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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 20:10

 

(DR) (DR)
Les témoins gênants de l'UMP

Les directeurs juridique et de l'informatique de l'UMP ont été écartés par l'équipe Copé. Ils plaidaient pour que le parti demeure "impartial".


"L'ambiance s'est dégradée… Pour le personnel, c'est devenu tendu." L'employé de l'UMP qui parle souhaite rester anonyme. La centaine de permanents de la Rue de Vaugirard a en tête les cas de l'ancien directeur de l'informatique et de l'ancien directeur juridique… "Le parti est à l'image de ce qu'est l'UMP aujourd'hui : un malade", soupire un cadre. Pour ne rien arranger, l'Urssaf a lancé un contrôle sur la façon dont le parti gère ses salariés. "On nous a dit de faire attention à ce qu'on dit dans les couloirs", confie un employé. "Pour nous, les vieux permanents, pas les jeunes de la garde Copé, la campagne interne a été un cauchemar. Tout l'appareil a été mis au service d'un seul candidat et il règne maintenant une chasse aux sorcières", résume-t-il. "Oui, forcément, c'est tendu, admet Éric Cesari, le directeur général, chacun se surveille, mais bon, c'est ridicule, et ça passera."

David Biroste a été embauché par le parti de Nicolas Sarkozy voilà trois ans, sous la direction de Xavier Bertrand. Professeur de droit, en charge des questions juridiques, il se retrouve en charge des travaux de la Cocoe, la commission qui, depuis fin juin, doit piloter le scrutin interne. "Je prépare un dossier pour licenciement abusif contre l'UMP, je ne souhaite faire aucun commentaire", s'excuse-t-il auprès du JDD. Mais aux dires de ses anciens collègues, "David Biroste sait tout sur la façon dont s'est préparé le vote". Tous les mardis soirs, avant la réunion de la commission présidée par le sénateur Patrice Gélard, organisée dans une salle du 2e étage, c'est David Biroste qui planchait sur les sujets. C'est encore lui qui, avant chaque réunion, accompagnait le sénateur dans le bureau de Cesari, au 5e, pour "une réunion préparatoire systématique". "Et alors, on veut dire que j'étais Fantômas, que je pilotais la Cocoe en sous-main!" s'étrangle Cesari. "David Biroste a insisté de bout en bout pour que le siège du parti reste neutre", résume un de ses collègues. 

Un SMS pour un meeting de Morano?

Le premier gros clash a eu lieu le 3 septembre. Ce jour-là, Pascal C., le permanent de la Rue de Vaugirard chargé d'envoyer mails et SMS aux adhérents, reçoit l'ordre du patron des fédérations d'envoyer un message aux adhérents de la Sarthe pour les inviter à une réunion de Copé. Pascal C. demande par mail un feu vert à son chef direct, Christophe Laroche, le patron de l'informatique. Étonné de la demande, Laroche interroge Biroste sur la marche à suivre. Ce dernier répond, par mail, à sa supérieure hiérarchique, Fabienne Liadzé, que les moyens du parti doivent rester neutres comme le prévoient les statuts. "Liadzé est allée chez Cesari et Biroste et Laroche ont été priés de ne plus laisser de trace écrite", indique un de leurs proches. Cesari "ne se souvient pas" de ce premier incident. Pourtant, le 25 septembre, rebelote. Le même Pascal est prié d'envoyer un SMS pour un meeting de Nadine Morano, elle aussi soutien de Copé. Cette fois-ci, Biroste rédige une longue note écrite, dans laquelle il rappelle les règles d'impartialité. Le soir même, ils sont de nouveaux convoqués chez Cesari. "Il était ivre de rage, raconte un permanent. Il hurlait sur Laroche, lui disant qu'il ferait ce qu'on lui dirait de faire… Laroche, qui est un ancien militaire, n'a pas bronché. Il a ensuite été en congé maladie, puis est parti." "C'est des conneries, le SMS pour Morano, j'ai interdit qu'il parte, et oui je les ai engueulés, mais parce qu'ils n'avaient pas respecté la voie hiérarchique", se défend Cesari.

Biroste, jugé lui aussi "peu fiable" par le camp Copé, a été écarté en octobre. Cette fois-ci, il avait rappelé la règle, pourtant décidée par le bureau politique, qu'aucune des motions ne devait se prévaloir du nom de "Sarkozy". Mais l'équipe de Génération Sarkozy, proche de Copé, est passée outre. "David a été mis au placard, puis il a été en congé maladie, et carrément licencié pendant son congé, trois semaines avant le vote, parce qu'il devenait gênant", indique un de ses collègues. "Nous avions une série de manquements envers lui, voilà tout", répond Cesari. Selon nos sources, Pascal, le jeune permanent en charge des mails, est en congé maladie depuis le début de la semaine. Une nouvelle victime de "l'ambiance".

 

Laurent Valdiguié - Le Journal du Dimanche

samedi 01 décembre 2012

 

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Les-temoins-genants-de-l-UMP-578626

 

FRANCE Duel à l'UMP : le lièvre et la tortue
L'UMP serait en fait l'Union des Mauvais Perdants, selon ce journaliste libanais. Mais la bataille est bien plus une mauvaise fable, dont Valérie Giscard d'Estaing détient la morale.
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L'UMP, quatre ans après le PS. Au sein d'un parti, des élections qui se terminent mal : cela devient une particularité française au même titre que le croissant trempé dans le bol de café-filtre et la baguette sous le bras. Dire que la première formation de droite se trouve aujourd'hui au bord de l'explosion, c'est commettre deux erreurs. D'abord l'enfant adoptif de Nicolas Sarkozy, dont le géniteur fut Jacques Chirac, est déjà au fond du ravin, victime autant de cette sorte de frénésie du suicide collectif, façon Moon, que du ridicule, un travers qui, en France encore moins qu'ailleurs, ne paraît nullement mortel.

Ensuite, il ne s'agit pas d'une explosion mais bel et bien d'une implosion causée par un scrutin interne qui a tout de même intéressé quelque 300 000 adhérents, un chiffre qu'il faudra ramener à des proportions bien plus modestes une fois que l'on aura baissé le rideau sur la désolante mascarade du 19 novembre. L'histoire ressemble fort à la fable du lièvre François Fillon, et de la tortue Jean-François Copé. Rappelez-vous ce bon Monsieur Jean de La Fontaine :

" ................................. À la fin quand il vit

Que l'autre touchait presque au bout de la carrière,

Il partit comme un trait ; mais les élans qu'il fit

Furent vains : la tortue arriva la première."

L'ancien Premier ministre avait ses raisons pour mépriser "une telle victoire" et pour tenir "la gageure à peu de gloire". Toujours est-il que, parti tard, il est arrivé tard. Oh ! à 98 voix de son adversaire, mais la victoire tient souvent à un fil - ou à quelques suffrages. C'est alors que l'on découvrit ces satanées urnes d'outre-mer, inopportunément oubliées, qui assuraient au centriste une tout aussi mince avance. Vingt-six voix, c'est Blücher, alors qu'on espérait Grouchy. À partir de cet instant, les situations cocasses vont se succéder, comme dans les meilleurs vaudevilles (encore une particularité française).

Jusqu'à l'irruption sur la scène d'un huissier mandaté par Fillon dans le cadre d'une saisie conservatoire des “pièces à conviction”, comprendre des documents électoraux devenus soudain corpora delicti. Une intervention pour rien puisque le brave homme, mandaté par le Tribunal de grande instance de Paris au 55, rue La Boétie, siège du défunt - je sais, je sais, cela relève de la politique-anticipation -, est reparti les mains vides, les dossiers en question se trouvant dans une pièce placée sous contrôle... d'huissier.

Acte III. - Alain Juppé, convié à jouer le rôle d'arbitre, accepte en rechignant tout de même, histoire d'entretenir le suspense. Seule condition : que les deux plaignants s'en remettent à son infinie sagesse, une éventualité que l'un des deux (devinez lequel) rejette au prétexte que le peuple a déjà parlé. Se sentant outragé, le dernier ministre des Affaires étrangères du précédent quinquennat remet son tablier. Ses mots pour annoncer la fin de sa mission résonnent déjà comme une oraison funèbre : “Il apparaît clairement que Nicolas Sarkozy est le seul aujourd'hui à avoir l'autorité suffisante pour proposer éventuellement une sortie que je n'aperçois pas, en ce qui me concerne. ”

Sur la planche ainsi savonnée, l'ancien président de la République allait-il s'engager ? Non, est-il apparu hier [26 novembre]: le déjeuner avec son ancien chef de gouvernement a été cordial et utile, termes habituellement utilisés pour qualifier un entretien de pure forme. Tout indique que, désormais, la dégradation va poursuivre son bonhomme de chemin et que le début de dislocation constaté il y a une semaine est appelée à s'accélérer jusqu'à devenir irréversible. Sous un titre franchement alarmiste : “Arrêtez le massacre !”, l'éditorialiste du Figaro lance un “Ça suffit !” excédé qui traduit l'exaspération de la base du parti.

Étrange destin que celui d'une droite française qui a choisi de se perdre au lieu de saisir la chance inespérée offerte par un nouveau pouvoir qui en est toujours, six mois et demi après son triomphe quasi total, à chercher sa voie. Curieux cheminement politique d'un homme qui, en prétendant braconner sur les terres de l'extrême droite, fait à celle-ci le cadeau inespéré de milliers de nouveaux adhérents par ses soins incomplètement “décomplexés”. Jean-François Copé, ou l'ex-secrétaire général désormais privé de troupes.

"Vous ne verrez jamais dans votre vie un homme d'État de cette stature." Celui qui s'est adressé, le 14 novembre, en ces termes [en parlant de lui-même] à un parterre de lycéens européens réunis à la Mutualité, c'est Valéry Giscard d'Estaing, l'homme du "oui, mais", l'homme du non au référendum du 27 avril 1969. Combien il a raison, l'ex. Pour une fois.

 

http://www.courrierinternational.com/article/2012/11/27/duel-a-l-ump-le-lievre-et-la-tortue

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 20:00

 

 

 

  Voici un texte que j'ai publié

sur mon blog officiel en 2008,

je le republie

car il garde toute son actualité,

Eva R-sistons (Chantal Dupille)

.

 

 

 

25/07/2008


Un écrivain a un rôle à tenir dans la société.


Il est un flambeau.


Et la société va mal. Elle se désagrège, sous l'impulsion de dirigeants malfaisants, seulement soucieux de leurs intérêts à eux.

Quand les peuples sont négligés, ils ont le devoir de réagir.

Quand les peuples sont bafoués, ils ont le devoir de réagir.

Quand les peuples sont écrasés, ils ont le devoir de réagir.

L'écrivain doit les accompagner. Et le cas échéant, les précéder, s'ils font fausse route,  s'ils sont aveuglés par des paroles, des images, des promesses, trompeuses.

Le 10 novembre prochain, les peuples doivent se mettre en marche. §

Une idéologie domine la planète, aujourd'hui, portée par une poignée de néo-conservateurs gravitant autour de l'Administration Bush, et essaimant dans le monde, comme autant de sauterelles voraces. Mais ce sont nos vies qui sont la proie de ces animaux.

Cette idéologie est dangereuse, car elle sacrifie le faible au fort, l'individu à l'économie, l'économie au capital, le travail à la spéculation, la concertation à la concurrence, la petite entreprise à la grande, la solidarité à l'Argent, le pluralisme à la Pensée Unique, la démocratie à la sécurité, la civilisation à la barbarie,  l'humain à la Bourse, la paix à l'économie de guerre, les générations futures à l'immédiat égoïste...

Contre le libéralisme militaro-financier, contre la guerre à des fins de profit, contre la domination du monde par une poignée de multinationales et de gros actionnaires, il est temps de dire non. Et de s'engager. Les écrivains ont le devoir de sonner la trompette de la résistance.

ll y va de notre humanité, de la solidarité, de la Justice, de la paix, de la fraternité.

Chantal Dupille

http://www.conseilnationaldelaresistance.fr

Tags : Pensée Unique, libéralisme, administration Bush, néo-conservateurs, résistance, 10 novembre, Démocratie, civilisation, barbarie, Bourse, argent, solidarités, fraternité, écrivains, libéralisme militaro-financier....































http://panier-de-crabes.over-blog.com/

Pour une manifestation unitaire !

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 19:06

 

 

ALEP, la zone "libérée" de Syrie, aux mains...

 

 

Eric Libre Pensador (DEMOSOPHIE)

 

 

5 décembre 16:39
ALEP, la zone "libérée" de Syrie, aux mains des français et "révolutionnaires" syriens (turcs formés par la CIA): premières lois promulguées: Seuls les vrais musulmans sont autorisés à "vivre", les autres, sunnites, chiites, ismaélites... doivent quitter la région en laissant tous leurs biens;
Seconde loi: les femmes n'ont plus le droit de conduire des véhicules car c'est contraire à la loi islamique...
La France continue d'appuyer ce mouvement islamique d'origine saudi par l'envoi d'armes et de mercenaires...
Bravo Hollande, à quand la création d'une zone identique en france?

 

 

N'oubliez pas de voir ma dernière vidéo !

(11/9, Al Qaîda, Ben Laden)

La bouffonnerie du 11 septembre 2001 en 2 mn (vidéo)

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 07:33

 

 
Nous reproduisons, ici, un article publié par Mediapart en février 2012 sur la révolution islandaise. L’omerta de l’ensemble des médias de par le monde, sur ce sujet, est assez significatif de leur soumission aux puissances de l’argent.

25 février 2012 Par Bob 92 Zinn
 Deena Stryker
Daily Kos    Le fait qu’une seule émission de radio italienne (Radio Italia) ait parlé de la révolution en cours en Islande est un témoignage impressionnant du peu que les médias veulent bien nous dire sur le reste du monde. Les nord-américains ont pu se rappeler que, au début de la crise financière de 2008, l’Islande s’était déclarée en faillite. Les raisons n’en ont été abordées que très superficiellement, et depuis, ce membre peu connu de l’Union Européenne(1) est retombé dans l’oubli : L’islande. Du fait que les pays européens s’effondrent les uns après les autres, mettant l’euro en danger, avec des retombées pour tout le monde, la dernière chose que l’oligarchie dominante* souhaite est que le cas de l’Islande se transforme en exemple.

En voici à présent les raisons :

Cinq années d’un régime purement néolibéral ont fait de l’Islande (320 mille habitants et pas d’armée) l’un des pays les plus riches du monde. En 2003, toutes les banques du pays ont été privatisées et, dans le but d’attirer les investisseurs étrangers, elles ont offert des lignes de crédit dont les coûts très bas ont permis des taux de rendement relativement élevés. Les comptes appelés « icesave » attirèrent de nombreux petits investisseurs britanniques et hollandais. Mais, au fur et à mesure que les investissements s’accroissaient, la dette des banques étrangères s’accroissait aussi. En 2003 la dette de l’Islande était égale à 200% (cumul dette publique/privée(2)) de son PIB mais en 2008 elle en atteignait les 900% (cumul dette publique/privée(2)). La crise financière de 2008 donna le coup de grâce. Les trois principales banques islandaises – Landbanki, Kapthing et Glitnir – firent alors faillite et furent nationalisées, tandis que la couronne islandaise perdit 85% de sa valeur par rapport à l’euro. A la fin de l’année, l’Islande se déclara en faillite.

Contrairement à ce à quoi on pouvait s’attendre, la crise offrit aux Islandais l’opportunité de récupérer leurs droits souverains, par un processus de démocratie directe participative, lequel a finalement abouti, grâce à une persévérance inflexible, à une nouvelle Constitution.

Geir Haarde, le premier ministre du gouvernement de coalition social-démocrate(3) négocia un prêt de 2,1 milliards de dollars, auquel les pays nordiques rajoutèrent 2,5 milliards de plus. Néanmoins, la communauté financière étrangère fit pression sur l’Islande pour imposer des mesures drastiques. Le FMI et l’Union Européenne voulaient prendre le contrôle de sa dette, en arguant qu’il s’agissait du seul moyen pour que le pays s’en aquitte à l’égard des Pays-Bas et de la Grande- Bretagne, lesquels s’étaient engagés à rembourser leurs citoyens.

Les protestations et les désordres se poursuivirent et, finalement, contraignirent le gouvernement à démissionner. Les élections, anticipées à avril 2009, aboutirent à la victoire d’une coalition de gauche qui condamnait le système économique néolibéral. Mais, dans l’immédiat, cette coalition céda aux pressions exercées sur l’Islande afin qu’elle s’aquittât de ses 3,5 milliards(2) d’euros de dette. Cela impliquait que chaque citoyen islandais payât 100 euros par mois (prèt de 130 dollards) pendant 15 ans, avec un taux d’intérêt de 5,5%, amors que la dette avait été contractée par le secteur privé. Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase.

Ce qui s’est passé ensuite est extraordinaire. La croyance que les citoyens devaient payer pour les erreurs d’un monopole financier, et que toute une nation devrait se voir imposer le paiement de dettes privées, tomba en morceaux. Ce qui aboutit à une transformation de la relation entre les citoyens et leurs institutions politiques, et conduisit finalement les dirigeants de l’Islande à se ranger du côté de leurs électeurs. Le chef d’Etat, Olafur Ragnar Grimsson, se refusa à ratifier la loi qui rendait les citoyens islandais responsables de la dette bancaire d’Etat, et accepta les appels lancés pour un référendum.

Evidemment, la Communauté internationale ne fit qu’augmenter la pression sur l’Islande. La Grande- Bretagne et les Pays-Bas la menaçèrent de représailles terribles et d’isoler le pays. Pendant que les Islandais se rendaient aux urnes, les banquiers étrangers menacèrent de bloquer toute aide du FMI. Le gouvernement Britannique manaça de geler les épargnes et les comptes courants islandais. Comme le disait Grimsson, « nous avons dit que si nous nous refusions à accepter les conditions de la Communauté internationale nous deviendrions le Cuba du nord. Mais, si nous avions accepté, nous serions devenus le Haiti du Nord ». Combien de fois ais-je écrit que, quand les Cubains voient l’état lamentable de leurs voisins d’Haiti, ils peuvent se considérer comme chanceux ?

Lors du référendum de mars 2010, 93% de la population votèrent contre le remboursement de la dette. Le FMI congela immédiatement  ses prêts. Mais la révolution (qui n’avait pas encore était retransmise aux USA) ne se laissa pas intimider. Avec l’appui d’une population furieuse, le gouvernement poussa à des enquêtes civiles et criminelles concernant les responsables de la crise financières. Interpol émit un ordre internationnal de mise en détention pour l’ex-president de Kaupthing, Sigurdur Einarsson, ainsi que pour les autres banquiers impliqués qui quittèrent le pays.

Mais les Islandais n’en restèrent pas là : Il fut décidé de rédiger une nouvelle Constitution pour libérer le pays du pouvoir exagéré de la finance internationale et de l’argent virtuel. Celle qui était en vigueur avait été écrite à l’époque où l’Irlande avait obtenu son indépendance du Danemark, en 1918, l’unique différence avec la constitution danoise étant que le mot « Président » avait été remplacé par celui de « Roi ».

Pour écrire la nouvelle Constitution, le peuple Islandais élut 25 citoyens parmi 522 adultes qui n’appartenaient à aucun parti politique, mais qui étaient recommandés par au moins trente personnes. Ce document ne fut pas l’oeuvre d’une poignée de politiciens, mais fut rédigé sur internet. Les réunions des électeurs furent diffusées en ligne, et les citoyens purent envoyer leurs commentaires et suggestions, du fait qu’ils étaient les témoins de ce document au fur et à mesure qu’il prenait forme. La Constitution qui émergera de ce processus de démocratie participative sera présentée pour approbation au Parlement, après les prochaines éléctions.

Certains lecteurs se souviendront de l’effondrement agraire de l’Islande au IX ième siècle, mentionné dans le livre de Jared Diamond. Aujourd’hui, ce pays est en train de se remettre de son effondrement financier mais d’une manière totalement opposée à ce qui était considéré comme inévitable. Comme l’a confirmé hier la nouvelle directrice du FMI, Chistine Lagarde, a Fared Zakrie. Ils dirent au peuple grec que la privatisation de son secteur public était l’unique solution. L’Italie, L’Espagne et le Portugal font face à la même menace.

On devrait regarder du côté de l’Islande. En refusant de se soumettre aux intérêts etrangers, le pays a indiqué clairement que le peuple est souverain libre.

Voilà pourquoi cela n’apparaît plus dans les actualités.

 

Traduit du portugais (Brésil) et de l’anglais

* traduction libre, le mot oligarchie dominante me paraissant plus adapté que « the powers »

(1) L’Islande n’était pas dans la communauté européenne. Elle a fait acte de candidature qu’en 2010.

(2) je me suis permis de corriger des erreurs faites par l’auteur, qui ont été rectifiées par les lecteurs de l’article sur le lien et dans les commentaires suivants – http://www.positivenewsus.org/editions/fal11/fal1105.html

(3) En fait il s’agit d’une coalition entre le premier ministre Geir Haarde de centre droit et les sociaux-démocrates.

Il n’existe pas, à ma connaissance, une nouvelle version corrigée par l’auteur, Deena Stryker.

 

Sources :

http://www.dailykos.com/story/2011/08/01/1001662/-Iceland-s-On-going-Revolution

http://www.midiaindependente.org/pt/blue/2012/02/503300.shtml

http://www.advivo.com.br/blog/luisnassif/a-revolucao-em-curso-na-islandia?page=1&utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

http://www.positivenewsus.org/editions/fal11/fal1105.html

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 07:22

https://globalpresse.wordpress.com/2012/12/03/mario-draghi-despote-tyrannique-des-peuples-europeens/

http://www.monsterup.com/upload/1354553778734.jpg

Mario Draghi, despote tyrannique des peuples européens

Posted: 02 Dec 2012 11:15 PM PST

 

Vendredi matin, Jean-Pierre Elkabbach recevait Mario Draghi, président de la BCE sur Europe 1. Une interview révélatrice sur la réalité de cette Europe, qui ne se remet pas en cause et pour qui l’intégration prime sur tout, la démocratie et l’emploi, malgré l’envolée du chômage.
L’euro plutôt que l’emploi
Quand on écoute attentivement l’interview du dirigeant de la Banque Centrale Européenne, on est pris d’un vertige. En effet, toutes les pièces du puzzle européen apparaissent en douze minutes, en désordre certes, mais un examen rapide permet de leur redonner toute leur cohérence. Comme en juillet de cette année, Mario Draghi a répété qu’il fera tout ce qui est nécessaire pour sauver l’euro, même avec des moyens sans limites (sic), mais avec des conditions pour les gouvernements, sans que le fait qu’un technocrate dicte ses conditions à des élus lui pose le moindre problème.
Mais de l’autre côté, quand, dans un moment d’objectivité journalistique, Jean-Pierre Elkkabach lui demande si l’austérité ne risque pas d’être un frein à la croissance après que Mario Draghi ait évoqué une « Europe libérale avec solidarité », le masque tombe. Le président de la BCE admet que la consolidation budgétaire provoque une contraction de l’activité à court terme (comme le soutiennent le FMI, Krugman ou Stiglitz). Mais, comme Piere Moscovici, il affirme qu’il n’y a pas d’alternative.
Bref, s’il n’y a aucune limite pour sauver l’euro, et donc son emploi, en revanche, il faudrait accepter une augmentation monstrueuse du chômage au nom de la rigueur budgétaire. Pourtant, les faits démontent son argumentation. Comme nous le disions en 2010, non seulement l’austérité a des conséquences sociales monstrueuses, mais en plus, cela n’accélère pas le redressement des finances publiques : l’Espagne et le Portugal ne font pas mieux que les Etats-Unis depuis 2009.
Pire, dans les solutions à la crise actuelle, il a repris une antienne proche de celle du gouvernement Hollande, à savoir qu’il faut plus de compétitivité et des réformes structurelles (la manière politiquement correct de dire baisse des salaires et / ou baisse du niveau de protection sociale et / ou baisse des droits des travailleurs). Il faudra que Mario Draghi explique comment une baisse coordonnée des salaires (par-delà un aspect socialement révoltant) pourrait nous tirer de la crise…
Despotisme pseudo-éclairé

 

L’interview de Jean-Pierre Elkkabach donnait parfois l’impression d’être l’entretien d’un hiérarque chinois ou russe par une radio d’Etat. Le journaliste d’Europe 1 a ainsi répété deux fois que c’était « un honneur » de recevoir son invité. Ensuite, il a avancé (bien imprudemment ?) que la BCE était l’institution la plus populaire en Europe. Enfin, il a affirmé que la BCE est la seule institution de l’Europe qui fonctionne : quand on s’exonère de la démocratie, c’est plus simple...
Mario Draghi a plaidé pour une plus grande intégration au sein de la zone euro, proposant une union budgétaire et un partage des souverainetés nationales, outre une union bancaire sous sa supervision. Il n’a même pas cru bon de préciser en quoi cela serait utile pour les citoyens des pays européens (et il serait incapable de démontrer que cela pourrait apporter quoique ce soit). En clair, il profite de la crise pour essayer de faire avancer son agenda fédéraliste.

On aurait aimé demander à Mario Draghi pourquoi il a créé 1000 milliards d’euros pour refinancer les banques alors que la Banque Centrale d’Angleterre a créé 375 milliards de livres pour aider l’Etat ou poser des questions sur l’organisation du système monétaire et de la création de la monnaie. On peut rêver.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 07:19
agentorange
 
Agent Orange, chronique 3 : Le plus grand écocide de l’humanité
Global Research, décembre 01, 2012

Chronique 1 :

 

Chronique 2 :

 

Le 01 août 2010, la Fondation de Yann Arthus-Bertrand, GoodPlanet, m’offre une tribune libre. J’y publie « Agent Orange, une aumône pour les victimes du plus grand écocide de l’histoire de l’humanité » : Le 10 août 2010, il y aura 50 ans que le premier agent chimique contenant de la dioxine fut épandu par les États-Unis sur la forêt et les récoltes vietnamiennes. Commençait dès lors l’utilisation des défoliants dits « arc-en-ciel » (Agents Orange, Blanc, Bleu, Rose, Vert et Pourpre...). L’objectif des militaires : détruire le couvert végétal qui abritait les combattants vietnamiens mais aussi affamer la résistance et la population.

Un plan d’action ayant pour objectif d’éliminer les séquelles de l’Agent Orange au Viêt Nam vient d’être publié. Proposé par le groupe de discussions vietnamo-états-unien (composé de 10 personnalités, à parité pour chaque pays : citoyens, scientifiques, et élus) sous le parrainage de la Fondation Ford, ce plan préconise que les USA versent au Viêt Nam 30 millions de dollars par an durant 10 ans. Si je ne peux que me réjouir de cette initiative qui vient souligner, 35 ans après la fin de la guerre, la nécessité de tourner la page, il faut le rapporter à l’engagement pris par les États-Unis en janvier 1973. En effet, l’article 21 des Accords de Paix de Paris signés par les deux nations belligérantes prévoyait un dédommagement de guerre au profit du Viêt Nam d’un montant de 5 milliards de dollars (sans parler du Laos et du Cambodge)... Mais les Vietnamiens ne reçurent rien du dédommagement promis : au contraire, ils se virent imposer un embargo économique pendant près de 20 ans !

Fascinés par ce montant de 300 millions de dollars, les médias, (voir l’article du journal Le Monde daté du 16 juin) n’ont fait preuve d’aucun discernement. D’abord, ils ont donné l’impression que la décision d’octroyer cette somme avait été entérinée par le gouvernement états-unien. Or il n’en est rien. Car si le document de vingt pages précise qu’un tiers des fonds seraient attribués à la décontamination de la dioxine dans les sols et les deux autres tiers à la construction de structures et d’aides médicales aux victimes vietnamiennes, il ne s’agit que d’une déclaration de bonnes intentions, qui ne précise pas quels seraient les débiteurs, ni quel pourrait être le rôle des ONG.

Ensuite, cette recommandation, émise par une organisation qui n’a aucun pouvoir décisionnel ni financier, doit être mise en relation avec la déclaration de la vice-présidente de l’Assemblée nationale du Viêt Nam : Mme Tong Thi Phong avait annoncé une semaine plus tôt que son pays comptait actuellement 4 millions de victimes contaminées par l’Agent Orange. Un rapide calcul permet de constater que cette offre attribue à chaque victime seulement 5 dollars par an ! Comment une telle somme leur permettra-t-elle d’accéder aux soins lourds, à une aide psychologique ou matérielle ?

Le voeu formulé par le groupe de dialogue est positif, puisqu’il multiplie par 100 les engagements de la précédente administration. Cependant, le ministère des Anciens combattants états-unien annonce pour la seule année 2010, un budget supplémentaire de plus de 13 milliards de dollars pour les centaines de milliers de vétérans états-uniens, insuffisamment pris en charge. Les 300 millions de dollars sur 10 ans, paraissent alors d’une obscénité insondable en regard des millions de Vietnamiens contaminés.

Fin juin, j’apprends que l’ONU consacre, dans le cadre du Plan des Nations Unies au

Développement (PNUD), 5 millions de dollars pour participer à la décontamination de l’ancienne base américaine de Bien Hoa -l’un des 28 principaux « points chauds » nécessitant une action urgente- alors que la Fondation Ford avait estimé à 60 millions de dollars la décontamination de trois bases. Lors de mon intervention à l’ONU visant à obtenir de cette institution « une aide urgente, conséquente et adaptée » pour les victimes vietnamiennes de l’Agent Orange et la décontamination de leurs sols, j’avais rappelé que le Viêt Nam comptait 11 « Villages de la paix » accueillant les victimes de l’Agent Orange quand 1 000 (voire le double selon leur capacité) étaient nécessaires pour les seuls enfants ! Si l’annonce de cette aide de la part de la principale institution internationale constitue une première forme de reconnaissance mondiale de cette catastrophe écologique et humaine, je dénonce la modicité de cette attribution. Je dénonce également l’indignité que ni Dow Chemical ni Monsanto (ni aucune autre compagnie chimique US ayant fabriqué le poison) n’ont la moindre intention de payer quoi que ce soit aux victimes vietnamiennes – alors qu’elles ont signé, en 1984, un accord à l’amiable avec les associations d’anciens combattants américains pour 180 millions de dollars (ce qui leur permit à très bon compte d’éviter un procès). La volonté de détruire durablement les forêts tropicales de l’intérieur, celles semi-inondées du delta du Mékong, les mangroves du littoral, ainsi que les cultures, a abouti à un crime qui n’avait pas de nom jusqu’ici : l’écocide. Cette guerre chimique, la plus grande de toute l’histoire de l’humanité, reste quasiment inconnue malgré sa portée immense. Les effets en cascade dus à l’anéantissement de toute végétation sont dantesques, en premier lieu pour le règne végétal lui-même bien sûr, mais aussi pour le règne animal auquel appartient l’homme, comme pour les sols. Les agents chimiques déversés sur le Viêt Nam représenteraient en effet au minimum 72 millions de litres sur presque 3 millions d’hectares... Cela représente environ 300 kilos de la forme la plus toxique de dioxine. Cependant, la logique des épandages renouvelés sur les mêmes surfaces, parfois jusqu’à 10 reprises, me permet de révéler que les volumes réels approchent vraisemblablement les 350 millions de litres ! Celle-ci pénètre dans les organismes par simple contact, par inhalation, et surtout par ingestion (elle remonte ainsi la chaîne alimentaire). Liposoluble, elle se fixe dans les tissus adipeux par bioaccumulation, et n’a pratiquement pas de voie de déstockage, excepté le sperme chez l’homme (aboutissant aux effets tératogènes chez le nouveau-né) et le lait maternel chez la femme (ayant pour conséquences l’empoisonnement du nourrisson). Avant même son utilisation, les effets secondaires de ce poison étaient parfaitement identifiés par les scientifiques travaillant pour les fabricants. Pourtant à ce jour, la justice n’a toujours pas tenu compte du principe de l’intentionnalité qui lui est habituellement cher. À l’heure où vous lisez ces lignes, des victimes de l’Agent Orange continuent de mourir au Viêt Nam, mais aussi aux États-Unis et dans tous les pays dont des citoyens ont combattu dans cette guerre coloniale, ou dans les territoires où les essais ont eu lieu, où le produit a été stocké... D’autres viennent juste de naître. Ces victimes, et plus particulièrement au Viêt Nam, ont besoin du soutien de tous. Maintenant !

Le 08 août, Helium.com (racine du mot Soleil, mais aussi gaz monoatomique évoquant « légèreté »), publie un article signé, D. Vogt, diplômé d’Histoire internationale à Ottawa. Il est intéressant et encourageant de constater que ce journal citoyen en ligne (qui n’a rien d’un repaire de gauchistes agités) traite la question de l’Agent Orange, ouvrant la curiosité et peut-être une soif d’information sur ce sujet anxiogène par excellence à un lectorat pas toujours conscient des réalités du monde. De plus, son auteur est jeune. Il rappelle que les chercheurs en médecine ont compris depuis longtemps les graves effets sanitaires à long terme causés à la population civile comme aux vétérans américains par l’utilisation du « défoliant » chimique Agent Orange durant la Guerre du Viêt Nam. Il insère qu’en 2010, une nouvelle maladie de la thyroïde vient grossir la longue liste existante: la maladie de Basedow. Il apprend certainement à de nombreux utilisateurs du site en question que « Agent Orange » est le nom de code d’un des nombreux agents chimiques utilisés massivement comme « herbicides » dans le but d’anéantir la jungle où se cachaient les indépendantistes vietnamiens, comme de détruire des centaines de milliers d’hectares de cultures durant les années60’. Et ajoute que la Croix rouge et le gouvernement vietnamien déclarent plusieurs millions de citoyens souffrant d’une exposition à cet agent chimique, que des centaines de milliers de cas de malformations congénitales graves résultent d’une exposition des parents. Que des études ont également indiqué le risque accru d’un large éventail de cancers, de troubles nerveux, pulmonaires et dermiques. Il n’oublie pas de signaler les victimes canadiennes contaminées lors de tests réalisés à la base de Gagetown, ainsi que les procédures intentées par les victimes vietnamiennes contre les fabricants étasuniens de ce poison. Rien de très nouveau, diront les initiés. Et bien si, un site grand public diffuse un sujet pouvant éveiller les consciences d’une frange de population où le besoin en la matière est considérable.

Le 10 août, Le Courrier du Viêt Nam (seul journal francophone du pays), dans le cadre de la Journée des victimes de l’Agent Orange, informe sur le Programme de prévention des maladies liées à la dioxine en faveur des populations vivant dans les régions fortement contaminées, surtout aux alentours des aéroports de Bien Hoa (province de Dong Nai, Sud) ; Da Nang (province éponyme), et Phu Cat (province de Binh Dinh, Centre). Selon de récentes statistiques établies par des scientifiques du pays et de l’étranger, la teneur en dioxine des sols, de la boue et de quelques produits alimentaires de ces localités explosent la quote-part « acceptable ». Un petit nombre d’habitants seulement comprend aujourd’hui les conséquences du poison et les moyens qu’ils ont de s’en prémunir.

C’est ce qui ressort d’enquêtes menées entre 2007 et 2009 par l’Association de la santé publique du Viêt Nam dans deux quartiers situés près de l’aéroport de Bien Hoa, et quatre de Da Nang. À la fin du mois de juin dernier, deux cours de formation sur ce thème ont été organisés à Da Nang à l’intention des agents informateurs.

En 2008, l’Association de la santé publique de Da Nang, en coopération avec sa filiale de Dong Nai, a commencé à informer largement les organismes et habitants concernés des quartiers deTrung Dung et Tan Phong (Bien Hoa), du risque de pathologies liées à la dioxine, des produits alimentaires à hauts risques, des conséquences et mesures préventives à une contamination. Un an après la mise en oeuvre de ce programme (une première au Viêt Nam... précise le journal), 70% des populations concernées seraient désormais informées, contre 37% auparavant. Les résultats obtenus seront énoncés lors d’un colloque international sur la dioxine et les matières organiques en septembre prochain aux États-Unis.

Ce même mardi, Tuoi Tre (La Jeunesse), quotidien du Sud, relate la contamination des lacs par les infiltrations de dioxine dans le sol et les eaux souterraine à proximité de Da Nang. Elles causent de plus en plus de malformations congénitales. Dans une zone de quatre hectares, de hautes teneurs de dioxine ont été trouvées, en cet endroit où les habitants tirent leur nourriture des poissons et lotus depuis des décennies. « Ici, le taux de malformation congénitale est cinq fois supérieur à la moyenne nationale », dit un responsable du district de Thanh Khe, sous couvert d’anonymat. Avant d’ajouter : « Aucune enquête exhaustive n’a jamais été faite. Or, en 2007, dans Chinh Gian (un des dix quartiers du district), 139 personnes ont rapportées de graves malformations congénitales », a-t-il ajouté. La plupart habitent dans les zones où les herbicides à base de dioxine ont été stockés ou se sont infiltrés. Tu, qui a vécu dans le quartier pendant 20 ans, dit qu’il a récemment appris le danger des lacs, mais leurs poissons sont la seule source de nourriture pour sa famille. « Je n’ai pas seulement ramassé des graines de lotus dans les lacs pour notre nourriture, mais aussi pour les vendre aux marchés locaux », concède-t-il. Le poison continue son chemin tortueux. Tran Van Duoc, qui vit dans le quartier depuis 45 ans, déclare : « Les habitants utilisent l’eau des puits locaux et les poissons des lacs car ils n’ont pas d’autre choix. » L’eau et la boue des puits et des lacs ont une odeur de produits chimiques. En 2007, le cabinet canadien, Hatfield Consultants, a révélé des teneurs de dioxine dans les sols et les sédiments allant de 185 000 ppt (part par trillon) à Bien Hoa, 236 000 ppt à Phu Cat, 365 000 ppt à Da Nang. Soit 185, 236, et 365 fois supérieures à la teneur communément admise par défaut pour les sols ; et 1850, 2360, et 3650 fois supérieures aux normes tolérées pour les sédiments. Même si les valeurs retrouvées dans les sols et les sédiments ne sont pas directement comparables à celles présentes dans les aliments, on peut tout de même signaler que ces doses représentent 182 500 fois la teneur moyenne empirique acceptée pour les aliments à destination des humains dans les pays industrialisés. Ou 32,5 millions de fois la teneur admise par les USA, qui eux ne tolèrent que 0,0064 pg/g dans les aliments.

Pour rappel, cette norme empirique considérée comme « acceptable » dans les autres pays industrialisés va de1 à 3 pg/g. Quant à l’Agence de Protection de l’Environnement US (EPA), elle recommande de diviser encore cette norme moyenne par 1000, soit 0,0000064 pg/g.

Ce mardi 10 août, Journée des victimes de l’Agent Orange, des victimes reçurent exceptionnellement une aide en dongs équivalente à 7 dollars, ainsi que des fauteuils roulants et des ordinateurs. À cette occasion, le secrétaire général de l’Association vietnamienne des victimes de l’Agent Orange/Dioxine (VAVA) annonça pouvoir poursuivre les compagnies chimiques américaines, non plus au travers des lois fédérales comme les fois précédentes (suite au refus de la Cour suprême d’examiner l’appel des victimes vietnamiennes, décision du 27 février 2009, rendue publique le 2 mars), mais à partir de celles d’un État étasunien.

Le 22 août, un site internet philippin, globalnation.inquirer.net, fait part d’une mise en garde d’un de ses toxicologues, Dr Romeo F. Quijano, de l’université des Philippines (Manille), sur le fait que le riz* vietnamien « pourrait être contaminé par l’Agent Orange ». Quijano a ajouté que le riz stocké par la National Food Authority (NFA) philippine recevait un traitement contre les parasites sous la forme d’une pulvérisation mensuelle d’insecticide et de pesticide dont l’innocuité est remise en question, ajoutant que la plupart des pesticides sont cancérigènes et nuisent au système immunitaire et endocrinien. Il pense qu’une loi devrait obliger producteurs et importateurs à fournir des résultats de tests. Toutefois, le toxicologue a suggéré une solution au problème : « Si nous avions un approvisionnement local suffisant, nous n’aurions pas à importer du riz ni besoin de tester ce produit », ajoutant que « les agriculteurs locaux devraient être encouragés à planter du riz grâce à des incitations gouvernementales ».

*Le riz quasiment dépourvu de matière grasse ne peut pas être un important vecteur de dioxine

Le 30 août, l’U.S. Department of Veterans Affairs (VA), (ministère des Anciens combattants US), procède à une déclaration à faire « pâlir » les victimes vietnamiennes de l’Agent Orange. Demain, 31 août 2010, il publiera dans le Federal Register (Code des règlements fédéraux permanents) la législation finale d’aide à ses vétérans exposés à l’Agent Orange, facilitant l’accès à des soins de santé de qualité et à l’indemnité d’invalidité accordée. Cette nouvelle règle élargit la liste des maladies liées à l’Agent Orange et autres « herbicides ».

« Au mois d’octobre dernier, sur exigence de la loi Agent Orange de 1991, l’Institut de Médecine, après son étude indépendante et sa mise à jour de 2008, a déterminé que les preuves fournies étaient suffisantes pour ajouter 3 maladies supplémentaires à la liste des pathologies liées à l’Agent Orange », a déclaré le secrétaire de VA, Eric K. Shinseki. « C’est une bonne décision, le président et moi-même sommes fiers de pouvoir offrir à ce groupe d’anciens combattants les soins et avantages qu’ils méritent depuis longtemps. » Les maladies ajoutées à la longue liste sont : maladie de Parkinson, maladie cardiaque ischémique, leucémie lymphoïde chronique (incluant toutes les leucémies chroniques à cellules B, telle que la leucémie à tricholeucocytes). Maladies longtemps niées aux Vietnamiens sous prétexte que leurs études n’étaient pas aux normes internationales, c’est-à-dire étasuniennes. Désormais, en termes pratiques, les vétérans US qui ont servi au Viêt Nam et ayant une maladie provoquée par l’Agent Orange n’ont plus besoin d’apporter les preuves entre leurs problèmes de santé et leur service militaire. Ainsi, l’abolition des anciennes exigences présentant des défis insurmontables, ouvre droits et avantages simplifiés et accélérés. Et voici que les périodes de contamination considérées pour cette prise en charge sont élargies, elles vont du 9 janvier 1962 au 7mai 1975. Ceci constitue un aveu d’importance en ce qui concerne la rémanence et/ou la durée des épandages. Au cours des 18 mois suivants, plus de 150 000 vétérans soumettront des demandes, dont 90 000 refusés précédemment bénéficieront de prestations rétroactives.

André Bouny

(à suivre)

André Bouny, pt du Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes de l’Agent Orange, auteur de « Agent Orange, Apocalypse Viêt Nam », Éditions Demi-Lune, 2010, Paris : http://www.editionsdemilune.com/agent-orange-apocalypse-viet-nam-p-33.html#Description-du-livre

 

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Dimanche 2 décembre 2012

Déclin des Etats-Unis Avec le retrait des troupes combattantes d’Afghanistan, prévu pour la fin de l’année 2014, la Maison blanche commence à songer à la forme que prendra la présence militaire qui sera maintenue, officiellement sous couvert de missions d’instruction ou antiterroristes, dans ce pays ô combien stratégique. Les dernières indiscrétions de la presse étasunienne font état de plusieurs hypothèses allant du simple maintien d’unités spéciales représentant moins d’un millier d’hommes à un contingent beaucoup plus nombreux dont l’effectif avoisinerait les 10.000 militaires.

 

Selon des sources émanant du Pentagone et reprises par le New York Times, une des options prévoirait ainsi le déploiement de petites unités antiterroristes focalisées sur la lutte contre des groupes al-qaidistes. Un plan qui impliquerait la présence d’à peine mille hommes… soutenus par les troupes de l’OTAN qui continueraient en parallèle leur mission d'assistance technique auprès des forces de sécurité afghanes.

 

Le Wall Street Journal évoque quant à lui la possibilité de maintenir un important contingent de 10.000 militaires étasuniens appuyés par un nombre non moins important de soldats de différentes nationalités de l’OTAN. Cette dernière éventualité serait en cohérence avec les projets portés par le général John Allen, commandant des troupes de l’OTAN en Afghanistan.

 

L’ISAF et le Pentagone tiennent malgré tout à souligner qu’ils n’en sont l’un et l’autre qu’au stade des conjectures. Interrogé sur la question, le porte-parole de l’ISAF, le général Guenter Katz, a qualifié de prématurées les indiscrétions de la presse sur les chiffres de la permanence militaire étrangère en Afghanistan après 2014. Sur une base identique, le général George Little a simplement réaffirmé l’intention du président Barack Obama de poursuivre le retrait des troupes à un rythme stable permettant la transition de la sécurité du pays aux forces nationales afghanes.

 

La Maison blanche est à vrai dire toujours en attente des recommandations du général Allen, dont la nomination au poste de commandant suprême des forces alliées en Europe a été momentanément mise en suspens par l’affaire Petraeus. Selon des sources confidentielles, le général serait prêt à maintenir le gros des troupes (66.000 hommes) jusqu’à la fin de la prochaine saison traditionnellement propice aux combats, c’est-à-dire jusqu’à l’automne 2013. « Le terrain commande », disent les militaires. L’Oncle Sam devra en tenir compte sans pour autant négliger les demandes qui pourront être faites par le gouvernement de Kaboul. L’exemple irakien servira de leçon. À la fin 2011, les autorités de Bagdad avaient ainsi refusé de renouveler l’immunité devant les lois irakiennes des civils et militaires étasuniens, contraignant les États-Unis à rapatrier 50.000 d’entre eux.

 

Un scénario qui pourrait très bien se répéter en Afghanistan, d’autant plus que le président afghan Hamid Kazaï préconise, du moins en paroles, le départ des étrangers du pays, espérant probablement obtenir en agissant ainsi une position consensuelle parmi une population exténuée par plus de dix ans de guerre ininterrompue. La dernière polémique relative à la tristement célèbre prison de Bagram (aussi nommée la Guantanamo d’Afghanistan) semble confirmer ces soupçons. Les autorités afghanes avaient fait du contrôle de cette prison une condition pour signer un accord de partenariat stratégique à long terme avec Washington. Or des détenus sont toujours écroués par les soldats de l’Oncle Sam, qui ont de surcroît capturé des insurgés présumés et ce, en violation de l'accord entre les deux pays, a accusé la présidence afghane.

 

Une situation difficilement tenable pour les États-Unis, qui pourraient se voir contraints de céder la main au Pakistan, puissance régionale soutenant les insurgés tout en s’en défendant afin de pouvoir bénéficier d’un retour d’ascenseur si jamais ces derniers finissaient par prendre le dessus.

 

Alliée d’Islamabad, la Chine regarde de très près la situation afghane. La preuve en est avec la récente visite à Kaboul, le 22 septembre dernier, de Zhou Yongkang, membre du comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois (PCC).

 

On le voit, l’impérialisme étasunien se trouvera très rapidement confronté à des problèmes insolubles : une situation compliquée vis-à-vis du gouvernement fantoche d’Hamid Karzaï, qui, plus que jamais, joue sur les deux tableaux car il a très bien compris que les insurgés avaient militairement gagné la partie, une situation géopolitique qui ne joue pas en leur faveur, et, last but not least, une dette qui a atteint des sommes folles (16.000 milliards de dollars !). Selon le pendant étasunien de la Cour des comptes, les guerres d’Irak et d’Afghanistan auraient coûté à l’Oncle Sam entre 1.560 et 1.880 milliards. John Stiglitz, Prix Nobel d’économie, parle, lui, d’un total de 3.000 milliards.

 

À présent, ce n'est pas le vent d'ouest qui l'emporte sur le vent d'est, mais c'est le vent d'est qui l'emporte sur le vent d'ouest. L’impérialisme a encore des capacités de nuisance, mais le tigre de papier vit incontestablement sur cette terre asiatique ses derniers feux. 

 

Capitaine Martin

 


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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 07:10

 

 

Ces abrutis qui nous gouvernent
Le ton monte
Christian Sébenne
Tribune libre de Vigile
vendredi 30 novembre 2012      476 visites      7 messages



Aujourd’hui, en dépit des nombreuses manifestations montrant au gouvernement français la fracture réelle qui existe à travers le pays, la dérive sociétale dans laquelle nous vivons, où les repères de jadis ont volé littéralement en éclat sans aucun respect pour les personnes ni la valeur des biens, le peuple n’en peut plus d’avoir à payer pour les erreurs, voire même les escroqueries, de ceux-là mêmes qui prônent la rigueur. Mais dès lors qu’il s’agit de la gloriole d’un aéroport, on dépense sans compter.

Comme tous les autres, ce gouvernement devrait se rappeler qu’il est élu par le peuple, mandaté, et qu’il se doit d’agir pour le bien du peuple et non l’inverse. Or la question se pose désormais trop souvent, jusque dans des cas où le simple bon sens devrait l’emporter, si l’on en juge par les nombreuses affaires qui ont passablement ébréché le crédit déjà émoussé des politicards de tous bords de cette république, s’autoproclamant à tort « Pays des Droits de l’Homme ».

Et ce sont les finances des citoyens qui en pâtissent, leur sécurité, et leur avenir. C’est le bon sens qui nous force à souligner, non sans un malin plaisir, que l’emblème de la France nous en dit long sur sa personnalité. Imaginez : un coq qui « cocoricote », les deux pattes bien plantées sur un tas de fumier. La France serait donc la caricature d’elle-même ?

Un léger survol des « dossiers d’État » sulfureux sur lesquels s’est gavée la nomenklatura du pouvoir laisse apparaître les dégâts dont les petits porteurs, à qui l’on avait fait miroiter la « poule aux œufs d’or », ont fait les frais : le tunnel sous la Manche (EUROTUNNEL), la Garantie Foncière, les privatisations, EDF, les autoroutes, l’abcès de fixation sur Jérôme Kerviel de la Société Générale, « l’enfumage » du Crédit Lyonnais, l’affaire Péchiney Triangle, le flop de la vaccination obligatoire contre la grippe avec le H1N1, la sidérurgie… Arcelor/Mittal, les usines Renault aux USA, Vivendi…etc…etc…

Un exemple : la Coupe du Monde de football de 2012 aura coûté 25 millions d’Euros pour la seule journée lors de laquelle la Mairie de Paris organisa des ‘’flonflons’’ sur les Champs Elysées, sans même parler des frais engagés par cette brillante équipe qui fit le tour de la planète pour forcer la main des divers décideurs afin qu’en définitive l’Angleterre, sans même avoir dépensé une seule livre, récupère le « bébé ».

J’ajouterais à cela pour le dessert le nombre d’agriculteurs expropriés à l’euro symbolique du mètre carré pour la construction des autoroutes. Et ajoutez à cela le nombre d’expropriations qui n’ont jamais, j’insiste bien, jamais été réglées et dont les contentieux courent toujours.

Si le groupe Vinci, implanté également au Québec, se prévaut aujourd’hui dans l’affaire de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes de décisions de justice dont il fait appliquer les décisions par ses séides, il est permis de souligner, comme ils sont nombreux à le faire, qu’il s’agit de décisions de justice « iniques ».

En regardant ce qui se passe tant en France qu’au Québec, je ne puis m’empêcher de rappeler les mots du Président du tribunal de Paris, Serge Portelli, lorsqu’il mettait dès 2010 les Français en garde en garde contre les dérives mafieuses de l’État et de la Justice.

Il faut quand même se rendre à l’évidence que la principale activité du groupe Vinci n’est pas la philanthropie et qu’il travaille pour ses intérêts personnels. J’en veux pour exemple le cas de l’Hôpital Anna-Laberge à Châteauguay, situé en rase campagne, qui a cédé à cette entreprise les droits d’exploitation de son parc de stationnement avec le résultat qu’il en coûte désormais 14 dollars pour deux heures de stationnement. Il serait bien intéressant de connaître les dessous de ce contrat.

Pour ce qui est des Français, ils seraient bien inspirés de prendre en compte le sens critique des Québécois qui ont mis à jour et dénoncé les liens gigantesques existant entre la mafia et l’État. Il est bon et sain que population se pose les bonnes questions et les pose aussi à ses élus pour avoir les bonnes réponses et non des élucubrations qu’a comme celles qu’a servi le premier secrétaire du Parti Socialiste (PS) Harlem DÉSIR en s’imaginant que sa fonction constituait un gage de sagesse et d’autorité, tant il est déconnecté des réalités de la base.

Si « La démocratie, c’est deux loups et un agneau votant ce qu’il y aura au dîner, la liberté, c’est un agneau bien armé qui conteste le scrutin. »

En tant que vieux pilote de brousse dans l’Ouest canadien, j’avais déjà évoqué dans un précédent texte le malaise qui existe dans le transport aérien, tant français qu’international. Rester sourd à cette réalité et afficher plutôt toute son arrogance, c’est faire preuve d’une incompréhension totale de l’état des finances publiques dans de nombreux pays aujourd’hui.

Alors qu’ils devraient faire acte d’humilité une fois au pouvoir, les dirigeants basculent trop souvent dans une débauche de dépenses somptuaires qui rendent encore plus douloureuses et politiquement inacceptables la ponction fiscale sur les citoyens dont les finances personnelles tournent carrément au cauchemar, aux drames familiaux et aux suicides.

La France est un petit pays, toutes les grandes villes y sont desservies, ou le seront très bientôt, par le TGV. Arguer que la fonctionnalité d’un aéroport va faire gagner du temps et créer des emplois, c’est faire passer la charrue avant les bœufs, comme si un carnet de commande était lié à un tarmac.

On voit bien que ce genre d’argument est posé par des gens qui n’ont jamais, précisons le bien, jamais travaillé ni créé la moindre entreprise En cela, la sagesse d’un Nicolas Dupont-Aignant ou d’un François Asselineau devraient faire école.

Christian Sébenne, de France et du Québec

 

 


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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 07:07

 

Obama renforce les tendances guerrières, au Moyen-Orient !, par Bill Van Auken

 Obama renforce les tendances guerrières, au Moyen-Orient !, par Bill Van Auken
IRIB- La guerre, en Syrie, décrite par une large couche de gens soi-disant politiquement libéraux

et «de gauche», comme une crise qui exigerait une intervention «humanitaire», a émergé de manière de plus en plus claire, comme un exercice de conquête sans merci et brutale. Washington et toutes les grandes puissances se sont liguées, pour fomenter une guerre civile sectaire et sanglante, et pour préparer une intervention militaire toujours plus directe visant à faire tomber le régime de Bachar al-Assad et à préparer une guerre bien plus importante contre l’Iran.

Le gouvernement d’Obama prépare une «intervention plus profonde», en Syrie, pour «contribuer à retirer le président Bachar al-Assad du pouvoir», a rapporté, jeudi dernier, le New York Times.

La une duTimes s’appuyait sur les déclarations d’un «stratège» et de «hauts responsables de l’administration» anonymes. Invariablement, ce genre de fuites adressées aux médias visent à préparer l’opinion publique à ce qui est à venir, ou, plus probablement, à ce que Washington a, déjà, commencé à faire en secret.

L’article note que le gouvernement Obama et l’OTAN devraient approuver la demande turque de déployer des batteries de missiles "Patriot" à la frontière de ce pays et de la Syrie, la semaine prochaine. Si le prétexte, pour un tel déploiement, est de protéger la Turquie d’une menace inexistante d’attaques de missiles syriens, son objectif réel, suggère le Times, est «d’intimider» les forces aériennes syriennes et de les empêcher de bombarder la zone de la frontière Nord de la Syrie dont les “rebelles” soutenus par l’Occident se sont emparés.

Cela ouvrirait en retour la voie à la déclaration d’une zone d’interdiction aérienne et à l’imposition d’un régime fantoche, sur le territoire dit «libéré», une étape cruciale, dans la préparation d’une intervention plus directe des États-Unis et de l’OTAN.

De plus, toujours d’après le Times, les éventualités envisagées par le gouvernement d’Obama comprennent celle «de fournir directement des armes aux combattants de l’opposition plutôt que de continuer à ne passer que par d’autres pays, notamment le Qatar, pour le faire», et d’agir, pour «insérer des officiers de la CIA ou de services de renseignements alliés sur le terrain en Syrie, pour œuvrer, plus étroitement, avec les combattants de l’opposition, dans les zones, qu’ils contrôlent, maintenant, largement».

L’article affirme que toutes ces options ont été discutées «avant les élections présidentielles», mais que la réélection d’Obama «a rendu la Maison Blanche plus encline à prendre des risques».

Les implications politiques sont claires. Pendant qu’Obama et ses aides discutaient d’une agression militaire américaine plus directe, en Syrie, avant le 6 novembre, ils voulaient reporter l’application de ces plans, jusqu’après la fin de l’élection, s’assurant ainsi que l’intensification du militarisme ne serait pas une question évoquée, lors des débats politiques plus larges. Tout comme son prédécesseur, à la Maison Blanche, l’objectif d’Obama est d’entraîner le peuple américain, dans une guerre, sans les avoir prévenus, et encore moins, avoir demandé leur consentement.

Le soutien bipartisan à ces plans de guerre, au sein de l’élite dirigeante américaine, a été énoncé, clairement, dans une chronique de Condoleeza Rice, ministre des Affaires étrangères et conseillère à la sécurité nationale de George W. Bush, publiée, dans le Washington Post, la semaine dernière.

Rice termine son article par une admission que la course à la présidence exigeait une courte pause, dans l’escalade de l’intervention militaire, en Syrie. «La guerre ne se calme pas, au Moyen-Orient», écrivait-elle. «Elle se lance dans un crescendo. Nos élections sont finies. Maintenant, l’Amérique doit agir».

Rice défend à peu près les mêmes propositions que celles qui sont citées par le Times, y compris, l’imposition d’une zone d’interdiction de vol et l’envoi direct d’armes américaines aux prétendus rebelles.

Elle affirme que «la grande erreur de l’année passée a été de définir le conflit avec le régime de Bahar al-Assad, comme un conflit humanitaire». Oui, admet-elle, «de nombreux innocents ont été massacrés», mais «il y a bien plus en jeu».

Ce qui est en jeu, en Syrie, suggère Rice, ce n’est pas simplement l’imposition d’un régime fantoche soutenu par les États-Unis, dans ce pays, en particulier. Mais plutôt la réorganisation néo-coloniale de toute la région. «Elle affirme qu’à l’exception de l’Égypte, de la Turquie et de l’Iran, «tous les autres pays importants sont des créations modernes, créées par les Britanniques et les Français, qui ont tracé des frontières, sur un coin de table». L’implication évidente est que l’on peut se passer de ces «Etats artificiels», redessiner les frontières et refaire la région, stratégiquement, vitale et riche en pétrole, suivant les intérêts de l’impérialisme américain.

C’est un projet, dans lequel, Rice, elle-même, a été, intimement, impliquée, avec le lancement des guerres américaines, en Afghanistan et en Irak. Il a été poursuivi, l’an dernier, dans la foulée des soulèvements de masses, en Tunisie et en Égypte, par les guerres, en Libye et en Syrie.

Les instruments utilisés pour atteindre des objectifs aussi démesurés sont, à la fois, l’intervention américaine directe et l’agitation de conflits sectaires, dans toute la région, avec l’alignement de Washington, sur les régimes sunnites de Turquie, d’Arabie saoudite, du Qatar et des autres monarchies du Golfe – sans parler de la faction de l’islamisme sunnite, qui a produit les attaques terroristes du 11 septembre et qui est, maintenant, la colonne vertébrale de la «révolution» syrienne – contre l’Iran et ses alliés. C’est le sanglant «crescendo» dont elle parle, un crescendo qui pourrait très bien entraîner d’autres puissances extérieures, dont la Russie et la Chine, et, potentiellement, coûter la vie à des millions de gens.

Ce qui se prépare est une redivision impérialiste de la région, tout à fait, dans l’esprit du partage de l’Afrique, de l’Asie et du Moyen-Orient, auquel se sont livrées les grandes puissances, avant la Première guerre mondiale.

Les régimes établis par les bourgeoisies nationales de ces pays sont, organiquement, incapables de s’opposer à cette reconquête. De plus, dans les pays qui sont visés, de la Libye à L’Iran, une base sociale substantielle a émergé, parmi les classes les plus privilégiées, et qui est prête à être re-colonisée et a bien plus d’affinités avec l’impérialisme qu’elle n’en a avec les travailleurs de son propre pays.

On peut en dire autant de toute une série d’organisations de pseudo-gauche, aux États-Unis et en Europe, dont les positions politiques reflètent les intérêts des couches les plus privilégiées de la classe moyenne. Leur rôle dans ces développements est maintenant tout à fait clair pour tous. Elles ont toutes fait le sale boulot politique consistant à légitimer une campagne de conquêtes impérialistes, comme étant une intervention «humanitaire», tout en décrivant la guerre sectaire sanglante, qui est menée par les milices islamistes et les attentats-suicides de terroristes, comme une «révolution sociale».

Cela va du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et du parti allemand La gauche, jusqu’aux capitalistes d’Etat du Socialist Workers Party britannique et de l’International Socialist Organisation américaine [une tendance anti-marxiste, qui définissait l'Union soviétique, comme un Etat capitaliste et refusait de la défendre contre l'impérialisme.]

Ces organisations, en dépit de leur nom, n’ont rien à voir avec le socialisme ou l’opposition au capitalisme. Dans leur alignement sur la guerre, pour un changement de régime en Syrie, elles ont toutes fonctionné, comme des auxiliaires de la CIA, et sont, profondément, impliquées, dans le crime, aux proportions monstrueuses et historiques, qui est en train de se déployer.

Bill Van Auken

Article original en anglais, WSWS, paru le 30 novembre 2012

 

 

 

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Gaza, Nouvelle Donne

Zoom sur la presse iranienne

Moyen-orient: à qui profitent les guerres?

Bahreïn: La Révolution Occultée

Crise: Causes et Conséquences

Ere Hollande - an zéro

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 07:01

Al-Qaïda, soutenue par l’Occident, ne vaincra pas le peuple syrien, par Ghaleb Kandil

Al-Qaïda, soutenue par l’Occident, ne vaincra pas le peuple syrien, par Ghaleb Kandil
IRIB- La Syrie et ses forces armées continuent de résister, farouchement, à la guerre mondiale, qui les prend pour cible.

L’Etat s’emploie, par tous les moyens, à assurer les besoins économiques nécessaires, pour la résistance, et l’armée a lancé des opérations militaires stratégiques, dans certaines provinces, pour détruire les bases des terroristes, dont plusieurs dizaines de milliers se sont infiltrés de Turquie, ces dernières semaines.

Les opérations militaires ont atteint leur objectif primordial, en faisant échec au plan du Premier ministre turc, Recep Tayyeb Erdogan, qui consistait à établir, de facto, une zone tampon. Des informations sûres indiquent que les groupes armés ne sont plus présents, dans la ville d’Alep, que dans de petites poches, alors que l’armée régulière contrôle la majeure partie de la grande métropole du Nord.

A Homs, la vie a, pratiquement, repris son cours normal, et pour se venger, les terroristes ont recours aux attentats aux voitures piégées, comme celui qui a fait 15 morts et des dizaines de blessés, hier, dimanche. La plus grande partie de la province de Deir Ezzor, limitrophe de l’Irak, est, également, sous le contrôle de l’armée nationale. A Damas et sa région, l’armée a lancé une offensive d’envergure, pour briser les groupes terroristes, qui s’apprêtaient à déclencher une attaque massive contre la capitale. Les données militaires laissent croire que, dans les semaines à venir, l’Etat va reprendre le contrôle des chefs-lieux de toutes les provinces et des régions frontalières. Complètement, désorganisés, les groupes armés perdront l’initiative et se livreront à des attaques terroristes, des assassinats et des actes de sabotage. L’Etat se prépare, déjà, à ce scénario, mais la priorité reste, pour lui, de relancer le cycle économique et de rétablir une vie normale, dans l’ensemble de la Syrie. Les zones encore sous contrôle des rebelles seront encerclées et incapables de s’étendre et de constituer un danger stratégique.

Toutes les informations prouvent que la principale force de combat terroriste est l’organisation Al-Qaïda et les mouvements salafistes-jihadistes, ainsi que le bras armé de la Confrérie des Frères musulmans. Les groupes, qui évoluent en dehors de cette mouvance extrémiste, sont dispersés et ressemblent plus à des gangs locaux qu’à des mouvements organisés et structurés, évoluant, dans le cadre d’une stratégie globale. Ils comportent une grande part de brigands, de malfaiteurs et de coupeurs de route. Les informations indiquent que les chambres d’opérations, présentes, en Turquie, dirigées, par des officiers de la CIA, avec la participation de groupes qataris, saoudiens, libanais et libyens, donnent des ordres directs aux unités combattantes, en Syrie, leur fixent les objectifs et les fournissent en armes, explosifs, argents et matériels, de toutes sortes.

L’hypocrisie occidentale concernant le terrorisme et Al-Qaïda se confirme, en Syrie. Si les mêmes critères établis, après le 11 septembre 2001, lors des dizaines de conférences internationales de «lutte contre le terrorisme» avaient été mis en oeuvre, en Syrie, tous ceux qui financent et arment, aujourd’hui, les rebelles en Syrie auraient dû soutenir l’Etat syrien, dans sa lutte contre le terrorisme.

L’hypocrisie des pseudo-souverainistes libanais n’est pas en reste. Après avoir crié au loup, dans la bergerie, voilà que les faits prouvent que ce sont eux les vrais loups. Les révélations du quotidien libanais, "Al-Akhbar", prouvent l’implication directe de l’ancien Premier ministre Saad Hariri et de son principal lieutenant, le député Okab Sakr, dans le financement et l’armement des terroristes (Voir ci-après). La mort et la capture d’une vingtaine de jihadistes libanais, vendredi, dans une embuscade de l’armée syrienne, alors qu’ils se rendaient à Tall Kalakh, pour y «pratiquer le Jihad» contre le peuple syrien, complète ce tableau. Le peuple syrien est confronté à un cocktail terroriste multinational, soutenu par les «nations civilisées». Son droit inaliénable est de se défendre, par tous les moyens, pour préserver son pays et son identité. Dans cette guerre, les mercenaires n’ont aucune chance de gagner.

 

Source : New Orient News

 


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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 06:56

 

 

L’Allemagne se prépare-t-elle à combattre ses citoyens ?
 

L’Allemagne se prépare manifestement à combattre ses citoyens. Dans le plus grand secret se construit sur une surface de 232 km2, qui était déjà l’un des plus grand terrain d’exercice militaire d’Allemagne, Altmark, en Saxe-Anhalt, le plus important Centre d’exercice européen pour l’entraînement à la lutte contre les émeutes  (CRC).


 

Au centre de l’intérêt se trouve l’entraînement à la répression de soulèvements populaires. Pour atteindre la plus grande réalité possible, on y construit une ville fantôme de plus de 500 bâtiments, couvrant une superficie de 6 km2 pour un budget de plus de 100 millions d’euros. Ce projet comprendrait des installations industrielles, une connexion à une autoroute fictive et un aéroport avec 1700 mètres de piste d’herbe. La Bundeswehr, armée allemande, qui est le maître d’ouvrage, s’apprête à commencer cette année encore la construction de cette ville fantôme.

 

La suite, cliquer sur le lien ici :


Mecanopolis

Cliquer sur la carte pour l’agrandir

Source : Vertraulicher Schweizer Brief

 

 

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