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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 19:06

http://mediabenews.wordpress.com/2012/07/24/chantage-syrien-a-larme-chimique-damas-affaibli/


syrie-armes

 

Dommages collatéraux subtils.. et lourds de conséquences ! (eva)

Les armes vers la Syrie et leurs vertus inattendues

29/03/2013 - Bloc-Notes

Nous continuons dans ce qui devrait devenir une rubrique, celle du “désordre précédant les causes du désordre” de ce même 29 mars 2013, – comme on verra ci-dessous… Il s’agit de la cause sacro-sainte des livraisons d’armes aux rebelles syriens, le “Sésame” de la victoire assurée.

Divers articles mettent en évidence que de nombreuses armes ont été et sont livrées, et seront livrées, encore plus nombreuses et performantes, aux rebelles syriens, pour enfin parvenir à la victoire finale.

Cette perspective pourrait être résumée par l’annonce qu’à l’ombre de ces livraisons d’armes massives, on prépare la sixième attaque décisive des rebelles pour prendre Damas.

Comme d’habitude pour ces attaques surprises et décisives, tout nous est conté en détails sur la façon dont on compte s’y prendre, un peu à l’image de ce qui menace chaque jour l’Iran depuis huit ans.


Il y a un superbe article dans le New York Times du 25 mars 2013, avec nombre de graphique représentant les routes aériennes de convoyage de l’armement vers les rebelles.

Il y a un très long article d’Associated Press, repris notamment par CBS.News le 29 mars 2013, sous le titre explicite de «“Master plan” underway to help Syria rebels take Damascus with U.S.-approved airlifts of heavy weapons».

• Ce 29 mars 2013, dans sa rubrique hebdomadaire Weekly Comments, Conflicts Forum fait un commentaire éclairé sur cette “offensive” d’armement, au moins dans le champ du système de la communication.


Ces articles référencés ci-dessus sont fort utiles pour la réputation du président Obama à Washington même, et pour rattraper ce que certains pourraient penser de mal-intentionné à l’égard, ou plutôt à l’encontre de sa politique syrienne.

«In an officially-inspired New York Times article, the sheer scale of weapons transfers to the Syrian opposition throughout the last year and more, is made plain: almost daily heavy-lift cargo ‘planes from Qatar and Jordan (at least one hundred and sixty flights), disgorging their cargos at airports in Turkey and Jordan:

the weapons derive from procurement lines, opened by CIA and western intelligence, notably from Croatia and elsewhere in East Europe, and total, according to the NYT article – at a conservative estimate - some 3,500 tons. Let us be clear: 3,500 tons is an enormously large amount of weapons.

The scale of this airlift simply dwarfs the massive weapons airlift mounted for the Afghan resistance in the 1980s. The US purpose in leaking this disclosure is made plain in the article:

the US President has not been ‘standing idly-by’ (as alleged); Petraeus was the airbridge’s mastermind all along, and the weapons naturally only were going to ‘vetted opposition groups’ (that is to say, the article’s key purpose was to deny that the US has been guilty of inadvertently arming al-Qaeda).

There is however, another significance that can be attributed to this revelation – and that is: the sheer military failure of the western-sponsored opposition, given the scale of the weapons-supply that it is now admitted has been reaching these armed groups – for the last year and a half.

The only military success that the opposition has to show at this point, is the holding of the relatively small northern town of Raqa’a – and that was taken by the al-Qae’da aligned al-Nusra Front, which refuses to allow the western sponsored groups to enter the town, as they “might be more interested in looting than fighting”.

Otherwise, as Alex Thomson from Channel Four notes, the mainstream armed opposition is now mostly occupied with haphazard mortar firings onto Damascus, killing civilians:

“It is hard to build any other case than that the rebel tactic here is pure terror and demoralisation. If the [rebels] think they are going after military targets, then the above list from the past three days can only prove they are lethally incompetent”.

In short, as most commentators have long suspected, and has now been confirmed, Syria is already awash with weapons.

Will the latest Arab League resolution authorising its member states to arm the opposition make any difference? Will the loud demands from the UK and France for the EU to lift the arms embargo change the course of the conflict?

This seems unlikely now that it has been confirmed that the airlift has already been underway for nearly a year and a half. (And as per Afghanistan and Libya, these weapons too will be washing around the region for a long time hence.)

It is clear that we are seeing another upsurge of weapons entering Syria and the prospect of yet another (the 6th) attempt to “take Damascus”.»

• Une autre indication sur des livraisons d’armes vient de DEBKAFiles du 28 mars 2013. Elle porte sur l’intention des Saoudiens de faire convoyer vers la Syrie, depuis la Croatie via la Turquie, des armes lourdes de type lance-roquettes montés sur camions, de très fort calibre (220mm) et à très longue portée (70 km), des systèmes MLRS Smerch et 9K57 Hurricane d’origine russe.


Les Saoudiens veulent en équiper les groupes qu’ils parrainent pour leur permettre de prendre des avantages décisifs, notamment, espèrent-ils, la base aérienne de Nairab près d’Alep.


DEBKAFiles précise que Nairab est une importante base de transit de matériels russes et iraniens et que des menaces contre cette base ont déjà amené des avertissements russes lancés aux rebelles que des forces spéciales russes Spetsnaz pourraient y être déployées.


Si les systèmes incriminés arrivent en Syrie, on pourrait envisager qu'une riposte russe est donc probable. Il y a de la logique impliquant un certain ordre de l'affrontement, même dans le désordre des armes.

En attendant, toujours selon DEBKAFiles et selon des précisions qui semblent confirmées par ailleurs, le projet saoudien a provoqué au moins des affrontements très sévères entre le groupe saoudien (Arabie-Jordanie-Eau) et le clan Qatar-Turquie.

D’abord, il a fallu des pressions très sévères de Prince Bandar, chef des SR saoudiens et personnellement impliqué dans cette affaire, pour obtenir l’accord de la Turquie pour le transit, avec menace de réduire drastiquement les exportations turques en Arabie après un premier refus de la Turquie.


Ensuite, l’affaire a provoqué à la conférence de la Ligue Arabe de Doha du début de cette semaine des scènes invraisemblables jusqu'à l'abracadabrantesque, semble-t-il, puisque nous conduisant jusqu'à un pugilat vrai de vrai à huis à peu près clos entre princes saoudiens et princes qatariens.


Le Qatar veut empêcher à tout prix de telles livraisons, qui signifieraient l’ascendant pris par les groupes de rebelles pro-Qatari (Frères Musulmans et islamistes) sur les groupes de rebelles pro-saoudiens, et les princes ont montré qu’ils sont prêts à faire le coup de poing pour cela.


DEBKAFiles écrit :

«The news that Saudi Arabia was supplying Syrian rebels with heavy weapons stunned the Arab League summit taking place in Doha, Qatar this week, bringing it to a clamorous end, DEBKAfile's intelligence and Middle East sources reveal. Saudi and Qatari delegates were heard hurling shrill abuse at one another and exchanging blows in private meeting rooms down the corridors of the assembly hall.

The conference proceedings were abruptly halted as Arab delegation members pitched in to separate them. A total blackout was quickly drawn down on the summit as it broke up in disarray.

»The Saudi royal rulers and Qatar’s Hamad bin Khalifa Al Thani have been at extreme loggerheads over the Syrian civil conflict. Riyadh – and Prince Bandar in particular – accuses the Qataris of conspiring to bring the Muslim Brotherhood to power in Damascus, including radical groups tied to Al Qaeda…»

 

Comme on voit, le “désordre qui précède la cause du désordre” n’est pas si désordre que cela puisqu’il s’avère que les armes ont au moins obtenu l’effet de confrontation que cette sorte de chose est censée susciter. Il y a de la logique dans tout cela…


Si ce ne sont les rebelles c’est donc leurs frères, – au moins les Saoudiens et les Qatariens, qui se battent entre eux.

 

Mis en ligne le 29 mars 2013 à 17H49

 

http://www.vilistia.info/les-armes-vers-la-syrie-et-leurs-vertus-inattendues-a81141700

 

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:26

 

Toussaint 7

Le miroir aux alouettes de la discipline

Global Research, mars 28, 2013

« Les marchés sont devenus trop grands et complexes et ils évoluent trop vite pour être assujettis à la supervision et aux réglementations du XXe siècle. Il n’est pas surprenant que ce Léviathan financier mondial dépasse la pleine compréhension des acteurs du marché, fussent-ils les plus avisés. Les régulateurs financiers sont chargés de surveiller un système beaucoup plus complexe que ceux qui existaient quand on rédigea les réglementations régissant encore les marchés. » |1|

Cette affirmation d’Alan Greenspan, directeur de la Réserve fédérale de 1987 à 2006, a été reprise par tous les gouvernants des pays les plus industrialisés. Ils ont fait comme si les banques et les autres sociétés financières privées allaient s’auto-discipliner, tout en cherchant à satisfaire leurs intérêts particuliers, égoïstes. Alan Greenspan poursuit : « Le contrôle des transactions s’effectue désormais essentiellement grâce à la surveillance réciproque des traders. Pour protéger ses actionnaires, chaque prêteur tient à jour les positions des investissements de ses clients. Les régulateurs peuvent toujours prétendre qu’ils gardent l’oeil ouvert mais leurs capacités sont très réduites. » |2|

La supposée capacité des banques et autres zinzins à s’autoréguler n’était que de la poudre aux yeux destinée à leur permettre de faire ce que bon leur semble. Alan Greenspan, l’ensemble des gouvernants des pays industrialisés, une armée d’experts et de commentateurs financiers, véritables illusionnistes prenant les citoyens pour des crétins, ont répété la fable de l’autorégulation des marchés jusqu’à la nausée. « Les marchés étant devenus trop complexes pour une intervention humaine efficace, les politiques anti-crise les plus prometteuses sont celles qui maintiennent une flexibilité maximale du marché : la liberté d’action pour les principaux acteurs du marché, tels que les hedge funds, les fonds d’actions privés et les banques d’investissements. » |3| Le cataclysme financier de 2007-2008 et ses effets dramatiques dans la durée ont opposé un démenti cinglant à ces incantations. Les acteurs des marchés financiers sont totalement incapables de s’autoréguler, ils n’en ont d’ailleurs aucunement le désir, encore moins la volonté. C’est une évidence démontrée par toutes les crises financières qui ont égrené l’histoire du capitalisme. Les gouvernants ont alors adopté un autre discours : « L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. Le laisser-faire, c’est fini. Le marché qui a toujours raison, c’est fini. » |4|. En réalité, six ans après le début de la crise, cinq ans après l’annonce d’un retour à davantage de réglementation, le bilan se réduit largement à des effets d’annonces. Acoquinés aux dirigeants des banques, les gouvernants et les législateurs ont pris très peu de mesures contraignantes à l’égard des sociétés financières.

Une mesure contraignante dans un océan de laxisme

Depuis le 1er novembre 2012, dans l’Union Européenne, il est dorénavant interdit d’acheter unCredit Default Swap (CDS –voir encadré-) pour se protéger du risque de non remboursement d’une dette d’un État si on ne possède pas cette dette |5|. Les sanctions à prendre contre les sociétés et les personnes qui ne respecteront pas cette interdiction ne pas définies, elles sont de la compétence des États. Cela laisse une importante marge de manoeuvre aux banques et autres sociétés financières qui voudraient contourner l’interdiction ou l’enfreindre. C’est à peu près la seule mesure significative prise par les autorités européennes pour mettre de l’ordre dans le secteur financier.

Qu’est-ce qu’un CDS ?Le CDS est un produit financier dérivé qui n’est soumis à aucun contrôle public. Il a été créé dans la première moitié des années 1990 en pleine période de dérèglementation. Credit Default Swap signifie littéralement “permutation de l’impayé”. Normalement, il devrait permettre au détenteur d’une créance de se faire indemniser par le vendeur du CDS au cas où l’émetteur d’une obligation (l’emprunteur) fait défaut, que ce soit un pouvoir public ou une entreprise privée. Le conditionnel est de rigueur pour deux raisons principales. Premièrement, on peut acheter un CDS pour se protéger d’un risque de non remboursement d’une obligation qu’on n’a pas (sauf, depuis le 1er novembre 2012, dans l’Union européenne en ce qui concerne les dettes des États de l’UE). Cela revient à prendre une assurance contre le risque d’incendie de la maison du voisin en espérant que celle-ci parte en flammes afin de pouvoir toucher la prime. Deuxièmement, les vendeurs de CDS n’ont pas réuni préalablement des moyens financiers suffisants pour indemniser les sociétés affectées par le non remboursement de dettes. En cas de faillite en chaîne d’entreprises privées ayant émis des obligations ou du non remboursement de la part d’un Etat débiteur important, il est très probable que les vendeurs de CDS seront dans l’incapacité de procéder aux indemnisations qu’ils ont promises. Le désastre de l’entreprise nord-américaine AIG en août 2008, la plus grosse société d’assurance internationale (nationalisée par le président George W. Bush afin d’éviter qu’elle ne s’effondre) et la faillite de Lehman Brothers sont directement liés au marché des CDS. AIG et Lehman s’étaient fortement développées dans ce secteur.Il faut souligner que l’interdiction d’acheter dans certaines circonstances des CDS, telle qu’elle a été décrétée à l’échelle de l’Union Européenne à partir de novembre 2012, ne concerne qu’une fraction minime du marché des CDS (le segment des CDS sur les dettes souveraines) : environ 5 à 7%.

La loi Dodd Franck aux États-Unis et les timides petits pas européens

Aux États-Unis, une nouvelle législation, timide en comparaison de la réglementation imposée par Franklin D. Roosevelt à partir de 1933 (voir encadré), a été adoptée pendant le premier mandat de Barack Obama. Il s’agit de la loi Dodd-Franck (qui inclut la règle Volcker |6|). Bien que la loi Dodd Frank ait été approuvée en 2010, son application tarde. Les banques et leurs lobbyistes, tout comme les parlementaires tant républicains que démocrates qu’ils influencent directement, ont réussi à limiter très fortement la mise en pratique d’une loi qui est pourtant timide |7|.

La séparation entre banques de dépôt et banques d’investissement pendant la présidence de F. RooseveltUne des mesures fortes prises par Roosevelt et par les gouvernements d’Europe (notamment sous la pression des mobilisations populaires en Europe après la Libération) a consisté à limiter et à règlementer strictement l’usage que les banques pouvaient faire de l’argent du public. Ce principe de protection des dépôts a donné lieu à la séparation entre banques de dépôt et banques d’investissement dont la loi américaine dite Glass Steagall Act a été la forme la plus connue et qui a été appliquée pendant des décennies avec certaines variantes dans les pays européens.Avec cette séparation, seules les banques commerciales pouvaient recueillir les dépôts du public qui bénéficiaient d’une garantie de l’Etat. Parallèlement à cela, leur champ d’activités avait été réduit aux prêts aux particuliers et aux entreprises, et excluait l’émission de titres, d’actions et de tout autre instrument financier, réservée aux banques d’investissement qui devaient, quant à elles, capter leurs ressources sur les marchés financiers.

Au Royaume-Uni, la commission Vickers a remis en 2011 ses recommandations aux autorités qui doivent encore prendre une décision. A l’échelle de l’Union européenne, une commission animée par Erkki Liikanen, gouverneur de la Banque nationale de Finlande, a remis son rapport en octobre 2012. Les recommandations contenues dans les rapports des commissions Vikers et Liikanen |8| vont grosso modo dans le même sens que les lois Dodd Frank et la règle Volker : un début de cloisonnement des activités multiples des banques. Mais aucune ne propose de revenir à la loi Glass Steagall et aux règlementations adoptées à l’époque en Europe dans le même esprit. Aucune ne propose une séparation claire et nette entre banque de dépôt et banque d’investissement, c’est-à-dire le démantèlement de ce qu’on appelle aujourd’hui la banque universelle. Rappelons que la banque universelle (appelée également banque à tout faire ou banque généraliste) représente un grand ensemble financier regroupant et exerçant les différents métiers de la banque de détail, de la banque de financement et d’investissement et de la banque de gestion d’actifs. Cet ensemble intervient sur le territoire national mais également à l’étranger avec ses filiales. Le risque majeur de ce modèle bancaire consiste à faire supporter les pertes des activités risquées de banque de financement et d’investissement par la banque de détail et mettre ainsi en danger les avoirs des petits épargnants. C’est ce qui explique aujourd’hui l’actualité des mesures prises par Roosevelt et, dans sa foulée dans les années 1930 et 1940, par les gouvernements européens consistant à séparer radicalement les banques en deux catégories tout à fait étanches. La loi Dodd Franck, les propositions des commissions Vickers et Liikanen, le projet de loi sur la réforme bancaire déposé par le gouvernement français à l’Assemblée nationale en décembre 2012 |9| restent au milieu du gué et ne prévoient que des cloisons qui se révèleront (si un jour elles entrent en application) d’une efficacité très limitée, car la partie banques d’investissement et d’affaires n’hésitera pas à pomper dans les dépôts des clients et elle continuera à prendre des risques très élevés puisqu’aucune mesure contraignante sérieuse n’est mise en oeuvre |10|. Qui plus est, banque de détail et banque de financement et d’investissement étant solidaires dans le cadre de la banque universelle, les pertes réalisées par la banque de financement et d’investissement seront supportées par la banque de détail (voir en France les pertes de Natixis supportées par les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne au sein du groupe BPCE).

Les banques se livrent à de multiples pressions pour continuer à agir comme bon leur semble

Bien que les recommandations de Vickers et de Liikanen soient très conciliantes à leur égard, les patrons des banques privées organisent comme aux États-Unis un intense lobbying afin qu’elles ne soient pas suivies d’effet. Challenges, hebdomadaire financier français, rapporte des réactions du milieu bancaire de l’Hexagone à propos de rapport Liikanen. « Beaucoup de rapports de ce genre ont fini à la poubelle » déclare un des banquiers qui a confié sa réaction à Challenges. « Liikanen ? Il sait à peine ce qu’est une banque », ironise un autre. « En Finlande, il n’y a que des filiales d’établissements étrangers ». Challenges poursuit avec un autre son de cloche, en donnant la parole à Martin Wolf, éditorialiste au Financial Times : « Je crains que sous la pression des banquiers trop d’activités de marché (=trading) ne soient exclues du cantonnement (=cloisonnement). Ce rapport est un pas en avant, il ne faudrait pas que la prochaine étape soit un pas en arrière » |11|. Justement, le Financial Times a lui aussi mené sa petite enquête dans le milieu bancaire. Dans ses colonnes, Christian Clausen, le patron de la banque suédoise Nordea qui préside la Fédération bancaire européenne, déclare que le Rapport Liikanen a tout à fait tort en ce qui concerne le cloisonnement entre les activités de banque de détail et les activités de trading |12|. Les parlementaires étasuniens et européens, sans parler des hauts fonctionnaires, ont été soumis à d’intenses pressions. Les banques peuvent compter sur de solides alliés placés aux plus hautes fonctions, à commencer par Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, ex-dirigeant de la banque Goldman Sachs.

Au sein des autorités de contrôle, quelques voix isolées s’élèvent contre le laxisme

Du côté des autorités de contrôle, quelques voix isolées se font entendre pour critiquer l’absence de règlementation sérieuse du secteur bancaire. Andrew Haldane, directeur du département Stabilité financière de la banque d’Angleterre, a élevé la voix lors d’une réunion des milieux financiers à Londres en octobre 2012. Il critique le fait que les 29 banques systémiques (voir encadré) profitent du danger que représenterait leur faillite pour obtenir à bon compte de l’argent de la BCE, de la Fed, de la Banque d’Angleterre… Il considère que le crédit que ces institutions publiques leur octroient constitue une subvention annuelle de plus de 700 milliards de dollars.

Les banques systémiques selon le G20Le G20 a établi en novembre 2011 une liste de 29 banques systémiques appelées en anglais SIFIs (Systemically Important Financial Institutions). A l’instar de Lehman Brothers dont la faillite a bouleversé l’économie mondiale en septembre-octobre 2008, ces banques sont considérées par le FSB (Financial Stability Board) comme trop importantes pour que les pouvoirs publics les laissent tomber (en anglais : « too big to fail »). Elles sont dites systémiques du fait de leur poids et du danger que la faillite de l’une d’entre elles représenterait pour le système financier privé au niveau international. En 2011, parmi les 29 banques systémiques, on comptait 4 banques françaises (Société Générale, Crédit Agricole, BNP Paribas et BPCE), 2 banques allemandes (Deutsche Bank et Commerzbank), 1 italienne (Unicredit), 1 espagnole (Santander), 1 belgo-française (Dexia), 1 hollandaise (ING), 4 britanniques (HSBC, Lloyds, Barclays et Royal Bank of Scotland), 2 suisses (UBS, Crédit suisse), 1 suédoise (Nordea), 8 états-uniennes (JPMorgan, Bank of America, Morgan Stanley, Goldman Sachs, Citigroup, Bank of New York Mellon, Wells Fargo, State Street), 3 japonaises (Sumitomo, Mitsubishi UFJ FG, Mizuho FG), 1 chinoise (Bank of China). En 2012, le G20 a retiré 3 de ces banques de la liste (Dexia, Commerzbank, Lloyds) et en a ajouté 2 (l’espagnole BBVA et la britannique Standard Chartered).

Andrew Haldane affirme que l’augmentation du ratio fonds propres par rapport au bilan des banques qui sera généralisé à partir de 2018-2019 est tout à fait insuffisant et n’est pas de nature à réellement diminuer les risques et les effets d’une faillite. Il recommande de réduire de manière drastique la taille des banques. Thomas Hoenig, de la US Federal Deposit Insurance Corporation, l’institution créée pendant la présidence de Roosevelt pour réguler le système bancaire, affirme que les cloisons mises en place pour séparer différents types d’activités des banques sont en réalité poreuses. Il plaide pour que soit adoptée une loi de type Glass-Steagall afin de séparer radicalement les banques de dépôts et les banques d’affaire. Il estime également que le niveau des fonds propres qui sera exigé à partir de 2018-2019 devrait être multiplié au moins par trois |13|.

Épilogue : Victoire des banquiers grâce aux autorités de contrôle

Début janvier 2013, le comité de Bâle |14| a renoncé à l’application d’une des exigences qu’il avait mises en avant à l’égard des banques. Elles ne devront pas constituer un amortisseur de chocs financiers sous la forme d’une réserve permanente de liquidités (liquidity coverage ratio, LCR), qui aurait dû leur permettre de faire face à une crise d’une durée de 30 jours. Il était prévu que la mesure entrerait en vigueur en 2015, elle est maintenant reportée à 2019 ! En première page, les périodiques financiers ont clairement souligné qu’il s’agissait d’une victoire des banques et d’un recul des autorités de contrôle. Le Financial Times titrait le 8 janvier 2013 : « Victoire des banques européennes après l’assouplissement des règles de Bâle. » |15| The Economist titrait : « Les régulateurs adoucissent leur position en matière de liquidités » |16|. Non seulement l’application des mesures est reportée à 2019, autant dire aux calendes grecques, mais en plus les banques pourront comptabiliser, dans la réserve de liquidités (LCR), des produits structurés et toxiques comme les « mortgage backed securities ». C’est du grand n’importe quoi.

Quelques semaines plus tard, d’autres bonnes nouvelles ont fait plaisir aux banques. Michel Barnier, commissaire européen en charge des marchés financiers, a déclaré qu’il ne suivrait pas la principale recommandation du rapport Liikanen concernant le cloisonnement entre activités de banque de dépôts et activités de marché. Le Financial Times a titré : « Reculade de Bruxelles à propos du coeur de la réforme bancaire » |17|. Le journal explique que la Commission européenne a battu en retraite en ce qui concerne l’obligation qui pourrait être faite aux banques de séparer leurs activités de marché (entendez, hautement spéculative et à risque) et leurs activités de banques de dépôt.

Conclusion : Il faut rompre avec la soumission aux exigences des banques. En prenant un virage radical, il est possible de protéger les dépôts des épargnants, de financer des activités utiles aux biens communs, de garantir l’emploi et les conditions de travail du personnel du secteur. Pour cela, il faut un service public de l’épargne, du crédit et de l’investissement. Le métier de la banque (au sens de constituer un instrument pour collecter l’épargne et pour octroyer du crédit) est trop sérieux pour être confié à des banquiers privés qui par définition cherchent à maximiser le profit de la poignée de grands propriétaires privés (le 1%, comme le mouvement Occupy Wall Street les a appelés). Il faut interdire les activités spéculatives et tous les instruments financiers qui les soutiennent. De même, il faut interdire les transactions avec les paradis fiscaux. Vu qu’elles utilisent de l’argent public, bénéficient de garanties de la part de l’État et doivent rendre un service de base fondamental à la société, les banques doivent être socialisées et placées sous contrôle citoyen |18|.

Eric Toussaint

Eric Toussaint

2007-2012 : 6 années qui ébranlèrent les banques, 20 novembre 2012 (première partie)

Banques privéesLa BCE et la Fed au service des grandes banques privées, Série : Banques contre Peuples : les dessous d’un match truqué ! 29 novembre 2012 (2ème partie)

 Europe banque centraleLa plus grande offensive contre les droits sociaux menée depuis la seconde guerre mondiale à l’échelle européenne, Série « Banques – Peuples : les dessous d’un match truqué ! », 24 décembre 2012 (troisième partie)

Money Market Funds Descente dans le milieu vicieux des banques, 16 janvier 2013 (quatrième partie)
arton banquesLes banques, ces colosses aux pieds d’argile, 08 février 2013 (cinquième partie)

 

 

Notes

|1| Alan Greenspan, Le Temps des turbulences, 2007, Jean-Claude Lattès, 2007, p. 620.

|2| Ibidem.

|3| Alan Greenspan, Le Temps des turbulences, 2007, Éditions Jean-Claude Lattès, Paris, 2007, p. 621.

|4| Discours de Nicolas Sarkozy, le 25 septembre 2008 à Toulon (cité dans Éric Toussaint et Damien Millet, AAA. Audit Annulation Autre politique, Seuil, 2012, p. 34).

|5| Source : RÈGLEMENT (UE) N o 236/2012 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 14 mars 2012 sur la vente à découvert et certains aspects des contrats d’échange sur risque de crédithttp://eur-lex.europa.eu/LexUriServ…
Comme l’indique le titre du règlement, sont également visées les ventes à découvert. La vente à découvert consiste à vendre sur le marché un titre que l’on ne possède pas, dans l’espoir de le racheter plus tard à un prix inférieur. La règlementation sur les ventes à découvert est assortie d’une série d’exceptions qui offrent de nombreuses possibilités d’y échapper.
Voir aussi : http://www.lemonde.fr/economie/arti…

|6| Voir Daniel Munevar, “Un pequeño recordatorio de parte de JP : La importancia de la Volcker Rule”, 25 mai 2012, http://cadtm.org/Un-pequeno-recorda…

|7| Voir Matt Taïbbi, « How Wall Street Killed Financial Reform », Rolling Stone, 10 mai 2012,http://www.rollingstone.com/politic…. Voir également Les Echos, « La réforme de Wall Street reste aux deux tiers inachevée », 12 décembre 2012, p. 28.

|8| Voir Erkki Liikanen (chairperson), High-level Expert Group on reforming the structure of the EU banking sector, octobre 2012. Onze experts composaient ce groupe de travail constitué par le Commissaire européen Michel Barnier afin de poser un diagnostic sur la situation des banques européennes et de proposer des réformes du secteur bancaire européen. Un des intérêts du rapport Liikanen, c’est qu’il confirme par une voie officielle, les turpitudes des banques, les risques ahurissants pris pour faire un maximum de profit. Voir le texte complet du rapport :http://ec.europa.eu/internal_market…

|9| Voir le texte complet : http://www.assemblee-nationale.fr/1…

|10| Voir l’excellente critique de Gaël Giraud au projet de loi sur la réforme bancaire en France ainsi que sur Dodd Franck, Vickers et Liikanen : http://www.lavie.fr/www/files/media…. Gaël Giraud montre que le projet de loi du gouvernement de François Hollande est plus favorable au statu quo et donc aux banques que la loi Dodd-Franck et les recommandations des commissions Vickers et Liikanen. Voir également : ATTAC, “Les 20 propositions d’Attac pour une véritable réforme bancaire”, 14 février 2013, http://www.france.attac.org/article…

|11| Challenges, « La cloison bancaire est bien fragile », 11 octobre 2012, p. 28.

|12| Financial Times, « Nordea chief takes a swipe at Liikanen », 30 octobre 2012.

|13| Le résumé des propos de Andrew Haldane et de Thomas Hoenig s’appuie sur : Financial Times, “Warnings over steps to reform biggest banks », 28-29 octobre 2012, p. 3.

|14| Le Comité de Bâle rassemble les banquiers centraux des pays du G20 sous l’égide de la Banque des règlements internationaux (BRI) à Bâle. Il est responsable de quatre missions principales : le renforcement de la sécurité et de la fiabilité du système financier, l’établissement de standards minimaux en matière de contrôle prudentiel bancaire, la diffusion et la promotion des meilleures pratiques bancaires et de surveillance ainsi que la promotion de la coopération internationale en matière de contrôle prudentiel.

|15| Financial Times, « European banks gain after Basel rules eased », 8 janvier 2013.

|16| The Economist, « Bank liquidity. Go with the Flow. Global regulators soften their stance on liquidity », 12 janvier 2013, p. 60.

|17| Financial Times, « Brussels retreat on key bank reform », 30 janvier 2013.

|18| Voir Patrick Saurin, “Socialiser le système bancaire », 2 février 2013,http://cadtm.org/Socialiser-le-syst…


Éric Toussaint, docteur en sciences politiques, est président du CADTM Belgique (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde, www.cadtm.org) et membre du conseil scientifique d’ATTAC France. Il a écrit, avec Damien Millet, AAA. Audit Annulation Autre politique, Seuil, Paris, 2012.

Copyright © 2013 Global Research
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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:17
Laurent Pinsolle, proche de Nicolas Dupont-Aignan, évoque le risque de krach immobilierLaurent Pinsolle, proche de Nicolas Dupont-Aignan, évoque le risque de krach immobilier (©dr)

 
 

De l’article 50, de l’Europe et de l’UPR

Posted: 31 Mar 2013 10:55 PM PDT

 

Mon papier de mercredi a déclenché une nouvelle polémique avec les partisans de François Asselineau. Même si elles n’ont un intérêt que très limité, les échanges ont permis de clarifier les différences entre les deux mouvements, comme l’illustre la réponse d’un responsable de l’UPR.
Du Général de Gaulle et des traités
Vous évoquez le Général, mais il faut rappeler qu’il était resté dans la CEE, en imposant le compromis de Luxembourg, et que cela ne lui avait nullement empêché de jouer la carte de la France à l’échelle de la planète entière. En cela, sa politique me semble bien plus proche de cellle que je défends que de la vôtre. Mieux encore, comme me l’ont rapporté des commentateurs du blog, plusieurs déclarations du Général de Gaulle indiquent qu’il ne tenait les traités que pour ce qu’ils étaient.
Dans « C’était de Gaulle », au sujet de la sortie de la CEE, il soutient : « C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit ‘je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp !’ Ce sont des histoire de juristes et de diplomates, tout ça ». On ne l’imagine guère rester enchaîner deux ans à un traité qui nous « couillonnerait »…
Dans « La tragédie du Général » de JR Tournoux, publié en 1967, au paragraphe intitulé « Le fétichisme du droit », les propos suivants sont attribués à De Gaulle : « Je ne veux pas laisser la France mourir par respect pour le juridisme.

Ne faites pas du juridisme. Quand on veut en sortir, on en sort, même si les textes ne l'ont pas prévu.

Qu'on laisse éclater un conflit entre le juridisme et le bons sens, entre les hommes de loi et le bon sens, alors toujours le bon sens est roulé, à moins que les pouvoirs publics n'interviennent à temps pour donner un coup de main.

Trois choses comptent en matière constitutionnelle. Premièrement, l'intérêt supérieur du Pays, ce que les Romains appelaient Salus patria. Cela prime tout, et de cela, je suis seul juge. Deuxièmement, loin derrière, il y a les circonstances politiques, les convenances, les tactiques. Il faut en tenir compte. Sinon, on n'aboutit à rien. Troisièmement, beaucoup plus loin derrière, il y a le juridisme.

Alors vous comprenez, le juridisme, oui, certes, il faut y faire attention. Mais, c'est secondaire, même tertiaire.

Je n'ai jamais rien fait dans ma vie que parce que j'ai fait passer d'abord le salut de la Patrie, et que je ne me suis pas empêtré dans le juridisme, et cela dans plusieurs circonstances que vous savez ».
Clémenceau disait que « la guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires », vision à laquelle le Général de Gaulle adhérait dans les années 1930, quand des débats eurent lieu sur la conduite de la guerre. On pourrait dire la même chose sur les traités, qui sont des choses trop importantes pour être confiés à la seule évaluation des juristes. Comme le soutient le Général de Gaulle, l’intérêt supérieur du pays prime. Et à partir du moment où un dirigeant dispose d’un mandat pour mener une politique contraire aux traités européens, il n’y a aucune raison valable, à mon sens, pour ne pas la mener, surtout quand les politiques imposées par ces traités sont une calamité pour le pays.
Le fétichisme juridique de l’article 50

Bien sûr, vous évoquez l’interview du Monde d’avril 2012. Mais NDA n’a jamais dit que l’article 50 était la seule et unique voie pour sortir de l’UE, contrairement à vous (et c’est bien le point qui fait débat entre nous). Il parle de quitter l’UE, dans sa forme actuelle (ce qui sous-entend qu’il est favorable à une autre UE, radicalement différente). Ces propos ne me posent aucun problème. NDA et Nigel Farage ne disent pas du tout la même chose que vous. Vous dites que le SEUL et UNIQUE moyen de sortir de l’UE (et de l’euro) est l’article 50 et qu’il faut respecter à la lettre les traités. Ce n’est pas du tout ce qu’ils ont dit et c’est bien ce sur quoi je ne suis pas d’accord avec vous.

Je pense qu’il faut sortir de l’ordre juridique européen de la manière la plus rapide possible. Bien sûr, il existe une possibilité que nos partenaires européens nous accordent moins de 2 ans de procédure. Mais cette hypothèse est tout sauf certaine. Et que fait-on dans le cas contraire ? On ne peut pas raisonner uniquement dans un cas idéal. Il faut aussi penser à ce qui se passerait autrement. Et autrement, c’est deux ans de prison supplémentaire. C’est un risque délirant. Et ce risque est important car vous oubliez que de nombreux pays auraient intérêt à nous bloquer (avec le soutien de toute la technostructure européenne) : tous ceux qui sont des bénéficiaires nets des fonds européens (Europe de l’Est notamment), les différents parasites fiscaux qui profitent des autres pays dans l’UE actuelle (Luxembourg, Chypre, Malte, Grande-Bretagne, Irlande…etc) ou les petits pays qui voient l’Europe comme un moyen d’échapper à l’influence des grands. Comment voulez-vous trouver une majorité qualifiée pour nous donner moins de deux ans ? Le scénario le plus probable est qu’il n’y ait pas d’accord pour nous accorder un billet de sortie avant deux ans.
Alors, vous dites que violer un traité ne serait pas moral. Encore du fétichisme juridique ! Comme si les traités internationaux étaient des tables de la loi qui étaient toujours respectées, partout, tout le temps et en toutes circonstances... Pourtant, ces deux derniers mois, a été mis en place un contrôle très strict des mouvements de capitaux à Chypre, et la BCE a monétisé 30 Mds de la dette publique irlandaise. Ce sont deux violations caractérisées et majeures des traités européens. Et la terre ne s’est pas arrêtée de tourner. Et ce ne sont pas des cas isolés. Les critères de Maastricht n’avaient pas été respectés pour décider des pays qui ont fait l’euro. Le pacte de stabilité non plus. Il y a tout de même un sacré paradoxe à ce que vous souhaitiez respecter de manière plus stricte encore que ne le font les eurocrates des traités que vous ne cessez de dénoncer. Bref, vous sombrez dans un fétichisme juridique totalement abstrait et déconnecté de la réalité. Pour paraphraser le Général, si nous sommes couillonnés, il faut foutre le camp, immédiatement.
Car imaginons deux secondes ce qui se passerait si un président qui souhaitait sortir de l’Union Européenne uniquement par l’article 50 et en respectant strictrement les traités européens. Prenons le cas (probable, et qu’il serait bien léger de balayer de la main) où nos partenaires ne nous donneraient pas de billet de sortie avant deux ans. Comment imaginer un président élu sur un programme qui soutiendrait qu’il faudrait attendre deux ans après son élection pour sortir de la monnaie unique, reprendre le contrôle de la banque centrale, faire du protectionnisme, mettre en place un contrôle des capitaux ? Comment la population réagirait à une telle inaction (car pas grand chose ne pourrait être fait) ? Ne risquerait-il pas d’être renversé ? Le climat politique serait non seulement lunaire pas aussi potentiellement extrêmement instable. Je ne comprends pas que vous ne parveniez pas à le comprendre. Ou plutôt, j’ai l’impression, que pris dans vos contradictions, vous refusez de reconnaître que vous avez tort, un peu comme les partisans de la monnaie unique aujourd’hui…
Du coup, je souhaite vous poser une question : si nos partenaires refusent de nous faciliter la tâche, continuez-vous à appliquer l’intégralité du droit européen pendant deux ans, pour n’en sortir que deux ans après le lancement de la procédure, comme certains UPR m’ont répliqué ?
Quelle Europe pour l’avenir ?
Vous répétez à satiété que nous ne serions pas clairs sur l’Europe. Mais cette manœuvre dilatoire est ridicule : nous avions présenté un projet très clair aux Français aux élections européennes de 2009, qui a servi d’épine dorsale au projet européen présenté lors des présidentielles, et que nous pourrions presque reprendre intégralement aujourd’hui. Le flou que vous dites voir n’existe que dans votre esprit, à moins qu’il s’agisse juste d’une simple tactique... Dire que l’on entend « tout et son contraire chez nos militants » est ridicule et malhonnête : comme s’il y avait des fédéralistes !
Si je devais résumer ma position sur l’Europe (outre le point de l’article 50 et de la procédure de sortie de l’ordre juridique européen, traité plus haut), qui n’a pas varié depuis que j’ai rejoint le mouvement, ce serait :
1- il faut complètement sortir de l’ordre juridique européen, tant sur le fond (politiques néolibérales) que sur l’organisation institutionnelle (pouvoir aux technocrates, non respect de la souveraineté nationale)
2- notre objectif est de remplacer la construction actuelle par une nouvelle architecture institutionnelle (le projet présenté en 2009 pourrait presque être repris en l’état) plutôt que de juste sortir de l’UE, comme vous
3- néanmoins, si l’UE venait à se révéler inréformable, alors je pense qu’il vaut mieux sortir de cette prison complètement plutôt que d’y rester
Je n’ai jamais dévié de cette ligne.
Dire que nous souhaitons construire une nouvelle prison est totalement malhonnête, comme le montre le projet que nous avions présenté en 2009 lors des élections européennes. Nous voulons construire un espace ouvert où les nations restent pleinement souveraines et sont totalement libres de faire ce qu’elles veulent, à la carte, sans jamais que quoique ce soit leur soit imposé. Je ne vois pas d’où vous pouvez déduire de ce que j’ai écrit que je souhaite construire une prison. Le projet que nous avions présenté en 2009, celui de 2012 ou tous mes écrits disent le contraire. Encore une fois, vous nous faites un mauvais procès, une interprétation totalement déformée de nos propos.
Je ne pense pas qu’une construction européenne alternative soit indispensable au 21ème siècle, puisque je pense qu’il est préférable de ne pas en faire partie si elle n’est pas radicalement différente de l’actuelle. Mais en revanche, l’Europe peut être utile (politique industrielle, environnement, stabilité économique). Et je persiste à penser que la coopération avec nos voisins européens, si elle n’exclut nullement d’autres coopérations, est plus facile et plus naturelle qu’avec la plupart des autres pays.
Deux visions différentes
En résumé, oui, il y a des différences entre nos mouvements, même si nous partageons la même volonté de sortir intégralement de l’ordre juridique européen tel qu’il est aujourd’hui. Trois émergent à mon sens :
-        la vision du rôle des Etats-Unis dans la construction européenne
-        le moyen de sortir de l’ordre juridique de l’UE : par l’article 50 ou unilatéralement
-        l’avenir de l’Europe : nous voulons réformer radicalement l’UE (pour en faire une Europe des Etats pleinement souverains, une Europe des coopérations à la carte, sans la moindre technostructure centrale) alors que vous ne voulez rien construire à la place de l’UE
Ces différences ne sont pas nouvelles. Elles sont fondatrices à nos mouvements. Et on pourrait même en débattre si vous ne polluiez pas le débat par des insinuations mensongères et des procès d’intention totalement ridicules.
Des accusations mesquines et ridicules 
Car ce que vous appelez des anecdotes, ce sont ces attaques malhonnêtes et ridicules à l’encontre de notre parti ou de Nicolas Dupont-Aignan, qui m’ont poussé à écrire, comme quand en 2010 vous évoquiez des liens avec l’UMP alors que la campagne des parrainages indiquait le contraire. Vous dites que je m’y focalise longuement, mais cela est faux puisque je consacre plus de la moitié de mon papier aux différences de fond qu’il existe entre nous, que ce soit sur la vision de l’Europe ou l’article 50. La copropriété et le syndic, outre le fait d’être des images évidentes pour qualifier la construction européenne, ont sans doute été utilisés par des dizaines d’hommes politiques et d’intellectuels, bien avant François Asselineau. Suggérer un plagiat est aussi mesquin que ridicule.
Quant à l’analyse de l’impasse de la construction unifiée de l’Europe, ce n’est pas nouveau. J’en parle très fréquemment sur mon blog ou lors de débats, car c’est un sujet qui a été à la source de ma construction idéologique, lors du débat sur le traité de Maastricht il y a plus de 20 ans.
Sur le thème de la profession de foi, encore une polémique ridicule, je vous signale qu’elle évoquait le fait de « reprendre sa liberté monétaire », ce qui est assez clair. Ensuite, que voulez-vous dire ? De deux choses l’une, soit vous nous faites un procès en duplicité (cela serait le signe que nous ne souhaitons pas vraiment le faire, ce qui semblait être la ligne de l’UPR dans son papier du printemps 2012) et là, cela est ridicule puisque TOUTES les interventions de NDA postérieures confirment que notre ligne est bien de revenir à une monnaie nationale. Si j’ai pris l’exemple de la vidéo que j’ai tournée, c’est parce qu’elle est la première d’une série de vidéos que tournent les membres du Bureau National. Donc que cette première vidéo soit consacrée au démontage de la monnaie unique montre au contraire que c’est un sujet qui est important pour nous. Votre procès de Moscou n’a pas de sens.
Ou alors, vous nous donnez une leçon de communication politique (quand vous évoquez les radars), et là je vous dirai que nous nous présentons aux élections, donc il est un peu fort de café que des personnes qui ne se savent pas ce que c’est nous donnent des leçons.
Des partis et des clubs de réflexion
Bien sûr, vous trouvez mon rappel sur les différences entre l’UPR et DLR peu chaleureux, mais c’est juste la verité. Aussi dynamique que soit l’UPR sur Internet (et encore sur Internet, tous les doutes sont permis), tant que vous ne vous présenterez par aux élections, vous ne serez pas un vrai parti politique. Près de 40 formations politiques ont présenté plus de 40 candidats aux législatives et plus d’une centaine au moins un candidat. Vous, aucun.
Il y a des centaines de mouvements de toutes sortes qui rassemblent des milliers de personnes sans que les médias s’y intéressent. Quand NDA a échoué de peu à se présenter en 2007 (ce qui était bien la preuve que nous n’avions aucune aide de l’UMP à l’époque), nous avons présenté 60 candidats, sans la moindre aide de l’UMP. Nous avons fait campagne aux européennes en finançant nous même la campagne, première campagne nationale de DLR. Puis, en 2012, NDA a été candidat avec 750 parrainages, 300 candidats aux législatives. Notre contribution publique, nous l’avons gagné, par l’investissement humaine et financier remarquable des militants du mouvement.
Vous n’avez rien parce que vous n’êtes pas allés aux législatives. Vous n’avez rien accompli de concret électoralement à date. Nous, en revanche, avons réussi à créer un nouveau parti, totalement indépendant, qui s’installe dans le paysage politique français. Vos résultats sont virtuels (et donc soumis à caution), les nôtres sont concrets avec les 700 000 voix de la présidentielle. Vous vous dites « mouvement de libération nationale » mais pour libérer la France, il faut se présenter aux élections, ce que vous avez refusé de faire lors des élections législatives de 2012. On ne libère pas la France depuis Facebook.
Enfin, l’UPR n’est pas plus le fruit de citoyens que DLR, car ce sont les nombreux citoyens militants du mouvement bénévoles qui, sous la direction de Nicolas Dupont-Aignan, ont permis à notre parti de grandir et de se faire une place dans le paysage politique. Et si NDA était député-maire, François Asselineau était conseiller municipal de Paris UMP avant de fonder votre mouvement, ancien collaborateur de Charles Pasqua, pas vraiment un novice.
Votre entrée sur la scène politique aura véritablement lieu quand vous vous présenterez aux élections. Rendez-vous en 2014. Et cela me tarde.
J’en profite pour remercier ceux qui ont défendu nos positions : notamment Tythan, qui a publié une longue réponse à Eddy Roos sur son blog, mais aussi André-Jacques Holbecq ou Paul R, et tous les autres.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:11

 

http://reveil-fm.com/index.php/2011/05/23/1479-tres-mal-elu-idriss-deby-rase-les-murs-hors-du-tchad

La coalition Séléka a pris le pouvoir par les armes à Bangui (Centrafrique). En janvier le régime de Bozize (un allié de la France et des USA qui avait eu le tort de se rapprocher un peu trop de la Chine ces derniers temps) avait accusé ce groupe d'être dirigé par Moussa Mohammed Dhaffane et Nourredine Younous Adim Birema, wahabbites formés en Arabie Saoudite et au Qatar. Le ministre de la défense sud-africain Pikkie Greeff demande à la Cour Pénale internationale d'inculper le nouveau président autoproclamé Michel Djotodia. Djotodia a cependant donné des gages de stabilité au pays en maintenant le premier ministre Nicolas Tiangaye au pouvoir.

 

Mercredi la puissance pétrolière et militaire montante qui soutenait Bozizé, le Tchad, réunit la communauté économique des Etats de l'Afrique centrale. Le président sud-africain Jacob Zuma y participera.

 

A Doha au Qatar un rebelle tchadien Timan Erdimi leader de la coalition Union des forces de résistance a affirmé vouloir renverser le régime du président tchadien Idriss Déby. L’opposant souhaite rallier à sa cause l’ANCD de Mahamat Nouri, mais aussi les « déçus » de la Séléka centrafricaine, qui accusent leur mouvement d’être désormais "à la solde du Tchad". Il a invité les rebelles à se concentrer au Soudan, et pourrait tirer profit de l'implication des Tchadiens au Mali pour renverser le régime de N'Djamena.

 

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Published by Eva R-sistons - dans Luttes d'influences
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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:03

 

 

Le journal hebdomadaire de la Voix de la Russie est en ligne !

Réalisé par la rédaction de ProRussia.tv pour La Voix de la Russie, ce rendez-vous hebdomadaire traitera des actualités russe, française et internationale sous un angle résolument novateur et indépendant, loin du conformisme présent dans bon nombre de rédactions…
N'oubliez pas que la vérité n'est jamais toute entière du même côté !

 

 

Cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo.
(Version HD, par chapitre, exportable et transcription sur www.prorussia.tv)

Au sommaire de ce n°28 du lundi 1 avril 2013 :
  • François Hollande sur France 2 : M. Bricolage nous présente sa boîte à outils
  • Chypre : les banksters braquent les économies des citoyens
  • Entretien avec Thierry Messan sur la situation en Syrie et l'ingérence des pays occidentaux
  • La 4e cérémonie des Bobards d'Or : les salles de rédaction françaises n'étaient pas à la fête
  • Exposition universelle 2020 : Ekaterinbourg défend sa candidature devant la délégation du BIE
  • Coopération entre la Chine et la Russie : les relations s'intensifient dans tous les domaines
  • La Voix de la Russie portera désormais jusqu'en Chine avec un nouveau partenariat entre les médias des deux pays.
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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 14:50

 

VIDEO – SACRILEGE. Syrie: la synagogue Jobar, vieille de 2000 ans, détruite par qui vous savez

Publié le 2013/04/01

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synagogue

 

Le site juif le plus sacré de Syrie, la synagogue Jobar, a été détruite par ceux qui veulent prendre par la force ce pays de tolérance.  Vieille de 2.000 ans, elle a été pillée, incendiée, et son toit arraché. Ce sont ces gens-là à qui nos pays veulent donner la Syrie ? D’ailleurs, ce n’est pas une surprise car, se disant musulmans, ces monstres n’hésitent pas à détruire des mosquées ou tuer des religieux de toutes confessions.


Faut-il rapeller ici que la Syrie a, depuis des années, été en guerre avec Israël mais que jamais, l’idée n’a traversé l’esprit du président Bachar al-Assad ou des Syriens, de procéder à des représailles en détruisant ce qui pouvait avoir un intérêt avec Israël ? La Syrie qui a pourtant vu sa terre du Golan annexée par ce pays, n’a jamais réagi comme ces clowns. Ils veulent leur donner ce pays ?


Quel sacrilège ! La démolition de ce monument historique est une honte.


Mais, où le bât blesse, c’est que ces meurtriers osent accuser le Gouvernement syrien. C’est à mourir de rire si ce n’était triste. Comme par hasard, ils se retrouvent les premiers sur les lieux de l’incident, filment et puis postent une vidéo. Ca devient de plus en plus pathétique, surtout l’indignation américaine. Quand ces terroristes tuent des musulmans, silence radio. Quand ces terroristes détruisent des ùosquées, silence radio.


Ce monde d’injustice est vraiment tristounet !

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=49V7LBZET5E

 

http://allainjules.com/2013/04/01/video-sacrilege-syrie-la-synagogue-jobar-vieille-de-2000-ans-detruite-par-qui-vous-savez/

 

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 14:34

Faut-il renoncer à la démocratie ?

1.04.2013, 14:34, heure de Moscou
     

Faut-il renoncer à la démocratie ?

 
Photo: AFP

Je crois que certains lecteurs, en voyant ce titre, vont cliquer sur le lien tout en se demandant si Alexandre Latsa est brusquement devenu fou, ou en pensant que la suite va enfin dévoiler le fond de sa pensée. Mais non, pas d'inquiétude, l'idée n'est pas de moi.

« Faut-il supprimer la démocratie » est une citation du « sage et démocrate » Jacques Attali. Celui-ci a en effet le 18 mars dernier signé un article absolument incroyable où il pose la question de l’opportunité de songer à appuyer, aider et compléter les structures et institutions démocratiques afin de pérenniser leur efficacité.

Jacques Attali prend l’exemple de l’élection verticale et à vie du pape, puis de l'élection de la nouvelle présidence chinoise pour 10 ans, en remarquant que les deux fonctionnent selon le principe du parti unique, en portant au pouvoir quelqu'un du sérail sans consulter le peuple. Ensuite, il constate les échecs du système démocratique italien incapable de permettre l’émergence d’un gouvernement stable après les élections législatives du mois dernier. L’Italie serait d’après lui l’exemple type de l’échec du fonctionnement des systèmes démocratiques, le politique étant contraint de sacrifier l’avenir à long terme du pays (en aggravant la situation économique) pour assurer sa réélection.

Serait-il tombé sous le charme des partis uniques parce que la démocratie montre ses limites?

Pas du tout, il propose une troisième voie. Construire (en parallèle des institutions démocratiques) de nouvelles assemblées consultatives, composées de gens choisis, qui nommeraient des responsables à des niveaux plus élevés, ces derniers constitueraient une assemblée consultative nationale, en charge de conseiller les pouvoirs démocratiques. Ces assemblées seraient toujours selon lui destinées à équilibrer des pouvoirs politiques qui seraient mieux en mesure d’exécuter leur mission: la gestion de la « cité ».

Il ajoute qu'il y a urgence à ce que des gens (des « sages » n’en doutons pas NDLR) prennent le relai des politiques élus car les risques seraient réels puisque « les multiples fondamentalismes sont présents et ils rodent autour du lit de la démocratie ». Il conclut: « Si on veut sauver l’essentiel de la démocratie, c’est à de telles audaces qu’il faut commencer à réfléchir ».

Il faut peut-être lire entre les lignes et traduire: Nous (l’oligarchie) allons devoir un peu plus confisquer la démocratie et permettre à des gens mieux « choisis » de diriger nos pays.

Utopie? Usine à gaz avec de nouvelles assemblées commissions et comités divers salariés par les états démocratiques ? Il faut prendre très au sérieux les « audaces » proposées par Jacques Attali, parce qu'il existe déjà des comités qui pensent et décident à la place des élus du monde occidental.

Le 29 mars 2013, le président de Goldman Sachs a confirmé que le problème principal de l’UE était non pas Chypre (ou un pays comme la Grèce dans lequel le peuple est simplement en train de mourir NRDL) mais l’Italie d’aujourd’hui avec le facteur Grillo. Le troublant italien, sorte de Coluche politique, empêcherait en effet l’honnête establishment financier international d’achever sa prise de contrôle des états en faillite. Un processus qui comme on peut le voir ici est pourtant bien entamé et démontre, s’il le fallait, que c'est un comité d'anciens employés de la banque Goldman Sachs qui a pris les commandes des centres de décision du monde de la finance en Europe. Est-ce la meilleure des solutions pour l’Europe? Le pauvre Beppe Grillo avait même eu droit au début de ce mois à un billet corrosif à son égard sur le blog de notre « sage » dans lequel il était montré du doigt comme un danger pour l’avenir de l’Europe.

Etonnante similarité de point de vue, non?

Il y a pourtant, en dehors de la troisième voie proposée par Jacques Attali, une autre solution que la confiscation des élections par des « sages », au cœur de social démocraties dont les élites appartiennent à des corporations financières étrangères, et dont les politiciens sacrifient leurs peuples et leurs pays au nom de futiles réélections.

Dans des pays comme par exemple la Chine de Jintao et Jinping, la Russie de Poutine, la Turquie d’Erdogan ou le Venezuela de Chavez, des élites « d’un autre genre » jouissent majoritairement du soutien de leurs peuples pour accomplir la mission qui est la leur: faire de leurs pays des états puissants et souverains, capables de résister tant aux déstabilisations financières que militaires tout en poursuivant et assurant leur développement économique.

La solution en Europe n’est sans doute pas la confiscation d’une démocratie déjà en phase terminale, mais sans doute plutôt de procéder démocratiquement à un changement radical d’élites, afin de sortir d’un système d’exploitation qui ne fonctionne manifestement plus et de pouvoir enfin rendre aux peuples d’Europe ce qui leur a été confisqué : le pouvoir de décider de leur propre destin. T

 

http://french.ruvr.ru/2013_04_01/Faut-il-renoncer-a-la-democratie/

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 01:27

 

 


Bienvenue sur le site de l'accorderie

Vous allez trouver toute la documentation pertinente sur ce que sont les Accorderies

Vous y trouverez également de l’information à jour sur les activités des Accorderies existantes.

Vous êtes membres ? Vous avez aussi accès à l’Espace membre, ce qui vous permet de consulter les services offerts, de modifier votre profil et vos offres ou demandes de services, de voir et d’imprimer votre état de compte, etc...

N’hésitez pas à contacter votre Accorderie si vous avez besoin d’aide pour naviguer sur le site et dans l’Espace membre, ou pour toute autre question sur les Accorderies en général.

 

   

Qu’est ce qu’une Accorderie ?

Une Accorderie vise à lutter contre la pauvreté et l’exclusion en renforçant les solidarités entre des personnes d’âges, de classes sociales, de nationalités et de sexes différents.

 

Une Accorderie développe, par l’échange de services et la coopération, les conditions d’une amélioration réelle, et au quotidien, de la qualité de vie de tous ses membres, les Accordeurs.

Ces derniers ont accès aux services des membres de « leur » Accorderie locale, ainsi qu’aux activités collectives d’échange , soit à des services d’intérêt général qui s’adressent à l’ensemble des Accordeurs.

 

Une Accorderie œuvre dans le monde de l’économie sociale et solidaire, en proposant un système économique alternatif reposant sur la création d’une nouvelle forme de richesse. Une richesse collective et solidaire qui s’appuie essentiellement sur le potentiel des membres de toute la communauté. Une communauté, où trop souvent, les citoyens les plus pauvres sont jugés non productifs, car occupant un emploi mal rémunéré et étant exclus de la spirale de la surconsommation.

 

Une Accorderie fait plutôt le pari qu’il est possible de créer cette richesse collective et solidaire en se basant sur la contribution de tous les membres de la communauté. Une Accorderie, c’est une façon démocratique et organisée de construire une alternative au système économique dominant, avec ce qu’il comporte d’inégalités, et d’entrer dans la spirale sympathique d’un réseau qui concrétise sa croyance que le monde peut fonctionner autrement, en ne laissant personne de côté, et qu’il est possible de produire et de consommer autrement.

 

L’échange de services

Les principes de base

1) Une heure de service rendu vaut une heure de service reçu

 

Le principe de fonctionnement de base d’une Accorderie est qu’une heure de service rendu vaut une heure de service reçu, quels que soient la nature, la complexité ou l’effort reliés au service échangé. De l’aide pour faire le ménage vaut autant que du dépannage informatique, de la correction de textes, de la couture ou des conseils en décoration. L’échange de services repose sur un rapport égalitaire.

 

2) L’échange repose sur le temps et non l’argent

 

La monnaie d’échange d’une Accorderie, c’est le temps et non l’euro. Le seul moment où l’argent entre en ligne de compte, c’est pour rembourser les dépenses liées à un service rendu. Par exemple, c’est l’Accordeur qui demande de l’aide pour peindre son logement qui doit fournir la peinture.

 

3) Équilibre dans les échanges

 

L’adhésion à une Accorderie implique, de la part de chaque Accordeur, une obligation morale vis-à-vis du groupe et une aptitude réelle à rendre service. Il est essentiel que chaque Accordeur s’engage à participer aux échanges, par des offres et par des demandes, afin de garantir la survie du système. Un équilibre est nécessaire afin de rester dans l’optique de l’échange.

 

4) De l’échange et non du bénévolat

 

Dans une Accorderie, le seul bénévolat est celui de la participation aux réunions du conseil d’administration. Participer à un comité de travail ou accomplir une tâche technique pour L’Accorderie est considéré comme un service rendu. Chaque Accordeur est rémunéré, pour le temps offert, par des heures qu’il pourra utiliser à son tour pour recevoir un autre service.

 

5) Prise en charge de l’organisme par les Accordeurs

 

L’animation de l’échange de services et l’organisation des activités d’échange sont sous la responsabilité individuelle et collective de tous les Accordeurs. Une Accorderie ne saurait fonctionner sans la participation des Accordeurs, contre rémunération en temps bien entendu.

 

 

De l’échange de services à trois niveaux

 

Premier niveau : l’échange individuel

 

La raison d’être d’une Accorderie, c’est le développement de l’échange de services de type individuel afin de rendre possible des échanges à partir des compétences, des talents et des savoir-faire de chaque Accordeur. L’échange de type individuel peut se faire entre deux Accordeurs ou entre un Accordeur et un petit groupe d’Accordeurs. Le temps échangé est inscrit directement du compte d’un Accordeur à un ou plusieurs autres comptes d’Accordeurs.

 

Deuxième niveau : les activités collectives d’échange

 

Les activités collectives d’échange sont des services d’intérêt « général » qui s’adressent à l’ensemble des Accordeurs. Ces activités collectives d’échange peuvent concerner simultanément plusieurs Accordeurs et plusieurs échanges. Ce qui les caractérise, c’est que L’Accorderie sert d’intermédiaire, c’est-à-dire qu’elle reçoit des heures et en débourse pour le service offert.

Ces activités collectives d’échange peuvent prendre différentes formes (ex : un groupe d’achats).

 

Troisième niveau : l’échange associatif

 

L’échange de type associatif a pour objectif de faire fonctionner une Accorderie en s’appuyant sur les services offerts par les Accordeurs. Elle rémunère chacun d’entre eux avec du temps dès qu’il y a participation à l’organisation et au fonctionnement d’une Accorderie ou à ses activités courantes. Dans l’échange associatif, L’Accorderie est toujours l’acheteur.

 

 

Film « Le temps, une richesse »

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 01:16

 

 

Meilleure nounou :  Voilée

 

 

 

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Yvan Levaï salue l'influence

de ses pairs juifs

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Reçu à l'instant d'un Lecteur :

 

 

Je regardais tout à l’heure, une émission sur RMC Découverte, « Top Gear », c’est une émission anglaise sur l’automobile.

 

Lors de l’émission, le présentateur Jeremy Clarkson, organisait un picnic, et recevait une célébrité, en l’occurrence une jolie jeune femme.

Il lui a dit carrément, sans tabou « J’espère que tu n’es pas juive, parce que j’ai fais des saucisses… et si tu es juive, tu n’auras rien à manger… » (Elle n’était pas juive).

 

Imagine, la même scène dans une émission française…

 

Scandale sur le plateau - Indignation du CRIF – SOS Racisme – La Licra – Agrif – Tous se constituent Partie Civile –

On en parle sur toutes les chaînes pendant un mois, voire plus – Mise à pied du présentateur – Licenciement – Tribunal correctionnel –

Très forte amende – Prison avec sursis, voire ferme – Impossibilité de retrouver du travail  -

 

GRILLE A VIE !!!

 

Force de constater que les anglais sont plus libres et moins coincés que chez nous ???


François Hollande

le pantin des Banquiers


 

 

 

Publiée le 13 janv. 2013

François Hollande et la dette publique .

François Hollande ne trouve pas anormal que les états soient obliger d'emprunter aux créateur privé de monnaie et leur payer des intérêt.

François hollande veut que les états empruntent sur les marché financier alors que la monétisation est un pouvoir régalien .

Si nous nous retrouvons dans cette situation de dette c'est à cause de la loi 1973 ,article 123 du traité de Lisbonne qui contraint l'état d'emprunter au banque contre intérêt .

En effet ,depuis la loi 1973 ,l'état s'est interdit d'emprunter directement auprès de sa banque centrale pour ses besoins de trésorerie .Petit à petit ,compte tenu des intérêts qu'il a fallu également emprunter pour les payer ,la dette a prit l'ampleur qu'on lui connait aujourd'hui .

Mais ce qui est le plus étonnant ,c'est que des politiques continuent à accepter ce système mortifère qui ne profite qu'au riche .

François hollande est au service des puissances de l'argent .


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.A qui profite la dette ?

Vidéo dessin animé 4 mn

 

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== Les Zinfos dont on parle peu n°24 (30 Mars 2013) ==
www.zinfos974.com
Toutes les samedis quelques informations passées totalement inaperçues dans nos médias mais qui peuvent être importantes. Infos internationales Chypre adopte le plan
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La colère de Richard Bohringer
contre cette société
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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 01:14

 

 

http://portraits-craches.over-blog.com/article-le-racket-bancaire-104869922.html

http://a401.idata.over-blog.com/566x400/1/70/32/59/affiches2/hold-up_planetaire_web.jpg

 

 

Comprendre l'Argent

 

"Si les gens comprenaient comment fonctionne le système bancaire,

il y aurait une révolution avant demain matin!"

- Henri Ford, fondateur des automobiles Ford -


A Chypre l'on a voulu faire les poches des citoyens... Se servir directement dans la poche des citoyens est-ce sain? Si l'état se sert tout seul dans les poches - ou sur les comptes bancaires - des citoyens, quel est le mot exact pour désigner cela? Le vol cesse-t-il d'être un vol lorsqu'il devient étatique? Votre argent est-il vraiment en sécurité à la banque? Ou ne le serait-il pas davantage dans votre bas de laine ou sous votre matelas?

Et lorsque les banques prêtent de l'argent qu'elles n'ont pas et font payer dessus un intérêt lui bien réel, comment appeler cela?


Racket sur les comptes bancaires

Vers le vol légal de vos économies


 

Des faits suprenants:

 

 

Fait n°1:

95% de l’argent sur Terre est informatique, de simples écritures sur des ordinateurs. Les 5% restants seulement sont les pièces et billets bien connus de chacun.

Fait n°2:

La plupart des gens s'imaginent que les banques ne prêtent que l’argent qu’elles possèdent.... Il n’en est rien!

En fait, la loi permet aux banques de prêter bien davantage que ce qu’elles ont dans leurs comptes. Les «réserves obligatoires» (ou "fractionnaires") représentent la partie d’argent que la banque se doit de garder pour accorder un prêt plus important. Le pourcentage des réserves obligatoires par rapport au monant total de l'argent prêté est très faible, de l'ordre de 1 pour 9.

Dans l’Union Européenne par exemple, pour pouvoir prêter 100 € les banques doivent seulement conserver, par devers elles, 8 € (taux de réserve de 8%), c'est la loi!

En résumé: Les banques peuvent prêter plus d’argent qu’elles n’en possèdent. Elles créent donc de l’argent en accordant un crédit, qui, en réalité, ne leur coûte rien!

Si vous pensez encore le contraire, rappelez-vous que 95% de l’argent sur la Terre est scriptural. Cette informatisation des échanges permet donc aux banquiers de réaliser le petit tour de passe-passe suivant:

Imaginons que Mr. Dupont emprunte à une banque, 100 000 €, afin d’acheter sa petite maison. Que se passe-t-il? La banque va uniquement changer les écritures du compte de Mr. Robert!

Par ce simple jeu d’écritures, au moment du "prêt",100 000 € s’affichent sur le relevé de compte de Mr. Dupont! Bien sûr, la banque vérifie si elle pourra être "remboursée" (en réalité, elle n'a rien engagé!). Mais remarquez qu’aucun billet n’a été imprimé, seules des écritures informatiques ont été changées!

Son banquier doit, bien sûr, garder 2000 € (taux de réserve de 2%). Mais le fait est que la banque vient de "créer" 98000€! Cet argent arrivera sur le compte d’une autre banque lorsque Mr. Duônt payera le bâtisseur de sa maison. La banque du bâtisseur pourra alors, à son tour, "créer" 96040 € Et ainsi de suite… Les 96040 € arriveront dans une autre banque, qui pourra elle-même "créer" 94119 €…, etc… C’est donc l’ensemble des banques qui ainsi crée l’argent. Une banque seule ne pourrait se le permettre. Avec 10% de taux de réserve et un dépôt initial de 1000 € les banques peuvent créer 5513 € en seulement 9 prêts. Les accords de Bâle régissent la valeur de ce taux.

Par la suite, et suivant une échéance bien réglée, Mr. Dupont doit rembourser ses dettes. Il pourra le faire, car il a des revenus. De la même façon, ces dettes sont effacées sans échange de pièces et de billets.

 En fait l’argent disparaît au fur et à mesure que le prêt est remboursé. La banque crée une somme et l’emprunteur la rembourse avec l’argent qu’il aura gagné. Il échange du temps de travail contre de l’argent, et tout cela de façon informatique. La banque prête par rapport à la richesse potentielle de l’emprunteur (mais, en réalité, sans prendre de risques, puisqu'elle n'engage pas son propre argent).

 

Fait n°3:

Les banquiers vous prêtent de l’argent qu’il n’ont pas et vous demandent un loyer dessus!  (Taux d’intérêt).

 

En savoir plus:

Comprendre la monnaie

 

Vous avez compris?

Pour agir, cliquez ICI

 

Source: http://www.comprendrelargent.net/pages/manuel-n-1/techarger-le-manuel.html#.UO3fVW-ADne

 

 

 

 

Leçons de la crise chypriote | RussEurope Leçons paradoxales, sur la facilité qu'il y aurait à quitter l'

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Sur la tribune

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20130320trib000755038/chypre-les-dessous-d-une-plaque-tournante-pour-l-argent-russe.html
et
http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20130319trib000754863/gaz-exiles-fiscauxce-que-la-russie-veut-imposer-a-chypre.html

 

 

 

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