Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 00:30

 

Conflit au Moyen-Orient: fin de la bataille de l’aéroport de Damas, Washington et Moscou face-à-face

La fin de la bataille de l’aéroport de Damas au cours de laquelle la garde républicaine syrienne à réussi à infliger un sérieux revers à la rébellion grâce à l’aide technique des services spéciaux russes a révélé jusqu’où Moscou est capable d’aller dans le conflit en cours au Moyen-Orient.


W. Chekkat
Mercredi 12 Décembre 2012


Conflit au Moyen-Orient: fin de la bataille de l’aéroport de Damas, Washington et Moscou face-à-face
Autres articles
Conçu comme une opération d’envergure-la deuxième du genre-visant à couper les communications entre Damas et l’aéroport international avant la capture de cette infrastructure, ce qui aurait été une victoire médiatique de la rébellion, la bataille de Damas s’est terminé par de très lourdes pertes pour les rebelles (nos sources évoquent plus de 5000 tués parmi les rebelles dont 75% seraient de nationalités étrangères à la Syrie) et un revers pour des unités des SAS britanniques infiltrés à partir de la Jordanie via la ville syrienne (sud) de Deraa. Des mercenaires de la firme américaine de sécurité X (connue antérieurement sous le sigle de ‘Blackwater’) ont également été éliminés sur la route de l’aéroport international de Damas.

Des pilotes habitués aux appareils de fabrication russe dont les nationalités n’ont pas été précisées étaient également parmi les rebelles en vue de prendre le contrôle des appareils de l’armée de l’air syrienne en cas de prise de l’aéroport.

Des combattants radicaux de ‘Jobhat Ennosra’ participant aux combats contre les forces du régime syrien ont retourné leurs armes sur des membres des forces spéciales britanniques et des ‘contractors’ de X. Une semaine plus tard, le Département d’Etat US classait ce groupe islamique radical qui bénéficiait jusque là de fonds et d’armes de la part des pays du Golfe et de la France, dans la liste des organisations terroristes ennemies du Gouvernement des Etats-Unis.

Les services spéciaux russes ont fourni une précieuse aide techniques aux services du renseignement aérien de l’armée syrienne en coupant toutes les communications (téléphonie mobile, Internet, brouillage Radio) de la Syrie pendant cette bataille. Ils ont également permis à l’armée syrienne de brouiller toutes les communications ennemies à l’intérieur du pays.

Les déclarations diplomatiques de responsables américains et russes devenaient de plus en plus codés et variaient en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain. Les deux pays n’ont pas manqué d’envoyer des bâtiments de guerre en face du littoral syrien (Lattaquié et Tartus) dont le porte-avions nucléaire USS Eisenhower pour la marine US.

C’est la première fois que américains et russes mesurent leurs capacités de guerre électronique et cybernétique dans une bataille en Syrie.
.
http://www.alterinfo.net/Conflit-au-Moyen-Orient-fin-de-la-bataille-de-l-aeroport-de-Damas-Washington-et-Moscou-face-a-face_a84626.html
Partager cet article
Repost0
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 00:03

 

26 novembre 2012

Moscou accuse le Kosovo d’être un facteur de déstabilisation mondiale

 

Moscou a accusé le 22 novembre dernier la province serbe occupée, autoproclamée « indépendante » en 2008, d’être un facteur de déstabilisation non seulement dans les Balkans mais pour toute la région de l’Europe du sud-est et même au-delà. En mai dernier, des informations avaient déjà filtré concernant des camps d’entrainements implantés au Kosovo destinés à former des groupes armés destinés à combattre pour l’opposition en Syrie (voir ici).


« Des groupes organisés d’Albanais du Kosovo ainsi que des volontaires sont envoyés en Syrie pour participer aux combats aux côtés de l’opposition. Auparavant, il y a eu des informations annonçant que des terroristes combattant aux côtés de l’opposition syrienne étaient formés sur le territoire du Kosovo », a expliqué le porte-parole de la diplomatie russe, Alexandre Loukachevitch.


Ces informations confirment la thèse de Moscou selon laquelle la République autoproclamée du Kosovo, en « contournant les principes et normes du droit international », constitue un « facteur de déstabilisation » pour toute la région, a-t-il estimé.

Cette zone grise des Balkans, province historique serbe albanisée de force, reste dans les faits un protectorat sous l’égide des Etats-Unis et des euromondialistes. Une zone de non-droit international qui sert de base avancée dans le flanc européen pour les menées subversives occidentalistes.

 

Source

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 23:56

 

Ainsi, à l'exemple de la France, les Etats vont-ils pouvoir changer les Régimes qui ne leur conviennent pas ? C'est ça, la démocratie ? La France des sayanims Hollande-Fabius va-t-elle devenir un état voyou comme israël, bafouant le Droit international ? (eva)

 

medvedev-iran

http://www.algerie1.com/actualite/nucleaire-iranien-le-president-medvedev-denonce-les-va-t-en-guerre/attachment/medvedev-iran/

Dmitri Medvedev juge « inacceptable » la reconnaissance de la France à l’opposition syrienne

Le chef du gouvernement russe a été reçu par François Hollande mardi 27 novembre à l’Élysée.

Dmitri Medvedev a jugé « tout à fait inacceptable au regard du droit international » la reconnaissance accordée par la France à l’opposition syrienne.

La France et la Russie ne cachent en rien leur différend sur la guerre en Syrie. À la veille de sa visite de travail à Paris lundi 26 et mardi 27 novembre, le chef du gouvernement russe, Dmitri Medvedev, a marqué son désaccord avec la reconnaissance officielle donnée par la France à la Coalition de l’opposition syrienne comme unique représentant du peuple syrien. Le premier ministre russe doit aborder le dossier syrien avec le président français, François Hollande, 27 novembre à l’Élysée.

« La question est de savoir dans quelle mesure il est juste de prendre la décision de soutenir une force politique en opposition ouverte avec le gouvernement actuel, reconnu officiellement, d’un pays tiers. Au regard du droit international, il me semble que c’est tout à fait inacceptable », a estimé Dmitri Medvedev, dans un entretien à l’AFP et au Figaro : « Le souhait de changer de régime politique dans un autre État en reconnaissant certaines de ses composantes politiques comme seules représentantes légitimes ne me semble pas très civilisé. »

« Je rappelle que selon les principes du droit international approuvés par l’ONU en 1970, aucun État ne doit entreprendre d’action visant au renversement par la force du régime en place dans un pays tiers », a ajouté le premier ministre russe, assurant que « la Russie ne soutient ni le régime Assad, ni l’opposition » : « Nous avons une position neutre. »

Seul représentant légitime

François Hollande a reçu le 17 novembre le président de la Coalition nationale des forces de l’opposition syrienne, Ahmad Moaz Al-Khatib. Cette coalition a été formée dimanche 11 novembre à la suite d’une rencontre à Doha (Qatar) des représentants de l’opposition syrienne. La France a été le premier État européen à reconnaître la nouvelle coalition de l’opposition en tant qu’unique représentant légitime du peuple syrien. François Hollande n’a par ailleurs pas exclu que des armes puissent être fournies aux insurgés une fois que les adversaires de Bachar Al Assad auront formé un gouvernement. Depuis le Royaume-Uni, la Turquie et les monarchies du Golfe ont emboîté le pas à la France. La coalition a nommé un « ambassadeur » à Paris et à Londres.


Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait critiqué la légitimité de cette coalition, signalant que les militants de l’opposition « intérieure » n’avaient pas pris part à la réunion de Doha. Le chef de la diplomatie russe avait aussi critiqué ouvertement que la coalition de l’opposition refuse de dialoguer avec le régime de Bachar Al Assad.

 

SÉBASTIEN MAILLARD

 

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Dmitri-Medvedev-juge-inacceptable-la-reconnaissance-de-la-France-a-l-opposition-syrienne-_NG_-2012-11-27-880839

 

.

6 décembre 2012

Article en PDF : Enregistrer au format PDF

Pour un juriste reconnu expert en droit international, la réponse est claire...

 

« Le droit international ne permet pas aux Etats de reconnaître des rebelles qui luttent contre le gouvernement reconnu ». Curtis Doebbler, - juriste reconnu enseignant à l'université Webster de Genève, avocat expert en droit international pendant la guerre de l'OTAN contre la Libye pour appuyer les rebelles du CNT - a souligné plusieurs fois la totale illégitimité de l'utilisation de la force contre le pays nord-africain (http://www.counterpunch.org/2011/03...).

Et la Syrie ? La « coalition nationale syrienne pour les forces révolutionnaires et d'opposition », née il y a quelques jours à Doha sous les auspices des monarques du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar, Emirats, Koweït, Oman et Bahreïn) et des puissances occidentales, a demandé à l’UE et aux USA la reconnaissance officielle et la fourniture directe d'armes et d'argent, pour pouvoir renverser par la guerre le régime de Damas. La Coalition en effet refuse tout dialogue. Les monarchies du Golfe, la France et l’Angleterre l'ont déjà reconnue comme « unique représentant légitime du peuple syrien » (et la Ligue Arabe l'a reconnue comme interlocuteur, avec l'abstention de l'Algérie et de l'Irak ; l’Italie aussi a reconnu la Coalition comme légitime représentant du peuple syrien, bien que pas le seul à présent).

La France - qui avait été le premier pays à reconnaître le CNT libyen en mars 2011 - discutera de la fourniture d'armes avec les partenaires européens dans les prochaines semaines. Même le premier ministre britannique David Cameron, de même que Barak Obama, sont en train de prendre en considération l'idée d'armer officiellement leurs alliés syriens.

De la même façon que le CNT libyen, l'opposition armée syrienne (et les groupes politiques qui la soutiennent) refuse une présence militaire au sol mais demande depuis toujours des appuis militaires. La Russie et la Chine continueront peut-être à empêcher une intervention directe.

Mais la fourniture d'armes et de ressources serait-elle légale, puisqu'on entend toujours le même refrain : le prétexte de la « protection des civils », autrement dit, que les groupes armés sont là uniquement pour sauver la vie des civils).

 Doebbler répond :

« Reconnaître une force d'opposition n'est pas illégal parce que c'est une décision qui relève de la compétence nationale, toutefois toute action entreprise pour soutenir l'usage de la force de la part de groupes armés contre le gouvernement légitime est illégale et une grave violation du droit international. Un État qui soutient l'usage de la violence contre un autre État est responsable en droit international des dommages causés. De plus il est interdit à tout autre État de la communauté internationale de reconnaître une situation créée par cette violation du droit. Le soutien aux groupes armés en Syrie est illégal parce que ceux-ci utilisent la force contre un gouvernement reconnu ».

La seule exception, poursuit Doebbler, « consiste dans le fait que les opposants armés se reconnaissent comme mouvement de libération nationale. Ils devraient démontrer alors qu'ils sont opprimés à un point tel que l'exercice de leur droit à l'autodétermination a rendu nécessaire l'usage de la force, unique instrument pour atteindre ce droit. Mais l'opposition soutenue par l'étranger a eu beaucoup d'occasions de participer au gouvernement en Syrie et le régime affirme être prêt à accorder d'autres droits de participation. Non seulement les rebelles soutenus par l'étranger ne représentent pas un groupe clairement défini de la population syrienne, pas plus qu'une majorité. Ils peuvent donc être définis au mieux comme acteurs par procuration des puissances étrangères qui essayent d'intervenir en Syrie pour un changement de régime. Ceci viole différentes obligations : la non-ingérence dans les affaires intérieures d'autres Etats sur base de l'art. 2, al. 7 de la Charte de l'ONU et l'abstention de l'emploi de la force dans l'art. 2 al. 41, l'un des principes les plus importants du droit international. Le 27 juin 1986, les États-Unis ont été condamnés par la Cour internationale de justice de La Haye pour avoir violé ces principes au Nicaragua ».

Dans cet arrêt, la Cour présidée par un juge indien a repoussé par 12 voix contre 3 la justification de l'autodéfense et a décidé que les USA avaient violé : l'obligation de non-ingérence en armant et en finançant les contras nicaraguayens ; l'obligation de ne pas exercer l'usage de la force en attaquant le territoire nicaraguayen en 1983-84 ; l'obligation de respecter la souveraineté et le commerce pacifique, en minant les eaux territoriales.

 

.http://www.michelcollon.info/Le-droit-international-permet-il.html

 

.

Syrie : Medvedev donne une leçon de droit international à la France

 

Le soutien apporté par la France à la coalition nationale de l’opposition syrienne est « très discutable » et juridiquement inacceptable, a déclaré lundi le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, qui sera lundi à Paris pour une visite de travail.

« Conformément aux principes du droit international approuvés par l’Onu, aucun pays ni aucun État ne doit entreprendre d’action visant à renverser par la force le régime en place dans un pays tiers. Du point de vue du droit international, il est inadmissible de soutenir une autre force politique lorsque celle-ci se retrouve être le principal adversaire du gouvernement légitime d’un pays », a déclaré le chef du gouvernement russe.

Dmitri Medvedev a rappelé que la Russie, contrairement à ce qui est dit, « ne soutient ni le régime Assad ni l’opposition : « Nous avons une position neutre », a assuré le Premier ministre russe en soulignant que la seule solution était l’ouverture de négociations entre les parties en conflit et l’organisation de nouvelles élections. Selon lui, « Moscou n’a aucune envie de voir la Syrie disloquée, provoquant un nouveau foyer de tension au Proche-Orient. Cela profiterait à coup sûr aux extrémistes religieux ».

Quant à la poursuite des livraisons d’armes russes à la Syrie, M. Medvedev a affirmé que « cette coopération militaire a toujours eu un caractère légal », et a souligné par ailleurs qu’il n’y avait pas d’embargo de l’Onu sur les livraisons d’armes à la Syrie.


Source : RIA Novosti

Posté par paslanguedebois à 11:53 - -

.

.http://sanscensure2.canalblog.com/tag/r%C3%A9-islamisation

 

..

Syrie: la bataille de l'info

La Syrie, victime d'un complot : une preuve de plus - Bahar Kimyongür

Syrie : les rebelles menacent d'un génocide à l'arme chimique - Bahar Kimyongür

Bachar al-Assad, la Syrie et la vérité sur les armes chimiques - Robert Fisk

Syrie : Reuters commet une erreur de traduction qui cache une horreur de tradition - Bahar Kimyongür

Une confirmation que nos médias se foutent du peuple syrien - Bahar Kimyongür

Le F-35 déséquilibre le budget - Manilo Dinucci

Dabh al majrour ! Égorgez devant les égouts ! - Bahar Kimyongür

Le droit international permet-il de soutenir ouvertement l'opposition armée en Syrie ? - Marinella Correggia

 

.

 

L’Arabie Saoudite envoie des condamnés à mort combattre en Syrie
11 décembre 2012 | .

 

Rebel Prisoners on Their Religious War, by Tim Marshall
International jihadists operating in Syria
11 December 2012 | Tim Marshall, Sky News Foreign Affairs Editor, gains rare access to a prison where he finds evidence that international jihadists are operating in Syria.
 

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 13:09

 

 

oussama_ben_laden
Le mythe Oussama ben Laden
Global Research, décembre 11, 2012


Le Dr Paul Craig Roberts est le père de la Reaganomics et l’ancien chef de la politique au Département du Trésor. [NdT. Le ministre français de l'économie et des finances, Édouard Balladur, reconnaissant ses compétences, lui décerne la Légion d'honneur en 1987.] Il est chroniqueur et a été rédacteur pour le Wall Street Journal. Son dernier livre, “How the Economy Was Lost: The War of the Worlds” (Comment l’Economie a été perdue : la Guerre des Mondes), détaille les raisons de la désintégration des Etats-Unis.

Traduction François pour ReOpenNews

 

L’interview d’Oussama ben Laden reproduite ci-dessous a été réalisée par le quotidien pakistanais Ummat et publiée le 28 septembre 2001, 17 jours après les attentats du 11 septembre contre le World Trade Center et le Pentagone attribués, sans réel fondement, à al-Qaïda. Cette interview est vraiment étonnante. En effet, le soi-disant cerveau du 11-Septembre a déclaré que ni lui, ni al-Qaïda n’avait quoi que ce soit à voir avec ces attentats. Cette interview a été traduite en anglais par le service international de la BBC et rendue publique le 29 septembre 2001.

Ce démenti sensationnel d’Oussama ben Laden n’a été repris par aucun média américain. Il n’a fait l’objet d’aucune enquête de la part du pouvoir exécutif. Aucun membre du Congrès n’a évoqué le déni de responsabilité de ben Laden pour ce qui apparaissait comme la plus grande humiliation jamais infligée à une superpuissance.

Pour vérifier cette absence de couverture médiatique, j’ai recherché “interview d’Oussama ben Laden rejetant toute responsabilité dans les attentats du 11 septembre” sur Google. Quelques sites internet reproduisaient cet entretien mais la seule source d’information grand public que j’ai pu trouver était une vidéo d’une minute émanant de CNN, postée sur YouTube, et dans laquelle le présentateur, après avoir cité un reportage de Al Jazeera sur les dénégations de ben Laden, concluait que “Chacun de nous est en mesure d’évaluer la crédibilité de ces déclarations et d’en tirer ses propres conclusions”. En d’autres termes, ben Laden avait déjà été diabolisé et ses dénégations n’étaient pas crédibles.


Manifestement, cette information sensationnelle n’était pas “appropriée” pour les citoyens américains et leur fut cachée par la “presse libre”, une presse libre de mentir pour le gouvernement mais pas de dire la vérité.


Il est vrai que si ben Laden avait réussi à berner non seulement la NSA, la CIA, la DIA (Defense Intelligence Agency) et le FBI, mais aussi les 16 agences de renseignement américaines, toutes les agences de renseignement des états vassaux de l’OTAN, le Mossad et également le Conseil National de Sécurité, le NORAD, le contrôle aérien américain et la sécurité aéroportuaire quatre fois de suite dans la même matinée, cela constituerait la plus grande prouesse de tous les temps, un exploit qui aurait fait d’al-Qaïda l’organisation anti-impérialiste la plus efficace de toute l’histoire de l’humanité, une victoire extraordinaire contre le “Grand Satan” qui aurait attiré des millions de nouvelles recrues dans les rangs d’al-Qaïda. Mais le soi-disant “cerveau” a nié toute responsabilité.

Je me souviens d’un attentat terroriste survenu il y a plusieurs décennies en Europe – je ne sais pas si c’était un attentat réel ou un “attentat sous fausse bannière” de type “Opération Gladio” – et qui avait été revendiqué par d’innombrables organisations. Peut-être que la CIA avait utilisé ce moyen pour faire diversion mais ça démontre néanmoins que tous les services de renseignement sont conscients de l’importance que représente la revendication d’un attentat réussi pour une organisation terroriste. Bien que ben Laden ait rejeté toute responsabilité, plusieurs leaders d’al-Qaïda, réalisant le prestige qu’ils pouvaient retirer des attentats du 11-Septembre, revendiquèrent ces attaques en 2011 et critiquèrent le Président iranien Ahmadinejad pour les doutes qu’il émettait sur la version officielle.

Bien que peu d’américains aient connaissance de cet entretien du 28/11/2001 au cours duquel ben Laden déclare qu’il n’est pas impliqué dans les attentats du 11-Septembre, beaucoup d’entre eux ont vu des vidéos produites après 2001 et dans lesquelles une personne sensée être ben Laden revendique ces attentats. Il y a deux problèmes avec ces vidéos. D’une part, les experts qui les ont examinées ont conclu qu’elles étaient truquées et d’autre part, toutes ces vidéos sont apparues après que ben Laden ait été déclaré mort, mi-décembre 2001, des suites d’une maladie pulmonaire par le Pakistan Observer (Ndt : quotidien pakistanais), la presse égyptienne et Fox News.

Ben Laden était également malade des reins. Dans un reportage du 28/01/2002, CBS News indiquait que ben Laden était en dialyse à l’hôpital militaire pakistanais de Rawalpindi le 10/09/2001, la veille des attentats.

Il semble évident qu’un homme souffrant de graves maladies pulmonaires et rénales n’a pas pu survivre 10 ans de plus pour finir assassiné par un commando de Navy Seal à Abbottabad. Un entretien de la TV pakistanaise avec le voisin de la prétendue “maison fortifiée de ben Laden” a d’ailleurs révélé que cette opération était un canular. Mais là encore, aucun organe de la “presse libre” américaine n’a repris cette sensationnelle interview. J’ai fait traduire cet entretien. Voir ici et ici.

Peu de temps après ce prétendu assassinat, 30 membres du commando de Navy Seal [qui était intervenu à Abbottabad] sont morts dans un mystérieux accident d’hélicoptère en Afghanistan. En outre, on a appris que pas un seul des milliers de marins embarqués sur le porte-avions USS Carl Vinson n’a été témoin de la prétendue inhumation en mer de ben Laden. La presse rapporte, sans sourciller, que pour des raisons inconnues, cette inhumation s’est déroulée à l’abri du regard des hommes d’équipage. Ceci est sensé être la raison pour laquelle les emails des marins à leur famille et à leurs amis ne faisaient état d’aucune inhumation en mer. Certains se demandent même si les Navy SEAL n’ont pas été liquidés avant que leurs questions du genre “Tu faisais partie du raid ?” ne filtrent en dehors du commando. Apparemment, ni les médias ni le public n’ont trouvé étrange que le gouvernement américain capture et tue le cerveau du terrorisme sans l’interroger et sans conserver aucune preuve ou présenter un seul témoin qui confirme cet assassinat.

En son temps, Adolf Hitler a déclaré que les communistes avaient incendié le Reichstag et que les troupes polonaises avaient franchi la frontière et attaqué l’Allemagne. Avec le 11-Septembre, les américains ont découvert la “version Washington” de ces grands mensonges historiques. Un ben Laden omniscient sur le point de mourir au fin fond de l’Afghanistan a mis en échec la sécurité nationale des États Unis et a conduit son attaque jusque dans les murs du Pentagone nécessitant, pour notre défense, le déclenchement d’une “guerre au terrorisme” qui a détruit les libertés civiles américaines et ruiné le pays juste pour éviter le triomphe d’un homme mort de cause naturelle en décembre 2001.

Le 9 mai 2011, le professeur Michel Chossudovsky a republié l’interview d’Oussama ben Laden du 28 septembre 2001 dans Global Research.

Paul Craig Roberts

Article original en anglais :

osama2

The Osama bin Laden Myth, Publié le 27 novembre 2012

la traduction française de l’entrevue :

INTERVIEW D’OUSSAMA BEN LADEN du 28 septembre 2001 Oussama Ben Laden nie toute participation dans les événements du 11/9

***

Entretien avec Oussama ben Laden. Oussama nie son implication dans les attentats du 11 septembre. Global Research, le 9 mai 2011.

Note de la rédaction de Global Research

Nous apportons à l’attention des lecteurs le texte d’une interview d’Oussama Ben Laden publié dans le quotidien pakistanais Ummat de Karachi le 28 septembre 2001. Il a été traduit en anglais par la BBC World Monitoring Service et communiqué le 29 septembre 2001.

L’authenticité de cette interview, qui est disponible dans les archives électroniques, est confirmée.

Oussama Ben Laden nie catégoriquement un quelconque rôle dans les attentats du 11-Septembre.

Dans cette interview, les déclarations de Ben Laden se distinguent nettement de celles des différentes vidéos qui lui sont attribuées.

Oussama Ben Laden s’exprime sur les pertes humaines lors du 11-Septembre. Il fait aussi des déclarations sur l’identité du (des) auteur(s) probable(s) des attaques du 11-Septembre, selon lui.

C’est un texte important qui n’a jamais été porté à l’attention de l’opinion publique occidentale.

Les passages clés de cette interview ont été mis en gras.

Espérons que le texte de cette interview, publié à peine une semaine avant le début de la guerre en l’Afghanistan, contribuera à une meilleure compréhension de l’histoire d’al-Qaïda, du rôle d’Oussama Ben Laden et des événements tragiques du 11 septembre 2001.

Michel Chossudovsky, le 9 mai 2011

Texte intégral de l’entretien exclusif entre le journal pakistanais Ummat et Oussama ben Laden réalisé à Karachi le 28 septembre 2001.

Introduction d’Ummat

KABOUL: Le fameux combattant moudjahidine arabe de la guerre sainte, Oussama ben Laden, affirme que lui ou son groupe al-Qaida n’ont rien à voir avec les attaques suicides du 11-Septembre à Washington et à New York. Il dit que le gouvernement étatsunien devrait rechercher les responsables des attentats à l’intérieur des Etats-Unis. Dans son entretien exclusif avec “Ummat”, il avance que ces attaques pourraient être l’acte de ceux qui font partie du système étatsunien et qui se rebellent contre celui-ci en travaillant pour un autre. Ou bien que cela pourrait être le fait de ceux qui veulent faire du siècle présent, celui du conflit entre l’Islam et le Christianisme. Ou bien encore, que les juifs étatsuniens, opposés au Président Bush depuis les élections de Floride, pourraient être les cerveaux de cette opération. Il y a aussi une forte possibilité de l’implication des agences de renseignements étatsuniennes, dont les budgets se montent à plusieurs milliards de dollars chaque année. Il déclare qu’il y a un gouvernement à l’intérieur du gouvernement aux États-Unis.

On devrait demander aux services secrets, qui sont derrière ces attaques, dit-il. Oussama indique que le soutien d’une attaque contre l’Afghanistan était nécessaire pour certains pays musulmans et contraint pour d’autres. Cependant, il dit être reconnaissant envers les courageux Pakistanais d’avoir érigé un rempart contre les forces infidèles. Il a ajouté que le monde islamique attendait beaucoup du Pakistan et qu’en temps de besoin, “nous défendrons ce rempart en sacrifiant des vies”.

Interview intégrale

Ummat : On vous accuse d’être impliqué dans les attaques à New York et à Washington. Qu’avez-vous à dire ? Si ce n’est pas vous, qui pourrait l’être ?

OBL [Oussama Ben Laden] : Au nom d’Allah, le bienveillant, le plus charitable. Loué soit Allah, créateur de l’univers qui a fait de la terre une demeure de paix pour l’humanité entière. Allah l’Eternel, qui a envoyé le Prophète Mahomet pour nous guider.

Je remercie les publications Ummat de me donner l’opportunité d’exprimer mon point de vue aux peuples et particulièrement aux valeureux Momins (les purs et vertueux fidèles musulmans – ndt) du Pakistan qui refusent de croire au mensonge du démon.

J’ai déjà dit que je ne suis pas impliqué dans les attaques du 11-Septembre aux États-Unis. Comme tout musulman, je fais de mon mieux pour ne pas dire de mensonges. Je n’avais aucune connaissance de ces attaques, et je ne considère pas le meurtre de femmes, d’enfants et de personnes innocentes comme un acte appréciable. L’islam interdit strictement de faire du mal aux femmes, enfants et aux personnes en général.

Une telle pratique est de surcroît prohibée lors d’une bataille. Ce sont les États-Unis qui maltraitent femmes, enfants et les personnes d’autres croyances, en particulier les disciples de l’islam. Tout ce qui se passe en Palestine depuis les 11 derniers mois suffit à appeler la colère de Dieu sur les États-Unis et Israël.

C’est un avertissement aux pays musulmans qui ont été témoins de tout cela comme des spectateurs silencieux. Qu’est-ce qui a récemment été fait aux peuples innocents d’Irak, de Tchétchénie et de Bosnie ?

Une seule conclusion qui peut être tirée de l’indifférence des États-Unis et de l’Occident envers ces actes de terrorisme et le soutien des tyrans qui les commettent : l’Amérique est une puissance anti-islamique et traite les forces anti-islamiques avec condescendance. Son amitié avec les pays musulmans est juste un spectacle, une supercherie. En dévoyant ou en intimidant ces pays, les États-Unis les forcent à suivre leurs propres intérêts. Jetez un coup d’oeil autour de vous et vous verrez que les esclaves des États-Unis sont soit les autocrates, soit les ennemis des musulmans.

Les États-Unis n’ont aucun ami, pas plus qu’ils ne veulent traiter d’égal à égal, car le préalable de l’amitié est de se mettre à son niveau et de le considérer son égal. L’Amérique ne désire pas l’égalité. Elle demande la soumission des autres. Donc, les autres pays sont ses esclaves ou bien ses vassaux.

Cependant, notre cas est différent. Nous avons juré de servir seulement notre Dieu l’Omnipotent et après fait ce voeu, il est impossible de devenir l’esclave de quelqu’un d’autre. Si nous le faisions, cela serait irrespectueux envers notre Dieu Éternel et les autres êtres célestes. La plupart des pays qui préservent leur liberté sont des pays religieux et ennemis des États-Unis, ou bien ces derniers les considèrent comme leurs ennemis. Or les pays qui n’acceptent pas de devenir esclaves, comme la Chine, l’Iran, la Libye, Cuba, la Syrie et l’ancienne Russie sont tournés sur eux-mêmes.

Ceux qui ont commis les actes du 11-Septembre ne sont pas les amis du peuple étatsunien. J’ai déjà dit que nous sommes contre le système étatsunien, pas contre son peuple, alors que dans ces attaques c’est le peuple des Etats-Unis qui a été tué.

Selon mes informations, le bilan des victimes est bien plus lourd que ce qu’a déclaré le gouvernement. Mais l’administration Bush ne veut pas créer la panique. Les États-Unis devraient essayer de localiser les auteurs de ces attaques chez eux ; parmi ceux qui font partie du système étatsunien, mais qui le contestent. Ou parmi ceux qui oeuvrent pour un autre système ; parmi les individus qui veulent faire de ce siècle celui du conflit entre l’islam et le christianisme, afin que leur propre civilisation, nation, pays, ou idéologie puissent survivre. Cela peut être n’importe qui, de la Russie à Israël, de l’Inde à la Serbie. Aux États-Unis même, il y a des douzaines de groupes bien organisés et bien équipés, capables de provoquer des destructions sur une grande échelle. Et puis il ne faut pas oublier les juifs étatsuniens, exaspérés par le président Bush depuis le résultat des élections en Floride et qui veulent le punir.

Ensuite il y a les agences de renseignements des États-Unis, dont les budgets dépendent des milliards de dollars décidés chaque année par le Congrès et le gouvernement. La question du financement n’était pas un problème majeur lors de l’existence de l’ex-Union soviétique, mais après cela le budget de ces agences a été mis en péril.

Ils avaient besoin d’un ennemi. Ainsi, ils ont d’abord commencé la propagande contre Oussama et les Taliban, et puis cet incident est arrivé. Résultat, l’administration Bush a approuvé un budget de 40 milliards de dollars. Où ira cette énorme manne ? Elle sera fournie à ces mêmes agences qui ont besoin d’énormément d’argent pour exercer leur influence.

Elles vont maintenant dépenser l’argent pour leur expansion et augmenter leur influence. Je vous donne un exemple. Les trafiquants de drogue à travers le monde sont en contact avec les services secrets étatsuniens. Ces agences ne veulent pas éradiquer la culture de la drogue et son trafic parce que leur importance en serait diminuée. Le personnel du DEA (les “stups” étatsuniens – Ndt) encourage le commerce des stupéfiants afin de faire valoir ses performances et [continuer de] recevoir des millions de dollars de budget. La CIA a fait du général Noriega un baron de la drogue, puis dans le besoin en a fait un bouc émissaire. De la même façon, que ce soit le Président Bush ou les autres présidents, ils ne peuvent traduire Israël en justice pour ses atteintes aux Droits de l’homme ou le tenir responsable de tels crimes. Pourquoi cela ? N’y a-t-il pas un gouvernement dans le gouvernement aux États-Unis ? On devrait demander à ce gouvernement secret qui a commis ces attaques.

Ummat : Un certain nombre de pays ont répondu à l’appel des États-Unis pour lancer une attaque contre l’Afghanistan. Ceux-ci incluent aussi un certain nombre de pays musulmans. Est-ce qu’al-Qaïda va déclarer le jihad contre ces pays aussi ?

OBL : Je dois dire que mon devoir est juste de réveiller les musulmans ; leur dire ce qui est bon pour eux et ce qui ne l’est pas. Que dit l’islam et que veulent les ennemis de l’islam ?

Al-Qaïda a été créée pour mener le jihad contre l’infidélité (sic), particulièrement pour contrer l’assaut des pays infidèles envers les états islamiques. Le jihad est le sixième pilier non déclaré de l’islam. Les cinq premiers étant les fondements sacrés de l’islam : les prières, le jeûne, le pèlerinage à La Mecque et l’aumône. Tous les opposants de l’islam en ont peur. Al-Qaïda veut maintenir cet élément vivant et actif et en faire une partie de la vie quotidienne des musulmans. Il veut lui donner le statut de vénération. Nous ne sommes contre aucun pays islamique ni ne considérons une guerre contre un pays islamique comme jihad.

Nous sommes en faveur du jihad armé seulement contre ces pays infidèles, qui tuent des innocents, des femmes et des enfants, juste parce qu’ils sont musulmans. Supporter les États-Unis est une nécessité pour certains pays musulmans et une contrainte pour d’autres.

Cependant, ils devraient songer à ce qui reste de leur réputation religieuse et morale s’ils soutiennent l’attaque des chrétiens et des juifs sur un pays musulman comme l’Afghanistan. Les ordres de jurisprudence de la Shari’a islamique pour de tels individus, organisations et pays sont clairs et tous les érudits de la communauté musulmane sont unanimes à leur propos. Nous ferons de même ce qu’ordonnera le Vertueux Émir commandant des fidèles le mullah Omar et les érudits islamiques. Les coeurs des peuples des pays musulmans battent à l’appel du jihad. Nous leur sommes reconnaissants.

Ummat : Les pertes occasionnées par les attaques à New York et à Washington ont prouvé que de frapper les intérêts économiques des États-Unis n’est pas trop difficile. Les experts étatsuniens reconnaissent que de telles attaques supplémentaires peuvent faire effondrer l’économie américaine. Pourquoi al-Qaïda ne cible-t-elle pas ses fondements économiques ?

OBL : J’ai déjà dit que nous ne sommes pas hostiles aux États-Unis. Nous sommes contre le système qui fait des nations les esclaves des États-Unis, ou les force à hypothéquer leur liberté politique et économique. Ce système est complètement sous contrôle des juifs étatsuniens, dont la première priorité est Israël, pas les États-Unis. Les étatsuniens sont carrément les esclaves des juifs et sont forcés de vivre selon leurs lois et leurs principes. En conséquence, Israël devrait être puni. En fait, c’est Israël qui ensanglante les innocents musulmans alors que les États-Unis ne disent rien.

Ummat : À part la lutte armée, n’y a-t-il pas d’autres moyens de nuire aux ennemis de l’islam ? Par exemple, en incitant les musulmans à boycotter les produits occidentaux, banques, lignes de transport maritime, chaines de télévision...

OBL : Primo, les produits occidentaux pourront seulement être boycottés quand la fraternité musulmane sera complètement réveillée et organisée. Secondo, les firmes musulmanes doivent devenir indépendantes en produisant des marchandises égales aux produits occidentaux. Le boycott économique de l’Occident n’est pas possible à moins que l’indépendance économique ne soit atteinte et que des produits de substitution voient le jour. La richesse est clairsemée à travers le monde islamique et il n’existe aucune chaîne de télévision pour prêcher les commandements islamiques selon les exigences de la vie moderne et atteindre une influence internationale. Les marchands musulmans et mécènes devraient juger de l’importance de l’utilisation de l’arme de l’opinion publique et de son contrôle. Le monde d’aujourd’hui est fait par l’opinion publique et le destin des nations est déterminé par la pression de celle-ci. Dès que vous obtenez les moyens de façonner l’opinion publique, tout ce que vous désirez devient possible.

Ummat : Toute la propagande de votre lutte a pour l’instant été véhiculée par les médias occidentaux. Mais aucune information n’est reçue de sources de votre réseau al-Qaïda ainsi que ses succès du jihad. Quelles sont vos remarques ?

OBL : En fait, les médias occidentaux n’ont plus grand-chose d’autre. Depuis longtemps, ils n’ont plus aucun autre thème pour survivre. Alors que nous, avons beaucoup d’autres choses à faire. La lutte du jihad et ses succès est pour la gloire d’Allah, pas pour agacer ses serviteurs. Notre silence est notre vraie propagande. Les refus, explications ou erratas sont des pertes de temps, et à travers cela l’ennemi veut vous conduire dans des choses qui vous sont inutiles. Cela vous éloigne de votre cause.

Les médias occidentaux assènent une propagande injustifiée, surprenante, mais révélatrice de leur état d’esprit et progressivement ils deviennent prisonniers de cette propagande. Ils en prennent peur puis s’infligent des préjudices. La terreur est l’arme la plus redoutable des temps modernes et les médias occidentaux l’utilisent impitoyablement contre leur propre population. Cela augmente la peur et l’impuissance dans les esprits des Européens et des Étatsuniens. Cela indique que ce que les ennemis des États-Unis ne peuvent pas faire, ses médias le font. On peut comprendre ce que serait l’efficacité d’une nation en guerre, en proie à la peur et l’impuissance.

Ummat : Quel sera l’impact du gel des avoirs d’al-Qaïda par les États-Unis ?

OBL : Dieu ouvre des voies pour ceux qui travaillent pour Lui. Geler des avoirs ne changera rien pour al-Qaïda ou les autres groupes jihadistes. Par la grâce d’Allah, al-Qaïda a plus de trois systèmes financiers alternatifs, qui sont tous séparés et complètement indépendants les uns des autres. Ce système fonctionne par le soutien de ceux consacrés au jihad. Pas plus que les États-Unis, le monde même unifié ne peut infléchir ces personnes de leur voie.

Ces individus ne se comptent pas par centaines, mais par milliers et millions. Al-Qaida a dans ses rangs des jeunes gens éduqués et modernes aussi bien conscients des failles du système financier occidental que des lignes de leurs mains. Celles-ci sont les imperfections du système fiscal occidental, tel un noeud coulant autour de ce système qui ne pourra pas se ressaisir malgré le passage de nombreux jours.

Ummat : A part l’Afghanistan, y a-t-il d’autres zones sûres d’où vous pouvez continuer le jihad ?

OBL : Il y a des endroits partout dans le monde où de solides forces jihadistes sont présentes, de l’Indonésie à l’Algérie, de Kaboul à la Tchétchénie, de la Bosnie au Soudan et de la Birmanie au Cachemire. Ce n’est donc pas le problème de ma personne. Je ne suis qu’un misérable serviteur de Dieu, constamment dans la peur de rendre des comptes à Dieu. Ce n’est pas la question d’Oussama, mais de l’islam et du jihad. Grâce à Dieu, ceux qui poursuivent le jihad peuvent aujourd’hui marcher la tête haute. Le jihad existait déjà lorsqu’il n’y avait pas d’Oussama et il subsistera encore lorsqu’Oussama ne sera plus là. Allah ouvre des voies et remplit les coeurs d’affection de ceux qui marchent sur le sentier d’Allah avec leurs vies, possessions et enfants. Croyez bien qu’à travers le jihad, un homme reçoit tout ce qu’il désire. Et la plus grande aspiration pour un musulman est l’après vie. Le martyre est la façon la plus courte pour atteindre la vie éternelle.

Ummat : Que pouvez-vous dire de la position du gouvernement pakistanais concernant l’attaque de l’Afghanistan ?

OBL : Nous sommes reconnaissants aux Momins et au valeureux peuple du Pakistan qui a érigé un rempart contre les forces mauvaises en se tenant fermement en première ligne de la bataille. Le Pakistan est une grande inspiration pour la fraternité islamique. Son peuple est réveillé, organisé et riche en foi spirituelle.

Ils ont soutenu l’Afghanistan dans sa guerre contre l’Union soviétique et ont offert toute l’aide nécessaire aux moudjahidines et au peuple afghan. Ceux-là mêmes qui épaulent les taliban. Si ces individus apparaissent seulement dans deux pays, la domination occidentale diminuera en quelques jours. Nos coeurs battent pour le Pakistan, et grâce à Dieu, en cas de période difficile nous le protégerons avec notre sang. Le Pakistan est pour nous comme un lieu de culte sacré. Nous sommes le peuple du jihad et la lutte pour la défense du Pakistan est pour nous le suprême des jihad. Il nous importe peu qui gouverne le Pakistan. Le plus important est que l’esprit du jihad soit vivant et résolument fort dans les coeurs des Pakistanais.

Copyright Ummat, traduction de l’urdu en anglais par la BBC, 2001 Traduction en français de cette interview par Paul Vetran pour ReOpenNews

Copyright © 2012 Global Research
.
La bouffonnerie du 11 septembre 2001 en 2 mn - R-sistons vidéo 13  
02:45

 

Bouffonnerie du 11/9 et de Ben Laden !

En 2 mn le ridicule est ridiculisé....

 

.

 

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 02:03

Thierry Meyssan :
Israël n’est plus qu’un tigre de papier


http://www.voltairenet.org/article176898.html

.

La célébration du 25ème anniversaire du Hamas correspondait à la célébration de la victoire après la récente attaque israélienne. Or, cette brève guerre a profondément modifié la situation stratégique de l’État hébreu et a ressoudé une partie des combattants palestiniens.

Ainsi, le Hamas a autorisé les partisans du Fatah a manifester à Gaza lors de la reconnaissance de la Palestine comme État observateur à l’ONU, et vice-versa : le Fatah a autorisé les militants du Hamas à manifester en Cisjordanie. Plus encore, les quatre courants internes du Hamas semblent s’être rabibochés autour de Khaled Mechaal. Cette soudaine évolution traduit une prise de conscience. Les Palestiniens n’ont plus peur d’Israël et se reprennent à espérer en l’avenir.
Signe de cette confiance retrouvée, ils étaient des centaines de milliers à s’être rassemblés pour écouter les discours de leurs leaders, sans crainte de bombardements israéliens.

Durant cette guerre, la Résistance palestinienne a testé de nouveaux missiles d’une portée de 120 km (au lieu des 8 km de leurs habituels projectiles artisanaux). Ils ont sans difficulté passé la barrière du Dôme de fer, qui n’est capable d’intercepter que des roquettes primitives. Si l’on met en perspective cette capacité avec celle du Hezbollah depuis le Liban, c’est désormais la totalité du territoire israélien qui est à portée de frappe. Par conséquent, la défense israélienne basée sur la « profondeur stratégique » est caduque. Israël n’est plus défendable.

À Tel-Aviv, les services de renseignement assurent que la capacité de bombardement du Hezbollah a été multipliée par 400 depuis la guerre de 2006 (oui, ce n’est pas une faute de frappe, vous avez bien lu « multiplié par quatre cent »). En cas de guerre régionale, le territoire israélien serait donc ravagé en quelques mois.

Ce nouveau rapport de force apparaît lorsque l’on compare les agressions israéliennes. L’attaque du Liban en 2006 a duré 33 jours, celle de Gaza en 2009 a duré 22 jours, la récente n’en a duré que 8. Lors de la guerre de 2006, 200 000 Israéliens ont été contraints de se réfugier dans des abris pour échapper à la riposte du Hezbollah. Cette fois-ci, ils ont été 2 000 000 à se protéger des missiles des Palestiniens.

Pour la première fois, les Palestiniens, le Hezbollah et Téhéran ont revendiqué que ces nouveaux missiles sont de technologie iranienne. Or, dans le même temps, l’Iran a fait la démonstration de sa supériorité technique dans le domaine, certes limité, mais néanmoins crucial, des drones. Un gros avion sans pilote, télécommandé par le Hezbollah, a été capable de traverser tout Israël, du Liban jusqu’à Dimona, sans être repéré. Il n’a été vu et détruit que lorsqu’il survolait la centrale atomique. Tandis que lorsqu’un drone US a été vu au dessus de l’Iran, les Gardiens de la Révolution ont été capables d’en prendre le contrôle et de le faire atterrir, plutôt que de le détruire.

Les perspectives de Tel-Aviv ont complétement changé. Durant 64 ans, Israël avait intérêt à la guerre et espérait à chaque fois grignoter un peu de territoire. Désormais, Tel-Aviv doit éviter d’entrer en conflit à tout prix, car il n’y survivrait pas.

Dès lors, on comprend pourquoi la rhétorique du Hamas a changé. Durant son discours, pour la première fois, Khaled Mechaal a déclaré : « La Palestine est à nous, de la rivière (Jourdain) à la mer (Méditerranée) et du sud au nord. Nous ne ferons aucune concession, nous n’abandonnerons pas un seul pouce de notre terre ». En d’autres termes, il revendique non seulement Gaza et la Cisjordanie, mais toute la Palestine mandataire, y compris l’actuelle Jordanie. Prenant au mot la reconnaissance de la Palestine par l’ONU et l’abandon par Mahmoud Abbas du « droit au retour », le Hamas récuse la solution à deux États et revendique un État unique là où il y en a trois ; une position qui correspond précisément à celle de l’Iran depuis la Révolution de 1979.

« Nous ne reconnaîtrons jamais la légitimité de l’occupation israélienne (…) Israël n’a aucune légitimité et n’en aura jamais » a poursuivi Khaled Mechaal.

A contrario, cette nouvelle donne pousse Tel-Aviv à appuyer sans réserve le projet de Paris, Londres et Doha de saboter avant février l’accord de paix USA-Russie et d’attaquer la Syrie. C’est en effet la dernière fois qu’Israël pourra se lancer dans une aventure militaire.

http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2012/12/thierry-meyssan-israel-nest-plus-quun.html



http://www.voltairenet.org/article176898.html

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 02:02

 

L'économie française résiste au 4e trimestre, pause en Allemagne

par Matthias Blamont

http://actualite.portail.free.fr/france/15-02-2012/l-economie-francaise-resiste-au-4e-trimestre-pause-en-allemagne/

 

Avec des entreprises qui peinent à être compétitives

 

La situation de la France est paradoxale. Son économie est de moins en moins compétitive mais cela ne l’empêche pas de bénéficier des conditions les plus favorables quand elle emprunte afin de financer sa dette. Pourvu que ça dure…

Cela tient peut-être au fait que les marchés financiers respectent la position déterminante de la France en Europe. Elle tient l’édifice branlant de la zone euro sur ses frêles épaules. Dans le cadre de la mutualisation des risques, son rôle est irremplaçable au côté de l’Allemagne. Si elle s’effondre, c’est comme une mêlée de rugby, l’Europe prend une pénalité et, si cela se renouvelle, il y a un risque de mettre en cause la monnaie unique européenne.

 

La France emprunte à 1 an à taux négatifs (Les Echos, 10 décembre 2012)

La dette française finit l'année en fanfare. La France a emprunté à taux négatifs à une échéance d'un an (48 semaines) ce lundi, ce qui lui était rarement arrivé. Elle a en effet levé 1,293 milliard d'euros au taux de -0,012%. Autrement dit, les investisseurs perdront de l'argent en prêtant cette somme pendant un an à la France.

Au total, l'Agence France Trésor, chargée de gérer la dette de l'Etat, a levé 5,984 milliards d'euros sur trois lignes. Elle a obtenu des taux de -0,026% à 3 mois, de -0,015% à 6 mois et, donc, de -0,012% à un an. Les taux à long terme restent extrêmement bas puisque, ce lundi matin, de 1,91%.

lire la suite de l'article

 

France : le sandwich (Patrick Artus, 11 décembre 2012)

 

L'économie française est prise en tenaille (en sandwich) :

                        - entre les économies sophistiquées des pays dont les productions sont plus hautes en gamme et qui accaparent la production du haut de gamme (Allemagne) ;

                        - et entre les économies des pays à coûts de production faibles qui prennent à la France les productions de milieu et de bas de gamme (pays émergents, et maintenant Espagne, Etats-Unis).

Puisqu'il est très difficile pour la France :

                        - de réduire ses coûts de production pour redevenir compétitive dans le milieu et le bas de gamme ;

                        - ou de monter en gamme ;

la situation de l'économie française est très compliquée et très inquiétante, avec une perte de substance à tous les niveaux de gammes.

           

Lire Espace Entreprises - Natixis - Flash éco (Recherche économique, Patrick Artus)

 

Si la France est en difficulté, toute la construction de soutien de la zone euro s’effondre

(…) En effet, tous les nouveaux instruments de soutien des pays en difficulté (EFSF-ESM, achats de la BCE…) sont basés sur la mutualisation des risques, ce qui n’est plus possible si la France est en difficulté et si l’Allemagne reste le seul grand pays solide (4 déc. 2012).

 

Le problème dans la zone euro ce ne sont pas les chocs asymétriques, ce sont les structures asymétriques

(…) La question à poser est donc celle de l'hétérogénéité structurelle des pays de la zone euro et de sa compatibilité avec l'Union Monétaire. La flexibilité des prix et des salaires n'aide pas : elle ne corrige pas par exemple le fait que des pays ont des croissances potentielles différentes. Il ne reste en fait que deux possibilités : une forte mobilité du travail entre les pays de la zone euro, ou un degré important de fédéralisme (un budget commun de grande taille), si on veut éviter la divergence des économies des pays de la zone euro (4 déc. 2012).

 

Le futur Président de la République française sera confronté à une situation économique très difficile à partir de 2012 :

la désindustrialisation se prolonge et accélère et, en 2012, l’industrie française sera de petite taille, positionnée en milieu de gamme, peu exportatrice, menacée sur ses niches traditionnellement fortes, d’où une croissance potentielle faible, la déqualification des emplois, une perte de croissance, la sensibilité au taux de change de l’euro ;

en conséquence, le déficit extérieur continuera, au-delà des cycles, à augmenter, d’où une menace structurelle sur la solvabilité du pays ;

les coûts salariaux, la pression fiscale, la structure de la fiscalité, le recul de la profitabilité des entreprises depuis la fin des années 1990, les obstacles à la croissance des PME, les problèmes du système éducatif sont défavorables à la compétitivité et à l’emploi, génèrent un chômage structurel élevé ; mais peut-on réduire les salaires et réformer complètement la fiscalité ?

dans cette situation de croissance potentielle faible, d’endettement extérieur croissant signifiant que l’endettement domestique doit aussi être croissant, il sera difficile de réduire le déficit public, et la solvabilité de l’Etat est en danger à terme.

 

Rappel : Rapport Gallois : les 22 propositions pour reconquérir la compétitivité - 6 nov. 2012

Le gouvernement s'engage résolument dans le sillage de Louis Gallois - 6 nov. 2012. 

 

.

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 01:53

 

SOUDAN : Découverte d’un vautour israélien d’espionnage

Publié le 11 décembre 2012

15

 

Vautour

 

 

La découverte a été faite dans la ville soudanaise de Kereinek, située dans la région du Darfour, au Soudan occidental, selon un média égyptien en ligne, El Balad, relayé par les médias israéliens. Les autorités soudanaises qui ont capturé l’oiseau ont découvert qu’il était équipé d’un GPS et d’équipements à énergie solaire capable de diffuser des images par satellite. 

Le vautour a également une étiquette attachée à sa patte avec la mention « Service d’Israël Nature » et « Université hébraïque de Jérusalem ». Selon les autorités soudanaises, l’oiseau était certainement entrain d’effectuer une mission de surveillance pour les services secrets israéliens. On se souvient qu’Israël accuse le Gouvernement soudanais d’armer le Hamas, l’organisation palestinienne qui gère la Bande de Gaza.

On se souvient qu’Israël avait mené des bombardements d’un dépôt de munitions près de la capitale soudanaise, à Khartoum, capitale du Soudan, en octobre dernier, après avoir bloqué les radars de défense aérienne du pays.

Israël n’avait fait aucun commentaire sur ce raid, qui avait fait deux morts.

 

SOUDAN : Découverte d’un vautour israélien d’espionnage

by Allain Jules

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 00:54

http://la-feuille-de-chou.fr/archives/category/rumeur

Lettre à François Hollande

Jean-​​Claude Lefort, AFPS, mardi 11 décembre 2012

Paris, le 6 décembre 2012

 

http://www.france-palestine.org/Lettre-a-Francois-Hollande


Monsieur le Président de la République,

Le 29 novembre, à l’Assemblée générale des Nations unies, la France a fina­lement fait le choix de dire « oui » à la demande pales­ti­nienne d’admission à l’ONU comme Etat non-​​membre, entraînant avec elle cer­tains de ses par­te­naires européens.

Avec toutes celles et ceux pour qui la paix ne peut venir que d’un règlement poli­tique de la question israélo-​​palestinienne stric­tement basé sur l’application du droit inter­na­tional, notre asso­ciation qui s’est amplement mobi­lisée pour ce vote positif, s’en est très sin­cè­rement réjouie.

Dès après ce vote vous avez exprimé le souhait que les négo­cia­tions reprennent « sans condi­tions ». Il est important de pré­ciser : « sans condi­tions sup­plé­men­taires » par rapport aux para­mètres fixés par la com­mu­nauté inter­na­tionale dans la réso­lution votée le 29 novembre les­quels consti­tuent le cadre de ces négo­cia­tions.

Mal­heu­reu­sement la réponse des diri­geants israé­liens a été celle qu’on attendait : la fuite en avant dans la colo­ni­sation et d’inacceptables mesures de rétorsion financière.

Tout en condamnant ces déci­sions contraires au droit inter­na­tional et très dan­ge­reuses à tous points de vue, vous avez déclaré ne pas vouloir « entrer aujourd’hui dans une logique qui serait celle de sanctions. »

Il s’agit pour nous, au-​​delà des mots, de savoir ce que la France peut et doit faire qui soit efficace pour ouvrir la voie de ce règlement politique.

Il est clair que des négo­cia­tions, dans un rapport de forces tota­lement inégal avec une partie qui refuse clai­rement le droit, ne peuvent être aujourd’hui que faux-​​semblant si on ne lève pas, en par­ti­culier, l’hypothèque de la colo­ni­sation israé­lienne qui sape les fon­de­ments mêmes de la solution à deux Etats.

Selon nous, et dans la conti­nuité de son vote, la France doit donc agir en prenant, notamment, des mesures concrètes contre la colonisation.

Le droit français le permet : la com­mer­cia­li­sation en France de pro­duits des colonies sous l’étiquette « Made in Israël » constitue, par exemple, une trom­perie sur leur origine. Elle doit être condamnée et empêchée. De même les entre­prises fran­çaises doivent être mises en garde et dis­suadées d’intervenir dans les colonies ou d’établir des tran­sac­tions finan­cières ou com­mer­ciales avec les entre­prises qui y sont ins­tallées ou qui pro­fitent direc­tement de la colonisation.

Mais la France à nos yeux peut aller plus loin : puisque les colonies sont illé­gales selon le droit inter­na­tional et qu’elles consti­tuent un obs­tacle majeur sur le chemin de la paix, elle doit prendre l’initiative d’un embargo sur les pro­duits qui en sont issus.

Par ailleurs le vote des pays de l’Union euro­péenne, à l’exception d’un seul, ouvre la voie, selon nous, à la mise en œuvre de l’article II de l’Accord d’association UE-​​Israël qui subor­donne son appli­cation et sa mise en œuvre au respect des droits humains fon­da­mentaux. La France doit s’en saisir et agir pour sa suspension.

Elle doit enfin marquer la force de son enga­gement en recon­naissant l’Etat de Palestine tel que défini dans la réso­lution du 29 novembre 2012. C’est ce qu’ont déjà fait 132 pays dans le monde.

Par son vote, la France s’est située dans la logique de ses posi­tions constamment réaf­firmées en faveur d’un règlement fondé sur le droit. Face aux obs­tacles déli­bé­rément et obs­ti­nément posés par les diri­geants israé­liens sur le chemin de la paix elle doit aujourd’hui aller plus loin et dire hau­tement que la limite de l’acceptable est dépassée.

Elle œuvrera ainsi au retour de la com­mu­nauté inter­na­tionale dans le règlement de cette question qui la concerne direc­tement en appli­cation de la Charte, ceci pour enfin imposer une solution conforme au droit et aux intérêts des deux peuples.

Je serai heureux de pouvoir m’entretenir des pro­po­si­tions concrètes faites dans cette lettre avec un membre de votre cabinet.

Je vous prie de croire, Mon­sieur le Pré­sident de la Répu­blique, en l’assurance de toute ma considération.

Jean-​​Claude Lefort

Député honoraire

Président de l’Association France Palestine Solidarité

Documents joints

http://www.france-palestine.org/Lettre-a-Francois-Hollande

 

.

Des représailles intolérables

http://www.france-palestine.org/Des-represailles-inadmissibles


Le 11 décembre, l’armée israélienne, pénétrant à Ramallah, a attaqué et vandalisé les bureaux de plusieurs ONG dont ceux du Réseau des ONG palestiniennes et d’Addameer, ONG de défense des prisonniers palestiniens.

C’est la première fois depuis 2002, que des ONG palestiniennes sont attaquées par l’armée israélienne à Ramallah au cœur de la « zone A », selon les accords d’Oslo. Cette agression s’inscrit dans la série de représailles provocatrices suite à l’admission de la Palestine à l’Assemblée générale de l’ONU.

Venant après l’annonce de l’extension de la colonisation à l’est de Jérusalem et le vol des taxes dues à l’Autorité palestinienne, elle n’aurait pu avoir lieu sans la certitude de l’impunité. Démonstration est faite, s’il en était besoin, de l’inefficacité des condamnations verbales dont la France et l’Europe sont coutumières.

Il faut stopper la fuite en avant des autorités israéliennes et prendre enfin de réelles sanctions et mesures de rétorsion.

Dans l’immédiat, l’AFPS demande au gouvernement français un soutien clair aux ONG agressées, une initiative en direction de nos partenaires européens pour mettre en œuvre l’embargo sur les produits de la colonisation et le rappel de l’ambassadeur de France à Tel-Aviv.

Le Bureau National de l'AFPS

Le 12 décembre 2012

 

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 00:20

 

Les allégeances du nouveau gouvernement

 

 

 

La classe politique est souvent accusée d’incompétence dans l’exercice du pouvoir.

Jugés incapables, les politiques sont ainsi, en quelques sortes, « exonérés » de leurs trahisons et des dévoiement de leurs mandats. C’est là une erreur d’appréciation fondamentale : les échecs des gouvernements successifs dans la réalisation des programmes qu’ils proposèrent à leurs électeurs ne proviennent que rarement d’une incompétence, parfois profonde il est vrai, de tel ou tel ministre.

 La réalité est donc autre. Le décalage entre les promesses électorales, les projets présidentiels, et les réalisations effectives du gouvernement au cours du quinquennat s’explique avant tout par les allégeances respectives des membres de ce gouvernement. Les dirigeants politiques le savent : pour gravir les échelons, il faut prêter serment. Non au Peuple et à la Nation, mais à ceux qui détiennent les clés de la réussite de leurs carrières. Les lobbys, les groupes de pression financiers, militaro-industriels, européiste et atlantiste, la communauté sioniste, et bien sur la Franc-Maçonnerie sont ainsi les véritables décideurs. L’intensification de la crise et l’absence de véritable réponse politique pour y remédier relève donc non d’une incompétence fantasmée mais bien d’une collaboration avérée des gouvernants avec ces structures de l’ombre.

 Leurs échecs politiques si éprouvants pour notre Peuple sont des réussites aux yeux de ceux dont la devise est « Ordo ab chao ». Ce n’est en effet pas un hasard si, de façon systématique, les gouvernements successifs laissent la France dans un état pire que celui qu’ils trouvèrent à leurs arrivée. L’oligarchie a établi des axes directeurs auxquels doivent se soumettre les gouvernements. De « droite » ou de « gauche », ils s’y soumettent, et précipitent ainsi la France dans l’abîme d’un mondialisme qui dissout les nations et les peuples dans un magma a-culturel, reniant ainsi des identités millénaires. Le règne du capitalisme financier et des quelques centaines d’oligarques dont il émane, trouvent dans ces gouvernements des relais serviles qui leur doivent tout.

 Il est donc fondamental de sortir du prêt-à-penser matraqué par la propagande médiatique (dont les mensonges et omissions systématiques s’expliquent en fait simplement), et de comprendre les allégeances des principaux ministres du nouveau gouvernement. Comprendre ainsi pourquoi Hollande ne relèvera pas la France, et trahira – comme les autres – la confiance que lui accordèrent naïvement les Français…

 

Le ver est dans le fruit.

______________________________________


  • Manuel Valls – Ministre de l’Intérieur : Né à Barcelone en 1962. N’a acquis la nationalité française que par naturalisation en 1982. Ami avec Alain Bauer – qui est le parrain de l’un de ses fils – Grand Maitre du Grand Orient de France de 2000 à 2003. Le 4 Février 2008, il vote pour la réforme de la Constitution permettant la ratification du Traité de Lisbonne. Se définit comme « blairiste » et « clintonien ». Favorable à l’instauration de la TVA Sociale ; favorable à l’allongement de la durée de cotisation pour le droit à une retraite à taux plein ; favorable à l’alignement des régimes spéciaux de retraites avec le régime général. En 2010, il se déclare favorable au contrôle par la Commission Européenne des budgets nationaux. Participe aux réunions du Groupe Bilderberg. Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France. Il se prétend « lié de manière éternelle à Israël », et s’est opposé à la demande palestinienne d’adhésion à l’ONU. Intervenant au CRIF, notamment lors du « congrès des amis d’Israël en France » de 2012. Membre du club Le Siècle.


  • Pierre Moscovici - Ministre de l’Economie : Issu d’une famille juive. Soutien historique de Dominique Strauss-Kahn. Lors du vote pour la réforme constitutionnelle de 2008, pour la ratification du Traité de Lisbonne, il s’abstient. Directeur de campagne de François Hollande durant la campagne de 2012, il est Vice-Président du Cercle de l’Industrie (Lobby patronal européen, en lien avec le MEDEF), dont Strauss-Kahn fut également Vice-Président et initiateur avec Raymond H.Lévy (PDG de Renault), et Maurice Lévy (président du directoire de Publicis, participant aux réunions du Groupe Bilderberg). Les principales entreprises représentées au sein de ce lobby sont celles du CAC40 (PDF). Participe à la rencontre entre Manuel Valls, François Hollande et Richard Prasquier, président du CRIF, lors d’une entrevue où Hollande s’engagea à « combattre fermement l’antisémitisme et l’antisionisme ». Membre du Cercle Léon Blum, ouvertement sioniste (lien).

  

  • Michel Sapin – Ministre du Travail : Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France. Durant la campagne de François Hollande, il est chargé du programme présidentielle de François Hollande. A propos du Traité de Maastricht, qui préfigure le Traité de Lisbonne, il déclare : « Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de Lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé ». Lors du Congrès de Versailles en 2008, il vote pour la réforme constitutionnelle permettant la ratification du Traité de Lisbonne.Lors du vote qui permit la ratification du Mécanisme Européen de Stabilité, il s’abstient comme la plupart des parlementaires socialistes, permettant l’adoption du MES à la majorité absolue. Il participe aux diners du CRIF, en particulier en 2003 où il est présent aux « 12 heures pour l’amitié France-Israël » avec François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Nicolas Sarkozy, Pierre Lellouche et Benyamin Netanyahou (1er ministre de l’entité sioniste). Il participe aux réunions du Groupe Bilderberg, notamment en 1992 aux côtés de Jacques Toubon, Ernest-Antoine Seillière, Philippe Villin, André Levy-Lang ou encore Bernard Arnault.

 

  • Vincent Peillon – Ministre de l’Education Nationale : Issu d’une famille juive par sa mère (lui-même nomme ses quatre enfants Salomé, Maya, Elie et Izaak), son père fut banquier (directeur général de la Banque Commerciale d’Europe du Nord). Marié à la journaliste Nathalie Bensahel. Militant trotskyste à ses débuts. Soutien de Dominique Strauss-Kahn en 2011, il se rallie ensuite à François Hollande. Sioniste, il est Franc-Maçon membre du Grand Orient de France. Il prône une « république spirituelle », considérant « la Franc-Maçonnerie et la laïcité » comme « religions de la république ». Il soutient la ratification du Traité de Lisbonne par la France, et milite pour le fédéralisme européen, et « une harmonisation politique, économique et fiscale au sein de l’Europe ». Au Parlement Européen, il défend les intérêts sionistes et collabore activement au projet de déstabilisation de la Syrie (lien).

 

  • Jean-Yves Le Drian – Ministre de la Défense : Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France. Européiste, il se prononce en 2005 pour la ratification du Traité Constitutionnel Européen. En 2008, il avait menacé de quitter le PS si ses « camarades » ne ratifiaient pas le Traité de Lisbonne. Milite pour une « harmonisation européenne des politiques de défense », donc pour la perte de la souveraineté militaire de la France. Sioniste, il est proche du CRIF. Le piratage de la base de donnée du site du CRIF mentionna Le Drian parmi la liste des utilisateurs abonnés (lien).

 

  • Stéphane Le Foll – Ministre de l’Agriculture : Franc-Maçon, membre du Grand Orient de France. Sioniste, déclare à propos du diner du CRIF « On n’avait pas de raison de dire non, c’est le genre de dîner où tout le monde va. (…) Le CRIF, on y est allé quasiment tout le temps, c’est comme ça, il y a des choses qui s’installent ». Il participe également au groupe de liaison CRIF-PS mis en place en 2006, aux cotés notamment de Richard Prasquier (président du CRIF), François Hollande, Razzye Hammadi, Malek Boutih. Il se prononce en faveur de la ratification par la France du Traité de Lisbonne. Il est l’un des rares parlementaires socialistes à avoir oser se prononcer pour le Mécanisme Européen de Stabilité. En février 2012, il déjeuna avec l’ambassadeur des Etats-Unis, accompagnés notamment de Michel Sapin.

 

  • Laurent Fabius - Ministre des Affaires Etrangères : Issu d’une famille juive. Opère le « tournant de la rigueur » au début des années 80 en tant que 1er Ministre de Mitterrand, entrainant la rupture des communistes avec le PS. Il est mis en cause à cette époque dans l’affaire tragique du Rainbow Warrior, bateau de Greenpeace dynamité par des agents de la DGSE (lien). Également mis en cause dans la sinistre affaire du sang contaminé, au cours de laquelle des poches de transfusion sanguine ont été contaminées par le virus du sida, faute de mesures préventives (lien). Il est ministre sous Jospin lors du passage à l’euro et de la création d’Areva. Lors du Congrès de Versailles de 2008 concernant la réforme constitutionnelle permettant la ratification du Traité de Lisbonne, il ne prend pas part au vote. Lors du vote concernant le Mécanisme Européen de Stabilité, il s’abstient comme les autres parlementaires socialistes, permettant l’adoption du MES à la majorité absolue. Au début de l’année 2012, il se rend en Israël où il rencontre le Président Shimon Peres et le Ministre de la Défense Ehud Barak. Il participe au diners organisés par le club Le Siècle. Il participe aux réunions du Groupe Bilderberg. Il prend part aux diners du CRIF. Il participe à des réunions maçonniques, son appartenance à la Franc-Maçonnerie n’est pas officielle mais évidente.

 

  • Arnaud Montebourg – Ministre du Redressement Productif : Franc-Maçon, membre de la French-American Foundation (fondation atlantiste). Il ne prend pas part au vote lors du Congrès de Versailles de 2008 qui modifia la Constitution pour permettre la ratification du Traité de Lisbonne. Lors du vote pour la ratification du Mécanisme Européen de Stabilité, à l’instar de la plupart des parlementaires socialistes, il s’abstient. Lié au CRIF, en particulier par sa compagne Audrey Pulvar qui en est l’auxiliaire zélée.

 

  • Marisol Touraine - Ministre de la Santé : Fille du sociologue Alain Touraine, aux accointances maçonniques de notoriété publique. Elle est membre du club Le Siècle. Européiste, elle vote en 2008 pour la réforme constitutionnelle permettant la ratification du Traité de Lisbonne. Lors du vote pour la ratification du Mécanisme Européen de Stabilité, elle s’abstient comme la majorité des parlementaires socialistes, permettant ainsi son adoption à la majorité absolue.

 

  • Aurélie Filippetti - Ministre de la Culture : Participe aux diners du CRIF. Lors du Congrès de Versailles de 2008, elle vote pour la réforme constitutionnelle permettant la ratification du Traité de Lisbonne. Lors du vote permettant l’adoption du Mécanisme Européen de Stabilité, elle s’abstient. Elle milite contre l’antisionisme et se revendique ouvertement sioniste. Interrogée par Robert Ménard sur le voyage de Dieudonné en Iran, elle explique « qu’il existe des personnes plus légitimes que d’autres pour parler des droits de l’homme […] et que Dieudonné ne s’est pas beaucoup illustré dans le respect des droits de l’homme » (lien).

 

  • Nicole Bricq – Ministre de l’Energie et du Développement Durable : En 1991, elle soutient la Guerre du Golfe. En 2008, en tant que sénatrice PS, elle vote pour la réforme constitutionnelle permettant la ratification du Traité de Lisbonne. Elle s’est déclarée favorable à l’instauration du Mécanisme Européen de Stabilité, et s’est abstenue comme les autres parlementaires socialistes. Elle fit partie des signataires de la lettre ouverte envoyée à Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, lui demandant de ne pas reconnaître l’État Palestinien à l’ONU. Elle est membre du très sioniste (lien) Cercle Léon Blum, comme Pierre Moscovici, Aurélie Filippetti, Julien Dray… (lien).

 

  • Jérôme Cahuzac - Ministre du Budget : Probable appartenance au Grand Orient de France. Frère d’Antoine Cahuzac, qui fut président du directoire de HSBC Private Bank France (avant d’être nommé en Janvier à la tête d’une importante filiale d’EDF). Lors du vote de la réforme constitutionnelle de 2008 permettant la ratification du Traité de Lisbonne, il s’abstient. Lors du vote à propos du Mécanisme Européen de Stabilité, il s’abstient. Afin de « préserver la confiance des investisseurs », il se prononce pour une rigueur budgétaire, précisant que cet« objectif interdit la création de postes dans la fonction publique durant le prochain quinquennat ». Il fait de la« confiance des marchés » sa priorité.


  • Jean-Marc Ayrault – Premier Ministre : Notable du PS depuis près de 4 décennies. Lors du vote pour la réforme constitutionnelle de 2008, pour la ratification du Traité de Lisbonne, il s’abstient. Lors du vote parlementaire sur le Mécanisme Européen de Stabilité (qui brade une nouvelle fois un pan de la souveraineté Française aux instances européistes), il s’abstient comme la plupart des parlementaires socialistes dont il dirige le groupe, permettant ainsi l’adoption du MES à la majorité absolue. Est mandaté durant la campagne par François Hollande pour traiter la question du vote juif et récupérer les voix, et surtout le soutien, de la communauté. En 1997, il est condamné à 6 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende pour une affaire de favoritisme dans l’attribution d’un marché public, et a depuis 2007 obtenu une « réhabilitation » « exposant quiconque évoquant ces faits à des poursuites ». En 2008, maire de Nantes, il fait voter une subvention de 400 000€ destinée à la rénovation et à l’agrandissement du local servant aux « réunions » de 7 loges maçonniques (face aux critiques de l’opposition, il dû finalement abandonner le projet). Il est membre du Cercle Léon Blum, ouvertement sioniste (lien).

 


  • François Hollande - Président de la République : Franc-Maçon du Grand Orient de France, il prône l’intégration de la « laïcité » dans la Constitution. Millionnaire, il déclare une fortune d’1,17 Million d’euros, omettant la Société Civile La Sapinière, qu’il gère avec Ségolène Royal, dont le capital s’élève à plus de 900 000 € (lien). Membre du club Le Siècle. Sioniste, il participe à plusieurs reprises aux diners du CRIF, qui salue sa victoire. Il est également membre de la fondation atlantiste French-American Foundation (lien). En 2005, il fit campagne pour le « Oui » au référendum visant à ratifier le Traité Constitutionnel Européen. Lors du vote de 2008 concernant la réforme constitutionnelle permettant la ratification du traité de Lisbonne, il s’est abstenu. Lors du vote concernant le Mécanisme Européen de Stabilité, il s’est également abstenu. Il est élu Président de la République avec moins de 40% des suffrages exprimés (lien). Il est mis en cause par la plainte d’Emmanuel Verdin, qui l’accuse d’avoir couvert les agissements pédophiles qui auraient été perpétrés par Jack Lang (lien).



  • Vincent Vauclin – la-dissidence.org

http://la-dissidence.org/2012/05/17/les-allegeances-du-nouveau-gouvernement/

 

 

 

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 00:16

 

Prix Nobel :
L’union européenne c'est la guerre !
Publié le 13 octobre 2012 dans France/Europe 
L’Union européenne c’est la guerre !


Le Prix Nobel de la Paix a été attribué à l’Union européenne, au moment même où, de l’Afghanistan à la Libye, et de l’Irak à la Syrie, l’Union européenne apparaît désormais clairement comme le simple paravent politique d’une alliance militaire euro-atlantiste voulant imposer la loi du plus fort à la planète entière.

Cette attribution n’est donc pas seulement choquante du point de vue politique : tout le monde a compris que son objet est de tenter – bien inutilement d’ailleurs – de redonner un peu de prestige à une construction européenne dont les conséquences apparaissent désormais de façon criante comme désastreuses dans tous les domaines sans exception : économique, social, financier, monétaire, politique, social, industriel, scientifique, commercial, culturel, diplomatique et militaire.

Une décision orwellienne

Cette attribution est également choquante du point de vue de la morale et de l’éthique, En procédant à une inversion totale des valeurs qu’elle sous-tend, l’attribution du Prix Nobel de la Paix à l’UE/OTAN revêt un caractère “orwellien”, en rappelant cet infernal univers décrit dans le roman 1984 : “De son poste d’observation, Winston pouvait encore déchiffrer sur la façade l’inscription artistique des trois slogans du Parti : 

« LA GUERRE C’EST LA PAIX – LA LIBERTÉ C’EST L’ESCLAVAGE – L’IGNORANCE C’EST LA FORCE »

Du reste, le caractère orwellien de cette décision se retrouve également dans le fait – insuffisamment souligné – que le Prix Nobel de la Paix a été officiellement attribué à l’Union européenne, non seulement pour avoir prétendument fait œuvre de paix mais aussi « pour avoir contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la démocratie et les droits de l’homme en Europe ».

Passons outre le caractère ubuesque qu’il y a à attribuer un prix pour de prétendus mérites s’étalant sur « plus de six décennies » à l’Union européenne qui n’existe que depuis 20 ans.

C’est en effet le traité de Maastricht de 1992 qui a créé l’Union européenne, avec sa monnaie, sa politique étrangère et de sécurité commune, son caractère fédéral, etc., et qui est à l’origine de la Bérézina tous azimuts que je rappelais précédemment.

Mais ne passons pas outre au fait qu’en matière de démocratie et de droits de l’homme :

- l’Union européenne se développe selon le principe du « despotisme éclairé », de l’aveu même de certains de ses plus éminents responsables (http://rhone.u-p-r.fr/articles-thematiques/articles-qui-a-ose-le-dire/qua-ose-dire-tommaso-padoa-schioppa)

- l’Union européenne considère comme nuls et non avenus tous les référendums populaires qui ne se plient pas à sa volonté (comme ceux du 29 mai 2005 en France, du 1er juin 2005 aux Pays Bas, du 12 juin 2008 en Irlande, etc),

- l’Union européenne viole ouvertement ses propres traités (comme l’article 125 du TFUE qui interdit le renflouement financier d’un Etat par un autre,

- l’Union européenne accepte les commémorations officielles d’anciens Waffen-SS dans les pays baltes et fait même front commun avec eux sur cette question à l’ONU (cf. vote à l’Assemblée générale des Nations Unies du 22 décembre 2010 : http://fr.rian.ru/world/20101222/188193064.html),

- l’Union européenne impose d’authentiques “dictateurs” pour diriger les États récalcitrants, c’est-à-dire des dirigeants cooptés par la Commission européenne et par Goldman Sachs, mais qui ne se sont jamais soumis au suffrage universel (comme MM. Papademos en Grèce et Mario Monti en Italie),

- l’Union européenne vide de sens ce qui restait des démocraties, notamment avec le TSCG qui retire aux parlements leurs prérogatives essentielles en matière budgétaire,

- etc.

Mais il faut aller au-delà de ce cynisme révoltant. Il faut examiner de près cette affirmation, véhiculée par l’attribution de ce Prix, selon laquelle la construction européenne aurait installé la paix sur le continent européen. Cette affirmation doit être étudiée avec beaucoup de précision car il s’agit de l’un des arguments les plus efficaces de la propagande européiste.

Non, la paix en Europe ne doit rien à l’Union européenne

Tirant parti de ce qu’il n’y a pas eu de conflit armé, en effet, entre la France et l’Allemagne depuis 1945, la propagande européiste nous assure que cette situation heureuse découle indubitablement de la construction européenne et que celle-ci ne saurait donc être remise en question, sauf par de dangereux va-t-en guerre.

Pour beaucoup de Français, cet argument selon lequel « l’Europe, c’est la Paix » est d’autant plus intimidant qu’il semble incontestable. Il joue même un rôle décisif pour les Français qui ont personnellement des souvenirs d’enfance de la Seconde Guerre mondiale. Comme l’ont révélé les sondages post-électoraux effectués par tranche d’âge après le référendum de 2005, l’argument de la paix explique principalement pourquoi ce sont les électeurs de plus de 60 ans – et davantage encore ceux âgés de plus de 70 ans – qui ont été les seuls à voter majoritairement en faveur de la Constitution européenne.

Pourtant, cet argument selon lequel « l’Europe, c’est la Paix » est à la fois faux et très dangereux. Et l’UPR tient non seulement à ne pas le passer sous silence mais elle tient par-dessus tout à en expliquer la fausseté. Car, comme bien souvent dans l’histoire des hommes, une construction politique prétendument porteuse de paix est en train de nous conduire à la guerre.

Examinons pourquoi.

La construction européenne n’a été pour rien dans le maintien de la paix en Europe depuis 1945

Contrairement à ce qu’assène la propagande, la construction européenne n’a été pour rien dans le maintien de la paix sur le continent européen depuis 1945 (plus exactement dans sa partie occidentale, car le continent a connu plusieurs conflits très meurtriers dans l’ancienne Yougoslavie).

Qu’est-ce qui permet de l’affirmer ?

Tout d’abord la simple chronologie des faits.

En effet, si la fameuse Déclaration Schuman date du 9 mai 1950, le Traité de Rome n’a été signé quant à lui que le 25 mars 1957 et les institutions communautaires ne se sont mises en place que très progressivement ensuite. Ce simple rappel des dates a une conséquence logique immédiate : si la paix a prévalu entre 1945 et, disons, le début des années 1960, il est tout simplement impossible d’en attribuer le bénéfice à quelque chose qui n’existait pas.

Ainsi, ce n’est pas grâce à la CECA balbutiante ou au Traité de Rome, puisqu’il n’existait pas, que le blocus de Berlin de 1953 ou que l’insurrection hongroise de 1956 n’ont pas dégénéré en conflit mondial. Si la France et l’Allemagne ne sont pas entrées en guerre l’une contre l’autre pendant les années 50, c’est parce que ce n’était tout simplement pas le sujet du moment, loin s’en faut. La guerre qui menaçait d’ensanglanter l’Europe ne risquait pas d’opposer les deux rives du Rhin mais le camp occidental sous influence américaine et le camp socialiste sous influence soviétique.

Or, ce qui a préservé la paix porte un nom : l’équilibre de la terreur. C’est-à-dire la perspective d’une « destruction mutuelle assurée » – c’était le nom même du concept stratégique (« MAD » pour « Mutual Assured Destruction » en anglais) entre les troupes de l’OTAN et celles du Pacte de Varsovie -, à l’issue d’une apocalypse nucléaire qui aurait anéanti le continent et sans doute même la planète entière.

Ainsi donc, et l’on se sent presque gêné de devoir le rappeler tant la propagande européiste a occulté la réalité des faits, si la paix a prévalu entre 1945 et la chute du Mur de Berlin en 1991, c’est parce que l’Europe était, de part et d’autre du rideau de fer, armée jusqu’aux dents. C’est une triste réalité mais elle est indéniable : ce sont les bombes thermonucléaires, les sous-marins lanceurs d’engins, les forces aériennes stratégiques et les missiles balistiques ou de croisière, qui ont assuré la paix en Europe. Ce ne sont pas les montagnes de paperasses des technocrates de la Commission de Bruxelles visant à harmoniser l’éclairage des voitures ou le pourcentage de matières grasses dans le beurre de cacao…

D’accord. Mais maintenant ? Eh bien maintenant, il faut regarder le monde tel qu’il est en 2012 et non pas le monde tel qu’il était il y a cinquante ou cent ans.

Exercice "FIESOLE 2009" de l'EUROFOR en Italie. Des militaires de 5 pays membres de l'UE, réunis dans l'EUROFOR, s'entraînent à d'éventuelles « opérations de stabilisation » de l'Alliance Atlantique : il s'agit en fait d'opération de déstabilisation ou de guerres d'agressions prédatrices

Les trois évolutions majeures de l’Occident depuis 1945

Trois évolutions structurelles extrêmement puissantes se sont imposées en Europe occidentale depuis la fin du second conflit mondial.
1. – Première évolution majeure : la fin des guerres classiques entre pays développés

La première de ces évolutions concerne la fin des guerres classiques entre pays développés.

L’histoire européenne a été marquée, depuis la Renaissance, et surtout depuis la Guerre de Trente Ans et le Traité de Westphalie de 1648, jusqu’en 1945, par la guerre classique, c’est-à-dire des conflits opposant les armées d’État à État (armées de mercenaires d’abord, régulières ensuite).

Or ce type de conflits classiques tend désormais à disparaître, sinon de toute la surface de la planète, du moins de tous les pays très développés.

Pourquoi ? Pas du tout sous l’effet des institutions communautaires. D’ailleurs, les Français envisagent-ils davantage de faire la guerre à la Norvège qu’à la Finlande parce que la première n’est pas dans l’Union alors que la seconde l’est ? Évidemment non.

Autre exemple : un coup de chasse-mouche du dey d’Alger contre l’envoyé de Charles X avait été un motif jugé suffisant pour que la France intervienne militairement en Algérie en 1830. Mais, un siècle et demi après, le gouvernement français n’a jamais même simplement envisagé d’envoyer des soldats français en Algérie pour empêcher qu’un nombre significatif de nos compatriotes s’y fassent assassiner pendant les années 1980 et 1990. L’Algérie n’étant pas dans l’Union européenne, ce refus français d’entrer en guerre, si exactement contraire à ce que fut l’attitude française en 1830, tient donc à des causes qui n’ont rien à voir avec la construction européenne.

Quelles sont ces causes ?

Si la guerre classique d’État à État tend à s’éteindre dans l’ensemble des pays développés, c’est essentiellement sous le double effet :

– d’une part d’un profond changement des mœurs, découlant de la hausse des niveaux de vie et de la généralisation de l’éducation,

– d’autre part de la généralisation des moyens de communication visuels et instantanés : la télévision, puissamment relayée désormais par Internet.

Les États-Unis ont perdu la Guerre du Vietnam en 1975, d’abord et avant tout parce que le peuple américain ne supportait plus de voir les appelés du contingent mourir en direct sur le petit écran jour après jour, et que la conscience universelle n’aurait pas toléré que Washington usât de l’arme nucléaire dans ce cas.

C’est l’instantanéité et l’omniprésence de l’information qui rend la guerre classique de plus en plus inacceptable aux yeux des opinions publiques des pays développés, et nullement les institutions bureaucratiques de Bruxelles.

Cet état de fait entraîne deux conséquences majeures :

a) l’apparition de guerres nouvelles et d’un type inconnu entre les pays développés

La première conséquence, c’est que les États développés ne peuvent plus réellement se faire de guerre classique entre eux. Cela ne signifie hélas pas qu’ils ne se font plus la guerre du tout ! Cela signifie seulement que les guerres qu’ils se livrent sont d’une toute autre nature que les guerres classiques.

Désormais, les guerres entre pays développés sont beaucoup plus sournoises. Elles se font de façon invisible pour l’homme de la rue : il n’y a plus de déclarations de guerre, les armements classiques n’apparaissent plus, les destructions matérielles et humaines sont devenues très faibles.

Les guerres du XXIe siècle usent d’autres moyens, beaucoup plus perfides et sophistiqués :

- leurs armes sont les médias, les campagnes de propagande, les opérations de désinformation, les manipulations psychologiques, les actes terroristes à la paternité douteuse ;

- leurs cibles sont les cerveaux de chaque individu, leur mise en conditionnement pour accepter des évolutions et des prises de contrôle souvent bien plus totales que ce à quoi parvenaient les guerres classiques d’autrefois.

C’est en pensant à ce nouveau type de « guerre inconnue », de guerre du XXIe siècle, que François Mitterrand a livré, dans le testament politique qu’il a confié au journaliste George Marc Benamou quelques semaines avant sa mort, ces terribles phrases que j’évoque dans certaines de mes conférences :

 

« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort…apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde… C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ! »

(Source : Le dernier Mitterrand de Georges-Marc Benamou – Date de publication : 27/1/1997 – Editeur : Plon – Omnibus).

b) – la relégation des guerres classiques dans des zones périphériques et hors du champ des médias

La seconde conséquence, c’est que lorsque les pays très développés ont encore recours à des interventions militaires, ils ne le font désormais que dans des zones périphériques du monde, éloignées et difficiles d’accès pour les médias, et sous des contraintes très fortes : en n’utilisant plus de conscrits mais une armée de métier, en ayant pour objectif le « zéro mort » pour leurs propres soldats, donc en privilégiant les bombardements aériens aux opérations terrestres, en visant à ce que le conflit soit le plus bref possible, et enfin en verrouillant le plus possible la couverture de presse.
C’est ce type de guerre qui se déroule dans plusieurs régions du monde, et notamment en Afghanistan, en Irak, ou en Libye, où les armées des pays membres de l’Union européenne ont été ou sont d’ailleurs très largement engagées, sous couvert d’opérations de l’OTAN.

2. – Deuxième évolution majeure : le déclin du taux de natalité dans les pays d’Europe

La deuxième évolution structurelle concerne le déclin du taux de natalité dans les pays d’Europe, qui entraîne depuis des années un vieillissement accéléré des populations.

Cette évolution est tout spécialement spectaculaire en Allemagne puisque l’un des scénarios démographiques probables envisage que l’Allemagne perde 13,7 millions d’habitants d’ici à 2050, et cela malgré l’immigration annuelle massive de 100 000 personnes. En 2050, les personnes de plus de 60 ans représenteraient plus de 40 % de la population allemande et seraient presque trois fois plus nombreuses que les moins de 20 ans. (source : article « Démographie de l’Allemagne » dans Wikipédia).

Ces données démographiques sont capitales car tous les historiens savent que les guerres naissent très généralement entre des zones pauvres enregistrant une forte croissance de leur population et des zones riches de faible pression démographique. De ce point de vue, quel historien ou spécialiste des conflits peut sérieusement croire que la guerre est plausible entre les pays de l’ouest européen, alors que ceux-ci sont menacés de dénatalité et que les personnes âgées y sont d’année en année plus nombreuses ?

3. – Troisième évolution majeure : la démographie des pays du sud de la Méditerranée (Maghreb et Afrique)

Enfin, la troisième évolution structurelle concerne justement la démographie des pays du sud de la Méditerranée (Maghreb et Afrique), ainsi que, de façon plus éloignée géographiquement, celle du sous-continent indien.

Pour les raisons que l’on vient de rappeler, tout spécialiste sérieux ne peut pas ignorer que la disparité des situations démographiques et économiques entre les deux rives de la Méditerranée constitue le principal risque de guerre pour l’Europe dans les décennies qui viennent.

Or, et c’est là la tragique ruse de l’Histoire, le principe même de la construction européenne consiste précisément à repousser les pays du Maghreb et d’Afrique à l’extérieur du périmètre européen (la candidature du Maroc à l’entrée dans l’Union européenne ayant d’ailleurs été officiellement rejetée).

Les européistes peuvent évidemment rétorquer que les pays du Maghreb ou d’Afrique n’ont pas leur place dans une « construction européenne ».

Mais cette réponse fait comme si la définition purement conventionnelle de ce que sont des continents devait primer sur une réflexion sage sur ce qu’il convient de faire pour préserver la paix des futures générations des deux côtés de la Méditerranée.

CONCLUSION : Par son principe même, l’Union européenne nous conduit tout droit à la théorie du “Choc des Civilisations”

En réalité, ce raisonnement cynique et dur des européistes prouve en quoi l’Europe, loin de nous assurer la paix, est au contraire en train de nous amener la guerre.

Si les européistes croyaient sincèrement que ce sont les dizaines de milliers de pages de directives d’harmonisation émanant de la Commission de Bruxelles qui ont empêché une nouvelle guerre en Europe depuis un demi-siècle, alors ils devraient logiquement proposer d’intégrer au plus vite les pays du sud dans cette construction politique censée garantir la paix.

En rejetant au contraire ces pays, ils font la preuve de leur terrible inconséquence et ils révèlent à leur corps défendant que la construction européenne n’est bien qu’une opération conçue depuis des années à Washington pour faire de l’Europe un glacis géostratégique américain. Une opération qui présente toutes les allures d’un apartheid au niveau planétaire, distinguant les pays en deux catégories : les serviettes euro-atlantistes d’un côté, et les torchons de l’autre côté.

Cet asservissement politique nous conduit donc tout droit au Choc des Civilisations, théorisé précisément par Washington.

En accordant le Prix Nobel de la Paix à l’Union européenne, qui n’est que la face civile d’une médaille dont la face militaire s’appelle OTAN, le Comité Nobel d’Oslo et ses commanditaires viennent d’accorder le Prix Nobel de la Paix à la pensée et à la stratégie les plus inquiétantes et les plus dangereuses pour la paix du monde.

 

François ASSELINEAU

 

.http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/prix-nobel-union-europenne

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche