défi occidental qui relève de la gageure et de l’imbroglio, est que le verbiage des droits de l’homme est dépassé. Les Etats-Unis, grands donneurs de leçons démocratiques, sont constamment mis en cause pour leur violation des droits humains sur leur propre territoire et ailleurs dans des assassinats, la maltraitance de prisonniers, l’incursion meurtrière de drones sicaires. Cela tient désormais de l’affabulation convenue des pays et de la presse de l’occident de s’attribuer la palme de la démocratie. On ne peut être démocratique tout en étant ploutocratique avec des banquiers qui créent des crises et ensuite en profitent sur le dos de la planète entière. On ne peut être démocratique à certains degrés chez soi, tout en favorisant du terrorisme, faisant pacte avec les pires voyous sur le territoire de pays dont on n’aime pas les dirigeants, afin de les renverser. On en peut être démocratique en prétendant aider arrogamment le sud alors que l’on fait de la singerie et de l’esbroufe international, puisqu’on ne fait que nourrir ses propres fonctionnaires expatriés via des O.n.g. que l’on crée tout en insultant des pays périphériques paupérisés par des politiques qu’on leur a imposées depuis des décennies voire des siècles.

Un autre dilemme du prétendu apport des occidentaux à la libération de peuples sous la dictature que nous convenons tous comme déplorable et à renverser en y instaurant un chaos ou des gouvernements fantoches au gré de ses propres moindres intérêts? Autre question anthopoculturelle épineuse, comment forcer des sociétés théocratiques ou quasi théocratiques de la sacralisation naturelle du chef? Comment heurter le pouvoir sacré par la démocratie profane? Comment forcer des sociétés théocratiques ou quasi théocratiques de la sacralisation naturelle du chef? Peut-on sortir des pays conçus dans la dictature de monarques et présidents autocrates sans basculer dans le chaos ou l’interventionnisme néocolonialiste qui ne sont et ne sauraient être guère meilleurs? À toutes ces questions qui ne peuvent être répondues de manière expéditives – moi, je subodore un apaisement par le dialogue des cultures et un partage de bons procédé vraiment démocratiques sans arrière activité de colonialisme masqué – comme le fait si souvent l’occident à coup de bombes de l’Otan ou de voyoucratie géostratégique criminelle. Nous ne pouvons que constater que l’approche occidentale est dépassée, malséante et suicidaire.

Après les années de grâce qui auront duré une décennie, une décennie et demi après l’effondrement du communisme institutionnel et la disparition de l’Union Soviétique, le répit conflictuel de blocs adverses qui avait cédé le pas à un monde unipolaire aux basques des États-unis et de leurs alliés serviles, se profile cette fois sous forme de conglomérat d’États puissants éparpillés sur divers continents. Va-t-on vers une entité armée pour, comme ce dont disposait le Pacte de Varsovie, contrecarrer le sempiternel et combien hyperactif Otan aujourd’hui reconfiguré afin de porter par le feu les interventions des Usa et des vieilles puissances européennes, tous décadentes aujourd’hui? Je réponds que ce n’est qu’une question de temps. Car avec et fors les deux grandes puissances militaires nucléaires Russie et Chine qui tiennent le sommet militaire et onusien face aux Etats-Unis et à leurs alliés, il est d’usage, par principe d’élargissement international, qu’un regroupement comme le Brics se constitue une force de respect et d’intervention en tant qu’organisme supranational.

Il est aussi intéressant de constater la suprarégionalité que constitue l’implication du Brics dans ce conflit syrien. Après le Pacte de Varsovie, l’Otan trouve peu à peu, à qui se confronter et, dans le cas de heurts armés, qui affronter. D’abord l’alliance informelle russo-chinoise (je préfère ce prédicat à l’usuel sino-russe, vu la prépondérance diplo-militaire de la Russie), qui a fait efficacement obstacle par position de veto au conseil de sécurité dans l’actuel guerre syrienne, puis l’inlassable et brillante diplomatie russe rivant le clou aux multiples tentatives occidentales de trouver des prétextes d’intervention, la Russie anticipant tout ce qui pourrait favoriser une justification directe de l’occident dans ce conflit alimenté par les occidentaux via les groupes armés qu’ils financent sur place pour éluder tout règlement non à leur avantage de cette guerre, où comme en Libye, en Irak, en Afghanistan, leur seul but, est de démanteler tout État fort arabe sous prétexte de dictature. Ainsi, le chaos est planifié au service des prédateurs occidentaux voulant se doter d’espaces pour leur mainmise pétrolière, militaire à travers une géopolitique contre-nature parce que si loin de l’empire étasunien et de l’Europe. Les Etats-Unis et l’Europe sentant finir le temps de la mondialisation par leur colonialisme et le néocolonialisme des siècles antérieurs, font feu de toutes bombes, ronge à tous les râteliers bellicistes, à travers une cygénétique guerrière douteuse qui part chasser des espaces partout au monde sans vergogne ni égard pour les peuples sacrifiés à leur frénésie de maintien d’un ordre qui change, d’une histoire qui, imparablement, évolue…

Les temps d’aujourd’hui augure de la fin du fait classique de superpuissances mondiales telles qu’établies au 20ème siècle à l’heure du monde bipolaire est-ouest et rase à jamais toute perspective d’un monde unipolaire sous férule d’une unique mégapuissance planétaire. Nous sommes actuellement dans l’avant-définition d’un monde multipolaire à influence de Conglomérats d’États avec leur intervention diplomatique, militaro-industrielle et qui bousculera une bonne fois pour toute la prépondérance économique et politique mondiale de l’occident que les É-U. en déclin et l’Europe, fortement en crise et en passe de déclassement, ne pourront plus tenir. Quant aux Etats-Unis, ils auront beau s’agiter et Obama a beau instruire le Pentagone de frapper au nucléaire  » la grande muraille  souterraine de la Chine« , cela ne les empêchera point de devenir juste une grande puissance nord-américaine dont la préséance ne dépassera pas l’isthme de l’Amérique centrale, vu le développement exponentiel de la puissance brésilienne sous l’Équateur du continent américain.

Le vent tourne, le temps des empires exclusifs, toujours les mêmes, faisant et défaisant la loi et le droit, est phagocyté dans la temporalité qui emporte les vieilles puissances dont la durée désormais comptée, est en phase de déclin. L’adaptation à une donne qui blesse leur orgueil, plonge les ex actuels impérialistes et néocolonialistes dans l’amertume et les troubles d’humeur où leur cruauté de bête blessée – rongeant l’être au monde de nombreux États par l’instabilité, l’intrusion d’armées mercenaires, les bombardements, l’utilisation de terroristes – ne fait que confirmer leur faiblesse et agitation, ces caractéristiques de tout système déclinant. Leur affolement est signe de l’asthénie frénétique entraînée par tout déclin. Car si la puissance est par nature, sûre d’elle, sereine et tranquille, la peur du déclassement rend les vétustes puissances mondiales frileuses, leur enlevant la placidité léonine et dominatrice qu’elles manifestaient en leur règne. Aujourd’hui ce ne sont d’anciennes douairières furieuses de leur perte d’importance et craignant même, de perdre jusqu’à la face…

Quel que soit l’issue que connaîtra le conflit syrien, quel que puisse être le sort à venir d’Assad, le cas de figure syrien, laisse entrevoir la nouvelle configuration du monde au 21ème siècle. Configuration sans appel: le monde sera mené par de puissants conglomérats étatiques qui imposeront le faciès de la politique internationale par l’économie, la géopolitique et une redéfinition de la diplomatie mondiale par régions selon et les blocs constitués et les alliances. Bref, ce que nous appelons une géodiplomatie transrégionale selon les intérêts politiques des conglomérats en présence, dont le Brics intervenant sur la Syrie contre les É-U. et l’U.E., augure des futurs pouvoirs et influences.

En attendant, sur l’échiquier syrien, la géodiplomatie du Brics et sa décence auront enfoncé encore plus profondément le clou de l’évidence d’immoralité et de déclassement au front ridé de flaccidité et d’obsolescence qu’arborent les vieux empires bellicistes et prédateurs qui aimeraient croire à une naturalité transcendante de  leur suprématie au teint blême et sanglant.

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 01:13

 

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Voir mon dossier :

Les Poilus, dossier. Pas de commémoration de toutes les guerres ensemble !


Centenaire de la Grande Guerre 14-18 : la France ne sera pas au rendez-vous
3.01.2013, 14:28, heure de Moscou
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Centenaire de la Grande Guerre 14-18 : la France ne sera pas au rendez-vous

Le centenaire de la Première Guerre mondiale approche à grand pas et déjà les rumeurs les plus inquiétantes circulent notamment dans les milieux de la culture. Historiens et archivistes s’inquiètent déjà des bruits persistants qui évoquent le fait que la France va bâcler le centenaire de 14-18 pour des raisons politiques. Le fait qu’un gouvernement socialiste soit aux commandes semble ne pas arranger les choses d’un événement mémoriel dont la mort est déjà annoncée.

L’affaire a démarré ces dernières semaines par les remarques dans les coulisses de personnalités parmi les historiens et les chercheurs alors que nous entrons dans l’année 2013. Dans moins de deux ans commenceront les cérémonies du centenaire d’une guerre qui a marqué la France, peut-être plus qu’aucune autre nation, puisqu’elle eut à souffrir à la fois dans la chair de ses hommes, mais aussi par le fait que le conflit se déroula sur le front de l’Ouest sur son territoire, sans oublier la Belgique. Cette guerre par sa nature inhumaine, la première guerre industrielle totale, a non seulement marqué la France, mais elle la passionne. La mort des derniers poilus fut l’occasion de cérémonies émouvantes et les publications se sont multipliées ces dernières années.

En ces périodes de fête vous avez pu remarquer comment les librairies et autres rayonnages de grandes surfaces proposent immanquablement de magnifiques livres illustrés cette guerre. La Première Guerre mondiale, dénommée en France « Grande Guerre » est l’un des sujets historiques préférés des Français. Et pour cause ! Contrairement à celle de 39-45, cette guerre fut une « victoire » même si nous savons aujourd’hui à l’instar des remarques du maréchal Foch qui parlait d’un armistice de 20 années, que cette victoire fut payée chèrement, un prix exorbitant, et que la paix qui lui succéda fut sans doute l’une des plus mal pensée de toute l’histoire de l’humanité. Elle a marqué les Français également par le fait que les survivants se sont répandus dans les campagnes et les villes, ils ont raconté, ils ont écrit, ils ont ramené des souvenirs, quelques menus objets, de l’artisanat de tranchée etc.

Cette guerre et cela n’a pas été assez souligné, fut aussi la première guerre à être véritablement suivie par la photographie et le cinéma. Ce fut une guerre de l’image, tant par les affiches, que les clichés, les journaux et surtout les cartes postales. Elles font l’objet aujourd’hui, ainsi que les cartes photos ou les photographies, de collections onéreuses et très intéressantes, elles montrent surtout comment cette guerre fut l’objet d’une guerre des propagandes, un intense battage médiatique. Dans les familles françaises, dont la mienne, il n’est pas rare de trouver plus de vétérans de 14-18 que de 39-45. C’est pourquoi les traditions orales se sont souvent tournées plus vers la première que la seconde. Certes la Seconde Guerre mondiale a marqué, mais considérablement moins la conscience nationale et l’ensemble du pays.

Elle reste toutefois une guerre amère, même s’il y eut « victoire » : en témoignent les milliers de monuments aux morts et de stèles dans les églises et les cathédrales, mais aussi justement les mémoires, les livres et les témoignages. Aujourd’hui elle est décrite avec raison comme une guerre civile européenne, « le suicide de l’Europe », la fin des monarchies et comme une infâme et horrible boucherie où des millions d’hommes furent immolés. L’horreur racontée par Dorgelès ou Barbusse, mais aussi par le cinéma notamment ces dernières années à propos des fraternisations entre les combattants ou des films à grand public comme Un long dimanche de fiançailles montrent comment l’historiographie a évolué, comment les propagandes nationalistes sont retombées et comment l’histoire a été retravaillée.

Mais aujourd’hui c’est pour des raisons politiciennes et internationales que l’Etat français s’apprêterait à tronquer les cérémonies du centenaire de 14-18. Les premiers éléments indiquent que sous les pressions de franges politiques de gauche, mais aussi sous les pressions européennes et de l’Allemagne, la France au garde à vous collera sous un tapis les commémorations autant que faire se pourra. C’est déjà malheureusement le cas des cérémonies des différents bicentenaires de l’épopée napoléonienne, victime des lobbies en particulier de gauche et de diverses pressions qui a vu une France renier l’Empereur, ne pas participer aux cérémonies en 2005 et 2012 ni d’Austerlitz la géniale victoire de Napoléon, ni de La Moskova. Et cela sera certainement le cas de 2013, 2014 et 2015 pour les campagnes de Saxe, de France et de Belgique.

La réécriture et la manipulation de l’histoire par les politiciens fait rage en France, terrain d’une guerre souterraine où les médias jouent un important rôle, il s’agit en effet de gommer l’histoire nationale et ses gloires pour faire place à une atomisation historienne, une dissolution des événements historiques dans un tout, un creuset européen où il est question de casser les reins à toute forme de patriotisme, pour faire place à une société lessivée par de nouveaux standards où l’histoire doit se trouver comme dans les grandes années de la IIIème République une auxiliaire sans cesse malmenée et violée, mais confortablement organisée pour servir une idéologie dominante et lénifiante.

Pour toutes ses raisons, nous avons déjà assisté à des coups médiatiques que chaque président du passé s’est efforcé d’exploiter à fond, ce fut le bicentenaire de 1789 sous Mitterrand, les médailles pour les anciens des brigades internationales et les repentances de Chirac, la lettre de Guy Moquet pour Sarkozy et déjà en moins de six mois de nouvelles repentances au sujet de la Shoah et de l’Algérie pour Hollande. Toutes ses « cérémonies » médiatisées à outrance furent l’objet d’oublis mémoriels consentis et plus ou moins camouflés, à savoir les horreurs de la Révolution française, la guillotine et la guerre civile, la lâcheté des gouvernements français entre 1936 et 1938, la collaboration des communistes français avec les nazis jusqu’en 1941, sans parler de l’épineux problème de la Guerre d’Algérie : la guerre des mensonges et des cadavres que les deux camps se lancent à la figure !

S’il s’avère normal de revisiter l’histoire de la Première Guerre mondiale pour en offrir un tableau plus véritable et plus conforme à l’honnêteté intellectuelle, il est moins normal de transformer en silence un événement tel que ce centenaire qui revêtait une importance aussi grande que le bicentenaire de 1789 et qui suivra probablement ce dernier dans les impasses. Celles-ci sont dictées par le politiquement correct de toute une caste politicienne et nous assisterons donc probablement à une nouvelle mascarade qui sera concentrée sur le début de la guerre. Les cérémonies se dérouleront donc surtout en août 2014, pour ensuite verrouiller politiquement l’événement à des fins pendables. Les Français dans ces temps de crise auront sans doute autre chose à penser de toute façon. Quant à l’Europe elle se serait bien passée de ces dates historiques, l’Allemagne en particulier mais Paris est déjà prêt à l’escamotage final selon une formule bien rôdée.

 

http://french.ruvr.ru/2013_01_03/Centenaire-de-la-Grande-Guerre-14-18-la-France-ne-sera-pas-au-rendez-vous/

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 00:59

 

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par Philippe Grasset, Dedefensa

Penture de Jason de Graaf

Penture de Jason de Graaf

 

Il y a divers signes, en même temps que d’éventuelles impressions subtiles, selon lesquels il existe une profonde incertitude de quelques-unes de nos têtes pensantes et diverses, du bloc BAO1 qui conduit les opérations visant à installer un monde nouveau. Même si l’on ne cite que “quelques-unes de nos têtes pensantes et diverses”, nous aurions l’entraînement intuitif (à peine) de croire qu’elles ne font que refléter un état général de “fatigue” de la psychologie.

Cela signifie-t-il des changements de politiques, un grand changement politique ? Nous y viendrons plus loin mais il ne nous semble pas qu’il faille aller trop vite dans ce sens… Un désir de changement, certes, mais pourquoi (quelle autre politique ?), et au nom de quoi, alors qu’on a tant exalté ce qu’on a fait et la façon dont on l’a fait. C’est-à-dire qu’il y a la politique-Système qui veille.

…Bref, nous allons citer trois de ces “têtes pensantes”, parmi lesquelles deux françaises, parmi lesquelles celle de BHL, – tout cela en mode crescendo après tout.

Notre force incroyable est fort limitée

La première réflexion de la sorte nous vient du président Obama, qui, selon ses propres termes, “se débat” avec la question syrienne, et plus précisément la question de l’intervention en Syrie, – notamment et précisément, militaire et US à la fois. BHO, c’est le moins qu’on puisse dire, et cela étant dit officiellement, n’est pas chaud du tout. Le site Breitbart.com, reprenant AFP, nous restitue les extraits de l’interview de BHO à The Nation, qui concernent cet aspect des choses (le 28 janvier 2013.

Penture de Jason de Graaf

Penture de Jason de Graaf

«“ Dans une situation comme celle de la Syrie, je dois me demander si nous pouvons changer les choses” […] “Une intervention militaire servirait-elle à quelque chose? Quel impact cela aurait-il sur notre capacité à maintenir les troupes qui sont encore en Afghanistan? Quelles seraient les conséquences de notre engagement sur le terrain? Cela entraînerait-il plus de violence ou l’utilisation d’armes chimiques? Qu’est-ce qui nous offre les meilleures chances d’un régime stable après Assad? Et comment mesurer l’importance des dizaines de milliers de morts de Syrie face aux dizaines de milliers de morts du Congo? »

»“Et je dois constamment évaluer où et quand les États-Unis peuvent intervenir et agir d’une manière qui réponde à notre intérêt national, nos impératifs de sécurité et corresponde à nos idéaux supérieurs et à nos préoccupations humanitaires,” a dit Obama. “Et je me débats avec ces décisions, je suis plus conscient sans doute que la plupart des gens de notre puissance et de nos compétences incroyables mais aussi de nos limites,” a-t-il ajouté.»

Obama, cool mais blues

C’est certainement la première fois que le président Obama affiche officiellement une telle réticence pour une intervention en Syrie, et c’est d’une certaine façon la première fois depuis que les USA sont au pinacle de l’hégémonie qu’on sait, qu’un président parle, à côté de “l’incroyables puissance et compétence” des forces US, de leurs “limites”…

Cela ne veut pas dire qu’Obama est devenu un pacifiste, ou qu’il est soft sur les questions de sécurité nationale. Cela veut dire qu’il sait compter et que, s’il le faut, on comptera pour lui… (Voyez la question des porte-avions de l’U.S. Navy, ou bien l’avis des chefs militaires sur ce que constituerait une campagne même uniquement aérienne contre la Syrie.)

L’événement est discret mais c’est bien un événement… Et alors, c’est bien un événement dépressif, même cool, comme le président US sait si bien l’être : cool mais blues.

Assad, l’homme qui ne voulait pas ne pas exister

Passons à un autre domaine, celui de la vaillante diplomatie française. Depuis quelques années, qui commencent à faire long, les ministres se succèdent et chaque fois l’on se demande si ce n’est pas le pire qu’on ait eu. Fabius est sur les rangs.

… Il est sur les rangs, mais il doit en rabattre. Assad, l’homme qui ne mérite pas d’exister, selon les termes diplomatiques qu’il faut paraît-il savoir lire entre les lignes, Assad est toujours parmi nous. PressTV.com a relevé des déclarations de Fabius, décrit comme “frustré” par l’absence de chute d’Assad, pourtant annoncé d’une façon assuré depuis de nombreux mois, et encore réaffirmée en décembre. (Le 25 janvier 2013.)

«La France dit que les choses ne se sont pas développées en Syrie selon ses attentes, à savoir que les président Bashar al-Assad n’est pas tombé. Le ministres des Affaires Etrangères, Laurent Fabius a dit jeudi, “Les choses n’avancent pas. La solution que nous espérions, c’est à dire la chute de Bashar et l’arrivée de la coalition (opposition) au pouvoir ne s’est pas produite.” En décembre 2012, Fabius avait dit que  » la fin approchait » pour le président syrien. Il a aujourd’hui grandement changé de position sur la crise en Syrie en disant que les efforts pour renverser le gouvernement syrien ne mènent nulle part …»

BHL gaulliste ou l’enthousiasme bien tempéré

Mais Fabius n’est que Fabius et rien de plus. Le morceau de roi, du côté français, c’est ici et maintenant… Sur BFMTV, le 28 janvier 2013, à 19H00, Ruth Elkrief recevait, jusqu’à 19H30, l’indépassable BHL. On invitait notre-Penseur à nous faire don de sa pensée sur le Mali, sur les suites de la Libye, sur la Syrie éventuellement et ainsi de suite. Nous ne le citerons pas précisément, lui qui, pour une fois, ne fut pas vraiment tranchant ni bombastiquement éloquent ; nous tiendrons cet effacement si inhabituel, cette modestie rhétorique si remarquable – ainsi qu’une mine un peu défaite, une chemise certes ouverte mais comme un peu fatigué, une permanente “coup de vent” un peu en désordre, comme si le vent ne savait plus dans quelle direction souffler, – nous tiendrons tout cela, enfin, pour des indications assez sérieuses, bien plus sérieuses que toutes les analyses et synthèses d’experts du monde, pour sentir le climat et les tendances des choses. Rien ne vaut, en effet, un avis de BHL, notre-Penseur, pour humer le climat et les tendances du jour ; c’est dire que climat et tendances sont, d’une façon peut-être surprenantes pour certains, assez piètres.

Sur le Mali, BHL fut d’un enthousiasme réglementaire mais, comment dire ? Un peu, – non, très contraint, et manquant de feu. Sur les suites de l’affaire libyenne et sur la situation en Libye, notre-Penseur fut également assez fuyant, confus, bref  loin d’être au mieux de sa forme verbeuse. On a l’impression que la situation historique de ces choses en prend allégrement un peu trop à son aise par rapport aux consignes de BHL…

En fait, la cerise sur le gâteau que nous avons pu déguster, c’est dans la citation d’un nom qui revint le plus souvent dans la bouche de BHL (quatre ou cinq fois nous semble-t-il, dont une fois indirectement) : de Gaulle soi-même, parfois accompagné de son alter-ego d’outre-Rhin Adenauer, de Gaulle baptisé de facto grand Européen et surtout “grand romantique européen” (écoutez le général se tenir les côtes de rire !)… Apostrophant Elkrief, notre-Penseur retrouvait son ton prophétique : «Vous croyez que de Gaulle n’était pas un romantique ?!…» (en réconciliant la France et l’Allemagne et en créant, paraît-il et selon une formule éclairante, “un espace démocratique”). Si on lui dit que lorsque la France combat au Mali ceux qu’elle soutient en Syrie (dito, les islamistes), c’est qu’une question préoccupante se pose sans aucun doute, notre-Penseur répond, toujours avec sa référence impeccable : «La question qui se pose c’est que l’histoire est tragique, comme disait l’un des romantiques que je citais à l’instant [de Gaulle] et alors il n’y a pas de solution simple, cela ne se fait pas avec une calculette l’histoire…».

Tristesse de BHL et 2ème REP sur Tombouctou

La tristesse de BHL, ce lundi soit sur BFMTV, était bien que cette “grande victoire française au Mali” (la prise de Tombouctou venait d’être annoncée) ne fût pas une victoire européenne, puisque tous les Européens avaient applaudi la France et qu’aucun n’était venu à ses côtés. Cela, pour expliquer ce qui précède et le subit accès de gaullisme, de Gaulle enrôlé sous la bannière de l’Europe devenue emblème de “l’histoire est tragique”, car selon BHL la “victoire française” était sans doute digne d’un de Gaulle, et aucun Européen sauf la France et de Gaulle (et lui-même, BHL) ne s’en est vraiment montré digne. Et BHL de saluer in fine l’exploit du 2ème REP (légionnaires parachutistes) sautant près de Tombouctou, selon une bonne vieille tactique qui avait fait ses preuves à Kolwezi en 1978 ; l’air de dire, BHL, que l’Europe du “romantique de Gaulle” c’est bien cela, un REP sautant sur une ville en plein territoire ennemi. (Tout de même, de Gaulle ne s’était pas gêné pour faire dissoudre par l’ex-légionnaire Messmer au garde-à-vous l’unité-soeur du 1er REP après le putsch d’Alger du 21 avril 1961.)

…Et BHL, 2ème REP en sautoir, de vilipender ceux qui, dans les couloirs du Parlement, à Bruxelles, agitent leur petit sablier en disant “Europe ! Europe !”, et se gardant bien d’agir. Devenu parfait gaulliste, notre-Penseur ne paraphrasait-il pas ainsi son grand ancien qui, lui, vilipendait ceux qui sautaient comme des cabris sur leurs chaises en criant “Europe ! Europe !” ? Mince alors ! BHL, gaulliste et souverainiste…

(PS intermédiaire et stupéfait de l’auteur de ces lignes : et même, je le jure, presque royaliste, puisque citant avec quelle chaleur Chateaubriand l’Européen volant au secours de la Grèce, avec Lord Byron et son luth…)

Victoire, fuyons ?

Mais laissons de côté cette confusion diverse, dont BHL, notre-Penseur, est l’incomparable virtuose, tout en affirmant bien haut que cette confusion-là a une signification qui n’est pas sans intérêt. Ces quelques petits faits, glanés ici et là, de la Maison-Blanche à BFMTV, trahissent une sorte de “fatigue” expéditionnaire paradoxalement mise en évidence par l’affaire malienne, dont le déroulement opérationnel est pourtant proclamé comme très satisfaisant, sinon brillant. (Voir le compte-rendu du spécialiste Jean-Dominique Merchet, le 28 janvier 2013.)

Il n’empêche que certains ont une toute autre interprétation des récentes avancées opérationnelles françaises, avec les commentaires qui les accompagnent (ceux de Hollande), et les voient comme le signe du contraire de la poursuite de la boulimie expéditionnaire du bloc BAO. Sur Antiwar.com, Jason Ditz estime, le 29 janvier 2013, que la France est en train de repenser son engagement au Mali et de préparer plutôt un désengagement précoce, au contraire des affirmations du ministre français de la défense qui avait annoncé une “reconquête totale” du Mali…

«Officiellement, les officiels français parlent de grande victoire et Le Drian dit que l’objectif de prendre le contrôle des centres de population du nord a été atteint même si les troupes n’ont pas été plus loin que Tombouctou et que les 2/3 du pays sont encore aux mains des rebelles. En fait ce changement est le résultat des critiques qu’a essuyées la France à cause des civils tués et du fait que, comme les officiels l’ont reconnu, le combat est plus difficile qu’ils ne s’y attendaient. Cela laisse à penser que la France reconsidère cette guerre, qui pour elle devait être une épopée glorieuse de quelques semaines, et revient sur son engagement de faire du Mali une démocratie entièrement débarrassée du terrorisme.»

Le “néo-isolationnisme” du reflux

Ainsi sera-t-il bien difficile de s’ôter de l’esprit, sans qu’il soit nécessaire de prendre tel ou tel parti et de faire telle ou telle prévision, l’hypothèse que le désordre règne à nouveau mais comme d’habitude dans les rangs du bloc BAO, sous la forme de doutes divers et d’un blues persistant ; et, aussi, pour aller plus loin, que ce désordre naît d’abord de la contradiction entre une politique qui semble se conduire d’elle-même et sans vraiment consulter les dirigeants politiques et autres exécutants, – cette politique-Système du bloc BAO que les Russes ne parviennent pas à comprendre mais dont ils se gardent de plus en plus, – et les diverses situations intérieures du bloc BAO.

Du côté US, il est manifeste que la tendance au retrait, au reflux, à l’“isolationnisme” ou plutôt de cette catégorie inattendue qu’on nommerait “néo-isolationnisme”, ne cesse de s’affirmer. Des articles, de fidèles du pouvoir en place, dans une feuille également fidèle, le Washington Post, ne cessent de s’empiler pour faire de la confirmation attendue de Chuck Hagel au Pentagone un signe de plus en plus évident d’une volonté de désengagement.

Ainsi d’un autre ténor bombastique du monde médiatique, aux USA cette fois, le renommé et très opportuniste Bob Woodward. Dans son article du 28 janvier 2013, Woodward nous fait des révélations sur le thème “pourquoi Obama a choisi Hagel” («Why Obama picked Hagel»)… Révélation, sans aucun doute, et lourdement appuyée comme telle dans sa présentation, dans ce récit qui commence son article, et qui, selon les habitudes de Woodward, représente sans aucun doute un message que le pouvoir en place entend faire passer, nettement et clairement…

«Au cours des premiers mois de la présidence d’Obama en 2009, Chuck Hagel, qui venait d’achever ses deux mandats de sénateur étasunien, est allé à la Maison Blanche pour voir les amis qu’il s’était fait pendant ses quatre années de sénateur. Alors le président Obama lui a demandé, qu’est-ce que vous pensez de la politique étrangère et de la Défense?

»Hagel a raconté plus tard, et nous le mentionnons ici pour la première fois, qu’il a répondu à Obama: “Nous vivons à l’époque d’un nouvel ordre mondial. Nous le ne contrôlons pas. Vous devez tout remettre en question, chaque assomption, tout ce qu’ils” —l’armée et les diplomates — “vous disent. Une assomption vieille de 10 ans est dépassée. Vous devez remettre votre rôle en question. Vous devez remettre l’armée en question. Vous devez remettre en question l’utilisation que nous faisons de l’armée …”»

Le reste du “message”, cette fois exprimé d’une façon concrète, sans l’aide d’aucune anecdote qui serait une révélation en prime time, se trouve disséminé au long de l’article de Woodward. Il peut finalement être résumé par ces deux très courts paragraphes, qui révèlent la substance de ce que seraient les intentions d’Obama derrière la nomination de Hagel :

«Et donc certains pensent que le rôle des Etats-Unis doit être réévalué avec soin — ce n’est pas une question de choix mais de regarder la réalité en face; l’armée doit être traitée avec un profond scepticisme, une grande partie de la stratégie de l’armée et des Affaires Etrangères est basée sur une façon de voir dépassée; et on devrait éviter les bourbiers comme l’Afghanistan… […] Si la nomination de Hagel est confirmée, comme cela semble vraisemblable, lui et le président consacreront une grande partie de leurs efforts à naviguer sur ce nouvel ordre mondial. Eviter la guerre est directement lié à la crédibilité de la menace d’une déclaration de guerre.»

Hagel comme Eisenhower-1956

Puis on complétera le tableau par un autre article, d’une autre plume fidèle du pouvoir en place à Washington, David Ignatius, dans le même Washington Post au garde-à-vous. Il s’agit d’un article du 25 janvier 2013, également sur Hagel qui, décidément, tient la vedette ces temps derniers.

Le titre nous ramène à bien longtemps en arrière, au “temps béni de la fin des colonies”, à cette affaire de Suez qui fit couler beaucoup d’encre sous les ponts… “Ce que la crise de Suez peut nous rappeler à propos de la puissance US”, dit le titre de l’article d’Ignatius, qui célèbre Hagel comme un homme dont le héros et le modèle se nomment Eisenhower. Si l’on met à part bien des approximations et des interprétations un peu trop sollicitées concernant Suez-1956 (dans cette affaire, les Français étaient bien plus extrémistes dans leur volonté de liquider Nasser que ne l’étaient les Israéliens), on arrive très vite à cette conclusion très actuelle : si Eisenhower est l’inspirateur de Hagel, c’est parce qu’Eisenhower a su mater les intentions soi-disant un peu trop maximalistes d’Israël. Or, cette idée-là a une transposition toute désignée avec la situation actuelle, et elle rencontre, poursuit l’interprétation, parfaitement la pensée du président Obama.

«… Le livre qui a tant intéressé Hagel, “Eisenhower 1956,” examine une des périodes les plus délicates et les plus dangereuses de la présidence d’Ike. Publié en 2011, il se concentre essentiellement sur la manière dont Eisenhower a forcé Israël, la Grande Bretagne et la France à mettre fin à leur invasion du Canal de Suez — établissant par là même les Etats-Unis comme puissance dominante, indépendante au Moyen-Orient.

» Il est impossible de lire le livre de Nichols sans penser aux récentes tensions entre les Etats-Unis et Israël sur la menace que pose le programme nucléaire iranien. l’Iran de l’Ayatollah Ali Khamenei représente aujourd’hui pour Israël une menace d’importance comparable à celle que représentait le leader égyptien, Gamal Abdel Nasser dans les années 1950. L’exemple d’Eisenhower est intéressant parce que, tout en étant attentif aux besoins sécuritaires d’Israël, il était aussi déterminé à préserver l’indépendance de la politique étasunienne et à éviter une guerre qui aurait pu impliquer l’Union Soviétique.. “Nous pensons que la puissance des armes modernes rend la guerre non seulement plus périlleuse— mais aberrante,” a dit Eisenhower le 1er novembre dans son dernier discours avant son élection de 1956, qui a coïncidé avec la crise de Suez et l’invasion soviétique de la Hongrie pour y réprimer une révolution. Ca a vraiment été le moment qui a permis de tester la solidité de la conviction du vieux guerrier comme quoi il ne devait plus y avoir de guerres.

»Au moment où le Sénat délibère sur la nomination de Hagel au secrétariat de la Défense cette assemblée devrait garder en mémoire le livre “Eisenhower 1956”. Cela leur donnera des indications utiles sur ce que pense Hagel de la puissance étasunienne au Moyen-Orient— et des explications sur les idées qu’il a partagées avec les politiciens étasuniens les plus éminents, Obama et Biden.»

Anatomie de notre blues de circonstance

Ce que nous relevons dans tout cela, dans ces diverses déclarations, commentaires exotiques ou pas, etc., c’est comme une sorte de petite musique de type blues, désenchantée, attristée, voire désolée, un gros bourdon et un cafard pesant, où les uns et les autres, chacun à sa façon, prend la mesure des événements catastrophiques en cours (ils sont tous catastrophiques mais, de temps en temps, le blues vous force à vous arrêter pour en prendre un instant la mesure). Il semble bien que tout le monde, y compris BHL notre-Penseur assez balbutiant devant les questions insistantes de Elkrief sur la Libye, mesurent l’erreur catastrophique que fut l’opération contre la Libye, telle qu’elle se déroula, tout comme l’entêtement catastrophique que constitue la fixation anti-Assad quasiment pathologique.

Ainsi, dans ce brouhaha et cette petite musique de blues, le Mali n’est-il pas une campagne victorieuse malgré le brio tactique, ni même, malgré tous les arguments empilés sur le cas, une vaste opération néo-colonialiste. Il s’agit d’abord, et quasi-exclusivement, d’une énorme rustine posée de toute urgence sur une non moins énorme voie d’eau qu’on a soi-même ouverte. La rustine pourrait sembler de bonne qualité mais la voie d’eau n’en reste pas moins le signe d’une singulière maladresse, d’une pensée si courte qu’elle semble réduite au néant de son origine, d’un emprisonnement à un entraînement déstructurant et dissolvant imposé du dehors, par la politique-Système infectant les psychologies.

En Syrie ? Inutile de s’y attarder parce que c’est un à peu près la même chose, le même type de blues envahissant la psychologie du bloc BAO. Les USA en profitent pour faire savoir aux Israéliens, pour la nième occasion, que les choses ne seront pas si simple (souvenez-vous de Suez-56). D’ailleurs, les Israéliens et l’Iran, depuis des années désormais, c’est “retenez-moi ou je fais un malheur”, autre sorte de pathologie de l’impuissance.

Bien, soyons indulgent dans le jugement et voyons dans l’épisode actuel la tentation d’un reflux général. Cela se défend d’autant plus, ajouterait-on, que la bonbonnière démocratique du “printemps arabe” explose de partout et que certains commencent à s’interroger : que va-t-il se passer en Égypte si le régime des Frères Musulmans (Morsi) s’effondre ? Voyez d’ici le spectacle du champ de ruines…

Résilience épisodique du “néo-bushisme”

Donc, conclurait-on, la sagesse leur viendrait-elle ? Oh, certes pas jusque là, pas sûr du tout et même certainement pas… Tout cela est fonction des pressions de la politique-Système, qui ne cesse de faire peser toute sa force et toutes ses exigences, et à laquelle chacun répond à son heure et selon les égarements d’une planification automatique. Au moment où nous écrivons tout cela, les Britanniques annoncent (ce 29 janvier 2013) qu’ils vont envoyer 200 et quelques hommes au Mali et Cameron va aller en Algérie (voir ce 30 janvier 2013) pour parler de la “Grande Guerre contre la Terreur”. Du “néo-bushisme” pur et dur, n’est-ce pas…

Au cas où certains l’auraient mal lu, c’est bien de ce point de vue, et à cause du facteur de communication qui appuie l’extrémisme de la politique-Système, que nous avons parlé de “néo-bushisme” en France (et chez d’autres Européens, comme les Britanniques) … Les fins esprits qui rétorquent que c’est un peu gros de charger la “grande diplomatie française” de cette infamie feraient bien d’être informés, – mais ce qui s’appelle “informés”, n’est-ce pas, – sur certains échanges entre des correspondants français hors les murs parisiens et un peu plus lucides, et certaines équipes déterminant la politique française, notamment la cellule de l’Élysée… Pour résumer, disons que l’extrémisme de ces équipes parisiennes est à peu près à l’égal de leur inculture politique et de leur inexpérience des choses diplomatiques. Ceci et cela vont ensemble.

On parlera donc, plus que jamais de “néo-bushisme”, mais exactement dans les normes où on l’a fait (voir le 24 janvier 2013). C’est-à-dire qu’il s’agit de pure communication (la “com”, disent certains), dont on voudrait par instants dépressifs se débarrasser aussi vite qu’on l’a adoptée, et qui vous colle aux doigts comme un sparadrap aux doigts du capitaine Haddock. On trouve cela, par exemple, dans cet extrait du texte référencé.

«…Tout cela conduit effectivement à une rhétorique que nous qualifions de “néo-bushiste”, non pas à partir d’une idéologie, d’un constat, d’une ambition, etc., mais bien d’un enchaînement psychologique suscité par le système de la communication. Il s’agit de ne pas se trouver psychologiquement solitaire, ou psychologiquement antiSystème (horreur !), sans la référence qu’on espère structurante (dans un sens inverti, cela va de soi) de formules idéologiques et extrémistes entrant dans un cadre d’une logique éprouvée et estampillée-Système, pour présenter les événements dans la dynamique du système de la communication. Il est psychologiquement impossible à ces personnages, en cas d’intervention, d’intervenir en observant simplement qu’ils protègent un régime contre une agression (la véracité ou pas du propos est un autre problème), comme cela fut fait à de multiples occasions dans le passé, dans diverses occurrences africaines. Ils sont enchaînés à des logiques extérieures à eux, après s’être enchaînés à des événements de leur propre chef (la Libye pour la séquence actuelle) offrant le facteur primordial de l’élément dynamique déclencheur de la déstabilisation de la même séquence. Ils le sont parce que leur psychologie est totalement pulvérisée par la crise (2008, Europe, euro, etc.) ; c’est parce que cette psychologie est pulvérisée par la crise qu’elle “se sent” solitaire et a besoin pour une action à entreprendre de s’appuyer sur une référence admise universellement par le Système ; le bushisme (néo-bushisme) fait l’affaire. […]

»…Les extrémistes européens, par la psychologie, Français et Britanniques principalement, tentant d’entraîner les autres, ressuscitent “la Grande Guerre contre la Terreur”, mais non plus comme une idéologie à prétention hégémonique et universelle comme elle prétendait l’être dans les années 2001-2005, mais comme une cure d’une psychologie totalement pulvérisée par la crise (2008, Europe, euro, etc.). On dira que le résultat est le même, – mais ce n’est le cas que pour un instant, pour un très court instant, qui semble déjà s’estomper…»

(N.B. : entre ces deux extraits, nous placions une parenthèse regrettant que les forces françaises, nous semblant trop américanisées, ne renouvellent pas l’exploit tactique de Kolwezi, en 1978, qui est de “la projection de forces” légères, rapides, exploitant surprise et désordre chez l’ennemi. Nostra Culpa, Nostra Maxima… : il semble bien qu’ils n’aient pas complètement oublié, jusqu’à utiliser à Tombouctou la même unité qui intervint à Kolwezi en 1978. Mais tout cela n’est que tactique, qui ne change rien, strictement rien au fond catastrophique de l’affaire.)

Anatomie de l’effondrement en cours

Le schéma est le même pour les “amis américains”, et la question reste absolument ouverte, béante, de savoir si Hagel, lorsqu’il arrivera au Pentagone, pourra faire quelque chose pour changer quelque chose à la politique-Système. Que tout le monde sache et proclame qu’il a été nommé pour cela, et que sa confirmation, si elle se fait, sera nécessairement accomplie sur ce thème ne change rien, absolument rien, à l’énoncé de la question, au poids de la question, à l’incertitude complète de la question. (Et aussi, à notre profond scepticisme sur cette possibilité de changer quelque chose, voire notre complet pessimisme…)

Cette hypothèse, celle qui suit, pourrait-elle pénétrer dans certains cerveaux épais ? Nous sommes prisonniers d’une politique extérieure à nous, éventuellement pour le cas qui nous occupe d’une “politique extérieure” extérieure à nous dans sa source, son inspiration et son impulsion, et cela que le Système nous impose. Les Russes le savent bien, eux, dans leurs moment de réflexion, et s’en inquiètent vraiment très gravement. Notre attitude vis-à-vis de cet emprisonnement va d’un empressement moutonnier et de communication couvert de l’étiquette qui va bien (“néo-bushisme”) à des périodes dépressives où nous mesurons la vivacité de la course à l’abîme et tentons, vainement à notre sens, de nous dégager de nos chaînes.

…Car il y a bien “course à l’abîme”. Cette politique-Système qui nous emprisonne et nous conduit à ces folies expéditionnaires, parallèlement ne cesse de nous épuiser, de nous rendre exsangue, de compléter par l’extérieur le processus d’effondrement intérieur qui affecte d’abord les psychologies et les esprits, et qui se nomme “autodestruction”. Face à cette suite apparente de “hauts et de bas”, d’entraînements guerriers et de reflux dépressifs, s’inquiètent-ils, les uns et les autres, de savoir quand et comment arrivera l’effondrement du Système qu’annoncent certains, et que beaucoup espèrent ; ils ont besoin d’un calendrier (maya ou pas, qu’importe), au mois, au jour et à l’heure ; ils protestent qu’ils ne voient rien venir.

Depuis de longues années, et précisément depuis que notre appréciation générale de la situation s’est renforcée de quelques notions précises sur l’effondrement de ce que nous nommons Système, de notre “contre-civilisation”, et tout cela dans le cadre de la fin d’un cycle métahistorique, notre jugement est que l’effondrement que l’on attend en général comme un Big Bang, quelque chose de sensationnel et d’apocalyptique selon nos habitudes de communication, est en réalité un processus à la fois difficilement perceptible pour ce qu’il est, et à la fois en pleine activité depuis au moins la chute de l’URSS, devant nos yeux littéralement, sans que nous le réalisions pleinement, si même on le réalise pour certains. L’on retrouve régulièrement cette idée dans nos colonnes ; par exemple, le 9 août 2010 où, parlant des USA en sachant qu’ainsi nous parlons du Système, nous titrions «Anatomie de l’effondrement en cours», avec par exemple cette remarque :

«Les USA sont-ils en déclin ? Vont-ils s’effondrer ? A ceux qui font ces prévisions, il est temps de dire qu’ils retardent. L’empire s’effondre sous notre regard, en général aveugle puisque gavé de virtualisme hollywoodien et incapable de voir les formes et les mouvements devant nos yeux. L’effondrement s’effectue par dissolution, peut-être avec une certaine discrétion qui ne manque pas de grâce mais dans tous les cas avec une efficacité rarement atteinte…»

L’idée n’est pas neuve mais, depuis un petit quart de siècle, elle est résiliente, insistante, elle fait partie de notre perception générale, et la dégradation continue de notre contre-civilisation depuis ne peut en aucun cas être tenue pour autre chose que comme une confirmation. Le 30 juin 1989, dans Libération, le philosophe Félix Guattari écrivait ceci, qui pourrait être repris mot pour mot aujourd’hui, en y ajoutant, comme autant de grains de sel, les diverses aventures financières, militaristes, anti-Grande Terreur et “bushistes”, et catastrophiques, du bloc BAO…

« On focalise notre attention sur les catastrophes à venir, alors que les vraies catastrophes sont bel et bien là, sous notre nez, avec la dégénérescence des pratiques sociales, avec une mass-médiatisation abêtissante, avec une foi collective aveugle dans l’idéologie du “marché”, c’est-à-dire, en fin de compte, l’abandon à la loi du grand nombre, à l’entropie, à la perte de la singularité, à l’infantilisation généralisée. Les anciens types de relations sociales, les anciens rapports au sexe, au temps, au cosmos, à la finitude humaine ont été bouleversés, pour ne pas dire dévastés, par les “progrès” générés par les sociétés industrielles. Traduisons en clair : c’est l’idéologie du progrès qui s’effondre. La Nouveauté n’est plus censée se traduire automatiquement par un mieux-être. Il se pourrait bien qu’elle soit plus généralement régressive et que nous vivions pour de bon la fin d’un cycle.»

 

Pour consulter l’original: cliquez sur ce lien.

 

Traduction des parties en Anglais: Dominique Muselet


Notes :

  1. Bloc américano-occidentaliste. []

http://www.oulala.info/2013/02/notes-sur-un-moment-de-blues/

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 23:42
Réponse aux intellectuels français du café de Flore

Sujet: Troubles en Syrie (1251 article)

Alexandre Latsa, Rédaction en ligne
30.10.2012, 12:14, heure de Moscou
       

сирия алеппо танк

 
Photo : EPA

Dans une tribune publiée le lundi 22 octobre dans le journal Le Monde, des politiques et intellectuels français ont appelé ouvertement à une intervention militaire occidentale en Syrie, pour abattre le régime de Bashar-El-Assad. Le texte, signé par Jacques Bérès, Mario Bettati, André Glucksmann, Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy est l’aboutissement d’une pensée politique Occidentale, Americano-centrée, qui associe les notions de « droit d’ingérence » et « d’occident gendarme de la planète ». L’article arrondit des chiffres invérifiables. Bashar El Assad aurait fait assassiner 40.000 personnes (!), alors que ce chiffre est visiblement le total des morts, comprenant quand même les milliers de soldats Syriens et de civils assassinés par ceux que les auteurs de l’article osent qualifier « d’opposition Syrienne ». Il est sans doute inutile de revenir sur le parallèle grossier et irresponsable qui est fait entre la Syrie et la Libye, puisque désormais tout le monde sait que la Libye d’aujourd’hui ne mérite même plus le nom d’état, tellement elle est gangrenée par l’Islamisme radical, la violence et les volontés séparatistes. Il faut aussi noter, dans cet article, le ridicule parallèle historique fait entre la Russie de Vladimir Poutine qui soutient la Syrie et l’époque ou Mussolini et Hitler armaient les putschistes de Franco pendant la guerre d’Espagne. Mais les choses, observées depuis le café de Flore, paraissent simples : il faut que les puissances occidentales interviennent militairement.


Pour nos va-t-en guerre, « Le Conseil de sécurité de l'ONU étant paralysé par les vetos russe et chinois, n'importe quelle autre alliance est justifiée pour arrêter les rivières de sang qui coulent dans les villes syriennes (…) L'OTAN, l'UE, la France, les Etats-Unis devraient donc cesser de se dérober et enfin organiser une aide décisive à la Syrie démocratique ». Ceux qui s’opposent à une intervention militaire occidentale s’inquiètent eux du sort qui pourrait être réservé aux minorités chrétiennes, alaouites, druzes, ismaélites, turkmènes, arméniennes, après un changement de régime en Syrie, et des risques de déstabilisation pour les pays voisins, Turquie, Liban, Jordanie et Israël. Mais par ailleurs, le véto russo-chinois au conseil de sécurité de l’ONU est peut être bien un soulagement pour les puissances occidentales qui hésitent, face à la complexité de la situation dans la région. Est-ce qu’il s’agit du début d’un grand affrontement entre Islam chiite et Islam sunnite ? Quelles sont les rivalités entre l’Egypte, l’Arabie saoudite et la Turquie ? Quel est le rôle exact du Qatar qui vient de briser l’isolement diplomatique du Hamas dans la bande de Gaza et surtout soutient l’internationale Djihadiste qui combat l’armée Syrienne ?


Ceux qui poussent à une intervention occidentale en Syrie se servent également de l’arme médiatique pour ranger le régime syrien dans « l’axe du mal ». Tout comme la Serbie en 1992, la Syrie est elle aussi victime d’une guerre de désinformation de très haute intensité et se retrouve menacée d’une agression militaire. Mais alors qu’Alep est présentée comme une ville en ruines et en sang par toute la presse occidentale (« des rivières de sang » disent nos va-t-en-guerre), un article récent explique qu’en fait la capitale économique du pays était largement aux mains du régime et que de nombreux quartiers de la ville n’étaient même pas touchés par les combats. Mieux encore, le reporter ébahi y constate que le marché fonctionne et que la liaison par bus avec Damas n’est pas coupée. Malgré toute la propagande déployée et l’offensive subventionnée de milliers de mercenaires islamistes, ni l’attaque de Damas ni la bataille d’Alep n’ont pourtant abouti a déstabiliser le régime Syrien.


La méthode il est vrai n’est pas nouvelle, la Yougoslavie en a fait les frais de 1992 à 1999, lorsqu’elle fut attaquée elle aussi par les mêmes puissances qui menacent la Syrie aujourd’hui. Après une campagne de désinformation médiatique exemplaire, les forces croates et bosniaques furent elles aussi épaulées par des Djihadistes Islamistes acheminés dans la région via le soutien logistique et politique du département d’état américain pour combattre l’armée serbe, il y a de cela déjà 20 ans!


Depuis le démantèlement de la Yougoslavie qui n’est toujours pas terminé (Kosovo), les interventions militaires de l’occident en Irak, en Afghanistan et en Lybie n’ont pas donné de résultats probants, c’est le moins qu’on puisse dire. Ces trois pays sont déstabilisés pour longtemps, et une intervention en Syrie pourrait être lourde de conséquences. Déstabiliser toute la région, détériorer les rapports entre les occidentaux d’une part, la Russie et la Chine d’autre part, et de plus enlever toute crédibilité au conseil de sécurité de l’ONU. Alors à quoi jouent nos apprentis sorciers dans les colonnes du journal Le Monde ? Ceux-ci s’étaient faits en 1992 les apôtres de l’impardonnable alliance entre les nationalistes croates, les mercenaires arabes et les intérêts américains dans la région. Nul surprise des lors de les retrouver aujourd’hui a appeler à la croisade en Syrie et à soutenir la diabolique et désormais cyclique alliance entre les puissances occidentales et les pétromonarchies Islamiques du golfe.


Il convient de tenter de comprendre l’objectif de ces opérations militaires contre la Serbie et la Syrie et celles-ci sont très claires. Ces deux pays ont un point commun essentiel: avoir refusé l’alignement géostratégique imposé par les Occidentaux, nouveaux gendarmes du monde, et être des alliés objectifs de la Russie. Les interventions contre la Serbie et la Syrie ont donc un objectif géopolitique clair: il s’agit d’annihiler la sphère d’influence de la Russie en détruisant un à un ses alliés les plus fiables, et les plus vulnérables. Nul doute que les prochaines étapes de ce remodelage géostratégique planifié viseront l’Iran, puis la Biélorussie, les deux derniers alliés clefs de la Russie. Et ensuite?

Quel que soit le résultat de l’élection américaine, qui pourrait voir l’arrivée à la maison blanche d’un candidat ayant déclaré que la Russie était l’ennemi puis l’adversaire principal de l’Amérique, une chose est certaine, le conflit Syrien semble parti pour s’intensifier et pour durer. (30 décembre 2012)

 

http://french.ruvr.ru/2012_10_30/92881154/

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Sur ce site
http://french.ruvr.ru

 

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башар асад интервью

 
Photo : EPA

Quelques 5 000 militaires du groupe islamiste libanais Hezbollah ont traversé la frontière syrienne afin de rejoindre l`armée du président Bachar Al-Assad et prendre part aux combats contre les rebelles à Damas, écrit le journal arabe Alwatan.

 

L'Iran avertit Israël des conséquences du bombardement de la Syrie

Сирия войска Сирии обстрел сирия обстрел

 
Photo : EPA

L'Iran a averti Israël des conséquences graves des possibles bombardements par ses forces aériennes sur des cibles à la frontière libano-syrienne incitant les Nations Unies à intervenir, rapporte la chaîne de télévision iranienne PressTV, citant une déclaration du vice-ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian.

Selon la chaîne, le vice-ministre « a souligné que l'attaque aura des conséquences graves pour le régime de Tel-Aviv ». Abdollahian a également conseillé l’Etat hébreux « de ne pas trop compter » sur les systèmes anti-missiles Patriot de l'OTAN, déployés dans la région. /L

 

Israël : les chasseurs entraînent un scénario syrien

Les écologistes demandent de faire les Pussy Riot
citoyennes d'honneur de Paris !
Publié le 4 janvier 2013.
Les membres du groupe punk russe "Pussy Riot" lors de leur procès à Moscou, le 17 aout 2012

Les membres du groupe punk russe "Pussy Riot" lors de leur procès à Moscou, le 17 aout 2012 Natalia Kolesnikova afp.com

POLITIQUE - Les parisiens verts ont proposer ce vendredi de distinguer les jeunes punks russes...

Les écologistes ont proposé vendredi que le prochain conseil de Paris élève les membres du groupe féministe russe Pussy Riot au rang de citoyennes d'honneur de la Ville de Paris, au moment où Vladimir Poutine accorde la citoyenneté russe à Gérard Depardieu.

«Les écologistes proposeront au conseil de Paris de février, par un nouveau voeu, d'élever les Pussy Riot au rang de citoyennes d'honneur de la Ville», annonce dans un communiqué le groupe EELV de la capitale. Pour le député EELV Denis Baupin, «les actions féministes et démocrates menées par les Pussy Riot en Russie doivent être encouragées et défendues par notre ville car elles sont conformes à nos choix politiques».

Le Conseil de Paris avait déjà adopté en septembre à l'unanimité, sur proposition des écologistes, un voeu de soutien aux Pussy Riot (..)

Avec AFP
http://www.20minutes.fr/politique/1073707-ecologistes-demandent-faire-pussy-riot-citoyennes-honneur-paris
Lino Oviedo Wiki : Lino César Oviedo Silva (23 septembre 1943) est un géneral et homme politique paraguayen qui a été chef des forces armées du Paraguay ...

Лино Овьедо кандидат президент парагвай смерть
Lino Oviedo
Photo : EPA

Le candidat à la présidence du Paraguay Lino Oviedo a péri ce dimanche dans un crash d'hélicoptère, selon les médias locaux.

L'hélicoptère dans lequel il revenait d'un meeting de campagne, s'est écrasé à environ 500 km de la ville d'Asuncion. Selon les sauveteurs, la catastrophe a également tué deux gardes du corps et un pilote d'hélicoptère.

Les élections générales auront lieu au Paraguay le 21 avril.

 

 


USA et Israël se sont presque mis d’accord sur le bombardement de l'Iran
 
9.10.2012, 20:46, heure de Moscou
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иран израиль сша израиль иран сша иран
 
© Collage : La Voix de la Russie

Les Etats-Unis et Israël envisagent la possibilité d’une frappe chirurgicale commune contre les installations nucléaires de l'Iran, précise un rapport sur la politique extérieure, préparé par David Rothkopf.

Rothkopf, ancien expert des relations internationales de l’administration de Clinton, se référant à une source confidentielle proche des négociations entre les Etats-Unis et Israël, a déclaré que cette frappe chirurgicale est actuellement considérée comme l'option la plus probable et la plus fiable contre l'Iran. Cette opération prendra plusieurs heures et sera soutenue par des drones des forces aériennes des deux pays.

L'attaque pourrait être effectuée dans le cadre d’une opération américano-israélienne conjointe, ou uniquement à l’aide des forces américaines. Le rapport souligne qu'Israël ne peut pas mener ces manœuvres uniquement par ses propres moyens. /L

 

Testament d'al-Assad : bombarder Israël et l'Egypte
Sujet: Troubles en Syrie (1251 article)
 
14.01.2013, 21:29, heure de Moscou
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башар асад интервью
 
Photо: EPA

Le président de Syrie Bachar al-Assad a tenu une réunion secrète avec ses généraux. Lors de la rencontre il a exposé des craintes pour sa vie et a ordonné aux généraux de porter une frappe de missiles massive contre Israël et l'Egypte s'il est tué. Des médias israéliens en font état se référant à des sources bien informées à Damas.

La Syrie est officiellement en état de guerre avec Israël et l'Egypte est tombé en défaveur vis-à-vis d'al-Assad parce que les Frères musulmans au pouvoir dans ce pays ont soutenu, dans le conflit syrien, des groupes rebelles et non pas le gouvernement en place. /L

 

L'Iran intercepte deux autres drones américains

Israël va détruire les missiles iraniens au sol
 
2.12.2012,
       
беспилотник израиль heron 1
 
Photo : EPA

Le journal britannique Sunday Times a publié un scénario d'une possible confrontation militaire entre l'Iran et Israël.


En cas d'une tentative de l'Iran de lancer un missile sur Israël, ce dernier serait susceptible de réaliser une frappe préventive contre le lanceur de missiles. Une source au sein de Tsahal a déclaré au Sunday Times : « Nous allons essayer de détruire les missiles au moment où leurs moteurs seront activés ».

Les missiles seront détruits par des drones Heron, déployés sur les bases en Azerbaïdjan. Ces drones sont équipés de missiles Hellfire américains. Le rayon de vol du Heron est de 7 400 kms et il peut se trouver en l'air pendant un maximum de 70 heures. Cela signifie qu'en utilisant des drones, Israël peut détruire le système de défense aérienne de l'Iran et mettre hors de service ses radars par des moyens de guerre électronique. /L

 

 

Les rebelles prennent le contrôle de l'aéroport international en Syrie
Sujet: Troubles en Syrie (1251 article)
 
2.02.2013, 14:52, heure de Moscou
       
сирия алеппо бои противостояние армия
 
Photo : EPA

Les rebelles syriens ont pris le contrôle d'un secteur clé de la ville d'Alep ce samedi, dans le nord du pays, après un combat avec les troupes gouvernementales, qui a duré 48 heures, selon les médias français.

Après la prise de cette zone de la ville, les rebelles ont coupé l'accès à l'aéroport international d'Alep, et à un aérodrome militaire pour l'armée.
Selon des témoins, des civils ont fui la région après l'arrivée des rebelles.




Centenaire de la Grande Guerre 14-18 : la France ne sera pas au rendez-vous
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"(..) La Syrie, forte de la lucidité de son peuple, de la puissance de son armée et de son attachement à la politique de la résistance, est capable de faire face aux défis actuels et à toute agression visant le peuple syrien et son rôle historique", a poursuivi Bachar al-Assad, lors d'un entretien avec Saïd Jalili, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien. (..)
http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20130203.OBS7587/assad-accuse-israel-de-vouloir-destabiliser-la-syrie.html#xtor=EPR-3-[Actu17h]-20130203
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Cheikh Imran Hosein:
«Les sionistes ne laisseront pas l’Algérie demeurer stable»

Mohamed El-Ghazi/ M. Aït Amara
Dimanche 3 Février 2013

Cheikh Imran Hosein: «Les sionistes ne laisseront pas l’Algérie demeurer stable»
Algeriepatriotique : Après le «printemps arabe», l’Algérie est désormais entourée par trois pays instables (la Tunisie, la Libye et – maintenant – le Mali). Est-ce une pure coïncidence ou pensez-vous, au contraire, que l’Algérie est une prochaine cible pour les sionistes ?

Il y a une autre raison derrière l’agression contre la Libye : le pétrole. Les sionistes ont voulu avoir le contrôle sur le pétrole libyen et, maintenant, ils ont obtenu ce contrôle de la même façon pratiquement qu’ils l’ont eu sur le pétrole saoudien. Ils ont voulu cela parce qu’un «océan de pétrole» était destiné à fonctionner pour les sionistes comme une «montagne d’or» pour soutenir le système monétaire basé sur le pétrodollar. Cette réalisation de la prophétie du prophète Mohamed (QSSL) relative à «la montagne d’or venant du fleuve de l’Euphrate» a eu lieu en 1973, lorsque Henry Kissinger avait convaincu le roi Fayçal de vendre le pétrole saoudien et arabe en dollar uniquement. Je projette d’écrire un livre incessamment sur ce sujet : Islam, pétrodollar et au-delà. L’Algérie, parmi tous les pays africains, a, j’en suis convaincu, de larges réserves de gaz. Et l’Algérie est actuellement un exportateur majeur de gaz naturel vers l’Europe, plus particulièrement la France. Conséquemment à vos réserves de gaz, mais aussi au fait qu’il existe une certaine stabilité en Algérie, il est très facile d’anticiper que les sionistes ne laisseront pas l’Algérie demeurer stable. Non. Ils vont échaffauder une stratégie pour un changement de régime de sorte qu’ils puissent contrôler les réserves de gaz. Il faut que nous avertissions que si les réserves de gaz sont aujourd’hui sous le contrôle des Algériens, cela pourrait changer demain, comme en Libye. Il y a un second problème, à savoir que l’Algérie est un pays très vaste ; c’est un pays immense et ceci requiert d’eux qu’ils conçoivent une stratégie pour morceler les grands pays musulmans en petits Etats. Ne soyez pas surpris quand l’Egypte se divisera en trois ou quatre petits pays ! Ne soyez pas surpris non plus quand le Pakistan subira le même sort ! Les petits Etats peuvent être contrôlés facilement par les puissances hégémoniques. Au Pakistan, bien sûr, la puissance hégémonique, c’est l’Inde. En Egypte, ce sera Israël ; le Qatar et l’Arabie Saoudite sont, bien évidemment, les alliés d’Israël. Je n’ai pas assez de connaissances sur l’Algérie, le Maroc et la Tunisie pour pouvoir cerner leur stratégie. Mais ce qui se passe au Mali actuellement apparaît comme étant suffisamment important pour s’y intéresser de très près. Je n’ai pas assez d’outils ici en Malaisie pour être capable d’analyser les événements qui se déroulent au Mali. Mais je suis certain que lorsque vos penseurs réaliseront qu’il existe un plan pour démembrer l’Algérie et prendre le contrôle de ses réserves de gaz, ils pourront alors étudier ce qui se passe au Mali sous un angle différent.

Dans les années 1990, l’Algérie était la cible des mouvements salafistes et le terrorisme islamiste, soutenus et financés par les monarchies du Golfe. Selon vous, était-ce une sorte de «laboratoire» dans la perspective d’une action de déstabilisation future de l’ensemble des pays arabes ?

Ce qui s’est passé en Algérie dans les années 1990 s’est répété en Egypte l’année dernière. Quand un peuple a suffisamment souffert – dans le cas de l’Algérie, il y a eu un colonialisme français brutal auquel les Algériens fiers ont résisté. Alors, comme ils ont vécu autant de souffrance, ils avaient nourri un espoir au fond de leur cœur de retourner à leurs sources. Ahmed Ben Bella a émergé dans les années 1960 en tant que leader très populaire. J’étais jeune à cette époque-là. Ahmed Ben Bella a «pris d’assaut» toute l’Afrique du Nord tellement il était connu. Puis vint Houari Boumediene. Mais ce leadership était similaire à celui de Djamel Abdennasser en Egypte ; il n’avait pas atteint le cœur du peuple, pénétré les cœurs des citoyens. Pour que cela puisse se réaliser, il faut toucher le monde du Sacré. Mais cela ne peut pas se faire avec une idéologie séculière. L’Afrique du Nord est essentiellement spirituelle. Une version salafiste de l’islam ne peut pas gagner les cœurs parce que les Nord-Africains sont très spirituels. C’est une partie de l’Afrique. Je pense que l’Algérie et le Maroc n’ont pas acquis leur spiritualité du monde arabe mais de l’Afrique. Et l’Africain a ses racines dans la spiritualité. L’Indien et le Perse, en Iran, ont le pouvoir intellectuel. De bons penseurs sont originaires d’Inde et d’Iran. Mais l’Afrique a de belles racines de spiritualité lesquelles ont été retenues en Afrique du Nord en tant qu’islam. Donc, Ahmed Ben Bella et Houari Boumediene n’ont pas réussi à pénétrer au fond du cœur du peuple, à le satisfaire, parce qu’ils avaient besoin de toucher le monde du Sacré pour ce faire. Les salafistes ont, eux aussi, échoué, tant vous avez besoin d’une articulation de l’islam qui soit intensément spirituelle, qui soit dynamique, qui soit courageuse dans son opposition à l’injustice et à l’oppression dans le monde. Parce que vous avez cette qualité de leadership en Algérie, vous êtes capables d’avoir un rôle déterminant dans les affaires arabes. Beaucoup de personnes m’ont demandé – on me pose constamment cette question : «Quelle est la place de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie dans âkhirou a’zamân (l’eschatologie) ?» Vous seriez surpris de voir le nombre de courriels qui me parviennent. J’espère que votre journal leur fournira cette réponse. L’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Libye – avant l’insurrection – ont un rôle à jouer et qui les attend. Vous devez vous efforcer d’articuler un islam qui soit intensément spirituel et qui puisse atteindre les sentiments les plus profonds des gens ; ce devra être un islam qui sortira tout ce qui est noble de leur être et qui sera, dès lors, intensément attrayant. L’articulation de l’islam par les Frères musulmans n’est pas du tout attirante. Vous ne pouvez pas appliquer la charia dans l’Egypte d’aujourd’hui par le bâton. Ce qu’il faudrait plutôt, c’est appliquer la charia de sorte à montrer sa supériorité sur toutes les (religions) rivales pour que les gens soient naturellement attirés vers elle (la charia). C’est cela le rôle qui est dévolu à l’Algérie, parce que les Algériens ont ce courage. Tout ce dont vous avez besoin, ce sont des érudits qui seront capables de mettre en avant cette vision de l’islam qui ne peut pas tolérer l’injustice et l’oppression, et qui voit avec les deux yeux. Ad-Dajjâl ne voit que d’un seul œil. Il est borgne ; ce qui signifie qu’il est intérieurement aveugle. C’est le cas des Frères musulmans aujourd’hui. Je suis désolé, mais c’est la vérité ! Si vous pouvez développer cette science en Algérie, laquelle associe les savoirs externe et interne, alors, vous produirez un peuple qui marchera sur les pas de Khidr (QSSL). C’est cela le rôle qui vous attend en Algérie.

A suivre
http://www.algeriepatriotique.com/article/cheikh-imran-hosein-algeriepatriotique-les-sionistes-ne-laisseront-pas-l-algerie-demeurer-st http://www.algeriepatriotique.com/article/cheikh-imran-hosein-algeriepatriotique-les-sionistes-ne-laisseront-pas-l-algerie-demeurer-st
http://www.alterinfo.net/Cheikh-Imran-Hosein-Les-sionistes-ne-laisseront-pas-l-Algerie-demeurer-stable_a86405.html
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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 23:12

 

dimanche 3 février 2013

Tout tourne autour de l’or en Afrique
Par Pepe Escobar
 

Les réserves d’or du Mali et la campagne frénétique d’achat de la matière brillante par la Chine tandis qu’elle tente de faire tomber le pétrodollar, ont probablement mené les États-Unis d’Amérique à accélérer leur projet AFRICOM en construisant une base de drones au Niger voisin. Mais les guerres des ombres en Afrique sont seulement une attraction secondaire, l’acte principal se joue vers l’Asie qui maintient l’exorbitant budget du Pentagone [NDLT : en achetant de bons la dette US].
Tout tourne autour de l’or

Pour citer la phrase immortelle du « Faucon Maltais » de Dashiell Hammett, filmé par John Huston : « Parlons de l’oiseau noir », parlons d’un oiseau mystérieux en or. Évidemment, parce qu’il s’agit d’un film noir digne de Dashiell Hammett qui implique le Pentagone, Pékin, guerres des ombres, retournements et beaucoup d’or.

Commençons par la position officielle de Pékin : « Nous n’avons pas assez d’or ». Cela conduit à la campagne actuelle d’achat frénétique par la Chine, que n’importe qui peut voir en direct live, en temps réel, en particulier à Hong Kong. La Chine est déjà le principal producteur d’or et la principale nation importatrice d’or au monde.

L’or représente à peu près 70 % des réserves AMÉRICAINES et de l’Allemagne, et c’est plus ou moins la même chose pour la France et l’Italie. La Russie – qui aussi achète activement – a un peu plus de 10 %. Mais le pourcentage d’or de la Chine dans ses réserves impressionnantes de 3,2 trillions de dollars, est de seulement de 2 %.

Pékin suit avec attention les espiègleries actuelles de la Réserve fédérale de New York, qui, quand la Bundesbank lui a demandé de rendre l’or allemand qu’elle a dans ses coffres, a répondu que cela prendrait au moins sept ans.

Le journaliste financier allemand Lars Schall suivait l’histoire depuis le début et, a quasi seul fait la connexion cruciale entre l’or, le papier-monnaie, les ressources énergétiques et l’abîme qu’affronte le pétrodollar.

Chaque fois que Pékin dit qu’il a besoin de plus d’or, il le justifie comme une barrière « contre les risques des réserves en monnaie étrangère » – c’est-à-dire la fluctuation du dollar US – mais spécialement pour « promouvoir la mondialisation du yuan ». C’est comme, de façon courtoise, faire que le yuan rivalise « loyalement » avec le dollar et l’euro sur le « marché international ».

Et ici nous avons le point (élusif) principal. Ce que veut réellement Pékin est de se débarrasser de l’emprise du dollar. Pour que cela arrive, il a besoin d’importantes réserves d’or. C’est pourquoi nous nous voyons devant un Pékin pivotant du dollar au yuan et essayant d’influer sur de vastes champs de l’économie mondiale pour suivre ce chemin. La règle d’or est le « Faucon Maltais de Pékin » : « les rêves sont ainsi faits ».

Avoir un drone, et voyager

Le Qatar aussi est entrain de tourner, mais dans le style MEAN (Moyen-Orient – Afrique du Nord). Doha finançait des wahhabites et des salafistes – et même des salafistes -djihadistes – comme les rebelles de l’OTAN en Libye, les bandes de l’Armée libre Syrienne en Syrie et la bande pan- islamique qui s’est emparée du nord du Mali.

Le Département d’État –et après le Pentagone – en ont sans doute pris conscience, comme dans l’accord négocié entre Doha et Washington, ensemble, pour engendrer une nouvelle une « coalition » syrienne plus acceptable. Mais ces relations dangereuses entre le francophile Émir du Qatar et le Quai d’Orsay à Paris continuent d’être très puissantes, après avoir déjà gagné en force pendant le règne du Roi Sarko, aussi connu comme l’ancien président français Nicolas Sarkozy.

Tout observateur géopolitique bien informé a suivi les fuites, les unes après les autres, d’ex-agents français du renseignement dans le merveilleusement méchant hebdomadaire satirique Le Canard Enchainé, détaillant le modus operandi du Qatar. C’est parfaitement évident. La politique extérieure du Qatar doit être lue comme les Frères Musulmanes ici, là-bas et partout (mais pas dans l’émirat néo-féodal); c’est le « Faucon Maltais du Qatar ». En même temps Doha –ce qui réjouit les élites françaises – est un pratiquant avide du néolibéralisme dur et un grand investisseur dans l’économie française.

De manière que ses intérêts puissent se fondre dans la promotion – réussie – du capitalisme du désastre en Libye et ensuite – sans avoir encore réussi – en Syrie. Mais le Mali, c’est autre chose; une réaction négative classique – et c’est là où les intérêts de Doha et de Paris divergent (pour ne pas parler de Doha et de Washington; au moins si l’un n’assume pas que le Mali a été le prétexte parfait pour une nouvelle avancée de l’AFRICOM).

Les médias algériens sont indignés, mettant en cause (en français) les plans du Qatar. Mais le prétexte – comme cela fut prédit – a parfaitement fonctionné.

AFRICOM -surprise! - est dans le coup, puisque le Pentagone est prêt à établir une base de drones au Niger. Ceci est, le résultat pratique d’une visite du commandant de l’AFRICOM, le général Carter Ham, dans la capitale du Niger, Niamey, il y a seulement quelques jours.

Oubliez ces anciens avions turbo PC -12 qui espionnaient le Mali et l’Afrique de l’Ouest pendant des années. L’heure du Prédateur est arrivée. Traduction : le chef en attente, John Brennan planifie une guerre masquée de la CIA dans tout le Sahara-Sahel. Avec la permission de Mick Jagger/Keith Richards, le temps est venu de commencer à fredonner un remix d’un grand succès : « Je vois un drone gris/et je le veux peint en noir ».

L’AFRICOM fait que le Niger est déjà plus doux qu’une tarte de cerises. Dans le nord-ouest du Niger se trouvent toutes les mines d’uranium qui approvisionnent l’industrie nucléaire française. Et c’est très près des réserves d’or du Mali. Imaginez tout cet or dans une zone « instable » tombant dans les mains… des entreprises chinoises. C’est le moment du « Faucon Maltais de Pékin », d’avoir finalement assez d’or pour en finir avec ce dollar fil à la patte.

Le Pentagone a même obtenu une permission pour que toute son équipe de surveillance se réapprovisionne – dans tous les endroits possibles – dans l’Agadez crucial. La légion française peut avoir fait la sale besogne sur le terrain au Mali, mais AFRICOM sera celui qui ramassera la mise dans tout le Sahara – Sahel.

Êtes-vous au courant de l’oiseau (asiatique) ?

Et cela nous porte vers ce fameux tournant vers l’Asie, qui était supposé être le sujet géopolitique numéro un du gouvernement d’Obama 2.0. Il le sera peut-être. Mais certainement, aux côtés du mouvement de drones de l’AFRICOM dans l’ensemble du Sahara/Sahel, avec une irritation croissante de Pékin; et Doha – Washington faisant pivoter leur appui aux ex - « terroriste » devenu « des combattants pour la liberté » et vice versa.

Et nous n’avons même pas mentionné l’absence de mouvement impliqué dans ce tiret noir : le gouvernement d’Obama 2.0 en maintenant son épouvantable accolade à la Maison médiévale de Saud et « une stabilité dans la péninsule arabe », comme le recommande un suspect habituel, un médiocre – mais influent – « ancien Officier d’intelligence ».

Play it again, Sam. Dans cette scène extraordinaire du Faucon Maltais au commencement de notre trame entre Humphrey Bogart (disons qu’il a le rôle du Pentagone) et Sydney Greenstreet (disons qu’il a celui de Pékin), le fonctionnaire est le dur, le troisième rôle dans le film. Le fait de pivoter vers l’Asie est essentiellement un produit d’Andrew Marshall, un totem semblable à l’Yoda de la sécurité nationale US.

Marshall fut derrière la Révolution dans les Affaires militaires (RMA) – tous les fanatiques de Donald Rumsfeld le savent – l’opération ratée « Choc et Effroi » (« Shock and Awe » qui a seulement servi à détruire l’Irak jusqu’à le laisser presque irréparable, y compris avec la participation du capitalisme du désastre) ; et maintenant le concept appelé Bataille Air-Mer [comme le jeu vidéo « Air-Sea Battle »].

Les prémisses de la Bataille Air-Mer est que Pékin attaquera les forces US dans le Pacifique, ce qui est franchement, ridicule (même avec l’aide d’une opération monstrueuse de faux drapeaux). Les US lanceraient alors des représailles à travers une « campagne aveuglante », l’équivalent naval de Choc et Effroi. La Force Aérienne et la Marine de Guerre US ont adoré le concept parce qu’il implique beaucoup dépenses pour des matériels qui seront stationnés dans de nombreuses bases sophistiquées dans le Pacifique et en haute mer.

Par conséquent, comme la contre-insurrection dans le style David Petraeus a viré vers des guerres des ombres de la CIA de John Brennan, là il s’agit réellement de faire pivoter vers l’Asie, une pseudo stratégie ourdie pour maintenir le budget du Pentagone à des niveaux exorbitants, en poussant une nouvelle guerre froide avec la Chine. On a pu entendre Marshall disant : « Ils n’accumuleront jamais assez d’or pour imposer leur plans maléfiques » en parlant de la Chine (certes sans l’aplomb de Bogart ou de Greenstreet). Hammett serait épouvanté; le « Faucon Maltais de Marshall » est ce dont sont faits les rêves (de guerre).
 
Article original en anglais : Asia Times, le 1 er février 2013.
Source Mondialisation
  
À lire :
La Grande-Bretagne et les Etats-Unis intensifient leur aide à la guerre alors que la France progresse vers le Nord Mali ( Mondialisation )
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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 22:42

 

Pétition touche pas à mon labo

 

Dès 2014, vous devrez parcourir 10, 20, 50, 100  km ou plus pour faire vos prises de sang, et ce au mépris de plus de 500 000 signatures sur cette pétition : http://www.touchepasamonlabo.com .


 En effet, c'est en 2013 que seront FERMÉS l'immense majorité des laboratoires d'analyses médicales de proximité en France, à l'instar des maternités et avec les mêmes dangers pour votre santé (en particulier pour les analyses urgentes), conformément à l'ordonnance n°2010-49 du 13 janvier 2010 relative à la biologie médicale qui devrait être ratifiée en procédure accélérée - donc sans véritable débat - fin janvier 2013; et ceci au plus grand profit de quelques grands groupes financiers.


 Patrick LEPREUX, biologiste marseillais, est en GRÈVE DE LA FAIM depuis le 15 janvier pour protester contre cette réforme.


 Contre ce nouveau massacre d'un service de proximité, vous pouvez signer ici : http://www.touchepasamonlabo.com


 C'est parce que très peu de gens sont au  courant que cette réforme peut passer; il faut donc la REVELER au grand  jour : DIFFUSEZ CE MESSAGE, DIFFUSEZ LE LIEN DE LA PETITION ! http://www.touchepasamonlabo.com


 Un exemple de fermeture de laboratoire : http://www.letelegramme.com/fil_region/fil_bretagne/saint-guenole-29-le-laboratoire-d-analyses-ferme-25-11-2010-1127183.php

 

La proposition de loi en procédure accélérée : http://www.senat.fr/leg/ppl12-243.html

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 17:17

 

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Francafrique GriGriNews.com : Lutte contre la désinformation des médias en Afrique

 

Les médias Français nous déversent l’information en provenance d’Afrique que j’assimilerais à la désinformation généralisée pour discréditer certains pays d’Afrique ou la France intervient économiquement afin de cacher ses magouilles au grand public…

GriGriNews.com un média sans désinformation pour l’Afrique

Pas de complaisance médiatique et étatique GriGriNews.com rapporte des informations réelles les vrais faits et non les absurdités rapportées dans médias au sujet de l’Afrique… Un média alternatif qui se défait des magazines en ligne défendant le système de la Françafrique!

Magazine indépendant contre la Françafrique

Nos actualités d’Afrique sont sincères et dénuées de tout intérêt économique, pas de business model juste un outil pour la liberté d’expression sur les sujets du continent Africain! Pas de coopération pour le système de la Françafrique. L’équipe de GriGriNews.com est composée de plusieurs correspondant localement basés en Afrique pour couvrir une information au plus juste et en toute indépendance, nous recevons aucun financement de tiers personnes ou entreprises pour un journalisme totalement libre sans pression d’un rédacteur en chef avide de scoop….

Non aux médias de complaisance

Les « médias Girouettes ou médias corrompus » se comptent par dizaines en Afrique, nous avons fait le choix d’une charte éditoriale totalement décalée qui reflète la réalité des problèmes et des faits en Afrique…

 

 

http://publicationarticle.com/actualites-afrique-media-lutte-desinformation/11/07/2011/

 

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Découvrez la Françafrique

Par acteur  


Par pays

 

http://www.afrique2010.fr/

 

 

Avec Paul Biya, François Hollande poursuit la réception des dictateurs françafricains

Survie  - Communiqué, le 29 janvier 2013

Tandis que l’opération militaire massive au Mali focalise l’attention et que responsables politiques et analystes s’évertuent à démontrer que les modalités d’intervention signent la fin de la Françafrique, François Hollande reçoit ...

Lire la suite.

 

Al-Qaïda sert d’écran de fumée à la recolonisation de l’Afrique du nord par l’OTAN

Sources : rt.com

De plus en plus de pays occidentaux s’impliquent directement ou indirectement dans le conflit au Mali, et les interrogations sont de plus en plus nombreuses sur leurs motivations. Le journaliste Neil Clark explique ici à RT, que l’intervention a « uniquement des raisons économiques ». 

Plusieurs ...

Lire la suite.

 

La guerre civile au Mali : une tragédie à huis clos

«Malgré la durée de la nuit, le jour finit toujours par apparaître...»
Proverbe africain

Ça y est ! François Hollande a eu, à l'instar de George Bush Junior, sa guerre, et sa « victoire » en moins de temps qu'il n'a fallu pour démolir l'Irak et le faire retourner à l'âge ...

Lire la suite.

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Les mensonges de la propagande de guerre française au Mali

http://oumma.com/15432/mensonges-de-propagande-de-guerre-francaise-mali

 

Guerre Mali, etc, un point de vue intéressant : Ce site tchadien

http://tcomtchad.info/

 

Et depuis février 2012 , sans hasard,

l'homme du FMI contre les populations,

le sinistre Ouattara, est président de la 

Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest96

Pour mieux soumettre l'Afrique

aux intérêts des multinationales mortifères !

(eva)

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La Françafrique se porte bien,

mieux que jamais

pour les "intérêts français" (du MEDEF).

Mais cette fois en colonisant par les bombes,

eva R-sistons

 

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Et Théophile Kouamouo claqua le beignet d'Henri Guaino chez Taddéi - 22/01/2013   

Par Le Gri-Gri International

 


Et Théophile Kouamouo claqua le beignet

d'Henri Guaino chez Taddéi 22 janv 2013
L'auteur de J'accuse Ouattara,

éditorialiste du Nouveau Courrier à Abidjan,

face à l'ancien conseiller et nègre de Nicolas Sarkozy,

rappelle les responsabilités françaises

dans la crise malienne et dénonce l'intervention militaire

d'une France qui ne peut décidément pas envisager

de laisser les Africains francophones se doter d'armées...
www.legrigriinternational.com

pour acheter J'accuse Ouattara
10 euros (+port)
www.nouveaucourrier.net

 

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francafrique-cartes
http://www.fruits-rouges.org/?attachment_id=1110
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Françafrique, encore,
mais désormais bombardée
Par eva R-sistons

 

Cocorico ! Accueil triomphal de François Hollande au Mali (mais seulement 1500 Maliens pour l'accueillir, où sont passés les autres ? Et pourquoi n'interviewe-t-on pas ceux qui désapprouvent l'ingérence française ?).

 

Et la France, comme prévu, va rester "le temps qu'il faudra" sur place. D'abord avec les troupes (les bombardements sont quotidiens, et tant pis pour les civils et pour les exactions des soldats maliens), puis discrètement, l'essentiel étant de sécuriser la région pour Total et Areva, et pas de débarrasser le Mali des "terroristes" qu'on utilise d'ailleurs contre Bachar-el-Assad coupable de refuser d'offrir son pays à ceux qui l'attaquent (pour le compte de Tel-Aviv, de Washington, de Londres, accessoirement de la France). 

 

Quelle différence entre la Françafrique d'avant et celle d'aujourd'hui ? Elle n'est plus revendiquée comme telle, et elle est bombardée. Et elle est menée "contre le terrorisme", comme Bush lors de la guerre contre l'Irak. Eh oui, Sarkozy et Hollande ont remplacé Bush dans ses croisades "contre le terrorisme", "pour la démocratie", "pour le Bien", donc. Au détriment des Africains qui verront leur continent pillé par les multinationales, avec le soutien d'agents du FMI comme Ouatara, et de Présidents interimaires (comme au Mali) consolidés parce qu'au service des intérêts français. Et au détriment de la souveraineté des Etats, et de leur développement..

 

Y'a bon la colonisation bombardée ?

 

Pas vraiment.

 

Mais puisque les médias le disent, tout est pour le mieux, en tous cas pour Hollande qui gagne 4 points dans les sondages.

 

Jusqu'à quand ?

 

Eva R-sistons

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 15:36

 

Dimanche 3 février 2013
Frères musulmans USA
Les frères musulmans syriens soutenus par les Etats-Unis depuis 2007 sous le gouvernement Bush
Global Research, janvier 29, 2013


En 2007. Le Wall Street Journal a publié un article intitulé: « To Check Syria, U.S. Explores Bond With Muslim Brothers.” Et déjà à ce moment là, il fut noté que la confrérie avait des liens très étroits avec des groupes que les États-Unis reconnaissent et listent comme des organisations terroristes, incluant le Hamas et Al-Qaïda.

L’article nous livre une sombre prémonition du soutien que les États-Unis offriront aux Frères musulmans à la fois comme force politique et terroriste dans le monde arabe, et ce après des décennies de tentative d’écrasement de cette organisation sectaire terroriste de la Tunisie à la Syrie en passant par l’Égypte, la Libye, la Jordanie et au-delà. En fait, l’article du Wall Street Journal de 2007 notait spécifiquement que le partenariat avec les États-Unis “pourrait déstabiliser les gouvernements de Jordanie et d’Égypte, deux des plus gros alliés des États-Unis où la confrérie représente une force politique d’opposition croissante.”

L’Égypte est maintenant sous la férule de la dictature de la confrérie sectaire et extrémiste des Frères musulmans, après que les États-Unis aient provoqué les troubles dans le pays en 2011, tandis que la Jordanie voit maintenant à son tour les troubles se produire, troubles menés par cette même confrérie.

Ce qui est assez dérangeant à propos de cet article de 2007 est qu’il montre comment les “politiques de l’ère Bush” de 2000-2008 ont transcendé les gouvernements et ont continué de plus belle sous le gouvernement Obama.

L’article, écrit par Jay Solomon, fait écho similairement à une prémonition des évènements violents et confessionels qui ont engouffrés la Syrie, décrites par le journaliste lauréat du prix Pullitzer Seymour Hersch dans un article du New Yorker intitulé: « The Redireciton: Is the Administration’s new policy benefiting our enemies in the war on terrorism? » (La nouvelle direction : La nouvelle politique de l’administration profite-t-elle à nos ennemis dans la guerre au terrorisme)

Solomon commence en disant:

“Lors d’une après-midi humide de la fin mai, environ une centaine de supporteurs du plus grand groupe d’opposition syrien en exil, Le Front national du salut (FNS), s’étaient rassemblés ici devant l’ambassade de Damas pour protester contre le pouvoir de Bachar Al-Assad. Les manifestants crièrent des slogans anti Assad et brandissaient des pancartes proclamant: “Changeons de régime maintenant !”

Plus loin dans l’article, il sera révélé que le Front national du salut était en contact avec le ministère des Affaires étrangères américain et qu’un cabinet de consultants situé à Washington aidait en fait le FNS à organiser cette manifestation :

Dans les semaines précédant l’élection présidentielle, l’officine du ministère des Affaires étrangères, Middle East Partnership Initiative, qui fait la promotion de démocratie régionale et des membres du FNS, se sont rencontrés pour parler de l’opportunité mettre en évidence le manque de démocratie en Syrie et le haut taux d’abstention, disent les participants. Un autre cabinet de consultants situé à Washington, C&O Resources Inc., a assisté le FNS dans sa planification de la manifestation anti-Assad du 26 mai devant l’ambassade syrienne, leur donnant des contacts parmi les médias et parmi les politiques. Les représentants du ministère des Affaires étrangères ont insisté sur le fait qu’ils ne fournirent aucun soutien financier ou technique aux manifestants.

Tout comme le “printemps arabe”, qui fut en fait une sédition fomentée par l’Occident, fut promut publiquement par des entreprises professionnelles de relations publiques, avec l’aide des médias achetés et complices, vendant la salade comme une révolution “pro-démocratie”.

Comme le ministère des Affaires étrangères et les organes de presse occidentaux le font maintenant en présentant l’opposition syrienne comme représentative d’un vaste rayon d’intérêts de la société syrienne, le Wall Street Journal admis alors, tout comme cela est évident maintenant, que la confrérie sectaire des Frères Musulmans, était en fait le véritable centre de la “révolte” :

Un des membres les plus influents du FNS est la branche syrienne des Frères musulmans, le mouvement politique actif depuis des décennies à travers le Moyen-Orient et dont les leaders ont inspiré des groupes terroristes comme le Hamas ou Al Qaïda. La branche syrienne dit qu’elle a renoncé à la lutte armée en faveur des réformes démocratiques.

L’article décrivait une opposition désorganisée et fracturée, assez semblable au Conseil national syrien de 2011 et sa plus récente réincarnation américano-qatarie, la “Coalition nationale”, dont le seul dénominateur commun et la seule idéologie dominante est toujours l’extrémisme sectaire exercé par les Frères musulmans. De manière similaire, la “Coalition nationale” actuelle est menée par Moaz al-Khatib, qui a admis ouvertement sur la chaîne qatarie Al-Jazeera, ses aspirations d’établir un “État islamique” en lieu et place de la société laïque syrienne actuelle. Al-Khatib a aussi protesté véhémentement contre l’inclusion sur la liste américaine des groupes terroristes de l’organisation Al-Nosra, qui se bat en Syrie et fait partie intégrante de la coalition nationale d’al-Khatib.

Ce sont les “combattants de la liberté” d’alors et de maintenant que les États-Unis soutiennent, financent et arment. La plus récente accusation des États-Unis armant des terroristes connus est venue de l’ancien général étasunien et ancien commandant des forces spéciales, William G. Boykin, qui a affirmé que les États-Unis non seulement arment les terroristes en Syrie, mais qu’ils le font en faisant passer les armes par l’émirat de la terreur de Benghazi en Libye.

Le discours des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de l’OTAN et même de l’ONU en ce qui concerne le conflit en Syrie, est une fabrication intentionnelle et cela est clairement démontré par les réseaux logistiques panarabes que l’OTAN utilise pour inonder la Syrie d’armes et de terroristes, les chefs de l’opposition actuelle, ainsi que par les preuves documentées d’une conspiration élaboré avec les Frères musulmans depuis 2007 et d’autres groupes extrémistes violents en Syrie pour renverser le gouvernement. Cela indique une tromperie encore plus grande, impliquant la fausse idée selon laquelle des élections présidentielles amènent à la fois un changement de leadership et de politique. Les guerres fomentées sous Bush sont perpétuées et amplifiées sous Obama et ce par les mêmes décideurs des mêmes boîtes de réflexion financées par l’entreprise privée qui ont donné à Bush son programme il y a des années de cela.

Avec des troupes françaises, britanniques et maintenant étasuniennes qui deviennent de plus en plus impliquées au Mali, combattant supposément des terroristes en contact direct avec des combattant armés, financés et reconnus diplomatiquement par l’Occident en Libye, ainsi que le débordement du conflit Algérie, on se doit de reconnaître qu’un programme particulier est mise en oeuvre à la fois contre la volonté du peuple et ses meilleurs intérêts. Identifier les intérêts du privé et de la finance impliqués dans ce projet et les boycotter tout en les remplaçant par des alternatives locales constitue notre seul recours. Comme l’illustre le cas de non-transition et de continuité du programme entre Bush le « droitiste » républicain et Obama le “gauchiste” démocrate, les élections ne servent à rien du tout.  

 

Comme le “printemps arabe” l’a prouvé avec les manifestations de ce Front national du salut dont le scénario était écrit par des officines américaines, la protestation et la manifestation publique ne servent à rien non plus.

 

Tony Cartalucci

Tony Cartalucci

Le 24 Janvier 2013,

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2013/01/syrias-muslim-brotherhood-propped-up-by.html#more

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Copyright © 2013 Global Research
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La stratégie du chaos est en route ! Note de C.D.

 

La stratégie du chaos

La stratégie du chaos

 

Il y a d’abord eu la « stratégie du choc » : Bush frappant l’Irak et l’Afghanistan. Mais il a échoué. Les Etats-Unis passent-ils alors à une nouvelle politique, la « stratégie du chaos » ?


Dans cet arc musulman qui relie l’Afrique à l’Asie en passant par le Moyen-Orient, révoltes et résistances se multiplient. Les Etats-Unis ont tenté, en vain, de contrôler cette région riche en matières premières et traversée de voies maritimes stratégiques. Un enjeu décisif pour garder le leadership mondial face à l’Europe, la Russie et surtout la montée de la Chine.


A défaut de contrôler les richesses du monde musulman, il faut empêcher les concurrents d’en profiter. D’où la stratégie du chaos : diviser pour régner. Au risque d’embraser toutes ces régions ?


Dans ces entretiens clairs et passionnants, Mohamed Hassan analyse ces nouveaux rapports Nord - Sud qui façonneront le monde de demain. Comment les puissances coloniales ont divisé les pays musulmans, comment le pétrole a sauvé un système de la faillite et pourquoi la crise économique constitue une opportunité pour les peuples d’Occident et du tiers monde de bâtir un monde meilleur.


Connaître l’impact du passé, comprendre les conflits présents, anticiper les explosions de demain.


Mohamed Hassan est un spécialiste de la géopolitique et du monde arabe. Né à Addis Abeba (Ethiopie), il a participé aux mouvements d’étudiants dans la cadre de la révolution socialiste de 1974 dans son pays. Il a étudié les sciences politiques en Egypte avant de se spécialiser dans l’administration publique à Bruxelles. Diplomate pour son pays d’origine dans les années 90, il a travaillé à Washington, Pékin et Bruxelles. Co-auteur de L’Irak sous l’occupation (EPO, 2003), il a aussi participé à des ouvrages sur le nationalisme arabe et les mouvements islamiques, et sur le nationalisme flamand. C’est un des meilleurs connaisseurs contemporains du monde arabe et musulman.


Michel Collon et Grégoire Lalieu animent le collectif Investig’Action.

 


FICHE PRATIQUE

La stratégie du chaos

Michel Collon – Grégoire Lalieu

Investig’Action – Couleur Livres

Prix : 20€

456 pages

Format : 13x21 cm

ISBN : 978-2-87003-572-6

20.00 €

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www.youtube.com/watch?v=MKeiChMRWTU
4 avr. 2011 - Ajouté par ArkoZeitgeister
En 2007, Naomi Klein publiait La Stratégie du choc. Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d'état, une ...
La montée du capitalisme du DESASTRE
de S Callens - 2009
La thèse exposée par Naomi Klein dans son ouvrage La stratégie du choc est celle d'un processus volontaire de « privatisation radicale des guerres et des ...

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