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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 00:10
Francois-Hollande-Alger
 
Algérie : Au-delà du devoir d’inventaire, la nécessaire réconciliation
Global Research, décembre 20, 2012

«La colonisation a été un système inéquitable et oppresseur. La guerre d’Algérie a produit, comme toute guerre, des tragédies humaines. Dire cette vérité, n’est pas rajouter du malheur à la douleur, c’est accomplir notre devoir à l’égard de toutes les victimes de cette période»
François Hollande juillet 2006

«C’est aux historiens et aux chercheurs des deux pays d’entamer un véritable travail commun de lecture de cette Histoire dense et riche, marquée par des hauts et des bas qui témoignent de l’intensité de nos relations. Mais d’un point de vue politique et stratégique, je ne peux que réaffirmer l’obligation pour l’Algérie et la France de travailler ensemble tant leurs interdépendances sont nombreuses. Nous avons une responsabilité devant nos peuples.»
Abdelaziz Bouteflika décembre 2012

Le président français François Hollande nous rend visite. Qu’il soit le bienvenu dans cette Algérie avec laquelle, dit-on, il a une réelle empathie. Pour la clarté des choses, nous allons en honnête courtier situer le contexte, le bien-fondé et les attendus de cette visite, dont une fois de plus, les Algériens attendent beaucoup. Cinquante ans de relations tumultueuses, le fossé est toujours aussi béant, faut-il comme l’a suggéré Bernard Kouchner, attendre une éclaircie dans les relations algéro-françaises avec le départ darwinien de la génération de Novembre ?. Est-ce l’Africain qu’est l’Algérien est enfin sorti de l’histoire? Cette phrase a fait beaucoup de dégâts dans l’imaginaire algérien au même titre que ce tremblement de terre qui eut lieu un matin de 1830 et dont les répliques se font encore sentir.

Les Algériens n’ont pas jailli du néant. L’apport de l’Islam

S’agit-il d’une visite à caractère économique? La frustration serait grande! En fait, pour la France, l’Algérie doit demeurer ad vitam aeternam un marché à l’instar des paléo-relations métropole-province. Le monde a profondément changé mais le fond rocheux des relations algéro-françaises est resté celui d’un 5 juillet 1962 date à laquelle l’Algérie et la France se sont séparées dans la douleur. Akram Belkaïd rapporte les propos d’un haut responsable algérien qui déplore cet échange marchand sans sédimentation après 50 ans d’un réel savoir-faire en Algérie: « On se croirait revenus au début des années 1980, quand Pierre Mauroy et Edith Cresson nous sommaient d’acheter du Made in France pour aider la gauche française au pouvoir. C’est un peu le même discours qui nous est servi en ce moment. Aujourd’hui, nous voulons parler de partenariat et de co-localisation, et, en face, il n’est question que de nous fourguer (sic) des produits français que, de toutes les façons, nous achetons déjà ou que nous pouvons acheter ailleurs.»(1)

L’Islam et les Arabes, tant diabolisés par les hommes politiques et une presse aux ordres, ont eu leur heure de gloire. Dans cet ordre, il est bien connu que le tempérament algérien s’accommode mal de l’injustice, de la «hogra» du rapport à la dignité . Aussi et au risque d’être redondant , quelques éléments sur se socle rocheux algérien constitué par l’identité et la religion «J’ai toujours ressenti écrit André Miquel, une estime particulière pour Ma’mûn, ce fils du fameux Haroun al-Rachid. Au IXe siècle, alors que l’Occident chrétien peine à sortir d’une époque de troubles, ce calife de Baghdad encourage la traduction en arabe des oeuvres grecques, fonde un institut des sciences et invite ses frères à discuter des rapports entre religion et raison, débat aujourd’hui encore d’une étonnante actualité. J’ai donc voulu le faire revivre en renouant avec un genre très en honneur dans la littérature arabe classique: les maqâmât, des entretiens autour d’un sujet convenu ou sans programme préétabli. Les Lumières sont certes un phénomène occidental, directement lié à l’évolution des sciences et du christianisme. Mais ce mouvement a pu dans certains pays être orchestré ou favorisé par un pouvoir “éclairé” : Louis XV, par le relais de Madame de Pompadour, ou Frédéric II de Prusse ont fait au XVIIIe siècle ce que Ma’mûn a tenté au IXe, favoriser les sciences et les arts. Certes, ce calife n’a pas tout inventé: les traductions des oeuvres grecques avaient commencé avant lui et le mouvement s’est amplifié du fait de l’ouverture du monde musulman à l’Iran et à l’Inde. (…) Ce que j’ai voulu montrer, c’est l’ouverture d’un Islam trop oublié aujourd’hui. Les chrétiens et les juifs restaient libres de pratiquer leur foi, avec l’assurance de la protection du pouvoir. (2) Non les Musulmans n’étaient pas des barbares !

Dans ce cadre aussi, l’amnésie savamment entretenue fait que le sort peu enviable fait aux Algériens «ces pelés, ces galeux d’où viennent tous les maux» de la France à en croire Marine Le Pen, nous interpelle en conscience. Ces Algériens ont décidé de vivre en France, pour l’immense majorité d’entre eux veulent vivre en paix, leur spiritualité à l’ombre des lois de la République tout en apportant leur part culturelle à l’image de la France.

C’est donc de dignité qu’il s’agit aussi quand on voit les chaînes interminables pour aller mendier un hypothétique visa qui ne vient pas. Pire encore, la France des droits de l’homme a une position singulière s’agissant des intellectuels et universitaires. Le visa est distillé parcimonieusement, pourtant là encore si la francophonie est ce qu’elle est, c’est que quelque part les universitaires et intellectuels algériens la «nourrissent» en lui permettant de résister au raz-de-marée de l’anglais.

Pour Alain Ruscio: «(…) Il y a encore beaucoup de Français et d’hommes politiques qui sont dans la situation de penser, non plus qu’il y a d’un côté la civilisation et de l’autre la barbarie, mais que notre civilisation est plus tolérante, plus humaine, plus humaniste que les autres. L’autre aspect c’est que la France, là aussi, a avec le monde arabo-berbère en Afrique du Nord et plus encore en Algérie, une spécificité qui concerne le racisme anti-maghrébin, plus anti-algérien. C’est le racisme le plus ancré en France et qui agit. Il convient de noter que ce racisme anti-arabe et anti-maghrébin est plus ancien que la Guerre d’Algérie, les premiers textes assimilant barbarie et monde musulman datent des croisades.»(3)

Le devoir d’inventaire de la reconnaissance de l’oeuvre algérienne pour la France

En réponse au négationnisme des «nostalgériques» il est nécessaire de revenir sur la clochardisation de la société algérienne, pour reprendre une expression de Germaine Tillon. Tout au long de ces 132 ans, l’oeuvre coloniale ne fut pas positive car le fameux bréviaire a été décliné de toutes les façons possibles. Certes, nous l’avons écrit: à titre individuel des instituteurs, des médecins, des Européens admirables tentèrent d’alléger les souffrances des Algériens, mais ils furent en petit nombre. Nous leur serons à jamais reconnaissants. Les rares Algériens instruits furent des voleurs de feu. Moins d’un millier d’Algériens formés en 132 ans. Après la conquête brutale, la politique du talon de fer, du sabre, et avant celle du goupillon, ce fut la curée, imaginez la Casbah dont le trésor fut évalué à plus de 200 millions francs or, pillé. Tout fut bon pour être arraché à ses propriétaires, une nuée d’agioteurs mit en coupe réglée une Algérie ouverte à tous vents. Pour l’histoire, des Algériens furent recrutés dans les troupes françaises depuis 1837 (les fameux turcos) on parle justement de ces zouaouas recrutés par tous les moyens – la famine, la peur-) que l’on appela les zouaves au point que la statue du zouave du pont de l’Alma indique les crues de la Seine. Ils furent ensuite envoyés lors la guerre du Levant en 1865… Ensuite, ce fut la guerre de Crimée, puis la guerre de 1870: parmi les plus braves, on cite les Algériens qui arrivèrent à enlever une colonne à Wissembourg, moins d’une centaine de rescapés sur les 800 du fait d’un chassepot allemand qui fit des ravages. Après le cauchemar de Verdun et du Chemin des Dames, des milliers d’Algériens y laissèrent leur vie ».(4)

« Lors de la Seconde Guerre mondiale, les troupes coloniales furent, d’emblée, massivement intégrées aux plans de bataille et, placées en première ligne, notamment à Monte Cassino le 22 mai 1944. Il y eut 140.000 soldats algériens. Il y eut 14.000 morts et 42.000 blessés. Ce sont, en partie, ces soldats qui revinrent ensuite au pays, pour voir leurs familles massacrées un jour de mai 1945… Enfin, la part du sang et de la bravoure est illustrée par un fait ignoré: l’apport des Algériens à la résistance française à une époque où des Français abandonnèrent leurs concitoyens de confession juive. Les Algériens du FTP (Francs-tireurs partisans) avaient aussi pour mission de secourir et de protéger les parachutistes britanniques et de leur trouver un abri.»(4)

Les «trente glorieuses» réussirent aussi grâce à l’apport des Algériens qui, après avoir versé leur sang pour la France, aidèrent massivement pour sa reconstruction. On ne peut passer sous silence l’apport culturel de l’Algérie. Pourtant, malgré tout ce déni de personnalité, l’Algérie eut aussi sa part, souvent la plus terrible dans le rayonnement de la France, à la fois pour défendre ses frontières, développer son économie, et participer par l’enseignement du français au rayonnement culturel de la France qui peine à résister- même à l’anglais- la vulgate planétaire- selon le bon mot de Pierre Bourdieu. Les Algériens ont donc fait fructifier le «butin de guerre» que fut la langue française, à telle enseigne que l’Algérie paradoxalement est le deuxième pays francophone, elle a donc non seulement défendu la langue, l’a enrichie en lui adjoignant des termes spécifiquement algériens mais, cerise sur le gâteau, offert à l’Académie française une écrivaine de talent en la personne d’Assia Djebar. En 2012, d’une façon ou d’une autre, 36 millions d’Algériens parlent, pensent et achètent à des degrés divers français. Mieux encore, une grande partie de la matière grise est attirée par la France qui reçoit ainsi, sans avoir dépensé un sou, la fine fleur de l’Algérie. Cette élite écrit le docteur Souilamas, grand chirurgien des hôpitaux de Paris, peut être un formidable levier de la coopération bilatérale. «Ils ont échangé, dit-il, le “marteau-piqueur ou la truelle contre le bistouri ou le stéthoscope, le mépris, le chantier contre l’hôpital, les travaux publics contre la médecine. Ils peuvent au mieux passer de manoeuvre à ouvrier qualifié”» (4)

«L’apport de l’Algérie assurément, est objectivement à mettre sur le compte de l’oeuvre positive de l’Algérie pour la France. Le peuple de France doit savoir qu’au sortir de la guerre, l’Algérie était profondément meurtrie sur une population de huit millions d’habitants, deux millions de personnes furent déplacées et regroupées pour couper les combattants algériens de leur base arrière, 10.000 villages furent brûlés, ce fut une intégrale de l’horreur, une sorte de condensé sur huit ans des horreurs de l’invasion. A bien des égards, les perturbations existentielles qui nous occupent, sont des répliques d’un tremblement de terre qui a eu lieu le 5 juillet 1830… Il est immoral que la France considère qu’elle a soldé ses comptes en 1962. C’est cela aussi la vraie dette de la France.»(4)

Les tentatives multiples pour le rapprochement

Pour rappel, les relations tumultueuses de ce couple infernal qui, malgré tout, –du fait des multiples liens, Jacques Chirac disait qu’un Algérien sur sept à des liens avec la France- ne veut pas divorcer. On le sait, il y eut des avancées notables et des reculs. On se souvient que Jacques Chirac avait ainsi fait reconnaître par son ambassadeur, Hubert Colin de Verdière, le massacre de Sétif en 2005. Il a essayé d’aller jusqu’au traité d’amitié en 2003, et l’année de l’Algérie en 2003 a été un succès. Au début des années 2000, Alger et Paris planchaient sur la signature d’un Traité d’amitié censé clore la période heurtée de l’après-indépendance. Après le passage calamiteux de Nicolas Sarkozy bien conseillé par les Bruckner, sur «la tyrannie de la repentance» exprimera un choix, un parti pris et encouragera une écriture révisionniste de l’histoire en confiant la fondation pour la mémoire de la Guerre d’Algérie à des historiens révisionnistes et des associations Algérie française. A l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, François Hollande avait adressé une lettre au président Bouteflika dans laquelle il estimait qu’il y «a place désormais pour un regard lucide et responsable» de la France sur son passé colonial en Algérie.

Le 17 octobre dernier, le président Hollande écrivait: «Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes.»

Qui empêche la France, celle qui se revendique des droits de l’homme de se grandir en reconnaissant aussi à la fois son devoir vis-à-vis de l’histoire et sa faute pour l’aventure coloniale? Certes, on peut disserter sur la responsabilité des enfants des actes de leurs parents, comme l’ânonnait Sarkozy mais, est-il juste de ne sortir ce faux argument qu’en ce qui concerne l’aventure coloniale? Et les autres fautes de la France qu’elle n’arrête pas d’expier?

On le voit, la France avance avec parcimonie, il a fallu plus de quarante ans pour que les « événements d’Algérie » soient reconnus comme étant la « guerre d’Algérie ». Pourquoi ne pas traverser le Rubicon et déclarer par exemple à l’instar du préambule des Accords de Nouméa de 1998 sur l’indépendance de la Nouvelle Calédonie que « la colonisation a été une domination étrangère imposée aux populations autochtones, qu’elle a été destructrice des sociétés et des cultures ? »Cela ferait avancer considérablement les choses et arrêter de perdre du temps tant les chantiers du futurs sont importants pour bâtir une nouvelle relation d’égale dignité mutuellement profitables.

Comment nous voyons l’avenir?

Dans une interview à l’Agence France-Presse, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a déclaré en substance: «Ce que l’Algérie attend de la France, c’est un accompagnement dans le processus de développement économique, social et humain, un vaste chantier en cours de mise en oeuvre et qui nécessite un perfectionnement de l’élément humain, un transfert technologique réel et un partenariat gagnant-gagnant dans le système productif». Dans dix ans, il n’y aura plus de mémoire vivante ou si peu et le contentieux s’éteindra de lui-même sans que la France contrairement aux Etats- Unis -qui ont exorcisé leur histoire vietnamienne- ne regarde son histoire coloniale en face. Le virage porteur d’avoir c’est ici et maintenant. La réconciliation ne peut démarrer qu’à partir d’un geste fort que nous attendons. Le souhait algérien d’une relation forte et dynamique rappelle à s’y méprendre les fondements du traité de l’Elysée en 1963 entre la France et l’Allemagne.

Alors, tout sera permis. Nous connaissons la situation délicate de l’économie française avec un déficit abyssal et un commerce extérieur qui peine à redécoller. Nous connaissons les besoins énergétiques de la France et l’Algérie peut y subvenir dans un partenariat gagnant-gagnant avec une parole désarmée d’égal à égal comme elle le fait avec les autres partenaires. Elle a en face d’elle un pays qui parle le français, le deuxième après la France. On dit que la France connaitra un déclin devant les nouveaux pays qui émergent; à elle de faire le choix car la mentalité de l’empire AOF et AEF a vécu. A la France d’inventer une nouvelle relation apaisée avec l’Algérie en tournant le dos au discours de Dakar à cette position grandiloquente et condescendante quand ils s’adressent aux Algériens.

Alors tout sera possible. L’avenir de la France c’est le Sud. C’est son flanc méditerranéen. Sans être naïf, rêvons d’un partenariat de Tamanrasset à Dunkerque, avec 100 millions de locuteurs de la langue française, 100 millions de consommateurs, une profondeur stratégique de 3500 km, une jeunesse exubérante, des chantiers titanesques, reverdir le Sahara, développer le renouvelable avec un réel potentiel. Il faut pour cela des universités en commun, des recherches communes. De plus, la «réparation» élégante, généreuse peut revêtir la construction par la France d’une grande bibliothèque numérique comme celle d’Alexandrie pour effacer la douleur de l’incendie de la Bibliothèque nationale en juin 1962. Ce serait un geste fort. En définitive, la France a une chance historique de tourner la page et d’écrire l’avenir avec l’Algérie dans une région qui sera de plus en plus tumultueuse, une région où l’Algérie, avec sa profondeur stratégique sera un acteur majeur. Alger vaut bien une messe…

Pr. Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

1.http://www.slateafrique.com/100119/hollande-alger-pour-l-apaisement-et-le-commerce
2. A. Miquel: Connaître son héritage arabe n’empêche pas d’être français. Le Point 14 12.2012
3. Alain Ruscio. Historien: «Une déclaration du président Hollande.» El Watan 15.12.12
4. Chems Eddine Chitour : http://www.mondialisation.ca/ce-que-fut-la-colonisation-l-oeuvre-positive-de-l-alg-rie-envers-la-france/31691

 

Copyright © 2012 Global Research
http://www.mondialisation.ca/algerie-au-dela-du-devoir-dinventaire-la-necessaire-reconciliation/5316324
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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 00:04

 

Flanby n'a aucune consistance, il ne tient pas ses promesses,

il ment, et il est un sayanim au seul service de sa tribu !

Quelle trahison de ses Electeurs !

Pas étonnant qu'il ait aujourd'hui 21 % de satisfaits, un record !

Et sa liaison avec l'ambitieuse Valérie Trierweiler n'arrange rien.... s

surtout qu'elle est très liée à l'épouse de Manuel Valls

lui-même "éternellement lié à israël" selon ses dires :

La boucle est bouclée ! (eva R-sistons)

 

 Conjoncture : Les propositions économiques faites par François Hollande



Appel pour une vraie

séparation 
des banques d’affaires et de dépôt

http://www.politis.fr/Appel-pour-une-vraie-separation,20520.htm

 

 


Appel du collectif Roosevelt2012.fr, « pour une réponse globale à la crise ».

 

 

« Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance » affirmait François Hollande dans son Discours du Bourget, le 22 janvier 2012.


« La première décision à prendre, c’est de séparer ce qui relève du crédit, du dépôt, bref du service à l’économie, de ce qui appartient aux opérations de spéculation, pour que les dépôts des épargnants ne soient pas utilisés à d’autres fins que le prêt à l’économie, précisait-il à Toulon deux jours plus tard. Ce sera terminé ! Cette séparation sera faite. »

Une loi sur les banques est aujourd’hui en discussion. Hélas, tout laisse craindre une réforme au rabais, une ’retouche cosmétique’, une loi qui ne règlerait aucun problème :


• 1. L’économie réelle ne serait toujours pas protégée d’un possible Tsunami sur les marchés financiers (faut-il rappeler que, en Grande-Bretagne, la dette du secteur financier atteint 600% du PIB ?).

• 2. Les PME auront toujours autant de difficultés à se financer, alors qu’une vraie séparation obligerait les banques de dépôt à consacrer la totalité de leurs fonds au financement des PME et de l’artisanat.

• 3. L’argent des contribuables continuera à servir d’assurance tout-risque pour quelques milliers de traders et autres cadres dirigeants.


La loi en cours de discussion prévoit seulement de filialiser les activités les plus dangereuses. On sait hélas qu’une telle filialisation ne règle rien : en 2008, le premier assureur mondial, AIG (116.000 salariés et 110 milliards de chiffre d’affaires) a été coulé par sa micro-filiale de trading à Londres qui, malgré sa petite taille (0,3 % des effectifs de l’assureur), a accumulé suffisamment de risques pour faire chuter l’ensemble du groupe !

 

En quelques semaines, le gouvernement américain a du apporter plus de 180 milliards pour éviter l’effondrement de l’ensemble du secteur. La chute d’AIG montre de façon indiscutable que la filialisation n’est pas une solution efficace.

Séparation complète

La solution permettant de construire le système bancaire le plus solide, tourné vers l’économie réelle et ne mettant pas en danger l’épargne des contribuables est simple et éprouvée : c’est la séparation complète des activités de dépôts et de crédit d’une part et des activités d’investissement spéculatives d’autre part. C’est comme cela qu’a fonctionné le système bancaire de tous nos pays entre 1945 et 1984. Ce qui prouve la faisabilité de cette solution.

Réforme édulcorée

Pour toutes ces raisons, venant de tous les horizons politiques, nous demandons solennellement aux élus de la Nation de refuser une réforme édulcorée et d’agir avec force pour une vraie séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires. 

Pour protéger les comptes bancaires des citoyens, pour protéger les finances publiques, pour lutter contre la spéculation, il est temps de remettre la finance à sa place. 


Une pétition est ouverte sur le site < www.monadversairecestlafinance.fr >

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 21:13

 

Les alimenteurs (documentaire complet)

 

Comment nous sommes nourris par la recherche du profit

de l'industrie agro-alimentaire et de la restauration rapide...

 


 http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=9i-jIu9bu54

 

 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 21:06

 

Etats-Unis - Russie : la nouvelle guerre froide autour de la Syrie

Guerre russo-américaine par procuration en Syrie

Posted December 11 2012 by Frédéric Delorca


Seon Reza Khalili sur World Net Daily, après la livraison de missiles Patriots à la Turquie décidée par l'Allemagne cette semaine, la Russie aurait livré des missiles Iskander (SS 26) à la Syrie. La même info avait été lancée par Elyas Ebrahim, expert des questions régionales, via l'agence iranienne Irib jeudi dernier. L'info est aussi citée par le site des Gardiens de la Révolution iranien Mashregh mais sans confirmation du côté russe.


CNN dévoile aujourd'hui que les Etats-Unis et les Européens paient des spécialistes sous contrat pour former les rebelles syriens au maniement d'armes chimiques, ce qui pourrait ensuite mettre cette compétence entre les mains des djihadistes, comme le soutien militaire aux rebelles libyens a pu ensuite favoriser l'invasion du Nord-Mali fin 2011.


Plus de 500 000 syriens sont réfugiés. La faction rebelle proche d'Al Qaida (les volontaires djihadistes étrangers de Jabhat al-Nusra, Mujahedeen Shura Council du Groupe moudjahidine) s'est emparée de la base militaire Cheikh Souleiman près d'Alep après avoir pris le mois dernier la base du 46ème régiment dans la même zone. Des combats se poursuivent près de Maaret al-Numan, sur la route Alep-Damas où les loyalistes tenaient encore la base militaire voisine de cette ville. Des combats qui ont touché le district sud de Damas depuis quelques mois gagnent les districts nord.

 

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Ingérence occidentale en Syrie: L’occident perd pied avec leur propre création d’opposition…

le décembre 23, 2012 par Résistance 71

La Russie dit que l’occident perd son influence sur l’opposition syrienne

Press TV

Le 23 Décembre 2012,

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2012/12/23/279624/west-losing-influence-in-syria-russia/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

La Russie dit que l’occident a échoué dans sa tentative d’avoir suffisament de contrôle sur la coalition de l’opposition syrienne nouvellement formée et a mis en garde contre la répétition de l’intervention militaire en Libye.

“Je pense que les sponsors occidentaux de cette coalition sont déjà en train de perdre leur influence sur celle-ci”, a dit le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov à des journalisres à Moscou Samedi.

La coalition nationale syrienne pour des forces révolutionnaires et d’opposition a été introduite en Novembre et a été de suite reconnue par les gouvernements occidentaux et arabes ainsi que par la Turquie, comme étant le seul représentant légitime du peuple syrien.

Lavrov a dit qu’il pensait que l’occident ne désirait pas vraiment intervenir dans le conflit en Syrie et qu’ils “priaient pour que la Russie et la Chine continuent de bloquer la permission pour une intervention externe” dans la nation arabe.

“Parce que si une telle décision est preise, ils devront agir et personne n’est prêt à agir”, a t’il déclaré.

Lavrov a répété l’opposition de Moscou à toute intervention étrangère en Syrie, rappelant les résolutions du conseil de sécurité de l’ONU utilisées comme prétexte pour lancer une attaque militaire contre la Libye en 2011.

“Nous sommes convaincus que le conseil de sécurité de l’ONU ne dit pas prendre plus de décisions ambigues après que nos partenaires se soient comportés de façon si abominable au sujet de la résolution au sujet de la Libye”, a t’il insisté.

L’occident a été critique sur la Russie et la Chine pour avoir utilisé leur pouvoir de veto au conseil de sécurité pour bloquer trois résolutions de sanctions qui visaient à resserrer le nœud coulant autour du cou du gouvernement syrien du président Bachar Al-Assad.

Vendredi, Lavrov a dénoncé les pays occidentaux pour supporter les militants combattant les forces syriennes. “Nos collègues occidentaux ont commencé à diviser les terroristes entre les ‘mauvais’ et les ‘acceptables’. Ceci est très dangereux”, a t’il dit.

La Syrie expérimente des troubles meurtriers depuis Mars 2011. Beaucoup de personnes, incluant un grand nombre de personnels des forces armées et de sécurité ont été tuées dans les violence.

Damas dit que le chaos est orchestré depuis l’extérieur de la nation, tandis que de nombreux rapports indiquent qu’un très grand nombre de militants anti-gouvernementaux opérant en Syrie, sont des étrangers.

http://resistance71.wordpress.com/

Ingérence occidentale en Syrie: La Russie semble avoir pris la main stratégique

le décembre 23, 2012 par Résistance 71

Point de vue d’analyse intéressant. Il est très vraisemblable que l’OTAN soit en train de lâcher ses mercenaires islamistes d’Al CIAda et les envoie au casse-pipe pour s’en débarrasser et que l’oligarchie se soit rendu compte que la Russie et l’Iran ne lâcheront pas la Syrie (pas Al-Assad per se, mais la Syrie pour sûr…).

Que nous réserve 2013 ?.. A suivre de toute évidence…

– Résistance 71 –

Plan secret de la Russie en Syrie: le déploiement des missiles Iskander M 9K720

Allain Julles

Le 20 décembre 2012

url de l’article original:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/231987-syrie-le-plan-secret-de-la-russie-le-déploiement-du-missile-iskander-m-9k720-,-par-allain-jules

Les Américains, en retirant leurs navires de la Méditerranée …

…refusent, en réalité, le risque d’escalade, en Syrie. Puisque l’OTAN, en installant des missiles « Patriot », en Turquie, a fait réagir les Russes, avec leur arme la plus redoutable, le missile Iskander, la Russie a demandé à Bachar al-Assad d’être plus incisif avec les terroristes. Après les « Patriot », en Turquie, trois navires de guerre russes avaient mis le cap, sur le port de Tartous, en Syrie. Un avertissement, pour l’OTAN, qui sait qu’il est, pratiquement, impossible d’agresser la Syrie, et un renforcement probant des armes de défense syrienne.

A bord des vaisseaux de guerre russes, à savoir, le « Novotcherkassk », le « Saratov » et le navire MB-304, près de 300 marins. En plus, 24 Iskander M 9K720. Ces missiles de croisière, conçus pour ce genre de conflit, créent la panique, dans le camp occidental et/ou ennemi de la Syrie. Pire, ces missiles Iskander -12-, ont été pointés, en direction de la Turquie, le reste, vers la Jordanie et Israël.

Vladimir Poutine a, néanmoins, rassuré les Américains de ne pas mettre entre les mains des militaires de Bachar al-Assad, ces armes. D’un autre côté, le déploiement de ces missiles, considérés comme les plus puissants au monde, sont là, pour rassurer le régime de Damas. D’une part, dissuader le régime d’utiliser ses armes chimiques, et d’autre part, d’empêcher que les islamistes puissent prendre le pouvoir, en Syrie. Du coup, on s’achemine vers une entente entre «grands».

Pour le camp occidental, la Russie prépare une transition pacifique, en Syrie, avec, en ligne de mire, l’éradication de la vermine terroriste. Mais, du côté russe, c’est toujours le silence. Dans cette nouvelle évolution de ce conflit syrien, il est clair que les Russes agissent, sans faire de bruit, comme le camp occidental, qui use et abuse d’un langage guerrier entre menaces et salmigondis, qui sont, en réalité, de l’esbroufe.

La Russie veut, donc, que Bachar al-Assad en finisse avec les terroristes et négocie avec l’opposition, pour une vraie sortie de crise, tandis que le camp occidental a peur que le régime ne s’effondre, in fine, en faveur des extrémistes islamistes. Aussi bizarre que ça puisse paraître, quant à l’évolution, sur le terrain, et la mainmise islamiste, sur le conflit, côté rébellion, l’Occident préfère, finalement, le régime de Bachar al-Assad, sans vouloir le déclarer, de peur de reconnaître sa défaite.

Les Russes auraient donné à Assad un mois, pour faire le nécessaire, sinon…

Nous ne connaissons pas la suite, mais, ce serait qu’il quitte le pouvoir. Néanmoins, il sera assuré d’une protection, pour lui et sa famille… Ce n’est qu’une supposition, de notre part.

http://resistance71.wordpress.com/

 

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Et pour les médias mainstream, "Révolte populaire qui s'est militarisée face à la répression brutale du régime".

 

Révolte populaire ? (Ou provoquée par l'Empire pour détruire la Syrie non-alignée, la soumettre, et piller ses ressources ?)

A cause de la répression brutale du Régime ? (Qui est brutal ? Le Régime qui défend comme il peut son pays attaqué de l'Etranger, ou les terroristes fanatiques ?)

eva

 

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panetta
 

Prof Michel Chossudovsky

Global Research, décembre 21, 2012


http://www.mondialisation.ca/dangereuse-escalade-militaire-confrontation-russie-etats-unis-en-syrie/5316351

Le 14 décembre le secrétaire à la Défense Leon Panetta a signé un décret autorisant l’envoi de 400 troupes opératrices de missiles en Turquie. Selon Washington, la sécurité de la Turquie, le poids lourd de l’OTAN, est menacée. Du personnel militaire étasunien sera déployé en Turquie dans les prochaines semaines afin de manoeuvrer deux batteries de missiles étasuniennes Patriot.

Selon le porte-parole du Pentagone, George Little :

« Les États-Unis ont aidé la Turquie à se défendre [contre la Syrie].

Je ne pourrai pas être précis pour l’instant, a-t-il ajouté, mais je voulais vous aviser [...] que nous avons signé ce décret et que nous sommes prêts à appuyer la défense de la Turquie sous les auspices de l’OTAN pour une période indéterminée.

Le but de ce déploiement est de signaler clairement que les États-Unis, en collaborant étroitement avec nos alliés de l’OTAN, défendront la Turquie, surtout en raison des menaces potentielles émanant de la Syrie. » (US Air Force News, 14 décembre 2012.)

Les intercepteurs sol-air Patriot sont déployés pour faire face « aux menaces provenant de la Syrie ». D’après le secrétaire à la Défense des États-Unis Leon Panetta, ces menaces « comprennent des frappes syriennes en Turquie et les combats entre le gouvernement et les rebelles s’étendant sur le territoire turc (CNN, 14 décembre 2012) :

« On ne peut pas perdre trop de temps à se demander si ça emmerde [pisses off] la Syrie » a déclaré Panetta après avoir signé le décret vendredi. (Ibid., c’est l’auteur qui souligne)

En plus du déploiement de missiles étasuniens, l’Allemagne et les Pays-Bas ont confirmé qu’ils déploieront également des missiles Patriot en Turquie visant la Syrie.

La déclaration officielle du Pentagone ne mentionne pas que cette accumulation de batteries de missiles Patriot ne cible pas uniquement la Syrie, elle vise aussi à confronter la présence militaire russe en Syrie et son appui au développement du système de défense aérien syrien.

L’insurrection menée par les États-Unis et l’OTAN

L’initiative du Pentagone en Turquie fait partie de l’insurrection menée par les États-Unis, l’OTAN et Israël contre la Syrie. Au cours des dernier mois, l’insurrection s’est développée en invasion alliée non officielle (quoique de facto) caractérisée par la présence en Syrie de Forces spéciales françaises, britanniques, turques et qataries.

Ces Forces spéciales sont « intégrées » aux rangs rebelles. Elles ne font pas que participer à l’entraînement des forces rebelles, elles sont dans les faits également impliqués dans le commandement paramilitaire et la coordination, en liaison avec l’OTAN.

Autrement dit, par le biais de leurs Forces spéciales et agents de renseignement sur le terrain, des États membres de l’Alliance atlantique déterminent largement la nature et les avancées des actions rebelles. Fait significatif, le Front Al-Nosra (voir l’image à droite), une milice affiliée à Al-Qaïda et impliquée dans d’innombrables actes terroristes contre les civils, constitue la principale force combattante, directement recrutée et entraînée par les États-Unis, l’OTAN, l’Arabie Saoudite et le Qatar.

La guerre élargie du Moyen-Orient

Le déploiement de missiles Patriot étasuniens en Turquie fait partie d’un processus régional de militarisation comportant l’établissement de postes de commandement des États-Unis et le stationnement de troupes étasuniennes en Jordanie et en Israël. Ce déploiement militaire régional menace aussi l’Iran.

De plus, les préparatifs de guerre des États-Unis et de l’OTAN concernant la Syrie sont coordonnés à ceux reliés à l’Iran. Les postes de commandement en Israël, lesquels supervisent environ 1000 troupes étasuniennes, en coordination avec les Forces de défense d’Israël (FDI), sont sous la juridiction du Commandement européen des États-Unis (Eucom).

Le chef d’état-major iranien a prévenu récemment que le stationnement de batteries antimissiles aux frontières entre la Turquie et la Syrie équivalait à « préparer le terrain pour une guerre mondiale ».

Il est important de signaler qu’en plus des missiles Patriot en Turquie, des batteries Patriot ciblant l’Iran ont aussi été déployées au Koweït, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Bahreïn (2010).

Missile Patriot étasunien

Les systèmes russes de défense antiaérienne en Syrie

En réaction au déploiement de missiles des États-Unis et de leurs alliés, la Russie a livré à la Syrie des missiles Iskander perfectionnés, désormais pleinement opérationnels, sans compter le système russe de défense sol-air Pechora 2M.

On décrit l’Iskander comme un système de missile surface-surface « qu’aucun système de défense antimissile ne peut suivre ou détruire ».

Le dernier Iskander peut voyager à une vitesse hypersonique dépassant 1,3 miles (2,09 km)par seconde (Mach 6-7) et sa portée d’une extrême précision excède 280 miles (450,62 km). Il détruit les cibles avec son ogive de 1500 livres (680 kg), un cauchemar pour n’importe quel système de défense antimissile.

Iskander Mach 6-7

Par ailleurs, la Syrie est équipée de du système de défense antiaérienne moderne Pechora-2M et des sources militaires étasuniennes ont admis qu’il constituerait « une menace », à savoir un obstacle advenant l’implantation d’une « zone d’exclusion aérienne » concernant la Syrie.

Le Pechora-2M est un système multicibles sophistiqué pouvant être utilisé également contre des missiles de croisière.

Pechora-2M S-125 SA-3 surface-to-air defense missile system technical data sheet specifications information description pictures photos images video intelligence identification intelligence Russia Russian army defence industry military technology
Description
Le Pechora-2M est un système de défense antiaérienne équipé de missiles sol-air à courte portée conçu pour détruire des avions, des missiles de croisière, des hélicoptères d’assaut et d’autres cibles au sol ou à basse et moyenne altitude.

Ci-dessus : Système de défense sol-air russe Pechora 2M déployé en Syrie.

La Russie appuie fermement la Syrie

Contrairement à ce qu’affirment de récents reportages, la Russie appuie le gouvernement de Bachar Al-Assad.

Le 14 décembre, le ministère russe des Affaires étrangères a démenti les rumeurs, semées surtout par les agences de presse occidentales et le New York Times, et selon lesquelles Moscou avait changé sa position sur la Syrie. Le battage médiatique étalé à la une des journaux était basé sur une déclaration spontanée non officielle du ministre adjoint des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov :

« Nous devons faire face à la réalité : la tendance actuelle démontre que le gouvernement perd progressivement le contrôle d’une partie accrue du territoire » a déclaré Bogdanov à la Chambre publique. « Une victoire de l’opposition ne peut pas être exclue. »

La déclaration n’avait rien à voir avec la position de la Russie envers la Syrie. C’est plutôt le contraire. Moscou a renforcé sa collaboration militaire avec Damas en réaction aux menaces occidentales.

« [N]ous n’avons jamais changé d’avis et ne le ferons jamais », a affirmé le porte-parole des Affaires étrangères Lukashevich lors d’une conférence de presse à Moscou.

Il convient de noter que le 5 décembre, le ministre adjoint des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, a accusé des pays occidentaux de violer l’embargo des armes en transférant « de vastes provisions d’armes à l’« opposition » syrienne, essentiellement composée de milices affiliées à Al-Qaïda,

Dangereux carrefour des relations entre la Russie et les États-Unis

Washington et ses alliés ont soutenu sans relâche les diverses entités terroristes formant les forces rebelles de l’« opposition ».

Récemment, l’Armée syrienne libre (ASL) a menacé d’exécuter une journaliste ukrainienne (voir la photo ci-dessous) et annoncé qu’elle « tuerait les Russes et les Ukrainiens » en Syrie.

Les membres de l’ASL sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale. Sans l’appui de l’Occident, ils ne pourraient pas confronter les forces gouvernementales syriennes.

La décision de menacer et cibler des Russes n’émane pas des forces rebelles de l’« opposition », mais directement de Washington.

Ces menaces constituent des actes de provocation délibérés à l’endroit du gouvernement russe, lequel offre un soutien militaire à la Syrie. Les forces de l’« opposition » en consultation avec les États-Unis et l’OTAN menacent désormais la Russie, un allié de la Syrie.

Nous nous trouvons à un carrefour dangereux : alors que des missiles Patriot sont installés en Turquie, des missiles russes Iskander sont déployés en Syrie.

Анхар Кочнева сирия хомс 2012 октябрь коллажDes forces spéciales françaises, britanniques, turques et qataries sont impliquées dans le recrutement et la formation des rebelles de l’ASL, dont la plupart sont des mercenaires. L’ASL cible maintenant des citoyens russes en Syrie sur ordre de Washington, ce qui pourrait mener à l’effondrement de la diplomatie internationale.

Moscou considère ces menaces comme « des déclarations de guerre » en disant que « les insurgés armés en Syrie [appuyés par l’Occident] ont tellement été encouragés qu’ils ont atteint un stade où ils sont au-dessus des lois ».

La menace contre les Russes en Syrie est-elle le prélude d’un processus plus vaste de confrontation entre l’alliance États-Unis-OTAN et la Russie?

Michel Chossudovsky

Article original en anglais : Military Escalation, Dangerous Crossroads: Russia-US Confrontation in Syria? Publié le 15 décembre 2012.

Traduction: Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

 

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

 


Guerre et mondialisation

 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 20:51

 

http://www.wikistrike.com

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Effets des sanctions occidentales sur le peuple iranien

Posted December 17 2012 by Frédéric Delorca

 

L'artiste Sanaz Sohrabi travaille sur un projet de performance pour dénoncer l'effet catastrophique des sanctions occidentales contre l'Iran sur le plen de l'accès aux médicaments et aux soins. Elle a demandé aux Iraniens de témoigner sur leurs difficulté récente à se soigner, les témoignages vont être glissés dans des capsules et déposés demain devant le siège de l'ONU à New York.

 

La situation de l'Iran sur le plan pharmaceutique est devenue critique en ce qui concerne des maladies comme l'hémophilie (la vie de 10 000 personnes serait en jeu de ce seul fait), la leucémie les problèmes cardiovasculaires. Les pharmacies font faillite les unes après les autres en Iran en ce moment (blog).

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 20:40
Israël stérilise les femmes éthiopiennes : un témoignage accablant


Lundi 17 Décembre 2012

 

Israël stérilise les femmes éthiopiennes : un témoignage accablant
"La révélation qu’Israël stérilise les femmes éthiopiennes ne fait que s’ajouter à une page déjà honteuse de maltraitance faite aux femmes et aux communautés pauvres", écrit le quotidien israélien Haaretz dans son édition du 12 décembre 2012, qui évoque la situation de femmes reconnues comme juives par Israël et littéralement "importées" d’Ethiopie.

Ci-dessous la traduction de l’article publié par Efrat Yardai dans Haaretz, à l’intention des ONG concernées, de nos dirigeants politiques et de tous ceux qui luttent contre la "délégitimation" de l’Etat d’Israël... qui n’a de toute évidence pas besoin de nous pour ça !
"On a peine à le croire, mais en Israël, en 2012, des femmes éthiopiennes sont soumises de force au Depo-Provera, un contraceptif par piqûre. Cette injection n’est pas un moyen contraceptif couramment prescrit. Il est considéré comme un recours de dernière intention et il est habituellement réservé aux femmes placées en institution ou souffrant de handicap.
Et pourtant, selon une enquête récemment diffusée par le programme documentaire « Vacuum documentary » hébergé par Gal Gabay, et montrée sur la Télévision éducative israélienne, ce traitement est aussi imposé à un grand nombre d’immigrantes éthiopiennes.
Ce n’est ni le premier ni le seul cas où l’Etat s’est immiscé dans la vie de gens qui n’ont que des moyens limités de résistance. En d’autres occasions, le système qui a produit cette politique est tellement sophistiqué qu’il est difficile de trouver le responsable, le signataire ou le rédacteur de cet ordre.
Mais l’enquête télévisée conduite par la chercheuse Sava Reuven, a découvert que plus de quarante femmes éthiopiennes ont reçu cette injection.
Le Depo-Provera a une histoire infâme. Selon un rapport de l’organisation sha L’Isha, l’injection était pratiquée sur des femmes entre 1967 et 1978, au titre d’une expérience dans l’état de Georgie aux Etats-Unis sur 13.000 femmes pauvres, dont la moitié était des femmes noires. La plupart d’entre elles n’avaient pas conscience que cette injection faisait partie d’une expérience faite sur leur corps. Certaines sont tombées malades et quelques unes sont mêmes mortes au cours de l’expérience.
Il y a bien des exemples dans le monde d’efforts faits pour réduire les taux de naissances des populations pauvres, sans ressources ni capacité de résistance. Dans les années 1960, les Etats-Unis s’inquiétaient de l’augmentation de la population de Porto Rico. En 1965, on s’aperçut que 34% des mères portoricaines âgées de 20 à 49 ans, étaient stérilisées.
Les injections infligées aux femmes éthiopiennes font partie de l’attitude globale des israéliens à l’égard de ce groupe d’immigrants. Entre 1980 et 1990, des milliers de juifs éthiopiens ont passé des mois ou des années dans des camps de transit en Ethiopie et au Soudan. Des centaines d’entre eux sont morts sur la route d’Israël simplement parce qu’un pays qui est supposé être un abri sûr pour les juifs a décidé que ce n’était pas le moment, qu’ils ne pouvaient pas tous être absorbés, ou bien qu’ils n’étaient pas assez juifs – qui a jamais entendu parler de Juifs noirs ?
Dans les camps de transit, aujourd’hui, de futurs immigrants entrent dans un épouvantable embrouillamini bureaucratique, qui les plonge dans l’angoisse, et les amènent à se demander s’ils ont eu raison de venir en Israël. Comme dans le passé, ceux qui arrivent ici attendent longtemps avant d’être délivrés de la main de fer des institutions d’Etat. Ils continuent à être « traités » dans des centres d’intégration où on envoie les enfants dans des pensions religieuses et où on les inclut dans des structures d’éducation spéciale, tandis que leurs parents restent dans des ghettos et que les femmes continuent à recevoir des injections. On nous dit qu’on n’a pas le choix. Cette politique répressive, raciste et paternaliste se poursuit sans encombre – politique supposée respecter au mieux l’intérêt des immigrants, qui ne savent pas ce qui est le mieux pour eux.
Cette politique de contrôle absolu de leur vie, qui commence quand ils sont encore en Ethiopie, est exceptionnelle pour les immigrants de ce pays et ne leur permet pas de s’adapter à Israël. Au soi-disant motif qu’ils ont besoin d’être préparés à un pays moderne, ils subissent des lavages de cerveau et sont formés pour rester dépendants des organismes d’intégration.
L’American Jewish Joint Distribution Committee a déclaré que les revendications émises par ces femmes au cours de l’enquête n’étaient que des absurdités. Ce qui m’a rappelé d’autres femmes qui disaient des absurdités, telles les mères d’enfants yéménites kidnappées ou les Marocaines qui avaient subi un « traitement » contre la teigne. Jusqu’à aujourd’hui, leurs mots sont rejetés puisque ce sont des « absurdités ». Si on avait essayé de me stériliser ou de m’enlever mes enfants, je crois que je dirai aussi des absurdités. "

Source : http://www.haaretz.com/opinion/isra...
(Traduit par Carole SANDREL pour CAPJPO-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine
http://www.alterinfo.net/Israel-sterilise-les-femmes-ethiopiennes-un-temoignage-accablant_a84802.html
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Public clairsemé pour Richard Prasquier, président du CRIF à Strasbourg


Il paraît qu'il y avait plus de policiers que de public ! Edifiant ! note d'eva


UJFP
Vendredi 21 Décembre 2012

Public clairsemé pour Richard Prasquier, président du CRIF à Strasbourg
Parmi les autres assistants, des institutionnels du CRIF-Alsace, de la Communauté israélite de Strasbourg,le rabbin Heymann, Pierre Lévy, responsable Crif Alsace, Gilbert Roos, consul honoraire d’Israël à Strasbourg, plus quelques responsables communautaires dont la femme excitée qui nous avait fait expulser du Salon de la Wizo, sans oublier le vendeur d’or qui un jour nous avait promis 10 balles dans la peau… Et un responsable musulman. Que du beau monde !

Présents aussi trois élus seulement, le maire de Schiltigheim Raphaël Nisand, vite éclipsé, l’adjoint Olivier Bitz, en charge des religions et l’inénarrable Eric Elkouby, conseiller municipal, conseiller général et, occasionnellement, incendiaire de poubelles…Deux photographes, l’un des DNA, l’autre de la presse allemande. Une journaliste italienne. Et le responsable de l’UJFP-Alsace, tout badge déployé…

Interrogé par le directeur des DNA, Prasquier a surtout cartonné contre « l’islamisme radical » responsable selon lui de l’antisémitisme en France. Ceux qui s’intéressent encore au discours convenu du CRIF peuvent écouter l’enregistrement audio ci-dessous, parfois peu audible tant le volume de sa parole était bas et sans micro.

Il s’est un peu animé, tout en restant fort civil, en répondant aux questions de l’UJFP. Il a même été plus patient que Dominique Jung et Pierre Lévy qui avaient voulu m’interrompre après la seconde question. Il n’a cependant répondu, à sa manière qu’à deux d’entre elles, laissant dans l’ombre celle selon laquelle l’État d’Israël serait responsable, et le CRIF avec lui, du nouvel « antisémitisme » provoqué par les actions criminelles de Tsahal, dans la confusion intéressée entre Israéliens, Juifs et sionistes.

Il a ergoté sur la traduction de la résolution 242 qui parle selon les anglophones de « retrait de territoires » et les francophones de « retrait des territoires« . Il a incendié le Hamas, et comparé l’audience du Crif et celle de l’UJF, nous accordant tout de même 1%…Nous avons tort, car nous sommes minoritaires dans l’opinion juive…Comme le sionisme jusqu’à la seconde guerre mondiale ? De l’espoir, donc !

Pendant la distribution d’un tract reprenant deux communiqués du BN de l’UJFP à propos du CRIF, devant l’immeuble, pas moins de trois policiers de service différents, selon leurs dires, sont venus s’enquérir du contenu du feuillet ; l’un d’eux, après quelques explications orales, mettant le papier dans sa poche, déclara même qu’il serait « moins idiot ce soir »

Public clairsemé pour Richard Prasquier, président du CRIF à Strasbourg
http://www.alterinfo.net/Public-clairseme-pour-Richard-Prasquier-president-du-CRIF-a-Strasbourg_a84968.html
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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 20:16
L’Argentine met en échec les fonds vautours
Une des raisons pour lesquelles le Régime et sa Présidente sont diabolisés par les Médias aux ordres de la ploutocratie : Ils osent affronter les Puissances de l'Argent (ainsi que les USA et l'Etat voyou israël) : Et donc les requins, les vautours de l'Empire planifient une Révolution de Couleurs de plus pour se débarrasser de ce régime non-aligné ! eva R-sistons


Lundi 17 Décembre 2012


L’Argentine met en échec les fonds vautours

Le 12 octobre dernier, une dépêche AFP évoquait le sort de l’ARA Libertad, un magnifique voilier école de la marine de guerre argentine bloqué par la justice ghanéenne dans le port de Tema au Ghana.

La justice ghanéenne donnait ainsi droit à une requête émise par des fonds spéculatifs, dit fonds « vautours » qui réclament le remboursement d’emprunts accordés à l’Etat argentin.

La dépêche AFP précisait que:

Selon l’Argentine, l’immobilisation de la frégate viole la Convention de Vienne, son bâtiment militaire jouissant d’une immunité diplomatique. Mais, selon le tribunal de commerce d’Accra, l’Argentine avait déjà levé cette immunité en contractant sa dette auprès du fonds NML.

Intraitable, le gouvernement argentin a contre attaqué en saisissant à son tour une juridiction, internationale cette fois,  le Tribunal international du droit de la mer, basé à Hambourg, en Allemagne.

Cristina Fernandez: tant que je serai présidente, la linerté, la diginté et la souveraineté de l'Argentine ne seront prisonnières d'aucu fonds vautour

Cristina Fernandez: tant que je serai présidente, la liberté, la dignité et la souveraineté de l’Argentine ne seront prisonnières d’aucun fonds vautour

Comme l’explique The Guardian, les développements juridiques de l’affaire de la frégate argentine ont d’énormes implications pour les pays en grave difficulté financière qui cherchent à réduire le fardeau de la dette. Et l’importance de l’enjeu a parfaitement été comprise par ces manifestants de Buenos Aires qui brandissent une bannière affirmant que la frégate ne sera ni livrée, ni vendue.

La frégate ne sera pas livrée, ni vendue

La frégate ne sera ni livrée, ni vendue

Il faut comprendre comment fonctionnent les fonds vautours, tel que NML, celui qui a obtenu l’immobilisation du bateau argentin. NML, dont l’actionnaire principal est un certain Paul E. Singer, avait acheté des bons du trésor argentin peu de temps avant que l’Argentine se retrouve en cessation de paiement, c’est-à-dire à un moment où aucun « investisseur » n’aurait choisi de s’en porter acquéreur.

Paul E. Singer, le vautour le plus recherché

Paul E. Singer, le vautour le plus recherché

L’idée étant bien sûr de se rembourser l’intégralité d’une dette que le fonds vautour a acheté en réalité à un prix cassé. Ainsi NML avait-il pu s’adjuger 400 % de bénéfice dans un litige semblable avec le Pérou. Mais pour empocher les énormes bénéfices, il faut bien entendu s’abstenir de participer à une restructuration de la dette publique et saisir des tribunaux afin de contraindre le débiteur à payer. L’immobilisation voire la saisie de bateaux ou autres avoirs du pays débiteur étant un des moyens susceptibles d’être décidés par des tribunaux.

Ces fonds vautour s’ingénient aussi à empêcher tout règlement de la dette de leurs victimes tant qu’ils n’ont pas perçu ce qu’ils estiment être leur dû.

On apprend (pas par la presse française, je vous rassure) que le tribunal de Hambourg vient d’ordonner la libération immédiate et inconditionnelle du bateau ainsi que son ravitaillement autant que de besoin. Le tribunal motive sa décision selon les termes mêmes de l’argumentaire argentin.

Il s’agit d’une victoire importante pour l’Argentine dans le bras de fer qui l’oppose aux financiers véreux et plus généralement aux marchés financiers.

Il faut juste espérer que la société NML non seulement n’empochera jamais les jolis bénéfices qu’elle cherche à obtenir mais qu’elle ne reverra jamais la couleur de l’argent que ce fonds vautour a   »investi ».

Il reste que les relations entre le Ghana et l’Argentine ont certainement pâti sérieusement de cet incident. Le gouvernement ghanéen a beau arguer de l’indépendance de la justice de son pays, on ne peut que s’étonner de voir un  tribunal ghanéen donner suite à la requête de financiers véreux dans un dossier qui ne concerne ni de près, ni de loin le Ghana. Le tribunal d’Accra aurait pu, par exemple, se déclarer incompétent, ou encore, se référer à la jurisprudence sur les navires de guerre.

Ce qu’il n’a pas fait car si la justice ghanéenne est indépendante de l’Etat ghanéen, il n’est pas sûr qu’elle le soit de certains intérêts privés et étrangers. Et elle ne s’est certainement pas montrée très compétente sur ce dossier.

http://mounadil.wordpress.com/

 

http://www.alterinfo.net/L-Argentine-met-en-echec-les-fonds-vautours_a84801.html

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 01:05

 

S’agit-il de la maladie d’Alzheimer ? 10 signes précurseurs
S’agit-il de la maladie d’Alzheimer ? 10 signes précurseurs

 

1 - Pertes de mémoire


Oublier occasionnellement un rendez-vous, le nom d’un collègue ou un numéro de téléphone et s’en rappeler plus tard est un phénomène normal. En revanche une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer oubliera fréquemment des événements récents et importants pour ne jamais s’en souvenir.


2 - Difficultés à exécuter les tâches familières


Dans le cadre de nos activités quotidiennes, il nous arrive à tous d’être distraits et, de mal nous y prendre. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut ne plus être capable d’écrire, de cuisiner, d’éplucher des légumes, de boutonner sa veste, etc…


3 - Problèmes de langage


Il peut être parfois difficile de trouver le mot juste. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer perdra la capacité de finir ses phrases ou y substituera des mots inappropriés. Il est alors difficile pour les autres de comprendre ce qu’elle dit.


4 - Désorientation dans l’espace et dans le temps


Il peut arriver que l’on oublie temporairement le jour de la semaine ou même l’endroit où l’on va. Mais une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut se croire à une autre saison, une autre année déjà éloignée ou se perdre dans un endroit connu : elle ne sait plus comment elle s’est rendue là, ni comment rentrer chez elle.


5 - Jugement affaibli


Parfois, lorsqu’on ne se sent pas bien, on tarde à se faire soigner ; mais avec la persistance ou l’aggravation des signes on finit par se rendre chez le médecin. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, ne s’alarme pas de la gravité de ses difficultés, et banalise (...)Lire la suite de l'article sur Doctissimo.fr


 

6 - Difficultés face aux notions abstraites


En vieillissant, une personne peut éprouver de la difficulté à s’adapter à de nouvelles techniques. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut ne plus comprendre ce que représentent les chiffres et ce qu’elle doit faire. Nombreux sont ceux qui vont faire des dépenses inconsidérées qu’ils n’auraient jamais fait auparavant.


7 - Objets égarés


Quiconque peut égarer temporairement son porte-monnaie ou ses clés. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer rangera les objets dans des endroits inappropriés (un fer à repasser dans le congélateur ou une montre dans le sucrier).


8 - Changements d’humeur ou de comportement


Il nous arrive à tous d’être triste et maussade. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut changer d’humeur très rapidement (du calme aux pleurs ou à la colère) sans raison apparente.


9 - Changements de personnalité


La personnalité de chacun peut changer quelque peu avec l’âge. Chez une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, on observera des changements très prononcés ; par exemple, une personne autrefois ouverte et confiante deviendra renfermée et méfiante. Au nombre des changements possibles, on compte aussi l’apathie, la peur et les comportements difficiles.


10 - Manque d’enthousiasme


Il nous arrive à tous, à l’occasion, de nous lasser de l’entretien ménager, de notre travail ou de nos activités sociales, mais la plupart des gens retrouvent vite leur enthousiasme. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer deviendra passive plus rapidement sans pour autant avoir un discours dépressif. Elle se désintéressera même d’évènement important.

 

http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/alzheimer/sa_4579_signes_precurseurs_02.htm

 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 00:58

 

 

La bouffonerie de certains ne doit pas occulter notre nécessaire vigilance.

La bouffonnerie, même sympathique, de certains ne doit pas occulter notre nécessaire vigilance.


 

Ouf! Le fameux jour de l’apocalypse tant attendu est passé et il ne s’est rien passé même pas une catastrophe naturelle ici ou là. A se demander pourquoi on a fait autant de foin autour d’une date apocalyptique annoncée avec autant de précision et accompagnée d’autant de désinformation. A qui profite le crime?


Les médias présents sur les points chauds de la planète de l’apocalypse comme la montagne magique de Bugarach en France vont pouvoir gloser avec le sourire sur les prophètes de l’apocalypse, les sectes new-âge, les survivalistes en tout genre, les religieux fanatiques, les résistants à l’ordre mondial…tout ce petit monde sera dorénavant pointé du doigt et décrédibilisé à tout jamais. N’est-ce pas là déjà un point de marqué par l’ordre international?


Je ne dis pas qu’il fallait croire à tout ça mais il n’empêche qu’il existe des lanceurs d’alerte dans ce monde et qu’ils ont été noyés dans la masse d’informations promues notamment grâce à internet. Internet qui comme toute chose a un côté satanique et un côté divin suivant comment on l’utilise. (..)


Cette puissance de désinformation profitera à ceux qui ne veulent rien changer de ce monde et veulent au contraire le réguler toujours plus. Discréditer les opposants à la création internationale de la dictature mondiale est la première chose à faire. Vider les oppositions de leur substance divine par le mépris est efficace avant de les réduire à néant. Qui s’offusquera de voir un à un des sites fermer au nom de « l’épuration salvatrice du net« ?  (..)

 

 

http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2012/12/22/le-jour-dapres-la-fin-du-monde/

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 00:51

 

Quand les gouvernements volent l’or (1ère partie)

Adrian AshPar Adrian Ash pour BullionVault, 12 décembre 2012

Trois affreux exemples de vols d’or au cours de l’histoire moderne…

Les rumeurs actuelles chez les traders ont pour objet les inquiétudes des détenteurs d’or concernant une augmentation punitive des impôts aux Etats-Unis en 2013, avec l’administration Obama qui tient les investisseurs en métaux précieux dans sa ligne de mire.

D’où les liquidations de ce mois (si on se fie aux rumeurs). C’est un phénomène similaire aux ventes d’or par les ménages japonais fin 2011 avant l’entrée en vigueur de nouvelles régulations pour les négociants de métaux précieux.

En vérité, une telle mesure aux Etats-Unis reste très improbable. Du moins, une telle mesure avant un accord entre partis nécessaire pour solutionner la falaise fiscale et le désastre du plafond de la dette serait clairement tendancieux. Tous les investisseurs en or américains ne sont pas républicains, mais peu d’entre eux sont démocrates, selon moi. En outre, l’or attire déjà le plus haut taux d’imposition sur les plus-values à 28% aux Etats-Unis, puisqu’il est considéré comme un « objet de collection ». Il est plus facile d’augmenter les taux d’imposition sur les plus-values sur tout et de se débarrasser de quiconque tenterait de faire fructifier ses économies. Cela engendrerait plus de revenus aussi.

Toujours est-il, que ce bavardage souligne un point clé concernant l’or : le fait que de mémoire d’homme il ait reçu des mauvais traitements spéciaux des gouvernements et ce de partout. Les ménages occidentaux furent interdits d’or pendant 30 ans et plus après la Seconde Guerre mondiale. Au cours des vingt années précédentes, leur or a été en vrac nationalisé, acheté de façon obligatoire et volé.

Et il ne s’agit pas seulement du métal d’investissement. Et pas seulement de l’or appartenant à des citoyens privés…


1er exemple : 1935, Mussolini s’empare de 35 tonnes d’or, en alliances…


La « confiscation » aux Etats-Unis en 1933 est bien connue (en fait un achat systématique, fait au cours d’alors à 28 dollars l’once avant que le cours ne soit poussé à la hausse à 35 dollars). Mais avec l’or, encore un instrument clé du système monétaire, beaucoup de gouvernements ont cherché à en acquérir plus.

En décembre 1935 le dictateur fasciste populaire italien Benito Mussolini en a appelé au patriotisme des femmes italiennes, leur exhortant à échanger leur anneau de mariage en or pour des bagues d’acier. Oui, vraiment. Le mercredi 18 décembre de cette année, La Stampa en faisait sa première page :

-« Le rite le plus noble de la « fede » [ou foi] amène toutes les femmes d’Italie ensemble dans une seule volonté héroïque » (fede en italien veut dire foi et alliance, intelligent quand même).

-« La Reine a placé son alliance sur l’autel de la patrie. »

-« L’offrande fière et touchante des femmes à Turin. »

Les femmes italiennes étaient tellement « encouragées » par cette démonstration populaire de patriotisme que cinquante ans plus tard, elles étaient toujours honteuses d’avoir été forcées de se séparer de leurs alliances. Mussolini a obtenu 35 tonnes d’or en tout. Pour la petite histoire, il a fini la tête en bas, pendu par un crochet de boucherie du haut du toit d’une station d’essence.

Nous verrons dans la seconde partie l’or tchèque volé par les Nazis et les détenteurs de pièces poursuivis en justice au Royaume-Uni dans les années 1960.

 

 

 

Quand les gouvernements volent l’or (2ème partie)

Adrian AshPar Adrian Ash pour BullionVault, 12 décembre 2012

L’or tchèque et les pièces d’or britanniques…


Dans la première partie nous évoquions les rumeurs concernant les métaux précieux aux Etats-Unis et comment Mussolini avait accumulé 35 tonnes d’or. Nous examinerons ici l’or tchèque volé par les Nazis en passant par la Banque des règlements internationaux et comment le gouvernement britannique a tenté d’endiguer l’investissement en pièces d’or dans les années 1960 pour protéger la balance commerciale et la devise du pays.


2er exemple : 1939, l’Allemagne nazie vole l’or tchèque à Londres


Vous n’aviez pas besoin d’être un particulier, ni de garder votre or à la maison, pour perdre des métaux précieux dans les années 1930. L’on s’en souvient peu aujourd’hui, mais les Nazis ont volé les réserves d’or tchécoslovaque et ceci a créé un tel scandale dans la presse britannique au milieu de l’année 1939 que le public était tout à fait prêt pour la guerre au moment où l’Allemagne a envahi la Pologne le mois de septembre de la même année.

La Banque des règlements internationaux (BRI) a été fondée en 1930 pour essayer de gérer l’étalon or international en plein déclin. Basé sur le territoire neutre de la Suisse, elle était supposée être au-dessus de la politique, et bien que ses officiels supérieurs fussent tous des banquiers centraux dans leur pays d’origine, ils agissaient en suivant un code de courtoisie de soutien mutuel et de respect. Non élus alors, et c’est encore vrai aujourd’hui, les banquiers centraux se considèrent comme nobles et indépendants de ces entreprises sales que sont la démocratie ou la dictature.

Donc, quand le 20 mars 1939, juste après que les Nazis soient entrés dans Prague, un message a été envoyé à la BRI apparemment par la Banque nationale Tchèque, la BRI a passé le message comme il se devait. Il était demandé à la Banque d’Angleterre (alors, tout comme aujourd’hui, le premier centre d’échange au monde de l’or physique) de transférer les métaux détenus sur le compte numéro 2 de la BRI à un nouveau compte BRI, numéro 17.

Oublions le fait que les Tchèques avaient déjà envoyé un message indiquant que toutes instructions viendraient « sous la contrainte » et devraient être ignorées. Oublions aussi que le parlement britannique avait gelé tous les avoirs tchèques, pour les défendre contre le vol nazi. Et oublions aussi que la Banque d’Angleterre savait que le compte BRI numéro 2 contenait de l’or tchèque, et que le numéro 17 était détenu par la Reichsbank allemande. Car le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Montagu Norman, était aussi le directeur de la BRI non politique. Et il ferait tout pour protéger la noble indépendance des banquiers centraux, appliquant leurs règles de courtoisie et apaisant les Nazis une dernière fois, en feignant l’ignorance des vrais détenteurs de l’or qui dormait dans ces deux comptes anonymes de la BRI.

Le transfert fut fait avant que quiconque en dehors des banques centrales ne le sache, et l’or était ainsi vendu en seulement dix jours. Au moment où l’histoire fut révélée en mai, les six millions de livres sterling de recette avaient disparu depuis longtemps (nous ne pouvons trouver aucune référence du transfert, ni du scandale national commençant en mai, dans le journal personnel de Norman).


3er exemple, 1966 : La Grande-Bretagne commence à poursuivre les investisseurs en pièces d’or


Deux décennies après la fin de la guerre, et 35 ans après que la Grande-Bretagne ait quitté l’étalon or, ses politiciens sont occupés à s’immiscer dans les investissements en or. Car la livre sterling a baissé sur le marché des devises. Alors les gens ont acheté de l’or, en envoyant de l’argent à l’étranger pour l’acheter et nuisant ainsi à la balance commerciale britannique déjà pas terrible. Et nuisant donc à la livre sterling à nouveau.

Pour essayer d’endiguer la situation, le gouvernement travailliste a mis un frein aux importations de pièces d’or, et a interdit à ses citoyens de posséder plus de quatre pièces d’or. Quiconque aurait une collection plus importante devait le signaler à la Banque d’Angleterre, les officiels jugeant alors si le détenteur est un vrai collectionneur ou un spéculateur.

S’adressant le 13 juin lors d’un débat (très tendu) entre parlementaires, le député conservateur de Worthing, Terence Higgins, a demandé pourquoi le gouvernement s’attaquait à l’or. « Les gens possèdent de l’or car ils n’ont pas foi en la politique du gouvernement relative à la stabilisation de coût de la vie et à la réduction du taux d’inflation… Prendra-t-il des mesures contre d’autres actifs spécifiques qui sont des protections contre l’inflation ? » (Les ménages indiens pourraient se demander la même chose aujourd’hui).

C’est bien dommage. La « règle de quatre » est passée (comme elle a été appelée par les détaillants). En juin 1967, quelques 4 847 personnes se sont soumis aux vérifications de la Banque d’Angleterre, et les procès ont commencé. Les contrôles des changes sur l’or ont finalement été annulés par le premier budget de la première administration Thatcher en 1979


La morale de ces histoires ?


Puisque l’or n’est plus un instrument clé des systèmes monétaires mondiaux, la soi-disant « confiscation » semble être aujourd’hui un phénomène propre au XXème siècle. Mais cela pourrait bien changé. Les contrôles des changes comme ceux qu’a subi le Royaume-Uni dans les années 1970 (et que l’Italie n’a abandonné qu’en 1999) sont plus probables. Car les gens, comme les gouvernements, veulent détenir de l’or quand ils craignent l’inflation, les conflits financiers ou les crises politiques. Le détenir à la maison pourrait exposer les particuliers au vol ou à la contrainte. S’ils détiennent l’or de façon sûre à l’étranger, en « offshore » comme on dit, même une juridiction démocratique sûre nécessite que les droits de propriétés clairs soient avérés si les investisseurs veulent garder le contrôle sur leurs avoirs en or. Soyez sûr de l’obtenir si vous pensez acheter de l’or dans le futur.

 

 

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