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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 06:18

 

Une maison autonome ET sans factures !

Le rêve, mais pour cela, il faut accepter certains petits sacrifices, comme de réduire sa dépendance technologique, son confort, vouloir sortir aussi un peu du système. Plusieurs idées dans ce sens ont déjà proposées sur le blog, voici de nouvelles pistes… Au passage, un clin d’oeil à un ami qui a décidé de partir habiter une « maison de hobit » au fond des bois.

maison-autonome

Qui n’a jamais rêvé de ne plus recevoir de factures, de s’affranchir du réseau électrique, de ne pas être raccordé à celui de l’eau ? Se sentir libre de tous ces fils à la patte et surtout faire beaucoup, beaucoup d’économies  tout en contrôlant enfin sa consommation grâce à la prise de conscience de ses besoins réels.

Allumer la lumière, c’est aussi facile qu’un clic sur un bouton, pourtant chez Christophe, dans sa chaleureuse petite maison au bord du Vidourle, c’est une autre histoire ! Ici, on est complètement autonome, on se débrouille tout seul pour produire l’électricité dont on a besoin et on pompe l’eau en fonction de sa consommation. La vie de cette famille de 4 personnes est-elle pour autant pavée de sacrifices, de privations et de restrictions ? Non pas du tout ! Ils sont tous très bien portant, heureux et surtout fièrs et c’est ça qui nous a beaucoup plu. 

La maison autonome au bord du lac 154 panneaux solaires photovoltaïques assurent l’entière couverture de leurs besoins en électricité. Ils sont installés bien verticalement à l’entrée de la maison. L’avantage ? Un simple coup de jet suffit comme entretien et la pose est très facile. L’énergie est stockée dans des batteries, qui distribuent le courant aux différents postes de la maison.

Pour se contenter de si peu, il n’y a pas de secret, il faut consommer peu de courant. Laissons tout de suite de côté les radiateurs électriques, les plaques de cuisson, les halogènes, la machine à laver, le Chaîne hifi maison !sèche-linge, le four électrique et tout autre appareil énergivore. Christophe utilise l’électricité avec parcimonie et ses seuls besoins vont vers quelques lampes, une chaîne hifi « home made », un ordinateur portable, un lecteur de DVD et un chargeur de piles.

Résultat : La famille consomme moins que l’électricité produite par les trois panneaux solaires. Et pour le reste, comment font-ils ?

Et quand il n’y a pas de soleil ou qu’il faut alimenter de gros outils (électro-portatif un peu gourmand etc …), il y a un groupe électrogène à diesel, qui tourne avec de l’huile de friture recyclée ! Vous trouverez en bas de page une fiche de savoir à ce sujet …

La maison autonome au bord du lac 09

Dans la cuisine ?

Ils ont un four et des plaques de cuisson à gaz. L’hiver, ils l’alimentent avec des bouteilles et l’été, ils composent leurs déchets et fabriquent leur propre bio méthane !! C’est beaucoup plus facile que ce que l’on imagine : on accumule les déchets dans une cuve, que l’on emboîte d’un couvercle de taille juste inférieure avec un robinet sur le dessus. Les déchets fermentent en-dessous et le couvercle remonte, poussé par le gaz. On branche alors un tuyau sur le robinet vers un réchaud et hop on cuisine !

Fabrication du bio-méthane La maison autonome au bord du lac 07 La maison autonome au bord du lac 08

Pour faire cuire de grandes quantités d’aliments, ou en appoint du gaz, ils ont un poêle à bois d’extérieur fait maison à très fort rendement. Il suffit de peu de branchettes pour l’allumer et l’alimenter, toute la chaleur se concentre directement sur la cocotte au dessus ! Vous trouverez une fiche de savoir en bas de page pour en construire un vous aussi …

Dans les jours de beaux temps, Christophe a aussi bricolé un four solaire, pour cuire des gâteaux ou pour les cuissons lentes. Il est différent de celui que nous avons ici, chez Bruno à Vauvert. Celui-là se présente sous la forme d’une boite avec des miroirs à l’intérieur. On cuit en beaucoup plus de temps qu’avec les cuiseurs paraboliques, mais au moins on n’a pas à trop surveiller l’installation, rien ne déborde et on évite de se brûler.

Dans la cuisine il n’y a pas de réfrigérateur. Cela ne veut pas dire qu’ils ne consomment pas de produits frais, au contraire même ! La famille est végétarienne, ce qui évite de se poser des questions concernant la conservation de pas mal de produits. En ce qui concerne les périssables, ils les consomment rapidement après ouverture (comme le lait de riz, une brique dans la journée) et vont faire les courses plusieurs fois par semaine chez le maraicher bio à deux pas de là !

La maison autonome au bord du lac 14Dans le lavabo, on pompe de l’eau directement dans la source d’eau potable 5 mètres au dessous. Ils sont chanceux d’avoir cette installation et en sont conscients. L’action de pomper aide à n’utiliser que ce dont on a besoin. C’est plus facile d’être économe qu’avec un robinet !

Les poubelles de la cuisine sont minimalistes. Les épluchures et autres déchets organiques finissent au compost et retourneront à la terre d’ici 6mois/1an. Les contenants sont bien entendu recyclés, ce qui laisse peu de place aux autres déchets non identifiables…

Dans le salon ?

Le chaleureux salon est équipé d’un petit lecteur de DVD pour les enfants, des livres et des jeux de société pour les longues soirées d’hiver. Pas besoin de beaucoup d’électricité, juste de quoi s’éclairer !

La maison autonome au bord du lac 13Pour se chauffer, ils ont disposé un poêle à bois avec des briques de terre compressée tout autour, pour accentuer l’inertie thermique et répartir la chaleur. La maison est bien isolée (bois et paille) il suffit donc de quelques stères l’hiver pour être heureux au chaud !

Et pour laver le linge ?

Ne vous inquiétez pas, la maman n’est pas redevenue lavandière au lavoir du coin ! Christophe a bricolé un astucieux système de lave-linge à pédale. C’est un objet incroyable, qui nous a beaucoup plu ! Il a démonté le tambour d’une vieille machine et l’a couplé avec une courroie à la roue arrière d’un vieux VTT. Il suffit de pédaler 15 minutes pour laver son linge ! On ajoute simplement un peu d’eau chaude chauffée au poêle à bois dehors et on rince à l’eau froide. Pour essorer on redonne quelques tours comme avec un panier à salade et hop ! Le linge est prêt à être étendu avec peu d’efforts et en prime un peu de sport. La force musculaire, c’est la plus économe après tout ! Par ailleurs, on redécouvre les notions de « propre » et de « sale ». En fait, on devient efficace et on réduit les gaspillages que l’on est plus tenté de faire lorsque l’on n’a qu’un seul bouton à presser.

La maison autonome au bord du lac 19 La maison autonome au bord du lac 16

Et la salle de bain ?

La salle de bain est très minimaliste, un lavabo avec une pompe et un bac de douche. Ils ont choisi de se doucher à la cruche, avec de l’eau chauffée au poêle à bois à l’extérieur. C’est un choix que certains trouveront extrême, j’y pensais justement et je me disais qu’avec une douche solaire que l’on accroche au mur et que l’on chauffe avec un panneau thermique ou avec de l’eau chauffée au poêle, on peut vraiment s’en sortir économiquement et écologiquement sans trop sacrifier son confort.

La maison autonome au bord du lac 03Les toilettes sont près de l’entrée et sont sèches bien entendu ! Quelle aberration de dépenser des litres d’eau potable pour tirer la chasse … Ils ont installé une pièce avec un trône tout à fait digne des fessiers royaux, avec un grand tonneau de sciure à côté. Christophe nous expliquait que si c’était à refaire, il ferait des « toilettes brouette ». C’est-à-dire qu’au lieu d’un seau que l’on vide quand il est plein, on remplit une brouette que l’on sort par une porte de derrière et qu’on dépose au compost beaucoup plus facilement.

Il recouvre ensuite son tas de compost (remplit donc d’épluchures et des déchets des toilettes) de paille et au bout d’un an environ, il a un super engrais ! C’est pas la peine de faire la moue, sachez que de toute façon, la terre c’est du caca de vers de terre ! Et ne parlons pas du fumier et du lisier ;)

Et où vont les eaux grises s’ils ne sont pas raccordés au réseau ? Elles vont dans laphytoépuration ! Deux premiers bacs avec des gros cailloux et des roseaux pour filtrer une première fois l’eau sale (qui vient donc de la douche et des lavabos), et trois autres niveaux avec des plantes de différentes sortes pour sortir à la fin une eau si claire qu’on en boirait ! Mais attention, ils n’a pas encore fait d’analyses précises pour étudier la pureté de l’eau, on l’utilise alors pour le jardin !

La maison autonome au bord du lac 06Bon, avec tout cela je suis sûre que vous vous dites que cela prend un temps fou de s’occuper de toutes ces installations et qu’on a mieux fait de vivre avec des factures. Hey bien sachez que Christophe et sa femmes ne travaillent pas, pour justement prendre le temps de vivre comme ils ont envie. A quoi bon passer sa vie à la gagner si l’on a presque plus de dépenses ? Des petits boulots qui leurs conviennent, des échanges de services leurs suffisent pour vivre de manière simple et agréable et surtout, ils ont le temps de profiter de leurs deux enfants, de les élever dans l’amour et de faire pleins de loisirs enrichissants avec eux. Christophe fait l’école à la maison à sa fille de 10 ans et en profite pour voir toute la journée son bout de chou d’un an, elle est pas belle la vie ?

Vous pensez peut-être que cette façon de vivre est extrémiste, c’est aussi ce que j’ai pensé jusqu’à ce qu’on aille leur rendre visite. Ils ont l’air tellement heureux, en bonne santé, plein de sourire et loin du stress. Leur maison est simple mais si belle et chaleureuse … Pourquoi ne pas prendre exemple sur cette façon de vivre en piochant ce qui nous intéresse en l’adaptant à notre propre quotidien ?

Et pourquoi tout ça? Pour une empreinte écologique soutenable pour la planète, par rapport au nombre d’habitants. L’empreinte idéale c’est 1,8 Ha par habitant. Le français moyen est à 5 Ha, un américain à 8. Christophe pense, à juste titre que prendre plus que sa part prive forcément quelqu’un ailleurs, puisque nos ressources ne sont pas infinies. Il nous a d’ailleurs cité cette maxime de Ghandi :  « Vivre simplement, pour que d’autres puissent simplement vivre ». Chez Christophe, l’empreinte est à 1,2 Ha ce qui est excellent au regard des chiffres évoqués plus haut. A savoir, 2 des particularités du mode de vie de Christophe qui leur permet d’avoir ce chiffre si bas : l’absence de voiture dans la famille et leur végétarisme.

Avec Nicolas, nous sommes partis plein d’idées et d’envies. Quand nous rentrerons, il est par exemple certain que nous ne rachèterons pas de machine à laver !! Nous irons plutôt faire un tour à la casse du coin pour récupérer de quoi faire un lave-linge à pédale.

Christophe n’est pas avare et partage très volontiers ses inventions avec qui le veut. C’est pour cela que nous vous proposons en premières « fiches de savoir », celles qu’il a réalisé pour son site internet « les outils de l’autonomie », qu’il nous a très gentiment prêté pour vous !

-> Apprenez à construire un lave-linge à pédale

-> Faîtes votre propre pocket-rocket ou cuiseur à bois

-> Apprenez à recycler votre huile de friture pour de petits moteurs diesel

 

La maison autonome au bord du lac 05La seule ombre à ce tableau, c’est la future expropriation de toute la famille …Leur magnifique havre d’autonomie est construit sur un terrain inondable et la mairie a décidé de fermer la zone par sécurité. Ils partiront au début de l’été vers la Bretagne, dans un endroit plus frais ou Christophe pourra faire pousser encore beaucoup de légumes, d’idées et d’outils pour l’autonomie !

Merci à eux pour leur accueil et leur gentillesse. Keep in touch’ !

 

 

Source : nature-construction.com via les brindherbes


http://lesmoutonsenrages.fr/2012/12/20/une-maison-autonome-et-sans-factures-2/#more-35569

 


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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 06:06

 

L’Armée Syrienne « Libre » affame le peuple syrien


Vendredi 21 Décembre 2012
L’Armée Syrienne « Libre » affame le peuple syrien

On connaît bien As’ad AbuKhalil, alias Angry Arab sur ce blog. Ce professeur d’université qui intervient souvent dans les médias occidentaux ou arabes est résolument hostile au pouvoir en place en Syrie. Et il est également hostile aux prétendus opposants démocrates qui ont pris les armes en Syrie avec l’appui de l’OTAN et des monarchies pétrolières.

Ce qui lui vaut d’être vilipendé des deux côtés.

Mais aussi d’avoir accès à des sources d’information de première main, tel ce journaliste turc qui évoque un aspect inédit du comportement des miliciens de l’Armée Syrienne Libre, à savoir des vols de machines, de voitures mais surtout de quantités de grain, ce qui a provoqué une grave crise de l’approvisionnement en nourriture dans Alep, cette ville qu’ils prétendent libérer.

Par As’ad AbuKhalil, The Angry Arab, 20 décembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un journaliste turc qui travaille dans la région proche de la frontière avec la Syrie m’a envoyé des informations sur certaines activités de  l’Armée syrienne Libre (ASL) non rapportées dans la presse. Il écrit:

 «A peine deux jours avant la «crise de la nourriture» à Alep, j’ai entendu beaucoup de mes amis du Hatay dire qu’ils commençaient à voir certains Syriens vendre du  pain en  ville. Les pains turcs ne sont pas les mêmes que ceux de Syrie, même au Hatay.

 Et je dois vous donner un nom. Abdulqader As Salah, un commandant des brigades Tawhid [Unicité] qui a des liens très étroits avec les services secrets turc. Il vend en ce moment du « blé » à Gaziantep, une province de la Turquie. Je suis un journaliste turc qui suit cette crise depuis le début, j’ai entendu la même chose de la part de Kurdes à Ceylanpinar (une ville frontalière près de Ras Al Ayn) . Les Kurdes qui ont fui les affrontements entre l’ASL et les milices kurdes m’ont dit avoir vu certains membres de l’ASL piller les silos à blé.

Mais je n’y avais pas accordé d’attention jusqu’à ce que je voie ces informations. C’est peut-être pourquoi les gens à Alep protestent en ce moment contre l’ASL en la qualifiant «d’armée de Harami (voleurs).» J’essaye maintenant de comprendre ce qui se passe et pourquoi les habitants du Hatay ont commencé à voir des pains syriens dans la province. Quand j’aurai fait mon reportage, je vous l’enverrai aussi.  Au Hatay les gens ont une apparence très proche de celle des syriens et sont accoutumés à la culture syrienne…

Pillage du blé à Alep

Pillage du blé à Alep

J’ai vu quelques photos de Reuters qui montrent des membres de l’ASL sur les silos à grain à Alep.  Mais comme d’habitude, elles sont légendées « Des forces fidèles à Assad bombardent les silos et les membres de l’ASL », quelque chose comme ça. Je vais essayer de vous envoyer la photo. J’ai entendu pour la première fois des rumeurs à ce sujet à Ceylanpinar/Sanliurfa. Des kurdes m’avaient dit que… Mais je n’y avais malheureusement pas fait attention. Puis j’ai vu cette photo. Puis j’ai vu les informations sur la famine en Syrie. Maintenant je me renseigne. Et un de mes amis journalistes m’a informé sur ce « Abdulqader As Salah ». Je n’ai pas rassemblé toutes les infos sur lui mais on dit qu’il est le chef de la brigade Tawheed, qu’il habite à Gaziantep et qu’il vend actuellement du blé et des voitures d’occasion.

Tawheed est une des organisations les plus étroitement liées aux services secrets turcs. Tout le monde le sait. Je travaille là-dessus en ce moment, quand j’aurai fini, je vous enverrai un exemplaire de mon travail…

Ils volent même des engins de forage pétrolier en Syrie et ils les amènent en Turquie… C’est vrai… Les militants de l’ASL volent du blé en Syrie et ils l’amènent en Turquie pour le vendre.

J’ai contrôlé mes sources et j’ai parlé avec beaucoup de gens dans les provinces du Hatay et de Sanliurfa. Ils m’ont dit que certains membres de l’ASL (qui parlent l’arabe syrien) vendent maintenant des pièces détachées automobiles et qu’à Gaziantep ils ont un dépôt de grain.

Un de mes amis dignes de foi m’a dit que les choses ont commencé en septembre… Un journaliste pro Assad à Hatay m’a dit que tout se faisait en accord avec les autorités turques. Les rebelles ramènent du blé, des voitures et même du mobilier de Syrie par le poste frontière de Bab al Haya qui se trouve de l’autre côté de la porte du Hatay-Cilvegozu…  Les militants de l’ASL ont pris le contrôle de ce poste frontière en juin.

Ils pillent aussi les villages kurdes quand ils les attaquent à partir du côté turc ainsi qu’ils l’ont fait à Ras Al Ayn… C’est pourquoi les kurdes ne veulent pas qu’ils viennent dans leurs régions.»

http://mounadil.wordpress.com/

 

http://www.alterinfo.net/L-Armee-Syrienne-Libre-affame-le-peuple-syrien_a84945.html

 

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Proche et Moyen-Orient
Des Tunisiens et des Libyens utilisés comme chair à canon en Syrie
Vendredi 21 Décembre 2012

 

Le Libyen Abdelhakim Belhadj recrute pour l'ASL.
Le Libyen Abdelhakim Belhadj recrute pour l'ASL.
Un reporter photographe tunisien, de retour de Syrie, a révélé que des Tunisien et des Libyens sont utilisés comme chair à canon par l’armée syrienne libre (ASL) dans les affrontements avec l’armée régulière de ce pays. Ce reporter et un autre journaliste d’Assabah ont remonté la filière du recrutement de ces «soldats» avec «sinon la bénédiction du moins l’insouciance totale du gouvernement islamiste d’Ennahda». Les «djihadistes» tunisiens sont acheminés vers la Libye via une agence de voyages et de tourisme ayant pignon sur rue à Tunis et que «tout le monde connaît», s’indigne le photographe qui dit avoir participé non seulement au soulèvement contre le président tunisien déchu, mais également contre Hosni Moubarak en Egypte : «Je fais partie de ceux qui ont incendié l’ambassade d’Israël au Caire et j’en suis fier», a-t-il révélé sur le plateau de la télévision privée tunisienne Nessma. Une fois en Libye, affirme encore ce journaliste, ces recrues sont accueillies, prises en charge et envoyées en Syrie par Abdelhakim Belhadj, l’ancien terroriste promu «héros de la révolution libyenne» et membre influent du gouvernement libyen, pour y être sacrifiés au feu ennemi. Le photographe, qui est rentré «dégoûté» de Syrie, raconte comment plusieurs milliers de jeunes Tunisiens sont envoyés au casse-pipe sans véritable entraînement au maniement des armes : «J’ai vu un Tunisien essayant de manipuler une mitrailleuse lourde soviétique anti-aérienne de type Douchka alors qu’il venait à peine de débarquer sur le terrain des opérations». Pour lui, les insurgés syriens font exprès d’envoyer ces recrues tunisiennes et libyennes à la mort et en veut pour preuve une d’entre elle, de nationalité tunisienne, abattue par les forces régulières et dont le cadavre a été brûlé par les opposants armés pour éviter que l’armée régulière syrienne ne l’exhibe et confirme la présence de «mercenaires» aux côtés de ces opposants. Ce témoin révèle aussi que des centaines de Maliens et de Tchadiens sont également présents sur le sol syrien et, reconnaissables à leur teint, sont une cible facile pour les snipers de l’armée syrienne. «Par contre, révèle-t-il encore, les hommes armés saoudiens et koweïtiens bénéficient d’un traitement privilégié et de la protection des éléments de l’armée syrienne libre, car ce sont les pays du Golfe qui assurent le financement et l’armement de cette opposition armée hétéroclite, mais dominée par les islamistes». Son confrère a, pour sa part, avancé le chiffre de «150 à 500 morts» parmi les Tunisiens et Libyens envoyés en renfort pour prêter main forte à l’insurrection armée en Syrie. Les deux journalistes qui jurent «n’avoir aucune sympathie pour le régime d’Al-Assad» qu’ils disent condamner tout autant que l’opposition armée, accusent le gouvernement de leur pays de sacrifier des centaines de jeunes Tunisiens qui partent faire une guerre qui n’est pas la leur, «comme si ce gouvernement voulait se débarrasser d’eux», s’est écrié le journaliste du quotidien tunisien Assabah, qui a expliqué que la Turquie, tout en acceptant que ces combattants passent par son territoire, ne s’empresse pas moins de les expédier en Syrie dès leur arrivée, sans qu’il y passent ne serait-ce qu’une seule nuit. Ces révélations démontrent toute l’hypocrisie qui entoure ces révolutions factices, financées par les monarchies du Golfe, soutenues par les capitales occidentales et menées par des hommes «importés» de pays pauvres ou soumis à un nouveau diktat, celui des extrémistes religieux.

http://www.algeriepatriotique.com/article/des-tunisiens-et-des-libyens-utilises-comme-chair-canon-en-syrie http://www.algeriepatriotique.com/article/des-tunisiens-et-des-libyens-utilises-comme-chair-canon-en-syrie

http://www.alterinfo.net/Des-Tunisiens-et-des-Libyens-utilises-comme-chair-a-canon-en-Syrie_a84962.html

 

 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 05:46

 

Syrie : Flagrants délits de médiamensonges,
l’exemple du camp de réfugiés palestiniens
de Yarmouk

Publié le 19/12/2012

 


syriecamppal

 

Voir ici en ce qui concerne

la manipulation des informations

(quelques exemples) :

 

Syrie: 1er bombardement aérien sur le camp palestinien de Yarmouk à Damas  Le Point 

SYRIE. L’aviation syrienne bombarde des camps palestiniens tempsreel.nouvelobs.com 

etc, etc,….

 

 

Après de féroces combats dimanche 16 décembre, la neutralité palestinienne dans la crise syrienne s’est complètement effondrée, alors que « l’Armée Syrienne Libre » [ASL] et les combattants islamistes investissaient la majeure partie du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk à Damas.

 

JPEG - 76.4 ko
Enterrement d’un Palestinien, Zakaria Abu al-Hassan, dans le camp de Yarmouk, juin 2011 – Photo : Reuters/Khaled al-Hariri

La bataille pour le contrôle du camp de réfugiés de Yarmouk entre l’ASL et les islamistes, d’un côté, et les forces de sécurité syriennes et le Front Populaire pour la Libération de la Palestine – Commandement Général [PFLP-GC], de l’autre, s’est intensifiée au cours des derniers jours.


Les nouvelles et les images sortant du camp confirment que les deux côtés se sont engagés dans de féroces confrontations, utilisant toutes sortes d’armements et endommageant les zones résidentielles, faisant des dizaines de tués et de blessés.


La situation est particulièrement terrible autour de la mosquée d’Abdul-Qader al-Husseini au centre du camp, qui a été directement touchée par une fusée dimanche matin, tuant et mutilant un grand nombre de civils syriens et palestiniens qui s’y étaient réfugiés.


Il y avait des rapports contradictoires de la part des médias quant à savoir qui était derrière l’attaque sur la mosquée.


Les derniers jours ont vu des fusées tomber en grand nombre sur le camp, souvent suivies des sirènes des ambulances se précipitant sur les lieux pour récupérer les morts et les blessés. Pendant les courtes accalmies dans cette débauche de violence, les habitants se sont précipités pour stocker de la nourriture avant que la situation ne dégénère à nouveau.


Samedi soir, le combat a atteint un sommet après que l’opposition armée ait lancé une attaque depuis 3 directions différentes pour faire la conquête du camp.


Les combattants pro-régime du PFLP-GC ont été bousculés et ont subi d’importantes pertes car ils ne pouvaient plus évacuer leurs blessés en raison des tireurs isolés de l’opposition embusqués sur les toits.


Au matin, des voitures portant des combattants de l’opposition et des Palestiniens brandissant le drapeau des rebelles, ont pu être vues circulant dans plusieurs quartiers du camp. Un cessez-le-feu qui avait été négocié était rapidement rompu, les combattants de l’opposition se déplaçant pour prendre le bâtiment de la mairie du camp, la dernière place-forte restant aux mains des forces pro-régime.


Les nouvelles des combats ont éclipsé les chiffres précis des tués et blessés, comme des destructions à grande échelle dans le camp en raison des combats. Ces violences ont poussé à un exode massif des riverains vers des secteurs plus sûrs.


Un chef important du PFLP-GC a dit à Al-Akhbar que la « situation était extrêmement dangereuse. L’ASL a pris le contrôle de grandes parties du camp, y compris de secteurs qui ont par le passé appartenu au PFLP-GC, forçant plusieurs de nos combattants à se retirer. »


Il a ajouté que les conditions de vie dans le camp se sont complètement effondrées. Il n’y a plus la moindre possibilité d’y amener des approvisionnements et de l’aide médicale, sans compter que l’électricité du secteur entier a été coupée.


« Si le camp tombe sous le contrôle de l’ASL et des islamiste jihadistes, » a-t-il dit, « il deviendra une plate-forme pour lancer des opérations militaires, et ce sont alors les habitants du camp qui payeront un prix élevé. »


Il estime que quelques 1,5 million de Palestiniens et de Syriens vivaient dans le camp avant les derniers combats, et que beaucoup d’entre eux se sont déjà enfuis.


Des rapports non confirmés ont circulé dimanche, selon lesquels le secrétaire général du PFLP-GC, Ahmad Jibril, s’était enfui du camp vers la la ville côtière de Tartous. Il y avait également des rumeurs qu’une scission s’était produite dans le groupe pendant les combats.


Hussam Arafat, un membre du bureau politique de l’organisation, a cependant affirmé que Jibril était toujours à Damas et que seulement un nombre limité de combattants avaient changé de camp.


Dans le même temps, les organismes humanitaires, dont l’UNRWA, ont lancé un cri d’alarme et ont réclamé une aide d’urgence pour offrir une assistance aux 3 millions de personnes qui, selon leurs estimations, ont été affectées par les combats dans le secteur du camp de réfugiés.

 

Vous pouvez consulter cet article à :


http://english.al-akhbar.com/conten…
Traduction : Info-Palestine.eu

 

http://mediabenews.wordpress.com/2012/12/19/syrie-flagrants-delits-de-mediamensonges-lexemple-du-camp-de-refugies-palestiniens-de-yarmouk/

 

 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 05:41

 

Samedi 22 décembre 2012

 

Israel-guerre.jpg

 

Le tribalisme juif est la principale menace

pour le monde, pour les USA,

pour les Juifs eux-mêmes

Par Chantal Dupille (eva R-sistons)

 

 

L'irresponsabilité des tribalistes de Tel-Aviv ne mesurant pas les conséquences de leurs actes, avec à leur tête une clique de fanatiques d'Extrême-Droite, constitue une grave menace pour les Hébreux (qui vont être vomis partout), pour les Américains aveuglément soumis aux groupes de pression juifs et en particulier à l'AIPAC (avec pour corollaire des guerres ruineuses et contre leurs intérêts), pour le monde entier confronté au risque de conflit nucléaire via l'attaque de l'Iran (et donc à son propre anéantissement).

 

Comme je l'ai souvent écrit sur mes blogs, la radioactivité commencera par atteindre l'entité sioniste en premier, avant de traverser les frontières et d'arriver en Europe et ailleurs. Voilà une des conséquences de l'irresponsabilité de dirigeants fanatisés au point de devenir les plus dangereux terroristes de la planète.

 

Comment les dirigeants français peuvent-ils à ce point être aveuglés par israël au point d'ignorer sa puissance malfaisante, mortifère, et les risques encourus par l'humanité ? Leur lâcheté, leur servilité, leur carriérisme doivent être dénoncés. Et aujourd'hui, les sayanims Hollande-Fabius conduisent notre pays à armer en Syrie des terroristes, des djihadistes d'Al Qaïda, des égorgeurs, des affameurs, des saboteurs des infrastructures syriennes, des auteurs d'attentats meurtriers contre les civils... pour permettre aux sionistes-talmudistes de réaliser leur projet fou de Grand Israël d'abord dans la région, puis planétaire ! La France est-elle devenue une vile succursale de Tel-Aviv pour l'aider à réaliser ses projets criminels allant jusqu'à menacer la vie même sur terre ? Il est temps que ce scandale énorme, que cette trahison du mandat des Electeurs, éclate au grand jour ! Tous les centres de pouvoir et tous les médias, actuellement, sont infestés d'agents fanatisés de Tel-Aviv, et la politique, en France, est complètement dénaturée ! Notre pays avec ces Talmudistes déments n'ayant que mépris pour les goyims qu'ils considèrent comme des êtres inférieurs à éliminer ou à mettre en esclavage, notre pays est en danger, comme le reste du monde !

 

L'intolérable ne doit plus être toléré. Nous arrivons à une situation où les cinglés sionistes les plus radicaux, les plus fanatiques, se servent des cinglés salafistes les plus extrémistes pour arriver à leurs fins diaboliques de contrôle (avec dans un premier temps l'aide des Yankees) des nations et de leurs ressourcs !


Et ce qui se joue en Syrie est très grave : Le  combat anti-impérialiste mené par Bachar-el-Assad est en effet celui de toutes les Nations ! (1) La Syrie est un des derniers obstacles à la domination israélienne. (2)

 

Notre aveuglement, notre inaction risquent de faire de la France un misérable relais des politiques criminelles de Tel-Aviv, et ensuite, le lit d'un holocauste planétaire sans précédent; La vérité doit éclater : L'irresponsabilité, la folie des dirigeants israéliens et de leurs sbires infiltrés partout, va mener l'humanité entière droit dans le mur !

 

Chantal Dupille,

dont le premier combat est la lutte pour la paix dans le monde

 

 

(1) Le combat anti-impérialiste de l’Etat-nation et du peuple syriens est celui de l’ensemble des peuples du monde
Claude Beaulieu, Geneviève Blache*

 

(2). La Syrie d’Al-Assad, un des derniers obstacles à la domination israélienne

 

.

 

Gilad Atzmon

a le mérite de dire des vérités qui dérangent.

Raison pour laquelle ceux qui n’ont pas la conscience très nette

cherchent à le déshumanier et à le décrédibiliser

en se servant de la fable de l’antisémitisme

et autres inepties éculées. - SC

 

 

 

 

http://www.gilad.co.uk/writings/on-the-jewish-lobby.html

.

 

 

http://www.silviacattori.net/article4058.html

 

link

.

 

. israel-ennemi-lhumanite-petition-israel-gaull-L-10.jpeg.

.

Info :

 

Sous présidence belge,
la 'Task Force for International
Cooperation on Holocaust Education,
Remembrance and Research'
devient la
'International Holocaust Remembrance Alliance'
Date: 17 décembre 2012

31 Etats membres de la Task Force for International Cooperation on Holocaust Education, Remembrance and Research, 4 Etats observateurs et plusieurs organisations internationales se sont réunis sous présidence belge du 10 au 13 décembre à Liège.


Le Bourgmestre de la Ville de Liège et les Ministres-Présidents de la Fédération Wallonie Bruxelles et de la Communauté Germanophone ont accueilli les 200 délégués.

Des décisions importantes ont été prises durant cette session, sur la direction des travaux dans les années à venir:

  • Les priorités du Plan de travail pluriannuel ont été confirmées: recherche sur les killing sites (les lieux des tueries de masse de Juifs, Roms et Sinti en dehors des camps de concentration et d’extermination); l’accès aux archives publiques et privées contenant des documents et données en relation avec la Shoah; la recherche sur l’enseignement de l’Holocauste et l’organisation des journées de commémoration de la Shoah;
  • Attribution des ressources humaines et financières pour la recherche et l’organisation de conférences;
  • Interaction avec les travaux des groupes de travail existants (Académique, Education, Musées et Mémoriaux) et avec les Institutions spécialisées a été renforcée;
  • La Bulgarie rejoint le Portugal, la Turquie et l’Ancienne République Yougoslave de Macédonie (ARYM) comme Etat Observateur;
  • Le budget a été approuvé (chaque Etat Membre paie une cotisation annuelle de 30.000 euros) et le statut juridique a été consolidé;
  • Après des années de délibérations, la Task Force s’est finalement accordée sur un nouveau nom, plus adapté à la réalité actuelle: International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA). Ce nom est visuellement soutenu par un logo conçu par Daniel Libeskind. 

La Présidence belge de l’IHRA se poursuit jusqu’en mars 2013. Le Canada s’est proposé d’assumer la présidence de mars 2013 à mars 2014.

La Présidence belge est une entreprise conjointe du Gouvernement fédéral (Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères) et des trois Communautés.

L’appui scientifique est assuré par les institutions non-gouvernementales et publiques, fédérales et fédérées exerçant des compétences dans le domaine de la recherche sur la Deuxième Guerre Mondiale et ses conséquences.

 

http://diplomatie.belgium.be/fr/Newsroom/actualites/communiques_de_presse/affaires_etrangeres/2012/12/ni_171212_international_holocaust_remembrance_alliance.jsp?referer=tcm:313-207648-64

 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 04:09

 

D’ « incroyables comestibles » et des potagers en partage

« C’est calme en ce moment, trop calme… » En essuyant les verres du restaurant où il est salarié à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Cédric Dérouin, 34 ans, évoque en quelques minutes, pêle-mêle, les fermetures successives de dizaines de commerces dans le centre-ville, le licenciement économique de son unique collègue il y a quelques mois, l’incertitude qui pèse sur son avenir comme sur celui des ouvriers des chantiers de l’Atlantique, principal employeur du secteur. « Y’a plus de commandes… Que va-t-il se passer quand les deux derniers bateaux seront livrés ? » s’interroge-t-il morose.

Mais où est-il celui dont nous avions lu les messages enthousiastes et fédérateurs sur Facebook ? Celui au ton plein d’espoir que nous avions eu au téléphone ? Il faut lui laisser le temps de fermer boutique. Le suivre jusque chez lui et le voir enfin nous présenter avec un plaisir non feint, malgré la pluie battante, les poireaux et le petit chou qui ont poussé dans le bac qu’il a installé devant sa maison, surmonté d’un accueillant panneau « nourriture à partager », petit supplément d’âme dans ce lotissement neuf.


Cédric Derouin devant le bac à légumes "à partager" de sa maison. © A. Leclerc / Le Monde.fr


Faire un potager non pas derrière mais devant chez soi et laisser les légumes qui poussent à disposition de ceux qui en ont besoin : une idée, bête comme chou oserait-on dire, qui est au cœur d'un joyeux mouvement parti d’Angleterre sous le nom d'« Incredible edible», et qui est en train de conquérir la France de commune en commune sous le nom d’«Incroyables comestibles » avec la rapidité d’un bon « buzz ».

" Tout a commencé en 2008 à Todmordenune cité industrielle du nord de l'Angleterre, touchée de plein fouet par la crise, raconte celui qui a repéré puis importé la démarche en France, et d'abord chez lui en Alsace, François Rouillay. Pour recréer du lien social, des habitants ont eu l'idée de transformer un jardin floral en jardin potager et d'indiquer "food to share" ("nourriture à partager"). Puis des bacs plantés de légumes sont apparus un peu partout des cours d'écoles jusque devant le poste de police. Ce qui a non seulement permis de souder la communauté, mais a redonné à tous le goût du consommé local."

En mai, François Rouillay commence par planter devant chez lui, bientôt imité par un voisin. Puis, en homme de son temps, il pose sa bêche et allume son ordinateur. Plutôt que de restreindre le projet à sa seule ville de Colroy-La-Roche (Bas-Rhin), il crée une page Facebook "Incredible Edible France" pour inviter d'autres amateurs à faire comme lui. Et c'est ainsi que de "like" en "j'aime" (recommandation d'une publication sur Facebook) le mouvement a traversé la France en moins de six mois, d'est en ouest, du nord au sud, pour former aujourd'hui une jolie communauté aux six coins de l'Hexagone, illustrée par les petites pousses sur cette carte.

Google Map des initiatives "Incroyables comestibles". DR

C'est par ce réseau social que Cédric Dérouin découvre les premières plantations faites en Alsace. Il s'y mettra pendant l'été « J’avais récupéré des plants de poireaux, mais beaucoup trop pour la taille de mon potager. Plutôt que de les jeter, j’ai décidé de planter mon surplus de poireaux ici et d'inviter les passants à se servir gratuitement et vous voyez, des gens en ont pris !» dit-il en montrant une rangée dépeuplée.

Une première étape, mais déjà il rêve d'un projet qui se déclinerait dans toute la ville. En lieu et place d'un vaste terrain en friches, il imagine un grand potager collectif :"à côté du foyer des jeunes travailleurs, cela aurait du sens". Les plates-bandes des HLM pourraient offrir carottes et pommes de terre. Et ces palmiers qui vivotent sur l'avenue principale ? "Nous voudrions convaincre la mairie de remplacer chaque arbre mort par un arbre fruitier : ce ne serait pas seulement décoratif mais utile. Ceux qui seraient dans le besoin pourraient directement se servir en pommes ou en poires ».

A son tour, il a crée une page Facebook qui fait boule de neige. C'est ainsi qu'il devient l'un des pivots du mouvement dans l'ouest de la France, recevant désormais des sollicitations de toute la Bretagne comme de Poitou-Charentes. "Ce qui séduit les gens c'est que le processus est très simple. Il n'y a aucun bulletin d'adhésion à remplir. Il suffit d'installer un bac et de planter, explique-t-il. Récemment quelqu'un de Nantes a proposé de venir nous aider. J'ai répondu : 'plante plutôt ton bac !' Il vit en appartement mais on a aussi été contacté  par une Nantaise qui a un jardin mais pas le temps d'y planter des légumes. Il suffisait de faire le lien !"

Voilà comment des gens d'âge, de milieu, de convictions politiques différentes entrent peu à peu en contact au fil de l'hiver dans toute la France, pour mieux se préparer aux plantations du printemps.

Extrait de la page Facebook Incroyables Comestibles Bretagne-Pays de la Loire, annonçant la création d'un groupe à Lannion (Côtes d'Armor) et recevant une sollicitation de la région lyonnaise. DR

"A Saint-Nazaire, il y aussi bien des personnes qui vivent en HLM que des propriétaires de grands pavillons qui veulent participer, raconte Cédric. Des qui travaillent, et des qui sont au chômage." Le projet a agrandi son cercle de connaissances, lui a fait rencontrer nombre d'associations dont il ne soupçonnait pas l'existence et a également permis à ces dernières, les unes proches du jardinage, les autres intervenant dans le champ de l'insertion, de se rencontrer entre elles.

Le 7 octobre, création d'un jardin potager partagé dans le jardin des plantes de St-Nazaire. © C.Brulavoine

Ce soir pluvieux de décembre, ils sont une dizaine à se retrouver autour d'un verre pour discuter de la mise en place du projet. Chacun se présente : on est "ami" sur Facebook mais pas encore dans la vie ! Il y a là de vieux baroudeurs de la cause écologiste et des mouvements alternatifs, mais aussi des novices, comme Sandra Bacot, 32 ans, institutrice. "J'aime l'idée de voir le jardin comme quelque chose d'utile et pas seulement pour son petit bonheur personnel" confie-t-elle. Elle écoute, attentive, les plus expérimentés lui expliquer des techniques qui vont permettre de planter des légumes pour un investissement minimum en temps et en euros, des solutions écologiques bien sûr. Elle découvre ainsi l'échange de graines (lire sur ce blog : Jardinier résistant échange graines de laitues contre plants de tomates) ou la "permaculture".

Doucement la conversation devient débat sur la marche du monde. "Le compost, l'échange de graines, le potager... Quand on parle de cela avec nos grands-mères, elles nous disent qu'on n'a rien inventé, parce qu'elles faisaient tout ça 'avant'. Mais pourquoi ont-elles arrêté ?" s'interroge Christina Brulavoine, 42 ans, assistante de direction.

Dorothée, Sandra, Thierry et Cédric à l'issue de la réunion. ©A.Leclerc/ LeMonde.fr

En Alsace, François Rouillay croit bien qu'une "révolution" est en marche. A Saint-Nazaire, on s'enthousiasme, mais on se demande encore : "est-ce que les gens vont réussir à dépasser l'idée de la propriété du temps passé ? Tu sèmes, tu bêches, tu y passes du temps, et en deux jours, tout est ramassé par des inconnus... Il faut vraiment réussir à aller au-delà de l'individualisme..." développe Dorothée Bourdeaut, kinésithérapeute de 30 ans qui a fondé la cellule nazairienne avec Cédric. "Il faut que ce ne soit pas rare, lance Sandra. "Il faut que ça ne coûte presque rien", ajoute Dorothée. "Moi j'y crois à 600 %, s'enthousiasme Cédric. Il n'y a pas de raison que la mentalité des gens n'évolue pas. Là, on voit bien que ça intéresse du monde, il faut tout faire pour que ça se concrétise par des plantations partout au printemps !"

Militant à ATTAC, Thierry se souvient combien lors de la fondation du mouvement, en 1998, tout le monde croyait "un autre monde" possible. Quatorze ans après, le résultat est en demi-teinte. "La différence, c'est qu'à ATTAC on a commencé par beaucoup de théorie sur la mondialisation avant de réfléchir à l'action citoyenne. A Incroyables comestibles on n'est pas dans la théorie. On dit aux gens : ça vous intéresse ? Très bien, prenez un bac et plantez ! On n'attend pas le grand soir, on met les mains dans la terre !" 

Pour contacter le réseau "Incroyables comestibles" : aller sur l'une de leurs pages Facebook ou sur leur site internet : http://www.incredible-edible.info/

 

http://crise.blog.lemonde.fr/2012/12/17/des-incroyables-comestibles-et-des-potagers-en-partage/#xtor=EPR-32280273-[emailing_lesplus]-20121221-[partages]?IdTis=XTC-FUFQ-F99M0O-DD-N5JJH-D8DH

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 03:30

 

La France prête à saborder son armée sur l’autel de la mondialisation financière ?

Je n'ai pas lu l'article, mais le sujet semble intéressant, note d'eva


http://www.solidariteetprogres.org/local/cache-gd2/b827721e9684ec6df0adaf9cab73fe51.png 

Christine Bierre 

mardi 18 décembre 2012


Introduction

Comme nous avons pu le constater, jamais le moral de l’armée n’a été aussi bas. En cause une conjoncture générale de problèmes majeurs. Problèmes politiques d’abord, et le premier d’entre eux pour un militaire : savoir qui est l’ennemi de la France aujourd’hui. Quelqu’un est-il capable de le définir dans notre pays ? Rôle de la France ensuite dans une OTAN vouée à des guerres coloniales. Devons-nous y poursuivre notre intégration au prix de risquer de perdre non seulement notre autonomie, mais surtout notre âme ? Autre déception majeure pour une France qui avait ambitionné de se trouver à la tête d’une défense européenne, l’absence totale de volonté de défense de nos partenaires, hors le Royaume-Uni.

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La défense de la nation a toujours été au centre des préoccupations des républicains authentiques.

Ici l’affiche de 2011 commémorant le centenaire de L’Armée nouvelle de Jean Jaurès, ouvrage clef de la pensée de Jaurès et incontournable élément de notre histoire politique et militaire.  

Pénurie sévère de moyens, conséquence des coupes drastiques en hommes et en équipement engagées depuis la décision de la professionnalisation des armées en 1996, et de la réduction brutale des budgets suite à la crise financière et économique de 2007. Cette situation conduit d’ores et déjà l’armée française à l’impossibilité de tenir les contrats qui lui ont été fixés par le Livre blanc de la défense de 2008. Si elle devait perdurer, elle conduirait à des choix existentiels pour notre défense : faut-il choisir entre la force de dissuasion, les armées de projection et les armes conventionnelles ? Faut-il choisir entre notre autonomie et la mutualisation des efforts avec nos partenaires ?

Problèmes sociaux profonds enfin, provoqués par l’ensemble de ces mutations et aggravés par le déraillement du logiciel des paiements de salaires de l’armée, le mal nommé Louvois, qui depuis son entrée en fonction en 2011 met en émoi les personnels en provoquant des retards de paiement des soldes et d’autres frais allant de six mois à un an, pour des milliers des militaires !

Face à tout cela, notre armée est au bord de l’implosion, avec des conséquences graves pour notre défense, mais aussi pour le dernier carré de notre secteur industriel de pointe. Charles de Gaulle a conçu notre défense comme un outil d’excellence mondial, capable d’assurer notre souveraineté nationale face à des superpuissances, grâce à la richesse produite par une économie tirée par un secteur de recherche et des technologies à la pointe du progrès. Saborder notre armée aujourd’hui, comme nous sommes en train de le faire à coup de missions qui ne nous honorent pas et de coupes budgétaires, veut dire mettre en danger aussi ce dernier carré de notre richesse nationale qui se trouve concentré dans le secteur nucléaire, l’aéronautique, l’optique, avec tout ce que cela implique comme perte de puissance au niveau mondial. Les « capacités de l’armée de l’air s’appuient sur une industrie souveraine et à forte plus-value technologique », nous dit le rapport du Sénat. En France, « premier pays aéronautique européen, l’aéronautique militaire représente environ 30 % de ces activités, impliquant 117 sociétés majeures, et 8 milliards de chiffre d’affaires annuel ».

Arrêter ce processus de destruction n’est pas l’affaire des militaires principalement. Il est avant tout celui des politiques. Seule une vraie réforme bancaire – celle que propose Solidarité & Progrès – nous permettra de remettre le contrôle des finances à la collectivité nationale et à la puissance publique, d’organiser au plus vite le retour à une économie industrielle de pointe, pour faire face aux besoins de notre pays et de notre armée.

I. Notre ennemi stratégique, la finance spéculative

Au cœur de la grogne d’un certain nombre de militaires à la retraite et des personnalités politiques qui se pensent comme les héritiers des conceptions républicaines et gaullistes, et notamment de cette idée de l’Europe de l’Atlantique à l’Oural, et à la mer de Chine, il y a aussi la question de savoir qui est l’ennemi de la France aujourd’hui.

Il est frappant de constater combien au fur et à mesure de notre intégration dans l’OTAN, nous adoptons comme notre ennemi celui de l’OTAN, une organisation depuis toujours sous la domination des politiques d’empire du Royaume-Uni et des Etats-Unis. Voilà pourquoi les Etats-Unis aujourd’hui ne sont plus gênés par notre présence à leurs côtés, et se montrent même désireux, selon le rapport d’Hubert Védrine sur la France et l’OTAN, de voir la France prendre plus de responsabilités au sein des missions européennes que les Etats-Unis, en plein déménagement vers le Pacifique, ne pourront plus conduire eux-mêmes.

Quelle est l’évaluation du contexte stratégique qui se dégage de plus en plus d’un certain nombre de rapports officiels ? Si la plupart ne croient pas à un retour, du moins immédiat, aux conflits symétriques entre grandes puissances, et définissent les conflits de l’avenir proche comme étant asymétriques, exposant les pays forts à un combat inégal de guérilla dans les pays du Sud, la crainte réelle est bien celle d’un grand conflit à venir avec la Chine et les autres puissances émergentes asiatiques.

Le rapport de la Commission du Sénat sur le format et l’emploi des forces armées post 2014 cite Hubert Védrine, l’ancien ministre des Affaires étrangères, pour qui nous sommes à « la fin de la domination occidentale de quatre siècles au profit d’un rééquilibrage planétaire avec les pays émergents sur fond de crise économique et financière ». Le leadership des Etats-Unis est « fragilisé », dit-il, « sa position se relativise notamment par rapport à la Chine », sans qu’ils perdent pour autant leur position dominante. Cette fin programmée de la domination occidentale, avertit ce rapport, « n’est pas sans risque de frictions » car elle suppose un mouvement de rééquilibrage de pouvoirs et de prises de responsabilités.

Dans ce contexte « multipolaire », un monde décrit par un rapport de la Direction des Affaires stratégiques comme étant « oligopolaire », l’Europe pourra-t-elle être un des « pôles régionaux », une des « alliances pragmatiques à échelle variable » qui déterminera le cours de choses ?

Si cette analyse est partiellement correcte, deux choses sont choquantes. D’abord l’absence totale d’autocritique sur les raisons ayant conduit les pays occidentaux là où ils sont, et une tendance à s’aligner « naturellement » avec ces pays occidentaux pourtant en pleine déroute économique, politique et morale, dans la course contre ces pouvoirs émergents. Le rapport note bien que l’une des surprises stratégiques de la période a été la crise financière et économique de 2007, mais ne signale à aucun moment que c’est la fuite dans une économie de casino qui nous conduit à notre perte et que c’est dans la solution de ce problème qui se trouve la sortie de crise aussi pour l’armée.

Choquante aussi la façon dont le débat est posé, du seul point de vue des rapports de force, et non comme l’auraient fait un de Gaulle ou un Franklin Roosevelt, du point de vue plus élevé proposant une collaboration autour de grandes causes communes de l’humanité, seule voie pouvant conduire le monde vers une meilleure destinée. Oligopole, ça veut dire après tout pouvoir brutal d’un tout petit nombre sur la grande masse !

Plutôt que de voir que ce contexte de grave crise ouvre à nouveau le jeu mondial et crée la possibilité d’un débat tout à fait salutaire sur les nécessaires réformes à mener dans la zone transatlantique, ce qui transparaît entre les lignes du rapport du Sénat, et aussi ailleurs, est surtout la crainte de déclassement de la France, de l’Europe, de l’Occident, et le besoin de développer une stratégie de contrôle sur les nouveaux enjeux du pouvoir, là où « nos adversaires veulent lutter : l’espace, avec la menace chinoise, le cyberespace ; (…) les lignes de communication comme par exemple la mer de Chine méridionale, les détroits ou les canaux comme Suez ou Panama (…) les ressources, comme les terres rares… ».

Le rapport propose de remplacer la notion d’arc de crise, allant de la Mauritanie au Pakistan, définie par le Livre blanc de 2008 comme zone centrale des enjeux stratégiques, par le concept d’« aire d’investissements stratégiques majeurs » qui prolongerait l’arc de crise vers l’Est en passant par les détroits de Malacca jusqu’à la mer de Chine méridionale, et d’y inclure aussi des territoires comme l’Arctique.

Pour l’heure, cependant, le seul « crime » qu’on puisse imputer à ces puissances émergentes, est, contrairement à nous, leur volonté d’assurer leur développement économique ! A nous de recréer les conditions de notre propre avenir, en organisant le nécessaire retour à une régulation financière, à une économie productive et à une pensée longue qui, en collaboration avec ces pays émergents, crée les conditions d’un futur pour les générations à naître.

II. Une armée de dissuasion ou une armée de poche ?

L’appauvrissement continuel de notre économie, provoqué par l’abandon d’une perspective industrielle de pointe et par la fuite en avant dans les services et dans les profits financiers à court terme, conduit aujourd’hui notre armée au bord du précipice.

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Après notre industrie et nos services publics, c’est au démantèlement de l’armée que l’on assiste.

Des véhicules de l’armée française lors du défilé du 14 juillet 2012 à Paris
afp.com/Bertrand Guay
 

Plusieurs réformes majeures, le passage à l’armée professionnelle en 1996, son dégraissage via la RGPP et le Livre blanc de 2008 avec sa loi de programmation militaire (LPM) 2009-2014, ont réduit l’armée française, un bijou de la haute technologie et des compétences, à ce que certains appellent avec la langue de bois « la juste suffisance », et d’autres moins diplomatiquement une « armée échantillonaire », voire même « une armée de poche ».

L’année 2012 a vu passer les effectifs d’active de l’armée de terre sous la barre de 100 000. A ce jour, on dispose de 80 régiments totalisant 88 000 hommes. Comme le souligne le rapport du Sénat, nous avons une armée « au format de celle de Louis XIV, le plus petit appareil militaire de l’histoire moderne ». Plus prosaïque, l’amiral Guillaud compare ces effectifs à ceux de la RATP, alors que le général Irastorza ironise sur le fait qu’« il y a plus de canons devant les Invalides que dans l’armée française » !

Donnons d’abord une idée de la contraction brutale subie par l’armée depuis 1996. Depuis la fin de la conscription, l’armée a connu une baisse de 50 %, et dans la seule période 2009-2014, elle a perdu 54 000 personnes. En 10 ans, l’armée de terre est passée de 11 000 à 7000 poids lourds, de 400 à 254 chars, de 250 à 135 canons, de 600 hélicoptères à 330.

Entre 2009-2014, l’armée de l’air a perdu, elle aussi, 25 % de ses effectifs, passant de 66 000 à 50 000. L’aviation de combat a été réduite de 30 % et 6 escadrons de chasse ont été fermés ainsi que 8 bases aériennes en Métropole et 4 en Outremer. (Voir graphique)

Quant à la marine, elle est passée de 70 000 en 1996 à 35 000 effectifs aujourd’hui. 19 bâtiments ont été retirés du service actif entre 2009 et 2012, dont 15 n’ont pas été remplacés et il n’est plus du tout question d’un deuxième porte-avions.

Ces coupes budgétaires ne sont pas près de s’arrêter. Déjà un écart de 4 milliards d’euros est prévu entre 2011 et 2013, et la Défense n’étant pas parmi les 3 ministères devant bénéficier de crédits de croissance, les réductions se poursuivront.

Or, de l’avis général, toute coupe supplémentaire menacerait désormais l’équilibre extrêmement ténu d’une armée de grande qualité, mais parvenue au bout des possibilités de ce critère de « juste suffisant ». Exemple du problème, il n’y a plus qu’un seul régiment de drones, un seul régiment d’artillerie sol-air, un seul régiment lance-roquettes unitaires dans l’armée de terre. Quant à l’armée de l’air, elle n’a plus de moyens de faire taire une batterie anti-aérienne.

En juillet dernier, la Cour des comptes tira la sonnette d’alarme : l’armée française n’est plus en mesure de remplir « les dimensions les plus exigeantes des contrats opérationnels conventionnels, fixées par le Livre blanc de 2008 ». Notons ici que les déclarations de la Cour ne concernent pas les fonctions de la force de dissuasion nucléaire, mais seulement des exigences imposées aux déploiements des opérations extérieures (OPEX).

Le contrat opérationnel de trois armées exige qu’elles puissent se projeter dans un théâtre distant de 8000 km, mais ni l’armée de terre ni la marine ne sont en mesure d’assurer actuellement ces contrats. L’armée de terre devait pouvoir déployer une force de 30 000 hommes avec un préavis de 6 mois pour une durée d’un an. La Cour signale cependant des difficultés à avoir des pièces détachées et des munitions, pouvant fragiliser l’engagement dans la durée, ainsi que les contraintes logistiques de l’outil industriel et le manque de moyens financiers pour constituer des stocks importants en amont de l’engagement, pouvant créer des tensions sur les délais dans la phase de montée en puissance.

La Marine éprouve les mêmes difficultés. Son contrat opérationnel prévoit le déploiement du « groupe aéronaval (…) avec son groupe aérien complet et les frégates d’escorte et les sous-marins nucléaires d’accompagnement » ainsi que celui « d’un ou deux groupes navals, amphibie ou de protection du trafic maritime, avec leur soutien logistique » pour des « missions d’intervention et de présence ». Le tout en gardant une capacité d’intervention pour des missions ponctuelles d’évacuation de ressortissants ou de contre-terrorisme.

Or, pour la Cour, « la simultanéité de tenue des contrats opérationnels pour le groupe aéronaval, le groupe amphibie et le groupe d’action navale n’est plus envisageable à tout moment ».

Seule l’armée de l’air, dont le contrat est de projeter 70 avions de combat, auxquels s’ajoutent les appareils de soutien opérationnel associés ainsi que les « moyens de commandement, de conduite, de détection et de contrôle aérien associés et jusqu’à deux bases majeures simultanément », s’en tire à bon compte.

La Cour revient cependant sur les problèmes de ravitaillement en vol, avec des avions (C-135) qui ont près de 50 ans de service, et le transport aérien tactique, les C-160 Transall et C-130 Hercules devant être remplacés par l’A400M Atlas à partir de 2013.

Faut-il choisir entre dissuasion et projections extérieures ?

La contraction budgétaire de nos armées est telle qu’elle menace désormais les choix stratégiques faits par les gouvernements se succédant depuis la première guerre du Golfe en 1990/1991, notamment le choix de doter l’armée de capacités de projection.
Le général de Gaulle a doté la France d’une force de dissuasion nucléaire lui permettant de défendre le territoire national et ses dépendances, mais aussi, par la puissance de son armée, de son industrie, et par la hauteur de ses vues, de faire jouer à notre pays, puissance moyenne, un rôle de premier plan dans les affaires du monde.

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Le général de Gaulle saluant la « Grande Muette »

theatrum-belli.com

C’était l’époque où grâce à la volonté de résistance du général de Gaulle, le déploiement de l’OTAN était strictement confiné à la zone de l’Atlantique Nord et où l’on savait que projection rimait avec colonisation. Jamais le Général n’aurait accepté la constitution d’une force de projection où la France aurait été embarquée dans des opérations coloniales montées par l’Empire anglais et ses alliés américains.

Jusqu’à présent, les gouvernements ont pu maintenir les dépenses à la fois dans la force de dissuasion et pour les opérations extérieures et les équipements conventionnels. Poursuivre dans les coupes obligerait l’armée à choisir entre une force de dissuasion représentant 10 % du budget de la défense (4 milliards), 20 % de crédits d’investissements et plus de 20 % de la Recherche et Développement, et les coûts non négligeables de la projection et d’autres programmes de modernisation. Selon un rapport du ministère de la Défense daté du 17 novembre 2011, portant sur les surcoûts des OPEX, les coûts de la projection sont tout de même considérables. En 2011, pas moins de 11 000 hommes ont été mobilisés dans ces déploiements et leur coût moyen s’est élevé à 511 millions d’euros par an en 2000-2001, et à 624 millions d’euros en moyenne entre 2002-2006, soit une hausse de 22 % par rapport à 2000-2001. Pour la période 2007-2011, en retenant l’hypothèse médiane du gouvernement d’un coût de 325 millions d’euros pour l’opération Harmattan, en Libye, le coût annuel moyen des OPEX s’élèverait ainsi à 894 millions d’euros, en hausse de 75 % par rapport aux années 2000 et 2001.

De plus, ces guerres de projection, après une première phase d’élimination de l’adversaire, deviennent des conflits asymétriques, où, disons-le clairement, les populations se mobilisent pour chasser l’occupant. Or, le type de combat qu’engagent les armées occidentales dans ces situations est comparable aux techniques de contre-insurrection développées par David Galula en Algérie : il s’agissait d’aller chercher les opposants, maison par maison, dans des zones soit urbaines, soit rurales. Aujourd’hui, à ce type de guerre (qui est toujours, par sa nature même, une « sale » guerre) s’ajoutent tous les moyens de la haute technologie : drones d’observation pour dénicher les terroristes, drones tueurs pour les abattre, lunettes de ciblage à l’infrarouge du type Félin, permettant de tirer jour et nuit et de dénicher des cibles jusqu’à 400 mètres, programme Scorpion destiné à moderniser l’armée de terre, nouveaux blindés, chars, système de communication centralisé et mettant en réseaux tous les éléments du déploiement, sur mer, terre et air. Tout cela coûte extrêmement cher : Félin, 25 000 euros par combattant, drone SDTI, 1,5 milliard, hélicoptère tigre, 25 millions, etc.

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L’armée française reste un des derniers carrés de la haute technologie

Vision thermique, télémètre, pointeur laser, GPS et compas magnétique, intensification de lumière…, les moyens d’observation et de détection dont dispose l’armée de Terre sont de plus en plus performants. Ici des soldats du 1er RI équipés du système Félin (Fantassin à équipements et liaisons intégrés).
Sirpa Terre

Et tout cela pour quel résultat ? Le rapport du Sénat note combien le bilan des guerres en Irak et en Afghanistan montre les limites de cette puissance. La plus forte coalition militaire de tous les temps n’est parvenue qu’à des résultats tactiques ambigus face à quelques milliers d’insurgés, alors même que le différentiel technologique est immense entre les adversaires !

L’intégration de notre armée dans l’OTAN nous oblige à suivre des normes dans les équipements, notamment des investissements dans la haute technologie qui coûtent excessivement chers. Ces exigences et les sur-spécifications demandées aux producteurs d’armement renchérissent massivement les coûts des armements, et pour suivre, l’armée est obligée de réduire son format. D’où l’accusation d’armée « échantillonaire ».

Mettre fin aux projections

Pour des raisons politiques, nous défendons, avec Jacques Cheminade, l’arrêt pur et simple des opérations de projection. Ceci nous permettra, y compris en ces temps de crise, de dégager des marges pour concentrer nos efforts dans la modernisation d’un outil destiné à notre seule défense nationale et au rayonnement de notre puissance grâce à notre force de dissuasion nucléaire.

Il nous faut aussi nous préparer aux armes de la prochaine génération : les énergies dirigées (lasers, faisceaux de particules), et notre pays est bien placé en optique pour être dans le peloton de tête de cette course. Ces systèmes se développent sûrement. La ligne officielle veut qu’ils ne soient pas utiles contre des missiles stratégiques, car les boucliers anti-missiles n’étant pas étanches, il suffit de lancer une grande quantité des missiles pour en faire passer un. Mais il arrivera un moment où ces systèmes deviendront de plus en plus performants, et où produire autant de missiles deviendra ruineux. De plus, à terme, les équipements laser deviendront des éléments essentiels dans le dispositif permettant de faire face à la menace d’astéroïdes.


L’armée ne doit plus être la variable d’ajustement de la crise financière

Beaucoup de militaires ont l’impression, à juste titre, que l’armée est devenue la variable d’ajustement des programmes d’austérité en cours, que du fait que chez la Grande Muette, il n’y a pas de syndicats, les politiques en profitent pour imposer des coupes qui seraient refusées partout ailleurs.

En effet, Le Livre blanc de la défense de 2008 a déjà acté une baisse d’effectifs de 54 000 entre 2009 et 2014, et rien que pour l’exercice 2013, sur les 12 298 suppressions d’effectifs de la fonction publique, 7234 toucheront l’armée !

Dans ce contexte de contraction brutale d’effectifs, deux autres problèmes sont devenus particulièrement sensibles. D’abord le logiciel Louvois qui, depuis 2011, est incapable de gérer le paiement des soldes des militaires. Résultat : soldes non versés, ou versés avec 6 mois à un an de retard, frais de déménagement non remboursés, indemnités de campagne non perçues, et une précarisation générale des familles dont certaines n’ont pas hésité à aller jusqu’à manifester. Le ministère reconnaît 10 000 dossiers non traités rien que pour l’armée de terre, mais certains prétendent que le chiffre réel pourrait concerner plus de 100 000 militaires !

Autre dossier sensible, le gel des avancements de 30 % annoncé par le Premier ministre au ministère de la Défense, dans une lettre de cadrage en septembre dernier. Cela revient à plus d’augmentation de salaire du tout pour un tiers des militaires. « Quelle administration accepterait qu’on lui dise : l’an prochain, c’est moins 30 % ? Tout le monde serait dans la rue », déclara à L’Express du 7 novembre l’amiral Guillaud, chef d’état-major des armées.

Notons enfin que 65 % d’entre eux sont embauchés sous contrat à durée déterminée pour une durée moyenne de six à sept ans.

Les propositions phares de Solidarité & Progrès

1 - Une armée professionnelle entourée de conscrits. Six mois de conscription, dont un mois de formation militaire élémentaire et le reste, au choix, dans un service civique ou dans la défense opérationnelle du territoire (DOT).

2 - Abandon de la projection massive hors zone et recentrage sur la défense du territoire, avec notre force de dissuasion et les moyens les plus avancés de l’époque.

3 - Rompre l’accord de Lancaster car « il est imprudent et immoral de se trouver en partenariat avec un gouvernement protecteur de la City de Londres et opérant pour les intérêts de l’Empire britannique ». (Jacques Cheminade)

4 – Retrait de l’OTAN si notre voix, républicaine, n’est pas entendue.

5 – Arrêter net la privatisation des fonctions militaires.

6 – Assurer notre indépendance en étant à l’avant-garde technologique : notamment dans les domaines des armes à énergie dirigée et celui des moyens de renseignement spatiaux, de guidage et d’alerte antimissile.

 


http://www.solidariteetprogres.org/orientation-strategique-47/article/la-france-prete-a-saborder-son-armee-sur-l-autel.html

 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 03:01

 

 

Sur ce site, 

"Syrie Vs israël", une analyse de Karbalaqsa
La Syrie d’Al-Assad, un des derniers obstacles à la domination israélienne
9 décembre 2012 | Après nous avoir assuré du caractère absolument pacifique de l’opposition syrienne, l’immense majorité des médias a présenté les groupes armés dissidents en Syrie comme étant des « combattants de la liberté », des défenseurs des « droits de l’homme » et de la « démocratie ». Mais la composante islamiste radicale de cette « opposition » n’ayant pu être occultée indéfiniment, un nouvel argument a été mis en avant pour légitimer sa présence.

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Un article d’Ahmed Bensaada
La tragédie de Gaza à l’aune du « printemps » arabe
http://www.silviacattori.net/article4066.html

Il s’agit d’un nouveau rite israélien. Entre l’« Election Day » et l’« Inauguration Day », dates phares de la démocratie étasunienne, Israël marque cette période et prépare ses propres élections en bombardant sans vergogne Gaza et ses habitants.
20 décembre 2012

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Tel un chasseur godiche canardant au gros calibre tout ce qui bouge dans une volière sous prétexte qu’un volatile l’a malencontreusement becqueté, l’état hébreu extermine hommes, femmes et enfants de Gaza, cette Terre palestinienne volontairement transformée en prison à ciel ouvert. Et cela ne l’empêche pas de se bomber le torse et de se vanter de ses « hauts faits d’armes » sous les regards approbateurs de pays occidentaux qui ne voient, dans l’utilisation des canardières, que l’équivalent de coups de becs.

Cependant, entre l’opération meurtrière israélienne « Plomb durci » (fin 2008-début 2009) et celle étrangement baptisée « Pilier de défense » qui a eu lieu récemment, le monde arabe a connu son fameux « printemps ». Et une question fondamentale se pose : ce bouleversement politique considéré par certains comme fondamental, a-t-il une incidence quelconque sur le sort des Gazaouis en particulier et celui de la cause palestinienne en général ?

En dressant la liste des protagonistes arabes ou musulmans qui se sont accaparés le devant de la scène médiatique et qui s’activaient autour d’une éventuelle médiation entre le Hamas et Israël, il est possible d’avoir des éléments de réponse. De ce point de vue, la bousculade au portillon du Caire enregistrée le 17 novembre dernier est assez éloquente.

Ce jour-là, le président égyptien Mohamed Morsi, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, l’émir du Qatar Hamad ben Khalifa Al Thani et le chef du Hamas Khaled Mechaal étaient tous simultanément dans la capitale égyptienne. Et cet « alignement des planètes » était loin d’être fortuit.

L’Égypte de Morsi

Après son élection post-printanière, Mohamed Morsi, président islamiste « de secours » à la suite de l’inéligibilité de Khaïrat al Chater (éminence grise de la confrérie des Frères Musulmans), sait pertinemment que le règlement du dossier gazaoui est, pour lui, d’une importance capitale à plusieurs égards.

Primo, il lui permettrait de gagner une crédibilité dans le dossier palestinien, crédibilité malmenée par la fermeture récurrente du passage frontalier de Rafah, par la destruction des tunnels de contrebande entre les deux pays (provoquant pour la première fois l’ire des Palestiniens depuis que Morsi est au pouvoir) et surtout par la divulgation de lettres très « affectueuses » entre Morsi et le président israélien Shimon Peres. En effet, cet échange de courrier en apparence anecdotique a profondément choqué les Égyptiens qui vouent à ce qu’ils appellent « l’entité sioniste » une haine viscérale. Il est vrai que des expressions telles que « mon cher et grand ami » et « votre ami fidèle » [1] adressées par Morsi à Peres ont de quoi abasourdir, surtout quand on sait qu’elles ont été écrites par un membre des Frères Musulmans, confrérie qui a toujours prôné la lutte contre l’occupant sioniste. La réaction de la rue égyptienne a été tellement vive que la présidence a tout d’abord prétendu qu’il s’agissait d’un faux [2] avant de la reconnaître en expliquant que les expressions utilisées relevaient du style « protocolaire » (sic) [3].

Les amabilités entre les deux présidents se sont poursuivies ces jours-ci : le président Peres a déclaré aux médias qu’il saluait les « efforts » du président Morsi « pour introduire un cessez-le-feu » dans le conflit à Gaza [4].

Il est à noter que ces familiarités inter-présidentielles contrastent nettement avec le comportement naturel de certaines personnalités égyptiennes piégées, à la même période, dans une émission de type « caméra cachée » dans laquelle on leur faisait croire qu’elles étaient interviewées par une chaîne israélienne [5]. Les réactions des invités ont été invariablement à fleur de peau, nerveuses et très violemment anti-israéliennes, ce qui a irrité la presse de l’état hébreu et a permis aux accusations d’antisémitisme d’inonder la blogosphère [6].

En ce qui concerne la destruction, par l’armée égyptienne, des tunnels de contrebande dans la région frontalière entre l’Égypte et Gaza, elle a été décidée par le gouvernement Morsi à la suite des attentats meurtriers perpétrés le 5 août 2012 par un commando qualifié de djihadiste par les autorités [7]. Cependant, les Frères Musulmans dont est issu le président Morsi ont accusé le Mossad d’être derrière ces attaques, affirmation qui a été reprise par Ismaïl Haniyeh, le chef du gouvernement du Hamas à Gaza [8]. Ce qui est très plausible dans la mesure où la démolition des tunnels ne sert principalement que la sécurité de l’état d’Israël. Le plus étrange dans cette affaire, c’est la célérité avec laquelle la décision de détruire ces passages souterrains a été prise. De là à penser qu’il y a eu connivence, il n’y a qu’un pas. D’autant plus que les autorités israéliennes ont curieusement accepté la présence de soldats égyptiens dans la zone « C » du Sinaï, zone normalement permise à la police égyptienne, mais totalement interdite aux militaires égyptiens selon les accords de Camp David [9]. Rappelons que cette zone est une bande de terre de la péninsule du Sinaï qui longe la frontière israélo-égyptienne et le golfe d’Aqaba, et qui s’étend de Rafah à Charm el-Cheikh.

Secundo, Morsi sait pertinemment que des gesticulations bien orchestrées dans le conflit israélo-palestinien le débarrasseraient de cette image négative de président « roue de secours » sans envergure et n’ayant que peu de charisme [10]. C’est ce qui explique, par exemple, le rappel de l’ambassadeur égyptien en poste en Israël et l’envoi de son premier ministre à Gaza dès le début de l’agression sur Gaza. Ces décisions présentées comme « héroïques » n’expliquent toutefois pas pourquoi il a fallu attendre des bombardements pour qu’un haut responsable égyptien se rende dans l’enclave palestinienne. En effet, compte tenu du voisinage, de l’affinité idéologique entre le Hamas et les Frères musulmans égyptiens et de la liesse populaire gazaouie à l’annonce de l’élection de Morsi à la magistrature suprême, on se serait attendu à ce que le président égyptien se rende à Gaza juste après son élection. Mais non : Morsi ne s’y est jamais rendu alors que l’Émir du Qatar y a récemment effectué une visite officielle.

Néanmoins, après la brouille du Hamas avec les responsables syriens, le gouvernement égyptien a autorisé l’organisation palestinienne à procéder au transfert de son principal siège de Damas vers le Caire. Cette brouille a eu pour cause la reconnaissance par le Hamas de la rébellion syrienne, coalition essentiellement composée de combattants islamistes. Bien que la décision égyptienne d’offrir un bureau au Hamas ait fait grincer les dents de nombreux observateurs, elle a été favorablement accueillie par les Frères musulmans égyptiens [11]. Ces observateurs y ont vu un changement majeur de la politique égyptienne qui considérait l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) comme l’unique représentant légitime des Palestiniens. Évidemment, il ne pouvait en être autrement pour la confrérie. Est-il utile de rappeler que pour sa première visite officielle, le Premier ministre du Hamas, Ismaël Haniyeh, s’était rendu chez les Frères musulmans égyptiens ? Et que ce même chef de gouvernement avait déclaré que le Hamas était « un mouvement djihadiste des Frères musulmans avec un visage palestinien » [12] ?

Il faut se rendre à l’évidence que dans le contexte du « printemps » arabe, cette décision d’héberger le Hamas au Caire relève aussi bien d’une volonté d’isolement de Bachar el-Assad par le président Morsi que du désir égyptien d’influencer la stratégie future de ce mouvement islamiste palestinien au pouvoir à Gaza, de concert avec d’autres intervenants influents comme le Qatar.

Tertio, le Raïs égyptien n’ignore pas que l’obtention d’un cessez-le-feu dans le conflit israélo-palestinien aurait aussi pour effet de redonner un rôle central à l’Égypte dans le dossier palestinien. En outre, il permettrait à sa diplomatie dans le monde arabe de redorer son blason, après avoir été fortement marginalisée, ces dernières années, au profit de celles de certaines monarchies du Golfe. Ainsi, outre le problème de Gaza, la réunion tripartite Égypte-Qatar-Turquie avait certainement un autre point dans son agenda : celui de la Syrie. En effet, deux jours après la rencontre cairote on apprenait que la nouvelle coalition de la rébellion syrienne, constituée à Doha, allait être basée au Caire [13], alors que le défunt Conseil national syrien (CNS) avait son quartier général à Istanbul. Quatre jours plus tard, le Qatar annonçait de son côté la nomination d’un ambassadeur de la coalition syrienne, organisation constituée de groupes rebelles disparates dont il avait, sous la pression des États-Unis, « contraint » la coalescence [14].

Notons au passage l’absence remarquée, dans cette réunion du Caire, de l’Arabie Saoudite, joueur majeur dans la « printanisation » de la Syrie. Et cette absence est loin d’être fortuite si on en croit la différence du traitement médiatique de l’agression israélienne sur Gaza entre la chaîne Qatarie Al-Jazira et la chaîne saoudienne Al-Arabiya qui traduit implicitement les divergences politiques entre ces deux pays dans le dossier de Gaza [15].

Alors qu’il avait annoncé à maintes reprises sa volonté de réviser les accords de Camp David, Morsi a changé d’avis lorsqu’Israël a opposé une fin de non-recevoir à cette idée [16]. Cette apparente « réussite » de Morsi dans l’arrêt des hostilités entre le Hamas et Israël lui permet toutefois de justifier son changement de fusil d’épaule, confortant ainsi l’idée de la nécessité pour l’Égypte d’être un interlocuteur « officiel » et crédible de l’état hébreu et ce, grâce aux accords signés entre les deux pays. Dans ce domaine, Morsi n’est donc pas tellement différent de son prédécesseur Moubarak, emporté par la vague printanière.

Mais cette absence de témérité politique du président islamiste n’a rien changé à l’ardeur de certains militants pro-démocratie qui ont présenté, devant le tribunal administratif du Caire, une demande d’annulation du traité de Camp David afin que leur pays puisse jouir d’une pleine souveraineté politique et militaire dans la péninsule du Sinaï. Le 30 octobre dernier, les plaignants furent déboutés pour motif « d’incompétence en la matière » du tribunal arguant que les domaines de la politique internationale et de souveraineté du pays sont de la compétence du président de la république [17].

Morsi daignera-t-il un jour aller de l’avant avec cette promesse qui était aussi celle de la confrérie dont il est issu ?

Dans le contexte géopolitique actuel, il est permis d’en douter.

Le Qatar et la « printanisation » des arabes

Le 23 octobre 2012, soit exactement trois semaines avant la sauvage agression israélienne baptisée « Pilier de défense », l’émir du Qatar effectua un visite officielle à Gaza. Cette courte visite, qualifiée d’« historique » par certains observateurs car étant la première d’un chef d’état depuis 2007, année de prise (démocratique) du pouvoir du Hamas à Gaza, n’aurait jamais été possible sans l’approbation de l’Égypte et surtout d’Israël. Évidemment, ce voyage de l’émir s’est accompagné d’une généreuse distribution de pétrodollars, mais il apparaît clairement que son but n’est pas uniquement philanthropique. Sinon, comment expliquer que la générosité qatarie ne profite qu’au gouvernement islamiste du Hamas et non à toute la population palestinienne ? Et pourquoi l’émir du Qatar n’a-t-il pas profité de l’occasion pour aller en Cisjordanie et rendre visite à l’Autorité palestinienne ?

D’ailleurs, sur ce point, le Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) n’a pas du tout apprécié cette visite. « Les pays arabes ne devraient pas poursuivre la politique d’établissement d’une entité séparatiste dans la bande de Gaza, qui sert fondamentalement les desseins israéliens », a-t-il déclaré [18].

En fait, le comportement qatari à l’égard de la Palestine est en parfaite adéquation avec la volonté d’omniprésence de cet émirat dans la « printanisation » du monde arabe, action qui s’articule sur le soutien indéfectible des islamistes du monde arabe et en particulier des Frères musulmans. Cette politique est visible en Égypte, en Tunisie, en Libye, en Syrie et actuellement à Gaza.

D’autre part, comme le Qatar possède des relations privilégiées avec les États-Unis et nombre de pays occidentaux (relations qu’il n’a jamais cherché à dissimuler, bien au contraire), on est en droit de penser que cette visite a une portée politique qui servirait également d’autres intérêts que ceux de la Palestine. Dans cet ordre d’idées, Jean-Pierre Bejot se pose les questions suivantes : « Les Américains, qui aiment à laisser penser qu’ils coachent les Qataris, ont-ils donné leur feu vert à cette visite ? Cette visite vise-t-elle à isoler la Syrie et l’Iran qui étaient, jusqu’à présent, les principaux partenaires du Hamas ? » [19].

Rachid Barnat va encore plus loin : « A moins que son “jeu” [celui du Qatar] n’entre dans la stratégie des États-Unis : 1- neutraliser les extrémistes de “l’intérieur”, tout en les soustrayant à une probable récupération iranienne chiite ! Ce que vient de faire l’émir du Qatar avec le Hamas de la bande de Gaza qui flirtait avec le régime des Ayatollahs et soutenait Bachar el-Assad, l’autre « ami » des iraniens. Et 2- permettre une reprise du dialogue entre les Palestiniens et les Israéliens afin qu’Obama […] concrétise son beau discours-programme lors de sa prise du pouvoir : en finir avec un problème qui empoisonne les relations internationales depuis plus de 60 ans ! » [20].

À ce sujet, certaines sources bien informées ont rapporté une discussion extrêmement intéressante entre Hamad ben Khalifa Al Thani et Ismaël Haniyeh, lors de la visite de l’émir à Gaza. Selon elles, la rencontre s’est achevée par un désaccord manifeste car l’aide qatarie était soumise à des conditions précises : a) la rupture de l’alliance avec l’Iran, b) l’ouverture de négociations avec l’entité sioniste sans conditions préalables, c) la reconnaissance d’Israël, d) la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et l’abandon de la récupération de sa partie orientale et e) l’annonce de la fin de la résistance armée et l’ouverture des négociations comme seule option de solution [21].

En définitive, il semblerait que la présence du Qatar au Caire comme médiateur important dans le dossier palestinien soit reliée à un double agenda. Le premier est relatif à la « printanisation » de la cause palestinienne en favorisant la prépondérance du Hamas par rapport aux autres groupes rivaux de Gaza et en marginalisant, de facto, l’Autorité palestinienne en Cisjordanie. Le but ultime serait-il la constitution d’un seul gouvernement islamiste dirigé par le Hamas dans tous les territoires palestiniens ?

Le second est relatif à l’abandon par le Hamas de sa branche militaire et de son éloignement de l’« Iran chiite » qui lui fournit des armes.

À la lumière de ce qui précède, tout laisserait à penser à ce que la trame de fond de ces manœuvres soit la négociation d’une « paix au rabais » avec l’État hébreu sous la bénédiction israélo-américaine.

Et l’émir du Qatar détient une carte importante pour réussir son projet : Khaled Mechaal, le chef du Hamas qui vient de s’aligner ouvertement avec la politique du Qatar en reconnaissant la rébellion syrienne, en rompant avec Bachar el-Assad (qui l’a soutenu et financé pendant des années) et en quittant Damas où il vivait pour s’installer à l’hôtel Four Seasons de Doha, « sous protection de ses hôtes qataris » [22].

L’émir du Qatar ne maîtrise-t-il pas l’art de débaucher ceux qui deviennent par la suite ses hommes de main ?

Moins d’une semaine après la fin de l’opération « Pilier de défense », cette volonté du Hamas de s’éloigner de l’Iran s’est confirmée par la voix de Moussa Abou Marzouk, chef adjoint du bureau politique du Hamas. Depuis ses nouveaux bureaux du Caire, il déclara que « l’Iran doit reconsidérer son soutien au régime syrien » [23].

Ce désir d’affranchissement de l’Iran a aussi été formulé, mais prudemment, par Ziad Nakhal, le secrétaire général adjoint du Jihad Islamique Palestinien. Tout en reconnaissant que « sans l’appui militaire de l’Iran, la résistance palestinienne n’aurait pas pu combattre depuis de nombreuses années », il ajoute que « si les Arabes veulent remplacer l’Iran, ils seront les bienvenus et nous remercierons l’Iran » [24].

Cette invitation s’adresse tout particulièrement au Qatar. En effet, comment se fait-il que ce richissime émirat du Golfe qui arme les rebelles islamistes dans tous les pays arabes en quête d’un éventuel « printemps » et qui soutient leur lutte contre des gouvernements arabes naguère amis, puisse demander aux militants du Hamas d’abandonner leur lutte armée contre l’état israélien, un état spoliateur, xénophobe et assassin ? Pourquoi, à l’inverse, n’armerait-il pas les combattants d’une cause aussi juste et aussi sacrée que celle de la Palestine −ne serait-ce que pour qu’ils acquièrent une force de dissuasion qui leur permettrait de négocier en position de force− comme il le fait ouvertement en Syrie ? Bachar el-Assad serait-il un ennemi et Netanyahou un ami ?

La réponse de l’émir du Qatar est sans équivoque : lors de la conférence de presse tenue le 19 novembre 2012 (alors qu’Israël bombardait Gaza), à l’occasion de la visite à Doha de Mario Monti, chef du gouvernement italien, il affirma que « le soutien du Qatar pour la bande de Gaza est limité à l’aide humanitaire et à la reconstruction, mais exclut l’armement » [25].

Les armes du Hamas et la filière soudanaise

La nuit qui suivit la visite de l’émir du Qatar à Gaza (du 23 au 24 octobre 2012), plusieurs avions israéliens bombardèrent le complexe militaire soudanais de Yarmouk, situé au sud de Khartoum. L’attaque ne dura que quelques minutes, mais les explosions qui suivirent durèrent plusieurs heures, ce qui indique que le stock de munitions qu’il contenait était considérable. Les photos satellitaires prises avant et après l’attaque israélienne montrent une destruction totale du site [26]. Le ministre soudanais de l’information, M. Ahmed Bilal Osman, a déclaré que quatre avions étaient impliqués dans l’attaque et que des preuves matérielles (des armes qui n’auraient pas explosé) accusaient directement Israël [27]. Bien qu’il ait assuré que ce complexe ne fabriquait que des « armes traditionnelles », de nombreux rapports affirment qu’il servait aussi de dépôt de missiles iraniens Shehab et qu’il était très plausible que des expert iraniens fournissent une assistance technique pour la fabrication d’autres type d’armes.

Israël n’a jamais reconnu cette attaque, mais des responsables israéliens ont accusé le Soudan d’être un point de transit névralgique pour l’envoi des armes iraniennes à destination des combattants du Hamas [28]. Des missiles iraniens, tels que les « Fadjr-5 » qui ont atteint Jérusalem durant le récent conflit israélo-gazaoui, ont certainement été acheminés de l’Iran vers Gaza, en passant initialement par le Soudan et, par la suite, introduits dans l’enclave palestinienne via les tunnels du Sinaï [29]. Ainsi, il est aisé de comprendre l’intérêt d’Israël d’impliquer l’Égypte dans la fermeture de ces passages clandestins.

Mais ce qui attire le plus l’attention dans cette affaire c’est le fait que les avions israéliens ont parcouru, dans cette mission, près de 3600 km (aller-retour) sans qu’ils ne soient détectés, ni par le Soudan, ni par les pays « amis » limitrophes comme l’Égypte, la Jordanie ou l’Arabie Saoudite.

Dans un article détaillé sur l’attaque du complexe soudanais publié par le Sunday Times, Uzi Mahmaini et Flora Bagenal expliquent que les avions israéliens avaient emprunté un trajet qui longe la mer Rouge en contournant le système de défense aérien de l’Égypte [30]. Certains journalistes égyptiens se sont même demandé si les avions n’avaient pas transité par l’espace aérien de leur pays. Dans sa chronique intitulée « Morsi a-t-il peur d’Israël ? », Mohamed Dassouki Rachdi écrit : « Je ne mets pas en doute les capacités égyptiennes et je n’ai pas à le faire, mais je revendique simplement le droit du peuple à savoir si son territoire ou son ciel ont été utilisés dans l’attaque d’un pays frère ou non ». Et d’ajouter : « Comment se fait-il qu’Israël a réussi à mettre en œuvre l’opération de destruction du complexe soudanais avec toute cette précision et tout ce silence, sans que l’Égypte ne s’en rende compte ou sans qu’il y ait de réaction des autorités égyptiennes ? Comment se fait-il que des avions puissent voler pendant quatre heures pour détruire une partie d’un pays frère sans que le sommeil des responsables égyptiens ne soit perturbé ? » [31]. C’est la présidence de la République elle-même qui s’est chargée de répondre (ce qui révèle la gravité des soupçons), niant toute utilisation de l’espace aérien égyptien par les avions israéliens mais ne démentant pas l’information concernant l’itinéraire avancé par le Sunday Times [32].

Si l’hypothèse avancée par le journal britannique est vraie, il est légitime de se poser de sérieuses questions sur les capacités du système de défense aérien de l’Égypte, sauf si le pays des pharaons a volontairement fermé les yeux sur le bombardement du Soudan pour s’assurer que les armes stockées au Soudan soit détruites et que les nouveaux missiles iraniens ne transitent plus par les tunnels du Sinaï.

Une autre hypothèse concernant le trajet emprunté par les avions israéliens a été avancée par Ali Akbar Salehi, le ministre iranien des Affaires étrangères. Selon ses informations, l’escadrille aurait survolé la Jordanie, l’Arabie saoudite et l’Érythrée avant de bombarder la cible soudanaise, ce qui expliquerait le fait que des témoins soudanais aient noté que les avions ennemis venaient de l’est du pays [33].

Quelle que soit l’hypothèse retenue, de sérieux doutes planent sur l’implication de différents pays arabes dans l’agression du Soudan, un pays « frère » qui est, de surcroît, membre de la Ligue Arabe.

À moins qu’Israël n’ait utilisé directement une de ses bases situées sur l’archipel érythréen des Dahlak [34], mais cette éventualité n’a été avancée par aucun observateur.

La Turquie et le néo-ottomanisme

La politique étrangère du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et de son ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu relève plus de l’opportunisme que de la realpolitik. Prônant à l’origine la doctrine de « zéro problème » avec les pays voisins, cette politique a progressivement évolué d’une non-ingérence à une ingérence active à mesure que le « printemps » arabe poursuivait sa progression, du Caire à Damas.

Ainsi, bien qu’il déclarât initialement « qu’il n’avait pas non plus l’intention de s’immiscer dans les affaires intérieures des pays arabes » [35], Erdogan s’engagea en faveur des rebelles du Conseil national de transition libyen (CNT), oubliant que seulement quelques mois auparavant, il recevait, à Tripoli, le prix Kadhafi 2010 des Droits de l’homme décerné par le colonel Kadhafi [36]. Mais le glas de la politique de « zéro problème », qui somme toute n’a été qu’éphémère, a sonné lorsque le conflit syrien a éclaté. Sous l’impulsion des États-Unis, Erdogan a lâché le président syrien, celui-là même qu’il considérait naguère comme un « ami », donnant à la Turquie un rôle de premier plan dans cette sanglante guerre civile.

Cette position belliqueuse envers un pays avec lequel la Turquie avait signé des accords de libre-échange en 2004 et avait aboli les visas en 2009 (et qu’Erdogan visita la dernière fois le 17 janvier 2011 à l’invitation de son « ami » Bachar el-Assad) n’a rien à voir avec des principes moraux dictés par l’instauration d’une éventuelle démocratie en Syrie. Le précédent libyen est très instructif à ce sujet. La Turquie veut plutôt surfer sur la vague de l’éclosion des gouvernements islamistes qui ont pris le pouvoir dans les pays arabes « printanisés » et qui désirent se donner comme modèle l’AKP (Adalet ve Kalkınma Partisi ou Parti de la justice et du développement) d’Erdogan.

Le néo-ottomanisme, mis de l’avant par Erdogan et Davutoglu, se définit comme la volonté turque de réinvestir, aux niveaux diplomatique et économique, sa sphère d’influence ottomane [37]. Ainsi, la mise en œuvre de cette politique de reconquête tire profit de l’accession au pouvoir de l’Islam politique sunnite dans bon nombre de républiques arabes tout en présentant la Turquie comme un modèle de réussite économique réalisée par un gouvernement islamiste.

Ajoutons à tout cela que la Turquie s’est constitué un remarquable capital de sympathie dans le monde arabe en optant pour des positions pro-palestiniennes médiatisées et très populistes. Le clash provoqué par Erdogan à Davos le 29 janvier 2009 en est un exemple très explicite [38] et sa présence à la réunion tripartite Égypte-Qatar-Turquie du 17 novembre 2012 au Caire rentre très certainement dans ce cadre.

Mais il faut souligner que pour la Turquie, être pro-palestinien ne veut en aucun cas dire être anti-israélien. Et même si les relations politiques entre la Turquie et Israël se sont fortement refroidies depuis l’opération « plomb durci » et l’affaire de la flottille de la liberté, dans le domaine militaire ou économique c’est « business as usual ».

Voici quelques exemples éloquents. Près d’un an après l’incident de Davos, Ehud Barak, le ministre de la défense israélien, a été reçu à Ankara avec toute sa délégation. À l’issue de la visite, le ministre turc de la défense a déclaré que : « Tant que nous avons les mêmes intérêts, nous travaillons ensemble, pour résoudre les problèmes communs. Aussi, nous sommes alliés, nous sommes des alliés stratégiques, tant que nos intérêts nous force à l’être ». De leur côté, des officiels israéliens ont commenté la visite en précisant que « malgré les tensions diplomatiques […], leur impression est que la visite a été un succès et que les Turcs sont intéressés à préserver de bonnes relations » [39].

En juin 2011, le journal israélien Haaretz rapporte des « discussions directes secrètes Israël-Turquie pour réduire la rupture diplomatique ». On y apprend que « des responsables israéliens et turcs ont tenu des pourparlers directs secrets pour tenter de résoudre la crise diplomatique entre les deux pays » et que « les négociations ont le soutien des Américains » [40].

Dans un article au titre révélateur « Israël répare et renvoie quatre drones à la Turquie en signe possible de réchauffement des relations », publié le 19 mai 2012 par le « Times of Israël », il est mentionné qu’Erdogan aurait déclaré qu’« il peut y avoir des problèmes entre les gens et des ressentiments, ils peuvent s’abstenir de se rencontrer. Tout cela est possible, mais quand il s’agit des accords internationaux, il y a une éthique du commerce international » [41].

Ainsi, il est clair que le néo-ottomanisme de la Turquie d’Erdogan et de Davutoglu ne se fait pas au détriment des relations israélo-turques, même si les apparences montrent un discours vindicatif contre l’état hébreu, discours destiné aux peuples arabes pour qui la cause palestinienne est un sujet très sensible.

Obama et les petits plaisirs asiatiques

L’agression israélienne contre Gaza a coïncidé avec une courte mais agréable tournée asiatique du président Obama. Ainsi entre quelques postures et regards coquins de la séduisante Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra et quelques bises «  volées » à l’icône de l’opposition birmane Aung San Suu Kyi [42], le président américain savourait son séjour pendant que les bombes israéliennes détruisaient Gaza et les Gazaouis.

Il faut se rendre à l’évidence que les Prix Nobel de la Paix ne valent plus grand-chose par les temps qui courent. Sinon, comment expliquer l’absence de compassion de deux lauréats de cette prestigieuse distinction, en l’occurrence Obama (2009) et Aung San Suu Kyi (1991), pour les victimes de Gaza et qu’aucun appel à la Paix ne soit lancé, de concert, par ce couple nobélisé du haut du perron de la résidence de l’ex-dissidente birmane à Rangoun ? Bien au contraire, Obama n’a cessé de réaffirmer « le droit d’Israël à se défendre », c’est-à-dire de bombarder à l’arme lourde tout un peuple assiégé.

Force est d’admettre que le soutien inconditionnel du président américain à l’état hébreux est en complète contradiction avec son fameux discours du Caire où il prétendait que « depuis plus de soixante ans, il [le peuple palestinien] connaît la douleur de la dislocation. Beaucoup attendent dans des camps de réfugiés en Cisjordanie, à Gaza et dans des terres voisines de connaître une vie de paix et de sécurité à laquelle ils n’ont jamais eu le droit de goûter. Ils subissent au quotidien les humiliations […] la situation du peuple palestinien est intolérable. L’Amérique ne tournera pas le dos à l’aspiration légitime du peuple palestinien à la dignité, aux chances de réussir et à un État à lui ».

À propos de ce fameux « droit à l’auto-défense » d’Israël, la journaliste israélienne Amira Hass le qualifie de « formidable victoire de la propagande » en ajoutant qu’« en soutenant l’offensive israélienne sur Gaza, les dirigeants occidentaux ont donné carte blanche aux Israéliens pour faire ce qu’ils savent le mieux : se vautrer dans leur statut de victime et ignorer la souffrance des Palestiniens » [43].

Après une semaine de conflit, Hillary Clinton se rendit en Israël et en Égypte pour discuter avec les protagonistes du conflit. Le cessez-le-feu entre le Hamas et Israël fut proclamé le jour même de son arrivée au Caire et tout le crédit fut octroyé au président Morsi. Étrange consécration pour le président égyptien qui avait, sans succès, annoncé la fin des hostilités pour la veille et qu’il n’avait même pas pu arrêter les bombardements sur Gaza (ne serait-ce que momentanément et malgré les promesses israéliennes) alors que son premier ministre Hicham Kandil se trouvait en visite dans l’enclave palestinienne [44].

Le lendemain de l’annonce du cessez-le-feu, le New York Times publiait un article sur les motivations réelles de l’opération « Pilier de défense ». Les auteurs, David E. Sanger et Thom Shanker, nous expliquent que « pour Israël, le conflit de Gaza est un test pour une confrontation avec l’Iran ». En effet, selon certains responsables américains et israéliens, cette opération militaire qui a duré une semaine est un entrainement pour une éventuelle future confrontation avec l’Iran [45]. Ces exercices ont permis aussi bien d’analyser l’efficacité des nouvelles roquettes de fabrication iranienne capables d’atteindre Jérusalem que de tester la fiabilité du système anti-missiles « Dôme de fer » mis en place par Israël. Élément hautement intéressant : l’article rapporte également que le bombardement israélien du complexe soudanais de Yarmouk n’était que le premier volet d’un plan plus général d’affaiblissement de l’Iran qui s’est poursuivi avec le conflit de Gaza.

Force est de constater que, pour Israël, les deux attaques ont des objectifs stratégiques similaires : i) la destruction de stocks d’armes ennemis et ii) l’entrainement des troupes israéliennes pour un éventuel conflit armé direct avec l’Iran. En effet, la précision et la maîtrise avec laquelle l’opération contre le site soudanais a été menée (distance parcourue, ravitaillement en vol, brouillage des communications ennemies, frappes chirurgicales) prouvent que l’état hébreu possèdent les moyens techniques pour opérer une frappe aérienne sur les sites nucléaires iraniens qui, eux, sont située à des distances égales ou inférieures à celle séparant Israël de Yarmouk. D’autre part, l’anéantissement des réserves d’armement destiné ou utilisé (respectivement au Soudan et à Gaza) par la résistance palestinienne permet de minimiser les risques d’ouverture de fronts de combat supplémentaires si la décision d’attaquer l’Iran venait à être prise. Si on ajoute à cela la participation active de l’Égypte dans la fermeture des tunnels du Sinaï et l’implication du Qatar pour persuader le Hamas d’accepter un changement de paradigme révolutionnaire, les conditions d’une attaque israélienne contre des cibles iraniennes deviennent de plus en plus favorables pour Israël et, évidemment, pour les États-Unis, leur allié indéfectible dans cette « croisade ».

Effectivement, commentant l’article de David E. Sanger et Thom Shanker, Lucio Manisco écrit que « l’enquête du New-York Times éclaire l’étroite collaboration entre Washington et Jérusalem dans les préparatifs de l’offensive contre Gaza, et dans celle à plus ample portée prévue dans de prochains mois contre l’Iran » [46].

Il existe, d’autre part, de fortes présomptions de collaboration entre ces deux pays dans l’attaque sur le complexe de Yarmouk. Ainsi, le quotidien arabe Al-Hayat a cité des responsables soudanais qui ont affirmé que les États-Unis étaient au courant de la frappe puisqu’ils ont rapidement fermé leur ambassade à Khartoum par crainte de représailles [47].

Si on tient compte de tout cela, on comprend aisément la nonchalance et le flegme du président Obama lors de son voyage asiatique : il attendait patiemment que l’entraînement planifié par les forces israélo-américaines prenne fin pour envoyer sa secrétaire d’État afin de ficeler un cessez-le-feu entre les belligérants.

On comprend aussi pourquoi Israël, contrairement à ses habitudes, n’a ni exercé de représailles à la suite de l’attentat du 21 novembre 2012 visant un autobus de Tel-Aviv, ni reporté la date de la fin des hostilités.

Sunnisme-Chiisme : un schisme politique

La reconfiguration géopolitique de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) à la suite du « printemps » arabe a provoqué un schisme politique sunnite-chiite. Ce schisme, qui est devenu prépondérant dans le conflit syrien à cause de la diversité cultuelle de ce pays, a une incidence directe sur la cause palestinienne. Deux axes ont vu le jour dans la région : l’axe sunnite représenté, entre autres, par l’Égypte, le Qatar et la Turquie et l’axe chiite constitué par l’Iran, la Syrie et le Hezbollah.

Le premier axe possède de très bonnes relations avec les pays occidentaux alors que le second groupe représente actuellement « l’axe du mal » pour ces mêmes pays.

On voit bien que la réunion du 17 novembre au Caire regroupait exclusivement des pays sunnites et que la présence de Khaled Mechaal avait certainement pour but de soutirer le Hamas du giron chiite (en particulier l’Iran) qui lui fournit ses armes. Il est clair que les Américains et les Européens jouent sur cette division pour mieux isoler, et donc affaiblir, l’axe chiite.

Le schisme politique a son pendant religieux, moins sournois mais tout aussi virulent. Ainsi, le téléprédicateur vedette de la télévision qatarie Al-Jazira, Cheikh Al-Qardaoui, a attaqué les Iraniens sur leur rôle en Syrie, déclarant qu’ils « ont manqué à leur mission et ils tuent désormais les musulmans [i.e. les Syriens sunnites] qui ne sont pas du même courant religieux qu’eux ». Il appela ensuite tous les pèlerins musulmans à implorer Dieu pour punir l’Iran [48].

On est loin du temps où le Cheikh fustigeait Israël, priant Dieu de lui donner l’opportunité, au crépuscule de sa vie, de « de tirer une balle sur les ennemis d’Allah, les juifs » [49]. Le « printemps » arabe étant passé par là, son allégeance à l’émir du Qatar ne lui permet d’émettre des condamnations à mort qu’envers les Arabes ou les musulmans : un alignement exemplaire du politique et du religieux.

C’est pour cette raison sans doute qu’on ne l’a guère entendu condamner la sauvage agression israélienne contre le peuple de Gaza.

En conclusion, on peut affirmer que la cause palestinienne est indéniablement influencée par le « printemps » arabe. Le bloc sunnite représenté par l’Égypte, le Qatar et la Turquie (pays ayant tous trois d’excellentes relations avec les États-Unis) cherche à soustraire le Hamas de la zone d’influence chiite iranienne qui lui fournit les armes nécessaires à sa résistance contre l’occupation israélienne. La rupture de Khaled Mechaal avec Bachar al-Assad, son allégeance envers l’émir du Qatar et le déménagement du principal siège du Hamas de Damas vers le Caire sont tous des signes avant-coureurs qui ne trompent pas. La seule inconnue dans cette affaire est la position de la résistance palestinienne qui œuvre à l’intérieur de Gaza et qui a un besoin vital d’armes pour asseoir sa légitimité conformément à l’idéologie de son mouvement. À moins que le Qatar ne réussisse le tour de force de les convaincre d’abandonner les armes et d’opter pour une vision plus pacifiste, ce qui pourrait les amener à s’affranchir de leur étiquette d’ « organisation terroriste » qui leur a été attribuée par de nombreux pays occidentaux et rejoindre la table de négociations. Cependant, considérant la faiblesse des résultats obtenus par l’Autorité palestinienne en adoptant une telle approche, on peut s’attendre à ce que le Hamas n’ait pas plus de succès. Quoi de plus clair que la déclaration de Leïla Shahid, la déléguée générale de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne : « Notre stratégie non-violente face à Israël est un échec […] on a arrêté la lutte armée […] et Israël nous a donné une claque » [50].

Par ailleurs, et contrairement aux apparences : i) le gouvernement islamiste de Morsi semble entretenir des relations privilégiées avec l’état hébreu (correspondance affectueuse, destruction des tunnels du Sinaï, aucune réaction à l’attaque du complexe soudanais) ; ii) la politique néo-ottomaniste de la Turquie ne se fait pas au détriment des relations turco-israéliennes qui demeurent stratégiques ; iii) les relations israélo-américaines sont au beau fixe et, sur les dossiers palestinien et iranien, la collaboration est exemplaire.

Quant à la Ligue arabe, qui faisait jadis de la question palestinienne le cœur de ses préoccupations, elle est actuellement complètement inféodée aux intérêts américains. Ce qui fait dire à certains que cette institution ne peut réellement décider que des actions qui nuisent au Monde arabe !

Finalement, il est intéressant d’observer le mouvement de balancier qui s’opère en Palestine : à Gaza, tout est fait pour que le Hamas devienne fréquentable au grand plaisir d’Israël et des États-Unis ; en Cisjordanie, l’autorité palestinienne provoque l’ire de Tel-Aviv et de Washington en obtenant, malgré les pressions et les intimidations, son statut d’État observateur à l’ONU.

Ce qui nous ramène à la question existentielle : avant de discuter du rôle de pays tiers, peut-il y avoir une quelconque solution au problème de la Palestine sans la réunification politique des deux territoires palestiniens ?

Ahmed Bensaada
ahmedbensaada.com, Montréal, le 6 décembre 2012.

 


[1] May Al-Maghrabi et Noha Ayman, « Morsi joue la realpolitik », Al Ahram Hebdo, 24 octobre 2012, _ http://hebdo.ahram.org.eg/NewsContent/0/1/130/532/Morsi-joue-la–realpolitik.aspx

[2] Jonathan-Simon Sellem, « Égypte : “ la lettre amicale de Morsi à Peres est une fausse ” », JSSNews, 1er août 2012,
http://jssnews.com/2012/08/01/egypte-la-lettre-amicale-de-morsi-a-peres-est-une-fausse/

[3] Al-Masry Al-Youm, « Morsy’s letter to Peres not friendly, just protocol, say diplomats », Egypt Independent, 18 octobre 2012,
http://www.egyptindependent.com/news/morsy-s-letter-peres-not-friendly-just-protocol-say-diplomats

[4] L’Orient le jour, « Peres salue les ”efforts ” de Morsi pour une trêve », 19 novembre 2012.

[5] Il s’agit d’un programme de télévision égyptien intitulé « El Hokm baad El Moudawala ». Il est possible de visionner des extraits d’émissions ayant obtenu un grand succès à l’adresse URL suivante :
http://www.youtube.com/watch ?v=KmUBWkDdXx4

[6] Salma Abdelaziz, « Egyptian prank show exposes anti-Israeli sentiment », CNN, 11 août 2012,
http://edition.cnn.com/2012/08/10/world/africa/egyptian-prank-show/index.html ?hpt=hp_t3

[7] Hélène Jaffiol, « Gaza : la fin des tunnels », Slate.fr, 29 septembre 2012,
http://www.slate.fr/story/61031/gaza-fin-tunnels

[8] AFP, « Égypte : selon les Frères musulmans, l’attaque du Sinaï peut être attribuée au Mossad », Radio-Canada, 6 août 2012,
pte-deuil-attaque-sinai.shtml">http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/08/06/003-egypte-deuil-attaque-sinai.shtml

[9] Une excellente carte interactive du Sinaï peut être consultée sur le site de la FMO (Force Multinationale d’Observateurs au Sinaï) à l’adresse URL : http://mfo.org/sinai

[10] Ian Black, « Mohammed Morsi : Brotherhood’s backroom operator in the limelight », The Guardian, 25 mai 2012.

http://www.guardian.co.uk/world/2012/may/25/mohammed-morsi-muslim-brotherhood

[11] Majdi Abou Eleil et Ahmed Tahar, « Le Hamas transfèrera au Caire son principal siège », El Watan News, 12 septembre 2012,
http://www.elwatannews.com/news/details/48396

[12] Ramzy Baroud, « Hamas and the Brotherhood : Reanimating History », Palestine Chronicle, 2 janvier 2012,
http://www.onislam.net/english/politics/middle-east/455243-hamas-and-the-brotherhood-reanimating-history-.html

[13] AFP, « La nouvelle Coalition syrienne basée en Égypte », 24 Heures, 19 novembre 2012,
http://www.24heures.ch/monde/nouvelle-coalition-syrienne-basee-egypte/story/16399120

[14] Dedefensa.org, « Les dessous coquins de l’accord de Doha », 14 novembre 2011,
http://www.dedefensa.org/article-les_dessous_coquins_de_l_accord_de_doha_14_11_2012.html

[15] Amin Hamadé, « Comment Al-Jazira et sa rivale Al-Arabiya couvrent-elles la guerre à Gaza ? », Courrier International, 22 novembre 2012,
http://www.courrierinternational.com/article/2012/11/22/comment-al-jazira-et-sa-rivale-al-arabiya-couvrent-elles-la-guerre-a-gaza

[16] Ria Novosti, « Égypte : aucune révision des accords de Camp David (officiel) », 26 septembre 2012,
http://fr.rian.ru/world/20120926/196154839.html

[17] Chimaa El Karanchaoui, « Le tribunal administratif se déclare non compétent dans l’annulation ou la modification de “Camp David” », El Masry El Youm, 30 novembre 2012,
http://www.almasryalyoum.com/node/1208641

[18] AFP, « Visite “historique” de l’émir du Qatar à Gaza », Le Monde.fr, le 23 octobre 2012,
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/10/23/visite-historique-de-l-emir-du-qatar-a-gaza_1779825_3218.html

[19] Jean-Pierre Bejot, « Qatar est-il le nouveau nom de “l’impérialisme”, de “la mondialisation”, de ”l’Internationale islamique”… ? (3/4) », La Dépêche diplomatique, 31 octobre 2012,
http://www.lefaso.net/spip.php ?article50905

[20] Rachid Barnat, « À quoi joue l’émir du Qatar ? », Kapitalis, 8 novembre 2012,
http://www.kapitalis.com/63-fokus/12733-a-quoi-joue-l-emir-du-qatar.html

[21] Al Manar, « Hamad bin Khalifa à Haniyeh : rompez votre alliance avec l’Iran et… », 17 novembre 2012,
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php ?eid=85451&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=20&s1=1

[22] Georges Malbrunot, « L’émir du Qatar affiche son parti pris pro-Hamas à Gaza », Le Figaro.fr, 23 octobre 2012,
http://www.lefigaro.fr/international/2012/10/23/01003-20121023ARTFIG00323-l-emir-du-qatar-affiche-son-parti-pris-pro-hamas-a-gaza.php

[23] AFP, « Hamas : L’Iran devrait reconsidérer sa position à l’égard du régime syrien », Al-Masry Al-Youm, 26 novembre 2012,
http://www.almasryalyoum.com/node/1270486

[24] Déclaration de Ziad Nakhal à Nile News, le 27 novembre 2012.

[25] Qatar Ministry of Foreign Affairs, « The joint press conference by H.E. Sheikh Hamad Bin Jassim Bin Jabr Al Thani, the Prime Minister and Minister of Foreign Affairs and Italian Prime Minister Mario Monti regarding the situation in Gaza », 19 novembre 2012,
http://english.mofa.gov.qa/minister.cfm ?m_cat=2&id=163

[26] Alain Rodier, « Israël-Soudan-Gaza : Frappe aérienne et riposte du Hamas », Note d’actualité n°291, Centre Français de Recherche sur le Renseignement, Novembre 2012.

[27] AFP, « Le Soudan accuse Israël de l’avoir bombardé », Le Monde.fr, 24 octobre 2012,
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/10/24/le-soudan-accuse-israel-de-l-avoir-bombarde_1780414_3212.html

[28] AFP, « Le Soudan nie tout rôle de l’Iran dans son usine d’armes de Yarmouk », Courrier International, 29 octobre 2012,
http://www.courrierinternational.com/depeche/newsmlmmd.d6c0a760d0f4e9b5a7145c93a75c54a6.501.xml

[29] Global Security.org, « Hamas Rockets », Novembre 2012,
http://www.globalsecurity.org/military/world/para/hamas-qassam.htm

[30] Uzi Mahmaini and Flora Bagenal, « Israeli Jets Bomb Sudan Missile Site in Dry Run for Iran Attack », The Sunday Times, 28 octobre 2012,
http://www.thesundaytimes.co.uk/sto/news/world_news/Middle_East/article1156457.ece

[31] Mohamed Dassouki Rachdi, « Morsi a-t-il peur d’Israël ? », El Youm Essabaa, 31 octobre 2012,
http://www1.youm7.com/News.asp ?NewsID=831787

[32] Almesryoon, « La présidence nie que l’aviation israélienne ait pénétré dans l’espace aérien égyptien », 31 octobre 2012,
http://www.almesryoon.com/permalink/43705.html

[33] Gérard Fredj, « Bombardement israélien au Soudan – Des pays arabes auraient ouvert leur espace aérien aux avions israéliens », Israël Infos, 6 novembre 2012,
http://www.israel-infos.net/Bombardement-israelien-au-Soudan–Des-pays-arabes-auraient-ouvert-leur-espace-aerien-aux-avions-israeliens-9284.html

[34] Muhammed Salahuddin, « Israel’s second largest base is on Eritrea’s Dahlak Islands », Arab News, 31 août 2006,
http://www.ethiomedia.com/carepress/israel_on_dahlak.html

[35] Jean Marcoux, « L’expérience turque de transition politique, un modèle pour l’Égypte post-Moubarak ? », LeJMed.fr, 12 février
http://www.lejmed.fr/spip.php ?page=imprimir_articulo&id_article=895

[36] Ahmed Bensaada, « Le double jeu de Recep Tayyip Erdogan », Mondialisation.ca, 7 décembre 2011,
http://www.mondialisation.ca/le-double-jeu-de-recep-tayyip-erdogan/28097

[37] Samia Medawar, « Les limites du « néo-ottomanisme » face aux ambitions de la diplomatie turque », L’Orient le jour, 11 juin 2012,
http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/763241/Les_limites_du_%3C%3C+neo-ottomanisme+%3E%3E_face_aux_ambitions_de_la_diplomatie_turque.html

[38] Ahmed Bensaada, « La valse à quatre temps de Amr Moussa ou l’évanescence de l’arabité politique », Le Quotidien d’Oran, 12 février 2009,
http://www.ahmedbensaada.com/index.php ?option=com_content&view=article&id=53 :la-valse-a-quatre-temps-de-amr-moussa-ou-levanescence-de-larabite-politique-&catid=37 :societe&Itemid=75

[39] Amos Harel, « Barak lauds Turkey visit as successful, despite degraded ties », Haaretz , 18 janvier 2010,
http://www.haaretz.com/print-edition/news/barak-lauds-turkey-visit-as-successful-despite-degraded-ties-1.261597

[40] Barak Ravid, « Israel and Turkey holding secret direct talks to mend diplomatic rift », Haaretz, 21 juin 2011,
http://www.haaretz.com/print-edition/news/israel-and-turkey-holding-secret-direct-talks-to-mend-diplomatic-rift-1.368792

[41] Yifa Yaakov, « Israel fixes, returns four aerial drones to Turkey in possible sign of warming ties », The Times of Israel, 19 mai 2012,
http://www.timesofisrael.com/israel-reportedly-sends-fixed-herons-back-to-turkey/

[42] AP and Daily Mail Reporter, « The charmer-in-chief : Obama gets flirty as he schmoozes with Thai prime minister on first stop of historic Asia visit », Daily Mail, 18-19 novembre 2012,
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2234978/President-Barack-Obama-schmoozes-Thai-PM-Yingluck-Shinawatra-stop-historic-Asia-visit.html

[43] Amira Hass, « Israel’s ‘right to self-defense’ – a tremendous propaganda victory », Haaretz, 19 novembre 2012,
http://www.haaretz.com/news/features/israel-s-right-to-self-defense-a-tremendous-propaganda-victory.premium-1.478913 ?localLinks=&block=true

[44] AFP, « Israël viole la trêve et bombarde Gaza lors de la visite de Kandil », El Youm Essabaa, 16 novembre 2012,
http://www1.youm7.com/News.asp ?NewsID=847648

[45] David E. Sanger et Thom Shanker, « For Israel, Gaza Conflict Is Test for an Iran Confrontation », The New York Times, 22 novembre 2012,
http://www.nytimes.com/2012/11/23/world/middleeast/for-israel-gaza-conflict-a-practice-run-for-a-possible-iran-confrontation.html

[46] Lucio Manisco, « Bombardements aéronavals sur Gaza pour essayer les nouvelles armes israéliennes en vue de l’imminente guerre contre l’Iran », Global Research, 24 novembre 2012,
http://www.mondialisation.ca/bombardements-aeronavals-sur-gaza-pour-essayer-les-nouvelles-armes-israeliennes-en-vue-de-limminente-guerre-contre-liran/5312835 ?print=1

[47] Jonathan Schanzer, « Israël et les États-Unis viennent-ils juste de coopérer pour un Galop d’essai, en vue d’une Intervention en Iran ? », Israël Magazine, 2 novembre 2012,
http://israelmagazine.co.il/israel-et-les-etats-unis-viennent-ils-juste-de-cooperer-pour-un-galop-dessai-en-vue-dune-intervention-en-iran/

[48] Al-Quds Al-Arabi, « Al-Qardaoui : l’Iran, la Russie et la Chine sont les ennemis de la Nation et les pèlerins doivent implorer Dieu pour les punir », 13 octobre 2012,
http://www.alquds.co.uk/index.asp ?fname=online%5Cdata%5C2012-10-13-10-07-51.htm

[49] Youtube, « Al-Qaradawi praising Hitler’s antisemitism », Vidéo mise en ligne le 10 février 2009,
http://www.youtube.com/watch ?v=HStliOnVl6Q&feature=player_embedded

[50] Leïla Shahid, « Notre stratégie non-violente face à Israël est un échec », RTBF, 18 novembre 2012,
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_violences-a-gaza-entretien-exclusif-avec-leila-shahid ?id=7876355

 

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Sur ce site,


 

Une analyse de Bahar Kimyongür
L’armée syrienne, une force toujours populaire

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Documentaire du journaliste indépendant Patrick-Charles Messance pour Special investigation
Gaz, pétrole et guerres secrètes



Une analyse de Jean Bricmont
Réponse à la gauche anti-anti-guerre
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Un article de Ramzy Baroud
Gaza : même moment, même endroit
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Un article de Bahar Kimyongür
Pierre Piccinin, négociant en sang syrien ?

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Un article de Christophe Oberlin
« La France parle avec tout le monde...sauf le Hamas ! »
 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 02:59

 

Israël donne son feu vert à 1.500 nouveaux logements à Jérusalem-Est

http://www.juif.org/politique-israel/181382,israel-donne-son-feu-vert-a-1500-nouveaux-logements-a-jerusalem-est.php?pg=2#comments

 

17 Décembre 2012 - 20Minutes
Israël donne son feu vert à 1.500 nouveaux logements à Jérusalem-Est - © 20Minutes

Le ministère israélien de l'Intérieur a donné lundi son feu vert à la construction de 1.500 logements à Ramat Shlomo, un quartier de Jérusalem-Est, déjà condamné par Washington en 2010, a indiqué à l'AFP une porte-parole du ministère.

Ce projet controversé avait été gelé après avoir déclenché une grave crise diplomatique entre les Etats-Unis et Israël pendant une visite à Jérusalem du vice-président américain Joe Biden le 9 mars 2010.

 

 

C'est encore trop peu Triste Triste . Mais ça va dans la bonne direction ! Rigole Rigole ( et quel plaisir de voir, dans la vidéo, le visage crispé et revêche de ce Chevalier à la Triste Figure de l'antisémitisme qu'est Carl Bildt ! Rigole Rigole Rigole )
Allez, encore un effort, encore une cuillerée d'huile de foie de vipère pour Carl Bildt : encore quelques milliers de logements en d'autres points de notre Eretz israel !
Envoyé par Edmond_002 - le Lundi 17 Décembre 2012 à 18:45
PLUS de logements et PLUS VITE BEVAKASHA!
Envoyé par Paul_049 - le Lundi 17 Décembre 2012 à 22:49
il me souvient , il n ' y a pas si longtemps , j ' avais décidé de changer la couleur de ma salle à manger ... en vert , si j ' ai bonne souvenance...peintures terminées , et je reçois alors , un beau matin une lettre recommandée me signalant que le voisin d ' enface , était gêné de la couleur de la salle à manger, qu ' il trouvait très peu assorti avec son jardin et ses arbres fruitiers....et il m ' attaqué au tribunal .... et heureusement il a été débouté ...mais ça a quand même duré plus de six mois...et de l ' argent...si je raconte cette histoire , c ' est pour dire qu ' il existe des fous...comment ce voisin a-t-il pu osé s ' immiscer dans le choix de la peinture de ma salle à manger...je suis chez moi , et je fais ce que je veux , et je choisis la couleur que je veux ... pour Jérusalem-est , c ' est exactement le même problème...ISRAËL est chez elle , dans son pays ...et voilà que des gens venus d ' on ne sait d ' où , veulent empêcher ISRAËL de construire des logements ...et ces gens là , ne sont même pas chez eux...et ils n ' ont même pas un seul titre de propriété...quel toupet !

j ' espère qu ' ils seront déboutés : A M E N !
Envoyé par Jacques_079 - le Lundi 17 Décembre 2012 à 23:37
mille excuses , je viens de me rendre compte qu ' il y a plusieurs fautes d ' orthographe ...mais c ' est compréhensible , n ' est-ce pas ?

je vais changer de clavier , car celui que j ' utilise a été acheté à la brocante !

merci !
Envoyé par Jacques_079 - le Lundi 17 Décembre 2012 à 23:41
Direct 5773,5774 ( I * )2012,2013...

On est d’accord avec Edmond, que c'est trop peu ! Et ça nous nerve justement car déjà vu
que: Et les justes Juifs Ashkenaze rescapés de la Shoah et ses enfants n'ont plus de droit
d'habiter dans ses maisons d'ex-soviétiques pays ni ces Séfarades n'ont plus en ces pays
islamiques coloniales et au Nord d'Afrique! Encore, en France à Toulouse 2012, ces Juifs
enfants sont assassiné en école!

Pourtant, et ces enfants innocents sont moins déplorés par tous ces nations si pitoyables
à ces larmes d'un "grand crocodile". On a compris, car pour ces hypocrites et injustes,
une autre "race" a plus de valeur que la pauvre juive! Vu les preuves sont et à Paris ses
Mémoires de la Shoah ses tableaux noires en majorité d'écoles françaises de milliers ses
enfants Juifs déportés et en assassinés à Auschwitz!

Alors, et en 5773 même sur site Juif il n'avait pas trop de place à tous même pour la liberté
d’expression de la parole garantie pourtant par la Loi internationale et Constitution française
Donc vu, que des préjudices antisémites!

Alors déjà avant Hanouca, on a exposé en direct à la Maison Blanche que si pour eux c'est
ne pas trop ces 3-milles logements... Alors, on peut faire déjà du ces 30 milles logements à
Jérusalem Ah, SelYah, du soleil lèvent !

Comment les hommes font pour Israel, c'est comme ça Le Tout-Puissant fait à eux-mêmes!

Ah, ISRAEL, SelYah, Ah, SelYah !
La Vérité La Vraie Ier*/ps. de roi de ville sacrée Jérusalem David!
Envoyé par Marek - le Mardi 18 Décembre 2012 à 01:19
Je félicite et j'encourage Israël pour la construction de ces 1500 logements à Jérusalem Est.
Envoyé par Sonia_026 - le Mardi 18 Décembre 2012 à 09:47
Jérusalem est Juive depuis 5775 ans, continuer à construire des milliers de logements, il n y a pas d'états nazi islamique du hamas.
Envoyé par Michel_129 - le Mardi 18 Décembre 2012 à 12:18
Genial !
Am Israël Hay ! Sourire Rigole Clin d'oeil
Envoyé par Julia - le Mardi 18 Décembre 2012 à 15:49
"Israêl donne son feu vert à 1.500 nouveaux logements à jérusalem Est":

Super.... Mais comme vous le dites tous et toutes avec enthousiasme, il en faut encore beaucoup plus.....

Mais nous sommes obstinés, et on y arrivera, malgré tous ces pisse-vinaigres qui ne rêvent que de nous voir exterminés pour pouvoir tout nous piquer en toute impunité. Ils partiront "les pieds devant", avant nous!!!!

AM ISRAEL HAY Sourire Rigole Choqué Clin d'oeil En colère ! Embarrassé Tire la langue Star Triste
Envoyé par Viviane_005 - le Mardi 18 Décembre 2012 à 16:12
GOUVERNEMENT AMERICAIN... ATTENTION TRAITRE A TOUS LES ETAGES

Le Premier Ministre de Géorgie: « les Etats-Unis nous ont dit de voter pour les palestiniens à l’ONU… »
mardi, 18. décembre 2012, 12:32:20
L’homme d’affaires israélien Gabriel Mirilashvili, chef du Congrès mondial des Juifs géorgiens, a obtenu de la part du gouvernement de la Géorgie, les raisons exactes qui ont poussées le pays à voter en faveur de la reconnaissance d’un Etat Palestinien avec le statut d’observateur à l’ONU.
Bidzina Ivanishvili
Alors que les américains ont joué « le grand ami d’Israël » de manière officielle, l’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Richard Norlan, a eu un entretien privé avec le premier ministre géorgien Bidzina Ivanishvili, dans lequel il a expliqué que la Géorgie devrait soutenir la partie palestinienne.
C’est le premier ministre géorgien Bidzina Ivanishvili qui a personnellement dévoilé les détails de la conversation avec le Norland. Par ailleurs, il est à noter qu’il existe une transcription du protocole officiel entre le Premier Ministre et l’ambassadeur américain.
Le président du comité Défense du Parlement géorgien a expliqué il y a une semaine « soutenir l’appropriation à l’ONU du statut d’Etat observateur aux palestiniens », une décision « fondée sur l’intérêt public. » »Les questions les plus délicates concernant l’indépendance de la Palestine, ont été retirés de la résolution. A cet égard, les autorités géorgiennes ont procédé à des consultations avec les pays partenaires, dont les États-Unis et d’autres, pour savoir quel était la bonne décision à prendre. »
Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge !
Damien Malvoust – JSSNews
Envoyé par Israel, Eden_001 - le Mardi 18 Décembre 2012 à 19:14
Merci Eden_001 tu confirmes ce que je pense.
Envoyé par Sonia_026 - le Mardi 18 Décembre 2012 à 20:52
ChoquéVive Israël avec sa capitale éternelle : Jérusalem ! Choqué Clin d'oeil Sourire Sourire Sourire Star
Envoyé par Stanislas_001 - le Mardi 18 Décembre 2012 à 20:55
Direct 5773,5774 ( I * ) 2012,2013...

Eden, ton message est très important!

C'est la colère juste contre les faux amis! Il vaut mieux, un peu d'amis vrais fidèles que,
ces "charges contaminés" des lâches "WC" antisémites ! Si, c'est vrai ça que t'expose,
alors dans ce cas là, c'est plus claire compréhensible ces "Choques" sur le Monde USA !

Aujourd'hui on a posé la question: Combien du France il y a des enfants Juifs déportés à
Auschwitz? Et, il n' y avait pas même une ou un juif qui sait ça ! Vu, sur la plaque d'école
maternelle à Paris dans -XXe c'est noté: 11000 enfants innocents Juifs fourrent déportés
à Auschwitz (en grande large majorité assassinés) et du XXe c'est 1000 du ces enfants!
On a déjà prévu et la Maison Blanche, que tous ceux qui se moquent de La Parole Vérité
et du Lui Haut Nom, alors tout cela ils récoltent à eux-mêmes!

Elle existe la vraie prophétie qu'expose la Parole Vérité confirmée que, dans notre temps,
les Nations (punis) ils cherchèrent la "culpabilité" d’Israel, mais ils ne la trouvèrent pas!
Donc, les vrais amis fidèles et ces juifs, on les reconnait par (la parole, acte, vie) la fidélité
à La Parole Vérité! Mais ceux, qui cherchent ses "États" de "marier" à une Jérusalem, ils
eux-mêmes récoltent des fils de putes à ses femmes polygamiques car:

Comment les hommes font pour Israel, c'est comme ça Le Tout-Puissant fait à eux-mêmes!

Ah, ISRAEL SelYah, Ah, SelYah !
La Vérité La Vraie Ier*/p-s. de roi de toute ville Jérusalem Davidus!
Envoyé par Marek - le Mardi 18 Décembre 2012 à 21:16
J'avance seul, mon courage chevillé au corps et mes convictions en lanterne. Seule cette lumière peut et DOIT guider mon peuple vers la lumière éternelle. Les forces obscures suintent et détonent dans l'arrière salle sale et sombre de mon chemin. Je ne les vois pas, je ne les entends, je continue mon chemin et bientôt mon peuple atteindra la félicité. Alors et alors seulement les rugissements rauques et déformés ainsi que les aboiements effrayants du crépuscule sales et tristes, s'estomperont pour ne laisser qu'un râle sordide de chien haineux et vaincu par sa propre rage. A peine aurais-je le temps d'entrapercevoir la bave blanchie et souillée de honte de ces chiens, toucher le sol, que les oiseaux de paix et de vie chanteront. Nous sommes arrivés, retournez-vous donc: la pourriture et la mort sont derrière vous à tout jamais. Israël et son peuple sage peuvent sourire au bonheur à présent.

AMEN MERCI
Envoyé par Paul_049 - le Mardi 18 Décembre 2012 à 21:58
Jérusalem est Juive depuis 5773 ans, il faut construire des milliers de logement, tout Juif du monde devrait avoir son logement à Israël pour sa retraite.
Envoyé par Michel_129 - le Mercredi 19 Décembre 2012 à 03:53
boker tov Michel
Et ou il souhaite en Eretz Israel
Envoyé par Israel, Eden_001 - le Mercredi 19 Décembre 2012 à 04:48
Les USA, condannant, ceci, cela, , font pression et on plus oubligent a des nombreux pays a voter contre Israël , ça ma profundement choque, comme a l'epoque de Gorvachof l'unique homme de la Russie bien, qui a vraiment donne la liberte a de nombreuses peuples, homme inteligent, brillant, qui a ete reemplace par une ivrogne, rustique, par jalusie, peur, qui fase avancer la Russie et que la fasse avancer, sortir de la gangrene a la quelle est confronte, a l'epoque Gorvachef, (pardon je ne sais pas comme s'ecrit) faisait palir d'envie a tous les viellards qui gouverné a l'epoque, je fait un paralele avec Israël, c'est la même chose, je crois qui a un moment que ont doit dire non, a toutes ses mezquineries, jalusies, coups bas, et faire ce que nous devons faire, car vraiment la dernier goutte d'eau a tombée, et le vase deborde.
Envoyé par Julia - le Mercredi 19 Décembre 2012 à 08:04
Oui, Julia tu as raison !

C'est vraiment avec dégoût que on apprend cette nouvelle trahison . Et pourtant on savait que Obama n'est pas un ami .

Et a vrai dire je m' demande si tout ces " révolutions " chez les muzz n'sont pas téléguidées . Car très étonnant que au place d' démocratie comme on veut nous faire croire les barbus prennent partout le pouvoir . Que dit pour ces pays les grand pas en arrière au place du avant .

La Syrie est pour moi aussi une énigme , je suis en aucun cas fan de Assad , mais encore moins de ces " rebelles " . Surtout après avoir lu que les " brigades " très spécial ont pris les choses dans l' main . Que évitent le contact avec les indigènes .

Et encore une fois les américains les premier a armer les " rebelles " . Quand on voit le résultat en Afghanistan ou ils ont armée lourdement les talibans que ils combattent aujourd'hui sans grand succes , alors leur nouvelles protégées vont peur .

Surtout que ils commencent a crier haut et fort que après Damas c'est la tour d' Israel que ils vont s' occuper . Sauf que ça n'est pas répété dans nos médias que ont seulement les oreilles et yeux rivées à Israel .

La Lybie , on parle plus , le fou avec son course au nucléaire , silence ou presque , l' Afrique au bout des lèvres seulement , mais Israel que veut construire sur son sol , pour ses citoyens , alors une avalanche des cries au " provocation " . Et le plus horrible , que les opportunistes en Israel même crient avec les loups .

Alors condamnez comme vous voulez , pour moi Bibi est sur le bon chemin pour son pays !
Envoyé par Sonia_004 - le Mercredi 19 Décembre 2012 à 08:48
moi aussi ,je fais des fautes"rire" je voie qu'il y a des profs tant pis lire ou non a vous de voir ;j'aime Israél,c'est le pays de yéchoua et je connais un peu,en Israél construire des immeubles ok mais n'i a t-il que des gens a l'aise financierement pour acheté ou loué,j'ai rencontrée des gens pauvre .ou vont-ils demeurer ..eux ? faute de moyens
quand a la médecine ,il y a des champions
Envoyé par Nicole_026 - le Mercredi 19 Décembre 2012 à 08:53
Ce petit peuple vindicatif et dominateur , contre le monde entier, mais ils n'ont plus le sens du ridicule , depuis les fromages de hoillande avec ses tendances prostituantes , en passant pas les quataris gros et vaniteux habilles en pingoins pour compenser la chaleur de leur pays qui leur tape sur la tête , les abous mazen pleins de conneries jusqu'à l'etouffement , et les revenchards Nazis qui sont certains de pouvoir se battre contre D mais leur intelligence n'est pas assez developpée pour intellecter le moins du monde sur les desseins du Saint Beni soit il. AH les boeufs
Envoyé par Johanan - le Mercredi 19 Décembre 2012 à 08:54
Bonjour cher Sonia, c'est incroyable les actiones les plus sordides, tout est permis pour pouvoir continuer a s'acrocher au pouvoir, continuer a exploiter, etc etc, cette phrase ; "mais Israel que veut construire sur son sol , pour ses citoyens , alors une avalanche des cries au " provocation " . Et le plus horrible , que les opportunistes en Israel même crient avec les loups ." elle dit tout, quesque je peux rajouter a tes post, plein des vérités, Par contre je recopie un passage :

Ecoute les paroles de l'Eternel :

"Ne t'ai-je pas ordonné d'être fort et courageux? N'aie pas peur et ne crains pas ! Car l'Eternel ton Dieu est avec toi partout où tu vas.
Cher Sonia avec je suis d'acord avec ton post, car si ont continue a ecouter toutes les provocationes les condennations, jamais ont avancera.
Am Israël Hay !
Envoyé par Julia - le Mercredi 19 Décembre 2012 à 09:28
POURQUOI LES JUIFS, POURQUOI LES MUSULMANS ENGAGÉS, LES MILITANTS DES DROITS DE L'HOMME, LES OCCIDENTAUX, LES RESPONSABLES POLITIQUES DANS LE MONDE ET MÊME EN ISRAËL ET POURQUOI TOUS LES DIPLOMATES IGNORENT-ILS ce verset du Coran dans l'une des Sourates les plus importantes et impératives ? Chapitre 17 "Le voyage nocturne, Al-isra", verset 104 sans aucune modification de notre part, dans l'Edition "Al-Quran al-Karim, Traduction et notes de Dr Salah Ed-Dine Kechrid, Beyrouth 1984 :
"Nous dîmes après lui (Moïse) aux fils d'Israël: Habitez la terre ! Et lorsque la vie ultime (l'autre monde) arrivera à son terme prédestiné, Nous vous ferons venir en groupes hétérogènes". Et le présentateur du Coran, enseigne dans sa note : " Le mot 'groupes hétérogènes' veut dire une masse de gens d'espèces diverses où se côtoient les bons et les mauvais et les races les plus variées. Dans ce verset vraiment prophétique puisqu'il est bien dit: 'après Moïse' le lieu de fixation des fils d'Israël n'est pas précisé. Il est simplement désigné par ' la terre '. Cela peut aussi bien signifier toute la terre et c'est la diaspora qui a fait que pas un seul pays au monde n'ait pas sa minorité juive. Cela peut aussi désigner l'Etat actuel d'Israël qui annonce...

... (FIN DE L'ARTICLESourire Ceci termine la note du commentateur du Coran que j'ai citée sans aucune altération
Il y a dans tout cela tellement de base pour une compréhension réciproque et commune qui n'a pas encore commencée à ce jour... C'est le motif de cette communication qu'il fallait faire à tous les fils d'Adam, tous à l'image du Créateur, chacun dans leur culture, leur génie et leur mission..
Envoyé par Roland_017 - le Mercredi 19 Décembre 2012 à 11:43
breslev.fr 05 11 012
Donner confiance a son élève, qu'il est foi en lui même... Car la emouna ,la foi, comble tout les manques...
http://www.youtube.com/my_videos_edit?ns=1&video_id=ovvUZGh7RA8
https://vimeo.com/channels/thora31breslev
http://www.breslev.fr/cours-audio-enseignement-31.html
http://www.youtube.com/user/breslev/featured
http://www.breslev.fr/boutique/118-lecon-31-1-cd-en-format-mp3-10cours-avec-fond-musical.html
Envoyé par Dan Haim - le Jeudi 20 Décembre 2012 à 19:49
CHABBAT CHALOM A JERUSALEM

A son retour de la synagogue a Jerusalem, Dan s'est approche a un jeune homme en pantalon de travail, avec un sac a dos, brun de peau, cheuveux boucles, d'apparence sefarade, peut etre marocain.
"Chabat Chalom! Je m'appelle Dan Eisenblatt. Aimerais-tu manger chez moi ce soir?"
La surprise du jeune homme changea en un instant par un sourire:
"oui merci"
Ils ont marche ensemble. Quelques minutes plus tard, ils se trouvaient autour de la table de Chabat de Dan.
L'invite cherchait apparament inquiet quelque chose dans son livre de chansons.
Dan lui demanda en souriant:
"Y a t-il une chanson que tu desires chanter? Je pourrais t'aider si tu n'es pas sur de la melodie".
Relevant la tete l'invite repondit:
"Il y a une chanson que j'aimerais chanter, mais je ne la trouve pas ici. J'ai vraiment aime ce que nous avons chante a la synagogue ce soir. Comment ca s'appelle?..."dodi"..."
Apres une breve pause, Dan lui dit:
"Ca ne se chante pas normalement a table". Mais il s'interromput en pensant: 'Si c'est ce que ce jeune veut...pourquoi pas?' et a voix haute s'exclama:
"Tu veux dire LEKHA DODI. Attends, je vais te donner un sidour".
Apres avoir chante LEKHA DODI, le jeune homme resta silencieux jusqu'a terminer la soupe.
Dan lui demanda alors:
"Quelle chanson maintenant?"
L'invite tout d'abord gene, se decida a declarer fermemement: "J'aimerais vraiment chanter de nouveau LEKHA DODI".
Dan ne fut deja plus surpris quand une fois le poulet consomme, son invite lui demanda de nouveau: "LEKHA DODI, s'il vous plait".
Impulsivement, Dan lui dit:
Nous devons cette fois ci chanter a voix plus basse. Les voisins vont penser que je suis dingue". Et finallement:
"Aimerais tu chanter quelque chose d'autre?"
La tete baissee, son invite rougit:
"C'est la seule chanson que j'aime vraiment".
Au total ils ont chante "la chanson" huit ou neuf fois. Dan avait deja perdu le compte. Il demanda au jeune homme:
"D'ou es tu?"
Le garcon parut peine et le regard fixe vers le parterre murmura:
"Ramallah".
Dan etait bien sur d'avoir entendu "Ramallah", mais realisa que le garcon avait dit Ramleh.
"Ah oui! j'ai un cousin la-bas. Tu connais Ephraim Warner? Il vit a la rue Herzl".
Avec tristesse le jeune homme oscilla la tete:
"Il n'y a pas de juifs a Ramallah".
Dan avait du mal a le croire. Il avait donc bien dit Ramallah! Il se mit a penser: 'je viens de passer Chabat avec un arabe?'
Il demanda au garcon:
"Excuse-moi, je suis un peu confus et en y pensant, je ne t'ai meme pas demande ton mom. Quel est-il s'il te plait?"
Le garcon au debut un peu nerveux, redressant ensuite ses epaules, repondit calmement:
"Mahmoud Ibn-Ech-Charif".
Dan resta muet. Que pourrait-il dire?
Sans hesitation, Mahmoud rompit le silence:
"Je suis ne et j'ai grandi a Ramallah. On m'a dit de hair mes oppresseurs, les juifs et que de les tuer serait de l'heroisme. Mais j'ai toujours eu mes doutes. Je veux dire, la tradition enseigne: 'Aucun de vous est un croyant s'il ne desire pas pour son frere ce qu'il desire pour lui-meme' Je me suis demande: Ne sommes nous pas issus du peuple juif? N'aurait-il pas le meme droit de vivre que nous? Si nous devons etre bons avec chacun, pourquoi les juifs ne seraient-ils pas inclus?
J'ai pose ces questions a mon pere et il m'a renvoye de la maison. A present mon esprit etait clair: j'allais m'enfuir et vivre avec les juifs pour decouvrir ce qu'ils sont vraiment. Cette nuit la j'ai commence a reunir mes affaires dans mon sac. Ma mere m'a surpris. Je lui ai avoue que je voulais vivre avec les juifs pour un moment, voir comment ils etaient et, eventuellement me convertir.
Ma mere devint de plus en plus pale. J'ai pense qu'elle etait en colere. Mais ce n'etait pas ca. Elle me murmura:
"Tu n'as pas besoin de te convertir. Tu es deja juif".
Je suis tombe en choc. Ma tete tournait et pour un moment n'arrivais pas a parler.
"Que veux-tu dire?"
Elle replica: "Dans le judaisme, la religion va en accord avec celle de la mere. Je suis juive, donc, tu es juif"
Ma mere m'a alors tendu ces documents: mon acte de naissance, sa vieille carte d'identite israelienne afin que je puisse prouver que je suis juif. Elle m'a aussi donne cette vieille photo de mes grands-parents quand ils rendaient visite la tombe d'un de nos ancetres".
Dan posa sa main sur l'epaule de Mahmoud et lui demanda:
"As-tu cette photo ici?"
"Bien sur! Je la porte toujours avec moi".
Il fit sortir de son sac a dos une enveloppe avec la photo a l'interieur.
Quand Dan lu l'inscription de la piere tombale, il frotta ses yeux pour etre sur de ce qu'il avait lu. Il n'y avait pas de doute. C'etait bien la tombe du vieux cimetiere de Safed, du grand Cabaliste et Tsadik RABBI CHLOMO ALKABETZ.
L'ancetre de mahmoud etait l'auteur de cette chanson que nous entonnons le Chabat: "LEKHA DODI".

HISTOIRE VRAIE, SOUMISE PAR NECHAMA GOODMAN, DOCUMENTEE A MONSEY, KIRYAT SEFER AND BEYOND, PAR ZEV ROTH.
Envoyé par Roland_017 - le Vendredi 21 Décembre 2012 à 14:55
Quel triste et belle histoire en même temps . Un âme juive fait tjs surface même la ou on attend le moins ! Que emporte le entourage , l' espoir est jamais perdu .

On voudrait vraiment savoir que est devenu cet jeune homme .

Et que encore plein des Dans ont la occasion de tendre leur main la ou il faut le peine , et que D.. guide plein des gens vers cette main tendu quelque part en Israel et ailleurs .
Envoyé par Sonia_004 - le Vendredi 21 Décembre 2012 à 15:39
Je suis émue de ce que Roland_017 nous témoigne.
Envoyé par Sonia_026 - le Vendredi 21 Décembre 2012 à 16:27
et dire que ces programations auraient due e faire juste apres la guerre des 6 jours il y a eu erreur de strategie par le anciens qui ont prefere developer et urbaniser autour de tel aviv
Mais il n et jamais trop tard et nataniaou passe les vitesses au dessus esperons 40 A 50 000 LOGEMENTS EN 2013
les abbas sa clique et ceux de gaza ne feront qu aboyer il ne leur reste qu a trouver de solution avec la jordanie dont le grand pere du roi a confisqué les terres des cisjordaniens bien plus vastes que celles réclamees a Israel
Envoyé par Jcl - le Vendredi 21 Décembre 2012 à 23:11
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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 02:59

 

 



Guerre Economique Cyber Guerre Contre L'Iran : La République Islamique Réplique

http://www.planetenonviolence.org/Guerre-Economique-Cyber-Guerre-Contre-L-Iran-La-Republique-Islamique-Replique_a2833.html

 

 

 

Introduction à ce post

de Chantal Dupille

(eva R-sistons)


 

Et donc voici la fin de la fin du monde dans quelques minutes. Je fête la fin de ce fun, la fin de cette pantalonnade, en vous offrant un texte plein de bon sens, d'intelligence. Si nous avions un peu plus le sens des responsabilités et un peu moins de goût pour le Veau d'Or, le monde pourrait être tellement plus beau et durer plus longtemps ! Et pour moi, comme pour vous certainement, la paix dans le monde est le bien le plus précieux, l'objectif le plus important. Chantal Dupille

 

NB : Je regarde l'émission de faux débat C dans l'Air du sayanim Calvi-Krettly, où l'on valorise l'affreux Bernard Tapie présenté, le malheureux, comme "un bouc-émissaire de la crise" alors qu'en échange de son appui au candidat Sarkozy, une Justice de circonstance l'a couvert d'or ! Au secours, Tapie revient ! Avec l'argent des contribuables, il achète la Presse provençale, autant pour se venger de ses déboires que pour monter au podium du pouvoir via Marseille ! Et la vendeuse de poisson se pâme devant ce parvenu sans scrupule qui achète des entreprises pour les "dégraisser" de leur personnel, faire du profit et ensuite acheter des yachts toujours plus clinquants ! Après Sarkozy et Valls, va-t-on subir Tapie ? Mais jusqu'où va tomber la France ? Basta la propagande crasse des médias ! Basta les sondages manipulateurs ! Ca suffit toute cette pourriture ! C.D.

 

 

Attaqueront-t-ils ou n’attaqueront-ils pas l’Iran ?

Publié le 19/12/2012

 


nucleaire-iranien-les-prochaines-negociations-vont-avoir-lieu-a-istanbul

 

Ceci a été la question récurrente dans tous les esprits au cours des derniers mois, pendant que les médias recyclent sans fin la fable selon laquelle le programme d’enrichissement de l’uranium par l’Iran n’est qu’une couverture pour une stratégie d’armement. Les peurs souvent citées concernant la prospective d’un Iran disposant de la bombe nucléaire sont que Téhéran ne serait qu’à quelques mois de la bombe et qu’il pourrait utiliser des armes nucléaires dans une première attaque contre ses adversaires dans la région. Jusqu’à quel point ces peurs sont-telles fondées et jusqu’à quel point la menace d’un Iran disposant de la bombe ont-elles été exagérées ? Mon principal argument est que l’hystérie de masse est totalement injustifiée, en raison du fait que jusqu’à maintenant la République islamique d’Iran a agit comme un acteur étatique rationnel. C’est l’approche irresponsable de la communauté internationale qui nous a amenés à la veille d’une troisième guerre mondiale.


China Marks 60 Years Of The Chinese Navy

 

Apparemment, le centre de tout ce conflit supposément insoluble est le programme nucléaire iranien. La vraie question est de savoir qui croit vraiment que l’Iran est en train de construire la bombe. Certainement pas les responsables de haut niveau aux Etats-Unis, puisqu’ils ont répétés à plusieurs reprises qu’il n’existe aucune preuve substantielle que l’Iran a un programme d’armement clandestin.


Lors d’une audition au Sénat le 31 janvier 2012, James R. Clapper J., le directeur du renseignement national américain, a déclaré explicitement que les responsables américains croient qu’il n’existe aucune preuve montrant que l’Iran aurait pris la décision de lancer un effort concerté pour construire une arme nucléaire. David H. Petraeus, alors directeur de la CIA, avait exprimé le même point de vue lors de cette audition. D’autres dirigeants américains, incluant le secrétaire à la Défense Leon E. Panetta et le général Martin E. Dempsey, le chef de l’état-major des armées américaines, ont fait des déclarations similaires dans des programmes télévisés divers. Lors de l’audition de la Commission spéciale sur le renseignement, Clapper a conclu sa déposition en ces termes : « Nous ne croyons pas qu’ils aient véritablement pris la décision d’aller de l’avant avec l’arme nucléaire ». [1]


Mohammad El Baradei [l’ex-directeur de l’Agence internationale pour l’énergie atomique, AIEA] a fait écho à ces réserves dans ses mémoires, où il déclare qu’il doute que les responsables politiques aient jamais vraiment été intéressés à résoudre la question nucléaire iranienne, mais qu’ils cherchaient plutôt à changer le régime en place à Téhéran. L’idée est qu’un Iran « déterminé à construire la bombe » peut servir à engendre la peur – une peur qui se traduit en une justification pour faire la guerre à l’Iran. Et la guerre n’a rien à voir avec la destruction des installations nucléaires iraniennes, il s’agit plutôt d’un changement de régime. Et un changement de régime n’a rien à voir avec la démocratie. Les Etats-Unis défendent la démocratie et les droits de l’homme seulement lorsque cela est conforme à leurs intérêts. L’Iran avait un Premier ministre élu démocratiquement en 1953 [Mohammad Mossadegh], mais les Etats-Unis ont alors orchestré un coup d’Etat et mis un dictateur au pouvoir, Mohammad Reza Shah Pahlavi, qu’ils ont soutenu pendant 25 ans.


Pourtant, les observateurs occidentaux justifient leur approche antagoniste envers l’Iran en critiquant la nature du régime. Et pour justifier sa position égocentrique à l’égard de l’Iran, l’Occident a réduit la présidence de Mahmoud Ahmadinejad à une ère de renouveau révolutionnaire, avec des scénarios apocalyptiques. La réalité est que le comportement de l’Occident n’était pas du tout différent à l’époque de la présidence réformiste de Mohammad Khatami – une période au cours de laquelle l’Iran avait offert au monde « le Dialogue des civilisations » comme antidote au Choc des civilisations de Samuel Huntington, et où l’Iran avait preuve d’une ouverture totale envers l’Occident, pour n’être qu’étiqueté comme membre de « l’axe du mal » avec l’Irak et la Corée du Nord.


En 2007, l’Estimation du renseignement national américain (National Intelligence Estimate, NIE) avait publié un rapport novateur montrant que l’Iran avait mis fin à son programme nucléaire au cours de l’automne 2003. Représentant le consensus de 16 agences de renseignement américaines, la NIE avait renversé les affirmations précédentes concernant les ambitions nucléaires de l’Iran, et démantelé le mythe selon lequel l’Iran serait déterminé à établir son hégémonie régionale par une militarisation camouflée. Le rapport était une reconnaissance que les dirigeants de l’Iran ont un sens d’intérêt national et d’auto-préservation bien plus rationnel que ce que voudrait nous faire croire la grande presse occidentale.


Voilà donc le cœur de mon argumentation. Nous devons mettre fin à cette course vers une troisième guerre mondiale en adoptant une approche entièrement différente à l’égard de l’Iran. Je ne parle pas du « puzzle » ou du « paradoxe » iranien, ou de « l’Etat voyou » ou « pariah » Iran, mais de l’Iran qui est un acteur étatique pragmatique.

Cependant, au cours des 33 dernières années, les puissances hégémoniques dominantes ont adopté la même rengaine, maintes fois réchauffée, pour calomnier l’Iran. La cadence s’est accélérée au cours des dernières années, mais la tonalité générale a été celle de l’hostilité. Albert Einstein disait que la folie consiste à faire toujours la même chose tout en espérant un résultat différent. C’est le cas des relations à l’égard de l’Iran. Une campagne sans relâche pour l’ostraciser n’a servi qu’à créer une polarisation plus prononcée, nécessitant des conférences comme celle-ci, où l’on discute de stratégies pour éviter une possible guerre thermonucléaire. Si l’Occident veut un résultat différent, il doit employer une méthode différente.


Afin de permettre à l’Occident d’aborder l’Iran de manière plus constructive, il est nécessaire de déconstruire, dans un premier temps, la caricature qui lui a été accolée depuis la révolution de 1979 et, ensuite, de reconstruire l’Iran comme l’acteur étatique rationnel qu’il est véritablement.


Nous pouvons commencer le processus de déconstruction en relisant l’Iran d’une manière différente des platitudes d’un régime fou, messianique et révolutionnaire. Il faut alors poser les paramètres d’une stratégie d’approche plus constructive et intègre envers ce pays. Je vais citer quelques faits qui peuvent aider à reconstruire cette perception plus exacte de l’Iran.

Mettre des charbons sur le feu nucléaire

Jusqu’ici, la communauté internationale n’a réussi qu’à conjurer un « démon nucléaire ». En contaminant l’image internationale de l’Iran, l’Occident provoque par la même occasion une course régionale à l’armement. La prolifération mène à la prolifération, comme le fait d’ailleurs la prolifération imaginaire. [2] Les pays de la région se sont de plus en plus regroupés face à la matérialisation d’un monolithe nucléaire géant, une caricature de l’Iran que les puissances occidentales ont dangereusement et de manière irresponsable concoctée. La peur et l’insécurité sont des facteurs qui poussent les Etats à développer leur propre stratégie de dissuasion.


Les provocations fréquentes et menaçantes à l’égard de l’Iran n’ont fait qu’accroître l’antagonisme et le ressentiment. Plus tôt cette année, à l’initiative de lobbyistes américains, le gouvernement des Etats-Unis a fait enlever de sa liste d’organisations terroristes le mouvement d’opposition anti-iranien bien connu qu’est le Mujahidine-e-Khalq (MEK, Moudjahines du Peuple). Les Etats-Unis avaient désigné le MEK comme organisation terroriste à la suite d’assassinats perpétrés contre des iraniens et des américains. [3]


Une autre provocation a été l’initiative méprisable du député Dana Rohrabacher, visant à diviser l’Iran selon des lignes religieuses. Il l’a fait sous forme de résolution introduite au Congrès. M. Rohrabacher sait que jouer sur les tensions ethniques est une recette pour les pires violences. En faut, il a lui-même admis préférer soutenir les terroristes du MEK aux groupes d’opposition pacifiques en raison de la volonté des Moudjahidines de faire appel à la violence. [4]


En plus des autres menaces chroniques comme la guerre économique et cybernétique pour faire tomber le régime, il y a également d’autres menaces stratégiques : les Etats-Unis installe sa Cinquième force navale au Bahreïn, situé à seulement 200 kilomètres de l’Iran. Un groupe naval dirigé par un porte-avions est présentement sur place dans le golfe Persique, ainsi que des avions de combat et des milliers de soldats stationnés au Koweït et au Qatar. Un analyste a dit qu’en termes de provocation, ceci équivaut à la présence d’une force navale chinoise à la Havane, un groupe naval de combat dans les Caraïbes et des avions de combat au Vénézuela et au Nicaragua, ainsi que des troupes au Guatemala, au El Salvador et au Honduras.


Même confronté à ce cœur de menace à haut indice d’octane, l’Iran a dit qu’il n’engagerait le combat que s’il était attaqué. Le brigadier général des Gardes révolutionnaires Hossein Salami a récemment déclaré : « Nous n’allons pas commencer une guerre. Mais si quelqu’un engage la guerre contre nous, nous allons lancer des offensives de manière continue. » Ce qu’il faut retenir ici est la phrase « nous n’allons pas commencer la guerre ». [5] Même dans les circonstances les plus irrationnelles, l’Iran parle avec une voix rationnelle. Avec le barrage de menaces existentielles et de provocations qu’a dû affronter le pays au cours des dernières années, il est presque irrationnel de la part de l’Iran de ne s’être pas retiré du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) jusqu’à maintenant.


Guerre-nucleaire

Les victimes de Saddam

De manière générale, l’Iran a fait preuve de calcul soigneusement calibré dans sa politique étrangère. Il ne s’agit pas du régime fanatique représenté dans les médias. L’Iran n’a aucun passé d’aventurisme militaire ou d’agression contre aucun de ses voisins dans l’histoire moderne, et a démontré un niveau sophistiqué de diplomatie dans sa politique étrangère.


Souvent, des intérêts nationaux et des calculs stratégiques ont pris le dessus sur l’idéologie. [6]


Téhéran a répondu aux incitations et pressions de manière pragmatique et raisonnable : à tel point que malgré le fait que le pays se soit retrouvé entouré de puissances nucléaires (la Russie, Israël, le Pakistan l’Inde et la Chine), il a systématiquement dénoncé les armes de destruction de masse. Ceci peut s’expliquer par le fait que l’Iran est l’une des premières victimes de la guerre chimique et biologique. Des civils iraniens innocents ont été victimes de la plus grande expérience chimique conduite par Saddam Hussein au cours de la guerre de 1980-89 entre l’Iran et l’Irak. Quelque 100 000 Iraniens ont été affectés par des gaz moutarde et nerveux au cours de la guerre. Des milliers de victimes reçoivent encore des traitements médicaux aujourd’hui.


Même avant d’avoir été victime des armes de destruction de masse, l’Ayatollah Khomeini avait sans équivoque dénoncé les armes non-conventionnelles. L’Iran a adhéré à cette politique depuis lors – toute déviation suggérant une entorse impensable à l’un des principes fondamentaux stipulés par le père de la révolution. L’actuel dirigeant suprême de l’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei a même publié un édit religieux (fatwa) déclarant que la production, le stockage et l’usage d’armes nucléaires sont « all haram » (prohibés en Islam). Il a dit qu’il « n’existe aucun vainqueur dans une guerre nucléaire et le fait d’entrer dans une telle guerre est irrationnel et inhumain ». [7] Toutes ces déclaration sont tombées dans les oreilles d’un sourd [en occident]. Toute autre mesure de conciliation de la part de l’Iran ont été ignorées.

Les discussions oubliées de Bonn

Dans l’esprit du partenariat de la « guerre contre le terrorisme », l’Iran a joué un rôle significatif en termes de renseignement et d’assistance militaire aux troupes de l’Alliance afghane nordique pour repousser les Taliban hors de Kaboul à la fin de l’année 2001. Lors des discussions de Bonn qui s’en sont suivies, l’envoyé spécial américain en Afghanistan James Dobbins a affirmé que l’Iran a joué un « rôle décisif » en persuadant la délégation de l’Alliance nordique de former un gouvernement avec les autres groupes d’opposition. De plus, c’est l’envoyé iranien qui avait fait remarquer que la constitution intérimaire ne faisait aucune mention à la démocratie ou à la coopération afghane contre le terrorisme international ; le langage de ce document fut modifié en conséquence. Au lieu de voir cette occasion comme fenêtre d’ouverture pour un rapprochement, la Maison Blanche a nié que les Iraniens avaient apporté des contributions significatives à l’occasion des discussions cruciales de Bonn.

Une suspension volontaire

Au cours de son mandat présidentiel, Khatami a consacré beaucoup d’énergie pour dissiper les inquiétudes de la communauté internationale à propos du dossier nucléaire iranien. Le 18 décembre 2003, Téhéran avait promis de faire preuve d’une transparence soutenue en signant volontairement le Protocole supplémentaire du Traité de non-prolifération nucléaire. L’ambassadeur d’Iran, Ali Salehi a ainsi signé un Protocole supplémentaire à l’accord iranien sur les normes de sécurité relatives au Traité sur la non-prolifération, permettant aux inspecteurs de l’Agence internationale pour l’énergie atomique une plus grande autorité pour la vérification du programme nucléaire du pays. Ce protocole additionnel exigeait que les états fournissent une déclaration plus détaillée de leurs activités nucléaires et donnait des droits supplémentaires à l’AIEA pour accéder aux sites situés dans le pays. [8] Une autre ouverture a été la suspension temporaire du cycle du combustible nucléaire de l’Iran – jugé comme une mesure « volontaire » et « de mise en confiance temporaire » sous les accords de Paris de novembre 2004. [9] Aucun de ces geste n’a été reconnu par la communauté internationale et des sanctions additionnelles ont été imposées à l’Iran.

Une chance manquée

Les Etats-Unis ont eu une autre chance de normaliser leurs relations avec l’Iran en juin 2003, lorsque Téhéran a présenté une offre de remise à plat de l’ensemble des contentieux divisant les deux pays. Le document fut rédigé par l’ambassadeur d’Iran en France, Sadegh Kharrazi, avec l’aide de l’ambassadeur de Suisse en Iran Tim Guldimann et de Mohammad Javad Zarif, un ministre adjoint iranien des Affaires étrangères. Le Suisse transmit l’agenda pour les discussions offrant « une transparence totale en matière de sécurité montrant qu’il n’existe aucun effort iranien pour le développement ou la possession d’armes de destruction de masse, une action conjointe décisive contre les terroristes, une coordination pour un Irak stable, une coordination sur les questions nucléaires, la fin de tout soutien matériel aux groupes d’opposition palestiniens (Hamas, Jihad) résistant à l’occupation israélienne, et une normalisation des relations.


NetanyahouNucleairIran@ONU120924

 

 

L’administration Bush, dans une attitude triomphante après le renversement du régime irakien, n’a pas répondu à ce qui aurait pu être la base d’un grand compromis. Le camp modéré en Iran a été découragé et discrédité en raison de cet échec et le silence américain a engendré un ressentiment parmi les partisans de la ligne dure, permettant d’expliquer du même coup pourquoi l’Iran s’est rebiffé au cours des années suivantes. Même si un grand accord n’avait pu être conclu, un accord limité aurait pu certainement voir le jour.

Un nouveau dialogue

J’ai essayé d’étayer l’affirmation selon laquelle la République islamique d’Iran, malgré le fait qu’elle soit une entité révolutionnaire et idéologique, a essayé de poursuivre une politique étrangère pragmatique et calculée basée sur les intérêts et la sécurité nationaux. Ainsi l’Occident se doit de reconsidérer l’Iran sous un autre jour et de reconstruire sa perception de l’Iran comme acteur rationnel. L’Alliance atlantique et les puissances d’Europe de l’Ouest dominant aujourd’hui ne peuvent plus avoir recours à la coercition pour obtenir un changement dans l’arène politique – un changement qui refléterait invariablement leurs seuls intérêts – des intérêts qui nous ont amenés au bord d’une guerre thermonucléaire. Il est temps que l’Occident essaie de s’allier l’Iran en tant que partenaire plutôt que de s’en faire un ennemi, à la lumière d’un objectif plus noble, celui de prévenir un désastre humanitaire en vue.


Pour y arriver, un dialogue robuste et substantiel est requis. Cependant, nous sommes tous conscients que ce dialogue est plein de difficultés et de déraillements potentiels. Le bagage historique dans la dynamique des relations entre l’Iran et les Etats-Unis est une source majeure de dispute qui a engendré la méfiance et la suspicion au cours des trois dernières décennies : les griefs passés doivent être exprimés puis laissés de côté. Même si l’impasse nucléaire est vaincue, un pont de confiance devra être construit pour un dialogue constructif : un dialogue poursuivi dans un contexte de bonne volonté et de complicité. Le plus important est qu’il soit libre de préjugés ou d’impulsions à vouloir dominer, assimiler, menacer ou de contraindre. Le dialogue doit prendre la forme d’un véritable échange à double sens, libre de vision ethnocentrique ou d’égocentrisme. La route pour des relations améliorées sera rocailleuse mais le mur de la mésentente doit être abattu, brique par brique, avant qu’il ne se densifie.


Ghoncheh Tazmini,chercheur associé, Instituto de Estudos Estratégicos e Internacionais   : « Une perspective nouvelle pour l’Iran »

Conférence internationale de l’Institut Schiller
Flörsheim, Allemagne, 24-25 novembre 2012


Transcription par solidariteetprogres.org



[1] ‘U.S. Agencies See No Move by Iran to Build a Bomb’ (accédé le 18 novembre 2012)

http://www.nytimes.com/2012/02/25/world/middleeast/us-agencies-see-no-move-by-iran-to-build-a-bomb.html

[2] Joseph Cirincione, ‘Deadly Arsenals – Tracking Weapons of Mass Destruction’, Washington D.C., 2002. S 256.

[3] Le MEK a perpétré des attaques terroristes dans les années 70 et 80 contre le Shah et le clergé. Dans les années 80, le MEK s’est allié avec Saddam Hussein qui leur a permis d’opérer depuis Camp Ashraf.

[4] ‘Stop Rep. Rohrabacher’s Resolution Calling for Dividing Iran Along Ethnic Lines’ (accédé le 18 novembre 2012) https://secure3.convio.net/niac/site/Advocacy?cmd=display&page=UserAction&id=225

[5] ‘Strike on Iran Would Trigger World War III’(accédé le 18 novembre 2012) http://www.timesofmalta.com/articles/view/20120924/world/-Strike-on-Iran-would-trigger-World-War-III-.438212

[6] Par exemple, lors de la dispute entre l’Azerbaïdjan et l’Armenie sur le Nogorno-Karabakh, l’Iran était plus favorable à l’Arménie chrétienne qu’à l’Azerbaïdjan musulmane. La position de Téhéran était contraire à l’opinion selon laquelle la politique étrangère de l’Iran ne serait conduite qu’en fonction de considérations idéologiques zélées. Un autre exemple est la politique de l’Iran accordant la priorité à ses liens stratégiques avec la Russie : l’Iran est resté silencieux lors de l’élimination des séparatistes musulmans par l’armé russe en Tchétchénie, arguant qu’il s’agissait d’une affaire interne russe.

[8] ‘Iran Signs Additional Protocol on Nuclear Safeguards’ (accédé le 21 novembre 2012)
http://www.iaea.org/NewsCenter/News/2003/iranap20031218.html

 

http://mediabenews.wordpress.com/2012/12/19/attaqueront-t-ils-ou-nattaqueront-ils-pas-liran/

 

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Pas de destruction de l'Iran millénaire

pour asservir le pays

et voler ses ressources ! (C.D.)


 

http://img0.mxstatic.com/ast%E9ro%EFde/guerre-nucleaire-mondiale_6438_w460.jpg

 

 

 

 

Pays attaqués par des bombardements, des actes de sabotage

ou des tentatives de renversement des gouvernements

depuis la seconde guerre mondiale.

 

 


 

Score des attaques : Iran : 0 - USA : 51.


http://www.europalestine.com/spip.php?article7533

 

 

 

 

Vendredi 21 décembre 2012
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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 02:49

 

Médias de persuasion : appel aux lecteurs
| 13 novembre 2012
+

 

 

Le Réseau Voltaire vous invite à relire la presse dominante et à lui signaler les "une" et articles les plus ridicules ou mensongers de l’année 2012.

 

Envoyez vos trouvailles sur ce mail avant le 19 novembre. Une sélection des réponses sera publiée sur Voltairenet.org

[Illustration : le quotidien Libération, qui a appelé à voter François Hollande, annonce que le nouveau président va rompre avec la politique de Nicolas Sarkozy.]

 

http://www.voltairenet.org/article176560.html

 

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