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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 17:50

 

Image choisie par eva

L’art de se moquer du citoyen lambda

Comment se fait-il que plus nous progressons dans « la crise », plus les statistiques confirment le fossé entre les très riches et les autres ? Il semble de plus en plus évident que le modèle sociétal de demain qui transparaît soit bien une société composée de gens très aisés et une classe moyenne rackettée et côtoyant des gens pauvres, vivant de bons alimentaires et de faibles revenus. Comment s’appelle un tel type de société ? Nomenklatura et pauvres…

 

Ceux qui profitent de la déconfiture ARTIFICIELLE, ORGANISÉE du système économique, sont aussi ceux qui connaissent l’art d’user des artifices fiscaux pour planquer leur magot dans les paradis fiscaux.


Ceux qui entendent profiter de la mort du système actuel sont les mêmes qui s’amusent à faire intervenir les technocrates de Bruxelles, les institutions supranationales comme le FMI, ou encore les agences de notation, aveugles quand tout allait si bien, quand nous surfions sur les sommets et que d’aucuns criaient DANGER.


Les Etats sont censés défendre les petites gens et les bousculent sur les livrets perlimpinpins qui ne rétribuent rien du tout et dont les dépôts s’évanouiront quand les choses iront un peu plus mal et que le consommateur deviendra « le responsable de la crise ».

Etonnant de voir comme ils ont filé à l’étranger ces experts des marchés, pour ne plus faire que quelques passages en France, sur quelques plateaux télé et RASSURER : tout va mieux aller ! Enfin, ne savez-vous pas que nous sommes en 2013, l’année du SERPENT… le roi du MENSONGE.


Emmanuel Todd a raison quand il dit : « Sous couvert de protéger l’argent des petits épargnants, les marchés, ce sont tout simplement les plus riches jouant avec les Etats ». Tout est dit et ce ne sont pas aux  lecteurs de LIESI ou du blog à qui il faut apprendre ce que valent les responsables politiques de ces mêmes Etats ! Ils sortent de l’Ena, cette école des ânes qui lobotomise des têtes autrefois bien faites et qui deviennent les serviteurs zélés des firmes, Bruxelles et le Marché… pour les plus serviles.

 

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Sur ce site,

 

(..) En Europe, on donne des leçons aux autres, mais on se fiche comme d’une guigne de ce qu’est la démocratie. Cette religion qui fleurit depuis des lustres est devenue dévoyée, ouvrant la boîte de Pandore sur les délires les plus éculés et sans frein. Comment s’en sortir ? Le monde que nous construisent les prétendus démocrates est de plus en plus dangereux et l’art de le gérer s’appelle le mensonge dissimulé. Fort heureusement pour les tenants du Système, le plus grand nombre est complètement aveuglé, bercé d’illusion, déconnecté du monde réel.


Mais n’y a t-il  pas plus versatile que l’opinion ?

 

Reste à connaître l’agenda de ceux qui savent se jouer de cette opinion pour asseoir un Nouvel Ordre Mondial

 

Quelle gifle pour la France rose/rouge

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 17:40

vendredi 4 janvier 2013

Surtout ne pas banaliser la catastrophe de Fukushima (le Blog de Fukushima)
Nouvelle année, mais dangers toujours aussi présents.  Dans deux mois nous "célèbrerons" le triste second anniversaire de la pire pollution par l'homme de la planète entière, par manque de prévoyance. Pollution d'autant plus dangereuse, qu'elle est parfaitement insidieuse, et que sa source n'est aucunement tarie. Il faut rappeler toujours que les doses minimes de radiation, considérées officiellement comme "acceptables", ne sont pas pour autant anodines. Jamais. Un cancer peut se voir déclenché par une exposition dite "négligeable" - ou pas. C'est une question de "chance".
Merci à Pierre Fétet, en ce début d'année, de nous rappeler les enjeux de cet accident majeur, et de ses conséquences. Il nous faudra penser également que pratiquement toujours, les autorités cachent ou minimisent ce genre d'accident, comme au complexe Mayak près de Novosibirsk, en 1957.  Les gains des financiers, à cette échelle, sont tellement mesquins : eux-mêmes, ou leurs enfants si pour eux ils ont une "valeur", risquent de ne pas en "profiter". Funeste inversion des valeurs.
Jeudi 3 janvier 2013
réacteur 3Bientôt 22 mois se sont écoulés depuis mars 2011, date à laquelle la catastrophe de Fukushima a commencé. 2011-2013… Les évènements précis ont tendance à s’effacer de nos souvenirs. On se souvient pourtant, il y a eu des explosions dans une centrale nucléaire du Japon. Un territoire a été évacué. Le nom de Fukushima est à jamais marqué dans les mémoires sans que certains ne sachent vraiment à quoi il correspond exactement. Est-ce un territoire ? une ville ? seulement le nom d’une centrale ? un évènement ? Il y a quelque chose d’effroyable dans ce souvenir diffus et précis à la fois, dans ce nom de Fukushima. Notre corps frissonne encore de ces moments d’angoisse de mars 2011. On se souvient surtout de la terreur qu’avaient provoquée ces explosions, de la fuite des occidentaux hors du Japon, de l’inquiétude mal cachée des dirigeants et des scientifiques. On est encore mal à l’aise avec ces souvenirs embarrassants, car il persiste en nous un doute, un énorme doute, sur ce qu’il s’est passé réellement et sur ce qui se passe encore aujourd’hui. Pour dissiper ces interrogations, il est nécessaire de revenir sur ces évènements régulièrement, de prendre du recul, de faire le point. Surtout ne jamais banaliser. C’est nécessaire, car ce qui est arrivé en mars 2011 est la catastrophe nucléaire la plus importante jamais arrivée sur cette terre, mais c’est aussi peut-être salutaire car comprendre ce qui se passe, affronter la réalité, même inconcevable pour beaucoup il y a seulement 2 ans, permet de dépasser ses propres angoisses et aller de l’avant pour que cela ne recommence pas ailleurs.
 
Fukushima signifie littéralement « île du bonheur ». La centrale qui a été touchée par le séisme, puis par le tsunami est appelée Fukushima parce qu’elle est située dans la préfecture de Fukushima, qui est un territoire équivalent à une petite région française. Elle est aussi appelée Daiichi (= n°1), car il y a une autre centrale, Fukushima Daini (= n°2), à 12 km au sud de la première. Mais Fukushima est aussi le nom d’une ville située à environ 60 km de la centrale de Fukushima Daiichi. Aujourd’hui, Fukushima est surtout connu pour la catastrophe nucléaire en cours, et les dictionnaires encyclopédiques devront plancher sur une définition beaucoup plus large, englobant à la fois les évènements factuels du mois de mars 2011 et leurs conséquences sanitaires, démographiques, politiques et économiques sur le long terme.
 
Que s’est-il passé le 11 mars 2011 ?
(ou petit résumé pour ceux qui n’auraient pas suivi ?)
 
Tout a commencé le 11 mars 2011 à 14h46 avec le séisme le plus fort jamais enregistré au Japon, au large de Sendai. Ce tremblement de terre de magnitude 9 a été ressenti à la centrale de Fukushima Daiichi moins d’une minute après, provoquant l’arrêt automatique des trois réacteurs en activité à ce moment-là, les réacteurs n° 1, 2 et 3.  Le séisme a également fait des dégâts immédiats, créant des fissures dans le béton, déformant les murs et les portes,  bousculant les kilomètres de tuyauteries, ce qui a conduit par exemple à une fuite d’eau au 4ème étage du réacteur n°1. Cet évènement a été considéré comme un accident de perte de réfrigérant primaire, bien avant que la vague n’atteigne la centrale.  Le séisme a aussi été responsable de la perte de l’alimentation électrique provenant de l’extérieur, ce qui a entraîné la mise en route des générateurs diesels de secours. En outre, la détection de xénon 133 immédiatement après le séisme prouve que la centrale japonaise rejetait déjà des éléments radioactifs avant l’arrivée du tsunami. A 15h37, une vague de 14 à 15 mètres de hauteur a submergé le site nucléaire, mettant hors d’usage les générateurs situés au niveau de la mer. Trois quarts d’heure après le séisme, les réacteurs 1, 2, 3 et 4 de la centrale de Fukushima Daiichi étaient donc totalement dépourvus d’électricité, ce qui a provoqué des catastrophes nucléaires en série.
 
meltdown.jpg1) La fusion des cœurs 1, 2 et 3 
 
La fusion d’un cœur (appelée aussi meltdown) est provoquée par l’absence de refroidissement du combustible. En effet, une centrale nucléaire ne s’arrête pas comme une ampoule avec un interrupteur. Il est toujours nécessaire de refroidir le cœur qui conserve une température résiduelle importante due aux produits de fission. S’il n’est pas refroidi, le cœur d’un réacteur fond en quelques heures seulement. La fonte du combustible et de ce qui l’entoure produit une matière que l’on nomme « corium ». Ce nom n’est pas très utilisé dans la communication de l’industrie nucléaire car il est le corolaire du mot « accident nucléaire ». On en connaissait deux exemples jusque là : celui de Three Mile Island en 1979 et celui de Tchernobyl en 1986. Cette matière a donc été inventée par l’homme il y a plus de 30 ans mais n’avait jamais fait l’objet d’une publication de vulgarisation, c’est pourquoi j’ai tenté d’expliquer cette matière en publiant un articleavec les connaissances dont je disposais en août 2011, suivi d’une mise au point en novembre 2011 pour donner des précisions et corriger quelques manquements de la première version.
 
Jamais l’homme n’avait produit autant de corium d’un coup. Three Mile Island, c’était une vingtaine de tonnes, Tchernobyl entre 50 et 100 tonnes (difficile encore aujourd’hui d’aller vérifier). Fukushima, c’est 64 tonnes pour l’unité 1 et deux fois 94 tonnes pour les unités 2 et 3, soit un total d’environ 250 tonnes de combustible fondu, sans compter les dizaines de tonnes supplémentaires de matériaux divers mêlés à ce magma.
 
Comme le Japon, la France de 2012 ne possède aucune centrale équipée d’un récupérateur de corium. Selon l’IRSN, « dans les réacteurs actuels, si un accident grave menant à la fusion du cœur survenait, les matériaux fondus pourraient percer la cuve et s’écouler sur le radier en béton. La percée de ce dernier pourrait en résulter, ce qui conduirait à un relâchement de produits de fissions dans l’atmosphère ».
 
Tepco savait qu’un meltdown avait eu lieu dès le 12 mars 2011. Pourtant l’opérateur a choisi de n’informer le public que deux mois plus tard. Le doute s’est alors installé durablement dans le public envers l’honnêteté de cette entreprise et l’ensemble de sa communication.
 
explosion3.jpg2) Les explosions des unités 1, 2, 3 et 4. 
 
Jamais un site nucléaire n’avait subi autant d’explosions, touchant 4 bâtiments réacteurs différents. Voici le rappel de ces 7 explosions qui ont eu lieu en l’espace de 4 jours :
- Samedi 12 mars, réacteur 1 à 15 h 36 : explosion de la partie supérieure du bâtiment. Le toit s’est effondré, produisant une propagation horizontale des nuages de poussière grise.
- Lundi 14 mars, réacteur 3 à 11 h 01 : explosion en deux temps, une première visible sur le côté sud de manière horizontale avec un flash de lumière, et quasi simultanément une seconde qui souffle le toit de manière verticale produisant une colonne de poussière noire de plusieurs centaines de mètres de hauteur.
- Mardi 15 mars, réacteur 2 à 6 h 10 : contrairement aux deux précédentes explosions sur les réacteurs 1 et 3, celle du réacteur 2 n'a pas été visible de l'extérieur et n'a pas détruit le bâtiment externe. L’explosion a endommagé la piscine de condensation de l’enceinte de confinement.
- Mardi 15 mars, réacteur 4 à 8 h 00 : dans le hall d'opération du réacteur 4, une ou deux grosses explosions causent deux brèches d’environ 8 mètres de large sur l’enceinte extérieure du bâtiment abritant le réacteur. Puis, à 9 h 38, se produit une autre explosion suivie d’un incendie, au niveau de la piscine de stockage du combustible, qui s’éteint vers midi. Le 16 mars, à 5 h 45, un nouvel incendie  est déclaré. Il s’arrête vers 9 h 40.
 
La version officielle de l’origine des explosions est l’hydrogène qui se combine avec l’oxygène. Or, si la plupart des explosions peuvent s’expliquer ainsi, celles qui ont eu lieu le 14 mars dans le réacteur n°3 font encore aujourd’hui l’objet de discussions.
 
Par ailleurs, alors de que des dizaines de caméras étaient braquées sur le site nucléaire en crise, la vidéo de l’explosion du bâtiment réacteur n°4 du 15 mars 2011 n’a bizarrement jamais été divulguée. Le doute sur la volonté sincère de l’opérateur à vouloir communiquer en toute transparence se transforme en méfiance. Qu’est-ce que Tepco refuse de montrer ?
 
pollutioneau.jpg3) La perte de confinement des réacteurs 1, 2 et 3 
 
Habituellement, l’industrie nucléaire explique au public que l’énergie atomique n’est pas dangereuse car il existe trois barrières pour confiner les radionucléides et éviter qu’ils se dispersent dans l’environnement. La première est la gaine de zircaloy, alliage composé principalement de zirconium, qui sert à enfermer les pastilles de combustible sous forme d’un long tube de 4 m de long. La seconde est la cuve en acier du réacteur d’une épaisseur de plus de 20 cm, et dont l’ouverture est recouverte d’un couvercle boulonné. Les tuyaux du circuit primaire font aussi partie de cette deuxième barrière. La troisième est l’enceinte de confinement qui est constituée de murs en béton d’une épaisseur dépassant le mètre et doublée d’une paroi en acier.
 
A Fukushima, ces trois barrières ont failli pour les 3 premiers réacteurs. Lors d’un meltdown, la gaine de zircaloy fond et laisse s’échapper les pastilles d’oxyde d’uranium ou de plutonium. La première barrière est donc détruite rapidement en cas de surchauffe, d’autant plus qu’il a été démontré que les gaines de zircaloy commencent à éclater entre 700 et 900 °C.
 
La seconde barrière, la cuve du réacteur, si elle est épaisse n’en est pas moins fragile : percée de dizaines d’ouverture ménagées pour diverses fonctions ‒ circuit primaire allant vers les turbines, circuits de refroidissement, trous pour les barres de contrôle (97 dans le réacteur n°1) ‒ elle n’offre que peut de garantie quand il y a meltdown. Pire, quand il y a melt-through, c’est-à-dire quand le corium perce le fond de la cuve ‒ ce qui est arrivé au moins au réacteur n°1 ‒ c’est l’ensemble du combustible qui pulvérise cette barrière.
 
La troisième barrière, faite de béton armé semble la plus solide. Pourtant en cas d’accident, elle n’en est pas moins vulnérable à cause de la puissance des explosions et de la pression exercée. Pour le réacteur n°3, on a constaté par exemple que de la vapeur radioactive s’échappait du bord de l’ouverture de l’enceinte. Cette fuite a été prouvée par une vidéo et par des photos infrarouges, puis dernièrement reconnue par Tepco. Pour le réacteur n°2, même si on n’a pas pu constater de visu les dégâts dans la piscine torique, on a mesuré qu’il a provoqué un panache parmi les plus radioactifs des premiers temps de la catastrophe.
 
Ainsi, en cas d’accident majeur, les trois barrières de confinement ne sont pas suffisantes pour empêcher une pollution majeure : à Fukushima, sur trois réacteurs en difficulté, il y a eu 100 % de défaillance.
 
piscine4.jpg4) La menace permanente de la piscine de désactivation n°4
Comme si la fusion de 3 cœurs, les 7 explosions et la perte de confinement de 3 réacteurs n’avaient pas suffi, l’accident de Fukushima a également dévoilé au grand jour le problème des piscines de désactivation qui n’ont pas d’enceinte de confinement. Ce n’est pas par hasard qu’au lendemain de l’explosion du bâtiment réacteur n°4, les Etatsuniens ont demandé à leurs ressortissants de s’éloigner de la centrale au-delà de 80 km. En prenant cette sage décision, ils avouaient implicitement qu’ils connaissaient les dangers de la perte de contrôle du refroidissement de la piscine 4. Le gouvernement japonais avait ensuite même envisagé d’évacuer dans un rayon plus large, avec l’éventualité de l’évacuation de Tokyo. Car si on n’avait pas réussi à ajouter de l’eau dans la piscine 4, l’avenir du monde aurait été sombre, car l’incendie de cette piscine aurait provoqué une pollution bien pire que celle de Tchernobyl.
 
Mais on ne peut pas parler de cette éventualité seulement au passé.
Car aujourd’hui, cette piscine, mais aussi celles des 3 autres unités réformées, sont toujours à l’air libre et menacent toujours le monde. Elles sont situées entre 20 et 30 mètres de hauteur dans des bâtiments qui ont tous subi des explosions, et conservent ensemble plus de 3000 assemblages représentant plus de 500 tonnes de combustible. La piscine du réacteur n°4 est la plus surveillée car les murs du bâtiment qui l’abrite ont été fortement endommagés par l’explosion du 15 mars (souvenez-vous, celle dont la vidéo est censurée). Malgré le renforcement de la piscine par du béton et de l’acier, elle n’en reste pas moins une menace permanente, comme une épée de Damoclès sur l’avenir de l’humanité. N’en déplaise au journaliste scientifique qui s’est plu à dénoncer il y a quelque temps la « désinformation » qui régnait à propos de cette piscine dans des journaux concurrents ou des sites indépendants ne reprenant pas fidèlement l’information officielle, la menace ‒ qu’il ne nie pas ‒ est bien réelle et ce n’est pas en recopiant les discours rassurants de Tepco qu’il réussira à la supprimer. Un séisme de magnitude 9 est toujours possible au Japon et peu de monde pense que le bâtiment réacteur 4, déjà fortement ébranlé, résisterait. L’urgence du transfert du combustible vers une piscine au sol est donc toujours de mise, et c’est pour cela qu’il est important de continuer d’alerter  les décideurs pour augmenter la rapidité d’intervention et les chances de réussite de cette opération. Tepco a récemment communiqué sur le sujet en prétendant accélérer le processus de transfert, et en annonçant une fin des travaux pour la piscine 4 fin 2014. Mais tout le monde n’est pas aussi optimiste ; le professeur Koide par exemple pense qu’il faudra bien plus de temps. Il faut espérer qu’il n’y aura pas d’autre tremblement de terre puissant durant toutes ces années de travaux et de transfert, sinon il y a une autre solution que d’attendre, on peut se battre pour que les travaux aillent plus vite.
 
La conséquence immédiate de ces multiples désastres est la diffusion massive de radionucléides dans l’environnement. En décembre 2012, Tepco annonçait que pour les seuls Césiums 134 et 137, l’ex-centrale rejetait 10 millions de Becquerels par heure dans l’atmosphère, soit 240 millions de Bq par jour. Qu’en est-il des plutonium, strontium, américium, neptunium et autres poisons ? Tepco n’en parle pas. Qu’en est-il de la pollution de l’eau qui s’infiltre dans les sols ? Pas de nouvelle non plus. La seule info de la pollution de la nappe phréatique a été donnée le 31 mars 2011 : à cette date, un porte-parole de Tepco avait annoncé que la nappe phréatique située à environ 15 m au-dessous de la centrale avait une teneur en iode 131 dix mille fois supérieure aux normes autorisées.  Depuis, silence radio sur l’évolution de cette pollution, ce qui est absolument anormal. Donc nous continuerons notre veille et nous en parlerons dès que nous aurons des informations sur ce sujet. En attendant, même si Tepco ne fournit pas les mesures, il est évident que ces rejets ont provoqué une pollution irrémédiable des terres, des nappes phréatiques et de la mer.
 

Avec le nouveau gouvernement élu en décembre, le Japon a choisi de vivre dans le déni du danger nucléaire. On continue à brûler des déchets radioactifs dans tout le pays, on autorise les habitants des zones rouges à passer le nouvel an dans leurs maisons contaminées, on promet de remettre en route les centrales nucléaires arrêtées, les enfants des écoles continuent de porter des dosimètres et de mordre la poussière radioactive invisible. Tout est en place pour une grande catastrophe sanitaire à venir. Malgré tout, en 2013, le blog de Fukushima continuera à soutenir le combat des Japonais qui veulent un monde sans nucléaire en veillant à ce que l’information circule, en restant vigilant pour toujours dénoncer les mensonges de l’industrie nucléaire, les dangers des faibles doses et les chimères de la décontamination des terres.

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 17:21

 

L'Europe, un protectorat américain !
Le géant de Gaulle et le nain Hollande.
4 janvier 1963 : "La réflexion de nouvel an" de Charles de Gaulle, il y a 50 ans jour pour jour


DJAMELITO
Samedi 5 Janvier 2013


L'Europe, un protectorat américain !
4 janvier 1963 : “La réflexion de nouvel an” de Charles de Gaulle, il y a 50 ans jour pour jour


charles-de-gaulle-reflexion-nouvel-an
Pour commencer cette nouvelle année 2013, j’avoue que je n’ai guère envie de commenter les vœux pathétiques que François Hollande a prononcés à la télévision le 31 décembre au soir.

Comme le nouvel occupant de l’Élysée nous y a désormais habitués, il a administré aux Français un discours d’une banalité affligeante, ponctué d’exhortations machinales, d’effets d’annonces sur des usines à gaz administratives incompréhensibles, et de promesses incantatoires qui ne convainquent personne (à commencer par le fait que… « la zone euro a été sauvegardée »).

On a d’ailleurs appris ce 4 janvier que, selon un sondage BVA, 38% des personnes interrogées ont trouvé François Hollande « pas vraiment  convaincant », et 25% « pas du tout convaincant », soit un total de 63%.

En d’autres termes, deux Français sur trois n’ont pas cru à ces vœux, prononcés d’ailleurs de façon saccadée, maladroite et à toute allure, comme un acteur novice monté inopinément sur la scène et pressé d’en finir.

M. Hollande porte tellement en lui l’ennui, la banalité et la malchance que le quotidien Libération rapporte méchamment que les équipes de tournage ont dû s’y prendre à quatre reprises pour filmer cette allocution. À la première prise de son, une porte a malencontreusement claqué dans le fond de la salle des fêtes de l’Élysée. À la deuxième prise de son, le président a  « bredouillé ». À la troisième prise de son, il s’est soudain avisé que son texte n’était pas bon et qu’il devait le « repatouiller » . Ce n’est qu’à la quatrième prise de son que l’on a eu droit au chef d’œuvre diffusé sur les ondes…


Magazine Le Point du 2 janvier 2013
Magazine Le Point du 2 janvier 2013
Tout cela, bien sûr, serait sans intérêt si le fond du discours avait été un tant soit peu à la hauteur des enjeux du moment. Il n’en a évidemment rien été. Le seul élément un peu notable sorti de ce robinet d’eau tiède a été l’annonce faite par le président de la République qu’il avait comme « seul but » [ sic ! ] pour 2013 d’« inverser la courbe du chômage d’ici un an », en ajoutant que « nous devrons y parvenir coûte que coûte ».
Outre qu’il est spécialement piteux d’avoir ce modeste objectif  comme « seul but » lorsque l’on est à la tête de la France, il est clair que cette promesse est suffisamment vague pour qu’elle ne contienne aucun engagement concret. Si ce n’est, peut-être, les prémisses d’un nouveau démantèlement des protections sociales et des salaires minima (ce qui donnerait alors à la formule  « coûte que coûte » un parfum particulièrement cynique).
Mais il y a plus grave. C’est que cette allocution télévisée a montré de façon éclatante que François Hollande n’est pas à la hauteur de la fonction éminente qu’il occupe. Une fonction à laquelle les Français ne l’ont élu que par défaut, à la suite d’un concours de circonstances et d’un verrouillage médiatique féroce.
Tout au long de cette brève émission, je n’ai pu me défaire du sentiment d’avoir devant moi un étudiant intimidé et peu sûr de lui, sachant intérieurement qu’il est incompétent sur de nombreux sujets, et prenant l’air gauche et emprunté de celui qui passe le Grand Oral d’admission à l’ENA. À aucun moment, il ne m’a donné l’impression d’être cet homme d’État courageux et lucide, ce roc inébranlable dans la tempête, cet expert de la géopolitique mondiale, et ce défenseur déterminé et sincère du peuple français, dont notre pays a tellement besoin. 
Du coup, je ne peux m’empêcher de faire la comparaison avec ce que pouvait dire et penser Charles de Gaulle, dans cette « réflexion de Nouvel An » qu’il fit à son ministre Alain Peyrefitte il y a 50 ans jour pour jour, le 4 janvier 1963. 
L’extrait qui suit n’est pas, il est vrai, tiré d’une allocution publique, mais d’un propos en confidence tenu par le fondateur de la France Libre à son ministre de l’information. Mais peu importe : il permet de mesurer l’abîme extraordinaire qui sépare le niveau de lucidité, de réflexion et de courage entre deux présidents de la République française à un demi-siècle d’intervalle.
L'extrait ci-dessous est tiré du tome 2 de l'ouvrage C'était de Gaulle, d'Alain Peyrefitte, paru en 1997 chez Fayard (Editions de Fallois), pages 15 et 16.EXTRAIT DE C’ÉTAIT DE GAULLE D’ALAIN PEYREFITTE (T.2 , pp. 15 -16)

Salon doré [de l'Élysée ]- 4 janvier 1963
Le Général m’offre en étrennes une réflexion de Nouvel An – l’ouverture d’une nouvelle époque pour la France et l’Europe :
« Nous avons procédé à la première décolonisation jusqu’à l’an dernier. Nous allons passer maintenant à la seconde. Après avoir donné l’indépendance à nos colonies, nous allons prendre la nôtre. L’Europe occidentale est devenue, sans même s’en apercevoir, un protectorat des Américains. Il s’agit maintenant de nous débarrasser de leur domination. Mais la difficulté, dans ce cas, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper. Depuis la fin de la guerre, les Américains nous ont assujettis sans douleur et sans guère de résistance.
« En même temps, ils essaient de nous remplacer dans nos anciennes colonies d’Afrique et d’Asie, persuadés qu’ils sauront faire mieux que nous. Je leur souhaite bien du plaisir.
« Les capitaux américains pénètrent de plus en plus dans les entreprises françaises. Elles passent l’une après l’autre sous leur contrôle.
« Il devient urgent de secouer l’apathie générale, pour monter des mécanismes de défense. Les Américains sont en train d’acheter la biscuiterie française. Leurs progrès dans l’électronique française sont foudroyants. Qu’est-ce qui empêchera IBM de dire un jour : « Nous fermons nos usines de France, parce que l’intérêt de notre firme le commande » ?  Qu’est-ce qui empêchera que recommence ce qui s’est passé l’autre année pour Remington à Vierzon ? Les décisions se prennent de plus en plus aux États-Unis. Il y a un véritable transfert de souveraineté. C’est comme dans le monde communiste, où les pays satellites se sont habitués à ce que les décisions se prennent à Moscou. 
« Les vues du Pentagone sur la stratégie planétaire, les vues du business américain sur l’économie mondiale nous sont imposées.
« Bien des Européens y sont favorables. De même que bien des Africains étaient favorables au système colonial : les colonisés profitaient du colonialisme. Les nations d’Europe reçoivent des capitaux, certes ; mais elles ne veulent pas se rendre compte que ces capitaux, c’est la planche à dollars qui les crée ; et qu’en même temps, elles reçoivent aussi des ordres. Elles veulent être aveugles. Pourtant, à la fin des fins, la dignité des hommes se révoltera. »
Charles de Gaulle
4 janvier 1963

Avec un demi-siècle de recul, cette analyse de Charles de Gaulle est proprement fascinante, à la fois par sa justesse et par son actualité.
Car ce que le fondateur de la France Libre et de la Ve République disait le 4 janvier 1963 peut être repris, mot pour mot, le 4 janvier 2013. 
On me permettra d’ailleurs de souligner à quel point les prétendus “gaullistes” de notre époque – de l’UMP ou d’ailleurs – n’ont rien à voir avec le modèle dont ils se prévalent sans vergogne.
  • => Qui entend-on en effet, de nos jours, expliquer que « L’Europe est un protectorat des Américains » ?
  • => Qui entend-on affirmer qu’il faut  « maintenant nous débarrasser de leur domination  » ?
  • => Qui entend-on décrire que les Européens ont une mentalité de « colonisés » ?
  • => Qui entend-on analyser que « les vues du Pentagone sur la stratégie planétaire, et les vues du business américain sur l’économie mondiale nous sont imposées », et que la plupart «  des Européens sont favorables » à cette vassalisation ?
Certainement pas François Hollande, dont les propos à un demi-siècle de distance montrent qu’il est tout entier le représentant de cette mentalité de « colonisés ».
Certainement pas non plus les dirigeants des grands partis politiques de droite comme de gauche, non plus que les prétendus “gaullistes” et souverainistes, non plus que les dirigeants d’extrême-droite comme d’extrême-gauche.
=> En vérité, seule l’UPR tient de nos jours, en 2013 comme depuis sa création voici bientôt 6 ans, le discours que tenait Charles de Gaulle comme réflexion de Nouvel An 1963. 
C’est pourquoi, bien que l’UPR ne prétende nullement être un mouvement gaulliste, nos lecteurs me permettront de reprendre mot pour mot l’extrait cité précédemment de Charles de Gaulle et d’en faire la « Réflexion de Nouvel An » de l’UPR pour 2013.
Je souhaite à toutes et à tous une Bonne et Heureuse Année, et je forme des vœux ardents de redressement pour la France.
4 janvier 2013
50 ans de distance, et une effrayante différence d'intelligence, de vision géopolitique, de lucidité, de courage et de droiture séparent Charles de Gaulle et François Hollande, dont on peine à réaliser qu'il est président de la République. Un géant d'un côté, un nain de l'autre.
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50 ans de distance, et une effrayante différence d’intelligence, de vision géopolitique, de lucidité, de courage et de droiture séparent Charles de Gaulle et François Hollande, dont on peine à réaliser qu’il est président de la République. Un géant d’un côté, un nain de l’autre.
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 17:20

 

Le Microcrédit nouvelle arme mondiale de la pauvreté

 

   


La rédaction Geopolintel

Samedi 5 Janvier 2013


Le Microcrédit nouvelle arme mondiale de la pauvreté
Le FMI a approuvé la reconduction pour deux ans des prêts à intérêt zéro en faveur des pays à faible revenu. Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à favoriser les prêts concessionnels pour les pays pauvres au moment où ils subissent les effets de la crise économique mondiale.
Christine Lagarde avait lancé une campagne de moralisation du crédit et soutenu l’importance du microcrédit pour les petites entreprises et les auto entrepreneurs pendant son mandat de ministre de l’économie et des finances. Cette initiative fort charitable pour les consommateurs n’est qu’un leurre, puisque après avoir rincé l’économie mondiale, les banques vont s’attaquer aux plus pauvres, le profit ne fait pas de distinction et s’émancipe au travers d’un humanitaire financier.

Le microcrédit c’est quoi ?
Autant parler de microfinance, puisque ce sont les marchés financiers qui ont décidé de jeter leur dévolu sur les quelques miettes restantes dans les maigres économies du peuple. La microfinance se confond avec le microcrédit. Elle désigne les dispositifs permettant d’offrir des crédits de faible montant (« microcrédits ») à des familles pauvres pour les aider à conduire des activités productives ou génératrices de revenus leur permettant ainsi de développer leurs très petites entreprises.
Qui sont les organisations qui offrent des services financiers aux personnes à faibles revenus n’ayant pas accès au prêt bancaire classique ?
L’exemple le plus marquant est celui de Jacques Attali qui déclarait « La micro-finance, un facteur de relance mondiale » pour généraliser l’économie de marché. Jacques Attali mondialiste convaincu, est directeur de PlaNet Finance et propose d’adapter l’économie de marché aux plus pauvres. Ce sentiment charitable cache une voracité financière pour dépouiller les plus pauvres de ce monde, et de favoriser l’expansion du mondialisme. L’initiative privée doit être contenue et règlementée afin que tout marché économique n’échappe à la finance, et représente un levier d’investissement important.
Un plan de relance mondiale
La richesse d’un pays s’est toujours mesurée par l’importance de sa classe moyenne. Or avec la crise de 2008, les délocalisations, la hausse du chômage, et la baisse de la consommation, les classes moyennes ne peuvent plus participer à la relance de la croissance qui était estimée à 2% en 2012 selon madame Lagarde. De plan de relance il n’y en aura pas, bien au contraire, le surendettement va se généraliser avec l’aval de nos gouvernants.
Qui sont les mécènes de cette micro-finance ?
Les partenaires publics de Planet Finance :
La Caisse des Dépôts et Consignations soutient le programme depuis ses débuts et participe au démarrage des ADAM pendant les premières années.
La Direction Interministérielle à la Ville (DIV), l’Acsé, La Direction Régionale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Permanente (DRTEFP), les DDTEFP, Le Conseil Régional d’Idf, le Conseil Général de Seine Saint Denis, les Villes (via les CUCS) ont retenu les actions des ADAM et octroyé des subventions.
Les partenaires privés :
Orange, Lenovo, Etam, GDF Suez, Fondation Vinci, L’Oréal, Fondation RATP, Fondation BNP Paribas, PELS, Créasol, Youth Business International, Crossknowledge, Accenture, Coline Opéra et Entrepreneurs de la Cité.
Microsoft : formations informatiques
Concernant Bill Gates nous vous invitons à relire cet article afin de comprendre comment les intérêts financiers ont ciblé la pauvreté comme facteur de richesse. http://www.geopolintel.fr/article43.html
Muhammad Yunus
Muhamad Yunus, économiste bangladais est le fondateur de la première institution de microcrédit Grameen Bank. Il est surnommé le « banquier des pauvres » et a reçu le prix Nobel de la paix 2006 pour son action dans le micro-crédit il est président du conseil de Surveillance de PlaNet Finance.
Pourquoi tant d’éloges et de reconnaissance pour une activité de propagation d’économie de marché ?
Microfinance : Mythes et réalité

Danielle Sabai
Depuis une quinzaine d’année, la micro-finance a été plébiscitée comme un moyen essentiel de sortir de la pauvreté par les institutions internationales comme la Banque mondiale (BM) et le Fond monétaire international (FMI). Selon Muhammad Yunus, concepteur du microcrédit, et récompensé pour cela par le prix Nobel de la paix en 2006, avec le microcrédit, la pauvreté devait être reléguée dans une section du musée de l’Homme. A partir des années 90, le concept a eu un véritable succès et s’est développé dans de nombreux pays en développement en Asie, puis en Amérique Latine et en Afrique. Aujourd’hui, il existe plus de 3000 institutions de microcrédit et avec la crise on voit ces officines se développer aussi dans les pays développés.
Des événements récents ont jeté une toute autre lumière sur la micro-finance et ses effets sur la pauvreté. A l’automne 2010, une vague de suicide a eu lieu dans l’État indien de l’Andhra Pradesh qui a le plus fort taux d’institutions de micro-finance en Inde. Plus d’une trentaine de paysannes ayant eu recours au microcrédit se sont suicidées parce qu’elles ne pouvaient plus faire face aux remboursements. Une première vague de 200 suicides avait déjà eu lieu en Andhra Pradesh en 2006 pour les mêmes raisons.
Au Bangladesh, Muhammad Yunus et Sheikh Hasina Wajed, la Première ministre, se sont affrontés pour le contrôle de la Grameen Bank, la principale institution de micro-finance, fondée en 1983 par Yunus. Le 2 mars, Yunus a été renvoyé de la banque malgré une bataille engagée jusqu’à la cours suprême et malgré le soutien que « le banquier des pauvres » a reçu de « puissants » tels que James Wolfensohn, ancien directeur de la BM, Hillary Clinton et Nicolas Sarkozy…L’image du microcrédit semble durablement écorné.
La belle histoire du microcrédit selon Yunus
Dans les années 70, Muhammad Yunus (1) était économiste à l’université de Chittagong. La grande famine qui toucha le Bangladesh en 1974-75 lui aurait fait prendre conscience du gouffre existant entre les théories économiques qu’il enseignait et la réalité vécue par des millions de bangladais. Une prise de contact avec des habitants de Jobra, un village proche de Chittagong lui aurait permis de « comprendre » que tous ces paysans étaient enfermés dans un cercle vicieux de pauvreté parce qu’ils ne disposaient pas d’un minimum de fonds pour pouvoir s’en sortir. Un dollar pourrait suffire à sortir de ce cycle infernal mais les paysans, exclus du système bancaire traditionnel, se retrouvaient à la merci d’usuriers dont les conditions pour emprunter les enfonçaient encore plus dans la pauvreté.
Yunus aurait alors décidé de prêter aux pauvres et comme les banques refusaient d’accorder des crédits, il se serait porté garant pour les emprunts effectués. Cette expérience ne pouvait toutefois se réaliser à grande échelle, ce qui le conduisit à fonder une banque spéciale pour les pauvres en 1983. Ainsi naquit le premier établissement financier de microcrédit, la Grameen Bank, gram signifiant village en bengalis. La Grameen Bank
Le site de la Grameen Bank (2), nous renseigne sur les principes fondateurs et le fonctionnement du microcrédit. Le premier principe affirme que le crédit est un droit humain. Rien de moins. Ainsi, la Grameen banque remplirait une mission humanitaire en offrant aux familles pauvres, particulièrement à des femmes, un accès à un droit universel. Le crédit est délivré afin de permettre l’auto-entreprise (il s’agit de micro-entreprises) pour générer des revenus ou pour permettre l’accès au logement. Il est spécifié qu’il ne s’agit pas de crédits à la consommation.
Pour obtenir un crédit, l’emprunteur doit rejoindre un groupe d’emprunteurs « solidaires ». L’emprunt n’est pas basé sur un contrat légal mais sur la « confiance » avec la banque et entre les membres du groupe. Le crédit est obtenu parallèlement à un programme obligatoire et volontaire d’épargne de la part des emprunteurs.
Le résumé chiffré de la banque peut donner le vertige pour un pays aussi pauvre que le Bangladesh. En mars 2011, le nombre d’emprunteurs atteignaient 8,36 millions parmi lesquels 97 % de femmes. La banque a 2565 branches et travaille dans 81 379 villages du Bangladesh. Le nombre d’employés de la banque s’élève à 22 289. Depuis sa création, Grameen a déboursé l’équivalent de 10,52 milliards de dollars en emprunt et 9,32 milliards ont été remboursés. Entre avril 2010 et mars 2011 le montant des emprunts s’est élevé à 984,34 millions de dollars.
Depuis 1995, la Grameen Bank ne reçoit plus de fonds privés. Elle s’autofinance à 100 % à partir de ses dépôts. Plus de 55% des dépôts proviennent de l’épargne des emprunteurs eux-mêmes et le montant total des dépôts représente 147% des emprunts. Ce sont donc les pauvres eux-mêmes qui financent les emprunts.
Tous entrepreneurs à compte propre
Selon Mohammed Yunus et les partisans du microcrédit, la pauvreté n’est pas le résultat d’une exploitation outrancière mais le fait de l’exclusion des plus démunis du système capitaliste. « La pauvreté découle de l’incapacité des travailleurs à bénéficier des fruits de leur labeur, parce qu’ils n’ont pas le contrôle du capital » (3). Il manque la petite impulsion monétaire qui permettrait à des millions de pauvres de part le monde de se transformer en autant d’entrepreneurs à compte propre. « Ce qu’il faut, ce sont des changements structuraux réels pour que les pauvres puissent accéder au marché de la même façon que les riches ». « La pauvreté peut être éliminée, partout sans attendre. C’est uniquement une question de volonté politique. On ne supprime la misère qu’en donnant aux plus démunis les moyens de contrôler eux-mêmes leur destin. Ce n’est pas le travail en lui-même qui élimine la pauvreté, mais le capital dérivé de ce travail… ».
Pour résumer la philosophie de Yunus, la pauvreté pourrait être éliminée en aidant les pauvres à se transformer en auto entrepreneurs, ce que nous serions tous en puissance. La seule différence entre une femme bangladaise et un directeur d’entreprise serait l’accès au capital. Il faudrait donc permettre à tous ceux qui en sont privés, l’accès au marché et au système bancaire.
Un business sur le dos des pauvres
L’insuffisance du système bancaire et la demande croissante de crédits des ménages pauvres ont favorisé le développement des institutions de microcrédit. En Inde (4) par exemple, le gouvernement évaluait en 2005 le nombre de personnes exclues du système bancaire traditionnel à près de 300 millions. Selon lui, 70% de la population rurale n’avait pas de compte de dépôts, 87% n’avait pas accès aux crédits bancaires et 55,1% des pauvres empruntaient de manière informelle (famille ou amis).
Le créneau est très profitable. C’est un business qui permet de faire beaucoup d’argent sur le dos des pauvres. L’investissement dans une institution de micro-finance donne une rentabilité des capitaux propres d’environ 20%. Le taux de remboursement des prêts est supérieur à 95%. Cela ne provient pas du fait que les pauvres seraient plus honnêtes que les autres et donc se feraient un point d’honneur à rembourser leur crédit. A la suite de la vague de suicides en Andhra Pradesh, les méthodes des institutions de microcrédits ont été mises en lumière et dénoncées : Des taux excessifs allant de 24% à 36% (mais pouvant avoisiner 75% comme c’est le cas de Compartamos Banco au Mexique) ; Des agents de prêts, rémunérés en fonction du nombre de clients, poussant des personnes insolvables à emprunter ; Le harcèlement physique et moral pour recouvrer les traites impayées…
Un projet d’essence néolibérale
Avec le microcrédit, nulle contestation de l’ordre établi, nulle proposition alternative au modèle capitaliste pour lutter contre la pauvreté. Pire, l’idée selon laquelle « l’aide sociale distribuée par de nombreux pays industrialisés, dont la France, permet aux démunis de survivre, mais pas d’éradiquer la misère » est révélatrice d’un projet néolibéral dans son essence. A aucun moment il n’est envisagé que l’État pourrait avoir un rôle à jouer pour éradiquer la pauvreté (5). La microfinance investit là où l’État fait défaut : Pour accéder au logement, pour se soigner, pour payer la scolarité des enfants. Le cas de l’Inde est de ce point de vue édifiant. La micro-finance s’est développée dans les années 90 avec le tournant néolibéral. “Dans les années 70, les banques nationalisées indiennes avaient un quota de crédits accordés aux zones rurales ainsi qu’aux petites entreprises et aux personnes les plus défavorisées. Le programme de développement rural intégré (IRDP) a été abandonné à la fin des années 80 et la libéralisation du secteur bancaire et financier à ouvert la porte aux intermédiaires privés “(6).
La promotion d’un “capitalisme à visage humain”
En parallèle du microcrédit a émergé le concept de « business social ». Dans son livre « Vers un nouveau capitalisme » Muhammad Yunus explique ce qu’il entend par là : « Un business social est une société qui ne distribue pas de dividendes. Elle vend ses produits à des prix qui lui permettent de s’autofinancer. Ses propriétaires peuvent récupérer la somme qu’ils ont investie dans l’entreprise après un certain temps mais nulle part de profit ne leur est versée sous forme de dividendes. Au lieu de cela, les profits réalisés par l’entreprise restent en son sein afin de financer son expansion, de créer de nouveaux produits ou services, et de faire davantage de bien dans le monde » (7) .
Le business social est présenté comme un projet humanitaire et désintéressé. « Un business social est une entreprise qui répond à des besoins sociaux ». On trouve de telles sociétés dans la commercialisation de police d’assurance maladie, l’accès à l’énergie ou le recyclage des déchets… De grandes entreprises telles que Danone, des grandes banques (CitiBank India par exemple) sont très favorables à des partenariats avec ces entreprises qui leur permettent de faire de l’argent tout en ayant un profil « social ».
En fait, les « business sociaux » n’ont de social que le nom. Ils opèrent sur les mêmes marchés que les autres entreprises et sont en concurrence avec. Pour survivre, ils doivent faire du profit donc être compétitifs… Comment, alors combiner la recherche de profits tout en remplissant une mission sociale ? Si l’on regarde de plus près, on s’aperçoit que ces entreprises remplissent des fonctions qui devraient être de la responsabilité de l’État et pourraient faire l’objet de développement de services publics. La micro-finance et les « business sociaux » se développent à cause de l’absence d’État comme au Bangladesh ou de son retrait comme en Inde à la fin des années 80.
Quels effets sur la pauvreté ?
Muhammad Yunus affirmait : « Nous avons juré que nos efforts auraient un impact important et mesurable sur la pauvreté. Plus spécifiquement, nous nous sommes engagés à aider 100 millions de familles à sortir de la pauvreté grâce au microcrédit et à d’autres services financiers. En nous fondant sur les estimations selon lesquelles environ 5 personnes bénéficient des effets positifs du microcrédit lorsqu’il concerne une famille (chiffre que l’expérience du monde en développement permet de considérer comme approximativement exact), nous pouvons espérer qu’un demi milliard d’individus sortiront de la pauvreté au cours de la prochaine décennie – ce qui correspond aux objectifs du millénaire pour le développement » (8).
Qu’en-est-il dans la réalité ? En fait le microcrédit est rarement utilisé par les emprunteurs pour fonder une entreprise. Il est utilisé dans près de 8 cas sur 10 pour la consommation, la santé, le logement ou l’éducation. Cette utilisation ne génère aucun revenu qui permettrait de rembourser le prêt, d’où un accroissement de l’endettement des emprunteurs pauvres.
Derrière l’image « éthique » de la micro-finance le tableau est peu reluisant. Le principe de groupe solidaire accroit la pression sur les emprunteurs chaque membre du groupe étant caution des autres. Ne pas rembourser signifie se couper de toute nouvelle source de crédit. Comme les familles ont accès à plusieurs organismes de microcrédit, elles empruntent à l’un pour rembourser l’autre. S’ensuit une spirale de la cavalerie. Les prêts sont proposés de manière agressive aux pauvres sans réels contrôles de leur solvabilité. Les taux d’intérêts sont dans le meilleur des cas entre 24 et 36%, un taux jugé acceptable par Yunus et les autres promoteurs du microcrédit. De plus en plus d’entreprises associent un produit de consommation au microcrédit correspondant. Du côté des ONG, il n’est pas rare que soit associé au prêt des produits tels que téléphones portables, poulets, etc… en les présentant comme des produits pouvant générer des sources de revenus. En réalité ils créent une dépendance à l’association. En fin de compte, le microcrédit favorise le surendettement, la cavalerie et la dépendance aux organismes financiers.
Plusieurs études indépendantes (9) ont tenté de déterminer quels sont les effets réels de la micro-finance dans la lutte contre la pauvreté. Deux équipes de chercheurs, ayant travaillé l’une en Inde et l’autre aux Philippines, ont basé leur étude sur la comparaison de deux populations, l’une ayant eu accès au microcrédit et l’autre se l’étant vu refusé. Les conclusions qui ressortent des deux études sont convergentes, le microcrédit ne favorise pas la sortie de la pauvreté. Dans la plupart des cas, il a permis de faire des achats importants de biens durables. Il ne s’agit en aucun cas d’une frénésie de consommation. Au contraire, après avoir contracté un emprunt dans le cadre du microcrédit les études ont montré que les familles abandonnent certains petits plaisirs (thé, snack, tabac, noix de bétel…) pour rembourser l’emprunt qui a permis d’acheter des biens durables. Après 18 mois aucune évolution significative de la vie des familles emprunteuses n’a été notée. L’impact à plus long terme est en train d’être mesuré. L’emprunt de départ générera-t-il des revenus supplémentaires ? Les traites seront-elles trop lourdes ? Affaire à suivre.
Une autre étude réalisée par une économiste bangladaise travaillant aux États-Unis, Lamia Karim (10), apporte un éclairage nouveau. Surprise par le taux excessivement haut de recouvrement des emprunts, cette économiste a fait une enquête de terrain en 1997 puis est revenu en 2007 pour poursuivre son étude. Rejetant le discours selon lequel il y aurait une corrélation naturelle entre la pauvreté et l’honnêteté, Karim a mis en lumière une réalité bien plus sordide qu’elle nomme l’ « économie de la honte ».
L’étude montre que les prêts sont accordés dans 97% des cas aux femmes mais que 95% des demandes sont faites par le mari ou le fils de famille. L’extension des prêts aux femmes bangladaises peut avoir des conséquences très défavorables pour elles. Les organismes de micro-finance exploitent en fait le code social de l’honneur et de la honte en vigueur au Bangladesh, les femmes étant les garantes de l’honneur des familles. Comme les femmes sont tenues responsables en cas de non remboursement, les agents de recouvrement n’hésitent pas à les humilier publiquement pour obtenir le remboursement des traites impayées. Quelles alternatives ?
Les études indépendantes permettent de démystifier les discours lénifiants sur le microcrédit et les vagues de suicides qui ont eu lieu dans l’État d’Andhra Pradesh illustrent malheureusement combien ses effets peuvent être dramatiques.
Des expériences récentes de lutte contre la pauvreté engagées par des gouvernements dans des pays comme le Mexique ou le Brésil ont porté sur un transfert de revenus avec contreparties. Les programmes « Oportunidades » engagé au Mexique ou « Bolsa Familia » au Brésil dans les années 2000 ont consisté à donner à des familles pauvres des petites sommes de monnaie en échange de l’assiduité scolaire des enfants et d’un suivi de leur santé. Ces politiques ont coûté peu cher en termes de PIB, aux alentours de 0,4 ou 0,5 % du PIB dans le cas du Brésil. Elles n’ont donc pas pu avoir un impact négatif sur la croissance comme cela est trop souvent affirmé par les partisans de la croissance qui prônent des politiques orthodoxes visant la maîtrise de l’inflation et la réduction de la dette publique.
Les résultats de ces politiques de transferts de revenus sont cependant controversés. Selon les évaluations les plus favorables (11), Bolsa Familia aurait permis de réduire de 17% la pauvreté depuis 2001 et aurait eu un impact positif quant à la réduction du travail des enfants et à la malnutrition des enfants à la campagne (12).
Mais ces politiques de transferts des revenus avec contreparties ne s’attaquent pas plus à la racine de la pauvreté que le microcrédit : l’absence d’emplois ou des salaires trop faibles qui maintiennent les pauvres dans la misère et la précarité. Le microcrédit n’est en aucun cas un instrument qui permettrait de créer les dizaines de millions d’emplois nécessaires dans un pays comme le Brésil.
D’autres instruments de redistributions des revenus moins popularisés que Bolsa Familia ou que le microcrédit ont été mis en œuvre, notamment l’augmentation du salaire minimum et l’accès à une retraite égale à un salaire minimum pour les personnes handicapées de plus de 65 ans et les paysans les plus pauvres. Ces mesures ont permis de jouer plus efficacement sur l’ampleur de la pauvreté alors que les instruments tels que Oportunidades ou Bolsa Familia ne font que s’attaquer à sa profondeur (13).
Contrairement aux affirmations des penseurs néolibéraux, l’État doit rester ou devenir un instrument de réduction de la pauvreté. Il doit développer des politiques sociales et des services publics pour satisfaire les demandes sociales, notamment d’éducation et de santé. Il doit impulser des politiques favorables à l’emploi et à la hausse des salaires. Les dépenses occasionnées par ces politiques en faveur des plus démunis devraient être financées par une fiscalité progressive qui impose les plus riches et une taxe sur les transactions financières.

Notes
(1) Ce paragraphe est tiré d’un article écrit par Muhammad Yunus et publié dans le Monde Diplomatique : « Transgresser les préjugés économiques », décembre 1997. (2) http://www.grameen-info.org/ (3) Toutes les citations proviennent de l’article « Transgresser les préjugés économiques » par Muhammad Yunus, Le Monde Diplomatique, décembre 1997 (4) La microfinance en Inde. Mission Économique. Actualisation au 22 avril 2005. (5) Yunus Muhammad. “Transgresser les préjugés économiques”, Le Monde Diplomatique, décembre 1997 (6) Quand la microfinance tue : vague de suicides dans l’État d’Andhra Pradesh en Inde. Solidarité internationale PCF. (7) Comane Denise. Muhammad Yunus : Prix Nobel de l’ambiguïté ou du cynisme ? CADTM. http://www.cadtm.org/Muhammad-Yunus...
(8) Comane Denise. Muhammad Yunus : Prix Nobel de l’ambiguïté ou du cynisme ? CADTM
(9) The Miracle of Microfinance ? Evidence from a Randomised Evaluation. Abhijit Banerjee, Esther Duflo, Rachel Glennester et Cynthia Kinnan, May 2009. Expanding Microentreprise Credit Access : Using Randomized Supply Decisions to Estimate the Impact in Manila. Dean Karlan and Jonathan Zinman, juillet 2009 (10) Jacquemont Stéphanie. Les promesses non tenues du microcrédit : nouvelles preuves à charge. CADTM
(11) Favelous. The Economist. http://www.economist.com/node/18359966 (12) How to get Children out of job and into school. The Economist. (13) Salama Pierre. Lutte contre la pauvreté en Amérique latine.

Source http://daniellesabai.wordpress.com/...


L’avenir se trouve chez les pauvres. Nous avons vu que le FMI est venu à la rescousse de l’Europe et notamment de la Grèce afin de relancer l’Union Européenne, maintenant c’est au tour des pays défavorisés. Cette perspective doit nous alerter car ce scénari est celui qui nous est promis dans un futur proche, avec son cortège de malheur. Le chaos organisé n’est qu’une stratégie maléfique avec des visés messianiques.

Après le Déluge, les premiers hommes entreprennent sa construction pour atteindre le ciel, mais Dieu interrompt leur projet qu’il juge trop ambitieux, en brouillant leur langage et en les dispersant sur la terre. La Genèse

La rédaction Geopolintel
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 17:08

 

Travaux de renforcement de la clôture le long de la frontière israélo-syrienne, le 28 juillet dernier.
Travaux de renforcement de la clôture le long de la frontière israélo-syrienne, le 28 juillet dernier. Crédits photo : Yaron Kaminsky/ASSOCIATED PRESS
http://www.lefigaro.fr/international/2011/08/16/01003-20110816ARTFIG00451-israel-renforce-ses-defenses-sur-la-frontiere-avec-la-syrie.php
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Israël veut ériger une clôture avec la Syrie

Il y a 5 heures - JournalMetro.com

JÉRUSALEM – Les forces islamistes radicales ont pris le contrôle de la région, a affirmé dimanche Benjamin Nétanyahou, et Israël souhaite ériger une clôture fortifiée le long de sa frontière avec la Syrie afin de s’en protéger.

 

Le premier ministre israélien a soutenu que son pays avait besoin d’une barrière comme celle qui est située le long de la frontière avec l’Égypte. La clôture métallique a permis, selon lui, de stopper le flux de migrants clandestins africains.

Benjamin Nétanyahou a ajouté que le régime syrien était «instable» et qu’Israël s’inquiétait des armes chimiques qui se trouveraient au pays.

 

http://www.juif.org/go-news-182016.php

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Sur ce site,

Officier de Tsahal : "la troisième intifada a commencé"

et les commentaires sont intéressants. Dès qu'on n'est pas aligné, on est traité de "vermine" ! (eva)

 

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En somme, une démocratie entourée de barbelés. Etonnant, non ? Lorsqu'on mène une politique juste, on n'a pas besoin de barbelés, de murs ! (eva)

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Et à propos de la Palestine occupée,

 

Abbas ordonne de changer “Autorité palestinienne” par “Etat de Palestine”  05/01/2013

Abbas ordonne de changer “Autorité palestinienne” par “Etat de Palestine”



Le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a ordonné, par un décret, à tous ses organismes et institutions d’employer désormais dans les documents officiels et gouvernementaux le nom d’”Etat de Palestine” au lieu de l’Autorité palestinienne, rapporte samedi l’agence Wafa.

“Selon le décret, tous les timbres, en-têtes, toutes les enseignes, pancartes porteront désormais le nom d’Etat de Palestine à la place d’Autorité palestinienne”, lit-on dans le communiqué.

Cela fait suite à la reconnaissance par l’Onu de l’Autorité palestinienne en tant qu’Etat observateur non membre de l’organisation. M.Abbas a également ordonné de l’appeler lui-même président de Palestine.

http://www.alterinfo.net/notes/Abbas-ordonne-de-changer-Autorite-palestinienne-par-Etat-de-Palestine_b5097157.html
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Sur ce site,

Le procès du fils Kadhafi aura lieu

au cours du prochain mois  05/01/2013

сын Муаммар Каддафи сын Саиф аль Ислам Саиф аль-Ислам Каддафи ливия
 
Photo : EPA

Le procès de Seif al-Islam, le fils de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui est en état d'arrestation sur le territoire libyen, aura lieu au cours du prochain mois. C'est ce qu'a déclaré ce samedi le ministre de la Justice de la Libye.

 

Selon le ministre libyen, l'ancien premier ministre de la Libye Al-Baghdadi al-Mahmoudi et Abdallah Al-Senoussi, l'ancien chef du renseignement sous le régime de Kadhafi, seront également traduits en justice. Le ministre de la Justice a également indiqué que toutes prisons en dehors de la juridiction de l’État vont disparaître en Libye dans un proche avenir, ainsi qu'une pratique des arrestations accompagnées d'abus de pouvoir sera abolie.

 

french.ruvr.ru
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Commentaire

Exactement le même scénario qu'en Irak. Les Américains, derrière les rideaux, seront très impliqués dans ces procès. Ils produiront de faux témoins. Le résultat de ce procès-bidon: pendaison assurée. On cherchera à faire disparaître toute trace de l'ancien régime afin que les Libyens ne puissent réclamer leur retour. Le pétrole libyen est trop important pour les Américains qu'ils ne risqueront pas de le perdre. Je regrette de le dire mais tout est terminé pour la Libye pour au moins les 100 prochaines années c'est-à-dire jusqu'à la dernière goutte de pétrole.
Claudia
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 16:44

 

Généreux, il prête sa maison à des étrangers dans le besoin pour un an

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Pendant une année, Tony Tolbert, un Américain originaire de Los Angeles s'est engagé à prêter sa maison à une famille de sans-abri alors que lui a fait le choix de retourner chez ses parents.


Tony Tolbert, un avocat américain âgé de 51 ans et originaire de Los Angeles, a réalisé l'acte de générosité de ce début d'année en prêtant sa maison à une famille en difficulté durant toute une année. Cet avocat suit ainsi les traces de son père, qui avait également pour habitude de recueillir des sans-abri. Pendant ce temps, Tony Tolbert a décidé de revenir chez ses parents et de confier sa maison et ses meubles à Felicia Dukes, une mère de quatre enfants qui vivait dans un centre destiné aux sans-abri. Elle partageait ainsi sa chambre avec trois de ses enfants. La chambre ne pouvant accueillir les quatre enfants, le plus grand avait été séparé de ses frères et soeurs.


Tony Tolbert ne connaissait pas l'histoire de Felicia Dukes, rapporte le site du CBS News. Pourtant grâce à sa générosité, cette famille a pu se retrouver. Il avait simplement chargé les responsables du centre de trouver les futurs résidents de sa maison. "Vous n'avez pas besoin d'être Bill Gates ou Warren Buffet ou Oprah pour faire cela", explique Tolbert. "Nous pouvons le faire partout où nous sommes, avec ce que nous avons. Moi, j'ai une maison que je peux mettre à disposition".


"Une bonne action engendre une autre bonne action"


Pendant un an, Felicia Dukes pourra jouir de ce toit gratuitement et profiter ainsi de cette nouvelle situation confortable pour chercher un moyen de s'en sortir sans avoir à s'inquiéter du l'endroit où elle dormira avec ses enfants. "Les responsables du centre sont venus pour me dire qu'ils avaient un jeune homme qui voulait me faire don de sa maison pendant un an. Je leur ai dit : 'Vous êtes sérieux?", explique Felicia, encore sous le choc mais aujourd'hui "heureuse".

Le père de (...)

 

Lire la suite sur Gentside.com

 

http://fr.news.yahoo.com/g%C3%A9n%C3%A9reux-pr%C3%AAte-maison-%C3%A0-%C3%A9trangers-besoin-an-172256101.html

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 16:19

 

Fichier:Logo UEJF.png

 

L'UEJF assigne Twitter pour identifier les auteurs de tweets antisémites

27 Novembre 2012 - LCI.fr France
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 L'Union des étudiants juifs de France a assigné en référé Twitter afin de contraindre le réseau social à lui communiquer les données permettant d'identifier les auteurs de tweets antisémites ou racistes.

L'UEJF assigne Twitter pour identifier les auteurs de tweets antisémites
http://www.juif.org/antisemitisme-juif/180440,l-uejf-assigne-twitter-pour-identifier-les-auteurs-de-tweets.php
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L'Union des Etudiants Juifs de France qui ne représente ni les étudiants ni les juifs ni la France assigne Twitter en justice. Minables

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non au racisme

.http://faic320.skyrock.com/3044414103-non-au-racisme.html

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Les vrais racistes sont ici (article important à relayer, car on tente de le cacher, on ne le voit pas sur les moteurs de recherche), note d'eva

Voici le VRAI bréviaire du racisme et de la haine (+ vidéos et citations)

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non au racisme..

.http://faic320.skyrock.com/3044414103-non-au-racisme.html

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 03:20

Affaire Janett Seemann : Entre terreur d’Etat et propagande - RRR - 1° Janvier 2013

http://www.pedopolis.com/blog/do/tag/janett-seemann/

janett-seemann-70-jours.jpgLe point sur les dernières nouvelles

Au passage du nouvel an, la situation est loin de s’arranger pour Janett Seemann. L’enquêtrice indépendante avait présenté une demande de libération le 13 décembre 2012, laquelle fut rejetée le 19 décembre par le juge d’instruction Gérard Flamant.


Janett Seemann passe donc  les fêtes de fin d’années dans sa cellule. Elle fit savoir, lors d’une courte conversation téléphonique avec son frère Christian, que son moral flanchait. Et on l’imagine sans peine…


Car, au comble du machiavélisme, le jour où l’activiste pour les Droits de l’Enfant apprenait le rejet de sa demande de libération, elle apprenait devoir se soumettre à une expertise psychiatrique ! Il lui fut précisé que celle-ci interviendrait avant la fin février. Et cette précision n’est pas innocente, s’agissant d’un sous-entendu qui confirme cette « condamnation d’office » à quatre mois de « détention provisoire » à l’encontre de Janett Seemann.

C’était d’ailleurs la seule information que les parents de Janett Seemann, s’enquérant fin octobre du sort de leur fille auprès de leur consulat, reçurent en réponse.

 

Lire la suite: http://smrrr.wordpress.com/2013/01/01/affaire-janett-seemann-entre-terreur-detat-et-propagande/

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 03:17

 

Dimanche 6 janvier 2013
La Grande Albanie :
un projet des Etats-Unis
contre le monde orthodoxe ?

 

http://www.voltairenet.org/article176924.html

 

par Alexandre Latsa

Le mercredi 5 décembre 2012, le premier ministre albanais Sali Berisha a prôné l’octroi de la nationalité albanaise à tous les Albanais, où qu’ils résident. Cette déclaration a été faite lors d’une visite de la ville de Vlora où l’indépendance de l’Etat albanais avait été prononcée, il y a juste 100 ans. A l’époque l’Albanie venait tout juste de se libérer du joug ottoman.

Réseau Voltaire | Moscou (Russie) | 3 janvier 2013
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Cette déclaration fait suite a une autre déclaration, commune cette fois, que Sali Berisha avait faite avec son homologue Kosovar Hashim Thaçi il y a quelques semaines, promettant l’union de tous les Albanais. L’endroit était, il faut le dire, bien choisi puisque l’immense majorité des habitants du Kosovo est aujourd’hui d’origine albanaise, ce qui n’a pas toujours été le cas.

Lors de la guerre des Balkans en 1913, les Serbes constituent encore la majorité de la population. En 1941, le Kosovo est rattaché à la Grande Albanie (déjà) sous protectorat fasciste italien. Après la guerre, le maréchal Tito interdira l’immigration albanaise car la Yougoslavie ne pouvait selon lui être forte qu’avec une Serbie la plus faible possible. En 1974, c’est du reste lui qui attribue au Kosovo le statut de province autonome, statut qui sera supprimé par Slobodan Milosevic en 1989, alors que les Serbes ne représentent déjà plus que 15% de la population.

Lorsqu’en 2008 le Kosovo se déclare indépendant, prés d’une décennie après l’intervention militaire occidentale, peu de commentateurs mettent le doigt sur l’albanité dominante de ce nouveau petit Etat. L’heure est au contraire à la fête pour ce peuple soi disant oppressé et qui accède enfin à la liberté. Au sein de la plupart des pays occidentaux et de l’Union Européenne, la reconnaissance est instantanée, sans que ne se pose la question du traitement de la minorité serbe et de l’avenir qui lui était réservé, malgré le terrible précédent de 2004, lorsque les chrétiens avaient été victimes de pogroms, les églises brulées, et les droits de l’homme les plus élémentaires bafoués. Il est vrai que l’Europe, pardon l’Union Européenne, avait à cette époque d’autres priorités : l’organisation essentielle d’une gaypride a Belgrade.

Il aura donc fallu seulement 4 ans pour que la farce de l’indépendance du Kosovo apparaisse enfin publiquement. Seulement 4 ans pour que le premier ministre albanais donne raison aux nationalistes serbes qui ont, eux, toujours affirmé affronter non pas les Kosovars (les habitants de la région du Kosovo étant des Serbes) mais bel et bien des Shqiptars, dans un nouvel épisode du conflit ancestral qui oppose depuis prés de 6 siècles dans les Balkans les Slaves orthodoxes aux fils des convertis de l’empire Ottoman.

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En octobre 1999, le général US et commandant suprême de l’OTAN Wesley Clark (à l’extrême droite) rencontre le chef de la mission de l’ONU au Kosovo, Bernard Kouchner (en costume), et le chef de UCK, Hashim Thaçi (à l’extrême gauche). Aujourd’hui premier ministre du Kosovo, Thaçi est accusé dans un rapport de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe d’avoir participé au trafic d’organes prélevés, notamment sur des prisonniers serbes, par les hommes de l’UCK.

Le soutien occidental à la création du Kosovo et l’acharnement contre la Serbie peuvent sembler complètements inexplicables. Pourtant de 1991 à 2008, une seule et même logique a animé les stratèges états-uniens : la destruction de la Serbie, afin que celle-ci soit la plus faible possible a l’avenir, au moment historique inévitable où elle allait de nouveau se tourner vers la Russie.

Bien sûr, il fallait dans le même temps une Russie également affaiblie au maximum. Si de 1991 à 2000 une guerre militaire et médiatique a été menée contre la Serbie de Milosevic en vue de son anéantissement, c’est dans le même temps une guerre économique et morale qui était menée contre la Russie d’Eltsine. La croisade contre le monde communiste s’est transformée en croisade contre le monde orthodoxe, et contre son centre névralgique et politique le plus souverain : la Russie.

Le théoricien du containment russe en Eurasie, Zbigniew Brezinski, affirmait lui-même en 2007 que : « Le principal ennemi de l’Amérique était désormais l’église orthodoxe russe ». La création de la Grande Albanie peut sans doute être vue dans ce sens historique et géostratégique. Elle est une nouvelle allumette jetée, une allumette qui pourrait créer une étincelle et déclencher un nouvel incendie dans le brasier balkanique. Cet incendie aurait pour conséquence d’affaiblir un peu plus l’Europe, mais aussi de déstabiliser un peu plus le monde orthodoxe (Macédoine, Grèce, Monténégro, Serbie…) et de freiner son rapprochement avec la Russie. Par ricochet, c’est donc l’influence russe en Europe de l’Est qui serait remise en cause, et donc son rapprochement avec l’Europe de l’Ouest. Ce faisant, les Etats-Unis auraient atteint une nouvelle fois leur objectif essentiel : éviter un rapprochement continental et européen entre les mondes catholiques et orthodoxes.

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Voltaire, édition internationale

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 03:15

 

Dimanche 6 janvier 2013

 

Hortefeux: "augmentation spectaculaire" du nombre des voitures brûlées à Paris

Brice Hortefeux (UMP) a évoqué jeudi une "augmentation spectatulaire" du nombre des voitures brûlées à Paris et en petite couronne, déplorant que Manuel Valls soit revenu sur sa décision de ne pas publier ces chiffres pour la nuit de la Saint-Sylvestre.

 

suite ici :

 

http://fr.news.yahoo.com/hortefeux-augmentation-spectaculaire-nombre-voitures-br%C3%BBl%C3%A9es-idf-082937732.html
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