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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 09:48

 

. Libye : Kadhafi jette les jalons d’une guerre civile

 

 

http://www.espacefeminin.org/23-02-2011-libye-kadhafi-jette-les-jalons-d-une-guerre-civile

 

 

Une guerre civile provoquée en Libye afin de justifier une intervention militaire des États-Unis et de l'OTAN ?
Mahdi Darius Nazemroaya

 

Le 1 mars 2011

 

Est-ce que Tripoli est poussée à la guerre civile pour justifier une intervention militaire des Etats-Unis et de l'OTAN dans la Libye qui regorge de pétrole? 

Est-ce que les pourparlers relatifs aux sanctions sont le prélude à une intervention de type Irak?

Il y a quelque chose de pourri dans la “Jamahiriya” de Libye

Il est certain que le Colonel Mouammar Kadhafi (Al-Gaddafi) est un dictateur. Il a été le dictateur et "caïd" de la Libye pendant à peu près 42 ans. Il apparaît aujourd'hui qu'on a fait monter les tensions et qu'on a attisé les flammes de la révolte sur place en Libye. Ceci inclut les déclarations du Secrétaire des Affaires Etrangères britannique William Hague comme quoi le Colonel Kadhafi avait quitté la Libye pour le Vénézuela. [1] Cette déclaration à servi à amplifier la révolte contre Kadhafi et son régime en Libye.

Bien qu'ils soient tous les trois  dictateurs, le Libyen Kadhafi est assez différent du tunisien Ben Ali et de l'égyptien Moubarak. Le pouvoir en Libye n'est pas tellement subordonné aux Etats-Unis et à l'Union Européenne. Contrairement aux cas de la Tunisie et de l'Egypte, la relation qui existe entre Kadhafi et les ETats-Unis et l'Union européenne est un modus vivendi. En clair, Kadhafi est un dictateur arabe indépendant et non pas un "dictateur supervisé" comme Ben Ali et Moubarak. 

En Tunisie et en Egypte, le statu quo prévaut, la machine militaire et le néo-libéralisme restent intacts, tout ceci roule dans le sens des intérêts des Etats-Unis et de l'Union Européenne. Par contre en Libye, les Etats-Unis et l'Union Européenne ont pour objectif de bouleverser l'ordre établi.

Les Etats-Unis et l'Union Européenne. veulent maintenant capitaliser sur la révolte contre Kadhafi et sa dictature en espérant se forger une position plus forte que jamais en Libye. Des armes entrent en Libye par ses frontières sud pour pousser la révolte. La déstabilisation de la Libye aurait aussi des conséquences significatives pour l'Afrique du Nord, l'Afrique de l'Ouest et les réserves d'énergie globales.

 


Le Colonel Kadhafi en bref

L'accession au pouvoir de Kadhafi a commencé quand il était lieutenant libyen au sein d'un groupe d'officiers qui ont fomenté un coup d'Etat. Le coup d'Etat de 1969 était contre la jeune monarchie libyenne et son roi Idris Al-Sanusi. Sous cette monarchie, la Libye était passive vis-à-via des intérêts des Etats -Unis et de l'Europe de l'ouest.

Bien qu'il n'aie aucun poste officiel ou gouvernemental, Kadhafi a alimenté et profondément enraciné une culture politique du favoritisme, de la corruption et des privilèges en Libye, dès le coup d'Etat de 1969. De plus, en toile de fond, il a aussi renforcé le culte de la personnalité en Libye.

Kadhafi a tout fait pour s'ériger en héros devant les masses, et en particulier les Arabes et les Africains. Ses aventures militaires au Tchad étaient aussi liées au fait de laisser sa marque dans l'histoire et de créer un état client  en morcelant le Tchad. Le "cahier vert" de Kadhafi a été fortement décrit et vénéré en tant qu'exploit politique et philosophique. De nombreux intellectuels ont été obligés ou payés pour le soutenir.

Avec le temps, le Colonel Kadhafi a essayé de se forger une image romantique d'homme du peuple. Ceci implique notamment de vivre sous la tente. Il a tout fait pour se faire remarquer. Ses réprimandes à l'égard des autres dictateurs arabes, comme le Roi Abdallah d'Arabie Saoudite pendant les sommets de la Ligue Arabe ont fait la une des journaux et ont été bien accueillis par beaucoup d'Arabes. Pendant ses visites d'état, il s'est ostensiblement entouré d'une garde rapprochée féminine pour attirer l'attention. De plus, il s'est aussi auto-proclamé imam ou leader des Musulmans, et homme de Dieu, discourant sur l'Islam en Libye et en dehors.

La Libye est gérée par un gouvernement sous la coupe de Kadhafi. La peur et le favoritisme ont été le nerf de la guerre pour maintenir l'ordre en Libye parmi les officiels aussi comme les citoyens. Des Libyens et aussi des étrangers ont été tués ou ont disparu pendant plus de dix décades. Le cas du Libanais Musa Al-Sadr, le fondateur du mouvement Amal, est l'un des plus fameux et a toujours été une entrave pour les relations Libano-Libyennes. Kadhafi a eu une influence très négative en créant et en conditionnant une hiérarchie entière d'officiels corrompus à Tripoli. Chacun poursuit son propre intérêt aux frais des Libyens.

Ruptures et Tensions dans la Hiérarchie du Régime de Kadhafi.

A cause de la nature du régime de Kadhafi à Tripoli, il y a beaucoup de tensions internes en Libye et dans la structure du régime elle-même. L'un de ces sujets de tension est entre Saif Al-Islam Kadhafi et le cercle des ministres plus âgés de son père.  Les ministres libyens sont en général divisés entre ceux qui se regroupent autour de Saif Al-Islam et ceux qui font partie de la vieille garde.                     

Il y a même des tensions entre Kadhafi et ses fils. En 1999, Mutassim Al-Kadhafi essaya de renverser son père quand le Colonel Kadhafi était hors de Libye. Mutassim Kadhafi dispose d'un panel de sociétés libyennes en tant que conseiller en sécurité nationale.  Il est fameux parmi les Libyens en tant que play-boy ayant passé la plupart de son temps en Europe et à l'étranger. Il y a aussi Khames Kadhafi qui a sa milice de nervis, qu'on appelle la milice Khames. Il a toujours été vu comme un candidat sérieux pour la succession par rapport à ses frères.

On a toujours eu en Libye des craintes au sujet de la succession en cas de disparition du Colonel Kadhafi. Au fil du temps, Kadhafi a purgé en profondeur la Libye de toute forme d'opposition organisée et a empêché quiconque, à part sa famille, d'acquérir suffisamment de pouvoir pour défier son autorité.

Le problème de la loyauté et de la défection en Libye.

Sans aucun doute, il n'y a pas une grande loyauté envers Kadhafi et sa famille. C'est par peur que les Libyens se sont tenus tranquilles. Au niveau du gouvernement libyen et des militaires libyens, bons ou corrompus, ils  se sont tenus tranquilles par peur et par intérêt personnel. Cette chape de peur vient de sauter. Les affirmations et les déclarations de dénonciations contre le régime de Kadhafi arrivent des officiels, des villes et des casernes dans toute la Libye.

Aref Sharif, commandant de la Force Aérienne libyenne, a lâché Kadhafi. Le Ministre de l' Intérieur Abdul Fatah Al-Yunis (Al-Younis), qui est de Bengazi et supervise une section des opérations spéciales en Libye a démissionné. On rapporte que Yunis est le numéro deux de Kadhafi, mais c'est inexact. Abdullah Sanusi, le chef des services secrets libyens et allié à Kadhafi par son mariage, serait plutôt numéro deux dans la structure du pouvoir à Tripoli.

On a rapporté que deux pilotes libyens se seraient réfugiés à Malte et que des vaisseaux de la marine libyenne auraient refusé d'attaquer Bengazi.  Les défections continuent en cascade au sein de l'armée et du gouvernement. Maintenant, il faut une pause pour analyser la situation.

L'opposition libyenne

Il est temps de se demander qui est l'opposition en Libye. L'opposition n'est pas  monolithique.  Son commun dénominateur est l'opposition au système de Kadhafi et de sa famille. Il faut dire que les "actions d'opposition ou de résistance contre l'oppresseur" et un "mouvement d'opposition" sont deux choses différentes. Principalement, les gens ordinaires et les officiels libyens corrompus, qui génèrent une haine bien ancrée envers Kadhafi et sa famille, sont maintenant dans le même camp, mais il y a des différences.

Il y a une forme d'opposition authentique qui n'est pas organisée, et une forme d'opposition systématique, qui est soit externe, soit menée par des personnalités du régime libyen proprement dit.  L'opposition interne des gens authentiques en Libye n'est pas organisée et les "actions de l'opposition" venant du peuple ont été spontanées. Pourtant, l'opposition et la révolte ont été encouragés et relatées depuis l'extérieur de la Libye à travers les réseaux sociaux, les chaînes de nouvelles internationales et les évènements à travers le reste du Monde Arabe. [2]

Le leadership de l'opposition interne qui émerge en Libye vient de l'intérieur du régime lui-même. Les officiels corrompus qui se sont rebellés contre Kadhafi ne sont pas choisis par le peuple. Ces figures de l'opposition ne sont pas opposées à la tyrannie; elles sont surtout opposées à la férule du Colonel Kadhafi et de sa famille. Aref Sharif et Al-Yunis sont eux-mêmes des personnalités du régime libyen.

Il faut voir que quelques officiels libyens qui se sont retournés contre Kadhafi le font pour se sauver, alors que d'autres vont travailler à mollir ou durcir leurs positions. Abdel Moneim Al-Honi, le délégué libyen à la Ligue Arabe au Caire, peut être pris comme exemple.  Al-Honi a dénoncé Kadhafi, mais il faut remarquer qu'il était l'un des membres du groupe des officiers libyens qui ont fait le coup d'Etat de 1969 avec Kadhafi et que plus tard en 1975, il a lui même essayé de prendre le pouvoir en un coup d'Etat manqué. Après ce coup manqué, il a fui la Libye et ne revint qu'en 1990 après que Kadhafi lui eût pardonné.

Al-Honi n'a pas été le seul diplomate libyen à démissionner. L'ambassadeur libyen en Inde en fit autant. Il y a une intention de la part de ces officiels à être partie-prenante du pouvoir en Libye après l'éviction de Kadhafi:

L'ambassadeur de Libye en Inde Ali al-Essawi a déclaré à la BBC qu'il démissionnait, opposé à l'attitude violente du gouvernement envers les manifestants.

M. Al-Essawi avait été Ministre à Tripoli et pourrait être une personnalité importante dans un gouvernement alternatif, au cas où le Président libyen Mouammar Kadhafi perde le pouvoir.

Le second diplomate libyen à démissionner fut le représentant permanent auprès de la Ligue Arabe  Abdel Moneim al-Honi, qui déclara au Caire qu'il devait quitter son poste pour "rejoindre la révolution" dans son pays.

"J'ai remis ma démission en protestation contre les actes de répression et de violence contre les manifestants, et je rejoins les rangs de la révolution," a déclaré M. Al-Honi. Le second Secrétaire Hussein Sadiq al Musrati, a annoncé sa démission depuis la Chine, dans un interview à Al-Jazeera, et a appelé l'armée à intervenir dans le soulèvement. [3]

A nouveau, ces officiels en révolte, comme Al-Yunis et Sharif, sont issus du régime. Ce ne sont pas des diplomates, mais d'anciens ministres. Il y a aussi la possibilité que ces "figures de l"opposition" pourraient avoir fait ou faire des arrangements avec des puissances étrangères.

Puissances étrangères en jeu en Libye

Les gouvernements des Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne et Italie savaient très bien que Kadhafi est un despote, mais cela ne les a nullement empêchés de faire des affaires lucratives avec Tripoli. Quand les media ont couvert la violence en Libye, on aurait pu aussi se demander, d'où viennent les armes qu'on a utilisées? Les ventes d'armes que les Etats-Unis et l'Union Européenne ont faites à la Libye doivent être examinées. S'agit-il d'une partie de leur programme de promotion?

Depuis le rapprochement entre les Etats-Unis et la Libye, les forces militaires des deux pays se sentent des points communs. La Libye et les E.U. ont  des transactions militaires, et depuis le rapprochement, Tripoli s'est montré très intéressé à acheter du matériel lourd américain. [4] En 2009, une porte-parole du Pentagone, le Lieutenant-Colonel Hibner, a affirmé que cette relation était au mieux; "[Les E.U.] considéreront les demandes libyennes pour des équipement de défense qui permettent [à la Libye] de se renforcer dans des zones qui servent nos intérêts mutuels [ou les intérêts synchronisés des Etats-Unis et de la Libye]." [5] Le critère est ici les intérêts des Etats-Unis, c'est-à-dire que le Pentagone n'armera la Libye que sur la base des intérêts étasuniens.

Il semble que ce qui est arrivé hier, c'est l'arrivée en Libye de tout un arsenal de matériel de défense des Etats-Uis.  Des jets F-16 made in USA, des hélicoptères Apache et des véhicules sont utilisés en Libye par Kadhafi. Si elle est confirmée, cette révélation est choquante. Il n'y a pas de confirmation officielle au sujet de ce matériel militaire en provenance des Etats-Unis dans l'arsenal libyen. Par rapport aux F-16, les jets libyens sont traditionnellement des Mirages de fabrication française et des MIGs russes.

Silvio Berlusconi et le gouvernement italien ont également été d'ardents  supporters  du régime de Kadhafi.  Il y a une information en provenance de Libye selon laquelle il y aurait des pilotes italiens au sein de l'Armée de l'Air libyenne. [7] Il y a également des mercenaires venant du Tchad, du Soudan, du Niger et du Nigeria.  Ceci a été vérifié sur des vidéos en provenance de Libye. Le régime libyen envisage également de passer des contrats avec des sociétés de sécurité américaines ou européennes (mercenaires). [8]

Les Politiques d'Al Jazeera

Le gouvernement libyen a coupé Internet et les lignes téléphoniques, une guerre de l'information est en cours. Bien qu'étant l'un des réseaux d'information les plus professionnels du monde, il faut reconnaître qu'Al Jazeera n'est pas neutre. Il est subordonné à l'Emir du Quatar et au gouvernement Quatari, qui est aussi une  autocratie. En sélectionnant et choisissant ce qu'il rapporte, la couverture de la Libye par Al Jazeera est biaisée. Ceci saute aux yeux quand on examine la couverture de Barheïn par Al Jazeera, qui a été tronquée en raison des liens politiques entre Barheïn et Quatar.

Les retours d'Al Jazeera sur les jets libyens faisant feu sur les manifestants à Tripoli et dans les villes principales ne sont pas confirmés et posent question. [9] D'où les relations selon lesquelles les jets libyens  auraient attaqué les gens dans les rues n'ont pas été vérifiées. On n'a aucune preuve visuelle de l'attaque des jets, alors que les autres évènements de Libye ont été confirmés par des preuves visuelles.

Al Jazeera n'est pas le seul à avoir biaisé les informations venant de Libye. Les media d'Arabie Saoudite se délectent également des évènements en Libye. Asharq Al-Awsatest un journal appartenant à un Saoudien, et qui est strictement aligné sur les intérêts des Etats-Unis dans la région du Moyen-Orient Afrique de l'Est (MENA). Son rédacteur en chef fait actuellement des éditoriaux glorifiant la Ligue Arabe pour sa décision d'exclure la Libye, à cause de  l'usage de la force par Tripoli envers les manifestants libyens - pourquoi de telles mesures n'ont-elles pas été prises pour l'Egypte, la Tunisie, le Barheïn ou le Yémen? - A l'intérieur comme à l'extérieur du Monde Arabe, les media principaux créent actuellement les conditions pour une intervention en Libye.

Le Rôle des intérêts étrangers en Libye

Kadhafi et ses fils ont géré la Libye comme une propriété privée. Ils ont gaspillé ses forces et ses ressources naturelles. L'un des fils de Kadhafi est connu pour avoir payé la chanteuse américaine Beyonce Knowles au moins un million de dollars US pour un concert privé. [10] Les sociétés étrangères jouent également un rôle dans cette histoire.

Les positions et les actions des sociétés étrangères, des Etats-Unis et de l'Union Européenne face à la Libye ne devraient pas être ignorées. 

Se poser des questions sur le rôle des gouvernements et des sociétés étrangers en Libye, voilà qui est très important. Les gouvernements italien et américain devraient être interrogés quant au rôle des pilotes de nationalité italienne, et de toutes les nouvelles armes mises en jeu en Libye.

Il est très clair que la démocratie est employée comme un prétexte pratique uniquement contre les dictateurs qui ne font pas allégeance aux intérêts américains et européens. Il suffit de regarder comment Mutassim Kadhafi fut accueilli les bras ouverts à Washington le 21 avril 2009 par Hillary Clinton et l'administration Obama. Après le meeting, la Secrétaire d'Etat Clinton a déclaré en public:

Je suis très heureuse d'accueillir le Ministre Kadhafi au Département d'Etat. Nous attachons beaucoup d'importance à la relation entre les Etats-Unis et la Libye. Nous avons beaucoup d'occasions pour approfondir et renforcer notre coopération, et je souhaite vivement  investir dans cette relation. Alors, M. le Ministre, bienvenue ici. [11]

Ce que veulent les Etats-Unis et l'Union Européenne maintenant, c'est tirer un maximum de profit de la Libye. La guerre civile, c'est ce que Bruxelles et Washington ont derrière la tête.

La balkanisation de la Libye et la marche vers la guerre civile.

Le fils de Kadhafi Saif Al-Islam a fait des déclarations sur la télévision libyenne sur des organisations religieuse apparentées aux Talibans et qui prendraient le dessus en Libye ou essayeraient de le faire. Rien n'est moins vrai. Il a aussi mis en garde contre la ruine et la guerre civile. C'est un exemple des efforts de la famille Kadhafi pour garder le pouvoir en Libye, mais une avancée vers la guerre civile apparaît en Libye.

Parmi les personnalités en vue chez les militaires, Mahdi Al-Arab, le chef adjoint de l'Etat-Major libyen, aurait renié Kadhafi.  [12] Al-Arab a cependant modifié sa position en disant qu'il ne veut pas voir la Libye s'enfoncer dans la guerre civile que déclencherait une intervention étrangère ou une mise sous tutelle.  [13] C'est pourquoi Al-Arab a empêché les gens de sa ville, Zawarah, de se joindre à la révolte et d'aller à Tripoli, ville voisine.  [14]

Le penchant vers la guerre civile en Libye est encouragé par deux facteurs. L'un est la nature du régime de Kadhafi. L'autre est un désir extérieur d'affaiblir et de diviser la Libye. 

Kadhafi a toujours agi de façon à diviser les Libyens. Cela fait des années que l'on craignait que les fils de Kadhafi ne déclenchent entre eux une guerre civile, ou qu'un autre haut dignitaire n'intervienne pour prendre le pouvoir après la disparition de Kadhafi. Une guerre civile sur les bases des ethnies, du régionalisme ou du tribalisme, ce n'est pas une très grosse menace. On peut coopter ou s'allier avec des tribus ou des régions, mais ceux qui voudraient déclencher la guerre civile sont des puissants du régime. Les risques de guerre civile viennent des rivalités entre les officiels du régime eux-mêmes. Il faut bien comprendre que ces rivalités ont été soigneusement entretenues afin de diviser la Libye.

Les feux de la guerre sont ravivés en Libye. Dans de nombreux cercles stratégiques à Washington, Tel-Aviv, Londres et aux Quartiers Généraux de l'OTAN, on voit d'un bon oeil le chaos dans le Monde Arabe. Si la Libye est en proie à la guerre civile ou devient balkanisée, les bénéficiaires seront les Etats-Unis et l'Union Européenne, à long terme, et il y aura de sérieuses implications géopolitiques.

Tous les états voisins en Afrique du Nord seraient déstabilisés par les évènements en Libye. L'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale seraient également déstabilisées. Les frontières tribales de Libye et du Tchad s'étendent jusqu'au Niger, à l'Algérie et au Soudan. Le chaos en Libye aurait également un impact non négligeable en Europe et sur l'énergie au niveau global. Les évènements en Libye servent de test pour le contrôle du Cercle Arctique et de ses ressources énergétiques. [15]

 


Quelle sera la chute de Kadhafi? 

Il y a de fortes chances pour que Kadhafi n'aie pas une sortie du pouvoir aussi heureuse que Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Egypte. Kadhafi aura du mal à trouver un pays d'accueil. En général, Kadhafi est considéré comme une assurance par les autres gouvernements. L'Arabie Saoudite, que l'on peut dépeindre comme un refuge pour les dictateurs, n'accordera sans doute pas le refuge à Kadhafi. La Libye et l'Arabie Saoudite ne sont pas en bons termes. Il est également recherché pour témoignage au Liban. En général, la relation de Kadhafi avec les leaders des pouvoirs pétroliers arabes du Golfe Persique est tendue et négative. Personne ne l'accueillera dans le Golfe Persique.

En général, les gouvernements arabes auront peur de l'accueillir. Dans ses efforts pour passer pour un champion du peuple, il a insulté beaucoup de ses pairs dictateurs arabes. Cependant il faut dire que les déclarations de Kadhafi aux meetings de la Ligue Arabe ou au sujet de la Palestine ou de l'Irak sont beaucoup plus populaires et candides que ce qu'ont fait le reste des dictateurs.

Il est très improbable qu' un pays d'Amérique Latine, d'Europe ou ex-soviétique lui donne refuge. On le verrait mieux dans un pays d'Afrique sub-Saharienne.

Ses options sont limitées et il est déterminé à garder le pouvoir. La guerre civile semble surgir à l'horizon. Il y a fort peu de chances qu'il quitte la Libye pacifiquement, et les Etats-Unis et leurs alliés on sans aucun doute examiné ce scénario. Les 23 et 24 février 2010, il a rencontré les chefs des trois plus importantes tribus de Libye (Werfala, Tarhouna et Wershfana), pour s'assurer de leur soutien . [16] Sa propre tribu, Qaddafa, le soutient et il semble que les tribus Madarha et Awlad Slieman le soutiennent aussi. [17]

Les risques d'intervention de l'OTAN et les E.U. et l'U.E.  Contrôler la Libye

La Libye est dans le collimateur du Pentagone depuis des années. Selon Wesley Clark, le général en retraite qui était le commandant en chef de l'OTAN, la Libye était sur la liste des pays à envahir après l'Afghanistan contrôlé par les Talibans. La liste incluait l'Irak, la Somalie, le Soudan, le Liban, la Syrie et enfin l'Iran. Les propos de Clark:

"Alors je suis rentré pour le voir [un officier de haut rang au Pentagone] quelques semaines après, nous étions alors en train de bombarder l'Afghanistan." "- allons nous toujours faire la guerre avec l'Irak?" "- Oh, c'est pire que ça." Il rejoint son bureau. Il prit une feuille de papier" - Je la rapporte tout juste du 1er étage aujourd'hui." - ce qui voulait dire du bureau du Secrétaire de la Défense -. Il ajouta: "C'est un mémo qui explique comment nous allons prendre sept pays en cinq ans, d'abord l'Irak puis la Syrie, le Liban, la Somalie, le Soudan et pour finir l'Iran." [18]

D'une manière ou d'une autre, toutes les nations de la liste ont été attaquées de manière directe ou indirecte, et toutes, sauf la Syrie et l'Iran, ont succombé aux Etats-Unis et à ses alliés. Je répète, les seules exceptions sont l'Iran et son alliée la Syrie. Au Liban, les Etats-Unis ont partiellement gagné, mais il y a un recul avec le déclin de l'alliance du 14 mars conduite par Hariri.

La Libye a entamé des négociations secrètes avec Washington en 2001, qui se sont concrétisées par un rapprochement formel après la chute de Bagdad provoquée par les troupes britanniques et américaines en 2003. En fait, les Etats-Unis et leurs alliés ont toujours voulu étendre leur influence sur le secteur énergétique de la Libye et s'approprier les grandes richesses de la Libye. Une guerre civile offre la meilleure des couvertures en ce sens.

Les Libyens doivent être conscients du prétexte d'intervention pour aide humanitaire.

Les Libyens doivent absolument être sur leurs gardes. Il est clair que les Etats-Unis et l'Union Européeenne soutiennent les deux camps. Les Etats-Unis et l'Union Européenne ne sont pas les alliés des peuples du Monde Arabe. A ce propos, les Etats-Unis supportent Kadhafi au sol par du matériel militaire, alors qu'ils supportent également l'"opposition". Si les soi-disant gouvernements des pays occidentaux étaient sérieux au sujet de la démocratie, ils auraient coupé les liens commerciaux avec la Libye, et spécialement le secteur énergétique, avant 2011.

Washington et le pouvoir de Bruxelles pourraient conjointement coopter les forces d'opposition. Ils ont soutenu Kadhafi, mais ils ne le contrôlent pas, ni lui ni son régime, de même qu'ils n'ont pas contrôlé Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Egypte. La Libye, c'est une toute autre histoire. Les objectifs de Washington et de Bruxelles seront de renforcer leur contrôle sur la Libye soit par un changement de régime, soit par une guerre civile.

Les "Actions de l'opposition à Kadhafi" sont puissantes, mais il n'y a pas de véritable "mouvement d'opposition." Les deux choses sont différentes. La démocratie n'est pas garantie, à cause de la nature de la coalition opposée à Kadhafi, qui compte de nombreux officiels corrompus du régime.

On discute actuellement d'une "intervention humanitaire" en Libye, comme en Yougoslavie et en Irak. Une "interdiction de survol" au dessus de la Libye a été évoquée, ainsi qu'une possible intervention de l'OTAN. Les intentions derrière ces déclarations ne sont pas humanitaires, mais visent à justifier une ingérence étrangère qui pourrait potentiellement mener à une invasion. Si ceci se mettait en place, la Libye deviendrait un pays occupé. Ses ressources seraient pillées et ses richesses privatisée et contrôlées par des compagnies étrangères comme c'est le cas de l'Irak. 

Aujourd'hui les fantômes d'Omar Mukhtar et de Saladin sont encore très vivants et actifs en Libye et dans le Monde Arabe. Se débarrasser de Kadhafi et de ses fils, ce n'est pas la solution. Tout le système corrompu de gouvernance en Libye, et la culture de la corruption politique doivent être démantelés.  En même temps il faut pourtant ne pas laisser s'installer en Libye les ingérences étrangères.  Si le peuple libyen est mobilisé et ferme, il peut combattre ces méthodes.

 


Article original en anglais : Libya: Is Washington Pushing for Civil War to Justify a US-NATO Military Intervention?, publié le 25 février 2011.

Traduction par Madelaine Chevassus

NOTES 

[1] “UK Hague: some information that Qaddafi on way to Venezuela,” Reuters, 21 février  2011.
[2] On revient en arrière vers la prolifération de drapeaux libyens lors du coup de 1969. D'où viennent tous ces drapeaux?
[3] “3 Libyan Diplomats resign,” The Hindu, 22 février 2011.
[4] James Wolf, “U.S. eyes arms sales to Libya,” Reuters, 6 mars 2009.
[5] Ibid.
[6] Informations venant de sources en Libye, non encore confirmées.
[7] Ibid.
[8] Ibid.
[9] Ibid.; J'ai donné des explications sur ce point.  La première explication, c'est que des agents du gouvernement de Libye ont répandu des contre-informations auprès d'Al-Jazeera. Ceci inclut les rapports faits à Al-Jazeera selon lesquels des jets avaient attaqué des civils dans les rues. Kadhafi a joué là-dessus pour discréditer Al-Jazeera  sur le plan intérieur en Libye en affimant au peuple Libyen qu'il n'y avait pas eu d'attaques de jets, et qu'Al-Jazeera  diffusait des contre-informations. La seconde explication est qu'Al-Jazeera diffuse tout simplement des contre-informations. En tout cas, les deux explications coïncident sur le fait qu'il n'y a pas eu jusqu'à présent d'attaque des manifestants par des jets libyens.
[10] Marine Hyde, “Beyonce and the $2m gig for Colonel Gaddafi’s son,” The Guardian (U.K.), 8 janvier 2010;le concert était pour  Mutassim et non pas  Hannibal Kadhafi (l'article a tort). L'article n'est pas fondamental et a été cité pour montrer que ce genre d'escapade est à peine connu des journaux grand public en Grande-Bretagne et en Europe de l'Ouest.
[11] U.S. State Department, “Remarks With Libyan National Security Adviser Dr. Mutassim Qadhafi Before Their Meeting,” 21 avril 2009: <http://www.state.gov/secretary/rm/2009a/04/121993.htm>.
[12] Informations venant de sources en Libye, non encore confirmées.
[13] Ibid.
[14] Ibid.
[15] David Ljunggren, “Libya turmoil puts focus on Arctic oil: Greenland,” ed. Robert Wilson, Reuters, 23 février 2011.
[16] Informations venant de sources en Libye, non encore confirmées. On m'a dit que Kadhafi promettait des réformes aux tribus et qu'il allait se retirer dans environ un an. Et également qu'il affirmait qu'aucun de ses fils ne serait au pouvoir en Libye
[17] Ibid.
[18] General (retired) Wesley Clark, “92 Street Y Exclusive Live Interview,” interview by Amy Goodman, Democracy Now, 2 mars 2007.


Mahdi Darius Nazemroaya specialisé dans le Moyen-Orient et l'Asie Centrale. Il est chercheur associé du Centre de recherche sur la Mondialisation.

 

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23455

 

 

Lire  aussi :

 

Les USA réservent à Kadhafi le sort de Saddam Hussein


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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 09:25
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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 09:22

Big Brother Gary MacDougall is watching you

 

 

 

DROIT

Les mots de passe sur internet ne seront plus totalement secrets


Source : La Tribune.fr - 02/03/2011

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Copyright Reuters 

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Les obligations des hébergeurs de contenus sur Internet ont été officialisées ce mardi par un décret paru au Journal officiel. Si la justice le leur demande, ces derniers devront notamment fournir les mots de passe ainsi que d'autres données confidentielles sur un internaute dont ils stockent des messages.


Un décret paru le 1er mars au Journal officiel renforce les obligations faites aux hébergeurs de contenus sur le web. Désormais, les sites Internet devront permettre à la justice d'accéder à davantage d'informations. Il leur faudra fournir des données privées sur l'internaute comme par exemple son ou ses numéros de téléphone ou les éléments liées au paiement de son éventuel abonnement à un service.


Le texte stipule également que les responsables du site devront apporter les pseudonymes utilisés ainsi que les adresses de courrier électronique ou de compte associées. Pour permettre à la justice d'accéder aux données stockées par l'internaute, les hébergeurs de contenus devront même révéler "le mot de passe ainsi que les données permettant de le vérifier ou de le modifier, dans leur dernière version mise à jour".

 

L'hébergeur est également tenu de conserver toutes les modifications opérées par les internautes.


Cette obligation concerne les personnes physiques ou morales qui assurent, même à titre gratuit, le stockage de messages de toute nature (texte, image, sons,etc...). En guise de compensation financière, ces derniers pourront obtenir de l'Etat un remboursement dont le montant sera fixé conjointement par l'Intérieur et par Bercy.

 

Lien : http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20110302trib000605354/les-mots-de-passe-sur-internet-ne-seront-plus-totalement-secrets.html

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 09:18

 

Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 07:59
La ville d'Ajdabiya située à quelques kilomètres des ports pétroliers a été le théâtre d'âpres combats entre opposants (photo) et forces fidèles au colonel kadhafi, le 2 mars 2011.
Libye / Pétrole
Libye : les sites pétroliers enjeux de dures batailles entre pro et anti-Kadhafi

La tentative de contre-offensive lancée par les forces fidèles au colonel Kadhafi dans l'Est du pays, mercredi 2 mars 2011, semble avoir échoué. Une contre-offensive qui visait des centres vitaux pour l'économie du pays, la région où se concentrent une bonne partie des terminaux d'exportations pétroliers.

 

 

 

Jeudi, 03 Mars 2011 09:39

IRIB - L’ambassadeur israélien en Afrique du Sud, Ilan Baruch a démissionné, manière de protester contre la politique du gouvernement de Benyamin Netanyahu.
IRIB - Des milliers de manifestants bahreïnis ont encerclé, hier, le bâtiment du Ministère de l’Intérieur, selon la chaîne Al-Alam.
IRIB- Selon les témoins oculaires, des dizaines d’Omanais, dans la ville de Brimi, située sur la bande frontalière d’Abu-Dhabi, ont manifesté contre le gouvernement omanais.
IRIB- Suite à l’intensification des inquiétudes, quant à l’extension de la crise politique du Moyen-Orient arabe à l’Arabie saoudite, l’indice de la bourse saoudienne a chuté de 7%.
Mercredi, 02 Mars 2011 22:48
IRIB- L’organisation de manifestations anti-gouvernementales, à Amman, ainsi que le sit-in des protestataires devant le bâtiment abritant le bureau du Premier ministre jordanien, sont les plus importantes évolutions survenues dans ce pays.
Deux bâtiments de guerre américains, dans le canal de Suez IRIB - Deux bâtiments de guerre de l’US NAVY sont arrivés dans le canal de Suez.
Qods - Le Porte-parole de l'armée du régime sioniste, le Général Avi Benihu, a souligné qu'il s'était rendu, en Angleterre, sous un faux nom, craignant d’être arrêté, pour avoir commis des crimes de guerre contre les Palestiniens.
Destruction des abris des Palestiniens, dans les territoires occupés en 1948 IRIB - Acharnés dans leurs exactions, les forces d'occupation sionistes ont détruit les abris des Palestiniens, dans les territoires occupés en 1948.
Egypte : les «Frères Musulmans» vont ouvrir leurs bureaux, dans tout le pays Mehrnews- Un membre des «Frères Musulmans» égyptiens a fait part de l’ouverture, dans un proche avenir, des bureaux de ce parti, dans toutes les provinces du pays.
Visite du sous-secrétaire d’Etat américain, en Jordanie IRNA- Suite à l’escalade des protestations populaires contre les régimes inféodés à l’Occident, dans certains pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, les Etats-Unis envisagent d’envoyer un haut diplomate, en Jordanie.
Mercredi, 02 Mars 2011 10:06
Yémen: 2 morts et 4 blessés Press TV- Les récents affrontements entre les forces de sécurité et les manifestants antigouvernementaux, au Yémen, ont fait, au moins, 2 morts et 4 blessés.
Israël veut signer un accord de paix provisoire avec les Palestiniens IRIB- Israël cherche à signer un accord de paix provisoire avec les Palestiniens. Reuters a rapporté, mardi, citant des sources bien informées que le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, s'efforce de parvenir à un accord sur tous les sujets de différends avec les Palestiniens et à un accord de paix provisoire.
Jordanie: les pressions s'intensifient, pour éliminer les prérogatives illimitées du roi IRIB- Le nouveau gouvernement jordanien attend de recevoir le vote de confiance du parlement.
La Ligue arabe et l’Organisation de la Conférence islamique se déclarent contre une intervention militaire, en Libye IRIB- La Ligue arabe (LA) et l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) se sont opposées à une intervention militaire, en Libye.

 

Mercredi, 02 Mars 2011 00:55

IRIB- A la suite de l’appel lancé, pour organiser «une journée de la colère», le Premier ministre qatari a promis de tenir des élections parlementaires, dans un avenir proche.
Cisjordanie: une maison incendiée par les colons sionistes IRIB - Une maison palestinienne a été incendiée par les colons sionistes, à Naplouse, en Cisjordanie.
Les Yéménites veulent le départ d'Ali Abdallah Saleh Farsnews - Des milliers de protestataires yéménites ont manifesté, dans diverses villes du Yémen, pour exiger le départ d'Ali Abdallah Saleh.
Mardi, 01 Mars 2011 19:26
La contestation se poursuit, à Oman IRIB - Des blindés ont dispersé, mardi, sans violence, à Sohar, des manifestants bloquant le port et une route menant à la capitale, Mascate, alors que des petits rassemblements avaient lieu, dans d'autres villes d'Oman, pour réclamer, notamment, des emplois et des hausses de salaire.
Le comportement sauvage des agents de sécurité saoudiens, à l’encontre d’un jeune chiite IRIB- Un jeune chiite est retenu en détention, depuis 2 ans, sans inculpation et sans jugement.
Israël profite de la situation prévalant, au Moyen-Orient, pour commettre d’autres crimes IRIB- Le régime sioniste en profitant de l’intérêt et de l’attention que portent l’opinion publique et les médias aux évolutions du Moyen-Orient et du Nord de l’Afrique, a intensifié ses attaques contre la bande de Gaza.
Le royaume saoudien a offert 150 milliards de dollars, pour l’achat de «Face book» IRIB- La publication de rapports concernant l’offre de 150 milliards de dollars du roi d’Arabie saoudite, pour l’achat du réseau social «Face book» à son propriétaire, a déclenché une telle controverse, dans le monde médiatique, que le roi saoudien a été contraint de réagir à ce sujet, en démentant cette…
L'échec du coup d'Etat contre l'Emir du Qatar Farsnews - les sources d'information font part de l'échec d'un coup d'Etat mené contre l'Emir du Qatar.
Mardi, 01 Mars 2011 17:11
Yémen: un mortm dans des affrontements IRIB - Les affrontements entre les séparatistes du Sud du Yémen et les forces de l'armée ont laissé un mort.
IRIB - Une base militaire américaine, en Irak, a été prise pour cible de roquettes Katioucha.
0134eb7477950c16fa7b7215c560602e_L.jpg IRNA - "L'accès à l'énergie fissile civile relève du droit de tous les pays", a déclaré le prince héritier du Koweït, Cheikh Nawaf al-Hamad al-Jabar al-Sabah.
Mardi, 01 Mars 2011 09:38
IRIB - Avec la flambée des protestations populaires, à Bahreïn, l'Arabie saoudite y a envoyé 30 chars.
Mardi, 01 Mars 2011 09:38
IRIB - Le ministre turc des Affaires étrangères a critiqué les politiques tendancieuses du régime sioniste, qui est, selon lui, le plus grand violateur des droits de l'Homme.

Mardi, 01 Mars 2011 09:32

Egypte : un sit-in, au cœur de la capitale IRIB - Aujourd’hui, aussi, les Egyptiens ont observé un sit-in dirigé contre le Premier ministre Ahmed Chafik.

 

 

 

 

 

 

A Benghazi, nombreux jeunes se portent volontaires pour participer à une opération militaire contre le régime de Kadhafi.
Libye
Une intervention militaire en Libye ne fait pas l'unanimité

L’Organisation de la conférence islamique est contre une intervention militaire en Libye. La France, par la voix de son tout nouveau ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, indique qu’aucune intervention militaire ne se fera sans mandat clair des Nations unies. L’Otan, de son côté, dit se préparer en toute éventualité. Toutes les options sont sur la table, dit aussi la chef de la diplomatie américaine.

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INVESTIG'ACTION michelcollon.info

"Bush en Irak, c'était formidable. Vous en reprendrez bien un peu en Libye ?"

Michel Collon

L'Otan se déclare prête à intervenir en Libye.
Nous voilà tout émus. Ainsi, ceux qui bombardent les civils en Afghanistan, veulent au contraire les protéger en Libye. Ceux qui n'ont pas levé le petit doigt quand Israël massacrait Gaza, se prennent tout à coup d'un amour immense pour les Arabes !

La larme à l'oeil, Bernard-Henri Lévy appelle à nouveau à la guerre, comme il le fit contre l'Irak. Mais la guerre humanitaire n'existe pas. La guerre pour le pétrole, si. Henry Kissinger (chef de la diplomatie US sous Nixon) avoua, un jour de franchise : « Les grandes puissances n'ont pas de principes, seulement des intérêts. »

Même si on veut que ça cesse, les Libyens ne souffriront pas moins sous une occupation par les Etats-Unis. Bush l'a prouvé en Irak, Obama en Afghanistan. Drogues, violences, terreur...

Tout en soutenant les revendications légitimes des peuples, et en réprouvant toute violence dictatoriale, on se souviendra que toutes les guerres des USA ont été bâties sur des médiamensonges. Chaque info ou prétendue info sera donc analysée avec l'émotion de la solidarité, mais aussi avec la raison de l'expérience...

Si la guerre humanitaire existait, les USA et l'Europe seraient intervenues pour sauver Gaza.


Pour en débattre : notre forum

Pour approfondir :
Les cinq grands « principes de la propagande de guerre » : 1. Occulter les intérêts économiques. 2. Se présenter en humanitaire. 3. Occulter l'Histoire. 4. Diaboliser l'adversaire. 5. Monopoliser l'info.
ont été exposés dans le livre Israël, parlons-en ! Voir : <<Nos livres et DVD>>

 

 

 

 

 

Issue de secours pour Kadhafi

 

par Maurizio Matteuzzi

 

Le 1 mars 2011

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“No massacres, no bombing, no violence” contre les civils. C’est par ces paroles que le porte-parole du gouvernement Moussa Ibrahim a commencé hier matin son briefing quotidien pour la presse étrangère (qui maintenant arrive en foule, journalistes et media étasuniens en tête, conduits par la superstar de CNN Christiane Amanpour). Pour lui, la tentative de « regime change style Irak » est pilotée par les « puissances impérialistes occidentales », qui veulent « le pétrole », et par les islamistes, qui veulent faire de la Libye « une Somalie méditerranéenne ou un Afghanistan » ; l’ « Occident » et « al Qaeda » se sont emparé « des protestations pacifiques et légitimes » en faveur des réformes pour semer « le chaos » en Libye  et provoquer déjà « des centaines » de morts, mais « des deux côtés ». Quant à la résolution punitive n° 1970 approuvée par le Conseil de sécurité, pour le porte-parole, il est inconcevable qu’elle se soit fondée exclusivement sur des « media reports », engagés -nous espérons que ceci est désormais clair pour tout le monde, même pour les détracteurs les plus inconditionnels de Kadhafi- dans une opération de désinformation comparable seulement à celle, pour nous en tenir à la plus récente, sur les « armes de destruction massive » de Saddam Hussein (on parie que si le Colonel ne tombe pas tout de suite, il y aura bien quelqu’un pour les trouver en Libye aussi ?). Vécue -ou du moins vue- de Tripoli, l’évolution de la crise libyenne donne le vertige. D’ici on veut donner -et dans une certaine mesure on a- l’impression que la vie quotidienne soit « normale » (et le jour au moins elle l’est) ; que Kadhafi ait le « contrôle » quasi complet  non seulement de Tripoli mais du pays (seule la Cyrénaïque est perdue, les autres ne sont que des «pockets » poches de résistance, a dit le porte-parole) ; qu’on « se dirige rapidement vers le retour au calme et à la paix » (mots de Saif al-Islam, le fils « réformateur » du Colonel) ; que si le calme et la paix ne sont pas encore revenus c’est parce que le leader « a donné des ordres formels de ne pas tirer sur la foule » (même s’il a qualifié les rebelles de « rats à exterminer ») ; qu’en tous cas, on cherche une voie de sortie négociée et que lui -Saif- a déjà lancé un dialogue avec les rebelles ; que si par contre on cherche la « guerre civile » on l’aura ; que la protestation et la révolte sont l’œuvre de quelques « jeunes drogués » et manœuvrées par, outre par l’Occident, par « Al Qaeda » et par quelques fondamentalistes musulmans que le Colonel a toujours traité sans y aller par quatre chemins, avec les éloges et reconnaissances de ces mêmes leaders démocratiques qui à présent le condamnent et veulent l’envoyer à la CPI (qu’il y aille mais après des gentlemen comme les Bush, les Blair, les Cheney et les Rumsfeld).

 

Du dehors, du monde extérieur, le scénario, pour nous qui sommes ici embedded et qui lisons les informations libyennes sur les agences internationales et les journaux italiens, est follement opposé. Pour Kadhafi c’est une question d’heures ; sur les villes libyennes -excepté Tripoli et sa province natale de Syrte- flotte le drapeau brandi par les rebelles, noir-rouge-vert qui était celui de la monarchie sénousite renversée par Kadhafi en 1969 (sans que ne suscite aucune question le fait que le roi Idris était une marionnette des Anglais) ; les morts à cause des militaires, des milices et des « mercenaires africains » ne se comptent plus et augmentent ou diminuent selon les jours : 300, mille, dix mille, deux mille… ; même Tripoli est désormais perdue et Kadhafi ne contrôle maintenant que la zone de la ville qui est autour de sa résidence dans le compound militaire de Bab al-Azizia ; un général passé aux rebelles, Ahmed Gatrani, selon ce qu’écrit  le Washington Post, a mis sur pied une armée à Benghazi et est déjà aux portes de Tripoli (qui est à plus de mille kilomètres  de la capitale de la Cyrénaïque) sur laquelle il a déclenché une première attaque dès vendredi dernier, pour le moment repoussée par les gouvernementaux (et dont les journalistes ici présents n’ont ni vu ni entendu le moindre signe).

 

Schizophrénie à l’état pur. Est-ce possible ? Possible dans une situation schizophrénique comme l’est celle qu’on vit quand on est ici à Tripoli. L’impression en tous cas est que Kadhafi a perdu la partie et que le cercle autour de lui s’est déjà refermé au niveau politico-diplomatico-médiatique mondial, et qu’il est en train de se fermer aussi en Libye. Question de temps et de façons. S’ils veulent vraiment pousser jusqu’à cette « guerre civile » dont menace le Colonel et aussi son fils « dialoguant », peut-être faudra-t-il plus de temps et, à coup sûr, plus de morts. Si l’on va vers une sorte d’issue de secours d’une façon ou d’une autre négociée, la solution pourrait être plus rapide et moins sanglante.

 

Le problème en Libye est que, contrairement à la Tunisie et à l’Egypte, les forces armées ne sont pas un facteur assez fort (du moins jusqu’à présent) pour se poser en fléau de la balance. Un autre problème est, contrairement encore à la Tunisie et à l’Egypte, manquent aussi d’autres facteurs potentiellement décisifs pour la résolution de la partie : comme par exemple un syndicat et des partis, et par contre, comme au Yémen et en Irak, est présente une structure clanique-tribale avec laquelle il faut compter.

 

La révolte aussi,  jusqu’à présent, ne donnait pas de signes de pouvoir se constituer en  instance politique au-delà de l’objectif immédiat de chasser Kadhafi, et si l’on ne veut pas donner crédit à ce que le Colonel crie depuis le début : que les rebelles en réalité sont agités depuis longtemps par « al Qaeda » ou du moins, ici, en Libye, par les oulémas fondamentalistes et par leur fidèles qui crient à la sortie des mosquées contre « Kadhafi ennemi de Dieu ».

 

Dimanche, l’ex-ministre de la justice Moustafa Abdeljalil, passé du côté « du peuple », a présenté à Benghazi un « Conseil national » composé de civils représentants des villes « libérées » et de militaires qui ont démissionné.  L’objectif déclaré est d’aller à des « élections libres » d’ici trois mois (période trop courte pour être vraiment libres et représentatives). Le porte-parole du Conseil national s’est empressé de démentir qu’il s’agisse d’un « gouvernement provisoire », « d'intérim » ou « de transition », peut-être pour arrêter dès le départ toute ambition de Abdeljalil. Qui pourtant annonce avoir déjà lancé des négociations avec les « anciens des tribus » et déclare au journal Quryna -le quotidien semi indépendant de Saif al-Islam : autre paradoxe ou signal ?- qu’il « n’y aura aucun règlement de comptes » indiscriminé.

 

Même Saif al-Islam dit avoir déjà commencé des négociations avec le clan et les tribus, nombre desquelles se sont jointes à la révolte cotre le Colonel. Et avoir offert le dialogue« à l’opposition », offre repoussée par le Conseil national. La situation libyenne est, comme dit un diplomate de l’ambassade italienne, « magmatique ». Très magmatique. Le moment décisif approche. Et même si le résultat semble décidé, tout peut encore arriver avant la fin. Dans les prochains jours ou les prochaines heures.

 

Edition de mardi 1er mars de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/01-Marzo-2011/art35.php3  

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23445

 

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Publié dans : Géopolitique/Geopolitics

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Internationalnews Michel Collon 24 février 2011 Les mouvements de masse qui ont forcé le renvoi de Moubarak révèlent à la fois la force et les faiblesses des soulèvements spontanés. D’une part, les mouvements sociaux ont démontré leur capacité de mobiliser des centaines de milliers, sinon des millions de personnes, dans une lutte soutenue et menée à bien, culminant par le renversement d’un dictateur et ce, d’une façon dont auraient été incapables – ou peu désireuses – les partis et […]


Internationalnews

Michel Collon 24 février 2011

Les mouvements de masse qui ont forcé le renvoi de Moubarak révèlent à la fois la force et les faiblesses des soulèvements spontanés.

 

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D’une part, les mouvements sociaux ont démontré leur capacité de mobiliser des centaines de milliers, sinon des millions de personnes, dans une lutte soutenue et menée à bien, culminant par le renversement d’un dictateur et ce, d’une façon dont auraient été incapables – ou peu désireuses – les partis et personnalités d’opposition pré-existants.

D’autre part, vu l’absence de la moindre direction politique nationale, les mouvements n’ont pas été à même de prendre le pouvoir politique et de concrétiser leurs revendications, permettant ainsi au haut commandement militaire de Moubarak de s’emparer du pouvoir et de définir le processus de l’« après-Moubarak » et garantissant de la sorte le maintien de la subordination de l’Égypte aux États-Unis, la protection de la richesse illicite du clan Moubarak (70 milliards de dollars), la pérennité des nombreuses sociétés appartenant à l’élite militaire et la protection de la classe supérieure.

Les millions de personnes mobilisées par les mouvements sociaux en vue de renverser la dictature ont été efficacement exclues par la nouvelle junte autoproclamée « révolutionnaire » en définissant les institutions et mesures politiques, sans parler des réformes socioéconomiques nécessaires pour faire face aux besoins élémentaires de la population (40 % des Égyptiens vivent avec moins de 2 dollars par jour et le chômage des jeunes dépasse les 30 %).

L’Égypte – comme c’est également le cas des mouvements estudiantins et sociaux populaires contre les dictatures de Corée du Sud, de Taiwan, des Philippines et de l’Indonésie – démontre que le manque d’organisation politique nationale permet aux personnalités et partis de l’« opposition » néolibérale et conservatrice de remplacer le régime. Ils se sont arrangés pour instaurer un régime électoral qui continuera à servir les intérêts impérialistes et à dépendre de l’appareil d’État existant tout en le défendant.

Dans certains cas, ils remplacent les vieux copains de l’impérialisme par de nouvelles têtes. Ce n’est pas un hasard si les mass media encensent le caractère « spontané » des luttes (et non les revendications socioéconomiques) et confèrent un éclairage favorable au rôle de l’armée (sans considération pour les 30 ans durant lesquels cette dernière aura été le bastion de la dictature). Les masses sont encensées pour leur « héroïsme », la jeunesse de leur « idéalisme », mais on ne les propose jamais comme acteurs politiques centraux dans le nouveau régime.

Une fois la dictature tombée, l’armée et les électoralistes de l’opposition ont « célébré » le succès de la révolution et se sont empressés de démobiliser et démanteler le mouvement spontané, afin de faire place nette pour des négociations entre les hommes politiques électoralistes libéraux, Washington et l’élite militaire dirigeante.

Alors que la Maison-Blanche peut tolérer, voire promouvoir les mouvements sociaux en évinçant (« sacrifiant ») les dictatures, elle a bel et bien l’intention de préserver absolument l’État. Dans le cas de l’Égypte, le principal allié stratégique de l’impérialisme américain n’était pas Moubarak, mais bien l’armée, avec laquelle Washington était en collaboration constante avant, pendant et après l’éviction de Moubarak, faisant ainsi en sorte que la « transition » vers la démocratie (sic) puisse garantir la poursuite de la subordination de l’Égypte à la politique et aux intérêts américains et israéliens dans le Moyen-Orient.


La révolte du peuple : les échecs de la CIA et du Mossad


La révolte arabe illustre une fois de plus les divers échecs stratégiques de la police secrète, des forces spéciales et des services de renseignement des appareils d’État américain et israélien, dont aucun n’a anticipé – pas plus qu’il n’est intervenu pour l’empêcher – la mobilisation réussie ni n’a influencé la politique de son gouvernement à l’égard de ses dirigeants/clients faisant l’objet d’attaques.

L’image que la plupart des auteurs, universitaires et journalistes projettent de l’invincibilité du Mossad israélien et de l’omnipotence de la CIA a été sévèrement mise à l’épreuve par leur échec – reconnu – à reconnaître la taille, la profondeur et l’intensité du mouvement de plusieurs millions de personnes décidé à évincer la dictature de Moubarak. Le Mossad, orgueil et joie des producteurs hollywoodiens, présenté comme un « modèle d’efficacité » par leurs collègues sionistes organisés, n’a même pas été capable de détecter la dimension d’un mouvement de masse dans un pays situé à la porte d’à côté.

Le Premier ministre israélien Netanyahu a été choqué (et consterné) par la situation précaire de Moubarak et l’effondrement de son client arabe le plus important – en raison des renseignements déficients du Mossad. De même, Washington n’a absolument pas été préparé par les 27 services américains de renseignement et par le Pentagone, malgré leurs centaines de milliers d’agents payés et leurs budgets de plusieurs milliards de dollars, à l’imminence des soulèvements populaires de masse et des mouvements émergents.

Il convient de faire plusieurs observations théoriques. Le concept prétendant que des dirigeants très répressifs qui reçoivent des milliards de dollars en aide militaire et entretiennent près d’un million de policiers, de soldats et de paramilitaires sont les meilleurs garants de l’hégémonie impérialiste, s’est avéré faux. Tout aussi faux celui qui prétend que nouer d’importants liens à long terme avec de tels dirigeants dictatoriaux sauvegardait les intérêts impérialistes américains.

L’arrogance israélienne et la présomption de la supériorité organisationnelle, stratégique et politique des Juifs sur « les Arabes » ont été vilainement dégonflées. L’État israélien, ses experts, ses agents sous le manteau et ses universitaires de l’Ivy League ont été incapables de voir les réalités telles qu’elles se déroulaient, ignorants de la profondeur du mécontentement et dans l’impuissance à empêcher l’opposition de masse à leur client le plus précieux.
Les publicistes d’Israël aux États-Unis, qui résistent rarement à l’occasion de mettre en exergue le « brio » des forces de sécurité israéliennes, que ce soit pour assassiner un dirigeant arabe au Liban ou à Dubaï ou pour bombarder un site militaire en Syrie, en sont restés tout un temps muets.

La chute de Moubarak et l’émergence possible d’un gouvernement indépendant et démocratique signifieraient qu’Israël pourrait perdre son principal « flic en service ». Un public démocratique ne coopérera pas avec Israël pour maintenir le blocus de Gaza – affamant les Palestiniens dans l’espoir de briser leur volonté de résistance. Israël ne pourra pas compter sur un gouvernement démocratique afin de soutenir ses vols de terres par la violence en Cisjordanie et son régime palestinien fantoche.

Pas plus que les États-Unis ne pourront compter sur une Égypte démocratique pour soutenir leurs intrigues au Liban, leurs guerres en Irak et en Afghanistan ou encore leurs sanctions contre l’Iran. En outre, le soulèvement égyptien a servi d’exemple pour les mouvements populaires contre d’autres dictateurs clients des États-Unis : en Jordanie, au Yémen et en Arabie saoudite. Pour toutes ces raisons, Washington a soutenu la reprise du pouvoir par l’armée afin de modeler une transition politique en fonction de ses desiderata et de ses intérêts impérialistes.

L’affaiblissement du principal pilier du pouvoir impérialiste américain et du pouvoir colonialiste israélien en Afrique du Nord et au Moyen-Orient révèle le rôle essentiel des régimes qui collaborent à l’impérialisme.

Le caractère dictatorial de ces régimes est une résultante directe du rôle qu’ils jouent dans le maintien des intérêts impérialistes. Et les envois d’aide militaire importante qui corrompent et enrichissent les élites dirigeantes constituent les récompenses pour avoir été les collaboratrices bienveillantes des États impérialistes et colonialistes. Etant donné l’importance stratégique de la dictature égyptienne, comment expliquer l’incapacité des services de renseignement am
éricains et israéliens d’anticiper les soulèvements ?

Tant la CIA que le Mossad ont collaboré étroitement avec les services de renseignement égyptiens et ont compté sur ces derniers pour leurs informations, écrivant même dans leurs propres rapports que « tout était sous contrôle » : les partis d’opposition étaient faibles, décimés par la répression et l’infiltration, leurs militants se languissaient en prison ou succombaient à des « crises cardiaques » provoquées par les « techniques d’interrogatoire » particulièrement dures. Les élections étaient manipulées de façon à élire des clients des États-Unis et d’Israël – pas de surprises démocratiques à l’horizon des court ou moyen termes.

Les services de renseignement égyptiens sont entraînés et financés par des agents israéliens et américains et ils sont bien préparés à suivre docilement la volonté de leurs maîtres. Ils étaient si enclins à tourner des rapports destinés à séduire leurs mentors qu’ils négligeaient le moindre compte rendu concernant l’agitation croissante, que ce soit dans la rue ou sur Internet. La CIA et le Mossad étaient si incrustés dans l’énorme appareil sécuritaire de Moubarak qu’ils étaient incapables de fournir toute autre information émanant des mouvements populaires naissants et décentralisés, lesquels étaient indépendants de l’opposition électorale traditionnelle qui, elle, était bel et bien « contrôlée ».

Quand les mouvements de masse extraparlementaires se sont précipités vers l’avant, le Mossad et la CIA ont compté sur l’appareil d’État de Moubarak pour en prendre le contrôle via l’opération typique du bâton et de la carotte : des concessions transitoires pour la forme et l’appel à l’armée, à la police et aux escadrons de la mort.

Quand le mouvement est passé de dizaines de milliers de personnes à des millions, le Mossad et les principaux soutiens d’Israël au Congrès américain ont insisté pour que Moubarak « tînt bon ». La CIA en a été réduite à proposer à la Maison-Blanche des profils politiques de hauts responsables militaires dignes de confiance et de personnages politiques « de transition » malléables et susceptibles de marcher sur les traces de Moubarak.

Une fois encore, la CIA et le Mossad ont démontré leur dépendance vis-à-vis de l’appareil de Moubarak sur le plan des renseignements à propos des gens qui pourraient constituer une alternative « viable » (proaméricaine et pro-israélienne), tout en ignorant les revendications élémentaires des masses.
La tentative de coopter la vieille garde des électoralistes des Frères Musulmans via des négociations avec le président Souleymane a échoué, en partie parce que la Confrérie n’avait pas le contrôle du mouvement et parce qu’Israël et ses partisans aux États-Unis s’y sont opposés. En outre, la section des jeunes de la Confrérie a exercé des pressions afin que les Frères Musulmans se retirent des négociations.

L’échec des renseignements a compliqué les efforts de Washington et de Tel-Aviv en vue de sacrifier le régime dictatorial dans l’intention de sauver l’État : la CIA et le Mossad n’ont pas développé de liens avec les nouveaux dirigeants émergents. Les Israéliens n’ont pu trouver le moindre « nouveau visage » assuré d’une base populaire et désireux de servir de vulgaire collaborateur de l’oppression coloniale.
La CIA s’est engagée entièrement dans l’utilisation de la police secrète égyptienne pour torturer des suspects (« interprétation exceptionnelle ») et dans l’organisation de la police des pays arabes voisins. Il en est résulté que tant Washington que Tel-Aviv ont toujours favorisé une prise de pouvoir militaire afin d’empêcher toute radicalisation supplémentaire.

En fin de compte, l’incapacité de la CIA et du Mossad à détester et empêcher la montée du mouvement démocratique populaire révèle la précarité des bases du pouvoir impérialiste et colonialiste. À long terme, ce ne sont pas les armes, les milliards de dollars, la police secrète ou les chambres de torture qui décident de l’histoire. Les révolutions démocratiques ont lieu quand la grande majorité d’un peuple se lève et dit « assez », s’empare des rues, paralyse l’économie, démantèle d’État autoritaire et réclame la liberté et des institutions démocratiques sans tutelle impérialiste ni soumission coloniale.

James Petras est professeur de sociologie émérite à la Binghamton University, New York. Il est l’auteur de 64 ouvrages publiés en 29 langues, de plus de 560 articles publiés dans des revues spécialisées, dont American Sociological Review, British Journal of Sociology, Social Research, Journal of Contemporary Asia et Journal of Peasant Studies. En tout, il a publié plus de 2000 articles. Son ouvrage le plus récent est War Crimes in Gaza and the Zionist Fifth Column in America (Atlanta:Clarity Pres 2010) (Crimes de guerre à Gaza et la cinquième colonne sioniste en Amérique).

Traduit de l'anglais par Jean-Marie Flémal 


Sur le même sujet: 
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Les dictateurs sont « éjectables » : Montée et déclin des sbires militaires des États-Unis L’histoire se répète-t-elle? Du « roi de Java » au pharaon d’Égypte par Michel Chossudovsky

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http://www.internationalnews.fr/article-egypte-les-mouvements-sociaux-la-cia-et-le-mossad-68157043.html







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Un soldat irakien incinéré dans un tank par les troupes américaines sur "l'autoroute de la mort" (1991) Tarek AZIZ, 74 ans, ancien premier ministre irakien, longtemps grand ami de la France, vient d'être condamné à mort par une assemblée de fantoches à la solde des Etats-Unis. Tarek AZIZ, un chrétien chaldéen laïc, s'était rendu aux occupants américains en avril 2003 afin de permettre à sa famille de se réfugier en Jordanie. Pendant ce temps, on attend toujours un tribunal de Nüremberg pour […]

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Un soldat irakien incinéré dans un tank par les troupes américaines sur "l'autoroute de la mort" (1991)

 

Tarek AZIZ, 74 ans, ancien premier ministre irakien, longtemps grand ami de la France, vient d'être condamné à mort par une assemblée de fantoches à la solde des Etats-Unis. Tarek AZIZ, un chrétien chaldéen laïc, s'était rendu aux occupants américains en avril 2003 afin de permettre à sa famille de se réfugier en Jordanie.

 

Pendant ce temps, on attend toujours un tribunal de Nüremberg pour juger les responsables du génocide perpétré en Iraq depuis 1990, notamment BUSH père et fils, Bill CLINTON et son compère Al GORE, Donald RUMSFELD, Dick CHENEY, Tony BLAIR sans oublier le prix Nobel de la Paix Barack OBAMA et sa clique...

 

Les medias des banquiers ne nous parlerons jamais de la Shoa des Irakiens:

 

Plus de trois millions de morts*, dues à l'embargo voté en 1990 à l'ONU, à la "Guerre" du Golfe, à l'opération Renard du Désert, à l'agression de 2003 et à l'occupation, sans compter toutes les victimes différées qui mourront des suites de l'utilisation d'armes à l'uranium appauvri.

 

Sans oublier le génocide culturel perpétré contre le patrimoine archéologique et historique de l'Iraq, berceau de la civilisation.

 

 

* Entre 200 000 et 300 000 morts pendant la "Guerre" du Golfe
   Plus de 1 500 000 morts pendant les 13 ans d'embargo (dont un demi-million d'enfants)
   Plus de 1 400 000 à ce jour depuis l'agression de 2003

 

Just Foreign Policy Iraqi Death Estimator

 

Joëlle Pénochet pour Internationalnews


 

http://www.aujourdhui.ma/alm_images/trek-aziz-2221.jpg

 

Rian Ru - L'ancien vice-premier ministre irakien Tarek Aziz a été condamné à mort par pendaison pour détourner l'attention des exactions commises par les Etats-Unis en Irak, a estimé mardi à Moscou Konstantin Kossatchev, président du comité de la Douma (chambre basse du parlement russe) pour les affaires internationales.

 

 

"La peine de mort prononcée contre Tarek Aziz peu après la publication des documents susceptibles de ternir l'image des Etats-Unis et de leurs alliés est une tentative de détourner l'attention internationale des informations publiées sur Internet", a indiqué M.Kossatchev lors de l'examen d'un projet de déclaration consacré à la condamnation de M.Aziz.

 

La "justice" irakienne a rendu son jugement le 25 octobre, deux jours après la mise en ligne sur le site Wikileaks d'environ 400.000 documents militaires sur les abus des troupes américaines en Irak, a-t-il rappelé. "Ces documents donnent une image très négative des actions entreprises en Irak par les troupes d'occupation américaines sous le prétexte de la démocratisation. Ils montrent que les autorités irakiennes ont toléré ces actions et parfois ont participé aux exécutions, tortures et autres exactions", a ajouté le député.

 

http://i.dailymail.co.uk/i/pix/2009/03/14/article-1162084-01A672C10000044D-206_634x378.jpg

1981

 

Il a estimé que le tribunal avait pris sa décision à l'égard de M.A ziz sous pression étrangère avant de rappeler que la situation en Irak restait tendue. M. Aziz, chargé des relations internationales sous le régime de Saddam Hussein, "en sait trop sur la période précédant l'ingérence des Etats-Unis dans les affaires de l'Irak" et on essaie de se débarrasser de lui, a pour sa part estimé Leonid Kalachnikov, premier vice-président du comité parlementaire des affaires internationales. Source: http://fr.rian.ru/

 

article-1162084-01A672C80000044D-231_634

Durant une visite officielle à Paris

 

http://parislibere.hautetfort.com/media/01/02/536581284.jpg

Au Vatican

 

 


http://www.sott.net/image/image/4172/450Iraq06_birthdefects.jpg
Enfant victime de l'uranium appauvri
http://www.uruknet.info/uruknet-images/ach5.jpeg
Victimes du phosphore blanc à Fallujah
http://www.makepakistanbetter.com/aimages3/a11852.jpg

http://4.bp.blogspot.com/_jU6-Jvwufak/SgeepQ1ZKNI/AAAAAAAAF0w/NKNFu83o3Ys/s320/cluster-bomb-victim-483.jpg

 

Compléments d'infos:


 

Plus d'infos sur différents sites:

 

 Tarek Aziz menacé de meurtre judiciaire en Irak - par Bill Van Auken

Tarek Aziz, un honnête homme condamné à la pendaison par Gilles Munier 

Tariq Aziz: 'Britain and the US killed Iraq. I wish I was martyred 

Tarek Aziz condamné à mort : Les Français muets : Actualités du droit

Tarel Aziz, vous connaissez ? Par Serge Charbonneau

Tarek Aziz au journal  de 20 h du 13 février 2003

Il faut sauver Tarek Aziz et ses compagnons  

L'ONU condamne la décision d'exécuter Tarek Aziz (officiel)  

WikiLeaks: l'ONU invite Bagdad et Washington à enquêter  

Tarek Aziz condamné à mort: un "règlement de comptes" (sénateur russe)  

Peine de mort pour Tarek Aziz: une décision politisée (député russe)  

Tarek Aziz, l'homme qui en sait trop (juin 2008) France-Irak - par Gilles Munier (Afrique Asie – juin 2008) 

Tarek Aziz et Jacques Chirac: http://www.dailymotion.com/video/xfcysg_tarek-aziz_news

Vidéo sur les révélations de Wikileaks: http://www.france24.com/fr/20101022-wikileaks-armee-americaine-irak-torture-mort-civils-barrages-bagdad-guerre-etats-unis


Pétition contre l’exécution de Tarak Aziz :

http://www.gopetition.com/petition/40161.html

 

Tous les articles sur l'Iraq sur IN:

Iraq

Documentaires sur l'Irak/Iraq Documentaries

 

http://www.internationalnews.fr/article-tarek-aziz-condamne-a-mort-pour-detourner-l-attention-des-crimes-us-60191937.html

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 09:10

 

Je viens encore vers vous pour vous faire part d'un site .... Site de droite que je vous laisse découvrir

Il me semble qu'il serait bon d'en informer le citoyen lambda  via votre blog


Un énième nouveau site de droite ou une poignée de patrons capricieux qui auraient eu le désir d'avoir un joujou informatif rien qu'à eux.Atlantico est bien plus que cela. C'est une machine de guerre. De guerre de classe au sens de la célèbre sortie de Warren Buffet quand il disait :


"La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter".

Atlantico, c'est la machine de guerre idéologique de la bourgeoisie capitaliste pour s'implanter sur le Web et faire du combat culturel en comblant le vide politique de la droite sur Internet.

Atlantico sera une expérience à suivre de près...



http://www.atlantico.fr/decryptage/resistant-gaga-et-roi-begue-44127.html


Une autre info que je viens de découvrir.....

http://www.lepoint.fr/politique/un-apero-porchetta-rose-dans-un-quartier-musulman-de-nice-denonce-par-le-ps-01-03-2011-1301148_20.php


Bien cordialement

Marie Lacquemant
du Comité pour une Nouvelle Résistance
( Nice )

 

 

 

_____________________________________________________________________________

 

Crédits photo:  Le logo d'Atlantico.

En octobre sera lancé Atlantico, site internet d’information à la ligne éditoriale libérale. Si les fondateurs préservent le suspense autour du projet, un actionnaire minoritaire a accepté de donner quelques précisions.

Bakchich, Rue89, Mediapart, Slate... et bientôt Atlantico. Ce projet de “pure player” d’orientation libérale, qui devrait voir le jour en octobre, aiguise la curiosité depuis le mois de juin. Le site Électron libre consacrait alors un article à la naissance de ce “site d’info généraliste gratuit”.

Parmi les fondateurs : Jean-Sébastien Ferjou, ancien journaliste télé à LCI et TF1, et Pierre Guyot, journaliste radio passé par RTL, Europe 1 et BFM. Ce dernier se refuse à tout commentaire sur le site pour “garder la maîtrise de la communication”.

Pour l’instant les articles sur le sujet nous ont fait rigoler ou hausser les sourcils”, explique-t-il, sans pour autant apporter de précisions.

Dassier et Beigbeder parmi les investisseurs

Selon nos informations, le logo serait rédigé en lettres blanches sur fond bleu (voir l’image). Pierre Guyot ne souhaite pas nous indiquer s’il s’agit de l’identité visuelle définitive.

D'après l’article d’Electron Libre, le premier tour de table aurait permis de réunir un million d’euros, sans que les investisseurs ne soient encore connus. Interrogé à ce sujet, Pierre Guyot a également refusé de répondre sur ce point.

Un entrefilet de L’Express livre le nom de deux investisseurs : Arnaud Dassier et Charles Beigbeder. Le second, âgé de 46 ans, a dirigé l’entreprise d’énergie Poweo jusqu’en 2009. Il a par ailleurs été candidat à la présidence du Medef en 2005.

Arnaud Dassier quant à lui, homme d’affaires âgé de 41 ans, s’est fait un nom dans le grand public en gérant les campagnes présidentielles de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy sur le web, avec son agence L’Enchanteur des nouveaux médias. Son père, Jean-Claude Dassier, a dirigé LCI et préside aujourd'hui l’Olympique de Marseille.

Admirateur de Margaret Thatcher et Ronald Reagan, Arnaud Dassier avait auparavant fait partie du cabinet d’Alain Madelin au ministère des Entreprises de 1993 à 1995, été élu à la mairie du IXe arrondissement de Paris et lancé le très libéral mouvement politique “Idées action”.

Il confirme sa participation “très faible” au lancement d’Atlantico à hauteur de “quelques dizaines de milliers d’euros”, ce qui n’en ferait pas l’un des principaux investisseurs. Il détiendrait “moins de 10%” des parts du site.

“Je vais plutôt donner de mon temps, écrire des articles et éventuellement participer au marketing internet, ce qui se rapproche de mon domaine d’activité.”

L’homme d’affaires, qui avait tenté de lancer le site Faits du jour en 2007, pense "qu’il manque dans le paysage français un média web qui prenne des positions libérales, en faveur de l’économie de marché et du capitalisme”. Il n’aime toutefois pas beaucoup la comparaison avec un “Rue89 de droite”, préférant prôner “un vrai débat sur Internet” et “la contradiction”.

 

A la recherche d'intellos de droite

Pour cela, Atlantico fera appel à des contributeurs extérieurs, à l’image du site Slate.fr, mais proches de sa ligne éditoriale. Jean d’Ormesson, un temps évoqué “serait le bienvenu”, explique Arnaud Dassier, qui confesse toutefois “plutôt miser sur une nouvelle génération d’intellectuels”.

L'équipe de départ compterait cinq journalistes. En mai dernier, dans un mail adressé aux étudiants de Sciences Po, Jean-Sébastien Ferjou, l’un des fondateurs, présentait Atlantico comme “une plate-forme d’aiguillage pour apporter le meilleur “mix” d’info possible à ceux qui n’ont que quelques minutes par jour à y consacrer”, en s’appuyant sur “deux piliers” : “le journalisme de liens” et les “contributions de personnalités, d’experts ou de témoins”.

L’objectif n’est pas de se concenter sur ce qui vient de se passer, mais sur le “pourquoi ça s’est passé”, concluait-il. Rendez-vous au mois d'octobre.

 

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/50837/date/2010-09-13/article/atlantico-avant-gout-du-futur-pure-player-de-droite/

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 09:00
EVA, bonjour
Je crois que c'est le resultat que cherche l'élite du NWO, provoquer le chaos financier pour la main mise sur le monde, etant donné que tout l'or est entre leurs mains.
A plus
K.


 http://www.interinfos.net/category/economie

L’once d’or a enregistré mercredi un nouveau record, franchissant pour la première fois la barre des 1440 $ l’once, bénéficiant de son statut de valeur refuge face à l’intensification des tensions géopolitiques dans le monde arabe.

Vers 11h50, l’once d’or est montée jusqu’à 1440,32 $ sur le marché au comptant, un prix sans précédent.

De son côté, le cours de l’argent s’est hissé au même moment jusqu’à 34,98 $s, son plus haut niveau depuis février 1980.

Le métal jaune est poussé à de nouveaux records «par l’aversion (des investisseurs) pour le risque, alors que la Libye semble s’enfoncer vers la guerre civile», soulignait Ian O’Sullivan, expert de la société financière Spread Co.

Les violences s’intensifiaient mercredi en Libye, où le colonel Mouammar Kadhafi a envoyé artillerie lourde et avions de chasse pour contre-attaquer l’insurrection, promettant des milliers de morts en cas d’intervention des Occidentaux dans le pays.

«Les inquiétudes géopolitiques alimentent une fuite vers les actifs jugés sûrs», c’est-à-dire les métaux précieux, confirmait Andrey Kryuchenkov, analyste de VTB Capital.

Selon lui, cette tendance «ne devrait probablement pas s’inverser à court terme alors que les acteurs de marché redoutent une contagion des violences à d’autres pays», en particulier dans la péninsule arabique où les tensions restent vives – avec notamment la poursuite des manifestations à Oman.

La dépréciation de la monnaie américaine, face à un euro revigoré, contribuait par ailleurs à rendre plus attractifs les achats d’or, libellés en dollars.

Enfin, le métal jaune, habituellement considéré comme une bonne valeur refuge contre l’inflation, profitait de la montée des inquiétudes inflationnistes, nourries par la récente flambée des prix énergétiques, ajoutait M. O’Sullivan.

Le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke a lui aussi mis en garde mardi contre les effets d’une éventuelle «hausse durable» des prix du pétrole, pointant la probabilité d’une «accélération de l’inflation».

Dans le même temps, «il a estimé que la hausse des cours du pétrole et des autres matières premières n’allait probablement pas entraîner une augmentation permanente de l’inflation. Les taux d’intérêt américains devraient donc rester très bas pendant une période étendue», commentaient cependant les experts de Commerzbank.

Et cette perspective, elle aussi, «devrait apporter un soutien supplémentaire au prix de l’or», soulignaient-ils.

Cyberpresse

[Most Recent Quotes from www.kitco.com]

Et il n’ont pas finis de monter…tout comme l’essence et le prix du panier d’épicerie.
Jo ^^
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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 07:42
982-pour-une-constituante-1.jpghttp://www.politique-actu.com/dossier/andre-bellon-constituante/39243/

 

L'Association pour une Constituante a publié depuis quelques temps et en liaison avec ce qui se passe en Afrique du Nord et au Proche et Moyen Orient un certain nombre d'articles qui montrent le lien fondamental entre les bouleversements statégiques et le profond mouvement démocratique qui bouleverse la planète.

 

Bien sûr, rien n'est certain quant à l'avenir, mais la démocratie n'est jamais un danger. Au contraire, c'est avec responsabilité que se font jusqu'à présent les transformations et c'est le refus de l'aspiration démocratique qui pourrait entraîner la violence. 


L'Association pour une Constituante (bien vérifier l'adresse www.pouruneconstituante.fr , pas plus car il y a eu quelques modifications techniques) a publié quasiment au jour le jour à quel point cette pulsion démocratique s'accompagne du mot d'ordre "pour une Constituante".

 

Ce n'est pas seulement dans le pourtour méditerranéen que cette revendication s'exprime. Déjà, l'Association avait, la première, indiqué ce qui se passait en Islande. Il en est de même à Genève et la question est ouverte en Irlande. Est-il besoin de rappeler également l'importance de ce mot d'ordre en Amérique latine ? 


En Tunisie, c'est le premier ministre lui-même qui l'évoque. Voir à ce sujet :  http://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article379 

 

Il s'agit là plus que d'un signe passager et localisé, il s'agit d'une aspiration générale qui symbolise la volonté démocratique dans le monde 

 

Très amicalement 

 

André Bellon


 

 

 

 

 

 

Entretien avec André Bellon - Lundi 7 décembre 2009

 

André Bellon - Président de l’association « Pour une Constituante »

Ancien député et ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale

Entretien exclusif pour POLITIQUE-ACTU.COM mené par Jluc Pujo

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 07:22
Benoît XVI dédouane les Juifs de la mort de Jésus
Courriel
Pope exonerates Jews for Jesus' death in new book

 


NICOLE WINFIELD, THE ASSOCIATED PRESS
Publié: 02 mars 2011 10:16

 

VATICAN, État de la Cité du Vatican - Le peuple juif n'est pas responsable de la mort de Jésus, explique le pape Benoît XVI dans un nouveau livre à paraître en mars, dont des extraits ont été publiés mercredi. Il réitère ainsi une position déjà exprimée il y a près d'un demi-siècle par l'Église catholique.

Benoît XVI a recours à une analyse biblique et théologique pour montrer que le peuple juif dans son ensemble n'est pas responsable de mort de Jésus. Des interprétations inverses avaient été utilisées pendant des siècles pour justifier la persécution des Juifs.

Même si le Vatican enseigne depuis plusieurs décennies que les Juifs ne sont pas collectivement responsables de la mort de Jésus, les explications de Benoît XVI aideront à combattre l'antisémitisme, a estimé mercredi un responsable de la communauté juive américaine.

«Il y a une tendance naturelle à considérer que les choses vont de soi, et cela conduit très souvent à un relâchement de la sensibilisation et de la conscience» du risque d'antisémitisme, a déclaré le rabbin David Rosen, directeur des affaires interreligieuses au Comité juif américain (AJC) et figure du dialogue entre le Vatican et les Juifs.

Il rappelle que le Vatican a publié son document le plus important sur le sujet en 1965: la déclaration «Nostra Aetate», qui a révolutionné les relations de l'Église catholique avec le judaïsme en affirmant qu'on ne pouvait attribuer collectivement la mort du Christ aux Juifs, à l'époque comme aujourd'hui.

Selon David Rosen, le livre de Benoît XVI pourrait avoir un effet plus grand et durable car les fidèles n'ont pas forcément le réflexe de se référer à de vieux documents de l'Église. Le pape, dit-il, fournit un «outil pédagogique».

L'argumentaire du pape figure dans la suite de «Jésus de Nazareth» (2007), son premier livre, qui offrait une vision très personnelle des premières années de la vie et des enseignements du Christ. Le nouvel ouvrage, à paraître le 10 mars, porte sur la seconde moitié de la vie du Christ.
http://www.juif.org/go-news-146587.php
L' opinion d'eva R-sistons :

Il était temps que soit mis fin à ce scandale : Faire porter sur l'ensemble des Juifs, indéfiniment, la décision, maintenant ancienne, de quelques-uns d'entre eux. De surcroît, on peut comprendre que les Juifs de l'époque n'aient pas apprécié les "dissidents" ..chrétiens ! Et de toutes façons, le pardon chrétien ne doit pas seulement être proclamé, mais vécu. Concrètement ! Enfin, tout cela est du passé, il faut vivre le présent...
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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 07:07

Big Brother Awards France 

Big Brother Awards France

 


http://bigbrotherawards.eu.org/IMG/cache-212x70/rubon28-212x70.png

3.02.2011

La France parmi les pires nations d’Europe en matière de libertés individuelles

La semaine dernière à Bruxelles, trois organisations, dont Privacy International [1], ont publié les résultats de leur étude comparative sur l’état des libertés individuelles dans 32 pays d’Europe (les 27 pays de l’Union européenne plus la Croatie, la Macédoine, la Norvège, la Turquie et la Suisse), intitulé "European Privacy and Human Rights" (EPHR). L’Union européenne, en tant qu’organe politique influençant les politiques nationales, fait également partie de ce classement.

L’objectif de ce travail est d’établir un panorama européen en matière de respect de la vie privée et de protection des données personnelles, en analysant l’évolution des lois et régulations nationales ayant un impact direct ou indirect sur les libertés individuelles de chaque pays concerné.

PNG - 124.2 ko

Pour résumer cet "état de l’Union des données personnelles", le rapport dresse un bilan détaillé des principaux points noirs pays par pays, le tout ventilé dans 18 domaines d’activité. Chaque pays est ainsi classé selon 7 critères de danger, du plus protecteur ("soutien consistant aux principes des droits de l’homme" = rouge clair) au plus liberticide ("surveillance endémique" = noir). Il apparaît ainsi que quatre pays se distinguent par l’ampleur des "points noirs" de leurs législations et de leurs pratiques en matière de surveillance des individus, à savoir les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Italie et la France (cliquez sur l’image ci-dessous pour l’afficher en grand format).

Quand on se penche sur les détails pondérés de cette étude (voir ici le classement général), voici le Top 5 des pays de l’Union Européenne — échelle de danger de 1 à 10 - du pire au meilleur :
- RU 2.7, Irlande 2.7, France 3.2, Pays-Bas 3.2, Estonie 3.3.
- En incluant les pays hors UE : Turquie 1.7, Croatie 2.9, Macédoine 3.0.
- Meilleurs élèves : Allemagne 5.1, Luxembourg 4.9, Autriche, Belgique et Portugal 4.7.
- Note de l’Union Européenne : 4.2.

Ci-dessous les points noirs en matière de rétention des données, domaine le plus encadré par des politiques répressives, soulève le rapport (retrouvez la carte animée sur cette page).

PNG - 223.8 ko

« La France n’est pas loin d’être couronnée championne d’Europe des États Surveillants. »

En introduction de son chapitre sur la France, le rapport annonce ce que nous pressentons depuis des années : « [La France] n’est pas loin d’être couronnée championne d’Europe des ’États Surveillants’. Fichiers et pratiques intrusives sont en constante augmentation ; malgré le bon travail du régulateur et de la société civile, [ce pays] offre parmi les plus faibles protections d’Europe » [2].

La France obtient des points noirs ("surveillance endémique") dans les domaines suivants : protection constitutionnelle, exemplarité internationale (frein ou moteur en matière d’amélioration des pratiques et des législations), échange de données (interconnexions des fichiers), rétention des données de communication, accès gouvernemental aux données facilité sans protection adéquate, fichage des migrants et demandeurs d’asile, et enfin le contrôle des services de renseignements. Deux points rouges sont signalés en matière de vidéosurveillance et d’informatisation des données de santé [3]

En matière de protection constitutionnelle, après avoir rappelé que « le droit à la vie privée n’est pas explicitement inscrit dans la Consitution de 1958 », le rapport EPHR insiste sur un épisode récent qui traduit la nonchalance et le refus du pouvoir actuel à s’engager dans une réforme profonde du "droit au respect de la vie privée". Il note que dans un rapport du 27 mai 2009 [4], les sénateurs Yves Détraigne et Anne-Marie Escoffier ont proposé, afin de mieux garantir ce droit face aux technologies numériques, de l’inscrire dans le préambule de la Constitution (recommandation n°15). « Mais ni le président de la République, ni les parlementaires, qui ont pourtant l’initiative pour toute révision constitutionnelle selon son article 89, n’ont donné suite à cette recommandation », écrivent les auteurs.

Parmi les mauvais signes donnés par la France, le projet de loi LOPPSI-2, dont l’adoption définitive est imminente, est présenté comme un exemple d’« extension inquiétant des pratiques de surveillance », notamment en facilitant « les accès, enregistrements, collectes ou transferts d’informations nominatives contenues dans tous types de bases de données ». Le rapport note aussi « l’importante action de la société civile et des régulateurs », mais déplore que « seuls des changements minimes dans la politique gouvernementale aient été pris ». « La CNIL a une bonne influence au niveau international, elle possède des pouvoirs de sanction qui ne sont pas toujours utilisés, mais a des pouvoirs limités sur certains aspects de l’activité gouvernementale ».

Le classement général des nations étudiées n’est pas plus réjouissant. Toutes, y compris l’UE en tant que telle, sont classées dans les 3 plus mauvaises notes ("surveillance endémique", "surveillance étendue", "échec systémique à faire respecter les protections adéquates").


- Rapport à consulter en ligne (en anglais) : https://www.privacyinternational.org/ephr
- Principaux points à noter (Key Findings)
- Résumé de la situation en France.
- Rapport détaillé sur la France.


[1] Le rapport European Privacy and Human Rights (EPHR) a été préparé conjointement par Privacy International, l’Electronic Privacy Information Center (EPIC) et le Center for Media and Communications Studies (CMCS) de l’université de Budapest, avec l’aide du programme spécial de la Commission européenne "Droits fondamentaux et citoyenneté" 2007-2013.

[2] La dernière étude comparative de ce type a été réalisée fin 2007 par Privacy International, mais cette fois au niveau mondial. La France avait alors atteint le Top 10 des pays les plus surveillés de la planète.

[3] Voir l’explication méthodologique et les critères retenus sur cette page (en anglais).

[4] "La vie privée à l’heure des mémoires numériques. Pour une confiance renforcée entre citoyens et société de l’information", rapport d’information n° 441.


Lien : http://bigbrotherawards.eu.org/article1235.html

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 06:59

 Rétention de données : le décret Big Brother publié au JO

Droit

 

 

 

Une page de l’histoire de l’Internet français se tourne. Un décret publié au Journal Officiel et intégré à la LCEN (loi pour la confiance dans l’économie numérique) impose désormais aux FAI et aux hébergeurs de conserver durant un an de nombreuses données personnelles. Le but est de « permettre l'identification de toute personne physique ou morale ayant contribué à la création d'un contenu mis en ligne », ni plus ni moins.

L'autorité judiciaire pourra alors en cas de besoin demander auprès des hébergeurs (gratuits ou payants) et des FAI certaines données. « Les agents individuellement désignés et dûment habilités des services de police et de gendarmerie nationales » pourront eux aussi accéder à ces informations. Cela concerne notamment les agents « chargés de la lutte contre le terrorisme ».

Quels types de données pourront être stockés durant 12 mois ?

  • 1. Pour les fournisseurs d’accès à Internet spécifiquement :
    • L'identifiant de la connexion
    • L'identifiant attribué par ces personnes (ndlr : les FAI) à l'abonné
    • L'identifiant du terminal utilisé pour la connexion lorsqu'elles y ont accès
    • Les dates et heure de début et de fin de la connexion
    • Les caractéristiques de la ligne de l'abonné
  • 2. Pour les hébergeurs spécifiquement :
    • L'identifiant de la connexion à l'origine de la communication
    • L'identifiant attribué par le système d'information au contenu, objet de l'opération
    • Les types de protocoles utilisés pour la connexion au service et pour le transfert des contenus
    • La nature de l'opération
    • Les date et heure de l'opération
    • L'identifiant utilisé par l'auteur de l'opération lorsque celui-ci l'a fourni
  • 3. Pour les FAI et les hébergeurs : les informations fournies lors de la souscription d'un contrat par un utilisateur ou lors de la création d'un compte :
    • Au moment de la création du compte, l'identifiant de cette connexion
    • Les nom et prénom ou la raison sociale
    • Les adresses postales associées
    • Les pseudonymes utilisés
    • Les adresses de courrier électronique ou de compte associées
    • Les numéros de téléphone
    • Le mot de passe ainsi que les données permettant de le vérifier ou de le modifier, dans leur dernière version mise à jour
  • 4. Pour les FAI et les hébergeurs : lorsque la souscription du contrat ou du compte est payante, les informations suivantes relatives au paiement, pour chaque opération de paiement :
    • Le type de paiement utilisé
    • La référence du paiement
    • Le montant
    • La date et l'heure de la transaction

Le décret précise que les données des parties 3 et 4 ci-dessus « ne doivent être conservées que dans la mesure où les personnes les collectent habituellement ».

On fera remarquer que si certaines données doivent de toute façon déjà être conservées par les FAI et hébergeurs, on peut néanmoins se poser des questions sur l’utilité et même la complexité de la rétention de données comme « la nature de l'opération », c’est-à-dire une photo, une vidéo, une musique, un texte, etc.

Autre point crucial, si les Français devront forcément s’abonner à un FAI national, qui devra donc se plier à la loi. Mais quid des hébergeurs étrangers ? Ceux ne se pliant pas à la loi seront-ils alors filtrés, à l’instar des sites d’argent non agrémentés ?

La sécurité des données en question

Enfin, quid de la sécurisation de données aussi sensibles ? En cas de vol, les conséquences pourraient être désastreuses. On se rappellera du vol de données personnelles de 17 millions de clients de Deutsche Telekom en 2008. La même année, 500 000 Allemands avaient déjà eu la désagréable surprise de voir des informations très personnelles comme leur religion publiées sur la toile.

Allemagne comptes T-Mobile Deutsche Telekom


Toujours en 2008, les services fiscaux italiens ont eu la riche idée de rendre publique par mégarde les déclarations fiscales de tous les italiens, soit 40 millions de personnes environ... Et l'année précédente, en 2007, le Royaume-Uni fût touché par deux fois (ici et ) de scandales concernant le vol ou la publication de données personnelles...

Le FAI AOL, en 2006, a d'ailleurs lui aussi eu son lot de malheurs, avec la publication de données sur 650 000 clients...

Voilà quoi qu’il en soit un décret qui fera accroître un peu plus encore la paranoïa auprès des Internautes français. Ces derniers, comme toujours, devraient ainsi réagir et utiliser de multiples subterfuges. Qu’ils aient des choses à se reprocher ou non. Là n'est pas la question.

Les critiques de l’ARCEP

Le sujet n’est pas nouveau. En 2008, l’Autorité de régulation des télécoms avait ainsi émis un avis assez critique sur certains points. L’ARCEP « ne peut que s'interroger sur la finalité de certaines » données expliquait-elle. « En effet, certaines données n'ont que peu de rapport ou même aucun avec l'identification de la personne ayant créé un contenu. »

Sont visées par l’ARCEP les données suivantes :

  • les caractéristiques de la ligne de l'abonné
  • la nature de l'opération
  • les mots de passe ou données permettant de le vérifier ou de le modifier
  • les données relatives au paiement

Quant à la durée de conservation d’un an de ces informations, l’ARCEP n’a par contre pas été choquée, et ce pour une raison fort simple : « l'Autorité relève à ce stade que la durée de conservation des données susceptibles d'être conservées coïncide exactement avec celle rendue obligatoire en application de l'article L. 34-1 du code des postes et des communications électroniques. »

Outre l’ARCEP, la CNIL, la Commission nationale informatique et libertés, est elle aussi concernée par ce décret. Son avis a en tout cas été pris par le gouvernement en 2007. Un avis qui n’a jamais été rendu publique.

Concernant les coûts générés par ce nouveau décret pour les FAI et les hébergeurs, la compensation financière n’a pas encore été précisée. Un point là encore critiqué par l’ARCEP en 2008.

L’avis des INpactiens en 2008

Il y a trois ans, lorsque nous avions eu vent d’un tel projet (notre article : Décret Big Brother : le gouvernement s'explique), un sondage vous était proposé dans nos colonnes. Et les résultats quant à la conservation des données étaient assez explicites : près de 62 % des sondés (plus de 4000 votants) étaient diamétralement contre, plus de 82 % globalement contre, et 15,5 % pour. Avec une large majorité des « pour » souhaitant un encadrement.

Sondage conservation donnees 2008 PCINpact


De nombreuses données personnelles sont déjà stockées, que ce soit sur Internet ou en-dehors (carte bancaire, etc.). Sans parler de réseaux tels que Echelon. Certains verront ici une simple adaptation au Net de ce qui existe déjà ailleurs. D'autres, en tout logique, y verront surtout un recul des libertés, le terrorisme étant une nouvelle fois utilisé comme prétexte.

 

Rédigée par Nil Sanyas le mercredi 02 mars 2011 à 18h21 (13022 lectures)

 

Lien : http://www.pcinpact.com/actu/news/62243-conservation-donnees-decret-big-brother.htm

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