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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 01:32

Après Chypre, Malte ou le Luxembourg pourraient-ils couler avec leur secteur bancaire ?

« La solution pour Chypre servira de modèle pour les futures restructurations bancaires dans la zone euro », a affirmé Jeroen Dijsselbloem, le nouveau président de l’Eurogroupe, dans une interview donnée à Reuters après que Chypre a accepté le plan de sauvetage de la troïka composée du FMI, de la BCE et de l’UE.

Il faisait référence à la perte probable de la majeure partie de leurs avoirs des épargnants détenteurs de comptes de dépôts cumulant plus de 100 000 euros auprès des deux plus grandes banques chypriotes. En effet, ces deux banques seront démantelées, et les comptes de ces déposants seront transférés dans une « bad bank » qui sera liquidée.

La crise chypriote a attiré l’attention sur d’autres nations européennes dotées d’un secteur bancaire important, telles que le Luxembourg et Malte, explique le Wall Street Journal. De l’autre côté, ces pays craignent que la zone euro apparaisse comme moins attractive pour les investisseurs, parce que plus risquée.

Le Luxembourg est l’une des plus grandes places financières européennes, grâce à sa fiscalité très modérée et à une réglementation très souple. C’est l’un des rares pays d’Europe encore coté triple-A par les 3 plus grandes agences de rating.

La valeur cumulée de dépôts qui représente 22 fois son PIB (alors que dans le cas de Chypre, le total des actifs confiés ne représentait « que » 7 fois le PIB national annuel). Cependant, seulement 8 % des banques à Luxembourg sont des banques nationales, contre 71 % pour Chypre : la plupart des banques sont des succursales et des filiales de banques étrangères, ce qui implique qu’elles seraient probablement soutenues par leur maison-mère en cas de difficultés.

Le gouvernement de Luxembourg s’est fendu d’un communiqué pour rappeler que ce qui comptait, c’était la « qualité » plutôt que la « quantité », et que la question de la taille du secteur bancaire du pays n’avait que peu d’importance.

Son ministre des Finances, Luc Frieden, a réfuté la notion selon laquelle un secteur financier trop important pouvait être une source de problèmes, et qu’il était souhaitable de le ramener à la moyenne de la zone euro. « Nous voulons le développer encore davantage, pas le réduire », en a-t-il dit.

De même, il a contesté l’idée selon laquelle les banques en difficultés de la zone euro devraient être traitées comme elles l’ont été à Chypre, et jugé qu’au contraire, la zone euro devrait protéger tous les dépôts des clients des banques, quels que soient leurs montants, afin que les clients puissent avoir une confiance totale dans leurs banques.

Malte a également écarté toute comparaison avec Chypre. Le poids de son secteur financier ne représente « que » 300 % de son PIB annuel, « dans des limites normales », d’après le gouverneur de la banque centrale maltaise, Josef Bonnici.

Il a également souligné que les banques maltaises ne s’étaient pas exposées à la dette grecque dans les mêmes proportions que les banques chypriotes, et que pour cette raison, elles n’étaient pas en si grand risque.

Mais les experts soulignent que les pays avec un secteur bancaire si disproportionné par rapport au reste de l’économie pourraient être entraînés vers une faillite en cas de crise bancaire.

Christian Schulz, un économiste de la Banque Barenberg à Londres, partage cet avis. « Le Luxembourg doit maintenant expliquer pourquoi son système financier est si gros. Rien que cela devrait susciter de l’inquiétude pour les gens qui ont de gros dépôts là-bas », dit-il.

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Apres-Chypre-Malte-ou-le-Luxembourg-pourraient-ils-couler-avec-leur-secteur-bancaire-17328.html

 

 

 

http://paper.li/Citoyen42/1360859576

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 00:43

LIVRE GEOPOLITIQUE / EUROPE ET RUSSIE. UN PASSE POUR QUEL FUTUR ?

Mercredi 3 Avril 2013

LIVRE GEOPOLITIQUE / EUROPE ET RUSSIE. UN PASSE POUR QUEL FUTUR ?
EUROPE ET RUSSIE. UN PASSE POUR QUEL FUTUR ?
 
Michel Nazet, Roger Favry
Editions Ellipses
 
Un sujet devenu classique. Et qui évidemment rejoint nos préoccupations. Puisque EODE conçoit précisément la Russie et l’Union européenne comme les deux moitiés de la Grande-Europe – ce que symbolise notre logo -, l’Europe-continent de Vladivostok à Reyjavik. Dans la ligne des travaux d’avant-garde de notre fondateur Luc MICHEL et de son Ecole « euro-soviétique » de géopolitique dans les Années 1983-91.
Depuis beaucoup d’eau a coulé d’un bout à l’autre du Continent et cette thèse iconoclaste en 1983 est devenue une des idées-force de la géopolitique européenne, celle d’un « incontournable partenariat ».
 
Le livre EUROPE ET RUSSIE. UN PASSE POUR QUEL FUTUR ? s’inscrit dans ce cadre général. Avec une approche didactique, claire et précise ! Et de nombreuses cartes pour agrémenter les analyses et explications. Un ouvrage à se procurer absolument !
 
PRESENTATION

 
Une Europe toujours en construction ; une Russie en recomposition… un nouveau jeu géopolitique mondial s’engage, au cœur du Vieux Continent, autour d’un incontournable partenariat.
Ce livre est un cours complet composé de tous les outils nécessaires pour réviser les données essentielles, acquérir la méthode… et réussir les concours :
 
L’essentiel : une introduction pour recadrer les problématiques.
Les dates indispensables : une chronologie pour aborder le sujet.
Les chiffres incontournables : les statistiques pour mémoriser les données essentielles.
Des cartes étapes : pour assimiler les grands repères.
Des cartes de synthèse : pour faire un bilan du thème abordé.
Des dissertations et des sujets de colle : pour se préparer efficacement au concours.
Les 100 mots du continent : un lexique pour maîtriser le vocabulaire indispensable.
Les lieux de la géopolitique : pour cibler les points stratégiques du continent.
Une bibliographie enrichie : livres, sites, films, musique… pour étudier le continent  autrement.
 
EXTRAIT
 
« Chapitre 1
Un continent à la géographie incertaine façonné par une histoire productrice de valeurs. L’essentiel :
« L’Europe a une configuration particulière. Considérée parfois comme une presqu’île du continent asiatique, elle forme un continent morcelé qui rend sa géographie incertaine. Cette géographie est aussi mouvante selon les époques qui générèrent la constitution d’empires éphémères, sa fausse simplicité mettant en évidence une histoire riche où se mêlent une multitude de peuples, lesquels forgèrent des identités successives ou antagonistes.
Cette histoire productrice de valeurs construisit une identité singulière qui tire son origine de la guerre et de la colonisation comme des expériences des nationalismes et des totalitarismes. Elle justifie enfin, après 1945, la recherche d’un projet politique fondé avant tout sur la paix, dans un contexte où l’Europe, rendue exsangue par deux guerres mondiales qu’elle a provoquées, doit se reconstruire grâce à l’immigration. La construction européenne est l’aboutissement ultime de cette logique.
 
- Comment la géographie physique de l’Europe façonne-t-elle ce continent ?
- Quels sont les apports de l’histoire sur les identités de l’Europe ?
- En quoi les nationalismes ont-ils pu rendre nécessaire et engendrer la construction européenne ?
 
Les dates indispensables
– A l’échelle protohistorique…
– 800 000 à 400 000 ans avant J .-C. : « Anténéandertaliens », populations représentées notamment par l’homme de Tautavel (-450 000 ans), le « Français le plus ancien ».
– 300 000 à 30 000 ans avant J.-C. : premières traces de peuplement néandertalien en Europe.
– 6900 avant J.-C. : formation de la mer Baltique.
– 6000 avant J.-C. : la Méditerranée pénètre l’actuel détroit des Dardanelles, puis celui du Bosphore. Il s’ensuit, vers -5500, la formation de la mer Noire qui était auparavant un lac d’eau douce.
– 5500 à 4800 avant J.-C. : première culture indoeuropéenne dans la steppe pontique, au nord de la mer Noire. La langue de ses habitants, les Proto-indo-européens, est à l’origine d’une grande majorité des langues parlées en Europe (Albanais, Baltes, Celtes, Germains, Grecs, Latins, Slaves, Arméniens).
– VIe siècle avant J.-C. : apparition du mot « Europe » qui désigne d’abord pour les Grecs qui l’inventent la région continentale située au nord de Corinthe, puis les terres qu’ils découvrent peu à peu au nord du Bassin méditerranéen. Plus au nord se développent des civilisations protohistoriques, essentiellement les Celtes et les Germains.
 
Les chiffres incontournables
– Superficie de l’Europe : 10 392 855 km² (= 1/3 de l’Afrique ou 1/4 de l’Asie ou de l’Amérique, près de 7 % des terres émergées du monde)
– Densité : 71 habitants/km²
– L’Europe est constituée de 49 pays (en comparaison, les États-Unis d’Amérique sont constitués de 50 États fédérés auxquels s’ajoutent le district de Columbia)
– Population : 733 millions d’habitants (2007)
– Principales langues : albanais, allemand, anglais, espagnol, français, grec, hongrois, italien, néerlandais, polonais, portugais, roumain, russe, langues scandinaves, serbo-croate, ukrainien
– Principales chaînes de montagne européennes : l’Oural, le Caucase, les Carpathes, les Alpes, les Apennins, les Pennines, les Alpes scandinaves. »
 
SOMMAIRE :
 
IDENTITES ET DIVERSITES DU CONTINENT EUROPEEN

- Un continent à la géographie incertaine façonné par une histoire productrice de valeur.
- L’Europe : identité géographique et diversités nationales et régionales.
 
L’UNION EUROPEENNE : PUISSANCE, FRAGILITES ET DEFIS D’UNE CONSTRUCTION IMPROBABLE
- L’Union européenne : un OPNI résultat de logiques multiples et d’ajouts de composantes hétérodoxes.
- Une construction d’abord économique.
- Des mutations économiques et sociales de grande ampleur au gré de la haute croissance et des perturbations depuis les années 1970.
 
LA RUSSIE AUX MARGES DE L’EUROPE MAIS AU CENTRE DU CONTINENT EURASIATIQUE
- La renaissance d’un vieil Etat au défi d’un jeune nationalisme.
- Entre pays en transition et pays émergent : une économie, une société, des espaces en recomposition.
- Un rêve de puissance qui l’écarte de l’UE, une réalité qui l’en rapproche.
 
C’est sur ce dernier sujet que nous devenons critiques. Car les auteurs ne semblent pas concevoir que ce « rêve de puissance », précisément, pourrait aussi conduire la Russie à prendre la tête d’un nouveau processus d’unification européenne. La Russie, hégémon d’une Grande-Europe, comme la Macédoine le fut de la Grande-Grèce – celle d’Isocrate, de Philippe et d’Alexandre -, est une hypothèse qui évidemment demande un effort d’imagination bien éloigné du conformisme académique. Mais au moment où l’UE est confrontée à un possible échec, incapable de passer du stade de marché unifié au rang d’état – l’Europe-puissance -, l’Europe, précisément, a besoin d’imagination et d’un grand dessein …
 
LES AUTEURS :

 
Michel Nazet, spécialiste de géopolitique, est diplômé de Sciences Po Paris. II est professeur en classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Saint-Michel-de-Picpus à Paris. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages dont 30 Questions d’histoire-géographie et géopolitique et La Géopolitique pour tous (Ellipses, 2009 et 2010).
Olivier Favry est docteur de l’EHESS et travaille au ministère des Affaires étrangères. II est l’auteur de Tout savoir sur l’Europe. Glossaire de l’Union européenne (Ellipses, 2005), traduit en chinois en 2008 avec une préface de Michel Rocard.
Roger Favry est agrégé de lettres modernes et a enseigné le français pendant plus de 30 ans. II est l’auteur de nombreux ouvrages parus chez PEMF.
 
Nb de pages : 264 p.
Format : Broché.
Dimensions : 24.0 x 19.0 x 1.8 cm
ISBN : 9782729866150
EAN13 : 9782729866150
_____________________
 
EODE-BOOKS
eode.books@yahoo.com
http://www.eode.org/category/eode-books/
 
* EODE EDUCATION & RESEARCH :
The Department EDUCATION-FORMATION-RESEARCH of the Ngo EODE and of EODE-THINK TANK.
http://www.facebook.com/pages/EODE-Education-Research/246061642114064
 
* EODE / Eurasian Observatory for Democracy & Election (Brussels-Paris-Moscow-Kichinev)
http://www.eode.org/
http://www.facebook.com/EODE.org


 
EODE-BOOKS - lire - s’informer – se former
Un service du Département EDUCATION & RESEARCH
de l’Ong EODE
 
http://www.eode.org/eode-books-geopolitique-europe-et-russie-un-passe-pour-quel-futur/
 
http://www.facebook.com/notes/eode-education-research/-eode-books-geopolitique-europe-et-russie-un-passe-pour-quel-futur-/499460253440867
.http://www.alterinfo.net/LIVRE-GEOPOLITIQUE-EUROPE-ET-RUSSIE-UN-PASSE-POUR-QUEL-FUTUR_a88663.html
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Blog d'Alexandre Latsa: Poutine 3 - An 1: Bilan et avenir

Alexandre Latsa
10:46 03/04/2013

 

 

Beaucoup de commentateurs et analystes ont tenté de faire le bilan politique de la première année du troisième mandat de Vladimir Poutine, c'est-à-dire sa neuvième année en tant que président de la fédération de Russie et sa treizième année au sommet de la scène politique russe.

Le premier mandat Poutine avait commencé dans le sang avec la tentative de déstabilisation orchestrée de la république Tchétchène qui avait conduit à la seconde guerre de Tchétchénie. Ce premier mandat sera également marqué par la prise d’otages du théâtre de Moscou en 2002 ainsi que par l’attentat du métro de Moscou en février 2004. Le second mandat commencera lui aussi difficilement avec le double attentat sur les avions de ligne d’août 2004, l’abominable prise d’otages de l'école de Beslan et l’attaque de 2005 à Naltchik contre le bâtiment des forces de l’ordre. 2010 et 2011 connaitront également leurs attentats, dans le métro puis à l’aéroport de Domodedovo. Pourtant dans le même temps, l’intensification de la lutte contre les structures terroristes dans le Caucase a sans doute considérablement amoindri la capacité de ces cellules à frapper ailleurs en Russie et notamment dans la capitale russe, visée en priorité pour des raisons bien évidemment politiques. Sur le plan du terrorisme la situation s’est donc améliorée en Russie et ce sur la quasi-totalité du territoire.

La situation politique s’est elle aussi stabilisée. L’opposition parlementaire n’est pas plus qu’il y a 10 ou 12 ans en position de remporter des échéances électorales majeures puisque seul le parti communiste peut prétendre faire de l’ombre à Russie-Unie, ce parti (on doit sans doute plus parler de plateforme) centriste et conservateur. Mais le parti communiste, tout comme le parti nationaliste libéral-démocrate de Vladimir Jirinovski, souffrent d’une usure profonde due à l’ancienneté de leurs leaders respectifs, qui concourent politiquement depuis la fin de l’URSS. Curieusement du reste, cette usure politique semble frapper autant, voir plus, l’opposition que le pouvoir et ce contrairement aux prévisions de nombre d’experts.

L’opposition minoritaire et non parlementaire qui avait quand à elle réuni quelques dizaines de milliers de manifestants durant l’automne 2011 s’est logiquement essoufflée, minée par les scandales et les dissensions internes, tout comme sans doute et surtout par l’absence d’un quelconque programme politique. Aucune surprise à cela, il y a un an j’avais tenté d’expliquer que la jeune classe moyenne supérieure (dite classe créative) n’allait pas pouvoir se résoudre bien longtemps à confier le leadership des manifestations de l'opposition à des tendances radicales par exemple d’extrême gauche, prêtes à l’action violente, voire à basculer dans le terrorisme.

Illustration: Une de mes amies, journaliste pour une télévision publique me disait qu’elle était allée à Bolotnaia, puis lorsqu’elle a vu ce que devenaient ces rassemblements, à savoir occuper des quartiers pour jouer du tam-tam et dormir dehors (à l’époque révolue du slogan Occupy Moscow) elle m’a dit n’y avoir plus jamais mis les pieds. Ce mouvement, pâle copie d’un projet américain lui aussi sur le déclin, est rapidement mort. Mon amie a fini par voter Prokhorov aux élections, par défaut, ne sachant pas trop pour qui mettre son bulletin dans l'urne.

Une enquête par sondages vient de démontrer que les jeunes russes, contrairement à une idée reçue, ne font en réalité pas plus confiance à l’opposition qu’au pouvoir. Si un grand nombre de jeunes soutiennent les autorités, ils ragent en même temps contre les bureaucrates et le système administratif, et ce comme la totalité des russes. Si Vladimir Poutine reste l’homme politique préféré des jeunes, celui-ci est suivi par Vladimir Jirinovski et par Michael Prokhorov, et la grande majorité des jeunes interrogés n’a pris part à aucune manifestation de l’opposition. Pour Elena Omeltchenko, chef du Centre de recherche de la jeunesse de l’École des hautes études en sciences économiques: "Les jeunes gens ont de la bouillie dans la tête. Le nationalisme coexiste avec le libéralisme".

Ce mélange de deux tendances que l’on pourrait juger hautement contradictoires peut donner naissance a une nouvelle tendance hybride, dont l’une des formes a sans doute émergé discrètement en conséquence de l’évolution que la scène politique russe a connu ces 18 derniers mois: l’idéologie nationale-démocrate.

Plusieurs membres de la Chambre civile russe (organe consultatif auprès du Kremlin) s'attendent du reste à l'émergence de plusieurs partis nationalistes capables de concurrencer les partis parlementaires lors des prochaines élections législatives. Cette droitisation à venir de la société civile a visiblement été anticipée par le pouvoir russe, et ceci se traduit par l’émergence de figures fortes et nationalistes dans le cercle de gouvernance, que l’on pense par exemple à Dimitri Rogozine ou encore à Serguey Glaziev, tous deux anciens du mouvement politique Rodina (La Patrie).

On peut donc imaginer que de Bolotnaia 2011, il ne restera pas grand-chose dans le futur proche. Comme l’écrivait Dimitri Olchansky il y a de cela un peu plus d’un an: "Les gens qui ont manifesté à Bolotnaia et Sakharov sont victimes d’une illusion d’optique. (…) Ils pensent représenter le peuple russe dans son ensemble – mais sur ce point, ils se trompent. (…) Plus longtemps Poutine conservera le pouvoir, plus on aura de chances de voir la société russe évoluer de façon paisible et harmonieuse. Les nationalistes finiront de toute façon par prendre le pouvoir, c’est inévitable. Mais plus tard ce jour arrivera, plus ils seront civilisés".

Pourrait-on imaginer dans l’avenir une scène politique russe partagée entre un bloc centriste (concentré autour de Russie-Unie et/ou du Front populaire Russe) et un bloc nationaliste? Et si la réelle opposition, après avoir été communiste de 1991 à aujourd’hui, devenait à l’avenir l’opposition nationaliste?

 

L’opinion exprimée dans cet article ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction, l'auteur étant extérieur à RIA Novosti.


Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".

 

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  37:22

Bienvenue pour cette nouvelle édition du journal télévisé de La Voix de la Russie. Ce rendez-vous hebdomadaire en français vous présente les actualités russes, françaises et internationales sous l’angle de la réinformation. Contrairement à une vision tronquée et manichéenne de l’information délivrée par le mainstream médiatique français, nous nous efforcerons de vous faire percevoir que la vérité n’est jamais toute entière du même côté…

Au sommaire de cette édition du 1er avril 2013 :
  • François Hollande sur France 2 : M. Bricolage nous présente sa boîte à outil
  • Chypre : Les banksters braquent les économies des citoyens
  • Entretien avec Thierry Messan : sur la situation en Syrie et l'ingérence des pays occidentaux
  • La 4e cérémonie des Bobards d'Or : Les salles de rédaction françaises n'étaient pas à la fête
  • Exposition universelle 2020 : Ekaterinbourg défend sa candidature devant la délégation du BIE
  • Coopération entre la Chine et la Russie : les relations s'intensifient dans tous les domaines
  • La Voix de la Russie portera désormais jusqu'en Chine avec un nouveau partenariat entre les médias des deux pays.
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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 00:32

Tout savoir sur le SIDA et son mensonge.

Luc Montagnier, prix Nobel de médecine, découvreur du “virus du SIDA”, annonce que l’on peut guérir du VIH et dénonce une supercherie très lucrative !


http://www.lexpress.fr/medias/97/luc-montagnier_388.jpg

Luc Montagnier, prix Nobel de médecine, découvreur du soit disant virus du Sida retourne sa veste. Il annonce la fin de la supercherie très lucrative du SIDA qui en plus d’avoir conduit a la mort médicamenteuse des millions d’êtres humains a travers le monde, rapporte encore des milliards de dollars ! Il annonce donc puibliquement que l’on peut guérir du SIDA, une vraie bombe atomique pour la recherche qui est en train de concocter un bon vieux vaccin histoire de continuer a rammasser des milliards d’euros !

 

Le journaliste : « vous avez parlé du stress oxydatif. Est-ce que traiter le stress oxydatif est l’une de meilleures façons de s’occuper de l’épidémie africaine de sida ?

Luc Montagnier : « Je crois que c’est l’une des façons d’aborder le problème pour diminuer le taux de transmission. Je crois qu’on peut être exposé au VIH plusieurs fois sans être infecté de manière chronique. Si vous avez un bon système immunitaire, il se débarrassera du virus en quelques semaines. Et c’est cela aussi le problème des Africains : leur nourriture n’est pas très équilibrée, ils sont dans un stress oxydatif, même s’ils ne sont pas infectés par le VIH. A la base, leur système immunitaire ne fonctionne pas bien, et donc peut permettre au virus de rentrer dans l’organisme et d’y rester. Il y a plusieurs solutions, autres que le vaccin – le mot magique : le vaccin ! – De nombreuses solutions existent pour réduire la transmission, qui sont de simples mesures d’alimentation – en donnant les bons antioxydants – et des mesures d’hygiène – en combattant les autres infections. Ces mesures ne sont pas spectaculaires, mais elles peuvent parfaitement réduire l’épidémie au niveau de ce que connaissent les pays occidentaux. »

Le journaliste : « Si vous avez un bon système immunitaire, alors votre corps peut naturellement se débarrasser du VIH ? »

Luc Montagnier :« Oui »

Le journaliste : « C’est intéressant… Pensez-vous qu’en Afrique, nous devons insister davantage sur les antioxydants, et des mesures de même type, plutôt que sur les antirétroviraux ? »

Luc Montagnier : « Nous devons insister sur un ensemble de mesures : antioxydants, conseil en nutrition, alimentation, lutte contre les autres affections (malaria, tuberculose, parasites, vers…), l’éducation, bien sûr, l’éducation génitale pour les femmes – et pour les hommes aussi. Des mesures très simples qui ne sont pas très coûteuses, mais qui peuvent être très efficaces. Et actuellement, je suis inquiet de voir se développer des actions nombreuses et spectaculaires, menées par des « fonds globaux » – Bill Gates, etc. –, dont la seule finalité est d’acheter des médicaments et de trouver un vaccin. En revanche, les mesures que je préconise ne sont absolument pas financées. Ça dépendrait des gouvernements locaux qu’elles le soient. Mais ces gouvernements prennent leurs décisions à partir de l’action de « conseillers scientifiques » et de lobbies : autant dire qu’on ne leur en parle pas souvent… »

Le journaliste : « Bon, il n’y a pas d’argent pour l’alimentation, c’est ça ? Il n’y a pas de profit à faire ?… »

Luc Montagnier : « Il n’y a pas de profit à faire, oui. L’eau est importante, l’eau est la clé. »

Le journaliste : « Je reviens sur une chose que vous avez dite. Vous avez parlé du fait que si on a un système immunitaire solide, on peut se débarrasser du virus du sida… »

Luc Montagnier : « Exact »

Le journaliste : « Si vous prenez un Africain pauvre, qui a été infecté, et si vous renforcez ses défenses immunitaires, pensez-vous qu’il soit possible de le débarrasser du VIH ? »

Luc Montagnier : « Je pense que oui »

Le journaliste : « C’est un point important… »

Luc Montagnier : « C’est un point important qui est complètement négligé. Les gens pensent toujours aux médicaments et aux vaccins. Ce que je dis est différent de ce que vous entendez par ailleurs. Ce n’est pas ce que dit Fauci (1) ou d’autres… »

Le journaliste : « Oui, le message est un peu différent… »

Luc Montagnier : « En effet, « un peu » différent… (rires) »

(1) Dr Antony S. Fauci, directeur des programmes Sida aux NIH (Instituts nationaux de santé américains)

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SIDA le doute :
 

 

 

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DOCUMENTAIRE EXCLUSIF ET INÉDIT SUR LE NET: SIDA, LA CHOQUANTE VÉRITÉ (HOUSE of NUMBERS) VOSTFR. 30 ANS DE SIDA, il est temps de rétablir la vérité ET D’EN FINIR!

http://blog.mixonline.com/briefingroom/wp-content/uploads/2009/04/paragon-studios-remixes-house-of-numbers.jpg
 

 

 

 

 

 

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LES 10 PLUS GROS MENSONGES SUR LE SIDA (DR. DE HARVEN)

 

 

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DISSIDENCE SUR LE SIDA EN AFRIQUE (INTERVIEW DU DR. FIALA)

 

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(SIDA) NONAME TV Emission proposée et présentée par BAHRAN

 

 

 

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Le sida est un scandale médical totalement emblématique de notre époque, tant par le tapage médiatique dont ce syndrome est l’objet que par les conséquences dramatiques de la mauvaise interprétation des phénomènes de déficience immunitaire. Parmi les milliers de chercheurs qui travaillent sans relâche sur ce virus, aucun n’est jamais parvenu à l’isoler ! Et pendant ce temps, les autorités continuent de matraquer l’opinion publique avec des statistiques alarmistes.

Étienne DE HARVEN est docteur en médecine et professeur émérite d’anatomopathologie à l’Université de Toronto, au Canada. Il est également membre du Comité consultatif sur le SIDA du Président de la République Sud Africaine.


En savoir plus : http://sidasante.com/

 

 

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Published by Eva R-sistons - dans Santé
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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 00:12

 

Lundi 1 avril 2013

 

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C'était pour rire.

Allez maintenant, place aux choses sérieuses :

POUR UN DROIT À UNE INFORMATION PLURALISTE

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 22 février 2013.

Résumé

Le contenu du programme du Conseil national de la Résistance n’a pas pris une ride quand il se fixe pour objectif, entre autre, « la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères ». En effet la presse, avant la guerre, notamment au moment du Front populaire, puis pendant l’Occupation, était totalement corrompue par des décennies de compromissions. Elle avait fait la démonstration de la servilité de ses propriétaires et d’une grande partie des journalistes. Certains titres de presse étaient devenus les organes de propagande de l’Allemagne nazie et du régime de Vichy. Aujourd’hui, sous des formes différentes, la presse est tout aussi servile, dans des proportions gigantesques, vis-à-vis des classes dirigeantes dont elle est l’agent. D’ailleurs il vaut mieux utiliser l’expression « les médias  », c’est-à-dire un ensemble de moyens de communication infiniment plus vaste que la seule presse écrite – qui en fait partie – et dans lequel se placent principalement les télévisions, les radios et Internet. Les grands médias sont un instrument d’asservissement au néolibéralisme, chargé de mener la guerre idéologique. C’est pourquoi le droit à une information pluraliste et à la diversité culturelle devient un droit de l’Homme au sens plein du terme.

Sommaire

I.- L’AVILISSEMENT DE LA PRESSE AVANT-GUERRE ET PENDANT L’OCCUPATION A RENDU NÉCESSAIRE LA CONSTRUCTION, A LA LIBÉRATION, D’UN SYSTÈME ENTIÈREMENT NOUVEAU POUR ASSURER LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

A.- Avant-guerre : « La presse pourrie au service du capital »
1.- L’Ami du peuple
2.- Paris-Soir
3.- Le Matin
4.- Le Temps

B.- La presse aux avant-postes de la collaboration
1.- L’antisémitisme
2.- Les compromissions de l’édition
C.- A la Libération, construction d’un système entièrement nouveau pour assurer la liberté de la presse
1.- A la Libération, prise d’assaut des journaux collaborationnistes
2.- Les ordonnances de 1944 établissent la liberté de la presse
3.- La loi Bichet conforte en 1947 la liberté de la presse

II.- LES GRANDS MEDIAS D’AUJOURD’HUI : INSTRUMENTS DE LA GUERRE IDÉOLOGIQUE

A.- Empêcher le pluralisme, favoriser la pensée unique
B.- L’action des grands médias pour fabriquer l’ « homme de marché »

Le contenu du programme du Conseil national de la Résistance (PCNR) n’a pas pris une seule ride quand il se fixe pour objectif « la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères ». Il faut, certes, replacer les éléments de ce programme dans le contexte et rappeler que ce programme avait tiré les leçons des périodes d’avant-guerre et de l’Occupation. La presse, avant la guerre, notamment au moment du Front populaire, puis pendant l’Occupation, totalement corrompue par des décennies de compromissions, avait fait la démonstration de la servilité de ses propriétaires et d’une grande partie des journalistes.

Certains titres de presse, en effet, avant la guerre et pendant l’Occupation, étaient devenus les organes de propagande de l’Allemagne nazie et du régime de Vichy, d’où le besoin d’assurer l’indépendance de la presse, notamment vis-à-vis des « influences étrangères », mais aussi vis-à-vis de l’État. Aujourd’hui, au lieu de parler de la « presse » comme le fait le PCNR, on utilisera l’expression « les médias », c’est-à-dire un ensemble de moyens de communication infiniment plus vaste que la seule presse écrite – qui en fait partie – et dans lequel se placent principalement les télévisions, les radios et Internet. Ce secteur est évidemment traversé par des échanges économiques internationaux portant sur le capital, la fabrication des programmes, les satellites, la publicité… Mais la législation, les langues et les cultures diverses lui donnent une physionomie essentiellement nationale. L’échelon national est donc le seul où peut se réguler la concentration des médias, en vue de préserver le pluralisme et la diversité culturelle. Ceci n’empêche pas, évidemment, de prendre des décisions au niveau international si la possibilité se présente.

Les périodes noires de l’avant-guerre et de l’Occupation, où une grande partie de la presse s’est avilie, a nécessité de refonder entièrement le système à la Libération. Celui-ci n’a pu empêcher, cependant, que de grands médias se reconstituent et se concentrent, devenant aujourd’hui un instrument d’asservissement au néolibéralisme, chargé de mener la guerre idéologique. C’est pourquoi le droit à une information pluraliste et à la diversité culturelle devient un droit de l’Homme au sens plein du terme.

I.- L’AVILISSEMENT DE LA PRESSE AVANT-GUERRE ET PENDANT L’OCCUPATION A RENDU NÉCESSAIRE LA CONSTRUCTION, A LA LIBÉRATION, D’UN SYSTÈME ENTIÈREMENT NOUVEAU POUR ASSURER LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

En 1935, traduisant le dégout croissant que suscitait la presse et décrivant sa réalité économique et politique, l’écrivain Pierre Daix publiait un ouvrage intitulé La presse pourrie aux ordres du capital. La presse, en effet, dans une très large mesure, s’est compromise avant la guerre – notamment pendant le Front populaire – et pendant l’Occupation. C’est pourquoi, à la Libération, les résistants ont pris d’assaut les journaux collaborationnistes et s’en sont emparés, et que les « ordonnances de 1944 » puis la loi Bichet en 1947 ont établis les conditions de la liberté de la presse.

A.- Avant-guerre : « La presse pourrie au service du capital  »

Quatre exemples peuvent illustrer le titre de l’ouvrage de Pierre Daix, ceux de L’Ami du peuple, Paris-Soir, Le Matin, et Le Temps.

1.- L’Ami du peuple

Destiné aux classes populaires, il est lancé en 1928 par le parfumeur milliardaire d’extrême droite François Coty (1874-1934). Il reprend le nom du journal révolutionnaire fondé par Jean-Paul Marat en 1789. A la veille de la guerre de 1914, les Parfums Coty sont n° 1 dans le monde, avec des succursales à Moscou, New York, Londres et Buenos Aires (la société des Parfums Coty existe d’ailleurs toujours aujourd’hui, et détient des marques comme Jennifer Lopez, Céline Dion, les parfums Adidas, Rimmel, Lancaster…).

François Coty se lance en politique dans les années 20. Viscéralement anti-communiste, il admire le fascisme italien qu’il veut contribuer à acclimater en France. En février 1922, il prend le contrôle du Figaro. En 1927, il soutient la création de l’organisation fasciste des Croix de Feu par le Comte Maurice d’Hartois, qui s’installent au départ dans les locaux du Figaro. En 1933, il fonde son propre mouvement - Solidarité française - qui rassemble près de 10 000 adhérents et qui participe aux émeutes fascistes du 6 février 1934 à Paris.

À sa mort, son ex-femme, Yvonne Cotnaréanu, devient la première actionnaire du Figaro. Elle cède la moitié de ses actions, en 1950, à un groupe constitué autour de Jean Prouvost. En 1964, elle vend l’autre moitié au groupe Prouvost-Béghin.

2.- Paris-Soir

Il appartient depuis 1930 à Jean Prouvost (1885-1978), le même homme que celui de L’Ami du peuple…). Il tire à 2 millions d’exemplaires en 1940, et devient le plus grand journal français, dépassant largement Le Petit Parisien.

Jean Prouvost avait repris l’entreprise familiale (Peignages Amédée Prouvost) et créé ensuite l’entreprise de filature La Lainière de Roubaix, qui devient le n° 1 de l’industrie textile européenne. À la veille de la guerre, Jean Prouvost possède aussi un magazine féminin, Marie-Claire, fondé en 1937, et un hebdomadaire illustré, Match. Ces deux publications tirent chacune à plus de 1 million d’exemplaires et réalisent, dans le monde des périodiques, une révolution comparable à celle de Paris-Soir dans le monde des quotidiens.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Jean Prouvost devient, le 19 juin 1940, haut-commissaire à l’Information dans le gouvernement Pétain. Â la Libération, il est frappé d’ « indignité nationale », mais la Haute Cour de justice lui accorde un non-lieu en 1947.

Après cette date, Jean Prouvost entreprend la reconstruction de son empire démantelé à la Libération (Paris-Soir, devenu France-Soir, ne lui appartient plus). Match renaît sous le nom de Paris-Match et Marie-Claire reparaît en 1954. En 1950, le groupe Prouvost-Béghin rachète la moitié des actions du Figaro. En 1960, Jean Prouvost achète Télé 60 dont il fait Télé 7 jours, journal de télévision qui connaît un énorme succès (3 millions d’exemplaires en 1978). En 1966, Jean Prouvost entre dans le capital de Radio-Télé-Luxembourg. En juillet 1975, Le Figaro est vendu à Robert Hersant, tandis qu’en juin 1976, Télé 7 jours et Paris-Match passent au groupe Hachette.

3.- Le Matin

Tiré à 300 000 exemplaires, il est dirigé par Maurice Bunau-Varilla (1856-1944). Ce dernier met le journal à la disposition de l’occupant allemand et adopte une ligne pro-nazi. Porté par une publicité efficace, Le Matin avait atteint plus d’un million d’exemplaires vers 1914 et était l’un des quatre plus grands quotidiens français d’avant-guerre

4.- Le Temps

Quant au journal Le Temps (l’équivalent du Monde à l’époque), il est contrôlé depuis 1929 par le Comité des forges et le Comité des houillères (équivalents d’organisations patronales comme l’Union des industries et métiers de la métallurgie – UIMM - d’aujourd’hui). Ce quotidien du soir, fondé en 1861, est accusé de recevoir des fonds secrets du ministère de l’Intérieur et d’exprimer les vues du ministère français des Affaires étrangères. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, Le Temps est à la fois l’organe du patronat et celui du Quai d’Orsay. Sous l’Occupation, il se saborde le 26 novembre 1942, deux jours après Le Figaro. Symbole trop voyant des « deux cents familles », de la IIIe République et de la capitulation de Munich, il n’est pas autorisé à reparaître à la Libération.

À la lecture de l’histoire de ces quatre journaux, représentatifs de la presse dans son ensemble, on comprend pourquoi une très grande majorité de la presse française s’oppose au Front populaire : L’Action française, L’Ami du Peuple, Le Jour, Candide, Gringoire, Je suis partout… (pour l’extrême droite) ; L’Écho de Paris, Paris-Soir, Le Matin, Le Temps… (pour la droite). Elle trouvera dans la situation économique du pays le prétexte pour se déchainer contre le Front populaire. La politique économique du Front populaire, en effet, ne parvient pas à relancer suffisamment la production et la consommation, ni à réduire le chômage. Très vite, la hausse des prix annule celle des salaires décidée par les accords Matignon. C’est une des causes de la chute du Front populaire, d’autant qu’une très grande partie de la presse allait se déchainer contre lui.

Par exemple, une campagne odieusement diffamatoire conduit Roger Salengro, ministre SFIO du Front populaire, à se suicider en novembre 1936. Il est accusé à tort de traîtrise durant la Première Guerre mondiale. Une autre campagne porte sur la « terreur rouge » en Espagne, et une autre tente de présenter, aux yeux des paysans, l’Office du blé que vient de créer le gouvernement, comme un premier pas vers la collectivisation. Convaincu que la presse fait obstacle à tout changement social, le gouvernement de Front populaire tente une réforme de la presse contre les « trusts de la presse » et les « monopoles privés de la publicité commerciale ».

Le Parti communiste français propose la nationalisation des Messageries Hachette qui détiennent le monopole de la diffusion des journaux. Le rédacteur en chef de L’Humanité, Paul Vaillant-Couturier, dénonce la « presse qui ment, la presse qui tue  », dominée par des «  trusts de journaux, journaux des trusts  ».

Léon Blum, pour la SFIO, de son côté, avait exposé (en 1928) son programme pour un service public de l’information généraliste : « Les journaux seraient publiés par les soins et sous la responsabilité des partis politiques. Il suffirait qu’un parti fût représenté au Parlement pour participer de droit au service. Le service public fournirait les locaux, le matériel d’impression, des budgets de rédaction équivalents. Il centraliserait la publicité commerciale et la perception de toutes autres recettes de publicité. Toute intrusion d’intérêts quelconques dans la rédaction serait frappée des mêmes peines que le trafic d’influence et la corruption de fonctionnaires. Le service assurerait également le transport, la distribution, la vente au détail des journaux. Bref, le handicap entre les journaux n’aurait d’autres éléments que la qualité de la rédaction, l’originalité de la présentation, et surtout la force de rayonnement du parti auquel il se rattache ». Quant à l’information télégraphique, Léon Blum voulait la placer sous le contrôle d’une organisation internationale dépendant de la Société des Nations. Ce service public serait géré par un office regroupant les représentants des journalistes, des ouvriers du Livre, de l’État et des partis, ainsi que diverses personnalités des lettres et de l’enseignement.

Pourtant, le projet de loi déposé le 26 novembre 1936 par le gouvernement de Front populaire ne prévoit pas de nationalisations : il comprend des dispositions répressives contre la diffamation et les « fausses nouvelles », ainsi que des mesures générales contre la vénalité de la presse (interdiction de distribuer des fonds secrets, obligation faite à certains périodiques d’adopter un statut de société anonyme afin de permettre de contrôler la nature de leurs ressources…), mais l’essentiel a été oublié. Paul Vaillant-Couturier déplore le silence du projet sur la question des ressources publicitaires et de la lutte antitrust. Le Sénat rejette le projet qui ne fait même pas l’objet d’une seconde lecture à son retour devant la Chambre, en janvier 1938, et finit par être enterré.

Résultat : « L’épuration de la presse » n’est pas réalisée par le Front populaire. La suite est connue : nombre de ceux qui hurlaient à la dictature de la faucille et du marteau dans leurs éditoriaux de 1936 applaudiront les défilés de croix gammées à Paris à partir de 1940. La presse corrompue deviendra collaboratrice…

B.- La presse aux avant-postes de la collaboration

La presse française sous l’Occupation soutient très majoritairement la politique collaborationniste et antisémite de Pétain. Elle est aux mains des Allemands, qui financent certaines publications, notamment (mais pas uniquement) à travers les Éditions Le Pont. Plusieurs dizaines d’écrivains ou journalistes de renom sont des collaborateurs, parfois même rémunérés par la « Propaganda Staffel » allemande. Hormis la presse clandestine de la Résistance, deux cas peuvent être distingués : en zone Nord et en zone Sud.

La presse de la zone Nord a le « choix » entre collaborer avec l’occupant ou se saborder, cette dernière solution étant choisie par 60 % des journaux, dont L’Intransigeant, L’Aube, L’Époque, L’Ordre, Le Populaire... La presse qui demeure passe totalement sous contrôle Allemand.

Dans la presse parisienne, l’Occupant n’autorise que 40 titres (350 avant-guerre). La principale agence d’informations est allemande, et le trust allemand Hibbelen contrôle 40 % des journaux parisiens en 1942 (Le Petit Parisien, La Gerbe, Je suis partout...). La plupart des titres sont nettement engagés aux côtés des Nazis et du régime de Vichy, comme les organes des partis collaborateurs : L’œuvre de Déat, Le cri du peuple de Doriot... Les Allemands contrôlent aussi le nouveau moyen de propagande privilégié que constitue la radio (en 1940, 5 millions de récepteurs). Dès le début de l’Occupation, ils créent Radio-Paris dont le rôle s’affirme à mesure que s’intensifie « la guerre des ondes » avec la BBC.

Il y a ensuite la presse collaborationniste du gouvernement de Pétain dans la zone Sud, qui est totalement soumise au contrôle de Vichy, et collabore ouvertement avec les Nazis : Le Matin, Paris-Soir ou Le Petit Parisien (qui acclamait Pétain)… Cette presse est animée par un journalisme particulièrement servile. Les journaux reçoivent ainsi des « consignes » et des « notes d’orientation ». Un bon exemple de cette propagande officielle est fourni par la consigne du début de 1941 concernant les déplacements du maréchal Pétain en province : « On doit éviter d’employer, pour désigner le chef de l’Etat, l’expression de ‘‘vieillard’’, même précédée d’une épithète bienveillante comme ‘‘l’illustre’’ ou ‘‘le valeureux’’. On ne doit user que le moins possible aussi de termes qui rappellent son passé militaire, tels que ‘‘l’illustre guerrier’’, ‘‘le valeureux soldat’’. Il y a cependant des circonstances pour lesquelles on peut les employer de même que celle-ci : ‘‘le vainqueur de Verdun’’. Il convient en revanche, de faire ressortir tout ce qui montre la vigueur physique et morale du Maréchal, la bienveillance naturelle de son caractère, sa lucidité, l’intérêt qu’il porte à tous les problèmes… Il n’est pas nécessaire de décrire ces qualités, mais il y a lieu de les montrer en action en faisant parler les faits, comme incidemment. Exemples :

le Maréchal s’avance d’un pas alerte et rapide… ;

il prend le plus vif intérêt aux explications qui lui sont données ;

il accueille avec sollicitude les délégations »…

Cette situation fait dire à Léon Blum, en 1941 depuis sa prison : « On ne peut pas évoquer sans honte le tableau de la grande presse en France pendant ces vingt dernières années, et l’on ne saurait disconvenir sans mauvaise foi que sa vénalité presque générale, traduite à la fois par une déchéance morale et par une déchéance technique, n’ait été un foyer d’infection pour le pays tout entier. »

1.- L’antisémitisme

L’antisémitisme, en effet, est comme une seconde nature pour cette presse. A Paris, la presse est libérée de toute contrainte morale à partir du 27 août 1940 par l’abrogation du décret-loi Marchandeau. Ce dernier, du 21 avril 1939, réprimait la diffamation commise par voie de presse envers « un groupe de personnes appartenant par leur origine à une race ou à une religion déterminée » dans le but « d’exciter à la haine entre les citoyens ou les habitants ». Dès l’abrogation de ce décret-loi, des torrents de haine antisémite vont se déverser avec une violence que l’on a peine à imaginer aujourd’hui : « Mort au juif ! Mort à la vilenie, à la duplicité, à la ruse juive ! Mort à l’argument juif ! Mort à l’usure juive ! Mort à la démagogie juive ! Mort à tout ce qui est faux, laid, sale, répugnant, négroïde, métissé, juif ! C’est le dernier recours des hommes blancs traqués, volés, dépouillés, assassinés par les sémites, et qui retrouvent la force de se dégager de l’abominable étreinte… Mort ! Mort au juif ! Oui. Répétons. Répétons-le ! Mort ! M.O.R.T. AU JUIF !  » (Le Matin, 9 avril 1942).

De son côté, le journal Le Pilori écrit par exemple en 1941 : « le Juif n’est pas un homme, c’est une bête puante : on se débarrasse des poux, on se défend contre le mal, donc contre les Juifs ». Le journal tient des propos infamants sur les médecins juifs et appelle à un mouvement de boycottage contre eux en livrant à chacune de ses parutions une liste nominative : « Tzanck est un être immonde, un juif de la plus basse et dégoutante espèce, un porc enragé, une bave ». Les Juifs sont accusés de tous les maux et de toutes les manipulations avec une paranoïa qui relève du délire : ce sont des « Anglais », des « Américains », des « communistes », des « capitalistes  », des « résistants  », des « gaullistes  »…

2.- Les compromissions de l’édition

Il convient également d’évoquer le domaine de l’édition. Dès la défaite, deux maisons d’édition sont immédiatement fermées à cause de leurs publications antinazies de la période d’avant-guerre : les Éditions Denoël et les Éditions Sorlot. Celles qui ont des patrons juifs sont rapidement fermées, comme Calmann-Lévy et Ferenczi, toutes les deux « aryanisées » et réapparues sous les noms respectifs des « Éditions Balzac » et des « Éditions du Livre moderne », collaborationnistes et sous emprise allemande. Un « bureau » est mis en place sous la direction de la « Propaganda-Abteilung », qui s’occupe notamment de l’édition (le « Gruppe Schrifttum »). Il établit une liste de 143 textes non désirables. Lors d’un raid effectué dans les librairies de Paris le 27 août 1940, plus de 20 000 ouvrages sont confisqués. Une liste d’interdiction de certains livres scolaires est établie le 30 juillet 1940. Lors d’un autre raid, le 23 septembre 1940, au cours duquel 70 éditeurs sont visités, 713 382 livres sont saisis, 11 maisons d’édition sont fermées.

Les éditeurs, notamment pour des raisons « économiques  », désirent un retour à l’état « normal  », et se déclarent prêts à « négocier  » avec l’Occupant pour débloquer la situation. Bernard Grasset prend l’initiative pour négocier les conditions d’une reprise de l’activité éditoriale. Le résultat est la « convention d’auto-censure  », signée par le président du syndicat des éditeurs (René Philippon), et selon laquelle les éditeurs sont « libres  » de publier ce qu’ils veulent, à condition de ne rien publier qui puisse nuire aux intérêts allemands. Cette convention fonctionne jusqu’en avril 1942 et permet aux éditeurs de poursuivre leur activité à peu près normalement. Elle permet aussi aux autorités allemandes de rejeter la responsabilité de la censure sur les éditeurs et de déclarer que se sont les éditeurs eux-mêmes qui ont « assaini » la littérature.

Une nouvelle liste est établie, la liste « Otto », du nom de l’ambassadeur Otto Abetz, qui comprend 1 060 ouvrages « antiallemands  » ou « subversifs  ». C’est le chef du service des librairies à Hachette, Henri Filipacchi, qui a établi la première liste « Otto » après une enquête chez les éditeurs…

C.- A la Libération, construction d’un système entièrement nouveau pour assurer la liberté de la presse

La fin de la guerre est marquée par la prise d’assaut des journaux collaborationnistes, les « ordonnances de 1944  » et la loi Bichet en 1947.

1.- A la Libération, prise d’assaut des journaux collaborationnistes

La presse clandestine de la Résistance sort de l’ombre en août 1944 lors de la Libération de Paris. La capitale est alors le théâtre d’affrontements quand les journaux de la Résistance commencent à y paraître au grand jour, dès le 21 août, mais surtout à partir du 22, après qu’ils aient investi les salles de rédaction et les imprimeries de la presse de la collaboration, abandonnées depuis le 17 août avec leurs stocks de papier journal.

Le vendredi 18 août 1944, la presse collaborationniste cesse de paraître, comme la Radio Nationale qui a interrompu ses émissions la veille. Les journaux collaborationnistes La Gerbe (rue des Pyramides) ; Je suis partout (rue de Rivoli) ; L’Intransigeant (rue Réaumur), sont occupés par des résistants. Les chefs FFI s’adressent à la population par voie d’affiches placardées sur les murs ou par tracts distribués dans la rue.  

Le 20 août, à 8 heures du matin, un petit groupe de résistants, journalistes (essentiellement d’anciens rédacteurs d’Havas) et universitaires, fait irruption, place de la Bourse, dans les locaux des bureaux de l’ancienne agence Havas, devenue sous Vichy l’Office français d’information (OFI), le neutralise, et donne naissance à l’Agence France presse (AFP). Par téléphone, des contacts sont pris avec les équipes des journaux clandestins qui s’apprêtent à paraître au grand jour. À 11h30, la première dépêche AFP sort de la salle des ronéos. Jusqu’à la fin des combats dans Paris, les dépêches sont tirées sur des ronéos rudimentaires et distribuées par des cyclistes aux journaux et au poste de commandement de la Résistance.

Les rédacteurs des journaux de la Résistance occupent les locaux d’autres journaux de la collaboration. Ce Soir, Le Front National pour la Lutte, La Libération et l’Indépendance de la France se partagent l’immeuble de Paris-Soir (rue du Louvre) ; Combat, Franc-Tireur, Défense de la France (rebaptisé France-Soir en novembre 1944), celui de L’Intransigeant (rue Réaumur), journal qui s’était sabordé en 1940 et dont les locaux avaient été occupés par le journal allemand Parizer Zeitung. Le Populaire s’installe dans l’immeuble du Matin (angle du boulevard Poissonnière et de la rue du Faubourg-Poissonnière) ; L’Humanité et Le Parisien Libéré (qui deviendra Le Parisien en 1986) remplacent Le Petit Parisien (rue d’Enghien) ; L’Aube, sabordée en juin 1940, s’installe chez le journal collaborationniste Aujourd’hui. Dans la nuit, le central de radio-diffusion, rue de Grenelle, est occupé. Les émissions radio clandestines sont alors diffusées, notamment l’appel aux armes.

Lundi 21 août 1944, la « guerre des toits » débute entre les insurgés et les Allemands. Dans l’après-midi, l’Humanité et les journaux de la Résistance paraissent au grand jour après s’être emparés, la veille, des sièges et du matériel des journaux de la collaboration. À 19h30, Rol-Tanguy, commandant des FFI, fait afficher l’ordre de dresser des barricades. Les parisiens peuvent alors découvrir les nouveaux journaux de la Libération, réduits à une feuille imprimée recto-verso pour cause de rationnement de papier. On peut y lire des listes de blessés et de tués, des appels à l’insurrection et à la lutte, la relation des combats dans la ville, la recette du cocktail Molotov, des conseils pour construire une barricade et se livrer aux combats de rues, des renseignements sur les coupures de gaz et la reprise du métro, les premières arrestations de collaborateurs, des menaces envers les pillards, des avis de recherches... et assez vite les premières rencontres sportives et les résultats des courses à Longchamp.

Le 23 août dans l’après-midi, la radio diffuse son premier reportage en direct. Les reportages en direct suivent alors : le discours de Bidault à l’Hôtel de Ville, le 25 août au soir ; l’entrée de la 2e DB ; le défilé sur les Champs-Élysées... La BBC n’a plus le monopole des messages. Le drapeau tricolore flotte sur l’antenne de la tour Eiffel.

En province, les journaux parus sous l’Occupation disparaissent : Ouest-France remplace Ouest-Éclair à Rennes ; Sud-Ouest se substitue à La Petite Gironde à Bordeaux ; Midi-Libre succède à L’Éclair à Montpellier ; etc. La presse de la Libération est foisonnante. Elle est fortement politisée (les quotidiens communistes et socialistes représentent la moitié des tirages). Les grands quotidiens nationaux sont alors : L’Humanité (communiste), Le Populaire (socialiste), L’Aube (démocrate-chrétien), Le Figaro, Le Soir, La Croix (catholiques). S’y ajoutent un certain nombre de titres issus de la clandestinité : Combat, Défense de la France (qui devient France-Soir), Franc-Tireur, Front National, Libération, Le Parisien Libéré, L’Aurore, Paris-Presse, Le Monde, Les Échos. Il faut mentionner aussi deux hebdomadaires importants : Témoignage Chrétien et le Canard enchainé, qui reparaît.

2.- Les ordonnances de 1944 établissent la liberté de la presse

Alors que la France n’est pas encore totalement libérée, le Comité français de la Libération rédige, depuis Alger d’abord, et à Paris ensuite, ce que les historiens appellent « les ordonnances de 1944 ». Une « ordonnance » est une compétence du Parlement déléguée au gouvernement. Ces ordonnances sont composées d’un ensemble de textes juridiques (arrêtés ministériels, décrets, ordonnances, lois), édictés entre mai et novembre 1944.

L’heure est à l’épuration des titres de presse et des hommes ayant été compromis pendant l’Occupation. En 1944, Albert Bayet, président socialiste de la Fédération nationale de la presse française (FNPF) née dans la clandestinité, souhaite ainsi « éliminer définitivement la presse pourrie et instituer un nouveau régime grâce auquel la presse patriote, affranchie de la puissance de l’État et de l’argent, pourrait se vouer exclusivement au service désintéressé des idées ». Pour lui, « la presse n’est pas un instrument de profit commercial. C’est un instrument de culture. Sa mission est de donner des informations exactes, de défendre des idées, de servir la cause du progrès humain. La presse ne peut remplir sa mission que dans la liberté et par la liberté. La presse est libre lorsqu’elle ne dépend ni du gouvernement, ni des puissances d’argent, mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs  ». C’est ainsi que la Fédération Nationale de la Presse Française jette les bases de la reconstruction d’une presse écrite libre et indépendante.

La presse est donc épurée. Les journaux ayant continué à paraître sous contrôle allemand sont supprimés. Patrons et journalistes ayant collaboré sont jugés : Brasillach, rédacteur en chef de Je Suis partout, est exécuté. Les biens des journaux interdits sont placés sous séquestre et confiés à la Société Nationale des Entreprises de Presse (SNEP) qui les loue aux journaux autorisés.

Les « ordonnances de 1944 », qui posent les bases du pluralisme de la presse, visent quatre objectifs :

D’une part, assurer l’indépendance de la presse contre l’influence ouverte ou occulte des puissances financières et des gouvernements étrangers.

D’autre part, résoudre le problème de la diffamation qui a conduit au suicide du ministre de l’Intérieur, Roger Salengro, en novembre 1936, après une campagne calomnieuse menée par la presse d’extrême droite. Il faut également résoudre le problème de la corruption absolue des patrons de presse et des journalistes d’avant-guerre et de l’Occupation.

Enfin, organiser la transparence. Les journaux devront afficher le nom des responsables, publier régulièrement leurs budgets et les chiffres de leur diffusion, indiquer leurs tarifs de publicité. Les actions seront nominatives. Lors de son congrès d’Amiens, en juillet 1933, la Ligue des droits de l’homme avait en effet préconisé la « publication obligatoire par les journaux des noms de leurs principaux actionnaires ».

En dernier lieu, le pluralisme devra être garanti par la limitation des concentrations, qu’elles soient verticales (du papier à la distribution) ou horizontales (nul ne peut, par exemple, diriger plus d’un quotidien). Le monopole détenu par Havas sur les actualités sera brisé par la création de l’Agence France presse, et l’Agence Havas de publicité sera contrôlée par l’État. En matière de diffusion, le monopole de Hachette sera lui aussi brisé, ses biens réquisitionnés et mis gratuitement à la disposition d’un groupement de fait, la Société Nationale de Distribution de Journaux et de Publications, devenue en septembre 1944 une société commerciale, les Messageries Françaises de Presse (MFP). Les Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne (NMPP) sont créées en 1947 sous forme de coopérative de presse. Par ailleurs, la Société Nationale des Entreprises de Presse (SNEP), établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), administre les biens saisis des titres ayant paru pendant l’Occupation.

Les ordonnances sont les suivantes :

L’ordonnance du 6 mai 1944, relative à la répression des délits de presse, rétablit la liberté de la presse.  

L’ordonnance du 22 août 1944 fixe des critères pour la réorganisation de la presse. 

L’ordonnance du 26 août 1944 interdit la reparution des journaux publiés sous le contrôle allemand, après juin 1940 en zone Nord, et novembre 1942 en zone Sud. Leurs biens sont concédés à la presse de la Résistance. Elle traite de la transparence financière des entreprises de presse (la presse doit devenir « une maison de verre  »), et interdit à une seule et même personne d’être à la tête de plusieurs journaux. Elle ambitionne de sanctuariser la presse vis-à-vis des puissances de l’argent et de l’influence de l’État, tout en assurant l’indépendance des journaux. Le texte rend impossible l’utilisation de prête-noms puisque les actions doivent être nominatives. Obligation est faite de faire connaître au public la composition du capital des sociétés éditrices ainsi que les noms et qualités de ceux qui en ont, en droit ou en fait, la direction.

L’ordonnance du 30 septembre 1944 crée, à titre provisoire, l’Agence France-Presse (AFP) destinée à remplacer l’OFI de Vichy. Des modalités d’interdiction de parution sont fixées pour les titres ayant continué de paraître normalement après le 25 juin 1940, leurs équipements et leurs locaux sont réquisitionnés et attribués aux nouvelles publications, moyennant indemnités.

L’ordonnance du 25 novembre 1944 donne au ministre de l’Information le droit de fixer par arrêté, jusqu’à la fin de la guerre, le prix de vente des publications, leur format et leur périodicité, ainsi que la répartition, entre les titres, des maigres contingents de papier disponibles.

Les ordonnances de 1944 connaissent cependant des limites dont la principale est l’absence de prise en compte de la presse spécialisée. Un clivage apparaît entre deux types de presse : les quotidiens et hebdomadaires d’information politique très encadrés ; et la presse spécialisée totalement libre. Les investisseurs seront très attirés par ce dernier secteur, délaissent la presse quotidienne, provoquant une sous-capitalisation des entreprises de presse françaises dont les structures évoluent très lentement. Elle perd peu à peu son lectorat traditionnel.

Cette situation va permettre de favoriser la constitution de groupes tels Hachette et Hersant, d’autant que de Gaulle n’avait pas signé les décrets d’application des ordonnances de 1944. Ces dernières seront même abrogées par la droite RPR-UDF le 18 juin 1986 dans le cadre de la discussion de la loi Léotard sur la presse, ce qui devait encore favoriser la concentration de la presse.

Pourtant, traduisant bien l’état d’esprit de l’époque, la Fédération Nationale de la Presse Française (FNPF) avait adopté, le 24 novembre 1945, une « Déclaration des droits et des devoirs de la presse » selon laquelle « la presse n’est pas un instrument d’objet commercial mais un instrument de culture ». Celle-ci n’est libre que lorsqu’elle ne dépend « ni du gouvernement ni des puissances d’argent, mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs ». Elle a pour mission de « donner des informations exactes, défendre des idées, servir la cause du progrès humain ». La presse est alors conçue comme une sorte de service public.

3.- La loi Bichet conforte en 1947 la liberté de la presse

Avec la loi du 2 avril 1947, dite « loi Bichet  », du nom de son rapporteur Robert Bichet, la France devient le seul pays au monde où la liberté de distribution de la presse est inscrite dans la loi. Dans les autres pays, la distribution relève du contrat commercial. Dans ce dernier cas, le refus de distribuer un journal est donc possible, et c’est pourquoi des éditeurs français voulant s’implanter à l’étranger ont été contraints de négocier des accords localement pour avoir accès à une distribution efficace. A contrario, cela explique pourquoi des groupes étrangers ont pu acquérir sans difficulté des positions importantes en France.

La loi Bichet permet à chaque éditeur, quelle que soient sa taille et son influence, d’avoir l’assurance d’être distribué, sauf dans les cas d’interdiction édictés par le ministère de l’Intérieur. C’est un système coopératif de distribution de la presse qui a été longtemps en vigueur comme socle mutualiste de la presse française. La loi n° 47-585 du 2 avril 1947 « relative au statut des entreprises de groupage et de distribution des journaux et publications périodiques  » (loi Bichet) prévoit donc l’égalité de traitement entre journaux ; l’impartialité ; la mise en commun des moyens ; la péréquation des coûts et des tarifs ; la solidarité entre titres rentables et titres moins rentables. Elle assure la liberté de la presse et la formation d’une opinion libre dans un espace public pluraliste et diversifié. Elle édicte un certain nombre de principes fondamentaux :

a.- Liberté de diffusion

L’article 1er stipule que : « la diffusion de la presse imprimée est libre. Toute entreprise de presse est libre d’assurer elle-même la distribution de ses propres journaux et publications périodiques par les moyens qu’elle jugera les plus convenables à cet effet ». Les éditeurs peuvent choisir un ou plusieurs modes de distribution : la vente au numéro ; l’abonnement postal ; le portage à domicile. Dans le cadre de la vente au numéro, l’éditeur peut choisir de se grouper avec d’autres éditeurs (par le biais d’une coopérative) ou se distribuer directement (cas par exemple de la presse régionale et locale).

b.- Egalité entre les éditeurs membres d’une coopérative

L’article 2 de la loi Bichet prévoit que « le groupage et la distribution de plusieurs journaux et publications périodiques ne peuvent être assurés que par des sociétés coopératives de messageries de presse soumises aux dispositions de la présente loi  ». L’éditeur qui souhaite voir son ou ses titres de presse distribués dans le réseau de vente autrement que par lui-même, doit adhérer obligatoirement à une coopérative existante ou constituer une coopérative. Le système coopératif garantit une égalité de traitement de distribution entre tous les éditeurs. À l’intérieur d’une coopérative, les décisions ne sont pas prises proportionnellement au poids économique ou financier de l’éditeur, mais selon le principe coopératif d’égalité entre ses membres (un éditeur = une voix). Un petit éditeur peut avoir à sa disposition les mêmes moyens de distribution qu’un éditeur plus important, quel que soit son volume de diffusion.

c.- Impartialité de la distribution

L’article 6 prévoit que « devra être obligatoirement admis dans la société coopérative tout journal ou périodique qui offrira de conclure avec la société un contrat de transport (ou de groupage de distribution) ». L’adhésion d’un éditeur à une coopérative d’éditeurs ne peut donc être refusée. Tout éditeur qui adhère à une coopérative a le droit d’être distribué et diffusé dans les mêmes conditions que tout autre éditeur membre d’une coopérative. Les éditeurs peuvent décider des quantités d’exemplaires à mettre en vente dans le réseau de diffusion, car ils restent propriétaires de leur « papier » jusqu’à l’acte final d’achat par le consommateur. Le système de distribution prévoit la reprise par l’éditeur des exemplaires invendus.

Pour renforcer cette impartialité et garantir l’application de la loi, il a été institué un Conseil Supérieur des Messageries de Presse (CSMP) qui a pour mission essentielle de coordonner l’emploi des moyens de transports à longue distance utilisés par les sociétés coopératives de messageries de presse, de faciliter l’application de la loi et d’assurer le contrôle comptable des coopératives et des messageries.

La loi Bichet donne naissance aux Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne (NMPP), à Rhône-Alpes Diffusion (RAD) et aux Messageries d’Art et d’Élégance, tandis que les Messageries Lyonnaises de Presse (MLP) et Transport Presse (TP), déjà existantes, adaptent leurs statuts. Le réseau national de points de vente en 1947 compte près de 40 000 points, dont 3 000 à Paris.

II.- LES GRANDS MEDIAS D’AUJOURD’HUI : INSTRUMENTS DE LA GUERRE IDÉOLOGIQUE

A.- Empêcher le pluralisme, favoriser la pensée unique

Le système médiatique, contrôlé par une poignée de groupes privés disposant de supports variés, empêche tout pluralisme de l’information et des débats, tente de formater les esprits et de diffuser une pensée unique d’inspiration néolibérale. Les exemples de falsifications ou de mensonges sont innombrables. Ainsi, lors des guerres du Golfe en 1991, du Kosovo en 1999, et d’Afghanistan en 2001, les principaux médias français ont apporté à la propagande des grandes puissances coalisées et aux États-Unis en particulier, tout le soutien dont ils étaient capables.

En 1999 et 2000, les médias ont joué un rôle majeur dans la promotion de la « nouvelle économie » et dans la bulle financière qui l’a accompagnée. Les propriétaires de médias avaient intérêt à entretenir la frénésie boursière car elle leur rapportait directement.

Lors de l’élection présidentielle de 2002, les médias ont organisé un matraquage racoleur sur le thème de l’ « insécurité » qui visait d’abord à accroître l’audimat. Avec le recul, il est cependant difficile pour les journalistes de continuer à prétendre qu’ils ignorent encore les conséquences politiques et sociales de ce choix commercial. Dans la presse écrite et audiovisuelle française, ce thème de « l’insécurité » avait été deux fois plus médiatisé que celui de l’emploi et huit fois plus que celui du chômage au cours du mois de mars 2002, quelques semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle. Parallèlement, le traitement journalistique avait escamoté les questions relatives à l’insécurité sociale et économique (accidents du travail, infractions aux lois du travail, maladies professionnelles, chômage et précarité…).

Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la campagne référendaire de 2005 sur le Traité constitutionnel européen. En effet, tous les records de mauvaise foi, de tricherie et d’arrogance ont été battus par les grands médias :

Entre le 1er janvier et le 31 mars 2005, toutes émissions de télévision confondues (journaux télévisés, émissions politiques, émissions de divertissement), 71 % des intervenants étaient favorables au « oui ». Dans les journaux télévisés, les défenseurs de la Constitution européenne ont accaparé 73 % du temps de parole. Même répartition pour « Question ouverte » (France 2), « Face à la Une » (TF1), « Le Vrai journal » de Karl Zéro (Canal plus) où le nombre d’intervenants favorables au « non » était de 33 %, contre 67 % aux intervenants favorables au « oui  ». A « France Europe Express  » (France 3), 30 % des intervenants étaient favorables au « non  » et 70 % étaient favorables au « oui  ».

Le Président de la République a pu organiser un show télévisé à la gloire du « oui » (que le CSA n’a pas comptabilisé dans le temps de parole du « oui »), où il a été interrogé par des patrons d’entreprises privées aux salaires astronomiques (Jean-Luc Delarue, Marc-Olivier Fogiel), plutôt que par des journalistes professionnels. Partout ailleurs, à la télévision comme à la radio, le biais des questions posées par les journalistes était tel que l’on était d’emblée dans un climat d’hostilité quand s’exprimaient les défenseurs du « non », alors que la prévenance était de mise pour les partisans du « oui  ».

Des journalistes (Quentin Dickinson, correspondant permanent de France-Inter à Bruxelles) ; des chroniqueurs (Bernard Guetta, chroniqueur à France-Inter et l’Express ou Alain Duhamel, chroniqueur à RTL, Libération, Le Point, Nice-Matin, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Le Courrier de l’Ouest) ; des présentateurs (Laurent Ruquier, présentateur sur France 2) ; ou des patrons de presse (Laure Adler, directrice de France-Culture ou Jean-Pierre Elkabbach, nouveau patron d’Europe 1, nommé directement par Arnaud Lagardère), ont pris ouvertement position pour le « oui  ».

La quasi-totalité des titres de la presse écrite a fait campagne pour le « oui  » (Le Monde, Libération, Le Point, Le Nouvel Observateur, Paris-Match, etc.) et s’est comportée comme des acteurs politiques partisans. Le journal Les Échos, par exemple, du 17 au 23 février, a publié 23 articles, brèves, entrefilets, chroniques relatifs au référendum. Le « oui » a été mentionné 18 fois (78 %). Le « non » a été systématiquement traité à partir du camp du « oui  » ; il a été présenté comme un risque car serait négatif et tournerait le dos à l’Europe. Quand il était mentionné, il était quasiment toujours représenté par le « non  » de droite ou d’extrême droite. Le journal Le Figaro, pendant la même période, n’a mentionné qu’une fois le « non  », représenté par Charles Pasqua…

L’émission « Question directe  », sur France-Inter, entre septembre 2004 et avril 2005, a invité 16 fois le Parti socialiste (dont 4 membres seulement favorables au « non  ») ; 15 fois l’UMP ; 6 fois l’UDF ; 2 fois le PCF ; 1 fois les Verts (dont le représentant était favorable au « oui ») ; 1 fois Philippe de Villiers. Au total : 34 personnalités favorables au « oui » et 6 favorables au « non  ». L’émission « Respublica  », sur France-Inter, entre mai 2004 et avril 2005, a invité 9 fois le PS (dont 2 représentants favorables au « non ») ; 11 fois l’UMP ; 3 fois l’UDF ; 2 fois le PCF ; 3 fois les Verts (tous les représentants étaient favorables au « oui  ») ; 1 fois le MRC ; 1 fois la LCR. Au total : 24 personnalités favorables au « oui » et 7 favorables au « non ».

Ces quelques exemples, collectés par l’association ACRIMED, témoignent d’une parodie de débat démocratique et d’un mépris affiché des millions d’électrices et d’électeurs – majoritaires dans le pays - qui ont voté pour le « non ». Les électeurs, en 2005, en se prononçant majoritairement contre le Traité constitutionnel européen, ont en même temps infligé un désaveu à toutes les institutions qui se sont mobilisées en faveur de l’adoption de ce Traité. Pourtant, on n’a rien observé qui vienne remettre en question la débâcle des médias dominants. Les chroniqueurs et éditorialistes, donneurs de leçon à tous vents et spécialistes de l’autocritique des autres, ne se sont pas interrogés sur leur implication et sur celles des médias qu’ils orientent…

En 2007, encore sur la question européenne, la quasi-totalité des médias et des éditorialistes se sont réjouis du recours à une procédure parlementaire de ratification et non à un référendum. Toujours prompts à donner des leçons de démocratie, ils se sont félicités que les gouvernements n’aient pas envisagé de commettre l’irréparable : soumettre le nouveau texte à référendum. L’élite médiatique a considéré le choix de la procédure parlementaire comme le meilleur, le rôle des éditorialistes était donc de concourir à une indispensable « pédagogie »… Il est vrai que déjà, en 1992, lors du référendum sur le Traité de Maastricht, tous les grands médias s’étaient prononcés « pour » et avaient mené campagne.

Cette absence organisée et systématique de pluralisme dans l’information et le débat politique, et cette volonté d’imposer le néolibéralisme comme pensée unique ont une cause : la propriété privée des grands médias par des groupes capitalistes de plus en plus concentrés. Cette situation leur permet de recruter des journalistes triés sur le volet sur des bases idéologiques, ne laissant que peu de place à des journalistes « atypiques ».

B.- L’action des grands médias pour fabriquer l’ « homme de marché »

Les formes de propriété et de financement des grands médias, leurs hiérarchies rédactionnelles et orientations éditoriales sont conçues pour les transformer en instruments de campagnes commerciales, politiques et idéologiques. Celui qui a peut-être le mieux résumé la situation est Patrick Le Lay, ex-PDG de TF1, interrogé parmi d’autres patrons dans un livre intitulé Les dirigeants face au changement (Éditions du Huitième jour). Il y affirme : « dans une perspective ‘‘business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit [...]. Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible [...]. Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise. »

Tout est dit… le choix des émissions et leur contenu doivent donc réunir un certain nombre de critères propres à contribuer à fabriquer l’ « homme de marché », c’est-à-dire un individu dont le cerveau aura été rendu « disponible » à la pénétration marchande. Les enfants auront été préparés par l’école, les adultes par l’entreprise via les « techniques de management  », tous seront formatés par les grands médias :

diffusion d’émissions dont les sujets alimentent une « pensée de marché » ;

présentation déformée de la réalité qui masque l’existence des ouvriers et plus généralement des classes populaires, ainsi que les luttes sociales ;

traitement de plus en plus épisodique et superficiel de l’international, parce que peu « vendeur » en termes d’audience, alors même que le discours médiatique ne cesse d’invoquer la « mondialisation », la « complexité », le « métissage » et le « multiculturalisme » ;

inflation du temps consacré aux faits divers, à l’actualité sportive, à la météo et à certains spectacles, en raison du rôle consensuel et fédérateur d’audiences de ces émissions ;

réduction de la place du politique dans l’information ;

invasion de la publicité qui affecte désormais directement l’information elle-même ;

imposition, dans le débat public, par l’occupation de la scène intellectuelle par des « penseurs » qui se consacrent aux médias (Pascal Bruckner, Alain Finkelkraut, Bernard-Henry Lévy, Alain Minc…) de schèmes de pensée et de thèmes obligés ;

priorité donnée à ce qui est jugé « nouveau » (« nouveaux mouvements sociaux »…) au détriment des mobilisations « traditionnelles » (perçues comme « archaïques »…) ;

sélection des mouvements contestataires qui seront traités avec sympathie ou au contraire dénigrés par les médias, ces derniers choisissant aussi les porte-parole de ces mouvements, s’ils sont les plus conformes à leurs attentes (Bové, Besancenot…) : avoir montré leur disposition à se soumettre aux exigences professionnelles des journalistes (être disponible, accepter de se plier à leurs thèmes…). L’autorité militante basée sur l’expérience, le courage, le savoir-faire, l’aptitude à payer de sa personne, est alors remplacée par une notoriété médiatique artificielle, appuyée par des talents de communication (cas de la désignation de Ségolène Royal comme candidate du Parti socialiste à l’élection présidentielle de 2007, qui avait été préalablement désignée par les grands médias néolibéraux).

Pour parvenir à ces objectifs, les grands médias délèguent la formation des journalistes à leurs futurs employeurs. Ces derniers choisissent l’établissement auquel ils versent leur taxe d’apprentissage, déterminent l’admission des élèves en siégeant dans les jurys d’entrée, au conseil d’administration des écoles privées (au Centre de Formation des Journalistes : Vivendi, Le Monde, L’Usine nouvelle). Ces écoles ont souvent pour souci prioritaire, non pas de préparer à une information citoyenne, mais de s’adapter aux « besoins des recruteurs », de savoir « répondre aux évolutions du marché » et aux « nouvelles demandes des entreprises ». L’enseignement s’en ressent, nombre d’étudiants en souffrent : la culture générale a fondu, aucune critique de l’ordre médiatique ne subsiste.

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Au total, les grands médias sont un outil d’acclimatation idéologique, ils mènent une « politique de la dépolitisation » afin de conforter les valeurs conservatrices. Ils entretiennent aussi des réseaux de connivence entre journalistes et essayistes néolibéraux ou socio-libéraux, responsables politiques et hommes d’affaires.

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La lutte contre la domination de ces médias doit être menée, notamment en diffusant par tous les moyens possibles (tracts, conférences, affichage, Internet, ouvrages, décryptage des émissions…) les chiffres, les faits et les analyses des effets des politiques de mondialisation dans le domaine de l’information. Nombre de journalistes expriment un jugement très sévère sur leur pratique, et vivent de plus en plus mal la contradiction entre les valeurs qu’ils revendiquent et les contraintes qu’ils subissent. C’est pourquoi le M’PEP soutient les syndicats de journalistes et les sociétés de rédacteurs, et relaie leurs critiques et leurs propositions quand ils se battent pour imposer une information libérée des contraintes du rendement et des soumissions aux préférences des propriétaires de médias, et pour contrer la répression antisyndicale qui existe dans ce secteur comme ailleurs.

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 23:54

 

Nucléaire RPDC-USA

La tension militaire ne cesse de monter en CORÉE
 

COREE : que l'on aime ou non le pouvoir en place en COREE DU NORD, il faut bien constater que les fauteurs de guerre ricains se préparent à mener une nouvelle guerre impérialiste UNE FOIS DE PLUS à des milliers de kms de leurs frontières et mobilisent leurs médias de propagande.
 
Ils renforcent leur présence militaire en Corée du Sud : arrivée d'un contre-torpilleur, d' avions de chasse et d' avions espions-bombardiers furtifs. Et sans doute de beaucoup d' autres choses… Les Ricains occupent militairement le Sud de la Corée depuis 1945 où ils entreposent d'ailleurs des armes NUCLEAIRES et chimiques. Les Nord-Coréens n'occupent rien : ils sont simplement chez eux dans la partie nord du pays.
 
Pendant la guerre de Corée (début des années ‘50), les Ricains y ont commis des massacres, de nombreux crimes de guerre et ont utilisé des armes microbiennes et bactériologiques contre les populations civiles nord-coréennes. Ils n'ont jamais voulu signer le retour à la Paix. Tout juste un cessez-le-feu, un accord d'armistice …
 
A Hiroshima et Nagasaki, ils ont déjà utilisé la bombe atomique. En Corée, Mc Arthur voulait utiliser de nouveau la bombe atomique, s'il n' avait été freiné au sommet de l' État… (Douglas Mac Arthur mena les forces des Nations-unies durant la guerre de Corée de 1950 jusqu'au 11 avril 1951 lorsqu'il fut relevé de son commandement par le président Harry S. Truman. )
 
Au Vietnam, ils ont utilisé les défoliants et mené la guerre chimique avant de recevoir la plus grande raclée militaire de leur histoire.
 
A propos de la situation actuelle, il convient de dégonfler une des principales baudruches de leur propagande et de leurs alliés occidentaux : Les Coréens du Nord n'ont jusqu'ici effectué aucun essai NUCLEAIRE en lançant 3 fusées balistiques (donc pour essai, dans l' atmosphère), essais étalés sur des mois. Un type d' expériences auxquels bien d' autres pays se livrent librement dans d' autres coins de la planète sans déclencher la réprobation universelle bien orchestrée…
 
Les Ricains et leurs alliés de la partie sud du pays se livrent à un jeu très dangereux contre la Paix mondiale. Il y a fort à parier que la République populaire de CHINE n' acceptera jamais le déclenchement-retour d'une nouvelle guerre de Corée à ses frontières menée directement par les Usa. La guerre de ‘50 a été menée par les Usa et ses alliés occidentaux sous le drapeau des Nations-Unies.. Le Monde entier ne sera pas dupe 2 fois… D' autant plus que les prétextes de guerre et mensongers des Usa sont maintenant connus universellement : Vietnam, Irak, Afghanistan, … Depuis la guerre de ‘50, la CHINE est elle aussi devenue une puissance nucléaire… Les Usa qui s' arrogent le droit de qualifier certains pays comme ceux “du mal” jouent une fois de plus avec le feu. Obama poursuit la politique de son (ses) prédécesseur ( s ) en l' amplifiant plus hypocritement… La machine de propagande est de nouveau prête pour manipuler l'opinion mondiale … La Corée du Nord, ce pays sous blocus et de 24 millions d' habitants ne saurait faire la guerre au monde entier et n' en a certainement pas les moyens… La Russie, autre puissance nucléaire qui compte, se dit inquiète de la dangerosité de la situation. L'Euro-dictature capitaliste et ses médias aux ordres ferment leurs gueules. En cas d' aggravation, ils se rangeront évidemment, comme toujours dans le camp de la guerre impérialiste et anti-communiste, aux côtés des Ricains, de ses alliés du Sud et de l' Otan… Il ne faut pas espérer autre chose …
 
RoRo
 
Comment les Ricains ont partagé la Corée et mis la main sur le Sud 23/02/2002 :
  
  
(Terrorisme et crimes de guerre américains en Asie et ailleurs)
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Actualité Guerres sur mon blog No-War :

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 03:38

 

Comment la France est-elle devenue le paradis fiscal du Qatar ?

 

Il ne se cantonne plus au sport et aux médias. Après le rachat du PSG, les droits TV de la Ligue 1 de football, et divers palaces parisiens, le Qatar lorgne à présent sur les plus importantes entreprises françaises Lagardère (13 %), Vinci (5.8 %), Véolia (5 %), et plus récemment Total (3%).

Face à ce raz de marée, certains s’interrogent et d’autres s’inquiètent. Pourquoi le Qatar s’intéresse-t-il tant à la France et à son industrie ? Comment et grâce à qui s’est-il imposé dans le capital des plus grosses sociétés hexagonales jusqu’à en devenir parfois l’unique propriétaire ?

Le Qatar : késako ?

 

Le Qatar est un émirat de 11 400 km² – 60 fois plus petit que la France – peuplé par 1,7 millions d’habitants. Depuis 1971, année de l’indépendance du Qatar, les membres de la famille al-Thani se succèdent au pouvoir. Le Qatar est le 3ème exportateur mondial de gaz derrière la Russie et l’Iran et premier exportateur de gaz liquéfié. Les hydrocarbures constituent la principale source de richesses du Qatar, qui est devenu en 2011, le pays le plus riche du monde, d’après le FMI.

Le Qatar est un pays prospère, attrayant et puissant mais aussi récent, convoité, fragile. Le Chef de l’état, l’Emir Hamad bin Khalifa al-Thani, sait que pour pérenniser son influence, il doit bâtir une économie durable, stable et rentable à long terme. Autrement dit, investir.

Pourquoi le Qatar veut-il investir ?

 

Dans quelques décennies, le pétrole et le gaz qui font la fortune du Qatar, auront disparu de ses souterrains. Il faut donc trouver d’autres sources de revenus, d’autres placements financiers capables de fournir à l’émirat une vitrine et un patrimoine inépuisables.

« Le Qatar cherche à ne pas être prisonnier d’une seule source de revenus et à se diversifier au maximum. » Pascal Boniface, directeur de l’IRIS, source Metrofrance.com

Le Qatar a donc besoin d’une assurance vie.

La France a été choisie comme placement favori – certains diront comme « terrain de jeu » – des Qataris. Cela s’explique par deux phénomènes. D’une part, Paris et Doha, la capitale du Qatar, entretiennent des relations privilégiées depuis 1994 et l’arrivée au pouvoir de Hamad bin Khalifa al-Thani. L’homme est francophile et francophone.

Charles Platiau/Reuters

La famille de l’émir passe régulièrement l’été en vacances en France, loin de la chaleur écrasante du Moyen-Orient. Cheick Al-Thani est un proche de Jacques Chirac, un ami de Nicolas Sarkozy.

En juin 2007, le premier chef d’état arabe reçu à l’Elysée nouveau Président de la République est l’émir du Qatar. Le mois suivant, Hamad bin Khalifa al-Thani assiste au défilé du 14 juillet aux côtés de Nicolas Sarkozy. En 2008, ce dernier voyagera deux fois à Doha. En 2009, le Président invite l’émir et son épouse à l’Elysée où il prononcera à son égard un discours élogieux.

« Aujourd’hui, le Qatar est un modèle. Et la France est fière d’être aux côtés de votre pays dans son formidable essor et dans l’accomplissement de votre ambition » Nicolas Sarkozy lors d’une allocution à l’Elysée en l’honneur de l’émir.

En 2010, Nicolas Sarkozy élève le fils de l’émir au rang de Grand officier de la Légion d’honneur. Les relations diplomatiques entre la France et le Qatar sont garanties, et les choses ne devraient guerre évoluer avec François Hollande qui avait envoyé Laurent Fabius entamer des négociations à Doha, en février dernier.

La France : paradis fiscal du Qatar

 

Et puis, il y a l’atout majeur. Celui qui fait de la France la terre rêvée des Qataris : la convention fiscale. Elaborée en 1990, elle permet entre autre l’allègement des impositions sur dividendes des sociétés qataris basées en France.

En 2008, Nicolas Sarkozy a révisé cette convention en partenariat avec Hamad bin Khalifa al-Thani, afin de la rendre davantage favorable aux investisseurs qataris. Un nouvel article exonère d’impôt sur les plus-values tous les investissements immobiliers réalisés dans l’Hexagone par «l’Etat du Qatar ou ses entités publiques».

Total cède 3 % de son capital à Qatar Holding

 

Concernant l’ISF auquel la majorités des résidents qataris seraient soumis : « les biens situés hors de France d’un citoyen du Qatar résidant en France n’entrent pas dans l’assiette de l’impôt de solidarité sur la fortune pour une période de cinq ans après qu’il soit devenu résident français »

Le Qatar est le seul pays du monde à bénéficier d’autant de privilèges fiscaux en France. Alors pourquoi ?

Si l’on comprend l’intérêt de l’émirat à investir dans notre patrimoine, notre culture, nos entreprises, le gain du côté français peut être difficile à discerner. Nicolas Sarkozy défend son action en assurant signer des contrats juteux pour les sociétés françaises – le système gagnant gagnant. Certains l’accuseront d’avoir liquidé les biens nationaux dans l’unique but d’enrichir ses amis du patronat ou de bénéficier, après son mandat, des faveurs de l’état le plus riche de la planète…

La France et le Qatar sont alliés et partenaires depuis longtemps. La France, nouveau paradis fiscal pour des milliardaires qui ne demandent qu’à faire tourner la planche à billets… Le rapport de force équitable est-il toujours garanti ?

R. B.

 

http://actupost.fr/france-paradis-qatar/

 

 

 


 

Mercredi 3 avril 2013

"Pourquoi le Qatar, qui se présente comme un pays moderne et qui bénéficie d’une convention fiscale hors norme en France, éprouve-t-il le besoin d’aller cacher une opération aussi symbolique que le rachat du Printemps en passant par des méandres de sociétés écrans au Luxembourg, prête-noms et intermédiaires de tous ordres ?" s'interroge Mediapart, en se demandant si des gens bien placés en France ne bénéficient pas, au passage, de rétrocommissions. L'émirat qui possède déjà des parts dans Total, LVMH, Vinci, Veolia, et de nombreux grands hôtels et champs de courses prestigieux, via Qatar Investment Authority montait il y a un an dans le capital de Lagardère jusqu’à y porter sa participation à 12,8% (cf Slate), et pourrait avoir EADS (de plus en plus soumise aux banquiers) en ligne de mire.

 

 

 

Le fond souverain du Qatar possède en Allemagne 17 % de Volkswagen, 10 % Porsche et 9 % du géant du bâtiment Hochtief. En Italie il acheté Valentino et l'AC-Milan

 

En Grande Bretagne il possède 20 % de la bourse de Londres et a financé 95% de la Shard tower, le plus haut gratte-ciel d'Europe. Après avoir acheté les magasins Harrods en 2010, s'intéresserait à Marks & Spencer, avec peut-être des commissions louches comme dans l'affaire du Printemps/

 

En politique internationale l'émir du Qatar se pose en médiateur dans divers conflits. Pour la deuxième fois en trois ans il accueille à Doha le président érythréen Isaias Afewerk après avoir joué les bons office entre lui et Djibouti. Deux jours plus tôt il accueillait le président afghan Hamid Karzai et s'engageait à jouer à jouer les intermédiaires avec les talibans (la question de  l'ouverture d'un bureau des talibans à Doha n'a semble-t-il pas été abordée). Il joue aussi les médiateurs dans les territoires palestiniens entre l'OLP et le Hamas. Parallèlement le pays continue d'entetenir l'incendie en Syrie et héberge des djihadistes tchadiens, algériens etc prêts à répandre le wahabbisme (en décembre 2011 l'émirat a érigé une immense mosquée à Mohammed Ibn Abdoul Wahhab) ou l'idéologie des frères musulmans au Sahel. Il tient aussi à bout de bras le régime égyptien de Morsi (et a été accusé récemment de vouloir privatiser à son profit le canal de Suez), qui aujourd'hui se voit soupçonné d'organiser un complot contre les monarchies du Golfe, selon un responsable de la police à Dubaï.

 

Malgré l'antisémitisme affiché de nombreux médias du Qatar, l'émirat reste soupçonné d'entrenir des rapports clandestins avec Israël.  En novembre l'agence iranienne Fars avait accusé l'émir d'avoir donné  lors de sa visite du 23 octobre aux responsables palestiniens des montres et stylos munis d'émetteurs pour aider les services israéliens à les localiser. Ahmed Jaabiri et Ahmed Abu Jalal et une quarantaine d'autres militants des brigades Ezzedeen al-Qassam seraient morts à cause de cela en novembre (personne n'a démenti cette info). En janvier une source à Jérusalem indiquait que le Qatar avait aidé au transfert de 60 Juifs du Yémen sur un avion de Qatari Airline. L’ancienne ministre des Affaires étrangères et chef du parti Kadima, Tzipi Livni, aurait déclaré sur une chaîne de télévision israélienne que son rival Benyamin Netanyahou a reçu du Qatar 3 millions de dollars pour sa campagne électorale (mais l'information ne figure pas dans les archives du Jerusalem Post, comme le prétendent les sites qui ont repris cette nouvelle qui relève peut-être de la rumeur...).

 

Le Mali appelle la Russie à la rescousse

Le gouvernement du Mali a demandé à la Russie de lui livrer des hélicoptères, des avions de combat et des véhicules blindés pour combattre les rebelles islamistes dans le nord du pays, affirme mardi le quotidien russe Vedomosti.

Le Mali veut "des hélicoptères Mi-35 et Mi-17, des avions cargo et des avions de combat, des véhicules blindés BTR-80, des systèmes radar de défense antiaérienne, ainsi que des armes légères et des munitions", a indiqué une source au sein de l’agence publique russe d’exportation d’armements Rosoboronexport, citée par le journal.

En février, la Russie a déjà livré au Mali 3000 fusils d’assaut kalachnikov, 300 mitrailleuses et des munitions pour un montant total de 12 millions de dollars, dans le cadre d’un contrat conclu en septembre 2012, a précisé cette source.

Il n’est pas exclu que de nouveaux contrats sur la livraison d’armes russes, en premier lieu des hélicoptères et des véhicules blindés, au Mali puissent être signés "prochainement", a-t-elle souligné.

Le directeur de Rosoboronexport, Anatoli Issaïkine, avait indiqué début mars que l’agence livrait au Mali des armes à feu "en toute légalité".

Les autorités maliennes avaient alors fait part de leur intention d’acheter d’autres types de matériel militaire, selon la même source.

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-Mali-appelle-la-Russie-a-la-rescousse-17342.html

 

 

Pape François : une voix pour la guerre au Mali

clément dousset
Mardi 2 Avril 2013


On était très disposé à croire au bon pape. Un sourire avenant, des mots bonhommes, des gestes parlants et simples. Peu de goût pour l’or et beaucoup d’amour pour les pauvres. Presque de quoi lui pardonner à l’Argentin de n’avoir pas été très résistant contre ses compatriotes colonels au service de l’oligarchie financière.
 
On l’attendait quand même au tournant du message pascal trouvant que, jusqu’alors, s’il avait placé beaucoup le mot pauvre et le mot paix dans ses prêches, il n’avait rien dit d’un peu concret sur ces deux-sujets-là.
 
Que nous dit-il donc le bon pape pour Pâques ? Qu’il faut un meilleur partage des richesses. C’est bien mais c’est un peu convenu et un peu court. On aurait aimé qu’il entre un peu dans le lard du capitalisme international et particulièrement occidental. Ca sera peut-être pour une prochaine fois : l’espérance fait vivre !
 
Pour la paix en Palestine, Syrie, Irak, on est dans les vœux très pieux mais pas engagés du tout. Rien pour dénoncer la responsabilité des US envahisseurs de l’Irak, la volonté franco-anglaise d’armer la rebellion syrienne, le zèle provocateur des colons israéliens…
 
Mais c’est sur le Mali (et accessoirement le Nigéria) que la voix papale détonne au lieu de tonner juste. Alors que l’armée française se livre dans ce pays au «massacre tranquille » qu’on a dénoncé des combattants rebelles emprisonnés dans le massif des  Ifoghas, le pape n’en souffle mot et ne trouve rien de mieux qu’à appeler à l’unité du territoire. Ne voit-il pas que c’est ainsi appeler à la guerre à outrance au lieu d’aider à la mise en place urgente d’une réelle force d’interposition ? Pas un mot de compassion pour ces Touaregs tués ou livrés aux exactions de l’armée malienne. Le seul mot utilisé pour désigner les combattants de l’autre bord est celui de « terroriste », certes appliqué à des Nigérians, mais dont on comprend qu’il vise comme une arme leurs frères, ceux que le François de chez nous veut « détruire » au Mali.
 
Le moins qu’on puisse dire est que des messages pascals de ce type n’appellent pas à une paix juste en Afrique ni ne mettent puissamment les hommes sur le chemin de la concorde et du pardon !
http://www.alterinfo.net/pape-Francois-une-voix-pour-la-guerre-au-Mali_a88600.html

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Bachar Al Assad le rebelle


Avic
Mercredi 3 Avril 2013

Bachar Al Assad le rebelle
Quelque part, il doit y avoir quelqu’un qui est en train de se livrer à des expériences sur les humains. Ces expériences viseraient à tester jusqu’où on peut remplacer le réel par le virtuel sans que les humains ne s’en rendent compte. Depuis quelques années on assiste à toutes les formes possibles de falsifications et de distorsion de la réalité ayant des conséquences concrètes sur notre vie quotidienne et même servant de base pour toutes nos décisions. Si expérimentation il y avait, l’expérience serait concluante. Notre vie réelle peut bel et bien être basée sur du virtuel.

Ceux qui ont compris cette facette de l’esprit humain l’utilisent sans vergogne pour réaliser leurs desseins. La méthode en est fort simple. On commence d’abord par faire comme si, en mettant en place des situations à partir desquelles se créeront d’autres situations qui, elles-mêmes, serviront de bases pour encore d’autres développements, et ainsi de suite, le tout tendant à aller vers l’objectif final. A une certaine étape, on en a oublié la fausseté initiale pour ne voir que l’enchainement logique des évènements au moment où on les observe. Cette méthode a été utilisée à maintes reprises, notamment dans la création des états après la seconde guerre mondiale. L’état d’Israël en est un bel exemple, mais pas seulement. La plupart des états africains aussi. Ces états créés artificiellement, consacrant des peuples qui n’en sont pas, divisant des populations qui elles, formaient de vrais peuples, sont devenus des réalités sociologiques, économiques et politiques, sources de conflits et de guerres.

Avec le 21ème siècle, on atteint les sommets en matière de transformation du virtuel en réalité. Grâce à l’accroissement des vecteurs de l’information et du règne de l’image sur nos vies, les techniques se sont affinées. Les dernières innovations de ces techniques sont en train de s’appliquer à la Syrie. Après deux ans de manipulation où chaque situation découle de la situation précédente, on vient de passer à une étape supplémentaire visant à éliminer l’obstacle Assad, en une sorte de plan B ou C (on ne les compte plus). Quels sont les nouveaux développements ?

Après avoir créé un peuple syrien virtuel, opposé à Bachar El Assad car maltraité de tout temps par une dictature toute aussi virtuelle, on enchaine par des évènements logiques découlant de cette virtualité. Une coalition nationale d’opposition (ne tenant aucun compte de l’opposition déjà existante) est vite créée pour résister à l’oppression. Pour se défendre des massacres virtuels, la coalition se dote d’une armée composée de combattants syriens virtuels (mais terroristes djihadistes authentiques) qui mettent la Syrie à feu et à sang. Comme on peut s’y attendre, ces combattants confrontés à une armée régulière tombent comme des mouches. Mais, paradoxalement, ils ne meurent jamais. Dès qu’un djihadiste tombe, il se transforme aussitôt en civil, faisant ainsi que l’Armée syrienne tue des civils virtuels en masse.

Deux ans de conflit, deux ans de virtualité, et la Syrie résiste toujours. Tous les scénarios habituels ont été tentés, en vain. Le scénario à l’irakienne, avec ses tentatives de soudoyer les généraux, n’a rien donné. Le scénario libyen, avec ses défections de hautes personnalités, non plus. Les massacres organisés à la roumaine, pas d’avantage. Le tout dans une ambiance de terrorisme au quotidien comme au Pakistan, en Afghanistan et en Irak, un terrorisme semblant dire : »nous sommes toujours là, nous ne lâcherons rien, nous avons encore assez de réserve de chair humaine pour vous faire plier… ».

Puisque tous les scénarios classiques ont échoué, on en essaie d’autres, inédits, mais découlant toujours des situations antérieures. Une coalition d’opposition existe déjà. Elle avait été virtuellement légitimée comme opposition officielle dès sa création. Dans la foulée, elle était devenue représentative du peuple syrien. Comment, en vertu de quoi, ça n’a aucune importance, on est encore dans le virtuel. Avec le terrain déjà ainsi préparé, il est aisé de passer à l’étape suivante. L’opposition devient un gouvernement. Il suffisait juste de lui mettre un premier ministre à sa tête. Un pays en plein chaos, sans gouvernement légitime, accaparé par un clan, ayant une coalition représentante du peuple contrainte à l’exil, ce pays avait tout à fait le droit de se choisir un gouvernement. Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ?

Un premier ministre, un gouvernement, il ne reste plus qu’à avoir des représentations à l’international. Quelques ambassadeurs sont déjà en place dans certaines capitales des amis virtuels de la Syrie. La Ligue Arabe vient d’octroyer le siège de la Syrie au gouvernement virtuel. Il est maintenant question d’aller chercher le fauteuil de l’ONU.

Toutes ces manœuvres ont une finalité : transformer un gouvernement virtuel en gouvernement légitime et envoyer le gouvernement légitime dans le néant et faire comme s’il n’avait jamais existé. Un vrai tour de passe-passe. Dans les jours ou semaines à venir, il est fort possible qu’on entende parler de l’armée syrienne comme d’une armée de mercenaires équipée et entrainée par le Hezbollah, l’Iran et Moscou. Bachar Al Assad deviendrait le chef des rebelles terrorisant des civils innocents. Sa tête sera peut-être mise à prix.

Ce scénario semble exagéré, mais pourtant on a vu pire. Qui se souvient pourquoi il est possible à la France d’octroyer l’ambassade de Syrie à la coalition ? On se rappelle que la France avait renvoyé l’ambassadrice syrienne à la suite des massacres de Houla, tout en sachant parfaitement de quoi il retournait. Malgré l’enquête ultérieure et malgré l’évidence, la France n’a pas changé sa position. En fait, une situation virtuelle n’a pas besoin d’être crédible. Son but est uniquement de servir de tremplin à d’autres évènements, dans une sorte de course effrénée vers le but final qui, ici, est « Bachar El Assad doit partir ». Dans certains cas, il est même souhaitable que la situation initiale ne soit pas crédible, mais elle doit rester assez floue pour engendrer des prises de position tranchées sur des éléments invérifiables, ce qui permet d’occulter toute discussion sur les décisions prises par les metteurs en scène. Par exemple, quand bien même Assad serait un dictateur, au nom de quoi faut-il aller tuer des syriens pour le déloger ? Si l’occident est investi du droit divin de supprimer les dictateurs, pourquoi celui-ci et pas celui-là ? Si on accepte que des milliers d’individus descendant dans la rue soient considérés comme représentatifs d’un peuple, pourquoi ne pas aussi l’accepter en France, en Espagne, en Grèce, en Arabie Saoudite ou au Bahreïn ? Il y a des questions comme celle-là à chaque étape des scénarios virtuels que l’on nous monte, mais tout est fait pour qu’il n’y ait pas lieu de les poser. On agit d’abord dans une sorte de réaction réflexe – et donc facilement compréhensible – laissant les questions complexes pour plus tard. Et plus tard, c’est jamais, car le déroulement des évènements est tellement rapide qu’il ne sert plus à rien de s’interroger sur des évènements qui sont déjà dépassés. A un stade avancé, toute interrogation autre que celles du moment est considérée comme du conspirationnisme, du négationnisme ou autres ismes créés pour la circonstance.

Dans le cas de la Syrie, nous en sommes à un stade très avancé. Ce qui s’est passé il y a deux ans ? C’est du passé. Les massacres de Houla ? Trop vieux. Même les armes chimiques commencent à s’estomper, alors que l’enquête à leur sujet a à peine commencé. Que sortira-t-il de ce nouveau scénario ? Sans doute rien, comme d’habitude, car l’obstacle à franchir est toujours là, se renforçant de jour en jour : la Russie. Malheureusement, les agresseurs continueront, tant ils seront persuadés qu’ils y arriveront un jour. Tant qu’ils n’auront pas épuisé toutes les possibilités de virtualisation qu’offre le monde d’aujourd’hui, ils continueront, comme Vil Coyote acharné à la poursuite de Assad – Bip Bip.

Avic

http://avicennesy.wordpress.com/
http://www.alterinfo.net/Bachar-Al-Assad-le-rebelle_a88641.html
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L’axe anti-syrien Riyad – Ankara – Tel Aviv


Mardi 2 Avril 2013

Ceylon Ozbudak: Mon débardeur a fait fureur à Riyad
Ceylon Ozbudak: Mon débardeur a fait fureur à Riyad

Un bruit circule sur Facebook selon lequel Bachar al-Assad aurait été tué. Ce n’est pas la première fois, mais on verra si c’est vrai et, dans cette dernière hypothèse, on verra si la mort du président Syrien suffira à ramener la paix en Syrie et dans quelles conditions.

En attendant, on peut dire que la crise syrienne agit comme un révélateur du positionnement des uns et des autres vis-à-vis de l’entité sioniste.

La Syrie est en effet, on a trop souvent tendance à l’oublier, le dernier pays du «champ de bataille» contre le régime sioniste avec le Liban.

Parce que ceux qui fustigent (j’ai dû moi-même le faire, mea culpa) ce pays pour son inaction ou sa faiblesse devant les agissements sionistes omettent de rappeler que la Syrie est bien seule et que d’autres pays de la région ont par contre des relations diplomatiques avec l’Etat voyou.

Et que la Syrie a été, et reste, un soutien important du Hezbollah et que, récemment encore, Damas accueillait la direction du Hamas palestinien, une organisation qui lui a tourné le dos, cédant aux dollars agités par le Qatar.

Il y a d’autres aspects à évoquer sur la question de la place de la Syrie dans la résistance au régime sioniste, mais ce n’est pas l’objet de ce post.

Je voudrais plutôt aborder la nouvelle alliance qui s’est formée sur le dos de la Syrie entre l’Arabie Saoudite, la Turquie et l’entité sioniste.

Cette alliance est clairement présentée, au moins dans ses perspectives, par Ceylan Ozbudak, une commentatrice politique turque qui écrit dans un journal saoudien, The Saudi Gazette, propriété de la famille royale un peu comme tout ce qui respire en Arabie. Ceylan Ozbudak collabore également avec un journal de l’entité sioniste.

 

Le scénario proposé par cette journaliste semble un peu fantastique pour ne pas dire fantasque, mais ce qui importe en réalité c’est que de telles thèses puissent être présentées dans un organe de presse chargé de présenter pour l’étranger la vision saoudienne des évènement politiques dans la région.

J'ai plein d'idées pour démocratiser l'Arabie Saoudite

J’ai plein d’idées pour démocratiser l’Arabie Saoudite

Et que ce journal n’hésite pas à publier un article qui appelle ouvertement à une action militaire du régime sioniste en Syrie.

Israël peut-il aider au renversement d’Assad?

Par Ceylan Ozbudak, The Saoudi Gazette, 31 mars 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Depuis deux ans, le monde regarde la Syrie saigner et espère que la communauté international puisse s’entendre pour agir et restaurer l’ordre dans ce pays. En mars 2012, Kofi Annan avait proposé un plan en six points qui était tombé à plat. Depuis, une action militaire unifiée est restée un espoir déçu et l’effusion de sang a continué.

Ce mardi 27 mars 2013, les 22 nations de  la Ligue Arabe ont adopté une résolution autorisant la livraison d’armes aux forces rebelles mais il n’existe cependant pas de plan d’action concertée et les divisions internes paralysent la Ligue.

Le même jour, l’OTAN rejetait une requête du dirigeant rebelle Syrien Moaz Al-Khatib pour que les missiles Patriot abattent des avions syriens. Les Etats Unis surcompensent leurs erreurs en Irak et en Afghanistan et,  sans leur consentement, il y a peu de chances que les «lions» de l’Europe arment l’opposition. Si les rebelles n’ont pas assez d’armes, le forces d’Assad continueront à avoir la supériorité militaire, à tuer encore des Syriens et à prolonger la guerre civile.

Et donc les combats continuent: alors qu’un million de Syriens dans leurs abris de fortune cherchent de la nourriture dans tout le Moyen Orient, le Comité International de Secours signale que les camps frontaliers au Liban, en Jordanie, en Turquie et en Irak sont bondés avec plus de 650 000 réfugiés, en majorité des femmes et des enfants. L’ONU estime par ailleurs à 70 000 le nombre de tués depuis le début des hostilités en avril 2011.

Le guerre brutale menée par Assad a destabilize un gouvernement au Liban; provoqué la venue de forces spéciales iraniennes en Syrie, isolé le gouvernement irakien de ses concitoyens Sunnites, oblige Israël à pénétrer en territoire syrien sur les hauteurs du Golan, et envoyé des réfugiés en Turquie, en Jordanie, en Irak et au Liban. L’ensemble de la région est affectée par la guerre menée par Assad, et nous avons tous le devoir moral et politique d’agir pour extirper de parmi nous ce seigneur de la guerre [warlord]. Le message est clair : c’est un problème pour tout le Moyen Orient.

Les excuses présentées récemment au peuple turc par le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou pour l’incident du Mavi Marmara en 2010 sont le signe d’une amélioration des relations entre nos deux pays. Jérusalem va certainement respecter la promesse de Netabyahou d’une indemnisation des familles des victimes turques et il est sûr que si tel est le cas, les relations israélo-turques vont connaître une renaissance. Etant les deux principales puissances économiques et militaires de la région, ces pays devraient œuvrer ensemble pour faire cesser le soutien russe à Assad. Erdogan avait déjà proposé aux Russes une base navale sur la côte turque et cette proposition, associée à des garanties qu’une Syrie post-Assad ne signifierait pas la fin de l’accès et de l’influence russe en Syrie, pourrait bien éloigner la Russie d’Assad. Maintenir les Etats Unis à l’écart de cette opération contribue aussi à garantir à Poutine que la Syrie ne deviendra pas la Libye : un Etat client des USA.

Un engagement conjoint de la Turquie, de la Russie et d’Israël à cette étape du conflit a des avantages politiques évidents : premièrement, étant donné que l’opposition syrienne est basée en Turquie, il est commode pour Ankara de négocier un accord entre les rebelles et la Russie pour faire en sorte que les inquiétudes de Moscou pour les minorités chrétienne et alaouite soient entièrement dissipées. Si cela signifie que les forces armées russes souhaitent mettre en place des « zones sécurisées» pendant une période de transition, cela doit être sérieusement considéré. En bref, les conséquences du renversement d’Assad ne doivent pas être négligées. Mais les craintes pour le lendemain [de la chute d’Assad] ne doivent pas nous empêcher de trouver des réponses créatives pour stopper les massacres d’aujourd’hui.

Deuxièmement, sauf si la Turquie et Israël travaillent ensemble pour arrêter la tuerie en Syrie et s’impliquent plus à ce stade, les djihadistes continueront à se renforcer. Tandis que le monde regarde les Syriens se faire massacrer par les forces d’Assad, les djihadistes viennent en Syrie pour prendre le rôle dominant dans une Syrie nouvelle. La Turquie, Israël et d’autres nations ne peuvent pas le permettre. La Syrie ne doit pas devenir un nouvel Afghanistan.

Les éléments qui s’opposent à Assad affrontent des troupes disciplines disposant de matériel militaire sophistiqué. Deux ans de guérilla ne lui ont pas fait perdre son emprise sur la population syrienne. Si les rebelles Syriens veulent un espoir raisonnable de victoire, il leur faudra des armes sophistiquées et un appui aérien. Si personne ne fournit ces deux éléments, il en résultera une ou deux conséquences : soit les rebelles échoueront et Assad maintiendra son régime assassin, ou les rebelles recevront une aide venue d’ailleurs. Dans cette dernière éventualité, ni la Turquie, ni Israël n’auront le droit de se plaindre si les extrémistes sont présents dans le scénario et tirent avantage des désordres dans le pays.

Les Etats Unis et l’Union Europenne n’agiront pas. Ils ne sont pas menacés aussi directement que nous le sommes dans la région. Malgré ses défauts, Israël dispose de la supériorité aérienne pour neutraliser les forces aériennes d’Assad. A lui seul, ce facteur ferait beaucoup pour faire pencher la balance en faveur des civils Syriens qui sont bombardés par leur propre gouvernement.

Assad et sa  famille doivent avoir une porte de sortie vers l’exil. Après toute la violence dont il a fait preuve, il serait beaucoup plus avantageux de lui offrir un asile sûr plutôt que de l’obliger à choisir entre continuer da campagne de destruction ou risquer de finir comme Kadhafi et Moubarak. Mais une Syrie nouvelle ne pourra pas résoudre ses problèmes toute seule. La Syrie et les Syriens auront besoin de leurs voisins pour aider à mettre fin au conflit et à créer une Syrie pluraliste et démocratique. Combien de vies supplémentaires doivent être perdues avant que nous mettions de côté nos divisions et agissions de manière concertée pour le peuple syrien ?

 — Ceylan Ozbudak est une journaliste politique et présentatrice de télévision turque et elle est directrice de Building Bridges, une ONG sise à Istanbul


http://mounadil.wordpress.com
http://www.alterinfo.net/L-axe-anti-syrien-Riyad-Ankara-Tel-Aviv_a88638.html
Pétrole Syrie
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Syrie : la course à l’or noir

Global Research, avril 02, 2013

Les réserves pétrolières assertées de la Syrie, d’un montant de 2,5 milliards de barils, sont plus importantes que celles de tous les pays environnants à l’exception de l’Irak : l’estimation vient de la U.S. Energy Information Administration, qui, en pétrole (surtout celui des autres), s’y entend. Ceci fait de la Syrie un des plus grands producteurs et exportateurs de pétrole au Moyen-Orient. Le pays possède aussi de grosses réserves de gaz naturel, utilisé jusqu’à présent pour la consommation intérieure, surtout pour alimenter en gaz les centrales thermoélectriques. Mais il y a un problème, signale l’agence étasunienne : depuis 1964, les licences pour l’exploration et l’exploitation des gisements sont réservées aux sociétés d’Etat syriennes. Ceci procurait à l’Etat, jusqu’en 2010, une entrée annuelle de plus de 4 milliards de dollars provenant de l’exportation de pétrole surtout en Europe. Mais les choses changent avec la guerre. L’ « Armée syrienne libre » s’est emparée d’importants champs pétrolifères dans la région de Deir Ezzor.

D’autres sites, dans l’aire de Rumeilan, sont contrôlés par les Kurdes du Parti d’union démocratique, hostiles cependant, aussi, aux « rebelles » avec lesquels ils se sont affrontés plusieurs fois. La stratégie Usa/Otan mise sur les « rebelles », qu’on a aidés à s’emparer des champs pétrolifères dans un double objectif : priver l’Etat syrien des revenus des exportations, déjà fortement en baisse sous l’effet de l’embargo de l’Union européenne ; faire en sorte qu’à l’avenir les plus grands gisements passent, par l’intermédiaire des « rebelles », sous le contrôle des grandes compagnies pétrolières occidentales. A cet effet, le contrôle du réseau intérieur des oléoducs et gazoducs est fondamental. Ce réseau a été saboté par les « rebelles » à plusieurs endroits, surtout dans les alentours de Homs où se trouve une des deux raffineries du pays, afin d’interrompre la fourniture de produits pétrolifères. Mais une autre mise est plus importante encore, stratégiquement : le rôle de la Syrie comme hub de couloirs énergétiques alternatifs à ceux qui passent à travers la Turquie et d’autres parcours, contrôlés par les compagnies étasuniennes et européennes.

La « guerre des oléoducs » a commencé depuis longtemps : en 2003, en envahissant l’Irak, les Etats-Unis ont immédiatement détruit l’oléoduc Kirkuk-Baniyas qui transportait en Syrie le brut irakien. Celui de Ain Zalah à Suweidiva est resté par contre en fonction. Damas et Bagdad, défiant les interdictions de Washington, ont ensuite lancé le projet de deux oléoducs et d’un gazoduc qui, à travers la Syrie, relieront les gisements irakiens à la Méditerranée et donc aux marchés extérieurs. Plus dangereux encore pour les intérêts occidentaux est l’accord stipulé en mai 2011 entre Damas, Bagdad et Téhéran : il prévoit la réalisation d’un gazoduc qui, à travers l’Irak, transportera la gaz naturel iranien en Syrie et de là aux marchés extérieurs. Ces projets, et quelques autres, déjà financés, ont été bloqués par ce que l’agence étasunienne définit comme « les conditions de sécurité incertaines en Syrie ».

Manlio Dinucci

Edition de mardi 2 avril 2013 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste.

Copyright © 2013 Global Research
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Jeudi 4 avril, les Jeunes Communistes de Paris organisent une soirée de soutien au peuple vénézuélien à 19H au 2 place du Colonel Fabien (75019 - Métro Colonel Fabien).

Un mois après la mort d'Hugo Chavez, les Jeunes Communistes de Paris ont fait le choix, aux côtés de l'Ambassade du Venezuela qui sera des nôtres, de lutter contre la désinformation médiatique qui s'est intensifiée contre le Venezuela et le socialisme du XXIème siècle. Nous projetterons donc un documentaire juste sur le processus révolutionnaire bolivarien. Il sera ensuite l'occasion d'un temps d'échange et de débat avec les représentants de l'ambassade. Ce sera notamment l'occasion d'évoquer la situation politique, les perspectives pour le pays...


MJCF Paris
01.44.83.85.16 / 06.80.35.05.51
2, place du Colonel Fabien
75019 Paris

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 03:33

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/020413/des-nouvelles-de-dieudonne

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 03:21

Dieudonné : saint et martyr
30 mai 2012 Par Serge ULESKI

 http://www.jeanmarcmorandini.com/article-299593-les-biens-de-dieudonne-vendus-aux-encheres-a-la-demande-des-impots-et-rachetes-par-sa-femme.html




De nouvelles tentatives d'interdictions des spectacles de Dieudonné se font de plus en plus pressantes - dernièrement en Belgique et à Montpellier ; sans fondement juridique, toutes ces interdictions ou tentatives d’interdictions violent les lois relatives à la liberté d'expression...

Plus gros vendeur de billets de spectacle en 2011, on ne manquera pas de préciser ce qui suit : jamais un spectacle de Dieudonné n’a été condamné par un tribunal pour quel que délit que ce soit, et tous les arrêtés destinés à interdire ses spectacles ont tous été annulés par le conseil d’Etat.

Que l'on ait donc la présence d'esprit de se poser la question suivante : qui aujourd'hui en France fait vivre la démocratie et la liberté d'expression - si par démocratie et liberté d'expression on entend autre chose qu'un débat télévisée entre... Mélenchon et Copé, arbitré par un Pujadas -, Dieudonné ou ceux qui tentent de le faire taire ?

Mon billet prend le parti de la liberté d’expression et des lois qui protègent ceux qui en font usage. Ce billet dénonce l’impunité avec laquelle des actions illégales sont menées à l’encontre d’un artiste dans l’indifférence la plus absolue ; indifférence feinte bien évidemment ! puisqu’il s’agit le plus souvent non pas d'indifférence mais... d’un silence imposé ; un silence qui a pour menace : le premier qui s'oppose  à la tentative de mise à mort professionnelle de Dieudonné perd son job - journalistes, artistes, producteurs, animateurs, presse, radios et télés.

D'autre part, qu'il soit ici permis de rappeler ce qui suit  :  Dieudonné "vient" de l'anti-racisme et de l'anti-communautarisme. Aujourd'hui encore, à ses spectacles, on y rencontre toute la France ou toutes les France.

 

Dieudonné à Bruxelles

 

 

 

Dieudonné à propos de l'arrêté municipal illégal de la mairie de Montpellier

 

                                


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Le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie.

Rire pointu, de spécialistes, rire qui ne perd rien pour attendre, et pour avoir trop attendu aussi, rira bien qui rira le dernier, le rire est communion et partage ; grégaire, il rassemble.

Le rire est germination quand il révèle des savoirs enfouis et volontairement cachés. En s’attaquant au réel, il le démasque. Le rire peut être aussi une force de résistance contre la résignation ou l’impuissance.

Avec le rire, tous les traumas deviennent gérables. Avec l'humour, toute solennité est exclue ; mais le rire n’est pas pour autant le laisser-aller quand il a pour alliés l'intelligence, la liberté et l'Art ; bien au contraire, celui qui rit, même confortablement assis, se tient mentalement et émotionnellement debout, digne et fier. Toujours !

Rire inespéré qu'on n'attendait plus, le rire apprivoise l’horreur d’une condition ; rire boomerang et miroir, le rire expose les escrocs de la vertu et de la morale sans oublier les chantres d’une pseudo fraternité - fraternité à géométrie variable, d'un poids d'une mesure jamais égale ; fraternité sournoise qui cache mal un désir violent de domination.

Si le rire n’est jamais loin du sanglot, c’est qu’il en est la larme sèche.

Les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, son talent, son génie, il reste toujours une part d’inconnu.

Vertigineux, en funambule de la raison, l’humour tout comme le rire, fraie avec la folie.

Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave et nous permet de sortir de l’enfermement dans lequel nous nous complaisons.

Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés.Belle revanche des déshérités alors !

 

***

 

Dieudonné exerce avec courage une vocation d’humoriste satirique à tendance corrosive ; vocation d’équilibriste qui a ses exigences : on doit être capable de prendre la communauté nationale à rebrousse-poil. Le sel de la profession cette capacité : ne jamais être là où l’on vous attend pour vous y avoir maintes fois trouvé.

Electron libre n’ayant de compte à rendre qu’à son Art, humoriste au vitriol, enfant de Coluche et de Desproges, l’humour tel que l’envisage Dieudonné est une action pratique concrète : plus on raconte le monde moins on raconte d’histoires à un public qui serait venu oublier le temps d’un show, les vicissitudes du quotidien, ses contraintes et ses déceptions car, avec Dieudonné, on n'oublie rien et l’on se souvient de tout, surtout de ce dont on a bien failli ne pas se souvenir, tête en l’air que nous sommes tous ! Avec Dieudonné on quitte son fauteuil  plus que jamais présent au monde, et dans le monde, un monde sous influence, celle de l’éternelle tentation de manipuler ou d’assujettir des sociétés, des nations, des populations et des groupes d’individus…

Avec Dieudonné, l’humour semble pallier la coupure d’avec une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique ; un humour qui pose la question de l’action loin du confort des studios de radios qui nous font l’aumône de 4 minutes d’impertinence souvent sans lendemain et qui n’a pour seule conséquence : provoquer la mauvaise humeur de petits chefs capricieux et autres hommes de mains d’un pouvoir liberticide ; la grossièreté, voire la vulgarité, prenant le plus souvent le pas sur une critique essentielle et frontale : qui fait quoi, comment, à qui et pour quoi.

              - Impertinence d'humoristes de radios et de télés qui n'ont pas un mot de soutien à adresser à Dieudonné ! Pas un mot contre les tentatives illégales d'annulation de ses spectacles, et les atteintes à la liberté d'expression.

 

Humour hantée par la politique que celui de Dieudonné. Rien de surprenant à cela puisque, très tôt, Dieudonné s’est engagé auprès de l’anti-racisme et l’anti-communautarisme dans un effort constant de renouvellement des enjeux de l’action humoristique, son Art, et sa pratique au service d’une analyse critique des mondes que l’on nous somme d’habiter.

Si l’on parle d’humour ravageur, c’est bien parce qu’il fait ravage et qu’il n’a de cesse d’influer sur le cours d’une prise de conscience toujours plus gourmande et exigeante. En effet, parmi les 20-35 ans, combien ont rencontré la politique avec Dieudonné dans une France où quarante ans de Front national aura fini par avoir raison chez toutes les élites médiatiques (à ne pas confondre avec les élites morales et intellectuelles qui elles, ont déserté les médias) d'un "on ne peut pas tout dire et surtout pas n'importe quoi" : Finkielkraut, Chirac, Zemmour, Hortefeux, Luc Rosenzweig, Frêche, Elisabeth Lévy, jusqu'à Sarkozy en campagne et hors campagne (libre à chacun de compléter cette liste)...

 

 Dieudonné : là d'où il vient, là d'où il est parti voilà 15 ans.

 

 

***

 

La dérision et la transgression, Dieudonné est coutumier du fait ; dans ses spectacles, notre humoriste a déjà pris pour cibles le racisme ainsi que deux des trois religions monothéistes ; en ce qui concerne le Judaïsme, après une première tentative en 2008, il y renoncera très vite, dissuadé par une campagne d’intimidation.

Un plaisir décuplé que cette transgression piment d’une vie sociale qui crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédent – et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique.

Seul et privé de soutien autre que celui de son public (il est un des rares humoristes à jouer à guichet fermé partout où il se produit), Dieudonné est banni des médias, et ce depuis qu'un soir, un vendredi, il y a quelques années maintenant, c'était en 2003, sur une chaîne publique, France 3, un de ses sketchs eut le malheur de déplaire à des individus qui se sont avérés capables, pour en avoir le pouvoir, de bannir des médias, qu’ils soient publics ou privés, un artiste, Dieudonné en l’occurrence, jusqu’à tenter en toute illégalité de l’interdire de scène sur le territoire français, et plus récemment en Belgique et au Québec...

Phénomène de vendetta jamais rencontré en France contre un artiste dans l’exercice de son art ; sous de Gaulle et Giscard, même les artistes les plus engagés n’auront pas connu un tel bannissement ! En effet, on n'a pas connu en France une telle pression exercée sur les institutions et les médias, leurs producteurs, animateurs et journalistes (télés, radios et journaux) depuis l’ère communiste et stalinienne (En France : la chape de plomb du PCF et ses sympathisants jusqu'au milieu des années 70).

A moins d'être aveugle ou partisan, difficile de ne pas admettre que leurs méthodes sont étrangement identiques : insultes, discrédit, intimidation physique, calomnie, procès d'intention, amalgames, chantage affectif, chantage professionnel...

Qui sème la censure, l'exclusion et le bannissement à l'encontre d'un artiste dans l'exercice de son Art,  Dieudonné en l'occurrence, récolte Faurisson - là où ça fait mal -, et en prime un film : l’Antisémite.

Il semblerait qu'en France on ne sache faire qu'une chose : rejeter, bâillonner, censurer, stigmatiser, traduire devant les tribunaux la moindre tentative d'exercice de liberté d'expression politique et artistique (rappeurs, auteurs, essayistes, pamphlétaires, artistes de scène, syndicalistes, activistes), tout en privant des millions de Français de parole, de porte-voix, de représentation, et finalement... d'espoir.

Tous les médias, leurs producteurs et leurs animateurs, chroniqueurs et journalistes y contribuent, chaque jour, chaque semaine... radios, télévisions, journaux ; médias qui ignorent sciemment d'innombrables réalités et expressions culturelles, politiques et sociales. 

Le scandale éclabousse les tenants du mensonge, dérange toutes les catégories car le scandale c’est l’inédit et l’inouï. Le scandale fait tache d’huile, et tôt ou tard, il provoque une crise : toute tentative de l’étouffer le renforce car le scandale c’est aussi tout ce qu’on tente de taire.

Alors oui ! Dieudonné et la transgression… Privilège absolu de l’artiste ! La transgression...  mais la transgression boomerang ! La transgression non pas comme fin en soi mais comme moyen : dénoncer une autre transgression qui a pour objet un mensonge qui dit toujours la vérité sur le fumier d'une bonne conscience d'un mépris sans limite pour le faible, le désarmé, l'inarticulé, le vaincu qui ne vivra point ce qui ne lui sera pas accordé et donné de vivre, et qu'il ne prendra pas non plus car il ne mérite rien…

Jusqu’à ce que l’humour devienne une action collective tant il suscite à la fois l’admiration des uns, le rejet des autres et les indécis au milieu ; lesquels indécis s’en remettront inévitablement à la propagande la plus performante, celle qui contrôle tous les réseaux de diffusion qui font l’opinion ; et en ce qui concerne Dieudonné, il existe une telle dissymétrie de moyens d’action entre ceux qui « veulent sa peau » et ceux qui le soutiennent que ces mêmes indécis ont tôt fait de se dire : « Il est allé trop loin ! Il l’a bien cherché ! ». Dissymétrie que l’on retrouve dans le cadre d’une mondialisation sans retenue aux comportements prédateurs sans foi ni loi, dans les domaines militaire, culturelle et économique comme jamais auparavant. Et cela ne surprendra personne le fait que les forces rassemblées contre Dieudonné participent de près ou de loin, indirectement ou non à ce nouvel ordre mondial : celui du dumping moral(e) et des bombes.

Dieudonné, à la fois microcosme et mini-théâtre d’opérations qui, à une tout autre échelle, sont destinées à soumettre le plus grand nombre à cet ordre mondialiste qui n’a pour seule devise : « Tout pour ma gueule » ? Assurément !

Bouc émissaire Dieudonné ? Là aussi, sans l’ombre d’un doute. Mais alors… comment rendre les coups que l’on reçoit ? Comment exposer au grand jour les contradictions ou les hypocrisies de ses détracteurs et adversaires souvent puissants et de mauvaise foi ?

Si nombre d'humoristes sont à l'humour ce que les reality-shows sont à la réalité - une diversion pour le sordide ordinaire de la ménagère de plus de 40ans et autres adultes infantilisés et ados attardé(e)s -, un rire collabo donc à l'humour sans conséquence qui ne gêne personne, en revanche, Dieudonné est à l'humour ce que les films catastrophes et autres films d'horreur sont au cinéma : "... et même s'il ne faut pas que ça arrive, tout semble indiquer qu'on n'y échappera pas."

 
                            

Vidéo conférence de Dieudonné le 25 mai 2012  - Part 01

 

 

Humour en état de veille et d’alerte constant, oeuvre salubre, Dieudonné devrait être reconnu d'utilité publique car, depuis la déchéance de l’homme politique nous n’avons jamais eu autant besoin d’humoristes à risques, abrupts, dangereux car cet humour-là oblige à choisir son camp comme la politique à identifier l’adversaire.

D’un côté Bartleby «  J’aimerais mieux pas… »,  de l’autre Dieudonné et son « Il faut ! ». Dieudonné a fait de l’humour une exigence plus haute que celle de la plupart des humoristes anecdotiques qui pratiquent l’imitation, la parodie et la caricature, alors que l’humour de Dieudonné est l’exact opposé de tout ce qui est voué à l’amenuisement. En effet, au sortir de son humour, on se sent moins bête (… de somme), moins insignifiant ; on reprend la main et le dessus sur l’abrutissement, l’humiliation et le faible ressac de la désobéissance et de la dénonciation parcimonieuse et timorée.

 

 

Part 02                                                  

 

La société, ce n'est pas que de l'économie et de la répartition de richesses. Loin s'en faut. Ce qui fait le lien, ce qui fait société relève aussi de notre capacité à tous de (se dire) dire et d'entendre (de s'entendre dire) la vérité, ce qui implique aussi et surtout la dénonciation des mensonges et des manipulations.

A ce sujet, le cas Dieudonné, la censure à son encontre, et les actions illégales menées contre lui dans l'indifférence la plus totale est en tout point exemplaire ; il annonce déjà un monde cadenassé pour le pire.

On pourra ici saluer le fait que jamais Dieudonné ne s’est laissé intimider, tout en évitant le plus souvent les pièges qui lui sont tendus quotidiennement. On sait pourtant comment  les stratèges pervers peuvent provoquer de la violence chez l’autre pour faire écho à la leur si bien calculée, et ainsi, forcer à la faute leur victime qui, ce faisant, dédouane bien involontairement de tout reproche les responsables de ces stratagèmes. Mais... qu'à cela ne tienne... longue vie à eux tous ! Car, si la plupart d’entre nous quittent le monde en mourant, d’autres en revanche... crèvent ! Et si ce sont précisément eux qui partent les derniers, de là, sans doute, ce monde insortable et imbuvable qu’il nous est quotidiennement demandé de subir ; monde qu'on ne conspuera jamais assez, vieille charogne sur laquelle il faudra bien finalement nous résoudre à cracher.

On a connu et soutenu l’entartage des années 80 et 90 destiné aux facétieux et aux tartuffes de la conscience humaine, il est grand temps de monter un cran au-dessus : proposons le crachat car, à l'avenir, c’est avec ce crachat-là qu’il faudra compter. Oui ! Le crachat ! Mais pas n'importe lequel : un crachat épais et lourd, venu non pas du fond des âges mais… du fond de la gorge... bien profond, là où se loge le dégoût et la colère...  après un raclement rhino-pharyngé de tous les diables. De préférence, et quitte à choisir, ce crachat, clair ou coloré, on le souhaitera quasi aqueux, gluant et muqueux… nez, gorge… on le fera descendre pour mieux le faire remonter… poumons, bronches, sécrétion translucide ou opaque… seul importera son poids et la puissance de son expulsion, sa cible et la force de projection…

 Et lorsque la coupe sera pleine, mais… vraiment pleine, plus tard mais bien avant longtemps, une fois nos selles devenues muqueuses, c’est un crachat rectal qui s'imposera alors à la face d'un monde sans honneur et sans courage.

 

***

 

 

***

 

"Fairest Cordelia, that art most rich, being poor;
Most choice, forsaken ; and most loved, despised !
Thee and thy virtues here I seize upon :
Be it lawful I take up what's cast away !"

 

King Lear - SCENE I. William Shakespeare

__________________



Enquête d'un journaliste belge sur le lynchage médiatique de Dieudonné (un document de 50mns)

 

 

Plusieurs vidéos sur le site

 

 

 

 

 

 

QU'IL SOIT ICI PERMIS DE RAPPELER QUE SEULE LA LIBERTE PROTEGE LA VERITE.... JAMAIS LA LOI.

 

 

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FOXTROT. Humour: Dieudonné triomphe et joue (encore) à guichets fermés à Bordeaux

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L'humoriste Dieudonné s’est offert, hier, la patinoire de Mériadeck pour son nouveau spectacle « Foxtrot ». Pour l'applaudir, plus de 3 500 fans en délire. Provocateur comme toujours, la veille, l'humoriste avait écrit sur sa page Facebook ceci:« Dieudonné triomphe et ça fait chier les cons… ». Il a raison, je ne comprends pas pourquoi ceux qui ne [...]

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FOXTROT. Humour: Près de 2000 personnes pour applaudir Dieudonné

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C'est devenu un rituel, depuis le démarrage de la tournée française de l'humoriste Dieudonné. Cette fois-ci, le prolixe comique sera difficilement contré par ses détracteurs. Ces derniers ne pourront plus vraiment évoiqué le risque de trpuble à l'ordre public. De villes en villes, l'homme surfe sur la vague d'un succès jamais démenti. Force scénique, force [...]

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 22:36

 

 

Mercredi 3 avril 2013

Après avoir lu ou entendu  33 fois aujourd'hui que l'affaire Cahuzac allait profiter au Front National, j'y vais.

A contrecoeur, c'est minable, de jouer la responsabilité collective, mais faut y'aller, alors j'y vais.

 Voici donc la liste non-exhaustive des condamnations de membres du Front National.

Pour la plaisir, ajoutez cela : Un proche de Marine Le Pen a ouvert le compte Cahuzac chez UBS en 1992

 

Cette liste a été réalisée en effectuant des recherches sur internet  et grâce au travail de certains internautes, Il est possible que certains jugements aient évolués sans qu’ils n’en soient trouvés la trace.

 

Nous remercions toutes les personnes qui ont effectuées ce travail et relayons donc ces informations sur No Pasaran FM, comme nous l’avons fait pour les membres UMP et PS.

Sur cette liste les condamnations sont très graves, voici donc approximativement ce pourquoi 18 % de français ont voté à l’élection présidentielle de 2012 mais étaient t’il au courant de ces faits ? Pour certains oui, ils cautionnent donc de tels actes, pour tous les autres qui se sont fait embobiner, il est temps de vous réveiller et de regarder la vérité en face. 

Source :

Liste des condamnations et mises en examen du FN - Bienvenue ...

La première date correspond à l’époque des faits, la deuxième correspond au moment de la condamnation. Si une seule date est inscrite, il s’agit de celle de la condamnation.

N'hésitez pas à nous signaler toute erreur ou oubli et il doit y en avoir.

 

Le Front National 1992-1996, condamné pour avoir vendu une investiture.

 

Le Front National 2002, condamné pour avoir utilisé de manière dévalorisante l’image d’une personne.

 

Le Front National 2002, condamné pour avoir utilisé sur son site les clichés protégés de l’AFP.

 

Le Front National 2008, condamné pour avoir utilisé sans autorisation, en la détournant, la célèbre photo du « Che au béret et à l'étoile ». 

 

Le Front National 2007-2009, condamné à rembourser plus de 6,3 millions d'euros de dettes majorées de près de 600 000 euros d'intérêts à Fernand Le Rachinel.

 

Le Front National 2009, condamné à détruire ses tracts.

 

Le Front National 2010, condamné à retirer ses affiches litigieuses.

 

1995, trois colleurs d’affiches du Front National ont été condamnés pour le meurtre d’Ibrahim Ali-Abdallah.

 

2004, un membre du Front National dont l’identité n’a pas été révélée a été mis en examen et écroué pour la profanation de 127 tombes du cimetière juif de Herrlisheim.

 

2007, un membre du Front National dont l’identité n’a pas été révélée a été mis en examen pour l’assassinat de Karim Zaiter, un pilote de quad, la veille de Noël, puis incarcéré.  Il affirme avoir tiré au hasard sur un des engins qui tournaient sur le square sans vouloir tuer.

 

2009, quatre membres du Front National dont les noms n’ont pas été révélés ont été condamnés pour coups et blessures après avoir attaqué un homme noir une fois le repas patriotique organisé par le FN terminé.

 

Alexandre Gabriac (FN) 2007, mis en examen pour ses liens étroits avec un commando d'extrême-droite ayant tenté de cambrioler un stand de tir à Saint-Andéol-le-Château, dont l'aventure s'est terminée par le meurtre du Gendarme Ambrosse.

2009, condamné pour apologie de crime contre l'humanité, injures à caractère raciste et violences volontaires ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 8 jours 

 

Alexandre Simonnot (FN) 2006-2010, condamné pour avoir détruit un préservatif géant à l'occasion de la journée mondiale contre le Sida.

 

Antoinette Martinet (FN) 1997 à 1998, condamnée pour provocation à la haine, à la violence et à la discrimination.

 

Bruno Gollnisch (FN) 2004-2007, condamné en première instance et par le Conseil d'État pour contestation de l'existence de crime contre l'humanité (négationnisme), la Cour de Cassation va pourtant casser sans renvoi l'arrêt de la cour d'appel. 2008-aujourd’hui, poursuivi en justice pour incitation à la haine raciale.

 

Bruno Mégret (Fondateur du MNR et membre du FN) 1998, condamné pour avoir tenu des propos sur l’inégalité des races. 2002-2002, condamné pour avoir envoyé aux frais de la commune de Vitrolles plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer sa candidature pour l'élection présidentielle.

2006, condamné pour détournement de fonds.

 

Calude Jaffres (FN) 1997, condamné pour usurpation de fonction.

 

Catherine Mégret (FN) 1998 et sa Mairie de Vitrolles furent condamnés pour discrimination et incitation à la discrimination.

2002, condamnée pour avoir envoyé aux frais de la commune de Vitrolles plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer la candidature de son époux pour l'élection présidentielle.

2006, condamnée avec son mari pour détournement de fonds.

 

Cédric Bégin (FN) 1999-2002, condamné pour détention sans autorisation de munitions et d'armes, condamné pour incitation à la haine raciale.

 

Christophe Klein (FN) 1999-2002, condamné pour provocation à la discrimination raciale.

 

Claude Jaffrès (FN) 1997, condamné pour abus d’autorité et usurpation de fonction.

 

Daniel Simonpieri (FN puis UMP), condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Condamné pour harcèlement moral.

 

Denis Monteillet (FN) 1995, condamné pour avoir inscrit plusieurs personnes de son voisinage sur la liste présentée par son parti au municipales sans les avoir prévenues. Le Conseil d’Etat a annulé les élections des conseillers municipaux FN pour « liste irrégulière ».

 

Emilien Bonnal (FN) 1985, ex-candidat FN aux cantonales et municipales, a été  reconnu coupable de meurtre, alors qu’il collait des affiches pour le FN, pour avoir tué Abdallah Moktari, 23 ans ; qui l’avait insulté. 8 ans de prison.

 

Francis Watez (FN) 1995, condamné pour incitation à la discrimination raciale pour avoir

collé des affiches proclamant : "Musulmans, Barbaresques, Algériens, terroristes ou non, tous dehors" et "Refuser l’intégration de ces sauvages est un devoir national". (2 ans d’inéligibilité et 50 000 F d’amende).

 

François Nicolas-Schmitt (FN) 1997, condamné pour détournement de fonds.

 

Gilles Lacroix (FN) 1997-1997, condamné pour complicité de violence en réunion, avec arme et préméditation et pour complicité de destruction de biens.

 

Georges Theil (FN) 2001,  condamné pour contestation de crimes contre l'Humanité. 2004-2006, de nouveau condamné pour contestation de crimes contre l’humanité.

 

Guy Cannie (FN) 2009-2011, condamné pour escroquerie en bande organisée.

 

Jacky Codvelle (FN) 1990, condamné pour avoir mis le feu à la voiture du député du Rhône et maire PS de la ville, Jean Jacques Queyranne pour fêter le 14 juillet.

 

Jacques Bompard (FN) 2008-2010, mis en examen pour prise illégale d’intérêt.

 

Jacques Coutela (FN) 2011, mis en examen pour incitation à la haine raciale suite à son apologie d’Anders Behring Breivik, auteur des attentats d’Oslo.

 

Jean Holtzer (FN) 1990, ex-candidat FN aux cantonales a été reconnu coupable de vol à main armé pour avoir braqué une banque (8 ans fermes). Cet ancien avocat général avait un jour réclamé la peine de mort pour une histoire identique.

 

Jean-Claude Poulet (FN) 1992, condamné pour avoir battu sa femme pendant quinze ans pour "la stimuler au travail... Il fallait que je la stimule assez fréquemment"

 

Jean-Marc Maurice (FN) 2004 à 2009- 2010 à 2011, 6 condamnations. Condamné pour outrage à agent dépositaire de l'autorité publique, vol, escroquerie, banqueroute, travail dissimulé et non déclaré, abus de bien sociaux.


Jean-Marie Le Chevallier (FN), condamné pour subornation de témoin dans l'affaire du meurtre de son directeur de cabinet.


Jean-Yves Douissard (FN) 1999-2002, condamné pour incitation à la haine raciale.

 

Jean-Yves Le Gallou (FN) 1991-1998, condamné pour provocation à la haine raciale.

 

Joël Klein (FN) 1998,  condamné pour coups et blessures sur un Nord-Africain.

 

Laurent Mirabeau (financier de JM LePen) 1994, condamné pour escroquerie et exercice illégal de la profession de banquier.

 

Louis Aliot (FN) 2008, condamné pour diffamation.

 

Louis de Noëll (FN) 1997, condamné pour détournement de fond. Il avait utilisé de l’argent de la société dont il est le gérant pour s’acheter un appartement à Paris, un autre à Perpignan et une villa sur la mer. 1 an avec sursis et 50000F d’amende.

 

Marc Georges (FN) 1995, condamné pour avoir blessé par balle un jeune homme.

 

Marc Lyoen (FN) 1997, condamné pour avoir employé des clandestins. 

2008 : Candidat régulier du F.N condamné cette fois pour fraude au RSA. L'ancien dirigeant départemental du FN devra payer une amende de 500 euros et rembourser 15 000 euros au Conseil Général de Maine et Loire.

 

Marcel Mazières (FN) 1995, condamné pour avoir envoyé à un professeur de philosophie une lettre anonyme injurieuse. Extrait : « Vous transformez nos classes en goulag politique, votre aspect physique est disgracieux et, apprenant que vous êtes homo, cela est risible ».

 

Marine Le Pen (FN) 2008, condamnée pour diffamation.

 

Pascal-Bernard de Leersnyder (FN) 1991,  condamné pour actes de torture sur un enfant de cinq ans.

reconnu coupable de violence sur mineur pour avoir appris l’allemand au fils de sa compagne à coup de poing (jusqu’au sang) et pour lui avoir plongé la tête dans les WC ( "Il n’était pas digne de la salle de bains" ). 13 mois de prison dont 10 fermes.

 

Patrick Bassot (FN) élu dans le Vaucluse 2012, a été condamné à 1.000 euros d’amende pour « incitation à la discrimination, à la haine et à la violence à l’encontre des immigrés ».

 

Patrick Binder (FN) 2010-2011, condamné pour injure publique et provocation à la haine raciale. 2004-2005, condamné pour injures racistes en public.

 

Philippe Bernard (FN) 2004-2008, mis en examen pour faux et falsification, abus de confiance et escroquerie.

 

Philippe Viard (FN) 1998, mis en examen et probablement condamné depuis pour discrimination en raison de l'origine, de l'appartenance ou la non-appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation ou une religion non déterminée. Condamné pour injures et pour délit de fuite après avoir renversé un enfant.

 

Pierre Van Dorpe (FN) 1989, condamné pour avoir tiré à l’aide de son fusil à pompe sur un groupe de jeunes d’origines maghrébine en blessant au dos l’un d’eux parce qu’il faisait trop de bruit. Le FN lui paye ses 15 000F de caution. 15 mois avec sursis.

 

Raynald Liekens (FN) 1994, condamné pour le meurtre d’une juive. Il a déclaré : « Elle était plus gentille avec moi que personne ne l’avait été jusque-là. Mais, quand j’ai appris qu’elle était juive, j’ai décidé de la tuer car les juifs sont les ennemis de la race blanche ».

 

Richard Jacob (FN) 2010-2011, condamné pour outrage et rébellion.

 

Roger Fabregues (FN) 1996, condamné pour trafic de drogues. Il avait profité d’un voyage au Maroc pour importer du haschisch (2 ans de prison).

 

Sylvain Ferrua (FN) 1996, condamné pour proxénétisme 1 ans avec sursis et 50000 F d’amende.

 

Tanguy Deshayes (FN) 2008-2009, mis en examen pour menaces de mort, il a confirmé en être l’auteur. Quelques années auparavant il avait été condamné pour bagarre ainsi que pour port d'arme.

 

Valls et André (FN), condamnés pour violence avec arme.

 

Xavier Voute (FN) 1997, condamné pour avoir aspergé de gaz lacrymogène des militants de Ras l'Front (mouvement anti-FN).

 

Yannick Lecointre (FN) 2010-2011, condamné pour trafic de drogue (transport, détention, acquisition, cession et emploi non autorisés de stupéfiants).

 

Jean-Marie Le Pen (FN) : reconnu coupable par le tribunal administratif de fraude fiscale

(Redressement de 1,4 Millions de Francs), reconnu coupable d’apologie de crime de guerre dont la déportation pour l’édition d’un disque sur lequel on peut entendre "un hymne du parti nazi" et "Vive Hitler", reconnu coupable d’antisémitisme insidieux, reconnu coupable de banalisation d’actes jugés constitutifs de crimes contre l’humanité (11/10/1989) pour avoir qualifié les chambres à gaz de "point de détail" de la 2ème guerre mondiale, reconnu coupable de captation d’héritage, 5000F à verser, reconnu coupable d’agression d’un candidate socialiste, 3 mois avec sursis, 20 000F d’amende, 2 ans d’inéligibilité, reconnu coupable d’avoir tenu des propos sur l’inégalité des races avec B.Megret. Condamné à verser 10 000F a L’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) et à publier à ses frais le jugement dans 3 hebdomadaires (30 000F par publication).

Liste de ses condamnations :

1960, condamné pour menaces de mort proférées à l'encontre d'un commissaire de Police.

1964, condamné pour coups et blessures volontaires.

1969, condamné pour coups et blessures volontaires.

1971, condamné pour apologie de crime de guerre.

1986, condamné pour antisémitisme insidieux.

1986, condamné pour apologie de crimes de guerre dont la déportation.

1987, condamné pour provocation à la haine, à la discrimination et à la violence raciale.

1991, condamné pour  trouble manifestement illicite à l'ordre public.

1991, condamné pour banalisation de crimes contre l'humanité et consentement à l'horrible.

1992, condamné pour diffamation.

1993, condamné pour injure publique.

1995, condamné pour oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer.

1996, condamné pour avoir tenu des propos ayant gravement porté atteinte au président du tribunal d'Auch.

1997, condamné pour avoir injurié l'association Ras l'front (mouvement anti-FN) de « mouvement de tueurs de flics ».

1997, condamné pour avoir injurié le président de SOS-Racisme.

1997, condamné pour banalisation de crimes contre l'humanité et consentement à l’horrible.

1998, condamné pour injures publiques et violences sur personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions.

1998, condamné pour avoir présenté une tête en carton à l'effigie de Catherine Trautmann.

1998, condamné pour avoir déclaré « Je crois à l'inégalité des races ».

1999, condamné pour incitation à la haine raciale et apologie de crime de guerre.

2002, condamné pour avoir reproduit sans autorisation un reportage de treize photographies prises par l’AFP.

2004, condamné pour provocation à la haine raciale.

2005, condamné pour incitation à la haine raciale.

2008, condamné pour complicité d'apologie de crimes de guerre et contestation de crime contre l'humanité.

 

Eddy TRIVULCE

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 17:34

 

Combien coûterait (vraiment) un accident nucléaire en France ?

le Mardi 26 Mars 2013 à 15:45

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) parle de 430 milliards d'euros en cas d'accident nucléaire comme Fukushima en France. Le JDD a publié le chiffre de 5.800 milliards. Pour couper court à la polémique, l'IRSN a diffusé ce mardi ses analyses sur son site internet.

La centrale nucléaire de Tricastin © Maxppp

430 milliards ou 5.800 milliards d'euros ? La différence est grande. Il y a quelques jours, le JDD a affirmé qu'un accident nucléaire de l'ordre de Fukushima en France coûterait 5.800 milliards d'euros. Le journal du dimanche s'est basé sur un rapport de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) datant de 2007. Son scénario est cependant jugé "fort peu réaliste" selon l'IRSN, qui donne de son côté un "chiffre médian" de 430 milliards.

Entre 1.000 et 2.000 milliards

Pour éviter la polémique, l'IRSN a publié ce mardi sur son site internet, l'intégralité de son rapport de 2007 (85 pages).

L'Institut explique que le chiffre de 5.800 milliards d'euros apparaît bien dans les annexes, "c'est uniquement une petite rubrique dans le rapport qui illustre la grande variabilité des coûts qu'on ne comprenait pas tout à fait à l'époque", explique Jacques Repussart, le directeur général de l'IRSN. Il estime qu'en extrapolant, un accident nucléaire grave et non contrôlé tel que Fukushima coûterait en France entre "1.000 milliards et 2.000 milliards".

"Nos études n'ont pas pour objet de fixer le prix standard d'un accident, chaque accident aura son coût propre" (Jacques Repussart, le directeur général de l'IRSN)

L'étude de 2007 a été réalisée "dans le cadre d'une demande d'expertise exprimée par l'Autorité de sûreté nucléaire", précise l'IRSN. "A cette époque, les résultats des expertises de l'IRSN ne faisaient en règle générale pas l'objet d'une information publique. Toutefois, afin d'éclairer le mieux possible cette problématique, et conformément au principe de transparence, l'IRSN met à disposition sur son site internet le texte intégral de cette  étude", souligne l'institut.

 

http://www.franceinfo.fr/environnement/combien-couterait-un-accident-nucleaire-en-france-931605-2013-03-26

 

 

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