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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 03:24

 

Où vont la Syrie et le Moyen-Orient ?
Conférence donnée par Aymeric Chauprade à Funglode, St Domingue, le 27 novembre 2012. Texte intégral.

Comprendre la géopolitique du Moyen-Orient c’est comprendre la combinaison de multiples forces.

Nous allons voir qu’il faut faut envisager au moins la combinaison de 3 logiques :


- les forces intérieures qui s’affrontent à l’intérieur d’un même État, comme la Syrie, l’Irak ou la Libye. Des conflits ethniques (Kurdes et Arabes), ou confessionnels anciens (chiites, sunnites, Alaouites, chrétiens…).

- les logiques d’influence des grands acteurs de puissance régionaux (l’Iran, l’Arabie Saoudite, le Qatar, Israël, la Turquie, l’Égypte…) et la façon dont ces acteurs utilisent les logiques communautaires dans les États où ils essaient d’imposer leur influence (Liban, Syrie, Irak)

- le jeu des grandes puissances (États-Unis, Russie, Chine, France, UK…) et en particulier la géopolitique du pétrole et du gaz.

 

À cette analyse géopolitique, il faut être capable de marier une analyse de science politique, et de comprendre en particulier ce qui se passe sur le plan des nouveaux courants idéologiques du monde arabe ou bien sur le plan de la légitimité des régimes politiques qui tremblent.

Par ailleurs il ne faut surtout pas avoir l’idée que les dynamiques qui secouent le Moyen-Orient sont très récentes. Il n’y a jamais eu de stabilité au Moyen-Orient dans les frontières que nous connaissons aujourd’hui. Si les Anciens parlaient à propos des colonisations et protectorats de pacification ce n’est pas pour rien. Seules les structures impériales, que ce soit l’Empire ottoman ou les Empires occidentaux, ou même dans une certaine mesure la Guerre froide entre l’Ouest et l’Est, ont en réalité gelé momentanément les affrontements claniques, tribaux, ethniques et confessionnels du Sahara jusqu’aux déserts d’Arabie en passant par le Croissant Fertile.

En réalité, il y a là une constante à peu près universelle. Là de véritables États-nation homogènes n’ont pu se former, la guerre civile est devenu une sorte d’état instable permanent.

Pour comprendre ce qui se passe en Syrie et les perspectives, je vais commencer par inscrire notre réflexion dans une trame globale.

Les États-Unis et leurs alliés sont sortis vainqueurs de l’affrontement bipolaire en 1990 et l’effondrement de l’URSS a rendu possible, à la fois l’extension de la mondialisation libérale à de nombreux pays du monde, et des transformations géopolitiques majeures comme la réunification de l’Allemagne et l’explosion de la Yougoslavie.

Les États-Unis ont tenté alors, portés par cette dynamique, d’accélérer le plus possible ce phénomène et d’imposer l’unipolarité, c’est-à-dire un monde centré sur leur domination géopolitique, économique, culturelle (softpower).

Ils se sont appuyés sur le droit d’ingérence face aux purifications ethniques ou aux dictatures, comme sur la lutte contre l’islamisme radical (depuis le 11 septembre 2001 en particulier) pour accélérer leur projection géopolitique mondiale.

Mais c’était sans compter sur une logique contradictoire : la logique multipolaire qui a été d’une certaine manière l’effet boomerang de l’expansion capitalistique soutenue par les Américains après la chute de l’URSS. Dopées par la croissance, ce que les Américains voyaient comme des marchés émergents, sont devenues des nations émergentes, soucieuses de compter de nouveau dans l’histoire, de restaurer leur puissance et de reprendre le contrôle de leurs ressources énergétiques ou minières. De la Russie à la Chine, en passant par l’Inde, le Brésil, la Turquie, jusqu’au Qatar, partout des États nation forts de leur cohésion identitaire et de leurs aspirations géopolitiques, s’emploient à jouer un rôle géopolitique croissant.

Washington a compris très tôt que la Chine marchait vers la place de première puissance mondiale et qu’elle ne se contenterait pas de la puissance économique mais s’emploierait à la devenir aussi la première puissance géopolitique. Perspective incompatible avec la projection géopolitique mondiale des États-Unis, qui dominent encore l’Europe avec l’OTAN, contrôlent l’essentiel des réserves de pétrole du Moyen-Orient et tiennent les océans grâce à leur formidable outil naval.

Dans cette compétition entre les États-Unis et la Chine, qui déjà dans le Pacifique fait penser aux années qui précédèrent l’affrontement entre les Américains et les Japonais dans la première partie du XXème siècle, le Moyen-Orient tient toute sa place.

Le Moyen-Orient représente 48,1% des réserves prouvées de pétrole en 2012 (contre 64% en 1991) et 38,4% des réserves de gaz (2012, BP Statistical Review ; contre 32,4% en 1991).

Pour les États-Unis, contrôler le Moyen-Orient, c’est contrôler largement la dépendance de l’Asie et en particulier celle de la Chine. L’AIE dans son dernier rapport prédit en effet que l’Asie absorbera 90% des exportations en provenance du Moyen-Orient, en 2035.

Comme l’Agence Internationale de l’Énergie nous l’annonçait début novembre 2012, la production de pétrole brut des États-Unis dépassera celle de l’Arabie Saoudite vers 2020, grâce au pétrole de schiste. Les États-Unis qui importent aujourd’hui 20% de leurs besoins énergétiques deviendraient presque autosuffisants d’ici 2035.

Rappelons qu’en 1911 quand le gouvernement américain morcela la gigantesque Standard Oil (de laquelle naîtront Exxon, Mobil, Chevron, Conoco et d’autres encore), cette compagnie assumait alors 80% de la production mondiale. Si les États-Unis redeviennent premiers producteurs mondiaux, nous ne ferons que revenir à la situation qui prévalait au début du XXème siècle.

Entre 1945 et maintenant, l’un des grands problème des Américains a été le nationalisme pétrolier, qui du Moyen-Orient à l’Amérique Latine, n’a cessé de grignoter son contrôle des réserves et de la production.

Il se passe donc exactement ce que j’écrivais il y a déjà presque dix ans (ce qui ne me rajeunit pas!), au moment de la Deuxième guerre d’Irak. Les États-Unis ne cherchent pas à contrôler le Moyen-Orient pour leur propres approvisionnements puisqu’ils s’approvisionneront de moins en moins au Moyen-Orient (aujourd’hui déjà le continent africain pèse plus dans leurs importations), mais ils chercheront à contrôler ce Moyen-orient pour contrôler la dépendance de leurs compétiteurs principaux, européens et asiatiques.

Si les Américains contrôlent encore le Moyen-Orient dans 20 ans (et je ne parle même pas de l’Afrique qui ne maîtrisera certainement pas son destin et sera sans doute partagée entre des influences occidentales et chinoise), cela signifie qu’ils auront une emprise énergétique considérable sur le monde et donc que la valeur stratégique de pays comme la Russie, le Venezuela (premier pays du monde devant l’Arabie Saoudite en réserves prouvées de pétrole : 17,9% contre 16,1% soit 296,5 milliards de barils de réserves sur le 1652 milliards de barils de réserve du monde : BP 2012) ou le Brésil (grâce à son off-shore profond) aura alors fortement augmenté puisqu’ils seront des réservoirs alternatifs précieux l’un pour l’Europe et l’Asie, l’autre pour l’Amérique Latine.

Je fais partie de ceux qui ne croient pas à la raréfaction du pétrole. Non seulement parce que dans les faits, et contrairement à tous ceux qui n’ont cessé d’annoncer un peak oil qui ne s’est jamais produit, les réserves prouvées n’ont jamais cessé d’augmenter et que les perspectives avec le off-shore profond et le pétrole de schiste sont gigantesques, mais, au-delà, parce que je suis très convaincu par la thèse dite abiotique de l’origine du pétrole, c’est-à-dire que le pétrole n’a pas pour origine la décomposition des dinosaures dans les fosses sédimentaires mais qu’il est un liquide abondant qui coule sous le manteau de la terre, qu’il est fabriqué à des températures et des pressions gigantesques à des profondeurs incroyables, et que par conséquent ce que nous extrayons est ce qui est remonté des profondeurs de la terre par fracturation du manteau.

Nous n’avons pas le temps d’entrer dans ce débat scientifique mais selon l’explication biotique ou abiotique les conséquences dans le domaine de la géopolitique sont radicalement différentes. Si le pétrole a une origine biotique la question est bien celle de l’épuisement et des conséquences géopolitiques de la raréfaction puis de l’épuisement. Si le pétrole a une origine abiotique, l’enjeu est bien le off-shore profond et toutes les techniques de fracturation permettant de faire remonter le liquide précieux des profondeurs du manteau.

Mais revenons au pétrole du Moyen-Orient et souvenons-nous de quelques faits essentiels.

En brisant le régime de Saddam Hussein, les Américains ont tué dans l’œuf deux logiques qu’ils combattaient depuis toujours :

- le nationalisme pétrolier en Irak. Ils visent désormais le nationalisme pétrolier iranien.

- le risque de sortie du pétro-dollar : le fait d’accepter de se faire payer son pétrole en euro ou dans une autre devise que le dollar : ce que Saddam Hussein avait annoncé vouloir faire en 2002 et que les Iraniens font aujourd’hui et qui explique largement pourquoi les Américains imposent un embargo drastique sur les hydrocarbures iraniens.

Le lien entre pétrole et dollar est l’une des composantes essentielles de la puissance du dollar. Il justifie que les pays disposent de réserves en dollar considérables pour pouvoir payer leur pétrole, et par conséquent que le dollar soit une monnaie de réserve principale. Par voie de conséquence, ce lien pétrole/dollar est bien ce qui permet aux États-Unis de financer leur formidable déficit budgétaire et de se permettre une dette fédérale de plus de 15 000 milliards de dollars. Aujourd’hui tout le monde parle des dettes et crises européennes, mais les États-Unis sont, sur le plan de l’endettement (endettement fédéral, endettement des États, endettement des ménages) dans une bien pire situation que les Européens. Cependant leur bouclier s’appelle « dollar » et on peut penser qu’ils ont utilisé le talon d’Achille grec des Européens pour affaiblir l’Union européenne et fragiliser l’euro. Imaginez que la crise de la Grèce n’ait pas éclaté, et alors vous aurez ce qui se passait avant son éclatement : les banques centrales des émergents continueraient à accumuler de l’euro et à diminuer leur réserves de dollars… On comprend mieux pourquoi la Grèce a été conseillée par Goldman Sachs et JP. Morgan…

En imposant un embargo drastique sur l’Iran (9,1% des réserves prouvées selon BP 2012, soit le 3e rang mondial ; 15,9% des réserves prouvées de gaz soit le 2ème rang derrière la Russie avec 21,4% et devant le Qatar avec 12%) les Américains tentent aussi de briser l’un des derniers pays à vouloir contrôler son système de production pétrolier et gazier.

Quel est donc le lien avec la Syrie ? On en parle peu, mais la Syrie joue un rôle stratégique dans les logiques pétrolières et gazières au Moyen-Orient.

Or en 2009 et 2010, peu avant que n’éclate la guerre, la Syrie a fait des choix qui ont fortement déplu à l’Occident.

Quelles sont les données du problème?

Depuis la fin de la Guerre froide, les États-Unis essaient de casser la dépendance de l’Union européenne au gaz et au pétrole russe. Pour cela, ils ont favorisé des oléoducs et gazoducs qui s’alimentent aux réserves d’Asie centrale et du Caucase mais qui évitent soigneusement de traverser l’espace d’influence russe.

Ils ont notamment encouragé le projet Nabucco, lequel part d’Asie centrale, passe par la Turquie (pour les infrastructures de stockage) visant ainsi à rendre l’Union européenne dépendante de la Turquie (rappelons que les Américains soutiennent ardemment l’inclusion de la Turquie dans l’UE tout simplement parce qu’ils ne veulent pas d’une Europe-puissance), puis la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, l’Autriche, la Tchéquie, la Croatie, la Slovénie et l’Italie.

Nabucco a clairement été lancé pour concurrencer deux projets russes qui fonctionnent aujourd’hui :

- Northstream qui relie directement la Russie à l’Allemagne sans passer par l’Ukraine et la Biélorussie.

- Southstream qui relie la Russie à l’Europe du Sud (Italie, Grèce) et à l’Europe centrale (Autriche-Hongrie).

Mais Nabucco manque d’approvisionnements et pour concurrencer les projets russes, il lui faudrait pouvoir accéder :

1/ au gaz iranien qui rejoindrait le point de groupage de Erzurum en Turquie

2/ au gaz de la Méditerranée orientale : Syrie, Liban, Israël.

À propos du gaz de la Méditerranée orientale, il est essentiel de savoir que depuis 2009 des bouleversements considérables se sont produits dans la région.

Des découvertes spectaculaires de gaz et de pétrole ont eu lieu en Méditerranée orientale, dans le bassin du Levant d’une part, en mer Égée d’autre part.

Ces découvertes exacerbent fortement les contentieux entre Turquie, Grèce, Chypre, Israël, Liban et Syrie.

En 2009, la compagnie américaine Noble Energy, partenaire d’Israël pour la prospection, a découvert le gisement de Tamar à 80 km d’Haïfa. C’était la plus grande découverte mondiale de gaz de 2009 (283 milliards de m3 de gaz naturel) et en 2009 donc, le statut énergétique d’Israël a radicalement changé, passant d’une situation presque critique (plus que 3 ans de réserves et une très forte dépendance vis-à-vis de l’Égypte) à des perspectives excellentes. Puis en octobre 2010, une découverte encore plus considérable a brutalement donné à Israël plus de 100 ans d’autosuffisance en matière gazière! Israël a trouvé un méga-gisement offshore de gaz naturel qu’il estime être dans sa ZEE : le gisement Léviathan.

Léviathan est situé à 135 km à l’ouest du port d’Haïfa, on le fore à 5000 m de profondeur, avec 3 compagnies israéliennes plus cette fameuse compagnie américaine, Noble Energy. Ses réserves sont estimées à 450 milliards de m3 (pour avoir un ordre de grandeur, les réserves mondiales prouvées de gaz en 2011 sont de 208,4 Tm3 -208,4 10^12 et un pays comme la Russie possède 44,6 Tm3). Quoiqu’il en soit, en 2010, Léviathan fut la plus importante découverte de gaz en eau profonde de ces 10 dernières années.

Je ne donne pas de détail ici sur les découvertes faites parallèlement en mer Égée, mais elles sont considérables et je vous demande simplement de garder en tête que la Grèce est désormais un pays extrêmement potentiel sur le plan gazier ce qui participe peut-être aussi du déclenchement d’une crise européenne qui aboutira bientôt… à la privatisation totale du système énergétique grec…

Voici ce que le US Geological Survey estime à propos de la Méditerranée orientale (formée en l’espère de de 3 bassins : bassin égéen au large des côtes grecques, turques et chypriotes ; bassin du Levant au large des côtes du Liban, d’Israël et de Syrie ; bassin du Nil au large des côtes égyptiennes).

« Les ressources pétrolières et gazières du bassin du Levant sont estimées à 1,68 milliards de barils de pétrole et 3450 milliards de m3 de gaz » « les ressources non découvertes de pétrole et gaz de la province du bassin du Nil sont estimées à environ 1,76 milliards de barils de pétrole et 6850 milliards de m3 de gaz naturel ».

L’USGS estime que le bassin de Sibérie occidentale (le plus grand bassin de gaz connu) recèle 18 200 milliards de m3 de gaz. En clair, s’agissant du seul gaz, le bassin du Levant c’est plus de la moitié du bassin de Sibérie occidentale.

Bien évidemment ces découvertes ont attisé les rivalités entre États voisins. Israël et le Liban revendiquent chacun la souveraineté sur ces réserves et l’un des différends profonds entre le président Obama et Benjamin Netanyahu est que les États-Unis, en juillet 2011, ont appuyé la position libanaise contre Israël (car Beyrouth estime que le gisement s’étend aussi sous ses eaux territoriales). Il semblerait que la position américaine vise d’une part à entretenir la division pour jouer un rôle de médiation, d’autre part à empêcher Israël de devenir un acteur autosuffisant.

Or notre Syrie se trouve au cœur de ces problématiques !

D’abord concernant Nabucco.

En novembre 2010, l’Arabie Saoudite et le Qatar ont demandé à Bachar el Assad de pouvoir ouvrir des oléoducs et gazoducs d’exportation vers la Méditerranée orientale. Ces oléoducs leur permettrait en effet de desserrer la contrainte du transport maritime via le détroit d’Ormuz puis le Canal de Suez et d’envoyer plus de gaz vers l’Europe (notamment le Qatar, géant gazier du Moyen-Orient). La Syrie a refusé, avec le soutien marqué de la Russie qui voit dans ces plans la volonté américaine, française, saoudienne et qatarie de diminuer la dépendance européenne au gaz russe.

On comprend donc la compétition qui se joue entre, d’une part les Occidentaux, la Turquie et les monarchies du Golfe, d’autre part, la Russie, l’Iran et la Syrie, auxquels s’est ajouté l’Irak dirigé par le chiite Maliki et qui s’est fortement rapproché de Téhéran et Damas au détriment des Américains.

En février 2011 les premiers troubles éclataient en Syrie, troubles qui n’ont cessé de s’amplifier avec l’ingérence, d’une part de combattants islamistes financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite, d’autre part de l’action secrète des Occidentaux (Américains, Britanniques et Français).

Le 25 juillet 2011, l’Iran a signé des accords concernant le transport de son gaz via la Syrie et l’Irak. Cet accord fait de la Syrie le principal centre de stockage et de production, en liaison avec le Liban et l’idée de Téhéran est de desserrer ainsi la contrainte de l’embargo. Gelé par la guerre, le chantier aurait étrangement repris le 19 novembre 2012, après l’élection d’Obama donc et la reprise de négociations secrètes entre les États-Unis et l’Iran.

Du fait même de sa position centrale entre les gisements de production de l’Est (Irak, monarchies pétrolières) et la Méditerranée orientale, via le port de Tartous, qui ouvre la voie des exportations vers l’Europe, la Syrie est un enjeu stratégique de premier plan.

Ajoutons à cela la question de l’évacuation du pétrole kurde.

Il existe un oléoduc qui aujourd’hui achemine le pétrole de Kirkuk (Kurdistan irakien) à travers l’Irak puis la Jordanie et enfin Israël. Mais Israël pourrait aussi voir réhabilité l’ancien oléoduc Mossoul Haïfa (que les Britanniques utilisèrent de 1935 à 1948).

Ajoutons à cela que la Syrie dispose de réserves dans son sol et probablement en off-shore. Le 16 août 2011, le ministère syrien du pétrole a annoncé la découverte d’un gisement de gaz à Qara, près de Homs, avec une capacité de production de 400 000 m3/j. S’agissant du off-shore, nous avons parlé tout à l’heure des estimations de l’USGS concernant le bassin du Levant, il faut ajouter cette prédiction du Washington Institute for Near East Policy qui pense que la Syrie disposerait des réserves de gaz les plus importantes de tout le bassin méditerranéen oriental, bien supérieures encore à celle d’Israël. Vous voyez là encore, mon leitmotiv et ce que j’ai souvent dit ici : l’avenir c’est le off-shore profond et cela va donner à la mer une dimension géopolitique considérable. Délaisser la mer et son espace maritime est donc, pour n’importe quel pays du monde, une erreur stratégique tragique.

Il est évident donc que si un changement politique favorable aux Occidentaux, aux Turcs, Saoudiens et Qataris intervenait en Syrie, et que celle-ci se coupait de la Russie (les navires de guerre russes mouillent dans le port stratégique de Tartous, un port qui peut bien sûr accueillir des tankers approvisionnés à partir des oléoducs qui y arriveraient), alors toute la géopolitique pétrolière et gazière de la région serait bouleversée à leur avantage. N’oublions pas l’Égypte, exportatrice de gaz naturel, et qui elle aussi aimerait voir son gaz raccordé à la Turquie via la Syrie.

Cette simple donnée pétrolière et gazière doit nous faire comprendre la raison pour laquelle la Syrie est attaquée par les Turcs, les Occidentaux et les monarchies du Golfe, et inversement pourquoi elle n’est lâchée ni par les Russes, ni par les Iraniens, ni par les Irakiens.

Il nous faut maintenant comprendre les dynamiques géopolitiques internes de la Syrie.

La Syrie c’est un peu plus de 20 millions d’habitants : 80% d’Arabes sunnites, 10% d’Alaouites une forme d’islam rattachée au chiisme, mais pas celui d’Iran) et 10% de chrétiens.

Bachar el-Assad a à ses côtés 2 millions d’Alaouites encore plus résolus que lui à se battre pour leur survie et plusieurs millions de minoritaires qui ne veulent pas d’une mainmise sunnite sur le pouvoir.

Il faut comprendre qui sont ces Alaouites. Il s’agit d’une communauté issue, au Xème siècle, aux frontières de l’Empire arabe et de l’Empire byzantin, d’une lointaine scission du chiisme, et qui pratique un syncrétisme comprenant des éléments de chiisme, de panthéisme hellénistique, de mazdéisme persan et de christianisme byzantin. Il est très important pour notre analyse de savoir que les Alaouites sont considérés par l’islam sunnite comme les pires des hérétiques. Au XIVème siècle, le jurisconsulte salafiste Ibn Taymiyya, ancêtre du wahhabisme actuel et référence de poids pour les islamistes du monde entier, a émis une fatwa demandant leur persécution systématique et leur génocide.

Cette fatwa est toujours d’actualité chez les salafistes, les wahhabites et les Frères musulmans, c’est-à-dire tous ceux que le pouvoir alaouite affronte en ce moment !

Avant le coup d’État d’Hafez el-Assad en 1970, les Alaouites n’ont connu que la persécution de la part de l’islam dominant, le sunnisme.

Il faut quand même savoir que jusqu’en 1970, les bourgeois sunnites achetaient encore, par contrat notarié, de jeunes esclaves alaouites.

Les choses se sont arrangées avec l’installation de l’idéologie nationaliste baathiste en 1963, laquelle fait primer l’arabité sur toute autre considération, et surtout de 1970.

En résumé, la guerre d’aujourd’hui n’est que le nouvel épisode sanglant de la guerre des partisans d’Ibn Taymiyya contre les hérétiques alaouites, une guerre qui dure depuis le XIVème siècle ! Cette fatwa est à mon avis la source d’un nouveau génocide potentiel (semblable à celui du Rwanda) si le régime vient à tomber. Voilà une donnée essentielle que les Occidentaux font mine pourtant d’ignorer.

Pourchassés et persécutés durant des siècles, les Alaouites ont dû se réfugier dans les montagnes côtières arides entre le Liban et l’actuelle Turquie tout en donnant à leur croyance un côté hermétique et ésotérique, s’autorisant même le mensonge et la dissimulation (la fameuse Taqqiya) pour échapper à leurs tortionnaires.

Mais alors vous vous demandez, comment ces Alaouites ont-ils fait pour arriver au pouvoir?

Soumise aux occupations militaires étrangères depuis des siècles, la bourgeoisie sunnite de Syrie (un processus similaire s’est produit au Liban) a commis l’erreur habituelle des riches au moment de l’indépendance du pays, en 1943. Le métier des armes à été relégué aux pauvres et non aux fils de « bonne famille ». L’armée a donc été constituée par des minorités : une majorité d’Alaouites mais aussi des chrétiens, Ismaéliens, Druzes, Chiites.

Hafez el-Assad venait de l’une de ces familles modestes de la communauté alaouite. Il est d’abord devenu chef de l’armée de l’air puis ministre de la défense avant de s’emparer du pouvoir par la force afin de donner à sa communauté sa revanche sur l’Histoire (avec ses alliés Druzes et chrétiens).

Vous comprenez donc tout de suite que le régime, soutenu par 2 millions d’Alaouites, sans doute 2 à 3 millions d’autres minorités, mais aussi une partie de la bourgeoisie sunnite notamment de Damas, dont les intérêts économiques sont désormais très liés à la dictature, n’a pas d’autre choix que de lutter à mort.

Quand je dis lutter à mort, je parle du régime que je distingue de Bachar el-Assad. Le régime est plus puissant que Bachar et peut s’en débarrasser s’il estime qu’il en va de sa survie. Mais s’en débarrasser éventuellement ne signifie pas mettre une démocratie qui aboutirait inéluctablement (mathématiquement) au triomphe des islamistes, comme en Tunisie, en Libye, en Égypte, au Yémen…

Les Chrétiens de Syrie ont vu ce qui s’est passé pour les Chrétiens d’Irak après la chute de Saddam Hussein. Ils voient ce qui se passe en Égypte pour les Coptes, après la victoire des islamistes. Les Druzes savent aussi qu’ils sont, comme les Alaouites, considérés comme des hérétiques à détruire par les combattants salafistes et les Frères musulmans.

Il est absolument illusoire de penser, comme on le pense en Occident, que les Alaouites accepteront des réformes démocratiques qui amèneraient mécaniquement les salafistes au pouvoir.

Je le répète : l’erreur consiste à penser que le pays est entré en guerre civile en 2011. Il l’était déjà en 1980 quand un commando de Frères musulmans s’est introduit dans l’école des cadets de l’armée de l’air d’Alep, a mis de côté des élèves officiers sunnites et des alaouites et a massacré 80 cadets alaouites en application de la fatwa d’Ibn Taymiyya. Les Frères musulmans l’ont payé cher en 1982 à Hama, fief de la confrérie, que l’oncle de l’actuel président a rasée en y faisant peut-être 20 000 morts. Les violences intercommunautaires n’ont en réalité jamais cessé mais cela n’intéressait pas l’Occident car il n’y avait à ce moment aucun agenda pétrolier et gazier concernant la Syrie, ni aucun agenda contre l’Iran.

On dit que le régime est brutal et il est évidemment d’une brutalité incroyable, mais ce n’est pas le régime en soi qui est brutal. La Syrie est passée de l’occupation ottomane et ses méthodes d’écorchage vif, au mandat français de 1920 à 1943, aux anciens nazis réfugiés à partir de 1945 qui sont devenus des conseillers techniques, et ensuite aux conseillers du KGB. C’est évident qu’il n’y a rien à attendre de ce régime en matière de droits de l’homme, de réformes démocratiques… Mais il n’y a rien à attendre non plus des rebelles islamistes qui veulent prendre le pouvoir, et qui disposent d’une fatwa fondamentale pour organiser un véritable génocide des Alaouites. Et d’ailleurs attend-on quelque chose de l’Arabie Saoudite en matière de droits de l’Homme ?

Nous avons un vrai problème de traitement de l’information à propos de la Syrie, comme nous l’avions hier s’agissant de l’Irak, de la Yougoslavie, de la Libye. Une fois de plus le manichéisme médiatique occidental est à l’œuvre, la machine à fabriquer les Bons et les Méchants, en réalité en fonction surtout des intérêts occidentaux. La source unique, je dis bien unique, des médias occidentaux est l’OSDH (Observatoire syrien des Droits de l’Homme) lequel donne par exemple à l’Agence France Presse l’état de la situation en Syrie, le nombre de morts, de blessés, les exactions etc…

Or qu’est-ce que l’OSDH ? Il s’agit d’une émanation des Frères musulmans qui est dirigée par des militants islamistes et dont le fondateur, Ryadh el-Maleh, a été condamné pour violences. Basé à Londres depuis la fin des années 1980, il est sous la protection des services britanniques et américains et reçoit des fonds du Qatar et de l’Arabie Saoudite.

Outre l’OSDH comme référence médiatique, la référence politique des médias occidentaux c’est le Conseil National Syrien, créé en 2011, à Istanbul, sur le modèle du CNT libyen et à l’initiative du parti islamiste turc, l’AKP.

Financé par le Qatar, le CNS a été coulé dans sa forme initiale à la conférence de Doha, début novembre 2012 par Washington. Les États-Unis considéraient en effet depuis des mois qu’il n’était pas assez représentatif et ont suscité à la place la Coalition nationale des Forces de l’opposition et de la révolution. La réalité est que les Américains trouvaient que la France avait trop d’influence sur ce Conseil où elle avait placé l’opposant syrien sunnite Burhan Ghalioun, professeur de sociologie à la Sorbonne. On retrouve là une compétition franco-américaine semblable à celle qui s’était produite en Libye, où petit à petit l’influence française sur les rebelles anti-Kadhafi a été annulée par l’action souterraine des Américains. Il faut dire que si la France compte sur des professeurs de sociologie pour défendre ses intérêts au Moyen-Orient, elle s’expose à bien des déconvenues…

À la manœuvre en coulisse, le redoutable et très intelligent ambassadeur américain Robert S. Ford, considéré comme le principal spécialiste du Moyen-Orient au département d’État ; il fut l’assistant de John Negroponte de 2004 à 2006 en Irak où il appliqua la même méthode qu’au Honduras : l’usage intensif d’escadrons de la mort. Peu avant les évènements de Syrie, il fut nommé par Obama ambassadeur à Damas et prit ses fonctions malgré l’opposition du Sénat.

Cet ambassadeur a fait mettre à la tête de la Coalition nationale des Forces de l’opposition et de la révolution une personne dont la presse ne parle pas : le cheikh Ahmad Moaz Al-Khatib.

Son parcours est intéressant et vous allez assez vite comprendre pour quelle raison je m’y attarde.

Il est un ingénieur en géophysique qui a travaillé 6 ans pour la al-Furat Petroleum Company (1985-1991), une joint-venture entre la compagnie nationale syrienne et des compagnies étrangères, dont l’anglo-hollandaise Shell. En 1992, il hérite de son père la prestigieuse charge de prêcheur de la Mosquée des Ommeyyades à Damas. Il est rapidement relevé de ses fonctions par le régime baathiste et interdit de prêche dans toute la Syrie. Pourquoi ? Parce qu’à l’époque la Syrie soutient l’opération américaine Tempête du Désert pour libérer le Koweït et le cheikh, lui, y est opposé pour les mêmes motifs religieux qu’Oussama Ben Laden : il ne veut pas de présence occidentale sur la terre d’Arabie. Ce sheikh se fixe ensuite au Qatar puis, en 2003-2004, revient en Syrie comme lobbyiste du groupe Shell. Il revient à nouveau en Syrie début 2012 où il enflamme le quartier de Douma (banlieue de Damas). Arrêté puis amnistié il quitte le pays en juillet et s’installe au Caire.

Sa famille est bien de tradition soufie, donc normalement modérée, mais contrairement à ce que dit l’AFP, il est membre de la confrérie des Frères musulmans et l’a montré lors de son discours d’investiture à Doha. Bref, comme Hamid Karzai en Afghanistan, les Américains nous ont sorti de leur chapeau un lobbyiste pétrolier !

Maintenant que nous avons donné des éléments d’analyse sur les forces internes à la Syrie, regardons le jeu des forces régionales externes.

Je l’ai dit, la crise syrienne a éclaté à cause de l’ingérence saoudienne et qatarie (soutenue par les ingérences française, britannique et américaine). L’Arabie Saoudite et le Qatar, avec chacun leurs clientèles, défendent un projet islamiste sunnite pour le Moyen-Orient. De la Libye jusqu’à la Tunisie et l’Égypte, ils ont soutenu le printemps arabe, l’ont peut-être même dire suscité, amenant au pouvoir les Frères musulmans et les salafistes, eux-mêmes en concurrence pour l’établissement d’une société arabe islamique réunifiée dans un seul et même État islamique. On pourrait d’ailleurs s’interroger sur la symétrie étrange entre les Révolutions colorées soutenues par les Américains dans la périphérie de la Russie au début des années 2000, et les révolutions arabes soutenues par le Qatar, l’Arabie Saoudite et sans doute aussi discrètement Washington, au début des années 2010.

En revanche, Ryad et Doha ont bloqué l’éclosion d’un printemps chiite à Bahreïn, et sont intervenus militairement pour sauver la monarchie sunnite bahreïnie confrontée au soulèvement chiite (rappelons que les chiites représentent 70% de la population de Bahraïn, et n’ont rien de négligeable au Koweït ou aux Émirats). Ce fut, en 2011, la deuxième fois après la guerre du Koweït que l’accord mutuel de protection du Conseil de Coopération du Golfe, dit Bouclier du désert, fut mis en action.

Le printemps arabe, dont certains soulignent, à juste titre, qu’il s’est en fait transformé en hiver islamiste, a profité aussi fortement aux pays sunnites du Golfe sur le plan économique. Après la crise de 2008 qui avait notamment touché les Émirats Arabes unis, les monarchies sunnites du Golfe ont vu affluer les fortunes amassées sous les dictatures tunisienne, libyenne, égyptienne. Cet argent amassé sous les régimes effondrés ou en voie d’effondrement ne peut plus aller en Europe, ni même en Suisse, car les règles bancaires (compliance) ne le permettent vraiment plus. Il va donc à Dubaï essentiellement.

Par ailleurs, la chute des exportations de pétrole et de gaz libyen, due à la guerre de 2011 en Libye, a été compensée par une hausse sensible de la production et des exportations de l’Arabie Saoudite, du Qatar, des Émirats Arabes Unis, ce qui a dopé l’économie de ces pays en 2011 et 2012.

Face au jeu sunnite des monarchies du Golfe, l’Irak dominé par les chiites, l’Iran bien sûr et la Syrie, ont formé un axe que l’on peut qualifier de chiite puisque les Alaouites sont une branche particulière du chiisme et qui essaie de résister à la terrible alliance Occident/Turquie/monarchies sunnites du Golfe.

Dans ce jeu complexe, se pose alors la question du jeu d’Israël. Paradoxalement, c’est peut-être le moins simple et l’erreur consisterait à vouloir attribuer à Israël, par facilité, « la main cachée qui dirige ».

Israël, en effet, a longtemps eu comme ennemi principal le nationalisme arabe. L’idéologie baathiste a combattu l’existence d’Israël et soutenu le droit des Palestiniens à récupérer leur terre. Le projet d’un monde arabe unifié, développé et modernisé économiquement grâce aux ressources pétrolières, et avançant vers l’arme atomique (Irak) a longtemps été le cauchemar prioritaire de Tel Aviv.

Mais le nassérisme est mort, puis le baathisme irakien après lui. Reste aujourd’hui le baathisme syrien, mais il est affaibli, et le rêve de Grande Syrie nourri par Damas est contradictoire depuis bien longtemps avec le nationalisme palestinien.

Le problème principal d’Israël maintenant, ce sont ces Frères musulmans qui triomphent partout. Ils ont commencé à s’installer via le Hamas à Gaza (en concurrence avec l’OLP qui tient la Cisjordanie et cette division chez les Palestiniens est conforme aux intérêts israéliens) ; ils sont au pouvoir en Turquie alors que l’armée turque a longtemps été un allié fiable d’Israël ; maintenant l’AKP constitue un problème pour les Israéliens (souvenez-vous de l’affaire de la flotte de Gaza) ; les Frères musulmans sont aussi au pouvoir en Égypte depuis la chute de Moubarak (Égypte avec laquelle, depuis 1978, les Israéliens ont un accord de paix), ils sont forts en Jordanie (accord de paix depuis 1995), ils sont en Tunisie, en Libye, ils sont majoritaires en Syrie et essaient de prendre le pouvoir… Bref Israël assiste à une marée montante de Frères musulmans et de salafistes qui envahit tout le Moyen-Orient et menace ses portes, et ces gens-là ne sont pas particulièrement favorables à la reconnaissance du droit d’Israël à vivre en paix. Leur projet d’État islamique unifié regarde Israël comme les États latins croisés du Moyen-âge.

Il est donc loin d’être certain que la politique américaine de soutien aux islamistes fasse l’unanimité chez les Israéliens. Ceux-ci se sentent de plus en plus seuls. Cette politique pro-islamique de l’Occident pourrait même pousser Israël à trouver des parrains plus fiables que les Américains, la Russie, la Chine ou l’Inde (qui coopère déjà militairement fortement avec Israël face au Pakistan)…

Israël se prépare sans doute, dans un Moyen-Orient où les États d’aujourd’hui cèderaient de plus en plus la place à des États ou régions autonomes homogènes sur le plan confessionnel (sunnites, chiites, Alaouites…) ou ethniques (Kurdes face aux Arabes), à de nouvelles alliances afin de contrer le danger islamiste sunnite.

On ne peut pas exclure ainsi un retournement de l’histoire où Israël serait à nouveau proche de l’Iran, s’entendrait avec un Irak dominé par les chiites, ce qui lui permettrait d’éteindre le problème du Hezbollah libanais, soutiendrait un petit réduit alaouite en Syrie, un État kurde également… N’oublions pas en effet que le problème principal qui détermine tout pour les Israéliens c’est le problème palestinien. Si les Palestiniens du Hamas se mettent dans les bras du Qatar et de l’Arabie Saoudite (rappelons la visite historique du l’émir du Qatar début novembre à Gaza), alors l’hypothèse de l’alliance chiite n’est pas à exclure.

Comme je l’ai dit, une donnée essentielle est que sur le plan énergétique Israël dispose de l’autosuffisance pour le gaz, et que sur le plan pétrolier rien n’empêche demain, si retournement stratégique il y avait, que le pétrole vienne du Kurdistan irakien ou des chiites d’Irak ou d’Iran.

Le nucléaire iranien dans tout cela ? La réponse à la perspective du nucléaire iranien est-elle à votre avis dans une guerre suicidaire contre l’Iran ou dans une entente avec un futur Iran nucléaire contre l’islam sunnite ? La réponse me semble être dans la question.

Je crois personnellement que la relation États-Unis/Israël va se distendre tout simplement parce que les Américains sont de moins en moins gouvernés par des WASP (White anglo-saxons protestants) qui pour beaucoup étaient convaincus de la dimension sacrée d’Israël (chrétiens sionistes) et que pour des raisons identitaires (changement ethnique de la population des États-Unis) ce phénomène est quasi-irréversible. Je crois que le même problème se pose en Europe. Le changement de population en Europe de l’ouest, l’islamisation d’une partie de la population disons les choses, va contribuer à installer durablement des gouvernements de gauche ou socio-démocrates qui seront de moins en moins favorables à Israël et de plus en plus tenus par des minorités musulmanes agissantes. Un indicateur de cette tendance de fond est que la plupart des extrêmes droites européennes qui avaient une tradition antisémite deviennent au contraire anti-musulmanes et pro-israéliennes.

En conclusion, essayons de tracer quelques perspectives, même s’il est très difficile de prédire l’avenir au Moyen-Orient.

Premièrement, même s’il a en face de lui une majorité de sa population, je pense que le régime syrien peut tenir longtemps car il n’est pas isolé. Deuxièmement, sa cohésion interne est forte pour les raisons que j’évoquais (une guerre de survie pour les minorités confessionnelles au pouvoir) ; troisièmement, le soutien de la Russie est ferme. Et le régime enfin n’est pas enclavé puisqu’il est lié à ses voisins irakien et iranien qui le soutiennent.

Donc la situation actuelle peut perdurer, le conflit pourrir. 37 000 morts selon l’ODSH (source rebellion) au 10 novembre 2012 et 400 000 réfugiés syriens (Turquie, Liban, Jordanie, Irak) ? Certes c’est énorme, mais nombreuses aussi sont les  guerres civiles qui ont dépassé les 100 000 morts et qui se sont traduites par le retour aux équilibres initiaux. Ce n’est pas le nombre de morts ou même la majorité qui déterminent l’issue : ce sont les rapports de force réels, internes, régionaux et mondiaux.

Si le régime venait cependant à s’effondrer, je n’envisage pas une seconde que les minorités puissent accepter de rester dans le cadre national actuel sans l’obtention de garanties occidentales extrêmement fortes quant à leur sécurité physique. Et même avec ces garanties j’en doute. Elles signeraient leur arrêt de mort d’autant qu’étrangement les Français et les Américains qui soutiennent et arment la rébellion n’ont demandé aucun engagement « anti-génocidaire » après la chute éventuelle de Bachar. On peut imaginer alors l’Iran et l’Irak soit accueillir ces minorités, soit favoriser, avec l’appui de la Russie, la formation d’un réduit alaouite avec notamment un couloir stratégique jusqu’à Tartous. Mais le problème resterait entier car ce que veulent les Occidentaux c’est l’accès syrien à la Méditerranée et le transit pétrolier et gazier par le territoire de la Syrie.

Mais au risque de vous surprendre, je pense que la baisse de la médiatisation par l’Occident du conflit syrien est le symptôme d’une réalité : l’Occident est en train de perdre la guerre en Syrie. Il peut soutenir le terrorisme à Damas et contre les forces de sécurité, lesquelles opposent une répression cruelle, mais il ne dispose pas de la capacité d’abattre l’appareil sécuritaire syrien. L’armée syrienne dispose de la maîtrise de l’espace aérien et ce n’est pas demain la veille que la France et les États-Unis prendront la responsabilité d’une guerre mondiale avec la Russie. Donc je crois que le régime va tenir. On est arrivé à la situation étrange où la France doit régler le problème d’Al Qaïda au Mali et soutient indirectement Al-Qaïda en Syrie. Le monde est décidément fou.

Une fois de plus, tout ramène à la question iranienne. L’Iran est la clé du futur Moyen-Orient. Si l’Iran revient à son alliance stratégique avec les États-Unis d’avant la Révolution chiite islamique de 1979, alors on peut penser que les États-Unis et Israël s’appuieront sur le chiisme pour faire contrepoids à un islam sunnite globalement hostile à l’Occident. Mais une autre hypothèse est possible : que les États-Unis, la France (n’oublions pas que les priorités de Paris sont aujourd’hui Doha et Ryad) et la Grande-Bretagne, proches de la Turquie (membre de l’OTAN) restent fortement alliées aux monarchies sunnites et entretiennent de bonnes relations avec les républiques dominées par les Frères musulmans (Tunisie, Égypte, mais quid de l’Algérie demain ?) et alors on ne peut pas exclure qu’Israël se découple de l’Occident pour se rapprocher d’un axe Russie/monde chiite hostile à la Turquie et aux monarchies pétrolières.

Reste en suspens aussi l’éternelle question kurde avec le jeu de la Turquie.

Enfin il ne faudrait pas oublier les inquiétantes évolutions dans certains pays d’Europe de l’Ouest comme la France, le Royaume-Uni, la Belgique, pays ou des minorités musulmanes sunnites de plus en plus structurées sur le plan identitaire, de plus en plus revendicatives sur le plan de l’islam, de plus en plus financées par les monarchies sunnites (voir les investissements du Qatar en France), vont sans doute jouer un rôle croissant dans la définition des politiques étrangères de ces pays. Comme vous le savez, en matière de politique étrangère (on l’a vu longtemps s’agissant du lobby juif aux États-Unis), ce ne sont pas les majorités dormantes qui pèsent sur la décision, ce sont au contraire les minorités agissantes organisées. Or dans l’Ouest de l’Europe, ce que l’on a longtemps appelé le lobby juif est de plus en plus faible, concurrencé par le poids du lobby pro-musulman ou pro-arabe dans les partis de gauche notamment.

Une chose finalement est certaine : avant que nous n’aboutissions à de nouveaux équilibres au Moyen-Orient, le chemin sera pavé de nombreuses souffrances…

 

Aymeric Chauprade

 

 

http://blog.realpolitik.tv/2012/11/ou-vont-la-syrie-et-le-moyen-orient/

 


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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 21:36

Si vous voulez en savoir plus sur le probable bobard

de la tuerie du Connecticut,

voyez ce que je viens de publier à l'instant

sur mon blog officiel.

 

eva R-sistons 

 

http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-content/uploads/2010/07/theater.jpg

http://www.revolutionpersonnelle.com/wp-content/uploads/2010/07/theater.jpg

 

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Sur ce blog, vous pourrez aussi lire entre autres :

 

petit-prince.jpg

 

Paroles chocs... pour monde complètement fou ! (Chantal Dupille)

 

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 16:37

 

Publié sur mon blog officiel Chantal Dupille (pseudo eva R-sistons)

 

 

noel-etable-DSCW_0185.jpg

 


Noël ! Noël !
C'est Jésus Rédempteur !
que pouvons-nous contempler de plus beau !
Que pouvons-nous admirer de plus sublime ;
que pouvons-nous adorer de plus merveilleux
que la naissance du Fils de Dieu,
Jésus venu apporter et allumer le feu (son Feu)
sur la terre.
Quand une étincelle de cet amour a jailli dans un coeur,
il incendie l'âme du désir de connaître et d'aimer
ce Dieu toujours plus... de l'aimer sans partage,
comme il veut qu'on l'aime.
Dieu s'abaissant jusqu'à la créature
pour lui permettre d'aller jusqu'à lui...

Marthe Robin - Noël 1930
http://www.chretiensmagazine.fr/2010/12/priere-de-noel-marthe-robin.html

 

 

 

 

Mon Noël,

ton Noël,

notre Noël !

Par Chantal Dupille

 


Noël ! Fête de Mâmon, de la bombance, de la (sur)consommation, du gavage des gens et des oies, de la débauche de la tentation ! Comme on est loin du sens originel... je cite une Lectrice, Rita Pitton : "Noël message éternel d'espérance, d'Amour, de fraternité" !

 

Jésus est né dans une étable, au milieu des animaux, il a vécu comme un sdf, sans toit, sans biens, sans vêtements de rechange.... et il a dit : "Heureux vous les pauvres" !

 

Le Messie tant attendu n'a pas été reconnu par beaucoup : Il était venu, lui le Prince de la Paix, sur un âne, pas sur le Veau d'Or. Quelle audace, quel scandale !

 

Et nous, nous nous perdons dans le tourbillon sans fin du matériel, dans la quête éperdue de l'argent, du pouvoir, des honneurs, au lieu d'aller à l'essentiel. Ce jour saint est là pour nous rappeler notre vocation : Une vie simple, ancrée sur le rocher d'Amour, bref en Dieu.

 

Mon Noël, c'est le foie maigre, ou plutôt la foi, c'est la sobriété en relation avec tous les pauvres de ce monde, c'est la solidarité avec les oubliés. Qu'y-a-t-il de plus beau, ce jour-là, que de penser à ceux qui n'ont rien, et qui dans la rue, ignorés de tous, vivent plus cruellement encore cette journée d'abandon total ? Car les lumières ne sont pas pour eux. Personnellement, je n'ai jamais été aussi heureuse que lorsque, ce soir-là, je servais une soupe pleine de tendresse à nos frères et soeurs dans la rue, ou mieux encore, lorsque je faisais la tournée des sans logis couchés sur le trottoir, en leur apportant un peu de réconfort, d'amour, de vêtements chauds, de chocolat, de petits gâteaux... Il y a tellement plus de joie à donner qu'à recevoir !

 

Ton Noël, c'est quoi ? Un supplément de bouffe qui ne rassasie point, ou... un supplément d'âme ?

 

Notre Noël, c'est tous ensemble unis dans l'amour du Dieu unique et dans le partage, car tous les chemins mènent à Lui, et se transcendent, et s'accomplissent dans la solidarité en actes !

 

Alors oui, que mon Noël, le tien, le nôtre, se rejoignent pour ensemble, semer partout la paix, l'amour, la joie, et rayonner de la présence divine en nous !


Chantal Dupille

 

Mon Noël, Ton Noël, Notre Noël... transcendé ensemble ! (Chantal Dupille)


 


unite-ximinds_le_village_planetaire_de_la_matiere_grise.jpg

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 16:03

 

lundi 24 décembre 2012

Génocide, les Guarani, appel, pétition !!


 

 

"Nous, 50 hommes, 50 femmes, 70 enfants Guarani-Kaiowá (lien) du Brésil* exposons ici notre situation et notre décision définitive face à l’ordre d’expulsion par la Justice Fédérale dossier nº 00000 32-87. 2012.4.03.6006 du 29/09/2012.  Nous avons été avertis que nous allions être attaqués et expulsés des rives du fleuve par la propre Justice Fédérale de Navirai**. Ainsi, il est évident que l’action même de la Justice du Brésil génère et augmente les violences contre nous, bafouant nos droits de survivre sur nos terres ancestrales, les rives du fleuve Hovy. Il est clair que cette décision de la Justice Fédérale fait parti du génocide historique des peuples indigènes. Nous proclamons au Gouvernement et à la Justice Fédérale que nous avons perdu l’espoir de survivre dignement*** et sans violence ici et que nous ne croyons plus en leur Justice. A qui allons-nous dénoncer le génocide pratiqué contre nous ? A ceux qui l’alimentent ? 

Nous avons évalué notre situation et avons conclu que nous allons tous mourir sous peu, nous n’avons et n’aurons pas la possibilité de vivre dignement tant sur la rive du Hovy que loin d’ici. Nous campons à 50 mètres du fleuve et 4 des nôtres ont déjà été tués, 2 par suicide, 2 sous la torture des hommes armés au service des grands propriétaires. Nous vivons sur ces rives depuis plus d’un an, sans protection, isolés et encerclés par ces tueurs ; nous ne mangeons qu’une fois par jour ; tout cela nous l'avons subi pour retrouver notre terre**** au centre de laquelle est le cimetière de nos ancêtres, anciens et proches, aïeux, aïeules... Nous avons résisté jusqu’à ce jour mais à présent nous avons tous décidé de ne pas partir. Nous allons et voulons être tués et enterrés ici. Nous avons déjà beaucoup souffert, nous sommes massacrés et mourons à un rythme rapide. Nous n’allons pas partir. Nous avons décidé d’être tués ici, collectivement. Nous demandons une fois pour toutes à la Justice Fédérale***** de décréter notre extermination totale, d’envoyer des tracteurs pour creuser une fosse et de nous y enterrer ensemble. Nous n’avons pas d’autre option, telle est la dernière décision unanime de nous, Guaranis." La présidente du Brésil étant un peu hors norme, (lien) on peut rêver. 


_______________________________________________________________



La pétititon

 Pour le gouvernement du Brésil

et sa présidente Madame Dilma Roussef


Suite à l'appel des Guaranis chassés de leurs terres ancestrales et à présent prêts à un suicide collectif, vous vous supplions d'empêcher l'injustice qui leur a été faite et de leur accorder le droit de vivre sur un territoire qui pour eux est dans leur culture celui seul où ils peuvent vivre dignement, quelle que soient la manière dont il vivent, en le cas dans le plus grand dénuement.

 

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  Petition for the Government of Brazil

and its President Dilma Rousseff (called Joan of Arc) (link)

 

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 13:48

 

 

 

http://allainjules.com/2011/10/07/libye-la-contre-attaque-de-me-marcel-ceccaldi/


Libye, Syrie…

La France, agent de la CIA et du Qatar

Vidéo Maître Marcel Ceccald

 

Durée : 40min 45sec | Postée : Il y a 1 mois | Chaîne : Contre-enquête interdite

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Avocat de la Jamarihiya arabe libyenne, de la famille Kadhafi, de ministres libyens — dont l'ex-Premier ministre al-Baghdadi al-Mahmoudi — et de plusieurs chefs d'état africains, grand connaisseur des géopolitiques officielle et secrète du continent africain, Maitre Marcel Ceccaldi livre son analyse sur les conflits libyen et syrien, le rôle des USA dans la montée du fondamentalisme musulman, la politique de suivi de la France, et l'importance du Qatar, "pays faiseur de guerre".

 

http://www.prorussia.tv/Libye-Syrie-la-France-agent-de-la-CIA-et-du-Qatar-%E2%80%94-Maitre-Marcel-Ceccaldi_v74.html

 

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 13:46

 

Massacre de Sandy Hook : la version officielle part en sucette

Traduction : SOTT


Peluches déposées au mémorial des enfants victimes du massacre de Sandy Hook
Le massacre de 20 enfants et de 7 adultes à l'école primaire de Sandy Hook vendredi dernier est le dernier en date d'une longue liste d'atroces tueries de masse commises aux États-Unis. Aujourd'hui, quatre jours plus tard, une version officielle expliquant le déroulement des événements a plus ou moins été arrêtée. Le récit familier du « tireur solitaire » a une fois de plus relancé la question brûlante du contrôle des armes à feu, et la population est encore une fois laissée dans l'ignorance du pourquoi - pourquoi des gens se mettent soudainement à péter les plombs et à cibler les membres les plus vulnérables de la société.

Toutefois, à y regarder de plus près, nombre de ces tueries de masse cachent quelque chose. Très souvent, les premiers comptes-rendus présentent des informations en contradiction directe avec les fondements-clés de l'analyse « officielle » finale des événements. Certes, il est normal que les comptes-rendus de la première heure soient empreints de confusion, mais certains des récits initiaux contredisent tellement la version du tireur solitaire que je vais les compiler ici, puis je tenterai de replacer cette tragédie dans un contexte plus objectif. Dimanche soir, dans son discours prononcé lors de la Veillée de prière pour Sandy Hook, à Newtown (Connecticut), le président Obama a cité ce passage de la Bible :
Nos regards ne sont pas fixés sur les choses qui se voient, mais sur celles qui ne se voient pas : car les choses qui se voient sont pour un temps, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles.

~ 2 Corinthiens 4:18
La communauté traumatisée de Newtown mérite de connaître les faits tels qu'ils sont, sans déformation. Tous ceux qui ont été touchés par cet événement brutal méritent de savoir ce qui s'est vraiment passé. Alors fixons nos regards sur les choses qui ne se voient pas.

Un « geek » de 20 ans du nom d'Adam Lanza est censé avoir pété un câble tôt dans la matinée du vendredi 14 avril, tué sa mère Nancy Lanza, s'être emparé de ses armes et de ses munitions, être monté dans la voiture de sa mère, avoir traversé la ville jusqu'à son ancienne école, l'école primaire de Sandy Hook, et avoir abattu 27 personnes qui se trouvaient dans deux classes et dans un couloir attenant. Il aurait ensuite retourné l'arme contre lui.

C'est le scénario que la plupart des gens retiendront, mais est-ce vraiment ainsi que les choses se sont passées ?

Tous les enfants victimes étaient des élèves de CP âgés de 6 et 7 ans. S'il y a le moindre « point positif » à cet événement, c'est que tout a été terminé en quelques minutes. La police, selon les rapports, est intervenue sur les lieux « instantanément », et la fusillade avait déjà pris fin lorsqu'elle est arrivée. Parmi les instituteurs et le personnel administratif, on cite comme victime la directrice de l'école, Dawn Hochsprung, 47 ans. C'est là que nous tombons sur le premier « os » :
The Newtown Bee
14 décembre 2012

La directrice de l'école de Sandy Hook, Dawn Hochsprung, a déclaré à The Bee qu'un homme masqué était entré dans l'école armé d'un fusil et avait commencé à tirer « sans s'arrêter » - elle n'a même pas pu compter le nombre de tirs.

© The Newtown Bee
Comment la directrice aurait-elle pu survivre pour décrire ce qui s'est passé à la presse locale, étant donné que c'est elle qui a été tuée en premier ? En passant, l'article du Newton Bee a été dépublié hier. Certes, une explication plausible est qu'un reporter a confondu une autre institutrice avec la directrice.

On nous a d'abord dit que deux armes de poing - un Glock et un Sig Sauer - avaient été découvertes près du corps du tireur mort, et qu'une troisième arme, un fusil d'assaut de calibre .223, avait également été découvert plus tard « dans le coffre d'une voiture » garée sur le parking de l'école. Toutes les armes auraient été achetées et enregistrées légalement au nom de Nancy Lanza. La voiture a plus tard été identifiée comme une Honda noire, également enregistrée au nom de Nancy Lanza. Depuis, d'autres armes ont été ajoutées à l'histoire, mais nous y reviendrons.

En plus des déclarations de « représentants de l'ordre anonymes » aux médias, selon lesquelles Adam Lanza avait été élève dans cette école, on nous dit également que sa mère enseignait là-bas, qu'elle a été retrouvée morte, et que sont fils s'était d'abord dirigé vers la salle de classe dans laquelle elle faisait cours. Mais lorsqu'il est apparu que le personnel enseignant de l'école n'avait jamais entendu parler de la moindre Nancy Lanza, il a été suggéré qu'elle était remplaçante, et que donc, son nom ne figurait peut-être pas sur la liste du personnel.

Mais ces allégations non plus n'ont pas fait long feu, parce qu'on sait maintenant que ni Nancy ni son fils n'ont jamais eu le moindre lien avec l'école. Adam Lanza avait d'ailleurs reçu une instruction à domicile. Depuis, on nous dépeint Nancy Lanza comme une « survivaliste » amatrice d'armes à feu qui enseignait le tir à ses fils et qui « faisait des stocks de provisions » parce qu'elle « craignait un effondrement économique ».
Daily Mail, UK
16 décembre 2012

La nuit dernière, il a également été découvert que Nancy était membre du mouvement des Doomsday Preppers [les preppers de l'Apocalypse - NdT], qui croit que les gens devraient se préparer pour la fin du monde.

Son ex belle-sœur, Marsha, a déclaré que [Nancy] avait transformé sa maison « en forteresse ». Elle ajoute : « Nancy avait une philosophie survivaliste, c'est pour ça qu'elle stockait des armes. Pour se défendre.

Elle stockait de la nourriture. Elle a grandi dans une ferme du New Hampshire. Elle s'y connaissait en armes. On parlait des preppers et de se préparer à l'effondrement économique. »
Il n'est pas difficile de voir que les efforts des médias pour insinuer que Nancy Lanza est d'une certaine façon responsable de ce massacre parce que c'était une mère irresponsable ont aussi pour but d'énerver les nombreux propriétaires d'armes à feu du pays, en particulier l'extrême-droite, qui voit là un complot de la part du gouvernement, complot dont le but est de « leur reprendre leurs armes ». J'y reviendrai un peu plus loin, mais pour l'instant, je voudrais juste faire remarquer que tous les membres de la famille Lanza semblaient mener des vies de membres de la classe moyenne plus ou moins normales. Oui, les parents étaient divorcés, mais apparemment, c'était un divorce à l'amiable, et le père comme la mère plaçaient les besoins de leurs enfants en premier (de toute manière, de nos jours, le divorce aux États-Unis est très « classe moyenne »)

Malgré les allégations de « proches de la famille » selon lesquelles Adam Lanza était un « gosse profondément perturbé », ce dernier, comme tant d'autres prétendus « tireurs solitaires » avant lui, ne correspond pas au profil d'un maniaque meurtrier de masse. Son frère, Ryan Lanza, 24 ans, a dit qu'il n'avait pas vu son frère depuis 2010. Ce fait remet en question l'affirmation de Ryan selon laquelle son petit frère aurait eu sur lui la carte d'identité de Ryan lors de la fusillade. Même si on est en droit de se poser cette question : pourquoi prendre le soin d'emporter une pièce d'identité avec soi après s'être échiné à endosser un gilet pare-balles, un masque et une tenue de camouflage noir pour se livrer à un massacre ?

Les transmissions radio d'urgence révèlent plusieurs observations intéressantes émises par les premiers intervenants sur les lieux, et complètement ignorées par les médias officiels. Remarquez que la version intégrale dure plus de deux heures, donc la version abrégée dont je vais citer des extraits présente une séquence d'événements qui ne sont pas en temps réels. Dans cette version écourtée, à 1:38', les intervenants rapportent entendre encore des coups de feu, même si la fusillade était censée être déjà terminée lorsque la police est arrivée. Dans le prochain compte-rendu, à 2:35', on entend que la fusillade est terminée et que l'école a été « bouclée ». À 3:23', la police relaie le récit d'une institutrice selon lequel elle a vu deux ombres passer en courant devant le gymnase. [Pas « deux tireurs », comme nous l'avons précédemment rapporté sur SOTT.net]. Ensuite, on entend dire un autre officier de police présent sur les lieux : « Hé, on les tient, ils s'avancent vers moi !... [inaudible]... Ils avancent dans l'allée très lentement ! » À 5:40', le même officier dit qu'il les a « épinglés face contre terre », ce qui, vraisemblablement, veut dire qu'il les a appréhendés et qu'ils sont allongés sur le sol ; ensuite un autre officier dit « attention, nous avons un deuxième [inaudible]... »

Plus tard, à 19:10', un officier qui a l'air essoufflé comme après une course-poursuite, a l'air de dire (d'après moi) « ces types », puis (et là, pas de doute) : « de multiples armes, dont des longs fusils et un fusil de chasse ». Si ces armes ont été découvertes dès le départ, pourquoi ne sont-elles pas mentionnées dans les premiers communiqués de presse, qui ont déclaré que trois armes à feu avaient été découvertes - les pistolets Glock et Sig Sauer et le fusil d'assaut Bushmaster AR-15 susmentionnés ? Des indices encore plus contradictoires - voire délibérément placés sur les lieux - ont encore été rajoutés par les « représentants des forces de l'ordre » lorsqu'ils ont publié une séquence vidéo montrant une arme longue en train d'être extraite du coffre d'une voiture. Regardez attentivement, et vous verrez qu'il s'agit d'un fusil de chasse, pas d'un fusil d'assaut. En outre, cette « découverte » a été fait plus tard dans la journée (il faisait nuit dehors), tandis que selon les premiers rapports, le fusil Bushmaster aurait été découvert dans le coffre d'une voiture beaucoup plus tôt dans la journée.

En plus des deux suspects « épinglés » devant l'école et mentionnés ci-dessus, un autre tireur présumé a été appréhendé après une course-poursuite, cette fois dans les bois près de l'école :


Il est évident que la police poursuit quelqu'un, et qu'elle semble appréhender cette personne dans les bois qui jouxtent l'école - un fait confirmé par plusieurs témoins oculaires :


Le suspect en fuite, en tenue de camouflage, portant un gilet pare-balles et 4 armes, a aujourd'hui disparu des couvertures médiatiques. Qui était cet individu, et comment savait-il ce qu'on lui reprochait lorsqu'il a crié « Ce n'est pas moi » ? [« I didn't do it », soit littéralement : « je ne l'ai pas fait »  - NdT]

Élément des plus surprenants, le nom de ce suspect arrêté dans les bois a été révélé dans une dépêche de l'Associated Press : Ryan Lanza, 24 ans. La dépêche originelle a depuis longtemps disparu, bien évidemment, mais vous la verrez mentionnée ici. Cela, en dépit du fait que Ryan avait déjà été présenté comme le suspect décédé à l'intérieur de l'école et étendu à côté de deux armes de poing.

Ryan Lanza se trouvait en réalité à son travail, à Hoboken, dans le New Jersey, le matin où son nom et sa photo ont commencé à circuler dans les médias. Ainsi, la plupart de la journée du vendredi, le « tireur solitaire » a été désigné comme étant « Ryan Lanza, dont la mort a été confirmée ». En même temps, on nous racontait que la petite amie de Ryan, ainsi qu'un de ses colocataires, étaient portés disparus à Hoboken, New Jersey.

Il ne s'agit donc pas d'une simple erreur d'identité, comme cela a été affirmé par la suite lorsqu'on a suggéré qu'Adam portait sur lui une pièce d'identité appartenant à son frère. Ce n'est pas UN Lanza, mais les DEUX frères Lanza que les « représentants de l'ordre » ont placés sur les lieux de la fusillade. Il se pourrait bien que les réflexes rapides de Ryan - il a quitté son lieu de travail et est monté dans un bus direction son appartement, tout en clamant son innocence sur sa page Facebook - lui aient sauvé la vie.

Maintenant, souvenez-vous que toute cette confusion résultait du scénario suivant : celui où un type pénètre tout seul dans une école et abat des enfants avant de se suicider d'une balle, tout ça en trois minutes. Il aurait donc dû être assez facile d'identifier rapidement et concrètement les détails et la scène d'un tel crime.

Il apparaît de plus en pus que les Lanza ont été piégés à l'avance de manière à leur faire porter le chapeau. Bien avant que le moindre suspect ne soit nommé, et même au moment où on nous racontait que Nancy Lanza figurait parmi les victimes de l'école, on nous apprenait que la police était en train d'enquêter sur un meurtre commis à... Hoboken, New Jersey, où un corps avait été découvert au domicile de... Ryan Lanza ! Une version plus ancienne et « confirmée » des événements mentionne RYAN, et non Adam, comme étant celui s'étant rendu à Hoboken ce matin-là pour assassiner son père avant de se rendre à l'école de Newtown, Connecticut. D'autres versions mentionnent que SOIT Ryan SOIT Adam s'est rendu aux domiciles respectifs de ses parents et les a tués avant de se rendre à l'école.

La version arrêtée aujourd'hui est celle où le plus jeune frère tue sa mère à Newtown et se rend ensuite à l'école. Qu'en est-il du reste ? Devons-nous le mettre sur le compte de « l'enthousiasme » de journalistes qui s'en donnaient à cœur joie vendredi dernier tandis que les médias cherchaient à nous rapporter les nouvelles « sur le vif » ? La confusion et le « téléphone arabe » jouent certainement un rôle au début de tout événement médiatique, mais cela me fait penser à ces présentateurs télé qui, suivant scrupuleusement leurs prompteurs, mentionnaient le nom d'Oussama Ben Laden quelques minutes après l'impact du premier avion le 11/9, et je me dis « Attendez une minute ! » Tous ces communiqués trompeurs ont bien dû avoir été diffusés par une ou plusieurs personnes qui ont « confirmé » à l'Associated Press et aux autres organes de presse que le père de Ryan avait été tué [ce dernier n'était même pas au courant de la fusillade à l'école avant que des journalistes ne se pointent devant sa porte], ou que la petite amie de Ryan avait été portée disparue à Hoboken, ou encore que Ryan ou Adam avaient été appréhendés dans les bois environnants, menottés et embarqués en criant « CE N'EST PAS MOI ! » aux parents rassemblés là. Ce ne sont pas de simples « petits détails » qui peuvent être confondus avec d'autres détails, ce sont des récits détaillés. Donc, comment, ou pourquoi des journalistes peuvent-ils nous sortir de tels détails ? Pour moi, cela ressemble à une série de scénarios alternatifs qui auraient pu faire partie de la version officielle si les faits sur le terrain s'étaient avérés différents.

Regardez cet extrait de la conférence de presse donnée par le Lieutenant Paul Vance, de la Police d'État, le lendemain de la fusillade. Sa réponse est aussi bizarre que révélatrice. Lorsqu'on lui demande si Nancy Lanza a un quelconque lien avec l'école, il répond, sur la défensive, mentionnant quelque chose qui est sans rapport avec la question mais qui, en même temps, est probablement l'élément qui met le plus à mal la version officielle : l'arrestation d'un deuxième tireur dans les bois :


Depuis, la plupart des communiqués initiaux des médias officiels ont été réécrits afin de correspondre aux « nouveaux » faits révélés par les « représentants des forces de l'ordre ». Voilà un exemple tiré de Business Insider. Les extraits suivants sont les paragraphes introductifs du « même article », d'abord tirés de la version originelle, ensuite de la version révisée parue par la suite :
La massacre [...] aurait été commis avec un fusil d'assaut de calibre .233, un pistolet Glock et un pistolet Sig Sauer.

Le fusil d'assaut Bushmaster a été découvert dans le coffre de la voiture du tireur. Les pistolets Sig Sauer et Glock sont les seules armes à avoir été utilisées lors de la fusillade, selon CBS. Maintenant, on peut se demander quel type de chargeur permettrait à un tireur de tirer « 100 » balles en si peu de temps.
En effet, je me posais la même question. Comment deux pistolets peuvent-ils faire autant de dégâts ? Le communiqué a été mis à jour comme suit :
Le massacre du Connecticut qui a coûté la vie à au moins 26 personnes aurait été commis avec un fusil d'assaut .223, un pistolet Glock et un pistolet Sig Sauer, selon NBC :

Le tireur utilisait un pistolet Sig Sauer et un Glock, selon CNN. Selon des détails qui ont émergé ultérieurement, l'arme principale était le fusil d'assaut Bushmaster.

Mais au final, peu importe quel type d'arme le tireur a utilisé. L'essentiel est que c'était probablement un semi-automatique muni d'un chargeur possédant suffisamment de balles pour tirer « 100 fois » en l'espace de quelques minutes, comme le rapporte USA Today aujourd'hui.
Certains ne se soucient peut-être pas de ce qui s'est véritablement passé, mais le rôle d'un journaliste n'est-il pas de tenter de le découvrir ?

Dans cet article d'Associated Press/Newsday publié le samedi 15 décembre, on peut lire que « Seul le fusil d'assaut a été utilisé pour abattre les victimes », une déclaration étayée par le Dr H. Wayne Carver II, le médecin légiste en chef de l'État du Connecticut. Sur les 7 autopsies qu'il a pratiquées personnellement sur les victimes de Sandy Hook, toutes présentaient « chacune de trois à onze blessures ». Il a également dit que le « tireur » avait utilisé un fusil de style militaire conçu pour se recharger rapidement, et que si le « tireur » avait pu le recharger aussi vite, c'est parce qu'il avait « scotché deux chargeurs ensemble. » Même avant ces déclarations du médecin légiste en chef de l'État, il avait été annoncé que des étuis de balle tirées depuis le (fusil) calibre .233 avaient été retrouvés à l'intérieur de l'école.

Ainsi, les blessures de toutes les victimes ont été causées par un fusil d'assaut, à savoir « le fusil », celui qui d'après les premiers rapports a été retrouvé dans le coffre d'une voiture sur le parking ! Ce n'est tout bonnement pas crédible.


Les trois armes qu'Adam Lanza a soi-disant amenées avec lui à l'école. Le fusil d'assaut est resté dans le coffre de la voiture, Lanza ne disposait donc plus que des deux armes de poing pour tirer « des centaines de balles »... de calibre .233, qui appartenaient au fusil d'assaut… resté dans le coffre de la voiture.
Rappelez-vous que seul « le fusil » a été utilisé pour abattre toutes les victimes. Si c'est uniquement ce fusil qui a été utilisé, et si l'on tente de faire coller cette allégation à la version officielle (décidément fluide) des événements, alors le tireur solitaire présumé aurait dû quitter l'école, placer le fusil dans le coffre de sa voiture, retourner dans l'école et se suicider d'une balle. Personne n'a mentionné une manœuvre de ce genre de la part du tireur ou des tireurs. Toutefois, nous avons comme indices 1) les transmissions radio des services d'urgence, dans lesquelles nous entendons que deux hommes ont été appréhendés et « épinglés face contre terre » ET 2) une séquence vidéo live montrant ce qui semble être l'arrestation d'un TROISIÈME homme dans les bois.

On peut voire que les autorités sont vraiment coincées, parce qu'elles doivent faire coller tous les faits avec le conte habituel du « tireur solitaire ». Pour cela, il ne peut y avoir qu'UN SEUL fusil d'assaut et une paire d'armes de poing. Le problème est qu'elles ont déjà déclaré avoir trouvé cet unique fusil d'assaut Bushmaster dans le coffre d'une voiture sur le parking de l'école, et donc, les tout premiers comptes-rendus de la police mentionnant la découverte d'une cache d'armes longues à l'intérieur de l'école ne peut plus coller à la version du tireur solitaire, en particulier si l'on tient compte du fait que désormais, les autorités nous disent que le tireur avait commencé à ouvrir le feu au moment où il pénétrait dans l'école.

Le « chétif » Adam Lanza, 20 ans, aurait-il pu, tel Rambo, prendre l'école d'assaut avec de « multiples armes, dont des longs fusils et un fusil de chasse » ? Une seule personne a été blessée. Toutes les autres victimes sont mortes. Comment Adam Lanza aurait-il pu faire preuve d'une précision aussi mortelle en un laps de temps aussi court ?


Des hommes armés en tenue identique... leur boulot est de tuer les « terroristes » pour nous protéger, ce qu'ils font en nous terrorisant tous.
Les comptes-rendus initiaux placent le début de la fusillade dans les bureaux du personnel administratif de l'école, où une personne, apparemment la directrice, aurait eu une altercation avec le(s) tireur(s). On le sait parce quelqu'un a apparemment activé l'interphone de l'école, alertant le personnel enseignant sur les exclamations bruyantes et le raffut dans le bureau de la directrice, et sauvant ainsi probablement davantage de vies - les instituteurs cachant alors les enfants dans des placards.

Une courageuse institutrice, Kaitlin Roig, a regroupé plusieurs enfants dans des toilettes et a verrouillé la porte. Son témoignage à ABC News est intéressant, car elle raconte que lorsque la police est arrivée et lui a demandé d'ouvrir la porte, elle a refusé, ajoutant que « si c'étaient vraiment des flics, ils sauraient où trouver les clés pour ouvrir la porte. » En outre, elle leur a demandé de faire glisser leurs badges sous la porte.

Certes, c'est généralement la bonne chose à faire lors de toute interaction avec la police, en particulier aux États-Unis. Mais avoir la présence d'esprit d'agir ça dans des circonstances aussi traumatisantes suggère fortement qu'à ce stade, Mlle Roig en était arrivée à la conclusion logique que plusieurs tireurs étaient impliqués, et que soit ils se faisaient passer pour des officiers de police, soit on pouvait les confondre en tous points avec des commandos d'élites de la police - à cause de leur tenue, ou de leur comportement lorsqu'ils ont pénétré dans le bâtiment. Cela me rappelle aussi à quel point la marge de manœuvre était étroite pour commettre la fusillade. Il semble que la fusillade avait à peine pris fin lorsque les hommes ont frappé à la porte de ces toilettes et ont dit à Mlle Roig qu'ils étaient de la police.

Il existe également des récits contradictoires sur la façon dont les tireurs sont entrés dans le bâtiment. On nous a d'abord dit qu'ils étaient entrés par la porte d'entrée principale et s'étaient directement rendus dans les bureaux du personnel administratif/de la directrice. Mais l'école primaire de Sandy Hook possède un système de sécurité équipé d'une caméra vidéo, ce qui permet au personnel de filtrer les visiteurs. Un « tireur masqué en tenue de commando noire » éveillerait plutôt des soupçons, non ?

Une autre possible anomalie est qu'une page Facebook semble avoir été créée en mémoire de Victoria Soto, l'une des institutrices tuées à l'école... quatre jours avant la fusillade.

Au sujet du prétendu lien entre le « scandale du LIBOR » et cette fusillade ainsi que celle d'Aurora, il n'y a pour l'instant aucune preuve étayant l'allégation selon laquelle le père de Lanza ou celui de Holmes s'apprêtaient à témoigner devant qui que ce soit concernant quoi que ce soit, donc pour l'instant, ce n'est qu'une rumeur de plus. J'ai tendance à penser qu'on répand ces bruits pour donner l'impression d'un lien direct qui peut facilement être réfuté, comme un faux argument. Le lien évident et direct que tout le monde devrait voir est que les comptes-rendus de ces événements par le gouvernement US relèvent du tour de passe-passe. Le lien flagrant entre ces deux fusillades, la fusillade du temple Sikh et la fusillade de Fort Hood est que des témoins oculaires ont mentionné plusieurs tireurs, mais que selon la version officielle, ces tueries ont toutes été commises par un « tireur isolé ». En toute logique, cela nous indique que les véritables auteurs sont couvert au moyen de versions fictives sur ce qui s'est réellement passé, parce que si la vérité venait à se savoir, on verrait qu'une certaine partie du gouvernement US est impliqué.

Wade Michael Page, le « tireur solitaire » de la fusillade du temple Sikh, dans le Wisconsin, en août dernier, était un spécialiste des opérations psychologiques de l'US army, un militaire maintes fois décoré, selon le Pentagone. Mais quid des trois autres tireurs aperçus par des témoins ? Le fait que Wade était un (ancien ?) spécialiste des psy-ops de l'armée ne peut être une coïncidence. Cette pensée m'a traversé l'esprit plus d'une fois après la fusillade du Connecticut. Certains ont suggéré qu'il s'agissait d'un « false flag », ou que Lanza était une sorte de Manchurian Candidate.

Mais peut-être y a-t-il une explication plus simple (bien que plus scandaleuse) à tout cela ? Était-ce vraiment Adam Lanza qu'ils ont retrouvé dans l'école ? Sommes-nous vraiment certains que l'un des tireurs a été retrouvé mort dans l'école ? Ce que nous avons, à la place, ce sont des récits faisant état de deux ou trois tireurs masqués, apparemment tous revêtus des pieds à la tête d'une tenue de commando noire, et que l'État a au mieux délibérément oubliés, au pire couverts. Si l'on se fonde sur les efforts persistants mais futiles des autorités pour relier les Lanzas à cette école, sur les nombreux récits de témoins qui mentionnent deux tireurs, sur le rapport du médecin légiste de l'État du Connecticut selon lequel toutes les victimes étaient criblées de balles tirées par un fusil dont on nous demande de croire qu'il se trouvait dans le coffre d'une voiture durant toute la fusillade, sur des témoignages similaires parlant de plusieurs tireurs lors de précédents meurtres de masse au cours des dernières années, et sur les médias qui orientent le déchaînement émotionnel sur la question brûlante du contrôle des armes à feu... j'en viens à me demander si ce n'est pas le fait d'une équipe de tueurs à gage hautement entraînés.

Le massacre de Sandy Hook était-il une psy-op perpétrée par une sorte d'« escadron de la mort » dans le cadre d'une mission destinée à terroriser les gens au bénéfice du gouvernement, combiné à une opération visant à modeler les perceptions de l'événement et à canaliser les retombées émotionnelles ?

Le contrôle des armes n'est pas le problème ici. Le gouvernement US aurait depuis longtemps pris des mesures, en douce, pour limiter les fournitures d'armes, peu importe le deuxième amendement de la constitution (c'est qu'« un foutu morceau de papier », rappelez-vous), si son souci était vraiment de limiter l'accès aux armes par les civils.

Les psychopathes au pouvoir n'ont absolument aucun scrupule à recourir au terrorisme d'État, dans ce cas-ci à organiser le massacre délibéré d'enfants innocents, pour contrôler la population. Dans les faits, ce n'est guère différent de ce que le gouvernement US appelle « contre-insurrection » ou « anti-terrorisme » dans les pays étrangers, où il attaque des civils innocents pour donner l'impression que ces derniers ont été tués par des « communistes », des « insurgés » ou des « militants », l'objectif étant que le public soutienne l'illusion selon laquelle les gens du commun ont besoin d'un gouvernement fort et implacable pour les protéger des « méchants ». Lorsque les gens du commun gobent cette manipulation, le résultat, comme l'Histoire nous le démontre inlassablement, est un État policier brutal qui s'exprime à visage découvert.
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Niall Bradley

Chroniqueur à Sott.net depuis 2009, Niall contribue également au Dot Connector Magazine, la version papier de Sott.net, et été invité plusieurs fois comme commentateur sur Press.TV. Niall a écrit de nombreux articles pour Sott.net, dans lesquels il analyse les tendances géo-politiques dans le contexte des prétendus changements climatiques.

 

http://fr.sott.net/article/12122-Massacre-de-Sandy-Hook-la-version-officielle-part-en-sucette

 

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Voir vidéos et suite ici :


http://lesmoutonsenrages.fr/2012/12/23/massacre-de-sandy-hook-laffaire-de-toutes-les-polemiques/

 

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 13:43

 

bolivie-fruits-legumes.jpg

             Vendeuse de fruits sur le marché de La Paz en Bolivie. C'est quand même super!

 

En Amérique latine,

la nourriture traditionnelle

contre l'obésité

 

Pour réduire le problème croissant de l’obésité dans les pays d’Amérique latine, un retour à une nourriture traditionnelle basée sur des produits locaux comme le quinoa ou le maïs devient un enjeu essentiel dans la lutte contre la malnutrition et le surpoids.

………

« Le problème le plus difficile à résoudre, c’est le poids », déclare Gabriela Aro, qui dirige un programme scolaire révolutionnaire de repas basés sur des ingrédients traditionnels locaux dans la capitale bolivienne, La Paz. Le programme cible les problèmes nutritionnels chez les 153 000 jeunes défavorisés dans les 411 écoles et jardins d'enfants publics, dans l'un des pays les plus pauvres de l'hémisphère sud.

……….

Mais, à côté des problèmes de santé établis de longue date comme la malnutrition et l'anémie, une nouvelle menace émerge : l'obésité. Bien qu’il y ait un manque de données fiables, la plupart des experts s’accordent à dire que les Latino-Américains ont, en moyenne, pris rapidement du poids.

……….

Avec un coût annuel de 148 millions de bolivianos (soit 21 millions de dollars), le « programme La Paz » a eu un impact majeur sur certains problèmes de santé touchant les plus jeunes depuis son lancement en 2000.

 ............

À côté des avantages du développement économique et du libre-échange, se sont développés quelques-uns des maux de l'Occident. Il s'agit notamment de modes de vie plus sédentaires, ainsi que ce que les experts appellent la « transition nutritionnelle » : de plus en plus de gens sont exposés à des produits alimentaires transformés, peu chers, pauvres en éléments nutritifs, et riches en calories.

 

 

Pour lire l'article en entier, cliquez sur: link

 

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http://www.jacques-lacaze.com/article-fast-food-ou-alimentation-traditionnelle-113345482.html

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MARTEAU-justice.jpg

 

SANTE :

 


http://www.initiativecitoyenne.be/article-vaccins-un-medecin-condamne-pour-defaut-d-information-sur-les-risques-113762517.html
 
Cette belle victoire juridique (française) va-t-elle faire tâche d'huile en Belgique comme on peut l'espérer?


Quid de la responsabilité juridique des médecins ONE qui vaccinent à la chaîne sans jamais informer sur les risques graves, y compris ceux de sclérose en plaque associés à tout vcacin Infanrix hexa (incluant l'hépatite B)?
 
Il est urgent et utile de tenir vos contacts informés de cette jurisprudence de façon à ce qu'ils puissent se défendre s'ils s'estiment eux-mêmes victimes d'un défaut d'information sur le bénéfice/risques des vaccins de la part du corps médical!

 


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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 13:42

 

La Haye

 

La Haye : Les deux derniers clous dans le cercueil de la justice internationale ?
Global Research, décembre 20, 2012


En l’espace de moins de quinze jours, le Tribunal de La Haye, jugeant les crimes commis pendant les guerres d’ex-Yougoslavie, a fait preuve d’une clémence inhabituelle en acquittant cinq prévenus. Point commun : ils étaient tous accusés d’avoir commis des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité à l’encontre de civils serbes.


Le premier verdict, ayant acquitté le 16 novembre les généraux croates Ante Gotovina et Mladen Markač, a résulté d’un procès en appel, les deux accusés ayant été condamnés, en première instance, à – respectivement – 24 et 18 ans de prison. Gotovina, ancien de la légion étrangère, disposant de la nationalité française, avait dirigé l’Opération Tempête. En août 1995, celle-ci avait permis à la Croatie de reprendre le contrôle d’environ un quart de son territoire, la Krajina serbe, où la population avait pris les armes et fait sécession après que la république croate se soit elle-même séparée de la fédération yougoslave. Parfois qualifiée de plus grand nettoyage ethnique en Europe après la Seconde guerre mondiale, cette opération avait provoqué l’exode de quelque 220 000 Serbes et la mort de près de 2 000, en majorité des civils. La plupart des exilés ne sont jamais revenus en Croatie, où la proportion de Serbes est actuellement d’environ d’un quart de ce qu’elle était avant la guerre.


Plus de « responsabilité de commandement » pour les généraux croates


Contrairement à ce qu’il avait jugé en première instance, le Tribunal a estimé que les deux généraux n’étaient pas responsables de ces crimes – dont il n’a pas nié la réalité – car n’étant pas leurs auteurs directs. Cependant, ce Tribunal défendait jusqu’à présent le principe de « responsabilité de commandement », qui a permis la condamnation à de lourdes peines de plusieurs dizaines de dirigeants politiques et militaires serbes, arguant qu’ils étaient automatiquement responsables des crimes commis par leurs subordonnés. Malgré des déclarations sans équivoque des plus hauts responsables politiques croates de l’époque, le Tribunal a aussi estimé que les deux hommes ne participaient pas une « entreprise criminelle commune » visant à nettoyer la Croatie de sa population serbe. Enfin, il a usé d’oiseuses considérations balistiques pour estimer qu’il n’était pas prouvé que les bombardements qui ont détruit plusieurs bourgades serbes visaient particulièrement des objectifs civils, ceci alors que les autorités croates ont toujours refusé de livrer les carnets de tirs d’artillerie de l’Opération Tempête, soi-disant perdus.

S’il a suscité la surprise des juristes – car il est rare que des accusés, condamnés à de lourdes peines, soient acquittés en appel –, le verdict a également divisé les juges qui l’ont prononcé, puisque seuls trois d’entre eux s’y sont rallié. Les deux autres l’ont dénoncé en des termes peu habituels, l’Italien Pocar déclarant qu’il « contredit le sens même de la justice », que 1300 pages de preuves ont été ignorées et que ses trois collègues ont commis de « nombreuses erreurs et constructions fausses dans leur prise de décision », tandis que le dernier, le Maltais Agius, considérait que le verdict était basé sur « une approche étroite, artificielle, déficiente, confuse et problématique » menant à des « résultats incorrects ». Si le Procureur du Tribunal, le Belge Brammertz, s’est simplement dit « déçu », son prédécesseur, la médiatique Carla Del Ponte, s’est dite « stupéfaite » et « choquée » par le verdict et affirmé qu’il avait été influencé « par la politique, l’argent ou quelque chose n’ayant rien à voir avec le tribunal ».

En Serbie, où l’acquittement des deux généraux a été accueilli avec colère, dégoût ou résignation, plusieurs hommes politiques ont évoqué un jugement « politique » qui viserait à blanchir la Croatie de tout crime de guerre à quelques mois de son entrée dans l’Union européenne. De possibles pressions des Etats-Unis sont moins évoquées et on semble oublier que l’Opération Tempête a été organisée par des officiers américains « à la retraite » employés par une firme de sécurité, privée mais dépendant du Pentagone, la Military Professional Resources Inc (MPRI). Bien entendu, Washington a refusé toute coopération avec le Tribunal durant ce procès, en net contraste avec les tonnes de documents livrés à l’encontre d’accusés du camp d’en face. Ce verdict tombe donc assurément bien pour les Etats-Unis, dont le rôle actif dans les guerres des Balkans continue d’être partiellement occulté. Néanmoins, l’hypothèse d’un achat des trois juges reste la plus vraisemblable, tant leur verdict semble défier toute logique humaine et juridique.


Liquidation des témoins


Le second verdict, prononcé le 29 novembre, a acquitté Ramush Haradinaj, ancien chef de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), ainsi que deux de ses acolytes, Idriz Balaj et Lahi Brahimaj, accusés de torture et de meurtre de civils serbes et roms au Kosovo en 1998. Il s’agissait ici d’un nouveau procès, le premier ayant déjà abouti, en 2008, à l’acquittement des deux premiers et à la condamnation à 6 ans de prison du troisième. La nouvelle procédure avait été décidée en raison des nombreuses intimidations subies par des témoins lors du premier procès ; des « intimidations » allant jusqu’à l’assassinat. Selon Vladimir Vukčević, procureur de Serbie pour les crimes de guerre, ce ne sont pas moins de 19 témoins potentiels de l’accusation, tous des Albanais du Kosovo, qui ont été tués ces dernières années. Quant aux témoins survivants, ils ont bien entendu modifié leurs déclarations ou refusé de répondre aux juges lors des audiences. De toute évidence, le Tribunal n’a pas réussi à fournir une protection adéquate aux témoins. L’an passé, un témoin protégé, vivant secrètement en Allemagne, a été retrouvé pendu dans un parc près de son domicile. En outre, le Tribunal a autorisé Haradinaj à revenir périodiquement au Kosovo, où il a pu exercer des activités politiques et – vraisemblablement – mettre au point des méthodes visant à faire taire ses accusateurs.

Dans ces conditions, comme le nouveau procès n’a permis que de causer la mort de nouveaux témoins, on n’a guère été surpris que Haradinaj soit à nouveau acquitté. A Belgrade, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le tribunal « a légalisé la loi de la mafia au Kosovo, en particulier l’omerta ». Ce gouvernement pourrait bientôt devoir avaler une couleuvre supplémentaire en devant s’asseoir à une même table que Haradinaj, car l’ancien videur de boîte de nuit ambitionne de retrouver rapidement le poste de Premier ministre du Kosovo qu’il occupait au moment de son inculpation et de diriger les pourparlers en cours avec Belgrade. Notons cependant que le nouveau Premier ministre serbe, Ivica Dačić, a déjà rencontré trois fois à Bruxelles son homologue du Kosovo, Hashim Thaçi, accusé – notamment par un rapport du Conseil de l’Europe – d’avoir dirigé une « bande surpuissante d’entrepreneurs criminels » s’étant livrée au meurtre à des fins d’extraction d’organes de prisonniers serbes en 1999-2000.


Tribunal de la justice sélective et de l’impunité


Ainsi, alors que le Tribunal de La Haye est en train de clôturer ses travaux, pratiquement aucun responsable d’ex-Yougoslavie n’aura été condamné pour crimes contre des Serbes[1]. Parmi les 161 inculpés du Tribunal, les trois-quarts sont des Serbes, et encore davantage si l’on compte le nombre de condamnés[2]. Pourtant, plus de 40 000 tués des guerres des Balkans et plus d’un million de déplacés et réfugiés sont des Serbes des diverses république ex-yougoslaves. Toutes ces victimes demeurent non-reconnues par La Haye, qui a officialisé de son sceau les principes de justice sélective et d’impunité.

Tout ceci ne favorisera bien entendu pas les principes de réconciliation que les partisans du Tribunal n’ont cessé de brandir depuis deux décennies pour justifier les milliards de dollars qui y ont été investis. Les frustrations, la culpabilisation des uns et le sentiment d’impunité des autres, laissent la porte ouverte à d’autres crises et déchaînements de violence. En ostracisant à ce point une nation, reconnaissons cependant au Tribunal pour l’ex-Yougoslavie d’être sur la même ligne que son homologue rwandais, qui n’a condamné que des Hutu[3], et que la plus récente Cour pénale internationale, qui n’a – à ce jour – inculpé que des Africains. La mission première de ces institutions ne semble pas être le châtiment des coupables ou la défense des victimes, mais de conforter les visions manichéennes des conflits de l’histoire contemporaine suscitées par les grandes puissances et véhiculées par les médias à leur service. Dans ces conditions, la notion de « justice internationale » se révèle être une bien nocive illusion.

Georges Berghezan

N.B. : Une version raccourcie de cet article est publiée simultanément dans Le Drapeau Rouge n° 38 de décembre 2012 (dr@belgi.net).


[1] À l’exception du général Rasim Delić, commandant des forces musulmanes bosniaque pendant la guerre, condamné à 3 ans de prison, mais dont il purgea moins de la moitié à la suite de ses problèmes de santé.

[2] Selon l’actuelle ministre de la Justice de Serbie, 96,8 % des condamnés sont des Serbes. Ce chiffre semble néanmoins faire abstraction de quelques responsables croates de Bosnie condamnés pour des atrocités à l’encontre de Musulmans bosniaques durant la guerre qui a opposé les deux communautés (1992-94).

[3] A l’exception d’un Belge rallié aux extrémistes hutu.

Copyright © 2012 Global Research

 

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 13:35

 

A lire absolument : Leurs exigences (note d'eva)
Révoltes populaires en Slovénie le 21 décembre

Les révoltes de novembre sont à la base d'un mouvement populaire qui s'organise durablement. Les protestations spontanées mais nébuleuses des ces dernières semaines (on sait ce que l'on rejette mais on ne sait pas ce que l'on veut) ont égrainé dans une dizaine de villes slovènes ainsi que dans le centre-ville de la capitale Ljubljana, où se sont réunis 5000 manifestants selon la police. Les contours de leurs revendications sont de plus en plus clairs et s'accompagent de revendications de plus en plus concrètes. Aujourd'hui on pouvait lire les revendications suivantes sur Facebook.

JPEG - 45.3 ko
Une foule slovène

Récupéré sur le site d’information http://www.siol.net/novice/svet/201...

Des iniciateurs des protestations slovènes on publié pour la première fois leurs exigences sur un mur internet de Facebook :

  1. Nous exigeons des élites politiques qu'elles quittent le pouvoir. Que ce soit au parlement, au gouvernement, dans la coalition ou dans l'opposition.
  2. Nous exigeons de tout ceux qui sont sortis de la coalition avec le peuple qu'ils quittent aussi leurs postes.
  3. Nous exigeons l'introduction d'un instrument de défiance populaire, car selon la constitution slovène c'est le peuple qui détient le pouvoir.
  4. Nous exigeons une réforme radicale du système judiciaire car nous voulons un État de droit.
  5. Nous exigeons des procédures juridiques rapides et efficaces contre tous ceux qui ont acquis leurs propriétés d'une manière douteuse.
  6. Nous exigeons le retrait des richesses d'origine inconnue. L'élite politique et éconnomique qui a administré l'argent public doit prouver la source de ses avoirs. La Slovénie et ses richesse ne sont pas la propriété de nouveaux ultrariches (tajkun) mais de l'ensemble des citoyens.
  7. Nous exigeons que les banquiers prennent la responsabilité de leurs actes car nous - les citoyens - ne payerons plus les erreurs causées par l'avidité de certains autres.
  8. Nous exigeons la mise en place d'une commission constitutionnelle incluant des citoyens chargée d'apporter les changements nécessaires dans la constitution slovène.
  9. Nous exigeons une influence accrue du peuple sur la constitution du parlement slovène.
  10. Nous voulons un renouveau de la Slovénie dont les fondements seront la morale, la justice sociale, ainsi que la souveraineté populaire ; et nous nous opposons sévèrement à toute division artificielle du peuple (s'appuyant par exemple sur une idéologie en relation avec l'histoire).

Je pense que ces exigences sont suffisament réalistes et proches des faits observés il y a quelques mois en Islande, et en les circonstances actuelles je ne vois pas d'autre changement assez radical qui fût réalisable. Dans le même ordre d'idée, il me semble que la cause de la misère dans laquelle nous vivons déjà et qui nous précipite à la catastrophe, n'est pas à chercher dans les individus criminels de l'élite, mais dans le système capitaliste néolibéral, complètement débridé depuis la chute du mur de Berlin et qui montre maintenant son vrai visage. Il s'agit du vol rapace d'une élite peu nombreuse envers la majorité du peuple au moyen d'une corruption systématiquement construite. La corruption fait partie du capitalisme néolibéral, sans elle il ne peut exprimer ses tendences rapaces. Une prise de conscience est nécessaire : la solution ne consiste pas chasser des personnes concrètes de la position politique mais en un changement du système qui pousse pour l'instant tout détenteur de autorité dans les bras de la corruption dès qu'il pénètre les arcanes du pouvoir. Tout détenteur de pouvoir, que ce soit de la sphère économique ou économique, et qui ne veut pas accepter les méthodes corruptrices de la gouvernance, celui-là perdra bientôt sa position.

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Il y a 1 mois - 1 minute

Chaque semaine, Julien Cazarre met des crampons à une chanson populaire pour rendre hommage à un (...)

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Il est nécessaire de créer un nouveau monde sur la base des nouveaux meneurs mondiaux et de leurs priorités : la révolution informatique porte des hommes pourvus de grandes connaissances informatiques, ils maîtrisent réellement les machines sans lesquelles le temps présent ne peut plus fonctionner. Les informaticiens (entre autre les réseaux sociaux) doivent prendre conscience de leur pouvoir politique et éloigner de nous le système actuel organisé sur la base d'une pseudo démocratie capitaliste et néolibérale (celle qui au moyen de la corruption et de l'argent trompe les masses). Ils doivent imaginer de nouvelles règles de fonctionnement dans lesquelles l'argent (la possession) n'aura plus le rôle central, mais le savoir. Peut-être cela sonne-t-il utopiste, mais je vous garantis que ce temps n'est pas si éloigné.

Zlatko Tišljar

Traduit à la louche par votre serviteur à partir d'un blog de l'auteur

 

http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/revoltes-populaires-en-slovenie-le-127946

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 13:35

 

Jean Bricmont

Jean Bricmont Figure du mouvement anti-impérialiste, Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain (Belgique). Il a publié Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ? (Éditions Aden, 2005).

 

NB Mutins de Pangée : Coopérative audiovisuelle

 

 

 

24 12 2012 - Il est très important avant de s'adonner aux agapes traditionnelles de fin d’année, de visionner le film réalisé par Olivier Azam à propos des guerres humanitaires et celle qui devrait particulièrement nous interpeller aujourd'hui : la Syrie.

 

Dans ce documentaire Jean Bricmont que l'intelligentsia de gauche en France a choisi d'ostraciser, en appelle à la sagesse. Il faut savoir qu’il n'a pas pu tenir une conférence sur la Syrie à la fête de l'humanité en 2012 car des bien pensants autoproclamés "Antifafs" avaient décidé d'interdire son intervention sous le prétexte qu'il était "ROUGE-BRUN" donc "Antisémite". Et cela au seul prétexte qu’il défend les négociations et la paix face à la démocratie imposée par des bombardements massifs comme ce fut le cas en Libye par exemple.

 

Je crois essentiel de retrouver l'usage de la raison, surtout face aux matraquages médiatiques constants pour imposer l’ingérence humanitaire en jouant seulement sur le levier émotionnel. Il est consternant hélas que  les forces de gauche en général, (l'appel de la CGT, La FSU et de Solidaires en faveur des rebelles syriens en est un exemple récent), s’alignent sans analyses politiques sérieuses sur ces thèses guerrières. "Le devoir d'ingérence humanitaire" devrait remplacer le droit international mis en place après la seconde guerre mondiale pour garantir la paix ? Il devrait remplacer le "Droit des peuples à disposer d'eux mêmes" 

 

A ce propos il est à remarquer que cette volonté d'en découdre avec le régime syrien actuel va s'infiltrer dans des détails à priori anodins voire insignifiants. La déclaration des syndicats à laquelle je fais allusion plus haut, ainsi que de nombreuses pétitions qui circulent actuellement ou ont circulé il y a peu, prônent souvent la défense de la paix et la protection des civils en demandant l'arrêt des combats et la démilitarisation des zones de conflit. Personne ne peut aller contre cet étalage de bonnes intentions sauf que souvent de manière directe ou subliminale, le départ de Bachar El Assad est une des conditions non négociables. Je trouve cela pervers et sournois dans la mesure où on fait preuve d'ingérence dans la politique intérieure syrienne. De plus on pose comme postulat sans avoir recours à l'analyse et à la réflexion que les thèses défendues et présentées par l'OTAN sont les seules acceptables. On oublie ce faisant la cause principale de l’échec du plan de paix présenté par l’émissaire de l’ONU Kofi ANNAN. Son plan prévoyait l’arrêt des combats et la démilitarisation des lieux de conflit. L’armée syrienne a retiré ses chars et ses armes comme convenu mais les rebelles en ont profité pour s’armer davantage, pour ces derniers l’arrêt des combats n’était pas envisageable et ils demandaient déjà que le gouvernement en place démissionne et que Bachar El Assad parte.  

 

En conclusion je vous invite à visionner ce film, il est nécessaire je crois dans ce climat dangereux et malsain afin de redonner à la politique sa raison d'être. La politique étrangère de la France jusqu'à la présidence de Nicolas Sarkozy était l'héritière du Gaullisme et faisait entendre une indépendance qui était fort prisée de par le monde. En 2007 nous avons troqué cet habit de lumière pour celui moins glorieux de "Caniche de l'Empire", occupé jusqu'alors par Tony Blair. Depuis l'élection de François Hollande rien n'a changé dans cet asservissement volontaire. Vivre debout est difficile, vivre couché est plus facile pour quémander les caresses du maître.

 

Ce qui me semble le plus difficile à admettre est ce consensus national et même européen sur ces questions. La gauche il n'y a pas si longtemps défendait la paix. Je me souviens avec émotion des grandes manifestations contre la guerre en Irak en 2003. Aujourd'hui rien, pourtant Naomi Klein a très bien décrit la politique du chaos de ce capitalisme sauvage dans son livre "La Stratégie du Choc" ou dans le film éponyme. A gauche nous sommes tous plus ou moins informés de cette guerre psychologique pour installer l'ultralibéralisme partout dans le monde. Si de nombreuses formations politiques ont vu en l'Union Européenne une machine de guerre de ce capitalisme du désastre, il n'en est pas de même pour la politique étrangère de l'empire menée par l'OTAN au service de l'impérialisme américain et c’est dommage.

 

Ce film dure une heure environ et il définit bien les enjeux actuels. Lucien PONS

  

 

Sur mon blog à la rubrique:"Syrie, Libye, Iran" vous trouverez d'autres informations.

  

http://lucien-pons.over-blog.com/10-categorie-12252725.html 

 

 

Impérialisme humanitaire. Droit de l’Homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ?

Durée : 1h


Note : Cet entretien fait suite à un débat qui n’avait pas pu se tenir à la fête de l’Huma suite à des menaces extérieures non identifiées. Jean Bricmont développe ici ses arguments contre l’utilisation de "l’idéologie des droits de l’Homme" pour justifier des guerres.

Thèmes évoqués : Les accords de Munich, la guerre d’Espagne, Guerres d’Afghanistan, d’Irak, du Kossovo, de Libye... Le cas de la Syrie, la politique américaine, l’OTAN, l’ONU, Kouchner, BHL, etc...

 

______________________________________

 

 

Dimanche 9 décembre 2012
  

Le blog de Jean Lévy:

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-crise-syrienne-les-occidentaux-s-embourbent-de-plus-en-plus-113275991.html


  

L’ingérence des Occidentaux connait un nouveau regain en Syrie.

 

  

En public, il y a eu simultanément les menaces proférées contre Damas, au cas où il utilise l’armement chimique, et la décision de déployer des Patriot à la frontière turque avec la Syrie. Allemands et Hollandais vont mêmes envoyer leurs hommes avec.

Clandestinement, les Occidentaux ont dépêché davantage de leurs agents de renseignements, surtout au nord de la Syrie, dans le but de dessiner sur place la carte des groupes armés en œuvre. Sur place, trois services de renseignements européens au moins se sont attelés à cette mission, assure le correspondant du journal en France, Mohammad Ballout. 

 À leur tête les Français. Selon Ballout, depuis l’éclatement de la crise syrienne, la France a étendu sa présence dans la capitale libanaise, (oui libanaise), avec pour prétexte sa volonté de consolider la sécurité de ses troupes exerçant dans la cadre de la Finul.

Alors que cette dernière opère au sud-Liban, c’est en revanche vers la Syrie que Paris a orienté ses forces spéciales. Ces derniers temps, celles-ci s’attellent à évaluer les orientations des composantes des milices armées œuvrant au nord de la Syrie, leur promiscuité d’Al-Qaida, et l’influence qu’elles exercent.

 

  

En finir avec les djihadistes

 

Pour Paris, l’enjeu serait selon AsSafir d’ôter le motif qui entrave la levée de l’embargo imposé par l’Union européenne et les États-Unis pour armer l’insurrection syrienne.

Jabhat-Nusrat (le front al-Nosrat) est sans aucun doute le plus visé. Il  affiche ostensiblement ses tendances pour Al-Qaida, et ses velléités d’instaurer un État islamique en Syrie. Washington a déjà laissé entendre qu’elle allait l’inscrire sur sa liste des organisations terroristes.

Mais il n’est pas le seul. Nombreux groupuscules œuvrant en Syrie sont dans son sillage. Il sont les plus efficaces sur le terrain, alors que le chaos sévit au sein de l’Armée syrienne libre (ASL), au niveau de la coordination des opérations de combats, en raison du refus d’un grand nombre d’officiers ayant fait défection de participer aux opérations de combats, vu la présence de civils inexpérimentés dans les rangs des groupes armés.

Ce qui explique le chiffre énorme de tués dans leurs rangs, surtout dans la province de Damas (Rif de Damas). 

 De plus, ces groupuscules djihadistes ont refusé de reconnaitre la Coalition nationale des forces de la révolution et de l’opposition syriennes (CNROS) et ont affiché des visées tout à fait différentes des siennes.

Comme ils avaient fait avec le Conseil national syrien (CNS).

Sachant que ce dernier a été remplacé par la coalition, parce qu’il avait échoué dans ses tentatives de prendre l’initiative de leurs mains et d’unifier les différents groupes armés, son successeur ne semble pas avoir plus de chance. 

 

  

 Les Saoudiens: des contacts directs 

 

Un dirigeant du CNROS qui siégeait également au CNS incombe cette lacune aux États qui financent et arment directement les milices. Ils ne passent pas par les comités, formés au sein de la coalition (et du CNS avant) pour cette mission. Ce responsable  ayant requis l’anonymat accuse en particulier les Qataris et les Saoudiens. 

Ces derniers ont formé un comité d’officiers qui contactent directement les combattants, leur distribuent argent et armes, rivalisant avec les Qataris qui contrôlent la Coalition comme le Conseil. Ils ont déjà offert 45 millions de dollars à l’insurrection armée, ainsi que des armements, lesquels ne transitent plus par la Turquie, mais par d’autres pays voisins de la Syrie.  

 

 Les Qataris: une influence directe

Quant aux Qataris, un autre dirigeant haut placé de l’opposition syrienne se plaint de leur influence au sein de la coalition où ils ont désigné 50 de ses membres, et contrôlent désormais les cadres de l’opposition syrienne à l’extérieur. Il salue toutefois leur dynamisme et leur capacité à combler les revendications de l’opposition syrienne et ses besoins, beaucoup plus que les Saoudiens.

Cet opposant révèle que la coalition souffre d’une importante crise financière, malgré le soutien qui lui est accordé. «  Les sommes que les Européens nous donnent suffisent à peine pour couvrir les frais des réunions effectuées par le CNS puis la coalition à Doha, Istanbul et au Caire », s’est-il moqué.  

 

  

 Et la Russie dans tout cela :

une fin d’année tumultueuse

 

Selon Moscou, les deux mois suivants seront marqués par une escalade militaire, sans aucune perspective politique. Le constat serait du chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov, confié à un opposant syrien et rapporté par Assafir.

Les Russes s’attendent à une fin d’année tumultueuse en Syrie, rapporte ce dernier après une visite en Russie et des rencontres avec des responsables russes. De grandes quantités d’armements sont parvenues aux miliciens ces dernières semaines et les effectifs de l’ASL ont gonflé. Plus que jamais, les insurgés misent sur la solution militaire et veulent reprendre l’initiative. La bataille se fera autour de Damas qui risque de subir un siège très dure.  

Les Russes considèrent que personne parmi les opposants syriens de l’intérieur ni de l’extérieur, ni parmi les parrains européens et américain ne veut entendre parler de négociations. Celles-ci ne devraient avoir lieu avant le mois de février prochain. Entre temps, ils  vont tenter de faire voter au Conseil de sécurité une résolution contraignante sur l’accord de Genève, sans recours au chapitre VII.

 

  

L'armée et non le régime

 

Un opposant syrien rapporte que les Russes sont très attachés à l’armée syrienne et soutiennent ses capacités combatives. Son objectif serait de sauvegarder l’État  et non de défendre le régime. Pour eux, cette armée est le seul représentant de toutes les tendances et communautés qui forment le peuple syrien. Alors que l’opposition actuelle ne renferme qu’une seule catégorie du peuple syrien. Raison pour laquelle, estiment les Russes, elle a été obligée de désigner des représentants des minorités au CNS puis au CNROS pour combler cette lacune.

  

Le jeu dangereux de la Turquie et du Qatar 

 

Concernant la Turquie et le Qatar, leur politique est taxée de "dangereuse" par les Russes qui s’attendent à ce qu’ils la paient chère et qualifiant la création d’une zone d’exclusion "d’escalade dangereuse entre la Turquie et la Syrie".  «  Se trompe celui qui croit être capable de contrôler ses frontières, et d’empêcher les djihadistes de réaliser leurs visées dans la région si le chaos sévit en Syrie, surtout que tous sont impliqués dans le conflit, la Jordanie, la Turquie, le Liban, le Qatar, et l’Arabie saoudite », a confié un responsable russe.

Vu du coté de certains opposant syriens, les Russes seraient soucieux de former à travers leurs rencontres avec des opposants syriens un axe démocratique civil, sinon « la table va être renversé à l’insu de tous et a l’avantage des groupes djihadistes », auraient-ils averti.


 

Et si Assad résiste


Les opposants syriens qui ont visité Moscou ont entendu des prévisions russes selon lesquelles le président syrien Bachar el-Assad sera capable de rester au pouvoir, jusqu’aux élections prochaines prévues au printemps 2014, s’il parvient à préserver ou à améliorer sa position militaire. 

 «  Nous avons auparavant beaucoup entendu parler du siège du palais présidentiel à Damas. Nous ne défendrons pas Assad, ni ne contribuerons à sa chute. Mais s’il résiste, d’autres régimes risquent de tomber, bien avant lui », aurait signifié Lavrov aux opposants syriens.

 

 

 

L’entretien : Les guerres « humanitaires ». Droits de l’Homme ou droit du plus fort ? (Après l’Afghanistan, l’Irak, la Libye… A qui le tour ?) 

Jean Bricmont, vous l’avez peut-être déjà aperçu dans le film Chomsky & Cie
Il est professeur de Physique théorique à l’Université de Louvain en Belgique. Il a coordonné, avec Julie Franck, le Cahier de l’Herne consacré à Noam Chomsky. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages :
- "Impostures intellectuelles", co-écrit avec le physicien américain Alan Sokal (Ed. Odile Jacob)
- "A l’ombre des Lumières", débat avec Régis Debray (Ed. Odile Jacob)
- "Raison contre pouvoir, le pari de Pascal", entretien avec Noam Chomsky (Ed. L’Herne)
- "Impérialisme humanitaire. Droit de l’Homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ?" (Ed. Aden)
Ce dernier essai étant celui qui nous a donné envie d’entendre les arguments de Jean Bricmont et d’en débattre. Pour ne rien vous cacher, Jean Bricmont n’a pas que des amis en France, essentiellement à cause de ses positions de défense de la liberté d’expression, idée héritée des Lumières, mais désormais difficile à exprimer dans notre pays sans se faire accuser des pires intentions, d’alliances douteuses, et parfois se faire insulter. Nous vous laissons juger de l’intérêt des propos dont ont été privés les camarades qui étaient venus débattre à la fête de l’Huma. Pensez par vous-même !

 

  
Sur le site de LUCIEN  PONS,
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Syrie : Le président Bachar al-Assad reçoit Lakhdar Brahimi et Alep serait reconquise

Publié le 24 décembre 2012

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Brahimi et Assad, aujourd'hui à Damas

Brahimi et Assad, aujourd’hui à Damas

 

Selon le journal le journal Al Watan, la ville d’Alep, poumon économique de la Syrie serai tombé ce soir, en grande partie, dans l’escarcelle de l’armée arabe syrienne. Nous ne sommes pas pour l’instant capable de l’infirmer ou de le confirmer. Toujours est-il que, selon nos sources, de la route d’al-Raka jusqu’au village d’al-Dowerina, les zones qui coupent la ville, tout est sécurisé par l’armée arabe syrienne.


Le président syrien Bachar al-Assad a rencontré, à Damas, l’envoyé spécial de la Ligue arabe et de l’ONU Lakhdar Brahimi, et confirmé lors de cette entrevue que, le gouvernement syrien fait de son mieux pour réussir dans ses efforts pour soutenir, d’une part,  le peuple syrien, et d’autre part son leadership et son indépendance.

Le président Bachar al-Assad a révélé qu’il était en adéquation totale avec Lakhdar Brahimi pour résoudre la crise syrienne. Du coup, les « amis de la Syrie » autoproclamés sont dans les choux, courroucés par cette entente.

 

Syrie : Le président Bachar al-Assad reçoit Lakhdar Brahimi et Alep serait reconquise

 

 

Syrie : Le poker menteur occidental entre incantations et dérobades

Publié le 24 décembre 2012

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Syria emblemeC’est la consternation du côté occidental après la découverte que, depuis 21 mois, malgré la propagande et le trafic d’arme profitant eux terroristes, le président Bachar al-Assad tient toujours. Ce n’est un secret pour personne, ce sont des conseillers militaires russes, qui ont mis sur pied des dispositifs de défense anti-aérienne très sophistiqués. Du coup, on assiste à une sorte de poker menteur côté occidental, notamment aux États-Unis, où la future-probable-hypothétique intervention, ne relève finalement que d’incantations.  


Selon la CIA, Moscou a fourni au régime d’Assad depuis le début de la soit révolution syrienne, il y a 21 mois, un système de défense implacable. Les anciens systèmes de défense syrienne ont été rénovés et, de nouvelles, des missiles de défense sol-air que le régime de Damas n’a pas encore utilisé, pour l’instant, sont en possession de l’armée arabe syrienne.

Washington aurait donc renoncé à intervenir, craignant que des frappes aériennes soient non seulement vouées à l’échec, mais que des avions de la coalition soient détruits. La tentative de dire aujourd’hui que l’armée syrienne utilise un gaz jamais utilisé en combat c’est se moquer du monde. Les scientifiques syriens sont donc les meilleurs, après avoir créé ce gaz…inodore. Quelle ironie ! Et voilà le retour de l’OSDH dont le directeur déclare : »un gaz qui se dégage sous forme de fumée blanche dès que les grenades heurtent un mur ». ajoutant  »Il pourrait s’agir d’un gaz jamais utilisé jusqu’ici, provoquant des vertiges, de graves maux de tête ainsi que chez certains des crises d’épilepsie »

En réalité, la profondeur et la complexité de la Syrie feraient que, toute tentative d’attaque anti-syrienne, à l’appui d’une zone d’exclusion aérienne ou sous la forme de frappes aériennes punitives à l’encontre du régime serait coûteuse, longue et surtout risquée, à mins qu’ils, les Occidentaux, n’assassinent Bachar al-Assad. La CIA affirme que la possibilité de pertes militaires russes, d’autant qu’ils sont installés à Tartous, pourrait avoir des conséquences imprévisibles sur le plan géopolitique.

La Russie est redoutée, d’où une tentative de réveiller ses extrémistes pour déstabiliser Vladimir Poutine, ou de s’appuyer sur des clowns comme les  dégénérées du groupe Pussy Riot…

 

Syrie : Le poker menteur occidental entre incantations et dérobades

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