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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 00:05
Hôtesse à Roland-Garros : abus social, épuisement et insolation

eco89

 

 

Le samedi 28 mai 2011, à 11h 15

Je suis convoquée tous les jours à 9h30 pour le debriefing de la veille. Ce temps est considéré comme une demi-heure de « courtoisie », pour laquelle je ne suis pas payée. Malheur à moi si j'arrive ne serait-ce que dix minutes en retard à ce debriefing gratuit ! Un hôte s'est déjà fait renvoyer pour cela. Qui se préoccupe de la condition des hôtesses d'accueil ?

Roland-Garros me paraissait être le job étudiant idéal. Le salaire : le smic-horaire. Le travail : beaucoup d'heures en peu de temps – quinze jours, durée de l'événement. Ça semble un bon moyen de financer rapidement mes vacances d'été. J'ai aussi l'espoir d'apercevoir certains matchs, ce qui, je ne le sais pas encore, se révèlera impossible.

Je travaille dans l'allée du club des loges. Tous les jours, je vois passer des représentants de grandes sociétés françaises, de filiales en tout genre qui vont déjeuner en club privé, pendant trois heures. L'allée où je me trouve est en plein soleil, mais je n'ai malgré tout pas le droit de bouger. Il m'est arrivé de cramer entièrement, sans pouvoir rien faire : lunettes et chapeau nous sont interdits. Deux hôtesses des restaurants qui jouxtent le mien sont toutes les deux tombées dans les pommes durant la pause déjeuner.

Impossible d'aller aux toilettes ou de s'asseoir

Environ 400 hôtes et hôtesses dépendent d'une agence sélectionnée par le tournoi. Ils s'occupent du contrôle des billets d'entrée aux courts, aux clubs et aux restaurants privés en tout genre dont les clients sont friands. Les hôtesses qui s'occupent des loges, de l'accompagnement des VIP ou des stands de renseignements ne dépendent pas de cette agence. Elles sont elles-mêmes révoltées par nos conditions de travail.

Une grande responsabilité pèse sur nous : celle de ne laisser aucune personne entrer dans un court ou un lieu privé sans le titre approprié. Si cela se produit,

 

... lire la suite de l'article sur Eco89

 

http://fr.finance.yahoo.com/news/H%C3%B4tesse-%C3%A0-Roland-Garros-abus-eco89-3871540632.html?x=0

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 00:02
L’Egypte déclare la guerre au lobby sioniste mondial.
26 mai 2011 By Asse42

La démonstration est faite au grand jour devant les peuples du monde.


 

Au moment même où Israël vient de faire la démonstration que les USA sont leur valet dans la future organisation de l’ordre mondial, l’Egypte déclare la guerre, pour le moment diplomatique, à Israël en ouvrant de façon permanente l’odieux terminal de Rafah. Cela en appui avec les européens qui se déclarent prêts à accompagner ce mouvement pour la paix. Un véritable pavé dans la mare du sionisme mondial.

La puissance du lobby sioniste mondial est maintenant à découvert. Le discours d’Obama demandant à Israël de revenir aux frontières de 1967 et d’accepter un état palestinien n’était que de la poudre aux yeux des nations libres. Son véritable projet a été démontré le lendemain en disant que son pays, USA, ferait tout pour garantir à Israël la supériorité militaire dans sa région. C’est une déclaration de guerre à peine voilée, on ne peut être plus clair. Cela démontre bien que la paix n’est pas une variable envisagée sérieusement par les états-majors occidentaux et qu’il faut bien au contraire se préparer à la guerre.

Le lobby sioniste n’est bien sûr pas dominateur qu’aux USA, il domine aussi l’Europe et plus spécifiquement la France par l’intermédiaire du bureau parisien des B’nai B’rith la secte juive maçonnique d’influence qui a signé un pacte au plus haut niveau avec Albert Pike pour contrôler le monde. Une alliance entre les juifs, initiés et les wasps, initiés. Je précise initiés pour ne pas donner l’impression que tous les juifs et que tous les wasps tirent dans ce sens, même si bien évidemment dans la sphère publique ils seront OBLIGES de témoigner de leur solidarité.

Une secte juive qui décide de l'orientation politique de la France.

 

Vous avez lu? La modification des créneaux horaires pour les femmes ne vient pas des musulmans mais de la secte juive des Loubavitch! Celle-là même dont la ville de Paris finance des crèches pour ne pas mélanger ces juifs avec la racaille goy. Il est où le communautarisme raciste? Ouvrez les yeux!

En France le lobby sioniste conditionne notre politique mondiale depuis des années. Le parti socialiste est son parti préféré puisqu’il y a ses entrées. C’est lui qui a financé son ascension politique. Mitterrand n’a pu que réussir avec son soutien, avant de s’en repentir proche de sa mort. Ce sera encore le cas aujourd’hui l’élu(e) socialiste, ou de gauche élargie, devra être franc-maçon et adoubé par le B’naï B’rith, la crème du lobby sioniste.

On anticipe donc sur les effets de la déclaration égyptienne sur l’avenir du monde. Israël va-t-il céder à la pression? Que diront les USA? On peut faire le lien dès lors entre l’opération en cours en Libye qui permet aux forces de l’Otan de prendre pied sur le territoire africain de manière quasi-permanente, et surtout proche de l’Egypte. Exerçant ainsi comme une pression en tenaille sur ce pays s’il s’avisait d’aller trop loin dans la provocation anti-israélienne. C’est une hypothèse stratégique parmi d’autres. Le nouveau directeur de l’UPM (Union Pour la Méditerranée présidée par un binôme franco-égyptien) est un initié occidental. La nomination d’un vice-président chrétien parmi le mouvement religieux des Frères musulmans laisse augurer un avenir incertain. Quel jeu joueront réellement les Frères musulmans? Belliqueux avec Israël ou soumis? En tout cas la soumission apparente (?) aux codes internationaux de la démocratie, pouvoir civil et laïque, ne laisse entendre que deux options possibles: soit l’Islam a choisi d’accepter les dogmes occidentaux du moins en surface pour faire baisser la pression, soit c’est une vraie reprise en mains de l’Islam qui est commencé dans ce pays ô combien influent qu’est l’Egypte.

L’avenir nous le dira. Le présent c’est donc cette déclaration d’ouverture du blocus de Gaza qui est une insulte aux droits humains dont la défense n’est évidemment pas une spécialité des sionistes qui considèrent toutes les autres races autres que juives (oui oui pour eux juif est une race) comme des sous-races dignes d’extermination. Ceci dans les plus hautes sphères dirigeantes même en occident comme nous l’a montré cette déclaration d’Attali prise en petit comité. Grâce aux technologies nul n’est à l’abri finalement eux comme nous. On comprend mieux dès lors leur volonté de contrôler internet qui peut être l’arme qui sera utilisée contre eux.

Certes ils nous manipulent nous désinforment et exploitent nos préjugés pour nous mener sur leur chemin de pensée et d’action. Nous verrons bien. Certains d’entre nous se réjouissent des révolutions arabes en cours, moi je fais partie avec d’autres des sceptiques. Leur acceptation officielle au plus haut niveau ne peut cacher qu’une collusion à mon sens. Une collusion non pour une démocratie populaire mais pour un empire sioniste.
Et si finalement la déclaration d’ouverture de Rafah n’était-il pas un moyen de précipiter la guerre mondiale, finale, entre l’Islam et le sionisme?

Et vous qu’en pensez-vous?

http://lesouffledivin.fr/2011/05/26/legypte-declare-la-guerre-au-lobby-sioniste-mondial/

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 06:16

A-village-de-pecheurs.jpg

Village d'Amazonie, photo eva R-sistons

(Son voyage en Equateur, Rio Napo)

 

Introduction à cet article sur

la destruction de la forêt amazonienne

par eva R-sistons

 

 

A-Chantal-en-Amazonie.jpg

Eva R-sistons, munie de sa caméra 16 mm,

préfère franchir le fleuve

à califourchon plutôt que debout !

 

 

Jusqu'à quand tolèrera-t-on l'intolérable ? Jusqu'à quand laisserons-nous saccager notre planète ? "Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, alors seulement nous nous apercevrons que l'argent ne se mange pas" (Sagesse amérindienne)

 

Dans notre folie consumériste, nous oublions la terre, le vivant, les vivants. Les forêts disparaissent, des espèces animales disparaissent, des plantes disparaissent ou sont monopolisées à des fins de profits.

 

Lorsque j'ai été en Amazonie, la forêt était encore luxuriante, chaude, humide, bruissante de vie animale. On s'y perdait ! Je raconterai mon voyage une autre fois. Mon propos, aujourd'hui, est de présenter cet article de mon ami Frédéric  Delorca, co-auteur de l'Atlas Alternatif (lien plus bas).

 

Je dirais seulement qu'en allant en Equateur, j'ai réalisé un rêve d'adolescente après avoir lu un article dans Paris Match sur l'assassinat de cinq missionnaires en Equateur (1). Et comme j'ai toujours eu la fibre de l'explorateur, même petite, m'écartant par exemple des sentiers battus pour découvrir ce qui n'intéressait personne, je me suis passionnée pour cette affaire, ce bout de territoire, ces Indiens... D'ailleurs je ne lisais, à l'époque, que des livres écrits par des explorateurs (Maufrais, Dana et Ginger Lamb, etc).

 

Et naturellement, je m'étais jurée d'aller y faire un tour, une fois adulte. Et c'est ainsi que je me suis retrouvée en Equateur, en Amazonie, avec mon ex-mari, ravie de rencontrer enfin mes chers Aucas, deux exactement, au bord du Rio Napo, venus demander des médicaments pour un des leurs malades.. 

 

Aucas.jpg

Un des deux Indiens Aucas

 

On sympahisa, et ils m'invitèrent à séjourner dans leur camp à deux jours de marche. Mais mon mari, prudemment, m'en dissuada : "Si après notre arrivée un Indien décède, ils croiront que nous leur avons porté malheur et je ne donne pas cher de notre peau..."

 

Nous nous sommes contentés des Indiens Colorados, peinturlurés, eux, pour les touristes...

 

A-Indien-Rio-Napo.jpg

 

Voici encore quelques images de mon séjour, entre autres le système (avec poulie) qu'on devait emprunter pour accéder de l'autre côté du fleuve, en Amazonie, en territoire Auca... (où nous avons été en pirogue). Si le câble cassait, c'était le fleuve, plus bas... Et on nous avait prévenus: On ne change le câble que quand il casse !  :

 

Amazonie-1-poulie.jpg

 

Cuisine de hutte amazonienne,

 

A-interieur-case.jpg

 

Huttes au bord du Rio Napo,

 

A-huttes.jpg

 

 

Chercheuse d'or au bord du fleuve :

 

A-chercheur-d-or--bonne-photo-.jpg

 

 

Note (1) sur l' introduction au post de F. Delorca, suivie de photos Aucas, vidéos, et l'article annoncé sur le massacre de la forêt amazonienne.

 

Eva R-sistons

 

 

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Auca

 

L'avion des explorateurs, on entrevoit les photos des missionnaires assassinés. L'expédition a été reprise, plus tard, par l'une des épouses, et elle resta sur place ensuite.

 

Fichier:Nate Saint Plane original.jpg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Nate_Saint_Plane_original.jpg

 

 

http://1.bp.blogspot.com/_p0Ky0eMmXNo/Sejyx6gTWbI/AAAAAAAALxg/R8PVmg8veTc/s320/huaorani-indian.jpg

Indien Auca - cokkomikfikralar.com

 

 

http://i.ytimg.com/vi/KRcSsXhP3ZE/0.jpg

http://wn.com/Aucas

 

 

http://my.wn.com/media/images/Jim_Elliot.JPG Un des cinq missionnaires assassinés - http://wn.com/Huaorani

 

 

Indiens Aucas : 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vidéo évoquant l'expédition Aucas

qui motiva mon voyage en Amazonie,

voici les liens :

car l'intégration a été désactivée sur demande :

 

http://youtu.be/gqd2OqiM7mQ

http://www.youtube.com/watch?v=gqd2OqiM7mQ&NR=1

 

La forêt d'Amazonie, alors, était une splendeur !

Mais les Indiens Aucas, très sauvages, s'entretuaient,

et ils étaient au bord de l'extinction.

C'étaient des coupeurs de tête.

Je suis revenue du voyage avec une tête réduite.

Lorsque je les ai rencontrés,

ils venaient d'avoir leurs premiers contacts

avec la civilisation, portant leurs premiers vêtements.

Eva R-sistons

 

 

 

__________________________________________________________________________________________

 


 

 

Jeudi 26 mai 2011

p1010387.jpgClaudio Joao Ribeiro da Silva, saigneur d'hévéas et leader de la conservation des forêts et son épouse, Maria do Espirito Santo, ont été pris en embuscade et tués dans l'Etat amazonien du Para, ont indiqué des responsables de la police fédérale et du gouvernement brésiliens.

 

Les victimes étaient militantes de l'organisation fondée par le célèbre conservationniste, Chico Mendes, qui a été lui-même été assassiné par des éleveurs en 1988.

 

En février 2005, la religieuse Dorothy Stang, qui défendait les pauvres et les éleveurs opposés à la destruction de l'Amazonie a été également tuée par balle.

 

Ce double assassinat intervient à l'heure où la chambre basse du Congrès brésilien examinait des amendements à la loi de l'utilisation des terres, auxquels certains reprochent de faire reculer les acquis récents pour protéger l'Amazonie."La Chambre des députés a transformé la loi de protection des forêts en un passeport pour la déforestation et l'expansion débridée de l'agriculture et de l'élevage", a déploré Greenpeace dans un communiqué.

 

La déforestation dans l'Etat  voisind'Amazonie a augmenté de 27 % en un an, d'après les données mêmes du ministère de l'Environnement a révélé récemment le journal  A folha de Sao Paolo.Les observations du satellite Deter montrent qu'entre août 2010 et avril 2011, 1848 km² de forêt ont été anéantis, là où un an avant, durant la même période, 1455 km² d'arbres avaient disparu (soit à chaque fois l'équivalent d'une région française).

 

Contrairement à ce qui se passait dans les années 1970, quand la déforestation était souvent liée à des projets de développement financés par un gouvernement promouvant une colonisation de subsistance, la déforestation actuelle est liée à la compétition internationale introduite par la globalisation capitaliste des années 1990. Les progrès dans l'agriculture et l'élevage permettent désormais de transformer l'Amazonie en une zone rentable pour la culture du soja et l'exploitation extensive des bovins. La subvention étatsunienne à la culture du maïs pour la production d'éthanol est aussi responsable d'une grande partie de ce désastre écologique et social.Comme la demande de biocarburants continue d’augmenter, il se pourrait bien que l’huile de palme — la graine oléagineuse au meilleur rendement- devienne une culture dominante en Amazonie. Ce déboisement en retour modifie le climat local et favorise les feux de forêts. La moitié de la forêt amazonienne pourrait avoir disparu en 2030 (cf Mongabay.com).

 

Selon un rapport de la Banque mondiale, cette réduction aura pour effet l’extinction d’innombrables espèces, la perte de ressources en eau, la réduction des précipitations dans toute la région et l’affaiblissement du puits de carbone le plus important du monde. Le bilan humain n'est pas négligeable non plus : appauvrissement des petits paysans, expropriations par les grandes exploitations, inondations résultant des bouleversements climatiques locaux qui ont tué des dizaines de personnes au cours des dernières années et mis à la rue des milliers d'autres.

 

Le mouvement de déforestation s'accélère avec la reprise de la croissance mondiale au lendemain de la crise financière.

 

Aux Etats-Unis, la première puissance mondiale qui peut peser considérablement sur cette évolution, la sensibilité aux enjeux environnementaux reste inégale.

 

Sous l'administration Obama la CIA a créé un centre de recherche sur le climat et a relancé un programme, abandonné par George Bush, qui permet de partager les images satellites des glaciers et de l’Arctique avec les scientifiques. Des officiels de la CIA ont également sollicité les experts scientifiques pour connaître leur point de vue sur l’impact du changement climatique sur le monde et suivre les actions des pays pour réduire les gaz à effets de serre. Il est vrai que le complexe militaro-industriel étatsunien est lui-même menacé par les évolutions environnementales : plus de 30 bases militaires américaines se situent près des côtes et sont exposées à la hausse du niveau des mers.

 

Sur le dossier particulier de la déforestation tropicale des sénateurs démocrates comme John Kerry and Richard Lugar sont en pointe. Mais les Républicains américains demeurent insensibles. Alors que la déforestation causerait 20 % des changements climatiques via les émissions de gaz à effet de serre (un chiffre, il est vrai, qui prête à débat), les parlementaires républicains ont voté la semaine dernière contre le rapport mis en avant par le Démocrate Henry Waxman dans lequel il est affirmé que « Le réchauffement climatique est indéniable, comme l’atteste les observations relatives à l'augmentation des températures moyennes atmosphériques et océaniques, la fonte généralisée de la neige et des glaces et l'élévation du niveau des mers à l’échelle mondial».


Les appels à la solidarité internationale se multiplient. Selon l'économiste Nicholas Stern, une contribution de 10 à 15 milliards d'euros de la part des pays riches au fond de Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation de la forêt pourrait diminuer de moitié la déforestation. Le gouvernement brésilien lui a créé un Fonds amazonien ouvert aux donnateurs internationaux dans le but de réduire à 5 000 km2 la déforestation à l'horizon 2014-2017. Mais ce genre de fonds, outre qu'il ne peut suffire à compenser les besoins économiques des Etats fédérés brésiliens, est difficilement compatible avec la préservation de la souveraineté du Brésil et le libre-choix de ses options de développement.

 

Dans ce contexte, la sauvegarde de la forêt amazonienne semble difficilement envisageable sans une refonte générale du système économique qui l'encourage.

 

Le capitalisme poursuit la destruction de la forêt amazonienne

Atlas Alternatif
Ouvrage Collectif
Essai - Actualité internationale - Histoire Contemporaine
ISBN : 2-84109-532-0 - 372 pages - Format : 150 x 240
Paru le 22-05-2006 - Disponible
20 €
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 06:13
Dimanche 29 mai 2011

eruthrea.gif Il y a quinze jours l'Erythrée, pays politiquement incorrect de la Corne de l'Afrique (cf notre article de 2008), a fêté les 20 ans de son indépendance. A cette occasion son président a reçu les félicitations de divers pays notamment le Qatar... et la Biélorussie (comme le met en valeur le site Dehai.org).

 

Mais cette anniversaire est marqué par un regain des menaces d'ingérence étrangère.

 

En effet, l'ennemi déclaré de l'Erythrée, le chef du gouvernement éthiopien (lourdement armé par les Occidentaux et Israël) Meles Zenawi a déclaré ouvertement le 4 avril qu'il entendait "aider le peuple érythréen à renverser le régime dictatorial" qui le gouverne. Il accuse Asmara, en alliance avec l'Egypte, de financer le Front de libération de l'Oromo, le Front de libération de l'Ogaden sur son territoire et les milices islamistes Shebab en Somalie, dans le cadre de la vaste bataille qui se déroule pour le contrôle du bassin du Nil. Le parti d'opposition érythréen Mouvement démocratique de libération des Erythréens Kunama s'est réjoui de cette déclaration. Huit jours plus tard le ministre éthiopien de la défense a même parlé de renverser par la force le gouvernement d'Asmara (alors qu'une guerre entre les deux pays a déjà fait 80 000 morts).

 

Par ailleurs depuis 2009 l'Erythrée est sous le coup de sanctions internationales (gels d'avoirs financiers, restriction de visas pour les officiels, embargo sur les ventes d'armes) du fait de son soutien aux milices somaliennes. Une ONG pro-érythréenne basée aux Etats-Unis (Erithrean Americans against unjust Sanctions) dans un rapport récent dresse l'historique de l'hostilité des Britanniques et des Américains à l'égard de l'Erythrée depuis l'époque coloniale, de leur parti pris pro-éthiopien, et détaille les informations mensongères - selon elle - qui auraient conduit l'ONU à croire à une ingérence érythréenne en Somalie pour légitimer les sanctions.

 

Un incident a encore aggravé les relations entre Asmara et les Occidentaux.

 

En décembre dernier quatre hommes lourdement armés de nationalité britannique ont été arrêtés dans les eaux territoriales de l'Erythrée. Au moins un d'entre eux travaille pour "Protection Vessels International", une compagnie britannique de protection des navires en mer. Cette arrestation empoisonne les relations avec Londres car Asmara leur refuse la protection consulaire. Londres a pris à titre de représailles des mesures contre les diplomates érythréens.

 

Le président éythréen Isaias Afewerki ne se laisse pas pour autant impressionner. Le 8 mai 2011 dans une interview à la chaîne de télévision d'Etat Al-Shorooq, il n'a pas hésité à dénoncer la sécession du Sud-Soudan comme le résultat d'une ingérence occidentale (à l'heure où un conflit se développe entre les deux Soudans autour de la région pétrolière d'Abyei). Il a aussi critiqué l'accord de paix imposé par les puissances étrangères au Darfour et appelé les Soudanais du Nord à rester unis et à règler ce litige par eux-mêmes. Pour limiter les effets de l'ingérence internationale, le ministre des finance érythréens a annoncé quant à lui qu'il limiterait les programmes d'aide de l'ONU dans le pays au strict nécessaire - car beaucoup lui paraissent contreproductifs -  et contrôlerait toutes les relations des agences de l'ONU avec les ressortissants érythréens.

 

Malgré les difficultés politiques l'Erythrée, pays très pauvre, affiche quand même le quatrième taux de croissance en Afrique cette année.

 

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-l-erythree-sous-la-menace-75052725.html

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 06:08

Aux fous ! La théorie du « gender » dans les manuels scolaires !

La « théorie du gender [genre, en français] » est une élucubration idéologique née il y a quelques décennies, et qui prétend que masculinité et féminité ne sont que des constructions sociales, auxquelles il faut donc s’attaquer, en niant les spécifités et différences sexuelles qui permettent une nécessaire complémentarité (plus de détails sur cette « théorie » dans cette émission, et sur l’évolutionnisme qui en est la source, dans celle-ci).

Ce délire idéologique et ses corollaires font désormais partie des manuels scolaires destinés aux lycéens !
Le Système, actuellement représenté par l’UMP, nous prépare une société de gens très mal dans leur peau…

Plus d’informations dans ce texte de Pierre-Olivier Arduin.

Inscrite officiellement dans les nouveaux programmes de SVT de Première (S, L et ES), la doctrine du gender fera désormais partie de l’enseignement obligatoire des lycées français à partir de la rentrée 2011

Le gender nie la complémentarité naturelle entre les sexes
 

S’il fallait désigner un seul nom pour illustrer la doctrine du gender, ce serait assurément celui de la philosophe américaine Judith Butler qui viendrait immédiatement à l’esprit. L’ouvrage qu’elle a publié aux Etats-Unis en 1990 – Gender Trouble : Feminism and the subversion of Identity – demeure le modèle incontournable des programmes universitaires anglo-saxons sur la question . De l’autre côté de l’Atlantique, aucun campus digne de ce nom n’est dépourvu de son département de gender studies. Toutefois, cette théorie n’aurait pu acquérir l’influence qu’elle exerce aujourd’hui sur la scène internationale sans la tenue en 1995 de la Conférence des Nations-Unies de Pékin sur la femme qui en a fait le cadre porteur d’une société nouvelle où les comportements sexuels seraient enfin débarrassés de leurs « archaïsmes moraux et religieux », comprenez chrétiens.

Derrière le concept de gender se cache en effet une idéologie qui nie la différence sexuelle et la complémentarité naturelle entre l’homme et la femme. Le mot sexe qui renvoie trop à une détermination objective et naturelle est remplacé par celui de genre où féminin et masculin sont des constructions socioculturelles purement arbitraires qu’il est possible de défaire.

Le gender qui fait déjà l’objet d’un enseignement obligatoire à Science-Po sera également au menu des cours de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) dans toutes les classes de première à partir de la prochaine rentrée. Le ministère de l’Education l’a en effet inclus dans le module « Féminin/Masculin » au programme de cette matière et plus particulièrement dans les nouveaux chapitres « Devenir homme ou femme » et « Vivre sa sexualité », qui prendront place après la partie consacrée à la « Maîtrise de la procréation » (Bulletin officiel spécial n. 9 du 30 septembre 2010, Thème 3-A).

Avertie la semaine dernière par le lycée saint Joseph de Draguignan (Dominicaines du Saint-Esprit) qui venait de recevoir les tout nouveaux manuels de SVT des classes de 1ere L et ES issus de cette réforme (Nathan, Bordas et Belin), la commission bioéthique en lien avec l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon a pu mesurer la gravité des changements opérés par le ministère de l’Education nationale par rapport aux précédents programmes. De même, la direction diocésaine de l’enseignement catholique a été immédiatement alertée.

Défaire la « matrice hétérosexuelle » de la société

D’une manière générale, les chapitres en question sont une attaque en règle contre la loi morale naturelle, rejetant toute signification anthropologique et éthique à la différence naturelle des sexes. « Dans ce nivelage, la différence corporelle, appelée sexe, est minimisée, tandis que la dimension purement culturelle, appelée genre, est soulignée au maximum et considérée comme primordiale (…) Selon cette perspective anthropologique, la nature humaine n’aurait pas en elle-même des caractéristiques qui s’imposeraient de manière absolue : chaque personne pourrait se déterminer selon son bon vouloir, dès lors qu’elle serait libre de toute prédétermination liée à sa constitution essentielle » .

Pour le gender en effet, l’homme et la femme n’ont pas de dynamisme naturel qui les pousserait l’un vers l’autre, seuls les conditionnements sociaux rendraient compte de cette soi-disant inclination. A l’appui de cette thèse, Nathan cite ce texte hautement contestable : « Les sociétés forgent des modèles et des normes associés au féminin et au masculin. Dès le plus jeune âge, chacun va inconsciemment être imprégné par un schéma identitaire auquel il doit se conformer pour être accepté et reconnu par le groupe social. Ces attitudes sont tellement intériorisées que nous reproduisons les stéréotypes sans nous en rendre compte » (p.190). Le gender promeut une anthropologie alternative refusant que la différence sexuelle inscrite dans le corps possède naturellement un caractère identifiant pour la personne.

Bordas fait lui aussi découler la prédominance de l’hétérosexualité du contexte culturel et social dans lequel nous baignons : « « Si dans un groupe social il existe une très forte valorisation du couple hétérosexuel et une forte homophobie, la probabilité est grande que la majorité des jeunes apprennent des scénarios hétérosexuels » (p. 182).

Pour illustrer leur démonstration, les manuels citent l’existence dans d’autres espaces culturels de « troisièmes genres », « ni homme ni femme », comme les Hijras en Inde (Belin, p. 145) ou les Mahu en Polynésie (Bordas, p. 176).

Une fois inculqué aux élèves que la différence des rôles assignés à l’homme et à la femme dans une société donnée est produite par la culture, il est loisible de s’affranchir du modèle hétérosexuel et de relativiser l’inclination naturelle vers l’autre sexe. Ne s’agit-il pas de dissocier la société de sa matrice hétérosexuelle comme le préconise Judith Butler ?

Le gender dissocie identité sexuelle et orientation sexuelle

Conséquence logique du raisonnement, l’orientation sexuelle est clairement déconnectée de l’identité sexuelle, l’homosexualité ou la transsexualité relevant de la liberté souveraine des individus. L’hétérosexualité n’a en aucun cas le privilège de l’universalité : « Je peux être un homme et être attiré par les femmes. Mais je peux aussi me sentir 100% homme viril et être attiré par les hommes. Et je peux être une femme attirée par les hommes ou une femme attirée par les femmes » (Belin, p. 133).

Bordas fait état d’« une étude récente qui montre bien l’influence du contexte culturel et social : à Hambourg en 1970, dans les années de la révolution sexuelle, 18% des adolescents avaient des activités homosexuelles alors qu’en 1990, avec le SIDA et les changements culturels, ils n’étaient plus que 2% » (p. 182). L’homosexualité serait donc élue d’autant plus facilement que la société l’accueillera « sans discrimination » (Nathan, p. 181).

Les bases biologiques du plaisir sexuel

D’une manière générale, c’est la sexualité humaine qui est totalement « désacralisée » au fil des pages. La masturbation, martèle Belin, jadis encouragée dans l’Antiquité, n’est devenue un « péché » qu’avec « l’avènement du monothéisme en Occident ». Heureusement, depuis les années 70 elle est à nouveau considérée « comme une activité sexuelle normale » (p. 139). Le même éditeur fait d’ailleurs de cette pratique un critère de puberté ou indicateur de maturité sexuelle (p. 132).

Mais surtout, les nouveaux programmes font dépendre l’activité sexuelle de l’activation du « système de récompense » présent dans le cortex cérébral des primates hominoïdes (chimpanzé, bonobo, homme). Contrairement aux autres mammifères (mouton, rat,…) dont le comportement sexuel est contrôlé essentiellement par les hormones, la sexualité humaine est la résultante d’un circuit de récompense commandé par des aires cérébrales selon le schéma suivant : désir – action – satisfaction.

L’évolution chez l’animal a abouti à une diminution de la dépendance hormonale au profit d’un contrôle cérébral devenu prépondérant chez l’homme. Pour Nathan, « le système de récompense fournit la motivation à notre comportement dans l’attente d’une gratification. Le comportement sexuel est ainsi guidé par la recherche du plaisir attendu » (p. 195). Son collègue Belin cite les propos d’un chercheur en neurosciences et sexologie : « Au cours de l’évolution, l’influence des hormones et des phéromones diminue tandis que l’influence de la cognition et du système de récompense cérébral augmente. Libérées des contraintes hormonales, les activités sexuelles peuvent exister dans de nombreuses situations qui n’ont plus aucun rapport avec la reproduction. Les récompenses cérébrales, perçues comme sensations érotiques intenses, deviendraient le principal facteur à l’origine des activités sexuelles » (p. 137). Pour ce chercheur, le système de récompense présent dans notre cerveau permet un comportement érotique essentiellement fondé sur « la maximalisation du plaisir ».

Dissocier sexualité et procréation

Ce modèle d’explication induit deux conséquences majeures sur le plan anthropologique.

Premièrement, le cortex cérébral étant le support des fonctions cognitives de l’être humain (Nathan, p. 197), elles-mêmes modelées par le contexte culturel et éducatif de la société, l’idéologie du gender est « validée » sur le plan scientifique dans un raccourci saisissant. Nous adoptons certains comportements stéréotypés parce que notre cerveau a été stimulé depuis la plus petite enfance par des messages véhiculés par la société. Scientifiquement, l’hétérosexualité n’est pas une réalité fondatrice des relations humaines mais la conséquence de l’imprégnation du milieu social sur la composante cognitive de notre cortex.

Les primates hominoïdes et singulièrement l’homme ayant dissocié leur comportement sexuel de la fonction de reproduction, la « maitrise technique de la procréation » est en quelque sorte un « produit culturel » qui s’inscrit nécessairement dans le cadre explicatif de la théorie de l’évolution. La procréation doit être radicalement désolidarisée de la sexualité. Les droits à la contraception, à l’avortement et à la procréation artificielle sont bien les nouveaux impératifs catégoriques de la (r)évolution culturelle en cours, ceux qui permettront aux individus d’exercer un pouvoir effectif sur leurs corps sans lequel il n’y a pas de remise en cause possible des « valeurs traditionnelles ». N’est-ce pas les « féministes du gender » qui ont forgé dans les années 90 le concept de « santé reproductive » ? Aussi les trois manuels que nous avons pu étudier insistent-ils tous sur l’IVG médicamenteuse et la contraception d’urgence – dont la nouvelle pilule du lendemain EllaOne occupe déjà une place de choix –, qui sont autant de moyens de contrôler chimiquement la fonction de reproduction (cf. Nathan, p. 178).

On l’a compris, le gender est particulièrement difficile à contrer intellectuellement. Vous aurez beau accumuler des arguments fondés sur la nature et la raison, vos adversaires vous rétorqueront qu’ils ne sont que la résultante de facteurs culturels, et qu’ils vous semblent d’autant plus évidents qu’ils ont une position hégémonique dans la société.

Le langage de l’amour vrai

Experte en humanité, l’Eglise a pris la mesure depuis la Conférence de Pékin de la désintégration de l’ordre éthique et politique véhiculé par cette doctrine. Dans un document remarquable signé par celui qui n’était encore que le cardinal Ratzinger, elle nous rappelle que « le masculin et le féminin se révèlent comme faisant ontologiquement partie de la création », qu’il existe des « valeurs masculines » et un « génie féminin » sur lesquels s’appuyer pour bâtir la civilisation de l’amour.

Au cours de magnifique allocution du 13 mai devant les membres de l’Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, Benoît XVI a proposé de « conjuguer la théologie du corps avec celle de l’amour » pour redécouvrir la beauté, la bonté et la vérité de la sexualité conjugale. Le Pape a en effet rappelé qu’il y a dans le corps de l’homme et de la femme « un langage qu’ils n’ont pas créé, un eros enraciné dans leur nature, qui les invite à se recevoir mutuellement par le Créateur, pour pouvoir ainsi se donner. (…).La véritable fascination de la sexualité naît de la grandeur de cet horizon qui s’ouvre : la beauté intégrale, l’univers de l’autre personne et du « nous » qui naît dans l’union, la promesse de communion qui se cache, la fécondité nouvelle, le chemin que l’amour ouvre vers Dieu, source de l’amour. L’union en une seule chair se fait alors union de toute la vie, jusqu’à ce que l’homme et la femme deviennent également un seul esprit (…). Dans cette lumière, la vertu de la chasteté reçoit un nouveau sens. Ce n’est pas un « non » aux plaisirs et à la joie de la vie, mais le grand « oui » à l’amour comme communication profonde entre les personnes, qui exige temps et respect, comme chemin parcouru ensemble vers la plénitude et comme amour qui devient capable d’engendrer la vie et d’accueillir généreusement la vie nouvelle naissante ». Un discours à dix mille lieues de l’idéologie du gender, mais surtout capable de reproposer de manière convaincante aux jeunes qui nous sont confiés le dessein originel de Dieu et la vocation à laquelle ils sont appelés à répondre pour réaliser leur vraie nature d’homme ou de femme.

Vers une objection de conscience ?

Les promoteurs du gender n’ont jamais caché vouloir faire de la subversion de l’éducation un axe essentiel de leur combat. Rien de tel pour formater les consciences des jeunes de tout un pays que de contrôler les programmes et les manuels scolaires. L’importance des changements opérés dans les classes de 1ère est telle qu’on peut parler sans exagérer d’une « zapatérisation » des programmes de l’Education nationale. Or, si l’on regarde de l’autre côté des Pyrénées, on s’aperçoit que des dizaines de milliers de familles catholiques avec le soutien appuyé de la Conférence épiscopale espagnole et le concours de juristes compétents se sont d’ores et déjà organisées pour contester les cours obligatoires sur le gender du gouvernement Zapatero, voire retirer leurs enfants en posant un acte d’objection de conscience. Allons-nous devoir en arriver là en France ?

——————————————
1 – Judith Butler, Trouble dans le genre. Pour un féminisme de la subversion, La Découverte, Paris, 2005. Cf. aussi du même auteur, Défaire le genre, Editions Amsterdam, Paris, 2006.
2 – Congrégation pour la doctrine de la foi, Lettre aux évêques de l’Eglise catholique sur la collaboration de l’homme et de la femme dans l’Eglise et dans le monde, 31 mai 2004.
3 – Congrégation pour la doctrine de la foi, Lettre aux évêques de l’Eglise catholique sur la collaboration de l’homme et de la femme dans l’Eglise et dans le monde, 31 mai 2004. Citons également le discours de Benoît XVI aux participants du congrès international « Femme et homme, l’humanum dans son intégralité », 9 février 2008.


Source : l’Evangile de la Vie

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 06:02

 

"Les candidats pour les primaires sont interchangeables"

Entretien de Jean-Pierre Chevènement avec Le Bien Public, propos recueillis par Emmanuel Hasle, dimanche 29 mai 2011.

 

Entretien de Jean-Pierre Chevènement avec Le Bien Public, propos recueillis par Emmanuel Hasle, dimanche 29 mai 2011.


"Les candidats pour les primaires sont interchangeables"
Le Bien Public : L'affaire Dominique Strauss-Kahn. Comment l'avez-vous vécu à titre personnel?
Jean-Pierre Chevènement : D'emblée, cette affaire m'a paru tellement extravagante que j'ai réservé toutes les hypothèses. La présomption d'innocence doit être défendue. Or le système judiciaire américain de type "accusatoire" ne le permet pas. Maintenant, si les faits imputés à Dominique Strauss-Kahn étaient avérés, je serais très déçu car il y aurait eu double violence.


Comment avez-vous ressenti le traitement médiatique sur cette affaire? En a-t-on trop fait?
La chute d'un puissant cristallise toujours les pulsions et les passions.

Les candidatures pour la succession de DSK sont ouvertes. Que pensez-vous de celle de Christine Lagarde? Faut-il la soutenir, avec ce risque d'une "affaire Tapie"?
Soyons tout à fait clair : je considère que l'action de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI a consisté à appliquer des politiques d'austérité renforcée, notamment en Europe. Et je ne suis pas dans le cortège des laudateurs.

Je distingue le fond politique et les aspects humains : sur le fond politique, je fais confiance à madame Lagarde pour continuer à impulser la même politique d'austérité renforcée Merkel/Sarkozy, puisqu'en définitive, c'est l'Allemagne qui dicte au reste de l'Europe ces politiques de restrictions budgétaires et salariales. Et monsieur Sarkozy ne fait qu'apposer sa signature, il se porte caution pour donner un vernis européen à ces politiques, que commencent à rejeter le peuple grec, le peuple portugais, le peuple espagnol, le peuple irlandais, et peut-être demain le peuple français.

En ce qui concerne la candidature de madame Lagarde : j'ai de l'estime pour elle, c'est une femme intelligente, je pourrais dire compétente, mais compétente pour quoi faire ? Je vous ai répondu là, elle est compétente pour continuer une politique que je n'approuve pas. Il faut imaginer et mettre en oeuvre une sortie de crise sous le signe de la croissance et non de l'austérité.

Cela dit, Madame Lagarde aurait dû attendre la réunion de la commission des requêtes de la Cour de justice de la République qui a été saisie et qui doit se réunir le 10 juin. Elle éviterait de prendre un risque inutile.


Croyez-vous que cette crise puisse toucher la France, comme on le voit actuellement avec la jeunesse espagnole dans la rue?
La monnaie unique a été une construction erronée dès le départ. Je vous rappelle que j'ai été parmi les opposants du Traité de Maastricht ; je considère que la dévolution de la souveraineté monétaire à une banque centrale européenne, construite sur le modèle de la Bundesbank allemande était une monumentale erreur.

Ce qui frappe aujourd'hui le plus, c'est la constante désindustrialisation du pays, que vous connaissez bien même à Dijon ! L'industrie, qui représentait 30 % de la valeur ajoutée en 1982 quand j'étais ministre de l'Industrie, ne représente plus que 13 % aujourd'hui. Ca, c'est pour moi le fait majeur, celui qui explique que notre déficit commercial n'a cessé de se creuser pour atteindre en 2010 - 53 milliards d'euros, c'est-à-dire autant en proportion que les Etats-Unis... Tout cela, c'est la conséquence de choix politiques erronés, qui ont été faits dans les années 80 et 90 : choix de dérégulation, l'acte unique, le choix d'une monnaie unique qui méconnaît la diversité, l'hétérogénéité des nations, qui n'ont pas les mêmes structures économiques, qui ne suivent pas les mêmes politiques, quoi n'ont pas les mêmes repères culturels.

Bref, on a fait comme si l'Europe était une zone monétaire homogène. On a fait litière des nations et on se retrouve piégé.

Nous sommes en plein G8. Que peut-on faire pour aider les pays arabes dans leur transition démocratique? La France a-t-elle un rôle privilégié à jouer?
Je crois que cela va bien au-delà de l'aide financière qui est envisagée. Je pense qu'il faut créer une zone de co-développement. Si tant est que des délocalisations industrielles puissent se justifier, ce serait à destination de ces pays proches et largement francophones, et pas à destination des pays à très bas coût de l'Asie. Je pense qu'il faut créer un espace économique euro-méditerranéen. Cela répondrait à un intérêt réciproque.

Il y a eu une polémique sur les migrants tunisiens et libyens aux portes de la France, avec une suspension des accords de Schengen. Fallait-il en arriver-là?
Je trouve que cette réponse n'a pas été à la hauteur de ce qui se passe dans le monde arabe. Il fallait d'abord distinguer entre les Libyens et les travailleurs immigrés africains qui fuyaient la Libye, et qui ressortissaient clairement de l'asile politique ; et, d'autre part, les Tunisiens, qui n'ont pas de raison politique de quitter leur pays et qui ne sont pas toujours les plus mal lotis dans la société tunisienne. Il y aurait pu y avoir un examen au cas par cas. Mais cette affaire a été traitée sans hauteur de vue et sans générosité.

Avec le départ forcé de DSK, il reste François Hollande et Martine Aubry, pour l'instant, en tête des sondages pour les primaires du PS. Beaucoup s'interrogent sur la façon dont doivent être menées ces primaires. Quel est votre avis?
Par définition, en tant que président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), je n'ai pas voulu que notre parti trempe même l'extrémité d'un doigt de pied dans cette mécanique des primaires, dont on voit qu'elle est relativement à hauts risques. Il est évident que Martine Aubry est première secrétaire, mais François Hollande a aussi été premier secrétaire, et il a la possibilité d'être candidat, c'est tout à fait légitime. Cela dit, je crois que sur le fond, sur le problème principal qui est la question de l'euro et du redressement de l'Europe, la remise de la France sur orbite, ils ne se différencient pas fondamentalement l'un de l'autre, à ce jour.

En cela, vous rejoignez les propos d'Arnaud Montebourg, tenus encore récemment. Vous-même, quel rôle comptez-vous jouer dans ces primaires, et au-delà, pour la présidentielle?
Je n'ai pas à intervenir dans les primaires. Les candidats pour les primaires du Parti socialiste, disons qu'ils sont interchangeables, à beaucoup d'égards. Je les connais l'un et l'autre, j'ai de l'estime et de la sympathie pour chacun. Disons que sur le plan idéologique, je me sens plus près de ce que dit Arnaud Montebourg, sur la démondialisation par exemple.

Qui a alors l'envergure selon vous pour porter l'ensemble de la gauche à la présidentielle?
Je pense que pour répondre à la question, il faut savoir quel est l'homme d'Etat qui aura à la fois l'expérience, la culture et le courage de parler à l'Allemagne de Mme Merkel. Aujourd'hui, son gouvernement nous entraîne sur une mauvaise pente. Les plans de rigueur mis en oeuvre aboutissent à la récession : on le voit en Grèce ou au Portugal. La récession entraîne des moins-values fiscales; les déficits budgétaires se creusent, l'endettement s'accroît... Tout cela, c'est un cercle vicieux, on ne peut pas s'en sortir comme ça. Il faut inverser le mouvement général et faire de la zone euro une zone de croissance.

J'appelle de mes voeux un changement des règles du jeu de la zone euro. Sinon, nous irons vers la déconstruction de cette zone euro, qui, je le répète procède d'une grave erreur de conception, et il faut maintenant corriger le vice initial par une modification des statuts de la Banque centrale dont la mission doit être aussi de soutenir la croissance et l'emploi, et lutter contre la spéculation en rachetant les titres de dettes sur les marchés. Il faut aussi une relance salariale et un grand programme d'investissements financé par un emprunt européen. Mais les textes actuels ne l'autorisent pas. Il faut les changer.

Quant à savoir quel est le candidat idéal, c'est celui qui aura à la fois cette expérience, cette culture, ce courage, pour parler de l'Allemagne et permettre à la France et aux pays du sud de l'Europe de remonter la pente, de se réindustrialiser, de faire reculer le chômage, qui touche la jeunesse en priorité.

Ce candidat, ce pourrait être vous?
J'ai réservé ma réponse. J'officialiserai cette décision à l'automne. J'attends d'ici là que les candidats potentiels fassent évoluer leurs discours.

Avez-vous tout de même en tête un ou une candidate en tête qui pourrait incarner ce potentiel et ce changement que vous appelez de vos voeux, avec cette envergure d'homme d'Etat?
Je les aime toutes et tous ! Je les connais tous, et je les connais très bien. Donc, je vois leurs qualités, mais aussi leurs taches aveugles, sur l'Europe en particulier. Si j'ai dit que je serai candidat pour faire bouger les lignes. C'est donc pour faire bouger ce qu'ils ont dans leur tête. Ma candidature est une candidature pédagogique. Elle a pour but de faire entendre une voix, qui est la voix de l'intérêt général. Il faut remettre la France en marche. J'aurai naturellement mon opinion à donner aussi sur des questions essentielles, comme l'Ecole, l'énergie, la sécurité, l'immigration, ou plutôt l'intégration. Sur ces sujets, on m'entendra certainement.

La sécurité et l'immigration, deux thèmes qui reviendront dans la campagne. Le Front national est aussi sur ces thématiques. N'y a-t-il pas là un risque électoraliste? Faut-il s'inquiéter de la montée du Front national dans les sondages et dans l'opinion publique?
Il faut être vigilant, mais tenir sur ces questions un discours solide, réaliste et républicain. Les Français ne cèderont pas à la démagogie du Front national, qui a fait de l'immigration le bouc-émissaire de tout ce qui ne va pas en France. C'est une façon d'exonérer le capitalisme financier de ses responsabilités. Je ne dis pas que l'immigration ne pose pas de problème, mais ces problèmes sont solubles par la voie républicaine.


Source : Le Bien Public
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Un attentat contre la démocratie

et un contresens historique

 

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Il y a six ans, le peuple français rejetait par 55% des voix le projet de Constitution européenne. Il voyait clair.

Le traité de Lisbonne, voté en 2008 par la majorité UMP appuyée par une majorité de parlementaires socialistes a repris la substance du projet constitutionnel. Cette forfaiture à l’égard du Peuple français s’est doublée d’une erreur majeure : quand quelques mois plus tard, la crise fut venue, l’Europe se trouva fort dépourvue.

La crise financière touche aujourd’hui le système de l’euro. Cette crise était contenue dans le vice de conception initial. Le traité de Maastricht a méconnu la réalité irréductible des nations en voulant leur imposer le carcan de la monnaie unique. Celle-ci était une mauvaise réponse à la réunification allemande. Le mark-bis qu’est l’euro convient à l’Allemagne. Il ne convient pas aux autres pays européens. Le traité de Lisbonne a persévéré dans l’erreur. On le constate aujourd’hui : l’attentat contre la démocratie a été doublé d’un contresens historique.

http://www.chevenement.fr/Un-attentat-contre-la-democratie-et-un-contresens-historique_a1150.html

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 05:52

 
 
 
DÉCOUVREZ LE PROGRAMME
DES TROIS JOURS
ET RÉSERVEZ DES MAINTENANT
VOS PLACES!
 
 
Claude Alphandéry, Stéphane Hessel et Edgar Morin débattant de l’avenir de l’ESS,
quelle plus belle affiche pour ouvrir les Etats généraux de l’Economie sociale et solidaire ?

 
Débats, concerts, projets innovants et propositions concrètes rythmeront 
tout ce week-end exceptionnel autour d’une programmation variée avec la présence de Seybah Dagoma,
Augustin de Romanet, Michel Onfray, Les Invités au Festin... et des dizaines d’entrepreneurs sociaux e
t d’acteurs de l’ESS qui présenteront très concrètement leurs réalisations au quotidien.
 
L’Agora! Trois jours de débats et de rencontres sur les moyens de réinventer
la finance, l’innovation sociale, le rôle de jeunesse ou encore la place de la solidarité !

Vendredi 17 juin - 20h00

« De la résistance à l’espérance, L’ESS, une utopie qui fait ses preuves »

Lancement des travaux par Claude Alphandéry, Stéphane Hessel,

Edgar Morin

Séance animée par Jean-Marie Colombani

« L’économie sociale et solidaire, un mouvement international »

Débat animé par Jean Louis LAVILLE

 

Retrouvez le programme complet et réservez dès maintenant

vos places pour les débats www.pouruneautreeconomie.fr !

 
 
Le Grand Concert "Solidarités au féminin"
Avec la participation exceptionnelle de Pauline Croze !
Samedi 18 juin 21h30 - Grand Auditorium
Engagées et indépendantes, ces femmes du monde porteront haut
les couleurs de l'ESS. Avec leurs nuances, leurs couleurs, leur talent,
leurs hymnes, leurs convictions elle feront de cette soirée un moment
exceptionnel, un concert solidaire.
Soutenez les Etats généraux de l'ESS en contribuant au concert solidaire!
Retrouvez l’ensemble des artistes présents pendant les trois jours et réservez vos places
 


Le Village de l’innovation sociale :
pour découvrir les initiatives innovantes
et agir dans l’économie sociale et solidaire !
Samedi/Dimanche 10h-18H- Nef du Palais Brongniart
Venez découvrir 40 projets innovants animés par les acteurs l’économie sociale
et solidaire !- en cliquant ici
Samedi/Dimanche 10h-18H- Salon d’honneur du Palais Brongniart
Vous avez une idée ou l’envie de mener un projet économique sociale et solidaire ?
Venez nous rencontrer et trouvons ensemble les réponses pour assurer le succès
de votre projet !
 
Le marché des Etats généraux : goûter et s’informer !
Samedi/Dimanche 10h- 18h
Sur le Parvis du Palais Brongniart, découvrez le marché solidaire avec les produits e
t services issus de l’économie sociale et solidaire ! La librairie des Etats généraux
de l’ESS proposera un vaste de choix de livres liés à l'économie sociale et solidaire,
à l'écologie et au développement durable.
 
Les Territoires en mouvement !
Samedi/Dimanche 10h- 18h - Espace des Engrenages
L’économie sociale et solidaire, des réponses de proximité aux besoins
des territoires
Les Etats généraux en région, débats locaux, tables rondes citoyennes,
c’est du terrain que remontent depuis 6 mois les indignations, i
nnovations et propositions. A découvrir tout au long du week-end dans l'espace des engrenages.
 
Rejoignez la chaîne des porteurs d’espoir !
 
Et retrouvez les Etats généraux de l'ESS sur  et sur !
 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 05:33

Cultures du Monde pour une meilleure économie alimentaire

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Avant- Projet
Un évènement sur le Quercy-Rouergue tourné vers l'avenir et le Monde
Résister: c'est créer . Ensemble c'est se diriger vers un avenir humain pour gérer notre vie.
Maître d'oeuvre :
Lien en Pays d'OC en partenariat avec un collectif dans l'orientation de l'Economie Sociale et Solidaire
A l'heure où l'information se tourne vers un passé sans espoir , ce projet oriente nos villes et nos villages dans une dynamique créative coopérative
Le village qui soutiendra la réalisation de cet évènement Fête-Forum prendra un ascendant pour son avenir de vie.
Lieu : il sera déterminé par appel d'offres
Date: réalisation prévue pour Septembre 2012
Descriptif de l'évènement
Convergence des cultures du monde dans un milieu rural désertifié, vieillissant pour se réapproprier notre alimentation locale, notre temps, notre vie ensemble.
En somme se réapproprier notre société par l'Economie Sociale et Solidaire.
Cet évènement sera une Fête -Forum pour allier l'aspect convivial et l'étude
Des intervenants de l'Economie Sociale et Solidaire viendront orienter les ateliers -forum
Ils expliqueront l'importance de la réappropriation du temps pour créer un autre monde possible et dépasser l'exploitation . Ta vie , ma vie, notre vie .....nous appartiennent . Elles ne sont pas les marchandises d'un système pensant pour nous et pensé sans nous.
Avec des outils coopératifs autogérés sur la confiance la plus directe possible.
La confiance différée se perd dans les méandres des mille-feuilles institutionnels au profit de l'intérêt personnel payé par les minorirés dirigeantes: elle devient la cause des crises que nous subissons: précarité, chômage, misère, maladies etc....
Si un vendeur demande à son acheteur un prix trop élevé : la négociation peut se faire en rectifiant le prix sur le champ.
Voir le JEU ( Jardin d'Echange Universel) monnaie auto-gérée adoptée par le réseau des citoyens du Monde

ascop-cdmLe réseau adopte le J.E.U (Jardin d'Echange Universel) pour les échange entre les Citoyen/nes du Mon.over-blog.com
Alain BAL: Le réseau adopte le J.E.U comme outil de coopération entre les Citoyen/nes du monde Jouons avec nous aptitudes qui nous permettent de nous rencontrer, de nous mettre d'accord et donc d'échang…
  Hébergé par OverBlog

Il sera question des différentes monnaies complémentaires locales, du revenu de base ....
Comment ces outils de gestion de notre temps et par conséquent de notre économie peuvent s'articuler dans la différence de leur conception?
Cultures du monde
Nous vivons dans un monde dans lequel les différentes cultures convergent mais peuvent s'harmoniser sur des projets locaux et inter coopératif.
Dans l'esprit du Festival mondial des cultures pour la paix au stade olympique de Berlin:
voir l'évènement des 2 et 3 Juillet 2011, nous comptons sur le partenariat de l'association Art de vivre co-organisatrice de ce festival pour installer la base de l'évènement et des échanges.
http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content& view=article& id=139:les-2-et-3-juillet-au-stade-olympique-de-berlin& catid=13:agenda& Itemid=59
Une place particulièrement importante sera destinée à notre alimentation locale et à son économie réelle
Comment peut-on mobiliser des filières solidaires de la semence jusqu'au recyclage?
Comment peut-on réorienter une production agricole dans le contexte écologique actuel ?
Comment résister et s'organiser face à l'exploitation de notre environnement par les grandes puissances industrialo-politico médiatique qui nous perdent dans les manipulations, les luttes séparées et par conséquent les pertes de temps?
Comment sortir des séparations, des compétitions entre corporations, parti politiques et mouvements spécialisés pour construire ensemble hors du pouvoir de ces grandes puissances ?
Nous inviterons des associations tournées sur des projets correspondant à l'esprit de la réappropriation de conscience individuelle, de notre économie , de notre culture et de notre politique de responsabilité civile.
Nous inviterons des porteurs de projet tournés vers cet avenir de créativité afin de permettre à ces projets de venir enrichir le réseau d'Economie Social et Solidaire.
Nous tâcherons de faire coopérer des appareils d'institutions pas du tout habitués à travailler dans
le développement territorial inter coopératif en réseau.
Nous tâcherons de faire sortir les fonctionnaires élus de projets qui n'aboutissent pas et qui coûtent cependant très cher à notre collectivité. Ces derniers s'obstinant à ne pas reconnaître les acteurs solidaires bénévoles travaillant depuis de longues années pour des réseaux d'utilité de biens communs avec leurs propres moyens : c'est à dire sans subvention.
L'évènement sera organisé avec des stands de producteurs et de créateurs locaux la base de l'économie et du développement.
Etes vous intéressé par ce projet?
Pour y participer?
Souhaitez vous vous engager personnellement?
Dans le collectif d'organisation?
Dans la participation des forums?
Autre manière?
http://www.reworld.com/participer/trouver/projets/appel-nouveaux/tout/partout/tout

Bonjour et merci de  soutenir notre projet Evenement Quercy Rouergue inscrit aujourd'hui dans le réseau reworld
  
Cultures du Monde pour une meilleure économie alimentaire http://www.reworld.com/participer/trouver/projets/ appel-nouveaux/tout/partout/tout
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 05:29
http://img.over-blog.com/300x200/3/98/30/52/Non-a-l-UE.jpg

 

 

 

Il y a six ans, nous dénoncions cette Europe anti-démocratique, technocratique et néolibérale, qui avait oublié que le progrès se doit d’être social en faisant de la « concurrence libre et non faussée » l’objectif monstrueux du TCE. Malheureusement, les faits montrent que nous avions raison.


Une impasse économique insoluble

En 2005, comme en 1992, on nous a dit que plus d’Europe, ce serait plus de croissance et plus d’emplois. Il n’y a plus que les banquiers centraux pour tenir encore un tel discours complètement déconnecté de la réalité de ce que vivent les peuples, à Athènes, Dublin, Lisbonne, Madrid, mais aussi à Berlin, où les salaires stagnent depuis quinze ans. Loin d’être progressiste, cette Europe organise une immense régression sociale sur toute la partie occidentale du continent.

En effet, les politiques européennes menées depuis 25 ans produisent d’immenses déséquilibres provoqués par la conjonction de la monnaie unique et de l’ouverture anarchique des économies européennes aux mouvements de biens et de capitaux. En outre, la situation actuelle n’est pas tenable, comme le rapporte très justement Patrick Artus dans une nouvelle note. Le chef économiste de Natixis démontre à son corps défendant que la zone euro est condamnée.

Il commence par faire une synthèse utile des immenses déséquilibres de la zone euro, où l’on voit que paradoxalement, alors que des monnaies nationales permettaient de faire converger les économies européennes, une monnaie unique les fait diverger. Ensuite, il souligne les écarts colossaux d’évolution des coûts salariaux entre les pays et les déséquilibres immenses des balances de paiement (jusqu’à 10% de déficit pour la Grèce et le Portugal).

 

Les deux issues qui n’en sont pas

Patrick Artus voit deux solutions. La première, qu’il balaie rapidement, est un fédéralisme budgétaire, mais devant l’ampleur des problèmes, il faudrait que l’Allemagne accepte de transférer plusieurs points de PIB tous les ans vers l’Europe du Sud. Cela est bien sûr totalement illusoire, après l’intégration de l’ancienne Allemagne de l’Est et  avoir consenti à une stagnation des salaires pour assurer la compétitivité de l’industrie nationale en Europe. En outre, cela ne règlerait pas tout.

La seconde solution consiste à une baisse des salaires et de la demande intérieure pour équilibrer la balance des paiements courants. L’économiste chiffre l’effort à 3-4% du PIB pour la France, l’Espagne et l’Italie et 10% pour la Grèce et le Portugal. Mais la baisse de la demande devrait être nettement supérieure pour produire un tel ajustement, puisqu’elle comprime également la demande de produits intérieurs. On peut anticiper un effort environ deux à trois fois plus important.

Bref, en l’absence de possibilité de dévaluation, Patrick Artus nous promet une austérité inédite et sauvage. Et d’ailleurs la situation de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne nous démontre aujourd’hui que cette construction économique est une impasse qui ne pousse qu’à une immense régression sociale, une envolée du chômage et un effondrement du pouvoir d’achat, tout ça pour ne pas remettre en cause cette monnaie unique, ce veau d’or du 21ème siècle.

Il y a quelque chose d’effrayant à voir cette Europe refuser même la moindre restructuration de la dette grecque, par la voix d’Herman Von Rompuy ou de Jean-Claude Juncker. Au nom de cette Europe, le peuple grec est simultanément saigné et pillé (avec une vague de privatisations des services publics qui va donner de belles rentes de situations à des entreprises étrangères) alors que les créanciers de la Grèce, et notamment les banques, sont totalement protégés.

Le prix à payer n’est-il pas totalement démentiel ? La colère populaire est totalement légitime et ne va pas se calmer de sitôt. Tôt au tard, les peuples du Sud de l’Europe finiront par se révolter démocratiquement pour sortir de cette impasse. On ne peut pas saigner un pays sans réaction.

 


http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 05:26
LMDE-USEM

On ne parle plus de report mais de renoncement aux soins. Car 26 % des étudiants rencontrent de graves difficultés pour faire face aux dépenses de la vie quotidienne, conséquence, 19% d’entre eux n’ont pas de complémentaire santé et plus d’un étudiant sur 3 est contraint à renoncer à consulter, un sur 5 à renoncer aux traitements prescrits. Ainsi, une étudiante sur deux n'aurait pas vu de gynécologue depuis un an. Quel recours dans la majorité des cas? La famille, qui reste le principal lien pour l’étudiant avec la santé.

Ce sont les conclusions de 2 enquêtes, l’une réalisée par l’Ifop auprès de 8.500 étudiants pour la Mutuelle des Etudiants (LMDE), l’autre par l’institut CSA auprès de 60.000 étudiants pour l’Union nationale des mutuelles étudiantes régionales (USEM). Ces 2 enquêtes ont été publiées le 26 mai, lors du Congrès de la LMDE à Tours.

26% des étudiants interrogés déclarent avoir rencontré de réelles difficultés pour faire face aux dépenses courantes et la famille « constitue la principale source de revenus, loin devant les aides sociales ». Ce point est confirmé par l’enquête USEM qui démontre que le lieu de résidence des étudiants (foyer familial, logement individuel, colocation ou résidence universitaire) a un impact important en matière d’accès aux soins, de gestion du stress et de conduites addictives et  qu’en matière d’accès aux soins, les étudiants vivant chez leurs parents conservent une plus grande proximité avec le système de soins.

Un accès aux soins insuffisant et en recul: Seuls 32 % des étudiants déclarent avoir bénéficié d'une visite médicale obligatoire vs 59 % en 2008, un chiffre qui traduit, selon le dirigeant de la LMDE un suivi en santé scolaire insuffisant. En revanche, les étudiants vivant toujours chez leurs parents restent 63,5 % à consulter un médecin en cas de maladie et sont moins nombreux à renoncer à des soins (10% contre 15% en moyenne).

Une  insuffisance de couverture: Ils sont aujourd’hui 50% plus nombreux à être privés de mutuelle que lors de la précédente enquête, soit près de 3 fois plus que la moyenne nationale.

Le chèque Santé à généraliser: Si certaines régions ont ainsi mis en place des aides à la couverture santé, tels que es chèques ou pass Santé, c’est pour la LMDE, la mesure à généraliser. La mutuelle réclame donc un Plan Santé Etudiants, pluriannuel avec l'instauration d'un chèque santé annuel de 200 euros minimum.   

Des conduites à risque: Tabagisme pour un étudiant sur 3 et consommations d'alcool excessives pour un étudiant sur 5, selon l’enquête de l'Union nationale des mutuelles étudiantes régionales. Là encore, la proximité des parents, influe sur les pratiques addictives, également moins fréquentes chez les jeunes au domicile familial:  17,2 % ont une consommation d’alcool excessive (vs 21,3 % pour la moyenne des étudiants) et 15,7 % déclarent consommer du cannabis (vs 17,7 % pour la moyenne des étudiants).

Stress et solitude, plutôt loin des parents: 38 % des étudiants déclarent ressentir un sentiment constant de tristesse ou de déprime dans les douze derniers selon l'enquête de la LMDE. L’isolement constituerait un facteur de stress pour 39,2 % des étudiants vivant en logement individuel contre seulement 33,9 % des étudiants vivant en colocation. La vie en communauté protège non seulement contre le sentiment d’isolement mais aussi contre la dépressivité.

 

Près des trois quarts des étudiants ont le sentiment…”d'être une génération sacrifiée”.

 

Sources: LMDE-IFOP, USEM-7e Enquête Santé de l’USEM "La santé des étudiants en 2011"

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Cette actualité a été publiée le 27/05/2011 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.

 

http://lebloglaicdechamps.over-blog.com/article-sante-des-etudiants-generation-sante-sacrifiee-75068339.html

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