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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 03:40

 

ps-trahison.jpg

 

http://lhumainavanttoutcantondepontduchateau.over-blog.com/article-exit-le-romantisme-de-gauche-exit-la-veritable-lutte-contre-le-chomage-113300121.html

 

 

La trahison du P.S.

 

Par Chantal Dupille

 

 

Parti socialiste. Socialiste ? Qu'y-a-t-il de socialiste, aujourd'hui, dans ce parti même plus social-démocrate et terriblement va-t-en guerres coloniales illégitimes et illégales ?

 

Idéaliste, assoiffée de justice sociale, de paix, de fraternité, de liberté, je me suis engagée au PS. Derrière un homme de conviction, Jean-Pierre Chevènement, à l'aile gauche et souverainiste du PS, le CERES : Pour, de l'intérieur, orienter plus à gauche un PS devenant plus social que socialiste.

 

Et comme François Mitterrand me l'a confié un jour, dans son loft rue de Bièvre (sous les décombres, où il recevait les intimes comme ceux et surtout celles qu'il remarquait), JP Chevènement était "son préféré, le plus remuant", mais aussi sa muse, celui qui sans cesse tentait de le pousser toujours plus à gauche. 


Et c'est dans l'enthousiasme que tous ensemble, Socialistes, Radicaux de Gauche et Communistes, nous avons signé un pacte, l'Union de la Gauche qui devait vraiment changer la vie des Français. On rêvait alors de nationalisations, de services réellement publics, de lendemains qui chantent pour les peuples.

 

L'espérance est vite tombée. Realpolitik ? Pour moi, c'est bien pire que cela : Dans l'entourage des Elus, des conseillers très spéciaux s'infiltrent pour orienter la politique vers toujours moins de social et toujours plus d'Europe ultra-libérale inféodée à l'OTAN :  Ce sont les sayanim qui peuplent les coulisses des pouvoirs. Ici, près de F. Mitterrand, Jacques Attali, là, aux côtés de F. Hollande, Daniel Cohen ou Elie Cohen, et BH Lévy pour la politique extérieure. Quant aux Verts, ils se sont engouffrés dans l'Europe des banksters avec "Cohen-Bandit", comme l'appellent les blogueurs agacés par sa duplicité (comprenez, Cohn-Bendit). 

 

 

31075-le-printemps-des-sayanims-1.jpg
http://www.politique-actu.com/actualite/printemps-sayanim-jacob-cohen/294729/

 

 

Et le PS devint l'ombre de lui-même... Pire que cela, il est aujourd'hui dirigé par plusieurs sayanim, à tous les niveaux, les plus célèbres étant Hollande, Valls et Fabius. Et donc, nous n'avons rien à attendre de ce gouvernement.

 

Loin de "changer la France maintenant", ce PS si mal dénommé sera résolument ultra-libéral, européiste - aux ordres de la Haute Finance (malgré quelques mesurettes symboliques), impérialiste et au service du Nouvel Ordre Mondial en préparation tuant Nation, Etat, modèle social, services publics, Droit du Travail, emplois, vivre-ensemble, libertés, démocratie, traditions, paix entre les peuples, etc...

 

Et nous devrions nous mobiliser pour un parti pareil, pour un parti de notables francs-maçons ? Alors que très discrètement, entre 2 guerres, il vient de brader nos CDI et notre Droit du Travail au nom de la flexibilité chère au MEDEF, alors qu'il s'apprête à renforcer l'Europe de notre malheur, alors qu'il masque l'absence de politique sociale par des mesures seulement sociétales remettant d'ailleurs en cause les fondements du pays et les traditions de nos aïeux, et alors qu' il s'ingère dans les affaires intérieures des Etats souverains au point même de financer des attaques terroristes contre eux, avec à la clef attentats, crimes de guerre et contre l'humanité, et bien sûr toutes sortes de mensonges médiatiques pour donner aux forfaits une apparence de Droit, de légitimité.

 

Ce PS qui devait changer les choses et redonner espoir aux citoyens dégoûtés de la politique, réussit l'exploit de trahir ses Electeurs, de consolider l'Europe malfaisante, de soumettre les Syndicats, de cliver davantage la France désormais coupée en deux, de diaboliser une partie des citoyens, d'entreprendre des guerres impérialistes monstrueuses comme en Syrie, de priver les peuples de leur développement et de leur liberté comme en Afrique, d'empêcher les nations souveraines de décider elles-mêmes de leur sort, de faire les guerres les plus sales jamais entreprises car cette fois, elles s'assortissent de véritables nettoyages ethniques (chrétiens, alaouites, etc, en Syrie), elles ciblent les civils même en plein examen universitaire, elles provoquent des attentats terroristes, elles attribuent aux victimes les crimes commis à leur encontre, etc... et ce PS, pour complaire à ses mentors talmudistes, sera prêt, demain, à attaquer l'Iran au risque d'allumer un incendie planétaire et nucléaire !

 

Et voici comment une ancienne militante du PS perd toutes ses illusions. En ne regrettant pas d'avoir jadis refusé les perspectives qui s'offraient à elle (1). Et en se promettant de ne plus voter pour un candidat de l'UMPS, du PS qui se rapproche tant de la Droite, qu'il finit par en devenir son clone - en pire : Parce qu'avançant masqué, en sachant qu'il continuera la même politique que ses adversaires.

 

Nous n'avons rien, strictement rien, à attendre des politiques.

 

Chantal Dupille

 

http://chantaldupille.over-blog.com

 

 

(1) Femme de terrain, dynamique, tribun, je commençais à être pressentie (notamment par le Premier Secrétaire des Yvelines, Philippe Machefer) pour devenir Député au PS à l'heure où ce Parti, dans les années 80, cherchait des femmes pour le représenter au Parlement, au nom de la "parité".

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Le TSCG voté, une trahison de plus du PS et de ses godillots de députés
10.10.2012 - Les députés ont adopté ce mardi par 477 voix contre 70 le projet de loi qui autorise la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) au sein de l'Union économique et monétaire

http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Le-TSCG-vote-une-trahison-de-plus-du-PS-et-de-ses-godillots-de-deputes_a5686.html

 

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 01:25
salvadordeathsquad

Image: Escadrons de la mort du Salvador

Terrorisme à “visage humain”: L’histoire des escadrons de la mort des États-Unis
Global Research, janvier 17, 2013



Image: Escadrons de la mort du Salvador

Le recrutement d’escadrons de la mort relève d’un programme bien établi de l’armée et des services de renseignement. L’histoire des assassinats ciblés ainsi que du financement et de l’appui clandestins à des brigades terroristes par les États-Unis est longue, macabre et remonte à la guerre du Vietnam.

Alors que les forces gouvernementales continuent à confronter l’« Armée syrienne libre » (ASL) autoproclamée, les racines historiques de la guerre clandestine occidentale en Syrie, laquelle a provoqué de nombreuses atrocités, doit être entièrement révélée.

Dès le début en mars 2011, les États-Unis et leurs alliés ont soigneusement planifié et soutenu la formation d’escadrons de la mort et l’incursion de brigades terroristes.

Le programme de recrutement et la formation de brigades terroristes à la fois en Irak et en Syrie ont été calqués sur « l’option Salvador », un « modèle terroriste » de massacres commis par des escadrons de la mort soutenus par les États-Unis en Amérique centrale. Cette option a d’abord été appliquée au Salvador, au plus fort de la résistance contre la dictature militaire, entraînant la mort d’environ 75 000 personnes.

La formation d’escadrons de la mort en Syrie s’inspire de l’histoire et de l’expérience des brigades terroristes en Irak appuyées par les États-Unis dans le cadre du programme de « contre-insurrection » du Pentagone.

La création d’escadrons de la mort en Irak

Les escadrons de la morts soutenus par les États-Unis on été recrutés en Irak en 2004-2005 dans le cadre d’une initiative lancée sous la direction de l’ambassadeur étasunien John Negroponte [image à droite], envoyé à Bagdad par le département d’État en juin 2004.

Negroponte était « l’homme de la situation ». À titre d’ambassadeur au Honduras de 1981 à 1985, Negroponte a joué un rôle clé dans l’appui et la supervision des Contras du Nicaragua, établis au Honduras, et le contrôle des escadrons de la mort de l’armée hondurienne.

« Sous le règne du général Gustavo Alvarez Martinez, le gouvernement militaire du Honduras a été un proche allié du gouvernement Reagan tout en faisant « disparaître » des dizaines d’opposants politiques à la manière classique des escadrons de la mort.

En janvier 2005, le Pentagone, a confirmé qu’il envisageait :

[F]ormer des commandos de combattants kurdes et chiites pour cibler des chefs de l’insurrection irakienne [Résistance] dans un changement stratégique emprunté à la lutte des États-Unis contre les guérilleros gauchistes en Amérique centrale il y a 20 ans ».

En vertu de la soi-disant « option Salvador », les forces étasuniennes et irakiennes seraient envoyées pour tuer ou enlever des chefs de l’insurrection, même en Syrie, où l’on croit que certains se cachent [...]

Les commandos seraient controversés et demeureraient probablement secrets.

À l’heure actuelle, l’expérience des « escadrons de la morts » en Amérique centrale est toujours douloureuse pour bien des gens et a contribué à souiller l’image des États-Unis dans la région.

À l’époque, l’administration Reagan a financé et formé des équipes de forces nationalistes afin de neutraliser les chefs rebelles salvadoriens et leurs sympathisants [...]

John Negroponte, l’ambassadeur étasunien à Bagdad, était alors à l’avant plan comme ambassadeur au Honduras de 1981 à 1985.

Les escadrons de la mort étaient une caractéristique brutale de la politique latino-américaine de l’époque [...]

Au début des années 1980 l’administration du président Reagan finançait et aidait à former les Contras nicaraguayen situés au Honduras dans le but de chasser le régime sandiniste du Nicaragua. L’équipement des Contras était acheté avec de l’argent provenant de la vente illégale d’armes étasuniennes à l’Iran, un scandale qui aurait pu renverser M. Reagan.

Le but de la proposition du Pentagone en Irak, [...] est de suivre ce modèle [...]

Il est difficile de dire si l’objectif principal des missions serait d’assassiner les rebelles ou de les enlever pour les interroger. Toute mission en Syrie serait probablement entreprise par des Forces spéciales étasuniennes.

On ignore également qui assumerait la responsabilité d’un tel programme – le Pentagone ou la Central Intelligence Agency (CIA). De telles opérations clandestines ont traditionnellement été dirigées par la CIA, indépendamment de l’administration, donnant la possibilité aux représentants officiels étasuniens de nier être au courant de leur existence. (El Salvador-style ‘death squads’ to be deployed by US against Iraq militants – Times Online, 10 janvier 2005, c’est l’auteur qui souligne.)

Alors que le but affiché de « l’option Salvador irakienne » était de « supprimer l’insurrection », les brigades terroristes parrainées par les États-Unis étaient impliquées en pratique dans des massacres successifs de civils en vue de fomenter de la violence interconfessionnelle. La CIA et le MI6 supervisaient pour leur part des unités d’« Al-Qaïda en Irak » impliquées dans des assassinats ciblés contre la population chiite. Fait significatif, les escadrons de la mort étaient intégrés et conseillés par des Forces spéciales étasuniennes.

Robert Stephen Ford, nommé ultérieurement ambassadeur des États-Unis en Syrie, était membre de l’équipe de Negroponte à Bagdad en 2004-2005. En janvier 2004 il a été envoyé à titre de représentant étasunien dans la ville chiite de Najaf, le bastion de l’armée Mahdi avec laquelle il a pris contact.

En janvier 2005, Robert S. Ford a été nommé conseiller du ministre pour les affaires politiques à l’ambassade étasunienne, sous la direction de l’ambassadeur John Negroponte. Il ne faisait pas seulement partie du cercle restreint de Negroponte, il était aussi son partenaire dans la mise en oeuvre de l’option Salvador. Une partie du travail de terrain avait été effectuée à Najaf avant le transfert de Ford à Bagdad.

John Negroponte et Robert Stephen Ford ont été chargés du recrutement des escadrons de la mort irakiens. Alors que Negroponte coordonnait l’opération à partir de son bureau à l’ambassade des États-Unis, Robert S. Ford, qui parle couramment l’arabe et le turc, avait la tâche d’établir des contacts stratégiques avec les milices chiites et kurdes à l’extérieur de la « zone verte ».

Deux autres représentants de l’ambassade, à savoir Henry Ensher (adjoint de Ford) ainsi qu’un représentant plus jeune de la section politique, Jeffrey Beals, ont joué un rôle important dans l’équipe Negroponte « en discutant avec un éventail d’Irakiens, incluant des extrémistes ». (Voir The New Yorker, 26 mars 2007) L’ancien ambassadeur étasunien en Albanie (2002-2004), James Franklin Jeffrey, est un autre individu clé de l’équipe Negroponte. En 2010, il a été nommé ambassadeur des États-Unis en Irak (2010-2012).

Negroponte a également amené dans l’équipe un de ses anciens collaborateurs du temps de son apogée au Honduras, le colonel James Steele (à la retraite) :

Dans le cadre de « l’option Salvador » Negroponte était assisté par son collègue des années 1980 en Amérique centrale, le colonel à la retraite James Steele. Steele, dont le titre à Bagdad était conseiller pour les Forces de sécurité irakiennes, supervisait la sélection et la formation de membres de l’organisation Badr et de l’armée Mehdi, les deux plus grandes milices shiite en Irak, afin de cibler les dirigeants et d’appuyer des réseaux de résistance principalement sunnites. On ignore si cela a été planifié ou non, mais ces escadrons de la mort ont rapidement échappé à tout contrôle, et sont devenus la première cause de décès en Irak.

Que cela soit intentionnel ou non, la multitude de corps torturés et mutilés qui aboutissent dans les rues de Bagdad chaque jour est générée par les escadrons de la mort propulsés par John Negroponte. Et c’est cette violence interconfessionnelle soutenue par les États-Unis qui a mené à ce désastre infernal qu’est l’Irak aujourd’hui. (Dahr Jamail, Managing Escalation: Negroponte and Bush’s New Iraq Team,. Antiwar.com, 7 janvier 2007.)

Selon le député Dennis Kucinich, « le colonel Steele était responsable de la mise en oeuvre d’un plan au Salvador dans le cadre duquel des milliers de Salvadoriens sont « disparus » ou ont été assassinés, dont l’archevêque Oscar Romero et quatre religieuses étasuniennes ».

Dès sa nomination à Bagdad, le colonel Steele a été assigné à une unité de contre-insurrection connue sous le nom de « Commando spécial de police » dirigée par le ministère irakien de l’Intérieur. (Voir ACN, La Havane, 14 juin 2006.)

Des reportages confirment que « l’armée étasunienne a transféré de nombreux prisonniers à la Brigade des loups (Wolf Brigade), le second bataillon redouté des commandos spéciaux du ministère de l’Intérieur », lequel était justement supervisé par le colonel Steele :

« Des soldats et des conseillers étasuniens se tenaient à l’écart et ne faisaient rien » pendant que des membres de la Brigade des loups battaient et torturaient les prisonniers. Les commandos du ministère de l’Intérieur ont pris le contrôle de la bibliothèque publique à Samarra et l’ont transformée en centre de détention, a-t-il affirmé. Une entrevue menée par Maass [du New York Times] en 2005 à la prison improvisée en compagnie du conseiller militaire étasunien de la Brigade des loups, le colonel James Steele avait été interrompue par les cris terrifiants d’un prisonnier à l’extérieur. Steele aurait été employé auparavant comme conseiller pour réprimer l’insurrection au Salvador. (Ibid. C’est l’auteur qui souligne.)

Une autre figure notoire ayant joué un rôle dans le programme de contre-insurrection en Irak est l’ancien commissaire de la police de New York Bernie Kerik [photo : Bernie Kerik à l’Académie de police de Bagdad avec des gardes du corps]. En 2007, il a fait face à 16 chefs d’accusation criminelles devant la Cour fédérale.

Kerik walks amidst a phalanx of bodyguards during visit to the Police Academy in Baghdad, July 2003.Kerik a été nommé par l’administration Bush au début de l’occupation en 2003 pour aider à organiser et former les Forces policières irakiennes. Durant son court passage en 2003, Bernie Kerik, qui a pris le poste de ministre de l’Intérieur par intérim, a oeuvré à l’organisation d’unités terroristes au sein des Forces policières irakiennes :

Envoyé en Irak pour remettre les forces de sécurité irakiennes à l’ordre, Kerik se décrivait comme “ministre irakien de l’intérieur par intérim”. Les conseillers de la police britannique l’appelaient “le Terminator de Bagdad”. (Salon, 9 décembre 2004, C’est l’auteur qui souligne.)

Sous la direction de Negroponte à l’ambassade des États-Unis à Bagdad, une vague clandestine de meurtres de civils et d’assassinats ciblés a été déclenchée. Des ingénieurs, des médecins, des scientifiques et des intellectuels étaient également ciblés.

L’auteur et analyste géopolitique Max Fuller a documenté en détail les atrocités commises dans le cadre du programme de contre-insurrection financé par les États-Unis.

L’apparition des escadrons de la mort a d’abord été soulignée en mai cette année [2005], [...] des dizaines de corps ont été trouvés, jetés nonchalamment [...] dans des zones inhabitées autour de Bagdad. Toutes les victimes portaient des menottes, avaient les yeux bandés et avaient été tuées d’une balle dans la tête. Des signes indiquaient par ailleurs que de nombreuses victimes avaient été brutalement torturées [...]

Les preuves étaient suffisamment concluantes pour que l’Association des chercheurs musulmans (AMS), une importante organisation sunnite, publie une déclaration dans laquelle elle accuse les forces de sécurité attachées au ministère de l’Intérieur et à la Brigade Badr, l’ancien bras armé du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), d’être à l’origine des meurtres. L’Association a par ailleurs accusé le ministère de l’Intérieur de faire du terrorisme d’État. (Financial Times)

Les commandos de police et la Brigade des loups étaient supervisés par le programme de contre-insurrection étasunien du ministère irakien de l’Intérieur :

Les commandos de police ont été formés sous la tutelle expérimentée et la supervision d’anciens combattants étasuniens de la contre-insurrection et ont mené, dès le départ, des opérations conjointes avec les unités d’élite et extrêmement secrètes des forces spéciales étasuniennes. (Reuters,National Review Online)

[...] James Steele, un ancien agent des forces spéciales des États-Unis a joué un rôle clé dans la formation des Commandos spéciaux de la police. James Steele a fait ses premières armes au Vietnam avant d’aller diriger la mission des États-Unis au Salvador à l’apogée de la guerre civile.

Steven Casteel est un autre collaborateur étasunien, celui-là même qui, à titre de conseiller principal du ministère de l’Intérieur, a balayé du revers de la mains des accusations graves et bien fondées de violation consternantes des droits humains en les qualifiant de « rumeurs et insinuations ». À l’instar de Steele, il a acquis une expérience considérable en Amérique latine, en participant en ce qui le concerne à la chasse au baron de la cocaïne, Pablo Escobar, lors de la guerre contre la drogue en Colombie dans les années 1990 [...]

La feuille de route de Casteel est significative car ce genre de rôle de soutien à la collecte de renseignement et la production de listes de décès sont caractéristiques de l’implication des États-Unis dans des programmes de contre-insurrection et constituent le fil conducteur sous-jacent à des folies meurtrières qui peuvent sembler aléatoires et désordonnées.

De tels génocides planifiés correspondent entièrement à ce qui se passe en Irak aujourd’hui [2005]. Ils correspondent également au peu d’information dont nous disposons à propos des Commandos spéciaux de la police, faits sur mesure pour fournir au ministère de l’Intérieur des forces spéciales ayant une capacité de frappe (Département de la défense des États-Unis). En conservant ce rôle, le quartier général du Commando de la police est devenu la plaque tournante nationale d’un centre de commandement, de contrôle, de communication, d’informatique et d’opérations de renseignement, gracieuseté des États-Unis. (Max Fuller, op. cit.)

Le travail préparatoire effectué sous Negroponte en 2005 a été mis en pratique sous son successeur, l’ambassadeur Zalmay Khalilzad. Robert Stephen Ford a assuré la continuité du projet avant d’être nommé ambassadeur en Algérie en 2006, ainsi qu’à son retour à Bagdad comme chef de mission adjoint en 2008.

Opération « Contras syriens »: Leçons de l’expérience irakienne

L’horrible version irakienne de l’« option Salvador » sous la direction de l’ambassadeur John Negroponte a servi de « modèle » à la mise sur pied des Contras de l’« Armée syrienne libre ». Robert Stephen Ford a été sans aucun doute impliqué dans l’implantation du projet des Contras syriens, à la suite de sa réaffectation à Bagdad comme chef de mission adjoint en 2008.

Le but en Syrie était de créer des divisions entre les factions sunnites, alaouites, chiites, kurdes, druzes et chrétiennes. Alors que le contexte syrien est complètement différent de celui de l’Irak, il existe des similitudes frappantes dans la manière dont les tueries et les atrocités sont commises.

Un reportage publié par Der Spiegel sur les atrocités commises dans la ville syrienne de Homs confirme l’existence d’un processus sectaire organisé de massacres et d’exécutions extrajudiciaires comparables à ceux menés par les escadrons de la mort soutenus par les États-Unis en Irak.

À Homs, les citoyens étaient régulièrement catégorisés comme « prisonniers » (chiites, alaouites) et « traitres ». Les « traitres » sont des civils sunnites situés dans les zones urbaines occupées par les rebelles et qui expriment leur désaccord ou leur opposition au règne de la terreur de l’ASL.

Depuis l’été dernier [2011], nous avons exécuté un peu moins de 150 hommes, ce qui représente environ 20 % de nos prisonnier », a déclaré Abu Rami [...] Mais les traitres dans leurs propres rangs ont occupé les bourreaux de Homs plus que les prisonniers de guerre. « Si nous surprenons un sunnite en train d’espionner ou si un citoyen trahit la révolution, nous faisons ça rapidement », a dit le combattant. Selon Abu Rami, la brigade d’enterrement d’Hussein a mis à mort entre 200 et 250 traitres depuis le début du soulèvement. (Der Spiegel, 30 mars 2012)

Le projet nécessite un programme initial de recrutement et de formation de mercenaires. Des escadrons de la mort incluant des unités salafistes libanaises et jordaniennes sont entrés en Syrie par sa frontière méridionale avec la Jordanie à la mi-mars 2011. Une bonne partie du travail préparatoire était déjà effectué à l’arrivée de Robert Stephen Ford à Damas en janvier 2011.

L’ambassadeur Ford à Hama au début juillet 2011

La nomination de Ford comme ambassadeur en Syrie a été annoncée au début 2010. Les relations diplomatiques avaient été interrompues en 2005 à la suite de l’assassinat de Rafick Hariri et pour lequel Washington avait accusé la Syrie. Ford est arrivé à Damas à peine deux mois avant le début de l’insurrection.

L’Armée syrienne libre (ASL)
Washington et ses alliés ont répliqué en Syrie les caractéristiques essentielles de l’« option Salvador irakienne », menant à la création de l’Armée syrienne libre et ses diverses factions terroristes, dont les brigades Al-Nosra affiliées à Al-Qaïda.

Bien que la création de l’ASL ait été annoncée en juin 2011, le recrutement et la formation des mercenaires étrangers a débuté bien avant.

À bien des égards, l’ASL est un écran de fumée. Les médias occidentaux la présente comme une véritable entité militaire résultant des défections massives des forces gouvernementales. Le nombre de déserteurs n’était toutefois ni significatif ni suffisant pour établir une structure militaire cohérente avec des fonctions de commandement et de contrôles.

L’ASL ne constitue pas une entité militaire professionnelle. Il s’agit plutôt d’un réseau informel de brigades terroristes distinctes, composées de nombreuses cellules paramilitaires opérant dans différentes parties du pays.

Chacune de ces organisations opère indépendamment des autres. L’ASL n’exerce pas véritablement de fonctions de commandement et de contrôle, dont la liaison entre ces diverses entités paramilitaires. Ces dernières sont contrôlées par les forces spéciales et les agents du renseignement parrainés par les États-Unis et l’OTAN et intégrés aux rangs des formations terroristes sélectionnées.

Ces forces spéciales sur le terrain (bien entraînées et dont bon nombre sont des employés d’entreprises privées de sécurité) sont régulièrement en contact avec les unités de commandement de l’armée et du renseignement des États-Unis, de l’OTAN et leurs alliés (dont la Turquie). Il n’y a pas de doute que ces forces spéciales intégrées sont elles aussi impliquées dans les attaques soigneusement planifiées et dirigées contre des édifices gouvernementaux, des complexes militaires, etc.

Les escadrons de la mort sont des mercenaires entraînés et recrutés par les États-Unis, l’OTAN, leurs alliés du Conseil de coopération du Golfe et la Turquie. Ils sont supervisés par des forces spéciales alliées (dont les SAS britanniques et les parachutistes français) et des firmes de sécurité privées à contrat avec l’OTAN et le Pentagone. À cet égard, des reportages confirment l’arrestation par le gouvernement syrien de 200 à 300 employés d’entreprises privées de sécurité ayant intégré les rangs rebelles.

Le Front Jabhat Al-Nosra

Le Front Jabhat Al-Nosra, responsable de plusieurs attaques à la bombe très médiatisées et qui serait affilié à Al-Qaïda, est décrit comme le groupe de combattant le plus efficace de « l’opposition ». Les opérations d’Al-Nosra, considéré comme un ennemi des États-Unis (figurant sur la liste des organisations terroristes du département d’État), portent néanmoins les empreintes de la formation paramilitaire, des tactiques de terreur et des systèmes d’armes étasuniens. Les atrocités commises contre des civils par Al-Nosra (financé clandestinement par les États-Unis et l’OTAN) sont semblables à celles perpétrées par les escadrons de la mort soutenus par les États-Unis en Irak.

Pour citer le chef d’Al-Nosra à Alep, Abu Adnan : “Jabhat Al-Nosra compte dans ses rangs des vétérans syriens de la guerre en Irak, des hommes qui mettent de l’avant leur expérience en Syrie, particulièrement dans la fabrication d’engins explosifs improvisés (EEI).

Comme en Irak, la violence entre factions et le nettoyage ethnique ont été fortement encouragés. En Syrie, les escadrons de la mort soutenus par les États-Unis et l’OTAN ont ciblé les communautés alaouites, shiite et chrétiennes. Les communautés alaouites et chrétiennes sont les principales cibles du programme d’assassinat et cela est confirmé par l’agence de nouvelles du Vatican.

Les chrétiens d’Alep sont victimes de la mort et de la destruction causées par les combats qui affectent la ville depuis des mois. Les quartiers chrétiens ont récemment été frappés par les forces rebelles qui luttent contre l’armée régulière, causant l’exode des civils.

Certains groupes de la brutale opposition, où se trouvent également des djihadistes « tirent sur des maisons et des édifices appartenant à des chrétiens pour forcer les occupants à fuir et en prendre possession [nettoyage ethnique] » (Agence Fides, 19 octobre 2012.)

« Les militants salafistes, a déclaré l’évêque, continuent à commettre des crimes contre les civils et à contraindre des gens à se battre. Les extrémistes sunnites fanatiques mènent fièrement une guerre sainte, particulièrement contre les alaouites. Lorsque des terroristes cherchent à vérifier l’identité religieuse d’un suspect, ils lui demandent de citer la généalogie en remontant jusqu’à Moïse et de réciter une prière que les alaouites ont abandonné. Les alaouites n’ont aucune chance de s’en sortir vivants. » (Agence Fides, 4 juin 2012.)

Des reportages confirment le flot d’escadrons de la mort salafistes et affiliés à Al-Qaïda entrant en Syrie sous les auspices des Frères musulmans dès le début de l’insurrection en mars 2011.

De plus, rappelant l’enrôlement des moudjahidines pour mener le djihad (guerre sainte) de la CIA à l’apogée de la guerre soviéto-afghane, l’OTAN et le haut commandement turc ont initié, selon des sources du renseignement israélien :

[U]ne campagne de recrutement de volontaires musulmans dans les pays du Moyen-Orient et du monde musulman pour se battre aux côtés des rebelles syriens. L’armée turque hébergerait et formerait ces volontaires et assurerait leur passage en Syrie. (DEBKAfile, NATO to give rebels anti-tank weapons, 14 août 2011.)

Les entreprises privées de sécurité et le recrutement de mercenaires
A Secret Army of Mercenaries for the Middle East and North AfricaSelon les reportages, les entreprises privées de sécurité oeuvrant dans les pays du Golfe sont impliquées dans le recrutement et la formation de mercenaires.

Bien qu’ils ne soient pas spécifiquement destinés au recrutement de mercenaires destinés à la Syrie, certains reportages indiquent la création de camps d’entraînement au Qatar et aux Émirats arabes unis. (EAU).

Dans la ville militaire de Zayed (EAU), « une armée secrète est en train de se former », dirigée par Xe Services, anciennement connu sous le nom de Blackwater. L’entente des EAU visant la création de camps militaires pour la formation des mercenaires a été signée en juillet 2010, neuf mois avant les offensives guerrières en Libye et en Syrie.

Selon des informations récentes, des firmes de sécurité à contrat avec l’OTAN et le Pentagone sont impliquées dans la formation des escadrons de la mort de l’« opposition » sur l’utilisation d’armes chimiques :

Les États-Unis et certains alliés européens utilisent des entrepreneurs à contrat avec la Défense pour apprendre aux rebelles syriens à sécuriser les stocks d’armes chimiques en Syrie, ont déclaré un représentant des États-Unis et plusieurs diplomates de haut rang dimanche à CNN. (CNN Report, 9 décembre 2012.)

Les noms des entreprises en question n’ont pas été révélés.

Derrière les portes closes du département d’État des États-Unis

Robert Stephen Ford faisait partie d’une petite équipe du département d’État supervisant le recrutement et la formation des brigades terroristes avec Derek Chollet et Frederic C. Hof, un ancien partenaire d’affaires de Richard Armitage, ayant agit à titre de « coordonateur spécial de Washington pour la Syrie ». Derek Chollet a récemment été nommé au poste de secrétaire adjoint à la Défense et coordonateur pour les Affaires de sécurité internationale (ASI).

Cette équipe agissait sous la direction de (l’ancien) secrétaire d’État adjoint aux Affaires du Proche-Orient Jeffrey Feltman.

L’équipe de Feltman était étroitement liée au processus de recrutement et de formation des mercenaires en provenance de la Turquie du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de la Libye (gracieuseté du régime post-Kadhafi qui a envoyé en Syrie six cent troupes du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) en les faisant passer par la Turquie dans les mois ayant précédé l’effondrement du gouvernement de Kadhafi.)

Le secrétaire d’États adjoint Jeffrey Feltman était en contact avec les ministres saoudien et qatari des Affaires étrangères, le prince Saud al-Faisal et le cheik Hamad bin Jassim. Il était aussi en charge du bureau de Doha pour la « coordination spéciale de la sécurité » lié à la Syrie et qui incluait des représentants de la Libye et des agences de renseignement occidentales et du CCG. Le prince Bandar bin Sultan, membre éminent et controversé du renseignement saoudien faisait également partie du groupe. (Voir Press Tv, 12 mai 2012.)

En juin 2012, Jeffrey Feltman (image) a été nommé Secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l’ONU, un poste stratégique consistant, en pratique, à établir le programme de l’ONU (pour le compte de Washington) relatif à la « résolution de conflit » dans divers « points chauds » à travers le monde (incluant la Somalie, le Liban, la Libye, la Syrie, le Yémen et le Mali). Ironiquement, les pays où l’ONU doit « résoudre des conflits » sont ceux ciblés par des opérations clandestines des États-Unis.

En liaison avec le département d’État étasunien, l’OTAN et ses commissionnaires du CCG à Doha et Ryad, Feltman est l’homme de Washington derrière le « plan de paix » de l’envoyé spécial de l’ONU Lakhdar Brahmi.

Entre-temps, en feignant d’accorder de l’importance à l’initiative de paix de l’ONU, les États-Unis et l’OTAN ont accéléré le processus de recrutement et la formation de mercenaires en réaction aux lourdes pertes essuyées par les forces rebelles de l’« opposition ».

La « phase finale » en Syrie proposée par les États-Unis n’est pas le changement de régime, mais la destruction de l’État-nation que constitue la Syrie.

Le déploiement des escadrons de la mort l’« opposition » ayant pour mandat de tuer des civils relève de cette entreprise criminelle.

« Le terrorisme à visage humain » est défendu par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies qui représente le porte-parole des « interventions humanitaires » de l’OTAN en vertu de la doctrine de la « responsabilité de protéger » (R2P).

Les atrocités commises par les escadrons de la mort des États-Unis et de l’OTAN sont imputées nonchalamment au gouvernement de Bachar Al-Assad. Selon la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Navi Pillay :

« Ces importantes pertes de vies auraient pu être évitées si le gouvernement syrien avait choisi un autre chemin que celui de la répression sans pitié de ce qui étaient au départ des manifestations pacifiques et légitimes de civils non armés. » (Cité dans Stephen Lendman, UN Human Rights Report on Syria: Camouflage of US-NATO Sponsored Massacres, Global Research, 3 janvier 2012.)

« L’indicible objectif » de Washington consiste à diviser l’État-nation syrien en plusieurs entités politiques « indépendantes » selon des frontières ethniques et religieuses.

 

Article original : Terrorism with a “Human Face”: The History of America’s Death Squads

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

 


Guerre et mondialisation

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 01:26

Communiqué

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17 janvier 2013

 

Publié le 17 janvier 2013

Le Forum de la gauche arabe exprime sa solidarité
Avec le Mouvement démocratique au Kuweit

(Avenir Solidaire a reçu ce texte de Marie Debs, actuelle coordinatrice du Forum de la gauche arabe.)

Pour la cinquième fois, la manifestation de « La dignité patriotique » au Kuweit est sujette à une répression sauvage de la part des forces de police ; le droit à manifester est, une fois de plus, violé et des dizaines de manifestants sont emprisonnés du seul fait que leur action pacifique s’oppose aux atteintes portées à la Constitution et à la loi électorale.
Nous condamnons la répression sauvage du mouvement populaire et de la jeunesse au Kuweit. Nous réaffirmons notre solidarité avec ce mouvement militant, et particulièrement « Le Mouvement progressiste koweitien », qui n’a pas hésité à déclarer son refus d’un parlement élu selon la volonté de l’Emir et qui appelle à mettre fin aux violations de la Constitution.
Nous exigeons la libération de tous les détenus d’opinion et des sanctions contre les responsables de la répression et des violations des droits humains.

Le Forum de la gauche arabe
(Al Liqaa al Yassari al Arabi)
Beyrouth, le 8 janvier 2013

P.S.
Avenir Solidaire demande à François Hollande, Président de la République française, de mettre en œuvre des moyens équivalents à ce qu’il déploie pour la Syrie, afin d’aider le Mouvement démocratique du Kuweit.

Pour lire les textes fondamentaux, visitez le site d’Avenir Solidaire.
Pour partager et échanger, visitez le blog « La Pensée Citoyenne ».
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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 23:46
Paris: Un homme a vécu quinze ans dans un appartement d'1,56m2

LOGEMENT - Il attend un jugement pour obliger sa propriétaire de le reloger dans un logement décent...


Un homme a vécu quinze ans dans un appartement d'1,56 m2 de surface habitable. Qu'un propriétaire lui louait pour la modique somme de 330 euros par mois, a révélé RTL ce jeudi matin, alerté par la Fondation Abbé-Pierre. Dans l'appartement, «plus petit qu'une place de parking», selon la radio, seul un matelas, un robinet  et une plaque de cuisson pouvaient tenir. «C'est un triste record», regrette Samuel Mouchard, de la fondation Abbé Pierre. «Tout se loue et tout se loue à des prix extrêmement chers», ajoute-t-il.


«C'est ça ou la rue»


Ce mini-appartement fait l'objet d'un arrêté préfectoral pour «faire cesser l'occupation aux fins d'habitation». En clair, l'appartement est fermé et le locataire, un intérimaire âgé de 50 ans, est en attente d'un jugement qui obligerait la propriétaire à le reloger dans un logement décent, «adapté à ses besoins». La décision doit être rendue fin janvier.

Même si ce logement est illégal à la location -la surface minimale habitable est de 9m2- trois agences immobilières l'ont proposé à la location. Aujourd'hui, le locataire rêve d'un «studio». «Ce serait le paradis», dit-il, alors qu'il ne pouvait tenir debout dans son appartement que sur une zone de vingt centimètres. «On ne peut pas vivre, on survit. On finit par se dire: “c'est ça ou la rue”. Ça me paraissait normal au bout d'un moment», explique-t-il à la radio. Heureusement, un voisin lui a conseillé de prendre contact avec la fondation Abbé-Pierre.

Retrouvez cet article sur 20minutes.fr

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 18:56

Rappel : A lire :

Guerre Mali: Vrais enjeux et motifs - France gendarme - Afrique en danger  

 

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presse-poison MEDIAS MENSONGES

 

http://sanscensure2.canalblog.com/archives/2012/08/04/24836557.html

 

 

Introduction d'eva R-sistons :

 

Au moment où je me demandais si la prise d'otages en Algérie était l'oeuvre des Services Secrets français pour déstabiliser l'Algérie, l'impliquer dans la guerre du Mali contre son gré (en vue de la recolonisation cette fois au service des intérêts usraéliens - j'apprends à l'instant, d'ailleurs, qu'un drone américain  survole désormais la zone... donc l'Algérie, joli prétexte ! ) et pour que d'autres Etats interviennent aux côtés de notre pays, pour forcer la main des Européens en particulier, je prends connaissance de ce qui suit !

A l'instant, sur Public Sénat Journal de 19 h. "Des pays européens pourraient fournir des soldats" (et plus seulement aider l'armée malienne à se former). Voilà, c'est semble-t-il fait, eva R-sistons - NB : J'ajoute qu'on prépare aussi une Europe de la Défense pour qu'un Etat ne soit plus isolé dans ses guerres coloniales de domination et économiques - comme ici la France pour Total, Areva, et... surtout pour son Maître de Tel-Aviv, via le CRIF,  qui veut supplanter l'influence de la Chine en Afrique. Ainsi, la responsabilité, la culpabilité seront partagées, noyées, dissoutes.  Par ailleurs, pendant qu'on occupe les Français avec la politique extérieure de notre pays, on masque les mesures sur le plan intérieur concernant la réforme du Droit de Travail, "la plus importante depuis longtemps" ("Ca vous regarde", LCP, à l'instant), avec en ligne de mire la fin du CDI, la flexibilité (empêchant les travailleurs de faire des projets, d'emprunter, et séparant les familles),  ou encore la réduction des délais de licenciement, les possibilités de recours... C'est le début de la fin du Droit du Travail, voulue par Sarkozy et réalisée par la "gauche" de Hollande qui avait promis le changement !

 

Jeudi 23 h. J'ajoute qu'il y aurait un "djihadiste" français. Tiens donc ! Pour que les sayanims Hollande-Fabius puissent  justifier leur guerre coloniale au Mali ? Une idée de Valls, aussi, pour accentuer la surveillance, la répression (comme Bush) et faire peur aux Français tout en "boostant" son image de Ministre de la Sécurité en vue de la prochaine présidentielle ? D'une pierre deux coups, donc !

 

Au fait, si cela permettait d'impliquer les Américains (pour ensuite partager les butins de ressources maliennes puis algériennes), avec de bonnes raisons pour intervenir alors que la population est réticente ?

 

Et cette prise d'otages de tous les pays permettra aux Français d'être moins seuls dans leur guerre coloniale, car d'autres pays se joindront à elle. De surcroît, c'est une bonne occasion de faire avancer le Nouvel Ordre Mondial totalitaire en Europe, en scellant l'Europe de la Défense en plus de la monétaire, de la Sécurité, etc . On est loin de l'Europe des peuples, du social, de la culture ! 



LE SPECTACLE CONTINUE
 
  
La prise d'otage en Algérie est-elle commanditée par la France ?

La manipulation du terrorisme par l'État :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1053


AQMI - Al-Qaïda au Maghreb appartient aux services secrets français (vidéos) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1372

(Dans l'article ci-dessus, j'ai remplacé les anciens liens de l'ANP qui étaient devenus inactifs par les nouveaux liens ; car ce site a été restructuré)


AQMI appartenant aux Services Secrets français ; il est très probable que ce Mokhtar Belmokhtar ait reçu l'ordre de la France de faire cette prise d'otage afin de faire accepter au peuple algérien que son gouvernement participe activement à la guerre du Mali. Guerre soit-disant "contre les islamistes". Ces mêmes islamistes que la France a utilisés hier comme mercenaires pour faire la guerre à la Libye de Kadhafi, et qu'elle utilise aujourd'hui pour faire la guerre contre la Syrie ! :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4646

 

ON SE FOUT DE NOUS


http://mai68.org/spip/spip.php?article4834


Mali : François Hollande est un menteur. Les islamistes sont les pantins du Qatar, membre de la Franceàfric-Francophonie

Sur MEDIAPART

Hollande est intervenu parce ses agents d'espionnage fascistes
ont compris, à Bamako, que la gauche malienne allait relever
trois défis. Le premier étant de construire une mobilisation
 populaire efficace.Le deuxième de pousser l'armée malienne
 à agir efficacement et rapidement - ce fut le cas à Konna.
Et le troisième allait être de commencer la construction
d'un pouvoir du peuple sans ces élections truquées.
C'est cela la raison de l'intervention direct de
la Franceàfric militaire.Et rien d'autre !
(conclusion de cet article)


"Cette résolution autorise le déploiement d’une
force africaine au Mali pour permettre au pays de recouvrer
 son intégrité territoriale par la reconquête du Nord,
tombé aux mains des narco-terroristes et en proie à
des fondamentalistes.  (...) L’opération sera conduite avec
des troupes combattantes exclusivement africaines et
 une forte mobilisation de l’Union européenne
sur les plans financier et logistique".
Mali - Adoption de la résolution 2085
par le Conseil de sécurité (21 décembre 2012)

 

 LIRE AUSSI : Agression impérialiste contre le Mali : 14 faits occultés par les médias aux ordres (un article du 28/9/2012 sur B#Revactu)


Toute la Franceàfric politique,

au garde-à-vous soutient l'invasion militaire du Mali.


Sous couvert d'une résolution proposée par une dictature - le Togo - dont le peuple est dans les rues depuis 3 jours, à manifester pour le 50° anniversaire du "crime fondateur", il s'agit bel et bien d'une invasion d'un pays souverain.
Les pantins islamofascistes ont été financés par l'agence de mercenaire Franceàfric Qatar - dont le Canard Enchaîné vient de nous révéler qu'elle a été intégré à vitesse supersonique au sein de la "Francophonie".
Au moment où la COPAM, le MP22 et toute la gauche malienne ont fait pression sur leur armée pour lancer la contre-offensive, les pantins islamofascistes ont mené, eux, une contre-contre offensive sur la ville de Konna.
Pourquoi ?
Mais tout simplement pour fournir le prétexte nécessaire aux forces spéciales fascistes françaises pour envahir la ville de Sévaré !
Il ne fallait surtout pas que l'armée malienne puisse apparaitre comme capable de résister seule à l'offensive fasciste.
Un nouveau mensonge de plus !
Mais, depuis le début de cette opération d'invasion du pays, tout est faux, tout est truqué.
Il s'agit d'un complot gigantesque.
Un complot, dont le financement des quartiers pauvres de France par la Qatar, montrera un jour qu'il s'agit d'une maneuvre mondiale, un coup d'état fasciste de la bancocratie avec l'aide de ses mercenaires islamofascistes.
En voici les récentes étapes


JANVIER 2012 LE QATAR ATTAQUE LE MALI


Sarkozy a demandé à l'émir du Qatar de fabriquer Ançar Eddine pour attaquer le Nord-Mali.
Dans quel but ?
Economique ?
Evidemment, toujours ! Mais c'est toujours aussi secondaire. Les mobiles politiques sont toujours les premiers : il s'agissait de FABRIQUER un PRETEXTE pour ENVAHIR BAMAKO.


Quatre mensonges principaux


1° mensonge


Ançar Eddine a attaqué en janvier 2012. A Aguel Hoc.
Une attaque coordonnée au téléphone satellitaire Turaya par le président du Mali - lui-même - Amadou Toumani Touré dit ATT.
La première attaque a été repoussée par le leader du syndicat des étudiants maliens Sékou Traoré. Ce militant de la gauche progressiste malienne était devenu militaire et capitaine dans l'armée malienne.
C'est en recevant un appel du président de la république - il appelait ses complices Ançar Eddine - MNLA sur le téléphone satellitaire Thuraya - que le capitaine Traoré a découvert ce complot.
Le résultat a été simple : les comploteurs ont organisé des embuscades contre les troupes maliennes arrivant en renfort à Aguel Hoc (ce n'était pas compliqué : ATT pouvait informer ses complices directement).

La ville d’Aguelhok est contrôlée par le groupe armé islamiste Ansar DineL’ami d’un capitaine se souvient. Il y a beaucoup de non-dits dans le massacre d’Aguel-Hoc qui a vu l’assassinat froid de 118 soldats de l’armée malienne sur place par les éléments du MNLA, en a fait partie le commandant de l’unité méhariste de la localité, le capitaine Sékou Traoré dit Bad, ancien leader estudiantin.

Lui avait vu la mort venir, mais a préféré la défense de la patrie. Ce snipper hors pair victime d’un complot d’Etat de la part d’ATT, a confié ceci à son ami  avant de mourir : « ce pays va fonctionner comme ça, mais si nous voulons, c’est à nous de changer l’ordre des choses. Restez ici,  je viendrai vous chercher » et fait référence avec sa conversation avec le général ATT sur le téléphone satellitaire des rebelles. 

Neuf mois après le massacre d’Aguel-Hoc, un enseignant rescapé,  Adama Sissoko, ami inséparable et confident du capitaine Sékou Traoré dit Bad, commandant de l’unité méhariste d’Aguel-Hoc, parle et revient sur les dernières heures du capitaine Traoré qui a défendu sa patrie au prix de son sang. Lisez plutôt le récit de ce rescapé.

Sur cette histoire très récente, les gens laissent circuler beaucoup de rumeurs. Il ya eu deux attaques à Aguel-Hoc, celle du 18 janvier et celle du 24 janvier 2012. Ces attaques ont été commanditées par les éléments déserteurs de l’armée avec le soutien des éléments d’Aqmi avec d’autres complicités non identifiées qui donnaient la position de l’armée aux bandits armés. La preuve, un élément de la garde nationale promotion 2007, avait tenté de saboter en mettant des bâtons dans  les obus du 12-7 qui se trouvait au portail du camp, le jour même de l’attaque du 18 janvier 2012.

Ce mercredi la ville a été attaquée très tôt le matin, les tirs sporadiques retentissaient, c’était à 10 heures que les choses ont pris une tournure inquiétante ; les éléments du capitaine ont mis en déroute les assaillants. Dans la nuit du 18 au 19 janvier, moi-même, j’ai personnellement dénombré plus de sept cent corps, je le dit officiellement. Ce que les gens ne savent pas et que le capitaine m’a confié est que ce jour là, vers 22 heures, la position des deux principaux cerveaux de l’attaque, à savoir un certain Abdallah Gamal et Assadeg Ag, un ancien élu à l’assemblée régionale de Kidal,  a été donnée au commandant du camp Sékou Traoré  par un agent de renseignements basé à Sévaré qui était un intime à Sekou.  Leur véhiculé fut pourchassé par un hélicoptère  de l’armée malienne avec à son bord le capitaine lui-même, les deux fugitifs seront appréhendés vers Taoudenni et ramenés au camp d’Aguel-Hoc. Après leurs  auditions et les informations extorquées, ils ont été ramenés derrière le camp et les éléments sont retournés bredouille. En terme clair ils ont été exécutés.

Coup de fil de ATT

Leur téléphone satellitaire communément appelé Thuraya  est resté dans le bureau du capitaine. C’est dans la journée du 20 janvier au matin que le téléphone satellitaire extorqué  aux chefs rebelles a sonné, au bout du fil c’était  le Président ATT qui appelait, mais tombe sur le capitaine Traoré. C’est ce coup de fil gênant qui est à la base du massacre d’Aguel-Hoc du 24 janvier.

Ce coup de fil dont mon ami, le capitaine, m’a fait écouter dans la cour PC ou toutes communications sont enregistrées sur une unité centrale. Dans cette conversation on entendait le président ATT se présenter et dire : « Allô !  Il ya quoi chez-vous ? Il ya quoi chez-vous ?». Subitement le capitaine, pris de  panique ou habité par la colère ou l’effet de surprise, se présente en ces termes : «vous vous trompez mon général. C’est le capitaine Sekou Traoré, commandant de l’unité méhariste d’Aguel-Hoc ». Bien entendu ATT a racroché brusquement et brutalement. C’est cette connivence du chef suprême des armées avec l’ennemi que le capitaine n’a pas du tout compris.

Ce témoignage provenant de ce site malien a été repris dans l'article d'hommage mardi 18 décembre 2012 Un premier hommage au capitaine Sékou Traoré. Il sera au panthéon des héros de la libération de l'Afrique. Victime et résistant contre l'attaque Sarkozy-Hollande-Qatar-Ancar Eddine contre le Mali, contre l'Afrique

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Bad et ses hommes ont préférés la mort plutôt qu’à l’abandon d’une partie du territoire national.

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Vous êtes de vrais héros, vous êtes morts pour une cause noble.

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2° mensonge


Ce que les médias ne vous disent pas non plus, c'est que le coup d'Etat qui s'est produit deux mois plus tard avait pour fonction principale de mettre hors d'état de nuire ce comploteur Franceàfric ATT.
Le capitaine Sanogo ne fut que celui que les militaires patriotes poussèrent sous les projecteurs.
Mais celui-ci avait raison en se comparant au général de Gaulle : ATT et toute la clique de présidents et de 1° ministre qui s'ensuivirent sous la pression de la CEDEAO n'étaient que des Pétain et de Laval que la France et les USA imposèrent à ce malheureux pays.
Même le Wikipédia est pudiquement silencieux sur cet aspect des choses : le fait que le comploteur numéro était le président lui-même
L'armée malienne est engagée depuis le 17 janvier 2012 dans une guerre dans le Nord du pays contre les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad et contre les djihadistes de l'Ançar Dine. L'armée subit plusieurs revers, elle souffre d'un manque de moyens par rapport aux Touaregs qui bénéficient d'un important matériel et d'armes lourdes récupérées suite à la chute de Kadhafi en 20113. Le moral des troupes est au plus bas, les officiers supérieurs sont soupçonnés de népotisme, de favoritisme et de corruption, de détourner l'argent destiné à l'équipement militaire4 alors que le salaire d'un soldat de base est de 40 000 francs CFA (60 euros) par mois5. Fin janvier et début février, des manifestations de femmes de militaires réclament des « munitions pour leurs hommes »6,7. À un mois d'échéance des élections présidentielles, l'autorité du président de la république Amadou Toumani Touré qui a annoncé qu'il ne se représenterait pas est remise en cause8.(Coup d'État militaire de 2012 au Mali)

Voilà comment les événements commencèrent :

Les sources s'accordent à dire que le coup d'État n'a pas été préparé à l'avance mais est le fruit d'une escalade d'évènements5. Le 21 mars, Sadio Gassama, ministre de la Défense et des anciens combattants, et le général Gabriel Poudiougou, chef d'état-major général des armées, se rendent au camp militaire Soundiata Keïta à Kati pour évoquer l’évolution de la situation au Nord-Mali. Ils sont pris à parti par des militaires mécontents, essuient des jets de pierre, leurs gardes du corps tirent en l'air pour pouvoir s'enfuir9.

Les militaires en colère se dirigent alors vers l'armurerie et font mains basses sur armes et munitions. Ils s'emparent des quatre automitrailleuses BRDM-2 et des deux transports de troupe BTR-60 stationnés à Kati puis partent vers la capitale. À 15h30, ils attaquent la présidence : les bérets rouges, parachutistes qui forment la garde d'Amadou Toumani Touré résistent jusque vers 21h où l'enceinte du palais est forcée : les mutins ne peuvent mettre la main sur le président qui a été exfiltré vers 18h, les bâtiments sont alors pillés et partiellement incendiés5,10,6. En fin d’après-midi, une centaine d'hommes investissent le bâtiment de l’Office de la radio-télévision malienne (ORTM) au centre de Bamako. La radio nationale suspend ses programmes11.

En soirée, une mutinerie éclate également à Gao, siège du commandement des opérations militaires contre les rebelles du Nord, des officiers loyalistes sont emprisonnés9,12. Les soldats envoyés au Nord se plaignent des « évacuations préventives » des camps militaires présentées par le gouvernement comme « une stratégie de protection » de la population civile.

.... Et, à cette époque, la totalité des activités criminelles en faveur de Ançar Eddine commises par ATT n'était pas encore connues.

3° mensonge


Ce que les médias cachent aussi soigneusement, c'est la façon dont les islamofascistes eurent tout le temps nécessaire pour s'organiser sans que l'armée puisse riposter.
La mesure la plus simple, ce fut le blocage (principalement dans le port de Conakry) des armes que l'armée malienne avait commandées pour mener sa contre-offensive.
Qui bloquait ces armes ?
Mais toute la Franceàfric !!!
CEDEAO, Ouattara, Yayi Boni, Compaoré.... TOUS REFUSAIENT que l'armée malienne puisse avoir de quoi RIPOSTER aux fascistes.
Le 7 septembre, RFI se faisait l'écho de cette attitude
Les armes destinées au Mali toujours bloquées en Guinée par la Cédéao Conakry, Guinée.Par RFI

Les militaires maliens sont en colère contre la Cédéao. L'organisation régionale bloque depuis des semaines une livraison d'armes lourdes achetées par l'Etat malien sous Amadou Toumani Touré ou depuis le coup d'Etat. Ainsi, des blindés, des munitions, sont bloqués dans plusieurs ports de la sous-région, notamment Conakry. Depuis une semaine, quatre émissaires de l'armée malienne et une délégation de la Cédéao sont à Conakry pour tenter de déméler cette affaire.

Cette commande d’armement lourd par les autorités maliennes d’alors, qui date de l’année dernière, est arrivée le 27 juillet dernier à Conakry, à bord d’un bateau battant pavillon turc, en provenance de la Bulgarie.

Mais, parce qu’entre temps le pouvoir avait changé de main à Bamako, les autorités guinéennes, très prudentes en la matière, se sont référées à la Cédéao, l’Organisation économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, à laquelle les deux pays appartiennent. C’était surtout pour prendre les instructions de ce qu’il fallait faire de ce colis, dont le vrai contenu n’était pas encore connu.

Le ministre guinéen de la Défense, Maître Abdoul Kabèlè Camara : « Ce sont plusieurs containers qui se trouvent dans ce navire, contenant des armes, commandées depuis l’ancien président ATT. Donc, dans l’intérêt de la République du Mali et de tous les pays membres de la Cédéao – et une délégation de la Cédéao, d’ailleurs, vient d’arriver – nous allons procéder à l’inventaire de ces containers ».

Le départ forcé de l’ancien général président malien Toumani Touré et la prise du pouvoir par une junte dirigée par le capitaine Amadou Sanogo, et surtout l’annexion du nord du Mali par les islamistes, étaient-ils suffisamment inquiétants pour Conakry, qui a jugé utile de retenir ces containers au port de Conakry ? « Non !... Aucune inquiétude ! Mais imaginez si on avait laissé ces containers… Ils seraient tombés entre les mains de qui ? Nous nous sommes conformés aux directives de la Cédéao », explique Maître Abdoul Kabèlè Camara.

On remarquera que une partie de la commande..... a disparu des écrans radar de RFI. Le journal Waat, cité par Maliactu parlait aussi d'hélicoptères.
Ce n’est pas tout. Il semble que la livraison des deux hélicos serait également compromise. Ces appareils avaient été achetés en Ukraine. Mais le coup d’Etat a interrompu le processus de livraison.(Maliactu.net)

Quand on est le haut-parleur des troupes d'invasion, on ne peut pas laisser supposer que des Africains pourraient piloter des hélicoptères !!
Et combattre eux mêmes les fascistes !!!


4° mensonge
On vous présente en vrac "les islamistes"....
Mais les médias oublient de vous signaler que la première attaque fut menée conjointement par le MNLA et Ançar Eddine sans qu'il soit même possible de distinguer qui était qui.
Mais les médias oublient de vous signaler que le MNLA était reçu en grandes pompes il y a quelques jours par le Nigéria (dont les troupes envahissent maintenant le Mali)
Mais les médias oublient de vous signaler que ce groupe avait été protégé et hébergé par l'assassin Compaoré, au Burkina Faso.
Et que , ce même MNLA venait de signer un accord avec le groupe Ançar Eddine.
Alger (sous les ordres du général de l'AFRICOM des USA) venait d'organiser cette alliance entre les gentils coupeurs de mains (Ançar Eddine et MNLA) contre les méchants coupeurs de mains (MUJAO - AQMI)
Par quel mystère, les gentils coupeurs de mains sont-ils devenus - à nouveau - de "méchants coupeurs de mains"..... les médias ne vous l'expliqueront pas !!!
Le 1° octobre dernier, le journal algérien, El Watan rapportait les propos du général commandant l'AFRICOM.

Carter Ham n’a pas voulu trancher la question, laissant entendre que le mouvement islamiste Ançar Eddine, qui a érigé un émirat au Nord, pourrait tout à fait être un partenaire des tractations.

Le commandant de l’Africom Carter Ham«La solution au Mali ne peut être que politique et diplomatique»

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le 01/10/2012 | 10:00

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Les Etats-Unis privilégient pour l’instant la solution politique qui passe par «un gouvernement légitime à Bamako» et un «dialogue avec les groupes du Nord» qui n’ont pas versé dans le terrorisme, sans pour autant fermer totalement la porte à une action armée.

Entre les Etats-Unis et l’Algérie, c’est l’union parfaite ou presque, s’agissant de la crise malienne. Le commandant en chef de l’Africom (commandement des forces armées américaines en Afrique) le général Carter F. Ham, ne s’est en tout cas pas encombré de formules sibyllines pour suggérer la bonne appréciation américaine de l’approche algérienne de règlement de la grave crise au Mali. «Je ne suis pas ici pour discuter de notre présence militaire au Mali, mais pour encourager le dialogue à l’intérieur de ce pays et avec les pays voisins pour le rétablissement de la stabilité à Bamako», glisse, d’entrée, Carter Ham dans la conférence de presse qu’il a animée hier au siège de la chancellerie américaine. Mais auparavant, le général s’est fendu d’une petite déclaration d’amour en soulignant que c’est «avec plaisir que je retrouve l’Algérie, un beau pays et un peuple hospitalier».

Il a aussi pris le soin de «remercier l’Algérie d’avoir renforcé la sécurité autour de notre ambassade ici à Alger après ce qui s’est passé en Libye».  Le «décor» est donc planté pour une plaidoirie, certes d’un militaire, qui épouse globalement l’approche algérienne du règlement de la crise malienne. A travers ses réponses, le commandant de l’Africom a clairement laissé entendre que l’option militaire tant souhaitée par la France est écartée du moins à l’état actuel des choses. Les Etats-Unis sont, a-t-il dit, en train de «s’informer auprès des pays voisins du Mali» pour essayer de comprendre et saisir les enjeux. «Je suis ici pour comprendre et distinguer entre un groupe terroriste et un autre qui ne l’est pas (…). On essaye de comprendre quel est le rôle du Mujao, du MNLA et d’Ançar Eddine», affirme le général.
Solution militaire ? Pas chaud le général
La situation est-elle à ce point confuse ? «Oui, la situation est très compliquée au Mali (…) C’est pourquoi nous pensons que la solution ne peut être que politique et diplomatique.» Voilà qui met l’Algérie et les Etats-Unis sur la même longueur d’onde.
Quid de la position que prendrait son pays si jamais la France, à la demande de la Cédéao, proposait une résolution en faveur d’une intervention armée ? «C’est une question politique à laquelle un général ne pourra pas répondre», lance Carter Ham. Il a cependant concédé vaguement qu’«on ne sait pas encore, il n’y a pas de détails concrets concernant cette question, par ce que comme vous le savez, les Etats-Unis et l’Algérie ne sont pas membres de la Cédéao».  Pour autant, «s’il y a une demande d’intervention militaire, les Etats-Unis   étudieraient la question au Conseil de sécurité». Le général de l’Africom est en revanche formel : «Il n’y aura pas de soldats américains sur le sol malien.»
Une situation compliquée
Comprendre que les Etats-Unis privilégient pour l’instant la solution politique qui passe par «un gouvernement légitime à Bamako» et un «dialogue avec les groupes du Nord» qui n’ont pas versé dans le terrorisme, sans pour autant fermer totalement la porte à une action armée. «Il y a un aspect militaire qui fera partie d’un plan global dans la résolution de ce conflit», a expliqué Carter Ham. Plus explicite, le général a estimé qu’en raison de la présence de groupes terroristes dans la région «une aide militaire peut être requise». Mais il va falloir d’abord séparer le groupe terrorisme de celui qui ne l’est pas. Et les Etats-Unis ne savent pas trop – ou font-ils semblant ? – qui faudrait-il combattre du Mujao, du MNLA et du Ançar Eddine. «L’un des aspects-clés dans la résolution de la crise malienne, c’est de faire la distinction entre les groupes armés dans cette région et définir ceux qui sont terroristes et ceux qui ne le sont pas.» 

Carter Ham n’a pas voulu trancher la question, laissant entendre que le mouvement islamiste Ançar Eddine, qui a érigé un émirat au Nord, pourrait tout à fait être un partenaire des tractations. Ceci, bien qu’il ait pris le soin de préciser qu’il n’est pas question de dialoguer avec les terroristes. Un point sur lequel les courbes algériennes et américaines pourraient se croiser puisque des émissaires de ce mouvement ont pu dialoguer récemment avec les autres groupes du Mali à Alger d’après des sources concordantes. C’est dire que les Américains tablent prioritairement sur la solution politique qui passe d’abord par le rétablissement d’un gouvernement légitime à Bamako, la prise en charge des besoins des populations du Nord, l’aide humanitaire et enfin la lutte contre les terroristes. Des travaux d’Hercule qui ont fait dire au général Carter Ham que la situation au Mali «est compliquée». La solution aussi.

Hassan Moali

TOUT CELA N'AVAIT QU'UN SEUL BUT : PERMETTRE L'OCCUPATION MILITAIRE DE BAMAKO.


Pendant trois mois, en effet, le Conseil de Sécurité était occupé à une seule et unique chose : justifier le fait que les troupes d'invasion allaient occuper la capitale et non pas la ligne de front.
C'est d'ailleurs l'exact contenu de la résolution 2085 du conseil de sécurité ONU : occuper la capitale et ORGANISER des ELECTIONS TRUQUEES....
L'observateur honnête aura aussi remarqué que cette proposition fut faite par le tyran du Togo Faure Gnassingbé !
Quoi de plus normal que de proposer une invasion impérialiste du Mali quand on matraque son propre peuple dans les rues de Lomé.
Mais, cette info, les médias oublient de vous la donner !

Les 104 lecteurs de Médiapart qui avaient recommandé cet article, eux, savaient
ONU-MISMA VS peuple malien : Après Abidjan, c'est Bamako. La 4° guerre contre l'Afrique est commencée 21 décembre 2012 Par Yanick Toutain


Comme étaient aussi informés les 44 personnes qui avaient recommandé

Mali : une autre vérité : La Franceàfric coordonnait les deux attaques. Ançar Eddine contre le nord et CEDEAO contre Bamako 20 décembre 2012 Par Yanick Toutain

EN CONCLUSION : on voyait hier, au Malin, les forces pro-Franceàfric avouer ouvertement quels étaient leurs mobiles : ils sont plus occupés - à Bamako - lutter contre la gauche du pays qu'à résister aux saboteurs pro-islamistes.

Alors que la coalition jihadiste composée d’AQMI, d’Ansar Eddine, du MUJAO et de Boko Haram multiplie les provocations  et menace de marcher sur des villes du sud du pays une coalition hétéroclite de partis politiques et de groupes extrémistes a choisi d’organiser des manifestations violentes à Bamako et Kati  dans le dessein de déstabiliser la transition et le pays, et de créer les conditions d’un second coup d’Etat militaire « .

C’est par ces mots que le Front du refus du coup d’Etat du 22 mars a, dans un communiqué rendu public le mercredi soir, haussé le ton contre les remous qui ont perturbé ces derniers jours, les villes de Bamako et Kati. Des manifestations de protestation émanant des organisations pro-putsch et exigeant la démission du président intérimaire, Pr Dioncounda Traoré et la tenue immédiate des concertations nationales.

Pour le vice-président Iba N’Diaye et ses amis du front anti-putsch, alors que la situation au Nord exige davantage de cohésion nationale et l’union sacrée de tous autour des forces de défense et de sécurité, la coalition du 8 janvier- coalition formée par des organisations pro-putsch comme la COPAM, Yèrèwoloton, MP 22, ADR- tire au flanc du pays en exigeant la tenue immédiate d’une concertation nationale souveraine dont l’objectif clairement affiché est de renverser la Constitution et les institutions républicaines.

 » En ces heures graves où l’existence même de la nation est menacée, il est clair que l’objectif des tenants des  concertations n’est pas la tenue d’assises inclusives, mais plutôt l’instauration d’un régime d’exception qui plongera le Mali dans le chaos et l’anarchie », fustigent les frontistes. Ils « condamnent énergiquement les manifestations violentes » qui ont eu lieu à Bamako et Kati le  9 janvier 2013. Des manifestations qui se sont, selon certaines sources, poursuivies hier jeudi 10 janvier dans la capitale malienne.

Le FDR dénonce ce qu’il qualifie d’instrumentalisation des scolaires. Ce qui a poussé le Gouvernement à décréter la fermeture de tous les établissements scolaires à Bamako et à Kati. Une école malienne qui, il faut le dire, est depuis plusieurs années dans l’abîme le plus sombre dans la mesure où les zones occupées, mais aussi Mopti et certaines contrées voisines n’ont quasiment plus ouvert les classes depuis déjà un bon moment. Toute chose qui pousse certains observateurs à plaider pour une fermeture totale de toutes les écoles sur toute l’étendue du territoire national.

C'est CELA la clé de la situation ! Hollande est intervenu parce ses agents d'espionnage fascistes ont compris, à Bamako, que la gauche malienne allait relever trois défis.
Le premier étant de construire une mobilisation populaire efficace. Le deuxième de pousser l'armée malienne à agir efficacement et rapidement - ce fut le cas. Et le troisième allait être de commencer la construction d'un pouvoir du peuple sans ces élections truquées.
C'est cela la raison de l'intervention direct de la Franceàfric militaire. Et rien d'autre !

 

lire aussi

Agression impérialiste contre le Mali : 14 faits occultés par les médias aux ordres

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Posted on 28 septembre 2012

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A lire :

 

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 18:25

 

Rappel : A lire :

Guerre Mali: Vrais enjeux et motifs - France gendarme - Afrique en danger  

18 avril 2012 : 

Modibo Keïta est le premier président malien. Il défend tout au long de sa vie sa position anticoloniale. Il soutient matériellement l’Algérie et son Front de Libération Nationale, refuse le maintien des bases militaires françaises au Mali et critique les essais nucléaires menés par la France dans le Sahara. Outre son engagement panafricain, il mène de nombreuses actions sociales sur le plan interne. Son orientation progressiste n’était pas au goût de la France, qui organise un coup d’Etat contre lui et met Moussa Traoré à la tête du pays. Celui-ci fait vivre à la population malienne 23 ans de dictature sanglante. Modibo Keïta, quant à lui est incarcéré dans des conditions épouvantables qui seront la cause de son décès le 16 mai 1977.

Quelques discours reflétant sa personnalité 
Déclaration aux chefs des missions diplomatiques au sujet de l’évacuation des troupes françaises du territoire du Mali (20/01/1961)
Excellences,
Je vous remercie de vous être distraites de vos augustes occupations et de vos nombreuses préoccupations pour répondre à mon invitation. L'importance de la communication exige que je vous la fasse moi-même. A l'heure qu'il est, l'ambassade de France en République du Mali est informée par mes soins de la décision de mon parti et de mon gouvernement de voir la France évacuer les bases militaires de Bamako, de Kati, de Gao et de Tessalit, qu'elle occupait du fait des accords franco-maliens signés à Paris le 22 juin 1960, entre elle et la Fédération du Mali et qui deviennent caducs après les événements du 19 au 20 août 1960 et l'acte de reconnaissance par la France du gouvernement du Sénégal, acte qui consacre la dislocation de la Fédération du Mali.


La République du Mali a affirmé sa volonté de coopérer avec la France sur la base de la non-ingérence dans nos affaires intérieures et du respect de notre souveraineté. La décision de mon parti et de mon gouvernement ne met nullement en cause cette volonté. Elle est l'expression de notre conviction qu'à moins d'abandon volontaire de souveraineté de la part d'un État jeune ou d'accords particuliers dans le domaine de la défense, les troupes de l'ex-puissance coloniale ne peuvent stationner sur le territoire de l'ex-colonie aux côtés des troupes du jeune État.
D'autre part, le peuple du Mali, l'Union Soudanaise-R.D.A., et le gouvernement de mon pays ont toujours affirmé leur option en faveur de la politique de non-alignement sur l'un ou l'autre des deux blocs. Cette attitude est en contradiction avec la présence, sur son territoire, des troupes d'une puissance étrangère et à laquelle ne le lie aucun accord et qui d'autre part est engagée dans le pacte militaire d'un bloc.


Je prie vos Excellences d'informer vos gouvernements respectifs et d'attirer leur attention sur notre ferme décision de l'évacuation rapide des troupes stationnées en République du Mali.

Je vous remercie.

Déclaration relative à la cessation des hostilités en Algérie (19/03/1962)


II nous est particulièrement agréable de saluer l'heureux événement qui aujourd'hui remplit de joie le cœur de tous les Africains, engagés depuis longtemps dans la lutte contre le colonialisme : la victoire du peuple algérien.
Voici venue la moisson de huit années de courage indomptable, de sacrifices sans murmures, de persévérance sans fanfaronnades ; voici venu le moment tant attendu de la victoire des Algériens eux-mêmes, au terme d'une lutte ouverte, avec l'arme de la foi en l'avenir, de l'amour ardent pour la liberté de la patrie opprimée, la volonté du peuple algérien de redonner à l'homme africain sa dignité.


Frères d'Algérie, les milliers d'Algériens tombés dans les champs de batailles ne sont pas morts en vain. N'est-il pas vrai qu'ils viennent de rendre à notre beau pays, l'Afrique, une partie de sa terre depuis cinquante ans spoliée ?Qui peut encore l'ignorer ? C'est grâce à vous, frères d'Algérie, par l'exemple de dignes pionniers que vous êtes, que les mouvements populaires africains se sont engagés dans la lutte pour la libération du sol national. Il fallait ici que justice vous fût rendue.


Aussi, notre reconnaissance est grande, qui s'est exprimée par la solidarité inconditionnelle de la République du Mali avec les frères de l'Algérie Combattante.
C'est dire combien notre joie est immense, devant la victoire de ceux auprès desquels dès 1960, le peuple du Mali s'est considéré mobilisé.
La victoire du Front de Libération qui a su imposer le respect de la souveraineté et de l'intégrité de l'Algérie Africaine est aussi celle de tous ceux qui, comme les Maliens, n'ont rien ménagé pour en assurer le succès. Victoire du Front de Libération Algérienne, victoire de l'Afrique Combattante, mais aussi victoire des peuples épris de paix au premier rang desquels le peuple de France qui voit mettre un terme aux sacrifices inutiles de ses cadres et de sa jeunesse et à l'hémorragie financière.
Allocution diffusée à l'occasion de la revalorisation de la fonction enseignante au Mali (19/07/1962)

Maliennes et Maliens,
Chers Camarades,


Mon propos ce jeudi, s'adresse à vous tous certes, mais plus particulièrement à ceux d'entre vous, dispensateurs de la culture et du progrès, ceux sans qui il n'y a pas de connaissance, et qui ont la charge de guider les pas du jeune Malien héritier de notre glorieux passé sur la voie de l'honneur et de la culture. C'est à vous, Camarades enseignants, qui remplissez une mission noble, exaltante, mais difficile et ingrate, avec bien souvent la seule satisfaction d'avoir accompli votre devoir, que le Parti, en accord avec tous les travailleurs, a décidé de réserver sa première attention en procédant à la revalorisation de votre fonction.


Il y a trois ans, le Parti avait décidé la valorisation du travail de la terre, qui demeure plus que jamais un impératif du développement économique de notre pays. La revalorisation de la fonction d'enseignant est devenue aujourd'hui elle aussi, un impératif du développement national dans tous les secteurs. C'est pourquoi, sans minimiser la valeur des autres professions, le Parti a décidé d'accorder des avantages particuliers aux enseignants de tous grades.


A cet effet, trois zones ont été créées telles que les définit le décret dont je donne lecture :

 Article 1er. - Une prime spéciale dite prime d'enseignant est allouée aux personnels de l'enseignement ressortissants de la Fonction Publique malienne.
 Art. 2. - La prime d'enseignant est servie au personnel exerçant effectivement des fonctions enseignantes. Celles-ci sont concrétisées par des décisions chargeant le personnel de cours, de conférences, de classes où ils dispensent un enseignement conformément aux programmes scolaires officiels.
 Art. 3. - Le taux mensuel de la prime d'enseignant est ainsi fixé : 10 000 francs en première zone de service ; 6 000 francs en deuxième zone de service ; 4 000 francs en troisième zone de service.

Les zones de service sont les suivantes

PREMIERE ZONE

Région de Gao. - Toute la région de Gao, excepté les villes de Gao, Tombouctou, Bourem, Ansongo, Goundam, Dire, les centres de Kabara et Tonka ; Région de Mopti. - Tout le cercle de Niafunké, excepté la ville de Niafunké et les centres de Youvarou, Saraféré et Sa ; Région de Bamako. - Tout le cercle de Nara, excepté la ville de Nara ; Région de Sikasso. - Le centre de Fourou ; Région de Kayes. - Tout le cercle de Nioro, excepté la ville de Nioro ; Tout le cercle de Yélimané excepté la ville de Yélimané ; Tout le cercle de Bafoulabé excepté les villes de Bafoulabé, Mahina et toute école située sur la voie ferrée ; Tout le cercle de Kéniéba excepté la ville de Kéniéba ; Tout le cercle de Kita excepté les villes de Kita et Toukoto, le centre de Sirakoro et toute école située sur la voie ferrée.

DEUXIEME ZONE

Toutes les écoles situées dans les régions, villes et centres non prévus dans la première et troisième zones.

TROISIEME ZONE

Villes de Mopti, Sévaré, Bandiagara, Bamako, Kati, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Koutiala, San, Kayes, Kita, Baguineda, Markala, Ségou, Macina, Niono.

 Art. 4. — La prime d'enseignant est exonérée de la taxe civique. Elle n'est pas soumise à retenue pour pension. Elle est mandatée avec la solde mensuelle.
 Art. 5. — Le présent décret qui prendra effet à compter du 1er octobre 1962 sera enregistré, publié et communiqué partout où besoin sera.

Ainsi, à partir de la rentrée prochaine, tout enseignant en République du Mali est assuré d'une indemnité supplémentaire minimum de 4 000 francs.
Camarades Enseignants, vous avez compris que cette prime est deux fois et demie plus élevée dans les villages de brousse qu'à Bamako et dans les grandes villes. Le Parti a voulu marquer, dans cette répartition, son souci permanent d'encourager les efforts déployés vers l'amélioration de la situation du paysannat, qui demeure au centre de nos préoccupations. Désormais, le village ne sera plus un lieu de réclusion. Il sera pour l'instituteur la zone de salaire la plus élevée de l'ensemble de la République du Mali. L'instituteur qui conçoit son métier comme un sacerdoce, trouvera, dans sa présence effective, auprès de nos paysans, la satisfaction matérielle de se voir élevé, sur le plan de la solde, au-dessus de son homologue de la ville.

L'Union Soudanaise-R.D.A. comme dans toutes ses autres décisions, est demeurée attachée à l'application de nos principes. D'autre part, pour que toutes les classes soient dotées, il sera procédé au recrutement d'instituteurs adjoints ; un concours sera ouvert à cet effet et auquel les moniteurs, les auxiliaires et décisionnaires de l'Administration, les jeunes gens pourvus ou non du brevet élémentaire ou B.E.P.C. seront admis à participer. Les lauréats du concours seront immédiatement engagés comme instituteurs adjoints dans la limite des besoins du Ministère de l'Education Nationale.

Je me dois de saluer ici le grand esprit de compréhension et d'abnégation des travailleurs des autres secteurs qui, après s'être imposés volontairement pendant un an la taxe de solidarité en faveur de nos frères refoulés du Sénégal depuis 1960 et la taxe civique pour l'essor du pays, viennent de s'engager à ne jamais se référer à cette nouvelle mesure pour en revendiquer l'application à leur profit. Au nom du Parti je leur rends un vibrant hommage. Maliennes et Maliens, qu'elle est belle la leçon à tirer de cet événement. La preuve est administrée une fois de plus, qu'il ne peut y avoir opposition d'intérêts là où toutes les couches sociales se trouvent solidement unies et mobilisées dans un même parti national. Les moments que nous vivons apportent le gage du succès de la Révolution du Mali, et constituent des jalons précieux dans la voie de la construction socialiste du pays. Ce n'est pas un hasard si l'action syndicale au Mali se révèle non plus comme une arme contre le régime, mais comme un moyen de mobilisation des travailleurs pour plus d'exactitude et d'assiduité, pour plus de rendement dans le travail. L'action syndicale devient le support du régime, parce que le travailleur détient le pouvoir et l'oriente dans l'intérêt exclusif du peuple. Camarades de l'Union Soudanaise-R.D.A., seul un régime engagé dans la voie du socialisme peut escompter sur les résultats que nous avons obtenus.
Camarades, nous avions eu raison, le 22 septembre 1960, d'opter pour la voie socialiste.

C'est pourquoi nous poursuivrons inexorablement notre chemin. Avec un peuple comme le nôtre, nous remporterons chaque jour de nouvelles et éclatantes victoires « inch Allah ».

Quant à vous, éducateurs du Mali, si la sollicitude du peuple malien tout entier vient justement soutenir les efforts que vous n'avez jamais cessé de déployer, vous ne pouvez pas ne pas comprendre que le sacrifice que les Maliens consentent unanimement en votre faveur vous engage.

La revalorisation ainsi décidée correspond, rien que pour le premier trimestre, à 30 millions de francs maliens. L'effort est considérable et il vous engage, Camarades Enseignants à vous montrer dignes de cette confiance de votre Parti, l'Union Soudanaise-R.D.A., en vous attachant davantage à votre noble métier, à vous considérer partout, dans les classes, les villes et les villages comme des apôtres et non comme des salariés afin d'accélérer la liquidation de l'analphabétisme.

L'Union Soudanaise-R.D.A. a fait son devoir vis-à-vis de vous. A vous de prendre vos responsabilités vis-à-vis du peuple et du Parti. Vive le Corps Enseignant ! Vive la solidarité fraternelle et active de tous les travailleurs du Mali, pour que vive la République du Mali résolument engagée dans la voie du socialisme.


Source : modibokeita
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Dossier Mali: la voix des sans-voix

L'intervention militaire française a dramatiquement replongé le Mali au-devant de l'actualité. Pour mieux saisir les enjeux du conflit, nous vous proposons ce dossier paru l'année dernière, quelques temps après le coup d'Etat du capitaine Sanogo. Prochainement sur Investig'Action, une vidéo de Michel Collon et d'autres infos sur la crise actuelle.

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L'HISTOIRE CACHEE

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LES INTERETS

La voix des sans-voix - Eric Pauporté, Luk Mertens, Michel Collon

Le Mali, une terre riche, un Etat endetté... -
Interview d'Eric Pauporté par Michel Collon, Mouâd Salhi et Fatma Kassoul

Ruée vers l'or au Mali. Qui accourt ? - Interview d'Eric Pauporté par Investig'Action
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QUI DESTABILISE ET POURQUOI ?
DU COTE DU PEUPLE
VIDEO
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« Les puissants passent, nous, restons ! » - Chants de femmes maliennes recueillis par Eric Pauporté

Rejoignez les Amis d'Investig'Action
 
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Mali : l’armée française pour repousser les groupes islamistes … et défendre les intérêts de Total ?

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/01/14/mali-larmee-francaise-pour-repousser-les-groupes-islamistes-et-defendre-les-interets-de-total   link

 

 

Intervention au Mali: défendre les intérêts de l'impérialisme français

[...] Depuis plusieurs jours, le gouvernement Hollande-Ayrault-Duflot-Pinel intervient militairement au Mali à la fois au sol et par le biais de bombardements aériens sur Gao, Kital et d’autres villes du Nord. L’Etat-major a décidé de « ne pas communiquer » sur d’éventuelles victimes civiles de ces bombardements.


Ce que les journaux de la bourgeoisie française dissimulent, d’autres n’ont pas les mêmes raisons de le cacher comme le journal italien La Repubblica : « L'urgence a poussé Paris à intervenir immédiatement seul (ou quasi). Est en jeu son rang historique dans le "domaine réservé" colonial, entre Maghreb, Sahara et Sahel. Mais c'est aussi l'accès aux ressources énergétiques (uranium, gaz, pétrole) dont l'ex-empire africain est bien pourvu et dans l'exploitation desquelles sont engagés les colosses de l'industrie française, Areva en tête.(...) »


Notons-le : l’intervention militaire au Mali a immédiatement bénéficié du soutien de la quasi-totalité des partis, des partis bourgeois au PS, au PCF et au Parti de Gauche. Ces deux derniers ont modulé leur soutien du regret que l’intervention n’a pas eu officiellement le soutien exprès de l’ONU, et de la demande d’une « solution politique » comme l’indique cette déclaration du PCF :


« Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali. ». Mélenchon est sur la même orientation qui, sur le fond, approuve l’intervention.


Ainsi s’est constituée une véritable « union nationale » allant de Marine Le Pen au PCF, incluant le PS et toutes les composantes de l’UMP.


Le ministre Fabius a osé dire que le seul but de l’intervention était d’empêcher que le Mali ne tombe aux mains des « terroristes », des « islamistes ». Qui peut le croire quand on sait :

 

-  Qu’il y a quelques jours, dans l’espoir pour l’impérialisme français de trouver une petite place en Afghanistan, le même gouvernement déroulait à Chantilly le tapis rouge pour une « conférence » sur l’avenir du pays où la quasi-intégralité des groupes talibans étaient représentés.


-  Que ce même gouvernement soutient ouvertement des gouvernements islamistes en Tunisie, en Libye, en Egypte qui ont à leur programme non seulement la liquidation de tout droit pour la classe ouvrière de s’organiser (droit de grève, droit syndical), mais aussi le retour à la charia et à une condition moyenâgeuse pour les femmes.

 

-  Et à ceux qui veulent nous faire croire à la fable de l’intervention « en défense de la démocratie », rappelons que le « gouvernement légal » malien est le produit d’un coup d’état militaire intervenu il y a à peine 9 mois, et que dans le même temps où les troupes françaises interviennent au Mali, 600 soldats français volent au secours du tyran Bozizé en Centrafrique.

 

Ainsi, il y a de « bons » islamistes, ceux qui sont compatibles avec les intérêts de l’impérialisme français, et les autres.

Rappelons-le : l’« intégrité territoriale » du Mali n’a pas d’autre origine que celle du découpage du territoire opéré par le colonialisme français dans le cadre de son ancien empire africain.

 

C’est clair : la seule raison de l’intervention, c’est la défense des intérêts de l’impérialisme français et de ses trusts.

[...]

 

Extrait de la "Déclaration du Groupe pour la construction du Parti Ouvrier Révolutionnaire,
de l’Internationale Ouvrière Révolutionnaire"

 Le 14 janvier 2013

 

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Au Mali, la Françafrique pyromane se rêve en pompier

Par Laetitia Suchecki et Nathanaël Uhl

 


« C’est pendant la guerre que le peuple oublie les délibérations qui intéressent essentiellement ses droits civils et politiques pour ne s’occuper que des événements extérieurs, qu’il détourne son attention de ses législateurs et de ses magistrats pour attacher tout son intérêt et toutes ses espérances à ses généraux et à ses ministres, ou plutôt aux généraux et aux ministres du pouvoir exécutif. »
Discours de Robespierre sur la guerre, 18 décembre 1791

 

* * *

Depuis vendredi, et pour une durée qu’il est bien difficile de déterminer, la France renoue avec son passé détestable de gendarme de l’Afrique. Assurément, nous n’avons pas été dupes des discours du président de la République sur l’enterrement de la « Françafrique ». Reste que la brutalité du retour aux affaires, au travers de l’intervention Serval au Mali, ne peut que susciter notre vive inquiétude et opposition la plus ferme. Avant toute chose, nous nous exprimons ici à titre personnel, sans présager de la position à venir de nos organisations respectives : le PCF pour Laetitia, le PG pour Nathanaël. Nous avons souhaité prendre la plume ensemble parce que nous parlons de l’Afrique depuis plusieurs années et que cela nous a amenés à développer une vision convergente.

 

En préalable, nous le disons sans ambiguïtés : le djihadisme, le salafisme, toute idéologie qui utilise et détourne la religion au service d’une vision politique est notre ennemi. Comme militants de gauche, nous combattons avec la plus extrême fermeté toutes les idées, toutes les personnalités, tous les groupes, qui détournent le message de paix et d’amour porté par telle ou telle religion à des fins d’asservir tout ou partie de la population. Donc, Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), Ansar Dine et tous les autres avatars de cet avatar qui s’autoproclame « islamique » de l’extrême-droite sont nos ennemis mortels, tout comme ils le sont pour les populations du nord du Mali qui subissent depuis avril 2012 dans l’indifférence jusque-là générale de l’opinion publique des atrocités quotidiennes.


Il faut revenir sur les raisons de l’émergence d’Aqmi et du Mujao au Mali, un pays où la population est majoritairement musulmane quoique mêlant son culte de touches d’animisme. Le président Amadou Toumani Traoré (ATT), renversé par un coup d’état militaire au début de l’année 2012, et les Touarègues du MNLA - qui ont ouvert la porte du nord du Mali aux fondamentalistes islamiques - ont bénéficié du soutien de la France tout au long de ses dernières années. De la même manière que les Etats-Unis d’Amérique ont, pendant de longues années, utilisé Ben Laden et les djihadistes contre l’Union soviétique, ATT a permis, dans un jeu politicien dangereux, au Mujao de s’installer au Nord Mali pendant que le gouvernement français a permis au MNLA de se renforcer militairement tout en connaissant ses connivences avec les groupes fondamentalistes.

 

Le Nord Mali est un territoire vaste et peu peuplé. Il est devenu, au fil des années, par la quasi impossibilité de le contrôler, le lieu de tous les trafics : trafic de drogue, trafic d’êtres humains… Il y a là des sources de revenus, certes illicites, pour que les « djihadistes » puissent financer leurs armées, lesquelles se sont renforcées de vétérans de la Libye, d’Afghanistan… Les djihadistes, plus expérimentés d’un point de vue militaire, ont pu prendre le dessus rapidement sur les autres groupes de gangsters qui évoluent dans le Sahel. Ils se trouvent désormais en position dominante, profitant en plus de l’état de délabrement dans lequel l’instabilité politique maintient l’armée malienne. Un état duquel la France n’est pas forcément irresponsable.


Les premières victoires des « djihadistes », cachés derrière les troupes touarègues du MLNA au nord-Mali remontent au tout début de l’année 2012. Elles ont été marquées par des atrocités commises tant contre les civils que contre les militaires et leurs familles. Une situation qui a été utilisée par la junte militaire dirigée par le capitaine Sanogo pour justifier un coup d’état. La rupture de l’ordre démocratique ne peut pas être une solution politique acceptable. Cependant, il est nécessaire de souligner la relative bienveillance de la population à son égard dans un premier temps, tant le régime d’ATT apparaissait corrompu et incapable de répondre aux besoins de la population malienne.

 

La transition politique visant au retour des  civils au pouvoir devait s’accompagner de conférences nationales destinées à rétablir un vrai processus démocratique par et pour les Maliens. Elles avaient aussi pour enjeu d’élaborer des solutions proprement maliennes pour lutter contre la partition du pays. Il apparaît, évidemment, que pour lutter contre le djihadisme la démocratie réelle est la meilleure, la plus efficace, des armes tant elle associe l’ensemble de la population à la construction de l’avenir, asséchant par là le marais sur lequel peut prospérer cette forme spécifique de ce que nous appelons l’extrême-droite en occident.


Las, ces conférences nationales ont été repoussées les unes après les autres par la junte militaire et le pouvoir civil. Aucune n’a eu lieu à ce jour. C’est pourquoi mercredi et jeudi dernier, la veille de l’intervention militaire française (nous ne croyons pas que ce soit un hasard), plusieurs manifestations ont eu lieu à Bamako. Organisées par la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam) et l’alliance IBK 2012 (pourtant très éloignée idéologiquement de la COPAM), elles demandaient le départ de l’actuel président Traoré (ancien président de l’Assemblée nationale sous ATT), l’élaboration d’une stratégie malienne pour le Nord-Mali et le respect des engagements pris en faveur du retour à la démocratie. Ces manifestations d’ampleur pour le Mali portaient aussi le refus d’une intervention étrangère sur le sol de leur pays… Depuis vendredi, c’est l’état d’urgence qui règne à Bamako, marqué par un grand recul des libertés individuelles déjà fortement mises à mal depuis le mois de mars 2012, et les troupes françaises ont été déployées pour protéger des bâtiments « stratégiques ».

 

Aujourd’hui, les militaires français sont donc déployés « pour protéger la France, pour protéger nos libertés », dixit le ministre de la Défense qui précise encore : « Nous voulons empêcher la création d’un état terroriste à portée de l’Europe ». La France veut apparaître comme le sauveur d’une situation qu’elle a volontairement et criminellement contribué à créer. Elle est donc seule dans cette affaire et le revendique. Il n’y aura pas même de coalition internationale comme en Libye, il n’y a pas de mandat de l’ONU, il n’y a pas de mandat de l’Assemblée nationale. Peu importe… Le conseil de sécurité de l’ONU avait délibéré en septembre en confiant mandat à l’Union africaine et à la Communauté de défense de l’Afrique de l’Ouest. Ces dernières ne se sont pas montrées bien pressées d’intervenir militairement au Mali. La voie était donc ouverte aux troupes françaises. Est-ce que nous avons dit que le nord-Mali regorge de minerais divers dont beaucoup d’uranium ?

 

Quoi qu’il en soit, nos braves piou pious sont à pied d’œuvre depuis le 11 janvier. Après de premières prévisibles victoires, et déjà un mort parmi les soldats français, nul ne sait quand ils rentreront. Les djihadistes en face  aguerris et connaissent parfaitement le terroir dans lequel ils évoluent. Ils ont été rejoints depuis plusieurs mois par des combattants venus de tous les continents car le Sahel est désormais considéré comme The place to be pour les (pas si) apprentis djihadistes. Ça vous rappelle les Talibans en Afghanistan ? Oui, c’est exact, il y a matière à comparaison. De la même manière, la guerre déclenchée en Afghanistan a bel et bien permis la défaite des djihadistes, c’est bien connu. Désolé pour l’ironie mais il faut bien rappeler que, jusqu’à présent, les « guerres contre le terrorisme » n’ont eu pour effet que le développement à large échelle, et dans des pays qui en étaient épargnés jusqu’alors comme le Mali, des groupes djihadistes et la dégradation des conditions de vie des peuples.

 

Nous ne pouvons rester silencieux face aux atrocités et à la barbarie quotidienne subies par la population du nord du Mali, et les dénonçons depuis plusieurs mois alors que la communauté internationale faisait preuve d’indifférence criminelle. C’est pourquoi aujourd’hui nous ne pouvons pas non plus rester silencieux quand le devenir des Etats est réalisé sans associer les hommes et les femmes qui y vivent.


C’est pourquoi nous ne pouvons accepter l’intervention française telle qu’elle se réalise et exigeons la pleine transparence sur la nature des demandes d’appui du gouvernement malien, les conditions et les objectifs à court, moyen et long terme de cette intervention, et les stratégies de développement pour cette région. La lutte contre la barbarie ne peut se réaliser sans les peuples, et les populations maliennes et françaises doivent pouvoir être pleinement informés et décider - via leurs instances de représentation - des actions à mener pour permettre au peuple malien de retrouver son intégrité territoriale et d’améliorer les conditions de vie des populations du Nord.

 

 

 

SOURCE / LE CRI DU PEUPLE

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  http://danactu-resistance.over-blog.com/article-guerre-fran-aise-au-mali-la-fran-afrique-pyromane-se-revant-en-pompier-114362992.html

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 16:50
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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 16:49
LIBYE et NORD-MALI : Revoilà BHL-Botul, pour une psychiatrie lourde
http://allainjules.com/2013/01/18/libye-et-nord-mali-revoila-bhl-botul-pour-une-psychiatrie-lourde/

Publié le 18 janvier 2013

1

 

Seif al-Islam Kadhafi

Seif al-Islam Kadhafi

 

Les cons, ça osent tout, c’est à cela qu’on les reconnait. Plus c’est gros, plus ça passe. En matière de légitimisation du chaos, le libyen, où, il n’y plus ni état ni armée, mais des jihadistes plus nombreux au km2 qu’ailleurs en Afrique, BHL-Botul, le philosophe décati, sort de sa réserve… bénéfique. Personne ne lui demande de raser les murs mais, son dernier billet, est celle d’un homme qui patauge telle une mouche dans la bouse. Il a atteint, hier, le 17 janvier 2013, les sommets. La question est de savoir si cet homme-là, dont on découvre la schizophrénie est finalement atteint d’un mal profond. 

BHL-Botul, le falsificateur que le monde entier nous envie est au monde intellectuel ce que le hard discount est à la grande distribution. Impudique, cynique, menteur, plagiaire et vil, on ne peut pas faire aussi bas dans la fiente. Dans un billet intitulé « Après la Libye, le Mali : devoir de protéger, acte 2″, toute honte bue, il assène d’entrée:

L’intervention française au Mali est une bonne chose pour, au moins, cinq raisons.

1. Elle donne un coup d’arrêt à l’instauration d’un État terroriste au coeur de l’Afrique et aux portes de l’Europe : la riposte des intéressés, leur discipline, ce que l’on découvre de la sophistication de leurs armements et de leur capacité, notamment, à frapper des appareils en plein ciel, achèverait, si besoin était, de prouver que l’on avait bien affaire à une armée du crime – organisée, entraînée, redoutable.

Une plaisanterie sinistre ! Je vous fais grâce du reste, bref, c’est de la daube à la hauteur de l’étron. C’est simplement pathétique. Voilà des gens à qui la presse « mainstream » française donne carte blanche. Il ne manquait plus qu’il conclut en affirmant que la déstabilisation du sahel, c’est de la faute du frère Guide Mouammar Kadhafi. Depuis le conflit malien, la gymnastique intellectuelle des médias français est à son paroxysme. Il faut à tout prix éviter de dire que Botul et Sarkozy sont les vrais responsables de ce chaos sahélien. Je suis atterré !

Je crois sincèrement que BHL-Botul devrait être interné d’urgence à l’hôpital psychiatrique de Sainte-Anne !

ZENTAN, Libye – On a appris que le fils de Mouammar Kadhafi, Saif al-Islam, est jugé depuis hier. Comment, la soi-disant communauté internationale peut-elle laisser faire ça ? Où est donc la CPI ? Juger un homme, innocent de surcroît, dans un pays en pleine décrépitude, où, il ne se passe pas un jour sans qu’une personne soit assassinée, c’est que cette famille Kadhafi a trop de secret. Le laisser mourir en Libye et puis derrière, se défendre d’être pacifiste ou démocrate, c’est l’hôpital qui se fout de la charité…

Pire, pour une fausse révolution, confère Silvio Berlusconi qui a attesté qu’ils ont tous été trompés par l’ex roitelet Élyséen Nicolas Sarkozy, c’est simplement criminel. On sait de quel côté ils sont, ce n’est surtout pas le fils du Guide…

 

http://allainjules.com/2013/01/18/libye-et-nord-mali-revoila-bhl-botul-pour-une-psychiatrie-lourde/

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 15:27
 

egaliteetreconciliation.fr

 

Depuis cet article (plus bas) que j'ai publié sur mon blog no-war, une prise d'otages est intervenue en Algérie qui a tout fait pour éradiquer sur son sol le terrorisme. Notre pays a lancé sa sale guerre contre le Mali au risque de déstabiliser encore davantage toute la région déjà déstabilisée par la folie de la guerre libyenne déclenchée par la France de Sarkozy. Le but est aussi, bien évidemment, de provoquer par ricochet le chaos en Algérie pour ensuite intervenir et remplacer l'Algérie libre, indépendante, par une Algérie à nouveau colonisée, avec à sa tête une marionnette estampillée Nouvel Ordre Mondial. L'Algérie figure sur l'agenda mondialiste en tant que puissance non-alignée; Tout est donc entrepris pour la soumettre. En arrière plan, israël et ses amis anglo-saxons, encore et toujours, divisant pour mieux régner.  La stratégie du chaos, signée... comme d'habitude ! Et médiamensonges honteux...

 

La France des Sarkozy-Hollande est aujourd'hui supplétive des guerres impériales impérialistes, elle exécute les basses besognes. Voilà ce que devient notre pays occupé par les Usraéliens ! 

 

Quant à l'Algérie, elle a bien fait de donner l'assaut avant que les Occidentaux ne s'implantent sur son sol pour agir à sa place. Il y a des morts ? Hélas ! Mais ils sont dus à l'impérialisme usraélien (servi par le toutou français), qui sème partout chaos, désastres, ruines, morts. L'Algérie doit agir énergiquement si elle veut garder son autonomie et ne pas laisser la guerre de la France au Mali s'étendre chez elle, la contagion du chaos gagner son territoire décolonisé, et le terrorisme refaire surface.

 

"Les grandes puissances internationales vont demander des comptes à l'Algérie" (entendu sur 1télé). C'est parti contre l'Algérie ! L'Occident usraélien (USA-GB-Israël, expression employée par les blogueurs avertis) est la plaie de l'humanité...

eva R-sistons

Algérie Mali carte

 

Le Mali en miettes : A qui le tour ?

« Il faut que tout change pour que tout redevienne comme avant »

Tancrède dans le film : Le Guépard de Luchino Visconti

 Ça y est ! Comme nous l'avons prédit dans un article précédent, l'Afganisation du Mali est en marche ! Pourquoi l'engouement des redresseurs de tort de l'Empire et de ses vassaux pour un pays qui, en théorie, est un désert au sens qu'il ne contient rien de comestible à moins que nous n'ayons pas toute l'information sur les réelles potentialités de ce pays voisin. (1)

 Petit rappel : le Mali est devenu indépendant le 22 septembre 1960. Avec 14 517 176 habitants en 2009, la population malienne est constituée de différentes ethnies. Avec une économie encore essentiellement rurale, le Mali, pays enclavé, fait partie des 49 pays les moins avancés (PMA). La République du Mali tient son nom de l'ancien Empire du Mali fondé par Soundiata Keïta au XIIIe siècle et qui a connu son apogée au XIXe siècle. Le Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d'Afrique de l'Ouest après le Niger.

 Le Mali est un pays en développement, avec 65% de son territoire en région désertique ou semi-désertique. L'activité économique est surtout limitée autour de la région fluviale irriguée par le fleuve Niger. Des entreprises multinationales ont développé les opérations de prospection de l'or en 1996-1998, et le gouvernement prévoit que le Mali deviendra un exportateur majeur d'or dans la région subsaharienne. En plus du coton (12e producteur mondial en 2004) et de ses dérivés (graine de coton), le Mali est un important producteur de mangues (200.000 tonnes). (2)

 Le produit intérieur brut par habitant était estimé à 380 dollars en 2005 (selon World Development Indicators (WDI) database). Un important pourcentage de la population vit sous le seuil de pauvreté soit 36,1% (2005) avec un taux de chômage qui est très élevé soit de 30%. L'Indice de développement humain (IDH) est de 0,371 en 2007, 173e sur 177. L'Indicateur de pauvreté humaine place le Mali à la 107e sur 177. Avec 6,54 enfants par femme, le Mali possède l'un des taux de fécondité les plus élevés au monde. Le taux d'alphabétisation se situe entre 23 et 46% selon les sources. (2)

Ce n'est, donc, pas le Pérou bien que l’on parle de découvertes d’hydrocarbures et d’un gisement d’hydrogène unique au monde. Pourtant l'Empire veut le sauver malgré lui de ses démons islamistes, alors que le vrai problème est, comme nous le voyons, un problème de développement, la manipulation des foules au nom du Divin est plus facile quand les ventres sont vides, quand il n'y a plus de perspectives terrestres il reste l'Au-delà.

L'accélération des événements

Autre petit rappel du feuilleton tragique malien : le 30 mars 2012, la rébellion touarègue et les groupes islamistes armés alliés à Aqmi prennent le contrôle des capitales des trois régions du nord du Mali : Kidal, Gao puis Tombouctou. Le 1er avril, un coup d'Etat militaire à Bamako a renversé, le 22 mars, le régime du président Amadou Toumani Touré, la junte a invoqué l'échec du régime contre la rébellion. Le 13 avril, Dioncounda Traoré est investi président par intérim, en vertu d'un accord entre la junte et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) prévoyant le retour du pouvoir aux civils. Il menace d'une « guerre totale et implacable » les rebelles touareg et les groupes islamistes dans le Nord. Le 27 juin, Aqmi et ses alliés du Mouvement pour l'unicité du djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et d'Ansar Eddine écrasent les rebelles du Mnla, puis les chassent de Tombouctou et ses environs. Le Mnla, allié au début de son offensive aux groupes islamistes, puis marginalisé, ne contrôle plus aucune place forte dans la région. Le 28 juin, dès le lendemain, les islamistes armés, devenus les maîtres absolus du Nord, entament la destruction de mausolées de saints musulmans de Tombouctou. Le 12 octobre, l'ONU adopte une résolution préparant le déploiement d'une force militaire et donnant quarante-cinq jours aux pays ouest-africains, qui en constitueront le noyau, pour préciser leurs plans. Le 11 novembre, des dirigeants de la Cédéao et d'autres pays africains décident d'envoyer 3300 militaires pour un an afin d'aider l'armée malienne à chasser les groupes islamistes du Nord. Le 11 décembre, démission forcée de Cheick Modibo Diarra du poste de Premier ministre. Son successeur, Diango Cissoko, est nommé le lendemain. Le 20 décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU donne son feu vert au déploiement d'une force internationale au Mali, sans fixer de calendrier précis. Le 10 janvier 2013, les islamistes s'emparent de la localité de Konna à 70 km de Mopti. Le 11 janvier, en fin d'après-midi, Francois Hollande confirme l'engagement des forces armées françaises au Mali, « le temps nécessaire ».(3)

Curieusement, ces dernières semaines notamment avec les accords de Ansar Eddine et du Mnla à Alger, qui devaient ensuite être reçus par les responsables de la Cédéao pour une solution négociée, avaient fait miroiter une possible paix sans intervention militaire. Tout s'est précipité. Une résolution fut arrachée aux Nations unies le 20 décembre 2012, elle autorise une intervention en cas d'échec de la diplomatie. Cette diplomatie qui n'a pas eu à faire ses preuves puisque trois semaines après, la France intervenait pour stopper les mouvements se revendiquant d'un Islam fondamentaliste, sans accord du Conseil de sécurité.

 La France, craignant, dit-on, que le nord du Mali ne devienne, au coeur de sa sphère d'influence en Afrique, un sanctuaire de groupes terroristes, a décidé d'intervenir militairement, déployant vendredi 11 janvier des Mirages et des hélicoptères de combat pour stopper une colonne de combattants avançant vers le Sud. Il s'agit, selon le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, de « stopper la menace terroriste ». Cette menace, a-t-il déclaré lors d'une courte intervention télévisée samedi matin, porte non seulement sur les pays africains, mais aussi « sur la France et l'Europe ». L'intervention au Mali a été engagée après le forcing français pour l'adoption, le 20 décembre 2012, de la résolution 2085 par le Conseil de sécurité de l'ONU. Pour autant, aucune résolution de l'ONU n'autorise (ni n'interdit du reste) l'intervention française. Lorsque Assad invoque la présence terroriste représentée par Al Qaîda (pourtant apparemment bien avérée, notamment dans le cas de la prise de la base militaire de Taftanaz), les intérêts de la France, ne l'oublions pas, résident aussi dans les ressources en uranium dont dépendent ses centrales, principalement situées au Niger. Il y a des intérêts stratégiques à protéger. Invité du journal de 20h de France 2 samedi soir, Jean-Yves le Drian n'a pas exclu que les troupes françaises remontent jusqu'à Tombouctou, une ville située dans le nord du Mali et contrôlée par les rebelles islamistes. « Il n'y a pas de blocage dans les plans d'action de nos forces, donc pourquoi pas, un jour. Toutes les hypothèses sont possibles. » Nous sommes donc partis pour un possible enlisement.

Les réactions

En France, l'unanimisme de la classe politique française est totale. Il y a tout de même des bémols. Marine Le Pen, quant à elle, semble bien plus prudente. Elle légitime l'intervention française tout en émettant ce paradoxe : « Cette intervention légitime révèle, cependant, un cruel paradoxe quand on sait que les gouvernements français ont contribué à faire le lit des islamistes en Libye et en Syrie en apportant aide, assistance et armes aux fondamentalistes de ces pays, utilisées aujourd'hui pour attaquer un allié historique de la France. » 

Autre réaction à l’opposé de l’unanimisme « Umps » celle de Dominique de Villepin qui dans une tribune au Journal du Dimanche reprise par le journal le Monde. Dans ce texte intitulé "Non, la guerre ce n'est pas la France"M. de Villepin s'interroge : "Comment le virus néoconservateur a-t-il pu gagner ainsi tous les esprits ?" "L'unanimisme des va-t-en-guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la "guerre contre le terrorisme" m'inquiètent", écrit l'ancien ministre des affaires étrangères, qui avait porté en février 2003 à l'ONU le "non" de la France à la guerre en Irak. Pour lui, "au Mali, aucune des conditions de la réussite n'est réunie""Nous nous battrons à l'aveuglette, faute de but de guerre. Arrêter la progression des djihadistes vers le sud, reconquérir le nord du pays, éradiquer les bases d'AQMI(Al-Qaïda au Maghreb islamique) sont autant de guerres différentes", ajoute-t-il. "Nous nous battrons seuls faute de partenaire malien solide", développe-t-il."Eviction du président en mars et du premier ministre en décembre, effondrement d'une armée malienne divisée, défaillance générale de l'Etat, sur qui nous appuierons-nous ?" Enfin, "nous nous battrons dans le vide, faute d'appui régional solide. La Communauté des Etats de l'Afrique Occidentale reste en arrière de la main et l'Algérie a marqué ses réticences", dit encore celui qui se targue de n'avoir "jamais cessé" depuis 2003 et l'Irak de "(s') engager pour la résolution politique des crises et contre le cercle vicieux de la force". (4)

Pour sa part, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a jugé hier que la reprise des affrontements au Mali rendait « nécessaire une accélération de l'engagement international » pour restaurer l'intégrité territoriale de ce pays. David Cameron offre ses avions cargos, et Les Etats Unis proposent de surveiller par satellite les mouvements des damnés de la terre. Même le secrétaire général de la Francophonie s'est fendu d'un communiqué sur une « mobilisation urgente » en faveur d'une intervention internationale au Mali.

Naturellement, les médias main stream ne tarissent pas de scoops sur une totale unanimité de la communauté internationale - comprenons les pays occidentaux - applaudissant la mort d'une centaine d'hommes parce que « ce sont des terroristes ».

Jean-François Chalot y voit une ingérence malsaine au nom du grand capital : « Ils sont tous là, droits dans leurs bottes, pour soutenir l'intervention militaire française au Mali. Ils sont bien alignés, au complet : le PS, les deux fractions de l'UMP unies en la circonstance et le FN... Il n'y a pas ici de contraintes budgétaires qui tiennent... L'intérêt supérieur des capitalistes prime avant tout. C'est le retour de la sainte France-Afrique, dénoncée, hier, par une gauche dans l'opposition et acceptée aujourd'hui par une gauche libérale au pouvoir. Il ne manque plus que l'Église pour aller bénir les bombardiers.... C'est comme en 14, vive les marchands de canons ! Le matraquage médiatique a été bien mené : on présente les islamistes aguerris, sanguinaires qui attaquent le Mali en oubliant qu'au moment de la chute de Khadafi des hommes lourdement chargés et bien équipés militairement ont traversé le grand désert pour venir au Mali. Lorsque le Mnla, Mouvement national pour la libération de l'Azawed, a proclamé l'indépendance du nord du pays, il a obtenu le soutien bienveillant et actif financièrement et politiquement de la France.... La lutte contre l'islamisme radical n'est qu'un leurre... Ici, l'impérialisme le combat alors que là-bas, juste à côté, en Libye, le même impérialisme l'a aidé à accéder au pouvoir.... C'est la géopolitique et les intérêts économiques qui priment, c'est ainsi que les États-Unis essayent, de leur côté, de réduire l'influence française et d'assurer une présence politique et économique en Afrique... Voici les vrais enjeux. Le peuple du Mali est sacrifié. » (5)

Les actions décalées de l'Algérie : L'Obsession de la paix

La solution politique à laquelle croit l'Algérie et qu'elle a martelée contre vents et marées, a fait long feu. Pourtant, on pensait que l'accord d'Alger de la semaine dernière entre les différentes factions, Mnla, et Ansar Eddine pour une résolution politique a fait miroiter, un moment, un début de solution. Il n'en fut rien, l'accord fut rapidement dénoncé. Avec un échec sur toute la ligne des tentatives diplomatiques algériennes d'éviter la guerre.

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Il y a 3 mois - 1 minute

Elie Baup va effectuer plusieurs changements pour affronter Limassol, jeudi. Mendes, Barton et (...)

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Un conflit est à nos portes, et la Télévision algérienne n'en parle pas. La rencontre tripartite Algérie-Tunisie-Libye sur la sécurisation des frontières a conforté la solution politique préconisée par l'Algérie. Même une tentative de mise en oeuvre des méthodes de résolution des conflits « à l'ancienne » a échoué.

Les factions maliennes ont boudé la rencontre d'Adrar. Les représentants des différentes factions maliennes n'ont pas fait le déplacement pour la rencontre prévue à Adrar. Côté algérien, même les personnalités politiques désignées pour ces négociations se sont abstenues de venir - hormis quelques membres de la société civile algérienne, des notables de Tamanrasset, d'Illizi et de Ouargla - à la réunion préparatoire du conclave qui s'est déroulée, au niveau de la zaouïa de cheikh Moulay Touhami.

Laurent Fabius s'est félicité de la collaboration de l'Algérie, qui, en ouvrant son espace aérien, a permis à la France de venir en aide au Mali. L'Algérie « a autorisé le survol de son territoire et je l'en remercie », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, à l'émission « Grand Jury LCI-Le Figaro-RTL ». « La France se devait d'intervenir de toute urgence, sinon il n'y aurait plus de Mali, mais un État terroriste…(…) La décision d'Alger d'ouvrir son espace aérien aux appareils français basés sur le territoire national et qui frappent les islamistes dans le nord du Mali est significative compte tenu de la méfiance traditionnelle des autorités algériennes face à toute intervention militaire de Paris dans la région. Une fois que la force africaine aura pris le relais dans le nord du Mali, « il faudra que les Algériens ferment leurs frontières » pour couper les combattants islamistes de leurs bases, a ajouté le ministre. (6)

On le voit nous sommes, à notre corps défendant des « collaborateurs ». Nous sommes impliqués – qu’on le veuille ou non- et tout sera fait par les médias pour présenter cet acte d’autorisation comme un acte majeur dans la lutte que mène la France, d’autant que Laurent Fabius nous conseille de « fermer nos frontières » ce que nous n’arrêtons pas de faire mais qui a une nouvelle connotation celle d’étouffer les combattants d’Aqmi, d’Anser Eddine.. 

Il vient que l'échec de la médiation algérienne qui voulait barrer la route à l'intervention française était prévisible. On ne lutte pas contre l'Empire avec des tire-boulettes. Il est à craindre que l'Algérie ait de moins en moins de poids politique dans le Sahel. Il serait grand temps qu'elle reconsidère la préservation de ses intérêts à la lumière des nouveaux enjeux, de la nouvelle géopolitique des relations internationales. Il est grand temps aussi que l'on explique aux Algériens les vrais défis pour les mobiliser le moment venu pour défendre en connaissance de cause le pays.

Dans un discours célèbre, le grand Aimé Césaire parlant de l'indépendance des pays colonisés, écrivait : « La lutte pour l'indépendance c'est l'épopée, l'indépendance acquise c'est la tragédie ». Cette sentence sans concession s'applique merveilleusement aux pays africains suite à des décolonisations ratées. La France-Afrique - que l'on soit de droite ou de gauche - est un invariant. Elle n'est en fait qu'un post-colonialisme ou mieux encore un néo-colonialisme, où l'ancienne puissance coloniale tente de maintenir d'une façon ou d'une autre son pouvoir en adoubant, ou en éliminant, ceux qui contredisent ses intérêts. Cinquante après, le continent africain francophone est plus atomisé que jamais.

En fait, dans cette affaire, nous avons la pénible impression que les différents acteurs africains jouent une partition écrite ailleurs avec un champ, un rôle à jouer. D'abord, il faut que les médias diabolisent ad nauseam des barbus barbares qui coupent les mains, c'est ensuite la parodie de la Cédéao dont on sait que le mécanisme de fonctionnement est ailleurs. Cette Cédéao ayant reçu comme instruction de pousser à la roue de l'aventure militaire. C'est aussi l'énigme de l'Union africaine devenue aussi boutefeu avec un commissaire à la Sécurité totalement dépassé et une présidente qui en appelle à l'Otan pour la délivrer d'un monstre que ce dernier a créé et alimenté en armes après le lynchage de Kadhafi et l'ouverture de son arsenal à tout vent.

Le partage du monde en sphère d'influence fait que les Etats-Unis laissent la bride sur le cou à la France car traditionnellement l'Afrique lui « appartient ». Cependant, il ne faut pas se leurrer puisque le Mali s'avère comestible, il n'est pas interdit de voir apparaître l'Otan d'autant que l'Union africaine appelle l'Otan à son secours pour déloger des Africains entre eux. Le forcing est fait à travers la Cédéao, club de tyrans sous la botte française pour pousser à la roue, elle va participer à la curée. Il est hors de doute que les islamistes vont être laminés, des troupes étrangères resteront à demeure pour stabiliser le pays qui va plonger dans le chaos et ne se relèvera pas de sitôt. Il faut que tout change dans le sens il faut retracer les nouvelles frontières avec de "nouveaux peuples", pour que tout redevienne comme avant comme au "bon vieux temps des colonies" La néo-colonisation est en marche elle a besoin d’un nouveau découpage des territoires peuples faibles comme cela a été fait il y a un siècle pour l’empire ottoman . Ce charcutage est rendu nécessaire par les besoins grandissants en ressources minières et énergie. Peut importe les espérances des peuples, ils ne comptent pas. Le Mali est en miettes, à qui le tour ?

On peut se demander en définitive, pourquoi soudainement la France décide d’entrer en guerre en prenant tout le monde de cours. Philippe Leymarie du Monde Diplomatique tentait déjà une explication en septembre 2012 . Il série plusieurs causes, notamment la situation intérieure qui oblige à allumer des contre-feux pour faire passer des dossiers brûlants tout ceci sous la houlette du « grand facilitateur ». Ecoutons le : « Le compte à rebours a commencé. La France tient son nouveau hochet d’intervention, dans un conflit à sa mesure, au sein de son ex-« pré-carré » africain – qui, du coup, le redevient – mais où elle n’apparaîtra pas en première ligne : grandeurs et servitude du « facilitateur », pour reprendre le mot du nouveau chef de guerre à la française, le terrible Laurent Fabius. Dans ce conflit, comme à propos de la Syrie, et avant celle-ci de la Libye, le ministre des affaires étrangères a tendance à chausser les basques de l’inénarrable Bernard-Henri Lévy. Quant à l’armée française, elle n’est donc pas vouée entièrement à la « betteravisation » qui la guette depuis la décision d’évacuer l’Afghanistan : il y a aura, avec cette équipée dans les sables sahéliens, un peu de grain à moudre, d’armes à manier et de crédits à consommer.. ».(7)

Dans cette nouvelle aventure coloniale, curieusement, le colonialisme anglais, aussi répréhensible soit-il, a su créer une structure post-décolonisation : le « Commonwealth » qui est accepté plus sereinement. Il est à craindre que la France continue de croire que seule la force lui permettra de protéger son pré carré. Pourtant, la France peut contribuer à faire émerger une vraie alternance si elle veut un jour continuer à apporter son génie dans le cadre d'un partenariat win-win et surtout avec une égale dignité. On fermera alors la parenthèse honteuse d'une colonisation européenne abjecte avec l'élimination de Lumumba au profit d'un Mobutu, d'un Tschombé et autres scories de l'histoire.


1.http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/151628-premier-domino-apres-l-effritement-de-la-libye.html

2. Le Mali : Encyclopédie Wikipédia

3. Mali : De l'occupation du Nord...Le Monde.fr | 11.01.2013

4. D. de Villepin http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/13/dominique-de-villepin-s-interroge-sur-l-intervention-au-mali_1816303_3212.html

5. http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/troupes-francaises-hors-du-mali-128837.

6. http://www.lefigaro.fr/international/2013/01/13/01003-20130113ARTFIG00202-mali-fabius-remercie-l-algerie-de-sa-collaboration.php?m_i=MpLMgv0CSfi05d8_6aavwB1XKiVHFKleTYKL1OSHAriVrwCgn

7. http://blog.mondediplo.net/2012-09-25-Laurent-Fabius-le-grand-facilitateur

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-mali-en-miettes-a-qui-le-tour-129010?debut_forums=0#forum3601149

 

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Algérie Mali carte.
http://www.mondialisation.ca/lalgerie-et-lafghanisation-du-mali-la-curee-neocoloniale-en-marche/5308286

«Il y a des pays qui peuvent être réticents, mais ils ne sont pas ceux qui vont au Conseil de sécurité faire obstacle puisque nul ne fera obstacle».  

Laurent Fabius dans une claire allusion à l’Algérie à propos de l’intervention militaire au Mali. (Sommet 5+5 d’octobre à Malte)

Que se passe-t-il au Mali? On parle de plus en plus d’une intervention comme inéluctable. Quelques repères pour fixer les idées. Le Mali, patrie du grand écrivain Amadou Hampâté Bâ. est un pays d’Afrique de l’Ouest, membre de l’Union africaine, frontalier de sept pays dont l’Algérie, indépendant le 22 septembre 1960. Avec 14.517.176 habitants en 2009, la population malienne est constituée de différentes ethnies. Avec une économie encore essentiellement rurale, le Mali, pays enclavé, fait partie des 49 pays les moins avancés (PMA) (IDH =0,350) Son économie reposait sur l’agriculture, l’élevage et le commerce transsaharien de l’or, le sel. Cinq empires ou royaumes importants se sont succédé: l’empire du Ghana, l’empire du Mali, l’empire songhaï, le royaume bambara de Ségou et l’empire peul du Macina. À son apogée, l’empire s’étend de l’Atlantique au Nigeria et du nord de la Côte d’Ivoire au Sahara. En 1968, Modibo Keïta est renversé par un coup d’État de Moussa Traoré. Le 26 mars 1991, celui-ci est renversé à son tour par le général Amadou Toumani Touré. Après une période de transition, ce dernier restaure la démocratie avec l’élection d’Alpha Oumar Konaré en 1992. Il est réélu en 1997.

En 2002, Amadou Toumani Touré est élu président de la République du Mali et réélu en 2007. Cependant, le 22 mars 2012, des soldats mutins dirigés par le capitaine Amadou Haya Sanogo, prennent le contrôle de la présidence et annoncent la dissolution des institutions. De janvier à avril 2012, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad attaque les camps militaires maliens et les villes situés dans les régions de Gao, Tombouctou et Kidal. Le 1er avril 2012, la rébellion touarègue, constituée du Mouvement national pour la libération de l’Azawad et d’un mouvement salafiste Ançar Eddine, contrôle les trois régions situées au Nord du Mali. Le Mnla réclame l’indépendance de l’Azawad tandis qu’Ançar Eddine souhaite imposer la charia. Les deux mouvements revendiquent le contrôle des principales villes. Le 4 avril, le Mnla décide unilatéralement la fin des opérations militaires; il proclame l’indépendance de l’Azawad. Il faut y ajouter Aqmi et le Mujao encore plus virulents. Depuis, la Cédéao a décidé d’une intervention militaire.
 

La réalité du terrain: le chaos au Nord Mali

Salima Tlemçani résume l’état d’une population dans la misère et la guerre. Nous l’écoutons: «Située au nord du Mali, plus exactement au sud-est de la région de Gao, la ville de Ménaka est depuis des mois totalement isolée du monde. Des dizaines de personnes fuyant les exactions d’Ançar Eddine, du Mujao et d’Al Qaîda s’y réfugient mais font face à la misère et aux maladies. Tout le monde sait qu’une opération militaire dans le Nord aura de graves conséquences humanitaires, non seulement sur le Mali mais également sur les pays limitrophes. Pour Lamine Ag Billal, la solution réside d’abord dans le dialogue entre les tribus de la région et dont font partie d’Ançar Eddine et le Mnla. En fait, cette position rejoint celle que défend l’Algérie, qui consiste à privilégier une solution politique pour régler la crise et éviter, coûte que coûte, l’option militaire qui, en plus d’être très coûteuse en vies humaines, constitue un saut vers le chaos. (…)» (1)

«Censé être libéré de l’occupation militaire malienne, le nord du Mali est aujourd’hui disputé par Ançar Eddine, un groupe intégriste dirigé par Ayad Ag Ghaly, le Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (Mnla). Chacune de ces factions occupe un territoire où l’activité de contrebande, de crime organisé, de trafic de cocaïne et d’armes reste la plus fructueuse.(…) Les troupes de l’Aqmi, que dirige Abou Zeïd, contrôlent la région d’Adrar, au nord-est du Mali, ainsi que Tombouctou. A part les membres de la direction, la majorité de ses éléments ne sont pas Algériens. L’Aqmi est le plus organisé et le plus doté en moyens humains et logistiques. Le Mujao occupe, quant à lui, la région de Gao, où il retient en captivité plusieurs otages occidentaux ainsi que les diplomates algériens, enlevés il y a plus de six mois du siège du consulat algérien à Gao. (…) Aujourd’hui, cette région est devenue non seulement une base arrière pour les groupes islamistes armés, mais aussi un repaire des narcotrafiquants et des trafiquants d’armes et de véhicules.» (1)

La détermination de la France à s’ingérer au Mali

Durant le quinquennat de Sarkozy deux guerres ont vu la participation de la France, au nom des «droits de l’homme», une troisième est en cours en Syrie. Pour rappel, écrit Luis Basurto, la France de MM.Chirac et Sarkozy ne trouvait pas insupportable, inadmissible ni inacceptable l’occupation du Nord ivoirien par des rebelles sanguinaires, putschistes ratés, depuis septembre 2002 et cela jusqu’à avril 2011, car ces rebelles soutenaient l’homme adoubé par Paris, l’ancien fonctionnaire du FMI, Alassane Ouattara (ADO), aujourd’hui hissé au pouvoir en Côte d’Ivoire. Et droite et gauche françaises se donnaient la main durant cette période dans une union sacrée assurant cette collusion où J. Chirac et N.Sarkozy assuraient un soutien militaire français aux rebelles pour agresser l’Etat ivoirien. Ici la France soutient des rebelles, là-bas elle fait la guerre pour les combattre. Allez comprendre!» (2)

«Faut rappeler, poursuit Luis Basurto que la déstabilisation du Sahel, de toute la bande sahélo-saharienne, est l’une des conséquences directes de la guerre de l’Otan contre la Libye, dont la France de N. Sarkozy fut l’initiatrice. Ce conflit provoqua la prolifération et le renforcement de bandes armées djihadistes et, à la chute du régime libyen et après l’exécution de Mouammar Kadhafi, la débandade de l’armée libyenne et la dissémination accélérée d’armes de tout genre et d’hommes armés dans le Sahel.(…) Les mouvances islamistes chercheraient, avec les crimes commis au nom de la charia et une lente poussée vers le Sud-Ouest, l’affrontement afin de galvaniser et d’unifier les groupes djihadistes probablement pour internationaliser le conflit dans le but d’«afghaniser» la région». (2)

«L’ingérence française dans le conflit interne malien se concrétise avec le «consentement» de la victime, à savoir le propre Mali. Pour preuve, le journal Le Monde dit dans son article du 25 septembre «Dimanche [24 septembre], le Mali a finalement cédé à la pression de la Cédéao qui, depuis des mois, soutient le principe d’une intervention militaire au nord du Mali». Il est notoire que Paris -le président F. Hollande et le ministre des Affaires étrangères L. Fabius- a pressé Bamako -Dioncounda Traoré et Cheick Modibo Diarra- pour qu’il demande ouvertement une intervention militaire étrangère sur le sol malien. (..) la Cédéao est l’un de pseudonymes de la France en Afrique. Elle est l’instrument de blanchiment et de légitimation, des décisions politiques, économiques et militaires françaises destinées à l’ensemble de la région, de l’Afrique de l’Ouest, (…) L’acceptation sur le sol malien d’une force militaire étrangère, avec des soldats venant des pays frontaliers non exempts d’ambitions vénales et sous l’égide de l’ancienne puissance coloniale, n’est qu’un suicide national par chapitres annoncé. Annonciateur d’une nouvelle mise sous tutelle et même d’une vassalisation par ses voisins immédiats. Le Mali risque ainsi d’échanger la rébellion du Nord par une vassalisation au profit du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, devenant le hinterland asservi de ces deux pays. (…)»

La position ambiguë des Etats-Unis

On se souvient que début octobre, de passage à Alger, le général Carter Ham commandant de «l’Africom» avait déclaré: «Je ne suis pas ici pour discuter de notre présence militaire au Mali, mais pour encourager le dialogue à l’intérieur de ce pays et avec les pays voisins pour le rétablissement de la stabilité à Bamako. Il n’y aura pas de soldats américains sur le sol.» Pour le général Carter Ham, «l’Algérie et les Etats-Unis d’Amérique sont tout à fait d’accord sur une priorité: le peuple malien doit avoir l’opportunité de choisir librement son gouvernement et de vivre dans la paix et la sécurité.»

Changement de ton trois jours plus tard. Le commandant de l’Africom n’a pas fermé, nous dit Hassan Moali, la porte à l’intervention armée au Mali. Les déclarations du général commandant l’Africom, Carter Ham, à Alger, à propos de la conduite à tenir au Mali et la possibilité d’une attaque militaire, viennent d’être appuyées par le conseiller du président Obama pour l’antiterrorisme, John Brennan. On sait désormais qu’une intervention militaire, dont le «format» reste à définir, est bel et bien dans les plans US au Mali. L’usage des drones confirme également les propos du commandant de l’Africom «qu’il n’y aura pas présence de soldats américains» sur le sol au Mali. En d’autres termes, il s’agira de frappes ciblées menées par des drones contre les bastions des groupes terroristes. Un massacre de civils est donc à craindre comme ce fut le cas en Afghanistan, mais surtout en Irak. Avec les drones, il y aura forcément des dommages collatéraux. (3)

Quelques jours plus tard, devant les déclarations françaises d’établir une situation de guerre au Nord-Mali, un officiel américain a annoncé que les Etats-Unis pourraient offrir leur soutien. Cette situation incommoderait fortement notre pays qui privilégie le dialogue et la négociation entre toutes les factions du Nord-Mali. Lentement, le plan de bataille imaginé par la France se met en place. «La France est prête à voter une résolution à l’ONU sur une intervention militaire africaine au Mali, qu’elle soutiendra sur les plans logistique, politique et matériel», a réaffirmé hier un François Hollande aussi va-t-en-guerre que son prédécesseur. «Les Etats-Unis soutiendront la France si ce pays décide qu’il est nécessaire d’intervenir militairement», a affirmé, hier, dans un entretien au journal Le Monde, le secrétaire d’Etat adjoint américain chargé de l’Europe, Philip Gordon. (…) Une bataille diplomatique à fleurets mouchetés, que devraient arbitrer des représentants de la communauté internationale le 19 de ce mois, à l’occasion d’une réunion décisive à Bamako. (4)

L’échec de l’Algérie devant l’afghanisation inéluctable de la crise

Dans une analyse lucide et sans concession, Abdelaziz Rahabi résume les dangers de la situation actuelle: pour lui «la nomination, le 10 octobre, d’un émissaire de l’ONU pour le Sahel après une large consultation et un consensus au sein du Conseil de sécurité consacre définitivement le caractère international de la crise. (…) Il n’a pu le faire qu’après concertation avec la France et les USA qui ont besoin d’une couverture du Conseil de sécurité pour l’envoi d’une force de la Cédéao qui servira elle-même de couverture à des opérations ciblées et ponctuelles des armées occidentales. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si l’Algérie a encore le temps de convaincre et les moyens d’influer sur la situation.» (5)

«Le fait de rejeter une intervention étrangère à ses frontières est une position doctrinale connue de tous et l’Algérie ne doit pas manquer une occasion de le faire. (…) Mais cela n’est pas suffisant. Nos dirigeants, qui sont d’une sensibilité pathologique aux flatteries des puissants, n’ont pas réalisé qu’ils ont favorisé la mise en place du scénario pakistanais à nos frontières en se laissant convaincre, ces dernières années, par le rôle d’allié et de rempart contre le terrorisme international conféré par des puissances occidentales, notamment les Etats-Unis d’Amérique, la Grande-Bretagne et la France. On a fait croire à l’Algérie qu’elle avait l’expérience et les moyens et qu’elle pouvait compter sur l’assistance militaire des Occidentaux. Cela a eu pour effet de mieux l’exposer et d’en faire la cible privilégiée du terrorisme international. Nous n’avons pas tiré toutes les leçons de l’expérience pakistanaise, notamment des zones tribales qui échappent à l’autorité des Etats.» (5)

«Notre pays, conclut Abdelaziz Rahabi, a toutes les raisons de s’inquiéter, car les frontières représentent par définition un front potentiel ou actif. Et si l’on observe la situation dans notre région, nous réalisons que l’Algérie a rarement vécu une conjoncture aussi délicate. Elles sont instables avec la Mauritanie et le Maroc et hostiles avec le Mali et la Libye. Le Mujao, par exemple, qui ne cible que l’Algérie à travers les attentats de Tindouf, Tamanrasset, Ouargla et l’enlèvement des diplomates à Gao, confirme que son mandat vise essentiellement la déstabilisation de l’Algérie. Il s’y joue tout simplement une lutte d’influence entre les puissances et entre celles-ci et le terrorisme international, le trafic d’armes et de drogue. Les zones de confrontation dans le monde ne sont pas figées et celle du terrorisme international s’est déplacée, en 10 ans, du Pakistan vers l’Afrique.» (5)

Le projet de résolution sur le Mali, proposé par la France, devrait être adopté ce vendredi par le Conseil de sécurité de l’ONU, a indiqué la mission française auprès de l’ONU. La résolution demande à la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) et à l’Union africaine de préciser dans les 30 jours les modalités d’une intervention militaire pour reconquérir le nord du pays et invite le gouvernement malien et les rebelles touareg à ouvrir dès que possible une négociation. Une réunion se tiendra le 19 octobre à Bamako avec les principaux acteurs (Cédéao, Union africaine, Union européenne, ONU) pour tenter de mettre au point une «stratégie cohérente», selon un diplomate. Paris a promis une aide logistique

On le voit, l’Algérie, que l’on présente comme incontournable dans cette question, est superbement ignorée. Toute l’agitation algérienne avec M. Messahel – qui ne s’arrête pas de parler de terrorisme transfrontière, de narcotrafiquants -n’aura, en définitive, servi à rien. Les interlocuteurs l’ont reçu poliment sans plus. Les vrais décideurs sont ailleurs. Lors de sa dernière étape, M.Messahel a fini par lâcher que la solution militaire n’est envisageable que si le dialogue échoue. Souvenons-nous des échecs de l’Algérie et de sa diplomatie dans le dossier du Soudan, de son énergie dans le Nepad qu’elle présentait comme la solution économique aux malheurs de l’Afrique, en vain, les grands de ce monde n’ont aucun état d’âme. L’Algérie est renvoyée à son statut de pays en développement. L’Afghanisation du Mali est en marche. Comment alors gérer nos frontières et contenir un tsunami dont nous ne maîtrisons ni les tenants ni les aboutissants? Fallait-il pour une fois être dans la mêlée pour protéger nos arrières?

 

Professeur émérite Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

1. Salima Tlemçani: Situation chaotique au nord du Mali El Watan 11.10.12
2. http://www.mondialisation.ca/le-mali-nouvelle-victime-designee-dactives-ingerences-neocoloniales-francaises/
3. Hassan Moali: Le recours aux drones semble privilégié El Watan 03.10.12
4. Hassan Moali: l’Algérie redoute le syndrome libyen El Watan le 10.10.12
5. Abdelaziz Rahabi: «Nous avons négligé la région du Sahel» El Watan le 11.10.12

 


hollande_et_l_emir_du_qatar-2.jpg

 

 

Sur mon blog sos-crise, voir aussi :

 

Terrorisme d'État sous faux drapeau : Esquisse d'une bibliographie

Echos du Mali. Très sale guerre - Uranium, Areva - Croisades françaises

Ils ont livré la France au Qatar !

 

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Algérie-Mali : Le Gouvernement algérien avait raison de redouter la guerre

Publié le 16 janvier 2013

10

 

alger

 

Avec l’accélération des évènements au Mali, visiblement, les cellules dormantes d’Al Qaïda sont en branle. Merci Sarkozy d’avoir déstabilisé tout le désert ! Nous y sommes de plain-pied. Comment en est-on fait arriver-là, donner sa confiance à un agent américain au passeport français, qui n’a fait que suivre le calendrier de ses maîtres ? Hélas, le nouveau roitelet élyséen est dans la même veine que son prédécesseur, mais, en plus discret… 

 

Avec l’enlèvement par un groupe islamiste aujourd’hui, sur un site gazier du géant pétrolier britannique BP près d’In Amenas, dans l’est de l’Algérie, de quarante et un occidentaux, la nouvelle dialectique des politiques épousera sans vergogne celle de Bush: « guerre contre le terrorisme ». Un flou artistique des ex faucons de la Maison Blanche qui sera décliné à toutes les sauces imaginables et inimaginables. Dans ces quarante et un Occidentaux, on relève la présence de 7 Américains. Cette simple présence change la donne.

Cette opération commando touche le coeur même de l’Occident. Le groupe se dit solidaire non seulement d’Al Qaïda, mais aussi des groupes armés qui sévissent au Mali. Sur les  41 ressortissants occidentaux, hormis les 7 Américains, il y auraient des Français, des Britanniques et des Japonais. Une prise d’otages spectaculaire qui se serait déroulé avec une facilité déconcertante.

5 otages seraient retenus dans l’usine alors que les 36 autres se trouveraient sur un lieu sûr  »site d’hébergement » a indiqué le porte-parole du groupe. Le groupe,reproche à la France d’attaquer leurs frères d’armes et, bien sûr, n’adhère pas à cette volte face de leur Gouvernement qui était très hostile à cette intervention. Pour eux, c’est le passage de François Hollande le président français à Alger, qui a permis tout ça…Ils en veulent pour preuve le survol du territoire algérien par des aéronefs français et la ferméture de la frontière algéro-malienne longue de 1500 kilomètres…

Ils (preneurs d’otages) mettent en garde le Gouvernement d’Abdelaziz Bouteflika, et menacent de « liquider » les Occidentaux s’ils n’obtiennent pas satisfaction.

 

http://allainjules.com/2013/01/16/algerie-mali-le-gouvernement-algerien-avait-raison-de-redouter-la-guerre/

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 15:24
Naissance de la :
Coordination pour la souveraineté de la Syrie
et contre l’ingérence étrangère

 

Solidarité avec la Syrie laïque, anti-impérialiste et agressée


lundi 14 janvier 2013, par Comité Valmy


Le Comité Valmy est tout naturellement, impliqué dans la création de cette "Coordination" pour la solidarité avec la Syrie et son peuple agressés.
Le combat pour la souveraineté de la Syrie et celui pour celle de la France nous paraissent aujourd’hui d’autant plus indissociables que ceux des dirigeants de la France vassalisée euro atlantique, qui projettent de détruire la nation syrienne ont déjà démoli la France républicaine, rejetée son indépendance nationale et la souveraineté de son peuple.
Les dirigeants de la France officielle se distinguent comme étant contre le peuple syrien, avec le Qatar et l’Arabie Saoudite, parmi les principaux fauteurs de guerre.
Soutenir la Syrie souveraine c’est agir pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes mais aussi, pour rétablir la France Républicaine dans ses principes, ses droits et dans l’Histoire.


Coordination pour la souveraineté de la Syrie
et contre l’ingérence étrangère

Depuis près de deux ans, la Syrie souveraine, est l’objet d’une agression extérieure.
Cette guerre pour le contrôle du pétrole et du gaz ainsi que pour des objectifs géopolitiques, est initiée par l’impérialisme, les gouvernements des Etats-Unis et Israël avec leurs auxiliaires occidentaux, alliés aux forces les plus rétrogrades de l’Islam, takfiriste et wahhabiste, s’appuyant sur les factions dominantes des Etats esclavagistes du Qatar et de l’Arabie saoudite. Ceux-ci financent et soutiennent les mercenaires terroristes qu’ils introduisent notamment depuis la Turquie et par dizaines de milliers en Syrie, pour semer mort et désolation.

Dans cette coalition qui entend susciter une guerre civile de nature interconfessionnelle, la France officielle joue un rôle particulièrement belliciste, symbolisé par les déclarations provocatrices de Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères de notre pays.

Dans le contexte contradictoire du « Printemps arabe » dont les aspirations légitimes ont été dévoyées par la manipulation occidentale, un mouvement populaire est apparu en Syrie développant des revendications pour plus de libertés démocratiques et dénonçant même l’essor de l’influence néolibérale du FMI qui entravait toujours plus, le progrès économique et social. Les revendications démocratiques ont été depuis largement acceptées sous l’impulsion du Président Assad, y compris l’abolition de l’état d’urgence.

Très vite ce mouvement pacifique a été supplanté par la violence armée au service de l’étranger. La crise est essentiellement devenue militaire. Elle a été prise en main par les pays de l’OTAN, du Qatar et de l’Arabie saoudite qui ont financé des mercenaires qui ont massivement entrepris d’envahir la Syrie. L’intervention étrangère présente dès le début de la crise en est devenu l’élément dominant.

L’ingérence étrangère systématique crée un risque d’extension et de généralisation régionale du conflit pouvant conduire à une guerre contre l’Iran, et une généralisation du conflit avec la Russie et la Chine visées à travers l’aventure syrienne.

Cette politique est en contradiction fondamentale avec la stratégie équilibrée que représentait la politique arabe de la France conçue par le Général de Gaulle. Les dirigeants occidentaux, dont ceux de France, fournissent des aides multiples aux mercenaires étrangers, notamment des armes qui tombent nécessairement aux mains des forces d’Al Qaïda .

Elle est en outre contraire à tous les usages diplomatiques qui veulent qu’on ne prononce pas de jugement irrévocable sur une situation et qu’on respecte les positions des autres puissances même si on ne les partage pas. Les déclarations bassement injurieuses sur les dirigeants syriens et russes sont indignes et entachent le renom de la France dans le monde.

Une solution négociée de la crise paraît aujourd’hui possible grâce à la médiation russe et aux pressions de certaines forces réalistes étasuniennes. Dans ce cas, notre diplomatie se sera mise d’elle-même même dans une impasse qui l’empêchera de peser sur le règlement.

Au lieu de prendre part, avec ou sans réticences, à des aventures qui peuvent conduire au pire, une France digne de ses valeurs républicaines devrait donner l’exemple d’une politique de détente, d’entente et de coopération et fournir à toute l’Asie du Sud-Ouest les moyens d’une paix par le développement mutuel, qui constitue l’alternative à la guerre de tous contre tous.

Les Français sont l’objet d’une politique de désinformation systématique, massive et généralisée afin de neutraliser leurs réactions et faciliter les manœuvres bellicistes du gouvernement. La conséquence de cette véritable guerre idéologique relayée de façon contre nature, par des forces politiques et syndicales inattendues, se traduit par un développement insuffisant de la solidarité militante envers l’État –nation et le peuple de la Syrie souveraine.

La question de savoir qui gouverne en Syrie revient au peuple syrien et à lui seul.
Résidant en France, nous n’avons pas à prendre partie sur les questions intérieures à la société syrienne, mais nous nous opposons fondamentalement aux interventions extérieures.

C’est pourquoi un groupe d’associations et de militants venus d’horizons divers ont pris l’initiative de créer une structure liaison et de coordination républicaine pour la solidarité avec la Syrie souveraine qui prend le nom de : Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence étrangère. Cette Coordination soutient le droit inaliénable du peuple syrien à donner lui-même une solution nationale et souveraine à la crise.

L’objectif de cette coordination est de promouvoir des initiatives diverses dans cette perspective.

Paris lundi 5 janvier 2013

Mis en ligne : 12 janvier 2013

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3123

 

 

 

2013 : Vœux de combat du Comité Valmy

14 janvier 2013, par Comité Valmy

 

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Moscou hausse le ton

VIDÉO. Syrie : « Jamais sans mon président Bachar al-Assad » !

Publié le 14 janvier 2013

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Bashar al-Assad ( Photo/SANA)

Bashar al-Assad ( Photo/SANA)

 

Moscou hausse le ton et met en garde contre le mensonge et, surtout menace. Le ministre russe des Affaires étrangères et homme de l’année en Russie Sergueï Lavrov, a déclaré, hier, 13 janvier 2013, que : « L’absence du président Assad dans le règlement politique du conflit syrien par le dialogue est une option impossible. » Comment en serait-il autrement ? Imaginons n seul instant que la France ou les Etats-Unis soient victimes de bandes armées et/ou terroristes, s’il y a négociation, peut-on de facto exclure Barack Obama ou François Hollande ? Non, évidement. 


Dans une discussion à bâtons rompus avec un homme politique français, ce dernier m’a dit de comparer les choses comparables, arguant que Bachar al-Assad n’a pas été élu. Mais, lorsque je lui ai demandé de me donner le nom d’un politique syrien qui a été élu en lieu et place de Bachar al-Assad, il s’est tu. L’exclure est le principe même des dictatures les plus rétrogrades. S’il y a une élection en Syrie, Bachar al-Assad ne peut perdre. Les ennemis de la Syrie ont donc peur de lui et veulent l’éjecter du pouvoir.  »Jamais sans mon président Bachar al-Assad ! » est le mot d’ordre de la majorité des Syriens, le leitmotiv.

Surprise du jour: Le Qatar, ce petit pays terroriste  ne parle plus du départ de Bachar al-Assad mais demande qu’une force arabe intervienne en Syrie si la diplomatie n’aboutie pas. Tiens donc ! Dans sa prose, le Premier ministre, le  Cheikh Hamad bin Jassim Al-Thani, a précisé: «Ce n’est pas une question d’intervention en Syrie en faveur d’une partie contre l’autre, mais plutôt une force d’interposition pour préserver la sécurité ». Hum…! Comme par hasard, le financier des wahhabo-salafo-terroristes prône maintenant la paix. Très drôle, non ?

 

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Gilles Jacquier

 

SYRIE – GILLES JACQUIER. Envoyé Spécial bidouille (encore) ce dossier

http://allainjules.com/2013/01/10/syrie-gilles-jacquier-envoye-special-bidouille-encore-ce-dossier

 

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Un article de Marc LEROY
Mali, Syrie : les méchants et les bons islamistes de François Hollande
16 janvier 2013 | François Hollande vient de décider que la France devait faire la guerre au Mali pour combattre les terroristes islamiques qui menacent l’intégrité du pays et massacrent, décapitent et violent un peu partout sur leur passage, aux cris désormais sinistrement familiers d’ Allah akbar.


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La France soutient Al-Qaïda en Syrie et l'affronte en Afrique

Un article de Samer R. Zoughaib
La France soutient Al-Qaïda en Syrie et l’affronte en Afrique
15 janvier 2013 | La France fait preuve d’une affligeante incohérence dans sa politique étrangère, qui a de graves conséquences sur la stabilité régionale et fait peser de sérieuses menaces sur la sécurité de l’Europe.

 

Une analyse de Ghaleb Kandil
La guerre d’usure américaine contre l’État syrien sans perspectives
14 janvier 2013 | De ce qui a filtré de la rencontre tripartite de Genève, entre les Russes, les Américains et l’émissaire international Lakhdar Brahimi, vendredi 11 janvier, il apparait clairement que le refus des États-Unis de reconnaître l’échec de la guerre universelle qu’ils ont lancé contre la Syrie et son président Bachar al-Assad, constitue l’obstacle majeur qui empêche une solution politique à la crise syrienne.

 

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