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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 03:18

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dailymotion.com

 

 

Ecoutez bien cette video pour voir les fondamentaux et les droits de l'Etat à notre encontre. L'Argent public, c'est le nôtre. Mais si on nous endette, les dettes sont aussi les nôtres. Alors quand on voit la gabegie de ce gouvernement, on se dit qu'il n'y a qu'une chose à faire : tout arrêter. Il faut bien savoir que la Révolution de 1789 a eu lieu parce que la noblesse prenaent les Français pour des imbéciles.

 

Aujourd'hui, nous en sommes au même point. Il va donc falloir recommencer...

 

 

Désolée pour le son, il est bas...

 

 

 


 

 

Posté par Adriana Evangelizt

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 03:16
De la fin de la Première Guerre mondiale à la faillite des Etats…

16 juin

Dans l’affaire DSK sur laquelle le numéro 232 de LIESI revient et décortique, il y a souvent référence à la banque des Rockefeller : la JPMorgan, ainsi qu’à la guerre monétaire qui se joue actuellement et dont la Grèce est l’épicentre.


Il est donc important de donner maintenant une suite à cet article, publié il y a quelques semaines : 1 Le scénario de la Première Guerre mondiale est en train de se reproduire – Quand les grandes puissances provoquent des guerres pour éviter la faillite.

2 De 1914 à 2011… un point commun : JP Morgan est toujours à l’oeuvre


cliquer sur le titre de l’article pour lire la suite


En choisissant de favoriser la  Morgan Bank, la Haute finance anglo-hollandaise permettait au groupe Rockefeller de s’assurer la pleine domination des Etats-Unis à travers le contrôle des conseils d’administration des futures multinationales, les principaux pourvoyeurs de fonds des deux partis politiques américains !

 

D’aucuns rétorqueront que la puissance des Rockefeller aux Etats-Unis était déjà affirmée avec John D. Rockefeller Senior (1839-1937) [1] – le patriarche incorruptible et fondateur de la Standard Oil, fondement du pouvoir de la dynastie. C’est vrai, mais l’adhésion au plan mondialiste exécuté par la dynastie des Rothschild, en Europe, n’est survenue qu’avec la personne de John D. Rockefeller, Junior (1874-1960). Il hérita de la fortune de son père en 1915 et c’est lui qui s’imposera pendant la première moitié du XX° siècle comme le leader incontesté de la dynastie Rockefeller. D’une nature timide, il prendra en 1920 Raymond B. Fosdick (1883-1972) comme « conseiller stratège ». Cet individu pressera Junior d’embrasser la doctrine internationale libérale du Président Wilson dont il était l’un des soutiens majeurs. Wilson lui proposera divers postes dans son administration, dont celle de président de la Commission on Training Camp Activities, à la fois dans les départements de la Navy et de la Défense. II accompagna Wilson à la conférence de paix de Paris de 1919 comme conseiller civil. A cette époque, il entretint également de proches relations avec l’énigmatique conseiller du Président, le colonel House. L’unique objectif qu’il poursuivait était de réaliser la vision de Wilson d’un « Nouvel Ordre Mondial ».

Bien des années plus tard, en 1970, Gary Allen déclarait dans son livre « The Rockefeller File » (Le dossier Rockefeller) : « L’objectif majeur des Rockefeller aujourd’hui est la création d’un Nouvel Ordre Mondial – un gouvernement unique contrôlant l’ensemble de l’humanité ».

La Conférence pour la Paix de Versailles

Mais revenons donc en 1919, à la Conférence pour la Paix de Versailles où l’on vit apparaître, comme par enchantement, toute l’élite des sociétés occultes chapeautées par la puissante dynastie des Rothschild ! Il y avait Alfred Milner, la Maison d’Edward Mandel et Bernard Baruch, les patrons de la Table Ronde d’Angleterre et des Etats-Unis. Ce ne sont pas les politiciens qui décidèrent de la « paix », mais bien ces personnages ! Ils choisirent d’imposer des paiements de réparation impossibles à l’Allemagne, s’assurant ainsi de l’inévitable effondrement de la République de Weimar d’après-guerre, d’un effondrement économique capable de créer les circonstances pouvant amener un  personnage comme Hitler au pouvoir. Et que se passe t-il aujourd’hui où les politiciens européens agissent comme s’ils avaient pour ORDRE de couler la Grèce ?

Ce fut à Paris, à l’Hôtel Majestic, que ces membres des sociétés secrètes les plus puissantes se réunirent pour lancer le processus de mise en place organique du « plan ». Immédiatement, ils imposèrent les assises destinées à la création d’un Etat juif en Palestine… en vue de réaliser la troisième étape du plan Pike.

Le Président américain Woodrow Wilson fut « conseillé » à Versailles par le Colonel House et Bernard Baruch, deux des clones et chefs de la Table Ronde aux Etats-Unis ; le Premier ministre britannique Lloyd George fut « conseillé » par Alfred Milner, employé de Rothschild et chef de la Table Ronde ; Georges Clémenceau, représentant l’autorité française, fut « conseillé » par son ministre de l’Intérieur, Georges Mandel, dont le vrai nom est… Jéroboam Rothschild.

Alors, selon vous, qui prenait les décisions ?

Dans la délégation américaine on trouve les frères Dulles : John Foster Dulles devint  Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, et Allen Dulles, sera le premier directeur de la CIA après la Seconde Guerre mondiale. Quelques années plus tard, alors qu’ils seront les employés de la banque Khun, Loe & Co, ils financeront le parti nazi sans le moindre scrupule. Plus tard, ils seront impliqués dans l’assassinat de John F. Kennedy : Allen Dulles appartiendra à la Commission Warren, chargée de l’enquête sur ce crime d’état.

La délégation américaine à Versailles fut représentée par Paul Warburg, de chez Kuhn & Loeb, tandis que la délégation allemande incluait son frère, Max Warburg, le futur banquier d’Hitler !

L’hôte de tous ces personnages, éminences très influentes durant la conférence de « Paix », n’était autre que le Baron Edmond de Rothschild, la force principale insistant sur la création d’un Etat juif en Israël…

VIVE LES DETTES DES ETATS !

Il y aura 39 ans dans trois mois, sous le règne du Président Georges Pompidou, dans un entretien accordé à la revue « Entreprise » (ancêtre de la revue l’ »Expansion ») et publié en page 62 à 65 du n°775 de cette revue en date du 18 juillet 1970, Edmond de Rothschild, aujourd’hui décédé, quatre ans avant qu’il ne fonde la section européenne de l’aujourd’hui célèbre « Commission Trilatérale », créée aux Etats-unis par David Rockefeller et Zbignew Brzezinsky, et quatre mois avant le décès brutal et inopiné (rupture d’anévrisme) du Général de Gaulle à Colombey, déclarait déjà (en haut de la seconde colonne de la page 64 de cet entretien :

 » Le verrou qui doit sauter à présent, c’est la nation ! « 

Nous y sommes…

 

____________________________

[1]  Rockefeller Senior avait montré peu d’intérêt pour les affaires internationales. Hormis son immense fortune (équivalant à environ 200 milliards de dollars d’aujourd’hui), le seul autre héritage durable laissé à sa grande famille fut une philosophie et une philanthropie au service de son intérêt déclaré pour l’amélioration de l’humanité, et par extension le concept de Nouvel Ordre Mondial. C’était un fervent Baptiste et sa religion déterminait l’essentiel de sa philanthropie précoce. Mais il existait derrière le développement de l’empire philanthropique des Rockefeller des calculs plus pragmatiques. Après que Woodrow \Vilson eut mis en œuvre l’impôt sur le revenu en 1913, les dons à but philanthropique étaient défiscalisés. Ainsi, Rockefeller Senior créa la fondation Rockefeller en 1913,  protégeant la plus grosse part de sa fortune des taxes de succession. Au milieu des années 1890, Rockefeller se retira graduellement de la gestion publique de la Standard Oil tout en injectant une bonne part de sa fortune dans la fondation Rockefeller et dans d’autres œuvres caritatives.

 

http://liesidotorg.wordpress.com/2011/06/16/3-de-la-fin-de-la-premiere-guerre-mondiale-a-la-faillite-des-etats/

 

 

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 03:12
http://french.ruvr.ru
Vendredi 17 Juin 2011


Un journaliste fixe la date du début de la Troisième guerre mondiale

Le monde est témoin de provocations et mises en scène orchestrées par les Etats-Unis, intéressés à déchaîner un conflit global, a indiqué à Komsomolskaïa pravda le journaliste italien Giulietto Chiesa.

L’annonce de l’assassinat de Ben Laden témoigne, selon lui, du fait que Barack Obama suit la voie de George W. Bush, qui avait commencé la guerre au Proche-Orient sous des prétextes fallacieux. Le président cherche également à détourner l’attention de l’opinion publique des problèmes réels de l’économie américaine en déclin, estime Chiesa.

Les derniers événements (Fukushima, troubles arabes) surviennent dans le contexte de la crise qui s’annonce, selon lui. Le monde  va affronter une crise énergétique, liée à l’épuisement des hydrocarbures fossiles, et une crise financière, en raison du fait que le secteur industriel est englouti par le secteur financier, pense l’expert.

Une guerre pour les ressources peut commencer d’ici cinq ans, estime-t-il. Ce pronostic s’explique par la croissance de la Chine, le boom démographique dasn le monde et l’épuisement des ressources naturelles.

Le journaliste compare la situation actuelle en Europe à celle de l’époque de la Grande Dépression, qui avait engendré une série de régimes d’ultra-droite dans la région. Aujourd'hui, le gouvernement italien comporte déjà des fascistes, et la Constitution de ce pays subit une pression de plus en plus forte, avertit-il. Les nationalistes sont au pouvoir en Finlande et le parti xénophobe a remporté les élections aux Pays-Bas.

« En 1929, il y avait également une crise, et dix ans après, c’était la Seconde guerre mondiale. Nous nous retrouvons dans une situation beaucoup pire et beaucoup plus dramatique », dit Giulietto Chiesa.

Giulietto Chiesa, communiste italien et ancien député européen, est journaliste professionnel, ancien correspondant de L'Unità et de La Stampa à Moscou.


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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 03:10

Côte d’Ivoire, Lybie : Sarkozy et la déraison des bombardements

 frappeotantripoli
Frappe de l'OTAN sur Tripoli

 

Nous vivons un temps bizarre, un temps féroce, un temps en concubinage avec la cruauté la plus sauvage; un temps qui tue, qui assassine, qui massacre au nom de la raison démocratique, au nom de la raison humaniste. Raison démocratique ethnocentrée, égocentrique, auto-décrétée humaniste ; raison débordante de mépris, délirante d’arrogance, exaltée, érigée en absolu du vrai et du bien ; raison fanatique, fanatisée et donc fatalement meurtrière ; raison qui nomme sans ambages tout pouvoir en dehors de la domination de Paris, de Washington et de Bruxelles, pouvoir despotique, pouvoir dictatorial, cancer radical à extirper.

Et malheur au pouvoir ainsi désigné: l’odeur de la mort mise en scène, théâtralisée, organisée, n’est pas loin. Le rituel ? La désinformation d’abord : le dit pouvoir est satanisé, injurié, sali, abaissé, rabaissé, bestialisé, maudit, désigné comme la figure absolue du Mal, la figure menaçante, la figure de ce qui nous menace, la figure qui menace « nos valeurs ». Accusé ; il est accusé de tous les maux du monde ; il est criminalisé, criminalisé à partir des faits traficotés ou tout simplement inventés, fabriqués ; il est criminalisé et condamné sans pourvoi ni appel, condamné à coups de fatwa démocratiques diffusées sur tous les écrans du monde, condamné à la peine capitale, condamné aux flammes de l’enfer.

Ensuite le rite sanglant. Un pied déjà dans le crime, on forge, on manufacture, on construit de toutes pièces le prétexte ; le crime dans le ventre, on allègue, on divulgue, on annonce la plaisanterie désormais coutumière : « Il faut protéger les populations civiles.» L’énonciation officielle de ces mots annonce le moment de la mise à mort, symbolique ou physique: le nommé dictateur peut désormais être traqué, frappé, pilonné, pilé, écrasé, broyé par les bombes de l’apocalypse. Nettoyé. Nettoyés, lui et les siens ; nettoyés, lui et ses partisans ; détruits, détruits, lui et son pays. Et cela sans aucun égard au droit normal, au droit international, aux lois qui fondent l’ordre humain. Et il n’y aura pas crime : puisque la qualification de dictateur met de facto, sans aucun palabre possible, hors humanité ; puisque l’abattage d’une proie sauvage, l’écrasement du Mal ne relève pas du crime ; puisqu’il est autorisé d’être cruel par amour de la démocratie. Voilà la raison, la rationalité, la terrible rationalité triomphante validée chaque jour par la vulgate médiatique et le discours politique dominants.

Une rationalité froide, glacée, porteuse de toutes les liquidations possibles; une rationalité qui affirme que la sauvagerie n’existe pas dès lors qu’elle est articulée au désir de faire le Bien démocratique ; une rationalité qui, tout en proclamant qu’un homme est un homme et un mort, un mort, justifie paradoxalement, légitime d’avance le meurtre, la mise à mort de l’homme par l’homme ; une rationalité qui légalise, toute scrupule écartée, la pratique du sang versé, le crime. Et le crime a été commis en Côte d’Ivoire ; et le crime est en train d’être commis en Lybie ; et le crime sera commis demain ailleurs.

Le crime, c’est-à-dire, non pas cette épopée magnanime de preux chevaliers en mission de démocratie crayonnée chaque jour sur l’écran de nos téléviseurs et dans les colonnes de nos journaux; non pas ce rite démocratique annoncé dans notre cyberespace comme un jeu innocent, anodin, non sanglant ; mais le crime dans sa vraie réalité, la réalité du sang versé, la réalité de la chair humaine estropiée, mutilée ; la réalité des corps agressés, détruits ; la réalité de la guerre, de la guerre avec ses atrocités, de la guerre avec ses milliers de vies, de femmes, d’enfants, d’hommes, de vieillards suppliciés, martyrisés, effacés ; effacés de la surface de la terre. Le crime : Abidjan bombardée, Adjamé bombardé, Cocody bombardé, Le Plateau bombardé, Yopougon bombardé, Port-Bouët bombardé, Dabou bombardé, Attoban bombardée… Des centaines, des milliers d’Ivoiriens massacrés. Massacrés froidement. Bombardés. Bombardés comme ceux de Guernica. Bombardés à mort comme les 1684 morts de Guernica. Carbonisés. Combien de Guernica à Abidjan ? Combien ? Combien de morts dévorés par le feu de l’armée de France ? Combien de drames personnels derrière chaque mort ? Et les enfants devenus orphelins ? Et les femmes devenues veuves ?Et les parents qui ont perdu leurs fils ? Et la mère ? Et la sœur ? Et le frère ? 

Même barbarie en Libye. Tripoli, Brega, des civils libyens pulvérisés aussi. Monseigneur Giovanni Innocenzo Martinelli, vicaire apostolique de Tripoli : « Les bombes sont en train de devenir notre calvaire. Pour détruire Kadhafi, l’Otan tue des dizaines d’innocents… Je ne veux certes pas interférer avec l’action politique de quiconque mais il est de mon devoir d’affirmer que les bombardements sont immoraux.  Je voudrais souligner que bombarder ne constitue pas un acte dicté par la conscience civile et morale de l’Occident ou plus généralement de l’humanité. Bombarder constitue un acte immoral…. S’il existe des violations des droits de l’homme quelque part, je ne peux pas utiliser la même méthode pour les faire cesser.»

Paradoxe, étrange paradoxe en effet : on se dit « protecteurs unifiés » et on se ligue, on se comporte en destructeurs associés, en destructeurs tous azimuts. On se dit champions de la protection des populations civiles et on bombarde, on écrase : on bombarde Abidjan, on bombarde Tripoli ; on bombarde comme Mussolini bombardant l’Ethiopie en l’an 35. Oui, bien avant Guernica, la Loi de la de la pureté du sang, la Loi de la purification du sang, le fascisme, bombarde l’Ethiopie. 350 tonnes de bombes chimiques balancées sur la terre d’Abyssinie. Dessié, quartier général du Négus Hailé Sélassié, est brulé. Maisons, foyers, familles carbonisés. Souffrances indescriptibles, peaux en lambeaux. Dans le sillage des bombes jetées sur l’Ethiopie, Mussolini, hurlant et gesticulant, peut du haut du balcon de Palazzio Venezzia, proclamer, devant la foule, la renaissance de l’empire romain : « L’Italie possède enfin son empire fasciste car il porte l’empreinte ineffaçable de la volonté et de la puissance du Littorio romain. »Et le général Nemours, délégué de Haïti à l’Assemblée de la Société des Nations, à Genève, d’avertir : « Il n’y a pas deux vérités, l’une pour l’Afrique, l’autre pour l’Europe… Si nous laissons se commettre l’injustice une nouvelle fois et étouffer la voix de la victime, craignons un jour d’être l’Ethiopie de quelqu’un. »

On se dit donc en mission humanitaire, en devoir démocratique et on bombarde sans état d’âme. L’enfer. Dans le ciel d’Abidjan, dans le ciel de Tripoli,  l’enfer. Vague après vague, des avions au hurlement annonçant l’enfer ; des avions, le sifflement, le bec, le vacarme admonestant l’enfer ; des avions, germination de cauchemars ; des avions, la gueule ouverte, monstres inspirant la frayeur. Et dans les avions des pilotes sans visages, des pilotes professionnels, des pilotes efficaces, des pilotes détachés, employés modèles en « opérations », en « missions spéciales », le regard rivé sur l’écran, rivé sur le viseur. Dans le ciel des bombes, une pluie de bombes. Ordre de Paris ; ordre de Washington ; ordre de Londres ; ordre de Rome. Le ciel rouge de flammes. On bombarde. « Bombardements stratégiques ». « Frappes ciblées ». Détonations, explosions, buchers et flammes ; le gouffre du ciel assenant l’enfer à la terre.

Et en bas ? Tout en bas les vies tombent. Et qui tombe en bas? Qui ? N’importe qui, civil ou militaire ; civils et militaires. En bas, des morts. Lambeaux de bras, lambeaux de viscères, bouts de jambes. Le sang éparpillé, le sang trainé par terre ; en bas, le sang à ramasser. En bas, la douleur des survivants ; la douleur des vies disloquées, éclopées de douleur; la douleur des vies qui ne seront plus comme avant ; des vies qui porteront à jamais dans le ventre, dans la tête, dans les poumons, dans la mémoire, les blessures sans remède de l’horreur vécue. Car l’esprit qui a subi la violence du  bombardement, des bombardements, même épargné de blessures visibles, ne sera plus jamais le même ; le bombardement est une blessure inguérissable ; le bombardement est un acte irrévocablement gravé dans les têtes des survivants ; le bombardement est un acte qui se prolonge dans le temps ; le bombardé est un bombardé à vie. Avec ou sans cadavres, le bombardement est un meurtre.

Et en haut ? Oui, en haut, à l’Elysée, par exemple? On ne parle pas de la violence infligée ; on parle de succès, de missions réussies ! On roule les mécaniques. Sarkozy : « Nous sommes déterminés. » Et les morts? Les morts d’Abidjan ; les morts de Tripoli ? Sans noms et sans visages. Invisibles, inexistants. Aucune toile de Picasso pour immortaliser leur calvaire.  Mais les morts, quand même les morts; oui, les morts… Dégât collatéral. Dégradation banale. Et d’ailleurs, ces morts-là,  ne sont pas de notre monde. Ainsi-soit-il : il est des morts de première et de dernière catégorie. Il est des morts qu’on compte, un par un ; des morts pour lesquels on demande à juste titre justice ; des morts françaises, des morts européennes, des morts américaines ; et puis, il y a les autres : les morts qui ne comptent pas. Et puis voyons, le bombardement démocratique est une valeur d’émancipation, une valeur qui libère ; le sang démocratique est un sang bénéfique. Mais le climat de mort ? Oui, ce climat d’anéantissement ? Et les souffrances indicibles des victimes ? Fait insignifiant. Fait insignifiant du destin au regard de Paris, de Washington, de Bruxelles, de Rome, de Londres! Fait insignifiant, nécessité démocratique, exigence démocratique !  On compte un par un les éventuels morts français d’Abidjan ou de Benghazi. Mais les autres morts… Les Ivoiriens et les Libyens morts en pagaille?

La destructivité humaine avance donc tranquillement avec son cynisme terrifiant et sa rationalité toute autant effroyable; elle est là devant nous, dressée, en route, en marche, le sillon sanglant ;  persuadée qu’elle est principe et fin de l’histoire. Alors chaque matin qui passe, chaque soir qui tombe, le brasier fumant, elle s’élève en puissance, organisée en bandes, alignée en coalitions haletant de faire la guerre, vibrant à l’idée de tester leurs nouveaux joujoux meurtriers. Et voilà, les pays-dits-démocratiques transfigurés en pays-tueurs pratiquant la tuerie, pratiquant la destruction, pratiquant le bombardement, d’un pays à l’autre, comme un amusement technologique, comme une simple routine sérialisée, comme un boulot ordinaire, structuré, un boulot taylorisé. Inhumanité méthodique, organisée ; saignée froidement perpétrée.

Tapis de bombes d’abord : frappes froides, frappes stratégiques, frappes ciblées, assenées de haute altitude, avec distance et détachement. Frappes destinées à semer la terreur maximale, à répandre l’épouvante, à faire trembler ; coups administrés pour faire céder. On massacre. On massacre non pas, la machette à la main ; non pas, dans un corps-à-corps intime et sanglant comme les répugnants génocidaires rwandais ou les horribles coupeurs de bras libériens et sierra-léonais ; non : on massacre proprement, avec civilité, avec élévation, avec rafales et mirages ; on massacre loin de tout hurlement, loin du calvaire des peaux déchiquetées. Massacres à distance ; massacres propres de toute éclaboussure ; opérations chirurgicales ; rite de purification démocratique ; actes de bienveillance démocratique ! 

Ensuite ? Sortie des Tigres, Gazelles, Apaches  et autres hélicoptères lâchés et équipés des biens nommés missiles asphyxiants  Predator et Raper. Il faut étouffer, étrangler maintenant. Pilonnages.  Pilonnages millimétrés. Le temps de l’étranglement avant le passage à l’acte ultime : la pénétration au sol, l’occupation, le déploiement sur le champ de batailles des troupes d’élites accompagnées de hordes locales  baptisées forces républicaines ou forces révolutionnaires selon le cas ; forces de bas statut chargées d’achever la basse besogne et ayant toute latitude pour massacrer, piller, violer. Car il ne s’agit pas seulement de réduire, d’écraser, mais également de profaner jusqu’à l’intimité du pays sélectionné ; il s’agit d’humilier, d’inscrire, d’enraciner la peur, le tremblement, la domination dans la chair de la société agressée. Le message global est clair : tout pays sans défense dissuasive, est désormais disponibilité ; disponibilité destinée à l’usage des maîtres de ce monde ; disponibilité utilisable à volonté;  chose ajustable aux désirs des puissants du jour ; terre qu’on peut prendre de force, déshonorer, violer en toute impunité. Triomphe de la saloperie humaine.

Oui, c’est ainsi, hélas : le pire est encore, toujours possible ; et, une fois de plus, c’est au cœur du monde dit « avancé», du monde dit « civilisé », du monde dit « développé » qu’est en train d’émerger, de nouveau, encore une fois, la barbarie dans sa forme la plus brutale, la plus totale, la plus totalitaire, la plus déchainée : la barbarie impériale. Guerres de prédation! Guerres de possession ! Guerres de domination. De nouveau ; encore une fois !

Et nos conquérants, les crocs encore gorgés de sang, les mains tripotant déjà les sols et sous-sols conquis, le regard dressé vers les nouvelles terres à avaler, de protester à l’accusation de barbarie, de menées coloniales, et nos sacrificateurs en chef, de protester, la suffisance sadique et la pourriture du mensonge dans la bouche: « Guerres coloniales ? Mais voyons ! Que dites-vous ? Le cacao, le café, le coton, le pétrole de la Côte d’Ivoire ? Les réserves pétrolières de la Libye ? Les 60 milliards de barils de pétrole enfouis dans le sol libyen ? Les 150 milliards de dollars que comptent les fonds libyens ? Et quoi encore ? Mais vous rigolez ? Soyons sérieux ! Nous sommes des gens honnêtes, des idéalistes, en mission humanitaire, en mission démocratique ! Notre ressort est la démocratie ; rien que la démocratie. Franchement, à part des esprits guidés par la mauvaise foi, qui peut douter de notre généreux penchant humaniste ? Notre action est guidée par un seul et unique objectif : créer partout un homme nouveau, global, démocratisé. De gré ou de force. Les hommes sont là pour la démocratie ; et la démocratie, notre bonne démocratie, n’est pas un choix mais un ordre. Et tout réfractaire à cet ordre, tout déviant, tout apostat, sera éliminé, détruit, écrasé, gommé comme on efface une impureté.

Nous sommes la démocratie. Toute démocratie doit passer par notre tamis.  Que voulez-vous : il y a des peuples nés démocrates, détenteurs du monopole de la démocratie et puis d’autres destinés à être démocratisés. Démocratie d’abord ! Démocratie avant tout ! Nettoyage ! Purification ! Une seule démocratie ! Quoi ? Mais non ! Non et non : il ne s’agit pas de guerres coloniales mais de guerres justes ! De guerres justes menées dans la lumière de la démocratie, de la démocratie qui libère ! Voilà : il s’agit de débarrasser les peuples de leurs persécuteurs ! Et nous ne prendrons repos que lorsque la tâche sera définitivement accomplie avec les moyens de notre puissance ! La France a une obligation morale… Les Etats-Unis ont une obligation morale… L’Otan a une obligation morale… En avant pour l’odyssée démocratique!»

Obligation morale ? Balivernes. Insanités. Obligation morale : signe des temps ; même argument invoqué pour justifier les guerres coloniales du siècle XIX. C’est ainsi : aucune guerre de domination ne dit jamais son nom ; c’est ainsi : chaque guerre de domination se dit toujours guerre juste, guerre juste en riposte contre une barbarie supposée initiale ; c’est ainsi : toute guerre de domination est une guerre de mensonge. Mensonge, mensonges, mystifications destinés à déguiser, à maquiller la prédation boulimique, la prédation sans frontières, en démarche éthique de diffusion désintéressée du Bien, du Bien démocratique; mensonges colportés, relayés, inculqués aujourd’hui, imprimés à l’encre invisible dans la conscience collective  par les médias dominants.

Les médias dominants. Les fameux médias dominants. Selon une croyance répandue, ces mainstream médias ne seraient qu’un miroir réfléchissant objectivement l’état de notre monde, et œuvrant, non sans un certain courage, à lier et relier – avec honnêteté et professionnalisme - les habitants de notre planète. Naïveté analytique. Mystification. En réalité, tout écrit, toute parole, toute image, tout discours, tout silence médiatiques participe à une relation de pouvoir.  C’est ainsi les uns parlent, une minorité parle, les propriétaires des medias et leurs salariés parlent, et les autres écoutent ; le reste du monde doit écouter ; l’Afrique doit écouter. Parole unique, parole monocolore, parole et images unilatérales. Les Africains condamnés à être montrés au monde non pas à travers leur propre regard mais bien à travers les yeux des autres ; les yeux de ces médias-là, les médias dominants. Et on sait que dès qu’il s’agit de l’Afrique, il est, hélas, dans le reflexe de la plupart de ces médias, de propager, de reproduire des stéréotypes, des habitudes de pensée héritées de l’époque coloniale ; on sait qu’il est dans leur coutume d’accompagner, de conforter, de ratifier, de mettre en scène le discours dominant sur l’Afrique ; un discours présentant la domination de l’Afrique comme une  œuvre de bienfaisance, œuvre humanitaire ; un discours exhibant l’Afrique comme un continent heureux et joyeux quand il est commandé.

Alors, la barbarie humaine peut monter  chaque jour - à Abidjan, à Tripoli - d’un cran, d’un raid encore plus meurtrier que celui de la veille ; elle peut monter en rage, en folie furieuse ; ces médias dominants ne diront rien de cette révulsante cruauté. Aucun mot, aucune ligne de protestation. Mieux encore: c’est souvent, comme grisés par l’ivresse des bombardements que - le chant chauvin et glorieux, flûtes, tambours et cymbales exaltés- que certains médias commentent « ces feux de joie humanitaires destinées à hâter l’avènement partout sur la planète de la transcendance démocratique», « ces opérations d’extension du temps et des lieux démocratiques». Baves abondantes et jouissance devant Abidjan bombardée ; extase et allégresse devant Tripoli secouée par le plomb déversé. Jouissance comme si les massacrés d’Abidjan, comme si les suppliciés de Tripoli n’étaient pas nos frères en humanité mais des simples bestiaux écrasés. Jouissance devant ces nouvelles guerres d’expansion impériale ; guerres célébrées, présentées à longueur de colonnes et de papier couchés comme le juste jugement de la démocratie sur terre.

Et chaque jour, le même mensonge ; le même mensonge sans portes ni fenêtres, tambouriné, martelé; le même mensonge imposé en prime-time comme un logo publicitaire sonore; le même mensonge inculqué comme un postulat allant de soi ; le même ramassis de mensonges faussant sans aucune retenue, sans aucune limite, la réalité des choses: « Réjouissons-nous ! Ce n’est pas tous les jours qu’on voit des dictateurs débusqués, acculés, pourchassés et traités avec une férocité proportionnelle à leur barbarie. Réjouissons-nous : la démocratie – la vraie démocratie évidement, la démocratie civilisée, américaine, européenne- est tout ; elle doit donc être partout. Démocratie totale ! Réjouissons-nous : il est dans le devoir des puissances démocratiques de modifier l’ordre du monde dans un sens plus démocratique. Réjouissons-nous : renverser les dictateurs est un devoir humanitaire.»

Vociférations cyniques. Délire du sang. Propagande ultra-chauvine. Et le fracas des bombes ? Et la férocité des bombes ? Et les déflagrations, les champs de ruines ? Et l’épouvante ? Réponse convenue : « Ah ! Les bombardements ? N’exagérons rien ! Cette histoire de bombardements n’est pas si grave que cela. Il n’y a rien de grave. Et sachez-le, si vous ne le saviez pas : les bombes démocratiques ne tuent pas. Elles sont d’une grande intelligence et d’une innocence flagrante ; et lorsqu’elles  tombent, lorsqu’elles éclatent, elles éclatent comme une affection, comme une effusion d’affection, d’affection démocratique et humanitaire. Et puis, de toutes les façons, comme disait l’autre,  « Quand nous aurons gagné qui nous demandera des comptes sur nos méthodes ? ». Mais en attendant, n’exagérons rien ; et, surtout, ne perdons pas de vue l’essentiel : la démocratisation du monde. La cause est juste et le crime au service de la démocratie, ne saurait constituer en aucune façon, un crime. Et Juppé, l’a d’ailleurs si bien  fait remarquer: neutraliser, physiquement ou symboliquement, un dictateur c’est en terroriser dix autres. Alors ? Serrer un dictateur, faire trembler les dictateurs ? Une question de prestige national. Alors ? Tout est parfait. »

Voilà : on bombarde et on se vante d’avoir bombardé ! On va jusqu’à vanter la brutalité et la hargne des bombardements ! Le général Bouchard, commandant des opérations de l’OTAN en Libye, dans Le Figaro, daté du 17 juin : « Les hélicoptères britanniques et surtout français font un travail superbe. Non seulement à l’attaque mais aussi dans les têtes. Les hélicoptères opèrent la nuit, subrepticement, et la seule chose que voit l’adversaire, c’est le missile qui lui tombe dessus sans prévenir. L’effet est unique, la peur casse ce qui reste de la volonté de combattre chez les partisans de Kadhafi. C’est tellement efficace qu’on utilise aujourd’hui l’image des hélicoptères dans les tracts de propagande largués au-dessus de la Libye. Regardez ce qui vous pend au nez…  »

Sadisme, lâcheté morale et mobilisation de tous les arguments possibles et imaginables pour justifier l’injustifiable, pour justifier la destruction d’autres hommes, d’autres pays. Tout ! Tout justifié ! Il s’agirait de combattre là-bas (comme autrefois en Algérie et au Vietnam, notamment) la barbarie. Et le recours systématique aux bombardements ? Un acte de virilité démocratique; un acte d’une redoutable efficacité. Voyez la Côte d’Ivoire ! Ouattara est au pouvoir, n’est-ce pas ? Grâce à quoi ? Grâce à nos bombes, grâce à nos bombardements. Sortez les bombes et vous êtes tout-puissants ! Les bombardements, c’est la toute-puissance de la bienveillance démocratique !  Et la brutalisation, et la mutilation des corps ? Un simple jeu virtuel ; les bombardiers, des simples avions furtifs, des bijoux technologiques ; les bombes, des engins flamboyants, spectaculaires, lumineux ! Admirez ! Admirez, Messieurs et dames,  la prouesse technologique ! Et puis, vous savez, il y a des gens qui ne comprennent pas, qui ne comprennent que cela. Il y a des Présidents qui ne veulent pas partir quand on leur demande de quitter le pouvoir gentiment ; des Présidents irrespectueux. Osez remettre en cause notre autorité et vous serez bombarder. Notre Loi doit être respectée ! Nous sommes dans notre droit. Et puis c’est ainsi, quand la guerre est commencée, il faut bien la mener, à tout prix, à terme, à bonne fin. « Il faut finir le job », dit Sarkozy à Deauville.

Discours sourd à toute humanité ; discours mutilé d’humanité ; discours accoucheur de tous les cauchemars tordus ; discours de la domination enfoui, hier, sous le vocable de mission civilisatrice et, aujourd’hui, dissimulé sous celui du messianisme démocratique. Hypocrisie civilisatrice, hypocrisie démocratique ; fourberie toute aussi fascisante ; fourberie plus terrifiante car disposant de moyens de contrôle, de manipulation, de propagande plus subtils, plus efficaces. Permis de bombarder donc, permis de tuer, permis de nouveau de soumettre, d’asservir, à feu et à sang. Répétition de l’histoire ; bégaiement de l’histoire. Voilà où nous en sommes en cette onzième année du siècle XXI!

Un jour viendra sans doute, et on réalisera la sauvagerie de ce temps, ce temps glorifiant l’abjection humaine comme une entreprise humanitaire; on se rendra compte de l’ampleur des crimes commis au nom de la démocratie, crimes commis en Côte d’Ivoire, crimes commis en Lybie, crimes commis demain ailleurs. On réalisera l’effroyable horreur de cette nouvelle barbarie et l’envergure du mensonge ; on réalisera qu’on nous a bernés, mystifiés et que tout compte fait le mystère n’était pas si insondable que ça, qu’il ne s’agissait ni en Côte d’Ivoire ni en Lybie, ni demain ailleurs de restauration d’une quelconque démocratie mais de guerre de bourse et de cabinet, de guerre économique, de cannibalisme économique, de concessions pétrolières et minières, de plantations de cacao et de café, de spéculations marchandes, de banques, de zones et de fonds monétaires… L’argent. Voilà le fond de l’affaire. La loi de la reproduction de l’argent.

Et cette loi-là, tel un monstre à la gueule insatiable, est d’une férocité, d’une voracité enragée, déshumanisée, deshumanisante ; elle est d’une gloutonnerie frénétique, jamais rassasiée, toujours requérante, toujours exigeant, avec becs et bombes s’il le faut, de nouvelles têtes, de nouvelles mains, de nouveaux sacrifices humains, de nouveaux pays à déchiqueter, à dévorer: encore du pétrole, encore des galeries d’or, encore des mines de diamants, encore du cuivre, de l’uranium, encore et encore du cacao, des terres, des forets…

Le smoking démocratique impeccable, les élégances magnanimes, habillée du visage de la liberté qu’elle emprisonne ; cette loi-là lie ensemble la rapacité sans scrupules, la négation de la pluralité de la planète et la force libérée de toute légalité, dans un sinistre mensonge nommé selon les temps, mission civilisatrice ou odyssée démocratique. Odyssée démocratique, cette nouvelle illusion totalitaire, cette chimère fanatique, qui salue, d’une main, les hommes, tous les hommes comme des frères et qui tue, avec l’autre main, dans un même élan universalisant, qui tue de mille façons, qui massacre de mille bombardements les Ivoiriens, les Libyens et demain d’autres hommes ailleurs. Sans aucun état d’âme.

C’est ainsi chaque temps génère son fascisme. Et l’odyssée démocratique a tout d’un fascisme, du fascisme: c’est-à-dire cette culture de la destruction, cette volonté de fonder le monde sur le socle d’une idée absolutisée qui se veut histoire finie, histoire terminée ; c’est-à-dire ce culte du mensonge, du mensonge institutionnalisé consacrant la corruption des mots, consacrant la perversion du sens des mots ; c’est-à-dire cette vision du monde hiérarchisant les hommes, divisant les hommes en deux catégories : les élus, les éclairés, les détenteurs exclusifs de l’être homme et les autres ; les autres, ce troupeau des autres ; ces autres condamnés au servage, désignés pour l’esclavage.

L’odyssée démocratique actuelle est un nouveau fascisme ; un nouveau fascisme qui affirme sans ambages, qu’il y aurait des démocraties pures, intrinsèquement supérieures et ayant une vocation naturelle, presque biologique, à diriger le monde, à généraliser partout la démocratie du semblable; elle est ce fascisme qui manipule et reconstruit la figure du dictateur au gré de ses intérêts, selon un discours à géométrie variable. Et voilà un jour Kadhafi accueilli – le tapis rouge déroulé - comme un respectable chef d’Etat à Paris et, voilà le même Kadhafi, quelques mois plus tard, accusé de tous les maux du monde. Accusé de bombardement de son propre peuple. Fait jamais prouvé, fait démenti par de nombreux témoins, dont Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, le contre-espionnage français et actuel Président du CIRET, Centre international de recherches et d’études sur le terrorisme : « Nous avons un certain nombre d’éléments précis, donc de contre-vérités, pour ne pas dire des mensonges, qui ont été énoncées en particulier par Al-Jazzera. Par exemple l’assertion selon laquelle Kadhafi bombardait sa propre population. Nous avons constaté nous-mêmes à Tripoli que c’était totalement faux. Alors, accuser un dirigeant politique de bombarder sa propre population c’est une accusation extrêmement grave, surtout quand la justification de l’intervention internationale c’est la protection des populations civiles. »

L’odyssée démocratique actuelle est fascisme parce qu’elle accuse pour légitimer l’agression. Elle fait  commerce, elle fait négoce de pétrole, de cacao, d’avions de combat avec tel ou tel pouvoir ; puis un matin, elle se réveille, le lâche sec et dit, solennellement, toute honte bue : « Je te déclare, je te condamne, sans pourvoi ni recours, dictature et objet de haine ; et puisqu’il en est ainsi je te bombarde quand je veux. Pour le bien de ton peuple et pour le bien de l’humanité évidement. »  

L’odyssée démocratique, cette geste politique qui glorifie l’anéantissement, la destruction, la culture de la destruction, la culture des bombardements comme lieu commun devant régir les relations internationales, est un fascisme qui porte dans ses entrailles la nostalgie des fureurs anciennes, le cauchemar et le chemin des fureurs d’hier. Les chemins notamment d’un Mussolini sur les routes d’Ethiopie. Qu’on se souvienne : en l’an 1936, le Duce Mussolini bombarde, bombarde, bombarde l’Ethiopie. Et le 5 mai, le visage enivré par la victoire, Mussolini célèbre la renaissance de l’Empire romain, persuadé que l’occupation de l’Ethiopie est fin ultime de l’histoire. Mais voilà : l’Ethiopie mise à genoux par les bombes italiennes, ne cède pas. On ne cède pas devant l’oppression ; on ne plie pas devant l’occupation. On résiste. L’Ethiopie refuse donc d’abdiquer.

Et le 30  juin 1936, le Négus, Hailé Sélassié, ayant échappé aux bombardements de Mussolini, fait le voyage de Genève pour plaider la cause de son peuple. « J’ai décidé, dit-il, de venir en personne, témoin du crime commis à l’encontre de mon peuple, afin de donner à l’Europe un avertissement face au destin qui l’attend, si elle s’incline aujourd’hui devant les actes accomplis. C’est la sécurité collective ; c’est l’existence même de la Société des Nations ; c’est la confiance que chaque Etat place dans les traités internationaux ; c’est la valeur des promesses faires aux petits Etats que leur intégrité et leur indépendance seront préservées ; c’est le choix entre d’un côté le principe de l’égalité entre nations, et de l’autre celui de l’acceptation de leur vassalité ; en un mot c’est la moralité internationale qui est en jeu. Je déclare à la face du monde entier que l’Empereur, le gouvernement, et le peuple d’Ethiopie ne s’inclineront pas devant la force ; qu’ils maintiennent leur revendication d’utiliser tous les moyens en leur pouvoir afin d’assurer le triomphe de leurs droits. »    

Cinq ans plus tard ; cinq ans, jour après jour, après les bombardements mussoliniens, Hailé Sélassié retrouve sa terre, de nouveau libre. Sur le balcon du Palazzo Venezzia, Mussolini, le regard toujours tourné vers l’Ethiopie, est inconsolable ; il gesticule, éructe, parle encore avec ses muscles: « Je sais que des millions et des millions d’Italiens souffrent d’un mal indéfinissable et qui s’appelle le mal de l’Afrique. Pour le guérir, il n’y a qu’un moyen, retourner là-bas. Et nous y retournerons ». On connait la suite. Mussolini a commencé sa carrière de tyran en bombardant l’Ethiopie, avant de poursuivre son parcours de massacreur en tyrannisant et en broyant ses compatriotes. Car il en est ainsi de cette outrecuidante conviction de la supériorité d’un pouvoir sur un autre, d’une nation sur une autre : elle est toujours porteuse en soi des germes de la barbarie totale. Tout pouvoir qui s’amuse à détruire d’autres pouvoirs, au gré de ses intérêts, s’ensauvage fatalement ;  toute société humaine qui brutalise, qui s’emploie à déshumaniser d’autres sociétés, se déshumanise, se bestialise inévitablement, indubitablement.

Légitimer donc l’agression commise contre la Côte d’Ivoire, excuser les bombardements de Tripoli, c’est tout simplement légitimer les crimes à la chaîne ; c’est admettre l’enfer, non seulement là-bas mais aussi ici et ailleurs, demain. C’est absoudre, accepter la réduction de certains pays au statut de chose, de viande, de chair à abattre, à dépecer, à dépiauter, à sectionner, à déchiqueter, à maltraiter, à dévorer, à partager entre puissances du jour. C’est revenir à la loi de la jungle qui ne reconnait que le droit du plus fort, qui ne sanctifie que la férocité; c’est cautionner, acquitter la restauration coloniale, la récidive coloniale; c’est consacrer le retour aux mauvais penchants, aux passions meurtrières des anciennes puissances coloniales ; c’est admettre la violence impériale comme une pratique somme toute banale, ordinaire; c’est renoncer à notre propre humanité à tous. Car le fascisme, tout fascisme, même quand il s’autoproclame odyssée démocratique, constitue un attentat contre l’humanité de tous les hommes. Un attentat qui doit être combattu, que chacun est tenu, devant sa propre conscience d’homme, de combattre.

L’attentisme, l’indifférence muette ne saurait plus être de mise : devoir d’engagement humain. Il s’agit au nom du respect de l’égale dignité de tous les hommes de desserrer le carcan de ce nouveau fascisme, le carcan de cette ombre menaçante, cette ombre de fureurs et de crimes ; cette ombre de prédation sans frontières. Qu’il ne soit plus permis à ces anciens-nouveaux prédateurs de se retrouver seuls à seul, dans un huis-clos mortel, avec leur proie à déchiqueter ; que la solitude ne soit plus le destin des pays sélectionnés, ajustés pour subir le fer, le feu et le tonnerre ; et que l’essentiel soit rappelé de nouveau: la sauvagerie des bombes ne saurait fonder une quelconque démocratie ;  que l’essentiel soit de nouveau proclamé, affirmé : la démocratie n’est ni cette célébration, cette glorification imbibée de mémoire coloniale de la violence sadique des plus forts sur les plus faibles, ni cette license de domination des pays puissants sur les plus faibles ni cet écrasement du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes à coups de bombes; la démocratie est droit à la parole pour tous, droit à l’invention de soi pour tous, droit à être soi pour tous, droit à décider pour soi pour tous. En toutes libertés.

 

David Gakunzi

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 02:58
Nous vivons sous le régime de l'oligarchie financière
inv
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Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
17 juin 2011
La séparation des pouvoirs est institutionnelle, mais reste en grande partie théorique. Dans la pratique, la classe dominante cumule toutes les formes de pouvoir. Ses membres, au coeur de l'Etat, des grandes entreprises, des banques, de l'armée, des arts et des lettres, entretiennent des relations assez proches pour que chacun, dans sa sphère d'influence, puisse décider dans le sens des intérêts de la classe.


La France des héritiers ne peut avancer sous l'étendard de l'héritage. La culture, le mérite, le droit sont appelés à la rescousse. Les châteaux privés, classés monuments historiques, sont un exemple de cette alchimie à l'oeuvre. Les procédures de classement utilisent à la fois le juridique et l'esthétique pour asseoir la légitimité des propriétaires. Les intéressés sont persuadés d'être dans le domaine de la défense du bien commun. Un château classé a, comme une bourgeoise élégante, de la classe. Le classement est la sélection de ce qui, social matérialisé dans les bâtiments ou incorporé dans les personnes, mérite de survivre dans la mémoire des hommes et dans les paysages des villes et des campagnes.


Les faveurs fiscales de la loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat de 2007 (TEPA), avec une baisse sans précédent de la fiscalité sur les successions et les donations, profitent aux plus aisés. Ces faveurs manifestent l'importance accordée aux dynasties familiales fortunées, qui inscrivent l'excellence sociale dans le temps long de la lignée et qui accaparent les privilèges sur plusieurs générations.


La notion de patrimoine, ensemble des biens transmissibles, est en phase avec les outils juridiques issus de la financiarisation. Ainsi la société holding, qui permet l'accroissement des richesses au sein de la famille, en même temps que le contrôle d'entreprises par celle-ci, organise la transmission générationnelle en lui assurant de solides avantages fiscaux. Les affaires des familles Bolloré, Arnault ou Pinault, pour ne citer que quelques amis du président, sont structurées de cette manière.


La famille Wildenstein a utilisé un outil juridique anglo-saxon, le trust, pour assurer la transmission d'un important patrimoine composé d'oeuvres d'art de grande valeur, avec des tableaux de Picasso, Bonnard, Van Gogh. Des trusts ont été créés dans des paradis fiscaux auxquels Daniel Wildenstein, mort en 2001, a confié une part importante de son patrimoine. Hervé Morin, alors ministre de la défense, a justifié l'existence de ces trusts par la volonté d'éviter la dispersion des collections. Les Wildenstein sont une dynastie de marchands d'art qui en est à la cinquième génération. Guy Wildenstein est un ami de Nicolas Sarkozy, l'un des fondateurs de l'UMP et l'un des généreux donateurs réunis dans le "premier cercle".


Label d'utilité publique


Le petit monde des grandes fortunes a toujours été celui des collectionneurs. Ce goût pour l'art et le rôle de mécène ont permis de rendre légitimes des fortunes colossales sans commune mesure avec le travail dont elles étaient censées être le fruit. La culture donne aux grandes richesses le label d'utilité publique chargé de rendre supportable l'accumulation de l'argent à un seul pôle de la société en transformant l'arbitraire de l'héritage en mérite. Le capital symbolique lié à ces investissements artistiques vient parachever la force de la dynastie familiale dans une immortalité symbolique qui se concrétise, dans un musée comme le Louvre, par des plaques de marbre où sont gravés les noms des donateurs ou avec l'ouverture à la visite de leurs châteaux classés.


Malgré la mondialisation, l'oligarchie continue à coopter des dynasties. Les familles de l'aristocratie de l'argent gèrent leurs dynasties dans une forme de collectivisme pratique qui met ensemble les ressources de chacun pour décupler une force commune qui permet de maintenir et de développer un libéralisme économique toujours plus déréglementé.
inv
Notes :

Un débat désolant : poste de député pour les français d'Israel(à pleurer de rire)
par Jacques Benillouche


Les querelles qui s’affichent au grand jour entre dirigeants juifs sont désolantes et elles finiront par lasser par l’effet désastreux qu’elles génèrent. Un poste de député des français de l’Etranger est en jeu, suscitant des échanges indignes des postulants. L’absence d’idées nouvelles, la pauvreté des arguments et surtout les attaques personnelles dénaturent la finalité de cette élection qui devrait avoir lieu en 2012. Elle laisse le temps aux partisans de chaque bord de continuer à se déchirer dans un spectacle qui ira crescendo et dont le paroxysme mènera, par dépit, à l’élection d’aucun candidat issu de la communauté juive.


De toute façon, le poste est purement honorifique, bien payé de surcroit, parce qu’un seul député sur 577 n’a aucune chance de faire avancer d’un pouce les éventuelles revendications des français d’Israël. Mais encore faudrait-il que la liste des besoins des expatriés soit détaillée et que les candidats nous informent des méthodes qu’ils comptent user pour les résoudre.


Quatre candidats se sont déjà déclarés sur un programme qui attend d’être mis au point. Ils comptent essentiellement sur les 200.000 français immatriculés en Israël dont peu d’entre eux participent aux élections françaises ; 20% à peine selon les chiffres du consulat français ce qui ne suffit pas à se passer des voix venant des autres pays. En effet, Israël fait partie de la huitième circonscription comprenant également l’Italie, Malte, Saint-Marin, le Saint-Siège, Chypre, la Grèce et la Turquie. Le député est élu à la majorité des voix s’exprimant dans ces pays.


L’effet dévastateur des querelles de personnes n’encouragera pas les électeurs à se déplacer pour voter alors que de nombreux français religieux, habitant à Jérusalem ou dans les territoires, s’estiment peu concernés par un sujet qu’ils ont abandonné au pied de l’avion qui les menait à leur nouvel avenir israélien. La politique française ne les touche plus car ils ont beaucoup à faire avec la réalité politique et économique d’Israël. Ils l’ont affirmé lors de deux réunions de campagne auxquelles j’ai assisté et où la pauvreté du débat dépassait l’entendement.


Avec les arguments qui ont été avancés et les combats fratricides déjà engagés, il est fort probable qu’aucun des quatre candidats ne sera au deuxième tour car il est une constante parmi les francophones israéliens : moi ou le chaos. Ils refusent l’exigence de l’union et n’ont aucune notion d’efficacité électorale. Aux élections locales, trois listes à Netanya et trois autres à Ashdod se disputaient les voix des originaires de France avec un résultat dramatique puisqu’aucun conseiller municipal de ces listes n’a atteint le minimum pour être élu, en raison de l’éparpillement des voix. Les francophones n’avaient plus qu’à s’adresser aux russes pour défendre leurs intérêts.


En 2012, le scénario risque de se renouveler et de porter à l’Assemblée Nationale un représentant italien ou turc chargé de défendre les juifs francophones israéliens. La leçon n’aura pas été entendue.

 

 

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EFplFkVylVHdSzqijz.shtml

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 02:47

16 juin 2011

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Le président Obama prépare sa campagne pour un second mandat. Un remake de sa première campagne n'était pas une option. Toutefois, il a parfaitement fait ce qu'il avait promis : la même chose et encore davantage que son prédécesseur quoiqu’avec un style très différent. Il n'a pas déçu, du moins pas ceux qui ont pris la peine de ne pas se limiter aux apparences et qui raisonnent de manière critique.

 
Les médias publics et commerciaux continueront comme ils l'ont toujours fait d’accorder beaucoup d'attention à la perception, plutôt que de perdre du temps en s’arrêtant sur le contenu. On peut blâmer les médias de masse pour nombre de choses mais pas pour leur imprévisibilité. Que du contraire, il s'agit d'une répétition de la couverture de la deuxième campagne de W. Bush, Bill Clinton, Bush Sr … remplacez les dates, les noms, les adjectifs et prenez le contrepied (selon votre préférence).
 
Tout d'abord, il y aura comme d'habitude un parti pris évident en faveur des Démocrates et contre les Républicains. Les Républicains excellent franchement dans ce domaine. Le Tea Party Movement ne rate pas une occasion de se ridiculiser au niveau international. Néanmoins, ce type de mouvement est loin d’être récent. Ce type de populisme se retrouve dans presque toutes les décennies de l'histoire américaine. Jusqu'au début des années 60, ce mouvement était largement ignoré par les médias de masse. La nouveauté est que les médias se focalisent tellement sur ces mouvements que ceux-ci ont désormais compris le mode de fonctionnement des médias actuels. S'il y a une chose que l’on ne peut reprocher au Tea Party Movement, c’est la non utilisation d’une stratégie sophistiquée des médias. Au contraire. Ils en ont également besoin et cela fonctionne. Sinon, comment expliqueriez-vous qu’un mouvement minoritaire suscite tant d’attention ?
 

Républicains-Démocrates : deux partis–une idéologie

 
Dans les mois à venir, on n’apprendra certainement pas dans les bulletins d’informations diffusés par les grands médias que les Démocrates ne valent pas mieux que les Républicains et leurs partisans extrémistes. Par exemple, ces derniers mois, il y a eu beaucoup à écrire concernant les gouverneurs républicains qui ont interdit le droit au dialogue social avec les syndicats dans leur Etat. Moins d'attention a été accordée au fait que de nombreux gouverneurs démocrates ont lancé des initiatives similaires et que le parti démocrate pouvait difficilement être mis en concurrence avec les Républicains en termes d'attaque des droits sociaux de la classe moyenne. Cependant, ils ne le disent pas si agressivement ni ouvertement (si honnêtement ?) que leurs collègues républicains. C'est également une vieille tradition dans la politique américaine.
Celui qui ne connaît pas bien la culture politique des Etats-Unis, en particulier la classe moyenne, a bien sûr du mal à comprendre comment tant de grévistes dans le Wisconsin (où l'attaque contre le dialogue social a été déployée) sont également partisans du Tea Party Movement. En effet, comment les citoyens peuvent –ils être partisans d'un mouvement tellement en opposition avec leurs intérêts sociaux ? Comment cela peut-il aller de pair avec les sondages d'opinion indiquant que 70% des Etasuniens sont en faveur des soins de santé publics (selon le modèle canadien, le seul modèle connu des Etasuniens) ?
 
Obama déçoit-il ? Il a ouvert un second front de guerre en Afghanistan qui menace de s'étendre au Pakistan, la prison de Guantanamo n’a pas été fermée, la guerre en Irak se poursuit sans qu’on en voit la fin. Sa réforme des soins de santé s'est révélée être une boîte vide. Il n'entreprend rien contre les réductions d'aide sociale dans les Etats ... mais l’a-t-il bien promis ?
 
La couverture médiatique du candidat Obama n’a en effet pas laissé entendre que tout cela aurait bien lieu. On n’a pas perdu de temps à effectuer une analyse en profondeur car les gens ne lisent (écoutent - regardent) de toute façon pas, n’est-ce pas ? De nombreux Etasuniens progressistes se sont volontairement laissé duper. Ils ont entendu ce qu'ils voulaient entendre et ont pris les médias européens dans leur sillage. Obama a été dépeint comme un opposant à la guerre en Irak. Rien n'est moins sûr, cependant. Obama affiche certes des différences tactiques sur la manière de mener la guerre. Mais cet homme n'est pas contre le droit d'intervention des États-Unis, ni contre l’établissement de centaines de bases militaires dans le monde, en d'autres termes, cet homme est à 100% pour l'hégémonie US sur le monde. Il a certes d'autres idées que les Républicains sur la manière de gérer cet empire, ça oui ...
 

Obama : la promesse qui n’en a jamais été une

 
Personnellement, je me souviens surtout du sentiment d'incrédulité que j'ai eu quand j'ai vu Obama faire son discours de victoire à la télévision. La foule en délire, les commentaires enthousiastes, c’était également le cas en Belgique. La désillusion qui allait inévitablement en découler était si profondément enracinée que vous ne pouviez pas manquer d’y jeter un œil. Cet homme a été et est toujours un fervent individualiste néolibéral qui n’avait/a pas l'intention de faire quoi que ce soit pour modifier le système politique US, qui s’oppose aux soins de santé publics (encore davantage que la candidate perdante Hillary Clinton), qui favorise l'expansion de la liste des crimes éligibles pour la peine de mort, qui est encore plus extrême à l’égard d’Israël que W. Bush, qui approuve le budget le plus élevé jamais alloué à la défense en temps de crise économique et ainsi de suite.
 
J'ai relu mes articles concernant le candidat Obama pendant les primaires - quand Obama était loin de faire l’unanimité- et ce que j’ai pu en voir de lui à l’époque se réalise maintenant presqu’à la lettre. … Ce candidat n’est pas parvenu à fermer Guantanamo, n’a pas mis fin à l'occupation de l'Irak, pas un problème de santé publique ... suis-je devin ? , est-ce que je vois des choses que les autres ne voient pas ? Malheureusement pas. J'ai même pensé qu’Hillary Clinton ressortirait vainqueur des primaires. Je suis d'ailleurs loin d’être le seul à avoir pensé qu’Obama ne réussirait pas. De nombreux Etasuniens progressistes ont pensé de la même façon. Ils avaient une chose en commun : ils ont été complètement ignorés par les médias (sauf dans de rares cas où leur voix peut être entendue). J'ai recensé leurs opinions sur de nombreux sites US progressistes. Pour mes articles sur les Etats-Unis, je me base d’ailleurs exclusivement sur des infos US.
 
 Obama - ou plutôt son équipe de campagne - a magnifiquement créé l'illusion. Il a fait encore mieux que la plupart de ses prédécesseurs. … Ce n’est pas pour rien que sa campagne électorale a été élue campagne de l'année par le secteur de la publicité ... Les Etats-Unis est le pays par excellence où les élections sont privatisées de facto. Il faut effectivement vraiment en faire beaucoup en tant que nouvel arrivant politique avec une expérience d’à peine deux ans au niveau national et malgré cela devenir président. En ce qui concerne la persévérance, cela peut compter. Et pour ce faire en tant que Noir américain, cela a été une réussite, une réussite supplémentaire. Le temps était en effet venu. … Mais de là à conclure que cet homme mènerait une autre politique ...
Cela ne peut bien entendu se produire qu'une seule fois. Tout comme Clinton, Bush père (en vain), Reagan, Carter (également sans succès), Nixon... Il va désormais surtout attirer l'attention sur l'absence d'alternative proposée par l'adversaire. Dans une deuxième campagne, le président en fonction sera en effet tenu de se concentrer sur l'autre partie : « Comme il n'y a pas des concurrents importuns dans leurs propres rangs. Moi-même ou la catastrophe des fanatiques du Tea Party. ». L'élite politique républicaine en est bien consciente mais ne peut plus résister davantage contre la violence verbale de ce mouvement.
 
 Quiconque pense que la bataille est gagnée, est dans l’erreur. McCain et Sarah Palin ont obtenu ensemble encore 46% des voix. Obama, l'homme du changement a en effet obtenu seulement 54%, malgré le fait que les Républicains ont été avec W. Bush, désignés pour avoir apporté le président le moins populaire de l'histoire d'après-guerre des Etats-Unis. La crise économique survenue pendant la campagne électorale a été une aubaine pour Obama. McCain avait en effet déclaré quelques semaines plus tôt que l'économie se portait "très bien" et qu'il ne prévoyait pas de problèmes. Une fois élu, Obama a immédiatement décidé d'un plan de sauvetage du secteur financier approuvé par le consentement presqu’unanime des Démocrates et des Républicains (certains Républicains ont voté contre parce qu'ils considéraient que ce plan n’allait pas assez loin). C’est logique puisque ce plan avait déjà été préparé par le cabinet de son prédécesseur. En outre, il a nommé comme conseillers économiques des économistes personnellement responsables de l'émergence de cette crise.
Des candidats tels que Sarah Palin ont bel et bien une chance
Cet avantage, Obama ne le possède désormais plus. Les Républicains, dont le contexte historique ne les ébranle pas le moins du monde, ont indiqué qu’ils ne l’aideront pas sous sa propre responsabilité (à juste titre ou non, peu importe).
 
Celui qui pense que la candidate Sarah Palin n’a aucune chance doit tout de même être prudent. Tout d'abord, l'ignorance de la politique international ou du monde extérieur ne gêne pas l'Etasunien moyen – par exemple John Kerry, l'un des rares Etasuniens à maîtriser une langue étrangère, le français de surcroit, a été attaqué sur ce point par les Républicains. McCain, lors d’une interview radiophonique au cours d'une incursion militaire colombienne en Equateur, a déclaré qu'il condamnait « l'invasion du Venezuela par la Colombie », et à une question concernant le Premier ministre Zapatero, sur le retrait d’Irak des troupes espagnoles, il a répondu qu'il ne traiterait jamais avec la guérilla mexicaine ... La connaissance n'est pas un atout pour les élections présidentielles américaines, au contraire. W. Bush a utilisé ses erreurs de langage en tant qu'élément de ses campagnes et a réussi à se créer l’image d'un gars ordinaire avec lequel vous pouvez aller boire une pinte. Pour un membre des 1% les plus riches de la population, sa prestation en tant que président a été une réussite.
 
Obama ne le sait que trop. Il sait comment plaire à un public européen autre que son public autochtone. C’est pourquoi il est important de comparer l'un de ses discours faits dans les États US, qui ne se retrouvent pas dans les médias. Ils excellent dans les platitudes « sloganesques » qui ne veulent rien dire et dans lesquelles chacun peut entendre ce qu’il souhaite. C’est ce qu’il a en commun avec ses prédécesseurs.
 
Les sondages d'opinion des think tanks conservateurs aux Etats-Unis, tels que l'Institut Brookings, révèlent que l'Américain moyen pense que la politique ne défend pas ses intérêts. D’ailleurs, les Etasuniens restent massivement chez eux pour les élections. Les élections présidentielles obtiennent encore un taux de participation « raisonnable » variant de 50 à 55%. Mais dans les parlements régionaux, les représentants sont élus par seulement 20% de leur population. Pour les élections communales, la police et les élections judiciaires (dans la plupart des Etats, les commissaires de police, les juges et les procureurs sont élus !), la participation est encore plus faible. En outre, il y a des millions d’Etasuniens qui ne jouissent pas du droit de vote. Curieusement, ils sont tout de même comptabilisés pour déterminer le nombre de sièges des Etats au Congrès. Au cours de l'esclavage, les esclaves étaient également inclus dans ce quota- ils ne pouvaient bien évidemment pas aller voter.
 

Une culture politique basée sur l’ignorance

 
 Les Etasuniens n'ont aucune expérience, aucune compréhension, aucune notion d'autres systèmes - si tant peu soit-il qu’ils savent ou peuvent s’imaginer que d'autres systèmes existent. Pourtant, la lutte sociale aux Etats-Unis a été beaucoup plus forte qu'en Europe, et la répression beaucoup plus sévère. L'individualisme est tellement ancré dans les mœurs que même les employés des entreprises, sans couverture sociale ni assurance maladie plaident pour l'abolition du dialogue social dans le secteur public et les grandes entreprises ...
 
Obama, comme tous les présidents avant lui, sera réélu ou non sur la base de sa politique intérieure. La politique étrangère joue un rôle mineur. Cette réélection est loin d'être certaine. Il suffit de demander, à Jimmy Carter et George Bush Sr.
 
Devrions-nous nous inquiéter s’il ne devait pas être réélu ? Oui quand-même. Obama est un homme du système de la continuité, ce qui est assez mauvais pour le mendiant sans-abri de Manhattan et pour l'agriculteur bombardé en Afghanistan... mais un fanatique républicain est encore pire.
 
Les mass médias font chaque fois un spectacle de l'élection présidentielle US. Et c’est précisément ce qu’elle est. C’est passionnant à regarder. Mais elle ne va pas à l’essentiel. Les présidents ne changent rien tant que l'opinion publique ne les oblige pas à le faire. Franklin Roosevelt s’est vu contraint de créer le New Deal pour sauver le capitalisme de la destruction, Johnson a été obligé d’accorder le droit de vote aux Noirs américains parce qu'il craignait que le soulèvement populaire ne dégénère. Il en va de même pour Obama. Cet homme ne fera quelque chose que s’il s’ y sent obligé par l'opinion publique de son propre pays – et non à l'étranger ! Pour l'instant, il semble peu probable que ce soit le cas.
Les éditorialistes européens auront largement exposé les nombreuses concessions qu'il a du faire avec les Républicains. C'est vrai, ce ne sont que des concessions tactiques, et non des concessions sur le fond. En effet, le système bipartite US ne le permet pas. Ils sont d’accord sur l’essentiel.
 
Faut-il pour autant désespérer ? Il va de soi que ce qui se passe aux Etats-Unis nous concerne tous, et même si la puissance des Etats-Unis s’est étayée, un ours blessé peut encore faire de gros dégâts. Mais le changement survient toujours à des mauvais moments. Le mouvement des droits civiques américain a défendu l'égalité des droits en vain pendant 80 ans jusqu'à ce que survienne le changement dans les années 60. C'est justement dans des moments comme aujourd'hui où la situation semble désespérée que la lutte politique est indispensable. Les droits ne sont pas offerts, ils sont extorqués. C'est encore le cas aujourd'hui.
 
Obama sera probablement réélu, mais au prix de lourds efforts. Cependant, qu’Obama soit réélu ou non, la lutte pour la justice et la démocratie continue de toute façon.
 
 
Source : uitpers.be
 
Traduit du néerlandais par Valérie Théria pour Investig'Action
http://www.michelcollon.info/Obama-a-la-recherche-d-un-second.html
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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 02:35

Une monnaie décentralisée et libre

Bitcoin est une devise électronique basée sur un réseau décentralisé de type peer-to-peer. Aucune autorité centrale n'émet des bitcoins ou ne gère les transactions. Ces tâches sont exécutées de façon collective par l'ensemble des noeuds du réseau.

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires
1. Le lundi 30 mai 2011, 10:20 par P991024

Pourquoi ne pas aller plus loin et s'orienter vers la création d'une solution "Disposer de son argent sans passer par les banques"? Les banques sont devenues indispensables dans la vie de tous les jours et imposent leurs règles à tous niveaux. Les crises de ces derniers temps sont à cause d'eux et les gouvernements des pays occidentaux ne font rien pour endiguer ce mal. Moi, je rêve d'une vie sans les banques!

 

 

2. Le dimanche 5 juin 2011, 21:13 par PSEUDO

que pensez-vous? c'est fonctionnel, une monnaie alternative?

 


3. Le jeudi 16 juin 2011, 14:31 par jules

Perso, je ne comprend rien du tout au fonctionnement...

 

 


 

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 00:28

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13 juin 2011

Democracia Real Ya ! : mort ou vif ?
par BALTAZAR, Badi

Suite à mes précédents buvards dédiés à la naissance de mouvements
citoyens à Paris puis à Bruxelles et afin d’en savoir plus sur
l’origine de cette contagieuse prise de conscience, j’ai décidé de me
rendre à Barcelone en tant que reporter citoyen. Je rappelle - au cas où
des ermites citadins séviraient parmi nous – que ce mouvement est né en
Espagne il y a quasi un mois et s’est depuis étendu bien au-delà des
frontières de la péninsule ibérique (voir en fin d’article le lien
vers la mappe monde des (...)

-> http://www.legrandsoir.info/democracia-real-ya-mort-ou-vif.html

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13 juin 2011

« Liberté pour la blogueuse Amina ». Mais « Amina » n’existe pas.
(Il Manifesto)
par GIORGIO, Michele

« Libertà per tutte le Amina » (« Liberté pour toutes les Amina »).
C’est le slogan que scandaient hier (vendredi 10 juin 2011), avec leurs
pancartes pendues au cou devant l’ambassade syrienne de Rome, Marco
Pannella et autres Radicaux toujours prompts à dénoncer les crimes des
dictateurs arabes mais qui sont muets sur le droit à la liberté (et tous
les autres droits, NdT) pour les Palestiniens qui sont depuis des
décennies (6 décennies, NdT) sous occupation israélienne. Un sit-in au
nom d’Amina Arraf (...)

->
http://www.legrandsoir.info/liberte-pour-la-blogueuse-amina-mais-amina-n-existe-pas-il-manifesto.html

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13 juin 2011
Presse classique, sites Internet : qui propage les rumeurs ?
Sur un éditorial du Canard enchaîné.
par Le Grand Soir

Sous le titre « Un pavé dans la vase », le Canard enchaîné du 8 juin
2011 épingle, dans un éditorial de première page, le traitement de la «
rumeur de Marrakech » par les médias. Les lecteurs du GS ne pourront que
souscrire à cet article du Canard, d’autant plus que le genre de notre
maison n’est pas de rechercher le buzz par la propagation de ragots, pas
plus d’ailleurs que par toute autre méthode de racolage. Il nous arrive
de « retenir », en attente de publication, des propositions d’articles
(...)

-> http://www.legrandsoir.info/sur-un-editorial-du-canard-enchaine.html

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12 juin 2011

De plus en plus voyou : Les crimes de guerre de l’OTAN en Libye (Veterans
Today)
par LINDAUER, Susan

C’est une histoire que CNN ne couvrira pas. Tard dans la nuit des coups
à la porte dans la ville de Misurata. Des soldats armés sortent des
jeunes femmes libyennes de leurs lits avec leurs armes. En embarquant les
femmes et les adolescentes dans des camions, les soldats jettent ces femmes
dans des séances de viols collectifs par des rebelles de l’OTAN – ou
bien les violent devant leurs maris ou leurs pères. Quand des rebelles de
l’OTAN finissent leur sport de viol, ils tranchent les gorges des (...)

->
http://www.legrandsoir.info/de-plus-en-plus-voyou-les-crimes-de-guerre-de-l-otan-en-libye-veterans-today.html

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12 juin 2011
Des docteurs et des infirmières torturés au Barhein.
Mme Clinton, vous n'avez pas le droit de vous taire ! (Counterpunch)
par COCKBURN, Patrick

Des docteurs et des infirmières qui passaient en justice au Bahreïn la
semaine dernière ont raconté à leur famille qu’ils avaient été
battus avec des tuyaux et des planches à clous et forcés de manger des
selles. Ils ont aussi été obligés de rester debout sans bouger pendant
de longues heures et même des jours entiers et privés de sommeil pour
qu’ils signent de fausses confessions. Les autorités du Bahreïn ont
assigné 47 docteurs et infirmières devant un tribunal sécuritaire, en
les accusant d’avoir tenté (...)

->
http://www.legrandsoir.info/mme-clinton-vous-n-avez-pas-le-droit-de-vous-taire-counterpunch.html

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12 juin 2011

L'odyssée de Hassan Hajazi, un jeune Palestinien aux cheveux noirs
(Counterpunch)
par AVNERY, Uri

Mon héros de l’année (à ce stade) est un jeune réfugié Palestinien
aux cheveux noirs qui vit en Syrie et qui s’appelle Hassan Hijazi. Il
faisait partie des centaines de réfugiés qui ont manifesté du côté
syrien de la frontière du Golan pour commémorer la Nakba (la catastrophe)
qu’a été l’exode de plus de la moitié du peuple palestinien du
territoire conquis par Israël pendant la guerre de 1948. Quelques uns de
ces manifestants ont escaladé les clôtures et ont traversé un champ de
mines. Heureusement aucune (...)

->
http://www.legrandsoir.info/l-odyssee-de-hassan-hajazi-un-jeune-palestinien-aux-cheveux-noirs-counterpunch.html

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11 juin 2011
Rencontre avec un créaliste
Pour un antidote aux impasses du capitalisme
par Luis de Miranda, PETERS, Sophie

Remarqué par son analyse dans les médias au lendemain de l’arrestation
de Dominique Strauss-Kahn, Luis de Miranda, écrivain et philosophe de 39
ans, a fondé le mouvement "créaliste" comme une réponse aux impasses du
capitalisme et de ses valeurs. Ici, le capital devient le pouvoir d’agir
et la capacité de certains groupes à transformer la société. Rencontre
avec un créaliste. (In La Tribune Fr. 30/5/ 2011. Interview réalisé par
Sophie Peters). Vous avez été l’un des premiers intellectuels à
réagir à (...)

->
http://www.legrandsoir.info/pour-un-antidote-aux-impasses-du-capitalisme.html

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11 juin 2011

Une tombe du cimetière de Montparnasse (Countercurrents)
par Proposé par lecteur

C’est un endroit où des gens célèbres sont enterrés. Un écrivain de
grande renommée et sa "compagne spirituelle" si je puis me permettre de
l’appeler ainsi ont aussi été enterrés là. Rebelles pendant toute
leur vie, ils ont défié les normes familiales et relationnelles
établies. Ils furent probablement le couple qui a pratiqué l’amour
libre le plus célèbre du monde moderne. Ils pensaient que la relation
monogame "normale" limitait la liberté individuelle et ce concept a été
au coeur de leur vie. Quand la (...)

->
http://www.legrandsoir.info/une-tombe-du-cimetiere-de-montparnasse-countercurrents.html

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10 juin 2011
Organisation de Coopération de Shanghai
Une alliance de pays asiatiques supplante l'Empire US. (Consortium News)
par DAVIES, Nicolas JS

Tandis que les dirigeants US se demandent avec quelle lenteur ils vont
retirer leurs troupes d’Afghanistan – et débattent pour décider
s’il faut ou non se retirer de l’Irak d’ici la fin de l’année –
une nouvelle alliance de pays asiatiques est en train de remplir le vide
laissé par l’Empire US en déclin. D’ici mi-juin, l’Organisation de
Coopération de Shanghai (OCS) pourrait représenter plus de la moitié de
la population mondiale. Le 15 mai, le ministre russe des affaires
étrangères Sergei Lavrov a annoncé (...)

->
http://www.legrandsoir.info/une-alliance-de-pays-asiatiques-supplante-l-empire-us-consortium-news.html

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10 juin 2011

Libye : le silence assourdissant (The Independent)
par McINTYRE, Jody

A présent nous allons envoyer des Apache pour bombarder les civils
libyens. Une escalade de plus dans une guerre sanglante de l’OTAN de
plus. Ou, comme l’a dit le Colonel Jason Etherington, « ce n’est
qu’un élément de plus dans le jeu ». La totalité des médias suivent
la ligne officielle. Il s’agit d’une guerre pour protéger les civils.
Il s’agit d’une guerre pour forcer Kadhafi à partir. Comme si les
gouvernement occidentaux, avec leur briilant historique de violations des
droits de l’homme à travers le (...)

->
http://www.legrandsoir.info/libye-le-silence-assourdissant-the-independent.html

..........................................................




========== BREVES ==========


6 juin 2011
Déclaration finale du colloque « Les cinq prisonniers cubains aux
Etats-Unis, le terrorisme et le droit international »

Déclaration finale Le colloque « Les cinq prisonniers cubains aux
Etats-Unis, le terrorisme et le droit international » a réuni samedi 4
juin 2011 des avocats, des juristes français et européens ainsi que des
parlementaires et diverses associations, afin d’étudier les dimensions
juridiques et (...)

->
http://www.legrandsoir.info/+declaration-finale-du-colloque-les-cinq-prisonniers-cubains-aux-etats-unis-le-terrorisme-et-le-droit-international+.html


6 juin 2011
Communiqué de presse de l’Ambassade de Cuba en France à l’occasion de
la visite de travail du Vice-ministre des Relations extérieures de Cuba.

Paris, le 6 juin 2011 Le vice-ministre des Relations extérieures de Cuba,
Dagoberto RODRIGUEZ BARRERA, a rencontré ce matin M. Pierre SELLAL,
Secrétaire général du ministère français des Affaires étrangères et
européennes. Lors de cette rencontre, « un bilan positif sur la relation
entre les deux pays a (...)

->
http://www.legrandsoir.info/+communique-de-presse-de-l-ambassade-de-cuba-en-france-a-l-occasion-de-la-visite-de-travail-du-vice-ministre-des-relations+.html


6 juin 2011
Le Prix pour la Paix de Sydney va à Noam Chomsky

L’annonce a été faite mercredi. Un lauréat sûrement moins consensuel
que certains de ses prédecesseurs, comme Desmond Tutu, l’archevêque
sud-africain. Car Noam Chomsky, le philosophe, linguiste, et militant des
droits de l’homme américain, ne fait pas dans le politiquement correct.
Il est l’objet (...)

->
http://www.legrandsoir.info/+le-prix-pour-la-paix-de-sydney-va-a-noam-chomsky+.html


6 juin 2011
Olivia Zemor (Europalestine) devant la Justice pour publication d'une
vidéo « action B.D.S. »

Chère amies, Chers amis, Je suis appelée à comparaître seule devant la
17ème chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris, le vendredi
17 juin prochain, pour avoir publié sur notre site une vidéo d’une
action BDS au Carrefour d’Evry, menée par une dizaine d’organisations,
et signées par elles, (...)

->
http://www.legrandsoir.info/+olivia-zemor-europalestine-devant-la-justice-pour-publication-d-une-video-action-b-d-s+.html

 

 

 

 

 

    Comité Valmy  

 

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        Côte d’Ivoire, Gouvernement d’union Un choix démocraticide par A. Bouabre
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        Bombes tricolores sur Tripoli par Manlio Dinucci - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1548

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        L’OTAN veut libérer l’Afrique du joug des Africains par Glen Ford
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        Merkel en Inde : vente de chasseurs et édification d’un monde nouveau par Dmitri Kossyrev, RIA Novosti
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1540

        Pérou : une nouvelle étape commence -  http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1539

        Libye : un rapport discordant par William Lacourneuve - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1537

        Encore un faux pas de Chavez ! Comaguer - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1538

        2011 : le printemps arabe ? par Samir Amin - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1536

        Affaire Strauss-Kahn, FMI et démocratie par Djamel Labidi
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        Les hélicoptères de combat préparent le débarquement par Manlio Dinucci
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        L’œuvre du Conseil National de la Résistance reste exemplaire par Robert Clavijo
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1532

        Le cartel de la réserve fédérale : les huit familles par Dean Henderson
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1530

        Lettre des avocats de Gbagbo à Moreno Ocampo, procureur de la CPI
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve556

        Bravant l’interdiction de conduire, des Saoudiennes ... http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve555

        La Russie appuie l’intention du Pakistan d’adhérer à l’Organisation de coopération de Shanghai
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve554

 

 

 

Lettre d'information du site "Oulala.net"
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Pérou : une nouvelle étape commence

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Communiqué du Parti Communiste Péruvien Dimanche 05 juin de 2011 20 : 06 Ce fut une bataille difficile mais finalement nous avons vaincu la crainte, l’immobilisme, la mafia et les (...)
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DOSSIERS : Guerre en Lybie, militarisation, état policier, manifestations en Europe, Amérique latine, Palestine, etc.


Le 12 juin 2011

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 21:46

On apprenait la semaine dernière, dans La Tribune de Genève (1), que Mohamed Adel – l’un des principaux leaders du « Mouvement du 6 avril » en Égypte – aurait été « formé » en Serbie, avec d’autres « révolutionnaires » tunisiens et algériens depuis 2009 par Srdja Ppopvic, principal dirigeant d’Otpor. Otpor est l’organisation qui a précipité la chute du régime de Milosevic en 2000, avant de devenir le centre de formation de ces « jeunes révolutionnaires » pour différents pays, notamment la Géorgie, l’Ukraine, la Biélorussie, l’Égypte et sans doute de nombreux autres qui connaîtront ce genre de révolution dans un proche avenir. Il superflu de préciser qu’Optor est directement financé par les États-Unis et la CIA, puisque Srdja Ppopvic revendique ouvertement recevoir des fonds de Freedom House (2) et de l’Open Society Institute (3).


 

Été européen


Depuis le 15 mai 2011, à quelques milliers de kilomètres du monde arabe, des manifestants espagnols se donnent rendez-vous sur une place madrilène : la Puerta del Sol. Ils se rassemblent à travers le mouvement « Democratia real ya ! ». À son tour, Paris entend l’appel à la mobilisation et dès le dimanche 29 mai, plus de mille personnes sont délogées des marches de l’opéra Bastille. Les raisons de l’indignation européenne sont à la fois similaires et différentes de celles de la jeunesse arabe. Elles sont similaires car elles font appel au même ressort de « révolution non-violente », mais différentes dans le sens où les « indignés » de la Puerta del Sol ne manifestent pas contre une oppression politique et liberticide mais contre une oppression sociale et économique. Les raisons du mécontentement des populations d’Europe sont tout à fait justifiées, mais quelles sont leurs revendications ?Aucune, simplement parce qu’il n’y a rien à revendiquer.

 

Fermer les banques ? Décroître ? Sortir de la monnaie unique ? Avant de descendre dans la rue, il faudrait peut-être commencer par le début, imaginer une alternative. Comme l’indiquait Xavier Schwitzguebel, président de l’UDC à Genève, dans un entretien accordé à Mecanopolis (4) : « Il n’y a aucune logique concrète dans ces mouvements, on est face à une génération Facebook, sans aucune conscience politique. Quand on veut lancer un mouvement, il faut avoir un objectif, et ensuite mettre en place un action pour atteindre cet objectif. Dans le cas de ces manifestations c’est le vide complet. »

 

Car les indignés espagnol, comme leurs cousins français, suivent à la lettre les préceptes du théoricien de ces « révolutions non-violentes », l’Américain Gene Sharpe, qui a développé ses idées dans le livre De la dictature à la démocratie, un cadre conceptuel pour la libération, édité par l’Albert Einstein Institution(5). Le « manuel » de Sharpe précise d’ailleurs au chapitre (5) que « la première campagne doit être entièrement planifiée dès le début et doit viser un objectif symbolique et médiatique. Les campagnes suivantes doivent diffuser la lutte de manière sélective, en faisant faire à des groupes sociaux différents des actions ciblées. »

Lorsque ces « jeunes révolutionnaires » réaliseront qu’ils ont été infiltrés jusqu’à l’os, avant d’avoir levé le petit doigt, ils comprendront que la seule révolution qu’ils ont faite, c’est contre eux-mêmes. Et sans doute, comme les militants d’Optor, sont-ils déjà prêts à admettre : « Nous sommes contre les USA, mais nous ne pouvons leur résister, et ils doivent faire leur boulot, alors nous ça ne nous gêne pas trop d’être partiellement contrôlés par la CIA. » (6)


 

De la « révolution non-violente » à la guerre civile

 

On sait maintenant avec certitude que la situation économique en Europe et aux États-Unis va se dégrader à un stade qui dépassera la crise de 1929. Pour s’en persuader, on peut se référer au Baltic Dry Index (BDI), qui est un indice des prix pour le transport maritime de matières sèches (tels que les minerais, le charbon, les métaux, les céréales, etc). Il est établi sur une moyenne des prix pratiqués sur 24 grandes routes de transport maritimes internationales. En deux ans, le BDI a chuté de 62,25 %, et les prévisions à court terme indiquent un effondrement quasi aussi important. Ce qui fait l’intérêt des prévisions du BDI comme indicateur réel de l’économie mondiale, c’est qu’il se base sur la logistique à mettre en place sur ces six prochains mois sur ces 24 routes maritimes. En effet,on ne décide pas du jour au lendemain d’envoyer des cargos autour de la planète, et la planification du semestre à venir indique que la récession en cours va dépasser tout ce que l’on a déjà connu depuis 2008.

 

Peu importe de savoir à quel niveau ces mouvements d’indignés sont manipulés, il nous suffit de reconnaître que leur spectacle occupe la totalité du terrain de la contestation, de sorte à empêcher toute opposition réelle et crédible d’émerger et de présenter un programme alternatif qui aurait pour but de prendre en urgence les mesures nécessaires avant que la situation devienne impossible à gérer. Mais, ce qui se profile, c’est le contraire : faire dégénérer la situation jusqu’à la limite de la guerre civile afin d’imposer des mesures qu’aucune proposition démocratique n’aurait pu permettre.


 

Clovis Casadue, pour FLASH

 

Publié  sur Mecanopolis avec l’aimable autorisation de Jean-Emile Néaumet, directeur de la rédaction.

http://www.mecanopolis.org/?p=23496

 

 

 

  

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Reproduction libre avec indication des sources

 

Notes :

 

(1) Tribune de Genève du 7 juin 2011

 

(2) Jusqu’en 2005, le président de Freedom House était JamesWoolsey, ancien directeur de la CIA, et le président actuel est Peter Ackerman, qui est aussi membre du conseil d’administration du Council on Foreign Relations.

 

(3) Les buts de l’Open Society Institute sont les mêmes que ceux de la CIA », dixit George Soros, président de l’Open Society Institute (in sourcewatch.org).

 

 

(5) Pour le journaliste français Thierry Meyssan, l’Albert Einstein Institution serait une vitrine idéologique de la CIA. Voir La non-violence version CIA, Réseau Voltaire

 

(6) Article d’Investig’Action, de Michel Collon

 

Article placé le 16 juin 2011, par Mecanopolis

 

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 21:23

Posted 16 juin 2011 in nouvel ordre mondial

Blocher et les Bilderbergers

Blocher et les Bilderbergers



 

Les journaux sont effrayants de malhonnêteté. Jugez plutôt. À chaque article que le Matin consacre au Bilderberg, il ne se lasse pas de rappeler que Christoph Blocher a eu fait parti de la liste des invités. Puisque c’est vrai, on n’a aucune objection à faire à ce sujet, que Blocher assume ses actes.

Non, là où on est proprement scandalisé, c’est que le Matin se borne à inlassablement répéter en boucle que Blocher en a fait parti. Pas un mot sur le fait que s’il y a bien quelqu’un qui a fréquenté assidûment les Bilderberger, c’est bien Pascal Couchepin. Un Couchepin qui y a tenu le haut du pavé pendant près d’une décennie. Mais, ça, motus.


Pas un mot non plus sur le fait que ceux qui se dressent actuellement le plus violemment contre la réunion, ce ne sont pas les jeunes socialos comme on le prétend (ils ont quand même rassemblé près de 50 personnes, waouh !), mais bien les conseillers nationaux UDC. Baettig, Schwander et Reimann sont montés au front consécutivement. Non, on se borne à dire qu’en Suisse, si Bilderberg il y a, c’est Blocher.


On rappelle même plus souvent que Blocher a eu participé à cette réunion de vandales que Doris Leuthard s’y trouve actuellement. Le but est clair : amalgamer Bilderberg et UDC.


Mais à vrai dire, cela n’a plus beaucoup d’importance. Franchement devant le battage médiatique que crée la réunion, devant l’ensemble des polémiques qui s’en dégagent (l’Italie qui somme la Suisse de s’expliquer sur le cas de l’agression de Borghezi, etc.), il ne fait aucun doute que si on parle aujourd’hui des Bilderbergers, ce n’est pas parce que la contestation citoyenne a pris de l’ampleur, mais bien parce que l’élite en a décidé ainsi.


Une élite qui, pour une raison ou une autre, n’a plus besoin de l’omerta autour de la réunion. Ce qui ne fait que confirmer les craintes que j’ai émises au sujet de la démocratisation de la réunion. Je vous invite donc tous à redoubler de vigilance et à traquer l’apparition (sur la toile comme dans le réel) d’informations concernant l’apparition d’un nouveau groupe occulte. Plus restreint.

 

Source: fouthese

http://infoguerilla.fr/?p=10532

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