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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 18:27
James PETRAS


Le bombardement de la Libye au printemps 2011 par les Etats-Unis pour soutenir les clients-rebelles fait partie d’une politique d’interventions militaires en Afrique ininterrompues depuis au moins le milieu des années 1950.

Selon un rapport rédigé par le service de la Recherche du Congrès US (US Congressional Research Service) publié en novembre 2010, Washington a déployé pratiquement tous les ans entre des centaines et plusieurs milliers de troupes, des dizaines d’avions de combat et de navires de guerre pour mettre en place des dictatures clientes ou pour renverser des régimes hostiles dans des dizaines de pays.

Ce rapport montre que les forces armées US sont intervenues 46 fois avant la guerre actuelle en Libye. Les pays qui ont subi une ou plusieurs interventions sont, entre autres : le Congo, le Zaïre, la Libye, le Tchad, la Sierra Leone, la Somalie, le Rwanda, le Liberia, la République Centre-Africaine, le Gabon, la Guinée-Bissau, le Kenya, la Tanzanie, le Soudan, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, Djibouti et l’Erythrée.

La seule intervention progressiste a eu lieu en Egypte sous la présidence d’Eisenhower qui avait obligé les forces armées israéliennes- françaises et anglaises à se retirer du canal de Suez en 1956.

Entre le milieu des années 1950 jusqu’à la fin des années 1970, il n’y a eu que 4 opérations militaires officielles, même si les opérations militaires de grande envergure menées par procuration et clandestinement étaient pléthore.

Sous la présidence de Reagan-Bush Sr. (1980-1991) les interventions militaires officielles ont nettement augmenté, passant à 8, sans compter les guerres menées à grande échelle par les « forces spéciales » clandestines et les guerres par procuration dans le sud de l’Afrique.

C’est lors de la présidence de Clinton que l’impérialisme militarisé US a pris de l’ampleur en Afrique. Entre 1992 et 2000, il y a eu 17 agressions armées, parmi lesquelles une invasion d’envergure en Somalie et l’aide militaire au régime génocidaire du Rwanda. Clinton est intervenu au Liberia, au Gabon, au Congo et en Sierra Leone pour maintenir au pouvoir les régimes fantoches au pouvoir depuis des lustres.

Il a fait bombarder le Soudan et envoyé des militaires au Kenya et en Ethiopie pour aider les états-clients à attaquer la Somalie.

Avec Bush Jr., il y a eu 15 interventions militaires US, principalement en Afrique Centrale et en Afrique de l’est.

L’invasion et le bombardement de la Libye par le gouvernement Obama n’est que la continuation des méthodes impériales pérennes destinées à consolider le pouvoir des Etats-Unis grâce à l’instauration de régimes clients, l’établissement de bases militaires et la formation et l’endoctrinement d’armées de mercenaires appelés « partenaires de coopération ». Il est indéniable qu’il existe depuis plusieurs décennies une vague montante de militarisme impérial aux Etats-Unis.

La majorité de l’empire africain des Etats-Unis est construite disproportionnellement sur les rapports militaires avec les chefs militaires de leurs clients. Le Pentagone a des liens militaires avec 53 pays africains (y compris en Libye avant l’agression actuelle).

Les efforts de Washington pour militariser l’Afrique et transformer leur armée en une armée de mercenaires qui servent à étouffer les révoltes et les régimes anti-empire sont multipliés après le 11 sept.

L’Administration Bush avait annoncé en 2002 que l’Afrique était une « priorité stratégique de la lutte contre le terrorisme”.

Et de là, les stratèges impériaux, soutenus par les élus du congrès, progressistes et néoconservateurs, ont commencé à centraliser et à coordonner une politique militaire sur tout le continent africain en créant le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (l’AFRICOM). Ce dernier est chargé de l’organisation des armées, appelée par euphémisme, “partenariats de coopération” pour mener les guerres néo-coloniales fondées sur des accords bilatéraux (en Ouganda, au Burundi, etc.) et créer également des liens « multilatéraux » avec l’Organisation de l’Unité Africaine.

L’AFRICOM, malgré le rôle qu’on lui avait assigné de servir d’instrument pour propager l’influence impériale, a été plus efficace pour dévaster des pays qu’à s’emparer de ressources et asseoir son pouvoir. La guerre en Somalie, qui a déplacé et tué des millions de personnes et coûté des centaines de millions de dollars, entre dans sa vingtième année, et sans espoir d’issue victorieuse en vue.

A part la plus ancienne néo-colonie US, le Liberia, aucun autre pays n’a accepté qu’AFRICOM installe sa base sur son sol.

Ce qui est très significatif, c’est qu’AFRICOM n’était pas préparé au renversement des régimes de clients importants en Tunisie et en Egypte – des « partenaires » importants qui surveillaient le sud de la Méditerranée, les côtes des pays arabes et la mer Rouge. Malgré la collaboration de la Libye avec AFRICOM, surtout pour les opérations des services secrets “anti-terroristes”, Washington a cru à tort qu’une victoire facile de ses clients « rebelles » pourrait conduire à un régime plus docile, qui offrirait davantage en matière de base militaire, de QG et de source pétrolière bon marché. Aujourd’hui, les Etats-Unis dépendent autant du pétrole africain que leurs fournisseurs du Moyen-Orient.

La présence d’AFRICOM sur tout le continent africain se solde par son incapacité à transformer ces « partenariats » en installation effective de leaders fantoches.

Les mesures prises pour encourager des programmes « civils-militaires » n’ont pas permis d’assurer une base populaire à des régimes de collaborateurs corrompus, très appréciés pour leur disposition à fournir de la chair à canon à l’empire.

La révolte en Afrique du Nord a renversé les figures emblématiques des dictatures soutenues par l’empire. Alors que les révoltes populaires dans les pays arabes se propagent vers le Golfe et intensifient leurs revendications de changements socio-économiques ainsi que politiques, l’empire a contre-attaqué.

AFRICOM a soutenu l’agression en Libye, l’attaque contre le mouvement pour la démocratie menée par la junte militaire au pouvoir en Egypte et compte sur ses « partenaires » autocrates dans le Golfe et la Péninsule Arabique pour noyer dans un bain de sang les mouvements de la société civile.

La militarisation croissante de la politique de l’empire US en Afrique du Nord et dans le Golfe donne lieu à des affrontements historiques entre la révolution arabe pour la démocratie et les satrapes soutenus par l’empire ; entre les Libyens qui luttent pour leur indépendance et les forces navales et aériennes euro-américaines qui dévastent le pays pour le compte de leurs clients locaux incompétents.

James Petras

James Petras, ex-professeur de sociologie à Binghamton University, New York, militant de la lutte des classes depuis cinquante ans, conseiller pour les sans-terre et les sans-droits au Brésil et en Argentine, a coécrit "Globalization Unmasked (Zed Books).

Traduction emcee, des bassines et du zèle

Source : Washington’s Long War Against Africa ; Dissident Voice, 17 avril 2011.

 

URL de cet article 13492
http://www.legrandsoir.info/La-longue-guerre-de-Washington-contre-l-Afrique-Dissident-Voice.html
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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 18:24
La guerre en Libye nous coûte cent millions d’euros par mois

par Manlio Dinucci

Le 28 avril 2011

 

 

 




Les premières données, partielles seulement, donnent une idée de ce que la guerre en Libye coûte à l’Italie (chiffres à convertir pour chaque pays allié…à la dépense, NdT). A partir d’une comparaison avec les coûts des autres pays, ceux des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, qui sont parmi les plus documentés et rendus publics. Le secrétaire de l’U.S. Air Force, Michael Donley, calcule que dix jours de guerre aérienne, du 19 au 28 mars, avec l’utilisation de 50 chasseurs-bombardiers et 40 avions d’appui, ont coûté aux Etats-Unis environ 550 millions de dollars (375 millions d’euros). Depuis, le 31 mars, qu’a commencé l’opération OTAN « Unified Protector » et que l’engagement étasunien a diminué, le coût est tombé (pour les USA, NdT) à environ 40 millions de dollars (27 millions d’euros) mensuels. Auquel il faudra ajouter celui, non encore quantifié, des forces navales.

La Grande-Bretagne a dépensé pour la guerre 100 millions d’euros en en mois. L’Italie, selon des estimations par défaut, a dépensé, pour l’engagement de 12 avions, plus de 45 millions d’euros en un mois. Avec l’engagement qu’elle vient juste d’accroître, ce chiffre sera peut-être doublé. Cela dépendra du nombre de missiles que les Tornado lanceront : un Storm Shadow (ombre de la tempête… NdT) coûte plus de 250mille euros. Et garder cinq navires de guerre devant les côtes libyennes coûte plus de 10 millions d’euros par mois. On arrive ainsi à environ 100 millions d’euros mensuels (pour l’Italie, NdT).

L’équivalent, en deniers publics, des salaires annuels bruts de 4.000 enseignants.

 

Edition de jeudi 28 avril de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110428/manip2pg/03/manip2pz/302214/  

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24531

 

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 17:15
http://nantes.indymedia.org/attachments/jun2010/autogestionbassedef.jpg

http://nantes.indymedia.org/attachments/jun2010/autogestionbassedef.jpg


L'autogestion, c'est-à-dire la gestion par la base, ne se réduit nullement à un système de coopératives: c'est une conception de la société globale, dans laquelle chaque individu devient un centre d'initiative, de création et de responsabilité à tous les niveaux: celui de l'économie, de la politique, de la culture, une conception qui ne soit ni individualiste ni totalitaire, mais fondée, pour toutes les activités sociales, sur des communautés de base.
Sur le plan politique la Commune de Paris en a donné l'exemple en réalisant un gouvernement "pour le epuple et par le peuple", sans la médiation, la délégation de pouvoir, l'aliénation d'un parlement ou d'un parti. toutes ses mesures sont inspirées par trois principes fondamentaux:
   - 1/ Démocratie directe, c'est-à-dire non pas transfert du pouvoir au nom d'une prétendue délégation de pouvoir ou procuration en blanc de la base, mais distribution effective du pouvoir à la base;
   - 2/ Autogestion économique, c'est-à-dire constitution d'organismes qui ne soient ni privés ni étatiques, mais gérés par les usagers eux-mêmes groupés en communautés de base;
   - 3/ Fédéralisme politique tendant à substituer au gigantisme des Etats nationaux centralisés des unités à échelle humaine.
C'est cette Commune de Paris que Marx, puis Lénine, considéraient comme la première "démocratie socialiste", la "dictature du prolétariat" étant la forme que prend nécessairement la démocratie socialiste deva,nt une agression contre-révolutionnaire de l'extérieur comme de l'intérieur.

Roger Garaudy, Parole d'homme, Editeur Robert Laffont, pp 195-196

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 16:14

http://www.librairiemonet.com/blogue/wp-content/uploads/singer.jpg

http://www.librairiemonet.com/blogue/wp-content/uploads/singer.jpg

 

 

Cliquez sur ce lien,

attendez quelques instants,

choisissez la langue française,

et c'est magique !

 

L'absurdité de notre société de consommation

va défiler en quelques instants !

Ne manquez pas cette vidéo animée,

elle est génale !

Votre eva

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 16:06
 
   

http://www.librairie-environnement.com/images/energie-abondante-sans-pollution-fusion-nucleaire-laser.jpg

http://www.librairie-environnement.com/images/energie-abondante-sans-pollution-fusion-nucleaire-laser.jpg

 

 

 

 

28 avril 2011 (Nouvelle Solidarité) – Le physicien français Jean Robieux, membre correspondant de l’Académie des Sciences, saisit l’occasion des événements de Fukushima afin de souligner l’impératif pour l’humanité de passer à des formes d’énergie plus denses, appliquant de nouveaux principes physiques fondamentaux. Jean Robieux est le père de la fusion nucléaire par laser, projet qu’il proposa à la présidence en 1962 et qui obtint le soutien du général de Gaulle. Nous publions ici l’extrait d’un billet publié sur le blog des Editions Louis de Broglie :


« (…) Les centrales nucléaires actuelles utilisent la fission nucléaire qui est facile à déclencher et à mettre en œuvre, utilisant des noyaux lourds, comme par exemple celui de l’uranium. Lorsqu’ils se rompent, ces noyaux peuvent générer des éléments radioactifs dangereux et déclencher une réaction en chaîne. Avec les centrales électriques, on est parvenu à maitriser ce phénomène explosif pour produire l’énergie électrique. Si les systèmes qui permettent d’obtenir une production d’énergie stable sont détériorés par un tremblement de terre ou une inondation, alors ces centrales ne peuvent pas assurer une totale sécurité et deviennent dangereux.(...)

« L’alternative d’une production d’énergie utilisant la fusion nucléaire par laser ne présente pas les inconvénients des centrales à fission. Elle utilise la fusion des noyaux des atomes légers comme l’hydrogène et son isotope, l’hydrogène lourd, qui se trouve en quantité suffisante dans l’eau des rivières et des océans. Pour l’obtenir, il faut porter la matière à des densités et températures très élevées pendant une brève durée. Le principe même de ces centrales permet d’affirmer que des destructions provoquées par des catastrophes naturelles, comme au Japon actuellement, n’entraîneraient aucun danger d’explosion d’éléments nucléaires dangereux. Cette méthode apporterait une solution d’énergie plus sûre pour tous.(...)

« Ceci pose à la France et à nos responsables politiques un problème grave et immédiat. Depuis 1992, le président français a décidé de consacrer la totalité de l’effort français sur la fusion par laser à l’amélioration de la force de frappe dont nous disposons. Depuis, la position de la France dans le domaine de production d’énergie a changé. En 1990, nous étions en tête dans le monde. Des congrès internationaux ont montré que ce n’est plus le cas maintenant alors que c’est nous qui avions ouvert la voie.


« Aujourd’hui, il est certain que la réalisation de centrales électriques fiables utilisant la fusion par laser sera possible dès 2060 si des moyens suffisants sont attribués à cet effort. Elles produiront une énergie électrique abondante sans pollution.


« Que doit faire la France aujourd’hui dans ce domaine afin d’apporter une solution d’énergie sans risque pour nos futures générations ? C’est maintenant qu’il faut prendre des décisions afin d’être prêt à relayer les centrales à fission en temps voulu.

« (…) Il apparaît donc très souhaitable que les recherches en vue de réaliser des centrales électriques pour des utilisations civiles soient placées en priorité. »

Passer à ce mode supérieur de production d’énergie créera un monde totalement différent, mais ce basculement ne se fera jamais si l’on ne rétablit pas le droit dans le système bancaire avec un Glass-Steagall.

 

http://www.solidariteetprogres.org/article7687.html

.
Vidéo :

Dossier :

 

 

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26 avril 2011
petit manuel antinucléaire
Le mensonge nucléaire
par Activista

Le nucléaire serait une énergie au coût de production raisonnable et
rentable, une garantie d'indépendance, propre, sûre, recyclable, pacifique,
écologique et démocratique, bref incontournable.

Il n'y a rien de plus faux, démonstration par les faits.

Il ne s'agira pas ici de nier les avancées objectives obtenues grâce à la
recherche nucléaire médicale, physique ou fondamentale mais de dénoncer la
prolifération "civile" et militaire dont la recherche n'a par ailleurs nul
besoin.

Avant (...)

-> http://www.legrandsoir.info/Le-mensonge-nucleaire,13502.html

 

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 15:53

http://www.capital.fr/var/cap/storage/images/media/images/photo-v1-317x138/reuters/accord-entre-le-fatah-et-le-hamas-sur-un-gouvernem2/1886374-1-fre-FR/accord-entre-le-fatah-et-le-hamas-sur-un-gouvernem_large.jpg

capital.fr

 

Enfin une excellente nouvelle !

 

 

http://www.france-palestine.org/article17266.html

 

 

 

 

Le Fatah et le Hamas sont parvenus à un accord visant à mettre en place, notamment, un gouvernement d’union nationale et à organiser prochainement des élections législatives et présidentielles.

 

C’est une excellente nouvelle dont nous nous félicitons !

 

La division des deux principales forces politiques palestiniennes a été considérée par Israël comme constituant sa principale « victoire stratégique ».

 

Cette division interpalestinienne était en effet totalement mortifère pour les Palestiniens.

 

Sous l’impulsion de Marwan Barghouti, depuis sa prison, un accord entre les deux parties, sur la base du document dit « des prisonniers », avait été trouvé en 2006. Il avait conduit à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale qui, entre autres, proposait la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 67 avec Jérusalem-Est comme capitale.

 

Ce gouvernement, pourtant clairement assis sur le droit international, a été aussitôt été l’objet d’un blocus de la part des Etats-Unis, de l’Union européenne et des attaques, inclus meurtrières, israéliennes. Il n’aura vécu que quelques semaines.

 

Cette perspective de réunification du mouvement palestinien confirme, comme l'AFPS l'a souligné depuis 2006, met en évidence la responsabilité de la communauté internationale dans sa division. Que cette évolution se produise dans un contexte où la reconnaissance de l'Etat de Palestine se généralise ne doit rien au hasard".

 

Le vent positif des « révolutions arabes » est à l’œuvre derrière ce nouvel accord qui sera officiellement conclu demain au Caire. La jeunesse palestinienne a joué un grand rôle dans ce sens en réclamant haut et fort, par des initiatives diverses, qu’il soit mis un terme à cette division tragique qui était tout autant incompréhensible qu’insupportable. Les changements intervenus en Egypte ont également pesé.

 

Mais l’expérience le montre : la seule annonce d'un accord entre le Fatah et le Hamas ne garantit pas que celui-ci prenne réellement corps. C'est dire l'importance de la mobilisation des Palestiniens eux-mêmes pour rendre l'unité irréversible et les choix opérés par la communauté internationale.

 

Pour nous c’est clair : il faut donner toute sa chance à cet accord !

 

La France en particulier, doit s’en tenir aux propos de son ministre des Affaires étrangères qui déclarait récemment, en forme de critique sur la politique passée, qu’il fallait discuter avec tous au Proche-Orient.

 

Cette union interpalestinienne constitue une nouvelle chance pour la paix. Il faut la soutenir !

 

 

Le bureau national de l'AFPS

 

 

 

Note d'eva:

 

Israël ne veut pas la paix,

Israël veut le statu-quo

pour continuer les implantations

et rendre la situation irréversible.

Il a donc créé une "créature", le Hamas,

pour justifier l'impossibilité de signer la paix.

Et pour régner dans la division.

Voir les deux partis s'entendre est un obstacle

pour Israël, pour ses plans de Grand Israël.

 

Ce rapprochement est en réalité une chance pour la paix,

une chance pour le monde.

Tant pis por les prédateurs

et pour les fauteurs de guerre !

Eva R-sistons

 

 

 

Israël se prépare à des changements en Syrie
MATTI FRIEDMAN--, THE ASSOCIATED PRESS
Publié: 27 avril 2011

 

JERUSALEM - Après la révolte égyptienne, Israël observe désormais d'un oeil attentif les manifestations qui secouent la Syrie. Sans préjuger de l'issue de la contestation, le gouvernement de Benjamin Nétanyahou se prépare à des changements au sein d'un régime qui, s'il n'a pas directement combattu l'Etat hébreu depuis des années, soutient ses pires ennemis: l'Iran, le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais.

Après plus de cinq semaines de manifestations chez leur voisin du nord-est, les responsables israéliens semblent maintenant penser que, même si Bachar el-Assad reste en place, des changements irréversibles en Syrie sont inévitables. "Le Bachar el-Assad du passé n'est pas le Bachar el-Assad que l'on verra dans le futur", souligne un responsable gouvernemental sous couvert de l'anonymat.

S'il est l'ennemi d'Israël, le régime syrien a au moins, aux yeux de Tel Aviv, le mérite de la stabilité, garante du calme entre les deux pays depuis plusieurs dizaines d'années. L'Etat hébreu observe donc d'un oeil inquiet les modifications, qu'il juge inévitables, de l'équilibre géopolitique actuel dans la région.

De là, deux interprétations s'opposent. Certains estiment que des changements, voire la disparition pure et simple du régime en place à Damas, conduiraient de facto à un affaiblissement du Hamas et du Hezbollah, issue bénéfique pour l'Etat hébreu. D'autres craignent en revanche que s'ouvre une période chaotique favorable à l'émergence des islamistes radicaux.

Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou a récemment résumé la position israélienne, disant soutenir les aspirations démocratiques dans les pays arabes, tout en craignant que "la démocratie soit détournée par des régimes extrémistes ou islamistes". "Nous souhaitons voir partout, y compris en Syrie, de véritables réformes démocratiques, une véritable émergence de la démocratie", a-t-il dit.

 

  ar ailleurs, si les responsables israéliens ont pour consigne de ne pas s'exprimer publiquement sur la situation en Syrie, en coulisses tous s'accordent néanmoins sur un fait: l'éventualité d'une paix négociée avec la Syrie est aujourd'hui repoussée sine die. Dans le même temps, la crainte d'une attaque syrienne sur l'Etat hébreu pour détourner l'attention est très faible.

Si aucun traité de paix ne les lie, la situation à la frontière entre la Syrie et Israël est calme depuis des années. Damas s'est déclaré prêt à la paix en échange de la restitution par l'Etat hébreu du plateau du Golan, annexé lors de la guerre des Six-Jours en 1967. Les diverses sessions de négociations organisées depuis ont toutes échoué.

A l'heure de la contestation et de sa sanglante répression en Syrie, le statu quo semble la seule option, la possibilité qu'Israël cherche à négocier un traité de paix étant exclue. Mais, souligne Alon Liel, ancien directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, aucune discussion n'était de toute façon en vue avant le début des manifestations. "La reprise des négociations n'a jamais été au programme, et elle ne l'est toujours pas", explique-t-il.

"On a toujours tendance à s'accrocher au statu quo: calme sur le front de la sécurité, calme sur le front diplomatique", note également Eyal Zisser, spécialiste de la Syrie à l'université de Tel Aviv. "Mais certains disent que, même si la frontière est calme, Assad fait plus de dégâts par le biais du Liban (Hezbollah, NDLR) et de la Bande de Gaza (Hamas, NDLR)".

Même s'ils jugent peu probable une attaque syrienne, les généraux israéliens ne se réunissent pas moins plusieurs fois par jour pour suivre les développements de l'autre côté de la frontière, selon des sources militaires. Pour Tsahal, le déploiement de l'armée syrienne à Deraa (sud) montre combien le régime de Damas prend la menace des manifestations au sérieux. Trop occupé par ses problèmes intérieurs Bachar el-Assad ne peut pas se permettre de s'en prendre à l'Etat hébreu, estiment les militaires israéliens.

Une situation qui pourrait s'éterniser, selon Guy Bechor, spécialiste du Moyen-Orient à l'université israélienne de Herzliya, pour qui des mois de troubles sont à prévoir en Syrie. "On estime que, dans tous les cas, la stabilité va se prolonger pour Israël car la Syrie sera occupée avec ses affaires intérieures pendant des mois, voire des années", explique-t-il.

Au-delà de la situation en Syrie, la vague de contestation qui touche la région pourrait également remettre en cause les liens d'Israël avec d'autres pays, notamment la Jordanie qui, avec l'Egypte, est la seule à avoir signé un traité de paix avec l'Etat hébreu. "La Syrie ne peut être envisagée toute seule. Elle fait partie de tout ce qui se passe autour de nous", souligne Alon Liel. "L'isolement d'Israël dans la région est pratiquement sans précédent". AP

 

http://www.juif.org/go-news-150254.php

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 15:04
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Le Canard enchaîné radiographié par The Irish Times

mardi 26 avril 2011, par Charlie enchaîné

L’insolente santé de l’hebdomadaire satirique français ne lasse pas d’étonner à l’étranger. Après Der Spiegel puis The New York Times en mars, le quotidien irlandais de référence s’est intéressé de près à cette exception dans le paysage de la presse occidentale. Comme beaucoup, The Irish Times (IT) souligne la réussite sans équivalent d’un journal nonagénaire qui se dispense de publicité, et interroge son rapport au Web, un support qu’il « fuit », selon le terme du rédacteur, Ruadhán Mac Cormaic. Nous avons choisi de prélever, dans cet article, une série d’éléments que nous jugeons nouveaux et/ou intéressants.
La satire pour dire les maux

Sorj Chalandon est l’un des derniers journalistes qui a intégré la rédaction permanente du Canard enchaîné. À la lecture de l’article du Irish Times, on croit comprendre qu’il fait partie de la majorité des rédacteurs qui écrit ses articles « à la main ».

Le journal irlandais rapporte l’affaire de la démission de Michèle Alliot-Marie après des révélations du Canard enchaîné. « De telles histoires sont entourées de dessins, de mots d’esprits et de rubriques satiriques ». Ce cocktail est devenu la marque de fabrique du journal, indique le IT.

« Il y a un distance satirique dans Le Canard, explique Sorj Chalandon. Mais chaque mot est recherché, étudié. L’humour est une façon de dire des choses qui peuvent parfois être très, très dures. »

 
Quels critères pour une bonne info ?

The Irish Times note que les sources du Canard forment un groupe important et hétérogène. Il s’agit de journalistes d’autres titres qui ne peuvent pas exploiter directement leurs informations, de ministres du gouvernement, de personnels civils. Mais comment sélectionner les bonnes infos dans ce magma où les intérêts peuvent être multiples et contradictoires ?

« Notre critère n’est pas : “À qui cela va-t-il bénéficier ou non ?” », répond le journaliste et rédacteur en chef adjoint du Canard enchaîné Louis-Marie Horeau. « Nos critères sont : “Est-ce vrai ? Est-ce intéressant ? Est-ce vérifiable ? Est-ce politiquement important ? »

Pas d’avocat pour ne pas brider les journalistes

Le Canard enchaîné traite d’informations sensibles. Mais refuse de laisser un avocat lire ses articles avant leur publication, rapporte le quotidien de Dublin. Pourquoi ? Un avocat est formé pour être précautionneux, tandis qu’un journaliste doit repousser les limites, selon Louis-Marie Horeau, qui traite les questions de justice au Canard.

Les poursuites en diffamation contre le journal aboutissent rarement à sa condamnation, relève le IT. Sur cinq procès l’an dernier, l’hebdo n’en a perdu qu’un seul. « C’est un cercle vertueux, traduit L.-M. Horeau. Plus on gagne, moins on a à combattre. »

L’investigation plus difficile sous Sarkozy

Au cours des dernières années, les conditions sont devenues plus difficiles pour les médias d’investigation en France, souligne The Irish Times. Les autorités tentent de plus en plus de surveiller les journalistes et d’identifier leurs sources.

Louis-Marie Horeau, au Canard depuis 30 ans, estime que le régime de Sarkozy est le plus agressif qu’il a connu. « Un préfet a été renvoyé quelques heures après une fuite. Les gens ont peur… », confie le journaliste. « Cela rend notre travail plus difficile — mais, nous l’avons prouvé, pas complètement impossible. »

 
 
Des sources sous la pression du pouvoir

Autre récit qui fait froid dans le dos, glané par le journal irlandais. Sorj Chalandon rapporte la réaction officielle après la publication récente d’un article au sujet des évadés fiscaux qui ont caché leurs avoirs à l’étranger :

« Ils ont envoyé la police aux impôts. Ils ont interrogé tout le monde, vidé les bureaux, épluché les enregistrements téléphoniques pour découvrir l’informateur. La source m’a confié : “Je suis terrorisé”. Et là, Sarkozy gagne. »

Vive la République !

The IT rappelle les racines anticléricales et républicaines du journal satirique. Des convictions qui irriguent encore Le Canard enchaîné. « Nous sommes des Républicains intransigeants », revendique ainsi Louis-Marie Horeau. Le journaliste raconte cette anecdote :

« Une femme a téléphoné récemment : “C’est merveilleux, vous faites trambler la République.” J’ai répondu : “Non, ce n’est pas la République qui tremble, ce sont ceux qui ne la respectent pas.” »

 

À (re)lire sur Charlie enchaîné
- « 
Claude Angeli portraituré par le New York Times »
- « 
Quelques anecdotes sur Le Canard enchaîné »

P.-S.

Nous avons relevé une petite erreur dans l’article du Irish Times. Celui-ci indique que les articles du Canard enchaîné ne sont pas signés. Ce n’est pas exact. Par ailleurs, le quotidien irlandais rapporte que 40 journalistes sont employés par l’hebdomadaire satirique. À notre connaissance, seule une quinzaine constitue la rédaction permanente.
 
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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 14:51

http://s2.e-monsite.com/2010/03/05/10/resize_550_550//alex-jones.gif

http://s2.e-monsite.com/2010/03/05/10/resize_550_550//alex-jones.gif

 

 

Voilà encore ce que nous préparent, l'Europe sous la houlette des USA et de ses chers alliés !

Les pourfendeurs des droits de l'homme qui n'ont pour seule économie, que celle de l'exportation des guerres sous prétexte de faire des guerres humanitaires et d'instaurer la démocratie.

Vous aurez compris que ce qui intéressent  ces véritables terroristes, c'est de placer leurs pions dans les pays qui résistent au Nouvel Ordre Mondial et d'aller leur voler leurs richesses.


Quand vont-ils cesser de nous prendre pour des imbéciles ?


Alex Jones : L'europe prépare l'invasion terrestre de la Lybie

 

http://www.lepouvoirmondial.com/archive/2011/04/28/alex-jones-l-europe-prepare-l-invasion-terrestre-de-la-lybie.html

 


 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 14:44

http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/04/arte-planete-a-vendre.jpg

http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/04/arte-planete-a-vendre.jpg

26.04.2011

Planète à vendre


En 2009, 50 millions d'hectares de terres arables ont changé de main dans le monde et des dizaines de millions d'autres sont sur le point d'être cédés.

 

 

Avec la croissance programmée de la population mondiale (9,2 milliards en 2050) et la raréfaction de certaines ressources naturelles, la demande pour les produits agricoles va augmenter en flèche.

 

À partir de 2008, la flambée des prix alimentaires et les révoltes qu'elle a provoquées un peu partout dans les pays pauvres, conjuguée à la crise financière, ont accéléré le phénomène. D

 

ésormais, les gouvernements qui dépendent majoritairement des importations pour nourrir leur population, ceux qui craignent pour leur autosuffisance alimentaire, mais aussi les multinationales de l'agroalimentaire et les investisseurs internationaux (banques et fonds de pension) se ruent sur les terres cultivables partout où elles sont à vendre.

 

Et la nécessité nourrit la spéculation. Ainsi, une nation comme l'Éthiopie, qui recourt à l'aide internationale pour nourrir sa population, n'hésite pas à brader ses terres.

(France, 2010, 90mn)
ARTE F

Date de première diffusion: Mar., 19. avr. 2011, 20h43

Date(s) de rediffusion: Jeudi, 28. avril 2011, 10h00
Vendredi, 13. mai 2011, 03h15

 

 

http://videos.arte.tv/fr/videos/planete_a_vendre-3835280....

 

http://www.lepouvoirmondial.com/archive/2011/04/26/planete-a-vendre.html

 

La crise alimentaire a provoqué un rachat des terres dans le Tiers-monde.
www.arte.tv › Accueil Comprendre le monde - En cache
http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/04/arte-planete-a-vendre.jpg
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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 02:21

Le 27 avril 2011

 

 

Que se passe-t-il en Syrie ?
Les événements en Syrie et la désinformation médiatique

 

Un article à lire absolument !

Internet instrument de guerre psychologique,

de manipulation mentale

au profit des intérêts de l'Occident (eva)

par Domenico Losurdo



Depuis quelques jours, des groupes mystérieux tirent sur les manifestants et, surtout, sur les participants aux funérailles qui ont suivi les événements sanglants. De qui sont composés ces groupes ? Les autorités syriennes soutiennent qu’il s’agit de provocateurs, essentiellement liés aux services secrets étrangers. En Occident, par contre, même à gauche on avalise sans aucun doute la thèse proclamée en premier lieu par la Maison Blanche : ceux qui tirent sont toujours et seulement des agents syriens en civil. Obama est-il la bouche de la vérité ? L’agence syrienne Sana  rapporte la découverte de « bouteilles de plastique pleines de sang » utilisé pour produire « des vidéos amateurs contrefaites » de morts et blessés chez les manifestants. Comment lire cette information, que je reprends de l’article de L. Trombetta dans La Stampa du 24 avril ? Peut-être les pages qui suivent, tirées d’un essai qui sera bientôt publié, contribueront-elles à jeter quelque lumière là-dessus. Si quelqu’un se trouvait étonné voire incrédule à la lecture du contenu de mon texte, qu’il n’oublie pas que les sources que j’y utilise sont presque exclusivement « bourgeoises » (occidentales et pro-occidentales). (Voir aussi addenda, NdT).

« Amour et vérité »

Ces derniers temps, par les interventions surtout de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, l’administration Obama ne rate pas une occasion de célébrer Internet, Facebook, Twitter comme instruments de diffusion de la vérité et de promotion, indirectement, de la paix. Des sommes considérables ont été attribuées par Washington pour potentialiser ces instruments et les rendre invulnérables aux censures et attaques des « tyrans ». En réalité, pour les nouveaux media comme pour les plus traditionnels, la même règle est de mise : ils peuvent aussi être des instruments de manipulation et d’attisement de la haine et même de la guerre. La radio a été savamment utilisée en ce sens par Goebbels et par le régime nazi.

Pendant la guerre froide, plus encore qu’un instrument de propagande, les transmissions radio ont constitué une arme pour les deux parties engagées dans le conflit : la construction d’un efficient « Psychological Warfare Workshop » est un des premiers devoirs assignés à la Cia . Le recours à la manipulation joue un rôle essentiel aussi à la fin de la guerre froide ; entre-temps, à côté de la radio, est intervenue la télévision. Le 17 novembre 1989, la « révolution de velours » triomphe à Prague, avec un mot d’ordre qui se voulait gandhien : « Amour et Vérité ». En réalité un rôle décisif est joué par la diffusion de la fausse nouvelle selon laquelle un étudiant avait été « brutalement tué » par la police. C’est ce que révèle, satisfait, à vingt ans de distance, « un journaliste et leader de la dissidence, Jan Urban » protagoniste de la manipulation : son « mensonge » avait eu le mérite de susciter l’indignation de masse et l’effondrement d’un régime déjà périclitant.

A la fin de 1989, bien que fortement discrédité, Nicolae Ceausescu est encore au pouvoir en Roumaine. Comment le renverser ? Les mass media occidentaux diffusent massivement dans la population roumaine les informations et les images du « génocide » perpétré à Timisoara par la police de Ceausescu. Qu’était-il arrivé en réalité ? Laissons la parole à un prestigieux philosophe (Giorgio Agamben), qui ne fait pas toujours preuve de vigilance critique à l’égard de l’idéologie dominante mais qui a synthétisé ici de façon magistrale l’affaire dont nous traitons :

 « Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des cadavres à peine enterrés ou alignés sur les tables des morgues ont été déterrés en hâte et torturés pour simuler devant les caméras le génocide qui devait légitimer le nouveau régime. Ce que le monde entier avait sous les yeux en direct comme vérité sur les écrans de télévision, était l’absolue non-vérité ; et bien que la falsification fût parfois évidente, elle était de toutes façons authentifiée comme vraie par le système mondial des media, pour qu'il fût clair que le vrai n’était désormais qu’un moment du mouvement nécessaire du faux » .

Dix ans après, la technique décrite ci-dessus est de nouveau mise en acte, avec un succès renouvelé. Une campagne martèle l’horreur dont s’est rendu responsable le pays (la Yougoslavie) dont le démembrement a déjà été programmé et contre lequel on est déjà en train de préparer la guerre humanitaire :

« Le massacre de Racak est atroce, avec des mutilations et des têtes coupées. C’est une scène idéale pour susciter l’indignation de l’opinion publique internationale. Quelque chose semble étrange dans la tuerie. Les Serbes tuent d’habitude sans procéder à des mutilations […] Comme la guerre de Bosnie le montre, les dénonciations d’atrocités sur les corps, signes de tortures, décapitations, sont une arme de propagande diffuse […] Peut-être n’est-ce pas les Serbes mais les guérilleros albanais qui ont mutilé les corps ».

Si ce n’est qu’à ce moment-là, les guérilleros de l’UCK ne pouvaient pas être suspectés d’une telle infamie : c’étaient des freedom fighters, les combattants de la liberté.  Aujourd’hui, au Conseil d’Europe, le leader de l’UCK et père de la patrie au Kosovo, Hashim Thaci,  « est accusé de diriger un clan politico-criminel né à la veille de la guerre » et impliqué dans le trafic non seulement d’héroïne mais aussi d’organes humains. Voici ce qui arrivait sous sa direction au cours de la guerre : « Une ferme à Rripe, en Albanie centrale, transformée par les hommes de l’UCK en salle d’opération, avec comme patients des prisonniers de guerre serbes : un coup dans la nuque, avant d’explanter leurs reins, la complicité de médecins étrangers » (on présume occidentaux) . Et vient ainsi au jour la réalité de la « guerre humanitaire » de 1999 contre la Yougoslavie ; mais pendant ce temps son démembrement a été porté à terme et au Kosovo s’installe et veille une énorme base militaire étasunienne. (avec la complicité du néoconservateur  Kouchner,  qui polotait soi-disant la "reconstruction" - note d'eva

Faisons un autre saut en arrière de plusieurs années. Une revue française de géopolitique (Hérodote) a mis en relief le rôle essentiel joué, au cours de la « révolution des roses » qui a lieu en Géorgie à la fin de 2003, par les réseaux  télévisés qui sont aux mains de l’opposition géorgienne et par les réseaux occidentaux : ils transmettent sans discontinuer l’image (qui s’est révélée ensuite fausse) de la villa qui serait la preuve de la corruption d’Edouard Chevardnadze, le dirigeant qu’il  s’agit de renverser. Après la proclamation des résultats électoraux qui signent la victoire de Chevardnadze et qui sont déclarés frauduleux par l’opposition, celle-ci décide d’organiser une marche sur Tbilissi, qui devrait sceller « l’arrivée symbolique, et pacifique même, dans la capitale, de tout un pays en colère ». Bien que convoquées de tous les coins du pays à grands renforts de moyens propagandistes et financiers, ce jour-là affluent pour la marche entre 5.000 et 10.000 personnes : « ce n’est rien pour la Géorgie » ! Et pourtant grâce à une mise en scène sophistiquée et de grande professionnalité, la chaîne de télé la plus diffusée du pays arrive à communiquer un message totalement différent : « L’image est là, puissante, celle d’un peuple entier qui suit son futur président ». Désormais les autorités politiques sont délégitimées, le pays est désorienté et abasourdi et l’opposition plus arrogante et agressive que jamais, d’autant plus que les médias internationaux et les chancelleries occidentales l’encouragent et la protègent . Le coup d’Etat est mûr, il va porter au pouvoir Mikhaïl Saakashvili, qui a fait ses études aux USA, parle un anglais parfait et est en mesure de comprendre rapidement les ordres de ses supérieurs.

Internet comme instrument de liberté

Venons-en maintenant au nouveaux media, particulièrement chers à Madame Clinton et à l’administration Obama. Pendant l’été 2009 on pouvait lire dans un quotidien italien réputé :

« Depuis quelques jours, sur Twitter, circule une image de provenance incertaine […] Devant nous, un photogramme d’une valeur profondément symbolique : une page de notre présent.

Une femme avec le voile noir, qui porte un t-shirt vert sur des jeans : extrême Orient et extrême Occident ensemble. Elle est seule, à pieds. Elle a le bras droit levé et le poing fermé. Face à elle, imposant, la gueule d’un SUV, du toit duquel émerge, hiératique, Mahmoud Ahmadinejad. Derrière, les garde du corps.

  Le jeu des gestes touche : de provocation désespérée, celui de la femme ; mystique, celui du président iranien ».

Il s’agit d’ « un photomontage », qui certes semble « vraisemblable », pour arriver plus efficacement à « conditionner des idées, des croyances » . D’autre part, les manipulations abondent. A la fin du mois de juin 2009,  les nouveaux media en Iran et tous les moyens d’information occidentaux diffusent l’image d’une belle fille touchée par une balle : « Elle commence à saigner, elle perd conscience. Dans les secondes qui suivent ou peu après, elle est morte. Personne ne peut dire si elle a été prise dans le feu croisé ou si elle a été touchée de façon ciblée ». Mais la recherche de la vérité est la dernière chose à laquelle on pense : ce serait de toutes façons une perte de temps et ça pourrait même se révéler contre-productif. L’essentiel est ailleurs : «  à présent la révolution a un nom : Neda ». On peut alors diffuser le message désiré : « Neda innocente contre Ahmadinejad », ou bien : « une jeunesse courageuse contre un régime vil ». Et le message s’avère irrésistible : « Il est impossible de regarder sur Internet de façon froide et objective la vidéo de Neda Soltani, la brève séquence où le père de la jeune femme et un médecin essaient de sauver la vie de le jeune iranienne de vingt-six ans » . Comme pour le photomontage, dans le cas aussi de l’image de Neda, nous sommes en présence d’une manipulation sophistiquée, attentivement étudiée et calibrée dans tous ses détails (graphiques, politiques et psychologiques) dans le but de discréditer et de rendre la plus odieuse possible la direction iranienne. (Voir addenda, NdT).

Et nous arrivons ainsi au « cas libyen ». Une revue italienne de géopolitique a parlé à ce propos d’ « utilisation stratégique du faux », comme le confirme en premier lieu la « déconcertante affaire des fausses fosses communes » (et d’autres détails sur lesquels j’ai attiré l’attention). La technique est celle dont on se félicite et qu’on utilise  depuis des décennies, mais qui à présent, avec l’avènement des nouveaux media, acquiert une efficience terrible : « La lutte est d’abord représentée comme un duel entre le puissant et le faible sans défense, et rapidement transfigurée ensuite en une opposition frontale entre le Bien et le Mal absolus ». Dans ces circonstances, loin d’être un instrument de liberté, les nouveaux media produisent le résultat opposé. Nous sommes en présence d’une technique de manipulation, qui « restreint fortement la liberté de choix des spectateurs » ; « les  espaces pour une analyse rationnelle sont comprimés au maximum, en particulier en exploitant l’effet émotif de la succession rapide des images » .

Et ainsi, on retrouve pour les nouveaux media la règle déjà constatée pour la radio et la télévision : les instruments, ou potentiels instruments, de liberté et d’émancipation (intellectuelle et politique) peuvent se renverser et souvent se renversent aujourd’hui en leur contraire. Il n’est pas difficile de  prévoir que la représentation manichéenne du conflit en Libye ne résistera pas longtemps ; mais Obama et ses alliés espèrent dans l’intervalle atteindre leurs objectifs, qui ne sont pas vraiment humanitaires, même si la novlangue s’obstine à les définir comme tels.

Spontanéité d’Internet

Mais revenons au photomontage qui montre une dissidente iranienne défier le président de son pays. L’auteur de l’article que je cite ne s’interroge pas sur les artisans d’une manifestation si sophistiquée. Je vais essayer de remédier à cette lacune. A la fin des années 90 déjà, sur le International Herald Tribune on pouvait lire : « Les nouvelles  technologies ont changé la politique internationale » ; ceux qui étaient en mesure de les contrôler voyaient augmenter démesurément leur pouvoir et leur capacité de déstabilisation des pays plus faibles et technologiquement moins avancés .

Nous sommes là en présence d’un nouveau chapitre de guerre psychologique. Dans ce domaine aussi les Usa sont décisivement à l’avant-garde, ayant à leur actif des décennies de recherche et d’expérimentations. Il y a quelques années Rebecca Lemov, anthropologue de l’université de l’Etat de Washington, a publié un livre qui « illustre les tentatives inhumaines de la Cia et de certains parmi les plus grands psychiatres de "détruire et reconstruire" la psyché des patients dans les années 50 » . Nous pouvons alors comprendre un épisode qui s’est déroulé dans cette même période. Le 16 août 1951, des phénomènes étranges et inquiétants vinrent troubler Pont-Saint-Esprit, « un village tranquille et pittoresque » situé « dans le Sud-est de la France ». Oui, « le pays fut secoué par un mystérieux vent de folie collective. Cinq personnes au moins moururent, des dizaines finirent à l’asile, des centaines donnèrent des signes de délire et d’hallucinations  […] Beaucoup finirent à l’hôpital avec la camisole de  force ». Le mystère, qui  a longtemps entouré ce coup de « folie collective », est maintenant dissipé : il s’agît d’une « expérimentation menée par la CIA, avec la Special Operation Division (SOD), l’unité secrète de l’Armée USA de Fort Detrick, au Maryland » ; les agents de la Cia « contaminèrent au LSD les baguettes vendues dans les boulangeries du pays», causant les résultats que nous avons vus ci-dessus . Nous sommes aux débuts de la Guerre froide : bien sûr les Etats-Unis étaient des alliés de la France, mais c’est justement pour ça que celle-ci se prêtait facilement aux expérimentations de guerre psychologique qui avaient certes comme objectif le « camp socialiste » (et la révolution anticoloniale) mais pouvaient difficilement être effectuées dans les pays situés au-delà du rideau de fer.

Posons-nous alors une question : l’excitation et l’attisement des masses ne peuvent-ils être produits que par voie pharmacologique ? Avec l’avènement et la généralisation d’Internet, Facebook, Twitter, une nouvelle arme a émergé, susceptible de modifier profondément les rapports de force sur le plan international. Ceci n’est plus un secret, pour personne. De nos jours, aux USA, un roi de la satire télévisée comme Jon Stewart s’exclame : « Mais pourquoi envoyons-nous des armées s’il est aussi facile d’abattre les dictatures via Internet que d’acheter une paire de chaussures ? » . A son tour, avec une revue proche du département d’Etat, un chercheur attire l’attention sur « comment il est difficile de militariser » (to weaponize) les nouveaux media pour des objectifs à court terme et liés à un pays déterminé ; il vaut mieux poursuivre des objectifs de plus ample envergure . Les accents peuvent varier, mais la signification militaire des nouvelles technologies est dans tous les cas explicitement soulignée et revendiquée.

Mais Internet n’est-il pas l’expression même de la spontanéité individuelle ? Seuls les plus démunis (et les moins scrupuleux) argumentent ainsi. En réalité –reconnaît Douglas Paal, ex-collaborateur de Reagan et de Bush senior- Internet est actuellement «  gérée par une ONG qui est de fait une émanation du Département du Commerce des USA » . S’agit-il seulement de commerce ? Un quotidien de Pékin  rapporte un fait largement oublié : quand en 1992 la Chine demanda pour la première fois à être reliée à Internet, sa requête fut rejetée en raison du danger que le grand pays asiatique ne put ainsi « se procurer des informations sur l’Occident ». Maintenant, au contraire, Hillary Clinton revendique l’ « absolue liberté » d’Internet comme valeur universelle à laquelle on ne peut renoncer ; et cependant -commente le quotidien chinois- « l’égoïsme des Etats-Unis n’a pas changé » .

Peut-être ne s’agit-il pas seulement de commerce. A ce sujet, l’hebdomadaire allemand Die Zeit  demande des éclaircissements à James Bamford, un des plus grands experts en matière de services secrets états-uniens : « Les Chinois craignent aussi que des firmes américaines (étasuniennes, NdT) comme Google soient en dernière analyse des outils des services secrets américains (étasuniens, NdT) sur le territoire chinois. Est-ce une attitude paranoïde ? » « Pas du tout » répond-il immédiatement. Au contraire même -ajoute l’expert- des « organisations et institutions étrangères [aussi] sont infiltrées » par les services secrets étasuniens, lesquels sont de toutes façons en mesure d’intercepter les communications téléphoniques dans tous les coins de la planète et doivent être considérées comme « les plus grands hackers du monde » . Désormais -affirment encore sur Die Zeit deux journalistes allemands- cela ne fait aucun doute :

« Les grands groupes Internet sont devenus un outil de la géopolitique Usa. Avant, on avait besoin de laborieuses opérations secrètes pour appuyer des mouvements politiques dans des pays lointains. Aujourd’hui il suffit souvent d’un peu de technique de la communication, opérée à partir de l’Occident […] Le service secret technologique des USA, la National Security Agency, est en train de monter une organisation complètement nouvelle pour les guerres sur Internet ».

Il convient donc de relire à la lumière de tout ceci quelques événements récents d’explication non aisée. En juillet 2009 des incidents sanglants sont survenus à Urumqi et dans le Xinjiang, la région de Chine habitée surtout par des Ouigours. Sont-ce la discrimination et l’oppression contre des minorités ethniques et religieuses qui les expliquent ? Une approche de ce type ne semble pas très plausible, à en juger du moins par ce que réfère de Pékin le correspondant de La Stampa :

« De nombreux Hans d’Urumqi se plaignent des privilèges dont jouissent les Ouigours. Ceux-ci, de fait, en tant que minorité nationale musulmane, ont à niveau égal des conditions de travail et de vie bien meilleures que leurs collègues Hans. Un Ouigour, au bureau, a l’autorisation de suspendre son travail plusieurs fois pas jour pour accomplir les cinq prières musulmanes traditionnelles de la journée […] En outre ils peuvent ne pas travailler le vendredi, jour férié musulman. En théorie ils devraient récupérer le dimanche. Mais le dimanche les bureaux sont en fait déserts […] Un autre point douloureux pour les Hans, soumis à la dure politique d’unification familiale qui impose encore l’enfant unique, est le fait que les Ouigours peuvent avoir deux ou trois enfants. En tant que musulmans, ensuite, ils ont des remboursements en plus dans leur salaire étant donné que, ne pouvant pas manger de porc, ils doivent se rabattre sur la viande d’agneau qui est plus chère ».

Elles apparaissent alors pour le moins unilatérales ces accusations portées par l’Occident contre le gouvernement de Pékin de vouloir effacer l’identité nationale et religieuse des Ouigours. Alors ?

Réfléchissons sur la dynamique des incidents. Dans une ville côtière de Chine où, malgré les différentes traditions culturelles et religieuses préexistantes, des Hans et des Ouigours travaillent côte à côte, se répand tout d’un coup la rumeur selon laquelle une jeune fille han a été violée par des ouvriers ouigours ; il en résulte des incidents au cours desquels deux Ouigours perdent la vie. La rumeur qui a provoqué cette tragédie est fausse mais voici que se répand alors une deuxième rumeur plus forte encore et encore plus funeste : Internet diffuse dans son réseau la nouvelle selon laquelle dans la ville côtière de Chine des centaines de Ouigours auraient perdu la vie, massacrés par les Hans dans l’indifférence et même sous le regard complaisant de la police. Résultat : des tumultes ethniques dans le Xinjiang, qui provoquent la mort de presque 200 personnes, cette fois presque toutes hans.

Eh bien sommes-nous là en présence d’une intrication malheureuse et fortuite de circonstances ou bien la diffusion des rumeurs fausses et tendancieuses visait-elle le résultat qui s’est effectivement produit ensuite ? Nous sommes dans un situation où il s’avère désormais impossible de distinguer la vérité de la manipulation. Une société étasunienne a réalisé des « programmes qui permettraient à un sujet engagé dans une campagne de désinformation de prendre simultanément jusqu’à 70 identités (profils de réseaux sociaux, account in forum etc.) en les gérant parallèlement : le tout sans qu’on puisse découvrir qui tire les ficelles de cette marionnette virtuelle ».  Qui a recours à ces programmes ? Il n’est pas difficile de le deviner. Le quotidien cité ici, non suspect d’antiaméricanisme (anti-étasunien, NdT) précise que la société en question « fournit des services à diverses agences gouvernementales étasuniennes, comme la Cia et le ministère de la défense » . La  manipulation de masse célèbre son triomphe tandis que le langage de l’Empire et la novlangue se font, dans la bouche d’Obama, plus doux et suaves que jamais.

Revient alors en mémoire l’« expérimentation conduite par la Cia » pendant l’été 1951, qui produisit « un mystérieux vent de folie collective » dans « le village pittoresque et tranquille » de Pont-Saint-Esprit. Et de nouveau nous voici obligés de nous poser la question initiale : la « folie collective » peut-elle être produite seulement par voie pharmacologique ou bien aujourd’hui peut-elle être le résultat du recours, aussi, aux « nouvelles technologies » de la communication de masse ?

On comprend alors les financements par Hillary Clinton et par l’administration Obama destinés aux nouveaux media. Nous avons vu que la réalité des « guerres sur Internet » est désormais reconnue même par de réputés organes de presse occidentaux ; sauf que dans le langage de l’Empire et dans la novlangue la promotion des « guerres sur Internet » devient la promotion de la liberté, de la démocratie et de la paix.

Les cibles de ces opérations ne restent pas sans rien faire : comme dans toute guerre les faibles cherchent à combler leur désavantage en apprenant des plus forts. Et voici que ces derniers crient au scandale : « Au Liban ceux qui maîtrisent le plus les news media et les réseaux sociaux ne sont pas les forces politiques pro-occidentales qui soutiennent le gouvernement de Saad Hariri, mais les "Hezbollah" ». Cette observation laisse poindre un soupir : ah, comme ce serait beau si, ainsi qu’il en a été pour la bombe atomique et pour les armes (proprement dites) les plus sophistiquées, même pour les « nouvelles technologies » et les nouvelles armes d’information et de désinformation de masse, ceux qui détiennent le monopole étaient les pays qui infligent un interminable martyre au peuple palestinien et qui voudraient continuer à exercer au Moyen-Orient une dictature terroriste ! Le fait est  -se lamente Moises Naïm, directeur de Foreign Policy- que les Usa, Israël et l’Occident n’ont plus affaire aux « cyberidiots  d’autrefois ». Ceux-ci « contre-attaquent avec les mêmes armes, font de la contre information, empoisonnent les puits » : une véritable tragédie du point de vue des présumés champions du « pluralisme » . Dans le langage de l’Empire et dans la novlangue, la timide tentative de créer un espace alternatif à celui qui est géré ou hégémonéisé par la superpuissance solitaire devient un « empoisonnement des puits ».

 

Publié lundi 25 avril sur le blog de l’auteur, http://domenicolosurdo.blogspot.com/  

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio.

 

Addenda pour la version française :

« Je reçois à l'instant de Thierry Meyssan un message que je considère comme instructif et éclairant. Je le remercie vivement. D. Losurdo.

« Facebook en Syrie :

Dès le début des manifs à Deraa, une page Facebook a été ouverte sous le titre "Révolution syrienne 2011" : slogan publicitaire inimaginable pour de vrais révolutionnaires : si on n'y arrive pas en 2011, on laisse tomber ?( !). Dans la journée, cette page comptait 80 000 amis, presque tous des comptes Facebook créés le même jour. Ceci est impossible sauf si les "amis" sont des comptes virtuels créés par des logiciels.

L'affaire Neda en Iran

Si l’on reprend la vidéo de la mort de la jeune Neda en la passant au ralenti, on constate qu'en tombant la jeune fille a le réflexe d'amortir sa chute avec son bras. Or, toute personne touchée par balle —a fortiori dans la poitrine— perd ses réflexes. Le corps devrait tomber comme une masse. Ce n'est pas le cas. Il est impossible que la jeune fille ait été touchée par balle à ce moment-là. Quelques secondes plus tard, la vidéo montre le visage de la jeune fille. Il est propre. Elle passe sa main sur son visage et il est alors recouvert de sang. L'agrandissement de la main montre qu'elle tient dans sa paume un petit flacon de sang et qu'elle l'étend elle-même sur son visage. La jeune fille est alors emportée par ses amis à l'hôpital. Elle meurt durant le transport. Arrivée à l'hôpital, on constate que le décès est dû à une balle en pleine poitrine. Celle-ci ne peut avoir été tirée que par ses "amis" durant son transport.

Thierry Meyssan, 26 avril 2011, http://www.voltairenet.org/article169576.html 

 

Références bibliographiques  

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Mezzi senza fine. Note sulla politica, Bollati Boringhieri, Torino.  

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«Passen Sie auf, was Sie tippen», par Thomas Fischermann, in Die Zeit, 18 février, pp. 20-21.  

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La Cia riprogrammò le menti dei reduci, in Corriere della Sera, 12 février, p. 14.  

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Disinformacija. L’uso strategico del falso nel caso libico, in Limes. Rivista italiana di geopolitica, n. 1, pp. 43-49.  

Alessandra Farkas 2010
«La Cia drogò il pane dei francesi». Svelato il mistero delle baguette che fecero ammattire un paese nel ‘51, in Corriere della Sera, 13 mars, p. 25.  

Thomas Fischermann, Götz Hamann 2010Angriff aus dem Cyberspace, in Die Zeit, 18 février, pp. 19-21.  

Carlo Formenti 2011
La «disinformazia» ai tempi del Web. Identità multiple per depistare,  in Corriere della Sera, 28 février, p. 38.  

Massimo Gaggi 2010
Un’illusione la democrazia via web. Estremisti e despoti sfruttano Internet, in Corriere della Sera, 20 mars, p. 21.  

Régis Genté 2008
Des révolutions médiatiques, in Hérodote, revue de géographie et de géopolitique, 2° trimestre, pp. 37-68.  

Mara Gergolet  2010
L’Europa: «Traffico d’organi in Kosovo», in Corriere della Sera, 16 décembre, p. 18.  

Global Times 2011
The internet belongs to all, not just the US, in Global Times, 17 février.  

Andrian Kreye 2009
Grüne Schleifen für Neda, in Süddeutsche Zeitung, 24 juin, p. 11.  

Domenico Losurdo 2010
La non-violenza. Una storia fuori dal mito, Laterza, Roma-Bari.  

Roberto Morozzo Della Rocca 1999
La via verso la guerra, in Supplément au n. 1 (Quaderni Speciali) de Limes. Rivista Italiana di Geopolitica, pp. 11-26.  

Barack Obama, David Cameron, Nicolas Sarkoz
Libya’s pathway to peace, in International Herald Tribune, 15 avril, p. 7.  

Douglas Paal (interview à) 2010
«Questo è l’inizio di uno scontro tra due civiltà», par Maurizio Molinari, in La Stampa, 23 janvier, p. 7.  

Nicolas Pelham 2011
The Battle for Libya, in The New Review of Books, 7 avril, pp. 77-79.  

Guido Ruotolo 2011
Gheddafi: ingannati dagli amici occidentali, in  La Stampa, 1er mars, p. 6.  

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As war in Libya drags on, U.S. goals become harder, in International Herald Tribune, 12 avril, pp. 1 et 8.  

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The Interrnet and International Politics, in International Herald Tribune, 2 avril, p. 7.  

Francesco Sisci 2009
Perché uno han non sposerà mai una uigura, in La Stampa, 8 juillet, p. 17.  

Evan Thomas 1995
The Very Best Men. Four Who Dared. The Early Years of the CIA, Simon & Schuster, New York  

Vincenzo Trione 2009
Quella verosimile manipolazione contro l’arroganza di Ahmadinejad, in Corriere della Sera, 2 juillet, p. 12.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24517

 

Échafaude-t-on la violence en Syrie

pour les JT occidentaux ?

 

Des téléphones mobiles dotés de cartes SIM étrangères et des appareils numériques contenant des vidéos d’actes de violence inventés ont été découverts sur les membres d’un groupe de délinquants armés.

Sana, H. Sabbagh, 23 avril 2011


      Damas, (Sana) – Vendredi, le personnel de l'armée a découvert des téléphones mobiles utilisant des cartes SIM et un logiciel de positionnement non syriens, et des caméras numériques contenant de courtes vidéos montrant des actes de violence fabriqués de toutes pièces et de fausses répressions contre des manifestations.


      Les téléphones et les caméras étaient entre les mains de membres d'un groupe criminel armé qui a attaqué une position militaire de la région d’al-Hirak Rakhem, dans la campagne de Daraa.


      Les membres du groupe portaient aussi sur eux des gourdins, des épées et des instruments métalliques qui étaient utilisés contre les forces de sécurité lors de manifestations, en plus de bouteilles pleines de vrai sang, servant au tournage d’actes de violence fabriqués, et de bouteilles d'essence pour incendier.



Original : www.sana.sy/eng/21/2011/04/23/342898.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

http://www.alterinfo.net/Echafaude-t-on-la-violence-en-Syrie-pour-les-JT-occidentaux_a57997.html

 

 

A lire sur la Syrie :

 


 

Georges Malbrunot : Des groupes de francs-tireurs financés par le clan saoudien des Saidiris et encadrés par la CIA.

  le 19 avril 2011

 

Extrait

 Alors que des centaines de Syriens, civils et militaires, viennent de tomber sous les coups de snipers financés par les saidiris et encadrés par la CIA, les médias occidentaux accusent le gouvernement de Bachar el-Assad de tirer sur sa population et sur ses propres forces de l’ordre.

Cette campagne de désinformation vise à justifier une possible intervention militaire occidentale.

Le philosophe Domenico Losurdo rappelle que la méthode n’est pas nouvelle. Simplement, les nouveaux moyens de communication l’ont rendue plus sophistiquée. Désormais, le mensonge n’est pas seulement véhiculé par la presse écrite et audiovisuelle, il passe aussi par Facebook et YouTube.

 Obsèques de 15 policiers à l’hôpital militaire Tishreen de Damas, le 27 avril 2011. En un mois, plusieurs centaines de Syriens, civils et militaires, ont été assassinés par des groupes de francs-tireurs financés par le clan saoudien des Saidiris et encadrés par la CIA.

Depuis quelques jours, des groupes mystérieux tirent sur les manifestants et, surtout, sur les participants aux funérailles qui ont suivi les événements sanglants. De qui sont composés ces groupes ? Les autorités syriennes soutiennent qu’il s’agit de provocateurs, essentiellement liés aux services secrets étrangers. En Occident, par contre, même à gauche on avalise sans aucun doute la thèse proclamée en premier lieu par la Maison-Blanche : ceux qui tirent sont toujours et seulement des agents syriens en civil. Obama est-il la bouche de la vérité ? L’agence syrienne Sana rapporte la découverte de « bouteilles de plastique pleines de sang » utilisé pour produire « des vidéos amateurs contrefaites » de morts et blessés chez les manifestants. Comment lire cette information, que je reprends de l’article de L. Trombetta dans La Stampa du 24 avril ? Peut-être les pages qui suivent, tirées d’un essai qui sera bientôt publié, contribueront-elles à jeter quelque lumière là-dessus. Si quelqu’un se trouvait étonné voire incrédule à la lecture du contenu de mon texte, qu’il n’oublie pas que les sources que j’y utilise sont presque exclusivement « bourgeoises » (occidentales et pro-occidentales). (Voir aussi addenda en fin de texte, NdT).

 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 


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