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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 06:41

Et la théorie du complot devint la "vérité"

 

Juste après le 11-Septembre, les complotistes ont entrepris de mettre au point et de diffuser ce qui au final allait devenir le mythe fondateur du mouvement complotiste du 11-Septembre: dans le but de restreindre les libertés individuelles et de favoriser leurs alliés de l’industrie pétrolière et gazière, les faucons néo-conservateurs de l’administration Bush —et ses compères de la CIA et du FBI, bien sûr— ont orchestré un attentat terroriste à grande échelle, provoquant la mort de 2.977 civils innocents et permettant d’obtenir le soutien de la population américaine à des guerres en Afghanistan et en Irak qu’elle n’aurait jamais autorisé sinon.
http://couturealain.com/couturealain.com/complot.html
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Le 11 Septembre et le nouveau dogme révisionniste : les complots n’existent pas
Le 27 mai 2005 · Catégories : 11-Septembre, Amérique du Nord, Analyses, Français
 

 

Encore et toujours, quand on ose s’interroger librement sur les attentats du 11 septembre et que l’on émet quelques doutes sur la véracité de la version officielle, on est immédiatement mis à l’index par la police de la pensée dominante.

Pourtant, on le sait, la version officielle (celle du rapport de la Commission sur le 11 septembre) a été présentée et défendue par des hommes qui ont décidé d’envahir et d’occuper l’Irak, un pays qui ne les menaçait pas, en utilisant les mensonges les plus grossiers, alors même que ces hommes ont des intérêts pécuniaires avérés dans le commerce des armes ou du pétrole.

Ce sont ces hommes qu’il faudrait croire sur parole. Autrement-dit, on nous demande une sorte de suicide intellectuel et de garder nos doutes pour nos conversations privées ou les comptoirs du café du commerce. Mais heureusement, la raison est têtue et le doute est pugnace. On ne se rendra pas à l’évidence le front honteux et la tête basse.


Les complots n’existent pas entend-t-on de toute part. Ou plutôt, ils existent, mais seulement quand les coupables sont musulmans ou noirs et que les victimes sont occidentales et blanches.

Les dirigeants rwandais peuvent bien comploter contre leurs citoyens Tutsi entre 1990 et 1994, mais pas les dirigeants américains. C’est inconcevable. Les blancs ne tuent pas d’autres blancs (au moins depuis la fin de la seconde guerre mondiale).

Il y a bien eu complot le 11 septembre, mais ses auteurs et ses complices ne peuvent être que des musulmans fanatiques qui ne connaissent rien de la démocratie et qui vivent cachés dans des caves. La démocratie ne saurait susciter en son sein des dirigeants capables de telles horreurs et d’une telle haine envers leur propre population.

Puisque les complots n’existent pas dans nos régimes démocratiques (sauf, évidemment, quand ils sont l’œuvre d’ennemis étrangers biens identifiés), et ne peuvent être que les sombres élucubrations d’esprits tourmentés qui voient le mal partout, on est bien forcé de convenir des vérités suivantes :

• il n’y a pas eu de complot pour assassiner Kennedy (la Commission Warren à eu raison de conclure à l’acte isolé d’un homme qui n’a, malheureusement, pas eu le temps de parler, puisqu’il a lui-même été assassiné. Il n’y a rien de choquant à ce que l’un des principaux membres de la Commission fut Allen Dulles, l’un des ennemis personnels de Kennedy qui l’avait limogé de la présidence de la CIA !) ;

• la CIA (l’organe d’un régime démocratique) n’est jamais intervenue dans aucun pays pour renverser le pouvoir en place dans les cinquante dernières années, ni en Amérique latine, ni au Moyen-Orient (la baie des Cochons, le coup d’Etat contre Allende, l’invasion de Grenade en 1983, l’invasion de Panama en 1989, l’armement des Contras pour renverser le gouvernement Sandiniste au Nicaragua et le scandale de l’Iran-Gate, les interventions militaires au Salvador et au Honduras dans les années 80 et 90, cela ne vous dit rien ? !).

• Le Président des Etats-Unis Eisenhower n’a jamais mis en garde les Américains contre les dangers d’une mainmise du complexe militaro-industriel sur la politique américaine ? (Voir son discours d’adieu du 17 janvier 1961). Le procureur Jim Garrison, à l’issue de son enquête sur l’assassinat de Kennedy, n’a pas déclaré être terrifié par sa découverte que la CIA et le Pentagone dirigaient, de fait, les USA ? (‘In a very real and terrifying sense, our Government is the CIA and The Pentagon, with Congress reduced to a debating society’. Octobre 1967).

• l’Irak n’a pas été envahi par l’armée américaine sous de faux prétextes (les armes de destructions massives ont été trouvées et les liens entre Saddam Hussein et le 11 septembre sont établis) ; l’administration Bush n’a jamais eu l’intention d’envahir et d’occuper ce pays avant les attentats ; cette administration n’est pas en train de privatiser l’industrie irakienne à son profit et de payer les frais de guerre avec le pétrole irakien (« Privatization in Disguise », by Naomi Klein, in The Nation, http://www.thenation.com/doc.mhtml ?i=20030428&s=klein) ;

• les USA n’ont pas espionné les membres des Nations Unies au moment de la discussion des résolutions préparant la seconde guerre du Golfe (un pays démocratique ne s’abaisse jamais à de telle pratiques)(« US dirty tricks to win vote on Iraq war. Secret document details American plan to bug phones and emails of key Security Council members », Martin Bright, Ed Vulliamy and Peter Beaumont, in The Observer, Sunday March 2, 2003, http://observer.guardian.co.uk/international/story/0,6903,905899,00.html) ;

• la France (un grand pays démocratique puisque c’est le pays des droits de l’Homme !) n’a jamais participé à un coup d’Etat en Afrique ni soutenu de régimes répressifs ; elle n’est, à aucun titre, complice du génocide rwandais ; elle n’a pas soutenu le régime génocidaire rwandais avant, pendant, après le génocide (des élucubrations d’esprits dérangés !) ; elle n’entretient pas de bonnes relations avec le régime également génociadire de Khartoum ni n’a approuvé les fraudes électorales au Togo lors des dernières élections présidentielles ;

• il n’y a pas eu de tentative de coup d’Etat au Venezuela en avril 2002 (avec l’appui des Etats-Unis de Bush et de l’Espagne d’Aznar) ni en Guinée Equatoriale en mars 2004 (avec l’appui de la Grande-Bretagne et les finances de Mark Thatcher, le propre fils de la Dame de Fer) ; non, ces pays riches en pétrole n’intéressent pas ces démocraties exemplaires ;

• il n’y a pas eu de coup d’Etat en Haïti en 2004 avec le soutien de la France et des Etats-Unis ;

• Aznar n’a pas essayé de manipuler la vérité sur les attentats de Madrid en vu d’être réélu en mars 2004 ; nos dirigeants démocrates aiment trop la transparence ;

• les élections présidentielles américaines de 2000 et de 2004 n’ont pas été entachée d’irrégularités (des millions de noirs n’ont pas été privés illégalement de leurs droit de vote)(Voir La Démocratie du Plus Fort).

Mais si les complots existent bel et bien, et que des régimes démocratiques peuvent les organiser ou les appuyer ici ou là quand il y va de leur intérêt ou de celui de leurs dirigeants (le plus souvent, il est vrai, ces complots se font au détriment de populations étrangères), cela ne signifie évidemment pas que l’administration Bush soit auteur ou complice des attentats du 11 septembre.

Cela nous invite seulement à ne pas accepter, sans broncher, une vérité officielle qui comporte de nombreuses zones d’ombre et qui ne résiste pas longtemps à un examen critique élémentaire.

Prenons cinq exemples significatifs illustrant, à nos yeux, l’importance du questionnement dans cette affaire :

• L’implication de l’Arabie Saoudite
• L’implication du Pakistan
• Les informations dont disposait l’administration Bush avant le 11 septembre
• Une Commission indépendante et impartiale ?
• Une administration au-dessus de tout soupçon ?

L’implication de l’Arabie Saoudite

 L’administration Bush voudrait nous faire croire, en dépit de tous les indices contraires, qu’aucun auteur ou complice des attentats ne se cache dans le cercle étroit de la famille régnante saoudienne et de ses services secrets. Cela serait particulièrement gênant pour l’administration Bush si tel était le cas, en raison, notamment, des liens d’amitiés et d’affaires qui unissent les élites saoudiennes avec la famille Bush et son entourage (particulièrement bien documentés par deux livres : « Ben Laden : La Vérité Interdite » de Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié, chez Denoël Impacts, 2002 ; « House of Bush, House of Saud : The Secret Relationship Between the World’s Two Most Powerful Dynasties », de Craig Unger, http://www.houseofbush.com/).

Cela ne prouverait pas la complicité directe de l’administration Bush dans les attentats (en termes juridiques, cependant, ce n’est pas impossible), mais nous permettrait de douter de l’assertion du rapport final de la Commission sur le 11 septembre, d’après laquelle il n’existe aucune preuve de l’implication d’une puissance étrangère dans ces attentats qui ne sont attribués qu’aux seuls membres du réseau Al Qaeda.

S’il était avéré que l’administration Bush avait sciemment masqué la responsabilité de personnalités importantes d’Arabie Saoudite dans les attentats, ou détruit ou gardé secrètes les preuves de cette implication, la procédure d’impeachment devrait légitiment être engagée à l’encontre du Président et des poursuites judiciaires entamées contre les autres membres de l’administration.

Eléments d’appréciation :

• pourquoi le rapport sur les attentats du 11 septembre, établi par le panel conjoint des comités de renseignement de la Chambre des Représentants et du Sénat (à ne pas confondre avec le rapport de la Commission sur le 11 septembre remis un an plus tard), publiée le 24 juillet 2003, a-t-il été censuré par la Maison Blanche qui en a expurgé 27 pages portant vraisemblablement sur l’implication de puissances étrangères dans les attentats ? On sait depuis que cette censure porte essentiellement sur l’implication de membres éminents du régime saoudien (et pakistanais) dans les attentats. Bob Graham, le Sénateur qui a présidé ce panel conjoint, a révélé dans un livre particulièrement sévère à l’égard de l’administration Bush (« Intelligence Matters » , Random House, September 2004) que les pages censurées portaient bien sur ce sujet et détaillaient l’implication supposée de membres du régime saoudien dans la préparation et le financement des attentats. Il accuse directement l’administration Bush d’avoir menti et d’avoir masqué la réalité de l’implication de l »Arabie Saoudite (on doit s’étonner du peu d’échos reçu par ce livre qui, à lui seul, constitue un réquisitoire impitoyable contre l’administration Bush et qui aurait du encourager les médias à rejeter la version présentée par le rapport final de la Commission).

• l’ambassadeur saoudien à Washington, le Prince Bandar, et sa femme, auraient, selon Bob Graham et le journaliste américain d’investigation Unger Craig (Voir : « House of Bush, House of Saud »), transféré plus de 100 000 dollars à la femme d’Osama Basnan, elle-meme l’amie d’al-Bayoumi, un financeur présumé de deux des terroristes du 11 septembre. Pourquoi le rapport final de la Commission sur le 11 septembre ne mentionne pas ces faits, au moins pour les démentir ? Pourquoi n’avoir pas auditionné le Prince Bandar et sa femme ?

• pourquoi avoir autorisé les membres de la famille régnante saoudienne et de la famille Ben Laden, présents sur le territoire américain au moment des attentats, à quitter le pays moins d’une semaine après ceux-ci, sans les avoir proprement interrogés, alors que 15 des 19 preneurs d’otages étaient de nationalité saoudienne et qu’Oussama Ben Laden était considéré par l’administration Bush comme le principal responsable de ces attentats, et qu’il est avéré que le terroriste désigné entretenait toujours de bons rapports avec certains membres du régime saoudien et de sa propre famille ? On est surpris de constater que la Commission n’y trouve rien à redire.

L’implication du Pakistan

Le Président des services secrets pakistanais (l’ISI), Lt. Gen. Mahmoud Ahmad, se trouvait en visite officielle aux Etats-Unis au moment des attentats du 11 septembre (Reuters -13 septembre- ; New York Times -13 septembre- ; Daily Telegraph -14 septembre- ; The Guardian -15 septembre).

A Washington du 4 au 13 septembre, son agenda était particulièrement chargé puisqu’il a eu des entretiens privés avec les hauts responsables Américains suivants : le secrétaire d’Etat Colin Powell (12 ou 13 septembre) ; le sous-secrétaire d’Etat adjoint Richard Armitage (12 et 12 septembre) ; le sous-secrétaire d’Etat Marc Grossman (avant le 11 septembre) ; l’ancien directeur de la CIA, George Tenet (avant le 11 septembre) ; le sénateur Bob Graham, président du Comité du renseignement du Sénat (11 septembre) ; le sénateur John Kyl, membre du Comité du renseignement du Sénat (11 septembre) ; le représentant Porter Goss, président du Comité du renseignement de la Chambre et actuel président de la CIA et le sénateur Joseph Biden, président du Comité des relations étrangères (11 septembre) (dans Guerre et Mondialisation de Michel Chossudovsky – Editions Le Serpent à Plumes – page 211). D’après le Washington Post (en date du 23 septembre 2001), Mahmoud Ahmad se serait rendu en Afghanistan juste après les attentats, à la demande des Américains, afin de rencontrer les leaders Talibans et de discuter avec eux de l’extradition de Ben Laden aux Etats-Unis.

Quelques jours avant le commencement de la campagne militaire anglo-saxonne en Afghanistan (octobre 2001), on apprend que Mahmoud Ahmad est poussé à la démission, sous la pression des Américains, pour avoir transféré 100 000 $ au chef présumé des attentats du 11 septembre, Mohammed Atta. Ces faits incroyables, (d’abord révélés le 8 octobre par Press Trust of India et The Dawn du Pakistan) ont été relatés en détail par le très respecté Times of India : « Des sources importantes ont confirmé que le général [Mahmoud Ahmad] avait perdu son travail en raison des preuves fournies par les services secrets indiens établissant un lien entre lui et l’un des responsables des attentats contre les World Trade Center. Les autorités américaines ont exigé sa mise à la retraite une fois confirmé le transfert de 100 000 $ au profit de Mohammed Atta à travers le Pakistan, transfert réalisé par Umar Sheikh à la demande de Mahmoud Ahmad. Des sources gouvernementales ont confirmé que l’Inde avait contribué de manière significative à l’établissement du lien existant entre le transfert d’argent et l’ancien président de l’ISI. Sans donner de détails, ces sources ont confirmé que les éléments recueillis, y compris le numéro de téléphone du mobile de Sheikh, ont aidé le FBI à établir le lien en question » (Joshi, Manoj, ‘India helped FBI trace ISI-terrorist links’, Times of India, 9 octobre 2001). Les faits ont ensuite été confirmés par d’autres sources : AFP -10 octobre- ; Wall Street Journal -10 octobre- ; Australian -10 octobre- ; India Today -15 octobre- ; Daily Excelsior -18 octobre- ; Sunday Herald -24 février 2002- ; London Times -21 avril 2002.

Depuis, Mahmoud Ahmad refuse de répondre aux questions (AP -21 février 2002) et n’a pas fait l’objet de poursuites de la part du Pakistan ou des Etats-Unis qui n’ont pas réclamé l’ouverture d’une enquête sur les liens supposés entre l’ancien président de l’ISI et l’un des responsables des attentats du 11 septembre.

A tout le moins, une enquête sur cette éventuelle responsabilité serait bienvenue. Que dit le Rapport de la Commission sur le 11 Septembre à propos de ces faits ? Rien.

Les informations dont disposait l’administration Bush avant le 11 septembre :

On voudrait nous faire croire que l’administration Bush n’avait pas reçu de très nombreuses informations précises sur la préparation des attentats plusieurs mois avant qu’ils aient lieu.

Eléments d’appréciation :

• Pourquoi 50 agents de la CIA, du FBI, de la NSA prétendent le contraire ? Pourquoi ces agents dénoncent-ils les pressions qu’ils ont subies de la part de leurs responsables hiérarchiques pour ne pas poursuivre leurs investigations sur les présumés terroristes, avant et depuis les attentats du 11 septembre ? (Voir notre éditorial : « Qui a Peur de Sibel Edmonds ? » dans L’Idiot du Village).

• Le juge américain, David Philip Schippers, prétend avoir prévenu de nombreux sénateurs et représentants américains, ainsi que John Ashcroft, ministre de la justice, un mois et demi avant le 11 septembre, de l’imminence d’attentats sur Manhattan et Washington, orchestrés par des terroristes liés à Ben Laden à l’aide d’avions suicides ? (Voir dans New American, 28 janvier 2002, de William Jaspers, l’article intitulé ‘OKC Bombing : Precursor to 9-11 ?’ ; sur le site Infowars, 10 octobre 2001, l’interview de Schippers, intitulé ‘Government Had Prior Knowledge’ ; sur WorldNet Daily, 21 octobre 2001, l’article intitulé ‘David Schippers Tells Metcalf Feds ignored warnings of WTC attacks’). De qui David Philip Schippers tenait-il ses informations ?

• Salman Rushdie dit avoir reçu l’ordre de l’Administration Aérienne Américaine (FFA) de ne pas prendre d’avion de ligne effectuant des trajets à l’intérieur des Etats-Unis et du Canada, une semaine avant les attentats (« Rushdie’s air ban » de James Doran dans The Times/London – 27 septembre 2001).

• 8 heures avant les premiers détournements d’avions, le maire de San Francisco, Willie Brown, a-t-il, comme il le prétend, reçu de son personnel de sécurité, le conseil de ne pas prendre d’avion de ligne ce matin là, alors qu’il avait prévu de s’embarquer pour New York (« Willie Brown got low-key early warning about air travel », de Phillip Matier et Andrew Ross dans San Francisco Chronicle – 12 septembre 2001 ; Counterpunch – 14 septembre 2001) ?

• Sur les très nombreuses informations provenant des services secrets étrangers voir : ‘Foreign Intelligence Warnings’, de Paul Thompson dans The Center For Cooperative Research (http://www.cooperativeresearch.org/essay.jsp ?article=foreignwarnings).

Le plus étonnant est que la Commission ne se soit pas donné la peine de mentionner ces faits largement documentés par de nombreux articles de presse, soit pour les démentir, soit pour les confirmer.

Une Commission indépendante et impartiale ? 

On voudrait nous convaincre que la commission d’enquête sur le 11 septembre était indépendante et qu’elle a répondu à toutes les questions qui se posaient.

Eléments d’appréciation :

• La commission d’enquête sur les attentats du 11 septembre était présidée par Thomas Kean (le directeur exécutif étant Philip Zelikow) : il est de notoriété publique qu’il entretient des liens d’affaire étroits avec la famille Ben Laden et la famille Ben Mahfouz. Ce dernier est considéré comme l’un des principaux bailleurs de fonds du terrorisme islamique dans le monde (Voir « Who’s Who on the 9/11 « Independent » Commission » de Michel Chossudovsky, dans Global Research on Globalization – 18 juillet 2003 dans L’Idiot). En effet, Thomas Kean est directeur (et actionnaire) d’Amerada Hess Corporation qui participe à la coentreprise Delta-Hess avec Delta Oil d’Arabie saoudite, laquelle appartient aux clans ben Mahfouz et Al-Amoudi. Delta-Hess a été créée en 1998 pour la mise en valeur et la prospection de champs pétrolifères dans la région de la mer Caspienne. En Azerbaïdjan, Delta-Hess a une participation de 2,72 % dans la société Azeri-Chirag-Gunashli et une autre de 20 % dans la société Garabaghki-Hursangi. Elle détient aussi des actions dans le pipeline Bakou-Tbilisi-Ceyhan (BTC).

• La commission avait pour directeur exécutif un certain Philip Zelikow. Celui-ci est un historien reconnu qui a travaillé étroitement avec Condoleezza Rice, la conseillère de Bush pour la sécurité nationale. En octobre 2001, Philip Zelikow était nommé par Bush membre du Foreign Intelligence Advisory Board, un organisme chargé de conseiller le Président sur les affaires sensibles. C’est donc un proche de Bush qui a été choisi pour diriger l’enquête sur les attentats du 11 septembre (Voir « Probing 9/11″ de David Corn dans The Nation, 19 juin 2003, le 25 juin 2003 dans l’Idiot).

• Un certain nombre de membres des familles des victimes des attentats ont demandé, en vain, que Zelikow quitte ses fonctions en raison de ses nombreux liens avec l’administration Bush (Voir ’9/11 Panel Director Has Conflict of Interest’, United Press International -US-, mardi 7 octobre 2003 dans L’Idiot ; ‘Sept. 11 Panel Defends Director’s Impartiality’, de Dan Eggen dans The Washington Post, mardi 14 octobre 2003 dans L’Idiot).

• Pourquoi George Bush a-t-il demandé au leader de la majorité sénatoriale, Tom Daschle, de limiter l’enquête sur les événements du 11 septembre à une enquête sur les failles des services de renseignements ? Pourquoi George Bush a-t-il refusé, jusqu’en décembre 2002 et jusqu’à ce que les familles des victimes le menacent de porter l’affaire en justice, qu’une véritable commission d’enquête soit désignée, préférant laisser les comités de surveillance du Sénat et de la Chambre des Représentants mener l’enquête ? (Voir CNN, 20 janvier 2002, ‘Bush asks Daschle to limit Sept. 11 probes’ ; Newsweek, 4 février 2002, ‘The Battle Back Home’). Pourquoi George Bush s’est-il opposé à la publication intégrale du rapport conjoint des comités de surveillance du Sénat et de la Chambre des Représentants ?

• L’un des membres de cette Commission, Max Cleland, s’est dit écœuré par l’attitude d’obstruction de l’administration Bush dans un article publié sur Salon.com : « The President Ought to be Ashamed : Interview with Max Cleland », Salon.com, Nov. 13, 2003. Depuis cette déclaration l’administration Bush a acheté son silence en le nommant membre de direction de la Banque d’Import/Export (Export-Import Bank) et en lui demandant, par la même occasion, de quitter ses fonctions au sein de la Commission.

• Pour plus de détails sur les omissions et distorsions de la Commission sur le 11 septembre voir : « The 9/11 Commission Report, Omissions and Distortions » de David Ray Griffin, Arris Books, 2005.

Une administration au-dessus de tout soupçon ?

 On voudrait nous peindre les membres de l’administration Bush comme des hommes et des femmes incapables d’imaginer et de faire le pire. Il suffit des les juger par leurs actes.

Eléments d’appréciation :

• George Bush est arrivé au pouvoir dans des conditions plus que douteuses en l’an 2000 (Voir : « The Best Democracy Money can Buy » de Greg Palast) et a été réélu dans des conditions tout aussi suspectes (Voir : Le Coup d’Etat Electronique de George Bush).

• John Poindexter, l’un des hommes de l’ombre de l’administration Bush, fut le principal artisan de l’Irangate dans les années 80 alors qu’il était conseiller pour la sécurité nationale (1983-86). Il est à l’origine du projet Information Awareness Office (voir ci-dessous pour plus de détails).

• John Negroponte (actuel représentant américain aux Nations Unies) a dirigé la sale guerre contre le Nicaragua des Sandinistes et les mouvements de gauche et d’extrême gauches du Honduras et du Salvador dans les années 80 lorsqu’il était ambassadeur au Honduras.

• Au lendemain du 11 septembre 2001, des milliers de personnes (peut-être plus de 5000, sans compter les prisonniers de Guantanamo) sont ou ont été détenues arbitrairement aux Etats-Unis et à l’étranger, dans des camps militaires américains, sans que leur soient garantis les droits élémentaires de tout détenu : pas d’avocat, pas de charge précise retenue à leur encontre, jugements et expulsions dans le plus grand secret (« Enemy Aliens », par David Cole, The New Press, 2003).

• Le Pentagone souhaite encourager les citoyens américains à espionner leurs proches et voisins afin de s’assurer qu’ils ne participent pas à des opérations terroristes (Projet Talon). Un fichier pour recueillir les données collectées sera crée. Le projet Talon remplace le projet TIPS du ministère de la justice (Terrorist Information Protection System) qui visait à forcer les citoyens à rapporter les faits suspects auprès des autorités. Le projet TIPS envisageait de forcer 11 millions de citoyens américains, principalement des personnes ayant accès aux maisons de leurs compatriotes, comme les livreurs et les plombiers ou électriciens, à rapporter les faits en question (« Enemy Aliens », par David Cole, page 73, The New Press, 2003 ; ‘Pentagon to enlist US citizens for spying’, Wired News, par Brian McWilliams, 25 juin 2003 ; le 27 juin 2003 dans L’Idiot).

• L’administration Bush a transféré des centaines de Talibans sur la base militaire de Guantanamo afin de les priver des protections minimum imposées par les conventions internationales sur les prisonniers de guerre, qu’ils ont pourtant signées (Conventions de Genève sur les prisonniers de guerre). (Voir ‘Bush se trompe sur les dispositions des Conventions de Genève’, rapport du Human Rights Watch, New York, 7 février 2002 ; ‘Apply Geneva Conventions to Guantanamo Inmates’ Sur ZAWYA [UAE], le mardi 25 mars 2003 dans L’Idiot).

• L’administration Bush a crée, au lendemain du 11 septembre, une cellule au sein du Pentagone chargée ouvertement de désinformer les médias étrangers et de les manipuler (l’Office of Strategic Information aurait finalement été dissout).

• Afin de combattre le terrorisme, l’administration Bush a proposé de créer des fichiers sur tous les Américains dans lesquels seraient enregistrées automatiquement toutes les informations concernant leur consommation et leurs déplacements et qui pourraient être consultés par l’administration à tout moment, en l’absence même de contrôle judiciaire (le projet, d’abord intitulé Total Information Awareness et renommé Terrorism Information Awareness, n’a pas encore été adopté par le Congrès américain).

• Le Homeland Security Act et le Patriot Act confèrent au Président des Etats-Unis (qui a transféré ce pouvoir à la CIA) le droit de désigner toute personne ennemie de l’Etat (sans que des critères précis soient définis) et de l’éliminer physiquement quelque soit l’endroit où elle se trouve.

• Quelques sources : ‘Ideas the Pentagon Wishes It Never Had’ par Ari Berman dans The Nation -US-, lundi 1er septembre 2003 dans L’Idiot ; ‘Civil Liberties After September 11′ par Tom Stephens, dans Counterpunch , mercredi 16 juillet 2003 dans L’Idiot ; ‘Copycatting the US ‘war on terrorism’ de Ehsan Ahrari dans Asia Times, Thailand, le mardi 2 septembre 2003 dans L’Idiot. Voir aussi les très nombreux articles consacrés à ce sujet et mentionnés dans L’Idiot dans la rubrique ‘Amérique du Nord’.

Si cette administration ne doit pas être soupçonnée du pire, alors que notre conscience dorme d’un sommeil éternel et cessons de faire notre métier de journaliste !

Conclusion

Nous ne prétendons pas avoir les preuves matérielles de la complicité de l’administration Bush dans les attentats. Nous disons simplement qu’il y a suffisamment d’indices concordants pour le supposer ou le soupçonner et pour, par conséquent, rouvrir le dossier et explorer la piste de la complicité active ou passive avec attention et rigueur.

Les hommes, la doctrine, les ambitions affichées et les actions passées et présentes de l’administration Bush incitent à un tel travail. Vouloir l’empêcher c’est se rendre, d’une certaine manière, complice des complices et ne pas faire son métier de citoyen.

Ceux qui nient les complots aujourd’hui et qui dénient à quiconque le droit de s’interroger sur les responsabilités de l’administration Bush dans les attentats du 11 septembre, ressemblent, à s’y méprendre, à ces révisionnistes d’extrême droite, que l’on croyait à jamais discrédités, qui nient la réalité parce qu’elle ne sied pas à leur haine ou à leur bêtise.

 

Guillaume de Rouville

 

http://lidiotduvillage.org/2005/05/27/le-11-septembre-et-le-nouveau-dogme-revisionniste-les-complots-nexistent-pas/

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 06:33
http://tchadonline.com/?p=125890 - Le Blog de Thierry Desjardins  : "Les Français sont fous" (non, ils sont conditionnés en permanence par les médias menteurs, note d'eva R-sistons)

HOLLANDE AFRIQUE-OK-05-07-2012 21-15-29
IMAGES – © TOL PRESSE
...75% de nos compatriotes approuvent l’intervention militaire française au Mali. Jamais les Français ne s’étaient montrés aussi bellicistes. Ils n’avaient été que 66% à approuver l’intervention française en Libye, en 2001, 55% pour celle en Afghanistan, en 2001 et 58 % pplur celle au Kosovo en 1999....

 

Mali : Clés pour comprendre la tragique

(re)colonisation de l'Afrique (au sous-sol si riche)

Par eva R-sistons

 

 

Alors, guerre contre le terrorisme, ou pour aider le "Président" du Mali ? Imposture ! Ce sont des prétextes, des mensonges !

 

Il s'agit de re-coloniser l'Afrique entière, soi-disant en traquant les "terroristes islamistes" (que l'on utilise d'ailleurs contre la Syrie souveraine (1) de plus en plus vers le Sud... donc bientôt partout dans le continent.

 

Cette fois, la colonisation ne sera pas au profit des Français (sauf pour Total - pétrole -  et Areva - uranium -), mais des USA et d'Israël cherchant à supplanter les Chinois qui eux, extraient les ressources sans bombarder mais en douceur (en échange de la construction de routes, d'hôpitaux, d'écoles, donc en échange du développement du pays).

 

Washington, Londres, Tel-Aviv font leurs guerres par procuration, en utilisant les Français, ou plus exactement leurs hommes à la tête de la France, de Sarkozy-Kouchner-(BHL)...  à Hollande-Fabius-(BHL). Hollande a menti, le changement ce n'est pas maintenant, la politique est la même, l'hypocrisie en plus ! (voir ici : La colère des militaires contre la France vendue à l'UE, aux USA, à Israël)

 

La colonisation ne se passera plus comme avant; on n'enverra plus des Français apporter la "civilisation" aux Africains. On remplacera sur le continent les dirigeants "patriotes" (comme Kadhafi ou Gbagbo) par des dirigeants dociles, donc aux ordres de l'Occident et du FMI; le meilleur exemple est Ouattara, l'ami personnel de Sarkozy, imposé par la France à la place de Gbagbo réellement élu pour non seulement diriger la Côte d'Ivoire au profit de l'Occident, mais "modeler" le continent africain par la dette des Etats et des peuples, le pillage des ressources par les multinationales, les guerres contre les dirigeants insoumis, la fabrique de terroristes (bien pratiques comme prétextes de guerres) ou l'entretien des conflits locaux, tribaux, ethniques, religieux... pour comme en Libye, voler l'or et le pétrole du pays pendant que les habitants sont trop occupés à s'entretuer. 

 

Le FMI prête toujours de l'argent aux pays pauvres (soi-disant pour les aider), alors que ce sont les banquiers qui profitent de l'endettement tandis que les populations sont "asservies" - c'est une forme d'esclavage moderne. 

 

Kadhafi a été assassiné par la France (d'ailleurs soucieuse de se débarrasser de lui car le dirigeant Libyen avait financé la campagne électorale de Sarkozy) parce qu'il voulait libérer l'Afrique de la colonisation, de l'asservissement, de l'endettement, des pillages des ressources par les multinationales...

 


http://tchadonline.com/?p=121848

 

 

La politique françafricaine est-elle enterrée comme promis par Hollande ? Non, au contraire, elle est plus implacable car désormais la colonisation passe par la guerre, les bombardements, au lieu d'être discrète, sournoise - c'est la méthode des roués Fabius-Hollande inspirée par le sulfureux "philosophe" au service d'Israël, BHL.

 

Tragique politique pour la France ! Notre pays sert des intérêts étrangers au lieu des siens, il perd sa considération, son rôle dans le monde. La vraie "Communauté internationale" (tout sauf l'Occident) ne fait plus appel à notre pays comme médiateur puisqu'il sert exclusivement les intérêts "usraliens" (USA-Israël, ajouter la GB). Et pour "servir" cette politique abjecte, le Quai d'Orsay a été "nettoyé" de ses éléments patriotes, indépendants, et puis des hommes comme les Sarkozy-Hollande-Fabius-Valls (au service d'Israël et des Anglo-Saxons) sont imposés aux Français grâce aux Médias aux ordres. Il suffit de voir comment Manuel Valls, aujourd'hui, est lancé comme une lessive, pour devenir un jour un Président impitoyable afin d'une part, de consolider l'UE (contre notre volonté) et le Nouvel Ordre Mondial et bien sûr de tuer notre modèle social, nos retraites par répartition etc - et d'autre part, de faire les guerres demandées par Tel-Aviv, Londres, Washington.

 

Quant à la prise d'otages en Algérie, on peut légitimement penser qu'elle a été préparée par la France de longue date (depuis des années, notre pays cherche à déstabiliser l'Algérie pour la re-coloniser), mais si elle a eu lieu maintenant, c'est certainement pour tenter de convaincre d'autres Etats de faire la guerre contre le Mali puisque les otages étaient de différentes nationalités. Raté ! Alors, pour ne pas présenter aux Français, en plus du coût financier terrible de cette sale guerre (40.000 euros l'heure de vol, semble-t-il), celui plus grave et plus impopulaire encore, humain, avec la vision de soldats rentrant dans un cercueil, nos dirigeants corrompus subventionnent des armées locales, africaines.

 

En Syrie, la France arme, forme, finance (avec le Qatar, l'Arabie Saoudite, la Turquie, etc) des terroristes mercenaires, et au Mali, des Noirs pour servir de chair à canons.

 

Au mépris du Droit international (nos dirigeants relèvent d'un Tribunal pour crimes contre l'humanité, car tout le continent africain est en voie de déstabilisation, via Sarkozy et sa guerre en Libye, et maintenant via Hollande et sa guerre au Mali), la France sème partout la peur, la mort (des civils ou pas), les ruines, la faim, les exodes, et des hordes de réfugiés ne savent plus où aller. Je pose aussi une question : Des enfants soldats sont-ils aussi utilisés dans ces très sales guerres ?

 

La France elle aussi désormais colonisée est en sous-mains dirigée par les "Usraéliens", au mépris de sa réputation, du Droit international, et au risque d'attentats ou de représailles sur notre sol, elle a pris la tête des croisades contre (soi-disant) le terrorisme, croisades chères aux néoconservateurs comme Bush de sinistre mémoire. Aujourd'hui, sous la férule d'hommes vendus à l'Etranger, note pays écrit une de ses plus sombres pages d'Histoire : Pour son malheur, le nôtre, et celui des Africains. Quelle abominable responsabilité !

 

Les hommes les plus dangereux de France, aujourd'hui, outre Copé à Droite, sont à "Gauche", Fabius, Valls, BHL - et Hollande sous leur funeste influence. Tous radicalement sionistes et atlantistes, sans hasard....

 

Voilà la vérité, celle que les Médias collabos de l'Oligarchie militaro-financière nous cachent. Au risque de lendemains très amers pour nous... et terriblement meurtriers pour le continent africain encore et toujours asservi, colonisé, saigné, pillé, meurtri !

 

Ainsi, la Patrie des Droits de l'Homme est-elle en train de devenir celle qui les piétine le plus.... en bernant les Français crédules, désormais "accros" aux guerres permanentes, de la Yougoslavie à l'Afghanistan, de la Côte d'Ivoire et de la Libye au Mali, en attendant le plus gros morceau, pour le compte de Tel-Aviv : Contre l'Iran millénaire qui n'a jamais attaqué personne. Avec toutes les conséquences sur notre sol, et le risque de guerre mondiale nucléaire.

 

Nos dirigeants-laquais ont perdu la tête. Et nos Médias "squattés" par les sionistes les plus radicaux, aujourd'hui "Lanterne rouge" (de la désinformation) en Europe, sont gravement responsables pour leur conditionnement permanent contre nos intérêts, ceux de notre pays, et ceux de l'Afrique déjà si meurtrie (2)...

 

Eva R-sistons

 

 

1) D'ailleurs, Fabius soutient les opposants terroristes en Syrie et non les opposants modérés au Régime syrien voir ici : Fabius soutient les opposants syriens terroristes et non les modérés

 

2) En particulier par le sang contaminé, et là on retrouve encore le mielleux et si dangereux Fabius, "l'homme du sang contaminé" (c'est son surnom)...

 

 

Depuis l’annonce de l’arrivée à l’Elysée du socialiste François Hollande qui a promis, durant sa campagne, d’engager «une rupture» avec «les vielles pratiques de la Françafrique»,  les Africains francophones notamment espèrent la fin de l’action néocoloniale prêtée à la France en Afrique, dénommée Françafrique. Une notion que l’on utilise parfois sans en comprendre véritablement le sens.

(suite ici : http://gabonreview.com/blog/au-fait-la-francafrique-cest-quoi-exactement/)

 

NB : Hollande a menti :
Mali : Hollande pris en flagrant délit de mensonge (vidéo 1 mn)


Françafrique drapeau

 

Aller plus loin :

 

Mali : les dessous impérialistes
d’une intervention Franco-Américaine

Par Mireille Fanon-Mendes-France

 

Mali : les dessous impérialistes d’une intervention Franco-Américaine


.http://www.fruits-rouges.org/?attachment_id=1110

 

 

 

 

La France casse du touareg au Mali – Partie 1

Mali : une guerre peut en cacher une autre

 


Al-Qaïda sert d’écran de fumée à la recolonisation de l’Afrique du nord par l’OTAN
.
Lire  l' incontournable

 

L'Afrique saignée

Témoignage d'un Malien

 

 

http://www.journaldumali.com/article.php?aid=189

 

Les commentaires sur la France,

sur l'Afrique.. et le témoignage d'un Malien, ici :

La France ? Une ploutocratie dirigée par des mafieux - L'Afrique saignée

.

afrique-guerre.jpg

 

La tragédie d'un monde

convoité par l'Occident machiavélique

qui institutionnalise la stratégie du chaos

en soutenant dictateurs, terroristes,

et obscurantisme barbare.


Le génocide libyen.

L'Afrique en proie à la recolonisation

et orpheline de son héros, Kadhafi.

La nécessaire lutte de libération

du continent africain.

Par eva R-sistons

et par l'ALAC-Afrique

 

Dimanche 18 novembre 2012

 

  Nouveau sur Investig'Action  

- michelcollon.info

LE MYTHE DE LA BONNE GUERRE
Le panafricanisme est-il mort dans les sables du Sahel ? - Theophile Kouamouo
"Au moment de la guerre de Libye, il aurait juste fallu un peu de courage..."

Faire la guerre au Mali ou comment éluder les bonnes questions - Carlos Crespo
Une analyse des causes qui ont mené au conflit soulève de troubles responsabilités.

La France intervient au Mali et réaffirme son rôle de gendarme en Afrique - Survie
L' intervention française révèle l’échec de 50 années de "coopération" avec l’Afrique.

ATTENTION, MEDIAS!

Les mensonges de la propagande de guerre française au Mali - Mohamed Tahar Bensaada
Pas moins de sept mensonges relevés dans les médias.

Guerre au Mali : les JT de TF1 en première semaine - Blaise Magnin, Henri Maler
Les RP de Bouygues à l'œuvre. Ou quand la question de la légitimité ne se pose pas.

ENJEUX ET INTERETS OCCULTES
Mali : le bruit des bottes - Mireille Fanon-Mendes-France
Au mois de novembre déjà, la fille de Frantz Fanon épinglait les dangers d'une guerre.

L'aventure ambiguë de la France au Mali - Pierre Cherruau
Une bonne affaire pour Hollande mais pas vraiment pour l'Afrique.

CONTEXTE
Le Mali, prochain Afghanistan ? - Immanuel Wallerstein
Retour sur l'histoire récente d'un Etat en crise.

Les "guerres nomades" gagnent le Mali - Colette Braeckman
Comment la situation s'est dégradée dans le nord du pays. Entretien avec M. Galy

A LA RESCOUSSE D'AREVA
Areva en Afrique ou la loi de la jungle - Eva Lacoste
Les dessous du "fleuron de l'industrie française".

Comment Areva laisse mourir ses travailleurs au Niger - Emmanuel Haddad
Qui défendra les Nigériens de ces terroristes?

VIDEO
Mali Ko, chant pour la paix - United Voices of Mali
Des artistes africains s'unissent contre la guerre.

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VIDEO :

 

 

.

afrique-prison.jpg

 

 

A lire aussi :

 

Les génocides planifiés par les Etats-Unis, les escadrons de la mort

 

http://moreroots2.skyrock.com/11.html
.
Voir aussi :

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 05:59

 

Dimanche 27 janvier 2013

 

 

Entretien avec Pierre Hillard à propos de l'intervention française au Mali, suivi du texte  « Un plan sioniste contre le monde arabe ? »

.

 

 

Mecanopolis : Dans votre texte, « Un plan sioniste contre le monde arabe », que nous publions à la suite de cet entretien, vous indiquez que la « balkanisation des pays arabes » est un plan sioniste. Vous le démontrez d’ailleurs en citant « The zionist plan for the Middle East » - texte que nous plaçons en intégralité en fin d’article. Pensez-vous que l’intervention de la France au Mali participe à l’accélération de ce processus ?


Pierre Hillard : Suite aux événements qui ont secoué les pays arabes depuis 2011, nous assistons à une extension de ces troubles. Malheureusement, la France de François Hollande continue le travail délétère de Nicolas Sarkozy. Rappelons que notre président de la République est « Young Leader » de la Fondation franco-américaine dont une des têtes pensantes et agissantes s’appelle Frank Carlucci, ancien patron du groupe Carlyle très impliqué dans les attentats du 11 septembre 2001. Ajoutons aussi que Carlucci était, entre autres, l’ancien directeur-adjoint de la CIA. Pour arriver à la tête de la présidence, il faut montrer patte blanche. François Hollande a sûrement apporté des gages de fidélité. Le système a misé sur lui. Ce dernier doit maintenant ren! voyer l’ascenseur. L’intervention française au Mali, en n’oubliant pas l’arrière-fond économique (or, pétrole, uranium…), est la continuation logique du processus de déstabilisation des pays arabes. Il est vrai que des mouvements islamistes fanatiques progressaient vers le Sud du Mali. Mais nous ne devons pas oublier que l’intervention franco-anglaise contre la Libye de Kadhafi a permis d’armer ces rebelles qui, maintenant, se retournent contre nous. Nous avons été pyromane et nous devenons pompier. Cette politique de Gribouille est sans fin. Le risque est grand que ces méthodes désastreuses ne fassent tâche d’huile et déstabilisent l’Algérie et le Maroc. Après tout, pour les tenants du mondialisme, tout le monde doit être à la fête.

 

Lire la suite

 

.

 

VIDÉO. Syrie : Dmitri Medvedev sur CNN, critique Bachar al-Assad, sur un point…

Publié le 27 janvier 2013

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medAlors que les ennemis de la Syrie s’appuient comme toujours sur certaines déclarations russes pour faire le buzz, le roi Abdallah II de Jordanie, cité dimanche par les médias arabes indique que le régime syrien tombera difficilement. Mais, le premier ministre russe Dmitri Medvedev, sur CNN s’est plus ou moins lâché. Il critique Bachar al-Assad sur un point et vlan, les ennemis de la Syrie accourent. Y’a-t-il un saint ici bas ? Pour lui, Assad ne devait pas ignorer ses opposants mais les associer aux réformes politiques. Donc, il y a eu des réformes.  Mais, ce que les médias ne disent pas, il a aussi parlé du terrorisme qui ne restera pas seulement en Syrie. Pourquoi donc mettre l’accent sur Assad ? Question posée aux médias.  

Voici ce que le premier ministre russe a déclaré:

« Le président Assad a commis une erreur lors de l’application des réformes politiques. Il devait tout faire beaucoup plus vite, en attirant à ses côtés une partie de l’opposition modérée, prête à négocier avec lui. C’est son erreur essentielle, et peut-être fatale »

« Il me semble que ses chances de se maintenir au pouvoir s’amenuisent de jour en jour. Mais je répète: c’est au peuple syrien d’en décider, et non à la Russie, ni aux Etats-Unis, ni à n’importe quel autre pays du monde ».

 Le roi Abdallah II de Jordanie a quant à lui déclaré:

« Tous ceux qui affirment qu’il ne reste au régime d’Assad que quelques semaines avant sa chute ne sont pas au courant de la situation (…). Les autorités syriennes ont encore de la force, et elles poursuivront la lutte pour le pouvoir pendant au moins les six premiers mois de l’année 2013″

« Même si le pouvoir à Damas est pris par le meilleur gouvernement du monde, nous serons contraints de renforcer la protection de nos frontières pour une période de deux ou trois ans afin d’endiguer l’infiltration de terroristes depuis le territoire syrien »

En d’autres termes, un ami est celui qui dit la vérité. Mais, dans la configuration syrienne, Medvedev oublie-t-il que le seul et unique préalable des soi disant opposants syriens est le départ de Bachar al-Assad ? Comment peut-on s’associer avec des personnes qui souhaitent votre fin ? Toujours est-il que, dans les méandres de cette guerre contre le terrorisme que mène le régime syrien, il est probable que ses ennemis se rendent à l’évidence. Dans cette interview sur CNN, Medvedev n’a jamais dit qu’il souhaitait le départ d’Assad. Pour les esprits fins, c’est une perche qu’il tend aux ennemis de la Syrie qui tombent toujours dans l’excès. Allons donc à une élection, dit-il en sourdine, on verra…car, seul le peuple syrien est souverain. Et toc !

 

http://allainjules.com/2013/01/27/video-syrie-dmitri-medvedev-sur-cnn-critique-bachar-al-assad-sur-un-point/

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 05:53

 

 

 

Par Ahmed Halfaoui


© Ahmed Halfaoui

Samedi 26 janvier 2013


Une guerre médiatique d’un nouveau genre vient d’être déclarée par les Etats-Unis. Elle va défrayer la chronique et elle va être à armes égales. C’est leur responsable du département d’Etat, Hillary Clinton, qui l’a annoncée. Il va donc y avoir de l’animation sur les réseaux sociaux d’Internet, parce que c’est le champ de bataille qui a été choisi. Une « cellule opérationnelle au sein du département d’Etat a commencé à tenter de répondre à Al-Qaida et à d’autres propagandes djihadistes », nous dit la dame. L’objectif étant de rendre coup pour coup, de répondre image contre image. Si les communicateurs des Islamistes « diffusent une vidéo qui montre à quel point les Américains sont épouvantables », les services étatsuniens diffuseront « une vidéo montrant à quel point ils sont épouvantables ». Barbarie versus barbarie (c’est dans le texte!). Une barbarie qui est reconnue sans ambages.

 

Madame Clinton, sachant que ses troupes n’ont rien à envier aux « fous de dieu », ne parle pas de démentir ce qui est montré sur la toile en termes d’exactions et de crimes, mais de les mettre en parallèle avec ceux de ses adversaires. Une concurrence entre les atrocités est mise en place « à travers les canaux médiatiques par lesquels ils (les groupes islamistes) communiquent avec les gens ». La grande défenderesse de la cyber-liberté au profit des blogueurs et autres cyberactivistes du « printemps » dit arabe, va en user à son tour. Du moins son successeur, puisqu’elle va rentrer dans le rang après avoir connu une palpitante épopée, jalonnée de drames humains, de tragédies et de cadavres.

 

Sa dernière guerre, elle n’en prendra pas les commandes personnellement, elle se contentera de l’avoir initiée, en fin de mandat. Elle en aurait eu l’idée en se rappelant d’un « défi similaire », « même si le monde est différent ». Il s’agit de « la lutte contre le communisme international et l’Union soviétique durant la guerre froide », dit-elle, au cours de laquelle les propagandistes étatsuniens communiquaient « avec les amoureux de la liberté derrière le rideau de fer, via les médias ». Ce disant, elle omet de parler de ces autres « amoureux de la liberté », en Afghanistan, dont les médias et le cinéma étatsuniens ont fait des héros et promu au rang de modèles au sein de la jeunesse des pays dits musulmans et auprès des populations occidentales. A moins qu’elle ne s’en rappelle pas. Elle devrait pourtant. Cela lui aurait donné l’idée, peut-être, de commencer par engager le démontage de tous les mensonges servis et d’informer sur les techniques qui ont été mises en œuvre pour fabriquer tous ces « miracles » qui ont subjugué les aînés de ceux qu’elle veut combattre aujourd’hui. C’était aussi une guerre médiatique, comme celle, ne l’oublions pas, qui s’est menée contre la Libye et se mène encore contre la Syrie, où ce que la dame appelle « djihadistes » sont considérés comme étant du bon côté, soutenus et armés. Mais, pour le moment, il faudra se contenter de comparer la barbarie des Etats-Unis avec la barbarie des groupes armés islamistes qui ne travaillent pas dans le bon sens, comme au Mali, en Irak ou en Somalie.

 

Article publié sur Les Débats

 

http://lavoixdelasyrie.com/data/?p=9888

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 04:00

 

Communiqué de la Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence

Dénonciation de l’immixtion belliciste de la France en Syrie et affirmation du droit du peuple syrien à disposer de lui-même souverainement

dimanche 27 janvier 2013, par Comité Valmy


Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence

Communiqué du 28 janvier 2013

 

Le 28 janvier 2013, M. Fabius accueille à Paris les représentants de la Coalition pour la Syrie, une structure fantoche créée à la demande des dirigeants états-uniens et qu’il considère depuis deux mois comme les « seuls représentants légitimes du peuple syrien ». Il choisit de les recevoir le jour même où l’opposition syrienne patriotique qui refuse toute ingérence étrangère ainsi que la guerre civile, se réunit à Genève.


Cette rencontre constitue le volet diplomatique d’une ingérence dans les affaires syriennes qui dure maintenant depuis deux ans. Le gouvernement français a déjà largement pris part à l’agression contre la Syrie en recrutant, entraînant et fournissant aux rebelles du matériel divers et prenant la direction des opérations, aux côtés de la CIA et des services de renseignements turcs de la formation des combattants (artillerie et transmission)1) . Cette ingérence est en contradiction avec les principes du droit international et de la charte l’ONU en 1945. « Aucun Etat ne doit entreprendre d’action visant au renversement par la force du régime en place dans un pays tiers. » Sur le plan diplomatique, le gouvernement français cherche donc à contourner la légalité du droit international pour favoriser la reconnaissance d’une « légitimité » factice par diverses organisations régionales (Union européenne, Ligue arabe, Amis de la Syrie) pour une coalition créée par l’OTAN qui n’a aucune représentativité populaire.


Créée au Qatar, la « Coalition de Doha » est dirigée par M. Mouaz Al Khatib, un imam lié aux Frères musulmans, qui, selon le géographe F. Balanche, en constituent la « colonne vertébrale ». La Coalition reconnaît comme premier allié, Jabhat Al-Nosra, un groupe terroriste qui est une émanation directe d’Al Qaida. Et pour cause, c’est ce groupe qui inflige les plus lourdes pertes au gouvernement syrien 2) et à la population civile. M. Fabius a même fait part de son soutien implicite aux terroristes en affirmant que « sur le terrain, ils [Al Nosra] font du bon boulot ».3)

La diplomatie française cherche à prendre les devants d’une politique états-unienne de remodelage du « Grand Moyen Orient », en éliminant l’« Axe du Mal » (Syrie, Iran) (lire : axe de la Résistance) et en favorisant un axe pro états-unien (Turquie, Etats du Golfe). 4)

C’est donc une politique consciente d’escalade dans la guerre que le gouvernement français cherche à attiser, au moment même où la même France s’attaque au Mali aux groupes qui sont en relation directe avec ceux qu’elle soutient en Syrie. Comprenne qui pourra.

La Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence dénonce fermement cette politique d’immixtion dans les affaires des pays souverains, affirme le droit du peuple syrien de choisir lui même ceux qui le gouvernent, ainsi que le refus de tout armement des « djihadistes » ou de « l’ASL » en soulignant que ce conflit, extrêmement polarisé, pourrait dégénérer en un embrasement généralisé déclenchant une guerre mondiale.

Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence



1) Le Canard enchaîné, 8 août 2012.
2) Le Figaro, 21/12/12
3) Le Monde, 14/12/12
4) Courrier international, n° 1152, « Vers la création d’un axe sunnite proaméricain »

Contact : Chrysanthie - chrysantheme1410@rocketmail.com

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3171


 http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3171


 

honneur-patrie-reseau.png

 

 

 

.http://honneur-patrie.com/

.

Lire aussi :

 


La colère des militaires contre la France vendue à l'UE, aux USA, à Israël

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 03:58

 

De quoi est-il coupable ? D'avoir défendu son pays attaqué par Sarkozy-BHL et l'OTAN ? (eva)

17/01/2013 à 13h:59 | AFP
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Libye: Seif al-Islam Kadhafi comparaît devant un juge libyen Libye: Seif al-Islam Kadhafi comparaît devant un juge libyen © AFP

Seif al-Islam, fils du défunt dictateur libyen Mouammar Kadhafi, a comparu jeudi devant la cour pénale de Zenten (sud) pour avoir tenté de communiquer illégalement avec l'extérieur en juin, sa première comparution devant une juridiction libyenne, a indiqué le parquet à l'AFP.

"La première audience du procès de Seif al-Islam Kadhafi (. . . ) s'est tenue ce jeudi", a indiqué le porte-parole du bureau du procureur général libyen Taha Baraa, précisant que le prévenu est poursuivi pour "complicité dans l'échange d'informations et l'obtention de documents de nature à porter atteinte à la sécurité nationale".

L'audience était fermée à la presse.

Ce premier procès devant une cour libyenne est un signal fort de la Libye, qui dispute à la Cour pénale internationale (CPI) le droit de juger le seul fils de l'ancien dirigeant à être détenu dans le pays.

Il est accusé d'avoir tenté d'échanger des informations lors de la visite d'une délégation de la CPI le 7 juin 2012 à Zenten (180 km au sud de Tripoli) où il est détenu.

L'équipe venue rencontrer Seif al-Islam à Zenten afin de préparer sa défense devant la CPI avait été incarcérée le 7 juin, et retenue près d'un mois par Tripoli qui les accuse d'avoir porté atteinte à la "sécurité nationale libyenne".

L'Australienne Melinda Taylor, qui travaille à la défense de Seif al-Islam, avait été accusée d'avoir apporté un stylo-caméra pendant sa visite et tenté de transmettre à Seif al-Islam une lettre codée de son ancien bras droit, Mohammed Ismaïl, l'un des hommes les plus recherchés par la justice libyenne.

Le porte-parole du procureur a ajouté que "le procès a été ajourné au 2 mai 2013", expliquant ce report "par le souci d'informer l'équipe de la CPI qui a été libérée pour lui permettre d'être présente" et le besoin de "désigner un avocat à Seif al-Islam dans cette affaire. "

Seif al-Islam est détenu à Zenten, à 170 km au sud-ouest de Tripoli, depuis son arrestation en novembre 2011 par une brigade d'anciens combattants rebelles originaires de cette localité.

Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI pour des crimes contre l'humanité commis pendant la révolte qui a provoqué la chute puis la mort de Mouammar Kadhafi en 2011.

(..) suite ici :

http://www.jeuneafrique.com/actu/20130117T135908Z20130117T135906Z/
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 05:52
Dessin de Chappatte, Suisse.  
Dessin de Chappatte, Suisse.
http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/09/dispute-sino-japonaise-l-ecrivain-yan-lianke-appelle-a-la-raison
La dispute entre la Chine
et le Japon est provoquée par les US


Le chaos se doit d’être propagé en Asie, bien trop calme et dangereuse dans la « prospérité ». AFRICOM se charge maintenant de l’Afrique et de sa partition en utilisant ses caniches français. L’heure est venue de porter le fer et le chaos en Asie. Tout prétexte est bon et provoquer des incidents entre la Chine et le Japon, ceci est normal pour yankland. N’oublions pas que depuis 1945, le Japon est le caniche du pays du goulag levant en Asie. En fait yanks et chinois se jappent au nez par pays interposés: le Japon pour le pays du goulag levant et la Corée du Nord pour la Chine. La seule question digne d’intérêt est celle que nous posons sans cesse à ce sujet: à quel jeu joue la Chine ? Étant liée par l’achat de la dette US (elle est le premier créditeur du pays maintenant…), la Chine en croque t’elle avec le pays du goulag levant ou est-elle vraiment contre l’hégémonie occidentale ? Bien malin qui peut répondre…

Le bras de fer est engagé par proxy, l’enjeu est l’établissement de la dernière grille de contrôle du monde pour le Nouvel Ordre Mondial. L’Europe ? C’est fait avec la dictature de l’UE et la disparition proche des souverainetés des états par le truchement du « contrôle » de la dette par les pompiers pyromanes de la haute finance, l’Amérique ? Idem… Les accords NAFTA et du pacte de sécurité sont en train d’abolir les frontières entre les USA, le Mexique et le Canada. L’Amérique du sud (mis à part le Vénézuela, l’Équateur et la Bolivie) est assujettie. L’Afrique ? C’est en cours de contrôle..

Reste l’Asie, nous y sommes…


RT
Jeudi 24 Janvier 2013


La dispute entre la Chine et le Japon est provoquée par les USA

Pékin mouche les Etats-Unis sur son commentaire au sujet de la controverse insulaire sino-japonaise.

Pékin a haussé le ton contre l’avertissement de Washington à la Chine de ne pas défier le contrôle du Japon sur les îles disputées de la Mer de Chine orientale, une dispute entre les deux pays qui s’est intensifiée ces derniers mois.

Le ministère chinois des affaires étrangères a exprimé son mécontentement une journée après que la ministre des affaires étrangères américaine Hillary Clinton ait assuré Tokyo du soutien américain pour ses droits territoriaux et a averti la Chine contre une action unilatérale sur la dispute en cours.

Vendredi, Clinton au cours d’une conférence de presse avec le ministre japonais des affaires étrangères, n’a pas mentionné directement la Chine, mais a dit qu’elle voulait que la dispute se résolve de manière pacifique.

“Bien que les Etats-Unis ne prennent pas position sur la souveraineté ultime de ces îles, nous reconnaissons le fait qu’elles sont sous l’administration du Japon”, a dit Clinton, ajoutant “Nous nous opposons à toutes actions unilatérales qui mettrait en danger l’administration japonaise des lieux et nous implorons toutes les parties en cause de prendre toutes les mesures nécessaires afin de prévenir des incidents et de gérer les désaccords au travers de moyens pacifiques.”

La Chine est “fortement insatisfaite de ces propos et s’y oppose véhémentement”, a dit le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères Qin Gang dans une déclaration officielle.

La querelle maritime qui se déroule depuis des années s’est intensifiée l’an dernier lorsque Tokyo a nationalisé les îles. La réponse de la Chine fut d’augmenter son trafic maritime et ses patrouilles aériennes dans la zone des îles Senkaku / Diaoyu. Le Japon par ailleurs a envoyé sa chasse aérienne dans le territoire disputé. Il n’y a pas eu de confrontation physique jusqu’ici.

“Nous demandons aux Etats-Unis de traiter ce problème des îles Diaoyu d’une manière responsable”, a dit Qin, demandant à Washington “d’être prudent avec les mots et les formules et prudent dans ses actions” ainsi que de “prendre action de manière réaliste afin de protéger la paix et la stabilité de la région et des relations sino-japonaises.”

George Koo, le fondateur de l’International Strategic Alliances, pense que les Etats-Unis font monter la sauce dans le conflit entre les deux puissances asiatiques.

“Les Etats-Unis ont créé cet imbroglio et les Etats-Unis prolongent le problème entre le Japon et la Chine. Ils sont encore en train de jouer le jeu de l’ambiguïté stratégique en disant d’un côté, nous sommes neutre à ce sujet et nous ne prenons pas partie pour l’un ou l’autre côté entre la Chine ou le Japon, et de l’autre côté, nous reconnaissons que le Japon a un contrôle administratif sur ces îles, et que par conséquent, nous serons opposés à toute action unilatérale. Mais comment le Japon a t’il obtenu un contrôle militaire de la place ? Les Etats-Unis ont donné ces îles au Japon. Du début à la fin, les Etats-Unis sont responsables de ce merdier.” A dit Koo à RT.

Ces îles appartiennent historiquement à la Chine depuis des siècles, mais le Japon a assumé le contrôle de ces territoires suite à la guerre sino-japonaise de 1894-95. “Après les termes de réditions sans conditions du Japon durant la seconde guerre mondiale, tout territoire et iles à l’extérieur ne pouvaient plus faire partie du Japon. Mais les termes de rédition furent changés durant le traité de paix qui fut écrit à San Francisco. Les Chinois ne furent pas partie prenante de ce traité,” explique Koo. En 1971, les Etats-Unis et le Japon se sont mis d’accord pour que le Japon ait le contrôle administratif de ces îles. Washington insiste qu’il est neutre dans cette affaire mais dit que les îles sont sous contrôle administratif japonais.

Ces îles sont supposées être riches en ressources naturelles.


url de l’article original:

http://rt.com/news/china-us-japan-disputed-islands-378/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

http://www.alterinfo.net/La-dispute-entre-la-Chine-et-le-Japon-est-provoquee-par-les-USA_a86036.html

 

Dessin de Chappatte, Suisse.  
Dessin de Chappatte, Suisse.
http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/09/dispute-sino-japonaise-l-ecrivain-yan-lianke-appelle-a-la-raison
Tribune Dispute sino-japonaise :
l'écrivain Yan Lianke appelle à la raison


Fin septembre, après les violentes manifestations anti-japonaises en Chine, plus de 80 intellectuels chinois avaient signé un appel au dialogue. Le texte était resté confidentiel. L'écrivain chinois Yan Lianke signe un texte qui rejoint leurs préoccupations, et répond à son confrère japonais Haruki Murakami.
(..)
http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/09/dispute-sino-japonaise-l-ecrivain-yan-lianke-appelle-a-la-raison
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 02:55

 

Extraits d'un formidable article :
AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL :
L'usure, axe central de l'histoire de l'Occident


Aline de Diéguez
Mercredi 23 Janvier 2013
AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL : L'usure, axe central de l'histoire de l'Occident

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL


" La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe quelle idée jusqu'à sa source. " ( Edward Mandell HOUSE )
Première Partie
1ère Partie :Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza
 

L'usure, axe central de l'histoire de l'Occident

Que peuvent les lois, là où seul l'argent est roi ? "
Pétrone

" Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin . "
L'industriel Henry Ford.

(..)

1 - La colère de Jésus contre les usuriers du temple de Jérusalem triangle.gif
(..)

Ce vacarme attira " les chefs des prêtres et les scribes, ainsi que les notables et les sacrificateurs".

Au spectacle de ce sacrilège, qui portait une atteinte décisive à leurs propres finances, "ils cherchèrent les moyens de le faire périr" .

 

purification-du-temple2.jpg

“Jésus chassant les marchands du Temple” (1635) Gravure de Rembrandt (1606-1669)

 

 

"Et Jésus entra dans le temple de Dieu, et il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; et il renversa les tables des changeurs, et les sièges de ceux qui vendaient des pigeons. il leur dit: il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière; mais vous en avez fait une caverne de brigands." Matthieu 21, 12-13

" Ils arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons; et il ne laissait personne transporter aucun objet à travers le temple. Et il enseignait et disait: N'est-il pas écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.
Les principaux sacrificateurs et les scribes, l'ayant entendu, cherchèrent les moyens de le faire périr; car ils le craignaient, parce que toute la foule était frappée de sa doctrine. Quand le soir fut venu, Jésus sortit de la ville.
" Marc 11, 15-19

"Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de boeufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs boeufs; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Jean 2, 13-16

"Jésus entra dans le Temple, et se mit à expulser les marchands. Il leur déclarait : « L'Écriture dit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » Il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les chefs des prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir. Luc, 19, 45-47

 

 
(..)

2 - A mort, le contestataire du système usuraire du temple! triangle.gif


Dans les premières pages d'un ouvrage paru en 1923 et critiquant le système monétaire créé aux Etats-Unis le 23 décembre 1913 , The True Function of Money & the False Foundation of Our Banking System Bank, non traduit en français (La véritable fonction de la monnaie et les fondements frauduleux de notre système bancaire) ouvrage largement antérieur à celui de Eustace Mullins - Secrets of the Federal Reserve , The London Connection , 1952 - Frederick Raphael Burch est le premier historien à avoir analysé cette contestation révolutionnaire d'un système financier fondé sur une fraude et à la comparer à la création d'un autre système frauduleux, lequel sévit depuis un siècle, et dont le monde continue de subir les conséquences désastreuses, la création de la Réserve Fédérale (FED) et l'invention de la monnaie privée des banquiers, le dollar.

 

"Jesus Christ dared to oppose the "money changers" and for that he was murdered. "As long as Christ confined his teachings to the realm of morality and righteousness, He was undisturbed; it was not until He assailed the established economic system and 'cast out' the profiteers and 'overthrew the tables of the money changers,' that He was doomed." [2] Jesus accused the "money changers" of turning the Temple into a "den of thieves." (...) The day after Jesus challenged the money system, He was interrogated. The next day, He was betrayed. The following day, He was tried, and on the fourth day He was executed."
Jesus-Christ osa s'opposer aux "changeurs de monnaie", et pour cela, il fut assassiné. Aussi longtemps que le Christ limitait son enseignement au domaine de la morale et de la justice, il ne fut pas dérangé; il ne le fut pas jusqu'à ce qu'il s'en prît au système économique établi et renversât les tables des changeurs, c'est à cause de cela qu'il fut condamné. Jésus a accusé « les changeurs de monnaie» d'avoir transformé le Temple en « une caverne de voleurs». (...) Le lendemain de sa contestation du système monétaire, il fut interrogé. Le jour suivant il fut trahi, jugé le jour d'après et le quatrième jour, il fut exécuté."
Frederick Raphael Burch, The True Function of Money & the False Foundation of Our Banking System Bank, 1923

 

(..) C'est la coalition de tous les profiteurs qui gravitaient autour et dans le temple qui a abouti à l'élimination expéditive du trublion.    (..)

Car c'est précisément la crucifixion qui s'ensuivit du courageux contempteur de la première magouille bancaire violemment dénoncée - et le miracle de la résurrection du mort proclamée trois jours après - qui fut la pierre d'angle et le point de départ du christianisme. (..) Un court billet dans le Monde daté du 5 janvier 2013 signale que les terminaux de paiement par carte de crédit dans l'Etat du Vatican viennent d'être désactivés et que la Banque d'Italie interdit le Vatican de carte de crédit. Motif invoqué par la filiale de la Deutsche Bank qui gère le terminal de paiements par carte de ce mini-Etat: insuffisance en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

Jésus, prends ton fouet et reviens, les "changeurs" se sont installés dans les caves de ta propre maison et l'ont transformée en une "caverne de voleurs"!

 

3 - Le Talmud traduit en anglais: l'édition Soncino triangle.gif


Une description extraordinairement précise du rituel des sacrifices en vigueur dans le temple du temps de sa splendeur hérodienne existe aujourd'hui, et sa source incontestable est accessible à tous: la Mishnah.

Je rappelle que la Mishnah est présentée comme la transcription intégrale de la fameuse "loi orale" , censée avoir été directement dictée par Jahvé à un Moïse - dont il est avéré qu'il n'a jamais existé ailleurs que dans les cerveaux des rédacteurs de la "loi écrite" ou Thora - et dont le contenu a été caché à la masse des fidèles durant deux millénaires. C'est pourquoi elle s'intitule Mishnah, qui signifie répétition - répétition de la "loi orale", donc des paroles de Jahvé lui-même. (..)Là, ses membres avaient pris la décision de commencer à transcrire cette " loi orale" par écrit afin que rien ne s'en perdît. Il faut donc en conclure que le rituel des sacrifices tel qu'il se déroulait alors dans le temple avait été conçu et énoncé par Jahvé en personne.

J'ai longuement décrit les circonstances de la rédaction des deux Talmud - celui dit "de Jérusalem" et celui beaucoup plus abondant dit "de Babylone" dans le chapitre intitulé Petite généalogie du ghetto appelé Israël .

(..)

 

4 - Le déroulement des sacrifices dans le temple de Jérusalem triangle.gif

(..)

Lors de la création de l'Etat d'Israël en 1948 ce même rabbin Epstein a déploré que la restauration du rituel des sacrifices sanglants rencontrât, pour le moment encore soupirait-il, des problèmes pratiques! Mais ils sont nombreux, ajoutait-il, les juifs qui attendent que l'Etat s'empare du Mont du Temple, démantèle les lieux saints musulmans et érige le Troisième Temple sur le site.

C'est donc au nombreux versets du Talmud que nous devons les renseignements précieux qui nous sont parvenus sur la manière dont se déroulait le rituel des sacrifices.

Il en existait de nombreuses catégories: ils étaient soit obligatoires, soit volontaires. Il y avait des sacrifices collectifs engagés au nom de toute la communauté qui se divisaient entre ceux qui étaient réalisés tôt le matin et ceux qui se déroulaient l'après-midi, chacun avec un rituel différent. A ceux-là s'ajoutaient les sacrifices supplémentaires pour les Sabbats, les Nouvelles Lunes, les Fêtes ou le Jour du Grand Pardon.

Quant aux sacrifices individuels, (..) Là encore chaque type de sacrifice possédait son rituel spécifique.

 

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Sacrifice expiatoire d'un bouc (illustration)

 

(..)

A Jahvé le sang, aux prêtres la viande dont ils faisaient commerce. De tous temps, le prêtre vit de l'autel. (..)

 

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The National Sin Offering (illustration from the 1890 Holman Bible)

 

De même est codifiée la manière de recevoir et de présenter la part qui est dévolue à chacun. (..)

On voit que le sort établit une hiérarchie et que les parts sont loin d'être équivalentes.

Les mains de tous ces "prêtres" sont couvertes de sang.(..)

Voir : Un Enfant est mort

Toute cette boucherie se déroulait dans un environnement d'un luxe inouï. (..)

Le temple était le lieu de la richesse maximale et il ne devait s'y manifester aucun signe de pauvreté. (Babylonian Talmud, Tractate Tamid 31b Soncino 1961 Edition, page 26)

Il était inévitable que dans un tel environnement, un spirituel révolté qui vient crier: "Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic" ne pouvait que passer pour un agitateur écervelé et pour un destructeur irresponsable de l'ordre religieux et social établi - donc pour un "terroriste" - et, faute de cul de basse-fosse et de Guantanamo, à l'époque, afin de le faire disparaître du monde des vivants, il était inévitable qu'il soit exécuté. C'est bien pourquoi "les principaux sacrificateurs et les scribes, l'ayant entendu, cherchèrent les moyens de le faire périr".

 

5 - L'alliance du sang et de l'argent triangle.gif


La partie la plus intéressante de l'ouvrage de Jacques Attali intitulé Les Juifs, le Monde et l'Argent - les majuscules des substantifs sont de l'auteur - concerne l'analyse étymologique des mots hébreux, ce qu'il appelle joliment un "voyage sémantique" . "On ne peut rien comprendre à la pensée juive, en particulier à son rapport à l'argent, si l'on ne s'intéresse pas au sens des choses tel que le révèle la généalogie des mots qui les désignent." (p. 37)

(..)

J'en viens à l'analyse qu'il fait du mot argent au sens de "richesse", présent trois cent cinquante fois dans la Thora (..) La Bible l'exprime en toutes lettres: "L'argent et le désir sont indissolubles et insatiables. Celui qui aime l'argent n'est pas rassasié par l'argent, et celui qui aime les richesses n'en profite pas. C'est encore là une vanité." L'Eccésiaste, 5-10

Mais l'argent, c'est aussi la monnaie, c'est-à-dire le numéraire bien concret, celui qu'on tient dans la main et qu'on peut manipuler. Et là, les correspondances sont saisissantes au point qu'on pense irrésistiblement au poème de Baudelaire, à ses "forêts de symboles" et à la "ténébreuse et profonde unité" des symboles qui ont jailli du cerveau humain.

  (..) Sang et monnaies sont donc un seul et même vocable. Attali insiste sur cette rencontre sémantique particulièrement révélatrice (..)


C'est donc au coeur même du vocabulaire hébreu que surgissent tout à coup les tables des "changeurs" et les flots de sang des sacrifices de bestiaux évoqués ci-dessus. La superposition de sang et de la monnaie en un seul et même vocable interchangeable ouvre d'un seul mouvement la porte d'accès à la chambre des sacrificateurs et aux usuriers qui tentaient d'extorquer le plus d'argent possible aux pauvres pèlerins qui croyaient que le temple était une "maison de prière" et qui se retrouvaient dans une "caverne de brigands".

Lorsque le temple sera détruit, que cesseront les égorgements religieux de bestiaux et que les ruisseaux de sang tariront à Jérusalem, l'argent demeurera orphelin de son lien psychologique avec les sacrifices, c'est-à-dire avec le noyau dur de son rituel. Attali en est conscient : "Le peuple juif, écrit-il, fait de la monnaie l'instrument unique et universel d'échange, tout comme il fait de son Dieu l'instrument unique et universel de la transcendance." (p. 41)

 

6 - Petite généalogie du mot "juif" triangle.gif


Jacques Attali parle, comme d'une évidence, d'un "peuple juif" . De même, 1er novembre 2012, le Président de la République, François Hollande, commémorant la tuerie de quatre citoyens franco-israéliens par un jeune djihadiste français, a affirmé, lors d'une cérémonie d'une cordialité touchante à l'égard du chef d'un gouvernement d'extrême droite israélien en campagne électorale en France, M. Benjamin Netanyahou, que : "Les Juifs de France doivent savoir que la République met tout en œuvre pour les protéger. La garantie de leur sécurité est une cause nationale. Elle n'est pas l'affaire des Juifs mais celle des Français dans leur ensemble".
 

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B. Netanyahu et F. Hollande, lors d'un point presse commun, le 31 octobre 2012 (CHAMUSSY/SIPA)

 

Ce qui frappe dans la déclaration officielle du Président Hollande telle qu'elle a été rapportée par la presse écrite, c'est la répétition du mot "Juifs" et de l'expression "Juifs de France". Quant à la majuscule qui habille le mot "Juif", elle confère à ce groupe le statut d'ethnie ou de peuplade étrangère. (..)

Voir - 5 - La théocratie ethnique dans le chaudron de l'histoire

Le titre actuel, La guerre des Juifs, est un anachronisme, Ioudaikou n'a jamais voulu dire "des Juifs". Il s'agit de la même racine que dans le latin Iudaeus, c'est-à-dire Judéen. D'ailleurs cette guerre s'est déroulée à Jérusalem, donc en Judée.

 

 

"Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde". Albert Camus.

 

 

7 - Le mot "juif" entre officiellement dans le vocabulaire français triangle.gif


Le mot "juif", avec ou sans majuscule, est relativement récent dans un texte écrit français. (..)

 

 

(..) L'espace chrétien et l'espace social se superposant, les Juifs se sont trouvés inintégrables dans des sociétés purement chrétiennes.

 

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Chany (Yonne) Rue des Juifs

 

.

 

 

(..)

Pour Thomas d'Aquin, les Juifs étaient des étrangers de l'intérieur, "ceux qui sont dehors" - c'est-à-dire hors de la chrétienté. Mais les marquages vestimentaires et les couvre-chef ont progressivement été abandonnés et ont disparu en Europe à partir du XVIe siècle, hormis à Venise, où l'obligation du port du chapeau fut maintenue jusqu'au XVIIIe siècle.

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Gravure: à droite, Juif portant le Judenhut

 

(..)  le discours du Président François Hollande est chargé jusqu'à la gueule d'une idéologie politique calquée sur la narration imaginaire de son hôte du moment. Parler de "Juifs de France" aujourd'hui, c'est retrouver spontanément l'esprit ségrégationniste et les catégories mentales du haut Moyen-Age - celles des talmudistes de cette époque - mais qui demeurent encore et toujours celles des talmudistes d'aujourd'hui, rebaptisés sionistes.

 
8 - Les juifs et la spécialisation financière triangle.gif
 

Pendant que les sociétés chrétiennes se structuraient, et malgré les mesures discriminatoires dont elles étaient l'objet, plus ou moins sporadiquement, plus ou moins violemment selon les lieux et les souverains, d'importantes colonies juives s'étaient installées en France, en Allemagne, puis en Europe centrale, en Bohême, en Hongrie, en Pologne et en Angleterre - l'Espagne est un cas à part, l'immigration judéenne y était présente depuis plusieurs siècles, avant même l'arrivée de l'islam.

Les groupes qui ne reconnaissaient pas l'Evangile et les décisions conciliaires étaient donc automatiquement exclus du grand mouvement de refonte politique de la société. Comme ces groupes ne pouvaient intégrer aucune corporation existante ou en constituer une nouvelle, puisque toutes étaient d'obédience chrétienne, ils ne pouvait donc subsister que par la pratique d'un métier particulier et interdit aux chrétiens ou par des pratiques frauduleuses, telles que décrites et dénoncées par Etienne Boileau dans sa compilation des métiers règlementés à Paris.

Parmi les innombrables ouvrages sur l'histoire des Juifs ou l'histoire de l'antisémitisme européen, l'ouvrage de Bernard Lazare - L'antisémitisme - que j'ai cité à plusieurs reprises dans les chapitres précédents, occupe une place particulière. Cet auteur est l'un des rares qui ne se contente pas de se lamenter sur le rejet dont ces groupes humains liés par la Thora et le Talmud ont fait l'objet en Europe de l'ouest et de les présenter en victimes d'une méchanceté incompréhensible de la part des chrétiens. Ce sociologue et historien de l'antisémitisme présente les analyses qui permettent de comprendre les raisons qui ont conduit à deux mouvements sociaux antagonistes: rejet de la part des sociétés-hôtes et de repli sur soi des groupes immigrés qui refusaient catégoriquement l'assimilation - puisque cela aurait signifié l'abandon de leur religion, donc de leur identité - tout en profitant des avantages économiques des pays d'accueil.

Dans la Palestine devenue terre conquise par les immigrés juifs, la situation est inversée, puisque le moindre sapin de Noël est considéré comme une profanation et une provocation: "Le Rabbinat interdit aux hôtels -sous peine de leur retirer leur licence de kashrut - de décorer leurs halls avec du houx et d'installer, à Dieu ne plaise, le plus petit arbre de Noël lumineux dans un coin de l'entrée". [1] On voit qu'un groupe dominant n'échappe pas à la tentation totalitaire. Sa tyrannie est d'autant plus agressive que sa politique est ouvertement idéologique ou, pire encore, théologique et colonisatrice.

La dispersion des communautés, mais néanmoins étroitement rattachées à l'exilarque de Babylonie, puis d'Espagne, avait offert des conditions particulièrement favorables au développement du commerce et notamment du commerce des esclaves d'un très haut rapport, auquel vint s'ajouter un commerce de produits d'exportation et d'importation ce qui permit à quelques-uns d'amasser des richesses considérables. Très rapidement, cette richesse fut transférée vers l'activité la plus lucrative de toutes, le prêt à intérêt qui devint progressivement l'usure. Comme l'écrit Jacques Attali dans son ouvrage Les Juifs, le monde et l'argent, Histoire économique du peuple juif , déjà cité, "pour les Juifs, tirer un intérêt de l'argent n'est pas immoral. (…) L'argent est, comme le bétail, une richesse fertile, et le temps est un espace à valoriser. " ( p. 120)

 

 
"Peuple énergique, vivace, d'un orgueil infini, se considérant comme supérieur aux autres nations, le peuple juif voulut être une puissance. Il avait instinctivement le goût de la domination puisque, par ses origines, par sa religion, par la qualité de race élue qu'il s'était de tout temps attribuée, il se croyait placé au-dessus de tous. (...) L'or leur donna un pouvoir que toutes les lois politiques et religieuses leur refusaient. Détenteurs de l'or, ils devenaient les maîtres de leurs maîtres, ils les dominaient ."
Bernard Lazare, Histoire de l'antisémitisme
 

 

C'est donc à partir de cette période que les Juifs entrèrent dans une catégorisation professionnelle spécifique et que leur présence fut associée aux métiers de changeur, de prêteur, d'usurier. Jacques Attali fait d'ailleurs un éloge dithyrambique de cette spécialisation dans son ouvrage de 2002 . "Je me suis toujours demandé ce qu'il y avait de fondé dans tout ce qui était raconté, y compris le pire, sur le rapport des juifs au monde et à l'argent. J'ai voulu aborder cette question de front, avec franchise et honnêteté, à travers une longue enquête historique, et ma conclusion est que les juifs ont toutes les raisons d'être fiers de cette partie de leur histoire." Et il ajoute: "Certains sages considèrent que prêter aux non-juifs est un devoir, pour les aider à s'enrichir " et que "d'autres s'inquiètent de voir les juifs prendre le risque d'être haïs pour services rendus". [L'orthographe du mot "juif", tantôt avec, tantôt sans majuscule, est toujours celle de l'auteur]

Il faut lire Attali pour prendre la mesure d'un mélange de lucidité et d'une bonne conscience à couper au couteau. Ainsi, il écrit tranquillement: "Comme les prêts sont de très courte durée - un an ou moins - et à des taux d'intérêt très élevés, de l'ordre de 50 à 80%, l'accumulation va très vite". Il est clair qu'à un taux pareil, le "service rendu" coûte vraiment cher au malheureux emprunteur qui y a recours et qui a peu de chances, lui, de "s'enrichir". En revanche, l'enrichissement du prêteur est, en effet, ultra rapide.

Pour se faire une idée de la manière concrète dont les "services" des prêteurs juifs étaient rendus sur le terrain, la plongée dans la somme du grand auteur russe, Alexandre Soljenitsyne, est capitale. Citant L'Histoire du peuple juif en Russie de H. Hessen (2 tomes, Léningrad 1925), le prix Nobel de littérature montre qu'en Russie et en Pologne - c'est-à-dire les pays dans lesquels la population juive était la plus importante - de nombreux membres de cette communauté exerçaient légalement la fonction de bouilleurs de cru et de cabaretiers en plus de celle de prêteurs d'argent: "Ils parcouraient les villages surtout à l'automne, au moment des récoltes, (…) faisaient boire les paysans et leurs proches, collectaient leurs dettes et les privaient de leur dernière subsistance ". (Alexandre Soljenitsyne, Deux siècles ensemble, t I, p. 54)

Lorsqu'un fait politico-social s'impose, la société invente le vocabulaire qui permet de le désigner. C'est ainsi qu'il n'était pas nécessaire à l'auteur du XIIIe siècle de préciser le métier que recouvrait le mot "Juifs" dans une recension des Métiers et corporations de la ville de Paris.

Mais, le rejet de l'assimilation ne relevait pas de la seule volonté et responsabilité des chrétiens. De leur côté, au nom de la pureté de la loi, les rabbins qui encadraient les communautés usèrent de tous les moyens, y compris les plus violents et les plus cruels physiquement, afin d'empêcher que leurs ouailles se joignent à l'homogénéisation des nations en formation.

Voir : XIII - Et les Kazars entrèrent dans l'histoire …
 
" Quant à la masse des Juifs, elle était entièrement tombée sous le joug des obscurantistes. Elle était désormais séparée du monde, tout horizon lui était fermé; elle n'avait plus, pour alimenter son esprit, que les futiles commentaires talmudiques, les discussions oiseuses et médiocres sur la loi. (...) Par une telle éducation, le Juif ne perdit pas seulement toute spontanéité, toute intellectualité : il vit diminuer et s'affaiblir sa moralité."
Bernard Lazare, Histoire de l'antisémitisme
 

Le début du IIe millénaire correspond donc à un grand tournant de l'histoire des communautés exilées: ce fut le moment où le peuple de la loi oublia la parole de ses prophètes et s'enferma dans une bigoterie obscurantiste. Ce repli religieux signe la véritable naissance sociale d'un talmudisme pinailleur, héritier direct du pharisaïsme le plus rigoureux, qui établissait une séparation drastique entre les "Juifs" et les "Gentils" sur le territoire de ces derniers et créait une double exclusion. Les fantasmes et les accusations réciproques pouvaient désormais s'en donner à coeur joie.

 

9 - L'Eglise catholique et l'usure triangle.gif

 

A l'origine, le christianisme ne pouvait pas renier l'insurrection morale de son fondateur contre les malhonnêtetés financières. Ainsi, les premiers Pères de l'Eglise condamnent vigoureusement aussi bien le prêt à intérêt que l'usure, ce qui, dans leur esprit, était une seule et même chose:

Ambroise (340-397), évêque de Milan : "Qu'est-ce que le prêt à intérêt, sinon tuer un homme?"

Pour Jean Chrysostome (344-407) "Rien n'est plus honteux, ni plus cruel que l'usure."

Saint Léon, le pape contemporain du sac de Rome par les Vandales en 451 renchérit : "C'est une avarice injuste et insolente que celle qui se flatte de rendre service au prochain alors qu'elle le trompe... Celui-là jouira du repos éternel qui entre autres règles d'une conduite pieuse n'aura pas prêté son argent à usure... tandis que celui qui s'enrichit au détriment d'autrui, mérite en retour la peine éternelle."

En 1311, au Concile de Vienne, le pape Clément V déclarait nulle et vaine toute la législation civile en faveur de l'usure, et "si quelqu'un tombe dans cette erreur d'oser audacieusement affirmer que ce n'est pas un péché que de faire l'usure, nous décrétons qu'il sera puni comme hérétique et nous ordonnons à tous les ordinaires et inquisiteurs de procéder vigoureusement contre tous ceux qui seront soupçonnés de cette hérésie."

Mais cette position radicale s'est peu à peu émoussée. La chair est faible, la tentation trop grande, si bien que l'Eglise, en mère compréhensive, a cherché - et a trouvé - des moyens détournés afin d'atténuer la rudesse de ses principes. Les principes continueront d'être proclamés, mais la casuistique a permis de tourner le droit canon, et cela d'autant plus rapidement que les demandeurs étaient géographiquement proches du centre du pouvoir temporel de l'Eglise. Ainsi, dès le Moyen Age, il existait à Venise, Gênes, Pise et Florence de grandes banques tenues par des catholiques qui pratiquaient le prêt à intérêt. Contrairement à ce qu'ont prétendu certains historiens, la Réforme protestante n'a rien à voir avec la question de la liberté des activités bancaires: il existait en Allemagne à l'époque de Luther de grandes familles de banquiers catholiques, notamment à Nuremberg: les Fugger, les Hochstetter, les Bielser, par exemple, n'ont pas adhéré à la Réforme et sont restés catholiques et banquiers.

Les juristes de la Curie ont donc inventé les notions lucrum cessans, qui reconnaît le manque à gagner, le damnum emergens par lequel la personne qui bénéficie d'un prêt gracieux "indemnise" le prêteur pour le tort que ce dernier a subi d'avoir été privé de son argent durant un certain temps et le periculum sortis qui couvre le risque de ne pas être remboursé à temps. Bref, il s'agit de rien de moins que d'une forme déguisée de l'usure - seul le vocabulaire est changé, mais non la réalité.

La situation demeurait variable selon les régions et les pays, néanmoins une hiérarchie sociale s'était créée très rapidement entre les prêteurs: alors que les marchands italiens et germaniques devenus des banquiers prêtaient aux plus riches, notamment aux aristocrates et aux princes, à l'origine les Juifs prêtaient surtout aux petites gens, commerçants, artisans, agriculteurs. De plus l'équipement des candidats aux croisades offrit à ces prêteurs un vaste public sur lequel ils purent exercer leur commerce. Il faudra attendre quelques siècles avant que se créent les puissants établissements bancaires contemporains dont je parlerai ci-dessous.

La question de l'exonération des intérêts de ces dettes s'était d'ailleurs très rapidement posée. Ainsi, à la veille de la deuxième croisade, l'abbé de Cluny, Pierre dit le Vénérable (1092-1156) déplorait que les Juifs fussent en train de s'enrichir au détriment des chrétiens. Dans une lettre adressée au roi Louis VII, en 1146, il proposa de les dépouiller de leurs biens "mal acquis" afin de financer, grâce aux richesses de ces impies, la deuxième expédition en Palestine, alors en préparation, en vue de délivrer Jérusalem des Turcs seldjoukides qui, contrairement aux Arabes abassides, refusaient les pèlerinages chrétiens. Il est d'ailleurs l'auteur d'un Adversus Iudœorum inveteratam duritiem (Contre la dureté invétérée des judaïques).

(..)Une encyclique du pape Benoît XIV, Vix Pervenit adressée le 1er novembre 1745 aux évêques d'Italie, rappelle que l'usure est interdite, quel que soit son taux. L'argumentation en est intéressante: l'argent prêté ne peut pas "travailler" tout seul, donc rapporter un bénéfice, à celui qui, l'ayant prêté, n'en est plus le détenteur, car l'argent n'est pas productif en soi. L'encyclique qualifie de péché le gain, même modeste, produit par l'usure et invite le transgresseur à se confesser. Mais grâce à tous les aménagements ajoutés - tels que décrits ci-dessus - l'Eglise s'empresse de préciser qu'il ne s'agit pas d'une interdiction absolue, mais d'une question de "discernement pastoral".

Mais, dans toute l'Europe, seul le royaume de France suivait la position officielle de l'Eglise, qui n'était évidemment pas appliquée dans les pays protestants. (..)

La Révolution française, prenant le contre-pied des rois de France, légalisait le prêt à intérêt le 3 décembre 1789 et le 6 Floréal de l'an II, la Convention décrétait que l'argent est une marchandise comme une autre et qu'on peut la louer, rejoignant ainsi à la fois les positions protestante et juive.

Cette autorisation officielle provoqua une montée en flèche des taux, si bien que les conventionnels furent très rapidement contraints de plafonner le taux légal dénommé désormais prêt à intérêt - au-delà de ce taux, commencerait l'usure. Telle est la position officielle de l'Etat de nos jours encore.

Les catholiques étaient bien embarrassés, car, en dépit des aménagements de la casuistique, le prêt à intérêt continuait d'être moralement interdit. Durant tout le XIXe siècle, les autorités religieuses se sont contorsionnées dans des formulations alambiquées, coincées entre une pratique tolérée et un interdit officiel. (..) Mais s'appuyant sur la commode notion de lucrum cessans, l'Eglise continuait de louvoyer et recommandait aux confesseurs le "bon sens pastoral" et donc l'autorisation d'absolution des prêteurs.

Il faudra attendre le 15 mai 1891 pour le pape Léon XIII (1810-1903) publiât l'encyclique Rerum novarum (Des choses nouvelles) qui constatait le bouleversement économique et social intervenu depuis le début du siècle. Au nom de la protection des pauvres, il condamnait avec une grande fermeté "l'usure dévorante" pratiquée par "des hommes avides de gain et d'une insatiable cupidité", c'est-à-dire un taux d'intérêt trop élevé par lequel des prêteurs sans scrupules exploitent les pauvres, mais pas le principe de l'intérêt modéré.

Avec les encycliques Quadragesimo Anno du pape Pie XI, publiée le 15 mai 1931, puis Populorum progressio du pape Paul VI en 1967 et enfin Centesimus Annus de 1991, publiée pour le centenaire de l'encyclique Rerum Novarum par le pape Jean-Paul II, les critiques ne portent plus sur l'usure, ni même sur le prêt à intérêt, dorénavant un fait accompli, mais - déjà - sur la "grande finance" , la spéculation et la manipulation des taux de change. Les têtes pensantes du Vatican avaient lucidement intégré que le problème ne se situait plus au niveau individuel, mais avait passé au niveau des Etats.

 

10 - Les modernes "changeurs du temple" et leur système usuraire triangle.gif

 

Les temps sont accomplis et les changeurs frauduleux chassés du temple de Jérusalem à coups de fouet sont de retour. Ils ont édifié des temples de verre et d'acier d'où ils dirigent les sacrifices que les humains rendent à leur puissance. Les particuliers et les Etats sont leurs domestiques et tremblent devant leurs oukazes.

Je m'en vais vous mander la ruse la plus mirobolente (..)  ses inventeurs règnent en souverains sur le monde entier: ils ont transformé du papier en or.

Un mécanisme monétaire particulièrement astucieux leur permet de serrer le cou de leurs victimes: l'argent-dette. Les Etats deviennent alors des zombies obéissants à leurs injonctions. En effet, l'argent que les banques centrales mettaient autrefois à la disposition des Etats n'était chargé d'aucun intérêt. Une bonne gestion supposait que les rentrées fiscales - reflet de la richesse produite - couvraient le montant avancé par la banque centrale. L'inflation résultait d'une rupture de cet équilibre: elle signifiait que la richesse produite était insuffisante par rapport à la somme utilisée pour les besoins du fonctionnement de l'Etat.

De même que le demi-shekel du temple était vendu au triple ou au quadruple de sa valeur faciale, désormais, l'argent dont l'Etat a besoin afin d'assurer son fonctionnement est "emprunté" auprès de banques privées qui le font venir au monde par un simple jeu d'écriture, mais se font rembourser de la valeur faciale augmentée d'intérêts qu'ils fixent librement et dont le taux varie en fonction de la crédibilité du débiteur, avec du véritable argent, celui d'une richesse nationale produite par le travail des citoyens. Les citoyens sont devenus les mécènes des banquiers.

Ce système a été officialisé aux Etats-Unis avec la création le 23 décembre 1913 de la redoutable et envahissante mante religieuse financière qu'est la Réserve Fédérale. Pour imposer un mécanisme aussi frauduleux, les modernes "changeurs du temple" ont manifesté durant le siècle qui a précédé cet exploit une patience, une ruse et une capacité de corruption du personnel politique et médiatique particulièrement remarquables, que j'ai décrites minutieusement dans deux textes:

- Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale - Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale
- Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza : Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House ,

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La FED dévore le monde

A partir de l'archétype de fonctionnement qu'est celui de la Réserve Fédérale, il est facile comprendre le mécanisme de l'endettement universel des Etats, de l'appauvrissement des citoyens et de l'enrichissement exponentiel des banquiers, les véritables usuriers des temps modernes.

Le principe de la monnaie-dette a été étendu à la France par le Président Georges Pompidou qui fit modifier l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 en interdisant à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts: « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France». Avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France, qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt. Ancien employé de la banque Rothschild, le Président Pompidou remerciait ainsi son ancien employeur. Ainsi naquit la dette perpétuelle de la France. Aujourd'hui, 93% de la dette française est attribuable aux intérêts compensés.

Les dettes des Etats deviennent des océans impossibles à écluser et les nations sont ficelées au bon vouloir d'institutions privées, de plus en plus arrogantes, de plus en plus gourmandes, de plus en plus opulentes face à des citoyens de plus en plus harassés, pressés, harcelés par des dirigeants eux-mêmes apeurés et tremblants devant leurs nouveaux maîtres, les "changeurs" des temples de la finance internationale.

 

11 - Les "changeurs du temple" et la nouvelle crucifixion du prophète galiléen triangle.gif

 

Il est aisé d'imaginer le scandale qu'un nouveau Jésus provoquerait aujourd'hui si, avec un fouet de cordes nouées, il chassait des repaires dans lesquels ils se sont enkystés les nouveaux banksters et autres "barons voleurs" des temples de la nouvelle religion mondiale, celle du "Roi-Dollar". Il renverserait avec colère les tables des faux-monnayeurs qui officient dans le temple de la Réserve Fédérale, mais dont les grands prêtres sont tapis dans les coulisses des banques anglaises de la City de Londres, ou dans ses annexes, les cavernes de la pieuvre Goldman Sachs qui étend ses tentacules jusqu'en Europe. Voilà qui permettrait de comprendre l'immensité du scandale que fut l'acte fondateur du prophète galiléen (Jésus).

On écrirait alors que tant qu'il limitait son enseignement à prôner la Démocratie et la Liberté, à disserter avec éloquence sur les avantages des "institutions démocratiques", à faire rêver ses auditeurs "de paix et de sécurité dans le monde", ce trublion bavard ne dérangeait personne; mais le jour où il s'en était pris au noyau dur de la foi démocratique, tapi dans les souterrains du système - la pompe à finances qu'est l'invention d'une monnaie-dette au service des grandes banques privées et son masque mondialiste - il fut arrêté, jugé et exécuté, ou plutôt enfermé prestement, et à vie, dans le cul de basse-fosse de Guantanamo, tellement le forfait de ce "terroriste" aurait été jugé impardonnable.

A l'image de celle qui a frappé le prophète galiléen, une malédiction particulière s'est étrangement acharnée sur tous les présidents américains qui ont tenté, même modestement, de modifier dans le sens des intérêts collectifs de la nation américaine ou de remettre en cause le système monétaire et bancaire inventé par les banquiers de la City et mis en place par leurs filiales à Wall Street, et cela avant même la création de la Réserve Fédérale.

Je rappelle que l'un des premiers présidents des Etats-Unis, Andrew Jackson (1767 - 1845) avait traité les banquiers anglais de "vipères" et leurs établissements de repaires de "voleurs": "Vous êtes une bande de vipères, de voleurs et j'ai l'intention de vous expulser et par le Dieu Éternel, je vous expulserai". (..)

Durant sa campagne pour un second mandat à la présidence (de 1829 à 1837), son slogan "Jackson and no Bank", annonçait clairement la couleur. A l'époque déjà, il s'agissait - et cela dès la naissance des Etats-Unis d'Amérique - de soustraire le système monétaire américain à la rapacité des banquiers privés de la City de Londres dominée par la famille Rothschid.
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President Jackson destroying the Bank of the United States (BUS). Lithograph, 1828

 

En 1824, il écrivait également: "Je suis l'un de ceux qui ne croient pas que la dette nationale soit une bénédiction... C'est une manoeuvre destinée à ériger autour de l'administration une aristocratie de l'argent, dangereuse pour les libertés du pays." - [Lettre d'Andrew Jackson à L.H Coleman of Warrington, N.C le 29 avril 1824.]

Dès le début de son premier mandat, il a transféré une partie des fonds gouvernementaux de la deuxième Bank of the United States - banque privée, comme son nom ne l'indique pas et contrôlée la City de Londres - dans des banques qui n'étaient pas encore sous la houlette des Rothschild. Il faillit payer de sa vie cet acte "héroïque" au service de la nation américaine (..)

"Il est regrettable que les riches et les puissants orientent les décisions du gouvernement en direction de leurs projets égoïstes.


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Richard Lawrence tire deux coups de revolver sur le président Andrew Jackson mais le rate.

 

Le président Abraham Lincoln (1809-1865) , qui avait fait imprimer des Greenbacks - une monnaie créée par une banque centrale et exempte d'intérêt - n'aura pas bénéficié de la même protection de la divine providence. Au moment de la guerre de Sécession, les banquiers anglais imposaient un taux de trente (30%) à quarante pour cent (40%). Scandalisé par ce taux usuraire, le Président Lincoln a tenté de redonner une indépendance financière à la nation.

Mais il n'a pas pu mener sa réforme à son terme. Il a été tué dans une loge de théâtre (..)

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Assassinat du Président Abraham Lincoln

"Le pouvoir des financiers tyrannise la nation en temps de paix - écrivait-il - et conspire contre elle dans les temps d'adversité. Il est plus despotique qu'une monarchie, plus insolent qu'une dictature , plus égoïste qu'une bureaucratie. Il dénonce, comme ennemis publics , tous ceux qui s'interrogent sur ses méthodes ou mettent ses crimes en lumière. J'ai deux grands ennemis : l'armée du sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis."

Il aurait ajouté ces paroles prémonitoires : "Je vois dans un proche avenir se préparer une crise qui me fait trembler pour la sécurité de mon pays. […] Le pouvoir de l'argent essaiera de prolonger son règne jusqu'à ce que toute la richesse soit concentrée entre quelques mains . " (Letter from Lincoln to Col. Wm. F. Elkins, Nov. 21, 1864).


La malchance avait continué de s'acharner sur les hommes politiques américains et le président Abraham Garfield, avait lui aussi été assassiné le 2 juillet 1881 après avoir fait une déclaration sur les problèmes de la monnaie.

"Celui qui contrôle le volume de l'argent de notre pays est le maître absolu de toute notre industrie et de tout notre commerce... Et quand vous réalisez que la totalité du système est aisément contrôlable, d'une manière ou d'une autre, par quelques individus puissants à sa tête, vous n'avez plus à vous à interroger sur l'origne des périodes d'inflation et de dépression."

12 - Apothéose des usuriers triangle.gif

Après avoir bafoué la Constitution américaine signée à Philadelphie en 1787 qui stipule en son article 1, section 8, § 5, que "c'est au Congrès qu'appartiendra le droit de frapper l'argent et d'en régler la valeur" et permis que ce droit régalien qui fonde la souveraineté d'une nation soit dévolu aux filiales un consortium de financiers privés, incrustés depuis plusieurs siècles en Angleterre, les Etats-Unis sont devenus, après la fin de la première guerre, les modèles économiques du reste de la planète. Cette situation s'est encore aggravée après la fin de la seconde guerre mondiale, qui a transformé l'Europe en un véritable satellite politique, économique et financier de l'Amérique, que sa soumission volontaire contraint de subir les conséquences des turpitudes des financiers américains et des crises que provoque leur voracité.

C'est pourquoi il est important d'analyser les mécanismes par lesquels le système usuraire créé le 23 décembre 1913 a volontairement généré des crises qui ont appauvri les nations, tout en enrichissant une poignée de banquiers, et de comprendre comment ce mécanisme, localisé à l'origine dans la sphère anglo-saxonne, est devenu une pompe aspirante de la richesse mondiale.

 


"En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un événement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi." Président Franklin Delano Roosevelt (Conspiration ? Moi j'appelle cela plan, note de C.D.).

 


La création de la Réserve Fédérale - qui ne "fédère", entre elles que les banques régionales qui la composent et que les banquiers ont essaimées, pour des raisons de commodité et d'efficacité sur l'ensemble du territoire de la "nation indispensable" - signe le retour en majesté des "changeurs" et l'érection en grande pompe d'un troisième temple, à la gloire de la finance internationale et apatride. Le 23 décembre 1913 marque la renaissance, sous sa forme modernisée, de l'activité à la fois frauduleuse et officielle, des vendeurs des demi-shekels dans le temple de Jérusalem qui, après un siècle entier de mensonges, de manoeuvres et corruptions divers sont parvenus à accoucher du monstre dévoreur des richesses de la planète et même à faire oublier leurs turpitudes et à devenir des personnages puissants et respectés.

 

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13 - Mécanismes par lesquels les nouveaux "changeurs du temple" pillent la richesse des nations triangle.gif

 

L'objectif claironné lors de la création de la FED était de stabiliser l'économie et de mettre fin aux crises en série qui avaient émaillé la fin du XIXe siècle.

Voir - Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale - Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale , §5: Les crises monétaires successives : 1869 - 1873 - 1893 - 1901 - 1907.
- Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza : Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House ,

Il faut savoir qu'à l'époque, quatre types de coupures étaient en circulation:

Les billets, appelés Legal Tender Notes ou United State Notes (UNS) , étaient imprimés depuis le Legal Tender Act de 1862 d'Abraham Lincol, par le département du Trésor des Etats-Unis.

 

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Federal Reserve Note FNS ( Argent nominal - Fiat currency - correspondant à une dette du montant inscrit sur le billet - Le sceau de la FED est vert , à gauche du billet


Cette variété de billets en circulation fut pain bénit pour nos modernes "changeurs du temple" modernes installés dorénavant au coeur de l'Etat. Leur objectif était évidemment d'imposer leur propre monnaie - simple reçu de dette - et d'éliminer les vestiges de l'indépendance de l'Etat.

Dès le lendemain de sa création, les banquiers de la FED mirent leurs pieds dans les pas des barons voleurs des crises
monétaires antérieures. Entre 1916 et 1920, l'institution imprima des montagnes de sa propre monnaie, présentant ses Federal Reserve Note (FNS) comme équivalents aux United State Note (UNS) ce qui lui permit de doubler la masse monétaire en circulation. (..)

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Après l'afflux, le reflux. Sous prétexte de "surchauffe" et conformément au fonctionnement de l'accordéon, une brusque compression fut imposée en 1920, ainsi qu'un brutal appel au remboursement des prêts. Les motifs, comme toujours, semblaient parfaitement rationnels: il fallait bien lutter, n'est-ce pas, contre l'inflation, même si celle-ci était précisément provoquée par la générosité calculée dont avaient fait preuve ces mêmes honorables banquiers.

Une banqueroute de cinq mille quatre cents (5400) banques privées s'ensuivit, qui provoqua également la ruine des emprunteurs, contraints de rembourser sur le champ. De nombreux débiteurs aliénèrent leurs "certificats" - opération particulièrement rentable pour la FED, qui vit l'or et l'argent de l'Etat migrer dans les coffres de la City via ses filiales américaines.

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Le bouquet final fut offert par le Congrès qui, en 1920, vota le "Independant Treasury Act of 1920", une décision qui, en fait "d'indépendance" aliénait le "Treasury Department of the United States government", c'est-à-dire la trésorerie américaine gouvernementale au profit du consortium privé composé des banques suivantes: (..)

Regrets exprimés par le Président Wilson dans son message d'adieu (1921) .

Il constate qu'il a livré la nation à des intérêts privés qui ont tué la liberté et l'indépendance du gouvernement légal des Etats-Unis. Une lucidité tardive d'un Président qui n'avait pas compris qu'il travaillait à l'appropriation du pays par un consortium de banquiers internationaux liés entre eux par des liens familiaux.
Voir: Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza : Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House ,
"Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est privatisé et concentré. Par conséquent, toutes nos activités sont entre les mains de quelques hommes (..)

14 - Modus operandi des "changeurs du temple": d'une crise à la suivante triangle.gif

Mais ce n'était-là qu'un hors-d'oeuvre et une mise en bouche avant le grand exploit de 1929. En dix ans, deux crises, celle de 1920 et surtout celle de 1929, ont dévasté les marchés boursiers intérieurs et provoqué une catastrophe mondiale. Le mécanisme est chaque fois d'une simplicité enfantine. (..)


Il est impossible de traiter en quelques mots le krach boursier de 1929 et l'enchaînement des catastrophes qu'il engendra. Mais il est certain que ce déraillement économico-financier est la conséquence directe d'une politique chaotique de la Réserve Fédérale (..)

 

 

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1929 - Krach - New-York

(..)
Il est d'autant plus judicieux de rappeler le commentaire du Président Roosevelt - "En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un événement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi" - que la Réserve fédérale, par un des ces mouvements d'accordéon dont elle est coutumière, a brusquement contracté l'offre monétaire, créant une dépression catastrophique qui a contaminé l'Europe et provoqué la faillite de 11.630 banques sur un total de 26.401 aux Etats-Unis. Du coup, les banquiers centraux ont pu acheter à des prix dérisoires des banques rivales et des pans entiers de l'économie.

Le 23 mai 1933, dans un discours retentissant de vingt-cinq minutes devant la Chambre des Représentants, un membre du Congrès, Louis T. McFadden, a porté des accusations formelles contre le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, contre le Contrôleur de la monnaie et contre le Secrétaire duTrésor, les accusant d'actes criminels, de complot contre la nation, de fraude et de trahison. Il accusait ces responsables politiques et les banquiers de la Réserve fédérale d'avoir délibérément provoqué la "Grande Dépression".


(..) Une fois de plus, la mystérieuse calamité qui s'abat sur les contestataires des usuriers a frappé. (..)

15 - Ils l'ont tué... triangle.gif

La dernière tentative moderne de renverser les tables des changeurs-usuriers de la religion du Dieu-dollar fut celle du président John Fitzgerald Kennedy assassiné à Dallas le 22 novembre 1963. Il était allé si loin dans sa volonté de lutte contre les banksters et la réalisation de son projet était déjà si avancée que son père, inquiet l'avait mis en garde: "Si tu le fais, ils te tueront".

RAPPEL

 

4 - John Fitzgerald Kennedy et la nouvelle tentative de réforme monétaire triangle.gif

 

In - Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale - Le machiavélisme des hécatonchires de la finance international e #4

Il est impossible de ne pas évoquer, à la suite de celle du Président Lincoln, la tentative du Président John Fitzgerald Kennedy de dépouiller la FED de sa puissance , tellement elle lui est parallèle. Elle eut lieu un siècle exactement après celle de Lincoln. (..)

Les 26 volumes du rapport Warren n'ont pas réussi à apporter une explication crédible à l'assassinat du Président Kennedy à Dallas le 26 novembre 1963, cinq mois après sa réforme monétaire. Il n'est nul besoin d'être un "complotiste" primaire ou secondaire pour n'accorder qu'un crédit poli à la thèse officielle, non pas seulement à cause de l'analyse des conditions de l'exécution, mais parce que le fait que tous les témoins oculaires de l'événement soient morts dans les deux ans; que la disparition ou l'élimination de 400 personnes en relations même lointaines avec cet événement - y compris le personnel médical de l'hôpital Parkow où Kennedy a été admis, du portier au personnel médical, ainsi que des proches du tireur accusé, Lee Harvey Oswald - que tous ces événements soient le fruit du hasard relève d'un pourcentage de probabilités si infinitésimal qu'il est proche du zéro absolu. Le calcul des probabilités devient un juge plus efficace que n'importe quelle vérité officielle.

De puissants comploteurs ont donc sévi, y compris longtemps encore après le crime initial. Parmi les innombrables pistes avancées par les uns et par les autres, la piste monétaire était évidemment tentante . Elle fut relativement peu explorée au début de l'enquête. Cependant beaucoup la tiennent pour d'autant plus avérée qu'ils rapportent une phrase du père du Président, Joseph Kennedy, lorsqu'il apprit la décision de réforme monétaire de son fils : " Si tu le fais, ils te tueront".

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Le Président John Fitzgerald Kennedy (1917-1963)

Le message semble, une nouvelle fois, avoir été reçu cinq sur cinq par le Vice-Président Lyndon B. Johnson, devenu Président par la grâce de cet assassinat. Comme son homonyme Andrew Johnson un siècle auparavant, et avec une célérité particulièrement remarquable, il suspendit la décision monétaire prise le 4 juin 1963 par le Président assassiné alors que le cadavre de ce dernier n'était pas encore froid
(..)

Cet assassinat était peut-être un avertissement aux futurs Présidents qui auraient voulu emboîter le pas à Abraham Lincoln et à John Fitzgerald Kennedy et priver les banquiers de leur rente en éliminant le système de la monnaie-dette. John Fitzgerald Kennedy aurait payé de sa vie cette provocation à la puissance de la finance internationale... le Président Abraham Garfield avait lui aussi été assassiné le 2 juillet 1881 après avoir fait une déclaration sur les problèmes de la monnaie. (5) Que de coïncidences !

Depuis le Président Kennedy, aucun successeur ne s'est avisé d'apporter la moindre réforme au fonctionnement de la FED.

Peut-être faudra-t-il encore vingt-six autres volumes d'enquête pour éclaircir cette énigme historique.

(..)

16 - Ultime tentative de balayer la poussière sous le tapis triangle.gif

En 1991, le célèbre réalisateur américain, Oliver Stone, nouveau Sherlock Holmes, s'est lancé dans l'arène et s'est donné pour but d'élucider les causes de l'assassinat de John F. Kennedy (..)

L'argent du fonds Rothschild s'est révélé d'une efficacité remarquable dans sa capacité à inciter un réalisateur célèbre à concevoir une opération hollywoodienne de fixation des soupçons dans une certaine direction.(..) Hollywood écrit et impose sa vérité, laquelle devient progressivement LA vérité. Celui qui paie, commande.

Il est étonnant que le fait le plus troublant de tous, plus troublant même que celui de l'impossibilité, aujourd'hui encore, de connaître avec certitude l'identité du tueur est, comme je l'ai noté ci-dessus - celui de constater que quatre cents (je dis bien 400) personnes en relations même lointaines avec cet événement - y compris le personnel médical de l'hôpital Parkow où Kennedy a été admis, du portier au personnel médical, ainsi que des proches du tireur accusé, Lee Harvey Oswald, sont mortes en deux ans et que les autorités officielles ne se sont pas penchées sur cet évènement proprement stupéfiant.

Il est également extraordinaire qu'aucun des innombrables Sherlock Homes, amateurs ou professionnels, qui ont analysé le crime, la loupe à la main et le nez sur le macadam, ne se soit penché sur ces "coïncidences-là" et n'a osé prendre l'enquête à revers. Or, il est impossible, statistiquement, d'attribuer au hasard ou à des circonstances naturelles l'élimination systématique de la totalité des témoins, même les plus mineurs, liés à cette affaire .

Cette preuve statistique signe irréfutablement l'existence d'un complot de très grande ampleur. Quels sont le commanditaire ou le groupe disposant du personnel, des moyens financiers et du pouvoir suffisants afin de réaliser un tel "exploit" dans un laps de temps aussi court et cela de manière à ce que tout paraisse globalement naturel? L'élucidation de l'assassinat du Président Kennedy est au bout de cette enquête-là.

Allons, M. Oliver Stone, encore un effort!

 

NOTE

(1) Jonathan Cook : http://www.legrandsoir.info/les-sapins-de-noel-terrorisent-les-israeliens-counterpunch.html

 

Bibliographie

 

 

EXTRAITS de ce formidable article (je vous conseille de lire les articles de cette philosphe-dessinatrice de talent)

 

http://www.alterinfo.net/AUX-SOURCES-DU-CHAOS-MONDIAL-ACTUEL-L-usure-axe-central-de-l-histoire-de-l-Occident_a86004.html

 

Le 23 janvier 2013

 

aline3.jpg
La philosophe Aline Mariali de Dieguez
et ses dessins
aline-de-dieguez-index.jpg
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 02:10

 

EU barbelet

http://syndicats.over-blog.com/article-l-implosion-programmee-du-systeme-europeen-110713955.html

L’IMPLOSION PROGRAMMÉE
DU SYSTÈME EUROPÉEN
Par Samir Amin

directeur du Forum du Tiers Monde

et président du Forum Mondial des Alternatives.

Septembre 201


Peut-on comparer l’Europe aux États-Unis ?


L’opinion majoritaire en Europe est convaincue que l’Europe a les moyens de devenir une puissance économique et politique comparable aux États-Unis et, de ce fait, indépendante. En additionnant les populations et les PIB concernés cela paraît évident. Pour ma part je crois que l’Europe souffre de trois handicaps majeurs qui interdisent la comparaison.

Premièrement le continent nord-américain (les États-Unis et ce que j’appelle sa province extérieure – le Canada) bénéficie de ressources naturelles incomparables à celles de l’Europe à l’Ouest de la Russie comme en témoigne la dépendance énergétique européenne. 

Deuxièmement l’Europe est constituée d’un bon nombre de nations historiques distinctes dont la diversité des cultures politiques, sans que celles-ci ne soient nécessairement chauvines, pèse suffisamment lourd pour interdire d’y reconnaître l’existence d’un « peuple européen » à l’instar du « peuple étatsunien ». On reviendra sur cette question majeure.

Troisièmement (et c’est là la raison principale qui interdit la comparaison) le développement capitaliste en Europe a été et demeure inégal, alors que celui-ci a homogénéisé les conditions de son déploiement dans l’espace nord-américain, tout au moins depuis la guerre de sécession. L’Europe – à l’Ouest de la Russie historique (qui inclut la Biélorussie et l’Ukraine) – est elle-même composée de trois strates de sociétés capitalistes inégalement développées.

Le capitalisme historique – c’est-à-dire la forme du mode capitaliste qui s’est imposé à l’échelle mondiale – s’est constitué à partir du XVIe siècle dans le triangle Londres/Amsterdam/Paris, pour prendre sa forme achevée avec la révolution politique française et la révolution industrielle anglaise. Ce modèle, qui deviendra celui du capitalisme des centres dominants jusqu’à l’époque contemporaine (le capitalisme libéral pour employer les termes de Wallerstein), s’est déployé avec vigueur et rapidité aux États-Unis, après la guerre de Sécession qui met un terme à la position dominante des esclavagistes dans la gestion de l’Union ; plus tard au Japon. En Europe le modèle a conquis, également rapidement (à partir de 1870), l’Allemagne et la Scandinavie. Ce noyau européen (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Suisse, Autriche, Scandinavie) est aujourd’hui soumis à la gestion économique, sociale et politique de ses propres monopoles que j’ai qualifié de « généralisés », constitués comme tels dans les années 1975-1990, à partir des formes antérieures du capitalisme des monopoles. Or les monopoles généralisés propres à cette région européenne ne sont pas « européens » mais encore rigoureusement « nationaux » (c’est-à-dire allemands, ou britanniques, ou suédois, etc.), bien que leurs activités soient transeuropéennes et même transnationales (opérant à l’échelle de toute la planète). Il en est de même des monopoles généralisés contemporains des États-Unis et du Japon. Dans mon commentaire des travaux de recherche impressionnants qui ont été faits sur ce sujet j’ai insisté sur l’importance décisive de cette conclusion.

La seconde strate concerne l’Italie et l’Espagne, dans lesquels le même modèle – aujourd’hui donc celui du capitalisme des monopoles généralisés – n’a pris corps que beaucoup plus récemment, après la Seconde Guerre mondiale. Les formes de la gestion économique et politique des sociétés concernées, de ce fait particulières, constituent un handicap à leur promotion au rang d’égaux de premiers.

Mais la troisième strate, qui englobe les pays de l’ex-monde « socialiste » (à la mode soviétique) et la Grèce, n’est pas le siège de monopoles généralisés propres à leurs sociétés nationales (les armateurs grecs sont peut-être l’exception, mais leur statut est-il celui de « Grecs » ?). Tous ces pays étaient jusqu’à la Seconde Guerre mondiale encore loin de s’être constitués en sociétés capitalistes développées à l’instar de celles du noyau européen central. Par la suite le socialisme soviétique a fait encore reculer les embryons de bourgeoisies capitalistes nationales, en substituant à leur pouvoir celui d’un capitalisme d’État associé à des comportements sociaux, sinon socialistes. Réintégrés dans le monde capitaliste par leur adhésion à l’Union européenne et à l’Otan, ces pays sont désormais dans la situation de ceux du capitalisme périphérique : ils ne sont pas gérés par leurs propres monopoles généralisés nationaux, mais dominés par ceux du noyau européen central.

Cette hétérogénéité de l’Europe interdit rigoureusement sa comparaison avec l’ensemble États-Unis/Canada. Mais, dira-t-on, cette hétérogénéité ne pourrait-elle pas être effacée graduellement, précisément par la construction européenne ? L’opinion européenne dominante le pense ; je ne le crois pas, et nous reviendrons sur cette question.


Doit-on comparer l’Europe au continent des deux Amériques ?


Pour ma part je crois plus proche de la réalité la comparaison de l’Europe avec le continent des deux Amériques (États-Unis/Canada d’une part, Amérique latine et Caraïbes d’autre part) qu’avec la seule Amérique du Nord. Le continent des deux Amériques constitue un ensemble du capitalisme mondial caractérisé par le contraste qui oppose son Nord central et dominant à son Sud périphérique et dominé. Cette domination, partagée au XIXe siècle entre le concurrent britannique (alors hégémonique à l’échelle mondiale) et la puissance étatsunienne montante (dont l’ambition est proclamée dès 1823 par la doctrine Monroe), est aujourd’hui désormais principalement exercée par Washington, dont les monopoles généralisés contrôlent largement la vie économique et politique du Sud, en dépit des avancées combattives récentes qui pourraient remettre en question cette domination. L’analogie avec l’Europe s’impose. L’Est européen est dans une situation de périphérie soumise à l’Ouest européen analogue celle qui caractérise l’Amérique latine dans ses rapports avec les États-Unis.

Mais toutes les analogies ont leurs limites et les ignorer conduirait à des conclusions erronées concernant les avenirs possibles et les stratégies de lutte efficaces capables d’ouvrir la voie au meilleur de ces avenirs. Sur deux plans l’analogie cède la place à la différence. L’Amérique latine est un continent immense, doté de ressources naturelles fabuleuses – eau, terres, minerais, pétrole et gaz. L’Europe de l’Est n’est sur ce plan en rien comparable. Par ailleurs l’Amérique latine est également relativement considérablement moins hétérogène que l’Europe de l’Est : deux langues apparentées (sans ignorer ce qu’il reste des langues indiennes), peu d’hostilité chauvine entre voisins. Mais ces différences – pour importantes qu’elles soient – ne constituent pas notre motif majeur de ne pas poursuivre le raisonnement simplifié de l’analogie.

La domination des États-Unis sur son Sud américain se déploie par des moyens qui relèvent principalement de l’économique comme en témoigne le modèle du marché commun pan-américain promu par Washington, en panne dans la tentative des États-Unis de l’imposer. Même dans son segment actif – NAFTA qui annexe le Mexique au grand marché Nord américain – l’institution ne remet pas en cause la souveraineté politique du Mexique dominé. Mon observation ne comporte aucun volet naïf. Je sais bien qu’il n’y a pas de cloisons étanches séparant les moyens économiques de ceux mis en œuvre aux plans de la politique. L’OEA (l’Organisation des États Américains) a été à juste titre considérée par les opposants d’Amérique latine comme « le Ministère des colonies des États-Unis », et la liste des interventions, qu’elles aient été militaires (dans les Caraïbes) ou qu’elles aient pris la forme de soutiens organisés à des coups d’États est suffisamment longue pour en témoigner.

L’institutionnalisation des rapports entre les États de l’Union européenne relève d’une logique plus large et plus complexe. Il y a bien une sorte de « doctrine Monroe » ouest européenne (« l’Europe de l’Est appartient à l’Europe de l’Ouest »). Mais il n’y a pas que cela. L’Europe n’est plus seulement un « marché commun » comme elle l’avait été à l’origine, au départ limité à six pays puis étendue à d’autres en Europe de l’Ouest. Depuis le traité de Maastricht elle est devenue un projet politique. Certes ce projet politique a été conçu pour servir celui de la gestion des sociétés concernées par les monopoles généralisés. Mais il peut devenir le lieu de conflits et de remises en cause de cette vocation et des moyens mis en place pour la servir. Les institutions européennes sont censées associer les peuples de l’Union et prévoient quelques moyens à cet effet, comme la mesure de la représentation des États en fonction de leur population et non de leur PIB. De ce fait l’opinion dominante en Europe, en y incluant celle de la majorité des gauches critiques des institutions telles qu’elles sont, garde l’espoir qu’une « autre Europe » est possible.

Avant de discuter des thèses et des hypothèses concernant les avenirs possibles de la construction européenne il nous paraît nécessaire de faire un détour par la discussion de l’atlantisme et de l’impérialisme d’une part, et de l’identité européenne d’autre part.


Europe ou Europe atlantiste et impérialiste ?


La Grande-Bretagne est atlantiste plus qu’elle n’est européenne, et tient cette posture de son héritage d’ancienne puissance impérialiste hégémonique, quand bien même cet héritage serait-il réduit aujourd’hui à la position privilégiée que la City de Londres occupe dans le système financier mondialisé. La Grande-Bretagne soumet donc son adhésion fort particulière à l’Union européenne à la priorité qu’elle donne à l’institutionnalisation d’un marché économique et financier euro-atlantique, qui l’emporte sur toute volonté de participer activement à une construction politique de l’Europe.

Mais ce n’est pas seulement la Grande-Bretagne qui est atlantiste. Les États de l’Europe continentale ne le sont pas moins, en dépit de leur volonté apparente de construire une Europe politique. La preuve en est donnée par la centralité de l’OTAN dans cette construction politique. Qu’une alliance militaire avec un pays extérieur à l’Union ait été intégrée dans la « constitution européenne » constitue une aberration juridique sans pareille. Pour certains pays européens (la Pologne, les États baltes, la Hongrie) la protection de l’OTAN – c’est-à-dire des États-Unis – face à « l’ennemi russe » (!) est plus importante que leur appartenance à l’Union européenne.

La persistance de l’atlantisme et l’expansion mondiale du champ d’intervention de l’OTAN après qu’ait disparue la prétendue « menace soviétique » sont les produits de ce que j’ai analysé comme l’émergence de l’impérialisme collectif de la triade (États-Unis, Europe, Japon), c’est-à-dire des centres dominants du capitalisme des monopoles généralisés, et qui entendent le demeurer en dépit de la montée des États émergents. Il s’agit là d’une transformation qualitative relativement récente du système impérialiste antérieurement et traditionnellement fondé sur le conflit des puissances impérialistes. La raison de l’émergence de cet impérialisme collectif est la nécessité de faire face ensemble au défi que constituent les ambitions des peuples et des États des périphéries d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine de sortir de leur soumission.

Le segment européen impérialiste en question ne concerne que l’Europe de l’Ouest, dont tous les États ont toujours été impérialistes à l’époque moderne, qu’ils aient disposé de colonies ou pas, ayant tous et toujours eu accès à la rente impérialiste. Les pays de l’Europe de l’Est par contre n’ont pas accès à celle-ci, n’étant pas le siège de monopoles généralisés nationaux qui leur soient propres. Mais ils se nourrissent de l’illusion qu’ils y ont droit, du fait de leur « européanité ». J’ignore s’ils sauront se débarrasser un jour de cette illusion.

L’impérialisme étant devenu désormais collectif il n’y a plus qu’une seule politique – celle de la triade – commune et partagée vis-à-vis du Sud, qui est une politique d’agression permanente contre les peuples et les Etats qui osent remettre en question ce système particulier de la mondialisation. Or l’impérialisme collectif a un leader militaire, sinon un hégémon : les États-Unis. On comprend alors qu’il n’y a plus de politique extérieure, ni de l’Union européenne, ni des Etats qui la constituent. Les faits démontrent qu’il n’y a qu’une seule réalité : l’alignement sur ce que Washington décide seul (peut être en accord avec Londres). L’Europe vue du Sud n’est rien d’autre que l’allié inconditionnel des États-Unis. Et s’il y a sur ce plan peut être quelques illusions en Amérique latine – du fait sans doute que l’hégémonie est exercée ici brutalement par les seuls États-Unis et non par leurs alliés subalternes européens – cela n’est pas le cas en Asie et en Afrique. Les pouvoirs dans les pays émergents le savent ; ceux qui gèrent les affaires courantes dans les autres pays des deux continents acceptent leur statut de compradores soumis. Pour tous Washington seul compte, pas l’Europe, devenue inexistante.


Y a-t-il une identité européenne ?


L’angle sous lequel doit être regardée cette question est cette fois intérieur à l’Europe. Car vue de l’extérieur – du grand Sud – oui « l’Europe » paraît être une réalité. Pour les peuples d’Asie et d’Afrique, de langues et de religions « non européennes », même lorsque cette réalité a été atténuée par des conversions missionnaires au christianisme ou l’adoption de la langue officielle des anciens colonisateurs, les Européens sont les « autres ». L’affaire est différente en Amérique latine qui, comme l’Amérique du Nord, est le produit de la construction de « l’autre Europe » associée nécessaire au déploiement du capitalisme historique.

La question de l’identité européenne ne peut être discutée qu’en portant le regard sur l’Europe vue de l’intérieur. Or les thèses qui affirment la réalité de cette identité et celles qui le nient se confrontent dans des polémiques qui conduisent les uns et les autres à trop tordre le bâton en leur faveur. Les uns invoqueront donc la chrétienté, alors qu’il faudrait parler des chrétientés catholique, protestante et orthodoxe, sans oublier les sans pratique religieuse ou même sans religion qui ne comptent plus pour quantités négligeables. Les autres feront observer qu’un Espagnol se sent plus à l’aise avec un Argentin qu’avec un Lituanien, qu’un Français comprendra mieux un Algérien qu’un Bulgare, qu’un Anglais se déplace plus aisément dans l’espace mondial des peuples qui partagent sa langue qu’en Europe. L’ancêtre civilisateur gréco-romain, réel ou reconstruit, devrait faire adopter le latin et le grec et non de l’anglais comme langues officielles de l’Europe (ce qu’elles étaient au Moyen Age). Les Lumières du XVIIIe siècle n’ont guère concerné que le triangle Londres/Amsterdam/Paris, même si elles ont été exportées jusqu’en Prusse et en Russie. La démocratie électorale représentative est trop récente et encore bien incertaine pour en faire remonter les sources à la formation des cultures politiques européennes, visiblement diverses.

Il ne serait pas difficile de faire apparaître la puissance toujours présente en Europe des identités nationales. La France, l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne se sont construits dans leur adversité guerrière. Et si l’insignifiant Premier ministre de Luxembourg peut déclarer que « sa patrie est l’Europe » (ou peut-être la patrie de sa banque !), aucun président français, chancelier allemand ou premier britannique n’oserait une telle sottise. Mais est-il nécessaire d’affirmer la réalité d’une identité commune pour légitimer un projet de construction politique régionale ? Pour ma part je crois qu’il n’en est rien. Mais à condition de reconnaître la diversité des identités (appelons les « nationales ») des partenaires et de situer avec précision les raisons sérieuses de la volonté de la construction commune. Ce principe n’est pas valable exclusivement pour les Européens ; il l’est tout également pour les peuples des Caraïbes, d’Amérique hispanique (ou latine), du monde arabe, de l’Afrique. Il n’est pas nécessaire de souscrire aux thèses de l’arabité ou de la négritude pour donner toute sa légitimité à un projet arabe ou africain. Le malheur est que les « européanistes » ne se comportent avec cette intelligence. Dans leur grande majorité ils se contentent de se déclarer « supra-nationaux », et « anti-souverainistes », ce qui ne veut à peu près rien dire ou même entre en conflit avec la réalité. Dans ce qui suit, je ne discuterai donc pas la question de la viabilité du projet politique européen en me situant sur les terrains mouvants de l’identité, mais sur celui, solide, des enjeux et des formes d’institutionnalisation de leur gestion.


L’Union européenne est-elle viable ?


La question que je pose n’est pas celle de savoir si « un » projet européen (lequel ? pour quoi faire ?) serait possible (ma réponse est : évidemment oui), mais si celui qui est en place est viable, ou pourrait se transformer pour le devenir. Je laisse de côté les « européanistes » de droite, c’est-à-dire ceux qui, ayant souscrit à la soumission aux exigences du capitalisme des monopoles généralisés, acceptent l’Union européenne telle qu’elle est pour l’essentiel et s’intéressent seulement à donner une solution aux difficultés « conjoncturelles » (ce qu’elles ne sont pas, à mon avis) qu’elle traverse. Je ne m’intéresse donc qu’aux arguments de ceux qui proclament « une autre Europe possible », en y incluant les partisans d’un capitalisme rénové, à visage humain et ceux qui s’inscrivent dans une perspective de transformation socialiste de l’Europe et du monde.

La nature de la crise qui traverse le monde et l’Europe est au centre de ce débat. Et, pour ce qui concerne l’Europe, la crise de la zone euro – qui occupe le devant de la scène – et celle – derrière – de l’Union européenne, sont indissociables.

La construction de l’Union européenne – au moins depuis le traité de Maastricht et, à mon avis, depuis bien plus tôt – et celle de la zone Euro, ont été conçues et édifiées systématiquement comme des blocs de construction de la mondialisation dite libérale, c’est-à-dire de celle d’un système assurant la domination exclusive du capitalisme des monopoles généralisés. Dans ce cadre il nous faut d’abord analyser les contradictions qui, à mon avis, font que ce projet (et donc le projet européen qui en relève) n’est pas viable.

Mais, dira-t-on, en défense d’ « un » projet européen envers et contre tout, celui qui a l’avantage d’exister, d’être en place, peut être transformé. En théorie abstraite, certes. Mais quelles sont les conditions qui le permettraient. A mon avis un double miracle (est-il utile de dire que je crois peu aux miracles ?) : 1) que la construction transnationale européenne reconnaisse la réalité des souverainetés nationales, de la diversité des intérêts et des enjeux, et organise sur cette base l’institutionnalisation de son fonctionnement ; et 2) que le capitalisme – s’il s’agit de rester dans le cadre général de son mode de gestion de l’économie et de la société – puisse être contraint d’opérer d’une manière autre que celle que commande sa logique propre, aujourd’hui celle de la domination des monopoles généralisés. Je ne vois pas d’indications que les européanistes majoritaires acceptent de prendre en compte ces exigences. Je ne vois pas davantage que les européanistes de gauche, minoritaires, qui le voient, soient capables de mobiliser des forces sociales et politiques capables d’inverser le conservatisme de l’européanisme en place. C’est pourquoi je conclus que l’Union européenne ne peut être autre que ce qu’elle est, et que celle-ci n’est pas viable.


La crise de la zone euro illustre cette impossible viabilité du projet


Le projet « européen » tel que le traité de Maastricht le définit et celui de la zone euro ont été vendus aux opinions par une propagande (je n’ai pas d’autres mots pour la qualifier) mensongère et imbécile. Aux uns – les privilégiés (relatifs) de l’Europe de l’Ouest opulente – on a raconté qu’en gommant les souverainetés nationales on mettait un terme aux guerres haineuses qui avaient ensanglanté le continent (et on comprend alors le succès de ce boniment). On a rajouté la sauce : l’amitié de la grande démocratie étatsunienne, le combat commun pour la démocratie dans ce grand Sud arriéré – forme nouvelle de l’adhésion à des postures impérialistes – etc. Aux autres – les pauvres hères de l’Est – on a promis l’opulence par le « rattrapage » des niveaux de vie occidentaux.

Les uns et les autres ont cru – dans leur majorité – à ces boniments. A l’Est on a cru, semble-t-il, que l’adhésion à l’Union européenne permettrait ce fameux « rattrapage » et que le prix en valait la chandelle. Ce prix – peut être la punition pour avoir accepté le régime du socialisme, dit communisme, soviétique – était celui d’un ajustement structurel pénible, de « quelques » années. L’ajustement – c’est-à-dire « l’austérité » (pour les travailleurs, pas pour les milliardaires) – a été imposé. Mais il s’est soldé par un désastre social. C’est ainsi que l’Europe de l’Est est devenue la périphérie de celle de l’Ouest. Une étude récente sérieuse nous apprend que 80% des Roumains estiment « qu’au temps de Ceaucescu, c’était mieux » (!). Peut-on espérer mieux en termes de délégitimation de la prétendue démocratie qui caractériserait l’Union européenne ! Les peuples concernés en tireront-ils la leçon ? Comprendront-ils que la logique du capitalisme n’est pas celle du rattrapage, mais au contraire de l’approfondissement des inégalités ? Je l’ignore.

Si la Grèce est aujourd’hui au cœur du conflit, c’est à la fois parce que la Grèce fait partie de la zone euro, et que son peuple a cru échapper au sort des autres périphéries balkaniques (ex « socialistes »). Les « Grecs » (je ne sais pas exactement ce que cela veut dire) pensaient (ou espéraient ?) qu’ayant évité le malheur d’être gouvernés par des « communistes » (puissants dans la Grèce héroïque de la Seconde Guerre mondiale) – et cela grâce aux colonels ! – ils n’auraient pas à souffrir du prix que les autres balkaniques doivent payer. L’Europe et l’euro fonctionneraient autrement pour eux. La solidarité européenne, et celle plus particulière des partenaires de l’Euro, affaiblies ailleurs (pour crime de « communisme » qui doit être puni), agiraient en leur faveur. Les Grecs en sont pour leurs illusions naïves. Ils devraient savoir aujourd’hui que le système réduira leur sort à celui de leurs voisins balkaniques, la Bulgarie et l’Albanie. Car la logique de la zone euro n’était pas différente de celle de l’Union européenne ; au contraire elle en renforce la violence. D’une manière générale la logique de l’accumulation capitaliste produit une accusation de l’inégalité entre les nations (elle est à l’origine de la construction du contraste centres/périphéries) ; et l’accumulation dominée par les monopoles généralisés renforce encore cette tendance immanente au système. On nous rétorquera que les institutions de l’Union européenne ont prévu les moyens de corriger les inégalités intra-européennes par des soutiens financiers appropriés destinés aux pays retardés de l’Union ; et l’opinion générale y a cru. En réalité non seulement ces aides (qui, en dehors de l’agriculture dont je ne discuterai pas de la question ici, sont affectés en particulier à la construction d’infrastructures modernes) sont trop insuffisantes pour permettre le « rattrapage » ; mais, encore plus grave, par leur contribution à une plus grande ouverture des économies concernées, facilitent la pénétration des monopoles généralisés et donc renforcent la tendance au développement inégal. De surcroît ces aides poursuivent l’objectif de renforcer certaines régions sous-nationales (la Bavière, la Lombardie, la Catalogne par exemple) et par là affaiblir les capacités de résistance des États nationaux face aux diktats des monopoles.

La zone euro a été conçue pour accentuer encore davantage ce mouvement. Son caractère fondamental est défini par le statut de la BCE, qui s’interdit de prêter aux États nationaux (et même à un État supranational européen s’il existait, ce qui n’est pas le cas), mais finance exclusivement les banques – à un taux ridicule – qui, à leur tour, tirent de leurs placements en titres des dettes publiques nationales une rente qui renforce la domination des monopoles généralisés. Ce qu’on appelle la financiarisation du système est inhérent à la stratégie des monopoles en question. Dès sa création j’avais analysé ce système comme étant non viable, appelé à s’effondrer dès lors qu’une crise sérieuse frapperait le capitalisme. Ce qui se produit sous nos yeux. J’avais soutenu que la seule alternative susceptible de soutenir une construction européenne graduelle et solide imposait le maintien d’une gestion nationale des monnaies articulées dans un serpent monétaire, lui-même conçu comme une structure de négociations sérieuses portant sur les taux de change et les politiques industrielles. Et cela jusqu’à ce que, éventuellement et beaucoup plus tard, la maturation des cultures politiques permette la mise en place d’un État européen confédéral se superposant aux Etats nationaux, sans annihiler ces derniers.

La zone euro est donc entrée dans une crise prévisible qui menace réellement son existence comme on finit par l’admettre même à Bruxelles. Car on ne voit pas que l’Union européenne soit devenue capable de conduire une autocritique radicale qui impliquerait l’adoption d’un autre statut pour la gestion de la monnaie et la renonciation au libéralisme inhérent aux traités en vigueur.

Les responsables de la faillite du projet européen ne sont pas ses victimes – les pays fragiles de la périphérie européenne – mais, à l’opposé, les pays (c’est-à-dire les classes dirigeantes de ces pays) qui ont été les bénéficiaires du système, l’Allemagne en premier lieu. Les insultes proférées à l’encontre du peuple grec n’en sont que plus odieuses. Peuple paresseux ? Tricheurs avec le fisc : Madame Lagarde oublie que les tricheurs en question sont les armateurs que les libertés de la mondialisation (défendues par le FMI) protègent ! Mon raisonnement n’est pas fondé sur la reconnaissance du conflit des nations, même si dans les apparences les choses se passent de cette manière. Il est fondé sur celle du conflit entre les monopoles généralisés (eux-mêmes propres seulement aux pays du centre européen) et les travailleurs des centres européens comme de leurs périphéries, même si le coût de l’austérité imposé aux uns et aux autres produit des effets dévastateurs plus marqués dans les périphéries que dans les centres. Le « modèle allemand », vanté par toutes les forces politiques européennes de la droite et même d’une bonne partie de la gauche, a été mis en œuvre avec succès en Allemagne grâce à la docilité relative de ses travailleurs qui acceptent des rémunérations de 30% inférieures à celle des Français. Cette docilité est largement à l’origine à la fois du succès des exportations allemandes et de la croissance puissante des rentes dont les monopoles généralisés allemands sont les bénéficiaires. On comprend que ce modèle séduise les inconditionnels de la défense du capital !

Le pire est donc encore à venir : le délitement sous une forme ou une autre – brutale ou graduelle – du projet européen, en commençant par celui de la zone euro. On retournerait alors à la case de départ : les années 1930. On aurait alors une zone mark réduite à l’Allemagne et aux pays qu’elle dominerait sur ses frontières Est et Sud, les Pays-Bas et la Scandinavie autonomes mais consentant à s’y ajuster, une Grande-Bretagne que son atlantisme éloignerait encore davantage de la politique en Europe, une France isolée (Vichy ? ou de Gaulle ?), une Espagne et une Italie incertaines et fluctuantes. On aurait alors associé le pire : la soumission des sociétés nationales européennes aux diktats des monopoles généralisés et du « libéralisme » mondialisé qui l’accompagne d’une part, leur gestion politique par des pouvoirs recourant d’autant plus à la démagogie « nationaliste » qu’ils resteraient impuissants. Cette gestion politique renforcerait les chances des droites extrêmes. On aurait (on a déjà ?) des Pilsudski, des Horthy, des barons baltes, des nostalgiques de Franco et de Mussolini, des Maurassiens. Les discours d’apparence « nationaliste » des droites extrêmes sont des discours menteurs, puisque ces forces politiques (du moins leurs dirigeants) acceptent non seulement le capitalisme en général, mais encore la seule forme qu’il peut revêtir, celle du capitalisme des monopoles généralisés. Un « nationalisme » authentique aujourd’hui ne peut être que populaire au sens vrai du terme, servir le peuple et non le tromper. Du coup le vocable de « nationalisme » doit lui-même être utilisé avec précaution et peut être vaudrait-il mieux lui substituer celui « d’internationalisme des peuples et des travailleurs ». En contrepoint la rhétorique des droites en question réduit le thème du nationalisme à des dérives de violence chauvine mise en œuvre contre les immigrés ou les Roms, accusés d’être la source des désastres. Cette droite ne manque pas d’associer dans sa haine les « pauvres », tenus responsables de leur misère et accusés d’abuser des bénéfices de « l’assistanat ».

Voilà où conduit l’entêtement à défendre le projet européen contre vents et marées : à sa destruction.


Y a-t-il une alternative moins désolante ? Va-t-on vers une nouvelle vague de transformations sociales progressistes !


Certes oui, car les alternatives (au pluriel) existent toujours, en principe. Mais les conditions pour que celle-ci ou celle-là des alternatives possibles devienne réalité doivent être précisées. Il n’est pas possible de revenir à un stade antérieur de développement du capital, à un stade antérieur de la centralisation de son contrôle. On ne peut qu’aller de l’avant, c’est-à-dire en partant du stade actuel de la centralisation du contrôle du capital, comprendre que l’heure de « l’expropriation des expropriateurs » a sonné. Il n’y a pas d’autre perspective viable possible. Cela dit la proposition en question n’exclut pas la conduite de luttes qui, par étapes, vont dans sa direction. Au contraire elle implique l’identification d’objectifs stratégiques d’étape et la mise en œuvre de tactiques efficaces. Se dispenser de ces préoccupations de stratégies d’étape et de tactique d’action, c’est se condamner à proclamer quelques slogans faciles (« A bas le capitalisme ») sans efficacité.

Dans cet esprit et en ce qui concerne l’Europe une première avancée efficace, qui d’ailleurs se dessine peut être, part de la remise en question des politiques dites d’austérité, associées d’ailleurs à la montée des pratiques autoritaires anti-démocratiques qu’elle exige. L’objectif de relance économique, en dépit de l’ambigüité de ce terme (relance de quelles activités ? par quels moyens ?) lui est d’ailleurs associé tout naturellement.

Mais il faut savoir que cette première avancée se heurtera au système en place de gestion de l’euro par la BCE. De ce fait je ne vois pas qu’il soit possible d’éviter de « sortir de l’euro » par la restauration de la souveraineté monétaire des États européens. Alors et alors seulement des espaces de mouvement pourront s’ouvrir, imposant la négociation entre partenaires européens et par là même la révision des textes organisant les institutions européennes. Alors et alors seulement des mesures pourront être prises amorçant la socialisation des monopoles. Je pense par exemple à la séparation des fonctions bancaires, voire à la nationalisation définitive des banques en difficulté, à l’allègement de la tutelle que les monopoles exercent sur les producteurs agricoles, les petites et moyennes entreprises, à l’adoption de règles de fiscalité fortement progressive, au transfert de la propriété des entreprises qui choisiraient la délocalisation aux travailleurs et aux collectivités locales, à la diversification des partenaires commerciaux, financiers et industriels par l’ouverture de négociations, notamment avec les pays émergents du Sud, etc. Toutes ces mesures exigent l’affirmation de la souveraineté économique nationale et donc la désobéissance aux règles européennes qui ne les permettraient pas. Car il me paraît évident que les conditions politiques permettant de telles avancées ne seront jamais réunies en même temps dans l’ensemble de l’Union européenne. Ce miracle n’aura pas lieu. Il faudra alors accepter de commencer là où on le peut, dans un ou plusieurs pays. Je reste convaincu que le processus engagé ne tarderait pas à faire boule de neige.

A ces propositions (dont le président F. Hollande a amorcé la formulation, en partie tout au moins), les forces politiques au service des monopoles généralisés opposent déjà des contre-propositions qui en annihilent la portée : la « relance par la recherche d’une meilleure compétitivité des uns et des autres dans le respect de la transparence de la concurrence ». Ce discours n’est pas seulement celui de Merkel ; il est également celui de ses adversaires sociaux-démocrates, celui de Draghi, le président de la BCE. Mais il faut savoir – et le dire – que la « concurrence transparente » n’existe pas. Elle est celle – opaque par nature – des monopoles en conflit mercantile. Il ne s’agit donc là que d’une rhétorique menteuse qu’il faut dénoncer comme telle. Tenter d’en aménager la gestion, après en avoir accepté le principe – en proposant des règles de « régulation » – ne mène à rien d’efficace. C’est demander aux monopoles généralisés – les bénéficiaires du système qu’ils dominent – qu’ils agissent contre leurs intérêts. Ceux-ci sauront trouver les moyens d’annihiler les règles de régulation qu’on prétendrait leur imposer.

Les décisions prises en septembre 2012 pour sortir de la crise de l’euro (mise en place d’un Fonds de Solidarité européen, émission d’eurobonds, rachat de la dette des États par la BCE), non seulement viennent trop tard et ne sont pas – en volume – à la hauteur des exigences, mais encore s’inscrivent toujours dans la stratégie de l’austérité qui en annule automatiquement les effets bienfaisants éventuels ; car l’austérité produira la croissance inexorable de la dette et non sa réduction ; croire le contraire est pure sottise. Conçue pour rester dans le système de la financiarisation, c’est-à-dire de la soumission aux « anticipations » des monopoles généralisés et financiarisés, cette politique de principe est vouée à laisser le champ libre à la spirale descendante de l’implosion.

De surcroît cette politique de principe repose sur la négation de la souveraineté des États, en l’occurrence des États européens, alors que les conditions pour lui substituer la souveraineté d’un État européen n’existent pas et ne seront pas réunies dans un avenir visible. Or refuser la souveraineté des États, c’est tout simplement lui substituer celle des monopoles, et rien moins que cela. Et sans souveraineté nationale il n’y a plus de démocratie possible, comme les refus répétés de l’Union européenne de prendre en considération les opinions majoritaires, les résultats des élections et des referendums qui déplaisent au capital des monopoles l’ont amplement démontré.

C’est pourquoi le rétablissement du respect des souverainetés nationales est une exigence pour tous les peuples de toutes les régions de la planète. Sans ce respect, le droit international bafoué laisse la place au « droit » à l’intervention des puissances impérialistes dans les affaires des nations qui refusent de céder aux injonctions du capital des monopoles mondialisés. Sans ce respect des souverainetés, il n’y a aucune alternative démocratique et progressiste de possible, ni en Europe, ni ailleurs.

Le XXe siècle n’a pas été seulement celui des guerres les plus violentes qu’on ait connues, produites dans une large mesure par le conflit des impérialismes (alors conjugués au pluriel). Il a été aussi celui d’immenses mouvements révolutionnaires des nations et des peuples des périphéries du capitalisme de l’époque. Ces révolutions ont transformé à une allure accélérée la Russie, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine et ont constitué de ce fait la dynamique majeure dans la transformation du monde. Mais l’écho qu’elles ont trouvé dans les centres du système impérialiste est demeuré limité pour le moins qu’on puisse dire. Les forces réactionnaires pro-impérialistes ont conservé la maîtrise de la gestion politique des sociétés dans ce qui est devenu la triade de l’impérialisme collectif contemporain, leur permettant ainsi de poursuivre leurs politiques de « containment » (« contenir ») puis de « rolling back » (faire reculer) de cette première vague de luttes victorieuses pour l’émancipation de la majorité de l’humanité. C’est ce défaut d’internationalisme des travailleurs et des peuples qui est à l’origine du double drame du XXe siècle : l’essoufflement des avancées amorcées dans les périphéries (les premières expériences à vocation socialiste, le passage de la libération anti-impérialiste à la libération sociale) d’une part, le ralliement des socialismes européens au camp du capitalisme/impérialisme et la dérive de la social-démocratie devenant social libérale d’autre part.

Mais le triomphe du capital – devenu celui des monopoles généralisés – n’aura été que de courte durée (1980-2010 ?) Les luttes démocratiques et sociales engagées à travers le monde, comme certaines des politiques des États émergents, remettent en cause le système de la domination des monopoles généralisés et amorcent une seconde vague de transformation du monde. Ces luttes et ces conflits concernent toutes les sociétés de la planète, au Nord comme au Sud. Car pour maintenir son pouvoir le capitalisme contemporain est contraint de s’attaquer à la fois aux États, aux nations et aux travailleurs du Sud (de surexploiter leur force de travail, de piller leurs ressources naturelles) et aux travailleurs du Nord, mis en concurrence avec ceux du Sud. Les conditions objectives pour l’émergence d’une convergence internationaliste des luttes sont donc réunies. Mais de l’existence de conditions objectives à leur mise en œuvre par les agents sociaux sujets de la transformation, il y a encore une distance qui n’est pas franchie. Il n’entre pas dans notre intention de régler cette question par quelques grandes phrases faciles et creuses. Un examen approfondi des conflits entre les États émergents et l’impérialisme collectif de la triade et de leur articulation aux revendications démocratiques et sociales des travailleurs des pays concernés, un examen approfondi des révoltes en cours dans les pays du Sud, de leurs limites et de leurs évolutions diverses possibles, un examen approfondi des luttes engagées par des peuples en Europe et aux Etats-Unis, constituent le préalable incontournable à la poursuite de débats féconds concernant « les » avenirs possibles.

Toujours est-il que l’amorce du dépassement du défaut d’internationalisme est encore loin d’être visible. La seconde vague des luttes pour la transformation du monde va-t-elle de ce fait être un « remake » de la première ? Pour ce qui est de l’Europe, objet de notre réflexion ici, la dimension anti-impérialiste des luttes reste absente de la conscience des acteurs et des stratégies qu’ils développement, quand ils en ont. Je tenais à conclure ma réflexion sur « l’Europe vue de l’extérieur » par cette remarque, d’une importance majeure à mon avis.


Références

Cette étude fait référence à des concepts fondamentaux dans mon analyse du capitalisme contemporain et de sa crise, dont j’ai développé l’argumentation (dont seules les conclusions sont reprises ici) dans mes ouvrages les plus récents :

• Au-delà du capitalisme sénile, 2002 ; Obsolescent Capitalism, 2003. • Pour un monde multipolaire, 2005 ; Beyond US hegemony, 2006. • Du capitalisme à la civilisation, 2008 ; From Capitalism to civilization, 2010. • La crise, sortir de la crise du capitalisme ou sortir du capitalisme en crise, 2008 ; Ending the crisis of capitalism or ending capitalism, 2010. • La loi de la valeur mondialisée, 2011 ; The law of worldwide value, 2010.

Je fais référence tout particulièrement aux concepts de capitalisme des monopoles généralisés, de l’impérialisme collectif de la triade, du capitalisme historique et de ses caractères particuliers – l’accumulation par dépossession, la soupape de l’émigration vers les Amériques qui a permis le déploiement du capitalisme historique, du surplus dans le capital des monopoles et de la rente impérialiste, des deux longues crises structurelles du capitalisme des monopoles et des réponses qui ont été données à la première et de celles qui lui sont à la seconde, du conflit Nord/Sud et de celui qui oppose les pays émergents à la triade impérialiste, des deux longues vagues de luttes et de conflits anti-impérialistes (l’éveil du Sud) et anti-capitalistes (les révolutions socialistes) qui ont occupé le XXe siècle et qui s’amorce au XXIe siècle.

Voir sur ces questions mes articles de synthèse :

• “Capitalism, a parenthesis in history”, Monthly Review 2009. • “The battlefields chosen by contemporary imperialism”, Kasarinlan Philippine Journal of Third World Studies, 2009. • “The trajectory of historical capitalism”, Monthly Review 2011. • Audacity, site Pambazuka 01/12/2011. • « Capitalisme transnational ou impérialisme collectif ?”,Recherches Internationales, 2011. • “The Centre will not held, the rise and decline of liberalism”, Monthly Review 2012. • “The surplus in Monopoly Capitalism and the imperialist rent”, Monthly Review 2012. • The South challenges globalization, site Pambazuka 05/04/2012.

L’analyse critique de la construction européenne et de la gestion de l’euro, objet de cet article, est replacée dans ce cadre global. Pour des développements concernant ces questions, voir :

• « L’effacement du projet européen » (Au-delà du capitalisme sénile, 2002 ; pages 110 et suivantes). • « Les sables mouvants du projet européen » (Pour un monde multipolaire, 2005 ; pages 22 et suivantes). • « Le projet européen remis en question » (Du capitalisme à la civilisation, 2008 ; pages 151 et suivantes). • L’impossible gestion de l’euro, site Pambazuka 06/07/2010.

La référence à l’étude concernant l’opinion roumaine a été faite oralement par un participant roumain au Forum Social Balkanique (Zagreb, Mai 2012).


Source : http://www.m-pep.org/spip.php?article3096

 

.http://www.fruits-rouges.org/?p=1090#more-1090

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 02:00
Propagande médiatique, politique, idéologique
Affaire Cassez : la vérité !
Samedi 26 Janvier 2013
Affaire Cassez : la vérité !

Nicolas Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, ont choisi de sacrifier la relation entre la France et l’un des pays les plus importants d’Amérique latine, le Mexique, officiellement au nom de « l’innocence d’une Française », en réalité au nom d’une pitoyable stratégie de communication émotionnelle à usage intérieur. En France, au plus haut niveau de l’Etat, l’instrumentalisation du sentiment s’est désormais substituée, dans tous les domaines (sécurité, justice, économie…), à la vraie politique, laquelle consisterait à traiter en profondeur la racine des problèmes. Les gouvernants français ne savent plus que larmoyer devant des micros tout en s’agrippant aux caméras.

En décembre 2005, l’arrestation d’Israel Vallarta et de sa compagne française, Florence Cassez, sonne le glas d’un terrible gang de kidnappeurs, « Los Zodiacos » lequel s’est rendu coupable de dizaines d’enlèvements, d’assassinats, de tortures et de viols. Plusieurs victimes, hommes, femmes et enfants témoignent et accusent Florence Cassez d’avoir participé aux séquestrations d’otage (qui se passaient dans le ranch où elle vivait avec son compagnon).

Voici un extrait du témoignage écrit de la dernière victime du clan « Los Zodiacos », paru dans la presse mexicaine et occulté par la presse française :

« Mon nom est Cristina Rios Valladares. J’ai été victime d’une prise d’otage, aux côtés de mon époux Raul et de mon fils Christian qui avait 11 ans (…) Nous avons appris la nouvelle de la peine de prison que Florence Cassez méritait, cette femme dont j’avais écouté la voix à maintes reprises pendant ma captivité. Une voix d’origine française qui bourdonne encore aujourd’hui dans mes oreilles. Une voix que mon fils reconnaît comme celle de la femme qui lui a pris du sang pour l’envoyer à mon époux, avec une oreille qui lui ferait penser qu’elle appartenait à mon fils (…) Maintenant j’apprends que cette Florence réclame justice et clame son innocence. Et moi j’entends dans ces cris la voix de la femme qui, jalouse et furieuse, hurlait sur Israel Vallarta, son petit ami et chef de la bande, que s’il recommençait à s’approcher de moi, elle se vengerait sur ma personne ».

 

Les partis dominants, à l’unisson, semblent vouloir faire de Florence Cassez un nouveau Alfred Dreyfus.

Seulement, le problème pour les membres de la classe politico-médiatique française, c’est que le Mexique dispose d’un vrai système judiciaire, et que les faits sont accablants pour Florence Cassez. Les témoignages sont là, et il est difficile par ailleurs (simple remarque de bon sens) de faire croire que Florence Cassez ait pu vivre pendant des années dans un ranch où s’activaient une bande de tueurs, avec des armes et des munitions partout, des otages cachés et souvent torturés, ceci sans n’avoir jamais rien remarqué ! Pour prétendre que Florence Cassez est innocente ou qu’elle est une victime, il faudrait pouvoir invalider le témoignage de Cristina Rios, celui de son mari et celui de son enfant : une mère violée, un père meurtri et un enfant terrorisé. Invalider aussi celui d’un autre kidnappeur mexicain, David Orozco Hernández, qui soutient que Florence Cassez partageait la direction des “Zodiacos” avec son compagnon Israel Vallarta : « Florence Cassez nous a rejoint en 2004, et son influence pour imposer et isoler le chef, ou plutôt s’isoler avec lui, ont largement contribué à semer la discorde au sein de l’organisation… Ses fonctions dans la bande consistaient à planifier les rapts et à organiser le recouvrement des rançons… Israel et la Francesa tenaient beaucoup à garder le secret, vis-à-vis des autres membres du groupe, sur les cibles potentielles des enlèvements et la réalité des sommes obtenues des familles d’otages… Ils estimaient que ces informations stratégiques n’avaient pas lieu d’être partagées. » (Sources : La Jornada, El Universal, Radio Trece, El Porvenir, 12-13 mai 2008, Mexico). L’Agence France-Presse a aussitôt publié un communiqué qui se garde bien d’entrer dans le détail des révélations de David Orozco Hernández, mais donne très largement la parole aux avocats français et mexicains de Florence Cassez. Tous les médias français ont aussitôt emboité le pas.

Le mensonge par omission, la sélection et l’orientation des faits, tel que le pratiquent chaque jour les médias français, privent les citoyens français des éléments indispensables à l’objectivité et à la liberté de leur jugement. Face au “mythe Cassez” – la belle Innocente contre une Police et une Justice mexicaines intégralement et nécessairement corrompues – les enquêtes de police, le témoignage des victimes, l’aveu des comparses et l’évidence elle-même comptent pour rien. Oui, la mésinformation systématique est devenue le pain quotidien des Français !

Au moment où la diplomatie française semble être définie par la famille Cassez, il convient de remarquer que celle-ci n’a pas toujours dit la vérité. Ainsi, les parents de Florence Cassez ont-ils affirmé à la presse française qu’ils ne connaissaient pas le compagnon de Florence, Israel Vallarta. Manque de chance, la presse mexicaine a publié les photos de Bertrand Cassez, le père, en train de trinquer avec Israel Vallarta dans le ranch Las Chinitas, à 30 km de Mexico !

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Les parents de Florence Cassez, accueillis au ranch d’Israël

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Bertrand Cassez, le père de la criminelle Florence Cassez, qui affirme n’avoir « jamais rencontré » Israël Vallarta, trinque ici avec lui.

Cette affaire Cassez fait penser à celle des deux Françaises, Sarah Zaknoun et Cécile Faye, emprisonnées en 2008 en République dominicaine pour trafic de drogue, et graciées en décembre 2009 par le président dominicain à la suite d’une campagne médiatique puis politique, depuis Paris. Heureusement pour les deux gentilles « vacancières », le président dominicain voulait faire plaisir à son homologue français. Mais la justice dominicaine n’avait pourtant pas été prise d’hallucination collective, pas plus que celle du Mexique et des victimes qui ont témoigné !

Il semble donc qu’en France, il y a des théories du complot autorisées et d’autres qui ne le sont pas. Il est par exemple autorisé et même encouragé de penser (reprenez les chroniques de pseudo-experts de la Russie après le récent attentat de l’aéroport de Moscou) que les Russes s’infligent des attentats tout seuls, comme il est manifestement souhaitable de penser qu’une Française puisse être victime d’un gigantesque complot hier dominicain, aujourd’hui mexicain. Décidément, ne sont pas forcément xénophobes ceux que l’on croit.

Il convient aussi de penser à l’affaire Cesare Battisti, ce terroriste italien d’extrême gauche que les médias français s’étaient mis en tête de faire libérer, au mépris de la justice italienne et des relations avec ce pays voisin, ami et allié de la France.

Pensons aussi à la gestion de l’affaire Ingrid Bétancourt qui fut lamentable pour les relations de la France avec la Colombie.

La classe politico-médiatique française a tout faux dans ces affaires ! Les membres de cette classe affichent devant le monde entier un mépris pour la justice et la souveraineté des pays étrangers, comme si d’ailleurs la justice et la démocratie françaises étaient exemplaires !

En définitive, le problème fondamental de la diplomatie française en Amérique latine ne tient-il pas au fait que les gouvernants français n’y aient aucune habitude de vacances ? S’ils avaient des villas en Colombie, ou s’ils se doraient sur les plages du Mexique, plutôt qu’en Tunisie ou en Egypte, peut-être feraient-ils preuve de moins d’arrogance ?

Ces opérations médiatiques à usage intérieur, qui visent ici, notamment pour le ministre des Affaires étrangères, Mme Michèle Alliot-Marie, à se refaire à bon compte une image émotionnelle positive après l’affaire de Tunisie, ne sont pas dignes du gouvernement de la France. Cette politique émotionnelle, « du coup médiatique », qui contamine jusqu’à la politique étrangère française, est devenue absolument insupportable ; elle finira d’ailleurs par se montrer contre-productive pour ceux qui en usent. Car si les Français ont des émotions et peuvent tomber dans ce genre de piège, ils comprennent par ailleurs de plus en plus que le pays est gouverné dans l’instant, sans vision stratégique, et que sa tête se pose de moins en moins la question du bien commun.

 

Comme lien complémentaire, je vous invite à prendre connaissance du communiqué du groupe Marly, publié dans les colonnes du journal Le Monde le 22 février 2011, groupe composé de hauts fonctionnaires, de responsables, de patriotes français écoeurés par, je cite : « l’amateurisme » de la politique étrangère du gouvernement de la République française.

http://sangliergris.unblog.fr/2011/02/24/affaire-cassez-la-verite/

 

http://www.alterinfo.net/Affaire-Cassez-la-verite-_a86117.html

 

 
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