Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 03:03

Le Japon intègre un contexte géopolitique dangereux pour les temps prochains

Au Japon, le nouveau Premier ministre ne lance pas seulement une guerre des changes en exigeant une dévaluation de 20% du Yen contre le dollar. On a déjà eu 5% en quelques semaines ! Ce qui va avoir un impact sérieux sur les échanges de biens extérieurs. Les Etats-Unis ne sont pas seulement concernés, l’Europe également… mais silence de nos employés de Goldman à la BCE ou ailleurs dans les structures du grand Machin européen.


WEB_Shinzo_Abe_C_AFP--469x239Autre nouvelle importante, le Premier ministre conservateur Shinzo Abe, au pouvoir depuis le 26 décembre dernier, prend une autre décision qui ne va pas réjouir le complexe militaro-industriel américain. Il souhaite une augmentation d’environ 100 milliards de yen (873 millions d’euros, 1,15 milliard de dollars) pour l’année fiscale 2013 pour permettre au budget de la défense de bénéficier de 4.700 milliards de yen, soit 41 milliards d’euros.


Le budget militaire n’avait pas connu de hausse depuis 2002, alors que le Japon traîne une dette colossale équivalant à près de 240% de PIB.


Pour le moment, les tensions sont essentiellement RÉGIONALES surtout avec le grand voisin chinois, et dans une moindre mesure avec la Corée du Sud.


En réalité, cette situation n’est pas exceptionnelle : elle traduit une tendance liée à la folle politique engagée par les Etats-Unis et les sionistes au Moyen-Orient et dont les conséquences vont nous mener vers une nouvelle guerre mondiale. Dans cette perspective, il n’est pas étonnant d’apprendre que selon une étude publiée en octobre dernier par le Center for Strategic and International Studies (CSIS), un think tank américain, les dépenses de défense dans les pays d’Asie qui y consacrent le plus gros budget -Chine, Inde, Japon, Corée du Sud et Taïwan- ont pratiquement doublé en dix ans, quadruplant en Chine.

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 02:25

 

esclavage-mains.jpg

 

Grèce : un ancien ministre de la Nouvelle Démocratie propose le retour à l’esclavage

 

C'est la modernité, que voulez-vous ! On n'arrête pas le progrès... (eva)

 

 

Non mais ils deviennent barges!!!

Cette année 2013 commence sur les chapeaux de roue. Un ancien ministre de la Nouvelle Démocratie, Petros Doukas propose très sérieusement, dans le but de lutter contre la crise, de faire travailler les citoyens … sans les payer. M. Doukas propose sur sa page web personnelle un certain nombre de suggestions pour aider la Grèce à sortir de la crise.


Une de ses suggestions brillantes est de faire travailler les chômeurs sans rémunération chaque fois que l’Etat a besoin d’eux. Il se propose également de demander aux entreprises si elles seraient intéressées d’avoir des ouvriers ou des employés pendant trois mois sans les indemniser pour leur travail.

On se doute déjà de leur réponse. M. Doukas explique que cela serait une solution gagnant-gagnant: les entreprises sont pleines de dettes et ne peuvent pas se permettre d’embaucher de nouveaux employés. Cela permettrait donc aux chômeurs de garder l’habitude de travailler, pour ne pas « rouiller », au lieu de ne rien faire. En parallèle, des grands projets utiles seraient lancés pour le pays, avec une main d’oeuvre gratuite. Petros Doukas est aussi le président de la fédération grecque de Golf : il considère peut-être que son caddie lui coûte trop cher… Année 2013 : retour de l’esclavage en Grèce ?

 

Via sott.net

 

 

Sur cet excellent site d'information :


Partager cet article
Repost0
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 02:05

 

Jeudi 10 janvier 2013

Occupy Wall Street et le FBIL’association Partnership for Civil Justice Fund a réuni 110 pages de rapport qui décrivent point par point la guerre secrète menée au mouvement Occupy Wall Street en recourant  au Freedom of Information Act, qui oblige chaque organisme fédéral à devoir rendre compte de ses actes.  

 

Le rapport, intitulé « potential criminal activity alert », montre comment le mouvement a été depuis sa création espionné, infiltré et menacé. Des procédés qui avaient déjà été utilisés de manière similaire dans les années 70 contre les Black Panthers.

 

Ce qui frappe, c’est que le premier fascicule est daté du 15 septembre 2011, c’est-à-dire deux jours à peine avant le début des manifestations, et prévoit avec précision le contenu des protestations : « ils souhaitent surfer sur l’onde de choc survenue dans le monde arabe ».

 

Le FBI fera par la suite circuler de fausses informations pour discréditer le mouvement. Le journal canadien Adbusters, réputé être à l’origine du mouvement, est assimilé à un « groupe américain anarchiste révolutionnaire » ; les manifestants sont associés aux nationalistes des Nations aryennes et aux hackers d’Anonymous, appelés pour l’occasion « terroristes domestiques ».

 

Le FBI considéra donc très rapidement le mouvement Occupy Wall Street comme une menace à la sécurité intérieure, et c’est la raison pour laquelle les États-Unis ont mis sur pied un vaste réseau de policiers « anti-occupy » qui évoluait jusque-là dans le plus grand secret.

 

L’argent étant le nerf de la guerre, il était intéressant de connaître le financement de ce réseau. Là aussi, le rapport est instructif. Il met en évidence les nombreuses rencontres survenues entre plusieurs parties, parmi lesquelles la Bank of America, Goldman Sachs et J.P. Morgan qui auraient été, au moins en grande partie, les bailleurs de fond de l’opération. On s’aperçoit donc, preuves à l’appui, que la police et le renseignement étatsuniens ont travaillé au profit des banques.

 

Pour conclure, le FBI a finalement concédé par lâcher qu’il restait encore 287 pages du rapport « anti-occupy » qui n’ont pas été rendues publiques. On n’est pas prêts de savoir ce qui a encore pu être fait au nom de la sécurité publique…

 

Capitaine Martin

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 01:34

 

2013 : Vœux de combat du Comité Valmy

Reprendre en main le drapeau l’indépendance nationale
Rétablir la souveraineté populaire
Imposer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

vendredi 11 janvier 2013, par Comité Valmy


2013 : Vœux de combat du Comité Valmy

Reprendre en main le drapeau l’indépendance nationale
Rétablir la souveraineté populaire
Imposer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

Le Comité Valmy présente à chacun de ses amis ses vœux les plus fraternels pour la nouvelle année. Certes, nous aurions désiré d’être en capacité de souhaiter une année 2013 jalonnée de nouvelles réjouissantes.
Malheureusement, la situation intérieure et internationale ne nous le permet pas.

C’est donc à la résistance que nous vous appelons. Résistons en luttant contre les projets funestes du Medef qui veut « détricoter » non seulement les conquêtes sociales et économiques, issues du programme du CNR, de la Libération, mais l’ensemble du Code du Travail. Les patrons veulent que leur loi, celle du profit maximum, devienne la règle imposée aux salariés, avec – en plus - l’aval des centrales syndicales !

Les objectifs du « big business » sont clairs : la possibilité de réduire les salaires, d’augmenter le temps de travail, de procéder à des licenciements massifs au moindre coût.
En clair, les patrons veulent revenir aux pratiques en vigueur avant les grandes grèves de 1936. Ils visent à régner sans partage dans l’entreprise.

Et c’est sur ces bases que se poursuivent les « négociations » avec les syndicats !
Ceux-ci ne tentent rien pour mobiliser les ouvriers, les employés, les cadres et organiser une riposte de masse. La CFDT ne cache pas son désir de signer une véritable capitulation syndicale.
Or, cette mascarade de « concertation » est organisée par le gouvernement « socialiste » !

Peut-on, sans réagir, accepter un tel recul de civilisation ?

Le Comité Valmy appelle à construire au plus vite un rassemblement- populaire de lutte contre cette menace. Celle-ci s’inscrit dans le cadre de la politique de construction européenne, celle de l’UE, dont l’un des objectifs premiers est de réduire à néant l’indépendance et la souveraineté des Nations.
Car, celles-ci constituent le dernier rempart de la résistance des peuples. La bataille sociale qui s’annonce ne peut donc pas être séparée de la bataille nationale pour sortir de l’UE et de l’euro.

Cette nouvelle année, nous semble commander plus que jamais, de placer la reconquête du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes au premier plan des objectifs politiques essentiels.

En effet, l’indépendance et la souveraineté populaire et nationale, conditionnent pour les peuples et les nations, leur possibilité d’avancer et de construire dans le présent et le respect des générations futures. Cela se vérifie dans tous les domaines, notamment dans ceux de la culture, de la politique, des libertés démocratiques et du progrès économique et social.

La souveraineté des peuples et des nations, leur droit à maîtriser, à travers les circonstances historiques, la détermination de leur avenir, est un principe universel qui est reconnu par la Charte des Nations Unies.
Pourtant, ce droit est, à notre époque, violé dans la plupart des pays du monde qui sont :

· soit vassalisés et dessaisis de leur souveraineté comme c’est le cas dans la dictature euro atlantique imposée à marche forcée,
· soit insérés dans un carcan colonial ou néo-colonial sur la plupart des continents.

Une oligarchie financière sous hégémonie anglo- américaine (Wall Street et la City anglaise) ou germano-américaine et quelques oligopoles dominent le monde occidental et multiplient les guerres coloniales pour le pillage des rentes (matières premières, énergie, terres, eau…) et la généralisation de l’hégémonie occidentaliste militaire, politique et culturelle.

Face à l’échec de l’Union Européenne, ressurgit en ce début d’année 2013, l’objectif de réaliser l’Union Transatlantique c’est à dire la fusion dans un empire unique, de l’Amérique du Nord et de l’UE, avec la volonté de réaliser un marché transatlantique unifié, d’ici à 2015. Dans la perspective de présenter cette nouvelle fuite en avant dans la voie des abandons nationaux, comme une solution à la crise monétaire et systémique, l’objectif de l’institution d’une monnaie unique transatlantique ou mondiale, pourrait ressurgir bientôt.

La raison d’être du Comité Valmy qui s’est constitué à partir de la lutte contre la ratification du traité de Maastricht est précisément de contribuer au combat républicain pour que la France ne sorte pas de l’Histoire. C’est la nécessité de reprendre en main le drapeau de l’indépendance nationale et de la lutte pour la souveraineté populaire sans lesquelles, les Français en font quotidiennement l’expérience, les libertés démocratiques et les conquêtes sociales régressent rapidement et de façon continue.
Les questions sociale et nationale étant liées, notre démarche républicaine qui associe patriotisme et internationalisme est naturellement à la fois progressiste et anti-impérialiste.

En réponse à la trahison nationale généralisée de l’appareil politique professionnel et vassalisé qui monopolise illégitimement le pouvoir politique, notre combat est objectivement devenu indépendantiste.

Dans cette logique, nous menons un combat national pour le retrait de la France de la zone euro et de l’Union européenne, qui exerce une dictature sur les peuples qui en font partie, pour les intérêts exclusifs de la finance. L’exemple de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal sont là pour en mesurer les dégâts.
Nous dégager au plus vite de toute construction européenne doit aller de pair avec la volonté de quitter l’Otan et ses structures intégrées, instruments militaires de l’impérialisme, US en premier lieu.

Nous apportons notre solidarité et notre soutien envers tous les peuples en lutte pour leur indépendance, en particulier en Amérique latine, au Proche et Moyen Orient, notamment en Palestine et dramatiquement en Syrie

Les Syriens, en effet, subissent actuellement une guerre cruelle qui, pour l’essentiel, relève d’une agression extérieure dont l’instrumentalisation implique, de façon cruciale, les dirigeants de la connivence - la vraie droite, l’UMP, et la "fausse gauche", le PS - de la France officielle, alliée du bloc impérialiste euro-atlantique et occidentaliste, mais aussi du Qatar et de l’Arabie Saoudite. Les despotes de ces pays avec leurs milliards de dollars financent les bandes de mercenaire djihadistes takfiristes et wahhabites en Syrie.

Dans notre pays, grâce à la complicité de classe des oligarques « français » lesdits despotes développent méthodiquement une politique de prédation du patrimoine national de la France.
Dans une démarche associée, ils contribuent financièrement et par d’autres moyens, à la diffusion communautarisme et de l’islam radical dans nos banlieues.
Ils s’ingèrent ainsi ouvertement dans les affaires intérieures de notre pays, en s’opposant objectivement et de façon visible à la nécessaire intégration laïque et républicaine, d’une partie significative des Français issus de l’immigration, notamment des plus jeunes.

Dans des conditions bien différentes, les peuples Syrien et Français mènent donc un combat parallèle pour l’indépendance nationale, la souveraineté et la liberté.

Le constat de cette convergence objective des peuples syrien et français, devrait de traduire par une expression majeure de la solidarité de la France républicaine envers le peuple syrien ouvertement agressé.

L’appel dont le Comité Valmy a pris l’initiative à « faire cesser l’agression contre la Syrie et à refuser la participation de la France à celle-ci » a connu un succès et un retentissement réels. Cela confirme qu’il existe dans notre pays, une attente significative aspirant au nécessaire développement du soutien en faveur du peuple syrien. C’est à partir de ce constat que le Comité Valmy incite actuellement avec d’autres, à la recherche d’une dynamique de liaison, de coordination et d’initiatives, pour l’essor de la solidarité avec le combat de la Syrie souveraine.

Le combat mené par le comité Valmy est donc multiple.

Les aspirations à l’indépendance et à la souveraineté de tous les peuples, du nôtre en premier lieu, guident notre action.

Notre vœu le plus cher est d’être en capacité de participer aux luttes nécessaires pour atteindre nos objectifs.

C’est en renforçant le Comité Valmy que nous y parviendront.

Et alors, 2013, sera une bonne année !

Le 6 janvier 2013

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3111

 

.

Voir aussi :

 

 

.

10 janvier 2013, par Comité Valmy

.

.

La patriotisme ne vaut-il que pour le racket fiscal ?

Nous vivons une époque où la patrie ne représente plus rien pour nos élites et les journaleux à leur service. Les uns votent des traités qui ont force de loi sur notre propre législation, abandonnent de plus en plus de souveraineté après avoir perdu la plus importante : la souveraineté monétaire ; les journalistes nous perdent dans des débats sans grand intérêt et qui ne vont jamais à l’essentiel.

Toutefois, grâce à l’affaire des exilés fiscaux, les uns et les autres se sont accordés à l’unisson pour évoquer le « patriotisme fiscal ». Qu’en penser ?


1600426-2147768Les dirigeants ont une politique qui consiste à flagorner tout ce qui vient de l’étranger, à donner des leçons de civisme aux citoyens français, mais ils ne se gênent nullement pour écraser les frontières nationales par une politique où le mondialisme a toute sa place.


Et que dire de la politique de ces prétendus patriotes qui ne cessent de courber l’échine devant le Marché, persiflant qu’il n’y a rien à faire, qu’il faut accepter l’état des choses imposé par le cours de l’Histoire. Sans doute méritons-nous d’avoir à la barque de la France une équipe de piètres acteurs du Mondialisme, bien trop dépendants de l’argent anonyme et vagabond pour réfléchir à la grandeur de la France en devenant eux-mêmes de véritables résistants dont le nom pourrait figurer dans l’Histoire de France.

 

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 01:27
RELIGIONS ET CROYANCES
DIEU ET LA GUERRE FONT BON MÉNAGE AUX ÉTATS-UNIS
Oscar Fortin
Vendredi 4 Janvier 2013


DIEU ET LA GUERRE FONT BON MÉNAGE AUX ÉTATS-UNIS
Je viens de lire deux articles que j’ai aussitôt reliés l’un à l’autre, question de mieux comprendre ce qui amène un peuple à se déclarer chrétien à 77 % tout en assumant 45 % de la totalité des dépenses militaires dans le monde. Également, je n’ai pu m’empêcher de faire un rapprochement de cette situation bien particulière des États-Unis avec la dernière intervention de Benoît XVI, pape pour les catholiques et une référence pour le monde, à l’occasion de la Journée mondiale pour la paix.
 
Dans le premier article, il est fait mention que 77 % des étasuniens se déclarent chrétiens dont 50 %, presbytériens, et 23 %, catholiques. Il s’agit donc d’un peuple à très forte croyance chrétienne et dont la référence fondamentale est le témoignage de Jésus de Nazareth et les Évangiles qui en véhiculent le message. Il n’est donc pas surprenant que ses dirigeants évoquent en tout temps la « bénédiction de Dieu », le « God bless America ».
 
Pratiquement, Dieu fait partie de la grande famille étasunienne. D’ailleurs, des pasteurs, des prêtres et des évêques animent des milliers de communautés qui se regroupent régulièrement dans les églises pour lire les évangiles et partager l’eucharistie avec celui qui a donné sa vie pour sauver le monde. Dans leur cœur et leur âme, ne se répètent-ils pas « qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » ?
 
Dans le second article, il est fait mention que ce même peuple assume pour lui-même 45 % de toutes les dépenses militaires dans le monde, faisant de lui la plus grande puissance militaire.
 
Gilles Devers, auteur de cet article, lève le voile, à partir d’un cas spécifique, sur l’hypocrisie et la criminalité des dirigeants de ce peuple et de ceux qui les soutiennent.
 
« Avec l’affaire Khaled El-Masri, la Cour européenne des Droits de l’Homme met en évidence les crimes de torture et de détention arbitraire commis par les États-Unis sur le sol européen, ici avec la complicité de la Macédoine. »
 
« Ce petit pays de 320 millions d’habitants, une bricole sur les 7 milliards que connaît la planète, assume 45 % des dépenses militaires dans le monde pour imposer sa puissance économique, au service de ses seuls intérêts. C’est la plus grande dictature du monde. »
 
Nous nous retrouvons donc avec un peuple qui, tout en se proclamant profondément chrétien et inspiré par celui qui pour sauver le monde sacrifia sa vie, se dote des armes les plus puissantes pour dominer et régenter le monde selon ses intérêts.
 
Alors, comment ces communautés chrétiennes, avec leurs pasteurs et leurs évêques, peuvent-elles s’accommoder en soutenant le financement de 45 % des armements qui existent dans le monde et se taire devant l’usage qui en est fait ? Comment se fait-il que ces 77 % de chrétiens ne se fassent pas entendre ? Bien au contraire, ils donnent plutôt l’impression d’en être l’inspiration.
 
Le panorama qui se présente à nous, en ce début d’année 2013, est pourtant ce qu’il y a de plus insécurisant et de troublant. Une analyse moindrement approfondie fait ressortir que les principaux acteurs des drames qui couvrent la planète sont peu nombreux : il y a les États-Unis et Israël, soutenus par leurs alliées traditionnelles, l’OTAN, qui se retrouvent à l’origine d’à peu près tous les conflits majeurs sur la planète.
 
Que ce soit en Asie, en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient, force est de constater que les bases militaires, les services d’intelligence et les forces de l’Empire sont en pleine opération. Ce serait faire l’autruche que de croire qu’ils sont là pour répandre la bonne nouvelle de l’amour et du pardon, telle qu’enseignée par le Nazaréen.
 
Les faits démontrent plutôt qu’ils sont là pour diviser, écraser, démolir, tuer, torturer afin de mieux prendre le contrôle des richesses ainsi que des peuples qui en sont les propriétaires. Ils sont des prédateurs de premier ordre pour qui les mots justice, vérité, paix, compassion n’ont de sens que dans le cadre de leurs propres ambitions et intérêts et non de celui du bien commun d’une humanité conviée, tout autant qu’eux, au partage de ces mêmes valeurs et richesses.
 
Alors, dans ce contexte, que dit Benoît XVI, conscient de toutes ces choses, à l’occasion de la Journée mondiale de la paix ? Que dit-il à ces chrétiens guerriers, prédateurs des richesses des autres, et que dit-il à ces chrétiens qui luttent vraiment pour l’avènement d’un monde de justice, de vérité, de paix et de compassion ?
 
Je me permets de relever certains extraits de cette intervention.
 
« il est encourageant de constater que les chrétiens – peuple de Dieu en communion avec lui et en chemin parmi les hommes – s’engagent dans l’histoire en partageant ses joies et ses espoirs, ses tristesses et ses angoisses[1], annonçant le salut du Christ et promouvant la paix pour tous. »
 
Commentaire : Comment peut-il constater pareil engagement des chrétiens alors que l’Europe chrétienne et l’Amérique chrétienne sont les premiers fauteurs de troubles dans le monde ? Au Moyen-Orient et en Afrique, c’est l’évidence même alors qu’en Amérique latine ce sont ces oligarchies chrétiennes soutenues par leurs cardinaux, leurs évêques et leurs pasteurs qui s’en prennent aux peuples, également chrétiens, qui cherchent, pour leur part, à s’affranchir de la domination politique et économique de ces derniers. Dans ce dernier cas, que fait l’Église hiérarchique pour soutenir et encourager ces peuples de la Bolivie, de l’Équateur, du Venezuela, du Paraguay et de l’Uruguay et j’en passe qui luttent pour s’affranchir de ce capitalisme sauvage et rendre possible une nouvelle solidarité au service prioritaire du bien commun ? Dans la majorité des cas, les évêques et cardinaux se font discrètement solidaires des oligarchies et de l’empire. Ce fut le cas au Honduras, au Venezuela, en Équateur et en Bolivie.
 
Plus loin il poursuit en précisant les causes rendant la paix si difficile :
 
« la prévalence d’une mentalité égoïste et individualiste qui s’exprime également au travers d’un capitalisme financier sans régulation nous inquiète. En plus des différentes formes de terrorisme et de criminalité internationale, les fondamentalismes et les fanatismes qui défigurent la vraie nature de la religion, appelée qu’elle est à favoriser la communion et la réconciliation entre les hommes sont autant de dangers pour la paix. »
 
Commentaire :
 
Pour comprendre Benoît XVI, il faut prêter attention tout autant à ce qu’il ne dit pas qu’à ce qu’il dit. Dans le cas présent, il sait très bien que le système capitaliste conduit à l’inhumanité. Dans son premier livre sur Jésus de Nazareth, il avait eu cette définition du capitalisme qu’il opposait à l’époque au communisme sanguinaire des pires années de l’URSS, question de le rendre encore acceptable, faute de mieux.
 
« Face aux abus du pouvoir économique, face aux actes de cruauté d’un capitalisme qui ravale les hommes au rang de marchandise, nos yeux se sont ouverts sur les dangers que recèle la richesse, et nous comprenons de manière renouvelée ce que Jésus voulait dire quand il mettait en garde contre la richesse, contre le dieu Mammon qui détruit l’homme et qui étrangle, entre ses horribles serres de rapace, une grande partie du monde (p.120).
 
Dans un autre passage de ce même livre, il a cette interprétation surprenante de Karl Marx :
 
N’est-il pas vrai que l’homme, cette créature appelée homme, tout au long de son histoire, est aliéné, brutalisé, exploité? L’humanité dans sa grande masse a presque toujours vécue sous l’oppression. Et inversement, les oppresseurs sont-ils la vraie image de l’homme, ou n’en donnent-ils pas plutôt une image dénaturée, avilissante? Karl Marx a décrit de façon drastique « l’aliénation » de l’homme. […] Il a livré une image très concrète de l’homme qui tombe aux mains de bandits (p.224). 
 
Benoît XVI se garde bien de reprendre ces mêmes termes pour parler, du haut de la tribune de la Place St-Pierre, de « ce capitalisme qui ravale les hommes au rang de marchandise ». L’allusion aurait été trop directe à cet empire avec lequel il a déjà célébré un si agréable anniversaire de naissance. Il préfère plutôt parler d’un « capitalisme financier sans régulation qui l’inquiète ». Là encore, pour en atténuer davantage les travers, il y oppose immédiatement « ces différentes formes de terrorisme et de criminalité internationale, les fondamentalismes et les fanatismes qui défigurent la vraie nature de la religion. »
 
On comprendra que dans l’esprit de son auteur, ces références ciblent surtout les musulmans, les islamistes et les arabes. Il ne saurait être question d’impliquer les États-Unis et les forces de l’OTAN dans des opérations terroristes ou encore de croire que le fondamentalisme puisse se retrouver quelque part chez les chrétiens.
 
Il poursuit son intervention, cette fois sur les artisans de la paix.
 
« Ils (les artisans de paix » comprendront qu’ils ne sont pas seuls parce qu’Il  (le Nazaréen) est du côté de ceux qui s’engagent en faveur de la vérité, de la justice et de l’amour.
 
Commentaire
 
Quelle belle occasion de parler de la désinformation qui s’impose à grande échelle et qui empêche la vérité d’atteindre toutes les personnes de bonne volonté. Une désinformation soutenue et encouragée par les belligérants qui contrôlent les grands réseaux de communication. Comment peut-on prétendre être des artisans de paix lorsque le mensonge est partie prenante de ces guerres de conquête ?
 
Pas un mot sur ce quatrième pouvoir qui rend possible les guerres et la tromperie qui va avec.
 
Une occasion de relever également le caractère antiévangélique de la course aux armements et le caractère scandaleux des budgets consentis aux armements et à la guerre par certains pays à majorité chrétienne.
 
Ç’aurait été également un moment tout indiqué pour parler de ces injustices commises à l’endroit de peuples entiers, en s’emparant de leurs richesses et en les poursuivant chaque fois qu’ils essaient de reconquérir leur indépendance et leur souveraineté sur leur propre territoire. C’est le cas en Amérique latine où on continue à défaire des gouvernements légitimement élus, comme au Honduras et au Paraguay.
 
D’ailleurs, Benoît XVI se garde bien de parler de l’Amérique latine dans ses grandes interventions. Son silence lui permet de garder ses bonnes relations avec l’Empire.
 
Je termine avec un dernier commentaire, question de ne pas être trop long
 
« De plusieurs côtés, il est reconnu qu’aujourd’hui un nouveau modèle de développement comme aussi un nouveau regard sur l’économie s’avèrent nécessaires.
 
Depuis plus de treize ans, plusieurs pays de l’Amérique latine oeuvrent à l’émergence d’un nouveau modèle de société. Celui qui en aura marqué les principales caractéristiques est le Venezuela sous la gouverne d’Hugo Chavez.
 
Dans son cas, il tourne le dos au « capitalisme qui ravale l’homme au rang de marchandises » et se tourne plutôt vers un socialisme qui rejoint pour l’essentiel les lignes directrices de l’encyclique Paix sur terre de Jean XXIII. Un de ces principes reconnaît « l’État autant que nécessaire et le privé autant que possible. »
 
Selon cette approche l’État est le maître d’œuvre  et le premier responsable de la gestion des richesses d’un peuple et de la réalisation du bien commun de la société. Tous les autres intervenants doivent s’ajuster à cette gérance de l’État, tout orientée au service du bien commun.
 
Alors, pourquoi ne pas avoir parlé de ces expériences nouvelles qui révolutionnent actuellement la vie de millions de Latino-Américains et qui ouvrent les portes vers un avenir plus prometteur pour la justice, la vérité et la paix ?
 
Pas un mot sur cette alternative qui apporte de nouvelles perspectives de développement et projette un nouveau regard sur l’économie.
 
Conclusion
 
Les mots et les discours trouvent leur âme dans le vécu des personnes et des peuples. S’ils n’en jaillissent pas, elles demeureront lettre morte.
 
L’engagement et la capacité de nommer les choses et les personnes par leur nom donnent à son auteur la mesure de sa liberté et de sa crédibilité.
 
Oscar Fortin
Québec, le 3 janvier 2013
http://www.alterinfo.net/DIEU-ET-LA-GUERRE-FONT-BON-MENAGE-AUX-ETATS-UNIS_a85339.html
Partager cet article
Repost0
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 01:13

 

Imprimez cet article. Imprimez cet article.

par Eric Walberg

 

spence-theresa-attawapiskat_sn635“Respectez notre existence ou attendez-vous à de la résistance”, scandent les natifs canadiens qui se préparent à une éventuelle confrontation avec le premier ministre canadien Harper le 11 janvier.

Le soulèvement des Indiens du Canada déclenché par la grève de la faim de la Chef d’Attawapiskat, Theresa Spence, sur la minuscule île « Victoria » près de la Colline du Parlement à Ottawa, -qui dure depuis trois semaines- est en fait la dernière tentative des peuples colonisés de la planète pour essayer de se libérer de l’impérialisme. C’est un évènement exaltant et de première importance pour nous tous.

Leur combat rappelle celui des musulmans égyptiens qui luttent contre leur vieille garde, favorable à l’occident et à Moubarak, depuis la révolution de janvier 2011, ou celui des Palestiniens contre le vol de leur territoire par Israël. Il est aussi dans la droite ligne de la lutte du peuple iranien contre l’acharnement subversif de l’Occident. Ce n’est pas un hasard si des Egyptiens du Caire sont venus aux manifestations devant les Ambassades canadiennes, ni si le leader militant autochtone, Terrance Nelson, a récemment été soutenu par Téhéran dans son effort pour obtenir un siège à la table de l’OPEC pour les véritables propriétaires des ressources en pétrole et en gaz du Canada.

La lutte dure depuis plus de deux siècles. Au Canada, elle a vraiment commencé au 19ième siècle quand les colons se sont mis à arriver en masse et que le vol de la terre s’est accéléré. En Egypte, elle a commencé en 1789 avec l’invasion de Napoléon est s’est accentuée en 1875 quand le premier ministre britannique, Benjamin Disraeli a « importé » le Canal de Suez – qui a coûté la vie à des milliers de travailleurs égyptiens esclavagisés. En Iran, la lutte a aussi commencé au début du 19ème siècle, quand la Russie s’est emparée du nord de l’Iran (qu’on appelle aujourd’hui Azerbaïdjan) et elle a pris de l’ampleur quand Reuter et d’autres hommes d’affaire ont soudoyé le Shah pour obtenir des concessions lucratives. La Palestine, quant à elle, est au centre d’une lutte anti-impérialiste depuis que les puissances occidentales ont imposé illégalement un état juif au coeur du monde musulman.

Les Indiens natifs du Canada se sont battus pour leur terre, mais ils ont été submergés par les colons avides de terre ; aujourd’hui ils ne représentent plus que 3% de la population canadienne et ils sont obligés de passer leur vie, une vie courte et amère, dans les lambeaux de terre que les vainqueurs leur ont laissé et le plus souvent dans une profonde misère.

Mais la résistance est vivante et vivace. « Idle no more1 «  (Passons à l’action) se propage rapidement au Canada depuis que Spence a planté sa tente près de la Colline du Parlement. Les Egyptiens se sont soulevés quatre fois depuis le coup de main de Disraeli, et ont réussi à reprendre le Canal et aujourd’hui ils élaborent un nouvel ordre politique qui n’est pas subordonné aux diktats impérialistes, mais d’inspiration coranique. L’Iran a aussi eu sa révolution en 1979 et a affronté le monstre impérialiste depuis en disant leur fait à ceux qui se prétendent les maîtres du monde.

Les machinations des impérialistes n’avaient toutes qu’un seul but : voler la terre d’autres peuples et lier de force leurs économies à un ordre mondial régi par leurs fusils et leur argent. Ils possèdent toutes sortes d’armes, y compris la bombe atomique qui peut détruire toute vie sur terre encore et encore; leur dernière invention, les drones armés, larguent des bombes à uranium « appauvri » anti-bunker2  (dont l’irradiation est garantie pour des milliers d’années).

La dernière trouvaille de l’impérialisme post-moderne, c’est de prétendre lutter pour les « droits humains » et contre les armes de destruction massives (ADM) et le terrorisme. Mais c’est encore un subterfuge comme on l’a vu avec l’invasion conduite en l’Irak (et celles qui sont prévues en Iran et en Syrie) au prétexte d’éradiquer les ADM. Au contraire, des centaines de milliers d’innocents ont été tués par les invasions dirigées par les Etats-Unis sans que personne n’ait eu de comptes à rendre, sans qu’on ait trouvé d’ADM et sans qu’on en voit la fin.

Les flagrantes violations israéliennes de toutes les normes internationales restent tout aussi impunies, et sont même financées par les États-Unis et soutenues avec enthousiasme par le Canada.

L’impérialisme est bien vivant hélas et florissant et le Canada a bien de la chance qu’au moins une voix se lève dans le pays pour dire la triste vérité aux autres Canadiens et au monde entier. La sonnette d’alarme a retenti l’année dernière pour Harper quand le leader militant indigène Terrance Nelson s’est rendu à Téhéran en dépit de la rupture, arbitrairement décidée par les Conservateurs, des liens diplomatiques avec l’Iran en novembre dernier. Nelson a été qualifié de traître, et pourtant les Canadiens devraient savoir maintenant qui est celui qui brade la souveraineté du Canada et détruit notre réputation.

Theresa Spence, la chef d’Attawapiskat, a suivi l’exemple de quatre Indiennes de Saskatoon qui ont commencé une grève de la faim en novembre dernier pour protester contre le projet de loi C-45 d’Harper3 qui :

- Abroge l’Indian Act et met fin à la souveraineté indienne,
- Rend aux conseils de Bande des pouvoirs municipaux plus importants,
- Transforme les Réserves en « propriétés en fief simple » (qu’on peut acheter et vendre, pas seulement louer),
- Autorise le nouveau gouvernement indien à lever des impôts.

Les deux camps sont en ordre de bataille. le camp Harper se mobilise pour faire passer la loi. Dans un commentaire sur le Traité de 1905 qui gouverne Attawapiskat, le journaliste du National Post, Jonathan Kayse, a écrit : « Tout le fondement du Traité est caduque depuis que les peuple natifs ont dû renoncer à la chasse. C’est pourquoi les revendications de Idle No More sur le Traité n’ont pas de sens : le grand défi du 21ième en ce qui concerne les peuples autochtones sera de les intégrer dans l’économie plus large des centres de population canadiens. On ne peut pas revenir à 1905 ni même à 1930. » La seule réponse, l’assimilation, vise à pousser ce qui reste des nations indiennes dans des ghettos urbains où elles pourront végéter comme d’autres Canadiens grâce à l’assistance publique.

Le Globe and Mail de Jeffery Simpson reproche aux natifs de « vivre intellectuellement dans un palais de rêves », construit sur « le mythe de la protection de l’environnement et des liens sacrés des Indiens avec leur terre. » Selon lui, Harper a eu raison de refuser un entretien face à face avec le chef indien car un premier ministre canadien ne doit pas être contraint par le « chantage » à faire tout ce que les lobbys et les individus veulent.

En tant que chef d’une nation autochtone dévoué à son peuple, c’est Spence, « la membre d’un lobby » qui est la leader canadienne la plus légitime et pas Harper, un manipulateur avide de pouvoir qui s’est taillé un chemin vers le sommet du parti Réformiste/Conservateur à coups de promesses non tenues et de mensonges.

Les « actions dispersées » dont Simpson se moque, s’organisent spontanément du Pacifique à l’Atlantique: des manifestants indiens bloquent le passage des trains, organisent des Flash mobs dans les centres commerciaux, obstruent les ponts qui séparent le Canada des Etats-Unis. Des manifestations de soutien se tiennent dans le monde entier – Palestine, Le Caire, Londres, les Etats-Unis, Aotearoa (Nouvelle Zélande).

Malgré le mépris affiché par les médias, les manifestants ont suscité une vive sympathie chez les Indiens canadiens et les autres canadiens. Charlie Angus, le député du Nouveau Parti Démocratique, a rendu visite à Spence dans sa tente, de même que Justin Trudeau : « Ma rencontre d’aujourd’hui avec la Chef Theresa a été très émouvante . Elle est prête à tout sacrifier pour son peuple. Elle ne devrait pas avoir à en arriver là. »

La lutte a vite été rejointe par les leaders de la Bande qui s’efforcent d’organiser la résistance. Shawn Atleo, la tête de l’Assemblée des Peuples Autochtones, a appelé à une nouvelle campagne de désobéissance civile le 16 janvier pour occasionner « des perturbations économiques dans tout le pays » et formuler des déclarations sur la « rupture du Traité ». Les protestations devraient culminer avec le Sommet des Nations Autochtones du 24 janvier qui sera organisé sur le modèle de celui de l’année dernière grâce auquel les médias ont pris connaissance des épouvantables conditions de vie des Indiens de la Réserve d’Attawapiskat.

Idle No More pourrait bien faire l’effet d’un catalyseur et engendrer une lutte plus intensive contre le projet de Harper qui vide les lois qui protègent l’environnement de leur contenu, et contre les violations des droits de l’homme. Harper a accepté à contre-coeur de rencontrer les leaders Indiens mais c’est peut-être déjà trop tard pour lui. Laisser une Indienne mourir de faim au coeur de la démocratie canadienne, et en plus à Noël, n’est pas de bonne politique pour un leader au pouvoir fragilisé. Spencer a accepté de le voir mais elle refuse de mettre fin à la grève de la faim qu’elle a commencée le 11 décembre tant qu’elle n’est pas certaine qu’il ne s’agit pas seulement d’une manoeuvre dilatoire. Elle tient absolument à ce que David Johnston, le Gouverneur Général, et Dalton McGuinty, le premier ministre de l’Ontario, soient présents au meeting.

Le Canada se rachète en tous cas aux yeux du monde, après sept humiliantes années de soumission à l’agenda israélo-étasunien à l’intérieur comme à l’international, grâce aux nations autochtones dont la détermination est un « canal pour la souffrance du monde » comme le dit Naomi Klein. Idle No More est le porte parole de tous les Canadiens qui s’élèvent contre les 1% qui bradent sans scrupule les ressources du Canada et salissent sa réputation au plan international. « La souveraineté indienne est en elle-même notre meilleur atout. Si les Canadiens ont une chance d’éviter que Harper transforme la planète en poubelle, ce sera parce que les droits légaux des Premières Nations -soutenus par des mouvements de masse, des recours judiciaires, et des actions directes- l’en empêcheront. »

Non seulement les peuples natifs du Canada donnent de la force et des armes à tous les Canadiens contre le 1% mais ils nous aident à comprendre l’influence que peut avoir le Canada sur la Palestine et l’Iran, deux pays dont les peuples aiment le Canada et soutiennent nos peuples autochtones qui luttent comme eux contre l’impérialisme. Toutes les victoires que nous remportons contre notre Moubarak canadien, aident les Egyptiens à secouer le joug du néolibéralisme, renforcent les Palestiniens dans leur combat contre les colons juifs en Israël, et rendent service aux Iraniens qui meurent dans les hôpitaux faute de médicaments à cause de l’embargo qui a pour but de détruire leur indépendance.

 

 Pour consulter l’original : C’est ici.


Traduction: Dominique Muselet

 


 

 

Notes :


  1. http://www.pressegauche.org/ []
  2. http://www.financite.be/ []
  3. http://www.letemps.ch/ []

 

.

.

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 01:09

 

 

Le dernier souffle d'un petit Palestinien massacré par l'Occupant (vidéo)

 

P-e-mere-5.jpg

 

Ne tournez pas la tête.
Vous devez voir ça si vous voulez comprendre la vérité
sur nos « dirigeants » et le fait que nombre d'entre eux
sont des psychopathes dénués de toute conscience.
Si c'était votre enfant, que ressentiriez-vous ?
Que penseriez-vous du « droit d'Israël à se défendre »,
quand leur défense, c'est « ça » ?
Que ressentiriez-vous face au fait que les gouvernements
et les médias occidentaux facilitent le meurtre de votre enfant
par le gouvernement israélien ?
Seriez-vous même encore capable de ressentir quoi que ce soit ?
Hormis de la rage et du désespoir ?
.

http://www.alterinfo.net/Le-dernier-souffle-d-un-bebe-palestinien-massacre-par-le-gouvernement-israelien-video_a83752.html

 

 

 

..
.
1.Posté par Vivio le 18/11/2012 14:53  
C'est le phosphore qui fait ça, non ?
Partager cet article
Repost0
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 04:55

 

Voir aussi mon article

(je suis d'origine russe par ma mère, eva) :

La Russie est de retour. L'âme slave dont nous avons besoin

 

.

Alexandre Latsa
09:41 09/01/2013
"Un autre regard sur la Russie" par Alexandre Latsa

Le 3 janvier 2013 est apparu un texte assez surprenant sur le site du Kremlin, annonçant que le président Poutine attribuait la nationalité russe à l’acteur français Gérard Depardieu.

Ce décret présidentiel vient après une polémique entre l’acteur et les autorités françaises suite à l’adoption d’un projet de loi pour taxer à hauteur de 75% les très hauts revenus dans l’Hexagone.

L’acteur avait alors fermement critiqué ce projet de loi, avant de choisir d’émigrer en Belgique, puis de rendre son passeport pour avoir vu son acte qualifié de "minable" par le premier ministre français Jean marc Ayrault. L’affaire a rebondi lorsque les autorités russes ont invité l’acteur à s’installer dans le pays, en lui promettant que le régime d’imposition de 13% ne serait pas modifié. Dernier rebondissement de cette affaire donc : l’attribution souveraine par le président de la nationalité russe à l’acteur. Celui-ci a ensuite écrit  une incroyable lettre d’amour au peuple russe et à son président, affirmant également: "qu’en Russie il faisait bon vivre". Le 5 janvier au soir, l’acteur russe à donc reçu son nouveau passeport à Sochi des mains mêmes du président et dès le lendemain il s’est vu proposer un poste de ministre de la culture d’une région du centre de la Russie Européenne, qu’il a humblement refusé.

Le mainstream médiatique français s’est évidement déchainé de façon compulsive dans les jours qui ont suivi cette déclaration positive sur le président russe. Pour Rue89 Obélix serait désormais l’ami des Tyrans, pendant que chez Médiapart on se félicite du départ d’Obélix et "qu’un citoyen français qui affirmait que la Russie était une grande démocratie n’allait pas nous manquer". Pour le Nouvel Obs, être naturalisé par le peu recommandable maitre du Kremlin prouverait que le premier ministre français a raison et que "Depardieu serait donc bien un minable" (sic) ou encore que la véritable patrie d’Obélix "serait surtout son compte en banque" et enfin que cette faveur d’un quasi-dictateur (SIC) "rendait l’acteur indéfendable". Certains donneurs de leçon et autres moralistes autoproclamés ont même estimé nécessaire de rappeler à l’acteur que non la Russie n’était pas une démocratie, on aimerait cependant les entendre avec autant de ferveur sur la situation en Arabie Saoudite, en Corée du nord ou au Zimbabwe… Enfin pour le Figaro l’acteur aurait de "sulfureuses relations" en Eurasie, puisqu’il a fait l’éloge du président de la république de Tchétchénie Ramzan Kadyrov et est aussi proche de la famille présidentielle ouzbèke. Le Figaro rappelle cependant que l'acteur fait aussi de la "publicité pour des banques d'oligarques kazakhs ou encore la compagnie aérienne arménienne Armavia, et promeut également la cuisine azerbaïdjanaise".

On aurait souhaité que le Mainstream médiatique français rappelle qu’Obélix n’est cependant pas encore grand prince d’Eurasie mais plutôt que ses liens avec l’ex-espace soviétiques sont anciens et réels. Celui-ci a par exemple acheté l’année dernière des vignobles en Crimée, fait des dons à des hôpitaux de Saint-Pétersbourg en 2011, a tourné dans la série Raspoutine et est surtout très populaire en Russie, notamment par sa présence régulière lors de galas et évènements mondains en Russie. Il a même été membre du jury du festival du film de Moscou.

On s’étonne du reste de l’émoi que suscite chez certains journalistes le départ de Gérard Depardieu de France, lui qui ne fait que suivre la route de la très grande majorité des fortunes et célébrités françaises: Yannick Noah, Johnny Halliday, Florent Pagny, Alain Delon, Paul Loup Sulitzer, Marion Bartoli, Richard Gasquet, Gilles Simon, Jo-Wilfried Tsonga, Sébastien Loeb, Amélie Mauresmo ou encore les familles Meunier (Carrefour), Castel (Nicolas, Vichy Célestins), Weirtheimer (Chanel), Mulliez (Auchan et Décathlon), Bernard Arnault ou encore de Christian Clavier exilé à Londres. La liste n’est pas exhaustive.

En outre, beaucoup de français ne savent pas que nombre de stars françaises séjournent régulièrement en Russie, que ce soit Alain Delon, Patricia Kaas, Pierre Richard, Mireille Matthieu ou Lara Fabian, preuve s’il en est que le pays leur sied un minimum et que la culture française à un public fidèle en Russie. Quand aux proches de Masha Méril, ils ont eux tout simplement accepté les passeports russes offerts par les autorités russes. Mais on pourrait aussi se demander pourquoi aucun journaliste n’a jugé utile de répondre aux propos de David Cameron qui il y a 6 mois incitait ouvertement et publiquement les français et les entreprises françaises à venir s’exiler fiscalement en Angleterre en affirmant simplement que: "nous déroulerons le tapis rouge pour souhaiter la bienvenue aux entreprises françaises qui paieront maintenant des taxes en Grande-Bretagne et financeront nos services publics et nos écoles". Mais évidemment, la Belgique et l’Angleterre ne sont pas la Russie et dire du bien de Poutine et de la Russie est un sacrilège moral qui déclenche systématiquement la fureur des médias, ce sans aucune logique ni aucun discernement.

En Russie, quelques rares voix dissidentes se sont aussi élevées contre cette décision du Tsar Poutine, preuve s’il en est que chacun peut s’y exprimer. C’est le cas par exemple du très rebelle Edouard Limonov qui s’est félicité de cette naturalisation par son pire ennemi en espérant qu’Obélix l’accompagne tous les 31 du mois aux manifestations contre le Kremlin, un vœu dont on peut imaginer qu’il restera pieux. Mais Edouard Limonov, qui a été naturalisé français lors de la cohabitation de 1987, sait sans doute mieux que quiconque de quoi il parle, lui qui vient également justement de rendre son passeport français pour pouvoir se présenter aux dernières élections en Russie. Quand au journaliste Matvei Ganapolski sur la radio d'opposition Echo Moskvy il affirme "qu’on n'oubliera et on ne lui pardonnera jamais cette phrase: c'est une grande démocratie".

Pour d’ailleurs bien se rendre compte du ridicule des attaques contre Obélix, il est maintenant reproché à l’acteur de vouloir acheter une maison dans le sud de Moscou sous prétexte que le district hébergerait un hôpital psychiatrique, ou encore d’avoir accepté une maison en Mordovie sous prétexte que le territoire hébergerait une colonie pénitentiaire. La région russe est même qualifiée de "Pétaouchnok" russe, l’auteur de cette brillante analyse ayant visiblement oublié de mentionner que cette simple région est  à elle seule presque de la taille de la Belgique. Gérard Depardieu est même désormais accusé d’être un agent du KGB, on se demande ou cela va encore pouvoir aller. Mais pour certains analystes, c’est aussi son rejet de la ville et son attrait pour la Russie profonde (la Mordovie et les bouleaux) qui lui vaut la haine de beaucoup de commentateurs qui s’intéressent d’habitude plus à la Russie manifestante, urbaine et occidentalisée, qu’à la Russie des campagnes et des traditions.

Cette affaire donne cependant à réfléchir et pas seulement sur l’agression médiatique médiocre qui vise le plus célèbre Gaulois tout autant qu’une décision souveraine et légale du président démocratiquement élu du plus grand pays du monde. Les questions à se poser concernent à mon avis plutôt le village gaulois duquel Obélix lui-même a fini par partir. La triste vérité est que la France est devenue un pays fiscalement étouffant, et aussi un pays à l’économie ralentie avec plus de 9 millions de personnes ne travaillant pas à temps plein, soit 30% de la population active, et que Depardieu ne fait que rejoindre les quelques millions de français déjà présents à l’étranger. Celui-ci n’est sans doute pas du reste parti pour des raisons uniquement fiscales, mais aussi pour fuir un climat politique et moral simplement détestable, et ne parlons pas du climat médiatique.

Mais quoi d’étonnant finalement à cela puisque nos élites poussent depuis des décennies à la création d’une Europe sans frontières, dans laquelle chacun est libre de s’installer et vivre ou il veut? On ne peut du reste que s’étonner des discours à consonances patriotiques accompagnant les critiques du départ de Depardieu, alors même que la notion de patrie est vilipendée en France au moins autant que celle de frontière. Certains hommes politiques français ont du reste dans cette affaire pu montrer leur vrai visage. Daniel Cohn-Bendit a carrément traité notre Obélix national de "crétin fini" pendant que Jean Christophe Cambadélis lui rappelait avec humour (?) que "Depardieu voulait déjà devenir belge. Donc je me suis dit que Poutine n'était pas la Grande Catherine et que Depardieu n'était pas Diderot ou Voltaire". Plus récemment d’ailleurs c’est Brigitte Bardot qui pour d’autres raisons vient de menacer de demander elle aussi la nationalité russe et de quitter la France à jamais. Le ministre de l’économie Benoît Hamon a déclaré en plaisantant qu’elle "pourra demander Gérard Depardieu en mariage, ce sera formidable! " ce qui lui a valu en retour d’être traité "d’imbécile écolo" par la célèbre actrice. De nombreux autres élus se sont eux lâchés sur Twitter comme on dit, je laisse les lecteurs seuls juges.

On se demande ce que la planète doit penser d’un tel niveau d’échanges entre les politiques et les artistes français. Une chose est certaine: les français n’aiment pas qu’on insulte leurs artistes et le gouvernement français va sans doute payer très cher cette affaire. Notre gouvernement aurait du reste sans doute préféré que ce projet de loi sur la fiscalité ne devienne pas un sujet de conversation planétaire, faisant par ricochet de la France le pays le plus impopulaire chez les riches de ce monde. La question que tout le monde se pose est désormais de savoir si l’on va assister à un exil de riches (et de moins riches) Gaulois vers la Russie de Poutine. Beaucoup de Français l’ignorent, car leurs journalistes n’en parlent pas, mais rien qu’en 2010, ce sont plus de 4.500 Français qui ont pris la nationalité russe selon le journaliste Youri Kovalenko qui a pris ce chiffre dans l’institut Eurostat. Certes on peut imaginer qu’un bon nombre d’entre eux ont sont d’origine russe, mais certainement pas tous. Obélix est seulement celui qui a bénéficié de la plus grande médiatisation.

L’hexagone n’a du reste pas vraiment de quoi se réjouir, ayant perdu Depardieu et risquant de perdre Brigitte Bardot, la patrie de Voltaire n’a en retour l’année dernière hérité que des FEMEN, pendant que certains leaders écologistes français souhaitent tout simplement que les Pussy Riot soient naturalisées françaises et même élevées au rang de citoyennes d’honneur de la ville de Paris. Pour les lecteurs qui ne savent pas de qui on parle, je leur conseille de lire ceci. Un son de cloche par ailleurs absolument identique à celui de nos syndicalistes nationaux, notamment le leader de FO Jean Claude Maillard qui a déclaré "Je trouve cela triste de dire, comme il l'a dit, que la Russie est une grande démocratie. Je préfère Pussy Riot à Gérard Depardieu dans le cas présent". Préférer les Pussy Riot à l’un des plus grands acteurs français est une pirouette mentale dont de toute évidence seuls certains membres de la gauche plurielle française ont le secret, sans doute tout comme Panoramix seul a la formule de la potion magique.


Depardieu et Bardot contre les Femen et Pussy Riot? On peut se demander si la république y gagne au change ou si, par Toutatis, le ciel n’est pas simplement tombé sur la tête de certains journalistes, politiques et syndicalistes. Comme le relève très bien Jacques Sapir (ici et la): "la réalité russe s’avère, une fois de plus, bien différente des apparences. L’affaire Depardieu, en réactivant les fantasmes de toute nature ainsi que le fond antirusse d’une partie de la presse française, ne contribue pas à un examen objectif de cette réalité".

 

L’opinion exprimee dans cet article ne coïncide pas forcement avec la position de la redaction, l'auteur étant extérieur à RIA Novosti.

Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".


"Un autre regard sur la Russie": De Rospatriotism, des Cosaques et de l’interdiction de MTV

"Un autre regard sur la Russie": La fin du monde, non, mais la fin du monde unipolaire, oui

"Un autre regard sur la Russie": La Syrie, la Russie et la France

"Un autre regard sur la Russie": La bataille pour l’Eurasie va-t-elle s’accélérer?

 "Un autre regard sur la Russie": Quel modèle de société pour la Russie de demain?

"Un autre regard sur la Russie": Dialogue Russie – Occident: un problème de morale?

"Un autre regard sur la Russie": La Russie: incarnation du rêve gaulliste au 21ème siècle?

 "Un autre regard sur la Russie": La guerre totale contre la corruption a-t-elle commencé?

"Un autre regard sur la Russie": Une déclaration de guerre contre la Russie?

"Un autre regard sur la Russie": Quel bilan tirer des dernières élections en Fédération de Russie?

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 04:49
Sur mon blog officiel :

 

http://casadilume.free.fr/JanFevMars2010/Ruralite.html

 

 

Introduction de Chantal Dupille


 

Terrible ! "50 exploitations agricoles disparaissent chaque jour en France", avais-je écrit dans mon précédent message. Voici l'immense réponse d'un fils de paysans, d'un homme de la terre et de terrain, d'un militant engagé pour la préservation de notre monde tel qu'il est. Tout simplement.

 

Le drame de la France qui disparaît, avec ses ruraux, ses villages vivants, ses entreprises artisanales, ses emplois... le drame de la désertification de notre pays, de l'assèchement de la sève de notre France, c'est le nôtre. Ce doit être le nôtre. Nous sommes tous reliés à la terre, que nous le voulions ou non. Et cette terre est en train de sombrer sous les coups de butoir de la mondialisation implacable et inhumaine

 

Voici un texte court, précis, implacable. En quelques lignes, ce Lecteur décrit ce que nous ne voyons pas. Et portant il faut le voir, c'est une question de survie : Non seulement d'un mode de vie, de respiration, de perpétuation, d'autonomie, de santé, de solidarité, d'humanité - mais de résistance au Nouvel Ordre Mondial totalitaire, mortifère, eugénique. L'enjeu est donc immense !

 

Ce texte, abrupt, âpre, est à lui seul un condensé de ce qui attend la France. Et sans emploi, sans activité, personne ne peut vivre dignement....

 

Alors oui, dégustons-le, et relayons-le. Il vaut son pesant de sagesse !


Chantal Dupille

 

http://chantaldupille.over-blog.com

 

TAGS : Paysans, ruralité, Nouvel Ordre Mondial, autonomie, résistance, mondialisation, emplois, PME, artisanat

 

 


50 exploitations agricoles disparaissent chaque jour en France ?

Pas tout à fait,

en fait on perd 50 agriculteurs qui se répartissent comme suit :
petit % de suicides ;
% qui deviennent retraités,
% qui trouvent un boulot dans l’agro alimentaire du coin, et qui iront rejoindre assez vite les rangs de chômeurs.
% qui part directement au RSA après cessation mal préparé.
(Tu sais qu’il y a un RSA spécial agricole où les gens le touchent, mais continuent à travailler pour sauver ce qui est sauvable)


Au niveau des surfaces on en perd un peu, mais pas proportionnellement…
(chez nous de 50 vrais agriculteurs on est passé à 2 hypers dépendants de la banque plus 4 ou 5 en double activité et cela en 30 ans).
Mais le drame c’est aussi la ruralité l’occupation de l’espace.


Au siècle dernier les petits artisans ruraux Charrons Forgerons étaient devenus des petites PME  10 à 30 personnes reconverties dans : le tournage, fraisage, câblage, machine outils, qui étaient sous-traitantes des grosses boites nationales de l’automobile et agro-alimentaire, comme en Allemagne ou Italie qui les ont conservées jusqu’à maintenant.


Aujourd’hui elles disparaissent les unes après les autres…
Entre Villemur, Reynies, Labastide St Pierre on a perdu 1000 emplois en 20 ans. (Note d'eva, c'est un petit périmètre)


Les enfants de ces gens sont devenus étudiants sans fin puis chômeurs ou bien travailleurs plus ou moins précaires dans le tertiaire à Toulouse ou à Paris.
Mais pour combien de Temps… Une nation peut elle vivre que du tertiaire ?
Mais doit on encore parler de NATION dans un monde qui prône la GLOBALISATION ?


Jorion le dit cela fait 50 ans que l’on travaille à supprimer les emplois aujourd’hui on y est arrivé.

.

.

 

http://www.senat.fr/rap/r07-468/r07-468_mono.html

 

Siur ce site, document permettant l'espérance ?

Mais l'on passe de la société paysanne à la société rurale,

et ce n'est pas pareil ! En tous cas,

peut-on espérer une recomposition, au moins ?

Comme le suggère cette analyse du Sénat.

Note de Chantal Dupille

 


(..) 1. De la société paysanne à la société rurale

Le phénomène séculaire d'ouverture du monde rural s'est accéléré depuis trente ans, d'abord sous l'effet d'une modernisation interne. Cette dernière a non seulement marqué la fin du monde paysan traditionnel mais aussi permis l'émergence d'une société nouvelle.

a) La fin d'un mode de vie autonome
(1) L'ouverture du monde paysan : une tendance séculaire

Traditionnellement, le monde rural était essentiellement replié sur lui-même, régi par un mode de vie particulier et autonome.


Cette société paysanne se caractérisait par un certain nombre de traits spécifiques23(*) tels que :

- le rôle reconnu au groupe familial comme fondement de l'ensemble de la vie sociale ;

- une certaine autarcie du système de production paysan, relativement peu en contact avec un marché plus large ;

- la place déterminante des « médiateurs »24(*), titulaires d'un savoir acquis en ville et assurant ainsi le rôle d'intermédiaire entre les représentations de la collectivité rurale et le cadre officiel du reste de la société ;

- l'interdépendance entre les individus d'un groupe, accompagnée d'un contrôle social prégnant25(*).

Or, dès le début du XXème siècle, la République naissante, soucieuse d'unifier la société française à travers le service militaire, l'école et une administration centralisée, s'est engagée dans une action volontaire d'ouverture et de décloisonnement de ce monde paysan26(*).


Puis, pendant les Trente Glorieuses, une nouvelle étape a été franchie par le passage de la figure du paysan à celle de l'agriculteur. Ce dernier est alors essentiellement distingué par son activité professionnelle, ce qui signifie, d'une part, que son mode de vie n'était plus aussi éloigné de celui des citadins et, d'autre part, que l'agriculture participait du mouvement de rationalisation de la société et d'adaptabilité des individus.

(2) Une accélération récente

Depuis les années 1970, l'évolution du monde rural s'est accélérée par une ouverture sur l'extérieur qui s'est opérée à trois niveaux27(*) :


- l'ouverture sur le voisinage. Les ruraux ont noué des liens avec le local proche et, en tout premier lieu, avec les villes voisines. Les mouvements pendulaires, l'implantation des grandes surfaces commerciales ainsi que l'installation de résidents secondaires ou de néo-ruraux ont contribué à faire reculer « l'esprit de clocher » et élargir l'espace du voisinage ;


- l'ouverture au reste de la société. Elle se traduit d'abord par une amélioration des liens physiques entre l'espace rural et les autres parties du territoire. En effet, 85 % des ménages ruraux sont désormais équipés au moins d'une voiture et nombreux sont ceux à en posséder deux. De plus, même si l'enclavement demeure un handicap relatif du monde rural, le réseau routier et autoroutier a connu une forte extension et s'est amélioré, au moment même où les liaisons ferroviaires devenaient plus rapides et garantissaient un maillage satisfaisant de l'ensemble du territoire national. Les vacances concernent désormais un nombre croissant de ruraux, même si leur durée et la distance parcourue entre le domicile et le lieu de villégiature varient considérablement entre les individus ;


- l'ouverture au monde. L'ensemble de la planète pénètre désormais la société rurale par le biais de la télévision et d'Internet. La quasi totalité des ménages est pourvue d'un téléviseur et forme un public particulièrement assidu, tandis que les résidents ruraux recourent de manière croissante aux services de la toile, même si, à équipement égal, ils y recourent moins que les citadins.


Au milieu des années 1980, le géographe B. Kayser pouvait dès lors écrire que : « les sociétés rurales  sortent d'une longue phase de décomposition, pour entrer dans une phase de recomposition, qui est la conséquence à la fois de la différenciation [par rapport aux] paysanneries et de l'émergence de nouveaux groupes sociaux »28(*).


Cette évolution a principalement procédé d'une ouverture initiée par le monde rural lui-même et ne saurait donc être réduite rétrospectivement à la conséquence de l'arrivée de populations de l'extérieur. Toutefois, ces deux phénomènes se sont entretenus mutuellement, les citadins étant d'autant plus enclins à quitter les villes qu'ils percevaient progressivement l'émergence de cette nouvelle société rurale.

b) Une société nouvelle, perçue comme telle par les Français
(1) La fin de comportements exclusifs et spécifiques.

Les modes de vie des ruraux et des urbains sont aujourd'hui très proches.

Comme le notent B. Hervieu et J. Viard, « l'urbanité s'est échappée du territoire de la ville d'hier pour finir par capter l'ensemble de l'espace non urbain ».29(*) La société rurale de l'autarcie et de l'autochtonie a cédé désormais la place à une société à la fois plus ouverte sur l'extérieur et diverse dans sa composition, et ce pour plusieurs raisons.


Tout d'abord, l'apparition de la pluriactivité au sein des ménages agricoles30(*) a permis d'entretenir un lien permanent avec les villes et les autorités publiques tout en dissociant désormais le lieu de résidence, d'emploi et de loisirs. Ce décloisonnement s'est traduit par une diminution progressive des comportements spécifiquement ruraux.


Ensuite, les motivations des habitants concernant le choix de leur lieu de vie ont également subi une mutation. La société paysanne était caractérisée par l'absence de questionnement à ce sujet, par le sentiment d'évidence qu'imposaient l'ancrage familial et le réseau social. Désormais, le choix du lieu d'installation revêt un caractère réfléchi : il s'agit pour certains d'un choix de vie, pour d'autres d'un arbitrage économique.


En outre, on observe un élargissement aux ruraux de pratiques sociales qui semblaient antérieurement réservées aux citadins, telles que l'acquisition de résidences secondaires dans d'autres régions, les départs en vacances -y compris vers les pays lointains- ou le développement de la vie associative locale.


Enfin, on observe une certaine normalisation de la pratique politique à travers le rapprochement des votes des ruraux et des citadins ; la forte diversité politique illustrant bien la perte relative de spécificité de la société rurale.

Ces mutations n'ont pas seulement modifié la réalité sociale du monde rural, mais également les représentations qui en découlent.

(2) Les nouvelles perceptions de la ruralité par l'ensemble de la société

Les années 80 et 90 ont été marquées par une véritable inversion conceptuelle au terme de laquelle les citadins et les ruraux eux-mêmes ont acquis une image valorisante du monde rural31(*).


 La campagne se voit réinvestie de valeurs symboliques inédites.

La société française intègre la société rurale, notamment en l'investissant du pouvoir de répondre à ses attentes, ce qui en modifie à la fois la perception et la place qui lui est assignée.


C'est ainsi qu'associée au respect de l'environnement, la campagne est revalorisée dans une période où les enjeux écologiques prennent une place prépondérante dans le débat public. De fait, la société globale tend à lui conférer un rôle d'entretien des paysages désormais perçus comme patrimoine commun. Ainsi, l'accès aux espaces de loisirs et aux espaces verts doit être garanti afin d'assurer la fonction récréative de la campagne. Cette dernière est de plus en plus conçue comme un lieu de culture et d'identité, symbole de la qualité des aliments et de la diversité des terroirs.


 Un mode de vie qui fait la fierté de la société rurale.


Le monde rural a longtemps souffert d'un sentiment d'isolement et d'un retard relatif en termes de développement économique, de sorte que certains avaient acquis la certitude que « la société industrielle se retourne contre la paysannerie dont elle est issue »32(*).


Or, comme le note le rapport du Sénat sur l'exception territoriale33(*), l'image s'est désormais inversée : « [les ruraux] sont fiers aujourd'hui d'habiter la campagne, de bénéficier du calme, de la nature, du « bon air » et regardent avec une certaine condescendance les citoyens soumis, selon eux, au bruit, à la pollution, à l'insécurité, à l'entassement ».


Mais cette vision positive du monde rural touche également les citadins : l'ensemble des citoyens se réapproprient ainsi progressivement l'espace rural.

(3) Un espace rural que se réapproprie l'ensemble de la société française

 Les Français estiment désormais avoir un droit de regard sur l'espace rural.

Comme le démontre l'importante enquête précitée conduite par le CREDOC en 2001, il existe un fort attachement de nos concitoyens pour leurs territoires.

Aussi les Français ont-ils le sentiment d'avoir un droit de regard sur l'espace rural. L'intervention des collectivités publiques, et notamment de l'Etat, est ainsi fortement encouragée : 90 % des Français se disent favorables à un tel soutien. Cette augmentation de la sensibilité des citadins entraîne l'apparition dans le débat public de nouveaux enjeux : pollutions agricoles, transformation des paysages, aménagement du territoire, création de nouveaux axes de communication, favorisant ainsi un peu plus le décloisonnement des sociétés rurales, érigé au rang d'enjeu national.


 L'espace rural est désormais perçu comme un espace de développement et non plus de retrait.


La retraite de la vie professionnelle loin de la vie citadine n'est pas un phénomène nouveau. Le monde rural constitue un endroit privilégié de bien-être et de repos. Toutefois, son attrait ne concerne plus seulement les personnes en fin de vie professionnelle, mais touche désormais les citadins actifs.


Une enquête BVA-CNASEA conduite en 2007 sur des citadins d'agglomérations de plus de 100.000 habitants34(*) révèle que le regard de 90 % des citadins a changé sur la ruralité35(*). (..)

 

http://www.senat.fr/rap/r07-468/r07-468_mono.html.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 04:48

 

esclavage-en-marche.jpg

 

 

Il y a cent cinquante ans,
Lincoln émancipait les esclaves.

 
par Claude Ribbe
 
 
.
esclave-noir.jpg
 
 
Le 1er janvier 1863, voici 150 ans, en pleine guerre civile,  le président Abraham Lincoln, en sa qualité de commandant en chef de l’armée et de la Marine des États-Unis, mettait en application un décret déclarant libre tout esclave se trouvant dans les États se réclamant de la confédération sudiste.
 
Dès le 22 septembre 1862, par un premier décret, il avait  menacé les propriétaires d’esclaves  des États sécessionnistes du Sud d’émanciper leurs esclaves s’ils ne se ralliaient pas à l’Union du Nord dans les cent jours. L’ultimatum expirait  le 1er janvier 1863.
 
Le 1er janvier 1863, Lincoln tenait ainsi sa promesse et prononçait une abolition immédiate qui, même si elle ne pouvait être mise en application sur le champ, puisqu’elle visait des territoires qui  se trouvaient de fait hors du contrôle du gouvernement fédéral, touchait 80 % des esclaves des États-Unis, soit 3 200 000 Afro-Américains.
 
L’esclavage était ainsi légalement aboli en Arkansas, au Texas, dans une partie de la Louisiane, dans le Mississippi, l'Alabama, la Floride, la Géorgie, la Caroline du Sud, la Caroline du Nord, et dans une partie de la Virginie.
 
N’étaient pas concernés par ce décret les 800 000 esclaves des cinq États esclavagistes ralliés à  l’Union - Delaware, Kentucky, Maryland, Missouri, Tennessee - ainsi qu'une partie de la Virginie et la Basse-Louisiane.
 
Il faut savoir que l’esclavage aux États-Unis, pratiqué de fait depuis 1619, codifié dès la fin du XVIIe siècle, a été marqué au début du XIXe siècle par une particularité : l’expansion de la culture du coton vers l’ouest et l’arrêt de la traite à partir de 1808 ont provoqué une déportation massive d’esclaves vendus dans de nouveaux territoires.
 
Un million d’esclaves, surtout originaires de Virginie et du Maryland, auraient été déportés entre 1790 et 1860 vers le Kentucky, le Tennessee, la Géorgie, l’Alabama, le Texas.
 
Les esclaves vendus étaient séparés de leur famille et privés de tout repère : un traumatisme comparable à un second «passage du milieu».
La seconde particularité, c’est que l’abolitionnisme était le fait du parti républicain, les démocrates étant au contraire radicalement esclavagistes.
 
Et c’est l’élection du républicain Lincoln, en novembre 1860, qui déclencha la guerre civile. Les premiers affrontements eurent lieu en avril 1861.
 
Le mouvement abolitionniste américain est au moins aussi vieux que l'Indépendance.
 
En 1777 l’esclavage était aboli dans le Vermont, en 1780 en Pennsylvanie, en 1783 dans le Massachusets. L’ordonnance du Nord-Ouest de 1787 interdisait l’esclavage dans la région des grands lacs : Ohio, Indiana, Illinois, Michigan, Wisconsin et une partie du Minnesota.
 
Par ailleurs, concernant la ségrégation, John Hanson, dont l'ascendance en partie africaine est probable - ce que semble attester un portrait - fut élu en 1781, non pas exactement premier président des États-Unis , mais neuvième président du Congrès continental.
 
Malgré une relative prudence dans ses déclarations, Lincoln, qui s’était dans un premier temps prononcé pour une abolition graduelle, n’a jamais fait mystère de positions qui se radicalisèrent au bout d’un an, notamment sous l’influence de l’activiste afro-américain Frederick Douglass. 
 
Les 16 avril et 19 juin 1862, Lincoln avait aboli l’esclavage à Washington et dans sa périphérie  (le district fédéral de Columbia).
 
La portée du décret d’émancipation du 1er janvier 1863 fut considérable. Elle  ne fut  pas seulement symbolique. Dans les États sécessionnistes, les esclaves représentaient 43 % de la population.
 
Contrairement à ce que certains historiens ont longtemps voulu faire croire, ces esclaves, loin de se rallier à la cause de leurs maîtres, avaient profité de la guerre civile pour renforcer leur résistance passive, parfois active, à l’esclavage.
 
La tactique adoptée était de ralentir le travail et de désobéir autant qu’il était possible. Si les troupes de l’Union se rapprochaient, de nombreux esclaves passaient à l’ennemi, ce qui permettait aux hommes de s’enrôler pour occuper certains postes défensifs (pour éviter un affrontement direct avec leurs anciens maîtres).
 
Une loi avait été déjà votée en mars 1862 qui empêchait de renvoyer les transfuges.
 
Déclarés officiellement libres par l’acte d’émancipation, les esclaves étaient encouragés à rallier l’Union.
 
Des unités spécifiques de combattants afro-américains furent formées.
 
On estime à 90 000 le nombre des anciens esclaves du Sud parmi les 180 000 soldats afro-américains recensés dans l’armée du Nord à la fin de la guerre de Sécession.
 
Si Lincoln ne prononça pas tout de suite l’émancipation générale dans le cadre d’un décret, c’est parce que cette mesure aurait fait basculer cinq États dans le camp ennemi et aurait probablement entraîné la défaite de l’Union.
 
C’est aussi parce qu’il avait choisi une démarche légaliste qui supposait le vote d’un amendement à la Constitution, pour le moment difficile à obtenir.
 
Mais le chemin était désormais tracé. Au fur et à mesure que l’armée de l’Union gagnait du terrain dans le Sud, le décret d’abolition était appliqué.
 
Dès le 8 avril 1864, le Sénat votait pour une abolition générale de l’esclavage ; mais la majorité des deux-tiers, nécessaire à la Chambre des représentants pour l’adoption définitive de cet amendement ne put être atteinte, par suite de l’hostilité des Démocrates.
 
Les élections de 1864, entraînant la réélection de Lincoln et assurant les Républicains d’une très large majorité à la Chambre des représentants, permirent de réunir les conditions de l’abolition.
 
Le 31 janvier 1865, l’amendement constitutionnel prohibant l’esclavage était enfin voté. Un peu plus de deux mois plus tard, après la bataille d’Appomatox, le Sud capitulait.
 
La guerre civile avait mobilisé 3 millions d’hommes. Les tués furent au nombre de 600 000, dont 360 000 nordistes tombés pour abolir l’esclavage.
 
Le 15 avril 1865, six jours après la victoire, un peu plus de deux mois  après l’abolition générale, Lincoln, assassiné par un Sudiste, payait de sa vie son engagement abolitionniste.
 
Après sa mort, par crainte de profanations vengeresses, il fallut déplacer dix-sept fois son cercueil, qui fut finalement installé en 1901 dans une crypte fortifiée.
 
Près de cent ans furent nécessaires, au cours desquels fut officialisée une longue période de ségrégation dans les anciens États confédérés du Sud, pour que l’égalité intervienne effectivement entre les anciens esclaves ou leurs descendants et les autres citoyens.
 
Si l’on voyage aujourd’hui dans les États du Sud, on peut se rendre compte combien la situation a évolué. Le passé esclavagiste et ségrégationniste est parfaitement assumé par l’ensemble de la population, majoritairement antiraciste.
 
Toutes les chaînes de télévision américaines s’attachent à montrer dans l’ensemble de leurs programmes, y compris les écrans publicitaires, des Américains de toutes couleurs, bien au-delà du pourcentage d’Afro-Américains recensés (13 %).
 
En 2003, le président républicain Bush s’est prononcé sur l’esclavage lors d’un voyage dans l’île de Gorée, déclarant que c’était «l’un des plus grands crimes de l’histoire».
 
La même année, un acte voté par le Congrès a placé sous les auspices de la Smithonian Institution un projet de musée consacré à l’histoire et à la culture des Afro-Américains.
 
Ce musée  est actuellement  en construction à Washington, bien en évidence, entre la Maison Blanche et le Capitole.
 
Il sera inauguré au premier trimestre de 2015, pour marquer le cent-cinquantième anniversaire du treizième amendement officialisant l’abolition générale de l’esclavage aux États-Unis.
 
En 2008, la Chambre des représentants a présenté des excuses pour l’esclavage et la ségrégation.
 
En 2009, ce fut au tour du Sénat.
 
Entre temps, un  Américain d’origine africaine, lui-même non descendant d’esclaves, mais marié à une descendante d’esclaves et père d’enfants descendants d’esclaves,  était élu président des États-Unis.
 
C’est sur les marches du mémorial Lincoln, le 28 août 1963, voici presque 50 ans, que Martin Luther King, ayant réussi à rassembler à Washington 250 000 manifestants de toutes couleurs, unis dans la non-violence et l’antiracisme pour réclamer l’égalité des droits, prononçait son mémorable discours.
 
Le 2 juillet 1964, l’égalité, sans distinction de couleur, était enfin proclamée, ce que Martin Luther King, comme Lincoln, devait payer de sa vie quatre années plus tard.
 
Ainsi , le 1er janvier 2013, jour anniversaire du décret d’émancipation des esclaves signé par Abraham Lincoln, sert d'introduction symbolique à l'investiture, pour un second mandat présidentiel, de M. Barack Obama, dont la volonté de s'opposer au racisme a été clairement exprimée à Chicago, le jour même de sa réélection.
 
Le 1er janvier 2013 ouvre aussi un cycle de deux années marquant la commémoration de l’abolition de l’esclavage et l’égalité des droits aux États-Unis, avec des mesures concrètes à la clé.
 
La France, qui va commémorer cette année le centenaire de l’arrivée sur son territoire de l’Afro-Américain Eugène Bullard, la France qui célébrera le 4 février 2014 le 220e anniversaire de la première abolition de l’esclavage, tout aussi symbolique que l'acte d'émancipation du 1er janvier 1863, la France qui prône la liberté, l’égalité et la fraternité, la France qui refuse d'officialiser l’idée de race humaine, la France enfin qui a déclaré dès 2001 l’esclavage et la traite, pratiquées contre l’Afrique par les Européens du XVe au XIXe siècle, crimes contre l’humanité, ne peut que se réjouir de l’ouverture de ce cycle, s’inspirer de l’exemple américain, et bien sûr associer les États-Unis à ses propres commémorations.
 
 
Meilleurs voeux 2013  !
 
Claude Ribbe
 
 
 
LE DERNIER LIVRE DE CLAUDE RIBBE
 
 
 
 
 
 
 
le premier récit en français consacré à l'aviateur, jazzman, boxeur, artiste de music-hall, agent secret
 
Eugène Bullard (1895-1961)
 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche