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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 21:55

Ce n’est pas une crise, c’est une reconfiguration de l’économie mondiale

Article placé le 09 août 2011, par Mecanopolis

 

Depuis 2008, la crise économique, et plus encore aujourd’hui la crise de la dette, nous sont présentées comme s’il s’agissait de phénomènes météorologiques imprévisibles. Il est pourtant évident que ces successions de crises, si elles n’ont été provoquées, sont au moins utilisées afin de reconfigurer l’économie mondiale.


Dès 2008, à peine avait-on désigné les responsables de la crise économique mondiale qu’on les a escamotés en expliquant qu’ils n’y étaient pour rien ou presque, qu’en somme ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient, que la responsabilité est à ce point diluée dans le pouvoir économique qu’il serait archaïque, barbare, digne des persécutions de l’Inquisition, de vouloir frapper des coupables. Bref, il n’y a plus de responsables de rien : c’est la faute à la « technostructure », par exemple, ou aux « conditions », qui, il faut bien l’admettre, sont mauvaises.

On serine tellement que ce sont les « conditions » qui sont mauvaises qu’on en oublie qu’en réalité ce sont les hommes qui le sont, et particulièrement ceux qui ont fait les choix qui nous ont amenés à la catastrophe actuelle.

I. Une restructuration économique permanente

Les jeunes qui se retrouvent sur le marché du travail ne peuvent plus croire aujourd’hui qu’une quelconque sécurité leur sera automatiquement octroyée en contrepartie de leur soumission silencieuse. Leurs aînés ne peuvent plus croire que quarante années de parfaite résignation leur garantiront une retraite lorsqu’ils seront devenus des semi-infirmes. Les étudiants ne peuvent plus croire, comme il y a peu, que les diplômes qu’ils s’efforcent d’acquérir leur assureront une espèce de quiétude somnifère ultérieur. Et même les commerçants ne croient plus à une « reprise » qui mettrait fin à la « crise » actuelle : ils découvrent qu’il ne s’agit pas cette fois d’une maladie aiguë et violente, comme en 1929, mais plutôt d’un affaissement progressif et inexorable, comme une agonie. En sommes, presque personne ne croit plus à un avenir acceptable que pourrait garantir une bonne conduite.

Mesures antidémocratiques

Il y a un parallèle intéressant à faire entre les « attentats » du 11 septembre 2001 et la crise de la dette des Etats. Dans le premier cas, une des premières réactions aura été de limiter les libertés individuelles en introduisant en urgence dans les législations des pays occidentaux toutes sortes de mesures oppressives. Dans le cadre la crise de la dette, ce sont des plans de rigueur budgétaire qu’il convient de mettre en place, afin de se soumettre aux exigences des agences de notations. Dans les deux cas, aucune de ces mesures n’auraient pu être prises dans un cadre démocratique normal. C’est sous le prétexte de situations d’urgence, et même de catastrophes en cours, qu’il a été possible de prendre des décisions arbitraires. Mais la manoeuvre est bien plus cynique dans le cas de la crise de la dette des Etats, puisqu’après avoir fait payer aux populations, dès 2008, le sauvetage des banques, il convient maintenant de les culpabiliser en leur reprochant d’avoir vécu « au-dessus de leur moyen », et d’exiger d’elles de renoncer à leur retraite, à leur couverture de santé, etc. en même temps qu’elles doivent concéder à une réduction des salaires et une augmentation des impôts directs et indirects. Mais est-ce que les ouvriers grecs, espagnols ou italiens, qui ont travaillé pendant quarante ans dans une usine, ont vécu au-dessus de leur moyen ? Est-ce qu’ils ont eu leur mot à dire quand leurs gouvernements ont décidés de dépenser des milliards en s’impliquant militairement dans les guerres d’Irak, d’Afghanistan, aujourd’hui en Libye et sans doute demain en Syrie ? Est-ce que ce sont les ouvriers grecs, espagnols ou italiens qui se réunissent au World Economic Forum ou aux réunions du groupe Bilderberg pour décider de l’avenir du monde ?

Conflit d’intérêts

Les responsables politiques dénoncent aujourd’hui les « conflits d’intérêts flagrant » des agences de notations. On leur reprocherait d’avoir des banques dans leur clientèle. Quelle découverte ! Mais est-ce que les hommes politiques ne sont pas non plus, eux aussi, constamment en conflit d’intérêt flagrant avec l’oligarchie financière ? Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas, par un décret du 31 décembre 2010 (une date qui devait le rendre invisible) élevé au rang de Grand-croix de l’ordre national de la Légion d’honneur un certain Marc Ladreit de Lacharrière, actionnaire principal de l’agence de notation Fitch ? (1) Mais enfin, quiconque sait un peu dans quel monde il vit ne saurait être surpris des connivences, cooptations et renvois d’ascenseur qui assurent le renouvellement des classes dominantes.


Une guerre faite contre chaque être humain


On connait le rôle qu’ont chaque fois joué les guerres au cours de l’histoire moderne, pour accélérer la reconfiguration de l’économie. La crise de la dette des Etats est elle aussi une guerre. Une guerre qui est livrée à chaque être humain qui n’appartient pas, par la fortune ou le statut, à la caste dirigeante.

D’ailleurs, l’économiste américain Lester Brown à, en 2007, publiquement appelé à « une mobilisation de temps de guerre » (2), et a proposé pour modèle l’appareil productif pendant la Deuxième Guerre mondiale, soulignant cependant cette différence que « la restructuration économique ne devait plus être temporaire mais permanente ». Rappelant encore que « l’année 1942 a été le témoin de la plus grande expansion de la production industrielle de l’histoire du pays ». Lester Brown s’exalte au souvenir de cette mobilisation totale, avec son rationnement et son organisation autoritaire : « Cette mobilisation des ressources, effectuée en l’espace de quelques mois, démontre qu’un pays et, en fait, le monde entier, peut restructurer son économie rapidement s’il est convaincu de la nécessité de le faire ». La nécessité semble aujourd’hui à nos portes.


Afin d’étayer notre propos, nous publierons dans les jours à venir la suite de cet article, sur plusieurs parties : II. Détruire la classe moyenne ; III. Restructurer par le chaos ; IV. Vers une société 80/20 ; V. Réduire la population mondiale


Mecanopolis

 Notes :


 

Voir mon post :

 

Le Capital a déclaré la guerre à l'humanité. Nécessaire convergence du refus

 

Article placé le 09 août 2011, par Mecanopolis

 

 

2. Lester Brown, le Plan B 2.0, à lire ou télécharger ici
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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 21:44

http://www.photoway.com/images/new-york/NY01_165-bourse-new-york.jpg

 

De l’utilité de la Bourse

août 14th, 2011


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80 % de trouille, 20 % de cupidité, tel est le dosage du « cocktail » auquel ont fonctionné les « marchés » cette semaine (8 au 12 août). Les médias nous ont inondé d’un vocabulaire de fin du monde : écroulement, effondrement, dégringolade, descente aux enfers, dévissage, krach, panique… sans oublier de vilipender d’une part les « spéculateurs » qui amplifient le phénomène, d’autre part les « colporteurs de rumeurs » qui ont notamment entraîné à la baisse le titre de la Société Générale.
  
Tout cela sonne faux. Faux car cette comédie de la « catastrophe que l’on évite de justesse » nous est maintenant servie ad nauseam, à intervalles de plus en plus brefs, comme un vieux plat réchauffé dont les convives ne veulent plus.
  
Faux car les « spéculateurs » que l’on nous jette en pâture comme boucs émissaires, mais sans jamais prononcer leur nom, sont avant tout les banques, dont l’activité « salles de marché » (c’est-à-dire casino boursier) est une source essentielle de leurs bénéfices. Cette semaine, elles ont donc « joué » les unes contre les autres, sur le registre « je me porte mieux que ma voisine », reflétant ainsi le narcissisme et l’ego surdimensionné de leurs dirigeants respectifs.
  
Faux car tout ce barnum n’est destiné qu’à engendrer la trouille auprès du bon peuple afin de le faire consentir à ce qui lui est présenté non seulement comme inéluctable mais de surcroît comme raisonnable : passer à la caisse via des hausses d’impôts et des réductions de prestations. Comme les médecins de Molière, politiques et doctes économistes nous expliquent que, pour que le malade affaibli guérisse, il va falloir saigner, saigner toujours plus. Primo saignare, deinde purgare, postea clysterium donare, comme le caricaturait Daumier.

caricature-daumier.jpg

Faux car, à chaque « crise », Captain America Sarkozy nous sort un lièvre du chapeau : il y a un peu plus d’un an, il nous annonçait qu’il allait « sauver le capitalisme » (voir notre billet Ad majorem pecuniae gloriam et l’inoubliable vidéo de Sarkozy annonçant cette grande nouvelle) ; aujourd’hui, c’est la « règle d’or » (les mots ne sont ni anodins ni choisis au hasard : en associant les termes « règle » et « or », les communicants de l’Élysée veulent ainsi parer Sarkozy des attributs d’un « grand prêtre » qui détiendrait – seul – le pouvoir d’intercéder auprès du Tout-Puissant et d’édicter des règles de nature quasi-divine), en fait des fourches caudines que ce même Sarkozy propose d’inscrire dans la Constitution.
  
Faux car la question de fond est soigneusement évitée : à quoi sert la Bourse ? Dans la panique et pour montrer au brave peuple que l’« on fait quelque chose », plusieurs pays européens viennent d’interdire les ventes à découvert. À quoi tout cela rime-t-il ?
  
  
Réformer la Bourse ?
  
Revenons aux concepts de base : dans la plupart des manuels d’économie, on apprend que la Bourse sert à « financer les entreprises ».
  
C’est évidemment une énorme blague : aujourd’hui, la principale fonction de la Bourse, c’est de faire de l’argent avec de l’argent, le lien avec l’« économie réelle » étant de plus en plus ténu, la fonction de financement des entreprises de plus en plus théorique.
  
Réformons donc la Bourse. Non via des mesurettes du type interdiction des ventes à découvert mais, si l’on nous permet d’utiliser un parallèle audacieux entre le profane et le sacré, à l’image de ce qu’a fait Luther avec la foi catholique.
  
Pour réformer le catholicisme, Luther ne s’est pas contenté de demi-mesures : il a tout mis par-dessus bord, à l’exception de ce qu’il considérait comme l’essentiel, la Bible. Tout le reste, c’est-à-dire le Pape, la hiérarchie de l’Église, les sacrements, les saints, les indulgences, la virginité de Marie… bref toute la « superstructure » du culte, est passé à la trappe.
  
Le parallèle avec la Bourse ? Si celle-ci est censée financer les entreprises, cela implique :

• de ne pouvoir acheter des actions d’une entreprise qu’en les réglant cash, immédiatement, pour la totalité du montant investi ;

• de devoir conserver ces actions un minimum de deux ou trois ans. Si l’on prend la décision de financer une entreprise, ce n’est pas pour s’en retirer quelques heures ou quelques jours plus tard, n’est-ce pas ? C’est que l’on croît sérieusement en ses possibilités de développement à moyen et long terme et que l’on inscrit cet investissement dans cette perspective.

Tout le reste – SRD, warrants, certificats, trackers, SICAV, ETF, futures et tous autres produits dérivés ou à effet de levier (sans oublier, bien sûr, les fameuses ventes à découvert) – doit être purement et simplement interdit.
  
C’est tout. D’une simplicité biblique, pourrait-on dire. Revenir aux fondamentaux. Se concentrer sur l’essentiel.
  
La banque et la Bourse redeviendront alors ce qu’elles n’auraient jamais dû cesser d’être : des activités ennuyeuses et sans grand relief, dont la croissance reflète celle de l’économie réelle. Faute de pouvoir s’investir dans le mécano financier, les « énergies » (notamment celles des cerveaux les plus brillants – voir Une autre route qu’eux) seront à nouveau orientées vers l’innovation technologique, la production… tout simplement le monde réel.
  
  
Lundi

 

http://lalettredulundi.fr/2011/08/14/de-lutilite-de-la-bourse/

 

Il y a eu un article sur le Monde Diplomatique : Supprimer la Bourse ?

Dans l'intérêt des citoyens, je réponds oui (eva)

 

 

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 21:30
Vers la faillite de la France?

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14/08/2011 - La France peut-elle encore échapper à un scénario grec ?
La machine infernale est en train de s'enclencher. Il est désormais possible que la France suive la Grèce, le Portugal, l'Irlande, l'Italie et l'Espagne dans le club peu enviable des pays dont la dette publique est considérée comme toxique par les marchés financiers. 
Le scénario est bien rodé. La pression monte lentement mais inexorablement, la notation par les agences est abaissée, la panique s'installe et, au bout du chemin...

"Un mot sur le chômage, spécifiquement en France. Si l'on connaitrait le vrai taux, qui comptabilise: les chômeurs non inscrits ou découragés, les RMIstes, les gens en formation, ceux à mi-temps, les jeunes sortant de l'école qui peuvent s'inscrire mais qui ne sont pas  comptabilisé car n'ayant jamais travaillé, les chômeurs inscrits mais pas indemnisés, les radiés, les précaires n'ayant pas de CDI...le chiffre doublerait au minimum et l'on comprendrait subitement que nous assistons a une crise sans équivalent dans l'histoire..."


14/08/2011 - La France peut-elle encore échapper à un scénario grec ?

La machine infernale est en train de s'enclencher. Il est désormais possible que la France suive la Grèce, le Portugal, l'Irlande, l'Italie et l'Espagne dans le club peu enviable des pays dont la dette publique est considérée comme toxique par les marchés financiers. 

Le scénario est bien rodé. La pression monte lentement mais inexorablement, la notation par les agences est abaissée, la panique s'installe et, au bout du chemin, il faut se résoudre à aller quémander de l'aide au FMI, aux partenaires européens et à la BCE, qui prennent le contrôle de la politique économique. La purge exigée en contrepartie des prêts est sévère. C'est le grand traumatisme national.

Ce processus est lent. Il a duré six mois pour la Grèce, l'Irlande et le Portugal. Il durera sans doute moins longtemps pour l'Italie et l'Espagne. Pour la France, le point de non-retour n'est pas encore franchi, mais les prémices sont là. Une fois le point de non-retour franchi, le gouvernement ne peut plus rien faire pour empêcher le rouleau compresseur d'avancer.

Les marchés sont-ils fous et méchants ? La réaction de la classe politique est toujours la même : dénégation des risques et propos vengeurs à l'égard des spéculateurs et autres financiers sataniques qui veulent faire fortune sur le dos de la mère patrie. Mais les marchés ne sont ni fous ni méchants. Ils détiennent une grosse part de la dette publique de la France, quelque 1 700 milliards d'euros, soit 85 % de notre PIB, et ils sont effrayés de perdre une partie de leurs patrimoines. La panique n'est pas bonne conseillère, mais elle est très humaine. Faut-il leur en vouloir, voire les cadenasser ? Il fallait y penser plus tôt, avant de leur demander de nous prêter ces sommes colossales. Nous avons eu besoin d'eux et nous en aurons encore besoin, quoi que nous fassions. Les insulter et les attaquer peuvent nous soulager, mais cela ne changera rien à la situation.

Car la France est impardonnable. Nos budgets ont été en déficit chaque année depuis 1974. En 2006, avant la crise, la dette publique représentait déjà 64 % du PIB. Tous les gouvernements qui se sont succédé depuis presque quarante ans ont superbement ignoré la notion de discipline budgétaire. Tous. Les déficits sont devenus une routine, une facilité pour dépenser plus que ce dont ils disposaient, et personne n'y a trouvé à redire. Ils sont tous coupables et nous, les électeurs, le sommes tout autant. Les marchés, par contre, n'y sont pour rien. La sagesse, dont nous allons avoir besoin dans les années qui viennent, doit commencer par un grand mea culpa national.

Au lieu de cela, nous allons assister à des accusations réciproques. La gauche va répéter que la dette a augmenté de 20 % du PIB depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir ? C'est exact, mais 2007 est aussi le début de la plus grave crise depuis les années 1930. S'il y a de bons déficits, ce sont ceux tolérés durant les années de crise, car ils servent à en atténuer la sévérité. On aurait pu se passer du Grand Emprunt. Comme toujours, les objectifs étaient nobles, mais ils auraient du être financés sans recours à l'emprunt. La droite va noter que la dette s'est accrue sous tous les gouvernements de gauche. Certes, il y a aussi eu de mauvaises passes sous les gouvernements de gauche, qui justifiaient elles aussi des déficits. Mais ces déficits auraient dû être temporaires, compensés par des surplus les bonnes années, ce qui ne s'est jamais produit. Nous ne gagnerons rien à ces récriminations, c'est toute la classe politique qui s'est fourvoyée.

Ces erreurs répétées ne sont pas l'apanage de la France. La plupart des démocraties les ont commises, à un moment ou à un autre. Avant la crise, en 2006, les dettes publiques des pays de l'OCDE s'élevaient déjà à 74 % de leurs PIB. Partout on retrouve le même mécanisme. Chacun veut recevoir la manne de l'Etat, et chacun s'imagine que ce sont les autres qui paieront les impôts, mais personne ne veut payer plus d'impôts. Pour être élus, ou réélus, les gouvernements payent sans lever les impôts correspondants. Toutes ces dépenses sont présentées comme indispensables : santé, défense, éducation, justice, culture, aides aux démunis, transports. Rien que des bonnes causes auxquelles il serait politiquement suicidaire de s'opposer. C'est ainsi qu'aujourd'hui l'Etat dépense la moitié du PIB de la France. C'est ce qu'on appelle vivre au-dessus de ses moyens, et ça ne peut que mal se finir. Nous y sommes.

Est-il trop tard ? Probablement, mais pas nécessairement. Car, contrairement à une opinion bien ancrée, les marchés financiers ne fonctionnent pas à courte vue. Ils ne pensent pas que les Etats sont en faillite irrémédiable, un pays ne peut pas être vraiment en faillite. Par contre, ils se demandent si les Etats rembourseront leurs dettes, pas cette année ni l'année prochaine, mais dans dix ou vingt ans. Ils sont prêts à attendre, mais ils veulent des preuves solides que les budgets seront en surplus dans les années qui viennent, lorsque tout ira mieux. Ce sont les gouvernements qui sont coupables de courte vue, eux qui font des déficits chaque année parce que chaque année est spéciale et qu'on verra plus tard pour les surplus.

La seule chance, et elle est maigre, qui reste à la France d'échapper au couperet est de s'engager sur la voie de la vertu budgétaire. L'Allemagne l'a fait il y a deux ans en inscrivant dans sa Constitution non seulement le principe que le budget doit être en équilibre, mais une date butoir (2016) et un mécanisme clair, net et précis pour s'en assurer. De manière à préserver de la souplesse et éviter que la politique budgétaire ne soit contractionniste dans les mauvaises années, le mécanisme allemand comporte un compte qui enregistre les déficits et les surplus. Lorsque le compte est déficitaire, le gouvernement est tenu de combler le trou en quelques années. Plus l'Etat accumule de surplus, plus il a de marge de manoeuvre pour les mauvaises années.

La commission Camdessus, dont j'ai fait partie, a été chargée l'an passé par le président de la République de proposer d'inscrire l'équilibre budgétaire dans la Constitution (la règle d'or). A la quasi-unanimité, elle a rejeté la règle allemande, parce que "nous ne sommes pas des Allemands", comme si la discipline budgétaire était une affaire de culture nationale.

Politiques et hauts fonctionnaires ont préféré une usine à gaz non contraignante, sans objectif précis, et sans date butoir. Apparemment, même cette règle flasque ne convient pas à la gauche, parce qu'elle veut avoir les mains libres si elle devait arriver au pouvoir en 2012. La droite n'est pas plus vertueuse. Visiblement, députés et sénateurs veulent aussi se garder d'être enfermés dans une règle vertueuse, sans doute parce que la vertu implique d'arrêter de se voter chaque année l'autorisation de distribuer des cadeaux impayés. Les marchés ont bien raison de s'inquiéter.

Le monde

 

http://minuit-1.blogspot.com/2011/04/france-vers-la-faillite.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+MinuitMoinsUne-LeBlogDeLaCriseQuiArrive+%28Minuit+Moins+Une+-+Le+blog+de+la+crise+qui+arrive%29&utm_content=Yahoo!+Mail

 

Attention ! Opinion d'un membre de la commission Camdessus, donc ultra-libéral.  (eva)  .

 

 

Et voici les dernières nouvelles de Liesi :

 

 

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Trader Noé – Vision à moyen et long terme de l’indice CAC 40

Cette semaine pourrait être l’ouverture de la grande débacle des semaines et mois à venir.
Après une semaine riche en évènements, le marché est revenu sur ses points.

Si les discussions de cette semaine semblent néfastes, l’indice CAC 40 pourrait corriger violemment et se rapprocher des supports situés à 2400 et 1650 points (voir plus bas en 2012).

Le marché est un véritable champs de mines, tous les indicateurs sont dans le rouge. Read the rest of this entry »

 
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Publié par le 14 août 2011 in Non classé

 

Emeutes en Angleterre : point de vue d’un lecteur britannique

Je crois que la criminalité dans nos rues ne peut pas être dissociée de la perte de toute moralité dans les échelons les plus élevés de la société britannique moderne. Ces deux dernières décennies ont vu une baisse terrifiante des normes de moralité traditionnelle des élites britanniques. Nos politiciens actuels trouvent tout à fait normal de mentir, de tricher et de voler. Rappelons que Tony Blair a entraîné le pays dans une guerre en Irak sur le fondement de mensonges et que des soldats britanniques sont morts sur le fondement de ces mensonges. (Cliquer pour lire la suite.) Read the rest of this entry »

 
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Publié par le 14 août 2011 in Non classé

 

Trader Noé – Cette remontée est-elle un grand piège ?

Nous avions annoncé cette violente correction en mai et malheureusement peu l’ont anticipé.

Ces derniers jours l’ambiance en salle de marchés était vraiment morose.
Certains se posent diverses questions:

« Nous n’avons pas anticipé cette crise et notre portefeuille client perd désormais 25 %. Nous n’avons pas coupé nos positions et nous assistons à d’importantes décollectes ».

« D’autres se posent vraiment des questions sur leur avenir professionnel et s’interrogent même en se disant: Un tel système financier spéculatif n’existera peut être plus l’année prochaine ». (Cliquer pour lire la suite.) Read the rest of this entry »

 
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Publié par le 13 août 2011 in Non classé

 

Londres : émeutes et plans d’austérité

La Grande-Bretagne paie-t-elle le prix de sa nouvelle politique d’austérité ? Alors que Nicolas Sarkozy a donné l’agenda sur les réformes à apporter pour réduire le déficit public, la France doit, elle aussi, fixer le cap de la rigueur en s’accordant sur de nouvelles règles dès la rentrée. « Aujourd’hui, il n’y a plus de marge de croissance pour aider ces réformes, alors ce sera plus dur », avisent pour leur part les services de la Commission européenne. (Cliquer pour lire la suite.) Read the rest of this entry »

 
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Publié par le 13 août 2011 in Non classé

 

Trader Noé – Un plan de génie machiavélique !

Le marché a bien remonté hier, cependant le contrat Future SP500 présente un point très intéressant 1184-1200 points. Si le marché ne parvient pas à franchir ce seuil alors nous allons assister à une accélération de la tendance baissière.

« La tendance baissière prend de la force et pourrait se montrer dévastatrice, un peu comme la mer qui se retire avant le tsunami ».

Il faudra surveiller très attentivement le niveau des 1184-1200 points ! (Cliquer pour lire la suite.) Read the rest of this entry »

 
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Publié par le 12 août 2011 in Non classé

 

« La rumeur court toujours plus vite que la vérité »

Ce mot de Voltaire traduit bien ce que nous voyons aujourd’hui au niveau des bancaires françaises, dont le cours des actions a plongé considérablement. Nous pourrions ajouter que les conséquences liées à la rumeur peuvent se traduire, in fine, par une vérité de fait, et avoir des banques qui coulent réellement à cause de la perte de confiance des actionnaires. Surtout que la « main anonyme » a l’art d’intervenir sur des points extrêmement fragiles. Pas seulement en matière de cours boursiers, mais encore dans le « conditionnement des foules ». Il suffit de voir la manière dont réagissent les Britanniques aujourd’hui alors que Londres est confronté à des violence inouïes. (Cliquer pour lire la suite.) Read the rest of this entry »

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 17:17

C'est pas la journée des peuples indigènes pour tous..

Publié par Marc Lafontan |





José Carlos Meirelles et la police brésilienne au poste de la rivière Envira envahi par les trafiquants de drogue.

 

Le poste de contrôle brésilien destiné à protéger les Indiens isolés– ceux qui ont été filmés d’avion en début d’année– a été attaqué par des individus lourdement armés, soupçonnés d’être des trafiquants de drogue. Le poste a été pillé et les équipements détruits.
Les craintes concernant le sort des Indiens ne cessent d’augmenter depuis que des employés de la FUNAI (le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien) ont trouvé le sac à dos de l’un des trafiquants qui contenait une flèche cassée. Une enquête rapide des fonctionnaires du gouvernement n’a montré aucune trace des Indiens qui ont fait la une des média en février dernier.
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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 17:15

Bientôt la France ?

Publié par Marc Lafontan |

 

Tour d'horizon de quelques pays:

Portugal

Durement frappé par la crise financière depuis 2008, le pays détient le record des inégalités sociales en Europe. Les mesures d'austérité imposées par le plan de sauvetage financier de l'Union européenne et du FMI, en mars dernier, ont encore accru les tensions liées aux baisses de salaire, économies drastiques, hausses de TVA, auxquelles les Portugais sont confrontés depuis trois ans pour réduire leurs déficits publics. Le pays a connu des grèves massives à répétition depuis 2010. Plus de 3 millions de Portugais, soit plus d'un quart de la population, ont ainsi fait grève en 2010 contre la rigueur. « Génération dans la dèche », un groupe créé sur Facebook par des jeunes sans emploi ou en situation précaire, a organisé le 12 mars dernier une manifestation qui a débouché sur le plus grand mouvement social de l'histoire portugaise avec 400 000 manifestants.
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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 17:06
http://www.reussirbusiness.com/IMG/arton12400.jpg

http://www.reussirbusiness.com/IMG/arton12400.jpg

L'économie mondiale est entrée dans "une phase dangereuse"

Publié le 13-08-11 à 10:16    Modifié à 16:59     par Le Nouvel Observateur avec AFP     19 réactions

"Nous sommes au début d'une tempête nouvelle et différente", estime le président de la Banque mondiale Robert Zoellick.

L'économie mondiale est entrée dans une "phase nouvelle et plus dangereuse" et il reste très peu de marge de manoeuvre aux pays les plus développés, a déclaré samedi 13 août le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick.

Le problème de la dette des pays européens est selon lui plus inquiétant dans l'immédiat que les conséquences "à moyen et long terme" de la baisse de la note de la dette américaine, qui a provoqué la panique des marchés.

Avec la Grèce et le Portugal assommés par leur dette, c'est non seulement l'économie de la zone euro qui est menacée, mais aussi l'existence même de la monnaie européenne, estime Robert Zoellick.


Les investisseurs commencent selon lui à se demander combien de temps l'Allemagne et la France vont pouvoir continuer à soutenir les pays menacés, sans se mettre eux-mêmes en danger de voir leur note diminuer à leur tour.


Une phase dangereuse


"Nous sommes au début d'une tempête nouvelle et différente, ce n'est pas la même crise qu'en 2008", a ainsi déclaré le président de la Banque mondiale dans une interview publiée par l'hebdomadaire australien Weekend Australian.

"Dans les quinze derniers jours, nous sommes passés d'une reprise difficile - avec une bonne croissance pour les pays émergents (...) mais bien plus hésitante pour les pays les plus développés - à une phase nouvelle et plus dangereuse", explique-t-il.


Des mesures "sévères" à prendre


La crise dans la zone euro "pourrait bien être le problème le plus important" de l'économie mondiale, ajoute Zoellick. Celui-ci engage les pays européens à prendre les mesures nécessaires le plus rapidement possible.

"La leçon de 2008, c'est que plus on attend et plus les mesures doivent être sévères", a-t-il rappelé. Avant d'encourager le Premier ministre britannique David Cameron à maintenir, malgré les émeutes, les mesures d'austérité, qui sont "vraiment nécessaires".


Robert Zoellick estime que cette crise est en train de transférer "très rapidement du point de vue historique" le pouvoir économique de l'Occident vers la Chine. Pourtant,

 

suite ici :

 

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/economie/20110813.OBS8494/l-economie-mondiale-est-entree-dans-une-phase-dangereuse.html

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 16:57
Pas si zen le Dalaï-lama ?
12 août 2011 | Auteur: Jo ^^
« Nouveau coup de tonnerre ! L’actuel Dalaï Lama serait copain avec la CIA …
Il est très probable que ce livre obtienne, à l’unanimité, l’adhésion des dirigeants chinois.  :-)
Du reste, l’agence de presse chinoise Xinhua s’est empressée de mettre un article à ce sujet sur son site que voici »:

Dalai-Lama - Pas si ZEN

Il n’est pas si aisé de faire une critique du Dalaï-lama en France. Le leader spritituel tibétain fait en effet partie de ces personnages intouchables au même titre que Gandhi, Martin Luther King ou Nelson Mandela.
Maxime Vivas, journaliste et auteur du livre « Pas si zen, la face cachée du Dalaï-lama » aux éditions Max Milo, s’y essaye tout de même, quitte à soulever la polémique.
Le Dalaï-lama, « création » des médias ?
D’après l’auteur, le Dalaï-lama est une figure sympathique que l’on voit toujours souriante, une sorte de « bisounours international », plein de compassion, de patience, de bonté et de générosité, selon ses propres termes. Cet aspect est la face médiatique du dirigeant religieux mais la réalité n’est pas toujours ce que l’on croit.
Pour Maxime Vivas, le doute n’est pas permis. Sans l’appui des médias, le Dalaï-lama serait un moine inconnu du Tibet. Sa personnalité et sa tenue vestimentaire en font un personnage pittoresque et exotique. La religion et la philosophie qu’il véhicule en font également un des chouchous des Occidentaux. Toutes ces raisons expliquent sa popularité à travers les médias.
La lignée des Dalaï-Lamas est-elle responsable de l’obscurantisme au Tibet ?
Maxime Vivas explique que la lignée des 14 dalaï-lamas qui se sont succédés ont maintenu le Tibet dans un état de misère et d’ignorance inouïes. Avant l’arrivée des Chinois, 95% de la population était exclue de l’enseignement et seuls les aristocrates et les moines avaient accès à une forme d’enseignement qui se bornait à l’étude de la langue tibétaine et du bouddhisme.
Le maintien du peuple dans l’ignorance était une volonté selon le journaliste, il permettait ainsi un meilleur contrôle des populations et favorisait le système féodal de servage, en vigueur dans le pays. Selon M. Vivas, le Dalaï-Lama n’a jamais tenté d’abolir l’esclavagisme au Tibet, il en veut pour preuve la décision des Chinois de mettre un terme à ces pratiques d’un autre âge, seulement onze jours après l’annexion de leur nouvelle province…
Le rôle de la CIA
L’ouvrage de Maxime Vivas met également en avant le rôle joué par la CIA dans le financement du gouvernement tibétain en exil. Selon lui, il est de notoriété publique que, depuis des décennies, la CIA , via une « couverture », la National Endowment for Democracy, suventionne le Dalaï-Lama et pas moins de 14 programmes dits humanitaires.
Le Dalaï Lama, trop proche des États-Unis et de la CIA ? (Image: Official White House Photo by Pete Souza)
À lire aussi:

 

Sur mes blogs, depuis des années je dis que le Dalaï-Lama est financé par la CIA - pour aboutir à la séparation du Tibet de la Chine (I/3 du territoire de la Chine, je crois) et que les moines bouddhistes du Tibet étaient les pires féodaux qui soient, pratiquant avec cruauté le servage. Si le Tibet se sépare, la Chine est affaiblie, et plus vulnérable... avec une base américaine à ses portes ! L'enjeu est de taille !


eva R-sistons

 

 

Voir aussi :

et surtout :

 

http://www.michelcollon.info/TIBET-Vrai-ou-faux-Reponses.html

 

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 16:48
publié par Circus Manager (L' nouveau webmaster) Aujourd'hui 16H21 
Source : Business Insider

 

 

Certains analystes, des «gens sérieux», commencent à réaliser que nous sommes peut-être sur la voie d’une Troisième Guerre mondiale, constate Business Insider.

Le site d’information économique s’appuie sur le communiqué officiel de l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) relatif à la dégradation de la note de la dette américaine, qui met particulièrement l’accent sur«l’incapacité du système politique américain» à gérer la crise. C’est donc la perspective de «l’aggravation du mauvais fonctionnement politique» qui a motivé cette décision, et non les «défis économiquesen cours». Pour Business Insider, cette situation va se détériorer:

«Les répercussions politiques, et même géopolitiques,  de ce défi[économique] ne vont cesser de croître.»

Business Insider cite ensuite un article de John Judis publié dans The New Republic dans lequel le journaliste explique qu’une «dépression»plus longue et plus grave que ce qu’il était attendu semble désormais quasiment impossible à éviter, et qu'elle serait accompagnée de«bouleversements géopolitiques et d’un effondrement des institutions».Il évoque l’essor des «mouvements populistes d’extrême-droite» en Europe et aux USA, l’éventualité «de guerres économiques, d'une intense compétition sur les ressources naturelles et l’éventuel effondrement d’institutions comme l’Union européenne ou l’Organisation mondiale du commerce, et même la possibilité d’un conflit armé».

Business Insider se réfère aussi à un article du Telegraph intitulé «Ça commence vraiment à ressembler à 1931». Selon ce papier, la seule différence avec cette année-là, c’est que «la réaction en chaîne post-faillite a été évitée grâce aux différent renflouements». Même si les pays ne «ferment pas leurs frontières et n’arment pas leurs soldats», il existe néanmoins «des tensions entre pays européens jamais vues depuis des dizaines d’années».
Le site d’information économique est particulièrement pessimiste concernant le Vieux continent: «Il est de plus en plus évident que l’Europe sera bientôt incapable, ou ne voudra pas, continuer à renflouer les pays ayant un problème de dette.» Pour les Etats-Unis, les perspectives ne sont pas bonnes non plus. «Cette situation ne pourra pas perdurer», prévient Business Insider avant d’y aller de ses prédictions:
«Dans les prochains mois, nous constaterons que la dégradation par S&P a été "trop peu, trop tard", plutôt que le contraire. L’eurozone va éclater. La crise politique américaine va s’aggraver, le «super-comité» du Congrès va échouer.»


Source : Business Insider

 

 

Mes Lecteurs savent que je publie régulièrement des posts dans ce sens, sur sos-crise et sur no-war. 

 

Et sur mon blog R-sistons, j'ai moi-même à plusieurs reprises annoncé cette guerre, inévitable, car le capitalisme à bout de souffle se nourrit de guerres pour rebondir (comme après 1929).

 

Eva R-sistons

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 16:31
4/22/2011
http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/media/00/00/195831025.jpg
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La Troisième Révolution …

 

Publié par Marc Lafontan |

merci Chris pour la trouvaille, texte qui date de 2007  :

 

 



Nous y sommes Par Frédérique Vargas
Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal.
Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance, nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.


Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.


On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s’est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.


Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.


Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.


On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi ou crevez avec moi
Évidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.


Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, — attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille — récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).
S’efforcer.
Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d’échappatoire, allons-y.
Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième Révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
Fred Vargas

 

http://au-bout-de-la-route.blogspot.com/2011/04/la-troisieme-revolution.html

http://www.dazibaoueb.com

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 16:19
http://www.michaeljournal.org/images/InteretCompose2.jpg

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Il faut abolir la finance internationale

France corrompue, cynique, aucun de nos Polies-Tiques français à ce jour, hormis Marc Jutier de Fraternité Citoyenne, ne se bat pour que la Nation retrouve sa souveraineté financière. Notre Nation doit fabriquer sa monnaie pour cesser de s'endetter auprès des banque privées comme elle le fait depuis 1973 en raison de la trahison de Pompidou et Giscard.

Il est vital de nous déconditionner de cet argent de singe virtuel privé qui nous oblige à travailler comme des esclaves durant toute notre vie. Argent mirage sans valeur qui se dévalue lui-même pour encore mieux nous voler !!! Ne craignons plus d'abolir tout ce système mafieux monétaire !!!

La plupart des gens sur la planète reproduisent malheureusement et systématiquement le conditionnement général qui veut faire croire que les impôts permettent une juste répartition des richesses produites. En réalité les impôts ainsi que toutes les autres taxes prélevés ne servent qu’à alimenter les banques qui récupèrent ainsi l'argent-dette qu'elles créent alors que cela ne leur a rien coûté. Tous les partis Polies-Tiques "parasites privilégiés, avantagés" ferment les yeux et sont complices de cette monstrueuse et insoutenable escroquerie planétaire. Escroquerie exercée par le système bancaire mafieux tout puissant, pour le moment, grâce à l'ignorance, au mépris et à la corruption généralisée de toutes les élites mondiales.

Jamais le cartel mafieux bancaire tout puissant : FMI, Banque Mondiale, Federal Reserve et autres Banques Centrales n’a autant tenu en laisse les nations, les forçant à suivre la politique la plus perverse et antisociale qui soit. Aussi il est impératif d'abolir cette finance internationale nauséabonde en nationalisant les banques dont la seule finalité est d’endetter les nations et chaque citoyen de la planète. Les banques fabriquent systématiquement et régulièrement les guerres appuyées par leurs lobbies industriels et d'armements dans le seul but de faire des profits gigantesques. Ces guerres offrent de nouvelles perspectives de profits inimaginables aux banques ou aux oligarques de la planète  : d'abord limiter ce qu'ils appellent la surpopulation mondiale, et faire des profits colossaux en payant « toujours à vil prix » pour remettre une population en perdition au travail forcé, relançant ainsi leur crédit et de la sorte leur commerce et leur industrie antérieurement moins compétitives aux périodes fastes.

Il est essentiel que la Nation soit la seule à exercer le droit de création de la monnaie et du crédit sans intérêts. Il n'y aura plus de système monétaire tributaire de spéculations, fini inflation ou déflation. La Nation se doit de veiller à ce que chaque habitant touche de quoi vivre dignement, compensant les bas salaires, établissant l'équité. Chaque nation doit donc prendre entièrement à sa charge la fabrication de sa monnaie sans dette, non taxable, non imposable. Une monnaie libre qui ne coûte rien et qui alimente les organismes qui sont chargés de l'Habitation, de la Santé gratuite pour tous, de l'Agriculture, de l'Enseignement non élitiste et gratuite pour tous, des Loisirs, des Transports gratuits pour tous, de la Recherche Scientifique et de l'Industrie, de l'Import-Export, des Énergies et de la distribution de l'Eau…

Chaque humain adulte doit percevoir le Revenu de Base mensuel, 1000 € à vie, sans condition, (argent sans dette, non taxable, non imposable). Ceci sonnera le glas de toute spéculation, mettant fin à l’usure, à l'argent-dette et à l'industrie de la guerre imposée par l'oligarchie financière internationale. Les crédits doivent disparaître au profit de ''dotations'' remboursables partiellement ou entièrement gratuites, selon le cas, mais toutes strictement contrôlées par des organismes de tutelle et des associations habilités au contrôle des dotations.

« Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent et, en un tour de mains, ils créeront assez d'argent pour la racheter. Ôtez-leur ce pouvoir et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais, si vous voulez continuer à être les esclaves de banques et à payer le prix de votre propre esclavage, laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les crédits. » Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941, 2ème fortune d'Angleterre.

 1) La Banque de France a été créée par Napoléon Bonaparte, il était le principal actionnaire suivaient 15 riches rentiers dont Rothschild. La Banque de France est privée !!

Aussi il me paraît essentiel de sortir de cet engrenage malsain pour créer la Première banque sans dette, pourquoi pas la nommer Banque Humaine Mondiale ???

2) L'argent émis serait sans intérêts, ce serait un argent parallèle, appellons le comme nous voudrons, il serait ajustable à toutes les monaies mondiales mais insensible à l'inflation ou la déflation, il serait non taxable et non imposable. Ainsi il ne serait plus question de crédits mais de dotations, ceci afin de contrer l'actuelle spéculation en particulier sur l'immobilier, aussi les dotations seraient partiellement remboursable en fonction des finances de l'empreunteur.

3) Chaque pays possèderait sa Banque Humaine Mondiale chargée de fournir à chaque adulte du pays, sans condition, à vie, un "Revenu de Base" équivalent au pouvoir d'achat de 1000 euros. Ceci aurait dans un premier temps pour conséquence de relancer l'industrie, puis nombreux cesseraient de travailler pour vivre exclusivement du Revenu de Base ce qui entraînerait une récession économique. A partir de là chaque pays lancerait des appels d'offre de travail avec rémunération conséquente afin que la population puisse travailler en rotation, en fonction des besoins avec des périodes de congés valorisants et rémunérés pour toutes les personnes qui participent à l'effort de travail. Un travail partagé par tous où il n'y aurait plus d'élites planquées et privilégiées.

Par ces mesures nous quitterions rapidement le joug de l'argent dette qui deviendrait très vite inutile, pour nous fixer exclusivement sur l'argent sans dette !!!

 

 

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/il-faut-abolir-la-finance-98233

 

_____________________________________________________________________________________________

 

 

Les propositions du Crédit Social expliquées en 10 leçons

Leçon 4: La solution au problème des dettes:
un argent sans dette créé par la société


Comme il a été fait mention dans la leçon précédente, et qui est bien expliqué dans l'Ile des naufragés de Louis Even, tout l’argent en circulation est un prêt, et doit retourner à la banque grossi d’un intérêt. Le banquier crée l’argent et le prête, mais il se fait promettre de se faire rapporter tout cet argent, plus d’autre qu’il ne crée pas. Seul le banquier crée l’argent: il crée le capital, mais pas l’intérêt. Le banquier demande de lui rapporter, en plus du capital qu’il a créé, l’intérêt qu’il n’a pas créé, et que personne n’a créé.

 L’intérêt à payer sur la dette augmente dans la même proportion que la dette, puisque c’est un pourcentage de cette dette. Pour financer sa dette, le gouvernement émet des bons du Trésor et autres obligations, la plupart achetés par les banques à charte privées.

Concernant la vente de ces obligations aux banques, le gouvernement est un vendeur imbécile: il ne vend pas ses obligations aux banques, il en fait cadeau, puisque ces obligations ne coûtent absolument rien aux banques, car elles créent l'argent pour les acheter. Non seulement les banques obtiennent ces obligations pour rien, mais elles en retirent de l'intérêt (payé par les taxes des contribuables).

Est révélateur sur ce sujet l'échange qui eut lieu entre M. Wright Patman (photo de gauche), Président du Comité de la Chambre des Représentants des Etats-Unis sur la Banque et le Numéraire, et M. Marriner Eccles (photo de droite), Président de la «Federal Reserve Board» (Banque centrale des Etats-Unis), le 30 septembre 1941, au sujet de la création de 2 milliards $ par la «Réserve Fédérale»:

 

suite ici :

 

http://www.michaeljournal.org/lecon4.htm

 


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  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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