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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 01:38

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3160

Syrie : Nous n’oublierons pas la leçon !

 

Samedi 26 janvier 2013
Un article de Sami Kleib

Dans moins de 2 mois la crise syrienne aura atteint sa deuxième année. Le premier appel à la démission du président syrien par son homologue US, M. Barack Obama, a été lancé il y a 18 mois, le 18/08/2011 ; précédé par celui du président français Nicolas Sarkozy, le 28/05/2011. Entretemps, des dirigeants turcs et arabes n’ont cessé d’annoncer son départ…
25 janvier 2013

Pourtant, M. Bachar al-Assad est toujours fidèle à son poste, tandis que le ministre russe des Affaires étrangères, M. Sergueï Lavrov, déclare que son éviction du pouvoir « est impossible à mettre en oeuvre » ; que l’un des plus importants conseillers du Guide suprême iranien, M. Ali Akbar Velayati, parlant des limites acceptables par son pays quant à la situation syrienne, avertit qu’« Assad reste une ligne rouge » ; et que le ministre syrien des Affaires étrangères, M. Walid al-Mouallem, contredit tout ce qui a pu être colporté à ce sujet et notamment les interprétations consécutives aux déclarations du vice-président syrien, M. Farouk al-Chareh, ajoutant que ceux qui persistent à soumettre la « solution politique » au départ d’Al-Assad assumeront la responsabilité de la poursuite de la guerre en Syrie ! [Intervention télévisée du 19 Janvier 2013 sur Al-fadaiya, NdT].

 

Par conséquent, la déduction logique qui s’impose est que « l’axe Russie-Iran-Syrie » a tenu bon et qu’il se dirige probablement vers des solutions politique et sécuritaire qui mériteraient de revenir sérieusement sur les causes premières de ces événements, lesquelles pourraient bientôt influer sur la situation libanaise et sur ce qui s’y prépare du point de vue loi électorale, entre autres. Ce, d’autant plus que de Moscou à Téhéran en passant par la Syrie et le Liban, conviction est faite que ce qui se passe en Syrie est la manifestation d’une « guerre froide mondiale » où Damas est devenue le lieu de la victoire ou de la défaite, tant qu’un compromis n’a pas été trouvé.

 

Ces jours derniers, ceux qui ont pu rencontrer le président syrien [dans sa résidence que, contrairement aux rumeurs, il n’a pas quittée], se sont dits surpris par son calme et la tranquillité de ses propos. Pour lui, l’équation s’est inversée ; l’État syrien restera droit dans ses bottes tant que cette guerre se prolongera ; le combat n’est pas à situer entre le pouvoir et l’opposition mais entre l’État et des terroristes et, quoi qu’il en coûte, il se poursuivra jusqu’à l’éradication du dernier d’entre eux. Il n’a jamais douté ni de son gouvernement, ni de l’armée syrienne. Il n’a jamais douté de l’allié russe sur le plan international, ni de l’allié iranien sur le plan régional. Il dit d’un ton rassurant : « Dès le départ, nous avons dit que notre alliance stratégique avec la Russie ne changerait pas à tous les virages, beaucoup pensaient que nous exagérions ! ». Pour rappel, cette alliance s’est effectivement dessinée début 2007, et n’a cessé de se renforcer jusqu’à devenir le rempart solide contre toute tentative de frappes contre la Syrie, aussi bien au sein de l’Assemblée des Nations Unies qu’au de Conseil de sécurité.

 

Ainsi, le Président syrien ne semble pas inquiet de l’expansion de « l’opposition armée », et disposerait de nombreux indices confirmant que l’armée syrienne est capable de résoudre nombre de batailles reportées à plus tard. Il n’empêche que la géographie syrienne a permis à des médias anti-syriens de divulguer leurs « clichés » sur le soi-disant échec inévitable des forces de sécurité syriennes, aidés en cela par une répartition de la population ne permettant pas à l’armée de rester sur place dans beaucoup de régions nettoyées. De fait, l’armée se retire une fois les nombreux éléments armés éliminés, voire exterminés, mais d’autres éléments arrivent ! Ceci dit, Assad est néanmoins convaincu que « l’environnement leur devient de plus en plus défavorable », nombre de citoyens s’étant mis à aider efficacement l’armée pour les démasquer ou indiquer leurs repaires.

 

Cet optimisme du président syrien va de pair avec nombre de nouvelles donnes internationales et régionales

1. La réelle inquiétude des USA de voir « Jabhat al-Nousra » et les djihadistes l’emporter au détriment de l’opposition « acceptée par l’Occident », associée à la quasi certitude que l’armée syrienne restée soudée depuis bientôt deux années n’est plus susceptible de se laisser désolidariser. Idem pour le corps diplomatique, malgré tous les efforts de l’ex ambassadeur US à Damas, Robert Ford. Ce dernier, qui dès le deuxième mois de la crise syrienne a eu beau tenter des percées majeures au niveau des institutions sécuritaires et diplomatiques en poussant officiers et personnalités alaouites à la dissidence, aurait fini il y a quelques jours par lever les bras au ciel en avouant avec amertume : « Je ne sais comment Assad partirait, il se peut qu’il ne parte jamais, il ne veut pas partir ! ». Cet aveu pourrait trouver écho dans les chancelleries occidentales, y compris au ministère français des Affaires étrangères !

Car, les Mouvements djihadistes ne plaisantent pas et, comme l’a dit un responsable syrien, « la magie s’est retournée contre les magiciens ! ». En effet, les Américains et certains Européens sont surpris de constater que la permission qu’ils ont accordée à quelques djihadistes pour traverser leurs frontières avant de s’infiltrer en Syrie par la frontière turque, a dépassé leurs attentes ! Du Sinaï à l’Irak et à la Syrie en passant par la Jordanie et le nord du Liban, les djihadistes se sont disséminés dans le corps de l’Orient. Il est donc devenu nécessaire de fermer les yeux sur les opérations de l’armée syrienne pour les éliminer. Autrement dit, plus l’armée syrienne en éliminera, moins le fardeau des occidentaux pèsera !

 

2. L’intervention française au Mali, l’enlèvement d’Occidentaux en Algérie, et l’incapacité de libérer un otage en Somalie, ont fini par réveiller les pays occidentaux ! De nombreux contacts ont eu lieu ces derniers jours entre Paris, Washington, Londres et certains pays arabes pour endiguer cette marée djihadiste aussi rapidement que possible. Des sources françaises ont même accusé certains dirigeants arabes de promouvoir un climat propice aux djihadistes et à Al-qaïda, pendant que d’autres doigts tout aussi accusateurs désignaient ceux qui avaient armé cette organisation en Libye. Mais, un ouvrage en cours de rédaction devrait bientôt paraître en France et mettre en lumière l’influence néfaste du Qatar sur certains pays arabes et européens, dont la France… sans pour autant espérer connaître le réel degré d’implication de ce dernier pays dans la crise syrienne ou ouest-africaine avant de longs mois !

 

3. Le changement d’optique de certains dirigeants arabes. À commencer par le roi de Jordanie qui aurait confié à Abdel Bari Atwan du journal « Al-Quds al-Arabi » et à l’écrivain jordanien de gauche Nahed Hattar : « Le président Assad reste mais l’équation est en cours de modification ! ». Des membres du Renseignement jordanien auraient confié la même chose à leurs homologues libanais et syriens. Quant aux monarques saoudiens, des contacts discrets se poursuivraient entre Riyad et Damas. Il semble qu’ils aient calmé la tempête sans avoir abouti à de grands résultats, mais ce serait un bon début. D’ailleurs, Damas ne se réfère pas au pouvoir central de l’Arabie saoudite, mais plutôt à des parties influentes dont l’une des plus éminentes exprimerait déjà une opinion différente sur l’intervention en Syrie. Le Qatar reste le principal accusé même si Walid al-Mouallem a nommément cité le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie [en tant qu’ États responsables du financement, de l’armement et de l’hébergement des terroristes sous direction US ; NdT] [1]. Ceci dit, la Syrie n’est pas la seule à accuser le Qatar ; des responsables algériens, irakiens, libanais et égyptiens ne cachent plus leur exaspération devant l’entêtement des Qataris à armer l’opposition.

 

4. L’entente russo-américaine sur plusieurs points de détails concernant la crise syrienne, accompagnée par des changements fondamentaux dans l’administration Obama. Cette entente étant principalement basée sur l’Accord de Genève du 30 Juin 2012, il est donc indispensable de trouver un règlement associant les autorités actuellement au pouvoir et les parties d’opposition. Damas accepte la réactivation de la mission de M. Lakhdar Brahimi, mais selon ses propres termes. De son côté, Moscou n’acceptera pas que l’on fasse pression sur Al-Assad pour l’obliger à quitter le pouvoir ; M. Lavrov ayant explicitement souligné à ses homologues européens qu’Al-Assad est toujours très populaire en Syrie, ce qui l’autorise à se présenter au suffrage universel et éventuellement à gagner les prochaines élections présidentielles. Quant aux Iraniens, il suffirait de passer par Téhéran pour comprendre qu’il n’y a pas place pour les tergiversations réclamant le départ d’Al-Assad, et aussi pour mesurer l’étendue de leur colère contre les dirigeants qataris et la sévérité de leur blâme à l’encontre des dirigeants de la Turquie.

 

5. Le net recul du rôle de la Turquie, malgré les vociférations obligées contre le président syrien. Le premier ministre Erdogan serait d’ailleurs parfaitement conscient de l’impasse dans laquelle il s’est engagé. De sources parisiennes, son ministre des Affaires étrangères, M. Ahmet Davutoglu, serait en passe d’être remercié. Il semble que les autorités syriennes soient arrivées à une mutuelle compréhension avec les Kurdes. Les combattants du « Parti des travailleurs du Kurdistan », ou PKK, seraient devenus un rempart contre les attaques venant de Turquie avec, selon la rumeur, d’autres surprises en perspective. Un responsable de l‘OTAN assure que les antimissiles « Patriot » ont été installés en Turquie pour protéger la Turquie non pour qu’elle attaque ! Ankara est donc inquiète pour sa sécurité, alors que M. Erdogan n’a eu de cesse de prédire le départ d’Al-Assad, tandis qu’une question reste en suspens : l’assassinat des trois militantes kurdes à Paris relève t-il du hasard ?

 

6. Beaucoup d’informations circulent en Syrie. Il se dit que des changements seraient en cours en Arabie Saoudite et au Qatar. Le royaume saoudien, qui a mené une guerre médiatique implacable avec les Émirats arabes unis et le Koweït contre les Frères musulmans d’Egypte et de Tunisie, préparerait l’étape d’après le roi Abdallah. D’après le Washington Post, la santé du monarque saoudien se serait dégradée et la priorité de Washington consisterait à veiller au bon remplacement de l’ancienne génération par une nouvelle. Un discours du même ordre circule sur la santé du prince qatari, et Doha se préparerait elle aussi à des remaniements politiques.

Mais le plus important pour Damas reste l’option militaire visant l’éradication des djihadistes et de leurs proches associés qaidistes. On ne parle plus beaucoup de « l’opposition intérieure » dite modérée. Les dirigeants syriens, de tout échelon, leur reprochent d’avoir tardé à réagir et d’avoir laissé le champ libre à des combattants qui ne connaissent rien aux réformes, à la liberté et à la démocratie. Mais malgré ces reproches, la solution politique est sur la table, telle que proposée par M. Bachar Al-Assad dans son discours du 6 Janvier dernier : Charte nationale, référendum, Constitution et élections [2]. Autant de propositions fondamentalement approuvées par la Russie, et qui ont fait que l’administration de M. Poutine s’est posée une fois de plus en rempart contre les attaques occidentales et arabes en réponse à ce discours. Encore mieux, l’administration russe est allée jusqu’à considérer qu’il correspondait au maximum de ce que pouvaient proposer les autorités syriennes et, qu’à partir de là, il revenait à l’opposition d’imaginer une alternative pour résoudre la crise.

 

Ce qui précède est certes très important, mais l’évolution des combats sur le terrain et les nouvelles stratégies militaires sont plus importantes encore. L’armée a tiré bénéfice de ses erreurs passées, et a bouclé d’une main de fer les failles du système sécuritaire creusées par la corruption financière. Ces derniers mois, des comités populaires, aidés par des compétences russes, ont suivi des entrainements intensifs et ont développé un réseau de surveillance et d’écoute qui a rivalisé avec toute l’aide occidentale fournie à l’opposition armée. L’auto-défense est devenue le maitre mot dans certains milieux plus particulièrement menacés, et Il se dit que dans certains cas les comités populaires ont dépassé en efficacité l’armée elle-même !

 

Tout cela a coïncidé avec des mesures économiques auxquelles ont contribué la Russie, l’Iran, l’Irak, et d’autres états qu’il n’y aurait pas lieu de mentionner aujourd’hui. Il se dit que la reconstruction de ce qui a été détruit est, d’ores et déjà, envisagé en collaboration avec certains pays et particulièrement avec la Russie. Le facteur pétrolier est aussi entré en ligne de compte. Ces mesures n’ont pas empêché l’aggravation de la crise économique, mais la situation aurait été bien pire si elles n’avaient pas été prises. Le souci économique est de taille, mais le président syrien semble confiant dans la programmation des prochaines étapes. Partout où des ajustements ont eu lieu, comme à Homs, les conditions de vie du citoyen se sont améliorées. De nouveaux ajustements sont prévus à Alep avec l’espoir de lui éviter de nouvelles guerres. Par ailleurs, la gravité de la situation a fait que des réfugiés et des personnes déplacées ont reconstruit les ponts avec le gouvernement.

 

Suite à ces nouvelles donnes, quelles sont les perspectives ?


Il est vraisemblable que la poigne de fer va se maintenir à intérieur, pendant que de nombreuses réunions d’« opposants » se dérouleront à l’extérieur. Certains fonderaient encore des espoirs sur ce que prépare le « Comité de Coordination pour le Changement national et démocratique » ou CCCND [qui a refusé la solution politique proposée par le président syrien ; NdT] [3] et son représentant à l’étranger, M. Haytham el-Manaa. Cet opposant aurait le mérite d’avoir toujours refusé les solutions militaires, la militarisation de la révolution, l’intervention étrangère, et aurait rencontré plus de 32 ministres des Affaires étrangères ! Ces derniers temps, il serait très sollicité et surtout par les Pays du Golfe ! Il présiderait la prochaine réunion supposée rassembler, à Genève, des personnalités du gouvernement syrien [peut-être de l’Assemblée du peuple] et d’autres personnes gravitant autour de la confrérie des Frères Musulmans. Ces réunions se tiendraient sous les auspices de la Russie avec la coopération des Européens et seraient bienvenues pour les Iraniens et des pays du Golfe opposés à une trop forte gouvernance par des Frères Musulmans ! On s’attend à ce qu’elles soient suivies par des contacts entre les autorités politiques syriennes et l’opposition. La Russie, l’Iran, l’Arabie saoudite et l’Egypte sont sur la ligne ; la Turquie étant obligée de suivre.

 

Moscou compterait sur ces réunions pour signifier aux dirigeants US que l’unique solution pour arrêter la guerre en Syrie passe par : la mise en application de l’accord de Genève, le transfert des pouvoirs à un gouvernement réunissant toutes les parties, et l’organisation des élections de 2014 ; élections auxquelles il n’est pas question d’interdire à Bachar al-Assad de se porter candidat. Ainsi, les choix seraient clairs ; soit ce règlement est accepté avec arrêt du soutien des insurgés et arrêt de la guerre ; soit la guerre se poursuit sans aucune possibilité concrète de modifier l’équation, mise à part celle de l’assassinat du président Bachar al-Assad par les insurgés, aidés par l’Occident !!! Ce serait donc pour cette raison et parce qu’il semble être le seul garant de la survie de l’État syrien, que Moscou puis Téhéran ont déclaré qu’Al-Assad restait « une ligne rouge » à ne pas franchir. Sans oublier que, jour après jour, d’autres pays en arrivent à la conviction qu’il n’y aura de règlement que par une solution politique à laquelle tous devront participer, y compris le président syrien. C’est en tous cas ce qui ressort des communications, non déclarées, entre l’Égypte, l’Iran, l’Arabie saoudite, ainsi que la Turquie !

 

Qu’en est-il du Liban ?


Certains responsables syriens aiment rappeler que ce sont des accords internationaux, en particulier avec la France, qui ont amené M. Michel Sleimane à la présidence et qu’en conséquence, ses prises de position ne sont pas surprenantes. À un moment donné, le président libanais et le Premier ministre, Najib Mikati, ont vraiment cru à la chute du régime syrien. Il se dit que les Libanais tombent toujours dans l’erreur de croire l’Occident quand il leur parle de changements ! En tout cas, quoique M. Miqati reste en meilleure position que M. Sleimane à Damas, les interrogations sont importantes. Il ne s’agit ni de satisfaction ni de colère contre les responsables libanais, mais de beaucoup de blâmes, notamment pour avoir autorisé la contrebande des armes et avoir attaqué l’ambassadeur de Syrie au Liban. Ces blâmes se résumeraient en une phrase énoncée par une personnalité syrienne : « Cette crise nous a permis de découvrir quels sont nos vrais amis, nous n’oublierons jamais la leçon ! ».


Les responsables syriens aiment aussi souligner que le voyage en Russie de M. Walid Joumblatt, chef du « Parti socialiste progressiste », signifie beaucoup par les temps qui courent. Le voilà qui s’apprête à un grand retournement, maintenant qu’il a compris que « le vent a tourné » contrairement à ses prévisions. C’est avec un certain sourire, qu’ils commentent les divisions libanaises sur la loi électorale et le retour au pays, sans cesse reporté, de l’ex Premier ministre Saad Hariri. Ils sont convaincus que ce retour n’aura lieu qu’après entente entre la Syrie et l’Arabie saoudite, ce qui n’arrivera pas de sitôt ! Certains disent que les lois syriennes dépassent largement la loi électorale libanaise dite des « Soixante » et de toutes celles qui en découlent. D’autres affirment que « Damas n’oubliera pas ceux qui l’ont soutenue, tout comme elle n’oubliera pas ceux qui ont contribué à verser le sang syrien ». Ces propos se traduiront-ils sur le terrain ? Le silence est roi… Avec cependant, des petits bruits en provenance de quelques personnalités libanaises anti-Assad qui tentent de rétablir les lignes avec Damas ces deux derniers mois ; alors qu’un haut responsable de la Sécurité libanaise persiste à clamer que le régime syrien tombera d’ici deux mois. Exactement ce que clamaient Ms Obama, Sarkozy et Erdogan !

 

Finalement, une fois de plus, il est clair que les intérêts des États l’emportent sur les souffrances des peuples, surtout lorsqu’il s’agit des peuples arabes. Et dans l’attente d’un règlement, la guerre ne parait pas devoir toucher à sa fin !

Sami Kleib
Arabi press, 21 janvier 2013.


Sami Kleib, journaliste libanais de nationalité française, est diplômé en Communication, Philosophie du Langage et du Discours Politique. Il a été Directeur du Bureau du journal libanais As-safir, à Paris, et Rédacteur en chef du Journal de RMC-Moyen Orient. Responsable de l’émission « Visite spéciale » sur Al-Jazeera, il a démissionné en protestation contre l’orientation politique de cette chaîne.

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca (23.01.2013) :
http://www.mondialisation.ca/syrie-nous-noublierons-pas-la-lecon/5320223

Texte original en arabe (21.01.2013) :
http://www.arabi-press.com/ ?page=article&id=59232

 


[1] Al-Mouallem : Le programme politique pour le règlement de la crise est un texte intégré et se base sur la coparticipation et l’opinion du peuple syrien
http://www.sana-syria.com/fra/51/2013/01/20/462771.htm

[2] Syrie : Qui est dans le déni de la réalité ?
Le président al-Assad lance une solution politique de la crise en Syrie.
http://www.mondialisation.ca/le-president-al-assad-lance-une-solution-politique-de-la-crise-en-syrie/5318025

[3] Le CCCND veut-il remplacer la Coalition de Doha ? Par Louis Denghien
http://www.infosyrie.fr/actualite/le-cccndveut-il-replacer-la-coalition-de-doha/

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 01:18

 

Mali : les dessous impérialistes
d’une intervention Franco-Américaine

Par Mireille Fanon-Mendes-France


.http://www.fruits-rouges.org/?attachment_id=1110

 

francafrique-cartes.jpg

« Au Mali, les menaces d’intervention américano-françaises [visent] à profiter de la déliquescence [de l'Etat] sous domination continue depuis les indépendances [afin de] réintroduire directement une présence militaire camouflée derrière des armées locales dont nul n’ignore l’insigne faiblesse»

 

L’écoute attentive du discours des deux candidats à la présidence des Etats-Unis a confirmé l’orientation stratégique de déclencher une nouvelle guerre, aux conséquences totalement imprévisibles, contre l’Iran. Dans ce but, l’establishment américain et ses médias n’hésitent pas à instiller l’idée que ce pays est sur le point de finaliser la bombe nucléaire. Dès lors serait un danger pour l’ensemble du monde mais particulièrement pour l’Etat d’Israël, dernier rempart moyen-oriental d’un Occident dont l’influence se contracte irrésistiblement et dont le modèle libéral est entré dans une crise terminale. 

Les Etats-Unis se posent en gardien de la paix et de la sécurité internationales. Ainsi qu’on a pu le voir en Irak où leur intervention a été imposée à la communauté internationale par le mensonge, en Afghanistan où celle-ci a été justifiée au nom de la démocratie et contre la situation faite aux femmes,  les Etats-Unis ont bien l’intention d’attaquer l’Iran dès que leur calendrier sera en cohérence avec celui de l’Etat d’Israël. Mais, entretemps, Washington ne perd pas de vue son objectif principal: contrer la progression globale de la Chine dans la grande guerre pour les ressources de la planète. Et dans ce conflit encore feutré mais qui pourrait se transformer en guerre chaude, l’Afrique est le continent de tous les enjeux.  Le rapport «Horizons stratégiques» publié par le Ministère français de la Défense, avril 2012, anticipe cette éventualité et s’inquiète du face-à-face Chine-Etats-Unis: « enfin, sans conduire à une logique bipolaire, le format de la relation sino-américaine devient, qu’on le souhaite ou non, l’enjeu de la gouvernance de demain ».

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C’est bien sous cet angle que doit être évaluée la situation du Mali et les menaces d’intervention américano-françaises. Il s’agit de profiter de la déliquescence d’Etats sous domination continue depuis les indépendances pour réintroduire directement une présence militaire camouflée derrière des armées locales dont nul n’ignore l’insigne faiblesse. Dans ce jeu géostratégique, le Mali devient otage d’une volonté des Etats impérialistes et de leurs soutiens. Ceux-ci souhaitent porter partout la guerre sans fin, de façon à interdire la progression d’une puissance adverse et, dans le même mouvement, d’éradiquer toute volonté des peuples à résister à l’ordre ultralibéral mondialisé construit sur la financiarisation et la militarisation. En répondant à l’appel à l’aide de son allié français désormais incapable, à lui seul, de gérer son pré carré africain, les Etats-Unis démontrent leur sens de l’opportunisme. La présence américaine dans le Sahel permet de contrôler directement l’accès à des ressources essentielles, l’uranium notamment, et de conférer une profondeur stratégique à leur action sur le continent et au Moyen-Orient.

Les Etats-Unis et Africom

La première étape pour les Etats-Unis qui avaient compris que l’ancienne puissance coloniale de l’Afrique francophone, la France, n’avait plus les moyens de jouer le rôle de soutien et de protecteur effectif des transnationales implantées pour capter les ressources naturelles indispensables à leur domination économique, était d’implanter des bases Africom.  Il y a six ans, les Etats-Unis, par le biais d’Africom, ont décidé d’un cadre militaire spécifique au continent afin de faciliter sa mise sous tutelle. Les Etats-Unis ont étoffé leur présence militaire, notamment par des bases plus ou moins secrètes sur l’ensemble du continent. C’est ainsi qu’Africom a commencé son installation au Mali par des programmes de formation à l’intention de quelque 6 000 soldats de l’arméemalienne, dans l’incapacité de contrôler le territoire parce qu’insuffisamment formés et armés.

Sous couvert d’une opération «Creek Sand», des militaires et des entrepreneurs américains sont arrivés au Mali pour des missions de renseignement. Par ailleurs, dès 2009, le Pentagone avait envisagé l’intégration dans l’armée malienne de  commandos américains mais aussi le survol du territoire par des avions de surveillance ressemblant à des avions de transport civil, mais cela a été abandonné. Enfin au moins partiellement[4], puisqu’en avril dernier, six personnes, dont trois soldats américains accompagnés de trois ressortissantes marocaines, ont trouvé la mort à Bamako lorsque leur 4×4 a plongé dans le fleuve Niger. Que faisaient-ils là ? Officiellement, les Etats-Unis avaient annoncé avoir suspendu toutes relations miliaires avec le gouvernement malien, à la suite du coup d’Etat du mois de mars.

Cet accident semble fortement confirmer le contraire: au nord Mali, des unités d’élite, investies secrètement dans des actions de contre-terrorisme visant officieusement Aqmi, étaient bien présentes et le sont probablement encore.

Une intervention militaire au Mali

La seconde étape consiste à préparer l’opinion publique internationale à une intervention au nord Mali au nom de la démocratie et de l’ordre constitutionnel, du patrimoine culturel mondial mis en péril par des terroriste islamistes et de la souffrance des populations, qui, rappelons-le, paient le prix fort de tout conflit interne ou  importé par ceux qui veulent imposer leur loi. Ces raisons méritent questionnement.

Sont à la fois mis en avant la situation humanitaire des populations du nord et du sud mais ne peut être omis que de nombreux partenaires, dont l’Union européenne, les Etats-Unis, la Belgique, le Canada, la France (1) et des institutions financières ont  décidé, au lendemain du coup d’Etat, de suspendre leurs aides au Mali, précipitant l’ensemble de la société malienne dans une pauvreté encore plus grande; cet «embargo» financier a été renforcé par un «embargo» politique. L’Organisation internationale de la Francophonie (2) a suspendu le Mali dès le 30 mars; l’Union Africaine (3)dès le 23 mars et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dès le 27 mars. Il aura fallu la quasi-certitude d’une intervention militaire pour que certaines instances reviennent sur leur décision de bannir le Mali de leur communauté internationale.

Le Président Hollande, quant à lui, revendique son droit à délivrer les otages –cela semble compter bien peu- mais surtout à protéger les intérêts français. Pour mieux faire accepter une intervention militaire, il cache des intentions néocoloniales partagées derrière le besoin d’une intervention pour « éradiquer le terrorisme dans l’intérêt de ce pays, de l’Afrique et de la stabilité du monde». Certes, l’Islam radical –désigné globalement et sous nuances par le terme « terrorisme » pour conditionner l’opinion– dispose de bases dans le Sahel, sur les routes du pétrole, du gaz et de l’uranium, mais ne soyons pas naïfs, son émergence et sa consolidation ont bien été favorisées –notamment par les Saoudiens et les Qataris- pour servir les intérêts des Occidentaux et particulièrement ceux des Américains. Cette consolidation des positions des fondamentalistes correspond au vide institutionnel que l’Etat malien déliquescent a laissé s’installer dans la région. Les Jihadistes font la loi et assurent une sorte de service public (par la distribution d’eau, de vivres et de médicaments) là où des potentats disposaient de manière régalienne du réel pouvoir d’Etat. La lutte contre le terrorisme est l’argument rhétorique pour justifier la mise sous tutelle du Mali et faire main basse sur les ressources naturelles de cette région du monde dont les multinationales veulent s’arroger le monopole. On ne peut, bien sûr, ignorer que nombre de citoyennes et de citoyens maliens souhaitent, eux aussi, la fin de l’Islam radical et des exactions qui l’accompagnent sur leur territoire.

Les Maliens, dans leur ensemble, désirent vivre en assumant leur droit à l’autodétermination, leur droit à disposer pleinement de leurs ressources naturelles et leur droit à choisir librement leur représentation politique sans qu’un pays, ancien ou futur colonisateur, vienne leur dire ce qui est bon pour eux, au nom de la « responsabilité de protéger » et/ou la démocratie mais surtout au nom de la lutte contre le terrorisme.

Le Président français n’hésite pas, pour se doter d’une « légitimité » moins discutable et pour convaincre les derniers récalcitrants, à affirmer qu’il s’agit de « casser un processus fondé sur le trafic de drogue, d’armes, d’êtres humains qui risque de déstabiliser l’ensemble de la région (…) ». Mais qui contrôle et à qui profite exactement le trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains?

Le Mali ne possède pas d’armes de destruction massive mais sur son territoire se retrouvent tous les ingrédients pour que les Occidentaux s’autorisent à intervenir au nom de ce qu’ils considèrent comme leur mission depuis l’époque où ils ont foulé, pour la première fois, d’autres terres que les leurs. Leur mission imprescriptible et immuable est de « sauver leur monde »; la lutte de la Civilisation (ou de l’Axe du Bien) contre le terrorisme est une des nouvelles dénominations du crédo impérialiste. Et comme le veut l’usage, le moyen d’imposer les lumières et la Civilisation, par essence, est la guerre…

Le rapport «Horizons stratégiques» permet de constater que, d’une part, même si le Président de la France change, les relations coupables de la Françafrique perdurent, le néocolonialisme vit encore de beaux jours. Une fois élu, rien ne change alors que le candidat Hollande avait claironné, durant sa campagne, qu’il allait tout changer. D’autre part, ce rapport pointe un possible affaiblissement de la sphère occidentale ce qui renforcerait encore plus le besoin en sécurité globale « dont les Etats-Unis continueraient d’assurer la maîtrise d’ouvrage (…) » avec  « la possible émergence d’un référentiel unique en matière de contrat opérationnel et, surtout, un processus décisionnel maîtrisé de plus en plus étroitement par les États-Unis ». En toute objectivité, les rédacteurs du rapport, envisagent qu’« indirectement donc, l’autonomie de nos décisions relatives à notre environnement international de sécurité pourrait être régulièrement mise à l’épreuve d’ici 2040 », particulièrement si « un retrait de la présence militaire américaine en Europe » n’était « pas suivi d’une stratégie concertée entre Européens sur les modalités de la sécurité du continent » ce qui « aurait des effets néfastes pour la stabilité de la région ».

Construction d’une alliance militaire

Se pose, à l’heure actuelle, la question des alliances pour mener cette guerre dont les premières victimes seront les Maliens eux-mêmes, mais aussi les Mauritaniens, les Nigériens, les Burkinabais, les Algériens avec des conséquences évidentes pour les Guinéens, les Ivoiriens et les Sénégalais. Autant dire que toute l’Afrique sahélienne et de l’ouest pourrait s’embraser et s’enfoncer dans une guerre sans fin à l’instar de celles menées en Irak et en Afghanistan.

La CEDAO, malgré les orientations bellicistes qui lui sont dictées par ses mentors parisiens, n’a ni les moyens humains ni matériels pour mener une intervention lourde et complexe. Sous forte influence, pour ne pas dire sous la conduite directe, de l’ex-métropole, elle a donc recherché un soutien extérieur, obtenu à l’issue du vote à l’unanimité de la Résolution 2071 adoptée par le Conseil de sécurité, considérant notamment que « la situation au Mali constitue une menace contre la paix et la sécurité internationales » et qui « se déclare prêt à donner suite à la demande des autorités de transition maliennes qu’une force militaire internationale prête son concours aux forces armées maliennes en vue de la reconquête des régions occupées du nord du Mali ». Reste à savoir qui participera à cette force internationale qui à terme devrait, selon les termes du Secrétaire général des Nations Unies, « élaborer une stratégie globale portant sur les problèmes transfrontaliers du Sahel : les armes, les réfugiés et le terrorisme »?

Afin de délimiter les contours de cette force, le gouvernement transitoire du Mali a, maintenant un peu moins de 45 jours pour définir, en liaison avec ses partenaires de la CEDAO et de l’Union africaine, un « concept d’opération » -conditions concrètes de l’aide extérieure, modalités du déploiement sur le terrain, forces venant de différents pays. Ce n’est qu’à l’issue de ces 45 jours, qu’une autre résolution autorisera le déploiement de la force.

La réunion, tenue dans le cadre du Conseil européen -18 et 19 octobre à Bruxelles-, semble avoir précisé le cadre de cette force qui devrait prendre modèle sur l’Amisom- mission de l’Union africaine en Somalie- qui, soutenue  par l’European Union Training Mission Somalia  -EUTM Somalia- aurait contribué à arrêter les jihadistes Chebabs en Somalie. Il s’agit là d’une interprétation optimiste. Même si les Chebabs somaliens sont en recul, la guerre dure en Somalie et la paix n’est pas à l’ordre du jour, le pays est toujours en état de guerre civile.

Il est, dès lors, pour le moins curieux de se revendiquer d’un modèle qui n’a pas fait ses preuves et dont la fin de la « formation » ne prendra effet qu’en décembre 2012, date à laquelle près de 3 000 soldats somaliens auront été formés par quelque 675 instructeurs européens.

La mission de formation au Mali (Micema) compte 3 000 hommes environ. Elle devrait contribuer à la réorganisation et à l’entraînement des forces de défense maliennes et se trouver sous mandat de l’Union africaine et de l’ONU. La France, la Grande-Bretagne et l’Espagne ont accepté d’y participer,  l’Italie, la Belgique aussi, l’Allemagne vient de se décider; seuls la Pologne et les pays nordiques font encore attendre leur décision.

Mais il est bien évident que la force de la Cedeao avec ou sans l’appui logistique de l’Otan ne suffira pas. Dans l’appel des acteurs, sur ce champ martial un des protagonistes essentiels semble renâcler.

Une inconnue de taille

Il reste en effet une inconnue de taille et dont dépendent l’entrée et l’issue de cette guerre: l’Algérie va-t-elle accepter de participer à cette force? Jusqu’à présent, elle a refusé toute intervention militaire  hors de ses frontières. De plus les Algériens qui connaissent bien la région et les autres acteurs estiment que 3 000 hommes, dans un théâtre d’opérations de plus de 8 000 km2 et face à une guérilla déterminée et soutenue par les populations Touaregs, sont loin de constituer une force suffisante. Il est indispensable pour les Algériens d’identifier précisément les groupes de guérilla et d’établir une distinction nette entre subversion jihadiste, incarnée par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et Aqmi, et le groupe militaro-politiques, Ançar Eddine et le Mouvement national de libération de l’Azawa (Mnla), qui ont un réel ancrage dans les populations locales. Dans une optique de guerre indifférenciée, l’adversaire mènera une guerre d’usure qu’il gagnera à coup sûr contre une formation militaire telle que la pense la Cedeao, qui ne connaît pas, non plus, le terrain saharien. Les groupes armés s’appuieront sur la population locale, des Touaregs, pour qui une armée africaine équivaut à une force d’occupation étrangère. A l’heure actuelle, l’Algérie, après avoir pondéré son avis, accepterait, selon le très influent service de renseignement algériens, le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), d’offrir un appui logistique à la future force africaine d’intervention dans le nord du Mali.

L’Etat algérien entretient de bons rapports avec les Etats-Unis mais sait aussi qu’il suscite la convoitise à cause de ses propres ressources et de sa position géographique qui ouvre les portes vers le Sahel avec ses richesses énergétiques et son potentiel souterrain.

L’Algérie se montre hésitante mais il n’échappe à personne que dans la région, c’est le seul Etat, disposant d’une armée puissante et équipée, capable d’envisager une confrontation de longue haleine avec les rebelles, même si elle sait que cela reste risqué. Dès lors, ceux qui s’auto-désignent comme « communauté internationale », essentiellement les Occidentaux du G5 (Etats-Unis, Japon, Grande-Bretagne, Allemagne et France), s’impatientent: au premier chef la France et elle le fait savoir.

La fabrication de l’ennemi de l’intérieur

Pour ne pas être exclue des richesses à prendre et qu’elle n’a pas su garder mais aussi pour montrer sa participation active à l’Axe du Bien tel que pensé par George W. Bush, la France, après avoir œuvré en vue du vote de la résolution 2071, mène, sur son propre territoire, une guerre multiforme contre les terroristes, les jihadistes, les islamistesfanatiques, …, laquelle parfois, à la lumière des « unes » de certains hebdomadaires, ressemble ni plus ni  moins à une guerre contre l’Islam, prolongement et succédané de la guerre perdue d’Algérie. Une guerre policière mais aussi idéologique, psychologique et très lourdement médiatique.

Dans ce combat oblique où l’ennemi n’est pas seulement le terroriste armé mais celui qui proclame sa différence, la République n’hésite pas à recourir à l’arsenal des stigmatisations néocoloniales et à la diabolisation de l’étranger inassimilable. La méthode est éprouvée mais la République ne veut pourtant, à aucun titre, en assumer les origines collaborationnistes et coloniales. La France des élites laisse (ou pousse) une partie de son opinion dériver vers une représentation européo-centrée qui désigne l’Autre, l’Etranger en tant que responsable de l’errance politique des représentants politiques (y compris ceux au gouvernement), du délitement de la pensée intellectuelle et d’une crise sociale, économique et finalement morale et culturelle. Il est aujourd’hui admis et considéré comme absolument normal de réécrire une « histoire » plus « politiquement correcte », basée sur une conception raciste ou ethnoculturelle du monde. Ce prisme réducteur et dangereux est de plus en plus présent dans le champpolitique. C’est ainsi que l’on entend les intellectuels organiques du libéralisme au pouvoir distiller à longueur de colonnes et sur tous les plateaux de télévision les thématiques de l’arabophobie et de l’islamophobie (5). Le racisme se fond aujourd’hui dans un ensemble de mécanismes d’exclusion et d’infériorisation qui semblent fonctionner de manière autonome, sans que personne n’ait à s’assumer explicitement raciste mais où tous comprennent le langage le code de l’exclusion. Les superstructures idéologiques d’Etat nourrissent l’exclusion par des stigmatisations essentialistes. De « l’homme noir qui n’est pas entré dans l’histoire » à une laïcité de combat, l’essentialisme est bien l’habit neuf d’un vieux discours. Les hiérarchies ontologiques visent à différencier irrémédiablement pour mieux exploiter.

Dans un climat de xénophobie ascendante et d’émiettement social, le racisme est vécu au quotidien, pèse fortement sur les constructions identitaires des individus et vient de manière, ô combien opportune pour le système, transcender les clivages de la misère et les logiques d’exclusion qui concerne des catégories croissantes de Français. En ce sens la figure sociale de l’Algérien, en France ou en Algérie, pour les Français n’a pas changé depuis la colonisation.

On peut affirmer que la raison de ce racisme tient au fait que ces représentations ont précédé les Français issus de la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, au-delà même de la période coloniale. C’est ainsi que la reprise du thème du « racisme anti-blanc » par un parti de droite « républicain » est révélatrice de l’imprégnation d’un discours essentialiste directement hérité de la colonisation et de la guerre d’Algérie. On le sait, le soi-disant racisme anti-blanc est la première ligne de défense du racisme réel, celui des colonisateurs et des exploiteurs.

Comment émerger d’un passé traumatique et visiblement indépassable? La question est d’autant plus complexe qu’elle renvoie irrésistiblement aux enjeux actuels du débat sur l’immigration et à l’enracinement dans la société de jeunes Français issus de minorités « visibles ». C’est sur ce terreau nauséabond que l’on voit des intellectuels -presque toujours- d’origine algérienne désignés (6) à la vindicte au prétexte qu’ils feraient l’apologie du « racisme anti-blanc ». Apparaît dans l’espace politico-social la désignation de responsables des errances d’une société qui se réveille chaque jour un peu plus raciste, chauffée à blanc par ses médias engagés à des degrés divers dans la défense de l’Etat d’Israël et du mouvement sioniste, reprenant à son compte les délires racistes datant de la lutte de libération nationale de l’Algérie. Cette accusation n’est pas sans lien avec la guerre programmée au Mali et l’éventuelle agression de l’Iran.

Il s’agit pour ceux qui dominent et qui veulent pérenniser cette domination au nom des multinationales et des banques de désigner ceux qui empêcheraient ou leur « paix » et leur « sécurité internationales » ou leur « cohésion sociale ». Leur volonté de porter la guerre au Mali, certes au nom de la libération du nord de forces rétrogrades, ce que désirent de nombreux Maliens, n’est pas sans lien avec ce que le rapport « Horizons stratégiques » cité plus haut dit de la peur que suscitent, chez les Occidentaux, la résurgence puissante du panafricanisme et la volonté de certains Etats africains d’assumer leur souveraineté sans « tuteurs ». De nombreux intellectuels et politiques du continent font entendre leur désir d’être débarrassés de certains des accords bilatéraux qui les maintiennent dans un statut de soumission –militaires, policiers, économiques ou portant sur les migrations. Ces revendications successives sont, pour les anciens colonisateurs, inacceptables. Ce n’est pas pour rien que les vigies occidentales scrutent avec angoisse les révoltes arabes. Les centres néocoloniaux craignent bien trop la prise en main du processus de libération de la dictature par le mouvement social. Outre la fabrication aéroportée d’une révolution assujettie comme en Libye, les Occidentaux, forts de leurs relais saoudiens et qataris, poussent leurs pions et tentent d’influer les luttes internes comme en Tunisie, où certains se délectent de la montée de l’Islam obscurantiste et des faux débats autour de valeurs morales qu’il introduit pour détourner les populations tunisiennes des réalités économiques et politiques de la domination et de l’exploitation.

Le bombardement envisagé sur l’Iran procède de la même logique. Il s’agit de mettre à l’index ceux qui s’opposent à l’ordre du monde impérialiste et de les exclure de la communauté internationale; tout comme il s’agit d’exclure de la société ceux qui dénoncent la droitisation de la société française. Il s’agit pour les dominants d’utiliser des instruments de répression politico-idéologique et de remise en cause des droits politiques et civils.

Les Etats-Unis et leurs alliés assument pleinement la logique du dit « choc des civilisations », entre Etats mais aussi entre citoyens d’un même pays, en légitimant l’état d’exception international mis en place par les puissants contre les peuples.

Terrorisme versus paix et sécurité internationales

La plus grande menace à la paix et à la sécurité internationales se trouve dans la violence des pays occidentaux, spécialement des Etats-Unis et de leurs alliés européens qui violent systématiquement le droit international et la Charte des Nations Unies, sous couvert de lutte contre le terrorisme, comme c’est le cas en Irak, en Afghanistan, au Soudan, à Cuba, en Haïti , en Serbie, en Côte d’ivoire et bientôt au Mali.

L’exemple le plus caractéristique est celui de la Palestine qui, depuis plus de soixante ans, est exilée –aussi bien sur son territoire qu’à l’international -par une « communauté internationale »- réduite au G5 occidental: il maintient l’ensemble des Palestiniens exclus des normes impératives du droit international et du droit humanitaire international mais aussi du droit à leurs droits.

Cette communauté d’alliés qui, en protégeant l’Etat israélien et en le laissant commettre des crimes de guerre, toujours impunis, contribue décisivement à la violation des normes impératives du droit international et, surtout joue le rôle de courroie de transmission d’un projet et d’un modèle politique, idéologique et économique qui vise à l’instauration d’un ordre international fondé sur la guerre sans fin, la discrimination, l’apartheid, la force, la domination des peuples et la violence.

Comme cela a été le cas en Libye où l’intervention de l’Otan a été possible grâce à l’injonction paradoxale portée par ceux qui ont voté la résolution 1973, ils affirment d’un côté, « leur ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale de la Jamahiriya arabe libyenne » et de l’autre envoient des forces armées pour obtenir plus rapidement l’assassinat en direct de Kadhafi en dehors de toute légalité internationale au regard de la Charte des Nations Unies, laissant le pays dans une situation de grave déstabilisation.

La vraie menace à la paix internationale est la pauvreté généralisée des populations du Sud, le pillage de leurs ressources naturelles par les sociétés transnationales et les guerres qu’elles déclenchent pour pérenniser leur hégémonie ou prévenir l’intrusion du nouveau concurrent chinois. C’est bien dans la réalité de la misère généralisée et organisée par la mondialisation libérale que peuvent être définis les ressorts profonds du terrorisme et des idéologies du désespoir. L’impérialisme et ses relais locaux ont, traditionnellement, utilisé pour leurs propres aventures et toujours à leur avantage les mouvements fanatiques apolitiques et les desperados qu’ils subjuguent. Les médias omettent de le rappeler mais le terrorisme islamiste contemporain est né en Afghanistan pour contrer l’Union soviétique. Ce terrorisme, financé par les Saoudiens et soutenu à bout de bras par les Américains et leurs alliés, a fini par avoir raison de l’armée rouge et a précipité l’effondrement de l’URSS. On le voit, hier instrument commode et efficace, le terrorisme islamiste est aujourd’hui un épouvantail tout aussi opérant. Le terrorisme, conséquence du désespoir que l’ordre injuste impose aux peuples, est aussi un instrument entre les mains des architectes de la mondialisation libérale.

Au Mali, en France, aux Etats-Unis mais aussi dans de nombreux autres pays, le terrorisme islamiste est un argument fondamental dans la justification des aventures bellicistes de l’impérialisme et des atteintes aux libertés dans les sociétés occidentales elles-mêmes. La guerre globale et éternelle contre l’islamisme alimente un discours raciste qui permet de détourner l’attention des populations des pays industrialisés confrontées à une crise économique majeure. La libération de l’impensé raciste occupe une place centrale dans le discours politique « décomplexé » par temps de chômage généralisé et de creusement sans précédent des inégalités. En Europe comme en Afrique.

Mireille Fanon-Mendes-France

experte à l’ONU et présidente de la Fondation Frantz Fanon.

9 November 2012   

source :  bamada.net


(1) Sur le site du MAE, « Depuis le coup d’Etat du 22 mars, la France a suspendu toutes ses coopérations régaliennes avec le Mali. Elle maintient son aide en faveur de la population, en particulier l’aide alimentaire, ainsi que la coopération en matière de lutte contre le terrorisme. »http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo/mali/la-france-et-le-mali/

(2) Communiqué du 30 mars 2012  dans lequel le Conseil permanent de la Francophoniea décidé « la suspension de ce pays des instances francophones, y compris la suspension de la coopération multilatérale francophone à l’exception des programmes qui bénéficient directement aux populations civiles et de ceux qui peuvent concourir au retour à l’ordre constitutionnel et au rétablissement de la démocratie ».

(3) Communiqué du 23 mars dernier transmis par Paul Lolo, président du Conseil de paix et de sécurité de l’organisation panafricaine: «Le Conseil a décidé que le Mali devrait être suspendu sine die de toute nouvelle participation jusqu’au retour effectif de l’ordre constitutionnel».

(4) Conférence de presse tenue à l’Elysée lors de la venue du Secrétaire général de l’ONU

(5) A ce sujet, lire Thomas Deltombe, L’Islam imaginaire (Editions  La Découverte), octobre 2007 et Sébastien Fontennelle et alii,  Les Editocrates (Editions La Découverte) 2009

(6) Houria Bouteljda, porte-parole du Parti des Indigènes de la République ;www.indigenes-republique.fr/bloghouria et Saïd Bouamama, sociologue, animateur du Forum de l’Immigration et des Quartiers populaires ; dailynord.fr/2012/10/36389/

 

Mali : les dessous impérialistes d’une intervention Franco-Américaine

 

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Un point de vue africain anti-impérialiste

26 janvier 2013, par Comité Valmy

Ferñent / Mouvement des Travailleurs Panafricains-Sénégal

« Union libre des peuples libres d’Afrique. Solidarité internationaliste des travailleurs »
Alors qu’officiellement on faisait croire que l’ONU avait été saisie d’une intervention militaire « africaine », voilà que soudain le président Français Hollande lance sa guerre sous le nom de Serval au Mali. Sarkozy avait fait exactement la même chose en Côte d’Ivoire, là aussi pendant qu’officiellement le mandat onusien et de la force (...)
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Al-Qaïda sert d’écran de fumée à la recolonisation de l’Afrique du nord par l’OTAN

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De plus en plus de pays occidentaux s’impliquent directement ou indirectement dans le conflit au Mali, et les interrogations sont de plus en plus nombreuses sur leurs motivations. Le journaliste Neil Clark explique ici à RT, que l’intervention a « uniquement des raisons économiques ».
Neil Clark
Lundi 21 Janvier 2013


Al-Qaïda sert d’écran de fumée à la recolonisation de l’Afrique du nord par l’OTAN
Plusieurs pays occidentaux ont déjà proposé leur aide à la France, laquelle va renforcer sa force militaire jusqu’à 2500 soldats la semaine prochaine.

Le Royaume-Uni fournit une assistance logistique aérienne, tandis que les États-Unis fournissent des systèmes de surveillance et une aide dans le renseignement.

Washington a également annoncé qu’il allait fournir des avions de transport pour les troupes françaises et qu’il était envisagé d’envoyer des avions ravitailleurs pour les avions de combat français.

Le Canada soutient également l’intervention militaire en cours en envoyant un avion de transport. Le pays fournit également une contribution indirecte par des formations au contre-terrorisme dans le Niger voisin.

L’Italie est prête à fournir un soutien logistique pour les opérations aériennes, mais elle ne rejoindra pas les troupes françaises sur le terrain. Le ministre italien de la défense, Giampaolo Di Paola, a déclaré au Sénat ce mercredi que l’offre de l’Italie était uniquement limitée à des opérations aériennes.

Le journaliste du Guardian, Neil Clark a déclaré à RT qu’il était persuadé que des raisons économiques étaient derrière chaque aventure militaire occidentale de ces 30 dernières années – et le Mali n’était pas une exception.

RT : Le Royaume-Uni soutient cette campagne militaire française au Mali avec des fournitures en armement et plusieurs otages britanniques ont été tués en Algérie. Jusqu’à quel point pensez-vous que le public britannique et les politiciens sont prêt à s’engager ?

Neil Clark : Je pense que le public est très préoccupé, parce que ce qui s’est passé ici, c’est que David Cameron, qui a passé la majeure partie de l’année dernière à encourager les rebelles islamistes en Syrie, a maintenant adopté la ligne selon laquelle les rebelles islamistes au Mali sont le plus grand danger pour le reste du monde et que nous devons intervenir, malgré les conséquences prévisibles pour la Grande-Bretagne. Et je pense que c’est une politique tout à fait erronée. Malheureusement, l’élite politique en Grande-Bretagne semblent être toute entière derrière la politique de Cameron, ce qui est très inquiétant. Mais je pense que le public est très préoccupé par ce qui se passe.

RT : Qu’en est-il pour le Royaume-Uni ? Qu’est-ce qui pousse Londres à soutenir la France ?

NC : C’est très intéressant, parce que si on repense à 2011, c’était des gens comme David Cameron et William Hague qui étaient ceux qui criaient le plus fort et qui étaient les plus agressifs pour déposer le colonel Kadhafi. Et maintenant, les mêmes personnes, Cameron et Hague, disent que nous devons nous impliquer au Mali pour y réprimer les groupes d’al-Qaïda. Et il y a donc une contradiction réelle ici, une véritable hypocrisie. Pourquoi la lutte contre Al-Qaïda en Afrique serait la tâche la plus urgente ? Pourquoi devons-nous jouer un rôle actif dans la chute de dirigeants ? Et qu’est-ce qu’il y a derrière tout cela pour la Grande-Bretagne ? Je pense que ce qui se passe, c’est que cette menace d’al-Qaïda est utilisée comme un écran de fumée pour la recolonisation de l’Afrique du Nord par les forces de l’OTAN, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis.

RT : Pensez-vous que c’est pour cela qu’ils ne tiennent pas compte de la montée en puissance d’Al-Qaïda en Syrie ?

NC : Tout à fait ! Parce que, bien sûr, l’un des plus grands mythes dans les relations internationales, c’est que les puissances occidentales étaient comme un seul homme contre al-Qaïda toutes ces 20-30 dernières années. Ce n’est pas vrai. Elles utilisent la menace d’al-Qaïda, dans certaines circonstances pour envahir certains pays comme l’Afghanistan. Mais ailleurs, elles peuvent effectivement soutenir al-Qaïda pour renverser des régimes laïques, comme en Syrie et en Libye. Ça prend des allures de monstre de Frankenstein, et bien sûr, tout remonte à l’Afghanistan dans les années 1980, quand al-Qaïda et des groupes islamistes radicaux ont été utilisés par l’Occident pour aider à chasser l’Armée rouge. Et cela fait partie de la politique.

RT : Jusqu’où l’implication britannique en Afrique du Nord pourrait-elle aller – et quelle réaction pourrait-il y avoir ?

NC : Je pense que nous allons nous enfoncer de plus en plus, parce que la semaine dernière, David Cameron nous a dit que nous ne pouvions pas laisser les islamistes prendre le pouvoir au Mali. Bien qu’il ait contredit ces commentaires quelques jours plus tard, en disant que ça n’avait pas vraiment d’importance si les islamistes prenaient le pouvoir au Mali… Donc, j’ai vraiment peur. Je veux dire que les néo-conservateurs n’ont pas obtenu leur guerre contre la Syrie, mais que maintenant il semble que nous avons tous à appuyer cette intervention contre le Mali.

RT : L’Afrique a beaucoup de ressources naturelles inexploitées. Quels pays semblent plus intéressés à gagner et peut-être à élargir leurs intérêts là-bas ? Et comment ces intérêts peuvent-ils se percuter ?

NC : Très probablement, car je pense bien évidemment que selon le point de vue de M. Hollande – l’économie est en très mauvais état en France – il espère qu’une intervention réussie au Mali augmenterait sa popularité à l’intérieur. C’est aussi la question de l’uranium et de la façon dont la France a besoin d’uranium. Et le Mali est un grand producteur d’uranium. Il y a des ressources là-bas. Donc, je pense que la France – c’est très clair – a des raisons économiques. Et je pense que des raisons économiques sont derrière chaque intervention occidentale de ces 30 dernières années.

Si nous regardons en arrière – les attaques contre la Yougoslavie, contre la Syrie, la guerre en Libye – tout cela était habillé comme des interventions humanitaires. Mais il n’en était rien. Ce sont des interventions économiques. Et l’Occident veut les ressources, l’Occident veut prendre le contrôle des ressources dans cette région. Et je pense que l’OTAN va s’installer en Afrique du Nord. Je pense que c’est clairement de cela dont il est question La menace d’al-Qaïda est instrumentalisée de telle sorte que l’OTAN, après son départ d’Afghanistan, ira se déployer en Afrique du Nord.


Russia Today

Article original en anglais :
http://rt.com/news/mali-interventio…

Traduction : Info-Palestine.eu - al-Mukhtar

http://www.mondialisation.ca/al-qaida-sert-decran-de-fumee-a-la-recolonisation-de-lafrique-du-nord-par-lotan/5319872?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=al-qaida-sert-decran-de-fumee-a-la-recolonisation-de-lafrique-du-nord-par-lotan http://www.mondialisation.ca/al-qaida-sert-decran-de-fumee-a-la-recolonisation-de-lafrique-du-nord-par-lotan/5319872?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=al-qaida-sert-decran-de-fumee-a-la-recolonisation-de-lafrique-du-nord-par-lotan

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Mali : De la guerre humanitaire au probable pillage économique.

Publié le 26 janvier 2013

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drapeau-maliDerrière les plis de l’actualité, les non-dits, l’escroquerie intellectuelle et médiatique, la ruse et le mensonge, de cet impérialisme meurtrier, accompagné toujours d’un discours humanitaire, qui est entrain de vouloir rééditer ses exploits passés, il faut dire non. Des amis Maliens, sensibles à la propagande, n’ont pas hésité à me traiter de tous les noms d’oiseaux. Mais, derrière cette façade triturée du bien se cache en fait, le bruit et la fureur. Le refus permanent de tendre la main, le diktat, la violence et le perpétuel logos morbide et mortifère. 

Il n’est pas utile de revenir ici sur les exploits des prêcheurs de haine qui s’habillent d’oripeaux élogieux pour semer la misère, la détresse et la mort. Pour ceux qui ont suivi mon débat tout à l’heure sur la radio suisse Kanal K, mon interlocuteur n’a pas hésité à me dire qu’on m’offrira un logis chez les Touareg. Pire, il a nié même le fait qu’un problème touareg existe, en arguant même que l’Azawad était une fabrication. C’est triste. Comment peut-on prôner la paix en cherchant à diviser ? Je m’interroge.

Les différents Gouvernements maliens qui se sont succédés n’ont jamais tenu en compte le cas de cette région où il manque tout. On peut comprendre les alliances avec des islamistes. La France n’a-t-elle pas fait la même chose pour évincer le frère Guide Mouammar Kadhafi en s’alliant avec Aqmi  ? Passons.

Encore heureux d’entendre les autorités françaises annoncer que l’aéroport de Gao est entre leurs mains et l’armée malienne. Personne, ici ou là, ne veut de ces djihadistes qui veulent tout imposer aux autres. La France doit être logique dans sa lutte supposée contre le terrorisme. Comment la France peut-elle, aujourd’hui, parler d’humanitaire avec ses exploits en Libye ? Avec un tel parcours jonché de macchabées, il serait plus intelligent de se taire sur le dossier syrien et rechercher la paix au lieu d’attiser les tensions en mettant de l’huile sur le feu.

La France mène une guerre sans réel combat. Après des bombardements, les djihadistes quittent les villes et les armées française et malienne s’y installent. Des escarmouches ? Il n’y en a pas vraiment. Comment ne pas attester que ces islamistes sont des alliés de la France ? Ce pays colonialistes, après avoir installé le chaos dans le sahel, justifiera l’installation d’une base militaire pour protéger ledit sahel. On connaît la chanson. Après, les multinationales s’installeront.

Les islamistes ont bien aidé la France à s’installer définitivement au Mali. La re-colonisation est en marche. Chiche…

 

http://allainjules.com/2013/01/26/mali-de-la-guerre-humanitaire-au-probable-pillage-economique/

 

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Touaregs libyens le 6 avril 2011. Reuters/Zohra Bensemra

http://www.slateafrique.com/84997/en-cours-sahel-mali-algerie-les-frontieres-touaregs-
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La France casse du touareg au Mali – Partie 1

CJ_napoleon-3,5cmPar Menthalo – Ceux qui ont des actions chez AREVA, dans les mines de Cuivre et les mines d’Or AngloGold Ashanti, RandGold ou IAMGold peuvent se réjouir, le chef d’état-major du Président de la République sous Sarkozy, maintenu à son poste par François Hollande, dépense désormais les impôts du contribuable français pour améliorer vos dividendes. Après s’être piteusement planté en Syrie, pour tenter en vain de renverser Bachar al Assad, le chef d’état major de l’Elysée tente de redorer son blason au Mali, oubliant qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

Cet ancien directeur du renseignement militaire est pourtant secondé dans sa tâche par tout l’appareil de propagande médiatique de la Ploutocratia Inc et ce depuis des mois. En effet souvenez-vous de ces reportages à la télévision ou dans vos journaux ( l’Express Nouvel Obs Libé  Figaro LeMonde) sur ces terroristes islamistes Al Quaida au Maghreb détruisant les mausolées sacrés de Toubouctou. Cela a un côté « déjà vu » de campagne de propagande américaine en mars 2001, montrant les talibans détruisant les bouddhas géants classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, exactement 6 mois avant l’invasion de l’Afghanistan.  Même schéma,  même mise en scène, mêmes agents provocateurs, même timing, mêmes agents de propagande médiatique. Quel manque d’imagination !

Nous allons voir qu’il y a un lien intime entre la politique militaire néo-coloniale de la France et Gringott’s Bank International Ltd.

carte-mali

Alors que pour faire voler un hélicoptère de l’armée française, il faut en désosser deux pour faire voler le troisième, l’Etat Major envoie plus de moyens au Mali qu’il n’y en a aujourd’hui en Afghanistan. 2500 hommes, dont 1400 sont déjà sur place, 4 rafale, 6 mirages 2000, 5 avions ravitailleurs, 2 mirages F1 de reconnaissance + 6 rafales mobilisables actuellement sur Abu Dhabi, sans même parler de la cavalerie blindée ou des hélicos. Alors que toute l’Europe se serre la ceinture, le chef d’Etat Major dépense allègrement 400.000 € par jour de l’argent des contribuables pour aller chasser le « pas-nous-pas nous » et le touareg  au Mali.

L’Empire du Mali

Sahara_Mali

Comme on peut le voir sur ces cartes, les frontières du Mali et des pays voisins ont été dessinées par des cartographes occidentaux à la règle, sans tenir compte des peuples (et surtout des ETHNIES), de l’histoire ou de la géographie. La carte de gauche montre l’étendue du Sahara, une zone aride et semi-aride constituée pour partie d’ergs, vastes dunes de sable, de déserts de rocailles (les regs), avec quelques massifs montagneux. Du fait de sa très faible pluviométrie, le Sahara est peuplé historiquement de peuples nomades berbères, appelés numides (nomades) ou maures dans l’antiquité, dont la plus grande partie est aujourd’hui le peuple touareg. A droite, la carte montre que l’hydrographie a joué un rôle déterminant pour l’ensemble des populations sédentaires. Le fleuve Niger, le troisième plus long fleuve d’Afrique après le Nol et le Congo, arrose Guinée, Côte d’Ivoire, Mali,  Niger et Nigéria. Son nom  ne vient pas de niger (noir en latin), mais de son appellation en langue touareg « gher n gheren«  , le fleuve des fleuves, abrégé en « ngher » dans l’usage courant notamment à Toubouctou. Comme partout ailleurs, ses plaines alluviales ont vu se développer une population sédentaire d’agriculteurs. Au cours des siècles, en période de sécheresse prolongée, les touaregs faisaient de rapides incursions guerrières, les razzias,  chez leurs voisins pour piller vivres, richesses et esclaves. Le peuple touareg a été celui qui a le plus longtemps résisté à la colonisation française. Leur soumission ne s’est faite qu’au début du XXieme siècle. Les Français ont cherché à sédentariser les « nobles guerriers du désert » pour mieux les contrôler, mais à intervalles réguliers, ceux-ci reprennent les armes en se moquant des frontières, en Mauritanie, au Maroc, en Algérie, au Tchad… ou au Mali.

Le Niger est, comme toute grande vallée fluviale, un axe routier par lequel se développaient les échanges commerciaux.  En 1230, un chef de tribu va coaliser ses voisins et à la tête de 10.000 cavaliers va conquérir les états voisins, créant l’Empire du Mali. Ses fabuleuses richesses en or, ivoire et poivre notamment, vont permettre des échanges fructueux avec l’Arabie, l’Egypte et l’Occident. Un siècle plus tard, en 1324, l’Empereur du Mali, Kankou Moussa, partant en pèlerinage à la Mecque, avec une suite de 60.000 homme et 12.000 esclaves, va provoquer indirectement le krach monétaire de 1345. En effet,  il emporte avec lui  80 chameaux chargés d’or, soit près de 20 tonnes, qu’il va distribuer très largement sur sa route. Surpayant tous les biens nécessaires à sa suite nombreuse, il va provoquer une très violente inflation sur son passage et dévaloriser l’or. Cet événement historique arrive juste après que les banquiers vénitiens aient amené leurs homologues italiens génois et florentins à passer à l’étalon or. Ce brusque afflux de métal jaune va changer le rapport de rareté et faire basculer le ratio or/argent, provoquant un krach monétaire et l’effondrement économique de 1345. (cf « Histoire de l’Argent » tome I)

Tour à tour, les arabes, les génois, les portugais puis les anglais vont chercher à maîtriser ce commerce de l’or de cette zone de l’ouest africain que les anglais baptiseront la côte de l’or. L’Empire colonial français va se tailler la part du lion dans cette région. Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Mali, Burkina Faso, Niger, Algérie, Maroc. La décolonisation des années 60 va amener chacun de ces pays à avoir des parcours néo-coloniaux différents. Le 22 septembre 1960, le Mali accède à l’Indépendance et sous l’impulsion de son président Modibo Keïta se tourne vers le socialisme. Déjà en 63-64, les touaregs veulent faire sécession. Rompant avec la France, le nouveau président crée le Franc Malien,

imprimé dans les pays de l’est, mais le peuple n’a pas confiance dans cette monnaie et préfère le Franc CFA, monnaie des échanges avec les pays voisins. Lors de sa deuxième dévaluation en 1967 (50%), le mécontentement va provoquer un coup d’état. Le nouveau dictateur, issu de l’armée, a participé comme instructeur à la guérilla maoïste pour l’indépendance du Tanganyka, l’actuelle Tanzanie. Il va faire appel à l’aide financière internationale, dont les fonds seront détournés et simultanément va s’appuyer sur les soviétiques pour développer le pays. En 1984, le Franc malien n’ayant aucune crédibilité, il est obligé de revenir au Franc CFA, se mettant ainsi sous la coupe des banquiers français. La France est le premier bailleur de fonds au Mali et représente plus de la moitié des importations de ce pays en déficit commercial permanent. En 1990, ne voyant pas l’aide internationale s’investir pour développer la région, les touaregs se révoltent à nouveau. L’année suivante, la répression sanglante d’un mouvement pour un retour à la démocratie, amène un coup d’état militaire. Amadou Toumani Touré prend le pouvoir le temps d’une transition démocratique. Il revient à la présidence par les urnes en 2002, après avoir œuvré à l’ONU auprès de Kofi Annan. Il sera destitué par un nouveau coup d’état militaire le 21 mars 2012, pour sa mauvaise gestion de la crise au Nord-Mali en zone touareg.

 

La France casse du touareg au Mali – Partie 2

Par Menthalo -

A qui profite le crime ?

Dans ce rapport de Rockgate Capital Corp,  tout est dit ou presque. Rockgate a obtenu des concessions minières à l’ouest du Mali. Ô Surprise ! Le sous-sol malien est riche en Uranium,  Cuivre, Or et Argent. La demande d’uranium continue d’être forte malgré Fukushima. Depuis « l’accident » nucléaire au Japon, 12 nouveaux réacteurs sont en construction ou en projet. Cameco, le troisième producteur mondial d’uranium prévoit 93 nouveaux réacteurs avant la fin de la décennie.  L’agence nucléaire chinoise parle de multiplier par 8 la production d’énergie nucléaire d’ici 2020, alors que son homologue en Inde envisage de multiplier par 13 sa capacité de production. Les projets russes, sud-coréens, japonais, chinois et indien vont nécessiter 32.000 tonnes d’uranium de plus par an. Pour Rockgate, comme pour toutes les sociétés minières, l’Afrique cela se traduit en chiffres, comme ci-dessous, avec les réserves prouvées et les réserves espérées de différents minerais. Rockgate est une compagnie d’exploration minière. Son job est de quadriller un territoire, faire des études géologiques, trouver des filons, estimer la teneur en minerais par tonnes et les réserves d’une zone donnée, avant de vendre ses droits à des sociétés exploratrices.

Falea-reserves

La Banque Mondiale et l’Or le moins cher d’Afrique

Dans les années 80, le président socialiste Moussa Traoré confie aux soviétiques la recherche d’or sur le sol malien, sans grand succès. Après l’effondrement soviétique, le système anglo-américain va se mettre en place. Revoyez la confession d’un tueur à gage économique et la manière dont on corrompt les élites pour endetter un pays et s’approprier ses richesses.  Le Mali, incapable de rembourser ses dettes, la Banque Mondiale et la finance internationale vont exercer leurs droits sur les garanties des prêts, c’est-à-dire les réserves de minerais. Les Compagnies Minières sud-africaines, AngloGold Ashanti, RandGold et IAMGold, vont exploiter les richesses maliennes à partir de 1990 et ne laisser que des pourboires aux maliens. Or le Mali est aujourd’hui le TROISIÈME PRODUCTEUR D’OR d’Afrique. En dix ans, l’or va devenir le premier poste d’exportation du Mali devant le coton et en 2001, il va représenter 50% du commerce extérieur. Les mines d’or sont à ciel ouvert, quasiment en surface, affichant un coût de production absolument incroyable de 95$ l’once en 2005. Le moins cher d’Afrique. Les marges réalisées sur l’or malien n’ont cessé de croître depuis avec la hausse des cours du métal jaune. Trois mines tiennent la vedette. En 2005, Yatela a produit 98.000 onces d’or1, Sadiola 442.000 onces et Morila 655.000 onces (réserves évaluées à 3 millions d’onces). Ensemble, leurs réserves sont évaluées à environ 350 tonnes d’or. Sans nouvelles découvertes majeures, Sadiola et Morila devaient fermer leurs portes avant en 2010, et Morila fermer en 2013. La hausse du cours de l’or a changé la donne. Avec 19 permis ayant réellement donné lieu à une prospection sur les 165 octroyés, le Mali n’a pas encore révélé la totalité de ses ressources.

Vue_de_la_mine_d_or_de_Morila

Les Compagnies minières vont araser les hectares agricoles où était produit le coton, pour laisser un désert aride. Les mines d’or aussi bien que les mines d’uranium vont polluer les nappes phréatiques, tuant bétail et végétation et provoquant l’exode des populations indigènes. Dans les zones minières, comme à Sanso, le village mitoyen de la mine de Morila à 200 kilomètres au sud de la capitale Bamako, les surfaces cotonnières cultivées ont chuté de 68,4 % en l’espace de cinq ans, de 99 à 2004. La mine occupe les champs et les ouvriers agricoles avec pour conséquence la disparition des trois quarts des exploitations. Le coton nourrissait 3,3 millions de personnes travaillant dans 200.000 exploitations, alors que les mines n’emploient que 12.000 personnes et n’enrichissent que les actionnaires des grosses mines.

Un audit publié en décembre 2003, montre que les mines de Sadiola et Yatela doivent 15 M$ d’impôts sur les bénéfices des deux années précédentes, mais les mines ont refusé de payer jusqu’à ce que, corruption active aidant, le Mali se contente du tiers des sommes dues. Un audit général des mines a été jusqu’à présent toujours repoussé. Les sud-africains dépassant les mandats qui leur ont été accordés, accaparent les zones qui leur ont été confiées, les transformant en camps retranchés entourés de barbelés à l’intérieur desquels ils dirigent selon leurs propres lois. La réalité de l’or extrait n’a rien à voir avec les quantités déclarées, pourtant extraordinaires.


La France casse du touareg au Mali – Partie 3

Par Menthalo -

Quand l’ombre de Sion s’étend dans le désert

La nouvelle révolte touareg doit beaucoup à Nicolas Sarkozy et aux meilleurs alliés des israélo-américains :  l’Arabie Saoudite.

Durant plusieurs décennies, le colonnel Kadhafi entretint et instrumentalisa le mécontentement d’une partie des Touaregs pour appuyer ses entreprises déstabilisatrices en Afrique subsaharienne. Sa chute, au printemps 2011, précipita le retour au Mali de ceux qu’on appela les “revenants“ (les estimations varient de quelques centaines à quelques milliers), ex-rebelles des années 1990 recrutés dans l’armée libyenne,  lourdement équipés grâce au pillage des stocks d’armes libyens. La mort (accidentelle ?) le 26 août 2012 d’Ibrahim Ag Bahanga, figure centrale de la rébellion touarègue au Mali, retarda le lancement d’un soulèvement de grande ampleur. Mais d’autres prirent sa suite car la conjoncture les encourageait à exploiter une “chance historique“ : pour la première fois depuis 1960 le rapport de force défavorisait les troupes loyalistes. Ainsi, en octobre 2012, les intellectuels et militants politiques du Mouvement national de l’Azawad s’unirent aux anciens combattants de l’Alliance Touareg Niger-Mali et aux “revenants“ pour fonder le Mouvement national de libération de l’Azawad-MNLA. Il s’agit donc de l’amalgame d’éléments hétéroclites, ce qui explique en partie les contradictions – dans les déclarations comme dans les actes – relevées par les observateurs (attitude vis-à-vis des salafistes, objectif politique, par exemple). Belal Ag Sharif  en dirige le Bureau politique. Mohammed Ag Najim, son chef militaire, rebelle exilé dans les années 1990, commandait précédemment une unité de l’armée libyenne spécialisée dans la guerre en milieu désertique. Le déclenchement de l’offensive n’eut rien d’une surprise : six mois durant, d’intenses discussions se déroulèrent publiquement au sein de la communauté touarègue quant à l’opportunité et aux modalités d’un nouveau soulèvement. Les partisans comme les adversaires d’une entente avec Bamako y participèrent et le pouvoir malien n’en ignorait rien.

2013-01-16touaregs-maliLe 6 avril 2012, après une campagne éclair lancée le 17 janvier et qui avait vu tomber entre ses mains toute la partie du territoire malien située au nord du fleuve Niger, le MNLA proclama l’indépendance de l’Azawad, terme qui signifie, en langue tamasheq, “terre de transhumance“, “pâturage“. Il s’agit d’une référence explicite au nomadisme pastoral, caractéristique de la société touarègue traditionnelle et base affichée de l’identité touarègue. Ce succès inattendu effaçait l’échec des rébellions de 1960-1964, 1990-1992 et 2006-2009. Les districts de Tombouctou, de Kidal et de Gao, soit 822 000 km2, échappaient au contrôle de Bamako. Le Mali était amputé des deux-tiers de son territoire. Au cœur de ce nouvel ensemble se trouve l’Adrar des Ifoghas, massif granitique et volcanique de 250 000 km2, très découpé par les oueds, censé être le berceau de la civilisation tamasheq. Ce territoire, investi d’une très forte valeur symbolique, pourrait constituer le point d’attraction des groupes touaregs résidant dans les pays voisins (Niger et Algérie, en particulier) et éveiller chez eux des revendications indépendantistes.

Touaregs partisans du salafisme djihadiste qui contrôlent le nord du Mali : le MNLA a perdu la maîtrise de la situation au profit d’une organisation jusqu’alors inconnue : Ansar Eddine. Un ex-rebelle touareg de 2006, artisan de la paix, Iyad Ag Ghali, avait été nommé consul du Mali à Djedda (Arabie Saoudite) en 2008. Ce séjour entraîna, semble-t-il, sa conversion au salafisme. Dès lors, on le retrouva comme intermédiaire entre AQMI et les pays occidentaux dans plusieurs négociations en vue de libérer des otages moyennant rançon. Associé aux tractations qui précédèrent la création du MNLA, il semble qu’il n’obtint pas les responsabilités auxquelles il prétendait. Dans le même temps, il se vit refuser d’être désigné comme successeur de l’amenokal des Ifoghas, dignité suprême dans cette prestigieuse confédération tribale à laquelle il appartient. En cause dans les deux cas : son passé (ralliement au pouvoir malien lors de la rébellion de 2006 assimilé par certains à une trahison) et peut-être surtout son engagement religieux radical, loin de faire l’unanimité dans sa communauté et incompatible avec la laïcité affichée (pour s’assurer du soutien de l’Occident ?) par le MNLA. En réaction, il fonda sa propre organisation : Ansar Eddine (“Combattants de la foi“). Même s’il guerroya aux côtés du MNLA pour chasser les forces fidèles à l’État malien, son objectif n’est pas la sécession, mais l’instauration de la charia sur l’ensemble du territoire malien (ce qu’attestent le franchissement du Niger et la prise de contrôle de la ville de Douentza, le 1er septembre 2012). Probablement financé par AQMI (qui préfèrerait laisser agir des Touaregs en territoire touareg et se consacrer exclusivement à ses activités djihadistes), il renforça ses positions dès le mois de mars 2012, puis se retourna contre ses alliés fin mai et les chassa de tous les centres urbains de l’Azawad. Il semble qu’Ansar Eddine dirige Kidal, tandis que des groupes islamistes étrangers tiennent Gao et Tombouctou. À l’instar des talibans afghans dans les années 1990 ou des Shebab somaliens, Ansar Eddine s’efforce d’apparaître comme une force de stabilisation (r)établissant, à l’aide de la charia, la loi et l’ordre (largement mis à mal par les combattants du MNLA si l’on en croit les rares témoignages à notre disposition). De plus, alors que le MNLA dispose de peu de moyens, Ansar Eddine peut nourrir, équiper et rémunérer ses combattants. Aussi n’éprouve-t-il aucune difficulté à recruter et parvient-il à débaucher (massivement semble-t-il) dans les rangs de son rival.

Une situation complexe

Le Mali au cœur de l’ancien Empire colonial français et toujours sous sa coupe monétaire fait partie de la zone d’influence politique, économique et financière française. Elle défend son accès aux matières premières et les débouchés de sa production industrielle. Les Etats-Unis, quasiment absents entre 1945 et 1989, se sont invités en Afrique après la fin de la Guerre froide et l’effondrement de la Russie. Leur objectif est d’avoir accès à une part du gâteau dans ce continent immense, riches en matières premières.

La Chine, très active depuis plusieurs décennies, offre une alternative aux états africains, pillés par la Banque Mondiale au service des entreprises anglo-américaines. La Chine offre un autoroute, qu’elle va construire elle-même pour éviter la dilapidation des fonds de la corruption contre des droits miniers ou pétroliers. L’invasion chinoise, qui cherche aussi des sources de nourriture pour sa population est assez mal vécue pour les populations. La France, en déployant ses forces, défend la présence française et ses intérêts en Afrique, non seulement au Mali, mais également dans tous les pays de l’ancienne Afrique Occidentale Française. Cette offensive vise t’elle à écraser Ansar Eddine et sa faction radicale de l’AQMI, s’opposant directement aux intérêts, que l’on est en droit de supposer anglo-américano-sionistes ?  On peut se poser la question, mais sans pouvoir apporter de réponse étant donné les apparentes incohérences de la politique étrangère française. Un diplomate français déclarait récemment : « ceux qui ont pris la décision de bombarder Kadhafi n’avaient pas la moindre idée des conséquences que cela pourrait avoir au Sud. »


Il semblerait que les intérêts personnels de Nicolas Sarkozy à faire taire les révélations de Khadafi et sa prise de position en faveur de Washington dans la guerre monétaire aient, par sa guerre en Libye, sabordé les intérêts industriels de la France dans le tiers Monde et dans les pays émergents. La guerre en Syrie détruit également la confiance dans une région longtemps sous influence française. Là aussi, les diplomates français ont tout fait pour s’opposer à la politique militaire de l’Elysée, qui allait à l’encontre de nos intérêts nationaux.


Sarkozy a joué de toute évidence contre la France pour des intérêts étrangers. Pour qui travaille le nouveau président ? nous en saurons plus au fil des mois.

 

Avec Fabius, même politique à venir (eva)


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L'impérialisme prévoit "des décennies de guerre» en Afrique"
L'intervention française au Mali, suivie du siège sanglant en Algérie, représente un tournant dans ce qui se présente comme une nouvelle ruée impérialiste vers l'Afrique. Ces événements, si peu de temps après la guerre des Etats-Unis et de l'OTAN en vue d'un changement de régime en Libye et la guerre civile sectaire en Syrie avec le soutien de Washington, sont le signe que l'humanité assiste à une poussée convulsive des grandes puissances pour la redivision du monde, de ses territoires, ses marchés, ses ressources.

 

Article ici :

 

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« Sous nos yeux »
Mali : une guerre peut en cacher une autre
par Thierry Meyssan
Damas (Syrie)
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Et en Syrie ?

 

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.Entretien avec Anastasia Popova
Syrie, une réalité autre
26 janvier 2013 | Pressenza a récemment posté de nouveau un article écrit par Silvia Cattori qui faisait référence au documentaire d’Anastasia Popova diffusé sur la chaîne Russia 24 . Cette publication a suscité éloges et critiques sur le point de vue émis sur la situation actuelle en Syrie, point de vue différent de celui qui circule dans les médias européens.
 

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Un article de Sami Kleib
Syrie : Nous n’oublierons pas la leçon !
25 janvier 2013 | Dans moins de 2 mois la crise syrienne aura atteint sa deuxième année. Le premier appel à la démission du président syrien par son homologue US, M. Barack Obama, a été lancé il y a 18 mois, le 18/08/2011 ; précédé par celui du président français Nicolas Sarkozy, le 28/05/2011. Entretemps, des dirigeants turcs et arabes n’ont cessé d’annoncer son départ…

Témoignage
Mgr Philippe Tournyol Clos : Décembre syrien
24 janvier 2013 | À l’heure où je prends la plume, la fausse bataille de Damas touche à sa fin et la route de l’aéroport international est sécurisée. Les rebelles ont vu leur tentative d’investir la capitale – entre autre par les collecteurs d’égout – échouer et ont repris le harcèlement ininterrompu des banlieues, ainsi que du camp palestinien de Yarmouk, au sud de la ville.

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 01:17

 

Yair Lapid : "Je veux être débarrassé des Arabes"
   
Présenté comme "modéré" et "centriste", le parti Yesh Atid lancé il y a un an par un ex-journaliste, Yair Lapid, a créé "la surprise" souvent qualifiée de "bonne" dans les différents médias occidentaux, en remportant 19 députés sur 120 (devant le Parti travailliste) aux élections législatives israéliennes, qui ont eu lieu le 22 janvier dans l'Etat sioniste. Découvrons ce "modéré" et voyons quelles relations il prône avec les Palestiniens indigènes. ISM-France


Israel National News
Vendredi 25 Janvier 2013


Yair Lapid : "Je veux être débarrassé des Arabes"

Yair Lapid, le chef du parti Yesh Atid (Un avenir existe), a expliqué dimanche 20 janvier qu'il n'attendait rien de négociations avec les Arabes. "Je ne pense pas que les Arabes veuillent la paix," a-t-il écrit sur sa page Facebook. Il a dit qu'il se fiche de ce que les Arabes veulent. "Ce que je veux, ce n'est pas un nouveau Moyen-Orient, mais d'être débarrassé d'eux et de mettre une grande grille entre nous et eux." L'important, a-t-il ajouté, est "de maintenir une majorité juive sur la terre d'Israël."

Lapid a dit récemment que la gauche "fait la même erreur lorsqu'elle négocie la division de Jérusalem." "Il faut que les Palestiniens finissent par comprendre que Jérusalem restera pour toujours sous souveraineté israélienne et que ce n'est même pas la peine qu'ils ouvrent des négociations sur Jérusalem."

Il a ajouté que les Arabes ont déjà compris qu'Israël n'aurorisera pas le "droit au retour" - un plan auquel se réfèrent les Arabes pour inonder Israël d'Arabes - et ont abandonné cette revendication. "Nous devons aussi être clairs sur Jérusalem et ensuite, ils comprendront que c'est notre position inébranlable."

"Nous n'existons pas sans Jérusalem," a ajouté Lapid. "La Tour de David est importante pour l'héritage et l'existence d'Israël, parce que c'est plus qu'une tour, c'est un symbole. Elle est plus importante que les Tours Azrieli," a-t-il précisé, en référence au célèbre groupe de bâtiments à Tel Aviv.

http://www.alterinfo.net/Yair-Lapid-Je-veux-etre-debarrasse-des-Arabes_a86091.htm
 

Source : Israel National News

Traduction : MR pour ISM

 

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Le lexique d'un leader du 21ième siècle


Lesley Docksey
Vendredi 25 Janvier 2013

 

Le lexique d'un leader du 21ième siècle

Pour aider tous les leaders du 21ième siècle (occidentaux bien sûr) dans leurs discours ou leurs déclarations aux médias et à leur crédules auditeurs.  N.B.: cette liste n'est pas exhaustive et les leaders pourront inventer les mots et les phrases dont ils ont besoin et leurs alter ego pourront s'en inspirer.
 
Insurgés (aussi appelés terroristes, Moudjahidines, Al Qaeda, Talibans, Islamistes) : méchants. Nous ne les soutenons pas.
 
Rebelles : bons; Nous les soutenons avec des armes et autres matériels, et ce sont nos forces (qui ne sont pas là) qui les entraînent parce que ....  
 
Bottes sur le terrain: nous n'enverrons pas de soldats (parce qu'ils y sont déjà partis il y a une semaine/un mois/un an).
 
Régimes, dictatures: les gouvernements légitimes que nous ne soutenons pas.
 
Gouvernements: les régimes et dictatures que nous soutenons.
 
‘Nous sommes fiers de notre relation privilégiée’
: nous leur achetons des armes.

 
‘Partenaires’: nous leur vendons des armes.
 
Pays amis: et à eux aussi.
 
Alliés mondiaux : et à eux aussi.
 
Nous sommes heureux d'accueillir le nouveau gouvernement/le renversement du gouvernement précédent : nous voulons leur vendre des armes.
 
Régimes: ceux à qui nous vendions des armes auparavant.
 
Dictatures: idem.
 
Etat voyou: un état dont l'occident a entièrement perdu le contrôle.
 
Armes chimiques/biologiques/nucléaires: utilisez ces termes pour effrayer vos propres citoyens. Par exemple, “l'Iran/l'Irak/la Syrie pourraient nous attaquer avec des armes chimiques/biologiques/nucléaires”. Attention, soyez quand même prudent parce (1) il se pourrait qu'ils n'en aient pas et (2) vous ne vous souvenez plus si vous leur en avez vendu ou non.
 Ajoutez par sécurité : ‘Nous avons la preuve qu'ils les ont utilisées contre leurs propres citoyens’.  Ne fournissez JAMAIS de preuves.  Ce que vous voulez ce sont les grands titres dans les journaux du lendemain - “Syrie/Iran/Irak accusé de…”
 
‘Nous avons des preuves’: généralement imaginaires; il y a deux façons de procéder 1) Ne jamais en reparler et espérant que les gens oublieront.  2) Invoquer la  ‘sécurité’ pour justifier votre manque de transparence et d'honnêteté.

Ferme réponse sécuritaire : tout; des sanctions, frappes aériennes, bottes sur le terrain, à la fermeture complète de votre propre pays.
 
Menace : vous n'utiliserez jamais assez souvent ce mot, généralement associé aux mots 'grave', 'réelle et actuelle', réelle et existentielle', 'large et existentielle' etc. D'accord, vous ne savez pas ce que 'existentiel' signifie et vos auditeurs non plus mais cela vous donne l'air d'être plus intelligent qu'eux. Du moins vous l'espérez.

Intervention: sanctions, frappes aériennes, invasion (mais ne parlez pas des complots, rébellions or assassinats fomentés par vos propres forces de sécurité).

Intervention pour protéger/défendre nos intérêts : leurs ressources, nos multinationales.
 
Nos intérêts:
idem

 
Intervention humanitaire
: prenez l'air noble en prononçant cette phrase. Vous allez vous interposer entre une population innocente et son cruel dictateur. Ne parlez pas de la politique 'une balle, un mort' de vos forces. Qu'on appelle aussi 'Responsabilité de protéger' et qui nécessite une Résolution de l'ONU.


Résolution de l'ONU: une série de demandes impossibles à un état voyou. Vous savez qu'il ne peut les satisfaire, et cela donne une apparence de légitimité à votre invasion.

 Nous soutenons les termes de la Résolution sur la 'responsabilité de protéger' de l'ONU : bravo, ça c'est tout à fait vrai! Vous en avez violé tous les termes avant que la Résolution ne soit passée.   
 
Libération: dites aux pays envahis que cela va de pair avec leur modernisation.

Modernisation: cela consiste à donner le contrôle de leurs ressources/services publics à des multinationales.
 
Démocratie (1): arrangez des élections dans les états envahis.

Démocratie (2): assurez-vous que les gouvernements des états envahis soient contrôlés par vos candidats préférés. Le mieux serait qu'ils aient des passeports étasuniens ou anglais et une résidence dans votre pays.
 
Démocratie (3): ignorez le système de gouvernement local traditionnel et imposez des 'élections démocratiques'.
 
Démocratie(4): informez vos propres citoyens que vous êtes leur leader parce qu'ils vivent dans une démocratie - dont ils devraient être fiers.  
 
Renverser un dictateur/un régime : Précisez à vos propres citoyens que c'est dans leur intérêt. Dites-leur bien qu'il s'agit aussi de libérer les citoyens du pays envahi et qu'il est absolument nécessaire de les bombarder, etc. Qui sait, avec un peu de chance un de vos missiles de grande précision touchera peut-être le dictateur.
 
frappes de précision: Dans un rayon d'un km environ.
 
‘Important soutien de Al Qaeda/Taliban /Kadhafi/Assad tué dans une frappe’: Montrez-vous fier de vos drones armés. Ils sont d'une précision inégalable et vous savez que personne ne peut prouver le contraire.
 
Nos braves soldats: notre chair à canon. Utilisez l'expression aussi souvent que possible tout comme 'Héros'.
 
Combattants: les combattants ennemis. Leur chair à canon. Synonyme de terroristes, etc.
 
Sacrifice: habituellement celui de 'nos braves soldats' quand ils ont été tués, blessés ou capturés par 'l'ennemi'. Le 'sacrifice' est souvent 'tragique' - un autre mot à répéter à satiété.
Attention, quand vous utilisez le mot sacrifice, de bien cacher votre satisfaction de ne pas avoir, vous-même, à sacrifier quoi que ce soit pour le bien de votre pays.

Pour le bien du pays : Cette expression sert à convaincre les électeurs que vous avez une vision beaucoup plus large et plus profonde que la leur. On peut aussi l'utiliser avec 'sécurité nationale' et 'intérêts'.
 
Civils innocents: les vôtres.
 
Dommage collatéral: les leurs.
 
Assassinats ciblés: Assurez-vous de prononcer ces mots de manière clinique et avec autorité.  Il s'agit de meurtre ou d'assassinat -toute action qui conduirait vos propres citoyens en prison.  
 
Torture: Si vous êtres britannique contentez-vous de répéter que 'la politique établie du gouvernement n'est pas d'utiliser la torture, ni de solliciter, d'encourager, ou d'approuver l'utilisation de la torture ou de n'importe quel autre traitement inhumain, dégradant ou cruel dans quelque but que ce soit, et insistez bien sur le fait que 'nos braves soldats' ne feraient jamais une chose pareille même s'il est prouvé qu'ils l'ont fait et continuent de le faire. Si vous êtes Etasunien, dites bien que la loi étasunienne autorise ces pratiques puisqu'elle a établi que la torture par l'eau, etc. n'était pas de la torture. Vous pouvez l'affirmer en toute certitude -c'est vous ou un de vos prédécesseurs qui avez obtenu ce jugement.  

L'ennemi est en fuite: nos troupes sont confinées à la base.
 
Rapatrier nos soldats  : n'oubliez jamais d'ajouter qu'ils ont 'rempli leur mission'.  Soyez certain que peu de gens se rappelleront de quelle mission il s'agit. Si vous êtes contraint de préciser, utilisez le mot 'évacuation' plutôt que le mot 'repli'. Et dites que la 'menace terroriste mondiale' s'est déplacée et que vous et vos forces êtes prêts à aller partout où elle pointe sa monstrueuse tête.
 
Mais n'utilisez JAMAIS les mots 'retraite', 'perdu' ou 'défaite'.

Lesley Docksey, Dissident Voice
Lesley Docksey est le rédacteur de Abolish War, la newsletter du Mouvement pour l'Abolition de la Guerre (MAW).

Pour consulter l'original: http://dissidentvoice.org/2013/01/a-leaders-lexicon-for-the-21st-century/

Traduction: Dominique Muselet

 

http://www.alterinfo.net/Le-lexique-d-un-leader-du-21ieme-siecle_a86077.html

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 00:18

 

   

 

Samedi 26 janvier 2013

  Vidéos sur le site

http://rupturetranquille.over-blog.com/article-a-quoi-sert-le-front-national-114751179.html

La réponse à cette question a été déjà développée ici : A quoi sert le Front National? mais l'actualité me force à la reposer...

On se souvient de l'entrée de deux parlementaires Front National lors des dernières législatives et on allait voir ce qu'on allait voir, entre un Collard promettant de semer le bordel Front National : Gilbert Collard est-il un arriviste ? et de Marion Maréchal (nous voila?) - Le Pen dont je ne connaissais jusqu'alors que la qualité du brushing.

Bon, heureusement, Marion Maréchal, nousvoila, LEPEN bosse enfin, comme nos voisins du Blog du PRCF-Isère le signalent.

Articles connexes :

Vive le Front National !

Vers une conjonction Front National - UMP

Front National : le poisson pourrit par la tête

 

MARION MARECHAL-LE PEN ET UNE CLIQUE DE DÉPUTÉS UMP PROPOSENT  DE CRIMINALISER LA RÉVOLUTION FRANÇAISE


   

 


A l'heure où les Républicains conséquents vont célébrer un des actes fondateur de la République, à savoir l'exécution de Louis Capet (Louis XVI.)

l'UM'Pen, bras armé de la fascisation, vient de frapper au cœur des institutions républicaines, à l'Assemblée Nationale. En effet la députée d’extrême-droite Marion Maréchal-Le Pen et une bande de députés UMP unissent leurs forces pour dénoncer, comme la Shoah ou le génocide arménien, « le génocide contre la Vendée »

Bien évidemment les historiens sérieux rejettent radicalement cette position qui n'a rien à voir avec l'histoire mais qui s'inscrit dans une bataille politique et idéologique contre la Révolution. Cette attaque remonte à la campagne de François Furet contre la Révolution, dans sa phase démocratique en particulier de 1793-94, pour présenter celle-ci comme la matrice du « totalitarisme ». 

Le but de cette opération au long cours est d'amalgamer la Révolution française et le communisme dans le même opprobre pour pouvoir détruire la Nation et le progrès social et l'idée même de Révolution, autant dire les objectifs du grand capital avec comme arme de destruction massive l'Union Européenne.

Constatons encore que l'unité d'action entre FN et UMP (l'UM'Pen en formation) s'approfondit et passe de l'utilisation du même argumentaire dans nombre de domaine, à l'unité à la base dans les manifs anti homos  et contre notre grande Révolution française

Comme l'a toujours signalé le PRCF, la contre-révolution qui a détruit l'URSS et ébranlé l'œuvre de la Révolution d'octobre 1917 est historiquement si réactionnaire qu'elle ne pouvait manquer de s'en prendre à l'héritage de la Révolution démocratique bourgeoise elle-mêmeA noter que la fausse gauche n'est pas en reste dans cette déconstruction de l'héritage progressiste de la France avec notamment, les attaques furieuses contre les Lumières que nourrissent depuis trente ans les "nouveaux philosophes" comme B.-H. Lévy ou comme l'ex-dirigeant maoïste A. Glucksmann, ces deux hontes de la philosophie contemporaine. Plus que jamais, l'anticommunisme et l'antisoviétisme pavent la voie de la pire réaction.

Le PRCF appelle tous les démocrates attachés à l'œuvre historique de la Montagne, des Sans-Culotte et des Soldats de l'An II à agir ensemble aux côtés des vrais communistes contre cette fascisation idéologique. Pour cela, une occasion est donnée à tous les antifascistes avec la manifestation du 2 février prochain place de la Bataille de Stalingrad : Marathon, Valmy, Fleurus, Stalingrad, vive la lutte millénaire des peuples pour l'émancipation de l'humanité! 

Quant au PRCF, il « répond toujours du nom de Robespierre » comme le dit Jean Ferrat et il s'affirme clairement comme l'héritier, n'en déplaise aux filles de Maréchal et de Le Pen, de l'Acte fondateur de la République que fut la mise hors d'état de nuire du traître à la nation Louis Capet, le 21 janvier 1793. Régicides ou « républicides », à chacun de choisir son camp, du côté des Lumières communes ou du côté de la pire réaction.

Au fait, des députés de la vraie gauche ne devraient-ils pas s'interroger sur l'opportunité de déclarer « génocidaire » le comportement du bien prénommé Adolphe Thiers et des troupes versaillaises secondées par Bismarck dans les massacres de la Semaine sanglante qui se traduisirent par le lynchage d'au moins 30 000 Communards, hommes, femmes et enfants à la suite de la reconquête de Paris par l'armée réactionnaire ?

 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 00:08

3è FORUM SUR LA DESOBEISSANCE, LE 26 OCTOBRE 2013 A GRIGNY (RHONE)

par René Balme | 


René BALME, maire de Grigny et Paul ARIES, directeur de publication de La Vie est à nous/Le Sarkophage, renouvellent leur association pour l’organisation du 3è Forum sur la Désobéissance. Le Bien Vivre, les Jours Heureux du programme du Conseil national de la Résistance et la Biennale d’art contemporain seront à l’honneur pour cette édition 2013.

APPEL de René BALME, maire de Grigny (Rhône) et Paul ARIES, directeur de publication de La Vie est à nous/Le Sarkophage

La France, à genoux économiquement mais debout politiquement, avait su en 1944 inventer des « Jours heureux » (titre du programme du Conseil national de la Résistance). Le monde est aujourd’hui assez riche pour écrire de nouveaux jours heureux. Nous devons pour cela être à l’écoute de tous les nouveaux gros mots qui se cherchent internationalement pour dire les nouveaux chemins de l’émancipation :

Le « sumak kaway » des indigènes indiens, le « buen vivir » des gouvernements équatoriens, boliviens, la « vie pleine » de Rigoberta Menchu (Prix Nobel de la paix 1992), le « bonheur national brut » en Asie, la « sobriété prospère », la « frugalité joyeuse » ou encore les « besoins de haute urgence » des poètes liés au mouvement social en Guadeloupe, etc.

A l’occasion des 70 ans du programme du Conseil national de la Résistance, la Ville de Grigny (Rhône) et le journal La Vie est à nous/Le Sarkophage appellent à imaginer ensemble ce que pourrait être un bien vivre à la française :

- Parce que désobéir c’est ne pas désespérer et dire qu’un autre monde est possible
- Parce que désobéir c’est vouloir chanter au présent plutôt que de croire aux lendemains qui chantent
- Parce que désobéir c’est se mettre à l’écoute des plus pauvres, pays ou individus
- Parce que désobéir c’est accepter les cadeaux que nous font les pays du Sud, avec des concepts comme le buen vivir, l’anti-extractivisme, le pachamamisme
- Parce que désobéir c’est inventer notre propre version de ces concepts en construction
- Parce que désobéir c’est construire ce pont entre résistants d’hier et d’aujourd’hui

Ce grand forum national, ouvert à toutes et à tous, co-organisé par la Ville de Grigny et le journal La Vie est à nous/Le Sarkophage se tiendra sur une journée pleine :

SAMEDI 26 OCTOBRE 2013 de 9h à 22h, à GRIGNY - RHONE (Centre Edouard Brenot, rue Waldeck Rousseau)

Nous partagerons le matin les expériences des pays pauvres (Bolivie, Equateur, Inde, Bhoutan, etc). Nous mutualiserons l’après-midi les expériences pour construire un bien vivre à la française. Nous solliciterons, pour le succès de ce 3e forum national de la désobéissance, des associations, des syndicats, des partis pour inventer ensemble ces nouveaux jours heureux. Nous nous saisirons de la Biennale d’art contemporain qui fera escale à Grigny, pour affirmer que la culture fait partie intégrante de cet art de vivre à construire. Cette journée se conclura par un grand banquet désobéissant et un spectacle.

Hébergement gratuit possible en gymnase sur réservation (s’équiper de son matelas et de son couchage) à : Mairie de Grigny - Protocole - tél. 04 72 49 52 75 et courriel : protocole@mairie-grigny69.fr

Contact : Mairie de Grigny - Cabinet du maire - tél. 04 72 49 52 34 et courriel : cabinetdumaire@mairie-grigny69.fr

 

.http://www.rene-balme.org/24h00/spip.php?article1501

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 23:36

 

La nouvelle filiale d’EDF va mettre en place des compteurs communicants
Compteur EDF
Médiathèque EDF ©
Le fameux compteur bleu mécanique est appelé à disparaître.

La nouvelle filiale d’EDF, ERDF (Electricité Réseau Distribution France), envisage de remplacer à terme les 35 millions de compteurs du parc existant par des compteurs innovants

http://www.maisonapart.com/edito/construire-renover/energie-chauffage-climatisation/la-nouvelle-filiale-d-edf-va-mettre-en-place-des-c-1117.php

 

 

 

 

Jusque là, on en parlait comme légalement impossible.  Et bien, c’a y est, c'est voté!
 

 

 

Et voila, dernier acte, le tour de passe-passe est joué gagnant dans une indifférence quasiment générale.
> > > > > > > > >
Les français vont pouvoir payer plus cher leur électricité pour alimenter encore un peu plus les actionnaires ! Bonne lecture !
> > > > > > > > >
PS : ATTENTION vis à vis des fameux nouveaux compteurs, maintenant c'est individuellement qu'il faudra résister pour ne rien signer !!!
> > > > > > > > >
AUJOURD'HUI DÉBUT ET FIN DE LA SESSION PARLEMENTAIRE AU SÉNAT POUR PASSER LE PROJET DE LOI NOME .......
> > > > > > > > >
et les Nouveaux Compteurs EDF !
> > > > > > >

DANS QUELQUES JOURS CE NE SERA PLUS UN PROJET MAIS UNE VÉRITABLE LOI SCÉLÉRATE AVEC

APPLICATION AU 1 er JANVIER 2013.
> > > > > > > > >
VOS FACTURES ET CELLES DE VOS AMIS VONT AUGMENTER

> ET ON NE POURRA PLUS DIRE QUE L'ON NE SAVAIT PAS .

> >
> > > > > > > > >
A DIFFUSER LARGEMENT ÉVIDEMMENT !


> > > > > > >
> > > > > > >
> > > > > > >

> > > > > APRÈS FRANCE TÉLÉCOM, LA POSTE, LA SNCF, ETC... MAINTENANT C'EST EDF.
> > > > > > > > > Pour les fameux Compteurs qui devraient être installés bientôt et vont nous être facturés au prix

> > > > > > > > >
très très Fort (vers les 300 EUR ) et de surcroît, ne seraient pas fiables : il ne faudra rien signer .
> > > > > > > > >

> > > > > > > > > On ne peut pas refuser à EDF d’accéder aux Compteurs, et de les changer :

> > > > > > > > >
Par contre comme nous n’avons rien demandé, nous n’avons aucune Obligation de Signer quelque Document que ce soit, et, du moment que nous n’aurons rien signé, EDF ne pourra pas nous obliger à payer ces Compteurs….
> > > > > > > > >

> > > > > > > > >
Attention aux Signatures :aucune, même pour la Réception de Travaux, etc.
> > > > > > > > >

> > > > > > > > >
LES TARIFS D’ÉLECTRICITÉ VONT AUGMENTER POUR PERMETTRE LA CONCURRENCE !
> > > > > > > > >
À TERME, L’USAGER PEUT S’ATTENDRE À DES HAUSSES SUBSTANTIELLES DE SA FACTURE, COMME CELA S’EST DÉJÀ PRODUIT POUR LE GAZ.
> > > > > > > > >
NE NOUS LAISSONS PAS FAIRE !


> > > > > > >
> > > > > > >
> > > > > > >

> > > > > C'est la Loi Nome, soit la N ouvelle O rganisation du M arché de l’ E lectricité, concoctée par le Gouvernement .
> > > > > > > > >

> > > > > > > > > Le principe en est simple : constatant que la Concurrence ne fonctionne pas (plus de 96 % des Français restent Fidèles à l’Opérateur Historique (EDF), le Gouvernement a décidé de la créer… artificiellement

> > > > > > > > >
La Loi étant passée dans une relative indifférence, cela s'est passé pendant les grèves de septembre 2010 contre l'allongement de la durée des droits à la retraite.


> > > > > > >
> > > > > > >

> > > > > Depuis le 1er Janvier 2011, EDF a l'obligation de revendre à prix coutant (c'est çà dire au prix de sortie du transformateur) à ses Concurrents jusqu’à 25 % de sa Production d’Electricité.


> > > > > > >
> > > > > > >

> > > > > AUTREMENT DIT EDF DOIT FAIRE LE DEUIL SUR 25% DE SES BENEFICES.
> > > > > > > > >
En même temps EDF doit :
> > > > > > > > >
Payer le surcout de la construction de l'EPR à Flammanville.

  • Investir en matériel neuf de remplacement pour augmenter la durée de vie des centrales nucléaires 900MW.
  • Prendre en compte le retour d'expérience de l'accident de Fukushima, pour mettre si besoin des parades en place , le but étant d'assurer et maintenir un haut niveau de sureté des installations nucléaires en France.

Un Véritable hold-up !


> > > > > > >
> > > > > > >
> > > > > > >

Les nouveaux fournisseurs d‘Electricité ( POWEO, DIRECT ENERGIE, GDF SUEZ) vont se voir offrir un quart de la Production, pour qu’ils puissent réaliser des Profits, au seul bénéfice de leurs Actionnaires.


> > > > > > >
> > > > > > >
> > > > > > >

C’est une première que d’obligerune Entreprise, dans le Monde de libre et non faussée ", à céder une partie de ses Atouts à des Concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité.

> > Si vous êtes scandalisé, diffusez au moins ce message !


> > > > > > >

> > > > > > > > > Une fois livré à la Concurrence et surtout au " Privé " on ne peut rien faire, c'est trop tard.

> > > > > > > > >
Le Prix de l'Electricité sera fixé par des Groupes Privés qui en fait seront des Filiales d'un Seul et Unique Groupe ! Vous n'y croyez pas ?
> > > > > > > > >
Alors remettez vous dans le contexte de nos chères Autoroutes Françaises que nous, nos Parents et Grands Parents avons payé avec nos impôts et qui ont été Vendues et Bradées à de Grands Groupes Privés …
> > > > > > > > >

> > > > > > > > > Cela profite à qui ? Et le Prix à payer pour y circuler ? N'est-ce pas scandaleux ?

> > > > > > > > >
Mais c'est trop tard, car ce Réseau Routier n'appartient plus en totalité à l'Etat !
> > > > > > > > >
Et pour le reste ce sera pareil !
> > > > > > > > >

> > > > > > > > > Aujourd'hui le service public coûte cher, mais ce n'est rien face à ce qui nous attend si nous le bradons à des Groupes Privés !

> > > > > > > > >
> > > > > > >


> > > > > > > > >
SVP faites Circuler sans modération

Ce message, surtout RESISTONS

Ne nous laissons pas faire!

 

 

D’ici 2020, 80 % des foyers français abonnés à EDF devront s’équiper d’un nouveau type de compteur, le linky. Résultat : chaque foyer devra obligatoirement débourser 230 euros pour l’installer.


http://www.lababole.com/babole-blog/?p=1317

 

 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 07:34

Football : non à l’Euro des moins de 21 ans en Israël en 2013 !

 

 

 

L'UEFA a choisi Israël pour organiser l'Euro de football des moins de 21 ans en Israël en 2013.


En novembre 2012, à Gaza, 4 adolescents jouant au football ont été assassinés et un stade a été bombardé.
Le même mois, Michel Platini (Président de l'UEFA) rencontre Shimon Peres (Président d'Israël) le lendemain du tirage au sort de l'Euro à Tel-Aviv.

Avec des milliers d'autres Palestiniens, plusieurs joueurs sont emprisonnés sans charge ni procès et tous les sportifs subissent des entraves à la liberté de circulation en Palestine.

Honte à l'UEFA - Non à l'Euro des moins de 21 ans en Israël.

Signez la pétition: http://chn.ge/LhZo3t

http://cartonrougeapartheidisrael.weebly.com/

http://www.bdsfrance.org/

 

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Football : non à l’Euro des moins de 21 ans

en Israël en 2013 !

Le collectif BDS (Boycott, désinvestissement, solidarité) France, qui regroupe une quarantaine d’associations pour soutenir le lutte du peuple Palestinien lance une pétition pour demander que l’Euro de football catégorie « espoirs » (moins de 21 ans) n’ait pas lieu en Israël en 013. Voici son appel (le lien vers la pétition est en fin d’article).


Dans une lettre rendue publique, Éric Cantona, Noam Chomsky et Ken Loach observent avec satisfaction que « certains membres de gouvernements ont décidé de boycotter les matchs de groupe en Ukraine en raison des violations des droits humains observées dans ce pays », avant de demander « pourquoi les mêmes acteurs sont-ils si silencieux quand Israël reçoit l’Euro 2013 des moins de 21 ans ?


Le racisme, les violations des droits de l’Homme et les violations flagrantes du droit international sont des faits quotidiens dans ce pays. Le maintien d’Israël comme pays organisateur de l’Euro 2013 des moins de 21 ans est d’autant plus surprenant qu’en 2010, Michel Platini, président de l’UEFA (Union of European Football Associations), avait menacé Israël de sanctions sportives, en raison des restrictions imposées pour les allers et venues des sportifs palestiniens, et des difficultés à pouvoir importer des équipements sportifs. Michel Platini avait alors déclaré « Israël n’a qu’un seul choix : laisser le sport palestinien se développer, ou il doit assumer tout seul les conséquences de son attitude ».


Il serait donc inadmissible qu’Israël puisse organiser l’Euro 2013 des moins de 21 ans, alors que rien n’a changé dans la situation d’apartheid imposée aux Palestiniens. Pour preuve, le cas de Mahmoud Sarsak, footballeur professionnel palestinien qui, comme, l’écrivent Eric Cantona, Noam Chomsky et Ken Loach, a été « détenu environ trois ans, sans chef d’accusation, ni procès (…) ».


Dernièrement ce sont près de 50 footballeurs professionnels (Kanoute, Moussa Sow…) qui ont exprimé leur indignation à travers une déclaration commune expliquant qu’il « est inadmissible que des enfants soient tués alors qu’ils jouent simplement au football, notamment à la veille où Israël va accueillir l’UEFA des moins de 21 ans, se voyant ainsi récompensé alors qu’il commet des actes contraires aux valeurs du Sport. »  En effet, le 10 novembre 2012, l’armée israélienne a bombardé un terrain de sport à Gaza, tuant sur le coup des adolescents qui jouaient au football : Mohamed Harara et Ahmed Harara (16 et 17 ans), Matar Rahman et Ahmed Al Dirdissawi (18 ans). Les footballeurs rappellent également que depuis février 2012, les deux joueurs de football de l’équipe d’Al Amari, Omar Rowis (23 ans) Mohammed Nemer (22 ans), sont toujours emprisonnés en Israël sans procès.


Israël ne respectant pas les droits fondamentaux des Palestiniens, ni le développement du sport en Palestine, nous vous invitons à signer la pétition demandant à l’UEFA et à son président Michel Platini que l’Euro 2013 des moins de 21 ans ne se tienne pas en Israël :


Signez la pétition ici !


La Campagne BDS France est composée de 50 organisations soutenant l’appel international BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions)lancé par les Palestiniens. campagnebdsfrance@yahoo.fr

 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 07:28

 

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Le Monde censure le Blog de ReOpen911

http://lavoixdelasyrie.com/data/?p=9867


Sent: Friday, January 25, 2013 7:01 PM
Subject: Le Monde censure le Blog de ReOpen911

Entre les théories les plus farfelues qui circulent sur internet et le soutien sans faille à la version proposée par l’administration Bush, nous pourrions nous attendre à ce qu’un examen purement factuel des évènements du 11 septembre 2001 puisse avoir le droit de cité dans nos médias. Cela permettrait à chacun d’écouter les différents points de vue et donnerait la possibilité de se faire son propre avis en toute connaissance de cause.

Pourtant, il semblerait que le simple nom de notre association, ReOpen911, – la seule en France à être principalement axée sur ce sujet – ne doive pas apparaître sur le journal Le Monde, ou alors essentiellement en termes péjoratifs. La censure va d’ailleurs bien au-delà de notre association puisqu’elle s’applique aux centaines de faits et témoignages qui mettent à mal la version dite officielle de cette tragédie.

 

Censure sur LeMonde.frLe « journal de référence » plante le décor en 2002 avec un article au titre catégorique : Internet véhicule une rumeur extravagante sur le 11 septembre. Nous n’étions bien évidemment pas cités puisque notre association n’a été déclarée au journal officiel que 5 ans plus tard.

Il faudra donc attendre 2007 pour que le nom ReOpen911 et le lien vers notre site fassent leur apparition sur Le Monde, qui nous présente déjà comme les « tenants de la théorie « conspirationniste » des attentats de New York et Washington ».

Il en est de même en 2011 suite à l’annonce de la mort de Ben Laden dans l’article La mort d’Oussama Ben Laden relance les thèses conspirationnistes, qui indique que nous serions « l’un des sites français les plus influents sur la théorie du complot autour du 11-Septembre ». (A propos de Ben Laden, la fiction hollywoodienne Zero Dark Thirty est sortie aujourd’hui. Si vous recherchez de l’information vérifiée et sourcée, nous vous conseillons plutôt notre enquête Ben Laden, Storytelling et démocratie).

Et quand une journaliste parvient à publier un article exceptionnellement neutre et objectif, celui-ci est modifié à deux reprises dans les jours qui suivent (faisant disparaître au passage le nom de notre association et l’adresse de notre site).

 

La rédaction s’était justifiée en précisant que : « certains éléments ont été mal exprimés par son auteur. Il ne s’agissait évidemment pas de faire ici l’apologie des thèses conspirationnistes. En revanche, il était impossible de ne pas en parler : elles ne cessent de se diffuser sur Internet. Nous avons donc pris la décision de reformuler les passages qui pouvaient prêter à confusion. »

Donc pour la traduction :
  • Faire état des faits et des témoignages remettant en cause la version officielle = Faire l’apologie des thèses conspirationnistes
  • Informations qui pourraient inciter le lecteur à remettre en cause ses certitudes = Passages qui pouvaient prêter à confusion
Comme toujours, on retrouve ce même terme décidément bien pratique de « conspirationniste », qui évite d’avoir à apporter le moindre argument et qui, par le plus grand des hasards, ne s’adresse jamais à ceux qui croient fermement au bon complot, au vrai, politiquement correct et militairement utile.
Cette fois-ci, c’est notre blog, créé en fin d’année dernière suite à notre abonnement à la version électronique du journal, qui est « suspendu » 15 jours plus tard. Vérifiez par vous-même : http://reopen911.blog. lemonde.fr/

Ce blog contenait les 2 textes suivants :
Nous avons contacté le service client qui nous a indiqué que nous n’aurions pas respecté « la charte d’utilisation du service« .
Nous avons alors demandé quel serait le passage ou la phrase de cette charte que nous n’aurions pas respecté.
On nous a renvoyé le texte de la charte (au cas où nous n’aurions pas vu le lien indiqué dans le mail précédent).
Nous avons demandé à nouveau quel serait le passage ou la phrase de cette charte que nous n’aurions pas respecté.
Et nous n’avons obtenu aucune précision.
Nous avons donc envoyé une mise en demeure de rétablir le fonctionnement de notre blog dans un délai de 15 jours.
Nous disposons pourtant d’un blog sur le site de Mediapart et sur le site du NouvelObs et, jusqu’à présent, seule la rédaction de Rue89 nous a empêché de créer un blog sur leur site, au prétexte que nous serions des conspirationistes.
Le médiateur du Monde a publié il y a quelques mois le courrier d’un lecteur au titre explicite :
  »Pourquoi faire passer les perplexes pour des conspirationnistes ?«  et le journal est partenaire du site Huffington Post qui titrait à l’occasion des dernières commémorations de la tragédie : « Il faut rouvrir l’enquête sur le 11-Septembre !« . On pouvait donc s’attendre à ce que le « journal de référence » s’abstienne d’une censure qui est d’ailleurs contre-productive puisqu’elle n’a pour seule conséquence que de démontrer une nouvelle fois à quel point le sujet est toujours tabou pour certains journalistes.
Ainsi, le nom de notre association n’apparait sur Le Monde qu’en étant associé au conspirationnisme ou à la théorie du complot, ou biens dans un article publié sur un blog dont le but est de nous faire passer pour des illuminés, alors que plus de la moitié des Français doutent de la version officielle sur les attentats du 11-Septembre (d’après un sondage réalisé en 2011 par HEC).
Ce cas flagrant de censure n’est malheureusement pas un cas isolé. En effet, rien que pour l’année 2012, on peut citer l’annulation d’une projection du film One – Enquête sur Al-Qaïda dans une salle de Toulouse qui nous avait pourtant donné son accord. Même chose à Rennes en septembre où la projection du film Zero a été annulée 3 jours avant suite à des « ‘recommandations » de la mairie. Nous pourrions également ajouter des menaces d’agression physique à Strasbourg, et tout cela, sans que les habituels défenseurs de la liberté d’expression ne s’en émeuvent…
Si le but est d’interdire tout débat sur le 11-Septembre (faisant ainsi écho à l’appel lancé par Georges Bush en novembre 2001, utilisant déjà le même prétexte), alors que nos censeurs aillent voir leurs députés, afin que soit votée une loi à cet effet, comme l’avait lancé Frédéric Taddeï à Renaud Revel après avoir laissé s’exprimer Mathieu Kassovitz dans son émission. L’idée leur a d’ailleurs déjà été suggérée :
http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/le-monde-censure-le-blog-de-129515
Il y a quelques jours, nous formulions pour cette nouvelle année le voeu d’une prise de conscience collective. Nous espérons simplement que la rédaction du Monde, si elle ne souhaite pas y contribuer pour le moment, ne nous empêche pas pour autant d’y participer.
Leurs a priori sont compréhensibles étant donnée toute la désinformation qui a circulé à notre encontre pendant quelques années mais il suffit de prendre un peu de temps pour se rendre compte que nous n’avons rien à voir avec quelques extrémistes malheureusement inhérents, malgré tous nos efforts, à un mouvement ayant pris autant d’ampleur.
—La rédaction de ReOpen911—

Voir aussi :

 

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..

11-Septembre : Les sondages montrent un doute mondial significatif vis-à-vis de la thèse officielle

http://www.reopen911.info/News/2011/09/14/les-sondages-montrent-un-doute-mondial-significatif/


Plusieurs sondages effectués dans différents pays montrent une tendance à la croissance régulière du nombre de sceptiques de la thèse officielle sur le 11-Septembre  dans le monde. Pourquoi nier, contester, oblitérer, minimiser, douter de ce fait ? Un tour d’horizon de quelques sondages récents l’atteste. Les journalistes devraient au moins tirer les leçons de ce scepticisme grandissant  : si le doute ne faiblit pas, c’est que leur mission, et surtout celle des autorités compétentes n’a pas été remplie à ce jour. Encore une fois, les attentats de 2001 sont le portail géopolitique du XXIème siècle. Et de même que les historiens font débuter le siècle dernier avec la guerre de 1914, peut-être pourrons-nous un jour faire commencer le nôtre avec la vérité sur ces attentats. Ils ont causé directement ou indirectement la mort, la disparition, la mutilation de plus d’un million de civils, jeté des millions de familles sur les routes de l’exode, et des dizaines de milliers d’individus dans des prisons sans preuves, sans avocat, soumis à la torture, et pour certains, détenus à vie sans jugement, polarisé et déstabilisé les relations internationales déjà malades, accéléré les déficits budgétaires des nations occidentales, hypertrophié le complexe militaro-industriel occidental et, last but not least, transformé notre société déjà peu solidaire en une forteresse procédurière et vindicative. Alors, est-ce futile?

 

Nous sommes selon toute vraisemblance plus d’un milliard à douter de l’histoire officielle du 11/9 !

 


Un doute largement répandu sur les explications officielles

Extrait de l’article paru le 10 septembre sur le Washington’s blog

  • En janvier 2011, le magazine populaire "Welt der Wunder", (Le Monde des Miracles,) a publié les résultats d’un sondage administré par l’institut EMNID auprès de 1005 participants. Le sondage a révélé que presque 90% des Allemands sont convaincus que le gouvernement des USA ne dit pas toute la vérité sur les attentats de septembre 2001.
  • Un nouveau sondage administré en Angleterre par ICM montre que les citoyens anglais sont plus nombreux à être d’accords qu’en désaccord sur le fait que le récit officiel du 11-Septembre pourrait s’avérer faux sous de nombreux aspects. Seuls 8% sont entièrement d’accord avec l’idée qu’on leur a raconté toute l’histoire des attaques du 11-Septembre.
  • Un nouveau sondage administré en France par HEC Junior Conseil -ReOpen911 montre que 58% des Français doutent de la version officielle du 11-Septembre, et 49% pensent que le gouvernement américain pourrait avoir intentionnellement permis la réalisation de ces attentats.
  • Un sondage ZOGBY administré par téléphone auprès de 1000 personnes en août 2007 a déterminé que 51% des Américains souhaitent que le Congrès auditionne Bush-Cheney sur les attentats de 2001. 67% (soient 2 Américains sur 3!) déclarent que la Commission du 11-Septembre aurait dû enquêter sur la chute de l’immeuble WTC7.
  • Un sondage en Inde administré par CNN-IBN en août 2007 a déterminé que seulement 40% (2 sur 5) des Indiens -le deuxième pays le plus peuplé du monde- pensent que c’est al-Qaïda qui est responsable des attentats de 2001.
  • et surtout, un sondage entrepris par World Public Opinion, un projet collaboratif entre centres de recherche de différents pays supervisé par le "Program on International Policy Attitude", Programme sur les attitudes en politique internationale, de l’Université du Maryland, College Park, a sondé 16043 personnes dans 17 pays à l’extérieur des Etats-Unis au cours de l’été 2008. Ils ont pu déterminer que seuls 9 des 17 pays sondés pensent majoritairement que c’est al-Qaïda qui a perpétré les attentats. Le sondage a aussi montré que dans le pays le plus peuplé du monde – La Chine – seulement 32% des Chinois croient que c’est al-Qaïda qui a perpétré les attentats.

 [...]

 


Les sondages et démarches populaires qui devraient être repris et analysés par les journalistes français :

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La bouffonnerie du 11 septembre 2001 en 2 mn - R-sistons vidéo 13  
02:45

 

 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 06:19
hollande-depardon.jpg
http://www.blog-esteban-lyon.net/article-le-portrait-officiel-du-president-normal-106455648.html
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Hollande préfère l'avion pour aller à Lille
dopter le texte

Le président "normal" déroge à la règle annoncée, surtout sur une aussi courte distance de 200 kilomètres et à une heure en TGV !

 

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? François Hollande va cet après-midi à Lille au congrès de l'Union nationale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss). Il prend l'avion alors que le TGV assure la liaison depuis Paris au rythme d'un Transilien les mauvais jours. Une rame part chaque demi-heure et il faut compter entre 59 minutes et 1 h 2 de trajet à travers la plaine picarde. Imbattable ! De plus, le centre de conventions Lille-Grand Palais, où se tient le congrès, se trouve à deux pas de la gare de Lille-Flandres. Temps de déplacement global du palais de l'Élysée à la tribune de l'Uniopss : 90 minutes environ. (..)

 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 03:40

 

 

La construction européenne et Robert Schuman ont été financés par les Etats-Unis
Des fédéralistes européens financés par des chefs de l’espionnage américain

Ambrose Evans-Prichard – Bruxelles
Daily Telegraph, le 19 septembre 2000


Des documents déclassifiés du gouvernement américain montrent que la communauté du renseignement des États-Unis a mené une campagne dans les années 1950 et 1960 pour favoriser l’unification de l’Europe. Celle-ci finança et dirigea le Mouvement fédéraliste européen.

 Les documents confirment des soupçons émis à l’époque : en coulisse, l’Amérique travaillait avec acharnement à pousser la Grande-Bretagne à s’intégrer à un État européen. Un memorandum, daté du 26 juillet 1950, donne des instructions pour une campagne visant à promouvoir un véritable parlement européen. Il est signé par le Général William J. Donovan, chef du Bureau américain des services stratégiques en temps de guerre (OSS), l’ancêtre de la CIA.

 Certains de ces documents, découverts par Joshua Paul, chercheur à l’Université de Georgetown à Washington, avaient été mis à disposition par les Archives nationales américaines. Le principal levier de Washington sur l’ordre du jour européen était le Comité Américain pour une Europe Unie (ACUE : American Committee on United Europe), créé en 1948. Donovan, qui se présentait alors comme un avocat en droit privé, en était le président.

 Le vice-président, Allen Dulles, était le directeur de la CIA pendant les années 1950. Le comité comptait parmi ses membres Walter Bedell Smith, le premier directeur de la CIA, ainsi que d’anciennes personnalités et des responsables de l’OSS qui travaillaient par intermittence pour la CIA. Les documents montrent que l’ACUE a financé le Mouvement européen, l’organisation fédéraliste la plus importante d’après-guerre. En 1958, par exemple, l’ACUE a assuré 53,5 % du financement du mouvement.

 L’European Youth Campaign, une branche du Mouvement européen, était entièrement financée et contrôlée par Washington. Son directeur belge, le Baron Boel, recevait des versements mensuels sur un compte spécial. Lorsqu’il était à la tête du Mouvement européen, Joseph Retinger, d’origine polonaise, avait essayé de mettre un frein à une telle mainmise et de lever des fonds en Europe ; il fut rapidement réprimandé.

 Les dirigeants du Mouvement européen – Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l’ancien premier ministre belge, Paul-Henri Spaak – étaient tous traités comme des employés par leurs parrains américains. Le rôle des États-Unis fut tenu secret. L’argent de l’ACUE provenait des fondations Ford et Rockefeller, ainsi que de milieux d’affaires ayant des liens étroits avec le gouvernement américain.

 Paul Hoffman, directeur de la Fondation Ford et ex-officier de l’OSS, fut également à la tête de l’ACUE à la fin des années 1950. Le Département d’État y jouait aussi un rôle. Une note émanant de la Direction Europe, datée du 11 juin 1965, conseille au vice-président de la Communauté Économique Européenne, Robert Marjolin, de poursuivre de façon subreptice l’objectif d’une union monétaire.

 Elle recommande d’empêcher tout débat jusqu’au moment où « l’adoption de telles propositions serait devenue pratiquement inévitable ».

Traduit de l’anglais par Laurent Dauré.


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Article original : Euro-federalists financed by US spy chiefs

By Ambrose Evans-Pritchard in Brussels
12:00AM BST 19 Sep 2000

DECLASSIFIED American government documents show that the US intelligence community ran a campaign in the Fifties and Sixties to build momentum for a united Europe. It funded and directed the European federalist movement.

The documents confirm suspicions voiced at the time that America was working aggressively behind the scenes to push Britain into a European state. One memorandum, dated July 26, 1950, gives instructions for a campaign to promote a fully fledged European parliament. It is signed by Gen William J Donovan, head of the American wartime Office of Strategic Services, precursor of the CIA.

The documents were found by Joshua Paul, a researcher at Georgetown University in Washington. They include files released by the US National Archives. Washington’s main tool for shaping the European agenda was the American Committee for a United Europe, created in 1948. The chairman was Donovan, ostensibly a private lawyer by then.

The vice-chairman was Allen Dulles, the CIA director in the Fifties. The board included Walter Bedell Smith, the CIA’s first director, and a roster of ex-OSS figures and officials who moved in and out of the CIA. The documents show that ACUE financed the European Movement, the most important federalist organisation in the post-war years. In 1958, for example, it provided 53.5 per cent of the movement’s funds.

The European Youth Campaign, an arm of the European Movement, was wholly funded and controlled by Washington. The Belgian director, Baron Boel, received monthly payments into a special account. When the head of the European Movement, Polish-born Joseph Retinger, bridled at this degree of American control and tried to raise money in Europe, he was quickly reprimanded.

The leaders of the European Movement – Retinger, the visionary Robert Schuman and the former Belgian prime minister Paul-Henri Spaak – were all treated as hired hands by their American sponsors. The US role was handled as a covert operation. ACUE’s funding came from the Ford and Rockefeller foundations as well as business groups with close ties to the US government.

The head of the Ford Foundation, ex-OSS officer Paul Hoffman, doubled as head of ACUE in the late Fifties. The State Department also played a role. A memo from the European section, dated June 11, 1965, advises the vice-president of the European Economic Community, Robert Marjolin, to pursue monetary union by stealth.
It recommends suppressing debate until the point at which “adoption of such proposals would become virtually inescapable”.

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