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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:44

 

 

 

En 2007, Naomi Klein publiait La Stratégie du choc. Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d’état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. S’il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c’est Milton Friedman, Prix Nobel d’économie en 1976. Friedman, soutenant l’ultralibéralisme, conseilla aux hommes politiques d’imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n’aient eu le temps de se ressaisir. Il qualifiait cette méthode de traitement de choc. Naomi Klein la qualifie de stratégie du choc. En utilisant de nombreuses images d’archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross démontrent la puissance du texte de Naomi Klein et la nécessité de résister.

 

Source : Mecanopolis

 

 

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La suite,
4 autres vidéos passionnantes ici,
cliquer sur le lien :

   Source : Mecanopolis

 

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(depuis le 8 mai 2011)

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:11

 

 

 

Valmy.jpg

 

Comité Valmy : info@comite-valmy.org

Nouveautés

L’essor de la résistance passe par la sortie de l’euro et de l’Union européenne ! Faisons revivre les principes du Conseil National de la Résistance! - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1469

La flamme de la résistance, l’honneur de la France - Par Pierre Pranchère - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1475

FALSIFICATION DE L’HISTOIRE PAR FRANCE 2 -- Pétition - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1476

Les merles, la grive et la marge Par Michel Naudy - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1467

Fidel Castro: L’assassinat d’Oussama Ben Laden - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1453

Côte d’Ivoire : crimes d’Etat, terreur totale et silence complice des médias français - David Gakunzi http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1474

Comment les héros de la révolution égyptienne ont jeté l’UMP - Xavier Monnier - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1473

Un Français, patron d’une société militaire privée, tué à Benghazi - Par Jean Guisnel http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1472

« Le Monde » le démontre : c’est le Capital qui fait la loi dans nos « démocraties » par Jean Lévy http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1470

La Contre-révolution au Proche-Orient - par Thierry Meyssan - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1468

En « Cartoonia » étasunienne, après Ben Laden il est urgent et essentiel de trouver un autre ennemi pour Captain America par Lucio Manisco - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1466

Assange : "Facebook est une épouvantable machine à espionner" - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1464

La guerre en Libye, le pouvoir américain et le déclin du système des pétrodollars par Peter Dale Scott http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1463

Mère Agnès-Mariam de la Croix : Au crible des informations tendancieuses, la situation en Syrie http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1465

Du « Far West »à l’opération « Géronimo » par Jean Lévy - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1462

De la mort d’Oussama Ben Laden et de la banalisation - Mireille Fanon-Mendès France http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1461

Sarkozy à Port-Louis : Un élu expulsé pour "trouble à l’ordre public" vidéo - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1460

Libye : les chefs de tribus déterminés à sauvegarder l’unité nationale - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1459

Wurtz prend fait et cause pour l’euro, cette arme de destruction massive des acquis, de l’emploi et de l’indépendance nationale ! par Georges Gastaud - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1458

La sortie du nucléaire : un choix de régression et non un choix de société par Jean-Pierre Chevènement http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1456

Tribune : "Laïcité ? In chah allah !" Séverine Labat - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1457

Jean Claude Danglot: La politique énergétique doit être dégagée des logiques marchandes et relever de la maîtrise publique http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1455

Les armées secrètes de l’OTAN (VIII) La guerre secrète en Espagne - par Daniele Ganser http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1454

Libye : le Groupe de contact est "illégitime" (Lavrov) - http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve549

Comment croire qu’ils tenaient Ben Laden vivant et qu’ils l’ont éliminé par Dave Lindorff http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1452

 

 

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Lire aussi :

 

Un meurtre d'Etat, L'assassinat d'Oussama Ben Laden,  

..

Une excellente analyse de "la mort de Ben Laden"

 

 

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Vidéo :

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xil6se_part-1-dr-steve-pieczenik-temoigne-sur-ben-laden-s-t_news.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:06

Notes de lecture
Et si Marx avait raison ? Tome 1 par Marco Wolf l’Harmattan 2010 252 pages


marxraison

 

Le marxisme, voilà qu’on le proclamait dépassé. La chute du mur de Berlin, suivie de deux ans plus tard par la fin de l’Union soviétique, était censée lui avait porté un coup de grâce. Mais Marx n’est pas responsable des crimes commis par des régimes bureaucratiques ou nationalistes qui se réclamaient abusivement de lui.

Le capitalisme ; de son côté, n’a pas changé de nature depuis un siècle, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire. Et la course au profit fait actuellement planer la menace d’une catastrophe à la fois économique et écologique, qui a peut-être déjà commencé.

Pour en finir avec ce système économique de plus en plus fou et irresponsable, il est temps de redécouvrir le marxisme – le vrai, et non la hideuse caricature qu’en a donnée le stalinisme au siècle dernier.

La crise des crédits immobiliers aux Etats-Unis s’est transformée en crise financière internationale. Mais la crise n’est pas restée cantonnée dans le monde de la finance. Partout dans le monde, des vagues de licenciements et de fermetures d’entreprises ont déferlé pendant toute cette année, succédant à ceux des années précédentes.

Contrairement à ce qui s’est passé en 1929, les gouvernements des pays industrialisés sont intervenus massivement, à partir de 2008, pour colmater les brèches du système. Partout les banques centrales ont volé au secours des banques privées, à coup de dizaines, puis de centaines de milliards d’euros ou de dollars – des chiffres qui donnent le tournis, et qui n’ont aucune signification concrète pour le commun des mortels.

L’interventionnisme étatique débridé pourrait surprendre, de la part de gouvernements qui ne juraient que par le libéralisme il y a peu, répétant à qui mieux que la meilleur façon de régler les problèmes était de laisser agir les lois du marché .

Mais ces mêmes gouvernements sont allés bien loin dans le reniement de leur credo libéral. Eux qui privatisaient tant qu’ils pouvaient dans la période précédente, les voilà devenus des adeptes de la nationalisation, totale ou partielle, dès qu’une grande banque est menacée de faillite.

Le libéralisme n’a plus la cote. Un autre mot était devenu tabou ces dernières années : capitalisme. Il n’était plus question que de libéralisme, un terme qui était censé faire meilleur effet en jouant sur l’amalgame avec la liberté politique. A la longue, c’est pourtant l’inverse qui s’est produit, et le mot ‘libéralisme’ est devenu péjoratif pour la plupart des gens, synonyme de privatisation, dérèglement, démantèlement des services publics et remise en cause des acquis sociaux.

Les critiques contre les "excès" en matière de libéralisme ne font que reprendre aujourd’hui ce que des comme Stieglitz écrivent depuis plus de dix ans : "L’économie de marché, pour bien fonctionner, a besoin de lois et des règlements qui assurent une concurrence équitable, défendent l’environnement, protègent les consommateurs et investisseurs afin qu’ils ne soient pas volés". (Joseph Stieglitz, quand le capitalisme perd la tête, Fayard p. 131)

L’intervention de l’Etat dans l’économie capitaliste est aussi vieille que le capitalisme lui-même.

Le livre de Patrick Artus et Marie-Paule Virard porte le titre prémonitoire Le capitalisme est en train de s’autodétruire. (La Découverte).

Ce prix Nobel d’économie rêve d’un capitalisme raisonnable, qui saurait "coopérer et se compléter" avec l‘Etat. Artus et Virard, eux, rêvent de restaurer un capitalisme de l’âge d’or (qu’on a du leur conter dans leur enfance).

La crise actuelle n’est pourtant pas la première du genre, même si on n’en avait plus connu d’aussi grave depuis 1929. Les crises économiques accompagnent en fait le capitalisme depuis deux siècles et sont un des traits caractéristiques de cette forme d’économe.

On nous explique sur les médias que ce que nous sommes en train de vivre est fondamentalement une crise financière, qui va malheureusement se répercuter sur l’économie réelle et a même déjà commencé à leur faire. Mais c'est le genre d’explication qui n’explique rien. L’économie réelle avait donné de nombreux signes de mauvaise santé non seulement avant le krach boursier d’octobre 2008, mais même avant la crise des ‘subprimes’ de l’été 2007. La crise financière actuelle est autant une conséquence de cette mauvaise santé que la cause du marasme économique à venir dans les mois et les années qui viennent.

Là où les meilleurs économistes bourgeois, malgré toute leur science et leur familiarité avec le monde des affaires, en restent à l’aspect extérieur des phénomènes, le marxisme a l’incomparable avantage d’aller au fond des choses et de dévoiler les mécanismes internes de l’économie capitaliste dont la crise n’est que la conséquence ultime.

Il arrive que des économistes chevronnés, voire des grands patrons, le reconnaissent eux-mêmes, loin des oreilles indiscrètes. Le magazine économique Challenges, peu suspect de sympathies pour le marxisme, publiait ainsi en décembre 2007 une interview de Pascal Lamy, directeur de l’Organisation mondiale du commerce, reconnaissant que "Personne depuis Marx n’a inventé une analyse de la même importance et que ses travaux fournissent une parfaite boîte à outils intellectuelle pour analyser le capitalisme de marché d’aujourd’hui". Même hommage de la part d’Alain Minc, ex-patron d’Air Industries et de Saint-Gobain, grand apôtre du libéralisme et de la déréglementation, affirmant dans la même revue que le marxisme donne "la meilleure explication du capitalisme d’aujourd’hui".

Avant eux, Jacques Attali, ancien conseiller de Mitterrand passé au service de Sarkozy, s’est fendu d’un livre, Karl Marx ou l’esprit du monde,( Editions Fayard)dans lequel il dit sa fascination pour "la précision de sa pensée, la force de sa dialectique, la puissance de son raisonnement, la clarté de ses analyses" et bien d’autres choses encore.

Hélas pour ces représentations du grand patronat, Marx ne s’en pas tenu là, même qu’il aurait été communiste !

Le principal mérite de l’économie de marché, paraît-il, est que ses lois reproduisent celles de la nature : la lutte de chacun contre tous, le droit du plus gros à manger le plus petit, le droit du plus faible à disparaître pour permettre à l’évolution de continuer ; et même précarité contre laquelle l’humanité se débat depuis ses origines.

Depuis ses origines, l’humanité s’est éloignée de la nature. Trop même, disent certains. Heureusement, le Medef est là aujourd’hui, pour nous en faire redécouvrir les lois et les enseignements.

L’intervention de l’Etat dans l’économie capitaliste est aussi vieille que le capitalisme lui-même – elle a commencé avant même la révolution industrielle. Sous Louis XIV, Colbert s’est rendu célèbre par sa politique de commandes publiques aux manufactures, de subsides à l’exportation et de taxes à l’importation. L’Angleterre n’a pas tardé à emboîter le pas à la France dans cette voie, et c’est avec le soutien de l’Etat que l’industrie britannique s’est développée au XVIIIe siècle, à l’abri de barrières protectionnistes dont les dernières seront abolies qu’en 1846.

Le Japon a fait encore mieux : l’industrialisation y a été réalisée par l’Etat lui-même sous l’ère du Meiji, dans le dernier tiers du XIXe siècle, avant que les entreprises créées ne soient revendues à des actionnaires.

Plus récemment, des aciéries géantes ont été créées et gérées par les Etats taïwanais et sud-coréen, pourtant fidèles alliés des USA et peu suspects de sympathies pour le socialisme.

Aux Etats-Unis, de la seconde guerre mondiale à la fin des années 1950, l’informatique fit ses premiers pas grâce au financement de l’Etat, des universités et de l’armée.

De l’Afrique à l’Asie, ce ne sont que des militaires au pouvoir comme au Pakistan ou en Birmanie, monarchies d’un autre âge comme en Arabie Saoudite, présidents à vie comme au Gabon, ou Parti unique à la mode stalinienne.

Comme en Chine, au Vietnam et en Corée du Nord. Partout la presse est muselée, les sites Internet surveillés, les opposants persécutés, les associations réduites au silence.

Même dans les pays qui peuvent donner l’apparence d’une certaine démocratie, comme l'Inde ou le Sénégal, ce n’est qu’une façade le plus souvent.

Tout le monde le sait, la corruption est la gangrène qui ronge les pays du Tiers-Monde. Du haut en bas de la société, du ministre au policier et du douanier au président, tout passe par le bakchich et le dessous-de-table.

Ce qui implique qu’en sens inverse chacun se fasse taxer, du simple citoyen qui a besoin d’un papier administratif à la multinationale qui veut signer un contrat.

Comme la nature a horreur du vide, il a bien fallu cependant remplacer le sortant par un produit nouveau. Pas tout à fait nouveau en fait, mais bon. Ca s’appelle le lobbying. Ca nous vient des USA comme son nom l’indique. Et ça n’a rien à voir ave la corruption.

C’est le gouvernement qui fabrique des clandestins. La lutte contre l’immigration, clandestine ou pas, n’est qu’un thème démagogique visant à courtiser la fraction la plus réactionnaire de l’électorat en spéculant sur ses préjugés.

Le marché n’est en fait que le régulateur de l’économie capitaliste

L’expression "classe ouvrière" a une connotation restrictive en français, puisque le mot "ouvrier", au sens moderne du terme, désigne celui qui travaille en usine, dans un atelier ou sur un chantier.

Chez Marx en revanche, qui écrivait en allemand, le mot utilisé était arbeiterklasse, littéralement "classe travailleuse". Et s’il en va de même en anglais, où l’expression équivalente est "working class"… ce qui n’empêche pas des salariés anglais ou américains de se présenter aujourd’hui dans les interviews comme "middle class".

On nous a pourtant rabâché pendant des années que la notion de classe sociale était dépassée, simpliste, réductionniste. Mais finalement non. C’est seulement pour la classe ouvrière qu’il en est ainsi. Pas pour la classe moyenne. La classe moyenne n’est plus ce qu’elle était.

Les crises capitalistes sont des crises de surproduction. Non pas que l’économie produise trop dans l’absolu, hypothèse absurde quand près de la moitié de l’humanité vit en dessous du seuil de pauvreté. Mais c’est justement cette pauvreté qui pose problème, en limitant la demande solvable de produits de la consommation pendant que les capacités de production, elles, ne cessent d’augmenter. Cette contradiction éclate périodiquement, lorsque des secteurs de l’économie se retrouvent avec sur les bras des stocks de marchandises invendues et invendables.

On nous vante à longueur d’année les vertus de l’économie de marché. Le marché n’est en fait que le régulateur de l’économie capitaliste. Et la principale "vertu" de cette régulation-là est de s’exercer après-coup, avec un décalage dans le temps pouvant atteindre des mois, voire des années. Même un défenseur de l’économie capitaliste comme Joseph Stieglitz : "Une théorie simpliste conçoit le système économique comme un mécanisme autorégulateur : quand l’offre dépasse la demande, le prix baisse, ce qui réduit l’offre, et vice-versa. Ce type d’ajustement existe, mais il n’a pas lieu en douceur ni sans coût." (op, cité, p, 154)

A l’heure de la mondialisation, l’économie capitaliste reste plus que jamais marquée par cette contradiction entre ses capacités de production quasi illimitées d’un côté, et de l’autre les limites étroites de la consommation dues au faible pouvoir d’achat d’une grande partie de l’humanité.

C’est donc une parfaite ineptie que de présenter notre époque comme celle de la ‘société de consommation’, même dans les pays développés. Certes, cette société-là n’en finit pas de nous créer des besoins artificiels et de nous allécher avec de nouveaux gadgets. Elle a développé le gaspillage comme aucune autre civilisation auparavant.

La consommation, la satisfaction des besoins, n’est en rien le moteur de l’économie capitaliste. Et il n’est guère plus juste de parler à son sujet d’"économie de marché". Le marché n’est qu’un intermédiaire dans le cycle des affaires. Le seul et unique but de cette forme d’économie, son "moteur" donc, c’est le profit. C’est la course au profit qui pousse en tous lieux et par tous les temps à la réduction des salaires – ou aux délocalisations vers les pays à bas salaires, ce qui revient au même.

Ce livre bien écrit et au style alerte est un magasin d’idées fort pertinentes sur le sort qui est fait injustement à la pensée de Karl Marx.

Amady Aly DIENG

 

Posté par Alaindependant 
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:00

15/05/11

Vers la faillite de la FED et (ou) des Usa puis l'explosion du dollar?
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"Les banquiers privés qui possèdent la FED seront-ils eux aussi en faillite?, en relation avec "Le scénario de la stagflation et de l'hyperinflation" - "Une dépression économique majeure""

15/05/2011 - Usa: le début de la faillite?


A partir de demain les Etats-Unis d'Amérique, première puissance économique et militaire mondiale, pourraient ne plus être en mesure de s'endetter ce qui, techniquement, pourrait conduire à une faillite du pays.

En effet, selon les prévisions des services de Timothy Geithner, le plafond de la dette américaine, c'est à dire le niveau à partir duquel l'Etat fédéral ne peut plus s'endetter, sera atteint, à 14 294 milliards de dollars. Ce plafond a été fixé par le Congrès et, pour avoir une rallonge, l'administration fédérale doit théoriquement quémander au Congrès.

Seul souci : le nouveau Congrès est aux mains des républicains, du moins la Chambre basse. Elus sur un programme appelant à une maîtrise du déficit, les représentants républicains ne sont pas prêts de céder aux appels de la Maison Blanche, à moins d'obtenir des concessions présentables à leurs électeurs.

Avec un président en hausse dans les sondages après le succès de l'opération contre Ben Laden, les républicains devraient faire de leur mieux pour rappeler les manquements de l'administration actuelle, notamment en termes de finance publique.

Avec un niveau de la dette qui a atteint des sommets au cours des dernières années, aux alentours de 10% du PIB, la tension est palpable à Washington. Même Ben Bernanke est sorti de son devoir de réserve la semaine dernière pour souligner que l'absence de rallonge budgétaire pourrait, dans le meilleur des cas, conduire à une hausse des taux d'intérêt et donc à un accroissement mécanique du déficit.

La Maison Blanche promet, évidemment, d'agir de manière drastique pour réduire le déficit. Cependant, au-delà des effets d'annonce, peu de mesures concrètes.

Les républicains vont certainement vouloir un peu plus que de belles phrases. Des négociations sont en cours, sous l'égide du vice-président Biden. Washington a encore un petit répit devant lui: selon le Trésor, les Etats-Unis ne devraient plus être en mesure de payer certains de leurs créanciers à partir du 2 août prochain.

Reste maintenant à savoir quelles concessions les républicains vont demander pour céder sur le budget. La barre sera certainement haute en cette période électorale. Ce n'est pas la première fois que les couloirs du Congrès bruissent de rumeurs concernant une faillite de l'Etat fédéral mais c'est la première fois que cette hypothèse semble aussi réaliste.

Forex.fr

 

http://minuit-1.blogspot.com/2011/03/la-fed-est-en-faillite-depuis-le-6.html#more

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 11:18
Doxa occidentale et Nouvel Ordre mondial : est-ce la fin d’une époque ?

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Chems Eddine CHITOUR



«  Une nation pardonne toujours les préjudices matériels qu’on lui fait subir, mais non une atteinte portée à son honneur,surtout lorsqu’on emploie la manière d’un prédicateur qui veut avoir raison à tout prix  »
Max Weber (le Savant et le politique)


Ces phrases de Max Weber nous donnent l’opportunité de parler du magister dixit des anciens ou de l’actuelle doxa occidentale réputée infaillible D’ailleurs le pouvoir colonial l’a bien compris, pour asséner des vérités qui ont force de parole d’Evangile donc indiscutables c’est l’histoire du pays colonisé qui est nié et rasé au profit d’une nouvelle histoire, jusqu’en 1962, selon la doxa occidentale d’essence coloniale, nos ancêtres étaient gaulois » … Comme l’écrit si bien A. Moumouni : «  C’est particulièrement en histoire que se faisait sentir l’entreprise de falsification et de mystification dans la formation du jeune africain par l’enseignement colonial » (1) De ce fait, tout est mis en œuvre pour faire perdurer le mythe de la «  tabula rasa ». Ce qui a fait dire aux «  historiens organiques » et plus tard à ce que l’on appelle les orientalistes, comme Garnier : «  A notre arrivée en Algérie, rien n’existait sur le plan intellectuel, si ce n’est quelques écoles coraniques » (2)

Cela va même plus loin, la religion chrétienne est convoquée et mise au service de l’entreprise coloniale . Lisons ce morceau d’ontologie attribuée au roi des Belges qui recommande aux missionnaires d’inculquer aux noirs du Congo : «  Vous veillerez à désintéresser les sauvages de leur richesse dont regorgent leur sol et leur sous sol . Votre connaissance de l’Evangile vous permettra de trouver facilement des textes recommandant aux fidèles d’aimer la pauvreté. Par exemple : «  Heureux les pauvres car le royaume des cieux est à eux » ; « Il est difficile aux riches d’entrer aux cieux » Vous ferez tout pour que les nègres aient peur de s’enrichir. Apprenez aux jeunes à croire et non à raisonner… » (3)

Ce discours résume à lui tout seul les vérités sur la suprématie de l’homme blanc et le mythe de la race supérieure. On l’aura compris des clichés des préjugés et des dogmes ( il n’est que de se souvenir du sort des Noirs dans la Bible) sont mis en pratique et font l’objet de consensus qu’il est difficile de remettre en cause. Sir Geoffroy Fisher dans un ouvrage remarquable tente de déconstruire le mythe de la piraterie barbaresque en la situant dans un contexte où même la papauté avait ses propres galères !! Il écrit à propos des «  vérités et certitudes occidentales » : « Il n’est plus possible de soutenir l’hypothèse selon laquelle il existe bel et bien un consensus définitif en ce qui concerne l’Afrique du Nord ; hypothèse selon laquelle, il serait oiseux et de mauvais gout de déranger un tel consensus à un stade aussi tardif » (4)

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Le magister dixit de l’Occident et la sanctuarisation du sionisme


D’où vient cette hégémonie qui fait que l’Occident est le seul dépositaire de sens Cette doxa incanté ad nauseam . Pour l’encyclopédie Wikipédia, La doxa (du grec « opinion »), est l’ensemble - plus ou moins homogène - d’opinions (confuses ou non), de préjugés populaires ou singuliers, de présuppositions généralement admises, sur lesquelles se fonde toute forme de communication. Dans la philosophie de Parménide100002000000000100000001312327B0, c’est l’opinion confuse que l’on se fait sur quelqu’un ou sur un aspect de la réalité, par opposition au vrai chemin d’accès à la vérité.Il vient que chaque fois que l’on parle il faut s’assurer que l’on ne froisse pas, que l’on est pas à contre courant et que l’on encourt pas les foudres si on s’écarte de la ligne tracée en touchant aux fils rouges. Il est courant d’admettre que l’Occident est parti à la conquête du Monde après la première révolution industrielle. En fait, il serait plus indiqué de remonter dans le temps pour s’apercevoir que l’hégémonie occidentale a débuté après ce qu’on appelle dans la doxa occidentale « Les Grandes découvertes ». Prenant la relève d’un Orient et d’une civilisation islamique sur le déclin, et au nom de la Règle des trois C - Christianisation, Commerce, Colonisation,, il mit des peuples en esclavage. Il procéda à un dépeçage des territoires au gré de ses humeurs sans tenir compte des équilibres sociologiques que les sociétés subjuguées ont mis des siècles à sédimenter. Pendant cinq siècles, au nom de ses « Droits de l’Homme » qui « ne sont pas valables dans les colonies » si l’on en croit Jules Ferry un chantre enragé de la colonisation et de la grandeur de l’Empire colonial français-, l’Occident dicte la norme, série, punit, récompense, met au ban des territoires qui ne rentrent pas dans la norme. Ainsi, par le fer et par le feu, plus de 75% des richesses des Suds épuisés comprenant plus de 80% des habitants de la planète furent spoliés et détenus par 20% des pays du Nord. (5)

Justement à propos du danger en Occident de remettre en cause le bien fondé de certains faits comme la politique sioniste d’Israël, nous rapportons à ce sujet deux évènements passés inaperçus/ Le limogeage de Bruno Guigue Sous préfet normalien et qui pour son malheur ou pour sa dignité témoigne en faveur de la Palestine . Nous l’écoutons : «  Dans les jours qui ont suivi mon ’limogeage’, les éditorialistes Jean Daniel, Bernard-Henri Lévy et quelques autres se sont empressés de me prendre pour cible. (…) Deux phrases inlassablement reprises en boucle, tirées de leur contexte, en effet, ont alimenté mon lynchage médiatique. «  L’Etat d’Israël est le seul où des snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles ». Une phrase choquante ? Sans nul doute. Mais les tirs de soldats israéliens contre des enfants, hélas, sont des faits avérés, évoqués par le quotidien israélien Haaretz depuis 2000. (…) La deuxième phrase litigieuse est celle où j’évoque «  les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on interrompt la torture durant le shabbat ». Mais le fait mentionné, lui, ne fait pas l’ombre d’un doute : il suffit de consulter le dossier établi par l’association israélienne de défense des droits de l’homme Bet’Selem ». (6)

«  Lorsque la Cour suprême israélienne tenta de limiter l’usage de la torture pratiquée sur les prisonniers palestiniens, en 1999, les services secrets ont argué de l’urgence pour la justifier. Les plaignants ont alors fait observer que du vendredi midi au samedi soir, cette pratique était interrompue (…) Mea culpa : j’avais oublié que les comparaisons les plus désobligeantes, aux yeux de l’establishment hexagonal, sont interdites à propos d’Israël mais vivement recommandées à l’égard des pays du «  Tiers Monde ». Mon principal tort, plus que d’avoir enfreint le devoir de réserve, n’est-il pas d’avoir heurté de plein fouet la doxa occidentale ? (…) À mes dépens, j’ai fait la démonstration que la frontière entre ce qu’il est licite de dire et ce qui ne l’est pas, dans notre pays, n’a rien à voir avec le vrai et le faux » (6)

Le deuxième exemple nous est donné par l’ostracisme à l’endroit de Pascal Boniface pratiquement interdit de plateau télé , comme Dieudonné Pascal Boniface Directeur de l’Institut français des relations Internationales (IFRI) met au jour une réalité singulière : l’impossibilité de critiquer le gouvernement israélien sans encourir les accusations les plus extravagantes et des mesures de rétorsion qui s’apparentent au terrorisme intellectuel. la droite et l’extrême droite ont lancé sur la « communauté » une OPA intolérante visant à rallier, selon une logique strictement communautariste, tous les juifs français à un soutien inconditionnel envers la politique de la droite israélienne. Dès lors, toute critique de cette politique, toute tentative de traiter du conflit du Proche-Orient selon des critères universels, non communautaires, est assimilée à une volonté de détruire Israël et à une position antisémite. Pascal Boniface a été lui-même victime d’une véritable campagne organisée. Il analyse ici le mécanisme dangereux, la « fatwa », dont il a été l’objet. (7)

.

Y a-t-il un nouvel ordre mondial qui organise le prêt à penser ?

Après 1’implosion de l’empire soviétique, ce fut la fin de l’histoire selon le mot de Fukuyama avec une pax americana qui paraissait durer mille ans. Une étude du Pnac (Programme for New American Century) recommandait de chercher un motif pour relancer l’hégémonie américaine d’une façon définitive, notamment avec le déclin du pétrole dont il fallait à tout prix s’assurer des sources d’approvisionnement pérennes et à un prix « raisonnable ». L’arrivée du 11 septembre fut du pain bénit. Le Satan de rechange tombait du ciel, l’Islam et terrorisme. Ainsi, furent organisées les expéditions punitives que l’on sait un peu partout semant le chaos, la destruction et la mort. (8)

Cependant, les signes d’un craquement de l’hégémonie occidentale commencèrent à poindre à l’horizon. Des voix inquiètes commençaient à douter de la pérennité du magister occidental. Ce n’est pas l’avis de la CIA qui a publié un rapport intitulé : Le monde en 2025. On constate une prise de conscience d’une nouvelle donne à la fois démographique, économique, financière et même dans une certaine mesure, militaire La lecture du rapport de la CIA nous permet de mieux connaître le mode de pensée de la classe dirigeante étatsunienne et d’en identifier les limites. Terrorisme en retrait, glissement du pouvoir économique de l’Occident à l’Orient, pénurie d’eau, déclin des ressources en hydrocarbures, nouvelles technologies. Dans la lignée du précédent Rapport de la CIA, pour la première fois, les Américains reconnaissent qu’ils ne seront plus les maîtres du monde ! (9)

Pourtant et malgré cela, «  l’Empire » ne se laisse pas faire. Ceux qui parlent d’un Nouvel ordre mondial sont traités de conspirateurs. Le nouvel ordre mondial est il écrit dans l’encyclopédie Wikipédia est un concept géopolitique désigne alors l’alignement idéologique et politique des gouvernements et organismes mondiaux vers une certaine unipolarité, incarnée par les États-Unis. Plusieurs théories dites conspirationnistes utilisent elles aussi la formule «  nouvel ordre mondial », parfois mentionné par son acronyme NOM (NWO en anglais) . Elle désigne la prise de contrôle de l’économie mondiale par les élites conspirantes, notamment de la finance. Utilisée pour la première fois le 11 septembre 1990 par le président George H.W. Bush, l’expression «  nouvel ordre mondial » s’inscrit dans la lignée des formules exprimant l’idée de nouveauté dans la diplomatie américaine, après la «  nouvelle donne » de 1932 et la «  nouvelle frontière » de 1960. (10) «  

Les tenants de la «  théorie de l’empire global » considèrent les événements politico-économiques internationaux survenus depuis 1989 comme témoins de la transition de l’humanité vers un «  empire global », qui dans un premier temps correspondrait à un ordre mondial polarisé autour d’une seule puissance : les États-Unis. Cette théorie est soutenue par le philosophe Francis Fukuyama et des plans géostratégiques ont été développés dans ce sens par le politologue Zbigniew Brzeziński. Pour maintenir leur hégémonie et devancer la prééminence de rivaux comme la Chine, la Russie ou le Japon, Brzezinski estime que les États-Unis devront s’allier avec l’Europe pour dominer l’Eurasie en cooptant ou en contrôlant ses élites . Selon Brzezinski, la tâche d’Obama est de restaurer la légitimité américaine en étant le fer de lance d’un effort collectif pour un système de management global plus inclusif 7. L’évolution générale du monde politique se caractérise par la naissance de grands pôles politico-économiques L’ensemble doit constituer l’architecture générale d’une gouvernance mondiale dotée d’une monnaie planétaire10. La gouvernance mondiale ne nécessite pas un gouvernement mondial et peut être organisée avec des institutions de coopération entre les pays. David Rockefeller dans son livre Mémoires a écrit que lui-même et sa famille ont travaillé contre l’intérêt des États-Unis. Il aurait d’autre part affirmé que le but était de construire une souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux Ces propos sont vus comme l’aveu d’une conspiration mondiale pour la mise en coupe réglée du monde par le pouvoir financier. (10)

A l’autre bout du curseur concernant l’avenir du Monde, le besoin d’équilibre et la multiplicité des visions, nous trouvons l’analyse lumineuse de l’ambassadeur singapourien Kishore Mahbubani qui décrit le déclin occidental : recul démographique, récession économique, et perte de ses propres valeurs. Il observe les signes d’un basculement du centre du monde de l’Occident vers l’Orient. (Citant l’ouvrage de l’historien britannique Victor Kiernan « The Lords of Humankind, European Attitudes to the Outside World in the Imperial Age » qui avait été publié en 1969, lorsque la décolonisation européenne touchait à sa fin. Victor Kiernan qui écrivait : « La plupart du temps, cependant, les colonialistes étaient des gens médiocres mais en raison de leur position et, surtout, de leur couleur de peau, ils étaient en mesure de se comporter comme les maîtres de la création. Même si la politique coloniale européenne touchait à sa fin, l’attitude colonialiste des Européens subsisterait probablement encore longtemps  ». (11)

«  En fait, poursuit Kishore Mahbubani, celle-ci reste très vive en ce début de XXIe siècle. Souvent, on est étonné et outré lors de rencontres internationales, quand un représentant européen entonne, plein de superbe, à peu près le refrain suivant : « Ce que les Chinois [ou les Indiens, les Indonésiens ou qui que ce soit] doivent comprendre est que... », suivent les platitudes habituelles et l’énonciation hypocrite de principes que les Européens eux-mêmes n’appliquent jamais. Le complexe de supériorité subsiste. Le fonctionnaire européen contesterait certainement être un colonialiste atavique. Comme l’écrit Mahbubani : « Cette tendance européenne à regarder de haut, à mépriser les cultures et les sociétés non européennes a des racines profondes dans le psychisme européen. » (11)

Quand Mahbubani écrit que « le moment est venu de restructurer l’ordre mondial », que « nous devrions le faire maintenant ». Pour lui l’Occident est dans l’incapacité à maintenir, à respecter et encore plus à renforcer les institutions qu’il a créées. Et l’amoralité avec laquelle il se comporte trop souvent sape davantage les structures et l’esprit de la gouvernance mondiale. Prenons le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) .  » Selon Mahbubani, il « est légalement vivant mais spirituellement ( souligné par nous Ndr) mort » « Le monde, écrit-il, a perdu pour l’essentiel sa confiance dans les cinq États nucléaires. Au lieu de les considérer comme des gardiens honnêtes et compétents du TNP, il les perçoit généralement comme faisant partie de ses principaux violateurs » Leur décision d’ignorer le développement par Israël d’un arsenal nucléaire leur a été particulièrement préjudiciable. (11)

Il vient que le Nouvel Ordre Mondial tente de reformater le monde en mettant des institutions à même de prolonger et asseoir définitivement son pouvoir dans un contexte de pénurie de matières premières,d’eau et surtout d’énergie. Nous sommes avertis. Résistons.

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

1. A. Moumouni : l’éducation en Afrique. Edts Maspéro. Paris 1976

2. E. Garnier La Berbérie l’Islam et la France. Ed. de l’Union Française p ;97 (1953)

3. Discours accablant du roi des Belges aux missionnaires Léopold II en 1883

4. Sir G. Fisher / The barbary Legend, Trad.de F ; Hellal .p.18 Ed.OPU ; (1991)

5. Chems Eddine Chitour http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18575 2025 : Déclin de l’Occident et avènement de l’Orient 9 avril 20106.Bruno Guigue Ma faute ? Avoir heurté la doxa occidentale Oumma.com 21 avril 2008

7. Pascal Boniface Peut on critiquer Israêl ? Editions Robert Laffont 2003

8. Chems Eddine Chitour : L’occident à la conquête du monde. Edtions Enag Alger 2009

9. Rapport de la CIA « Le monde en 2025 » le 26/2/2010

10. Le Nouvel Ordre Mondial : Encyclopédie Wikipédia

11. K.Mahbubani : The Irresistible Shift of Global Power to the East, septembre 2008

.
URL de cet article 13696
http://www.legrandsoir.info/Doxa-occidentale-et-Nouvel-Ordre-mondial-est-ce-la-fin-d-une-epoque.html
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 11:14

Dans le Winsconsin, les agriculteurs retournent aux boeufs

Publié : le 14/05/2011 par Benji dans Écologie et environnement


Un grand bond en arrière pour l’agriculture américaine avec le retour aux bœufs, l’utilisation des animaux comme « à l’ancien temps » pour palier aux prix de l’essence.Les bœufs sont au final plus économiques et représentent plus d’avantages que la mécanique moderne. Il est étrange de constater que l’avenir sera possible grâce au passé…

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Lorsque les agriculteurs Danielle et Matt Boerson ont réalisé qu’ils ne pouvaient plus se permettre d’utiliser leurs tracteurs, ils ont pris le taureau par les cornes – et les fossés pour les bœufs.

La flambée des prix de l’essence était devenue si élevée que le couple, qui gèrent une ferme de 80 acres près de Madison, Wisconsin, ont été contraints de se débarrasser de leurs deux tracteurs, entre autres matériels.

Ils ont donc pris un cours à l’institut de recherche agronomique dans les techniques agricoles traditionnelles.

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Cheap: A pair of plough-ready oxen cost $3,000 (£1,800) - roughly the same as a second hand tractorPas cher: Une paire de bœufs de labour prête coût 3000 $ (£ 1,800) – à peu près le même que celui d’un tracteur d’occasion sic…

Mais ses connaissances spécialisées connaissent aujourd’hui une nouvelle vague d’intérêt avec les agriculteurs du Wisconsin à l’Alaska maintenant qui maintenant rejoignent son cours.


Best machine: Oxen only eat grass and can work for up to 14 years. They are also a handy source of fertilizer and can be eaten when they dieLa meilleure machine: les bœufs ne mangent que de l’herbe et peut travailler jusqu’à 14 ans. Ils sont aussi une source pratique d’engrais et peuvent être mangé quand ils meurent.

Il enseigne actuellement jusqu’à 20 agriculteurs chaque week-end.

«Les gens veulent sortir des carburants pétroliers comme ils le peuvent, parce que c’est plus en plus cher, dit-il.

Une paire de bœufs de labour coûte 3000 $ (£ 1,800) – à peu près le même que celui d’un tracteur d’occasion.

Mais les jeunes bovins sont un cout de 150 $ chacun. Ils ne mangent que de l’herbe et peuvent travailler jusqu’à 14 ans.


Old times: Two teams of oxen dig ground for the foundation of a school in Whitley, Kentucky, in the early 1900s
Suite et source de l’article sur Dailymail.co.uk
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Commentaires
  1. noonoo12 dit :
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    En France aussi on y revient, les viticulteurs et maraîchers (bio) utilisent de plus en plus la traction animale, notamment le cheval, l’âne et la mule (le top), on trouve même des formations dans certaines Chambre d’Agriculture ce n’est donc pas si anecdotique. Les boeufs sont plus puissant que les chevaux et sont utilisés surtout pour le labour et la traction de machines lourdes mais ça reste encore plus marginal car très peu de personne savent les dresser… Aux USA, on considère qu’une exploitation de moins de 50 Ha peut utiliser la traction animale, en France c’est beaucoup moins, les amish sont les spécialistes de la question et ils vendent du matériel moderne de très haute qualité partout dans le monde.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 08:02

 

http://i69.servimg.com/u/f69/12/59/24/45/det-mm10.jpg

 

ostdudauphin.forumperso.com

 

 

Sommaire:

 

- Les jolies guerres de l'Occident, par eva R-sistons

- L'Europe, c'est la guerre ! Par François Asselineau

 

 

 

 

Introduction:

 

J'étais en train de vous préparer un "Esclavage d'hier et d'aujourd'hui", et j'ai interrompu cette préparation pour publier un post que je viens d'envoyer sur mon blog senior infos, concernant l'Europe et la guerre; je le précède d'une introduction sur les guerres. Et je joins un article que je viens aussi de publier sur mon blog destiné aux seniors, concernant cette fois le discours sécuritaire, agrémenté d'un petit post que j'ai fait sur le FN et d'une introduction sur les fameux débats dont on n'entend plus parler d'ailleurs, car aussi stupides que le parrainage (par des petits s'ouvrant à la vie !) d'un enfant juif décédé lors de l'holocauste ou encore dernièrement, que la prime de mille euros destinée à nous berner mais qui, dans les faits, n'apparaîtra sans doute que devant... caméras ou projecteurs !    eva

 

 

a-guerre.jpg

 

 

Les jolies guerres de l'Occident

par eva R-sistons

 

 

La Der de Der ! Emouvant hommage rendu au dernier poilu français - Lazare Ponticelli, d'origine italienne d'ailleurs...  Vous vous souvenez ? Moi oui, mais peut-être parce que je vomis par-dessus tout les guerres, et que j'ai été émue par le cri pathétique de cet homme qui les avait vécues : "Plus jamais ça !"

 

Mais sait-il, notre Lazare, que les guerres sont décidées par ceux qui ne les font pas, et qui sont les personnes les plus puissantes de la planète ? Croit-il qu'on meurt pour "sa patrie", comme nous le dit la Marie Drucker afin de nous envoyer allégrement défendre l'Occident cher à son coeur, un Occident terriblement anglo-saxon et si israélien ? Pas du tout, on meurt pour les multinationales apatrides. Et si les femmes cessaient, à l'arrière, de fournir l'effort de guerre qui tuera leurs hommes, mari, père, frère, ami, fils, les guerres s'arrêteraient !

 

Or donc, je publie un post de M. Asselineau sur "l'Europe c'est la guerre". Il a raison ! Mais il oublie pas mal de choses. Aussi, je poursuis ici-même son article, à ma façon.

 

--- De tous temps, l'homme a éprouvé le besoin de manifester sa force, de dominer l'autre, de le supplanter, et de lui piquer ses biens. C'est devenu plein de choses : Le colonialisme, l'impérialisme, les guerres d'hégémonie... Passons. Certes, au début il s'agissait de guerres de survie.

 

--- Au début ? Tiens donc ! Plus que jamais, ce sont des guerres de survie. L'homme est fou, ou si vous préférez, il est déraisonnable. Donc, il sur-consomme, il gaspille, au lieu de gérer la planète terre avec sagesse, avec parcimonie, oserais-je le mot, aussi ? Avec tendresse. Comme les Amérindiens, en songeant que le terre appartient à tous, qu'il faut la chérir, et... la partager. La partager ? Glup ! Se l'approprier, plutôt ! Et la presser comme un citron. Résultat, la terre est exsangue. Après moi le déluge ! Nos distingués décideurs n'ont pour horizon que le court terme. Et tant pis pour les générations futures...

 

Or donc, les ressources se raréfient. Qu'à cela ne tienne ! Les plus forts vont s'approprier ce qui ne leur appartient pas. Et comme ces plus forts sont malins et qu'ils ont à leur service la caisse de résonance des médias, ils viennent au secours "des populations civiles", comme en Libye, ou de "la démocratie", comme en Tunisie, ou "des femmes", comme en Afghanistan, ou pour éviter "la prolifération d'armes de destruction massive".... et ils détruisent tout, en bombardant même avec des armes interdites, provoquant des dommages collatéraux effroyables, comme au Vietnam ou en Irak ou en Libye ou en Palestine occupée. Vous avez dit uranium appauvri ? Un uranium, en tous cas, qui enrichit considérablement les statistiques, le nombre de malades et de malformés. Et tout ça pourquoi ? Pour organiser un racket planétaire sur toutes les ressources encore disponibles (et j'épargnerai à tous ces belligérants de l'Occident une discussion sur le désir de maintenir un niveau de vie insolent qu'on refuse aux autres). Bref, guerres pour le pétrole (Libye, Irak, etc), pour le cuivre, l'uranium, les diamants, ou même le sucre, le cacao, etc, qu'il ne faut surtout pas abandonner aux populations locales (c'est la raison du déclenchement des guerres sur le continent africain, pour, via le valet français des Anglo-Saxons et des Israéliens, implanter bases militaires et multinationales).

 

Saddam Hussein..

un empêcheur de piller en rond !

 

Figurez-vous que je viens de regarder un reportage sur Saddam Hussein (TV5 europe, 21 mars 2003. J'ai une vidéothèque chez moi, des archives monumentales. Pour les exploiter, il me faudrait un elixir de vie éternelle). Et que disait-il ? Car à cette époque encore, on pouvait voir des documents neutres, fouillés, honnêtes, et donnant à réfléchir.. Eh bien, il disait que S. Hussein, au pouvoir, avait pris pour modèle Nasser, l'idole des Arabes. Il détestait les Anglais, qui justement détenaient le monopole de l'exploitation et de la vente du pétrole, au détriment des Irakiens. Imaginez: 47 % pour les Anglais de Sa Majesté (oui, vous savez, parce que vous me lisez, que je les adore !), 24 % pour les Français (tiens, déjà là ?), et 24 % pour les Amerloques. Et les Irakiens, dans tout ça ? Un petit 5 % ! 

 

Or donc, le vilain, vilain S. Hussein nationalisa la Company. Et comme il était malin, le bougre, et qu'il ne voulait pas finir comme Nasser ni voir son pays envahi par les Occidentaux qui par l'odeur du pétrole alléchés... - bref, vous avez compris, je fais allusion à Lafontaine - donc, S Hussein fit un voyage en URSS, en pleine guerre froide, et il ramena dans sa valise des conseillers soviétiques. C'était sa barrière de protection à lui. Bref, il rendit aux Irakiens ce qui leur appartenait. Et savez-vous ce qu'il fit ? Comme Kadhafi, justement, l'autre bête noire des Occidentaux (qui lui aussi se piqua de nationaliser le pétrole de son pays), il fit de l'Irak un pays phare, comme Kadhafi avec la Libye. Il modernisa l'agriculture, relia les villes entre elles, bâtit des écoles et des hôpitaux, et il fit profiter son peuple de la manne pétrolière. Promotion d'une élite moderne, promotion des femmes, Etat laïc...  mais nationalisations. La suite, vous la connaissez. S. Hussein, comme Kadhafi ou Gbagbo aujourd'hui, dérangea les intérêts des multinationales de l'Occident. Au final, un pays détruit, plus d'un million de morts, trois millions de réfugiés, des hordes de blessés, d'handicapés, d'orphelins... et un pays ruiné, divisé, en proie aux conflits inter-ethniques. Alors, il est pas beau l'Occident démocrate ? 

 

--- L'Occident a besoin de guerres. Pas seulement pour voler les ressources qui ne lui appartiennent pas, les piller en toute impunité (la Cour Pénale Internationale étant là pour réprimer les péchés véniels des non-alignés, et faire miséricorde aux criminels tout puissants de l'Occident), mais aussi pour faire du profit. L'industrie de l'armement est celle qui rapporte le plus, sans elle les Etats-Unis se seraient déjà effondrés. Et puis rien ne vaut une bonne guerre de destruction pour ensuite tout reconstruire et proposer des Plans Marshall juteux pour les grandes banques. Dieu reconnaîtra les siens, Bush a promis que les guerres de l'occident seraient pour le "Bien", le bonheur des peuples (Obama préfère parler de"démocratie", c'est moins ridicule).

 

--- Les guerres sont l'étape ultime du capitalisme. Une "bonne" crise débouche toujours sur une "bonne" guerre. Quand les auto-proclamés bienfaiteurs de l'humanité auront retiré aux peuples tous leurs avantages sociaux ou leurs services publics, quand tout sera privatisé, et qu'il n'y aura plus rien à soutirer, alors il restera les guerres pour faire re-démarrer l'économie, et pour remplir à nouveau les coffre-forts des industriels de mort, des banquiers et des patrons de grands médias friands d'adrénaline.

 

--- Or donc, cher M. Asselineau, je vois aussi d'autres raisons pour faire de l'Europe le prochain terrain des guerres les plus meurtrières - à nouveau. Nos bons zamis américains ont mis des bases militaires partout, profitant de la crédulité des pays de l'Est et des marionnettes au pouvoir, ou suite à la guerre de Yougoslavie déclenchée afin d'étouffer un peu plus la Russie. C'est la stratégie du "containment". L'objectif principal des Amerloques (avides de dominer la terre entière), des British (soucieux de ne pas perdre leurs prérogatives) et du toutou français, est d'attaquer la Russie et la Chine, pour enfin soumettre la planète entière, après avoir écrasé au préalable les pays dissidents comme la Libye, la Syrie, le Vénézuela, l'Iran... Le Japon, qui manifestait des velléités d'indépendance, a été, lui, réduit à néant via, sans doute, les techniques de manipulation climatiques les plus sophistiquées. Là aussi, Dieu reconnaîtra les siens. Car comme chacun sait, les Américains sont de

fervents chrétiens.

 

Et dans ce contexte, via l'OTAN, qui va être le supplétif des guerres américaines sur le continent ? La bonne vieille Europe, voyons !  D'abord en s'enrôlant dans des chocs de civilisation sans fin après avoir été conditionnée par les Médias contre Arabes et Musulmans, ensuite en subissant, aux premières loges, les dégâts collatéraux des ambitions impériales: Actes "terroristes", attentats agrémentés d'armes bactériologiques ou chimiques, nuages radio-actifs qui cette fois ne seront pas arrêtés par les douaniers, représailles des Chinois et des Russes malmenés, etc etc, les surprises ne manqueront pas. La fiesta sera complète, et sur les champs de ruines, les zamis américains arriveront comme d'habitude en sauveurs pour récolter les lauriers - et les contrats. Alors, elle est pas belle, la vie, hein Leymergie et autres Pujadas ? Qu'est-ce qu'ils vont nous raconter comme salades, ces deux-là, et tous les autres, en pleine guerre ? Je veux voir ça.  Drucker (l'autre, l'oncle) va continuer à nous distraire ? Et Delahousse va nous balancer ses sourires soporifiques ? Et J.P. Pernaud va nous chanter la France bienheureuse ? Ah ils vont avoir bonne mine, tous ces oiseaux de bon augure, quand ils ne pourront plus présenter leur Journal au milieu des ruines ! 

 

Voilà, M. Asselineau. D'accord sur le pronostic des chocs de civilisation, mais je vais plus loin. L'Europe sera le principal théâtre d'opérations des guerres impériales contre la Russie et la Chine outragées. L'Angleterre s'isolera dans son superbe... isolement, et les nuages radio-actifs continueront de faire le tour de la terre en narguant les frontières.

 

La Der de Der ? En tous cas, pas pour l'Europe !

 

Allez, il ne reste plus qu'à plier bagage et à planter notre tente dans ce qui reste des forêts encore vierges, en Amazonie, et à jouer les Tarzan.

 

En ayant la sagesse de prévoir un aller sans retour...

 

Eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com.

 

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L'Europe vers la guerre ?
L’Europe c’est la paix ?
Non, l’Europe c’est la guerre !

par François Asselineau*
.
"L'Europe, c'est la paix", un credo toujours martelé comme une évidence, mais jamais démontré. La simple chronologie historique révèle pourtant autre chose : si la paix a prévalu jusqu'aux années 1960, ce n'est pas grâce à "l'Europe" communautaire : elle n'existait pas ! C'est hélas l'équilibre de la terreur pendant des décennies, qui a assuré la paix en Europe et évidemment pas les montagnes de paperasses des technocrates de la Commission de Bruxelles visant à harmoniser l’éclairage des voitures ou le pourcentage de matières grasses dans le beurre de cacao. Aujourd'hui, si la guerre classique d’État à État tend à s’éteindre dans l’ensemble des pays développés, c’est essentiellement sous l'effet de la hausse des niveaux de vie, de l’éducation et l'information permanente qui contribuent à une sorte de conscience universelle. Désormais, les guerres entre pays développés sont beaucoup plus sournoises. Elles se font de façon invisible pour l’homme de la rue. Les guerres du XXIe siècle usent d’autres moyens, beaucoup plus perfides et sophistiqués. Tragique ruse de l’Histoire, le principe même de la construction européenne consiste précisément à repousser les pays du Maghreb et d’Afrique à l’extérieur du périmètre de prospérité européen, la candidature du Maroc à l’entrée dans l’Union européenne ayant d’ailleurs été officiellement rejetée. La définition purement conventionnelle de ce que sont des continents ne devrait pas primer sur une réflexion sage sur ce qu’il convient de faire pour préserver la paix des futures générations des deux côtés de la Méditerranée. En réalité, le raisonnement cynique et dur des européistes prouve en quoi l’Europe, loin de nous assurer la paix, est au contraire en train de nous amener la guerre.


L’affirmation selon laquelle la construction européenne aurait installé la paix sur le continent européen doit être étudiée avec beaucoup de précision car il s’agit de l’un des arguments les plus efficaces de la propagande européiste.


Tirant parti de ce qu’il n’y a pas eu de conflit armé, en effet, entre la France et l’Allemagne depuis 1945, la propagande européiste nous assure que cette situation heureuse découle indubitablement de la construction européenne et que celle-ci ne saurait donc être remise en question, sauf par de dangereux va-t-en guerre.


Pour beaucoup de Français, cet argument selon lequel « l’Europe, c’est la Paix » est d’autant plus intimidant qu’il semble incontestable. Il joue même un rôle décisif pour les Français qui ont personnellement des souvenirs d’enfance de la Seconde Guerre mondiale. Comme l’ont révélé les sondages post-électoraux effectués par tranche d’âge après le référendum de 2005, l’argument de la paix explique principalement pourquoi ce sont les électeurs de plus de 60 ans – et davantage encore ceux âgés de plus de 70 ans – qui ont été les seuls à voter majoritairement en faveur de la Constitution européenne.


Pourtant, cet argument selon lequel « l’Europe, c’est la Paix » est à la fois faux et très dangereux. Et l’UPR tient non seulement à ne pas le passer sous silence mais elle tient par-dessus tout à en expliquer la fausseté. Car, comme bien souvent dans l’histoire des hommes, une construction politique prétendument porteuse de paix est en train de nous conduire à la guerre. Examinons pourquoi.

 
1) La construction européenne
n’a été pour rien dans le maintien de la paix
en Europe depuis 1945


Contrairement à ce qu’assène la propagande, la construction européenne n’a été pour rien dans le maintien de la paix sur le continent européen depuis 1945 (plus exactement dans sa partie occidentale, car le continent a connu plusieurs conflits très meurtriers dans l’ancienne Yougoslavie).

Qu’est-ce qui permet de l’affirmer ?
Tout d’abord la simple chronologie des faits.

En effet, si la fameuse Déclaration Schuman date du 9 mai 1950, le Traité de Rome n’a été signé quant à lui que le 25 mars 1957 et les institutions communautaires ne se sont mises en place que très progressivement ensuite. Ce simple rappel des dates a une conséquence logique immédiate : si la paix a prévalu entre 1945 et, disons, le début des années 1960, il est tout simplement impossible d’en attribuer le bénéfice à quelque chose qui n’existait pas.

Ainsi, ce n’est pas grâce à la CECA balbutiante ou au Traité de Rome, puisqu’il n’existait pas, que le blocus de Berlin de 1953 ou que l’insurrection hongroise de 1956 n’ont pas dégénéré en conflit mondial. Si la France et l’Allemagne ne sont pas entrées en guerre l’une contre l’autre pendant les années 50, c’est parce que ce n’était tout simplement pas le sujet du moment, loin s’en faut. La guerre qui menaçait d’ensanglanter l’Europe ne risquait pas d’opposer les deux rives du Rhin mais le camp occidental sous influence américaine et le camp socialiste sous influence soviétique.

Or, ce qui a préservé la paix porte un nom : l’équilibre de la terreur. C’est-à-dire la perspective d’une « destruction mutuelle assurée » – c’était le nom même du concept stratégique (« MAD » pour « Mutual Assured Destruction » en anglais) entre les troupes de l’OTAN et celles du Pacte de Varsovie -, à l’issue d’une apocalypse nucléaire qui aurait anéanti le continent et sans doute même la planète entière.

Ainsi donc, et l’on se sent presque gêné de devoir le rappeler tant la propagande européiste a occulté la réalité des faits, si la paix a prévalu entre 1945 et la chute du Mur de Berlin en 1991, c’est parce que l’Europe était, de part et d’autre du rideau de fer, armée jusqu’aux dents. C’est une triste réalité mais elle est indéniable : ce sont les bombes thermonucléaires, les sous-marins lanceurs d’engins, les forces aériennes stratégiques et les missiles balistiques ou de croisière, qui ont assuré la paix en Europe. Ce ne sont pas les montagnes de paperasses des technocrates de la Commission de Bruxelles visant à harmoniser l’éclairage des voitures ou le pourcentage de matières grasses dans le beurre de cacao…

D’accord. Mais maintenant ? Eh bien maintenant, il faut regarder le monde tel qu’il est en 2010 et non pas le monde tel qu’il était il y a cinquante ou cent ans.


2) Les trois évolutions majeures
de l’Occident depuis 1945

Trois évolutions structurelles extrêmement puissantes se sont imposées en Europe occidentale depuis la fin du second conflit mondial.


2.1. – Première évolution majeure : la fin des guerres classiques entre pays développés


La première de ces évolutions concerne la fin des guerres classiques entre pays développés.
L’histoire européenne a été marquée, depuis la Renaissance, et surtout depuis la Guerre de Trente Ans et le Traité de Westphalie de 1648, jusqu’en 1945, par la guerre classique, c’est-à-dire des conflits opposant les armées d’État à État (armées de mercenaires d’abord, régulières ensuite).

Or ce type de conflits classiques tend désormais à disparaître, sinon de toute la surface de la planète, du moins de tous les pays très développés.
Pourquoi ? Pas du tout sous l’effet des institutions communautaires. D’ailleurs, les Français envisagent-ils davantage de faire la guerre à la Norvège qu’à la Finlande parce que la première n’est pas dans l’Union alors que la seconde l’est ? Evidemment non.

Autre exemple : un coup de chasse-mouche du dey d’Alger contre l’envoyé de Charles X avait été un motif jugé suffisant pour que la France intervienne militairement en Algérie en 1830. Mais, un siècle et demi après, le gouvernement français n’a jamais même simplement envisagé d’envoyer des soldats français en Algérie pour empêcher qu’un nombre significatif de nos compatriotes s’y fassent assassiner pendant les années 1980 et 1990. L’Algérie n’étant pas dans l’Union européenne, ce refus français d’entrer en guerre, si exactement contraire à ce que fut l’attitude française en 1830, tient donc à des causes qui n’ont rien à voir avec la construction européenne.


                                                                       Quelles sont ces causes ?


Si la guerre classique d’État à État tend à s’éteindre dans l’ensemble des pays développés, c’est essentiellement sous le double effet :
* – d’une part d’un profond changement des mœurs, découlant de la hausse des niveaux de vie et de la généralisation de l’éducation,
* – d’autre part de la généralisation des moyens de communication visuels et instantanés : la télévision, puissamment relayée désormais par Internet.
Les Etats-Unis ont perdu la Guerre du Vietnam en 1975, d’abord et avant tout parce que le peuple américain ne supportait plus de voir les appelés du contingent mourir en direct sur le petit écran jour après jour, et que la conscience universelle n’aurait pas toléré que Washington usât de l’arme nucléaire dans ce cas.
C’est l’instantanéité et l’omniprésence de l’information qui rend la guerre classique de plus en plus inacceptable aux yeux des opinions publiques des pays développés, et nullement les institutions bureaucratiques de Bruxelles.
                           Cet état de fait entraîne deux conséquences majeures :


a) l’apparition de guerres nouvelles et d’un type inconnu entre les pays développés


La première conséquence, c’est que les États développés ne peuvent plus réellement se faire de guerre classique entre eux. Cela ne signifie hélas pas qu’ils ne se font plus la guerre du tout ! Cela signifie seulement que les guerres qu’ils se livrent sont d’une toute autre nature que les guerres classiques.
Désormais, les guerres entre pays développés sont beaucoup plus sournoises. Elles se font de façon invisible pour l’homme de la rue : il n’y a plus de déclarations de guerre, les armements classiques n’apparaissent plus, les destructions matérielles et humaines sont devenues très faibles.

Les guerres du XXIe siècle usent d’autres moyens, beaucoup plus perfides et sophistiqués :
- leurs armes sont les médias, les campagnes de propagande, les opérations de désinformation, les manipulations psychologiques, les actes terroristes à la paternité douteuse ;
- leurs cibles sont les cerveaux de chaque individu, leur mise en conditionnement pour accepter des évolutions et des prises de contrôle souvent bien plus totales que ce à quoi parvenaient les guerres classiques d’autrefois.
C’est en pensant à ce nouveau type de « guerre inconnue », de guerre du XXIe siècle, que François Mitterrand a livré, dans le testament politique qu’il a confié au journaliste George Marc Benamou quelques semaines avant sa mort, ces terribles phrases que j’évoque dans certaines de mes conférences : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort…apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde… C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ! » (Source : Le dernier Mitterrand de Georges-Marc Benamou – Date de publication : 27/1/1997 – Editeur : Plon – Omnibus).


b) – la relégation des guerres classiques dans des zones périphériques et hors du champ des médias


La seconde conséquence, c’est que lorsque les pays très développés ont encore recours à des interventions militaires, ils ne le font désormais que dans des zones périphériques du monde, éloignées et difficiles d’accès pour les médias, et sous des contraintes très fortes : en n’utilisant plus de conscrits mais une armée de métier, en ayant pour objectif le « zéro mort » pour leurs propres soldats, donc en privilégiant les bombardements aériens aux opérations terrestres, en visant à ce que le conflit soit le plus bref possible, et enfin en verrouillant le plus possible la couverture de presse.
C’est ce type de guerre qui se déroule dans plusieurs régions du monde, et notamment en Afghanistan ou en Irak, où les armées des pays membres de l’Union européenne sont d’ailleurs très largement engagés, sous couvert d’opérations de l’OTAN.


2.2. – Deuxième évolution majeure : le déclin du taux de natalité dans les pays d’Europe


La deuxième évolution structurelle concerne le déclin du taux de natalité dans les pays d’Europe, qui entraîne depuis des années un vieillissement accéléré des populations.
Cette évolution est tout spécialement spectaculaire en Allemagne puisque l’un des scénarios démographiques probables envisage que l’Allemagne perde 13,7 millions d’habitants d’ici à 2050, et cela malgré l’immigration annuelle massive de 100 000 personnes. En 2050, les personnes de plus de 60 ans représenteraient plus de 40 % de la population allemande et seraient presque trois fois plus nombreuses que les moins de 20 ans. (source : article « Démographie de l’Allemagne » dans Wikipédia).

Ces données démographiques sont capitales car tous les historiens savent que les guerres naissent très généralement entre des zones pauvres enregistrant une forte croissance de leur population et des zones riches de faible pression démographique. De ce point de vue, quel historien ou spécialiste des conflits peut sérieusement croire que la guerre est plausible entre les pays de l’ouest européen, alors que ceux-ci sont menacés de dénatalité et que les personnes âgées y sont d’année en année plus nombreuses ?


2.3. – Troisième évolution majeure : la démographie des pays du sud de la Méditerranée (Maghreb et Afrique)


Enfin, la troisième évolution structurelle concerne justement la démographie des pays du sud de la Méditerranée (Maghreb et Afrique), ainsi que, de façon plus éloignée géographiquement, celle du sous-continent indien.

Pour les raisons que l’on vient de rappeler, tout spécialiste sérieux ne peut pas ignorer que la disparité des situations démographiques et économiques entre les deux rives de la Méditerranée constitue le principal risque de guerre pour l’Europe dans les décennies qui viennent.
Or, et c’est là la tragique ruse de l’Histoire, le principe même de la construction européenne consiste précisément à repousser les pays du Maghreb et d’Afrique à l’extérieur du périmètre de prospérité européen (la candidature du Maroc à l’entrée dans l’Union européenne ayant d’ailleurs été officiellement rejetée).
Les européistes peuvent évidemment rétorquer que les pays du Maghreb ou d’Afrique n’ont pas leur place dans une « construction européenne », comme si la définition purement conventionnelle de ce que sont des continents devait primer sur une réflexion sage sur ce qu’il convient de faire pour préserver la paix des futures générations des deux côtés de la Méditerranée.
 
En réalité, ce raisonnement cynique et dur des européistes prouve en quoi l’Europe, loin de nous assurer la paix, est au contraire en train de nous amener la guerre. Si les européistes croyaient sincèrement que ce sont les dizaines de milliers de pages de directives d’harmonisation émanant de la Commission de Bruxelles qui ont empêché une nouvelle guerre en Europe depuis un demi-siècle, alors ils devraient logiquement proposer d’intégrer au plus vite les pays du sud dans cette construction politique censée garantir la paix.
En rejetant au contraire ces pays, ils font la preuve de leur terrible inconséquence et ils révèlent à leur corps défendant que la construction européenne n’est bien qu’une opération conçue depuis des années à Washington pour faire de l’Europe un glacis géostratégique américain.


Cet asservissement politique nous conduit tout droit au Choc des Civilisations théorisé précisément par Washington.



*Président de l'Union populaire républicaine (UPR) : site


Samedi 30 Avril 2011
L'Observatoire De l'Europe
L'Europe vers la guerre ? 

 

 

attali.jpg

Jacques Attali et Sarkozy :

 

http://sarkopitheque.wordpress.com/2008/01/24/attali-sauve-la-france-de-la-ruine/

 

 

.

 

Voir aussi ici :

 

Jacques Attali parle

des guerres passées et à venir,

2 vidéos

 

Attali nous prépare à accepter le chaos et l'horreur du NOM (textes + vidéos) 

. 

 

http://no-war.over-blog.com/

 

Sur mon blog No-War

vous pouvez lire :

 

Articles écrits par eva R-sistons

Introduction au blog

 

.

(Ces 4 articles avaient été publiés

sur le site mondialisation.ca,

puis retirés et placés sur ce blog contre les guerres)


Officiellement, la guerre n'existe plus. Les médias l'ont tuée !
Vers la 3e guerre mondiale ? Complicité des médias
L'OTAN pourra-t-il compter sur la Turquie ?
Yemen, nouvelle guerre impériale qui ne dit pas son nom

 

 

J'attire votre attention sur :


Officiellement, la guerre n'existe plus. Les médias l'ont tuée !

 

 

apocalypse-1

 

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 07:59
http://www.article11.info/spip/local/cache-vignettes/L280xH428/une-9972a.jpg

de : Julie Morange
vendredi 13 mai 2011
.

Le processus d’adoption de la nouvelle « gouvernance économique » fait son chemin. Du côté du Conseil, le « Pacte pour l’euro » engage les gouvernements sur la voie de politiques d’austérité renforcées. Le Parlement européen devra quant à lui se prononcer début juin sur le paquet de « gouvernance économique » qui comprend les principales mesures du nouveau dispositif.


Pour ceux qui n’auraient pas suivi le feuilleton, la « gouvernance économique », en deux mots, c’est cet ensemble de mesures qui renforcent la surveillance et les contraintes sur les dépenses et l’endettement publics (voir : http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article140). Concrètement, ce renforcement de l’« orthodoxie » budgétaire devrait s’accompagner mécaniquement de son lot de mesures d’austérité dans tous les pays de l’UE : réduction de l’emploi public, avec éventuellement blocage des salaires, coupes dans les services publics et privatisations, réductions des pensions et financiarisation des retraites, réformes du droit du travail pour faciliter les licenciements, mise en place d’une fiscalité « business friendly »… Mais si les plans d’austérité font le malheur des populations, ils ont tendance à faire rougir de plaisir les marchés financiers. Or que ne ferait-on pas pour ces pauvres banquiers et investisseurs, scandaleusement présentés comme les responsables de la crise, et jetés à la vindicte populaire ? Heureusement, les instigateurs de la nouvelle gouvernance économique, Commission et gouvernements européens, n’ont pas cédé pas au populisme ; car d’aucuns voulaient les mettre à contribution, et que leurs pratiques - certes parfois audacieuses - soient sévèrement encadrées. Voire, que leurs créances soient restructurées. Non ; les dirigeants européens, dans leur sagesse jean-monnesque (ici : http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article6), ont bien saisi les causes de la crise de la dette : salaires trop élevés, services publics sur-subventionnés et inefficaces, systèmes de protection sociale trop « archaïques » et droit du travail pas assez « flexible ». Du coup histoire d’être sûr que ces salauds de fonctionnaires, de syndicalistes et d’assistés ne nous fassent pas replonger une seconde fois dans la crise, ils ont prévu des sanctions pour les gouvernements qui ne se plieraient pas à la « discipline » de la nouvelle gouvernance économique. La question qui restait en suspens, c’était de savoir dans quelle mesure serait partagée cette conclusion certes audacieuse, mais pas forcément à la portée du péquin moyen. Fort heureusement depuis Bruxelles, il est toujours plus facile de la mettre à l’envers, en loucedé, aux salauds de fonctionnaires, d’assistés et de syndicalistes, toujours prompts à dégainer leurs mouvements sociaux sur la scène nationale. La jouer discrète, et exit les fâcheux, donc. Restent les parlementaires européens. Ceux-là ne sont pas farouches. Et si les belles expertises, et toute la conviction des lobbyistes (incrustés au Parlement européen comme des moules sur un rocher), ne suffisent pas à se les mettre tous dans la poche, il reste que la majorité du Parlement européen penche vers la droite ; or par coïncidence de ce côté là de l’échiquier politique, on ne voit pas du tout d’un mauvais œil qu’on fiche quelques coups de pieds au cul bien placés à l’Europe d’en bas. De fait, les amendements aux propositions de la Commission qui ont été votés le 19 avril par le comité des affaires économiques et monétaires (ECON) du Parlement européen ont même renforcé certaines dispositions contraignantes de surveillance des budgets, tout en laissant délibérément de côté la question de la régulation financière. Au point que les Verts et le Parti socialiste européen, au risque de rompre avec le « consensus » cher aux institutions européennes (ce qui est très sale et malpoli, vous en conviendrez), se sont finalement opposés à l’adoption des rapports d’amendement. De leur côté, au Conseil européen du 24 mars, les gouvernements se sont mis d’accord sur un « Pacte pour l’euro ». Celui-ci définit les grandes lignes de la future « gouvernance économique », qui devrait principalement viser à [1] :

S’assurer d’une diminution du coût unitaire de la main d’œuvre (ça s’appelle la « compétitivité » chez les gens bien élevés, la « nique aux salariés » chez les autres)

Réformer le droit du travail et le marché du travail pour plus de flexibilité et réduire les charges fiscales sur l’emploi (grosso modo : moins d’impôt pour les riches, plus de pression au travail sur les pauvres)

Assainir les finances publiques (saisis : les riches paient moins d’impôts, donc il faut trouver de l’argent ailleurs... juste un petit coup de canif dans ton assurance maladie et ta retraite)

Assurer la stabilité financière (non, non tu t’égares. On va pas surveiller les banquiers et les marchés financiers. On va surveiller les dépenses publiques... qui sont responsables de la crise, quoi ! Faut suivre, un peu)

En attendant la mise en œuvre des dispositions de gouvernance économique, en cours de ratification, les gouvernements se sont livrés au cours du sommet à une sorte de braderie des droits sociaux, chacun étant sommé d’apporter sur la table les mesures d’austérité qu’il a d’ores et déjà pris et qu’il pourrait prendre à court terme dans son pays. Côté français, Sarkozy n’a pas été en reste, il a notamment proposé l’inscription dans la Constitution du principe d’équilibre des budgets publics, et l’application de la réforme des retraites votée fin 2010 [2]. Ce à quoi il aurait pu ajouter la suppression 31000 postes de fonctionnaires en 2011 (non remplacement d’un fonctionnaire sur deux), et la non-indexation des salaires des fonctionnaires [3]. Désormais, la balle est du côté du Parlement européen. Celui-ci devrait se prononcer en session plénière, du 6 au 9 juin à Strasbourg, sur le paquet de « gouvernance économique », dans des conditions assez exceptionnelles : le principe d’une procédure accélérée d’adoption ayant été actée au forceps par la majorité de droite au sein du comité ECON, les représentants des partis européens vont négocier avec le Conseil - de manière tout à fait opaque - un texte qui pourra être adopté en plénière. Il y a fort à parier, vu la composition du Parlement européen, que le texte sera bel et bien adopté en plénière début juin, même sans le soutien des sociaux-démocrates et des verts. Ceux-ci se retrouvent cependant au pied du mur, devant deux options : d’une, épouser délibérément et explicitement les contours d’un néolibéralisme le plus brutal et le plus accompli. De l’autre, s’engager sur la voie d’une rupture qui remette en question certains réflexes automatiques vis-à-vis de la construction européenne. Un autre enjeu concerne l’émergence d’une véritable mobilisation populaire dans les pays européens, face à ce que le président de la Commission appelle lui-même une « révolution silencieuse [4] ». Face à cette révolution, il est essentiel d’allumer des contre-feux. Et d’organiser, au plus tôt, une véritable contre-offensive coordonnée à l’échelle européenne.

Julie Morange

PS : Le Corporate Europe Observatory et le réseau des Attac d’Europe organisent une pétition à destination des députés européens pour les enjoindre à voter contre la nouvelle « gouvernance économique » européenne. Ça se passe ici : http://www.france.attac.org/non-au-pacte-pour-leuro-0

[1] Cf. Engagements politiques concrets et suivi, Conclusion du sommet de la Zone Euro du 11 mars 2011, http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/fr/ec/119811.pdf

[2] http://bruxelles.blogs.liberation.fr/Plan%20fran%C3%A7ais.pdf

[3] http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/grande-braderie-sur-les-droits-93768

[4] Le Président de la Commission européenne, Barroso, à l’European University Institute, Juin 2010, cité par le Corporate Europe Observatory


De : Julie Morange
vendredi 13 mai 2011

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article117023
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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 06:18

http://www.swissinfo.ch/media/cms/images/keystone/2010/11/100236441-28794490.jpg

swissinfo.ch

Sortir de l’impasse (2)

mai 14th, 2011

 
  
Après Les chênes qu’on abat, Le bout de l’impasse et Sortir de l’impasse (1), ce billet est le quatrième de la série que nous consacrons à l’absence de prospective en politique, notamment dans le domaine de l’énergie.
  
Dans le billet de la semaine dernière, nous avons exposé une première solution qui pourrait nous permettre de « sortir de l’impasse » énergétique dans laquelle nous nous enfonçons un peu plus chaque jour : le solaire spatial. Avant d’aller plus loin et d’exposer une seconde solution, une précision s’impose.
  
Nombre d’entre vous nous ont interrogé sur le lien entre politique et énergie. En d’autres termes, pourquoi La Lettre du Lundi, dont l’essentiel des billets est tourné vers le politique, l’économique, le social… s’intéresse-t-elle autant au secteur de l’énergie, décrivant avec moult détails des technologies naissantes et controversées ?
  
Pour répondre à cette question, une mise en perspective s’impose.
  
  
Toujours plus vite…
  

Depuis la Renaissance et, plus encore, depuis le début de la Révolution industrielle, la société « occidentale » a constamment augmenté sa vitesse d’évolution. Ce phénomène d’accélération s’est manifesté dans tous les domaines, que ce soit l’évolution des idées politiques, les changements de structures économiques ou les mentalités des individus (voir notamment Le Second Empire en ce qui concerne la Chine, puissance désormais capitaliste et « occidentalisée »).
  
Acteur et victime de cette accélération constante, notre société est aujourd’hui totalement incapable de la maîtriser. D’où des phénomènes d’éclatement, de « liquéfaction » des structures (voir notamment Welcome to the Machine, Révolution ou jacqueries ? ou Rêve de HAL), leurs dirigeants ayant abandonné toute velléité de prospective pour ne plus se contenter que de réagir le plus vite possible à des stimuli extérieurs.
  
Le trading de haute fréquence (voir Le temps des bulles), qui consiste à acheter puis vendre (ou l’inverse) des actions, obligations ou produits dérivés en quelques millisecondes pour « engranger » un gain minime par transaction, mais que l’on va répéter des millions de fois, symbolise parfaitement cette évolution. Le corollaire de cette accélération constante et du court-termisme qui en résulte, c’est l’abandon de toute ambition visant à planifier des actions dans la durée.
  
Sous la pression de cette accélération, les structures étatiques – école, système de santé, justice, armée… – vont « imploser » les unes après les autres, laissant les individus « atomisés » et désemparés. Dans cet environnement bouleversé, le pouvoir reviendra aux sociétés transnationales, devenues les « seigneurs » de ce nouveau Moyen Âge. Pour la quasi-totalité des individus, la servitude ou quasi-servitude sera le lot commun.
  
  
Le pari de Pascal
  
Pour qu’une nouvelle Renaissance – que l’on pourrait définir comme la reconstitution d’un ordre social et de structures sociales faisant de l’épanouissement de la totalité des membres du groupe sa priorité – puisse éventuellement et ultérieurement voir le jour, deux conditions cumulatives devront être remplies :

  • la première – la principale – est de disposer d’une culture susceptible de servir de base à cette nouvelle construction. Nous avions brièvement abordé cette question dans L’alpha et l’oméga et aurons probablement l’occasion d’y revenir dans de futurs billets ;
  • la seconde est d’être capable de bâtir, de se développer et de croître. On peut y voir une version moderne et laïcisée de l’injonction biblique « Croissez et multipliez »… mais il n’y a là rien de bien nouveau : cette volonté, on pourrait presque dire cette nécessité, de croissance et d’expansion est le propre de toute civilisation en phase de développement.

Pour remplir cette seconde condition, nous aurons besoin d’énergie, de beaucoup d’énergie, certainement dans des proportions qui nous semblent aujourd’hui inimaginables.evolution-de-la-consommation-energetique-par-individu.gif À titre de repère, un humain consomme aujourd’hui chaque année plus de 2 tonnes d’équivalent-charbon, soit plus de 20 fois ce qu’il consommait en 1860, alors que la révolution industrielle était déjà lancée… Si une Renaissance voit le jour, il ne serait pas absurde qu’une augmentation d’échelle aussi spectaculaire existe entre la consommation d’énergie de l’homme d’aujourd’hui et celui des siècles futurs.


Pour les raisons évoquées dans nos précédents billets (voir Les chênes qu’on abat et Le bout de l’impasse), il est fort peu probable que l’on puisse trouver sur Terre une énergie suffisante pour soutenir un tel changement d’échelle. Il faudra donc aller la chercher dans l’espace, en puisant d’une manière plus directe et plus efficace dans la source d’énergie à l’origine de la vie terrestre : le soleil.
  
Mais l’entrée dans un nouveau Moyen Âge va très probablement s’accommoder fort mal d’une recherche scientifique tournée vers des technologies d’avant-garde visant à optimiser cette recherche de nouvelles sources d’énergie. Or, si nous voulons donner à nos descendants les moyens de raccourcir ce nouveau Moyen Âge, d’en sortir le plus vite possible, ils auront besoin des deux « armes » que nous mentionnions plus haut : la culture d’une part, des technologies leur permettant de disposer d’immenses quantités d’énergie d’autre part.
  
Investir aujourd’hui dans des technologies de ce type constitue donc à la fois un « pari sur » et une « assurance pour » l’avenir. Pari qu’un tel investissement est le bon, que c’est bien là qu’il faut faire porter prioritairement les efforts ; assurance car, si le pari s’avère pertinent, les efforts effectués aujourd’hui permettront de raccourcir la nuit qui s’annonce.
  
Il en est de même de l’effort que nous pouvons et devons effectuer pour maintenir un niveau de culture et d’éducation le plus élevé possible. La culture et l’éducation ne sont pas les thèmes auxquels est consacrée cette série de billets mais, là aussi, les investissements d’aujourd’hui permettront de moins désespérer demain.
  
Pour illustrer le propos à l’aide d’une fiction historique un peu osée, on peut imaginer que, si les Romains avaient conçu ne serait-ce que l’embryon d’une machine à vapeur ou d’une presse à imprimer, le Moyen Âge n’aurait pas duré dix siècles…
  
Toutes proportions gardées, c’est une version modernisée et athée du pari de Pascal que nous proposons de faire : soit ce pari s’avère juste et le « gain » pour nos descendants sera très élevé, soit il s’avère erroné et le fait d’avoir misé et perdu ne changera pas grand’ chose à la marche du monde. En pessimiste actif, nous restons persuadés que l’on n’est « jamais à l’abri d’une bonne surprise » et qu’il nous revient de mettre en place les conditions favorables à sa survenance.
  
Après cette longue digression, nous reprendrons dans un prochain billet le cours de notre exposé.
  
  
Lundi
© La Lettre du Lundi 2011

 

http://lalettredulundi.fr/2011/05/14/sortir-de-limpasse-2/

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:00
Lettre d'information du réseau Handicap
Accueil > Handicap
.
Grand-Parrainage :
une chance
pour les jeunes handicapés
(12/05/2011)

 


Le 02 avril dernier s'est tenue l'assemblée générale de l'association « Grands Parrains », à Issy-les-Moulineaux (92). (afficher ici)

Il est précisé sur le site (voir ici)  que « l'association, à vocation nationale et à but non lucratif, met en relation des enfants qui souhaitent retrouver des grands parents, avec des papis et des mamies de coe�ur bénévoles, qui ont du temps et de l'affection à donner »

Ces mots et cette volonté prennent toute leur dimension quand il s'agit d'enfants ou d'adolescents handicapés.

Certains de ceux-ci manquent cruellement de repères dans le « monde des adultes », malgré la bonne volonté des parents, ou du parent isolé qui tente avec abnégation de faire de son mieux pour son enfant.

Certains autres, bien que très volontaires pour intégrer pleinement le milieu des études ou professionnel, ont besoin d'un accompagnement individuel, d'un soutien encourageant qui peut les aider à trouver (ou retrouver) confiance en eux.

Chacune ou chacun de ces jeunes, quel que soit son âge, ainsi que sa famille, peuvent trouver avec le Grand Parrainage une solution pour mieux envisager l'avenir, mieux le construire.

Michelle Joyaux, Présidente-fondatrice de l'association, a lancé, lors de la clôture de cette journée : « Le grand-parrainage est un investissement d'avenir. L'évolution de nos petits-filleuls est importante car ils profitent du savoir de nos « grands-parrains passeurs de mémoire  et de bonheur». (lire ici). Cela est valable pour les enfants valides comme pour ceux handicapés.

L'association, forte de 13 années d'existence et d'expérience, a décidé de faire du handicap l'une de ses priorités, aidée, pour cela par l'Adapt (www.ladapt.net ). Le Conseil d'administration s'est ainsi doté d'un secrétaire général adjoint (M. Fontaine Jean-Louis) spécifiquement chargé de développer le grand-parrainage en faveur des jeunes handicapés.

Le docteur Flamant Françoise, pédiatre, cancérologue, est intervenue lors de cette journée afin d'expliquer comment se sont déroulées les choses jusque maintenant (lire ici). Ce fut pour conclure : « on peut dire que les grands-parrains s'épanouissent au contact d'enfants qui leur apportent de l'affection, de la jeunesse. Ils se sentent utiles alors qu'ils sont en retraite ou en approchent. Quant aux enfants ils retrouvent par eux la génération manquante pour leur éducation et leur conception de la vie ». Des paroles pleines de réalisme et d'espoir.

Se fixant pour mission l'aide et/ou les conseils à des jeunes handicapés et à leur famille, c'est un nouveau type de grand-parrainage qui est né.

Ces grands-parrains vont être les initiateurs de nouveaux rapports sociaux, se voulant les véritables « artisans » d'une nouvelle société dans laquelle les mots Solidarité et Fraternité ont un sens. Soyez nombreux à vous joindre cet élan.

Plus d'information :

*  Pour qui voudrait en savoir plus sur le « grand parrainage », l'Unaf recommandait récemment le livre de la présidente-fondatrice de l'association, Michelle Joyaux,  « Le beau chemin ».(afficher ici)

 

*  Lancement du Grand-Parrainage «SEL intergénérationnel». (afficher ici)

 

 

http://www.tessolidaire.com/PAR_TPL_IDENTIFIANT/1265/TPL_CODE/TPL_EDITO_FICHE/1530-handicap-solidarite-insertion-sociale.htm link

 

 

 

 

Une excellente initiative à relayer :

Note d'eva :

 

Il s'agit de parrainages.

C'est une intiative à relayer.

Chacun y trouvera des sujets de joie.


Voici le courriel reçu :


"Nous sommes à la recherche de grands-parrains et grandes-marraines
et accueillons tous les petits filleuls qui en auraient besoin - JLF".
Contact :

Personnellement, je suis sensible à la question du handicap.
J'ai réalisé, jeune, un documentaire pour la télévision,
sur l'accessibilité des villes aux personnes handicapées.
Par ailleurs, je suis pour le "mélange" des générations, profitable à tous.
Et par ex, d'un côté des besoins (car souvent les parents sont occupés),
de l'autre de la disponibilité, de l'expérience - et de la tendresse à partager.
Les deux sont faits pour se rencontrer.
Alors, relayons cette initiative citoyenne et fraternelle ! eva
Lettre d'information du réseau Handicap

 

 

 

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Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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