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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 06:15

 

Dimanche 16 décembre 2012  GEAB 70 

La fragmentation du monde va s'accélérer l'année prochaine sur fond de récession mondiale selon LEAP/2020.

 

La fin du leadership des anciennes puissances va provoquer un chaos mondial en 2013, duquel commence déjà à émerger le monde d'après.

 

Ce sera une année sombre pour les Etats-Unis, perdant leur statut d'unique super-puissance et incapable d'influencer la construction d'une nouvelle gouvernance mondiale. Car, si tous les acteurs cherchent des solutions pour tirer leur épingle du jeu, seul les pays et régions qui se sont préparés à affronter ce choc peuvent espérer peser dans l'émergence du monde d'après.

 

Des alliances de toute nature ( MERCOSUR, ALBA, ALENA,OEA, NEPAD, CEDEAO, APT, BRICS, Union eurasienne, etc..) reflètent ces tentatives; mais celles-ci sont plus ou moins avancées, plus ou moins homogènes, et résisteront plus ou moins à la tempête qui s'annonce.

 

Avec l'Euroland, né de la crise et se renforçant à chaque tempête telle une usine marémotrice, l' Asie et l' Amérique du Sud sont les mieux armées pour sortir gagnants du "grand remaniement" mondial, tandis que les vieilles puissances, comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni, Israël, le Japon etc..., qui ratent tous les trains d'adaptation au monde multipolaire de l'après-crise, se retrouvent totalement démunies.

 

Car on assiste à une extraordinaire ouverture du jeu mondial, qui offre de nombreuses opportunités aux acteurs prêts à les saisir. On le voit au Moyen-Orient où les peuples tentent d'en profiter pou modifier la région selon leurs aspirations; on le voit aussi avec les BRICS bien sûr qui avancent leurs pions face aux puissances déclinantes; on le voit enfin en Europe à qui chaque nouvel assaut de la crise procure l'énergie pour s'adapter aux défis de demain.

 

Puisque la situation économique (récession) et géopolitique (tensions extrêmes au Moyen-Orient, mais aussi en Asie par exemple le lancement de la fusée nord-coréenne), etc...) rend l'année 2013 difficile et très dangereuse, et les dérapages probables, les régions relativement plus stables bénéficieront de cette situation qui les rendra plus attractives.

 

Tout est relatif bien sûr mais la violence du monde en 2013 fera apparaître l' Euroland comme un des rares havres de paix, de stabilité, de confort...et pour les investisseurs comme l'un des rares lieux dans le monde offrant une certaine visibilité sur l'avenir. ( en cela, l'Euroland dans le chaos mondial de 2013 présentera bien des ressemblances avec la Suisse pendant les guerres européennes du siècle dernier). Cette réalité constituera un puissant moteur de sortie de crise pour l' Europe en 2013.

 

Un rapprochement de l' Euroland avec les BRICS, autre formation porteuse d'avenir, pèserait ainsi favorablement dans l'indispensable réforme de la nouvelle gouvernance mondiale. La tenue du prochain G20 en septembre à Saint-Pétersbourg, hors influence occidentale pour la première fois, est l'occasion de traiter enfin ces sujets primordiaux de gouvernance mondiale et notamment du système monétaire international. Car en 2014, les régions les mieux adaptées seront déjà en route pour le monde d'après.

 

La guerre médiatique contre l'euro a eu ceci de bon qu'elle a forcé l' Euroland à mettre en oeuvre les réformes nécessaires pour surmonter la crise. Bien sûr on joue sans effaroucher les marchés. Des compromis trouvés au bout de longues discussions, suivis d'actions solides. Et petit à petit les structures sont en place pour renforcer l'Euroland. Le contraste avec l'immobilisme américain est saisissant..

 

Cela n'occulte pas pour autant les difficultés de la Grèce et de l' Espagne (personne ne dit qu'il était indolore de se remettre de l'éclatement d'une bulle immobilière historique et d'une crise systémique globale, mais la situation s'améliore, la nouvelle restructuration de la dette grecque est un succès, les déficits diminuent en Grèce et en Espagne, l'Italie a été mise sur les rails par Monti, les médias anglo-saxons eux-mêmes ne parlent plus d'une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro et, fait nouveau, les médias américains font même l'éloge des progrès européens..!

 

Que l'on ne se méprenne pas, 2013 sera difficile pour une Europe en récession, mais que ce soit grâce à l'union bancaire qui entrera en fonction début 2014, à l'intégration politique accrue ou au mécanisme européen de stabilité ( MES) l'indépendance de l'Euroland s'affirme. On le voit par exemple par les désaccords avec le FMI au sujet de la Grèce : d'ici 2015 le MES aura suffisamment de crédibilité et de compétence pour renvoyer le FMI s'occuper des pays en voie de développement (ou sauver les Etats-Unis ou l'Angleterre) et traiter seul les problèmes européens.

 

Ce découplage avec les institutions du "monde d'avant" et les Etats-Unis permet à l' Euroland d'aller de l'avant en engageant une dynamique constructive pour s'adapter au "monde d'après" grâce à des outils taillés sur mesure.

 

Signe visible du découplage et de l'indépendance de l' Euroland, malgré les vives critiques, les solutions adoptées face à la crise sont aux antipodes de celles pratiquées aux Etats-Unis. C'est en effet "l'austérité" qui prévaut en Europe et qui lui évite le dérapage budgétaire US.(l'austérité reste toutefois mesurée dans beaucoup de pays).

 

La résistance de l'Euroland passe aussi par la mutualisation des dettes publiques. Avec le lancement des "project bonds" destinés à financer des projets d'infrastructure dans l'Union Européenne, une mutualisation accrue est en cours et la voie ouverte aux euros-obligations. une chancelière allemande affaiblie après les élections de 2013, aura peu de latitude pour refuser des euro-obligations demandées par le SPD qui se retrouvera dans la coalition gouvernementale. Puisque seule la voix de l' Allemagne manquait à ce sujet.2014 sera donc l'année des euro-obligations. D'ailleurs Angela Merkel lâche déjà du lest au sujet de la dette grecque, cédant sur un sujet sensible pour les allemands malgré l'approche des élections.

 

Enfin, l'Euroland loin d'être un repoussoir comme aimeraient le faire croire les médias anglo-saxons, la zone euro est au contraire attractive malgré la crise ; la Pologne souhaite devenir membre, les éventuelles velléités séparatistes régionales n'envisagent pas l'avenir sans l'euro....signe de plus qu'elle fait partie du "monde d'après" et qu'elle est une zone de visibilité dans cette crise, elle permet en outre d'abriter les pays membres des tensions géopolitiques.

 

Ainsi, avec les progrès accomplis et malgré une récession en 2013, selon LEAP/2020, la fin de l'année prochaine marquera la sortie de crise de l'Euroland,. La tempête mondiale de 2013 chahutera mais ne déstabilisera pas un Euroland bien arrimé et de plus en plus solide. S'ils ne seront pas encore tous visibles, les mécanismes de sortie de crise se mettront en place dès 2013 pour traverser cette période en continuant à se renforcer, et permettront une claire reprise en 2014.

 

Pour que la sortie de crise soit durable, la nécessaire démocratisation doit être entreprise. C'est d'ailleurs ce que demande le parlement européen.Paradoxalement, celle-ci est aidée par la marginalisation des partis nationaux classiques : en France, l'UMP explose, au Royaume-Uni, Ukip fait de l'ombre aux Tories, en Allemagne, la CSU et la CDU sont elles aussi empêtrées dans "leurs " scandales...

 

Cette marginalisation s'explique par l'intégration accrue de l' Euroland : il est devenu désormais évident aux yeux de tous que le pouvoir se situe au niveau européen et non plus aux niveaux nationaux. C'est donc naturellement que les partis s'européanisent, et Barroso a demandé aux partis politiques de présenter aux élections européennes un même "candidat principal" dans l'ensemble des pays, une vraie révolution après 30 ans de complète surdité aux questions de démocratisation des institutions européennes ! Ces élections de 2014, année de la reprise, seront ainsi le catalyseur de l'émergence de l' Euroland.

 

Un mot à propos du programme Erasmus, aujourd'hui menacé de baisse budgétaire en conséquence des mesures d'austérité. Les politiques n'ont tout de même plus beaucoup de sens politique !  En pleine crise de l'Euro, gérée certes efficacement mais à l'encontre de tout principe démocratique, au prix de plans de rigueur parfois très pénibles pour les populations et dans un contexte de chômage endémique,en particulier celui des jeunes, le seul et unique repère positif européen, à savoir le programme Erasmus, va perdre non seulement des moyens financiers, mais encore son nom ...Si une réforme en profondeur de ce programme de mobilité  étudiante, vieux de 20 ans, s'impose pour l'adapter aux immenses enjeux de l'Europe du XXIème siècle, son nom doit bien évidemment être conservé ( on ne se sépare pas d'une équipe qui gagne) et son budget suffisamment augmenté pour garantir sa pérennité sur la nouvelle période budgétaire qui va tout de même de 2014 à 2020, et donc bien au-delà de la crise. Un peu de vision que diantre !!!

 

Les logiques politiques nationales sont bien sûr toujours à l'oeuvre également, et les avancées européennes se font aussi à l'aune du rapport de force entre les pays. L'arrivée de François Hollande en redonnant une voix à al France que Nicolas Sarkozy, totalement affidé à Merkel, lui avait fait perdre, a permis à d'autres voix de s"élever, a cassé la polarisation entre le moteur franco-allemand et les autres, bref a rouvert le débat en Europe, il était temps! Mais la puissance économique de l' Allemagne, en comparaison notamment de la morosité de l'économie française, confère à Angéla Merkel une influence certaine.

 

Toutefois, compte tenu des élections en 2013, donc dans une année difficile, il faudra alors que les autres chefs de gouvernement réussissent à convaincre une chancelière hésitante. A cet égard,le déblocage des discussions multilatérales en Europe est un signe très positif.

 

extrait de LEAP/2020

 

http://millesime.over-blog.com

 

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2013, les premiers pas dans un « monde d’après » en plein chaos
Lundi 17 décembre 2012
Par milena

GEAB N°70

La dislocation géopolitique actuelle, largement anticipée par LEAP/E2020 depuis février 2009 (GEAB n°32), se traduit par une fragmentation du monde qui va s’accélérer l’année prochaine sur fond de récession mondiale. La fin du leadership des anciennes puissances va provoquer en 2013 un chaos mondial, duquel commence déjà à émerger le monde d’après.Ce sera une année sombre pour les États-Unis, perdant leur statut d’unique superpuissance et incapables d’influencer la construction d’une nouvelle gouvernance mondiale. Car, si tous les acteurs cherchent désespérément des solutions pour tirer leur épingle du jeu, seuls les pays et régions qui se sont préparés à affronter ce choc peuvent espérer peser dans l’émergence du monde d’après. Des alliances de toute nature (CELAC, UNASUR, MERCOSUR, ALBA, CAN, ALADI, ALENA, OEA, UA, NEPAD, SADC, COMESA, CEDEAO, UEMOA, CEMAC, Ligue Arabe, UE, AELE, ASEAN, APT, EAC, BRICS, CASSH, Union Eurasienne, etc.) reflètent ainsi ces tentatives ; mais celles-ci sont plus ou moins avancées, plus ou moins homogènes, et résisteront plus ou moins à la tempête qui s’annonce.Avec l’Euroland, né de la crise et se renforçant à chaque tempête telle une usine marée motrice, l’Asie et l’Amérique du Sud sont les mieux armées pour sortir gagnants du grand « remaniement » mondial, tandis que les vieilles puissances, comme les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, le Japon, etc…, qui ratent tous les trains de l’adaptation au monde multipolaire de l’après-crise, se retrouvent totalement démunies. Car on assiste à une extraordinaire ouverture du jeu mondial, qui offre de nombreuses opportunités aux acteurs prêts à les saisir. On le voit au Moyen-Orient où les peuples tentent d’en profiter pour modifier la région selon leurs aspirations ; on le voit aussi avec les BRICS bien sûr qui avancent leurs pions face aux puissances déclinantes ; on le voit enfin en Europe à qui chaque nouvel assaut de la crise procure l’énergie pour s’adapter aux défis de demain.Puisque la situation économique (récession) et géopolitique (tensions extrêmes au Moyen-Orient, mais aussi en Asie (1), etc.) rend l’année 2013 difficile et très dangereuse, et les dérapages probables, les régions relativement plus stables bénéficieront de cette situation qui les rendra plus attractives. Tout est relatif bien sûr mais la violence du monde en 2013 fera apparaître l’Euroland comme un des rares havres de paix, de stabilité, de confort… et pour les investisseurs comme l’un des rares lieux dans le monde offrant une certaine visibilité sur l’avenir (2). Cette réalité constituera un puissant moteur de sortie de crise pour l’Europe en 2013.

Un rapprochement de l’Euroland avec les BRICS, autre formation porteuse d’avenir, pèserait ainsi favorablement dans l’indispensable (3) réforme de la nouvelle gouvernance mondiale. La tenue du prochain G20 en septembre à Saint-Pétersbourg, hors de l’influence occidentale pour la première fois, est l’occasion de traiter enfin ces sujets primordiaux de gouvernance mondiale et notamment du système monétaire international. Car en 2014, les régions les mieux adaptées seront déjà en route pour le monde d’après.

Proportion des pays dans la consommation mondiale, 2000-2050 - Source : Business Insider/OCDE 
Proportion des pays dans la consommation mondiale, 2000-2050 – Source : Business Insider/OCDE
Dans ce GEAB n°70, notre équipe analyse cette fragmentation et cette restructuration en commençant par la région qui catalyse les tensions actuellement, le Moyen-Orient. Une large part est aussi dévolue à l’Europe qui, via l’Euroland, poursuit son entrée dans le monde d’après. Pour comprendre les évolutions de l’Euroland, il faut comprendre celles de l’un de ses acteurs majeurs, l’Allemagne, et nous menons donc une étude approfondie du paysage politique en Allemagne et des élections de 2013. Nous présentons également notre évaluation annuelle des risques-pays et l’évaluation de nos anticipations de 2012, avant de donner nos recommandations opérationnelles et les résultats du GlobalEuromètre.Dans ce communiqué public du GEAB N°65, notre équipe a choisi de présenter ses analyses concernant l’Euroland.
Le profilage de l’Euroland dans le monde d’après la crise
La guerre médiatique contre l’euro a eu ceci de bon qu’elle a forcé l’Euroland à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour surmonter la crise. Bien sûr, pas de révolution ici, on joue selon les « règles du jeu » (4), c’est-à-dire sans effaroucher les marchés. Pas non plus de déclarations fulgurantes, mais des compromis (5) trouvés au bout de longues discussions, suivis d’actions solides. Et petit à petit les structures sont en place pour renforcer l’Euroland. Le contraste avec l’immobilisme américain est saisissant.Cela ne doit pour autant pas occulter les difficultés de la Grèce et de l’Espagne par exemple : personne n’a dit qu’il était indolore de se remettre de l’éclatement d’une bulle immobilière historique et d’une crise systémique globale, et ces pays bénéficieraient d’ailleurs de plus d’aide technique ou d’expertise de la part des autres pays européens. Mais globalement la situation s’améliore, la nouvelle restructuration de la dette grecque est un succès (6), les déficits diminuent en Grèce et en Espagne (7), l’Italie a été remise sur les rails par Monti (8), les médias anglo-saxons eux-mêmes ne parlent plus d’une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro et, fait nouveau, les médias américains font même l’éloge des progrès européens (9)…Que l’on ne se méprenne pas, 2013 sera difficile pour une Europe en récession. Mais que ce soit grâce à l’union bancaire qui entrera en fonction début 2014, à l’intégration politique accrue ou au mécanisme européen de stabilité (MES), l’indépendance de l’Euroland s’affirme (10). On le voit par exemple par les désaccords avec le FMI au sujet de la Grèce (11) : d’ici 2015, le MES aura suffisamment de crédibilité et de compétences pour renvoyer le FMI s’occuper des pays en voie de développement (ou de sauver les États-Unis ou l’Angleterre) et traiter seul les problèmes européens. Ce découplage avec les institutions du « monde d’avant » et les États-Unis permet à l’Euroland d’aller de l’avant en engageant une dynamique constructive pour s’adapter au « monde d’après » grâce à des outils taillés sur mesure.Signe visible du découplage et de l’indépendance de l’Euroland, malgré les vives critiques, les solutions adoptées face à la crise sont aux antipodes de celles pratiquées aux États-Unis. C’est en effet « l’austérité » (12) qui prévaut en Europe et qui lui évite le dérapage budgétaire US.

La résistance de l’Euroland passe aussi par la mutualisation des dettes publiques. Avec le lancement des « project bonds » (13) destinés à financer des projets d’infrastructure dans l’Union Européenne, une mutualisation accrue est en cours et la voie est ouverte aux euro-obligations. Une chancelière allemande affaiblie après les élections de 2013, comme nous le verrons, aura peu de latitude pour refuser des euro-obligations demandée par le SPD qui se retrouvera dans la coalition gouvernementale. Puisque seule la voix de l’Allemagne manquait à ce sujet, au-delà de l’union bancaire, 2014 sera donc l’année des euro-obligations. D’ailleurs Angela Merkel lâche déjà du lest au sujet de la dette grecque (14), cédant sur un sujet sensible pour les Allemands malgré l’approche des élections ; c’est bien sûr dans son intérêt de s’assurer du bon fonctionnement de la zone euro, large débouché de ses exportations.

Enfin, loin d’être un repoussoir comme aimeraient le faire croire les médias anglo-saxons, la zone euro est au contraire attractive malgré la crise : la Pologne souhaite devenir membre (15), les éventuelles velléités séparatistes régionales n’envisagent pas l’avenir sans l’euro (16)… Signe de plus qu’elle fait partie du monde d’après et qu’elle est une zone de visibilité dans cette crise, elle permet en outre d’abriter les pays membres des tensions géopolitiques.

Euroland : en route vers l’union politique
Ainsi, avec les progrès accomplis et malgré une légère récession en 2013, selon LEAP/E2020, la fin de l’année prochaine marquera la sortie de crise de l’Euroland. La tempête mondiale de 2013 chahutera mais ne déstabilisera pas un Euroland bien arrimé et de plus en plus solide. S’ils ne seront pas encore tous visibles, les mécanismes de sortie de la crise se mettront en place dès 2013 pour traverser cette période en continuant à se renforcer, et permettront une claire reprise en 2014.Pour que la sortie de crise soit durable néanmoins, la nécessaire démocratisation doit être entreprise. C’est d’ailleurs ce que demande le parlement européen (17). Paradoxalement, celle-ci est aidée par la marginalisation des partis nationaux classiques : en France, l’UMP explose (18) comme anticipé dans le GEAB n°64 ; au Royaume-Uni, Ukip fait de l’ombre aux Tories (19) ; en Allemagne, la CSU et la CDU sont elles aussi empêtrées dans « leurs » scandales (20)… Cette marginalisation s’explique par l’intégration accrue de l’Euroland : il est devenu désormais évident aux yeux de tous que le pouvoir se situe au niveau européen et non plus aux niveaux nationaux. C’est donc naturellement que les partis s’européanisent, et Barroso a demandé aux partis politiques de présenter aux élections européennes un même « candidat principal » dans l’ensemble des pays (21), une vraie révolution après 30 ans de complète surdité aux questions de démocratisation (22) des institutions européennes ! Ces élections de 2014, année de la reprise, seront ainsi le catalyseur de l’émergence de l’Euroland.Un mot du programme Erasmus, aujourd’hui menacé de baisse budgétaire en conséquence des mesures d’austérité. Les politiques n’ont tout de même plus beaucoup le sens politique !! En pleine crise de l’Euro, gérée certes efficacement mais à l’encontre de tout principe démocratique, au prix de plans de rigueur parfois très pénibles pour les populations et dans un contexte de chômage endémique, en particulier celui des jeunes, le seul et unique repère positif européen, à savoir le programme Erasmus, va perdre non seulement des moyens financiers (23) mais encore son nom (24)… Si une réforme en profondeur de ce programme de mobilité étudiante, vieux de plus de 20 ans, s’impose pour l’adapter aux immenses enjeux de l’Europe au XXIème siècle (25), son nom doit bien évidemment être conservé (on ne se sépare pas d’une équipe qui gagne) et son budget suffisamment augmenté pour garantir sa pérennité sur la nouvelle période budgétaire qui va tout de même de 2014 à 2020, et donc bien au-delà de la crise. Un peu de vision que diantre !
Nombre d'étudiants Erasmus chaque année ; objectif de 3 millions d'étudiants cumulés - Source : Europa.eu 
Nombre d’étudiants Erasmus chaque année ; objectif de 3 millions d’étudiants cumulés – Source : Europa.eu
Cependant les logiques politiques nationales sont bien sûr toujours à l’œuvre également, et les avancées européennes se font aussi à l’aune du rapport de force entre les pays. L’arrivée de François Hollande, en redonnant une voix à la France que Nicolas Sarkozy, totalement affidé à Merkel, lui avait fait perdre, a permis à d’autres voix de s’élever, a cassé la polarisation entre le moteur franco-allemand et les autres, bref a rouvert le débat en Europe, et il était temps. Mais la puissance économique de l’Allemagne, en comparaison notamment de la morosité de l’économie française, confère à Angela Merkel une influence certaine.Nous analysons d’ailleurs dans la partie suivante l’avenir politique de l’Allemagne et notamment les élections fédérales qui se tiennent à l’automne 2013. D’ici là, la chancelière sera en campagne et évitera tout risque inutile ou toute proposition qui pourrait déplaire à ses électeurs. Dans une année difficile, il faudra alors que les autres chefs de gouvernement réussissent à convaincre une chancelière hésitante. Dans une moindre mesure, cette situation perdurera ensuite car Angela Merkel sera fragilisée après les élections. À cet égard, le déblocage des discussions multilatérales en Europe est un signe très positif.
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Notes:(1) Par exemple le lancement de la fusée nord-coréenne (source : The Guardian, 13/12/2012) ou la dispute sino-japonaise autour des îles controversées (voir par exemple Le Monde, 13/12/2012).(2) En cela, l’Euroland dans le chaos mondial de 2013 présentera bien des ressemblances avec la Suisse pendant les guerres européennes du siècle dernier.(3) « Indispensable » car, comme l’a conclu le séminaire Euro-BRICS organisé les 27-28 septembre dernier à Cannes par LEAP et le MGIMO, sans gouvernance mondiale rénovée intégrant harmonieusement la nouvelle diversité des puissances globales, le chaos de 2013 aboutira à un monde non plus multipolaire mais constitué de blocs concurrents porteurs d’immenses dangers géopolitiques.

(4) Tout en modifiant lentement ces « règles » pour qu’elles ne soient plus uniquement celles des marchés : régulation bancaire, encadrement des agences de notation, etc.

(5) Comme prévu par LEAP/E2020, l’élection de François Hollande en France a permis la reprise des débats et discussions en Europe. Cela contraste avec Sarkozy qui suivait aveuglément Merkel et frustrait ainsi tous les autres pays qui n’avaient pas leur mot à dire face à ce « moteur » franco-allemand. L’arrivée du nouveau gouvernement a été vécue par la totalité des autres européens comme un véritable soulagement et une bouffée d’oxygène.

(6) Source : Le Monde, 13/12/2012

(7) Sources : Greek Reporter (11/12/2012) et Business Standard (05/12/2012).

(8) Monti devrait rester influent malgré le coup de théâtre de Berlusconi qui a peu de chances d’être élu. Source : Le Nouvel Observateur, 11/12/2012

(9) Lire par exemple Bloomberg (11/12/2012), CNBC (23/11/2012), FoxBusiness (28/11/2012), etc.

(10) Les médias US en parlent eux-mêmes : CNBC (26/11/2012) titre The Euro Zone Is ‘Shaping Up Quite Well’ en relatant un rapport sur les progrès accomplis par l’Euroland.

(11) Source : Der Spiegel, 21/11/2012

(12) L’austérité reste toutefois mesurée dans beaucoup de pays ; dans les autres, il s’agit d’obtenir les mêmes effets qu’une dévaluation monétaire que les règles de la zone euro ne permettent pas de réaliser.

(13) Source : Parlement européen, 05/07/2012

(14) Source : Le Monde, 03/12/2012

(15) Source : Le Monde, 30/11/2012

(16) C’est d’ailleurs en partie ce qui peut expliquer la différence entre les sondages et les résultats des élections en Catalogne : à la dernière minute, le débat s’est porté sur le risque de sortie de l’Europe et de la zone euro de l’éventuelle nouvelle région souveraine (source elPeriodico, 22/11/2012). À eux deux, les partis séparatistes CiU et ERC ont alors perdu un siège au total contrairement aux craintes du raz-de-marée séparatiste annoncé.

(17) Source : RTBF, 20/11/2012

(18) Source : Le Figaro, 26/11/2012

(20) Source : The Guardian, 26/11/2012

(21) Voir infra.

(22) Source : Euractiv, 17/09/2012

(23) Nous savons de quoi nous parlons : pendant près de 30 ans, la démocratisation de l’Union Européenne fut de cheval de bataille de notre Directeur des Etudes et de la Stratégie, Franck Biancheri, décédé le 30 octobre dernier, qui mena un combat bien inégal contre des institutions et des systèmes politiques européens et nationaux complètement rétifs à toute évolution dans ce domaine. Il y a 6 ans, en voyant s’amonceler à l’horizon les nuages de la crise systémique globale, Franck Biancheri sut qu’il tenait enfin l’outil de cette démocratisation : la crise elle-même allait débloquer le projet d’intégration politique en mettant sur les rails un nouveau moteur de la construction européenne, allégé du Royaume-Uni et donc à nouveau apte à faire avancer l’union politique : l’Euroland.

(24) Source : Le Monde, 05/10/2012

(25) Le regroupement des différents programmes éducatifs européens (Comenius, Leonardo, Erasmus, etc…) a d’abord donné lieu au nom d’ « Erasmus pour tous » puis à celui de « Yes for Europe ». Apparemment, il existe des Européens à Bruxelles pour estimer que, pour un programme éducatif européen, le nom du grand humaniste néerlandais du XVème siècle ce n’est pas assez bien… il fallait au moins un « Yes for Europe », peut-être même un « Yeah-rope » !! Il est urgent de ramener à la raison ce genre de « saboteur d’Europe »…

(26) En 2003, Franck Biancheri, qui fut aussi l’un des pères d’Erasmus, écrivait par exemple cet article intitulé : « Erasmus… et après ? », Europe 2020

LEAP/E2020

http://www.2012un-nouveau-paradigme.com

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 03:19

 

 

La France désormais aux ordres du CRIF
bafoue ses valeurs et nous met en danger
Par eva R-sistons
.
Honte à La France ! Hollande avait promis le changement, sa politique extérieure est dans la droite ligne du néoconservateur Sarkozy, elle est même pire sous l'influene du CRIF et de son représentant au Quai d'Orsay, le fourbe Fabius. Voici une France qui viole le Droit international et le Droit tout court, qui pour complaire à l'entité voyou israël s'ingère dans les affaires internes d'un pays, jusqu'à remplacer son gouvernement par un autre, à son goût, ou plutôt au goût des pervers de Tel-Aviv. Pire encore, voici la France qui arme, finance, forme, soutient les pires terroristes qui soient, égorgeurs, affameurs, auteurs d'attentats contre les populations civiles ! Avec le duo infernal Fabius-Hollande, nous mettons la France hors-la-loi, nous nous discréditons, nous nous déconsidérons aux yeux du monde entier, et pour finir, nous mettons en danger notre pays qui sera tôt ou tard victime à son tour, en représailles, d'attentats terroristes même biologiques. Alerte ! Ce Gouvernement strictement aux ordres du CRIF et donc d'israël, bafoue notre Histoire, notre identité, nos valeurs, et il met en danger le pays tout entier. Honte à lui ! Et honte aux militants de gauche qui croient servir la démocratie en soutenant des fanatiques, des obscurantistes, des terroristes d'une cruauté rarement égalée ! Si la Syrie résiste, c'est que le peuple est en grande partie derrière son dirigeant patriote, laïc et courageux, et nous n'avons pas le droit de décider à la place d'un Etat souverain. De même que nous avons le devoir de dénoncer la propagande de guerre des Médias aux ordres des multinationales de mort et des grandes puissances de l'argent. Alerte, la France se défigure en confiant son avenir aux Sayanims ! Il est temps d'ouvrir les yeux, et de combattre ceux qui veulent faire de notre pays une succursale de l'état voyou, criminel, terroriste israël, dirigé par des fanatiques de la Droite la plus extrême, raciste, arrogante et haineuse ! Si nous n'ouvrons pas les yeux sur la réalité, notre pays ira droit dans le mur. Ses dirigeants doivent être traînés devant un Tribunal pour crimes d'Etat et de guerre. En soutenant les pires terroristes, en armant ceux qui commettent des attentats contre des civils et qui affament les Syriens pour bouter dehors le dirigeant non-aligné sur leurs diktats, ils deviennent eux-mêmes des terroristes, des criminels de guerre, et c'est intolérable ! HONTE au Gouvernement français qui se prostitue devant les sionistes-talmudistes prêts à tout pour dominer le monde, contrôler dirigeants, peuples et ressources ! Le Grand Israël, l'Israël planétaire, n'est pas l'affaire de la France, mais des fous de Tel-Aviv ! Alerte ! L'horreur meurtrière a trop duré !

 

Eva R-sistons

 

Voir mon post :

 

Diplomatie: De l'indépendance gaullienne à la vassalisation fabiusienne

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Illust: Laurent Fabius (...), 125.4 ko, 500x345

par : resistance.fr

 

François Hollande vient d’appeler « l’opposition syrienne à créer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif ». Et il se dit prêt à en reconnaître la légitimité.


Ces quelques mots soulèvent de nombreuses questions. D’abord, au nom de quoi un chef de gouvernement peut-il décider qu’un autre gouvernement est illégitime ? C’est contraire à toutes les règles internationales : ce sont les pays qui sont reconnus et non les gouvernements. Par exemple, lorsque le général de Gaulle reconnaît la République populaire de Chine en 1964, était-il devenu subitement marxiste-léniniste ? Eh bien, pas du tout ! Simplement, il y a vu une évidence : cette chine-là existait vraiment, et Taïwan n’était qu’un appendice US.


Imaginez un monde où l’on reconnaît non pas les pays, mais les gouvernements de ces pays. Á chaque changement de gouvernement, il faudrait redéfinir les relations diplomatiques ? L’instabilité deviendrait la règle.


La Syrie existe bel et bien. Elle a un gouvernement légitime, parce que constitué légalement selon les dispositions syriennes. Les choix sont du ressort exclusif des Syriens. S’ils veulent changer de gouvernement, c’est leur affaire, et s’ils ne veulent pas, ce n’est toujours pas notre problème.


Cela s’appelle la « non-ingérence », principe de base des relations internationales. La France l’exige pour elle-même, elle doit s’y tenir pour les autres.


Mais plus encore, sur quels critères François Hollande va-t-il juger ce gouvernement « inclusif », c’est-à-dire ne laissant personne de côté ? Il va vérifier que les hommes de main des Turcs, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, les services spéciaux français, anglais, étasuniens, et tutti quanti, ont bien la place qu’ils méritent ? Et pire encore, par quel miracle va-t-il s’assurer de la « représentativité » de cette chose qu’il attend ? En suçant son pouce ? Ce qui semble la méthode la plus scientifique, vu le contexte !


Mais selon ces pseudo-principes, on se demande pourquoi il faudrait se limiter à la Syrie ? Le gouvernement de Bahreïn lui convient, comme celui du Qatar ? Et le prince Saoud, qui fait décapiter au sabre des condamnés selon une moyenne de deux par semaine, ça lui va ? Et rien à dire sur la Jordanie ? J’allais oublier, et Israël, tout baigne ? La colonisation de territoires occupés c’est super, pas vrai ! L’asphyxie de Gaza, ça c’est de la gouvernance, mon pote !


Ce trépignement n’est que ridicule. Mais imaginons la suite. Voilà que la mer s’écarte, et un « gouvernement provisoire » tout droit sorti des poches étasuniennes vient se présenter devant l’invocateur. Comment fait-il pour le conduire à Damas ? Il fait la guerre ?

Un ancien chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Fleury, fait benoîtement remarquer que ça va être dur. Parce que l’armée syrienne compterait deux fois plus d’avions de combat (environ 500 selon cette source) que l’armée française, restrictions budgétaires obligent. Ce même général explique que, même si ces avions ne sont pas tous « modernes », ils sont servis par des pilotes entraînés, expérimentés et préparés à une confrontation avec Israël. De plus, puisque ce serait une agression en terre étrangère, il faut compter avec la défense anti-aérienne syrienne. François Hollande devrait se souvenir que les Turcs ont testé la défense anti-aérienne syrienne pour lui : leur avion a tenu environ deux minutes au-dessus des eaux territoriales avant d’être abattu : c’est-à-dire qu’il n’a même pas pu survoler le territoire syrien ! Il devrait aussi se tenir au courant de l’actualité : les Russes et les Chinois ont déjà dit qu’ils ne toléreraient aucune intervention militaire en Syrie. Et l’agence russe RIA Novosti fait presque un papier par semaine sur le système de défense anti-aérienne S-400, qui est décrit comme performant. Il pense peut-être que la DCA syrienne se limite à des pétoires de bédouins ?


François Hollande, par cette déclaration stupide, ridiculise notre pays, et se range sottement dans le mauvais camp, celui qui est méchant et cupide, celui qui est sans avenir !


D.R.

 

http://www.oulala.info/2012/11/mais-quels-principes-guident-hollande-en-politique-etrangere/

 

 

Voir aussi :

 

Visite Medvedev à Paris: Silence Medias. Droit international bafoué.

 

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IMPERIALISME, VOIR AUSSI :

 

 

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(..) Dans la Syrie d'aujourd'hui, une rébellion qui a commencé avec des hommes prétendant combattre pour une nouvelle Syrie libérée de la dictature baasiste partage de plus en plus le champ de bataille avec des hommes qui cherchent à construire un Etat islamique strictement sunnite dans une Syrie traditionnellement pluraliste. (..)


 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 02:39

 

 

La Bourse ou la vie ?

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La Bourse ou la vie ?
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par Sylvie Sabatier

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Ces trente dernières années est né un pouvoir financier détenu par quelques décideurs institutionnels répartis dans le monde. Ce pouvoir agit via les grandes banques et des places boursières comme un véritable "actionnaire mondial" et n'est plus soumis à aucun contrôle politique ni démocratique.

Apparaît une véritable crise de civilisation: les activités humaines converties en chiffre transforment la vérité en "ce qui rapporte". Ce mode de pensée utilitaire fait exploser morale, éthique et relations humaines: l'autre devient un accessoire pris, jeté, selon l'intérêt personnel. Ce capitalisme récent engendre un pouvoir pervers qui vampirise les démocraties.
Mais nous participons à cette société!

Comme les adeptes d'une secte, hypnotisés par leur gourou, nous perdons notre pensée critique sur le monde et fournissons, tels des hamsters dans leur roue, notre énergie, à la barbarie de cette "économie de casino".

Comment lutter contre cette situation?
 

 

> Lire les premières pages 242 pages - ISBN : 9782748387766 - Essais - Edition brochée

 

 

 

 Sylvie Sabatier est médecin psychiatre. Ancienne assistante des hôpitaux et ancien médecin chef, elle a travaillé dans le public, le privé, en clinique et à l’hôpital. Elle a enseigné aux assistants sociaux, aux infirmiers et aux professeurs. Elle exerce en libéral depuis 2003, est inscrite à l’Institut de la Société Psychanalytique de Paris tout en étant diplômée de neuropsychoparmacologie. Son abord de l’humain s’est toujours voulu pluriel, ne s’enfermant dans aucun mode de pensée.


 
 
  Son site Internet : http://www.labourseoulavie.org
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Reçu en service de presse. 
Formidable livre,
que je vous recommande chaudement !
Clair, précis, intéressant, bien pensé, bien écrit.
A relayer !
Eva R-sistons

http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748387766
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Reçu aussi cela, à l'instant :
POUR VOTRE INFORMATION

Maintenant numérisée:
"La tentation insurrectionniste"
de J. Wajnsztejn et C. Gzavier

" Si les tendances insurrectionnistes ne sont pas nouvelles dans l’histoire du mouvement révolutionnaire, notamment anarchiste, elles semblaient d'autant plus avoir disparu qu'elles n'avaient pas vraiment été réactivées par le dernier assaut révolutionnaire de la fin des années 60. Il faudra en fait attendre le milieu des années 70, et tout particulièrement le mouvement des luttes de 1977 en Italie, pour les voir s'épanouir puis être défaites en même temps que tout le mouvement subversif de l'époque.
 
Aujourd'hui, dans une période qui paraît sans perspectives révolutionnaires, elles réapparaissent dans un tout autre contexte alors même que l'idée de révolution semble s'être perdue. Elles prennent donc plusieurs formes, de la plus modérée avec l'« insurrection des consciences » de l'Appel des appels, à des formes plus basiques comme dans certaines actions des indignados espagnols ou des Occupy Wall Street américains, ou encore des formes plus radicales quand elles restent inscrites dans une perspective anti-étatique. C'est sur ces dernières que porte cet ouvrage, parce qu'elles reposent des questions essentielles telles que celle du rapport à la violence et à la légalité, entre perspectives révolutionnaires et pratiques alternatives voire sécessionnistes.
Mais en même temps elles n'échappent pas toujours à une pose idéologique « insurrectionnaliste », mélange d'activisme, de triomphalisme et d'absence de questionnement sur ses présupposés. Il s'ensuit des ambiguïtés sur la nature de l’État et une méconnaissance de ce qu'est le capital. "

Adresses de téléchargement:
http://www.load.to/2DRv8roOHY/latentationinsurrectionniste.zip
http://depositfiles.com/files/zqtt5hnnd
https://www.dropbox.com/s/l0dq6wu0jzc5oxd/latentationinsurrectionniste.zip
ou fichier zip joint

DG
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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 02:31

 

Etats-Unis-moise-fusil-3909171552.jpg

 

 

Les armes aux USA, vidéo

 

Mon voyage au pays de la violence

(billet que j'ai écrit et publié

sur mon blog officiel, sous mon vrai nom)

 

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Un documentaire à voir, tourné dans un pays décadent qui donne des leçons au monde et dont la constitution s’appuie sur un fusil et la Bible : Armes à feu, un jeu d’enfants.


1841355577973NDLR : Au lendemain du jour où un homme lourdement armé a abattu 20 enfants et six adultes dans une école élémentaire de Newtown, dans le Connecticut, il est bon de voir ou de revoir ce documentaire. Et si Obama y est allé de sa petite larme, il conviendrait, aussi, de lui rappeler que le tonnes de bombes qu’il a déversées sur l’Afghanistan,  l’Irak, la Libye, la Syrie… ont tué des enfants, beaucoup d’enfants sans que le monde gangréné par la finance ne s’en émeuve et sans qu’il ne verse une larme. Et que dire de Gaza…

 

 

Ce documentaire britannique suit quelques familles américaines, passionnées par les armes à feu, et dont les enfants apprennent à les utiliser, qu’ils le veuillent ou non. Cette incursion a pour objectif de comprendre ce qui pousse ces citoyens américains à accorder autant d’importance à la présence d’armes à feu dans leur quotidien.

Pays : U.S.A – Genre : documentaires – Durée : 44min – Date de sortie : 16 Fevrier 2010 – Année de production : 2009 – Titre Original : Armes à feu, un jeu d’enfants. Distribué par : Docu-D

 

 

Mexique. Voyez le Texas, puis Monterrey, Mexico, Acapulco (la plage). Mes destinations.

 

Le Mexique est à côté, la tentation est grande. J'aime tant les Latinos, je parle presque couramment l'Espagnol. Alors oui, c'est décidé, je vais à la frontière, sans visa, sans rien. "Je veux fuir les Etats-Unis, je déteste ! Gardez-moi avec vous, même dans vos prisons car je n'ai pas de visa, mais je veux rester au Mexique !". "Donnez-moi une photo de vous en souvenir, et vous aurez le visa". J'ai eu le visa, et dans le bus pour Monterrey il y avait 2 femmes, une vieille et une jeune, je me suis assise à côté de la jeune. Elle était belle, elle était présentatrice de télévision. Elle m'a invitée chez elle, un vrai régal latino, puis j'ai séjourné à Mexico chez ses amis (policiers) qui ont pris 4 jours de vacances pour me faire tout visiter, puis à Acapulco. Hospitalité et charme mexicains. Quel bonheur ! Les Etats-Unis et le Mexique ? Le jour et la nuit !

 

En rentrant des Etats-Unis avec un gros rhume (air-conditionné oblige) et juste l'équivalent de dix euros (que j'ai d'ailleurs donnés à un clochard qui faisait la manche), je me suis promise de ne plus jamais retourner dans ce paradis artificiel,  dans cet antre du diable, dans ce haut lieu de la violence. A peine débarquée dans le métro, d'ailleurs, j'avais vu une grosse flaque de sang:  "Ce n'est rien, m'a-t-on dit, juste une agression". Ben voyons ! JUSTE une agression - de plus ? Fichtre !

 

Juré, promis, on ne m'y reprendra plus; Je ne mettrai plus jamais les pieds dans ce putain de pays !

 

Une vingtaine d'années plus tard, j'y étais de nouveau. Mais cette fois avec mon mari pour vivre... au milieu des gangs de rues. Et ramener photos, reportages et livres.

 

Mes livres sur les gangs : Pour l'instant, un roman non commercialisé. J'en tirerai une version commercialisable (l'argent ne m'intéresse pas, ce sera donc à prix coûtant) sans illustration, pdf et papier. Puis un reportage sur le voyage - et sur les gangs eux-mêmes. A suivre, sur mon futur site, en cours d'élaboration par un ami informaticien, à ses heures de loisirs.

 

A bientôt ! Et surtout, fuyez le modèle américain !

 

Chantal Dupille

 

http://chantaldupille.over-blog.com

 

Moi-même avec le héros de mon roman (basé sur des faits authentiques) "Et l'espérance jaillit du gang", MiKaël, tee-shirt blanc, Porto-Ricain. Il s'est converti la veille de l'extermination de son gang. Plongée dans l'univers du Bronx, des gangs, de la mort - et de la résurrection par la foi !

 

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Derniers posts sur mon blog officiel :

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 02:57

 

Additif 17.12.2012. A voir absolument :

Complot ? Des transnationales contre notre santé, par exemple ? (+ vidéo)

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Vive les "conspirationnistes" résistants !

Au diable les "collabos" du Système inique ! Eva

(voir tout en bas)

 

NB Soyons tous conspirationnistes,

http://chantaldupille.over-blog.com...

 

Source : Agoravox

 

Big-BrotherPlus que jamais les grands médias sont méfiants. Avec l’avènement des réseaux sociaux, tout un chacun peut s’improviser enquêteur, journaliste et commentateur.

N’importe qui, grâce à la toile, s’empare d’un sujet, s’exprime et acquiert potentiellement une large audience.

« Méfiez-vous, disait Arlette Chabot, méfiez-vous des adeptes de la théorie du complot, je vous demande d’être prudent(…) un jour vous vous apercevrez que vous avez été trompés, manipulés. Ayez aussi en tête que le « buzz » qui doit vous faire réagir peut-être organisé aujourd’hui par des sociétés spécialisées . »

Ainsi nous alertait Arlette Chabot dans un documentaire intitulé « Huit journalistes en colère » diffusé sur Arte en février 2010.

Depuis le 11 septembre 2001 notamment, on nous suggère de nous méfier d’internet, on y trouve tout et n’importe quoi.

Tout est matière à remises en cause, à rumeurs, à fantasmes.

Avec le temps, un nouveau qualificatif est apparu dans le langage courant : « le théoricien du complot », aussi appelé « conspirationniste » ou « complotiste ».

Ces termes souvent utilisés dans les grands médias par les journalistes et les commentateurs désignent semble-t-il celui qui s’imagine que la vérité nous est toujours cachée. Selon lui, des puissances occultes orchestrent les grands événements pour nuire au plus grand nombre. Le conspirationniste souffre d’un délire de persécution et voit des complots partout.

A priori, rien ne semble distinguer le théoricien du complot du paranoïaque.

A l’exception du diagnostique médical, les deux individus souffrent des mêmes symptômes : ils se sentent persécutés et s’imaginent des choses extraordinaires qui se trameraient dans leur dos.

Alors pourquoi est apparue cette expression et que signifie-t-elle ?

Prenons le terme « conspirationniste ».

Il est constitué de la racine « conspiration » et du suffixe « isme »

A-t-on besoin ici de définir ce qu’est une conspiration/ un complot ? Tout un chacun peut se reporter à la définition du dictionnaire et y songer à l’envi. En effet, les termes « complot » ou « conspiration » peuvent désigner un grand nombre de situations, qu’il soit question d’évènements historiques, mythologiques, ou surgis dans le quotidien. L’existence de complots entre les humains jalonnent notre existence. Comme le dit Jacques Alain Miller dans un entretien à l’Express de décembre 2011, « dès qu’on parle, n’est-il pas vrai qu’on complote ? »

La terminologie en « isme » désigne en revanche quelque chose de très précis.

Un isme est un concept. Le suffixe « isme » ajouté à la fin d’un mot permet de désigner une doctrine, un dogme, une idéologie ou une théorie (exemples : catholicisme, bouddhisme, cubisme, surréalisme, gaullisme, socialisme, darwinisme… etc).

Ainsi en se référant à la structure du terme on peut s’interroger :

  • Soupçonner l’existence d’un complot, est-ce une doctrine, un dogme ou une idéologie ?

À l’évidence non.

Présumer une conspiration, c’est une intuition, une opinion.

S’il arrive qu’une opinion -une perception même- soit le fruit d’une idéologie, l’opinion elle, n’est pas une idéologie.

C’est un jugement personnel que l’on porte sur une question (un jugement qui n’est pas obligatoirement juste d’ailleurs).

  • Soupçonner l’existence d’un complot, est-ce un théorie ?

Le fait de mettre en doute les premiers pas de l’Homme sur la lune, la version officielle du 11 septembre ou l’attentat de JFK ne peut se réclamer d’une même théorie. Chaque mise en cause d’un fait historique suggère une théorie particulière.

Si l’on suppose que tous ces événements sont liés par un dessein commun, on ne pourra jamais englober l’ensemble des complots existants dans une même théorie. « La conspiration » dans son acception générale n’est donc pas une théorie.

A l’instar de «  conspirationniste  » ou «  complotiste  », l’expression « théoricien du complot » définit le sujet comme un adepte d’une discipline ou d’une croyance particulière (on parle d’ailleurs « d’adepte de la théorie du complot » comme on parle « d’adepte d’une secte » !). Ce terme, comme ses équivalents, tend à catégoriser sous une même expression toute personne suspectant l’existence d’une manipulation quelle qu’elle soit. C’est absurde !

En réalité les termes « conspirationniste », « complotiste » et « théoricien du complot » sont des formules qui n’ont aucun sens.

Leur structure même le prouve.

Par conséquent ces termes sont des exemples édifiants de ce qu’Orwell appelait le novlangue.

Le novlangue est un langage inventé par Georges Orwell dans son livre 1984.

C’était la langue officielle du gouvernement autoritaire de l’Océania.

Basé sur l’idiome de l’époque, il consistait à créer une langue simplifiée, débarrassée des termes jugés inutiles.

Le postulat était qu’en modifiant le langage, on transformerait l’esprit des gens.

« Il était entendu que lorsque le novlangue serait une fois pour toute adopté et que l’ancilangue serait oubliée (la langue d’origine), une idée hérétique -c’est à dire une idée s’écartant des principes de l’angsoc- serait littéralement impensable, du moins dans la mesure où la pensée dépend des mots. »

Georges Orwell 1984

Le novlangue est donc défini par une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées subversives et à éviter toute formulation de critique ( et même la seule « idée » de critique) de l’Etat.

Ainsi nous constatons aujourd’hui l’émergence d’expressions installées de manière volontaire ou non, visant à discréditer toute personne qui met en cause la parole du Gouvernement.

En effet, « être conspirationniste » est discréditant à deux égards :

1°) Comme explicité plus haut, l’expression « conspirationniste » (« complotiste » ou « théoricien du complot ») vise à assimiler le sujet non comme une personne qui exprime librement son opinion, mais comme un croyant ou un disciple d’une secte ou d’un dogme particulier. On ne peut pas discuter avec lui d’un sujet rationnel puisque celui-ci obéit au dogme conspirationniste. Le théoricien du complot est un mystique qui ne voit la réalité qu’au travers du prismecomplotiste.

2°) L’expression «  conspirationniste  » fonctionne par amalgame.C’est Donald Rumsfeld le premier, qui lors d’une conférence de presse au lendemain du 11 septembre, a attribué un caractère antisémite aux tenants de la thèse du complot. Aussitôt l’ensemble des médias s’est engouffré dans la brèche. On a accusé Thierry Messan de propager des thèses haineuses. David Ray Griffin et les réalisateurs du film Loose Change avaient prétendument puisé leur sources dans les milieux d’extrême droite. Quelques années plus tard, c’est la chroniqueuse d’une émission grand public qui affubla Mathieu Kassovitz du titre de « Négationniste du 11 septembre ». Manuel Walls lui, dans un entretien avec des internautes, avança que ceux qui croyaient au complot du Bilderberg étaient les mêmes qui mettaient en cause la version officielle du 11 septembre et l’existence de la Shoa.

L’association est clairement établie depuis longtemps :

Conspirationnisme = révisionnisme = antisémitisme

En somme ce qui sous-tend l’accusation «  conspirationniste  » c’est un procès en nazisme !

Les théoriciens du complot sont les hérétiques des temps modernes.

Si jadis on accusait certains de sorcellerie, aujourd’hui on les accuse de complotisme. Si hier ils passaient sur le bûcher, aujourd’hui ils sont voués aux gémonies.

Les théoriciens du complot sont des infréquentables. Ils propagent des rumeurs nauséabondes, manipulent, divulguent de fausses informations. Ils prennent corps dans des cercles extrêmistes et infestent le reste de la société. C’est une espèce qui se répand par contagion. Soyez vigilant, personne n’est immunisé !

Je me souviens de cette scène où un journaliste osait confronter Bernard Henry Lévy sur les doutes concernant l’existence des tirs de l’armée de l’air Lybienne sur sa propre population. Celui-ci répondant à son interlocuteur : « Méfiez-vous, vous n’êtes pas loin de la théorie du complot ! »

Assurément, toute personne qui doute de la version du Gouvernement est un conspirationniste qui s’ignore.

Bernard Henry Lévy comme Arlette Chabot nous alertait :

« Méfiez-vous, méfiez-vous des adeptes de la théorie du complot, je vous demande d’être prudent (…) un jour vous vous apercevrez que vous avez été trompés, manipulés. Ayez aussi en tête que le « buzz » qui doit vous faire réagir peut-être organisé aujourd’hui par des sociétés spécialisées . »

Arlette Chabot, comme sept autres de ses confrères, s’était retrouvée devant les caméras d’Arte pour la réalisation d’un documentaire destiné à redorer le blason d’une presse en crise. Une ronde de journalistes fameux venaient courber l’échine, confesser leurs fautes, leurs faiblesses, tenter d’exciter la charité du téléspectateur.

Dans son intervention, Arlette Chabot nous donnait un bel exemple de l’imposture de notre classe journalistique : elle nous alertait au sujet des théories du complot en reprenant paradoxalement la thématique des officines secrètes et des puissances occultes, elle usait ainsi de cette ruse orwellienne que je dénonce dans cet article.

En conclusion, les journalistes et les commentateurs refusent de reconnaître leurs contradicteurs, ils refusent de leur donner voix au chapitre et de faire écho à leur thèses. Ils font passer leurs adversaires pour des fous, des croyants, des fanatisés et s’indignent à la seule évocation de leurs thèses. Le terme novlangue décrypté ci-dessus est un outil qui permet de légitimer cette attitude. Les expression «  conspirationniste  », «  complotiste  » et « théoriciens du complot » ne signifient rien et ne visent qu’à empêcher les gens de contester la parole du Gouvernement.

Nous avons ici un exemple typique d’une stratégie sectaire.

Ainsi, nos journalistes et nos commentateurs assurent la pérennité de la pensée unique et du dogme officiel.

Gaël R

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Il n'y a pas d'autres articles sur ce thème.

 

http://www.oulala.info/2012/12/le-conspirationnisme-na-pas-eu-lieu/#comment-12674

 

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GaelR

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Mon commentaire :

 


Par R-sistons (xxx.xxx.xxx.54) 16 décembre 02:32 R-sistons

La politique ne s’improvise pas. Ceux qui ont le pouvoir ont des plans (Guerre Yougoslavie pour affaiblir la Russie, par ex), on ne peut le nier. Appelons cela plan ou « complot », peu importe, il y a une réalité. Et si être « complotiste » c’est chercher la vérité et la dire, alors soyons tous des « conspirationnistes » fiers de l’être, car propager les mensonges est avilissant !

eva R-sistons, de mon vrai nom Chantal Dupille


http://chantaldupille.over-blog.com...
(article Soyons tous des conspirationnistes, des chercheurs de vérité !)

 

 

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Par doctorix (xxx.xxx.xxx.150) 16 décembre 10:24 doctorix

Dans votre blog, et par un article très pointu, vous avez tout dit.

Vous parlez des manoeuvres israéliennes en sous-main, alors que vous avez des origines juives : on ne vous taxera donc pas d’antisémitisme, et c’est une grande chance : c’est comme les blagues juives : il n’y a que les juifs qui ont le droit de les raconter...
Mais vous avez tout décrit avec précision, et la lecture de votre article est à conseiller à tous. Soyons fiers d’être conspirationnistes :
En d’autres temps, on nous aurait appelés Résistants (ou terroristes selon les autorités...).
Cela part du même esprit, de même que ceux qui gobent la propagande peuvent être qualifiés de collabos : rien de nouveau sous le soleil. Même à l’époque, les résistants étaient loin d’être majoritaires : ce sont pourtant eux qui ont fini par gagner : soyons donc optimistes.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-conspirationnisme-n-a-pas-eu-127517?debut_forums=0#forum3568488

 

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 01:46

 

Dimanche 16 décembre 2012
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Quand l'Occident "démocrate" convoite un pays pour le soumettre et (ou) piller ses ressources, il ne recule devant 
aucune atrocité pour arriver à ses fins. Ainsi, il se sert des islamistes extrémistes, il les laisse commettre des attentats, il détruit toute l'infrastructure d'un pays - et il exige des Médias qu'ils relaient tous les mensonges pour conditionner l'opinion en faveur de ses guerres impérialistes. Pauvre peuple syrien martyrisé ! Derrière son dirigeant, il tient vaillamment tête à la coalition (GB, France, USA, Israël, Qatar, Turquie, Arabie saoudite, etc...). Jusqu'à ce que le pays soit exsangue ? Et jusqu'à ce que le laïc Bachar-el-Assad soit capturé, torturé et assassiné par des fanatiques armés par l'Occident comme avant lui Kadhafi ?
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Eva R-sistons
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Bachar Al-Assad

Bachar Al-Assad

 

 

Bonne nouvelle : Bachar al-Assad tient toujours, malgré la propagande agressive des ennemis de la Syrie autoproclamés « amis de la Syrie » et La Russie ne changera guère ses positions.

 

La guerre psychologique contre la Syrie bat son plein. Avec peu de relais, Bachar al-Assad tient toujours...

 

 

La secrétaire américaine d’Etat Hillary Clinton se remet d’une commotion, a-t-on appris par la presse « mainstream ». Ce n’est que le début des malaises des supporters des terroristes. Comment en serait-il autrement, avec ce qui se passe sur le terrain ?

 

Après avoir épuisé le stock des menaces relatif aux soi-disant armes chimiques, les ennemis de la Syrie parlent maintenant de Scud (missiles balistiques à courte portée). Ce qui est sûr, l’aviation syrienne a bombardé hier, samedi, des positions tenues par les terroristes à l’est de Damas tandis que l’artillerie pilonnait une zone située au sud-ouest de la capitale syrienne.


Ces dernières poches terroristes sont entrain, petit à petit, d’être éradiquées. La lenteur de ces opérations est due au fait que l’armée arabe syrienne préserve les populations civiles que les renégats syriens, eux, tuent sans ménagement.

 

L’entrée en opération de kamikazes est la résultante même de la faiblesse du camp d’en face. La fidélité de l’armée arabe syrienne est l’un des piliers qui fait dire aux observateurs justes que, il est pratiquement impossible que les fous à lier remportent une vraie victoire.


Un autre signe qui ne trompe pas, c’est la disparition totale des soi-disant ex du régime, qui croyaient avoir trouvé fortune, qui, en France, qui, au Qatar, qui, en Turquie. Ils ont disparu des radars médiatiques, comme les armes chimiques et demain l’utilisation des missiles Scud.

 

Que vont-ils encore nous inventer demain ? Attendons…

 

http://allainjules.com/2012/12/16/video-syrie-bachar-al-assad-tient-toujours-malgre-la-propagande-agressive/

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SYRIE. A Alep, "des milliers de personnes vont mourir de famine" Par Céline Lussato
Créé le 11-12-2012
 

Un habitant raconte la vie quotidienne dans la seconde ville du pays, toujours en proie aux combats. Alarmant. 

 

Une rue d'Alep, le 10 novembre. (AP Photo/Mónica G. Prieto)

Une rue d'Alep, le 10 novembre. (AP Photo/Mónica G. Prieto)

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Alors que la révolution du 15 mars est déjà loin, transformée de mouvement pacifique en guerre civile, la Syrie  s'enfonce dans la misère. Notamment la ville d'Alep toujours âprement disputée par les différentes forces insurgées – rebelles de l'armée libre syrienne (ALS) et djihadistes – et l'armée régulière d'Assad.

 

En bientôt 21 mois, la ville commerçante et prospère, un joyau du patrimoine, est devenue un champ de bataille.

 

Non seulement plus aucune vie économique normale n'y est possible mais certains quartiers abritent une misère noire et des conditions de vie pour les civils catastrophiques.


"La situation d'Alep ne cesse d'empirer depuis que les rebelles ont débarqué fin juillet, mais maintenant elle est proche de la catastrophe : des milliers de personnes vont mourir de famine très prochainement si rien n'est fait", dénonce un activiste anti-Assad joint sur place.

Une inflation galopante

Les destructions dues aux bombardements ont laissé la ville dans un piteux état. Dévastée et ruinée. "Les gens les plus touchés sont évidemment les classes les plus pauvres et ceux qui sont dans les zones sous contrôle des rebelles" souvent bombardées, raconte le jeune homme, qui depuis le début de la révolution défend un mouvement pacifiste.


"L'aliment de base de la population ici est le pain qui est fabriqué dans des boulangeries industrielles financées par le gouvernement. Avant la crise il était vendu 35 livres et maintenant entre 200 et 250 lorsqu'on parvient à en trouver. Une telle inflation empêche les gens de s'en procurer beaucoup, si bien qu'ils sont maintenant concernés par la famine."


Qui plus est, plusieurs de ces boulangeries ne sont plus en activité. Certaines le sont seulement par intermittence. Des dysfonctionnements dus au "manque de fuel ou de matière première", estime l'ancien étudiant.

Rien pour se chauffer

"Les silos de grain de la ville ont été pillé par les rebelles et le contenu revendu pour acheter des armes", assure-t-il. Le régime avait également visé voici quelques semaines, et à plusieurs occasions, des files devant les points de vente de pain dans la ville, faisant de nombreux morts et blessés.

"Les prix de tout ont augmenté de 100% ou plus, notamment ceux des produits de première nécessité. Il n'y a ni mazout ni bombonnes de gaz. Les stations-service ont fermé avec l'arrivée des rebelles et le prix de l'essence au marché noir a été multiplié par quatre.


Or il n'y a plus de travail puisque les affaires et les usines ont cessé leur activité et les membres de la classe moyenne sont maintenant pauvres", affirme le jeune habitant d'Alep. Une situation qui empêche non seulement les gens de se déplacer, mais surtout de se chauffer ou de cuisiner. En plein hiver, c'est peu dire que c'est un très grave problème.


"L'électricité et l'eau peuvent être coupées pour plusieurs jours dans la ville ou seulement certains quartiers, les riches ou les pauvres, contrôlés par le régime ou les rebelles. Le seul moyen de se chauffer en ce moment c'est en faisant du feu avec le bois des arbres coupés dans les rues. Beaucoup ont déjà été coupés et laissent des emplacements vides", décrit-il.

Des maladies apparaissent

Le manque d'eau courante potable amène un autre souci à Alep : "Il y a une propagation de maladies comme l'hépatite et la leishmaniose [maladie parasitaire fréquente chez le chien, qui se transmet aussi à l'homme, NDLR] en raison des mauvaises conditions sanitaires et parce que les ordures, non collectées, s'accumulent dans plusieurs parties de la ville. Certes, nous avons encore quelques stocks de médicaments dans les pharmacies et les hôpitaux qui fonctionnent encore, mais il n'y a ni nouvelle production, ni importation. Nous allons donc devoir faire face à des pénuries très bientôt". (..)

 

Céline Lussato - Le Nouvel Observateur

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121211.OBS2147/syrie-a-alep-des-milliers-de-personnes-vont-mourir-de-famine.html

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Le peuple Syrien a besoin d'aides massives de toutes natures pour contrecarrer l'action des envahisseurs


Jean de Dieu MOSSINGUE
Samedi 15 Décembre 2012


Le peuple Syrien a besoin d'aides massives de toutes natures pour contrecarrer l'action des envahisseurs
Le peuple Syrien a besoin d'aides massives de toutes natures pour contrecarrer l'action des envahisseurs

Par Jean de Dieu MOSSINGUE

Le peuple Syrien mène un combat, celui de tous les opprimés contre le dictat des forces absolutistes coalisées, contre l'envahissement de son territoire par des hordes étrangères de nationalités multiples qui occupent son sol depuis le début du conflit, poussées, entraînées et équipées par certaines puissances étrangères tels le Qatar ou l'Arabie Saoudite qui fournissent armes, munitions, stratégies et tactiques, logistique, argent et autres conforts pour la guerre, dans le but de l'asservir, l'embrigader et le spolier de toutes ses richesses potentielles et réelles, d'avoir la maîtrise sur celles de toute la région et de faire de cet espace géostratégique vital, un strapontin pour de futures aventures et conquêtes militaires majeures.

Dans un tel contexte, le peuple Syrien a grandement besoin d'aides et de plus de soutiens matériels et physiques qu'il n'en a actuellement, pour aider son armée, l'Armée Arabe Syrienne, et ses autorités réellement légitimes à rugir plus fort, soit pour amener le camp adverse à conclure une véritable paix conduisant vers l'instauration de la vraie démocratie qu'il refuse obstinément depuis le début de la crise, soit pour bouter hors de son territoire, selon les chiffres avancés par les médias, les dizaines (voire les centaines) de milliers d'envahisseurs étrangers venus de toute part, des combattants armés jusqu'aux dents qui utilisent des méthodes sataniques, commettant les pires atrocités et crimes contre l'humanité (terreur généralisée par les attentats, égorgements, coupures de têtes, utilisation d'enfants dans les actes de barbarie, viols, tueries de civils et de prisonniers de guerre, bombardements à l'aveuglette, destruction du tissu économique, du patrimoine culturel et des infrastructures, possession d'armes chimiques...) d'un autre âge.

Si ces mercenaires étrangers avec leurs faire-valoirs syriens très minoritaires dans le pays, n'ayant aucune représentativité populaire, reçoivent des aides conséquentes de toutes natures en provenance de leurs amis de l'étranger, le peuple syrien et ses autorités légales et réellement légitimes n'ont-ils pas le plein droit s'ils le désirent, de faire également appel aux soutiens de toutes natures de la part de leurs vrais amis, afin que ce peuple et d'autres soient sauvés du danger qui les guette?

Imaginez une seule seconde qu'Hitler ait gagné la seconde guerre mondiale, que ce serait-il passé après la victoire? Il n'est pas d'ailleurs exclu que ses héritiers positionnés dans divers endroits du monde, aient renoncé à poursuivre son œuvre macabre.

Jean de Dieu MOSSINGUE


Les terroristes soutenus par l'administration américaine, sous l'égide de la FSA, tout en étant, en fait, Al-Qaïda Al Jabhat Nusra groupe d'attaque, ont avili et brûlé une mosquée chiite dans le village près de Jisr Zarzour Shoghour de Campagne Idleb.

La zone frontalière avec la Turquie où cette attaque a eu lieu prouve que ces terroristes ont été passés en contrebande par le gouvernement turc des Frères musulmans fanatiques sous Erdogan, qui rêve de devenir un Calife des musulmans, ou au moins un sultan ottoman.

http://www.youtube.com/watch?v=Buvbjdbmw8M

Publié sur https://www.facebook.com/jdd.MoutsingaMossingue/posts/431986093521208
http://www.alterinfo.net/Le-peuple-Syrien-a-besoin-d-aides-massives-de-toutes-natures-pour-contrecarrer-l-action-des-envahisseurs_a84730.html
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Syrie :

http://www.alterinfo.net/La-Russie-change-de-tactique-sur-la-Syrie_a84752.html

 

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Une nouvelle arme
pour soumettre ALEP la prospère :
LA  FAIM !

Sources : Al Manar


L’équipe du site


Les insurgés syriens qui n’épargnent aucun moyen pour soumettre les Syriens au diktat de leur « révolution » exercent une nouvelle arme : celle de la faim.


En tête de leur victime figure hélas la ville d’Alep. Les visiteurs de cette ville sinistrée et sinistre, qui fut dans le passé proche l’une des plus prospères au Moyen Orient, constatent les interminables files des citadins, pour s’acquérir les premières nécessités de la vie. Dont le pain en particulier. Cette denrée devient de plus en plus rare, de plus en plus chère : 20 fois le prix officiel (150 LS le kilo# 8 LS le kilo).

Les véritables responsables sont indéniablement les miliciens et les « révolutionnaires » syriens qui font tout le sale boulot. Et leurs alliés turcs, qui paient comptant !


Ces derniers mois, ils ont pris d’assaut les convois qui transportaient le blé et la farine vers la capitale industrielle de la Syrie, et revendu les grandes quantités de cette denrée essentielle aux boulangeries des localités turques situées aux confins avec la Syrie.


Les dépôts de blé ont également fait l’objet de leurs attaques. Le contenu était soit pillé et revendu aux Turcs, soit brûlé. Durant l’été dernier, les miliciens de Tawhid ont pillé 200 mille tonnes de céréales du Centre Barada (à 30 km au sud d’Alep) dont les dépôts s’étendent sur  5 hectares de superficie. (( Voir sur Wikimapia. )

 


Du pain et du sang à AlepDes témoins sur place racontent pour le journal libanais AlAkhbar que des boulangeries situées dans les régions occupées par les miliciens ont elles aussi été démantelées, et leurs pièces détachées revendues.  Également à des commerçants turcs !


Toujours les Occidentaux,

toujours les Turcs


Du coup, cette ville agonise. Ces jours sombres rappellent tristement aux plus vieux ce que leurs parents leur avaient raconté sur la famine de Safar-Barlec, durant la première guerre mondiale au début du XXème siècle.


Alep l'historiqueLa ville d’Alep qui était encore sous l’emprise de l’empire ottoman, en proie aux tentatives européennes de sa dislocation, a alors été victime d’une famine de maladies. Tout comme aujourd’hui, elle fut en proie aux bandits de toutes parts.


« Le dénominateur commun entre le début du XXème siècle et le début du XXIème siècle demeure cette ingérence occidentale incessante au nom de « la liberté des peuples »», constatent les plus pertinents.


Pour d’autres, le rôle turc ne devrait en aucun cas être sous-estimé.


C’est fait exprès


Selon Syria Politics, nombreux sont les Aleppins qui croient sincèrement qu’ils sont face à une politique préméditée exercée par certaines factions de l’opposition syrienne.


« Ce qui se passe à Alep n’est pas de la famine, mais de la paupérisation. C’est une décision politique locale et régionale. Elle a deux raisons : la première est une volonté de se venger de cette ville parce qu’une partie d’elle est restée fidèle au régime, et l’autre silencieuse. Alors qu’une grande partie de sa classe aisée, parmi les hommes d’affaires et les commerçants, n’ont pas arrêté de soutenir le régime », explique un connaisseur, sous le couvert de l’anonymat.


Et de conclure : « La ville devait payer le prix, en l’affamant surtout. Elle a d’ailleurs été toujours appelée la ville de chabbihas » (terme qui veut dire voyous et qui est utilisé pour diaboliser les syriens qui soutiennent le régime, civils et militaires).


Pour que la Turquie prospère


D’autres sources estiment que la destruction méthodique dont a été victime cette ville, qui a été un véritable empire commercial, industriel, et économique, produisant tout ce dont le Moyen orient a besoin, ne peut que  servir les intérêts de la Turquie. Ce n’est pas fortuitement que les usines sont démantelées et emportées en Turquie.


«  Il fallait coute que coute écarter cette ville face au tsunami commercial de la Turquie. C’est ce que nous croyons. C’est ce que croient les commerçants aleppins », conclut cette source à Syria Politics.


Selon le site Syria Truth, plus de 600 usines qui ont subi ce sort pénible.


Usine de sucre à MaskanaDernièrement les milices Tawhid, en collaboration avec les services de renseignements turcs, ont démantelé l’usine de sucre dans la localité de Maskana, située à 70 Km à l’est d’Alep, sur la route menant à Rakka et ont transporté en Turquie ses pièces à bord de camions turcs. Le pillage de cette usine qui raffinait en moyenne quelques 400 mille tonnes de sucre de betteraves par an s’est fait à plusieurs étapes, durant les semaines passées.


Le samedi passé, ce sont les dépôts de nourriture pour bétail qui ont été pillés par la même milice, dans la localité de Khanaser (45 Km à l’est d’Alep). Le contenu a également été transporté en Turquie.


Le mois passé, ils avaient fait de même avec les dépôts similaires de Barda (30 Km au sud d’Alep), relève du ministère de


Le pillage à Khanasserl’agriculture, après une bataille avec les habitants de la localité qui ont essayé de défendre le dépôt qui. 100 mille tonnes de cette denrée animale ont été emportées en Turquie.


Même des machines de tricot avaient été démantelées dans la Cité industrielle de Jibrine, situé à proximité de l’aéroport international d’Alep, ainsi que tous les appareils de coupage, et autres.. Tous se trouvent désormais chez les Turcs.


Il arrive parfois que les affaires tournent mal entre miliciens et commerçants Turcs : ce fut le cas des équipements de forage de pétrole démantelés et dérobés à la fin du mois de novembre dernier. Les Turcs refusent toujours de payer leur prix. Sachant qu’ils leur avaient été vendus au 10% de leur prix réel. Dans une vidéo filmant le passage de ces équipements via la frontière turque, les pilleurs syriens qui appartiennent à la milice « Tempête du nord » (les kidnappeurs des pèlerins libanais) ont prétendu qu’ils appartiennent au Qatar. Ce que le site Syria Truth a démenti catégoriquement, assurant qu’ils appartiennent à la société NPS pour les services pétroliers, enregistré en Grande Bretagne.


Appauvris, affamés et humiliés, les Aleppins sont outragés : selon le


Une file d'attente pour su pain aux cotés d'un cimetière

correspondant du journal libanais al-Akhbar, leur colère est sans limite à l’encontre des miliciens et leur « révolution » qui ne connait aucune limite.

Ils en veulent aussi aux autorités parce qu’ils pensent qu’elles n’ont pas rendu la pareille à cette ville, qui a refusé la zizanie et ne voulait que  des réformes tout en restant attachée au régime.



Articles sur le même thème :


  1. Mais quels principes guident Hollande en politique étrangère ? par : resistance.fr   François Hollande vient d’appeler « l’opposition...

 

 

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 13:44

 

 

Le gouvernement fédéral allemand construit un centre de répression anti-émeutes

Published 14/12/2012 | By François

  

http://fr.altermedia.info/images/Schnöggersburg-300x171.jpg
 

 

Depuis six ans, le gouvernement fédéral [allemand, ndlr] et son armée ont secrètement mis en place dans la région de l’Almark un projet intitulé Schnöggersburg, ayant coûté cent millions d’euros. C’est au parlement de la région Sachsen-Anhalt qu’il a été finalisé. On vit après tout dans une démocratie parlementaire.


Lorsque l’affaire fut rendue publique, les médias étatiques et industriels se sont rapidement emparés de l’affaire. Comme toujours, des emplois ont été pourvus. Le peuple doit bien comprendre l’intérêt d’avoir un terrain de 6,5 km² sur lequel gît un centre d’exercice de neutralisation voué à réprimer avec des moyens militaires les manifestations populaires.

Ce qui s’est passé à Leipzig en 1989 ne doit pas se reproduire [manifestations contre la politique de l’ex-République démocratique allemande, ndlr]. Le gouvernement ne prévoit pas d’agir aussi pacifiquement que l’ancien gouvernement de la RDA quand viendra le jour où de nouveau retentira : « Nous sommes un peuple ! »

Au cas où, et afin de conserver le pouvoir, le peuple doit donc pouvoir être combattu et tiré par balle. Dans ce but, une ville factice, et tout ce qui va avec, a été construite dans la région de l’Altmark. Tout ce qui est nécessaire pour s’exercer à réprimer les émeutes a été mis à disposition : stations de métro, fermes, maisons, rues, places etc.

Le gouvernement Merkel a confirmé qu’il ne s’agit pas d’une rumeur pessimiste lancée par des réactionnaires, complotistes, ennemis de notre démocratie. À une question du parti Linksfraktion [équivalent du parti de gauche en Allemagne, ndlr] posée par la députée Inge Höger, pourquoi des exercices de guerre, qui ne correspondent pas aux risques de l’époque, ont lieu dans une ville moderne, le gouvernement répond qu’il s’agit d’une préparation à des opérations intérieures.


D’après le gouvernement, les thèmes du programme Schnöggersburg sont : « exercices de défense sur le sol allemand », « aides d’urgence en cas de catastrophe naturelle pour protéger les infrastructures stratégiques » et « interventions en cas d’état d’urgence ».

Le gouvernement indique que les opérations intérieures de l’armée fédérale ainsi que la formation et les exercices pratiqués à Schnöggersburg sont conformes à ses devoirs légaux. En août dernier, la Cour constitutionnelle allemande a donné sa bénédiction à ces opérations militaires sur sol allemand. À partir de 2014, Schnöggersburg et ses terrains militaires seront selon le gouvernement repris par une entreprise privée : Rheinmetall, la plus grosse entreprise européenne de production d’armes. A priori, il a été attribué à cette entreprise du complexe militaro-industriel 267 millions d’euros depuis 2000.


Le peuple paie pour des mesures servant à sa propre soumission. Ce nouveau centre militaire est pour l’État ce que l’Inquisition a été pour l’Église, un moyen de protection qui va échouer.

 

source: E&R

http://fr.altermedia.info/nouvel-ordre-mondial/le-gouvernement-federal-allemand-construit-un-centre-de-repression-anti-emeutes_44819.html

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 13:35

http://www.dailyrecord.co.uk/news/uk-world-news/adam-lanza-shoots-dead-26-1490701

Two children at the scene of the Connecticut shooting massacre

Fussilade d'école (Connecticut) :
Ce que l'on ne vous dit pas!

Soumis par Anonyme le sam, 15/12/2012 - 00:00

La violence sous ordonnances:

Les armes véritables, ce sont les cartels des psychotropes, de la santé, vendeurs de poisons; derrière la majorité des carnages se cache un nom de médicament de la classe des neuroleptiques............les médicaments tuent chaque année 30.000 personne...........chiffre reconnu officiellement, l'autre désastre que l'on ne vous dira pas c'est combien sombre définitivement dans la folie:


Médicaments Psychiatriques - La violence sur... par zingaqs160


MISE À JOUR Une fusillade a eu lieu ce matin dans une école primaire de Newtown dans le Connecticut. Le fils de l’une des institutrices a ouvert le feu dans l’établissement scolaire après avoir tué son père au domicile familial

D’après CBS News, le tireur serait mort. Pour le moment, on ne sait pas s’il a agi seul. On compterait 27 morts, dont 14 enfants. Une information à prendre au conditionnel, la police n’ayant pas encore pu confirmer ces chiffres.

Les faits se sont déroulés dans la Sandy Hook Elementary School, à Newtown, à 128 kilomètres de New York. La police aurait été avertie aux environs de 9h40.

Les élèves ont été évacués de l’école vers une caserne de pompiers située à proximité. Les parents sont choqués. « Je n’arrive pas à croire qu’une chose comme ça arrive », a déclaré le papa d’Alexa, l’une des fillettes évacuées de l’école. « On ne sait pas ce qui s’est passé. »

« Au moins cent coups de feu »
La police a envahi les lieux du drame. Parmi les victimes, on compte deux employés de l’établissement, le directeur de l’école ainsi qu’un parent d’élève, qui se trouvait à l’intérieur de l’école quand le tireur a ouvert le feu.

Le tireur serait mort également. Le corps du suspect se trouve actuellement dans une salle de classe. Il s’agirait d’un homme de 24 ans. Si on parlait d’abord d’un « père de famille », il semblait que son lien avec l’école soit différent. Sa mère travaillait comme professeur à l’école de Sandy Hook. Elle fait partie des victimes.

Le corps d’une personne non identifiée pour le moment a été retrouvé dans la maison des parents de Ryan Lanza.

Un deuxième tueur?
Selon une mère qui se trouvait devant l’école au moment de la fusillade, au moins cent coups de feu ont été tirés. Deux armes au moins, récupérées par la police, ont été utilisées. Une Honda noire, appartenant au tueur, a également été saisie par la police.

Selon ABC News, la police recherche activement un second tireur. L’information n’a pas encore été confirmée officiellement.

Au cours d’une première conférence de presse, la police a assuré que les environs étaient « sécurisés ».

Obama informé, les garderies fermées
Le président Barack Obama a été informé de la tragédie, selon la Maison Blanche. Toutes les écoles des alentours ont été bouclées, a rapporté la chaîne NBC.

Sur le site internet des écoles publiques du district de Newtown, un message informe que « les garderies après l’école sont annulées aujourd’hui ».

13 morts à Columbine en 1999
Il y avait eu 13 morts lors du massacre de Columbine, en 1999. C’était jusqu’alors la pire fusillade dans une école américaine.

 

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http://www.denissto.eu/node/487
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Voir aussi :
Pour désarmer les citoyens en vue
des manifestations de désespoir ?

 USA POURSUITE DES TENTATIVES DE DÉSARMER LES CITOYENS, EN UTILISANT  LA TROMPERIE ET   LA PEUR  afin de LÉGIFÉRER pour ENLEVER LE DROIT DE DÉTENIR et de  PORTER DES ARMES.


LA TUERIE DESUSA, par un homme contrôlé mentalement dans le but de faire peur et désarmer les citoyens des USA et ainsi laisser la main libre avec ceux qui nous exploitent


Extraits :

 

La «guerre» sur le citoyen américain est poursuivie autour de l'horloge avec des assauts sur de nombreux fronts, y compris un effort délibéré pour niveler par le bas le système éducatif et les étudiants américains, avilir la santé par contamination des aliments (hormones, pesticides, OGM, eau chimiquement altérés, cancéreuses des additifs tels que l'aspartame), puis les cartels (lobbys) alimentaires avec pour résultat de moins en moins de choix alimentaires, tout en contrôlant votre droit à cultiver des aliments. Ainsi que le choix de la santé limité par la protection juridique des médicaments issus de la vente pharmaceutique (dont les industries sont de véritables cartels) et des procédures médicales responsables de centaines de milliers de morts inutiles chaque année. Le gouvernement s'attaque directement au système immunitaire en mandatant et en faisant la promotion de vaccins contaminés - le système immunitaire affaiblit par des vaccins qui peuvent également provoquer des dysfonctionnements du cerveau à long terme ou des dommages irrevresibles, ou d'entraîner le cancer.

http://www.mysteredumonde.com/forum/les-psychopathes-t2692.html


Réveillons-nous, ne soyons plus des moutons, arrétons de consommer leur alimentation toxique et de croire tout ce qui nous est dit par les médias

Soyons des journalistes, informons autour de nous

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 12:31

 


valls-klippa-download.png

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Combien de fois la Nation Française a été évoquée

dans cette vidéo par ce clown arrogant qui est

censé la représenter à l'heure actuelle ! 

 

http://cequelesmediasnenousdisentpas.over-blog.com/article-manuel-valls-le-sioniste-sans-complexe-113442945.html

 

 

 

 

Manuel Valls le Sayanim

à la conquête du Pouvoir

Par eva R-sistons


 

Alerte ! Cet Espagnol (naturalisé français à l'âge adulte) est dangereux pour la France.

 

Catherine Nay, Editorialiste à Europe 1, a dit sur C dans l'Air en novembre 2012 : "Cet homme est inquiétant". Bien observé, bien dit !

 

Manuel Valls est dur, brutal, violent, à la droite de la Droite, et c'est le poulain des Bilderberg (donc des Maîtres du Monde) et des ultras d'Israël, non seulement pour les servir, pour prendre le pouvoir en France et l'offrir aux plus puissants (notamment sionistes-talmudistes), mais aussi pour achever d'ôter tout ce qui reste de gauche à Gauche.

 

Et son intervention pour soutenir la copine de François Hollande, Valérie Rotweiller, auprès de la Justice (pressions intolérables), s'explique par l'amitié très forte qui lie son épouse à celle-ci : Pour parvenir au sommet de l'Etat, il faut bien choisir ses relations (les Sayanims maitrisent parfaitement l'art de l'infiltration), et Mme Valls est devenue l'amie personnelle de la petite amie du Président. Ainsi, Valls a pu être imposé au ministère stratégique de l'Intérieur (sans doute demain comme Premier Ministre, grâce aux sondages-bidons devant nous persuader qu'il est le plus populaire), malgré son rejet par les militants du PS : Il a été le plus mal élu (5%) aux Primaires, et en raison de ses options proches de celles de Sarkozy dans tous les domaines (notamment en matière de Retraite), Martine Aubry a voulu le mettre à la porte; Mais le CRIF (qui en réalité dirige notre pays pour son malheur) veillait : Il l'a remplacée par un de ses pions, Harlem Désir, à la tête du PS ! Ainsi, TOUS les centres de pouvoir en France sont désormais entre les mains des Sayanims au service d'Israël, avec les conséquences que l'on connaît : Ultra-libéralisme, prédominance de la finance, intégration dans l'Europe atlantiste, sionisme exacerbé, médias et Quai d'Orsay verrouillés, guerres impérialistes notamment actuellement contre la Syrie, choc de civilisations (islamophobie y menant), Police de la Pensée, casse du secteur social et des services publics, etc.

 

Donc, Valls est maintenant aux portes du pouvoir présidentiel (PS, sic !) grâce aux sondages-bidons, à un Ministère stratégique, à l'opportune amitié de sa femme pour la petite amie du Président, au soutien du CRIF car selon ses dires, "il est éternellement lié à Israël" (voir la vidéo) ; et comme Copé a eu toute l'aide nécessaire pour prendre le pouvoir (car Fillon n'est pas un Sayanim, et à ce titre, tout est fait, et sera fait, pour qu'il n'accède pas aux charges les plus hautes), Valls nous sera imposé à la tête de la France, que nous le voulions ou non.

 

Seule l'information, abondamment relayée, pourra nous prémunir de cet ultra sioniste de la droite la plus extrême et inquiétante...

 

eva R-sistons

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 01:01

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xldsox_sionisme-la-verite-sur-le-journalisme-francais-richard-lab_news#.UMu9m6zeEa8

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Vido à voir,

à enregistrer,

à relayer avant censure !

 

ici également :

http://www.youtube.com/watch?v=ZzAQ8h3n7pg 

 

 

 

Le licenciement de Richard Labévière  
Rédacteur en chef de RFI :
une énormité,
soulignent la CFDT
et le principal intéressé

CAPJPO-Euro-Palestine

 

Politique
Le licenciement de Richard Labévière : une énormité, soulignent la CFDT et le principal intéressé
Nous revenons sur l’incroyable licenciement de Richard Labévière, rédacteur en chef de RFI, le 11 août dernier, en produisant le communiqué de la CFDT et plusieurs des remarques faites par Richard Labévière.

"Cette histoire estivale s’inscrit dans l’orwellisation en cours de la presse française, la remise en cause du pluralisme journalistique et de la liberté d’expression au pays des Lumières. Avec, pour horizon, la volonté d’imposer une lecture unique, néo-conservatrice, de la politique, des crises et des relations internationales ", indique Richard Labévière.

"Défendre la liberté d’expression et les droits de l’homme face à leurs violations caractérisées en Chine ou ailleurs, c’est bien. À condition de s’appliquer à soi-même ces beaux principes et de commencer par balayer devant sa porte." , souligne le journaliste.

Voici le communiqué de la CFDT :

"L’intervieweur français du président syrien Bachar al-Assad licencié par RFI !

Le 8 juillet dernier, Richard Labévière, rédacteur en chef à RFI, obtenait en exclusivité pour RFI et TV5-Monde une interview du président syrien Bachar al-Assad, à la veille de sa venue à Paris.

Dans n’importe quel organe d’information, cette réussite aurait été saluée par la Direction. A RFI, il en est autrement : faire son métier est passible de licenciement. Celui-ci a été notifié à Richard Labévière, ce lundi 11 août, malgré un enchainement de fautes de procédures. En dépit de dysfonctionnements internes et imputables aux seules directions de RFI et TV5-Monde, le dossier d’accusation reste désespérément vide.

A moins de trois semaines du voyage du président de la République Nicolas Sarkozy en Syrie, la direction de l’Audiovisuel Extérieur de la France, licencie l’un des journalistes experts des questions proche et moyen-orientales, infligeant ainsi un camouflet aux autorités syriennes qui avaient décidé d’accorder cette interview à Richard Labévière. Mais peut-être que la Directrice générale de l’Audiovisuel Extérieur de la France saura en informer à temps le ministre des Affaires étrangères ? Cet incident grave constitue le dernier épisode caractérisant l’attitude répétitive de harcèlement de la direction de RFI à l’encontre de Richard Labévière, portant atteinte à ses droits et à sa réputation professionnelle.

Depuis son entrée à RFI en 2000, il a été mis fin à ses fonctions de chef du service Etranger en 2003. Ses nouvelles fonctions d’éditorialiste international ont été brutalement interrompues en octobre 2005. Depuis lors, il n’a conservé que la production du magazine hebdomadaire « Géopolitiques ».

Paris, le 12 août 2008

Par ailleurs, Richard Labévière dans une lettre à la direction de RFI démontre l’inanité des reproches qui lui sont faits ainsi que le caractère illégal de la procédure engagée par sa hiérarchie, et le rôle très "ambigu" joué par la SDJ . Il souligne notamment :

"Constat : j’ai procédé pour l’interview du président syrien comme je l’ai fait pour les derniers grands entretiens effectués dans le cadre du magazine « Géopolitiques » - dont j’étais le producteur responsable - sans que cela soulève la moindre remarque de ma hiérarchie. Ainsi : le sociologue Edgar Morin (23/12/2006) ; l’ethnologue Jean Malaurie (7/4/2007) ; le général libanais Michel Aoun (2/6/2007) ; l’ancien ministre des affaires étrangères Hubert Védrine (17/11/2007) ; le juge international Claude Jorda (29/12/2007) ; le philosophe Régis Debray (28/2/2008) et le conseiller spécial du Président de la République Henri Guaino (19/07/2008)."

"Question : comment se fait-il qu’un tract de la SDJ (Société des journalistes de RFI) affirme dès le 11 juillet, c’est-à-dire cinq jours avant le lancement de la procédure de mon licenciement : « La SDJ s’est étonnée des conditions d’obtention de l’interview du président syrien Bachar al-Assad. Cette interview a été négociée par un journaliste de RFI sans que la hiérarchie et le service international n’en soient informés ». Comment la SDJ était-elle au courant ? Comment la SDJ a-t-elle eu accès aux pièces du dossier disciplinaire avant même que celui-ci ne soit officiellement constitué ?"

"Enfin, je ne vois toujours pas quel préjudice l’Audiovisuel extérieur de la France aurait subi à cause de cette interview. RFI et TV5-Monde qui l’ont diffusée, ne sont-elles pas les filiales de cette seule entité ? La nouvelle directrice de TV5-Monde vient, du reste, d’annoncer le lancement d’une émission de politique internationale coproduite par RFI et TV5-Monde.

Dès lors que j’ai informé ma hiérarchie de l’accord définitif de la présidence syrienne pour l’interview, dès lors que j’ai demandé, sans succès, un technicien de reportage (le Tour de France vous apparaissait alors prioritaire !), dès lors que je suis parti à Damas, précipitamment il est vrai, mais avec l’aval de ma hiérarchie, je ne comprends pas quelle prétendue déloyauté peut m’être reprochée.

Vous n’ignoriez ni le fait que l’interview était également filmée par votre partenaire TV5-Monde, ni le fait que le président Assad n’avait agréé qu’un seul journaliste pour cette interview, en l’espèce moi-même.

Pour l’ensemble de ces raisons, j’estime que mes droits fondamentaux de citoyen, de travailleur et spécialement de journaliste n’ont pas été respectés et que les motifs du licenciement portent atteinte à mon indépendance de journaliste et au respect tant de ma personne que de mon travail.

La gravité de la situation m’amène à saisir sans délai les juridictions compétentes."

Extraits d’une lettre de Richard Labévière à

Madame Martine Paris
Directrice des ressources humaines
Radio France Internationale
116, avenue du Président-Kennedy
BP 9516
75762 Paris cedex

CC : Alain de Pouzilhac, Christine Ockrent, Geneviève Goëtzinger, Pierre Koelsch.

Et bien entendu, outre la signature de la pétition de soutien à Richard Labévière, sur le site ipetitions.com il n’est pas interdit d’écrire à ces "responsables" de l’audiovisuel !

source

CAPJPO-Euro-Palestine
http://www.voxnr.com/cc/politique/EkEAFkVFAkdLzExcRw.shtml
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Richard Labévière
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Richard Labévière, né à Thonon-les-Bains en 1958, est un journaliste français qui a travaillé à RFI avant d'en être licencié en août 2008. Il est actuellement rédacteur en chef de Défense, la revue de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).

 

Sommaire

Biographie

Diplômé en sciences politiques, histoire et philosophie des universités de Paris I (Panthéon-Sorbonne), Genève et Grenoble, il est l'auteur de plusieurs livres sur les liens du terrorisme islamiste avec l'Arabie saoudite et la CIA. Pour lui il faut différencier les attentats organisés par Ben Laden de ceux attribués plus tard à Al-Qaida, qui ne serait selon lui pas une véritable organisation terroriste, mais une étiquette collée a posteriori sur les attentats islamistes afin de justifier une guerre perpétuelle contre la terreur1.

Il fut rédacteur en chef de RFI, chef du service étranger, avant de se voir retirer son poste en 2003. Il garde des fonctions d'éditorialiste international jusqu'en 2005. Richard Labévière affirme que ces mises au placard sont liées au soutien qu'il apporte au journaliste controversé Alain Ménargues. Selon lui c'est après l'intervention de l'ambassadeur d'Israël Nissim Zvili que ses fonctions lui furent retirées. Il affirme aussi avoir été victime de menaces de mort émanant vraisemblablement du Betar sur son lieu de travail2.

Il continue néanmoins son émission Géopolitique, le débat jusqu'à son licenciement pour faute grave au cours de l'été 20083. Son interview de Bachar el-Assad constituerait une faute grave car il n'aurait pas informé sa hiérarchie de la tenue de ladite interview. Accusation que l'intéressé conteste, affirmant que sa hiérarchie était amplement au courant4. Il affirme comme raison de son licenciement être le seul journaliste à continuer à interviewer des personnalités du monde arabe. Dans la même conférence de presse donnée à Beyrouth, il déclare également que ce licenciement intervient dans un contexte de mise au pas de l'audiovisuel extérieur de la France par Christine Ockrent (compagne de Bernard Kouchner) et Alain de Pouzilhac5.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Lab%C3%A9vi%C3%A8re

 

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Le 11-Septembre de France 24

Panique à Issy-Les-Moulineaux. Le siège de France 24 est entouré d’une épaisse fumée depuis la chute des deux tours de la rédaction : Grégoire Deniau et Bertrand Coq. Déjà, le bruit circule : il s’agirait d’un complot terroriste de la reine Christine Ben Kouchner, orchestré par son bras droit, Poupou Al-Zawahiri. Décryptage de l’attaque du redoutable groupuscule de fanatiques atlantistes à l’assaut du monde libre.

"Trois langues, un seul langage". Telle était la devise caractérisant la spécificité de France 24 à son lancement : la synergie d’une rédaction composée d’une trentaine de nationalités et chargée de relater les informations en français, anglais et arabe. Deux ans plus tard, il faudrait rajouter "et d’une seule voix".

Les critiques perfides du projet d’une chaîne info voulue par Jacques Chirac évoquaient alors la "voix de la France", une sorte d’ORTF, version high-tech et trilingue. Il n’en est rien : le licenciement de Grégoire Deniau, directeur de la rédaction, et la mise à pied de Bertrand Coq, rédacteur en chef, traduisent bien autre chose qu’une directive déguisée du quai d’Orsay.

Au-delà des griefs comportementaux formulés à leur encontre (rudesse, autoritarisme, mauvaise foi, etc.), l’affaire révèle une tendance lourde, constatée depuis l’arrivée de Christine Ockrent, passée des ménages au "grand ménage", à la direction de l’audiovisuel extérieur : la volonté politique d’une épuration idéologique.

Un attentat précurseur a déjà été commis par la reine Christine et Poupou : ceux qui suivent l’actualité du Moyen-Orient n’ont pu manquer le licenciement sec, il y a deux mois, de Richard Labévière, journaliste émérite de RFI et bête noire de ses collègues atlantistes pour ses inclinaisons pro-arabes affichées. Le prétexte invoqué était tout aussi savoureux que pour le tandem Deniau/Coq : Labévière fut sévèrement grondé d’avoir obtenu et négocié avec TV5 l’exclusivité d’un entretien avec Bachar Al-Assad sans avoir suivi la procédure habituelle avec sa direction. Pour ce motif futile, on se débarrasse ainsi d’un trublion incontrôlable, surtout coupable d’avoir commis des enquêtes "délicates" sur la connivence entre Américains et Saoudiens financiers du terrorisme. Richard Labévière avait également réussi l’exploit de dénicher le scoop de la rencontre entre Ben Laden et Larry Mitchell, agent de la CIA, à l’hôpital américain de Dubaï, en juillet 2001. Une information qui lui fut d’ailleurs confirmée par la suite (comme il l’a évoqué début septembre en conférence) de la part d’agents de services secrets arabes et d’attachés militaires américains, sous couvert d’anonymat.

Après Labévière, l’épuration continue

Bertrand Coq : prix Albert Londres 2003, ancien de TF1 et de la Cinq, l’homme est réputé rugueux, véhément, caractériel. Néanmoins, les problèmes relationnels du rédacteur en chef se seraient améliorés depuis un an, selon un collaborateur de la rédaction. Le grief relève-t-il alors de son attitude envers ses subalternes ou bien, comme pour Labévière, de son travail journalistique ? Son ouvrage persifleur, intitulé Les Tribulations de Bernard K. en Yougoslavie et consacré à Bernard Kouchner, compagnon de sa supérieure hiérarchique, pourrait bien lui être revenu, quinze ans plus tard, comme un boomerang en pleine figure.

Il est judicieux de rappeler ici que Christine Ockrent avait déjà rejoint France 24 en tant que chroniqueuse, BCBG et bilingue, avant de quitter la chaîne pour revenir quelques mois plus tard en tant que commandeur suprême. Ce parcours atypique dénote un rapport de force, différent dans le temps, entre la reine Christine et ses sujets. Virer le pourfendeur de son French Doctor, sous un prétexte fallacieux, était sans doute un fantasme à l’époque. C’est désormais une réalité accomplie dans ce qui s’avère être un règlement de comptes.

Everything you are not supposed to know

"Tout ce que vous n’êtes pas censés savoir" : promesse ambitieuse inscrite sur la façade du siège de France 24. Question naïve : nous saurons vraiment tout, y compris sur le 11-Septembre ?

Grégoire Deniau, directeur de la rédaction, prix Albert Londres 2005, rugbyman et baroudeur de terrain, présent en Irak au début de l’invasion. Dans son cas, une affaire digne d’un vaudeville médiatique, entre le théâtre de boulevard et la farce tragicomique. Nous sommes le jeudi 11 septembre et le débat du jour, animé par Sylvain Attal, concerne les fameuses "théories du complot". En bon orthodoxe chargé de brûler l’hérétique, Attal organisa un débat pseudo-contradictoire où quatre invités, convaincus de la version conventionnelle des attentats, ont été "confrontés" à un jeune militant du réseau Reopen911, association prônant la réouverture de l’enquête sur le 11-Septembre. Bref, un débat pour la forme, sans réel enjeu, sinon celui de "bigardiser" - diaboliser - tout pratiquant du doute sous le sceau de l’infamie ("délirant, antisémite, paranoïaque, révisionniste, anti-américain, etc.). Objectivement, le débat, de par son déséquilibre et le faible écho des arguments du représentant de Reopen911, n’allait pas susciter un "conspirationnisme aigu" à travers le monde ni provoquer l’ire de l’ambassade américaine.

Et, pourtant, ce fut un scandale d’avoir "laissé passer" cette discussion, "selon des téléspectateurs" outrés et une "partie de la rédaction", d’après Poupou. Convocation de Deniau qui se serait embrouillé alors dans son explication, sur le mode "de toute manière, j’étais contre ce débat à l’origine". En somme, ni Attal ni Deniau n’ont assumé la responsabilité d’avoir organisé la "confrontation" entre partisans et adversaires de la version officielle du 11-Septembre. Le véritable coupable dans la "chaîne de commandement" journalistique demeure inconnu... Dans sa tentative de se dédouaner, Deniau serait paru de mauvaise foi, au point que Poupou n’avait plus qu’à sortir le carton rouge magique de la "faute professionnelle".

Ironie du sort, pendant ce sulfureux débat dont la simple présentation, sommaire et superficielle, a pourtant chauffé les esprits à France 24, l’animateur du réseau français de Reopen911 avait suggéré qu’il était dangereux d’aborder la question dans les médias avant d’être contredit immédiatement par Attal qui tenta de le rassurer sur le degré élevé de liberté d’expression sur la chaîne. Le doute sur la parole du journaliste est permis : contrairement à d’autres débats plus convenus, le débat sur ce sujet ne figure pas dans les archives du site web de France 24. Un bel exemple d’auto-censure a posteriori.

L’incident est d’autant plus cocasse que TOUS les concurrents directs de France 24 n’ont pas ces émois de vierge effarouchée lorsqu’il s’agit d’évoquer le sujet des théories alternatives du 11-Septembre : CNN, Russia Today, Al Jazeera English, BBC World, Press Tv et même, ô comble de l’affront, Fox News, antenne de propagande républicaine, toutes ont réalisé des reportages ou des entretiens sur la question. Pratique élémentaire du journalisme, puisqu’il s’agit d’évoquer un phénomène de société, indéniable et croissant : le scepticisme d’une majeure partie de la population mondiale, selon les sondages encore effectués cet été, à l’égard du récit politico-médiatique dominant du 11-Septembre.

Ce fait est incontournable, n’en déplaise aux autruches qui se targuent pourtant de faire leur métier de journaliste : de plus en plus de citoyens dans le monde ont, au minimum, un doute sur la complète véracité de la version officielle.

A sa manière, l’affaire Deniau, au-delà des luttes de pouvoir au sein de France 24 et de la purge politique par une direction plus atlantiste (ou "sarko-kouchnero-compatible"), témoigne d’autre chose, qui émerge à peine : la nervosité d’une corporation hybride (patrons de médias, chroniqueurs influents, journalistes, faiseurs d’opinion) à l’endroit de toute parole publique "dissidente" sur le 11-Septembre. L’unanimité incroyable pour fustiger violemment un pitre inoffensif comme Jean-Marie Bigard révèle le décalage saisissant entre les acteurs des médias et l’opinion publique, plus indulgente envers le comique amateur de films "conspirationnistes". Même le référendum sur l’Europe en 2005 n’avait pas connu un tel alignement de la part des journalistes hexagonaux.

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Il y a 8 mois - 1 minute

Le candidat socialiste a rencontré mardi 10 avril les lecteurs du «Parisien» - «Aujourd'hui en (...)

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"Beyond the news" : au-delà de l’information, promet le slogan de France 24. Pari réussi : la chaîne s’efforce bien, par condescendance, lâcheté ou paresse intellectuelle, à survoler une information capitale.

L’info ? Sept ans après les attentats, de plus en plus d’individus dans le monde n’acceptent pas la version du 11-Septembre, telle que contée par le gouvernement américain et rapportée docilement par l’écrasante majorité des médias occidentaux.

Depuis 2001, le 11-Septembre n’en finit pas de faire des victimes collatérales, coupables d’avoir posé des questions et bannies de l’exposition médiatique jusqu’à ce qu’elles fassent repentance avant d’aboutir, au moyen d’une dépêche AFP, à en prononcer ce terrible mot : "pardon".

"Et pourtant elle tourne", aurait répliqué Galilée aux tenants de l’Inquisition... Et pourtant le 11-Septembre continuera de faire débat. Partout dans le monde, sauf, désormais, sur France 24.

 

 

*Bonus : l’équipe de France 24 pour son premier anniversaire fin 2007 "Good old time, buddy"...


NDLR : ci dessous, un droit de réponse demandé par Sylvain Attal suite à la publication de cet article.

Droit de réponse :


"Contrairement à ce que vous affirmez sans apporter la moindre source à votre récit, j’ai toujours assumé et j’assume encore jusqu’à ce jour le débat que j’ai proposé à la direction de la rédaction au sujet des théories conspirationnistes. J’assume aussi la façon (que vous qualifiez d’orthodoxe) de conduire ce débat. Certains, au sein de la redaction étaint d’avis que ce débat ne devait pas avoir lieu, en particulier ce jour là, point de vue que je respecte, comme je souhaite que le mien le soit.

La suite concerne des problèmes de management, des malentendus et des dysfonctionnements qui relèvent du fonctionnement et du débat interne de France 24 et sur lequel je ne souhaite pas m’étendre ici.
Sylvain Attal "



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http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/le-11-septembre-de-france-24-44588
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