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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 18:19

 

 

par Julie Lévesque

 

« Lorsque François Duvalier est mort en 1971, son fils Jean-Claude (« Bébé Doc ») a été déclaré nouveau président à vie. Il a joui d’un appui encore plus enthousiaste des États-Unis, en échange d’un climat propice à l’investissement attendu de ses protecteurs : un impôt minimum, l’interdiction de pratiquement tous les syndicats, la préservation de salaires de misère et l’élimination de toute restriction sur le rapatriement des bénéfices. » (Peter Hallward, Damming the Flood. Haiti, Aristide and the Politics of Containment. London, New York, Verso, 2007, p.15)

 


 

C’est dans la surprise, l’incompréhension, l’indignation et un curieux enthousiasme que Jean-Claude « Bébé Doc » Duvalier a foulé lundi dernier le sol de son Haïti natal après 25 ans d’exil en France. Escorté par la police haïtienne et la MINUSTAH, il a quitté l’aéroport Toussaint Louverture pour se diriger à l’hôtel Karibe de Pétionville, banlieue cossue de Port-au-Prince.

 

Arrivée surprise ou calculée? Selon les reportages, les autorités haïtiennes et françaises auraient appris la nouvelle seulement quelques heures avant l’arrivée de l’ancien dictateur, chassé par un soulèvement populaire en 1986. Certains croient plutôt qu’une entente a été conclue entre Duvalier et les autorités haïtiennes.

 

Une chose est pourtant sûre : des gens étaient au courant. Sinon pourquoi une semaine avant son retour aurait-on fait des graffitis sur les murs disant : « Bon retour JC Duvalier »?

 

Par ailleurs, son désir de revenir dans le pays qu’il a dirigé d’une main de fer ne date pas d’hier. Au lendemain du coup d’État orchestré par les États-Unis, la France et le Canada en 2004 pour chasser le très populaire président élu Jean-Bertrand Aristide, Bébé Doc s’est dit réjoui par la présence des Marines étasuniens et a déclaré  au Miami Herald: « Je crois que […] j’aurai bientôt l’opportunité de retourner dans mon pays. »

 

Toujours selon cet article, Duvalier aurait exprimé son désir de retourner en Haïti depuis la fin des années 1990. Il a par ailleurs avoué qu’il « gardait contact avec des gens du pays, mais n’est pas entré dans les détails ».

 

Fait intéressant, le passeport diplomatique périmé avec lequel Duvalier a voyagé « a été délivré en 2005 sous le président Boniface Alexandre » et le premier ministre Gérard Latortue. Ce dernier a été « chef de division pour l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) pendant plus de trois décennies » et ministre des Affaires étrangères en 1988 sous la présidence de Leslie Manigat, mari de la « favorite » dans l’actuelle course présidentielle, Mirlande Manigat.

 

Retour en pleine crise politique

 

Deux questions se posent quant à ce retour inopiné : comment a-t-il pu revenir et pourquoi est il revenu?

 

Selon l’ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, les formalités du voyage de Duvalier s’expliquent ainsi : « Son passeport a expiré le 21 décembre 2010. Les lois haïtiennes, comme celles de la France, ne prévoient pas d'obstacles pour un ressortissant étranger, un Haïtien en l'occurrence, qui souhaiterait retourner dans son pays même avec un titre de séjour périmé. »

 

Il a ajouté : « Quand on quitte Paris pour aller à Pointe-à-Pitre, on ne quitte pas la France. On passe de la France métropolitaine à la France des Antilles. Les contrôles sont donc un peu plus légers. On peut voyager avec une simple carte d'identité, une carte de séjour. »

 

Dans un article du Miami Herald, il affirme au contraire que Jean-Claude Duvalier n’est pas un ressortissant étranger mais «  un simple citoyen français, il est libre de faire ce qu’il veut ». À propos de cette remarque, Jean Saint-Vil, expert de l’histoire haïtienne se demande : « Duvalier est-il un citoyen français ou l’ambassadeur a fait une « simple » erreur?

 

Didier Le Bret a tenu à souligner qu’il ne s’agit pas d’un « complot ». Sans doute. Si, malgré tous les maux dont on l’accuse, Duvalier a pu vivre 25 ans dans l’Hexagone sans que les autorités françaises ne portent attention à sa présence, pourquoi la situation serait-elle différente aujourd’hui?

 

Michaëlle Jean, l’envoyée spéciale de l'UNESCO pour Haïti, se demande pour sa part : « Comment peut-il rentrer en Haïti sans être inquiété, comme un citoyen sans reproche? »

 

Bref les questions à ce sujet se multiplient, tout comme celles concernant la raison de son retour. « Je suis venu pour aider », a déclaré l’homme accusé, de crimes contre l’humanité et  d’avoir pillé les ressources de son pays pour maintenir un train de vie somptueux lors de son règne et pendant son long exil sur la Côte d’Azur, sans être inquiété par les autorités françaises. Selon certaines sources, cet exil l’aurait ruiné et il s’agirait peut-être de la raison de son retour.

 

Henri Robert Sterlin, ambassadeur d’Haïti en France sous Duvalier a pour sa part déclaré : « Ce sont nous, ses amis, qui lui avons demandé de venir parce que nous voulions le voir […] ». Le lendemain, il disait que ce retour « visait à provoquer l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle », ce qu’a nié Duvalier par la suite.

 

D’autres, dont Evans Paul, opposant du président René Préval, ont accusé ce dernier d’avoir manigancé le retour du dictateur pour « faire diversion » de la crise politique qui sévit depuis les élections illégales de novembre 2010, largement financées par des pays comme les États-Unis, la France et le Canada. Il y a peut-être diversion, mais il y a assurément crise dans le processus électoral.

 

Celle-ci s’explique d’abord par l’exclusion, illégale et sans raison valable, du parti le plus populaire du pays, celui de l’ancien président Aristide, Fanmi Lavalas (FL). Rappelons que c’est sous cette bannière qu’Aristide a été élu en 2000, avec une majorité écrasante de plus de 75 % des voix (2 632 534 votes en sa faveur sur 3 668 049 électeurs inscrits selon CNN).

 

Cette décision du Conseil électoral provisoire (CEP) d’exclure FL a sûrement joué dans le faible taux de participation de 23 % le 28 novembre 2010. Pourtant, cette raison cruciale de la crise politique est très rarement mentionnée dans les grands médias.

 

Autre fait largement ignoré par les médias, le jour des élections, lors d’une réunion du Core Group, un regroupement des pays donateurs, de l’ONU et de l’Organisation des États américains (OEA), des diplomates auraient « suggéré que le président Préval quitte le pays et qu’il faudrait penser à trouver un avion pour cela ».

 

Ricardo Seitenfus de l’OEA, à l’origine de ces révélations, s’est dit choqué de cette proposition en entrevue avec BBC Brasil. Peu après, il a été relevé de ses fonctions.

 

Par ailleurs, les accusations de fraude ont fusé de toute part après la divulgation des résultats du vote de novembre dernier. Après avoir révisé les résultats, l’OEA a suggéré que le poulain de Préval, Jude Célestin, se retire de la course et laisse sa place au chanteur populaire Michel Martelly, alias « Sweet Mickey », lequel, « [l]ors d’une récente conférence de presse, […] a parlé avec nostalgie de l’ère Duvaliériste ». L’ambassadeur des États-Unis en Haïti, Kenneth Merten, a déclaré que « le gouvernement étasunien appuie le rapport de l’OEA et ses conclusions ».

 

C’est donc dans ce contexte politique instable et dans l’attente des millions de dollars promis pour la reconstruction que resurgit l’ancien dictateur que l’on dit ruiné. Si tous les médias traditionnels ont dressé un portrait de Duvalier relativement fidèle à la réalité, ils ont tous omis de mentionner l’important appui qu’il a reçu des puissances étrangères.

 

Il convient donc de rappeler que c’est justement sous la dictature des Duvalier (1957-1986) que l’emprise des forces étrangères sur Haïti s’est accentuée. En effet, « en 1967, il n’y avait en Haïti que 7 entreprises étrangères dans le secteur manufacturier. Douze ans plus tard, on en comptait 51 et, en 1986, plus de 300 compagnies étasuniennes » étaient établies en Haïti. (Hallward, op. cit., p.15 ).

 

La France aussi a appuyé Duvalier durant la dictature, pour ensuite lui donner refuge pendant un quart de siècle, tout en affirmant, ignorer où il se trouvait. Il aurait également été son candidat favori pour diriger Haïti après le coup de 2004 contre Aristide.

 

En Haïti, ses appuis ne sont peut-être pas nombreux, mais ils sont puissants et on les retrouve surtout au sein de la bourgeoisie. À cet égard, il faut souligner qu’en 2009, cinq partis politiques haïtiens se sont regroupés : ADRENA, ADEBHA, GREH, MNP-28 et RDNP. Henri Robert Sterlin (ADRENA), qui a avoué être l’une des personnes à l’origine du retour de Duvalier, faisait parti de cette coalition en compagnie d’ Himmler Rébu (GREH), ancien colonel des Forces armées d’Haïti, et de Mirlande Manigat (RDNP), aujourd’hui en tête de la course à la présidence.




Mirlande Manigat et Michel "Sweet Mickey" Martelly
 

En 2007 Guy Philippe, le chef de la rébellion ayant servi à justifier le coup d’État contre Aristide en 2004, a identifié Rébu comme l’un des « fournisseurs d'armes, de munitions et d'argent lors de la lutte armée ». Les États-Unis ont également financé et entraîné les rebelles en République Dominicaine par le biais de la CIA.

 

Par ailleurs, Reynold Georges, avocat réputé en Haïti, a conseillé Jean-Claude Duvalier au moment où des accusations de détournement de fonds et de corruption ont été portées contre lui le 18 janvier, deux jours après son arrivée. M. Georges est un allié de Mme Manigat.

 

Ces liens ne prouvent rien en soi, mais portent à se questionner sur les allégeances de Mme Manigat, qui, rappelons le, mène dans la course présidentielle.

 

Duvalier fera-t-il face à la justice haïtienne?

 

En dépit des accusations portées contre lui, il serait étonnant que Bébé Doc se retrouve devant les tribunaux haïtiens. Il ne serait probablement pas revenu au pays sans avoir l’assurance de ne pas faire face à la justice. D’ailleurs, la retraite confortable qu’il a vécue sur la Côte d’Azur l’a vraisemblablement mis à l’abri de toute poursuite judiciaire.



 

Les médias donnent également l’impression qu’aucune accusation n’a été portée contre lui durant son exil. Pourtant, Gérald Bloncourt, leader du Comité pour juger Duvalier, a tenté en vain pendant des années d’intenter des poursuites en France contre l’ancien dictateur pour crimes contre l’humanité. Il a finalement abandonné en raison des frais juridiques élevés. L’Haïtien de 84 ans, expulsé de son pays en 1946, explique :

 

De toute façon la France n’a aucun intérêt à ouvrir un procès contre lui. Il faudrait faire venir à la barre des témoins gênants quant au rôle joué par la France sous la dictature. Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que les Renseignements généraux possèdent des piles de dossiers sur moi, mais feignent d’ignorer où se trouve Baby Doc sur le territoire national! Moi, je suis sûr qu’il est à Paris. Mais où habite-t-il? Franchement, je n’en sais rien. (Yves Lassueur, « Sur les traces de Bébé Doc, ex-tyran d’Haïti », L’Illustré, 17 mars 2010.)

 

En ce qui a trait aux fonds détournés, la Banque mondiale sur le développement dans le monde estime que Duvalier s’est enfui avec « un pactole évalué à 1,6 milliard de dollars ». Or, ce ne sont qu’environ 5 à 7 millions de dollars issus de ce trésor qui seraient remis au gouvernement haïtien prochainement. 

 

Ces fonds dorment actuellement dans des coffres suisses. Un article de Jeune Afrique de mars 2010 met en lumière la saga judiciaire de ces quelques millions :

 

Le 12 janvier, à la veille du terrible séisme qui a ravagé Haïti, le tribunal fédéral de Lausanne a annulé une précédente décision de février 2009 ordonnant la restitution de ces fonds aux autorités haïtiennes, au motif que les détournements massifs reprochés au régime de Bébé Doc (1971-1986) se trouvent aujourd’hui prescrits.

 

Sous la pression de plusieurs ONG, le Conseil fédéral a, au nom des « intérêts supérieurs » du pays, bloqué cette décision, qui, si elle était appliquée, reviendrait à remettre au clan Duvalier les fonds litigieux. Il s’est en outre engagé à saisir le Parlement d’un projet de loi visant à réformer d’ici à la fin de l’année « la restitution des avoirs illicites ».

 

Depuis son modeste appartement parisien, Bébé Doc, aujourd’hui ruiné après des années d’un dispendieux exil sur la Côte d’Azur, a demandé aux autorités suisses de « transférer immédiatement » les 5 millions d’euros litigieux à « la Croix-Rouge américaine ». « Encore de la démagogie, il offre de l’argent qui ne lui appartient pas », s’indigne Bloncourt, qui engagea naguère des poursuites pour faire juger Duvalier en France et n’a pas renoncé à dénoncer « l’asile de droit régalien » dont celui-ci continue de bénéficier.

 

Le tribunal fédéral suisse a cependant « demandé des "garanties" » à l’actuel président haïtien, René Préval, afin que l’argent bientôt restitué ne retombe pas dans les poches de corrompus, mais serve, via des ONG, à "la population" parmi les plus miséreuses du monde ».

 

Ces fonds iront donc à des organisations non gouvernementales étrangères, pas directement aux Haïtiens. Encore une fois, le caractère corrompu que les étrangers attribuent sans distinction aux dirigeants haïtiens vient les dépouiller de ressources financières. Ces fonds ne seront donc pas resitués aux Haïtiens. Ils seront plutôt détournés à nouveau, sous couvert de légalité.

 

La réhabilitation du régime Duvalier

 

Dans de nombreux articles portant sur le retour de Bébé Doc en Haïti, on rapporte l’enthousiasme d’une centaine de partisans, d’une certaine nostalgie de l’ère des Duvalier.

 

« Ces dix dernières années, ont vu émerger une nostalgie de l’ère Duvalier, des rues plus propres et de meilleurs services gouvernementaux, même si la majorité de la population est trop jeune pour se rappeler du règne sanglant de Duvalier. » (Trenton Daniel, « Observers: Duvalier's return to Haiti puzzling », Miami Herald, 17 janvier 2011.)

 

« "La moitié de la population n'a pas connu la cruauté de la dictature. Et certains ont la nostalgie de l'époque où Duvalier était président et où la stabilité et la sécurité régnaient, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui", explique Robert Fatton, professeur à l'Université de Virginie aux États-Unis, lui-même haïtien. » (Clarens Renois, « Haïti s'interroge sur les intentions de Duvalier », Cyberpresse, 17 janvier 2011)

 

« Nous n’avons pas de nourriture, nos maisons se sont écroulées, nos enfants ne peuvent pas aller à l’école. C’est Préval le dictateur. […] Nous voulons Duvalier comme président. Sous son règne, on mangeait bien, nous étions en sécurité. » (« Haiti moves toward corruption trial for Duvalier », Associated Press, 18 janvier 2011.)  

 

« Cet accueil n'est pas surprenant car nombreux sont les nostalgiques de l'ère Duvalier, une époque où, selon les nostalgiques du régime, "tout le monde avait à manger". » (« Haïti : questions autour du retour surprise de Jean-Claude Duvalier », RFI, 17 janvier 2011.)

 

« L’ère Duvalier provoque également de la nostalgie parmi certains Haïtiens plus âgés ayant survécu à cette période de répression, mais qui se rappellent d’une plus grande stabilité et de l’investissement dans les infrastructures qui a eu lieu dans les deux décennies subséquentes. » (« Duvalier return complicates Haiti », Financial Times, 17 janvier 2011.)

 

« "Arrêtez Préval" », ont scandé les Duvaliéristes. "La supposée dictature de Duvalier était mieux que la démocratie actuelle", a dit à La Presse Lydevic Lamisère, fébrile. » (Caroline Touzin, « Jean-Claude Duvalier: sitôt revenu, sitôt accusé », Cyberpresse, 18 janvier 2011.)

 

En août 2010, Patrick Elie, membre du premier gouvernement Aristide et conseiller du président Préval, expliquait longuement dans La nostalgie n’est plus ce qu’elle était, ce phénomène qu’il qualifie de « messe à la dictature » :

 

On assiste récemment dans notre pays, […] à un étrange phénomène : les murs de nombreuses résidences sont couverts de graffitis fort vilains, appelant au retour de Jean-Claude Duvalier. Plus étonnant encore, des posters de « Baby Doc » côtoient aujourd'hui ceux de Titid dans ces manifestations aussi fréquentes que stériles [...]

 

La juxtaposition des portraits d'Aristide et de Baby Doc, mais surtout l'alliance qu'elle semble consacrer entre certains prétendus partisans du premier et ceux du second, me paraissent particulièrement incongrues pour ne pas dire choquantes […]

 

Le gallon d'essence coûtait 100 fois moins qu'aujourd'hui […] La monnaie nationale maintenait sa relation avec le dollar américain […]

 

Mais rien de cet « âge d'or » n'avait à voir avec la manière brutale dont Duvalier, père et fils, ont mené ce pays, en authentiques “commandeurs”. Il serait d'ailleurs assez simple de démontrer qu'ils ont contribué de manière significative à le faire basculer dans une horreur inouïe.

 

La souche de nostalgie qui s'exprime aujourd'hui a quelque chose de plus pervers, de plus inquiétant et de plus complexe que la forme inoffensive que nous avons évoquée ci-dessus [...]

 

Voilà qu'après avoir exercé le pouvoir sans partage, ils prêchent aujourd'hui le rassemblement de la grande famille haïtienne, pour sauver la patrie meurtrie. Qu'ils commencent donc en signe de repentir et de bonne foi, par restituer les terres qu'ils ont sans vergogne spoliées pendant trois décennies. La relocalisation des sinistrés en serait grandement facilitée […]

 

Mais les pires vecteurs de ce discours débile et mensonger, qui alimente cette dangereuse nostalgie, ce sont ces démocrates et intellectuels de gauche, aujourd'hui vieux, qui clament à notre jeunesse que Préval et Aristide sont des tyrans pires que François Duvalier […]

 

Voilà qu'ils osent mentir délibérément à une jeunesse laissée sans les repères qu'eux mêmes avaient pour devoir de lui transmettre. “Malheur à celui par qui le scandale arrive...” aurait dit le Christ; nul doute que cet anathème visait précisément, cette dernière catégorie de faux prophètes. Car il n'ont de mobiles, que la conscience amère de leurs échecs, leur propre nostalgie d'un pouvoir qu'ils croyaient saisir et qui leur a pour toujours échappé […]

 

En vérité, en vérité, Haïti a besoin d'un État nouveau et fort, pas d'un nouvel homme fort, et surtout pas d'un ancien tyran!

 

Ce retour de Duvalier renforce cette tentative de réhabilitation de la dictature qui a tant fait souffrir les Haïtiens pendant près de 30 ans. Le temps dira s’il sera jugé pour tous les crimes qu’il a commis et s’il quittera le pays ou non. On a dit qu’il devait demeurer en Haïti lorsque des accusations portées contre lui, mais, aux dernières nouvelles, rien ne l’obligerait à rester au pays pour faire face à la justice.

 

Entre-temps, nombreux sont ceux qui demandent depuis des années le retour d’Aristide, sans contredit le président le plus populaire de l’histoire haïtienne. Ce dernier, en exil en Afrique du Sud, a exprimé à maintes reprises et réitéré le 19 janvier son souhait de retourner en Haïti. On l’empêche toutefois de retourner dans son pays natal : il n’a plus de passeport et les autorités haïtiennes refusent de lui en délivrer un.


Julie Lévesque est chercheure et journaliste au Centre de recherche sur la mondialisation

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22866

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 17:54
Connection Maroc Mossad Israël
http://www.planetenonviolence.org/Connection-Maroc-Mossad-Israel_a1958.html

 

Un livre israélien sur l’assassinat

et l’enterrement de Ben Barka révèle
comment Rabat s’est allié avec Israël contre l’Algérie


Un journaliste israélien dévoile, dans un ouvrage, l’étroitesse des relations entre le Maroc et l’État hébreu et l’alliance entre les deux pays contre l’Algérie, notamment lors de “la guerre des sables” en 1963, à travers l’entraînement d’officiers marocains et un soutien multiforme apporté par Tel-Aviv.




Le Lien marocain est le titre d’un livre préfacé par un ancien chef du Mossad, le service d'espionnage israélien, Ephraïm Halévy, et publié en hébreu par les éditions Matar, qui révèle les liens étroits entre Israël et le Maroc. Mais ce qui intéresse le plus les Algériens, c’est la partie dans laquelle il est fait état d’une alliance maroco-israélienne en 1963 après le déclenchement de la “guerre des sables” entre le Maroc et l'Algérie. L’auteur de l’œuvre rapporte que le chef du Mossad de l’époque, Meir Amit, doté d'un faux passeport, a rencontré à Marrakech le roi Hassan II pour lui déclarer : “Nous pouvons, et nous voulons vous aider.” Sans le moindre scrupule, le souverain alaouite a accepté l’offre israélienne. Ainsi des instructeurs de l’armée israélienne ont ensuite entraîné des officiers marocains, formé des aviateurs au pilotage de Mig-17 soviétiques, organisé ses services secrets, surveillé la construction de la barrière entre le Maroc et l'Algérie, vendu des armes, y compris des chars AMX-13 français via Téhéran, et équipé des embarcations de pêche avec des radars pour les transformer en gardes-côtes. Voilà en gros ce qu’a fait Israël pour le Maroc pour lui permettre de prendre le meilleur sur l’Algérie, en vain. En effet, en dépit de tout ce soutien, la monarchie chérifienne n’a pas réussi à atteindre ses desseins.

 

Il faut dire qu’à travers cette aide, Israël s’est bien implanté dans le royaume au point d’exploiter cette présence, par le moyen de l’espionnage, pour découvrir les faiblesses des armées arabes. Selon le journaliste écrivain israélien, le Mossad a réussi à suivre le sommet arabe de Casablanca en 1965 et a ainsi découvert l'impréparation des armées arabes bien avant la guerre de juin 1967, ce qui explique son écrasante victoire traduite par l’annexion de tous les territoires palestiniens ainsi que le Sinaï égyptien et le Golan syrien. Une place importante est accordée dans cette œuvre aux pourparlers du Mossad avec le roi Hassan II, qui ont préludé à la rencontre secrète au Maroc du ministre israélien des Affaires étrangères Moshé Dayan avec le vice-Premier ministre égyptien Hassan El-Toami, puis au voyage historique du président égyptien Anouar Sadate à Jérusalem en 1977.

 

Par ailleurs, Shmouel Seguev dévoile les détails de l’assassinat de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka en 1965 à Paris, par Ahmed Dlimi, le numéro deux de la police secrète marocaine, puis enterré dans la capitale, près d'une autoroute. “Le 29 octobre 1965, Ben Barka est arrivé à Paris en provenance de Genève, avec un passeport diplomatique algérien. Il a déposé ses valises chez son ami Jo Ohanna, un Juif marocain, et s'est rendu à pied à la brasserie Lipp pour y rencontrer un journaliste français, quand deux policiers français en civil l'ont interpellé et conduit dans une voiture de location jusqu'à une villa au sud de Paris”, raconte le journaliste. Avec force détails, l’auteur affirme : “Nous savons avec certitude que Ben Barka était encore en vie le 1er novembre (...) Le général Dlimi ne voulait pas le tuer, mais lui faire avouer son intention de renverser le roi Hassan II.”
Avant d’ajouter : “Ben Barka avait les chevilles entravées et les mains nouées dans le dos, et Dlimi lui a plongé la tête dans un bac rempli d'eau. À un moment donné, il a pressé trop fort sur ses jugulaires, l'étranglant ainsi à mort.”
Il poursuit en indiquant que “le ministre marocain de l'Intérieur, le général Mohammed Oufkir, chef de la police secrète, est ensuite arrivé à Paris pour organiser l'enterrement, qui s'est déroulé à Paris, quelques jours après le décès, sur une aire en construction, où il y avait du béton et du ciment, aux abords de l'autoroute du sud”. Selon Seguev, le Mossad a ainsi indirectement permis aux services secrets marocains de repérer l'opposant socialiste, puis de le piéger. Il déclare que “Ben Barka, qui voyageait beaucoup à travers le monde, se servait d'un kiosque à journaux à Genève comme d'une boîte postale où il venait récupérer son courrier, et le Mossad a donné cette information à Dlimi”.

 

D’autres révélations sont rapportées par ce livre, selon lesquelles Ben Barka aurait rencontré en 1960 un haut responsable du Mossad pour lui demander — en vain — une aide financière et en armes afin de renverser le régime chérifien, et que David Ben Gourion, le fondateur d'Israël, en a averti le souverain marocain.

 


Source : http://www.forum-algerie.com/actualite-algerienne/6247-lechec-du-mossad.html:

 

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Connection Maroc Mossad Israël

La Connection Maroc Israël

Connection Maroc Mossad Israël

Barak Obama a écrit récemment au roi du Maroc pour lui demander de bien vouloir " diriger les efforts pour réduire le fossé entre Israël et le Monde Arabe". En ce qui concerne la relation Maroc Israël, elle est depuis longtemps celle d'une totale collaboration, la première en son genre entre un pays arabe et Israël longtemps même avant que la Jordanie et l'Egypte aient signé un traité de paix avec l'entité sioniste. Eclairage sur cette connection Maroc Mossad Israël

 

 

Explorer les liens secrets entre Jerusalem et Rabat

Peu de temps après l'indépendance, Israël a commencé à suivre une "doctrine périphérique" dans ses affaires étrangères : chercher à nouer des liens avec des pays arabes en marge du conflit qui perdure au Moyen Orient. Aucun exemple n'a mieux illustré la sagesse de cette doctrine que les liens développés avec le royaume du Maroc.

De nombreux facteurs expliquent cette relation spéciale. Dans les années qui ont suivi leur indépendance, Israël et le Maroc ont tous deux eu besoin de l'assistance occidentale pour relever les défis en interne et les menaces étrangères, spécialement le communisme et le pan arabisme.

" quand le Maroc est devenu indépendant, ses frontières étaient largement ouvertes à des éléments hostiles spécialement des espions égyptiens, qui cherchaient à construire une infrastructure secrète, dans un effort pour faciliter la pénétration soviétique en Afrique du Nord" explique Shmuel Segev,un ancien officier du renseignement militaire et auteur de "The Moroccan Connection : The Secrets Relations between Israël and Morroco". A cette époque, Gamal Abdel Nasser était un proche allié de Moscou. En échange d'armes tchèques et d'instructeurs soviétiques, Nasser a ouvert les portes de l'Afrique à l'Union Soviétique et à la Chine. Finalement cette réalité a été utilisée par Israël pour convaincre le Maroc de coopérer dans le domaine du renseignement."]i

Pendant les décennies qui ont suivi, Tel Aviv et Rabat ont développé une relation secrète forte dans trois domaines : émigration, renseignement et diplomatie. Cette voie clandestine a porté ses fruits et a conduit finalement à l'un des succès les plus rayonnants de la diplomatie israélienne : la visite à Jérusalem du président égyptien Anwar Sadat en 1977.

La communauté juive marocaine a eu une histoire longue et spéciale pendant plus de 2500 ans. Comptant en 1948 près de 300 000 membres, c'était la communauté juive la plus grande du monde arabe. Répartie dans tout le pays, elle se concentrait néanmoins surtout à Rabat et à Casablanca. La monarchie avait établi une relation unique avec sa minorité dhimmi, indispensable et "protégée". Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le roi Muhammad V a refusé d'appliquer les lois antisémites du protectorat imposées par le régime de Vichy en France, s'assurant ainsi la fidélité de la communauté juive. Cependant, l'indépendance israélienne et la propagande de la Ligue Arabe influencée par le président égyptien Nasser a rapidement crée une atmosphère d'oppression et de menaces constantes.

En 1954, le chef du Mossad, Isser Harel, a décidé d'établir une base clandestine au Maroc. Un agent clandestin appelé Shlomo Havilio a été envoyé pour surveiller les conditions de vie des Juifs dans le pays. Son rapport sonnait l'alerte : les Juifs craignaient le départ des forces coloniales françaises et l'hostilité croissante du pan arabisme; les communautés juives ne pouvaient pas être défendues et leur situation allait probablement empirer une fois le Maroc indépendant. Havilio avait une solution : une émigration en masse en Israël. Harel était d'accord.

Moins d'un an après ce rapport, le Mossad a envoyé ses premiers agents et émissaires au Maroc pour évaluer la situation et pour organiser une Alya non stop ( Alya = émigration ndlt). Environ 90 000 Juifs ont émigré entre 1948 et 1955, et 60 000 de plus sont partis dans les mois qui ont précédé l'indépendance. Alors, le 27 Septembre 1956, les autorités marocaines ont stoppé toute émigration, la déclarant illégale. a partir de ce moment là jusqu'en 1960, seulement une petite poignée d'un millier ont quitté le Maroc clandestinement chaque année. Quand Isser Harel a visité le Maroc en 1959 et 1960, il était convaincu que les Juifs étaient prêts à partir en masse pour retourner à Sion.

Peu de temps après, Harel a remplacé Havilio par Alex Gatmon comme chef du Mossad au Maroc. Une milice clandestine a été créée, la "Misgeret" ( " réseau") dont le commandement central était à Casablanca et des agents ont été recrutés dans tout le royaume. Son but était de défendre les communautés juives et d'organiser les départs clandestins. Le 11 janvier 1961, un drame a eu lieu : un petit bateau, le Piscés ( Egoz) a coulé lors d'une tempête avec 55 émigrants juifs marocains à bord, la moitié des enfants.Tous ont péri. Il a fallu trouver une nouvelle stratégie pour que les enfants soient sortis clandestinement sans leurs parents, qui ensuite partiraient eux aussi clandestinement. Naftali Bargiora a proposé une idée audacieuse à l'Agence Juive. L'"Opération Mural" était née.

Le Mossad, avec l'Agence Juive et une organisation humanitaire s'occupant d'enfants a envoyé au Maroc David Littman, un volontaire britannique. Après 4 mois de négociations, il a réussi au delà de toute attente. Littman ( nom de code "Mural") avec des contacts du Mossad, a organisé le départ de 530 enfants juifs, qui, sous couvert d'aller dans des camps de vacances en Suisse, ont quitté légalement le Maroc, et de là ont rejoint Israël. L' Opération Mural est survenue à un moment décisif. Le système des "passeports collectifs" obtenu par Littman sera ensuite utilisé pour une plus importante émigration ayant réussi cette fois avec l'autorisation du roi.

Pendant l'été 1961, le chef du Mossad au Maroc, Alex Gatmon - un ancien chasseur de nazis - a rencontré secrètement le ministre du travail marocain, Abdelkader Benjelloun. Les conditions posées par le roi pour une émigration légale c'était qu'aucune organisation sioniste ne soit impliquée et le paiement d'une indemnité pour chaque départ. Le 27 novembre 1961, après qu'Israël eut payé 500 000 $ via le Mossad, le chef de la sécurité nationale, Muhammad Oufkir, a signé le premier "passeport collectif" autorisant des Juifs à quitter le pays légalement.

C'état le début de "l' Opération Yaknin". Les chiffres varient, mais pour chaque tête il a été payé entre 50 et 100$. Le coût total des indemnités payées aux autorités marocaines se chiffre entre 5 et 20 millions de $ ( soit l'équivalent actuel de 100 à 400 millions de $). Finalement, entre 1962-1964, grâce à ses contacts secrets, le Mossad a pu amener 100 000 Juifs en Israël.

A côté du Misgeret, Harel avait crée un deuxième réseau pour développer des relations avec des responsables marocains et établir des liens secrets au plus haut niveau. Selon Segev " un Juif marocain, qui état un ami proche du ministre de la sécurité nationale, Muhammad Oufkir, a organisé une rencontre entre Oufkir et le Mossad dans un lieu secret à Paris. Rien n'est sorti de cette rencontre - Oufkir, n'était pas encore prêt à une coopération des services secrets marocains avec ceux d'Israël."

Mais tranquillement, les relations ont commencé à s'améliorer fin 1959-1960, spécialement après la mort du roi Mohammad V en Février 1961, et le couronnement d'Hassan II. Le Mossad a offert d'entraîner les gardes du corps de sa majesté. Il a aussi formé les services secrets du royaume, mal organisés à 'époque - leur apprenant à empêcher les agents algériens et égyptiens de pénétrer dans les ambassades marocaines au Caire et à Alger.

En 1965, le Mossad dont le directeur de l'époque était Meir Alit, s'est vu obligé de répondre à un appel du roi pour retrouver la trace d'un dissident, Medhi Ben Barka, une affaire qui hantera le Maroc pendant des décennies. Contrairement aux rumeurs persistantes qui circulent, le rôle du Mossad s'est limité à fournir au Maroc l'adresse de la poste restante où Ben Barka venait chercher son courrier à chaque fois qu'il séjournait à Genève. Cependant, Israël n'a pas été impliqué dans ce qui s'est passé après que Ben Barka eut quitté Genève pour Paris et ait connu un sort tragique. Selon Jean Baklouti, qui dirigeait à l'époque l'agence du contre espionnage français la DST " Ben Barka est tombé plus tard dans un piège et a été tué par des agents marocains aidés par la 7ème section des services d'espionnage intérieurs (les RG)".

Les services de renseignements israéliens sont restés proches du roi pendant des années. A la fin des années 70, l'ancien contact d'Israël, Oufkir, a essayé de monter une conspiration contre le roi. Il a ouvertement partagé son projet avec Israël qui a tout de suite prévenu le roi Hassan II. Le coup a échoué, et le roi n'a jamais oublié cette aide cruciale de Tel Aviv. Des années durant, cette voie secrète s'est améliorée, et Israël est resté actif dans la fourniture d'armes et de renseignements au Maroc, spécialement en relation avec le conflit du Sahara.

Concernant les problèmes du Moyen Orient, l'intérêt du Roi Hassan II pour la paix n'était pas nouveau. Dans la fin des années 50, avant son couronnement, il avait choqué les gens lors d'une visite au Liban en affirmant que la seule solution pour le conflit qui perdurait s'était de faire la paix et d'inclure Israël dans la Ligue Arabe. Le roi était fasciné par l'idée d'une "réconciliation de la fraternité sémite" bien qu'il ne l'ait jamais exprimé durant les premières années de son régime, alignant son pays sur l'alliance anti Israël.

Cependant, au milieu des années 70 et ensuite, Hassan II a commencé à parler de plus en plus de "dialogue" et a mis en garde ses homologues arabes sur les dangers d'un "conflit prolongé" pour leurs propres sociétés. Le royaume a par conséquent organisé des conférences de haut niveau en lien avec le Moyen Orient, et maintenu ouvertes les voies secrètes avec Israël. Quand Tel Aviv a commencé à envisager la paix avec l'Egypte, le Maroc a offert son aide comme facilitateur.

En octobre 1976, Ytzhak Rabin s'est rendu en visite au Maroc dans ce but, mais le président égyptien, Anwar Sadat l'a trouvé "trop faible" et n'a pas donné suite à ses gestes d' ouverture. Tout à changer avec l'élection de Menahem Begin en 1977. Sadat a fait part de son intérêt. De plus, pour construire une véritable relation avec l'Egypte, le Mossad a fait passé via les services secrets marocains des renseignements aux égyptiens, prévenant Sadat d'un complot libyen le ciblant. Cela a profondément impressionné le dirigeant égyptien.

Peu de temps après, le chef du Mossad, Yitzha Hofi, s'est rendu à Rabat, a rencontré le roi et a commencé des négociations avec l'aide de Sadat, Hassan Tuhami. En septembre 1977, une nouvelle réunion s'est tenue entre le ministre des affaires étrangères Moshe Dayan et l'aide de Sadat à Rabat, prouvant une nouvelle fois que la diplomatie et les services secrets pouvaient travailler ensemble. Segev explique que "c'est important d'expliquer le rôle du Mossad dans cet épisode", " car sans Hofi, la rencontre Dayan Tuhami n'aurait pas eu lieu". Le 17 novembre 1977, Sadat s'est rendu à Jérusalem, une visite historique qui changera le Moyen Orient pour toujours. Plus de 20 ans après les premiers contacts israéliens avec le Maroc, la connection entre l'état juif et le royaume a révélé son énorme potentiel.

Et aujourd'hui ?

Dans le domaine des services secrets, mais aussi de la culture et de l'économe ( le commerce entre les deux pays s'élève à 100 millions de $ par an), le Maroc et Israël ont des intérêts communs. La lutte contre le "terrorisme" est également un défi qu'ils doivent affronter quotidiennement " Le Mahgreb a beaucoup à gagner à ne pas prendre partie aveuglément pour les régimes voyous du Grand Moyen Orient" a dit Michael Ross, un ancien agent du Mossad né au Canada, et auteur de "The Volonteer". "Le Maroc devrait résister aux tentatives d'al Qaeda pour s'enraciner fermement en Afrique du Nord".

Ce passé partagé permet au Maroc et à Israël de rester proches. En Mars 2009, un journal de Casablanca, Le Soir Echos, a demandé une interview et publié l'histoire de l' Opération Mural et de l'Alya secrète des enfants juifs. C'était la première fois que les Marocains apprenaient l'existence de David Littman, et de cet épisode particulier dans les relations Israël Maroc.

Cet été, Littman, qui sera décoré lors d'une cérémonie par le Centre israélien des services secrets et de la commémoration, a utilisé cette interview pour s'adresser aux Marocains et leur demander d'agir et dit : " une solution au conflit arabo israélien n'est possible qu'avec l'aide d'un état qui a la confiance des deux côtés". "Le Maroc se trouve dans cette position unique. Le roi Muhammad VI devrait venir à Jérusalem, s'adresser à la Knesset et réaliser le rêve de son père le roi Hassan II"

Dans les colonnes du quotidien de Casablanca, Littman a aussi exprimé son espoir que cette relation durable entre le Maroc et Israël puisse servir d'exemple pour d'autres pays, et soit un encouragement à des négociations de même que pour rappeler à tous que malgré les difficultés, on peut parvenir à une réconciliation (sur le dos des Palestiniens ?! ndlt).


Xavier Cornut 22/06/09 www.jpost.com. Il travaille sur les relations Maroc Israel, il a été mentionné récemment dans Le Soir Echos de Casablanca et l'Israel Magazine de Jerusalem.

Article en anglais " The Moroccan Connection"

01/08/2010

Nous avons reçu un mail de Mr Cornut nous demandant de bien vouloir soit " supprimer l'article, soit de supprimer mon nom ajouté en fin d'article " ceci parce que selon lui " votre titre ne correspond pas à la teneur de l'article et me paraît pour le moins arbitraire."

Nous n'en ferons rien nous laissons aux lecteurs la possibilité de se rendre compte par eux -mêmes en lisant la version en anglais et un article du même auteur publié le 11/08/2009 en complément d'information et intitulé :

L'épopée marocaine"

Vu de Tel Aviv, quelle aide réelle le roi du Maroc peut-il apporter dans le processus de paix ?
Le Jpost a publié un article le 8 juillet de Jessica Levin et Alex Sorin sur ce sujet quelques jours après que le président Obama ait envoyé une lettre au roi Mohammad VI du Maroc pour le presser en tant que dirigeant d'un pays nord africain modéré de " diriger les efforts pour réduire le fossé entre Israël et le monde Arabe".

En Israël les experts ont un avis partagé sur la question. Selon l'un d'entre eux, Alon Ben Meir, actuellement en visite au World Policy Institute de New York, le gouvernement Netanyahou serait ravi de voir le roi du Maroc prendre une initiative allant dans ce sens. En fait Netanyahou cherche, sans rien concéder aux Palestiniens, a obtenir des gestes de normalisation des pays arabes, et compte sur le roi du Maroc pour cela. Il faut savoir qu'actuellement, les Juifs qui vivent au Maroc, environ 5000, on le droit de servir dans l'armée israélienne et exercent une grande influence, selon Yoram Bilu, un professeur d'anthropologie à l'Université hébraique. Selon ses propres termes : " il y a des familles riches et puissantes et elles sont représentées dans des postes de pouvoir et sont trés proches du roi."

Mais un autre expert, Daniel Zisenwine, du Moshe Dayan Center for Middle Eastern et North African Studies de l'université de Tel Aviv, semble d'un avis différent. Pour lui, " Le gouvernement marocain se concentre actuellement sur les problèmes internes et depuis l'arrivée de Muhammad VI au pouvoir en 1999, on a pu noter un retrait de l'implication active du Maroc dans la diplomatie régionale, alors que celle ci était visible sous le règne de son père... La lettre d'Obama fait partie de l'effort américain pour raviver cette implication. Je ne vois pas beaucoup d'enthousiasme de la part du Maroc."

Pour lui le Maroc, qui a des liens forts avec les US et les pays européens n'a rien à gagner des contacts avec Israël sur la scène internationale, et le roi Muhammad VI lui même est plus prudent que son père ne l'était dans ce domaine.

"La nouvelle génération au Maroc est moins liées à la communauté juive, des sentiments chaleureux ont effectivement existé mais il semble en voie de disparition"

Il rappelle également que les Marocains ont organisé des manifestations de solidarité avec le peuple palestinien lors de l'Opération Plomb Durci contre Gaza au cours de laquelle l'armée israélienne a massacré plus de 1400 Palestiniens.
http://www.planetenonviolence.org/Connection-Maroc-Mossad-Israel_a1958.html

 

 

.
"La démocratie est un danger pour Israël"
 
Le vice-Premier ministre israélien Shalom (né à Tunis) a exprimé son appréhension : « Ce qui s’est passé en Tunisie pourrait mener à une forte recrudescence au pouvoir de manière démocratique dans d’autres pays arabes, ce qui constituerait une menace à la sécurité d’Israël. Il se pourrait que des régimes élus démocratiquement et qui détestent Israël, aient un impact important sur la menace de la sécurité d’Israël. »
 
http://www.michelcollon.info/Breves-Tunisie-les-40-voleurs.html
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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 17:09

 

Colonisation

http://algerie.wordpress.com/2007/02/24/les-effets-positifs-de-la-colonisation-francaise-en-algerie/

.

 

Suite à mon article ici,
dont le lien, d'ailleurs, vient de m'être fourni (1),
voici un complément d'information,
donné par un Lecteur algérien:
.

Vous savez EVA, le même principe a été appliqué à toutes les colonies, y compris l'Algerie. L'idée 1ère de la France coloniale en occupant l'Algerie, c'était de faire table rase de tous ses habitants.

 
Voire WIKIPEDIA : Histoire de l'Algerie, La Conquête

La conquête de l’Algérie fut longue et particulièrement violente puisqu’elle s’est traduite par la disparition de près du tiers de la population algérienne en utilisant des méthodes comme les enfumades, les massacres de prisonniers et de civils, les razzias, les destructions de cultures et de villages[97].
L’armée française l’a conquise village après village, mais il faut préciser que la colonisation de l’Algérie est une colonie de peuplement.
 
(D'ailleurs lors de cette fameuse conquête, un maréchal de France a dit :
" Un bon Arabe, est un Arabe mort")
C'est bizarre, mais la même sentence a été dite aux amérindiens.)

La chose n'ayant pas été des plus aisée, alors la "politique employée" a été celle de   Macaulay sur la politique éducative dans les territoires britanniques.
Je reprends une déclaration faite par Thomas Babington Macaulay (1800-1859), l'un des architectes de l'établissement de l'Empire britannique en Inde, qui énonça un programme d'éducation destiné à déraciner toute culture indienne. Je me suis permis de transposer cette formule pour nous Algeriens:

Nous devons à présent faire de notre mieux pour former une classe de gens qui soient Algeriens par le sang et la couleur, mais Français par leurs goûts, leurs opinions, leur morale et leur intellect.

C'est cette éducation qui sévit en Algerie encore aujourd'hui malheureusement.
Le resultat, on est entrain de payer l'addition. Une addition fort salée d'ailleurs !
PS
Un parti d'opposition "salarié", a programmé une Manif pour le samedi 22 / 01 / 11 à Alger. Cela malgré le refus d'autorisation des autorités.
Déjà le "Téléphone arabe" fonctionne à plein régime, comme quoi ça va barder.
Donc en attend pour voir.
.

La source de l'article Destruction Système Éducation, est ci dessous.
.
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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 16:55

La Route vers le Nouveau Désordre Mondial
50 ans d’ambitions secrètes des États-Unis

Fiche technique

  • › Auteur : Peter Dale SCOTT
  • › Éditeur : Demi-Lune
  • › Collection : Résistances
  • › 512 pages
  • › Titre original : The Road to 9/11
  • › Traducteur(s) : Maxime CHAIX et Anthony SPAGGIARI
  • › ISBN : 978-2-917112-16-8
  • › Prix : 22,00 €

 

  • Résumé

Dans ses précédents essais, Peter Dale SCOTT a témoigné de l’implication de la CIA dans de graves exactions dont différents coups d’État, ou dans la mise en place d’une véritable géopolitique de la drogue et des guerres qu’elle permet de financer.

 

Il sonde ici la manière dont les décisions, irrationnelles (voire paranoïaques) et à courte vue, prises par les Présidents américains depuis Nixon ont contribué à engendrer une plus grande insécurité mondiale, notamment en renforçant les réseaux terroristes responsables des attentats de 2001.

 

L’auteur montre comment l’expansion de l’Empire américain depuis la seconde guerre mondiale a conduit à ce processus de décisions iniques et dangereuses dans le plus grand des secrets, souvent à l’insu des responsables démocratiquement élus.

 

À partir d’exemples précis, (la « Surprise » et la « Contre-surprise » d’octobre, l’Irangate, la guerre froide en Afghanistan, la géopolitique du pétrole et de l’accès à l’Énergie, …) il illustre comment ces décisions « para-politiques » furent l’apanage de petites factions très influentes au sein d’un « supramonde » qui agit sur l’État public à travers des institutions secrètes (comme la CIA), au détriment de l’État démocratique et de la société civile.

 

L’analyse de l’implémentation de ces programmes établit que les principaux services de renseignement des États-Unis ont collaboré pendant longtemps avec des groupes terroristes, qu’ils ont à la fois aidé à créer et soutenus, dont la fameuse organisation « nébuleuse » al-Qaïda.

 

Dans un autre registre, parallèle et tout aussi fascinant, Peter Dale SCOTT explique clairement le danger que fait peser sur la démocratie l’instauration, sous l’administration Reagan, du programme ultra-secret de « continuité du gouvernement », qui existe toujours…

 

D’aucuns crieront sans doute à la « théorie du complot », mais la qualité de l’argumentation, étayée par une documentation encyclopédique fait de ce travail une magistrale et passionnante leçon d’histoire contemporaine, qui nous plonge dans les méandres des rivalités de ceux qui détiennent le vrai pouvoir, pour comprendre le monde tel qu’il est, et non tel qu’il paraît être.

A propos de l'auteur

Docteur en sciences politiques et ancien diplomate canadien, Peter Dale SCOTT est né en 1929 à Montréal. Il est l'auteur de nombreux ouvrages – jamais traduits en français malgré leur excellence - analysant la politique étrangère américaine, les narcotrafics et les opérations secrètes. Ces recherches et écrits mettent en lumière le concept de ce qu'il définit comme le « supramonde » (l’État profond dissimulé au sein de l'État Public).


Porte-parole du mouvement anti-guerre contre le conflit US au Vietnam, et plus récemment contre les guerres en Irak et en Afghanistan, il cofonda le programme d'études « Paix et Conflit » de la prestigieuse Université de Berkeley, où il enseigna la littérature anglaise durant près de 30 ans. La version originale de cet ouvrage a d’ailleurs été publiée par University of California Press, le groupe de presse de ce haut lieu de la contestation et de la mobilisation américaine lui conférant une légitimité morale et intellectuelle incontestable.


Primé pour ses recherches en géopolitique, Peter Dale SCOTT est également un auteur reconnu pour son œuvre littéraire dans le domaine de la poésie, (Lannan Poetry Award, 2002).


Membre fondateur de la Coalition on Political Assassinations, un consortium de recherches sur les assassinats de personnalités politiques, il écrit également des articles sur l’Internet et pour la presse, et contribue au site Internet de la gauche radicale Mondialisation.ca


Son site Internet (en anglais) : www.peterdalescott.net

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 16:52
 

François ASSELINEAU "C'est la Première fois dans l'Histoire que l'on Institue une Dictature par l'Ignorance..." (Divergence FM)

François ASSELINEAU sur Divergence FM

 

logo divergence fm.jpg

 

Lundi 17 janvier (12H30 à 14h00) - Divergence FM Montpellier :

Débat radio entre François ASSELINEAU, Jean-Claude GAYSSOT et Julien DEVEZE.

Un débat passionnant entre l’ancien ministre communiste (gauche),

le secrétaire national du Nouveau Centre (droite, majorité présidentielle)

et le président de l’Union Populaire Républicaine (UPR) (au-dessus- du clivage droite-gauche).

Divergence FM, la radio associative 100% libre de Montpellier

 

*** Retrouvez l'enregistrement intégral de ce débat sur: UPR-TV USTREAM => ICI

 

Le site de l'UPR
La page facebook de l'UPR
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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 16:45

http://lemondeestmagique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/10/01/les-petits-cons-et-les-vieux-schnocks.html

Nicolas Sarkozy, François Fillon, et l'ensemble de la droite ont imposé au
pays une contre-réforme des retraites, se félicitant même d’avoir sauvé
«notre système de retraite par répartition». Maintenant de la même façon
ils vont vouloir détruire, pardon, sauver la sécurité sociale. Cette nouvelle
réforme, imposée par les mêmes, sera donc destinée à servir les intérêts
financiers des compagnies d’assurances privées et de leurs actionnaires. La
majorité UMP n’offre comme solution que le recours individuel à
l’assurance privée. La cible est donc la sécurité sociale, mais la
première attaque se fera sur le front de la dépendance.


L'allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) actuelle serait remplacée
par l’obligation faite aux personnes de plus de 50 ans de souscrire un contrat
d’assurance dépendance auprès d’une compagnie privée! Cette fois, il
n’y a plus aucune pudeur à dévoiler que le «marché de la dépendance» est
ouvert exclusivement aux intérêts financiers des compagnies d’assurances.
Sous prétexte de gagner en compétitivité, il n'est pas question de taxer les
hauts revenus de la finance, ou les actionnaires du CAC40. Pourtant ce sont
biens les cadeaux fiscaux a ses privilégiés qui creusent le déficit de
l'état! La dépendance sera donc prise en charge par les personnes elles même
et leur famille. Chaque nouvelle réforme est un prétexte pour casser la
solidarité, imposé des solutions individualistes pour aller au final un
désengagement total de l'état; Il faut livrer tout les secteurs au marché:
Nicolas Sarkozy à été élu pour cela!


Comme pour tout les autres dossiers sociaux, la ritournelle du gouvernement
est toujours la même: «il est impossible de prendre en charge la dépendance
dans les années futures». Alors que le seul problème est celui de la
répartition des richesses! Personne n'échappe à la vindicte des riches,
après avoir stigmatisé les immigrés, les Roms, les jeunes, les
fonctionnaires, voici le tour des «vieux»! Votre tour viendra aussi !


Les propos d'Alain Minc se demandant s'il est nécessaire que la
collectivité s'offre le luxe de soigner les plus vieux alors que ça coûte
cher sont propres au «sarkozysme» et à ses représentants. Les débats, même
les plus odieux, pour favoriser l'enrichissement à outrance de certains sont
lancé sur la place publique: «La collectivité nationale doit-elle payer les
soins à de vieilles personnes qui ne travaillent plus, ne produisent plus, et
dont l'espérance de vie est réduite?».


On devine qu’avec toutes ces mesures : casse du code du travail, casse des
retraites, de la médecine du travail, de l’hôpital public et de la
sécurité sociale, nous vivrons de moins en moins vieux, donc il faut nous
faire payer un max avant de mourir. Le futur ne sera plus peuplé que de vieux
riches, ils auront trouvé là un moyen de faire disparaitre les pauvres d’un
secteur qui leur sera dorénavant exclusivement réservé !


publié dans la catégorie "société" sur : http://2ccr.unblog.fr/


Conscience Citoyenne Responsable
LES VIEUX COUTENT TROP CHER !


Mardi 11 Janvier 2011
http://www.alterinfo.net/LES-VIEUX-COUTENT-TROP-CHER-_a53643.html
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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 16:38

 

« La guerre contre le cancer » est un film documentaire de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade dont le sujet est l'échec de la guerre contre le cancer , en France et dans le monde. En 1971, Nixon déclarait en lançant son plan  de lutte contre le cancer : "Dans 20 ans nous aurons vaincu le cancer". Aujourd'hui l'échec est patent: en France, un homme sur 2 et une femme sur 3 seront atteints d'un cancer ; le cancer de l'enfant progresse de 1% par an en Europe depuis 30 ans.

http://www.mdrgf.org/news/news200108_guerre_cancer.html

 

Revue de web

Loppsi : "La Tunisie ouvre son web, la France ferme le sien" Ecrans 19/01/2011

L'UMP dépose une loi pour supprimer le statut de fonctionnaire à 80% des personnels !

MediaPart 19/01/2011
Elections à l'UMP : comment faire voter des sans-papiers Rue89 19/01/2011
Le cycle idiot du cancer Novethic 19/01/2011
Un scandale financier menace des milliers de familles aidées Rue89 19/01/2011
L'AMF inflige une sanction record à Wendel Le Point 19/01/2011
OGM : le lanceur d'alerte Gilles-Eric Séralini gagne son procès
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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 16:05
Illustration sur un blog à visiter : http://
 

La Russie reconnait à son tour l’Etat palestinien dans ses frontières de 1967

Publié le 19-01-2011


En visite à Jéricho (Cisjordanie) mardi, Medvedev a annoncé officiellement la reconnaissance par la Russie de l’Etat palestinien dans ses frontières d’avant le 4 juin 1967, avec Jérusalem Est comme capitale.

En Israël, les supputations vont bon train : qui sera le prochain pays sur la liste ? Pour le patron du Shin Bet (Services secrets israéliens), il ne fait pas de doute que la reconnaissance internationale d’un Etat palestinien va s’étendre. A l’occasion d’une réunion de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense au parlement israélien, Yuval Diskina a affirmé que d’autres pays, y compris des pays européens, pourraient aussi reconnaître bientôt un Etat palestinien. "L’assemblée Générale des Nations Unies pourrait déclarer un Etat palestinien sur les frontières de 1967 dès le mois de septembre", a prévenu Diskin, selon la Radio de l’Armée.

Après les pays d’Amérique du Sud (le Chili, l’Equator, la Bolivie, le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay), la Guyane et la Russie, les paris se portent désormais sur l’Espagne.

De source américaine, on s’attend à ce que la question soit posée au conseil de sécurité des nations-unies et qu’un vote intervienne à l’assemblée générale de l’ONU en septembre prochain.

 

http://www.haaretz.com/news/international/who-will-be-the-next-to-recognize-an-independent-palestinian-state-1.337834

CAPJPO-EuroPalestine  _  http://www.europalestine.org/

 

 

 

 

Comme un arbre ne peut cacher une forêt, les fraises ne peuvent masquer le siège de Gaza !


Alors que le blocus inhumain de la bande de Gaza se poursuit, l’entreprise AGREXCO, dont l’Etat israélien est actionnaire majoritaire, a organisé ce 18 février, à Sète, avec le soutien du CRIF du Languedoc-Roussillon, une opération de propagande des plus nauséabondes : prétextant de la commercialisation de quelques tonnes de fraises en provenance de Gaza elle se présente comme un acteur du développement économique de cette région. C’est une véritable imposture !

L’Etat israélien impose aux producteurs gazaouis de recourir aux services de cette seule entreprise pour pouvoir exporter une petite partie de leurs productions : ils n’ont pas d’autre choix ! [1] La quantité autorisée à l’exportation est fixée au coup par coup en fonction de considérations propres à l’occupant, sans aucun rapport avec les intérêts des agriculteurs palestiniens.

Rappelons ici
-  que le siège militaire de Gaza organisé par l’Etat israélien, a provoqué l’arrêt de la quasi totalité des entreprises de production de la région. La population au chômage vit dans un dénuement extrême. Le manque de pouvoir d’achat a désorganisé un marché agricole aujourd’hui sans débouchés ou presque.
-  les destructions gigantesques de l’opération « plomb durci » de 2009… même le quota de ciment nécessaire à la reconstruction des bâtiments publics, des habitations, à la réparation des systèmes d’adduction en eau potable et des stations d’épuration est réduit à presque rien, voire interdit !

Si l’entreprise AGREXCO souhaite le développement économique de la bande de Gaza, alors qu’elle se prononce clairement pour la levée du siège… Mais gageons que son actionnaire principal, l’Etat israélien ne le fera pas !… et le CRIF Languedoc-Roussillon pas plus !

-  et que l’entreprise AGREXCO s’est spécialisée dans le commerce des produits agricoles des colonies israéliennes implantées en Cisjordanie occupée, toutes illégales au regard du Droit International.

Elle commercialise illégalement des produits cultivés sur des terres confisquées aux paysans palestiniens, tout en laissant croire à leur provenance d’Israël… L’agriculture palestinienne a été en grande partie détruite, désorganisée par cette colonisation soutenue par l’entreprise AGREXCO… une colonisation brutale avec son lot d’arrachage d’oliviers, avec ses murs, ses check points limitant drastiquement les échanges, ses destructions des infrastructures d’irrigation et le vol systématique des ressources en eau.

AGREXCO est une entreprise colonialiste de la pire espèce.

Le Bureau national de l’AFPS réitère son appel à boycotter les produits des colonies israéliennes.

Il réaffirme son engagement dans la lutte contre l’implantation de cette entreprise dans le port de Sète.

Il appelle à l’intensification de la mobilisation dans la campagne « un bateau français pour Gaza ». Cette Flottille de la Liberté sera une contribution importante dans la lutte pour la levée du siège de Gaza. Il rappelle qu’Israël est un Etat comme les autres dont les violations du droit international doivent être sanctionnées. Il est temps de mettre un terme à la politique du « deux poids, deux mesures ». Il est temps de mettre un terme à son impunité, à commencer par la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël tant que ce dernier ne respecte pas le droit.

« Aujourd’hui, les producteurs de fraises Gazaouis qui veulent exporter leur production pour vivre, n’ont d’autre choix, du fait du blocus imposé par Israël, que de passer par Agrexco, qui exporte les produits agricoles palestiniens sous la marque Coral.

L’Ambassade d’Israël, qui cherche désespérément à se débarrasser de l’image repoussante qui lui colle à la peau depuis l’attaque et le blocus contre la population de Gaza, a l’outrecuidance de présenter cette situation comme une preuve de la bonne volonté d’Israël. Elle parle sans honte de « ponts que nous construisons pour la paix » ! Alors qu’il fait subir un effroyable blocus à un million et demi de Gazaouis reclus dans cette bande de terre où quasiment rien ne rentre ni ne sort, Israël a le cynisme d’ouvrir, quand il le souhaite, la frontière de Gaza vers Israël. En l’occurrence, pour le profit d’Agrexco qui achète à bas prix le travail des paysans gazaouis. C’est une honte totale, un scandale. Ce n’est donc pas le boycott des productions agricoles palestiniennes de Gaza pour lequel nous appelons à nous mobiliser. C’est contre le blocus, que rien ne justifie et qui est condamné par toutes les instances internationales, qu’il faut lutter !.... »

 

Bureau national de l’Afps, 18 01 2011

 


[1] voir notre communiqué du 11 décembre 2010http://www.france-palestine.org/art...

 

 

 

 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 15:19

 

Logo_AC

http://spaceart.canalblog.com/archives/2010/03/15/17244086.html

 

 

Quelques liens pour s´indigner et résister :

 

PARCE QUE LES PESTICIDES TUENT, L´AGRICULTURE CHIMIQUE EST UN TERRORISME D´ÉTAT

http://www.dailymotion.com/video/xbzqmi_nos-enfants-nous-accuseront-part-4_news

 


LE CANCER DE LA TERRE

http://www.dailymotion.com/video/xbzas4_nos-enfants-nous-accuseront-part-2_news

 

NOS ENFANTS NOUS ACCUSENT DÉJÀ !

http://www.dailymotion.com/video/xbzuq7_nos-enfants-nous-accuseront-part-5_news

 


SOUVENONS-NOUS DE L´APPEL DE PARIS

http://www.biovert.com/journal/articles/appelparis.html

 

 

MAFIA PHYTOSANITAIRE : LA PRODUCTION AGRICOLE EST TENUE PAR UN VÉRITABLE CARTEL

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_phytosanitaire

 

 

NOUVELLE LEVÉE DE BOUCLIERS

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2663_pesticides_agriculture.php

  

Alors...


COMMENT CONTINUER À VIVRE SUR UNE TERRE QUE L'ON DÉTRUIT ?

http://www.amazon.fr/Dictature-verte-Tarrier-Michel/dp/2812701404

 

 

 

 

http://matthieulasvenes.wordpress.com/category/detente/

 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 14:56

 

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Europe : et si on enterrait notre fascination masochiste pour les Britanniques ?

19 janvier 2011 (Nouvelle Solidarité) — Sur son blog Coulisses de Bruxelles, le 14 janvier, le correspondant de Libération Jean Quatremer, un partisan quasi-hystérique de l’Union européenne (UE), lance un pavé dans la mare : Au secours ! Les Britanniques — reconnaît-il enfin — ont mis le grappin sur la vaste usine à gaz qu’est devenu l’UE.


Alors que Jacques Cheminade, parfois accusé de souffrir d’anglophobie maladive, avait déjà pointé du doigt il y a plusieurs années la razzia des Britanniques sur Bruxelles et avertissait vertement que le retour de la France au commandement intégré de l’OTAN signifiait la fin de notre souveraineté nationale, Jean Quatremer, dont la réflexion est visiblement nourrie par quelques hauts fonctionnaires français en poste auprès de l’UE, est obligé de reconnaître qu’« un an après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, c’est "jeu, set et match pour la Grande-Bretagne", pour reprendre l’expression de l’ancien premier ministre de sa gracieuse majesté, John Major. »


Cette conversion de Quatremer sur le chemin de Damas résulte d’abord des dernières décisions de la baronne Catherine Ashton qui vient de fixer l’organigramme du Service européen d’action extérieure (SEAE), le bras séculier de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC).

 

Pour Quatremer, le SEAE a été « colonisé par les Britanniques »les Français, mais aussi les Allemands, sont « réduits à la portion congrue… » Ainsi, il titre son article The European Foreign Office où il affiche : « la baronne Ashton a délocalisé le Foreign Office » !


Ensuite, l’auteur passe en revue toutes les manœuvres diaboliques que les Britanniques ont déployé pour « avoir la peau de l’embryon de défense européenne afin de ne pas faire d’ombre à l’OTAN, comme le veut Londres. Catherine Ashton, manifestement bien conseillée par son pays d’origine, a effectué un magnifique travail de sape du SEAE afin de lui limer les dents et les ongles et veiller à ce qu’il ne fasse pas d’ombre aux intérêts britanniques. »


Il cite en particulier la nomination, comme « conseiller spécial », du Britannique Robert Cooper, grand amateur d’un empire post-westphalien outrepassant le respect des souverainetés nationales dont nous avons déjà parlé ici.


Deuxièmement, alors que, formellement, quelques français figurent dans des positions influentes dans les cinq grandes directions régionales, « dans le détail, les Britanniques effectuent une véritable razzia. Ainsi, la Grande-Bretagne obtient pour l’un de ses diplomates Nicholas Wescott, la direction Afrique. Son adjoint, chargé de la corne de l’Afrique et de l’Afrique de l’est et du sud, est aussi Anglais tout comme son directeur chargé de la corne de l’Afrique : autrement dit, la zone traditionnelle d’influence de la Grande-Bretagne reste sous contrôle. Et le Maghreb échappe à la France qui obtient tout juste le poste de directeur chargé de l’Afrique centrale. Pour l’Asie, c’est un peu plus subtil : le directeur général est certes Roumain, mais son adjoint est britannique, tout comme le directeur chargé de l’Australie, du Japon, de la Corée et de la Nouvelle-Zélande ou celui chargé du Pakistan, de l’Afghanistan, du Bengladesh. (…) Au final, dans les postes de direction, le rapport de force entre les deux principales diplomaties européennes, la Britannique et la Française, le rapport de force est d’un à cinq très précisément… Pour les Allemands, c’est encore pire. »


Enfin, c’est au niveau militaire que les Britanniques, en étant dans l’Europe, réussissent à bloquer encore mieux toute la machine. Exemple, « le centre de renseignements de l’Union, le Sitcen, échappe, comme on pouvait le craindre, au Français Patrice Bergamini à qui les Britanniques n’ont jamais pardonné son engagement contre la guerre en Irak : sa direction échoit à un Finlandais, ce qui revient à le stériliser, les services diplomatiques français, britannique ou allemand n’ayant guère de lien de confiance avec la Finlande dont la diplomatie est tout entière tournée vers la Russie. Or, le SEAE ne pourra fonctionner efficacement que si les grandes puissances européennes acceptent de partager leurs renseignements… »


Quatremer continue son article en citant un diplomate qui soupire que « ces nominations montrent clairement qu’Ashton veut transformer la politique de défense européenne en gestion de catastrophe humanitaire. D’ailleurs, les Britanniques qui commandent l’opération Atalante, qui vise à lutter par des moyens militaires contre la piraterie dans la corne de l’Afrique, veulent qu’elle soit rattachée à l’OTAN… ».

 

Comme nous l’avons documenté sur ce site, faute d’avoir une vision et encore mieux une vraie politique économique et étrangère, la France finit toujours, en espérant quelques maigres avantages, par se comporter en junior partner de l’Empire qu’elle perçoit comme le plus fort du moment.


Quatremer soulève ce problème en se posant la question essentielle : « comment expliquer une telle razzia britannique et une telle Bérézina française ? Par la fascination de la diplomatie hexagonale, certains parlent de "fascination masochiste", pour la Grande-Bretagne. Nicolas Sarkozy, le chef de l’État français, confiait ainsi en 2009, qu’il fallait que le poste de ministre des Affaires étrangères de l’Union revienne à un Britannique afin de les convaincre de l’utilité de cette politique commune. Une nouvelle fois, on peut constater que ce n’est pas le cas, bien au contraire. Ce n’est pas la première fois que la France se laisse ainsi séduire par les sirènes britanniques, comme l’a montré l’accord de Saint-Malo de 1998 »


Pour Quatremer, d’habitude un euro-optimiste indéboulonnable, pas de doute, « les quatre prochaines années seront perdues pour la diplomatie européenne qui risque de n’être guère plus qu’une succursale de l’Alliance Atlantique ».


http://www.solidariteetprogres.org/article7351.html

 

Pour creuser :

 

 http://www.migrations.fr/la_guerre__de__sept__ans.htm

 

 

Lire aussi, d'eva R-sistons :

 

.

Au coeur du NWO Anglo-saxon,totalitaire,tuant les identités. La City. Peaux-Rouges

 

Destruction de l'Inde par la G.B. - Non au racisme et à la barbarie

 

.

Le Gl de Gaulle ne voulait pas de l'Angleterre dans l'Europe. Prophétiquement...

 

L'Angleterre, la City, sont à l'origine d'une grande partie

des malheurs de l'humanité

(finance, crises, guerres - mondiales notamment).

Eva R-sistons


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