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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 01:14

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http://turpitudes.over-blog.com/article-dominique-stauss-kahn-en-tete-des-sondages-56227825.html

 



Retour à la réalité

Par Nicolas Dupont-Aignan le mardi,

février 22 2011, 14:43 - Lien permanent

 

 

Je rentre de quelques jours de vacances et déjà l'actualité me frappe par sa violence. C'est lorsque l'on a la chance de pouvoir s'éloigner un peu que l'on réalise à quel point le quotidien n'est pas facile. Mes premières pensées sont pour mes administrés, qui pour beaucoup ne peuvent plus partir même pour une courte période loin de chez eux, englués dans les tracas du quotidien, et dans des soucis que l'on ne peut pas toujours les aider à régler.


Néanmoins comme toujours, je trouve matière à espoir et je reste confiant dans l'avenir. Je vais prendre trois exemples.


C'est d'abord la Libye, et la tyrannie inouïe de celui que l'on a autorisé à planter sa tente à l'Elysée pour de sombres raisons d'Etat : en effet la Libye de Kadhafi a été ramenée parmi le concert des nations avec l'aide de Sarkozy, comme toujours au nom de la lutte contre le terrorisme, mais surtout en échange de ventes d'armes - qui servent aujourd'hui contre les manifestants - et de livraisons de gaz et de pétrole.


Je ne peux m'empêcher de citer Patrick Ollier, compagnon de la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, qui déclarait en 2007 "Kadhafi n'est plus le même qu'il y a vingt ans et a soif de respectabilité. Il lit d'ailleurs Montesquieu." Comment trouver un adjectif suffisamment dur pour qualifier cette déclaration surréaliste du ministre ?!


Sans parler de l'attitude de notre nouvel ambassadeur de France en Tunisie qui avouait sur le plateau de Canal Plus que Kadhafi le considère comme "son fils".

La violence avec laquelle Kadhafi réprime les justes aspirations de son peuple le ramènent à ce qu'il n'a jamais cessé d'être : un criminel. Il est même désormais un criminel contre l'humanité, et encore une fois, je ne peux que déplorer la passivité de la France.


Notre pays portait pourtant un message universel de liberté et sa voix avait un sens pour les pays arabes : le Général de Gaulle a su y porter notre message mieux que quiconque. Après les fiascos tunisiens et égyptiens, la parole de la France est affaiblie, parfois même ridiculisée. Aujourd'hui, l'Elysée en est réduit à supprimer de son site officiel toutes photos de Sarkozy avec Kadhafi lors de la visite officielle de ce dernier en France : pa-thé-ti-que présidence de la République.


Alors néanmoins, on ne peut que se réjouir de la révolte de ces peuples opprimés, pour leur liberté et pour la démocratie. Cette volonté farouche de se débarrasser des oligarchies qui leur ont confisqué le pouvoir pendant trop d'années ne peut qu'attirer notre sympathie. C’est l’espoir que je trouve dans ces événements dramatiques.


L'actualité, c'est aussi la politique et la mode "DSK".

 

Celui qui semble faire campagne par l'intermédiaire du blog de son épouse Anne Sinclair est en effet de tous les sondages, on parle de lui dans tous les médias. Il est présenté comme le "sauveur". Le sauveur du PS ? Je n'en suis pas sûr tant sa politique antisociale, mondialiste et violente avec les plus démunis à la tête du FMI lui portera préjudice dans les urnes de gauche.


 

Mais très certainement en tout cas

est-il le sauveur d'un système

qui a compris que Sarkozy était grillé,

et qu'il ne pourrait plus en 2012

accomplir le travail de casse sociale

et d'affaiblissement de la nation

pour lequel il semble avoir été programmé.



Quel espoir alors ? Celui que face à une ficelle politico-médiatique aussi grosse, le peuple ne se laisse pas avoir une seconde fois et sanctionne durement dans les urnes les tenants d'un système en échec total. C'est bien entendu l'objet de ma candidature, et je dévoile dans mon livre à paraître aux éditions du Rocher l'arnaque que ces élites hors-sol ont essayé de nous imposer avec la monnaie unique.



Enfin, l'actualité c'est aussi la finance

 

et les profits record du CAC 40 ! A l'heure où Jean-Claude Trichet nous explique que la hausse des salaires serait "la dernière bêtise à faire", ai-je vraiment besoin de développer en quoi ces résultats financiers sont choquants ? Rappelons simplement que l’Etat vient au secours des multinationales quand elles sont en situation difficile, n’hésitant pas à leur donner ou leur prêter de l’argent - s’endettant même à l’occasion en empruntant sur les marchés privés (je sais, il faut se pincer pour y croire). Pire, comme nous l'explique Laurent Pinsolle, "ce sont les mêmes banques qui ont été aidées par les Etats qui leur prêtent de l’argent aujourd’hui et font des profits énormes sur ces opérations, en créant à leur profit de la monnaie, avec l’aide de la BCE". Sans commentaire.


Quel espoir face à une telle arnaque ? D'abord l'espoir que le scandale que je révèle dans mon livre fasse réfléchir et trouve un écho dans le pays. Surtout, la profonde conviction que les français ont compris. Qu'ils ont tout compris, et qu’ils ne se laisseront pas voler les prochaines élections.


Dans cette attente, je vais continuer mon tour de France, expliquer à chacun la nécessité de s'inscrire sur les listes électorales et ne pas tomber dans le piège de l'abstention.


En résumé, beaucoup de travail et de courage grâce à vous tous, sans cesse plus nombreux à lire ce blog, à nous rejoindre pour notre combat pour la liberté.

.

 

Source : site DLR   http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Retour-%C3%A0-la-r%C3%A9alit%C3%A9

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:48

http://accel21.mettre-put-idata.over-blog.com/380x302/0/11/49/46/articles4/handicap-aide.jpg

http://unelouvecombat.canalblog.com/archives/2009/08/18/14772688.html

 

MANIFESTE DU COLLECTIF  

POUR UN VRAI CINQUIEME RISQUE :  

ACCOMPAGNER LA DEPENDANCE

Prestation Sociale Universelle d'aide à l'Autonomie

 

 

1-PREAMBULE

 

Le 12 mai 2009, le Président de la République annonce un projet de loi sur la création d'un « cinquième risque » afin de prendre en charge la « dépendance ». Le 16 novembre2010, il réitère sa volonté de promulguer une loi avant fin 2011.

 

Ainsi a-t-il fait naître l'espoir que les personnes en situation de handicap quel que soit leur âge bénéficieraient enfin du droit commun en matière de protection sociale.


Devant l'absence de compensation des handicaps par la sécurité sociale, les pouvoirs publics avaient en effet créé en 1975 une allocation compensatrice (ACTP) permettant de financer l'aide apportée par une tierce personne aux personnes handicapées quel que soit leur âge et l'origine du handicap. L'augmentation du coût de ces allocations du fait du vieillissement démographique a conduit, en 1997, à séparer les personnes handicapées de moins de 60 ans des personnes de 60 ans et plus qualifiées de « dépendantes ». Cela a donné naissance à deux dispositifs aujourd'hui très inégalitaires : la prestation de compensation du handicap (PCH) pour les premières et l'allocation pour l'autonomie (APA) pour les secondes.


Actuellement, les propositions avancées par le gouvernement maintiennent cette barrière d'âge : 


http://www.lamaisondelautonomie.com/index.php/Dernieres-news/manifeste-collectif.html


 

Pour signer le manifeste du collectif pour un vrai 5ème risque : merci de me l'indiquer via  jean-michel.caudron@orange.fr (merci d'indiquer le titre que vous souhaitez voir apparaître)


 

Pour signer la pétition auprès du Président de la République (vous pouvez être signataire et du manifeste et de la pétition) :

 

merci de cliquer sur ce lien http://www.mesopinions.com/Pour-un-vrai-5eme-risque---accompagner-la--dependance---Prestation-Sociale-Universelle-d-aide-a-l-Autonomie---petition-petitions-7fb3db65f17bb4dc5db5a8615cea9d61.html

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:41

samedi 19 février 2011

Le Soleil (Québec)


Opinions, vendredi 11 novembre 2005, p. A13

par Taïeb Moalla, journaliste indépendant et analyste de la situation au Moyen-Orient.

Chaque fois que l’idée d’édifier un seul État démocratique en Palestine-Israël est avancée, la réaction est immédiatement sceptique. La proposition est souvent jugée utopique. Pourtant, un examen minutieux des réalités du conflit nous permet de prétendre qu’il s’agit, à long terme, de l’issue la plus logique et la plus juste. Après tout, le fait d’imaginer un État unique n’est pas plus irréaliste que d’entrevoir deux États vivant côte à côte dans la paix et l’harmonie.

 

Une vieille idée


Cette solution n’a rien de nouveau. Pendant les années 60 et 70, elle était le credo des différentes factions palestiniennes regroupées au sein de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Dans son fameux discours de novembre 1974 devant l’ONU, Yasser Arafat souligna clairement sa préférence. "Travaillons ensemble à réaliser mon rêve de rentrer d’exil avec mon peuple pour vivre dans un seul État démocratique où chrétiens, juifs et musulmans vivraient en toute égalité, dans la justice et la fraternité", disait le leader palestinien, disparu il y a tout juste un an.

Précisons aussi que le projet sioniste de créer un foyer national juif en Palestine était minoritaire au sein des communautés juives dans le monde pendant les quatre premières décennies du XXe siècle. Bénéficiant du contexte international de l’après-Seconde Guerre mondiale - et particulièrement le sentiment de culpabilité qui a traversé les démocraties européennes devant l’ampleur du génocide - , les Pères fondateurs de l’État hébreu ont pu imposer le partage de la Palestine historique, décidé par la toute jeune ONU, cela avec le concours actif des États-Unis qui ont su trouver les arguments pour convaincre suffisamment de pays à l’Assemblée générale en vue d’atteindre les deux tiers des voix requis. Dans l’Israël actuel, seuls quelques groupuscules antisionistes, une bonne partie des arabes israéliens et l’extrême-gauche portent l’option d’un État binational.

 

Le noeud du conflit

 

Les points litigieux entre Israéliens et Palestiniens sont nombreux. Le démantèlement des colonies, le statut de Jérusalem, le retrait aux frontières de 1967, la question des prisonniers, etc., sont autant de pierres d’achoppement. Or, le noeud du conflit réside dans le droit au retour des réfugiés palestiniens, reconnu par la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’ONU, dès décembre 1948. Conscients du côté explosif de cette question, les négociateurs des deux côtés se sont toujours gardés de la mettre à l’avant-scène.

La révolte des Palestiniens est née et a grandi dans les camps des réfugiés des années 60. À l’époque, la principale revendication était celle de l’application du droit au retour. Malgré son charisme et sa légitimité historique, Yasser Arafat a toujours su que la renonciation, même partielle à ce droit, est une ligne rouge qu’aucun dirigeant palestinien ne pouvait franchir sans s’attirer la colère de son peuple. Aujourd’hui encore, le rêve du retour berce des générations de Palestiniens.

Côté israélien, il existe un quasi-consensus qui traverse le paysage politique, y compris ses franges les plus progressistes. Pour une écrasante majorité de la classe politique et de la population israéliennes, l’invocation du droit au retour confirme le désir secret des Palestiniens de "détruire Israël". En janvier 2004, le premier ministre palestinien, Ahmed Qoreï, avait suscité un tollé monstre en expliquant que "si (Ariel Sharon) refuse toujours un État palestinien dans les frontières de juin 1967, avec éventuellement des rectifications mineures, nous devons réclamer la création d’un État binational".

Il apparait que seule l’option d’un seul État pourrait concilier les exigences contradictoires des protagonistes. Les Juifs attachés à la réalisation de leur Aliya ("montée" en hébreu) vers Israël pourront continuer à le faire. Et les Palestiniens qui choisissent d’appliquer leur droit (de façon individuelle et collective) au retour seraient satisfaits.

Un seul État démocratique, qui prendrait soin de séparer la religion et les affaires de la cité, permettrait d’en finir avec la contradiction originelle voulant qu’Israël puisse être "juif et démocratique" en même temps. Il contribuera à arrêter les discriminations subies par les Arabes israéliens qui constituent actuellement 20 % de la population israélienne et conduira à la coexistence de deux peuples condamnés à vivre ensemble.

 

La question des colonies

 

Un autre argument plaidant en faveur de l’option d’un seul État, c’est celui des colonies israéliennes, illégales selon le droit international.

Au moment de l’expulsion du retrait de Gaza, Elias Khoury - un écrivain libanais que l’on peut difficilement soupçonner de sympathie envers les colons - écrivait ceci, dans Al Quds Al Arabi du 23 août 2005. "Cela n’aurait aucun sens de dire que la tristesse des colons était mensongère et je ne veux nullement me réjouir de leur malheur. Je peux tout à fait comprendre leur peur et leur désespoir, eux qui étaient convaincus de posséder le droit absolu permettant à son titulaire de confisquer les droits et les terres des autres (...) La scène qui nous a permis de les voir exhumer leurs morts pour les enterrer dans de nouveaux cimetières a frappé nos consciences. Comment le téléspectateur ordinaire peut-il ne pas être solidaire des pauvres juifs se tenant sur les toits de leurs synagogues et résistant pacifiquement à leur expulsion ?", s’interrogeait M. Khouri.

Si l’évacuation de 8000 personnes a nécessité deux années de négociations et de controverses au sein de la société israélienne, combien de temps faudra-t-il pour déloger 50 fois plus de colons occupant la Cisjordanie ?

D’ailleurs, la tendance est plutôt à l’accroissement et à l’extension des colonies. Ariel Sharon a indiqué le 31 octobre dernier que "les projets de développement (du gouvernement israélien) comprennent non seulement la Galilée, le Néguev et Jérusalem, mais aussi les grands blocs d’implantations, la vallée du Jourdain et le Golan (plateau syrien occupé par Israël depuis 1967)".

Dans un État unique Palestine-Israël, les colonies ne poseraient plus de problème puisque les citoyens pourraient s’installer dans la partie du territoire de leur choix.

Pour des raisons stratégiques, l’Autorité palestinienne se contente depuis une vingtaine d’années de demander l’application scrupuleuse des résolutions onusiennes. Tout en militant dans ce sens, les mouvements qui se battent pour une paix juste au Proche-Orient devraient avancer, en parallèle, l’idée d’un État unique dans lequel tous les citoyens seraient traités de manière égale. Ce n’est que de cette façon que l’utopie d’aujourd’hui pourra être la réalité des prochaines années.

 

Posté par Alaindependant à 14:44 
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:28

jeudi 24 février 2011

http://pascalcolrat.canalblog.com/archives/2011/01/23/20198021.html

ALG_RIE_R_VOLUTION

   Par doses appropriées d’anesthésiant ou par petites ou grandes flagellations, la dictature fabrique les modèles et contre-modèles. Instrumentés au passage par les adversaires supposés, mais alliés inconditionnels dans la lutte sans merci pour le partage du pouvoir.

C’est par eux, modèles faisant des émules ou boucs-émissaires  suscitant la terreur ou la colère, que se réalisent les visées et les desseins des uns et des autres. Elites et pouvoir.

 

 

Du ravage du pouvoir et de ses élites :


 En Algérie, le règne de la barbarie fait que le rouleau compresseur de ceux qui détiennent la moindre parcelle de pouvoir et leurs seigneurs et  maitres qui trônent sur la ligne d’arrivée, se rejoignent pour bloquer toute tentative d’émancipation, se faisant un honneur de broyer toute volonté réellement récalcitrante, ou supposée telle.

Ainsi se maintient le régime qui s’est approprié le pays à l’Indépendance. En être esclave ou d’une façon ou d’une autre mourir à la vie. Tel est le décret. Aveugle à tout autre que soi, il veille à tuer dans l’œuf tout éveil à la dignité.

 Une  débauche de haine bien difficile à comprendre pour qui méconnait les scabreux mécanismes  du pouvoir algérien et de la société de violence dont il émane. Rien ne justifie en effet, le harcèlement, l’acharnement à détruire l’intelligence sertie du bien vouloir, si ce n’est le mesquin calcul et la hargne d’obsédés de pouvoir et d’avoir. Et la peur non moins obsessionnelle de les perdre.

Car une fois franchi le premier pas, plus rien ne compte. Sauf prolonger les délices qu’un égo démesuré s’est attribué par l’amputation des droits fondamentaux des autres. Sujets de non-droit, dans les mains desquels on crache, pour mieux les asservir.

C’est que pour le ventre qui crie famine,  la dignité est un crime. Une hérésie à combattre, à abattre, si elle ne se résout à ramper et tel un serpent sortir son venin, à point. Une hérésie à éradiquer par tous les moyens.

En ce domaine, ce ne sont ni l’imagination ni les armes qui manquent. Les plus machiavéliques sont celles qui agissent à votre insu sur le long terme, celles qui vous font regretter la paix des tombes et le jour de votre naissance. Celles qui vous tuent au quotidien, des milliers de fois.

 Au cas où votre tête refuse de comprendre, qu’il lui faut se casser si elle ne veut qu’on s’en charge. Où votre cœur refuse de haïr, de saisir qu’il lui faut se noircir, s’il ne veut qu’on l’assèche. Alors, il faudra s’attendre au pire. Réflexion et sollicitude étant complémentaires, elles sont  pour la dictature  du ventre, un risque intolérable. Un danger d’implosion.

Le fait est que l’instruction, celle qui enseigne à être homme ( non une pseudo-alphabétisation) et inculque  le civisme, l’intelligence en somme, y est indésirable. Et par voie de conséquence, indésirable est l’honnêteté quand d’autant plus, elle s’allie à la claivoyance.  L’opportunisme seul a droit d’existence.

 Aussi, quand l’asservissement du peuple aux fantasmes de ses caïds est de règle, ceux qui tentent de se soustraire au joug de l’esclavage s’attirent-ils une explosion de vindicte. Le drame, c’est quand ils reçoivent les coups dans l’indifférence générale.

Parce que l’instinct de survie des témoins se refuse à tout élan salvateur, là où sa présence  n’a pas encore été bannie du cœur,   le  machiavélisme politique, via la désinformation et l’intox n’a pas réussi son travail de sape pour séparer ses victimes des masses. Et  parce que  le flirt des élites connues avec le pouvoir n’en a pas fini de décrédibiliser quiconque voudrait agir dans le champ politico-social.


 

De la responsabilité des acteurs sociaux :


De fait, si un  acteur social, leader d’opinion ou intellectuel, est d’abord un  homme, ce n’est pas un homme ordinaire. Même s’il ne peut qu’être de sa société. La mission qu’il s’est choisie est particulière. S’il est le premier à piétiner l’idéal qu’il est sensé défendre, quel poids donner à cet idéal et comment se fera-t-il entendre ?

C’est pourquoi, la restauration de la confiance ou plus exactement de la construction de ladite confiance - la méfiance envers les  acteurs sociaux de tout ordre ayant toujours été dominante - ne peut avoir lieu que sur le long terme.

Dans une société de violence extrême qui sert de frein à l’avènement d’une émancipation citoyenne, le combat est donc de longue haleine. Il n’ a pas de meilleure amie que la vigilance et l’endurance. Face à la vindicte des forces de l’inertie, ce sont les seules armes à visage humain, dont un acteur social puisse se prévaloir.

Face  aux forces de l’inertie, celle des masses populaires moulées dans le mépris de soi,  l’incertitude du lendemain et l’arnaque comme mode de vie dominant, et d’autant plus violentes et impulsives que manipulables à souhait et celle  d’un système politique oppressant bâti sur le mépris, l’instrumentation de la misère sociale et humaine  et la répression, le courage et la résistance sont de bonne guerre.

Courage et résistance qui  ont du reste, depuis toujours constitué les qualités premières des hommes de valeur de  cette terre  millénairement meurtrie. Et trop souvent  victimes de cette vindicte bien de chez nous, qui a coûté à l’Algérie les meilleurs de ses enfants.

Pourtant, aucun mouvement social d’envergure, qui se veut de changement ne peut se passer de la bonne volonté des acteurs sociaux. Aucune revendication sérieuse, porteuse d’espoir, ne saurait aboutir sans l’abnégation et la sensibilité communautaire qui est la leur.

Il est temps que la société reconnaisse les siens. Aujourd’hui, avant demain. Ils sont la cheville ouvrière qui saura la mener à bon port et déjouer les pièges. 

 

 

Manipulations et retour à la case de départ : 

 


Il faut le dire, les algériens ont toujours fait le jeu des manipulateurs , qui les ont braqués les uns contre les autres, qui les ont fait s’entretuer et se déchirer. Pour des raisons de leadership, par règlement de compte, simple fantaisie ou malveillance dévorante.

 Les ravages en sont aisément identifiables dans  sa tragique  histoire récente. Laquelle force au face-à-face avec la lâcheté et la trahison à large échelle :  tandis que les uns, majoritairement jeunes idéalistes chauffés à blanc ou agissant sous contrainte, étaient prêts au sacrifice suprême, les autres, la plupart des autres, dont les chefs de file, à quelque exception prés, baignaient dans la rapine et la magouille.

 Nombre de ceux qui survécurent, en vinrent eux aussi ou revinrent , par  déception ou par dépit, à la rapine et la magouille.

Le piège du besoin tenaillant de survie ou celui de décrocher le mérite du guerrier,  dans lesquels ils se sont trouvés pris par le truchement d’une manipulation visant à les décharger d’un rôle que le pouvoir politique a désormais endossé, et à les discréditer sur la scène publique, s’ils n’avaient déjà été cassé, leur ont fait oublié  la guerre qu’ils ont eu à livrer, avec ses drames et larmes.

Par conséquent, le plus petit des combats, ou le Jihad el asghar s’arrêta là, et n’eût pas de continuité. Si bien qu’après la guerre, rien ou presque n’a changé aux conditions qui ont suscité leur engagement à mort et souvent à mains nues, quand ce n’est avec des armes rudimentaires, contre un adversaire d’une puissance écrasante. Un scénario qui se reproduit aujourd’hui, encore.

L’évolution des émeutes qui émaillent la vie nationale en est une bonne illustration. La révolte des  jeunes minés par le désespoir est souvent détournée de son sens : elle n’est point dans les médias de l’Etat, l’expression  d’une souffrance induite par le manque de perspectives  dans un pays de grande richesse, où l’on affiche sans scrupules une aisance éhontée aux yeux d’une majorité dont les horizons sont bouchés, mais un chahut de gamins mal éduqués. L’occasion d’une gifle aux parents. Les familles sont donc culpabilisés. Seules.

On ne souffle mot sur les conditions de vie plus que pénibles dans lesquelles se débattent la plupart d’entre elles. De la malvie qui ronge les jeunes qui ont perdu repères et espoir. Dans l’indifférence sourde de l’Etat. Ni sur la responsabilité de l’école et du ministère de l’éducation qui réquisitionnent les enfants- démocratisation de l’enseignement oblige- durant la partie la plus sensible leur vie, pour en faire des sujets de choix. Aucune récrimination non plus, à l’encontre des ministères de la culture, de la formation professionnelle et de la jeunesse et sports. Tous ont fait leur boulot, sauf les parents des voyous !

A ces signaux d’alarme récurrents, on répond par la médiatisation de la plus infime des concessions, comme une avancée de taille dans la résolutions des problèmes.  Récupérant au passage les meneurs, pendant que les autres auront à l’avenir à  montrer patte blanche. Ainsi se resserre le filet. Etranglés, ils rueront plus facilement dans les brancards. Pour se faire tuer. Tous les mouvements contestataires de l’Algérie indépendante, l’ex-FIS y compris, sont passés par là.  

 Par ailleurs, si le spectre du méchant étranger qui fomente des coups, peut être à bon escient rassembleur, dans toutes les politiques nationales, la main de l’étranger a bon dos. Le danger de l’ingérence étant  un autre visage de l’arnaque qui perdure depuis l’Indépendance.

S’il est une évidence que toute nation  se construit au départ sur le dos de pays plus faibles ( autant que sur le dos de ses populations les plus fragiles) et s’ingénie plus tard à les  maintenir dans un état de dépendance, il n’en reste pas moins vrai que ceux qui ont saccagé l’Algérie  sont des algériens.

Qu’ils aient agi sous la férule d’une volonté extérieure ou autochtone ou de leur propre chef, ce sont des algériens. Si tous les crimes sont honnis en tant que tels, il en est qui le sont plus que d’autres: ceux qui sont commis contre soi, contre ses propres compatriotes. Car ils n’ont d’autre justification que le pouvoir et/ ou ses corollaires.

Comparés à ces crimes, les destructions des « petits voyous » montées en épingle par la télévision d’Etat dans ses comptes rendus sur les émeutes, sont un jeu d’enfant. Permettant aux laissés-pour-compte de sortir, ville par ville, leur trop-plein de colère, il désamorce la bombe de l’embrasement social. Mais il sert surtout aux grands voyous à noyer le poisson dans l’eau et continuer en toute tranquillité le pillage des richesses nationales pour toujours plus de pouvoir. Pendant que le peuple était terrorisé, l’avant-garde intellectuelle et les honnêtes gens décapités,  les milliardaires eux poussaient comme des champignons, durant la décennie noire.

Aussi, s’il n’est pas étonnant que le système politique se maintienne par le feu et le sang, instrumentant pour perdurer les hommes qui s’offrent à lui. Il est encore moins étonnant que dans la jungle Algérie, les élites aient tendance à s’adosser à un cercle politique ou un pouvoir administratif pour la protection de leurs droits et tirer avantage de leur position d’expert, de relais ou de contrôle.

Cela va de soi du fait de la nature du pouvoir. Et  faut-il dire, du fait de la tiédeur de la majeure partie des acteurs sociaux, qui auront fort à perdre, dans un bravade contre un pouvoir auquel ils doivent d’exister, dans l’intérêt de sa seule survie.  

Et auront autant à craindre de l’avènement d’une société autonome où une égalité des chances et un accès commun aux droits ne seront plus l’apanage d’une minorité, que le clientélisme et l’entrisme  ont privilégiée ou propulsée au devant de la scène sociale.

C’est pourquoi, le maintien du statut quo est leur priorité : il leur est vital de protéger leurs arrières.

Ce cadre funeste a vidé la société de ses moyens de défense et  ses capacités créatives, produisant le désespoir le plus stérilisant et la violence, et par voie de conséquence, le repli sur soi et le désaffection pour la chose publique, quand ce n’est le dégoût.  

 

 

La gangrène de la démission sociale: 

 

Il est malheureux de constater, qu’en sus du laisser – aller  induit par le climat de déprime générale qui habite et gouverne la société, il y rège   un égoïsme outrancier, une rare  dureté à l’encontre des semblables. A contrario des injonctions du Saint Coran et des présupposés de la modernité. Porte-drapeaux des sensibilités dominantes.

Le Coran s’adresse en effet  à des personnes alertes devant l’injustice, responsables, intelligentes, fraternelles et humaines et les interpelle. Ses recommandations  reviennent dans des versets appris ou retraduits, ponctuant  les conversations, discours et conférences, et rythmant les prises de paroles.

Les valeurs universelles quant à elles, ne prônent pas autre chose que cette exigence de justice, de quête du savoir, de droit au respect et à la dignité pour tout un chacun, imposée par l’Islam. Et par-dessus tout, du droit à la vie.  

Si ces préceptes sont bien présents dans la double culture traditionnelle et moderne des militants ou sympathisants du socialisme ou de la démocratie et autres, ils en sont aussi éloignés dans la pratique que les tenants de l’Islam de leur soi-disant idéal.

Dans la pratique des uns et des autres, c’est le chacun pour soi qui prime.  Peuvent en témoigner les idéalistes de tous bords, qui en ont fait les frais à leur dépens. Les « mon frère- ma sœur » servis à tout propos n’étant que palabres.

Ce qui est tout-à-fait incompréhensible, c’est que ceux-là mêmes dont l’intérêt vital commande de se solidariser, pour peser sur les décisions d’un régime qui accapare tous les pouvoirs, se font la guerre. Passe-droit, gabegie, pot-de-vin, piston, tippa, ruses, délation, peaux de banane, banditisme, braquages ... en tout genre, forment une force majeure. Il en est ainsi du haut en bas de l’échelle.

A la différence que les bas de l’échelle subsistent d’une guerre pour une part de miette. Le plus intelligent, le plus méritant, aura été celui qui aurait arraché sa part de la bouche d’autrui, pour service rendu. Et qu’une justice aux ordres n’aurait pas rattrapé dans l’un des spectaculaires procès ou vendettas, traditionnels.

Oui, le drame est que les concernés par le changement, dont l’avenir des enfants est en jeu, soit la grande majorité du peuple, sa partie active, s’investissent le moins ou pas du tout dans une perspective d’un mieux-être collectif. Que les seuls qui soient conscients de l’importance du combat pour des lendemains autres, et pour la société de justice prônée par leur idéal socio-politique, se contentent d’en discourir pour mieux se vendre.

Ainsi faisaient les partis clandestins satellites du pouvoir avant octobre 1988. Et ainsi depuis, font les partis de l’opposition, parfaits complices du pouvoir, qui se sont partagés le territoire en fiefs. Ainsi font également les majorités non encadrées, dans l’espoir de quelque dividende, ou d’éviter les déboires. C’est là le vrai probléme.

Car un peuple indifférent à son sort, notamment à celui des générations futures et pratiquant la politique de l’autruche, en attendant que les choses s’arrangent et qu’on veuille bien lui offrir ce dont il rêve, cela dépasse l’entendement.

Or, il est plus qu’urgent  de comprendre, une bonne fois pour toutes, que  la médiocrité ne fait pas de cadeaux gratuitement, et ne donne pas des bons points. Ni ne reconnait aux autres des droits. Elle sert du poison. Et se sert de la peur pour durer le plus longtemps.

 

 

Telle société, tel pouvoir :  


En matière de gouvernement, il est un axiome  en Islam, comme dans les sciences politiques modernes, que les hommes ont les dirigeants qu’ils méritent. Le Livre sacré des musulmans le dit bien : « Il vous sera donné des gouvernants à votre mesure  ». Aussi, si un changement doit avoir lieu, c’est ’abord dans le comportement de tout un chacun, dans la société.

Si la corruption, à titre d’exemple, est érigée en mode de gestion, c’est que la société elle-même est corrompue, à petite et grande échelle. De qui se plaindre, alors? Au nom de quelle légitimité lutter contre un mal qui est une norme sociale?

Au risque de se répéter, en dehors du changement moral des majorités populaires, point de salut. Une revendication n’est légitime que si elle a une assise sociale. Elle aura beau se référer  à des préceptes religieux ou à des valeurs universelles, elle n’en demeurera pas moins sans sens, si l’objet  de la revendication n’est pas enraciné dans la pratique individuelle et sociale.

Pire, elle sera violemment combattue si elle n’y est pas reconnue en tant que code de conduite édicté par la culture du groupe en tant que nécessité absolue à  l’épanouissement dans le cadre de la collectivité.  Sa dénonciation relèverait du crime suprême, là où il représente  un mode de gouvernance ou son objectif implicite, pour revenir au seul exemple de la corruption.

 En clair, l’état d’une société à une époque donnée se colore des attitudes dominantes d’un peuple et de la volonté commune  des membres d’une société à s’engager dans un sens ou dans un autre de l’histoire. Les tendances sociales générales de la période font le lit de la réalité naissante et préfigurent la société à venir.  En tant que produit des actes conjugués des hommes, non du hasard.

En définitive,  ce sont bien les hommes qui font les sociétés et  les systèmes. C’est par eux que se maintiennent et se reproduisent les pouvoirs. S’ils sont le réservoir dans lequel ces derniers puisent leur énergie et leur puissance, ce sont eux aussi qui les défont, qui les rendent obsolètes et qui les forcent au changement. Quand ils ont décidé de prendre leur devenir en main. Risques assumés.

Par conséquent, une société consciente de ses droits s’impose parce qu’elle connait ses devoirs. Parce qu’elle assume les obligations que lui imposent la cohabitation et le vivre-ensemble.  Dont chacun des membres sait  qu’il choisit aussi bien pour les autres que pour lui-même, à chacun de ses actes. Tant pour le présent que pour l’avenir.

Aussi, ceux qui  gouverneront cette société devront-ils respecter leur mandat, s’ils ne veulent pas d’une sanction. Ils savent qu’ils auront à rendre des comptes. Ce qui limitera les dérives. C’est de sa capacité de régulation qu’une société forte tire son pouvoir. C’est ce qui fait la puissance des sociétés développées.

 

 

Pour un changement dans la durée  :


Nul besoin, pour réaliser un changement de qualité  de faire la guerre au pouvoir, mais à l’Etat de non-droit duquel il tient son pouvoir. Il est vain d’espérer construire quoi que ce soit, hors l’Etat de droit. Et  non moins vain d’escompter l’avènement d’une justice sociale  par le recours aux armes et la violence, qui sont mieux maniées par les forces adverses, et se soldent toujours par des victimes sans nombres dans les rangs des plus faibles.

En cela, la guerre de libération nationale et la guerre civile plus proche, sont suffisamment édifiantes. Leurs fruits ont échus à ceux qui ne les ont pas faites. Malfrats tirant les ficelles et guettant leur heure dans l’ombre. Pour fendre sur la proie et confisquant le butin, se proclamer rois.

Pour ce faire, une résistance pacifique dans la durée, à l’encontre de l’anarchie entretenue, de l’injustice décidée, de l’humiliation programmée. Par une solidarité à toute l’épreuve, une fraternité humaine, un soutien apporté à toute victime, une dénonciation des dépassements, une remise en place du droit bafoué et de l’arbitraire du déviant.

Pour ce faire, une société civile prompte à réagir, une presse et une justice libres. Or, si la presse a fait un grand pas dans ce chemin de croix qu’est la liberté, la société civile et l’indépendance de la justice ne sont pas prés de naitre. 

Leur avènement est tributaire de la volonté d’acteurs sociaux déterminés, soutenus par des masses non moins déterminées à avancer, sur le chemin de la conquête des droits sociaux-économiques et humains. A être les maitres de leur destin. A vivre dans la dignité.

Pour ce faire, nul besoin non plus d’un messie. Il suffit que tout un chacun accomplisse son rôle d’humain responsable, où qu’il soit. Sans quoi, ni le messie ni le meilleur des leaders ne peuvent rien. Hors l’engagement personnel des masses populaires, pour la réalisation du bien-être commun et au-delà, d’un mieux-être individuel, point de salut.

Mais pour en arriver là, il faut que l’esprit de combat, d’aller de l’avant détrône le fatalisme et la paresse, mais surtout la peur. La peur paralysante de perdre une promotion, des droits et des avantages, ou dans un cas extrême,  la vie. Aléatoirement garantis d’ailleurs, même par un Etat de droit qui se respecte.

Ce dont il faut par contre, véritablement  avoir peur, c’est de faillir à son devoir « d’être humain ». C'est-à-dire de surseoir à sa propre réalisation en tant que homme responsable dans son rapport actif au monde. En un mot, de faillir humainement. C’est bien la pire des  faillites.

 Ne pas se laisser aller à la facilité, se brider dans la course au bien-être matériel,  se transcender, c’est cela le plus grand des combats, le Jihad el akbar dont parle le Coran. Et qui est tout bénéfice pour  l’acteur et communauté humaine à la fois.

Le Jihad el akbar, ou le plus grand des  combats, ce n’est ni plus ni moins,  le combat pacifique de tous les jours. Le plus dur des combats, pour la dignité. L’avantage quand il devient une attitude massive, est qu’il protège de l’arbitraire : on ne peut mettre en prison ou tuer tout un peuple. 

Quand à la violence, une fois de plus, elle ne paie pas. Il y a suffisamment eu de morts et d’éclopés, jusque-là. Le peuple, masses et élites socialement engagées, confondues, pour en avoir souffert dans  l’âme et la chair, en sait quelque chose. Les élèves ont bien appris la leçon. Toute goutte de sang supplémentaire est de trop. Il a déjà coulé à flots. Pour rien. Ou presque.

Ce qu’il faut à présent, c’est une révolution de velours. Les aventuriers dont les familles sont au chaud, les  suceurs de sang de tout acabit, peuvent remiser leur cheval de Troie. Les vendeurs de rêves et fanatiques de tous bords sont priés de garder leurs chimères, les mirages ne sont plus de ces temps. Les morsures de la réalité ne permettent plus de continuer à l’aveugle.

Autrement dit, tout un chacun qui assiste indifférent à une injustice ou à  un tort y participe. Il est du tyran, au milieu de son peuple, les yeux et le bras. Il est l’une des mains qui distille la lente mort parmi les hommes. Il n’est pas fortuit qu’il soit dit dans le Coran : «Allah ne changera pas l’état d’un peuple tant qu’il ne se serait pas changé lui -même ». Or si les hommes ne s’aident pas, comment espérer un changement ?

Il ne suffit pas d’avoir à la bouche le fameux Hadith « Dieu aide l’homme tant que l’homme aide son frère » pour s’en sortir. Ce serait pure hypocrisie. Si Dieu  a interdit l’injustice, c’est qu’elle est à la source de tous les maux. En résumé, la société doit changer, si elle veut un changement constructif. Tout le reste est perte de temps ou fuite en avant. 

 

 

Conclusion :


Le système fabrique les modèles et les contre-modèles. C’est un fait. C’est son rôle. Le problème est que cela semble arranger bien du monde : larrons et victimes. Jusqu’à quand ?

S’il est vrai qu’hors de la dignité, il n’est nul mérite, il est encore plus vrai que la dignité se mérite.

 

Le 11/02/2011

Djohar Khater

Posté par Alaindependant 
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:08
La France a-t-elle une politique étrangère ?

035_le_grand_cirque_350.jpgKoukouch et son sac de riz, MAM et son agence de voyages, les grands manitous de l’Elysée qui font les instruits alors que le monde leur échappe… Sarko est resté ministre de l’Intérieur, et l’Extérieur est à l’abandon.

 

En Afghanistan, nos soldats sont embarqués dans une guerre perdue d’avance, qui mise  pour la solution politique, la seule qui fait gagner, sur le Moubarak du coin, un certain Karzaï, tombé des avions américains. Un défaite qui sera cruelle militairement, et qui politiquement sera une révolution, car ce sont les Talibans qui gagnent chaque jour du terrain. Qui paiera l’ardoise ? Hier encore un massacre causé par l’aviation de la coalition : 50 morts civils dans l’Est afghan. Qui en parle ? Qui est en droit de parler à ces victimes ?

 

En Chine, c’est soldé. Après les pitreries de Koukouch et « la première Dame de France » faisant les guignols auprès du Dalaï Lama, c’est tout le staff gouvernemental qui se précipite en file ininterrompue pour faire la mendicité à Pékin.

 

L’Afrique se ferme à la France et se fermera de plus en plus. Le discours de Dakar de l’homme blanc sur l’homme africain est plus que mal passé, et l’aveuglement de la diplomatie française finit de rendre ce discours pitoyable. Les vieux réseaux ne pigent plus rien. Out !   

 

Les US rigolent devant la volonté de Sarko de mesurer ses petits muscles avec ceux d’Obama après son adoration déclarée à Bush Junior.

 

En Europe, la France, morte de trouille de perdre son AAA dans les agences de notation, a renoncé à toute autonomie – pas aux discours ! – et se contente de mettre en musique les décisions économiques et financières prises en Allemagne.

 

La grande affaire de Sarko, c’était l’Union pour la Méditerranée… Le grand grand grand cirque à Paris, et Moubarak comme pivot du système. Cette France omniprésente dans le pourtour de la Méditerranée, et  qui n’a rien vu venir, qui n’a rien compris aux peuples… le-grand-cirque-affiche_250819_9015.jpg

 

Toile de fond de cet aveuglement maladif, la diabolisation de l’islam, en voulant faire prendre en otage cette noble et grande religion par les groupes intégralistes. Qui ose aujourd’hui, devant le courage et le combat pour la justice des populations de Tunisie, d’Egypte, du Bahreïn, de Libye, du Yémen, de l’Algérie,… qui ose dire en face de ces magnifiques citoyennes et citoyens arabes qu’ils font le lit de l’intégrisme ? Nos bouffons, gavés comme des oies d’élevage à la marmelade du choc des civilisations, nous ont saoulés pendant une décennie, et les faits les laissent à poils.

 

C’était leur pilier ; ce n’est que du vent. 

 

Au Proche-Orient, la ligne française est celle des  US : à genoux devant la colonisation. Trente ans de retard, et l’oubli du droit.

Je passe sur notre « ministre » interdite de séjour en Tunisie. Et notre sarkoboy d’ambassadeur qui fait le cake avec sa boite de chocolat ventrale.

De tout cela, les fines lames de l’UMP se contrefichent, car la politique étrangère n’a jamais été au centre le présidentielle.  

Je crois qu’ils se trompent et pour deux raisons : chacun sait que, du fait de l’endettement, la marge d’action à l’intérieur est ultra limitée, ce qui reporte l’intérêt sur l’extérieur ; surtout, le message apporté par cet appel à la liberté et l’égalité, parle à chacun d’entre nous, et finit de ringardiser les appareils politiques, qui, de Droite comme de Gauche, se rêvent dans le rôle du bon berger conduisant son troupeau dans les verts alpages. Le colonialisme jamais digéré... Les morts libyens, après des années de compromissions institutionnelles, sont notre affaire à tous.

 

Les US cherchent à reprendre à la racine tous ces nouveaux pouvoirs. Ces mêmes US qui ont entretenu et financé les dictateurs, et dont la CIA a installé les groupes terroristes. Il y a un rôle majeur à jouer pour les vieilles démocraties européennes. Vont-elles rester spectatrices ?  Qu’auront-elles à dire ensuite ?

 

Nous sommes gouvernés par des petits.

 

Au passage, cette bonne nouvelle. Le silence soudain de nos bonimenteurs d’intellectuels patentés, porte-paroles sous-traitants de la CIA, disparus des écrans car trop occupés à négocier leur prime de risque auprès du DRH de France-Culture. Un autre monde…


http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2011/02/22/la-france-a-t-elle-une-politique-etrangere.html

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:04
Opération doyens - Prince et Rozanne, deux amis pour la vie !
 

 

Décidée à adopter un chien de plus de dix ans, une jeune femme n’a pu se résoudre à ne repartir qu’avec un seul animal. C’est donc avec deux qu’elle a quitté le refuge de l’Espoir, situé près d’Annecy, en Haute-Savoie. Pour la Fondation 30 Millions d’Amis, une opération Doyens doublement réussie !


Prince et Rozanne coulent désormais des jours heureuxAussi « pot-de-colle » l’un que l’autre, ils adorent faire des escapades en voiture et apprécient les balades quotidiennes dans la nature savoyarde. Pour Prince, un croisé labrador de 11 ans, et Rozanne, un chien de berger de bientôt 15 ans - tous deux abandonnés par leurs maîtres respectifs durant l’été 2010 - c’est désormais la belle vie ! Et cela grâce à Aline, qui a souhaité leur donner une deuxième chance après des mois passés en box de refuge.

Double coup de foudre

A l’automne dernier, la jeune femme se remet difficilement de la mort brutale de sa chienne Orane à l’âge de 12 ans. Maman d’une petite Loane de 3 ans, elle réfléchit longuement avant de décider d’adopter à nouveau : « Ma fille est très jeune, mais aussi très énergique. Je cherchais un chien plutôt calme et discipliné ». Lors de sa visite au refuge de l’Espoir, en Haute-Savoie (27/11/10), Aline remarque Prince, un magnifique croisé labrador pour qui elle « a eu un véritable coup de foudre » se souvient-elle. Mais quelques minutes après, elle remarque un petit chien de berger. « Le voir comme cela m’a causé beaucoup de peine... alors j’ai décidé d’adopter les deux ! » précise Aline. Elle repart donc en compagnie de Prince et de Rozanne, à Thônes (74).

C’est à présent dans un beau chalet savoyard entouré d’un jardin de 1 000 m² que les deux rescapés s’ébattent. « Mais ils aiment la maison par-dessus tout, s’amuse Aline. Prince se montre très protecteur avec ma petite Loane et ne la quitte jamais, tandis que Rozanne me suit partout et devient très anxieuse lorsque je quitte la pièce ». Une cohabitation désormais bien rodée où les deux chiens se disputent les câlins de leur maîtresse.

Une aide de 600 euros

Aline a dû faire face aux problèmes de santé de ses nouveaux pensionnaires : Rozanne souffrait d’otites qui lui causaient régulièrement des pertes d’équilibre, tandis que Prince, dans l’attente d’un bilan vétérinaire approfondi, aurait une maladie osseuse. Malgré ces difficultés, l’engagement de la jeune femme pour les chiens âgés est définitif : « La mort d’Orane m’a rendue très sensible à la cause des vieux chiens, et après ces premiers mois en compagnie de Prince et de Rozanne, je ne regrette absolument pas mon choix. »

 

Dans le cadre de l’Opération doyens, la Fondation 30 Millions d’Amis participe, pour chaque adoption d’un chien de 10 ans et plus, aux frais vétérinaires à hauteur de 600 euros. 120 refuges, soutenus par la Fondation, participent aujourd’hui à cette opération, qui a permis – depuis sa création en décembre 2005 – de trouver un nouveau foyer à plus de 2 000 chiens âgés.

Article publié le : 14-02-11
http://www.30millionsdamis.fr/acces-special/actualites/detail/article/2751-prince-et-rozanne-amis-pour-la-vie.html?utm_source=news0211&utm_medium=newsletter&utm_content=maltraitance&utm_campaign=newsletterfev
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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 23:50
L’embarras de nos élus, dés-orientés, face à leurs forfaitures…

 

 

 

Suite aux évènements majeurs qui ébranlent le monde arabe, force est de constater la puissance de l’information alternative, autrement plus perspicace que les médias dominants et leurs marionnettes serviles sous contrôle de nos gouvernements. Et il convient de pointer combien ceux-ci ne peuvent faire autrement que de reconnaître du bout des lèvres le courage des peuples qui s’insurgent contre leurs dictateurs, quand ils fustigeaient il y a quelques semaines seulement le site Wikileaks pour ses révélations ô combien embarrassantes sur leurs pratiques, mettant à nu leur hypocrisie en ces moments où le cours de l’Histoire prend un nouveau tournant avec le risque de leur échapper.

 

Aujourd’hui, face aux insurrections qui se multiplient dans les pays arabes, nos chancelleries occidentales semblent perdre le Nord et sont tout bonnement dés-orientées (c’est le cas de le dire). Sans revenir sur les multiples facéties de la « sinistre » des Affaires étrangères française, les réactions de l’ensemble de nos classes politiques semblent se résumer à la même pathétique impuissance, se contentant de déclarer piteusement « n’avoir pas bien pris la mesure » de la détresse humaine sévissant dans les pays concernés. Ben, voyons ! Ainsi et malgré les centaines d’ambassades et de consulats répartis dans ces pays, mais avec surtout un personnel formaté dans le sens qui nous convient ; malgré les milliers de « think tank » – cercles de réflexion, en français – où un nombre incalculable de cerveaux viennent élaborer de nouveaux concepts sur à peu près tout et n’importe quoi ; et malgré les sommes indécentes gaspillées par ces irresponsables mondains, voilà que le seul et lamentable constat qu’il leur faille bien établir est qu’une nouvelle fois, tous autant qu’ils sont, ils n’ont rien vu venir ! A un tel stade d’incompétence, ne faudrait-il pas au minimum se demander si les budgets faramineux de tout ce beau monde sont bien utiles ? Qu’il nous soit permis d’en douter.

 

Mais passons pour l’instant, sur le côté strictement pécuniaire de la chose – dans ces couloirs dorés, on n’en est plus à une gabegie près – et prenons les déclarations actuelles d’une classe politique confondue, pour ce qu’elles sont :

 

- d’une part, passé le choc initial que cela leur a provoqué, si nous avons bien entendu nos « sinistres », il semble donc que maintenant ils auraient compris la situation catastrophique dans laquelle tente de survivre un nombre incalculable de familles de ces pays, ruinées, écrasées par les connivences qu’ils ont entretenues avec ces tyrans afin d’en soutirer le maximum de profit. Le minimum d’éthique ou à défaut la simple logique voudrait dès lors que nos gouvernements cessent aussitôt tout type de collaboration avec ces dirigeants devenus d’un coup non plus des hôtes voire des amis de vacances, mais des dictateurs infréquentables à fuir à grandes enjambées ;

 

- d’autre part, si nos gouvernements et leurs « experts » ont réellement pris la mesure du drame des populations de ces pays – pourtant dénoncé depuis des décennies à travers quantité de documents produits par des centaines d’ONG – faudra-t-il attendre que les unes après les autres, les rues arabes offrent le spectacle effroyable d’une jeunesse sacrifiée se faisant assassiner par ses propres dirigeants, avant que les nôtres n’aient les réponses et les réactions adéquates !? Où se terrent-ils donc nos chantres des Droits de l’Homme, nos valeureux humanistes si prompts à réagir en d’autres circonstances !?

 

Quand un régime n’a d’autre réponse que de tirer sur sa propre population dans l’intention avouée – « nous utiliserons jusqu’à la dernière cartouche » a annoncé l’un des fils du psychopathe de Tripoli – de la tuer et de la blesser, ne faut-il pas sur-le-champ faire entendre clairement notre voix au lieu de marmonner une énième et insipide demande de « retenue » comme vient encore de le faire Mme. H. Clinton, la moue en berne !?

 

Combien de tués faut-il pour que nos démocraties « éclairées » montent au créneau et réagissent avec la fermeté qui convient ? Combien d’assassinats faut-il pour que nous soyons, pour ce coup-là sans retenue, aux côtés des manifestants et de la résistance pacifique comme on a pu le constater depuis des mois que grondent les contestations populaires dans ces pays ? En lieu et place d’offrir notre « savoir-faire » en matière de répression policière et de vendre nos armes de répression, quand donc des voix officielles ayant encore un minimum de conscience humaine et de sens des valeurs s’élèveront-elles pour taper sur la table et dire à ces régimes, et à nos misérables élus vassalisés : assez !

 

Nos autorités arrogantes et leurs « experts » auront-elles le courage de pousser leur réflexion assez loin pour comprendre que le prix que paie la rue arabe aujourd’hui est en grande partie le prix de leur duplicité avec ces régimes honnis par leurs peuples depuis des années !? Et pousseront-elles l’analyse jusqu’à réaliser que la situation est pareille dans le cas de l’occupation sanglante en Palestine : le prix payé par les Palestiniens étant celui de nos lâchetés depuis plus de 63 ans !? La réponse ne fait hélas pas de doute, et il est à craindre que nos dirigeants n’aient ni ce courage ni les compétences, d’après l’exemple récent que le nouvel ambassadeur français fraîchement nommé a laissé entrevoir lors de sa première intervention médiatique à Tunis. Ainsi de cet autre 1er « sinistre » italien Berlusconi déclarant préférer « ne rien dire sur la situation pour ne pas embarrasser son ami Kadhafi »… mais dans le même temps, mettant à disposition du despote la flotte italienne présente dans les parages, ainsi que des armes, si besoin était. Vergogna ! Trop de compromissions, d’obscurs trafics et de mensonges répétés les ont liés à ces régimes… qu’ils voient s’effondrer avec angoisse, tant leurs intérêts douteux y sont liés.

 

Pensez donc : après le rempart de Ben Ali contre l’intégrisme qui nous menaçait, la complicité de Mubarak à l’étranglement des Palestiniens, le dément libyen nous garantissait le contrôle des flux migratoires vers nos côtes méditerranéennes… sans parler du pétrole qu’il nous livrait à gogo. En vérité, c’est toute la politique occidentale de la région qui se casse la gueule !

 

Alors que les décisions que nous devrions prendre sont :

- condamnation ferme et catégorique de toute violence à l’encontre des populations ;

- soutien inconditionnel à la résistance et aux opposants à de tels régimes ;

- gel instantané des biens et avoirs de tous les responsables de crimes de civils, quels qu’ils soient ;

- sanctions immédiates à l’encontre de ces régimes et de tous ceux qui les servent, là-bas comme ici ;

- mandats d’arrêt international dans le but de transférer les responsables devant un tribunal ;

- jugement des dirigeants et de leurs collaborateurs proches et lointains…

 

Moins que cela, procède d’une hypocrisie manifeste et n’est pas à la mesure de la situation. Et il faut en profiter pour exiger de nos gouvernements, la rupture définitive avec tous les régimes de ce type. Dialoguer, oui, dans le but d’obtenir de profonds changements ; coopérer, non, tant que ces régimes ne sont pas réellement au service de leurs populations et qu’ils utilisent une force aveugle pour les massacrer à la moindre occasion.

 

Il n’y a pas si longtemps, « experts » et « spécialistes » en tous genres, se bousculant dans les stations radio et sur les plateaux télé, décrétaient du haut de leur certitude – après la chute du mur de Berlin qu’aucun d’eux n’avaient vu venir – qu’avec l’effondrement de l’URSS, nous assistions à la « fin de l’Histoire »… – rien que çà ! Avec quelques années de recul, non seulement l’on a pu se rendre compte de la vanité de la déclaration, mais encore, de l’erreur absolue de tous ceux qui l’ont proférée, diffusée ou au moins adoptée comme nouvelle vérité… Tout à l’inverse, chacun peut constater que l’Histoire, loin de se terminer, se déroule sous nos yeux. Et un peu de perspicacité nous indiquerait même qu’elle pourrait bien arriver jusque sous nos fenêtres… Car l’une des  leçons que nous donne le soulèvement populaire dans les pays arabes est ce rappel : que tout dirigeant censé représenter le peuple, n’est à cette place que par la seule volonté de ce dernier. A voir les sourdes manigances, les compromissions multiples et les innombrables forfaitures de nos élus avec les dictateurs dont se débarrassent les peuples arabes, ne faudrait-il pas faire un peu le ménage chez nous, et « dégager » certain(e)s de nos enfoiré(e)s !?…

 

Enfin, instruits comme nous et d’après leurs récentes déclarations suite à ce qu’ils voient chaque jour sous leurs yeux depuis bientôt deux mois, comment ne pas voir l’évident parallèle entre ces situations et la brutale occupation des forces israéliennes à l’encontre de la population palestinienne, depuis des décennies ? Là non plus, n’y a-t-il pas eu assez de massacres, de drames et de crimes perpétrés lâchement et avec la complicité de nos gouvernements, pour que cette situation soit pour une fois prise avec tout le sérieux nécessaire, loin des effets d’annonce qui n’aboutissent jamais !? L’autisme de nos classes politiques est-il à ce point ancré, qu’elles pensent que les choses se perpétueront de la manière actuelle en Palestine, certaines que leur allié israélien saura utiliser les méthodes abjectes dont on le sait capable pour se prémunir du tsunami qui finira par le déborder ? Dans la tectonique des plaques qui secoue la région et le chaos qui risque d’en découler, qui aura le courage et la probité pour se lever et dire à l’entité sioniste avant l’irrémédiable : « Dégage » !?

 

Daniel Vanhove –

Observateur civil

Auteur

22.02.11



Daniel Vanhove –Observateur civil, Auteur de La Démocratie Mensonge – 2008 – Ed. Marco Pietteur – coll. Oser Dire.

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23340

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 23:19

 

http://2villepin.free.fr/

 

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La déclaration de Dominique de Villepin

"Comme gaulliste, je ne peux que regretter que l'UMP s'éloigne tous les jours davantage des valeurs du gaullisme.

Comme gaulliste, je crois aux valeurs du rassemblement ; or je constate malheureusement que c'est davantage un esprit de division qui est mis en avant.

Comme gaulliste, je crois à l'importance des valeurs de justice sociale, et malheureusement ces valeurs ne sont pas au rendez-vous.

Comme gaulliste, je crois au service de l'Etat, alors que l'Etat est trop souvent méprisé.

Et comme gaulliste, je crois à une certaine idée de la France, alors que, nous le voyons, la diplomatie française s'efface trop souvent de la scène mondiale".

Dominique de Villepin va quitter l'UMP et vise 2012

L'annonce a été presque trop discrète, faite au détour d'une réponse à un étudiant d'une école de commerce lyonnaise, que Dominique de Villepin visitait mardi. Comme une confidence, l'ancien premier ministre révélait qu'il ne renouvellera pas son adhésion à l'UMP en 2011, évoquant un «décalage croissant entre les idées qui sont défendues par le parti majoritaire et les Français». La presse n'ayant pas repris l'information dans la foulée, il faudra que l'équipe de Dominique de Villepin la répande sur Facebook et Twitter et le site officiel de République solidaire pour que l'engouement médiatique se crée.

C'est finalement Brigitte Girardin, secrétaire générale de la formation villepiniste, qui a officialisé mercredi matin l'intention de l'ancien premier ministre de quitter l'UMP. Une opération de communication parfaitement maîtrisée, à la veille de la rencontre tant attendue entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Pour la première fois depuis deux ans, les deux frères ennemis de la majorité qui se sont déchirés lors de l'affaire Clearstream, vont se rencontrer dans le cadre des consultations sur le G20.

Pour leurs retrouvailles, les deux hommes sont donc officiellement censés parler de la volatilité des prix des matières premières et de la régulation du système financier… Mais Dominique de Villepin a déjà prévu quelques digressions : «J'irai lui dire les choses que les autres ne lui disent pas», a-t-il expliqué mardi à Lyon. Il demandera notamment au chef de l'Etat de «réconcilier les Français» et d'en finir avec «la logique du bouc émissaire», citant pêle-mêle la politique menée à l'encontre des Roms ou les débats sur la burqa, l'islam ou la laïcité, qui «montrent du doigt» certaines populations.

Une conversation d'autant plus libre que le président de République solidaire va rompre ses liens avec le parti majoritaire. Longtemps, les cadres de l'UMP ont reproché à l'ancien premier ministre d'avoir crée une formation concurrente et de critiquer sans relâche la majorité, tout en restant adhérent du parti présidentiel. Lorsqu'en novembre, Villepin avait lâché sur Europe 1 que Nicolas Sarkozy représentait «l'un des problèmes de la France», Michèle Alliot-Marie avait estimé que l'ancien premier ministre devrait «se retirer du parti» s'il avait une «certaine dignité».

Depuis cet épisode, Dominique de Villepin ménage le chef de l'Etat. «Le temps de la critique et du bilan est derrière nous. C'est désormais le temps du projet et de l'alternative qui a commencé», écrivait-il encore la semaine dernière aux adhérents de son parti. Une position risquée, l'ancien premier ministre ayant initialement basé l'essentiel de sa stratégie sur la critique du sarkozysme. En brouillant ainsi son image, le président de République solidaire a pu gagner les faveurs de la majorité - au point qu'une rumeur, démentie, le donne successeur potentiel de MAM au Quai d'Orsay - mais il est surtout devenu inaudible : dans le dernier sondage de l'institut CSA, il tombe à 4% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Bien loin des 10% escomptés.

Désormais libéré des contraintes liées à son adhésion au parti majoritaire, il peut se consacrer entièrement à sa campagne en vue de 2012. Selon les Echos, qui citent ses proches, la collecte des 500 signatures nécessaires à sa candidature est déjà lancée. Son programme devrait être prêt au printemps et sa déclaration pourrait intervenir à l'automne.

Source: Le Figaro


*****


Villepin quitte l'UMP ? "Peu étonnant"

C'est une simple question posée par un étudiant qui a amené Dominique de Villepin à se dévoiler. Mardi, lors d’un déplacement à Lyon, l'ancien Premier ministre est interrogé sur son choix de rester à l’UMP. Il livre alors une réponse sans langue de bois : oui, il va quitter le parti présidentiel. Relayée sur son compte Twitter et sa page Facebook, l'annonce de son départ de la majorité a finalement été confirmée mercredi par Brigitte Girardin, secrétaire général de République solidaire, le parti qu’il a fondé.

Une annonce qui fait donc l’effet d’une petite bombe alors qu’en juillet dernier, il avait fait le choix de renouveler son adhésion au parti présidentiel. Mais cette fois, Dominique Villepin veut clairement marquer son opposition à la politique de Nicolas Sarkozy et ne renouvellera pas son adhésion en 2011. "Comme gaulliste, je ne peux que regretter que l'UMP s'éloigne chaque jour davantage des valeurs du gaullisme. Comme gaulliste, je crois à des valeurs de justice sociale. Malheureusement, ces valeurs ne sont pas au rendez-vous", a expliqué mercredi le principal intéressé, lors de sa visite au salon de l’Agriculture.

Un vrai changement de stratégie donc, Dominique de Villepin optant cette fois pour l’isolement. Si ses anciens soutiens ont, eux, préféré la solidarité gouvernementale, à l’instar de Marie-Anne Montchamp, Hervé Mariton ou encore François Goulard, ils ne semblent pas vraiment surpris par le choix de l’ancien Premier ministre : "ce n’est pas étonnant. Je ne regrette pas sa décision mais ce n’est pas la mienne", tranche François Goulard, contacté par Europe1.fr. Il revendique pour autant le fait d’être toujours "villepiniste".

Hervé Mariton juge quant à lui que "son chemin a une certaine cohérence", même s’il aurait "préféré que Dominique de Villepin apporte sa qualité et ses valeurs à l’UMP". "Je regrette qu’il ne fasse pas valoir son talent, ses idées et sa force au sein du parti", concède à Europe1.fr le député UMP de la Drôme, qui assure pour sa part "être plus indépendant que jamais".

Cet éloignement de l’UMP marquerait-il un pas de plus vers une candidature en 2012 ? Pour François Goulard, la réponse est évidente : "cet événement est à relier à la perspective de la présidentielle", assure-t-il. "Il y a un espace ‘non UMP’ qui existe. Il y a un vrai électorat au centre", analyse encore le député UMP du Morbihan. Hervé Mariton, lui, botte en touche: "c’est à lui qu’il faut poser la question", balaye-t-il. Mais pour l’heure, le fondateur de République solidaire n’a rien dévoilé de ses intentions en vue de 2012. Il devrait mettre fin au suspense "au plus tôt" à l'automne 2011.

En quittant sa famille politique à un peu plus d’un an de la présidentielle, Dominique de Villepin se place comme un rival potentiel de Nicolas Sarkozy. Et du côté du gouvernement, on regrette cette stratégie : "je suis un peu triste de la position de Dominique de Villepin", a lancé mercredi François Baroin, lors du compte-rendu du Conseil des ministres. Et d’appeler le nouveau dissident à revenir dans les rangs de la majorité : "le chemin est long, il y a encore quinze mois. Il peut, ce que je pense, retrouver sa place dans un dispositif majoritaire pour favoriser la réélection de Nicolas Sarkozy".

Même appel du pied de Jean-François Copé : "je regrette profondément qu'il ait décidé de quitter notre famille politique, je respecte son choix mais je le regrette profondément", a-t-il réagi lors d’un point presse. Le secrétaire général de l’UMP insiste à son tour sur la perspective de 2012, pour laquelle il souhaite "avoir une famille rassemblée". En attendant, le patron du parti préfère tempérer les choses. A la question de savoir si République Solidaire était un "mouvement concurrent" de l'UMP, il répond: "N'exagérons rien".

Source: Europe 1

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Villepin quitte l'UMP, la voyant en "décalage croissant" avec les Français

Dominique de Villepin a justifié sa décision de ne pas renouveler son adhésion à l'UMP par le "décalage croissant" qu'il constate entre les idées de ce parti et la réalité vécue des Français, selon une vidéo diffusée mercredi sur le site de son parti, République Solidaire. C'est lors d'un déplacement mardi à Lyon, en réponse à la question d'un étudiant, que l'ex-Premier ministre s'est expliqué sur ce sujet.

A la question de savoir pourquoi il n'avait pas quitté l'UMP après la création de son propre parti République solidaire (RS) en juin 2010, il répond : "Il faut poser la question au passé (...) Je n'ai pas renouvelé ma carte cette année".

Et, explique-t-il, "je ne l'ai pas fait parce que j'estime qu'il y a un décalage croissant entre les idées qui sont défendues par l'UMP et les Français et que le premier devoir d'une formation politique, c'est de coller à une réalité".

Dominique de Villepin était adhérent de l'UMP depuis sa création en 2002.

"Si j'ai repris ma carte en 2010, c'est parce que je ne voulais pas désespérer, ni faire désespérer tous ceux qui à l'UMP participent des mêmes idéaux et des mêmes convictions qui sont les miennes, tant sur la politique intérieure que sur la politique étrangère", dit-il encore sur cette vidéo.

"Aujourd'hui je constate que nos regards et nos visions s'éloignent. Je constate que l'idée que nous nous faisons de la République n'est pas la même, en tout cas dans la crise actuelle, que l'idée que nous nous faisons de la voix de la France dans le monde n'est pas la même", poursuit l'ex-Premier ministre de Jacques Chirac. "Alors, je ne veux pas désespérer mais néanmoins je n'ai pas repris ma carte de l'UMP en 2011".

A propos de RS, la formation qu'il préside, Dominique de Villepin évoque un parti "absolument indépendant de l'UMP".

"Nous ne touchons pas un centime, ni de l'UMP ni de l'Etat, et c'est une chose unique dans les mouvements politiques français. Donc, on ne peut pas être plus indépendant que nous le sommes. Nous ne vivons qu'avec le soutien de nos adhérents et sympathisants", assure-t-il. "L'idée d'être indépendant, de pouvoir inventer son propre chemin me paraît essentielle".

Source: AFP


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Dominique de Villepin officialise son départ de l'UMP

L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a officialisé mercredi son départ de l'UMP à la veille d'un entretien à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy, premier pas potentiel vers une candidature en 2012.

Bien qu'ayant lancé son propre mouvement politique et mené des attaques très dures contre Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin avait renouvelé l'été dernier son adhésion au parti présidentiel.

Le fondateur du mouvement "République solidaire" a finalement annoncé mardi sur Facebook qu'il ne renouvellerait pas en 2011 son adhésion à l'UMP, une position qu'il a confirmée de vive voix mercredi au Salon de l'agriculture.

"Comme gaulliste, je ne peux que regretter que l'UMP s'éloigne chaque jour davantage des valeurs du gaullisme. Comme gaulliste, je crois à des valeurs de justice sociale. Malheureusement, ces valeurs ne sont pas au rendez-vous", a-t-il dit aux journalistes.

Dominique de Villepin a également fustigé ce qu'il considère comme un affaiblissement de la diplomatie française, cible de vives critiques depuis le début des soulèvements dans le monde arabe.

"Comme gaulliste, je crois à une certaine idée de la France alors que nous le voyons, la diplomatie française s'efface trop souvent de la scène mondiale. Voilà autant de raisons qui font que j'ai le sentiment que l'UMP s'éloigne des valeurs qui sont les miennes", a-t-il dit.

Ce proche de Jacques Chirac a déclaré qu'il déciderait "au plus tôt" à l'automne 2011 de se présenter ou non à la présidentielle de 2012 pour laquelle il est crédité mercredi d'un score allant de 3,5% à 5,5% des voix dans un sondage Sofres Logica pour le Nouvel Observateur et i>Télé.

Plusieurs responsables de la majorité ont déploré que les tentatives de réconciliation entre l'ancien chef du gouvernement et Nicolas Sarkozy, tous deux en guerre ouverte depuis l'affaire des faux fichiers de Clearstream, aient échoué.

Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a exprimé sa tristesse de voir Dominique de Villepin quitter l'UMP.

"Il a été Premier ministre, il a été à ce titre es qualité chef de la majorité parlementaire, c'est la même majorité aujourd'hui qui accompagne Nicolas Sarkozy dans la réussite de son mandat", a-t-il dit à la presse.

"C'est donc avec un peu de tristesse que j'ai ressenti son annonce" a-t-il ajouté, disant espérer que d'ici la présidentielle de 2012, Dominique de Villepin retrouve "sa place dans un dispositif majoritaire pour favoriser la réélection de Nicolas Sarkozy."

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a déclaré regretter "profondément" la décision de Dominique de Villepin de ne pas renouveler son adhésion en 2011, émettant l'espoir qu'elle ne soit que "provisoire".

Source: Reuters


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Villepin adresse une fin de non-recevoir à Sarkozy

La rencontre très attendue ce jeudi entre l'ancien Premier ministre et le chef de l'Etat ne sera pas celle de la réconciliation. Le président de République solidaire a annoncé qu'il quittait l'UMP dans la perspective de se présenter en 2012.

Beaucoup dans la majorité en rêvaient. Cela aurait pu être la rencontre de la réconciliation, une main tendue à saisir. Il n'en sera rien. L'entrevue jeudi 24 février entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy - la première en deux ans -dans le cadre des consultations engagées par le chef de l'Etat avec les anciens Premiers ministres sur le G20 s'annonce houleuse. C'est mardi, lors d'un déplacement à Lyon, que le président de République solidaire a indiqué, en réponse à la question d'un étudiant, qu'il ne renouvellerait pas en 2011 son adhésion à l'UMP. Un signe supplémentaire de son intention de se présenter lors de la prochaine élection présidentielle contre Nicolas Sarkozy. Ce que ce dernier voudrait à tout prix éviter, désireux qu'il est d'obtenir le score le plus élevé possible au premier tour de ce scrutin.

Interrogé en janvier sur une possible tentative de récupération politique de ce tête-à-tête à l'Elysée, Dominique de Villepin avait déjà été très clair. « Je resterai insensible à toute espèce de danse du ventre. Je ne suis pas négociable. Je ne suis pas quelqu'un qu'on achète », avait-il prévenu. « Comme avec Jacques Chirac, j'irai lui dire les choses que les autres ne lui disent pas », a-t-il renchéri à Lyon. a-t-il donc insisté mardi lors de ce déplacement pour expliquer son départ du parti majoritaire. Histoire de lever toute ambiguïté, l'ancien chef du gouvernement a, aussi, redit qu'il « n'aspirait à aucune forme de responsabilité ministérielle », notamment au Quai d'Orsay, où la rumeur l'avait un temps annoncé. « Mon devoir est de proposer, d'offrir des alternatives », a-t-il insisté.

Malgré ses critiques violentes et répétées contre Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin n'avait jusqu'alors pas osé couper les ponts avec l'UMP. Un mois après le lancement de son mouvement, le 19 juin 2010, il avait renouvelé son adhésion à l'UMP. Notamment pour ne pas mettre dans l'embarras les députés du parti présidentiel qui le soutenaient et qui s'inquiétaient pour leur investiture avant les législatives de 2012. L'ancien Premier ministre « a pris une décision personnelle qui s'inscrit dans la continuité de sa démarche visant à présenter une alternative en 2012 », insistait ce mercredi Brigitte Girardin, la secrétaire générale du mouvement villepiniste dans le souci de les rassurer. « La double appartenance à République solidaire et à l'UMP ne pose pas de problème. »

A l'UMP, on s'employait aussi mercredi à dédramatiser le départ de Dominique de Villepin. « Je regrette profondément qu'il ait décidé de quitter notre famille politique », a déclaré Jean-François Copé, le secrétaire général du parti, espérant que cette défection ne serait que « provisoire ». « Le chemin est long, il y a encore quinze mois. Il peut retrouver sa place dans un dispositif majoritaire pour favoriser la réélection de Nicolas Sarkozy », a rajouté le porte-parole du gouvernement, François Baroin. Manquant cruellement de troupes, crédité d'environ 5 % des voix à la présidentielle et peu audible depuis le début de l'année, l'ancien Premier ministre ne représente, de fait, encore qu'une menace virtuelle. Mais qui peut devenir un jour bien réelle.

Source: Stephane Dupont - Les Echos


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Villepin va (enfin) rendre sa carte de l'UMP

Il coupe les ponts pour de bon. Dominique de Villepin, fondateur du mouvement politique «République solidaire», ne renouvellera pas en 2011 son adhésion à l’UMP. Après l’avoir lui même annoncé sur Facebook et Twitter et lors d’un déplacement à Lyon mardi, c’est la secrétaire général de son mouvement politique, Brigitte Girarfin, qui le confirme, ce mercredi à l’AFP.

L’officialisation de son départ du parti présidentiel, duquel il s’était de fait démarqué depuis la présidentielle de 2007, intervient à la veille d’un entretien, jeudi à l’Elysée, entre Villepin et Nicolas Sarkozy dans le cadre des consultations du G20. C’est la première fois depuis deux ans que les deux meilleurs ennemis de la majorité qui se sont affrontés lors de l’affaire Clearstream vont se rencontrer. Copé «regrette profondément»

Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, dit, ce matin, regretter «profondément» cette décision «de quitter notre famille politique».

S’il avait, le 19 juin dernier, lancé «République solidaire» devant plusieurs milliers de sympathisants pour, disait-il, offrir une alternative à la politique de «division» de Nicolas Sarkozy», l’ex-Premier ministre n’avait pas ouvertement rompu avec l’UMP, renouvellant même par courrier, le 30 juillet, son adhésion. «Ce n’est pas à moi de me prononcer sur sa stratégie» mais «visiblement, il ne veut pas rompre avec sa famille politique», avait commenté Xavier Bertrand, alors secrétaire général du parti présidentiel.

Le président de République solidaire n’a, par la suite, pas cessé de porter de violentes attaques dans ses discours contre la politique de Sarkozy allant même jusqu’à dire qu’il représentait «l’un des problèmes de la France». Michèle Alliot-Marie, à l’époque ministre de la Justice, avait estimé que l’ancien Premier ministre devrait «se retirer du parti» s’il avait une «certaine dignité».

Source: Libération


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Dominique de Villepin rompt avec l'UMP

Ce n'est pas l'information la plus étonnante. En fait, Dominique de Villepin avait bien plus surpris son monde en renouvelant, l'an dernier, son adhésion à l'UMP. L'ancien Premier ministre s'était fait l'opposant numéro un à Nicolas Sarkozy, accusant même l'actuel chef de l'État d'être l'un des « problèmes de la France ». Et puis, l'air de ne pas y toucher, il avait tout de même repris sa carte au sein du Parti majoritaire. Curieux.

Mais en 2011, les choses seront différentes. C'est en tous cas ce qu'a affirmé mercredi Brigitte Girardin. Selon la secrétaire générale de République solidaire, le mouvement lancé par Dominique de Villepin en juin 2010, l'ancien Premier ministre ne renouvellera pas son adhésion à l'UMP en 2011.

L'annonce officieuse avait été faite par Dominique de Villepin lui-même mardi, lors d'un déplacement à Lyon. Alors qu'un étudiant interrogeait l'ancien Premier ministre sur son choix de rester à l'UMP malgré la création de République solidaire, l'intéressé lui aurait répondu qu'il ne renouvellerait pas son adhésion. L'information a été rapidement reprise sur Twitter et Facebook.

Surtout, cette annonce survient à la veille d'une rencontre entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Cette entrevue survient dans le cadre de la présidence française des G8 et G20, le chef de l'État ayant souhaité rencontrer, dans cette optique, les anciens présidents et anciens Premiers ministres. C'est la première fois que les deux hommes se reverront après s'être écharpés sur l'affaire Clearstream

Source: France Soir


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Dominique de Villepin: "Nos regards et nos visions s'éloignent"

Interrogé par un étudiant de l'Ecole de Management de Lyon, Dominique de Villepin a franchi le pas. Il a déclaré qu'il "ne renouvellera pas son adhésion à l'UMP" en 2011.

"Je n'ai pas renouvelé ma carte cette année. et je ne l'ai pas fait parce que j'estime qu'il y a un décalage croissant entre les idées qui sont défendues par l'UMP et les français. (...) et le premier devoir d'une f'ormation politique esr de coller à la réalité.

Aujourd'hui je constate que nos regards et nos visions (celles de l'UMP NDLR) s'éloignent.

Je constate que nos idées de la République que nous nous faisons de la République n'est pas la même, que l'idée de la voix de la France de le monde que nous nous faisons n'est pas la même.

Alors je ne veux pas désesesperer, néanmoins, je n'ai pas repris ma carte de l'UMP en 2011 et je suis au sein d'un mouvement que j'ai crée et qui est parfaitement indépendant."

Source: Le Post

 

http://2villepin.free.fr/index.php/2011/02/23/1805-dominique-de-villepin-ne-renouvellera-pas-son-adhesion-a-l-ump-en-2011#c18643

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 22:30

Le gouverneur du Wisconsin fait la chasse aux syndicats


Les fonctionnaires de l’État du Wisconsin manifestent depuis plusieurs jours leur colère face à la volonté du gouverneur de revenir sur certains de leurs acquis. © Michael P.King / Sipa
La colère gronde dans le Wisconsin. Depuis une semaine, ce gros état industriel est en proie à une révolte contre son gouverneur, le républicain Scott Walker. En cause, la réduction des prestations sociales d’une grande partie des fonctionnaires, via l’augmentation de leurs cotisations retraite et santé, de 8 % en moyenne. Scott Walker entend ainsi combler le déficit budgétaire.
Mais ce qui a mis réellement le feu aux poudres, c’est que Walker, qui fait partie de la vague républicaine de gouverneurs élus en novembre dernier, a décidé en même temps de supprimer le droit des fonctionnaires au « collective bargaining », en clair aux conventions collectives, et d’empêcher ainsi les syndicats de négocier les hausses de salaire. Ce qui revient à annuler 50 ans d’acquis sociaux et affaiblit considérablement le rôle des syndicats.
Depuis une semaine, des milliers de manifestants se retrouvent donc tous les jours devant le Congrès de Madison, la capitale de l’État. Rien que samedi, ils étaient 68 000 avec des pancartes qui affichaient, sans peur du ridicule, « Hosni Walker », « Un dictateur au tapis, un autre à abattre », avec la photo de Walker à côté de celle de Moubarak… Ils ont même créé un site internet « Mini Mubarak » après que Scott Walker a menacé de faire appel aux gardes nationaux pour disperser les manifestants. Paul Ryan, un élu républicain, déclarait ironiquement : « Le Caire a migré à Madison. »
137 millions de déficit
Une comparaison absurde ? Pas pour Paul Krugman, le Prix Nobel d’économie, qui voit des similarités entre les deux révoltes. Ce qui se passe dans le Wisconsin n’est pas une histoire de rigueur fiscale mais de « pouvoir », explique-t-il. Walker et ceux qui le soutiennent essaient de faire du Wisconsin, et à terme de l’Amérique, « moins une démocratie qui fonctionne qu’une oligarchie du tiers monde ». Qu’on les aime ou pas, en attaquant les syndicats, on menace l’un des derniers « contrepouvoirs » face aux milliardaires et l’un des derniers défenseurs de la classe moyenne, ajoute-t-il.
Peut-être, mais les manifestations du Wisconsin font surtout penser à la Grèce. L’État, comme beaucoup d’autres, est confronté à un déficit budgétaire de 137 millions de dollars qui devrait grimper à 3,6 milliards en 2013, selon les estimations de Walker. Ce trou massif s’explique par la crise économique et la fin de l’aide publique du plan de relance économique, mais Scott Walker l’a aggravé en réduisant dès son arrivée plusieurs taxes. Le gouverneur assure donc que des concessions sont nécessaires, sinon il devra licencier 6 000 fonctionnaires. Les syndicats se disent prêts à faire des sacrifices sur leurs prestations sociales, mais pas sur la convention collective. Ce n’est pas la suppression des droits sur la négociation des salaires qui va sortir le budget du rouge, disent-ils. Ils accusent Walker d’être animé plus par des visées politiques que par un amour de la rigueur fiscale. Les pompiers, policiers et gendarmes, qui traditionnellement sont des électeurs de droite, sont comme par hasard exemptés de la mesure.
14 élus démocrates disparus
Jeudi, un nouveau rebondissement a aggravé encore le chaos. Les 14 élus démocrates du Sénat local ont tout bonnement disparu. La loi exige un minimum de 20 sénateurs pour voter une loi. Les 19 républicains, furieux, ont lancé à leurs trousses la police. En vain ! Les démocrates, cachés hors de l’État, ont fait savoir qu’ils ne reviendraient que lorsque le gouverneur serait prêt au compromis. Ce qui peut durer longtemps car Walker refuse de céder un pouce. « Nous sommes prêts à attendre le temps qu’il faudra », clamait-il sur Fox News. La bataille du Wisconsin est d’autant plus importante qu’elle risque d’avoir de grosses répercussions nationales. Beaucoup d’États comme la Floride et l’Ohio, dominés aussi par des républicains, ne rêvent que d’emboîter le pas à Walker. D’autres manifestations ont été organisées lundi dans l’Indiana.
Quant au président Barack Obama, il est dans une position délicate. Il a terriblement besoin des syndicats pour sa réélection, mais en même temps, il a appelé à des sacrifices et à une réduction de la dette fédérale. Ce bras de fer sur les coupes budgétaires est en fait une sorte de répétition de la crise qui s’annonce ces jours-ci à Washington sur les négociations du budget fédéral. Poussés par les Tea Party, les républicains à la Chambre ont voté 61 milliards de dollars de réductions budgétaires. Si les démocrates n’arrivent pas rapidement à un compromis, on s’achemine vers la fermeture pure et simple des organismes gouvernementaux. En 1995, le blocage sur le budget avait entraîné pendant cinq jours, à Washington, la fermeture de plusieurs ministères, services sociaux, musées, parcs, l’arrêt du paiementdes salaires des fonctionnaires et une montagne de bouses d’éléphant au zoo, faute d’employés pour les évacuer !
Ce qui se passe actuellement au Wisconsin, nous concerne tous, car c’est aussi ce qui nous attend avec les mesures d’austérités à venir pour saigner la classe moyenne. Ils vont réduire les salaires, nous enlever tous nos acquis, et pendant ce temps tous les prix vont augmenter. Tout ça au nom d’une dette qui est illégale, sous la couverture d’un pseudo déficit. Pourquoi devrions-nous payer ce manque à gagner, quand on gaspille notre argent à tous vents ?
Et cette petite révolution peut être la mèche qui va enflammer tout le reste des États-Unis. Donc à surveiller comment tout ça va se développer là-bas…
Merci Christian!
Jo ^^

SOURCE : http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?p=18129

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 22:15

 

 

JEUDI 24 FEVRIER de 18h30 à 21h00 

Conférence débat 

L'ALBA :

DE L'INDEPENDANCE A LA SOUVERAINETE POLITIQUE  

MAISON DE L'AMERIQUE LATINE

Salon Brasilia

217 Bld. Saint Germain   75007 Paris métro Solférino 

 

Avec    

 

Victor Dedaj du Grand Soir     

Hernando Calvo Ospina, écrivain journaliste, auteur de L’équipe de choc de la  CIA 

        - Christophe Ventura de Mémoire des Luttes   

 

En présence des Ambassadeurs de la République Bolivarienne du Venezuela et de la République de Cuba, S.E.M. Jesús Arnaldo Pérez et S.E.M. Orlando Requeiro Gual.

 

                                                     

SAMEDI 26 FEVRIER  

 

Après la manifestation anticoloniale qui partira à 15h Place de la République

 http://www.anticolonial.net/spip.php?article449

 

 

de 17H00 0 23H00

 GRANDE SALLE DES FETES DE LA MAIRIE DU XIVème
 entrée 12 rue Durouchoux Métro Mouton Duvernet  
 

à partir de 17h : EL BENNY (mise en scène José Luis Sanchez, drame musical de 120 mn, 2006, production ICAIC, Coral Capital Entertainment LTD, Ibermédia, Igeldo, Komunikazioa). Sous-titré en français. Ce film a été le film cubain le plus attendu de tous les temps. Inspiré de la vie de Benny More, un vrai génie autodidacte, chanteur et compositeur exceptionnels. A Cuba, en 15 jours à peine, plus de 140 000 personnes accoururent aux cinémas pour rencontrer celui qu’on appelait « le Barbare du rythme ». Ce film fit partie de la nomination cubaine aux Oscars 2007. De même, il a fait partie de la sélection officielle des XIX° Rencontres Cinématographiques d’Amérique Latine de Toulouse (France), 2007.
 

 

· 19H accueil par Pascal Cherki, Maire du XIVème et Son Excellence Orlando Requeiro Gual,  Ambassadeur de Cuba en France

 

· 19h à 23h "BAL SOLIDAIRE DES PEUPLES EN LUTTE", SOIREE DEDIEE AUX 5, 12 ANS / 4551 JOURS, C’EST TROP ! PAS 1 JOUR DE PLUS ! Ramon Labañino, Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero, Gerardo Hernandez, et René  Gonzalez avaient infiltré des groupes d’extrême droite impliqués dans des attentats à la bombe, assassinats et actions de sabotage contre des civils Cubains    

 

EXPOS, MUSIQUE  SALSA CUBAINE AVEC  « TENTACION DE CUBA »,  TOMAS DE AQUINO GUITARISTE CHANTEUR VENEZUELIEN    ET AUTRES ARTISTES


Mojitos, restauration cubaine

 

Pour toutes précisions et réservations (repas 10€ entrée gratuite)

au 06 17 62 51 11

 

 

http://cbparis.over-blog.com/

 

 

   Sur ce blog, 

 

Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 16:00
Thierry Deronne

jeudi 10 février 2011

 

En ce début de 2011 le contraste est saisissant entre la France et le Vénézuéla. Le CEVIPOF, labo de recherches associé au CNRS, indique que seuls 38 % de français font encore confiance à leurs députés et que 57% considèrent que la démocratie ne fonctionne “pas bien” ou “pas bien du tout”. 39 % des français expriment de la méfiance, 23 % du dégoût, 12 % de l’ennui vis-à-vis de la politique (1). Au même moment, l’ONG chilienne indépendante Latinobarómetro, classe le Vénézuéla comme un des pays latinoaméricain où la population croit le plus dans la démocratie (84% des citoyen(ne)s). Les chercheurs attribuent ce record de confiance à la concrétisation effective de politiques sociales et économiques attendues par la population (2).

 

Deux sondages de janvier 2011 dont celui de Datanalisis, proche de l’opposition, montrent que la popularité du président se situe entre 50 et 54 % grâce notamment aux mesures prises en faveur des mal logés et à l’augmentation des budgets sociaux. Pour Latinobarometro "il est paradoxal que ce soit au Vénézuéla que les gens croient le plus à la démocratie et que ce soit en même temps le pays le plus critiqué sur l’état de sa démocratie”.

Exemple parfait de ce “paradoxe”, un texte paru dans “Le Monde” du 2 février 2011, sous le titre “Un parlement inutile” (3). Son auteur, Jean-Pierre Mr. Langellier, n’enquête pas au Vénézuéla et se contente de traduire depuis l’étranger les titres des médias de droite, majoritaires dans ce pays.

D’emblée l’auteur exprime avec émotion son empathie sociologique pour la minorité que ces médias recrutent essentiellement dans la classe moyenne et supérieure. Ces quinze minutes de casserolles “bruyantes”, qui “font écho sur les tours”, ce “fracas”, ce “tintamarre”, qui semblent exciter Mr. Langellier, proviennent parfois de CD où les ustensiles pré-enregistrées s’expriment en boucle, voire de casseroles réelles que la domestique stoïque frappe à la fenêtre à la demande de ses employeurs. Avant de replier son tablier et de rentrer chez elle, dans ce barrio où 80 % de la population du Vénézuéla apprend alors par Globovision, à défaut de pouvoir lire “Le Monde”, que le pays s’est “exprimé massivement pour exiger le départ du dictateur”.

 

Mr. Langellier : “en septembre 2010, le président n’a pu empêcher ses adversaires de l’emporter, avec près de 53 % des suffrages. Un "charcutage" préalable des circonscriptions a contenu leur poussée.” C’est faux. Les résultats du Conseil National Electoral ont été validés comme d’habitude par tous les observateurs internationaux.

Le “charcutage” que dénonce Mr. Mr. Langellier est la loi électorale adoptée par l’assemblée nationale, et acceptée par les toutes les parties avant l’élection. Le PSUV obtient 98 sièges sur un total de 165 contre 65 pour la très hétéroclite Coordination de l’opposition. Avec son mélange de scrutin majoritaire et de proportionnelle, la loi électorale reste perfectible. Dans l’état très peuplé du Zulia elle a entraîné une sous-représentation du camp bolivarien : bien qu’ayant obtenu 44,4% des voix, il n’a obtenu que deux députés sur douze.

Mais Mr. Langellier prend ses désirs pour la réalité lorsqu’il affirme comme le quotidien espagnol “El País” et la plupart des grands médias, que l’oppostion a battu le gouvernement avec.. 52% des voix. Ce mensonge de la droite consiste à engranger des voix de petits partis indépendants qui ne s’identifient pas à elle. Les chiffres officiels et validés internationalement montrent que les candidats bolivariens ont rassemblé 5.399.574 voix contre 5.312.293 pour l’opposition, soit 46,23 % des suffrages exprimés contre 45,48 %.” (4)

 

La courte victoire du camp révolutionnaire dans cette élection intermédiaire exprime un mélange d’impatience et de mécontement justifiés par certains échecs et par la lenteur des changements. Et même si l’accès aux bureaux de vote pour les secteurs populaires (qui rassemblent, répétons-le, 80 % de la population) s’est sensiblement amélioré, il reste des efforts à faire pour qu’ils jouissent du même confort logistique que la classe moyenne. Le secrétaire général de l’OEA (Organisation des États Américains) José Miguel Insulza, pourtant plus sensible aux thèses de Washington qu’à celles de Caracas, a déclaré le 5 février 2011 que “les élections qui ont eu lieu ces dernières années au Vénézuéla ont été parfaitement normales et nous ne voyons pas pourquoi il n’en serait pas ainsi dans l’avenir” (5)

Parce que le Vénézuéla a prévu, comme n’importe quelle démocratie, une responsabilité juridique pour ceux qui appelleraient au meurtre ou aux coups d’État à travers un média, Mr. Langellier dénonce que “radio, télévision et Internet sont contrôlés plus strictement”.

 

Le professeur de journalisme Aram Arahonian, directeur de la revue “Question” et l’intellectuel vénézuélien Luis Britto García rappellent qu’en 2011 l’opposition possède 90% du pouvoir comunicationnel, d’où elle lance des épithètes dénigrants contre la majorité du peuple vénézuélien – comme “singes, “plèbe”, “hordes”, “édentés” et autres adjectifs de discrimination ethnique et sociale (6) et d’où elle appelle régulièrement au coup d’État contre un president élu, comme l’a fait le chef du patronat en décembre 2010 (7). Une étude du Centre pour la Recherche Économique et Politique (CPER) basé à Washington sur les télévisions vénézuéliennes – médias les plus influents du pays – montre qu’en 2010 les chaînes publiques ne font que 5,4 % d’audience alors les chaînes privée font 94,5 % (neutres pour les moins politisées, radicalement opposées au gouvernement d’Hugo Chavez pour la majorité) (8). La proportion est la même pour la radio et pour la presse écrite.

Récemment le gouvernement argentin a promulgué une loi pour démocratiser le “latifundio” médiatique. Celle-ci répartit le spectre radio-électrique de manière plus équilibrée : 33% des ondes au secteur public, 33% à l’associatif et 33% au commercial. Aussitôt les grands groupes privés qui possèdent les médias ont crié à la “dictature”.

“La censure d’Internet au Vénézuéla” est un des thèmes favoris de la désinformation mondiale contre la révolution bolivarienne. Pourtant, même un opposant comme Federico Ravell, ex-directeur de Globovision (chaîne dont Mr. Langellier annonça la fermeture imminente en 2009 (9)) et actuel gérant d’une Web de news a reconnu en janvier qu’il n’y a aucune restriction : “En toute honnêteté, je dois dire que nous ne sommes sentis en rien limités” (10). En janvier 2011 l’UNESCO a décerné un prix au Vénézuéla pour la création d’un réseau national d’Infocentres qui connecte et forme gratuitement des centaines de milliers de citoyen(ne)s jusqu’ici exclu(e)s des technologies massives de l’information (11). Le gouvernement bolivarien a imposé l’usage de logiciels libres dans toute l’administration publique. Un des "gourous" de la communauté du logiciel libre, Richard M. Stallmann, recommande que l’on étudie les avancées du Vénézuéla dans ce domaine (12) . Twitter a fait son entrée dans tous les secteurs politiques. Le compte du président a dépassé le million de lecteurs et d’interlocuteurs. Il peut ainsi vérifier de première main la mise en oeuvre, les problèmes ou les retards dans l’application des programmes sociaux.(13)

Comble de l’ironie, la seule censure exercée sur Internet a été commise par des “Anonymous hackers” qui ont bloqué depuis l’étranger plusieurs sites… de l’Etat vénézuélien au nom de “la lutte contre Chavez, ennemi d’Internet” !... Preuve que la campagne mondiale de manipulation a porté. En 2008 déjà Mr. Langellier dénonçait la nouvelle loi de l’éducation parce qu’elle prévoyait une éducation critique aux médias dans les écoles, et préparait donc “la censure de la presse” (sic). Deux ans plus tard il n’en est rien, au point que l’opposition qui avait fait campagne sur ce thème, n’en parle même plus. (14)

 

Le “journalisme” de Mr. Langellier fonctionne ainsi, au fil des années : un bric-à-brac d’effets d’annonce empruntés aux médias de droite vénézuéliens, sans droit de suite pour le lecteur.

“Toutes les commissions parlementaires sont sous contrôle du pouvoir”. C’est faux. La plupart des commissions reviennent, démocratiquement, à la majorite élue. Mais de nombreux artistes sont préoccupés par la nomination à la tête de la Commission de la Culture de Miguel Angel Rodriguez, un animateur pugnace de RCTV (15) – cette télévision de droite dont Mr. Langellier avait faussement annoncé la fermeture en 2009 (16)). Rodriguez souhaite le retour à une culture plus “classique”, c’est-à-dire avec un peu moins de participation populaire…

Mr. Langellier affirme que les débats parlementaires sont contrôlés par le pouvoir, qui peut ainsi “éliminer les gêneurs”. C’est encore faux. Ce mardi 8 février 2011 les vénézuéliens ont eu droit à la retransmission en direct et sur toutes les chaînes d’un débat passionné. Pendant près de huit heures les députés de l’opposition ont pu interpeller et critiquer, parfois virulemment, plusieurs ministres bolivariens. Cette séance de questions se poursuivra dans les semaines prochaines avec d’autres membres du gouvernement.

Ironie de l’Histoire : plusieurs députés de l’opposition furent les acteurs du coup d’État sanglant de 2002 qui renversa le président élu pour le remplacer par le chef du patronat. Ils applaudirent alors le décret putschiste qui dissolvait l’Assemblée Nationale. Le premier député d’opposition à interpeller le gouvernement, Enrique Mendoza, fit fermer VTV, l’unique chaîne publique. C’est cette télévision qui transmet aujourd’hui sa parole intégrale, en direct, à l’ensemble de la population…

 

Mr. Langellier occulte le fait que les diverses institutions républicaines - qu’il qualifie de “chavistes” - comme le Tribunal Suprême de Justice ou l’Assemblée Nationale et ses commissions sont issues des décisions légitimes d’une assemblée élue au suffrage universel.

Ainsi, parce qu’une “loi d’habilitation” a été approuvée par les députés pour permettre au président de légiférer directement et de prendre ainsi les mesures d’urgence pour aider et reloger des dizaines de milliers de victimes d’inondations catastrophiques, Mr. Langellier en tire (comme tous les grands médias) que “le parlement est inutile”. C’est faux : le parlement continue de son côté à discuter des lois et à légiférer comme en temps normal. On n’a jamais vu au Vénézuéla un tel bouillonnement de lois d’initiative populaire. Syndicats, mouvements paysans, groupes féministes, victimes d’escroqueries immobilières, associations de locataires et de concierges : le parlement bruisse de projets législatifs. Les organisations citoyennes manifestent, débattent, critiquent les lois existantes ou en proposent de nouvelles, dans la rue, à la télévision, dans les réunions avec les députés et le président. Loi du travail, loi contre l’impunité sur les disparus sous les régimes “démocratiques” d’avant Chavez, loi sur le droit locatif, loi sur l’éducation, etc.. au point que l’assemblée nationale vient de créer un nouveau centre de réception des projets citoyens.

 

Toutes les lois que Mr. Langellier et la droite vénézuelienne traitent de “paquet cubain” et qu’ils accusent de renforcer le contrôle de l’État, sont, au contraire, un des moteurs de la démocratisation. La loi du pouvoir comunal, approuvée par l’assemblée en 2010, approfondit la démocratie participative. Elle permet aux comunes et aux conseils communaux de diriger et de réaliser des travaux publics, de les superviser, de les financer. Plus de 40.000 de ces conseils communaux agissent déjà au Vénézuéla, outil efficace de la participation populaire.

« L’opposition dit qu’avec ces réformes, les parlements régionaux et les mairies vont disparaître, mais c’est faux. Ces institutions sont replacées dans une véritable unité dynamique. Désormais, au lieu d’avoir un gouverneur dans l’incapacité de résoudre un problème, les Communes pourront immédiatement y répondre » explique Ulises Daal, un des députés qui ont défendu la loi (17). Une des innovations majeures est le Conseil de l’Economie Communale, instance chargée de promouvoir le développement économique de la Commune. Son rôle sera de surveiller, évaluer et exercer le contrôle social sur les projets et les activités d’intérêt collectif. La Banque des Communes se charge de tout ce qui tient à la gestion économique de caractère social : administration, transfert, collecte et contrôle des ressources. Depuis 2008 le transfert de l’État aux organisations citoyennes atteint une dizaine de milliards de dollars (18).

Le nouveau règlement parlementaire, que Mr. Langellier dénonce comme “une camisole de force” satisfait une vieille revendication des députés : disposer du temps suffisant de parcourir sa circonscription, à la rencontre des habitants et de leurs problèmes, et veille ainsi à ce que certains parlementaires n’oublient pas la mission pour laquelle ils ont été élus.

 Démocratie politique, très bien, mais justice sociale ? Rappelons, car Mr. Langellier n’en dira rien à ses lecteurs, que l’ONU, l’UNESCO, la CEPAL, le PNUD et la FAO ont confirmé récemment dans leurs rapports publics que le Vénézuéla a réussi à faire baisser de manière importante la pauvreté, à promouvoir la souveraineté alimentaire, l’éducation pour tous, la santé puiblique et qu’il est devenu en douze ans de révolution un des pays les plus égalitaires de la région. (19)

Le mensonge final de Mr. Langellier reprend les campagnes du FN local sur “la gabegie financière de la présidence”. Cynique, il conclut : “Après tout, la révolution n’a pas de prix”.

Par contraste avec les présidences antérieures célèbres pour leurs fêtes très somptueuses, l’actuelle présidence du Vénézuéla a créé divers services qui attribuent quotidiennement des pensions à des personnes âgées qui n’ont jamais cotisé à la sécurité sociale ou des financements pour des patients cardiaques qui n’ont pas les moyens de payer des opérations de haut niveau. Comme les autres ministères, le palais présidentiel vient de déménager certains de ses services pour pouvoir accueillir, loger, nourrir et appuyer la réinsertion sociale des familles de victimes des inondations de décembre 2010.

Peut-être que le dégoût des français envers la politique provient-il aussi de cette inintelligence du monde entretenue par des médias cotés en bourse. Un matin, le réveil sonne, des peuples surgissent du silence, on ne comprend pas. Comme la Tunisie ou l’Egypte, le Vénézuéla fut aussi une carte postale. En 1989 son peuple manifestait contre les mesures néo-libérales du FMI et fut massacré sur ordre du président social-démocrate Carlos Andrés Pérez. De jeunes officiers “nassériens”, parmi lesquels un certain Hugo Chavez, indignés par la répression, décidèrent de se rebeller au nom de la pensée d’un certain Simón Bolívar :”maudit le soldat qui retourne son fusil contre le peuple”.

Thierry Deronne, Caracas, février 2011.

Notes.

1. CEVIPOF, baromètre de la confiance politique, http://www.cevipof.com/fr/le-barome...

2. Voir http://laradiodelsur.com/?p=1298

3. “De l’inutilité d’un Parlement, Le Monde, 02.02.11, http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

4. Lire “Une défaite à l’envers”, de Renaud Lambert, le Monde Diplomatique, http://www.monde-diplomatique.fr/ca...

5. Déclarations de José Miguel Insulza, http://www.abn.info.ve/node/41764

6. Aram Arahonian, “un polo para descongelar la revolución”, http://www.rebelion.org/noticia.php...

7. Lire, de Eva Golinger, “Quelques points sur les “i” à propos du Vénézuéla et de Hugo Chavez”, 9 janvier 2011, http://www.larevolucionvive.org.ve/...

8. “Médias et Vénézuéla : qui étouffe qui ?” http://www.monde-diplomatique.fr/ca...

9. Voir http://www.legrandsoir.info/Le-Mond.... Autre exploit journalistique : le 2 octobre 2009, Mr. Langellier avait relayé la campagne du Parti de la Presse et de l’Argent brésilien reprochant au président Lula d’accueillir dans son ambassade au Honduras le président Zelaya, victime d’un coup d’État qui a ramené son pays à l’ère des escadrons de la mort et des traits de libre commerce.

10. Interview de Federico Ravell parTelesur, http://www.telesurtv.net/secciones/...

11. Voir sur le site de l’UNESCO ; http://portal.unesco.org/geography/...

12. Voir http://www.somoslibres.org/modules.php ?name=News&file=article&sid=650

13. Voir http://www.medelu.org/spip.php?arti...

14. Voir "Mr. Langellier prend un aller simple pour le pays des soviets", http://www.alterinfos.org/spip.php?...

15. Voir http://www.rctv.net/galerias/Galeri...

16. “La fuite en avant de Hugo Chavez”, de JP Langellier, http://www.lemonde.fr/idees/article...

17. Sur la loi du pouvoir communal, voir http://www.larevolucionvive.org.ve/...

18. Interview récente de la jeune Ministre de la Commune Isis Ochoa : http://www.mpcomunas.gob.ve/noticia...

19. Voir notamment l’article du quotidien chilien El Ciudadano —http://www.elciudadano.cl/2009/02/1...

http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1448&lang=fr
 


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